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Nouveau manuel complet du graveur, ou Traité de l'art de la gravure en tout genre
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- ENCYCLOPEDIE-RORET.
- GRAVEER
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- AVIS.
- Le mérite des ouvrages de VEncyclopédie-Roret leur a valu les honneurs de la traduction, de l’imitation et de la contrefaçon. Pour distinguer ce volume , il portera à l’avenir la signature de l’Editeur.
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- MANUELS-RORET
- NOUVEAU MANUEL
- COMPLET
- DU GRAVEUR,
- ou
- TRAITÉ DI L'ART DE LA GRAVURE EN TOUT GENRE,
- LES RENSEIGNEMENTS FOURNIS PAR PLUSIEURS ARTISTES ,
- ET RÉDIGÉ
- Par A. M. PEB.B.OT,
- Membre de l’Athénée des arts , de la Société philotechnique, de celle de Géographie, de la Société d’Agronomie pratique , etc.
- NouvtWe, éà’iWon tTès-au(jmo\Ut,
- Par M. F. IUALEPE1RE.
- PARIS
- A LA LIBRAIRIE ENCYCLO
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- AVANT-PROPOS
- Nous avons longtemps hésité à entreprendre l’ouvrage que nous offrons aujourd’hui au public ; les difficultés qui se présentent à chaque pas, lorsque l'on veut écrire sur quelques parties des arts libéraux, nous avaient fait d’abord regarder comme impossible la rédaction d’un Manuel du Graveur; et ce n’est qu’après avoir reçu les encouragements de quelques artistes et obtenu les conseils de quelques autres, que nous nous sommes enfin déterminé à travailler à cette publica^ tion, qui, si elle n’offre pas un ensemble aussi satisfaisant qu'on pourrait le désirer, aura du moins le mérite de traiter un sujet neuf encore, sur lequel il n’a été fait que des articles plus ou moins spéciaux et toujours incomplets.
- Les beaux-arts ont etc décrits dans des livres aussi
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- AVANT-PROPOS.
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- peu nombreux, qu’ils sont recherchés ; plusieurs causes motivent la rareté de ces ouvrages : on peut l’attribuer particulièrement à la longueur des études que demande la culture des arts d’imitation, et qui ne laisse pas à ceux qui s’en occupent le temps de se livrer à des travaux littéraires ; aussi, presque tous les traités que nous pessédons sônî-ils faits bien plus souvent par des amateurs que par des artistes.
- Les beaux-arts peuvent être considérés sous deux points de vue bien différents : Ja pratique, qui s’acquiert avec du temps et des études, et le génie, inspiration divine, que ni le temps ni l’étude ne peuvent donner à celui qui ne la tient pas de la nature.
- La pratique, ou partie mécanique des arts, semble, au premier aperçu, devoir être facile à décrire, et le serait en effet si les mêmes matières, si les mêmes outils avaient une égale valeur dans toutes les mains, et pouvaient s’employer exactement de la même manière pour arriver à des résultats semblables ; mais il n’en est pas ainsi, chaque artiste se crée une méthode particulière d’opérer et trouve des procédés qui lui deviennent propres : les outils de l’un peuvent rarement servir à un autre ; le même effet est souvent produit par des moyens opposés, et l’on peut dire que chaque artiste a son secret d'exécution. Cependant il y a dans la pratique des arts, et surtout dans celle de la gravure, des objets d’une utilité générale qui ne peuvent subir que bien peu de modifications ; tels sont la forme et la qualité des outils, les matières premières et leur emploi, les préparations chimiques et un grand nombre d’opérations entièrement manuelles, qui sont indispensables dans tous les genres de travaux, et dont
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- ta connaissance n’est pas assez communément répandue parmi ceux qui cultivent la gravure.
- Tout ce que la pratique emprunte à l’industrie, à la mécanique ou à la chimie, peut donc être traité et enseigné avec une rigoureuse exactitude ; mais le génie, ce noble feu qui anime l’artiste et lui fait enfanter des ouvrages sublimes , ce sentiment du vrai, du beau, cet enthousiasme pour ce qui est grand et élevé, cette sensibilité exquise qu’on peut appeler la partie poétique de l’art ; enfin cette réunion de qualités indispensables au talent supérieur, comment l’obtenir? Est-ce Par la connaissance entière des règles et des principes? Non.... Ce n’est pas seulement dans des livres qu’il faut apprendre à devenir artiste, il faut voir les ouvrages des grands maîtres, les observer,.les comparer , deviner la pensée de ceux qui les ont exécutés, s’identifier pour ainsi dire avec eux, et développer ainsi les facultés naturelles que doit avoir celui qui se livre à la culture des arts, et sans lesquelles il lui est impossible de s'élever au-dessus de la plus froide médiocrité. Notre tâche se borne, pour cette partie de l’art, à indiquer ceux des artistes célébrés dont les ouvrages doivent être consultés avec le plus de fruit, à faire ressortir autant que possible les beautés qui distinguent chacun d’eux, et à diriger ainsi les obser-vations des élèves. C’est ce qui nous a engagé à faire entrer dans le cadre de cet ouvrage une Notice historique sur l’art de la Gravure, et une Biographie des Plus célèbres graveurs.
- Nous nous sommes attaché avec le plus grand soin a suivre une marche méthodique : ainsi, nous avons commencé par décrire tous les instruments qui servent
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- aux graveurs, toutes les compositions des matières de verses qu’ils emploient, et nous avons parlé des plus nouvelles, comme de celles qui ne sont plus en usage, mais qui, dans plusieurs cas, peuvent avoir une grande utilité. Vient ensuite, pour chaque genre de gravure, la mise en œuvre de ces outils et de ces matières, en indiquant l'une après l’autre, et minutieusement, toutes les opérations qui se succèdent pour la confection complète d’une planche gravée. On trouvera dans cet ouvrage le plus grand nombre possible d’observations sur la théorie de la gravure, sur le but que l’on doit chercher à atteindre, et sur les écueils qu’il faut éviter. Ainsi que nous l’avons déjà fait pour le Manuel du Dessinateur, nous terminons celui-ci par une table en forme de vocabulaire, qui contient tous les termes de l’art dont nous traitons.
- Je voudrais ici donner un témoignage de ma reconnaissance aux nombreux artistes qui ont bien voulu m’aider de leurs conseils et de leurs lumières ; qu’il me soit permis de citer seulement le bon et respectable M. Ponce, de l’Institut, qui joignait au talent de l’artiste renommé celui de littérateur distingué; MM. Pierre et Ambroise Tardieu, dignes héritiers d’un npm célèbre dans l’art de la gravure ; M. Malbeste, qui, après une longue et honorable carrière, brûlait encore de tout le feu du génie des arts; M. Ca-pelin, dont les études suivies avec ardeur promettent de grands perfectionnements pour l’exécution des plans topographiques; M. Richomme père, qui a su se faire une brillante réputation dans la gravure ingrate de la musique; M. Dien, à qui je dois de bonnes observations sur la gravure de la lettre ; MM. Tompsofl
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- AYANT-PROPOS.
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- et Godard, qui cultivent avec tant de succès la gravure sur bois ; M. Guiguet, qui a fait la plupart des planches de cette Encyclopédie. Enfin mon collaborateur et ami Âlberl-Montémont, qui, avec une toute aimable obligeance, m’a aidé dans la traduction de plusieurs ouvrages anglais.
- • A. M. P.
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- DIVISION DE L’OUVRAGE.
- 1. Notice historique sur l’Art de la Gravure.
- 2. Étude de la Gravure.
- 3. Ateliers et outils du Graveur.
- 4. Cuivre propre à la Gravure.
- 5. Gravure à l’eau-forte.
- 6. Gravure au burin.
- 7. Gravure au pointillé.
- 8. Gravure dans le genre du dessin au crayon.
- 9. Gravure à la manière noire.
- 10. Calcographie.
- 11. Gravure au lavis ou à l’Aquatinte.
- 12. Gravure en couleur.
- 13. Gravure de la Géographie et de la Topographie
- 14. Gravure sur acier.
- 15. Gravure de la Lettre.
- 16. Gravure de la Musique.
- 17. Gravure sur bois.
- 18. Gravure en relief sur métal et sur pierre.
- 19. Electrotypie.
- 20. Gravure par voie de l’électricité.
- 21. Biographie des graveurs célèbres.
- 22. Vocabulaire et Table des Matières.
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- NOUVEAU MANUEL
- complet
- DU GRAVEUR.
- NOTICE HISTORIQUE
- sur. l’art
- l)E LA GRAVURE.
- Va dénomination de gravure a été appliquée à des ouvrages Sl différents et si multipliés, qu’il est difficile d’en donner u,,e définition bien exacte. On appelle généralement gravure ^es dessins faits, avec des outils, sur des matières qui offrent 1l'clque résistance. On dit, en effet, la gravure sur pierre, pour •ndiquer le tracé en creux de figures ou d’inscriptions sur des Matières calcaires; la gravure surpierres dures ouJines, pour désister une sorte de sculpture en creux en bas-relief et en ronde-k°sse; la gravure des médailles, qui doit plutôt se rattacher à ^trt du sculpteur qu’à celui du graveur; la gravure en Lois , SUr des planches ou sur des cylindres pour l’impression des étoffes et des papiers de tenture; la gravure sur métaux, pour ^cachets, les armoiries, les ornements des bijoux et des Uteces d’orfèvrerie; la gravure sur cristaux, etc. Mais tous ces
- Graveur. i
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- a NOTICE HISTORIQUE
- genres de travaux, dont plusieurs font plutôt partie des arts mécaniques que des beaux-arts, sont étrangers à l’art du graveur, tel que nous devons l’envisager dans ce traité, où nous ne parlerons que des opérations qui produisent la représentation des objets tirés de la nature, les compositions des peintres et des sculpteurs, et enfin, tout ce qui tend à la production des estampes, par le secours du dessin, et à l’aide de traits faits et creusés sur des matières dures, et multipliés par le moyen de l’impression.
- « On peut assurer que, de tous les arts d’imitation , il » n’en est aucun qui soit d’une utilité plus générale que celui » de la gravure. Dès ses commencements, on s’en est servi » pour étendre les diverses branches de nos connaissances. * C’est à cet art que nous devons les plus sûrs moyens de » communiquer la représentation des objets visibles ; c’est lui » qui nous a dispensés d’avoir recours à ces descriptions em-» barrassées, et presque toujours fautives, donton était obligé » de se servir pour faire connaître ce que l’on peut aujour-» d’hui mettre sous les yeux, et indiquer clairement, à l’aide » d’une estampe accompagnée d’une courte explication. »
- La description d’un tableau ne peut jamais le dessiner dans l’imagination de. celui qui ne l’a pas vu : cet avantage est procuré par la gravure. Lucien nous a laissé la description très-circonstanciée d’un tableau célèbre d’Apelles , où le peintre a représenté, sous le symbole d’une allégorie ingénieuse, le mariage de Roxane avec Alexandre. Raphaël et plusieurs autres peintres ont entrepris de le faire revivre, mais aucun d’eux ne s’est rencontré avec l’autre ; ce qui prouve assez que la notion d’un tableau, produite par une description, n’est toujours que très-vague.
- Sans la gravure, comment aurait-on pu propager les connaissances mathématiques,les découvertes en mécanique, les modèles des machines, les règles de l’architecture, les procédés de construction, les figures d'histoire naturelle et le^
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- SUR l’art DE LA GRAVURE. 3
- impositions musicales? Eût-il été possible de faire suivre à ^ous les pas d’un voyageur, et de fixer dans la mémoire la configuration physique et politique des provinces, des royaumes, et de toutes les parties connues de la terre ?
- Les anciens, qui avaient trouvé le secret de graver sur le ^inze et sur la pierre, et qui nous ont laissé des monnaies et des médailles d’une exécution supérieure, et des pierres ®Qes d’un travail admirable, n’ont pas tenté, à ce qu’il pa-ïait> de graver leurs excellents morceaux de peinture : cette ^ile découverte était réservée aux modernes. Des caractères faits avec du bois donnèrent sans doute l’idée de représenter ï*ar le même procédé des figures, des fleurs et des ornements.
- Cependant la gravure en bois était connue et pratiquée de tei»ps immémorial parles Chinois. Il y aaudépôt général de k guerre, une grande carte faite en Chine, d’un travail dur grossier, qui se rapproche singulièrement de celui des gra-Veurs de géographie qui ont existé en Europe vers le milieu seizième siècle, comme Jean Honterus et Sébastien Munster; cest aussi de cette époque que datent les premières gravures etl Lois, faites, avec une espèce de succès, par Albert Durer et Luc*s de Leyde.
- Lotte découverte conduisit à la gravure en camaïeu ou clair-°l>scur , c’est-à-dire des estampes imprimées ordinairement aVec trois planches, dont la première marque le trait, la se-Caude les demi-teintes , en réservant les lumières , et la troi-Slème les fortes ombres; ce qui imite le dessin.
- Quelques graveurs en bois ont entrepris des suites assez c°Usidérables de sujets d’histoire; et, quoique leurs figures ne ^0,ent que linéaires, il y en a qui se font rechercher par la ardiesse et la légèreté du dessin.
- Les artistes furent d’abord connus en France sous le nom e tailleurs en bois, et c’est sous Louis XIII que leur travail effipIoyé pour la confection des toiles peintes.
- genre de travail qui a beaucoup d’analogie avec la gra-
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- 4 NOTICE HISTORIQUE
- vure en taille-douce, était pratiqué très-anciennement dans plusieurs parties de l’Europe, mais plus spécialement à Flo-rénce, dans le quinzième siècle, où il était désigné sous le noff de niello. On l’employait pour les calices, les paix, les reli' quaires, ainsi que pour les poignées d’épées, pour des dessus de tables, des bracelets et d’autres meubles ou bijoux. genre de travail se voit encore sur des coffres d’ébène, ornés» de distance eu distance, de petites plaques d’argent ou de cui' vre historiées, fleuronnées, et représentant des figures. On gravait sur ces lames de métal telle histoire, telles fleurs, teHe figure ou portrait qu’on voulait ; puis on remplissait le creu* des tailles d’un mélange d’argent et de plomb, ou de toute autre matière noirâtre produisant l’effet de l’ombre et répandant sur tout l’ouvrage une espèce de clair-obscur. Les anciens ap' pelèrent cette gravure nigellum, qui fut désignée en français par le mot de ijuillocliis. Il paraît que c’est à ce travail qu’est due la découverte de la gravure en taille-douce.
- Maso Finigucrra, orfèvre de Florence, sous le règne de François Ie', ayant coutume de tirer sur de la terre ou sur du soufre fondu l'empreinte des ouvrages qu’il exécutait, jugea que le noir qui s’amassait au fond de ces gravures, et qui était résté fixé sur les empreintes, pourrait s’attacher de même au papier, et foire paraître ainsi ses dessins, comme s’ils eussent été faits à la plume; il trouva ensuite que le papier humect® était très-propre pour recevoir le noir broyé avec de l’huile» dont il emplissait les tailles de ses ouvrages. Cette origine àe la gravure en taille-douce n’est rien moins que certaine ; mais il est évident que ce procédé fut employé par Baldini, autre orfèvre florentin, par Botticelli et Pollnjualo, ainsi que pa* Mantegna, qui le pratiqua à Rome. Les épreuves faites dan* le premier genre par Finiguerra sont perdues , excepté Ie soufre d’une paix gravée en i452, où, au milieu de plu' sieurs figures, on voit le Christ montant au ciel. Quant à s# épreuves sur papier, on a douté longtemps qu’il en exista*
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- SUR l’art de la gravure. encore; mais le Cabinet de la Bibliothèque royale possède une epreuve de cette paix, et on trouve dans plusieurs endroits des épreuves de plusieurs autres orfèvres. On les reconnaît Surtout par la position des caractères, qui, dans les originaux, v°üt de gauche à droite, et qui, dans les épreuves, se lisent de droite à gauche. On peut encore les distinguer à leur teinte légère : les artistes de cette époque employaient un noir sans c°nsistance, et imprimaient à l’aide de la pression de la main °u d’un rouleau : procédés bien inférieurs à ceux employés Maintenant, et dont, par conséquent, leurs épreuves ont dû se r<îssentir. On a pensé encore que les orfèvres tiraient de semblables épreuves de leurs ouvrages, seulement gravés, et sans etre niellati ; quoi qu’il en soit, ils les conservaient dans leUrs ateliers pour l’instruction de leurs élèves et de leurs ou-Vr>ers; et c’est ainsi que quelques-unes sont venues jusqu’à Mais.
- premières impressions donnèrent l’idée d’appliquer ces n°uveaux procédés de l’art de la gravure au même usage que Idfcaisaient les graveurs en bois : ainsi, ce fut dans les ateliers Mêmes des orfèvres que la calcographie prit naissance. Il leur fut aisé de substituer à l’obscur que produisait le niello, l °bscnr de la taille ou du creux, et de graver à l’envers afin l’empreinte du dessin fût placée dans son sens naturel. Av'ec le temps on perfectionna cet art de plus en plus : on se Ser'it ensuite cfun rouleau ou d’une presse imparfaite pour ^primer d’une manière plus nette et plus égale ; on fixait a,°rs la planche dans un cadre de bois avec quatre petits c*°us. Onfitl’essai de différentes couleurs, maissurtouton pré-l’azur ou bleu céleste, qui domine dans la plupart des Anciennes estampes; enfin, on inventa la presse et l’encre a ^primer, en usage aujourd’hui, et l’art de la gravure se sé-Para de l’orfèvrerie.
- Ces Allemands revendiquent l’honneur de cette découverte, Mais ne donnent aucune preuve incontestable à l’appui de leu* Mention >
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- G NOTICE HISTORIQUE !
- Quoi qu’il en soit, cette gravure, d’abord informe et grossière, fut bientôt cultivée par des hommes de goût, et fit des progrès assez rapides qui la conduisirent enfin au degré de perfection où elle est parvenue.
- Les manières de graver se sont beaucoup multipliées : on grave sur le cuivre, sur l’acier, sur l’étain et sur le bois, à l’aide d’outils et d’acides.
- La gravure en taille de bois, la première en pratique, n'est plus guère employée maintenant que pour l’impression des toiles et des papiers.
- La gravure de camaïeu, ou clair-obscur, se faisait sur plusieurs planches, et avait pour objet, dans son origine, d’imiter les dessins lavés des anciens maîtres.
- La gravure en bois et en cuivre, procédé par lequel on trace les contours d une manière sentie sur une planche de cuivre, et on taille les ombres fortes et faibles sur deux et même trois planches de bois. Ce genre de gravure est totalement abandonné.
- La gravure au burin est faite sur un cuivre nu; on y trife le dessin avec un outil acéré, qu’on nomme pointe à tracer; ensuite on grave les traits avec un instrument tranchant appelé burin. C’est ce qu’on nomme graver en taille-douce.
- La gravure en traits, dans laquelle on trace avec un outil nommé pointe, sur une planche de cuivre couverte d’un léger enduit de vernis, et sur laquelle on verse de l’eau-forte pour faire mordre et creuser les parties de la planche découvertes par la pointe; c’esfla manière la plus expéditive ; ou l’appelle graimre à l’eau-forte.
- La gravure en traits, que l’on exécute d'abord à l’eau-forte, et qu’on termine ensuite an burin, procédé réunissant les deux manières précédentes, et le plus convenable pour rendre les grands sujets d’histoire et de paysage, et surtout ceux destinés à l’ornement des livres.
- La gravure en manière noire, appelée mezzolinto par les Ita-
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- SUR l'art DE LA GRAVURE. J
- liens et les Anglais, se fait sur un cuivre entièrement couvert done teinte unie et grenue, et sur lequel on ramène les par-tles claires, en grattant et écrasant le grain avec des outils n°nunés grattoir et brunissoir.
- La gravure en points est commencée à l'eau-forte et raccordée avec la pointe et avec un oiselet, en se servant d’un mar-*eau- Ce genre est appelé opus mallei ( ouvrage fait au mar-tea“). Quelques morceaux exécutés ainsi par Janus Lutma, dans le dix-septième siècle, sont très-estimés des connaisseurs,
- La gravure au pointillé se prépare d’abord à la pointe et au ^nrin sur le cuivre verni, et est ensuite terminée entièrement avec le burin.
- La gravure en manière de crayon, qui a beaucoup d’ana-l°gie avec la précédente, se fait en partie à l’aide d’un in-strumeut nommé roulette.
- La gravure en manière du lavis, nommée par les Anglais a9uatintay s’exécute d’abord comme tous les genres précédents Pour le trait, ensuite les ombres s’obtiennent par plusieurs niorsures successives, à l'aide d’enduits divers dont on couvre e cuivre par des procédés que nous décrirons plus tard. On °lJtient ainsi une imitation des dessins lavés à l’encre de la ^hine ou à la sépia.
- La gravure en couleur consiste à préparer trois planches comme pour la manière noire, et les imprimer successivement avec des couleurs dites primitives; on obtient ainsi une sorte de peinture.
- Un dernier genre de gravure particulier est celui qui doit produire les estampes destinées à être coloriées au pinceau , et dont l'utilité est si importante pour les ouvrages d’histoire ua-^Orelle et pour beaucoup d’autres : cette gravure se fait à l’eau-f°rte, et doit être d’un travail fin et iéger.
- 1-a gravure de la lettre, qui a des procédés particuliers, J°ue un rôle très-important dans les cartes de géographie;
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- elle est bien plus mécanique que tous les genres dont nous venons de parler, mais elle demande cependant, de la part de ceux qui la cultivent, du goût, du jugement et de l’exercice.
- Enfin, la tissierograpide, art nouveau qui grave sur pierre, ainsi que nous l’indiquerons par la suite.
- Il y a dans tous ces genres de gravure deux parties bien différentes : la première comprend le travail purement mécanique et manuel ; la seconde dépend entièrement du génie des graveurs. Cette distinction n’a pas toujours été faite par ceux qui ont écrit sur les arts ; ils n’ont souvent comparé une estampe à un tableau que sous le rapport de l’effet général, et ont pris une opiuion défavorable de la gravure. « La gravure, ont-ils dit, n’ést qu’une imitation imparfaite, un diminutif de la peinture ; elle n’a point de mode d’invention propre à elle, elle n’a point d’imitation spéciale; elle fait les mêmes choses que la peinture, avec la différence quelle fait moins. Que fait un graveur, et qu’est-il? Ou il a du génie, et il dessine sur la planche ses propres inventions; et, dans ce cas, c’est un peintre qui imite la nature avec des moyens et par des procédés imparfaits; ou il n’a pas de génie, et il copie sur la planche les inventions des autres : dans ce cas, il n’est qu’un copiste. Le nom d’artiste, à la rigueur, ne saurait lui convenir, puisqu’il n’y a dans ce qu’il fait ni invention ni imitation. Il n’y a point d’invention, puisqu’il copie celle des autres, il n’y a pas même d’imitation, puisqu’il imite non pas la nature, mais une imitation de la nature. » Cette opinion d’un homme qui a acquis une certaine autorité parmi ceux qui sont appelés à juger des ouvrages d’art, est, à mon avis, trop sévère et inexacte ; elle a été réfutée victorieusement par un de nos graveurs les plus instruits, M. Ponce, et je ne puis mieux faire que de citer un passage de l’ouvrage de cet artiste distingué (i).
- (i) tUlangei tnrUt J?#a«r»êr«, psr K, Ponce, i8aî. i roi, ia«5.
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- srm l’art de la cravitre. g
- " La gravure, dit-il, n’est point une copie de la peinture, eNe en est une traduction ; ce qui est différent. Le but de ces deux arts est d’imiter la nature; si le graveur ne limite pas directement, c’est que la lenteur de ses procédés ne le lui permet pas; mais très-souvent il a recours lui-méme à la nature, 0rsque le tableau qu’il traduit lui présente quelques formes fausses ou douteuses. La composition et le trait sont les seules choses que le graveur puisse traduire littéralement; mais l’ef-*et> la couleur et l’harmonie d’une estampe tiennent presque toujours à son génie. N’ayant, pour rendre tous ces objets, que des équivalents souvent insuffisants, le graveur est obligé d’y SuPpléer par son intelligence, d’autant mieux qu’un tableau Payant quelquefois de relief et d’effet que par l’accord et la Variété des couleurs, le graveur, qui n’a que le noir et le ^fane, est obligé de créer l’effet et l’harmonie de son estampe.
- “ Le graveur habile supplée à la diversité des couleurs d Un tableau par la variété de sou style; ce sont ces difficultés, Vamcues avec des procédés très-ingrats, que l’on peut obser-Ver dans les chefs-d’œuvre des Edelinck, des Visscher, des Masson et des Brevet, qui constituent l’habileté du graveur.
- * Si la composition d’un tableau ou d’un poème caracté-riSe particulièrement le génie de son auteur, il reste cependant encore d’autres parties, communes aux traducteurs, qui tien-,,ent aussi au génie ; car si on ne convenait pas de ce prin-ClPe» il faudrait en refuser au traducteur de Virgile, ainsi qu a Vernet dans ses ports de France, et à Van Dick dans Ses portraits ; puisque, dans ces immortels ouvrages , ces hommes célèbres n’ont fait que rendre les objets tels que la Nature les leur présentait.
- î Quel est le caractère d’une véritable copie ? c’est d’étre Ulle chose imitée d’une autre, avec les mêmes moyens et par ^es mêmes procédés. Quel est celui d’une traduction ? c’est ^ ^tre l’imitation d’un objet, par un moyen ou un idiome dit-
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- férent de celui qui a servi à faire l'original. La gravure n’est donc pas une copie de la peinture. Le but de ces deux arts» à la vérité, est le même, [l’imitation de la nature; mais ils y parviennent chacun suivant leurs moyens particuliers, et par des procédés différents. Le graveur a souvent recours à la nature; les magnifiques estampes des batailles d’Alexandre, d’Audran, plus correctes que les originaux, en sont une preuve.
- « Le graveur est obligé de créer des ressources qui lui sont particulières, et de suppléer à la diversité des couleurs par la variété du style de son burin, qui souvent produit des illusions si heureuses, qu’un œil exercé y reconnaît, non-seulement la différence des couleurs, mais encore la nature de chaque étoffe ^ la douceur ou la rudesse de la peau, le brillant des métaux, ainsi que l’espèce des végétaux que distingue le grain 4e leur écorce. Ces procédés tiennent particulièrement au sentiment du graveur, et lui appartiennent tellement, que ces variétés de style qu’on admire dans les ouvrages des plus célèbres artistes n’ont aucun rapport entre elles.
- » La gravure en taille-douce est encore susceptible d’une sorte de difficulté et de beauté que tout le monde n’est pas à portée d’apprécier, qui est d’indiquer, par la courbure et le sens des hachures, les objets concaves ou convexes, suivaut la perspective, ainsi que ceux qui sont en avant, en arrière ou en raccourci. Si cet art lutte difficilement avec la peinture dans différentes parties, il en est cependant quelques-unes dans lesquelles il lutte avec avantage; je citerai, entre autres, les cheveux, les barbes, les différents animaux noirs ou blancs, à poils ou à plumes, l’hermine, la dentelle, et même la toile. On pourrait avancer que les cheveux dans les portraits de Masson, la dentelle et l’hermine dans ceux de Brevet, notamment dans celui de Bossuet,la toile ouvrée dans l’estampe de Masson, connue sous la dénomination de la belle nappe, sont plus près de l’imitation parfaite de la nature que ne le sont les mêmes objets dans les tableaux originaux.
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- SUR l'art dé la gravure.
- * On peut encore trouver des preuves dans l’analyse de trois estarnpes gravées d’après le même tableau ; ce tableau est celui
- la transfiguration de Raphaël, et les estampes sont celles e Dorigny, de R. Morghen et de Morghen jeune, artistes ha-k'ies. par ce(;te comparaison, nous verrons qu’en gravure, c^aque traducteura un caractère et surtout un style qui lui est Propre, qui lui fait interpréter un ton de couleur et souvent Itleiûe une forme vague dans un tableau, suivant l’impression *Iuil a éprouvée. Les tons des anciens tableaux, surtout ceux ^°nt les toiles ont été imprimées en rouge, étant sujets à chan-8er beaucoup, les fonds primitivement transparents étant Avenus noirs et lourds, les lumières ayant beaucoup perdu leur éclat, le graveur se trouve donc dans la nécessité de s identifier, en quelque sorte, avec l’intention du peintre, s°uvent même de la deviner, ou de l’interpréter suivant son 8eûie particulier, surtout en ce qui concerne l’harmonie.
- * Lorsque nous examinons l’estampe de Dorigny, nous la Pouvons maniérée, d’un style heurté; les caractères de tête 11 °nt ni la finesse ni la grâce de l’original. On ne sent pas toujours la peau sur les chairs; en général, la charpente, tr°P durement sentie, n’indique pas la place juste que doi-Vent occuper les muscles suivant leurs contractions. Si nous Ruminons les autres estampes, nous y verrons presque tous es défauts contraires, un peu trop de timidité, si je puis 1X1 exprimer ainsi, surtout dans celle de R. Morghen ; elles pè-*d*eut, en général, toutes deux par trop de rondeur dans les °rtûes. Les têtes sont beaucoup plus gracieuses, mieux étu-
- surtout celles du frère aîné, que celles de Dnrigny ; *** il manque dans quelques-unes ce nerf, cette touche sa-'aote, quj caractérisent le grand dessinateur, et qui n’ex-C|Uent pas cependant la beauté du burin, le charme et la va-du travail. Par exemple, dans l’estampe de Dorigny, la raperie qui recouvre le bras du vieillard assis dans un coin tableau a des plis tellement prononcés, tellement pro-
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- ** NOTICE HISTORIQUE
- fonds, que l’on ne conçoit pas que le bras puisse y être cort* tenu ; tandis que, dans celle de R. Morghen, la même drap®' rie est ronde et sans forme.
- » Les manteaux qui recouvrent les épaules des deux figure5 placées au-dessus du même vieillard paraissent, dans l’estampe de R. Morghen, trop épais, trop raides, pour forinef des plis; tandis que, dans celle de Dorigny, ils en ont de trop sensibles. La tête du vieillard , qu’on aperçoit entre ces deu* figures, se détache en clair sur le fond chez celui-ci; et e» couleur dans l’estampe de R. Morghen ; il en est de même di* bras gauche de la figure qui se porte vers le Sauveur, qui est aussi clair chez Dorigny. La terrasse, chez ce dernier, est et général plus claire, et fait un meilleur effet que celle de» deux autres, qui, eu outre, ont oublié un rappel de lumière aux pieds de la figure assise, qui fait assez bien. Dans le loin' tain, à la gauche de l’estampe de Dorigny, le ciel est trop clair; il est plus harmonieux dans/î. Morghen, et il est lour^ chez Morghen le jeune. Les arbustes qu’on aperçoit dans le5 deux coins de l’estampe de Dorigny, et même dans celle d« Morghen le jeune, sont trop colorés; ils ne se fondent point avec le ciel comme dans la troisième.
- » Quant à la partie supérieure du tableau, ce site aérieni immatériel, qui élève lame des spectateurs, cette scène sublime qui vous transporte, pour ainsi dire, dans les deux, faite seule pour immortaliser Raphaël, Morghen taîné l’a, san* contredit, beaucoup mieux rendue que ses rivaux; dans l’e*' tampe de son frère, le ciel et les figures sont lourds et noirsi et n’ont rien d’aérien. Dans Dorigny, beaucoup plus léger <le ton, il u’y a ni vapeur ni harmonie, tandis qu’on remarqu5 dans la partie supérieure de R. Morghen un accord, un* suavité, un mystère, qui prouvent qu’il a su transporter da«l! l’idiome de la gravure les beautés de celui de la peintud 9ans altération, difficultés souvent insurmontables.
- « Nous pourrions pousser cette analyse beaucoup plus loioi
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- SUR LART Dp LA 0RATURE. l3
- toais nous en avons assez dit, ce me semble, pour prouver , si la langue de la gravure n’est pas aussi riche que celle de la peinture, le graveur doit chercher, à l’aide de son g&-n>e et delà variété de ses travaux, des équivalents qui puissent suppléer à l’insuffisance de ses moyens, chacun suivant le sentiment dont la nature l’a doué. Il résulte de nos observions que, de vingt estampes traduites d’après le même tableau , aucune ne se ressemblera , différence qui constitue essentiellement le caractère de la traduction. »
- Les estampes sont d’une grande utilité pour la composi-bon des tableaux; les graveurs étant, pour l’ensemble de la imposition, assujettis aux mêmes règles que les peintres, on tiuve nécessairement d’excellents modèles dans les ouvrages des plus habiles maîtres; les effets sont donc les mêmes dans les dessins et dans la composition d’un tableau ou d’une gravure ; mais, à l’égard de l’accord, un tableau l’emporte sur une estampe. Ce ton vaporeux que l’éloignement donne à ÜQe chose , ne saurait être bien rendu que par la couleur naturelle , et elle ne peut être donnée que par le pinceau. Pour ta distribution de la lumière, il est difficile de comparer les tableaux avec les estampes. Les teintes diverses donnent aux Peintres les moyens de rendre le passage des clairs à l’ombre Par des nuances infinies. Cependant les règles de la lumière Peuvent être employées encore plus décidément dans les estampes que dans les tableaux ; les couleurs ont un charme qui distrait les regards, et il faut souvent étudier un tableau pour déterminer la manière dont il est éclairé; dans une gravure , au contraire, on peut saisir d’abord la masse de lumière, et suivre les traces de sa distribution par toutes les demi-teintes : ÏUand le coloris d’un tableau est dénué d’harmonie, que les taintes mal combinées présentent des effets désagréables, des Crudités, alors une estampe faite d’après un pareil original tai est certainement préférable, car elle reproduit ce que le Graveur. 2
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- ï4 NOTICE HISTORIQUE SUR l’iM B* IA GRAVURE, tableau a de bien, et ne soustrait à l’œil que ce qu’il a de dé* fectueux.
- « Pour le dessin, l’expression, la grâce, la perspective, il H,’y a que les deux premières qualités à l’égard desquelles oi> puisse établir un parallèle ; quant aux deux dernières, 1# tableaux et les estampes paraissent avoir les mêmes avantages. Dans les estampes, l’observation des règles de la perspective est peut-être encore plus praticable, parce que les tailles se terminent toutes vers un point ou vers un côté. Le dessin se trouve terminé dans un tableau par la rencontre de deux couleurs différentes, et sur le cuivre par une ligne formelle. De là vient que le dessin , dans la peinture, semble plus naturel et avoir plus d'effet; mais l’anatomiste trouve une plus grande précision encore dans la gravure, parce qu’il peut y suivre la vraie ligne par tontes les sinuosités des jours et des ombres. »
- Quant à l’expression, le peintre a un avantage incontestable sur le graveur : il semble réservé an coloris de représenter à nos yeux les passions violentes, le teint livide de l’envie et de l’ambition, la fraîcheur de la jeunesse et de l’innocence; les formes des muscles du visage, qui peignent souvent les forces dominantes de lame, 11e présentent plus, quand ils sont reproduits par un simple trait, qu’une image forcée et quelquefois grotesque ; c’est encore à la couleur qu’est réservée l’imitation fidèle d’un ciel pur et frais, d’une atmosphère brûlante, ou de la lumière incertaine d’un clair de lune. Le pinceau a seul le pouvoir de nous retracer dans un portrait les différentes nuances des cheveux et du teint.
- Comment le travail de la pointe ou du burin pourrait-il imiter cette lueur rouge et effrayante d’un ciel éclairé la nuit par un grand incendie? Le graveur est bien certainement restreint dans un cercle plus étroit que le peintre, et il serait téméraire à lui de chercher à reproduire plusieurs sujets qui appartiennent exclusivement au domaine de la peinture.
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- ÉTUDE CE LA «RATURE. *5
- Malgré tous ces obstacles, il n’en est pas moins vrai que la Nature donne à certains artistes le pouvoir d’exécuter des choses qu’on croyait impossibles, çt tous les genres de gra-^Ure nous offrent des exemples que le génie, franchissant les Suites données à un art, sait vaincre toutes les difficultés.
- ETUDE DE LA GRAVURE.
- ^es premières études du graveur sont les mêmes que celles ^i conviennent au dessinateur (1), au peintre et au scul-pteiir. H doit dessiner avec une grande justesse, avec goût et keilité ; il est très-peu de graveurs célèbres qui n’aient été j exccllents dessinateurs. Il doit encore étudier la nature avec e glus grand soin, fixer dans sa mémoire les formes et les *^ets, pouvoir au besoin corriger les défauts qui pourraient Se trouver sur un tableau ou un dessin. Comme c’est une Partie principale de l’art du graveur de travailler d’après des fléaux, et que la gravure est employée surtout à traduire s plus beaux ouvrages du pinceau, celui qui veut devenir ura'eur habile doit s’exercer avec assiduité à dessiner d’après s tableaux, pour se familiariser avec ce qu’il y a de carac-distique dans le faire de chaque maître, et pouvoir inter» Preter sa pensée s’il se trouve quelques parties vagues ou in-^fectes. C’est par cette raison qu’il est très-avantageux au j»raveur de s’exercer aussi dans l’art de la peinture, parce qu’il dut être peintre pour remarquer chaque touche de pinceau ans t*n tableau.
- autre exercice très-utile, est de faire à la plume des c°Pies de gravures, afin d’étudier l’arrangement le plus con-Ve®able des hachures pour l’imitation des différents objets, et P‘l|,venir à donner à ces dessins, à l’aide de la seule opposition 1 blanc et du noir, le plus d’analogie possible avec la pein»
- 'oyez te Manuel 4“ Dessinateur, faisant partie de VEneyelopéilie-Doret,
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- i£ érü**
- tare que l'on traduit. Il faut en même temps comparer d* bonnes gravures avec les tableaux originaux, et découvrir le* moyens d’imitation qui ont été employés par les plus grands artistes. Il est très-nécessaire qu’un graveur sache l’architec' ture et la perspective : l’architecture, pour garder les propor tions que les peintres quelquefois ne se donnent pas la pei«e d’exprimer rigoureusement dans leurs productions, ce qui af' rive surtout quand on grave d’après des croquis ou des tableau* peu finis; la perspective, parles dégradations du fort au fa'1 ble, lui donnera beaucoup de facilité pour faire fuir ou avaU' cer les figures et autres corps représentés dans le tableau qu’d doit graver.
- Voilà la partie de la gravure qui tient aux arts, c’est ell* qui doit fixer d’abord toute l’attention des élèves ; quand posséderont bien cette théorie, quand ils dessineront avec ha*' diesse et facilité, quand ils connaîtront à fond toutes les re* sources que l’on peut tirer des hachures pour imiter les effet du pinceau et des couleurs, alors ils pourront saisir avec cof fiance les outils du graveur, et ils n’auront plus à vaincre q*1' des difficultés manuelles ; sûrs de ce qu’ils veulent exécuteri ils conduiront avec moins de peine les instruments, qui bief tôt se prêteront avec docilité à tous les mouvements de leU1 main, comme à tous les caprices de leur génie.
- L’emploi du burin est évidemment la partie la moins if1' portante de l’art, et donnera peu de peine à celui qui sa'1 exprimer le caractère naturel de chaque objet, soit au crayo'' soit à la plume.
- « Une seule observation suffira pour prouver combien est nécessaire que le graveur commence par bien se perfe( tionner dans la pratique du dessin. On sait que l’artiste q veut graver un tableau, ne peut pas traiter de même les di férents endroits de son ouvrage; on peut s’en convaincre ( examinant avec attention chaque bonne gravure : lorsq1 l’artiste qui commence à se livrera l’exercice de son art v**
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- WK LA GRAVURE. fj
- P*f le procédé long, et pour ainsi dire craintif, du burin, Percher la manière dont il convient de traiter chaque objet, 0,1 peut dire que sa vie suffira à peine pour trouver ce qu’il Perche. Ce travail est plus expéditif lorsqu’on se sert du Crayon et de la plume; lorsqu’on voit qu’une manière n’est Paî assez convenable pour l’objet qu’on a à traiter, on peut en essayer un grand nombre d’autres, tandis qu’en ne se ser-Vaut que du burin , on peut à peine en essayer deux ou trois.
- * Pour les progrès de l’art du graveur, il serait de la plus Grande importance d’avoir sous les yeux une collection re-Cueillie par un bon maître ou par un habile connaisseur ,et c°Rtenant les meilleures gravures exécutées par les artistes a,1*quels l’art doit eu effet quelques degrés de perfection. ^>e pareille collection devrait être faite, de sorte que chaque eudle offrît quelque nouveau procédé reçu par les artistes, et ait contribué à donner à l’art un degré de perfection de : en expliquant ces gravures à l’élève, il apprendrait la ^Qière qui convient le mieux à chaque sujet, et pour repré-Se,Uer le nu des figures, le brillant des métaux, le luisant des *h*ffes de soie , les différentes teintes du ciel, les formes va-r*ees des nuages, etc. »
- peu de moyens différents que la gravure met à la dispo-Sltlon de l’artiste, ne lui permet pas de réussir également bien ^a°s toutes les parties : il est donc très-utile que chacun se °rUe à une seule branche. Aussi l’un a gravé le portrait, ‘autre le paysage, l’autre l’histoire, etc. On serait trop exi-Geaut de demander à un graveur ce qu’on ne demande pas à 'ltl peintre, qu’il soit également supérieur dans tous les genres.
- Le graveur de topographie peut se passer d’une partie des j^des que noUs venons d’indiquer; cependant l’entente et a Pratique du paysage lui sont indispensables. Cet art est j^acémaintenant à la hauteur qui lui convient ; on a abandon né s froides et ridicules conventions pour l’imitation de la na-
- et c’est à elle que le topographe et le paysagiste doivent Mander des modèles et des inspirations.
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- ATELIER
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- fl ne faut pas croire cependant que la partie manuelle 3* l’art du graveur soit à dédaigner; la connaissance des ma* tières qui y sont employées, la qualité des instruments et <Je5 outils, l’étude des procédés plus ou moins ingénieux, plus oi> moins expéditifs, doivent attirer toute l’attention des artiste » des compositions mal ordonnées de vernis ou d’eaux-fortes» des outils mal préparés ou de nature défectueuse, suffirais»1* pour rendre nuis les plus grands efforts du talent et les jJe* admirables productions du génie.
- Je donnerai d’abord la description de l’atelier d’un gravent» des instruments et des matières qui sont employés dans to«s les genres de gravures ; et ensuite, traitant chaque genre sè' parement, je donnerai tous les détails possibles sur les procé' dés qui doivent concourir à leur exécution, tant sous le rap' port des opérations purement mécaniques, que sous celui deS principes qui se rattachent spécialement à l’art.
- ATELIER ET OUTILS DU GRAVEUR.
- Le local destiné à servir d’atelier de gravure doit être asse* vaste; il est important que le jour y soit direct et pur; un* seule croisée, grande , et percée dans une direction libre d* toute interceptation de la lumière, doit être préférée à plusieurs ouvertures dont les jours se croisent et deviennent fauï'
- On doit y trouver une table, qui, pour être bien conve* nable, doit avoir au moins une longueur de 2 mètres (6 pieds 2 pouces) et une largeur de 1 mètre 25 centim. (4 pieds), efl bois de chêne, d’une forte épaisseur, et posée de manière » avoir la plus grande solidité.
- Plusieurs graveurs ont adopté une table qui présente d* grands avantages pour le travail, et qui donne surtout une grande facilité pour mouvoir la planche de cuivre sur laquell* on grave.
- Cette table, représentée PI. I1, est composée d’un de‘‘
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- *T OUTILS BU CRAVfcü*. tg
- *Us ^x® A, qui peut s’élever plus ou moins, en forme de pu-P^re, au moyen de crémaillères, de coulisses ou de vis placées ans 'es pieds de derrière, et d’un dessus mobile ou tournant » soutenu dans son milieu C par un goujon en fer qui en-tre dans un trou pratiqué sur le premier dessus ; on fixe , an Bioyen de vis à larges têtes D D D, la planche de cuivre sur Ce^e table, et on peut alors l’élever ou l’abaisser, et la tourner ^a°s toutes les directions.
- Les outils seront disposés dans une boîte, ou sur une tablette e'eTée sur deux montants, et qu’on nomme banc ; ce banc est de manière à être placé sur la table et à recevoir les poin-tes> burins, grattoirs, etc., par ordre de grosseurs ou de numé-t°sj PI. I,fig. i: les-autres instruments, comme règles, com-Pas> etc., peuvent être suspendus aux murs età proximité de 'artiste.
- Cn peut remplacer avec avantage cette tablette mobile par Un Petit meuble portatif, PI. I, fig. 3, ayant un dessus libre, trois tiroirs destinés au classement des divers genres d’outils,
- une petite armoire inférieure A pour recevoir les pierres à ' 'tuile et les chiffres ; ce meuhle peut toujours se trouver placé Pres du graveur, et mettre sous sa main les instruments dont " «e sert le plus habituellement.
- Ces détails et ceux qui suivent peuvent d’abord paraître milieux, mais ils ont cependant une grande utilité. Dans la Pfa tique d’un art qui demande beaucoup d’application et qui Decessite l’emploi d’un grand nombre d’outils, on doitcher-CW tous les moyens de donner le plus d’aisance possible à CeIui qui travaille, et lui éviter les pertes de temps qui résul-*eût du désordre et de la mauvaise disposition des objets qui
- ' entourent.
- Plans l’atelier d’un graveur, quel que soit le genre qu’il coltive , on doit toujours mettre devant la croisée un châssis, ^a»t en bois léger, et sur lequel est tendu un papier fin, huilé 0l< ciré, ou une mousseline transparente* Ce châssis est destiné
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- ATELIER
- à tempérer l’éclat de la lumière, qui, si elle frappait direct*' ment sur la planche de cuivre, produirait des reflets et de* brillants qui éblouiraient l’artiste et rendraient son travail difficile et dangereux pour la conservation de sa vue (fig. 4» PI I). La grandeur de ce châssis est subordonnée à celle del* croisée devant laquelle il doit être placé.
- Un tas en acier (fig. 5 , PI. I), pour redresser ou repousser le cuivre sur lequel on a fait des effaçages.
- Un compas d'épaisseur (fig. h, PI. 1), pour marquer derrière le cuivre les points correspondants de sa surface qui ont besoin •l’être repoussés.
- Un marteau à repousser et rebattre le cuivre ( fig. 7, P/. !)•
- Des pierres à l’Iiuile, pour aiguiser les outils; elles doivent être montées sur des morceaux de bois ayant des couvercles e» fer-blanc pour les mettre à l’abri de la poussière, qui, s’atta' chant sur l’huile, forme une pâte boueuse nuisible à l’usage auquel elles sont destinées (fig. S, Pl. I).
- Ces pierres sont de deux sortes.
- La pierre dure du Levant sert à préparer les outils, à les dégrossir et à les affûter; elle doit être choisie d’un grain fin et serré, de couleur brune tirant sur le vert-olive, transparente, polie et sans gravelures, ne pas être molle ni trop dure, ce que l’on peut éprouver en frottant dessus une pointe d’acier; si, de suite, on s’aperçoit que la pierre morde très-fortement sur le métal, c’est un signe qu elle est trop molle; si, au contraire, la pointe glisse dessus avec trop de facilité et sans éprouver un frottement un peu rude, la pierre est trop dure : il faut choisir un terme moyen.
- La pierre à l’Iiuile, ou pierre douce, est destinée à polir le* outils, à leur donner de la finesse et à entretenir leur affûtage-Cette pierre, qui est composée de deux matières superposées, de couleurs différentes, ne doit être considérée que sur sa surface blanche ou jaune-pâle; cette couleur doit être bieu unie et sans taches ni veines. On peut juger que la pierre a ntt
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- *T OCTIt* BD GlUVIUR. Al
- de dureté convenable, s’il est facile de la rayer et de entamer avec la pointe d’une épingle.
- Ces pierres se vendent le plus ordinairement brutes : pour es dégrossir, les dresser et les polir, il suffit de les frotter sur dalle de marbre ou de pierre dont la surface soit bien P^ane, et que l’on couvre de sablon très-fin. Quand une pierre est creusée par le frottement des outils, on la redresse en la bottant sur du sable fin, ou du grès pulvérisé.
- Brunissoir, instrument d’acier [fig. g, Pl. I) qui s’emploie etl le frottant à plat sur la planche de cuivre qu’on veut brunir 0,1 polir. On frotte plus ou moins fortement l'outil sur le c,llvre par le bout, qui est très-uni, très-lisse; et par cette °Pération, répétée avec patience, on parvient à détruire les asPérités, les enfoncements et les rayures accidentelles qui ®lferent la perfection de son poli.
- ®n se sert aussi du brunissoir pour effacer les faux traits °u les parties de gravures qui doivent subie quelques changeants ou corrections.
- Grattoir [Pl. 1, fig. 10), lame triangulaire à trois tranchants, tres-aiguë, qui sert à enlever la rebarbe produite par le burin °u la pointe sèche, et à enlever la surface du cuivre pour faire ^paraître la gravure. L’action du grattoir creuse le cuivre, et °tt est obligé de repousser par derrière, avec un marteau et un ****• les parties ainsi grattées.
- Ebarboir, lame carrée, pointue et coupante, qui sert à en-fryer la rebarbe légère produite par la coupe du burin seulement [Pl. \ , fig. n).
- Un coussinet en cuir ou en peau, de 20 à 25 centim. ( 7 pou-ces 5 lignes à 9 pouces 3 lignes) de long sur 1 5 à 20 centim. ( 5 Pouces 7 lignes à 7 pouces 5 lignes) de large, rempli de laine, reniplace quelquefois la table mobile dont nous avons parlé Plus haut. On pose le cuivre dessus, ce qui permet de le tourner 9yéc facilité ; un coussin de toile rempli de laine sert aussi à
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- appuyer la poitrine du graveur contre la table, ou à élever so* coude dans certaines occasions [PI. 12 eti3).
- Burette à l'huile, sorte de petite cafetière de fer-blanc, ^ goulot très-effilé, qui contient de l’huile d’olive et ne la lais*e échapper que goutte à goutte; elle doit toujours se trouver * proximité de la pierre à aiguiser ( PI. 14 )•
- Etaux à main. Au moins au nombre de quatre [PI. I 1 5); ils se fixent aux extrémités d’une planche de cuivre, ei servent pour ainsi dire de poignée pour la mouvoir en tou* sens dans plusieurs des opérations qui précèdent ou suivent la gravure.
- 11 n’y a guère d’autres outils employés par tous les graveur* sur métaux; les autres sont spéciaux à tel ou tel genre, et nous les décrirons aux articles qui traitent de leur emploi (i)*
- Il y a beaucoup de choix dans la qualité de ces outils, l’habitude de s’en servir peut seule donner les connaissances nécessaires pour reconnaître leur bonté ou leur défaut.
- CUIVRE PROPRE A I.A GRAVURE.
- Le choix du cuivre est une des opérations les plus impor-* tantes de la gravure, et les artistes doivent apporter la plus grande attention à s’assurer de la bonne qualité du métal, et du soin qu’on a mis à le préparer ; aussi je crois utile de donner ici quelques détails sur les procédés employés à la confection des planches à graver.
- Le cuivre rouge est celui qui sert ordinairement à la gravure en taille-douce ; on le trouve dans le commerce en feuilles laminées, de t mètre i4 centimètres sur i mètre 3o centimètres (3 pieds et demi sur 4 pieds) de long, du poids de 6 à 4o kilogrammes (î a à 8o livres). Le meilleur vient de Suède, de Norwége et de Russie, mais on emploie beaucoup de celui des fonderies de Romilly, Imphy, Montataire et Essone.
- (i) Vove< 1« Vocabulaire on Table alphabétique qui leiœiuooW onvrnc".
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- RROPRE A IA GRAVURE. 23
- l-e cuivre rouge, pour réunir toutes les qualités nécessaires a donner de bonnes gravures, doit être plein, liant, très-res-Serré, sans être aigre. Les moyens propres à bien connaître et aPprécier les cuivres rouges qui présentent toutes ces condi-tl0ns sont les suivants :
- peut d’abord se servir d’un burin à l’aide duquel on riüe des traits en différents sens : si le cuivre est aigre, le ruitque fera le burin en coupant le métal, et le sentiment la main de l’artiste indiqueront suffisamment sa nature. Outre les moyens physiques pour apprécier la qualité des Planches de cuivre, on peut aussi faire usage des moyens que °Urnit la chimie. L’un d’eux, extrêmement simple, et qui reUssit constamment, consiste à verser sur les bords de la PWche quelques gouttes d’acide nitrique étendu d’eau ; on a>sse cet acide en contact avec la planche pendant 15 à 20 ^'nutes, à la température ordinaire; et, après avoir lavé avec e 1 «au ordinaire le sel formé par l’action de l’acide nitrique S,lr le cuivre, on juge facilement de l’homogénéité de ce métal 511 examinant la partie mordue, à l’aide d’une loupe; si l’on Ver$e l’acide dont nous venons de parler sur le coin d’une Planche vernie et chargée de quelques traits, on appelle cette °Pération cuivre à l’épreuve; en effet, en dévernissant cette Pattiede la planche, on juge approximativement du résultat 1Uel’on obtiendra dans le cours des travaux de morsure.
- Quand 011 prend le cuivre brut, il faut le choisir d’une forte ePaisseur, parce que celle-ci diminue par l’opération du planage ^ polissage. Cette opération, qui sert à rendre le cuivre Pr°pre à graver, se compose de plusieurs préparations qui *0,)t du ressort de l’art du planeur, et qui méritent néanmoins e user l’attention du graveur par les conséquences qu’elles lèvent avoir sur son œuvre quand elles sont plus ou moins faites.
- j coupe dans une table de cuivre les morceaux de grandeur convenable aux objets qu’on veut graver, üu
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- B 4 CUIVRE
- de ces morceaux choisi est fortement battu sur une e»' clume ou tas, large, carré et bien dressé, d’abord un marteau de moyenne surface, un peu arrondi, et do®1 l’action est de refouler, de presser toutes les parties du tâl, afin de lui donner plus de dureté et de consistance' ensuite avec un marteau large, bien plat, et destiné à dressé la planche,' à abattre toutes les inégalités qui peuvent *1 trouver, et enfin à la rendre droite et unie.
- Cette première opération terminée , la planche esc fixée ** posée sur une table ; le côté qui paraîtra le plus beau et ^ plus uni étant en dessus, on enlève son épiderme au moye( d’un fort grattoir, largement, à coups bien égaux, bien para' lèles, et de manière à ce que tous les copeaux soient biC d’égale épaisseur, et découvrent successivement toute la îUf face de la planche.
- On la replace ensuite sur le tas, et on la bat de nouveau mais plus modérément, avec plus de soin, et dans le but & rendre sa surface bien plane.
- Fixée de nouveau sur une table inclinée, on commence à ^ polir avec un morceau de grès et de l’eau propre et pure, la frottant d’abord dans un sens, celui de la longueur, exemple, puis dans l’autre, la mouillant continuellement,® jusqu’à ce qu’il n’y paraisse plus aucuue partie creuse, maf que de coups de marteau, paille ou autre inégalité; alors substitue au morceau de grès un morceau de pierre-ponce (>! et l’on frotte de nouveau en versant toujours de l’eau, jusqu3' moment où le frottement a entièrement effacé toutes les rai® causées par les grains du grès.
- La planche doit maintenant présenter une surface ass® belle, mais portant encore des rayures, fines à la vérité, ro3' trop profondes pour permettre d’espérer quelles ne par3'
- (0 La pierre-ponce eit ans substance volcanique, légère; en 1» trouve daut •bipel et sur les «ôtes de Barbarie : ce sont les négociants de MarseiUt <j%it» fo** «OBMBtffM et fournissent à U consommation de la Fraaee,
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- PROPRE A tA GRAVURE.
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- tfa*ent pas à l’impression; il faut donc les faire disparaître,
- * * P°ur y parvenir, on procédera à un polissage fait comme s Précédents, mais avec une pierre à aiguiser, dite pierre douce (i). on lavera le cuivre à grande eau, afin de le débar-rasser de toute, la poussière et de tous les corps étrangers ou Mobiles qui auraient pu résulter du polissage.
- passe enfin à la dernière opération, qui consiste dans Un n°uveau polissage fait au charbon (2). Pour l’exécuter il *aut choisir un morceau de charbon du plus gros diamètre, ^rine, qUi se soit maintenu au feu sans se fendre; on le tien-dra fortement avec la main, et l’on en frottera la planche, en aPpuyant sur une de ses carnes ou angles, en le dirigeant verbalement et parallèlement jusqu’à ce que toutes les traces existent encore sur la planche disparaissent entièrement.
- ® il arrive que le charbon ne fasse que glisser sur le cuivre ' Satis y mordre, c’est un signe qu’il n’est pas bon, il faut le reJeter, et en choisir un qui, passé sur le cuivre avec de l’eau, Présente une certaine résistance, et l’effet que produirait une l>me extrêmement fine ; si, au contraire, le charbon était trop ^Cre ou rude, qu’il morde trop sur le métal, il ne permettrait Pas non plus d’obtenir un beau poli.
- b cuivre étant ainsi bien charbonné, il peut recevoir le tra-Vail du graveur; cependant on lui fait souvent subir encore be autre opération, qui est le brunissage (3).
- Après l’avoir très-légèrement enduit avec de l’huile d’olive, 011 le frotte encore avec l’instrument nommé brunissoir, en le
- b) Voyez le Vocabulaire qui termine ce volume.
- b) Le charbon de saule, bien doux, est celui qui sert ordinairement aux planeurs cu*vre; pour l’obtenir, il faut d'abord en ratisser l’écorce, puis ranger les morceaux °« du feu qug ]'0Q couvrira de charbons allumés, et de cendre rouge par-dessus, do j)0rte lu’ils y puissent demeurer sans avoirde contact avec l’air ; après une heure ou uno f« Ur° 81 a6ai'e> suivant la grosseurdes charbons, on retirera les charbons de saule du 61 »n les ietera tout ardents dans de l’eau ou dans de burine, où on les laissera '"ftoidir.
- b) 'oyoz l’article Drunltsoir.
- Graveur. 3
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- «SUIVRE
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- dirigeant, non dans le sens de la largeur, ou dans celui de ^ longueur, comme on l’a fait avec le grès, la pierre-ponce , ^ pierre douce et le charbon, mais de biais, c’est-à-dire diag0, nalemeut d’un angle à l’autre.
- Lorsqu’on reçoit le cuivre tout préparé de la main du pl8' neur, comme cela a lieu le plus ordinairement, il faut av'°i: attention à ce qu’il soit bien ferme, sans cependant être tr°l dur, car alors les burins y perdent leur pointe ; s’il est au coV traire trop mou, il subit mal l’action de l’eau-forte, prodi11 un trait inégal, et est bientôt usé à l’impression.
- Il faut rejeter une planche qui présente des veines, ccH1 dont la surface est couverte de petits trous, c’est un cuivf* cendreux, celle enfin qui porte une grande quantité de petite taches qu’il faut brunir, et que l’on nomme un cuivre tà' gueux.
- Zinc.
- Parmi les différents métaux sur lesquels les artistes ont jet£ les yeux pour la gravure, il faut ranger le zinc : ce métal po' reux et cristallin paraît plus propre à l’exécution des gravure* en relief que de celles en creux. Néanmoins,nous dirons qu’oi', s’en est servi dans ces derniers temps , dans ce dernier gent*1 de gravure, pour des cartes géographiques, des plans, des r? présentations graphiques de très-grande dimension, qui exi' géraient des planches de cuivre très-dispendieuses, et où l’o» n’a pas besoin d’une grande netteté dans le trait.
- Brome.
- On a proposé aussi de graver sur le bronze, qui est un ab liage de cuivre et d’étain, et même plusieurs graveurs dis' tingués se sont servis avec succès de cet alliage ; mais les plan' elles de bronze que fournissent les usines ne sont poin* encore assez homogènes pour qu’on puisse les employer géué'
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- FHONIE A LA •RATURE.
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- Peinent. Néanmoins le bronze donne de belles et nombreuses ePreuves et tient le milieu entre le cuivre et l’acier, témoins î>ielques
- gravures de 'Lemaître, Millet et Thevenon, qui c°ttimencent à devenir rares dans le commerce.
- Afin de ne pas revenir sur ce sujet, nous donnerons ici la or,uule du mordant qui réussit le mieux sur le bronze :
- Acide nitrique pur à f\o°. . . . ioo parties.
- Acide chlorhydrique à ao°. ... 5 —
- ajoute au mélange de ces deux acides de l’eau distillée e*1 Quantité suffisante pour en ramener la densité à 20 degrés
- Pose-acide.
- Cuivre jaune ou Laiton.
- C
- ^ est un alliage de cuivre et de zinc ; il est beaucoup plus lue le cuivre roiuje ou rosette, mais souvent il est poreux, &*e et cassant, ce qui est dû à l’addition du zinc.
- Peut cependant l’employer pour des ouvrages simples, s figures de géométrie ou d’architecture, par exemple. a gravé quelques vignettes sur ce cuivre, mais il est j, "rarement employé, et l’on préfère aujourd’hui graver sur ac>er les objets qui doivent être tirés à un très-grand nombre e*ei«plaires.
- CU*vre rouge peut donner tout au plus deux mille bonnes ^ Uves des sujets gravés avec délicatesse; mais la gravure au uj"1 ^es objets de sciences, tels que géographie, mécanique, ^ Peut donner dix mille épreuves. Le cuivre jaune en pro-U ^ ^0u^e’ mais l’acier peut passer au moins cinquante fie 6 ^°*S S0US ^a Presse sans être altéré ; cependant les expé-lid' CeS Sut' les que l’on a faites pour déterminer le degré de so-gravure sur chacun de ces métaux, ont prouvé que de)6 Solidité dépend aussi beaucoup de la qualité du métal, ^ Manière dont la gravure a été faite, et du soin apporté
- l,1,pression.
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- gravure
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- Nous parlerons plus loin de la gravure sur acier, ne co»*1' dérant en ce moment comme gravure en taille-douce que c$ qui est faite sur cuivre rouge.
- GRAVURE A l’EAU-FORTE.
- La gravure à l’eau-forte doit être divisée en deux genres ^ férents : l’eau-forte proprement dite, ou gravure à la poi qui est faite de sentiment, et produit avec le seul emploi & la pointe des sujets entièrement à l’effet; elle est variée à 1,( fini, ne connaît d’autres règles que celles du génie ou du c* price de celui qui l’exécute; l’impression la reproduit t^ qu’elle est sortie de l’action de l’acide.
- L’eau-jorte des graveurs n’est, le plus Communément, qu* travail préparatoire, qui doit être terminé sur le cuivre * avec le burin et la pointe sèche ; elle ne présente pas autant^ variétés dans l’arrangement des tailles, et elle est plus rég* lière que l'eau-forte des peintres ^lorsque les hachures s’y cf* sent, c’est avec un soin tout particulier, et le plus souvent & n’est employée que pour obtenir une ébauche plus ou nao'* avancée. On peut cependant finir un sujet par ce procédé,fi soumettant à plusieurs reprises la planche à l’action de l e8* forte.
- Ce genre de gravure consiste à enduire une planche de c* vre avec une matière résineuse ou gommo-résineuse friait sèche, et résistant à l’action des acides ; à tracer sur cet end^ avec des pointes d’acier, le trait et les ombres des figures <f l’on veut représenter, de manière à ce que ces travaux déc^. vrent le cuivre dans les parties qui doivent être gravées^ verser ensuite sur la planche de l’acide nitrique, qui, ag1, sant sur les parties découvertes, les creuse, comme on p°* rait le faire avec un instrument pointu et tranchant.
- Pour arriver à ce résultat, il faut pratiquer plusieurs rations qui demandent du soin et de la précision; je comité
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- a l’eau-forte. ag
- cerai donc par faire connaître les instruments et les matières ^Ul doivent être employées par le graveur à l'eau-forte, et c— je décrirai leur emploi, en conduisant successivement uie opération à une autre, jusqu’à la parfaite exécution dune planche gravée.
- l>litrurnents et matières employées pour la gravure à l’eau-forte.
- Des Vernis.
- i-n dénomination de vernis, qui s’applique ordinairement des liqueurs on matières très-molles, composées de dilïé-rfitlts ingrédients, et dont on couvre la surface de différents 0rPspour les préserver de l’influence de l'humidité, leurdon-du lustre, ou vivifier l’éclat de leurs couleurs, est em-Jee en gravure pour désigner les enduits qu’on applique , Qrl«s planches de cuivre, pour v tracer ensuite A la pointe ce
- que i* **
- |4 1 °n veut graver.
- ^ 3 P^us*ei,rs sortes de vernis à graver : on doit, dans cer-Uls cns, préférer les uns aux autres; le même vernis peut y, Sl être composé de manières differentes; j’ai cru utile de ^Crire id ces diverses compositions, afin de mettre les artistes 5 sûrement à même de se procurer, dans tous les cas et dans ^ ^ ,es lieux, les ingrédients nécessaires , et leur taire con-fe ^es quantités qu’il faut employer dans chaque mé-
- 'ge.
- Vernis dur.
- ^‘e vernis connu sous cette désignation de dur, n’est plus en /j,age aujourd’hui, mais il a très-longtemps servi aux graveurs «^-fortes, et peut trouver encore, dans plusieurs cas, une (j e aPplieation; c’est ce qui m’engage à en parler ici et à »isU,ler Sa coml>os'!;'on- Ce vernis est froid, demeure en con-Qce comme l’huile grasse ou un sirop; il est transpareut
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- G1UVCRB
- 3®
- et de couleur roussâtre : on l’obtient par l’opération *yl' vante :
- Faire fondre ensemble sur un feu modéré, et dans un f( de terre neuf, bien plombé et vernissé, i5o grammes (5 on# de poix grecque (1) et i5o grammes (5 onces) de résine^ Tyr (2). Lorsque la fusion est operée, il faut mêler les de" substances, et y ajouter 120 grammes (4 onces) de bonne de noix; triturer le tout sur le feu pendant une bonne detf*1 heure, puis laisser cuire doucement ce mélange jusqu’à ce qu< le touchant avec le doigt ou avec une spatule, il file comme » sirop; il faut alors le retirer du feu, et, après l’avoir laissé11 peu refroidir, le passer à travers un linge pour le déposer dans un autre vase de terre vernissé ou dans une boute^ de verre épais, et susceptible d’être bien bouchée.
- On peut faire un vernis aussi bon en employant la poi*1 Bourgogne (3) et la résine commune.
- Le vernis dur étant dans un vase bien fermé et entièrem®' préservé du contact de l’air, peut se conserver un grand 0^ bre d’années; je me presse d’engager les artistes à ne 1 ployer qu'avec beaucoup de méfiance, car il est sujet à 51 cailler ou à se détacher du cuivre, surtout pendant l’action1 l’eau-forte.
- Je donnerai plus loin les moyens à employer pour endu1 les cuivres avec le vernis dur. (Voyez Procédés pour vet1 les planches.)
- (1) La poix est une espèce de matière résineuse qui se tire du pin maritime et d** pins par l’incision qu’on y fait. Elle a divers noms, suivant «es préparations, ses^ leurs ou ses qualités. Quand elle coule de l’arbre, elle se nomme barras ; mais elle prend une double dénomination : celle qui est In plus belle et la plus claire, ** le nom de gallpot; et celle qui est moins propre et plus chargée d’ordures et de leur s’appelle barras marbré çu madré. La poix blanche est désignée sous le no*5*1 grecque,
- (2) Substance grasse, huileuse, vigquenso, qui sort du tronc ou des brandi certains arbres, soit naturellement, soit par incision : il faut la choisir bien d*‘r bien pure.
- (3) La poix de Bourgogne, ou poix grasse , est du galipot fondu avec de Pho^
- térébenthine. Il faut la choisir sèche, blonde, point remplie d’eau ni de tabla»
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- a l’eatj-foutb.
- 3t
- Ferras de Florence.
- vernis, semblable pour l’emploi au vernis dur dont je, Viens de parler, lui est préférable, et offre moins de chances facheuses au moment de la morsure. Les graveurs le tiraient autrefois de l’Italie ; on l’obtient par le procédé suivant :
- Faire chauffer doucement, dans un vase de terre neuf et bien vernissé, 120 grammes (4 onces) de belle huile grasse (1) bien claire, faite avec de l’huile de lin de bonne qualité, semblable à celle dont se servent les peintres ; y mettre ensuite 120grammes (4 onces) de mastic en larmes pulvérisé (2), et ïetUUer jusqu a parfait mélange et complète fusion. Alors pas-Ser toute la masse à travers un linge fin et propre, et verser
- une bouteille de verre à large col, qui doit être bouchée exactement. Cette composition peut se garder longtemps, et s emploie de la même manière que le vernis dur.
- Vernis mon.
- Ce vernis est celui que les graveurs emploient aujourd’hui ; °ü peut l’obtenir par divers mélanges que je vais indiquer.
- Vernis du graveur Bosse.
- Cire vierge bien blanche. . 5o gr. (1 once i;a.)
- Mastic en larmes bien pur.. 3o gr. (1 once.)
- Asphalte (3)..................15 gr. (1/2 once.)
- (0 C’est de l’huile cuite qui se trouve chez les marchands de couleurs.
- (2) Le mastic est une résine pure qui découle en été, sans incision ou par inri-*'on. du tronc dn lenlisque, en larmes grosses comme des grains d'orge, de couleur Manche tirant sur le citron, luisantes et transparentes. Le meilleur vient de l’ilc de ^>0! mais ii est rare en France, où on ne se sert que de celui qui vient des départements du Midi et du Levant, par la voie de Marseille! il est ordinairement mêlé dans *es caisses avec beaucoup d'impuretés; on l'appelle pour iors mastic en sorte. Pour *a*oir bon, il faut choisir le plus net, et qu’il soit eu grosses larmes claires et bien trausparentes, d’une odeur de résine et de baume.
- (3) Dons la plupart des ouvrage? sur 1a gravure, on se sert encore dans les formules
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- CRATÜRE
- la
- On broiera bien menu le mastic et l’asphalte ; on fera fondre au feu doux, dans un vase vernissé, la cire vierge, et lors* qu’elle sera bien chaude, on saupoudrera peu à peu le mastic» afin qu’il se fonde et se lie mieux avec elle, en le remuant de temps en temps avec une spatule (i).
- Ensuite on introduira de la même manière l’asphalte dans ce mélange, en remuant encore le tout sur le feu, jusqu’à ce qu'on ait obtenu une parfaite fusion, ce qui demande ordi-nairement un demi-quart d’heure; alors, éloignant le vase du feu, on laissera refroidir et l’on versera ensuite le tout dans un autre vase peu profond et contenant de l’eau ; l’on pétrira dans cette eau, et avec les mains, le vernis en lui donnant la forme de rouleaux de 27 millimètres (1 pouce) environ de diamètre, ou en en formant des boules.
- On y met plus ou moins de cire pour le rendre plus ou moins dur.
- Vernis blanc dit de Rembranl.
- Cire vierge........................3o gram. (1 once).
- Mastic.............................15 gram. (172 once).
- Asphalte ou ambre..................i5 gram. (1/2 once).
- Il faut broyer séparément le mastic et l’asphalte dans un mortier ; faire fondre la cire dans un vase de terre neuf et vernissé, y verser petit à petit le mastic et l’asphalte, remuant jusqu’à ce que le tout soit bien mêlé; ensuite on le renversera dans de l’eau claire, et on en formera des boules d’environ 27 millimètres (1 pouce) de diamètre.
- Il faut avoir soin, lorsque l’on emploie ce vernis (2), de ne
- pour les vernia, du mot tpa.lt, qui est un mot corrompu et dérivé de celui d'asphalte* matière que tout le monde connaît aujourd’hui, et qui est la rentable substance qui entce dans la composition des remis des grarours.
- (1) Espère de petite pelle de bois dur (P/. I %Jig. 16.)
- {2) Voir l’article intitulé Opération ptur vernir une platichc.
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- A l’batj-forte. 33
- P°lnt trop chauffer la planche, et de l’étendre de sorte à lui ^°nner le moins d’épaisseur possible, afin de pouvoir ensuite T passer le vernis blanc par-dessus, sans qu’il fasse un volume tr°P considérable; on ne noircit pas ce vernis à la fumée ®otnme on le fait au vernis ordinaire ; mais quand il est tout-*^ait refroidi, il faut couvrir la planche avec une couche de anc de céruse broyé bien fin à l’eau gommée , et l’étendre aVec un pinceau.
- Attire vèrnis blanc.
- _ Je crois devoir donner ici comme renseignement, un pro-Ce<îé pour blanchir le vernis dur ; il n’est pas en usage, mais CePendant on peut, dans certains cas, trouver occasion del’em-Ptayer avantageusement, et dans ces derniers temps il a été ^hlisé pour éviter l’opération du calque et du décalque dans 9 gravure des cartes géographiques; on peut en effet, avec Ce vernis, dessiner directement sur le cuivre.
- Le vernis dur ayant été appliqué sur la planche, et la Penche refroidie, on y passera une couche de blanc de céruse broyé à l’eau, dans lequel on aura fait fondre un peu de c°He de Flandre, et versé quelques gouttes de fiel de bœuf. ^ette couleur doit être étendue bien uniment avec une grosse ^r°sse bien douce, et en lui donnant le moins d'épaisseur
- Possible.
- Lorsque ce blanc sera sec, on décalquera en employant de poudre fine de pierre noire au lieu de sanguine, et quand le trayail de la gravure sera fait avec les pointes ,v on lavera la Planche avec une éponge fine et de l’eau chaude, ou bien avec l’eau-forte étendue d’eau : le blanc étant totalement en-lavé et la planche bien nette et bien séchée, on pourra la faire tftordre.
- Ferais de Callot.
- Cire vierge.
- fio grani. (a onces).
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- H
- eBArrrsr.
- Ambre fondu ou asphalte de
- la meilleure qualité. . . 6ogram. (a onces).
- Mastic, 60 grammes (2 onces ) si le vernis doit être ei»' ployé dans une saison chaude, et 3o gram. (1 once) seulement si c’est pendant l’hiver, parce que la prO' priété du mastic est de durcir le vernis, et de le pré' server d’accident quand on s’appuie dessus en grava»*'
- Poix résine.................3o gram. (1 once).
- Poix noire ou commune. . . 3o gram. (1 once).
- Térébenthine................15 gram. (1/2 once).
- Faire fondre la cire vierge dans un vase neuf de terre ver-nissé, et sur un feu qui ne soit pas trop ardent ; y jeter d’aboré les poix, puis les poudres, remuer le tout avec une spatule, et lorsque la fusion est parfaite, verser dans de l’eau claire, et former des rouleaux ou des boules comme nous l’avons indiqué ci-dessus.
- On peut encore faire ce vernis en employant les propor-tions suivantes :
- Cire vierge.................120 gram. (4 onces).
- Asphalte....................60 gram. (2 onces).
- Ambre fondu.................3ogram. (1 once).
- Mastic......................3o gram. (1 once).
- et agir comme pour le précédent : ce dernier vernis a le défaut d’être trop dur.
- La composition suivante offre de très-bons résultats :
- Cire vierge.................3o gram. (îonce).
- Asphalte ou poix grecque. . 3o gram. (tonce).
- Poix noire....................... 5 gram. ( 1/2 once).
- Poix de Bourgogne. . . . -.5 gram. (174 once).
- Il faut broyer l’asphalte dans un mortier, faire fondre la cire et procéder en tout comme il est dit ci-dessus.
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- A l’eau-forte.
- 35
- peut encore employer et préparer de la même manière :
- Cire vierge................7b gram. (2 onces 1/2).
- Poix de Bourgogne. ... 90 gram. (3 onces).
- Poix résine................1 5 grain, (1/2 once).
- Asphalte...................60 gram. (2 onces).
- Térébenthine, une petite quantité, bien :
- On
- Cire vierge..................60 gram. (2 onces).
- Asphalte ou ambre fondu. . 60 gram. (2 onces).
- Poix noire...................1 5 gram. {1/2 once).
- Poix de Bourgogne. . . . 15 gram. {1/2 once).
