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Nouveau manuel complet du maçon-platrier, du carreleur, du couvreur et du paveur
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- MACON-PLATRIER,
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- CARRELEUR,
- COUVREUR ET PAVEUR.
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- AVIS.
- Le mérite des ouvrages de Y Encyclopèdie-Rorct leur a valu les honneurs delà traduction, de l’imitation et de la contrefaçon. Pour distinguer ce volume il portera, à l'ivenir, la véritable signature de l’éditeur.
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- MANUEL5-R0RET.
- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- MACON-PLATRIER
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- DU CARRELEUR,
- DU COUVREUR ET DU PAVEUR.
- Par M. TOUSSAINT, Architecte.
- Ouvrage orné de dix Planches
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- PARIS Sfy
- A LA librairie encyclopédiW%v
- RITE HAHTEFEUILCE , N° 10
- 1641.
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- INTRODUCTION.
- L’éditeur de Y Eneyclopédie-Roret n’a jamais perdu de vue le double but dans lequel il a entrepris la publication de l’importante collection des Manuels qui la composent, savoir: celui d’offrir une série des Traités élémentaires, dans laquelle non seulement les professeurs , les élèves et les amateurs puissent acquérir des connaissances utiles ; mais aussi que cette collection s’adresse particulièrement aux agriculteurs, aux fabricans , aux manufacturiers et aux ouvriers qui veulent connaître ce qu’ils doivent savoir pour exercer avec fruit leur profession.
- De même, les savans et les praticiens auxquels il s’est adressé pour réunir en faisceaux cette série de sciences si diverses , n’ont jamais oublié qu’elle était destinée à être consultée et entendue du plus grand nombre, c’est-à-dire à devenir populaire; aussi, presque tous les Manuels publiés jusqu’à présent sont dépouillés de l’attirail scientifique qui suppose, dans les lecteurs, une primitive éducation indispensable pour les comprendre ; et les principes présentés sont, en général, réduits à leur plus simple expression, parce que ce sont les ouvriers et les praticiens dans chaque profession , qui sont appelés à en faire usage.
- C’est donc sous cet aspect que l’on doit considérer le M*-
- MAÇON- I
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- nuel du Maçon, du Couvreur, etc. , que nous publions aujourd’hui, et non comme vin cours complet de construction ; car il contient seulement les opérations manuelles et de pratique de ces professions , qui du reste exigent une grande habitude, de l’adresse et de l'agilité, plus encore que des démonstrations résultant d’une savante théorie. Ce Manuel offre, en conséquence, la partie matérielle de ces professions, et l’analyse , d’après des témoignages irrécusables, des qualités et des défectuosités des matériaux qu’on y emploie , tant sous le rapport des matières premières que de leur fabrication; et d’aprèsl’expé-rience , les notions nécessaires pour leur amalgame et leur mise en œuvre; car , nous le répétons, c’est un livre tout de pratique qui s’adresse particulièrement aux ouvriers desdéparte-mens , lesquels, étant souvent chargés de quelques travaux par les propriétaires , deviennent par le fait des entrepreneurs.
- Et comme, notamment dans les provinces éloignées, les ouvriers manquent de modèles et de principes régulateurs , nous ayons multiplié nos exemples en les rendant palpables par des dessins gravés sur une assez grande échelle pour qu’ils soient bien compris , et qu’on puisse en faire de justes applications : ce qui sera facile à l’aide d’un peu de goiit et de tact, ce dont les ouvriers qui ont le désir de s’instruire ne sont pas entièrement dépourvus, puisque le désir seul est une preuve évidente de cette heureuse disposition.
- Les principes de la géométrie font partie de notre Manuel d’Architecture, et l’objet spécial d’un volume de Y Encyclopédie-Rare t , sous le titre de Manuel de Géométrie ou Principes élémentaires de cette science ; nous engageons d’y recourir ceux qui voudront se familiariser avec elle ; cependant, comme les Manuels sont indépendans les uns des autres, nous n’avons pu nous dispenser de retracer ceux de ces principes élémen-
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- taires dont l’usage est journalier dans la pratique, en indiquant toutefois les applications qu’en font les ouvriers.
- Les Manuels spéciaux du toisé , qui font aussi partie de cette immense collection , la partie technique ou théorique de l’art de bâtir et les prix des divers travaux de chaque profession , compris dans notre Manuel d’Architecture, nous ont dispensé également de traiter ces spécialités , puisque ce serait nous répéter sans utilité, chacun étant toujours à même de les consulter au besoin.
- Pour ne pas embarrasser notre texte qui n’a dû présenter que le plus succinctement possible les travaux manuels de l’ouvrier , nous avons rejeté dans le vocabulaire, i° toutes les opérations accessoires auxquelles il se livre : ainsi on verra aux mots tracertraîner, remanier, affleurer, aligner, appareiller , gâcher, etc., la description pratique de ces diverses actions. 2° Relativement à la nature et aux qualités des divers matériaux, on s’en instruira en consultant les mots terre, argile, tuf, sable, gravier, glaise, pierre, moellon, plâtre , tuile, ardoise, pavé, stuc, béton, pisé, torchis, etc. 3° Quant aux outils et machines, on saura ce que c’est qu’un trousquin, un alilade, une boussole, les diverses sortes de compas en usage dans les constructions , un treuil, une grue, une chèvre , un vérin, un cabestan, un déclic, etc. 4° On trouvera aussi l’explication de ce que l’on entend en termes de jurisprudence appropriée aux bâtimens par vues, trou du chat, al-luvion, échellage, héberge, indivision, servitudes, surcharges, etc. 5° Les principaux termes de géométrie sont expliqués. 6° Ceux propres à l’architecture, tels que ordres, fronton , tympan ,fûl, métopes, triglyphes, cathète, plates-bandes, sophitle, stylobate, campanille, amortissement, acrotère, tiers-point, etc. 70 Et ceux relatifs au dessin: calquer, coter,
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- flan, esquisse, lavis et autres. Enfin, nous avons ajouté plusieurs lois et ordonnances spéciales à quelques constructions : celles contenant les bâtimens en général, faisant partie de notre Manuel d’Architecture.
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- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- MACON.
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- CHAPITRE PREMIER.
- CE QUE C’EST QU’UN MACON * OU UN PLATRIER.
- 1. La profession de maçon exige de la part de celui qui l'exerce, une certaine adresse et quelqu’habileté , et sous ce ^apport, un bon maçon doit être considéré comme un ouvrier très utile, non seulement à la confection des bâtimens en général, mais aussi à la fortune de l’entrepreneur qui sait l’employer avec discernement : et c’est en effet à mettre cet Ouvrier à sa place, que vise toujours un maître intelligent, autant jaloux de ses intérêts que de la perfection des travaux dont il est chargé ; car tel maçon est très habile à hourder , a latter et à jeter des plafonds , tel autre à pigeonner, tel autre encore à traîner des corniches et à couper des moulures, a la main : enfin , quelques-uns sont propres à des gros ou-Vrages , et d’autres à des travaux plus fins, plus minutieux, qui réclament plus d’attention , de rectitude et de patience.
- 2. Ainsi que toutesles autres professions, celle-ci a ses degrés. Les ouvriers qui se destinent à la maçonnerie , sont presque tous originaires des départemens de la Haute-Vienne , de la Lreuze et de la Corrèze , qui formaient autrefois les provinces de la Marche et du Limousin ; ils viennent jeunes à Paris , et
- À Paris et dans les environs , l'ouvrier qui emploie les plâtres s’appelle mais dans plusieurs départemens. et notamment dans le Midi, on *e désigne sous le nom de Plâtrier.
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- commencent à servir les compagnons sous la dénomination de garçons ou manœuvres. Ils se placent dans un atelier sons les ordres de ce compagnon , lui portent ses outils , gâchent son plâtre et le lui apportent sur son échafaud. font le mortier , s’attèlent au chariot pour le transport des matériaux à pied d’œuvre ( dans ce cas ils prennent le nom de bardeurs ) ; et font enfin tout ce que leur commande le chef qu’ils se sont donné pour tout ce qui concerne les travaux : il y a même des garçons de plusieurs degrés, celui qui sert le /imonrinest le pre-mier ; sa tâche est daller chercher l’eau pour remplir le bassin préparé pour l’éteignage de la chaux , de remuer cette chaux au fur et à mesure de son extinction, d’apporter le sable près du bassin ; et après le mélange fait sous la direction de son compagnon , de remuer ce mélange avec le rabot, jusqu’à ce qu’étant entièrement effectué , il ne reste plus de parcelles distinctes de chaux ; enfin, il charge l’oiseau de ce mortier , le prend sur ses épaules , et en fournit son compagnon de telle sorte qu’il n’en manque jamais , et qu’il ne perde pas de tems. Ces garçons du premier degré sont nommés plus volontiers que les autres, manœuvres, parce qu’ils servent spécialement les limousins limousinant, ce qui s’entend particulièrement de ceux qui ne construisent que des murs en moellon ou en meulière.
- 3. Ceux qui servent les maçons proprement dits, ou plâtriers, comme on les nomme dans quelques départemens, sont assujettis à la même discipline, et ne se distinguent des pre -miers que parce qu’ils servent ces sortes d’ouvriers faisant les plâtres, et en général les ouvrages moins grossiers que les limousins. Il leur faut aussi un peu plus d’intelligence, de tact et d’habitude pour bien gâcher à propos, en raison du travail à faire, et aussi un peu plus d’activité ; le plâtre humecté d’eau ne pouvant souffrir aucun retard dans l’emploi , et le maçon ne devant pas attendre lorsqu’il a appelé à tems son augée : parce que presque tous les ouvrages, comme enduits , plafonds, corniches traînées, etc., doivent être faits d’un seul jet, sans reprises ni coutures, pour atteindre la perfection désirable.
- 4. Il y a aussi dans chaque atelier un maître garçon: celui-ci exerce une sorte de police sur ses camarades ; il veille avec soin à ce qu’à la fin de la journée, tous les outils appartenant au maître , les pinces, cordages, têtus , bouchardes, etc. soient serrés dans le magasin ; c’est lui qui distribue les clous, les
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- rapointis et les fers dont les maçons ont besoin , et qui ont été déposés au bureau pour leur usage journalier ; enfin , c’est sur lüi que le maître-compagnon se repose pour mille objets de détail dont il doit s’acquitter avec intelligence et probité : ^ssi est-il toujours payé 25 c. de plus que les autres.
- 5- Le garçon qui veut monter en grade et qui montre par Conséquent quelque bonne volonté, commence par limousiner, c est-à-dire élever des murs entre deux lignes, après avoir fait massifs de fondation : il faut qu’il sache planter ses broches , tendre ses lignes, prendre ses aplombs, observer les ^traites nécessaires pour le fruit à donner à sa construction ; Ç>ll’il sache ébousiner son moellon , préparer les lits, smiller <:s paremens : enfin poser ses assises d’arrasement ou de ni-\®au } Lien fiaisonner chaque moellon avec l’assise inférieure, <'1' employer le mortier ou le plâtre pour hourder avec discernaient et avec économie, c’est-à dire sans que l’entrepre-1>eur éprouve aucune perte, et que néanmoins il ne reste 5llcun interstice entre les moellons et les hourdis ; ce qu’on u°mme bain de mortier ou de plâtre.
- 6. Le compagnon maçon est l’ouvrier qui, ayant presque °lljours passé par les degrés expliqués ci-dessus, est enfin ‘"'rivé à faire les plâtres , et ce qu’en général on appelle légers °^vrages; ce qui comprend tous les recouvremens de murs, t0ril|oe crépis , enduits , joints, tableaux, feuillures, embrâse-^aiens, ravalemens intérieurs et extérieurs, etc.; ceux des pans (jfc bois en charpente et cloisons en menuiserie , comme hour-
- ls> entrevoux , lattis, crépis et enduits ; les recouvremens de mitres et autres pièces de charpente , les cloisons en brique, ,s planchers et plafonds, droits ou-en voussure, augets, c^es sur lattis ou sur bardeau, corniches, entablemens, ^branles , couronnemens, frontons, et tous les ouvrages de oie nature qui se traînent au moyen d’un calibre ; les pilonnages des tuyaux de cheminées , les fours et fourneaux ; j 1,8 les sceliemens en plâtre ou en mortier, en un mot tous ouvrages du bâtiment qui se font en plâtres et qui recou-ou terminent les grosses constructions.
- 7. Le bon maçon doit aussi savoir assez tailler la pierre t ,l)r pouvoir se dispenser d’appeler un tailleur de pierre pour j^te 11 n trou de scellement, une entaille ou quelque travail peu
- Portant dans cette matière ; il est bon aussi qu’il sache bien Ser et couler un morceau ajusté par incruste lient, ou nu
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- dallage de cuisine, de passage d’allée ou autre ; aussi, com® nous l’avons dit plus haut, un maçon adroit, laborieux f intelligent, est un ouvrier très précieux pour celui qui l’eH ploie , et notamment lorsqu’il sait avec discernement le met® à sa véritable place.
- 8. Alors, ce compagnon ayant resté quelque tems attaché a1 même maître qui a su l’apprécier , devient maître compagne et dirige tous les autres. Dès ce moment il devient le second le bras droit de l’entrepreneur : c’est lui qui reçoit les fourtf tures faites au chantier, comme plâtre, moellon, ciment, sabl‘ etc. ; qui vérifie la qualité des matériaux, ainsi que les lett® de voiture, et qui en tient note pour établir le compte de cb* cun ; il refuse ceux qui sont avariés ou d’une qualité inb rieure à celle énoncée ; il rectifie le cubage lorsqu’il y a lieu il note les journées et les heures de tous les compagnons ( garçons de l’atelier, leur distribue l’ouvrage, chacun en rais** de sa capacité; paie et renvoie les paresseux et les turbuleus enfin, il est le surveillant de tous les instans et le fidèle $ dien des intérêts du maître , et il agit en conséquence.
- 9. C’est à ce grade que finit le compagnonnage ; cependa^ lorsque l’entrepreneur a plusieurs ateliers et beaucoup de ® vaux à la fois , il se fait aider d’un commis : ce commis e souvent pris dans ceux qui, assez intelligens, assez actifs ' assez probes pour avoir passé sans reproche par tous lj grades inférieurs, joignent à cela la première instruction, c’e* à-dire , savent lire, écrire, les quatre règles de l’arithmétiq111 un peu de dessin et de coupe des pierres : ces talens, ab: que la bonne opinion qu’ils ont déjà donnée de leur eapa^ comme praticiens , les font souvent arriver à conduire e' semble et comme chef tous les ateliers sur lesquels ils e^ cent leur surveillance immédiate : dans ce cas, ils ont le pouvoir sur les maîtres compagnons, appareilieurs et au® chefs spéciaux des chantiers, que ces derniers ont sur ouvriers qui se trouvent sous leurs ordres. Ils sont chargés plus de répondre aux architectes , de leur donner les mes® qui leur sont nécessaires, de prendre leurs ordres en l’*) sence de l’entrepreneur, de dresser et remettre les attacb mens figurés et écrits aux inspecteurs , en un mot, la cow tabilité journalière est leur affaire personnelle.
- 10. Une grande partie des entrepreneurs de maçonner^ parcouru successivement cette série de fonctions avant
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- prendre la patente de maître, et de construire pour son compte ; et en effet, il est nécessaire d’avoir suivi tous ces de-?res pour être un bon constructeur, parce tju’on a pu y acquérir les connaissances pratiques qui sont indispensables pour exercer cette profession ; mais ils ne devraient pas aller plus °ln, car si on en sait assez alors pour comprendre un archive et pour exécuter des plans, on est loin d’avoir acquis °Us les talens qui concourent à la confection de l’ensemble , Uri bâtiment de quelqu’importance ; et si on connaissait bien a, portée de ces facultés, il n’y aurait pas , pour l’honneur des ^‘•tables architectes , tant d’aligneurs de maçonnerie et d'ar-ltectes à forfait, comme le bibliophile Jacob désigne avec rais°n cette tourbe d’hommes sans talens qui, de nos jours , Sfj forment des airs d’artistes , et usurpent audacieusement la " ftCe que des hommes honorables et studieux devraient occu-Per exclusivement dans la société.
- 11 • Mais cette facilité, qui a souvent des résultats si funestes J°Ur les propriétaires , lorsqu’il s’agit de construction , cette l ,;sOïnption qui porte l’homme qui pourrait être utile dans a sphère, à se faire passer pour ce qu’il n’est pas, vient, ainsi * e Oous l’avons dit ailleurs , de la faculté qu’a le premier j '®'1 de s’affubler du titre d’architecte, au moyen d’une pa-j.ate : nous nous sommes souvent récrié contre cette absur-j ® de nos lois fiscales, qui assimilent un artiste à une pro-;ssW toute matérielle , et sur les graves inconvéniens qui en , Uuent (i) ; espérons qu’un jour notre législation sera chan-6 . a cet égard comme à tant d’autres sur lesquels les bons es-:s réclament depuis long-tems.
- . '°us allons indiquer successivement quelles sont les con-^ Ssunces que doit posséder un hop maçon : très peu sans jc-Ute (s’il y en a) les ont acquises, puisque nous ne parlons ^ que des ouvriers ; c’est donc celui qui en réunira le plus y joindra la plus longue pratique, que l’on devra consi* er comme le meilleur ouvrier.
- ' ob-2 ^es élémens de géométrie qui suivent et ceux qui font ^anuel de Géométrie qui fait partie de l’Encyclo-k le'horet, sont indispensables aux bons maçons et doivent partie de sa première éducation théorique; parce que ,
- Mémento des Architectes, Ingénieurs, etc., introduction. — ** Architecture , deuxième édition, tome 11 page §5. — Traité d’ar-'<lhi(;i*l,re féerique et pratique simplifié; \8i2. Théorie, page g. Con-l°n, page 44 et auiv.
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- dans le cours de ses travaux sur les chantiers, il trouvé souvent l’occasion d’en faire l’application sans recourir a" avis de ses camarades ou de son patron , ce qui lui attiré déjà dans l’atelier quelque considération vis-à-vis des prend6 et quelque faveur auprès du dernier.
- CHAPITRE II.
- MATÉRIAUX EMPLOYES PAR LES MAÇONS.
- 13. La connaissance des matériaux, leur choix et l’appré6* tion précise de leurs qualités et de leurs défectuosités, est'" des sciences les plus importantes à acquérir pour l’ouvrier ! veut faire de bons travaux, et ne pas provoquer les ju*1. reproches des propriétaires qui l’emploient; car lors qu’il serait irréprochable sous le rapport delà main d’œu'1' il ne serait pas excusable sous le prétexte que les matières ^ il s’est servi n’étaient point convenables à l’usage auquel Ü; a fait servir ; car c’était à lui. à les choisir, de telle sorte (f1 présentassent la ténacité et la dureté convenables.
- § I. T)E LA PIERRE.
- 14. Quoique le maçon on le plâtrier proprement dit, fl'fi
- ploie pas la pierre , comme cet ouvrier peut devenir un f, entrepreneur, et qu’alorsil aura besoin de la connaître, devons donner ici une analyse raisonnée de cette matière/ tient le premier rang dâns l’art de la construction en géucI et de la maçonnerie en particulier. j
- le bon constructeur doit en effet apporter une atte>1|i scrupuleuse dans le choix delà pierre , afin de l’employer/ venablement, soit en raison de sa densité, soit par rapfi à ses autres qualités, afin de rejeter celle qu’il ne reco(î| trait pas propre à braver l’effort du tems et de rinteiflf'j des saisons lorsqu’elle y est exposée : celles enfin qui Ve l raient pas reconnues avoir assez de consistance pour supp0!] le poids dont elles doivent être chargées, qui s'égrènent à l'air, ou qui s’éclateraient à.la gelée, etc., et n’adopte" ^ celles dont le grain est égal, que l’on peut tailler au | teau, qui ne sont ni trop tendres, ni trop réfractait’^1.
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- 'I1'1 sont enfin de nature à résister aux incendies sans se fendre et s’éclater.
- *5. Les différentes roches calcaires employées le pluscom-^nément dans les édifices publics et les bâtimens particu-ers< sont les grès , les granits, les pierres calcaires propre-e,)t dites et les laves. Nous ne parlerons dans ce chapitre ({lle de la pierre calcaire, parce qu’elle est plus répandue atls la nature que les autres roches, et que c’est cette es-Ce qui est préférée partout : les autres n’étant employées au e,Oe usage qu’au défaut de celle-ci.
- Les pierres calcaires se trouvent en bancs ou couches hori-®tales de diverses épaisseurs, dans une grande quantité de °utagnes , dont elles forment la masse entière, à quelques j e(*s d’épaisseur dans le sol : on les reconnaît facilement par couleur blanche tirant sur le jaune , et parce que le cancre minéralogique qui leur est propre , est de faire effer-escence avec l’eau forte et les autres acides , de se réduire chaux par la calcination ; et enfin de se laisser atteindre et “fcr par des instrumens en fer.
- Ces couches ou bancs de pierre conservent dans la carrière très grand développement toujours parallèle ; aussi, les
- ait-on presque toujours de la hauteur de ce banc, de telle que les blocs qui proviennent de la même exploitation
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- j. Uu même banc sont toujours d’égale hauteur, mais qui dif-pj ent de longueur et de largeur, d’autant que cette pierre est > ls homogène dans toutes ses parties constituantes ; on coupe effet la masse aux deux extrémités avec le pic, et à l’aide ^ coins frappés avec force, on sépare le bloc qui a les protons demandées.
- LUne pierre est de haut appareil, si elle provient d’un IL c épais, ou se nomme de bas appareil, si elle est tirée d’nn c ûhnce ; l’appareil de la construction est réglé par consé-d’après cette hauteur, car elles y sont placées par assises if, a même manière qu’elles gisaient dans la carrière : ce qu’il ^en distinguer lorsqu’on taille les lits de dessus et de des-
- ^ y a cependant quelques espèces de pierres qui peu-
- ctre employées en délit, c’est-à-dire dans quelque po-
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- °a que ce soit, sans considérer leur lit de carrière ; on en
- tj ^es piédestaux, des fûts de colonnes d’un seul morceau , ,ühesouvrages où on ne veut pas de joints, Selon un savant
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- ingénieur en chef des ponts et chaussées (M. Gauthey), c* espèces de calcaires sont susceptibles de porter un tiers ^ plus dans les sens opposés que dans celui de leur lit naturel Elles sont rares, et par conséquent très recherchées; nousP indiquerons dans la nomenclature qui suit.
- 18. Presque toutes les contrées de la France possèdent & pierres calcaires propres à la construction, et l’on distingue pa( mi celles qui fournissent les carrières les plus abondantes , lf départemens de la Seine , Seine-et-Oise , Yonne, de la selle , du Nord , de la Haute-Marne , de l’Oise, du Doufi* de la Côte-d’or , Vaucluse , Dordogne , du Lot, de la Meus* du Calvados, du Gard et dés Hautes-Pyrénées; mais elles dift rent toutes de qualité, de couleur et de densité. Par exempt les pierres de Besançon (Doubs) sont excessivement coinp3' tes, et sont susceptibles de recevoir un beau poli ; celle Tonnerre (Yonne) est très blanche, tendre et d’un grain f>c aussi est-elle réservée pour les ouvrages délicats et pour \ sculpture; celle d’Avignon (Vaucluse) est d’un blanc tira1' sur le roux , d’un grain excessivement fin, et peut servir a" mêmes usages ; celles de Montpellier (Hérault) renferment A débris de coquillages qui semblent en composer la masse tière ; celles du Gard sont de plusieurs sortes ; celle que ^ anciens ont employée aux arènes est d’un blanc grisâtre , f compacte, et peut être extraite par blocs énormes ; cefr qui forment le célèbre pont du Gard, sont remplies de frt mens de coquilles et de madrépores parfaitement distinct’ celles du Temple de Diane et de la Maison-Carrée sont! contraire d’un grain très fin. A Orléans (Loiret) cette $ tière est analogue au Château-Landon. A Tours et à Chi”1' (Indre-et-Loire), elle est d’un grain fin et très serré, se tJl lant facilement et soutenant parfaitement les arêtes vi^ A Rouen (Seine-Inférieure) les pierres d’appareil de CauiîA et le liais de Vernon , sont remarquables par la beauté dele'î contexture, à Caen (Calvados), il y a des pierres cale»*1! coquillées très belles et très blanches ; aux environs de fi jj deaux , les bords de la Garonne, du Lot, de la Dordognet la Vézère, offrent une grande quantité de bancs calcaires P ou moins compactes. La ville de Marseille est entièrefl’f construite en pierres froides, provenant des environs d’A1’
- et des carrières d’Arles, de Saint-Leu, de Callisanne A Lyon on tire de différentes carrières environnantes
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- tuées à Yillebois et sur le territoire du département de l’Ain , des pierres dites de Choin, qui sont d’un excellent usage , et la pierre de Seyssel, qui se fait remarquer par sa finesse et par sa blancheur ; on se sert aussi de la pierre Saint-Fortunat, co-fluillère veinée, qui est d’un gris plus ou moins foncé, que l’on emploie notamment pour les seuils, appuis, marches d’escalier, jambages , étrières , etc.; les pierres de Lucenay, de Couson , de Saint-Cyr, et enfin la pierre fine de Pomier, et les calcaires rouges de Tournus, dont les marbriers et les sculpteurs se servent pour faire des chambranles de cheminées, parce qu’elle reçoit un beau poli .
- 19. Le département de Seine-et-Oise offre aussi pour les constructions de son territoire et celles de la capitale , un grand nombre d’espèces de calcaires qui s’y transportent par terre ou par l’Oise et la Seine, parmi lesquelles on distingue celle de Saillancourt près Pontoise, dont on peut obtenir detrès grands blocs , et qui ont été employées au parapet du pont de Veuillv; celles de Conflans, au confluent de la Seine et de l’Oise , très blanches et très fines, et qui ont fourni les deux blocs pesant chacun 53 milliers avant leur taille , et qui forment les angles du fronton du Panthéon : ces deux blocs, extraits du banc royal au-dessus duquel est un premier banc qui fournit une pierre un peu moins fine de grain et moins dure , dont les chapiteaux du même édifice sont formés ; la roche de Poissy, analogue à celle des environs de Paris , le liais de l’Iie-Adam près Pontoise , fin et blanc , et ayant jusqu’à 60 centimètres de banc; enfin la roche de Saint-Non, près Versailles, dont le banc a 5o centimètres.
- ao. Le département l’Oise possède le beau liais de Senlis, de 3o à 40 centimètres de banc , plus le vergeté et le Saint-beu , extrait des carrières du village de Saint-Leu, sur les bords de la rivière d’Oise : le vergelé est tendre et d’un gros grain , le Saint-Leu proprement dit est plus dur et de meilleure qualité : on emploie ces deux espèces de pierre à Paris.
- Le département de Seine-et-Marne a aussi une espèce de pierre d’une couleur jaune isabelle , d’un grain fin et serré, flui peut recevoir un très beau poli, lui donnant l’apparence d’un marbre commun, mais qui est terrasseux : cette pierre est du l'este d’une très grande solidité : elle est extraite des carrières de Château-Landon ; et quoique ces carrières soient situées à vingt-cinq lieues de la capitale, la bonne qualité
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- de ce calcaire autant que la facilité d’en tirer de très beaux blocs de dimension indéterminée, et de les transporter par eau, la fait rechercher à Paris, et notamment pour les édifices du premier ordre : on peut le voir aux piédestaux du pont d’Iéna, aux bassins de la fontaine des Innocens et du château d’eau du boulevard Bondi, etc. C’est au pont de la ville de Nemours où cette pierre a été employée pour la première fois.
- 2 i. Il serait trop long de détailler dans un ouvrage élémentaire toutes les richesses minérales de chacun de nos départe-mens (r), les ouvriers intelligeus et instruits de ces localités les connaissent ; il ne s’agit pour eux que de les soumettre à quelques épreuves d’écrasement et de température pour s’assurerde leurs qualités et de leur degré relatif de stabilité. Nous terminerons donc cette analyse succincte par la description des calcaires delà capitale, parce qu’ils offrent tous par leur diversité une sorte d’analogie avec tous ceux que l’on trouve ailleurs.
- 2 2 .Le département de la Seine possède des carrières très abondantes, dont les calcaires se divisent en pierres tendres et en pierres dures dites libages ; pierres franches qui se débitent avec la scie à dents; roches et liais qui sont débités à la scie sans dents; dans les premières sont les lambourdes de Sain t-Maur près Vin-cennes , dont le grain est grossier, qui est composé presqu’en-tièrement de coquilles brisées, dont la couleur est à peu près jaunâtre et dont on peut tirer de grands blocs, puisqueles bancs sont très épais.On en tire aussi de meilleure qualité à Gentilly près Paris. Le Saint-Leu et le vergelet dont il vient d’être parlé ; le Confions et une sorte de pierre dite parmi’/, provenant des carrières de l’Ile-Adam, sont compris dans celte première classe.
- Les pierres franches proviennent des carrières exploitées à Mont-Rouge, Bagneux , Châtillon, Arcueil et autres extra-muros de la capitale; les constructeurs de Paris en tirent aussi une sorte dite banc franc, extraite des carrières de l’Ile-Adam, et une autre de l’abbaye du "Val, du même pays.
- Les roches sont aussi extraites des environs de Paris et des mêmes exploitations que ci-dessus ; les maîtres maçons font aussi venir, lorsque l’architecte l’exige , des roches de Saillan-court, de Saint-Non, de l’Ile-Adam et de Château-Landon. On employait aussi, il y a quelques années, des roches de
- La table lithologiqne publiée il y a quelques années par M. Lesage* ingénieur en chef des ponts et chaussées, a sept cent quarante-cinq espèces de pierre calcaire, connues en Europe.
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- Sevres, de la chaussée de Bougival et de Passy; mais une partie de c( s carrières n’est plus exploitée, et d’autres fournissent seulement aux. constructions locales.
- On peut comprendre aussi dans les pierres franches un banc franc de 3o à 3 a centimètres de hauteur, qui est de très bonne qualité, et qui, par sa densité, tient le milieu entre les roches et ces premières. Les premières assises du Panthéon français, à la hauteur du sol, ont été construites avec celte pierre qui se tire des carrières de Montrouge , de la plaine d.’Ivry, de Yi-h’y, de Charenton , de Bagneux, etc.
- Les pierres dites de roche se distinguent par le grand nombre d’empreintes de coquillages dont elles sont pénétrées , et par la hauteur de leur banc •, elles sont extrêmement dures et solides, et peuvent à la rigueur être posées en délit, c’est-à-dire en sens inverse de celui de leur lit de carrière, ce qui les rend propres à faire des fûts de colonne d’un seul morceau, tels fine ceux de la cour du Louvre qui, ayant près de six mètres de hauteur , sont très bien conservés, quoiqu’ils soient placés extérieurement depuis plus de deux siècles ( i ). Les roches de Paris sont extraites de la plaine d’Arcueil et de Saint-Maur. Celles de meilleure qualité se tirent de la Butte-aux-Cailles près de Bièvre, de Cliâtillon et de Bagneux ; elles portent généralement de 45 à 65 centimètres de hauteur de banc , ex-cepté cependant une roche mince que l’on nomme plaquettet et qui n’a que 20 à a5 centimètres de hauteur. Il y en a aussi de très dures que l’on nomme roches caillasses. Toutes ces roches sont, ordinairement employées en parpaings, en assises de retraite et en dallages.
- On a employé aussi beaucoup autrefois, et notamment dans les édifices publics de l’ancien Paris , une espèce de roche fine et d’un grain égal, d’un bon appareil et ayant peu de débris coquillers. Cette roche très compacte, nommée cliquai-1, est Maintenant épuisée ; on en tire cependant encore quelques blocs des carrières de Montrouge et de Yàugirard, mais ils sont très rares.
- Le liais est d’une nature très compacte et d’un grain fin et très égal ; son banc est mince, on ne peut l’obtenir de plus de 27 à 3o centimètres de hauteur; mais la longueur des blocs est indéterminée ; il est employé particulièrement pour de
- (O^es colonnes sont extraites des carrières maintenant fermées, qua existaient à Saint-Cloud à cette époque.
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- grandes marches et paliers d’escalier d’apparat, tablettes de balustrades et d’acrotères, dallages et autres ouvrages analogues.
- La pierre de liais provenant des carrières du département de la Seine , est de différentes espèces, savoir : le liais dur qui est le plus beau et celui que l’on préfère pour toutes ses. qualités ; le liais ferrault ou faux liais, d’un grain plus gros et dont le banc est un peu plus épais, mais qui est épuisé maintenant; et enfin le liais tendre dit liais rose qui se tire des car-, rières de Maisons et de Créteil (Seine-et-Oise), duquel on fait des carreaux et des chambranles de cheminée. Les carrières, exploitées à l’Ile- Adam ont aussi une espèce de liais qui ne le cède en rien pour la finesse et la beauté à celui de Paris.
- Enfin, les libages sont les morceaux, inférieurs de roches et de pierre franche de toutes (es exploitations, qui sont employés bruts dans les fondations des édifices publics et particuliers.
- a3. Les pierres d’appareil étant une des parties constituantes principales des édifices , on a dû les soumettre à des épreuves, qui offrent dans leur emploi toute la sécurité désirable, et assurent aux constructions une longue durée. M. Brard, dans son savant Traité de Minéralogie appliquée aux arts, rend compte ainsi de celles de ces expériences qui sont des plus concluantes. » La solidité étant la principale propriété que l’on doit rechercher dans les pierres d’appareil, cette qualité a dû fixer l’attention des savans architectes de tous les tems : tout prouve en effet que les anciens ont apporté une attention scrupuleuse dans le choix des matériaux qu’ils ont employés , et que la distance n’était pas même un motif suffisant pour qu’ils rejetassent telle pierre qu’ils avaient reconnue propre à braver l’effort du tems et de l’air.
- » Perronet, ami et contemporain de Buffon, possédait une collection lithologique composée de toutes les pierres propres, aux grandes constructions; chaque échantillon, de forme et de volume égaux, portait une étiquette où le poids en pied cube était exprimé. Ce savant ingénieur avait soumis toutes, ces pierres à lepreuve d’une machine destinée à faire connaître leur degré comparatif de dureté, et par conséquent la préférence que l’on doit accorder à quelques-unes d’entre elles pour la construction des édifices publics ; cette machine est composée d’un burin en forme de vilbrequin qui est chargé d’un poids toujours égal (18 livres). »
- » Perronet déterminait la dureté de la pierre par le nombre
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- de tours qu’il était obligé de faire faire au forêt pour l’enfoncer d’une profondeur donnée. La dureté d’une pierre était donc en raison directe du nombre de ces tours. Cette expérience a été faite sur sept cent quarante cinq espèces de pierres à bâtir, provenant en grande partie du sol de la France, et tous les résultats en ont été consignés dans un mémoire de le Sage, directeur de l’école des pouts-et-chaussées, acquéreur de la collection lithologique de Perronet ; ce mémoire est accompagné de tables divisées en colonnes où l’on trouve le lieu précis d’ou la pierre a été extraite, sa nature, son poids dans l’air, son poids dans l’eau, son poids à la sortie de l’eau, au pied cube , le nombre des tours du forêt,, la profondeur du trou fait par lui, et enfin le degré relatif de dureté qui s’en déduit naturellement.
- » Pour bien comprendre ce que Perronet entendait par le degré de dureté, il importe qu’on sache qu’il avait établi tîo» comme terme idéal et représentatif d’une pierre qui, après avoir souffert deux cents tours de forêt, ne s’était laissé creuser que d’une ligne ; (cette pierre était le grès blanc d’Orsay près Paris); or, pour exprimer en degré la dureté de toutes les pierres qu’il a soumises à cette épreuve, il faisait cette proportion : deux cents tours de forêt sont au nombre de tours de forêt divisé par le nombre de l’enfoncement, comme no° terme idéal est à x degré cherché.
- » Ainsi, on veut savoir le degré de dureté d’uue pierre qui s est laissée pénétrer de ciuq lignes par trois cents tours de forêt, 200 : : : 120° • x , ou 200 : 60 : : 1200 x = 36. »
- « MM. Gauthey et Rondelet ont été , suivant moi, plus sûrement au but en cherchant quel était le poids que les différentes espèces de pierre sont susceptibles de supporter avant de s’écraser : ce dernier en a éprouvé deux cents espèces, dont d avait fait tailler des cubes de vingt-cinq centimètres de base, et il est résulté de ces nombreuses épreuves , que ce sont les pierres les plus compactes, dont le grain est le plus fin, et dont ta couleur est la plus foncée, qui résistent le plus, abstraction de leur pesanteur spécifique.
- 11 Ainsi, parmi les pierres calcaires, il a trouvé que,
- Le marbre noir de Flandre supporte............ 19,719 kil.
- Le choin antique de Fay, près Lyon............ i5,548
- Le beau liais de Paris........................ 11,113
- Le marbre blanc statuaire..................... 8,176
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- Le travertin de Rome. ................ 7,449
- La pierre de lTle-Adam.................... 4,022
- La lambourde de Gentilly . ............... 1,612
- » M. Gauthey, ingénieur des ponts-et-chaussées, a fait dans le teins des épreuves semblables, qui le conduisirent à faire remarquer que les colonnes gothiques les plus élevées sont loin de supporter le poids dont elles pourraient être chargées avant de s’écraser ; il cite à cet égard et comme preuve à l’appui , celles de l’église de Toussaint d’Angers , qui sont ce que l’on connaît de plus hardi en ce genre, et qui ne supportent que les trois huitièmes de ce que pourrait soutenir la pierre tendre de Givry.
- » A ces épreuves qui sont du plus grand intérêt, Rondelet ajoute encore celles qui furent faites par lui à l’occasion du carrelage du grand péristile du Panthéon français , dont il était devenu l’architecte.
- » Il s’agissait de savoir avant de se déterminer à faire exécuter ce carrelage tel qu’il est aujourd’hui en granit des Vosges, quel serait le rapport de sa durée avec celui d’un carrelage fait en marbre blanc veiné, et en marbre bleu turquin qui aurait été beaucoup moins coûteux ; à cet effet, l’on fit frotter des carreaux de ces granits et de ces marbres sur des grès parfaitement semblables, chargés du même poids et mus avec la même vitesse , il en est résulté qu’après un frottement continu de trois heures.
- Le marbre blanc s’était usé de................... 7 lignes -yy
- Le bleu turquin de................................... 6 -yj-
- Le granit gris de................................... 1 -y5-
- Le granit feuille-morte de........................... 1
- Le granit vert de................................... o -~y
- IVoù l’on a conclu qu’un pavé de granit des Vosges doit durer au moins sept fois autant qu’un pavé de marbre : il est vrai qu’il résulte encore de l’expérience de M. Rondelet, que le granit est dix fois plus dur à scier que le marbre blanc , et par conséquent d’un prix excessif ; mais ce qui peut effrayer un particulier , doit-il jamais arrêter une grande nation comme la nôtre , dont les monumens doivent attester à la postérité la plus reculée le haut degré de sa gloire , de son génie et de ses institutions.
- » Ainsi, dit plus loin l’auteur que nous citons , il faudra toujours rejeter les pierres qui absorbent beaucoup d’eau et
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- 'î'ü augmentent de poids après y avoir séjourné quelques ins-il faut se méfier de celles qui sont très micacées, de celles rl’u sont feuilletées, de celles qui sont grenues , etc. Enfin, il souvent qu’un banc de pierre est mou ou altéré au ^0|,r ï et qu’il devient très dur et très solide à quelques pieds S°Us terre, mais quel que soit ce changement., quelle que soit Sa ténacité ou sa mollesse à l’intérieur, il faut toujours conter la partie qui est exposée depuis des siècles aux in-Jites de l’air , parce que c’est l’indication la plus certaine de * Manière dont la pierre se comportera lorsqu’elle sera em-J°)’ée et exposée à son tour à l’influence de la pluie, du soleil ^e la gelée.
- . ^ous ajouterons à ces expériences décisives, qu’il faut tou-ars que les pierres que Fon veut employer soient assez dures ^ soutenir le choc du marteau , et pour former des arêtes |es, et qu’on doit rejeter pour les constructions importantes .les qui ont des moies plus tendres, et les fils ou parties tendres
- I séparent le bloc tant dans le sens vertical que dans le sens Montai.
- Nous extrairons dans le courant de ce Manuel quelques jj, sages de la Minéralogie appliquée aux arts : ouvrage rempli Sq l)set'valions savantes, qui sont le fruit de l’expérience de tj Moteur , et qui sera d’une grande utilité pour la construc-
- II et> général et pour Tes maçons en particulier.
- ((J * Les différentes espèces de calcaires , dit-il, se rencontrent KUj0ui's en bancs ou en couches parallèles d’une épaisseur fl ia“le ; la même carrière présente ordinairement plusieurs 1^3 assises superposées , et l’on remarque qu’elles ont pour lnaire des caractères, des couleurs ou des contextures s^eiefltes; souvent même il n’y a qu’un seul banc qui soit x^idible de fournir de belles masses, les autres étant ou pinces , ou trop faiblement agrégées, ou traversées d’une
- 1 ’*e de fissures qui les divisent en blocailles ou en moellons.
- itt^Lomme ces différentes couches ne sont point liées les (ïlil, avec les autres, qu’elles se séparent au contraire avec fa-jjiv6 ’ qu’elles conservent leur parallélisme sur un assez \ di développement, on conçoit que lorsqu’on est parvenu (!'( a<-°uvrir le banc qu’on vent exploiter, il devient aisé Hlt|( extraire des blocs d’une épaisseur toujours égale,, et ft ç es dimensions sont d’autant, plus étendues eu longueur •flrgeur, que la pierre est plus homogène et plus adhé-
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- rente dans ses parties constituantes. On arrive, à l’aide du plf des coins et des leviers , à détacher les blocs de la couche ;( j si l’on a bien préparé la masse, qu'elle soit coupée à ÿ’ deux extrémités, et parfaitement découverte en dessus , ^ ( se détache facilement sans se briser : on parvient à opéf( cette séparation en traçant sur le derrière du banc , et le p'1' près possible de la montagne , une rainure profonde dans quelle on insère des coins doublés de tôle, et sur lesquels1 j frappe alternativement, en allant et revenant d’un bon1 ( l’autre de la rangée. (
- » On dit qu’une pierre est de bas et de haut appareil,s!l vaut, qu’elle provient d’un banc mince ou d’un banc épsj* parce qu’étant dans l’usage de placer les pierres sur les ass»1 d'un bâtiment, de la même manière qu’elles gisaient dan* carrière , on conçoit parfaitement que l’épaisseur du banc( traîne celle de l’appareil. Il y a cependant des calcaires c°f pactes qui peuvent s’employer indistinctement dans queW i position que ce soit, et ils sont très recherchés pour les ch3-branles des portes, les pieds-droits des fenêtres, les fûtjl colonnes , etc.
- » Au moment où les pierres sortent de leur carrière, ellessf généralement plus tendres.que lorsqu’elles ont séjourné queMj années en plein air; aussi profite-t-on de ces premiers mofly pour les piquer jusqu’au vif et les débourrer; ce moindre j gré de dureté tient à l’humidité dont les pierres sont pénédj et qu’elles n’abandonnent complètement qu’à la longue. ,, c’est pour cette raison qu’on évite d’employer les pierres
- caires , avant qu'elles aient perdu leur eau de carrière : sj cette précaution , la gelée les fait éclater ; aussi a-t-on s#| dans les chantiers de Paris , de couvrir les pierres en
- avec de la paille et des recoupes.
- » La dureté des pierres calcaires varie depuis celles laissent couper avec la scie dentée , jusqu’à celles qui e*'S| le secours du sable et de l’eau. On remarque que, dafl5l mêmes espèces, ce sont toujours celles qui ont la cou^1' plus foncée qui sont les plus dures; cette observation estj! puyée des expériences directes de Rondelet et de Lesage- ^ pierre qui résonne sous le choc du marteau , est toujours’ et d’un grain homogène, tandis que celles qui form#1^ ilaches ou fentes intérieures , ne rendent qu’un son très ^ enfin , celles qui absorbent l’eau avec une sorte d’avid>tc'
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- l,Tent point être employées aux travaux extérieurs, parce jl11 on peut être sûr qu’elles s’écailleront par la gelée:on doit donc s téserver pour les fondations et les constructions intérieures, j s La plupart des pierres calcaires renferment des coquilles Ssûes en nature, ou simplement leurs moules ou leurs em-1 pintes ; plusieurs même en sont uniquement composées ,
- ’ ( Jouissent cependant d’une telle cohésion, qu’elles ont été ^ployées avec succès dans la construction de plusieurs édi-Ces importans. Les pierres de Paris sont toutes plus ou moins filières, et c’est au nombre infini des petites cavités dont 1. essont criblées, qu’elles doivent le défaut de noircir promp-1 ^ent à l’air, »
- §11. DU MOEULOïf.
- te moellon est formé des éclats de pierre et de rebuts. ljes blocs: on extrait aussi des moellons des carrières dont |( jj* jds ou la qualité ne présentent pas assez d’avantage à les ' en pierres d’appareil ; aussi, toutes les carrières de pierre puissent également du moellon qui se vendait anciennement f toise cube, composée d’un entoisé de 4 mètres environ ,
- 12 pieds 6 pouces de longueur, sur a mètres ou 6 pieds 3
- C(‘s de largeur et i mètre 06 centimètres ou 3 pieds j ®es de hauteur ; ce qui produisait en cube effectif •>.54 pi.», j leu de 216 pi- seulement que contenait, la toise cubique :
- fUsa8e était établi de. tems immémorial, pour compenser C| ®veur de l’entrepreneur le déchet qu’éprouve nécessaire-
- vtlt '
- /en
- sf^t cette matière lors de l’ébousinage pour préparer les lits :
- Résultait qu’une toise cube du marchand carrier à ces di-* hi| Slülls ’ produisait une toise euhe en œuvre ; aussi, n’accor-,(|]j "°u point de déchet lorsqu’on faisait des détails pour éta-*'!( r/ Pr*x des murs en moellon.
- distingue deux sortes de moellons , le tendre et le dur : ’fe>*jeiïder provient des bancs intermédiaires dans les carrières " t.. sont extraites les pierres dures , et particulièrement les \ ’ 0n en aussi aux environs de Paris des exploita-
- ,[,,'s ouvertes à Nanterre. Ce dernier est employé notam-5 ^ a la construction des losses d’aisance.
- Iïloe^on dur provient des carrières situées dans les ' d’Arcueil, Mont-Rouge, etc. ; il en vient aussi de ei Su'urd ) majs d’une qualité inférieure. Ces. derniers sont
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- employés à là construction des murs en fondation et en élévS tion.
- § III. DE LA MEULIÈRE.
- 26. Les concrétions vitreuses , que l’on nomme meulièriï sont de diverses qualités ; les unes très poreuses et plus facÜ* à tailler que les autres, sont propres à former des rocbet artificiels servant à l’ornement des jardins dits anglais, pa1* que leurs nombreuses cavités et leur belle couleur jaune geâtre les rendent très pittoresques; les autres , plus dures' participant du silex, et que l’on nomme caillasses ou
- Hères silex sont très propres aux constructions important**
- telles que canaux, culées de ponts , murs de soutènement quais et de terrasse, môles, jetées de ports et autres cette nature , parce que cette matière est indestructible : sont très communes, et il s’en trouve dans toutes les contf1 de France; elles sont souvent à fleur du sol et dans les b3"! sablonneux qui reposent presque toujours sur un banc* glaise , à quelques mètres de profondeur. On les lire par i>,(! ceâux d’inégale grandeur , que l’on est obligé de diviser des masses pour la facilité de l’extraction , ou que l’on rés*( entiers pour l’ornement des jardins pittoresques.
- 27. On emploie aussi pour les constructions, des galets 1 Von dispose par rangs horizontaux , et que l’on mêle soin avec des briques ; mais ces sortes de maçonneries étant pi", locales que générales , nous ne saurions en parler sans * tir du cadre de notre ouvrage, qui tend plutôt à inôif aux maçons-plâtriers les notions théoriques qu’ils ne peu'*; iguorersans inconvénient pour eux , qu’une connaissance tique que l’on acquiert facilement par l’habitude. 1
- § IV. DE LA CHAUX , DU SABLE , DES MORTIERS ET eiMËI,S l
- 28. « Toutes les pierres calcaires, dit M. Brard, daP5
- Minéralogie, sont susceptibles de se convertir en chaux vh'
- la calcination ; toutes font une effervescence plus ou
- subite quand on en jette un fragment dans l’acide P* (eau forte); et une pointe de fer suffit ordinairement
- trrt
- les rayonner profondément. Ces caractères sont les seul5 ^
- appartiennent indistinctement à toutes les variétés pierres, dont la couleur, l’aspect, la cassure , la consé' et le degré de pureté sont excessivement variés. »
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- La propriété dont ces pierres jouissent généralement,, de !ervir de base à tous les mortiers , bétons et cimens propres toutes sortes de constructions, est d’une ressource extrême-eitt précieuse dans tous les cas, en ce qu’elle leur assure 116 très longue durée ; aussi ne peut-elle se remplacer par Ucune autre matière; mais tous les calcaires ne produisent *?s également de bonne chaux , sa qualité dépend donc du 01 x de la pierre d’abord, et ensuite des soins que l’on ap-^ rte à sa calcination.
- • Les entrepreneurs de maçonnerie recherchent, dans leur . ét, la chaux qui, absorbant beaucoup d’eau lors de son Action, doublera de volume par cette opération, et qui s ttrra contenir lapins forte dose de sable ou de ciment, v ? devenir trop maigre , parce qu’alors, si elle n’est pas la j^'deure , elle est la plus économique pour eux ; mais, pour l instructeurs probes et jaloux de la perfection de leurs t(avix, la bonne chaux est celle qui prend corps très promp-j^it avec ces matières secondaires , qui fera durcir le ftier peu de teins après son emploi, et celle enfin ^durcit promptement dans les lieux humides et meme dans
- ni
- ^ fa trois sortes de chaux de construction; savoir: la
- ^ grasse ou commune, la chaux maigre, et enfin, la
- Q » UooC U U lyUlltltl U1I«J ^ lu VJ II Cl UA liiaigl V y V t vu lill y IC
- ^ hydraulique ; l’auteur que nous avons déjà cité 1,(lUe ainsi leurs différentes qualités.
- I i'ace «Mi;
- seule, augmente considérablement de masse par
- Ill(:l.iou, absorbe jusqu’à deux fois et demi son volume jiilf h et s’offre ordinairement sous la couleur du blanc le plus Un ’ c est elle qui foisonne le plus, qui supporte la plus grande ^^•té de Sal>le, et qui est par conséquent la plus économi-’ d faut bien l’employer dans la maçonnerie ordinaire, a beaucoup de contrées qui n’en ont pas d’autre; doit être absolument rejetée de tous les travaux sou-^ > des fondations, et surtout des travaux hydrauliques ;
- Soril: les chaux de Senlis, Melun , Essonne, Champigny, Sm’ ^®vres i Meudon , etc., que l’on emploie ordinaire- j 4 Paris.
- k j ' 9n distingue la chaux hydraulique , par sa faculté de |iii rcir dans l’eau sans l’addition d’aucun mélange ; sa cou-est fauve , verdâtre ou grisâtre ; cette chaux est la meil-
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- leure de toutes ; elle compose les mortiers les plus solides les plus durables , et c’est aussi la seule que MM. les i®f nieurs permettent d’employer dans leurs travaux de ma# nerie submergée : enfin, il y a une chaux maigre qui fi# le terme moyen entre les deux précédentes , qui augmente f de volume lors de son extinction, qui supporte peu de sabl* et produit un mortier qui durcit très promptement à l’air t' qui finit par prendre quelque consistance dans les endr<,i humides. Telle est la chaux de Senonches, déparle# d’Eure-et-Loire.
- 3 i. On ne peut, à la simple inspection des pierres calcairf juger quelles sont celles qui produiront de meilleure chai# est donc indispensable de faire des essais pour les reconnaît1’ mais ces essais sont faciles et concluans : on ne doit donc P hésiter d’y procéder pour s’en procurer.
- Il ne s’agit que de faire cuire un fragment de la pierre P l’on veut éprouver, dans un feu de forge , et de la jete# suite dans un petit vase rempli d’eau pure ; on reconnaît1’ la chaux que ce fragment a produit absorbe peu ou bea'.# d’eau, si, après quelques jours d’immersion, l’espèce de#1 lie qu’elle a formée résiste ou cède à la pression du doigt, ^ couleur est d’un blanc pur, et enfin si cette chaux est gr^j hydraulique ou maigre , et par conséquent à quel usage est propre. M. Brard considère cette épreuve comme la ^ leure de toutes les analyses , parce qu’elle ne laisse allf( doute sur ce qui intéresse les gens de l’art et les proprié1^ éclairés , et qu’elle est d’ailleurs à la portée de tout le mo11 j.
- L’incontestable utilité des chaux et le désir de rend,-e plus communes susceptibles de durcir sous l’eau, a ^ naissance à des recherches du plus grand intérêt dont cC’{ vant minéralogiste rend compte. On savait depuis loBp'^j que l’argile cuite formait, avec la chaux maigre , un n)^|| qui prenait corps dans les lieux couverts d’eau : ces W0’ particuliers, connus sous les noms de béton ou de cimel>j suggérèrent cependant pas l’idée d’opérer cette réunit# la chaux même; nos plus habiles chimistes attribuèrent | propriété dont, jouissent naturellement certaines chalI*(| quelque portion de fer, de silice et de manganèse ; oI^ même jusqu’à prescrire une addition d’argile grise p°°t ))t! poser une chaux hydraulique artificielle, mais soit que * j eu recours à des manipulations trop dispendieuses , <# j
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- ait manqué le point essentiel, aucun n’avait atteint le but , lorsque M. Vicat, ingénieur en chef des ponts-et-chaussées, guidé par ees tentatives, éclairé par les progrès de la chimie et par les découvertes récentes faites sur les terres que l’on classe aujourd’hui parmi les oxides métalliques, parvint enfin a trouver un moyen infaillible d’amener les chaux les plus grasses et les plus communes à l’étal de chaux hydraulique, et c est un service immense rendu à l’art des constructions en général et à celles submergées en particulier.
- 32. Les pierres à chaux qui produisent les chaux maigres °u hydrauliques , mises en dissolution dans les acides , ne se tlissolvant pas en entier et laissant au fond du vase un résidu boueux , composé d’argile et de silice très distinct et divisé , Cette observation a suggéré à M. Yicat de composer artificiellement des chaux hydrauliques par les élémens dont la nature les composait elle-même.
- Le procédé indiqué par ce laborieux ingénieur consiste à la<sser se réduire spontanément en poudre fine, dans un enduit sec et couvert, la chaux que l’on veut modifier , à la pé-leir ensuite à l’aide d’un peu d’eau avec une certaine quantité ^ argile grise ou brune , ou simplement avec de la terre à bri-clUe, et à tirer de cette paie des boules qu’on laisse sécher P°ur les faire cuire ensuite à un degré convenable.
- On conçoit qu’étant maître des proportions , on l’est égale-^mtt de donner à la chaux factice le degré d’énergie que l’on mtsire, et d’égaler ou de surpasser à volonté les meilleures ?^aux naturelles. Ces proportions d’argile qu’il convient d'a-J°uter aux différentes chaux , varient en raison des qualités lïlemes de ces chaux ; ainsi, selon M. Vicat, les chaux com-njunes très grasses peuvent comporter vingt pour cent d’ar-; les chaux moyennes, dites chaux maigres, en ont assez e quinze; dix et même six suffisent pour celles qui ont déjà quelques qualités hydrauliques , et il est bien important de lrece mélange d’une manière convenable, car lorsqu’on met trop d’
- argile, la chaux qu’on obtient à la seconde cuite ne Se plus, mais elle se réduit en poussière avec facilité, et j, Ilne > lorsqu’on la détrempe, une pâte qui prend corps sous eau très promptement.
- ^ " Il ne faut pas croire, ajoute M. Vicat, que l’argile cuite Pai't, et ajoutée à la chaux commune dans les proportions H 'e uous venons d’indiquer, puisse donner les mêmes résul-maçow. 3
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- tats que lorsque ces deux substances sont mêlées avant la cuisson. Le feu modifie les uns par les autres les principes qui constituent ce mélange , et donne naissance à un nouveau composé qui jouit de nouvelles propriétés. »
- Il est bon de faire observer qu’en achetant cette chaux, on la reconnaîtra à la couleur, car celle cuite avec l’argile, ainsi que l’indique M. Vicat, est verdâtre, et celle qui est mélangée avec de l’argile cuite à part est d’un rose pâle; il faut donc rejeter cette dernière pour les travaux qui exigent une longue durée.
- 3 3. Les sables qui se mêlent avec la chaux pour en faire du bon mortier, sont de trois espèces, savoir : celui provenant des plaines ou des carrières. Il est souvent mêlé de terre; moins il a de ce mélange plus il est bon ; pour le reconnaître il faut jeter de ce sable dans l’eau et le bien remuer, si l’eau reste limpide, le sable est pur et très bon dans l’emploi ; si au contraire l’eau devient épaisse et bourbeuse , c’est un signe qui annonce la présence d’une quantité plus ou moins considérable de terre qui détruit sa qualité : le bon sable pressé et roulé dans les mains doit crier et ne rien laisser dans les doigts après la pression ; s’il est trop rempli de gravier, on le passe à la claie.
- La seconde espèce est le sable de ravines, qui est entraîné des montagnes dans les vallées et dans les ravins par les eaux pluviales ; ce sable dégagé de la terre dont il était mêlé , est très bon pour les mortiers et pour les gros ouvrages.
- La troisième espèce est le sable de rivière, que l’on tire de tous les fleuves et de toutes les rivières qui traversent et sillonnent le sol de la France ; c’est ce dernier qui est préférable pour la composition des mortiers.
- On extrait aussi du sein de la terre des sablons, ou sables fins et maigres, qui absorbent une quantité considérable de chaux, mais ils n’en sont pas meilleurs : les sables de cette espèce , gris ou noirs, qui doivent celte couleur aux portions ferrugineuses qu’ils contiennent, sont préférables aux autres. (Yoy. le Memento des Architectes, tom. Ier, ite partie.)
- 34. Lorsqu’on veut faire du mortier de ciment, on mêle la chaux avec des débris de tuiles, carreaux , briques, gazettes des fabriques de porcelaine et de faïence, poteries et cornues de distillation ; il s’en fait de plusieurs qualités; les moindres qui n’ont aucun avantage sur du bon sable, se composent des
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- restes de tuiles, briques et carreaux des environs de Paris ou equivalens, et avec toutes sortes de poterie cassée, d’argile inférieure et mal cuite ; la seconde qualité provient des briques et tuiles de Bourgogne et des gazettes de fabrique : elle est nommée pure tuile de Bourgogne, et est préférable aux premières. (Memento, I e partie.)
- Encore bien que la dose ordinaire des sables ou cimens à niêler avec la chaux éteinte, soit comme deux à une, c’est-à-dire qu’il faut un tiers de chaux avec deux tiers de ces matières ; il est impossible d’indiquer d’une manière générale la Quantité nécessaire relative de ces deux principes constituans, Parce que ces quantités doivent varier en raison de la qualité de la chaux, de leur mode d’extinction, ainsi que de la nature ^tde la grosseur du sable et des cimens.
- 35. On se sert aussi pour former des mortiers et cimens, de pouzzolanes, substances minérales qui ont été soumises à l’action du feu, telles que les poudres et graviers provenant des v°lcans. Les pouzzolanes naturelles se trouvent aux environs du Vésuve, près de Naples, et dans presque toutes les contrées de l’Italie ; en France, sur le territoire des anciennes provinces du Vivarais , du Languedoc, de l’Auvergne ; en Prusse et en fJollande. Ces pouzzolanes demandent à être pulvérisées plus ®u moins fin, selon qu’on en veut faire du ciment ou du oéton.
- On a vu plus haut que les mortiers hydrauliques sont ceux 'P'i durcissent dans l’eau en plus ou moins de tems; que cer-faines pierres calcaires produisent une chaux qui jouit de cette Propriété sans aucune addition des matières étrangères, et qiue * °n est parvenu à la procurer aux chaux les plus communes,; 0r> les mortiers hydrauliques se composent d’un mélange de Cette chaux hydraulique avec du sable et de la pouzzolane, ou encore de chaux et sable seulement, et enfin de pouzzolane avec la chaux. Ces mortiers prennent le nom de béton si l’on lotroduit en les coulant, des cailloux ou des recoupes d’un assez fort volume qui en augmentent la masse et qui s’opposent au retrait ; on les nomme mortiers quand le sable ou la pouzzolane ont été passés au tamis et qu’ils présentent l’aspect a l)ne pâte homogène avec laquelle on fait des chappes de voutes, des citernes , des terrasses , des conduits d’eau, des re-'ct errions intérieurs de fosses d’aisance, et enfin tous les ouvrages qui doivent recevoir, conduire ou conserver les eaux.
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- Quoiqu’on ne puisse prescrire bien positivement le dosage de chacune des matières qui forment les mortiers, bétons et cimens, Vitruve a indiqué les proportions suivantes, qui sont suivies en Italie et dans quelques ports de France, savoir :
- Pouzzolane............................. n parties.
- Sable quarzeux lavé.................. 6
- Biocailles, recoupes ou pierres poreuses et argileuses................... 6
- Chaux.................................. 9
- Un ingénieur nommé Loriot, qui a cru avoir découvert la composition des anciens mortiers des Romains, a imaginé en 177a, un mortier composé comme il suit :
- Sable siliceux..................... 3 parties.
- Briques pilées.......................... 3
- Chaux fondue............................ 2
- Chaux vive............................. 2
- Enfin l’ingénieur du beau fanal d’Eydiston donne le mélange suivant ;
- Pouzzolane trass. (qui se tire d’An-
- dernach près Coblentz).............. 1 partie.
- Sable pur............................... 3
- Chaux maigre............................ 2
- 37. Il y a encore une grande quantité de cimens minéraux , tels que le mastic de Corbel qui a pour base de la tuile pulvérisée de Bourgogne, et le mastic de Dilh, fait avec des frag-mens pilés de gazettes provenant des fabriques de porcelaine, lesquels sont employés pour les joints des dallages ou des assises en pierre ; le mastic des fontainiers ; le ciment romain , celui de Pouilly, etc. Ces différentes matières se vendent toutes préparées pour l’emploi ; il serait inutile d’en indiquer ici la composition.
- § Y. DU rCATRE.
- 38. Les gypses tendres ou pierres à plâtre sont faciles à reconnaître en en jetant quelques fragmens sur un feu ardent. parce qu’ils y deviennent bientôt d’un blanc mat et se résolvent en une poussière qui s’écrase facilement sous les doigts , et qui sont une variété de la chaux sulfatée ; ils se présentent à l’état naturel sous l’aspect et la couleur d’un gris jaunâtre , ou sont divisés en lames minces, ondoyées et nacrées, ce que les enfans appellent pierre à. Jésus, peur forme est grenue et
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- compacte. Ces deux premières sortes se trouvent abondamment dans la nature, et on les emploie le plus communément dans les travaux de construction. Il en est une troisième qui présente des masses feuilletées et faciles à diviser en lames minces, luisantes et nacrées; celte dernière convient plus particulièrement pour les ouvrages de sculpture, pour les figu-!'C;' coulées, et enfin pour les ornemens en relief.
- Lorsque le sulfate calcaire est pur, le plâtre qu’il produit
- doux au toucher et luisant ; mais dans cet état il n’est pas susceptible d’acquérir la dureté nécessaire aux gros ouvrages debàtimens. Les deux premières qualités, ordinairement mê-'aes de sable, d’argile ou de certaine proportion de terre cal-caire , et qui font une légère- effervescence dans les acides, Produisent au contraire un plâtre excellent pour la bâtisse , Parce qu’il participe de quelques propriétés de la chaux qu’il c°mient.
- 3g. Cette matière est très abondante dans quelques contrées de la France. Les environs de Paris, Montmartre , Belleville , baronne , Ménilmontant, le Calvaire, en recèlent d’immen-ses carrières ; il s’en exploite dans les départemens de Saône-et Loire, du Rhône, de la Marne, de Seine-et-Oise , des Mandes , dans les Alpes et les Basses-Pyrénées, aux environs ^ Marseille, de Grenoble, et dans quelques autres parties de J Europe, telles que la Suisse, la Toscane, la Savoie, l’Espagne,
- 1 Angleterre; plusieurs provinces d’Allemagne en renferment aussi de grands dépôts plus ou moins purs , que l’on emploie Pour engrais, pour l’amendement des terres et notamment des prairies artificielles.
- La chaux sulfatée pure est dissoluble dans cinq cents mis son poids d’eau , et contient, d’après l’analyse de Four-cr°y, 32 parties de chaux, 46 parties d’acide sulfurique et parties d’eau, total 100 : ainsi la pierre à plâtre dont la décomposition se rapproche le plus de ces proportions est la
- meilleure.
- 4o. Pour reconnaître la qualité de la pierre à plâtre, on inet dans un vase deverre ou de terre vernissée, une certaine quan-tdé de cette pierre pulvérisée ; ensuite on verse par dessus ,Jue demi-partie d’acide nitrique étendu d’environ trois fois 's°n poids d’eau; on laisse reposer, et après quelques heures, 011 décante le liquide en inclinant doucement le vase : on lave
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- ensuite le dépôt avec de l’eau pure, en laissant reposer chaque fois avant de répéter l’opération de la décantation : on goûte alors l’eau de lavage sur la langue, et lorsquelle n’est plus acidulée , on étend le dépôt sur une feuille de papier, et on laisse bien sécher : l’ayant pesé alors, la différence de poids qu’il a éprouvée , est exactement la quantité de carbonate calcaire qui est contenue dans la pierre soumise à l’épreuve.
- 41. L’exploitation de la pierre à plâtre se fait presque toujours à ciel ouvert, et la séparation des blocs s’opère au moyen de coins de fer et de bois, du pic à roches et du levier : on emploie aussi la poudre pour détacher les plus gros blocs, qui sont réduits ensuite en morceaux faciles à transporter, soit sur des bateaux pour être envoyés à de grandes distances, soit sur des voitures pour porter aux fours établis dans le voisinage.
- Ces fours se composent ordinairement de trois murs construits en retour d’équerre, et recevant un comble à deu* égouts dont les tuiles sont posées à claire-voie pour laisser échapper la fumée : sous cette espèce de hangar, qui reste entièrement ouvert sur le devant, on construit à sec un rang de trois ou quatre petites voûtes formées des plus gros morceau* de pierre à plâtre, et on remplit les reins au fur et à mesure, afin de les maintenir. Ensuite on pose sur l’extrados de ces voûtes factices plusieurs pieds de hauteur de la pierre destinée à la cuisson : on garnit de fagots, de bourrées et de bois fendu l’intérieur de ces voûtes, et on y met le feu que l’on entretient d’une ardeur égale jusqu’à la fin de la cuisson. flamme passant à travers les vides qui existent entre les pierres, s’élève graduellement jusqu’en haut de la masse, et distribué également la chaleur dans toutes les parties : la durée de cette cuisson est subordonnée à la quantité de pierres que l’on vei'{ cuire à la fois.
- Il ne faut qu’un peu d’habitude pour connaître le point où il faut arrêter le feu ; au-delà on risquerait de donner une demi-vitrification qui le rendrait impropre à faire corps avec l’eau, parce qu’il n’aurait plus aucune affinité avec ce 1*' quide. Le degré précis de cuisson est donc très important3 saisir, puisque la bonne qualité du plâtre dépend absolûmes1 du soin qu’on apporte à cette opération, car en deçà et au delà on n’obtient qu’un plâtre très inférieur : s’il n’est point ass®3 cuit, il n’absorbe l’eau que très imparfaitement, s’il l’est trop
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- î! devient maigre et s’égrène, au lieu de former un corps su-
- ’^e en séchant. On comprend cet effet en se rappelant que le Jugement qu’éprouve le gypse par la cuisson , tient à l'évaluation complète de l’eau dont il est en partie composé, et (I'I] n’a rien de commun avec l’humidité sensible de l’atmos-Pnere . et qu’alors la seule différence qui existe entre ce gypse
- dans
- son état naturel, et le plâtre ou gypse cuit, c’est que le
- Pfemier contient vingt-deux pour cent d’eau , comme on vient e le voir plus haut d’après l’analyse citée de Fourcroy, et Jj*1® le second n’en contient plus lorsqu’il est parfaitement
- 42. Lorsque le plâtre est cuit, il est réduit en petits mor-Ceaux, et en poudre, soit sous la batte du manœuvre ou garçon pour être employé aussitôt, soit par des moulins pour ‘;tïe répandu comme engrais sur les terres de grande culture : atls cet état pulvérulent, il absorbe l’humidité atmosphéri-^Ue avec une grande avidité : aussi lorsqu’on se propose de le ^server, il faut apporter les plus grandes précautions pour
- Préserver du contact de l’air, parce qu’alors il absorberait !, 11 à peu toutes les parties humides dont il pourrait s’empa-. » et qu’il s’éventerait ; et daus cet état il n’est plus bon à t i à moins qu'on ne le recuise de nouveau, encore ne re-(.°uverait-il jamais sa qualité primitive dans toute sa perfec-^ : c’est par cette raison que le plâtre employé dans les en-
- U °lts humides se désagrège très promptement, et se détache es surfaces sur lesquelles il est étendu.
- Y 43. Voici ce qu’on lit dans la Minéralogie appliquée, relati-^e*r>ent à l’extraction de cette matière si utile pour la con-,*Action : « L’exploitation du gypse se fait ordinairement à
- °t)vert, et au moyen de la poudre, des coins, du pic à
- del
- t^le et des leviers ; quelques plâtrières sont cependant sou-(i<. Iaines , et entre autres celle d’Aix en Provence. Le gypse aehé en gros blocs est réduit en morceaux peu volumineux * ^es masses de fer, et transporté sous des liangards voisins p0 ,S°DI; partagés en cases composées de trois murs, ou dis-^ en *er à cheval. C’est dans ces espaces que l’on range W^US &1 os cfuart‘ers > manière à en former de petits cou-çt S '°ûtés , sur lesquels on place le reste de la pierre à cuire, h 5H on recouvre enfin avec celle qui a été réduite en très jetfltS fraSmens- ^ois fendu, les fagots ou les bourrées se eHt dans les petits couloirs qui ont clé formés sur le sol
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- avec la pierre même. La chaleur s’élève graduellement dô il*1' en haut ; la flamme passe à travers les vides nombreux fl1'1 existent entre les pierres , et finit même par se faire jour à 1J partie supérieure du tas. La houille peut aussi très bien se'1 vir à cuire le plâtre ; mais comme il importe qu’il conserve sî belle couleur blanche pour l’usage de la bâtisse, on eS* forcé d’avoir recours à des fourneaux particuliers où le co®1' bustible brûle dans une chauffe séparée dont la chaleur esl réverbérée sur le gypse. Les fours coniques semblables à ce®* où l’on cuit la pierre à chaux, et où la bouille est mêlée'aveci’ gypse , ne sont employés que pour obtenir le plâtre d’âmende ment.
- » La durée de la cuisson dépend, en grande partie , de 1* quantité de pierre qu’on cuit à la fois ; l’habitude indique sez le point où il faut arrêter le feu, et ce moment est imp01' tant à saisir, car la qualité du plâtre tient pour beaucoup1 ce degré précis, en-deçà et au-delà duquel on n’obtient qu’1'1 plâtre très inférieur. S’il n’est point assez cuit, il u’abso^1 l’eau qu’imparfaitement ; s’il l’est trop, il ia refuse auss1' parce qu’il est en partie vitrifié , qu’il est devenu maigre, cfi'1 ne colle plus aux doigts quand on le gâche , et qu’il a peu1 son amour, en terme de l’art.
- » Le changement qu’éprouve le gypse par la cuisson, tien1* l’évaporation complète de l’eau dont il est en partie compté; et qui n’a rien de commun avec l’humidité sensible. On a ci-dessus qu’il en renferme près du quart de son poids; or1 seule différence qui existe entre le gypse cru et le gypsecl" ou le plâtre, c’est que le premier contient vingt-deux p°1' cent d’eau , et que le second n’en contient plus , s’il est pal faitement cuit.
- » Le gypse cuit, ou le plâtre, est réduit en poudre, soi1 J bras , soit sous des battoirs ou des moulins ; et dans cet pulvérulent il absorbe l’humidité avec une grande avid^ Aussi doit-on s’empresser de le garantir du contact de l a!( aussitôt qu’il est écrasé, car s’il parvenait à soutirer de 1*'. l’eau qu’on lui a enlevée par la cuisson , il ne prendrait P1 de corps quand on essaierait de le gâcher.
- » Gâcher le plâtre c’est lui rendre à la fois l’eau qu’il c®1, tenait avant d’être cuit ; et l’expérience a prouvé qu’il l,e' en absorber un volume égal au sien. I
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- * Pendant cette opération , bien simple en apparence, il Passe plusieurs phénomènes iutéressans :
- , 10 Le plâtre reprend l’eau dont il a été privé par l’action ^ feu.
- •?“ H se fait une cristallisation confuse pendant laquelle des llei’s de petits cristaux se produisent presque instantané-. > s’accrochent les uns aux autres, et donnent naissance à
- 11 t°ut solide.
- Il y a production dé chaleur, parce que l’eau solidifiée ail(ionne une partie de son calorique en passant d’un état lQs dense à un état plus dense.
- „ 5" Enfin il y a gonflement et augmentation de volume, parce y y a cristallisation confuse et précipitée, que les molécules point assez de tems ponr s’arranger, etc. Les mouleurs ) es maçons obvient quelquefois à cet inconvénient, en mê-V: au plâtre quelques substances pulvérulentes qui ne peu-nt point en altérer la blancheur, q. I E’avidité du plâtre bien cuit pour l’eau est tellement active, t)ei, ari’ive souvent que les ouvriers sont obligés d’en gâcher a la fois, et de l’employer à mesure qu’ils le préparent.
- Co * En Europe on se sert rarement du plâtre, pour fixer ou Sc ,|°Eder les pierres ou les moellons : on le réserve pour le h ement des petites ferrures, pour les enduits , et surtout qs r E-'s plafonds et les corniches. On en prépare aussi des Ces de planches et de mitres pour la confection des ven-q» es et des faîtes de cheminées. Le plâtre se prête parfaite-lilq. a *a décoration, il reçoit facilement l’empreinte des ca-clu* servent à pousser des moulures pour l’ornement des il9j.0lids, l’encadrement des fenêtres , des trumeaux, etc. Les çq leils sont experts dans l’art de travailler avec le plâtre, ils J»,, ^naissent bien la cuisson, et l’emploient avec la plus ae adresse.
- C|Uj ^ Paris, enfin , où l’on peut disposer du meilleur plâtre exjste au monde, parce qu’il participe des qualités de la i'éfj * et du plâtre, on l’emploie à recouvrir ou enduire Pex-r des maisons qui sont construites en pierre et bois; il se |j fP^Imtement à recevoir le calibre des moulures, des tri-’ et de tous les ornemens de l’architecture la plus élé-
- Hql'b Ee plâtre est loin d’avoir la ténacité du mortier , qui *1 avec le tems. U résulte des expériences de piusiems ar-
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- chitectes, et notamment de M. Rondelet, que le plâtre <f unit d’abord deux briques, par exemple, avec un tiers pfi)5 force que ne le fait le mortier à chaux, perd cette force à1,11 sure qu’il vieillit, tandis que le mortier en augmente succe** vement, jusqu’à ce qu’il ait atteint son maximum de résistai On recouvre quelquefois les rejointoiemens qui doivent être6' posés à l’eau , avec une couche de plâtre qui en empêcbe contact immédiat, et permet au ciment de durcir sous la p1* tection du plâtre qui le recouvre. Smeaton prit cette préCi,‘ tion dans la construction du fanal d’Eydiston.
