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Nouveau manuel de menuiserie simplifiée : contenant des détails sur toutes les parties de la menuiserie du bâtiment, la fabrication et l'emploi des outils
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- NOUVEAU MANUEL
- MENUISERIE
- SIMPLIFIEE.
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- NOUVEAU MANUEL
- DE
- MENUISERIE
- SIMPLIFIÉE
- CONTENANT
- DES DÉTAILS SüR TOUTES LES PARTIES DE LA MENUISERIE DU BATIMENT , LA FABRICATION ET L’EMPLOI DES OUTILS.
- OUVRAGE UTILE AUX APPRENTIS ET AUX AMATEURS ET ORNÉ DE FIGURES.
- Par M. L. BOUZIQUE, MENUISIER-MODELEUR
- et M. E. B.
- PARIS V\
- A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DeS^É%
- RUE HAUTEFEUILLE, 12.
- 1857.
- Auteurs et l’Editeur se réservent le droit de traduction.
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- AVIS.
- Le mérite des ouvrages de l’Encyolopédie-Roret leur valu les honneurs de la traduction, de l’imitation et de 1 contrefaçon. Pour distinguer ce volume, il porte la signatuf de l’Editeur, qui se réserve le droit de le faire traduire daî toutes les langues, et de poursuivre, en vertu des lois, dd crets et traités internationaux, toutes contrefaçons et tout! traductions faites au mépris de ses droits.
- Le dépôt légal de ce Manuel a été fait dans le cours d mois de janvier 1857, et toutes les formalités prescrites p! les traités ont été remplies dans les divers Etats avec W quels la France a conclu des conventions littéraires.
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- PREFACE
- En publiant ce petit livre, je n'ai d'autre ambition Çtte d'être utile à mes jeunes collègues et aux ama-toürs qui prennent plaisir à s'occuper de menuiserie, fl ne dépendra pas de moi que mes explications ne ^ient claires et faciles à saisir, car, c’est surtout à 1 intelligence des jeunes apprentis que je m'adresse ; ^est pour eux surtout que j'ai entrepris ce travail, toop heureux si je pouvais ainsi abréger la durée d'un aPprentissage toujours trop long et par conséquent toujours pénible et ennuyeux. En effet, l'apprentis-sage commence à l'âge des illusions, à cet âge où volontiers on se croit homme, tandis qu'on n'est encore Wun enfant, où déjà l'on éprouve bien des désirs que to défaut d'argent empêche de satisfaire. L'apprenti a donc hâte de devenir ouvrier. Il appelle de tous ses Voeux le jour où par son travail, le fruit de ses la-ksurs, il lui sera permis de contenter les désirs dont îe parlais tout-à-l’heure, et d'autres plus saints que
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- PRÉFACE.
- je pourrais appeler des devoirs, devoirs de famille, toujours chers au cœur bien né. Ce sont donc les apprentis en général, mais plus particulièrement ceux qui veulent venir en aide à leurs parents, que j'engage à bien se pénétrer des instructions que contient ce livre, afin d'acquérir vite les connaissances qui font l’ouvrier capable et intelligent.
- Mais, pour être utile et à la portée de tous, il ne faut pas seulement que mon livre renferme des explications claires et précises, ü faut aussi et surtout qu’il soit bon marché, en autres termes, qu'il soit1 vendu à bas prix, pour que toute personne, dans' quelque position qu'elle soit, qui désirerait apprendre' à travailler le bois, puisse se le procurer et le connaître. Si donc je remplis ces deux conditions essentielles, j’aurai atteint le but de tous mes efforts.:
- Maintenant, qu’il me soit permis d’exprimer ici un simple vœu, aussi ardent que sincère. Si, un jour; je voyais mon livre accepté, répandu, admis dans le-‘ écoles primaires, je serais véritablement heureux; car il serait entre les mains de la jeunesse à laquelle j’aurais été utile, j’en ai la confiance. Nos premières impressions ne. sont-elles pas les seules solides et le-seules durables!
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- PLAN DE L’OUVRAGE.
- J’ai suivi dans cet ouvrage la méthode dont on se sert dans les ateliers. Ce petit livre étant particulièrement destiné aux apprentis, j’ai cru convenable de les ^struire d’une manière pratique en les faisant passer d’un travail facile à un travail plus difficile.
- , ta première partie contient le travail de la menui-sehe proprement dit; la seconde, le détail et la fabrication des outils. Afin que mes lecteurs sachent quels °htils ils devront employer dans la première partie, sSabs recourir à la seconde déjà plus compliquée, je .donne ici la nomenclature des principaux outils du ,Menuisier, en indiquant à quoi ils servent. De cette panière, mes lecteurs pourront entrer de suite en Ratière, et le travail leur paraîtra plus facile, puisais auront déjà acquis des connaissances dans le® Sciences qu’ils se proposent d’étudier.
- Je renvoie pour les différentes sortes de bois ainsi
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- PLAN DE L’OUVRAGE.
- que pour tous les détails que je n’aurais pu metti dans cet ouvrage élémentaire, sans embarrasser 1 enfants et les apprentis, au Nouveau Manuel com$ du Menuisier, de YÊbêniste, du Layetier, du MarqU' teur et du Sculpteur, par M. Nosban, 2 vol. in-lü avec figures, prix : 7 fr,, faisant partie de YEnfil clopédie-Boret.
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- PRÉLIMINAIRES.
- nomenclature et usages des principaux outils
- DU MENUISIER.
- ^établi sert à faire toutes sortes de travaux de menuiserie, charpente, charronnage, etc.
- Le valet sert à tenir en respect ce qu’on veut travailler sur l’établi.
- Le maillet sert à frapper sur le valet pour mortaiser et bûcher (c’est-à-dire enlever le bois grossièrement) au ciseau et à la gouge.
- Le marteau sert à clouer les pointes et à mettre en fût, c’est-à-dire à emmancher les outils.
- Les varlopes servent à corroyer le bois, dresser les planches et les blanchir.
- Le rabot sert à affleurer les joints et replanir toute sorte de menuiserie.
- Le guillaume de fil sert à faire toute sorte de feuillures.
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- Î0 PRÉLIMINAIRES.
- Le guûlaume de bout sert à finir proprement ce qu le guillaume de fil a commencé.
- Le guillaume de côté sert à agrandir les élégissement ou rainures, où ne peuvent entrer les autre outils.
- Le guillaume à queue sert à faire les entailles de barre à queue ou les coulisses de tables à rallonges
- Le guillaume à plate-bande sert à pousser des plates bandes sur les rives des panneaux de portes lambris, etc.
- il équerre à corroyer sert à mettre les bois d’équerr quand on les travaille à la varlope.
- Véquerre-triangle sert à tracer tout ce qui est carré.
- Véquerre-onglet sert pour les coupes qui doivent S* raccorder d’équerre, telles que cadres, chaifl branles, corniches et toute espèce de moulures
- La fausse-équerre, ou sauterelle, sert à tracer et à près dre toute sorte de fausse coupe.
- Les bouvets de deux pièces servent à pousser les rai nures, les feuillures, les noix, les gueules-dô loup aux croisées, et enfin à tous les usage des outils que Von monte dessus.
- Les bouvets à joindre (simples et doubles) servent ‘ faire des rainures et des languettes, afin & faire tenir les planches entre elles.
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- PRÉLIMINAIRES. 11
- Les bouvets à rembrêver servent à réunir une partie faible avec une partie forte ; telles que les battants de côte des croisées, les panneaux à table saillante des portes et devantures de boutiques, les cadres, etc.
- Les mouchettes servent à faire les arrondis que Ton nomme boudins.
- Le rabot rond sert à faire les gorges et les cannelures.
- Le rabot cintré sert à raboter les parties cintrées de toute espèce.
- ciseau sert à faire les coupes plates.
- La gouge sert à faire les coupes creuses.
- Le bec-d’âne sert à faire les mortaises.
- Les trusquins servent à tirer les bois de largeur et d'épaisseur, et à tracer les tenons et les mortaises.
- L® vilebrequin sert à percer des trous avec des mèches anglaises et des mèches à cuillère.
- Les serre-joints ou sergents servent à cheviller et à coller toute espèce de menuiserie et d’ébénis-terie.
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- jes scies servent à débiter, abattre les tenons, refendre, chantourner et araser.
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- NOUVEAU MANUEL
- DE
- MENUISERIE
- SIMPLIFIÉE.
- PREMIERE PARTIEXl*
- CHAPITRE PREMIER.
- Manière de faire les chevilles et de les employer
- (fig. I, la et 16).
- Le chevilles dont on se sert en menuiserie doivent toujours être faites en bon chêne, bien de fil, c/est-à-^re fendant droit. Leur longueur doit être double de épaisseur de la pièce qu'on veut cheviller, afin de Pouvoir les entrer de force dans les trous préparés. On eud le bois qui sert 'à. les faire, suivant la grosseur de 1 mèche, et de manière à pouvoir les finir convena-Menuiserie simplifiée. 2
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE I.
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- blement au rabot. Remarquez bien surtout que les chevilles doivent être un peu plus larges qu’épaisses, car lorsquelles sont carrées, elles ont l’inconvénient de faire fendre l’ouvrage ; en outre, il est nécessaire de mettre toujours la partie la plus large sur le fil du bois afin que la résistance se fasse sur le bois de bout.
- Il est important de placer les chevilles en biais, de la manière indiquée dans la figure 8, sans quoi on risquerait à faire fendre le bois.
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- CHAPITRE II.
- Manière de travailler le bois.
- § 1. MORCEAU DE BOIS CARRÉ (fig. 2 et 2 a).
- Pour faire un morceau de bois carré, on commence en dresser la première face, c'est-à-dire la rendre droite en ayant soin de bien la dégauchir. Pour voir Sl ce bois a du gauche, c'est-à dire si un angle est Plus haut qu'un autre, on le prend à deux mains et tient obliquement, soit en long, soit en large, sur 1 établi, selon le jour ; on ferme un œil et on regarde
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE II.
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- d'angle en angle pour s’assurer que l'un ne lève pas plus que l'autre. Quand on a de cette manière la certitude que l’on est droit, ou que le bois est dégauchi; on dresse la seconde face et on présente son équerre jusqu’à ce qu'on l’ait ajustée d’un bout à l’autre. Ü
- a plus besoin alors de savoir si le bois est gauche, le premier côté suffit pour tous les autres; c’es< assez qu’on ait une équerre bien juste et qu’on metfi son bois bien d’équerre. On ajuste ensuite un outï que l’on nomme trusquin (fig. 74) à la grosseur voulu* en desserrant d’abord et en resserrant après la cle qifi s’y trouve, on le passe sur les deux faces qu’oi veut atteindre, puis, les traits obtenus, on fait d même pour le quatrième et dernier côté, sans dérafl ger le trusquin, bien entendu, et le morceau de boi se trouve d’un carré parfait.
- § 2. MORCEAU DE BOIS CARRÉ LONG OU RECTANGLE
- (fig. 3, 3a et 36).
- Ce morceau doit être travaillé de la même manièî que le précédent ; seulement, après avoir obtenu \ première et la seconde face, on prend deux trusqui*. qu’on ajuste bien, l’un pour la largeur et l’autre po\ l’épaisseur, et on tire son morceau de largeur, pb d’épaisseur. Dans cette double opération, il faut sb tout s’attacher à obtenir les traits bien justes.
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- MANIÈRE DE TRAVAILLER LE BOIS.
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- § 3- MORCEAU DE BOIS A HUIT PANS OU OCTOGONE;
- MORCEAU CYLINDRIQUE (fig. 4).
- On commence par travailler ce bois de la* manière indiquée au paragraphe 1er, puis prenant une équerre-triangle, on fait un premier trait A sur le morceau avec la pointe à tracer et on en connaît la largeur au nioyen du compas; reprenant alors son équerre, on fait un second trait B pareil au premier. Après cela, °n tire une ligné d’angle en angle C, et le compas ^ant ajusté suivant la largeur des deux premiers haits A, B, on en appuie une des pointes sur le trait Sangle à la rive, c’est-à-dire au bord dyune des surfaces, et on pointe l’autre sur cette ligne en D. La distance entre ce point et l’arête du morceau de bois €st l’endroit où on doit ajuster le trusquin pour le Passer sur toutes les faces. Si on atteint juste les traits, °û a obtenu un huit pans parfait.
- , Si on veut avoir un morceau de bois cylindrique, l°h n’a qu’à le mettre à seize pans en suivant la méthode susindiquée, puis à abattre les petites côtes qui Estent, et on aura un morceau aussi rond que s’il était fait sur un tour.
- ! 11 serait inutile de s'étendre davantage sur ces princes, qui sont les mêmes pour toute espèce d’ouvrage,
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- j[8 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE II.
- à F exception toutefois des fausses coupes qu'on obtient par un tracé. Il n'en existe pas de difficiles pouî quiconque s'est bien pénétré du dessin. Le dessin qu« chacun devrait connaître, et que ceux de mes lecteurs qui l'ignorent devraient étudier, le dessin, dis-je, esi d'absolue nécessité pour celui qui tient à honneur de devenir un ouvrier intelligent et capable. Je crois donc donner un bon conseil en engageant mes lecteurs à se bien pénétrer de cette science.
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- CHAPITRE III.
- Manière de faire un devant de cheminée et de repérer (1) son bois (fig. 5, 5 a et 56).
- La première pièce que l'on donne à exécuter aux apprentis est un devant de cheminée (fig. S). Pour le foire, il faut quatre montants : deux extérieurs qu’on homme montants de rive F,F', et deux intérieurs qu’on homme montants de croisillon G G-, ceux-ci sont plus Petits; plus trois traverses, une dans le haut H, une dans le milieu H' et une dans le bas H". Après avoir établi ces pièces, on met les deux montants de rive foin près de l’autre sur champ (2). Les montants réu-his, on prend son compas et son équerre* on fait un Premier trait à une des extrémités sur les deux mon-fonts de rive, puis un second à l’autre extrémité dans foute la longueur du montant, suivant la mesure indiquée; après quoi, on prend la largeur du milieu des traverses et on la reporte sur les traits d’extré-
- (1) On appelle repérer son bois, l’établir pour le tracer.
- (2) Toute espèce d’ouvrage doit être tracé sur champ et non à plat.
- outre, pour tracer, on doit avoir soin de mettre son bois bien en
- apport avec ses établissements, le haut avec le haut, le bas avec la R '
- et bien en regard les uns des autres.
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- 20 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE III.
- mité. On cherche ensuite avec son compas le point milieu entre les deux traverses. Ce point trouvé, ou partage la traverse du milieu en deux parties égale? qu'on reporte de chaque côté du point de centre sui les montants, afin d'avoir la largeur de la mortaise. On procède ainsi pour tracer toutes les traverses, et, ceci fait, on place à leur centre les deux petits montants de croisillon.