- I "peut, pour donner plus de dureté, ajouter un peu de co-°Phane, poix résine, ou arcanson (1).
- Ou fera fondre ensemble la cire et les poix, on ajoutera ^,eu ^ peu, et en remuant, l’asphalte broyé; après un quart ^ure environ de cuisson, ou ajoutera la colophane ou a.r-J*0», et on remuera de nouveau jusqu’à ce que ce vernis ^ * tien ; alors on le jetera dans de l’eau ticde, et on le pè-lr^ Pour en former des masses.
- Procédé suivant a été employé avec succès par d’habiles toveu*.
- Paire fondre ensemble
- Cire vierge..................60 gram. ( 2 onces).
- Poix noire...................i5 gram. ( i;a once).
- Poix de Bourgogne. . . . 15 gram. ( 1/2 once ).
- Ajouter un peu d’asphalte réduit en poudre très-fine, j ^a>sser cuire le tout sur un feu doux en remuant continuel-j ^ent jusqu’à ce que, laissant tomber une goutte de ce méfie sur un corps dur et froid, elle forme une plaque qui ne
- ‘) V *n>b
- 's„t
- a/,ca»so» ou arcachon, autrement hral wp , n’est outre chose que le résidu des après qu’oQ en a tiré l'huile ou essence de térébenthine; il doit être sec, cassant, transparent et foncé en couleur*
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- GRAVURE
- 36
- se casse qu’après avoir été ployée trois ou quatre fois entre ^ doigts ; alors on versera dans de l’eau qui ait le même de{Jf de chaleur que le mélange au moment où il y sera jeté.
- Le vernis employé au dépôt général de la guerre, pour I1 gravure des cartes et plans, et dont la composition se trou' dans le n° 5 du Mémorial topographique et militaire, est ^ mélange de
- Cire blanche. 4 parties.
- Colophane.............................5
- Poix noire............................2
- Poix résine................. i
- fondues, mêlées et préparées comme pour tous les autres v«’ uis que nous venons d’indiquer.
- Voici encore quelques recettes de vernis,
- Vernis anglais.
- Cire 90 gram. (3 onces).
- Asphalte 60 gram. (2 onces).
- Poix grecque 60 gram. ( 2 onces).
- Vernis à mettre au pinceau.
- Asphalte . 3o gram. (t once).
- Essence . 2Ô0 gram. (8 onces).
- Cire ro à i5 gram. (3 à 4 gl°5
- Autre.
- Cire. 7......................6o gram. ( 2 onces ).
- Asphalte.....................6o gram. (2 onces).
- Mastic.......................3o gram. ( 1 once).
- Poix grecque.............3o gram. (1 once).
- Ciré blanche.
- Autre.
- . . 90 gram. (3 onces).
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- A l'eau-forte. 37
- A-sphalte.................120 gram. (4 onces).
- Poix 3e Bourgogne. . . 60 gram. (2 onces).
- On prépare en Angleterre un vernis transparent où l'on ne
- 1 entrer que de l’arcanson et de la cire, et qu’on n’enfume Pas> on emploie aussi à cet usage la térébenthine à laquelle on aJ°ute une petite quantité d’oxide de bismuth. Ce vernis s’é-
- t«nd de b!
- avec un pinceau de poil de chameau. Il faut avoir soin len proportionner la quantité d’oxide de bismuth; s’il y en * hop, Ig vernis n’est plus transparent ; s’il n’y en a pas assez t a planche acquiert un éclat qui blesse les yeux ; ce vernis est ^Jel> en peu de jours, à devenir cassant; mais on lui rend son ashcité en le chauffant légèrement.
- Observations générales.
- ^ est important que le feu ne soit pas trop ardent, de crainte ^ae les ingrédients dont on se sert ne brûlent; pendant qu’on tlaploie l’asphalte ou les résines, il faut remuer le mélange Co,*tinue]]ement avec une spatule.
- ^ean dails laquelle on peut verser le vernis mou, doit être
- . près au même degré de chaleur que les drogues qu’on y Jette.
- j boules différentes formules de vernis, on peut choisir cel-îl,i conviennent le mieux à l’objet qu’on se propose ; mais réussir, il convient aussi de tenir compte de la pureté l’identité des substances qu’on emploie.
- ^ asphalte qu’on rencontre généralement dans le commerce, l^ine le plus pur,contient des carbonates calcaires, de la si-*Ce> de l’alumine, de l’oxide de fer, des substances organiques Quelques traces d’oxide de manganèse ; plusieurs de ces sub-|tai*ces étant solubles dans les mordants, laissent à découvert |6s Parties des planches avec lesquelles elles sont en contact et Permettent de picoter la planche.
- matières siliceuses et organiques s’opposent à une liai-
- Parfaite des molécules résineuses entre elles, et sont <üffi.
- Graveur. 4
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-
- RhAÏUHR
- cilement séparées du vernis, lors même que l’on passe c$ ci, après sa fusion, à travers un linge très-serré.
- Pour purifier l’asplialte et en séparer les matières étra* gères, M. Deleschamps a proposé de le concasser et le la'1 dans de l’eau acidulée avec de l’acide chlorhydrique, et^ canter; cet acide dissout les carbonates calcaires, l’oxide1 fer, l’alumine et l’oxide de manganèse; les substances ot$ niques qui viennent nager sur ce liquidé, peuvent être sèf réeS facilement par décantation. Pour séparer la silice, on^ sécher l’asphalte que l’on réduit en poudre fine, et ou le paS à travers un tamis de soie ; la silice reste sur ce tamis: l’aide de ce moyen, on parvient à obtenir l’asphalte à un # de pureté parfaite.
- On peut encore obtenir l’asphalte à l'état de pureté, e" dissolvant à chaud dans une quantité suffisante d’essence' térébenthine, et, après avoir filtré cette dissolution à travi un filtre de papier non collé, soumettre à la distilla^ pour en retirer l’essence employée. Les matières hétérogé» restent sur le filtre, et l’essence que l’on obtient par la & filiation étant incolore et très-pure, peut compenser les ^ penses de l’opération.
- La cire est parfois falsifiée avec de la fécule et du suif. * ces deux substances, c’est la fécule qui est la plus nuisibl1 la préparation des vernis. La fécule, par son contact af l’acide nitrique qui entre le plus souvent dans la composé ,des mordants, est transformée en acide oxalique qui attaf d’une manière sensible la planche avec laquelle elle se tro*1 en contact, et permet au mordant lui-même de pénétrera t(! vers le vernis.
- Le suif a l’inconvénient de rendre le vernis trop mou >11 convénient auquel on peut apporter remède en augmenta convenablement la proportion des substances friables et sic^ tives, telles que l’asphalte, par exemple, tes lésines se trouvent plus ou moins pures dans le
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- a l’eau-forte. $9
- et pour les avoir dans l’état convenable pour former les vernis, il faut en séparer les impuretés par le triage et les c^°isir de première qualité.
- Le mastic, ainsi qu’il a été dit, doit être en larmes très-transparentes, et on peut lui appliquer, ainsi qu’aux autres res‘nes qu’on voudrait employer, les moyens de purification viennent d’être indiqués pour l’asphalte, colophane, la poix de Bourgogne, la poix noire, peu-vetit être traitées à l’essence de térébenthine comme étant leur dissolvant le plus naturel et le moins coûteux.
- Vernis à couvrir, ou petit Vémis.
- *1 était important d’avoir une substance propre à couvrir et J cacher les parties d’une planche de cuivre qui pourraient prè-Senter un travail défectueux de la pointe, ou bien un endroit ^al verni, ou enfin un accident ou écorchure arrivée au ver-Ills> c’est ce qui a introduit dans l’art du graveur le vernis à c°ovrir, qUi est constamment liquide et qui peut être appliqué a.Vet an pinceau sur les parties que l’on veut préserver de 1 ac-de l’eau-forte.
- Lans le principe, la composition de cette mixtion était très-VtïlPle< On faisait chauffer dans un vase de terre vernissé et sur n feu très-doux, une certaine quantité d’huile d’olive; lors-Ü était bien chaude, on y jetait du suif qu’on y faisais ^dre entièrement en agitant avec une spatule, de maniéré ^ °vnier un liquide gras * d’une consistance telle qu’en en lais-dent t.0lnber une goutte sur un corps uni et froid, une planche Ve(j.Ulvre Par exemple, elle se figeât moyennement, sans de-f *r°P dure ni sans se fendre on se gercer ; si elle était trop ajout 6> °n a'f°uta^t ^ suif, ef eüe était trop compacte, on ^éce ait- ^ ^ ‘lUii®» aPr®s avoir obtenu le degré de consistance '•«ire, an laissait bouillir le tout pendant une heure, en c°atinuaut à bien mêler ensemble l’huile et le suif jusqu’à ce t|Ue ia mixtion prît une teinte rousse. Ba présence de l’huile
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- GRAVURE
- 4®
- n’était utile ici que pour rendre le suif plus liquide, l’einf^ cher de se figer trop promptement, et donner la facilité de lf tendre avec un pinceau sur les parties que l’on veut couvrir-On distingue plusieurs espèces de vernis à recouvrir : ce)( qui s’étend au pinceau pour recouvrir la surface de la plau^ et qui doit servir à recevoir le calque et tout le dessin; l'autf qui ne sert qu’à recouvrir certaines parties de la planche. Vo'1 quelques formules de ces espèces de vernis.
- Vernis au pinceau pour recouvrir toute la planche.
- Asphalte. . ..................3o gram. ( 1 once)'
- Essence de térébenthine rectifiée. a4° gram. (8 onces)'
- Cire blanche..............12 à ; 5 gram. (172 once
- Faites fondre à feu doux.
- Autre.
- Essence de térébenthine. 240 gram. (8 onces).
- Cire vierge................4 grant. (1 gros 3 grain5
- Asphalte. . . . , i5 gram. (172 once).
- Mastic.....................4 gram. (1 gros 3 grain5
- Copal fondu................4 gram. (1 gros 3 grain5
- Faites le mélange à feu doux.
- Vernis à recouvrir certaines parties tf une planche,
- ou petit Vernis.
- Cire vierge..................60 gram. (2 onces).
- Asphalte......................60 gram. (2 onces).
- Mastic........................60 gram. (2 onces).
- Essence de térébenthine. ‘ioo gram. ( 1 livre).
- Autre.
- Essence.................240 gram. (8 onces).
- Asphalte................ 45 gram. (1 once 3 gro5-1
- Cire vierge............. 3o gram. (1 once).
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- A l’eau-forte.
- 4*
- jutre.
- Asphalte................ 3o gram. (i once).
- Essence de térébenthine. a4o gram. (8 onces).
- Cire blanche. . . . 8 grain. (2 gros 6 grains).
- Mastic.................. 4 grain. (1 gros 3 grains).
- Après la fusion, filtrez, en ayant soin d’ajouter 3ogrammes
- once) d’essence avant de filtrer.
- Aujourd’hui les graveurs se servent, pour couvrir les parties (IU* ne doivent pas mordre, de vernis de Venise, épaissi par un peu de noir de fumée : ils l’appliquent avec un instrument.
- Ce vernis de Venise est une dissolution d’essence de téré-^euthine et de térébenthine de Venise. On le vend tout fait c^ez les marchands de couleurs. Il faut en avoir dans une petite bouteille fermée d’uu bouchon au travers duquel on fait pas-Ser la plume ou tuyau d’un pinceau dont on fait usage, de fa-ǰn que le poil soit suspendu dans le liquide.
- Ce flambeau destiné à produire de la fumée pour noircir le Ver»is dont on a enduit la planche, se compose de n à i5 ^0llgies blanches, dites rats de cave, tournées et tortillées en-Semble de manière à ne former qu’un corps assez volumineux P°ur produire une grande flamme et beaucoup de fumée.
- 11 est bon de poser le bas du flambeau dans une sorte d’en-to,inoir de fer-blanc, ou de l’envelopper avec du papier fort, abattu sur la main en forme de bobèche, pour recevoir les 8°attes de cire et les flammèches qui tombent pendant l’opéra-^oii. (Voyez PI. I, fig. 17.)
- Hans un travail remarquable, présenté à la Société d’encou-ra5ement en i832, M. Deleschamps a publié la préparation (1 un petit vernis dont un grand nombre de graveurs se sont Ser'i depuis avec succès; eu voici la formule :
- Asphalte.....................100 gram. (3 onces 2 gros).
- Succinfondu et non décomposé 10 gram. (2 gros 44 grains).
- Cire
- vierge pure.
- 32 gram. (1 once).
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- 4a CRAVURE A l. EAU-PORTE.
- Mastic en larmes.............s5 grain. (6gros 38 grain*
- Essence de térébenthine rectifiée 5oo gram. (i livre).
- Solution de caoutchouc concentrée dans l’essence de caoutchouc. . .....................4 gram. (i gros 3 grain*
- Préparation. Après avoir réduit en poudre les différent substances et avoir coupé la cire blanche par petits morceau' on les laisse en contact avec l’essence de térébenthine pendu" 12 heures; après ce temps on chauffe le ballon de verre ij" les contient, à une température convenable pour en opérer I' fusion ; lorsque le vernis commence à se refroidir, on y ajoi'1' la dissolution de caoutchouc, on filtre et on le conserve du" un vase bien bouché.
- L’avantage de ce vernis, c’est de n’être pas friable, de 111 pas s’écailler, et enfin de résister plus longtemps à l’action df mordants.
- Ce même chimiste a proposé un vernis en boule qui a éÿ lement réussi à tous les artistes qui en ont fait usage. Voici *’ composition :
- Cire blanche pure .... i ?.o gram. (4 onces).
- Mastic en larmes.............8 gram. (a gros 6 grain".
- Poix de Bourgogne. . . , , do gram. (a onces).
- Asphalte, première qualité. . j 20 gram. (4 onces).
- Solution concentrée de caoutchouc..................» 4 gram. (1 gros 3 grain"
- Après avoir réduit en poudre le mastic et la poix de Bouf gogne, on les fait fondre dans un poêlon de terre vernissé,"1 ne les exposant quà la température nécessaire pour les liqn* fier. On y ajoute ensuite la cire par petits morceaux, en aya" soin de remuer avec une spatule de fer; lorsqu’on ajoute ^ premières portions de cire, il faut diminuer la chaleur pour1,1 conserver le mélange qu’à la température de l’eau bouillant Dans un autre poêlon et en même temps, on chauffe l’asphal*1
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- TAMPON A VERNIR.
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- ^lffisamment pour le fondre, et aussitôt après on y incorpore ^ mélange de cire et de résine; pour cela , on ajoute ce mé-an8e par portions et l’on agite avec soin ; lorsque le tout est farfaitemeut fondu, on y incorpore le caoutchouc et l’on fait CUlre le vernis à une chaleur moindre que celle nécessaire P°ur fondre l’asphalte; enfin on coule dans des moules ou 'Wsleau tiède pour en former des boules de 5o à 60 grammes U once 5 gros à 2 onces), en le passant à travers un linge serré.
- autre moyen de préparer ce vernis, et qui réussit égalent bien, consiste à soumettre à la distillation les substances 'l'ssouteg dans 1’ essence de térébenthine qui a servi à les pu-ri^er; lorsqu’on a retiré l’essence employée, on fait cuire la tl*asse pendant un quart d’heure, et l’on coule dans l’eau c^aude pour en former des boules.
- vernis en boule, préparé de l’une ou l’autre manière, 6s* extrêmement liant, lisse, exempt de toute impureté et d’une Co,1sistance ferme et grasse en même temps, se raie facile-son grain est fin, homogène, et sa force decohésionsur s planches lui donne de la supériorité sur tous les autres.
- Tampon à vernir.
- tampon qui sert pour étendre le vernis sur le cuivre st imposé de coton cardé, bien fin, sans aucune poussière, e,lveloppé dans un double morceau de taffetas, d’un tissu ‘res-fiu et très-serré, dont les parties, réunies an sommet, °lvent former une poignée facile à tenir. Ce tampon doit à peu près le volume de la grosseur du poing (P/. 1, fy' 18). J) faut avoir soin que le taffetas soit bien propre, atls aucune partie grasse, et qu’il 11e contienne aucun corps j r<Iu'i pendant l’opération du vernissage, marquerait sur e cRivre, et empêcherait d’obtenir une surface bien unie. On surtout quand il s’agit de faire remordre à plusieurs re-^r*ses une planche, remplacer avec beaucoup davantage le taf-
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- 44 POINTES
- fêtas par de la baudruche, qui donne au vernis un grain ^ plus fin et bien plus uni.
- On aura le soin de ne jamais laisser traîner le tampon ** les tables, où il se trouve souvent de petits copeaux de c"1 vre, qui pourraient s’y attacher ou s’y introduire, et de l’h1^ qui pourrait le salir. Quand la partie qui est ordinairefl'®* en contact avec la planche est devenue trop dure et confié une trop grande quantité de vernis j il faut remplacer le tai* pon.
- Pointes pour l'eau-forte.
- Les pointes propres à graver à l’eau-foite se font s'1 toute espèce de morceau d’acier bien trempé, rond ou cafl* des bouts de burin (i), par exemple, usés et arrondis s> une meule de rémouleur, et polis et aiguisés sur une pi^ à l’huile. Elles doivent avoir 4 ou 5 centimètres (i pouce lignes à i pouce io lignes) de longueur [Pl. I,fig. 19),®^ fixées dans des manches tournés, de i5 centimètres (5 pouccs lignes) de longueur, et garnis par le bout de longues vl rôles de cuivre ou d’argent, creuses, qu’on emplit de cire d’f* pagne fondue, et dans lesquelles on fait entrer les pointes p4*1 dant que la cire est encore chaude [Pl. I, fig. 20).
- Les manches le plus vulgairement employés sont de simp'* morceaux de jonc, dans lesquels on fait entrer les pointes.
- On peut se servir d’aiguilles à coudre,cassées et emmanché auxquelles ou donne une nouvelle pointe, en la frottant sut^ pierre à l’huile.
- Les grosseurs des pointes doivent être graduées de manie*1 à recevoir des numéros, depuis la plus fine jusqu’à la pl1' grosse. L’arrangement de ces outils est très-difficile : il f3" que, sans couper le cuivre, la pointe, employée dans to* les sens, produise un trait bien égal. Après avoir dégrossi ^
- (1) Voyez l'article Burin. On trouva de ce» pointes tonte* faites et tout emv^ chées chez les quincailliers.
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- POUR l’eau-forte. 45
- m°rceau d’acier emmanché, sur une meule, on le passe sur une P'erre du Levant pour en affder et polir la pointe, puis dans Une goulotte, ou légère entaille longue, faite dans une pierre douce; on la frotte ensuite en tournant la pointe sur une ardoise pour les pointes fines, sur un marbre pour les moyennes fosses. Il faut alors tenir la pointe presque perpendiculai-^tûent et la tourner continuellement dans les doigts, afin <îuelle s’arrondisse bien régulièrement; il faut éviter de les *a>re camardes, parce qu’alors on n’aperçoit que difficilement trait tracé avec la pointe, ce qui nuit pour l’arrangement ré-Bulier ges tailles {PL I,fig. ?.i ). Les plus grosses ont aussi la P°lute moins affilée (PI. I, fuj. 22).
- Pour les travaux qui doivent être traités largement, on a T^elquefois employé des pointes d’ivoire qui enlèvent le ver-1,18 Sans attaquer ni entamer le cuivre ; il en résulte ordinaire-^nt des travaux mous et qui ont bien moins de netteté que <eUX qu’on obtient avec l’acier; mais cependant ces sortes de Pointes peuvent offrir quelquefois aux artistes des avantages ^rqués pour certaines parties, et il est bon qu’ils sachent 8eO servir au besoin.
- Si une pointe d'acier s’émousse trop facilement sur le cui-Vfe > il faut la rejeter et en prendre une autre qui trace avec P^eté et enlève nettement le vernis, sans occasioner de ba-'Ures ni d’égratignnres. Il ne faut pas qu’elle soit trop tran-çhante ; on peut lui donner une pointe très-fine et polie , de sorte qu’en la passant sur un morceau de papier, en ap-Poyant avec une certaine force, on puisse la diriger dans tous 8 ssns, avec facilité et sans écorcher ce papier.
- , ^ faut cependant remarquer que, dans l’emploi de la pointe ’* 1 eau-forte, chaque graveur a son habitude : les uns ne font i11 effleurer la planche en enlevav.t seulement le vernis; d’au-tres, au contraire, coupent plus ou moins fortement le cuivre, font ce qu’on appelle un travail bien attaqué , qui mord ' vite et donne plus de brillant à la taille.
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- 46 POINTES POUR LEAU-FORTE.
- Quoique l’usage le plus ancien et le plus ordinaire soit & graver à l’eau-forte avec des pointes coupantes et qui ouvre1’1 un peu le cuivre, il y a néanmoins de très-habiles graveu(S qui se servent de pointes qui ne coupent pas. Cet usage * même un avantage, par rapport à l’effet de l’eau-forte sur 1* vernis ; car il arrive souvent, quand on trace quelque conto»f' ou que l’on arrête quelque touche avec une pointe coupante» que la justesse avec laquelle on tâche de le faire est cause qu*’ sans s’en apercevoir, on appuie davantage la pointe, et qu’ell* entre plus profondément dans le cuivre dans ces endroits, q”( partout ailleurs; au lieu que les pointes non coupantes, flt creusant guère plus le cuivre en un endroit que dans l’autre' laissent mordre tout l’ouvrage à peu près également, selon l3 proportion des pointes dont on s’est servi, et par conséqueC1. produisent au ton gris, qu’on amène ensuite facilement ton voulu en le retouchant au burin.
- Les pointes légèrement coupantes offrent aussi cet avafl' tage, qu’on peut faire avec des traits renflés.
- D’un autre côté, l’on pourrait dire que d’entamer un pel1 le cuivre convient mieux pour un trait fait avec esprit, et l”1 donne plus de fermeté que lorsque la pointe glisse et n’a net qui l’assure ; c’est pourquoi l’on prépare le plus ordinaireinc’’1 avec des pointes peu coupantes les grandes planches qui do*' vent recevoir beaucoup de travaux au burin, tandis que 1’®* réserve les pointes coupantes pour les petits sujets, qui do’’ vent être presque entièrement terminés à l’eau-forte.
- Avec des pointes coupantes, il faut beaucoup appuyer lf hachures qui forment les masses d’oinbre ; sans cela e!^ pourraient devenir maigres; car pour que le trait partie^ de la grosseur de la pointe avec laquelle il est fait, il f^ que presque toute la partie qui en fait l’aigu soit engagé dans le cuivre : autrement une grosse pointe et une petite & raient à peu près un trait aussi délié l’une que l’autre.
- Mais, comme je l’ai dit un peu plus haut, la manière i
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- ECHOPPES. 47
- travailler de l’artiste a bien plus d’influence sur les diverses flualités de sa gravure, que les outils qu’il emploie : s’il a du 8euie, il fera c|es travaux spirituels avec toutes les pointes.
- N est doue impossible d’établir des règles générales sur enaploi des pointes : toutes les manières sont bonnes quand e^es °nt des résultats satisfaisants.
- „ Echoppes.
- pointes-échoppes doivent être aiguisées en biseau, et ** terminer carrément {PL XXI, fig. 23). Elles servent à faire ^es traits plus larges que ceux que l’on obtient au moyen des P0intes rondes.
- emploie principalement les échoppes pour les choses qui Vivent être gravées d’une manière brute, comine les terrains, es rochers , les troncs d’arbres, les murailles et autres objets W demandent de la force et un travail irrégulier et trembloté.
- ^vec de l’habitude on parvient à donner de la variété au travail produit par cet instrument, en le faisant tourner dans es doigts, et le tenant ainsi tantôt avec son côté le plus large, et tantôt avec la partie tranchante du biseau; on obtient, f°Ur ainsi dire, des pleins et des déliés, comme on pourrait le lre avec une plume.
- Poinles à calquer et à décalquer.
- prendle plus ordinairement, pour calquer, la plus fine des P°*ntes à l’eau-forte; elle doit couper un peu, mais être bien ^0,1de. H faut, en traçant avec, sur du papier , quelle coule cUement de tous côtés et dans tous les sens, en n’occasionaut ,l1 ®c°rchures ni coupures.
- k* pointe à décalquer doit être ronde, non coupante, et ^yennement grosse, afin quelle ne pénètre pas à travers le ^apier verni, et n’attaque pas le vernis de la planche , ce qui ferait ainsi l’opération de la gravure, en découvrantinéga-^ut le cuivre.
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- eau-forte.
- Eau-forte.
- L'eau-forte ou ucide nitrique won purifié a, comme tous^ autres acides, les caractères suivants :
- Saveur aigre, âcre, brûlante, rougissant les couleurs bleu* végétales, se combinant aux bases pour former des sels.
- L’acide nitrique est le produit de la plus grande oxigénati0* de l’azote: son nom lui vient de ce qu’on le retire toujours ^ nitre. Sa découverte est due à liaymond Lulle (1225) ; c’est Cavendisb qui en a fait connaître la composition, et qui^1 premier l’a formé de toutes pièces. Lavoisier a démontré <lfll cet acide contient, oxigène 70,5 et azote 29,0.
- Malgré que l’on puisse former artificiellement de l’acide O1' trique, ce 11’est point ainsi qu’on s’y prend pour l’obtenir, t*1 il faut avoir recours à des instruments trop coûteux, dans lf5' quels on doit enflammer le mélange d’oxigène et d’azote pjl l’étincelle électrique ; de plus, il y a quelque danger, etlüt ne forme toujourspar ce moyen que très-peu d’acide; d’a^ leurs, on le trouve en grande quantité dans la nature, point pur, mais fixé par la chaux, la potasse et la magnés^ dans des composés dont on l’extrait facilement et à peu ^ frais.
- C’est dans les fabriques dites d'eau-forte qu’on obtient C(l acide, et pour cela 011 décompose par l’acide sulfurique sel qu’on appelle nitre, nitrate de potasse et aussi salpêtre. & opère dans des cornues de verre ou de grès, et dans les grand** fabriques à l’aide de cylindres en fonte communiquant des tubes en verre avec de grandes bouteilles (tourilles) e<l grès. Cent parties de nitre exigent soixante-quinze parti** d’acide concentré : on recueille dans les récipients lë prodü|1 qui se volatilise ; il n’est point pur alors, il contient de l’acid* nitreux qui le colore en rouge, et qui provient de ce que paf^ chaleur il y a toujours un peu d’acide nitrique de décompté1 il s’y trouve dè plus du chlore et de l’acide hydrochlori^
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- «aü-J'orte.
- 4y
- Muriatique), ce qui vient de ce que le sel employé contient toujours des muriates; enfin, le feu étant poussé fort, il se 4%age toujours de l’acide sulfurique; ce qui reste dans la c°rnueest du sulfate de potasse légèrement acide.
- N n’est pas rare qu’au lieu d’acide sulfurique on se serve Argile , qui, ayant la propriété de former une frite vitreuse avec la potasse, retient suffisamment celle-ci pour que l’acide Sen sépare et se volatilise : le produit est le même que celui de ^ Première opération.
- M purifie cet acide nitrique par une nouvelle distillation à 1111 doux ; il arrive alors que l’on volatilise ie chlore et l’a-Me nitreux; ce qui reste dans la cornue est blanc, limpide, e^pour en séparer ce qui lui est encore étranger, on y ajoute nitrate de baryte, qui en précipite l’acide sulfurique, et a nitrate d’argent qui retire l’acide muriatique ; on décante 0,11 on distille à un feu plus fort : on a ainsi Y acide nitrique pur dit précipité, pour le distinguer de celui qui n’a point subi Cehe purification.
- Lorsqu’il est pur, l’acide nitrique, nommé autrefois esprit n‘<re, et aujourd’hui eau-forte, est blanc, diaphane, liqui-e > d'une odeur forte ; son action sur l’économie animale est Ms-énergique; il peut être considéré comme un des plus ^l°lents poisons. On en arrête alors les effets par l’emploi de eatl de savon, mais surtout en faisant prendre à diverses re-Pbses plusieurs grammes de magnésie délayée dans de l’eau 5Ucrée.
- |, L acide nitrique attaque tous les métaux, excepté le platine, j°rj le rhodium, l’iridium, le chrome, le tungstène, l’osmium, c°lotnbium et le cérium.
- Lest cette qualité de dissoudre les métaux qui le fait ein-^ uyer pour la gravure.
- ^ L eau-forte doit être conservée dans des vases de verre, °üchés eu verre -, elle s’affaiblit après avoir servi plusieurs Graveur, 5
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- eau-forte.
- fois, et elle se charge de cuivre, qui lui donue une coU^ verte.
- Je donnerai à l’article qui traite de la manière de $ mordre un cuivre, des détails sur le degré de force que ^ avoir l’acide dans tel ou tel cas.
- Eau-forte, dite eau-forte à couler pour la /j ravine vernis dur.
- Vinaigre blanc, le plus fort et le plus pur que l’on pulf trouver (1)...................................... 3 litres-
- .Sel ammoniac, bien clair, transparent, blanc et net............................180 gram. (6 oucef
- Sel commun,bien pur..................180 gram. (6 oncti
- Vert-de-gris pur, sec, sans raclure de cuivre ni corps étrangers (2)...........,120 gram. (4 oiic^
- Ou toute autre quantité de chacune de ces substances, ^ conservant entre elles la proportion que je viens d’indiq1 2'5
- Le sel ammoniac, le sel commun et le vert-de-gris et3' mêlés et pilés ensemble, on jetera le tout dans le vinaig1* qui doit être contenu dans un vase de terre vernissé, et d’tl1' grandeur suffisante pour que la composition en ébullition11 s’élève pas au-dessus de ses bords.
- Ce vase étant couvert, on le posera sur un feu vif, de nière à obtenir promptement une forte ébullition , qui dc durer au plus trois à cinq minutes, pendant lesquelles on muera et agitera avec une spatule les matières qui y sont c<$ tenues.
- Après deux ou trois bouillons, ou relire Je vase du feu;*11 laisse refroidir en tenant l’ouverture hermétiquement ferniC<
- (1) Le vinaigre distillé est le meilletu-, et t'euu-lüvte cju il produit donne des Iiits plus satisfaisants que lorsqu’elle est laite avec du vinaigre ordinaire ; remplace avec avantage le vinaigre par de l’acide acétique à trois degrés ou de pj roligocux, et l’on peut alors faire dissoudre les sels à froid.
- (2) Uu peut substituer au vert-de-gris une pareille quantité de eouperuse ^
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- mTE A IIUP.DEF..
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- ^ verse ensuite la liqueur dans une bouteille, où elle doit Poser au moins quarante-huit heures avant d’être employée, taCCt*e eau‘^orte était tr0P mordante j élargissait trop les es > ou faisait éclater le vernis, on y ajouterait une cer-e quantité de vinaigre pur.
- ajoute aussi quelquefois à la formule précédente ifi Animes ( 172 once) d’acide oxalique.
- Cire à border.
- graveur doit être muni de cire dite « modeler (i), qui est éployée pour élever des bords autour de la planche entière, ^ d® la partie de la planche que l’on veut soumettre à l’action e 1 eau_f0rte} et former ainsi une espèce de bassin qui con-l’eau-forte.
- Cette cire, dont la consistance varie en raison de l’état plus moins chaud de l’atmosphère, est préparée de la manière
- Vivante :
- Cire jaune......................... fi parties.
- Poix de Bourgogne................... 8
- Térébenthine........................ 3
- Suif................................ 3
- bien :
- Cire jaune.............................. fi
- Térébenthine.......................... î
- . Cn fait fondre ensemble les substances en ayant soin d’agiter j *1® au refroidissement. On pourra augmenter de 3o grammes ^ °nce) la térébenthine si c’est en hiver et si on fait usage 6 1® seconde formule; mais si c’est de la première compo-on diminuera également de 3o grammes (t once) la °Portion de la poix de Bourgogne.
- Abonne cire sevortii en bâtons de 25 à 3o centimètres (8 a 10 pouces) de Ion-. *Ur 27 ou 41 millimètres (1 pouce ou 1 pouce 1/2) de diamètre; il faut la ^ Jaune, haute enrouleur, d'une bonne odeur, facile à mw*r, ne tenant poirçt ***** lors(1ufon la mâche.
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- PAPIERS A CALQUER.
- 5a
- 1
- Papiers à calquer.
- J
- On se sert, pour calquer.de différents papiers, qui doi'e> être employés de préférence suivant la nature du travail ï l’on exécute.
- Le papier huilé, qui est du papier serpente enduit d’in1’^1 est peu transparent; on peut tracer dessus avec une plui»ef de l’encre, mais il a l’inconvénient de noircir au bout de [* de temps, et de tacher les dessins sur lesquels on le la’f poser.
- Le papier à la gélatine est plus clair, moins salissant, et ^ être préféré" dans tous les cas possibles. Si l’on veut trace* la plume, otf laver sur ce papier, on doit préalablement 1’^ suyer avec un linge un peu humide. j
- Le papier végétal ou papier paille, qui se fabrique dt toutes les dimensions du papier à dessiner, est un des meillel11; transparents qui existent. Il n’a aucune odeur, ne jaunit P* et reçoit le plus beau dessin possible ; il est à regretter soit très-difficile de laver dessus. Le papier végétal jaune f d’une admirable transparence.
- Le papier verni est sec, cassant, puant, et jaunit beauco»f il doit être spécialement destiné à recevoir un tracé à la p°! te. Cet instrument, en coupant son épiderme, y marque traits blancs, qui se distinguent parfaitement quand o» retonrne sur un cuivre noirci ; il est employé de préféré’’ par beaucoup de graveurs.
- Le papier glace est une composition gélatineuse, éte»1^1 en feuilles minces comme du papier ; il est sec, très-clair»1 offre au graveur un avantage immense, en lui épargna»* travail du décalque. En effet, en traçant sur ce papier une pointe coupante, on le creuse et on peut ensuite, l’ay,( frotté de sanguine ou de mine de plomb qui s'introduit1, dans le trait gravé, le retourner sur le cuivre verni, et oh’®11 une contre-épreuve parfaite, en le faisant passer sous la pre5? ou en le frottant légèrement avec un brunissoir.
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- OPÉRATION POUR VERNIR.
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- OPÉRATION POUR VERNIR UNE PLANCHE.
- Vernis dur.
- M faut commencer par bien nettoyer la surface de la plan-e qui doit être gravée, et que l'on veut vernir, ce qui se en la frottant simplement avec un linge blanc, si elle est neUve, et avec de la craie ou du blanc de Bougival (dit d’F.s-Pagne) pulvérisé , si elle a été graissée par de l’encre d’irn-P^ssion ou de l’huile.
- Pour l’application du vernis dur, on fixe sur un des côtés ^ planche un petit étau à main, un à chaque extrémité si e^e est plus grande, et enfin quatre si la dimension ne permet P®s de la mouvoir facilement 24, PL I); ensuite on fait ^auffer cette planche sur un feu de charbon bien allumé, et e^ndu dans un réchaud carré long, de manière à ce que son acfion atteigne également toutes les parties du cuivre, et I11 aucun endroit 11e soit plus chaud qu’un autre (1). Lorsque planche est assez échauffée pour que le vernis frotté dessus ï fonde facilement, on y posera le vernis dur en le plaçant Par points ou petites parties assez rapprochées, et également distants les uns des autres , comme il est indiqué sur la Jig. a/|, b Cela fait, on appuiera à petits coups avec le tampon, Prétend re le vernis, rapprocher et confondre tous les petits ,as> et faire en sorte que la plafiche soit entièrement couverte; 0,1 continuera ainsijusqu a ce quele vernis, réduit à lamoindre ePaisseur possible, présente une surface parfaitement unie, e8ale de ton, et luisante.
- Le vernis étant ainsi bien uniment étendu, on le noircira se servant d’tiu flambeau (2) que l’on promènera sous la
- Penche , après l avÔHt retournée, et la soutenant en l’air, po-' Vt
- 1’) Quelques graveurs font construire des fourneaux exprès pour cet usage, et on a beaucoup de grands cuivres à vernir; c'est une précaution utile, qui évite * Pertes de temps et rend les opérations plus certaines, b) Voyet l'article précédent et la fiq. >7, Pt-1.
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- 54 OPÉRATION !
- sant les étaux de l’une des extrémités sur quelque chose df levé, ou bien simplement contre un mur (i).
- Il faut que le flambeau soit tenu à 8 ou 10 centimètres (J ou 4 pouces) du vernis, qu’il passe rapidement d’un endr0'' à l’autre, de telle sorte que la même quantité de fumée s1 2 *' teigne toutes les parties de la planche, et lui donne un bien égal, sans altérer le vernis par aucun contact: on!1 brûle par un séjour trop prolongé sous une de ses parties(5)'
- Allumant ensuite une quantité de charbon assez considéf9' blepour obtenir une surface de feu égale à celle delà plair elle, on posera le cuivre au-dessus,la surface vernie en des' sus, et le soutenant sur deux espèces de chenets, on laissé la planche ainsi jusqu’à ce que le vernis soit cuit : c’est ce l’on reconnaîtra lorsqu’il commencera à ne plus fumer, ce a lieu au bout d’un quart d’heure environ.
- On peut juger si le vernis est suffisamment cuit, en to®' chant sur une extrémité de la planche avec un petit morce** de bois pointu; si ce vernis est encore mou, s’il s’enlève faci^ ment du cuivre, il faut le laisser encore au feu ; mais s’il p^” sente de la résistance , et que la pointe marque dessus un tra'1 pnr, il faut le retirer à l’instant et le laisser refroidir.
- Si l’on juge que le vernis est suffisamment cuit, et que ^ planche soit très-chaude, on versera de l’eau derrière pour!* refroidir promptement, et empêcher ce vernis de devenir ti'®f dur ou même de brûler.
- Il faut avoir bien soin que pendant cette opération il ne so*f agité aucune poussière dans l’atelier où elle a lieu, et que nuHf ordure ne tombe sur la planche pendant quelle est chaud®,1 car elle s’y attacherait fortement et détruirait entièrement ^ possibilité de se servir du vernis.
- (1) On peut disposer dans son atelier des- pitons au plafond, avec de petites cbaîf^ qui s accrochent aux etaux et permettent ainsi d’avoir les deux bras libres, et de p0** voir opérer avec beaucoup plus de facilité et de succès.
- (2) Il faut commencer par les bords de la planche, qui se lefroidissent plus vite *1**
- le centre»
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- POUR VERNIR UNE PLANCHE.
- Vernis mou.
- ^ ^°Ur appliquer le vernis mou sur une planche, on s’y prend Peu près de la même manière : il faut envelopper le rouleau 11 ta boule de vernis dans un double morceau de taffetas neuf, ae soit ni gras ni sale , et qui offre un tissu très-fin. tara chauffer la planche par-dessous, bien également, feu^qui ne soit pas trop ardent, contenu dans un ré-au“ en fonte ou en tôle, de la forme d’un parallélogramme °ngé ; et lorsqu’elle aura atteint une chaleur telle qu’en pro-^e°ant le vernis dessus il fonde facilement et s’étende sans ®ler> on la couvrira entièrement avec le morceau de vernis j^eloppé de taffetas, le frottant légèrement d’un bout à altre du cuivre, par lignes horizontales ou verticales, en j^aQtsoin de laisser le moins d’épaisseur possible; ensuite on aPpera toute la surface avec le tampon, jusqu’à ce que le ernis présente, comme par le premier procédé, une teinte ^ata9 fine et bien unie.
- Avant que de noircir la planche, il faudra bien faire atten-
- due le vernis ne fume pas, mais cependant il doit être IZcbaud pour que le tamponne tête pas, ce qui indique-
- p u qu’il est trop froid ; alors le flambeau le brûlerait, et il ÎIlltaait recommencer l’opération.
- , Avant que la planche soit entièrement refroidie, on la noir-jlra absolument de la même manière que celle indiquée pour j, Vernis dur. Si le cuivre paraît très-chaud, on jetera de , eau de rrière ; cela donne d’ailleurs plus de brillant et de so-
- ltaitéa„
- c«u vernis.
- ^ Aussitôt que le cuivre sera refroidi, on pourra travailler 6ssus> ce vernis ayant, sur le premier, l’avantage de n’avoir ^ besoin de cuisson ; aussi est-il plus facile à bien préparer, ^ande-t-il moins de temps, et est-il employé aujourd’hui Préférence par tous les artistes.
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- <56 CALQUE ET DÉCALQUE. |
- Une planche étant préparée de cette manière, peut $ conservée très-longtemps, en ayant soin de la placer de®11 nièreà ce qu’elle n’éprouve aucun frottement et à ce ql‘e surface vernie soit isolée ou Lien couverte avec un paP* très-fin, ou mieux encore une serviette fine et douce ; s’il! attachait un peu de poussière, on la ferait facilement disp1 raître avec la barbe d’une plume.
- Calque et décalque.
- Il y a plusieurs moyens de transporter un dessin sur leCl1 vre, afin de l’y tracer légèrement et de préparer ainsi l’op®1* tion de la gravure.
- Si le dessin que l’on veut graver peut, sans inconvénie® être représenté par l’impression dans un sens inverse à qu’il a sur le papier, ce qui arrive souvent dans l'orneme11’ l’architecture, et s’il peut être sacrifié, on se bornera® frotter par derrière, avec de la sanguine pulvérisée, que lf étendra bien également avec un linge fin, de manière à 1 laisser sur le papier aucun grain détaché qui pourrait r#V et gâter le vernis ; on posera ensuite ce dessin sur le cui'r le fixant par de petites boules de cire molle, en assez gra®‘ quantité pour que le calque ou le dessin ne puisse pas se & ranger, c’est-à-dire sur les bords et dans l’intérieur du des® aux endroits qui doivent rester blancs. On peut aussi me’1 entre le dessin et le cuivre ump feuille de papier végétal duite de sanguine ou de mine de plomb en poudre; ens"1 on passera sur tout le trait avec une pointe d’acier légèrem1" ronde et non coupante; il faut éviter de trop appuyer, c‘ alors on entamerait le vernis.
- On peut, comme je viens de le dire, pour cette opérai et pour les suivantes, employer de bonne mine de plomb( poudre à la place de sanguine; elle a l’avantage de se fi** plus fortement sur le vernis et de résister pins longtemps®1 frottements que le cuivre peut éprouver. Quelquefois on ^
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- Uq
- calque ET UÉCALQUE.
- Mélange de sanguine et de mine de plomb pour être em-
- •yéà
- a cet
- Si 1’,
- usage.
- °u veut que la gravure donne, par le moyen de l’im-jjression, une copie fidèle du dessin, alors on calquera ce essit» sur un papier fin et transparent (1), avec une plume de 1 encre de la Chine; on frottera ce calque avec de la san-f^uie ou de la mine de plomb, et, le retournant sur la plan-e> °n repassera, avec une pointe, tous les traits, qui se décloueront ainsi sur le vernis. Si le dessin était peu chargé de etails et qu’il n’y eût aucun inconvénient à le gâter, on pour» ra,t le huiler afin de le rendre lui-même transparent, et de Pouvoir le tracer directement sur le cuivre sans être obligé etl faire un calque.
- peut encore calquer avec de la sanguine délayée dans deleau, ou enfin un crayon mou de mine de plomb ou de ^ate rouge ; appliquant ensuite ce calque retourné sur le ver-nis> ou se servira de la poiute comme il vient d’étre dit.
- 11 faut, en général, toutes les fois que cela est possible, transporter directement le dessin sur le cuivre pour obtenir ülle exactitude plus rigoureuse, car bien souvent ce double lracé du calque et du décalque altère les formes et les con-aussi on ne peut apporter trop de soin à cette première Opération : il faut surtout éviter, en calquant ou décalquant, tablier aucune partie , car alors , pour les rétablir, il faut t^dre du temps et vaincre de nouvelles difficultés.
- fin peut, dans certains cas, si l’ou ne veut pas salir le der-r‘ei>e du dessin , rougir d’un côté un papier fin, l’appliquer SUr le cuivre, placer le dessin dessus, de manière à ce quil 5e Puisse se déranger , et décalquer ainsi ; mais ce moyen ne l^ut être employé pour des ouvrages qui contiennent de pe-tlts détails et qui exigent beaucoup de finesse ; et, en outre,
- . b) Nous avons fait connaître plus liant les différents papiers propres à calquer, on
- facilement lequel doit être emplové de préférence pouf l’opération que Ion rfut faire.
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- !>Î5 CALQUE ET DECALQUE* I
- il ne permet pas d’obtenir un décalque dans un sens cfl" traire au dessin.
- Il est possible quelquefois d’éviter l’opération du décall"* Pour cela, après avoir pris le trait sur du papier verni, a'* un crayon de pâte rouge ou de mine de plomb extrême®611 mou , on mouille le trait par derrière avec une éponge un pft humectée, évitant qu’il ne pénètre pas d’eau sur le côté d6’ siné; on pose un papier blanc et humide sur le calque et0* le fait passer sous la presse de l’imprimeur en taille douce on obtient ainsi sur le papier blanc une épreuve du trait; de suite, sans lui donner le temps de sécher, on applique ^ papier sur la planche vernie, et l’on passe de nouveau s0" une presse bien serrée : on aura de cette manière un tr*'1 oontr’épreuvé sur le cuivre, du même sens qu’il était dessin mais avec beaucoup plus d’esprit qu’on ne pourrait faire $ calquant à la pointe.
- On obtient un bon résultat d’un calque fait sur du papie,v glace avec une pointe fine et coupante : le trait se gra,( ainsi en creux sur ce papier qui a une assez forte épaisseur on le frotte ensuite avec de la 'poudre de sanguine ou mine de plomb , ou, bien mieux encore, avec un mélange ^ ces deux poudres. Si le dessin est de grande dimension , ^ posera le calque sur la planche vernie, et on le fera passer so^ la presse à imprimer ; si, au contraire, il est petit, on l’appl1' quera simplement sur la planche et on le frottera assez légr rement par derrière avec le brunissoir, et par ces del,< moyens, on obtiendra un décalque très-pur et très-exact.
- On remplacera avec beaucoup d’avantage le brunissoir pat un instrument fait exprès pour décalquer : il est comp°sf d’une olive de cuivre , ou mieux d’acier, bien polie, touri®*1' sur un axe fixé dans un manche [PL I, fig. ?.5). On fait ro»' 1er, à plusieurs reprises, cet instrument sur tous les traits calque rougi et appliqué sur le vernis, et alors le trait se m3** que parfaitement sur la planche, sans lui faire éprouver a"' cune égratignnre ni aucun frottement nuisible.
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- calque et décalque. 5y
- Quel que soit le moyen employé pour le transport du cal-^Ue sUr le vernis, on doit, quand il est fait, enlever légère-avec un gros pinceau de petit gris ou de blaireau, ou ^ le° simplement avec la barbe d’une plume, la sanguine ou ^Ue de plomb qui aurait trop d’épaisseur ou qui se serait juchée sur la surface du cuivre, et il ne restera qu’un trait leapur de couleur blanchâtre ou argentine, qui aura une 4SSez grande solidité.
- doit apporter beaucoup d’attention pour conserver le Ver,1*s sur la planche et ne pas effacer le trait produit par le ^Calque : il y a plusieurs moyens d’y parvenir. On peut, l)ilr exemple , avoir une espece de pupitre ou table (1) incli-"ee en avant, sur laquelle ou pose la planche, attacher deux tasseaux sur les bords de ce pupitre, des deux côtés de la planés et mettre en travers plusieurs ais minces et étroits dont esdeux bouts posent sur les tasseaux, et sur lesquels on s’ap-
- puie
- pour travailler.
- peut couvrir de celte manière toute la planche, et ne ec°uvrir que l’endroit où l’on veut graver, à mesure qu’il 6,1 est besoin.
- ^ Y a des graveurs qui travaillent en dressant leur pla utile *Ur une espèce de chevalet, à la manière des peintres ; mais es* assez difficile de s’y accoutumer, et cela n’est pas appli-
- a^e à tous les genres de gravure.
- moyen le plus usité et le plus commode est de se servir 11,1 Unge ou serviette sans ourlet, de toile ouvrée ou danias-Ce,et un peu usée; alin qu’elle soit plus douce, on la plie tl'°is ou quatre doubles et on la pose sur le vernis; ce linge garde-inaiu en travaillant : on peut le remplacer par 1,epeau de mouton passée à l’huile, et mettre le côté le plus ^°Ux sur le vernis. Quand on quitte le travail, on recouvre üte la planche avec cette serviette ou cette peau pour em-
- ;*) v
- °!/ez j,luj baul la description de la table du graveur.
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- 60 CALQUE ET DÉCALQUE,
- pécher les ordures ou la poussière de salir la planche préserver d’accidents. Beaucoup de graveurs se servent ^ petit banc élevé sur deux tasseaux de 6 millimètres (3 lig** d’épaisseur, et dont le devant est aminci en biseau ; ce b3’ sert à supporter la main : le vernis n’éprouvant alors au3* frottement, se conserve parfaitement; mais la main est a*( moins solidement appuyée que sur la serviette.
- S’il arrivait que le vernis se fût rayé, par accident, en que endroit de la planche, oji prendrait au bout d’un p*1 pinceau du vernis de Venise (Voyez p. 41 )» dans lequel' mettrait un peu de noir de fumée , et, avec cette mixtion/ couvrirait les écorchures, raies ou faux traits qui ne devra1* pas être attaqués par l’eau-forte. On peut même graver*1 les parties de la planche qui auraient été ainsi recouvert* mais il faut cependant l’éviter autant que possible , parce souvent elles ne mordent pas d’une manière semblable1 reste du travail. Il ne faut pas que le vernis de Venise* trop vieux, parce qu’en vieillissant, il s’épaissit et ne cot‘v pas si uniment ce que l’on veut effacer; il faut encore b|( prendre garde de poser, sur les endroits ainsi couverts, le g3 de-main ou le linge avant qu’ils ne soient parfaitement s* ce qui demande un certain temps, de crainte que le ver1' ne s’enlève , ou bien qu’il ne s’y attache quelque poil qui & pêcherait qu’on pût y graver proprement.
- Le vernis dur se conserve plus longtemps sur la plai^ que 1e vernis mou ; et il est sujet à moins d’accidents, ce qui l’a fait préférer par plusieurs artistes pour des ou'* ges très-longs. Outre cela, il est plus facile de faire sur Je J* mier des hachures tournantes hardiment poussées, parce q* a une dureté qui tient la pointe comme engagée, ce qui & faire les traits plus franchement tranchés, et, par conséqUel) plus nets et plus semblables à ceux qui s’obtiennent au mo)'* du burin.
- Si le vernis s’écaille, s’il ne se coupe pas bien neUeraeU1'1
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- TRACE. 61
- Sl^ laisse échapper quelques petits éclats (comme cela arrive a*Sez fréquemment en hiver), c’est une marque quil est trop Sec‘> alors il faut avoir soin d’échauffer un peu la planche.
- Tracé.
- cuivre étant bien préparé comme nous venons de l’în-^l(Iuer, et toutes les précautions prises pour éviter les acci-e°ts qui peuvent arriver au vernis ou au trait qui a été dé-dessus, on commencera le tracé à la pointe. Mais ici je ,s entrer dans quelques détails sur les différentes manières ^ e*nployer cet instrument, et sur l’application que l’on peut lre de la gravure à l’eau-forte aux différents genres de tra-Vi»Ux.
- ^ Y a, comme nous l’avons dit, deux natures bien distinc-*es de gravure à l’eau-forte, celle connue sous le nom d’et/it-des peintres, et celle dite eau-forte des /jraveurs. La pre-^‘ére, pratiquée par les peintres et les dessinateurs, n’a ni !^le, ni méthode ; elle est aussi variée dans ses moyens que ^ at)s ses résultats; elle est entièrement soumise au caprice, à Manière, au goût de celui qui l’exécute ; il se sert de sa P°'nte absolument comme on pourrait se servir d’un crayon, ta')tôt promenant légèrement sur le cuivre une pointe fuie, CaPable de rendre les détails les plus minutieux ; tantôt, au Co,>traire, faisant exécuter à l’échoppe seule tout ce que son jje,de enfante. On conçoit combieu ce genre de travail doit etûporter par l’esprit, la facilité et la liberté, sur la gravure 9,1 burin ; dans cette dernière, l’instrument, qui est résistant, *st Poussé par la force du poignet, au lieu d’être conduit par a&dité des doigts, et on ne procède que par des lignes droites °u circulaires, tandis que la pointe se prête à tous les mou-'e,Hents que les doigts veulent lui imprimer. Comparée au Crayon, cette pointe a le désavantage d’un peu de résistance *lUe lui oppose le cuivre quelle doit légèrement entamer ; mais Crâneur, 6
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- 62 TRACE.
- elle a l’avantage de produire au besoin des travaux biefll^ légers, et les effets les plus piquants.
- Ces eaux-fortes étant destinées par l’artiste à rester $ qu’elles sont, il doit y établir tous les travaux nécessaires P11 produire l’effet qu’il a dans la pensée.
- On peut employer pour ce genre de gravure des pointe5'' plusieurs grosseurs; les plus fortes servant à détailler I<df ment et avec fermeté les devants, les plus délicates pouf1 plans intermédiaires, et en réservant les plus fines pour & dre les effets vaporeux des lointains. Enfin, chacun des artisl‘ doit employer les moyens qui peuvent le mieux s’adapta sa manière de faire, et au genre qu’il cultive; c’est ce fi1*1 été pratiqué d’une manière si brillante par les Bert/hem, don, A. Cannelle, Caslujlione, Claude Lorrain, Coypel, Ou11' Henri Uoos, Potter, Rembrandt, Reni, Salvator Ro.su, et |^f sieurs autres dont les ouvrages, modèles de perfection ce genre, doivent être examinés et étudiés avec soin.
- L’eau-forte des rjravcurs, destinée à préparer le travail 4 doit être terminé au burin et à la pointe sèche, est seulenlf( une ébauche d’estampe , mais qui est plus ou moins avait0*' surtout dans certaines parties. Ainsi, par exemple, elle ne^ guère que le simple trait des figures, surtout des niul'tf taudis qu’elle termine presque les arbres, les chaumières J1 terrasses et les draperies grossières. Le tiavail de la poi"1 domine encore dans les lointains (on fait souvent les lointa||f et surtout les montagnes, à la pointe sèche, outil qui do11'1 des tons fins et brillants), parce que l’interposition de lal leur donne un vague, une sorte d'indécision et de molIei> qui serait moins bien exprimée par les travaux plus fer1*11 lu burin ; ce dernier outil offrira de meilleurs résultats p S’exécution des eaux, des marbres et pierres taillées, des taux, des vases précieux, des étoffes brillantes. Quelque^ Veau-forte fera heureusement le dessous du travail, et sera recouverte d’une ou deux tailles au burin , qui former011
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- Une
- ^ecl,
- 8°ïte de glacis, et accorderont cette ébauche d’eau-forte
- «e||
- es travaux voisins où le burin sera dominant. | eaux-fortes de graveur n’ont pas la liberté de travail de es des peintres, elles sont soumises aux effets que doit S|ilt ^nstrument îu* terminera la planche. On peut con-^ er c°mme exemple les œuvres des Gérard-Audran, Bartho-^ **» Chasteau, Desplaces, Ducange, Duplessis-Bertliault, Hot-j , Pillement, Vivares et Wollet.
- . Y a des graveurs qui ont ordinairement terminé leurs ^Cles avec la pointe seule, ou du moins qui n’ont employé pa Ur,n <îue pour reprendre quelques parties qui n’avaient libm°rduà l’eau-forte ; dans ce cas, leur travail préseute la de la pointe, et cependant une régularité de tailles que rer|t pas les eaux-fortes des peintres. On doit citer comme £S P^Us marquants dans cette manière de graver : Abraham ^SSe> Bartoli, Callot, Chauveau, Labelle, Leclerc, Lepotre , Perler, Perelle, Wagner.
- ^ ^elni qui veut cultiver cet art, doit, après avoir appris à . Witter, étudier avec attention les œuvres des graveurs portes les plus célèbres, faire à la plume beaucoup de ^P'es de leurs ouvrages , ou des parties les plus intéressantes j> s Y trouvent, acquérir ainsi une grande connaissance de ^ngement le plus convenable des tailles, et donner à la K üne grande habitude de les tracer avec légèreté et faci-
- Quand il sera capable de copier à la plume et bien fidè-çUi6n*toutes ^es Part*es d’une estampe, il pourra prendre un çj, ^re verni et des pointes, et copier, parce nouveau moyen, ^ °rd de petits sujets, puis des morceaux plus importants, I ISsans faire mordre ses premières études, dévernissant (i) , et le revernissant pour y travailler de nouveau, jus-Ce que la main soit bien dressée au maniement de la *^e> et que cet instrument coule sur le cuivre avec la plus liberté, sans accrocher ni glisser.
- (')
- plus loin la manière de dèvernir une planche,
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- 64 PROCÉDÉ POUR BORDER UNE PLANCHE.
- Il faut que la pointe trace un trait pur, brillant, sanï ^ cune égratignure; elle doit attaquer légèrement le cuivre** le couper profondément, produire des contours graciée*1 faciles. Il faut aussi bien approprier la grosseur du tra>* l’objet qu’il représente : dans beaucoup de cas, une p0'"1 trop grosse produirait un effet lourd, et nuirait à la ne4**1 des détails; dans d’autres, une pointe trop fine donnerai** travail une maigreur et une sécheresse désagréables.
- Lorsque le tracé d’une planche est terminé, il faut, a'-** de la soumettre à l’action de l’acide nitrique, bien TexaU1*11 à la loupe, couvrir avec un petit pinceau et du vernis de'1 nise noirci les parties défectueuses, les faux traits, les pet’1* écorchures que le vernis aurait pu éprouver, et toutes les P*1 ties qui pourraient être mal à propos creusées par l’eau-f0*11
- Procédé pour border une planche avec la cire à modeler, af,x< pouvoir la faire mordre par l’eau-forte.
- La cire à modela sera d’abord amollie : si elle est très-d111’ oir la déposera quelques minutes dans de l’eau un peu chai^ si, au contraire, elle est molle, on la pétrira avec les B*®1* mouillées, pour lui donner une forme de bâton de 3 à 4 ^ timètres (i à î pouce 6 lignes) de diamètre, avec lequel* fera autour de la planche, ou seulement autour des pa*1^ ^Lavées, un bord de 2 à 3 centimètres ( 9 lignes à 1 pouce) haut, commo une petite muraille (Pl. \,fig. 26), de sorte posant le cuivre bien de niveau, et versant l’eau-forte dess'f elle y soit retenue par le bord de cire, sans quelle couler ni se répandre par aucun endroit.
- Il n’est pas besoin d’entourer entièrement la planche 3 cette bordure, on peut ne la placer qu’autour de la pal* gravée, comme je l’ai indiqué sur la fig. 26. Cependant il j mieux de border autour de la planche, et le plus près po>5' de la marge, afin d’éviter jes dégâts <jue l’acide fqit quel*!111 fois sous la cire,
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- OPÉRATION POUR PAIRE MORDRE UNE PLANCHE. 55
- ^ar un temps très-froid, il est bon de faire légèrement aufferla planche avant de la border avec la cire, qui, sans Cette précaution, aurait de la peine à s’y attacher.
- pratique à l’un des coins du bordage une petite goulotte y 1 2^)> qui sert à verser plus commodément l'eau-
- rte de la planche dans le vase qui doit la contenir. Il faut *jUe les côtés de cette gouttière soient plus hauts que le reste ja bordage, afin qu’en penchant la planche pour donner de Roulement à l’eau-forte, elle ne puisse se répandre en pas-s*ot par-dessus la cire.
- Opération pour faire mordre une planche.
- be cuivre étant bien préparé et bordé de cire , on doit le l^cer sur une table bien horizontale , et y verser l’eau-forte *lUl doit le couvrir bien également, et avoir une profondeur de centimètres et demi ( 9 à 11 lignes), loi commence une opération aussi importante dans ses résul-tats> qu’elle est incertaine dans son exécution. Aucune règle ^Peut être assignée; la pratique seule, une grande habitude, ^Onent à l’artiste une sorte d’instinct qui le guide, mais le Pl^s souvent il n’opère qu’en tâtonnant, et en sondant pour a,,lsi dire continuellement l’état de son travail.
- Ee graveur doit bien étudier la dureté du métal qu’il va 50'<lettre à l’action de l’eau-forte : un cuivre très-dur est *n,atné plus difficilement, et se creuse plus lentement qu’un Cu‘vre mou, qui, au contraire, étant plus poreux, présente P|tts de prise à l’acide, et se décompose avec une grande rapi-Dans le premier cas, on doit donc employer de l’eau-°rte plus vive que dans le dernier, et pour cela, il est bon ^Ue le graveur soit muni d’eau-forte de trois degrés différents, vérifiera avec un pèse-acide (t).
- Eau-forte de i5 degrés, de 20 degrés et de 2 5 degrés. (L’a-
- C’est bien h tort que la plupart des graveurs négligent le secours de cet instru-n* ‘lui peut donner plus de certitude à leur travail.
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- 66
- OPERATION
- cicfe nitrique du commerce a toujours de 36 à 4o degrés, : faut le couper avec de l’eau.)
- Une autre observation encore des plus importantes, l’état de l’atmosphère, qui intervient très- puissamment cette opération.
- Par un temps sec et chaud, l’acide agit avec infiniment $ de force que par un temps froid et humide, et il a une acti^ graduée pour tous les états intermédiaires de la tempérât^
- On doit aussi établir un rapport entre la force de l’acid^ le genre de travail sur lequel on l’applique : ou peut dans1* temps moyen, ni chaud ni humide, employer de l’eau-f^ de 2 5 degrés pour faire mordre un simple trait ; de celle ^ 20 degrés pour agir sur un travail plus compliqué, et cepet dant traité assez largement-, mais il est prudent de n’emplo^ que de l’acide de 15 degrés pour faire mordre une grav»f chargée de travaux fins et serrés.
- Il ne faut pas laisser l’eau-forte dormir sur le cuivre ; ^ alors elle mordrait inégalement, et ferait crever ou élargir^ tailles; pour éviter cet inconvénient, on aura soin d’enle'* continuellement, avec la barbe d’une plume de pigeon, petits bouillons qui se forment sur le trait, à mesure que 1* eide décompose le enivre.
- On peut, pour voir dans quel état est son travail, et s’®-surer si le trait n’est pas assez mordu, enlever l’acide, et fr®1 ter avec un morceau de charbon une très-petite partie gravure, le vernis est usé par ce moyen, le cuivre se moo^ à nu, et l’on connaît ainsi la force et la profondeur des ta**’ les; on cache ensuite cette partie avec du vernis à couvd( qu’on laisse bien sécher, et l’on verse de nouveau l’eau-f0^ si l’on juge que le cuivre n’est pas suffisamment creusé.
- Comme sur une planche d’un travail un peu compliq0^ toutes les parties ne doivent pas mordre également, et q"1, doit y avoir des tons différents, qui ne sont pas seulement ^ résultat de la largeur des tailles ou de leur distance, mais b$
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- POUR FAIRE MORDRE USE PLANCHE. 67
- a<lssi de leur profondeur, on ôte l’acide de dessus le cuivre, <^,°n lave avec de l’eau, et après l’avoir fait sécher, on Cache avec le vernis à couvrir ou la mixtion, toutes les parties on juge assez fortement attaquées, et l’on verse de nnu-V^a'1 l’eau-forte sur son travail. Cette opération peut être ré-f^tée jusqu’à quatre ou cinq fois de suite.
- peut couvrir les parties de la planche qui sont suffisamment mordues, sans être obligé de la laver et de la faire sé-CW au feu. Pour cela on composera une mixtion avec une Parfie de cire, une partie égale de térébenthine et autant de 5a,n-doux, qui seront mêlées et bouillies jusqu’à ce quelles s°lent bien incorporées l’une avec l’autre.
- Codant le travail de l’eau-forte, on fait fondre un peu de mixtion sur un feu doux, et on en couvre, avec un pin-Ceau> les endroits de la gravure qui seront jugés assez creux. A,0r$ cette matière s’attachera au vernis, et empêchera l’eau-^°r*:e de mordre davantage sur le cuivre. Cette manière de c°nvrir est prompte et expéditive, et peut être employée avec montage pour des ouvrages dont l’exécution est pressée.
- . peut, dans certains cas, placer le cuivre sur un plan j^cÜné, et verser l’eau-forte dessus à plusieurs reprises (1); ou *eR ne verser sur ce cuiv re qu’une petite quantité d’eau-forte, R a couler (page 5o), et imprimer à la planche un raouve-lllent continu de bascule, qui fait passer cet acide successive-m^nt sur toutes les parties de sa surface.
- jiJ'l ^0|ir faire mordre par ce procédé, le graveur Bosse se servait d’une machine instruite :
- °6 auS®en bois d’une seule pièce, de 108 millimètres (4 pouces) de profondeur, et Al ni'Nimètres (6 pouces) de largeur , la longueur devant être proportionnée à la lje^ens’°n dos cuivres que l’on emploie le plus ordinairement, cette auge percée au roï-(j'^e SOn fond, et sous cette ouverture un vase de terre plombé, ou une jatte de verre itor • ftSl!eZ ®raDde dimension. On pose dans cette auge une planche dont les côtés sont Ma*118 ^Un re^ord do 27 à 54 millimètres (1 à 2 pouces) de saillie, et sur cette 0,1 fixe le cuivre : on peut donc prendre facilement, avec une espèce de gobelet *eau'f°rte dans le vase placé sous l’auge, la verser sur la planche et la re„ r® dans ledit vase où elle s’écoule aussitôt, pour la reverser de nouveau sur le
- (Ÿuÿea lafy, 37, Plt ï*)
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- 68
- OPERATION
- Le graveur Leclerc coulait son eau-forte d’une manière ^ simple : il avait un baquet ou caisse d’une grandeur conve®3 ble, dont les bords étaient d’environ 8 à io centimètres (3 * pouces) de hauteur, et d’un bois très-mince, bien assemblé calfeutré par le dehors; cette caisse était peinte à l’huile $ dehors que dedans, en sorte quelle contenait l’eau-fortes3# être imbibée.
- Quand on veut faire mordre avec une machine semblât on graisse le dessous de sa planche, avec bien du soin etp®r tout, et l’ayant posée dans le fond de la boîte, on verse l'e** forte dessus jusqu’à la hauteur de a ou 4 millimètres ( i 0,) lignes), puis on fait ballotter cette caisse d’un mouvement3’ sez doux et lent, en faisant passer et repasser l’eau-forte pjf dessus la planche.
- Quelquefois, en hiver, par un temps froid et mou, il' forme une humidité assez forte entre la planche et le vêt01 et lorsque l’on verse l’eau-forte, ce vernis se détache par p*f tie, et détruit tout le travail de l’artiste; il est donc prude111 dans cette saison, de faire légèrement chauffer le cuivre a*3* de le faire mordre. Il arrive aussi quelquefois que le cuivf® des parties grasses sur lesquelles le vernis ne tient pas , ce 4* ne peut être aperçu que quand l’eau-forte commence à a{j|( dans ce cas, qui est assez rare, il faut se hâter de retirer I eide, de laver la planche, de la faire sécher , et de cachet parties défectueuses avec le vernis à couvrir, se réservai’1' les reprendre plus tard et par d’autres moyens.
- On doit, d’après ce que je viens de dire, ne pas troti^ étonnant qu’un cuivre puisse mordre tantôt dans un espar® " temps moitié moins long qu’un autre. Il y a des planches ^ jeures qui demandent plusieurs jours de morsure, sur13 quand on emploie de l’acide très-doux, et qu’on veut obt®3 de l’effet et des tons gradués. Les paysages surtout sont tfe longs à faire mordre.
- Il faut avoir à sa proximité une bouteille ou flacon de v®1*
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- POUR FAIRE MORDRE UNE PLANCHE.
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- a"c5 portant un entonnoir aussi en verre, et lorsque la jonche est suffisamment mordue, on verse, par la goulotte Clfe dont j’ai parlé plus haut, l’acide dans le flacon; on Co,lVre aussitôt le cuivre avec de l’eau pure, que l’on agite <*Vec la barbe d’une plume ; après avoir fait sécher la planche, 0,1 la couvre d’une légère couche d’huile d’olive et on la fait Rauffer f ce qUj dissout le vernis, que l’on enlève alors très-acilemeut avec des chiffons ; on peut encore enlever le ver-**ls avec de l’essence de térébenthine, et alors il est inutile de a're chauffer la planche.
- Il ne reste plus à l’artiste qu’à reprendre les parties qui allant mal mordu , ou à faire quelques raccords ou retouches, a laide de la pointe sèche ou du burin.
- I on voulait faire sur une planche déjà gravée quelques Rangements ou additions, il faudrait la bien nettoyer avec 'Iniques g0uttes d’huile d’olive et un tampon de drap (i), en r°Uantsur toutes les tailles jusqu’à ce qu’elles soient bien ouates et dégagées de tout corps étranger au cuivre, ensuite 011 la dégraisserait avec du blanc d’Espagne ou de la mie de IRa, et on la vernirait de nouveau, en ayant bien soih que toute la gravure déjà faite soit entièrement bouchée par le ernis; alors on graverait les nouvelles parties et on les ferait ^fdre; mais il est prudent, avant de verser l’eau-forte sur ttne planche dans cet état, de couvrir de nouveau avec un l*lnceau et du vernis de Venise, tout le trait de la première vure, car la moindre ouverture que trouverait l’eau-forte ^°Ur 1 attaquer, suffirait pour l’élargir et gâter entièrement le travail.
- Hf-0Ur en^ever Ie vern*s ^ur d’une planche qui est mordue, aut prendre un charbon de bois de saule, le tremper dans
- A O.
- ^ est fuit avec un morceau de vieux chapeau, un peu dégommé et
- sPirale, ou mieux encore avec une bande de drap (Jig. 28, PI. X). En le frot-^ UF k Cu*Tre avec un peu d'huile, se» aspérités pénètrent dans les tailles de la ftre st les.nettoient parfaitement.
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- OPERATION
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- l’eau commune et frotter le vernis, toujours du même seD5' comme quand on polit le cuivre (voyez page 25 ) ; cela emp0*-tera le vernis. Il faut avoir bien soin qu’il ne tombe sur planche, pendant cette opération, aucun corps étranger, suf' tout quelques grains de gravier ou de poussière, qui ferait des raies très-difficiles à enlever, principalement sur les chos^ tendres et douces. Quand le vernis est totalement ôté, on frot** le cuivre avec un linge fin, imbibé d’eau-forte coupée de deu' tiers d’eau, et ce cuivre devient ainsi propre et net.
- Dévernir une planche est donc la dernière opération H13' nuelle du graveur d’eau-forte ; j’ai décrit la pratique decetaf1 avec tout le détail possible, je vais essayer maintenant & donner quelques instructions sur sa théorie; mais on conç®’1 combien cette partie est difficile à traiter, elle a bien peu & règles fixes, et dépend presque entièrement du génie de l’a1, tiste : cependant il y a des observations générales qui peuvei'1 être d’une grande utilité pour ceux qui commencent cette ci*' rière, il y a des écueils qu’il est bon de leur signaler, des ff0' dèles qu’ils doivent connaître et étudier.
- « La gravure diffère du dessin, en ce que dans celui-ci commence par préparer des ombres douces, et frapper ensu|t( les touches par-dessus; au lieu que, dans la gravure, on met Ie* touches d’abord, après quoi on les accompagne d’ombres, pal-*-* qu’on ne rentre point les tailles sur le vernis, qui n’a pas assfl de résistance pour assurer la pointe, et faire qu’elle ne sod* pas de traits déjà faits. Il n’est pas nécessaire de dessiner paf’ toutà la pointe le trait de ce qu’on veut graver, avant de \ o&' brer, parce qu’il pourrait se trouver dans la suite de l’ouvragé
- qu’on aurait tracé des eudroits où il n’était pas à propos
- $
- le faire; on peut donc tracer par petites parties à mesure q" en est besoin pour y placer les ombres, en marquant les pTifl cipales touches , et ensuite dessiner le côté du jour avec pointe très-fine, ou même avec de petits points, si ce sont àe chairs, ne formant de traits que dans les endroits qui doive11
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- POUR FAIRE MORDRE UNE PLANCHE.
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- **re un peu plus ressentis; il faut aussi accompagner ces traits s°l* de quelques points, si c’est de la chair, soit de quelques ^dles ou hachures, si ce sont des draperies, afin qu’ils ne soient maigres et secs étant tout seuls. La gravure n’est déjà que |r°P sèche par elle-même, à cause de la nécessité où l’on est de ^serdublanc entre les tailles: c’est pourquoi il faut toujours av°ir dans l’esprit de chercher la manière la plus grasse qu’il Possible. Comme on ne peut pas faire un trait gras et épais P11 ue soit en même temps très-noir, pour imiter le moelleux ^pinceau, ou du crayon qui les fait larges et néanmoins ^etldres, on est obligé de se servir de plusieurs traits légers lja à côté de l’autre, ou de points tendres pour accompagner Ce c{11* est tracé, d’une petite épaisseur d’ombre qui l’adou-aiSse. Il fallt observer ht même chose dans les touches des ora-^es) et avoir soin que les tailles du milieu d’une touche soient I s appuyées que celles des extrémités; on gravera ensuite es ambres par des hachures rangées avec égalité.
- ” On peut, dans la gravure à l'eau-forte, tirer un grand de la morsure ; ainsi une planche gravée d’un ton égal I umforme, pourrait être amenée à l’effet, par le seul fait de manière dont la morsure aurait été dirigée.
- ” gravure pouvant être regardée comme une façon de
- Peind.
- lière
- re, ou de dessiner avec des hachures, la meilleure ma-et la plus naturelle de diriger les tailles, est d’imiter la cPe du pinceau, si c'est dans un tableau que l'on copie. Si
- IJu
- u» dessin, il faut les diriger du sens dont on hacherait si t CoP>ait au crayon. Ceci est seulement pour la première
- ll,e : à l’égard de la seconde , il faut la passer par-dessus,de ,ynir Pfein
- nmre quelle assure bien les formes conjointement avec la lere, et par son secours fortifier les ombres, et en arré-
- I *
- [!(. fiS ^J0, ds d’une manière un peu méplate, c’est-à-dire un Ma trailc^^e et sans adoucissement. Il ne faut point la conti-l(^trdans les reflets, lorsqu’ils sont tendres, mais les laisser Peu plus clairs qu’ils ne doivent être lorsque la planche sera
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- 72 OPÉRATION !
- finie, réservant au butin, qui doit terminer 1 ouvrage, le^ d’allonger cette taille pour assourdir les reflets, et leur ôte(l transparent qui les rendrait trop semblables aux ouvrage® f sont dans les lumières. Si l’ombre était très-forte et 1 e.r^1 aussi, alors il faudrait la graver à deux tailles avec une gr0* pointe, et le reflet de même à deux tailles, mais avec ^ pointe plus line » (t).
- Les piemières tailles doivent être généralement fortes*8* rées et nourries, les secondes un peu plus déliées et plus ^ tées, ce qui souvent peut se faire avec la même pointe, en1* puyant plus ou moins, ou bien en changeant de pointes1 différentes grosseurs ; méthode préférable pour obtenir de pureté et une plus belle couleur.
- Les tailles doubles ou triples d’une même grosseur pi'O^ sent une couleur mate et pesante qui n’attire point l’œil ;1 contraire, lorsqu’elles sont inégales entre elles, elles foo*' plus beau travail, et convenable dans les parties qui reçoit la lumière, dans les linges, étoffes précieuses, etc. La P* mière taille ne doit point être raide; elle est destinée à do"1' la forme; la seconde est en quelque sorte la peinture, el troisième pour finir, glacer et éteindre certaines parties, ^ de donner de l’harmonie à l’ensemble du travail; elle sert $ pour donner du corps aux ombres fortes, qui, sans cela, P*1* raient être d’une régularité trop sèche ; mais il est bon ^ user modérément.