- § VI. DE LA BRIQUE ET DU CARREAU.
- 45. La brique et la tuile sont fabriquées avec les aif‘|
- communes, ou glaises, désignées par M. Brongniart sou5 : nom générique d'argiles figulines. Les caractères distinctif5* ; cette matière sont de faire pâte avec l’eau, d’y acquérir ( ductilité et une sorte de ténacité convenable pour recevoiff la manutention toutes sortes de formes, et enfin de se dn'|_ j au feu, de manière à étinceler quelquefois sous le choc t cier : dans l’état naturel, ces terres sont compactes, à peu f j à la consistance du savon, parce qu’elles sont imprég^p d’une certaine quantité d’eau qui leur procure une moll^ f particulière et les maintient constamment entre l’état r et l’état vaseux ; elles se laissent rayer avec l’ongle; elles e5 ' -, lent une odeur terreuse ou ocreuse quand on les humecte aj 5 l’haleine, et s’attachent à la langue quand elles sont parfa'jj| ment sèches : leur cassure est terne, on peut les polir pa’. s, frottement des doigts : enfin leur couleur est variable, fl1*, ri quefois rougeâtre ou jaune : c’est aux parties ferrugii)e"ïCi qu’elles contiennent que ces argiles doivent leur couleur e je, propriété qu’elles ont de rougir en cuisant. j
- 46. La silice et l’alumine, qui sont la base de toutes Ie5 k giles propres à être converties en tuiles, en briques et e'1 ljl» reaux, sont des substances qui résistent à un degré de 1e|,1jl|i| rature assez élevé sans se fondre, lorsqu’elles ne soid jk mêlées à d’autres substances plus fusibles, telles que la
- sie, la barite et la chaux, et même les oxides de fer J(ig manganèse. Or, on reconnaît que, moins elles sont f^’J neuses et moins elles contiennent de chaux, plus elles rés'5^ au feu avant de se mettre en fusion ; et que, lorsqu’elle5^ effervescence avec les acides, c’est une preuve certaine qu
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- ^tiennent de la chaux : ce qui les rejette dans la classe des jt^iDes. Aussi les tuiliers et les briquetiers font-ils plusieurs jfNuves pour analyser les terres qu’ils emploient, et en font-i( jS souvent des mélanges d’essai pour parvenir à les modi-ÿ ,ler convenablement ; car, lorsque l’argile contient trop d’a-f 'Initie, elle est trop sujette à se gercer et à se déformer : ;< ^6 éprouverait d’ailleurs un retrait trop considérable, lors ! ï k cuisson ; si elle contient trop de chaux, elle est trop fu-f l)'e ; si elle était trop siliceuse, elle n’aurait pas de cohérence iî ses parties : on ne pourrait par conséquent la maintenir n état de pâte compacte et homogène ; enfin elle n’aurait ^s *5 densité nécessaire.
- ^7. Comme notre mission n’est pas d’expliquer comment J • ^briquent les tuiles, briques et carreaux, nous ne nous | Rirons pas davantage sur ce sujet, et nous nous bornerons | piquer les signes auxquels les maçons reconnaissent les meil-’ qualités de ces matériaux, tels qu’on les trouve dans le
- ! Verce.
- la mauvaise brique se reconnaît facilement, d’abord .r sa couleur rouge jaunâtre, mais plus encore par le son rd qu’elle rend, parce qu’elle s’émiette sous les doigts, et •c c,e que le grain de sa surface est mollasse et grenu : dans f:|^e,at, elle absorbe l’eau avec avidité et se rompt assez fanent. La bonne brique est sonore, dure, compacte et s Virement d’un rouge brun foncé, et quelquefois elle pré-n| à la surface quelques parties vitrifiées : on les appelle i| s dans quelques contrées, briques cuites en fer; du reste, faut pas se fier à cette dernière apparence , parce que j^'cnt c’est au degré de cuisson seul qu’elles doivent ce corn-ç0^Cetuent de vitrification, quoique l’argile dont elles sont ^. Posées soit impure, et amalgamée sans les précautions
- Il en est de même du carrerai : lorsqu’il est dense. so-résistant, on peut être convaincu qu’il est d’un très ^ l’Sage ; tel est celui de Massi près Paris. Il faut encore < le garde que sa surface ne soit gauchie par la cuisson , Kf6 ^Ue C*ans ce cas ’ ^ faut Passer au gfès après la pose, hq' fct,*ever fes balèvres , et que cette opération enlève la çle la plus unie et la plus solide du carreau.
- ‘ -^es Anciens se servaient de briques crues qu’ils lais-sécherpar un long espace de tems (jusqu’à quatre et
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- cinq ans, comme il est dit au chap. 3 du 2* livre de 'VitrU'® «t il fallait, ajoute-t-il, qu’ils eussent une grande opinion® la bonté de ces matériaux, puisqu’ils les employaient à ^ murs faits pour soutenir des terres, sans craindre que l’hu®11 dite ne les détrempât. (Vitruve, liv. 1).
- 51. Yoici ce que dit M. Brard sur les terres à briques.
- « Les terres argileuses communes, les argiles figulines M. Brongniard, qui font pâte avec l’eau , qui fondent à 11,1 température élevée, qui sont susceptibles de se mouler, àe[ modeler et d’acquérir ensuite une grande solidité par la de-’ cation lente et naturelle, ou par l’action d’un feu plus ® moins prolongé ; les terres à briques enfin , qui remplacent pierres d’appareil dans les pays qui en sont privés, ou qu*', prêtent à des usages particuliers, se trouvent communém®1'. dans la nature ; et elles sont si utiles dans l’art de bâtir»1 surtout dans les constructions rurales et économiques, qll> peut considérer leur abondance comme un bienfait ; leur®0* leur varie du jaune ocreux au gris cendré et au gris bleuât,( mais elle se change au feu en un rouge plus ou moins vif» j! devient d’autant plus foncé, que le degré de cuisson est f avancé , phénomène qui est dû à la présence du fer dontf: argiles sont toujours surchargées.
- » Ce fer, la silice et la chaux qui existent dans ces argü6* l’état de combinaison et de mélange, contribuent beaucoup leur donner la faculté de fondre à un grand feu ; mais coi^. les briques communes 11e sont point destinées à soutenir tion d’une très haute température, qu’il existe d’autres argileuses réfractaires qui sont spécialement réservées pol”, service des usines, il n’y a aucun inconvénient à ce qu^ terres communes soient vitrifiables.
- » Le principal emploi des terres argileuses dont il s’agit ^ celui qui leur a valu le surnom de terres à briques, est effet à l’usage immémorial où l’on est de fabriquer avece des briques cuites ou crues. Presque toutes les terres g1^ sont propres à cette manipulation, pourvu cependant q11 ^ ne contiennent point de fragmens de pierre à chaux; car, <1 que soin que l’on apporte à les passer au tamis, soit à soit en les délayant dans l’eau, il en reste toujours qll.ÿ parcelles, qui se réduisent en chaux vive pendant la c11’^ des briques, et qui en causent la rupture quelques jours leur sortie du four, La pierre calcaire réduite.en chaux '
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- a une telle affinité pour l’humidité, qu’elle la soutire à travers jes pores de la brique, qu’elle augmente de volume, et qu’elle bj'ise ou écaille la terre cuite qui lui sert d’enveloppe : le ver-1,18 n’empêche point cette action , j’en ai fait l’expérience en S,-and : à cela près , la présence des autres substances pierreuses, dont on écarte aisément les plus grosses, ne nuit en au-cUne manière à la fabrication des briques ; le sable même lui est favorable , car il leur procure plus de solidité et empêche Qu’elles prennent trop de retrait.
- " Les argiles communes absorbent l’eau avec avidité , se §°nfîent d’une manière sensible, tiennent d’autant plus fortement à l’humidité dont elles sont pénétrées, qu’elles forment plus grosses masses ; et, enfin , si on les expose au soleil, 0,1 dans un lieu trop échauffé, elles se retirent trop promptement sur elles-mêmes, se contractent pour ainsi dire, et se fen-jfifient en tous sens. On conçoit donc sans peine que l’on doit a;lvc sécher les briques moulées dans des lieux ombragés et aerés, et qu’on ne les expose au soleil que lorsqu’elles sont Qejà très desséchées.
- » Dans les pays excessivement chauds, on a dû prendre ®ttcore d’autres précautions pour empêcher les briques de se fendiller en séchant : l’on y réussit en effet parfaitement, en Périssant de la paille hachée dans la terre qui doit servir à eur fabrication. Celte multitude de brins de paille r placés tous sens, s’oppose à la désunion des parties, et servent (le ben à la terre. Cet usage de mêler de la paille dans l’argile a eté observé dans les monumens antiques qui sont construits briques crues ; on le retrouve à la fois dans les débris de eeceinte de Babylone, et dans les restes d’un grand nombre ePyramides en Égypte. Tous les voyageurs s'accordent à dire les briques crues de Babylone étaient liées ensemble avec ^ bitume, ce qui n’a rien d’étonnant ; car dans une contrée 0|J cette substance est abondante, il était difficile d’employer Ulî. Mortier plus convenable pour joindre des briques non fuites : on assure même uue ce procédé est encore en usage à fiagdad.
- " Les anciens estimaient qu’il fallait deux ans pour sécher es briques crues, de manière à ce qu’on puisse les employer ayec succès ; et ce laps de tems ne paraîtra pas trop long, 1 est vrai, comme on l’assure, que leurs briques étaient maçon. 4
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- beaucoup plus épaisses que les nôtres, et qu’il y en avait même de cubiques.
- » Dans l’ancienne ville d’Utique, en Afrique, les magistrats ne permettaient d’employer les briques crues que lorsqu’il était prouvé qu’elles étaient moulées depuis cinq aus. (Ronde-let). Cela confirme donc parfaitement l’adhérence extrême qui existe entre ces argiles et l’eau qu’elles sont susceptibles d’absorber.
- » Au tems où Chardin voyageait en Perse (en r666), on bâtissait beaucoup en briques crues mêlées de paille hachée; elles ne coûtaient que 8 à 9 sous le cent, et 2 à 3 seulement quand on fournissait la paille et la terre.
- » L’emploi des briques crues est bien préférable à celui du torchis dont on se sert journellement en France , et qui est destiné à remplir les pans de bois des maisons de la campagne; ce bousillage n’est qu’un mélange de foin enduit de terre grasse, mais il présente l’avantage d’être très expéditif, très économique, et susceptible d’être exécuté par les habitans eux-mêmes, et sans avoir recours aux ouvriers étrangers. La terre grasse seule, détrempée, sert de mortier pour lier les moellons des constructions rurales, et particulièrement des clôtures ; quand on y ajoute une petite quantité de chaux, ce mortier devient assez solide.
- » Depuis quelques années seulement, on a imaginé de fabriquer des briques par pression, avec des terres réduites en poudre , légèrement humectées : je crois que la presse hydraulique de MM. Molerat , que j'ai vu manœuvrer à Pouilly près Beaune, est une des premières qui aient été exécutées en France. Je ne puis la décrire ici parce qu’elle est assez compliquée ; mais, pour donner une idée de l’effet de cette belle machine qui est fondé sur l’incompressibilité de l’eau, il suffira de dire que les briques se moulent dans de® formes de fer fondu, très épaisses, et que, lorsqu’elles sont co®' primées au point convenable, il faut l’aide d’un cric pour le5 en sortir. Tout est si bien entendu dans cette fabrication, leS mouvemens y sont si bien combinés, que quelques minute5 suffisent à la confection d’une grande brique qui, en sortant du moule, est déjà si dure et si parfaite, qu’on peut la tranS' porter sans émousser ses angles. L’un des avantages de cette méthode est, ce me semble , de pouvoir cuire les brique5 presqu’aussitôt qu’elles sont moulées, sans qu’on soit obfige
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- de les manier mille fois pour les faire sécher. L’extrême précision qui résulte de cette manière de mouler doit être aussi très précieuse pour les usines. L’anglais Poter a fait aussi à Paris des briques et des carreaux à l’aide d’une machine fort simple qui ressemblait, jusqu’à un certain point, au balancier des Monnaies; elle était composée d’une très grosse vis de pression, et se manœuvrait à la manière d’un cabestan. Les briques fabriquées par cette méthode sont très propres à être employées crues , parce qu’elles sont très peu mouillées, et, par conséquent, peu susceptibles de retrait.
- » Les briques moulées avec de la terre pâteuse, ou, par Pression, avec de la terre meuble, étant parfaitement séchées Jusqu'au centre, se disposent dans des fours qui varient de forme et de grandeur, en raison du combustible que l’on doit y brûler. Le bois refendu , les fagots, les broussailles , la bouille, la lignite et la tourbe sont employés à la cuisson des briques ; mais on remarque qu’un feu modéré et soutenu est Préférable à un feu plus actif. Dans le premier cas, toute la fournée est également cuite ; dans le second, il y a presque toujours des briques fondues et collées les unes avec les autres, tandis que celles qui sont les plus éloignées du feu sont à peine chauffées. Tel est le défaut de la cuisson à la bouille. L’usage la tourbe est bien préférable; aussi les briques de Hollande SOltt-elles plus parfaites qu’aucune autres. On modère quelquefois l’action de la bouille ou charbon de terre par un mélange ^ebois. Telle est la méthode de Dunkerque, où l’on cuit aussi ms briques en masses et sans fourneau.
- «L’usage des briques cuites remonteàla plus haute antiquité, c°mme celui des briques crues. On en trouve aussi dans les ^"mes de Babylone, et, qui plus est, l’on en voit qui sont paillées de différentes couleurs. Chez les Romains, l’emploi _s tuileaux paraît bien antérieur à celui des briques, car, s>Uvant M- Rondelet, l’édifice le plus ancien où ils aient employé les vraies briques, est le Panthéon d’Agrippa, et tous les lf|ominiens antérieurs au règne des Empereurs sont bâtis de pierres et tuileaux. Les tuiles qui se rencontrent dans tous les leux où l’on découvre quelques restes de constructions romai-lies , se font remarquer par leur épaisseur, par leurs rebords Parfaitement moulés et par leur dureté.
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- » L’emploi des briques est d’autant plus fréquent que les pierres qu’elles remplacent sont plus rares. Tout le inonde sait que les villes de la Hollande sont construites en briques, que l’usage en est commun en Angleterre, et que Toulouse, Mon-tauban, Moulins et beaucoup d’autres villes de France en sont entièrement bâties. Lorsqu’on voit une grande ville dont toutes les maisons, les églises , les clochers, les remparts , les ponts, et jusqu’aux, trottoirs sont uniquement composés de briques ; lorsque l’on pense que la grande muraille de la Chine, qui a si* cents lieues de développement, et 8 mètr. 12 cent. (vingt-cin<l pieds) de hauteur au-dessus de l’assise de pierres, est revêtue de briques cuites, sur l’uneet l’autre face, on ne peut s'empêche1, de réfléchir à la masse énorme de combustible qui a été consumée pour la cuisson d’une aussi immense quantité d’argile , et d’admirer en même tems l’industrie des hommes qui ont créé des matériaux solides pour remplacer ceux que la nature avait refusés aux contrées qu’ils voulaient habiter.
- Sa. « La terre qui sert pour les tuiles et les carreaux est absolument la même que celle des briques ; mais on la passe ordinairement à travers un crible de fer, après l’avoir réduite préalablement en bouillie claire; par ce moyen la pâte se trouve plus égale, plus fine et plus propre au moulage de ce* pièces minces. » (Brard, minéralogie.)
- 53. » Le tems propre pour mouler les briques, dit Fitruve’ est le printems et l’automne, parce que, durant l’une et l’auti'6 de ces saisons, elles se peuvent sécher également partout, 3,1 lieu qu’en été, le soleil consumant d’abord l’humidité du de' hors fait croire qu’elles sont entièrement sèches, et n’achè',e néanmoins de les sécher tout-à-fait qu’en les rétrécissant, c* qui fend et rompt leur superficie aride, et gâte tout.
- » C’est pourquoi le meilleur serait de les garder deux ans ev tiers ; car lorsqu’elles sont employées nouvellement faites et avant qu’elles soient entièrement sèches, l’enduit que l’on mgt dessus étant séché promptement et tenant ferme, il arri^ qu’elles s’affaissent, et en se resserrant s’en séparent : ce <lllt fait que l’enduit n’étant plus attaché à la muraille, n’est paS capable de se soutenir de lui-même à cause de son peu d'ép3'5 seur ; mais il se rompt, et ensuite la muraille s’affaissant ç3 el là inégalement, se gâte et se ruine aisément. A cause de cel® ’
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- a Ulique , le magistrat ne permet point qu’on emploie de brigue qu’il ne l’ait visitée , et qu’il n’ait connu qu’il y a cinq ai|s qu’elle est moulée. » ( Vitruve, liv. 2. )
- § VII. DU PISÉ.
- 54. Le pisé n’est autre chose qu’une terre fortement comprimée dont on fait des moellons factices, pour ériger des conductions de peu d’importance et des bâtimens ruraux. Le Pisé est surtout en usage dans les pays méridionaux, et pourrit être appliqué avec succès à des constructions moyennes ,
- moyen de quelques amalgames et d’un plus grand soin dans Sa confection.
- 55. « Toutes les terres grasses sont bonnes pour piser : la Meilleure, dit l’auteur précédemment cité , est la terre franche lui est un peu graveleuse. Or la terre franche un peu grave-ifcuse est une argile sablonneuse qui renferme des graviers, Quelquefois assez gros , que l’on écarte aisément en la passant a la claie fine , et dont il faut éloigner soigneusement tout démis de racine, de fumier, etc. L’art de piser consiste à tasser tes terres , convenablement humectées , entre deux planches
- bois solidement assujetties , et à élever ainsi, par parties , ^es murs très solides, qui diminuent insensiblement d’épais-Seur à mesure qu’ils s’élèvent ( quatre pouces sur vingt-quatre Pieds). Ces terres , dont la couleur est ordinairement brune ou i’°ussâtre, étant fortement damées entre les parois d’un moule ^mbile , forment donc des espèces de grands quartiers qu’on termine en talus, et qui se lient ainsi les uns avec les autres 911 moyen d’une très petite couche de mortier , en sorte qu’un mur de moyenne hauteur n’est composé que de trois ou quatre l’angées de ces espèces de grandes briques. Les terres à pisé Qlant graveleuses et peu mouillées, éprouvent peu de retrait ; 1 enduit dont on les recouvre ordinairement y reste fortement aUacbé, et les préserve parfaitement de l’action de la pluie , fles gelées, etc. Aussi il existe des constructions en pîsé qui remontent à plusieurs siècles. M. Rondelet conseille, d’après expérience qu’il en a faite , d’humecter les terres qui seraient trop maigres avec un lait de chaux au lieu d’eau pure.
- * Cette bâtisse économique est très usitée dans les dépar-temens de l’Ain , du Rhône et de l’Isère ; elle convient par-aitement aux bâtimens ruraux, aux enclos, etc. Elle n'était
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- point inconnue aux anciens, car Pline la décrit d’une maniée très positive. »
- Les argiles communes, simplement humectées ou ramollie dans l’eau , s’emploient à une foule d’usages importans dan* l’art de bâtir ; car non seulement on en prépare des brique* qui résistent fort bien à l’air dans les pays chauds , des tôt' chis économiques, des mortiers communs et des pisés ; niai* elles servent encore à enduire ou à glaiser les réservoirs , et * former des corrois qui s’opposent aux infiltrations. »
- 56. Nous ne nous étendrons pas sur les ouvrages qued’oU peut faire avec cette matière, parce que ce n’est pas là de b maçonnerie proprement dite, et que tout le monde en coït naît l’emploi dans les contrées où l’on s’en sert .
- CH APITRE III.
- ÉlÉMENS DE GEOMETRIE.
- 57. Nous avons donné, dans notre Manuel d'architecture > ee qui suffit de géométrie élémentaire aux praticiens qui n’en' tendent pas savoir de cette science plus qu’il ne leur en fau1 pour les opérations de pratique ; et la Collection de Manuel* contient un traité spécial de cette science; par cette raison> nous engagerons les possesseurs du Manuel du maçon à y J'6' courir au besoin , afin de ne pas nous répéter : néanmoins nous devons ici, pour rendre ce dernier aussi complet que Ie comporte la matière, placer quelques axiomes sur l’origine. la position respective, la propriété et les rapports des lignes» des surfaces et des solides, qui sont indispensables à connaître, et qui trouvent fréquemment leur application dans les diverses parties de l’érection d’un bâtiment.
- § I. DES LIGNES.
- 58. Une ligne n’a qu’une seule dimension, la longue^' La ligne droite est celle qui va directement et par le cheifl'11 le plus court, d’un point à un autre ; en conséquence , il ejt évident que la ligne droite est la plus courte qu’on puis8®
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- jiftaginer pour parcourir une distance quelconque. Telle est la 'gne AB, (PI. 8, lig. i34) : elle est par conséquent la mesure ^acte de cette distance ; ainsi, si du point A au point B la •stance est de 7 mèt., la ligne AB a précisément 7 mèt. de fugueur : il en résulte que Bon ne saurait tirer qu'une seule '8>ie droite d’un point à un autre, car une seconde se con-°i>drait nécessairement avec la première , et la position de Cette ligne ne dépendant que de deux points , elle est unique ^ immuable entre ces deux points, différente en cela de la courbe, qui peut varier à l’infini.
- °9- Plusieurs lignes droites sont considérées, en géométrie, •ativement à leur position respective : les lignes parallèles S0lU également éloignées l’une de l’autre dans tous leurs points ^•respondans , telles que si elles étaient prolongées à l’infini, es ne pourraient jamais se rencontrer. Les lignes AB et j (fig. i34) sont parallèles entr’elles, parce que la dis-atlCe AC est exactement la même que celle BD. Ainsi, par ®*emple ? lorsque le maçon pose et scelle les deux règles AB f (pl. 7 , fig. xi8 et 119), il faut qu’elles soient parlement parallèles, afin que le calibre E puisse glisser entre es sans pouvoir jamais dévier.
- V II résulte de cette disposition des deux lignes, que si p!e b'oisième, une quatrième , une cinquième étaient paral-e_s à l’une des deux , elles le seraient aussi à l’autre.
- ^ Une-ligne droite tombant sur une autre, forme toujours j®11* angles dont les ouvertures prises ensemble produisent 180 eg'’és ou deux angles droits.
- Pour bien entendre ceci, il fai.l . 'tres ont divisé la circonférence cL ,
- ^|a es cpi’ils ont appelées ‘ , .me
- ^8- 147 ) qHj traverse Se r.crcio et. v,Se ce cercle en-deux parties parfaitement égales no;., i.»-,- r l0n de circonférence ADB ou AEB a 180 degrés. Si en-jj, e «11 subdivise encore ce cercle par une autre ligne ou dia-p ,e De qui ne penche sur la première ni d’un côté ni de Ces ^ ^ est ®v*d.ent (lue les quatre parties qui formeront ‘ ?eux diamètres seront égales, c’est-à-dire que chaque lon de la circonférence du cercle aura 90 degrés: en d’au-de 1eiInes» que chacun des quatre angles que formeront c es ^ Ux lignes auront 90 degrés d’ouverture , ni plus ni moins. est ce qu’on appelle des lignes perpendiculaires : ainsi la
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- lign« DE est perpendiculaire à celle ÀB et réciproqueineiP ainsi EF (fig. i34) n’inclinant ni d’un côté ni de l’autre s"1 sa base , AB est perpendiculaire à cette base , et coiiséciiie1*1 ment forme avec elle deux angles droits ou de 90 degrés cba cun ; mais EG qui est oblique , forme avec cette base AB angle ouvert ou obtus AEG qui a plus de 90 degrés, et angle fermé ou aigu GEB qui a moins que les 90 degrés , tn8?' dont l’ouverture , calculée avec celle de l’autre angle , ^ toujours le complément des 180 degrés. C’est ce qu’on noJfl,)t ligne oblique.
- 63. La première ligne AB dans les deux figures i34e,
- 147 est appelée aussi horizontale lorsqu’elle est parallèle ' l’horizon, c’est celle que les ouvriers appellent de nive ainsi, dans les constructions, il faut que toutes les assis* soient posées de niveau. Dans un ravalement, les cornich^j entablemens, bandeau, etc. sont traînés de niveau s’ils sof en plâtre, ou appareillés de niveau s’ils sont en pierre. Ail*51 dans notre fig. 118 , pl. 7 , les deux règles AB et CD, f, forment le chemin pour traîner la corniche E, doivent ct|S parfaitement de niveau. ,
- 64. La ligne qui est perpendiculaire à celle horizon18 ou de niveau est verticale ou à plomb , comme l’appellent , ouvriers; les montans de pilastres, les tableaux de portes de croisées , etc. doivent être d'à-plomb.
- 65. Il résulte de la disposition réciproque de ces deu*
- gnes horizontale et verticale ou perpendiculaire sur une quelconque , i° qu’on ne peut tirer qu’une seule perpendi£l| laire d’un même point donné ; 27 que la perpendiculaire, la ligne la plus courte que l’on puisse mener d’un point, do1’1' sur une ligne parallèle à sa base; 3° et que de toutes les obli^i celle tirée du même point et la plus éloignée de la perp6" ciliaire est la plus longue : ainsi, la ligne EG (fig. i4^f' étant parallèle à AB, la perpendiculaire CD est plus courte l’oblique CH égale à CK ; et CI est plus longue que CH ; P111 qu’elle est égale à CL. '
- 66. Il faut donc bien entendre que le niveau est und*^ droite dont tous les points sont également distans du centsCj la terre , c’est-à- dire parallèle à la surface des eaux d’u° | tranquille, (on ne tient pas compte de la figure sphériq"®(i globe terrestre, qui est tout-à»faït insensible pour des ni'’^ partiels tels qu’on en a besoin dans les constructions) et
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- tr°Uve ce niveau au moyen d’une équerre, c’est-à-dire de deux ajustées et offrant un angle de 90 degrés et réunies par petite traverse sur laquelle on creuse une ligne à 45 de-^es 1 c’est-à-dire qu’elle la partage en deux également : ayant l acé cet instrument ABC (fig. 144) sur une règle DE prêtée à peu près horizontalement, on la relève par un bout
- Par l’autre jusqu’à ce que la ligne du plomb F arrive bien
- ou
- ^ actement au droit de la petite ligne G, de manière qu’en pliant le cordeau sur l’équerre , ce cordeau l’occupe sans ef-I ** ni déviation : alors la règle DE est de niveau, et on peut acer avec sécurité la ligne horizontale dont on a besoin.
- • Ensuite, que sur cette même règle, 011 retourne l’instru-j .fi* en posant un de ses côtés A B ou B C sur la règle, en |.’Saût tomber une ligne H I parallèle à A B , on aura une ^Ue verticale ou d'aplomb , qui du reste peut s’obtenir sans j,0lr d’abord l’horizontale ; car tout corps pesant, comme le du maçon (fig. i3) par exemple , suspendu à l’extré-te d’une corde fine , sert à reconnaître une ligne perpendi-.aire à l’horizon : c’est en effet, avec ce plomb que les ou-b ers de toutes les professions établissent tous leurs travaux Ul‘ ce qui doit être dans cette direction.
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- ‘tant.
- Le cercle est une ligne courbe qui est également di-
- centre •
- e sur tous ses points d’un point unique que l’on nomme
- c’est la ligne que l’on trace au compas ; enfin , c’est ce
- ^le l’on nomme communément un rond, et ce que les géomè-e,s nomment circonférence. Cette ligne, de quelque étendue ^clle soit, c’est-à-dire que le cercle soit grand ou petit, est ^ Sl rjue nous l’avons dit plus haut, divisée conventionnelle-. fit en 36o degrés , et chaque degré en 60 minutes : donc la itiede cette ligne ou le demi-cercle comprend 180 degrés , % 6 ^Uart ou l’angle droit, appelé équerre par les ouvriers, est |a j?fi§le de 90 degrés d’ouverture. Ainsi, dans la figure 147 , 1 C ^ M N D B E est la circonférence d’un cercle dont C cir 6 c,entl'e ; le cercle proprement dit est l’espace que cette fi°nférence renferme.
- 0j^ 9’ Plusieurs lignes sont considérées par le rapport qu’elles <je avec ee cercle , savoir : le diamètre A B , qui le coupe en x Parties égales puisqu’il passe par le centre.
- Pe rapport de ce diamètre avec la circonférence, assez , ,e P°ur toutes les opérations usuelles , est reconnu comme 3 ^ r/7> c’est-à-dire de 7 à 22. Ainsi on peut facilement
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- trouver la circonférence d’un cercle dont on connaît le dia^' tre , par une règle de trois simple , exemple : supposez q»e diamètre d’une salle ronde soit de 5 mètres on a cette pf°ï sition 7 : 22 : : 5 mètres : x = x5 mètres 71 cent. °llg on ne sait pas la règle de trois, on pose trois fois 5 très, longueur du diamètre connu, et on ajoute 1/7 d«f( 5 mètres, égal à o m, 71 c. ; ces quatre sommes additionné ensemble donnent pour la circonférence cherchée i5 m. 7l( comme ci-dessus. Ainsi,, si on a les enduits du pourtour de ce j. salle à faire, cette quantité, multipliée par la hauteur, nera le produit que l’on cherche.
- 71. Si, au contraire, on ne connaissait que la circo^ rence, et qu’un empêchement quelconque s’opposât e qu’on prît le diamètre, on n’a qu’à renverser la propos'11'^ et dire 22 : 7 : : i5 m 71 c. : x = 5 mètres; ou bien, ^ se servir de la règle de proportion , on divise i5 m. 71 S, 22 parties , ce qui donne om. 71 c. qu’il faut prendre 1 ^ pour le diamètre ; or , 7 fois o m. 71 c. donneront coi,lft ci-dessus 5 mètres. p
- 7 2. La propriété particulière du diamètre est, 10 de ^!sj ser la circonférence et la surface du cercle en deux paf^ égales ; 2" c’est aussi la plus grande de toutes les cordes, est égal à deux rayons, et toutes les autres cordes sont plas^
- tites que deux rayons ; 3° par la raison que le diamètre ®st
- plus grande de toutes les cordes , et qu’il divise le cerd£^ deux parties égales , tous les arcs égaux sont soutenus paf^ cordes égales , et les cordes égales soutiennent des arcs ég% ainsi, dans la même figure 147 , pl. 7 , la corde ]Sf 0®^ égale à celle P Q , l’arc N D O est égal à celui P E Q, c> à-dire qu’ils ont la même surface. L
- 73. Le rayon d’un cercle est la moitié du diamètre, c’®^ dire une ligue droite qui part du centre, pour arrive*’^ circonférence , comme C D , fig. 147. ^
- Tous les rayons d’un cercle sont égaux, ainsi, dans la figure , les rayons CD, C M , C A, CF et C B sont égalai 7 4 • D’autres lignes qui ne font pas partie du cercle son1 c J sidérées par rapport à cette figure ; on appelle tangente j ligne droite F G ( même figure 147 ) qui touche à la cir®°j rence en un seul point D , sans la couper
- 75. La sécante est, au contraire, une ligne droite c o1
- lin"
- celle P Q (même fig. ) tirée d’un point pris hors de la clfl
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- tfg6llCe ’ et: flu* v*ent couper le cercle, ou par le centre même Verse cette circonférence, comme EL , même fig.
- Dans un carré ou un quadrilatère quelconque , une li-e droite tirée d’un angle jusqu’à celui opposé est une diago-> ainsi la ligne D B du parallélogramme ABCD ,
- Ws
- ^re i35 ) est sa diagonale , et le divise en deux parties
- |j '?7- Le périmètre d’un polygone se compose de toutes les in* forment : ainsi le périmètre de l’octogone (fig. 145) somme réunie des lignes A B, BC, CD, DE, EF, h, et GH. Les géomètres considèrent le cercle comme un v’Soûe régulier ayant une infinité de côtés dont le diamètre //, e Périmètre : on appelle rayon droit du polygone, ou apo-jj rr‘e i une ligne droite IK tirée du centre du polygone per-t, feulai rement sur un des côtés , et rayon oblique celle par-d a'issi du centre à un des angles formés par la rencontre de x lignes du périmètre connu IH. Il est alors à observer, hj, c^e plus le polygone a de côtés, plus le rayon droit ap-sid ,e du rayon oblique, d’où il suit que , dans le cercle con-le comme polygone , ces deux rayons sont égaux.
- ;o, ao Tous les angles réunis du périmètre d’un polygone ou même irrégulier sont égaux à deux fois autant .. droits, moins quatre , que le polygone a de côtés ; il est facile de trouver l’angle de deux des côtés de l’octo-Kt, (%• i45), en multipliant 180 degrés par le nombre 8 côtés, et en retranchant du produit 360 , valeur de Va ansles droits , restera un produit qui, divisé par ce ùrc de côtés , donnera pour chaque angle i35 degrés, bj ' H est aussi facile de trouver tous les angles au centre; Km Pu*sciue le polygone est formé des mêmes élémens que le tous ses angles réunis forment quatre angles droits, it|g|’a'dire 36o degrés; il est donc clair que chacun des huit a au centre d’un octogone a 45 degrés. ils ' H est facile aussi de trouver chacun des angles des côtés, c’est la moitié de l’ouverture entière, et ici c’est 67 lS(js ‘/a: c’est d’ailleurs le complément de l’angle au centre, iq^és dont il faut prendre moitié pour chacun, puisque °*s angles d’un triangle produisent toujours 180 degrés, iij/ I"a rencontre de deux lignes formant toujours un angle Mesure par le nombre de degrés de leur ouverture, ils
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- prennent des noms différens en raison de cette ouvert*11' Ainsi l’angle ayant 90 degrés est droit ou d’équerre ; celui*! a plus que ce nombre est ouvert ou obtus , ce que les ouvr^J appellent quelquefois angle guis ; enfin, celui qui a moi**5’ 90 degrés , est un angle fermé, aigu ou maigre.
- 82. On a souvent dans la pratique des figuresou desligne^ doivent être dans une certaine proportion avec d’autres;al" pour obtenir un angle égal à un autre, par exemple à 5^ ( fig. 535), il ne s’agit que de décrire du sommet D de l’aW connu, un arc E F entre les deux côtés. Reportez cette ouved11 de compas sur la ligne indéfinie c d (fig. 139), et tracez b1 indéfini eg; prenez ensuite l’ouverture EF , et reportez-b*' cet arc en ef, la section de ces deux arcs donnera une W de d en b , qui formera avec la base de, le même angle<! B D C.
- 83. Dans le dessin , on se sert pour cette opération , ; instrument dit rapporteur ; c’est un demi-cercle divisé et>‘‘ degrés , que l’on pose sur l’angle cherché, pour reconnaît nombre de degrés qu’il contient, et que l’on rapporte et>sf sur la base de l’angle égal à faire , pour y marquer celte quantité de degrés.
- 84. Si l’on veut couper un angle en deux parties égales^
- point D, même fig. i35, décrivez l’arc à volonté EF ; et*b‘ deux points décrivez la section G , ce qui coupera l’angb G en deux parties égales par la ligne D G. i
- 85. D’après ce quivient d’être dit plus haut, l’anglequi %
- sommet au centre de la circonférence d’un cercle et qe* Sj pelle angle au centre, parce qu’il est formé de deux b1'] de ce cercle , a pour mesure l’arc compris entre ses côtés',81 l’angle BAC (fig 146) a 42 degrés, puisque l’arc B C degrés. .
- 86. Mais l’angle qui a son sommet F ( même fig.) appffj; la circonférence , et qui est formé par deux cordes ED e*
- ( le diamètre étant ici considéré comme une corde ( Voy* ( lequel s’appelle angle inscrit ou angle de segment, b*el1, férent de celui du centre , n’a pour mesure que la mo'11 l’arc compris entre ses côtés : que le centre A soit daf*5 pace de l’angle inscrit, ou qu’il en soit dehors , ou enf*1' l’un des côtés passe par le centre, comme à l’exemple f?0'' le résultat est le même ; lorsque, comme ici , un des
- passe par le centre , en tirant par ce centre A une lig°e
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- Parallèle à DF, on aura deux angles égaux GAE et DFE, Nice que les lignes DF et GH sont parallèles; car l’angle G f K ayant son sommet À au centre, a pour mesure l’arc G E de ^6 degrés compris entre ses côtés, il est évident que l’angle de Segnient ou inscrit DFE qui lui est égal, a aussi 36 degrés.
- 87. Supposons maintenant que le centre du cercle est en “ehors des côtés, comme celui PQR (fig. 147 ), on tire du ®0liunet Qune ligne QS qui passe par le centre : cette ligne ‘armera l’angle SQR qui a pour mesure la moitié de l’arc ^ ou de SP, avec la moitié de celui PR, par la raison e.x-Wniée à l’exemple ci-dessus, que l’angle SQP qui est une Partie de l’angle total SQ R a pour mesure la moitié de l’arc
- à cause du côté Q S qui passe par le centre : en consé-Soeoce l’angle PQR, qui est l’autre partie de l’angle total,
- 3 pour mesure la moitié de l’arc PR.
- 88. Si, au contraire, le centre se trouve entre les deux côtés, C0l»me l’angle TQR , à la même figure 147 ; la ligne QS Jj'1' passe par le centre, divise cet angle TQR en deux autres *QS et S Q R. Or, comme au premier exemple, le premier ^glfc a pour mesure la moitié de l’arc T S , à cause de son ^°té QS qui passe par le centre, et le second la moitié de l’arc
- &, il en résulte que l’angle total T Q R a pour mesure la moi-le de l’are T S ajoutée à la moitié de SR, et conséquem-la moitié de l’arc T R compris entre ses côtés.
- les
- 89. La conséquence à tirer des exemples qui précèdent sur angles , relativement aux cercles dans lesquels ils sont connus , c’est qu’un angle au centre appuyé sur le même arc 3U un angle inscrit , est précisément le double de cet angle ‘“scrit, puisque, comme il vient d’être dit, un angle DAB ^ “ son sommet A au centre (fig. 146 ), a pour mesure l’arc e“tier DB sur lequel il est appuyé, et que celui DFB qui a sommet F à la circonférence , n’a pour mesure que lamoi-e de ce même arc.
- , 90. Une autre conséquence inévitable de ces propositions , ,est que l’angle inscrit qui est appuyé sur les deux extrémités u diamètre est toujours un angle droit ou de 90 degrés , puis-|j,J ‘1 a pour mesure la moitié de la demi-circonférence, qui est e 180 degrés : ainsi l’angle F ( fig. 146 ) étant appuyé sur le ‘“mètre CD, a 90 degrés d’ouverture.
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- § II. DES SURFACES.
- 9 r. La réunion de plusieurs lignes forme des figuré planes qui sont régulières si leurs côtés sont égaux : il faut au moins trois lignes pour composer cette figure : ce sont k* triangles (pl. 8 , fig. i38 et 14° ) > l’espace compris dans ce3 trois lignes se nomme Y a ire du triangle; un des côtés se nomffie base, ici c’est la ligne B G. La ligne perpendiculaire A D menée du sommet À ( fig. i38) sur la base , est la hauteur du triafl' gle. La définition des triangles se trouve dans le Manuel d'Jf chitecture ; ce serait nous répéter que de la reproduire ici.
- 92. Les trois angles d’un triangle sont toujours égaux * deux droits , c’est-à-dire ont ensemble 180 degrés , puisqu’il* ont pour mesure la demi-circonférence (90), par la raison que comme l’on peut toujours faire passer une circonférence par trois points quelconques, (voyez le n° 208 du Manuel d’architecture, 2e édit.), un triangle peut être supposé k' scrit dans un cercle.
- g3. Par la même raison encore , l’angle extérieur, fig. x38i d’un triangle quelconque est égal à la somme des deux angle3 intérieurs qui sont éloignés de lui, ainsi dans cette fig. x 38* l’angle extérieur GCE joint à celui GCF vaut deux angle* droits ; ce même angle GCF joint à celui MBN et à cek1 HAI, valent ensemble deux angles droits ; donc l’angle FG^ étant commun à ces deux grandeurs égales, celui extérieur GCE d’une part, et MBN , plus HAI d’autre part, sont égaux.
- Il en résulte >0 qu’eu mesurant l’angle intérieur quelcoB' que d’un triangle , on a la mesure de son angle extérieur, et réciproquement ; 2° et aussi quand on connaît deux angk* intérieurs , on connaît le troisième ; 3° qu’un triangle ne peu1 avoir plus d’un angle droit, ni plus d’un angle obtus.
- 94. La propriété du triangle est aussi, i« que s’il a de* côtés égaux, les angles opposés à ces côtés sont aussi égaux ! 20 que s’il a des angles égaux, les côtés opposés à ces angle* sont aussi égaux; 3° que si les trois côtés sont inégaux» le plus grand angle est opposé au plus grand côté, l’angk moyen est opposé au côté moyen, et le plus petit angle op' posé au plus petit côté ; 4° <pie deux triangles sont égaux tout si les trois côtés et les trois angles du premier sont égau* aux trois côtés correspondans du second ; 5u que si d®11*
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- ^îangles d’inégales grandeurs ont les deux angles de la base respectivement égaux , les deux triangles sont semblables ; 6*
- si deux triangles sont semblables, tous les côtés du premier s°at proportionnés aux côtés correspondans du second.
- 9Ô. Pour la mesure des surfaces des triangles, on sait; i,° 'fit’un triangle quelconque est la moitié d’un parallélogramme de même base et de même hauteur , ainsi le parallélogramme ôdSCD, fig. 142, ayant 12 mètres de base sur 16 mètres de ^auteur, a de surface ou de superficie 192 mètres carrés : les deux triangles CAD ou CED , auront chacun 96 mètres, c’est-à-dire la moitié, puisque chacun d’eux a la même base et ta même hauteur ; 20 qu’il est par conséquent le produit de sa ^ase multiplié par la moitié de sa hauteur; 3° qu’un triangle
- a la même base qu’un parallélogramme, et dont la hauteur est double de ce parallélogramme , est égal en superficie.
- 96. Les figures à quatre côtés rectilignes appelées du nom Sénérique de quadrilatère, et dont la somme des angles quels ’fii’ils soient, équivaut à quatre angles droits, sont le carré<; tarectangle, le parallélogramme , le lozange ou rhombe, le tpapèse et le quadrilatère, proprement dit.
- 97. Le carré est celui dont les quatre côtés et les quatre ai)gles sont égaux , comme figure i36 , pl. 8 , dont les quatre 9ïigles ont chacun 90 degrés.
- Il faut ici revenir aux triangles parce que dans un triante rectangle, c’est-à-dire qui a un angle droit, comme fig. 140, ta carré de l’hypothénuse AC est égal au carré des deux autres ®°tés AB et BC. Ainsi ayant la diagonale d’un carré , on peut ta mesurer comme ligne très approximativement, en connais-s*mt ]e côté du carré , et réciproquement : supposons ici que Cette diagonale ait 6 mètres, le carré de 6 mètres est 36 mètres 'tant la moitié est 18 mèt. ; ainsi r8 m. est le carré de cha-Cun des côtés; et l’on trouvera alors que chacun de ces côtés ^ura4 m. a 5 c., dont le carré est. en effet 17 m. 96 c. mesure ta plus rapprochée que l’on peut obtenir.
- 98. Par cette raison , si l’on veut faire un carré double en surface à un carré donné, on n’a qu’à prendre la diagonale de Ge carré pour côté de celui demandé.
- §9- Si au contraire on veut faire un carré dé moitié de ee-Jh qui existe , on n’a qu’à de l’un des côtés, faire la diagonale du carré que l’on demande.
- 100, Un parallélogramme rectangle est celui qui a tous ses
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- angles droits et ses angles opposés égaux, comme la figure 14 a , ABCD.
- 101. Il est trapèze s’il n’a que deux côtés parallèles comtne la fig. 137 , ou s’il n’en a aucun ; losange , si ses quatre côté* sont égaux avec ses angles opposés, aussi égaux entr’euS; comme fig. 14 i ; enfin il est rhomboïde si ses angles ne son1 point droits , et que ses côtés opposés soient égaux entr’eux ; comme CDFG, fig. 142.
- 102- Comme dans un carré, la diagonale divise un parait' logramme quelconque en deux parties égales, et en deu* triangles égaux.
- 10$. Ces figures ont les propriétés principales qui suivent; savoir , 1» un rectangle ABCD ( fig. 142 ) a pour superficie Ie produit de sa base par sa hauteur ; 20 le rectangle et un rhoffl' boïde GDEF , même figure, qui ont la même base et la mêm6 hauteur ont aussi la même surface; 3° un trapèze (fig. 137) dont deux côtés opposés AB et CD sont parallèles , est éga* en surface à un parallélogramme de même hauteur dont 1* base serait égale à une ligne EF qui le couperait par le mili®li parallèlement à ces deux côtés.
- 104. Les polygones sont tontes les figures planes terminée* par plus de quatre lignes droites; ils tirent leur nom du nombre de lignes droites qui forment leurs côtés : ainsi le pentagone a cinq côtés égaux, l’hexagone six, l’heptagone sept, l’octogone huit, l’ennéagone neuf, le décagone dix , hendécagone onze; le dodécagone douze : tous ces polygones sont réguliers , s’il5 ont leurs côtés et leurs angles égaux. Nous avons parlé a" paragraphe précédent (77 et suivans) du périmètre et de* angles ; il nous reste à parler du rapport de ces figures et de leurs surfaces. i° Tout polygone régulier peut être inscrit oi* circonscrit à un cercle ; 20 de tous les polygones réguliers in' scrits à un cercle, celui qui a le plus de côtés aura le plus grand périmètre et la plus grande surface; car le plus grand péri' mètre est le cercle, et le plus petit le triangle; 3° Pour trouve? la surface d’un polygone , il faut absolument se rappeler qn ^ y a autant de triangles égaux que le polygone a de côtés* qu’ainsi il ne s’agit que de tirer une perpendiculaire 1&’ fig. i43 , du centre 1 sur un des côtés quelconques A H , ceUe perpendiculaire sera la hauteur du triangle que l’on multipli6’3 par le périmètre, et la moitié du produit sera la surface ; ^ Le côté de l’hexagone inscrit dans un cercle est égal au ray011
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- ,e ce cercle, en conséquence le périmètre de cette figure con-^ent exactement six fois le rayon du cercle circonscrit, ou r°is fois le diamètre.
- I(>5. Nous avons vu (68 et suivans) ce que c’est que le |;ercle relativement aux lignes qui le composent, et qui ont
- rapports avec lui ; il ne s’agit pour trouver sa surface, que ue savoir que le diamètre est à la circonférence comme 7 :
- ^ » et de multiplier ensuite le quart du diamètre , ou la moitié 11 rayon par la circonférence entière ou le quart de la circonvenue par le diamètre entier , c’est-à-dire que la surface d’un Cercle est égale à celle d’un triangle qui aurait pour base le ^yon , et pour hauteur une ligne droite égale à la circonfé-*ence. Ainsi par exemple, le cercle fig. 143 aurait 14 mètres diamètre, c’est 7 mètres pour le rayon, c’est-à-dire 7 mètres f0|U’ base du triangle dont la hauteur serait égale à la circonfé-fei'ce 14 mètres x 3 mètres 177 = 44 mètres; ces 44 mètres ^tiltipliés par 7 donneront 308 mètres dont la moitié i54m. W7 ) sera la superficie du cercle. lQ6. Relativement aux parties d’un cercle, il est démon-que la surface d’un secteur quel qu’il soit, comme par temple , celui A B C (fig. 148 ) est égale à celle d’un triangle lectangle A C D dont la hauteur est égale au rayon AB ou ^ C du secteur, et dont la base est égale à l’arc de ce sec-j®Hr : ainsi en supposant que le rayon ait 10 mètres et que arc ait 19 mètres, on aura 190 mètres dont la moité (ioâ) 9^ mètres est la surface du secteur.
- Pour obtenir la surface d’un segment de cercle , il s’agit ^ faire l’opération ci-dessus ; et de retrancher du produit le triangle produit par la base ou la corde du segment avec les, deux rayons ; le surplus sera la superficie du segment,.
- *07. Ainsi que nous l’avons observé déjà, le Manuel d’Ar-c*ntecture, ou le Manuel de Géométrie qui font l’un et l’aube partie de VEncjclopédie-Roret complétera la somme de c°nnaissances élémentaires qui sont utiles aux constructeurs : ti0«s ne pousserons donc pas plus loin nos démonstrations, ayant d’ailleurs à offrir à nos lecteurs les élémens de pra-tlc{ue dont ils auront besoin plus fréquemment que de ces do-'"men.s scientifiques qu’ils trouveront, d’ailleurs , aux sources nous leur indiquons.
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- CHAPITRE IV.
- TRAVAUX DE MAÇONNERIE.
- § Ier OUTILS DU MAÇON.
- io8. Dans la profession de la maçonnerie, comme prescpie toutes celles qui tiennent aux bâtimens, les entre' preneurs fournissent une partie des outils, c’est-à-dire, Ie* équipages, comme boulins, écoperches, cables, cableau*1 cordages et vingtaines , grues , cabestans , moufles et poulie1 brouettes, chariots, diables, camions, bars, pinces , poinço11’1 masses et bouchardes. Les compagnons doivent être mun*s' pour arriver à l’atelier ; i° d’une truelle en cuivre (fig. i )>e s’il y a quelques travaux de limousinerie à faire, d’une deuxiè*”6 truelle longue en fer pour cet usage (fig 2) ; 2° d’une hachefi6 (fig. 3), pour couper les vieux plâtres , ébousiner et éq**af rir le moellon, et démolir ou faire des trous dans les murSl dans les planchers, etc.; 3" d’une taloche en bois, garnie d’*llie poignée (fig. 4 ) pour faire les enduits ; souvent c’est l’enWe' preneur qui la fournit; 4° d’une règle méplate pour pren^ les niveaux ( fig. 5), et une carrée pour les feuillures, celle'£l de 32 à 35 mil. (14 à i5 1. ) sur les deux sens (fig. 6 ) ; ^ d’un marteau ayant une panne carrée d’un côté, et à pic de l’^' tre (fig. 7 ) ; 0° d’une auge d’environ 65 c. (2 pi.) de longue*11 sur 40 c. (15 po.) de largeur prise au bord extérieur. L’entré preneur en fournit de plus grandes pour jeter les plafonds; 7 d’une truelle bretée (fig 9), dentelée d’un côté et tranchante l’autre, avec laquelle on nettoie et on dresse les enduits, enpaS sant d’abord la partie dentelée de haut en bas, et obliquemeD de gauche à droite , et ensuite le côté tranchant pour dresse*» 8° d’un riflard ( fig. 10), de deux niveaux (fig. 11 et 12) ^0)l le premier se place sur la rive d’une règle élevée vertical ment pour s’assurer de l’aplomb , et le second sur la règle p°' sée horizontalement pour vérifier le niveau; 9" d’un pl°ül
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- *3), lequel est en cuivre tourné , ayant la figure d’un 11 e tronqué; il est accompagné d’un cirât a carré , aussi en ^'vre, percé au milieu , pour pouvoir glisser le long des cor-et dont chacun des côtés est égal au diamètre du plomb J ‘1 accompagne, afin qu’eu tenant ce chat appliqué sur le d’une surface verticale, et laissant peudre et reposer le au bas de cette surface, on reconnaisse si elle est d’a-5j0iïlb, c’est-à-dire exactement perpendiculaire à l’horizon, et e|j0l>s le bord du plomb touche cette surface comme le chat ; si j ® est en surplomb, ce bord a s’en éloigne de toute la diffé-i^ee de la perpendiculaire. Ainsi, le chat étant tenu à 6 m.
- (20 pi.), et ce bord b étant isolé de 27 c. (10 po.) du j ? de la surface que nous supposons un mur, il en résulte gemment que ce mur surplombe de 41 mill. par mètre, ^ par pi.). Si, au contraire, on est obligé d’éloigner le i1 de l’extrémité supérieure du mur pour faire toucher le ^ d b au pied, il en résultera que la différence sera le fruit A ce plomb est toujours joint quelques mètres de fouet (j0' ligne , qui est très utile au maçon. 90 Enfin , le maçon ^ . a'oir une série de gouges et de fers pour pousser à la les angles et retours des corniches , de chapiteaux ou au-iH foulures interrompues nécessairement dans les emplace-lls où l’on ne peut faire glisser le calibre (lig. 14,15 et 16); 1,11 ou plusieurs compas en fer (fig. 17).
- § U. MURS DE FONDATION, MURS DE CLOTURE , VOUTES
- de caves, etc.
- Ge qu’il y a de plus important dans les constructions, Üej d’asseoir un bâtiment, c’est-à-dire, en d’autres termes, [i^fc Placer sur un bon fond, et d’apporter les plus grandes ( étions aux premières asssies.
- t^10- Lorsque les fouilles sont avancées à la profondeur ï"*» 'etl'd)le > si le niveau donne du sable fin, égal et compact, il s entreprendre les tranchées de fouille pour les murs, et 1 P°ur les constructions ordinaires qu’elles soient de 33 c,_(i2 à 20 po.) plus bas que le sol des caves. Après avoir i( U, ülVelé le fond de cette tranchée, le maçon choisit dans ‘ a e. , (lu *l n à sa disposition, les plus forts, et après '°ir ébousinés et dressé un peu leur lit, il étend un lit
- ‘ Mortier
- peu
- sur ce fond de sable , et place ensuite en liaison
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- ( 56 ) sis
- les uns dans les autres ces moellons choisis, à plomtr des W qu’il a tendues d’avance sur les broches, et frappe chacun avec la panne de son marteau pour les bien asseoir et les t imprégner de mortier, dont le surplus est ramassé aMeC truelle et remis sur le lit du dessus, afin qu’il ne soit pas peT 1 |l Si l’on peut donner un peu d’empâtement à cette premier®* j sise, c’est-à-dire si le mur de fondation devant avoir 65 eu, po.), on peut donner à cette première 7 5 à 80 c. (28 à 3op°' * elle n’en sera que mieux, parce qu’elle aura plus d’assiett®!, remet un lit de mortier sur toute sa surface et on replace) ^ même, et toujours d’arrasement, une seconde assise que^'J frappe comme la première, et ainsi de suite jusqu’à 16 c'{, ^ po.) du sol extérieur : ces 16 c. étant réservés pour le p'af ment du pavé et de sa forme.
- ixx. Il est à remarquer que, pour que les fondations s01 solides, et que le tassement soit égal, il faut bien faire tion de placer uniformément des matériaux de même de® partout, ou si quelques-uns sont plus tendres ou de méd)#,( qualité, avoir soin de ne pas les mettre au-dessous des paI supérieures qui devront supporter de fortes charges, parc®^ le poids qu’elles auraient à recevoir les ferait fléchir inêg® ' ment, ce qui occasionerait des craquemens et des déchire0', dans ces parties supérieures, et compromettrait graveDie#t solidité. ,
- 112. Lorsqu’il est question d’un édifice de quelque tance, ou d’un mur de terrasse élevé, destiné à retenu, terres , on place sur la surface nivelée du sot reconnu nable, une large assise en pierre, dite liknge. (fig. 18); , pierres sont brutes, le lit de dessus ébousiuc et les j0lll'f. aussi bruts, remplis en mortier. Si l’épaisseut du mur p®1* de les placer en parpaing , cette assise n’en sera que pi"s lide. Dans le cas contraire, on les place alteruativeru®'1^ boutisse, avec les morceaux alternés de manière à croiseI\ joints irrégulièrement : on peut îtieltre alors une second®, sise de ces libages, ainsi qu’on le voit à la fig. ig, en leur (|( nant l’un sur l’autre un peu d’empâtement, ainsi que le la figure 20. On peut voir aussi la disposition en plan de deux assises (fig. 21).
- Sur cette deuxième assise, ou sur la double assise de >' (! que l’on a toujours soin d’arraser parfaitement de niveall,(j place le moellon ou la meulière à bain de mortier , et Pa
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- *». , , ( 57 > ;
- jc| paiement de niveau, en introduisant des garnis ou petits ^ 5 de ces mêmes matériaux, pour remplir entièrement les {f 6s ,(lUe laissent les joints bruts. Chaque moellon doit être ttif ,avec la panne de la hachette , et les garnis placés et à la main dans le mortier qui déjà doit remplir le les ‘ Lette opération faite avec soin, et ayant attention que dçj^aiens ne dépassent pas les lignes, on étend une couche tte °l'her sur toute la surface de l’arrase et on monte une au-4’J*Ss*Se semblable, et ainsi de suite jusqu’à la hauteur fixée
- pèr4tlCe Pour la retraite, tant sur les broches que sur des re-es tr • .... ...
- \ tracés sur les objets qui environnent le bâtiment à éle-peut juger de cette disposition par la fig. 19, qui mon-
- l tfi
- Ou
- tli
- f lé Partie du murconstruit ainsi, et la fig. 20, qui présente tetïlemur, mais vu de profil.
- f -Lorsqu’on veut donner plus de solidité à un mur de re f;,i(]; ^°uautre, on élève des chaînes en pierre de distance I Hilj'^ance,. et presque toujours à 5 ou 6 m. (15 ou 18 pi.) de f Ou p? eïl milieu ; ces pierres font ordinairement tout le parpaing i( 9), ePaisseuv du mur, et on doit prendre la précaution de les |* S(lt p er on courtes et longues, en commençant par une longue 1 5$siSeass'se de libage, et de manière à ce qu’un joint de cette ff à de libage se trouve directement au-dessous du milieu ou ! 4^'‘Près de ce premier morceau; le deuxième est plus court iVr[^u près 33 c. (1 pied); le troisième revient jeter harpe
- is>n 16 à 24 c. (6 à 9 po.) sur celui-ci; et ainsi de suite f.' et>haul; la fig. 18 offrant deux chaînes construites ainsi,
- K
- 1
- ^°ir la nécessité de cette liaison entre les chaînes de pierre rempfissages en moellon des intervalles, afin de ne faire ’u seul corps.
- irj+' L est bon d’observer que souvent on ne fait de ces. s) en pierre que sous les angles des bâtimens et à plomb " pjiitj.'lrSes’ comme trumeaux, écoinçons, murs de refend, lf hihu es et enchevêtremens de planchers ; il faut alors les dis-* 'r dans les fondations en raison de l’emplacement de ces
- \
- |çes de construction destinées à supporter le fardeau. On Va-11 (lue’ dans ce cas, il n’est plus question de conserver P ttlStances égales entre ces chaînes.
- 'e terrain n’offre pas la solidité désirable, ou qu’il ti^ e Nature à éprouver un affaissement sous la charge du bà-/h). ’ ^ faut avoir recours aux racinaux a (fig. 19, 20 et
- f »> ’Ce sont des pièces de charpente méplates, qui ont de Ion-
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- pib;
- gueur un peu plus que l’épaisseur du mur, et que l’on sur le sol compressible, à la distance de i m. à i m. 33 f;.?'
- ou 4 pi.) l’un de l’autre, et parfaitement de niveau entre
- el»ti
- Sur ces plates formes, on fixe, avec de forts clous ou des çj1®5
- lettes un plancher en madriers de chêne de 8 c. (3 po.) d ef
- i-qui les recouvre entièrement, et c’est sur ce plancher tes les pièces ne peuvent plus se séparer, que l’on él®
- seur toutes
- mur, ainsi que nous l’avons dit plus haut.
- dN
- 116. Il est hon , avant de fixer les plates-formes, d®f.
- plir les intervalles des racinaux en moellonnailles à bal11 plâtre, afin de les maintenir à leur place : on peut encor® « nir ces intervalles en terre comprimée à l’aide de la ba'1®. demoiselle du paveur, en prenant garde de dévoyer les p qui ont été nivelées entr’elles d’une extrémité à l’autr® toute la fondation. j
- 117. Si enfin le fond est glaiseux ou vaseux, et n’offrtb
- cune consistance, on a recours au pilotage. Ces pilots être en bois de chêne, ainsi que les racinaux et les p1. formes ; ils doivent être aussi placés en quinconce à r ^ 1 m. 33 c. (3 ou 4 pi.) d’intervalle sur la longueur de 1^, dation, et au moins à double rang sur la largeur. Ces P,, s’enfoncent dans le terrain au moyen d’un mouton ou soflfl et jusqu’à ce qu’ils rencontrent une résistance qui leur a l’appui nécessaire. (li
- 118. C’est alors que l’on coupe de niveau entre elles 1 les têtes de ces pilots, et que l’on place entravers dé la* ; tion les racinaux a, en les fixant avec une chevillette, e. ces derniers un plancher de mdariers en chêne c qui efl^s çoit la première assise d des libages en pierre ; les fig-
- et 21 de la planche première montrent ce travail vu en P en coupe et en élévation. ,
- 119. Tous les intervalles entre les chaînes sont aussi r^j en meulière si le pays en fournit ; il remplace le moelle®e. est supérieur pour ces sortes de constructions, à cause adhérence parfaite avec le mortier dont on a soin de te
- toutes ses aspérités.
- 120. Lorsque les terres sont compactes et qu’elles P|
- ,e/
- se couper perpendiculairement, on en profite quelquef0®5?!
- creuser la tranchée précisément de l’épaisseur du n)
- fondation projeté, et après l’avoir vidée et bien ni*
- jette en blocage du mortier et de la meulière sans an1
- ci®1
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- ^r^ettlÇnt autre que de mettre cette meulière à plat, de bien
- *ioi
- llr de mortier et de garnis, et de toujours suivre la fonda-5 a niveau. On voit cet encaissement naturel en plan (fig. pl. xrej,
- (L*1- Enfin, pour des constructions importantes, telles que <s de mer ou autres semblables, on fait souvent des en-* ^ens composés de piquets en bois de chêne , d’un équar-convenable, en raison de l’épaisseur du blocage ou (jf,^ de fondation, sur lesquels on fixe avec des chevillettes s ‘er, des madriers aussi de chêne, placés transversalement Son eSSUs ^es uns des autres , depuis le pied du mur jusqu’à
- St
- Arasement supérieur, et on bloque aussi les matériaux
- jon 011 Pe'it disposer pour remplir cet encaissement, et tou-(ju 4 a bain de mortier, sans vides ni interstices libres, afin ‘‘ïnt0Ut ne fasse qu’un seul corps, et que l’encaissement ve-4s * Pouri'ir par le contact des mortiers et des terres humide’ 'e mur construit ne forme plus qu’un bloc impossible à ^r- La fig. 2 3 présente le plan de cet encaissement, et la H est l’un des côtés extérieurs vu eu élévation.
- f0r|îa- Dans le but d’épargner les matériaux lorsqu’ils sont ^ers * on Peut construire les fondations par piliers seu-sJJt à des intervalles donnés , lesquels sont reliés en-v0: °*e par des arcs plein cintre , ou surbaissés, comme on le 1 as - ~ - 1
- Irin S :rr6
- '?• a5. On remplit ensuite les reins des voûtes en moel-
- Pi’ovenant des fouilles les intervalles laissés entre les tje7' et on élève au-dessus de ces derniers les murs supé-
- C'
- 0j^st aussi lorsqu’un aqueduc public passe dans un terrain
- i \
- 0|( yeut construire, comme il arrive souvent à Paris, que
- d°it faire usage de ces arcades, afin d’isoler entièreté, construction particulière de celle qui doit être entre-taîa? 6t r®parée aux frais de la ville. La fig. 26 indique une ^iti6 *a'te par ce motif, et qui interrompt une fondation f|i,j e Partout ailleurs : a est l’aqueduc, b le tuyau de fonte 0*<luit les eaux , lequel est supporté au droit de chaque Sur des tasseaux en pierre.
- tti . atcades peuvent se faire aussi en ogive, comme fig. 27, °UrS sur une ou deux assises de libage, avec empate-j ’ Co®me la coupe fig. 28.
- a - Comme il est indispensable que les entrepreneurs con-
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- naissent les obligations que les lois et ordonnances de p°\ leur imposent, nous leur ferons connaître dans le coura»* cet ouvrage les dispositions des actes de l’autorité qu’*''. leur est pas permis d’ignorer, afin qu’ils puissent toujou1’ conformer.
- Voici, relativement aux fondations des bâtimens, l’e^' de l’ordonnance du 29 octobre ifi85, à laquelle il n’est f dérogé depuis par les réglemens postérieurs:
- « Tous les murs en fondation , depuis le bon et solide H jusqu’au rez-de-chaussée des rues on cours, seront constf' avec moellons et libages de bonne qualité bien ébousinési, lits et joints piqués et élevés d’arrase en liaison jusqu’auff de-chaussée, lesquels murs en fondations seront maçonné5’! chaux et sable et. d’épaisseur suffisante pour l’élévation q"! aura au-dessus, observant d’y mettre des parpaings etbout|ÿ le plus qu’il se pourra. .
- » Il est pareillement ordonné que le mortier soit un cotff' de bon sable graveleux, dans lequel mortier il entrera les ^ tiers de sable, et l’autre tiers de chaux éteinte.
- » Les murs qui seront élevés au-dessus du rez de-chal|ÿ avec moellons et mortier de chaux et sable, seront reille qualité que ceux des fondations ci-dessus, en y vant les retraites ou empatemens au rez-de-chaussée, il est d’usage. ,,
- » Ainsi le mur de fondation qui aura soixante-cinq mètres (deux pieds) d’épaisseur, portera au rez-de cha||S1! un mur de quarante-neuf centimètres (dix-huit pouces), sera posé au milieu de l’épaisseur du premier, de maniel( laisser déborder celui-ci de quatre-vingt-dix-huit milli01^ (trois pouces) de chaque côté. Il ne sera fait ni eonsti,|J|1 gros murs en fondations maçonnées avec plâtre. f
- » Quant aux murs que l’on construira avec moellons tre, au rez-de-chaussée, on observera de même de piciue,4 tailler les moellons par assises et liaisons, ainsi qu’au* ^ faits avec moellons et mortier de chaux et sable, vulgaire(1!; appelés de limousinerie, dont le plâtre que l’on emploie’’’ construction desdits murs sera passé au crible ou panier; det |f d’en user autrement à l’avenir, à peine d’amende cont>6 ouvriers contrevenans et de démolition de leurs ouvrages- ,, » Et pour plus grande solidité auxdits murs élevés en Pj au-dessus du rez-de-chaussée, ou posera au-dessus dudit ie?'
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- haussée, une ou deux assises de pierre de bonne qualité, principalement au mur du pignon. (Jugement du maître gé-^ral des bâtimens sur les murs en fondation, du 29 octobre *685). »
- J 24. Voici ce que dit Vitruve relativement aux fondations :
- . " Il faut que les l’ondemens soient creusés dans le solide ou )jlsqu’au solide, autant que la grandeur de l'édifice le requiert;
- 1 s doivent être bâtis sur le fond de la tranchée qui a été faite, aVec la solidité possible. Lorsqu’ils seront élevés hors de terre, 0tï construira la muraille qui doit porter les colonnes , avec largeur qui surpasse de la moitié celle des colonnes qui °ivent être posées dessus, afin que cette partie basse qui s'appelle stéréobate, à cause qu’elle porte le faix, soit plus forte (jUe le haut, et que la saillie des bases 11’excède point le solide ce mur; et tout de même l’épaisseur des murailles qui sont ^•dessus doit être diminuée par la même proportion ; mais il ,aut que les intervalles soient affermis par des arcs de voûte , aterre ayant été rendue plus solide en la battant avec la ma-c"ine dont on enfonce les pilotis ; que si l’on ne peut aller jus-'l't’à terre ferme, et que le lieu 11e soit que des terres rapports ou marécageuses, il le faudra creuser autant que l’on Pourra, et y ficher des pilotis de bois d’aune, d’olivier ou de têne un peu brûlé, et les enfoncer avec des machines fort J>r®s à près ; ensuite remplir de charbon les entre-deux des pi-°tls, et bâtir dans toute la tranchée qui aura été creusée, une ^Çonnerie très solide. (Vitruve, liv. 3.)
- I * Il faut aussi faire en sorte que le poids des murs soit sou-a§é par des décharges faites de pierres taillées en manière de tins et disposées en voûtes; car les deux bouts de l’arcade de décharge étant posés sur le bout du linteau ou du poitrail, ^ois ne pliera point, parce qu’il sera déchargé d’une partie e s°n faix, et que s’il lui arrivait quelque défaut par la lon-|('eur du tems, on le pourrait rétablir sans qu’il fût besoin player. Mais pour les édifices qui sont bâtis sur des piles I°intes par des arcades, il faut prendre garde que les piles des extrémités soient plus larges, afin qu’elles puissent résister à effort des pierres taillées en coins , qui se pressant l’une l’au-^ P°ur aller au centre, à cause du poids des murs qui sont au-j.essus> pourraient pousser les impostes: car ces piles étant °it|larges vers les coins, l’ouvrage en sera beaucoup plus terme. (Vitruve, liv. 6.) .
- MACON. 6
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- ia5. Lorsqu’on a voiité les caves, on remplit les reins d«s voûtes en moellonnaille, recoupes de pierres et autres menu» matériaux que l’on a sous la main, et que l’on enfonce dan* le mortier avec la panne de la hachette, ce remplissage est arrasé de niveau , de manière que la clé de la voûte soit libre ou du moins peu chargée, et sur cette arrase on pose le carreau ou le plancher sur lambourdes ainsi qu’il est marqué à la coupe fig. 29. La voûte de cette figure est cintrée en anse de panief; elle indique un soupirail vu de profil, et prenant jour dans 1® retraite extérieure du mur de face, et un autre vu de face qll> en montre l’évasement, lequel devient insensible à une cef' taine hauteur du mur.
- La fig. 3o est la coupe d’une cave dont les portes sont cio' trées plein cintre en moellons , et rachetées dans la voûte d® berceau : le plan de cette construction est la fig. 3t.
- 126. Il faut moins de précautions pour construire des mur* de clôture qui ne doivent recevoir aucune construction ; auss1 48 à 65 c. (18 po. à 2 pi.) de fondation suffisent dans ce der-nier cas pour la profondeur de la fondalion, et on ajoute se®' lement 54 à 80 mil. (2 à 3 po.) d’empâtement à l’épaisseur; ainsi si le pied du mur a 40 c. (i5 po.) pour être réduit f 33 c. (1 pi.) au sommet, la fondation peut n’avoir que 48 a 54 c. (18 à 20 po.) d’épaisseur Si ces murs de clôture sont construits sur un terrain en pente, on les fonde par redent* horizontaux, selon l’inclinaison du sol, ainsi qu'on le voit fig. 32, afin que la construction soit toujours bien assise, et ne tende pas à glisser vers les parties inférieures.
- Les chaperons de ces murs se font à un ou à deux égouts 1 selon que le mur est mitoyen eu non entre les deux voisins! ces chaperons se font en plâtre ou en mortier de chaux et sable ; on en couvre aussi en tuile, en conservant une safil'® de 8 à 10 c. (3 à 4 po.) pour garantir les enduits, ou en fait*®' res à recouvrement, ou enfin en paille, fougère ou autres l’on construit avec un dos d’âne de terre franche : ces dernielS
- se font ainsi pour couronner les murs sans importance de v'ef gers, de clos, de marais, de fermes et bâtimens ruraux.
- « Dans les villes et faubourgs, chacun peut contraindre s°® voisin à contribuer aux constructions et réparations de la c‘°, ture faisant séparation de leurs maisons, cours et jardins as* ès-dites villes et faubourgs : la hauteur de la clôture est fi* suivant les réglemens particuliers ou les usages constans et i(
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- c°nnus, et à défaut d’usages et de réglemens, tout mur de sé-l'aration entre voisins qui sera construit ou rétabli à l’avenir, doit avoir au moins 3 mètres 20 centimètres (ro pieds) de hau-teur compris le chaperon, dans les villes de cinquante mille aiï»es et au-dessus, et a mètres 60 centimètres (8 pieds) dans ®s autres. (God. civ. art. 663.) »
- § III. fosses d’aisances.
- 127. Les fosses d’aisances doivent être exécutées avec les plus grandes précautions , et notamment dans les villes impor-taiUes et populeuses, à cause de leur voisinage avec les caves ^ les puits voisins : elles se construisent le plus souvent au-dessous ou près des escaliers, parce qu’en formant une portion Clrculaire qui donne de la grâce à cette partie d’une habita-é°n, la conduite est cachée dans l’épaisseur que laisse le demi-cercle. Cette conduite doit totijours être parfaitement Verticale ; inclinée elle s’engorgerait facilement ; elle corres-P°nd à chaque cabinet au moyen de culottes en plomb ou en 'être cuite qui tiennent aux sièges, Leur moindre diamètre est Je a a c. (8 po) ; il vaut mieux, si l’emplacement le permet, de donner 24 et même 27 c. (9 ou 10 po.) Dans les bâtimens ^Uelqu’importance on fait ces conduits en fonte dont les joints p jonction sont remplis en mastic de fontainiers ou équivaut : ces conduites sont les meilleures et moins sujettes à ré-j^ation que celles en terre, en grès ou autres matières semblés.
- *28. Quant à la construction de la fosse, si le terrain est assez sec pour permettre de la placer au-dessous des caves, c®tte position n’en est que mieux, parce que si par suite il y a 'faolqu’infiltralion , il y a moins d’inconvénient que si elle e|ait au même sol. Du reste les divers réglemens de voirie de c*aque localité déterminant les précautions à prendre en pa-,ei| cas, nous nous bornerons à citer les ordonnances générales s’appliquent à toutes les propriétés et celles obligatoires Paiement pour Paris.Les usages locaux seront ensuite consultés pour les modifications à admettre.
- La coutume de Paris, art. 193, veut que tout prolétaire de maisons de la ville et faubourgs de Paris ait des utrines et privés suffisans en leurs maisons; et l’art 191 or-°flne que qui veut faire aisances de privés ou puits contre
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- un mur miloyeu, doit faire un contre-mur d’un pied d’épai»' seur ; « et où il y a d’un chacun côté un puits d’un côté et ai* sances de l’autre, il suffit qu’il y ait quatre pieds (i m. 3o c.) de maçonnerie d’épaisseur entre deux, comprenant les épa>5' seurs des murs d’une part et d’autre ; mais entre deux pu*ts suffisent trois pieds ( 98 c.) pour le moins. »
- i3o. Une ordonnance du 28 janvier 1741, enjoint à t.oid propriétaire de pourvoir aux réparations à faire, tant aux voû' les des caves qu’à celles des fosses d’aisances qui peuvent avoir été endommagées, et aux fondemens des maisons qui menacé raient du moindre danger. Une ordonnance de police du pluviôse an X reproduit les mêmes injonctions, sous peine d« 400 francs d amende.
- 13 r. Enfin l’ordonnance du roi en date du 24 septembre 1819, règle définitivement le mode de ces sortes de construc-tions pour Paris, et s’exprime ainsi :
- section* ire. Des constructions neuves.
- « Art. ier. A l’avenir, dans aucun des bâtimens publies o11 particuliers de notre bonne ville de Paris et de leurs dépeO' dances, orme pourra employer pour fosses d’aisances, des puits< puisarts, égouts, aqueducs ou carrières abandonnées sans y faire les constructions prescrites par le présent réglement.
- » Art. 2. Lorsque les fosses seront placées sous le sol deS caves, ces caves devront avoir une communication immédiat avec l’air extérieur.