- Comme on le voit dans la figure 5, on se sert de certains signes, tracés à la craie ou à la pierre noire, pour assembler les diverses parties d'une pièce. ER voici l'explication :
- A, Af, établissements des montants.
- B, montant du milieu haut.
- B', montant du milieu bas.
- C, traverse du haut.
- D, traverse du milieu.
- E, traverse du bas.
- Observations.
- Avant de terminer ce chapitre, je crois utile d^1 donner les explications suivantes : ^
- 1° Relativement aux mortaises. — Dans toute «S-8 pèce de menuiserie, sauf dans le chêne poli, on pôid§ sans crainte faire traverser les mortaises du haut
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- DEVANT DE CHEMINÉE.
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- du bas, mais il n'en est pas de même pour la traverse du milieu; les battants ou montants cassant presque toujours, parce qu'on les a trop affaiblis, il faut éviter de faire percer les mortaises.
- 2° Relativement aux deux montants de rive. — Quand on trace des montants de cheminée, portes, croisées ou persiennes, il ne faut pas oublier de laisser un épaulement I, dans le haut et dans le bas, afin de ne pas couper tout le battant. On entend par épau-tainent la partie de la largeur de la traverse qu'on en-tève avant de faire entrer le tenon K dans sa mortaise ; d doit toujours être du tiers de la largeur. Dans la %ure 5, la place du tenon est ponctuée sur les montants.
- Quand ces traverses sont arasées, on abat ces ^Paulements, c'est-à-dire qu’on prend la largeur de ta mortaise et qu'on coupe son tenon juste à sa largeur.
- 3° Quand le trusquin est ajusté au milieu de l'é-Paisseur du bois, il faut le passer à tous les endroits ^diqués pour les tenons et mortaises, faire ensuite tas mortaises les premières, puis les tenons, araser, taire sauter l’épaulement et emmancher, ayant bien *°m de mettre les établissements parfaitement en regard les uns des autres. Il ne reste plus alors qu'à Cheviller, à affleurer et à ajuster.
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- CHAPITRE IY.
- Des Mortaises.
- Avant d’entrer en matière, je dois dire une fo pour toutes que les bons outils, les outils en bon éta sont indispensables même au bon ouvrier et sont 1 condition essentielle du bon travail.
- Pour faire les mortaises, après avoir préparé so bec-d’âne qu’on prend de la main gauche, tenaï son maillet de la main droite, on le porte au coC mencement de la mortaise, de manière qu’il soit d\ plomb suivant la ligne verticale et penché horizon^ lement sur soi, ce qui facilite la sortie du copeat Dans cette position, on donne un fort coup de maille puis on porte le bec-d’âne un peu plus loin, afin creuser la mortaise. Etant descendu à la profonde^ voulue, on le retourne de l’autre sens pour creusé la mortaise à une profondeur- égale ; il est bon remarquer ici que pour commencer une mortaise, I biseau du bec-d’âne est par-derrière, tandis qu’en b finissant il se trouve par-devant.
- Afin de ne pas trop se fatiguer, il faut, en commet cant la mortaise, donner au bec-d’âne un mouvemert
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- MORTAISES.
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- va-et-vient pour éviter que Foutil ne soit serré ûans le bois.
- ^ai parlé tout-à-Flieure de ligne verticale et de horizontale ; je m’explique. Du moment qu’on 6°iïimence la mortaise jusqu’à ce qu’elle soit à sa Wondeur, on tient son outil un peu penché sur soi horizontalement), et dès qu’on est entré assez pro-'ondément, on l’ajuste sur le trait qu’on coupe droit et Aplomb (verticalement); c’est alors qu*’on le retourne ÜS(pFà ce qu’on soit arrivé à l’autre trait qu’on doit Peindre juste et bien d’aplomb, comme le premier.
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- 24 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE IV.
- Si la mortaise në traverse pas, il est essentiel d'enleveï les copeaux avant de prendre le second trait, attendu qu'en le faisant plus tard on évaserait les mortaises, ce qui est très-malpropre ; pour celles qui traversent, cet inconvénient n'existe pas.
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- CHAPITRE V.
- Des Tenons et moyen de les araser.
- Pour faire les tenons sons le valet, on prend son Morceau qu'on pose en biais sur l’établi en le laissant ^passer un peu plus que la longueur du tenon qu?on 1 à scier ; on prend alors une cale que l’on place en-ro le morceau et le valet pour éviter de détériorer e bois; on serre le valet par quelques coups de billet pour le faire bien tenir, et on engage la scie Menuiserie simplifiée. 3
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE T.
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- près des traits indiqués par le trusquin d'assemblage dans le bas, puis dans le haut, jusqu'à ce qu'on ai atteint le trait qui indique la longueur du tenon. Oi retourne alors le bois et on pratique la même opéra tion afin d’arriver en même temps en-dessus et en dessous. D'après cette méthode, lorsqu'on a des tra verses de même longueur, on peut faire plusieuf tenons à la fois, en prenant une cale plus longue, afi< de maintenir ensemble tous les morceaux.
- On fait aussi les tenons à la presse. Mais lorsqu’oi se sert de cet outil, on a soin de l'écarter autant d1 bas que du haut, afin d'éviter de casser les filets, c qui fait un meilleur serrage. Par ce moyen, il eî possible de finir ses tenons en une seule fois. Quan ou met son ou ses morceaux dans la presse, on b laisse dépasser un peu plus que la longueur du tenoi on engage sa scie en suivant bien exactement le tra des deux côtés jusqu'à ce qu’on ait atteint ses trai de profondeur, et ainsi pour tous.
- L'arasement est bien simple; il suffit pour c^, d’apporter les morceaux contre le valet et de donn' le coup de scie suivant les traits.
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- CHAPITRE VI.
- Des différents Assemblages de la menuiserie et de l’ébénisterie.
- On appelle assemblage la manière dont différentes Pièces de bois sont unies entre elles et dont elles s’em-i boitent les unes dans les autres. Cette opération est ! des plus importantes de la menuiserie,, car de sa :l Pocfection dépendent la solidité et l'élégance du tra-• vail. Il y a plusieurs sortes d'assemblages qu'on doit c°nnaitre pour les employer à propos.
- § 1. ASSEMBLAGE A RAINURE ET A LANGUETTE (fig. 6 et 6 a).
- Cet assemblage sert à réunir les planches qui com-(Posent une partie pleine les unes avec les autres. Il ;'Se fait au moyen des bouvets à joindre.
- § 2. assemblage a clefs (fig. 7 et 7 a).
- Cet assemblage se fait en creusant des mortaises A ^ans l’intérieur de deux planches, bien en face l'une
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE VI.
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- de l’autre et en y introduisant une lame en bois d'où clef B, qui les remplit en longueur, largeur1 épaisseur. On emmanche d’abord cette lame dansui des planches, on les réunit ensuite, on les serre et a les cheville. •
- ' Voir pour plus de détails pour les §§ 1 et 2, le ch pitre VII, traitant des portes pleines.
- § 3. ASSEMBLAGE CARRÉ (fig. 8 et 8 fl).
- On fait cet assemblage par des mortaises et des nons égaux en grandeur sur les quatre faces, comtf les tiges de trusquins et de bouvets de deux pièces, sert rarement.
- § 4. ASSEMBLAGE A MOITIÉ BOIS OU A FEUILLURE1 (fig. 9 et 9 a).
- Cet assemblage sert à rallonger les bois de fil et 1;< planches en les fixant les unes au bout des autres. 4; commence par corroyer de largeur et d’épaisseur 4i planches nécessaires et on les établit par des lettre ou par des chiffres ; on t?ace les bouts AB à coupe d’équerre et on tire un trait C D suivant la longues de l’arasement C’ D’, qui doit toujours être de 7 àia centimètres. On ajuste un trusquin à pointe au milhc de l’épaisseur E et on le passe au bout et sur les côt
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- ASSEMBLAGES DE LA MENUISERIE. 29
- ta en D'. On donne ensuite, suivant ces traits, des ‘ °Dps de scie en ayant soin de laisser la ligne du trait 11 ta î°ue restante et de prendre l'épaisseur du trait de &ie sur la joue qui doit être arasée. Par ce moyen, 11 peut rallonger des planches à l'infini.
- § S. assemblage a moitié bois d’équerre et d'onglet (fig. 10 et 10 a).
- On emploie cet assemblage pour les châssis de théâ-tre; les cadres, les châssis de devant de cheminée, en-jta pour tout ce qu'on veut faire bien et vite. Il peut ^placer l'assemblage à tenons et à mortaises. La manière de le faire est bien simple : on ajuste et on >asse le trusquin à pointe au milieu de l'épaisseur AB le côté parement où doivent être les établissements. On donne les coups de scie de la manière suinte : pour les battants C, on laisse le trait à la joue ^ derrière D, afin d'araser sur le devant, suivant le tait d'onglet E F ; pour les traverses H, on laisse, au °ntraire, le trait à la joue de devant G, puis on arase s bout d'onglet EF sur le devant, et d'équerre FI le derrière. Il en est de même pour ceux qui se bupent carrément FI et FJ ; ils ne diffèrent que *arce qu'ils n'ont pas de coupe d'onglet. Ils se font lar des coups de scie et peuvent se clouer ou se coller
- i volonté^’
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE YI.
- § 6. assemblage d'onglet (fig. il et H a).
- Cet assemblage, un des plus solides de la meniip sérié, sert particulièrement aux cadres à moulut ^ pour glaces, aux chambranles de portes, aux enc drements de dessus de comptoirs, aux tables à dessifi et enfin à assembler d'équerre toute espèce de mentn sérié possédant un corps de moulure quelconque. Po'j( les cadres, les chambranles et encadrements de det sus de tables, il se fait d'onglet dans toute sa largeü<3 pour réunir ou raccorder des moulures de portes ^ de croisées, on se contente de ravancer l'onglet su^ vant la largeur du corps de nloulure dont on veut 1 servir. Quand on a des moulures des deux côtés, (s est obligé de couper d'onglet partout. I
- Voici comme on s'y prend pour le faire : on tr3^ les coupes, suivant les mesures indiquées au pl^ avec l'équerre onglet. Quand ce tracé est fait, on couR le battant A d'onglet, afin de tracer et de faire 1) mortaises B, puis on fait les tenons C et on les arafl suivant les traits DE. Ici une observation : quand£ ajuste le trusquin d'assemblage pour tracer la plai des mortaises, toutes les fois qu'il y a des moulure' Où doit faire attention qu'il reste au moins 4 mil! mètres de joue du fond de la moulure à la rive de J
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- ASSEMBLAGES DE LA MENUISERIE. Si
- Mortaise. Quelquefois on est obligé, par le manque d’épaisseur du bois, délaisser moins de 4 millimètres. Dans ce cas, on ajuste une tringle de bois pour faire 1 point d’arrêt à la moulure, afin de l’empêcher de des-°^ndre trop bas, ce qui gâterait l’ouvrage.
- J Pour les ouvrages de menuiserie qui n’ont des mou-1 tores que d’un seul côté, on fait l’assemblage de la Manière suivante : on le trace sur le battant, d’après ^tos mesures, d’onglet sur le devant de D en E et carrément sur le derrière de D en F. On passe le trusquin ü d’assemblage dans les bouts de G en E (etdeE en F), aÛn de donner un coup de scie suivant la joue de 15Arrière de la mortaise DF et à la profondeur de ' '^onglet qu’on arase après, suivant le trait D E. Entité on perce la mortaise B. Sur la traverse, on passe to trusquin afin d’indiquer la place du tenon C ; on ^onne des coups de scie suivant l’onglet DE sur le devant et jusqu’à l’arasement d’équerre DF sur le derrière ; puis, on arase suivant les traits DE et DF. ^toin, on fait sauter les épaulements H et on emmanche.
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- première partie, chapitre TI.
- §7. ASSEMBLAGE ORDINAIRE A TENON ET MORTAISE1
- (fig. 12 et 12 a).
- On se sert de cet assemblage pour toute espèce d( menuiserie, d'ébénisterie et de charpente. Quand et veut faire un ouvrage quelconque, se composant di battants A et de traverses B, on commence par trace! la longueur totale des battants et on marque par de! traits CD la place des traverses. On trace ensuite 1® traverses de longueur et on fait un trait CE à chaqu? bout, suivant la largeur des battants, ce qui donn* la longueur des tenons F. On ajuste alors le trusquiï d'assemblage afin de tracer la forme des tenons et dej mortaises G et on fait celles-ci d'abord et les tenon* ensuite. On doit laisser aux mortaises un épaulemeu^ H (1), afin de ne pas couper le battant jusqu'au bout
- ce qui ferait un enfourchement au lieu d'une mor,
- taise. Ceci fait, on pousse les rainures, les feuillure!
- on les moulures, suivant le besoin du travail; puis ol
- arase les tenons de Cen E et on fait sauter les épaule-
- (1) Je ne parle pas de l’épaulement des traverses qui existe au des meubles, vu que les pieds dépassent toujours la traverse. Cel^j permet de faire la mortaise de toute sa largeur, sauf quelquefois} déduire la profondeur de la rainure du panneau, ce qui rétrécit 1! tenon. C’est ce qu’on appelle en terme d’atelier ravancer une barb^
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- ASSEMBLAGES DE LA MENUISERIE.
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- délits de I en J, en ayant soin de laisser la largeur du ; tenon en rapport avec la largeur de la mortaise. Cette tergeur ne doit être que des deux tiers de celle de la traverse; l’autre tiers est pour l’épaulement.
- § 8. ASSEMBLAGE A TENON BATARD (1)
- (fig. 13, 13a et 436).
- On emploie cet assemblage toutes les fois qu’on veut, ^aire un travail dont les battants ou les pieds sont [Pteis épais que la traverse ; tels que les pieds d’établi Qt les traverses assemblées dans les pieds d’un meuble Quelconque. Il épargne le bois, parce qu’il ne demande .Pas tant d’épaisseur, et le temps, parce qu’il évite de A°nner des coups de scie aux tenons et aux arasements.
- • Le tracé se fait ainsi : on ajuste le trusquin d’as-temblage, de manière à ce que la secondepointe vienne Juste à l’épaisseur des traverses, pour les travaux qui Qoivent affleurer. Quant aux pieds de table (qui sont toujours saillants sur les traverses), l’arasement de telles-ci se fait par derrière et non par devant. Par Conséquent, c’est l’épaisseur des bois qui indique les ^portions de la joue de la mortaise. Pour tracer le
- (1) Ou entend par tenon bâtard, un tenon qui n’a qu’une joue ou arasement.
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE VI.