- Si la première et la seconde taille forment des carrés, ü ** que la troisième forme des losanges sur l’une des deux ficj. 29 ), et au contraire elle doit former des carrés sur ^ des deux, si elles sont croisées en losanges {fiçj. 3o), def^ quelle soit toujours en losanges sur l’une et en carrés sur^ tre, c’est le meilleur moyen d’obtenir un grain très-ino®^ et de bon effet.
- On ne met guère, ou même point du tout, de trois'41
- (1) Cochin,
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- t»Otm FAIRE MORDRE UNE PLANCHE. ta'He à l'eau-forte, c’est ordinairement le travail du burin, et Ce'a donne une plus belle couleur à l’estampe.
- doit passer la seconde taille plus ou moins en losange |ar la première, selon la nature et le caractère des choses que 0lî grave; les chairs, par exemple, doivent être demi-lo-Sange 3 j )} agn qUe la troisième taille venant à les ter-^'Rer, y fasse un heureux effet, qu’on n’obtiendrait pas en 0nUnençant par un croisement carré. Il faut éviter cependant •osangestrop aigus, parce que les endroits où les lignes se ^pent deviennent alors trop noirs (fig- 32 ).
- M faut que les secondes tailles forment avec les premières des a"gles plus on moins aigus , selon la nature des objets que l’on ^présente; une étude suivie, l’observation et une grande ha-,|'luda, voilà ce qui doit former vin artiste dans ce genre;
- est presque impossible de lui tracer une règle fixe pour ce l|-a'ail; cependant je vais, autant que possible, indiquer ce qui fait par les graveurs les plus habiles , et ce que l’on re-rilar<lue dans les ouvrages les plus célèbres. 1_
- . ^es chairs sont teintées en demi-losange, afin que les troi-les tailles venant à les terminer, y fassent un heureux effet,
- S|èi„
- .| ne pourrait pas s’obtenir sur une préparation en carrés :
- lle faut pas d’angles trop aigus, car les sommets font alors j le> et l’on doit toujours penser, en exécutant le travail de P°iute, à celui qui doit être fait par le burin.
- * °ur des chairs d'homme, sur des muscles bien prononcés, on
- aUche par couches méplates un peu losanges; au lieu que
- "L
- S cl'airs de femme demandent un travail plus uni qui puisse .^Présenter la douceur de la peau, ce qu’un trop grand losange a >lreuiprait. On peut voir comme exemple d’un admirable l ,ngenieut de tailles, les gravures de Corneille Fischer. rip ^ ^mllcries sont ordinairement gravées d’après le prin-^ rlue nous venons de tracer pour les chairs. « Il faut pren-poe les ta>Hes de manière qu’elles en dessinent bien les plis, et, r cet effet, ne point se gêner pour continuer une taille qui Graveur, 7
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- y 4 OPERATION j
- avait servi à bien former une chose, lorsqu’elle n’est p®s propre à bien rendre la suivante ; il vaut beaucoup mien* quitter et en prendre une autre plus convenable, obser'jt néanmoins qu’elles puissent se servir de seconde l’une à I’aii^ ou du moins de troisième ; si elle peut produire heureuse^ une seconde, on peut la passer par-dessus l’autre avec ^ pointe plus fine; si elle n’est propre qu’à une troisième, ^ il faut laisser au burin le soin de l’allonger et de la perdre ^ cernent parmi les autres. Cette continuation de la même ta1 n’est d’usage que dans les ouvrages purement au burin, enc°f n’y est-elle pas fort nécessaire.
- « 11 ne serait cependant pas à propos de se servir du ^ de tailles diamétralement opposées dans le même morceau1' draperie, lorsque les séparations causées par le jeu des Y ne sont pas extrêmement sensibles ; car cela pourrait faire Y-draperie qui paraîtrait composée de différentes pièces <f-n’auraient aucune liaison l’une avec l’autre; c’est même cd opposition de travail, jointe aux différents degrés de coûte11 qu’inspire le tableau ou dessin original, qui sert à détacher
- end«*
- point l’une de l’autre. C’est pourquoi l’on prendra à peu près Ja même manière les différents sens de tailles, qui servent à ^ mer les plis d’une même draperie, réservant à les prendre un sens contraire, lorsque le jeu des draperies fera décou'^ la doublure de l’étoffe ; car alors cette différence de tailles5<l vira à faire distinguer plus facilement le dessus ou le dess*^ de ces draperies.
- « Les tailles doivent serpenter d’une façon souple soi''5 les saillies et la profondeur des plis : ce serait une mauvaise & thode que de former avec une seule taille, et en passer eus11 une raide et sans flexibilité par-dessus tout, seulement p1^ faire un ton plus noir ; il faut, au contraire, que tout le t(l vail qu’on y met ait son intention et serve à assurer les ^ nés de ce qu’on veut représenter, à moins que ce ne soi111
- différentes draperies, et à reconnaître quelles ne dép
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- POUR FAIRE MORDRE UNE PLANCHE.
- gaines choses qu’on voudrait laisser indéterminées ou in» ^eciSes > pour faire du repos à côté de quelques autres, comme e ^evant point attirer l’attention du spectateur.
- doit éviter que les tailles qui vont se terminer au con-
- tour
- soit des plis, soit des membres, y finissent en faisant
- ^'ec lui un angle droit, ni même rien d’approchant; mais il ^ j*1 qu elles s’y perdent en losange, et d’une manière qui serve j rendre moins sensible et plus moelleux. A l’égard des tail-qui forment les raccourcis, à moins que de savoir la per-u'e pour les bien ressentir, on court grand risque de les
- nure souvent à contre-sens » (1).
- J ^
- c°useille d’examiner les gravures de Bolswert.
- t ^Ua»d la fin des ombres est arrêtée d’une manière un peu
- juchée, on procède à l’arrangement des tailles qui doivent
- jj 're *es demi-teintes, et l’on emploie pour cela une pointe plus
- \e ’ °l)Servant de tracer un travail très-léger ; ces tailles doi-
- ^ eh'e prises de façon à se lier avec une de celles des om-
- ^ > et si c’est une demi-teinte fort colorée qui demande deux
- cel^1UreS ’ (Iuar|d on ne peut joindre la seconde avec aucune de
- 0 es l’ombre, il est bon qu’elle puisse du moins s’y perdre
- Serv*r de troisième. Au reste, il n’est pas nécessaire de
- fis 6r ^ eau'f°rte celles qui sont susceptibles de liaison; on
- i'e^Uera*t de ne le pas faire avec assez de régularité et de pu-
- ’ Car les tailles ne se trouvant pas rapportées parfaitement
- Içj, ’ reraient un sillon })lus noir qu’il ne faudrait : le burin
- (ç etI1ployé avec plus davantage que la pointe pour opérer
- ^ill aCCOr<^s- peut cependant hasarder avec la pointe des
- *aie S^nes et voisines des parties éclairées, mais il faut qu’elles
- l^Us larges, c’est-à-dire plus écartées les unes des au-
- 1üe celles des ombres.
- l\Çc et°ffes fines et transparentes, le linge fin, se préparent 11116seule taille, afin de pouvoir y passer dans certains en-
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- OPÉlUTIOX
- droits, avec le burin, des secondes très-légères et très— liées.
- Pour rendre la teinte plus ferme et plus unie, on empl01* des points qui se placent de différentes façons, et qui prod*1” sent, quand ils sont placés avec goût, un effet assez heure!1*’ Pour les chairs d’hommes on met des points longs au bout0* entre les tailles {PL I, fig. 33), ou de ronds qu’on alIoüS* ensuite au burin, ou bien l’on se contente, quand on retoir che, de les entremêler avec des points longs. Les chairs1^ femmes n’en comportent que de ronds : les antres offrirai011 un travail trop brut ; mais afin qu’ils ne soient pas parfai*1 ment ronds, ce qui donnerait à la gravure une régulé froide et sans goût, on tient la pointe un peu couchée en^ piquant, Si l'on grave de grandes figures, on se servira d,,>f grosse pointe qui rendra les points plus nourris. Au reste, points ronds doivent être mis dès l’eau-forte, cela leur doP1* un certain brut pittoresque qui, mêlé avec la propreté ^ points longs que l’on ajoute au burin, fait un meilleur que ne pourraient le faire ces mêmes points ronds mis siiuf^ ment à la pointe sèche. Aussi, dans les belles têtes gravées rement au burin, l’on ne voit pas de points ronds bien ^ qui n’aient été préparés à l’eau-forte.
- Ou arrange les points à peu près comme les briques mur, plein sur joint; il faut surtout les placer avec beau^ d’ordre, et ne pas les approcher de la lumière, laissant place pour en faire de ce côté, avec le burin ou la p0*^ sèche, de plus tendres et de plus fins , qui conduisent insÊ,lf LIement jusqu’au blanc.
- Quand on veut représenter des étoffes très-grossières> ^ place entre les tailles des points très-allongés, ou plutôt bouts de traits un peu tremblotes ( PL 34).
- Une règle générale, fondée sur le bon sens et la perspe^1' c est de resserrer les tailles de plus en plus, suivant la àc$ dation des objets, c’est-à-dire , qu’ayant gravé les figuré
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- JOUR FAIRE MORDRE UNE PLANCHE.
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- 50111 sur le devant du tableau , avec une grosse pointe et des nourries et peu serrées, on gravera celles qui sont sur
- n Plan plug éloigné et plus enfoncées dans le tableau, avec ^lle pointe moins grosse et des tailles moins écartées les unes 0s autres ; et dégradant ainsi, par un procédé semblable, la lte de tous les objets jusqu’aux points les plus éloignés. t ^ est ce qui fait qu’on couvre ordinairement les fonds de 0lSi®me, et même de quatrième, parce que cela salit le tra-St le rend par conséquent moins apparent à la vue ; de us> au étant les petits blancs qui restaient entre les tailles, en resserre davantage le travail, et fait qu’il se tient mieux err*ère. Cette façon de graver produit aussi des tons gris et ,°u^s d’un grand repos, qui laissent mieux sortir les ouvrages 8es et nourris des devants, et servent à les faire valoir ; t°a*s cest l’affaire du burin plutôt que de l’eau-forte. On grave üc°re les devants avec des tailles de différentes largeurs, ^ ant que le cas l’exige. Les étoffes fines se gravent plus rees, à moins qu’on ne les destine à recevoir des entre-j es> qui sont très-propres à représenter les étoffes de soie, ^ eaix, les métaux, et autres corps polis. Les étoffes plus fisses se gravent plus large ; ce qui doit être sourd et brun, s Serré que ce qui est vague, et par conséquent les ombres ^ 8 serrées que les jours. Cette attention ne doit pourtant pas . dltre trop sensible, de peur que quelque chose des ouvrages
- ^ dev
- !vant ne ressemble à ceux du fond » (i). v 1 llls les objets sont éloignés du premier plan, moins ils doi-^ efre fiuis ; c’est ce qui arrive dans la nature quand on re-jj. e objet éloigné, par exemple, une figure vêtue : on ]t^’stii)gue plus que les masses générales et l’on perd tous
- etails. On doit donc éviter, en gravant les choses éloi-,, ., t, » Q en dessiner les formes d une maniéré trop arrêtée et lQp r 1
- ^sentie; il faut, au contraire, les masser légèrement
- ^ ^°thin.
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- il
- OPliRVTIOX
- comme un croquis, et les ombrer par teintes plates. On |>fl1' voir (les exemples de cette manière de représenter les lointain dans les ouvrages de Gérard Audran.
- Les terrains, murailles, troncs d’arbres, et presque toi'13! les parties d’un paysage se gravent d’une manière libre et a'*” les tailles treinblotces, formant une sorte de grignotis; oi peut alors mêler avec succès le carré avec l’extrême losaUfi* et se servir de l’échoppe par le côté le plus large.
- Le paysage doit être préparé avec des tailles formant ^ losanges très-aigus, afin que les tailles accompagnent moelleusement les traits qui les dessinent, et laissent mü)ir sentir la maigreur des contours qui en forment plusieurs par ties, les feuillages par exemple.
- Les terrains peuvent être gravés par de petites tailles coUït<j et fort en losanges , afin que les crevasses de leurs a,r gles les rendent bruts et formés par toutes sortes de t^, vaux libres qui y sont fort convenables. Les pointes émo3’ sées sont plus propres à graver le paysage que celles qui coupantes, parce que ces dernières, s’engageant dans lec',r
- vre, ne laissent point à la main la liberté de les conduit
- tous sens, comme cela est indispensable, surtout pouf feuille.
- il*
- On grave le plus souvent l’architecture au moyen de ta* formant des carrés, et en se servant d’une règle ; cependa11 lorsqu’elle n’est qu’accessoire, comme dans un sujet historié où elle est faite pour les figures, il vaut mieux la graver3 main, afin quelle ne soit point d’une propreté qui le disp" à celle des figures. Il faut aussi un peu grignoter ses tailles, ^ toujours avec ordre ; car, én général, quelque chose que grave , et même celles qui sont les moins susceptibles de larité, doivent être préparées avec égalité et arrangement'1^ thodique, sans cependant y mettre de l’affectation.
- La gravure des petits sujets , ou des choses qui deman^ beaucoup de finesse d’exécution, doit être traitée autrert1^
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- J>Of?R FAIRE MORDRE l’NF. R [.ANCHE. 79
- 'I11* les ligures tracées sur une grande échelle; le trait doit ttre arrêté avec plus de précision, de force et de hardiesse, etks travaux delà pointe doivent avoir plus de verve et de ^Sèreté, et u’être souvent que des touches spirituelles qui, Jusque seules, donnent de lame à ces sortes d’ouvrages, où eau-forte doit avoir le plus de part, le burin ne devant y in-tervenir que pour donner plus de force à certaines masses, et niques adoucissements dans les demi-teintes. « Comme le lllrin est un outil qui travaille lentement et avec froideur, il ^lùeu difficile qu’il ne diminue ou qu’il note même pas tout-a'fait l’âme et la légèreté que la pointe d’un graveur un peu 'ersé dans le dessin y a mises ; c’est pourquoi l’on ne s’en ser-'lra qu’avec discrétion, et seulement pour donner nu peu Plus d’effet et d’accord. Il faut donc que l’eau-forte avance ‘eaUcoup plus et morde davantage dans les petits ouvrages <lUe dans les grands; que dès cette ébauche, elle paraisse assez a,te au gré des gens de goût, et que le burin n’y soit employé jlUe pour la rendre plus agréable aux yeux du public, dont 1 Plus grande partie n’a point assez de connaissance dans le essin pour sentir ce que c’est que cet esprit » (i).
- l’on veut donc faire une eau-forte spirituelle et avancée, 0,1 doit souvent changer de pointe sur les devants; et pour °nner plus de caractère aux choses qui en sont susceptibles, faut les graver par des tailles courtes, mi-plates , et arrêtées bernent le long des muscles ou des draperies qu’elles for-; car les tailles longues et unies produisent un fini froid ** sans goût. Plus les tailles sont serrées et plus la gravure pa-^ Précieuse , pourvu que cela soit fait avec intelligence, eu ^servant la dégradation des choses avancées à celles qui sont ^Uséloignées, et des objets qui se détachent à ceux qui leur ^r'ent de fond; c’est pourquoi on gravera fin et serré pour a,re un ouvrage qui plaise, ou du moins pour se conformer 'iu Goût de la plus grande partie des amateurs. Cependant, les i t*orhio.
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- 8fl OPERATION POUR PAIRE MORDRE UNE PLANCHE, meilleurs modèles à consulter sont les ouvrages de LabeU Leclerc et Cttllot.
- Les contours doivent être dessinés d’une manière un pel1 ressentie , sans équivoques, et sans mollesse.
- Il faut peu de points pour terminer les chairs, et peu d®. détails pour donner aux têtes une expression convenable lorsque l’on veut les terminer au burin, il est difficile de 5® servir avec succès de points longs, à moins qu’on ne les fasse extrêmement courts; autrement, ils feraient une chair c{u' semblerait couverte de poils. Les points ronds sont donc pte' férables ; ils se préparent à l’eau-forte, si cè n’est dans Ie’ ombres de chairs, qu’on peut graver par une taille ou deu* de points longs.
- On peut, certaines fois, employer quelques troisièmes taillé dans les choses qui doivent être brouillées, comme nuages» terrains et autres parties que l’on tient très-sourdes pour sef vir de fond ; mais il faut les graver avec une pointe extrême' ment fine, afin quelles mordent moins que les autres, ®l qu’elles n’occasionnent pas de crévures.
- Ces principes, qui peuvent être utiles aux commençantset servir à diriger leurs études et leurs observations, ne soR1 plus applicables aux artistes consommés, qui, guidés plutR1 parleur génie que par aucune règle fixe, se font une manier® à eux , le plus souvent originale et inimitable.
- On ne peut trop recommander à ceux qui se destinent à I® gravure, d’étudier les ouvrages des plus célèbres graveur5’ de comparer leurs manières de faire, et l’arrangement^® leurs tailles et de leurs points.
- Pour les ombres, on peut employer différents arrangement des traits ou hachures, et ces hachures elles-mêmes peuveR* être de différente nature. Ainsi, on peut tracer les liachur®5 droites (PI I ,fig. 35) et égales, des hachures droites être»' fiées dans le milieu de leur longueur ou à l’une de leurs exW®” mités (PL I, fig. 36), ce que l’on obtient facilement en ap'
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- «RAVURE AU BURIN. 81
- f“yant plus fortement la pointe sur le cuivre, à l’endroit de a *'gne que l’on veut forcer de largeur ; on peut aussi former es grains différents en croisant de plusieurs manières les liantes ( P/. \ , fi<j. 37 ) ; et il est facile de voir que le goût de j^i qui grave lui indiquera mieux qu’il ne serait possible de 11 ^écrire ici, la méthode qu’il doit employer pour tel ou tel tra''ad.
- est dans l’impossibilité d’arrêter d’une manière positive eillploi que l’on doit faire de tel ou tel outil: l’habitude et la ^nière que l’on a adoptée ou que l’on s’est créée peuvent Se,llesen déterminer le choix.
- ^fesque tous les graveurs se servent, pour travailler sur le Cld're, d’une loupe, ou lentille de verre plus ou moins grossis* *a°te> de 4 à f> centimètres (1 pouce 6 lignes à 1 pouce io li* iftes) de diamètre, et montée en corne on en ivoire (PL 1, %• 38).
- GRAVURE AU BURIN.
- î-a gravure, proprement dite au burin, opère sur le cuivre ^ On commence seulement par tracer à la pointe, sur le ^ei>iis, le contour et les places des principales formes, des om-|,r^s et des lumières ; mais on ne fait pas mordre les traits à eau“forte, et on découvre la planche quand ils y sont entiè-^lllent placés ; ils n’y laissent qu’une trace légère qui se perd •e-inême dans la suite du travail.
- ( nom de graveur ne devrait être appliqué qu’aux artistes lUl gravent au burin, car, nommer ainsi ceux qui font des 1Ux~fortes , c’est étendre ce nom à presque tous les peintres.
- p v
- '°tnine on l’a vu précédemment, la gravure à rean-forte 9 0,1 art qu’un bon dessinateur apprend facilement et sans j °lr besoin clés leçons d’un maître; mais l’art de graverait I 111 e5%e pllis de pratique, et 11e pourrait s’acquérir sans c°nseilsd’ un artiste déjà formé.
- * Graveur au burin doit être bon dessinateur, aussi bieu
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- GRAVURE
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- que le peintre et que le graveur à l’eau-forte, non-seulei»eI)l! pour être en état de faire le dessin réduit du tableau doit graver, car il pourrait le faire dessiner par un autre, surtout pour travailler d’une manière libre lorsqu’il porte ^ dessin sur le cuivre. Le graveur a surtout besoin de cet1* partie du dessin qui concerne le clair-obscur, les lumières61 les ombres , et l’expression du caractère extérieur des obje1’1 visibles. Il faut que les objets lisses et unis soient autreinei1' dessinés que les objets rudes et graveleux; le luisant autreineD1 que ce qui est mat : on peut dire que chaque sorte d’objÊ,i exige une manière particulière. C’est précisément ce qui fr raît être la partie la plus difficile de l’art, celle qui deinan^ le plus d’étude et le plus de génie.
- Le maniement du burin est plutôt un métier qu’un art ; b parti qu’on en tire est seul du domaine des arts, et peut faif6 la célébrité d’un graveur. Il ne faut pas penser cependant q*É l’emploi des instruments soit une chose fort simple; il offre au contraire de très-grandes difficultés, et ne peut être pofb à un haut degré de perfection que par de longues et pénible études.
- La gravure au burin est la plus ancienne et celle qui dom'e les plus beaux résultats ; cependant, il est rare d’employer b burin seul, et ordinairement il n’est mis en usage que pOut terminer le travail préparé à l’eau-forte, comme nous l'avo*1’ dit en traitant l’article précédent.
- Le burin est un petit barreau d’acier trempé , carré losange (PI. I, fig. 3g), dont le bout, que l’on nomme nez°ÿ bec, est coudé de biais, et présente ainsi une pointe et un a*1’ gle coupant; il est monté dans un manche de bois en forob de pomme ou de champignon, qu’on coupe d’un côté pouf que l’instrument, avec son mauche, puisse se coucher à plat sur le cuivre (PI. I, fig. 40).
- La bonté d’un buriu consiste en ce qu’il n’y ait point de mêlé à l’acier dont il est formé , que le grain de cet acier so‘* fin et de couleur de cendre.
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- AU BURIN. 83
- Quant à la forme de eet outil, chaque graveur adopte celle ^lui convient le mieux, et on peut aussi la faire varier Se^0n la nature du travail que l’on veut exécuter.
- La pointe d’un burin peut être losange plus ou moins aigu L I >fig. 4i et 42 )> carrée {fig. 43 ), et mi-ovale {fig. 44)-^e*te pointe peut être plus ou moins affilée, comme on le voit les fig. 4i, 42. 43 ; si elle est trop déliée, elle a l’incon-v'éni Peu
- *ent d’être ployante, cassante , et de produire des traits un uuaigres. Un burin losange est propre à faire des traits
- 1,8 et profonds; il est plus propre qu’aucun autre pour les raits droits. Le burin carré fait un trait plus large et moins CreUx ; on peut tout graver avec, et spécialement les traits ^rbes.
- Le ventre du burin doit être aiguisé fort plat; il doit cou-1*^ Parfaitement, car autrement, s’il coupe mal, ou que la e soit émoussée, il ne produit qu’un trait mou, terne ou
- Points Aligné
- L est donc de la plus grande importance que le graveur
- parfaitement affûter ses outils, et, pour cela, il doit
- 8ach,
- P^ter attention à ce que les côtés a b et bc [PI. I ,jig. 4$ ) j^erit bien droits, bien nets , et forment, par leur réunion, j9r®te b bien coupante : c’est par là qu’il faut commencer. On hp*6 ^0uc tour ® tour ses deux côtés sur la pierre douce im-(jJeed huile d’olive, et en tenant l’instrument bien à plat et
- Une situation invariable; puis, en l’aplatissant par le ;ut «ur la pierre dure, on forme la pointe b. Pour ajuster les ^ es du burin, il faut le pousser et le ramener sur la pierre la direction de sa longueur ou devant soi, en appuyant ^ la lame avec les doigts de la main gauche [fig. 46); et, d *lr u'8uiser le bout, il faut le frotter de droite à gauche et ^Gauche à droite [fig. 47)> en maintenant fortement le dans la main droite.
- t(, 1)0 burin vient à se rompre ou à s’émousser, à cause d’une Pe trpp dure, on peut y remédier en prenant un charbon
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- GRAVURE
- U
- ardent, l’appliquant sur le bout du burin et soufflant de-55* jusqu’à ce que l’outil devienne jaune; il faut alors le tremf^ promptement dans de l’eau, ou mieux, dans de l’huile d’ob'f 'et si l’acier est encore trop dur, il faut recommencer cd1 opération en le faisant chauffer plus fortement. On peut all? se servir d’une chandelle : après avoir donné au burin i1"1 couleur de paille, à la flamme, on le plonge dans le corps ^ la chandelle.
- Un autre procédé dont on obtient un résultat plus égal, c°f siste à faire rougir à blanc une plaque de tôle sur laquelle ^ place le burin , que l’on plonge dans l’huile quand il p31"11 suffisamment adouci.
- Un burin dont la pointe s’émousse sans sc casser, ne ^ rien et doit êlre rejeté.
- Pour conduire le burin sur le enivre, il faut le tenir 3<f
- L
- le pouce et les trois doigts extérieurs, en plaçant la partie ro',ir du manche dans la paume de la main et allongeant l’index-" la lame (Pl. I, ficj. 48), de telle sorte qu’en posant l’ins£r*1 ment sur la planche, aucun des doigts ne se trouve entre ^ et cette planche, afin qu’on puisse le conduire librement) couper le cuivre d’une manière bien égale, sans enfoncé pointe plus dans un endroit que dans un autre (A, fîg. 45, ce qui ne pourrait pas s’exécuter si le burin avait une p05* tion trop verticale (D ,^7. 49) » car> alors, il entrerait toujfll1 de plus en plus dans la planche, et produirait un trait 1* gressivement plus large et plus profond; enfin, il faut ^ dnire le burin le plus parallèlement au cuivre que ' pourra.
- Il faut donc commencer par s'exercer beaucoup à cffl'i des traits droits et courbes, bien nourris, d’une égale dans toute leur longueur, nets, sans égratignnres ni reprit
- Pour agir avec plus de facilité, 011 peut poser la planche-Je coussinet, dont lions avons parlé à l’article «les outil*1 #
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- AU BURIN.
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- jjraveur, et la tourner alors dans tous les sens, selon que la 'rec‘*on des tailles le demande.
- , ' N y a des artistes qui montrent une grande facilité de bu-flll> les autres ont une manière fatiguée ; on en voit qui affec-
- eilt de croiser leurs tailles fort en losange,et d’autres les font ‘«u:
- Oelf
- ^tles qui semblent, en plusieurs cas, ne s’être attachés qu’à aire voir, par un tournoiement de tailles, qu’ils étaient maî-es de leurs burins, sans se mettre en peine de la justesse des { ‘“ours, des expressions, ni de l’effet du clair-obscur qui se
- °Uve dans les dessins et les tableaux nue l’on veut représenter.
- Celles que je trouve fatiguées, le sont par une infinité de ra“s et de points confondus les uns dans les autres et sans
- Otes carrées. Ces manières faciles dont j’entends parler sont es de Goltzius, Muller, Lucas, Kilian, Mellan, et quelques
- Utl ordre, qui ressemblent plutôt à un dessin qu’à de la
- Ure » (i).
- ^ °ur bien conduire les tailles, on doit premièrement obser-erlaction des figures et de leurs parties avec leur rondeur;
- prendre bien comment elles avancent ou reculent à nos
- C0ttl!
- ^Ux> et conduire le burin suivant les hauteurs et cavités des ^ c‘es ou des plis; élargissant les tailles sur les jours, les 8 Serrant dans les ombres et aussi à l’extrémité des contours, allégissant la main, de sorte que ces contour's soient bien ^ rnunés, sans cependant être tranchés durement et d’une j^^r6 désagréable à l’œil : on peut consulter, comme mo-eri ce genre, les gravures à’Edclinck.
- es ‘ailles doivent toujours être coupées naturellement, ne for Price
- p*r u,le raideur désagréable et froide.
- °Ur les cheveux, la barbe, les poils, on doit commencer par
- fl} n
- ^ °ruier de tournoiements bizarres, qui tiennent plus du . e riue de la raison ; mais elles doivent encore moins
- ''aveu,-.
- S
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- «RAVDItfc
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- graver les contours des plus fortes niasses, ébaucher les off bres principales, laisser de grands jours, et terminer eus1''11 avec des tailles fines et délices qui doivent donner de l’ui’'°f dans toutes les parties.
- S'il faut rentrer dans les tailles, ce qu'on ne peut éviter faire en beaucoup d’endroits, et particulièrement dans lesCl|ir bres, si l’on veut bien rendre l’effet d’un tableau dans sa f°rC et dans l’harmonie de ses tons, on les rentrera dans un 5e‘ contraire à celui dans lequel elles ont été coupées d’abord ; avec un burin plus losange; cela contribue beaucoup à ner du brillant et de la netteté au travail.
- I.e burin, en coupant le cuivre, laisse de chaque côte1, trait un petit rebord saillant que l’on nomme rebarbe, et (J1'1 faut enlever en passant dessus l'un des côtés tranchant5 ll l’instrument appelé cbarboir (PL I,jig. 11), en observant 1’^ de ne point faire de raies sur la planche ; on frotte ensuite travail avec le tampon de feutre un peu graissé d’huile d’ol>'(' ce qui noircit suffisamment les tailles pour les faire parft'|f ment apercevoir.
- Les principes que nous avons donnés,- en traitant de la $ vure à l’eau-forte, s’appliquent aussi à l’arrangement ^ tailles faites au burin , et qui, le plus communément, ne ^ employées que pour retoucher, harmoniser et terminer le premier travail. IN’ous renvoyons donc à cette partie, ol,5ef vant seulement, comme règle générale, que, pour couse1-'1 de l’égalité et de l’union dans Ses ouvrages, il faut d’al^ ébaucher de grandes parties avant que de les finir; qu’il1* faut pas lâcher par trop son travail, mais aussi ne pas le c0'' pliquer d’une manière exagérée; que l'on doit toujours ^ proprier son travail au genre du sujet que l’on traite, * ' forme et à sa nature; que les petits sujets demandent à ^ gravés en tailles plutôt déliées que grosses, et avec des b*ir|t fins (losanges), en évitant toutefois de tomber dans le sec ^ juaigee; que les grands ouvrages doivent être traités la'/
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- ‘«eut
- «ut,
- AT* BUIUN. H7
- > avec «les tailles tenues et bien nourries, et prolonges,
- «“t que possible, dans le sens des formes, kttfiu, nous ne pouvons donner un meilleur conseil, que Ce^id étudier les ouvrages des graveurs les plus célèbres, et de étique!- avec attention et avec goût, d’après la méthode qu’on aura adoptée ; mais il faut éviter l’imitation servile d’un genre e«fanté par un artiste à qui il a réussi et qui a acquis une ®°fte de vogue ou de succès de mode : cette imitation est tou-j0llrs funeste dans les arts, et les imitateurs du genre de pein-lllre de M. Lacroix nous en donnent en ce moment un exem-frappant.
- Eu traitant la gravure à l’eau-forte, j’ai parlé, avec le plus e détails possible, de la théorie de l’art; mais, comme je l’ai > ce premier genre se rapproche beaucoup du dessin, et ^st ^in de demander la précision et la netteté que l’on exige -s travaux faits au burin.
- Ce« derniers nécessitent un arrangement de tailles infini-plus régulier, plus étudié et d’une exécution plus diffi-M. Levesque, de l’Académie des Inscriptions et Belles-efrres, l’un des rédacteurs du DicAinnnaire des arts, depeinture, u^Hure et gravure, publié à Paris en 1792, est auteur d’un ^ticle remarquable sur ce sujet, et je crois convenable de le a“scrire ici ; on v trouvera, en d’autres termes, quelques
- Parti lui
- ^adlenrs tellement utiles, que je préfère les répéter, que de omettre ou de les dénaturer.
- c| * taille principale doit être tracée dans le sens du mus-
- j.* Sl ce sont des chairs une l’on grave; suivre la marche des
- Peu' •** Ce Son*; ^es draperies ; être horizontale, inclinée, per-
- 1, lculaire, suivant les différentes inégalités du terrain, si °U a , " , , ,
- a «les terrasses à graver. Comme on peut en établir la
- Per>ll*^re ta^e fr°* •izontale ou perpendiculaire, le sens de la
- ‘es dont j’ai parlé à l’article de la gravure à l’eau-forte, Se rattachent spécialement ici au travail du burin, et sont
- Pendiculaire doit être préféré dans les colonnes, parce
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- •RAVCMt
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- qu’une colonne ayant bien plus de hauteur que de dianaètf(| doit être considérée plutôt comme un corps qui a de la l0^ gueur, que comme un corps qui a de la largeur ; mais surto1'1 parce que, si l’on préférait de la graver suivant sa dunens^' en largeur, on serait obligé de tenir la taille concave vers^ base, horizontale au milieu , et convexe vers le chapiteau»£f. qui ferait un effet désagréable à l’œil. C’est bien assez de courir à ce moyen, quand le ton oblige de soutenir la pr?! mière taille par une seconde; mais comme, dans une cO& position historique, il est rare que l’on voie une colo°^ entière, le graveur peut souvent établir sa taille suivant ^ diamètre de la colonne.
- » Il faut encore considérer qu’une fabrique peut être de face ou fuyante : c’est uniquement quand elle est vue face que les tailles peuvent être horizontales ; si elle est vll^ en fuyant, les tailles doivent suivre la ligne que leur prescfl1 la perspective, et tendre au point de vue.
- » On peut observer dans la gravure des draperies, que l°f qu’un pli est long et étroit, la taille principale doit suivre longueur du pli, en se resserrant à son origine ; qu’elle d0'1 tendre à la ligne perpendiculaire dans les plis tombants,e* suivre la largeur des plis lorsqu’ils sont amples. Une prati^ contraire, et l’affectation de ne pas abandonner l’ordre travaux une fois établi, dans les occasions même où il y ao^ eu de l’art à le quitter brusquement, a répandu de la moHe5S< sur les estampes de Dloemaert et de ses imitateurs. Ce soot^p graveurs qui ont employé le mélange de la pointe et du bur1*’' et surtout Gérard Audran, qui, par leur exemple, ont détoUrl1 de ce procédé vicieux, même les graveurs au burin pur.
- » Quelques estampes d’Augustin Carrachc, entre autres ^ Saint-Jérôme, peuvent donner de savantes leçons pour d’établir les premiers travaux des chairs.
- » Quelquefois, dans les chairs d’hommes, la taille pri^1 pale peut suivre, surtout vers le contour, la longueur du
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- Ar nrm.N. 89
- Le travail un peu raide, et dont il ne faut pas abuser, *Prime bien la forte de l’action.
- ^ * Lans les raccourcis, la taille doit suivre le sens que lui P°se la perspective; quand un membre fuit par le trait, il a*t ridicule qu’il avançât par le travail.
- . " Les principes que nous venons d’établir ne sont pas tou-^ 11,5 bien évidemment suivis dans les eaux-fortes de peintres; |.a's les licences agréables que se sont permises quelques ar-e es> tte sont pas des règles. I)e ce que Benedetto, Rembrandt, ^étue La Belle, se sont permis de jouer avec la pointe, jja,>Ce qu’ils prévoyaient tous les agréments qui résulteraient tr Ce Jeu> 011 ne conclura pas que l’art doive toujours être a*té comme un ingénieux badinage ; d’ailleurs, en observant *eur travail, on verra facilement que les règles y sont ’Os enfreintes que dissimulées.
- I ’ sentira , sans qu’il soit besoin d’en avertir, que les ^a'aUx des premiers plans devant être plus nourris que ceux |eS^atls reculés, les ombres plus fortes que les demi-teintes, 1( *errasses plus brutes que les chairs et les draperies, qu’il tç ^Ut trucer 1 ouvrage entier d’une même pointe; que f aills travaux demandent à être tracés d’une pointe plus ei d autres d’une pointe plus déliée, pj Sa,is nous arrêtera l’exemple de Mellan, et à celui de *'«** graveurs eu petit, on peut dire généralement qu’un tlo' la,i^ ta*^es ne sl,lfit pas à rendre tous les tons qui
- *‘re
- ‘ïtlç
- Cl)t
- entrer dans une estampe. La première doit souvent croisée d’une seconde, et quelquefois même d’une troi-
- ,|0^ et d’nue quatrième : de là résultent différents grains * les objets reçoivent la variété qui les caractérise.
- <‘H ^Uo‘<lli’on ne risque guère d’établir des troisièmes, et d °reill°i»s des quatrièmes à l’eau-forte, parce que l’acide ^ liqueur causerait des accidents au vernis, dans les en-^ sera*t surchargé de travaux, nous dirons cepen-1Cl> en passant, que la seconde doit être plus écartée et
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- «RAVOJIB
- 9°
- plus fine que la première, la troisième plus que la seconde la quatrième encore plus.
- » Quand il ne s’agit que de sacrifier entièrement une p,f tie, en sorte que les travaux n’en puissent être distingués) devient inutile de suivre scrupuleusement cette règle.
- » Dans les travaux des chairs, la première et la seco"1
- doivent former par leurs sections plutôt des losanges que
- if
- carrés. Le carré sera réservé pour les matières inflexible comme la pierre. Le demi-losange ou même le losange p31* fait conviennent mieux à la mollesse de la chair. Les cha,p
- de femme étant plus délicates, doivent donc tendre plutôt
- losange parfait, et celles d’homme, approcher davantage
- carré. Il est à propos d’éviter le losange parfait, et à P
- forte raison le losange outré, dans les parties qui doivent êff poussées à un ton vigoureux, parce qu’il faudrait trop de P^ tits travaux pour éteindre le blanc que ce grain laisserait.
- » Après avoir ébauché à la pointe les ombres des chairs des travaux nourris et profonds, et les demi-teintes P* des travaux plus légers, et souvent par une seule taille , cl* besoin d’un travail plus léger encore pour parvenir do^
- ment à la lumière. Ce travail consiste en poiuts; on pellt' prendre d’un peu loin , le commencer par des points 1°* et en forme de tailles interrompues, et le terminer par
- ronds. On peut, suivant que le goôt l’inspire et que la cl” qu’on veut traiter est délicate , tracer les points longs en l'^ droites, ou leur faire décrire de faibles courbes.
- » Un graveur très-justement célèbre, M. Cochin , a c°[ seillé de ranger les points ronds avec beaucoup d’ordre, p3fl que l'épaisseur du vernis occasionera toujours dans cet o^ de faibles dérangements qui les éloigneront assez de la régularité. On les rangera donc , suivant son conseil, co^. les tailles dont ils sont la continuation , et on aura soin tp1 ne soient pas les uns dessus les autres, mais que chaque p^ d’une taille ponctuée réponde à un blanc de la taille ponc*11 supérieure et inférieure.
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- au iums.
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- * Cependant si l’on veut, comme Gérard Audran en a laissé
- UÇo _ . .
- exeinples , traiter quelques parties en points empâtés, on j^Urra> dès l’eau-forte, établir des points sans ordre, qui auront d’autre fonction que celle de peindre ; des points plus j°Ur,‘s seront empâtés par d’autres plus légers et moins pro-n<^s- Ce premier travail pourra n’être pas agréable par lui— ^ 1116; mais il sera facile, en terminant, de le nettoyer et ^achever de le peindre parmi mélange d’autres points au Urillet à la pointe sèche. Ce procédé peut avoir ses agré-
- >Hent:
- et ses avantages : il est du nombre de ceux qu’on ne
- <N1
- e conseiller aux artistes de suivre ni d’éviter, parce que dans j S ch°ses indifférentes par elles-mêmes, et qui doivent tout mérite à l’art de ceux qui les emploient, chacun a sa ma-j re d opérer qui lui est propre, et réussirait moins s’il vou-3lt e*t changer.
- ^°®me les draperies sont des substances qui ont de la ^ esse, le grain losange semble surtout leur convenir. On ch * ^°nc en *ell*r les tailles encore plus losanges que sur les surtout dans les parties qui ne sont pas plongées dans ^ e ombre obscure. C’est la méthode qu’a suivie dans plusieurs jo SeS ouvrages, Jacques Frey, imité par Wagner, et de nos a/s Par MM. Sirange et Bartolozzi. L’agrément de ce travail presque généralement senti, et la plupart des graveurs ernes l’ont adopté. On voit que Drcvet père et fils avaient
- fec,
- Sq Qnn» tout l’avantage de ce grain ; et on peut le remarquer Pr j*1** ^ans leurs ouvrages. Edelinck et Nanteuil ont été plus Ve *f,,es du carl’é ; mais ce n’est pas à cet égard qu’ils doi-etre préférés à leurs successeurs : on ne risque rien d’ap-pi ler du carré dans les masses très-lourdes, parce qu’il a PqS^6 reP0S; mais quelque genre de travail qu’on emploie j . *r ^es draperies, au moins doit-on toujours les graver par pj- Ssirnples, souples et ondoyantes : des tailles raides re-esenteraient plutôt du bois ou de la pierre que des étoffes, linge veut être préparé d’une seule taille, plus fine et
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- f)i CHAVCRF.
- plus serrée que celle des étoffes qui ont plus d’épaisseur. ^ faut pas se hâter de le couvrir d’une secoude, encore d’une troisième; on doit chercher au contraire à l’approc^ du ton autant qu’il est possible avec une seule taille. Par c®[|( méthode j les tailles dont ou le croisera ne feront que le glafffl et conserveront à ses ombres de la transparence.
- » Il semble qu’en général le grain losange, ou approch‘'1,,, du losange, convient à toutes les parties transparentes ou ^ lletées; et le grain approchant du carré à toutes celles qu0,1 veut tenir d’une obscurité sourde et profonde.
- » Mous avons établi pour règle générale de la dispositif réciproque des tailles, que la première soit plus nourri®*1 plus serrée que la seconde, etc.; mais dans les parties f°r' sourdes et très-obscures, une règle supérieure fait oublier que nous venons de rapporter : c’est d’employer tous ^ moyens d’éteindre ce qui pourrait tenir de la lumière , e^'1 manière la plus sûre d'observer cette loi, est de serrer et f nourrir presque également tous les travaux, et d’employf(l s’il est possible, le carré parfait, parce qu’il laisse moins ^ blanc que le losange et le carré long.
- » l,a pierre neuve et bien conservée exige des tailles dl|l) carré parlait, et la seconde doit être égale à la première ®" force et en distance. Mais la vieille pierre, rongée eu par11* par le temps, contracte à sa surface une apparence de mollet qui s’exprime par des travaux moins austères. Là se peu'®1'1 employer des tailles tremblantes, interrompues de trava®* grignotés, et quelquefois un badinage de pointe qui expri1*1* la mousse dont cette pierre est couverte.
- » Le bois se prépare sur une taille longue qui en suit ^ fibres, moins parfaitement droite, moins ferme, moins réf/ lière que pour la pierre. Les brisures et les fibres du bois s’®*’ priment par des tailles plus fermes, les nœuds par des ta$f! tournantes; la seconde peut être losange ou,carrée sur la fr^ mière, mais elle doit toujours être moins serrée.
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- ieel,
- qui
- fiei
- au «unis. 93
- “ °es taille «courtes, fort tremblées, souvent interrompues,
- ‘figeant souvent en points irréguliers, inégaux entre eux, Su>vent quelquefois les tailles et quelquefois les contra-Q*>tels sont les travaux qui conviennent aux chaumières, Usures, aux cabanes rustiques ; ils doivent dominer dans
- . Parties de demi-teintes et de reflet; et s’il faut qu’ils ^ n* couverts de secondes tailles, elles participeront au as ** genre, couperont carrément les premières, et seront ^ *' fartées pour ne servir que de glacés. On se rapprochera Carré parfait dans les fortes ombres, j * domine la terre est encore plus molle que la substance j S lumières, elle sera gravée d’un travail encore moins I Ftllej plus brut, plus inégal ; on 11e risquera rien d’user ici du j ^an8e, tous les petits travaux qu’on emploiera pour en étein-les blancs n’imiteront que mieux la mollesse de la terre. ^ Ser°nt aussi des travaux très-losanges qui formeront les ^SSes d'umbres dans le feuillé des arbres; on y rappellera 1 „ (IUes-uns des travaux qui, sur les lumières, caractérisent j "le. Dire ce que doivent être les travaux suivant les dif-kt'll * eS^ces d’arbres, et les différentes formes de leurs es> ce serait vouloir donner par écrit une leçon qui ne ter Gtre Pr’se avec Icii1 que par l’étude delà nature, et l’ob-Vation des tableaux des plus habiles paysagistes. O11 peut Un r*'r m°ins qu’on ne s’en acquittera jamais bien qu’avec Par ^raU<^e l*kertc c’est là surtout qu’on ne peut rendre que ^ d adroites indications l’ouvrage de la nature ou celui de ses 5uf StCS ’ et qu’°» s’en écartera d’autant plus qu’on voudra les e Plus servilement.
- ffta c^eveux se gravent par masses ; quelques poils volti-l4p1*’ de petites masses détachées des grandes en marquent ^affectation de multiplier les poils voltigeants, 6 foi* Masson, nuirait à cette légèreté, parce que la tQü-Ure> quelle que soit la finesse de ses travaux, donnerait
- >ür:
- trop de grosseur à ces poils.
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- CHAVUIU-
- » I<es crins îles chevaux, lorsque ces animaux sont en 1 .
- santé et proprement entretenus, offrent une surface si11' qu’on doit en négliger le détail, excepté à la queue, à la ^ nière, etc. On grave donc le cheval sans avoir égard 3[ crins lisses dont la peau est couverte ; mais il n’en est pas^ même des animaux à long poil, ou à laine frisée ; on gravera jamais mieux qu’à l’eau-forte, parce que le travail ces poils demande une liberté, une sorte de badinage, uiielj dication spirituelle à laquelle semble se refuser la maf^ grave du burin.
- Les plumes exigent des travaux légers, propres et brilli,I,‘ si la proportion est un peu grande , le burin s’en acquit mieux que l’eau-forte, surtout vers les lumières. Il y a cep** dant des plumes flexibles, frisées .jouantes, telles que ^ île l’autruche, et même celles de la queue des coqs, t]1*1, ébaucherait à beau-forte avec plus de succès. Quelque pt'°c^ que l’on suive , il ne faut jamais se hâter de les couvrit" secondes.
- » Les métaux demandent un travail ferme et brillant cot'1'1' eux-mêmes ; c’est encore une des parties qui réc!aifle burin.
- » La liberté des nuages, leurs formes capricieuses,^* mollesse, seront mieux exprimées par l’eau-forte. Surto1^ ne faut pas pour cette partie consulter les estampes cYJn’^ Carraclie , de Villamene, de Gnlltius , de Muller. Les nuag^ ressemblent a des outres pleines de liqueur. Il faut éviter, que dans les draperies, les formes qui ressemblent à des grotesques d’hommes ou d’animaux, à des tètes gri*11’ çautes, etc.
- >• Les eaux tranquilles ont l’éclat d’un miroir et se gra' t de même ; on peut donc les réserver pour le burin, sa te ri"* rendra bien aussi l’apparence des longues vagues de la 111 un léger travail de pointe en exprimerait mieux l'écume-
- » C’est à l'eau-forte à rendre les tiges noueuses des arb^
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- AC BtlhiN.
- j 9a
- 65 brisures de leurs ccorees , les mousses dont elles sont cou-Cr*es> la légèreté des feuilles. Cependant, Sadeler et d’au-res graveurs au burin ont exprimé ces détails avec succès.
- * D'î général, dans quelque objet que ce soit, les lumières *^es demi-teintes qui les avoisinent doivent être peu char-j>ees de
- travail, et exécutées d’une pointe fine et coupante. 11 Peut l’y faire badiner quelquefois, pour tempérer le sé-des autres travaux. C’est un conseil que donnait un es'l)ab;ie graveur, Nicolas Dupuis, et il le tenait de Du-'9,,.7c , qui s’était formé lui-même à l’école de Gérard Au-
- CnïUi
- Dans les corps arrondis, les tailles, en s’approchant du j. °ur, doivent elles-mêmes s’arrondir. Il faut, ainsi que la j rnie qu’elles expriment, quelles semblent se continuer dans Partie que le spectateur ne voit pas, mais qu’il pourrait °*r s >1 lui était permis de tourner autour de la figure qui s,,Pposée de relief. On trouve des exemples contraires dans °nnes estampes ; mais les bons ouvrages ont leurs défauts. ^ * Des troisièmes tailles sont destinées à achever de peindre, Colorer à éteindre, à sacrifier. Nous avons dit qu’on les
- JW- 7 *
- pa ordinairement pour le burin, il y a cependant des , , les qui demandent un travail fort brut et une teinte ji ' u°nreuse ; c’est là qu’on peut braver les accidents de J^-forte : ils contraindront l’artiste, même timide, à pons-j S°n ouvrage entier à un haut ton de couleur, et devien-heureux quand la plancjie^sera terminée. Les bonnes x~fortes des peintres peuvent inspirer aux graveurs une ace louable.
- interposé entre l’œil du spectateur et les objets laj|> efface les contours de ces objets, en détruit les dé-d ’ ne laisse plus apercevoir que des niasses enveloppées *ti(l,a^eUrs’ c'est; ce clue Ie graveur ll°*t observer, et ces masses ^ ec,ses seront beureusement avancées par le travail de la ^ei les tailles ne suivront pas les tournants des objets,
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- CRAYGltS
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- mais elles seront établies par couches plates : une tour à sieurs côtes, une tour ronde, font le même effet à une gra" distance : cet exemple seul prouve assez que les travaux 1" arrondissent seraient déplacés sur les plans reculés. 00 ^ peut prendre, à cet égard, de meilleurs modèles que les e tampes de Gérard Audran.
- » Il donne aussi l’exemple de resserrer d’autant plus lestff vaux, que les plans sont gravés en tailles fort nourries ; s’affaiblissent et se resserrent à mesure que les plans gagO6/ le fond de la scène. Ce procédé est le plus généralement su1'1 mais d’habiles graveurs n’ont pas craint de s’en écarter.
- » De bonnes raisons peuvent empêcher de les prendre ^ cela pour modèles; d’autres raisons, bonnes elles-mêio^ doivent empêcher de les condamner.
- » Il est est bien vrai que des travaux larges et nourris viennent bien au pinceau fier et coloré qui peint les prem'eP plans, et que la perspective linéaire semble ordonner que^ tailles, en fuyant, se serrent davantage , comme la persp^ tive aérienne ordonne qu’elles se dégradent de force et ^ viennent toujours plus légères.
- » Mais on peut faire une autre observation ; c’est que,5l|( les premiers plans, les formes sont plus détaillées, pafl qu’un moindre volume d’air interposé entre elles et l'œil spectateur, permet de les voir plus nettement ; or, tel détJ qui mériterait d’être observé, ne pourra l’être, si l’on nés®1*1 pas les travaux de ces preneurs plans.
- » Supposons, par exemple, qu’on se propose de graver main d’après un tableau où cette partie soit bien étuJ>^ supposons encore qu’elle ait 19 centimètres (7 pouces)f long dans le tableau, et qu’elle soit réduite à 27 millim^ (1 pouce) dans la gravure. Il sera déjà difficile, dans cette ^ duction à un septième , de conserver les détails même les $
- précieux; mais si l’on ne fait entrer que trois tailles da"s
- millimètres (1 ligne), on sent que Itr difficulté augmenta
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- ÀÜ BÜR1S.
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- Veurs
- m^®e jusqu’à l’impossibilité. Aussi voit-on que les gra-
- qui traitent le plus largement les chairs, resserrent
- ürs travaux sur les extrémités, peut-être moins par réflexion, ^ parce qu’ils y sont conduits par la multiplicité des détails. * M faut encore observer que le plus grand vice de la Vure, considérée comme manière de peindre, c’est d’être
- '8e de laisser des blancs entre ses travaux. Ces blancs ont, °Pposition, d’autant plus de force, que les tailles sont ^ s profondes et plus nourries ; c’est donc sur les premiers * aDs qu’ils pétillent davantage ; mais plus les travaux seront es et moins ils laisseront de ces blancs entre eux.
- ^ * ^est ce qui a engagé d’anciens graveurs, tels que Ilollar, p mPeleu, et parmi les modernes, J.-S. Flipcirt, à serrer à f. Pres également tous leurs travaux, se contentant de nour-Seulenient davantage ceux des premiers plans.
- ” Avant que J.-Ph. Lebas, artiste qui a bien mérité de la
- ®r*vUre, eût fait contracter à ses élèves l’habitude de graver 4 ]a ; °
- P°mte sèche les parties claires des ciels, méthode que son
- ^ ®ple a rendue générale, on écartait ordinairement davan-les tailles pour rendre d’une teinte plus légère les parties 1)11 ciel clair les plus éloignées du spectateur, et les plus voi-I es de l’horizon; c’était encore la pratique de Fivarès, célè-Sraveur de paysages. Il est donc prouvé par cet exemple,. ^,6 des travaux larges , mais tendres, peuvent fuir, et par la 1116 raison, que des travaux serrés,mais vigoureux, peuvent v 1ncer ; et que, par conséquent, c’est par le ton , qu'en gra-j 6> *es objets s’avancent ou reculent, et non pas parce que *rnvaux sont plus ou moins serrés.
- ,j>. même Lebas, à qui l’on ne reprochera pas le défaut ^hdligence, avait pour maximede serrer les premières tailles,
- ,j e sur les plans avancés, pour donner à la gravure le repos •avis
- tin Pr*nc'Pes que nous venons d’établir d’après la pra-e des maîtres les plus estimés, doivep^s’<t|q>liquer aux ou-leur. 9
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- ^8 (ÎRAVL’RE
- vragesà la pointe qui seront terminés au burin. Les peinH qui se font un amusement de la gravure à l’eau-forte, ne 5‘1'[ tachent guère qu’à l’effet, et soumettent leur travail à pe" ^ règles (;).
- » Quoique tous les genres de peinture aient été rendus succès par les différentes manières de graver, soit à la poin!l’ soit au burin, soit en combinant ces instruments, il faut cepe'r dant avouer que certains tableaux semblent demander le c0<r cours du burin et de l’eau-forte; que pour les uns l’eau-f0^ doit dominer, que pour d’autres le burin doit faire la p^ grande partie de l’ouvrage, et que d’autres enfin parais51'1' exiger le burin pur. Sans doute, à l’aide du burin seul, on ‘1V raitpu graver, et bien graver, les batailles d’Alexandre; ^ qui ne regretterait pas que la gravure n’en eût point été P^ parée par la pointe û'Audmn ?
- » Tous les tableaux où dominent des objets que l’art prime plutôt par une indication spirituelle que par une i"1', tation précise de la nature, conviennent mieux au tra'*1 spirituel de l’eau-forte. Tel est le paysage : puisque tou1^ monde avouera qu’il est impossible à l’art de copier scr11^ leusemcnt le feuille des arbres, les accidents de leurs éco^ les brins d’herbes, les mousses,le sable et toutes substances d®11' la terre est couverte ou composée.
- » Les animaux à longs poils, à laine frisée, appartieii',el11 à l’eau-forte par la même raison, aussi bien que les vie'^ fabriques, les ruines, etc. Le travail de la pointe doit don^ dans tous ces objets.
- « Comme la peinture d’histoire doit être traitée d'un P1"1 ceau large et facile, que les petits détails des formes et ^ tons y sont négligés ; qu’elle rend tous les objets de la n.'dl,r<
- et tout avec liberté; qu’elle est ennemie de ce fini extrême(1
- est le fruit d’un travail lent et pénible, il semble, maigre
- beaux exemples contraires, que la gravure n’étant qu’une 1(5 ^i) \ttget l'onicle Omvttrt n featt-forle'
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- au nmuN.
- Uct‘°u de |a peinture, c’est le mélange de la pointe et du bu-^ (l"i doit être consacré aux grands sujets d’histoire. Cette ^ n,ere a plus de moyens que le burin pur d’imiter la fière ^erté de la brosse ; comme elle est plus facile, elle convient ^ ‘acilité qui brille dans la peinture d'histoire ; plus prompte a,ls ses opérations, elle permet à l’artiste de conserver quelle5 ^dncelles du feu de son auteur. Enfin, deux moyens com-doivent mieux réussir qu’un seul, à rendre dans un ltle ouvrage tout ce qui peut être l’objet de l’art de peindre. p * sais combien est imposant l’exemple des Bolwert, des n,iIcs, des Worslcrmann, qui ont traduit en gravure, à l’aide U burin seul, les chefs-d’œuvre des Rubens et celui à'Au-t i. n (~'arrachc; celui des Eilelinck, des Roullet, qui ont mul-P le :ivec tant de succès ceux des plus grands maîtres de ^ance et d’Italie; mais si plusieurs de ces artistes ont imité fa'6*1 ^ ^ur*n les travaux de la pointe, pourquoi n’emploie-
- « °n Pas la pointe elle-même? Et surtout à présent qu’on e fer
- rait un scrupule d’animer le burin, et de lui donner une flq Un raS0llt qu’™ craindrait qui nuisît à son éclat le
- Cl’aleur,
- brillant, à sa plus grande propreté, il est devenu moins
- Ve,1able que jamais à la gravure de l’histoire............
- Connue le burin se pousse avec la paume de la main, au
- ,U se conduire avec les doigts, on sent que sa marche la
- li
- f6 S tlaturelle est la ligne droite. La première difficulté qui se c°utre dans le maniement de cet outil, est donc de vaincre Par Ueur' Quand 1011 a surmonté cette difficulté, et qu’on est fl Ve‘lu a lui donner de la souplesse, le plus grand danger est
- Se livrer au désir de montrer son adresse en lui faisant tra-rdesi-
- i hgnes circulaires.
- une suite île l’amour-propre de vouloir, dans quel-
- le
- (P>e [
- SeUre que ce soit, montrer qu’on est capable de faire ce
- r^i es autres trouvent le plus difficile. Au mérite de suivre la °n préfère le plaisir d’etonner, et l’on abandonne le eau pour se livrer au difficile.
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- GRAVURE
- « Dans les écrits, on recherche les expressions les n)lH naturelles, les tours les moins familiers, les idées les m0'> simples ; dans la musique, on remplace par des traits le cl'8*1 et l’expression ; dans la peinture, on affecte des poses outr^
- taudis que l’homme prend naturellement la position la
- commode; dans la gravure au burin, on se plaît à mon1
- ,tr*
- qu’on peut faire suivre à cet instrument les chemins les p1
- bizarres, tandis qu’il faudrait régler sa marche sur celle qu diquent les plans des différents objets.
- » L’artiste sage évitera ces affectations : quoiqu’il n’ait P1 négligé de se rendre le burin assez familier pour lui faire tfî cer les tailles les plus difficiles, il n’abusera pas de cette 81 sauce, et quittera sa taille commencée dès qu’elle cessera convenir au plan qu’il doit suivre. Au lieu de s’abstenir à p*1 longer la même taille, il en changera, suivant le sens des 1®“’ clés, la marche des plis, etc. Il évitera cependant qu’une sp,t' de travaux brusquement abandonnés et voisins d’une alllf suite de travaux qui les contrarient, offre l’apparence dü^ pièce ; souvent il trouvera moyen de lier un plan à un aü plan, en reprenant et continuant la première taille de ^ pour la faire servir de seconde à l’autre ; quelquefois il se ^ tentera de lui ménager l’office de troisième.
- » Soit donc que l’on prépare une première taille àl®3* forte, ou qu’on l’établisse au burin, c’est à la forme qu doit exprimer à lui prescrire le sens qu’elle doit suivre, longueur qu’elle doit avoir en qualité de première. On vera presque toujours moyen de la lier, de quelque façon 4 ce soit, aux suites voisines de tailles. Dans les draperieS' est quelquefois de l’art de faire contrarier les travaux el1 eux, quand les plis se contrarient eux-mêmes au lieu de suivre. La principale règle, en tout cela, est d’obéir à l’u1^ tion de la nature ou du tableau.
- » Les tailles courtes plaisent dans les eaux-fortes,
- qu’elles sont établies par des artistes habiles, parce qu
- e|lf
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- AU BURIN.
- 10Î
- Initient bien les plans. Cet avantage doit se retrouver dans fP'avure au burin, et il a dans l’art trop d’importance pour doive eu faire le sacrifice à la vanité du métier. Le ,»ra-
- ' <%,
- -le
- raisi
- (IQi manie bien le burin ne manquera jamais d’occasions ' Montrer ce talent, et trouvera toujours moyen de placer
- °nnablcment dans son ouvrage des suites de belles tailles. ^ ’ ^ous avons averti que le losange outré se doit éviter 118 1 eau-forte , parce que les sections des tailles mordraient P- On doit aussi l’éviter au burin, parce que ces mêmes sec-fonnent toujours des taches noires, et que cette sorte de "laison de tailles laisse des blancs prolongés dans la
- c°mb
- un fer de lance ; on ne peut effacer ces taches et
- f°t5>e d’
- ^‘adre ces blancs qu’en multipliant les travaux. Les travaux j, P tuultipliés marquent l'embarras de l’artiste ; il y a de '*rt à 5tra
- acc,
- a bien faire avec le moins grand nombre de travaux qu’il
- Possible.
- I-es chairs ébauchées à l’eau-forte, rentrées an burin, et °mPagnées de secondes et de troisièmes, ont besoin d’être et conduites par cet instrument jusqu’à la lumière.
- ^Pâtées
- *s de
- euu-teintes les plus voisines des lumières, et les jours se-j ail-es, se traitent ordinairement dans la manière mo-s Pl1e> avec des points longs, et s’empâtent avec des points -aides, mais plus légers, et mis en entre-tailles. On rentre P°lnts du côté opposé à celui par lequel on les établit,
- K- lei
- ^'«dr,
- empêcher detre aigus ; souvent il faut achever de
- "a h, °fd
- v«i
- e avec des points faits à la pointe sèche ou à la pointe
- u,*n. Il n’est pas toujours nécessaire de mettre un grand fe dans ces derniers travaux d’empâtement, mais ils doi-t°ujours avoir de la propreté.
- t| introduit quelquefois aussi des points à la pointe sè-bj. au burin, et de formes différentes, pour éteindre les UCS (lu' se trouvent dans les ombres et dans les plus fortes lCs^ leintes ; ce travail est accompagné d’une certaine mol-tIui ne convient pas mal à la chair, et qui ne manque
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- ÇHAVUR1»
- pas de ragoût; mais il doit être inspiré par le tableau. ^ fera souvent mieux de donner à l’ombre plus de fermeté,e# rendant et nourrissant les tailles jusqu’à ce qu’elles soient venues au ton nécessaire. La première manière semble I* plus propre à rendre un grand nombre de maîtres moderfl® de l'Ecole française qui ont cherché le ragoût; la secoué* rendre les tableaux des anciens maîtres d’Italie, qui ontre< cherché la fermeté. Puisque la gravure est une manière ^ traduire, elle doit rendre la fermeté ou la mollesse, l’austéi'*1* ou le ragoût des originaux.
- » Les étoffes grossières seront bien rendues sur les 1®' mières et les demi-teintes par de petits travaux combinés^ burin et d’eau-forte, qui expriment la surface velue de £f! étoffes ; quelques-uns de ces travaux seront rappelés dans ^ ombres; c’est en cette occasion qu’on pourra placer, jus<]ll( dans les parties obscures, des points de toute espèce , et $ tailles courtes qui tiendront lieu de troisième ou de quatriè^^' ou qui seront même capricieusement placés. C’est là que tailles des ombres, établies avec peu d’égalité, acquerront ^ repos nécessaire à l’obscurité par ce mélange de travaux désordre.
- » Mais les étoffes de soie peuvent être réservées au burll)' ou si l’on prend le parti de les établir à l’eau-forte, les taiM* doivent être fermes, propres, égales, n’offrir aucun treml^ ment et n’étre pas trop mordues, afin que le burin poissé^ reprendre comme s’il les créait lui-même ; on leur donne l1 j clat de la soie en partie, par le piquant des lumières, ete> partie par le moyen des entre-tailles ; quelques graveurs, s®11*, recourir aux entre-tailles, ont su donnera leur travail te111 l’éclat des matières brillantes.
- » On peut aussi employer des entre-tailles pour les met®11* polis; mais on rendra peut-être encore mieux leur fermeté I'3* une seule taille ferme, nourrie et serrée; les lumières étroit*’ et piquantes achèveront d’en exprimer le caractère.
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- AU BURIN, 103
- * Le verre est brillant comme les métaux ; mais on exprime transparence en le gravant d’un travail plus subtil, enlais-voir les substances qu’il contient, et en conservant dans travail quelques-unes des formes des objets qui sont der-
- *®re lui, et qui s'affaiblissent en proportion de l’épaisseur du verre<
- ^ * Les eaux tranquilles se gravent par des tailles droites et ^°rizontales, les objets qui s’y peignent se représentent par es entre-tailles, par le renflement des tailles principales, et ^Iquefois par des secondes beaucoup moins serrées que les Minières.
- taill
- «tUre.,
- Les grandes lames d’une mer agitée s’expriment par des es qui suivent le sens de ces lames. On y peut glisser des e'tailles, parce que la mer offre alors l’apparence d’un mé-etl fusion. L’estampe de Balechou représentant une tem-e> est une bonne leçon pour cette partie, et elle a été suivie ec succès par Woollel et d’autres habiles graveurs.
- ^ * Quand on se proposerait même de graver une estampe au pur, jj y a ges 0l,jets qu’il serait bon d’ébaucher à l’eau-^°rtei tels sont les brocards d’or, les contours des grandes fleurs ^ ^offes, les franges, les tapis, et à plus forte raison le feuille eSarbres et d’autres parties du paysage.
- r°cli
- Les roches dures seront bien rendues par le burin; les
- j. *es et pierres molles seront mieux caractérisées par l’eau-rte>fiue le burin lui-même doit imiter en les terminant, pj ” L’est le tableau qui indique le procédé par lequel il sera ^ s C(nivenable de le graver. La manière libre d’un grand ta-6aü d’hisloire indique au graveur l’emploi de la pointe, et ^ “*e lui prescrire même d’avancer son ébauche à l’eau-forte. Manière fine, détaillée et très-terminée de certains tableaux
- Qç » 7
- tjU , evalet, peut faire donner la préférence au burin pur, ^ 'lue ces tableaux représentent des sujets historiques; sur-^auteur Y a dominer les étoffes de soie, les mé-*> tous les objets enfin qui semblent réservés de préférence
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- ORAVERE
- IO4
- au burin , et principalement s’il a plus affecté le précieux ^ le ragoût du pinceau.
- « Le portrait est un genre particulier qui exige une nière de graver qui lui soit propre. Le peintre d'histoire e' eeusé être lui-même le spectateur d’une scène qu’il porte $ la toile : il est à une juste distance de cette scène pour en $ brasser toutes les parties. Il 11’est pas supposé assez près ^ figures pour saisir tous les détails des traits qui forment la & sembiance individuelle ; il 11e voit bien que la physionoi11**' les traits caractéristiques et l’expression des affections de l’ân,f Comme la distance efface les petits détails à ses yeux, coin111* il les aperçoit moins que les niasses, il peint largement, et il d*11* être gravé de même ; les détails qu’il néglige sont recueil par le peintre de portraits ; ils lui deviennent précieux l01-5 qu’ils contribuent à la ressemblance de son modèle; il tient assez près pour ne pas les laisser échapper, et voit ce <ll,J le peintre d’histoire n’a pas dû apercevoir. Sa manière est dofc moins large, parce qu’il voit moins largement les objets; 1 distingue nettement des formes, des tons que le peintre d’h|S' toire est censé n’avoir pas même aperçus; il les porte sl|t la toile, et il doit être gravé comme il a peint. Malgré exemples de beaux portraits gravés avec succès à l'eau-fodf' 011 peut convenir que, pour rendre cette manière moins lihr*' le burin doit être préféré, parce que cet instrument est inci,,f libre lui-même, et parce que sa marche plus lente lui per»,tt mieux de s’occuper des détails.
- >• D’ailleurs , comme le peintre de portraits détaille et te1' mine plus ses têtes que le peintre d’histoire, il ne serait p1’ d’accord avec lui-même, s’il ne terminait pas aussi davanta^ ses draperies; ajoutons, comme lions l’avons dit ailleurs, que ^ peintre d’histoire, s’il est fidèle au costume, a rarement l °c casion de vêtir ses figures d’étoffes de soie ; mais le peintre portraits a chaque jour occasion de revêtir les siennes des p^* belles étoffes, de présenter des métaux précieux, des broder^5.
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-
- ad
- tl I°'>
- ** Perles, des pierres fines, de riches ameublements, et nous
- JeV°ns déjà dit que les objets brillants sont mieux traités dans
- lr caractère par le burin , dont la coupe est brillante elle-
- c > que par 1 eau-forte.
- ^ * Le graveur de portraits ébauche par places, avec autant s°Uplesse que de précision , les parties ombrées de la tète, aux détails des demi-teintes, choisit un travail assez fin
- Pou
- Ptils-
- r 'le laisser échapper qu’un très-petit nombre de ces dé-
- ct comme il s’en trouve encore d’essentiels à la parfaite esseml)!anee sur les parties éclairées, il ne laisse de blanc le point le plus vivement frappé de la lumière. Pour s’ap-P^Ocher par des nuances insensibles et harmonieuses de ce lumineux, il grave ses demi-teintes les plus légères avec esPoints longs, et, s’il a besoin de les reprendre pour ajou-r a leur couleur, il les rentre du même côté qu’il les a établis, ^ sorte que leur côté aigu se rencontre avec le travail qui est e" tailles , et en est la continuation. Quelques-uns de ces
- Points
- I - servent même d’entre-tailles aux travaux qui en sont s Plus voisins, afin de ne point passer brusquement d’un tra-a’l à un travail tout différent. Ces points peuvent être re-l>arclés comme des tailles interrompues; ceux qui composent 1116 "lême taille laissent donc un peu de blanc entre eux, et si ^klanc laissé par une taille en points, se rencontrait avec le de la taille qui est au-dessus, et de la taille qui est au-v*SSOUs, il en résulterait une ligne blanche qui nuirait à l’ou-j H faut donc que les points rentrent les uns dans les au-^ Par digitation, c’est-à-dire comme rentrent les uns dans les res les doigts ouverts des deux mains, et que le milieu d’un j ' soit opposé à l’extrémité du point supérieur et du point j, e''eur, comme les briques se rangent plein sur joint dans ^Pareil des bâtiments. Quoique, dans de très-belles estam-
- 1 ces points semblent établis avec une grande liberté, ils **tpenr l „
- o 11,: beaucoup d art.
- Pour qu’il y ait de l’accord dans le travail, tous les ac-
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-
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- «IUVDHF.
- 1 OÉ
- cessoires doivent être gravés avec le même soin, la propreté que la tête, excepté dans les parties qui demande®1* être sacrifiées. D’ailleurs la manière de les traiter rentre ^ les principes que nous avons déjà établis. On observera se®'f ment que tous les accessoires d’un portrait étant plus détail que ceux d’uu .tableau d’histoire, ils veulent être gravés d'®3* manière moins serrée. La manière large dont Frej, Tf’a Stratige, liartolozzi, etc., ont traité les draperies, serait P^ convenable aux étoffes d’un portrait.
- » Quoique ce soit de la tête que nous avons parlé d’abo^' ce n’est pas ordinairement par elle que commence le grav®®1' il ébauche et avance auparavant les fonds, les accessoires> ** réserve pour sou dernier travail les chairs, les linges, ^ dentelles et les travaux les plus délicats. Ce procédé est m®31* nécessaire; car s’il commençait par graver les parties quie'r gent le plus de finesse dans les travaux, il les ternirait, les ^ tiguerait, les userait même par le frottement de la main, P3* celui de l’ébarboir, par le fréquent nettoiement de la pi3” che, etc. Il arriverait que, pendant le long travail de la gr3 vure, les parties délicates seraient plus fatiguées par ces rations répétées, que par le tirage d’un millier d’épreuves;1 y a même des graveurs qui, par tous les moyens, usent le**” planches avant qu’elles soient finies.
- » Ce que nous avons dit de la gravure des portraits se r3F porte à la pratique moderne que les graveurs appellent P3* excellence la manière du portrait, quoiqu’il puisse y a'3 des manières non moins heureuses de le rendre. On se®1' par les détails dans lesquels nous sommes entré, qu’e^ est voisine de la froideur; mais les Bolswert, les Forsterm^1’1 les Pondus ou Dupont, les Pierre de Jode , les Hondius, 0,1 gravé avec chaleur les plus beaux portrait^ de Fan Inspirés par les travaux de ce maître, faits avec le plus gr3” art, mais avec autant de feu et de facilité, ils laissaient 1»^” mière large sur la tête , et sans compter, sans caresser le”P
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- AU BURIN- I07
- dv*UX, i]s expriment la forme de la charpente, le inouve-des chairs, le cristallin des yeux avec autant de vérité v^e d aisance : 011 ne remarque pas s’ils ont fait de belles gra-es > eux-mêmes ne paraissent pas s’en être occupés, et ils I “d en effet de la gravure excellente , puisqu’elle semble ^ ^Us propre à rendre ce qu’ils voulaient exprimer. On voit *e<irs portraits un caractère de vie, qui se trouve bien rail ei,t dans ceux qui ont été faits avec un soin plus marqué; ^ °nt employé quelques points longs pour approcher des lu-^ercs> et les points semblent placés avec négligence, mais Pognent comme le pinceau. Leurs touches mâles et hardies
- !ler,t tout. Les accessoires sont traités avec la même li-
- lter entièrement les grands maîtres; mais du moins leurs mPes devraient être souvent sous les yeux des graveurs, et
- lue les têtes, et conservent de même le caractère qui IV| CS* Propre. Accordons, si l’on vent, qu’il faille avoir la j eSSC Gros des amateurs, la condescendance de ne pas
- esta
- ^ °ut à présent que la gravure se refroidit de plus en plus, les le$ni^eS deviennent chaque jour plus nécessaires. On y voit Ver*ta^des beautés de l’art, et l’on gémit en pensant que , h ,l0s jours, elles sont si souvent sacrifiées à la froide rna-a're du métier.
- tr ,^e n est Pas assez pour un graveur de suivre les contours tlljC®s dans le tableau qu’il traduit, et d’en exprimer les lu-lt(a*res et les ombres; il doit encore faire sentir la manière du j| *,re et son pinceau. Tout son travail doit changer quand I Se de graver le même peintre ; il faut qu’on 11e reconnaisse tr a Manière du graveur, et qu’on reconnaisse celle du maî-,‘es travaux qui rendront bien un tableau de Raphaël ne
- lu l6l'dront pas pour graver un tableau du Corrige; Rubens K doit
- de
- Pas être gravé comme Carrache, Lanfranc comme
- Corinne, ni Rembrandt comme le Titien. Enfin une ^Pedoit rendre le dessin, l’esprit et le fini du peintre. ^elte partie si imposante de l’art est restée longtemps
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- GRAVURE
- 108
- ignorée. Ou en doit la découverte aux artistes qui ont g1* les tableaux de Rubens sous les yeux de ce maître, ou plut»' ce maître lui-même, qui dirigeait leurs travaux, et les foir à être peintres.
- » Aussi ne se sont-ils pas seulement attachés à rend1-6* dégradations des ombres aux clairs; ils ont encore fait la P' grande attention à cette partie du clair-obscur, si familiè1* Rubens, par laquelle les couleurs propres aident à éte'^1 la masse des lumières et des ombres, parce que certaines^ leurs, par leur éclat, tiennent de la nature de la lumière d’autres tiennent de la nature de l’ouibre par leur obscu^i
- Ainsi, dans les estampes de ces graveurs, tout cequi est ob^ j
- . . .... . . .• ........ ... :___ il. . ,>11*
- tout ce qui est clair, n’est pas toujours de la lumière 0“
- l’ombre ; c’est fort souvent la valeur de la couleur propre objets représentés dans le tableau. On a donc eu raiso'1 dire de leurs estampes qu’elles étaient des tableaux el^ mêmes, et qu’elles rendaient les couleurs; non qu’en e^
- avec du noir et du blanc, les auteurs de ces gravures ^
- ,1
- pu faire du jauue, du bleu , du rouge, mais parce qu’il8 :
- ,<f\
- conservé la valeur de ces couleurs différentes, en sorte
- chez eux le noir 11’est souvent que.l’expression d’une cou1
- |é*I
- vigoureuse, qui soutient et prolonge une niasse obscure,
- clair n’est que celle d’une couleur douce, qui étend et tinue une masse lumineuse.