- » Art. 3. Les caves sous lesquelles seront construites if fosses d’aisance, devront être assez spacieuses pour content quatre travailleurs et leurs ustensiles, et avoir au moins deti* mètres de hauteur sous voûte.
- » Art. 4- Les murs, la voûte et le fond des fosses seroo1 entièrement construits en pierres meulières maçonnées aVeC du mortier de chaux maigre et de sable de rivière bien lavé'
- » Les parois des fosses seront enduites de pareil morti®1 lissé à la truelle.
- » On ne pourra donner moins de trente à trente-cinq ce»' timètres d’épaisseur aux voûtes, et moins de quarante-cinq 011 cinquante centimètres aux massifs et aux murs.
- » Art. a. Il est défendu d’établir des compartimens ou d*' visions dans les fosses, d’y construire des piliers, et d’y foi*6' des chaînes ou des arcs en pierres apparentes.
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- » Art. 6. Le fond des fosses d’aisances sera fait en forme de c,,vette concave.
- “ Tous les angles intérieurs seront effacés par des arrondis-Semens de vingt-cinq centimètres de rayon.
- » Art. 7. Autant que les localités le permettront, les fosses ^'aisances seront construites sur un plan circulaire, elliptique 0,1 rectangulaire.
- s On ne permettra point la construction de fosses à angles ''entrons, hors le seul cas où la surface de la fosse serait au "Oins de quatre mètres carrés de chaque côté de l’angle ; et ^°rs il serait pratiqué, de lTm et de l’autre côté, une ouver-'ure d’extraction.
- » Art. 8. Les fosses, quelle que soit leur capacité, ne pourvu avoir moins de deux mètres de hauteur sous clé.
- * Art. y. Les fosses seront couvertes par une voûte en plein C|ntre, ou qui n’en différera que d’uu tiers de rayon.
- “ Art. 10. L’ouverture d’extraction des matières sera placée a,i milieu de la voûte, autant que les localités le permettront.
- » La cheminée de cette ouverture ne devra pas excéder un liètre cinquante centimètres de hauteur, à moins que les lotîtes n’exigent impérieusement une plus grande hauteur.
- “ Art. 11. L’ouverture d’extraction correspondant à une ^etninée d’un mètre cinquante centimètres au plus de liau-*e,*r, ne pourra avoir moins d’un mètre en longueur sur 8o,-Xaute-cinq centimètres en largeur.
- " Lorsque celte ouverture correspondra à une cheminée ^cédant un mètre cinquante centimètres de hauteur, les di-lJlensions ci-dessus spécifiées seront augmentées de manière Hl,e l’une de ces dimensions soit égale aux deux tiers de la hau-teH- de la chem inée.
- I “ Art. ta. Usera placé en outre à la voûte, dans la partie a plus éloignée du tuyau de chute et de l’ouverture d’extrac-jl0lL si elle n’est pas dans le milieu, un tampon mobile, dont e diamètre ne pourra être moindre de cinquante centimètres; 'j6 tampon sera encastré dans un châssis en pierre, et garni a°s son milieu d’un anneau en fer.
- . " Art. i3. Néanmoins ce tampon ne sera pas exigible pour es fosses dont la vidange sera au niveau du rez-de-chaussée, auront sur ce même sol des calnuels d’aisances avec tré-"‘•e ou siège sans bonde, et pour celles qui auront une super-
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- ficie moindre de six mètres dans le fond , et dont l’ouvertutf d’extraction sera dans le milieu.
- » Art. 14. Le tuyau de chute sera toujours vertical.
- » Son diamètre intérieur ne pourra avoir moins de ving1' cinq centimètres s’il est en terre cuite, et vingt centimètres s1 est en fonte.
- » Art. 15. Il sera établi parallèlement au tuyau de chute U*1 tuyau d’évent, lequel sera conduit jusqu’à la hauteur des sp,j' ches de cheminées de la maison ou de celles des maisons co®' tiguës , si elles sont plus élevées.
- » Le diamètre de ce tuyau d’évent sera de vingt-cinq ce»' timètres au moins : s’il passe cette dimension, il dispensera ^ tampon mobile.
- » Art. 16. L’orifice intérieur des tuyaux de chute et d’éve»1 ne pourra être descendu au-dessous des points les plus éle^ de l’intrados de la voûte.
- section 11. Des reconstructions des fosses d’aisances dans $ maisons existantes.
- » Art. 17. Les fosses actuellement pratiquées dans des puits> puisarts, égouts anciens, aqueducs ou carrières abandonnées) seront comblées et reconstruites à la première vidange.
- »Art. 18. Les fosses situées sous le sol des caves, qui n’»11' raient point de communication immédiate avec l’air extérieur seront comblées à la première vidange, si l’on ne peut pas ét*' blir cette communication.
- » Art. 19. Les fosses actuellement existantes dont l’ouver' ture d’extraction, dans les deux cas déterminés par l’art. 11 ’ n’auraient pas et ne pourraient avoir les dimensions prescrit par le même article, celles dont la vidange ne peut avoir ÜeU que par des soupiraux ou des tuyaux, seront comblées à lap»e'
- mière vidange.
- » Art. 20. Les fosses à compartimens ou étranglemens ront comblées ou reconstruites à la première vidange, si l’0® ne peut pas faire disparaître ces étranglemens ou comparé' mens, et qu’ils soient reconnus dangereux.
- » Art. 21. Toutes les fosses des maisons existantes quise' ront reconstruites, le seront suivant le mode prescrit pada première section du présent réglement.
- » Néanmoins le tuyau d’évent ne pourra être exigé que s >
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- ç a ^eu à reconstruire un des murs en élévation au-dessus de 0 Ux la fosse, ou si ce tuyau peut se placer intérieurement exterieurement, sans altérer la décoration des’maisons.
- Section iii. Des réparations des fosses d’aisance.
- ^rt’ 22' ^ans toutes les fosses existantes et lors de la e|je l)ere vidange, l’ouverture d’extraction sera agrandie, si oh 11 9 Pasles dimensions prescrites par l’art. 2 de la présente
- °anance.
- t’“ ^ 23. Dans toutes les fosses dont la voûte aura besoin de ” étions, il sera établi un tampon mobile, à moins qu’elles Se trouvent dans le cas d’exception prévu par l’art. i3. 8Un ^rt’ 2 4- ^es PlHers isolés établis dans les fosses seront Hers ÏIB^S a Preniiére vidange, ou l’intervalle entre les pi-^ et les murs sera rempli en maçonnerie, toutes les fois $ois 6 Passage entre ces piliers et les murs aura moins de ante-dix centimètres de largeur. ije. 26. Les étranglemens existant dans les fosses, et qui
- '"feraient pas un passage de soixante-dix centimètres au qui !18 de largeur, seront élargis à la première vidange autant * Sera possible.
- qVe^rt- 26. Lorsque le tuyau de chute ne communiquera |ai,C lft fosse que par un couloir ayant moins d’un mètre de i0,^, le fond de ce couloir sera établi en glacis jusqu’au üq la f0SSCî sous une inclinaison de quarante-cinq degrés
- 27. Toute fosse qui laisserait filtrer ses eaux par les s °a par le fond, sera réparée.
- 28. Les réparations consistant à faire des rejointoie-a élargir l’ouverture d’extraction, placer un tampon
- Voit*, établir les tuyaux de chute ou d’évent, reprendre la
- ]e feHes murs, boucher ou élargir les étranglemens, réparer süiV' ^6S ^osses > supprimer des piliers, pourront être faits les procédés employés à la construction primitive de la
- eqy, ll- a9- Les réparations consistant dans la reconstruction d>ajere d’un mur, delà voûte ou d’un massif du fond des fosses ci'd UCe’ Be Pouri’ont être faites que suivant le mode indiqué essus pour les constructions neuves, iw . fn sera de même pour l’enduit général, s’il y a lieu à en Ur les fosses.
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- » Art. 3o. Les propriétaires des maisons dont les fosse5*!1’ ront supprimées en vertu de la présente ordonnance, se10^1 tenus d’en faire reconstruire de nouvelles , conformément,^ dispositions prescrites par les articles de la première sectii > » Art. 3 c. TSTe seront pas astreints aux constructions ci' ' » sus déterminées, les propriétaires qui, en supprimant Ie*9 anciennes fosses, y substitueront les appareils connus so»s nom de fosses mobiles inodores, ou tous autres appareilsf 5 l’administration publique aurait reconnu par la suite p°u' être employés concurremment avec ceux-ci. ^
- » Art. 32. En cas de contravention aux dispositions^ présente ordonnance ou d’opposition de la part des pi’0?1^ taires aux mesures prescrites par l’administration, il sera P cédé, dans les formes voulues, devant le tribunal de polie6' le tribunal civil, suivant la nature de l’affaire. ^
- ORDONNANCE DE ROYALE
- police pour l’exécution de l'ordon*^ J qui précède, du 23 octobre 18r9.
- « Vu, i° l’ordonnance du Roi, du 2.4 septembre i8i9’
- » 2° L’ordonnance de police du 24 avril 1808, conce^ 1 les vidangeurs. >
- » 3° La loi du 16 — 24 août 1790, titre XI, arlide
- §V' ' d
- 4° L’art. 23, § 5 de l’arrêté du gouvernement, du 12 1 ,
- sidor, an VIII (ier juillet 1800). ..
- » Art. Ier. L’ordonnance du Roi du 24 septembre contenant réglement, pour les constructions, reconstructio11?. réparations des fosses d’aisances dans la ville de Paris, sef* primée et affichée. ,
- » Art. 2. Aucune fosse ne pourra être construite, i'eC°,| truite, réparée ou supprimée, sans déclaration préalablea préfecture de police. .
- >• Cette déclaration sera faite par le propriétaire ta1 > l’entrepreneur chargé de l’exécution des ouvrages. j,
- » Dans le cas de construction ou de reconstruction , claration devra être accompagnée du plan de la fosse à 1 struire ou à reconstruire, et de celui de l’étage supérieur- , « Art. 3. La même déclaration sera faite, soit par leS priétaires qui feront établir dans leurs maisons les appar. connus sous le nom de fosses mobiles inodores, et tous ^
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- Pareils que l'administration publique approuverait par la
- »iite
- s°*t par les entrepreneurs de ces établissemens.
- 4- Seront tenus à la même déclaration les propriété ’ (111' voudront combler des fosses d’aisances ou les conver-
- ges (
- e-Xtr
- etl caves, ou les entrepreneurs chargés des travaux relatifs C(>mblemens ou suppressions.
- |( f1'1' 5. Il est défendu, même après la déclaration faite à d>. e'ecture, de commencer les travaux relatifs aux fosses , atlc,es, ou à l’établissement d’appareils quelconques, sans r obtenu l’autorisation nécessaire à cet effet.
- Art. (3. Il est défendu aux propriétaires ou entrepreneurs ''dre ou faire extraire, par leurs ouvriers ou tous autres, eaU)i, vases et matières qui se trouveraient dans les fosses. |)re extraction ne pourra être faite que par un entre-des vidanges.
- Art. 7 • Il leur est également défendu de faire couler dans loss*6 eaux c'a'res et sans odeur qui reviendraient dans la r'sés ^>r®s *a v*dange ) a moins d’y être spécialement auto-
- , Art. 8. Tout propriétaire faisant procéder à la réparation ik'1 démolition d’une fosse , ou tout entrepreneur chargé et j, et»es travaux, sera tenu, tant que dureront la démolition t^^raction des pierres, d’avoir à l’extérieur de la fosse au-d ouvriers qu’il en emploiera dans l’intérieur.
- An.
- ,ç - 9- Chaque ouvrier travaillant à la démolition ou à se^rachon des pierres sera ceint d’un bridage dont l’attache len(le paj, Hn ouvrier à l’extérieur.
- IO‘ propriétaires et les entrepreneurs sont, aux es de la loi, responsables des effets des contraventions aux re articles précédens.
- t Art. tI, Toute fosse, avant d’être comblée, sera vidée et - àf0nd-
- Art. 12. Toute fosse destinée à être convertie en cave
- . CtIrée avec soin ; les joints en seront grattés à vif, et les sj(j 'es en mauvais état réparées, en se conformant aux dispo-
- sa ï'hes
- 0lls prescrites par les art. 6, 7, 8 et 9.
- 1 î. Si un ouvrier est frappé d’asphyxie en travaillant ^dgVl11? l°sse, les travaux seront suspendus à l’instant, et «Uion en sera faite dans le jour, à la préfecture de police.
- 4 Les
- °lis
- travaux ne pourront être repris qu’avec les précau-et les mesures indiquées par l’autorité.
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- » Art. 14. Tous les matériaux provenant de la dém0'*1 des fosses d’aisances seront immédiatement enlevés.
- » Art. i5. Il ne pourra être fait usage d’une fosse d’aisaJ nouvellement construite ou réparée qu’après la visite de ' chiteete-commissaire de la petite voirie, qui délivrera soi> , tificat constatant que les dispositions prescrites par l’aot ont été exécutées.
- » Toutefois, lorsqu’il y aura lieu à revêtir tout ou partll la fosse, de l’enduit prescrit par le § II de l’article 4 de ,: donnance royale du 34 septembre 1819, il devra être par le même architecte, une visite préalable pour cofl-l’état des murs avant l’application de l’enduit. ;
- » Art. 16. Tout propriétaire qui aura supprimé w®6 ' plusieurs fosses d’aisances, pour établir des appareils Vj, conques en tenant lieu, et qui, par la suite, renoncerait^ sage desdits appareils, sera tenu de rendre à leur pi‘e_D,lj destination les fosses supprimées, ou d’en faire construit® nouvelles, en se conformant aux dispositions de l'ordon®*. du Roi du 24 septembre 18 r9, et de la présente ordoun^
- » Art. 17. Les contraventions seront constatées parj( procès-verbaux ou rapports qui nous seront transmis délai. ^
- » Art. 18. Les commissaires de police , l’architecte*^ missaire de la petite voirie , l’inspectenr-général de 1® 5 ( brité et les autres préposés de la préfecture de police chargés de surveiller l’exécution de la présente ordonna»^’, r3a. C’est d’après ces diverses dispositions que la ji d’une fosse d’aisances (fig. 37, pl. 2) et son plan (fig' .i ont été dessinés. La lettre a, dans ces deux figures, i^S la descente ou conduite verticale ; b la ventouse en terre ^ de 16 c. (6 po.) de diamètre, qui prend de la voûte de la et s’élève jusqu’à l’extérieur du comble ; c , est le chasSl^ pierre recevant à feuillure le tampon de l’extraction des j tièies ; d est le tampon, qui a ordinairement 11 à 1 -5 c'y 5 po.) d’épaisseur, et qui est garni d’un anneau pour Ie ^ lever, au moyen d’un boulin qui le traverse et qui estj comme un levier ; e est la cheminée d’extraction ; / est Ie ordinaire en moellon ; g le contre-mur en meulière ; ^ $ duit en ciment. Ces deux figures comparées avec ordonnances ci-dessus citees , suffiront pour rendre palf les conditions exigées par l’autorité, dans l’intérêt généra
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- e>
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- d’une grande cité ; mais qui sont nécessairement mo/ pour des localités de moindre importance.
- S IV.
- *33.
- MURS EN ELEVATION , DE FACE ET DE REFEND.
- %U.- ^es murs de face ne diffèrent pas quant à leur con-D;tl0n ’ des murs en fondation : on peut donc les ériger aveç*erre » en moellon , en meulière ou en briques , et même l«s ' ^Usiours de ces matières placées convenablement : savoir )ts^t(|bes étrières, pieds-droits et encoignures en pierre , et ^ervalles en moellon ou meulière, les parties formant l:lt] le,‘ de cheminée , en briques, et ainsi de suite. Ces mé-\fct|es Produisent aussi seuls une décoration qui imprime sou-al’édifice le caractère qui annonce sa destination. d’è Il est bon d’observer cependant que ces murs , au lieu ^ . 6 élevés à plomb , comme ceux en fondation, doivent !(,. uUe certaine inclinaison ou fruit ainsi que le disent s(t <Hlviïers , par exemple les murs de face doivent être con-s exactement à plomb du côté du parement intérieur , îu * fruit d’à peu près 3 mill. par mètre (3 lig. par toise) (^‘"'enient extérieur, de telle sorte que si ce mur avait 6
- Vl PO. I nu /-I Df [Mif /la o O il Y1 ^ 1 -
- Hui
- d’épaisseur au-dessus de sa fondation, il n’aurait
- (j(,e HUe 62 c. (23 po.) à la hauteur de 7 m. 80 c. (24 pi.), (3[ 0 c. (22 po.) à i5 m. 60 c. (48 pi.), et que 58 cent. (jgl*0- 172) à 19 m. 5o c. (60 pi.); s’il n’avait que49 cent.
- ) au pied, il n’aurait alors que 42 c. ( i5 po. 1/2) à ttienae élévation , et ainsi de suite. tl’a I • Les murs de refend, au contraire, doivent monter , ou s’ils sont diminués graduellement d’épaisseur, à du pied jusqu’au sommet, il faut qu’ils le soient égale-sus ,des deux côtés et dans les mêmes proportions que ci-des-ttie j9 Peu près ; ainsi un mur de cette espèce qui aurait com-datio PreHiier 65 c. (24 po.) d’épaisseur à sa base sur lesfon-q ,9s > diminuerait de 3 mill. de chaque côté par mètre, teur9llrait que Ô2 c. (19 po.) à 19 m. 5o c. (60 pi.) de hau-faCe’ 911 üeu de 58 c. (21 po. 172) que conserverait le mur de (tj ’ et celui de 49 c. (18 po.) n’aurait plus que 35 à 38 c. po.) à cette même hauteur. O11 peut encore, pour ob-e même résultat, les monter en retraite à chaque plancher.
- K T1 ....... ' ’ les murs
- assis sur dè
- r • Il est inutile de dire que, dans tous les cas, b «O,end doivent être , ainsi que ceux de face, assis
- ts fondations , et arrasés sur le même sol, parce qu’a Wiit
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- à supporter des souches de cheminée, des planchers, <{lie' fois des voûtes en voussures , des portées d’escalier, etc'Jj est important qu’ils soient aussi solidement établis que les»11 de face , et que leur tassement s’opère de la même manie,“
- 137. On fait aussi des murs entièrement en briques ; v0»
- les ouvrages en briques ci-après. .
- 138. Les baies de portes et décroisées réservées da»s murs sont de diverses espèces. Les plus simples, dans les11,1 en moellon ou en meulière , sont arrasées à la hauteur*1, par les plans, et sont garnies de linteaux en charpente, CJP de brin, de la largeur de la baie , plus un pied pour les » portées pour les écoinçons et trumeaux, ayant soin de leS) cer environ à 4 c. ( 15 lig.) plus haut que les mesures du F. afin d’avoir en-dessous l’épaisseur de la latte et de l’end»1'
- recouvrement ; lorsqu’il y a des persiennes ou des volets à
- térieur, la pièce de linteau de ce côté doit être refeuillee,; linteau de charpente est ordinairement eu trois morceaux y deux, égaux en grosseur et de la longueur nécessaire P -qu’il reste 16 c. (6 po.) au moins de portée tant dans'C bleau que dans l’ébrasement. Ces deux premiers sont en retL sur le nu du mur, d’à peu près 27 mill. ( 1 po. ) pour l^f, seur du plâtre ; le dernier est un petit remplissage au mp.' pour occuper la place vide s’il en reste : cette disposit>ol!.: voit dans le plan d’une baie (fig 09, pl. 2) et dans l’élév®*1 (fig. 40) de cette même baie. /
- i36. Lorsqu’on ne met point de linteaux en charpenté; construit une plate-bande légèrement cintrée avec des»1 ( Ions durs taillés en coupe, et les ébrasemens en men»l5C; appliqués cachent cette partie cintrée. La fig. 4 c naorf’i disposition de cette plate-bande qui se fait quelquefois ‘L seule brique de hauteur, comme fig. 42 ; sur autant faut pour former toute l’épaisseur du mur , moins les p!a”(j du ravelement extérieur et de l’enduit intérieur, ou e» (l ques aussi posées verticalement, mais de deux briques de ^ teur, comme fig. 43; ou enfin en claveaux de pierre, qu’on le voit fig. 44 1 dont la moitié présente des cla^. s’appuyant sans sommier sur un des pieds-droits en mot»1 et l’autre couronnant un pied-droit aussi en pierre, et 5 «uyant sur un sommier qui reçoit la plate-bande droite-140. Lorsque ces dernières plates-bandes sont d’u°e jj’ taine largeur, on entaille sous l’intrados un ou deux
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- jP:u’x en fer qui ont leur portée sur les sommiers : ces lin* ai!x sont peints avec soin à l'huile, pour éviter la rouille, ., on remplit en plâtre coloré couleur de pierre, les entailles lte® pour les recevoir, et dont la profondeur doit laisser ^ «iil. (6 II.) pour l’épaisseur de ces plâtres. Il est bon que ces ^tres de linteaux aient quelques aspérités faites au ciseau et chaud, pour retenir cet enduit. Pour les soulager, on con-aussi des arcs de décharge (fig. 45), soit en pierre , soit tj *JriqUe , ou même en moellon dur , de façon que toute la ,larSe est reportée sur les pieds-droits, et que la plate-bapde a véritablement à supporter que le remplissage a. j I4r. Enfin, lorsque ces baies sont cintrées, comme à la 46, on pose sur quatre poteaux a deux cintres en char-a>e é que l’on garnit ensuite à la circonférence, de petits de madriers ; et l’on construit le cintre en moellon , 1^ étique ou en pierre sur ce bâtis, que l’on déplace lorsque (:b’î c est posée, pour les replacer successivement à d’autres 3les de même dimension du même bâtiment.
- • »es enduits, des ravauemens , du buanc-en-bourre ,
- DES BADIGEONS.
- • Les enduits et ravalemens se font généralement en plâ-^ - "U moins partout on cette matière est abondante, et même
- tre-du
- ai)s les localités où elle peut être transportée sans de trop ^3nd$ frajs. car c’es( une des plus précieuses que nous possé-Pf's- Cette pierre est tellement appréciée, qu’on en fait des v°*s considérables dans le Nouveau-Monde.
- *43. Mais la qualité du plâtre dépend delà cuisson, et dans toùme four il y en a trois ou quatre sortes: c’est celui du
- ^ise
- ^j1' !e« qui est préférable si le feu a été bien conduit : il se v>se ensuite en plusieurs espèces; le plus beau est réservé j ,l|rJe moulage des sculptures si l’on en a besoin, sinon pour j Datimens; mais un carrier adroit fait une part de son four s s Parties du milieu, une autre part du dessus et du des-i ’ et enfin , une troisième de son fond de four, mêlé de ais®et de poussière, pour les ouvrages médiocres , comme ourdis de pans de bois et de murs, scellemens provisoires et . *es, les premières qualités étant, réservées pour les enduits, «o °^s ’ corniches et autres ouvrages qui constituent la do-ration des bâtimens, etc.
- maçon. 7
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- i44- Il faut que le plâtre soit toujours placé claus un el' j droit exempt de toute humidité , et le moins possible en c°H' tact avec l’air atmosphérique, car alors il se détériore proinf tement et perd insensiblement cette faculté si précieuse de5f solidifier en quelques instans, quoique mêlé avec une quanti18 convenable d’eau. Nous ne saurions trop recommander ces pe', tits soins aux maçons qui sont obligés d’avoir un gâchoir p«r'.: manent, où le plâtre du jour ou de la veille ne se consonn118 que plusieurs jours après sa sortie du four ; car c’est surtollt par sa force de cohésion avec le liquide, qu’il est propres tous les ouvrages qui doivent recevoir des arêtes vives, et do®1’ les surfaces doivent être parfaitement dressées et unies. ;
- 145. Mais il est encore une condition essentielle à obsen ver pour que le plâtre soit propre aux ouvrages divers aid" quels on le destine; c’est d’être gâché comme il doit l’être>' et à cet égard, la pratique donne aux bons manœuvres u>,ej habileté de coup-d’œil que la théorie ne remplace pas; exemple, pour le hourdis des murs, il faut qu’il soit gâdie j un peu serré; pour les enduits , un peuples clair; pour W plafonds, plus clair encore, c’est-à dire mêlé d’une plus grau^ I portion d’eau ; pour les corniches , il faut gâcher serré poll( faire les saillies-masses qui doivent recevoir les moulures, <:t toujours traîner le rabot armé du profil, le long du chenri préparé pour tramer, afin que cette saillie-masse laisse toit j jours libre le passage du calibre , plus l’épaisseur du plâtre formera les moulures; les seconds plâtres, passés au ta()‘|S pour traîner, doivent être plus clairs, et enfiu , le dernier) destiné à lisser la corniche , et qui est posé avec la main et toujours en glissant, doit être plus clair encore , et seiilerne®1 j à la consistance d’une crème épaisse. C’est donc la pratique seule qui peut donner au bon maçon l’habitude nécessaire pori employer son plâtre avec sagacité, et. alors il fait choix d’i'11 garçon ou manœuvre qui le comprend bien et lui obéit facile ment, parce qu’il connaît sa manière.
- 146. Les murs étant montés et jointoyés , il s’agit de crépir et enduire. Si ce travail est en plâtre, on commence à moud' 1er avec un balai trempé dans de l’eau, la surface à crépir; ensuite on fait gâcher clair et à pleine augce , et avec un autre balai, on couvre cette surface de ce plâtre , qui donne des »s' pérités que l’on rabat un peu en traînant légèrement le tra11 chant de la truelle de cuivre (fig. i«« ; pl. r'"), de manie1*
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- fl'le quoique droite et dressée à la règle, elle ne soit pas unie; ** q«i est facile , parce que cette opération se faisant en plâ-e au panier, le tranchant de la truelle, en entraînant les ^r,0s grains, trace des lignes creuses qui servent à retenir et à ^‘Pper l’enduit, qui se fait avec du plâtre passé au tamis, j ,i47. Pour que ces enduits soient parfaitement solides , on gâcher le plâtre un peu serré, et le maçon le prend dans |,ai,ge en en remplissant sa truelle, et le reprenant de là avec ai)lre main , et l’étendant également sur le crépi ; lorsque sa «'«elle est vidée ainsi, il appuyé fortement avec le plein de C.ette truelle le plâtre qu’il vient d’étendre, en le conduisant e droite à gauche et de gauche à droite ; il en reprend une îljitre, et ainsi de suite pendant à peu près un quart d’heure : j.0rs, le plâtre étant pris, il dresse son enduit avec la truelle Affilée (fig, 9, pl. irC), d’abord avec le côté bretelé , et en-^'te avec la partie tranchante : c’est le dernier travail ; alors <:I|(luit est terminé.
- . *48. Depuis quelques années, on a recours à un moyen I «s expéditif, c’est de jeter l’enduit au balai comme le crépi, a'ec du plâtre gâché clair absolument de même, et de se erv'tr de la taloche (fig. 4, pl. ire), au lieu de la truelle pour jPpüyer l’enduit : cet usage est toléré à tort, parce que d’a-0rtl le plâtre étant noyé, a moins de consistance que le pre-ler; et ensuite il est moins adhérent qu’avec la truelle; (U;Ssi, forme-t-il souvent des cloches et des vides entre le rt>Pi et l’enduit, qui se détache par parcelles après quelques 'fois.
- ; r49. Si les enduits se font en mortier, comme ils ne sont j, lisses comme ceux en plâtre, ils ne peuvent guère être ^üsidérés que comme des crépis; ces mortiers se composent ç[Uîi tiers de chaux éteinte et deux tiers de sable, bien mêlés j Sai)s eau, le sable en contenant assez pour la liaison des etlx; matières : on mouille de même la surface du mur , et on j l'plique une couche de ce mortier qu’on étend ensuite avec a truelle de fer (fig, 2, pl. ire). Si on veut faire un enduit, 1 faut en remettre une deuxième couche faite avec du sable ^ l,s fi» , pour qu’il puisse être plus facilement dressé à la règle, former une surface plus lisse.
- 100. Enfin , si on veut le faire en mortier de ciment, °nune pour les soubassemens, il ne s’agit que d’introduire
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- du ciment au lieu de sable dans la chaux éteinte. Les dosesel le travail sont les mêmes que pour le mortier de sable.
- 151. Dans les pays où il n’est possible de se procurer dli plâtre qu’à un très haut prix , on y supplée en quelque soi'te avec le blanc-en-bourre , mélange de mortier de chaux el sable ou de chaux et d’argile douce et débourré, applil1'6 pour des plafonds sur un lattis jointif cloué sous les soliveS| comme pour recevoir le plâtre; et sur les murs, comme <^s enduits aussi en plâtre.
- « Ce travail exige quelques précautions.
- » Le bassin qui reçoit la chaux éteinte doit être disposé & façon que cette matière passe seule par une grille qui ne lais5e échapper aucun biscuit ni pierre, ni autre matière étra»'
- gère- ...
- » Le mortier doit être fait avec cette chaux et du saD|C
- très fin (notamment pour la dernière couche), d’une bon116 qualité et dans les quantités déterminées ; quelquefois onrcà1' place le sable par une argile pure et douce ; mais le blanc-*'(l bourre est alors de beaucoup inférieur à celui fait avec le m°r lier de chaux et de sable.
- » Lorsque le mortier est fait, on jette à plusieurs repris^ de la bourre rousse, en remuant toujours le mélange avec '|l1 bâton , jusqu’à ce qu’il ait acquis une certaine consistant Cette bourre rousse sert pour la première couche, et mêf^ pour les deux premières, si on en met trois ; elle coûte moi11* cher que la blanche.
- » De toutes les bourres, la préférable est celle de vea11' parce qu’elle a plus de liant et d’élasticité que les autres.
- » On pose cette bourre saturée de mortier, avec la truell®1 sur un lattis jointif préparé et fixé aux solives , de maniérl! que ces lattes ne se touchent pas immédiatement, afin que ^ mortier puisse passer par les intervalles et s’accrocher en chant.
- » La première couche doit avoir 18 à 20 mill. (8 à 9 ^ d’épaisseur ; la seconde , que l’on pose lorsque celle-ci est set*' lement à moitié sèche, pour qu’elle ait plus d’adhérence, que 7 mill. (3 1.) environ ; et enfin la troisième , 2 à 3 milli01' (11. à 1 1. 40 : cette dernière est en mortier plus fin et en bout1)* blanche. Il faut avoir soin de passer la truelle plusieurs f°,s sur chaque couche , à mesure qu’elle sèche, pour boucher^5 crevasses et le» gerçures qui s’y forment par le retrait d"
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- portier, et particulièrement sur la dernière, qui devient, 0rsqu’elle est faite avec soin, aussi unie et aussi lisse que nos «tues.
- * Cette troisième couche ( ou la deuxième, si on n’en met deux ) doit être faite en chaux très pure, mêlée avec de
- bourre de veau blanc ; elle doit être très légère et à consiste seulement de plâtre pour gobeter.
- “ Ces sortes d’ouvrages se font le plus ordinairement à deux pthes; mais il faut les exécuter comme nous l’indiquons u> pour qu’ils réussissent parfaitement.
- * Ces plafonneurs en ce genre font aussi, avec la même ^®tière, des corniches de plafonds et des moulures de lam-,ls i c’est particulièrement dans les départemens du Nord et u Cas-de-Calais, que ces ouvriers sont très adroits.
- H * Lorsqu'on veut peindre les enduits en blanc-en-bonrre, fsl bon de ne le faire que l’année d’ensuite et dans la belle ls°n. ( Mémento des Architectes, tom, ier). »
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- 2. Les ravalemens se font toujours de haut en bas ; ceux pierre consistent à mettre la dernière main , c’est-à-dire ,
- esser et. layer les paremens , à faire les joints en mortier eTi plâtre coloré en teinte de pierre, à tailler les moulures n ont été qu’épannelées et ébauchées avant la mise en place, tigIeUser *es refends s’il doit y en avoir, à sculpter les par-s qui doivent l’être; enfin, à réparer toutes les parties de , tc construction extérieure , qui ont été endommagées pen-111 fe cours des travaux.
- Pour les ravalemens en plâtre, le travail consiste à ç Ie feus les crépis et enduits des murs , les arêtes , tableaux, Un °lc les> bandeaux , chambranles, impostes, archivoltes, en Ca 1^°* lout ce CIU* comPose la décoration extérieure des fa-iJOse*- Et ici, comme nous l’avons dit dans notre Avant-pro-ter ’ n°us multiplierons les exemples que nos planches présen-de l)1^ UU ?eu Cn Srand » Parce que c’est surtout de modèles gné °Q ’ ^0nt on sent 1fecessife dans les localités éloi-j es de la capitale. Quant à la manière d’exécuter ces ravales CnS • ee S0Ilt feujours des enduits dressés à la règle avec ‘^dües nécessaires pour les tableaux et les diverses déco-* l0ns que les dessins représentent.
- Si, dans un ravalement ou dans les décorations inté-
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- rieures T il se trouve des frontons à exécuter, il faut toi^oni1 les faire triangulaires , ceux à corniche circulaire étant abandonnés aujourd’hui ; leur hauteur se fixe ainsi : le point A (pl. 7, , fig. 123) étant l’axe delà cimaise supérieure de b corniche horizontale sur laquelle il s’agit d’élever un froB' ton ; on prend la distance de ce point à B ou à C, que l’0® reporte en D , de manière que les distances Â. B , A C et A $ sont égales ; de ce point D fixé sur la ligne milieu du front°f à établir, on ouvre le compas ou le trousquin de D à B O11* C, et on reporte cette ouverture en E sur l’axe: alors, 'a distance verticale A E est la hauteur de la pointe du fronto"' C’est le principe général ; du reste , on s’en écarte dans certains cas ; c’est-à-dire, que l’on fait les frontons un peu ph|S ou un peu moins inclinés que cette règle ; mais le mieux de s’y tenir ; car plus l’on s’éloigne d’une règle établie , moi115 on fait bien.
- *55. Lorsqu’un ravalement en plâtre s’exécute , on le b®' digeoune au fur et à mesure, c’est-à-dire avant de descend'1’ et de supprimer les échafauds.
- x 5<ô. Le badigeon est utile pour la conservation des pa,ê mens extérieurs des murs neufs enduits en plâtre , et pour redonner aux anciens un aspect neuf et agréable ; il est mis c® usage aussi pour certains intérieurs. Il se fait de différent6’ manières, afin d’obtenir des tous qui se raccordent avec !eS constructions du pa\s. « Dans beaucoup de contrées, »
- M. Brard dans sa Minéralogie intéressante à laquelle n°llS avons fait déjà quelques emprunts, « et surtout dans les campagnes , le badigeon est blanc, et il se pose à rintérieu) comme au liehors ; mais ce n’est plus ici un simple ornement, c’est un usage utile et salubre ; car en blanchissant l’intérieI1f des habitations , on parvient, d’une manière très efficace 3 les assainir pour long-tems, en y détruisant les insectes quis { multiplient à l’infini, et en répandant plus de jour dans 'e’ pièces qui sont généralement mal éclairées. D’ailleurs, la chau* vive qu’on emploie ordinairement à cet usage, a la facult6 de désinfecter les lieux qui sont habités par les hommes ou animaux. L’on ne saurait donc trop recommander le soin d passer au blanc l’intérieur des bâtimens de la campagne, atl moins une fois par an.
- * L’usage de blanchir l'extérieur des bâtimens champet'6* donne au paysage un aspect riant qui influe beaucup sm'
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- J^sati
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- l0 *ion qu’il fait éprouver au voyageur; les contrées qui
- p ®dopté paraissent, beaucoup plus riches et beaucoup plus ha Res 'i"e les autres, parce que le soleil, en éclairant for-lefent toules ces fabriques blanchies, les fait ressortir sur , otid vert et rembruni du sol, à travers le feuillage des ar-
- Ï1
- sans
- lûmes ces lanriques manctues, tes t bi-egU<^ vcrt et rembruni du sol, à travers le feuillag ^ s tpu les entourent, qu’aucune n’est perdue pour l’œil, tous les plans du tableau en sont successivement enri-cr/ • ^,i^n ’ comme on ne badigeonne que les murs qui sont ,P>s et frottés , cela désigne toujours une bâtisse plus soi-^ e et plus durable que ces misérables habitations que l’eau ? t’iuies ne cesse de dégrader, dont les pierres sont désunies, off,^vent de retraite aux animaux les plus dégoûtans, et qui partout l’aspect triste et délabré des ruines prématu-
- ^a^es badigeons colorés sont composés d’une laitance de chaux ^ s laquelle on introduit une certaine dose soit d’ocre jaune, ronge ou de charbon pilé ; on y ajoute quelquefois un v-'1 *1 alun pour le rendre plus solide, et un peu de colle de c*1'e pour celui que l’on pose dans l’intérieur des maisons ; 5tte précaution , il tache quand on y touche, ti badigeon ordinaire de Paris se pose à l’aide d’une corde à Y).:!as l’on fixe au faîte des maisons, et à laquelle les ou-lac]t,S S* SusPe!'dent ! Us l’étendent avec de grosses brosses at-de leea à l’extrémité d’une perche, et le font payer à raison Ia a 15 cent, le mètre carré (5o à 6o cenlim. la toise.)
- 1 Ja<l ige°n rouge qui sert encore à Paris pour colorer les ()(: ^es aPParlemens) est fait avec l’ocre rouge dit rouge
- |, 1 esse; la cire frottée en avive la couleur et s’oppose à ce que
- u ,ne le délaie. L’on en prépare aussi qui porte son lustre , sUi^Ul n'a Pas be50'11 d’être ciré et frotté ; d’autres se posent, ^etie couche d’huile.
- ^ badigeon blanc se fait ordinairement à la chaux vive, UjajSe Ppse à la brosse ou au balai ; ce dernier, qui n’est ja-Co s *JnL s’appelle rustique. On se sert aussi, dans quelques, défi rees’ d’une pierre calcaire blanche et farineuse qui se d0 l,e dément dans l’eau, et qui produit un beau blanc. On VanM UIle £ranc*e solidité au badigeon ordinaire , en dissol-]> la chaux ou les ocres qui servent, à le colorer dans de j,, ''‘lue l’on a fait bouillir avec des pommes de pin. L'ox-C ! résineux qui est insoluble à l’eau froide , fait ici l’ofi-t e mordant , et résista parfaitement à la pluie. Ce moyeu
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- ( 8o ) :
- est praticable dans tous les pays où il y a des pins ou desSî. pins, et l’épreuve en a été faite depuis long-tems sur 1® c , teau de Bursinel, au bord du lac de Genève. En Perse, sui'al Chardin, le badigeon extérieur dès maisons opulentes se^ avec une terre blanche qui se dissout facilement dans l’ea'‘! et qui paraît être une marne ou une craie, tandis que les # sons des pauvres sont enduites avec une terre jaune q111*’ trouve aussi dans le pays. Quant à l’intérieur des édifices sfl! gnés, il paraît qu’après en avoir frotté les murs avec un 11,6 lange de terre et de paille finement hachée , on les recon'J d’une couche de plâtre, et qu’on frotte le tout ensuite avec la chaux et du talc pulvérisé. Cette dernière substance I,r6 cure aux murs et à l’intérieur des dômes un aspect argellj( fort agréable. Feu Bachelier, directeur de l’école gratuite dessin de Paris, fit, en 17 55, quelques recherches sur ^ composition d’un badigeon conservateur, et fut autorisé p#(; l’intendant des bâlimens de la couronne ; à en faire l’épre# sur trois colonnes de la cour du Louvre. En effet , on en# sit ces colonnes à moitié de leur hauteur, du badigeon de#' chelier, et elles se sont fait remarquer par leur teinte 1)1,1 forme et assez semblable à celle de la pierre neuve , jusqu’65 juillet 1808, époque à laquelle on termina les parties du h°1' vre, qui n’étaient qu’ébauchées, et où le grattage mit le t# en harmonie.
- » Ce ne fut qu’à cette époque , c’est-à-dire après chiqua#' trois années d’épreuve, qu’un membre de l’Institut ran#* l’attention sur cette découverte, et qu’on rechercha à en #[' naître la composition. Bachelier 11’existait plus, mais son# donna quelques renseignemens précis , et l’analyse chimiq^ de ce qui fut enlevé de dessus les colonnes, acheva de dém# trer que ce badigeon conservateur, qui a parfaitement remP, le but qu’on se proposait pendant l’espace de plus d’un den1*' siècle, était composé, savoir :
- Chaux vive..................... 56,66
- Plâtre cuit.................... a3,34
- Céruse ou carbonate de plomb.. . 20,00
- 100,00
- » Le tout délayé dans la partie caséeuse du lait, volga#' ment nommé fromage à la pie. Cette substance anima'6
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- bo , ( 8r )
- Reliait non seulement tous les pores de la pierre, mais ser-jj1, ^ intermède entre elle et les substances colorantes , et les fortement et irrévocablement à sa surface, sans toute-®'s nuire en rien à la délicatesse et à la franchise des profils ' ^es ornemens.
- 1^ On voit donc, d’après ce qui a été rapporté ci-dessus, que badigeons ne sont pas toujours réservés à satisfaire un sim-ttiouvement de vanité ; qu’il serait à souhaiter que le badi-*011 blanc fût introduit dans toutes les maisons de la campa-j e' que celui qui s’emploie à l’extérieur, et qui est peu coù-jj contribue à la décoration générale du paysage, et qu’enfm Peut servir aussi à la conservation des monumens les plus €c>eux, en les préservant du grattage, qui ne peut point „ I'epéter sans altérer les formes et les proportions de leurs 0ltle.nens.
- *^7. Les ravalemens sont souvent décorés de joints tirés au ^°chet , lesquels n’ont que 7 à g mil. (3 à 4 li.) de largeur,
- 1 ^usés dans les enduits de 5 à 7 mil. (2 à 3 li.) seulement,
- I fl'tels se font au moyen d’un fer courbé en crochet, dont le °)1 tranchant a la largeur que l’on veut donner aux joints fi-'es, que l’on creuse horizontalement à des distances égales figurer les lits des assises en pierre; on fait aussi quelque-jls des joints montans et des claveaux feints au droit des baies es Portes et des croisées. Il en est de même pour les refends; ^ J|ement ceux-ci, au lieu d’être tirés au crochet après que ''Salement est fait,, sont figurés au moyen de règles carrées jpe ai)gulaires que l’on place en faisant des enduits comme pour feuillures : ces refends sont de plusieurs sortes au gré des
- sltucteurs ; on en fait de triangulaires, comme ceux pl, 6,
- c°tii
- 9a, des carrés qui ont 27 à 34 mil. (1 po. à 15 li.) de lar-shiret profondeur, comme ceux fig. 93 ; d’autres, aussi r,,es au fond , mais avec les arêtes abattues en pan coupé , birne lig. ^4 ; des carrés à doubles tables , comme ceux fig. Enfin ces sortes de décorations se compliquent, en raison • . caractère que l’on a l’intention de donner à l’édifice. Ces lr|ts se font aussi dans la pierre, et même quelquefois sans
- “Voir
- egard à la hauteur des assises, de sorte que souvent le
- . 1 > O '* ei ici JKlUirui uu>) uv ou» iv
- stable joint se trouve au milieu de la hauteur de l’assise figu Par les refends : il est plus convenable cependant de régler hauteur d’appareil en raison de celle des refends.
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- ( 8* ) i
- À côté des quatre figures 92, y3 , 94 et y5, qui mont1'61' ces refends de face, on voit leur coupe.
- Les joints au crochet se comptent pour 3 po. par pied (t*5'1 par mètre) courant; les refends carrés pour un pied (mètre f0. mètre) les autres 2 ou 3 pieds par pied linéaire (2 ou 3 par mètre linéaire.) ^
- r58. Les ravalemens se composent encore des partie5 fausse brique : il ne s’agit pour obtenir ces sortes d’effets cll de faire un enduit en plâtre mêlé d’ocre rouge, et de ci’ell!l après coup, avec un crochet comme pour les joints blancs o° il a été parlé ci-dessus, tous les joints des briques feintes f l’on veut figurer; ensuite on couvre le tout d’un deu*'®1’! enduit très mince en plâtre blanc, et en dressant à la true. bretelée, le ton de brique de l’enduit, rouge reparaît, et J joints étant; remplis restent blancs.
- lâg. On fait aussi des tables renfoncées, ou des partiese,r cadrées de montans et de bandeaux enduits en plâtre bl3nC, Ces tables se font en plâtre gris mêlé avec de l’eau ren« noire au moyen du noir de charbon , ou rouge avec de l’ocfe' ces crépis se jettent au balai comme pour les plafonds, et s° ensuite chiquetés avec un autre balai dont les brins sont c011, pés assez près du lien. Ces sortes de décorations rusti(lü6j réussissent assez bien lorsqu’elles sont disposées avec goût6 quelque symétrie ; mais il ne faut pas en abuser.
- La figure 118, pl. 7, est un calibre E vu en perspectif ferré de petites feuilles de tôle a sur les bords, monlé de 5 sabot b et placé sur les deux règles c que les ouvriers appelé chemin, parce que ces règles sur lesquelles les entailles d, sabot glissent constamment pour traîner les moulures, le d»1 gent toujours sans pouvoir laisser dévier le calibre.
- La fig. 119 est le même calibre, mais vu de profil sur règles avec la masse de l’entablement préparé pour rece'0.11 les plâtres : lorsque le profil touche partout,.on pose à la du plâtre passé au tamis fin, pour terminer et lisser les mol|û| res et former les arêtes. Les mêmes lettres de celte figure in1*1' queiu. les mêmes objets qu’au dessin en perspective qui précédej La fig. 122 est un calibre monté sur une tige a et toui'it'"5 sur une broche b comme centre, pour traîner des archi'0' et des corniches circulaires.
- 160. Les ravalemens en plâtre se comptent dans le t°|St!' pour un peu plus que moitié du prix des légers ouvrages; 10111
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- toouli.
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- <t [Ures> sa*M*es, arêtes, feuillures , embrasures , joints au caet, refends, etc., comptés en plus value de l’enduit.
- U[I* Dans la planche 6, fig. 89, nous avons donné le pro-tre Uïl enlablemeut dont la partie inférieure peut être en plâ-Cç ’ eUa cimaise supérieure doit être exécutée en pierre; dans les réglejnens de voirie exigent que la pierre ait au-fj de queue sur le mur que de saillie sur le parement exté-i r du mur, afin qu'elle soit bien basculée : ainsi la partie c do’
- l'h
- t"4ise- (Yoir ci-après le réglement un iCI juillet 1712.)
- %• 9° représente la coupe d’un autre entablement qui a Peu près la même saillie que celui-ci, mais qui serait ( ^'ait en moellon : on choisit dans ce cas des moellons en .'luette de la plus grande dimension possible, afin qu’ils tj]| SStllL faire queue ou parpaing dans toute l’épaisseur du mur ife a Peu près, et on place de distance en distance des queues C'pe en fer plat a qui ont des scellemens ouverts en T à res^'leextrémité, afin de maintenir la bascule delà saillie. Du j)], e> ces entablemens construits en moellon lorsqu’ils ont hilp^? 16 c. (6 po.) de saillie sur la voie publique, sont pro-à Paris ; il faut alors les ériger en pierre avec les pré-
- l°tis ci-dessus indiquées.
- %• 91 est le plan du même entablement où l’on voit ^eues de carpe à leur place.
- planche 5 offre quelques modèles que le maçon fera j)ÏOp econsulter. Ainsi que nous
- - de consulter. Ainsi que nous l’avons dit dans notre avnnt-°e sont ^es exemples fini manquent dans les dépar-ojji tls’ c’est pourquoi nous nous sommes attaché, pour les K ,s de détail, à les multiplier sur une échelle assez grande y ^ fiUe l’on puisse y comprendre la corrélation intime qu’il 5isatCltle <d,a(Iue moulure, afin d’arriver à un ensemble satis-’ ü *m s’agira donc, pour l’ouvrier intelligent quiinter-tiv, a Ces détails, que de leur conserver leurs proportions rela-
- V£°np ne pas en dénaturer le caractère : ainsi cette plan-^ °'d'c dans la lig. 55 un chambranle de porte surmonté ^ *Se ul1'e fl'd peut au besoin recevoir des ornemens en lep ’ ,e,mii)é par un couronnement. La fig. 56 montre 1 e.n Srai)d du chambranle, et la fig. 57 celui de la cor-8111 surmonte la frise. Pour recevoir les eaux pluviales ,
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- si la porte est extérieure, on peut faire le filet et le cp’3'1 rond du haut formant, cimaise supérieure, en pierre dui’e le surplus eu plâtre ; si la totalité de la corniche est en pi*11*; il faut avoir soin de jeter en saillie de grands moellons au ^ de cette cimaise et du carré du larmier.
- La fig. 58 est un chambranle de croisée dont le coté à à crosseües.
- La fig. 5p montre un autre couronnement de porte
- i#
- beaucoup plus riche que le précédent, tant à cause de la ^ tiplicité des moulures que du bandeau d’avant-corps q11' ‘ compagne les chambranles et les consoles. L’un des côte5 ce couronnement est une corniche en fronton à dentie'1'1
- avec console simple à l’extrémité; l’autre côté , plus richet
- sente à peu près la même corniche, mais ornée de modü^ galbés et d’une belle console sculptée à enroulemens, filets,e La fig. 62 montre la coupe prise au milieu de cette porte' fig. 63 est le profil pris à l’extérieur de la première parti® cette corniche : la fig. 6r est le profil en grand de la corn*c ; à rnodillons ; la fig. 60 est, le plan du tout. ,
- Le surplus de la planche est occupé par une série de q"’1, entablemens, graduée depuis le pins simple, c est-à-dive “ , capucine (fig. 64) que l’on fait sous les égouts des bâti®3 ^ ruraux ou autres de peu d’importance, jusqu’à un entaille®1^ à modifions sculptés : nous offrons ces corniches colS'j| exemples à suivre lorsqu’on aura des vavalemens en plâtra. faire, en conservant, ainsi que nous l’avons dit plus l1'11 ' non seulement la disposition réciproque de chaque moul1' 1 mais aussi leurs dimensions et leurs saillies relatives, en a)a aussi l’attention de proportionner ces dimensions à la g'3
- deur générale de l’édifice que l’entablement doit tenn1”1
- et à sa hauteur à partir du sol : en remplissant ces coinfil'0, .
- qui exigent un peu d’habitude et de goût, on sera certain
- réussir. Du reste, lorsque la décoration réclame quelques :
- ins'l
- on peut, sur un mur voisin, et à la même hauteur que I e; cution, faire un essai que l’on corrige ensuite sur le cali^’ si on juge que le profil en soit susceptible : on fait ainsi essais de tout un ravalement entier, afin de juger d’avanc® son effet.
- Parla figure 116, planche 7, nous avons représenté le d’un modillon que le menuisier du bâtiment fait de cl ^ pièces, savoir : celle du fond a, galbée à l’intérieur sel0*1
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- dei
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- Ssin ; les deux côtés b : le dessus c, maintenu par une entaille biseau dans le fond, et enfin l’about d. Ces pièces se réu-,I]1SS(:,H facilement et se serrent avec un lien que retiennent trois j °Us ! on graisse les parois intérieures , et on coule le modil-j0ri ) en prenant le soin de presser le plâtre avec la main dans ^ angles , pour éviter les vides : on forme des creux du côté
- II Scellement, pour recevoir le plâtre de ce scellement ; et
- lorsque le plâtre est pris dans le moule , on ôte le lien, 0tl frappe de petits coups sur les pièces , et le modiüon en *0l'ffacilement. Il faut, pour le poser , hacher ta place, met-le deux ou trois clous et sceller en plâtre. La fig. 1x7 est un Villon sorti du moule.
- *62. Les moulures traînées en plâtre comptent chacune pour ^ c. (g po.) de légers ouvrages, c’est-à-dire que douze mou-,r®s superposées les unes sur les autres, produisent par mètre e longueur de 1 m. 90 c. carrés de légers (c’est une toise Vrftcielle par toise de longueur) : chaque arête compte une moulure ; on dit aussi que toute moulure couronnée ^pte pour 33 c. courans (1 pi.) ; tel est l’usage, et puisai! prévaut encore malgré sa bizarrerie , il faut bien s’y confier jusqu’à ce que les praticiens en aient enfin reconnu
- ^surdité (1). -
- , ^nsi la capucine (fig. 64) compte pour 3 3 c. (rpi.) courans el®gers, la corniche suivante (fig. 65) comprenant un filet et î"1 cavet, comptant, comme moulure couronnée , pour 33 c. y JL) courant , et le filet, au-dessous pour 16 c. (6po.) pro-
- III f 4p c. (i8po.) de léger par mètre linéaire. Celle figure 66 Co,l>posée d’une doucine couronnée et d’un talon aussi cou-t0llné, et celle 71, comptent pour 65 c. par m. courant (ou
- ®loise superficielle par toise courante). Les fig. 67 et 72 pour *y c- , les fig. 68 et 69 pour 81 c. ; celle 73 pour r mètre J c. Les deux cannelures du larmier comptent chacune P°ur Ci (T, po.); l’entablement (fig. 74) pour 1 m. 62 c. y P- ou les (- d’une toise superficielle par toise courante); celui lS- 75 pour r m. 78 c. ( 5 pi. 6 po.) ; celui fig. 76 pour nL 62 c. (5pi.), et chaque denticule refendue avec sa lan-j>uette inférieure , de 16 à 24 c. ( 6 à 9 po. ) selon la gran-
- di
- llr- L’entablement (fig. 77) 1 m 95 c. carrés par mètre
- Voye» à cet égard ce cjue nous disons de cet usage dans le Memenlo .rvhitecLex , tome l, ire partie, page 172, en ajoutant toutefois u*« fsM°n indiquée à i'^rratum de U pago3ai,
- m^cok. 8
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- courant (une toise carrée par toise courante), c’est-à-dire q11 i m. courant produit i m. 96 c superficiels de légers ouv*ra'j ges : enfui, l’entablement plus compliqué (fig. 78) 5 p. 1,0,1 compris la refente des denlicules comptées à la pièce cot»B,e celui 76, et la plus value des modillons moulés avec un talû11 de couronnement, y compris pose et scellement de 65 c. à1 m. 3o c. ( 2 à 4 p.) chaque , en raison de leur richesse.
- 163. Comme le type général des proportions des mouIu''eS se trouve dans les ordres d’architecture, nous croyons devo" reproduire dans ce Manuel spécial pour la maçonnerie , >eS quatre ordres principaux , dans une dimension convenable pour indiquer les mesures relatives et les saillies de cliaq11® moulure , et rendre palpable aux ouvriers l’ensemble géné)'al et l’aspect particulier de chacun d’eux ; c’est l’objet des figureS 47 à 5o qui occupent la planche 3e.
- 164. Dans le Manuel d’Architecture, nous avions indiqi|e’ seulement dans le texte, les mesures à donner aux porliql,eS et aux entre-colonnemens de chaque ordre. Par celui-ci qui s’8' dresse plus particulièrement aux praticiens , nous les avoir représentés (fig. 5i à 54 , pl. 4) en élévation avec les pla®5 au-dessous ; leseutre-coloimemens font le motif de l’angled’o® édifice qui est supposé être percé d’une suite d’arcades dècO' rées de pilastres sur les murs de face, et être entouré decolo11' nés isolées dont les retours donnent l’axe de chaque entre-c°' lonnement : ainsi ces dimensions réciproques seront plus facdeS à comprendre, et l'application s’en fera plus aisément par ce«s qui ouvriront le Manuel du Maçon.
- § VI. DES CLOISONS ET TAÎÏS DE BOIS.
- 165. Les cloisons et pans de. bois sont exécutés par les ch3r' pentiers ou les menuisiers, sur des parpaings en pierre préparé par le tailleur de pierre ; l’office du maçon ou du plâtrier est de les houvder , c’est-à -dire de les latter en clouant chaque Iade à 11 c. ( 4 P0-) de distance des autres , et de remplir l’épaisseur des bois avec des plâtras et des garnis provenant des éclats des pierres du chantier, scellés avec du gros phâtre a" panier. Le lattis étant alors terminé des deux côtés , on gobé'0 aussi en gros plâtre , et on fait les enduits en recouvrant toés les bois s’il s’agit de pans de bois ; mais pour les cloisons légères , ces enduits affleurent les huisseries et montans. La figure 79, pl. 6 fait voir un pan de bois hourdé et latte p*êt
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- Recevoir le gobetage et les enduits; ce pan de bois supporté ®m'ses parpaings en pierre et sa fondation en moellon. La *?• 80 est le plan du même pan de bois, et la figure 81 sa >Pe.a, dans ces trois figures, sont les poteaux, b les sa-’eres; c les fournisses ; d la décharge; e les solives du plan-, er supérieur , / les parpaings ; g les murs de fondation ; h. e ^ourdis ; i le lattis ; j l’enduit.
- fia ligure 8a représente les bâtis d’huisserie d’une cloison en ^«nuiserie, et celle 83 le plan de cette cloison ; a , dans ces eux figures , sont les montons et traverse d’une porte, quarde-f0ltnés du côté i, refeuillés du côté 2 pour recevoirla porte, et Jtervés en 3 pour encastrer les bouts des lattes et contenu1 le plâ-re del’enduit ; le chiffre 4 indique les seellemens des montans jlris le carreau du plancher inférieur b et dans le plafond du Hancher supérieur c ; d sont les traverses haut et bas que l’on ^.dispense quelquefois d’ajouter, par économie : alors il faut a‘re une tranchée dans le carreau et dans le plafond, pour recevoir les abouts des remplissages e en planches de bois de ateau refendues , lesquels ne se trouvent cloués alors que sur a traverse du milieu/; g est le lallis ; h le hourdis. Ces ou-préparatoires terminés , le maçon fait ses enduits des eu* côtés à l’affleurement des bois.
- Dans le toisé, les pans de bois hourdés et enduits c°ttiptem mètre pour mètre de léger, ainsi que les cloisons lé-8e>’es ; mais si ces dernières , au lieu d’être hourdées en plà-*îasi sont restées creuses , et sont par conséquent lattées join-)Ves des deux côtés , chaque côté vaut mètre pour mètre de lé-^ei’s ! c’est-à-dire qu’un mètre superficiel compte pour deux.
- *67. Lorsqu’on veut éviter l’humidité résultant des plâtres J'enfs, et que l’on n’a pas besoin d’une grande solidité, on a,t des cloisons intérieures en carreaux de plâtre, coulés d’a-'.ance dans des moules, et rainés au pourtour afin de recevoir u plâtre gâché pour les lier les uns aux antres. Presque tous es maîtres maçons ont de ces moules, et préparent d’avance certaine quantité de ces carreaux pour servir au besoin.
- 1* .....
- bât
- , Voici l’extrait du réglement du maître-général des al|mens , du 1" juillet 1712 , relativement aux pans de bois; aux murs en moellon et en pierre , et aux entablemens.
- » Ordonnons qu’à l’avenir, dans la construction de tous les atimens, les entrepreneurs, ouvriers et antres qui se trouve-iont employés, seront tenus , à l’égard de la maçonnerie qw
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- se fera sur les pans de bois, outre la latte qui doit s’y rnettr® j de quatre pouces suivant les réglemens, d’y mettre des clollS de charrettes, de bateaux et des chevilles de fer, en quantitée* enfoncés suffisamment pour soutenir les entablemens, pl111’ thés , corps, avant-corps et autres saillies.
- » Pour les murs de face des bàtimens qui se construira11* avec moellon et plâtre, ou mortier de chaux et sable, outre Ie5 moellons en saillies dans lesdites plinthes et entablement' aussi suivant les réglemens, ils seront pareillement tenus dj mettre des tentons de fer, aussi en quantité suffisante pour soit' tenir lesdites plinthes et entablemens, corps et avant-corps’ et autres saillies.
- » Et quant aux bàtimens qui se construiront en pierres d® taille, les entablemens porteront le parpaing du mur outre 1® saillie; et au cas que la saillie de l’entablement soit si grand® qu’elle puisse emporter la bascule du derrière, ils seront t®' nus d’y mettre des crampons de fer pour les retenir dans Ie mur de face au-dessus.
- » Le tout à peine contre chacun des contrevenans, entrepre' neurs abusant et mésasant de l’art de la maçonnerie , de de* meurer garans et responsables, en leurs propres et prix®5 noms , des dommages et intérêts des parties , sans préjudice d® plus grande peine si le cas y échéait.
- § VII. PLANCHERS , TLAFONDS ET CORNICHES INTERIEURES.
- 169. Les planchers se garnissent de plusieurs manières» savoir : liourdés pleins entre les solives avec des plâtras et de® recoupes de pierre, lattes de 11 c. en 11 c. (4 en 4 po. ) par des* sous et plafonnés ; l’aire du dessus en plâtre pour recevoir Ie carreau , comme il est figuré planche 6'', fig. 84. La second® manière est de latler jointif le dessus des solives, et de fair® une aire dessus comme au précédent, de laisser vide l’épais* seur des solives , et de plafonner dessous aussi à lattis jointif ’ ce sont les planchers creux (voy. fig. 85) ; le troisième gei)i'e de plancher et celui le plus usité, parce qu’il entretient e* bande bien les solives ensemble , est de latter le plafond de 8 c. eu 8 c. (3 eu 3 po.), cintrer avec des planches, faire de® augets eu caniveau entre les solives , faire l’aire sur lattis jointif, quatre lattes clouées en travers des autres, ou sur un bon bardeau de chêne ou de douves de tonneau , et enfin plafonner comme on le voilà la coupe fig. 86. Quelquefois les ou-
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- ^lers i au lieu de faire les augets en caniveau , au moyen 1111 e bouteille qu’ils traînent dessus en guise de truelle, les ^ très plats sur le lattis , et seulement pour recevoir les Patres du plafond ; il faut prendre garde, dans ce cas , qu’ils aieQt au moins 3 4 à 41 mil. ( 15 à 18 li.) d’épaisseur, car, pour ^arguer leur teins et leur plâtre, ils ne leur donnent souvent *Ple 7 à 9 miil.(3 à 4 li.): c’est la 4e manière ; la 5e, qui est ^ usage dans les bâtimens ruraux et dans les campagnes , est e faire une aire sur le bardeau, et de garnir les entrevoux seu-le>uent à une épaisseur de 27 à 54 mil. (1 à 2 po.) en plâtre, en *?°rtier ou en blanc-en-bourre (voy. fig. 87) ; enfin, on garnit e ctaus les parois des solives , que l’on hourdit plein, en lais-^atlt le parement du dessous apparent, et on fait l’aire sans a,deau en même tems, comme à la lîg. 88.
- Aux cinq figures qui donnent la coupe des planchers , a in-j,1(lUe les solives vues par les abouts; b le hourdis plein ; c ail'e ; d les augets ; les entrevoux ; f le plafond.
- ^ Les plafonds lattes jointifs comptent mètre pour mètre delé-
- Leux avec augets plats , 1 mètre par mètre.
- Leux avec augets en caniveau , t mètre ’ par mètre.
- Leux bourdes et plafonnés avec aire dessus, 1 mètre \ par fctetre.
- , Leux bourdes à solives apparentes par dessous, avec aire sans aUis dessus; les entrevoux garnis de clous, r mètre j-par mètre, Leux avec aire et entrevoux, seulement de mètre par mètre. I7o,T\ous donnons ici (pi. (i, fig. de 96 à 107 imlusive-douze modelés de corniches intérieures pour plafonds : Ces corniches s’étendent ordinairement dans le sens horizontal ; ?a’s on leur donne peu de hauteur. Ces exemples peuvent eLe suivis en toute assurance ; l’effet en sera agréable, si on ®°t)serve la proportion que nous leur avons donnée. Quant à e'11' valeur, elles se comptent, comme celles extérieures dont il elé parlé dans le paragraphe 5 de ce chapitre , qui traite des avalemens ; ainsi, nous engageons nos lecteurs à le consulter, ln de nous éviter, à nous, des répétitions fastidieuses.
- S^III. MAÇONNERIE EN BRIQUES , CHEMINÉES , FOURS ET DAXUAGE.
- 17 '. La brique est d’un usage presque général pour les con-slftictions , parce qu« colle matière est très solide , se be et
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- adhère fortement au plâtre et aux mortiers, et qu’elle est d110* grande durée : dans les contrées où la pierre est rare et ch#Cl la brique , lorsqu’elle est fabriquée en bonne terre , c’est-à-d® qu’elle est dure, bien cuite et n’absorbe point l’humidité, , remplace arec avantage, en ce qu’un mur en briques estw°,l,S épais que ceux en pierre ou en moellon. Ainsi on fait ^ languettes en briques posées de champ que l’on enduit ^ deux côtés, et qui, y compris ces enduits, n’occupent queilC' (4 po.) d’épaisseur ( fîg. 127 , pl. 8) ou en briques posées 0 plat, et qui 11’ont que 16 c. (6 po.) aussi compris l’enduit, deux briques de largeur ( iig. 128 et 129) ; de trois brique5> comme (fig. i3o et i3r); de quatre briques ( fig. 13?- e!
- T 33). Toutes ces nouvelles figures sont composées d’une élé®" tion et du plan de deux assises superposées , afin de faire comment on doit les liaisonner de manière à ne former qu’®1 corps solide et inséparable.
- 172. On pratique aussi des carrelages en briques, nota®' ment dans les buanderies et autres lieux où on répand be®1' coup d’eau : les briques se placent de champ ou de plat, sUl une forme de bon ciment dont les joints sont également re®' plis , mais plus fin que pour la forme , afin de les remplir p®” faitement ; ces sortes de carrelages sont extrêmement solide et presqu’indeslructibles si la brique employée est de bon®* qualité et que le mortier soit bien fait : de plat on peut lesdi*' poser ainsi qu’on les voit à la figure 124, pl. 7 , en comme11' çant par les deux briques aa du milieu, et en s’approchât1*’ ainsi graduellement des parois de la pièce : ici les côt és ne son* pas égaux quant à la disposition des briques, afin de mollir® plusieurs manières en une seule figure ; mais il est convenab*e de faire tous les côtés absolument semblables , pour obtenir la régularité que l’on doit rechercher dans ces sortes d’on' vrages.
- 173. Si les briques sont de champ, on peut les dispos# par carrés , ainsi qu’on le voit fig. isS ou en épis dit poi>lt d'Hongrie , comme à la figure 12.fi. Cette dernière disposition peut également s’exécuter en briques de plat.
- 174. Les cheminées se construisent le plus souvent en pîâtre pigeonné, c’est-à-dire en languettes de 8 c. (3 po.) d’épa®' seur, enduites à l’intérieur, pour empêcher la suie de s’y a*-*®' cher, et extérieurement, parce que les tuyaux pigeoni®» ainsi, faisant saillie dans les appartenons , reçoivent, les
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- îiiri
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- ]ûr®s ^ les papiers : c’est ainsi qu’on les fait presque toujours tib)^U 6^es sont a<^oss^es a un mur mitoyen ou qui est suscep-t0 ® devenir, parce que, dans ce cas , on ne peut pas les ei>ir dans l'épaisseur de ces sortes de murs.
- 75. Ces tuyaux de cheminée sont quelquefois droits, c’est-jjjlre montés perpendiculairement comme ceux a, fig. 33 , J qui représente la coupe générale d’un bâtiment ayant re étages carrés, un étage de cave , et un dans le comble, dirg 011 es* presque toujours obligé de les dévoyer , c’est-à-les incliner plus ou moins pour leur passage dans les fit! "es ^es planchers, qui ne peuvent avoir des chevêtres b de bsS 9 pi.(2 m. q3) de longueur, maximum déterminé par ^''dormances de police , et pour échapper les pannes c, le d et les antres pièces du comble.
- 5|J L’ordonnance du Châtelet en date du 26 janvier 1672 a construction des cheminées s’exprime ainsi : r|icle ier. Ordonnons qu’à l’avenir, tant aux bâtimens tr er* l°ut rétablissement de maisons, il sera fait des enchevê-^,es au-dessous de tout àtre de foyers de cheminées, de ton ^"e Rcondeur que puissent être lesdites cheminées et mai* ^ °n elles seront faites.
- i'j ’l- 2. Que pour lesdits âtres et foyers , il sera laissé 4 pi.
- fo,
- Art.
- 0 c.) d’ouverture au moins, et 3 pi. (g5 c.) de pro-1 depuis le mur jusqu’au chevètre qui portera les solives. 3. Qu’il y aura 6 po. ( 16c.) de recouvrement de toute q, * lant atixdites chevêtres qu’aux solives d’enchevêtrure, et (j> Pour soutenir ledit recouvrement, les chevêtres et solives (Jt. c«evétrure seront garnies suffisamment de chevilles de fer so,,j à 7 po. de longueur ( 16 à 18 c.) et de 1 lous de bateaux: en de eAlo’après le recouvrement il puisse rester, pour les tuyaux (,.|]c leminées, au moins 3 pi. (98 c.) d’ouverture dans œuvre g^es s°nt tolérées aujourd’hui à 20 po. (54 c.) seulement), et 10 po. (24527 c.) de largeur aux tuyaux aussi dans œuvre. lt- 4- Seront faites pareilles enchevêtrures dans tous les ,)Ç. à l’endroit des tuyaux de cheminées, de 4 pi. (1 m. 3o) l)e ouverture, à la réserve néanmoins de la profondeur, qui cl,,e de 16 po. (43 c.) seulement depuis le mur jusqu’au Po / e,’ et lequel chevètre sera recouvert de plâtre de 5 a 6
- (,, y 4 à 16 c.) : en sorte qu’il se trouve toujours 9 à 10 po.
- 27 c.) audit tuyau.
- ’L 5. Que les languettes des cheminées qui seront faites
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- de plâtre auront deux pouces et demi d’épaisseur au moiO5’ tou te leur élévation.
- Art. 6. Qu’en tous bâtimens neufs seront laissés des ^ Ions sortant du mur pour faire liaison des jambages de nées, et où ils ne pourraient être laissés ; seront employé clous de fer hachés à chaud , de longueur au moins de 9 P; (24 c.) et ne seront pour ce employés , tant auxdits bâti®1 i neufs qu’aux rétablissemens , aucunes chevilles ou fentou-
- bois..........Enjoignons en outre très expressément à1
- propriétaires ou locataires de maisons, de faire tenir u® . les cheminées des lieux qu’ils habitent, à peine de cent d’amende contre ceux qui se trouveront habiter les ntt»* ou chambres dans les cheminées desquelles le feu aura |’rj’, faute d’avoir été nettoyées , encore qu’aucun autre acc|(l ne s’en fût suivi. ,
- L’ordonnance de police sur la reconstruction des ma'5 faisant encoignures , les âtres et manteaux de cheminées)e du ier septembre 1779 , ordonne. jj
- Article 6. Faisons très expresses inhibitions et défe»seS ' tous propriétaires, architectes, entrepreneurs, maîtres1: çons , charpentiers et autres ouvriers , de construire ou ’a construire à l’avenir aucuns manteaux de cheminées en ni aucuns tuyaux de cheminées, adossés contre des cloison* charpenterie ; de poser des âtres de cheminées sur les sû^, des planchers , et de placer aucune pièce de bois daus > tuyaux de cheminées , lesquels ils construiront de manière,^ les enchevêtrures et les solives soient à la distance de trois p,e des gros murs- i
- Ordonnons que les tuyaux de cheminées auront touj°1' j; et dans tous les cas, 10 po. (27 c.)de largeur et 2 pi. et ^ .» (81 c.)de longueur, ou du moins 2 pi. un quart (73 c.) , les petites pièces, à moins qu’il ne soit question de réparer oa. ciens bâtimens , auquel cas , on pourra ne donner que 2 ^ (65 c.) de longueur aux tuyaux de cheminées, lorsqu’on Jse nécessité, pour éviter de jeter les propriétaires dans la >’eC°i struction des planchers, et ce non compris les 6 po. °|f j de plâtre qui seront contre lesdits bois de chaque côté'» tout revenant à 3 pi. r po. (1 mèt.) d’ouverture po«r ^ nouveaux bâtimens, et à 2 pieds 10 po.(9ac.) pour le5 a ciens , au moins , et en cas de nécessité , entre lesdits b0' dont le recouvrement de plâtre, tant sur les solives, che'et
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- *|Jtres bois, sera de ro {10.(27 c.), en sorte qu’iln’en puisse aucun incendie ; le tout conformément à ce qui est
- 11 ni». j__________ 1
- Juillet
- Scrit par rordonnance de la Chambre des bâtimens , du 19 > *765. (Elle se trouve reproduite par la présente.) fjjj 7 • Défendons aux propriétaires, de souffrir qu’il soit 4e ^cuae malfaçon de la qualité ci-dessus, le tout à peine , ^vres d’amende , tant contre lcsdits propriétaires que charpentiers et autres ouvriers ;
- c°Htrp 1
- 4'j. les maîtres maçons,
- e er* outre , lesdits propriétaires tenus de faire abattre à
- <p,[ Ifais et dépens les tuyaux et manteaux de cheminées crif116 Se trouveront pas conformes à ce qui est ci-dessus pres-Ij.'Pourront même les compagnons et ouvriers travaillant à ^Qée être emprisonnés en cas de contravention, doti^’ remarquera que plusieurs dispositions de ces or->e|j 'Dces ne sont plus appliquables aux constructions nou-ia,ues • néanmoins toutes les injonctions relativement aux ga-contre les incendies sont maintenues. dn^-La coupe fig. 3 3 contient onze cheminées adossées à , supposé mitoyen, et fait comprendre la disposition t®UiM*Ves d’enchevêtrure e , des clievètres b , et enfin du sys-Uns, s tuyaux droits et dévoyés qui viennent se ranger les aii.j5 Caté des.autres, pour former ensemble plusieurs souches du comble. On voit que le mur-dossier doit être lllsqu’à la plinthe supérieure/’qui contient la fermeture u aux , et que les mitres seules dépassent l’arrase de ce mur.
- Le mur-dossier des cheminées est ordinairement con-a'C/en P^tras et plâtre, quelquefois en moellon, et les
- V,
- 'ssj
- sont enduites en plâtre. Souvent 011 les arme d’ar-
- nai, ’ Pour plus de solidité , construits en pierre tendre jetant Sa ^ans Ie moeH°n 011 dans les briques qui composent les jg* lorsqu’ils sont encastrés.
- !fas °' -Ms manteaux de ces cheminées sont érigés ou en plâ-«wel: Plâtre, ou en brique, et, revêtus de chambranles bu eit'e ou en marbre , plus ou moins riches, selon l’impor-V jg el’habitation.
- Ut) - 1 ' Lorsque l’on construit des tuyaux de cheminée dans KsUr reîend, ils sont presque toujours encastrés dans l’é-de ce mur : alors il y a plusieurs manières de les de ^ruire, savoir : en briques de plat formant deux languettes Pouces , non compris les enduits, comme on le voit en a
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- fig. 34, même planche ac. Ces tuyaux dont les brî<Iire* lient avec le moellon qui forme le reste du mur, doivent a5 c. (9 po ) de vide sur au moins 54 à 90 c. (20 à ^ Le tuyau du manteau b, même figure , se trouve à côté11 ( lui -ci et n’en est séparé que par une languette semblât1! 11 c. (4po.).Ce plan montre Indisposition delà trémie^ le charpentier laisse vide au droit du foyer de la chemin^... porte sur le plancher, et du tuyau passant a qui vient |
- des étages inférieurs. Cette trémie est armée par le set*1'
- de trois bandes de trémie dont les deux transversales p°
- d’un bout sur le mur et la languette , et de l’autre coudee ' le chevêtre d, soutient la plus grande , placée dans le s®1*1, sa longueur sur les deux solives d’enchevêtrure e. Le f'j
- remplit ensuite en plâtras hourdé à bain déplâtré, tout»
- pour soutenir le foyer.