- tenon, on ajuste un trusquinà pointe, suivant l’épar
- seur du bec d’âne dont on veut se servir, on le pa$
- en parement pour les travaux dont l’arasement se fa derrière, et du côté opposé pour ceux dont l’araseme/ se fait devant. Dans ces sortes de travaux, il faut fai^ bien attention à ne tracer sur les traverses le tr&
- d’arasement que du côté où il doit être, afin de f
- pas couper le tenon en place de l’arasement, ce q> n’arrive que trop souvent.
- § 9. ASSEMBLAGE A TENON ET MORTAISE AVEC ÉPAl.‘ 1EMENT ET FLOTTAGE (fig. 14 et lia).
- Cet assemblage sert à toute sorte de menuiserie1' lorsqu’un ou plusieurs côtés sont plus épais les
- que les autres, tels que : les jets d’eau de porte et
- . f n i
- croisée, les pièces d’appui de châssis dormants et R
- battants de côte.
- U
- On le trace de cette manière : on débite quatl
- ri
- morceaux, dont deux battants AA et deux traverse^
- une pour le haut B, qui est égale d’épaisseur avec battants, et une pour le bas C, plus épaisse que cen ci, de manière à ce qu’elle affleure en parement ^ qu’elle saillisse hors parement. Après avoir corroyé établi et tracé ces quatre morceaux, suivant les m^a sures indiquées, on ajuste le trusquin d’assembla/3
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- ASSEMBLAGES DE LA MENUISERIE. SS
- j^fîu de tracer la forme que doivent avoir les tenons K g£t les mortaises L dans le haut et dans le bas des deux •^attants, ainsi que dans les bouts des traverses. Quand jf11 a passé le trusquin, on trace dans le bas, à chacun i!^es battants, un trait d'équerre DE correspondant à la a argeur du morceau saillant et indiquant l’arasement flottage H. On ajuste ensuite un trusquin à pointe, ;^e manière à faire un trait F G à 4 millimètres de la tlv£ et à le passer sur les côtés et en bout jusqu’au d’équerre D E. On doit toujours passer son trus-/l’flii sur les parements, parce que si l’on avait des égalités sur l’épaisseur des morceaux, on ne pourri ni affleurer ni assembler. Quand on a passé le e'hisquin sur les battants, on le passe, sans le déran-de G en F sur la traverse du bas, également dans N bouts et sur les côtés, jusqu’au trait de largeur :^es battants DE. On fait les mortaises aux battants et tenons aux traverses. Pour la traverse du bas, on ’^°Dne de F en G un coup 4e scie de plus qu’à celle i^11 haut pour le flottage H. On doit laisser le trait à ?a partie restante H et faire sauter ce qui reste entre ^ flottage et le tenon avec un petit bec-d’âne. On ^nne ensuite des' coups de scie dans le bas des bat-^ûts de D enE en laissant le trait à la joue de la mor-^se et on les arase ; puis on arase les traverses, on ^it sauter les épaulements I et on emmanche suivant
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- 36 PREMIÈRE PARUE. CHAPITRE TI.
- es établissements. 11 ne reste plus alors qu’à cheville1 affleurer et replanir.
- § 10. ASSEMBLAGE A EVFOURCHEMENT, DIT A CHAPEi
- (fig. 15 et 15 a).
- Cet assemblage se fait par des traits de scie. 1 fourche c se fait au battant A, et le tenon D à la tb verse B. On le trace avec le trusquin d’assemblag* comme pour les assemblages à tenon et mortaise. I s’emploie particulièrement pour les châssis dormah de croisées.
- Voici comment on procède pour le faire : quand o donne les coups de scie au battant, pour faire la fou! i che, on doit laisser le trait de trusquin à la joue re$ < tante, c’est-à-dire engager la scie intérieurement à ( chaque côté, jusqu’au trait de profondeur. Le initie se fait sauter au moyen d’un ciseau ou d’un hec-d’ân1-1 Quant aux traverses qui ont les tenons, c’est tout h. contraire; on doit laisser le trait à la partie du milieu et couper les deux arasements avec la scie à arase! s On emmanche ensuite.
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- ASSEMBLAGES DE LA MENUISERIE.
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- § H. ASSEMBLAGE A DOUBLE ENFOURCHEMENT
- (fig. 16 et 16a).
- Le nom de cet assemblage indique qu'il a deux tenons au lieu d'un; il s'emploie particulièrement pour les travaux de menuiserie, d'ébénisterie et de charpente qui ont à supporter un grand poids ou qui tanguent par une résistance continue, tels que les presses et les serre-joints.
- Le tracé se fait ainsi : on débite quatre morceaux nûn de faire un châssis à jour qui se compose de deux 1 Pieds AA et de deux traverses B B qu'on corroie éga-: lement de largeur et d'épaisseur ; puis on les établit ’ et on les trace de longueur. Sur chacun de ces moreaux, on fait un trait C D correspondant à leur lar-1 ?eur, ce qui indique aux battants la profondeur des eafourchements et aux traverses la longueur des tenons. Quand ce tracé est terminé, on prend un trus-l(lhin d'assemblage dont les pointes sont distancées, Vivant l'épaisseur du bec-d’âne dont on veut se ser-vir. et on calcule la distance qui doit exister entre les ^euxmortaises H; c’est ce qu'on nomme joue d'en-fourchement I. On écarte ce trusquin et on l'ajuste de Manière à ce que les joues soient à peu près égales ^vec les mortaises. Quand le trusquin est passé sur les Menuiserie simplifiée. 4
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- côtés et en bout, on donne des coups de scie de C en b au battant et à la traverse, en ayant soin de laisser P trait à la partie restante. Par exemple, on enlève le" deux fourches du milieu au battant, et une seule «< la traverse qui se trouve juste au milieu de son épais< seur. On arase les rives à la scie. Les distances di milieu se font sauter avec un petit ciseau ou un bed d'âne. Il ne reste plus alors qu'à emmancher. 3
- Cet assemblage ne se cheville pas : les chevilles 1< feraient fendre. Pour l'êbénisterie, il se colle ; poite la menuiserie et la charpente, il se boulonne avec de° boulons à tête et à écrou, ou des tire-fond. Pour fixei ces derniers, on perce avec une mèche ou une tarièi^ la moitié du trou à la grosseur du collet du tire-fondi et l'autre moitié plus petite que le filet, afin qu'il s?) taraude avec le bois, ce qui fait la solidité de l'assené blage. Pour les boulons, c'est l'écrou qui donne toute la force.
- § 12. ASSEMBLAGE A QUEUE D'ARONDE.
- Cet assemblage s'emploie particulièrement pour Pli tiroirs de commode, de tables de bureaux et pour 1% boîtes de voyage. On établit les bois des devants des bouts avec les signes indiqués au chapitre III, <n on les marque ainsi : les devants avec les signes dôi
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- Montants, et les bouts ou cotés avec les signes des traverses haut et bas. Je ferai observer, pour n'y plus re“ Venir, qu'on établit ainsi toute sorte de menuiserie et ^ébénisterie. On fait l'assemblage à queue d'aronde s^e trois manières différentes qui chacune ont un nom.
- 1° Assemblage à queue ordinaire (fig. 17 et 17 a).— ^ans cet assemblage, les queues traversent la partie ^semblée et se voient en bout.
- ^ Les bois étant établis, ainsi qu'il est dit plus haut, trace le devant E et le bout ou côté F de longueur, tire un trait A B sur le devant, suivant l'épaisseur Muté, et on fait des entailles G dans les bouts du côté» M nombre d’entailles et de queues varie d'après la Mgeur des bois. Les queues D se font plus ou moins Mandes, suivant l'importance du travail. On met le Mt F dans la presse de l'établi, de manière à ce que dedans de l’établissement soit devant soi, et le pare-tant du morceau derrière, parce que les entailles Vivent être plus larges à l’extérieur qu’à l'intérieur. ^ lui donne alors des coups de scie jusqu'à la pro-Meur du trait d'épaisseur A B ; puis on le met à plat 'ta l'établi, on le maintient avec le valet et on fait Mer les entailles. Pour cette opération, il faut avoir Mi soin de ne pas faire sauter une joue en place Me entaille, parce que le morceau serait gâté, ce ta arrive trop souvent. Quand on a fait sauter les
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- 40 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE TI.
- entailles (ce qui se fait en deux fois, moitié d'un côté et moitié de l’autre), on prend le côté F et on le place sur le devant E en regard avec l’établissement, et correspondant bien juste avec le trait de l’épaisseur AB. On prend alors un compas, ou une pointe à tracer, qu’on fait glisser sur les joues des entailles afin de tracer les queues qui doivent être faites. Pour les faire, on doit mettre les devants E à plat sur l’établi comme pour faire les tenons, et donner des coups de scie bien exactement suivant les traits indiqués par b pointe à tracer. On les replace ensuite en sens con traire sur l’établi, on les serre avec le valet, et on fafi sauter au ciseau les distances qui séparent les queues les unes des autres, et à la scie les joues des rives. î ne reste plus qu’à les emmancher et à les coller.
- 2° Assemblage à queues recouvertes (fig. 18 et 18 fl}1 — Dans cet assemblage, les queues se voient sur 1$' côtés et non sur les devants. 11 sert spécialement an5' tiroirs en général. 1
- On calcule de manière à laisser une joue H de o 6 millimètres sur le devant E, et pour cela on y donfl(î un trait de trusquin de I en J. On donne un autf trait de A en B sur le côté F pour indiquer la longue^ des queues. Les entailles C se font dans les devait et les queues D dans les côtés. On procède pour i reste comme pour les queues ordinaires.
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- 3° Assemblages à queues perdues avec recouvrement ^onglet (fig. 19 et 19 a). — Dans cet assemblage, les Queues ne se voient ni sur les côtés ni sur les devants.
- Il se fait d'une manière toute particulière : on cor-r°ie deux morceaux dont l'un est le devant E et l'aube le côté F. On coupe les bouts d'équerre et on les Presse au bois à dresser. On prend alors le trusquin ^épaisseur qu'on passe intérieurement dans les bouts i 4 chacun des morceaux, de A en B et de A en G. On i ajuste ensuite ce trusquin de manière à laisser une 1 i°üe H de 3 à 4 millimètres sur les côtés parements.
- ! ^eci fait, on trace les entailles C au côté, on donne 1 ks coups de scie suivant la ligne AG et on fait sau-^r les entailles. Il ne reste plus qu'à couper la joue d onglet de I en J dans le bout. Ensuite on prend le c°té et on l'applique sur le devant suivant la ligne A G.
- trace les queues D sur le devant avec un compas °ri une pointe à tracer. On donne ensuite des coups de scie suivant ces traits, on fait sauter les distances des queues et on coupe le boutd'onglet. On emmanche ’^rès.
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE TI.
- § 13. ASSEMBLAGE A FAUSSE COUPE (fig. 20, 20 a,
- 20 b, et 20 c).
- On entend par fausse coupe un angle qui n’est ni d’équerre ni d’onglet. L’assemblage à fausse coupe sert à réunir un morceau large avec un étroit, possédant chacun des moulures. On commence par débite! les morceaux de longueur, de largeur et d’épaisseur, et on les travaille suivant les mesures demandées. O travail préparatoire fait, on établit son bois et on le trace de la manière suivante : On place le battant 5 sur champ et on le trace des deux bouts, suivant h longueur indiquée au plan, puis on ravance au à& dans un trait HI suivant la largeur de la traverse E On trace de même la traverse en tirant un trait F' en rapport avec la largeur du battant. On tire ensui# sur les deux côtés une ligne d’un angle à l’autre EF qui donne l’arasement que l’on coupe. On coupe ^ battant B d’équerre en EF afin de faire la mortaise F et on fait le tenon K à la traverse C. Alors on pou s? les moulures A, on fait sauter les épaulements L 6 on emmanche, afin de s’assurer comment les pièc? se joignent. On colle ensuite les joints, et quand ^ colle est suffisamment sèche, on les affleure et 01 les replanit au rabot et au racloir. Ceci fait, on ^
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- (1) ou on raccorde les moulures et on les passe ^ papier de verre.
- § 14. ASSEMBLAGE A SIFFLET OU A BISEAU
- (fig. 21 et 21 a).
- Cet assemblage (qui sert aux mêmes ouvrages que ^ précédent) est plus simple que lui, mais il est moins s°lide., Il ne tient que par des boulons, des tire-fond, fJes clous ou de la colle. On trace sa coupe de la macère suivante :
- On corroie, comme pour l'assemblage précédent, des Morceaux égaux de largeur et d'épaisseur. On les établit, on les met sur champ les uns contre les autres et on des traits dans les bouts pour les couper carrément, fait ensuite un autre trait afin d'avoir une coupe eü sifflet AB au moins de 15 centimètres de long. On ^Upe les morceaux à la scie suivant ces traits, et on ks dresse à la varlope. L'important de cet assemblage ^t de bien suivre les traits, et de bien ajuster les ^upes, soit en les collant, soit en clouant.
- Les charrons se servent de cette coupe pour rallon-les timons ou les brancards de voitures cassés.
- (!) On appelle ragrayer des moulures, les faire affleurer au moyen ‘k la gouge et du ciseau.
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- FREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE VI.
- § 15. ASSEMBLAGE A TRAIT DE JUPITER
- (fig. 22, 22 a et 22 6),
- Cet assemblage sert particulièrement à rallonger 1®1 pièces de menuiserie d'une grande longueur. * On commence par corroyer deux ou plusieurs pièce* de bois M et N bien égales en largeur et en épaisseur On les établit par des lettres ou des chiffres. Onpreffl la fausse équerre afin de tracer sur chacun une coup1 en sifflet plus ou moins allongée, suivant l'épaissen des bois. On coupe ces morceaux à la scie et on 1® dresse à la varlope suivant les traits indiqués. On ajust' ensuite sur chacun un trusquin à pointe afin de tr# cer untraitenreculementde 2 centimètres de la rit* corroyée, soit sur M la ligne AB et sur N la ligne CD Ceci fait (parlons d'abord de M), on prend le milieu de la longueur de la coupe AB en J, puis on trace daff un des deux bouts, soit dans la partie B, un trait nant de B sur la rive en E' et on fait de même dans l'autre bout de H en C'. On trace ensuite des deux côtés du point central J les points K et G distancés également du point J de 2 centimètres. On prend de même suî la pièce N le point milieu J'à 2 centimètres duquel oD marque de chaque côté les points IF et on trace, comroe sur la pièce M, les traits CH' et B’E. A la pièce M;
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- ASSEMBLAGES DE LA MENUISERIE. 43
- Dri donne ùn coup de scie de C' en H, de H en G et G en I'; à la pièce N, on en donne un de B' en E, de ^ en F et de F en K'. Alors on fait entrer la pièce M ^ns la pièce N. L'espace compris entre N GIF est vide pour le passage de la clef de serrage L qu'on ^manche de force sur la largeur et qu'on affleure de Chaque côté. La clef doit être au moins de 6 centimètres plus longue qu'il ne faut et conique, comme chevilles, afin de l’enfoncer de force.