- » Ils sont les premiers qui aient employé ce bel arti^, et, quoiqu’on se soit attaché dans la suite à les imiter, P J rare que l’on ait eu le même succès, et ils continuent d’obte
- 1 * fP
- les premiers rangs entre les grands coloristes. « Ces art>8 ; » dit un amateur quifait honneur à l’Allemagne, M Jlaye^
- » ces artistes se sont tellement distingués par leurs product'
- » que celui qui voudrait écrire une histoire de la grav"
- » pourrait commencer par ces chefs-d’œuvre une époque6 ^
- l’art. N’est-il pas bien étrange que, dans la peinture
- renferme la source des couleurs locales, on confonde P*
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- A LA Ï'OISTE SECHE. IO9
- Ntuellement les notions des couleurs? Il faudra, à la fin, ^ue le graveur, qui n’a qu’une couleur pour rendre son expression , donne des leçons de coloris au peintre. »
- " ^ous croyons nous être assez étendu sur les travaux de la ‘ure qui porte le nom de taille-douce; il paraît convenable
- i!r'n
- <î
- j 6,1 proportionner la largeur à l’étendue de la planche , ou ^oins à la dimension des principaux objets. Cependant, on > habiles artistes s’écarter avec succès de cette convenance.
- a des estampes d’après Rubens et Fan Dyck, dont les tra-^Ssont fins et serrés, quoique les figures soient d’une assez ^la,ide proportion, J.-J. Flipart, dans la dernière manière, j tra'[é de grands sujets avec une gravure fine et serrée. Cullot, e Clerc, qui gravaient de fort petites figures, n’effectuaient J|*s de travaux très-fins, et l’on peut remarquer même que ^xtrême finesse des travaux dont se sont piqués, en ces der-^rs temps, des graveurs en petit, a fait beaucoup de tort à j Senre de gravure. Elle les a engagés à remplacer par le fini r°*d et léché, l’esprit qui doit animer ce genre, »
- Pointe sèche.
- X
- Pré
- avons souvent parlé de cet instrument dans l’article Cèdent, et nous avons indiqué les différents usages qu’on
- Peut faire dans la rrravure en taille-douce : c’est un troi-I fle moyen ajouté à l’eau-forte et au burin, pour les parties , fines et celles qui doivent être terminées avec le plus
- ^«oin.
- pointe sèche ressemble à la pointe à l’eau-forte, mais elle ^ *a'te avec de petits barreaux d’acier, ou même de vieux arrondis et aiguisés par une extrémité. On les enunan-^ a peu près comme les autres pointes ; mais comme elles
- eut mordre davantage dans le cuivre, et que, par consé-’**> il faut employer plus de force pour s’en servir, 011 a la Utu‘«e de remplacer la virole de cuivre, qui termine ordi-C*ravei tr.
- 10
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- 110
- CRAVCRE
- nairement la partie inférieure du manche, par un morcea11 liège (PL I, fig. 5o).
- Cet instrument opère donc sur le cuivre nu ; sa pointe,i très-tranchante. Rembrandt en a fait un grand usage; ^ comme il n’a pas divulgué son secret, il n’a pas eu teurs. En regardant bien attentivement certaines estampé dernier siècle, on y reconnaît quelques travaux à la p0'||, sèche, mais si rares qu’on ne les a pas même remarqués. ^ premier qui, après Rembrandt, ait fait un grand emploi àel moyen, et d’une manière propre à le combiner,avec les astr? parties d’une gravure soignée, est Lebas : il s’en servait les parties claires des ciels, des terrasses, et même des figuï< en petit. •
- La pointe sèche offre de précieuses ressources au gra'^' de topographie.
- GRAVURE AU POINTILLÉ.
- Nous avons déjà indiqué l’emploi des points dans plusiet,f parties de la gravure en taille-douce; beaucoup degrav^ ont entièrement représenté, par ce moyen, les nus et lesa'Jtrf
- parties qui n’exigent que des ombres très-faibles. Alors)
- points ne sont regardés que comme moyen subsidiaire.
- Les points dont on se sert pour faire les demi-teintes chairs peuvent s’employer de différentes manières, qui to*1^ produisent un effet assez heureux quand ils sont empâtés a' goût, en variant leurs grosseurs et leur densité. On ne pas approcher les points à l’eau-forte trop près de la lui»*^ mais on laisse de la place pour en mettre, au burin ou*^ pointe sèche, de plus tendres, qui conduisent insensible^ jusqu’au blanc.
- Les gravures faites entièrement avec des points, sans Ie ^
- cours de traits ni de tailles, ont formé un genre particu
- qui a reçu la dénomination spéciale de gravure au c’est dans le commencement du dix-septième siècle que
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- ^CUt,
- AU POINTILLE.
- u‘es les premiers ouvrages de cette nature, soit avec le seul, soit par le mélange du burin et de l’eau-forte, et
- 'J«riQ
- |^Setltant à l’œil un assemblage de points ordinairement a°8ulaires et irrégulièrement disposés. Morin, Boulanger,
- îttel,
- Iniques autres ont gravé de cette manière des portraits et eiî) U6S SUjetS historiques. Quelques années plus tard, on
- 5ïec a
- yaun ciselet ou pointe courte et aiguë, que l'on frappait , Un marteau ; mais cette manière , appelée opus mallei, S^ere été bien appliquée que par Lutma, qui a laissé qua-
- !têtes
- ou portraits.
- Wo-
- ers la fin du dix-huitième siècle, plusieurs artistes em-ïerent de nouveaux procédés pour la gravure au pointillé, rent des ouvrages véritablement précieux par la finesse, le ^ 'eux et la grâce : les graveurs anglais surtout s’y distiu-q reiJt, et ce genre de gravure devint tout-à-fait à la mode.
- renaarque les ouvrages de F. Bàrtolozzi et de W. Byland. ^ °ut le talent des graveurs de pointillé ne peut cependant ^ 'aiucre une certaine mollesse et la froideur attachée à ce a'ail, quj est iong et demande plus d’habitude manuelle ^de génie.
- ^ c°ntours , au lieu d’être déterminés par un trait, sont va ,(luéspar une suite de points ronds plus ou moins gros, sui-^ ^grandeur de l’objet.
- 4 g* Part‘es les plus éclairées et celles qui demandent le plus c&i Uesse > se traitent à la pointe sèche :*quelques graveurs' ilsj a<lmirab]ement le burin pour ce genre de travail,
- 1 Fe*'0urneat manière à ce que la lame soit renversée et a!or 6 ^°S tranchant soit placé en dessus; le manche tournant ^ s ’Ws le creux de la main, donne à la pointe un mouve-^Ul Ue Permet Pas ghsser sur le cuivre, mais seu-(le s’y enfoncer, et de produire des points assez pro-et très-réguliers.
- P°iuts , produits par la pointe ou le burin, font bour-er le cuivre , et chacun d’eux est entouré d’une sorte de
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- 1 tî
- GRAVURE AU POINTILLE.
- i
- bourrelet ou rebarbe, qui empêche de les serrer beaucoup premier coup ; mais ou enlève ces aspérités avec le gratt0* et on intercale d’au très points entre les premiers. On re|!°* velle cette opération plusieurs lois, et tant qu’elle est n^j saire, pour obtenir un grain bien uni et aussi serré qu"1'" voudra. .
- C’est donc par la grosseur des points et par le plus "" moins d’espace qui est laissé entre eux, qu’on obtiendra masses d’ombres ; si ces ombres sont trop faibles, on l1* leur donner delà vigueur en les soumettant à l’action de lfJ'| forte. Pour cela , on fera chauffer modérément la pland>e,J on frappera légèrement dessus avec un tampon couvert dl1 assez grande quantité de vernis ; ce vernis, en fondant, s chera à toutes les parties de la gravure, mais ne pénétff pas dans les creux des points qui présenteront seuls le ci*1 à nu.'Ou couvrira entièrement avec un pinceau et du v"r'j de Venise (page .ji), les parties qui ne doivent pas être»111
- dues.
- r
- (je procédé peut aussi être employé pour retouche!' planche un peu usée.
- On nettoiera la planche en la faisant chauffer, et frottant avec un linge fin imbibé d’essence de térébenthû,e de savon mou.
- Il faut bien étudier l’arrangement des points , dans les1 férentes parties du sujet que l’on grave: il n’y a pas de i'^
- fixes pour cela ; mais le goût, la manière de l’artiste, et si'r
- la"1!
- une grande habitude , le guideront suffisamment ; cepen1 ,
- il faut généralement que ces points soient placés régi'!1*1
- !|l"f
- ment, formant entre eux des lignes ou une espèce d’éehi(r
- mais ne jamais les jeter au hasard, ce qui produirait de5 .
- elles et des parties dures. Il faut encore bien observer de p35-,. r
- graduellement des points lins et écartés aux points ph*s et plus serrés (/•*/. U ,/</. 1). -,
- Le pointillé a été appliqué avec succès a la gravure df!>
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- Soett,
- GRAVURE DANS LE GENRE DU CRAYON.
- 113
- ^ites
- Wt.
- es-ct des fleurs. Les grandes estampes qui ont été pro-
- par'ce procédé ont été de mode, comme je l’ai dit plus ^ -mais n’ont jamais été estimées par les artistes; cepen-ailt> il ne doit pas être rejeté pour l’exécution de certains anx. On a, dans ces derniers temps, essayé d’un genre » dans lequel le point était mêlé à la taille, et on a ob-u d heureux effets pour l’exécution des tableaux de ce genre.
- Gravure dans le genre du crayon.
- ^ette manière de graver a été inventée, dans le siècle der-nie* °
- I Spar François, et son origine se trouve décrite dans une ^ettre que cet artiste adressa à M. Saverien (i), et que je crois ev°'r transcrire ici.
- , j*. 174°» écrit M. François, je formai le projet d’un
- 1Vre à dessiner, et je compris que, pour réussir, il fallait tr°uver une façon de graver qui imitât le crayon; j’en fis t 1,11 essai, dont on peut voir les estampes à la Bibliothèque t du roi. çet essa; ne me satisfit pas assez pour que je conciliasse. Je méditai, et je fis de nouvelles expériences; et,
- ^ Ilfii content de mes succès, j’attendis du temps et de mes tedexious de plus grandes lumières. Ce ne fut qu’en 1750 H C|Ue je me hasardai à faire un nouvel essai d’après les des-t Sl,ls d’un professeur de Paris. J’en fis voir des épreuves à ^ |dtisieurs personnes; mais je ne les distribuai point au pu-^ ,c’ On m’engagea à perfectionner cette invention ; et, en-
- t C°Uragé par ces sollicitations , je parvins, en 1763, à imiter , jSsez bien le crayon; de sorte qu’en 1756 j’en fis six * ^Ue CrUS Pouv®*r Présenter a M. le marquis de
- , ,ar*9ny, directeur et ordonnateur général des bâtiments , 11 r°i et des Académies ; j'en donnai aussi à l’Académie r°Vale de Peinture, qui en parut fort satisfaite. M. le mar-
- (l) £
- xtraà d’une lettre de M. François, graveur, à M. Saverien , sur l’utilité du te l’ÿ61 SUr *a gravure dans le goût du crayon , imprimée à la fin du premier volume
- rfej Philosopha modernes. Edition ia-ia, ou 4 volume*, 1773.
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- GRAVURE
- >14
- quis fut instruit de cet accueil quelle avait fait à mon vail ; et, attentif comme il est à favoriser les découve|tr utiles et à récompenser ceux qui les font, il obtint d»11 une pension dont il me fit délivrer le brevet. Ce généff|l> protecteur des arts ne se borna pas là : en 1708, il 1,11 donna le titre de Graveur des dessins du Cabinet du celte nouvelle faveur me lut accordée à l’occasion du r‘1ly port quel’Acadéinie royale de Peinture avait fait de couverte (1).
- » Vous connaissez, Monsieur, mon zèle pour le progrès
- » .arts et mon désir de bien mériter des humains; vous c<lllf » prenez que de pareilles satisfactions devaient m’enfla»11"' » davantage. Aussi je redoublai d’ardeur, et j imagiu;» 1,1 » graver les dessins lavés et ceux au crayon noir et blancs" » papier gris ou bleu. Je me suis contenté de faire voir j"
- » qu’ici mes premiers essais, en attendant la perfection dc"f » idées ; j’espère allier cette dernière manière de graver » celle qui imite le crayon rouge, en réunissant la planche1 » crayon rouge à celle du crayon noir et blanc, afin de d(" » 11er au publie des planches qui imitent les trois crayons-» C’est ainsi que je parlais, Monsieur, en 1760; ni:»’1
- n’était alors qu’un projet, qui a été saisi avidement 1
- quelques artistes, et que je leur abandonne d’autant
- (1) Extrait dos registres de t'Académie royale de Teinture et de Sculpture.
- Du samedi né novembre 17^7. '
- « Le sieur François, graveur en laîlle-donce, a fait présenter à F Assemblé . estampes <j u'îl a gravées dans une manière non usitée jusqu'à présent, cjui maniement largo du crayon. L'Académie a fort approuvé ce genre de gravure, ... très-propre à perpétuer les dessins des bons maître*, et à multiplier les exempt r. plus belles manières de dessiner. I,cs moiceaux que le sieur Fkvnçois a exécutr* cette manière, ayant pareillement été approuvés par lu Compagnie, elle a secrétaire de lui délivrer un extrait do la présente délibération. ^
- Je soussigné secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Teinture et de Sc|l*l'11* certifie le présent extrait véritable et conforme à l'origiual.
- Taris, ce aG novembre 17^7.
- S'ÿtif Cochii.
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- DANS LE GENRE DU CRAYON. H ü
- * v°Ioiuier3, que j’ai reconnu que cette gravure demande des S0|ns qui ne sont pas digues des grands artistes : il faut s’en te,dr à une manière libre et simple, qui permette de joindre *0,ites les différentes gravures sur une même planche. Pour Htettre à exécution, j’ai profité de l’occasion que j’ai eue graver un portrait du docte AI. Quesuny, médecin con-' citant du roi; on remarque sur cette planche, pour la gravure , la même diversité qu’il y a pour la peinture dans e fableau, ce qui, jusqu’à présent, est sans exemple. La tête portrait est comme une manière noire rengraissée ; l’habit es* au burin; le cadre et le fond sont d'un crayon simple ; les livres qui servent d’accompagnement contiennent des ^essins lavés, et le piédestal est un crayon noir et blanc; les différées crayons qui s’y trouvent sont travaillés de la ma-,1,ere simple, sans mécanique. C’est cette manière que j’ai °fterte à l’Académie, parce qu’elle est si facile, qu’il ne faut 1>US plus de peine ni d’autre mouvement que si l’on dessi-ll:,it ; ce qui la rend digne de nos grands dessinateurs, l'n e^et, il n’est point question de ciselets ni de marteaux, CoiUine dans la manière que j’ai montrée à mes élèves lors-(IUe je résolus de ne m’occuper qu’à la perfection de celle-C|> pour laquelle je ne négligerai rien , quoique j’aie repris a taille-douce au burin. »
- ^e,>iarieaux s’est approprié ce nouveau genre de gravure,
- t>0f(
- a 'vilement perfectionné, qu’il peut, sous beaucoup de rap-
- s> en être regardé comme le créateur.
- | °Ur parvenir à imiter les accidents et les irrégularités que ^lïrniu ,|u papier occasionne dans un trait fait au crayon, on t Sert d’une pointe divisée en plusieurs parties inégales, et on ace> en la tournant dans les doigts sur un cuivre verni, le °«r des ligures; puis on imite les hachures du dessin, soit Cette pointe, soit avec des roulettes qui présentent égale-
- R leur circonférence des aspérités inégales.
- <s roulettes se composent d un cylindre d’acier plus ou
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- CALCOGRAPHIE.
- Il6
- moins large, suivant la force que doivent avoir les tailles ; f cylindre, à surface dentée, est percé dans son milieu, et sur un axe rivé autour duquel il tourne avec facilité : let(^ est fixé sur un manche semblable à ceux des pointes (P^‘ fig. 2). Cet instrument est représenté en grand (PI. ^
- On se sert de cet outil en le tenant très-penché sur la pi3" che, de sorte que la roulette porte bien et marque de toute^ largeur sur le cuivre; on peut, en le relevant graduelleme"’ diminuer insensiblement la largeur des tailles.
- En général, il en est de cet instrument comme de tous autres, l'habitude de s’en servir indique mieux que ce qu^ écrirait, tout le parti qu’on peut en tirer.
- Lorsque le premier travail est mordu , on termine en pâtant le cuivre avec les mêmes outils, jusqu’à ee qu’on3)1 obtenu l’effet désiré.
- Ce genre de gravure, qui était employé avec succès p°ll( fournir des principes et des modèles pour l’étude du dessin»e' maintenant remplacé avec avantage par la lithographie.
- Si l’on veut imiter un dessin fait aux trois crayons, la vure se divise sur trois cuivres; l’un servira au tirage en rouü6 un autre au tirage en noir, et le troisième donnera le blaO3 cette triple impression se fait successivement sur le même P3 pier, et les raccords ont lieu au moyen de repères. Ce tra'3' demande beaucoup de soin et d’attention, et produit rareifl3'1 un résultat bien satisfaisant.
- Ou a quelquefois employé un pointillé assez fin pour i«,J
- ite'
- le lavis; mais cette gravure est peu solide et d’un travail fr°|P On peut en voir un exemple en consultant les cinq ord1^ d’architecture gravés ainsi par Duruisseau, et qui sont» J crois, les chefs-d’œuvre de ce genre.
- Calcographie.
- Les Anglais ont une autre méthode de graver à l’eau-f°ftê en imitation du crayon,et qu’ils nomment soft ground et chM'
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- CALCOGRAPHIE. 117
- nous appelons quelquefois calcogmphie ; voici cornant ils
- l’exécutent. Us ajoutent à 3 parties du vernis em-°ye ordinairement, une partie de graisse de porc, plus ou
- 'Nus
- suivant la température, puis enduisent et enfument,
- cNrneàl’ordinaire, enayantbiensoinde nepastoucnerce ver-jusqu’à ce qu’on ait posé le papier dessus. Dans cet état , 0|) esquisse son sujet sur une feuille de papier bien mince, à '"Primer, ou de papier végétal, qui a quelques centimètres "Plus sur tous ses bords que la planche ; on l'humecte d’eau 0,11 applique avec adresse sur le vernis; on rabat les bords ^'dessous, on les colle sur le dos de la planche, et on Ndonne quelques heures jusqu’à ce que le papier soit sec; °rs> en appuyant la main sur la règle de bois, 011 prend un Ctiiy°n de mine de plomb, H et H Iï, et 011 dessine correc-'“‘ent son sujet sur le papier, en appuyant fortement sur 's'ouches prononcées , et plus légèrement pour celles plus 'cates, suivant que le vernis est plus ou moins dur, la tem-ie,ature et l'effet qu’on veut produire. Plus le vernis est mou, ^l's le crayon doit être tendre. Lorsque le dessin est terminé, l" enlève avec soin le papier sur la planche, et partout où
- Crayon a passé, le vernis adhère au papier et laisse le ('l)iy
- Vin
- re plus ou moins à découvert. On borde alors et on fait
- e une première et une seconde fois si on le juge né— lSa're. si l’acide a été appliqué avec adresse à la planche, lîravure reproduira exactement le dessin tracé sur le pa-et ou.verra du reste, en levant celui-ci. et en le retour-s’il n v a pas quelque retouche à faire avant de faire Sfdre. "
- Ou
- "nu
- N:
- CCSi
- Pie; i Nu
- peut combiner ce genre avec celui de l’aquatinte, et les ls'fis angla is assurent même qu’il donne des contours plus pour un fond d’aquatinte, que la gravure ordinaire à ea" forte.
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-
- GRAVURE
- 118
- GRAVURE EN MANIERE NOIRE OU MEZZO-TINTO.
- Ce genre de gravure, inventé par Louis Siegen, lieuteii3'1* au service du prince Robert, palatin, en 1611, a été pratif* avec le plus grand succès en Angleterre. Il se rapproche b63ir coup, par ses effets, du dessin au lavis. Pour l’exécuter,0# se sert d’un cuivre grené de telle sorte, qu’il produit pa6 moyen de l’impression une teinte noire, unie et veloutée»{l on tire les objets de l’obscurité en abattant les grains et $$ tant la planche. Il faut, dans ce travail, imiter les peint!’6* c’est-à-dire qu’on doit commencer par faire le coulé, ou ^ première couche, avec de larges parties, pour finir ensu^ par détails, et placer en dernier lieu les grands clairs. lN'0ll> reviendrons sur cette manière de graver, mais nous devo*15 d’abord nous occuper des opérations préparatoires. En é,r gleterre on trouve du cuivre tout préparé, et les artistes ^ sont presque jamais dans la nécessité de se mêler de ce R3 vail mécanique ; il en est de même aujourd’hui en France’ où ce genre de gravure est peu répandu, malgré les ava1’ tages qu’il présente dans beaucoup de cas, et on doit àM. S311 nier, habile mécanicien, unemachine pour préparer les pland^ pour la manière noire.
- On se sert, pour grener la planche, d’unNiutil d’acier nofl1^ berceau, qui a la forme d’un ciseau, dont la partie tra3 chante, formée par un biseau (fig. 4, PI. II), est circula'^ On grave sur ce biseau, et à l’aide d’un burin, des tra*1' droits, fins et très-serrés, en leur donnant cependant ^ assez forte profondeur. On fait tremper cet instrument, et3,1 l’aiguise ensuite sur la pierre à l’huile, en arrondissant^’ deux extrémités, qui, sans cette précaution, marquerai611 plus fortement que le milieu, et feraient des taches ; les Pe tites dents ayant ainsi acquis un fil très-aigu, ou condü,f‘ l’outil sur le cuivre, d’abord parallèlement à l’une des lig3*4 du cadre que l’on aura gravé d’avance, eu le balançant5311
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- EN MANIÈRE NOIRE OU MEZZO-TINTO. Il9
- Jppnyer beaucoup, et en rayant ainsi par bandes horizon-es toute la superficie du cuivre, à la seule exception des ^arges. On opérera de la même manière dans le sens opposé, est*à-dire en tenant le berceau dans une direction perpendi • Claire à la première, ce qui couvrira la planche d’une mul-(*e de petits carreaux ; puis on recommence une troisième ls> mais diagonalement, ou d’un angle du cadre à l’autre. C<* trois opérations achevées, c’est ce qu’on appelle un tour, ^ Pour qu’une planche produise un grain bien noir et bien 11 > *1 faut faire une vingtaine de loui-s.
- Quand la planche est ainsi préparée , on décalque le sujet 1 °n doit graver, en s’y prenant de la manière indiquée „ r la gravure en taille-douce, mais sans vernir le cuivre. ^ Peut seulement remplacer la sanguine par de la craie pul-
- ^> qui se voit mieux sur le grené noir du cuivre, et ar-rete
- lela Chine.
- doit être muni de racloirs, grattoirs et brunissoirs (1), Candeur et de force variées. C’est avec ces outils que l’ar-
- j ensuite le trait avec de la mine de plomb, ou de l’encre
- %
- c°mmence à opérer, en enlevant et en faisant disparaître Ypérités , dans les endroits qu’il a dessein de rendre plus ^ Umins lisses, pour représenter l’effet du clair-obscur par | Uuances plus lumineuses, et absolument blanches dans ^ Parties luisantes ou brillantes : ce genre de travail a donc 4 de détruire l’ouvrage du berceau, et de distribuer
- Ml.
- a«c partout où il est nécessaire, au lieu de distribuer les r6ssur une surface unie, comme dans la gravure en taille-M°ace.
- ,je est absolument ce que fait celui qui dessine sur du papier c°oleur, et qui rehausse avec du blanc les parties saillantes ji^'drées : aussi ce genre de dessin est-il un exercice inusable pour les graveurs qui veulent faire la manière
- ; CB taille-doucB.
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- 110
- ciuvuriF,
- noire, et letude à laquelle ils doivent s'attacher principe ment.
- Il faut ne point se presser d’user le grain , dans l’espér3
- A
- d’avoir plus tôt fait, car il n’est pas facile d’en remettre g"3
- • I ^
- on en a trop ôté , surtout dans les demi-teintes; mais u 13 rester toujours partout une légère vapeur de grain, exrf sur les brillants. Si cependant il arrivait que quelques p'11^ fussent trop éclaircies, on les repasserait avec de petits^
- Il est utile de faire tirer une épreuve vers le milieu du
- vail pour voir l’effet qu’il produit, et connaître plus posd1’j ment les parties qui demandent de nouvelles touches; ou^.j aussi noircir la planche avec le tampon de feutre, ce qui ^ ressortir et apprécier l’effet de la gravure.
- U est des sujets qui ne peuvent pas être traités par ce ge3f
- de gravure, qui est principalement propre à la représenta
- des plantes, des (leurs, des fruits, des objets d’ornemeu1 or, argent et cristal, des armes, etc. ün réussit à faire s , manière noire de bons portraits, tels que ceux que nous ^ laissés Smith et G. IFithe. On doit préférer ce genre de gra'
- à tous les autres, pour représenter les lumières artifice1
- 0
- comme celles d’une lampe, d’un flambeau, du feu, en nu
- I#
- tous les effets de nuit, ce qui lui a fait donner sans doitte | nom qu’il porte. .Son défaut est de manquer de fermeté, et
- n’être pas susceptible de recevoir ces touches savantes et
- dies qui distinguent la gravure à l’eau-forte. Il est aussi1 _ rare que l’on réussisse à faire des lumières brillantes, il fl.(
- presque toujours quelques traces sur la planche , qui reO1'
- les parties claires un peu sales. T.a manière noire est elle colore beaucoup, et elle est capable du plus grand*’ ^ par l’union et l’obscurité qu’elle laisse dans les masses;111 , elle ne dessine pas toujours spirituellement, et ne se proto 1
- aux saillies pleines de feu qui distinguent les autres gel
- On peut lui reprocher encore de ne pas tirer un si 8
- fi*1''
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- AU LAVIS ET AQUATINTE. 121
- "0,1lbre de bonnes épreuves; cent ou cent cinquante, deux Cent« lorsque le travail a peu de finesse, fatiguent une plan-au point qu’il faut la retoucher ; mais la prestesse avec Quelle elle s’exécute remédie en quelque sorte à cet incon-'euient : les premières épreuves ne sont pas les meilleures, ^rce qu’elles sont presque toujours trop noires, et qu’elles Outrent trop d’âpre tés.
- l'embrandt, après avoir vu quelques-uns des premiers Sceaux en manière noire, a sans doute remarqué les heu-^eUses combinaisons des plus beaux effets de jour et d’ombre, °lîtce genre de gravure est susceptible. Ce bel effet dut né-Ces9airement excitpr son admiration. Il chercha à en produire "n semblable par le moyen de l’eau-forte, en croisant les > dans tous les sens, et son génie sut si bien vaincre les acuités, crue ses chefs-d’œuvre, relativement au clair-ob-
- $£l 7 1
- r> surpassent tout ce que la manière noire peut produire de
- "‘‘eux. ‘
- lue
- gravure en manière noire est difficile à imprimer, parce
- œs lumières étant creusées sur la planche, offrent des
- stacles à l’ouvrief pour être bien nettoyées. On doit choisir j^Urce tirage un papier d’une pâte fine et moelleuse, et le a*'ser plus tremper que pour les autres genres de travaux. Le lr doit aussi avoir plus de finesse et être plus liquide.
- GRAVURE AU LAVIS ET AQUATINTE.
- genre de gravure qui va nous occuper, et celui qui le semblent, sous plusieurs rapports, rentrer dans le do-c ltle de la peinture ou du dessin; aussi les procédés qui con-"rent à leur exécution ont-ils été variés à l’infini, et chaque ^l'ste a-t-il son secret pour arriver au but avec plus ou moins e Succès. Je donnerai différents procédés, j’indiquerai ceux j^e 1 on doit adopter de préférence, mais j’engagerai toujours Personnes qui cultivent cette partie de l’art du graveur, à
- (*>'uveur. 11
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- chercher des moyens nouveaux qui s’adaptent à leur gettf^ talent et à leur manière de travailler.
- La gravure, au lavis consiste à laver sur le cuivre, avec I forte et le pinceau, comme on lave sur le papier avec del *’11^ de la Cliineou de la sépia. Les estampes gravées de cette inafl*^ par un bon peintre ou un bon dessinateur, peuvent étre,f gardées comme autant de dessins originaux, car elles e» **
- toute la liberté, toute la touche, enfin tout le mérite ;te sont celles de J.-B. Le Prince, qui a porté cette manière • graver au plus haut degré de perfection.
- Les premières opérations de ce travail sout les mêmes t pour la gravure du trait à l’eau-forte, qne nous avons trs|t? ci-dessus ; il faut observer cependant que l’eau-forte de'3* ici avoir action sur toute la superficie de la planche, il ^ apporter un soin particulier dans le choix du cuivre : c<^ dont se servent ordinairement les graveurs, le cuivre ro^ pur, est sujet à de graves inconvénients, il est le plus sou'^ trop poreux, l’acide y trouve des passages qui s'oppose1111 l’exécution d’une teinte unie.
- Le cuivre, aigu dans des parties, et mou dans d’autreSi^ encore plus mauvais et plus sujet à des inégalités de ^ tout-à-fait préjudiciables.
- On parviendrait à avoir de meilleures planches en empM3"1 un mélange composé de deux parties de beau cuivre rose||Cl et d’une partie de bon laiton.
- On procède pour le trait absolument comme pour la Q(3 vnre ordinaire d’eau-forte, mais en employant des poi,,tP plus rondes, moins mordantes, qui découvrent seulement cuivre sans le couper ni l’entamer. On doit faire mordre c< trait avec un acide très-doux, opérant lentement et éga* ment.
- Le trait étant ainsi gravé, on doit nettoyer la planche-- 1 procéder comme il suit sur le cuivre nu :
- Couvrir avec du vernis de Venise (p. 4»),mêlé de noir de ^
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- Hiée,
- AU LAVIS ET AQUATINTE.
- iî3
- Part:
- totites les parties delà planche qui doivent rester blanches, Vivant bien exactement tous les contours des figures et des les qui doivent être gravées ; border ensuite avec la cire ^ e> et couvrir le cuivre avec 2 millimètres (1 ligne) d’épais» r deau-forte affaiblie avec de l’eau: le nu du cuivre sera I 'lue, et il en résultera une teinte égale, unie et faible. Ou ^ era la planche, et après l’avoir laissée sécher, on couvrira
- ^0|Jr exprimer les demi-teintes. O11 recommencera ensuite la ^ toe °p£ration, par laquelle on peut obtenir deux ou trois ^'Ues différentes, mais douces, légères, et formant un grain
- ec vernis de Venise toutes les parties qui ont assez de force
- °ur obtenir plus de vigueur dans les tons, on enlèvera le Qisde
- Venise, et l’on rendra de nouveau le cuivre bien pro-
- Hi
- t ' ^ans cet état de choses, 011 couvrira la planche avec du ^'s ainsi composé : '
- v^Qttore sur un feu modéré deux parties, en poids, de cire
- . He> avec une partie de poix de Bourgogne, dans un pot de toc,
- Ht,
- er> en différentes fois, deux parties de colophane en (^le, ensuite une demi-partie d’asphalte, aussi en poudre; va ut étant bien fondu et mêlé, jeter cette composition dans un j plein d’eau tiède, en passant au travers d’un gros tamis 1 fi
- a, et en former une ou plusieurs boules qui seront enve-^esde taffetas neuf; employer ce vernis comme il est in-j 1 P°ur la gravure à l’eau-fort^. j,]^ Planche étant ainsi couverte d’nne couche de vernis, Iç ePaisse que celle qui sert à faire mordre l’eau-forte dans 0r<l!tla‘res > 011 maintiendra la planche assez chaude ^ ‘fae ce vernis reste limpide comme de l’huile. On mettra 1,11 tamis moyen du sel marin purifié, séché sur de la fe chaude , dans un vase de terre non vernissé, décré-pulvérisé comme un sable, et on saupoudrera la d’une assez grande hauteur, bien également, et de
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- GRAVURE
- 134
- JU
- telle sorte que le sel pénètre dans le vernis jusqu’au n" 9 cuivre. Cette opération, d’où dépend la beauté de la grav"1*1 doit être faite vivement; on penche la planche pour l"^” barrasser de l’excédant du sel qui ne s’y est pas attaché! ^ fait recuire un peu le vernis, qui alors est transparent/ laisse apercevoir le trait et les teintes qui sont déjà gra'^ sur le cuivre.
- On pose ensuite la planche dans une boîte de bois o" plomb, ayant 5 ou 6 centimètres (i pouce io lignes ou 3 P^ ces 3 lignes) de profondeur, et, avant qu’elle ne soit refr°*^’ on la couvre d’eau que l’on épanche, et que l’on renoué jusqu’à ce que le sel soit entièrement fondu et enlevé. il1* suite que le vernis, au lieu d’être uni, est maintenant por^j et laisse le cuivre découvert sur une multitude de points ^ fins et très-serrés.
- On reprend le travail de la gravure en bordant d’abot" planche, et préservant la cire et le vérnis de tout contact/1 posant la main sur une planchette en bois très-mince et t1^ léger, élevée de 4 à 5 centimètres ( i pouce 6 lignes à i P°U1 io lignes), et pouvant facilement se mouvoir. On doit c® ! mencer par recouvrir les demi-teintes et toutes les partie 4, ont acquis assez de force par les premières morsures fa*teS l’esprit de nitre, laissant libres celles qui doivent recevoir 3, augmentation de ton. On fait mordre ensuite avec l’eau-^ à couler, on lave la planche, on la fait sécher de nou',eJ et on couvre encore successivement, et autant de foi* ^
- jjf
- cela paraît convenable, de manière à laisser toujours sou1" aux acides les parties qui doivent donner plus de noir à ^ pression. ^
- On conçoit facilement qu’il est impossible de donn«r ^ règles à suivre pour l’exécution de ce travail, tant p°llf jd direction du pinceau, qui doit obéir au goût et au tal"111'; l’artiste, que pour le temps qu’on doit laisser agir Ie jj forte, opération qui est subordonnée non-seulement 3
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- AU LAVIS ET AQUATINTE. 125
- £
- °rce de l’acide, ruais aussi à la nature du sujet que l’on «rave.
- ('n peut remplacer le sel marin par des os de mouton cal-l,1®s et pulvérisés, ou par des os de vache; mais ces poudres s°nt pas assez pesantes, et forment une terre alcaline qui e ^'ssout promptement par les acides; cette terre, eu dimi-la force du dissolvant, laisse toujours une crasse 0lleuse dans les petites loges qu’elle s’est formées, au lieu ^'e ^ sel marin purifié laisse nettes les petites cellules qu’il ('ta't faites, dont le dissolvant s’empare en ménageant les ^rt>es qui l’entourent, défendues par le vernis.
- Quelques graveurs remplacent le sel par du sable lin.
- ^ premier aperçu, ce travail semble exiger beaucoup île !Ï1PS; mais quand on a ses matériaux tout prêts, et qu’on a
- ï't’O!
- ï;iri
- un peu d’habitude, on obtient des résultats aussi njpts que satisfaisants.
- ’>'11 on veut donner plus de soin et de finesse à sa gravure, ler davantage les teintes, et les fondre plus parfaitement
- l),)es dans les autres, on peut, la première opération étant V a:
- "niée, et aussi avancée que possible, se servir d’un mor-
- ainsi composé : broyer ensemble, à sec, deux parties ^ Sel marin , deux parties de sel ammoniac , et une partie de r^~de-gris : le tout, bien mêlé, doit être gardé dans un l!,e de faïence. Quand on veut s’en servir, on en prend la s. ’^Ué nécessaire, que l’on broie bien sur une glace avec du °P de vieux miel, pour lier la composition ; elle coule fa-,,e,tlent sous le pinceau, et s’emploie comme une couleur.
- composition attire l'humidité de l’air, c’est pourquoi il ^ faut mettre que le moins possible de sirop (i), parce qu’il ^ «Utaquer le vernis.
- "a planche étant bien sèche, tout ce qui a assez mordu
- (çj sirop sc trouve naturellement au fond des tonneaux de iniol ; on petit le remit. ' du miel, <[ni est cejiendant moins aride, ou par de l'eau-forte saturée do 1,10 *
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- I2Ô GRAVURE
- étant couvert de vernis de Venise, on pellera de l’ail et 10,1 en frottera légèrement la superficie du cuivre, qui, ét3l)t séché de nouveau, pourra recevoir, avec un pinceau, ^ touches de mordant dans les endroits qui demandent de ^ vigueur ; quand ce mordant est bien sec , il faut le cou'rlt aussi de vernis noirci, comme tout ce qui doit rester au-^e5' sous de ce ton, pour continuer de même aux teintes suivant d’un plan à l’autre, laissant à découvert les parties qui e*1 gentla plus forte teinte, jusqu a ce quelles soient parven^’ au ton convenable. Si, après s’être servi du mordant, on la nécessité de donner plus de ton, on met par-dessus , aveC un pinceau, de l’acide nitrique ou de l’acide acétique distiHfl ce dernier est préférable, parce que le pinceau s’y consei'vî et se soutient mieux. Mais ces liqueurs ne doivent être ei®' ployées que lorsque le mordant a fait son effet, ce qui se i’e' connaît non-seulement par sa teinte, mais aussi parce qu’ü sec. Il n’en faut mettre à la fois que la quantité suffisante p°l,r l’humecter.
- On peut, avec le mordant épais, faire un trait aussi dé^1 qu’on le juge à propos; il se détachera très-net; on p^1 même le repasser avec les liqueurs dont je viens de parler, n’en mettant à la fois qu’une très-petite quantité.
- Ces touches sont principalement précieuses pour le fettt^( des arbres.
- On peut encore employer, pour les dernières et les p'lli fortes touches, la dissolution d’argent (i), qui, étant pl,rC' opère avec beaucoup plus d’action, et pénètre plus a''3"1 qu’aucun autre acide.
- (1) Dans une petite quantité d’acide nitrique, comme plein un Terre à liqueOr'^ fait dissoudre dans un îuntras, sur les cendres chaudes, de l’argent fin , tant q11 pourra dissoudre; on décante du ns une fiole en verre. II faut bien étudier . qu'il produit sur le cuivre, et qui est très-violent : on peut se servir d’une petite ép^ pour enlever l’argent qui se dépose sur la superficie, quand l’acido s’est emp»rl! cuivre; cette éponge doit avoir été humectée et bien pressée avant d'en faire ussfî*'.
- On peut mettre fondre dans cotte dissolution de la gomme arabique, pour faif{ ” traits plus nets, mais elle affaiblit son effet.
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- AU LAVIS ET AQUATINTE. I27
- La planche doit être nettoyée avec du savon gras et de
- eau-forte.
- Les parties trop dures peuvent être adoucies avec le brûloir.
- hans certains cas, et avec de l’habitude, on peut ne pas
- 4,
- encer par faire mordre le trait, mais on détache le ess'a par des demi-teintes, pour donner sur la fin des touches ')*Us 'igoureuses.
- j, L arrive par fois des accidents aux planches vernies pour *lUatinte, et le plus commun comme le plus dangereux de 0lls est celui où il se dépose des gouttes d’eau ou d’humidité ^ Ie vernis, lorsqu’il commence à grainer. L’effet de ce est de rendre le grain beaucoup plus grossier sous les ^Wtes d’eau que dans les portions environnantes, de façon Hlp ^Uanc^ on Ld* mordre on obtient un marbré ou un poin-,e là où on a besoin d’une teinte plate: cet accident ar-j instamment quand on se sert d’alcool trop faible ou ^°P étendu ; mais il se présente aussi quelquefois avec les l.C°°ls concentrés. Voici le moyen qu’emploient quelques ar-pS'es pour y remédier : on laisse faire le grain , et lorsqu’il Complètement formé sur les portions les plus profondes a planche, on enlève celle-ci et on la plonge immédiate-
- ^°tdaus un grand bassin rempli d’eau froide, de manière à
- , ^ toute sa surface soit immergée immédiatement et d’un
- se„l 0
- 1 coup. Alors on fait sécher, et quand le vernis est sec, il
- ^couleur naturelle en certains points, et est blanc dans
- 3lltres, ce qui n'empêche pas de mordre également,
- 1^ 0tütne le principe de ce genre de gravure est de couvrir
- Penche avec une poudre ou substance qui prend une
- ( ^ granuleuse , afin d’empêcher l’eau-forte d’atteindre les
- ^ r°its où les particules adhérent, mais de la laisser agir
- ,.*!* •es interstices seulement; on conçoit combien on peut
- ynon-seulement les matières qui peuvent servir à cette
- ration, mais encore la grosseur des granules qui doivent
- le cuivre.
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- r. bavure
- 128
- On peut saupoudrer une planche avec de l'asphalte,*^ poix de Bourgogne, de la colophane ou arcanson, de la copale, de la résine commune, du mastic, ou toute au^
- résine.
- La résine commune est le plus généralement employé cependant la gomme copale résiste mieux à l’action ^ acides.
- D’après M. Deleschamps, c’est le galipot et rarcan»0* noirci, à raison de quatre parties du premier pour douze ^ second, qui sont préférables , comme donnant des grains nets et plus brillants.
- Il y a différents moyens de saupoudrer un cuivre.
- Pour tous , il faut se placer dans un endroit bien clos, ^ il n’y ait aucun courant d’air, et où aucune poussière ne 50 agitee.
- O11 peut suspendre une mousseline tendue sur un cbâs-'1" au-dessus du cuivre, à 33 ou Câ centimètres (1 ou 3 pieds)^ distance, et s’en servir comme d’un tamis, pour y la1’5 passer une poudre fine de résine, qui , tombant ainsi J11,1 certaine hauteur, s’étend assez également. Mais 011 doit ferer le procédé suivant :
- Avoir une boite de bois léger, d’environ 1 mètre (3 pie^ de longueur, sur (io centimètres (1 pied 10 pouces) de lar()e|l| et 1 mètre (3 pieds), ou même 1 mètre ?.5 centimètres (3 p'e‘
- 10 pouces) de hauteur; un des petits côtés s’ouvre cota1
- une porte, et sa partie inférieure doit laisser une ouvert11
- longitudinale par laquelle on peut placer une plancha cuivre sur le fond de la boîte.
- On introduit, par un petit trou pratiqué au bas de l’ut1
- dé
- côtes, le bout d’un soufflet que l’on lait agir assez forteu^
- pour enlever et répandre, dans tout le vide de la boite
- la poudre de résine très-line qu’on y aura déposée. Lais*3
- pendant quelques secondes, tomber les parties les plus gf°:
- 1#'
- et les plus lourdes de la résine, on placera le cuivre su*
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- AU LAVIS ET AQUATINTE. 129
- de la boîte ; il recevra et sera couvert ainsi d’une ^°Uflre impalpable qui, étant restée suspendue dans l’atmo-sI^ère, tombera lentement et également dans la partie infé-‘eure de ]a ]j0îte.
- fera chauffer doucement le cuivre en brûlant dessous Wques morceaux de papier, de manière à produire un com-^cement de fusion des granules de résine , non pas assez Corûplet pour les réunir et en faire un enduit, mais seulement ^fisant pour les attacher et les fixer sur la planche ; on s'aper-la couleur que prend le cuivre, de l’action de la chaleur, ^ °u doit être bien attentif à ce qu’elle n’acquière pas un eSré trop actif.
- ^ ^ planche étant refroidie, on doit examiner le grain pro-par la résine, s’assurer quelle n’est pas trop fondue, ^«lle l’est bien également, que toutes les parties ont une Passeur et une densité bien régulières, et que la surface ne P^seiite ni fissures ni écorchures.
- , couvre alors les parties qui doivent rester blanches, que les marges, avec du vernis de Venise, mélé de noir e famée, et appliqué librement avec un pinceau. On borde, f°n fait mordre avec de l’acide très-faible (1). lorsque la planche est acidulée de manière à produire la I 118 faible teinte du dessin, on y passe de l’eau pure, on la ^lSse sécher, et on couvre toutes les parties qui ont assez de pour faire mordre de nouveau celles qui demandent Us de vigueur. On renouvelle cette opération autant de fois <^e cela devient nécessaire pour que la gravure soit presque
- ter,
- tiiinée.
- fera les retouches et les parties les plus vigoureuses ec un pinceau et une mixtion composée de blanc ordi-lre> mêlé de thériaque et de sucre détrempé dans de l’eau, ^ ^ue l’on posera absolument comme l’on poserait des tou-es d’encre de la Chine sur du papier. Le reste de la planche
- f'1 VeÿM pour les détail* l’article Gravure à l’eau-forte.
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- GRAVURE
- i3o
- sera de nouveau couvert d’un léger vernis, et soumis lion de l’acide nitrique, qui, à cette dernière applicati0*' n’agira plus que sur les retouches de mixtion qui acquei'r011 toute la vigueur désirable, jointe à une netteté et une cision parfaites.
- Au reste, le saupoudrage des planches est un moyen à Pct près abandonné aujourd'hui dans la gravure à l’aquatinte-
- lin autre procédé, employé pour préparer le grain d* vernis, paraît à plusieurs artistes être le plus avantageux/1 celui qui présente le plus de chances de succès.
- Il s’agit de faire dissoudre une substance résineuse (a) d3"’ de l’esprit de vin, et de couvrir la planche de cette sd11 tion.
- . 'lit
- L’alcool employé pour cette opération doit être trés-rai’eP
- et de la meilleure qualité ; il faut y laisser dissoudre, pend3’1 un jour ou deux, les résines, afin que la solution soit b'f" complète : on agite alors le vase qui la contient, et on l3l5ï déposer les parties les plus lourdes et les corps étrangers: pourrait passer l’alcool dans un linge, mais on risque dî introduire de petits fds très-nuisibles au travail de la Sfi vure.
- On verse l’esprit de vin ainsi chargé de résine sur la planel*1’1 de manière qu’elle en soit spontanément couverte, mais P}( une couche de peu d’épaisseur ; l’évaporation se fait pro^P tement, et les petits grains de résine restent à sec sur le cuivfe’ bien disposés et formant un enduit grumeleux très-régul>cf' On opère alors comme je viens de l'indiquer dans le proc^d ci-dessus.
- Il faut remarquer que chaque nature de résine donne 11,1 grain différent, et que ce grain peut encore être très*'3* par le mélange des substances qui le composent.
- Les plus petits grains èt les plus serrés demandent le P^1 grand soin ; ils sont sujets à crever si on laisse l’acide uO PCl*
- ( i ) Oc la résine commune. du mastic nu île la pois do Bourgogne,
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- i;.\ COULEUR.
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- ^r°P de temps sur la planche : des grains un peu forts pro-Ulsent une bonne imitation du dessin dit arcné-^ ^operation de la morsure demande l attention la plus soti-Ue> car la nature des matières employées pour la prépa-de la teinte , celle du cuivre, celle de l’acide et l’état de Oosphère en font v arier à l’infini les résultats ; il est iin-I bSd>le de donner des règles positives pour cette partie du ÏVad ; une grande,habitude, une parfaite connaissance des a^riaux qu’il emploie, doivent seuls guider l’artiste, qui, ^ *8ré des études approfondies, ne peut toujours éviter une ^ auie incertitude dans les résultats d’opérations indépen-ai)tes de son talent.
- ^ est souvent nécessaire, pour rajuster quelques parties de t lr,^ei ou pour donner de la vigueur à d’autres, d’avoir re-rs aux outils du graveur de pointillé, et de faire ainsi quel-s ^touches dernièi'es avec le burin et la roulette.
- GRAVURE EX COULEUR.
- ^ <e lue l’on nomme gravure en couleur n’est pas, à propre-parler, une manière de graver, mais plutôt un procédé ^ ’culier d’iinprirnçr plusieurs genres de gravure, au moyen ^ lUcls on otftiént une estampe coloriée qui a l’apparence tableau, d' une gouache ou d’une aquarelle.
- 6 mezzo-tinto et la gravure au pointillé ont été surtout Ijj J®s> étant d’un travail plus facile et plus prompt que ^'’tres, et comme ayant plus de ressemblance avec l'effet P"lceau, et présentant un velouté [dus eu rapport avec
- jointure.
- ïj , peintre hollandais, qui vivait en 1626, imagina
- ^ Cession des estampes en couleur; mais n’ayant pas réussi il Ses tentatives, les ouvriers dont il s’était servi se rédui-i|( la placer sur un seul cuivre les différentes couleurs dont Paient faire usage, et mirent au jour, sous leur nom ou cdui de quelque artiste, des épreuves faites dans cette
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-
- manière (i). Ces planches étaient gravées au burin et à 1'^ forte; d’autres se servirent des gravures au berceau.
- « Les nouveautés ne réussissent pas toujours, mais elle50 leur utilité ; et si ces premiers maîtres dans l’art de pei^ en gravure n’eurent pas tout le succès qu’ils devaient ^ tendre de leur nouvelle invention, ils ne doivent en ace11*0 que la dureté et le mauvais goût de leurs ouvrages. En les dépenses qu’on a faites dans la suite pour perfection cet art, sont une preuve de l’accueil favorable qu’on se di5^ sait à lui faire, aussitôt qu’il aurait trouvé l’art de J. C. Leblond, peintre allemand, disciplede Carlo Maratti eu Hollande vers l’an 1704 ; il essaya d’appliquer à la pein ttif° théorie de Newton sur les couleurs, et voyant que les tentai1' assez infructueuses qu’on avait faites pour peindre en gra'*l(< loin d’en dégoûter le public, ne faisaient, au contraire, 4 piquer sa curiosité et garantir le succès de ceux qui par'*0* draient à la perfectionner, proposa à divers graveurs holla11^ de faire quelques essais sur les couleurs, conformément au tème de Neiuton. Il ne put réussir en Hollande, et se rend11 Angleterre, ou il proposa d’abord son projet à la Société rof et finit par former une compagnie dont les avances le ®ir en état de faire tous les essais nécessaires pour la réussi10 son entreprise ; mais ayant pensé que les couleurs poU';l~ se réduire à trois, dites primitives, il s’imagina que Ie ^ moyen de réussir était de graver trois cuivres, de maifi^ pouvoir former les différentes nuances intermédiaires- ^
- (1) On emploie encore ce procédé pour beaucoup d’ouvrages, surtout pour ^, chcs d’histoire naturelle qui doivent être ensuite retouchées nu pinceau ; roui* ^ ^ entièrement partie de l'art de l’imprimeur en taille-douce. C’est lui qui préparé leurs et les détrempe à l’huile; c’est lut qui les couche sur les différentes por*^ j planche, et qui ensuite les fait passer sous sa presse; mais en général ces d’un effet beaucoup plus faible que celles qui sont tirées h une seule teinte brune ; elles sont presque toujours imprimées médiocrement ; enfin on y voit ^ ,
- a*1’ ui’W'
- aussi que les couleurs s’évaporent avec U- temps, et qu’il ne reste, après‘1
- années, que des traces bien faibles de ces teintes colorées, qu’ou peut, sous l*>aBI rapports, assimiler aux images enluminées
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- EN COULEUR.
- i33
- ,°u!ut point se départir de ce sentiment ; il réussit mal, et vint , ar«s faire de nouvelles tentatives, qui ne furent guère plus Yeuses.
- j, * Gautier arriva vers cette époque dans la capitale de la raQce, avec un projet semblable à celui de Leblond-, mais employant quatre couleurs. Il eut à supporter beaucoup de débc îu’il
- mires ; son rival l’écrasait de tout le poids des privilèges ' " avait obtenus de la cour ; et ce n’est qu’après la mort du
- Mviié,
- dé.
- gié, que Gautier obtint de véritables succès. Ses procédant été adoptés et pratiqués, je ne m’arrêterai pas à de Leblond.
- “ Je me sers, dit Gautier, de quatre couleurs pour imiter ^ les tableaux peints à l’huile, savoir : du noir, du bleu, J1 jaune et du rouge ; ces quatre couleurs et le blanc du pa-forment toutes les autres couleurs imaginables; c’est pour-je grave quatre planches, sur lesquelles j’applique ces jj^'e couleurs qui doivent, par leurs différentes, nuances, °rmerle tableau.
- 1 Je me sers de trois clefs pour les différents tons que je x donner à mes tableaux : elles sont fondées sur mes quatre
- %
- leurs primitives, et ne sont que des différentes modulations Ces mêmes couleurs. La première est propre aux grands e*s du tableau, et n’est composée que de couleurs solides, s Peu éclatantes; la seconde est vive et très-éclatante ; la
- %
- %
- 0ls>ème est douce, agréable et tendre, et roule essentiel-eHt sur les verts, pour représenter les plantes et les paysages. | * Je puis faire l’application de ces trois clefs aux trois goûts Plus connus et les plus parfaits dans l’art de peindre, par
- S>1e :
- La première clef, que je nommerai première palette, est e ^ue je compose avec
- ,0 le noir pur, dit d’Allemagne;
- * a° le bleu terne, dit de Prusse ;
- G'aveur. 12
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-
- i34 or. AW ii k
- » 3° le jaune d’ocre clair ;
- » 4° le cinabre. .
- » Avec ces quatre couleurs ou peut rendre avec facilité ,5^ la presse, l’anatomie et les différents sujets anciens, le* bleaux dès grands maîtres, etc.
- » La seconde peut seule nous donner les couleurs vive5 ^ tableau, ce sont :
- » i* le noir tendre, dit de vigne ;
- -> 2° l’outremer premier, ou le bleu vif et éclatant ;
- »• 3° le jaune doré ;
- » 4° le rouge , carmin cinabre.
- » Ces quatre couleurs, quoique pures et éclatantes, ne I1^ vent rendre tous les tableaux comme la première palette ; sont propres seulement à représenter des su jets plus nouve3' et plus frais, à donner des draperies de soie et les étoffe5^ velours.
- » La troisième est propre aux verts éclatants et de toute & ture qui tiennent du vert de vessie, du vert-de-gris et d’iris» ^
- » Les trois couleurs de cette troisième palette sont additif nées d’une couleur mixte du bleu et du jaune de la second’ cause de la grande variété des verts.
- » i° couleur noir d’ivoire ou rougeâtre;
- » 20 couleur de bleu parfait, mêlé de jaune ;
- » 3° de couleur de jaune citron foncé;
- h »
- carmin pur.
- irjl
- » Ces trois palettes peuvent rendre tous les objets en gé|,,; . que la nature nous présente; elles ne diffèrent que pal tons plus ou moins vifs de chacune de ces quatre coulfllP Les teintes mixtes de ces couleurs sont proportionnées ^
- «unleurs-mères dont elles sont composées, et celles que nomme couleurs sales sont composées de diverses façon»' quoique avec des couleurs-mères différentes, elles dot'1 toujours être les mêmes, parce qu’elles sont les fondement la peinture en tous genres.
- î'1’
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- EX COULEUR.
- 13:
- Ma première planche ne porte que le noir. Elle est gravée ' tous les tons de cette couleur dans le tableau ; elle sert
- c°re pour produire toutes les teintes grises, qui ne peuveut îre faites une n.ir cette seule couleur avec le blanc du tabler.
- ( " -le passe d’:d)ord sous la presse cette première planche, ^ ^ait sur le papier une espèce de lavis à l’encre de la Chine; l'1Su‘te je passe ma planche bleue , qui, avec le secours de I f*'àcédeute, fait un camaïeu noir et bleu, dans lequel on ^,Ve le noir, le bleu, le blanc. le gris, le gris-bleu , le bleu e>et une grande quantité d’autres teintes composées de ces
- Ho,,.
- * passe sous la même feuille la planche jaune, qui fait, ks teintes précédentes, le jaune, le vert clair, le vert 1,11 > le vert céladon, le vert d’olive, etc.; elle fait encore,
- e^e secours des teintes noires primitives, les terres brunes, Jeunes sales, etc. Après, je passe ma planche rouge, la-e produit le rouge, et avec les teintes des trois autres, ^Pourpres, les orangés, les gris de lin, les couleurs roses, ^ kfuns rouges, les terres d’ombre, les terres de Cologne, et e ‘Qfinité d’autres teintes que les couleurs n’ont jamais pro-
- ce3’’(,)-
- , ependant, et malgré l’avis de cet artiste , on a fait des pi Ures en couleur fort agréables sans le secours du noir; ou, i *So«vent encore, on a suivi un ordre inverse à celui qu’il l(l,le ici, et l’on n’a fait usage du noir qu’en dernier lieu,
- Poin-
- ne porter sur l’estampe que des traits de force dans les
- es ombrées sur les devants, ainsi que le trait d’encadre-
- ^ les
- noms des artistes et les titres ou inscriptions.
- e' données, un peu vagues, peuvent cependant mettre sur 0|,! et faire connaître suffisamment les procédés généraux
- I K,. .
- *tntit d’une luitiv adressée par Gauthier à M. de Boxe, dp l’Académie fran-,l,,i est imprimée dans son Recueil </’observations sur la Peinture et sur les r c/ »Hixtet'tv.s, dédié à M. do Vandicr#, >75’»,
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- ï3G
- GRAVURE EN COULEUR.
- qui forment la base de ce genre de travail. Il faut que le veur étudie beaucoup ce qu’il doit représenter, qu’il acqa|C^
- la facilité de décomposer les couleurs et de savoir, pour a>
- dire, extraire celles qui doivent se trouver sur l’une ou l’afl
- PS If
- de ses planches. Une chose très-importante, est que toute5 planches soient d’un grandeur égale et parfaitement ajusté de manière à produire une superposition parfaite, au de trous ou points de repaires placés aux angles du cuivre-Le calque, dans cette manière de graver, est une opérai
- assez importante et qui présente quelques difficultés, par
- K
- bligationoùon est de la répéter plusieurs fois, et parlant
- sité d’y mettre une grande précision. Pour y parvenir, ou P1 couper l’intérieur d’une feuille de carton, de manière à ce4^ chaque planche puisse y être placée alternativement; e»51^ on fixe au carton un tissu clair et léger, sur lequel on trac*
- sujet avec un pinceau chargé de blanc à l’huile qu’on
- ensuite sécher, après quoi on repasse sur ce trait avec % blanc délayé dans de l’eau-de-vie mêlée d’un peu de bœuf ; alors transportant son carton sur une des planch^ cuivre préparées au berceau, au moyeu de la pression exerce, ce trait s’y trouve appliqué, et on recommence
- de^
- même opération pour chaque planche, en ayant soin passer chaque fois le trait avec du blanc. j.
- En enlevant le grain avec le grattoir, il faut avoir so1"^. ne pas trop approcher du trait qui forme les contours, afifl
- pouvoir les ajuster, si à l’épreuve on aperçoit quelque
- $
- reuce entre ceux que donnent les diverses planches.
- Si quelques parties demandaient plus de vigueur,
- on
- if
- retoucherait avec la roulette, ou même avec le burin, e" çant quelques tailles croisées. ^
- Il est rare d’obtenir sans tâtonnement un résulta t satisfa'8'1 On fait donc une épreuve d’essai de l’une des planches) compare avec le tableau ou avec le dessin colorié, et ^ aperçoit quelque manque ou défaut, on les corrige, PttlS
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- «nAVl RE DE LA TOPOGRAPHIE ET DE LA GÉOGRAPHIE. ï3j
- f .
- llne secomlo épreuve, et on la compare de nouveau avec 0rigiual ; et si elle est bien , on couvre avec de la craie tout |e fpti ne doit pas se retrouver sur la deuxième planche ; on y U|,<Se à découvert les parties qui doivent donner un mélange et°us. Ayant terminé le travail de cette deuxième planche, °n l*re épreuve des deux, l'une sur l’autre, puis on s’occupe ta troisième, ainsi de suite, et toujours en essayant et en Estant ses teintes, de manière à obtenir un ensemble har-^''•lienx et naturel.
- tie$ ouvrages les plus remarquables exécutés dans ce genre,
- : ta Mosauptc (ïItalien, publiée par Al. Alexandre de La-et les plantes de ISttlliurd.
- |, '<es Anglais couchent ordinairement une légère couleur à *u,le sur leurs planches, et les livrent ainsi préparées à l’im-
- ta’essi
- "'Oeli
- Ij'Olit
- °n, ce qui donne à leurs estampes coloriées ces tons eUx qui les rendent si agréables à l’œil. Ploos Van-Amstel L'ntunl Dafjolti ont publié des pièces uniques dans ce
- '‘"AVCRE DE LA TOPOGRAPHIE ET DE LA GÉOGRAPHIE.
- I tous les genres de gravure, celui qui s’applique spécia-nentà la géographie et à la topographie, est le moins avancé, r) à peine être considéré comme un art, non pas sous le ta'°rt de Sün ,,eu d’importance, ni du peu de ressources qu’il
- %
- "te
- tû> inspirations du génie, mais bien à cause de la fausse
- , °u se sont successivement engagés presque tous ceux qui ** pratiqué.
- IV ClS ^tannée 156o, parurent les premières cartes géogra-f(i( 8rav<*es sur étain et sur cuivre ; ce sont les œuvres in-tje^es (le Sébastien Munster, à'Ortellitis, de Daniel Speckel, du. ^e>' etc > leur HJRUvais style se retrouve encore dans les j a8cs de Mercator, datés de 1C06.
- % <S l"lt°cu'' Hondius et Paul Merala , graveurs hollandais, "tcèreut des améliorations dans leurs planches de 1620,
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- GRAVURE DE LA TOPOGRAPHIE
- l38
- et les progrès sont sensibles dans les ouvrages exécutés en par Tavernier ; le trait est plus régulier et plus net, la disp0" sition générale p]us claire et mieux raisonnée.
- Dix ans plus tard, les éditions de Guillaume et Jean Bb>&h faites à Amsterdam, et celles de Jansson, gravées au burin enrichies de figures et de vignettes selon le goût du temps, s0*1* remarquables par une netteté et une précision de traitjusqu* lors inconnues; les Sanson d’Abbeville, et Pierre Duval, eIC" etc., ajoutèrent encore à ces utiles perfectionnements.
- « En général, on avait alors pour principe de ne se ser'|( que du burin dans la gravure géographique, ce qui rei)^’1 l'ouvrage sec et aride; les eaux des mers et des lacs étai£ltl souvent indiquées par une multitude de points allongés; ^ côtes étaient relevées par des hachures très-dures; quety1^ coups de burin suffisaient pour graver une montagne et ^ gros arbres en élévation.
- » A la fin du dix-septième siècle, sous le règne où bril^ rent d’un nouvel éclat les sciences et les arts, la gravure ** perfectionna; celle de la géographie fit aussi des progrèsP^"' rapides ; les cartes topographiques, les plans de batailles, ett' commencèrent à paraître ; l’u6age plus expéditif de l’eau-f°rl( devint plus général ; la gravure perdit une partie de sa sée^ resse, pour se prêter aux détails multipliés de la topogfli phie. »
- L’année 1740 est une époque remarquable pour l’aval ment de l’art; Roussel, Coguarl, Villaret, Poilly, [abbé de ^ Grive et Riolel, exécutèrent des plans gravés avec un soin. Vinrent ensuite (1760) de Lahaye, Germain, Péf^^ Bourgoins, Dupuis, Chalmandrier, etc., dont les ouvrages très-remarquables par la facilité du travail,, le spirituel
- l’eau-forte et l’effet général. C’est à tort que l’on reprod'e
- ces graveurs de s’être trop abandonnés au pittoresque, et n’avoir pas pris assez de soin pour l’arrangement symétnl des tailles; ils ne s’étaient pas fait un métier froid de la gravUfl'
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- ’ ET DE LA GÉOGRAPHIE. 189
- 1Ilais ils sentaient, ils cherchaient à faire de leurs ouvrages 11116 imitation de la nature; ils étaient enfin dans une bonne jtQut:e ; mais la routine et les règles adoptées alors arrêtèrent ^ssor rapide qu’ils semblaient devoir imprimer à leur art. Le 0rneu grava en 1782 une carte de Bourgogne qui peut être
- CllCOre examinée avec intérêt. Enfin, la célèbre carte des C/
- lQsses parut, gravée par Bouclet, Doudan et Tardieu; elle Aidait avoir porté l’art de la gravure topographique au Plu* haut degré de perfection ; mais depuis cette époque des pr°gi'ès rapides, des études mieux dirigées, des améliorations a,ls les systèmes et les conventions, ont permis aux graveurs
- Se livrer davantage aux sentiments de l’artiste, sans né-j^8er la-partie manuelle qui n’a jamais été portée à un si aut degré de facilité et de perfection qu’aujourd’hui.
- L’art de graver les cartes est cependant encore bien loin de Ce clli’il peut être et de ce qu’il sera sans doute daus quelques aHnées.
- Les connaissances scientifiques, indispensables aux ingé-aieurs , ont absorbé presque entièrement le temps de leurs ^des, et la pratique du dessin a été généralement négligée; ÎUss> les bons dessinateurs topographes sont rares, et ceux qui se distinguent le plus manquent-ils encore des prin-flpes préparatoires les plus utiles. En effet, un plan topogra-Pllique est un véritable paysage, qui, au lieu d’être pris sur 11116 projection verticale, est représenté sur une projection ho-Rtale; mais il est soumis aux mêmes lois que lé premier,
- *°Us les rapports de la perspective aérienne, de la gradation s h>ns et de l’harmonie des couleurs.
- I La topographie offre même plus d’obstacles à vaincre que ePaysage; car, à la vérité d’effet, elle doit encore joindre la p,lreté et l’exactitude du trait, d’où dépend son utilité, et qu’il ^ l°Ujours très-difficile d’unir au moelleux et à la suavité qui
- nt le charme d’une peinture ou de tout autre genre de gra-vUre.
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- GRAVURE DE I.A TOPOGRAPHIE
- »4o
- La mauvaise disposition des dessins a sans doute été uneef trave bien préjudiciable aux graveurs dont l’art, dans cfl' partie, est une rigoureuse imitation ; ils sont parvenus à doo" à leurs travaux une finesse et une régularité remarquable»’ rendre avec esprit, au moyen de tailles bien arrangées. les‘1t eidents les plus détaillés du terrain et à porter enfin la p3^ manuelle de leur art au plus haut degré de perfection; uiai»^ partie scientifique est restée bien eu arrière, et on remarf^ souvent avec peine sur la plus belle planche des contre-seu5^ géographie physique, des fautes de perspective, ou bien ul|i ignorance totale des effets de la lumière.
- Lis graveur de topographie distingué (i), qui sent que*01' art ne consiste pas seulement à tracer sur du cuivre des b ad"1 res plus ou moins hardies, pures, légères, brillantes et bie|1 fondues, mais qu'il lui était indispensable d’étudier la naU11* dans toutes ses parties, exprime ainsi son sentiment :
- « Nous envisagerons cet art sous deux points essentid5’ » laissant de côté et les anciennes méthodes, qui ont si loOfî « temps rendu les graveurs esclaves, et les systèmes, que h'3' » ailleurs eux-mémes ont de la peine à expliquer, et qui, lü)l1 » d'aidera l'intelligence del’art, ne font que le rendre plusin1*1 » telligible; c’est dans l’imitation de la nature que nous trol‘ » verons les premières instructions, et que nous cherchera11' » les moyens d’être clairs et vrais. Celui qui considère n,'<’ » carte topographique doit se supposer élevé au-dessus « lieux qu’il veut connaître, et voyager dans le pays dont ^
- (i ) M. Caplin, élève de Blondeau, a dirigé scs dindes vers le paysage. Reportant suite les oflels qui s'offrent à ses yeux, à la projection horizontale, il a model*' ^ reliefs pour étudier le jeu de la lumière ; il a acquis des connaissances géologique 1° dispensaires à celai qui veut déterminer les formes des terrains et les causes ‘lli‘ ^ ont produites ; enfin cet artiste fait les plus grands efforts pour perfectionner lu vitre de la topographie, et ses efforts ont étécouronnés par d’honoraUes succès. Une caf|C de 1 ih* de Candie, pour la gravure de laquelle M. Caplîn a moins.considéré les ordinaires et les systèmes convenus, que l’elVet qu’il voulait produire, est une ple*1^ Mnt-à-fait roniaïquahlc et qui promet d'autres innovations lrè.s-fnyorahlt?s au pértVct‘l,C iieotent de cet art ; les ouvrages de cet artiste oui été admis à l’exposition de 1827*
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- ET DE LA GÉOGRAPHIE. 1 4 >
- rel'i’ésentation est sous ses yeux ; mais pour faire bien comprendre le relief du terrain, pour donner une image à la fois précise et pittoresque, il y a de grands obstacles à vaincre, et le plus ordinairement on ne tient pas compte à l’arête des efforts qu’il fait pour les surmonter.
- " b est facile de copier la nature, et d’en saisir les effets, luand elle peut être embrassée d’un coup-d’œil, comme dans un paysage ; mais quand il s’agit d’une contrée tout entière, que l’on ne peut voir que par partie, et qu’il faut Joindre au prestige de la perspective et du jeu de la lumière One précision rigoureuse et géométrique, alors il faut nécessairement être guidé par un instinct qui ne peut être acquis que par une longue suite d’observations, et une connaissance approfondie de la nature, des formes et du faciès lue présente le sol dans telle ou telle circonstance; il faut Pouvoir se le figurer dans la pensée, et le peindre ensuite comme on ferait de souvenir le portrait d’une personne absente. La théorie de l’art du topographe se rapproche donc beaucoup de celle de l’art du paysagiste, et peut seule donner les moyens d’exprimer les graudes vérités de la nature et les anomalies qui s’y rattachent ; le dessin, la perspective, ' Ie coloris, et surtout un tact fin, doivent être le partage du 8raveur qui veut se distinguer : l’imitation de la nature * doit être son but. »
- ^a pratique doit ensuite attirer toute l’attention de l’artiste: doit-ii se conformer aux usages reçus, se traîner péniblement les pas de ses devanciers, ne chercher qu’à faire des tailles allantes, bien disposées, et se résigner enfin à voir toujours 'l*1 arrangement de lignes d’une froide et monotone régularité ? ‘ °us l’avons déjà dit, un graveur ne doit pas être un copiste, ^ il est impossible de copier avec de simples traits les effets v®ï'iés des couleurs ; il doit créer, pour rendre par d’autres Moyens, par des combinaisons particulières, ce que le peintre a v°ulu exprimer dans son tableau. On ne doit donc plus dé-
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- gravure de la topocraprie
- i 4 a
- terminer le rôle que l’eau-forte doit remplir par rapport1 l'achèvement d’une gravure (1), mais employer toutes les rt5 sources que peuvent offrir les différents instruments et Ie’ différents genres de gravure, pour obtenir par leur mêla"!'* le tou local, l’effet général, les formes et les détails de t<)lllf espèce; et, pour y parvenir, nous pensons que l’on doit |»r° céder avec une suite de méthode. Commençant par bien etl1 dier le dessin que l’on doit graver, se pénétrer des irrégul3" rites et des beautés de l’original, afin de rectifier les unesel de s’inspirer des autres; faire ensuite le calque avec soin, el en épurant les formes, y placer les niasses des montagues, Ie5 embranchements et les ramifications qui s’y rattachent, el opérer ensuite le décalque ( sans le secours du dessin ) sur Ie cuivre verni, avec la plus scrupuleuse exactitude.
- Vient ensuite le travail de la pointe à l’eau-forte, qui $ doit pas seulement consister à faire des tailles bien syniétrt" ques, dans les parties d’ombres, mais à disposer une ébaud,e combinée de manière à rendre le fini à la pointe sèche pi1” facile que prompt; il faut apporter dans cette partie ui'e grande liberté de travail, et éviter tout ce qui sent la routii’e’ la gène, et tout ce qui ôte ordinairement la possibilité de* primer avec vérité la terre et les accidents qui s’y renco'1' trent.
- Pour ce qui doit concourir au fini d’une planche, n°l1’ croyons que les systèmes sont encore plus préjudiciables <Iuf pour l’ébauche; et pourquoi se condamner à ne se servir q116 de la pointe sèche, à ne faire que des points longs, de vaè^ grandeur, de même force, et à des distances bien égales? Ce’ du métier; mais le véritable artiste ne peut pas fixer4 bornes aux combinaisons que peut enfanter le goût et le g*1 nie ; il doit trouver dans ses outils, la palette , les couleurs1 les nuances, les glacis et la touche; il doit avoir de l’air da’w
- (i) On est convenu que l'eau-forte doit faire les deux tiers du travail, et que I allt tiers, le tipi, doit être «*x.écnu* à l’aide de la point** sèche et du hnriu.
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- ET DE LA GÉOGRAPHIE. 1 jd
- 5011 burin, et de la couleur dans 9es pointes, ce sont ses brosses Ses pinceaux; ils ont servi aux Taille, aux Audran, aux revel, aux Benvic, à faire des chairs et du bois, des étoffes etdu bronze , du velours et du marbre; ils doivent servir au jjra'eur topographe à faire de la terre, de l’eau, des forêts, Ies rochers, des prairies, et même de l’air, et à imiter enfin .* nature dans son ensemble, comme les célèbres artistes l’ont rilbè<; dans ses parties.
- bcsdétails relatifs à la préparation des cuivres, des matières fit 1
- °es outils, se trouvent aux articles qui traitent de la gra-^ à Peau-forte et de la gravure au burin, et sont en tout Pplicables au genre qui nous occupe en ce moment, ç be que j’ai dit sur la gravure des cartes et des plans a dû î>re pressentir combien il est difficile d’indiquer d’une ma-j|tre positive comment doit être traitée telle ou telle partie;
- I est cependant quelques règles générales que je vais exposer fbis méthodiquement possible. s *'e trait de la géographie, comme celui de la topographie, 6^a't soit à l’eau-forte, soit entièrement au burin, beau-forte permet plus de liberté, de mouvement et de ^leux. Le burin offre plus de brillant, de netteté et de
- s°lidué.
- i bbt fait le pins ordinairement à l’eau-forte les sinuosités ^ rotes et des rivières, l’indication des marais, l'ébauche des asscs de rochers, et tout ce qui doit être tracé avec facilité. ( bc burin est préférable pour les routes et les canaux indi— v spar des traits paraboles , les massifs de maisons, les ou-|. Ses de fortification, et tout ce qui est déterminé par des ljl'es droites qui doivent avoir de la précision et du brillant.
- Peut couper à la pointe sèche les longues lignes droites , l°tlt ce qui peut être tracé à l’aide d’une règle.
- . ‘^sque le trait d’une carte ou d’un plan est terminé, ou ^fit ]. 1
- planche sous la main du graveur de lettres, parce que
- drtiste est obligé de tirer uu grand nombre de lignes pour
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- i44
- GRAVURE DE LA TOPOGRAPHIE
- disposer ses mots; que ces lignes, quoique légères, peuvent
- a*
- taquer et gâter les détails topographiques ; mais surtout paI^ que la lettre faite entièrement au burin a besoin d'être fortf ment ébarbée, et que cette opération pourrait endonunsS1* les travaux déjà gravés.
- Lorsque la lettre est terminée, on vernit de nouveau planche, et on traite tous les détails : les terres labourée8 représentent par de petites lignes de points longs , figurait1
- sillons (PL 5), les bois par des feuillés variés,
- su''
- vant l’échelle du plan et la nature des arbres (Pl. II, fS
- 1> 8).
- Le travail le plus compliqué, le plus difficile, et celui <f
- .tl**
- est sujet à plus de variations , de manières différentes ou systèmes, est la gravure des montagnes, qui se fait en gral) partie à l’eau-forte, et se termine à la pointe sèche.
- Dans la géographie à petite échelle, on représentait au1 fois les chaînes de montagnes par des espèces de butte8 ^ élévation (fg. 9), détachées les unes des autres, et olfr3 l’image la plus ridicule ; depuis on a lié ensemble les so®111^ on a donné à ces figures plus de pittoresque et de Varie(e’ on en a fait une demi-perspective qui souvent est d’un *' effet (fig. 10). Enfin, depuis quelques années on a soU'e employé la vue à vol d’oiseau, et on a figuréles montag*1" entièrement en plan ( Pl. II, fi<7. 11 ).
- Dans la topographie, où les accidents du terrain sou1 présentés sur une bien plus grande échelle, et où cli‘1<!
- .Itf
- chose doit avoir la forme qui lui est propre, 011 a emP \
- haclll|ft.