- 18 a. Les terrains sont d’un prix si élevé à Paris , ql,e doit profiter de toute la superficie sans en perdre la pi11'', tite parcelle. C’est ce qui a fait imaginer, à cause de I® ^ tiplicité des appartemens resserrés et s’entassant les les autres, de faire des tuyaux de cheminée qui occupe11^ core moins de place que les précédens. Ainsi on introdm1 i l’épaisseur des murs des tuyaux ronds ou ovales en fo® ^ fer, de 22 , 24 ou 28 c. (8, 9 ou 10 po.) de diamètre, c®* ’ a (fig. 35), ou encore on les érige au moyen d’un mandt111, lindrique d’environ 65 a 98 c. (2 à 3 pi.) de longueur^ l’on place sur le mur et que l’on entoure de moellon e* J enduit de plâtre au fur et à mesure de la construction. lindrese séparant ensuite par parties, on le remonte su (j vement au-dessus de la portion de tuyau déjà faite, recommence ainsi jusqu’à la fermeture. (Voy. pl. 7, C>ê' J et 12 1 , le mandrin monté avec lequel les maçons érigef<t [ sortes de tuyaux.)
- i83. Un architecte de Paris, M. Gourlier. a invente
- quelques années , des briques dont les différentes fcr©e’ ^ combinées de manière à compléter ensemble l’épaisse11,1 J murs ordinaires et des tuyaux cylindriques, soit isolés, s°! ^ cés à côté les uns des autres, en même tems qu’elles jettent15^ dans le surplus du mur en moellon, ce qui rend ces briqueU commodes, solides , et d’un usage très fréquent : on vod ingénieuse disposition au plan fig. 36 , même pl. 2., cess , de tuyaux dans lesquels un ramoneur ne peut s’introduit® en nettoyer la suie au moyen d’un racloir, se ramonetd
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- h ( 9$ )
- lui C°!de au milieu de laquelle est un paquet de fds de fer Mtt>r|eSentent UnC mu^^tude de P°intes ) et à laquelle, du ’l 8u tuyau sur le comble et à l’orifice inférieur, on im-L 8 "n mouvement de va et vient, qui nettoie parfaitement ^>'°is circulaires du passage de la fumée, fer "^teau des cheminées est maintenu par une barre de !)’0|JC‘'rr®e A (coupe fig. 109, et le plan iig. 110 planche 7) que Io 8 ace horizontalement sur les deux jambages B (fig. 10S , ja^et; 110). La gorge C est ensuite arrondie pour conduire joiir^6 Sails °fistac!e dans le tuyau : on rétrécit presque tou-‘dia . c°utre-cœur en languettes G montées en briques de 'P jusque sur le manteau, afin de rejeter le calorique dans eti ll8ur de la pièce, et on amène l’air froid par un conduit H^'ts toyaux qui le prend sur le ravalement extérieur du 4 811 dans les planchers, et, qui, le faisant circuler entre les 15 ^ anguettes de plâtre E, se raréfie constamment et alimente frç a'et,r- La plaque de fonte F qui garnit le contre-cœur pour ^,Server mur ( est scellée avec trois pattes coudées, ainsi 4r°u Ie voit à l’élévation de face (fig. 108), et coulée par der-% 8n plâtre On gâché clair. Quelquefois aussi, lorsque l’o-(Jeye du tuyau est trop large, cette plaque est inclinée sur le bi]e nt> comme on le voit en F (fig. 109) et alors elle est mo-s’appuie sur les languettes de rétrécissement G; et lors-[^"Veut faire passer le ramoneur dans le tuyau, il suffit de ^^Usser sur le contre cœur et de la redresser verticale-j 1 P°ur faciliter son introduction, yers8s cheminées en hotte (fig. ni) des cuisines dont la tra-8o| 8sl élevée de 2 m. à 2 m. 25 c. (de 6 à 7 pi. environ) du l’o’*8 instruisent en pierre ou en brique, sans rétrécissement ; 1Ce doit être très large et se diminuer graduellement en des consoles sont érigées en saillie, pour supporter le 4jj .Manteau qui est ordinairement composé de trois pièces t<,n°'s carrées, qui est scellé dans le mur du dossier et recoula r 811 Plâtre ; c’est du dessus de ce bâtis que l’on fait partir ' 1Ssance de la hotte inclinée, en laissant une partie liori-cjni sert de tablette pour placer quelques menus usten-cuisine.
- H. Nous donnons aussi, même planche, fig. 113, 114 et
- Nie
- ‘"es de
- instructions s’élèvent ordinairement en briques ou en raa-Ux équiv,viens en usage dans le pays. Le premier plancher
- "<is plans, coupe, élévation d’un four de cuisine : ces sortes
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- ( 96 )
- A et la pierre de chapelle E doivent être à 8 r c. (3o p° sol ; la voûte ou calotte C du four est construite en tuil®31 elle ne doit avoir à la clé que 35 à 40 c. (x3 à i5 po ), et être extradossée horizontalement pour contenir la '•hale«r' hotte D au-devant, pour l’expulsion de la fumée, doit étf* rigée dans le luvan de la cheminée à côté de laquelle ces sont toujours érigés ; et la bouche E doit être placée de rn®®1 à ce que l’on puisse enfourner sans difficulté ; le cendrier G ordinairement voûté, et l’aire G, qui reçoit le feu etlesl,a, à cuire , est ordinairement carrelé en carreaux épais de W gogne ou en briques de champ. Du reste, l’inspection & trois figures rendra palpable la disposition de ces fours.
- § IX. EXEMPLES GEMÉraUX.
- i85. Les ordres romains étant considérés comme le
- (Vf*
- des proportions de l’architecture, nous n’avons pu not's ' penser de les graver ici, et nous en avons fait l’objet dé lapl; ^ La fig. 49 présente d’on côté la masse de la volute ion|(l telle que les tailleurs de pierre la laissent lorsque les fde,s , spirales doivent être élégis parles sculpteurs; il en est de n>e de la masse du chapiteau corinthien. (l
- 186.I,a planche 4e donne des dimensions des portiq°eS ( des entableinens de chacun de ces ordres, accompagnées plan , afin de bien faire comprendre ces figures qui sont «sS ( tielles pour ne pas s’éloigner des écartemens qu’ils exprime
- 187. Les planches 9 et 10 présentent le dessin de sep
- sons particulières ; la première contient quatre façades tites maisons de chacune 8 mètres (14 pieds ou 4 toiseS) ^ largeur, afin de faire voir combien il est facile de modifié j/ même surface sans faire de grands frais de décoration et «à moulures : la première (fig. >48) est décorée seulement I deux pilastres à refends sur les angles, le surplus en brifi11, feintes ou véritables sur pieds-droits enduits et ravalés en r tre ou en mortier jusqu’au premier étage, et cet étage en lière apparente jointoyé en mortier ou en plâtre duquel couleur grise ou rouge.
- Le deuxième dessin, (fig. 149) est plus architectural: ^
- chambranles et des couronnemens décorent les trois ei'°lS fr du rez-de-chaussée; celles du premier étage sont simp^5 terminées par des appuis saillans supportés sur des consolé'
- Le troisième (fig. i5o) est décoré tout en briques, d *
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- ( 97 ) .
- ®>onlé d’un fronton supporté sur deux piédroits angulaires.Âu-evant de la porte est un perron à marches retournées d’équerre.
- Enfin, la dernière figure (fig. i 55) de cette planche offre un 'fi’atrième bâtiment de même dimension que les précédens, mais av_ec une porte cochère cinlrée en plein-cintre avec claveaux Sa|llans figurés et alternés de pointes de diamant.Le comble est à ei'x égoûts sans moulures, et saillant, sur chevrons appareils.
- , *88. jja planche ro contient trois autres maisons graduées e dimensions : la première (fig. 162) de 10 mètres (5 toises) eface, est à porte cochère avec avant-corps, refends et pa-vdl°n au milieu , s’élevant plus que les arrières corps. La fig.
- a six toises, à cinq croisées de face comme celle-ci ; mais *a,ls avant-corps et plus simple aussi de décoration : enfin, la «rnière(fig i54) est en partie en pierre, partie en brique, et est couronnée d’un pignon à redents ou à la hollandaise.
- Ees exemples donneront lieu à ceux de nos lecteurs qui '°udront composer eux-mêmes quelques façades, de remar-'jllei' que la régularité et la symétrie sont une des conditions Ressortes d’études. Il s’agit donc de faire concorder l’inté-avec l’extérieur et réciproquement, sans que d’une part * *°calité en soufre, et qu’ensuite la recherche ne s’y fasse ^sentir.
- § X. tabt.es comparatives-.
- fia
- 89. Souvent les architectes, notamment lorsqu’il s’agit de Va,|x publics , communaux on autres, et toujours MM. les , §enieurs qui, dans les provinces sont aussi appelés à diriger s Constructions particulières, dressent leurs devis aux mesu-. s Hiétriques , avec lesquelles les entrepreneurs ne sont pas ^ ailiers. Il faut cependant que ces ouvriers se rendent compte u Apport réciproque de ces mesures avecl’ancienne toise qu’ils c dissent, afin de pouvoir se présenter aux adjudications, ^"aparer les prix accordés, examiner avec fruit le cahier des | ar§es» et enfui soumissionner ces travaux , si les conditions U^Conviennent.
- ç ^ esl: dans la vue de leur éviter d’avoir recours dans ces cir-,stances à des toiseurs que souvent on ne trouve pas sous la Y llJ> et qui d’ailleurs feraient payer cet examen, ce qui de-c . ra>t une cfrépçnse inutile si l’on ne se rendait pas adjudi-air.e » que nous avons dressé les deux tables qui suivent, lut ne se trouvent nulle part que dans notre Mémento des Maçor.
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- Architectes (i) ouvrage qui est d’un prix trop élevé pour I3 plupart des praticiens ; elles y sont d’ailleurs beaucoup pi'1’ étendues, parce que dans cet ouvrage , qui traite à fond de 1* théorie et de la pratique des constructions, elles s’adressent3 toutes les professions du bâtiment en général.
- La première de ces tables offre la comparaison relative mètres linéaires, superficiels ou cubiques avec le nombre de5 toises qui y correspondent; et la deuxième, le prix compara^ des uns et des autres : l’usage de ces tables sera d’une utilit6 inappréciable dans tous les cas dont nous venons de parler.
- La première n’étant conduite que jusqu’à 5o mètres, pour' rait d’ailleurs paraître insuffisante dans un grand nombre d6 circonstances; mais on reconnaîtra bientôt qu’elle suffit à tout -ainsi, par exemple, un ouvrage de terrasse mis à prix parleS ingénieurs des ponts et chaussées, présentant en cube 224 n,e' très, est estimé au cahier des charges 1 fr. 40 c. le mètre. L’ef trepreneur qui ne connaît pas le système décimal, veut savoir ce que c’est que 224 mètres cubes : il consulte la premier6 table , mais elle ne lui donne que 5o mètres; il prend alors •
- t. p. o K
- 5o mètres qui équivalent à............. 6 4 6 3
- En reportant encore 3 fois la même
- quantité , il aura 15o mètres.... 20 1 6 9
- Ajoutant 24 mètres qui compléteront
- les 224 mètres , il aura...*...... 3x53
- Ce qui donnera 224 mètres égal à. . .. 3o 1 6 5
- Interrogeant ensuite la deuxième table , il verra que le ®e' tre cube à 1 fr. 40 c. donne pour la toise cube 10 fr. 36 0,1 qui est le prix accordé pour le travail désigné , il saura alof’ précisément à quoi s’en tenir sur le rabais qu’il pourra faû'e' afin d’obtenir la préférence.
- (t) MementO des Architectes et Ingénieurs, des Entrepreneurs, Toiseuf!' vérificateurs et des personnes cjui font bâtir; par Toussaint , architectc' etc , contenant plus de O’ooo détails de prix des travaux des 33 professi0” de hatimens ; la législation complote des batimens, chemins, usines, plavl^ tions , voisinages , servitudes , garanties , hypothèques ; enfin un Code c0"1 plelde la propriété'; modèles d’expertise, théorie générale , règles et exf”' pies pour la composition déshabitations, des batimens ruraux et des Jarj dins ; géométrie ; tableaux de réduction , etc., etc. 6 vol. et uu atlas de planches contenant plus de 3oo figures. Prix 5o fr., chez Roret, rue Ha“‘ ' feuille. 5 vol et i3o pl. sont publies. L’ouvrage coûtera 6o fr, après la P’1 blieationdu sixième et dernier volume.
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- TABLE DU PRODUIT COMPARATIF
- ^es mètres linéaires, superficiels et cubiques , avec les toises et fractions de toises correspondantes.
- nombre des MÈTKES. NOMRRE LINÉAIRES. CORRESPONDAT SUPERFICIELLES. ÏS EN TOISES CUBIQUES.
- m c. t. pi. po. t pi. po. t, P1 po î.
- i 00 0 b I 0 0 9 9 0 O 9 9
- i 25 0 3 10 0 0 11 10 0 1 0 2 !
- i 5o 0 4 7 0 0 i4 2 0 1 2 7
- i 75 0 5 5 0 0 16 6 0 1 5 2;
- a oo 1 0 2 O v» î 0 0 1 7 6
- 2 25 1 0 1 1 0 Va 3 4 0 1 ÎO o!
- a 5o 1 î 9 0 Va 5 8 0 2 0 5
- 2 75 1 2 6 0 Va 8 0 0 2 2 i°;
- 3 00 1 3 3 0 Va 10 5 O 2 5 3
- 3 » 5 I 4 0 0 Va 1 2 9 0 2 7 8
- 3 5o 1 4 10 0 Va i5 î 0 2 10 1
- 3 75 1 5 8 0 Va 17 3 0 3 0 7\
- 4 oo 2 O 4 1 0 î 11 0 3 2 11
- 4 a5 2 1 i 1 0 4 5 0 5 5 4
- 4 5o 2 I 10 1 0 6 7 0 3 7 9
- 4 75 2 2 8 1 0 8 11 0 3 10 5
- 5 oo 2 3 5 1 0 i3 5 0 4 0 8
- 5 25 2 4 2 1 0 i5 9 0 4 3 2
- 5 5o 2 5 0 1 Va 0 i 0 4 5 6j
- 5 75 2 5 10 1 Va 2 5 0 4 8 oj
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- NOMBRE des MÈTRES. NOMBRE LINÉAIRES. CORRESPONDAJ SUPERFICIELLES. VS EN TOISES CUBIQUES.
- m c. t. Pi po. t. pi. po. fc. pi po 1.
- 6 00 3 O b 1 3 1 0 0 4 10 4
- 6 25 3 1 3 1 'A 5 2 0 5 0 9
- 6 5o 3 2 0 1 lA 7 6 0 5 3 2j
- 6 75 3 2 10 1 V. 9 10 0 5 5 8
- 7 00 3 3 7 1 *A 12 5 0 5 7 0
- 7 25 3 4 4 1 V» 14 9 1 0 5 9 5
- 7 5o 3 5 2 1 XA >7 0 5 11 10
- 7 75 4 0 0 2 0 1 5 1 0 2 4
- 8 00 4 0 8 2 0 3 10 1 0 5 10
- 8 25 4 1 5 2 0 6 2 1 0 8 5
- 8 5o 4 2 2 2 0 8 6 1 0 10 8
- 8 75 4 5 0 2 0 10 10 1 1 1 2
- 9 00 4 3 9 2 0 i3 3 1 1 3 6j
- 9 25 4 4 6 2 0 i5 7 1 1 6 0
- 9 5o 4 5 3 2 0 17 11 1 1 8 4
- 9 75 5 0 1 2 ‘A 2 3 1 1 10 10
- 10 00 5 0 10 2 rA 4 9 1 2 1 3
- 10 25 5 1 7 2 Va 7 1 1 2 3 8j
- 10 5o 5 2 4 2 1/ 1 a 9 5 1 2 6 2j
- 10 70 5 3 2 2 Va 11 9 I 2 8 7j
- 11 00 5 3 11 2 ‘A *4 3 1 2 11 o;
- 11 25 5 '4 8 2 v» 16 7 1 3 1 5;
- 11 5o 5 5 6 3 0 0 11 1 3 3 10!
- 11 75 6 0 4 5 0 5 3 1 3 6 4
- NOMBRE 1 NOMBRES CORRESPONDANS EN TOISES
- des
- METRES.
- 12, OO
- linéaires.
- t. pi. po-
- 6 i o
- SUPERFICIE ELES.
- 5 o
- pi. po.
- 5 9
- CUBIQUES.
- 12 25 6 1 9 3 0 8 1
- 12 5o 6 2 6 3 0 10 5
- 12 /5 6 3 4 3 0 14 9
- l3 00 6 4 1 3 0 i5 2
- 10 25 6 4 10 3 0 *7 6
- i5 5o j 6 5 8 5 x/a 1 10
- i5 75 ! 7 0 6 3 V 2 4 2
- >4 00 7 1 2 ! 5 V* 6 8
- «4 25 7 1 10 j 0 V» 9 0
- 14 5o 7 3 8 ; 3 Va 11 4
- 14 75 75 6 3 1 Va i5 8 i
- i5 00 7 4 2; 3 V2 16 2|
- i5 s5 7 4 ni 4 0 0 b
- i5 5o 7 5 8 4 0 2 10
- i5 75 8 0 3| 4 0 5 2
- t. pi. po. I.
- 3 8 8
- 3 I 1 2
- 4 Ï 6
- 4 4 o
- 4 6 5
- 4 8 io
- 4 ii 3
- 5 1 91
- î 5 4 2
- 1 5 6 7
- î 5 9 o î 5 11 6
- 2 0 111
- 2 2 4 41
- 2069
- 2093
- 16 00 l6 25 »6 5o
- 16 75
- >7 00
- *7
- 17 5o 17 75
- 8 1 3 82 o 829 8 3 6
- 4 o .
- 4 o 10 o
- 4 o 12 4 4 0 14 8
- 8] 2 0 n
- 2 1 2 1 2 1
- 8 4 4 4 0 *7 8 5 4 1
- 7
- 2 o 4 6 6 11
- 2 1 2111 %
- 9 4’ 9'
- 8 5 10 4 V* 3 9I 2 2 90 8 4 *j2 6 222 4 8
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- ( 102 )
- nombre des nombres correspondais en TOISES
- mètres. LINÉAIRE. i. SUPERFICIELLES • CUBIQUES.
- m. c. 18 oo 18 a5 i8 5o 18 75 t. pî. po 9 » 9 2 9 2 1] 9 3 c *• P»- p 5 4 V» 8 2 4 rA 10 1 4 Va l3 ) 4 lA i5 a- t- pi. po. 1* 7227I I2296 5 2 3 0 0 7 2 3 2 5
- J9 oo *9 25 19 5o 19 75 i 9 4 É 19 5 3 jio 0 0 10 0 10 5 0 0 ] 5 0 2 ; 5 0 4 s 0 r 1 1 2349 2372 2396 2 4 0 1
- 20 00 20 25 I 20 5o 20 75 .10 1 7 1024 10 3 i 10 3 11 f » 9 ? 5 0 11 U 5 0 14 3 5 0 îé 7 2 4 2 61 2450 2474 2 4 9 10
- 21 00 21 25 21 5o 2» 75 10 4 s] 10 5 5 110 2 11 0 n 5 7a I 0 5 V,- 3 4 5 % 5 8 5 I/a 8 0 2 5 0 5 2 5 2 8 2 5 5 21 2 5 ' 7 7
- 22 00 22 25 1 22 5o 1 22 75 n ï 9 112 6 1 3 3 1 4 0 5 'A 10 6 2 A 12 10 J 7» i5 2 ^ Va I7 6 2 5 9 I 3 0 0 4| 3 0 2 911 3 0 5 3
- 23 OO 1 23 25 J 25 5o 1 f 25 75 j 1 4 10 1 5 7 204 21 1 5 0 2 0 0 0 4 4 8 0 6 8 3 0 9 © 3 0 78 3 0 10 3 3 1 06 3 1 3 oj
- Nombre des ^etres. NC LINÉ MBRES CORRESPONDANS EN T OISES ÏUES.
- AIRES. SUPERFICIELLES. CUBK
- m. C. t. pi. po. t • pi* P°* t. pi. po. 1.
- 24 00 1 2 1 11 6 0 1 I G 3 1 5 5
- 24 25 12 2 8 6 0 i3 10 3 1 7 10
- 24 5o 12 3 5 6 0 16 2 3 1 10 3
- 24 75 12 4 3 6 Va 0 6 3 2 0 9
- 25 00 1 2 5 0 6 Va 2 11 3 2 3 2
- 25 25 I 2 5 9 6 Va 5 3 3 2 5 7
- 25 5o 1 3 0 6 6 Va 7 r» / 3 2 8 0
- 25 75 l5 1 3 6 Va 9 11 3 2 10 6
- 26 00 l3 2 1 6 Va 12 5 3 3 0 10
- 26 25 |3 2 10 6 Va 14 9 5 3 3 3
- 26 5o j3 3 7 6 Va 1 3 3 5 8
- 26 75 i3 4 5 7 0 1 5 3 3 8 2
- 27 00 i3 5 2 7 0 3 11 3 3 10 7
- 27 25 i3 5 11 7 0 6 3 3 4 1 0
- 27 5o >4 0 8 7 0 8 7 3 4 5 6
- 27 75 i4 1 6 7 0 10 11 3 4 5 11
- 28 00 i4 2 2 7 0 i3 5 3 4 8 4
- 28 25 *4 2 11 7 0 i5 9 3 4 10 9
- 28 5o i4 3 8 7 Va 0 1 3 5 1 2
- 28 75 14 4 6 7 Va 2 5 5 5 5 8
- a9 00 i4 5 3 7 Va 4 10 5 5 6 0
- 29 25 15 0 0 7 Va 7 2 5 5 8 5
- a9 5o i5 0 9 7 Va 9 6 5 5 10 10
- a9 75 i5 1 6 7 Va 11 10 4 © 1 4
- p.dbl.102 - vue 106/268
-
-
-
- ( r°4 )
- NOMBRE des METRES. NOMBRI LINEAIRES :S C0RRE3P0NDA SUPERFIC1 BIXES. NS EN TOI'SE! cdbiqc®*'
- m 3o C. 00 t i5 p* 2 po 4 t 7 Va pi. *4 po. 4 t. pi 4 0 po 5 !
- 3o 25 15 3 1 7 Vj 16 8 4 0 6 )
- 3o 5o i5 3 10 8 0 1 0 4 ° 8 J
- 3o 75 i5 4 8 8 0 5 4 4 0 11 J
- 3i 00 i5 5 5 8 0 5 10 4 1 i i
- 5i 25 16 0 2 8 0 8 2 4 1 4 0
- 5i 5o 16 0 11 8 0 10 6 4 1 6 i
- 3i 75 16 1 9 8 0 12 10 4 * 8
- 32 52 00 2Ô 16 16 2 3 6 5 8 8 0 0 i5 ‘7 4 8 4 1 4 2 11 1 3, t.
- 32 5o 16 4 0 8 Va 2 0 4 2 4 0
- 32 75 16 4 10 8 Va 4 4 4 2 6 b
- 53 00 16 5 7 8 Va 6 9 4 3 8 i'
- 33 25 l7 0 4 8- Va 9 1 4 3 xi ü
- 53 5o »7 1 £ 8 Va 11 5 4 3 1 ç
- 33 75 *7 1 1 1 8 Va i3 9 4 3 4 il
- 34 00 17 2 8 8 Va 16 3 4 3 6 îj
- 54 25 »7 5 5 9 0 0 7 4 3 9 ?!
- 54 5o »7 4 2 9 0 2 11 4. 3 H 0
- 34 75 *7 5 0 9 0 5 3 4 4 2 0.
- 35 35 00 25 17 18 5 0 9 6 9 9 0 0 7 10 9 1 4 4 4 4 4 8 b i« if
- 35 5o 18 1 3i 9 0 12 5 4 4 9
- 35 75 [ 18 2 1 1 9 0 i4 9 4 4 u 9
- ^ombpæ des mètres. NO LINÉ MBRES CORRESl ’ONI IELL1 VANS EN TOISES UBiQUBS.
- AIRES. SUPERFIC SS. C
- 36' 00 t. l8 pi. 2 po. 1 0 t. 9 pi. po. 0 17 3 t. 4 pi. 5 po. 2 L. 1
- 36 25 l8 3 7 9 Va 1 7 4 b 4 6
- 36 5o l8 4 4 9 Va 3 11 4 5 7 0
- 36 75 l8 5 2 9 Va 6 3 4 5 9 5
- b 00 l8 5 n 9 Va 8 8 4 5 11 10
- b 25 19 0 8 9 I / / 2 11 0 5 0 1 3
- P 5o 19 1 5 9 Va i3 4 5 0 4 8
- h 75 *9 2 5 9 '/a i5 8 5 0 7 2
- 38 00 l9 5 0 10 O 0 2 5 0 9 6
- 38 25 19 5 9 10 0 2 6 0 1 0 0
- 38 5o 19 4 6 10 0 4 10 5 1 2 4j
- 3.8 75 19 5 4 10 0 rr / 2 5 1 4 10
- b 00 20 0 1 10 0 9 8 0 1 7 5
- b 25 20 0 10 10 0 12 0 5 1 9 8
- b 5o 20 1 7 10 0 4 5 2 0 2
- °9 75 20 2 5 10 0 16 8 5 2 2 7
- 4o 00 20 3 2 10 Va 1 2 5 2 5 0
- 4o 25 20 3 11 10 Va 5 6 5 2 7 5
- 4o 5o I20 4 8 10 Va 5 10 5 2 9 10
- 4o 75 20 5 6 10 Va 8 2 5 5 0 4
- 4i 00 21 0 5 10 Va 10 7 5 5 2 9
- 4t 25 21 1 c 10 ’/a 12 11 5 3 5 2
- 4i 5o 21 1 c i° Va i5 5 5 3 7 9
- 4.1 75 21 2 r 7 10 Va »7 7 5 3 10 3
- p.dbl.104 - vue 107/268
-
-
-
- ( I06 )
- NOMBRE des MÈTRES. NOMBRES LINEAIRES. CORRESPONDAN SÜPBBFICIBI.IES. S EN T0IS^S CÜBIQcîS'
- Dtt. c. t. pi. po. pi. po. t. pi. po.
- 42 00 21 5 4 1 1 0 2 1 5 4 0
- 4a 25 21 4 1 1 1 0 4 5 5 4 3 1
- 42 5o 21 4 10 1 1 O 6 9 5 4 5
- 42 75 21 5 8 1 1 0 9 1 5 4 7
- 43 00 22 0 5 1 1 0 11 7 5 4 10
- 43 25 22 1 2 1 1 0 i3 11 5 5 0
- 43 5o 22 1 11 1 I 0 16 5 5 5
- 43 75 22 2 9 1 1 V. 0 7 5 5 5
- 44 00 22 3 5 1 1 V» 3 1 5 5 7 1
- 44 25 22 4 2 1 1 4 5 5 5 5 10
- 44 5o 22 4 11 1 I V. 7 9 6 0 0
- 44 75 22 5 9 1 1 */a 10 1 6 0 5
- 45 00 23 0 6 1 1 V» 12 6 6 0 5
- 45 25 23 1 3 1 1 •*/* *4 10 6 0 8
- 45 5o 23 2 0 1 1 Va J7 2 6 0 10
- 45 75 23 2 10 12 O 1 6 6 1 0
- 46 00 23 3 7 12 0 4 0 6 1 5
- 46 25 25 4 4 I 2 0 6 4 6 1 5
- 46 5o 25 5 1 12 0 8 8 6 1 8
- 46 75 23 5 11 12 0 11 0 6 1 10
- 47 00 24 0 8 1 2 0 i3 6 6 2 1
- 47 25 24 1 5 1 2 0 i5 10 6 2 3
- 47 5o 24 2 2 12 Va 0 2 6 2 6
- 47 75 24 2 11 12 V* 2 6 6 2 8
- p.106 - vue 108/268
-
-
-
- NOMBRES CORRESPONDANS EN TOISES
- SUPERFICIELLES!
- p.. po.
- t. p. po.
- 10 10
- Û 10
- p.107 - vue 109/268
-
-
-
- TABLEAU COMPARATIF
- Du prix de la toise linéaire, superficielle ou cubique d tP11 vrage quelconque avec celui du mètre.
- Nota. iNous n’avons poussé cette table que jusqu’à par mètre , parce qu’il sera facile d’assembler plusieurs ^ mes pour obtenir le produit que l’on cherchera , dans le le prix serait plus élevé.
- Par exemple, le prix d’un mètre cube de mur en pierre^ fixé dans le cahier des charges à ii3 fr. 60 on pt®® d’abord 5o fr., et on verra qu’un mètre cube à ce p1'1''
- présente pour la toise.................. 370 fr. 2°
- On portera une seconde fois la même
- somme pour 5o fr........................ 370 i0
- On prendra ensuite la somme correspondante au surplus i3fr. 60 c., et on aura.. 100 7°
- On aura donc pour le prix de la toise cube d’un ouvrage dont un mètre vaut ii3 fr. 60 c. la somme de.............. 841
- 2»
- p.108 - vue 110/268
-
-
-
- en en c?r ctt <yt .ps jn. .cn 4>. ww woiw
- ( I09 )
- LE mètre
- PRIX DE LA. TOISE
- étant
- LINÉAIRE.
- CUBIQUE.
- 10 36
- i3 32
- 16 3o
- 20 ^3
- 25 17
- 34 06
- 35 54
- 57 02
- 38 5o
- 10 i5
- p.109 - vue 111/268
-
-
-
- ( 110 )
- LE MÈTRE étant â LINEAIRE. PRIX DE LA TC SUPERFICIELLE. ISE CUBIQUE-
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. C-
- 6 00 1 1 80 22 70 44 42
- 6 20 12 10 23 55 45 9®
- 6 4o 12 48 24 32 47 38
- 6 60 12 87 25 08 48 85
- 6 80 l3 26 25 84 5o 54
- 7 00 l3 65 26 60 5i 85
- 7 20 l4 o5 27 35 53 5o
- 7 40 14 45 28 12 54 80
- 7 60 14 82 28 88 56 27
- 7 80 i5 21 29 64 57 75
- 8 00 i5 60 3o 4o 59 24
- 8 20 16 3o 3i i5 60 75
- 8 40 16 38 3i 92 62 20
- 8 60 16 75 32 68 63 K
- 8 80 *7 16 33 44 65 16
- 9 00 >7 55 34 20 66 65
- 9 20 17 95 34 95 68 i5
- 9 40 »8 33 35 72 69 60
- 9 60 18 72 36 5o 71 10
- 9 80 J9 10 37 24 7» 57
- 10 00 *9 5o 38 00 74 o5
- 10 20 »9 90 38 75 75 55
- 10 40 20 28 39 52 77 oo
- 10 Co 20 65 4o 3o 78 5o
- 10 80 21 o5 4» 04 79 9?
- ( IÏI )
- le mètre
- PRIX DE LA TOISE
- SUPERFICIELLE,
- 82 g5
- 21 85
- 84 4o
- 22 23
- 22 60
- 88 85
- 23 80
- 26 5o
- io3 65
- io5 i5
- 28 86
- 114 00
- 3o o5
- 115 5o
- 3o 80
- p.dbl.110 - vue 112/268
-
-
-
- ( 112 )
- LE MÈTRE étant à LINÉAIRE. PRIX DE LA T SUPERFICIELLE. DISE CUBIQUE.
- fr. c. fr. C. fr. C. ! fr. c-
- 16 00 3i 18 60 80 118 45
- 16 20 3i 60 6l 55 "9 95
- 16 40 3x 95 62 32 120 4 0
- 16 60 32 35 63 10 122 9°
- 16 80 52 74 63 85 124 37
- *7 00 35 i3 64 58 125 85
- 17 20 55 52 65 35 127 35
- i-7 40 33 90 66 10 128 80
- *7 60 54 70 66 85 i5o 3o
- 17 80 34 45 67 62 131 78
- 18 00 35 08 68 40 i33 25
- 18 20 35 5o 69 i5 i34 75
- 18 4o ' 35 85 69 90 i36 20
- 18 60 36 25 70 70 157 7°
- 18 80 56 65 7' 45 i39 18
- J9 00 37 o5 72 18 140 66
- *9 20 37 44 72 95 142 i5
- *9 40 57 85 73 70 i43 65
- J9 60 58 20 74 45 i45 10
- »9 80 58 60 75 22 146 58
- 20 00 58 98 75 98 148 10
- 20 20 39 40 76 75 *49 60
- 20 40 3g ?5 77 5o 151 08
- 20 60 40 1 D 78 25 1Ô2 55
- 20 80 40 55 79 02 154 02
- ( )
- LE MÈTRE PRIX DE LA TOISE
- ù LINÉAIRE. SUPERFICIELLE. CUBIQUE.
- fr. fr. c. fr. C. fr. c.
- 21 00 4° 9^ 79 78 155 5o
- 21 20 4i 35 80 75 i57 00
- 21 40 41 75 8l 5o 158 45
- 21 60 4‘2 10 82 o5 i5g 95
- 1 21 80 42 5o 82 82 161 42
- 22 00 42 qo . 83 58 162 88
- 22 20 45 5o 84 35 164 35
- 22 40 43 70 85 10 i65 85
- 22 60 44 °5 85 85 167 3o
- 22 80 44 46 86 62 168 80
- 23 00 44 85 87 40 170 5o
- 23 20 45 25 88 i5 171 80
- 23 4o 45 65 88 9° 173 25
- 23 60 46 00 89 70 174 75
- 23 80 46 40 90 45 176 22
- 24 00 46 80 91 18 177 70
- 24 20 47 20 9l 93 i79 20
- 24 40 47 60 92 70 180 65
- 24 60 48 00 95 45 182 i5
- 24 80 48 35 94 22 iS3 62
- 25 00 48 75 94 98 i85 10
- 25 20 49 l5 95 75 186 60
- 25 40 49 55 96 5o 188 o5
- 25 60 49 9° 97 25 189 55
- 25 80 5o 3o 98 02 »9l 00
- p.dbl.112 - vue 113/268
-
-
-
- ( 114 )
- LE MÈTRE étant à LINÉAIRE. l’RIX DE IA T( superficielle. )ISE CUBIQUE.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- 26 00 5o 70 98 80 192 5o
- 26 20 5i 10 99 55 *94 00
- 26 40 5i 5o 100 3o 195 45
- 26 60 5i 85 101 10 196 95
- 26 80 52 25 101 85 198 4»
- 27 00 52 60 102 60 >99 9°
- 27 20 53 00 io3 35 201 4°
- 27 40 53 40 104 10 202 85
- 27 60 53 75 104 90 204 35
- 27 80 54 i5 io5 65 205 82
- 28 00 54 60 106 35 207 3o
- 28 20 55 00 107 10 208 9°
- 28 40 55 4o 107 85 210 25
- 28 60 55 75 108 65 211 75
- 28 80 56 i5 109 4o 213 22
- 39 00 56 5o 110 25 2l4 70
- 29 20 56 9° 111 00 2l6 20
- 29 40 57 3o 111 75 217 65
- 29 60 57 65 112 55 219 i5
- 29 80 58 o5 115 3o 220 60
- 3o 00 58 5o 115 95 222 10
- 3o 20 58 90 114 70 223 60
- 3o 40 59 3o 1i5 45 225 o5
- 3o 60 59 65 116 25 2 26 55
- 3o 80 60 o5 117 00 228 00
- ( )
- PRIX DE LA TOISE
- Ll- mètre
- étant
- à
- fr. 3i c* Oü
- 3i 20
- 3i 40
- 3i 60
- 3, 80
- $2 00
- 32 20
- 3a 40
- 32 60
- 3a 80
- 33 00
- 33 20
- 33 40
- 33 60
- 33 80
- 34 00
- 34 20
- 34 40
- 34 60
- 34 80
- 35 00
- 35 20
- 35 4o
- 35 60
- 35 80
- LINÉAIRE.
- fr. 60 c. 40
- 60 80
- 6l 20
- 6l 55
- 6l 95
- 62 38
- 62 75
- 63 i5
- 63 55
- 64 o5
- 64 3o
- 64 70
- 65 10
- 65 45
- 65 85
- 66 25
- 66 65
- 67 o5 67 4°
- 67 80
- 68 20
- 68 60
- 69 00 69 4° 69 75
- SUPERFICIELLE.
- fr - c.
- 117 75
- 118 5o
- 119 25
- 120 o5
- 120 80
- 121 55
- 122 3o
- 123 o5
- 123 85
- 124 60
- 125 4°
- 126 i5
- 126 90
- 127 65
- 128 45
- 129 i5
- 129 90
- 130 70
- 131 45
- 132 20
- i3a 95
- 133 70
- 134 5o
- 135 25
- i56 00
- CUBIQUE.
- fr. c.
- 229 5o
- 23 1 00
- 232 45
- 233 95
- 235 40
- 236 90
- 238 40
- 239 85
- 241 35
- 242 80
- a44 3o
- 245 80
- 2^7 25
- 248 75
- 25o 20
- 25 1 75
- 253 25
- 254 70
- 256 20
- 257 67
- a5g i5
- 260 65
- 262 10
- ?.63 60
- 265 o5
- p.dbl.114 - vue 114/268
-
-
-
- ( u6 )
- LE METRE
- étant
- à
- fr. c.
- 36 oo 36 20 36 /jo 56 6o 36 8o
- 38 oo 38 20 58 4° 38 6o 38 8o
- 3g oo 5g 20 3g 4 o 5g 6o 3g 8o
- 4o oo 40 20 4o 4o 4 o 6o
- 4o 8o
- PRIX DE LA TOISE
- LINÉAIRE. j SUPERFICIELLE.
- 74 o5 74 45
- 74 85
- 75 22 75 60
- fr. c.
- 136 75
- 137 5o
- 138 27 i3g o5 i3g 80
- 140 55
- 141 3o
- 142 o5 :4a 85
- 143 60
- 144 35
- 145 10
- 145 go
- 146 65 148 4°
- *48 »5 148 go i4g 70
- 150 43
- 151 20
- 151 9.5
- 152 70
- 153 5o
- 154 a3 .
- 155 00 !
- CUBIQUÊ*
- fr. c-
- 266 55 268 o5 26g 5o
- 271 00
- 272 45
- 273 9^
- 275 45
- 276 g°
- 278 4°
- 279 85
- 281 55
- 282 85
- 284 3o
- 285 go
- 287 25
- 288 7^
- 290 25
- 291 7° 2g3 20
- 294 6^
- 2g5 i5 296 55
- 298 i°
- 299 60
- 3oi
- ( 117 )
- Llî mètre étant ù LINÉAIRE. PRIX BR IA TOI SUPERFICIELLE. SE CUBIQUE.
- fr. c. fr. c. fr. c fr. c.
- 4i 00 79 9° 155 75 3o3 55
- 4i 20 80 5o i56 5o 3o5 o5
- 4i 4o 80 70 i57 3o 3o6 5o
- 4i 60 81 o5 i58 o3 3o8 00
- 4i 80 81 45 i58 80 3 09 45
- 4a 00 81 85 i5g 55 3io 95
- 4a 20 82 25 160 3o 3ia 45
- 4a 4o 82 Go 161 10 3i3 9°
- 4a 60 83 00 161 80 5i5 40
- 4a 80 85 4o 162 60 3i6 85
- 43 00 83 80 i63 35 3i8 35
- 43 20 84 20 164 10 5ig 85
- 45 4o 84 60 164 9° 321 3o
- 43 60 84 97 165 63 322 80
- 43 80 85 35 166 4o 324 25
- 44 00 85 75 167 i5 525 75
- 44 20 86 ï 5 167 9° 527 25
- 44 40 86 55 168 70 328 70
- 44 60 86 92 169 43 33o 20
- 44 80 87 3o 170 20 35i 65
- 45 00 87 70 170 95 533 20
- 45 20 88 10 171 70 534 70
- 45 40 88 5q 172 5o 356 i5
- 45 60 88 87 175 23 337 65
- 45 80 89 25 174 00 33g 10
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- ( w8 )
- LE MÈTRE clant à L1NK PRIX DE LA TOISE
- AIRE. SUPERFICIELLE, COBIQüJS. i
- fr. c. ir. fr. C. fr. C*
- 46 00 89 65 îyo 75 340 60
- 46 20 90 o5 176 5o 342 10
- 46 40 9° 4o 177 3o 343 55
- 46 60 9° 82 178 o3 345 o5
- 46 80 9» 21 178 80 346 5o I
- 47 00 9» 60 178 55 348 00
- 47 20 92 00 *79 3o 349 5o
- 47 40 9a 40 180 10 35o 9Î
- 47 60 92 77 180 83 352 45
- 47 80 93 i5 181 60 353 9° |
- 48 00 93 55 182 35 355 40
- 48 20 ç)3 ç)5 i83 10 356 90
- 48 40 94 35 i83 90 358 35
- 48 60 94 72 184 63 359 85
- 48 80 95 10 185 40 36i 5o
- 49 00 95 5o 186 i5 36 a 80
- 49 20 95 9° 186 90 364 5o
- 49 4o 96 3o 187 70 365 75
- 49 60 96 70 188 43 366 25
- 49 80 97 o5 189 20 368 70
- 5o 00 97 5o >9° 00 370 20
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- ( "9 )
- CHAPITRE Y.
- CARRELAGE.
- . *90. Nous avons fait connaître, au paragraphe 6 du cha-
- e 2°, quelles étaient les terres propres à la fabrication du
- cWe , aussi la plupart des maçons font le carrelage, non avec autant de dextérité qu’un carreleur qui exerce spéciale-
- fitn
- ^'eau, et à quels signes on reconnaissait celui de bonne ^îité ; nous y renvoyons donc nos lecteurs. >4
- Q I9i. Quant au travail manuel des carreleurs, il se réduit àpeu
- t'as
- cette profession, mais souvent aussi bien.
- Un carreleur doit d’abord s’assurer du niveau de la pièce ’’ d doit carreler, afin de faire répandre sur l’aire deux pou-s d’épaisseur de poussière provenant de démolitions d’ou-aS(!s en plâtre et de recoupes de pierre qu’il fait passer au *aiuer par son garçon ; c’est la forme sur laquelle il pose son ^eau.
- O» mêle dans le plâtre une certaine quantité de suie, de ai)ière à ce que l’augée devienne de couleur roussâtre : ce I fc :irige empêche le plâtre de prendre aussi vite que lorsque e,s Rtaçons l’emploient, et laisse le tems au carreleur de pro-,er à l’arrangement de son carreau sur la couche de ce plâtre ‘l| d étend sur la poussière au fur et à mesure de son travail, j I,92. Le niveau est pris, si c’est au rez-de-chaussée, au °1} des seuils des portes extérieures ; si c’est dans les étages Parieurs, il est pris du dessus de la marche palière de l’é-- (je^e ’ ensuite le carreleur pose sa première augée au milieu ,e pièce et ordinairement sur la longueur, et de là il con-’.,e à droite et à gauche, au moyen de points de repère J'1 il a disposés à la longueur de sa règle avec des carreaux •es de distance en distance , et sur lesquels il reporte con-uniment sa règle pour asseoir les carreaux de sa deuxième 9ngee , et, ainsi de suite jusqu’à l’extrémité de chaque pièce : jPmlquefois en frappant ainsi cette règle un carreau se casse ; il remplace alors et se sert de ces morceaux pour les appro-ms le long des murs et des cloisons.
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- 193. S’il y a un foyer à la cheminée, on s’en approche a'1
- des joints préparés avec soin , et l’âtre est carrelé en carre3* carrés , qui, alors se compte à part et se paie eu égard a grandeur. Quant aux pièces carrelées , elles sont comptée» superficie, toutes embrasures de portes et de croisées compté et le foyer déduit, s’il y en a. !
- 194. Ou pose aussi le carreau sur du mortier de chau* ! de sable, dans les contrées où il n’y a point de plâtre, et encCl; lorsque cette matière est trop chère. On le pose même a11*; sur une couche ou une aire de terre franche , dans les b8" mens ruraux.
- La forme , quelle qu’elle soit, plâtre , mortier ou te1^ est toujours comprise dans le prix de la toise ou du mètre*11 perficiel du carreau.
- 1 g5. On fabrique du carreau presque partout en Fraflce dans tous les environs de Paris , les tuileries se sont pliées considérablement depuis plusieurs années. C’est ee'1 de Massy près Palaiseau qui est préférable à tous les autrpi Mais le meilleur est sans contredit celui de Monlereau oi>" Bourgogne ; mais il est aussi beaucoup *plus cher : aussi ^ emploie-t-il peu dans la capitale.
- 196. La dimension générale du carreau de forme hexag0^ est de 16 c. (6 po.) pris d’un côté à l’autre , et de 18 à 20 fl"' ( 8 à 9 li. ) d’épaisseur ; c’est celui que l’on emploie généré ment pour les appartenons. On en fait aussi de carrés de 16 e 21 c. (6 et, 8 po.) carrés, que l’on appelle carreau d’âtret® carreau à bande, avec lequel on fait les âtres et les fours ; quelques fabriques livrent au commerce des carreaux bâiaffl de 12 a i3 c. (4 po. à 5 po.) et d’autres dimensions.
- On fait aussi, dans des cuisines, des buanderies , maga5*11* et autres, des carrelages en briques de champ ou de plat' mais comme on en charge ordinairement les maçons, nouse5 avons parlé dans le paragraphe 8 du chapitre 4 ci-dessus.
- 197. La façon du carrelage se paie généralement aux 011 vriers 40 c. par mètre superficiel (1 fr. 5o c. par toise). CepeI1' dant, dans des pièces d’une grande étendue , les coupes et leS raccordemens étant plus rares, la pose va très vite, et al°rS on peut le faire pour 26 à 32 centimes. ( 1 fr. à 1 fr. 20 c®11 times la toise.) Du reste l’entrepreneur débat son prix av(jc son tâcheron avant de le mettre en œuvre, et il lui fournit e plâtre et le carreau. Le tâcheron fournit ses outils, consistaJ1
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- ^Une truelle , un crible ou panier , une règle et un niveau ; ®!|trepreneur fournit le déceintoir s’il faut décarreler, la habite pour le décrotter, les brouettes et autres équipages, s’il faut. Ce dernier doit aussi faire venir à pied-d’œuvre, e’est-à l’endroit à carreler, les poussières nécessaires pour faire la forme.
- 198. Pour un mètre superficiel de carreaux hexagones *6 c. (6 po.), il faut 41 carreaux et un peu plus d’undemi-Sa<' de plâtre, ( c'est 16 5 carreaux et 1 sacs par toise ) ; un ou-'.rier, en deux lieureset demie pose 3 m. 80 c. carrés (r toise) les pièces ordinaires; il y met quelquefois trois heures lors-<](l d faut faire de nombreux raccordemens, foyers de cloisons, e»ibrasures, etc. Quelquefois aussi, mais dans de vastes sal-
- es i il n’y emploie que deux heures.
- Avec le carreau de ne. (4 P0- 1/4) il faut 85 car-Jea«x par mètre ( 324 par toise , ) mais le terme moyen de la a<s°n est de quarante-sept minutes, ( trois heures par toise. ) ,e carreau carré dit à bande de 16 c. (6 po.) en emploie toujours compris le déchet, et celui de 22 c. 22 (c’est par *°*se 145 de 6 po. et 82 de 8 po.) le teins est pour tous à peu P*'ès le même que pour les premiers , lorsque les coupes ne sont Iris trop multipliées. L’emploi du plâtre est aussi à très peu de cdose près le même.
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- CHAPITRE VI.
- OUVRAGES DK COUVERTURE.
- 199- Les matériaux employés par les couvreurs se rédui-Seut 1 ' a la latte de cœur de chêne, la même dont les maçons servent pour les légers ouvrages ; a0 la volige, faite de peu-^ler> de blanc de Hollande ou d’autres bois tendres équins, et qui se vend au cent de i m. g5 c. (6 pi.) de longueur ,r 11 à 16 c. ( 4 à 6 po. ) de largeur ; 3° la tuile , qui est de Sle‘irs échantillons en raison des contrées où les ouvrages j^écutent, et dont les principaux sont : le petit moule , de ^ a ‘9 c. (6 à 7 po.) de largeur sur 24 à 27 c. (9 à 10 po.) ^ ‘tuteur, et le grand moule, de 2a à 23 c. (8 po. à 8 po. et ^ijde largeur sur 3o à 3ac. (nàia po.) de hauteur ;
- ^ ardoise , qui a aussi deux échantillons , savoir la quarte-^ e dont on se sert seulement pour les combles circulaires, f,cause de son peu de largeur, 16 c. (6 po.), et la grande car-joe> d’environ 22 c. (8 po.) sur 3o c. ( n po.) de hauteur ;
- . enfm , les clous à latte, à volige et à ardoise, le plâtre et e mortier.
- j .î0° • La tuile se fabrique dans les mêmes établissemens que lrique et le carreau, et, pour cet objet, nous renvoyons s lecteurs au paragraphe 6 du chapitre ie, page 34. a°i. On en fait encore de diverses formes, telles que celles J1 guettes , en S, creuses, plates, rondes , gironnées , etc., a,s n’étant en usage en France que dans quelques localités rhculières, nous 11’avons pas à nous en occuper.
- • tuiles des fabriques de Bourgogne et de Montereau sont miment supérieures à toutes les autres,
- (), a°a- Quant aux ardoises, on les distingue, dit le savant Drard ai)s sa minéralogie déjà citée, par rapport à leurs qualités ex-heures, c’est-à-dire, par la finessse de leur grain , leur légè-te, leur peu d’épaisseur, leur dureté, leur couleur, leur pudeur , etc.; mais les naturalistes, qui s’attachent plus par-mdièrement a la nature intime de cette roche éminemment nsteuse et feuilletée, et plus encore à ses différens gisemens, 1S1‘liguent les ardoises sous ce dernier point de vue, en les
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- ( 12i ) ;
- désignant par les noms de phyllades, de schistes primitifs, condaires, ou de transition, suivant qu'ils font partie des te1' rains granitiques ou des terrains plus modernes. Les schiste qui appartiennent à ces dernières formations sont susceptible de renfermer sur leurs feuillets des empreintes de corps oïga' nisés, et particulièrement de poissons et de plantes, qui quelquefois si parfaitement conservés , qu’on peut en déter®1' ner les genres et quelquefois même les espèces. Les ardoisé des terrains primitifs, au. contraire , ne renferment jamaisal1' cune trace d’êtres organisés ; car il ne faut pas confondre a'f les vraies empreintes végétales , certaines herborisations py1’1’ teuses qui ne sont que des dendrites, et qui n’ont absoluffleI>t rien de commun avec les plantes.
- L’ardoise ordinaire est d’un gris foncé, qui tire sur le ble^' tre : elle présente au soleil une multitude infinie de petd51 points, brillans, alongés , qui sont tous dirigés dans le mêi»e | sens, et qui ont fait penser à quelques minéralogistes que cdte ; roche n’était qu’un mica compacte, cristallisé confusément j Cette ardoise est sonore, ne se laisse point attaquer parleS: acides , et se raie en gris cendré par une simple pointe de fer'
- L’ardoise ne reçoit point un brillant poli, mais on parviellt aisément à l’adoucir avec la ponce, et dans cet état, e^e est onctueuse au toucher. Au reste, tous les schistes ou rocl>eS analogues , de quelques couleurs qu’ils puissent être , peuve»1 servir à fabriquer dès ardoises , pourvu qu’ils soient suscep11' blés de se laisser diviser en feuillets minces, droits et sonore5,’ qu’ils permettent qu’on les taille et qu’on les perce sans se brj' ser, et qu’ils n’absorbent point l’eau quand on les y fait sfi' j ourner, car s’il en était ainsi, la gelée les détruirait bientôt quelle que fut d’ailleurs leur dureté et leur solidité apparent®'
- Les schistes argileux ou bitumineux, les phyllades ou Ie5 micaschistes , qui sont les roches dont on extrait les rneill®11' res ardoises , varient infiniment de couleurs ; il en existe d® blanchâtres, de verdâtres, de bleuâtres, de noires, de violettes-mais la couleur par excellence , celle qui a reçu le nom sp®' cifique de gris d’ardoise, appartient aux schistes qui fourni5' sent les meilleures qualités ; c’est la teinte des ardoises d’A®' gers, qui sont les plus communément employées en France, el particulièrement à Paris.
- Ces différentes roches feuilletées forment dans les divet5 terrains que nous avons cités ci-dessus , des couches plus 011
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- épaisses, dont l’inclinaison est souvent très forte, et qui aPl>i'oche même quelquefois delà situation verticale. De cette '-Pliaison et de l’épaisseur des couclies dépend le mode uopté dans les exploitations des ardoisières : aussi serait-il ez difficile de prescrire des règles générales pour l’extrac -de ces roches, puisque tel gisement exige un travail par ® ei'ies souterraines, tel autre des puits ou des rampes, tel .tre encore un travail à ciel ouvert, etc. Ce sont donc les lJc°ostances locales qui doivent déterminer ; et c’est à l’intel-j>«t!ceetà l’instruction des exploitans qu’il est réservé d’ap-j^l'ier le mode de travail qui convient à tel ou tel gisement 6 ta roche dont on veut extraire de l’ardoise.
- ^ feuillets dont les couches schisteuses sont composées, sont pas toujours parallèles à ces mêmes couches. Patrin Ir*ai’que qu’ils leur sont presque perpendiculaires dans les j^ins secondaires ; tandis qu’ils suivent la môme inclinaison ,lls les terrains primitifs. Enfin l’on observe aussi que la , asse entière de ces couches schisteuses est subdivisée par ^ retraits qui se croisent sous des angles assez constaris, et 'Ita donnent naissance à des blocs cuboïdes ou rhomboïdaux , rita scmt quelquefois séparés par des filets de quarz ou de cal-C^re spatbique blanc qu’on nomme cordons , crins , fils , jj Sou fronts. Cette dernière expression, qui est employée .l,ls les Alpes, désigne plus particulièrement la tranche unie Naturelle des feuillets schisteux.
- fies principales ardoises connues sont celles d’Angers et de (j' ,<Hrleville , en France ; de Lavagna sur la côte de Gènes ; K Platzberg en Suisse ; d’Eisleben eu Saxe; de Lautenthal
- Goslar , au Hartz ; du comté de Caernarvan , dans la jjhücipanté de Galles en Angleterre , et des îles d’Easdale et Fysdale, près de File de Jura, sur la côte occidentale de grosse. Mais outre ces grandes exploitations , qui exportent foUlS T>voc^urts au loin , il en existe une infinité d’autres qui ,,rnissent aux besoins des pays dans lesquels on les a ou-ei’tes. Ainsi , pour la France seulement , on peut citer en-j0re tas ardoisières de Saint-Lô et de Cherbourg département teta Manche, celles des environs de Grenoble, département l’Isère; celles de ïraversac et de Villac, près de Brives , aepartemens de la Dordogne et de la Corrèze ; celles de Blâ-J,0nt > l>l’ès Lunéville , département de la Meurlhe ; de Redon, ^parlement d’Ille-el-Yilaiue ; celles de Kayserscch dans l’é-
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- lectorai de Mayence ; celles de Taninge et de Conflans, en S'1' voie, et enfin dans toutes les petites ardoisières qui sont ouv0 tes dans presque toutes les vallées des Alpes et des Pyrénée-'j Les ardoisières d’Angers, département de Maine-et-Loife’ sont ouvertes sur une couche de schiste argileux secondait4’i d’une épaisseur énorme , qui se montre sur une étendue deux lieues, à partir d’Avrillé jusqu’à Treluzé , en passa®,' sous le sol de la ville d’Angers, où la Mayenne le coup®3 angle droit. Ces ardoisières , au nombre de huit, sont sut13 même ligne , et placées dans la direction où le banc de sein6*3 se trouve le plus près delà surface du sol, c’est-à-dire de Ie*1 à l’ouest. Immédiatement au dessous de la terre végétale, 0,1 trouve un premier bane qui n’est composé que d’un sclû8^ pourri , qu’on nomme cosse ; vient ensuite la pierre à bâti®' qui est un schiste non susceptible de se réduire en feuill6*5 minces, et qui est employée comme moellon ; enfin , à quato'-^ ou quinze pieds au-dessous de la surface, on trouve le li'aI|C quartier , ou la bonne ardoise , qui est légère , sonore et d’l,!i gris foncé bleuâtre. On l’exploite par tranchées de quatre cents pieds de large, et jusqu’à la profondeur de trois cefl(S pieds seulement, laissant au-dessous de ce niveau une épa'f seur inconnue, qui est d’autant plus à regretter que c’est prc' cisément vers les parties inférieures de la couche que la piei're se trouve de meilleure qualité. Toute cette grande masse schlS' teuse préseutedes lits qui la croisent en deux sens et qui divisent en rhomboïdes énormes , qui sont composés de laffleS ou feuilles parallèles entre elles, ainsi qu’à deux faces opp0' sées aux lits qui les enveloppent ; ce sont ces blocs que l’011 refend ordinairement sur place avant qu’ils aient été dessécb®* par l’air ; car on a remarqué qu’après qu’ils ont perdu le"r humidité naturelle, leur eau de carrière, ils se divisent pluS difficilement que quand ils sont nouvellement extraits; °fl s’est également assuré que la gelée favorise aussi cette divi' sion, pourvu cependant qu’elle n’ait point été répétée à plu' sieurs reprises sur les mêmes blocs. (Patrin. )
- Les ardoises qui proviennent de ces carrières se font rein®1’' quer par la finesse de leur grain , leur peu d’épaisseur, leur 1®' gèreté , et la manière soignée avec laquelle on les fabrique; s’en lait une exportation considérable ; toute l’ardoise qu’°B emploie à Paris vient d’Angers , elles ont sept à huit pouceS de large et un pied de long La plus pelile , nommée c,arteleüe>
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- ( iü? )
- ®mpl°yée à couvrir les pavillons, et se taille quelquefois °i'ine d’écaille de poisson.
- son 6S' ^^dsières de Charleville, département des Ardennes , j Sltuées à peu de distance de la ville , et s’étendent le long lno> Meuse jusqu’à Fumay. La principale est ouverte à Ri-jj^ne > vers le sommet d’une colline dont le noyau est primi-111315 dont les flancs sont couverts de couches coquillères. j couche schisteuse qu’on exploite est inclinée à l’horizon garante degrés, en sorte qu’on l’attaque par des rampes pj jlîr des galeries souterraines , qui plongent à quatre cents (pii S,?e profondeur, etsont accompagnées de galeries latérales, l s Rendent à droite et à gauche de la voie principale. Ce 4’iC’. clue les ouvriers nomment la planche, a soixante pieds $e poseur ; mais il n’y en a guère que quarante qui puissent t^'^er diviser et tailler en ardoises , l’autre tiers est intrai-d„ e j la pierre s’extrait des galeries en blocs à peu près carrés, de deux cents livres , que l’on nomme faix , et qui se )(„ ^Portent à dos d’homme jusqu’à l’atelier où les refendeurs disent en feuillets épais, qu’on nomme repartons , en J* soin , comme à Angers , d’éviter que ces blocs ne se des-d1 ei)t et ne perdent la propriété de s’effeuiller à l’aide liloce *aine et d’un maillet que l’on fait agir sur la tranche des
- d'^^doises de Charleville sont les plus estimées après celles ^pers; ü s’en fait aussi une grande consommation, tant r3nce qu’en Hollande et dans les Pays-Bas.
- (pp, ‘ l’ingénieur Y i al et a fait torréfier de ces ardoises jus-l'-'ir'1 Ur Communi(luer une teinte rougeâtre , et il a augmenté V' eté Par cette cuisson, de manière à leur assurer une ee double de celle qu’elles ont ordinairement. d.a°d. Les couvreurs, outre leurs échelles, quelques cor-’ quelques chevalets faits en bois brut et dont ils se ser-for. !>eu » une corde nouée pour quelques occasions peu
- '/j y Vj l U1IL CU4 MV/ llOUCiC/ V|UV/I> JU CO CCVMJ1V/1IO J^VU
- *it tentCS comme les réparations des flèches de clochers , fjj res peu d’outils : une petite auge et une truelle pour
- ÜOiit 6S S0'ins ’ l°s rueHées et le scellement de leurs pièces d’é-et autres ; un marteau à manche plat et tranchant, nom-jjQ. essette , pour travailler l’ardoise sur l’enclume , ayant une iiu'Me d’un côté pour tracer et percer les trous des clous , et c •e méplate de l’autre pour les frapper ; l’enclume en le de T, dont un côté est à pointe , pour cire piquée sur
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- ( 128 ) lÿ
- les chevrons , et l’autre affilé en lame pour couper l’ard°|S*
- selon l’emplacement qu’elle doit occuper ; un tire-clou P° arracher, lors des recherches, les clous des pièces à rempli enfin , un compas de fer pour tracer les pureaux, et un c0' deau pour les tringler.
- 204. Pour exécuter une couverture en tuile, le couvrÉi commence à sceller une broche à chaque angle de l’entai3 1 ment à couvrir, et tend une ligne qui fixe la saillie desonég°u' il présente alors chaque tuile sur cette ligne ou sur une re^i mobile qui lui sert de régulateur, et après avoir étendu une f 1 gnée de plâtre sur l’entablement, il la met en place, l’appuie e i fixe de manière à ce que le crochetsoit scellé. Lorsque 1®^?, est complète, il prend des tuiles cassées à moitié , c’est-®'® dont le crochet est ôté , remet un peu de plâtre à la tête son égout , et place ce second et quelquefois un trois*e rang an même alignement que le premier , ce qui forme égout qui prend le nom du nombre de tuiles qui le cotnpp( et qui sont superposées les unes sur les autres ; ce qui »°r une épaisseur qui garantit l’entablement des eaux pluvial6^ et qui a la consistance nécessaire pour supporter sans brlS haut des échelles. .j{;
- ao5. On a le soin de donner une couche en noir à l’i"1^ au dessous apparent de l’égoût lorsqu’on veut que l’ouvrage quelque propreté : cette couleur détache et fait valoir les®1 aires de la corniche. ;
- 206. Lorsque cet égout est terminé, on mesure 11 c. (4-P0^ à partir du bord du dessous que l’on porte à chaque extréu11 et tendant le cordeau frotté de blanc , on tringle toute 1® 1 gueur. Cette ligne blanche est le bord du premier rang doises que l’on fixe avec deux clous sur chaque volige P,eFje rée pour les recevoir. Le second rang en remontant se ' de même , et ainsi de suite jusqu’au faîtage; que l’on garn'1 ^ laitières que l’on scelle ensuite en plâtre ou en mortier , ®P1 avoir bien rempli le dessous.
- 207. Les noues sur les couvertures en tuiles , sont faites
- ®v*
- les mêmes faîtières renversées , ou même des tuiles simph-’*^ sont arrangées de manière à 11e pas laisser pénétrer les
- les
- soi®
- i»
- pluviales ; mais dans les couvertures en ardoises, on en plomb en table , sur une forme en plâtre, ayant ^ laisser a la jonction de chaque morceau un recouvrement trois à quatre pouces.
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- ( 1*9 )
- |sM°^ ^es derrières de cheminées, les bavettes de lucarnes desf châssis se font de même en plomb , ainsi que les rives r°ntons de mansardes. Les faîtages de ces lucarnes, et 6 6 faîtaSe du C0IIdde se garnissent aussi de la même ma-(jj *e lorsqu'on veut de l’ouvrage solide et que l’on peut se Oser d’économie.
- dr 9- On fait des égoûts de plusieurs sottes, savoir les moin-Uiilg’ 00®Poscs de deux tuiles et d’une ardoise jusqu’à 4 et 5
- %l0 l'I'acun de ces égoûts , ainsi que tous les autres tra-Am • couverture , ont une valeur d’nsage dans le toisé. coup1’ 1111 égout de deux tuiles est compté pour 3a c. ( i pied tpava.ïït)J c’est-à-dire que nm. 6g c. ( 36 pi. ) linéaires de ce T'u Produisent 3 m. 8o c* (une toise superficielle)..
- (t ftegoût de deux tuiles et une ardoise compte pour 4g c.
- lîn ? P0' )
- egoût de quatre tuiles , pour 65 c. ( 2 pi. )
- 6 11 lc^em de quatre tuiles et un doublis pour 8r c. ( 2 pi,
- Il ^
- g de trois tuiles et deux ardoises , pour 8i c, ( a p.
- tî ^
- Coi U u^’ni de quatre tuiles et deux ardoises pour 98 c. ( 3 pi.)
- t)t bancbis de noue en tuile, compte pour 16 c. (6 po. )
- G •**" *
- 11 l<lem sur une couverture en ardoise compte aussi pour
- t - (6po.) linéaires d’ardoise neuve.
- 11 natellement d’une ardoise compte pour r6 c. (6 po.) de 32 e couverture ; s’il est de deux ardoises, il est compté pour
- Si' ( 1 pi- )
- Ce bateliement est en tuile, il compte pour 16 c. ( 6 po. ) po(1C°,IVmui-« en tuile ; s’il est de deux tuiles , il est porté i3-- ( 1 pi-) courant.
- ru jl;e devirure en ardoise vaut 3a c. (1 pi.) courant; une en plâtre sur tuile neuve ou vieille, vaut aussi 3a c. (1 pi.)
- ( j arêtier double en ardoise ou en tuile, compte pour 3a c. P1-) la couverture à laquelle il appartient.
- , aSe neuf en tuile compte pour 65 c. (a pi.) courons ; faîr p*atres seulement sont refaits, sans renouvellement des 3 j eres> ils ne comptent que pour moitié , c’est-à-dire pour c ( 1 pi • ) courant.
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- ( i3° ) _ (
- Enfin, les solins sur couverture en tuile ou en ardoise»‘ pente dessous , se comptent pour 32 c. (r pi.) courant'
- •i 11. Toulesles dimensions linéaires telles qu’elles sonte J niées ci dessus sont ajoutées au mesurage d’un comble; c U qu’on appelle les usages; ainsi, par exemple, un long pan *1 termine par un égout de deux tuiles et une ardoise, Êl étant en appentis est couronné d’un solin sur sa largenj t deux rives soient terminées par uneruellée de chaque c*>tej ce comble d’appentis a 7 m. 80 c. (24 pi-) de long de sion claire sur 3 m. î5 c. (10 p.) de hauteur, on le tois® près ce qui vient d’être dit ci-dessus , comme s’il y av2‘j effet 8 m. 60 c. ( 26 pi. 6 po ) sur 3 m. 89c. (12 pi-) j de toutes les dimensions partielles d’un comble quel qu’il $
- 212. On toise maintenant toutes les lucarnes , maiisa'
- œils-de-bœuf, etc. , pour ce qu’ils valent, en y ajoutai*1 usages. Une vue de faîtière est comptée pour 63 c. sU> ficiels (6 pi. carrés ou r/6 de toise) ainsi qu'un poinçon d’ardoise. (l
- 213. Il est essentiel, lorsque l’on lait une couverture IielJ en ardoise , de faire placer à quelques pieds du faitage > J crochets , de distance en distance, pour accrocher les éche . de couvreur ; celte précaution ménage bien la couvertnfe préserve les ouvriers des dangers auxquels ils sont cons,a(|J ment exposés. Lorsque ces crochets peuvent être fixés SUM lions et forts chevrons en chêne, il suffit de les y attacher3 ^ deux ou trois bons clous ou chevillettes dentelées : il en ^ même s’ils peuvent être adaptés aux arbalétriers; mais s* ^ pièces de bois ne sont pas solides , ou que les chevrons s°lÉ
- en sapin, il faut un boulon à écrou, afin d’être assuré que
- que le couvreur y suspendra une échelle, le clou qui l’atta, ne manquera pas, ce qui compromettrait la vie de l’ou'””
- rie*'
- 53,! ;0l1’ 1
- renouvelée le 28 janvier 1786, il est enjoint aux maîtres0, vreurs faisant travailler aux couvertures des maisons « de*^’1 pendre au-devant d’icelles deux lattes en forme de croi* ^ bout d’une corde, et d’attacher auxdites lattes un moictî ; de drap d’une couleur voyante ; leur enjoignons aussi* e tous autres qui font travailler dans le haut des maisons, qu’il y aura le moindre danger pour .les passans , de faire nir dans la rue un homme pour avertir du travail et prr'e .j les accidens de pierre , plâtre, tuiles et autres matériau* *1 pourraient échapper dans le cours de leurs travaux.
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- ( i3i )
- CHAPITRE VII.
- PAVAGE.
- v(.9( 3- La profession de paveur exige peu d’outils : des ni-p,JX ’ Quelques jalons, une batte à ciment, une demoiselle tfc(s . rapper et enfoncer le pavé , quelques marteaux , coupe-Sç5 a refendre, et plusieurs pinces; enfin des brouettes, X' cribles, etc.
- SV * pavé est préparé à la carrière par des fendeurs qui i|jtl, IleUt spécialement de sa refente et de son équarrissage; (8.<Xl ^nt généralement que d’un seul échantillon qui a 22 c. (in*’ v carrés sur tous les sens, et que l’on appelle gros paré detit Pe de route. Cependant les entrepreneurs en comman-Merj"* échantillons dont ils ont besoin ; ces gros pavés se HSa e0t ensuite en pavés de deux et de trois, pour les (T^f ordinaires et pour les endroits où les voitures n’ont pas
- 38 Les fendeurs font aussi du gros pavé de bordure qui a ï>ajSs^° c- (14 à i5 po.) carrés sur 24 à 27 c. (9 àio po.) d’é-j"r ’ et qui sert à accotter le pavé des chaussées des es routes, lesquelles bordures comptent chacune pour Pavés. On trouve aussi, aux mêmes carrières, du pavé «(p,a plus petit que la dimension ordinaire, inégal et mal (lat)s 5' > ainsi que des écales provenant des restes des blocs , HeS()i^S(Iuels les fendeurs ne peuvent plus trouver un pavé de
- ^ y a plusieurs espèces de grès , mais ceux que l’on ^ Plus communément pour les travaux de pavage et \ P0111, la construction, sont ceux de Fontainebleau, ù’é(,s de Marly, de Pontoise et de plusieurs autres con-
- environs de Paris.
- Ile
- seule
- matière se compose de sable solidifié par la ’ , adhésion ou par l’intermède d’un ciment naturel, il es masses et des blocs quelquefois isolés , et seulement
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- ( 132 )
- engagés dans du sablon, et quelquefois par des bancs d très grande étendue.
- 219. Il y a beaucoup de dépôts de grès en France; tous ne sont pas propres au pavage, mais seulement aux structions ; des villes entières, telles que Brives, ba,c‘ sonne, etc., sont construites avec, cette matière, File", employée dans une partie des immenses ouvrages du ce'{ canal du Languedoc , pour les ponts de Ne vers et de Mu11"' et dans un grand nombre d’édifices publics et partie11*^ pour les chaînes et encoignures des bâtimens , les d’escaliers, les bornes, les dallages, les meules, lesti"'1 hydrauliques et les fours des manufactures ; les grès etfT0; ainsi peuvent ne pas convenir au pavage , et voici ce fi116 le savant Brard déjà cité précédemment, sur le choix dec matière.
- 220. « Pour fabriquer le pavé, on recherche les pieri'e* sont susceptibles de se casser régulièrement et avec fa" parmi celles dont on fait habituellement usage dans dif*el^ pays , aucune ne se prête aussi bien à cet emploi que leS^( blancs quartzeux qu’on exploite aux environs de Paris», ils réunissent à une dureté qui les rend capables de long-tems au frottement des roues, la propriété de selalS> débiter aisément en masses cubiques , à l’aide d’un très 1% marteau d’acier dont les ouvriers se servent pour étx>ruJ ^ bloc, et qu’ils achèvent de diviser par un simple co^P manche.
- » Ces grès, cpii sont généralement assez blancs,
- do»1
- grain est égal et fin , ne présentent aucune apparence
- de1
- ment; ils se trouvent en bancs continus, ou en grosses fl1* ^ isolées, au milieu d’un sablon fin et mobile, qui p1Êl) | s’agglutinant de plus en plus, la consistance du grès ’e vif et le plus tenace. Les ouvriers qui travaillent au Pa ,, dans la forêt de Fontainebleau , pour désigner dans h111 t, gage ces diverses qualités du grès qu’ils taillent journelle016^ ont adopté pour s’entendre entr’eux , les noms de gr'eS^ de grès paf et de grès pouf ; le premier , qui se nonne® a^ grisard à cause de sa couleur plus foncée, est trop du'-servir au pavé; le second est celui qu’on exploite p<",r j «sage ; et le troisième se réduit en sablon quand on le avec la masse
- » Paris, Versailles, Orléans, Fontainebleau, Sa'nt
- p#’ !
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- , . ( 133 3
- °ntoise , Saint-Germain et toutes les grandes routes qui Ira-ei'sent ces villes sont pavées avec ces grès cubiques, qui se Posent sur un sol battu nommé forme. Les principales carrières J}111 fournissent sont celles de Palaiseau , Fontainebleau et Otltoise. C’est à Fontainebleau seulement qu’on trouve les lstaux de grès rhomboïdaux groupés ou isolés qui sont si Perchés par les amateurs. (Minéralogie appliquée).
- 22 r. Les paveurs préparent quatre sortes de formes pour e'ler leur pavé : la première à sec ou en sable seulement, °tnrïie se font les chemins publics et les rues des villes ; la ^oiide en salpêtre, pour les cuisines, buanderies, lavoirs et localités intérieures; et la troisième en mortier de chaux sable, pour les cours des maisons d’habitation ; enfin la jfo&trième et dernière , en mortier de chaux et ciment, pour s revers des maisons et sous les égouts des toits , pour résis-a la chute des eaux pluviales.
- t Saa. La pratique du paveur ne peut guère s’acquérir qu’en paillant; elle se réduit à observer certaines précautions ^ ‘sont consignées dans le Mémento des Architectes, et que “s croyons devoir reproduire ici.
- a23. « Le gros pavé de ville ou de route se pose ordinaire-j f‘r' 1 à sec sur une forme en sable de rivière ; mais à son dé-> on emploie du sable de ravines , lorsque la localité per-faet de s’en procurer, ou enfin avec du sable de plaine ; cette
- r
- jj'hie doit toujours avoir de 20 à ?.5 centimètres ( 7 à 9 po.) épaisseur. Il est essentiel pour établir un pavé solide , et notent pour les routes ou autres endroits de passage fré-l 311 tés par des voitures pesantes, de considérer la nature du
- ^fain, et de faire un bon encaissement d’une épaisseur confie pour le recevoir.
- " Pour le pavé refendu , on prépare et on nivelle convena-^tiïent la terrasse qui doit le recevoir, et on garnit le dessus ^ chaque rang de pavé déjà posé d’une quantité de sable ou Mortier, de manière qu’en le ramenant avec la truelle il ‘Sse remplir les joints ; si c’est du mortier ou du salpêtre, httit que chaque pavé soit entièrement enveloppé de ce f '“ber, excepté à sa surface apparente, c’est-à-dire qu’il p ül; en couvrir la forme et en garnir tous les joints ; lorsque givrage est terminé, on étend sur toute la superficie une Uche de sable de rivière, de plaine ou de ravines.
- 224. « Pour le pavé des cours, il est bon, avant d’étendre
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- le sable, de saupoudrer sur toute la superficie du vieux greS pulvérisé, afin de bâter la siccité du mortier encore f*'alS’ mais peu de paveurs ont cette précaution.