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- CHAPITRE VII.
- Portes à l’anglaise (fig. 23 et 23 a).
- On débite (1) d'abord un nombre suffisant de plantes, afin que réunies, elles offrent la largeur vou-; on débite également les emboîtures, puis, le bois Vt scié, on blanchit les planches des deux côtés et 011 les dresse sur champ -, on les place ensuite les unes c°fitre les autres, ou sur l'établi, ou sur des tréteaux, Cür les établir soit par des chiffres, soit par trois tl>aits coniques. Ceci fait, on pousse les rainures et ^6s languettes avec des bouvets, suivant l'épaisseur ^ bois qu'on travaille, et on colle de suite les joints afin qu’ils sèchent pendant le temps qu'on prépare k® emboîtures. Pour faire ces dernières, on n’a qu'à ^6s blanchir d'un côté, à les mettre d'équerre et les ^fer de large, puis pousser à chacune d'elles une lancette avec les bouvets dont on vient de se servir. On ^esse bien ensuite une rive de la porte, et prenant grand triangle, on trace d'équerre un bout de la Crte pour le dresser, afin d'y pousser une rainure.
- 6 b) Ou appelle débiter le bois, le partager en longueur ou en épais-** Pour en faire des pièces de dimensions voulues.
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- 48 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE VII.
- Quand, ce bout est tracé, on calcule combien les de'1 emboîtures réunies donnent de largeur (elle ne d'jamais être plus large que S centimètres, attendu <i le moindre frottement les fait tomber), on déduit ^ la longueur totale de la porte les largeurs des emt tures, on coupe ensuite les bouts en les dressant à varlope, on pousse les rainures qui doivent recel'1 oes emboîtures, on les colle et on affleure tous!1 joints bien proprement et sans bosses. Enfin, on * la porte de large, on abat les arêtes, et il ne W plus qu'à l'ajuster dans sa baie ou ouverture.
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- CHAPITRE VIII.
- Portes pleines avec emboîtures à tenons et mortaises
- (fig. 24 et 24a).
- On s'y prend de la manière indiquée au chapitre précédent, seulement on prépare ses emboîtures et on trace la place des trois mortaises. Avant de coller la Porte ou partie pleine, on se sert des mêmes emboîtures pour tracer ses tenons. Ceci fait, on démanche ses joints pour donner les coups de scie de chaque côté 4a tenon. A ces sortes d'emboîtures, il faut toujours Pousser une rainure, et en traçant les arasements de la porte, ne pas oublier de ravancerla barbe ou longueur nécessaire pour remplir cette rainure. En règle générale, toutes les fois qu'on ravance un trait pour-nue rainure, soit pour une moulure, soit pour une feuillure ou tout autre travail, il est indispensable ffe ravancer une barbe. Après avoir enlevé ce qui se feouve de chaque côté du tenon, et coupé ce tenon de feugueur suivant la profondeur de la mortaise, on passe fe trusquin d'assemblage en rapport avec ses bouvets, on abat ses tenons qu'on arase ; après quoi, on colle Ses joints afin qu'ils sèchent pendant qu'on fait ses Mortaises aux emboîtures.
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- 50 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE VIII.
- Je ne crois pas inutile d'expliquer ici les meilleurs moyens de coller des parties pleines, telles que les portes. On prend des barres quelconques, pourvu qu'elles soient aussi longues que la largeur de la partie pleine, à chaque rive de laquelle on ajuste des presses; puis on serre les barres entre lesquelles se trouve la partie pleine afm qu’en se servant des serre-joints, elle se maintienne droite et ne se bombe pas. Quand les mortaises sont terminées, on les emmanche dans les tenons en les ajustant jusqu'à ce qu'ils joignent bien des deux côtés ; après quoi on presse avec de grands serre-joints et on cheville. Ceci fait, on tire sa porte de largeur et on l’affleure bien proprement des deux côtés avec le rabot, selon l'importance qu'elle peut avoir (quelquefois même on la passe à la pierre ponce ou au papier de verre), et il ne reste plus alors qu'a l'ajuster.
- Je ne ferai aucune description pour les portes pleine* avec jets d'eau dans le bas et clefs dans les joint* (fig. 25 et 25 a), ni pour celles auxquelles on met de* barres à queue (fig. 26 et 26 a) ; le dessin suffira plei' nement pour faire comprendre leur construction. EfiÊ est la même que pour les autres portes pleines. $ dois seulement faire observer qu'on emploie prind' paiement les barres à queue pour les contrevents $ campagne et pour les portes de cave.
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- CHAPITRE II.
- Portes vitrées.
- § i. PORTES VITRÉES AVEC MOULURE AUTOUR DU PANNEAU (1).
- Pour faire une porte vitrée, il faut deux battants montants, trois traverses (une dans le haut, une 'taos le milieu et une dans le bas) et ce qu'on appelle tas petits bois. Si la porte a quatre carreaux, ce qui fait le plus souvent, on a une traverse petit bois ^ deux petits montants, plus le panneau. Quand les ta>is sont travaillés et le panneau collé, on établit de ta manière suivante :
- On commence par tracer les battants de longueur, 0ri marque ensuite la largeur des traverses, en traçant du milieu suivant la grandeur que les carreaux Vivent avoir, et en se rappelant que, dans ce cas, les Mortaises ne doivent pas traverser. Il est inutile de Commander de mettre la traverse petit bois au mi-des deux autres traverses. C'est ce tracé qui donne ^ longueur des petits montants. Toutes ces pièces
- P) La figure 27 peut servir au besoin pour cette description.
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- 52 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE IX.
- ayant des moulures d'un côté, il faut les tracer d'onglet, attendu que cette coupe fait profiler toutes les moulures qui se trouvent d'équerre.
- 11 arrive quelquefois que ces sortes de portes sont à double parement, ce qui fait qu'elles ont des moulures des deux côtés et, quelquefois aussi, que la moulure du Haut n'est pas la même que celle du bas ; de là quelques difficultés pour le ravancement. Afin d'arriver juste, je conseille, toutes les fois que dans un travail on aura des moulures, des feuillures ou des congés, comme aux croisées, de pousser ses outils sur un bout de bois bien travaillé, et de prendre dessus ses mesures pour les ravancements. Quand on a tracé les battants et les traverses, on passe le trusquifl d'assemblage à chaque endroit indiqué pour les tenons et les mortaises, et on trace le panneau de longueur suivant la distance qui existe entre la traversai du bas et celle du milieu, en rajoutant le mollet; c'est-à-dire la longueur qu'il faut en plus au pannea^ pour entrer dans les rainures. Quant à la largeur, of l'obtient par l’arasement de la traverse, à laquelle oè; ajoute les deux mollets. On atteint ensuite les trafi-qu'on vient de faire (c'est ce qu'on appelle en tern^ de menuiserie écarir son panneau), après quoi, on Ie replanit proprement et on le met au mollet. On e# tend par replanir son bois, le finir de blanchir, affle^
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- PORTES VITRÉES.
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- rer les joints et passer an papier de verre. Ponr mettre dn panneau au mollet, il faut pousser le bouvet qui & servi à faire les rainures aux battants et traverses, ®Ur une pièce de bois corroyée que bon nomme mollet ^ que l’on conserve pour en faire usage au besoin, tàusi que les morceaux de bois, dont j’ai parlé plus haut, sur lesquels on pousse les moulures et les feuillures. Quand le panneau est replani, et qu’on a poussé la rainure sur un bout de bois, on amincit le der-tière du panneau tout à l’entour, de manière à y faire glisser exactement le mollet, et, le panneau fini, on Mortaise et on abat les tenons. On donne ensuite des ^ups de scie aux onglets et on pousse les rainures? l^s feuillures et les moulures ; puis, après avoir arasé 6t fait sauter les épaulements, on emmanche, on cheville, on replanit, et la porte est faite.
- § 2. PORTES VITRÉES A GLACES ET A DOUBLE PAREMENT (fig. 27 et 28).
- Ces portes diffèrent des précédentes en ce qu’elles °ut deux parements, c’est-à-dire des moulures des ^ux côtés AB, et deux vantaux. On s’en sert pour les balcons ou comme porte de sortie sur les perrons °ù l’on met une marquise.
- Elles se composent de deux battants de ferrure C et
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- 54 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE IX.
- de deux de fermeture D. On doit particulièremetf s’attacher à faire régner les champs partout, ce qui veu dire que lorsque les moulures et les baguettes son poussées, les battants et les traverses doivent êtr* égaux de largeur. Le tracé de ces portes est le mêiu que celui des portes vitrées ordinaires. Le travail eS' sentiel consiste à ravancer bien juste les barbes de’ moulures et des feuillures, et, lorsqu'on coupe ot qu'on équarritles panneaux, à bien les ajuster au mol let, afin qu'ils entrent exactement dans les rainure; et qu'ils ne dansent pas (1).
- § 3. PORTES VITRÉES A CROISILLONS
- (fig. 28,29 et 30).
- Elles ne diffèrent que dans la disposition des cror sillons qu'on assemble d'angle en angle et qu'on rétr nit entre eux par une fausse coupe et à enfourche' ment. La figure 12 suffira pour en donner une idée exacte.
- (1) On dit en menuiserie d’un panneau qui danse, qu’ti bat la g1' nérale.
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- CHAPITRE X.
- Croisées à glaces et & petits bois avec moulures
- (fig. 31, 32, 33, 34 et 35).
- Les croisées à glace et à petits bois se composent de deux châssis nommés châssis dormants ou encadrements A,B,C, sur lesquels sont ferrés les châssis à ^erre dont il a été parlé plus haut. Tous les bois formant l’ensemble d’une croisée portent un nom différent ; on peut en voir l'explication à la fin du chapitre. Les croisées à glaces ne diffèrent des croisées à Petits bois que par le nombre de carreaux; les unes °ht donc plus de petites traverses et de petits bois que tes autres, et, par conséquent, plus de façon. Du reste tes termes sont les mêmes ; en voici la nomenclature :
- Fig. 31, A, pièce d’appui.
- — B, traverse du haut.
- — C, montants dormants.
- — A,B,C, châssis dormants ou encadrement.
- — D, battants de ferrures des châssis à verre.
- — F, I, battants de côte, dits à gueule-de-loup.
- — G, battant minot arrondi.
- — E, traverses du haut des châssis à verre.
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- 56 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE X.
- Fig. 31, H, jets d’eau.
- — I, côte.
- — J, congé dans lequel entre le nœud de la charnière.
- — T, charnières.
- — K, petits bois. j
- Fig. 32. L, gueule-de-loup. .
- — M, embrèvement. I
- — N, feuillure à verre. I
- — O, noix.
- — P, congé.
- — Q, nœud de la charnière entrant dans P
- congé.
- Fig. 33. R, enfourchement. j
- — S, joue d’enfourchôment.
- — A", flottage de la pièce d’appui, vu efl
- dessous.
- Fig. 34. A', flottage de la pièce d’appui, vu da coupe.
- — H', flottage des jets d’eau, vu de coupe.
- — I', côte, vue de coupe.
- — B', traverse du haut dormant, vue da
- coupe.
- — hîV, mortaise de la croisée, elles doiveh toutes traverser.
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- CROISÉES A GLACES.
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- § 1. CHASSIS DORMANT.
- Le châssis dormant comprend deux montants C, C, traverse dans le haut B, et une pièce d'appui A. Wt ce qui concerne ce châssis s'assemble à enfournement R, S, et se fait par des coups de scie. Cet as-Semblage diffère des autres en ce qu'il n'a pas d'épau-koient et que les tenons (1) sont toujours faits dans les traverses.
- La pièce d'appui se fait à coups de bouvet, puis au ^lillaume et à la varlope. Il existe de plus un recoupement à la pièce d’appui que l'on nomme flotte, A',A". Ce recouvrement étant par derrière le Châssis dormant, c'est la partie arrondie qui se trouve nyée (2) dans le plâtre des embrasements. On pousse {Voir le chapitre YIII, 2e partie, concernant les mou-Ws) aux montants de ces sortes de châssis, une gorge appelée noix O, et une autre sur la rive, nommée ^ngé P, dans laquelle on entre le nœud de la char-^ère A ; la traverse du haut n'a seulement qu'une feuillure de l'épaisseur des bois de châssis à verre et
- (1) Les tenons de la traverse du haut du châssis dormant et de la Ptèce d’appui conservent leur largeur. La pièce d’appui a en plus du ^üon le flottage A' qui recouvre toute la largeur du montant.
- (2) On dit qu’une pièce est noyée quand elle entre dans un trou de tellement.
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- 58 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE X.
- une pareille à la pièce d’appui. Lorsque ce châssis es' ainsi préparé, on le monte, mais on ne le cheville q^ quand les châssis à verre sont ajustés, afin de régler lf
- jeu.
- § 2. CHASSIS A VERRE.
- Ces sortes de châssis ont quatre battants, dont deifi dits battants de ferrure D,D, uh troisième dit battarf de côte ou à gueule-de-loup F,I, un quatrième di* battant minot et qui est toujours arrondi G; plus deid traverses dans le haut E,E, deux jets d’eau dans Ie bas H, H et des petites traverses dites à petit bois K> suivant le nombre de carreaux que doit avoir la croisée. Ces bois se travaillent comme toute espèce de menuiserie, et sont tous de la même épaisseur, à l’exception du battant de côte.
- Je crois utile d’expliquer la manière de faire ce battant, qui est d’une forme particulière et différent# des autres. Il se compose ordinairement de deux morceaux, dont un de l’épaisseur des autres battants et do la largeur demandée par le plan, avec les languettes de rembrèvement M, et le second plus épais avec les deux côtes et une largeur également déterminée pal le plan. Pour le rembrèver, on prend un bouvet de deux pièces ou plus ordinairement un outil double fait exprès pour cette espèce d’ouvrage, et que l’oo
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- CROISÉES A GLACES.
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- ^Qiûme bouvet à rembrèver. Il fait deux rainures à ta côte et une seule au milieu de l’autre morceau, qui forme deux languettes de chaque côté, qui entent juste dans les deux rainures de la côte. Il existe en outre, comme partie saillante, les deux jets d’eau, ayarit comme à la pièce d’appui un flottage qui les tait recouvrir sur les battants. Au contraire des pièces d’appui, les jets d’eau sont noyés dans le battant de ^ à 4 millimètres d’épaisseur ; du reste, les châssis à vciTe se noient de toute leur épaisseur dans la pièce 'taippui et la traverse du haut dormant.