- pour la représentation des montagnes des tailles ou . qui indiquent les lignes des pentes , et qui, courtes et seff dans les parties rapides, s’allongent et s’écartent sur les pe douces (fig. 12). ^
- Dans les parties courbes, lorsque, parTadoucisseme1’1 ^ pentes, les lignes deviennent trop longues, on divise longueur par des tranches horizontales , et on fait pluS*e
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- ^iHe
- tr DÉ LA GEOGRAPHIE. , £5
- s, ée qui prévient aussi leur trop grande divergence 13 ). Quelques graveurs croisent les tailles des montagnes
- Ce ’lui est de mauvais goût et produit toujours un mauvais effet,
- Afférents systèmes ont été proposés pour indiquer, par la Da‘Ure des tailles, la hauteur positive des sommets, pour retenter le plus ou moins de rapidité des pentes, et pour ob-^ir les effets les plus avantageux de la lumière; il n'entre pas ÎQs le cadre qui m’est traeé d’exposer ici ces divers systèmes, fui intéressent plus l’ingénieur et le dessinateur (i) que le teur> qU; est malheureusement trop souvent forcé de se c°fiforixier strictement aux modèles bizarres ou extravagants ^i lui sont imposés.
- , de plus ordinairement, on suppose le plan que l'on grave flairé par un rayon lumineux, partant de l’angle supérieur ^che, et ayant une élévation de 4ô degrés. On obtient alors effet du relief par une plus ou moins grande opposition de entre les parties éclairées et celles qui sont dans l’ombre; ^l,s les premières, les tailles sont fines et écartées les unes ^autres; dans les secondes, elles sont plus fortes et plus ser-|^es (PI. II ,fig. 14). Eu général, il faut avoir soin de forcer et°nau sommet, et de ménager toujours très-clair l’endroit lumière frappe perpendiculairement, dette partie de l’art du graveur topographe est celle qui décodé le plus d’étude et le plus de talent ; on ne peut rien de mieux que de consulter les plus belles cartes qui se Passez multipliées depuis quelques années, et de coor-^°n«er les travaux de nos plus habiles artistes avec des observons particulières, et surtout avec les connaissances que l’on Vrra acquérir par l’étude de la nature elle-même, et parla ^fique du dessin de paysages pittoresques.
- eaux des étangs, des marais et celles des côtes, que
- f1) Voyez le Manueldu Dessinateur, de VEncyclopédie-Rom.
- Graveur, *3
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- GRAVURE
- l46
- l’on nomme hachées, se font à la pointe sèche et au. {Jig. 15 ). Celles des lacs, des rivières, et quelquefois des sont Jilées au burin [Jig. 16).
- Dans la géographie on indique les villes, bourgs et 'i
- II'
- ges, par des petits cercles qui sont plus ou moins compfi'l11*’ suivant leur importance, et qui sont gravés avec un potit nommé positionnaire {PL U,Jig. 17).
- Il serait superflu de parler ici de toutes les autres V3t^ de la topographie ; l’inspection des plans les mieux gravés» l’intelligence des artistes, leur indiqueront mieux qu’il f' serait possible de l’écrire, la manière de traiter chaque 0^ de terrain ou de culture; et, comme je l’ai dit dans le mencemeDt de cet article, il vaut mieux chercher dans , de la nature et dans ses moyens particuliers, des procé^ originaux, que de se traîner servilement sur les traces ie s prédécesseurs.
- Ou a fait plusieurs essais pour appliquer aux cartes 1*^ pression en couleur avec plusieurs planches répétées, e» ^
- ployant, par exemple , du bleu pour les eaux, du bistre p°
- les montagnes, les routes et les rochers, du rouge pour villes et les bâtiments, et réservant le noir pour les ca^ les échelles et la lettre ; mais jusqu’à présent ces essais ne P^ sentent aucun résultat satisfaisant.
- GRAVURE SUR ACIER.
- La gravure sur acier est une invention nouvelle qui 3pfP naissance en Angleterre. La Société d’encouragement deb0^ dres a décerné une grande -médaille d’or à l’auteur de C important procédé, digne par ses résultats de fixer l’atte^' des artistes.
- Le premier point est de ramener l’acier à l’état du fer, aS
- tendre pour recevoir l’action du burin , et le faire rev après le travail, à sa dureté primitive.
- On place une planche de tôle d’acier dans une caisse de
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- SÜR ACIER.
- 14?
- Çjj ]> t
- , 'Courant de tournures de fer et d’écailles d’huîtres pulsées, on la soumet, durant plusieurs heures, au degré epâleur le plus fort, sans fusion, et on laisse le tout se re-|°idir peu à peu ; l’acier se trouve, surtout à la surface, ré-1111 à 1 état d’acier doux ou décarbonisé.
- Co
- °ttime quelques points peuvent conserver de la dureté, ce
- Pfei
- fuirait au travail, on peut remplacer la caisse d^ fer par ^isse en argile réfractaire, et donner une chaleur que la ^lere ne pourrait supporter sans se fondre. Les planches j. eilues par ce moyen sont très-douces, et peuvent être po-avec la plus grande facilité.
- ^ feut cependant répéter deux fois, ou même plus, les délitations, et, comme la planche se déjette, on la redresse
- Petit:
- Pli
- s coups, avec un maillet de bois.
- l(tsieurs essais ont été faits infructueusement pour rendre ^c*er français propre au travail de la gravure ; il faut espé-* Cependant que les efforts de nos fabricants parviendront jJ®incre les difficultés qui semblent nous forcer à tirer de jiJ^es ce précieux élément d’une gravure presque indestruc-
- ^es Anglais fournissent les planches d’acier préparées con-j., élément pour recevoir le travail du graveur; elles ont ^P^sseur des cuivres ordinaires, et sont enduites de cire ^r5e , qui les préserve du- contact de l’air et facilite la aservation de leur poli.
- ^ feut éviter que le poli soit trop parfait, car alors la plan-6se vernirait mal.
- ava't Pensé que la fonte et la tôle de fer pourraient êtr-e ffSSl eillployées pour la gravure, mais les tentatives faites ^Uvent qu’il faut les rejeter entièrement.
- °Ur ce qui concerne le vernissage des planches d’acier, on Procéder absolument de la même manière que pour les j^hes en cuivre, et comme je l’ai décrit à l’article gravure e(lu'forte. Mais il faut cependant avoir soin de faire moins
- «oit
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- GRAVURE
- i48
- chauffer l’acier que le cuivre, et de donner au vernis du mier une épaisseur plus considérable. On peut, au lieu & faire fondre le vernis en le frottant sur une planche assez tement échauffée, le faire dissoudre dans de l’essence de téï* benthine, y ajouter un peu de noir de fumée, et l’étendre avef un pinceau (1) ; la planche peut alors n’avoir que peu de chr leur, la térébenthine s’évapore promptement, et laisse fl|1 enduit solide et plus ou moins épais.
- La température la plus convenable suivant M. DeleschamP* pour vernir les planches d’acier, est celle de i8o° du therfl1® mètre centigrade; à cette température le vernis en boule uniformément et ne se décompose point. Mais comme X& ploi du thermomètre est assez difficile et minutieux, et qUÉ' par conséquent, les graveurs ne l’adopteront jamais dans c$l opération du vernissage des planches en acier, il suffira ^ leur recommander d’augmenter graduellement la tempéra^1* de la planche, et de n’arriver jamais au point où lever111 fume, ce qui indiquerait sa décomposition partielle. Il ^ drait, dans ce cas, laver la planche à l’essence et la rendre ^ nouveau propre à recevoir le vernis.
- Les opérations du décalque et du tracé sont les mêmes pour la gravure sur cuivre.
- On fait mordre avec plusieurs compositions.
- L’eau-forte à couler, dont j’ai parlé pour la gravure à forte ( p. 5o ), donne des résultats satisfaisants. Je crois de'-1
- oit
- revenir ici sur sa fabrication, qui peut s’obtenir par plusicl,r, combinaisons.
- On peut employer :
- Nitrate de cuivre cristallisé. . i5 gram. (iji once).
- Eau distillée....................i litre i;4 ( i pinte i/^)‘
- Acide nitrique, quelques gouttes.
- (0 Ce prncfklS, plus prnmpt ot moins emb:irriu;ant, peui parlaiiemcnt eux planches de cuivre,
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- SUR ACIER. l4p
- *"eUe liqueur attaque l’acier plus profondément et plus ^ectement que l’acide nitrique étendu. Il ne faut pas vertus de 5 millimètres (2 lignes) d’épaisseur sur la planche, ,lltrement il serait difficile de bien voir la gravure ; il faut er la liqueur au bout de dix minutes, quand on a que les traits soient plus profonds.
- Du bien : * r
- ®el marin. I..................i5 gram. (i;2 once).
- Alun..........................60 gram. (2 onces).
- Sulfate de cuivre.............60 gram. (2 onces).
- Mouiller de vinaigre.
- Du bien :
- Acide oxalique. . Sulfate d’alumine. Sel ammoniac. Sulfate de cuivre. Nitrate de cuivre.
- 2 gram. (1/2 gros), 4 gram. (igros).
- 4 gram. (igros).
- 60 gram. (2 onces). 16 gram. (172 once).
- Délayer dans du vinaigre mêlé de sel marin.
- Tardieu père, un de nos plus célèbres graveurs de géo-Hhie , composait ainsi son eau-forte à couler :
- Vinaigre distillé. ... 3 litres.
- Muriate d’ammoniac. . .184 gram. (6 onces).
- Sulfate de cuivre. . . . i 25 gram. (4 onces),
- faire subir deux gros bouillons (1).
- C<?s compositions peuvent être plus ou moins modifiées et iQérir p|us ou moins de puissance, suivant la qualité des
- bières.
- «tordant, formé de 16 gram. (1/2 once) de nitrate de cuivre ^tal'isé, dissous dans un litre t;4 d’eau distillée, et de quel-^es gouttes d’acide nitrique ajoutées à la dissolution, est Référé par plusieurs artistes ; il demande un grand soin , et
- ^ 'i tes quantités que j'indique ici peuvent être augmentées OU diminuées, elles n® qu’à User le rapport entre les différentes matières.
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- peut occasioner promptement de grands ravages sur la pl*"' che. Cet acide agit suffisamment en deux minutes pour Ie* traits délicats; les plus fortes ombres n’en exigent pas plus^ quarante.
- La liqueur a perdu son énergie au bout de dix minutes;1 faut la remplacer par une nouvelle dose , quand on a bes»111 que les traits soient plus profonds. Pendant que cette dissolu tion agit, on doit promener constamment sur la planche pinceau de poils de chameau pour enlever le métal préctf||( qui se dépose dans le creux des lignes.
- M. Cooke (i) indique le procédé suivant pour la gravuresll( acier.
- Les planches pour le paysage doivent être faites avec ^ l’acier qui ne soit pas complètement décarboné ; on doi1^ soumettre à plusieurs préparations.
- On le nettoie d’abord très-exactement avec de la térébC thine, puis on le vernit comme le cuivre ; le vernis doit ^ chauffé aussi peu que possible, parce que, sans cela, il sellf<r dnirait des bulles d’air, et il faudrait recommencer.
- La planche étant préparée pour graver, on suit le proC<^ suivant. On mêle 6 parties d’acide acétique et une d’aC^ nitrique ; ce mélange produisant un effet très-rapide, doit ^ enlevé après une demi-minute. On lave exactement et on sèc^ les lignes, mais sans chaleur ; on enlève les teintes légèresa'^ le vernis noir de Brunswick, puis on enlève l’oxide des tra*t5' on y verse un mélange de 6 parties d’eau et d’une d’aC'^ nitrique, qu’on ne laisse que deux ou trois secondes; oi l’enlève, et on répète le premier mélange sans laver avec
- l’eau. Ce procédé doit être répété pour chaque teinte.
- La morsure d’une planche d’acier doit être achevée, aid*11 que possible, en un jour, parce que les traits attirent l’oxig®^ pendant la nuit, et que toutes les teintes n’ont pas alorS
- (î) Mémoire* de la Société ü'encouragement de Londret, t. «jv.
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- SUR ACIER.
- ^oie degré de finesse. Quand la morsure est finie, et que le ^rn*s est enlevé avec une brosse, on enlève l’oxide restant a,ls les traits, en se servant du doigt pour les teintes légè-j,es > aWs on frotte la surface de la planche avec du papier à a,lleri, le pius fin possible, que l’on a usé sur le dos d’une ^ ai>che d’acier.
- passe, avec un chiffon , de l’acide nitrique faible sur les ^arties que l’on doit retoucher.
- En doit opérer à une température d’environ i6° à i8° cent. 5u ttioins, mais pas à une température plus basse.
- En peut graver sur des planches d’acier très-mou, en se ^'ant du mélange de 100 grammes (3 onces) d’eau chaude, 21 ^grammes (4 grains) d’acide tartrique, quatre gouttes d’a-nitrique ou sulfurique, et 4 grammes (une drachme) de ^4imé corrosif. On fait dissoudre et on filtre.
- Ed. Turell a obtenu des résultats très-avantageux avec c°ta position suivante :
- Acide acétique pur très-concentré. . . 4 parties.
- Alcool anhydre.........................1
- Agiter pendant une demi-minute, puis aj°uter :
- Acide nitrique.........................1 partie.
- l'Ce
- 'fièrei
- mélange, vèrsé sur la planche, y produit des traces s en une minute et demie, et la grave profondément eu 11 Inart d’heure.
- Entend l’action plus active en ajoutant l’acide nitrique.
- I ^°rsque l’on cesse de faire mordre ce liquide, il faut laver Planche avec un mélange formé d’une partie d’alcool avec f atre d’eau. Le meilleur agent pour arrêter l’action dans les droits où l’on juge qu’il a suffisamment mordu, c’est de ^Phalte dissous dans de l’essence de térébenthine.
- ^Eomme la rouille porterait atteinte au travail et mettrait Planches hors d état de servir, on pare à cet inconvénient
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- i5î
- GRAVURE
- en les frottant avec du suif, tel qu’il est produit par les an*' maux, lorsqu’on l’a fait chauffer légèrement ; il suffit alors & tenir la planche dans un lieu sec.
- On emploie encore avec plus de succès une dissolution caoutchouc.
- Plusieurs autres mélanges peuvent agir sur l'acier et I6 creuser avec plus ou moins de rapidité et de netteté. Chaf^ artiste a adopté le mordant qui lui a paru le plus propre * faire valoir son travail, et plusieurs ont découvert des f0^ mules qu’ils emploient avec avantage. Nous en citerons c[^' ques-unes :
- Acide nitrique concentré..........•
- Alcool anhydre.......................
- Agitez. •
- Autre.
- Acide acétique le plus concentré. Z .
- Alcool anhydre.......................
- Agitez pendant une demi-minute, puis ajoutez :
- Acide nitreux........ ^
- Autre.
- Acide acétique concentré................
- Acide nitrique. . ..............
- Eau chaude........................
- Autre.
- Sublimé corrosif. ... 8 gram. (a gros 6 grains)-
- Alun....................8 gram. (2 gros 6 grains)-
- Eau distillée . . . . 1 litre.
- Autre.
- Sublimé corrosif. . . . 8 gram. (2 gros 6 grains)-
- Alun....................12 gram. (3 gros 9 grains)*
- 4 parties.
- 4 parties.
- 1 partie.
- 1 partie. 1 6
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- SUR ACIER.
- i53
- Eau distillée . ... i litre.
- Faites dissoudre au bain-marie.
- Autre.
- Alcool ordinaire. . . . iî5 gram. (4 onces)» .
- Acide nitrique............62 gram. (2 onces).
- Eau.......................a5o gram. (8 onces).
- Sublimé corrosif . . . 0.212 (4 grains).
- Acide chlorhydrique. . . 8 gram. (2 gros 6 grains),
- Autre.
- Acide nitrique pur .... 62 gram. (2 onces).
- Eau distillée.................62 gram. (2 onces).
- Eau-de-vie....................62 gram. (2 onces).
- Sublimé corrosif..............0.212 (4 grains).
- Autre.
- Acide nitrique..............62 gram. (2 onces).
- Eau distillée. .... 125 gram. (4 onces).
- Alcool. ...... 187 gram. (6 onces).
- Citrate de cuivre. ... 8 gram. (2 gros 6 grains).
- Eau-de-vie. . Acide nitrique. . Sublimé corrosif
- Autre.
- . . 15o gram. (5 onces).
- . 32 gram. (1 once).
- . . 0.212 (4 grains).
- Autre.
- Acide nitrique . Eau distillée. . Sublimé corrosif,
- 3a gram. (1 once). 187 gram. (6 onces). 0.212 (4 grains).
- resque tous ces mordants, qui, comme on voit, se compo-sublimé dissous dans l’eau, d’acide nitrique, acétique, uJ'icjue, et d’alcool, que l’on combine en différentes pro-
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- GRAVURE
- x 54-
- portions, ont un défaut, cest de ne pas donner une morsut^ la fois nette et profonde.
- Pour remédier à cet inconvénient, M. Delescliamps, chin>*stJ habile, auquel on doit un bon traité sur les mordants et 13(1 du graveur, a cherché pendant longtemps un mordant qui atteindre ce résultat, et satisfaire complètement au désir ^ artistes: ses recherches et ses expériences ont été courono^ d’un heureux succès, et il a enfin trouvé un mordant auÇ[uS il a imposé le nom de glyphogène, pour le distinguer des autr^ Nous allons entrer, relativement à cette composition, quelques détails sur sa formule et son application.
- Le problème que M. Delescliamps s’est proposé, et sur le*}11* il a basé l'action de son mordant, est celui-ci :
- Obtenir une morsure à la fois nette.et profonde, s3"’
- élargir sensiblement les tailles dans la gravure en creux*
- d«
- sans ronger les parties latérales du dessin en relief daus dernier genre de gravure.
- Ce problème, comme on voit, embrasse tous les genre5 mordants, et ce n’est qu’à l’aide des théories physiques et^ miques que l’auteur est parvenu à le résoudre. Sans étendre sur ces théories, nous dirons que le premier ingréu‘e qu’il fait entrer dans le glyphogène, est le principe agi*53^ dont la pesanteur spécifique est plus considérable que ce de l’autre ; le second, le principe non agissant, et le troisi^1'*' le principe revivifiant. Le principe agissant est l’acétate d3^ gent ; celui non agissant, l’éther nitreux hydraté, et le pri°cl‘ revivifiant, l’acide nitreux.
- Voici maintenant la formule du glyphogène pour la gra'111* sur acier, et en général pour la gravure en taille-douce :
- Acétate d’argent ... 8 gram. (2 gros 6 grain5)’
- Alcool rectifié . . . . 500 gram. (1 livre).
- Eau distillée...............5oo gram. (1 livre).
- Acide nitrique pur. . . 260 gram. (8 onces 4 gr°5^'
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- SÜR ACIER.
- Or
- Ether nitreux. . Acide oxalique..
- 155
- 64 gram. (2 onces 1 gros).
- 4 gram. (i gros 3 grains).
- Peut varier les proportions de quelques-unes de ces sub-Stai>ces pour obtenir différents effets ou exécuter différents
- lravaux.
- „ Ee glyphogène pouvant subir des modifications sous l’in-tlence de la lumière et de la chaleur, on recommande artistes de n’en préparer qu’au fur et à mesuré" de leurs es°ins. Dans le cas où l’on désirerait avoir une assez grande ^atUité de glyphogène, il faudrait alors avoir deux flacons ^ l’un renfermerait l’acide nitrique, l’acide oxalique, l’acte d’argent et 292 grammes (9 onces 4 gros) d’eau distillée.*
- h*! frai
- Second flacon renfermerait l’alcool, l’éther nitrique et 208 atlimes (6 onces 7 gros) d’eau distillée. Les liquides étant fil— 6s séparément, il suffira d’en mélanger un poids égal pour le kéParer.
- mordant une fois versé sur la planche, 011 se dispose à foire mordre.
- . ^Près un contact d’une demi-minute, espace de temps suf-
- pour produire des tons légers, on verse le glyphogène
- *** le vase dont nous avons parlé. Si le travail exige un
- nombre de tons, il peut servir deux et trois fois de % r
- p. _ en évitant toutefois de reverser sur la planche le préci-j e îni se forme pendant la morsure ; à chaque morsure dif-fl faut laver la planche avec l’eau alcoolisée, de ^ ^ere à séparer des tailles le dépôt autant qu’il est possible. ^ Pfonche ainsi lavée est séchée avec le papier Joseph très-I ’^e moyen employé avec vitesse et précaution est préférable les autres. Un des soins non moins importants est d’étre '^certain qu’avant de faire mordre, le vernis qui a servi à °Uvrir les parties assez mordues soit bien sec. On ne doit ^ usage de l’eau acidulée que dans le cas où le mordant fofl sans action, ce qui arrive rarement par des temps chauds, ^Us uue chambre exempte d’humidité.
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- GIUVURF.
- (56
- En suivant cette marche, on parviendra à produire ® morsure déjà très-profonde dans l’esp.ace dé 10 à a5 époque à laquelle on aperçoit dans lï.utéfieur des taille5^ précipité noir (mélange de carbure et d’ojdde de ter) qi'* P raît s’opposer sensiblement à la morsure en' profondeur! ce qu’il occupe toute la partie inférieure des tailles. PouI^ dissoudre, et dans le cas seulement où l’on d ésire avoir tons veloutés, on lavera la planche avec un 1 uélange
- » * • l’jfr
- parties d’eau et d’une d’eau régale (mélange de 2 p. artiesci-
- nitrique et de 3 parties d’acide chlorhydrique),' ’P^‘1llf l’agiter avec un pinceau neuf. Avant et après l’enq "d0* ^ dissolvant, la planche doit être lavée à grande eau, ct P cela on peut se servir d’eau filtrée, puis ensuite faire celle qui est alcoolisée avant de remettre le mordant.
- pour arriver aux tons les plus prononcés, le graveur de*
- renouveler le mordant aussitôt qu’il lui paraîtra sans act»®
- et ne soulever le précipité noir qui se forme à la surface tailles, qu’antant quelles menaceraient de crever. Il P0’*^ facilement obvier à ce grave inconvénient, en secouai
- iff*
- planche ; le précipité se détachant alors de la taille, loi p1 mettra de suivre les progrès de la morsure qu’il pourra dif1^ à son gré. Après cette première expérience, il pourra agir a toute confiance, sans craindre de perdre le fruit de ses tfS
- vaux. ,.|
- On ne saurait trop recommander de terminer, autaut tll\ est possible, le travail de la morsure dans le plus bref et surtout sans discontinuer; cependant, comme il arrive i0
- vent que le graveur ne peut terminer en une seule f°|S
- travail de morsure, nous allons indiquer un moyen très-pr°P
- pour empêcher que les atomes d’acide qui restent dans tailles ne puissent les oxider et détruire la pureté du trad' Pour cela, on prend de l’eau de chaux ou de magnésie saturée et nouvelle, que l’on fait passer sur la planche & remuant avec uu pinceau. Cette eau alcaline jouit de la P
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- SDK ACIER. l5j
- ^té de (neutraliser l’acide (jui reste dans les tailles. Après opération, on sèche la planche comme on l’a indiqué ^cédemment, et, à l’aidfe de ce moyen, on parvient, sans le Oindre inconvénient, à reprendre un travail de morsure 9rrêté depuis plusieurs jours.
- Lorsque le travail de la morsure est terminé, et que la ^a'iche a été passée à l’essence pour enlever le vernis, on °mniande au graveur, pour vider les tailles, de se servir de
- l°Us.,
- iettf
- carbonate de potasse réduit en poudre fine, sur lequel on quelques gouttes d’eau. Pour cela on se sert d’une brosse j afin de faire pénétrer ce sel alcalin dans les tailles
- ^e les plus fines. Indépendamment de ce que ce moyen ,4l®ve toutes les particules de vernis qui se trouvent dans les '4^es, il garantit la planche de toute oxidation. La potasse, l’état de dissolution, soit à l’état de cristaux, pénétrant ^qu’au fond des tailles, y laisse assez d’alcalinité pour pré-î*tVer les’planches de l’oxidation par le contact de l’air et de Validité.
- . Lu ne négligeant aucune des précautions qui viennent d’être piquées, le graveur pourra avancer considérablement son ^4vail et n’avoir pour ainsi dire que quelques retouches à
- au burin. Les retouches s’exécutent de la même manière lHe
- celles de la gravure sur cuivre.
- ^H°ur ce qui est de tous les travaux qui s’exécutent au bu-^ > sur le cuivre, ils peuvent se faire absolument de même acier; mais ils présentent une bien plus grande résiste aux outils, et offrent par conséquent plus de difficiles. *
- F
- général, ce genre de travail peut recevoir de nouvelles forations, des opérations plus simples et plus certaines, 1,11 plus grand développement. Son plus précieux avantage ^ ^ pouvoir donner une immense quantité d’épreuves : une ^che imprimée à 4o,ooo exemplaires n’a souffert aucune dation, et une autre a produit 5o,ooo épreuves sans avoir Graveur. l4
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- ti>8 GRAVURE
- besoin -d’être retouchée, tandis qu’une planche de cuivre ^ peut guère donner que 2,000 épreuves pour les travaux J^1' cats, et 5 à 6,000 pour ceux fortement creusés au burin.
- GRAVURE DE LA LETTRE.
- C’est principalement dans l’exécution des cartes de grog1* pllie, que cegenrede gravure est utileet joueun rôle importa1’*' La forme des lettres, leur grandeur et surtout la dispositif des mots, donnent à une carte une élégance et une clarté g1’1 peuvent la rendre belle et utile; mais, par un mauvais arn'"' gement et des proportions vicieuses, la lettre peut gâter *,t! lièreinent la meilleure carte, la rendre désagréable à l’oeil,£’ même inintelligible.
- La première étude qui doit occuper celui qui se destin^ la gravure de la lettre , est le dessin au crayon et à la ph’11*'
- sur du papier, des différents caractères, non pas en suivant
- tlt*
- »
- principes géométriques de hauteur, de largeur et de force u pleins, mais en consultant les plus beaux caractères sortis ^ fonderies les plus célèbres, ou tracés par les mains les 1’^’ habiles; les principes que l’on a voulu appliquer jusqu’à I,fC sent aux formes des lettres moulées, leur donnent une raidel,t ennemie de la grâce et du bon goût (1).
- Lorsque l’on sera parvenu à dessiner ainsi des lettr. s et
- Jd
- mots avec la plus grande régularité et la plus grande purct<:' dans le sens où ils se présentent ordinairement à notre vl|ê! on s’exercera à les dessiner à rebours, comme il est ind'H11 Pl. II, fifj. 18, et ce n’est qu’après avoir acquis beaucoup J
- bitude et une certaine perfection dans ce genre de dessin >*1
- l’on commencera à tracer des lettres avec une pointe, sut
- uf
- planche de cuivre, et ensuite à couper des contours et à ser des pleins avec l’échoppe et le burin ; on doit s'eXef beaucoup à couper, avec ces instruments, des ligues droit** des courbes bien régulières.
- {1) Nous nous sommes fuit cependant un devoir de donner sur la Pl. II le» des lettres adoptées par ie Dépôt général de la guerre.
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- »K l.A LETTRE.
- 1 59
- premier objet qui doit attirer l’attention de celui qui i*erce ce genre de gravure, est la disposition des mots et des Jttres ; c’est à elle qu’il doit la grâce d’un beau titre et la clarté uRe carte , et c’est aussi la partie qui demande le plus d’é-et d’intelligence.
- ^es instruments du graveur de lettres sont en p'artie les ^tRes que ceux du graveur en mille-douce, que j’ai décrits plus-ailb Des compas d’épaisseur, des règles, un tas, un marteau à ^a*ier, des pointes à tracer peu coupantes, la loupe, le tam-^0l1 de feutre, les pierres à aiguiser, etc. ; il faut y ajouter des 0a,pas d’acier à vis de rappel (P/. Il, fig. 19), pour prendre '>Vet‘ exactitude la hauteur des lettres que l’on doit graver, et iNqnefois tracer, au moyen de ces compas, des lignes pa-ta^èles.
- ^*es parallèles en acier, présentant des pointes accouplées et
- °u moins écartées l’une de l’autre, et servant à indiquer ^ Place et la hauteur des mots, par un tracé fin et léger fait r le cuivre nu. (Fityes les fig. 20, 21, 22 ,Pl. II.) j, ^es échoppes ou burins quadrilatères, taillés en biseau au 6,1 de former la pointe (fig. 23 , Pl. II). lorsque la place des mots et la hauteur que doivent avoir I litres sont indiquées sur le cuivre au moyen des campas l^ls et des parallèles, on trace la place et la forme de chaque
- , Ou
- reavec une pointe fine, mais peu coupante.
- commence alors la gravure en ébauchant les corps des
- es ou les pleins avec l’échoppe : cette opération exige l^ueoup de pratique pour bien espacer chaque lettre. L’ou-I doit avoir la largeur que l’on veut donner au corps de la Jtre, et doit d’un seul coup enlever le cuivre nécessaire; |. e largeur de plein est cependant bornée ; on ne peut pas ^'donner plus de force que ne l’indique la fig. ou bien est obligé de refouiller ces pleins avec la pointe d’un burin, d de former un fond irrégulier et capable de retenir l’en-? e à imprimer.
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- J go ' GRAVURE
- La fig. 25, PI. II, indique l’ébauche des principales lettrf des trois caractères le plus en usage.
- On passe ensuite au liaisonnage, qui se fait avec un borl* dont le manche, au lieu d’avoir la forme d’un champi'g00"' comme ceux des graveurs en taille-douce, a celle d’une P0'1* {fig. 26, PL II). Ce manche se place dans le creux de la m3’11' il est soutenu par le petit doigt et l’annulaire, et tourne fac'^ ment de manière à produire un trait fin d’abord, mais qu011 renfle graduellement jusqu’à ce qu’il se trouve de la gros5^ du plein et se confonde avec lui {fig. 27) ; on lie de la softl toutes les parties d’une lettre et d’un mot. Cette opérât'0'’
- est nommée la talonnée par les graveurs de lettres ; elle se
- fai1
- avec un burin carré, mais on se sert du burin losange couper les têtes et les embases des capitales et du romain.
- Le Dépôt général de la guerre, dont les travaux topog1^ phiques ont si puissamment contribué au perfectionnent011,
- de la gravure des cartes et plans, et dont la direction a lot™
- des artistes si distingués dans cette partie, a traité avec
- JétJ"
- de l’écriture moulée appliquée à la géographie et à la top
- graphie. J’extrais du cinquième numéro du Mémorial topof*
- tl3
- pliigue et militaire, des instructions claires et précises d0llt^ connaissance est indispensable à ceux qui cultivent ce branche de gravure
- tèt*
- « Pour parvenir à déterminer les hauteurs et les carac1 que les écritures doivent avoir aux échelles adoptées paf
- Dépôt général de la guerre, on a formé un tableau, par ot
- alphabétique, de tous les noms qui peuvent entrer dans plans et cartes, et l’on a assigné à chacun d’eux le caractèfe la hauteur qu’ils doivent avoir à chaque échelle, afin de f un ensemble agréable et harmonieux.
- » Pour $e guider dans ce travail et fixer les noms d’u°e ^ nière invariable, on a consulté les travaux topographiflue5^t géographiques les plus célèbres, ceux dont la réputation ^ établie depuis longtemps; ce n’est qu’après les avoir s°a
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- DE LA LETTRE.
- 161
- 'eQt comparés avec la plus scrupuleuse attention, qu’on s’est ^terminé au choix du caractère et de la hauteur qui ont paru e plus convenables aux noms de chaque objet.
- ” Plusieurs objets ont des noms différents, suivant les tardés, et ont cependant le même caractère et la même hau-îeilÇ t alors on a cru devoir les rappeler dans le tableau, à la Place que chacun de ces noms doit tenir dans l’ordre alphabé-^de, tant pour en faciliter la recherche que pour ne laisser ïllcun doute sur la manière dont ils doivent être écrits. D’au-tres objets, qui ne portent pas les mêmes noms dans tous les ^Ys, n’ont pu y être tous placés; mais il sera très-facile de j^Uaître les caractères et les hauteurs qu’ils doivent avoir, eu es Comparant à ceux avec lesquels ils ont le plus d’analogie, j 11 On n’a pas cru nécessaire d’y insérer généralement tous 65 Uoms qui tiennent aux fortifications, et l’on s’est borné élément aux principaux, attendu que les autres ne s’écrivent jfle rarement sur les plans, et que l’usage ordinaire est d’en l1,re le renvoi dans une légende ; mais au surplus, si l’on se °u'e dans le cas d’écrire ces uoms sur le plan même, il sera ^"Jours facile de déterminer aussi par analogie leur caractère ll®ur hauteur.
- j * Il est des noms dont les dimensions, quoique déterminées, °lvent cependant, en certains cas, varier en raison de la j^'tdeur et de l’importance des objets ; tels sont ceux des rues,
- s Places, ceux des états, provinces, pays limitrophes; mers, ^ts> montagnes, forêts, etc. ; mais , malgré cette variation, on ^l°ujours cru devoir leur attribuer une hauteur relative, servir du moins de point de comparaison ; ce sera alors # Ulgénieur, au dessinateur ou au graveur, à juger du de-daugmentation ou de diminution que l’objet pourrait I Ger. On sent qu’il ne peut être établi de règle absolument goût seul peut et doit guider dans ces sortes d’excep-
- Hs-
- "Uli,
- s : mais alors on n’en doit pas moins conserver le caractère lué.
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- i6a
- GRAVURE
- » Les noms écrits d’après de grandes échelles, ne peuve®* pas l’être tous sur les réductions, oùl’oiï sacrifie ordinairerne(l les moins importants. Si l’on a placé dans ce tableau les mensions de ces noms, c’est parce que, malgré la petitesse ^ l'échelle, il est quelquefois possible et utile de les écrite’ quand le pays, peu peuplé, laisse sur la carte des espaces s11 fisants.
- » Quant aux noms des objets en ruine, ils auront la meI®S_ hauteur que si ces objets existaient dans leur état priffli^' mais le caractère devra toujours être incliné.
- » On a cherché en vain à établir un rapport entre les 1°® gueurs des échelles et les hauteurs des écritures, afin d’av0lf une base constante pour déterminer les hauteurs de ces nières, à une échelle quelconque; on n’aurait pu y p®r venir sans manquer au bon goût et sans s’éloigner des db'eri modèles que l’on a consultés; cependant, pour avoir donnée approximative qui puisse servir de règle, on trouvelC les hauteurs des noms de villes du premier ordre, aux éch^ applicables à la topographie et à la géographie, compté dans la série de celles qui sont communes à tous ces servie®5 Ces hauteurs serviront à faire connaître celles qu’on doitd0® ner aux écritures des autres objets, aux échelles où elles pas été déterminées.
- » Supposons, par exemple , que l’on ait un plan à fair® l’échelle d’un mètre pour 1000 mètres ; la hauteur des u0®^' à cette échelle, est de 25o décimillimètres ; celle qui, à chelle du Dépôt, en approche le plus, est de 190. Ces deux teurs sont dans le rapport de a5o à 190, ou de 25 à 19, ou efl
- de 4 à 3, à très-peu près ( attendu qu’une erreur d’un déci*1’1^ limètre est ici de nulle importance) ; ainsi les noms de viH3f> qui ont j5 décimillimètres de haut à l’échelle du Dépôt» auront 100 à celle d’un mètre pour 1000, et ainsi des autrf noms.
- » Le même exemple s’applique facilement aux échelles
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- V DE LA. LETTRE. l63
- ^rie, qui sont pins petites quenelles du Dépôt. Nous allons ^tenant indiquer les moyens de connaître les hauteurs !t*°n devra donner aux écritures d’un plan à une échelle ^nnédiaire, qui, quoique dans la série, u’en serait pas un termes adoptés.
- ^ * On choisira d’abord , parmi les échelles du Dépôt, les tlte entre lesquelles celle dont il s’agit se trouve immédia-^nt comprise ; ensuite on prendra leur différence, ainsi |te Celle des hauteurs d’écritures des villes du premier ordre tes deux échelles; enfin on prendra la différence de l'échelle, supérieure, soit inférieure, avec celle que l’on se donne.
- , tetne les différences de hauteurs des noms de villes sont, à *'Peu près, dans le rapport des différences des échelles, ^ tera cette proposition : la différence des échelles supérieure ^'Qférieure est à la différence de la hauteur respective des
- .tes de villes, comme la différence de l’échelle du plan à '11*
- ™ et de l’écheller supérieure ou inférieure est à un qua-^etUe terme. Il faudra retrancher ce quatrième terme de la ^teur donnée par l’échelle supérieure, ou l’ajouter à la jeteur donnée par l’échelle inférieure, selon que l’une ou tefre de ces échelles aura été combinée avec la nouvelle, j te1'fournir le troisième terme : le résultat sera la hauteur J,*8 •'oms de villes du premier ordre à l’échelle en question. ^ ta comparant ensuite avec les hauteurs des mêmes noms, ^•lées par l’une ou l’autre des échelles qui ont servi de lion verra facilement dans quel rapport elle se trouve, et
- ’^les autres proportions il conviendra de donner aux écrite® de tous les objets placés sur la carte.
- * Pour faciliter cette opération, on donne ici un tableau
- renferme une série d’échelles propres à tous les services ;
- ( telation de ces échelles avec la grandeur des objets ; leur I e,Jr en anciennes mesures; la hauteur que doivent avoir fritures des noms de villes à chaque échelle ; et enfin l’ap-'tetion particulière desdites échelles au service du Dépôt ».
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- .64
- GRAVURE
- •rnéf^i
- Tableau présentant, avec le développement de la série génefl dans les termes de laquelle les services publics doivent cho& leurs échelles, les types des hauteurs d’écritures affectées échelles, particulièrement par le Dépôt général de la guet
- (Échelle n° 1. Un centimètre pour 5 millimètres. ^
- dans un rapport avec l’objet représenté de 2,0 déc1' mètres ou 2/'u ou bien en ancienne mesure 1 P,e#
- J pour 4/2 pied.
- (' N° 2. Un centimètre pour 1 centimètre, 1,0 ou 1 pied pour 1 pied.
- N° 5. Un centimètre pour 2 centimètres = 0,5 \ =1 pied pour 2 pieds.
- N° 4. Un centimètre pour 5 centimètres = 0,2 = 4,s' ou 14 pouces 4,8 lignes pour 1 toise.
- ^N0 5. Un centimètre pour 1 décimètre = 0,1 ==Vi»’ ou 7 pouces 2,4 lignes pour 1 toise.
- FN° 6. Un centimètre pour 2 décimètres — 0,05 = Vi°'.
- ou 5 pouces 7,2 lignes pour 1 toise.
- ! N° 7. Un centimètre pour 5 décimètres = i ou 1 pouce 5,28 lignes pour 1 toise.
- J N° 8. Un centimètre pour 1 mètre = 0,01 8,64 lignes pour 1 toise.
- 3V° 9. Un centimètre pour 2 mètres = 0,005 = ‘.V ou 4,52 lignes pour 1 toise.
- On n’a pas déterminé le type des hauteurs des écriti,rP pour les neuf premières échelles, parce qu’elles ne servent J3 mais dans la topographie, et qu'elles ne sont en usage pour les plans de bâtiments, machines, etc.
- n0,|f
- = 0,05 =
- : 0,02 = 4/s** V.oo>
- (N0 10. Un centimètre pour 5 mètres, ou 1 mètre p°
- .’ «aa ..... ., ..
- 500 mètres = 0,002 = l/m = 14 pouces 4,80 1'?°
- pour 100 toises, employé pour les profils rel8*1
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- DE LA LETTRE.
- l65
- ^ aux plans levés à l’échelle n° 1, hauteur de l’écriture en décimillimètres 375 (t).
- N° 11. Un centimètre pour 1 décamètre, ou 0,001 == V1000 = 7 pouces 2,40 lignes pour 100 toises, hauteur de l’écriture 250 décimillimètres.
- N° 12. Un centimètre pour 2 décamètres, ou 1 mètre pour 2000 mètres = 0,005 = V2000 — 3 pouces 7,20 lignes pour 100 toises. Topographie détaillée, plans de villes, bourgs, villages, routes, canaux, places de guerre, fortifications de campagne, hauteur delà lettre 190 décimillimètres.
- ^'° 13. Un centimètre pour 5 décamètres, ou 1 mètre pour 5000 = 0,002 = V5000, 0111 Pouce 0,28 lignes pour 100 toises. Réductions des plans levés à l’échelle no 1, hauteur de l’écriture 150 décimillimètres.
- N° 14. Un centimètre pour 1 hectomètre, ou 1 mètre pour 10000 mètres =1,0001= Vioooo» ou lignes pour 100 toises. Topographie générale, topographie complète d’un pays, campements, marches et itinéraires, hauteur de l’écriture 100 décimillimètres.
- 15. Un centimètre pour 2 hectomètres, ou 1 mètre pour 20,000 mètres = 0,0005 = V20000 = 4,32 lignes pour 100 toises. Caries de reconnaissances d’un pays en temps de guerre, plans de batailles et de combats, réduction de la topographie complète à l’échelle n° 3; hauteur de la lettre 75 décimillimètres.
- ,N° 16. Un centimètre pour 5 hectomètres, ou 1 mètre pour 50,000 mètres = 0,00002= V50000 = 1,72 ligne pour 100 toises. Gravure de la topographie complète à l’échelle n° 3, hauteur de la lettre 60 décimillimètres.
- ^i° 17. Un centimètre pour 1 kilomètre, ou 1 mètre
- C®tte hauteur d'écriture est celle des noms de villes du premier ordre à choque e> indiquée en déciimUiniètres, ou dixième partie d’un millimètre.
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- 66
- gravure
- pour 100,000 mètres = 0,00001 — Viooooo ^. ligne pour 100 toises. Gravure de la topograP^ analogue à celle de la carte de Cassini; hauteur lettre 40 décimilliinètres.
- IX0 18. Un centimètre pour 2 kilomètres, ou 1 n*®1
- ilt*
- :(),*•
- pour 200,000 mètres = 0,000005 = V200000 ligne pour 1ÔO toises. Chorographie, gravure ^ cartes et plans militaires expédiés ; minutes de can«f^ trigouomélriques ; hauteur de l’écriture 54 déci®^1 mètres.
- .19. 1 centimètre pour 5 kilomètres, ou 1 D1
- èli*
- pour 500,000 mètres == 0,000002 = Vrjooooo » 011
- W
- ligne pour 2000 toises. Dessin des réductions de
- topographie complète en chorographie, gravure d’»^ et des canevas trigonométriques ; hauteur de la ^ 50 décimilliinètres.
- IN0 20. Un centimètre pour 1 myriamèlre, ou 1 i®e
- K'
- 0
- pour 1,000,000 mètres = 0,000001 = Vioooooo’ 0,86 ligne pour 1000 toises. Gravure de la cho^ graphie, n° 8, réduite en cartes générales d’E13*^ souverainetés et contrées ; hauteur de l’écriture décimilliinètres. r N° 21. Un centimètre pour 2 myriamètres , ou 1 1116
- pour 2,000,000=0,0000005 = Vaoooooo = 0>43
- pour 1000 toises. Géographie, gravure pour la c> de chacune des parties du globe ; hauteur de la !®1 21,25 décimilliinètres. .
- N° 22. Un centimètre pour 5myriamètres=0,000û = 4/soooooo — 1 l!gne Pour 10.000 toises; ha»lel1
- de la lettre 19 décimilliinètres. jNa25. Un centimètre pour 1 grade = 0,00000001 ^ Viooooooo — 0,86 l'gne Ponr 10,000 toises, ha«tel de la lettre 16 décimilliinètres.
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- »E LA LETTRE. 167
- j 24. Un centimètre pour 2 grades — 0,00000005 = I Vaooooooo^^’^"* ligne Pour “10,000 toises; hauteur de \ la lettre 13,60 décimillimèlres.
- " Ce tableau offre, comme on le voit, le rapport des échelles ,Sc les objets; la valeur de ces rapports exprimés en an-^es mesures; la hauteur en décimillimètres que le type écritures doit avoir à chaque échelle; enfin, la série des eHes adoptées par le Dépôt général de la guerre, et l’ap-J^tion de chacune d’elles à ses travaux topographiques et
- Vlnques.
- t Après avoir déterminé les caractères et les hauteurs que fritures doivent avoir aux échelles du Dépôt, et avoir , '"é une méthode pour trouver ces caractères et ces hau-une échelle quelconque, nous allons indiquer les di-jSion et position relatives que les lettres doivent avoir, toès les meilleurs principes.
- L On trouvera de plus des modèles présentés par M. Bar-
- Vé(P/. II) (.).
- ^ Ces lettres en capitales droites auront sept parties de et les jambages pleins auront une partie d’épaisseur.
- ^ Celles en capitales penchées auront les mêmes dimensions jjks capitales droites, mais elles seront inclinées de trois l^les, c’est-à-dire que l’extrémité inférieure du jambage \ vcjs la gauche, éloignée de trois pleins de la perpendi-abaissée de son extrémité supérieure.
- ' La romaine droite aura cinq parties de hauteur, et les bages en auront une d’épaisseur.
- . La romaine penchée aura cinq parties de haut sur deux lunaison, et une d’épaisseur.
- ^ L’italique aura sept parties de haut sur trois d’inclinai-’et une d’épaisseur.
- ^our rviter des répétitions inutiles, on n’a indiqué sur cette planche que le* ÏUndpalcs, les autres pouvant être déterminées par analogie.
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- i68
- GRAVURE
- » La capitale droite et la capitale penchée n auront de majuscules dans les titres et dans les légendes ; toutes** lettres auront la même hauteur ; il n’y aura d’exception $ pour les noms propres les plus saillants de l’intérieur carte; et, dans- ces derniers cas, les majuscules auront tiers en sus.
- '» Les majuscules ou majeures de la romaine droite sef°5 en capitale droite, ayant le double de la hauteur de la ^ maine.
- te*
- » Celles de la romaine penchée et de l’italique seront1 capitale penchée, et auront la même hauteur que celles romaine droite.
- » La variation qui règne dans la largeur des lettres ner
- met pas d’en détailler les dimensions ; il suffit de renvoi pour cet objet, aux modèles dont on a déjà parlé (PI. II)*
- * Dans la romaine droite et la romaine penchée, leslettr<j
- à tête, comme b, d,f, h, k, l, dépasseront les lettres mine11
- r*
- a, c, e, i, m, n, etc., d’un corps, c’est-à-dire quelles auron1
- double de hauteur {Jtg. 28, PI. II); les lettres à queue, coB51
- fi1
- g, j, p, 7, y, auront en dessous le même excédant que les !ett^
- à tête auront en dessus (fig. 29, PL II ).
- » Les intervalles entre les mots seront au moins égau*
- il»
- hauteur du corps de l’écriture, lorsqu’il n’y aura po
- iiit
- il)
- ponctuation; et ils seront de deux hauteurs, lorsqu1 en aura : les parties supérieures des points et des accentssl ront de niveau avec le sommet des lettres à tête.
- » Dans les écritures ordinaires qui seront employées0 les cartes de reconnaissances , ou dans les travaux analuS1* qui demandent une prompte exécution, on se conformera
- principes suivants, adoptés parles meilleurs écrivains-•> La bâtarde aura sept parties de haut, ou sept becS plume, sur cinq de largeur et trois d’inclinaison. ^
- » La ronde sera droite, et aura autant de largeur qae
- hauteur, c’est-à-dire quatre becs sur quatre becs.
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- DE LA LETTRE. 169
- * L’italienne, ou petite bâtarde, sera faite dans les mêmes ^“portions que la bâtarde.
- * La coulée aura les mêmes proportions que l’italienne.
- ” Les lettres majuscules, dans l’écriture ordinaire, auront ^‘5 corps de hauteur.
- " Les grandes lettres, c’est-à-dire celles à tête et à queue, i* ^passeront les lettres mineures que de sept becs de plume; ** lettres à queue auront un corps et demi en dessous.
- * Lorsqu’on sera dans le cas de faire usage des écritures binaires, la bâtarde remplacera la capitale; la ronde, la ^aine droite ; la petite bâtarde ou l’italienne, la romaine Nichée; et la coulée, l’italique; mais ces écritures conser->er°nt toujours les hauteurs qu’elles auraient si elles étaient
- Viées.
- , " Les chiffres romains droits auront les mêmes propor-^ que les lettres de la capitale droite.
- " Les chiffres romains penchés auront celles de la capitale
- tochée.
- 11 Les chiffres arabes droits seront faits dans les mêmes "“Portions que la romaine droite.
- * Ceux penchés auront celles de la romaine penchée.
- * Le 1, le 2, le o, auront la même hauteur, c’est-à-dire un
- V
- * Le 3 aura un corps et deux pleins; le 4, le 5, le 6 et le 8, ^ont un corps et trois pleins; on donnera deux corps au 7
- 3,1 9. On en trouve d’ailleurs des modèles daus la Pl. II,
- 3o.
- * Pour compléter tout ce qui vient d’étre dit sur les écri-,tes> il nous reste à parler de celles des titres, des cartes et ^s, et leurs légendes, renvois, notes, observations, ta-
- ““Ux, etc. La variété qui règne dans ces objets ne permet ™s (
- lMl
- Ptas de perfection en ce genre.
- Graveur, t 5
- de leur assigner des règles précises ; on se bornera donc à ques principes généraux, puisés dans le6 travaux qui ont
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- •RÀVURE
- ljO
- » Il faut considérer d’abord, dans le titre, deux chose*• l’emplacement qu’on a pour l’écrire , et l'étendue de la cad6 ou du plan sur lequel il doit être écrit, afin d’y placer sa1” confusion les objets qui le composent. Ces objets sont géuér3' lement, i° l’indication (si c’est un plan ou une carte); a0 'e nom du pays que le plan ou la carte représente ; 3° le nom ^ l’auteur; 4° sa qualité; 5° l’année du levé ou delà réilactio11’
- » L’indication doit être en capitale droite, ainsi que letto!r‘ du pays. Les détails qui pourront l'accompagner seront en c3” pitale penchée, ou en romaine droite. Dans le premier cas>|C nom de l’auteur, qui vient ensuite , doit être en romaine droiW et sa qualité en italique; dans le second, il doit être en maine penchée, et scs qualités en italique. L’année sera e" chiffres romains penchés, dans le premier cas ; dans le secot’^' elle sera en chiffres arabes droits. En général, il faut mdtrC dans les écritures une opposition de caractères qui les fas5C valoir.
- » Voici le rapport dans lequel les écritures peuvent ède
- entre elles :
- L’indication aura........................fi parties.
- Le pays..................................8
- Les détails qui pourront l’accompagner. 4
- Le nom de l’autetir..........................
- Sa qualité.................................. 11/2
- L’année. <...............................3
- Les mots légendes, renvois, explications, observations, 110 les, etc., seront en capitales penchées ; les détails ou di.scoUr’ seront en italique, et d’un quart de la hauteur des mots ^ gendes, etc.
- » Les tableaux seront détachés du plan ou de la carte deux lignes fines et une grosse au milieu, proportionnée 3 letendue de la carte et du tableau. Le premier mot du titre sera en capitale penchée, et les suivants en romaine pencher qui aura de hauteur la moitié du premier mot.
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- un LA LETTRE.
- *7*
- * Les titres des colonnes simples seront en romaine droite, !t leurs subdivisions en petite italique de deux tiers de la dateur de la romaine.
- * On ne peut donner de règles pour espacer les lignes ; ^is en aucun cas leur intervalle ne sera moindre de la hau-'e,lr d’un corps pour la capitale penchée, et de deux corps et ^‘i»i pour les autres caractères.
- '• Tels sont en général les principes qu’on a cru devoir influer; mais, pour bien faire, il ne suffit pas de ne point s’en ^rter, il faut encore réunir à cette intelligence, qui sait au ^oin faire fléchir la règle sans la violer, le goût qui s’acquiert une pratique éclairée •, ces deux qualités sont nécessaires ^ talent pour mettre dans les écritures cette harmonie qui *'t que l’ensemble en est agréable à la vue » (i).
- £ ' '^TRait abrégé du tableau des caractères et des hauteurs en
- décimillimètres, des écritures à employer pour la gravum des
- plans et cartes (2).
- .te tableau des caractères et des hauteurs des écritures est ^'tsé ainsi qu’il suit,
- Savoir :
- XOMS DES OBJETS A ECRIRE.
- Topographie 1 de détail... ’
- aractères.
- l’échelle de /Caractères.
- /Topographie ) Iîaut6ur , lÆlede
- T
- • P
- àl I
- II
- 2,000 n<> 1. 5,000 n» 2.
- 10,000 n° 3.
- 20,000 n» 4.
- 50,000 n« 5. 100,000 n° 6.
- J) M. le capitaine ingénieur-géographe Bartlmlomé a inventé un instrument qu’il a ^ tuétrotjraphe, qui est destiné à éviter les longueurs et les difficultés que présente des échelles et des compas; on trouve sa description et son usage dans le nu-0 du Mémorial topographique et militaire, an xi.
- ' Ce tableau étant autant entaillé que potsible et contenant une foule de nom» qu’U
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- GRAVURE DE LA LETTRE.
- 172
- f Caractères.
- Chorographie| Hauteur à | l’échelle de
- (Caractères. Hauteur à l’échelle de
- 200,000 n° ;
- 500,000 n° * 1,000,000 n° ‘
- 2,000,000, 0(
- lt
- OBSERVATIONS.
- Le peu d’espace qu’offrent les colonnes du tableau des écù^ res, a obligé d’employer des abréviations, dont voici l’e*>
- cation
- Pour les titres des colonnes..........
- Car. désigne les caractères que dod avoir les écritures, aux échelles “ les numéros sont compris soU® ^ même accolade que le mot car
- Les échelles sont indiquées par leurs numéros.
- C. d. signifie Capitale droite.
- Pour les écritures.
- Pour les chiffres.
- Capitale penchée. Romaine droite. Romaine penchée. Italique.
- Arabes droits-Arabes penchés. Romains droits. Romains penchés.
- ( Voir le tableau ci-joint.
- Je pourrais entrer maintenant dans beaucoup de détail5 la composition et la disposition des titres, sur la nature e j proportions des divers caractères d’écritures, mais cela sortir des attributions du graveur pour envahir celles àe
- crivain, qui doit lui donner des modèles. .H
- Je crois cependant devoir parler des ornements et des h3
- est très-rare de rencontrer sur les cartes, et qui d’ailleurs peuvent se détenu*0^^ analogie, on n’a jugé convenable de n*en donner qu’un extrait, le cadre do 106 ne permettant pas de s'étendre davantage.
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- DES CARACTÈRES ET DES HAUTEURS, EN DÉCIM1LLIMÈTRES, DES ÉCRITURES A EMPLOYER
- POUR LA GRAVURE DES PLANS ET CARTES.
- TOPOGRAPHIE TOPOGRAPHIE CHOROGRAPHIE. GÉOGRA- NOMS TOPOGRAPHIE TOPOGRAPHIE CHOROGRAPHIE. GÉOGRA-
- de détail. générale. PHIE. de délai . générale. PHIE.
- DES OBJETS A ÉCRIRE.
- Car. 1 2 Car. 3 4 5 6 Car. 7 8 9 Car. 10 Car. 1 2 Car. 3 4 5 6 Car. 7 8 9 Car. 10
- R. p. 40 52 R. P. 22 16 15 9 » )) )) JD » )) F Forts C. d. 75 60 C. d. 40 50 24 16 Ital. 15 12 10 Ital. 8
- R. d. 40 52 R. d 22 16 13 9 R. p. 8 7 )) )) » Friches. ...» R.p. 58 50 R. p. 20 15 12 8 » )) )) )) X ))
- R. d. 75 60 R. d. 40 30 24 16 R. d 13 12 10 Ital. 9 G
- R.p. 40 32 R.p. 22 16 13 9 X » » )) )> »
- R.p. 19 15 R. d. 10 7 6 5 » » )) » » ))
- Ital. 15 12 Ital. 8 6 6 5 )) )) » X » )) / grands. ....... C.p. 120 100 C. p. 70 55 46 50 C. p. 25 22 17 C. p. 15
- C. p. 56 28 C. P. 18 14 11 7 )> » X )) X )) Golfes | moyens. C. p. 85 65 C.p. 45 32 28 18 R. d. 15 15 11 Ital. 9
- » » » » )) » )} » » » » )) » )) ( petits R. d. 50 40 R.p. 26 20 16 10 Ital. 9 8 7 Ital. 6
- C. p. 30 24 R. d. 16 12 9 6 X X » )) » )) Gouffres Ital. 15 12 Ital. 8 6 5 5 » )) X )) » X
- c.p. 50 24 R. d. 16 12 10 8 » )) )) » » )) Gués Ital. 15 19 Ital. 8 6 5 5 )) » » » » X
- H
- Ital. 18 15 Ital. 10 7 6 5 » )) » )) )) » Hameaux R.p. 50 40 R.p. 5 20 15 10 Ital. 9 8 7 Ital. 6
- C. d. 150 120 C. d. 80 60 48 52 C.p. 27 24 20 C. p. 17 Hôpitaux. R. d. 58 50 R d. 20 15 12 8 » )) » )> )> »
- R. d 50 24 R. d. 40 50 24 18 Ital. 15 13 10 liai. 9 Hermitages Ital. 15 j Q Ital. 8 6 5 5 » » )> » » »
- R. d. 15 12 R. p. 20 15 12 9 )) )) » )) » ))
- R. d. 75 60 R. d. 40 50 24 18 R. d. 15 15 10 Ital. 9 1
- R. p. 50 40 R.p. 26 20 16 12 » » )) » » )) / grandes
- Ital. 12 9 liai. 6 5 )) )) )> X » )) » » » )) h C.p. 80 10 8 6 » )) » » » »
- Ital. 19 15 Ital. 10 7 6 5 » » )) )) » Iles en mer ] moyennes. . . . » )) » R.p. 50 60 48 32 C. p. 28 24 20 C.p. 18
- R. d. 50 24 Ital. 16 12 10 8 » » » )) » » (petites R.p. 50 40 R. p. 26 58 30 20 R. p. 17 15 12 liai. 11
- )) » )) liai. 16 12 10 8 » )) » )) » »
- R.p. 50 40 R p. 26 20 16 12 Ital. 9 8 7 liai. 6 J
- liai. 19 15 Ital. 10 7 )) » » » » Jardins.
- Ital. 15 12 liai. 8 6 fi R )) )) )) » » » Ital. 12 10 Ital. 7 6 » » » » » )) » X
- R d 48 58 )> )) » 0 » )) )) )) ))
- Ital. 22 18 liai. 12 g K y )) 6 5 5 Ital. 5 L
- Ital. 19 15 Ital. 8 7 5 5 » » )) » / grands
- C. p 95 75 c.p. 50 36 30 20 R d. 17 0 1_2 R.p. )) 10 C. d. 110 90 C. d. 60 44 56 24 C. d. 20 18 15 C. d. 15
- R. d. 75 60 R. d. 40 50 24 18 R. p. 15 15 » » Lacs| moyens Cp. 70 60 C.p. 40 30 24 16 liai. 15 12 10 Ital. 8
- R.p. 50 40 R.p. 26 20 15 10 Ital. 8 7 » » » (petits R. d. 22 18 R. d. 12 9 7 6 Ital. 6 » » » »
- Ital. 15 12 Ital. 8 6 6 5 » )) )) » )) » Landes R. d. » 40 R.p. 26 20 16 10 Ital. 9 8 7 Ital. 6
- C. d HO 90 C. d. 60 45 36 24 C. p. 20 18 15 C. p. 12 R. p. 36 30 R.p. 20 15 12 8 » » » » » »
- C.p. 70 55 C.p. 38 28 25 16 R. d. 13 12 9 liai. 7 M
- R. d. 22 18 R. d. 12 9 7 5 » » )) » » »
- Ital. 15 12 Ital. 8 6 5 5 » » )) » » » Madragues
- R. d. 50 24 )) )) » » » » )> )) )) X )) liai. 15 12 liai. 8 6 5 5 )) )) » )) )> X
- C. p. 95 70 c.p. 50 58 50 20 R. p. 17 15 12 Ital. 11 Maisons liai. 18 15 Ital. 10 8 6 5 » )) » )) » ))
- 19 15 Ital. 10 7 6 5 » » )) )) » )> Méridiens C d. 110 90 C. d. 60 46 36 24 C. d. 20 18 15 C. d. 13
- R. p. 50 40 R.p. 26 20 15 10 Ital. 9 8 )) » » Mers f 8randes C. d. 500 240 C. d. 160 120 95 65 C. d. 55 48 40 C. d. 21
- liai. 19 15 Ital. 10 n 6 5 » » » » » » (ordinaires C. p. 190 150 C. p. 100 75 60 40 C.p. 54 50 25 C. p. 21
- Mines Ital. 15 12 Ital. 8 7 5 5 » )) » » » »
- ( grandes chaînes. » )> C. d. 90 65 55 36 C. p. 50 28 22 R. d. 20
- Montagnes J chaînes oidinres. )) )) )) C. p. 60 45 36 24 R. d. 20 18 15 R. d. 13
- Ital. 19 15 Ital. 10 7 6 5 » » » )) )> )) v isolées C. p. 75 60 C. p. 40 30 24 16 R. d. 13 12 10 R. d 9
- C. p. 55 45 C. p. 50 22 18 12 R. d 10 9 7 liai. 6 Monts C. P. 50 40 R. d. 26 20 15 10 Ital. 9 8 7 Ital. 6
- R. d. 45 56 R. d. 24 18 14 10 R.p. 9 8 » » » Moulins Ital. 15 12 liai. 8 6 5 5 X )) » » X »
- C.p. » 75 C. p. 50 58 32 22 C. p. 19 16 14 R. p. 12 N
- R. p. )) 60 R. d. 40 30 26 18 Ital. 15 13 11 liai. 10
- R. d. 50 40 R.p. 26 20 16 10 Ital. 3 7 6 liai. 5 Notes Ital. 15 12 Ital. 8 6 5 5 Ital. 5 5 5 Ital. 5
- liai. 11 9 liai. 8 6 5 5 » » » » » ))
- R. P. 25 20 )) )) » )) » )) » )) )) )) )) 0
- Ital. 15 12 Ital. 8 6 5 5 » » )) )) )) » Obélisques
- )) )) » )) » » » )) R. d. 34 30 25 R. d. 21 R. d 22 18 R.p. 12 9 7 5 )> X » » » ))
- Ital. 19 15 Ital. 10 7 6 5 » » » » » ))
- R. d. 50 40 R. d 26 20 16 10 Ital. 9 8 7 liai. 6 P
- R. d. 50 R. d. 20 15 12 8 Ital. 7 6 » X )) Passages, défilés
- Ital. 99 18 liai. 12 9 7 5 » )) » » » » Ital. 19 15 liai. 10 6 7 5 M » )) » X »
- » D )) )> )) )> » » A. d. 54 30 25 A. d. 21 Pêcheries Phares, fanaux. ....... Ital. 15 12 Ital. 8 5 6 5 » )) » » X X
- A. d. 25 20 A. d. 14 10 8 6 A. d. 7 )) )) » » R. d. 22 18 R. d. 12 9 7 6 » » » » X X
- À. d. 15 12 A. d. 8 7 6 5 » » » » )> )) Ports R. d. 58 30 R. d. 20 12 15 8 » )) » » X X
- A. d. 19 15 A. d. 10 8 8 8 A. d. 8 8 8 A. d. Q
- C.p. 95 75 C.p. 50 36 30 20 R. d. 16 14 12 Ital.
- R. d. 19 15 R. d. 10 7 )) » » )) )) )) » )) Quais .
- 1» 56 12 Ital. 8 5 5 R. d 20 16 Ital. 10 8 » » )> » )) » » »
- R.p. 50 R. p. 20 15 12 8 » » » )) » » R
- Ital. 11 9 Ital. 6 6 5 5 » » » )) » »
- Rades Redoutes C.p. R. d. 95 19 75 17 C.p. R. d. 50 10 58 8 30 8 20 6 C.p. » 17 )) 15 » 12 » | liai. X il »
- » )) )) X )) » » » C. p. 34 30 25 C. p. 20 t,. -, (grandes Rivières \ & ... R. d. 65 50 R. d. 33 25 20 14 R. p. 11 10 8 R.p. 7
- » » )) )) » » X )) )> » )) » C. d. 180. (petites R.p. 58 30 R. p. 20 15 12 8 Ital. 7 6 5 Ital. 5
- )) » )) C. d. » )) )> 100 C. d. 90 72 60 C. d. 50 Roules jërandes C p. 45 36 R. d. 24 18 14 10 R.p. 8 8 8 Ital. 6
- » » » C. d. X ï> » 80 C. d. 75 60 50 C. d. 40 (ordinaires R.p. 58 50 R.p. 20 15 12 8 Ital. 7 6 5 Ital. 5
- )) » » C. d. » » » 72 C. d. 60 48 40 C. d. 52 Ruisseaux Ital. 19 15 Ital. 10 8 7 6 » D » )> X »
- » )) » C. d. )) 1) » 48 C. d. 45 36 30 C. d. 24
- » » » C. d. » )> » 52 C. p. 30 24 20 )) » S
- C. p. 150 120 C.p. 60 45 36 24 » » » » )) )) Sablières
- R. d. 75 60 R. p. 40 30 » » )) )> )) )) » » Ital, 15 12 Ital. 8 6 5 5 » » » » » »
- C. p 95 75 C. p. 50 36 50 20 R. d. 17 13 12 Ital. 11 Salines R. p. 80 50 R.p. 20 15 12 10 Ital. 8 7 6 Ital. 5
- Sentiers., i Ital. 11 9 Ital. 6 6 5 5 )) I» » » X X
- Sondes. ........... Ital. 11 9 Ital. 6 6 5 5 » )> )) » X X
- R. p. 26 21 Ital. 14 10 9 6 Ital. 5 5 » X » T
- C. p. 54 28 R. d. 18 18 18 18 R. d. 18 18 18 R. d. 18 Télégraphes
- Ital. 15 12 Ital. 8 6 5 5 )) » » » » )) R. d. 20 16 R. d. 20 15 12 8 » )) » » » »
- R. d. 25 20 R. d. 14 10 9 6 » » » )) » )) Tours. ... liai. 19 15 Ital. 10 7 6 5 » » » » » ))
- Tropiques » X » » » » » » R. d. 34 30 25 R. d. 21
- )) )) X » X » )» » G. d. » )> 50 C. d. 25 ü
- C. p. 95 75 C.p. 50 36 30 20 R.p. 17 15 12 Ital. H
- C. p. 48 40 R. d. 26 20 16 10 liai. 9 8 7 Ital. 6 Usines.. | Ital.
- R. d. 22 18 Ital. 12 9 7 5 » » » » Ital. 6 R. d. 40 50 R. d. 20 15 .12 8 Ital. 7 6 5 5
- R. d. 50 24 R. d. 16 12 10 7 » D » » » » V
- Vallées » » )) C.p. 90 65 55 56 C. p. 27 27 22 R. d. 20
- Ital. 19 15 Ital. 7 6 5 5 » » » » X )) Vergers Ital. 15 12 liai. 8 6 5 5 » )) )) » » »
- R. d. C. p. 22 75 18 60 R.p. C. p. 11 40 9 50 7 24 6 16 R.p. R. d. 6 15 » 12 » 10 » liai* )) 8 Villages f&rands. ° (ordinaires R. d. R. d. 75 53 60 45 R. d. R. d. 40 50 30 22 24 18 16 12 liai. Ital. 13 10 12 9 10 7 Ital. Ital. 8 6
- R.p. 22 18 R.p. R. d. 12 9 7 6 » » » » » » /capitales.. C. d. 190 150 G. d. 100 75 60 40 C d. 33 50 25 C. d. 21
- R. d. 56 30 20 15 12 8 » » )> » » » Villes < deuxième ordre. . • C. d. 150 120 C. d. 80 60 48 52 C. d. 26 24 20 C. p. 17
- C. d. 190 150 C. d. 100 75 60 40 C. p. 54 50 25 R. d 22 C. d. 110 90 C. d. 60 45 56 24 Ci. d. 20 18 15 R. d. 15
- C.p. 95 75 C. p. 50 56 30 20 Ital. 17 15 12 Ital. 11 Volcans C. p. 75 60 C. p. 40 50 24 16 C. p. 13 12 10 R. d. 9
- NOMS
- Des OBJETS A ECRIRE.
- lils
- 'e e1 i ser3
- de1®
- ta lis..........
- ibayes..........
- taes f Sra.ndes’
- ( petites.. Wducs. .... l,bres de remarque •chevêchés. . . ’chipels. . . . 'senaux. . . . ’enues.........
- B
- 'k%..
- 't’es.
- l’o**1
- m to
- grands.. . petits. . .
- •-MSKÎ
- es, chalets..
- ( de ville. .
- * ( ordinaires.
- j» **""*••
- ( petits. .
- astides.........
- asiiins......
- avilies.........
- Ba'eries.. ....
- , / grands. . .
- B0' | ordinaires..
- ( petits. . • •
- /d’un fleuve fiches ] d’une rivière.
- ( dans les montag idtaes.. . .
- ’ilevarts..
- |trgs. . .
- Saut. . . iyères. . îles. . . .
- Carets.
- ^haux
- G^s
- (grands.. .
- ordinaires, /•grands.. .
- | ordinaires, (petits. . .
- Prières............
- Casernes............
- fjCarernes. ..... [Cercles polaires. . . épelles. ..... Gâteaux-forts . . .
- Coteaux.............
- Chemins.. ..... Chiffres du cadre, degrés *». cotes de hauteur des bornes.
- -n des échelles
- «itaielles........
- ’oloones.........
- !^>ïpv <lo- gaffi». 4.—
- Coteaux, côtes, etc. Croix.............
- D
- Détroits.....................
- 1® en cinq parties. . . . .
- 2® en régions............
- 3° en contrées.. . . . . . 4» départent8, provinces. 5“ sous-préf. ou arrond. .
- 6° en cantons............
- ~0 en communes...........
- 8° en sections...........
- Dunes.
- E
- Eaux mitrales............
- Echelle..................
- Ecueilj..................
- Eglise........!.!.*.’]
- Embo|Chures {voy. Bouches).
- Equat»uf.................
- / grands..........
- Etangt | moyens. ......
- ( petits...........
- Evêché...................
- ^ahriqueg
- 'anal. , auboxrgs. 'rnies. . nderies. êts {gra
- ndes
- ( ordinaires.
- ILu
- nn V7“>
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- GRAVURE DE LA MUSIQUE. ^3
- ^ ont remplacé, dans les titres, les cartouches, les culs-de-,l,J,Pe,et même les encadrements ; un titre libre est en effet de Pilleur goût, et susceptible d’une disposition plus agréable titre encadré.
- lorsque les lettres ont une hauteur qui dépasse un centime, on peut employer, pour éviter de trop grandes masses ' ®oir, îa gravure à jour, soit grisée seulement {fg. 31, PL II), i0*1 avec des ornements (/;>/. 32).
- ^ emploi des traits dépend entièrement du goût etdel’ha-e*é du graveur. Ces traits sont tracés d’abord fort légère-^ à la pointe, puis coupés au burin. Il ne faut pas en aire abus, ni les disposer de manière à rendre moins intelli-'^e la lecture des mots ou des lettres qu’ils environnent.
- GRAVURE DE I.A MUSIQUE.
- gravure de la musique, qui paraît être un travail pnre-nt manuel, a cependant ses principes, et demande du 0ut> du soin et de la pratique; longtemps elle a été traitée One sorte de négligence qui ne semblait guère annon-r hs perfectionnements qui lui ont été appliqués depuis ^lues années, ni le degré de pureté et d’élégance qu’ont su
- ^ ^°nnerquelques artistes, et particulièrement M. liichomme -fe.
- ^pendant, l'ancienne gravure de musique avait un ensem-5 , (lui manque à celle d’aujourd’hui; le discours, qui est ra"ltenant frappé, était alors buriné et préférable; mais la ^ quantité de musique mise dans le commerce a fait rfter le moyen plus expéditif des poinçons.
- | j'e genre de gravure est souvent exécuté par des femmes ; lli(>de quelques connaissances préparatoires sur les pre-
- |. ’a Principes de la musique, connaissances qui paraissent
- ,, a>lt si nécessaires pour son intelligence, que je crois ne ^Ol,voir me dispenser d’en donner ici un abrégé.
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- i74 gravure
- Les portées sont des lignes parallèles au nombre de ci^ elles servent à classer et à désigner les clefs et les notes PI. III). Elles se comptent de bas en haut, comme l’indiq3^ les chiffres de la fig. i.
- L'espace ou interligne est le blanc du papier qui se tro^ entre les lignes; ainsi la portée forme quatre espaces.
- Les lignes et les espaces se nomment degrés; le dessous première ligne et le dessus de la cinquième sont aussi ^ degrés ; la portée en contient donc onze.
- Les lignes ajoutées (Jig. 2, Pl. III) servent à augmenté nombre des degrés.
- Il y a trois sortes de clefs : la clef d'ut ( fig. 3 ), la clé* sol [fig. 4), et la clef de fa [fig. 5).
- La clef d'ut est susceptible de quatre positions diffère^ savoir : sur la première, sur la seconde, sur la troisième sur la quatrième ligne [fig. 6 ).
- La clef de sol a deux positions, sur la première et si** deuxième ligne [fig. 7).
- La clef de fa a aussi deux positions différentes; savoir'^ la troisième et sur la quatrième ligne (.fig. 8).
- Il n’y a donc jamais de clef sur la cinquième ligne.
- Il faut remarquer que la ligne sur laquelle est posée la ^ d’uf, traverse une ouverture qui se trouve vers le milie11 cette’ clef ; que la ligne sur laquelle est posée la clef traverse une partie arrondie qui se trouve vers le mili^ la hauteur de cette clef, et que la ligne sur laquelle est I3 de fa, passe entre deux points.
- Chaque clef donne son nom à la note qui occupe la
- ligne qu’elle , et l’ont part ensuite de cette note, en sim l’ordre des degrés, pour connaître le nom des autres. (/'' pour les quatre positions de l’ut, la fig. 9 ; pour les deuSf|, tions du sol, la fia. 10; et pour les deux positions du/1” fia. il. Pl. III).
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- DE LA MUSIQUE.
- n 5
- <Sré que chaque note occupe sur la portée que lui donne son
- ^a position des notes la et si, et sol, la, si, dans la troisième ££ 1
- la quatrième position de la clef à’ul, exige des lignes Culées (fig. 12 et 13). Il en est de même pour la clef de sol.
- Après la dernière des sept notes, le si, on répète la pre-1(1'ere, ut, ce qui forme une suite de huit notes que l’on nomme
- N y a deux manières de dire la gamme, savoir : en montant, Corame ut, ré, mi, fa, sol, la, si, ut; et en descendant, comme l,f’ Sl> la, sol, fa, mi, ré, ut, comme l’indique la fig. 14, PI. III. huit notes gardent entre elles un rang qui est déter-par la place que chacune d’elles occupe dans la gamme ; a'°ir : première note de la gamme, seconde note de la gamme. j, nom de degré est souvent substitué à celui de note. Alors U! ^appelle premier degré.
- gamme se fait non-seulement à partir de la note ut, ^'s on peut aussi la faire indistinctement à partir de chacune autres notes. Ainsi il y a autant de gammes que de notes ; ^que gamme porte toujours le nom de la note par laquelle e conimence, et on appelle gamme d’ut, celle qui commence xt; gamme de ré, celle qui commence par ré, etc. On 0lt observer que la note par laquelle commence chaque laitue, en est le premier degré; de sorte que celle d au-dessus '* est le deuxième degré; et ainsi de suite jusqu’à la huitième,
- I011 nomme réplique.
- a nommé valeur, la durée ou le temps que le son de cha-j^Uote doit avoir : la valeur est déterminée par la figure de Jaote.
- *"es figures des notes sont au nombre de sept.
- . ’• La ronde [fig. 15 ).
- La blanche (fig- 16).
- La noire ( fig. 17).
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- I76 GRAVURE
- 5. La double croche (Jig. 19).
- 6. La triple croche [Jig. 20).