- 2 2 5. » Les paveurs qui tiennent à faire de bons travail* font battre le ciment chez eux dans la morte saison , pourfc,|!l’ ployer quelques ouvriers , et même pendant toute l’année P3' des batteurs de ciment attachés à leur chantier , parce que K8 cimentiers n’en fournissent que de mauvais, mêlés de matief^ mal cuites, ou le vendent trop cher lorsqu’on veut avoir Ie choix des argiles. , j
- Nous ne saurions trop répéter que la solidité du pavé de | pend essentiellement de la composition du mortier avec leque il est scellé , et de la manière dont il est employé ; et à ce* I égard les architectes et leurs agens ne sauraient apporter trop de surveillance pour empêcher les nombreuses fraudes n11’ sont passées en habitude chez la plupart des entrepreneurs! lesquels, au lieu de faire leur ciment en pure tuile de BoU>v gogne , comme ils l’annoncent dans leurs mémoires, et comïI,e il devrait être en effet, le composent d’un mélange de dél>rl8 de mauvaises briques, tuiles et carreaux de pays, de plâtra5 et autres fragmens de démolition , de vieux cimens provena”1 d’anciens pavages et de chappes de voûtes détruites , auxqu^5 ils ajoutent un peu de sable de plaine passé à la claie. ^,e mélange frauduleux est ensuite broyé avec une petite quanti de chaux , noyée à l’avance pour la faire foisonner, et qul » par conséquent, a perdu ses qualités, ce qui produit une ap' parence de mortier, mais maigre et sans aucune consistance i parce qu’il ne peut jamais former un corps compacte , nise lier en aucune manière au pavé , ni durcir entièrement, parce que la partie liquide privée du gluten que forment les sels de la chaux lorsqu’elle est en quantité suffisante, mêlée d’u'j6 bonne argile bien cuite, telle que la tuile de Bourgogne, s’e' vapore facilement ; il ne reste plus que des grains et une poussière qui laissent les joints du pavage sans aucune liaison ent,e eux.
- 226. » On doit apporter aussi une attention très scrup11' leuse à la manière dont le mortier est employé. Presque to<js les paveurs posent le pavé à sec sur la forme de terre ou de sable, après avoir étendu adroitement avec la truelle sur h's trois côtés de jonction , tout juste autant de mortier qu’il eu faut pour en garn/r ces joints; lequel pavé étant posé e
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- ( x35 )
- au marteau, fait souffler l’excédant au dessus, de façon }!'e l’°>ivrage n’est lié que dans les joints seulement, au lieu ,etre assis et consolidé comine il doit l’étre, par une couche sacrale de ce mortier, qui, se liant avec celui des joints , eil'eloppe tout l’ouvrage et produit en durcissant un corps s°lide; lorsque 1’ ouvrier voit s’approcher l’architecte ou l’in-sPecteur chargé de surveiller les travaux, il amène plus de Cjnieut, et pose son pavé à bain de mortier comme il devrait j0lljours le faire; mais ce n’est qu’une ruse, car aussitôt que * surveillant tourne le dos, il reprend l’habitude du métier ; est donc essentiel, lorsqu’on ne peut pas présider spéciale-à la pose du pavé, de faire lever par-ci par-là quelques I*avés, pour s’assurer si la totalité du pavage repose sur une c°Uche d’un pouce au moins d’épaisseur de mortier, ou s’il est à cu-nu sur le sable.
- ïa7- » Les paveurs mêlent aussi très souvent un quart ou 11,1 tiers de pavés de trois dans le pavé de deux qu’on leur c°Unnande , et comptent toute la superficie en pavés de deux; |'<4 qui leur procure un bénéfice illicite assez considérable : .0rsque l’architecte ou l’inspecteur visite les matériaux et Jn,r en fait un reproche, ils répondent que c’est pour faire e$ traversins. Un traversât est un petit pavé que l’on pose ®"clausoir, le long des murs pour fermer les vides que laissent Pavés entiers de deux l’un , ou sur la ligne d’un ruisseau. t‘e faut pas s’y laisser tromper; ou doit faire trier devant ceux qui n’ont pas l’épaisseur convenable, et les faire sor-fr*' de la maison, ou du moins les mettre à part et les comp-ter> afin que le même nombre , à quelques-uns près, soit prévôté après les travaux; autrement on sera dupe, puisque j entrepreneur trouvera toujours le moment de les placer à üisu des personnes qui le surveillent, et dira qu’il les a enle-'es. Il faut aussi prendre garde de laisser poser des pavés en S*ès tendre.
- 228. » En général, tous les travaux de pavage se mesurent 611 superficie : néanmoins , lorsque quelques pavés neufs ont posés partiellement, soit dans des parties de remanié, soit 1 >d)s des pavages où il n’aurait été fait que cette seule répa-'•"ion , ils sont, comptés à la pièce ; dans ce dernier cas, si ce sÇnt de vieux pavés appartenant au propriétaire , ils comptent rnaeun pour 264 centimètres carrés (6 pouces) et sont por-
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- ( i3<j )
- tés hors-ligne au mémoire , dans la classe des remaniés a«J! quels ils appartiennent.
- 229. On classe séparément les ouvrages de pavage, ^ raison, x° de l’échantillon du pavé emplové; 20 de l’espeCt et de l’épaisseur de sa l'orme; 3" et enfin de la qualité®1 mortier avec lequel il est scellé. Pour les ouvrages en re»,a nié , on a soin d’expliquer si 1e pavé a été retaillé , et si l’alî, cienne forme a été conservée, piochée et réglée, ou si elle,; été refaite et renouvelée. ,
- a3o. « La dépose du pavé, lorsqu’il a été reposé, n®5' jamais comptée séparément du remanié , et les terrasser»®111
- faits pour préparer et régler la forme , lorsque la hauteur ® , déblai et du remblai n’excède pas 16 c. (6°) d’épaisseur, fal'' aussi partie, de la valeur du pavage ; lorsque ces déblais s<^j plus considérables, le surplus est payé en cube, comme blai et remblai, en raison du travail fait, auquel on ajodO le prix des relais s’il y en a. » ( Mémento des ArchitecttSi\ 3e partie.)
- HS DS LX PREMISSE TAR/riE.
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- VOCABULAIRE
- TERMES employés dans la maçonnerie ,
- COUVERTURE, LE CARRELAGE ET LE PA-
- Hge ,
- auqueîs oü a joint
- Ljje
- principales expressions de d’art de l'architecture
- ET AUTRES QUI SE RATTACHENT A LA CONSTRUCTION, et qu’un MAÇON DOIT COMPRENDRE.
- A.
- ^AT-JOUR. Baie de croisée dont le plafond ou l’appui, quelquefois les deux à la fois sont inclinés à l’horizon, etl dedans ou en dehors, soit en ligne droite, soit en ligne c°urbe, pour rendre plus clairs les lieux bas , tels que ca-ipes) offices , cuisines souterraines , magasins, etc. "AXTAGE. Sorte de manœuvre que font les ouvriers P°Ur retourner ou soulever une pierre ou une pièce de “ois ; ils introduisent l’extrémité d’un levier ou d’un bou-|*Q sous la pierre, mettent ensuite une cale sous le levier Certaine distance, et enfin à force de bras ou par le ttioyen d’une corde attachée à l’extrémité supérieure de Ce levier, ils le tirent en bas, pour soulever le fardeau . 3u'il s’agit de retourner.
- i A.TTIS. Fragmcns de pavé provenant de leur taille sur . lps carrières; et que les ouvriers nomment ècales.
- “AT-VENT. Petites planches placées horizontalement ^ans une baie de croisée , inclinées et posées au-dessus ®s unes des autres, pour garantir l’intérieur des pluies et des vents ; on en voit notamment aux clochers.
- “QUT (remanié). On appelle ainsi la dépose des tuiles et a,'doises d’une couverture , et la repose de ces mêmes Matériaux sur un lattis neuf; en pavage , c’est la dépose . d“ pavé et la repose sur une forme neuve.
- ^ROÜTIR. Signifie tenir lieu de terme, limite, borne, par exemple une plintbo, ou une corniche aboutit à un mur
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- 13 8 AF.
- «n aile ou mi retour, parce qu'elle s’arrête au point o" s’élève le mur eu aile ou en retour.
- ABOUTISSANT. Ce qui termine, ce qui borne. On ne s* sert pas de ce terme sans celui de tenant, par exempt,' on dit tes tenans et aboulissans d’nn héritage ; ce qui s1' gnifie les points qui forment les limites de cet hérilage'
- ABREUVER. C’est répandre de l’eau avec la truelle 011 avec une brosse sur un vieux mur dégarni de son endui1! pour y attacher un nouvel enduit qu’oD veut y mettrfi’ ou sur Faire d’un plancher qu’on a haché, pour que le F** Ire du nouveau carreau forme liaison avec cette aire.
- ABREUVOIR. Bassin dont le fond est incliné en pente douce, et qui reçoit les eaux pluviales et autres, ¥()0t faire boire et baigner les bestiaux.
- ACCOTEMENT. On appelle ainsi la partie des chaussé®6 «les rues qui se trouve depuis le ruisseau jusqu’aux ma‘ sons. Sur les routes, c’est l’espace en pente compris eit|rl/ la bordure des pavés et les fossés.
- ACCOUPLER. Poser des colonnes ou des pilastres très preS l’un de l’autre , comme on en voit dans les ruines de Pa ’ myre et à la façade du Louvre , par Perrault.
- ACHEVEMENT. Fin d’un ouvrage. On dit qu’on travail à l’achèvement du Louvre, et il est probable qu’on c° parlera long tems encore avant qu’il soit achevé réelle' ment.
- ACROTÈRES. Assises au-dessus de l’entablement d’«ne façade de bâtiment; les acrotères sont quelquefois cou>' posés de piédestaux, avec balustrades et tablettes e" pierre au-dessus.
- ADOSSER. Joindre, appuyer contre, adosser unappent’8 contre un mur ou une maison , adosser une maison à un® autre.
- ADOUCISSEMENT. Celte expression signifie la maniêre dont on raccorde un corps de bâtiment avec un autre» comme une moulure avec le nu d’un mur, ou le lut d’n°e colonne, par le moyen d’un congé ou chanfrein , etc.
- AFFAIBLIR. C’est enlever à un mur sa force primilive’ en diminuant son épaisseur, ou en supprimant des co°' tre-forts qui s'y trouvaient joints de distance en distance-On affaiblit un pièce de charpente en tan diminuant ‘a grosseur, relativement à sa longueur.
- AFFAISSÉ. Qui est enfoncé en terre, ou penché. Un b®' liment s’affaisse par sa propre pesanteur, quand il est o® mauvaise construction , ou éle»'é sur un fond peu so!ide ?
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- AI. i3ç)
- j]}5 là surviennent les fractures des voûtes et des murs, et irrégularité du niveau des plancheis.
- En conséquence, dans les grands édifices, il est conve-lable de laisser les fondemens s’affaisser, et les mortiers Prendre corps, avant de les élever hors de terre. Les ou-'rages de terrasses, tels que ceux de fortification, et les haussées des chemins, faites de terres rapportées, s’affais-srnt beaucoup. Les planchers faits desolives trop faibles r6‘ativement à leur longueur, ou dont le bois n'est pas Se° avant d’être mis en œuvre, sont sujets à s’affaisser ,'‘ans leur milieu.
- ^AISSEMENT. C’est l’effet naturel que produit une C()nstruclion neuve par la pression des matériaux. Un affaissement égal dans toutes ses parties se nomme tasse-ce mot).
- ^ERMIR. Rendre plus solide, fortifier un terrain pour Revoir des fondations, soit par des pilotis , soit par des AfîoCs m>versés.
- ^LRURER. C’est mettre plusieurs corps à la même sur-^e, sans aucune saillie l'une sur l’autre. On affleure 1,(1 plancher en mettant de niveau toutes les solives qui le •imposent. Affleurer une porte, c’est en applanir toutes parties, de manière à ce qu’elles forment une surface Jjni,..
- rÜTER. Aiguiser, affiler des outils, les rendre plus ^Upans et plus tranchans, en les repassant sur des grès ftndres, ou des pierres d’une autre nature propres à afifù-Aper> ou sur une meule.
- ylAFE.C’est en architecture, un ornement qui décore la clo d’une plate-bande ou d'une arcade ; on ne l’emploie que très rarement.
- b*E. On appelle ainsi l’ouvrier qui sert les maçons, on le aussi manœuvre ou garçon.
- 1jERON. Signifie en général petite allé ; on donne ce ^’tn aux petites consoles en amortissement, ou avec enrôlement, dont on décorait autrefois les lucarnes en maçonnerie ou en charpente. Quelquefois on appelle ainsi '*e grandes consoles avec enroulemens posées à côté du s,;Cond ordre d’un portail, ayant moins d’étendue que le Premier ordre, comme on le remarque à presque tous les Portails des églises de Paris, composés de deux ordres, et Ootamment à Saint-Gervais ; cet ornement est de mau-t’ars goût ; il ajoutait à la solidité du portail et masquait es a,cs houtans élevés sur les bas-côtés pour le soutènement des murs de la nef.
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- 14 o AL.
- AILES d’une cheminée. Ce sont les parties cio mur-dos51^ qui excèdent les deux côtés du tuyau; on appelle éga‘e ment ailes de bâtiment les corps de logis en retour du f villon principal. Les ailes de lucarne sont les côtés du lucarne , ayant la forme d’un triangle; les ouvriers l«s j signent sous le nom de jouées de lucarne. Les ailes dé P6*,, sont les évasemens circulaires ou triangulaires prati<L,e', sur les culées pour élargir les issues d’arrivée, dites d’é* chaussée, ce sont les deux côtés en pente d’une chaussC pavée, depuis le tas droit jusqu’aux bordures ou jusqu’3'1, ruisseaux , s’il y a des revers ou des trottoirs.
- AIRE. S’entend généralement d’une surface plane et h°fl zontale.
- Une aire de plancher est un enduit en plâtre an pa°!e_ pour recevoir le carrelage. On le fait quelquefois en K1°r tier et même en terre franche mêlée de paille hachée!0 en fait aussi en cailloux de vigne avec mortier de cha«*^ ciment que l’on étend ordinairement sur les voûtes “c( ponts et terrasses, pour les préserver de l’infiltration °e’ eaux, en les recouvrant de dalles, de pierres ou de paveS' Une aire dé grange est un massif d’environ i6à 24 e' (6 à 9po.) d’épaisseur, en terregiaiseou terre franche c<jf royée avec de l’eau , et battue avec des battes et à p1 sieurs fois , à mesure qu’il se sèche, pour qu’il n’y aitp‘ de fente; on bat le blé sur cette aire qui est toujout5 l’entrée et au milieu de la grange. s
- L’aire ou plafond d'un bassin est le massif établi oa toute l’étendue de son fond, pour le mettre de ni',eal'g soit en moellon , ciment ou terre glaise, suivant la natü du terrain. ,
- AISSELLE. C’est la partie de la voûte d’un four, prise puis sa naissance jusqu’à la moitié de sa hauteur. , c
- ALETTE. Champ lisse aux deux côtés des pilastres d 0 arcade.
- ALLÈGE. C’est la partie de mur d’appui de l’embrâsfl(|C d’une croisée : l’allège est toujours moins épaisse qlie
- mur.
- ALIDADE. Règle de cuivre, aux extrémités de la<Iu^<(i sont élevés d’équerre des pinnules, et dont l’axe est »', an centre du graphomètre, autour duquel elle tour°e’ Taillade sert aussi pour lever des plans à la planchette
- ALIGNEMENT. Direction, position du mur de face d « ‘ maison , ou d’un mur mitoyen entre deux maisons o« f ritages voisins. On ne peut construire un mur de face la rue , sans s’aligner conformément aux réglemenS
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- AN'. 141
- Police sur la voirie, concernant les rues ou voies publiques ^ la localité où l’on veut construire, sous peine de démolition : les entrepreneurs doivent scrupuleusement se s°unrettre à cette loi, ils sont passibles d’amende et de suppression des parties construites, en cas d’infraction. *GNER. Disposer un alignement d’après l’autorisation ^ année par le commissaire-voyer, l’érection d’un mur de ace de batiment sur la rue , ou celle d’un mur mitoyen. C’est aussi ériger une façade ou un mur sur une ligne l'ojte.
- C’est un passage commun qui sert de communica-1()o de la porte d’entrée d’une maison àlacour ou à l’es-c3lipr.
- Une allée biaise est celle qui, par s'a direction inclinée, est pas d’équerre avec le mur de face , ou qui est com-
- n’t»
- ée de plusieurs portions de lignes droites, par la situa-du mur mitoyen.
- pÉGER. Soulager, diminuer la charge que portent les ^dations d’un mur; on allège un plancherensuppri-jNnt une partie de sa charge.
- ImJVION. C’est l’accroissement de terrain formé par les fondations ou les tempêtes sur les bords de la mer, ou le débordement ou le changement de lit des fleuves et rivières.
- Aigrir. Edev er ce qu’il y a de trop en épaisseur, à fpi pierre à une pièce de bois de charpente, ou à d’au-S matériaux quelconques, pour qu’ils puissent se placer Ju^endroit qu’on leur destine.
- |CRïlSSEMENT. Est la sommité d’une façade d’archi-,tcture ; on entend sous ce nom, les socles, les balustra-es, les belvédères, etc., qui forment la décoration de la t^nic la plus élevée d’un ouvrage. On dit également couinement.
- AlpGlE. Est l’h armonie ou la proportion qui existe en-hi'nlesdifférenles parties d’un édifice et l’édifice entier. CHE. Barre de fer carrée que l’on passe dans l’œil d’un lrant, pour soutenir l’écartement des.murs, arrêter la j|(>ussée d’une voûte, etc.
- * UfiE. C’est la partie rentrante d’un bâtiment ou de tout *l,tre objet formé par la rencontre de deux lignes ; on dit ’lïigle rentrant, angle saillant, angle arrondi, etc., en ®Ison de la forme de cet angle. En géométrie, c’est l’es-P'tce compris entre deux lignes qui se rencontrent ou se ‘•’Upent en un point. Il y en a de trois sortes : angle , arigle aigu et angle obtus. L'angle droit est celui
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- AP.
- dont la mesure forme le quart du cercle ou 90 degr^ que les ouvriers nomment équerre ou trait carré. ^ L’angle aigu est celui qui a pour mesure moins nf' • degrés , ce que les ouvriers nomment angle maigre. | Enfin, l’angle obtus est celui dont l’ouverture est 90 degi és, et que les ouvriers appellent angle gras. ^ Un angle de paveur est la jonction de deux reVefS pavés qui forment un ruisseau diagonalement. ft
- Ou donne encore diverses dénominations aux anglj'*’’
- raison des lignes dont ils sont formés; celui qui est
- fui*
- de lignes droites se nomme rectiligne; lorsqu’il est c | posé de deux lignes courbes, il se nomme curvilig est formé par une ligne droite et une ligne courbe» * nomme mi.vlilignc.
- ANGULAIRE. On appelle ainsi tout ce qui, dans la ^ struction forme un angle: ainsi on dit pilastre oueol^ angulaire, pierre angulaire, etc. ^
- ANGULAIRE. On nomme ainsi les voûtes qui ont la CÜ1,( d’tirt anneau , en tout ou en partie, comme les vofdeS noyau. . g
- ANSE DE PANIER. C’est une voûte surbaissée ^ moins haute que le plein cintre; l’anse de panier se >° de trois cintres. >ei|
- ANTICHAMBRE. Première pièce d’un appartement •' ® ^ celle où se tiennent ordinairement les domestiques* e J tenante, dans une grande maison, au salon d'attente»^ est destiné à recevoir les personnes quiatlendent le iï>at , I APLOMB. Terme employé par les ouvriers de bâti<fl,ejj pour signifier qu’un mur, un pan de bois, un laBibr*’ menuiserie, est posé verticalement ou perpendicu*3 f ment à l'horizon A qu’il ne penche ni en avant, ni rière , ni de côté ; et pour y parvenir, ils se servent
- Plomb- . treS
- APPAREIL. C’est l’art de tracer exactement les P‘e(|(;-d’un bâtiment en raison de la place qu’elles doivent cuper dans la construction. Cette expression s’enetlit aussi de la hauteur de la pierre : on dit qu’elle est haut ou bas appareil, en raison de la hauteur deson ba ^ un appareil réglé est celui dont toutes les assises so11 , même hauteur. On dit qu’une façade est d’un bel aPjjpt reil lorsque les pierres , étant taillées avec précision, d’un niveau parlait dans toute la longueur de la laÇae(,t d’une même épaisseur, et les joints inoiilans égal®*11 distribué». , ,(re
- APPAREILLER. Faire le choix de la pierre qui do(t
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- ÀQ. 143
- éployée dans un bâtiment, et en tracer les coupes pour taille.
- i“AREILLEÜR. C’est un chef qui dirigeles travaux des ‘•leurs de pierre , et qui trace la pierre ; il doit pos-. c*er> la science du trait, c’est-à-dire du tracé ou coupc e® pierres : dans les constructions importantes qui s’exé-,ent presque toujours entièrement en pierre, cette con-^issance lui est indispensable. Dans les constructions j, ttinaires, on choisit un ouvrier intelligent pour tenir d’un appareilleur ; ces ouvriers qui, pour la plupart, ü°t qu’une idée confuse de la géométrie élémentaire, 'lui sont totalement étrangers à la géométrie descrip-se tirent pourtant d’atfaire dans les cas ordinaires ,
- ,ec quelques principes routiniers qu’ils ont pris dans les iji^Utiers comme tailleurs de pierre. c ARTEMENT. On appelle ainsi la série des pièces né-,|^ssaires pour former l’ensemble d’un logement ; ainsi I y u des petits et des grands appartemens, en raison de ^fortune et des besoins de ceux qui les occupent; ap-Ij^dement d’été , appartement d’hiver, etc. j^NTlS. C’est un bâtiment couvert à un seul égout, 0'lui, par conséquent, n’a qu’une pente. On l’adosse jjJunairement à un mur plus élevé. fllOCHE. Ce sont des ardoises ou des tuiles taillées en diminuer Ja largeur , et les faire joindre, telles K® celles qui forment les arêtiers. j*ÜI. Est en général toute construction, en maçonnerie, .Arpente , menuiserie, serrurerie ou marbrerie, qui sert s°utenir , à appuyer , ou qui est à hauteur d’appui : tels “tles murs ou balustrades pratiqués au bord d’une ter-^8se, entre les pieds droits d’une croisée, etc. La tablette 6 dessus se nomme tablette d’appui, tels sont les balcons Qïatnpes d’escaliers, de quelque matière qu’ils soient. ^ donne particulièrement ce nom à une tablette en pierre se pose sur l’allège d’une croisée. Dans un pan de •Uls, c’est une traverse sous une baie de croisée, ou au
- «
- >_s d’une lucarne.
- EDUC. Conduite d’eau d’un lieu à un autre, dans un construit dans la terre, ou élevé au-dessus, suivant
- 11 niveau de pente, malgré les inégalités de terrain où il £àsse; les premiers sont construits et voûtés en maçonne-e » et revêtus d’une chappe en mortier de ciment ; quel-HUeiois en les faisant passer à travers les montagnes, on r°uve le roc, ce qui dispense d’employer une grande l‘antité de maçonnerie pour les former; mais alors on doit
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- i/*4 À R.
- y pratiquer des puits ou soupiraux de distance en d'sla” ce, pour raréfier l’air et pour faciliter leur curage et réparation. #l
- Les aqueducs élevés sur la surface de la ferre,5® formés d’un , et quelquefois de plusieurs rangs d’arca® , dont le plus élevé porte le canal ou chenal; tels s ,| les aqueducs d’Arcueil, près Paris, de Bue , près Vefsa les ; de Maintenon ; le pont du Gard , etc.
- ARC. Un arc prend le nom de la courbure qui le f°rp,|i ainsi, on nomme arc plein cintre, celui formé Pa®i(( moitié d’un cercle ; arc surbaissé, celui dont le dia®0^ est plus long que le double de la montée ( Voyez anse^ panier ) ; arc surhaussé celui dont le diamètre est P court que le double de la montée.
- Un arc est en général la ligne conrbe que décrit* trados d’une voûte, et qui reçoit divers noms suivant^ figure. L’arc droit est celui que forme une voûte oi> f cade perpendiculaire à son axe, ou à ses côtés, ou ^ tangentes de ses côtés. L’arc rampant est celui 1°' j d’une voûte ou d’une arcade dont le diamètre est io° f, à l’horizon , et dont la clé est oblique sur ce diarn^ tels sont ceux qn’on pratique sous les rampes des liers, et ceux qui forment les arcs-boutans des égli*eSs(. thiques ; ces arcs ne peuvent être d’une portion de cle , mais de plusieurs; ou plutôt sont une portion “ . lipse, ou de parabole. L’are biais est celui que forme 1 j voûte dont la tête n’est pas d’équerre sur son axe , ^
- par conséquent a un pied-droit en angle aigu, et 1 a" en angle obtus. ,tt
- L’arc angulaire est celui qui est formé par une dont les pieds droits forment un angle; telles sont les
- de cercle
- nairement composes de deux portions ue «iv-y même trois, qui ont chacune leur centre différent. B en talus est celui dont la tète est dans un mur en tal°s,‘
- L’arc-boutant, est un arc rampant, ou une Polt,ce d’arc qui est appuyée contre les reins ou la nais*!lPr, d’une voûte, pour retenir la poussée et empêcher l’®c tement.
- L’arc en décharge, est celui qui est formé aU'de®^ d’une plate-bande , ou d’un poitrail, pour l’allège1, poids de la maçonnerie supérieure : on en pratique 5 au-dessus des linteaux de croisée, et dans les tympan5 aot frontons ; mais ils ne sont pas apparens parce qu’il* s° dans l’épaisseur de la maçonnerie. ( Voir fig. 4^ pi'9'*
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- AR. i45
- R’arc renversé est celui qui est bandé en contre-bas, et qui par conséquent est opposé à l’arc en décharge. Il stJrt, dans les fondations, à lier ensemble les piliers de niaÇonnerie et à empêcher qu’ils ne s'affaissent dans les
- terrains mous.
- L’arc doubleau est la saillie pratiquée sur la douelle d’une voûte , à plomb de chaque pied-droit; colonne ou pilastre formant une chaîne en pierre de taille, d’une Naissance à l’autre, suivant son diamètre ou demi-diamètre ; cette saillie est quelquefois enrichie de caissons et de sculptures, et ornée aux arêtes de ses côtés, d’un profil de moulures.
- ARC DE TRIOMPHE. Est un grand portique élevé à Rentrée d’une ville, ou sur un passage public, à la gloire d’un souverain, d’un vainqueur, ou à l’occasion de quelque événement mémorable. Cet édifice se compose ordinairement d’une grande porte, accompagnée de deux Petites, et décoré de bas-reliefs et de statues allégoriques; leur composition doit être noble et riche, les voûtes ornées de caissons sculptés. Tels sont les arcs de triomphe de l’Étoile et du Carrousel, la porte Saint-Denis et la porte Saint-Martin, etc.
- ARCADE. Voûte qui n’a que l’épaisseur du mur dans lequel elle est pratiquée , et qui peut être en plein cintre , surhaussée ou surbaissée. Une arcade feinte est celle dont l’épaisseur n’est pas tout-à-fait égale à celle du mur, et qui n’est faite que pour symétriser avec une autre qui est a côté ou vis-à-vis.
- ARC-BOUTER. Retenir la poussée , ou empêcher l’écarte-tnent d’une voûte , par un arc-boutant.
- ARCEAU. Diminutif d’arcade ; arc de petite dimension. (Voir ces mots. )
- ARCHE. Voûte construite et supportée sur les piles et les cuîées d’un pont de pierre , pour le passage des eaux et la liberté de la navigation; l’arche du milieu est la maîtresse-
- arche.
- L’arclie en plein cintre est celle formée d’un demi-
- cercle.
- L’arche elliptique est formée d’une demi-ellipse, ou d’une anse de panier.
- L’arche en segment de cercle est formée d’un arc moindre que la demi-circonférence.
- L’arche cxtradossèe est celle dont les voussoirs sont égaux en longueur, formant à l’extrados la même ligne maçon. i3
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- courbe qu’à la douelle, et sans aucune liaison avec leS assises des reins.
- L’arche d’assemblage est celle qui est en pièces de 1>0,S de charpente , assemblées et formant le cintre.
- ARCHITECTE. L’architecte est l’artiste qui compose^5, plans et les dessins d’un bâtiment, d’un jardin, d’u" parc ; enfin de tout ce qui a rapport à la construction O" 1 à l’embellissement des édifices ; qui détermine quels ff®.' tériaux y doivent être employés, leur forme et leur a1' mension : il surveille l’exécution, et règle les mérooirÇ8 de dépenses; quelquefois les entrepreneurs prennent >_® j place de cet artiste, mais n’ayant ni les talens ni l’expe' rience nécessaires , ils se trompent, et les propriétaire sont souvent dupes de leurs erreurs.
- ARCHITECTURE. Est en général la science de composé et dessiner les édifices, de les faire exécuter, et d’c® régler le prix : cet art exige de grandes éludes et nombreuses connaissances.
- On distingue trois classes d’architecture, civile, taire, navale.
- L’architecture civile, la seule dont il doit être questi°n dans cet ouvrage, est l’art de composer et de construit les bâti mens propres aux divers usages de la vie , et leS édifices publics : tels sont les maisons des particulier8,’ les hôtels, les palais, les châteaux et maisons de pi®1’ sance, les églises, les chapelles, les ponts, les quais, Ie5 places publiques, les théâtres, les arcs de triomphe’ les bâiimens ruraux, les aqueducs, etc. Ainsi, l’architec' turc hydraulique fait partie de l’architecture civile, quaOd les travaux hydrauliques ne sont pas destinés à la défense du pays en cas de guerre.
- ARCHITRAVE. C’est la partie de l’entablement qui pode snr les colonnes ou pilastres. Quelquefois on suppriiBf l’architrave , c’est alors la frise qui pose sur les chap1' teaux.
- ARCHIVOLTE. Profil de moulures peu saillantes forn>e sur la tête des voussoirs d’une arcade, en suivant sa courba jusque sur son imposte. On appelle archivolte rusti^ celui qui est interrompu par la clé et les voussoirs de sot* arc , alternativement : dans ce cas , le nombre deS voussoirs de chaque côté de la clé doit être impair.
- ARDOISE. Es pèce de pierre tendre, d’un bleu noirâtre, qui se délite par feuilles, et sert pour la couverture <leS bâiimens. Elle est par bancs, à une grande profonde'^
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- AR.
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- terre, où elle est tendre et acquiert de la dureté à l’air, carrières les plus considérables d’ardoises et qui four-n>ssent la meilleure qualité, sont à Angers. Il s’en fait un ^•uiiuerce très étendu, tant à l’intérieur qu’à l’étranger. l*3 meilleure ardoise est celle qui est la plus noire, la fins luisante et la plus ferme.
- oüOlSIÈRE. Carrière d’où se tire l’ardoise employée à 'a couverture des bâtimens.
- ^ÊTE. Angle saillant qui forme la rencontre de deux laces droites ou courbes, d’une moulure, d’un mur, d’une Pierre, d’une pièce de bois.
- L’arête d’une voûte est l’angle formé par elle, à sa ren-, contre avec un mur, ou avec une autre voûte,
- ‘ IIGILE. Terre à four, ou terre franche. C’est une terre jaune et grasse qui sert à sceller tous les ouvrages de poê-jerie, à hourder les fourneaux des usines construits en briques, à faire des aires de carreaux, etc. C’est avec cette argile cuite que l’on fait en raison de sa qualité, des piques, des tuiles, des carreaux, des tuyaux, etc. On «ourde aussi les murs avec cette sorte de terre, en remplacement de mortier ou de plâtre : mêlée avec de la Paille hachée, on en fait des aires de plancher, des remplissages dè pans de bois dans des chaumières, des grandes, bergeries ou autres bâtimens ruraux. Crachement. Ce sont les pierres saillantes destinées a former la liaison des murs de face d’une façade, avec cRlle que l’on suppose devoir être construite ; alors on les appelle pierre d’al tente.
- C’est encore une tranchée faite après coup dans une ancienne construction , pour former une liaison avec les constructions nouvelles auxquelles elle doit se réunir. ^RRâSE. C’est la dernière assise de niveau d’un mur en Pierre ou en moellon. C’est aussi le dernier rang de dessus en moellons, que l’on place au-dessous d’une marche, d’un seuil ou d’un dallage.
- ARRASER. Mettre à la même élévation et de niveau un cours d’assises de pierres, ou un mur de maçonnerie, pour poser une plinthe ou un entablement, ou pour cesser les travaux et les mettre à couvert en tems de gelée. Arrière, ce qui est derrière : arrière-cour, petite cour qui, dans la disposition générale d’un édifice, sert à éclairer les escaliers dérobés, les garde-robes, etc.
- Un arrière corps est la partie renfoncée d’une façade, et qui est à une distance plus ou moins grande du pro-
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- longement delà ligne droite sur laquelle sont établies leS parties saillantes de cette façade.
- Une arrière-voussure est une voûte pratiquée derrièt6 une autre voûte d’un genre différent. Les arrière-voiû' sures s’emploient pour le haut des portes et fenêtre*’ et sont de trois sortes, savoir : l’arrière-voussure de Saint' Antoine, l’arrière-voussure (te Montpellier, 1 ’arrière-vO^' sure de Marseille.
- L’arrière-voussure de S1-Antoine est celle dont le lintea° à l’extérieur est en plate-bande, et dans l’intérieur en de' mi-cercle. Quelquefois l’intérieur, au lieu d’être en derfl*' cercle n’est qu’un arc de cercle plus ou moins grand; aier* on l’appelle arrière-voussure réglée et bombée. L’arriéré voussure de Montpellier est en plein cintre à l’extérieur en plate-bande par derrière. Quelquefois aussi l’extérieuri au lieu d’être en plein cintre, n’est formé que d’une p°r‘ tion de cercle plus petite : alors on l’appelle arrière-vous‘ sure bombée en avant et réglée en arrière. L’arricre-voussud de Marseille est en plein cintre à l'extérieur et bombée paC derrière; du reste, ces pièces de trait ne sont plus miseS en usage que très rarement.
- ARRONDIR. C’est former une portion de cercle ; on d)l arrondir un angle, c’est-à-dire supprimer l’arête pour el) former une portion de cercle.
- ARTISTE. Nom que l’on donne à ceux qui exercent Ie5 arts libéraux : tels sont les architectes, les peintres, Ie* sculpteurs , les graveurs, les musiciens-compositeurs.
- ASPECT. On se sert de ce terme pour exprimer la vue e*' térieure d’un objet : on dit qu’un château a nu bel aspect’ c’est-à-dire est bien ensemble avec ce qui l’entoure, e qu’il forme une belle perspective.
- ASSEMBLAGE de moulure. On appelle ainsi p!usieurS moulures superposées les unes sur les autres , pour e° former des entablemeus, corniches , chambranles, etc•
- ASSEOIR un bâtiment. C’est poser le premier rang dÇ pierres ou de moellons sous la fondation. C’est aos£l poser le pavé sur une bonne forme , et le consolider avec le marteau ou la demoiselle.
- ASSIETTE. Manière dont une chose est placée sur un® autre, comme ud mur sur sa fondation, afin qu’il ait delà solidité. Assiette est aussi le terrain où l’on bâtit une ville, un château.
- ASSISE. Rang horiïontal de pierres ou de moellons de même hauteur, posés de niveau dans la construction d’uu mur. Lorsque toutes ces assises sont d’une hautet,r
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- AS. 149
- *-gale , on ies appelle assises d'appareil réglé ; «ne assise de retraite est celle posée immédiatement sur la fonda-tion d’un mur.
- ASTRAGALE. Moulure placée sur le haut du fût d’une colonne , et qui commence le chapiteau : c’est ordinairement un filet et une baguette.
- 4 * RE. Partie du plancher, disposée au moyen d’un che-'’ôtre au droit d’une cheminée ; un ûtre relevé est celui lui est fait en briques ou autrement, lorsqu’on n’a pas préparé ce premier lors de sa construction. L’âlre du four est la partie élevée sur laquelle on place le pain ou la
- , Pâtisserie.
- 4ÎTACHEMENS. Sont les notes des ouvrages de diverses espèces, que prend l’architecte, l’inspecteur ou le toiseur, lorsque ces ouvrages sont encore apparens, pour avoir recours à ces pièces lors du réglement des mémoires : ainsi on prend les atlachemens des longueurs et grosseurs des bois d’un plancher, avant qu’ils soient couverts et plafonnés; des parties partielles d’enduits; des incruste-mens en pierre; des reprises de murs, etc. On prend aussi par attachement l’état des vieux matériaux, de quelque genre qu’ils soient, qu’on donne en compte anx entrepreneurs ; ces attachemens doivent être faits par duplicata, pour éviter les difficultés : l’un est entre les mains de l’architecte, et l’autre reste entre les mains de l’entrepreneur.
- 4ÎTENTE. On appelle pierres d'attenle les pierres avancées alternativement, à l’extrémité d’un mur pour se lier avec un autre mur qu’on suppose devoir être élevé par la suite.
- ATTIQUE. Partie supérieure d’un mur au-dessus de l’entablement, et contenant presque toujours un étage de peu d’élévation. C’est aussi un petit ordre d’architecture, sans proportions déterminées , pour couronner un grand ordre, comme amortissement.
- On appelle attique continu celui qui règne sans interruption au pourtour d’un édifice; interposé, celui qui est entre deux grands étages ou ordres d’architecture.
- Un attiquede comble est celui construit en maçonnerie ou en charpente, recouvert en plomb, pour servir de garde-fou, ou pour dérober à la vue une partie de la hauteur d’un comble : alors il prend le nom d’acrotère.
- A-UGÉE. On appelle ainsi la quantité de plâtre ou de mortier que contient l’auge du maçon ou du limosin.
- AUGET. C’est le scellement en plâtre des solives d’<m plancher, ou des lambourdes d’un parquet ; c’est aussi
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- i5o BA.
- une espèce de coquille que les poseurs font sur le de deux pierres, pour retenir le coulis qu’ils versent po°r sceller la pierre et remplir le joint.
- C’est aussi l’extrémité de la trémie d’un moulin , Paf où le grain tombe et se distribue entre les meules.
- AUVENT. Petit toit formé ordinairement de planches 3®' semblées à rainures et languettes , et de tringles de r®' couvrement, portées par un châssis d’assemblage , p]a®e au-dessus de l’entrée d’une boutique, pour préserver 1®S étalages de l’injure de l’air.
- AVANT-CORPS. C’est la partie d’un bâtiment qui est et saillie sur les parties qui sont à côté, et que l’on appeHc alors arrière-corps. Des pilastres , des pavillons sont ord^ nairement en avant-corps.
- AVANT-TOIT. C’est la saillie du toit qui, s’avançant s®1’ la façade d’un édifice, a pour but d’éloigner les ea®* pluviales, lorsqu’il n’y a ni chéneaux , ni gouttières pour les diriger sur le sol.
- AXE. Ligne qui passe par le centre d’un corps quelconq®®’ d’un cylindre, d’un cône ou d’une pyramide ; l’axe d’®n cercle est son diamètre : il en est de môme d’une sphère-On appelle aussi rtxe, arbre ou mandrin, le noyau e® bois placé au centre d’une colonne construite en plâtre* ou faite en menuiserie.
- B.
- BAQUETER. C’est la manière la plus simple d’épuiser l’eau dans une fondation, lorsqu’elle n’est pas en grande abondance,
- BADIGEON. Espèce de peinture en détrempe, employé® par les maçons, pour donner aux enduits de plâtre >a couleur de la pierre ; elle se fait avec des recoupes de pierres tendres, écrasées, passées ail tamis et délayèeS dans un lait de chaux.
- BADIGEONNER. C’est colorer avec du badigeon une l’a' çade de bâtiment, un corridor, un escalier , etc.
- BAGUETTE. C’est une petite moulure ronde, quelquefois sculptée, dont on se sert dans les profils d’architecture* soit en maçonnerie, soit en menuiserie.
- BAHUT. Les pierres des parapets de ponts, ou des murs de quais ou de grilles, sont taillées en portion de cercle sur leur épaisseur, pour l’écoulement deseaux : c’est cette larme qui leur a donné le nom de bahut.
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- BA. i5i
- ^4IE. Nom générique de toutes les ouvertures que Ton Pratique dans les murs et dans les cloisons et pans de k b°is, pour les portes et les croisées.
- de plâtre ou de mortier. C’est hourder, sans laisser jde vide. (Voyez ce mot.)
- 4LCON. Saillie construite en pierre, pratiquée au-devant aune ou de plusieurs croisées; ils sont toujours munis a un garde-corps à hauteur d’appui, soit eu balustrade , Joit en serrurerie.
- ‘‘LEVRE. C’est l’excédant du parement d’une pierre, sut'les pierres adjacentes dans le parement d’un mur , ou jj ^nsla douelte d’une voûte.
- |LUSTRADÉ. Appui à jour, rempli d’une suite de ba-aJstres, et couvert d’une tablette en pierre ou en marbre, b.'Pû termine une terrasse.
- LUSTRE. Espèce de petite colonne ayant une panse an Milieu, et des moulures formant base et chapiteau. Ils s°ot peu en usage maintenant, et surtout depuis que l’on s a>t de riches balcons en fer fondu.
- WVC. Est la hauteur de la pierre que l’on trouve dans les Arrières dans sa position naturelle. Le banc de ciel d'une Prière , est le premier qui se trouve en fouillant: c’est le Plus dur; on réserve des piliers pour soutenir la voûte de 4 carrière. Le banc de"volée est celui qui a tombé lorsque „°n a soucbevé.
- DE TRÉMIE. Barre de fer plat, coudée à double c°ude, qui se place au droit des trémies des planchers, 41 s’attache sur les solives d’enchevêtrure, pour soutenir plâtres des foyers de cheminées.
- NDEAU. Bande plate et unie, faisant saillie sur le nu j^un mur, autour d’une baie de porte ou de croisée, en j°ruie de chambranle; ou horizontalement, pour séparer jj étages.
- ÛARer. C’est placer les voussoirs, ou. claveaux d’une 4rcade ou d’une plate-baride sur les cintres de char-P^nte, les fermer avec la clé, et les serrer avec des
- «ETTE. C’est un tertre de terre que les terrassiers fissent dans la fouille, à 2 m. (6 pi.) environ de profon-
- Viî
- ®ûr, pour recevoir les terres du fond.
- E. Sorte de civière dont se servent les ouvriers pour transporter la pierre taillée. On a soin de le garnir de battes et de torches de paille, pour préserver les arêtes jjftles angles, et éviter les épaulfrurcs.
- R.B.ACANE. Ouverture étroite et verticale, formée de
- *4*
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- I 52
- BA.
- distance en distance, dans la construction des murs , terrasse, ou dans ceux exposés aux inondations dcsf' vières, afin de donner aux eaux une issue facile Pü“ leur entrée et leur sortie , et aux terres la facilité des goutter.
- BARDAGE. Transport de la pierre du chantier où elle eS taillée, à pied d’œuvre.
- BARDEAU. Petites planchettes minces, provenant chêne refendu ou de douves de tonneaux, qui se P081” jointives sur les solives d’un plancher, pour rece'’0 l’aire en plâtre ou en mortier. ^
- BARDEUR. Manœuvre employé à traîner le chariot, °fl porter le bar pour transporter la pierre taillée.
- BARRE D’APPUI. Celle qui se pose à hauteur d’appui les tableaux d’une croisée ; elle est ordinairement rcc? verte d’une plate-bande en fer estampé , ou d’une n13'
- courante en bois de noyer ou autre bois.
- On appelle barre de linteau , une barre de fer carfc ' qui remplace ordinairement un linteau en bois suf ^ baies de portes et de croisées ; on en place aussi sou* ^ fermetures bandées en pierre. Barre de languette, ^ barre en fer plat ou carré, supportant la languette face d’un tuyau de cheminée ; on les fait en fer de c*1 Ion, lorsqu’elles doivent supporter seulement les planât1 de ventouses que le fumiste fait sous ce manteau. de contre-cœur, celles qui se mettent debout et à sce mens coudés devant les grandes plaques de fonte cuisines. Barres de ceinture, celles coudées et à sçe mens, qui servent à retenir la construction d’un neau.
- BASCULE. On nomme égout à bascule, celui qui 3 double de la saillie ordinaire.
- BASE. On nomme ainsi la partie du piédestal d’une lonne ou d’un pilastre qui reçoit le fût, et est posée* le sol ou sur un socle. t
- On appelle base d'opération, dans la trigonométrie l’arpentage, une grande ligne primitive à laquelle se' portent toutes les opérations accessoires que l’on exée’1 pour lever un plan. ^
- BASSIN. Est, dans un jardin, un espace circulaire , carL, ovale, ou d’une toute autre figure, creusé dans la ^ et revêtu dans son fond et au pourtour, de pierre, ^ glaise, de pavé ou de plomb, et bordé quelquefo*5 marbre, en pierre ou en gazon, pour recevoir l’eau-
- fo«r
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- m
- BE. i33
- Usinée. C’est la quantité de chaux que peut contenir |!e l'assin destiné à l’éteindre.
- 4“TIDE. Nom que l’on donne dans le midi de la France, b?0* maisons de plaisance.
- 4ÎARDEAU. C’est un barrage fait avec des pieux, des ^averses et des paiplanches, que l’on garnit ensuite de terre glaise pour arrêter les eaux pendant un travail quel-iteue pour lequel elles feraient obstacle. i*TlÊ. Elever un bâtiment. Ce terme s’emploie en diffé-sens; un particulier bâtit, c’est-à-dire, qu’il em-Hoie un architecte et des ouvriers pour faire élever un t'aiment ; l’architecte dresse les plans, élévations, cou-, devis, fait les marchés, surveille la construction, J^gle et vérifie les mémoires.
- 1SSE. Est la construction et l’érection d’un bâtiment; f parlant d’une construction, on dit c’est une belle bâ-jfse, c’est-à-dire, une construction bien appareillée et |.“'en ragréée.
- jÏTE. Morceau de bois grossièrement arrondi par le lQut, avec une portion méplate, qui sert à battre le jjPjâtre.
- I TELLEMENT. C’est la partie basse d’un comble jetant | eaux dans une gouttière ou dans un chéneau.
- 4ÎTEÜR rlE CIMENT. C’est l’ouvrier d’un paveur, qui |?crase les tuileaux pour en faire du ciment.
- I^TRE LE BEURRE. Cette expression sert à désigner action de faire un trou vertical dans une assise de pilier, pied-droit ou de colonne, avec un trépan à boucharde ^ du grès mouillé ; pour placer un gougeon destiné à Maintenir un vase, une statue, ou tout autre amortissement.
- 4AGE. Espèce de mortier composé de terre franche , de Paille et de foin, avec lequel on construit les murs des faisons, l’aire des planchers et le hourdis des cloisons bfans les campagnes.
- (Avant et arrière). C’est la construction angulaire des °les de piles des ponts, servant à diviser l’eau , et à bri-Ser et détourner les glaçons ; on les arme quelquefois en if^ont, de fortes bandes de fer.
- *,EFROI. Tour ou clocher, élevé près ou sur un hôteî-^e-ville, qui, dans les places de guerre , sert à faire le - et à placer la cloche qui sonne l’alarme. hVEDERE. Pavillon de petite dimension, élevé au-dessus W Un bâtiment d’habitation d’où la vue s’étend très loin , ^RGE. Nom que l’on donne aux deux bords d’une tran-
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- chée, d’un fossé, d’un canal, etc., sur lequel on jd|k la terre fouillée ; petit chemin élevé le long d’une rou'6’ et qui sert de trottoir aux piétons.
- BERCEAU. Voûte cylindrique ; les berceaux sont de dine rentes espèces. (Voir les voûtes.)
- BÉTON. Mortier fait avec de la chaux , du ciment et cailloux mêlés ensemble, ou enfin avec des recoupes pierre. Il est propre particulièrement aux ouvrages 9 s’exécutent dans l’eau.
- BINARD. Gros chariot à. quatre roues d’égale hauteur)s" lequel on transporte des pierres de taille et autres Wate riaux de forte dimension.
- BISCUITS. Portions de la chaux qui n’ont pu se dissout dans le bassin, lors de l’éteignâge. ,
- BLOC. Grosse.pièce de pierre , telle qu’elle est extraite® la carrière.
- Un bloc d’échantillon est celui dont on donne aux cllt riers la forme et les mesures.
- BLOCAGE. Remplissage à l’intérieur d’un mur entre
- le*
- pierres qui forment les pareœens. On dit aussi garnis*0* t parce que l’on nomme garnis les moellons dont on se5<î pour ce travail ; espèce de pavage fait avec des caifi°B ou de la meulière que l’on pose debout dans un enca*5 ment, et que l’on joint avec du sable. ,
- BLOQUER. C’est faire un massif dans une tranchée, sa aligner les moellons.
- BOISSEAU. C’est un bout de tuyau et de conduites en P^ terie ou en grès, qui s’emboîte dans les autres, et-(L servent à former les descentes d’eau, et les chausses n sances. ' j
- BOMBEMENT. Surface courbe que les paveurs obser^ sur la largeur d’une route , pour que les eaux s’égoutte de chaque côté. ^
- BORDURE. Cours de gros pavés ou de pierres qui for»16 l’encaissement d’un trottoir ou d’une route.
- BORNE. Pierre de forme conique que l’on place auX 6 coignures et au-devant des bûtimens, pour les présefv de l’approche des voitures. .
- On place aussi des bornes pour indiquer les limites propriétés rurales.
- BORNOYER. Regarder d’un seul œil, en fermant l’a“tr j le parement d’une pierre ou d’un mur, pour voir s ij j| droit et bien dégauchi, ce qui a lieu en plaçant 1 dans la ligne du parement. j
- C’est également placer des jalons, de distance en
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- tance , en ligne droite, soit pour l’érection d’un unir , Pour la plantation des arbres, soit pour le tracé d’un peinin, etc. Par rapport au nivellement, c’est regarder a surface de l’eau des deux fioles du niveau d’eau dans une ’t'êine ligne droite, et examiner à quel point aboutit C prolongement sur quelqu'objet plus éloigné.
- ^SAGE. Ce sont des saillies d’architecture qui repré-|entent des pierres taillées, ou des masses réservées pour a«r.,.i„1(J1,e médaillons, des clés, des consoles, etc.
- yCHARDE. Outil en fer acéré,,et taillé à pointes de a,amant à l’extrémité, pour commencer à tailler la pierre litOT P0,1 r P'^1161’ marbre.
- ^CHE. C’est l’entrée d’une carrière, d’un puits, d’un ü'«yau , etc-
- ^CHE DE FOUR. C’est l’ouverture fermée d’une porte Sl*tôle, par où l’on introduit le bois et les matières à h C||ire.
- cCHER. C’est remplir une baie de porte ou de croisée, aVec les mêmes matériaux que ceux du mur, ou simplement en plâtre ou plâtras, et quelquefois avec des poteaux jjr,® charpente, lorsque la baie est dans un pan de bois.
- j,"OLER. Un mur boucle , lorsqu’élant vieux et mal Jjrw^onné , il se crévasse et fait le ventre.
- ^IjEVART. C’est une promenade plantée d’arbres , environne une ville, ou qui sert pour sa défense.
- I kIN. C’est un morceau de bois rond que les maçons P'acent dans les trous qu’ils percent dans les murs, pour ” établir des échafaudages.
- , ^0 appelle boulins dans un colombier des petites ni-S’ servan*: retraite et de nid aux pigeons.
- aUHRE. C’est le poil des peaux tannées, que l’on mêle de la chaux et de l’argile pourfaire le blanc-en-bourre. MRRIQUET. Espèce de" caisse à claire-voie , que l’on harge de moellons pour les monter de la carrière, ou u haut d’un bâtiment, par le moyen d’une grue ou d’une j^e machine. C’est aussi un chevalet léger sur lequel jes couvreurs déposent l’ardoise sur le comble avant de
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- jj .«SEAU. Crosse moulure ronde, que forme la panne de tlsis, d’un comble à la Mansard , et qui est ordinaire-,^nt armée d’une table de plomb , appelée membron.
- t PELAGE. C’est un mélange de paille et de terre dé-^mpée, avec lequel on construit les chaumières et les ,Urs de clôture.
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- On appelle par dérision , bousillage , les ouvrages faits. ,(
- BOUSIN. C’est dans la pierre, les parties des couches carrière non encore consolidées , et qui par conséqud1 ’ n’ont pas acquis la dureté nécessaire pour être e»1, ployées ; ces couches tendres ont quelquefois tr°!S quatre pouces d’épaisseur. !
- BOUSSOLE. Boîte circulaire au centre de laquelle ® un pivot, sur lequel se meut une aiguille aimantée» flj se dirige constamment du nord au sud; dans le de cette boîte, est un cercle divise en trente-deu* (l soixante-quatre rhumbs de vent, et couverte d’une g*aCe qui sert à orienter un plan.
- La boussole est indispensable au mineur, pour Ie ° riger dans la direction des galeries souterraines. i,
- BOÙTISSE. On appelle pierre en boutisse, celle do»U plus longue dimension est placée dans le sens de 1 paisseur du mur. j(
- BRAYER une pierre. C’est la suspendre au cable de grue ou de la chèvre.
- On appelle braye le cordage dont on se sert pouf 8 pendre et enlever les pierres et les bonrriquets à moe™ avec l’esse du cable d’une grue, ou autre machine. , BRÈCHE. C’est une partie de mur tombée par vétüs ou démolie à dessein pour se faire un passage. BRETELLER. C’est dresser le parement d’une pierre af le marteau à bretter, ou la rippe. f
- BRETTURES. Sont sur le parement des pierres , les & j, ques des outils avec lesquels on les a ragréées avec laye ou la rippe. ,r
- BRIQUE. Espèce de pierre plate et factice dont la c^ leur est rougeâtre , composée de terre grasse Pe‘4j et moulée en carré long , ensuite cuite au four , P ( qu’elle prenne la consistance nécessaire. On lui dol'e[ ordinairement huit pouces de long , quatre de large’ deux d’épaisseur. a
- BRIQUETER. C’est imiter la brique avec un enduR .
- avec du plâtre dans lequel on a mêlé de l’ocre on trace ensuite des joints au crochet, que l’on re>fll' en plâtre blanc. j.
- BR1SIS. C’est la jonction que forme le comble avec la1,1 sarde , dans une couverture. eS,
- BROCHER. C’est mettre de la tuile en pile sur les 1* ^ entre les chevrons, en attendant que le couvreur les P en place.
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- Brouette. Petite caisse montée sur une seule roue , servant à transporter divers matériaux, des moellons, des terres, etc.; l’ouvrier ,1a pousse devant lui : elle contient environ om,07 cubes ( deux pieds. )
- «RUT. Est tout ce qui n’a pas encore été mis en œuvre;
- Par exemple, la pierre, en sortant de la carrière, le . bois en sortant de la forêt ou du chantier du marchand. «UTTER un mur , une voûte. C’est construire des éperons, des arcs-boutans ou des piliers pour résister à la poussée.
- c.
- CABESTÂ.N. Treuil ou cylindre vertical percé en plusieurs endroits à son extrémité supérieure , pour passer dans les trous les barres ou leviers avec lesquels on le fait tourner à force de bras, ayant un pivot à son extrémité inférieure ; chaque extrémité est aimée de frètes en fer ; les constructeurs se servent de cette machine pour attirer horizontalement de grands fardeaux.
- ^ABLE. Cordage très gros qui sert à enlever les pierres et les moellons au moyen d’une roue , d’une grue , d’une chèvre, etc. Un cableau ou chableau est un cable déplus petit diamètre.
- AABLEAU. Diminutif de cable , petit cable. Les ouvriers
- p disent chableau.
- ^AGE. En construction on appelle cage l’emplacement occupé par l’escalier.
- La cage d’un clocher est l’assemblage de charpente qui f°rmele corps du clocher, depuis la chaise jusqu’au rouet e la flèche.
- . Ce sont dans une voûte ou un plafond , et encore entre les modillons d’un entablement, des renfonce-•nens carrés, distribués par compartimens égaux, sou-vent remplis d’une rosace ou d’un ornement allégorique.
- A'ALES. Lattes que l’on place sous les pierres pourles couler. Morceaux de bois sous les couchis d’un cintre pour recevoir les voussoirs.
- CALIBRE. C’est une planchette ordinairement en bois de tilleul, sur laquelle sont découpées les moulures d’une corniche, d’un entablement, etc,, pour les trainer en plâtre ; ces calibres se3,montent sur un autre morceau de bois rainé , pour glisser sur une règle, et que l’on nomme sabot. Ils sont ferrés ensuite en tôle mince pour maintenir le profil.
- maçon. x4
- p °U base d
- baissons
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- CALOTTE. On appelle ainsi la concavité d’une voûte sphé' rique ou sphéroïde.
- CALQUER. C’est copier un dessin d’architecture sur us papier fin transparent dit végétal, ou verni, que l’on ap' plique sur le modèle de manière à ce qu’il ne puis*6 changer de position ; on voit à travers tous les traits du dessin que l’on trace exactement au crayon , ou à l’en' cre de la Chine.
- CAMION. Petit tombereau léger à deux roues auquel s’at-tèlent deux hommes, pour transporter des matériau* d’un endroit à un autre.
- CAMPANILLE. C’est la même chose que lanterne. ( Voyez ce mot. )
- CANAUX. Sont des cannelures sculptées sur la face d’u'1 larmier, ou sur quelques autres moulures : tels sont le* canaux des triglyphes de la frise de l’ordre dorique.
- CANNELURE. Petite cavité en arc de‘cercle, taillée haut en bas du fut d’une colonne ou d’un pilastre, ^ dont les extrémités se termiuent également en arc & cercle.
- Les cannelures à vives arêtes, qui ne sont point sépa' rées par des côtes, sont celles de l’ordre dorique antique» celles à côtes sont séparées par des listels, ornées quelque' fois d’une petite baguette sur les arêtes ou sur leur m*' lieu.
- On en fait d’ornées avec rudenlures , c’est-à-dire rein' plies de bâtons , de roseaux, de rubans tortillés jusqu’»11 tiers de la colonne et même dans toute la longueuf du fût.
- CANIVEAU. Dalle recreusée pour recevoir et conduire de* eaux pluviales ou ménagères.
- CARRÉ. Pi gure plane à quatre angles droits et quatre côté* égaux.
- CARREAU. Composé de terre franche ou terre glaise nié' lée de sable, soumis après quelques préparations , à l’action du feu ; on en fait de différentes formes ; tranche? de pierre on de marbre taillées de diverses formes régulières, servant à carreler les paliers, les vestibules, sallesà manger, etc. On lait des carrelages à compartimens sur des dessins donnés ; on appelle aussi carreau une pierre de peu d’épaisseur posée en parement d’un mur.
- CARRELER. C’est poser le carreau des apparternens sur une aire avec du plâtre quelquefois pur , et le plus sou-vent mêlé de poussière , ou avec du mortier. On appelle
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- CE. iag
- /Orme la couche de gravier ou recoupe , que Pou pose en-tre l’aire et le carreau.
- CARRELEUR. C’est le maître qui entreprend le carrelage, ou l’ouvrier qui pose les carreaux.
- CARREMENT. Signifle à angle droit, c’est-à-dire d’é-querre.
- CARRIER. Est l’ouvrier qui travaille dans les carrières, à en extraire ou couper les pierres; il se dit également du propriétaire de la carrière qui vend la pierre.
- ^ARRIÈRE. Lieu d’où ou extrait la pierre , le marbre, le Pavé, et enfin toutes les matières minérales propres à la construction et à la décoration des bàtimens.
- PARTONS. Lesappareilleursdécoupent quelquefois en car-ion le profil des corniches et autres moulures pour s’en servir comme d’un patron, pour tracer sur les joints lors-qu’ils sont préparés.
- CARTOUCHE.Est un ornement de sculpture, en marbre, en pierre ou en plâtre , en forme de carte avec enroulement , préparé pour recevoir quelqu’inscription , une ar-moirie , un chiffre, un bas-relief.
- M’ASSIS. Petit ruisseau fait avec de la meulière ou du caillou , et servant à conduire des eaux dans un puisard , dans un bassin ou autres. C’est aussi un ruisseau qui tra-Verse^de biais une chaussée.
- CATIIÈTE. C’est dans la volute dn chapiteau ionique , la ligne perpendiculaire qui passe par le centre de l’œil de la volute.
- CATJLICOLE. Petite tige chantournée du chapiteau corinthien , qu i donne uaissance aux volutes ; il y en a toujours huit grandes et huit petites à un chapiteau de cet ordre.
- CAVALIER. Dépôt élevé de terres montées à la brouette par des rampes formées de ces terres elles-mêmes.
- CAVEï. Moulu re concave, formée d’un quart de circonfé-rence et d’une portion de cercle.
- CELLIER. Lieu souterrain d’une maison, où l’on serre les provisions , mais moins profond que les caves ; il se pratique entre les caves et l’étage du rez-de-chaussée, lorsque cet étage est élevé de quelques marches au-dessus du sol.
- CENDRÉE DE TOURNAY. Poudre qui, étant mêlée avec de la chaux, produit un excellent mortier pour la bâtisse dans 1 eau : on ne s’en sert qu’à Tournay et dans les environs.
- CENDRIER. Est la partie inférieure d’un fourneau , destinée à recevoir les cendres.
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- îfio CH.
- CENTRE. PtHnt qui est au milieu d’un cercle, également éloigné de toutes ses extrémités. Le centre d’un carrées* le point de section formé par la rencontre de ses deu*
- diagonales.
- CERCLE. Est, en général, une ligne tracée d’un seul poin* qu’on nomme le centre, et dont toutes les parties en son*' par conséquent également éloignées.
- CEUILLIE. Arête saillante en plâtre, façonnée avecnne règle sur le bord des tableaux et embrasemens de porte5 et croisées.
- CHAINE. Pilier en pierre dans l’intérieur d’un mur 6° moellon , qui se place sous les portées des poutres et an* encoignures d’un bâtiment. C’est aussi une maçonner*1* en moellonnaiile, plâtras et plâtre , faite de distance e» distance pour sceller les lambourdes d’un parquet.
- Une chaîne est aussi une suite de plusieurs barres de fer réunies par des inouffles, des crochets, des entailla ou autrement , et que l’on place dans l’épaisseur d«s murs pour en empêcher l’écartement. On en met égale' ment autour des anciens édifices qui menacent ruine * pour les retenir ; c’est ainsi que la coupole de Sain*' Pierre de Rome a été entourée d’une chaîne immense fiul en empêche la destruction.
- On appelle encore chaîne un instrumen t d’arpenteut » composé de plusieurs bouts de tringles en fer dout les an' neaux indiquent une fraction de mètres ou de toises, e* servant à mesurer de grandes surfaces.
- CHAISE. C’est plusieurs pièces de bois placées en croix leS unes sur les autres , ou sous des étayemens et chcvale' mens.
- CHAMBRANLE. Est une bande orné,e de moulure e* quelquefois de sculpture , faisant saillie sur le nu d’n° mur ou d’un lambris de menuiserie, autour d’une baie *1® porte , de croisée , ou de cheminée.
- On fait des chambranles à crossettes, dont les angles on* des orillons ou des crossettes.
- CHAMP. Est dans l’architecture la peinture et la scidp' ture , les parties unies ou le fond sur lequel sont appliqué les moulures et les oruemtns.
- — Se dit aussi de la face la plus étroite d’une pierre oO d’une pièce de bois à l’égard de sa position ; on dit paseï de champ, c’est-à-dire mettre la face la plus étroite en dessous.
- CHANFREIN. C’est l’arête abattue d’un morceau de bois ou d’une pierre.
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- CH. 16/
- CHANFREINER. Abattre l’arête d’une pièce de buis ou d une pierre.
- CHANTEPLEÜRE. Ouverture longue et étroite, pratiquée verticalement dans les murs de clôture ou de terrasse près des rivières, pour faciliter, lorsqu’elles débordent, Rentrée et la sortie des eaux.
- chantier. Est le lieu oû un entrepreneur dépose les matériaux d’un bâtiment, pour les préparer et tailler.
- chantourner. C’eat couper une pierre , une pièce de
- bois , suivant un profil ou dessin donné.
- -|UAPE. Enduit épais de bon mortier qu’on met sur l’extrados d’une voûte, pour la garantir des infiltrations des eaux ; on fait cette cbape en mortier de ciment avec de petits cailloux , sur l’extrados des arches des ponts.
- chaperon, c ouverture d’un mur, cbaperon à un ou deux egoûts; on l’appelle en bahut, lorsqu’il est bombé. On en fait aussi en pierre, en moellon ou meulière de champ, et même en ardoise ou en tuile. Dans les campagnes, on en fait en paille et en terre franche ; on appelle aussi chaperon la voûte surbaissée d’un four de pâtissier ou de boulanger. Les chaperons de mur sont en plâtre, en mortier, en-tuile, en ardoise, en pierre, en chaume.
- CHAPITEAU. Est la partie supérieure d’une colonne, qui la termine et qui couronne le fût; chaque ordre d’architecture à son chapiteau.
- CHARGE. Forte épaisseur de plâtre sur un mur, un pan de bois, etc., pour les mettre d’aplomb, ou sur une aire pour mettre le carreau de niveau.
- CHARIOT. Voiture à deux roues basses, avec une flèche servant de brancard ; elle sert à transporter les pierres, on le nomme aussi diable.
- CHASSIS. On appelle châssis, en maçonnerie, les pierres qui forment le pourtour de la baie d’un regard, d’une pierrée, d’un égoût, d’une fosse d’aisance, dont le bord est taillé en feuillure pour recevoir une dalle ou tampon aussi de pierre , suivant la Firme du châssis.
- CHAUSSE D’AISANCES.Tuyau de descente d’un siège de lieux d’aisances jusqu’à la fosse ; ces tuyaux se font le plus ordinairement en plomb, en fonte de fer, ou en boisseau de poterie vernissée, recouverts d’une chemise de plâtre ou de mortier; ils ont de 22 à 27 c. (8 à 10 po.) de diamètre, s’emboîtant les uns dans les autres par leur extrémité , avec un ourlet de recouvrement.
- G HAUSSEE. Voie bombée, ferrée ou pavée, ayant deux
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- ruisseaux, l’un à droite, l’autre à gauche, et qui joignent les revers ou la contre-allée d’une rue ou d’une route.
- CHAUX. Pierre calcaire cuite dans un four, que l’on étei»1 dans l'eau, et qui, mélangée avec du sable ou du cime11*’ produit le mortier.
- CHEMIN. Régies disposées sur un mur ou sur un plafond’ pour tracer des corniches ou d’autres moulures.
- CHEMIN FERRE. Chemin formé d’un mélangé de cajl' Ioux et de sable, et bordé de grosses pierres pour encais-sement.
- CHEMUNEE. Est le lieu où on fait le feu dans les prince pales pièces d’un appartement; une cheminée se compose ordinairement d’un âtre, d’un foyer, contre-cœur , jaffl' bages, manteau et tuyau. U ne cheminée adossée est celle qui est appuyée sur un mur de maçonnerie, ou au tuyau montant de la cheminée de l’étage inférieur ; Affleurée/ est celle dont l’âtre et le tuyau sont pris dans l’épaisseuf d’un mur, et dont le manteau seulement est en sailüe * en saillie, celle dont le contre-cœur et le tuyau touche»1 le mur contre lequel elle est adossée; le manteau et Ie tuyau avancent dans la pièce ; en encoignure ou angulaire) est celle construite dans l’angle d’une pièce , et dont Ie manteau forme un pan coupé.
- Une cheminée de cuisine est celle dont la hotte en forme de pyramide se trouve posée ordinairement sur un ma»' teau de bois de charpente, portant sur les murs de ladite cuisine, élevée de i m. So c. à 1 m. $5 c. (5 pi. 6 po. à 6 pi-)* et en saillie de o m. 98 c. à î m. 5o c. ( 5 à 4 pi-) sur Ie mur-dossier qui la reçoit.
- On appelle aussi cheminée l’ouverture réservée dans 1® voûte d’une fosse pour laisser tomher les matières de 1® descente qui vient y aboutir; ou la nomme aussi chute.
- CHEMISE. Enduit en mortier qui entoure un conduit 0» tuyau de terre cuite, ou de grès, ou en plâtre, autour de$ descentes d’aisances ou autres.
- CHENEAU. Canal en plomb pratiqué sur un entablement* ou même creusé dans la cimaise, pour recevoir les eau* pluviales qui se déchargent ensuite dans les cuvettes et tuyaux de descente disposés pour les conduire sur le sd-
- CHERCHE. C est un calibre en volige découpée suivant un» courbe donnée, que l’on ne pourrait tracer d’un, ou mêu,e de plusieurs centres, afin de pouvoir l’appliquer sur 1® pierre qu’il s’agit de tailler suivant cette courbe : le contour de la cherche est par conséquent le contraire de 1®
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- CI. i63
- Eaurbe, c’est-à-dire convexe si elle est concave , et con-cave si elle doit être convexe.
- ^UTE. Ouverture faite dans la voûte d’une fosse d'aisances ’ et f>ar arr*venf les matières.
- 'EVALEMENT. Manière d’étayer et de soutenir une Encoignure , un trumeau, un jambage, en remplacement nés poinis d’appui que l’on supprime instantanément , pour
- es reprendre en sous-œuvre, pour ouvrir une baie de politique, ou de porte cochère, pour soutenir des plan-j-ners, etc. Le chevalement est composé d’une forte pièce horizontale, nommée chapeau, sous les extrémités du-'h’el on place deux pièces de bois debout, inclinées un Peu l’une vers l’autre , et sous les pieds de ces pièces, on n.Phse des plates-formes nommées couches.
- AVALER. C’est étayer, soutenir un édifice, ou une PjPhytie, avec des chevalemens.
- ^EVALET. Petit comble de forme triangulaire derrière ahe lucarne, une souche de cheminée ou un fronton.
- J Est aussi un bâtis de bouts de planches cloués seule-Cn'Ent, à l’usage des couvreurs, pour s’échafauder. ^EVaüCHER. Se dit dans les travaux, des pièces qui ^couvrent partie l’une sur l’autre ; tels que les tuiles , ardoises d’une couverture.
- REV RE. Machine avec laquelle on élève des pierres, des P^ces de bois, etc. dans les travaux des bâtimens.
- ha chèvre se compose de deux pièces de bois, nommées bras, de plusieurs entretoises pour arrêter l’écar-Etnent, d’un treuil traversé de quatre leviers, pour dé-vider le cable qui passe sur une poulie, à l’extrémité su-PÉrieure, où elle roule sur un axe claveté. Quelquefois ai|x deux bras, on en joint un troisième, appelé bicoq P,® pied de chèvre, pour la soutenir lorsqu’on ne peut appuyer, ou lorsque le fardeau ne doit pas être élevé H)ljlne Sran(^e hauteur.
- EL. On nomme ainsi le premier banc de pierre qui se ^contre sous la terre , en faisant l’ouverture d’un puits de carrière, et qui lui tient lieu de plafond dans toute l’é-^jjhudue de l’excavation.
- **ENT. Débris de briques, tuiles et carreaux et autres s,'bstances concassées , pour être mêlées avec la chaux ç>,j^h)rmer le mortier.
- “ENTER. Lier les matériaux, comme pierres, dalles, y|fiJ<;• avec du ciment ; enduire avec du ciment.
- ’RLER. Tracer des lignes avec un cordeau tendu aux 1 eux extrémités, et qu’on a blanchi pour marquer la
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- 164 CL.
- ligne que l’on cherche. G’est aussi, dans le toisé, prcfl^ avec un cordeau le pourtour d’une voûte, le dévelopP ment des marches d’un escalier ou de sa coquilles . avec une bande de parchemin ; contourner les moulu1® d’une corniche , et de tout autre objet qui ne saurait e mesuré avec le pied ou le mètre.
- CINTRE. Est en général ce qui a une figure courbe. ^ cintre de voûte est le contour circulaire de sa douelle. , cintre droit est le contour de la douelle d’une voûte P(' perpendiculairement à sa direction. Le cintre de frCÉv< le contour de la douelle d’une voûte biaise, pris à U rête de la face , obliquement à sa direction. On appe[( aussi cintre de cave, l’assemblage des pièces de charp^ disposées provisoirement pour construire cette voûtei en maintenir en place tous les vous,soirs, jusqu’à ce ? la claie soit posée.
- CISEAU. Outil acéré dont se servent les tailleurs pierre, les menuisiers, leç plombiers et presque tous1 ouvriers du bâtiment. .
- CISELURE. Taille étroite faite tur le bord de la pierre 8 du marbre, avant d’en dresser les paremens; c’est ^ core tailler au ciseau l’épaisseur des tranches de marb^.'
- CITERNE. Lieu souterrain, dont le fond, les murs eU voûte sont en maçonnerie, et enduits en mortier de ment, pour recevoir, épurer, et conserver les eaux P1 viales.
- CIVIÈRE ou BAR. Sorte de petit brancard à quatre braS’ pour le transport des pierres et autres matériaux.
- CLAIRE-VOIE. Ouvrage de charpente ou de menuise11^ dont les pièces laissent des intervalles entre elles, co&f des barreaux, un treillage, etc. On dit une cloison à daI.. voie ; un grillage en charpente à claire-voie pour fondations, etc. ^
- CLAUSOIR. Est la dernière pierre que l’on pose dans mur ou dans une voûte , pour la clôture du dernier esp3^ qui restait vide. ,
- CLAVEAU.Est une pierre taillée en forme de coin, 0U ^ pyramide tronquée, oblique ou droite, faisant p3^ d’une plate-bande, d’un architrave, etc. Le claveat!. crossette est celui dont la tête est retournée avec les a35,' ses de niveau. On appelle claveau à joint perdu ou déro^’ celui dont le joint de face extérieur est vertical. , e
- CLE. Dernier voussoir ou claveau, posé au sommet voûte ou d’un arc pour le fermer et le bander ; cette c est quelquefois ornée de sculpture. Une dé passante e
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- ctlle qui, traversant l’architrave, et quelquefois la frise, *'n 1Qterrompt la continuité. La clé saillante ou en bossage, celle dont le parement excède le nu des: autres vous-®0lrs. Une clè pendante est celle qui, dans une voûte ou ^Lr arC ' <:xcôde Ie mi de la douelle.
- 'JAQUE. C’est un égout ou aqueduc construit pour re-pev°ir les eaux et immondices d’une maison , d’un édi-Ç|1(Pei d’un chemin public, d’une ville , etc.
- SOrsf de charpente ou pans de bois, ou de menui-®erie. Les premières sont construites en bois de o m. 14 c. ;'°tn. i6 c. (5 à 6 po.) d’épaisseur; les secondes en bois e ° m. 8 c. (3 po. )
- Les cloisons creuses ou sourdes sont celles qui ne sont Point hourdées dans l’épaisseur du bois; à claire-voie, belles faites en planche de bateau refendues; hourdées, fctiiplies d ans l’épaisseur du bois en piatras ou en moel-
- ç.onnailles.
- 'JRE. Fermer, boucher quelque chose, une baie de P°rte ou de croisée. C’est également entourer, ceindre Po» (ï,,elconcIue Par des murs.
- ‘PRE. Faux tuyau de cheminée entre deux tuyaux vé-fables qui dévoient. On fait souvent un coffre au droit passage d’une poutre , d’une solive d’enchevêtrure, (v un faîtage , etc.