- Je reviens à la description des bois. Les deux battants de ferrure sont de même largeur ; les battants du tailieu, à savoir : le battant de côte et le petit battant tainot sont, le premier très-large, et l’autre très-étroit. ^ faut, pour l’ordre du travail, que, la croisée fermée, tas battants qui figurent de chaque côté de la côte et tau se trouvent au milieu soient de la même largeur, ^ que les jets d’eau et les traverses du haut aient aussi tate largeur égale ; c’est ce que l’on appelle faire ré-les champs. Lorsqu’on a ajusté les châssis à ^e dans le châssis dormant (ce qu’on appelle taettre sa croisée en bois), on cheville les châssis dormants dans lesquels sont placés les châssis à verre, 'tan d’égaliser le jeu et n’avoir plus à y retoucher.
- J'engage ici mes lecteurs à ne pas oublier que doue
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE X.
- faire une croisée à petits bois ou à glace, ou tout autf châssis simple, il faut : 1° pousser les feuillures aW d’araser les tenons ; 2° s’il y a des moulures, donnf un trait de scie aux onglets des battants et travers^ avant de pousser les moulures. Tous ces ouvrages f font de la même manière.
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- CHAPITRE XI.
- Persiennes ordinaires (fig. 36 à 41).
- Les persiennes se composent de quatre battants A,B, •iont deux de ferrure A, qui sont de la même largeur, et deux de fermeture B qui ont la largeur d'une feuille de plus que ceux-ci. Cette feuillure, ordinairement large de 15 millimètres, porte juste la moitié de épaisseur du battant. Le nombre de traverses varie suivant le nombre de panneaux des lames; si la permienne est haute, on met quatre panneaux, ce qui j ''litige à mettre cinq traverses; si, au contraire, elle est tasse, on n’emploie que trois panneaux et par conséquent trois traverses C, C, C, qui, du côté parement (1), Vivent figurer de la même largeur que les battants, l^uf une seule qui est plus large par rapport à sa t'ente. Celles du haut et du bas doivent avoir, en plus jta la largeur des battants, la pente qui est donnée aux ;Wies, et celle du milieu, deux pentes en plus.
- On ne doit jamais faire de persiennes sans plan, ne jtat-ce que pour débiter convenablement son bois et pviter d’en gâter. D’abord un plan indique le nombre
- U) On appelle côté parement celai qui se présente sur le devant. Ce irme s’emploie pour toute espèce de menuiserie.
- Menuiserie simplifiée.
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- 02 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE XI.
- de lames que l’on a par panneau, ainsi que leur largeur qui est déterminée par la pente et qui varie suivant l’épaisseur des battants ; il indique, en outre, 1* largeur des traverses, et l’endroit où il faut tracer le* épaulements que l’on abat avant de faire les tenons i ce qui abrège le travail et évite de la fatigue. Tout È bois de persiennes doit être de même épaisseur.
- Pour la manière de préparer les lames D, quelque* explications sont nécessaires. Il faut avoir un ou^ que l’on nomme outil à persiennes, et avec lequel oî pratique des entailles pour recevoir les lames. Cet oU' til est poussé sur un morceau de planche dressée, afi11 de prendre juste l’épaisseur des lames E E', attend11 qu’elles doivent y entrer bien exactement (fig. 39
- 39 a). On ajuste donc la première lame, on y plad un trusquin à pointes, et, prenant un bout de platf che en bois dur, plus long et plus large que lê lames, bien droit et surtout bien dégauchi {fig. 406
- 40 a), on pose deux tringles F, F', bordant exactemefl l’épaisseur qu’on a prise, puis on pose une lame sd cette planche, et on cloue les tringles de chaque cô^ On place ensuite une extrémité G de la planche cofl tre le crochet de l'établi, et on enfonce une pointe1 l’autre bout H, afin qu’elle ne se dérange pas. Cef planche sert de guide pour travailler d’épaisseur to# les lames.
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- PERSIENNES ORDINAIRES.
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- On passe à la manière de les araser juste et au ^oins un panneau à la fois ; le nombre de lames par Anneau varie suivant la longueur des persiennes. Wr tracer la longueur des lames, on a soin de élever l'arasement des traverses, et de rajouter deux tas la profondeur des entailles E\ On en trace deux, îüi servent de guide pour araser les autres, auxquelles on laisse au milieu un tourillon carré I, suivant l'épaisseur de la lame, et long d'un centimètre !ûg. 41 et 41 a). On barbouille de noir les bouts d'à-j^ement de ces deux lames, afin de voir si on ne les Attaque pas en arasant les autres. Voici comment oa Procède à cette opération : on réunit les lames sur un jftu deux morceaux bien droits ; une des deux lames 'finies est placée d’un côté, l’autre de l'autre ; on les |S6rre bien avec un ou deux serre-joints, et quand les taux lames de rive sont bien en face l'une de l’autre, jfi’après l'équerre, et qu'elles portent bien à fond, ce pfiit on s'assure, on les arase toutes conformément r celles des deux rives, et on procède ainsi pour toutes ^Ues qu'on a à faire.
- ! Les entailles des battants K ( fig. 38 ) se font à la ta^sse ou avec des serre-joints. Je suppose qu'on-ait jfita paires de persiennes, ce qui donne vingt battants droite et vingt de gauche, on peut, si on a des scire-j oints assez longs, pousser ces vingt battants à,
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE XI.
- la fois. Pour cela, il faut surtout ne pas mêler le® battants de droite et ceux de gauche, l'entaille se trouvant en sens inverse. Quand ils sont bien ajustés à fleur et selon leurs entailles, on prend une petite baguette mince que l’on cloue suivant les traits indiqués pour la place des lames et on pousse Youtiï à entailler contre la baguette jusqu'à ce qu'il porte bien à fond. On répète cette opération jusqu'à la dernière entaille, et quand toutes sont poussées, on perce les trous destinés à recevoir les tourillons des lames-Ce trou se perce juste au milieu de l’épaisseur du bois et doit être de la grosseur de l'entaille, plutôt un peu plus petit, de manière à donner du serrage an tourillon. Il se fait avec une mèche anglaise ou un® mèche à cuillère ; l'une va plus juste, l'autre plus vite-Tout étant ainsi préparé, on emmanche et on cheville, et il ne reste alors qu’ à affleurer sur un angl® les lames qui désafîleurent de beaucoup. Enfin, on pousse la feuillure de fermeture L et une baguette # sur la joue de cette feuillure, ce qui fait un ornement de chaque côté, comme on peut le voir dans 1® figure 37.
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- CHAPITRE XII.
- Portes et volets persiennes (fig. 42, 43, 44 et 45).
- § 1. PORTES-PERSIENNES.
- Elles diffèrent des persiennes ordinaires en ce qu’elles sont à panneau plein, tandis que celles-ci sont à panneau à jour. .
- § 2. PERSIENNES BRISÉES.
- Elles diffèrent des persiennes ordinaires par leur largeur, et se développent dans les embrasements. On les nomme brisées, parce qu’elles sont ferrées à char-^ère et se rabattent les unes sur les autres, moitié à Iroite, moitié à gauche.
- § 3. VOLETS-PERSIENNES (fig. 42 et 44).
- On les emploie généralement pour les rez-de-chaussées. On remplace les lames par des panneaux pleins dans le bas seulement, et on ne conserve des lames ÏU’au panneau du haut. Ces panneaux pleins se nomment panneaux arasés (1), parce qu’ils affleurent lès
- U) Ou arase les panneaux au moyen des bouvets à joindre.
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- battants, sinon des deux côtés, du moins sur le devant La façon est, du reste, la même que pour les per' siennes ordinaires.
- § 4. PERSIENNES CINTRÉES (fig. 43).
- Comme toutes les autres sortes de persiennes, elles suivent le même mode de construction que les per-siennes ordinaires. Leur seule différence consiste dans le cintre qu'elles ont à leur élévation.
- Les volets-persiennes à plein-cintre ( fig. 45) sont presque une variété de celles-ci, mais on s'en sert moins fréquemment à la ville que de ces dernières.
- Les dessins suffiront amplement au lecteur et lui abrégeront l'ennui d'une description, la construction étant toujours la même que celle des persiennes of dinaires.
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- CHAPITRE XIII.
- Menuiserie d’appartement.
- ^NIÈre de faire les chambranles, de doser les moulures a fausse coupe sur les plafonds , les plinthes, les sty-
- Ï-OBATES, LES CYMAISES , LES BAGUETTES D’ANGLE DANS LES APPARTEMENTS, ET LES SIÈGES A FAUSSE COUPE DANS LES
- cabinets d’aisances.
- Ce chapitre s’adresse particulièrement aux apprentis, *Ux amateurs et aux ouvriers des départements qui duraient aucune notion de la pose de la menuiserie 'W les appartements. Depuis la création des chemins fer, on bâtit partout des maisons à l’instar de celles Paris, et on fait venir de cette ville des pièces *°htes travaillées ainsi que des ouvriers qui viennent poser. Et cependant il y a dans le pays même des Patrons et des ouvriers qui auraient pu se charger de travaux, s’ils avaient été capables de les exécuter. jVir que cet état de chose cesse, il faut que les péronés dont je parle étudient le dessin, se perfectionnât dans la main-d’œuvre et que leur habileté les remarquer des ingénieurs, des architectes et ntres hommes compétents. Forgez, si vous voulez Avenir forgeron.
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE XIII.
- § 1. CHAMBRANLES DE PORTES
- (fig. 46, 46 a, 6, c).
- On fait des chambranles de plusieurs manières d® varient suivant l'importance du travail. Les chai15' branles simples sont assemblés carrément et se noie55* dans les plâtres. On rapporte dessus les moulures. To^ les chambranles se composent de deux montants A A d'une traverse du haut C et d'une feuillure D, fai® tout autour et à l'intérieur, pour recevoir la pot® qui s’y noie. Ils sont ornés sur le devant et sur larh* extérieure d'une moulure E formant cadre.
- Pour faire les chambranles riches pour salon et sa$ à manger, on prend deux morceaux de bois pour 1® montants, on les coupe de longueur suivant la m6, sure indiquée au plan et on en fait de même pour ^ traverse, puis, on les corroie tous également de lai' geur et d'épaisseur. Ceci fait, on les étabüt afin de $ tracer suivant la longueur et la largeur que doit avoi* la porte. Cette mesure doit être calculée à partir $ fond des feuillures. On doit élégir les moulures da$ l'épaisseur des bois, et les assembler à enfourché ment et d'onglet afin d'éviter de diminuer la large^ du tenon et de la traverse. Enfin on rapporte leS socs F.
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- MENUISERIE D'APPARTEMENT. 69
- Ces sortes de chambranles se posent avec des vis. ^ cet effet, on fait sceller des tampons de distance en ^stance dans les plâtres, afin de fixer les vis dans les Guipons.
- § 2. ajustement des corniches a fausse coupe sur les plafonds (fig. 47 et 47 a).
- On peut avoir à poser des corniches ou toute autre foulure dans des appartements qui n'ont quelquefois ^cun angle d'équerre et qui, par conséquent, sont à Vsse coupe partout. Cet inconvénient met quelque-^°is dans un grand embarras, et expose même à gâter moulures. Ceci arrive surtout à ceux qui n'ont ^cune notion du dessin. Pourtant ce travail est bien ilrHple et je vais l'expliquer.
- Quand on a des moulures quelconques à poser dans conditions indiquées ci-dessus, on applique un des Arceaux de la moulure sur le mur B et sur le pla-f°nd A comme si on voulait la poser, on marque au 5î'ayon la distance du recouvrement, soit CD. On î'ïend cette distance au compas, et on la reporte dans coins, soient les points C figurés sur le plafond A, tos on joint ces points entre eux par des traits mariés au plafond. Quand on rencontre des ressauts E et *es parties saillantes F, on reporte sur leurs angles la ^ême distance qui existe dans les coins C, vu que
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- la distance doit toujours être la même à partir du du mur.
- C’est au moyen de ce tracé qu’on trouve la coup4 des moulures. '
- § 3. POSE DES PLINTHES. j
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- La plinthe est un feuillet de 9 à 10 centimètres ^ large, et 10 à 11 millimètres d’épaisseur, qu’on po$ dans le bas des murs tout autour des appartement j Elle sert de guide pour la peinture et empêche $ dégrader les plâtres avec le balai.
- Avant de poser des plinthes, on doit regarder s’ü existe dans le parquet du tassement ou des boss$ Alors, on ajuste la première plinthe à l’endroit le pl^J creux, afin de pouvoir régler en hauteur celles fit lui font suite. Pour ajuster la seconde plinthe, o# prend avec la compas la hauteur qui excède la pi0, mière et on fait une traînée (1) suivant cet excédas1)
- (1) On appelle traînée up trait fait au compas sur la plintlie. Qua^ on veut clouer une plinthe à l’endroit qu’elle doit recouvrir, on Ie' garde s’il existe du jour entre elle et le parquet. On ajuste un comp3* à l’endroit où il y a le plus de jour, et on le fait glisser d’un Dont1 l’autre du mur sur le parquet, de manière à ce que la pointe qui ^ en l’air fasse un trait sur la plinthe. Ce moyen s’emploie toutes Ie* fois qu’on veut ajuster et faire joindre de la menuiserie avec les mur’ On atteint au ciseau ou à la scie le trait de la traînée, on met la pi1® the en place et on la cloue au mur.
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- MENUISERIE d’APPARTEMENT. 71
- î'i’on coupe avec la scie, ce qui les rend égales en tuteur. On doit s'attacher à ce qu’elles aient la même Vgeur d’un bout à l’autre.
- Quand la plinthe est plus courte que la distance î'i'on veut recouvrir, on place un des bouts contre la Partie avec laquelle on veut l’ajuster et on fait une ^înée au compas en prenant pour guide la partie où 11 y a le plus de jour. On coupe ce bout suivant le ^it de tramée et l’autre bout d’équerre pour ajuster ^ morceau qui doit lui faire suite. Quand la plinthe ^ plus longue que la distance qu’elle doit recevoir, 511 coupe un des bouts suivant l’inclinaison du mur lequel on présente sa rive ; on prend la longueur ^ mur où on doit la poser, au moyen de deux tringles î'i’on fait coulisser l’une contre l’autre, et on reporte ^te longueur sur la plinthe afin de la couper à la Mesure voulue; on coupe enfin l’autre bout suivant ^ficlinaison de l’autre mur, puis on la pose et on la
- floue.
- La coupe des plinthes qui se posent sur les portes ^°it se faire en sifflet du côté des ferrures, afin qu’elles 116 nuisent pas au développement de celles-ci. Chaque ^ qu’on rencontre des ressauts ou des parties saillîtes, la coupe doit être d’onglet.