- 1. La quadruple croche (Jig. 21). t
- La ronde, relativement aux autres figures, représente la q longue durée du son.
- La blanche représente une durée moins longue de m01! que la ronde. ^
- La noire représente une durée moins longue de moitié f la blanche; et ainsi des autres notes, qui ont chacune & Valeur moindre de moitié de celle qui la précède. ,
- Pour marquer les moments plus ou moins longs de silei^ on emploie aussi des signes qui en indiquent la durée. ^ signes sont au nombre de sept, qui correspondent aux ^ figures de notes et qui les remplacent. ,
- On les nomme :
- 1. Pause (fig. 22), qui remplace la ronde.
- 2. Demi-pause (fig. 23), qui remplace la blanche.
- 3. Soupir (Jig. 2/;), qui remplace la noire.
- 4. Demi-soupir {Jig. 25), qui remplace la croche.
- 5. Quart de soupir {fig. 26), qui remplace la do^
- croche. j
- 6. Demi-quart de soupir {jig. 27 ), qui remplace la tv$ croche.
- 7. Seizième de soupir (Jig. 28), qui remplace la qnadruf-croche.
- Un point placé après une note accroît la durée de note de la moite de sa valeur (fig. 29). j
- Quelquefois une note est suivie de deux points : dans cecF4 le premier point vaut la moitié de la note, et le deuxié’1’1 point vaut la moitié du premier ; de sorte qu'une note à ble point, est augmentée des trois quarts de sa valeur. J
- Lu point placé près un signe de silence, influe sur ce siii comme sur une note, c’est-à-dire qu’il augmente de moitié durée de ce silence,
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- Mu
- DE LA MUSIQUE. Ï77
- mesure, qui est une division de la phrase musicale en s'eurs parties égales; elle se partage en temps.
- H y a trois sortes de mesures, qui sont : la mesure à deux rnPs, celle à trois temps, celle à quatre temps.
- Les mesures sont indiquées au commencement de chaque ^fceau de musique, soit par un chiffre seul, soit parla ttre C, soit enfin par deux chiffres l’un au-dessus de l’autre, ï ®eux chiffres l’un au-dessus de l’autre indiquent, celui d’en ^ ^ > la quantité de notes que contient la mesure, et celui d’en 3s > de quelle valeur sont les notes.
- ' chiffres supérieurs sont 2. 3..6. ; les inférieurs 4. 8. Pour rendre plus sensible à la vue la quantité de notes dont c°utposent les mesures / il y a, de distance en distance, portée, de petites lignes verticales qui servent à séparer acune des mesures que contient le morceau {fig. 3o). Mesures à deux temps {fig. 3i, 32, 33 ).
- ^esuresà trois temps {fig. 34, 34 bis).
- Usures à quatre temps {fig. 35, 36).
- 3 placé au-dessus ou au-dessous d’une suite de notes de' |aWrs semblables, indique qu’il faut passer trois de ces notes aQs le même espace de temps que l’on serait à en passer deux, Sa°s ralentir la mesure : c’est ce qu’on appelle triolet.
- 6 indique qu’il faut passer six notes aussi vite que qua-
- 37 )
- ^loutes les notes dont la valeur se trouve divisée, soit entre Rieurs mesures, soit entre plusieurs temps, ou même en plu-^ *lts portions de temps, de manière qu’elles soient coupées, ea»ploie la syncope, ligne courbe qui les couronne.
- ^tsi, deux notes posées sur le même degré, et couronnées ^ une ligne courbe {fig. 38), n’en représentent qu’une, 9is qui doit soutenir la durée de deux.
- ^°r$que, dans une mesure, une blanche est renfermée en-> deux noires {fig. 3g) , cette blanche est syncopée, parce el*e est coupée en deux à la moitié de lajuesure, etc.
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- ty1T
- La fig. 4o indique un renvoi, pour recommencer cet^
- passages.
- Le guidon {fig. 4* ) > qui se trouve à la fin des portées* dique, par le degré qu’il occupe, la note qui commet portée suivante.
- H y a dans l’écriture de la musique des signes abrèvh
- Une barre tracée sur la queue d’une note indique qu’il ^ faire autant de croches que cette note en contient.
- Une barre sur la queue d’une noire indique qu'il faut *" deux croches au lieu de cette noire ; une barre sur la ^
- d’une blanche indique qu’il faut faire quatre croches a#
- delà blanche, etc.; d’après cela, deux barres sont le5'^ des doubles croches, trois barres celui des triples croche51 quatre barres celui des quadruples croches (fig. 4a ).
- Une barre tracée sur la portée, comme le représefl*^ fig. 43, indique qu’il faut recommencer toutes les croche5* tant de fois qu’elle est répétée.
- La répétition des doubles croches s’indique par deux b<f
- celle des triples croches par trois barres, et enfin celle des^ druples croches p;tr quatre barres {fig. 44)*
- S’il y a plusieurs mesures de suite à passer en silence les indique par de grosses barres verticales appelées bâto5 guatre mesures, bâton de deux mesures; des chiffres placé5 3 dessus de ces signes marquent combien de mesures on 1 compter en silence. {Voyez les fig. 45, 46> 4?> 48 et 49-) Les accolades sont des figures qui embrassent plusieurs tées à la fois, et indiquent que toute la musique qui s’y tr®11 écrite doit être exécutée en même temps {fig. 5o et 51 )• Pour indiquer la répétition de différentes parties d’un ceau, on emploie une marque nommée reprise. . ^
- Quand il y a des points des deux côtés {fig. 02), elle ^ que qu’il faut exécuter deux fois la partie du morceau de"1 sique qui la précède, et deux fois l’autre partie qui la *** quand il n’y a des points que d'un côté {fig. 53), elle
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- DE LA MUSIQUE. I 79
- ^ 11 c faut recommencer que la partie du morceau où les j’tts sont placés.
- intervalles, qui indiquent la distance d’une note à une tre> sont marqués par des barres verticales (fig. 55 et ](>).
- 'iens d’indiquer les signes qui sont le plus ordinairement •S’és clans l’écriture de la musique: leur connaissance tsi,ffire dans presque tous les cas au graveur; mais il est 'e ^pendant qu’il ait des notions assez étendues de l’art reI)r°duit, afin de ne pouvoir éprouver aucune incerti-^est,r l’interprétation des manuscrits qui lui sont confiés, Pas commettre d’erreurs ni de contre-sens, et dese ren-> i c°nipte enfin de ce qu’il exécute.
- sc sert le plus ordinairement de planches d’étain pour la musique ; le commerce fournit ces planches toutes l^récs et prêtes à recevoir le travail du graveur.
- 1 °utils employés sont :
- | n,as d’acier (PL I ,fg. 5) pour dresser les planches, les %r - -
- et repousser les empreintes trop prononcées des
- .otis.
- j. n>nrlcau à planer (Pl. 1, fig. 7).
- ^ 11 Hrc-ligne pour tracer les portées. C’est une tige d’acier jf^^oliée, recourbée et terminée par une griffe à cinq figues et coupantes (Pl. IV, fig 1 ), ou bien simple-
- ^Oe sorte de lame aussi recourbée et formant un crochet Ij et coupant.
- Poinçons d’acier, de 6 à 8 centimètres ( a pouces 6 lignes ^ l)QUces) de longueur,'représentant les divers caractères
- K
- V • UCes) de longueur, représentant les divers caractères , les accolades, les notes, les clefs, et tous les acci-
- l'ie
- ela musique [PL IX, fig. 2 et 3).
- ,n<wseen acier, pour frapper les poinçons (Pl. IX, fig. 4).
- 1 Poat voir, pour plus de détail*, la Vhcorte musicale, par A. J. Emy de 11 — r^*ç et le Manuel de Musique, par M. Choron, faisant partielle l’ii»t'ÿv
- Qre*• Cy$ ouvrages sont gravés par M. Richommo père.
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- j8O GRAVURE
- Une ou plusieurs équerres de métal. Les meilleures sont ^ mées d’une règle d’acier montée sur un talon de cuivre {fi PL IV). ' 1
- Une planche à rayer, d’une dimension plus grande q»e ' planches détain, et sur laquelle se fixe, au moyen d’écr^ une régie d’acier sous laquelle coule la planche, et qui^ à tracer les lignes avec le crochet ou tire-ligne.
- Un grattoir, comme celui des graveurs en taille-douce 10, Pl.l).
- Un compas à vis, comme celui des graveurs de lettres (M 19, Pl. II), qui, dans beaucoup de cas, est, par plusieurslr veurs, remplacé par des compas ordinaires.
- Des échoppes de différentes grosseurs, faites pour grave*^ grosses croches; elles sont larges et longues (fig. 6, Pl. I^K Des onglettes, lames pointues et tranchantes [fig. 7, Pl>*' Et des pointes à tracer, pointues et peu coupantes.
- On commence la gravure par tracer, avec l’équerre et" pointe, un cadre qui déteriqine les marges, en laissa»* peu plus d’espace en haut de la planche que dans le bas» indique, à l’aide du compas, les distances qui doivent sép^ les parties; cette opération s’appelle pointer (1); puis, a'^ querre et le tire-ligne, ou bien avec la planche à rayer, 0,1 grave en appuyant assez fortement l’outil et le glissant le^ de la règle, de l’un à l’autre côté de la planche. U faut ^ le tire-ligne bien d’aplomb, de manière qu’il 11’éprouve dant son trajet ni secousse ni dérivations. Comme je lâli plus haut, il y a des graveurs qui répugnent à se servir ^ griffe, et qui préfèrent diviser au compas les écarteme»*5. lignes dès portées, et les tracer ensuite avec le crochet siw La griffe a le désavantage d’exiger beaucoup de force r, tracer les cinq lignes à la fois, et souvent on est obW reprendre plusieurs de ces ligues qui sont mal gravées.
- ( 1) Pour le piano on trace une ligne à la droite de la planche a6n de més1 Places des accolades,
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- tiK LÀ MUSIQUE. l S I
- trace encore plusieurs lignes à la droite de la planche, ^°Ur placer les clefs, les dièses et les bémols qui sout à côté e la clef.
- ^ est sur la première de ces lignes que l’on pose perpendiculairement toutes les clefs les unes sous les autres, après les leses et bémols; une autre ligue sert à appuyer les prerniè-^ Notes de chaque portée.
- mots piano ou violon, qui se gravent au haut de la plan* ^e> doivent être exactement au milieu.
- I dispose ensuite, avec une pointe, les titres, les autres l?ttres et la musique, de manière à leur donner à peu près S|,r forme pour pouvoir bien les reconnaître et ne faire au-méprise en les frappant; on trace un ovale pour indi-la place des notes, et l’on pose un point dans celles qui °'vent être blanches, ou bien on les traverse d’une barre, ^ de les distinguer des noires.
- ^°utes les notes et signes doivent être bien également es-^c®savec goût et symétrie, de manière que toute la planche d’bien également chargée.
- ^ est nécessaire, en disposant, de tracer de suite la barre sépare les mesures, quoiqu’elle ne se frappe pas, afin ^ebe se trouve bien au milieu de l’espace compris entre 1 ’tote qui finit une mesure et celle qui commence la suinte.
- ^ ’^Nr une planche pour le piano, on dessine d’abord tous les (fSSages les plus serrés; on monte ainsi d’une portée à l’au-selon que le trait contient le plus de notes. y ^ faut faire eu sorte que les valenrs correspondantes se trou-5,11 bien les unes sous les autres.
- tçl°rsque la disposition de toutes les parties de la planche, est labiée, on passe au frappage ; et, pour cela, on , ose la ^he sur un marbre : on assure le poinçon de manière qu’il Puisse ni varier ni tourner dans les doigts, et à ce qu’il Parfaitement perpendiculaire; ou le frappe d’abord d’im faveur. it»
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- 182 GRAVURE DE LA MUSIQUE.
- léger coup de masse qui doit l’assurer sur la planche ; et à*
- second coup sec et assez vigoureux qui doit marquer
- preinte.
- On commence par frapper les lettres sur les lignes pafl‘ U'ies tracées pour les recevoir, et tous lès mots qui se trouvé sur la planche, puis les clefs, les dièses et les bémols, et e$ les notes.
- A mesure que l’on frappe, la planche se détend et se cour^ on évitera une partie de cet inconvénient, en plaçant df sous un chiffon qui aidera à la relever et à la remettre de ^ veau.
- Lorsque le frappage est terminé, on redresse entièreme01
- .t»
- planche en la plaçant sur le tas et la battant à petits coup* marteau sur le côté opposé à la gravure ; on fait dispar**^ ainsi les aspérités produites par les poinçons.
- Les coups de marteau doivent être bien réguliers èt de 1ne,îl
- force ; l’instrument doit être conduit par le mouvement
- poignet seulement.
- On coupe enfin les queues avec le burin, et les barre*
- croches avec les échoppes ; mais comme ces outils produit
- des pleins très-larges, et qui, s’ils étaient polis, ne pourrai
- retenir l’encre d’imprimeur, on donne à la main, tout
- poussant l’outil, un balancement de droite à gauche, 4
- écorche et déchire le fond de la taille de manière à lui don11
- en largeur les inégalités que l’on fait à l’aide du burin» dans le sens de leur longueur, au fond des grosses lignes g1* vées sur le cuivre.
- y
- On rentre les lignes des portées qui ont été fatiguées p^r^ travail précédent, avec une onglette, on ébarbe le tout 3'
- le grattoir, et on brunit de nouveau la surface de la pla»c mais comme les opérations du planage et de l’ébarbage peu'r
- endommager ou trop affaiblir quelques parties de la grà'
- on la termine en l’examinant avec attention, et en lu i'et chant avec des burins.
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- GRAVURE SUR BOIS, l83
- ^ têtes ou petites barres qui se mettent aux notes placées essUs et dessous les portées, se font avec une échoppe, ^orsque la planche est entièrement coupée, on repasse les a**s d’échoppe en rentrant l’instrument dans la taille, dans Sens contraire à celui dans lequel il a été conduit d’abord :
- **tte
- opération, qui est négligée dans les ouvrages courants, 0ll!le à la gravure un fmi très-avantageux.
- ^ De reste plus qu’à brunir, ce qui se fait avec un brunis-que l’on frotte de biais sur toute la surface de la planche, ^ éviter de rayer ou d’effacer la gravure.
- voit ensuite si rien n’est altéré ou ne demande quelques Ns de burin, et le travail est enfin terminé.
- ^N genre de gravure s’exécute avec une très-grande rapi-jN il demande de l’habitude et une connaissance parfaite Outils et du parti qu’on en peut tirer pour l’exécution de e °u telle nature de travail.
- gravure de musique très-soignée se fait sur des planches cuivre ou d’acier, et exige alors les procédés de la gravure taille-douce au burin ; cependant on frappe encore au poin-^ les notes et tous les accidents de la musique.
- *«lli
- GRAVURE SUR BOIS.
- lai déjà parlé de la gravure sur bois dans l’introduction de ouvrage, et j’ai indiqué les différentes applications quelle Çoit pour les arts et pour l’industrie.
- N genre de gravure appelé Taille d'épargne, est beaucoup long et plus difficile que tous ceux que j’ai traités jusqu’à ^ut ; maintenant les traits, au lieu d’être creusés dans une at*ère dure, comme pour la gravure en taille-douce, sont au j traire ménagés et détachés en relief; l’impression, au lieu ^rePr°duire les parties creuses, reproduit, au contraire,
- | es qui ont été conservées par la sculpture. C’est donc seu-eot comme donnant des épreuves semblables, quoique ti-
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- (1KAVCKF
- 1 s4
- rées par îles moyeus différents, que cet art a été consul comme un genre de gravure.
- Deux méthodes, totalement étrangères l’une à l’autre,5011 employées pour l’exécution des planches en bois ; la pre xnière, plus ancienne, et qui a servi si longtemps à la rep^ duction des ouvrages des grands maîtres et à l’irapres5*0* des vignettes destinées à l’ornement ou à l’intelligence ^ livres, est aujourd’hui, et surtout en France, presque
- tièrement consacrée au service de l’industrie manufacturé
- le
- La seconde, au contraire, toute nouvelle, portée par1 artistes anglais, et par quelques-uns de nos compatriotes)1*11 plus haut degré de perfection, atteint souvent la pureté? linesse et tout le charme des plus belles gravures en tai^ douce.
- J’ai clù traiter d’abord avec détail la taille de bois, q1'1 souvent produit des ouvrages très-remarquables, qui est core cultivée avec un grand succès dans quelques pays Allemagne par exemple), et qui peut avoir une utilité 5Pe ciale pour certaines impressions. Je parlerai ensuite de la ê** vure sur bois, qui est maintenant en usage , et des beurré applications qu’on peut lui donner dans l’exécution des lé élémentaires et des ouvrages qui traitent des arts mécan^0 et des sciences exactes.
- Les Orientaux sont bien certainement les inventeurs ùe
- gravure en bois et des premiers procédés employés pourl'1,.
- pression des caractères et des ornements sur les étoffes ; ^ .... . , , tÿ
- cet art parait avoir été longtemps entièrement ignore eu **
- rope. On peut croire que les dessinateurs employés pouf joliver d’ornements et de figures les premières pages des & nuscrits, ont trouvé le moyen de graver sur du bois le tré ^ ces dessins, et de les imprimer sur le vélin, pour s’épargé ^ peine de les tracer à la main. « Suivant l’opinion de qucé^ savants, l’on se serait aperçu plus tôt de la primitive orig>"° l’imprimerie par le procédé de la gravure en bois, si l’oi»1
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- SUR BOIS.
- i85
- fait
- attention que les lettres initiales des manuscrits comïnuns
- grand usage, tels que les Heures, Prières, Offices, et autres u huitième et neuvième siècle, paraissent avoir été faites sim-
- ^einent par des enlumineurs ordinaires, qui y ont mis les fleurs suivant et sur le trait marqué ou imprimé sur ces u'res. »
- ^ usage d’orner les livres de gravures eii bois s’est introduit le°tôt après l’invention de l’imprimerie; il est présumable ^ elle a dû une partie de son développement aux fabricants ^ cartes à jouer, nommés en allemand formsclineider, c’est-à-. te tailleurs de formes ou de moules. On grava ensuite les diales de quelques livres; mais on ne sait pas au juste à ^clle époque cette branché de l’art a été appliquée à des su-pins importants. Ce que l’on peut assurer, c’est qu’avant '^0> on gravait déjà sur bois des sujets de la Bible, ce qu’on fpeiait Bible des Pauvres. La plus ancienne estampe de ce ^re qui soit connue, date de l’année i4a5 (i).
- , ^e n’est cependant que vers le commencement du seizième H que cet art s’est montré dans un jour favorable. A cette l‘0fIue, Albert Alldorffes, suisse de naissance, a exécuté de Ni,
- Ni,
- %
- des gravure? en bois, aussi remarquables par le dessin que e travail ; les amateurs savent que, vers le même temps, e,rf Durer grava en bois des dessins d’une si grande beauté, ^ le célèbre Marc-Antoine et d’autres graveurs italiens les
- Oju * f x
- lI»ités. La gravure en bois a été adoptée a Rome, en 1467, les figures du livre des Méditations du cardinal Turrecre-et à Vérone, eu 1472, pour l’Obus de re militari, de yulturiiis. Cet art fut cultivé par Meclierino di Sieno, "'enIC0 delle Creclie, et Domenico Campugnola , et par d'aulx65 jusqu’à IIikjo da Carpi. C’est à lui que les Italiens attri-116111 l’invention de la gravure en clair-obscur. Cependant,
- Heinecketi l’a trouvée dans la bibliothèque des Chartreux à Buxheim près
- kn, Ull!en ; il cn parle à la page 25o de sou Idée générale d’une collection d'ei-U,
- \
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- GRAVURE
- |S6
- un artiste allemand, appelé Jean-Vlric Pilgrim , s’est dis11"” gué dans ce genre à une époque antérieure, et ses estampeS' toutes gothiques quelles sont, font un effet admirable qu""1 au clair-obscur.
- Les premières estampes faites avec des planches de b°Js sont gravées au simple trait ; plus tard, on commença à i°^ quer quelques ombres par le moyen des tailles; et enf*"! vers l’an i5oo, parut le genre appelé camïeu, ou clair-obst"r' qui fui; pratiqué avec succès et perfectionné par Hugo 1,1 Carpi.
- La gravure en taille d’épargne est donc moins ancie"||t que la gravure en creux ; mais l’impression en étarit plus s1"* pie et plus facile, c’est elle qui a donné les premières épreu'"’ Sans remonter aux impressions sur toile, faites par les Iudiel1’ nous trouvons des épreuves sur papier d’un Saint-Christop^ gravé sur bois , en Allemagne, dans l’année i423; et ‘l0'1 Saint-Bernard, gravé probablement en France, par B.
- en i445 ; tandis que ce n’est qu’en i452 qu’on fit à Flore"
- une épreuve sur papier de la gravure en creux sur métal-
- La gravure en taille d’épargne s’exécute ordinairement
- 5^
- du bois; cependant on en fait aussi sur du cuivre pour le5
- tampilles, et sur de l’acier pour des poinçons, des vignette’ des ornements qu’on emploie particulièrement dans la fa^'.
- cation des billets de banque, et des fleurous que les reLie
- placent sur le dos des livres; mais ces dernières parties •' .
- tient dans l’art du graveur de médaille, que nous console1"0
- comme une sculpture, et dont nous ne nous occuperons
- ici. Ainsi, nous traiterons donc seulement la gravure
- &
- bois, en la considérant sous le rapport de ses applications férentes. ,
- Les planches gravées sont employées, dans l’industrie, P ^ l’impression des étoffes et des papiers de tenture; ina|S
- confection de ces planches est plutôt un métier qu’un ad '
- dessinateur prépare tellement le travail, qu’il ne reste ai* >' veur qu’une opèiation véritablement manuelle.
- «fl
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- SUR BOIS. 187
- ^'*ns les quinzième et seizième siècles, îles graveurs, dont s>eiirs avaient un talent remarquable, publièrent d’assez ^ andes estampes. Plus tard, ce genre de gravure n’a plus été éployé que pour des vignettes de petites dimensions, des ^ürons et des lettres grises; enfin, il fut presque totalement a,)donné. Mais, depuis quelques années, des artistes d’un ^dte supérieur, à la tétedesquels ondoitplacer MAL Thomp-'>>l et Godard, parurent avec des ouvrages qui rivalisent la belle taille-douce, par la finesse du trait, la régularité Ps tailles, le précieux et le fini du travail.
- I davantage des planches de bois est d’en pouvoir multiplier t:> exemplaires à l’infini. Aussi voyons-nous que, principale* ^''t dans les livres d’histoire naturelle, les mêmes planches servi à des ouvrages différents, qui n’étaient pas publiés le même libraire : l’imprimerie des Plantains était prin-C|Pulement riche en planches de bois, hiles offrent encore ce grand avantage que, dans les ou-rages où les figures se tiennent d’une manière indispensable a'ec le texte, on peut les placer sur chacun des feuillets où e,les doivent être utiles, et les imprimer en même temps que
- e reste du volume.
- •*e parlerai d’abord de la gravure en bois, appliquée à la Induction des estampes, telle quelle était faite autrefois; ^lndiquerai ensuite les perfectionnements que cetar.t a reçus, ^ tas ouvrages remarquables que nous lui devons aujourd hui.
- Suivant ici la marche que j’ai adoptée pour les autres gen-!^s de gravure, je commencerai par décrire les outils, puis ^lladiquera; l’usage qu’011 en doit faire, et j établirai, en der-l,er lieu, les règles générales qui doivent guider 1 artiste qui C|d'dve celte partie.
- hes pointes employées pour la gravure en bois doivent être Un très-bon acier. On peut les faire avec des morceaux de Assort s Je pendules, que l’on fera rougir au feu, et que l’on to,,pera par lames de 10 à centimètres (3 ponces 8 lignes
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- 1 83 GRAVURE SUR BOIS,
- à 5 pouces 2 lignes), de longueur et de largeur différent entre 3 et 6 millimètres ( i ligne 1/2 à 3 lignes) ; elles n0"1 guère qu’un demi-millimètre d’épaisseur ; on les dégros5*11 même sur une meule de grès et sur les pierres à aiguiser, ^ réduisant toujours leur épaisseur en proportion de leur m°*® dre largeur, pour obtenir des outils très-fins. ( Pl. IV, fig- ^ On donnera un tranchant à ces lames en usant seuleffl^1
- un des côtés (A. Pl. IV, fig. 9), représenté en coupe et grand, fig. 10; ensuite on y formera une pointe B, com®e fig. 11 l’indique. Ce bout de l’instrument sera donc à la f**1*
- pointu et tranchant.
- Quand elles ont bien la forme voulue, on les retrempe les faisant fortement rougir dans un brasier ardent, etpaI paquets de huit à dix, liées ensemble avec du fil de fer, ete" plongeant subitement ces paquets dans de l’eau froide.
- Si ces pointes étaient trop dures, on les ramollirait en lf#( donnant une recuite. Ce qui peut se faire en les passant, 1111,6 après l’autre, sur un charbon bien allumé ; lorsque l'a?*ef
- commence à devenir jaune, on peut l’éloigner du feu et
- laisser refroidir à sec,ôu bien on passe la pointe dans la fiait1**1* d’une chandelle, et quand elle devient jaune, on la retire; 1*^ frotte les deux côtés avec du suif et on la laisse refroidir.
- Les manches des pointes doivent avoir 12 a i5 centimèt*^ (4 pouces 5 lignes à 5 pouces 7 ligues) de longueur, et 1 centirt1'
- 1 centim. 1/2 (5 lignes) de diamètre ; le bois un peu mou J**'1 être préféré à l’ébène ou au buis, parce que la lame s’y adap1* plus fortement. On fend ces manches dans presque toute le*’r longueur (Pl. IV, Jig. 12), et on les forme en biseau par le bot*1’ la lame est placée dans cette fente, excédant la longueur manche de 2 à 3 centimètres (9 lignes à 1 pouce 2 lignes) (^‘ W,fig. 13 ). On peut maintenir la lame au moyen d’une fice^ tournée autour du bois (fig. i4), ou avec une virole en e1*’ vre, qui serrera le manche, comme le fait l’anneau d’un porte' crayon. Il est bon de varier un peu la forme des pointes, p°ul
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- "anches d’instruments pour la GRAVURE SUR Bois. 189 approprier ensuite aux différentes parties du travail. Les l4. t5, 16, 17 indiquent suffisamment ces formes.
- , N y a des graveurs qui emploient à la place des lames que ^'ieus d’indiquer, des bouts de lancettes; mais elles offrent Plusieurs inconvénients, souvent elles sont trop larges, trop ^‘“ces, et difficiles à fixer dans les manches.
- fermoirs. Ces outils sont indispensables pour évider les plan-Cl’esde bois gravées, et dégager le travail de l’artiste.
- fermoir à biseau, sorte de petit ciseau , dont la lame est P^pendiculaire à l’axe du manche : l’une des faces est plate, autre a un biseau ( Pl. IV ,Jig. 18). Il faut en avoir de plu-'leurs largeurs.
- Fermoir à nez rond. Espèce de ciseau dont on a abattu obliquent la moitié de l’extrémite, ce qui forme une espèce de l|lrm [fy- !9 )•
- *•0 autre fermoir pointu {fig. 20).
- bouges. Outils à lames concaves, ou en forme de gouttière a'ec un biseau formant tranchant à l’extrémité extérieure ou C°nvexe ( Pl. IV,fig. 21). Ces outils sont indispensables pour tteUser les parties les plus grandes qui se rencontrent à évider les planches de forte dimension.
- La gouge plate n’a pas d’angles à son taillant, l’une des faces toute plate, l’autre est un peu convexe, et le biseau du ^unt est formé dessus ( Pl. IV, fig. 22).
- Gouge courbe. Une des faces concave, l’autre plate, avec ^ Oiseau formant un taillant un peu courbe dans son milieu % 23).
- ^utilité des biseaux dans les fermoirs et les gouges, est etllpêeher l’outil de fouler les traits de la gravure en vidant, j Qe présenter un obstacle pour qu’il n’entre trop avant dans ^^is, malgré l’artiste qui le dirige.
- Les Manches.
- U
- bon d’avoir des manches uniformes, pour les outils
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- j go MANCHES D’iNSTRUMENTS POUR LA GRAVURE SUR BOIS, qui sont susceptibles d’en recevoir de semblables, comme ^ fermoirs et les gouges (f g. 24 ). Il faut abattre à tous ces ma" ches la moitié du bouton A ( PL lV,fig. 25 ), afin que les de#<
- derniers doigts de la main droite puissent être couchés
- s«(
- cette partie, et ne soient pas en danger de s’accrocher a planche en la vidant ; on adoucira les angles a, b (fig. 26)> Les manches les plus longs, avec virole de cuivre de 3 3 centimètres (1 pouce 2 lignes à 1 pouce 6 ligues), serviront5 fixer dans de la cire les petits instruments destinés à l'exécuti05 des travaux les plus fins.
- » Pour emmancher les outils avec succès, on fera un tr<)li dans le manche avec une petite vrille très-fine, seulement3#J deux tiers de profondeur de ce que l’outil doit entrer deda>,s' ce trou ne servant qu’à faciliter l’entrée, on tiendra le ferlD°|f ou la gouge avec des tenailles à coulant ou un étau à m3"’’ tout proche le heurtoir ou le petit recouvrement qui à°li l’arrêter, et on lui présentera le manche, en sorte que le tf®11 de vrille serve à placer la queue de l’outil, laquelle doit ^ pointue afin d’entrer facilement ; et en appuyant la ten3'^ sur quelque chose de solide, on frappera à petits coups ^ maillet sur le bout opposé du manche ou est le bouton, jusqu
- ;i0<
- lèl«'
- ce que l’outil soit entré dedans, et que le manche ait att«' le heurtoir. On aura soin que le biseau soit placé paraît5 ment à la partie plate du bouton, ou mieux vaudra-t-il 1,5 battre la moitié du bouton que quand l’outil est emmancbe'
- » On peut faire de petits fermoirs avec des aiguilles doid0
- casse la tête, et que l’on aiguise ensuite sur la pierre, 3P
- ,ès
- les avoir emmanchées dans une virole de cuivre remphe cire fondue » (1).
- (U
- Le graveur en bois doit être muni de plusieurs entailles >
- planches octogones ou carrées, de 3 à 4centim. (1 pouce 2
- à 1 pouce 6 lignes) d’épaisseur, sur 16 à 18 centimètres (5 p°u
- 11 lignes à 6 pouces 8 lignes) de diamètre ( PL Vf, fig-
- 21J>
- 1 ( 1 ) Papillon, Traité historique et pratique de la Gravure en bois.
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- ROIS PROPRES A lA CRAVURE. tÿl
- ÎVec un évidement longitudinal A, B, de 2 centimètres ( 9 li-^es) de profondeur, des coins comme G, de la même épais-^ar> 2 centimètres (9 lignes), dont le petit bout a sera le tiers s étroit que le bout b, avec lesquels il sera facile de fixer
- Pltl!
- Petit morceau de bois E, sur lequel on doit graver un sujet
- lCiit : on peut perfectionner de plusieurs manières cet ins-
- 1Tlent, et le rendre propre à soutenir de petites planches
- Qs diverses positions ; les coins obliques peuvent être remués par des vis appuyant des cales (fig. 28).
- . ^ trusguin est indispensable à un graveur en bois. Cet Crûment (PL IV,fig. 29) doit avoir une verge de 3o à 4o ^timètres sur x ou 1 centimètre et demi (11 pouces à 1 pied P°Uces 8 lignes sur 5 à 7 lignes) de côté.
- marteau de deux centimètres carrés (9 ligues) à son ^ bout.
- maillet ayant à peu près la grosseur du poing. grattoir ou racloir ( Pl. YV,fig.?>o) de 5 centimètres (1 ^ce io ligues) environ de longueur, dont la lame s’aiguise ^son épaisseur, sans biseau, et le plus vif possible, bes brosses très-fines et très-douces, destinées à enlever la ^tssière et les ordures qui pourraient s’introduire dans les de la grâvure pendant le travail de l’artiste.
- ^ doit encore trouver dans l’atelier du graveur en bois, ,5s règles et équerres de différentes dimensions, des compas ^eRx et à trois pointes, etc.
- ^pillon, dans son traité de la gravure en bois, recommande Graveurs d’être toujours munis d’une mentonnière, dont 4 ^ donne la forme que j’indique (Pl. IV, fig. 3i ), et qui est est,née à empêcher l’haleine de mouiller le bois sur lequel on faille, ce qui peut le faire déjeter.
- /
- Bois propres à la gravure.
- Peut graver sur plusieurs sortes de bois; il faut rejeter Ul est trop tendre ou trop poreux : on n’en pourrait tirer
- On
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- igi
- BOIS PROPRES A LÀ GRAVURE.
- qu’un travail sans solidité et sans pureté ni finesse. Les i°el leures espèces sont : le buis, le cormier et le poirier ; on se
- I
- sel*
- aussi avec avantage du pommier, du poirier sauvage (sauvag?ol'f qui est plus serré que le poirier ordinaire; du cerisier et ^ merisier.
- Le buis est le meilleur bois dont-on puisse se servir; il ^ rejeter celui qui est noueux et celui qui a un ton verdâtre» premier opposerait des difficultés insurmontables aux outil5'' second est trop mou. Le bois le plus convenable au gr‘lV^., est celui qui, étant scié en travers, paraît plein et luisant» était graveleux et piqueté, c’est un signe de son trop de séc resse.
- , |i
- Le buis à graver vient des départements du midi de France, de l’Italie et de l’Espagne; celui des Indes est pr<^ rable à tous les autres.
- iett'
- V
- Le cormier demande aussi un certain choix ; il faut rcj
- celui qui a été flotté sur les cours d’eau : on le reconU'11', 1 . fli'1
- des taches blanches qui se manifestent vers les bonis, et
- présentent des parties molles. Le meilleur cormier est d111.
- couleur brune ou rougeâtre ; il est bon de l’essayer avec
- outil, pour reconnaître son état de dureté. Cette méthode
- Jo'1
- être généralement employée pour éprouver toutes sorte5 bois; le cormier est sujet à se gercer et à être détruit paf vers.
- Le poirier, qui sert ordinairement pour la gravure de les ouvrages qui n’exigent point une grande délicatesse travail, doit aussi être bien plein, bien pur, de couleur geâtre, et ne pas avoir été flotté ; il en est de même p°ur pommier, le cerisier et le merisier : en général les bois * vages sont plus fermes et préférables tant qu’ils ne soi'tf noueux.
- bcF
- On peut, au besoin, graver sur du sycomore, mais ce est un peu spongieux, et il est assez rare d’en trouver morceaux d’une grande pureté. Il est possible de trouvé
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- BOIS PROPRES A EA GRAVURE.
- 193
- c°re quelques arbres moins communs, qui puissent fournir iniques ressources aux graveurs en bois, tels que l’oranger, e citronnier, le cyprès, le prunier, le cèdre, etc. Les morceaux de bois sur lesquels ont peut graver doivent être équarris et c°upés d’équerre, afin de se placer facilement dans les formes de l'imprimeur ; ils seront bien dressés et polis ; on leur don-23 millim. (10 lignes) d’épaisseur, dimension qui est celle des caractères d’impression, et un peu plus bas, s’il 11’y a ni ni encadrement.
- l’our bien dresser un morceau de bois, il faut y passer le battoir obliquement du fil et du contre-fil; ensuite sur les Cütés, et presque jamais sur son travers, parce que les veines du bois peuvent accrocher l’instrument; on le polira avec îaelques brins de prêle fi).
- ba planche étant ainsi préparée, on commencera le tracé de l’objet que l’on doit graver.
- S* cette planche a une certaine étendue, on peut lui donner *i|,e surface un peu convexe ; ce bombage a pour objet d’em-^cher les traits et les tailles de la gravure de salir les bords **» figures, ou de s’écraser à l’impression : il consiste seule-^nt à diminuer l’épaisseur de 5 millimètres (2 lignes) en-|lr°n sur les bords du côté où l’on doit graver, et de rendre e8'acis du bombage plus relevé, à mesure qu’on approchera e toutes parts du milieu de la planche.
- bette opération, moins sensible à mesure que la planche
- ev*ent plus petite, empêchera les filets des vignettes de de-
- 'enir trop gros et boueux à l’impression.
- On peut bomber une planche à l’aide d’une r;lpe et du ^raUoir.
- bes figures que l’on veut graver peuvent être directement Usinées sur le bois, avec du crayon, une plume ou un pin-Ceau j soit au trait, soit en indiquant les ombres par des ha-
- fO Plante de la famille des équisétacées, qui, étant lèche, sert à polir le bois etiel •ares dans plusieurs branches d'industrie.
- Graveur. ij
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- BOIS PROPRES A. LA GRAVURE.
- *94
- chures, telles que celles que doit produire la gravure ; ou par un lavis à l’encre de la Chine ou à la sépia, en observé de les tracer dans un sens contraire à celui que doit prod11'^ l’impression. On peut aussi, comme pour les autres genres*^ gravure, opérer au moyen d’un calque et d’un décalque (''' il est bon, avant que de rien tracer sur le bois, de le saup0'1 drer légèrement de sandaraque très-fine, et de le frotlf<" doucement avec un petit morceau de papier, afin qu’il ^ reste dessus que ce qui sera nécessaire pour empêcher de s’étendre lorsqu’on y dessinera à la plume.
- « Quand on veut copier au juste, et graver une estant' et qu’on s’inquiète peu de la perdre, on la peut coller si'r bois du côté imprimé ; quand elle est bien sèche, on use p1’1'* à petit la superficie du papier, soit avec le bout des doigts ^ peu humides, ou avec de la prêle, jusqu’à ce que toute 1 ei tampe ou le dessin se découvre et paraisse bien net. l,(,llt mieux encore en distinguer les traits, lorsqu’on a use papier, et que l’on commence à apercevoir tout le dessin*1 n’y a qu’à passer dessus une goutte d'huile, ou bien un Pf|j de suif, et tout paraîtra comme imprimé sur la planch®' est possible d’usef encore le papier avec de la poix-résine peu écrasée, frottant dessus avec le bout des doigts.
- » On peut se servir encore d’un autre expédient pour a'°,( une estampe parfaitement imprimée sur le bois ; on donncf3 une couche de térébenthine sur la planche; on mettra Ie5 tampe dessus par le côté imprimé, et on la laissera sécher' ensuite on passera sur le papier de l’eau tiède avec éponge, et on le frottera doucemant pour l’enlever ; cela éta1'1 fait, il ne restera précisément sur la planche que le trai* les tailles de l’estampe, qui paraîtront comme s’ils avaient ^ imprimés dessus » (2).
- Poùr graver, 011 tient les pointes, entre les doigts, co^1116
- (1) Cherchez le mol Calque dans la Table des matières.
- (a) Papillon, Traité historique et pratique tle la Gravure eu bois.
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- BOIS PROPRES A LA GRAVURE. îpÇ
- '• *ixe ordinairement une plume; il faut parvenir à diriger Cet°util, tout à-la-fois, avec force et légèreté, à être bien ^'tre de ses mouvements : c’est ce qu’il est facile d’obtenir i'ec Un peu d’exercice, mais non pas en adoptant des prin-^Pes pour tenir sa main dans telle ou telle position ; chacun trouver naturellement les moyens qui doivent le mieux ^ûduire à un bon résultat.
- Ou doit d’abord s’appliquer à faire entre deux parallèles es Ailles fines et déliées (PL III, fi<j. 3a).
- On fera ensuite des recoupes ordinaires, pour enlever le *s taille par taille {fig- 33).
- ^ * 11 faut avoir grande attention, en gravant toutes sortes e tailles, de faire posément la coupe et la recoupe ; si l’on j^tt brusquement la pointe, non-seulement on ne pourrait '|re bien égaux les espaces qui séparent les tailles, et ces ^'lles d’égale épaisseur, mais aussi on ne pourrait éviter d’é-"^Uer celles que l’on graverait en travers le bois, et en gra-brusquement sur le fil du bois, la pointe serait emportée ei*ans, ce qui produirait pareillement les deux premiers ac* 'dents que je viens de signaler.
- * 11 faut bien remarquer que dans les figures que je donne C(>111ttie exemples, le trait noir indique les tailles ou contours ^ relief sur le bois ; que ce relief doit être dégagé des deux par des creux , et que ces creux sont représentés sur les ,^Ures par les espaces blancs qui se trouvent entre les traits
- ^primés.
- Ce relief doit être coupé net et vif, le creux qui se trouve ,utre chaque taille doit avoir un peu la forme d’une gout-^re> et, au contraire, le profil du bas relief doit former un lj _ gJe ou un trapèze, ce qui donne de la force et de la so-j, à la gravure : on peut voir cet arrangement dans la ^ 34, qui représente la coupe d’une planche gravée.
- ^ “ Les tailles courbes ou circulaires se font ordinaire-de gauche à droite, en tournant en même temps dans
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- un sens contraire la main et la planche; clans ce cas on cera d’abord les premières coupes, et, avant de recouper,0,1 fera une autre coupe, et sa recoupe pour enlever le boise" travers de l’extrémité déliée des tailles qui vont se perdre e" mourant (Pl. III, jHg. 35).
- » En général, il faut toujours commencer par couper^ partie concave d’une ligne courbe, la partie courbée éta®1 tournée vers le corps.
- » Lorsque les lignes courbes ne tournent pas plus, et ne"1 pas plus d’étendue que celles de la Jig. 36, il n’est pas ®e' cessaire de tourner la planche avec la main gauche, en temps que la droite conduit l’instrument; le poignet seul peÿl agir de manière à opérer facilement.
- » Si l’on veut faire des tailles courbes, éclairées par ^ deux extrémités, comme celles de la dernière figure, on vera le bois des deux- côtés sur les bords a, a.
- » Pour graver un cercle, ou des tailles circulaires, 011 doit commencer à couper au point b, fig. 3y , et tournait ^ planche, on fera rejoindre par l’outil ce point de départ,eI on recommencera un mouvement semblable pour la coi>tre coupe.
- » Pour des cercles concentriques, il faut ôommencer Ps! le centre , en opérant comme je viens de l’indiquer.
- „ Pour exécuter des contre-tailles [fig. 38), il faut d’ab°f couper les lignes horizontales et parallèles, et croiser ens»'** des lignes perpendiculaires, ce qui formera une sorte d’é^11 quier : on fera alors la contre-coupe en dégageant cha^ carré l’un après l’autre. Il en sera de même pour les contre tailles obliques [fig. 39).
- “ L’entre-taille est une espèce de taille qui a un renflei®e,1| ou contre-fort; elle doit être faite du premier coup, puisg®1 est impossible de rendre une taille plus épaisse qu’elle après avoir été coupée, ni de rapporter du bois quia été elt levé. Les entre-tailles se gravent donc en faisant les premi®reS
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- l'es ; on laisse une épaisseur plus forte à la partie qui doit 1 représeuter, comme a [fig. 4o), et l’on dégage ensuite avec " coup de pointe la taille qui doit être continuée plus "eR)ent, b. Il est facile de voir que l’on peut varier ainsi
- e?Ucoup l’arrangement et la disposition de ce genre de traita L’entre-taille est d’un fréquent usage dans la gravure, e^e offre une ressource précieuse pour obtenir de l’effet, et |ei"place les failles rentrées de la gravure au burin; car il est ac'le, par un léger coup de pointe, de séparer l’entre-taille e ta taille, et d’en faire ainsi deux tailles parallèles [fig. 41).
- * Pour obtenir un pointillé, il faut d’abord graver des ^tas, puis dégager chaque point un à un [fig. 4?-). Si l’on Ve"t que les points soient jetés irrégulièrement, on coupera j|es tailles irrégulières, et l’on dégagera autant de points que
- voudra, soit très-serrés, soit écartés, soit égaux en gros-Se"r, ou de grosseur et de forme différentes.
- " On doit prendre bien garde de ne point trop coucher la ^°tate en faisant les premières coupes, parce qu’alors on con-î*erait les tailles par le pied, et qu’elles ne pourraient plusse k°utenir; il faut éviter aussi que la gravure ne soit pas assez Refonde, et que les tailles manquent de netteté. Mais il ÿ '""'ait un grave inconvénient à tenir l’outil trop droit, car ,!°rs il serait difficile d’enlever le bois à la recoupe.
- * Si le fond des tailles paraît graveleux, et qu’il ne soit pas c°"pé net, cela indiquera que la pointe est émoussée, et 1 ou ^e'ra la repasser sur la pierre à l’huile.
- * On doit apporter la plus grande attention pour donner tailles une grande netteté de coupe, pour quelles soient
- ‘eu fermes et bien égales dans leur épaisseur.
- ” Si l’on a des tailles à faire eu travers d’un bois sujet à s’é-fre"er [fig. 43), on peut, au lieu d’enlever le bois dans toute 1 tangueu^ de son fil, avant de faire ces tailles, faire les ""upes et les recoupes, soit à chaque taille l’une après l’autre, "" toutes les coupes et ensuite les recoupes, rendant IVxtré-
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- mité de chaque taille très-aiguë, et plus basse que la superflu ou le plan du bois sur lequel elles seront gravées. Pour lofS toutes les tailles étant faites de la sorte, aucune n’ayant f s’égrener, l’on fera une coupe et sa recoupe eu travers leUt extrémité sur le fil du bois pour le dégager.
- » Lorsqu’on approche d’un angle ou de la réunion de deU< lignes, ou d’une ligue sur laquelle s’appuient des tailles, il fal,t se rendre maître de sou outil, lever un peu le poignet bras, afin que la pointe arrive d’aplomb, et que son taillaIlt ne coupe pas le trait contre lequel elles peuvent tenir et étrC appuyées.
- » Lorsque l’on voudra faire deux tailles d’une taille °11 d’une entre-taille trop épaisse, ou former une entre-taillee<> la divisant ou en la séparant, on appuiera légèrement ^ pointe tant à la coupe qu’à la recoupe; sans cette attentio11' l’on court risque de faire éclater ou de couper le pied ou ^ tète des nouvelles tailles ou entre-tailles que l’on grave. Qua11 les entre-tailles se trouvent entre des tailles longues qui tic1' nent à des traits qui les bordent-, il faut faire deux coupÉÏ préparatoires appuyées en dedans de ces traits, comme paf exemple figure 44 , afin de pouvoir enlever le bois en faisaIiI la recoupe ordinaire de ces longues tailles ; et aux enti'e tailles d’entre ces tailles, après les avoir gravées, on enlèver‘l l’excédant par une coupe et recoupe transversale qui rendra de la longueur qu’on aura déterminée.
- >> Quand les entre-tailles se trouveront sans traits qui ^ arrêtent {fig. 45), on fera d’abord toutes les coupes, et e>] suite, par les deux bouts, deux coupures a b et c'd, entre Ie’ quelles on fera les recoupes de chaque taille.
- « Les cercles, toutes les lignes et les tailles circulaires et courbes, ou ovales, sont très-difficiles à graver exacteiueU* ’ c’est-à-dire sans être cassés, meurtris, ondés ou coupés ; (1113 tre choses principales contribuent à les rendre mal faits: ^ trop grande largeur de la première partie de la pointe; l’i*1®1
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- , l°o à retirer et remettre souvent la pointe en les gravant, ^-à-dire à faire la coupe et la recoupe à plusieurs reprises, v3cillation de la pointe et le fil du bois. Quant à la pre-cause, il est certain que l’extrémité de la pointe étant ^P large, son dos meurtrit les tailles circulaires en faisant la ^Pc, parce que cette partie est conduite de biais à mesure l’on fait tourner la pointe en gravant, et quelle se trouve large que l’espace compris’ entre chacune de ces tailles, ^rticulièrement lorsqu’elles sont pressées. Cet accident arrive
- *U$!
- S| en gravant des cercles et toutes autres lignes courbes ou
- °Vales, principalement quand les diamètres sont petits; l’on éprend bien que c’est en partie à cause que leur courbure ^ Peu développée. Cette même raison sert à faire connaître la pointe ne peut graver un cercle d’un seul coup, parce sa lame est plate et quelle casserait ; quand même cela 11 Priverait pas, son dos foulerait toujours le cercle d’un côté, Stson taillant, en glissant, couperait en travers un autre en-Ur°it; il faut donc absolument graver à plusieurs reprises les Cercles , et toutes les lignes et tailles circulaires, courbes ou °vales.
- » A l’égard de la vacillation de la pointe, elle peut prove-jlr de trois causes : la première de n’étre pas tenue bien ^e; la seconde d’être emmanchée trop long, et la troisième Ce que la lame serait trop mince; d’une façon ou dautre, ^Pointe, en vacillant, grave le cercle, la ligne ou la taille Oculaire tout ondée ou cassée. On préviendra ces fautes en |°rrigeantcequi peut les produire. Les accidents produits par
- * Si du bois sont les choses les moins faciles à prévenir ; car
- * Pointe est souvent emportée en dedans, casse et coupe a,,lsi les cercles, les tailles circulaires et les lignes courbes; 10,11 ce qu’on peut faire, c’est de passer la pointe plus promettent à cet endroit; mais comme cela n’est pas suffisant pour 0ttlpêcher que le fil du bois ne l’emporte quelquefois, il faudra, lUaRd cela arrivera, s’arrêter tout court, et reprendre la
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- BOIS RROPRES A LA GRAVURE.
- coupe en douceur, un peu au-dessus de l’endroit oàla po'|ll( aura été entraînée; ou bien, après avoir un peu tourné ^ planche du côté gauche, on reprendra la coupe en forme ^ recoupe au-dessous de l’endroit où la pointe aura glissé/11 la commençant en dedans, et en apparence au-dessus cofl11^ A [fig. 46), et en rétrogradant, on l’achèvera en B; le tra*1 marque l’échappade de la pointe; et afin que cet accid£|1 n’arrive pas à cette retouche, on tiendra la pointe plus à pi010 l’appuyant un peu ferme, et la faisant agir modérément.
- « Quand la pointe sera entraînée dans le fil du bois eu sant la recoupe du dedans des cercles, des lignes ou des tai^ circulaires , on retournera la planche à contre-sens , et ou prendra cette recoupe un peu au-dessus de l’échappade/11 faisant une coupe à l’ordinaire.
- « Les contre-tailles exigent bien de l’attention pour les fir‘l ver parfaitement; lorsqu’on fait la seconde coupe qui ci'0’^ la première, il ne faut pas appuyer trop fort, ni tirer {jointe brusquement, crainte de la faire sautiller sur les p,e mières coupes ; car toutes les tailles qu’on traverserait se 1’® obéraient ou s’égrèneraient à chaque croisé; et il arriver*1 qu’en faisant la recoupe ou enlèverait ces endroits-là , ce <ll1 rendrait les contre-taillés interrompues, èt ce qu’on apf6^ pouilleuses; ou si le bois ne s’enlevait pas, les tailles 0e" rapporteraient plus à chaque croisé, et paraîtraient hoche6*'
- » Les contre-tailles courbes, circulaires et obliques, so11 les plus sujettes à ces accidents, à cause de l'allongement ^ leur carré. Pour prévenir, autant que l’on pourra, les a6®1 dents, on commencera , si faire se peut, les premières co0pe5 en travers du bois, pour faire ensuite les secondes qui ^ croiserout dans le fil du bois; cela empêchera de faire saiù1^ 1er la p’ointe à chaque croisé, comme il pourrait arriver 5 1 on faisait la seconde coupe en travers le bois.
- » Il est encore très-essentiel, pour graver de belles contr® tailles, de ne point se servir d’une pointe dont l'extréfl1**
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- ^camuse ou trop large, parce que, lorsque l'on ferait la (ec°Upe des contre-tailles, cette partie se trouvant plus large les petits carrés formés parle croisé des contre-tailles, il ferait infailliblement que le taillant de la pointe couperait 15 taille qu’elle toucherait, en même temps que son dos meur-^rait celle sur laquelle il s’appuierait, ce qui ferait par consent autant de doubles fautes que de recoupes.
- ” U fauts’attacher à graver bien vif les angles des petits car-des contre-tailles, ce qui sera aisé si l’on fait leur recoupe deux temps, et en équerre ; rien n’est plus difforme que * voir ces angles arrondis ou obliques. La Pl. III, fiO- 47 » °*tae un exemple de ces défauts, rendus bien sensibles.
- * On redoublera d’attention quand on gravera des contre-^les, égales d’épaisseur et de distance, pour produire par-*0t|t une même teinte. Si parmi ces tailles quelques-unes se fuyaient gravées trop fortes ou trop minces, cela paraîtrai t ea<tcoup à l’épreuve, et interromprait la continuité de la
- ^'iite qu’on voudrait exprimer.
- » Quand les carrés des contre-tailles seront trop grands que le bois puisse s’enlever facilement par le deuxième C°UP de pointe de la recoupe, il faudra recouper ou enlever ^gonalement la moitié du carré sur laquelle les deux préfères coupes auront été faites, comme au noir de la fig. 48, ^üant garde, en finissant cette recoupe, de ne pas faire Relier la pointe par en bas sur la taille a, crainte de l’ébré-^er; ensuite on fera la recoupe en équerre à l’ordinaire, ce ^l|* enlèvera avec facilité le bois de l’autre moitié du carré.
- * Il y a de grandes difficultés à faire des tailles circulai-*es ou spirales, croisées par d’autres tailles courbes et tour-fOtes, comme la fig. kg.
- * H faut faire la coupe des secondes tailles courbes une à
- et faire la recoupe ainsi de chacune avec une grande Mention, en deux fois, c’est-à-dire à partir du centre, et car-ïea« par carreau.
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- bois propres a la gravure.
- » Quand les doubles tailles des globes ou des cercles, bo^ les ou autres corps sphériques, doivent être simplement fa*16* obliques par-dessus les circulaires ou par-dessus une ta>^e spirale ou centrale,- on peut les commencer en b, par exempt' de la ficj. 5o, et ainsi taille par taille oblique, faire les coup6* et les recoupes très-poséknent, crainte d’enlever les croisés-
- » Lorsque dans quelque espace d’entre les contre-taiH6*' le bois du carré ne voudra pas quitter par la recoupe, pafC< que la coupe n’aura pas été faite à cet endroit assez profond ment, il faut, pour ne pas risquer de diminuer d’épaisseur trait sur lequel cettecoupe aura été faite,si l’on y repassait bru* quement la pointe à l’endroit en question, il faut, dis-je, la ^ mettre, très-légèrement, tant soit peu plus loin du côté gauci*6’ dans cette môme coupe, pour guider ainsi la pointe à l’endr0,t où il faudra l’enfoncer un peu plus ferme; ce qui, sans don*61 fera partir le petit copeau qui n’aura point quitté la planche® la recoupe; même s’il le faut, et dans le même principe, oI1 repassera la pointe dans la recoupe. La pratique de l’art fô1 connaître qu’à toutes sortes de tailles faites en travers, et aP puyées sur une coupe où le bois ou petit copeau ne poiù(® partir par la recoupe, il faudra agir de même que je viens ^ l’expliquer.
- » Si les contre-tailles demandent tant de soin, les trip^’ tailles exigent encore bien plus d’attention; c’est absolûmes*’ dans la gravure en bois, ce qu’il y a de plus difficile à bien ^ cuter. On le comprendra facilement par l’explication s*11 vante :
- » Après avoir fait deux coupes de pointes croisées com,,ie aux entre-tailles, il en faut faire encore une qui traverse àli gonalement d’angle en angle les petits carrés que les préce dentes ont formés, d’où il s’ensuit que, dans l’espace de cba cun, il y a déjà trois coupes qui peuvent avoir attaqué Ie* tailles par le pied, pour peu que l’on ait fait entrer la pO‘,,te un ppu trop profondément dans le bois. Pour recouper e"
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- E01S PROl'RES A LA GRAVURE.
- Stllte et former le relief de ces triples tailles, il faut faire cette fec°upe à trois endroits différents , dans chacun des mém es ^fits carrés, en oppositiou aux trois premières coupes, et par C°Bséquent ce sont six coupes de pointe dans chaque carré, ^grande difficulté est donc d’enlever le bois d’entre chacun e<*s carrés, sans faire sauter les tailles ou couper leurs croi-^ipour cet effet, il faut graver toutes ces coupes avec une jta,'de prudence, faire d’abord les trois premières au.pied Cs lettres A, B, C, (Jùj. 5i), très-légèrement et sans trop 'Ppijyer la pointe; faire de suite, avec la même légèreté, la |Co,'pe du triangle qui partage d’angle en angle la moitié de l,|fpie carré, comme en I); cette recoupe doit être faite à Pc-î^erre, et en deux temps, c’est-à-dire à droite et à gauche de
- * lettre. On recoupera après, avec la même attention, l’autre 0|hé triangulaire du même carré, comme en E; cette re-0|'Pe doit n’étre faite qu’à la tête de cette lettre , parce qu’il
- * aura deux coupes de faites à ses deux côtés. On fera la Co,lpe de ces triangles D, E, alternativement l’un après
- j " Quoique j’aie dit que la troisième coupe des triples to.il—
- * devait traverser d’angle en angle les carrés des eontre-1 es, cependant cela est arbitraire; 1 expérience fait voir que coupe peut varier quelquefois plus d’un côté que d’un |,j en sorte que fort souvent l’épaisseur qu’il convient de jj,'SSer aux deux premières tailles, fait qu’il n’y a point, ou 6,1 peu de recoupes à faire à quelques-uns des triangles D, /""e en C (fiy. b2). Quelques-uns même de ces triangles ^'eut changer de figure, et devenir des pentagones irré-(j ler*>; les triangles Eifig- 62 ), par le même moyen, devien-f ta*ent aussi à quelques endroits de même figure, et alors il jurait toujours faire la recoupe aux premiers en deux temps
- et{Uerre, aux deux côtés de la lettre D ; et aux deux der-Crs la faire en trois temps, savoir:au côté gauche, au haut ’k* lettre E, et tout de suite à sou côté droit. A quelques
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- SOIS PROPRES A LA CRAVÜRE.
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- autres endroits, le triangleE deviendrait pareillement si peB qu’il n’y aura point ou bien peu de recoupe à y faire, ^ même qu’on l’a dit de quelques-uns des triangles D, et q3^
- le peut voir en d (fig. 5a) : c’est particulièrement à ces1
- droits-là qu’on peut très-facilement couper les tailles par‘ pied , et faire sauter leurs croisés en faisant les trois preini^* coupes, pour peu que l’on enfonce la pointe trop avant <1^ le bois, ou qu’on la tienne trop penchée. La pratique $ guider dans ces occasions, elle fera plus que toutes le5 xi structions que je pourrais donner.
- >* Les(anciens graveurs en bois ont fait jusqu’à cinq e‘5
- :t5'<
- tailles ou contre-tailles, croisées les unes sur les autres, ^
- des morceaux véritablement assez grands pour qu’on pût
- I*
- distinguer. Ces contre-tailles ne pouvaient et ne peuveo1
- faire au bout de la pointe, c’est-à-dire de fantaisie, coniffle
- p
- fait maintenant les secondes tailles ou contre-tailles ordinaif£!' d'autant que, d’une part, toutes les coupes croisées se coi^0<> draient ensemble, et qu’on ne pourrait les distinguer facile»16111
- et que, de l’autre, les recoupes qui y conviendraient ter3*8
- partir, sans doute, aussi bien quelles, un grand nomb>e
- croisés et autres traits des contre-tailles , accidents et f3*1
- irréparables qui les rendraient toutes pouilleuses. Il fauûf3
- donc, dans le cas où l’on voudrait faire cinq ou six tailleS
- unes sur les autres, les tracer et dessiner à l’encre sur la p
- ,1/
- II*
- che, comme ont fait les anciens maîtres, et les trav'31 comme je vais le dire. .
- QêiJ>e
- » Pour moi, je ne puis trop admirer, et ai peine me
- p
- concevoir la grande patience et l'habileté étonnante q»e ^ graveurs, tels que les Albert-Durer, les Lucas', les friche’11’ autres, ont eu à couper bien vif tous les petits espaces bl3'1 produits par la multitude des tailles mises les unes sur lesa»1^ sans que toute leur longueur fût interrompue par le moi3 ^ défaut, comme si toutes les coupes eussent été faites d transversales, c’est-à-dire comme dans toute la long“eUÏ
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- BOIS PROPRES A IA GRAVURE.
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- j^a1ue contre-taille, d’un même coup de pointe les unes sur Autres, comme j’ai déjà dit des secondes tailles ou contrées ordinaires, et sans les ébrécher, d’autant plus qu’ils ne Paient cela que sur du cormier ou du poirier, moins dur, ou sait, que le buis, et attendu qu’il n’était pas possi-ede trouver de ce dernier bois en planches assez grandes J0***-exécuter les morceaux où ils pouvaient faire entrer tant e failles ou de contre-tailles les unes sur les autres ; cela sur-^ticîra quiconque connaît l’excessive difficulté de les graver ^r°prenient et sans défaut.
- j, “ Par ce que je viens de rapporter, on doit concevoir, qu’à Option des triples tailles, l’on ne doit point faire de re-Co,lPes de chaque taille dans toute sa longueur, croisées les !"** sur les autres , par quadruples, par cinquièmes et Utiles tailles ou contre-tailles, mais les dessiner auparavant planche , si tant est qu’absolument l’on désire en faire, ^ il faut couper, recouper et graver chaque espace blanc ^eHes produiront toujours à forfait les unes après les autres.
- Quand on aura gravé des contre-tailles ou des triples-'^s, on frottera légèrement sur leurs croisés avec l’ongle ^Pouce, afin de les raffermir, et que le tout ne fasse qu’un ^*rPs qui puisse se soutenir. On doit faire la meme chose à "ks sortes de tailles, aux endroits où elles tiennent à des aits ou à des contours, à cause de la coupe qu’on y a faite *>°Ur faciliter l’enlèvement du bois en recoupant ces tailles; j^uient il y pourrait rester une petite ouverture impercep-e que l’épaisseur de la pointe aurait faite en y passant, ^'pourrait marquer blanc, et faire là une interruption, la-'UeHe, à l’impression, produirait un mauvais effet, j. * Quand il se trouvera dans quelques ouvrages de très-pe-®s parties à ombrer, comme filets, montées, marches d’es-ler et autres choses semblables, sur lesquelles des failles seront, telles qu’aux/ù/. 53, 54, on aura grande attention, les graver sans accident et ne pas endommager leurs Graveur. 18
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- Üo6 BOIS PROVUES A LA GRAVURE,
- traits horizontaux ou perpendiculaires, de ne faire d'a^1! qu’une coupe préparatoire dans toute la longueur de Ael1 eu dedans du trait, légèrement appuyée. Pour pouvoir f'11 ensuite les petites tailles de traverse une à une de C e'1 *
- on enlèvera le petit copeau à chacune par une très-légè
- ère '
- coupe appuyée en dedans sur le trait du côté I), afin , pas risquer d’enlever la taille, ou plusieurs même si l'on a'1
- fait une recoupe, si légère fut-elle, dans toute la loi)£Tu ;
- ,p(i‘
- en dedans du trait D , pour s’éviter la vSujotion de donner petite recoupe à chaque bout de taille une à une de ce co,e comme je viens de le dire ; car l’on doit sentir qu’une rrc0l'‘(
- préparatoire faite en 1), en dedans de toute la longueur
- d>
- si petit espace, empêche les petites tailles d’avoir assez de f|,r<
- pour soutenir l’appui que fait la pointe en coupant et re1
- pant de si petites parties de bois; et l’on observera qu
- ’eir
- cas, les tailles faites en travers le fil du bois seraient suj
- à s’égrener par le bout en les gravant, si l’on avait tou*e
- longueurdu trait; et que, d’une part, les petites coupes
- fai*
- dans le fil du bois , quand les petites tailles s’y trouvera^ peuvent, en recoupant et enlevant le copeau par la e0^ entraîner avec soi et ébrécher, par la force du fil du bois
- petite partie ^du trait qui se trouverait au bout de c
- taille, et qui doit rester sur l’ouvrage, si d’autre part
- n'avait pas l’attention d’enfoncer assez la pointe , quoique gèrement, pour que le copeau parte facilement. ^
- « Le pointillé est aussi une des parties de la gravure ^ bois des plus difficiles à exécuter ; rien n’est plus fréquent, de le couper par le pied et de le faire sauter ; c’est un acCi dent sans remède, et j’ose dire qu’on ne peut guère l’év>ter si l’on ne se sert des précautions dont j’use en le gravant- ^^ tailles que j’ai à pointiller étant gravées, je divise les points travers la taille, faisant toujours la recoupe avant la coi*P ^ si je les commence par le haut d’une taille ; ou la coupe av3' la recoupe, à l’ordinaire, si je les fais en rétrogradant, de ^
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- BOIS PROPRES A LA GRAVURE.
- H,
- 207
- j au*, aussi délié qu’on le désire, sans craindre de l’enlever : J^eurs, on peut faire le pointillé de manière qu’il n’y paraisse
- H
- foe
- encre, si l’on fait épreuve de la planche auparavant, pour lser les tailles par une retouche, car les points ne viennent
- . toujours trop forts à l’impression. Or, en continuant, je ^Se entre chacun la distance qui est convenable, et je les 'e point à point, ou l’un après l’autre, me servant tou-j,^s d’une pointe fine. Lorsqu’une taille est donc toute poin-ee, je commence celle qui est immédiatement à côté, ob-J'tot de ne pas faire les points de cette autre taille vis-à-vis t. ^ de la première, mais de placer les points de cette seconde ^'a*vis les intervalles des points delà première, et ainsi des tes. Le pointillé étant gravé, doit paraître de figure py-ldale, dont la base est tenue parle corps de la planche, ^ a chne forme le point qui doit marquer à 1 estampe. Cette ^tore de graver le pointillé est la meilleure et la plus sûre, ,rto que les points se trouvent mieux mêlés , et qu’ils ont ^ s de solidité que quand ils sont faits à la manière dont les eurs en bois usent communément : il est vrai que la
- HjL 4 A
- j .toie emploie bien plus de temps que la leur; mais on ne Pas s’en inquiéter, lorsqu’on veut rendre une gravure toite.
- v " Quoique je n’use pas de la méthode ordinaire pour gra-H! *e pointillé, cependant je vais la décrire ; elle servira au en faire connaître les défauts, et à prouver la bonté toile que je viens d’expliquer.
- q tes graveurs en bois, après avoir gravé toutes les tailles tf s 'eulent pointiller, les coupent en les croisant tout en ers, et les recoupent de même, en sorte que, par ce lf^en>ils font d’une coupe et d’une recoupe, dix, vingt, t^ilj e points ou davantage, selon qu’il y a plus ou moins de es • cela leur abrège bien du temps, à la vérité, mais t( dans cette opération, la pointe sautille de taille en taille
- totil
- eve presque toujours, en passant,quelques points, pour
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- 1
- 208 bois propres a la gravure.
- peu qu’on l’enfonce un peu trop dans le bois. D’ailleurs, ^ pointillé n’est point mêlé, il paraît par colonne, ce qui point agréable aux yeux.
- « Lorsqu’on voudra graver des points pour paraître bla^ à l’estampe, on les fera comme si l’on faisait la première coif d’une taille circulaire ; et le bois étant enlevé, on prends _ pointe à calquer, on mettra son extrémité dans le trougrs^ la tenant d’aplomb, et on tournera le manche de cette p0*"1* entre les doigts en appuyant un peu ; elle arrondira parfo'If ment ces points blancs » (1).
- Quelquefois le bois sur lequel on grave paraît très c nable à l’œil et s’égrène ou s’éclate cependant sous l’instrtl ment, ce qui provient le plus souvent de ce qu’il n’a paS coupé sur pied en temps convenable, ou de ce qu’il ^ mort avant sa coupe. Pour prévenir ces sortes d’accident5' faut avoir soin d’essayer d’avance la planche sur laquell6 v doit travailler.
- Le bois ne s’égrène le plus ordinairement que 'sur son ^ vers, et presque jamais sur son fil : on a donc peu de ch1^
- à craindre en dirigeant la pointe dans ce sens , et c’est ce
- a déterminé un grand nombre de graveurs à la choisir P1
- la direction de leur taille ; mais alors il se présente un a°
- inconvénient, c’est que le fil dubois emporte la point6'
- qu’il est presque impossible, par cette raison , que les
- ta*
- lié
- soient coupées aussi nettes et aussi égales que sur le trav du bois.
- Une précaution essentielle est de dégager d’abord la ^
- 55)'
- sur laquelle les tailles doivent être appuyées a b (fig et de faire la recoupe de chaque taille avant de faire la On gravera ainsi toutes les tailles alternativement l’une aP l’autre.
- Si ce sont des tailles courbes pareilles à celles de la fig-
- 55-
- on peut faire toutes les coupes d’un bout à l’autre ; et aP
- &
- (i) Papillon, Traité historique et pratique de la Gravure en bois.
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- BOIS PROPRES A LA GRAVURE. 209
- Jolies seront faites, on dégagera tout au travers, au bord * lextrémité des tailles, suivant la ligne c d [fg. 55); on ffa ensuite toutes les recoupes à contre-sens de la manière
- lQaire, c’est-à-dire en coupant de l’extrémité au gras des
- ^es> appuyant d’abord la pointe un peu ferme à l’extrémité Ces tailles, et finissant légèrement contre leur gras. On ^ra graver encore autrement ces sortes de tailles, les cou-et recoupant une à une avant de dégager le travers de
- Vs
- Cq ’és
- 'Or,
- extrémités, en sorte que tous les copeaux d’entre cha-lle des tailles resteront attachés par ce côté sans être enle-et partiront tous ensemble lorsqu’on fera le dégagement. ^ doit graver d’abord le corps des figures ou les massifs (fs °bjets quels qu’ils soient, avant de graver le dehors de leurs i*'ts ou contours, qu’on réserve ordinairement en dernier, que la gravure se soutienne d’elle-même au fur et à me-qu’on la dégage, et que l’on ne soit point sujet à courir t, risque de plusieurs accidents que la pointe peut faire eu happant, lorsqu’elle ne trouve aucune résistance extérieure ^figures, ni qui puisse l'empêcher d’en briser le trait ou le 0tit'JUr, lequel étant gravé par dehors, doit être ensuite dé-avec une forte pointe pour pouvoir vider la planche.
- ^°ur graver correctement et solidement le dehors des con-t)Urs> il faut avoir attention de ne faire qu’une coupe et une c°upe sur les parties qui touchent aux endroits ombrés, sans ^ever le bois, parce que l’une ou l’autre de ces coupes ne fv‘ra qu’à faciliter le dégagement des tailles des endroits et la gravure des contours extérieurs, faite avec une ^rte pointe, préparera le travail à faire pour vider la plan-e> et cette dernière coupe doit être large et profonde, pour a 90107e ou le fermoir 11e viennent pas fouler ou ébrécher tçt|'a‘t graV(j) ce qui arriverait infailliblement si les copeaux (| la*ent tant soit peu à ce trait, ce qui est le plus à craindre Part'cs ces *nstrumenls> suivant le fil du bois, difficiles à maîtriser.
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- BOIS PROPRES A LA GRAVURE.
- Pour éviter ces inconvénients, on ouvrira donc largemeD1
- bord des contours qui sont en contact avec les endroits <J
- l’on aura à vider, comme dégageant entièrement la gravure ne risquant plus ainsi de l’atteindre avec le fermoir ou ^ les gouges.
- <> Quand il y a un filet qui borde le dessin que l’on gra'{' il faut faire une coupe appuyée sur ce filet, en dedans, a'3 de graver les parties du dessin qui le touchent ; mais il ^ bien se garder d’y faire une recoupe qui séparerait par ^ blanc les tailles et contours du filet qu’elles doivent toucbeïl mais cette coupe unique borne la gravure, et facilite l’enl®'^ ment du bois lorsque l’on fait les recoupes, et enfin elle dè| de ce côté le filet, qui s’achève en faisant une recoupe eu hors, pour ôter la vive-arête de la planche.
- if
- » Pour graver un double filet il faut d’abord faire la
- de celui qui touche le dessin , puis, achevant de gravet
- planche, le dégager aux endroits convenables en dedans ;1
- i rf
- quoi l’on fait la coupe intérieure du second filet, puis la ^ coupe aussi intérieure du premier, ce qui enlève le boise0^ les deux filets, et l’on achève en faisant la recoupe extéri® du second filet aux bords de la planche, où quelquefoise ne consiste qu’à adoucir sa vive-arête.
- » Quand on a fait la première épreuve d’uné^planche gi-3' et que quelques tailles paraissent trop épaisses ou trop quèes, on peut les adoucir étalés diminuer avec la pointe-
- retouche doit se faire particulièrement aux endroits qui s°
- très-éclairés, aux lointains et aux extrémités des tailles qul tiennent à rien, et qui doivent se perdre'en mourant. L’0'1
- peut pas user facilement de cette méthode aux contre-ta'1
- lie’'
- Pans certains cas d’échappade de la pointe, et de petl
- ébréchures peu profondes à un trait ou à un contour, o» P
- y remédier sans mettre de pièce, mais en baissant la sup®r
- t\àl
- du trait en douceur, à droite et à gauche avec le fermoir» P
- qu’à l’ébréchure, et réparant le trait, le diminuer d epaisse atteignant ainsi l’ébréchure et la réparant, »
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- BOIS PROPRES A IA GRAVURE.
- 211
- Ce n’est pas sans de grandes précautions qu’on parvient à convenablement une planche, et sans lui faire éprouver ^avaries. Pour y parvenir,il faut, comme nous l’avons dit haut, avoir le soin de dégager largement les contours ex-^rieurs de la gravure des bois inutiles qui les environnent, ^ ensuite fixant fortement la planche, on attaquera le bois *v’ec 1 z fermoir, plaçant le manche de cet outil dans le creux jk ta main droite, le pouce posé sur la virole et un peu sur la ,tïle, l’index allongé de l’autre côté, le doigt du milieu fermé
- *a,‘ le manche, l’annulaire appuyé sur la partie coupée du °üton du manche, et le bout de l’auriculaire sur ce bouton soutenir l’outil. On poussera le fermoir de manière à qu’il entre obliquement dans le bois à une profondeur de ^ 5 5 millimètres (i ligne iya à 2 lignes), l’on tournera un la main du côté du corps, et, faisant un petit effort, le bois éclatera, et sera enlevé par l’angle droit du taillant du fermoir.
- Ce bois ainsi ébauché à petits coups, présentera des aspé-^és et des échardes qui seront encore enlevées successivement avec le même outil, pour donner à la planche un air de Mi et de propreté.
- On aura soin de s’accoutumer à se servir des fermoirs nez i0nds (t), dans les petites parties angulaires des champs que ^°n videra, parce que cela abrège bien du temps et que d’ail-le«ts, eu se servant d’un fermoir ordinaire, on risquerait d’en-^ver avec ses angles les traits ou les tailles qui forment des Co,Uours sinueux et délicats.
- On se servira du fermoir double nez rond ou pointu, pour dé-&a8er les parties angulaires les plus obtuses.
- Oa gouge plate est indispensable pour vider intérieurement
- ^ O ) Depuis qjeUjues années on a remplacé les fermoirs par un instrument appelé buvant. Petit ciseau recourbé {PI. III 57), dont la largeur varie depuis 1 niiJlî-jusqu’à i centimètre (1/2 ju«qu à 5 lignes),et qui offre un très-grand avantage pour les creux d’uae petite étendue, sans danger d’écraser les travaux qui les ento«-
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- BOIS PROPRES A LA GRAVURE.
- les bords des contours ou des parties courbes et circulait^' parce que cet outil n’ayant pas d’angles à son taillant, 0,1 n’est point en danger de faire sauter les traits comme avec 11,1 fermoir.
- La gouge courbe est employée pour vider les bords este' rieurs des mêmes traits et contours circulaires, parce que s0" taillant étant un peu courbe, elle embrasse mieux les contouf> et enlève plus de bois qu’un fermoir ordinaire, qui ne pellt approcher de ces contours.