- b. Le col d’un balustre est la partie supérieure au-des-(y,cssus de la panse.
- bhET. C’est le petit joint en plâtre qui rebouche le des-p0os d’une marche d’escalier, et l’about-côté du limon, b est aussi la partie la plus étroite d’une marche tournante
- Oq'j dansantc>
- bOMBAGE. Hourdage de cloison en terre, recouvert
- Opjosuite en plâtre ou en
- uLOl\nVATVF. F.st
- mortier.
- 'bONNADE. Est une suite de colonnes formant un pé-fts'yle ou une façade : telle est la colonnade du Louvre; ^lle des bâtimens de la place Louis XV ; celle de la (V 0ll,se à Paris , etc.
- bOPfNE. Pilier rond fait pour soutenir , ou pour orner, [foi comporte trois parties principales ; savoir : la base, e lût et le chapiteau.
- Les colonnes portent le nom de l’ordre d’architec-î.Ure auquel elles appartiennent, et leurs dimensions dif-(irent de hauteur; ainsi, la colonne toscane a sept diamè-res de hauteur , y compris la base et son chapiteau.
- La colonne dorique a huit diamètres de hauteur, y compris sa base et son chapiteau.
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- La colonne ionique a neuf diamètres de hauteur, y pris sa base et son chapiteau. (
- Enfin, la colonne corinthienne a dix diamètres de teur, y compris sa base et sou chapiteau. , |
- Une colonne cannelée est celle dont le fût est orne cannelures daos toute sa longueur, ou seulement) qu’au premier tieis. ^
- On entend par colonnes en tambour, celles dont le h'd ^ formé de plusieurs assises de pierres moins élevées <j. le diamètre de la colonne; c’est la construction la P: en usage ; quand le diamètre des colonnes est trop ( pour qu’on puisse faire ces tambours d’un seul more-de pierre, on en assemble deux l’un à côté de l’a" i avec des agrafes en fer ou en bronze, scellées en p*°p dans les joints. ()
- Une colonne en maçonnerie est celle qui est faite moellons enduits de plâtre, ou en brique , et recoud. de stuc, ou quelquefois en briques formées d’un segtf1^ de cercle sans Être recouvertes ; on ne fait usage de ceÿ dernière construction que dans les pays qui manquefl1 pierre
- Une colonne d’assemblage est celle formée de n1
- brures de bois assemblées, collées et chevillées plateaux de madriers circulaires ou à pans qui son1 , dedans, et qu’ensuite on met sur le tour, pour lui o ner son galbe et ses proportions.
- La colonne angulaire est celle qui occupe l’angle <* édifice.
- Une colonne engagée ou adossée est celle qui tient ( mur de dossier par les trois quarts ou la moitié de 6 diamètre. ,eS,
- On dit colonnes serrées, de celles qui laissent peu d ^ pace entre! elles; colonnes rares de celles entre lesqnf* jf il y a beaucoup d’espace, tel que l’arœostyle des anci®^
- Une colonne triomphale est celle élevée au milieu d1^, place, pour servir de monument; telles sont le® donnes Tajanne et Antonine à Rome, et la colonne gloire de la grande armée sur la place Vendôu>e! Paris.
- Une colonne funéraire est celle dont le fût porte sur • chapiteau une urne , où sont renfermées les cendres quelque mort illustre.
- Une colonne rosirale est celle ornée de poupes et ^ proues de vaisseaux et galères, d’ancres et de grapi*15’ mémoire d’une victoire navale.
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- MBLE. Charpente qui couvre un bâtiment ; il prend chvers noms en raison de sa forme.
- Le comble en appentis n’a qu’une seule pente; celui à e«* égouts est à deux pentes ; le comble brisé a un mem-r°n et des mansardes; le comble en pavillon a quatre Cfoupes; on appelle comble moisé celui dont les pièces retiennent l’écartement sont moisécs et boulonnées. (jr y_°yez Toit.)
- Rl’AS. Est un instrument composé de deux jambes, îR se meuvent l’une sur l’autre, à l’aide d’une charnière qui forme sa tête ; dans tous les arts , on s’en sert Pour prendre et donner des mesures, tracer des cercles des courbes. Il y en a de diverses espèces.
- Ceux dont on sesert pour les dessins d’architecture, sont: Î* te compas simple à deux pointes droites ; 20 le compas f( pointes changeantes auquel on substitue à une des Pointes un porte-crayon, ou un tire-ligne; 5° le compas rf trois jambes, pour prendre les angles et les triangles ;
- le compas de réduction, pour réduire ou augmenter un ^ssin ; 5° le compas cle proportion, règle de cuivre, de à 19 c. (6 à 7 po.) de longueur, et même davantage , de i4 à 16 mill. (6 à 7 lig.) de largeur , qui se plie par e moyen d’une charnière, et sur la surface de laquelle s°nt différentes lignes tracées et divisées suivant diverses Reportions, dont on se sert en géométrie pour trouver la ^•vision d’une ligne droite , les cordes et côtés d’un polygone , etc. Ces diverses espèces de compas sont ordinai-Rrnent en cuivre , armés de pointes d’acier, et servent !?a«s un cabinet pour dessiner sur le papier, ou pour ‘aire des modèles en carton.
- Les espèces suivantes sont ordinairement en fer ou en o<fis, armés de pointes de fer ; savoir : le compas d’appa-^‘Ueur, qui est formé de deux branches droites de fer Rat, qui se meuvent l’une sur l’autre, à l’aide d’une ïlvure, et dont l’autre extrémité est arrondie et terminée çn pointe ; il sert pour tracer les épures sur un enduit, ensuite à prendre ces mesures sur l’épure, pour les reporter sur la pierre ; il leur sert également à prendre l’ou-verture des angles rectilignes. C’est pourquoi on le nomme également fausse-équerre. Le trousquin ou compas à verge ®st un instrument composé d’une tringle carrée, en bois ou en fer, de telle longueur que l’on veut, sur laquelle Ooulentdeux poupées ou boîtes en cuivre , armées d’une Pointe de fer que l’on fixe à volonté sur la tringle , avec une vis de pression ; il sert pour les ouvrages de grande
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- proportion, les compas ordinaires n’étant pas assez gr®0 ni assez commodes pour prendre de grandes mesures-, Les ouvriers en métaux ont encore Je compas d’ép1^ seur, dont les branches sont courbes, pour prends diamètre d’un objet de petite dimension.
- CONCAVE. Suri'ace intérieure d’un corps rond et cre" comme une coupole , une voûte sphérique, etc. ,
- CONDUCTEUR. Employé aux ordres d’un architcde d’un ingénieur, pour surveiller l’exécution des travafl; noter les journées d’ouvriers , les fournitures, etc. R*0’, le génie civil et militaire, ces employés sont payés P le gouvernement. .
- CONDUITE. Est en général une suite de tuyaux qui 3°^ nent l’eau d’un lieu à un autre; les conduites sont fonte , de plomb ou de poterie.
- CONE. Figure dont la base est un cercle, et qui se ter»11 en pointe.
- CONGÉ. Petit cavet qui joint un filet ou une autre mou!1* avec le nu d’une colonne ou d’un piédestal. .
- CONSOLE. Support galbé qui sert à soutenir un balcü ou autres objets en saillie.
- CONSTRUCTEUR. C’est celui qui a fait son étude part'0'
- lière de la construction : les entrepreneurs ne s’adon°e'
- .flt
- en général qu’à la partie à laquelle ils se destinent, ^ dilïerens en cela de l’architecte, qui doit les possé“ toutes au moins théoriquement, pour prévoir et cO^ donner toutes ces parties à chacune des spécialités fiu dirige.
- CONSTRUCTION. C’est l’ensemble qui résulte des ^ vers travaux du maçon, du charpentier , du serrurier» en général de tous les ouvrages des ouvriers de bâtiuie1' ' c’est enfin l’assemblage, dans un arrangement couvert ble , de toutes les espèces de matériaux qui entrent dalls un édifice.
- CONSTRUIRE. C’est élever un édifice public, ou u°e maison particulière, selon des plans et des dessins col®5'
- CONTOURNER. Tracer le contour d’un arc corrompu» f" de tout autre ouvrage d’architecture qui ne peut se l’all’f au compas. — Arrondir , rendre rond.
- CONTRE-ALLÉE. Petite allée à côté d’une grande aveu11 ou d’une route.
- CONTRE-BAS. De haut en bas, c’est faire une part<e ® construction plus basse que d’autres qui existent ou fi* l’on désigne.
- CONTRE-BUTER. C’est la même chose que arc-bouf
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- c’est contenir la poussée des terres d’une voûte ou d’une construction quelconque par des arcs-boutans en pierre Tu complètent cette construction, et même par des contre-fiches, provisoires en charpente.
- CONTRE CLE. On nomme ainsi deux claveaux ou vous-S(firs, qui se placent à gauche et à droite de la clé d’un arc ou d’une plate-bande. On appelle contre clé extra-dossèc, celle qui a la même hauteur que la clé. CONTRE-COEUR. Est le fond d’une cheminée, entre les Jambages , contre lequel on place le bois ; on le revêt ordinairement d’une plaque de fer fondu , qui réfléchit da-vantage la chaleur , et conserve la maçonnerie. CONTRE-FICHE. Pièce de bois posée obliquement contre une autre , comme pour l’étayer.
- LOUTRE-FORT, ou cpcron. Est un pilier de maçonnerie saillant hors le nu d’un mur de revêtement, et faisant Raison avec lui pour soutenir la poussée des terres ; la Partie par laquelle il est lié se nomme racine, et la partie p saillante se nomme queue du contre-fort. LOlVTRE-LATTOIR. Est un outil à l’usage des couvreurs -, Pour soutenir la latte, quand ils attachent l’ardoise dessus. LOUTRE MUR. Est un petit mur construit contre un autre , pour que celui-ci n’éprouve aucun dommage; on Oe construit de contre-mur, que contre les murs qui sont mitoyens , et c’est ordinairement pour le dessous des mangeoires des écuries , pour les fours et les forges , pour les cours à fumier, et entre les puits et fosses d’ai-
- sances, etc., etc.
- CENTRE-POSEUR. Est dans la construction des bâtimens, l’ouvrier qui aide le poseur à recevoir les pierres de la grue ou autre machine, et à les mettre en place d’aplomb p e-t de niveau.
- CONTRE PROFIL. C’est une moulure qui entre exactement dans une autre moulure faite à contre-face de la
- p Première.
- CONTRE-REVERS. C’est dans une chaussée, le côté du ruisseau opposé au plus large : et aboutissant aux maisons d’une rue, ou aux bas-côtés d’une route.
- CONTROLEUR. Est dans les bâtimens civils et autres, un artiste dont les fonctions sont de tenir registre de toutes les fournitures, et eu donner des reçus ; de veiller à la bonne qualité des matériaux et à l’exécution fidèle des dessins suivant les règles de l’art, et les conditions des devis et des marchés. Ce n’est guère que dans les bâtimens publics et dans les grandes administrations macow. i5
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- que L’on emploie des contrôleurs; partout ailleurs, c6* fonctions sont remplies par des inspecteurs.
- CONVEXE. Se dit de la surface extérieure d’un corps rond' la surface extérieure d’un dôme est convexe.
- COQUILLE. On appelle ainsi une espèce de voûte, füf' mée d’un quart de sphère ouverte, pour couvrir une niche en plein cintre.
- CORBEAU. Est en général une saillie qui a peu d’épa‘s seur, et soutient quelque fardeau; il y en a en pierre» qui servent à porter les sablières d’un plancher le loa!» des murs; telle est encore la dernière pierre d’une jau>L>e sous poutre.
- CORDAGE. Est le terme général dont se servent les o«' vriers des bâtimens, qui les désignent par différens non»*» en raison de la grosseur; tels sont les cables, cableau*» vingtaines, etc. (Voyez ces mots.)
- CORDE NOUÉE. Cable garni de nœuds, auquel les ba' digeonneurs et les fumistes accrochent une sellette gaf' nie de deux courroies ou bretelles, munies de croche*ii que l’on fait entrer dans les nœuds.
- CORDEAU. Petite corde dont se servent les architecteset les ingénieurs pour lever ou tracer des plans, et les chaf' pentiers, maçons, menuisiers, jardiniers, etc., püllf cingler des lignes droites ou des portions de cercle , p°ur prendre des aplombs, etc.
- Le petit cordeau retors s’appelle fouet. CORINTHIEN. (Voyez Ordre.)
- CORNE DE VACHE. Espèce de voûte, ou de coupe de trait dont le plan est un triangle , et l’élévation en ple,|) cintre, ou surbaissée, et forme la moitié du biais pas*e' Telles sont les voûtes qui portent les pans coupés de* deux extrémités du Pont-Royal, à Paris.
- CORNICHE. Couronnement composé de moulures supef' posées et en saillies les unes sur les autres; partie supe' rieure d’un entablement, d’un piédestal, d’un bâtimeot' On appelle corniches architravèes, celles dont les n>ü°" lures inférieures représentent l’architrave ; corniche raiïf ponte, celle d’un fronton; corniche continue, celle qllf’ dans son cours et tousses retours, n’est pas interroe1* pue par des pilastres ou autres corps saillans ; cornich& votante, celle faite en menuiserie, assemblée à rainure* et languettes, et creuse par derrière , servant à couroU' ner un lambris de menuiserie, à porter un plafond d6 toile, etc.
- CORPS DE LOGIS. Est un bâtiment compris entre deu*
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- tours de face. S’il y a deux pièces entre ces deux murs, °n le nomme corps de logis double; s’il n’y en a qu’une , °n l’appelle simple ; s’il y a une pièce et un cabinet ou un corridor, on l’appelle semi-double; si l’une des façades est sur la rue , on le nomme corps de logis de devant ; si les façades sont sur une cour ou un jardin, on l’appelle corps de logis de derrière; si enfiu l’une est sur Une cour, et l’autre sur un jardin, on le nomme corps de logis entre cour et jardin.
- ^CRROl. Terre glaise pétrie dont on entoure un bassin, une citerne, une rivière factice, une pièce d’eau quelconque, pour empêcher les filtrations et la perte des eaux.
- Corroyer. Pétrir la terre glaise à pieds nus ou au pilon pour faire un corroi.
- On corroyé aussi le mortier, c’est mêler le sable avec la chaux, en les remuant avec le rabot.
- COTER. C’est marquer sur des plans, des coupes et des élévations dessinées, toutes les mesures partielles et générales, pour que les divers entrepreneurs que l’architecte charge de leur exécution puissent les tracer et les mettre en œuvre d’après ces dimensions.
- couche. Pièce de b ois placée horizontalement sous le pied des étais, ou verticalement sur les tableaux des portes et des croisées dans les étrésillonnemens , ou encore pour empêcher l’éboulement des terres dans une tranchée.
- Les paveurs étendent une couche de sable sur le pavé après l’ouvrage fini. C’est aussi la couleur que l’on étend sur les plâtres ou sur les boiseries.
- Une couche déciment est un enduit de mortier fait avec chaux et ciment, de quelques lignes d’épaisseur, qu’on raye et que l’on pique avec le tranchant de la tr.uelle, lorsqu’il est sec, et sur lequel on repasse un second enduit de la même manière , mais en ciment plus fin qu’on lisse à plusieurs fois jusqu’à parfaite siccité, pour former les parois d’une rivière factice, d’un bassin, d’un canal, d’une fosse d’aisances, etc.
- COUDE. C’est l’angle que forme un mur, dont il résulte un angle saillant d’un côté, et de l’autre un angle rentrant qu’on nomme pli.
- COULER LA PIERRE. C’est introduire du plâtre ou du mortier liquide dans les joints , et entre les lits des assises pour les sceller.
- COUP DE CROCHET. On appelle ainsi un petit dégagement creusé au crochet entre deux moulures.
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- COUPE. Section verticale d’un bâtiment, qui en montre les profils et les contours extérieurs et intérieurs. Les a1' chitectes font des eonpes de leurs projets, pour indiq»el les hauteurs des planchers , des voûtes , etc.
- COUPE DES PIERRES. C’est l’art de tailler les pierre5 sur toutes les faces ; on l’appelle aussi l’art du trait.
- COUPER LE TRAIT. C’est faire le modèle d’un escalier» d’une voûte, d’un comble ou autres pièces de trait e» petit, avec du plâtre fin ou du bois-, et à apprendre ait)*1 à tracer des épures en grand pour la construction.
- Couper le plâtre, c’est faire des moulures ou autres et' uemens en plâtre à la main, avec le ciseau et la gouge : tels sont les angles des corniches que le calibre ne péri atteindre.
- COUPOLE. Est la partie concave d’une voûte sphériq»® que l’on décore ordinairement d’un grand sujet de pei»' ture à fresque ou à l’huile, comme celles des Invalidé et du Panthéon à Paris, et de presque tous les édifice* religieux.
- COURANT DE COMBLE. Est la continuité d’un comble qui a plus de longueur que de largeur, comme celui d’u»e galerie.
- Ce terme est usité par les couvreurs, qui Rappelle»* aussi long-pan.
- COURBE. Désignation de tout objet qui n’est pas droit» mais cintré sur le plan ou sur l’élévation.
- Il y a de deux sortes de courbes , les unes planes, les autres à double courbure.
- Une courbe plane est une ligne courbe qu’on trace su1' un plan , tel que le cercle, l’ellipse, la parabole, l’hyperbole, la spirale, et les arcs rampans.
- Celles à double courbure ne peuvent être tracées suru» plan qu’en perspective, ou par projection; mais on peut les tracer sur un morceau de pierre, parce qu’elles forment un angle solide. C’est la géométrie descriptive.
- COURBURE. Est l’inclinaison d’une ligne en arc; telle est celle du contour d’un dôme, d’un arc rampant, dure-vers d’une feuille du chapiteau corinthien , etc.
- COURONNEMENT. Est tout ce qui termine une décoration architecturale; tels sont les balustrades, les fronton* et les entablemens.
- COURS D’ASSl SE. On appelle ainsi dans la construction , un rang de pierres placées à la même hauteur et posées au même niveau dans toute la longueur d’un mur.
- COUSSINET. Premier voussoir ou claveau d’une voûte,
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- CR. 173
- oud’une arcade, dont le Ht de dessous est posé sur la naissance ou sur l’imposte. C’est aussi un rouleau de paille oattée dont les maçons se servent pour barder les pierres, et les couvreurs pour attacher au bout de leur échelle, ce qui les empêche de glisser, et garantit les tuiles ou les ardoises sur lesquelles on les pose.
- COUVERTURE. Nom générique de tout ce qui se pose sur la charpente des combles, comme tuile , ardoise, plomb , 2iuc, bitume , chaume, jonc, roseau, paille, etc.
- On appelle couverture à claire voie celle où on a laissé eotre chaque tuile le tiers environ de sa largeur.
- COUVREUR. Ouvrier qui couvre les bâtimens, attache la latte sur la charpente du comble, et y applique ensuite la tuile ou l’ardoise. Il fait aussi les solins, ruellées et autres plâtres qui dépendent des couvertures.
- CHÊCHE. Ento urage en bois autour d’une pile de pont pour faire un encaissement de maçonnerie.
- CREPI. Couche de plâtre au panier, ou de gros mortier, que l’un étend sur les surfaces des murs en moellon : le crépi plein est celui qui couvre entièrement le moellon : le crépi à pierre apparente est celui qui ne couvre que les joints, ce qui se nomme aussi rejoinloyeme7it ; un crépi chiquelé est une couche que l’on fait avec du plâtre gâché très clair, ou du mortier jeté au balai.
- CRETE. Scellement des faitières pour les lier les unes aux autres.
- CREUSER. Fouiller, approfondir des fondations, un puits, Un canal.
- CREUX. Les ouvriers donnent ce nom à un moule de plâtre préparé pour couler des modillons , des consoles, etc.
- CREVASSE. Fente qui se fait dans un enduit, dans un unir, soit par suite de la mauvaise construction , soit par l’effet de la poussée, soit par quelqu’autre cause intérieure.
- CROCHET. Est en général tout instrument recourbé destiné à retenir différées objets, à les tenir suspendus, ou à les enlever d’un lieu à un autre. Il y a des crochets de laitage , de comble , de chéneaux, etc.
- Un crochet de tuile est une petite éminence pratiquée Parles tuiliers sous la tuile, pour qu’elle puisse tenir accrochée sur la latte.
- CROIX DE MALTE. Te mie de paveur : ce sont les quatre ruisseaux'd’un carrefour où aboutissent quatre rues.
- CROSSETTE. Chambranle retourné aux angles ; c’est
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- aussi la partie saillante d’un claveau de plate-bande, <lul est posé en recouvrement sur le claveau voisin.
- Crosselies se dit encore des plâtres d’une couverture 3 côté des lucarnes.
- GROUPE. Partie d’un comble en retour de la face, et qttl couvre le pignon d’un bâtiment ; on appelle demi-croüf la partie du comble formant retour sur un appentis.
- C’est aussi la couverture de forme conique du cher® ou rond point d’une église.
- CUBE. Corps solide ayant trois dimensions : longueur, laI' geur et épaisseur.
- CUL DE FOUR. Voûte surbaissée ou surhaussée sur plan circulaire.
- CULÉE. C’est le massif de maçonnerie qui, d’un côte» soutient la poussée des terres d’un quai, et de l’autre so11' tient la voûte de la première et de la dernière arche d’llfl pont.
- CULIÈRE, Pierre plate creusée pour recevoir les d’un tuyau de descente, et les conduisant dans le mlS' seau pavé.
- CULOTTE. Gros bout de tuyau en fonte, en tôle eu e° terre cuite, portant deux branches à son extrémité, p01lt se réunir à des embranchemens.
- CYLINDRE. Est un solide dont les extrémités font de11* cercles égaux : tel serait le fût d’une colonne sans dit»1' nution du diamètre.
- CYMAISE. Est la dernière moulure d’une corniche, cele qui la couronne; qui est souvent ondée par son prold» dont la moitié est concave, et l’autre moitié convexe.
- D.
- DALLES. Tranches de pierre de 27 à 81 mill. (1 à 5 p0') d’épaisseur, et même quelquefois plus épaisses, que \’o(t emploie comme carrelage, ou de champ sur la retraite deS murs, ou comme couronnement de murs de clôture, etc-On scelle aussi des dalles minces sous les montans, tr»' verses, revêtemens et foyers de chambranles en marbre, pour leur donner plus de solidité. Elles servent aussi a former la couverture des grands édifices, et les terrasses et balcons. On dalle également les églises ainsi que 1®S vestibules, les cuisines, laiteries et autres pièces au re£' de-chaussée.
- De* dalles à joints recouverts sont celles qui, ayant une
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- DÉ. 175
- ^uiilure par-dessous leurs joints, et étant posées en Pente, recouvrent les unes sur les autres.
- «• On appelle ainsi le fut d’un piédestal. C’est aussi un eube de pierre que l’on place sous un poteau de hangar j^u autre, pour l’élever au-dessus du sol.
- ««IfiLARDER. C’est couper une pièce de bois diagona-e5°ent, ou en enlever une partie en forme de prisme wriangnlaîre, comme on le fait à un arêtier de comble. ««ITER. C’est scier de la pierre ou du bois, suivant les fugueurs et épaisseurs nécessaires pour l’emploi.
- ««hAÏ. C’est la fouille et le transport des terres des fonctions d’un édifice ou d’un ouvrage de terrasse lorsqu’on creuse un fossé, un canal, l’encaissement d’un jjjhemin 1 etc.
- «CAGONE. Figure plane à dix côtés et à dix angles jwganx.
- «CARRELER. C’est enlever, arracher les carreaux d'un plancher.
- «CEINTOIR. Est une espèce de marteau à deux taillans, eUiployé par les maçons pour équarrir les trous ébauchés avec le têtu, et pour écarter les joints des pierresou moellons en démolissant.
- «CHARGE. Est un arc de maçonnerie formé au-dessus 'lus baies de portes ou de croisées, pour soulager leurs Plates-bandes du poids des constructions supérieures, Ce qui se pratique en posant en coupe la pierre ou le Moellon en forme d’ogive on de fronton angulaire ou circulaire, dont les extrémités portent sur les pieds droits Cs baies, au lieu de l’espacer par assises de niveau. On Cn fait également en arc renversé, dans les fondations dont
- 4terrain ne paraît pas assez solide. (Voyez pl. 2, fig. 45.) HAUSSÉ. Ce sont les fondations minées et dégradées eu dessous. Ce qui arrive ordinairement à l’égard des Piles des ponts et des murs de quais, qui étant constamment lavés se dégradent, et peu à peu se trouvent déchaussés. Si on enlève la terre au pied d’un mur jusqu’au niveau du dessous de la fondation, on le déchausse, jwe qui hâte sa ruine.
- FORET. C’est la perte éprouvée par les entrepreneurs , dans la taille de la pierre et du moellon ; laquelle est évaluée dans les détails, lorsqu’on fixe le prix des travaux k An pierre.
- ECI3YTRER. C’est démonter les cintres de charpente qui ont servi à la construction d’une voûte, ce que l’on
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- ne doit faire qu’après que le mortier des joints est b>(11 sec et affermi.
- DÉCLIC". Morceau de fer en S ou en forme de C, P^CJ sur le montant d’une machine telle qu’une sonnette battre les pieux, et qui est destiné à retenir la mani''el, lorsque le mouton est élevé; le déclic étant déplacé l’engrenage au moyen d’une corde, le mouton tombe toute sa volée sur la tête du pieu. On le remonte ensufi® on replace le déclic, et on le lâche ainsi alternative®60 jusqu’à ce que le pieu soit enfoncé en terre jusqu'au®1 du mouton.
- DÉCORATION. C’est l’assemblage des divers orne®ejl| dont on enrichit un sujet, comme dans un édifice pub’1 ou particulier les ordres d’architecture : les cham bran Ie*1 les niches, les balustrades , les frontons forment la déc0 ration extérieure; les lambris, la sculpture , la peint«re’ la dorure, composent l’ornement de l’intérieur. ,
- On fait également des décorations de catafalques, théâtres, de fêtes publiques, de feux d’artifice.
- DÉCOUVRIR. Oter la tuile ou l’ardoise qui compose couverture d’un bâtiment, pour trier ce qui est bon servir.
- DÉ1DOUBLER. Séparer les lits des pierres dans une rière, de toute leur longueur, avec des coins de fer; les carriers ne peuvent parvenir à les dédoubler, 1 prennent le parti de les scier, ou de les faire sauter à mine.
- DÉFENSE. Signal en forme de croix fait avec deux suspendues au bout d’une corde, sur la voie publique, P^ les maçons et les couvreurs, pour indiquer aux passa qu’ils doivent passer du côté opposé.
- DÉFONCER. Fouiller le terrain d’un jardin à65 ou 98 c'^ ou 5 pi.) de profondeur, en retournant les terres et y r pandant du fumier, et détruire en même tems lessouch65' ôter les pierres, les cailloux , etc., etc. !
- DEGAUCHIR. Dresser le parement d’une pierre, ou I 0 de ses joints de lits ou de coupe, avec deux règles dro|ie posées de champ aux deux extrémités du parement, c° les bornoyant l’une sur l’autre, pour régler la surface se Ion le plan qu’elle doit avoir.
- DÉGORGER. C’est vider des tuyaux de conduite pour le* nettoyer. On dit encore dégorger une chausse d’aisancc$> ce qui a lieu avec un poids quelconque , ou une sond6’ et on fait monter et descendre cette sonde dans la chaussé
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- DE. 177
- jisqu’
- à ce que les matières qui s’y étaient arrêtées soient u®Scencîues dans la fosse.
- GRADATION. Est le défaut d’entretien des parties d’un tjp^Rtoent, par suite duquel il devient inhabitable.
- .RRÉ. On nomme ainsi la 36ome partie d’un cercle. Ainsi e demi-cercle se compose de 180 degrés, et le quart du &|prc^e 011 angfe droit, de 90 degrés.
- GROSSIR. C’est donner à un ouvrage quelconque la Prçmière façon ^ et le disposer à recevoir les antres qui °R'ent l’amener à sa perfection : on dégrossit la pierre yi1 c>seau et au maillet, à la pointe et au marteau bretelé. tLA-RDEMENT. Coup e en diagonale que l’on fait au pa-leitlent de dessous des marches d’une descente de cave, 0,) d’un escalier en pierre pour former un intrados ram-^t. On dit marche délardée; on délarde aussi certaines p^'-ces de bois , telles que les faîtages et arêtiers de com-{t]fr ’ ^es sablières , etc.
- rô^ARDER. C’est couper de biais le Ht d’une pierre.
- Est une malfaçon dans la pose de la pierre, lorsque, 5,1 beu de la poser de niveau, ou en joint sur son lit de Ca|rière, on fait de ce lit un parement ; on dit alors pierre ^ délit; posée ainsi, elle est sujette à se fendre, et ne généralement porter de grands fardeaux.
- ^dlTER. C’est couper une tranche d’une pierre dans le Set>s de son lit de carrière ; il est des pierres qui se déliât d’elles-mêmes; maisil en est d’autresquisont si comptes qu’elles n’ont ni lit, ni délit : tels sont les mar-Wés, les granits, les grès, etc.
- ^AIGRIR. Recouper le joint de lit ou montant d’un v0llSsoir, ou d’un claveau, pour rendre un de ses angles P'is aigu; enfin, c’est diminuer une pierre trop forte j)oUr l’ajuster dans l’emplacement auquel on la destine. W en est de même d’une pièce de bois trop forte. jl^I-ANGLAISE. Garde-robe garnie d’un pot rond de t)î?»erice d’une boude mobile qui se lève avec un crochet. MOlSELLE. C’est un cylindre de 16 â 19 c. (6 à 7 po.) e grosseur, et d’environ 98 c. (3 pi.) de longueur, allégé l‘ar son extrémité supérieure, armé à son extrémité inl’é-!eure d’un sabot de fer, et ayant deux bras en portion de tercle, dont les paveurs se servent pour affermir le pavé ruess,|r sa forme de sable.
- Ls t la destruction d’un bâtiment, soit par vétusté, soit par suite de malfaçon , soit pour être sup-P'uné. On appelle matériaux de démolition ceux qui sont ^'connus bons à réemployer, comme les fers, les bois,
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- 178 DE.
- les plombs, la brique , les carreaux, les lambris de ^ nuiserie, les portes, les pierres que l’on retaille, le Ion, etc.
- DENTICULES. Suite de petits cubes formés par une mj1 Jure carrée refendue de distance en distance, entre >| quels on laisse ordinairement une petite languette, et s ; orne les entablemens et les corniches. ,
- DEPAVER. C’est arracher ou enlever le pavé d’une d’une rue, d’un chemin , etc. J
- DEPENDANCES.On nomme ainsiles bâtimens access°!j(,| d’une grande maison : les basses-cours et les cuisines» i écuries et remises sont les dépendances d’un hôtel, coi®® les fermes ou métairies, les logemens du jardinier, leSljêi vidons des garde chasses, les serres et orangeries son1 dépendances d’un château. [(
- DEROBEMENT. Est la manière de tracer les pierres sa0^, secours des panneaux, c’est-à-dire par équarrisseme £{ on commence par équarrir la pierre, et ensuite oot1^ d’après les mesures prises sur l’épure. On dit trace? P dérobement ou par équarrissement. , j
- DESCENTE. On appelle ainsi toutes les voûtes inclio^, l’horizon, telles que les voûtes de cave, une rampe calier et la voûte qui couvre cette rampe. On ao?6 ( aussi descente un tuyau qui porte les eaux d’un ou d’une cuvette sur le pavé, ou celui par lequel déri' les eaux d’un réservoir dans un lieu inférieur. , $
- Une descente biaise est celle qui passe obliquement a un mur, et dont les piédroits de l’entrée ne sont pas querre avec sa direction. (t
- On appelle descente sur tes lieux une visite et transP(j, d’experts sur les lieux, ordonnée par le tribunal p0°r ,< siter et vérifier des ouvrages, examiner leur état, *^e malfaçon et en dresser procès-verbal pour en re° compte à qui de droit. ^
- DESSIN. C‘ 'est en général la représentation d’un bâlime,j|', d’un tableau , d’un morceau de sculpture, etc. 11 y a ^ lerentes manières de dessiner l’architecture, savoir ' trait, lorsqu’on trace les objets représentés, aucray0” à l’encre , sans aucune ombre; lavé, lorsque les ou1‘) j8 sont indiquées au pinceau avec l’encre de la Chine, °lV, bistre, tels sont les dessins des architectes et meurs; colorie, lorsqu on emploie pour chaque objet ^ couleurs qui lui sont propres.Un dessin en perspectif6 la représentation telle que l’œil les voit ou peut les v . en effet lorsqu’ils sont considérés à une certaine dista
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- DI. 179
- 9n appelle dessin gèomètral, celui qui représente les ob-)®ts sur une seule ligne, et selon les dimensions fixées Par l’échelle adoptée ; ce dessin est privé des effets de la
- .Perspective.
- e'ÏAILS. On entend, dans les travaux de toute espèce , Parce terme 3 les calculs de la quantité et du prix de lacune des matières qui seront employées, de leur transport, de leur main-d’œuvre et de leur déchet , pour par-venir à l’estimation de chaque travail et s’assurer à l’a-vance de la totalité des dépenses d’un projet de conduction. Cette connaissance est particulièrèment utile à entrepreneur, pour ne pas se tromper dans les marchés *!u il passe. ( Voyez devis. )
- ^VELOPPEMENT. Est la figure dessinée de toutes les S|)rfaces qui composent un solide ; tel est un polyèdre , 11(1 voussoir, etc. C’est aussi le dessin des façades, plans, j.S°uPes et profils de toutes les parties d’un édifice. EV^TIR. Oter, détruire le revêtement de quelque «hose.
- "Els. Le devis est la description exacte des dimensions, Qualités et façons des matériaux d’un bâtiment, faite d’a-Pfès les dessins cotés donnés par l’architecte, pour établir e prix de chaque espèce d’ouvrage , au mètre ou à la f°ise cube ou superficielle, ou à la pièce. Où fait ordinairement un devis particulier pour la maçonnerie, un pour *a charpente , un pour la menuiserie, enfin pour chaque Nature d’entreprise , et toutes les sommes réunies qui en .Résultent donnent le prix total de la construction. EVOYER. Tuyau de cheminée ou chausse d’aisances, que Eon construit hors d’aplomb.
- U‘ABLE. Voiture composée de deux roues très basses P^cées aux extrémités d’un essieu , au milieu duquel est assemblé un timon. Les maçons s’en servent pour traîner a bras les pierres de taille au chantier.
- 1AGONALE. Ligne droite qui passe d’un angle à l’autre, dans un carré, un parallélogramme, ou toute autre figure plane à quatre côtés.
- lAMÈTRE. Ligne droite tirée d’un point de la circonférence d’un cercle à un autre point, en passant par le centre.
- Le demi-diamètre ou rayon en est la moitié, c’est-à-direla ligne qui, du centre, aboutit à la circonférence.
- Ee diamètre de lacotonne est celui qui est pris au-dessus de. la base et qui fixe le module pour mesurer toutes les
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- autres dimensions d’un ordre d’architecture; celui du dj -flcment est celui qui est pris à l’extrémité du prç®f tiers de, la colonne. Celui de la diminution est pris * dessus du congé de l’astragale. t
- DIGUE. Massif de maçonnerie ou de charpente ; et de ^ vers matériaux destinés à retenir les eaux dans leur W faire obstacle aux inondations. , ,
- DIMINUTION. Est le rétrécissement proportionné àu colonne de bas en haut. .
- Les architectes font cette diminution de trois man*et différentes , les uns diminuent la colonne depuis sa jusqu’au chapiteau ; d’autres , divisant la longueur dll| en trois parties , ne font com mencer la diminution fl1’ premiers tiers ; d’autres, enfin, font enfler le fût depl1l5,j‘ base jusqu’à la fin du premier tiers, où commence la( ( minution jusqu’au chapiteau. C’est ainsi que Perrau‘. fait exécuter les colonnes corinthiennes de la façade9 Louvre.
- DIMENSIONS. Ce terme a le même sens que celui de^l sure ; les dimensions d’un ordre d’architecture , d’un ^ fice, etc. j
- DISJOINT. Ce qui est désuni, dont les parties destinée* être jointes sont distantes l’une de l’autre , par un U*011 vement de la construction qui n’avait pas été prévu. DISPOSITION. C’est l’arrangement des parties relatif ment au tout, afin que l’ensemble soit satisfaisant soi'8 rapport de l’art et de la localité.
- DISTRIBUTION. Est la division commode et raison9^ du terrain que doit occuper un bâtiment ou un jardin i ^ lativement à son objet et aux besoins du propriétaire,’ c’est élever ou planter sans perdre de vue la commod‘te' l’élégance et l’accord de la décoration intérieure afÉ l’extérieur, ha distribution des eaux est lepartage deseaU d’un réservoir par divers tuyaux et robinets, pour les tra’1* mettre à différens bassins, fontaines, jets d’eau, ches, etc.
- DODÉCAGONE. Figure plane et régulière, ayant do«re côtés et douze angles égaux.
- DOME. Couverture de figure hémisphérique qui occ’ip6 ordinairement le milieu dans un édifice de quelqu’i1*1 portance , tels qu’une église, un amphithéâtre, ou roéD’e un grand salon ; un dôme surhaussé est celui formé d °° demi-sphéroïde, tels sont ceux de Saint-Pierre de Ro®9® et des Invalides à Paris. On appelle dôme surbaissé cel” |
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- EC.
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- qui est formé d’une portion de circonférence plus petite que la moitié : tel est celui de Sainte-Sophie à Constantinople.
- "ORIQUE. Voyez Ordres.
- “OS-D'ANE. C’est une surface inclinée à deux pentes contraires et bombées : tels sont les faîtières d’un comble, le bahut d’un mur, le bombement d’une allée de jardin, d’une chaussée, etc.
- bOSSERET. Est un mur en équerre sur un autre qui sert de jambage à une porte , ou à une croisée, ou à porter une arcade, une voûte, une plate-bande , un poitrail ou ^autres.
- DOSSIER. Est un petit mur élevé au-dessus du comble et . derrière les souches de cheminées, pour le soutenir. hOUBLEAU. Voyez Arc.
- hOUBLE-TAILLE. Deuxième taille faitesur unepremière ou sur un sciage, pour creuser un caniveau, arrondir une tablette de bahut, dégager des moulures ; c’est aussi celle . qui a lieu après un refouillement ou évidement d’angle. ^OtJCINE. Moulure à double courbure qui fait partie des ordres d’architecture, et qui couronne ordinairement les ^ foulures d’une corniche.
- ^QUELLE. Est le parement intérieur d’une voûte ou d’un
- ^ voussoir , que l’on nomme intrados.
- üOUVE. On appelle mur de douve, le mur intérieur d’un bassin ou d’ufi canal, derrière lequel est un corroi de
- '. Équarrir une pièce de bois pour rendre les faces opposées égales ; c’est passer la règle sur le parement d’unepierre, pour parvenir à faire une surface plane.
- ^EOPg?C’est-à-dire d’équerre avec la face : on dit un her-cea«proit, une porte droite , pour désigner que leur direction est perpendiculaire à l’entrée.
- ^glaise.
- Cesser
- E.
- Fauche. Première taille d’un bloc de pierre ou d’une . pièce de bois.
- bOUSINER. Enlever au marteau le bousin ou partie ten-dre du lit d’une pierre.
- BARRISSEMENT. Est une manière de tracer les pierres sans le secours des panneaux.
- YHAFAUD. Espèce de plancher que les ouvriers en bâtimens sont dans l’usage d’établir pour s’élever à la maçok. i6
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- 182 ÉC.
- hauteur des endroits où ils ont à travailler, ce qui s’exécute de différentes manières. Ceux des maçons se font avec des boulins scellés dans les murs , et des écoperches debout, liés ensemble avec des cordages, et sur lesquels on pose des planches ou dosses ; ils en font également sur de grands trétaux, quand ce n’est pas pour travaille1' à une grande élévation ; mais pour les grands édifices, on failles échafauds en charpente et partant du fond, et de manière à ne pas endommager les murs extérieurs.
- Un échafaud volant est celui qui est suspendu à une voûte où à la saillie d’un entablement.
- Les échafauds à bascule, sont ceux basculés par des pièces de bois dans l’intérieur du bâtiment.
- ÉCHAPPÉE. On appelle ainsi la hauteur qui existe entre deux révolutions d’escalier ou entre les marches et 1» voûte d’une cave.
- ÉCHARPE.C ordage lié à la tête d’un engin ou d’une chèvre) et arrêté à l’autre extrémité pour les maintenir en place.
- ECHELAGE. Droit qu’a un propriétaire de poser une échelle sur la maison ou sur le terrain de son voisin » pour faire des réparations ou des reconstructions. On le nomme aussi tourd’échelle.
- ÉCHELLE d’un plan. Est une ligne tracée au bas d’un plan ou d’une carte, laquelle étant divisée et subdivisée en parties égales , soit de toises, soit de mètres, soi1
- r démodulés, sert à mesurer toutes les parties du plan.
- ECHELIER. Pièce de bois traversée de grosses et longue* chevilles appelées ranches, et qui sert aux carriers à descendre et monter.
- ÉCHIFFRE. Est l’assemblage de toutes les parties qni servent à soutenir les marches et paliers d’un escalier, c’est-à-dire les patins , les limons, et les rampes.
- ÉCLUSE. Est un ouvrage de maçonnerie et de charpente , construit sur une rivière, sur un canal ou dans les fossés d’une ville de guerre, pour retenir et élever les eaux et les laisser couler selon le besoin.
- ÉCOINÇON. Partie de mur comprise entre l’angle intérieur d’une pièce et l’arête de l’embrâsement d’une porte ou d’une croisée.
- ÉCOPERCHES. Ce sont les grandes perches ou baliveaux dont les maçons se servent pour échafauder et soutenir les boulins ; les écoperches se dressent verticalement, et sont maintenues par le pied avec des patins ou massifs de plâtre, et de distance en distance par des cordages qui les joignent aux boulins.
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- EN. i83
- Est l’extrémité saillante d’un toit dans un chéneau ou sur un entablement, pour l’écoulement des eaux loin du mur de l’ace ; il y en a à deux et trois tuiles, et d’autres dits basculés, de cinq tuiles, pour former et soutenir leur saillie.
- Un égoût est aussi un passage pratiqué pour l’écoulement des immondices et des eaux sales d’une maison, <^,un quartier , etc.
- ELËV ATION. On appelle ainsi un dessin représentant géo-métralement un objet, suivant ses mesures horizontales et > Verticales.
- ELLIPSE. Est une section du cône, oblique à son axe et a ses côtés, qui produit la figure nommée improprement ^ ovale.
- ELLIPTIQUE. Qui a la figure d’une ellipse. On dit un . arc , une voûte elliptique.
- EMBARCADÈRE. Degrés ou pente construits dans le mur de douve d’un bassin ou d’un canal, pour arriver au v, niveau des eaux et pour faire aborder les chaloupes. EMBRASEMENT; Est l’élargissement qu’on fait intérieurement aux jambages d’une porte ou d’une croisée , Par une ligne oblique à la face du mur, depuis la feuillure jusqu’au parement, de même qu’au mur d’appui des abat-jours, des soupiraux, et pour faciliter l’ouverture des venteaux et guichets, soit pour donner plus de lumière.
- EMPLACEMENT. Place à bâtir, espace de terrain dans ^ lequel on peut faire bâtir.
- EMPRUNT. Tracé éloigné des lignes véritables dont on v, °e peut approcher lorsqu’on prend quelques mesures. EMPATEMENT. Est la saillie d’un mur de fondation , sur le nu du mur élevé au-dessus, tant d’un côté que de l’autre ; cette saillie doit être proportionnée à l’épaisseur v, et à la hauteur de l’édifice.
- EMPAUME. Petits carrés sa illans qu’on laisse provisoirement sur les paremens d’un tambour de colonne , pour v, faciliter le transport et la pose.
- ENC ADREMENT.Onnomme ainsi toutes moulnressimples ou composées qui servent d’entourage à un panneau lisse. ENCAISSEMENT. Se dit de tout ouvrage de charpente,’ dans lequel on jette à fond perdu de la maçonnerie en mortier.
- NC ASTREM’ENT. Se dit de la manière dont une pierre, ou une pièce de bois ou tout autre objet est joint et enchâssé dans un autre.
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- i84 PE.
- ENCASTRER. C’est joindre deux choses l’une à l’autre» parune entaille ou une feuillure, comme une pierre avjc une autre, ou par le moyen d’un crampon enchâssé de toute son épaisseur.
- ENCORBELLEMENT. Saillie en porte-à-faux sur le d’un mur, formée par une ou plusieurs pierres pour l’él®' ver sur les autres par saillies graduelles.
- ENDUIRE. C’est couvrir toute la surface d’un mur, d’o11 plafond , etc., de plâtre, de stuc ou de mortier.
- ENDUIT. Est le revêtissement qu’on fait à un mur, du plâtre ou du stuc, du blanc-en-bourre ou du mortief'
- ENGIN. Machine dont on fait usage pour élever des deaux, et qui est composée d’une sole avec sa fourchette» d’un poinçon, de moises, de contrefiches, d’un rocher» d’un treuil avec ses bras, d’une jambette , d’une sellette» de deux liens et d’un'fauconneau ayant une poulieâ chaque extrémité.
- ENROULEMENT. Est en général ce qui est contourné e» ligne spirale , on dit l'enroulement d’une console.
- ENTABLEMENT. Assemblage de moulures qui couronne!1 un bâtiment ou un ordre d’architecture; il est comp°5® ordinairement d’une architrave, d’une frise et d’une co1 niche. Souvent pour un bâtiment on supprime les deü* premières parties.
- ENTAILLE. Est en général une ouverture plus ou moie5 grande, pratiquée pour lier un objet avec un autre.
- ENTER. Assembler bout à bout des pièces de bois et leS joindre l’une à l’autre dans la môme direction.
- ENTOISER. Moellons ou meulière, mis en tas régulé pour en connaître la quantité cube.
- ENTRECOLONNEMENT. C’est L’espace vide réservé entre deux colonnes.
- ENTREPRENEUR. Est celui qui convient avec un pm' priétaire, d’élever un bâtiment quelconque suivant deS plans donnés et des matériaux déterminés. Ces ouvrag^ se font souvent selon le devis et moyennant un prix fix®’ soit en bloc , soit à la toise.
- ENTREVOUX. C’est l’intervalle qui existe entre deux salives d’un plancher, ou deux poteaux de cloison, reuopl,s de maçonnerie en plâtras ou couverts seulement d’un etl duit sur lattis.
- EPAUFRURE ou écornure. Éclat sur l’arête d’une pierre‘
- EPANNELAGE. Première taille en chanfrein d’une arête » avant de tailler une moulure.
- EPANNELER. C’est abattre les arêtes d’une pierre °°
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- ES. i85
- d’un marbre carré, pour le rendre octogone ou circulaire.
- C’est aussi ébaucher une moulure.
- GAULEE. Maçonnerie de murs que l’on fait en reprise et ^ en sous-œuvre, partie par partie ou par redents. HERON. Pilier de maçonnerie construit extérieurement de distance en distance , et joignant la face d’un mur de terrasse pour maintenir la poussée des terres.
- On nomme aussi éperons, les avant et arrière becs des . piles de pont.
- ®PI. Briques posées diagonalement et en chevron contra-j fié, tel que le parquet en point de Hongrie. EPUISEMENT. Action par laquelle on épuise à bras d’homme, ou par le moyen des pompes ou d’une vis d’Archimède, les eaux qui sont dans l’enceinte d’un batardeau j ou dans une tranchée de fondation.
- EPURE. Est le dessin d'une pièce de trait, tracée sur un mur ou sur un plancher, en un mot sur une surface plane, de la grandeur dont elle doit être exécutée, et sur lequel l’appareilleur prend ses mesures pour faire tailler toutes les pierres de cette pièce de trait.
- On fait des épures particulières pour les différentes parties d’un édifice, pour les voûtes , pour les colonnes, les , eutablemens , les frontons, etc.
- PQUARRIR. C’est tailler une pierre ou une pièce de bois à l’équerre, de sorte que leurs faces opposées soient pa-. rallèles et que toutes les faces soient à angle droit. EQUARRISSEMENT. C’est tracer les pierres sans le secours des panneaux. — On toise aussi par équarrissement, c’est mesurer la pierre à angle droit suivant la forme qu’elle avait après les sciages, la taille des joints et des . paremens , sans avoir égard aux évidemens s’il y en a. EQUERRE. Est en général, un instrument en fer o« en bois, formé de deux branches à angles droits. ESCALIER. Assemblage de marches ou degrés et de limons droits et rampans, qui sert à communiquer des parties inférieures d’un bâtiment à celles supérieures; on peut le considérer relativement à la place qu’il occupe, ou relativement à la grandeur, à la figure de son plan et à ses proportions. Les uns sont construits au milieu du bâtiment, pour communiquer aux appartemens de la droite et de la gauche, et être vus en entrant; d’autres occupent les ailes, ou les extrémités des bâtimens, ce qui donne une longue enfilade d’appartemens ; les uns sont sur un plan carré, d’autres sur un plan rectangle, d’autres sur un plan circulaire, etc.
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- 186 EX.
- ESQUISSE. Est la première idée d’un projet d’architec' ture, d’un sujet de peinture ou de sculpture, tracée s»1 le papier ou sur une surface.
- ESSETTE. Espèce de marteau, dont la tête est ronde,et dont la panne est tranchante en divers sens , suivant so® usage. Les couvreurs s’en servent fréquemment.
- ESTIMATIF. Se dit de ce qui contient l’estimation de quelque chose ; tel est un devis d’ouvrages de bât1' ment.
- ÉTAI. Est toute pièce de bois qui sert à appuyer ou soU' tenir une maison, un plancher, pour le réparer ou pout en empêcher la chute.
- ÉTAIEMENT. Est l’action d’étayer. C’est aussi l’asseï»' blage de charpente formant un plancher plat , sur lequel on construit les voûtes plates, comme architraves, plates’ bandes, plafonds de péristyle et paliers d’escaliers.
- ÉTANG. Amas d’ eau douce, retenue par une chaussée» pour y entretenir du poisson. On pratique dans cette chaussée une grille qui îui sert de décharge du trop plein» et une bonde pour la vider de fond lors de la pêche et de curage.
- ÉTRÉSILLON. Est toute pièce de bois posée obliquement entre deux murs pour les retenir, ou dans une tranchée de fouilles, pour empêcher l’èboulement des terres.
- ETRESILLONNER. Retenir les terres ou le mouvement des parties d’un bâtiment avec les étrésillons.
- EVALUATION. Fixation delà valeur approximative des
- , travaux de bâtimens.
- EVALUER. Estimer approximativement quelques ouvrages.
- EVIDEMENT. Refouillement fait dans une pierre. —Un évidement simple est celui dont la partie retranchée a été comptée dans le toisé avec la pierre restant en oeuvre.
- — L’évidement avec déchet est celui dont la pierre retranchée est déduite dans ce toisé.
- EXCAVATION. Cavité pratiquée dans un terrain pour les fondemens d’un bâtiment.
- EXHAUSSEMENT. Elévation ajoutée à un mur ou autre partie de construction.
- EXTRADOS. C’est la surface convexe extérieure d’une voûte régulière, comme la surface concave intérieure» est nommée intrados.
- EXTRADOSSÉ, O nse sert de cette épithète pour exprimer que la surface d’une voûte n’est pas brute, mais au contraire que les queues des pierres sont coupées égale-
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- FA. 187
- nient, telles sont la plupart des voûtes antiques, qui sont e*tradossées d’égale épaisseur.
- F.
- ^ÇADE. On entend toujours par la façade d’un édifice !e côté par lequel on y arrive ; lorsque l’édifice est isolé , ** a encore deux façades latérales, celles qui sont en re-j°ur de la face principale, et la façade postérieure qui üi est opposée.
- 4^E. Est, en architecture, toute moulure plate qu’on ap* P^lle également bandeau : telles sont les faces d’un ar-chitrav<
- ----- Pièce de bois qui forme la partie angulaire
- haut d’un comble, et sur laquelle portent les chevrons. G’estaussi la table de plomb qui est sur ce faîtage, Ijù est placée en chevron, et qui recouvre de chaque coté le premier rang d’ardoises.
- ^bSSE-COUPE. Est la direction d’un joint de tête oblique 4 la douelle d’une voûte circulaire; et dans une voûte rate, telle qu’une plate-bande , c’est la direction du J°int de tête perpendiculaire au plafond , parce que dans es voûtes circulaires, la direction des joints de tête doit 4he perpendiculaire à la douelle, et qu’au contraire, j|ans les voûtes plates, cette direction doit être oblique 4 leur plafond. Quelquefois on cache dans l’épaisseur des paveaux d’une plate-bande l’inclinaison des joints, en faisant paraître perpendiculaires à leur parement; ce .'lai s’appelle aussi fausse-coupe.
- ^USSE-EQUERRE. Est un instrument formé de deux f%les plates, de bois ou de fer, qui sont mobiles l’une ^r l’autre parle moyen d’une charnière; lorsqu’il est de er> c’est le compas d’appareilleur : les charpentiers s’en jServent de semblables pour prendre les angles et tracer J^s bois ; mais les menuisiers les font de bois, et s’en ser-ent pour toutes les fausses-coupes de leurs ouvrages^ h»s derniers l’appellent aussi sauterelle. pJX-COMBLE. Est la partie la plus élevée d’un comble qui s’étend depuis le brisis jusqu’au faîtage, et “'û a beaucoup moins de pente que la partie en man-h4£e, ce qui fait qu’on ne peut y faire des greniers.
- U A-JOUR. Lumière sombre et oblique qui donne aux 4îT y S l1ne aulre couleur que celle qu’ils ont naturellement.
- A-PLANCHER. Est un plancher pratiqué pour di-
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- 188
- FE.
- minuer la hauteur d’üne pièce d’appartement, qu® ,( sert qu’à former le plafond, et sur lequel on ne iniH® pas ; on en pratique également dans les combles pour chambres en galetas.
- C’est aussi un plancher de charpente, pratiqué ^ dessus de l’extrados d’une voûte, dont les reins ne s0® pas remplis, tels sont ceux que l’on pratique sur les® traits des combles des églises, pour ne pas fatiguer Ie voûtes. {
- FERME. C’est l’ensemble des bâtimens destinés à exploitation rurale; les cours, basses-cours, hang>arSj écuries, étables, granges, greniers, bergeries, toitS^ porcs, et enfin les logemens du cultivateur qui fai1 f loir les terres , de ses domestiques et ouvriers, etc., etci( On appelle ferme dans les bâtimens, un assemblage , charpente composé ordinairement d’un entrait, de d® arbalétriers, de deu* blochets, quatre liens et unp0'. çon ; le tout placé de distance en distance pour porter panneaux, faîtage et chevrons d’un comble. On appe j maîtresses-fermes, celles qui portent sur un tirant P° sur un poteau debout, ou sur une chaîne en pierre. . Fermes deremplage, celles placées entre les maîtresses!, mes, et qui, par conséquent, portent sur des vid®sJ demi-fermes, celles qui servent à porter le comble a appentis, ou qui forment la croupe d’un comble. H ferme ronde est celle d’un dôme ou d’un comble cintr®'6 FERMER. C’est dans la construction d’un arc, ou plate-bande, poser la clé pour la bander; dans la c°s,
- struction d’une voûte, c’est poser le dernier rang de v°flS.
- il)tS
- soirs qui en forment la clé; c’est enfin dans un c° d’assises, poser la dernière pierre, qu’on nomme claus ( Fermer une baie de porte ou de croisée, c’est forme® ^ ses pieds-droits une arcade ou une plate-bande, oU poser un ljnteau en charpente. i,
- FERMETURE. Est en général ce qui sert à fermer que chose. On emploie ce terme pour exprimer l’a®Cjej plate-bande de pierre, ou linteau qu’on pose su® sS| pieds-droits d’une baie de porte ou de croisée. C’est j, l’extrémité supérieure de la souche d’un tuyau de cbe ^ née, donf on diminue l’ouverture, et qui est décoré
- son pourtour extérieur de quelques moulures. ....
- FEUILLURE. Entaille pratiquée dans les pieds-^r.o!jes' poteaux d’huisserie, ou montans de dormant des de portes et croisées, laquelle est ordinairement '
- querre avec les tableaux, et forme un angle obtus a
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- FO. 189
- J embrasement ; les feuillures servent à recevoir les por-jj,es » croisées et persiennes.
- -'• C’est dans la pierre, une petite fente ou veine tendre p.'l'b divise la masse dans le sens de sa hauteur. EARJ3EUX. Se dit des marbres et des pierres qui ont fils ; les marbres de Languedoc sont filardeux.
- LET. Petite moulure carrée, qui en accompagne ou en couronne une autre plus grosse. Un filet cle couverture est petit solin en mortier ou en plâtre qu’on fait sur les d,ernières tuiles ou ardoises de la couverture d’un appen-î1! jS pour les sceller et les retenir en place.
- ^E.CHE. C’est, dans un arc, la ligne qui, passant par le milieu de l’arc , est perpendiculaire à la corde.
- ^Nt). Mur de fond, pan de bois de fond; c’est en génépi une construction élevée à-plomb depuis la fondation jiisqu’au haut d’un bâtiment.
- ^NÙATIONS. C’est la partie d’un bâtiment qui est au-dessous du sol, et qui supporte toutes les constructions Sllpérieures. Il y a différentes sortes de fondations, les ?ncs ont rapport à la nature du fond où on les établit, les autres à la manière dont on les établit.
- Les fondations sur terre ferme ou sur le roc, sont celles ?u, après avoir fait la fouille des terres, dans toute étendue du bâtiment projeté, ou seulement des frangées jusqu’à une certaine profondeur , on trouve une *erre ferme et neuve, ou un roc qui présente de la solidité, Sur lequel on établit les murs de face, de refend , etc.
- Les fondations sur le roc avec encaissement, sont celles où ®Près avoir taillé le roc par ressauts de niveau , on en Eorde les alignemens avec des cloisons de charpente en *°rme de coffre, dont le bord supérieurest établi horizontalement pour recevoir les premières assises delà maçon-Derie. (Voy. pl. 2, fig. 22, 23 et 24.)
- Les fondations à pierres perdues, sont celles où l’on jette d abord un lit de pierres ou de moellons, sur lequel on fait un lit de chaux ou de mortier, et ainsi de suite alternativement, dans un espace beaucoup plus large 3Ue le mur qu’on veut élever , ayant soin de faire un ta-fus qui soit au moins le double de l’enrochement qu’on élève alors à la hauteur ordinaire ; sur cet enrochement, °n établit des grillages couverts de madriers sur lesquels °n pose l’édifice.
- Les fondations sur pilotis, sont celles où l’on commence enfoncer des pieux, sur lesquels on établit un grillage de charpente, et ensuite , on y pose la maçonnerie
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- xgo FR.
- par assises de niveau (fig. 19, 20,21). Les fondationsf'
- piles, sont celles où on établit de distance en dista des piles de maçonnerie entre lesquelles on bande arcades, qui s’arc-boutant entr’elles, forment un ensetf , solide, sur lequel on élève ensuite l’édifice (fig. a5). ^ fondation continue, est celle qui est faite dans un‘ rain fouillé de niveau, et qui est continuée à la profondeur sans interruption (fig. 18).
- FONDER. Faire les fondations d'un édifice sur un 18 rain solide, ou que l’on a rendu solide par les mor indiqués par l’art de la construction.
- FORME. Lit de recoupe ou de poussier que l’on étend* l’aire d’un plancher pour le carreler. C’est aussi la couc de sable sur laquelle le paveur pose son pavé.
- FOSSE D’AISANCES. C’est le lieu pratiqué en meuüe, avec un enduit de mortier au-dessous ou au niveau “ sol des caves, dont'le fond est pavé, pour recevoir^ matières qui tombent par les tuyaux des cabinets d8 sances. On appelle fosse â chaux, une cavité fouillée djl la terre pour faire couler et conserver la chaux éteinte
- FOUETTER. C’est jeter sur le lattis d’un plafond, du P‘‘ tre clair avec un balai de bouleau neuf, pour le crépi*1 l’enduire ensuite.
- FOUR. Construction de maçonnerie servant à cuire dit* rentes matières. Ceux de boulanger et de pâtissier, ^ construits à hauteur d’appui; leur forme intérieure est*1: culaire ou elliptique ; la voûte très surbaissée et appe’^ chapelle, est de briques et tuileaux posés avec m°riIïe de terre franche. L’aire est pavée de grands carreau* terre cuite, posés avec mortier de chaux et terre gla’^l tout le reste de la maçonnerie se fait en mortier de sa*
- ou en plâtre ; ces fours n’ont qu’une seule ouverture p
- '0**1
- y allumer le feu, pour la sortie de la fumée, et pouf) introduire le pain et la pâtisserie. J
- FOYER. Est dans une cheminée, la partie horizont*
- comprise entre les jambages et le contre cœur , il est^ dinairement carrelé en carreaux de terre cuite. C’eS
- aussi la dalle en pierre ou en marbre, que l’on pl^J
- au-devant du jambage, lorsque le plancher est reve d’un parquet en menuiserie.
- FRISE. Est en général toute partie lisse placée horizon13 lement et unie, employée dans la décoration; dans l’af chitecture, c’est la partie de l’entablement comprise tre l’architrave et la corniche ; quelquefois elle est orne de sculptures.
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- L QÀ- ^
- °NTISPICE. C’est la face principale d’un édifice de Ib^lfiu’impertance.
- uNTON. Est une corniche triangulaire ou formée d’un ^gtnent de cercle, qui fait le couronnement d’un corps Ie bâtiment, d’une porte, d’une croisée ou d’une niche ; A Partie lisse qui reste entre la corniche horizontale et klCorniche rampante se nomme tympan.
- nulT.
- C’est une petite diminution en talus et de bas en d’un mur de face, qui lui donne par dehors une iQcfitiaison peu sensible, mais nécessaire; c’est le conifère de surplomb.
- \ j • Partie cylindrique d’une colonue entre la base et le «apiteau, laquelle est diminuée par le haut d’un sixième e son diamètre. Le fût d’un piédestal est le dé carré eatre sa base et sa corniche.
- G.
- |,CSER. C’est détremper du plâtre avec de l’eau pour
- ^aiployer. — Gâcher serve; c’est mettre du plâtre seu-^ent jusqu’à ce que l’eau qui est dans le fond de l’auge hue : il sert alors à ourder les murs. — Gâcher clair ; 'lest mettre de l’eau de manière qu’il soit liquide; il sert
- r°rs à gobeter et à enduire
- JETAIS ou greniers. Étage pris dans le comble d’un basent , et qui par conséquent n’est point carré, mais eobrissé et éclairé par des lucarnes. yiDE-FOU. Est en général une balustrade posée au bord ^es lieux élevés, pour empêcher la chute des personnes 'l'fi s’en approchent, tels sont les appuis de croisées, les ^opes d’escaliers, les murs en bahuts ouïes appuis en Arpente des ponts. On appelle aussi lice ceux en charpente.
- I ^DE-ROBE à l'anglaise.Cuvette de faïence ou de porce-3loe, ovale, fermée par un piston et lavée par un robi-qui y est toujours attaché. Les cuvettes rondes sans (hlavoirs, se nomment demi-anglaises.
- EGOüILLE. Dalle de pierre recreusée pour l’écoule-l^nt des eaux. On en fait aussi en moellon avec des en-
- Ahiv? c*menL
- , l'NIS. Petits éclats de moellon ou de meulière que le ,?Çon introduit entre les joints des murs pour les rem-! Pur.
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- GO.
- gauche toute surface qui n’est
- 19»
- GAUCHE. On appelle 0_______ _____________^_____
- 'exactement plane, c’est-à-dire qui n’a passes quatre8 gles dans le même plan.
- GÉOMÉTRAL. On appelle ainsi l’élévation d’un édif dessiné sur une échelle sans le secours de la perspectif
- GÉOMÉTRIE. Science qui enseigne à mesurer l’étendf dans toutes ses dimensions. Elle est indispensable à t0* les arts relatifs à la construction. .
- GERÇURE. Crevasse ou lézarde; c’est une fente dans* enduits en plâtre ou en mortier.
- GIRON. Est la largeur d’une marche d’escalier, sur Iaq<^ on pose le pied. Lorsque la marche est d’une même *a geur dans toute leur longueur, soit en ligne droite, soit,1 ligne courbe, on l’appelle giron droit. Lorsqu’au contr»1 elle est étroite au collet, et s’élargit jusqu’au mur de cage, on le nomme giron dansant.
- GLACIS. C’est la pente que l’on doit toujours donner ^ surface supérieure 'd’une cyniaise d’entablement, p(,l( l’écoulement des eaux pluviales. On appelle aussi de8 nom une pente douce que l’on fait pour racheter la dit* rence de hauteur de deux terrains.
- GLAISE. Terre grasse et compacte qui, étant lavée et P* trie , sert à faire des ouvrages de poterie, de la tuile, de* brique, du carreau, des boisseaux de chausse d’aisant'f etc. On s’en sert aussi pour faire des corrois pour retCj1 l’eau dans les bassins, réservoirs, batardeaux, etc. meilleure doit être d’une couleur verte bleuâtre, df grain fin, douce au toucher, sans mélange de marne d’autres terres.
- GLAISER. Faire un corroi de glaise bien pétrie et batt” au pilon ou aux pieds. ,
- GOBETER. Jeter avec la truelle du plâtre gâché ou ° mortier contre un mur, ou sur un lattis, et passer la rn8' dessus pour le faire entrer dans les joints, afin de l’endu,r ensuite à la truelle.
- GODETS. Sont des espèces de petits bassins que les 0,5 çons font avec du plâtre sur les joints montans des pierf®^ pour y mettre du coulis, lorsqu’elles sont trop sert**6 pour les ficher.
- GORGE. C’est une moulure concave, plus large et mo*11*
- profonde que la scotie , que l’on emploie notamï»e ^ dans les profils de menuiserie. Une gorge de cheminée eS le filet en plâtre qui raccorde le manteau avec la naissaOc du tuyau.
- GORGERIN. Est, dans les chapiteaux toscan et dori<lu
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- GR. 193
- la partie qui est entre l’astragale du haut du fût et les mou-lares du chapiteau.
- b^UGE. Outil arrondi et taillant en forme de rigole, qui sert à pousser à la main les moulures en plâtre, en raccur-dant des parties traîpées au calibre.
- BOULOTTE. Espèce de caniveau creusé sur la surface supérieure de la cymaise d’un entablement en pierre , pour l’écoulement des eaux, soit par les gueules sculptées de distance en distance sur cette cymaise, soit par les tuyaux de descente disposés pour les recevoir.
- GOUSSET. Languette en plâtre, pratiquée à l’intérieur d’un tuyau de cheminée, pour diriger la cheminée ou Pour envelopper le bout d’une pièce de bois. bOUTTE. Ornement de sculpture qu’on taille sous le plafond de la corniche dorique , et au bas des triglyphes; il y en a qui ont la forme de petit cônes, et d’autres , de Petites pyramides carrées ; elles représentent des gouttes » d’eau.
- bRAS. Se dit du mortier où il y a beaucoup de chaux, c’est aussi l’excès d’épaisseur dans une pierre, ou dans une pièce de bois, pour la place où ils doivent être posés : On dit qu’un tenon est gras, lorsqu’il ne peut entrer dans la mortaise. — Se dit aussi de l’excès d’ouverture d’un angle, dans le joint de lit d’un voussoir. bRAVIER. Est le gros sable qu’on trouve au fond et sur le bord de la mer et des rivières, composé de petits cailloux mêlés de fragmens de pierres ; on s’en sert pour fer-fer les chemins et les allées de jardins. bRAVOIS. Menues démolitions d’un bâtiment, et parti-entièrement des ouvrages en plâtre. bRÈS. Espèce de roche qui se forme dans les endroits sablonneux , et qui est de deux sortes, l’une dure qui sert à paver, et l’autre tendre, avec laquelle on peut bâtir; c’est ce qu’on appelle construction en gresserie. "RESSERIE. Se dit des ouvrages faits de grès, et de la carrière d’où on tire cette matière.
- "RÊVE. Gros sable que l’on trouve sur les rives des fleuves et des rivières , et dans quelques parties de la terre. Ce sable fait de bon mortier.
- "RlLLAGE. Assemblage de pièces de bois qui se croisent, qu’on place sur un terrain de glaise ou d’argile, pour y asseoir les fondations d’un édifice ; lorsque le terrain est marécageux, ce grillage est posé sur des pilots enfoncés au refus du mouton.
- "RUAU. Machine qui sert à enlever les fardeaux, et qui maçon. ï 7
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- i g4 HA.
- ne diffère de l’engin qu’en ce que la volée est oblique e1 un peu plus longue que le fauconneau de l’engin.
- GRUE. Grande machine servant à élever les pierres et h8 bois de bas en haut des bâtimens. On appelle grtia11 une grue plus petite, mise en mouvement par un tout' niquet. (Voyez ce mot.)
- GUINDAGE. On appelle ainsi l’assemblage de mouffle8» poulies , halemens et cordages, qui s’adaptent à une ma" chine destinée à élever des fardeaux. Élever ces fat' deaux , c’est les guinder.
- GYPSE. Pierre qui se réduit en plâtre par la calcination»
- H.
- HACHER. Dégrossir une pièce de bois avec la hache, fait® des haches ou rainures dans les pièces de bois d’une cloi' son, ou dans les solives *d’un plancher pour le hourder.
- C’est, dans la maçonnerie, couper avec la hachette Ie parement d’un vieux mur, pour y faire des renformis, u° crépi et un enduit nouveau, ou pour y faire une tranchée'
- HACHETTE. C’est une espèce de marteau de maçon» dont la panne est tranchante. Son nom désigne assez son usage.
- HANGAR. Sorte de bâtiment soutenu par des piliers en pierre ou des poteaux en bois , et couvert d’un comble ^ un ou à deux égouts, à l’usage de remise dans les basse8' cours, de magasins , d’ateliers, de bûchers, etc.
- HARPES. On nomme ainsi, dans la maçonnerie,les pierre8 qu’on laisse saillantes à l’extrémité d’un mur, pour faire liaison avec la continuation qu’on pourra faire par 1* suite; ce sont aussi, dans les chaînes de pierre, jambe8 sous poutre et jambes étrières, les pierres plus longue® que les carreaux qui se lient avec la maçonnerie de moel' Ions ou de briques.
- HAUBAN. C’est un très gros cordage que l’on adapte à une chèvre ou à une autre machine par l’une des extrémités» et de l’autre, à un pieu , à un arbre , ou à un bâtimen1 voisin , pour le maintenir dans la direction verticale. Un® machine se maintient ainsi à l’aide de deux ou trois haU' bans.
- HAUBANER. C’est attacher à un pieu ou à quelqu’autrc objet solide? le hauban d’une chèvre ou d’une autre b>9' chine.
- HAUTEUR. Est la troisième dimension d'un corps solide?
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- HO. 195
- et s’entend quelquefois de la profondeur, comme par rapport à un puits, à une rivière; et quelquefois de leur élévation , comme par exemple hauteur d’appui, c'est-à-dire Si ou 98 c. (2 pi. et demi ou 3 pi.) de haut; hauteur démarché, c'est-à-dire i3 à 16 c. (5 à 6 po.) de haut; on dit encore qu'un bâtiment est arrivé à hauteur, lorsque les dernières assises ou les arrases sont placées pour recevoir le comble.
- HÉBERGE. C’est l’étendue, tant en longueur qu’en hauteur, qu’occupe un bâtiment voisin sur un mur mitoyen. HEBERGER. Elever un bâtiment sur et contre un mur mitoyen.
- HELICE. Est en général une ligne courbe, qui tourne obliquement autour d’un corps rond, comme le filet d’une vis autour de son noyau cylindrique.
- On nomme aussi hélices les petites volutes qui se réunissent sous le milieu de chaque face du tailloir du chapiteau corinthien, au-dessous de la rose.
- HEMICYCLE. Les maçons entendept, par ce terme , l’arc d’une voûte, qu’ils divisent en un nombre impair de parties égales pour former les voussoirs et la clé.
- Ils appellent du même nom le panneau ou cherche de bois ou de carton , qui sert à tailler les voussoirs et à con-jStruire un arc de voûte.
- HEURT. Est l’endroit le plus élevé de la pente d’une rue, d’une chaussée, ou d’un pont.
- Un heurl de conduite est la partie d’un tuyau de conduite qui est plus élevée qu’elle ne devrait être, relativement à son niveau de pente, par quelque obstacle qui se Rencontre dans sa direction.
- HORIZONTAL. Se dit de tout ce qui est de niveau ou parallèle à l’horizon.
- HORs_QëUYRE. Mesure prise en dehors d’un objet. Dans œuvre est la mesure prise en dedans. Reprendre en sous -œuvre, c’est reprendre des murs par-dessous, en étayant tas parties supérieures. Mettre en œuvre, c’est employer des matériaux, les façonner et les mettre en place. (Voir jta mot œuvre.)
- HOTTE. Partie d’un tuyau de cheminée de cuisine, depuis ta manteau jusqu’au plancher. On donne aussi ce nom à une cuvette en entonnoir qui reçoit les eaux ménagères, w à l’extrémité d’un tuyau de descente.
- ^OURDER. C’est remplir en garnis un pan de bois, un plancher ou des murs liaisonnés avec du mortier ou du plâtre.
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- ig6 JA.
- HOURDIS. Ouvrage de maçonnerie en plâtre ou enm°r‘
- tier grossièrement fait avec moellons ou plâtras. C’est ég3 lemenlla première couche de gros plâtre qu’on met su( un lattis, pour former l’aire d’un plancher. On ditég3' lement hourdage.
- HYDRAULIQUE. Science qui enseigne à mesurer, co® duire et élever les eaux ; on appelle architecture hydraa" que, celle qui a pour objet la construction des portS) ponts, digues, jetées, murs de quais , canaux de navig3' tion, etc.
- I.
- IMPOSTE. Assise en pierre qui termine un jambage 011 pied-droit, et sur lequel pose le coussinet ou somtf)iel d’une arcade. Une imposte est toujours décorée de m011 lures. '
- INCERTAIN, Se dit des joints de la maçonnerie ou d3 pavé , qui sont sans,ordre ou sans proportion , et où Où* employé les matériaux dans l’état où ils se trouvent, fa°s les tailler ni les équarrir.
- INCRUSTEMENT. C’est un carreau de pierre neuve à >a place d’un antre, dans une assise.
- INDIVIS. Se dit d’un terrain, d’une maison ou d’0*16 propriété quelconque appartenant en commun à div°lS propriétaires, dont ils jouissent en communauté, partageant entr’eux les fruits et revenus, suivant le°r’ droits.
- INSPECTEUR. C’est l’architecte en sous-ordre, prép°s® pour veiller à la construction d’un bâtiment selon Ie* plans arrêtés, à ce qu’on n’y emploie que de bons P13 tériaux , que les proportions en soient exactement obsef vées, et enfin à ce que les travaux s’exécutent suivant Ie* règles de l’art.
- INTRADOS. Surface intérieure d’une voûte, d’un arc, d’1"1 voussoir, d’une plate-bande.
- IONIQUE. (Voyez Ordres).
- ISOLEMENT. C’est la distance entre deux choses, tel'3 est la distance entre une colonne et un pilastre; entre1,0 forge et un mur mitoyen ; entre une fosse d’aisances et ü11 puits, etc.
- J.