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE XIII.
- § 4. POSE DES STYLOBATES.
- Les styloLat.es sont des grandes plinthes ayant' double de la largeur de celles-ci ; leur épaisseur $ quelquefois la même. On en fait de 27 millimètr sur lesquels on pousse une moulure qui sert d'orir ment. Ils servent de limite pour la, pose du papier ; ' bordure suit le stylobate. '
- Leur pose ne diffère de celle des plinthes que paî£! qu'ils ont des moulures qui doivent se raccorder d'oÿ glet dans les angles qui sont d'équerre et à fauf? coupe dans ceux qui ne sont pas d'équerre.
- Pour trouver la fausse coupe de deux mouluré quelles qu'elles soient, on n'a qu'à en poser une à1 place où on veut l'ajuster ; puis à poser l'autre sur » mur qui fait angle, de manière à ce que la seconde s°j superposée sur la première. On tire un trait sur ^ moulures partant de l’angle extérieur formé par 'l murs, et allant à l'angle intérieur formé par l'épar seur des moulures. Ce trait donne exactement coupe.
- § 5. POSE DES CYMAISES.
- Les cymaises sont des baguettes plates dont la for^ varie selon le dessin donné par l'architecte. Elles $
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- ordinairement 6 centimètres de large, 15 millimètres d'épaisseur, un élégissement dans le milieu et une baguette demi-ronde sur chaque rive. Ces sortes de moulures se posent à une hauteur proportionnée à l'élévation du plafond, et marquent la limite de la peinture de soubassement qui se fait presque toujours en granit à partir de la plinthe. La bordure du papier se pose au-dessus de la cymaise.
- L'ajustement des cymaises se fait toujours d'onglet ou à fausse coupe, parce qu'elles ont des moulures à faire profiler. Elles doivent être toutes de niveau.. Quand on en ajuste sur des portes, on doit leur faire des coupes en sifflet comme aux plinthes. On pose des cymaises sur les portes qui sont noyées dans les murs; mais quand celles-ci ont des chambranles, les plinthes, les cymaises et les stylobates doivent s'arrêter au chambranle. Les plinthes ou les stylobates doivent Wgner avec la hauteur du soc du chambranle.
- § 6. POSE DES BAGUETTES D’ANGLE.
- Les baguettes d'angle sont des morceaux de bois tTjnds plus ou moins gros, possédant une feuillure. Il s'en fait depuis 1 jusqu'à 3 centimètres de diamètre, l*ar gradation de 5 en 5 millimètres. Elles se font 4 la mécanique et s'achètent chez le fabricant de Menuiserie simplifiée. 7
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- r, 4 PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE XIII,
- moulures ; mais dans le cas où Ton voudrait les faire soi-même, on devrait s'y prendre ainsi :
- Je suppose qu'on veuille faire une baguette d£ 15 millimètres ; on prend pour cela une planche de sapin ou de bois blanc de cette épaisseur ; on la dresse sur champ à la varlope, et on ajuste un houvet de deux pièces afin de lui faire une feuillure de 10 millimètres carrés. Ensuite, on ajuste un trusquin à pointe suivant l'épaisseur de 15 millimètres afin de la refendre carrément. Aussitôt que la feuillure est poussée et la planche refendue, on l'arrondit à la demi-varlope et au rabot. On la finit avec du gros papier de verre.
- On pose les baguettes dans des angles vifs tels que les embrasements de croisée ou de porte, ou les ouvertures à jour, communiquant d’une pièce dans une autre. Je suppose qu'on veuille en poser dans les angles d'une croisée qui se compose de deux montants et d'une traverse du haut. On commence par poser les montants qu'on coupe d'un bout d'équerre, afh1 qu'ils reposent sur les plinthes ou sur les stylohates,el de l'autre d'onglet, afin que le fond de l'onglet ports à l'angle haut de l'emhrasement. On coupe ensuite bj traverse d'onglet dans les deux bouts, afin que la coup6 d'onglet s'ajuste exactement avec les deux angles d®, l’emhrasement.
- Pour couper les baguettes ainsi que toute espèd
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- MENUISERIE D APPARTEMENT.
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- de moulure d'appartement, on doit avoir une boîte à couper (1) d'équerre, d'onglet et à fausse coupe. On place entre ses côtés le morceau qu'on veut ajuster et on le scie d'équerre, d'onglet ou à fausse coupe. C'est fànsi qu'on coupe toute espèce de moulures.
- Pour prendre les mesures de longueur, on doit se servir de deux tringles ou règles qu'on fait coulisser jusqu'à la longueur voulue. On ne doit pas les déranger en les portant sur les morceaux qu'on veut tracer à couper.
- Pour clouer les baguettes d’angle ou autres mou-Wes, on doit se servir de pointes fines, dites à tète $ homme.
- (i) Cette boite se compose de trois morceaux de bois de 60 centi-I Mètres de long, 12 centimètres de large et égaux d’épaisseur; cette épaisseur Tarie de 25 à 30 millimètres. Un de ces morceaux forme le ^°Qd et les deux autres, qu’on cloue sur le fond, forment les côtés. On ^ce sur les côtés, à 20 centimètres de distance des bouts, un trait équerre et un autre d’onglet ; on marque ces traits en dessus et sur
- côtés, puis on donne des coups de scie en les, suivant exactement tosqu’à ce qu’on soit arrivé au fond, qu’on doit‘éviter d’attaquer afin ^ ne pas endommager la boîte. Quant aux fausses coupes, on trace ^ on scie la boite également jusqu’au iond, selon le besoin du tra-^1, aussi loin que possible des autres coupes. On doit avoir des boï-J5s de plusieurs dimensions pour poser les grandes et les petites mou-| ^es. Elles rendent de grands services pour la pose et la façon de la ^ouiserie.
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- PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE XIII.
- S 7. AJUSTEMENT DES SIÈGES DE CABINETS d'aisances A FAUSSE COUPE.
- On place souvent les cabinets d'aisances dans des endroits remplis de ressauts et de saillies et dont les angles sont tous à fausse coupe. Il est aussi difficile de prendre les mesures du siège que de l'ajuster.
- Pour prendre la mesure d’un siège quel qu'il soit) on se munit de tringles plates ou même de lattes qu'on coupe chacune suivant les mesures de longueur et de largeur. Si le siège doit être rectangulaire, Ü suffit de quatre tringles, sinon, on doit en augmenter le nombre par rapport à la coupe. Quand chaque ïnorceau est coupé de longueur d'après remplacement qu'il représente, on les cloue les uns sur les autres» de manière à en faire un châssis qui sert de calibre pour débiter le bois du siège et pour le construire; puis, on présente ce calibre en place afin de s'assure1 s'il est bien en rapport avec l’emplacement.
- Pour ajuster le siège, on prend la coupe des deu5 bouts avec la fausse équerre et la longueur avec deu* tringles, puis on scie le morceau. Quand on peut scelle1 le siège dans les plâtres, on fait bien de le faire ; cd8 lui donne de la solidité et de la propreté. Autrement il faut clouer dans les angles des tasseaux arron^
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- MENUISERIE D’APPARTEMENT.
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- Pour couvrir les jours qui pourraient exister par le dirait du bois.
- Observations.
- J’abrège, comme le lecteur peut le voir, les expli-^tions préliminaires, qui sont les mêmes pour toute •spèce de menuiserie. Travailler son bois, l’établir, le ^cer, faire ses tenons et mortaises, araser, faire sau-les épaulements, emmancher, cheviller, replamr ajuster, c’est toujours le même travail préparatoire. Wi me suis-je seulement attaché à expliquer chaîne article. C’est pourquoi, je crois devoir engager de ,,0üveau les apprentis et amateurs à consulter les ^ssins spéciaux de chaque ouvrage.
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- DEUXIÈME PARTIE.
- ^TILLAGE; NOM, FABRICATION ET ENTRETIEN DES OUTILS; BOIS DONT ON SE SERT LE PLUS HABITUELLEMENT POUR LEUR FABRICATION.
- CHAPITRE Ier.
- L’Établi (fig. 48, 49 et 50).
- Je commencerai par rétabli, outil indispensable aux Menuisiers.
- I/établi est un instrument que Ton néglige souvent ^entretenir dans de bonnes conditions ; j'en parle par ^périence. A mon grand regret, j’eus l’occasion de Me servir de cette sorte d’outil dans un état déplo-Mble, et que des patrons laissaient ainsi pour économiser le temps que l’on aurait passé à lui faire les Mparations nécessaires. EhJnen ! je soutiens à ceux qui Se servent d’un pareil outil, et ils sont nombreux, Mi’ils sont dans une erreur complète, et je vais es-Sayer de le leur prouver en peu de mots.
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- 80 DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE I.
- Avec un mauvais établi, il est impossible de bie® dresser son bois en le corroyant, et difficile de faiï-tenir le valet dans les trous, soit pour msrtaiser, soi' pour abattre des tenons. Ce qu'on met dessus por$ mal, et en frappant on sent un porte-à-faux très-gô' nant. J'ai même, vu des personnes qui n'avaient p»s de presse pour serrer les planches que l'on a journel lement besoin de dresser et qui la remplaçaient p^ un bout de bois nommé crochet ou pied-de-biche.
- Ceux qui possèdent de tels outils, soit menuisieb soit charron, soit carrossier, sont dans la plus grand® erreur. Avec un bon établi, on travaille beaucoup mieux, avec plus de courage, et l'ouvrage se fait béate coup plus vite. Je souhaite ardemment que monavi-soit écouté des personnes dont je parle et qu'elles rem^ dient à leur faute. On donne de préférence un maiv vais établi à des apprentis, ce qui a l’avantage de h5 décourager et de leur faire prendre de mauvaises b®' bitudes. Cet avis s'applique particulièrement au* maîtres de campagne qui ne s'attachent pas assez * avoir un bon établi.
- Voici la manière de fabriquer un établi dans d® bonnes conditions : on prend un plateau A,B, C,P> en bois de hêtre, ou tout autre bois dur au besoin soit chêne, soit orme, ayant au moins 2 mètres de long? 50 centimètres de large et 10 centimètres d'épaisseur'
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- p ^ dresse en long et en travers, et surtout on le dé-pdchit bien. Pour cette opération, si on n'a pas le rdp-d'ceil assez juste, on fait deux règles, ayant cha-
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- cune 60 centimètres de long, 8 de large et 2 d’ép^ seur ; cette sorte de règle s’appelle règle à dègau(0 on en place une sur champ à chaque bout et en ^ vers du plateau, soit en AD, soit en C D, et on se nj à l’un des deux bouts afin de regarder d’une règlê! l’autre. Si l’on aperçoit qu’un angle est plus haut ^ que l’autre, on enlève du bois à l’endroit où la rM’ semble la plus haute. Il y a encore un moyen d* sert à la fois pour dresser et pour dégauchir. On pti5 une règle ordinaire un peu plus longue que la pa^ qu’on veut dresser, et surtout bien droite (1). Ou place sur champ et Sangle en angle, de D en B et ^ A en C, sur le plateau qu’on veut dresser, pour voir elle porte bien partout. Si on est droit et dégau^ elle adhère partout au plateau; si, au contraire,11 a du gauche, on trouve du creux à deux des angl£’! On doit les retoucher.
- Quand le dessus est terminé, on dresse la plus b^'1 rive de champ (la rive du devant de l’établi A'B')
- (I) Pour vérifier si une règle est droite, on la place sur une p^ che bien rabotée et plus longue que la règle et on fait un trait le V* de la règle avec un crayon taillé bien fin ; puis, on retourne la du sur une autre face, on place le bord sur le trait et on en fait un}i tre. Si ce second trait ne recouvre pas exactement le premier, il i° J quera si on est en retrait, en saillie ou en rond et on devra redresS<| la règle jusqu’à ce qu’on soit arrivé à ne faire qu’un seul trait q la présentant sur une face ou sur une autre.
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- Mettant bien d’équerre, ensuite on tire de large le ssus de l’établi en prenant pour mesure la partie la i,ls étroite du plateau. On ne doit le tirer d’épais-'lr qu’à l’emplacement des pieds EE, par rap-à l’assemblage ; cet emplacement doit toujours :,i à 20 centimètres des bouts. On coupe son établi Sl* d’équerre afin d’y rajouter des emboîtures ou Mes F,F'; leur largeur est en rapport avec l’é-lsseur de l’établi et leur épaisseur de 30 à 35 nullités. Ces emboîtures servent à deux choses : ral-, ter l’établi et l’empêcher de se fendre et de se feter.
- Vit tirer d’épaisseur l’emplacement des pieds ou !® mortaises, en dessous de l’établi, on trace au trus-M un premier trait à 20 centimètres du bout, comme liens de l’expliquer. On rajoute la largeur du pied IJH trace à cette place un second trait qui sert de Me pour donner un coup de scie en travers de l’é-jusqu’à ce qu’on ait atteint les traits de trus-M qui indiquent l’épaisseur voulue. Ceci fait, on tee le bois des rives au ciseau, puis au guillaume °fi finit le milieu avec une varlope, teur tracer et faire les mortaises des pieds, on un trusquin d’assemblage en rapport avec l’é-teeur du pied, et on le passe de chaque côté dans 'Partie dressée. Les mortaises des pieds doivent tra-
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- verser, et les pieds affleurer avec le devant et le ^ rière de rétabli.
- Les pieds GG' doivent avoir 80 centimètres de lo® 17 de large et 9 d’épaisseur. La longueur des11 verses H est indiquée par le tracé du dessus et W placement des pieds, leur largeur est de 8 centimètf-leur épaisseur de 4 centimètres, le tout doit être1 bois de hêtre ou autre bois dur. La manière de ^ vailler ces bois èst la même pour toute espèce menuiserie.
- Quand tout est travaillé, on établit pour tracer mesures. Les voici : l’établi doit avoir en tout 80 ^ timètres de hauteur ; les tenons des pieds et des ^ verses ne doivent avoir qu’un arasement sur le vant ; c’est ce qu’on appelle des tenons bâtards. D* utile de cheviller le châssis, c’est-à-dire les pieds e/ traverses, et de ne pas cheviller les pieds et le deS^ Il faut les assembler le plus juste possible, à gr^1 coups de marteau de forge, et surtout faire serrer’ tenons sur la largeur. Pour arriver à ce résultat/ n’a qu’à faire les mortaises 1 millimètre plus étu/ que la longueur du pied et à abattre un chanf/ autour du tenon pour le forcer à entrer dans sa ^ taise. Tous ces objets emmanchés, on prépare des1 seaux qu’on cloue dans le bas des traverses pour $ le fond de l’établi. Ce fond doit être en travers, ce™
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- en longueur et dressé à plat, joint et posé simplement sur des tasseaux. On fait ensuite une entaille I dans le dessus de l’établi pour la griffe ou crochet J J'; cette entaille est transversale et de 6 centimètres carrés. On perce trois trous pour le valet X ; l’un au milieu de la largeur de l’établi K, distancé de manière à ce qu’il tienne pincer au bord de l’établi afin de pouvoir revendre des morceaux étroits ; les deux autres LL' de Manière à ce qu’ils pincent au-dessus des pieds, afin ie mortaiser et de donner des coups mieux assurés.