- Si l’on sent, en dégageant, que l’outil s’engage trop av»1'1 dans le fil du bois, et qu’il s’y trouve entraîné, on le retirer3 aussitôt pour repasser encore fortement la pointe au pied trait que l’on doit dégager, afin d’empêcher qu’il ne soit enle'? avec lecopeau. Il faut en général enfoncer moins l’outil daos^ bois, et dans le sens de son fil, que du côté de son contre-^'
- Plus les champs de la planche seront grands, plus il faudfa les vider profondément , afin que l’encre de l’imprimeur nŸ puisse, atteindre ; par exemple, un champ de 2 à 3 cen*1' mètres (9 lignes à 1 pouce) de diamètre sera creusé de 6 à*’ millimètres (3 à 4 lignes ).
- Les lettres isolées ou les fleurons doivent être vidés le plu* aplomb possible, parce que, placés dans ce grand vide, *^s sont beaucoup plus foulés par l’impression, et peuvent occ<*' sioner des taches au papier.
- Si une planche en bois terminée présentait encore des tra‘t5’ des contours durs, trop gros, trop raides ou trop marqué’ on les retouchera alors en affaiblissant les tailles, en les di®1' nnant encore d’épaisseur dans certains endroits, et en Ie’ baissant un peu dans d’autres, à l’aide du grattoir (1); ccst par ce moyen que l’on peut facilement adoucir et donDe* moins de tou aux lointains, et même aux parties des figure’ qui demandent un travail doux et léger.
- {i ) Voyez PL 61, le grattoir à effacer et à creuser, et fia. 62 , le grattoî** *
- ombrer, ou servant ù Mirgir le* tailles.
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- BOIS PROPRES A LA GRAVURE. 2l3
- ^iais pour rendre les tailles plus fortes et plus épaisses, on servira du grattoir à ombrer, en le passant légèrement sur superficie de la planche, dans le sens du fil du bois, ayant !o,u, dans cette opération comme dans la première , de faire ^rfir, au fur et à mesure, les copeaux et raclures avec le piu-Ce9u ou brosse destinés à cet usage.
- ^ans les grandes planches de bois il se trouve quelquefois ^ défauts inaperçus d’abord, et qui arrêtent le travail du jfaveur, ou bien encore, pendant ce travail, il peut arriver à ® 6ravure des accidents, une brisure, l’enlèvement de plu-Sleurs tailles ; dans ces deux cas, il devient indispensable de ^Ure une pièce à l’endroit endommagé.
- On doit avoir des fermoirs destinés à cet usage et emman-c^és convenablement. On tiendra un de ces instruments d’a-^°mb, le côté plat tourné vers la partie saine de la planche, e biseau vers lè trou que l’on veut évider , on frappera sur e Planche à petits coups de maillet, et l’on découpera ainsi le -périmètre de la partie à remplacer; ensuite, avec un [butoir de moindre dimension, on évidera en attaquant tou-^trs le bois du centre aux côtés du trou, afin de ne pas ris-fluer de fouler les parties gravées avec la lame ou le manche l’outil. -
- On taillera un morceau de bois à peu près de la grandeur ^ trou de la planche, un peu plus grand cependant, et ^ Une épaisseur d’un tiers plus forte que la profondeur de ce lt°n ; alors, à l’aide d’un compas, d’une écjuerre, ou de tout 4utre instrument, suivant les cas, on donnera à cette pièce les - tensions de largeur et de longueur convenables pour bou-le trou avec la plus grande précision, et on le fera en-^er en place un peu à force et à coups de maillet ; on peut, s*cela paraît nécessaire, fixer plus solidement cette pièce en 1 Mettant un peu de colle forte légère. H ne reste plus qu’à ®*tlever la sur-épaisseur du bois, ce qui doit se faire avec le butoir, en apportant la plus grande attention à ne pas faire
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- or 4 GRAVURE EN CAMAÏEU,
- d’échappade qui briserait la gravure environnante : on dod> suivant la position de la pièce, prendre à cet égard toutes Ie* précautions possibles, et n’exécuter cette opération que gr3' duellement et à petits coups ; ou terminera en grattant la sut' face de la pièce pour la mettre bien de niveau avec la surfai supérieure de la gravure.
- Si la pièce doit être placée sur le bord de la planche, on'3 taillera à queue d’aronde (P/. III, fig. 56), pour quelle t*e puisse ressortir. Voilà les seuls principes qu’il soit possib'6 de donner sur la gravure en bois ; je les ai en grande part'e extraits de l’ouvrage de Papillon, artiste /qui entendait paI" faitement ce genre de travail, qui l’a beaucoup perfectionne’ et dont plusieurs ouvrages se font encore remarquer aujoU|V d’hui, non pas en comparant le résultat de sa gravure aVeC celui de la gravure actuelle sur bois, mais en comparant leS moyens qu’il employait avec ceux qui sont adoptés aujouf' d’hui. Les autres artistes qui se sont distingués dans cette partie, sont : Jean Springinkle, Jean Brosatner, Schœfi'tf' Ch. Sichem , Salomon Bernard, Papillon père, Beugnet, etc-
- Le procédé employé autrefois pour la gravure en bois iei estampes et des vignettes, est exclusivement réservé mainte nant à celle des planches pour l’impression des étoffes et fabrication du papier de tenture ; mais cette méthode a prlS sa source dans un autre genre de gravure, qui concourt aussi, à son origine , à l’exécution des estampes ; c’est la gr3' vure en camaïeu.
- GRAVUP.E EN CAMAÏEU , OU A PLUSIEURS TAILLES.
- On pourrait penser que cette dénomination de plusi#1'* tailles vient du nombre ou du croisement des hachures ; mal5 il n’en est pas ainsi : ceux qui exerçaient la gravure sur ho'5 étaient nommés tailleurs de bois , tailleurs de cartes à jouer, on a donné le nom de taille à la planche même qui avait taillée, ou gravée \ par conséquent, lorsqu’on a fait avec ^
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- OÜ A PLUSIEURS TAILLES. 3t5
- ^Qches de bois des gravures en couleur, comme il fallait em-t'tayer deux et même trois planches, on a nommé cette ma-4,*re» gravure à plusieurs tailles, gravure en clair-obscur ou ''n’naïeu. On a fait en Allemagne quelques gravures dans ce ; mais c’est plutôt en Italie qu’on s’en est occupé, et on
- J^se que l’invention en est due à François Mazzuoli, dit <,r,ncsan. Le but qu’il s’est proposé a été d’imiter des dessins Ls au pmceau.
- hes graveurs les plus renommés dans cette manière , sont : Ircani, lingue de Carpi, J. N. ï iccntini , Antoine Fantuzzi e Ta rente, /!. Coriotano, Burgmain Jegher, qui ont travaillé
- u°Jïs le seizième siècle. Cette méthode abandonnée a été rc-^'Se en France, vers 1740, par Lcsucur et autres; elle a été 9l<ssi exercée en Angleterre par Jackson, à Venise par Antoine-^rie Zanctti; mais souvent alors on a substitué une planche cuivre à l’une des planches de bois.
- ^es planches destinées à imprimer ces sortes d’estampes °lvent être de poirier plutôt que de buis, parce que les mas-|es sur ce bois prennent mieux la couleur que sur l’autre;
- °utils sont les mêmes que ceux employés pour la gravure es 'ignettes, mais ils doivent avoir plus de force et de so-•idité.
- j, ûitns cette gravure, les teintes différentes qui composent Unpression, sont donc faites avec autant de planches diffé-^Qtes ; les endroits du papier qui restent blancs doivent pro-,ll*re un effet semblable à celui d’un dessin rehausséau crayon ^nc.
- doit disposer autant de planches semblables que l’on **ra de teintes différentes à employer.
- Qn peut repérer ces planches, si elles sont parfaitement e ftiême grandeur et de même équarrissage, en les plaçant S|,Ccessivement dans un châssis de bois correspondant au cadre ^ s°utient le papier, ou bien en y adaptant des pointes de
- Vrage.
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- 216 ciiavure EN CAMAÏEU.
- Quand on aura gravé la première planche, celle du on en tirera plusieurs épreuves, et on les décalquera toutcS fraîches sur les autres planches.
- « On laissera sécher tous ces décalques pendant quel*!11* temps, ensuite on couvrira sur une épreuve, avec un pince311 et de la couleur plus claire que le trait imprimé, ce qui, d3’1* l’enceinte de ce trait, doit être moins foncé, aussi bien*!11* les massifs de cette rentrée ou seconde planche. On userai même expédientpour la teinte la plus claire ou troisième pi3'1 clie, en colorant une autre épreuve , et ainsi des autres p3* dégradation de teintes selon la quantité des rentrées, suppoS< qu’on en fasse plus de trois. Ces essais faits à volonté et d3’1* le goût désiré, on remplira sur la seconde planche, avec pinceau, tout ce qui doit former la seconde teinte, en pren3l!l le modèle sur l’épreuve qu’on aura premièrement colorié' et on remplira pareillement^ la troisième planche les ma5S* qui doivent y former la troisième et dernière teinte qui sera plus claire de toutes, suivant le modèle de la seconde éprel1'* qu’on aura coloriée; après on visitera la première plau*^1 (où est le trait du dessin , et avec laquelle on aura fait tôt**®* les épreuves qui auront servi à décalquer sur les autres pi3*1 ches), pour y soustraire tout le trait qui sera placé 31 endroits ou rentrées que la seconde planche doit rc’11 placer (1). On soustraira pareillement à celle-ci les trait5 ^ coups de force qui resteront à ôter ; et enfin à la troisi^|Ilê planche on soustraira de même tout le trait du dessin, et 0<t n’y laissera que les masses qui doivent former la teinte la P^ claire ; c’est sur cessasses qu’on gravera en creux les tai^f ou les parties que l’on voudra faire venir blanches à l’estac3!’*’ pour produire les rehauts ou les plus grands coups de mière-. Si l’on fait des contre-tailles sur cette dernière p^11
- (i j H y a des camaïeux où l’on est obligé de conserver tout le trait en '. jj arrive particulièrement lorsqu'on veut imiter uu dessin, qui d’abord aura été trQ& plume avec de l’encre, et .qui ensuite aura été lavé avec des couleurs différentes?
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- NOUVELLE GRAVURE SCR BOIS. 3f7
- J •
- le> elles, doivent être gravées de la mêtne'inanipre; de sorte ^aprèsque toutes ces planches seront gravées, il ne restera Aisément à chacune que ce qui manquera à toutes les au-lfesi et leurs rentrées se trouvant réunies les unes aux autres *îr le moyen de l’impression , elles composeront toutes en-^ble le corps et le sujet de l’estampe qu’on se sera proposé ffoire. u Ce genre de gravure u’exige pas beaucoup de déli-^tase dans ses tailles, mais simplement une grande justesse ta ses rentrées, et une grande régularité dans le trait du tan, et dans la position des muscles et autres parties des titrées où il n’y a point de trait. «
- ("est’, comme je l’ai dit, ce procédé qui a été appliqué à ^sieurs branches de l’industrie, telles que l’impression des !t°ffes et des papiers de tenture.
- NOUVELLE GRAVURE SUR BOIS.
- ta gravure sur bois des estampes et des vignettes, presque élément abandonnée en France, a reparu depuis quelques ^ûces, mais exécutée par des procédés bien différents de ceux éployés par les anciens artistes, et que j ai décrits dans les ta articles précédents.
- ^"jourd’hui la gravure sur bois a beaucoup plus de rap-qu’autrefois avec la gravure en taille-douce; on ne fait ^l's usage de la pointe, mais on la remplace par des échop-Jtat des burins; ou coupe le bois absolument comme on le fait 11 c'fltvre, avec cette seule différence que dans la gravure sur on creuse la taille elle-même, et que dans la gravure 11 tais, on creuse les entre-tailles, et que 1 on dégage ainsi en ^fles parties qui doivent être reproduites par l’impression, ^tais que l’on abaisse les parties blanches.
- tas outils qui servent actuellement à ce genre de travail Ht;
- tai petit châssis en bois dur d’environ 20 centimètres (7 poit-^ > lignes) de côté, ayant au centre une ouverture carrée; Graveur, iy
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- 2 18 NOUVELLE GRAVURE SUR BOIS,
- de 8 à 12 centimètres (3 pouces à 4 pouces 5 lignes) (P^, fig. 58), avec deux vis A, B, servant à fixer le morceau de b"1’ C sur lequel ou doit graver : on conçoit que ce premier & struinent doit varier de grandeur, suivant l’étendue de la p^3*1.
- che qu’il doit fixer; cependant celui que j’indique ici peut
- fire pour la plus grande partie des vignettes que ce genre gravure paraît être plus spécialement destiné à reproduire'
- Le buis seul est employé pour la gravure actuelle ; mais»
- lieu de travailler sur des planches en suivant le fil du boxsi
- is*5
- grave sur des tronçons de bois debout, qui doivent être ch01, avec le plus grand soin, en bûches de moyenne grosse11^ d’une couleur d’un jaune rougeâtre, ne présentant ni nœud5» aubier, ni gerçures, ni flammes blanches ; dans une belle f0<l
- delle de buis, s’il se présente de petits nœuds ou accidents
- peut remplacer ce défaut en y introduisant une cheville de b1"*
- enfoncée à force et collée au besoin ; c’est aussi le seul m°)
- irefl
- que l’on emploie pour réparer les accidents qui peuvent
- jP
- river en gravant ; le trou se fait avec l’archet et un foret enfin lebois doit être bien sain et surtout bien sec, conditions5, lesquelles il serait impossible d’en tirer un parti avantagé La longueur des burins et échoppes varie selon la grande^ des bois ; les burins losanges sont seuls employés pour gra' sur bois. Comme ce genre de gravure est très-long par le tei^
- qu’il faut mettre à épargner et dégager les travaux en rel
- Ji*
- , A
- il est bon de faire remarquer qu’avec le burin losange [fig-on peut faire tous les travaux qui se présentent, en s’en vaut avec adresse. On peut donc se dispenser de changer d’o**11 souvent, ce qui fait perdre du temps.
- Pour recevoir le dessin, le bois se prépare ainsi : aP . avoir été bien dressé au rabot et au racloir, on le p°nCe.
- l’eau, et lorsqu’il est encore humide , on passe dessus, avec
- doigt, du blanc de plomb de Lambertie ou de la céruse br°î
- à l’eau avec un peu de gomme arabique; il faut employé blxyic épais et le sécher et l’unir en l’étendant sur le bois3' le doigt ou le dedans de la main.
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- NOUVELLE CRAVURE SDR BOIS. 21 g
- tas lames d’échoppes sont souvent larges, et ont des poin-Pl'is ou moins aiguës, plus ou moins affilées. Les échoppes
- 'N,
- doivent être plus généralement employées , parce
- jj^les laissent plus de pied aux tailles; dans les travaux eQlhlés ou ondulés,elles n’écorchent pas les bords de la coupe ^ tournant, comme le feraient des échoppes carrées : celles-s°nt avantageuses pour les tailles droites et pour les hachu-^ boisées. On se sert encore d’un burin échoppe, nommé de chat, qui est réservé pour les travaux les plus déli-^et les plus serrés, parce qu’il donne une profondeur concilie sans élargir la coupe (P/. III, fig. 60).
- , ta* emploie encore divers outils pour évider le bois, dégager ^Parties gravées, creuser les grandes parties blanches ou pour ^plever (c’est le terme employé maintenant par tous les ^eurs sur bois). Pour cette partie du travail, on se sert de ^érence d’échoppes carrées ; on couche à plat une règle de ?,s Ou d’ivoire sur son bois, et l’y maintenant avec force avec doigts de la main gauche, en appuyant le ventre de le. ?°Ppe contre le bord de la règle, on enlève par petites parties ? espaces qui doivent être creusés. Cette partie du travail se ta dernière, parce que le frottement de la réglé sur le des-J11 Pourrait l’altérer. Je ne m’arrêterai pas sur ce sujet, que
- ^taillé en traitant la gravure en taille d’épargne ; je dirai Prient qu’on peut se servir avec avantage de 1 échoppe
- ,ate'ronde dans les ciels, et dans toutes les teintes unies on-, tas, et qu’il faut se défier des outils larges qui enlèvent
- ’f'Oi ^
- 'P de bois à la fois, et peuvent occasioner des accidents, et
- Pas trop enfoncer l’outil dans le bois, pour pouvoir le dirai.
- "1 plus facilement.
- tas teintes unies droites ou ondulées ne se dessinent pas, les ^lts faits au crayon nuisent plutôt au graveur qu’ils ne lui ^'e,1t : le coup-d’œii seul doit diriger l’outil ; si la teinte doit ^ yerticale ou horizontale, on doit s’assurer si le bois est 1Uerre, et diriger et faire filer l’échoppe parallèlement au
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- 3ÔO
- NOUVELLE GRAVURE SUR BOIS.
- bord du bols. I.'épaisseur des tailles et la largeur des coUllîf se calculent selon la teinte que l’on veut faire.
- Pour la théorie de ce genre de gravure, je dois renvoyé lecteur à ce que j’ai dit en traitant la gravure en taille-don1*' ce sont les mêmes principes, les mêmes conditions et le but, les moyens d’exécution sont seuls différents; cepend8"1’ la gravure sur bois offre des difficultés pour obtenir des liach8^ croisées en tout sens comme on le fait sur le cuivre, ce quil,f cessite une étude particulière de l’arrangement des ta il Ie* du parti que l’on peut tirer de leur plus ou moins gr3fll épaisseur, ou de leur plus ou moins grand écartement.
- On ne baisse plus les travaux comme on le faisait autrefoP| les imprimeurs, dans la mise en train, remplacent ce tra'ÿl par des hausses habilement placées.
- Les hachures croisées doivent être d’abord tracées au ers)'4* et parallèlement; on enlève ensuite les blancs à l’échopP.
- lorsque les entre-tailles forment le losange, le burin est p
- râble pour enlever le bois d’un angle aigu à l’autre. Il est
- sage, lorsque les tailles ne sont pas très-serrées, et lorsq8
- veut y mettre beaucoup de précision, de faire une coupe,
- la langue de chat, de chaque côté de la première taille; ou
- 10
- a*)*1
- prendre la même précaution pour tout autre objet qui bien se détacher sur un fond également travaillé ; et on ne P s’en dispenser que pour les objets qui se trouvent dans le '"'fi ou sur une teinte très-vigoureuse. f
- L’épaisseur des traits est facile à calculer et à mén8fi ^
- puisqu'il ne s’agit que d’enlever plus ou moins de bois : Ia
- l’ol'
- tance des tailles dépend de la largeur des échoppes qu® emploie pour les séparer.
- Le bois de bout permet de faire avec facilité des coupe* ches en travers des hachures, comme le feraient les en*1 ^ tailles ; ce travail est d’un effet agréable dans les chairs,sU tout pour donner de la transparence, et sert aussi à fondr® vigueurs dans les demi-teintes.
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- LA GRAVURE EN RELIEF SUR MÉTAL ET SUR PIERRE. 2 2t , donne à cette gravure beaucoup moins de relief qua 611 a celle faite à la pointe, et ce relief s’obtient graduelle-
- $us
- IQt par des rentrées successives faites avec des instruments
- ou moins aigus.
- N faut
- toujours commencer par arrêter et terminer Tinté*
- Ur de la figure que l’on grave, avant de la dégager entière-^ent de la surface de bois qui l’entoure, qui lui donne, pen-1)1 le travail, de la solidité, et la préserve des accidents reParables qui pourraient lui arriver.
- ^ Pour ce qui tient à la préparation et à la hauteur du bois, à disposition de sa surface, etc., j’ai tout dit à l’article présent.
- LA GRAVURE EN RELIEF SUR METAL ET SUR PIERRE.
- ,^-art de graver en relief sur métal et sur pierre, est déjà excluent ancien; à bien des époques, ou a fait des efforts llr le faire revivre, mais sans beaucoup de succès, et ce n’est dans ces derniers temps qu’on a obtenu quelques résultats
- Ca
- geux.
- ^ gravure en relief sur cuivre ou autre métal, qui s’exé-^ uniquement au moyen des outils, et en creusant à la main ^ Ailles profondes qui doivent former les blancs du dessin, jVoie absolument les mêmes procédés que la gravure en bois 0(11 elle est une imitation ; nous n’aurons pas à nous en oc-
- ici, puisque ce sujet a été traité avec étendue dans le ^Pitre précédent, et il ne nous reste donc qu’à faire cou-£(,ltre sommairement les procédés de gravure en relief qui ont ^ Proposés par la voie 'chimique, cest-à-dire, par l’action lln mordant sur le métal ou sur la pierre.
- Carré de Toul a été un des premiers, en 1822 , à faire
- f V|Vre cet art déjà ancien de la gravure en relief et à l’eau-sUr métal : voici comment il exécutait ses gravures. Après °lr verni son cuivre, comme pour la taille-douce, il cal-11 dessin, et à l’aide d’une échoppe, enlevait le vernis
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- a a?.
- DE LA GRAVURE EN RELIEF
- des entre-tailles, laissant les tailles sur le cuivre. Cela fait, procédait à la morsure des parties découvertes, en ayant s*-’111 derecouvrir d’un petit vernis les parties suffisamment mordu** Ce moyen présentait un grave inconvénient, c’est qu’il éW1 impossible d’exécuter ainsi des gravures à plusieurs tailles,** c’est ce qui détermina, en i835, M. Dembour de Metz à \){(r poser un autre procédé que voici : après avoir tracé sonde»'1*1 sur le cuivre, soit avec le pinceau, soit avec la plume,et l’aide du petit vernis, on passait à la morsure en se set'31*1 d'acide nitrique à 18 degrés s’il fait chaud, et à 20 si la tel** pérature est moins élevée. Ce genre de gravure était inl"11
- ment préférable au précédent, et on pouvait en tirer
- , 1»*
- meilleur parti, surtout si on faisait conjointement usage
- M
- burin; mais il ne donne pas non plus des tailles fines et cates et dont la profondeur soit assez, grande pour pernif11'1 le tirage typographique.
- Ces moyens, ainsi que beaucoup d'autres, proposes P*1
- graver en relief sur métal, ayant le défaut de ne pouvoir 11
- eH’
- dre exactement la copie fidèle du travail du dessinateur,, surtout de ne pas conserver le type de chaque artiste et 1J liesse de son dessin, M. Deleschamps a pensé que ce sujet u1* ritait quelques recherches, attendu que la gravure en sur métaux offre des avantages incontestables dans cert31
- cas, soit parce qu’elle abrège le temps , soit à cause de
- U*
- mension des planches qu’on peut y employer, soit enliu F l’économie du travail manuel relativement à la gravure en l*®1
- A cet effet, il a cherché à le perfectionner par des recherC
- ;r
- que nous allons rapporter en nous servant des propres exf
- ni-e’
- sions de l’auteur.
- *> Nous nous sommes attaché d abord , dit-il, à couip0’ nn vernis qui [misse s’étendre facilement et avoir beaue0^ de solidité et d’adhérence. J.e vernis dans lequel nous a'0 tait entrer une certaine portion de caoutchouc ( p“ge 4® 1 f • très-propre, comme petit ternis, à employer au pinceau Ul1
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- SUT. MliTAl. F.T SUR PIERRE.
- **Plume ; niais après avoir préparé ce vernis, toutes nos tenues pour calquer le dessin sur la planche, pour donner de
- s°lubilité à ce vernis, et beaucoup d’autres moyens n’ayant Adonné des résultats satisfaisants, nous avons eu enfin re-l0arsà un crayon-vernis, à l’aide duquel l’artiste dessine sur Mancheconvenablement appropriée, comme en lithographie, soumet immédiatement cette dernière à l’action du ^"tdant, eu suivant les règles que nous allons tracer et qui ^'ent s’appliquer aux différents procédés de gravure en ^ief sur métaux.
- ‘ Parmi les métaux qui peuvent être employés avec a van-V pour l’exécution de ce genre de gravure, le cuivre, l’acier ** ^ zinc, peut-être, sont les seuls capables de donner de bons j^tltats. Nous donnons la préférence au cuivre, qui permet 65retouches au burin : d’autre part, le travail de la morsurp j est plus facile et plus prompt que sur acier, dont les qua-'lés rarement identiques rendent l’exécution plus iucertaine,
- * Morsure en relief sur cuivre. On commence par frotter la t'Whe de cuivre avec le carbonate de chaux, et on lui fait ^ndreun bain rapide en la plongeant perpendiculairement '*a»s de l’eaiî distillée, contenant 1/20 d’acide nitreux ; ou bien " eUe est grande, on y passe avec la plus grande régularité
- éponge imbibée de cette solution. Cette opération préii-^'•taire est essentielle, elle a pour but d’enlever le poli de la planche, sans lui faire perdre son lisse ni altérer son grain. ^autre part, le crayon s’attache mieux à ce mat, elle vernis ^hèreinfiniment mieux.
- * Lorsque la planche est rendue mate, on l’essuie de ma-"'Cre à lui enlever toute humidité, et 011 la place sur une ^iufferette à lampe afin de la chauffer suffisamment pour' ^adhérer le vernis.
- “ Quand la planche a séjourné i5 à 10 minutes sur l’ap-j^feil, l’artiste y dessine librement, suivant son goût, son a,Jileté ou sou génie, et s’il veut changer certains traits de
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- d«
- 224 DE LA GRAVURE EN RELIEF
- son dessin, il trempe légèrement la pointe d’un petit pin^11 dans l’essence de térébenthine et enlève le vernis; il essai*1* place avec un linge avant de faire de nouveaux traits.
- » Lorsque le dessin est terminé, on se dispose à l'opérati0*1 de la morsure : on commence par entourer la planche aïef de la cire à .border, et on y verse assez de glyphogène Pol)f la recouvrir de 7 à 8 millimètres ( 3 à 3 lignes 1/2). Legty phogène dont il convient de faire usage pour ce genre gravure sur cuivre est ainsi composé :
- Acide nitreux à 3o degrés. . 65 grammes (2 onces 1 gr°s’j
- Acétate d’argent............24 grammes (6 gros 20 grau*5''
- Ether nitreux hydraté . . 5oo grammes ( 1 livre.)
- » Cet éther se prépare en faisant réagir 65 grammes (* onces 1 gros) d’acide nitrique sur autant d’alcool rectifiéi lorsque la réaction commence, on en arrête les progrès£l) ajoutant 25o grammes (8 oncês) d’eau distillée.
- « Aussitôt que le glyphogène se trouve en contact avec Ie* parties découvertes de la planche, il en attaque la surfai avec énergie; on l’agite avec un pinceau pendant 5 minute*’ puis on le renouvelle, et ainsi de suite, jusqu’à ce que vien**{ l’instant de recouvrir les finesses du dessin. Il est importa1*1 que l’artiste étudie le degré de profondeur à donner à ^ planche pour quelle puisse être tirée à la presse typographie1*6’ Les liqueurs qui ont servi sont réunies pour en recueil^ l’argent par précipitation et qui peut servir indéfiniment.
- » Morsure en relief sur acier. Tous les préceptes traitésp0**6 la morsure sur cuivre sont applicables à l’acier : seulement*1 faudra faire usage du glyphogène composé dans les rnênt*5 proportions quecelles indiquées pour la taille-douce {page 15j)' La proportion de l’acétate d’argent devra être triplée, et 3U lieu de ne laisser que quelques minutes, on ne renouvelle*3 que toutes les dix.
- » Si l’on désirait exécuter une gravure en relief sur les
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- SU H METAL ET SUP. PIERRE. Sa5
- Vs de cuivre, tels que le bronze ou le laiton, l’on ferait avec avantage des mordants indiqués (pages 15 2 et 153) cet usage.
- * Depuis l’époque ( 1836) où M. Deleschamps a publié ses cherches, M. Durand-Narat a proposé un autre moyen de ,fa'ure en relief sur cuivre, que la Société d’encouragement a f|1 devoir récompenser d’une médaille; voici un extrait du apport fait à ce sujet à cette Société, parM. Gaultier de
- '•ïRbr
- l
- **0]
- y-
- 1 Après avoir recouvert une planche de cuivre de vernis, Durand-Narat la grave à la manière ordinaire, et la fait rdre avec l’acide nitrique, au moyen de quelques précau-ltls qu’il a indiquées dans son brevet. Ayant ensuite enlevé l* 'ernis et nettoyé complètement sa planche, il l’encre à ,îlde d’un tampon employé par les graveurs sur bois, puis il ^Saupoudre avec diverses substances en poudre fine qui ad-e,>eut après le vernis, et forment déjà un relief sensible; des Pp°sitions successives d’encre grasse et de la substance eu
- Ndre
- l’élèvent au degré voulu. Quand la planche est prépara la cliché eu plaçant aux quatre angles de petits clous qui 0|lt5 millimètres (a lignes) de saillie du côté de la gravure, et 'ent à donner l’épaisseur du cliché à obtenir en les fixant
- 4l)s une planche. On cliché alors à l’ordinaire, et, pour tirer ( es épreuves, on passe d’abord un morceau de charbon sur les 3lts qui doivent présenter des vigueurs, comme dans l’im-j|resdon ert taille-douce, et sur les traits trop marqués un riluissoir, auquel on fait succéder l’emploi du charbon ; par eéioyea , ou varie beaucoup les effets obtenus, et l’on peut Déduire, par exemple , un ciel très-varié de tons, en faisant ^ ahord graver à la mécanique une teinte sur le cuivre, bruant certaines parties et charbonnant les autres.
- ^ * Quand on a employé le brunissoir, il faut passer le char* ^ é par-dessus les points où il a produit son action, pour dé* tll*e les petites ondulations qu’a produites l’instrument.
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- 226 de la gravure es relief
- .< L’auteur a appliqué son procédé à l’illustration de pi** sieurs ouvrages ,dans lesquels le prix peu élevé auquel on obtenir les gravures en a fait multiplier beaucoup les figu*8* La différence de prix estj généralement de plus de 4° cent; pour certaines gravures, elle s’élève à 5o pour cent.
- » Ce procédé peut s’appliquer à un grand nombre d’objfi,Sl ainsi que la gravure en bois, dont il a pour but de rempli les effets ; et comme la planche de cuivre n’a pas été alté^ par le clichage, qu’on peut, avec un seul cliché, tirer un tr<* grand nombre d’épreuves, et qu’il est possible, avec une se°^ planche gravée, de se procurer plusieurs clichés, ou voit co& bien devient facile la multiplication des épreuves.
- » M. Durand-Narat n’a pas eu pour but d’obtenir ces à$' cieux effets de la taille-douce, qui feront toujours considéré comme des chefs-d’œuvre les planches sorties des main* ^ quelques artistes, mais d’imiter les effets de la gravure el) bois, devenue en ce moment un moyen presque indispensa^C pour les nombreuses publications d’ouvrages avec figures cb'1’ le texte que chaque jour voit apparaître, et qui suffit à p®*8* à ce qui lui est demandé. »
- Depuis quelque temps, le professeur O. Mœllinger a i'11 primé en Allemagne diverses publications, où se trouvent ^ tercalées des vignettes et des planches d’une très-grande ^ mension, d’une bonne exécution, qui proviennent de ^ gravure en relief sur zinc. D’après les renseignements qui no8' parviennent, les moyens qu’il emploie ne présentent riei1^ bien nouveau; seulement,dans une instruction qu’il a publié’ il recommande diverses précautions pour le succès des op®jâ tions que l’expérience lui a suggérées.
- Dans cette instruction, il indique d’abord les moyens ^ reconnaître le zinc propre à la gravure en relief, qui doit éù pur, doux, et d’un grain bien homogène, puis le moyeu ^ vernir et d’enfumer sa planche. Son vernis est le même fiue celui des graveurs en taille-douce. Cela fait, il apprend à de”
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- SUR METAl ET SüR PIERRE.
- 227
- Çuer sur le vernis, puis à découvrir à la pointe à border, et * foire mordre. Son mordant est l’acide nitrique concentré,
- fai
- attaque vivement, avec netteté et uniformément, la plan-
- ^ qu’on a plongée préalablement dans l’eau pure. Les coups * Wce s’appliquent de même, et au besoin on emploie le La planche terminée, on la pose sur un bloc de bois '^uit de cire à border; on chauffe légèrement, on met en |^ce, et un coup de presse suffit pour la disposer convenaient, et pour qu’elle vienne parfaitement bien au tirage, 6 foçon que la mise en train n’est ni longue ni difficile, foes premières tentatives pour graver en relief sur pierre, Montent à une haute antiquité; mais c’est à M. Senefelder, ^nteur delà lithographie, que sont dus, de 1795 à 1799, ts Premiers essais un peu réguliers. Ces essais étaient en effet ^ relief, comme une forme de caractères mobiles, et les ^ies ainsi creusées étaient ensuite encrées au tampon et eau, et imprimées dans les presses de cette époque, qui tlafont loin d’avoir la perfection qu’on leur, a donnée depuis.
- 1810, Duplat répandit dans le commerce quelques ^Qches en relief qu’il obtenait en couvrant la pierre d’un j^is, enlevant le dessin sur ce vernis, et creusant à l’eau-rte: l’impression de ces planches se faisait ensuite dans la j^se typographique ordinaire comme pour les vignettes en ls> Riais elle était loin d’en avoir la netteté. jlt ffo ,1822 à i834, Frère de Montizon a cherché à ressusciter l(foe de Duplat, en substituant toutefois le cuivre à la pierre, ^fo ses essais sont tombés dans l’oubli.
- i83o et 183r, M. Girardet, graveur distingué, a fait ^ïa*tre plusieurs dessins gravés sur pierre en relief, eta rendu 11 Procédé public. Voici le moyen dont il se servait.
- encre un dessin fait à la plume sur pierre lithogra-( 1(lue avec un vernis composé comme il suit : cire vierge ^tre parties, poix noire une partie, poix de Bourgogne une le > poix grecque quatre parties, le tout fondu et dissous
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- 2 2# t)B LA GRAVURE ES IlEUEF
- dans l’essence de lavande à la consistance convenable. ^ dessin étant encré, on borde la pierre avec de la cire et J ^ fait mordre avec un mélange d’acide nitrique et d’eau ; au de cinq minutes, on lave la pierre , on la laisse sécher et
- encre une seconde fois avec le vernis décrit plus haut, F
- fi
- on borde de nouveau la pierre, et on l’acidule une seco"1 fois.
- Le procédé de M. Girardet n’ayant pas eu grand su#'' attendu rpi’il n’est jamais parvenu qu’à graver des dessins ^ verts de tailles très-serrées et n’exigeant qu'une faible f°°[ sure, et que les planches de sa main qui existent n’ont fourni une seule bonne épreuve, M. Langlois, en 1836 et ' crut pouvoir à sou tour entreprendre de nouveaux travail* ce genre qu’il ne tarda pas à abandonner.
- Depuis cette époque, un grand nombre de graveurs et de thographes se sont occupés de la gravure en relief sur p*eI^ et nous citerons entre autres M. Knecht, et surtout AL ^ Tissier, qui, par des moyens qui lui sont propres et g11'!* raissent différer de ceux de ses devanciers, a, depuis époque à laquelle il a commencé à s’occuper de ce gente gravure, créé un nouvel art connu aujourd’hui sous le 11 ( de Tissiérorjraphie, d’après l’inventeur, qui livre au comn1^ delà librairie et des estampes une foule de très-jolies vig" tes obtenues sur pierre par des procédés purement chiniiq1^.
- Disons d’abord un mot du procédé que M. Knecht 3
- propose.
- Lorsqu’un dessin est dessiné ou transporté sur pierfe
- ê
- \'e<(
- zinc, on le prépare comme pour le tirage habituel : on efl
- l’encre et on charge la pierre, à plusieurs reprises, d’un
- 10
- semblable à celui des graveurs, mais avec plus de cirec ^ suif, en commençant avec un peu de vernis ( à l’huil»' ^ fort; on laisse sécher le plus longtemps possible, le ro< !|l!' ,
- ou deux heures, puis on plonge la pierre dans un baquet
- tenant de l’eau aciduléeavec de l’acide nitrique de 3 à 6 deg^
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- sur métal et sur pierre.
- 229
- Vivant la dureté de la pierre et la finesse du dessin. On agite P°ur renouveler sans cesse le contact de l’eau acidulée jusqu a ^ que le relief soit satisfaisant.
- Lorsqu’il y a des blancs, on couvre les lignes avec le même 'ernis et on réacidule les autres parties, tel que font les gra-Ve«rs à l’eau-forte. Le vernis et le degré de l’acide, voilà *°ute la différence.
- ^1. Tissier 11’ayant pas, jusqu’à présent, rendu ses procé-publics, et s’en étant réservé le secret, il nous est imposée d’entrer dans des détails sur les moyens qu’il emploie;
- ce qu’on sait, c’est qu’il fait dessiner directement sur ^'erre, en calculant la diminution des traits que produira Action de l’eau-forte, et imprime immédiatement sur cette t'erre, qu’il nomme pierre-matrice, ou bien en prend un cli-c'*é qu’on introduit au milieu des caractères dans la presse '•P°graphique.
- ^ous lisons dans une Notice historique sur là Tissièrogra-^ie,que cet artiste vient de publier en 1843, et qu’accompa-de fort belles vignettes obtenues par ce nouvel art, que j°utes celles-ci ont été gravées sur pierre dure de Munich par ^ Procédés chimiques qu’il met en pratique sans le secours
- a,,cun outil, et tirées mécaniquement sur les pierres-ma-‘r'ces en même temps que le texte, et non sur des clichés *0,1jours inférieurs aux matrices.
- Le procédé a, comme on voit, l’avantage d’économiser la ^‘"e de bois, et d'être moins dispendieux que celui de la jjFavure sur cette dernière matière, et ensuite de permettre h artiste dessinateur de tracer lui-même du premier jet sur la ^erre. Mais, quoique M. Tissier livre des pierres-matrices, ^ées en relief, toutes montées dans de minces boîtes de [loi»l>, qu’on peut placer immédiatement dans la presse ^.pographique, au milieu des caractères d’imprimerie dont 'jj es °nt la hauteur, et qui remplissent toutes les conditions Cs 'ignettes en bois, on ne peut se dissimuler qu’on court Graveur. 20
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- s/îo rits Machinés a gravés.
- ainsi le risque d éprouver des accidents, et de briser ou d^‘, riorer uue pierre d’un haut prix et d’un grand mérite ; au5Sl ces matières en pierre peuvent-elles être aisément muItipl'fP à l’infini par le moyen des clichés en bitume et en plomb,s^ qu’elles éprouvent jamais la plus légère altération.
- La Tissiérographie est une découverte importante, qui f9
- raît désormais avoir pris rang parmi les arts graphiques) (
- les ressources inattendues quelle a présentées, ainsi que
- If
- services qu elle a rendus à l’art typographique, doivent assurer des encouragements de la part de tous ceux qui s'0 téressent aux progrès et aux développements de l’efPrl humain.
- Des Machines à graver.
- On a imaginé plusieurs machines pour tracer sur les ches des fonds, des ciels , des eaux et tout ce qu’on no^ des teintes plates. Les planches, ainsi gravées, se disting11^ par une grande douceur et uniformité de tons et d’effets d3” les parties où ces conditions sont indispensables. Ces chines étant employées généralement aujourd’hui pour 3^
- lérer le travail du graveur proprement dit, nous devons11 cessairement en parler dans ce Manuel; mais, comme *e exécution est purement mécanique et tout-A-fait en
- du travail de l’artiste, nous croyons devoir donner pe° développements à ce sujet.
- Lowry, graveur anglais, a , dit-on, été le premier ^ ait fait usage d’une machine de ce genre.
- Elle se compose d’une barre droite de cuivre jaune ou
- i'*’
- cier, sur laquelle glisse* un socle ayant un mouvement
- ne1'
- forme et facile. Sur l’un des côtés de ce socle est adapte
- tuyau perpendiculaire, dans lequel passe un fil d’acier
- d«
- toute autre substance dure, appelé plume. Cette pluine a “
- pointe qui ressemble à une pointe à graver, et qui tend a pendre pair J’action d'un ressort. Lue planche vernie
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- DES MACHINES A GRAVER. a3f
- ^C®* sous cette barre, la machine qui est appuyée à son ex-^>té est élevée à environ 4 centimètres (i pouce i/î) au-SsUs de la planche, de manière que la pointe puisse la tou-er > et si le socle est tiré d’un bout à l’autre de la règle, elle
- In u
- Cera une ligne droite sur la planche.
- , ^ne ligne étant ainsi tracée, si la planche ou la mécanique tfcgler est avancée ou retirée dans une direction parallèle à première ligue , un nombre infini de lignes peuvent être ees de la même manière, et un dessin, composé seulement 'gnes droites, peut être exécuté.
- ^ne vis de rappel, adaptée à une roue et à l'une des extré-S* des barres, suffit pour la faire mouvoir, et un régulateur ^'que l’exacte distance que l’on doit laisser entre les lignes. ^°ur tracer les lignes courbes, on adapte à la machine des nies d’une courbure déterminée.
- _^°ur les opérations, une pointe d’acier ne donnerait pas de ^Sl)ltats satisfaisants; jamais sa trempe ne serait assez bonne ^résister à une action perpendiculaire, elle s’émousserait jjf°Uiptement et produirait des lignes inégales; on la remplace 0,lc par un diamant, qui, une fois taillé convenablement, 9ce des lignes d’une régularité et d’une douceur admirables.
- I ^os des mains exercées, cette machine trace aussi avec la droite des lignes ondulées ou tremblées et dont on peut ^aPter la forme au sujet de la planche. Mais on conçoit com-^ il faut d’habitude et de sûreté dans la main, pour con~ ainsi une série de lignes, toutes de même épaisseur ou ^ep3isseurs croissantes, espacées bien également et présen-j, ^ des inflexions ou ondulations parfaitement égales, et où ^'l ne distingue partout qu’uu même ton et une uniformité P*rfaits.
- ^ ne s’est pas contenté d’établir des machines propres à ^Cer des lignes droites, ondulées ou légèrement courbes, y ls °n a de plus inventé des machines de ce genre qui ser-1 à graver des circonférences depuis le plus petit diamètre
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- 23a DES MACHINES A GRAVER,
- jusqu’au plus grandi, avec une précision et une exactitude ad' mirables; et on les a étendues à la gravure des ellipses ou de telles autres lignes courbes qu’on juge convenables. Nous cde' rons, entre autres machines de ce genre, celle qu’on doit3 M. Marquardt, mécanicien à Hanovre, qu’on a imitée et pel” fectionnée depuis.
- On connaît aussi un assez grand nombre de machines à gra’ ver les lignes droites ou courbes. Dans ces machines, les orgr nés principaux sont de deux sortes, savoir : ceux qui servent* graver les lignes sur le cuivre ou l’acier, et ceux qui ont p0^ objet d’espacer convenablement ces lignes. Nous avons déj* dit que les premiers consistaient généralement en une barre °a règle sur laquelle un socle ou un charriot mobile qu’on co11 duit à la main, porte la plume ou la pointe de diamant, qu"11 , ressort ou un poids sert à appuyer plus ou moins forte©Êll[
- sur la planche. Les seconds organes opèrent de telle façon
- H
- la barre avec son charriot porte-plume et parfois la planche cuivre elle-même reculent ou avancent de l’espace qu’il s’agit de mettre entre les lignes. On s’est d’abord servi pour cela d’""* vis portant une tête discoïde qu’on faisait tourner d’un tour oi d’une fraction de tour, suivant qu’on voulait donner un mou'* ment plus ou moins étendu à la barre et au porte-plume. 3Ï3**
- il
- les difficultés mécaniques qu’on a rencontrées pour fabriquer longues vis d’un pas parfaitement égal dans toute leur longue"1 sont cause que ce moyen ne permet pas d’atteindre toute la Ve fection désirable dans l’espacement régulier des lignes q"0" trace. On a donc cherché à balancer ce défaut, en employant "" vis d’une faible longueur qu’il est très-facile, du reste, de ren^r bien régulière, et qu’on a fait engrener dans une crémaillure, dents très-fines, qui fait fonction d’écrou dont l’exécution ^ canique ne présente pas d’obstacle insurmontable. Cette c1^ maillère avance dans le sens de la longueur quand on tourne
- ¥
- vis ; ou bien on la rend immobile, et c’est la vis qui ®arC ,
- chaque fois qu’on la fait tourner. Dans tous les cas ^ il est
- dé'
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- UES MACHINES A GH AVER. Jfc33
- ^ntré qu’il vaut mieux éviter, autant qu’il est possible, l’em-^°i de la vis comme agent du mouvement, et c’est d’après ce Wucipe que sont établies les meilleures machines à graver î^on construit aujourd’hui.
- j Une des premières machines à graver, dont on ait pu faire application, est celle que Conté inventa en i8a3, et que ^ Galet a perfectionnée plus tard, qui porte une longue vis ^Ur mettre les lignes successives à distance.
- Ua machine de la même espèce, de Turrell, dont l'invention de 1829, ne porte pas au contraire de vis.
- 11 en est de même de celle de AI. Aiarquardt, dont nous iv®ns parlé plus haut et de celle de M. Ileath, qui parait lui ^sembler.
- Une des machines les plus ingénieuses de ce genre, est celle M. Jobard de Bruxelles, en ce quelle donne, d’une manière
- i|e>isimple, la dégradation des teintes, objet important dans l^sque tous les genres de gravure.
- Uette machine se compose d’une règle en cuivre d'un mètre ^ pieds) de long, sur laquelle glisse une bobèche garnie sur ^ parois internes de ressorts d’acier plats. Bile est à vis de taPpel d’un pas très-fin , avec bouton portaut des divisions ^espacer les lignes, et présente du reste les dispositions binaires pour le tracé de ces lignes, si ce n'est qu’on y voit petite barre carrée, sur laquelle on attache un godet qui Sert à donner du poids à ta pointe qui gra\e. Pour obtenir la gradation insensible des lignes, on commence, je suppose, un à l’horizon, en tirant une première ligne avec le godet
- e; mais avant de tracer la seconde, on y dépose un grain
- 'id
- ^ plomb à giboyer de 2 millimètres (1 ligne) environ de lattiètre, et Ion continue jusqu’au bout, en ajoutant ainsi { chaque trait un de ces globules : la plume ou pointe se °u'ant à chaque fois plus chargée, trace un sillon un peu lls profond, plus nourri et plus large.
- ^ePuis quelque temps ou a fait une application très-inté-
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- 234 DES MACHINES À GRAVER,
- ressante des machines à graver, ou plutôt de la machine dit6 tour à portrait, dont l’invention paraît due au marquis d® Parois, il y a environ un demi-siècle, pour copier ou mien* graver sur cuivre des médailles et des objets en relief, da»5 un genre qui n’admet que des lignes droites ou légèreme"1 ondulées, et où la différence des teintes figure par le renfle' ment de ces lignes convenablement ménagé. On se sert pouf cela de planches de cuivre, sur lesquelles on copie ou gwve un objet en relief avec une pointe, puis on fait mordre à I3 manière ordinaire. Par fois on retouche à la main pour croJ' ser les traits ou pour donner lès coups de force qui prodi»' sent l’effet. Parmi les machines de ce genre, celle de M. Cotes a livré depuis plusieurs années de magnifiques gravures amateurs et au commerce, et c’est encore aujourd’hui celle qui paraît fournir les résultats les plus remarquables. On cite encore dans ce genre les machines à graver qu’on doit * M. le professeur Hœfel, de Vienne en Autriche ; celle ^ M. Bâte, de Londres -, celle de M. Wagner, de Berlin, etc.
- Avant de terminer, nous dirons encore un mot d’une iBa chine à graver de l’invention de M. Steuerwald, sur laquel^ il vient d’être fait un rapport à l’Académie des Beaux-Aft5’ rapport dont nous extrayons ce qui suit :
- « Nous n’avons pas eu à nous occuper, dit le rapport, ^ la machine elle-même, qui n’était pas sous nos yeux, ni de s3 forme, de sa composition, de sa valeur, toutes questions <p|1 sont étrangères à nos études. Il a été assuré à l’un de noU5’ pendant le séjour qu’il a fait l’année dernière à La Haye, °U il a vu opérer sous ses yeux la machine dont il s’agit, que533 auteur en avait conçu l’idée, et inventé et exécuté lui -tous les détails, d’après la seule description de la machine ^ 3N1. Colas. L’artiste hollandais a donc aussi une certaine p3* d’invention dans la construction de sa machine, sans /l3 nous soyons à même de décider en quoi consiste préciséme3 cette part, et quelle en est au juste la valeur. Mais nous «Ie
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- DES MACHINES A GBAVER. 235
- f0|ls dire que la machine du tour à portrait, inventée, il y a ^Us d’un demi-siècle, par le marquis de Parois, donna le Minier exemple et fournit le premier modèle d’un moyen Panique appliqué à l’exécution de la gravure. Depuis, un ^tre Français, M. Conté, inventa la machine qui porte son l*0®1, et qui a beaucoup facilité l’exécution des ciels dans les Vienses planches du grand ouvrage sur l’Egypte.
- * Ce fut sans doute à l’aide de pareils essais, en même Ns que d’après ses propres inspirations, que M. Perkins ^struisit, il y a environ vingt-cinq ans, à Londres, une échine au moyen de laquelle il exécutait en guillochage, ^ le cuivre, tous les dessins imaginables ; et cette machine, l^cessivement perfectionnée, a fini par produire les résultats 6s plus satisfaisants en gravant, ainsi que l’Académie a pu en tout récemment par le portrait de Rhimbach, placé en des mémoires de cet artiste, et exécuté de cette manière. Nis lors, M. Beuth, à Berlin, a trouvé une machine dont °l)tient des produits d’une égale valeur; et quant à la ma-CN de M. Colas, dont les résultats sont aujourd’hui si con-N et si généralement répandus, nous ne pouvons que rendre Jlistice à cette application de la mécanique à la gravure, qui ^re, sinon un dessin parfait sous le rapport de la finesse des 0rtHes et de l’exactitude de méplat et de modelé, au moins Aspect de bas-relief qui séduit, surtout par le ton argentin lu'il
- présente.
- Cest aussi par ses résultats, tels que nous les avons eus jN les yeux, que nous pouvons apprécier la machine de art>ste hollandais, M. Steuerwald, venu après tous les 5i,hes.
- morceau capital, produit par la machine de M. Steuer-d, est le portrait du roi Guillaume II, gravé d’après un de 48 centimètres (1 pied 5 pouces 9 lignes) de haut lfl.r^ (' pied 1 pouce) de large, y compris sa bordure. Au pre-e|'abord, l’aspect de cette gravure, qui atout-à-lait l’appa-
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- CES MACHINES A GRAVEE.
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- rence d’une gravure à Vaqua tinta, sans avoir la douceur el^ suavité de cette manière, produit une impression peu fa*^ rable. Au lieu de ce tou argentin et brillant qui distingues6 néralement les simulacres de gravure obtenus par le proc^! mécanique, et qui en constitue le principal mérite, il ya,daIP le ton général de ce portrait, quelque chose de lourd et de B10 notone, qui ne flatte pas agréablement la vue. Mais cet ef^1’ qui a dû entrer dans l’intention de l’auteur, attendu qu’il $ le résultat du genre même de travail qu’il a adopté, cet eff*1’ désavantageux sous le rapport que nous venons <l’indiql,er' nous paraît bien racheté par le mérite d’exactitude, sous ^ rapport de la forme, que l’artiste a voulu obtenir,en procéd31’1 par une taille perpendiculaire très-serrée, qui suit et qui acCoS( les moindres détails du bas-relief. La justesse du modèle • trouve donc ici réalisée, autant que possible, peut-être avec6,1 peu de sécheresse dans le contour de la tête. Mais en cherch3l)t' comme il l’a fait, la vérité imitative dans ce qui la constilll£ principalement, la forme, et en y sacrifiant l’agréineut06 l’effet, nous pensons que l’artiste hollandais a droit à des ges et à des encouragements, plutôt qu’il nedoit encourir dp reproches. Nous avons remarqué encore que M. Steuerwald* exécuté une seconde taille horizontale dans le fond; ce ^ est une innovation heureuse, dont on peut tirer un parti a'311 tageux en diverses circonstances. »
- Nous ne nous étendrons pas davantage sur les machin^ graver , qui ont été inventées jusqu’à ce jour, et encore m01” entrerons-nous dans une discussion sur les défauts qu’on lellf a imputés, les conditions qu’elles devraient remplir, et J3*1 l’examen critique de chacune d’elles. Ce que nous en avC,lS dit suffira, nous le pensons, pour s’en former une idée e\3cie Les machines à graver qui sont fort employées aujourd'h1*1 ’ sont d’utiles auxiliaires dans l’art du graveur, dont elles acCe lèrent le travail dans ce qu’il a de plus mécanique et de P*ü fastidieux. Elles produisent des effets que la main seule Be
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- DE LA GRAVURE PAR VOIE D ELECTRICITE. 2 3^
- Vrait donner, elles servent à reproduire avec rapidité une Vie de chefs - d’œuvre de (a gravure ou sculpture en relief, à ces divers titres, nous croyons qu’elles méritent l’atten-S des artistes et des hommes de l’art.
- De CElectrotypic.
- Avant de terminer la description des modes variés de faire V planches ou vignettes sur des métaux ou des bois propres 5 Ve multipliées par l’impression, il serait peut-être de no-lte devoir de parler d’un art nouveau qui sert à multiplier ces Vnches ou ces vignettes à l’infini; on voit que nous voulons Vier de 1 'électrolypie ou électrographie, dont la découverte Vte récente est due à M. Jacobi de St-Pétersbourg et à Spencer de Liverpool. Nous pourrions en effet entrer dans ^ longs détails à cet égard, et faire voir avec quelle fidélité ** Oioyen reproduit les planches gravées et même les gravures eVs-mêmes ; mais deux motifs nous dispenseront de consi-&0er ici ces détails : le premier, c’est que leleetrotypie est un Vcédé purement chimique et étranger à l’art du graveur et ? l’artiste ; le second, c’est que les personnes que ce sujet peut Presser, le trouveront traité avec tous les développements Vvenables dans le Manuel complet de Galvanoplastie, qui fait Vtie de YEncyclopédie-Roret, et où l’on trouve réunis tous les Vvaux sur cette matière, de MM. Jacobi, Spencer, Smée, etc., h*Us les procédés propres à cet art nouveau.
- DE LA GRAVURE PAR VOIE DE L’ÉLECTRICITÉ.
- ^ Au moment où nous mettons cet ouvrage sous presse, M. J.. ’ Ving vient de publier dans un recueil mensuel, un article Vs ce titre : Nouveau mode pour graver à la pointe sur des ^'hes d’acier trempé et autres surfaces métalliques polies, où lait connaître un procédé de gravure qui paraît entièrement î^s et qui pourrait bien quelque jour, et dans des mains ha-es> fournir des résultats curieux et inattendus. Voici comment eïprime l’inventeur ;
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- a38 de la gravure
- « Le moyen que je propose est une application, que je cTO^ nouvelle, des forces électriques, et je serais heureux s’il pouvs*1 être de quelque utilité dans la pratique.
- » La manière dont je suis parvenu à produire des trait* tü< des planches d’acier est la suivante (i) :
- » J’ai réuni six batteries du genre de celles inventées paf M. Smée, dans chacune desquelles la plaque d’argent platiné pouvait avoir ai centim. ( 3 pouces carrés). J’ai attacb* la planche d’acier qu’il s’agissait de graver à l’extrénù*8 zinc des batteries après avoir interposé un fil métallique co°' vert de soie d’une longueur considérable, entre la planc^ d’acier et le zinc, alors j’ai pris à la main le fil en commu1’1* cation avec l’argent platiné, et je m’ensuis servi comme d’o|ie pointe à graver sur la planche d’acier. Une étincelle électriqlie d’un grand éclat, accompagnée d’une légère attaque sllf l’acier, a été le résultat de chacun des contacts sur la plaucl>c' • Le fil qui m’a servi à remplir l’office de la pointe à gra'er était en platine ; la portion par laquelle je le pressais ét*’1 insérée dans un tube de verre afin de pouvoir d’un côté ^
- saisir et le faire mouvoir plus aiséineut, et de l’autre de pr°
- • llf
- téger la main contre les secousses électriques auxquelles e* aurait été exposée sans cette précaution.
- » En se servant d’un fil en communication avec le zinc & batteries, comme de pointe à graver, et en attachant ul*e planche d’acier à l’argent platiné , on produit un effet toflI différent. Avec l’appareil ainsi disposé, l’étincelle qui résO^ du contact du fil avec la planche d’acier est accompagné® ‘ dépôt d’une très-minime portion de la substance du fil ^ul même sur l’acier. Eu employant différents fils, tels que ce°\ en or, en argent, en platine, etc., on parviendra sans doute
- (i) L’éditeur du journal auquel nous empruntons cet article, dît que M. ¥ri&8
- remis une planche d’acier sur laquelle on lisait ces mots en anglais : « Gravé an 1
- • de l'électricité. Biuh 18 jaia 1843. J. H. P. » avec quelques ornements en enI°u^pe A l’impression à lu presse de l'imprimeur en taille douce, cette planche a four***
- épreuve paie mais
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- t*AR VOIE D ÉtECTftlClïÉ. o3g
- ^oduire une foule de dessins, d’ornements variés, sur des sur-
- f
- Jces d’acier poli.
- "Leseffets de l'influence électrique, décrits ci-dessus, ne se filent pas à l’acier; un résultat à peu près semblable, être obtenu en substituant des plaques d’un autre métal, ^augmentant la quantité et l’intensité des courants élec-^ues, il est présumable que l’effet slir l’acier ou autre mé-^ en serait proportionnellement augmenté, et il est permis ^conjecturer qu’au moyen de quelques modifications apports dans les procédés, on parviendra à en étendre avanta-l'Usement les applications.
- * Nous avons fait représenter [Pi III63) l’appareil dont ^tts nous sommes servi afin d’en mieux saisir la disposi-
- V
- A, la planche en acier ou autre métal sur laquelle on veut *faver.
- ® » la pointe à graver en fil de platine, enfilée dans un man-C^e en ivoire.
- . le fil métallique recouvert en soie et enroulé sur une Hine.
- ^ » les batteries. »
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- GRAVEURS
- LES PLUS CÉLÈBRES.
- « L’histoire d’un arl est celle des artistes qui l’ont professe ” C’est aussi leurs ouvrages qui peuvent donner les meill®urÉ’ leçons; et pour la gravure plus que pour tous les autres arI5' ils doivent être étudiés, comparés, et servir de guides à ce°^ qui entrent dans cette carrière difficile.
- La palette fournit aux peintres toutes les couleurs qu
- ol'
- V
- frent à nos yeux les différents objets ; ils peuvent les disposef avec plus ou moins de talent ; mais ils doivent reproduit qu’ils voient, comme la nature le présente à leurs yeuS< v graveur, au contraire, ne peut obtenir d’effet que parl‘lt rangement des tailles; leur disposition, dans tel ou tel c3S' est donc le point principal vers lequel il doit diriger de rence ses observations , et ce sont les ouvrages les plus p3^ faits, les œuvres de ses plus célèbres devanciers qui peu'e seuls lui fournir des éléments de comparaison, le guide
- r ^
- le choix qu’il va faire d’un genre de travail, et le mett'^ même de se former enfin une manière qui lui soit propre ; crois donc utile d’indiquer dans ce Manuel les artistes <l doivent être consultés de préférence, et donner, sur cbaC d’eux, une notice qui puisse les faire suffisamment connal ainsi que la nature particulière de leurs talents, et les ceuv les plus remarquables qu’ils ont produites.
- :ll<!
- aitr£’
- Je ne ferai aucune mention des artistes'vivants, meS ,, teurs sauront apprécier les motifs qui m’engagent à cette serve. ,
- Alberti(Chérubin), né en i552 , à Borgo San Sepolc!-0^ mort en i6i5 , n’est pas remarquable par un talent bie*1 tingué, mais les gravures qu’il a faites des belles frises pei11
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- GRAVEURS LES PLUS CELEBRES.
- itlr les façades des maisons, parPoîydore de Caravage, élève ^ Raphaël, lui méritent la reconnaissance des artistes.
- dldegravier (Henri), né à Sœst en Westphalie, mort en '^5, quitta la peinture qu’il avait d'abord pratiquée avec "*ccès , pour se livrer exclusivement à la gravure.
- dliamet (Jacques), né à Abbeville en «727, mort à Paris en ‘588 ; après s’être acquis une réputation méritée par le talent ^U apportait à la gravure des vignettes, l’augmenta par les e‘les estampes qu’il a faites d’après les tableaux de Vernet. ^®ve de Le Bas,il a, comme lui, perfectionné le travail de la i^'ute sèche,approfondi la valeurdes touches, etprouvé qu’on ^vait obtenir beaucoup d’effet sans surcharger ses planches travaux et de noirs.
- dltdorfer (Albert), connu parmi les artistes sous le nom de Albert; on ne sait s’il est né à Altdorf en Suisse, ou dans ^ ville de Bavière qui porte le même nom ; il est mort à Lisbonne en i538. Après avoir cultivé la peinture il se fit laveur, et plusieurs de ses ouvrages furent attribués dans la au célèbre Albert Durer.
- dnden-Aert (Robert Van), né à Gand en i663, mort en *743, a été graveur à Rome. Ses estampes sont assez moelleu-*6Set ont de la vigueur; il a voulu souvent imiter le travail ^fré de Blœmaert, mais en l’avançant à l’eau-forte, ce qui ^produit pas un heureux effet. La Mort de la Vierge et le
- artyre de Saint-Biaise sont des ouvrages très-estimés. Antoine (Marc), voyezRayroondi.
- 4<\uila (Pierre et François ), deux freres natifs de Palerme, faveurs d’eaux-fortes, à Rome , ont publié de bonnes es-^pes d’après Annibal Carrache, Carie Maratte, etc. Les i|JVrages de ces artistes sont surtout remarquables par la pu-^ du dessin.
- 4arfran( Charles), né à Paris en i5g^, et mort en 1674» eve d’un graveur de Paris, il alla se perfectionner à Rome ;
- Graveur.
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- GRAVEURS
- '.i.p
- connut Blœmaert, et imita le travail de cet artiste , mais a' ( talent et en conservant une heureuse indépendance.
- Audran (Claude), frcre du précédent, et graveur à tV0® Audran (Germain) , professeur de l’Académie de dessi11 I.von, et graveur de paysages et d’ornements.
- Audran (Gérard), né à Lyon en i64o, mort à Pariset 1703; fils de Claude Audran, et frère cadet de Germain.
- « Il est vraisemblable que Gérard demeurera longte,If le premier des graveurs dans le genre de l’histoire , traité la manière de l’école romaine, car il faut peut-être un grand fini, et surtout plus, d’imitation de la couleur, graver d’après les maîtres flamands et vénitiens. Il apprlt , son père les éléments de son art, et alla se perfectionné* Rome dans celui du dessin. Après y avoir consacré trois a”' ï’étude la plus assidue, il vint à Paris exercer les grands talé* qu’il avait acquis.
- » U avait un excellent goût de dessin ; et comme il Sr*1. vait d’après de grands tableaux, et que , par conséquent, • figures étaient d’une proportion bien inférieure à celle originaux , il arrivait souvent que ses estampes étaient mlf', dessinées que les tableaux qu’il traduisait, sans qu’on pu1^ reprocher d’en avoir changé le dessin. ^
- j> O11 peut dire qu’Audran peignait avec la pointe ft burin, et que sous sa main ses instruments acquéraient té* la facilité de la brosse. ’
- » Les chefs-d'œuvre de Gérard Audran sont : le Pyr^'1* sauvé , d’après le Poussin; le Temps qui enlève la Vérité. 0
- près le même ; le Martyre de Sainte Agnès, d’après le Do111
- quin ; celui de Saint-Laurent, d’après Le Sueur; les Rata1 d’Alexandre, d’après Le Brun.
- a#
- » Cet artiste qui 11’a pas été remplacé, recevra touj
- c«|!
- les hommages des vrais connaisseurs ; mais le vulga'1’* 1 ^
- amateurs lui préférera la manière léchée qu’il est bien P1
- aisé d’acquérir. Pour graver, non comme G. Audran, car
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- LES PLUS CÉLÈBRES. 243
- j^lre lui appartenait, mais aussi bien que lui, il faudrait ,°ir le sentiment qui l’animait; mais avec quelque adresse ^ la main, ou parvient à exceller dans le genre qui est ac-^Het récompensé par le débit de l’ouvrage » (1).
- ^u<iran (Benoît), né à Lyon en 1C61 , mort à Paris eu fils de Germain et neveu de Gérard, s’est distingué Ja gravure Qe l’histoire et du portrait.
- ^dran (Jean), frère du précédent, né à Lyon en 1667,
- ,rt à Paris eu 17 5G, a gravé d’une manière remarquable 5'6vemenl desSabines, du Poussin.
- féline (Pierre), il a gravé avec goût un Paysage d’après «hein, la Folie, d’après Corneille Visscher ; et un grand J|S|)re de croquis.
- fydini (Baccio), vivait en 1481. Cet orfèvre a gravé plu-^rs planches au burin ; ses travaux secs et égratignés étaient s cliels-d’ œuvre à l’époque où ils parurent.
- ^lechou (Jean-Jacques), né à Arles en 17*5, mort à Avi-J0*1 en 1764, médiocre dessinateur et coloriste, il avait le ïs beau maniement de burin que l’on puisse voir; ses tailles ^Rt coupées de la manière la plus hardie et laplusbril-i|te- U a gravé avec succès des Portraits, des Marines, d’a-^ Vernet, et la Sainte-Geneviève de Carie Vanloo.
- ,^1/ûi (Pierre de), graveur à Anvers dans le dix-septième
- ,c 6, a fait des Portraits, d’après Van-Dyck, et un Saint a,1ase, d’après Rembrandt.
- ^«noli (Pielro Santé), né à Pérouse en i635, mort à Rome i 17oo, mérite une place honorable parmi les graveurs à ^'forte. Ses Monuments de l’ancienne Rome sont préféra-** ^ ceux de Perier.
- U
- , n'tdet (Etienne), né à Blois en 1598, mort à Paris en 1671, j^vé, d’une manière généralement dure, un grand nombre ^ands tableaux.
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- a<*doin (François), qui vivait en 1680, a gravé un grand
- 1 l*vejc|uc.
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- 2^4 GRAVEURS ]
- nombre de tableaux de Vander-Meulen ; la manière dont ili traité la feuille des arbres mérite d’être étudiée.
- Beauvais (Nicolas-Dauphin), de Paris, né en 1687, mortÉl1 17G3, avait un talent qui plut pendant quelque temps amateurs.
- Béham (Hans-Sébald), né à Nuremberg en i5oo, mortel1 j 5 5o, fut loué pour l’intelligence et l’expression de ses oa' vrages.
- Berghem (Nicolas), nommé aussi Klaas, natif d’Harlem el| 1624, mort en i683, était un bon graveur à l’eau-forte, î1*1 se distingua dans le paysage, et dont les ouvrages peuvent ^ vir de modèles pour la gravure des animaux.
- Blœmaert ( Corneille ), né à TJtrecht en i6o3, mort à RoVit en 1680, inventa une manière de graver, et fut le cbef d uJJÉ nombreuse école. Il grava d’abord les dessins de son p^' vint à Paris en i63o, y grava les tableaux du Temple Muses, et fixa ensuite son séjour à Rome.
- La beauté de son burin, son talent inconnu jusqu’alors P1 la dégradation insensible des ombres à la lumière, lui dû° nèrent une grande célébrité. Son grain, tendant toujours ^ carré, a du repos et de la transparence; il a du mérite qua^' est bien placé, mais ne peut convenir à tout. On lui repr°c de la mollesse dans plusieurs parties, mais il réchauffe*^ gravure par le ton, quand il traduisait de vigoureux coloré On en peut voir, entre autres, un exemple dans son esta représentant Saint-Pierre qui réssuscite Tabitha, gravé ^ près Barbiéri Da Cento.
- Bol (Ferdinand) a produit des ouvrages recommanda1' par le piquant des effets, et la vérité de l’expression.
- iUf
- Boisvert, né en Frise, était ami de Rubens , maniait le
- buri,t
- avec beaucoup d’assurance et de liberté, ne s’occupait jam3 faire de belles suites de tailles brillantes, et tâchait au c°]x traire d’imiter le pittoresque de l’eau-forte. Les gravures cet artiste seront toujours consultées avec fruit par les
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- Ou distingue entre ses ouvrages : la Chute de Saint-,,lll> l’Assomption de la Vierge, la Vocation de Saint-Pierre, ] Chasse aux lions, d’après Rubens; le Crucifix, de Vau-Dyck, Vacation de Jupiter, et la Mort d'Argus, d’après Jordaens. fiosse( Abraham), né à Tours, mort à Paris en 1678; est ^ imitateur de Callot; il fut donner à ses travaux à l’eau-^e la fermeté et presque l’éclat du burin. On estime entre !**gravures celles qui représentent une Salle delà Charité; ^Arts et Métiers; les Cérémonies du mariage de LouisXIV.
- , Publia plusieurs Traités sur l’architecture, la perspective et «favure. Il tut membre de l’Académie royale de Peinture et '•Vlntecture, dont il sortit d’une manière honorable pour <v°ir résisté au despotisme impérieux de Le Brun, üoticello (Sandro); ses ouvrages peuvent être consultés ^'ttie exemple de l’enfance de l’art.
- ^ ^oulantjer (Jean ), vivait en 1660; il employa les points au "‘ïn pour donner plus de douceur et de moelleux à la grandes chairs; ses estampes manquentgéuéralement d'accord tons dans les travaux ; mais cet artiste doit être signalé ^'Hüe étant, avec Morin, l’inventeur de la gravure au poiu-
- jSurdon (Sébastien), né à Montpellier en 1616, mort à en 1671,0 beaucoup gravé d’après ses propres dessins.
- °uvrages, très-avancés à l’eau-forte, sont plus recherchés ***’ la composition que pour le travail de la gravure.
- ^’eèiVtte gravait en i636, et ses compositions sont retnar-* ‘les par l’esprit qui les a dirigées. lyu)'n (Nicolas de), natif d’Anvers, a gravé quelques sujets gloire, mais le plus souvent d’après ses propres dessins, ç %ures sont remarquables par la variété et la vérité des j e$> mais il était très-faible sur le clair-obscur et l'harmonie ** h»)S>
- ^ (Théodore de), né à Liège en 1528, a cherché à imiter Bëlunn, et a gravé d’après les dessins de ce maître. Il
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- y avait de la délicatesse, mais souvent aussi de la séchere55^ dans son burin.
- Callot (Jacques), gentilhomme lorrain, né à Nancy e# 1593, s’échappa de la maison paternelle , et fit le voyage^8 Rome pour se livrer sans obstacles à son goût pour le dessi®'
- Il passa de Rome à Florence pour y continuer ses études
- • fa1
- honoré des bienfaits du grand-duc, et ne retourna danss
- patrie qu’à la mort de ce prince. Le duc Henri, qui rég®3
- alors en Lorraine, accueillit ses talents, et lui fit éprouve1
- générosité. Ses compositions sont pleines d’esprit. Si l’on v®1
- i-eS1
- le considérer seulement comme graveur, on lui trouver® plus grand talent pour traiter de fort petites figures ; et 10(1 s’apercevra que ses travaux prennent une certaine pesante®*' et perdent quelque chose du goût et de l’esprit qui disting®^* ce maître, quand il passe à une plus grande proportion. ^ fermeté de ses touches provient de ce qu’il gravait sur le ve[ nis dur, aussi semblent-elles être faites plutôt au burin la pointe.
- Les ouvrages les plus remarquables de ballot sont: la TÊl1 tation de Saint-Antoine; la Grande rue de Nancy ; les Foi*^' les Supplices ; les Misères de la guerre ; la grande et la petl Passion,- le Parterre et l’Eventail. Il mourut en i635.
- Carrache (Augustin), né à Bologne en 1557. On peut e&tf
- à présent plus de fini que cet artiste n’en mettait dans
- estampes, mais on n’exigera jamais des travaux plus blement établis. Il sera toujours un excellent objet d®1®^ pour les graveurs, et ils gagneront à le regarder coiu®ie^ meilleur modèle qu’ils puissent se proposer pour l’ébauche
- qu ns puissent se proposer pour 1 leurs travaux, et surtout pour les chairs.
- Carrache ( Annibal ) , frère du précédent, né à Bolog®e j i56o, fit des eaux-fortes dont le trait est sûr, hardi, s®'3
- et arrête; ses estampes sont précieuses pour les peintre»> les regardent comme les dessins d’un grand maître, mais ® peuvent aussi être consultées par les graveurs; ils y apP1
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- LES PLUS CÉLÈBRES, 2^
- 'Ht à joindre ce que l’art a de savant et de pittoresque, à ce , 1 la partie de leur talent, qu’on appelle métier, peut avoir I batteur,
- (Laurent), mort à Paris vers 1766, l’un des meilleurs ^Veurs du dix-huitième siècle, mit dans ses ouvrages beau-^P de goût et de finesse.
- stiglione (Benedette de), né à Gênes en 1616, mort à ^Rtoue eu 1670; ses ouvrages sont pleins dégoût, ses tailles Ves, sa pointe badine; on peut, sur plusieurs points, le ^parer à La Belle et à Rembrandt.
- , ^ylus (Anne-Claude-Philippe de Tubières, comte de), né ^aris en 1692, mort en 1765, a beaucoup gravé à l’eau-forte ,s<* plus de zèle que de talent ; ses ouvrages méritent cepen-^Rt, parce que les beautés des dessins d’après lesquels ils ont ^ faits ne sont pas détruites.
- Chalmandrier (1770); célèbre graveur de topographie. Vhasteau (Guillaume), né à Orléans en 1633, mort en 1683, ^ connu par ses estampes d’après Le Poussin, gravées au bu-tl11 Pur, à la manière de Blcemaert et de Pouilly.
- Wiastillon (Louis), né à Sainte-Menehould en 1639, mort à ^is en 1734; graveur et peintre sur émail, il avançait beau-toRp ses planches à l’eau-forte, mais ne les terminait pas heu-^sement, et ses ouvrages manquent généralement d’accord A harmonie.
- ^ Chauveau (François), né à Paris, et mort en 1676, fut aWd élève du peintre Lahire, et se livra ensuite à la gra-'are de vignettes qui furent très-recherchées, à cause de l’i-^g'nation et du feu qui régnaient dans ses compositions. Wiéron ( Louis ), né à Paris en 1 660, mort à Londres en Ses ouvrages offrent une bonne disposition de travaux, Ru grain qui peut servir demodèje dans beaucoup de cas; *1|le plus grande pratique de burin aurait pu faire de Chéron 1,11 escellent graveur d’histoire.
- ^‘éron ( Elisabeth), poète, musicienne, peintre d’histoire
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- a4& GRAVEURS
- et de miniature, joignait tous ces talents celui de la gravit ' il est vrai que ses ouvrages dans ce genre u’offrent rien ^ bien remarquable : elle fut membre de l’Académie royale ^ Peinture de Paris, et mourut dans cette ville, en 1711, à 13Ê de soixante-trois ans.
- Chéreau (François), né à Blois en 1680, mort à Paris ei 1729, était un excellent graveur de burin; ses ouvrages»el surtout ses portraits, sont d’un beau travail, et d’une coulelJt très-vigoureuse. On doit étudier particulièrement le portf3'1 de Pécourt, qu’il a gravé d’après Tournières, ainsi que c®uJ des cardinaux Fleury et Polignac, d’après lligaud.
- Ckéreaii (Jacques), né à Blois en 1694» mort à ParisÊlJ 1 <‘>9, était frère du précédent; il a malheureusement prod*llt peu d’ouvrages, mais ils sont remarquables, et l’on peut ce'1 sulteravec fruit le portrait de Jean Soanen, évêque de Sei'6*1 d’après ltaoux, et un David d’après Féti.