- J ALON. Bâton pointu par un bout pour le ficher en terre
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- JO. 197
- et fendu par l’extrémité supérieure pour y mettre une carte, dont on se sert pour former des lignes droites, et des bases sur le terrain, soit pour lever un plan , soit Pour tracer les alignemens d’un bâtiment, d’un jardin, des avenues et allées d’un bois, d’un grand chemin. Il y a des jalons façonnés, garnis de planchettes pour les tnêmes opérations.
- JAMBAGE. Construction de maçonnerie élevée à-plomb , pour soutenir quelque partie d’un bâtiment. Il diffère du trumeau en ce qu’il est accompagné de quelque saillie, comme pilastre, dosseret ou chambranle, et que le trumeau est simple et nu. On le nomme également pied-droit. Les jambages de cheminée sont les deux petits murs en plâtre ou en brique aux deux côtés de la cheminée, et qui portent le manteau. Les jambages de porte, d& croisée ou d’arcade, sont les piliers aux deux côtés, qui reçoivent la retombée de l’arcade, ou qui portent le linteau de la porte ou de la croisée.
- Jambe ETRIÈRE. C 'est un pilier en pierre qui fait partie d’un mur de face élevé entre deux propriétés, dont les assises sont en partie engagées dans le mur mitoyen et forment en même tems tableau de porte cochère, d’allée ou de boutique. Une jambe d’encoignure est celle qui fait l’angle des deux faces d’un bâtiment isolé. Une jambe sous poutre est celle engagée dans le corps du mur en maçonnerie, et qui est élevée sous la portée des poutres : c’est ce qu’on nomme des chaînes. Une jambe boutisse est celle dont la queue des assises est engagée dans un mur de refend, en sorte que les deux paremens sont en joints, et qu’un des joints fait parement.
- Jarret. se dit de l’imperfection d’une ligne ou d’une surface qui devrait être parfaitement droite et régulière, comme un parement de mur, et qui forme des sinuosités. L’on dit une voûte jarretée, un pilastre, une arête jarrelée.
- JAUGER. C’est appliquer une mesure d’épaisseur ou de largeur aux deux extrémités opposées d’une pierre ou d’un ouvrage quelconque, pour en faire les arêtes et les côtés opposés parallèles.
- Les ouvriers de bâtimens se servent de ce terme, au lieu de celui de mesurer, lorsqu’ils examinent si différentes pièces ont la même largeur ou la même épaisseur.
- JETEE. Ouvrage de maçonnerie , solidement construit a l’entrée d’un port, pour lui servir d’abri, briser l’lmpc"
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- 198 LA.
- tuosité des vagues, et à l’extrémité duquel on construit quelquefois un fort pour en défendre l’entrée,
- JOINTOYER. C’est remplir les joints des pierres avec mortier, après qu’un bâtiment est totalement élevé, et qu’il a pris sa charge, et avec mortier de ciment et chau* hydraulique pour les ouvrages construits dans l’eau.
- JOINTS. C’est en général l’espace qui reste entre deu* pierres posées. On remplit ces joints avec du plâtre f>u du mortier ; ils sont ou verticaux ou inclinés ou horizon-taux, soit qu’il s’agisse d’assises de murs, ou d’arcades de voûte, etc. Les joints en coupe sont ceux inclinés tendant au centre des claveaux d’une voûte, d’une arcade ou d’une plate-bande. Joints de tête, ceux en coupe apparens , et formant parement à la douelle d’une voûte, ou au plafond sous une plate-bande. Joints dérobés, ceux d’aplomb sur la face, et inclinés sur le derrière des claveaux;joints mâles çf femelles, dont l’un porte un tenon , et l’autre une entaille.
- JOUÉES de lucarnes. Ce sont les côtés triangulaires qui sont hourdés et enduits en plâtre ; on les arme quelquefois d’ardoises à l’extérieur.
- JOUR. Est en général toute ouverture dans un mur on dans un comble pour éclairer les différentes parties d’un bâtiment. Un jour droit est toute baie de porte ou de croisée ouverte carrément dans un mur. Un jour à-plomb est toute baie percée au sommet d’une1 voûte, ou qui est communiquée par une lanterne pratiquée dans un comble. Un jour d’escalier est l’espace carré, rond , ovale ou de toute autre figure, qui reste vide entre les limons et noyaux droits ou rampans d’un escalier.
- L.
- LAIT DE CHAUX ou laitance. Est de la châux détrempée avec une grande quantité d’eau , que l’on emploie pour blanchir les murs et les plafonds, et notamment dans les endroits où il n’y a pas de plâtre.
- On l’emploie aussi dans les écuries, pour les nettoyer, lorsqu’il y a eu des chevaux malades.
- LAMBRIS. Plafonds rampans qui se font sous les combles.
- LANCIS. Moellons, meulières ou garnis, que l’on met de distance en distance dans de vieux murs, en remplacement de ceux qui sont pourris ou délités.
- LANGUETTE. Petit mur en plâtre de 8 c. (3 po.) d’épais-
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- LA. i99
- jeilr» ou en brique , de 5 ou de n. e. (2 ou 4 po.) pour es tuyaux de cheminées. On nomme languettes de face, CeHes sur le devant d’un tuyau; et languettes costières, ®eUes en retour; languettes de dossier, celles du fond; wnguettes de refend, celles qui séparent deux tuyaux da«s une souche de plusieurs cheminées.
- On appelle languette de puits, un petit mur pratiqué en contre bas, dans le milieu d’un puits ovale et mitoyen, pour empêcher qu’on ne puisse communiquer * d'Oie des deux maisons à l’autre.
- INTERNE. Espèce de petit clocher construit au sommet d’un dôme, pour servir d’amortissement, comme 0ux Invalides, au Panthéon, au Val-de-Grace, etc.;
- sur un comble, soit pour y loger une horloge, comme a l’Hôtel de-Ville de Paris, soit pour donner du jour à t corridor, à une galerie, ou à un escalier.
- AïlMlER. Membre carré d’une corniche ou d’un entablement dont le plafond est refouillé en canal pour faire goutter l’eau, et qu’on appelle mouchette. On fait aussi 1,0 larmier sous les saillies d’un chaperon de mur de clô-» ‘«ré, sous un appui de croisée , etc.
- AîTE. Bois de chêne refendu suivant son fil, dans les jbrêts, elle a 1 m. 5o c. (4 pi.) de long sur 34 à 4r mil. de ‘arge, et 5à 7 mill. d’épaisseur; elle est employée par les façons pour les légers ouvrages, et par les couvreurs, v P°ur la couverture en tuile.
- *TTER. Attacher, clouer des lattes sur les chevrons d’un c°mble, sur les poteaux d’une cloison, sur les solives ^ un plancher, pour recevoir l’aire , etc. Latler à claire-v°‘e, c’est attacher des lattes éloignées les unes des autres c°tnme on le pratique pour une cloison pleine, où elles
- > servent à retenir les garnis placés entre les poteaux. AîTlS. On appelle ainsi l’arrangement des lattes sur les solives d’un plancher ou sur un pan de bois, sur les chevrons, etc.
- On appelle lattis à claire-voie, les lattes éloignées les Çnes des autres d’environ 11 à i4 c. (4 à 5 po.) et lattis
- > Jointif, lorsqu’elles se touchent.
- AVIS. C’est la manière de laver un plan d’architecture par des teintes plates, des teintes adoucies, des demi-hûntes, etc. Les couleurs dont on se sert ordinairement Pour le lavis, sont l’encre de la Chine, la gomme gutte, le bistre, le vert végétal, le bleu de Prusse, le carmin, Çt enfin d’autres couleurs secondaires toutes préparées et broyées à l’eau.
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- LAYE. Est un marteau bretelé, c’est-à-dire dont le tra* chant est dentelé, et à l’usage des tailleurs de pierre.
- LAYER. Tailler la pierre avec la laye, ou marteau or( télé ; c’est le dernier travail d'un parement, que 1° frotte ensuite quelquefois en grès.
- LÉGER. Se dit de tous les ouvrages de maçonnerie où n’emploie ni pierre ni moellon, mais seulement plâtre, des lattes et des plâtras : tels sont les crépis*' enduits, les aires de plancher, les hourdis de cloisoj'*' les plafonds, les languettes, tuyaux, manteaux de cP minées, etc.
- LEVÉE. Élévation de terre ou de maçonnerie consti^1 en forme de digue, pour soutenir les berges d’une rivief ' et empêcher le débordement, ou pour former une ch»11 sée. ,
- LEVIER. Pièce de bois dont on se sert dans les tra^l pour soulever de gros fardeaux, en introduisant une ^ ses extrémités sous le fardeau, et mettant un coin point d’appui près de cette extrémité. .
- Les ouvriers l’appellent pince lorsqu’il est en fer? " s'en sert également pour faire agir le treuil d’une chè''fÉI d’une grue , l’arbre d’un cabestan , etc.
- LÉZARDE. Fente qui se fait dans les murs en maçonne**/ ou dans les plafonds et enduits en plâtre, par suite 0 tassement, ou de l’écartement des constructions.
- LIAIS. Pierre très dure et très fine que l’on tire des ei>fl rons de Paris.
- LIAISON. C’est placer les pierres les unes sur les autr^ par lit de niveau, de telle manière que les joints mont® d’un lit répondent au milieu des pierres du lit qui est *** dessous. Une liaison de brique s’entend de celle où n’emploie que des briques posées en liaison, de la mêP* manière que les pierres. La liaison de brique et moe'‘~, est celle où après avoir posé une ou plusieurs assises J moellon, on met au-dessus trois ou quatre assises briques, qui forment ensemble la hauteur d’une assise moellon, et ainsi de suite alternativement dans toute hauteur d’un bâtimeut ou d’un mur de clôture. Le /on en liaison est un mur construit en moellons posés e liaison par assises de niveau et d’appareil, c’est-à-d>feJ de même hauteur, bien équaris, dont le parement ^ piqué , et dont les joints montans et des lits sont tiré* la règle. I
- LI AISONNER. Arranger les matières en liaison dans construction d’un édifice.
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- ‘«AGE, Quartier de pierre qu’on équarrit à paremens
- «ruis, et qu’on emploie dans les fondations; on tire les “bages du ciel des carrières ou des bancs inférieurs : cest aussi toute pierre de taille qu’on ne peut employer ‘lue dans des ouvrages semblables , parce qu’il s’y trouve ou moie.
- ‘pRNE. Nervure d’une voûte d’ogive partant de la clé aux bercerons.
- ^NE. C’est l’étendue en longueur seulement ; la distance dun point à un autre; elle a différentes significations dans 'es arts. La ligne de niveau est parallèle à l'horizon, et se trace avec une règle et un niveau. Une ligne de pente est “elle qui est tendue d’un point haut à un autre plus bas, e°ujme celle d’un limon d’escalier. La ligne en talus est uussi en pente, mais suivant la largeur, et approchant de a perpendiculaire comme les paremens extérieurs des biurs de terrasse. Une ligne à-plomb est verticale ou perpendiculaire à une ligne de niveau. Une ligne d’eau était ‘ ouverture d’un tuyau, la i44e partie d’un pouce d’eau ; ‘a ligne d’eau donnait à peu prés ia5 litres par jour. ‘MON. Assise de pierres rampantes et en coupe, qui porte ^'extrémité des marches d’un escalier sur lequel pose la tampe.
- ^jMOSINAGE. ou Umosinerie. Maçonnerie en moellon opurru, hourdé en mortier, sans être parementé ; c’est ainsi que l’on construit les fondations d’un bâtiment.
- Ij1MOSINS. Ouvriers qui ne font que des murs. On les “Ppelle ainsi, parce qu’ils sont presque tous originaires de cette ancienne province de France.
- ^NÉAIRE. Terme générique de toute mesure qui n’a Qu’une dimension , la longueur : ainsi on dit un mètre,
- , “ne toise linéaire.
- b‘SSE. Se dit, dans l’architecture, de toutes les parties “nies sans aucun ornement, comme une frise, les faces d’un architrave, le fût d’une colonne sans cannelures, ®tc. On appelle aussi liee, une barrière d’appui en charpente.
- Listel. Petite moulure carrée qui eu accompagne une plus grande , ou qui sépare les cannelures des colonnes.
- «ÏT D’UNE PIEU RE. C’est la surlace horizontale d’une pierre, telle qu’elle se trouvait dans la carrière; le lit de dessus est celui sur lequel on pose l’assise supérieure. On appelle Ut brut, celui qui n’est pas ébousiné ; si les hts sont inclinés comme pour les claveaux d’arcades, ou
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- plates-bandes; on les nomme lits en joints; s’ils ne'®1’11 pas couverts d’une autre assise, comme par exemp'6 le dessus d’un bahut de mur, on les appelle lits en pafi ment.
- LONGIMÉTRIE. Est une partie de la géométrie pratiq^ qui enseigne l’art de mesurer les longueurs, tant accesSl blés qu’inaccessibles. |
- LOUVE. Machine de fer qu’on engage dans le lit supérielM d’une pierre qu’on veut enlever, pour la mettre à la plaC | qui lui est destinée.
- LOZANGE. Figure géométrique à quatre côtés égaux, de® angles aigus et deux angles obtus.
- LUCARNE. Est toute baie ouverte dans un comble, pol,*j donner du jour aux chambres de cet étage , et aux gre niers qui y sont pratiqués; il y en a de différentes fj çons, qui chacune ont leur nom. Une lucarne flamaw1 j ou mansarde, est-celle construite en maçonnerie 011 charpente , élevée sur l’entablement même, et couro"-née quelquefois d’un fronton. Une lucarne-demoiselle eS une petite lucarne construite en charpente, qui pod® sur les chevrons, et est couverte d’un petit comble deux égoûts. Une lucarne à la capucine, est celle dont' couverture est en forme de croupe.
- LUNETTE. Est une baie voûtée pratiquée dans les côt# d’une voûte ou dans un dôme. On l’appelle biaise , l<>rS’ qu’elle coupe obliquement le berceau, et rampante, l°rS' que son cintre est irrégulier, comme sous une rau>Pe d’escalier.
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- MACHINE. C’est en général l’assemblage de différente pièces de bois ou de fer, disposées de manière qu’eHeS puissent servir à augmenter et à suppléer les forces ue l’homme, du cheval, ou des eaux, etc., tels sont l’eng»0’ la grue, la chèvre, le cabestan, les presses et machin^5 hydrauliques, etc.
- MAÇON. C’est l’ouvrier qui fait tous les ouvrages en pl^' tre; dans certaines provinces de France, et notaroa’en dans le midi, on l’appelle plâtrier: dans les ateliers de peu d’importance, le maçon est aussi limosin, c’est-à' dire qu’il construit des murs, et poseur, parce qu’il p°se la pierre, les dalles, les appuis, etc.
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- C’est aussi un entrepreneur qui se charge de la conduction d’un édifice, au mètre ou en bloc, pour laquelle fi emploie des compagnons maçons, des tailleurs de Pierre et autres ouvriers qu’il paie à la journée ; le maçon-entrepreneur est subordonné à l’architecte qui a fait les plans, coupes et élévations, et qui dirige les travaux » fians l’intérêt de l’art et du propriétaire.
- ‘‘ÇOÎiNERlE. Est l’art de construire d’après les procédés propres aux maçons, et d’employer et de placer convenablement les matériaux.
- MÛRIER. Est toute pièce de bois méplate, de 5 c. à 1 x c. (2 à 4 po.) d’épaisseur, sur 27,53, 4o et 48 c. (10,12, i5
- 18 po.) de largeur; on s’en sert sur des pilotis et au fond des tranchées dans les terrains de mauvaise consistance, P°ur asseoir les fondations des murs; on s’en sert égaîe-iientpour soutenir les terres dans les fouilles des mines; les w^adriers de sapin servent aux échafaudages des maçons. ^GASIN. Lieu où l’on met à couvert des injures de l’air, des matériaux, des bois, des marbres, etc. C’est, dans atelier de maçon , un hangar fermé, ou un petit bâti-Jfient fait à la légère, qui sert à renfermer les équipages, {es échelles, les cordages, les outils, les mouilles et pou-jjdes, les carreaux de terre cuite, la latte , etc.
- ^IjPAÇON. Se dit dans les dilférens travaux de bâtimens, de tout défaut de matière ou de construction , provenant 0|i d’une économie mal entendue, ou de l’infidélité, de 'ignorance ou de la négligence de l’ouvrier; ainsi, par eXemple, la malfaçon en maçonnerie peut consister à fie pas poser les pierres sur leur lit, à ne pas faire un fiours d’assises de la même épaisseur dans toute la longueur, ou de le fermer d’un trop petit clausoir ; de poser des pierres dont les paremens sont gauches, d’élever des *®urs qui n’ont pas l’empâtement, la retraite et le fruit suffîsans; de laisser des jarrets et balèvres aux voûtes; d’y Asseoir des pierres ou des moellons à plat au lieu de les fiiéttre en coupe ; d’employer du mortier où il n’y a pas Une quantité suffisante de chaux, ou bien en mettre trop ; employer du plâtre éventé ou noyé ; de ne pas faire, ou de faire des pîaquis et incrustations dans des murs d’une épaisseur médiocre ; de ne pas bien clouer le lattis pour *es enduits et les plafonds, etc., etc.
- En couverture, c’est employer de la tuile mal cuite, de «ardoise de mauvaise qualité ; de leur donner trop de Pureau, de ne pas les attacher sur le lattis, de fa*re des plâtres trop maigres , etc.
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- En carrelage, c’est employer du carreau de mauva^ qualité ; de mêler trop de poussière dans le plâtre a1'6 lequel on le pose ; d’en faire les joints trop larges.
- En pavage, c’est emp loyer du pavé tendre ou tfl)| plat ; de laisser la forme à sec , etc.
- MANOEUVRE. C’est l’aide qui sert un maçon, un c<)|1 vreur, un paveur, pour gâcher le plâtre, apporter lesUlS tériaux, faire le mortier, etc. (
- MANSARDE. On appelle ainsi le comble brisé dont le lèbre architecte Hardouin Mansard s’est servi pour1 couverture des principaux édifices bâtis sur ses desa11" sous le règne de Louis XIV, mais dont on ne devrait r lui attribuer l’invention, puisque l’abbé deClagny enava‘ construit avant lui au vieux Louvre.
- MANTEAU. C’est la partie d’une cheminée composée ce( jambages et de la traverse. Le manteau en fer est la barf, de fer, droite ou cintrée, servant à soutenir la travers6' elle porte sur les-jambages , et ses extrémités étant C011 dées, sont scellées dans le mur dossier.
- MARCHANDER. C’est, dans les travaux, entrepren^ un ouvrage de maçonnerie ou d’autre nature pour11 certain prix : les entrepreneurs, et notamment les J*1® nuisiers et les serruriers, prennent souvent des marché deurs pour établir les ouvrages dont ils sont chargés.
- MARCHE. C’est la partie de l’escalier sur laquelle onpûS,, les pieds; le devant se nomme la hauteur; le dessus, * giron; la longueur est l’emmarchôment.On dit qu’une i»ar che est droite, lorsqu’elle est renfermée entre deux Ug°e. parallèles ; gironnée ou dansante, lorsqu’elle a plus de {51 ron d’un côté que de l’autre ; chanfreinée, si le devant^ taillé en chanfrein ; délardée, lorsque le dessous est cb»®î freiné : la marche patière est la dernière d’un étage, 41 fait le bord du palier et le dessous de la première marc11 de la révolution du dessus.
- MARCHÉ. Est, dans les travaux, une convention par éct1 ’ faite entre le propriétaire qui veut faire contruire, et s0" entrepreneur, dans laquelle on fixe d’avance les prix ouvrages, suivant les dessins et les devis ; un marché de1 être fait double entre les parties. ^
- Un marché à la toise est celui où l’on convient du pour chaque toise ou mètre courant superficiel, ou eu ( de chaque nature d’ouvrage, soit de maçonnerie, s01 de carrelage , soit de couverture, etc.
- Un marché au rabais est celui qui constate les Pr' fixés pour les différentes natures d’ouvrages, au mé*
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- °o en bloc, sur les devis ou marchés, et par lequel on adjuge les travaux à l’entrepreneur qui s’offre de les faire au plus bas prix.
- Le marché dit les clés à la main est une convention par laquelle l’entrepreneur s’oblige à faire un ouvrage conformément aux dessins et devis, pour unecertaine somme,
- de le rendre confectionné dans un délai fixé par cette convention, sous la peine d’un dédit et de paiement de dommages et intérêts, etc.
- MARDELLE. Est une pierre dans laquelle est percé un trou rond ou ovale, suivant le diamètre ou la forme d’un Puits; et qui est posée à hauteur d’appui, pour former la dernière assise du mur circulaire qui le forme.
- MARTEAU. C’est un outil que tout le monde connaît. II Prend différentes formes, en raison des professions de bâtimens. On appelle marteau bretelè ceux dont les tailleurs de pierre se servent, et dont l’extrémité en biseau est refendue en forme de dents pour layer la pierre.
- Le marteau de couvreur est rond par la tête, pointu par 1® panne, et a un manche de fer plat, avec un biseau des deux côtés ; il sert à tailler l’ardoise.
- Le marteau du paveur est également rond par la tète, pointu par la panne, et emmanché en bois; il sert à fouiller la terre et à frapper le pavé.
- Il y en a un autre qui sert à fendre le pavé : celui-ci a deux pannes droites ; et un troisième semblable au dernier, mais plus petit, qu’on nomme portrait, et qui sert à refendre et à équarrir le pavé.
- MASSE. Est un gros morceau de fer en forme de paralléli-pipède , dans le milieu de la longueur duquel est un trou transversal pour y mettre un manche ; il y en a de diverses longueurs : celles qui ont un long manche servent à battre, à fendre, à casser la pierre, à forcer les assemblages de charpente, etc. Masse se dit en architecture, de 1 ensemble ou de la grandeur d’un édifice. La masse d’une carrière se compose de plusieurs lits de pierre superposés les uns sur les autres.
- uASSIF. On appelle ainsi tous les ouvrages de maçonnerie en moellons ou meulière , construits dans la terre, pour asseoir les constructions supérieures , ou pour sceller des Poteaux on autres. On dit le massif d’un perron, d’une culée, d’une pile de pont.
- On se sert aussi de cette expression pour désigner, des ouvrages trop pesans, soit par rapport à la composé1011, soit par rapport à la matière; on dit qu’un édifice est
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- massif, lorsque les murs en sont trop épais, que les tri)' meaux sont trop larges et les jours trop petits; on dit qu oi entablement est massif lorsque, par exemple, les moulfl' res en sont trop fortes , et que sa hauteur excède le quaf de celle de l’ordre dont il fait partie.
- MASTIC. Composition mêlée de diverses substances trempées avec de l’huile ou d’autres corps gras, et sert à faire des enduits ou à remplir les joints desdallag68’ ou enfin à empêcher l’humidité.
- MATÉRIAUX. Se dit en général de toutes les matières q*1 servent à construire les bâtimens , tels que pierr6’ moellon, chaux, sable, ciment, bois, fer, tuile, ®r' doise, etc.
- MÉDAILLON. C’est en architecture une table saillante e° forme de médaille, sur laquelle est sculpté un bas-refi6'» un chiffre, une tête ou un sujet historique.
- MEMBRE. Est synonyme de moulure : un membre couron^ est une moulure acçompagnée d’un filet au-dessus. Te^e est la cymaise d’une corniche et le tailloir d’un chapitea11' Un membre creux est une moulure qui est vue par*9 concavité, comme la scotie, le cavet, etc.
- MEMBRON. Grosse baguette qui termine le bas du bouj" seau ou du brisis d’un comble mansardé. — C’est aussi^ partie de plomb qui couvre la panne d’un comble ue brisis.
- MESURE. Est une dimension, une unité convenue pQllf déterminer la grandeur, l’étendue, la quantité de q«ej que corps; on se servait autrefois dans la construction, de; toise, du pied de roi, etc. Aujourd’hui on se sert du w6' tre et du stère : dans l’architecture, on se sert du mouul qui représente toujours le demi-diamètre de la colonn6'
- MESURER. Appliquer une mesure certaine et connu6’ comme la toise ou le mètre, sur une partie de constru6 tion : pour en connaître l’étendue et les dimensions.
- MÉTOPE. Intervalle carré entre les triglyphes de la fflSe de l’ordre dorique : dans un édifice qui exige quel^6® richesse, ces parties de frise sont remplies de sujets ail6' goriques sculp tés.
- MEULIERE. Sorte de moellon très dur et rocailleux» 6 quelquefois très poreux, dont on se sert dans la maÇ60 nerie, et particulièrement dans les fondations et pour Ie fosses d’aisances.
- MINUTE. Est une subdivision de différentes mesures; dau* la géométrie, c’est la soixantième partie d’un degré, da°
- 1 architecture civile , c’est la douzième ou la dix-huitièn1
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- Partie d’un module; on nomme aussi minute, le toisé fait sur place, des travaux de bâtiment.
- “OSE EN LIGNE. C’est poser les moellons ou la pierre en parement d’un mur entre deux lignes tendues sur des broches, de chaque côté de la maçonnerie.
- CITOYEN. Voyez mur.
- G PRE. Espèce d’entonnoir ouvert des deux côtés, en tôle °u en terre cuite , que l’on place en haut d’un tuyau de cheminée. On en fait de diverses formes et grandeurs : les maçons et les fumistes en font aussi en plâtre, mais elles n’ont qu’une très courte durée.
- MODELE. Est un original qu’on se propose d’imiter ou de copier. C’est, en architecture , la représentation en relief d’un bâtiment, ou de quelques parties d’un bâtiment, gu’on fait en petit pour connaître son effet en grand ; on le fait ordinairement en plâtre , en bois ou en carton ; les modèles sont plus intelligibles que les dessins, pour les personnes qui n’ont pas l’habitude des profils et des coupes.
- On fait aussi des modèles en grand , en charpente et en plâtre , de tout ou de quelques parties de la même grandeur que l’exécution, soit pour juger du point de vue le plus avantageux , soit pour en régler les proportions suivant les règles de l’optique ; c’est ainsi qu’on avait élevé le modèle de l’arc de triomphe de l’Étoile pour l’entrée de l’impératrice Marie-Louise à Paris ; et plus récemment, l’obélisque de Luxor, sur la place Louis XV.
- MODILLON. Petite console en saillie , placée sous le larmier d’une corniche , sous un balcon ou sous les appuis
- . des croisées.
- MODULE. Mesure conventionnelle ou grandeur déterminée pour régler les proportions des colonnes , des enta-blemens et de toutes les autres parties symétriques de là décoration et de la distribution d’un édifice; le module est toujours le demi-diamètre de la colonne, qu’on divise en minutes et parties de minute; Viguole le divise en douze minutes pour les ordres toscan et dorique, et dix-huit pour les trois autres ordres ; d’autres auteurs divisent le demi-diamètre, en trente minutes.
- MOELLON. Pierre propre à bâtir, qui se tire des carrières é pierre, en morceaux de petites dimensions; il y en a de dur et de tendre, le moellon dur dont on se sert à Paris, vient des carrières d’Arcueil, de Châtillon , de Bagneux ; etc. On l’emploie dans les fondations et aux murs en élé-
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- vation et de clôtures, et pour le garnissage des murs e» pierre.
- Un moellon d'appareil, est celui qui est équarri eommc un petit carreau de pierre, dont le parement apparef1 est piqué, et qu’on emploie en liaison dans les murs de face des bâtimens ou pour les retraites.
- Relativement à sa position , le moellon de plat est celi*1 qui est posé sur son lit ; le moellon en coupe est celui qui > dans une voûte, est posé de champ , et taillé suivant pente des joints des voussoirs.
- On appelle moellon bloqué, celui posé sans être mis efl ligne, comme pour les massifs.
- Relativement à ses façons, on appelle moellon brui^ bourru, celui qui est posé tel qu’il est tiré de la carrière-
- Ébousinèy celui qui est seulement équarri sur les lits et les joints pour lui donner plus d’assiette.
- S mille, celui qui est taillé grossièrement avec la ha' chette.
- Et enfin moellon piqué celui qui est taillé à vive arête» en lit, en joint et en parement.
- MOIE. C’est dans une pierre dure une partie ou filet tefl' dre , dans le sens de son lit de carrière, et qui la fait dé' lister. Les pierres où il se trouve des moies, doivent être mises au rebut , parce qu’elles ne résistent point au* intempéries d’une saison rigoureuse.
- MONTANT. Est en général tout ce qui est d’aplomb ; t>o appelle ainsi en architecture les petits corps saillans, oa avant-corps que l’on pratique à côté des chambranles, ou pour former des pilastres , des tables saillantes ou autres-MONTÉE. Se dit tant de l’exhaussement des murs que de l’élévation des voûtes, des colonnes, etc. Une montéed6 voussoir ou de claveau, est la longueur du panneau de tête d’un voussoir ou claveau , depuis la douelle jusqu’à son couronnement.
- Une montée de voûte, est la hauteur d’une voûte, depuis la ligne de niveau de sa naissance, jusque sous la clé : lorsqu’elle est en plein-cintre , sa montée est Ie rayon du cercle, ou la moitié de son diamètre ; malS lorsqu’elle est surbaissée, sa montée est moindre que la moitié de son diamètre.
- MONTER. Élever avec des machines, les matériaux amenés sur le tas et préparés pour les mettre en place. MORTIER. Composition de chaux mêlée avec du ciment ou du sable, dont on se sert pour joindre et lier la pierre, le moellon et la brique. Le mortier gras est celui dans Ie'
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- quel il y a beaucoup de chaux. Le mortier maigre est celui dans lequel on l’a épargnée et qui ne fait pas une benne liaison.
- «ÏOUCHETTE. Larmier d’une corniche : on l’appelle moufette pendante -, lorsqu’elle dépasse le nu du plafond en Plâtre ; elle se fait avec une règle à moucbette , sur laquelle cette moulure est poussée, et que l’on traîne sur les parties qui doivent la recevoir.
- On nomme aussi mouchelte le plâtre qui, ayant été d’a-bord passé au sas, est repassé au panier, et dont on fait les gros ouvrages.
- SOUFFLES. C’est l’assemblage de plusieurs poulies mobiles dans une même écharpe, qui, dans les travaux, sert à enlever les fardeaux très pesans avec très.peu de forces.
- ^lOULE. Les maçons font quelquefois faire dès moules, Pour couler des modillons et autres parties d’ornemens qui se répètent, et qui, devant être parfaitement semblables , tiendraient trop de tems pour être faits à la main ; ces moules se font à clé, afin de pouvoir se démonter, lorsque le plâtre est pris , et on enduit avec de l’huile les parois intérieures, pour empêcher l’adhérence du plâtre cotilé.
- MOULINET. r.Müuil horizontal ou vertical, armé de leviers , pour renier les cordages des machines qui élèvent des fardeaux.
- MOULURE. On appelle ainsi toute saillie droite , carrée ou à courbure, dont plusieurs ensemble forment des corniches des chambranles, etc. On appelle moulures cou-données celles qui ont un filet ou listel au-dessus.
- MOUTON. Billot de bois garni de frettes ou colliers en fer, ou masse de fonte qu’on élève par le moyen d’une sonnette ou d’une manivelle , et qu’on laisse retomber sur la tête des pilotis pour les enfoncer en terre.
- ’fOlD. Mesure pour la chaux, qui contenait six futailles» °u quarante-huit minots d’un pied cube chacun ; on la livrait aussi à la futaille, contenant huit minots.
- ke muid de plâtrese composait de trente-six sacs , il se subdivisait en trois voies de douze sacs chacune. Chaque sac avait environ huit pouces cubes.
- ^ R. Corps de maçonnerie d’une certaine épaisseur , construit en pierre de taille, moellon ou brique; avec mor-tjer ou plâtre ; servant à clore un terrain , ou formant le* Parois et les principales divisions d’un bâtiment, et qu1
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- reçoivent alors les planchers, les combles, les cheminées» les voûtes, etc.
- Un mur de clôture est celui qui renferme une portion de terrain, comme un parc, un jardin, une cour ; on leur donne ordinairement 4o à 48 c. (i5 à 18 pouces) d’épais' seur, et suivant le code civil, ils doivent avoir à Pàri® 10 pieds (3 m. a5 c.) de hauteur sous chaperon au-dessus du terrain.
- Les murs de bâtimens prennent différens noms en rai' son de leur situation.
- On appelle murs de fondation, ceux qui sont au-des' sous des terres ; murs en élévation tous ceux qui sont con* étroits au-dessus du sol.
- Les murs de face sont les murs extérieurs, soit du côté de la rue, soit du côté des cours et jardins ; ceux des deux côtés et en retour se nomment murs latéraux.
- Les murs de pignon, sont ceux dont la partie supé' rieure à la forme du comble qu’ils terminent.
- Les murs de refend séparent les différentes pièces d’u° bâtiment dans le sens de sa largeur, et quelquefois même de sa longueur.
- Un mur en aile, est celui qui est élevé à l’extrémite d’un autre, et dans le même alignement, ayant la forme d’un triangle rectangle, c’est-à-dire ayant environ i mètr® de longueur par le bas, et presque rien par le haut : o° prolonge ainsi les murs dossiers des souches de cheminées-
- Un mur dossier , est celui en exhaussement au-dessus du pignon, pour adosser les tuyaux de cheminées.
- On appelle mur de soubassement ou allège, celui de peu d’épaisseur qui forme l'appui d’une croisée : un muf circulaire est celui dont le plan est une circonférence de cercle ; tel est celui d’une tour , d’un puits , d’un bas* sin, d’un dôme, etc.
- Un mur de soutènement est celui qui soutient le® terres d’une terrasse, auquel on donne une épaisscu* proportionnée à sa hauteur , avec talus à l’extérieur > ou contreforts par derrière, de manière à résister à la poussée des terres. On l’appelle aussi mur en talus, parc® que le parement extérieur est sensiblement incliné du côté des terres, ou du côté du bâtiment auquel il sert de base.
- Le mur d’appui est celui qui sert d’appui, ou de garde-corps à un pont ,à un quai, à une terrasse, n’aya® qu’à peu près un mètre de hauteur au-dessus du sol. On le nomme aussi mur de parapet.
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- Un mur en décharge est celui dans la construction Miquel on a pratiqué de distance en distance des arcades ^°ur reporter la charge sur d'autres points.
- On construit des murs en pierres sèches, c'est-à-dire avec des pierres arrangées à la main, sans aucun mortier pour les liaisonner ; on les érige ainsi aux endroits où 1 °n veut faciliter le passage aux eaux qui filtrent dans les terres.
- Un mur crépi est celui qui étant construit en moellons, est ensuite couvert d’un crépi en plâtre ou en mortier.
- . Un mur enduit est ravalé ensuite sur crépi, avec mor-ttor ou plâtre dressé à la truelle.
- Un mur de douve est le mur intérieur d’un réservoir 0,1 d’un bassin, qui est séparé du mur extérieur par un c0rroi de glaise et qui est établi sur des plates-formes.
- , Un mur mitoyen est un mur construit sur les limites ^odeux héritages, et aux frais communs des deux propriétaires : on reconnaît qu’un mur est mitoyen , lorsqu’il es* chaperonné à deux égoùts.
- Un mur pendant ou corrompu, est celui qui menace rifine et qui doit être reconstruit.
- .Un mur en surplomb est celui dont le haut n’est pas ^ aplomb sur le pied ; il est condamnable lorsqu’il est dé-Versé de plus de la moitié de son épaisseur. Le mur à fruit tst le contraire du mur en surplomb. (Voy. le mot Fruit).
- Un mur bouclé est celui qui fait ventre sur l’un de ses Paremens, laissant du vide dans son épaisseur, et qui est Crevassé.
- Un mur déchaussé est celui dont la fondation est dégradée au rez-de-chaussée, ou a découvert, parce qu’on vjTa baissé le sol.
- ’USIQUE. C’est ainsi que les ouvriers appellent la re-coupe de pierre pulvérisée ou des vieux plâtres réduits en poudre, et qu’ils mêlent avec le plâtre, lorsqu’ils sont de j^ùiauvaise foi.
- UTULE. Espèce de grand modillon carré qui, dans la corniche dorique est placé au-dessus du triglyphe.
- IN.
- ^ISSANCE. D’une voûte, c’est le commencement de sa courbure. — C’est aussi une bande d’enduit de quelques pouces de largeur seulement, faite dans un angle jjiipDtrant, en raccordement du vieux plâtre.
- P. Est la partie la plus vaste, la plus large et qui oc-
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- cupe le milieu de la largeur d’une église , où se place) peuple; elle commence à l’entrée principale du teiflp. et finit à la balustrade du maître-autel, ou à la clôt"1' du chœur.
- NERVURE. Est la côte saillante des feuilles qu’on etnpl®1 dans des rinceaux d’ornement , et dans les chapite®^ des ordres , et qui représente la tige d’une plante natll> relie. C’est aussi les parties saillantes sur les voûtes 4" forment des côtes les unes sur les autres.
- Nervure, se dit encore des baguettes et filets tail‘e sur le galbe des consoles et modifions. f
- NICHE. Renfoncement pratiqué dans l’épaisseur mur pour placer une statue, un groupe, un poêle, etc Sa décoration est relative à l’ordre dans lequel elle *e trouve placée. Une niche est ronde, lorsque le plan et” fermeture sont formés d’une demi-circonférence, comI,1î celles delà grande façade du Louvre. Elle est carrée>*’ le pan et la fermeture sont carrés, angulaire, si elle e®‘ pratiquée dans une encoignure , et que la fermeture une trompe sur le coin ; en tour ronde, lorsqu’elle eS pratiquée dans le parement extérieur d’un mur circj1 laire ; et enfin en tour creuse, si elle est pratiquée daos‘ parement intérieur d’un mur circulaire.
- NIVEAU. C’est l’état d’une surface parallèle à l’horizoâ’ c’est-à-dire qui n’incline d’aucun côté ; telle est la suf face de l’eau dans un réservoir, dans un bassin, etc. C’est aussi l’instrument qui sert à tracer une ligne ho^ zontale , ou à poser horizontalement quelque chose, ou en déterminer et régler la pente. On dit poser de niveau 1 mettre de niveau; un plancher, une allée est de niveau-
- Il y en a de différentes sortes : niveau d’eau, d’a*r> à lunette, à pinnule, etc. Nous ne parlerons que de ceu en usage dans les travaux de bâtiment.—LentWau d’eall> est un tuyau cylindrique de fer blanc, d’environ 4 ceD*'’ de diamètre, et de î mètre 5o c. à î mètre 6o e. de lo*#’ aux extrémités duquel on pratique deux coudes à ang’e droits, de 8 à io centimètres de long, à chacun deS/ quels on ajoute deux bouteilles côniques en verre ; au lieu de la longueur du tube est une douille parlemoyeI1 de laquelle on peut le faire tourner horizontalement ®u/ son pied. Un niveau de poseur, est un assemblage de trojS petites règles, dont deux forment un angle droit, aJj sommet duquel est attachée une petite ficelle, d’où pen un plomb qui passe sur une ligne tracée au milieu de a troisième règle.
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- OB. 2|i3
- Un niveau de paveur est une longue règle, an milieu ctsur l'épaisseur de laquelle est assemblé à angle droit, 0,1 bout de planche sur lequel on a tracé une ligne d’é-luerre à la longue règle, au haut de cette ligne est atta-cpé un plomb qui, en la couvrant, marque que la grande r%Je est de niveau.
- On trace aussi avec ces instrumens des niveaux de Pente, c’est-à-dire que l’on établit une pente réglée et ^ûiforine dans toute la longueur d’un terrain, comme
- jt'üe route pavée , un terrain en talus, etc. * ' ELLEMENT." Opération par laquelle o
- on cherche, ou J111 établit une ligne horizontale, ou par laquelle on règle jJà pente d’un terrain suivant des mesures données. ^ËLER. Chercher, établir une ligne parallèle à i’hori-la pente d’un terrain, etc.
- 'uQUET. Morceau de plomb ayant la dimension d’une ardoise , et que Ton place le long des joints des lucarnes ^ des cheminées, et sous les crochets de service.
- UËE. G’est l’angle rentrant que forment deux combles jpd se rencontrent. C’est aussi la pièce de bois qui reçoit *esempa.nons de deux combles, qui se joignent en angle Entrant; c’est encore les tuiles creuses que les couvreurs Posent dans l’angle rentrant de la jonction de deux com-kfes, pour recevoir les eaux.
- Une noue en plomb, est une table de plomb, placée dans cet angle rentrant et en remplacement de ce s tuiles x, creuses.
- 'uËAU. C’est un cylindre ou parallélipipède en pierre, monte de fond, et porte une voûte de niveau, ou ta<npante, au centre de laquelle il est placé, il a ordi-^airensent la. figure du lieu dans lequel il est ; ainsi dans °ûe tour carrée, il est carré. C’est aussi un cylindre de Pierre, qui monte de fond et porte le collet des marches d’un escalier à vis ; on le nomme creux, lorsqu’ayant un v|lrand diamètre, on forme un vide à son centre.
- Est eu architecture la surface nue d’après laquelle on détermine la saillie des ornemens, aussi on dit qu’un Pdastre doit excéder le nu du mur d’un édifice, de tant de parties de modules; que les moulures d’une architrave, d une corniche, doivent avoir telle et telle saillie au-delà du nu de la frise.
- O.
- °ÛL1QUE. Se dit de tout ce qui n’est pas exactement perpendiculaire à l’horizon.
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- 214 OR.
- OBTUS. Se dit d’un angle qui a plus de 90 degrés, ou est plus grand que l’angle droit, c’est-à-dire que le qu3i du cercle.
- OCHE. Entaille que font les ouvriers sur une pièce de bo,S| pour servir de marque, ou sur une latte pour marque! l’épaisseur d’un mur, etc.
- OCTOGONE. Figure plane qui a huit côtés et huit angleS égaux.
- ŒIL DE-BŒUF. Est toute baie ronde ou ovale, praliq*'®6 dans un mur, ou dans une couverture, ou dans un don*6' pour donner du jour.
- ŒIL DE VOLUTE. Est un petit cercle décrit au milieu®6, la volute du chapiteau ionique, servant à déterminer leS treize centres par le moyen desquels on trace les circo®' volutions du filet de cette volute.
- ŒUVRE. Est en général le travail d’un artisan, et est sf nonime avec ouvrage. Ce mot a différentes significatif115 dans l’art de bâtir : on dit hors œuvre, lorsqu’on prend ieS mesures de quelques parties de dehors en dehors, murs et épaisseurs compris. Dans œuvre, lorsqu ’on pre® les mesures de quelques parties dans l’intérieur, et O0” compris l’épaisseur des murs. Sous-œuvre , se dit d’un b timent qu’on soutient par des chevalemens et dont on construit les fondations, c’est le reprendre sous-œurr®! on dit mettre en œuvre, employer quelque matière, ^ donner une forme et la mettre en place. A pied-d’œuvrf' amener les matériaux près de l’édifice en construction* On appelle encore œuvre, une enceinte de menuiserie décorée souvent d’ornemens d’architecture et de sctdP' ture, qu’on pratique dans la nef d’une église, pour place les marguilliers devant une table sur laquelle on exp°s des reliques.
- OGIVE. On nomme ainsi l’arc d’une voûte gothique qui *e termine au sommet par un angle curviligne.
- OISEAU. Planchette en bois ayant deux bras, dont ‘Ê manœuvres se servent pour porter le mortier aux U1110 sins.
- ORDRES. C’est l’arrangement régulier d’un certain non® bre de moulures, d’ornemens ou d’autres parties qu* ’ dans une façade ou autre décoration d’architecture, c0®1' pose un ensemble conforme aux règles et aux proporti0®* avouées par le bon goût et indiquées par les anciens au teurs qui ont écrit sur cet art. .
- On distingue dans chaque ordre trois parties prin®*' pales, savoir : le piédestal, la colonne et l’entablemen •
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- OR. ai5
- Cependant une décoration peut être composée suivant les Proportions d’un ordre quelconque, quoiqu’on n’y ait employé ni piédestaux, ni colonnes, pourvu que les hau-leurs, les saillies et les autres parties en soient réglées suivant les proportions de cet ordre.
- Parmi les auteurs qui ont écrit sur les ordres d’architecture, les uns en comptent cinq, savoir : le toscan, le uoriques le ionique, le corinthien et le composite; com-®euçant par le plus simple, et passant successivement au plus composé. D’autres n’en comptent que trois qu’ils dominent les ordres grecs, savoir : le dorique , l’ionique le corinthien, ne considérant le toscan que comme un dorique modifié, et le composite comme un mélange de •ionique et du corinthien.
- i° L’ordre toscan est le plus simple des ordres et le plus solide, n’ayant aucun ornement de sculpture et péu de •uoulures. ( Voy. fig. 47 pl. 3. )
- 20 L’ordre dorique est le plus mâle des ordres grecs ; la buse et le chapiteau de la colonne sont sans ornemens, •dais la frise de son entablement est ornée de triglyphes et de métopes , et sa corniche de mutules oti de (lenticules. (Voy. fig. 48, pl. 3.)
- 3° L’ordre ionique est celui des trois ordres grecs dont la proportion tient le milieu entre le dorique et le corinthien, son chapiteau est orné de volutes, et sa corniche a des dentieules. (Voy. même pl., fig. 4g-)
- 4° L’ordre corinthien est celui des trois ordres grecs dont la proportion est la plus majestueuse, dont le chapiteau est orné de deux rangs de feuilles et de volutes, 9ui soutiennent les cornes de son tailloir; la corniche est ernée de modifions en consoles. Il est susceptible de recevoir de riches ornemens sculptés. (Même pl., fig. 5o.)
- 5° L’ordre composite ou romain que nous ne présentons Pas ici, parce qu’il a les mêmes proportions que le corinthien , dont le chapiteau est aussi formé de deux rangs de feuilles et des volutes de l’ionique, et dont la corniche est ornée de modifions simples, ou de dentieules.
- En général, on appelle ordres composés ceux dont l’in-venlion est toute de caprice , n’ayant qu’un rapport éloigné avec les ordres grecs, et tel qu’on en voit dans 1 intérieur de plusieurs églises de Paris et dans différentes compositions des Boromini et autres artistes modernes.
- REILLE. Entaille à l’extrémité d’un appui de croisée ou d’un seuil, pour les faire entrer dans les baies.
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- PA.
- ORIENT. Voyez Position. (
- ORIENTER. Se dit de la disposition d’un château , bâtiment, ou d’une façade, relativement aux qua,, points cardinaux; exempta: la galerie du Louvre du c° de la Seine est orientée au midi. J
- OUVERTURE. Ce terme indique généralement le vide®] baie qu’on laisse ou qu’on fait dans un mur, soit p()llj une porte, soit pour une croisée : c’est aussi le corm®^' cernent de la fouille d’un terrain, pour faire les foB(I tiens.
- OUVRAGES. Est en général la production de quelqu’ad ^ métier, le travail de la main, de quelque nature fl" soit; on dit ouvrage de maçonnerie, de charpente, de s6 rurerie, de menuiserie, etc.
- Ori distingue les ouvrages de maçonnerie en gros 0 vrages et légers ouvrages. Les gros ouvrages sont ceux ( pierre de taille ou moellon, les légers ouvrages s° ceux en plâtre , comme les manteaux , tuyaux et soud1
- de cheminées; les lambris, plafonds, cloisons; les U1
- • le*
- lures, les enduits, crépis, renformis; les scellemens fours et fourneaux potagers; les aires, etc. (
- OVALE. Figure plane curviligne, qui a deux diamètres»0 un grand et un petit axe.
- OVE. Moulure formée d’un quart de cercle, et que les 0° vriers appellent quart de rond; dans cette moulure * creusé un ornement de sculpture, qui a la forme du
- œuf, appelé par cette raison ove, avec quelques au1 ornemens, comme feuillage , fleurons , dards, etc.
- P.
- PAILLASSE. Construction massive en brique qui sert àr, cevoir des charbons allumés pour griller des viandes, e; d’autres usages dans une cuisine, dans une buander,e’ dans les usines, etc., etc. i
- PALAN. Est une machine composée d’une ou de dea cordes, d’une poulie simple et d’une moufle à deux p°l lies, dont on se sert pour enlever des matériaux. PALÉES. Suite de pieux enfoncés en terre à peu de d‘ tance les uns des autres, etc., entretenus par des m°l? , et des liernes, boulonnées ou chevillées, pour porter J travées d’un pont de bois ; les palées sont dans la c° struction des ponts de bois, ce que sont les piles dans 1 ponts de pierre»
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- PA.
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- PALIER. Partie d’un escalier au droit de chaque étage * et qui donne entrée aux appartenons : on appelle palier de repos, celui qui est entre deux étages.
- * Aï,METTE. Petit ornement de sculpture en forme de feuille de palmier, dont on enrichit quelquefois des moulures d’architecture, et notamment les cimaises des cor-niches.
- PALPLANCHE. Madrier dont un des bouts est affûté en Pointe pour pouvoir être enfoncé en terre, et qu’on met dans les reinures de deux pieux voisins, pour enclore la fondation d’un ouvrage de maçonnerie dans l’eau, ou pour la construction d’un bâtardeau ou d’une crèche.
- "AN. Est en général le côté d’une figure rectiligne.
- II se dit aussi de la partie d’un tout, et c’est en ce sens qu’on dit un pan de mur, un pan de bois, un pan coupé. Un pan de mur est une partie de la continuité d'un mur. Un pan de bois est un assemblage de bois de charpente, composé de sablières, poteaux, décharges et tournisses, lormant une cloison de refend, ou un pignon, dont on remplit les vides en pierrailles et plâtré, et qu’on recouvre d’un enduit sur lattis. Un pan coupé est la suppression de l’angle droit ou aigu que forment deux murs retournés d’équerre, par une ligne droite qui forme avec eux deux angles obtus, comme on le pratique aux retours des rues et aux piliers des dômes, sur lesquels les pen-dentifs prennent naissance.
- J AN AC HE. Voy. Pendentif.
- "ANNEAU. Est en général toute surface droite ou courbe de peu d’étendue. C’est dans la maçonnerie une des faces d’une pierre taillée. Le panneau double est celui qui forme intérieurement ou extérieurement la curvité d’un vous-soir. Le panneau de lit se dit de la face d’une pierre taillée qui se présente verticalement ou d’aplomb.
- On appelle aussi panneau une feuille de carton ou un bâtis de tringles et de bois minces, levé et découpé ou chantourné sur l’épure d’une pièce de trait, pour tracer une pierre, et la tailler ensuite.
- f A R ALLELES. Lignes ou surfaces qui sont toujours à égale distance les unes des autres sur tous leurs points.
- "ARALLÉLIPIPÈDE. Corps solide terminé par six parallélogrammes, dont les côtés opposés sont parallèles entre
- eux.
- Parallélogramme. Figure plane de quatre côtés et quatre angles droits, dont lés côtés sont parallèles. ARAPET. Est en général une élévation de maçonnerie
- maçon.
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- qu’on pratique au bord d’un terrain escarpé , comme au* deux côtés d’un pont et sur un mur de quai, à l’usage des piétons.
- PAREMENT. On nomme ainsi toutes les surfaces app®' rentes des murs et des lambris, des parpaings, des dal' les, etc. ; le parement brut est la lace ou épaisseur de 1® pierre telle qu’elle est sortie de la carrière ; parement dû tête, c’est le côté formant épaisseur d’un mur : on ditp<f rement de moellons, de meulière, de brique, parement p1' que, smilté, des faces visibles de ces sortes de murs.
- PARPAING. Morceau de pierre de peu d’épaisseur, à de"* paremens, posé sur des cloisons ou des pans de bois : °° dit aussi qu’une pierre fait parpaing lorsqu’elle occupe seule l’épaisseur entière d’un mur.
- PAS. Mesure en longueur qu’on distingue en pas commune1 pas géométrique.
- Le pas commun est une longueur de deux pieds et déni* (environ o m. 80 Cj).
- Le pas géométrique est d’une longueur double, c’est-à' dire de cinq pieds, (i m, 60 c.).
- Un pas de vis est la distance qu’il y a entre chaque arête ou filet de la circonvolution d’une vis.
- PASSAGE. Est un petit espace qui sert à dégager un® chambre d’avec une antre.
- En fait de servitudes, c’est un passage sur le terrait1 d’autrui dont on a la jouissance, soit par convention ta-cite , soit par titre.
- PASSE-PARTOUT. Scie sans monture pour débiter de® pierres tendres.
- PÂTÉ. Masse de plâtre convexe, enduite pour construire en voûte sphérique ou autres.
- patin. Est en général toute pièce de bois méplate, couchée horizontalement sur le sol, et destinée à en recevoir d’autres.
- Un patin de chevalement ou d’ètai, est une pièce de bois couchée sur terre , et sur laquelle pose le bout inférieur d’un étai ou d’un chevalement.
- Un patin d'èckifjfe est la pièce de bois qu’on pose de niveau sur le parpaing de l’échiffre d’un escalier, et daos laquelle sont assemblés les poteaux qui soutiennent le Ü* mon de la première rampe.
- PAVÉ. Se dit, non seulement de l’aire d’un chemin ou d’un plancher couvert de pierre et de carreau, mais encore de la matière qui sert à la couvrir, telle que la brique , Ie grès, le marbre, le moellon, la pierre, Un pavç de brique
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- celui qui est fait de briques posées de champ, ou en ( pis, qu’on appelle aussi en point d’Hongrie. Un pavé de grès est celui qui est fait de quartiers de grès de aa à a5 c. (8 à 9 po.) de grosseur en tout sens, comme celui des rues et des routes. Le pavé refendu est celui qui provient delà fente du pavé déroute, en deux ou trois parties, n’ayant plus alors que 8 à 11 c. (5 à 4 po. ) d’épaisseur ; c’est celui dont on se sert pour paver les cours, les écuries, les cuisines, etc. Un pavé d'échantillon est celui qui est fabriqué sur une mesure fixe et déterminée qui diffère des dimensions ordinaires.
- On appelle pavé de marbre celui qui est composé de dif-férens marbres taillés en comparlimens ou en mosaïque.
- Paver. C’est asseoir le pavé, le dresser, le mettre de ni-veau ou en pente, le battre , enfin le poser.
- PAVEUR. C’est tout ouvrier qui travaille à asseoir, à poser et à sceller le pavé.
- PAVILLON. Est tout bâtiment de figure carrée ou à peu près, qui est isolé ou qui accompagne les différens corps de logis d’un édifice, soit dans le milieu d’une façade, soit aux extrémités en faisant avant-corps , comme à la laçade du Louvre ; on l’appelle angulaire lorsqu’il occupe One encoignure comme celui des Tuileries en face dû Popt-Royaî.
- PENDENTIF. C’est la portion d’une voftte sphérique en trompe, qui prend naissance au dessus du pied droit angulaire de deux arcades en retour d’équerre, et qui ramène l’entablement à la forme circulaire, dans la Com struotion d’un dôme. On l’appelle aussi panache.
- PENTAGONE. Figure plane qui a cinq côtés et cinq aa-glrs égaux.
- PENTE. Est l’inclinaison plus ou moins forte qu’on donne à un terrain ou à un ouvrage de maçonnerie , soit pour former des talus ou des chemins, soit pour conduire des eaux. On dit qu’un pavé, qu’une chaussée, un aqueduc. Une conduite, un chéneau , une terrasse, a tant de lignes de pente par toise courante.
- PERCÉ; Se dit en architecture des baies de croisées distribuées dans une façade , pour donner du jour dans les différentes pièces d’un appartement. On dit par exemple qu’un salon est bien percé lorsque la lumière y est suffisamment et également répandue,
- PERCEMENT. Se dit de toute ouverture faîte après coup dans un mur, pour former une baie de porte ou de
- croisée.
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- FERCHE.Mesure dont on se servait pour arpenter les terres» et qui était de différentes longueurs, suivant les coutume5» la perche ordinaire était un carré de 18 pi. de côté ou 9 t0' superficielles; dans certaines contrées elle avait 2opi.,ia perche dite d’ordonnance ou des eaux et forêts était de pi.; un arpent contenait 100 perches.
- PERISTYLE. Est un édifice orné à l’intérieur de colonne5 isolées, qui sont éloignées du mur d’enceinte de la laf‘
- geur d’un entre-colonnement à peu près.
- PERPENDICULAIRE. Ligne droite qui, rencontrant un® autre ligne droite, forme avec elle deux angles égaux» c’est-à-dire deux angles droits.
- PERRON. Escalier découvert et composé d’un petit nom' bre de marches, qu’on construit sur un massif au-devan£ de la principale entrée d’un étage peu élevé ou d’un xof de chaussée. Un perron est double lorsqu’il a deuxramp®5 égales pour arriver à un même palier.
- PERSPECTIVE. Science qui apprend à représenter sur u° dessin, sur une surface, les objets tels qu’ils nous parais' sent à l’œil, c’est-à dire suivant l’éloignement et la posi' tion dans lesquels nous sommes supposés placés relative-ment à cet objet.
- FERTUIS. Est un passage étroit pratiqué dans une rivière aux endroits où il y a peu d’eau ; pour la rendre plus haute et faciliter la navigation : il y en a qui sont faits com®e une espèce d’écluse, d’autres sont pratiqués par de® batardeaux et palissades, d'autres avec des portes ^ vannes.
- PESÉE. Se dit de l’action des hommes qui tirent de hau* en bas un cordage, ou qui appuient sur l’extrémité d’u° levier.
- On dit faire une pesée, peser sur une manœuvre.
- PIECE de tuile. Se dit par les couvreurs, de toute part«e d’une tuile fendue, qu’ils emploient aux batellemens, sff' lins et ruellées.
- PIED. Mesure dont on se servait avant i84o, dans les ouvrages du bâtiment, soit pour en déterminer les dimcU' sions, soit pour connaître celles des lieux et des eropl3' cemens où on voulait travailler.
- Le pied courant ou linéaire était le pied mesuré en longueur seulement ; il y avait certains ouvrages qui se mesuraient et se payaient au pied courant, par exemple, 1®S baguettes, les bordures, les rampes des escaliers, les i®’ aardes en plâtre, les joints en mastic, etc.
- Le pied carré ou superficiel était une surface qui aTa*
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- PI.
- «n pied de long sur un pied de large; on toisait presque tous les ouvrages de maçonnerie, de menuiserie, de peinture d’impression, au pied ou à la toise superficielle.
- Le pied cube était un solide qui avait un pied en longueur, largeur et épaisseur. On mesurait au pied cube les massifs de maçonnerie, la fouille des terres, etc. Le pied courant équivaut à 3a5 mill.; le pied carré à 10 déc. 1/2 superficiels, enfin le pied cubique à 34 déc. j/4 environ.
- Le mètre a remplacé la toise dans toutes les administrations de la France , et tous les entrepreneurs doivent se servir maintenant du calcul décimal qui, rapportant tout à une seule unité, est beaucoup plus facile que l’ancien mesurage.
- PIED-DROIT. G ’est un pilier carré servant de support à une arcade, et qui soutient le sommier de l’arc; c’est aussi la partie d’un trumeau ou d’une porte, qui comprend le bandeau , le tableau et l’embrâsement.
- PIÉDESTAL. Est un corps solide de forme carrée oü ronde, orné d’une base et d’une corniche, et destiné à porter une colonne, un pilastre, une figure, un vase, etc. La partie inférieure, ornée de quelques moulures, se nomme base, le corps carré ou rond posé sur la base se nomme le dé, et le couronnement du dé, qui est aussi orné de moulures , se nomme la corniche du piédestal.
- Le piédestal est différent suivant les différens ordres, et reçoit le nom de la colonne qu’il porte.
- On appelle piédestal continu celui qui porte une suite de colonnes sans faire saillie ni retraite, tel est celui des pavillons en arrière-corps des Tuileries, du côté du jardin.
- Va piédestal double est celui qui porte deux colonnes accouplées comme on le voit au portail de St.-Gervais à Paris.
- PIÉDOUGHE. Petit piédestal ou socle orné de quelques moulures, qui sert ordinairement à porter un buste, un candélabre , un vase, etc.
- PIERRE. Minerai calcaire, c’est-à-dire propre à se convertir en chaux par la calcination, et que l’on emploie pour la construction des murs. Il y a deux qualités principales de pierres , savoir la pierre dure pouvant supporter de grands fardeaux et résister à l’influence de l’atmosphère, et la pierre tendre qui sert aux ouvrages secondaires et à la sculpture.
- Relativement à son grain et à ses qualités, la pierre prend différentes dénominations ; ainsi, dans les pierres dures, on distingue la pierre franche d’une médiocre du-l’cté , d’un grain égal et fin. La pierre de roche, plus dure
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- que celle-ci, est d’une très bonne qualité, dans laquelle il se rencontre de petites coquilles, telles sont celles que l’on tire des carrières des environs de Paris. Le liais, très fine et compacte, est de plusieurs degrés de dureté, etc. Parmi les pierres tendres, les environs de la capitale fournissent le vergelé, le Saint-Leu , le Conflans, la lambourde, leparmin, etc.
- Relativement à la hauteur du banc, on appelle pierre de haut appareil celle dont le banc porte une grande hauteur, comme celle de Saint-Leu, et pierre de bas appareil> celle dont le banc à moins d’un pied de hauteur.
- Pierre d'échantillon se dit d’uu quartier de pierre d’une mesure déterminée, qu’on commande exprès à la carrière-
- Relativement à ses qualités, on appelle pierre poreuse celle qui a une multitude de petits trous, telle que la meulière. Pierre moulinée, celle qui est graveleuse et qui s’égraine étant exposée à l’humidité, telie est la pierre de lambourde. Pierre pleine ou franche, celle dans laquelle il ne se trouve ni coquillage , ni cailloux, ni moies, ni trous. Pierre fière, celle difficile à tailler à cause de sa dureté et de sa sécheresse. Pierre feuilletée, celle qui se sépare par feuillets et par écailles. Pierre gèlisse ou verte, celle qui étant récemment tirée de la carrière , n’a pas-encore jeté son humidité. Une pierre délitée est celle q-ui a des fils dans le sens de son lit de carrière.
- Quant aux façons qu’elle reçoit, on dit qu’une pierre est en chantier lorsqu’elle est calée et disposée pour être taillée. Pierre brute, celle qui est restée comme elle est arrivée de la carrière, et qui n’est, par conséquent, taillée sur aucune face. Débitée, quand elle est refendue à la scie; ébouzinée, quand on a ôté le bouzin; équarrie et smillèe, celle qui est équarrie et piquée grossièrement; rustiquée ou piquée, lorsque les paremenssont piqués, et les ciselures relevées, au ciseau; layèe, est celle qui est terminée et passée à la laye. La pierre passée au grès, est-celle qu’on frotte avec le grès , pour effacer les coups de ciseau et de marteau. Les pierres fichées sont celles dont les joints sont remplis de coulis en plâtre ou en mortier clair; jointoyées sont celles dont le bord des joints est bouché et ragrèé en mortier ou plâtre. Une pierre gauche est celle dont les paremens et côtés opposés ne sont pas parallèles.
- Si on désigne les pierres relativement à hrplace qu’elles occupent dans la construction ; on appelle pierre en délit celle qui, dans un cours d’assises, n’est pas posée sur son
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- de carrière. Pierre formant parpaing, celle qui traverse f-paisseur d’un mur, et en fait les deux paremens. Pierre encoignure, celle quia deux faces en parement,formant l’angle saillant ou rentrant d’un bâtiment. Pierre Z. a}lente, celle posée à l’extrémité d’un mur pour former 'aisonavec le mur que l’on présume devoir être bâti plus ard. Pierres de refend, celles qui étant mises en œuvre, Sl)ntséparées par des canaux à égale distance, quirepré-s6ntent les différentes assises. Pierre perdue, toute pierre 3l,’on jette dans la mer ou dans un lac, pour servir de “''dation à une jetée ou à qnelqu’autre ouvrage dans eau. C’est aussi toute pierre de blocage jetée dans une “"dation à bain de mortier.
- Ulles ont encore diverses dénominations tirées de l’usage 8"quel elles sont propres , ainsi on appelle pierre d’ardoise “elle qu’on tire des environs de Mézières et d’Angers, et jf'JC tranchée par feuillets, servent pour les couvertures, "‘erre à plâtre, le gypse qu’on cuit dans les fours, et 'l't’on pulvérise ensuite pour faire le plâtre. La pierre à chauac proprement dite, est une sorte de pierre grasse Ha’on fait calciner pour en faire de la chaux. Enfin, la Pierre artificielle est celle qui est formée par l’art, telle» les briques, les carreaux , les tuiles.
- P'RRÉE. Petit canal souterrain, ou découvert an niveau sol, construit en meulière on à pierre sèche, pour ras-jh^tnbler les eaux et les diriger d’un endroit à un autre.
- *U. Pièce de bois pointue et ferrée* enfoncée en terre ?'J refus du mouton, pour former les palées des ponts de °‘s, les crèches des piles et culées des ponts et des murs I e quai ; on place des files de pieux pour retenir les terres, “s digues et les batardeaux; la différence du pieu au Pilot est que le pieu n’est pas enfoncé tout-à-fait en terre “oiutne le pilot, et que ce qtii en reste an dehors est or-^"airement équarri et recouvert d’un chapeau.
- .DONNER. C’est élever des tuyaux de cheminées en }>j^ngucttes de plâtre de 8 c. (3 po.) d’épaisseur.
- ,*NON. Se dit de la partie supérieure d’un mur qui a la °rQie d’un triangle , et où se termine la couverture d’un cpmble à deux égouts ; tels sont les murs de face des an-c*ens édifices.
- Un pignon à redents est celui dont les deux cotés in-cunés du triangle, forment une suite de degrés. On les Pratiquait ainsi autrefois, pour monter jusqu’au faîte dit •omble , pour eo faire les réparations , ou porter ' ®-Pfompts secoure en cas d’incendie.
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- PILASTRE. Est une espèce de colonne carrée, quia . mêmes proportions, base, chapiteau et autres orneto®^ que les colonnes de l’ordre dont il emprunte le nom» est souvent engagé dans les murs, n’ayant de saillie V le quart ou le sixième de son épaisseur ; quelquefois c pendant il est isolé, il a ordinairement autant de largr. par le haut que par le bas ; quelquefois aussi le fût efle diminué comme celui des colonnes. .
- PILE. Est un massif de maçonnerie, dont la forme e ordinairement un parallètipipède, servant à porter les * ches d’un pont de maçonnerie , ou les travées d’un P0,, de bois. Lorsque ces piles sont construites dans les riv,# rés, elles sont terminées par des prismes rectilignes sphériques de même construction, qu’on appelle ava bec et arrière bec. .
- PILIER. Maçonnerie en pierres ou en moellons , élevée un plan carré, et destinée à soutenir des plates-ban^ des arcades ou des voûtes en arc de cloître, etc., ou e®,. les pièces principales d’un plancher ; on appelle P1' ^ buttant, celui qui soutient la poussée d’un arc ou d,u() voûte.
- Un pilier de dôme est un des quatre corps de maço0° rie isolés, qui servent à porter la tour d’un dôme. , ( On appelle piliers de carrière les masses de pierre q®^ laisse de distance en distance, pour soutenir le ciel d’0” carrière
- PILOT ou PILOTIS. Est toute pièce de bois en gru^®’ dont une extrémité est affilée, armée d’un sabot de *e ’ et l’autre serrée par une frète pour l’enfoncer en ter au refus du mouton. , ,
- On appelle pilots de bordage ceux qui terminent 1 ceinte d’un pilotage. Pilots de retenue, ceux qui sont® foncés au dehors de l’enceinte d’un pilotage, pour s° tenir d’espace en espace un terrain de mauvaise coi>s Stance. Et pilots de support, ceux sur la tête desquels établit la plate-forme qui porte le corps de maçonné d’une pile, d’une culée, etc. .,
- PILOTAGE. Se dit d’un espace de terrain de mauV»1* consistance , qui est peuplé de pilots sur lesquels on ve élever qoelqu’édifice. (
- PILOTER. C’est enfoncer des pieux ou pilots pour asse°| les fondations d’un édifice que l’on construit sur un mal vais terrain on dans l’eau. (!
- PIQUER. C’est, en maçonnerie, rustiquer les paremenS0 les litji d’une pierre. C’est aussi faire un parement c
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- ?r«s. Piquer le moellon , c’est le tailler sur les lits , les Joints et le parement. C’est encore marquer les journées
- l'in °vr'ers‘
- JyUET. Est un bâton plus ou moins long, pointu par Une de ses extrémités , dont on se sert pour tracer des
- flfv’~Deinens*
- yUEUR. Est, dans un atelier, un homme préposé par J entrepreneur, pour marquer les journées des ouvriers , piller à l’emploi du tems, piquer sur son rôle ceux qui 8 absentent pendant les heures du travail, et pour rece-ÏOlrles matériaux par compte, en garder des notes, et *.'•>,donner des reçus.
- JoE. Sorte de moellon ou de brique, faite en terre humecte soumise à une très forte pression, que l’on emploie '•nsi sans être cuite, dans les constructions rurales, et Notamment dans les pays méridionaux ; on y mêle quelquefois de la paille hachée. On dit mur en pisé, construc-\Jj:0n en pisé.
- *rfCE. Barre de fer carrée de differentes longueurs dont dn bout est arrondi pour servir de manche , et l’autre 'plati et courbé en talon ; les ouvriers s’en servent pour j'cmuer de grands fardeaux , des pierres, des pièces de bois , etc. Il en est qu’on nomme pince à pied de chèvre, .dont le bout recourbé est fendu.
- •oINULE. Pièce plate de cuivre, en forme de parallélogramme, refendue verticalement dans le milieu de sa largeur , qui est placée aux deux extrémités de l’alidade d’un graphomètre, et qui sert à bornoyer les objets éloi-jJÇnés de l’œil.
- *OCHE. Outil de fer plat, dont une extrémité est acé-*ée et pointue ou carrée, et l’autre percée d’un trou ou ®il, pour y ajuster un manche ; il sert à fouiller la terro , ^ travailler aux démolitions des bâtimens, et à dégrossir p hs pierres.
- bAÊOND. Est la surface unie du dessous d’un plancher droit on cintré, avec lattes et plâtre, ou blanc-en-bourre, qu’on peint ensuite, et sur lequel on applique quelque! ois desornemens de sculpture, ou que l’on enrichit de sujets p de peinture ou de décors.
- EAFONNER. C’est latter et enduire en plâtre ouenblanc-p en-bourre le dessous des solives d’un plancher. v ®css*n représentant un bâtiment, supposé coupé horizontalement. Pour rendre les plans intelligd’les > •pûtes les parties solides sont lavées ou pochées, }es Por~ tiens existantes, à l’encre de la Chine ; les parties neu-
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- ves à construire, au carmin ou au vermillon, et ei'^! les parties à supprimer en gomme gutte : ces coul®^ conventionnelles mettent l’entrepreneur qui doit e%^ ter, à même de juger quels travaux il a à faire. En le lavis des plans se fait de teintes plus foncées pouf 1 constructions plus élevées.
- PLANCHER. Construction horizontale qui sépare les ét®»j d’un bâtiment. On appelle plancher hourdé plein, ce! dont les intervalles des solives sont entièrement re®r, en plâtras et plâtre; à entrevoux, celui latte join" ’ ou couvert en bardeau , enduit en dessus en laissant partie de l’épaisseur du bois apparente en dessous; cher creux, celui qui n’est pas rempli entre les sol"', et qui est plafonné dessons. (Voyez pt. 6 , fig. de 84 à
- PLANCHES DE VENTOUSE. Languettes de plâtre entravers d’un manteau de cheminée, pour empêc>ie qu’elle ne fume. '
- PLANTER UN BATIMENT. C’est tracer sur le terf^ tous les murs de face et de refend , pour élever la co11 struction.
- PLAQUIS. Pierre de peu d’épaisseur, rapportée de cha^P sur un parement de mur , etc.
- PLATE-BANDE. C’est l’assemblage de plusieurs clavea11*’ qui forment la fermeture d’une baie carrée d’une P1’1^ ou d’une croisée. On dit qu’une plate-bande est exlr^oi sée ou arrasée , lorsque ces claveaux sont d’une haute*1 égale, et ne se lient point avec les assises supérieur<ls'
- Une plaie bande de carreaux est une suite de dalle6® pierres ou de tranches de marbre, qui sépare les ct>n’ partimens de pavé, ou qui répondent aux arcs double®1^ des voûtes , ou enfin qui encadrent un carrelage le 1°°° des murs.
- PLATE-FORME. Surface horizontale qui couvre un éu> fice ; c’est dans ce sens la même chose que terrasse.
- Une plaie-forme de fondation est la surface de nive®1 formée de pièces de bois plates attachées avec des Ob'-villes de 1er, sur lesracinaux d’un pilotage, et sur laq,,e on asseoit la maçonnerie d’une pile de pont , d’ûn m® de quai, ou d’un bâtiment sur un terrain sans cou616 tanee.
- Une plate-forme de combleesX l’assemblage de plnsie®r pièces de bois plates, que l’on établit sur l’épaisse*1^ d’un mur , pour recevoir la charpente du comble et pied des chevrons.
- PLATRAS. Matériaux provenant de la démolition ® 011
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- 'fages qui avaient été construits en plâtre ; on les réemploie pour leshourdis de cloisons et pans de bois, chaînes iq ® lambourdes de parquet , etc.
- ^ATRE. Gypse que l’on soumet à un feu modéré , qu’on teduit ensuite en poudre , et qui étant détrempé avec l’eau , sert de liaison aux différens ouvrages de grosse instruction , et dont on fait aussi les languettes de che-J^lnées , les enduits, les plafonds, etc. On appelle plâ-tregras, celui qui provient de bonne pierre , et qui, Pftr sa cuisson, a acquis l’onctuosité que les ouvriers Comment amour. Plâtre blanc ou tablé, celui dont on a ^(é le charbon en le retirant du four; il est à l’usage sculpteurs. Plâtre éventé, celui qui, resté quelque j,em$ sans être employé, a perdu ses sels ; il n’a plus alors (*e consistance, et ne fait que de très mauvais ouvrages. .On se sert de cette pierre telle qu’on la tire des cartes dans les environs de Paris, pour la construction Ys murs de clôture et même des habitations ; mais e*lc est prohibée dans l’intérieur de la capitale.
- ^e plâtre est gâché serré lorsqu’il est gâché avec très d’eau ; gâché clair, lorsqu’il y a beaucoup d’eau; lorsqu’il y en a trop. Le plâtre se passe au pa-n'er, au sas ou au tamis de soie , selon les ouvrages aux-b>ds il doit être employé.
- ^ATRE. Se dit généralement de tous les légers ouvrages e° plâtre d’un bâtiment, comme les enduits, ravalemens, a,«bris, corniches , languettes de cheminées, plinthes , Sceîlemens.
- On appelle plâtres de couverture, tous les menus ou-Vrages faits en plâtre par les couvreurs, pour arrêter la hiile ou l’ardoise , sur les entablemens , ou le long des tours et des lucarnes ; tels sont les arêtiers , crossettes , jCuei]ijes ^ filets, ruellées, solins, etc.
- ^Aîrjjjjg Gelui qui tire le plâtre de la caixière, le fait cuire, le bat, et le vend aux maçons : dsphs les dépar-tÇmens méridionaux , on appelle plâtrier* celui qui eni-pjP‘°*e le plâtre.
- LATRIÊre. Carrière d’où l’on tire la pierre â plâtre. ^ATS-BORDS. Madriers provenant du déchirage des banaux, de 4o à 48 c. ( i5 à 18 pouces) delargeur , et d’une longueur indéterminée, dont les maçons se servent pour ?Lt'JrS ^c^a*audages.