- Je termine cet article en donnant les explications Nécessaires pour organiser la presse M.
- 1 On tire une ligne de centre dans toute la longueur * in pied sur lequel elle doit être fixée et on trace un 1 diamètre en rapport avec le collet de la vis O. Le iou N doit être à 25 centimètres du dessus de l’établi, d’écrou de cette vis P se fixe derrière le pied avec 'leux vis à tête ronde ou deux pointes. Sur cette même ligne de centre, on perce un autre trou carré Q pour ^ coulisse R qui sert de guide d’écartement à la presse, üe guide doit avoir 35 millimètres carrés; par conséquent, le trou sera un peu plus grand afin qu’elle Nisse glisser plus facilement. On perce sur ce guide, Nec une mèche de 1 centimètre de grosseur, des trous distancés de 3 centimètres. On ajuste une broche ou Pupille en fer S ayant au bout un anneau S', comme Menuiserie simplifiée. 8
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- les 'pitons, afin de pouvoir attacher une ficelle dans cet anneau et la fixer en S" avec une pointe au pied de rétabli pour éviter de la perdre. On se sert de cette broche pour la mettre dans les trous du guide, selon l’écartement qu’on désire.
- Quant à la mâchoire T T' ou montant de la presse, elle doit être, à quelques centimètres près, aussi Ion-gue que l’établi est haut. Sa largeur est de 20 centv mètres et son épaisseur de 45 à 50 millimètres. OU trace sur cette pièce, comme, sur le pied, une ligne de centre et on perce le trou de la vis à la même hauteur et de la même grosseur qu’au pied. On dof mettre la plus grande précision à emmancher l’entaille ou mortaise V Y' du guide pour ne pas la faire traveî' ser. Pour qu’il ne puisse plus sortir, on donne ni1 coup de scie au tenon afin d’introduire un coin V $ emmanchant, et on a toujours soin que la pression fasse sur le bois de bout. Ces moyens d’assemblage dispensent de la colle et des clous.
- Pour entretenir l’établi, il faut le redresser au moia5 une fois par an et éviter dé lui donner des coups $ ciseau, de gouge et de hache. Il doit toujours être droi* et propre.
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- CHAPITRE II.
- Le Valet de l'Établi (fig. 48, X).
- Cet outil est en fer forgé. Il sert à tenir en respect les objets qu'on veut travailler sur l'établi, soit pour Scier, soit pour mortaiser. Pour cela, on n'a qu’à l'introduire dans le trou de l’établi K et à frapper deux ou trois coups de maillet sur la partie la plus haute. Chaque partie a un nom différent. La partie longue se nomme tige depuis la base jusqu'au haut que l’on Homme collet. Les parties qui dépassent l'établi, quand il y est introduit, ont des noms différents. L'extrémité lui pince se nomme panne, la partie où l'on frappe pour le faire pincer se nomme dos, et celle où l'on frappe pour lui faire lâcher prise se nomme talon ou tète.
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- CHAPITRE III.
- Le Maillet (fig. 51 et 52).
- Le maillet est un outil en bois qu’on fait soi-même. Voici les instructions nécessaires à sa fabrication : On £rend un morceau de frêne ronceux ou d’orme noueux VB C D (on choisit ces bois de préférence parce qu’ils île fendent pas facilement). On le coupe de 15 centimètres de long et autant de large et on lui laisse '0 millimètres d’épaisseur. Quand cette pièce .est taillée d’après ces dimensions, on trace des lignes 4’angle en angle, dont l’intersection indique le point milieu, où l’on perce un trou I pour le manche. Ce taou se perce avec une tarière ou une mèche de 23 à Î5 millimètres de diamètre. Il faut autant que possible ta percer en une seule fois, parce que si on le perce 6n plusieurs, on risque à ne pas le faire droit, et cela tait souvent casser le maillet. Quand le trou est percé, °n tire tout autour une ligne de centre E F partant milieu du trou. Ensuite on écarte un compas de ^5 millimètres dans le haut et 70 dans le bas, ce qui •tanne au maillet une forme conique AG, CG qu’on tagularise au moyen de la scie ou du rabot. Puis avec
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- ce compas qu’on place à plat du maillet, sur la ligne de centre et le plus bas possible, on tire dans le haut une circonférence IE H qui l’arrondit tant soit peu-On creuse le bas dans les mêmes proportions. J’appelle bas le côté où le mancbe dépasse. Quand on a arrondi le haut et creusé le bas, on arrondit les côtés que l’oï> a coupés en forme conique.
- Après cela, il ne reste plus qu’à emmancher le plu5 fort possible le manche qui doit être en frêne blanc ou en cornouiller et bien de fil. On le coupe de loir gueur, on le dresse et on l’arrondit à la grosseur du trou. Quand il a traversé le maillet, on le fend d’uU coup de ciseau à l’extrémité supérieure, afin d’y mettre un coin K qui l’empêche de se démancher. Ce coin doit, être placé de manière à faire pression sur le $ du bois, sans quoi il ferait fendre le maillet. Le manche doit avoir plus de 20 à 25 centimètres de longueur; du reste, cela est facultatif.
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- CHAPITRE IV.
- L’Affûtage.
- On entend par affûtage la grande, varlope (fig. 53 et ^), la demi-varlope, appelée aussi riflard (fig. 55 et ^)> le rabot (fig. 57 et 58) et les guillaumes (fig. 59 eU0).
- Voici la manière de les fabriquer et de les entre-^nir. Pour faire la grande varlope, il est nécessaire de Rendre nn morceau de bois de cormier de 72 centimètres de long, qui, fini, n’a plus que 70 centimètres 1 ^ hauteur est de 75 millimètres et la largeur de 70. ^ faut corroyer cette pièce avec toute la précision possible ; elle doit être bien droite et bien dégauchie.
- morceau de bois qui sert à faire la poignée doit h'oir 25 millimètres d’épaisseur.
- Après avoir convenablement préparé ces bois, on 'raee la lumière de la manière suivante :
- On tire tout autour de la varlope, que l’on retourne équerre, un trait AB qui la divise également en Wteur, et un autre C D qui la divise également en ligueur. On prend une équerre onglet, c’est-à-dire à ^ degrés' (fig. 64), pour tirer une autre ligne EF pas-Sant au centre des traits obtenus. On déduit sur ce trait épaisseur du fer G, soit 5 millimètres en moins dp
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- Fonglet, parce que la coupe de 45 degrés serait trop allongée et ferait déchirer le bois en le travaillant.
- Pour ceci, il est bon de savoir que la coupe du r&' bot est exactement la même que celle de la varlope Le riflard ou demi-varlope, ne diffère que par le txah dont je parle et qui, pour lui, peut être d'ongle*1 Plus la coupe d'un outil est allongée, mieux il coup0 et moins on fatigue ; mais aussi il est bien plus diffi' oile de travailler le bois proprement. Yoilà pourquoi la coupe de la grande varlope et celle du rabot diff^ rent de celle du riflard : celui-ci sert à dégrossir, 01 les deux autres à terminer proprement. 1
- Avant de finir cette explication, je dois parler $ contre-fer H et de son utilité. C’est au moyen du eoH' tre-fer qu’on empêche le bois travaillé à rebours & se déchirer. 11 faut qu'il soit bien ajusté sur le fer ^ qu'il porte bien partout, sans quoi le copeau pas?0 entre eux et rend la marche de l'outil impossible. ^ trouve chez le quincaillier des fers munis de \e$ contre-fer ajusté et à vis, mais, comme ces fers sofl* beaucoup plus chers que les autres, si l'on veut vis0-à, l'économie, il est bon de savoir les ajuster soi-mêb10’ En voici les moyens : On prend un fer usé, on ^ cintre un peu avec la panne du marteau et on l'ajuS*01 avec une lime jusqu'à ce que le cintre qu'on lib3 donné et le coin I, en le serrant contre le fer, le fassent
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- Nèr partout. Les coins d’outil se font en bois trésor. ïl faut qu’ils entrent bien juste sur la largeur et 'lr l’épaisseur et qu’ils serrent davantage dans le bas 'te dans le haut, afin d’empêcher l’outil de brou-^ (i). Tout ceci s’apprend par l’expérience.
- ' devenons maintenant à la manière de percer la ' ttiière de la grande varlope.
- ’ Quand on a tiré le trait de coupe du fer E F, en issus et en dessous, on tire en dessus un second trait L à 2 centimètres de distance du premier et en reglement du bout opposé à la poignée. Ce trait sert à Arquer l’épaisseur du fer, du contre-fer et du coin. 1 tire un autre trait F K d’équerre avec le trait de !ssous qui marque l’ouverture de la lumière. On hid ensuite la largeur du fer G, afin de faire l’ou-tture du fer et du coin, juste de manière à laisser 1 chaque côté des joues L bien égales d’épaisseur. 1 ajuste un trusquin à pointe sur le trait donné par largeur du fer, et on le passe en-dessus et en-des-Ceci fait, on l’écarte d’un centimètre pour faire 1 second trait de M en N, afin d’obtenir une joue le coin et la pente d’ouverture de la lumière.
- La lumière étant tracée, on la perce de la manière llvante :
- lt) On dit qu’un outil broute quand il fait des soubresauts et des "osités au bois.
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- On fait une mortaise de chaque coté des deux irai'' M N en commençant du côté aplomb F K, et on cre^ aussi profond que possible en ayant soin de ne f dépasser les traits KF, EE. On fait sauter ensuite 8* ciseau ce qui reste entre les deux mortaises M N ; on retourne la varlope et on donne des coups de che pour finir de traverser à jour la lumière que P termine au ciseau. Puis, on prend une scie à maiJ1| ou scie à chantourner que Ton démonte d’un bo1® pour pouvoir l’introduire, et on donne des coups ^ scie suivant les traits indiqués KF, AB, EE, pour* place du coin et l’agrandissement de la lumière le fond. On enlève le bois au ciseau et on finit le à la lime.
- Quand la lumière est terminée, on ajuste le fer le contre-fer ainsi que le coin, qui doit entrer juste en largeur et en épaisseur et serrer plus dan^ fond que dans le haut, afin d’empêcher le fer de c$ (Mi coupant et les copeaux de passer entre les deux f^
- La lumière du riflard et du rabot se perce d<^ même manière que celle de la grande varlope.
- La poignée P se fait de la manière suivante : ^ prend un morceau de cormier le plus dur possd^1 ronceux si cela se peut; on le corroie à 25 millimè^' d’épaisseur et on le dresse d’équerre d’un côté. ^ prend ensuite son calibre, si l’on en a un, sinoib1 poignée d’une varlope que l’on démonte afin de $
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- lr de calibre. Cette poignée est tenue par une vis O entaillée à queue dans le fond de 2 centimètres. ^ pose le calibre ou la poignée sur le morceau que °Q vient de corroyer et on indique la forme de la lignée au moyen de traits. Le reste est bien simple. ^ chantourne avec la scie tous les traits extérieurs ^ après avoir percé un trou de mèche dans l’intérieur, ^ se sert de la même scie que l’on démonte afin de
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- Produire pour chantourner, puis on finit le reste ^ec une râpe et une lime douce. Quand la poignée ^ emmanchée dans la mortaise Q, on la termine avec S papier de verre. On fait de même les poignées des Vx varlopes.
- , Ici un conseil avant de terminer : Quand ces sortes Outils sont achevés., il faut les imbiber d’huile avec ltl chiffon, afin de conserver le bois et de l’empêcher se fendre.
- H me reste à parler du guillaume. Il y a plusieurs i^tes de guillaumes qui chacun ont un nom et un Vloi particuliers (voir les préliminaires) : le guil-de fil qui fait partie de l’affûtage,, le guillaume ^ haut, le guillaume de côté, le guillaume à queue et ^ Guillaume à plate-bande.
- Tous ces outils doivent être en bois de cormier le beau possible. On doit avoir, pour être bien Vté, ce qui est fort utile, des guillaumes larges et
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- étroits et plus longs les uns que les autres. Je <# seille.de faire acquisition des fers avant de travail!®1 le bois ; ils servent de guide pour l'épaisseur que do'1 avoir l’outil. On doit particulièrement s’attacher1 employer pour ces outils du bois bien sec et bien & fil, parce qu’ils sont tranchés par la coupe du fer,cl qui les affaiblit et les fait se gauchir.
- Voici comment on les fait : On coupe des pièces b bois de 25 à 30 centimètres de long, 12 centimètr' de large et 25 à 30 millimètres d’épaisseur. Quaï1 ces morceaux sont bien corroyés et surtout bien $ gauchis, on coupe les bouts carrément, puis on tra( la coupe du fer G et du coin I. La coupe du guillaul® de fil est exactement la même que celle de la graF varlope et du rabot, c’est-à-dire qu’elle suit la lig1 EF. On tire ensuite une seconde ligne AF dans haut, correspondant avec l’épaisseur du fer dans bas, et une troisième B E, écartée en haut de 25 mil mètres, pour la largeur du fer et du coin. Cette o verture B' E' se fait en rapport avec la tige du fer <J doit prendre au plus le tiers de l’épaisseur du bo Elle se fait comme une mortaise, mais, comme e est très-difficile, je dois indiquer les meilleurs moy® de s’y prendre. On remarque dans le dessin du gi> laume qu’il y a un trou C, qui est la lumière de l’oi et qui sert au passage du copeau. Ce trou ne doit
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- Percer qu’après la mortaise pour ne pas éclater le bois.
- Pour bien percer cette mortaise, on trace les traits le coupe F E et F B sur les côtés de l’outil avec un hayon ou de la pierre noire bien visible ; ce qui sert |le guide pour donner un coup de mèche dans la mor-pise suivant la pente. Ensuite on fait l’ouverture avec R bec-d’âne de grosseur suffisante et un petit ciseau. NUand cette mortaise est achevée et qu’on a atteint pen juste les traits, on perce le cylindrique de la lumière C avec une mèche dite anglaise ou à point de pitre, de 25 à 26 millimètres de diamètre et à 28 ou P millimètres du bas. Ce trou étant percé, on l’ar-pidit de chaque côté, de manière à forcer le copeau f sortir, puis on donne un coup de scie dans le bas four faire la place du fer.