- Leclerc (Sébastien), né à Metz eu 1687, mort en 17 1 « Leclerc, dit Daudré Bardou, s’est autant distingué par la ^ » condité et la noblesse de son style, que par l’esprit et » netteté qu’il mettait dans ses ouv rages. On y sent qu'une e3*1 » forte très-avancée 11’a laissé à faire au burin que ce qui J01* » rendre la pointe plus agréable et plus précieuse ; écoiioi1’1* » et variété de travaux, tailles simples, courtes, mais plate*fl
- * serrées avec intelligence, aimables irrégularités, suppi-®*
- » sion générale de ces points qui, dans le petit, détruis®1*1 *> l’effet et nuisent au goût, facilité de manoeuvre, touche d®
- * licate et moelleuse , tel est le style de Leclerc. Son F.nt^ " d’Alexandre dans Babylone, l’Académie des Sciences, lesl'ig11 " resde la Bible, l’Elévation des pierres du fronton du Lou'f®’
- * son œuvre entière présente des coin positions plus grandes
- p le cuivre où elles sont tracées. Dans la belle manière de I® » rendre, l’artiste 11e le cède en rien à celle de les concevoir'
- Cochin (Nicolas), né à Troyes, se distingua vers Jemilie11 ^ dix-septième siècle, par des estampes de sa composition, g®3 vées dans le goût de Callot.
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- LES PLUS CÉLÈBRES.
- pochin (Charles-Nicolas), né à Paris en 1688, mort en r4, cultiva la gravure jusqu a l’âge de vingt-deux ans. Il ^ bon dessinateur, et gravait avec beaucoup d’esprit et de "S surtout quand les figures de ses estampes étaient d’une ^deur médiocre.
- Corneille (Michel), né à Paris en 1642, mort en 1708; pein-r habile, qui a gravé à l’eau-forte d’une manière très moel-et avec beaucoup de goût ; son burin était employé de ^ûière à donner de l’accord et de la couleur aux travaux **a pointe; ses estampes sont bonnes à étudier, et peuvent ^ir d’exemple à ceux dont les travaux tendent à devenir ^ids.
- (Corneille), né à Horn en Hollande en i536, mort à 0(Ue en 1678 ; créateur de la gravure en grand, le premier se soit servi de larges tailles, et ait produit un bon grain. ^ peut voir son estampe du Martyre des Innocents d’après le “'toret.
- ^'°ypel (Antoine), né à Paris en 1661, mort premier peintre ^ftoien 1722, était un bon graveur à l’eau-forte; son es-^'Pe de Démocrite, qu’il a gravée d’après un de ses tableaux, ^ pleine de goût, de vie et de facilité. Le désordre appa-des tailles dans la draperie, n’empêche pas qu’il n’y rè-'jlle Une disposition très-bien raisonnée et qui décide bien j, S|dte des plis. Les tailles courtes et badines de la face ont Vit et le goût de celles du Bénédette avec plus de vigueur.
- ( bctullé (Jean), né à Abbeville en 1703, mort à Paris en n’a montré un véritable talent que dans un seul de ses Sages, le Portrait de la comtesse de Feuquières, fille de
- ^ard; mais ce morceau suffit pour le placer au nombre es artistes les plus recommandables.
- ^elahaye a gravé, en 1760 , des cartes de géographie et de ^graphie ; son eâu-forte est spirituelle et pleine d’effet. ^elapointe ( F. ), graveur de géographie, quia exécuté, en . H, une carte des environs de Paris, remarquable pour cette ^ïue.
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- GRAVEURS
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- Desplaces (Louis ), né à Paris en 1682, mort dans la tnêfl>( ville en 1739, n’est peut-être pas inférieur à Gérard Audr3" pour la partie du dessin ; mais sa gravure, quoique d’un ti#' bon goût, n’avait pas le charme pittoresque de cet artiste-
- Ses chefs-d’œuvre sont les estampes qu’il a gravées d’apr<!) Jouvenet, telles que la Guérison du Paralytique, la Desce>,t{ de Croix, Saint Bruno en prière. La manière dont il a gra'^’1 tête rase de ce Saint en fait un beau morceau d’étude.
- Dorigny (Michel), né à Saint-Quentin en 1617, moi*1 * Paris en i663, était gendre de Vouet, et a reproduit à l eaU* forte un grand nombre des ouvrages de son beau-père ; gravures sont généralement sèches et dures.
- Drevet (Pierre), né à Lyon en 1664, mort à Paris en 12^9’ élève de Germain Audran, il se consacra à la gravure du p°r’
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- trait, et ses ouvrages ont du caractère, de la vie et de 1 fermeté.
- Drevet (Pierre), fils du précédent, né à Paris’en 16g1’ mort en 1739 ; traita le même genre que son père, mais avet beaucoup plus de perfection; à seize ans il fit un morceau cî pital. Son fameux portrait de Bossuet et celui de Samuel Be>' nard, sont des chefs-d’œuvre.
- Duchange (Gaspard), né à Paris en 1662,mort en 1754-*5l*1 accorder et mélanger, de la manière la plus convenable et ^ plus moelleuse, les travaux du burin à ceux de la pointe. ^ doit étudier la manière dont il rendit les chairs de femHJeS' l’Io, la Lèda, la Danaé , qu’il grava d’après le Corrège , s01’* des estampes célèbres : il a fait aussi quelques planches d’ap1"^ les tableaux de llubens.
- Dupuis (Charles), né à Paris en i685, mort en 17î de Duchange, a gravé, entres autres productions de bon g°uI’ le Mariage de la Vierge, d’après Carie Vanloo.
- Dupuis ( Nicolas ), frère du précédent, né vers i695, t°° en 1770 ; fit d’abord des eaux-fortes, et plus tard du burin Puf en conservant dans ce genre la liberté de la pointe ; son Énee
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- "Whisc, d'après Carie Vanloo, est une très-bonne estampe Peut donner une appréciation de son talent.
- (Albert), né à Nuremberg en 1470, mort en 1527 ; ift'ste célèbre , voisin du berceau de l’art de la gravure , et en a tellement avancé les progrès que, dans certaines ^rt'es, il ne peut être surpassé. Il a toujours gravé d’après '' propres dessins ; on admire encore la finesse et la variété e ses travaux, la netteté et la couleur de son burin; son es-lnPe de Saint-Jérôme, publiée en 1 514> est tout-à-fait remarie,
- Rdelinck (Gérard), né à Anvers en 1649 «mort à Paris en '°7- La grandeur et le nombre des estampes de ce célèbre [**ste témoignent son étonnante facilité ; dans sa Madeleine ^"'tente, on remarque à la fois de la fierté, du précieux, un piment profond de la couleur, un burin soigne sans cesser pittoresque. Ses autres chefs-d’œuvre sont la Sainte ^toille d’après Raphaël, la Famille de Darius devant Alexan-/Me Christ aux Anges d’après Lebrun, les portaits de Dessins, de Lebrun, de Rigaud , et celui de Champagne, beaux ^ples qui ont trouvé bien peu d’imitateurs.
- ^erroîii (Jérôme), graveur du dix-septième siècle, mérite cité, malgré la maigreur de la pointe, pour la bonne position et pour la correction du dessin.
- iguerra (Maso), orfèvre de Florence, à qui l’on attribue fMention de la gravure en estampes ( voyez l’introduction de et°Uvrage).
- part (Jean-Jacques), ses planches sont considérablement ^cées à l’eau-forte, ses travaux très-serrés et retouchés au r‘11 avec une admirable patience.
- , (Jacques), né à Lucerne en tfi8i, mort à Rome en 1 a laissé do bons exemples à consulter pour la gravure ScUairs ;ses estampes, d’une bonne couleuretd’un effet har-.^’eux, joignent le mérite du dessin à celui d’une excellente a,1teuvre de travail.
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- Galle (Corneille ) est un graveur remarquable dans le g6Ill< du paysage.
- Gaulthier (Léonard) a gravé, dans le dix-septième s,eC^ un Jugement dernier de Michel-Ange, qui est d’un burin et net assez remarquable.
- Gessner, né à Zurich en 1734, mort en 1788, poète, imP*1 meur, dessinateur et peintre, a gravé des estampes pour 0^ une édition de ses Idylles ; sa pointe est agréable, spiritue^ et badine, mais le dessin de ses ouvrages manque un peU correction.
- Cliisi (Georges), dit le Mantouan, fils de J.-S. Cln5' Bertano, graveur, et élève de Jules Romain, mérite de époque dans l’art eu Italie. Il sut varier ses travaux suivait plans et suivant les objets. Son estampe de la naissant Memnon'est de l’année i56o.
- Gillot ( Claude ), né à Langres en 1G73, mort en 1735
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- le maître de Vatteau. On connaît peu ses tableaux, mais
- il p*
- célèbre par les estampes qu’il a gravées d’après ses desSll! C’est un des artistes qui ont eu le plus d’esprit dans la p01" et le plus de finesse dans la touche. ^
- Goltz (Henri), ou Goltzius, né à Mulbrecbt, dans le d^ deJuliers,en i558 , mort à Harlem en 1617, était fils d peintre sur verre qui lui apprit à dessiner ; Coomlierl maître de gravure.
- Il chercha dans ses ouvrages à se faire remarquer co!°^t, adroit buriniste, et on doit l’étudier comme modèle d’arfatl^ ment de tailles; on connaît de lui des estampes où toute5 tailles ont du mouvement, sans qu’aucune soit contouf1
- d’uue manière bizarre, où les têtes sont animées par des
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- elles spirituelles et savantes, où les travaux fins et les tra' ^ mâles, également bien placés, concourent adonner Ie caractère aux objets qu’ils représentent. On sait avec , adresse il trompa les amateurs de son temps, en imitant sa gravure Albert Durer et Lucas de Leyde.
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- Grive ( l'abbé de la) a gravé avec Riolet une grande carte ^ environs de Paris, qui annonce de grands perfectionne-Vts dans ce genre de travail, surtout sous les rapports de précision et de la netteté (1740).
- Huinzelman (Plie), né à Augsbourg, était élève de Poilly, et V-bon graveur dans la manière de son maître ; on sait qu’il Vit en 1680.
- Holbir (Wenceslas), né à Prague en 1607, mort à Londres ^ i677» graveur qui sut donner à ses ou\rages le ton le plus Veur; on lui reproche seulement un peu de raideur dans ^ tailles. Il excella dans le talent d’exprimer les poils fins des Vitaux, les pelleteries, les insectes. Il a gravé aussi des points estimés, entre autres celui d’Albert Durer.
- , Üondius (Guillaume) vivait en i65o, et fut un des meil-Vs graveurs qui se soient formés du temps de Rubens ; son dirait de François Franck le jeune est 1 un des plus beaux liaient été gravés d’après Van-Dick. ftortemels(Frédéric) mérite d’être distingué parle moelleux Vil a su donner à quelques-uns de ses ouvrages. On peut Vendant lui reprocher d'avoir trop fait usage de gros points Vis dans les chairs.
- ttortcmels (Marie-Madeleine), fille du précédent, et épouse Cocliin, doit être comprise entre les bons graveurs. Üoubracken (Jacques), né à Dordrecht en 1698, fut un gra-V au burin qui ne le cédait pas à Drevet par la finesse des Vaux dans les têtes, et qui l’emportait par la hardiesse de 1 touche et la fierté de la couleur. On peut voir des exemples ^son beau talent dans le portrait de Thomas Morus, d’après ^0Vin, et plusieurs autres faisant partie de la collection ^portraits des hommes illustres de la Grande-Bretagne, 0,11 le premier volume a paru à Londres en 1743, et le se-'to, inférieur, en 1766.
- Cusson a publié, vers 16.40, des cartes de géographie, gra-»
- (hvveur. 22
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- vées au burin, enrichies de figures et de vignettes selon le du temps ; elles sont remarquables par une netteté et une pr^ cision de trait jusqu’alors inconnues. Il en est de même ^ ouvrages de Guillaume et de Jean Blaen, qui parurent aussi* cette époque.
- Jode (Pierre de), surnommé le Jeune, né à Anvers 'cf>
- 1602. Il a gravé au burin pur avec beaucoup d’esprit,
- goût et de finesse; il faut voir son estampe d’après le Sai'1* Augustin de Van-Diek.
- Judocus Hondius, graveur hollandais, a exécuté des cartei de géographie, vers l’année 1620, qui annoncent de gra'1^ perfectionnements dans ce genre de travail.
- Kounick (Salomon), graveur d’histoire, dont les têtes *o®* gravées dans le genre de Rembrandt, son contemporain, avec plus de légèreté.
- Lanfranc, célèbre par ses talents dans la peinture, n’est fjS un de ceux qui ont manié la pointe avec le plus de succès-
- Larisse (Gérard), né à Liège en 1640, mort à AmsterJatfl en 1711, a gravé un grand nombre de ses composition5 l’eau-forte, légèrement retouchées au burin. Elles plaisent P}< l’esprit et la vérité de la composition.
- La Belle (Etienne de), né à Florence en 16io, mort
- 1664, est aussi remarquable pour la gravure en petit $
- U*
- Gérard Audranpour la gravure de l’histoire. Il établissait av
- un goût exquis de petites tailles courtes, disposées dans ÿ°e sorte de désordre pittoresque et bien plus agréables que ^e tailles plus soignées.
- Le Bas (Jacques-Philippe), né à Paris en 1708, mort
- la même ville en 1782, a été longtemps le plus connu
- àei
- graveurs français qui vivaient de son temps; il avait une toUc
- cbe
- piquante et spirituelle, qui donnait de la vie et de la g1 même à des travaux médiocrement préparés. Il est le prernief’ après Rembrandt, qui ait fait usage de la pointe sèche, se# glèves ont perfectionné cette manœuvre,
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- le Fèbre (Valentin), de Bruxelles, vivait en 1680; il a r^'é un grand nombre d’estampes à l’eau-forte d’après Paul ®ronèse.
- lemonnier a gravé, en 1782, une carte des Etats de Bourse, d’un fini précieux.
- de Leyde, ou Dammesz., né en 1454, graveur célèbre, ^teruporain de Durer, dont il fut le rival. lievens (Jean), peintre qui fit des eaux-fortes remarquais.
- loir (Alexis), né à Paris en i64o, mort en 1713, bon dessi-J^ur, graveur large, facile et expressif; son Massacre des ’tocents, d’après Lebrun, et une Descente de Croix, d’après "'"enet, lui assurent un rang honorable entre les meilleurs ^veurs.
- Wrmn (Claude Gelée, dit le), célèbre peintre de paysage, ^Champagne en 1C00, mort à Rome en 1682, a gravé avec ^êrne effet qu’il mettait dans ses tableaux. lorrain (Jean-Louis le), mort à Pétersbourg vers 1758, a jj*vé à l’eau-forte; ses tableaux n’avaient rien de remarqua-e>mais il les animait par la vigueur de la touche.
- 1*5 ken (Jean), né à Amsterdam en 1649, mort en 1712; fravé d’après ses propres dessins, et est plus remarquable ^l'abondance et la richesse de ses compositions que par le Vi de sa pointe, qui n’est cependant pas sans mérite. O11 ; dirait mieux s’il eût mis plus d’accord et de variété de tous 6 ses travaux.
- (Janus ou Jean), orfèvre d’Amsterdam, dans le ^Septième siècle, est connu par quatre portraits qu’il grava , Clselet ; ses tètes sont pointillées d’une manière douce et
- Agréable.
- ^ qniegne (André), né à Mantoue en i45i, et mort à Pa-i^e en 1517. Il était peintre, et s’était acquis beaucoup de par son tableau du Triomphe de Jules César. Ses es-^es ne sont pas d’une manœuvre qu’on puisse admirer
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- GRAVEURS
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- mais on y voit un commencement de facilité, et elles sont*' timables par la correction du dessin. Il a gravé quelquefois s"| l’étain; ce métal, par sa mollesse, est contraire à la nett** de la gravure, et fournit des épreuves sales.
- Mazatte (Carie), né à Camerano en 162 5, mort à Rome (lt
- 1712 , célèbre peintre d’histoire, a gravé d’une pointe •')S:
- s*
- maigre : ses estampes n’ont guère que le mérite de propa« quelques-unes de ses compositions.
- Masson (Antoine), né dans l’Orléanais en t636, mort Paris en 1700, graveur célèbre par la souplesse de son bur|11’ et par la justesse des tons qui donnent à ses estampes la ^ leur et l’effet de la nature. Il était aussi peintre et dessinât^ et, comme Nanteuil, il peignait quelquefois lui-méme les p°r traits dont il publia les estampes. Ses ouvrages doivent 11,1 partie de leur mérite au talent qu’il avait d’exprimer la c<)11
- leur: son Portrait de Brisaeier est justement estimé ;on refl
- fli1'
- naît quel était le teint de cet homme, on sent la légère^ sa belle chevelure grise ; sou collet est de la dentelle 'e|f table.
- Mellan (Claude), né à Abbeville eu 1601, mort à Pan5
- sé1
- t6S8, commença à peindre dans la manière de Vouet,
- do"’
- il avait reçu des leçons à Home, et se consacra ensuite 3 gravure, qu’il exerça le plus souvent d’après ses propres0 sins. Son contour est pur, son trait coulant, ses têtes d’hof^lr,, i ont du caractère, et celles de femmes de la grâce. Il a 8r‘'
- d abord à Home, et alors il croisait ses tailles comme les ai*11
- graveurs; mais dans la suite il s’avisa de rendre les foriHe’
- le clair-obscur par un setd rang de tailles renflées ou ^
- i{
- nuées, suivant que le ton l’exigeait, (/est dans ce geni^ gravure qu’il s’est fait une grande réputation. Tout le connaît la .Sainte-Face, grande comme nature, etgravéed11^ seule taille tournante, qui commence au bout du nez; ces| ^ jeu <i adresse que les amateurs ne cessent d’admirer, o031* ^ u est pas là le plus beau de ses ouvrages : on est fâché fl11
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- ^'Ste d’un si grand talent doive la plus grande partie de sa ^°ire à un semblable tour de force, auquel il ne mettait ^t-être que fort peu de prétention.
- Üerula (Paul), graveur hollandais, fit faire, vers 1620, des "°gtès remarquables à la gravure de la géographie.
- ^eyer, graveur de géographie, habitant Bêle, a publié, vers '^6, une carte du cours du Rhin, ouvrage informe, mais qui servir à l’histoire de ce genre de gravure.
- (Joseph-Marie), graveur italien, a publié, d’après ^ Plus grands maîtres de l’école de Bologne, des recueils qui Méritent de la réputation, il gravait à l’eau-forte avec es-et d’un bon caractère de dessin. Quoique sa pointe soit "peu maigre, il est digne d’estime, même en qualité de gra-par l’intelligence avec laquelle il établissait ses travaux. Vlerie d’Enée, d’après Annibal Carrache, fut publiée en ^3, et il donna en 1679 douze estampes, d’après les plus ,t5t>ds maîtres bolonais. Mitelli passe pour etre le premier qui ^Publié de semblables recueils. C est à lui que l’on doit l’es-\e italienne de la Nuit du Corrège.
- I:W (Jean), né à Paris, et mort vers 1660, était élève de [Stagne, et se consacra d’abord à la peinture. U imagina *ïraver les chairs avec des points faits à 1 eau-forte. Comme ^'’ait le bon goût de rappeler des travaux du même genre '^les taillesdes draperies et des fonds qu’ilgravaitégalement r* Pointe, ses travaux étaient d accord entre eux. Il a surtout des portraits fort estimables, et qui sont justement ap-^*és par les artistes, mais on ne le donne pas pour modèle. ^Uer (Jean), hollandais, est peut-être le graveur qui a le burin avec le plus de hardiesse. Il méritera toujours ttte étudié par les artistes qui aspireront à se distinguer dans ^Partie; mais il faudra qu’ils tempèrent par le goût l’ex-^audace qu’il est capable d’inspirer. Jamais on ne posséda , 6llx le métier de la gravure ; il est impossible de couper le fe avec plus d’aisance, et très-difficile d’employer moins lravaux pour rendre les différents objets.
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- Naiüeuil (Robert), né à Heinis en iC3o, mort eu 1678. Il pe,/ gnait bien le portrait au pastel, et saisissait la ressemblant' N'unteiiil tient un des premiers rangs entre les graveurs ^ portraits, et ses ouvrages seraient aujourd’hui plus recherché' s’il ne s’était pas contenté de faire de simples bustes, qui, conséquent, n’offrent pas d’accessoires capables d’intéresser I*’ amateurs. Les portraits de l'avocat de Hollande, de 31. Pomponne et du petit Millard, sont regardés comme ses cheb d’œuvre.
- Nuta lis (Michel), contemporain de Blœmaert ; il outra s°" vent le grain carré de ce graveur, aussi ses ouvrages peuvel11 servir à prouver combien le choix des travaux y est vicieU'
- Ortellius, d’Anvers, est un des plus anciens graveur» ^ géographie; tout sou travail était fait au burin , et n6’ remarquable que par son âpreté et sa raideur. Ortellius 41 vait en 1 570.
- Oudry (Jean-Baptiste), né à Paris en j 68G, mort à He3" vais en 1705. C’est un célèbre peintre d’animaux, qui a gr3' ses piopres travaux avec beaucoup de goût et une to||C^'
- très-spirituelle. Il doit être consulté par les graveurs lt>rsq" ont à traiter des morceaux de ce genre.
- Venz (Georges), né à Nuremberg en i5oo, mort en produit un grand nombre d’estampes remarquables pat^3 liesse et la netteté, jointes à tin choix de dessin qui n’étai1 e' c.ore connu qu’en Italie.
- Vcrelle ( Adam), lié à Paris en 1608 , mort en 1692 , 3 qui s de la célébrité par sa manière de graver les petit» P3'
- *aCes- > , . . , . • é
- Perelle (Nicolas), a gravé l’histoire d’une manière du>e sans accord.
- .
- Verrier ( François), né à Mâcon en 1 ügo, mort en 1 oo°’ ^ distingua dans la peinture, et grava à l’eau-forte un g1"1* nombre de statues et de bas-reliels antiques.
- Verrier, célèbre grawur de topographie, qui rivalisais 1 770. a sec Chalmandrirr, Germain, Bnurqains, et Uupui*-
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- Pesne (Jean), né à Rouen en 16a3, mort en i 700 ; sa gra-"re estasse?, médiocre, mais il a traduit avec une rigoureuse ^titude ie caractère des grands mai très, et surtout Jes on-'fa{ïe$ du Poussin.
- Picard (Ftienne), dit le Romain, parce qu’il étudia quelque 1(1,1 ps à Rome, est né à Paris en i63i, et mort à Amsterdam ^ 1 7a i ; il a produit des estampes où l’eau-forte domine. On 111 •eproche d’avoir traduit le Corrège d’une manière sèche ^r'- et discordante.
- Picard (Bernard), (ils du précédent, est né à Paris en i663, ^inort en Hollande en 1730. Habile dessinateur, il se distin-,l,a dans la gravure à l’eau-forte et au burin \ il avait une Milité toute particulière pour copier les autres gravures, et j^Ùe imposture innocente lui lut plus lucrative qu’honorable, ^rius faisant ouvrir le Tombeau de Jsicotis est son morceau ^ plus remarquable.
- Piranesc (Jean-Baptiste), célèbre graveur d’architecture, ^ ouvrages sont nombreux et très-recherchés.
- Pilau ( Nicolas), né à Paris en 1 G33, mort en 167G, agravé ^itre antres ouvrages remarquables, une Sainte Famille, d’a-K*s Raphaël, qui est un ehef-d’ceuvre pour la beauté del’ou-''i, la pureté du dessin, la vigueur et la justesse de l’elïet. Pilteri (Jean-31arc), né à Venise en 17o3, mort dans la même, en 1767, « a choisi un genre de gravure qui lui est parti-^lier et qui ne mérite pas d’avoir des imitateurs, quoiqu’il ait lui-méme des morceaux estimables. Il n établit pas, suivant ^ Usage ordinaire des graveurs, des tailles croisées en différents s*0s; il ne grave pas non plus comme Mcllau, d un seul rang tailles quisuivent le sens des objets quelles doivent repré-Se,‘ter; mais, couvrant perpendiculairementon diagonaleinent ** planche de tailles légères, il rentre ses tailles à petits coups burin en manière de poires allongées, suivant quelles doi-'e,it être plus faibles ou plus ressenties pour décider le contour le clair-obscur des objets qu’il veut représenter. Il a lait,
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- dans ce genre bizarre, des morceaux qui ne manquent ni vérité ni de couleur. »
- Poilly (François), né à Abbeville en 1622, mort à Paris 66 1693. Il imita la manière de Blœmaert, et produisit des ouvra' ges fort remarquables dans un genre qui ne peut souffrir timidité. L’une de ses planches les plus remarquables est celIe qui représente saint Charles Borromée administrant la commu' nion aux pestiférés de Milan; elle est d’autant plus précieuse* que le tableau n’existe plus, et qu’il paraît avoir été le chd' d’œuvre de Mignard.
- Pontius (Paul), ou Dupont, élève de Wosterman, gravait» en 165o, sous les yeux de Rubens : Tomiris faisant plonger tête de Cyrus dans un vase plein de sang, est son morceau I6 plus remarquable; il a produit aussi un grand nombre de pof' traits.
- Pottre (Jean le), né à Paris en 1 6 i 7, mort en 1682. Cet af' liste, fécoud et spirituel dans ses compositions, a gravé av®c goût plusieurs morceaux d’après Paul Farinati. Il laissait trop mordre ses planches, mais ses ouvrages n’en sont pas moia* des modèles de dessin, surtout pour les parties d’architectur6 et d’ornement.
- Rembrandt (Van Rhin). « Une liberté vagabonde, un de' » sordre pittoresque, une touche facile, la plus rare intelligent6 » du clair-obscur ; le talent de rendre par des travaux, jet6* » en quelque sorte au hasard, le caractère des différents age5 » et celui de tous les objets qu’il traitait, telles sont les par‘
- » ties, et beaucoup d’autres encore, qui répandent sur les es'
- « tampes de Rembrandt un charme inexprimable. On chercl'6 » ses procédés, et je ne les crois pas fort difficiles à trouver-» c’est son art qui est un secret impénétrable. Il est certain » qu’il a beaucoup employé la pointe sèche ; quelquefois il » l ébarbait imparfaitement, et ses rebarbes arrêtant eu part)6 » le noir, lui procuraient des tons de lavis. Son heureuse mal' » adresse à aiguiser sa pointe, à la manier, lui fournissait
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- ' des travaux et des tons singulièrement pittoresques. U fai-' sait aussi quelquefois usage du burin, mais plus rarement; ' loin de chercher à le rendre brillant, il ne l'employait ' (|ue pour peindre, sacrifier, salir, et ne cherchait qu’à le ' hacher : on voit cependant qu'il y a beaucoup de burin dans
- * sa grande Descente de Croix. Souvent il rentrait à diffé-' fentes reprises ses tailles à la pointe sèche; quelquefois,
- * après avoir fait mordre une planche , il la reconvrait de
- * Vernis, y ajoutait des travaux, et la remettait à l’eau-forte. 1 Ona de lui des eaux-fortes grossières, mais pleines d’esprit: ’ telle est sa Présentation au temple. Son estampe aux cent 1 florins, et les différents changements quil y a faits, éclai-1 fent sur sa manœuvre: elle représente Jésus-Christ guéris-
- * Saut les malades. Il paraît, dans quelques parties, s’être
- * procuré des tons de demi-teinte en mettant sur ces parties ’ de ’eau-forte à nu. On voit de lui des tètes entièrement
- * gravées à la pointe sèche: telle est celle de la fameuse es-' lampe du banquier Wtenhogard, dont on possède, à la Bi-
- * fdiothèque du Boi, une épreuve où le trait seul de cette
- * tète est établi, encore lest-il lui-même à la pointesèche; telle
- * est aussi la tète du bourgmestre Six ; la pointe sèche do-' oiine dans tout ce morceau. Mais quel que soit le mérite ' des estampes qui, par l'effet que leur a procuré cet outil,
- ressemblent au lavis ou à la manière noire, nous croyons pouvoir persister à regarder comme ses chefs-d’œuvre un
- * grand nombre de têtes gravées à l’eau-forte de la pointe la , plus savante, la plus spirituelle. Le portrait de Wtenbo-
- gard est de ce genre, et l’on pourrait encore trouver dans soa œuvre des tètes qui mériteraient de leur être préfé-’ rées » (i).
- ù’osa (Snlvator), né à Naples en 1615, mort a Borne en ^7 J, célèbre comme peintre et comme poète, a gravé avec *vacité et expression des têtes pleines de vie ; mais sa pointe Un peu maigre et un peu négligée.
- f'î tfcvosqirt.
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- Rota (Martin), né à Sebenigo, en Dahnatie, gravait v®1* l’année 1570. On connaît de lui une planche en petit du J"' gement dernier, de Michel-Ange : c’est son meilleur ouvragé
- Roullet (Jean-Louis), né à Arles en 164-5, mort à Paris e" 16^9. Elève distingué de Pouilly, ses ouvrages sont renia1' quables par une grande pureté de dessin ; et l’on peut consul^ avec avantage sa belle estampe des Maries au tombes'-1’ d’après Annibal Carrache.
- Rousselet (Gilles), né à Paris en ifi i4, mort dans la inêtf>e ville en 1686, gravait dans la manière de Bloemaert, ma>5 avec des travaux plus larges et plus variés. Il faut voir s0". Portrait du cardinal Mazarin, d’après Bourdon; les quatd Travaux d’Hercule, d’après le Guide ; et surtout le Christ a11 tombeau, d'après le Titien.
- Ryland (Williams Wynne), né à Londres en 1782, mod en 1783, a gravé à i’eau-forte de la manière la plus pittorfi5' que. Il employa aussi le burin et fit du pointillé.
- Sudeler (Jean), né à Bruxelles en 155o, mort à Venise fi" 1600, fut un excellent graveur; ses paysages au burin pur sont admirables.
- Sadeler (Raphaël ), frère du précédent, né aussi à Bruxelle5 en i555, mort à Venise en 1617, a fait une nombreusesuite de gravures d’après les dessins de Martin de Vos, et ses paî" sages sont aussi parfaits que ceux de son aîné. Son Christ a", tombeau, d’après Jean Van Acheu, est très-précieux.
- Sadeler ( Gilles), neveu et élève des précédents, né à Anvfi,s en 1570, mort à Prague en 1629, les surpassa en gravant a1* burin le plus fin et souvent le plus large et le plus hardi- 0" peut étudier son Christ au tombeau, de Barroche, quiest plein de force sans être noir. L’estampe où il a gravé le peiU' tre Sprangers et Catherine Muller, indique à quel degré il 3 porté la gravure du portrait.
- Schmidt (Georges-Frédéric), né àBerlinen 1712, mort fi’1 1755, a travaillé successivement à Berlin et à Saint-PéterS'
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- LES PLUS CÉLÈBRES. 263
- Wg ; sou burin avait une admirable beauté, et ses ouvrages éclat excessif. Son portrait de La Tour est un chef-d’œu->te» On a de lui quelques planches à la manière du crayon. Schoen (Martin), le plus ancien graveur qui ait tiré des Neuves de ses ouvrages, conservées jusqu’à nos jours. Il fut ^nommé le Beau Martin de Colmar, ville où il mourut
- ^i486.
- Ou remarque son estampe de la Mort de la Vierge ; on ne 0lt rien de plus délicatement travaillé qu’un chandelier qui opiacé sur le devant, et dont la base est ornée de petites fi-d’un fini extraordinaire.
- schut (Corneille), né à Anvers en 1590, mort en 1676, a ^'é des eaux-fortes de peintre justement estimées.
- Sébastien Munster, a fait les premières cartes géographi-gravées sur cuivre et sur étain ; la lettre était alors aPpée avec des poinçons.
- : Shnoneau (Charles), né à Orléans en 1639, mort à Paris 11 >728, graveur d’histoire, de portraits et de vignettes, *^*t une manière à lui, qui ne manquait ni d’agrément ni esPrit.
- Snyers ( llendrick ), a gravé, vers i65o, d’après Rubens, et Estampes offrent des travaux larges et moelleux.
- Sompalem (Pierre Van), gravait, en 1643 , des tableaux de ^ens. On remarque la finesse de sa pointe, les tons sourds, et colorés qu’elle produit, et qui donnent à sa gravure butage du dessin au lavis.
- ^°ntman ( Pierre), gravait en i63o, et traduisit aussi Ru-^ Ses estampes sont fort avancées à 1 eau-forte, sa pointe
- 'lûaigre, mais l’ensemble de ses travaux produit un bon
- , Viuppen ( Pierre Van ), d’Anvers, mort à Paris en 1702. j^emporain d’Edelinck, il fut appelé , comme lui, par Col-H a gravé des portraits d’après ses propres dessins, et efited 'être placé parmi les meilleurs graveurs au burin. On
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- graveurs
- a«4
- distingue son portrait de Vander-Meulen * et sa Vierge d’après Raphaël.
- Spier (François), né à Nancy en 1643, mort à Marseil^ en 1681, élève de Poilly , devint supérieur à son maître. 1^ gravé d’une seule taille avec une singulière souplesse, et d0lll nait quelquefois à son burin une liberté que l’eau-forte peu*^ peine lui disputer. Le portrait du comte Laurent deMarsciai,w peint et gravé par cet artiste, est un morceau remarqua^ par la couleur, quoique aucune partie de cette estampe ^ soit poussée au noir. Sa Vierge , d’après le Corrège , es! ^ chef-d’œuvre : une épreuve en a été vendue cinq cents fr3*’1'* à la vente de M. Mariette.
- Stella (Claudine Roursonnct ), nce à Lyon en i636, rnod* à Paris en 1697 > est au premier rang des femmes qui ontetf' tivé la gravure, et même peu d’hommes ont saisi comme $ le caractère du Poussin , et sont parvenus à rendre la coidel,f de ses tableaux; dans cette dernière partie, elle a surpa5î< Gérard Audran. Elle avançait beaucoup ses estampes à le*11 forte, et n’employait le burin que pour les accorder. SeseS tampes les plus remarquables sont : le Boiteux de la porte ^ temple, le Calvaire, le Moïse sauvé, et le Frappement ^ rocher.
- Stella ( Antoine), sœur de la précédente, a aussi gravé fl" toire, mais avec beaucoup de succès.
- $
- Subleyms (Pierre), né à Uzès en 1699, mort à Rom® 1749, est du nombre des peintres qui ont manié la p0’”1 avec le plus d’esprit et de goût. On peut voir son eau-f°fl du Repas chez le Pharisien.
- Suyderoff (Jonas), gravait, en i63o, des tableaux de h11 bens. Ses travaux sont fins , un peu mesquins, secs et rai^' mais sa couleur est très-belle et sa touche a beaucoup pression.
- Sylvestre ( Israël ), né à Nancy en 1 Ci* 1 , mort à Par'5 t 1691 , composa uue manière tenant de celles de Callot et1
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- LES ELUS CELEBRES.
- 265
- * Belle ; il fut employé par Louis XIV à dessiner les maisons pies et les places conquises sous le règne de ce prince. Ses **tes figures sout touchées avec beaucoup de goût.
- ^Qrdieu (Antoine-François), dit de l’Estrapade, célèbre rveur de géographie, né en ij5j à Paris, où il mourut p8a2 , a travaillé , en 1778 , à Malines, à la carte de Fer-rs- Ses principaux ouvrages sont : les Plans des capitales de IJfope, faisant partie de l’Atlas de Mentelle ; les Cartes ** f*alatinats de Plock, Cracovie, Lublin et Sandomir ; l’Atlas oyaye d’Jnacharsis, l’Atlas du Voyage aux Terres ans-du Pérou, et celui des Guerres des Français en Italie, tyrès Lapie, etc. Il excellait surtout dans le trait au burin , fille des eaux et le fini à la pointe sèche. Toutes les cartes ^'ées par lui sont remarquables par 1 harmonie et le fini *rfait de tous les détails.
- ^empeste (Antoine), peintre florentin, né en 1555, mort à 0aie en i63o. S’est acquis une grande réputation dans ses ^X-fortes; il a exécuté des Chasses, des Marches et des Com-^ de cavalerie. Les graveurs peuvent trouver, dans ses f"'>es, des leçons utiles pour établir les premiers plans de Vs travaux, lorsqu’ils auront des chevaux à traiter.
- t'esta (Pietre), né à Lucques en 1611, noyé dans le Tibre f*1 f659 ; a produit des ouvrages remarquables par le génie et Vivacité des compositions. Sa pointe est un peu maigre, toujours animée par le feu du vrai talent. t'esta (César), a gravé un Saint Jérôme, d’après le Demi* Vûn, qui est estimé des artistes.
- ^*0massin (Simon-Henri), né a Paris en 1688, mort en était fils de Simon Tliomassin, assez bon graveur, qu’il |Vassa par sa manière libre et pittoresque. On en peut voir ! bel exemple dans son estampe du Magnificat, d’après Jou-6tlet ; son portrait du sculpteur Thierry, et son buste du ,t(linal de Fleury, soutenu par Diogène, d’après le tableau Nigaud.
- Graveur. 2 3
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- GRAVEURS
- t»66
- Thottrntysen (Jean-Jacques), né à Bâle en i636, mort 1 1718. Sa Vierge, l’enfant Jésus et le petit Saint-Jean, esta1®' ronde, traduite de Charles Dauphin, est très-gracieuse.
- Vallet (Guillaume), graveur français du dix-sept*®^ siècle, avait une manière large et colorée. 1
- Van-Dyck ( Antoine), très-bon peintre d’histoire, et le célèbre des peintres de portraits, né à Anvers en i5g9’ mort dans la même ville en 1641; a gravé à l’eau-forte a’ un sentiment qu’on pourrait appeler de l'enthousiasmé ’ tête de Vorsterman, celles de François Franck, de Snell*11^ de Van-Noort, semblent respirer, et ces estampes, brute5 négligées , ont plus de prix aux yeux d’un véritable anii ^ arts, que des portefeuilles entiers d’estampes du plus he‘ fini.
- Van-Ulict, a laissé peu d’ouvrages, mais ils sont très*®4 timés.
- Van-Voerst (Robert), se plaça, vers 16^0, au rang desfî^ veurs les plus distingués par leurs talents, et par l’art primer la couleur; il a rendu avec talent et caractère, d’ap^ Van-Dyck, les portraits du comte de Pembrocke, d’inigo ^ nez, de Vouet, et le sien propre.
- Villamene (François), 11c à Assise, mort à Rome en
- rflil'
- élève d’Augustin Carrache. Sa gravure peu chargée de trav‘
- et dans laquelle le travail est un peu trop économisé, h11
- que plutôt des dessins d’un effet très-doux, que des tabha® colorés.
- f
- Vivarès (François), graveur français établi à Londrc-5’ très-bien traité le paysage, et il surpassa dans ce genre r® qui l’avaient précédé.
- IVatelvt, né à Paris en 1718, mort en 1786; est un ^ amateurs qui ont gravé avec le plus de succès. Il a imité 1^ brandt, et souvent avec bonheur.
- fVayner, graveur de Venise, a employé un grain (laRfil
- iif'
- formé par des tailles croisées en losange. Sa manière est
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- ^ LES PLUS CÉLÈBUES. 367
- “e> moelleuse et facile ; il a traduit plusieurs ouvrages de ^ Véronèse.
- ^ùrx ou Wicrix (Jérôme), excellait dans le petit, et ses rages plaisent infiniment par leur délicatesse. Le paysage ^fabriques de son Baptême de Jésus-Christ, estampe qu’il ’ta''ée en i585, sont d’un très-bon goût; et on peut remuer que, contre l’usage du temps, il y a fait entrer de forte.
- ^sc/ier, artiste hollandais, gravait vers 1660; il était élève ^°utman. Il excella dans son art; il est impossible de peindre avec la pointe et le burin, de mieux accorder ^eux instruments, de les faire contraster plus hardiment (re eux, de mieux imiter avec le burin pur le badinage Presque de la pointe. Ses estampes les plus recherchées ^celles qu’il a gravées d’après lui-même, car il était bon dateur. Ses ouvrages les plus célébrés sont : le portrait de "'«s de Bouma, qu’on appelle l’estampe à la Grande-Barbe; ^icasseuse , le Marchand de mort-aux-rats, la Bohémienne,
- ,6 Chat;son portrait de Bouma est étonnant par la hardiesse travaux.
- Jucher (Jean), frère du précédent; a gravé d’après Ber-HttU et Van-Ostade. Il alliait aussi l’eau-forte au burin. fischer (Lambert), autre frère; travailla avec Bloemaert, j^rava dans la manière de ce célèbre artiste, comme on peut V°tr dans ses estampes, d’après Pierre de Cortone. ^olcjemuth (Michel), maître d’Albert Durer, est né à Nu- ^erg en i424» et mort en lôit).
- (.William), né à Maidstoin en 1735, mort à Lon-|^en i-85 , cultiva principalement la gravure du paysage,
- f Oignit un excellent goût à une grande vigueur de ton, et l||>e grande propreté.
- 4 ^ortidye (Thomas), né à Pétersbourg en 1700, mort à ^tershmith en 1766', est un peintre qui s’est essayé dans la l de Rembrandt : il a acquis le faire manuel, mais non esprit, le pittoresque de ce célèbre artiste.
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- 268 GRAVEURS LES PLUS CÉLÈBRES.
- Vorsterman (Luc), vivait en 1645 ; élève de Rubens, livra à la gravure au burin pur, en donnant à cet outil ton1 pittoresque possible, et à tous les objets leur vrai caract^ On remarque encore avec plaisir la finesse de ses trava®*
- le caractère et le sentiment des têtes. Son estampe de l’A^
- ration des Rois, d’après Rubens, est un des beaux ouvragé l’art.
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- QUELQUES OUVRAGES
- SUR LA GRAVURE.
- Observations sur la Peinture et sur les Tableaux anciens et bernes, dédiées à M. de Vandière, par M. Gauthier, in-,fûteur de VArt de faire les Tableaux; i vol in-ia. traité de la méthode antique de gravure sur pierres fines, par 'dattier; in-folio. 170/j.
- Manière de graver à l'eau-forte, au burin et a la manière par Abraham Rosse. Paris, in-8. fig. f 758.
- Iraii? delà Gravure en buis, par Papillon; 2 vol. in-8. Paris,
- •M.
- histoire des Philosophes modernes de Savericn : où l’ou ^'ive une lettre de Charles François sur la gravure dans le ^te du crayon ; in-8. Paris, 1767.
- .Mée générale d'une Collection d’estampes, par lleineckeo ; Leipzig, 1771.
- t-Jrt de graver au pinceau, par Stapart ; in -1 a. Paris,
- "•ï$.
- ^Actionnaire des Artistes, ou Notice historique et raisonnée * Architectes, Peintres, Graveurs, Sculpteurs, Musiciens, ^«ttrs et Danseurs, Imprimeurs, Horlogers et Mécaniciens. Svrage rédigé par M. l’abbé de Fonlenai; vol... in-8.
- N.77^ .
- ^Actionnaire des Arts de Peinture, Sculpture et Gravure. par atetai et l'Evèque; 5 vol, in-8. Paris, 1792.
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- 270 QUELQUES OUVRAGES SUR LA GRAVURE.
- Dictionnaire des Beaux-Arts, par Millin; 3 vol. in-8. Partit 180 6.
- Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des Sciences 1 Lettres et Arts, par Courtin.
- Dictionnaire des Artistes dont nous avons des estampes, pat Heinecken. Leipzig, 4 vol. in-8. 1778.
- Essai sur l'origine de la Gravure en bois et en taille-douce, sur la connaissance des estampes, où il est parlé de l’origjne des cartes à jouer, et suivi de recherches sur l’origine du Pa' pier, etc., par Jansen; 2 vol. in-8. Paris, 1808,
- Essai sur les Nielles, par Duchêne aîné. Paris, 1825.
- Leçons sur la manière de graver la Musique, par M. f r chomme fils ; brochure in-8. Paris, 1829.
- Mélanges sur les Beaux-Arts, par N. Ponce; 1 vol. in-®' Paris, 1826.
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- VOCABULAIRE
- DES TERMES
- Eployés dans les différents genres de gravure et
- TABLE DES MATIÈRES
- DU MANUEL.
- A
- Accolades , employées dans la gravure de la musique.
- dcide nitrique (eau-forte)............................
- ^ Son emploi..........................................
- . 4cier, employé pour la gravure en taille-douce, et of-l’avantage de tirer un nombre considérable d’é-
- ^tives...........................................
- Adoucir, fondre habilement les tons, ou adoucir le ^Sage des clairs aux ombres en ajoutant des travaux "^médiaires : on adoucit les parties trop fortement foncées d’une planche avec un brunissoir ou un mor-^ de charbon.
- dffula/je des outils, opération importante pour la gra-
- V . '. •..............................................
- Ornant, oxide de fer employé souvent par les anciens ’^'eurs égyptiens et perses. d train, voyez Bronze.
- Aquatinte (gravure à 1’), dans le genre du lavis. . drrêté, arrêter un trait ou un contour, pour faire en-^re que ces objets sont déterminés et n’éprouveront de changement.
- 178
- 48
- 65
- t/,6
- 83
- ; 21
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-
- VOCABUUlIRR
- »73
- Arrondir, dégrader tellement les tons par l’effet du clair-obscur, que la rondeur se fasse sentir à l’œil aussi parfaitement que la réalité peut l’offrir, en donnant bien à connaître la nature de la substance qu’on fait paraître arrondie, parce que le métal, la pierre, les étoffes , s’arrondissent par des effets différents et par un travail particulier de la pointe ou du burin.
- Atelier, l’endroit où travaille un graveur et qui doit être meublé de tous les outils qui conviennent à cet artiste ........................................ . . •
- • B
- Banc, meuble pour classer les outils sur la table du graveur.....................................................
- Barbe, boursouftlure du cuivre de chaque côté d’un trait de burin. Eùarber, couper ou gratter les barbes du
- cuivre ...............................................
- Barres, terme du graveur de musique . ,
- Berceau, instrument pour préparer le cuivre destiné à
- la grav ure en manière noire..........................
- Biseau, mot qui se dit eu général d'une extrémité coupée eu talus, le biseau d’un burin. Quand une planche est terminée, 011 doit avoir le soin d’abattre les bords et d’arrondir un peu les angles du cuivre , qui, ordinairement, coupent le papier quand on imprime. Cela se fait d’abord avec une lime mordante, puis avec une lime douce, et l’on peut polir ce biseau avec un brunissoir, afin que l'encre à imprimer ne puisse pas s’y attacher et salir les marges des épreuves.
- Bois propres à la gravure..........................
- Bois de bout, pour la gravure des vignettes. .
- Boite, pour taire mordre à l’eau-forte.............
- Boîte, pour préparer un cuivre destiné à la gravure à l’aquàtinte...........................................•
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- ET TABLE DES MATIÈRES. 273
- Brillant, on dit un ton brillant, une lumière brillante,
- ^ burin brillant, des tailles brillantes.
- Bronze ou airain, est un alliage de cuivre et d’étain ; y a environ vingt à vingt-deux parties d’étain sur
- tant.
- Brosses, pour dégager les tailles d’une planche gravée
- ^hois....................................................jgi
- Brunir, polir un cuivre, effacer des traits légers, etc.,
- Iiv«c un brunissoir...................................... 5
- Brutiissoir, instrument pour polir les planches de cui-
- etc.............................._...................ibid.
- pour la gravure en manière noire........................
- Buis, bois jaune, dur et solide, qui prend un beau Ni ; on s’en sert de préférence pour les ouvrages soi-
- ^és de la gravure en bois............................1920217
- Burette, pour contenir l’huile destinée à graisser les
- rerres a aiguiser............................................
- Burin, sorte de lame ou barreau d’acier, carrée ou lo-!Ve, terminée en pointe et coupant d’un seul côté ;
- est montée sur un manche de bois en forme de tampignon, qu’on coupe d’un côté pour que l’instru-Nn avec son mauclie puisse se coucher à plat sur le j^re. Le manche, quand on grave, est appuyé çontre * freux de la main que touche le bout du petit doigt Nnd on le ferme sans effort ; le pouce et le doigt du Jj'lieu pressent et contiennent la lame du burin dont
- lttdex couvre le dos..................................82
- Burins, pour la gravure en bois. . , , . . . .218
- Burin-échoppe ou lanque de cliat, pour la gravure en “«is
- ^..............................................* • 219
- Bute-avanl pour dégager ou vider des planches gravées ^ bois...................................................211
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-
- 274
- VOCABULAIRE
- c
- \\b
- 56
- Calcoijmphie, procédé anglais de gravure. . .
- Calque, dessin produit par l’action de calquer.
- Calquer, opération par laquelle on fait passer, en quelque façon mécaniquement, le trait d’une figure ou de quelques parties d’un dessin sur nu papier, qui est ordinairement transparent, surtout pour les calques qui se font pour l'usage des graveurs. Cette opération se pratique de plusieurs manières, au moyen de papier à calquer (1), que l’on pose et fixe sur le dessin ou sur la gravure que l’on veut reproduire, et sur lequel on trace avec un crayon, une plume ou une pointe (?.). (Voyez l’article Décalque. ) Calquoir; on donne ce nom à une glace disposée en manière de pupitre et sur laquelle on peut calquer un dessin sans se servir de papier transparent. O11 appelle encore calquoir une pointe émoussée, ou bien un peu arrondie, en sorte qu’elle ne puisse ni piquer ni couper, dont on se sert pour calquer : on en fait en acier, en cuivre, en ivoire et en buis (3).
- Camaïeu ; on donne primitivement ce nom à une imitation faite par le moyeu d’une seule couleur, variée par le seul effet du clair-obscur; il désigne un genre de gravure
- sur bois faite à plusieurs tailles -...................2*
- Caractères, voyez Lettres.....................
- Cartouche , sorte d’orneinent composé , enroulement, cornet, etc. , dessin que l’on mettait autrefois sur un des côtés, ou à l’un des angles d’un planou d’une carte, et qui servait à renfermer le titre, les échelles ou les légendes :
- ou n’en fait plususage. Voyez Titres..............i69-1<
- Cèdre ( bois de) ; il peut être employé pour certain»
- ouvrages par les graveurs en bois.
- (1) Voyez papier huilé, papier à tu gélatine, remit, glace, etc.
- Voyez pointe à calquer.
- (3) Voyez pointa il calquer,
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- " BT TABLE DES MATIERE*. 57$
- Charbon t pour polir le cuivre.........................a5
- Châssis, pour modérer l’action de la lumière. ... 13
- Châssis, pour fixer les morceaux de bois sur lesquels
- 1111 grave. .................................. 2 17
- Chiffres (gravure de la lettre)................. 169
- Cire à border, pour contenir l’eau-forte sur les planés de cuivre ou d’acier. ... ..... 5i
- — Emploi de la cire....................................64
- Clair-obscur. O11 désigne parce nom l’effet de la lu-père considérée en elle-même, c’est-à-dire rendant les "“jets qu’elle frappe plus ou moins clairs, par ses diverses Silences, ou les laissant plus ou moins obscurs, lorsqu’ils ^*sont privés. Le clair-obscur comprend les dégradations k'lumières et d’ombres, et leurs divers rejaillissements ^'occasionnent ce qu’on nomme reflets. Les dégradations l,ç se succèdent sans interruption que dans les objets ^“tit toutes les parties sont lisses, dans une boule, par f*°mple; mais elles y sont si multipliées, et en même %s si unies, que l’œil qui n’est pas exercé a peine à Saisir; une étude particulière des effets de la lumière r indispensable aux artistes. C’est aussi l’un des noms
- '“nés à la gravure en camaïeu.........................
- C/c/s, gravure de la musique.....................174
- Colorer, colorier; on dit d’une estampe imprimée eu ‘“leur au moyen de plusieurs planches, qu’elle est
- i./ J ... 1 . ,
- . °rée, et de celle qui a ete pemte, ou enluminée avec ^pinceaux , qu’elle est coloriée. Ou nomme coloristes,
- ^ qui enluminent ou retouchent des estampes colo-V Couleur, s’emploie souvent pour désigner l’effet ^ral d’une estampe; elle a de la couleur.
- ^°tnpus, instrument pour prendre des mesures.
- C&»ip«s à vis de rappel, pour la gravure de la lettre. i5<>
- pour la gravure de la musique...................... .180
- ^npas d'épaisseur à pointes recourbées, pour indiquer
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- 2^6 VOCABULAIRE
- derrière une planche la place des endroits qu’il faut repousser.................................................^
- Contre-épreuve, estampe imprimée sur une autre fraîchement tirée. On se sert de ce moyen pour mieux voir les endroits qu’il faut retoucher à la planche, parce que la figure contre-épreuvée se présente du même sens qu’elle est gravée.
- Contre-hacher, signifie couper par de nouvelles hachures les premières hachures ou lignes tracées sur une planche pour représenter les ombres. Les contre-hachures doivent tendre presque toujours à former, avec les premières, des losanges plutôt que des carrés ( voyez Contre-tailles ).
- Contre-tailles, secondes tailles, ou hachures dont on traverse celles qui ont été tracées d’abord.
- Contre-tailles dans la gravure en bois. 200 et suiv.
- Conlre-tirer, obtenir une épreuve avec une gravure fraîchement imprimée , ou un dessin enduit ou repassé avec couleur (voir Calquer et Décalquer).
- Copier,ouvrage de l’art exécuté dans toutes ses parties, d’après un autre qu’on appelle original.
- — faire une copie, ou le double d’un objet d’art, en employant les mêmes procédés et les mêmes matières qui ont servi à l’original : un graveur qui reproduit un tableau, n’est pas un copiste, mais un traducteur,
- ( Ponce ).
- Cormier (bois de , employé pour la gravure sur bois.................................................•
- Coupe , terme de la gravure en bois, première opération pour faire une taille. — Couper un trait au burin dans la gravure en taille-douce.
- Coussinet, pour appuyer la poitrine du graveur pendant son travail, ou pour placer sous une planche, et rendre son maniement plus facile........................
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- ET TABLE DES MATIERES. 277
- Couteau, instrument du graveur en bois ( voyez tante).............................................187
- Craie , roche tendre et blanche, dont on se sert pour taoyer les cuivres, pour composer un vernis blanc, et ***ssi pour décalquer quelquefois le trait sur les planches mozzotinto.
- Creusage, opération du graveur en bois pour éteinte certaines parties de son travail, les lointains par temple. I
- Creux (gravure en creux), se dit le plus ordinaire-tait pour désigner la gravure ou sculpture des pierres tas.
- Croche, ternie de musique................... . -170
- , Croqué, faire un croquis.
- Croquis, nom que l’on donne à la première pensée d’un taiste, indiquée largement par quelques traits : la gra-
- '**re à l’eau-forte peut souvent n’être qu’un croquis.
- Cuivre, propre à la gravure....................' . 22
- Cuivre jaune ou laiton..................................27
- D
- ! Décalque, transport d’un calque sur une planche à
- taver.....................................................56
- Décalquer, faire un décalque..........................ihid.
- bifférents genres de gravure...............................
- Dégrader, c’est diminuer les tons, les lumières et les S,t,bres, suivant les divers degrés d’éloignement.
- Demi-teinte, liaison d’un ton avec un autre, des parta éclairées avec celles qui sont dans l’ombre.
- Dépouille (gravure en bois), taillé ou gravé en détaille, se dit d’une chose qui est gravée en creux, et ta est destinée à produire du relief, telle que les moules tar (Jes patères, etc.
- Dessin, imitation de la nature par divers procédés.
- Graveur. 24
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- VOCABULAIRE
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- (Voyez le Manuel du dessinateur, de V Encyclopédie-Horet)', un graveur doit être bon dessinateur.
- Dcvernir une planche, la nettoyer, enlever le vernis dont elle a été couverte pour être gravée à l’eau-forte. '*
- Division du Manuel du graveur........................*
- E
- Eau-forte, terme qui se prend en deux sens différents; il signifie d’abord une liqueur acide qui dissout le cuivre, et ensuite l’estampe qui est le produit du travail que l’artiste a tracé sur le vernis, et qu’il a fait creuser par l’eau-forte; c’est ainsi que l’on dit : •> Les eau.x-» fortes de La Belle sont pleines d’esprit; les eaux-fortes » des peintres sont quelquefois plus recherchées, que les » plus belles estampes des graveurs. »
- Les eaux-fortes, prises dans l’acception où elles signifient des estampes produites par des travaux dessinés à la pointe et creusés par Veau-forte, sont de deux espèces : les unes sent destinées par l’artiste à demeurer telles qu’elles sont; les autres sont seulement, les ébauches d’estampes qui doivent être ensuite terminées au burin.
- Eau-forte, acide nitrique...........................4'^3
- Eau-forte, dite à couler, pour la gravure au vernis dur......................................................*
- — des graveurs...................................38-6'
- — des peintres....................................38-^
- Ebarboir, sorte de grattoir..........................5
- Ebauche, de la lettre, opération préparatoire. . . .
- Echappades, accident occasioné par le dérangement
- d’un instrument employé à la gravure, et qui glisse à travers les travaux.
- Echoppes, sorte de burins............................
- — pour la gravure de la lettre....................‘ ^
- — pour la gravure de la musique...................
- — pour la gravure sur bois. .................217-2^
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- ET TABLE l)FS MATIÈKES.
- Egratignée, (/rayure égratignée, se dit d’une gravure K d' une manière timide ; le cuivre est plutôt égratigné coupé franchement et avec hardiesse.
- Egrenage, terme du graveur sur bois; tailles égrenées, ^les qui ne sont pas nettes, qui offrent des points
- *Ws.
- 279
- Electrotypie ou Electragrapiiie, reproduction des ou-,tages gravés en creux ou en relief par voie électro-gal-
- ,5|lique...................................................237
- Enluminure, sorte de peinture faite sur des estampes *'®c des couleurs délayées à la gomme : il n’y a ordinai-,etéent que de mauvaises gravures, qu’on appelle images, l1** soient enluminées ; il faut en excepter cependant ^ planches d’histoire naturelle et d’anatomie, qui ne ^vent que donner une idée très-imparfaite des objets P1*elfes représentent, sans le secours des couleurs. Les fiches qui doivent être enluminées ou coloriées, doivent devoir de la part du graveur un travail différent de ^üiqui est nécessaire aux estampes, et alors l’artiste doit foncer à l’ambition de plaire, et consentir à voir ses ^vaux disparaître presque entièrement sous le travail ** enlumineurs.
- Entre-tailles, tailles ordinairement courtes, intercalées
- ^re deux tailles, dans la gravure en bois..................>96
- Epargne (gravure en bois), ouvrage fait à tailles d’é-pgne, c’est une manière de graver ou entailler le
- °is-.......................................................i83
- Epreuve. Ce mol répond à celui d’essai. Un graveur,
- , ^sure qu’il avance sa planche, en fait tirer des es-I par l’imprimeur en taille-douce, pour voir l’effet le travail qu’il exécute sur le cuivre produit sur le %éer.
- Epreuves de l'eau-forte, c’est l’impression du travail fait ïc l’eau-forte seulement.
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- VOCABULAIRE
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- Premières épreuves, celles qui sont imprimées quand le graveur a entièrement ébauché sa planche, et qu’il y a établi presque tous les travaux qu’il se propose d’y mettre, mais sans leur avoir donné la vigueur et l’accord qu’ils doivent avoir dans le fini. On dit alors que le travail de l’artiste en est aux premières épreuves.
- Le nom d’épreuves se donne par extension à toutes les estampes, lorsqu’on les considère comme le produit d’une planche gravée. Dans cette nouvelle acception, le terme de premières épreuves ne signifie plus les premiers essais, mais il désigne les premières estampes qui ont été imprimées avec une planche terminée.
- On dit une bonne ou mauvaise épreuve, pour désigner une estampe qui a été tirée lorsque la planche était encore fraîche ou lorsqu’elle était déjà fatiguée, ou bien encore pour indiquer une estampe bien ou mal imprimée, une épreuve nette, brillante, boueuse, grise, neigeuse.
- Epreuve avant la lettre, celle tirée avant la gravure de l’inscription ou titre qui indique son sujet. Comme autrefois le graveur ne faisait imprimer ces épreuves que pour s’assurer que sou travail était entièrement terminé, elles étaient en fort petit nombre, et la rareté en augmentait la valeur; cependant, il était possible qu’aucune de ces épreuves ne valût quelques-unes de celles qui étaient tirées dans la suite avec la lettre. « Il pouvait très-bien arriver que l’imprimeur, même sans savoir comment, eût mis plus d’adresse à encrer et essuyer la planche la centième fois que la première, et que la centième épreuve fût la plus belle; car il y a une sorte de hasard qui préside au tirage des estampes, et quand le cuivre est bon, une planche peut tirer un grand nombre d’exemplaires d’une égale beauté. »
- Les amateurs d’estampes, au lieu de faire cette réflexion , et dé juger seulement une épreuve par sa beauté
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- ET TABLE DF.S MAT1EKES. 28 I
- 'Stable, s’obstinent à rechercher celles dont la rareté Chiait assurée par l’absence de la lettre. Tous voulu-'eUt en avoir, et les éditeurs, quelquefois même les gra-^Urs, trouvèrent un moyen facile de les contenter; ce ^ de faire imprimer deux ou trois cents épreuves, et ^aie davantage, avant de faire placer la lettre. D’autres *Wlatanisines, tels que les remarques, par exemple, ont ^ mis en œuvre pour tromper ceux qui ne sont pas caries de juger la bonté et la beauté des gravures à la ,ei*le inspection.
- Equerres, pour la gravure de la musique...............,g0
- Espace ou interligne {gravure de la musique). . .1-4
- Estampe, c’est, comme Xépreuve, le produit d une plan* ' gravée, obtenu par le moyen de 1 impression : ce* Codant ces deux mots ne sont pas synonymes. L'épreuve
- ^ relative à la planche d’où elle est tirée ou à d’autres Neuves auxquelles ou la compare : on dit, j ai une belle Wîme de telle planche; cette épreuve-ci est plus belle toe celle-là. Le mot estampe est ordinairement pris dans Sens absolu ; voilà une belle estampe.
- “ C’est par le secours des estampes qu’un tableau , une ^'bie, qui ne peut être que dans une seule ville, se trouve, quelque sorte, répandue dans toutes. »
- Etaux à main. Il faut être muni de petits étaux à main toi se fixent aux extrémités d’une planche de cuivre ou ^cier et servent à la changer de position, et à la mouvoir 'toand on la chauffe pour la vernir, la noircir et la dé-er'iir : un seul suffit pour une petite planche , mais si dimension est forte, on est obligé d’eu mettre deux et
- ^'fte quatre.........................................
- I Eteindre, affaiblir l’éclat, obscurcir, salir; quand les bières secondaires disputent à la lumière principale, il les éteindre; on éteint les parties trop brillantes u,|e planche eji la couvrant de tailles légères, plus ou
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- VOCABULAIRE
- 282
- moins serrées, ou en affaiblissant les parties d’ombre trop prononcées qui les environnent, à l’aide du brunis* soir ou du charbon.
- Élude de la gravure.................................
- F
- Fermoirs, instruments employés pour la gravure en bois.............................................189-21'
- — à biseaux, ronds, pointus, etc.
- Finesse, expression qui s’emploie le plus souvent au pluriel : on dit des finesses de ton, de louche; on dit aussi des passages fins, un trait et des contours fins, ce qui désigne le soin que met l’artiste dans l’exécution de son
- travail, à sa propreté ou à son précieux.
- Flambeau, pour noircir le vernis d’une planche. . . 4*
- G
- Gamme, gravure de la musique.....................17^
- Géographie (gravure de la)......................\$1
- Glyphogène, nouveau mordant, sa composition . .
- Grain, effet que produisent les tailles différemment croisées entre elles. Les tailles forment un bon ou un mauvais grain.
- Grainer une planche, la préparer pôur la gravure en manière noire......................................... ,
- Graveur, désignation d’un artiste qui s’occupe d’un genre de gravure quelconque.
- Graveurs les plus célèbres...........................^4°
- Gravure, travail qui tend à la reproduction des estampes, par le secours du dessin, et à l’aide de traits faits et creusés sur des matières dures, et multiplier par le moyen de l’impression. Histoire de la gravure. . . . 1
- Gravure à l’eau-forte.................................. 2
- — au burin...........................................
- — au lavis ou à l’aquatinte....................' 1,1
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- a83
- ET TABLE DES MATIERES.
- Gravure au pointillé............................ . . .110
- •— dans le genre du crayon..................• . . 113
- de la lettre............................................
- — de la musique.....................................173
- — de la topographie et de la géographie .... 137 — en camaïeu, ou à plusieurs tailles (gravure en bois). 214
- — en clair-obscur, ou camaïeu..........................15
- *- en couleur. . . . '................................
- en manière noire, ou mezzo-tinto........................
- —• en taille d’épargne (sur bois)....................i83
- — sur acier..................................... 146
- *— sur bois...............................................
- — sur bois (nouvelle)..................................
- •— eu relief sur métal et sur pierre.................221
- •— par voie de l’électricité.........................237
- Gravure mate et de relief, employée pour les plan-
- ^es qui servent à la fabrication du papier de tenture, ^es toiles peintes, des ornements et des gros caractères Affiches.
- Les planches qui servent à cette gravure sont ordinai-^tftent de cormier ou de poirier.
- Grattage, opération pour faire disparaître ou affai-des parties gravées sur métal, ou pour enlever la Efface des tailles gravées sur bois et leur donner plus épaisseur.
- Grattoir, instrument pour enlever une partie de la S|ll,face d’une planche, et effacer des faux traits ou des
- ^droits endommagés................................. i
- — pour la gravure en maniéré noire............119
- pour la gravure de la musique..........180-191
- Grjgnotis, travaux de la gravure, vagues et tremblons» interrompus par des points de toutes les formes, et f«its à l’eau-forte ou à la pointe sèche : ils conviennent ^r'ucipaiement pour les feuilles, les troncs d’arbres,
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-
- VOCABULAIRE
- a$4
- les terrains, les vieilles murailles, etc. On peut, avec de l’adresse, forcer le burin à exécuter ce genre de travail.
- Gouges, instruments du graveur en bois, pour dégager les planches, les vider : il y en a de plates, de
- courbes, etc.....................................iSg-»'1
- Guidon (gravure de la musique)....................
- II
- Hachures, lignes ou traits dont on se sert pour exprimer les demi-teintes et les ombres : on les nomme plus
- communément tailles.............................7!
- — pour la gravure en bois........................
- Hampe, morceau de bois ou d’ivoire qui forme le manche de différents instruments.
- Heurté, se dit d’un ouvrage fait avec promptitude, dans lequel on remarque des touches hardies et prononcées.
- Huile,.liqueur composée de particules grasses et inflammables, qu’on tire de plusieurs corps naturels : les graveurs emploient l’huile pour graisser les pierres à aiguiser et pour dévernir les cuivres.
- L
- Impression, opération pour obtenir des épreuves d'une planche gravée. (Voyez le Manuel de l Imprimeur en taille-douce, de VEncyclopédie-Horet.)
- Instruments et matières employés pour la gravure à beau-forte................................................2 9
- Intervalles, terme de la gravure de musique. . . . 1 T?
- Ivoire, on en fait des pointes pour graver à l’eau-forte.
- L
- Laiton, cuivre jaune , plus solide et dormant un bien plus grand nombre d’épreuves que le cuivre rouge.
- Lancettes (lames de), employées par un grand nom-
- 3/
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- ET TABLE DES MATIERES 285
- de graveurs en bois pour faire des pointes. (Voyez ce
- k)
- iavis, gravure au lavis..............................
- langue-de-chat, ou burin-échoppe du graveur en
- k . . . . . . ...................................
- lettre ( gravure de la)...............................
- lettres (proportions des)...................j67-168
- liaisonnage, opération de la gravure de la lettre. . .160
- I loupe, verre convexe qui grossit les objets à la vue. ks les graveurs se servent de loupe pour travailler.
- M
- 23o
- 191
- 188
- 189 118
- 20
- J79
- >9 118
- Machines à graver.........................I
- Maillet, employé pour la gravure de la musique Manches des pointes, pour la gravure en bois. .
- — pour les autres outils ......
- Manière noire (graveur en)....................
- Marteau pour planer et repousser le cuivre. .
- — pour le graveur de la musique.. . . . .
- Masse en acier, pour frapper les poinçons dans la gra
- ke de la musique....................................ibid.
- Mesure (signe de), dans la gravure de la musique. ij6 Meuble pour contenir les outils du graveur ....
- Mezzotinto, gravure en manière noire..............
- Mixtion, mélange de cire, de térébenthine, d’huile jj°l»ve et de saindoux, par parties égales, fondues, bouil-es et bien mélangées, dont peuvent se servir les gra-krs pour couvrir quelques endroits d’une planche où e5u-forte a suffisamment mordu.
- Mordants pour la gravure sur bronze.....................
- Mordants pour la gravure sur acier..................... 48
- N
- ftotes (gravure des) de musique...................175
- Notice historique sur l’art de la gravure.........r
- Nouvelle gravure en bois......................
- . 217
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-
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- a86
- VOCABULAIRE
- O
- Observations générales sur la composition des vernis.
- Olive, instrument pour décalquer....................
- Ombre. (Voyez Hachures et Tailles).
- Onglette, instrument pour la gravure de la musi
- que......................................... . 180
- Opération pour vernir une planche. , . . . .
- — pour la faire mordre...........................
- — pour la gravure en bois........................
- Opus mallei, gravure au pointillé...................
- Outils. (Voyez Instruments).........................
- Ouvrage au maillet, gravure au pointillé............
- P
- Papier à calquer....................................
- — glace, pour calquer. ..........................
- — huilé, idem....................................
- — végétal, ou paille pour calquer. .....
- — verni pour calquer.............................
- Parallèles, instruments pour disposer les mots, parle
- graveur de lettre.......................................
- Petit vernis, vernis à couvrir......................
- Petit berceau, pour refaire du grain dans la gravure en manière noire.
- Pierre à l’huile, ou pierre douce...................
- Pierre du Levant, ou pierre dure....................
- Planche, morceau de cuivre ou d’acier sur lequel on grave, ou sur lequel on a gravé •, une planche gravée : on donne aussi ce nom aux épreuves, dans certains cas, ou ouvrage accompagné de planches ou de gravures. Planche à rayer, pour la gravure de la musique. . Poinçons d’acier, pour la gravure de la musique. . •
- Pointes, instruments pour graver à l’eau-forte. . •
- — à calquer et à décalquer....................•
- 5J
- ibid'
- ibiil
- ibi*1.
- 30
- ibid‘
- ,80
- i79
- 4Î
- kl
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-
-
- ET TABl.E t)ES MATIÈRES. 287
- Pointes ou couteaux pour la gravure en bois. . . .187
- — pour tracer la gravure de la musicpie............180
- — sèches, pour graver sur le cuivre nu............109
- Portées, terme de musique. ........................174
- Poirier (bois de), employé pour la gravure. . . .192
- Prêle, pour polir le bois............................ y3
- Procédé pour border une planche avec la cire â mo-fW, afin de pouvoir la faire mordre par l’eau-forte. . 64
- R
- Rficloir, lame d’acier forte et bien trempée que l’on ai-l^se sur son côté large, afin que l’angle qu’il fait avec
- Edeux petites faces du bout soit toujours bien inor-1t, Le racloir sert dans la gravure en manière noire et
- ûs la gravure en bois..................................i3o
- Remarqttes, faux traits, taches ou accidents qui se furent quelquefois sur la marge des premières epreu-** d'une gravure, et qui sont ensuite effacés; c’est sourit un guide pour les amateurs, mais la cupidité sait Mquefois en tirer parti.
- Rentrées, planche de bois pour imprimer en couleur.
- ^°yez Camaïeu.)
- Rentrer, c’est passer le burin dans les tailles d’une plan-gravée, où l’eau-forte n’a pas assez mordu, eu for-^er les hachures pour donner plus de force à certaines Sies.
- Repousser, frapper derrière un cuivre les endroits qui *f|t été grattés, pour les remettre au niveau de la surface.
- Retoucher, rentrer, repasser le burin dans les tailles J^ée planche gravée, qui est usée par le grand nombre preuves qu’on en a tirées.
- ^n appelle épreuve retouchée, celle qui a été imprimée lsqu’elle n’était pas terminée, etqu’au moyen ducrayon du lav{s j çu a conduite à l’effet quelle doit produire N*« tard,
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- ' 286 VOCABULAIRE
- T
- Table du graveur. . . ........................il
- Tableau des caractères et des hauteurs , en décimilli- * mètres, des écritures à employer pour la gravure des plans et cartes.....................................
- Tableau présentant, avec le développement de la série générale dans les termes de laquelle les services publics doivent choisir leurs échelles de cartes et de plans, les types des hauteurs d’écritures affectés aux échelles adoptées par le Dépôt général de la guerre.................
- Tailles ou hachures, pour indiquer les ombres et les demi-teintes.
- Les tailles , dans la gravure , sont ordinairement croisées, excepté dans les parties qui approchent des lumières; et quoiqu’on ail quelquefois gravé avec un seul rang de tailles, cela peut être regardé comme une singularité ou un tour de force qu’on ne doit pas chercher à imiter.
- Les travaux, dans les premiers plans, doivent être plus larges; cependant on doit éviter l’abus dans lequel on est souvent tombé depuis quelque temps, de placer sur les devants des tailles qui choquent l’œil par leur épaisseur, et qui laissent entre elles des blancs qu’on est obligé de remplir par de petits moyens qui sont moins un principe de l’art qu’une ressource pour dissimuler une faute.
- Tailles d'épargne, gravure en bois............183—
- — à la pointe et à l’eau-forte.................yo-'’1
- — perdues, celles qui sont plus basses que les autres, et qui ne tirent pas à l’impression ( gravure en Lois).
- Talonade, opération pour la gravure de la lettre. . •
- Tampon pour vernir les planches..................• ^
- Tampon de feutre pour nettoyer les planches et dégager les tailles............................................. ^
- Tas d’acier pour dresser et planer les planches. . • 3
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- ET TABLE DES MATIERES. 28g
- pour le graveur de musique. . . . . . .17g
- Mgne pour la gravure de musique...............ibid.
- !des cartes et plans (gravure de la lettre). 169,170
- graphie (gravure de la).......................1$y
- ter* faire le trait avec une pointe...........g,
- K lignes, contours tracés sur une planche à graver,
- "tepointe ou un burin; gravure au trait, celle qui ks ombrée.
- ^ux, c’est, en gravure, l’ensemble des tailles, des 'tailles, des hachures et des coups de pointe à l’aide on imite les effets de la peinture. On dit que W estampe il y a peu de travaux, ou beaucoup de , selon que ces moyens y sont plus ou moins em-Les travaux sont moelleux , secs, égratigné», fermes ou nourris, selon le talent de l’artiste.
- ?utn, outil très-utile pour tracer des lignes p aral-* pour graver des tailles bien droites sur le bois , 1 g t
- V
- V., enduitcomposé de différents ingrédients, qu’on (**e sur une planche de cuivre ou d’acier, pour y Ensuite à la pointe ce que l’on veut graver. vernis
- ^ à la gravure à l’eau-forte.................. . 29
- ks à couvrir ou petit vernis........................39
- ^Ittnc, dit de Rembrant.......................... .32
- Callot......................... * • . 33
- ...........................................29, 53
- Florence.....................................3 r
- •fo graveur Bosse...............................ibid.
- "ou.........................................31,55
- ^ une planche de bois, dégager la gravure. .211 hî} BU VOCABULAIRE ET DE LA TABLE DES MATIÈRES.
- BAR-SUR-SEINE. — IMP. DE SA1LLARD.
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- imb . Tardieu sculpsit
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- Planche pour l'article JPari^ue du Jla/uet>l du Graveur
- F. 2_______
- F. 12.
- F. 13 .
- F. îo.
- F. u .
- F.4 . F.5.
- ^.F-15. F. !«. F. 17. F.ih . F.i9. F.2
- F.3 0 .
- F. 3 2 .
- F. 3 1 .
- 22. 23. 24. 25. 2 5. 27. 28 .
- F. 34.
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- F. 37.
- F . 36 .
- F. 35 .
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- F. 38 .
- F. 51 ..
- F. 5o .
- F. 5 2 .
- F. 54 .
- F. 53 .
- F.55 .
- F. 56 .
- F. 45. F.*«-
- RtcA<>mt?tc /fcro j'Cfiÿtj'it
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