- 1* Se dit dans la maçonnerie de tout angle très ouvert
- pJ Ia continuité d’un INfHE. Membre de
- un mur.
- Membre de moulure, plat et carré, formant
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- la partie inférieure d’un piédestal ou d’une colof; C’est aussi un petit socle peu élevé au pourtour d’”1' pièce. _
- PLOMBER. C’est suspendre le plomb sur une partie” construction faite, ou pour la mettre en place, p0” s’assurer de l’exactitude de son aplomb.
- POINÇON. Est un outil fait d’un morceau de fer caf' de 65 à 81 c. { 24 à 00 pouces ) de longueur, diminué * pointe carrée et acérée par une extrémité, et dont lest*1 leurs de pierre et les maçons se servent pour faire ”e trous : c’est aussi une mesure de chaux.
- POITRAIL. Est une forte pièce de bois souvent en morceaux boulonnés ensemble, posée sur des pieds-drof ou jambes étrières, et destinée à porter un mur de iaC ou un pan de bois.
- PONCEAU. Petit pont d’une seule arche en maçonneri”’ ou d’une seule travée de charpente , construit sur u” petite rivière , un canîd, un ruisseau , etc.
- PONT. C’est un ouvrage en maçonnerie, en charpente0 en fer , construit sur un fleuve ou sur une rivièf®' pour servir de passage. Un pont se compose de de” culées , et d’autant de piles qu’il y a d’arches, une, armées d’avant et d’arrière-becs; le tout en P’ef ou matière équivalente , et qui supportent des arf aussi en pierre , ou en pièces de charpente mois0” et boulonnées, ou enfin, en assemblage de diverses pif de fer fondu ou forgé, ou du fil de fer: ces demi01' sont surtout d’une évidente utilité pour les localités 8” condaires , en raison de la dépense modique qu’e*1!? leur confection.
- PORCHE. Espèce de vestibule , ou lieu couvert, souten,J de colonnes, piliers ou arcades , placé au-devant de 1e” trée principale de presque tous les édifices publics.
- PORTAIL. Se dit en général de toute élévation d’aref tecture, qu^forme la décoration de la principale eut1,66 d’un grand édifice ; cependant on applique ce tei'^ plus particulièrement à la principale entrée d’une égl>sC'
- PORTE. On appelle ainsi toute ouverture ou baie d’u°e forme quelconque , pratiquée dans un mur ou dansu°e cloison, pour servir d’entrée ; c’est aussi ce qui sert à fe” mer cette ouverture , de quelque matière et façon que c6 soit.
- Toute baie est composée de jambages ou pieds droits» de tableau , feuillures, embrasemens, linteau ou fer®e” turc et seuil.
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- On appelle porte-biaise, celle dont les tableaux ne sont Pas d’équerre avec le mur dans lequel elle est pratiquée. Porte en tour ronde, celle percée dans un mur circulaire, mais qui étant vue de l’autre côté du mur, se nomme porte en tour creuse. Porte sur l'angle, celle pratiquée dans l’angle rentrant que forment deux murs qui se joignent. Porte sur te coin, celle pratiquée dans l’angle saillant de deux murs qui se joignent, et est quelquefois surmontée d’une trompe. Porte rampante, celle dont la plate-bande ou le cintre est rampant. Porte surbaissée, celle dont la fermeture est en anse de panier ou portion d’ellipse. Porte bâtarde, celle qui forme l’entrée d’une maison bourgeoise, dont la cour est trop petite pour que les voilures puissent y tourner. Porte charretière est celle pratiquée dans la continuité d’un mur, pour le passage des charrois, dans un clos, une ferme, une basse-cour, etc. Porte coehère est celle donnant entrée à une maison, où la cour est assez spacieuse puur que les voitures puissent y circuler librement.
- Une porte-croisée est une baie de croisée sans appui, qui sert de passage à une terrasse, à un jardin, sur un balcon.
- Une porte de dégagement est une toute petite porte qui sert à communiquera un escalier dérobé ou à un corridor, sans passer par les différentes pièces d’un appartement.
- Portée, est la longueur prise dans œuvre d’un poitrail, d’une poutre , etc., entre leurs supports.
- C’est aussi le bout d’une pièce de bois qui est scellée dans un mur, ou qui porte sur une sablière, le bout d’une solive sur une poutre, etc.
- Porter. Se dit en différens sens dans les travaux : on dit d’une pièce qui a tant de longueur, ou de largeur, qu’elle porte tant de long, et tant de large.
- Porter de fond, se dit de toute construction élevée à-plomb sur sa fondation, avec retraite et empâtement ; °u dit qu’un trumeau porte de fond , qu’un poteau porte de fond.
- On appelle porte à faux, tout corps solide qui est en saillie, ou par encorbellement sur ses supports : c’est-à-dire, qui ne porte pas à-plomb sur la fondation; tel est T,n trumeau qui serait élevé sur le milieu de la portée R’une architrave eu d’un poitrail,
- PORTIQUE. Galerie composée de voûtes, ou d’arcades non fermées, et supportée par des colonnes ou des pilastres.
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- PORTRAIT. C’est un marteau dont les paveurs se servent pour fendre ou tailler le pavé.
- POSER. C’est en général mettre les matériaux en place! les maçons ou poseurs posent les pierres taillées; leS charpentiers posent ou mettent au levage la charpente! les planchers, les escaliers, etc.; les menuisiers posent les lambris, les parquets; les serruriers posent les ser* rures ; les carreleurs posent le carreau, et ainsi de suite*
- Poser d sec, c’est poser les pierres taillées les unes sur les autres, sans mortier entre les lits ; mais en y mettant un peu d’eau et de grès pilé, et les frottant en tournant l’une sur l’autre, jusqu’à ce qu’il n’y reste pas de vide» comme dans plusieurs édifices antiques.
- Poser de champ , c’est placer une pierre ou une briq"e sur son côté le plus mince; c’est mettre une pièce de botf sur sa face la plus étroite.
- Poser de plat, est le contraire de poser de champ.
- Poser en décharge, cf est mettre une pièce de bois obi*' quemcnt pour arcbouter, comme dans les chevalement
- POSEUR. Est, dans la maçonnerie, le nom de l’ouvricT qui pose les pierres taillées à la place pour laquelle cHcS sont destinées, en observant l’alignement, le niveau et l’aplomb. On appelle contreposeur, celui qui aide le p°' seur.
- POSITION ou orient. Se dit de la situation d’un bâtiment) par rapport au point de l’horizon.
- PÔSTE. Ornement de sculpture de peu de relief, en forine d’enroulement répété, dont on décore les plinthes bandeaux.
- POTERIE D’AISANCES. C’est la suite de tuyaux en grè* ou en terre cuite, établie pour les cabinets d’aisances. Ou leur donne aussi le nom de chausse d’aisances.
- POUCE. Douzième partie du pied-de-roi qui, elle mê»ie se subdivisait en douze parties qu’on appelait lignes.
- Le pouce superficiel ou carré était une étendue d n® pouce en longueur et en largeur, et qui contenait 14-4-gnes carrées.
- Un pouce cube était un solide d’un pouce en longueur » largeur et hauteur, qui contenait 1728 lignes cubes.
- En nouvelles mesures, le pouce linéaire équivaut 3 27 millimètres ; le pouce carré à 7 centimètres un tierS carrés ; enfin le pouce cube à environ 20 centimèt. cube**
- Un pouce d'eau se disait autrefois d’une ouverture circulaire d’un pouce de diamètre (27 millimètres), pralique^ à une cuvette de distribution, par laquelle l’eau coula11
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- continuellement, fournissait environ 22 pieds cubes d’eau par heure (om,754 cubes).
- *OTJF. Nom des pierres qui s’égrainent sous le ciseau, et ce peuvent conserver leurs arêtes.
- POULIE. Petite roue massive de métal, ou de bois dur, dont le bord porte une cannelure sur son épaisseur, et au centre de laquelle est encastré carrément un arc dont les extrémités sont arrondies et tournent dans les yeux d’une chape ou écharpe.
- On s’en sert aussi sans chape, en l’appliquant aux chèvres, engins, grues, machines à battre les pilotis et autres , pour empêcher que les cordages ne s’usent parle frottement.
- " double, est celle où il y a deux roues sur un essieu , l’une à côté de l’autre.
- de palan, celle où il y a deux poulies l’une sur l’autre, b Quelquefois trois et même quatre.
- POUSSÉE. Effort que font les terres et les voûtes sur les, b tnurs qui leur sont opposés.
- POUSSER AU VIDE. On dit qu’un mur pousse au vide , b lorsqu’il est hors d’aplomb , c’est-à-dire qu’il déverse. POURTOUR. Est l’étendue du contour d’un espace, ou d’un ouvrage : on dit qu’une pièce a tant de pourtour dans œuvre , qu’une corniche, une souche de cheminée a p tant de pourtour.
- POUZZOLANE. Terre volcanique dont on se sert en Italie , au lieu de sable, et qui, mêlée avec de la chaux, p Produit d'excellent mortier qui durcit dans l’eau. PRATIQUE. C’est l’opération manuelle, l’exercice et l’habitude de faire une chose. Un maçon , nu couvreur , etc., peuvent être bons praticiens, c’est-à-dire, exécuter convenablement certains ouvrages de bâtitnens, sans 8voir aucune idée de la théorie, qui comprend la connaissance des principes, des règles, de l’ordre et du. goût ; peu d’architectes sont bons praticiens, quoiqu’ils p connaissent parfaitement la théorie de l’art. frOFIL. Est, en architecture, la coupe ou section perpendiculaire d’un bâtiment, qui en représente les dedans , les hauteurs et largeurs, les épaisseurs des voûtes, murs et planchers; c’est le tracé d’un membre d’architecture, comme d’un,entablement, d’un ouvrage de menuiserie* etc.
- frOFILER. Tracer à la main, à la règle et au compas Un membre d’architecture, une corniche, un balustre, un vase, etc.
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- PROJET. C’est, en architecture, le dessin de la distribution et de l’élévation d’un bâtiment à construire, suivant l’intention du propriétaire.
- PUREAU, Est, dans les couvertures soit en tuile, soit ®n ardoise , la partie des unes et des autres qui est à décoU' vert, et dont le reste est caché par celles qui sont»11' dessus ; on donne à l’ardoise 11 c. (4- po.) de pureau ; ®1® tuile petit moule, S cent. (3 po.), et n c. à la tuile grand moule.
- PUISARD. Construction souterraine destinée à recevo'r les eaux pluviales ou ménagères , et à leur donner issu® dans les terres : c’est pour cela qu’un puisard se fait pierres sèches, c’est-à-dire, sans mortier, afin que Ie* eaux se perdent facilement.
- PUITS. Est un trou profond, fouillé d’aplomb dans 1® terre, jusqu’au dessous de la surface de l’eau, dont 0® revêt le pourtour en maçonnerie, sur un rouet de ch®r' pente qu’on établit au fond : on le fait ordinairement circulaire ; lorsqu’il doit être mitoyen , on le fait ovale > et on pratique une languette qui le sépare en deux, et qui descend de quelques pieds au-dessous du rex-dé" chaussée. ,
- On fait maintenant des puits forés ou artésiens, qul consistent à percer le terrain avec des tarières, jusqu’®0 niveau d’une nappe d’eau qui, venant d’une source éle-vée , remonte par l’issue qui lui est ouverte : ces sorte® de puits, dont la profondeur est quelquefois de a ou 3o® pieds , ne réussissent pas toujours.
- On appelle puits de carrière, une ouverture circulait® de 4 ® 5 mètres de diamètre, creusée souterraineineo*' et d’aplomb , au centre de laquelle on établit une roue et un treuil, pour tirer la pierre d’une carrière, et vers 1® circonférence un ranché ou échelle pour les ouvriers.
- PYRAMIDE. Corps solide dont la base est un triangle, u° carré ou un polygone, et dont le sommet est en pointe-Une pyramide inetinée, c’est celle dont la pointe n’est p®* perpendiculaire au centre. Une pyramide tronquée, ceU® coupée sur 6a hauteur.
- Les anciens élevaient des pyramides pour servir de m°' numens, ou en mémoire de quelqu’événement rein®)'' quable. Les pyramides étaient aussi des symboles reh' gieux. Telles sont les pyramides d’Égypte,
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- RA.
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- Q.
- QUART DE CERCLE. Est la quatrième partie d’un cercle. C’est aussi un instrument de cuivre ayant la forme de la quatrième partie d’un cercle, dont le limbe est divisé en 90 degrés , et chaque degré en minutes, avec un alidade mobile, portant une lunette de longue vue, dont on se sert pour découvrir les objets éloignés quand on lève la carte d’un pays.
- QUA.RT DE ROND. Les ouvriers appellent ainsi toute moulure dont le contour est une portion de circonférence du cercle, ou approchant de cette courbe.
- Il y en a de convexes qui sont droits ou renversés , et de creux qu’on nomme cavet.
- QUARTIER TOURNANT. Marches d’angles d’un escalier. On appelle quartier de voie de grosses pierres sortant de la carrière , dont une ou deux font la charge complète d’une voiture à quatre colliers. On dit, pour retourner une pierre ou une pièce de bois sur le chantier, qu’on lui donne quartier.
- QUEUE D’ARONDE. Manière de tailler l’extrémité d’une pierre ou d’une pièce de bois pour les joindre à une autre. La queue d’une pierre est le bout d’une pierre en boutisse qui est opposé au parement et qui entre dans le mur sans faire parpaing.
- R.
- Raccordement. Est ia réunion de deux corps à un
- même niveau, à une même surface; de deux terrains inégaux, par des pentes, des talus ou des perrons, ou d’un ouvrage neuf avec un vieux.
- Un raccordement est aussi la réunion de deux tuyaux de diamètres inégaux , par le moyen d’un collet.
- RAFRAICHIR. C’est retailler d’anciens joints de pierre.
- RAGRÉER. C’est mettre la dernière main au parement d’un mur en pierre, après qu’il est élevé, en ôter les ba-lèvres, et raccorder les moulures des plinthes et des en-tablemens; c’est encore passer le rabot ou le racloirsur on ouvrage de menuiserie, la lime douce, le brunissoir sur un ouvrage de serrurerie, etc.
- RAMPANT. Se dit en architecture, de tout ce qui n’est pas
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- de niveau , de ce qui a de la pente : on dit un arc ram-pant, un limon rampant.
- RAMPE. Est dans un escalier une suite de marches d'u0 palier à un autre, soit en ligne droite, soit en lig®6 courbe, de quelque matière que soit l’escalier, en pierre en charpente ou en menuiserie.
- RAVALER. C’est gratter un mur de pierre de taille avec 1® ripe et autres outils, ou faire de nouveaux enduits et crc pis sur un mur en moellon ou sur un pan de bois ext®' rieur. Ce qui se fait en commençant par le haut, et coB' tinuant toujours en descendant.
- RAYON. C’est la ligne droite tirée du centre à un poin* quelconque de la circonférence d’un cercle.
- RECEPER. Couper le superflu d’un pilot, après qu’il a été battu au refus du mouton ; couper ce qui en reste hors de terre ou au-dessus d’nq niveau donné.
- RÉCEPTACLE. Bassin qui reçoit les eaux de plusieurs aqueducs et canaux, d’où on les distribue ensuite e° différens endroits. On le nomme aussi conserve ou réser-voir.
- RECHERCHE. Se dit de la réparation qu’on fait à un® couverture en ardoises ou en tuiles, en n’y mettant q°® celles qui y manquent, et en refaisant les plâtres ou mot' tiers, c'est-à-dire les niellées, les solins, les arêtiers.
- — Se dit aussi de la réparation qu’on fait à une cbatis-sée de pavé, en relevant seulement les flasques , et re-mettant des pavés neufs où ils sont brisés.
- RECOUPEMENT. Se dit des retraites larges qu’on laisse à chaque assise de pierre , dans les ouvrages construits sur un terrain dont la pente est escarpée, ou à ceux qui sont fondés très profondément dans l’eau , pour leur donner plus d’empalement.
- C’est aussi la diminution d’épaisseur qui se fait à un mur de face sur chaque plinthe, lorsqu’il est élevé à plomb d’une plinthe à l’autre.
- RECOUPES. Sont les menus morceaux qu’on abat des pierres, lorsqu’on les taille pour les mettre en œuvre. Un s’en sert pour former les aires des allées de jardins et Ie sol des caves; on s’en sert aussi étant écrasées en poudre, et passées au tamis,, pour faire le badigeon , et étant mêlées avec du sable et de la chaux, pour faire du mortier couleur de pierre.
- RECOUVREMENT. Se dit de la saillie d’une pierre, sur le joint de celle qui est posée à côté, ou d’une marche sur celle qui la précède, etc.
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- RÈ. a35
- ^CRÉPIR. C'est dégrader au marteau et à la hachette, anciéns crépis d'un mur pour le crépir de nouveau. EDENTS. Sont les ressauts qu’on pratique de distance en distance, à la retraite d’un mur que l’on construit sur un terrain en pente , pour le mettre de niveau à chacune de ®es distances, ou dans une fondation, à cause de l’inégalité de la consistance du terrain ou d'une pente escatpée.
- ( Voyez fîg. 3a , pl. irc. )
- **EDUlRE. C’est, dans les arts, copierun dessin en le diminuant , mais en conservant les proportions relatives de chaque partie , ce qui se fait par le moyen d’une échelle Plus petite que celle du dessin que l’on veut copier.;
- DÉFECTION. Rétablissement, grosse réparation d’un bâtiment.
- Refend. Se dit de la séparation des pierres de taille dans les pieds-droits des portes, les pilastres et encoignures des Fâlimens; lesquels forment des bossages. Quelle que soit la dimension des pierres et la hauteur des assises, les refends doivent toujours être à des distances égales entre eux, et les joints verticaux de même hauteur. Il faut que les Pmrres qui figurent ces refends aient au moins en large le double de leur hauteur. (Pl. 6, fig. de 92 à 95.)
- REFENDRE. C’est dans la profession de paveur, partager les gros pavés en deux ou en trois, pour faire du pavé de Çour, d’écurie, de trottoir, etc.
- EGALER. Aplanir et dresser la surface d’un terrain, soit de niveau, soit suivant une pente donnée.
- EGARD. Petit bâtiment en pavillon , ou caveau souter* ra>n, dans lequel sont renfermés les robinets de plusieurs conduits d’eau, avec un bassin pour en faire la distribu-Gon. C’est aussi une ouverture pratiquée dans la voûte d un aqueduc, pour en faciliter le nettoyage et les réparations.
- ^ÈGLE. Est en général un morceau de bois dur, long , mince et étroit, dont on se sert pour tracer des lignes droites ; certains ouvriers en ont de fer ou de cuivre , connue les serruriers, les fondeurs, etc.
- G es architectes et ingénieurs se servent de règles de •mis fie différentes longueurs , de 3 à 4 c. de largeur , et depuis 3 à 7 mil. d’épaisseur.
- „ Une règle d'appareilleur est une règle de bois d’environ ').c' de largeur et 1 m. 5a c. de longueur. (2 pouces sur 4 P|-) uont les extrémités sont garnies en cuivre ou en acier, c qui est divisée en mètres, centimètres et millim. Gelltt
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- RE.
- des charpentiers et des menuisiers, est ordinairement une règle de deux mètres de long, sur laquelle sont marqué8 les mètres , avec leurs subdivisions. Ils en ont aussi d’au' très de différentes longueurs pour dresser et tracer leur* ouvrages. Une règle de poseur est celle qui a 4 à 5 m. de long sur ne. de large , servant sous le niveau à régler leS cotirs d’assises et à dresser d’aplomb les pieds-droits» chaînes de pierre , etc.
- RÉGULIER. Se dit de ce qui est fait, non-seulement st»' vont les proportions et les règles de l’art, mais aussi du bâtiment dont les parties opposées sont semblables, °a symétriques et égales; on dit un bâtiment régulier, une façade régulière.
- REINS. Se dit dans les voûtes , de leurs parties triang0' laires comprises entre la ligne de leur intrados, celle d° prolongement de leuré pieds-droits et la ligne de niveau qui passe par leur sommet. Onles remplit de maçonnerie» quelquefois on les laisse vides, soit pour rendre les voûte8 moins pesantes, comme dans tous les édifices gothique8 et dans le pont de Sèvres, près Paris.
- REJOINTOYER. C’est refaire et remplir les joints dégf3' dés des pierres d’un vieux bâtiment, d’une façade , d’uue voûte.
- RELAIS. C’est dans les ouvrages de terrasse, la division de la distance du transport, depuis la fouille jusqu’à la d0' charge, en parties de 20 mètres , pour en estimer le pr,3t relativement au transport.
- RELEVER. C’est, dans la maçonnerie , tailler les bords d11 parement d’une pierre, pour le dresser, ce qui s’appe'*e relever les ciselures.
- — C’est aussi exhausser une maison d’un étage, 1111 mur de quelques pieds, etc.
- REMBLAI. Est, dans un ouvrage de terrasse, toute part,e formée de terres rapportées ; soit pour garnir le derrière d’un mur de revêtement, soit pour aplanir un terrain e lui donner une pente uniforme, soit pour fermer n°e Iévée.
- REMISE. Lieu où l’on met les voitures à couvert. Une rt' mise simple est celle qui ne peut contenir qu’une seule voiture , et qui, pour cet effet, doit avoir 8 pieds de laf' gcur, et seize à dix-huit pieds de long si c’était un carrosse , pour que le timon soit à couvert, on quatorzC pieds seulement, si l’on relève le timon.
- Une remise double est celle qui peut contenir deux otf
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- trois voitures, et à cet effet, on donne seulement sept pieds de largeur pour chacune. On scelle ordinairement le long des murs de derrière et de côté, des madriers en chêne, pour que les roues ne les endommagent point.
- REMPLISSAGE. C’est hourder une pièce de bois, les solives d’un plancher, les reins d’une voûte. C’est aussi le blocage en moellons ou briques dont on remplit, avec du mortier , le vide entre deux pareroensd’un mur en pierre de taille, ou le caillou qu’on emploie à sec derrière les murs de revêtement, tant pour préserver de l’humidité , Sue pour rompre la poussée des terres et faciliter l’écoulement des eaux.
- *>ENETTE. Outil de fer à deux lames d’acier recourbées, dont les charpentiers se servent pour marquer leur bois.
- RENFLEMENT D’UNE COLONNE. C’est l’augmentation du diamètre qui se trouve quelquefois au tiers de la hauteur, mais dont les architectes modernes ont abandonné l’usage.
- RENFONCEMENT. Est, dans l’architecture, une profondeur de quelques pouces, pratiquée dans l’épaisseur d’un mur, comme sont les tables renfoncées, les arcades, les
- . niches et croisées, feintes etc.
- RENFORMIR. C’est réparer un vieux mur en lançant des moellons aux endroits où il en manque , et remplissant toutes les cavités. C’est aussi redresser un mur qui a plus d’épaisseur en certains endroits que dans les autres, en les hachant et en rechargeant les parties faibles, avant d’en faire les nouveaux crépis et enduits.
- RÉPARATIONS. Est tout l’ouvrage que l'on fait à nu vieux bâtiment, pour l’entretenir en bon état ; on les distingue en grosses et menues réparations ï les grosses réparations sont celles qui se font aux voûtes, aux murs, aux planchers et aux couvertures, aux portes, croisées, etc., et qui regardent les propriétaires; les menues réparations sont celles qui se font aux âtres de cheminées, serrures, etc. , qui regardent les locataires, et nommées réparations locatives.
- RÉPARER, Rétablir un bâtiment, le mettre en bon état.
- REPERE. Marque que l’on fait sur un mur pour donner un alignement ou pour reconnaître une hauteur, une pente et une dimension quelconques. — C’est aussi une marque faite sur différentes pièces d’assemblage en menuiserie ou en charpente, pour retrouver leur place lors de la pose. Tous les ouvriers de bâtiment se servent de r&pcrcs. -Marques, entailles, ou traits de couleurs, faitspour con-
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- server des mesures, des niveaux ou des alignemens l*>rS' que l’on construit, ou aussi pour reconnaître la place qu’occupait une pièce lors de sa dépose,
- REPOS. Est, dans un étage d’escalier, le palier à
- où on se repose , où on peut Taire un ou deux pas de ***' veau ; on pratique ordinairement les repos dans les angb* des quartiers tournans.
- REPRENDRE. C’est réparer les Fractures d’un mur daB> sa hauteur, ou le refaire par sous-œuvre , en soutenant le> parties supérieures par des chevalemens et étaiemens.
- REPRISE. C’est la réparation faite à mi-épaisseur ou mên>e de toute l’épaisseur d’un mur. On dit reprise par èpa de la reconstruction par petites parties d’un mur, d’i*Be voûte, etc.
- Reprise en sous-œuvre sont celles qui sont faites au-dç9' sous de parties construites, et qu’on laisse néanmoi**9 subsister. ,
- RÉSERVOIR. Est, en général, un grand bassin dans leq°e^ @n amasse l’eau, pour la distribuer ensuite pour divefS usages; on en fait de diverses constructions, en bois de charpente recouverts de madriers et revêtus intérieur*!' ment en plomb. D’antres sont construits avec murs de maçonnerie et mur de douve , dont le fond est glaisé et pavé.
- RESSAUT. Se dit en architecture de toute partie qui , atf lieu d’être continuée sur une même ligne, fait saillie °u renfoncement, comme les entablemens , les corniches e* autres moulures, aux avant et arrières-corps, forma*]1 deux angles rentrans et saillans : on le dit aussi des b' mons et rampes d’appui des escaliers, qui ne sont paS continus sur une même ligne , d'une terrasse qui a pi*1' sieurs hauteurs de niveau.
- RESTAURATION. Est le rétablissement de toutes les par ties d’un bâtiment dégradé et remis en bon état.
- RETOMBÉE. C’est la naissance d’une voûte depuis le co***' sinet jusqu’au point où les voussoirs ne peuvent plus s® soutenir d’eux-mêmes à cause de leur courbure,
- RETONDRE. Couper quelques lignes de l’épaisseur d’***1 mur , pour en dresser le parement ; en retrancher les îa' blés et lesornemens de mauvais goût, les saillies inutile* t repasser les moulures avec différens outils, en rendre Ie9 arêtes plus vives, etc.
- RETOUR. Est dans l’architecture civile et militaire, l’»*1' gle saillant que forme une encoignure, un avant-corps»
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- tin entablement, etc., et qu’on appelle retour d’équerre, hE)rsflue cet angle est droit.
- RETRAITE. C’est la plus forte épaisseur d’un mur sur sa partie supérieure. Elle part ordinairement du sol jusqu’à environ trois pieds au-dessus; il y en a quelquefois plu-sieurs. En général, c’est la diminution d’épaisseur d’un tnur, qui se fait soit par le parement extérieur . soit par le parement intérieur, sur les assises inférieures qui for-v tiient l’empâtement.
- DEVERS DE PAVÉ. Est, dans une rue , l’un des côtés en pente depuis les murs de façade des maisons jusqu’au .tuisseau.
- ^VETEMENT. C’est un mur qui soutient les terres d’une terrasse, d’un quai, etc. — On appelle dalles de revête-•tient celles qui se placent de champ au droit de la retraite . d’un mur en moellon.
- REVÊTIR. Soutenir une terrasse par un mur de maçonnerie. En général, c’est recouvrir , renforcer; on revêtit aussi un mur d’un enduit en plâtre ou en ciment, une aire v de grange d’une couche de terre battue. dEZ-MUR. Vieux mot qui désigne le parement d’un mur Pris dans œuvre, et dans ce sens on dit, par exemple, tine poutre de quinze pieds de portée, c’est-à-dire derez-*nur. On dit maintenant une poutre de cinq mètres dans v œuvre.
- dllOMBE. Surface ou figure qui a quatre côtés égaux , tiiais dout les quatre angles sont seulement égaux deux à k deux : on l’appelle aussi losange.
- dlPï’LARD. Espèce de ciseau large, uni et dentelé, . dont se servent les maçons et les tailleurs de pierre. dlGOLE. Tranchée en terre que l’on fait pour construire Es murs en fondation. C’est aussi un petit canal étroit, j, fouillé dans les terres pour conduire les eaux. dÜXCEAU. Espèce de branche d’ornement, prenant naissance d’un culot formé de grandes feuilles, naturelles ou ’maginaires, et de fleurons, graines et boutons dont on décore les frises des entablemens riches , des pan-j. tieanx ? etc.
- 'UJE. Outil de fer acéré en forme de ciseau courbé, ar-r°ndi et dentelé par le bout, emmanché de bois , dont se servent les tailleurs de pierre pour gratter le parement de .la pierre.
- '^CAILLE. Assemblage de plusieurs petits morceaux de meulière poreuse recuite au feu, de pétrification , de madrépores et de coquillages scellés sur un crépi de mortier
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- de ciment, pour orner des soubassemens de mur, par'1,' culièrementdans les bâtimens pittoresques appelés fabt1' ques par les artistes. On nomme rocailleurs les ouvrit* qui font ces sortes de travaux, et qui font des grottes roches dans les jardins naturels.
- ROCHE. Pierre très dure pleine de coquillages , d’un gr°s grain; elle est, en général, de très bonne qualité.
- ROSACE. Grande rose en sculpture qui occupe ordinal' ment le milieu des caissons des voûtes et des plafonds» on en place aussi dans les corniehes entre les modillons» et dans d’autres compositions d’ornemens sculptés.
- ROTONDE. Bâtiment dont le plan est rond et qui est cofl' vert en dôme : telle est le Panthéon de Rome, Ja sépiiHI,rC des rois d’Espagne àl’Escurial, l’église de l'Assompd011 et la Halle aux blés à Paris.
- ROUET. Assemblage de plusieurs pièces de bois de cMr' pente, à queue d’aronde , et de forme circulaire e° dehors, qu’on pose sur le bon fond , pour recevoir le nllil en maçonnerie d’un puits.
- ROULEAU. Pièce de bois déformé cylindrique que l’0” place sous les pierres ou sous les grosses pièces de bo>3’ pour faciliter leur déplacement et leur transport.
- RUELLÉE. Bordure de plâtre ou de mortier que les cOÿ‘ vreurs forment sur les tuiles au bord des pignons p°l,r les raccorder et les sceller.
- RU DENTURE. Ornement dont on remplit les cannelu^5 des colonnes et pilastres, depuis la base jusqu’au prenait tiers. Il y en a de différentes sortes : de plates, à b3' guette, à roseau; ou tn voit encore aux colonnes Louvre.
- RUSTIQUER. C’est piquer et dresser le parement d’i|I,fi pierre avec la pointe du marteau, après avoir relevé ^ ciselures au ciseau.
- S.
- SABLE. Sorte de gravier et de petits cailloux de différeflleS lormes et de diverses couleurs.
- L a sable de rivière est le meilleur pour faire de bo® mortier ; on se sert aussi du sable de terrain ou de sabl°n' nicre, et du sable de ravines pour faire du mortier, P°u^ sabler les allées de jardin, et pour poser le pavé des rues » le meilleur des deux sortes est celui qui n’est point mê*e de terre, et qui ne salit point les mains en le maniant.
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- SABLON. Sable extrêmement fin, blanc nu gris, qui s’emploie avec succès dans la composition des mortiers.
- hABOT. Morceau de bois dans lequel s’emboîte l’extrémité d’un calibre, et qui sert à le diriger le long des règles qui forment les chemins disposés pour traîner les moulures.
- SAIGNEE. Petite rigole qu’on fait pour étancher l’eau d’un fossé, ou d’une fondation, pour la faire couler dans un endroit plus bas.
- FAILLIE. Est toute avance qu’ont les moulures, au-delà du ou des murs, comme pilastres , chambranles, bandeaux, archivoltes, corniches, balcons, etc.
- "APER. C’est abattre une vieille construction par le pied.
- SAPINE. Est toute pièce de bois de sapin dont on se sert dans les travaux pour échafauder.
- SAS. Tamis formé d’un tissu de crin, qui sert à passer le plâtre destiné à faire des enduits.
- SAUTERELLE. Instrument en bois composé de deux réglés mobiles, maintenues par un bout, pour décrire des angles de toutes les ouvertures.
- SCELLEMENT. Se dit de la manière d’engager et de retenir dans un mur, une pièce de bois ou de fer, soit avec du plâtre, soit avec du mortier, du plomb coulé, du mastic, ou autre liaison solide.
- oCELLER. C’est fixer dans un mur, ou dans des cloisons ou pans de bois, des pièces de bois ou de fer.
- On fait desscellemens en tuileaux, en plâtre, en plomb, etc.
- oClE. Lame d’acier sans dents, assemblée dans une monture pour scier les pierres dures. — Scie passe-partout. Celle dont la lame est dentelée à grandes dents , pour dé-biter les pierres tendres.
- "COTIE. Nom que l’on donne à une moulure creuse, terminée par deux filets, ou carrés, et qui est placée entre les tores dans les bases antiques. Lorsqu’il y en a deux dans une même base, comme à la base corinthienne, on les nomme scolie supérieure, scoiie inférieure.
- SECTION. C’est, en géométrie, le point où des lignes se coupent, ou la ligne dans laquelle des plans se rencon-trent.
- SEGMENT DE CERCLE. Partie d’un cercle renfermée entre l’arc et sa corde.
- FEMELLE. Pièce de bois méplate, qu’on met sous le pied d’un pointail, d’un étai ou d’un chevalement, et sous le pied des arbalétriers de la ferme d’un comble.
- MACON, *1
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- SERVITUDE. C’est en général, le droit qu'a un proprié' taire sur l’héritage de son voisin, soit pour un passage» soit pour l’écoulement des eaux, soit pour tirer des jour*! etc.
- SEUIL. Est la pierre méplate qu’on met au bas de la baie d’une porte entre ses tableaux, sans excéder le nu du mur, et qui quelquefois a une feuillure pour servir de bat' te ment à la porte.
- SIÈGE d’aisances. Maçonnerie qui reçoit la culotte et la cuvette d’un cabinet d’aisances. — Revêtement en me* nuiserie de cette maçonnerie.
- SIMBLEAU. Est le cordeau avec lequel les ouvriers tra-ceat une circonférence, lorsque sa grandeur surpasse la portée d’un compas ou d’un trousquin.
- SINGE. Machine propre à élever des pierres ou des moellons au haut d’un bâtiment, à tirer les terres de la fouille d’un puits, à monter et à descendre les matériaux et le mortier j il se compose d’un treuil , qui tourne sur deux chevalets au moyen de bras , leviers ou manivelles adaptés à ses extrémités. Les maçons appellent aussi à Paris l’entrepreneur qui les paie noir6 singe.
- SITUATION. Est la manière dont un édifice est placé» par rapport aux objets qui l’environnent, par rapport aux quatre points cardinaux. (Voyez Position. )
- SMILLE. Espèce de marteau à deux pointes, dont se servent les carriers pour piquer le grès.
- SMILLER.Ebousiner, ou tailler grossièrement à la hachette* les lits , les joints et la tête du moellon avant de le poser» les ouvriers disent Essemiller. C’est aussi piquer du grès à la smille.
- SOCLE. Est un solide carré, qui supporte la base des piédestaux, des statues, des vases de colonnes, etc.
- Go appelle socle continu celui qui règne de niveau et sans interruption, sur toute une façade, et sur lequel sont posées les colonnes et pilastres qui la décorent.
- SOFFITE d‘architrave, de larmier, de plate-bande. Est la face de dessous d’une architrave, d’un larmier ou d’une plate-bande: souvent unie, mais quelquefois décorée de caissons , de rosaces et autres ornemens suivant les ordres employés et la richesse de l’édifice.
- SOL. Est la superficie delà terre, l’aire du terrain, la place sur laquelle on élève un bâtiment.
- SOLIDE. Est tout corps qui a trois dimensions, longueur, largeur et hauteur; on l’appelle cube dans la construction.
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- SO. 243
- Ce terme s’emploie aussi pour désigner la qualité du ter-Vain sur lequel reposent les fondations d’un édifice.
- SOLIDITÉ. Qualité essentielle des matériaux et de l’en-semble d’uue construction, dans l’architecture civile et militaire.
- SOLIN. Filet en plâtre entre les dormans de portes et de croisées, le long du carreau et des murs d’une pièce.
- — C’est aussi l’arête de plâtre ou de mortier qu’on fait aux couvertures, le long d’un mur de pignon, pour sceller et arrêter les premières tuiles ou ardoises.
- SOMMIERS. Premières pierres de chaque côté d’un arc ou d’une plate bande , qui est à plomb des piédroits des colonnes, ou des pilastres qui les supportent, et qui reposent immédiatement dessus.
- ”0]\DE. Est une grosse tarière, formée de plusieurs barres de fer qui s’emboitent les unes au bout des autres , dont on se sert pour percer le terrain,, afin de s’assurer de sa nature.
- SONDER. Enfoncer la sonde dans un terrain, pour connaître la qualité du fonds.
- SONNETTE. Machine de charpente composée de deux montans, de deux contre-fiches et d’un rancher, assemblés dans une sole et une fourchette; au haut des deux montans sont deux poulies, sur lesquelles passent deux cordages attachés à un billot de bois ou de fonte, appelé mouton , qui sont tirés à force de bras d’hommes , et qu’ils lâchent tous ensemble pour frapper sur la tête des pilots qu’on veut enfoncer en terre.
- SOUBASSEMENT. C’est la même chose que la retraite d’un bâtiment; on peut le considérer comme un piédestal continu qui sert d’assiette à l’édifice, tel que celui de la Roui se à Paris.
- C'est aussi une planche en plâtre placée sous le manteau d’une cheminée, pour empêcher la fumée de sortir et la diriger dans le tuyau.
- SOUCHE DE CHEMINÉES. Sont plusieurs tuyaux de cheminées, qui dépassent le dessus de la couverture d’un bâtiment, adossés ou dévoyés et réunis les uns à côté des autres.
- SOUCHET.. C’est la pierre qui se trouve dans les carrières, au-dessous des bancs propres à faire des assises, et que les arr*ers cassent Pour faire du moellon.
- “OUCHEVEUR. Ouvrier de carrière, qui travaille par*1' culièrement à ôter le souchet, pour séparer les bancs de pmrre, et les faire tomber.
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- SOUPIRAIL. Baie en glacis, pratiquée dans l’épaissei>r d’un mur de cave , et dont les deux jouées sont évasées» pour donner de l’air et un peu de jour aux lieux soutef' rains. L’ouverture des soupiraux se fait ordinairement dans le soubassement du rez-de chaussée.
- Un soupirail d’aqueduc, est aussi une ouverture en abat' jour, dans un aqueduc couvert, ou à plomb dans u*1 aqueduc souterrain, qu’on pratique de dislance en dis• tance, pour laisser échapper l’air qui arrêterait le cours de l’eau s’il était comprimé.
- SOURCE. Est l'endroit par où les eaux s’échappent du sein de la terre.
- SOUS-MARCHE. Partie d’un marché plus étendu, qu’un entrepreneur-général cède à un autre entrepreneur avec un rabais sur les prix accordés.
- SOUTENEMENT. On appelle mur de soutènement celui qui est construit pour .retenir la poussée des terres d’une terrasse élevée.
- SPHÈRE. Corps solide parfaitement rond. C’est ce que l’on nomme vulgairement une boule.
- SPIRALE. Qui environne en tournant : on nomme lignt-spirale, celle qui en tournant s’éloigne graduellement de son centre , comme celles dont sont formées les volutes.
- STÉRÉOTOMIE. Science de la coupe du trait, ou l’art de la coupe des pierres.
- STORE. Se place au devant d’une croisée pour garantir de l’ardeur du soleil; aujourd’hui on fait des stores en coutil, en taffetas peint, en jonc, etc. montés sur un cylindre renfermant un ressort, par le moyen duquel ils se roulent sur ce cylindre, fixé au haut de la baie.
- STUC. Sorte de mortier fait de poudre de marbre tamisée avec de la chaux, dont on fait des enduits pour les salles à manger, et d’autres pièces des maisons importantes; on en fait aussi des ornemens incrustés : le stuc prend facilement le poli et craint l’humidité.
- STUCATEUR. Artiste qui travaille en stuc.
- STYLOBATE. Espèce de piédestal continu, ou de soubassement qui a base et corniche, et qui règne dans toute la longueur de l’édifice; comme à la nouvelle Bourse de Paris.
- SURCHARGE. C’est l’excès de charge qu’on donne à un plancher pour le mettre de niveau , ou à un mur pour le mettre à plomb.— C’est aussi l’hébergo qu’un voisin construit au-dessus de la hauteur de clôture.
- SURFACE. Expression générique qui désigne tout ce qui
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- TA. 245
- »’a que deux dimensions, longueur et largeur, sans épaisseur , de quelque manière qu’elle soit posée. On dit la surface d’un mur, d’un plancher.
- SURPLOMB. Se dit de toute construction élevée, dont la face n’est pas d’aplomb, c’est-à-dire dont les parties supérieures sont plus saillantes que les inférieures. Ce terme est opposé à fruit ou talus.
- T..
- ÏABLE. C’est, dans une décoration d’architecture, une pariie de mur unie, lisse, saillante ou renfoncée, ordinairement de forme carrée ou rectangle. Une table d’attente est celle qui a de la saillie hors du nu d’uu mur, °u d’un lambris de menuiserie, soit pour y tailler un bas-relief, soit pour y graver une inscription. Une table aillante est celle qui excède le nu d’un mur dans lequel elle est pratiquée. Une table renfoncée est celle qui au contraire , n’affleure pas le nu du parement.
- *ABLEAU de piédroit, de baie, ou de jambage, est la partie de l’épaisseur d’un mur qui forme un angle droit, aigu ou obtus avec le parement extérieur de ce mur; dans une arcade, ou dans une baie quelconque de porte ou de croisée, depuis la feuillure jusqu’au parement extérieur, ou entre les deux paremens, lorsqu’il n’y a point
- ^ de feuillures.
- * ABLETTE. Est en général, toute pièce de marbre, ou de pierre de peu d’épaisseur, ornée de moulures ou non, Placée horizontalement sur un mur de terrasse, le bord d’un bassin, d’un réservoir, etc. Une tablelle d’appui est celle qui couronne le mur d’appui d’une croisée, d’une balustrade, d’un balcon, ou le chambranle d’une cheminée.
- * AI LLE de pierre. Est la forme que l’on donne aux lits, aux joints et aux paremens de pierre, suivant la place qu’elles doivent occuper. La taille préparatoire est la première faille droite faite sur un parement qui doit être ensuite taillé circulairement. On appelle taille rustiquée, un parement seulement dégrossi à la pointe du marteau, après les ciselures relevées. Taille layée, le parement rendu uni au moyen de la laie et de la ripe. Taille ragrèèe, la dernière sur les paremens apres la pose des assises ; pour faire disparaître les petites saillies ou balèvres des arêtes d une assise sur une autre, on emploie pour cette opération, le marteau , la ripe , est quelquefois le grès.
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- 246 TA-
- TAI LLER. Se dit, dans l’architecture, de l’action dccoU' per, d’équarrir une pierre, une pièce de bois, suivant les mesures et les proportions de la place qu’elle doit occuper.
- TAILLEUR DE PIERRE. Est celui qili taille et qui fa' çonne les pierres, après qu’elles ont été tracées par î’ap' pareilleur, suivant les mesures et proportions de la place qui leur est destinée dans la construction.
- TA.ILL01R, Partie supérieure des chapiteaux des colonne* et pilastres ; il est parfaitement carré aux chapiteau* toscan et dorique, et à l’ionique antique, mais il est creusé et recoupé en dedans en portion de cercle, et k ses quatre angles coupés, au chapiteau corinthien et à l’ionique moderne, employé souvent par Michel-Ange et Scamozzi.
- TALOCHE. Bout de planche au milieu de laquelle est une poignée ; elle sert eu guise de tcuelle , à faire les enduit* en plâtre ou en blanc-en-bourre.
- TALON. Moulure à double courbure, concave à sa partie inférieure, et convexe à la partie supérieure : on l’appelle alors talon droit ; mais lorsque la partie inférieure est convexe, et la partie supérieure concave, on le nomme talon renversé.
- TALUS. Est l’inclinaison, on la pente qu’on donne au pa' rement des ouvrages de maçonnerie ou de terrasse, soit dans l’architecture civile, soit dans l’architecture mih' taire. On ne doit pas confondre ce terme avec celui de glacis, parce que le talus est plus raide que le glacis* dont la pente doit être douce ; en résumé, on peut se faire une idée des talus par une ligne verticale plus ou moins inclinée; le glacis, au contraire, est une ligue horizontale .se relevant d’un côté.
- TALUTER. Elever en talus, donner du talus à un mur de terrasse ; mettre une ligne ou une surface en talus.
- TAMBOUR de colonne. Assise arrondie d’une colonne e» pierre, qui fait partie du fût.
- T AMI S de crin ou de soie. On s’en sert pour passer le pi®' tre qui 8ert aux enduits et aux dernières couches des corniches.
- TAS. Se dit d’un bâtiment qu’on élève, on dit retailler un# pierre sur le tas. On appelle tas de charge, une saillie formée par plusieurs assises de pierre, posées les unes sur les autres, ce qu’on Domine aussi encorbellement. Tels sont Jes acrolères des anciennes tours, auxquels on pratiquait des créneaux.
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- TE.' 247
- En pavage , c’est une rangée de pavés posés en ligne droite, sur le milieu d’une chaussée, d’après laquelle tas ailes s’étendent en pente de deux côtés, jusqu’aux -Ruisseaux ou jusqu’aux bordures.
- ASSEAU. C’est dans la maçonnerie le scellement qu’on *®>t au pied d’une écoperche d’échafaudage pour la te-debout.
- BASSEMENT. Effet d’un bâtiment affaissé par son propre Poids, c’est-à-dire, par la dessiccation du mortier introduit dans les joints, et par la pression qu’exercent sur elles -mêmes les assises de pierre ou de moellon qui ta composent. C’est un effet inévitable, mais il faut prendre les précautions conveuables pour qu’il s’opère ,ogalement sur tous les points de la construction. YASSER. Se dit de l’affaissement d’un bâtiment qui prend sa charge dans toute son étendue, et d’une voûte dont ^Ja hauteur a diminué en se resserrant par ses joints. jEMOIN. C’est, dans l’arpentage une marque convenue lue l’on grave sur les bornes délimitatives des propriétés, pour faire connaître qu’elles ont été posées de main d’homme, et non au hasard ; ce sont aussi dans les fouilles de terre, les petites parties du terrain laissées exprès de distance en distance, pour connaître quelle rpjû était la hauteur , afin d’en pouvoir faire le toisé exact. *EÎVACITÉ. Qualité des corps par laquelle ils peuvent soutenir une pression , ou un tiraillement considérable sans se rompre.
- *Ej^ANS. Se dit de l’indication des parties limitrophes d’un champ , d’un clos, etc., et s’emploie toujours au _ pluriel ; on dit les tenans et aboutissans.
- TERRAIN. Estlasurface de la terre sur laquelle on élève un édifice, ou sous laquelle on veut faire des mines ; les architectes et les ingénieurs en distinguent cinq principales 8°rtes , relativement à leurs différentes consistances; sa-voir : le tuf, le sable, l’argile ou terre à potier, dont 0n fait les briques et les tuiles ; la terre remuée , et la rp P^rre ou le roc.
- fERRASSE. Est la couverture en plate-forme d’un bâtiment, soit en dalles de pierres , soit en zinc, soit en plomb , on en bitume , etc.
- TERRASSIER. Ouvrier qui fait des fouilles, des déblais et des remblais de terre pour régler un terrain suivant
- des
- niveaux de pente, arrêtés par un
- nivellement, ou
- , tHuir tout autre objet. 1ERRE CUITE. Terri
- re grasse ou argile , cuite dans un
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- a48 TO.
- font, après avoir été amalgamée et broyée, et ensuit introduite dans des moules , pour en faire des poterie*» de la brique, de la tuile et du carreau.
- TERRE FRANCHE. Terre grasse, sans gravier , avec la' quelle on construit des murs de clôture. Eile sert enc«rC à hourder les murs en meulière ou en moellon , et 'eS pans de bois, et à faire des aires de planchers dans de5 bâtimens ruraux; on en fait aussi du pisé.
- On appelle terre rapportée, celle qui a été transporté d’un lieu à un autre, pour dresser un terrain suivant «n niveau arrêté. Terre jectice, celle qui a été fouillé et remuée.
- TÊTE DE MUR. Épaisseur et parement d’un mur à so® extrémité , qui est ordinairement revêtue d’une jam^ étrière en pierre. Une tête de vaussoir est la face intérieur® ou extérieure du voussoir d’un arc ou d’un claveau de plate-bande. ,
- TÊTU. Masse en fer , ou gros marteau, dont un côté est carré, et l’autre méplat, et qui sert à abattre les angleS des pierres sur lesquels on doit faire des évidemeu**
- TIERS. Se dit d’un expert ou arbitre nommé par le juge» pour départager deux experts qui sont d’avis différent;
- TIERS-POINT. C’pst la courbure des voûtes gothiques qul sont composées de deux arcs de cercle de 60 degrés * tracés d’un intervalle égal au diamètre de la voûte pf,s pour rayon.
- TIGETTÊ. C’est dans le chapiteau corinthien une espèce de tige ou cornet, ordinairement cannelé et orné de feuilles , d’où naissent les volutes et les hélices.
- TIRE-CLOU. Est un outil de fer plat, coudé en dessus, et dentelé des deux côtés , dont se servent les couvreurs po*11’ arracher les clous qui retiennent les ardoises sur la volige’
- TOISE. Ancienne mesure de 6 pieds , équivalant à 1O1' 95 c.; la toise était non seulement l’étendue d’une chose qui avait cette mesure , mais encore la règle qui servait a toiser. La toise courante était celle seulement en le®' gueur. La toise carrée ou superficielle contenait 36 pied’ carrés équivalant à 3 m. 80 c. (6 pieds de long sur 6 pi. de large. ) C’était ainsi que l’on mesurait les légers ouvrage* de maçonnerie , les faces des murs , les lambris de b1®' nuiserie , les ouvrages de couverture, peinture , elc' La toise cube était celle qui contenait 216 pi. cubes ( 7 4o4 millièmes ) produit de 6 pieds de long par 6 pieds do large et 6 pieds de haut : c’était ainsi que l’on mesurait les massifs de maçonnerie, la fouille des terres, etc.
- TOISER. C'est l’art de mesurer toutes les parties d’un b à-
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- TO. 249
- binent, et d’en faire les développemens et les détails .Nécessaires pour en fixer le prix.
- '-'ISEUR. Est celui qui mesure toutes les parties d’un bâ-hment; un toiseur doit connaître les principes de géo-^letrie sur lesquels sont fondées toutes les opérations ^^N toisé , et les us et coutumes des lieux où il opère.
- , C’est la couverture d’un édifice ; cette dénomina-*l°Q que remplace toujours le mot comble , en terme d’ar-Nbitecture, comprend la charpente d’un comble, et l’ardoise ou la tuile qui la couvre. Un comble plat est celui 5n* a peu de pente, à deux égotîts est celui dont le •aîtage est continué d’un pignon à l’autre, et qui par oonséquent jette l’eau des deux côtés. Le comble en pavillon a quatre faces triangulaires, qui se réunissent au commet du poinçon. Le comble brisé est celui dont' la Partie inférieure est en mansarde, et par conséquent, Presque verticale , et l’autre plus plate ; le tore ou mou-1,lre qui divise ces deux parties de comble se nomme ^vnembron.
- 4UNNEAU DE PIERRE. C’est une mesure de 14 pieds oubes, qui était en usage pour la vente des pierres de . Saint-Leu et de Vergelé.
- ‘DRE. Moulure ronde , de différentes grosseurs, faisant ordinairement partie des bases des colonnes ; lorsqu’il est gros, on l’appelle tore inférieur; s’il est petit, on l’appelle tore supérieur ou baguette.
- Les ouvriers le nomment quelquefois boudin ou bâ-. *°n.
- fORCHIS ou BAUGE. Terre grasse détrempée avec du foin et delà paille coupée, dont on fait les murs et cloi-S°ns de chaumière du pauvre et de quelques fabriques destinées à embellir les parcs et jardins ; on en fait aussi des murs de clôture dans les campagnes.
- ^RCHON. Paquet de paille tortillée , ou morceau de •jatte qu’on met sous les pierres pour éviter les épaufrures des arêtes , lorsqu’on les met sur le chariot pour les trans-rp Porter à pied-d’œuvre.
- GSCATM. ( Voyez ordres d’architecture).
- ‘CUR. Bàtiment fort élevé, souvent à plusieurs étages, ordinairement rond, quelquefois carré ou polygone , que *’on construisait anciennement pour flanquer les murs, d’enceinte d’une ville de guerre ou d’un château.
- Un appelle tour ronde , le parement convexe de tout Niur cylindrique ou cônique. Tour creuse, le parement concave de tout mur circulaire. Tour d échelle, un es-
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- a5o TR.
- pace de 58 c. de large, que laisse un propriétart6' entre le mur qu’il fait construire , et l’héritage de ^ voisin. Tour du chat. Espace dei6 c. (6 po.) que Ton toujours laisser entre le mur d’un four ou d’une forge e1 mur mitoyen. ( Coût, de Paris, art. 190.)
- TOURELLE. Petite tour ronde ou polygone, portée pare' corbellement ou par un cul de lampe, ou par une trou’P J comme on en voit encore à quelques encoignures d3,1 cienues constructions des i3e et 14e siècles.
- TOURET. Petit, tour qui reçoit un mouvement de rotabj^ rapide, au moyen d’une grande roue qui fait partie machines destinées à élever les pierres. ,
- TRACER. Marquer, ébaucher, dessiner un plan sur-®
- . papier, ou sur le terrain, soit avec l’encre, soit avec crayon, soit avec une pointe. L’appareilleur trace pierre pour le tailleur de pierre, etc.
- TRAINER. C’est, en paçonnerie, former en plâtre les Jures d’une corniche, d’un cadre , d’une plinthe , d° bandeau, avec un calibre qu’on traîne sur deux règ‘e scellées, qu’on appelle chemin.
- TRAIT. On dit une pièce de trait d’un petit modèle d’3^ de voûte, de comble, etc., dont toutes les pièces s0" taillées selon l’art de la stéréotomie. Le trait carré est U3 ligne perpendiculaire sur une autre ; tous les ouvriers servent d’une équerre, pour tracer une perpendiculaire ou trait carré.
- Trait de niveau, ligne fixée horizontalement pour d»rl ger les ouvriers. ,
- Un trait corrompu est une ligne tracée à la main irre' gulièrement, qui forme des inégalités, des sinuosités.
- TRANCHÉE. Ouverture verticale ou horizontale prali<Ju^® dans un mur, une cloison, un plancher, etc., p011/'. loger un poteau de cloison , placer un tuyau , etc.; c c* aussi la fouille en rigole que l’on fait pour les murs11, fondation ou pour placer des conduites d’eau; on fait aUsSl des tranchées dans les murs pour former les arrachent30* de tuyaux de cheminée , encastrer des ancres , etc.
- TRANCHIS. Rang d’ardoises ou de tuiles échancrées di* gonalement, qu’on pose dans l’angle rentrant d’u°e noue, ou sur les bords des arêtes d’un comble.
- TRAPÈZE. Figure plane à quatre côtés, dans laquelle deu* côtés opposés ne sont pas parallèles.
- TRAVAILLÉ. On dit qu’un bâtiment a travaillé, lorsqu tant mal construit, ou élevé sur un mauvais fond,"
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- TE. a51
- jasse inégalement, et que les murs bouclent et sortent de
- jJeür aplomb.
- ftAVAILLER. Les ouvriers travaillent à la journée, c’est exécuter quelques ouvrages, moyennant un prix fixé Pour chaque journée de travail. Travailler à la tâche , c est faire prix à tant la pièce d’une certaine nature d’ou-^rage. Travailler à la toise, c’est faire prix à tant la toise certains travaux, comme de la taille de la pierre, des
- de
- légers ouvrages , etc. Travailler par épaulées , c’est reprendre par parties des murs en sous-œuvre, e A VËE de plancher. Est un rang de solives posées entre deux s°lives d’enchevêtrure d’un plancher , entre une poutre fttun mur, etc. XJaetravèede balustretstun rang de balus-terminé par deux piédestaux. (Voyez la galerie, coupe fig*5p delà planche 4 de notre Manuel d’Architect.) Une bviuée de grille est l’espace garni de barreaux, entre deux Piastres ou montans, ou entre deux piliers de pierre, comme au plan, fig. 3y, pl. 3e du même Manuel. Une tr<ivèede pont est la partie du plancher d’un pont de bois, R,1tre deux files de pieux formés de poutrelles sur les trains, supportés par des contre-fiches dont les entrevoux 8°nt couverts de madriers pour recevoir les couchis, le jMde et le pavé.
- fiEMlE. Espace compris entre deux solives d’enchevê-trnre et un chevêtre, que l’on bande en plâtras et plâ-*rc , pour porter l’âtre d’une cheminée.
- On appelle barres de trémie , les fers qui soutiennent h, hourdis.
- ffilïPAN. Outil servant à percer la pierre. fiEUlL. Cylindre qui sert dans les machines, à tourner cable pour élever ou descendre les fardeaux. fitGLYPHE- Ornement saillant de la frise de l’ordre dori-’ïoe , où il est placé à distances égales ; il a dans son milieu deux canaux ou glyphes, séparés par une cûteou listel, et ® ses extrémités deux demi-canaux, séparés de même des fieux canaux. (Voyez pl. 3, ordre dorique). Il faut tou-fpjuurs qu’un triglyphe soit placé sur l’axe des colonnes.
- filGONOMÉTRÎÉ. On appelle ainsi la partie de la géométrie qui sert à trouver les parties inconnues d’une sur-^ face plane , par le moyen de celles qui sont connues. *ROMPE. Est une voûte en saillie sur un mur , ayant la figure d’une trompe ou conque marine, et qui n’est soutenue que par l’art de la coupe des pierres ; il y en * de plusieurs sortes. La trompe en tour ronde est celle dont le plan est en demi-cercle , sur un mur en ligue
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- droite , et qui forme un éventail ouvert. La trompe qui dans un angle rentrant, forme par son plan un c# ou un trapèze. La trompe sur le coin est celle qui portî l’encoignure d’un bâtiment , soit qu’elle soit droite °'J entour creuse et en coquille. La trompe rampante >ei celle dont la naissance est une ligne inclinée* .
- TROMPILLON. Est, dans une trompe, une pierre ayant'1 forme d’une portion de cône ou de pyramide, qui se de naissance ou de coussinet aux voussoirs dont elle composée.
- TROUSQUUY. ( Voyez compas. )
- TROTTOIR. Chemin élevé de quelques pouces, queIe* architectes et les ingénieurs pratiquent le long des P® rapets, des rues, des quais et des ponts, pour garait les piétons de l’approche des voitures. , j
- TRUELLE. Outil de fer ou de cuivre , avec un manche a1! Lois, dont les maçons se servent pour employer le plâtrî : elle mortier, et pour dresser lesenduits. Celle de cui^' est ronde par son extrémité, et sert pour le plâtre, ce'l( de fer est pointue , et sert pour le mortier. ( Vp)e pl. ire, fig. ire et a0)-
- La truelle brelée est une truelle en fer dont un bords est dentelé comme une lame de scie; elle sert dresser et terminer les enduits en plâtre ( fig. 9. )
- TRUELLÉE Est une certaine quantité de plâtre gâch^' ce terme n’est en lisage qu’entre les maçons et )eflt manœuvres ; ils disent une iruellée, deux irucllèes, au au panier.
- TRUMEAU. C’est la partie d’un mur de face entre de° haies de portes ou de croisées.
- On appelle jambe étrière, un trumeau qui est mitoye°'
- On appelle aussi trumeau un parquet de glace do*1 on revêt ces parties de mur, dans l’intérieur des appar temens.
- TUF. Est un terrain spongieux et poreux, quelque^0’5 compacte comme la pierre à bâtir, mêlé de caillou*’ de gravier ou de sable ; tantôt coloré , tantôt calcajj^’ tantôt argileux. Ces variétés sont le résultat de la dine' rence des parties hétérogènes dont il a été formé, 1er8, qu’après le retrait des eaux , il a pris de la consistant* On bâtit très solidement sur le tuf.
- TUILE.Espèce de planche de terre glaise, pétrie et moult’ d’environ 18 mil. (8 Jig.) d’épaisseur, séchée et cuite dans un four fait exprès, dont on se sert pour couvrir les timens. Il y en a de différentes façons j savoir : ia *ut
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- ac :>
- VA.
- plaie on « crochet est de forme rectangle, et de deux sortes, l’une, le petit moule 26 c. (9 po. -5-) de long sur *8 c. (6 po. 9 1.) de largeur; le grand moule a 31 c. de long sur 22 c. de large (11 po; —— sur 8 po. -J-) La tuile faîtière dont la forme est circulaire doit avoir j3 c. (i5 po.) de long; elle sert à couvrir le faîtage des couvertures. Une tuile flamande a la forme d’un S; on s’en sert pour les hangars et marchés publics. La tuile gironnèea la forme d’un trapèze; on s’en sert pour le comble des tourelles. -tÜILEAU. Est un morceau de tuile cassée, pour faire les voùtes de four, les contre-cœurs, âtres de cheminée, des scellemens, etc.; les plus petits fragmens servent à faire du ciment.
- * UYAU. Est un tube de fer fondu, de cuivre , de zinc, de plomb, de terre ou de bois, dont on se sert pour faire passer l’air, l’eau ou le gaz d’un lieu à un autre.
- En maçonnerie, les tuyaux de cheminée se font en brique ou en plâtre. On appelle tuyau en hotte celui qui est évasé au-dessus du manteau ; tuyau passant celui qui venant d’un étage inférieur, passe à côté d’un manteau; tuyau dans couvre, celui pratiqué dansl’épaiseur d’un mur; tuyau adossé celui qui est en saillie sur le nu d’un mur; et enfin tuyau dévoyé celui qui ne monte pas d’aplomb. t’YMPAN. Est la partie lisse et triangulaire d’un fronton , entre les corniches rampantes, ou en segment de cercle dans les frontons circulaires, et les moulures horizontales de l’entablement; le tympan est quelquefois décoré d’un bas-relief.
- U.
- Usages .On appelle ainsi dans la pratique des bâtimens des évaluations conventionnelles de certains ouvrages de maçonnerie, de couvertures, etc. qui s’éloignent plus ou moins de la valeur véritable, et qui, offrant d’une ma-mère quasi-légale des gains illicites aux entrepreneurs,ne sont plus admis partout où les gens de l’art sont à même TIct Xercer ^em surve'llance et leur contrôle.
- **NE. Bâtimens, ateliers et appareils d’un manufacturier, tels que forges, papeteries , fonderies, etc.
- y.
- VACATION. C’est l’action de s’occuper à quelque chose, et notamment par autorité de justice. C’est en ce sens qu’on
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- appelle première, seconde, troisième ou autre vacation) d’un procès-verbal de visite d’experts, les différentes séances employées à cette visite. La vacation est de trois heures de travail, et se paie en raison des localités, des distances où se fait l’opération, et de la profession des experts. (Voyez le tarif des frais au Memento des Architectes-)
- VASE, (l’est un fond de terrain très marécageux, et sans aucune consistance, sur lequel on ne peutfonder qu’ense se servant de pilots et grillages en charpente.
- On appelle vases d'amortissement des vases ordinaire ment isolés qui couronnent la décoration d’une façade extérieure, comme on le voit fig. 59 , pl. 4, de notre Manuel d’architecture.
- VENTOUSE. Est un tuyau de maçonnerie , de poterie ou de plomb qui communique à une chausse d’aisances,Net est élevé jusqu’en dehors du comble, pour empêcher la mauvaise odeur, en lui procurant une issue qui donne entrée à l’air extérieur*.
- C’est aussi un tuyau de plomb branché verticalement sur une conduite d’eau, servant dans un réservoir à l’issue de l’air, et par ce moyen soulage les conduites , et empêche les tuyaux de se crever. On appelle ventouses de cheminée une espèce de courant d’air pratiqué sous la tablette pour chasser la fumée. Ce sont deux planches de plâtre placées sous le manteau de cheminée, pour recevoir l’air extérieur qui fait monter la fumée.
- VENTRE. Se dit du parement d’un mur qui bonde et qui sort de son aplomb.
- VERBOQUET. Lien de cordage que l’on fait à un des bouts d’un fardeau qu’on enlève par le moyen d’une grue ou autre machine, ou au lien même d’un cable soit pour l’empêcher de tournoyer en montant, soit pour l’empêcher de toucher aux échafauds ou à quelqu’autre saillie.
- VÉRIN. Machine composée de deux forts madriers, de deux grosses vis en bois qui traversent l’un d’eux, et d’un pointail entré dans le milieu de ces madriers; on s’en sert pour remettre à plomb des jambages, des cloisons, pour remettre de niveau les planchers, etc., etc.
- VËRMIGULÉ. Se dit du travail qu’on fait à la pointe sur la pierre pour imiter les sinuosités produites par le passage des vers.
- VERTICAL. On nomme ainsi tout ce qui est perpendiculaire à l’horizon. Ce qui se trouve exactement dans cette position est d’aplomb.
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- VI, 2 55
- VESTIBULE. Lieu couvert dans un édifice, d’où l’on communique aux escaliers et aux divers appartenons. (Voy. pl. 3, fig. 37 de notre Manuel d’architecture.)
- VESTIGES. Se dit des restes de quelqu’édifice ruiné; on dit les vestiges d’un temple, d’un palais, d’un amphithéâtre, Il ne s’emploie qu’au pluriel.
- VÉTUSTÉ. Terme synonyme de vieillesse, qu’on emploie en parlant de bâtimens en mauvais état. On dit qu’un bâtiment tombe de vétusté.
- VIDE. Se dit de toute baie, ou autre ouverture dans un mur, et de tout espace entre des poteaux de cloisons, ou solives de plancher : on dit en ce sens que les trumeaux sont espacés tant plein que vide, et de même des poteaux et solives.
- Il signifie aussi hors d’aplomb, par exemple lorsqu’un mur déverse, on dit qu’il pousse au vide. Se dit encore des petits réduits qu’on réserve dans les murs épais et dans les massifs, autant pour épargner les matériaux que pour en diminuer la charge ( tels sont ceux réservés dans le mur circulaire du Panthéon à Rome, aux portes Saint-Denis et Saint-Martin à Paris, et dans les retombées des arches du pont de Sèvres.
- VlF. On dit ébousiner une pierre jusqu’au vif, lorsqu’on en ôte tout le bousin pour atteindre la partie dure ou le cœur.
- VlNDAS. Sorte de petit cabestan servant à amener les fardeaux horizontalement.
- VINGTAINE. Petit cordage qui sert pour les verboquets et les échafauds.
- VlVE-ARÊTE,On appelle ainsi les angles aigus faits soit sur la pierre, soit sur le plâtre, sur le fer, le marbre, etc.
- vivier. Est une pièce d’eau dormante ou courante, entourée de murs de maçonnerie, dans laquelle on conserve du poisson.
- ’IS. Est en architecture la même chose qu’une ligne hélice. Uneuts à jour est un escalier dont les marches soutenues par leur queue dans le mur de la cage, portent chacune leur collet qui forme un cercle vide. La vis Saint-Giles ronde est un escalier à vis et noyau vide, voûté en berceau tournant et rampant. La vis Saint-Gilles carrée est un escalier dont le noyau et la cage sont carrés, et voûtés en berceau incliné.
- ’ 1SITE. Se dit de l’examen que font les experts , d’un lie» ou de quelqu’ouvrage contentieux, pour en faire leur
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- rapport aux juges, et même l'estimation , si elle a été ordonnée.
- VOIE. On appelle voie de pierre, de moellon, degravois> etc., ce que contient de ces matériaux, une voiture, od un tombereau : on dit aussi voie de plâtre, voie de salpêtre, etc. On donne aussi ce nom à l’ouverture que fait la scie dans un bloc de pierre ou de marbre.
- VOLEE. Est dans la construction le travail de plusieurs hommes rangés sur la même ligne qui battent par exemple, une allée de jardin : on dit qu’une allée a été battue à trois volées, lorsque les trois hommes rangés toujours de la même manière ont battu la longueur de cette allée trois lois.
- VOLIGE. C’est la latte en bois blanc et peuplier, dont on se sert pour les couvertures en ardoise ; elle a six pieds de long sur six à huit pouces de largeur.
- VOLUTE. Enroulement en spirale,-qui est un des principaux ornemens des chapiteaux ionique et corinthien. H y a quatre volutes au chapiteau ionique antique, et huit au chapiteau moderne. Il y en a seize au chapiteau corinthien, savoir : huit angulaires et huit plus petites qu’on appelle hé!ices>
- Les volutes servent aussi d’ornement aux modillons et aux consoles; la volute d’une marche est la partie circulaire réservée à l’extrémité destinée â recevoir le pilastre de la rampe.
- VOUSSOIR. C’est ainsi que l’on nomme toute pierre préparée et taillée qui sert à former Je cintre d’une arcade ou d’une voûte. 11 sont à crossettes lorsque la partie supérieure forme un angle pour se raccoKler avec une assise de niveau; on appelle le voussoir extradasse lorsque latête est de niveau et forme l’extrados de la voûte.
- VOUSSURE. Portion de voûte dont le plan est moins quele demi-cercle; celles qui se font à l’intérieur an-dessus d’une haie de porte ou croisée , se nomment arrières-voussures•
- VOUTE. Construction cintrée en pierre, en moellon ou pots creux de terre cuite; onleur donne différentes dénominations en raison du plan qu’elles occupent, de leur forme et de leurs accessoires; ainsi on appelle voûte surmontée» celle qui a en hauteur plus du demi-diamètre ; voûte sur~ baissée ou anse de panier celle qui a en hauteur moins du demi-diamètre, et qui est tracée de plusieurs centres; plein-cintre celle dont la courbe est un demi-cercle parfait ; voûte en ogive ou gothique colle dont le cintre se compose de deux lignes courbes égales, se coupant au
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- sommet; votite d’arête, celle qui se compose de la rencontre de quatre lunettes égales, ou de deux berceaux qui se croisent; voûte sphérique, celle qui est circulaire en plan; voûte à lunette, celle qui est traversée par des lunettes directement opposées; voûte sur noyau, celle qui tourne autour d’un massif en cylindre, ou de toute autre forme; voûte conique, celle dont la douelle a la forme de la surface d’un cône; voûte en arc de cloître, celle qui se forme de quatre portions de cercle dont les angles sont rentrans, etc., etc. v
- VOUTER. C’est construire une voûte sur des cintres en charpente ou sur un noyau en maçonnerie : on appelle voûter en tas de charge, mettre les lits des joints en coupe du côté de la douelle, et de niveau du côté de l’extrados.
- VUE.Est en architecture toute ouverture par laquelle on reçoit le jourdu côté de l'héritage voisin.Une vuede coutume, est celle ouverte dans un mur sur l’héritage voisin, dont on est seul propriétaire ; l’appui doit être à 2 m. 60 c. (8 pi.) au-dessus du plancher du rez-de-chaussée de celui qui l’a fait ouvrir, et à 1 m. 90 c. (6 pi.) aux autres étages (Gode eiv., art. 677); mais la baie doit être fermée à fer maillé et verre dormant. Une vue de côté, est celle ouverte dans un mur de face, et qui doit être à 65 c. (2 p.) du milieu du mur mitoyen, en retour jusqu’au tableau de la baie. (Gode civil, art. 679.) Une vue droite, est celle qui donne le jour directement sur l’héritage voisin, mais qui ne peut exister sans son consentement, à moinsqu’it n’y aiti m. 95 c. (6 pi.) de distance depuis le milieu du mur mitoyen jusqu’à ladite vue (Gode civil, art. 678) ; si elle est ouverte sur une ruelle, le passage étant public, quelqu’étroit qu’il soit, celte interdiction n’a plus lieu.
- En général, une vuede servitude est celle dont on jouit sur l’héritage du voisin, en vertu d’un titre.
- Enfin, un jour ou servitude de souffrance est celle qui est ouverte sur un héritage voisin avec le consentement ou la tolérance de ce voisin, et dont on n’a aucun titre, ou dans un mur qui n’est pas mitoyen, mais que ce voisin peut faire boucher en achetautla mitoyennetédumur.
- FUN.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- ^troddctios.............................. Page i
- Chapitre premier. Ce que c'est qu an maçon ou plâtrier......................................... 5
- Chapitre II. Matériaux employés par le maçon......... 10
- § icr. De la pierre..............................ibid.
- § 2. Du moellon.................................. a r
- § 3. De la meulière.............................. 2 a
- § 4. De la chaux, du sable, des mortiers et ci-
- mens.......»..................................ibid.
- § 5. Du plâtre... » ......................... 28
- § G. Delà brique et du carreau................... 34
- §7. Du pisé....................................... 4i
- 'Hapitre III. Élémens de géométrie...................... 4*
- § ier. Des lignes.................................ibid.
- §2. Des surfaces...»...............a............. 5o
- Chapitre IV. Travaux de maçonnerie................ 54
- § ier. Outils du maçon...........................ittid.
- § 2. Des murs en fondation et de clôture, des voûtes de caves, etc............................. 55
- § 3. Des fosses d’aisances.......................... 63
- § 4. Des murs de face et de refend en élévation.. >» 7*
- § 5. Des enduits , des r a raie mens , flu blanc-eti-
- bourre et des badigeons......-................... 7 3
- § 6. Des cloisons et pans de bois. «............... • 85
- § 7. Des planchers, des plafonds et corniches intérieures ....................:................. 88
- § 8. Maçonnerie eil briqup, cheminées, fours et
- dallages....................................... 89
- § 9. Exemples généraux............................ 9”
- § 'o. Tables comparatives.........................ibid.
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- 2 6 O TABLE. |
- Produit comparatif des mètres linéaires ; superji- \
- ciels et cubiques, arec les toises et fractions de I
- toises correspondantes........................ 9/
- Comparaisonj du prix du mètre linéaire, superficiel
- et cubique avec celui de la toise............. ï°°
- Chapitre V. Carrelage............................... i1^
- Chamtre VI. Ouvrages de couverture.................... . i’d
- Chapitre VII. Pavage.................................. i^1
- Vocabulaire des termes employés dans la maçonnerie , la couverture, le carrelage et le pavage, auxquels on a joint les principales expressions de l’art de l’architecture et autres* qui se rattachent à la construction, et qu’un maçon doit comprendre, a1 partie................ .
- rcx ne la table.
- imp. de v° bastif.n, a tout.»
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- Mamie/ i/a Ma çom JVamZ/e
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- JUture 1 mot/- L.Fuô 12 mod.J C/ap 1 mod \ArcM 1 moJ A.rù-vi mod 2 paA Cor nie fie J. mod^ P<ir
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- ORDRE TOSCAN.
- Fiq, Fi.
- ENTRE-COL OOTŒMENS ET PORTIQUES
- ORDRE DORIQUE .
- ORDRE TOM Q UE Ftt/. i>3,
- Manuel' tlu/Maçan' l'iu/ic/ie j.,
- otfufot*'
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- Fùj. ôô.
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- Fig .5;
- Ma/ufel du Aluçon, PI. S
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- V
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- Manne/t/tt Maçon /V /•
- Frç.j24
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- Manuel du-Æaçon Tl 8
- Elévation
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- ïousj-cuttt Ï/W-j8‘Ô4
- Manne/ duÆaeo/i PI q.
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