- i Cette ouverture ne doit avoir en plus du fer que épaisseur d’un copeau, parce qu’elle s’agrandit tou-'firs trop vite. On voit, d’après le dessin, que cette i°upe va en s’élargissant dans le haut, ce qui fait que [^aque fois qu’on dresse l’outil, on agrandit la lumière. Quand la lumière est terminée, on ajuste le h et le coin I, qui, comme celui de la varlope et du ; lW, doit serrer plus dans le bas que dans le haut, i^u d’empêcher le fer de crier en coupant. On donne ^ haut du coin, la forme représentée par le dessin, le guillaume fini, on le passe à l’huile.
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- 98 DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE IY.
- La différence qui existe entre le guülaume de fil et Ie guillaume de bout est toute dans la coupe. Ce demie' doit avoir 12 à lo millimètres en moins de l'ongle*) afin de ne pas déchirer le bois, parce que c'est av«î le guillaume de bout qu'on finit proprement les feuil' lures ou élégissements. La manière de le tracer et $ percer la lumière est exactement la même que po^1 le guillaume de fil.
- Le guillaume de côté ne diffère que par la coupe, q$ est en pente au lieu d'être d'équerre, et parce qu( le fer coupe sur le côté droit au lieu de couper eïï dessous. Ce guillaume sert pour élargir les élégiss^ ments et les feuillures où le rabot et les autres gui*' laumes ne peuvent pas passer.
- La coupe du guillaume à queue est la même qtf’ celle du guillaume de fil; seulement, au lieu d'êtl* d'équerre en-dessous, il a une forte pente. Il sert p»r ticulièrement pour les entailles de barres à queue (fî s’emploient aux portes pleines et aux contrevents,fl pour les coulisses de table à rallonges.
- Le guillaume à plate-bande diffère des autres gui* laumes en ce qu'il est à joues. Il sert à faire des gissements sur les rives des panneaux ; on l'empli plus particulièrement pour les raccordements cienne menuiserie.
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- CHAPITRE V.
- lerres diverses à l'usage de la menuiserie. Leur
- nom, leurs usages, leur fabrication et leur entretien.
- Je parlerai d'abord de l'équerre à corroyer (fig. 61) 'tlü sert à travailler le bois. Il est de la plus grande ^cessité que cette équerre soit juste, car il faut par-^üüèrement s’attacher à bien corroyer le bois, afin he, quand il est assemblé, il ne déverse ni à gauche, 11 à droite. A cet effet, je conseille aux ouvriers qui binent à exécuter soigneusement les travaux qui sont confiés, de faire la dépense d'une équerre f acier. Elle a l'avantage de ne jamais se fausser, ^dis que l'équerre en bois pèche par son manque ^justesse. Quant à ceux qui veulent faire eux-mêmes équerre en bois, ils devront l'exécuter ainsi :
- % prend un morceau de bois bien dur et bien de ’^on le corroie à 25 millimètres de largeur, 15 mil-^ètres d'épaisseur et 30 centimètres de longueur, ^nd ce morceau est corroyé, on le coupe de ma-^e à avoir une tige de 20 centimètres de long et adtre de 10, puis on les ajuste l'un sur l’autre le plus ^tement possible par un assemblage à queue d'a-
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- ronde. Quand cet assemblage est fait, on colle 1^ querre et on l'ajuste en la collant. 11 faut avoir pi11' sieurs genres d'équerre de cette sorte pour les g^ et les petits bois.
- Vient ensuite Y équerre triangle (ou simpleme11 triangle) (fig. 62 et 63) qui sert pour tracer. On en® aussi de différentes grandeurs. Les plus grandes S«f vent particulièrement à tracer les panneaux et ton*1 espèce de parties pleines, telles que portes et soub^ sements ; on emploie les autres pour les travaux d'^ semblages.^Chaque fois qu'on exécute un travail p^ cieux, on doit vérifier son équerre et s'assurer si $ est bien juste.
- Pour fabriquer ces sortes d'outils, on s’y prend ® la manière suivante : Etant donné pour exemple ^ triangle servant à tracea* les assemblages, on prend ^ morceau de cormier bien sec et surtout bien de $ on le coupe à 25 centimètres de long et on le travail à 60 millimètres de large et 18 d'épaisseur. Ce m°! eeau A se nomme tige. On coupe ensuite la lame î 30 centimètres de long, 70 de large et 8 ou 9 milli^ très d'épaisseur. Les bois ainsi préparés, on dressé bout de la lame et celui de la tige au bois à dresser puis on fait un enfourchement dans un des bouts ^
- (1) On appelle bois à dresser, un outil servant à dresser le 1)0; 1 bout pour l’empêcher d’éclater sur les rives. •
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- ÉQUERRES DIYERSES. 101
- i'ta tige, juste de l'épaisseur de la lame et de 60 millimètres de profondeur, de manière à ce que la lame Impasse de 10 millimètres le bout de la tige. Cet ex-^dant C est réservé pour rajustement de l'équerre, i,aûn de ne pas atteindre le bois de bout qui ainsi pourrait éclater.
- Voici la méthode à suivre pour tracer l'enfourehe-ment et pour le faire sauter : On prend le milieu de épaisseur de la tige et le milieu de l'épaisseur de la * Wae, on reporte le compas sur le point milieu de la et on trace les deux milieux de chaque côté du ‘t'oint. On ajuste un trusquin à pointe sur les deux l'oints indiqués et on le passe de chaque côté et eu ,;Wt. Ceci fait, on place la tige dans la presse de l'é-'tabli, et on donne un coup de scie à chaque trait, en hissant la ligne du trait à la joue qui reste. On fait |îahter ensuite le milieu avec un petit ciseau ou un !W-d'âne, en ayant soin de percer bien juste et bien f^oit les deux traits correspondants de chaque côté, mu de faire un point d'appui pour y adapter exactement la lame. Ensuite on colle l'un avec l'autre et m les ajuste en les collant; au bout de quelques ^eures, la colle tient solidement. Une reste plus qu'à Nettoyer la colle, polir la pièce et la passer à l'huile. ^ procédé est le même pour les grandes comme pour 'es petites équerres.
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- 102 DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE Y.
- L'équerre onglet (fig. 64 et 65), qui sert pour la coup® et le raccordement des corps de moulure d'équerre, S® fait de la manière suivante : On commence par blafl' chir proprement un bout de volige AB C D assez gran^ pour tiacer le plan de l'équerre qu'on veut faire’ Ceci fait, on dresse la planche sur champ, on tire u# ligne longitudinale et sur cette ligne C B une demi' circonférence C EB. Puis, au moyen du compas qu'oS reporte, sans le changer, sur la demi-circonférence, # marque les deux points F G, qui la partagent en de# parties égales. E, centre de la demi-circonféreneê partage également la distance F G. Ensuite on tire # trait de G en B et un autre de C en G, ce qui don# le triangle CG B, ouverture des lames; enfin untroi' sième trait de E en C qui donne la coupe d'onglet.
- Après avoir tiré ces lignes, on en trace une de $ en H, haute de 15 à 20 millimètres au-dessus de cel# déjà tirées, et on rajoute en plus 7 à 8 millimétré-afin de donner de la force aux lames L L et de les fai# entrer dans la rainure de la tige T. G'est an moyen # ces traits qu'on trace la lame ; elle doit être en de# morceaux, avoir de 7 à 8 millimètres d'épaisseur et ê# entaillée à moitié bois de G en K et de G en M. Qua#* les deux morceaux de la lame sont collés, on s'occupa de la tige ou conduit qui doit avoir 30 millimètres # large et 20 d'épaisseur. Après l’avoir corroyée, #
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- tanne un coup de bouvet au milieu de l'épaisseur, ta manière à noyer la lame dans la tige de I en J. ta tige doit être de 10 millimètres plus courte que la ta’e de chaque bout, dont l’un O est d’équerre et tautre P d’onglet. On laisse dépasser la lame de chaque tant, ainsi que dans le triangle, pour l’ajuster si elle *8 dérange. L’équerre onglet sert à trois choses: cor-tayer (soit de C en G et en B), tracer d’équerre (soit ta E en H et en B), et tracer d’onglet (soit de C en E et «HH). Quand la lame est bien préparée, la rainure' Poussée dans la tige et les bouts MN, K R coupés, tanme je l’ai indiqué, on colle la lame dans la rai-tare en la laissant dépasser autant d’un bout que de tautre. Quaiid l’équerre est sèche, on la nettoie, on la Polit et on la passe à l’huile après l’avoir vérifiée pour * assurer si elle est juste intérieurement et extérieu-hment.
- Les traits ponctués longs de la figure 64, indiquent ta rainure de la tige et de la coupe de jonction des deux tames ; les traits ponctués ronds indiquent les lignes ta construction.
- La fausse équerre (fig. 66 et 67), plus connue sous le tain de sauterelle, sert particulièrement à prendre tante espèce de fausse coupe.
- Sa fabrication est très-simple. On corroie trois la-taes ABC ayant chacune 30 centimètres de long,
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- 35 millimètres de large et 7 millimètres d’épaissetf' Ces morceaux étant préparés, on coupe D, parti® de la lame B, beaucoup en biais et presque d’ongb1 de E en F et on la colle à l'extrémité M entre les deu* autres AC, afin d'empêcher le collage de déverse^ Une fois qu’il est sec, on s'assure si la lame mobil® du milieu B est bien à sa place. On prend ensuite, * l'extrémité opposée à M, le milieu de la largeur d# tiges AC en G, on ajuste le compas au point obtenu^ ut on tire une demi-circonférence H KI ; puis on r^ tourne ses traits de centre afin de faire le même trai^ en dessus et en dessous, bien en face l'un de l'autre Après cela, on perce un trou en G de 2 millimétré de diamètre, afin d'y passer une pointe qui sert $ charnière, on ajoute deux rondelles JJ en euivf8 rouge, l'une en dessus, l'autre en dessous et on en abé les bords L L en chanfrein. Cela fait, on arrondit lé bouts de la fausse équerre en M et en K et on l'ouvé afin de s'assurer si elle est assez serrée dans ses rive^ et si le trou de la.goupille G est percé bien au centré Quand on s’est assuré que tout est bien exact, $ passe au papier de verre et à l’huile.
- La pièce carrée ou équerre à dessin (fig. 68 et 6$ est plate et de 25 centimètres de long, 20 de large à 5 à 6 millimètres d'épaisseur. On en fait aussi ^ 3 ou 4 millimètres d’épaisseur, quelquefois 2. EÜ6
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- toit être bien d’équerre sur deux faces et coupée 'angle en angle sur l’autre rive. Il s’en fabrique de ^utes les grandeurs. On s’en sert particulièrement tons la menuiserie pour s’assurer si on est bien d’é-ÎUerre en chevillant et en collant. Cette pièce doit toe en beau cormier bien sec ; elle a un trou à son Milieu qui sert à mettre le doigt.
- Avant de terminer ce chapitre, il ne sera pas inu-fte de parler du té (fig. 70 et 71), instrument de Mathématique dont se servent les dessinateurs et que Wt bon menuisier peut avoir à faire. On le fait de a manière suivante : on prend, un morceau de cor-Mier ou de noyer de 50 centimètres de long, 60 mil-Vètres de large et 12 d’épaisseur, c’est ce qu’on Munme tige ou conduit A. On en prend un autre, tyant la même largeur, 60 ou 70 centimètres de lon-Mieur, et 4 millimètres d’épaisseur; c’est ce qu’on domine lame B. Ces deux pièces étant préparées, on ï'fend le milieu de la longueur de la tige et le milieu ta la largeur de la lame, qu’on reporte de chaque c,Jté du trait milieu de la tige et on déduit 1 millimètre et demi de chaque côté pour la pente que doit ^oir la lame pour entrer à queue ou à coulisse dans ta tige. On passe le.trusquin d’épaisseur de la lame mj. dessus et en dessous de la tige, et on donne de ctoaque côté du trait un coup de scie en pente, en ayant
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- bien soin de laisser le trait à la partie restante et n^ de l’enlever. Ensuite on enlève le bois de cette $ taille en atteignant juste les deux traits, on abat $ pentes à la lame et on l’emmanche pour s’assurer51 sa coupe est bonne, puis on la colle.
- On fait aussi les tés d’une autre manière : On 0 simplement la lame sur la tige avec une vis à 0 ronde et une rondelle de cuivre en dessous. Ce moy$ est très-bon parce qu’on peut régler ces outils chaqü® fois qu’on s’en sert, et, avec la même tige, se servi1 de diverses lames de différentes longueurs. On \’&î .pelle té à lame mobile (fig. 72).
- Le pistolet (fig. 73) est un morceau de bois plat &
- 3 à 4 millimètres d’épaisseur, formant sur chaqüê face des cintres différemment découpés, afin d’aide1 le dessinateur à tracer des courbes qu’il serait difficile 1 de trouver par des points de compas.
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- CHAPITRE VI.
- Trusquins : leurs usages et leur fabrication.
- Les trusquins (fig. 74 et 75) se composent de trois races qui chacune ont un nom différent; la préféré A se nomme tige, la seconde B, conduit ou ^ide, et la troisième C, clef. Ils ont eux-mêmes deux '«ms différents : trusquins à pointe et trusquins d’as-^Mage. On se sert spécialement du trusquin à pointe tour tirer de largeur et d'épaisseur les bois qu'on ^ut corroyer, et du trusquin d'assemblage pour in-%uer les tenons et mortaises des diverses grosseurs ^ bec-d'âne que l'on a à faire.
- Voici la manière de les fabriquer : pour la tige, on foend un morceau de bois de 30 centimètres de long ^ de 22 à 25 millimètres carrés; pour le guide, un k 7 à 8 centimètres carrés et de 18 à 20 millimètres épaisseur; pour la clef, la largeur et l’épaisseur de ^ Mortaise D qu'on perce dans le conduit en donnent 6s dimensions.
- Après avoir corroyé la tige et l'avoir entrée dans ®°A guide, on y met des pointes dans le bout, suivant Wsage qu'on veut en faire. Le guide étant corroyé,
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- on perce, à son milieu et d'un bout à l'autre, une o# verture à jour de la grosseur juste de la tige qui s'y coulisser, puis on trace et on perce sur son chatf! une mortaise qui doit traverser, pour le serrage de^ clef sur la tige, ce qui l'empêche de se déranger quaï1' elle est ajustée. Yoici comment on trace et on P cette mortaise : on tire un trait d'équerre sur la par$j plate du guide, de manière à appuyer de 2 à 3 limètres sur la tige ; puis un autre en reculement ^ 20 millimètres au-dessus et de 15 au-dessous, ce donne à la clef une forme conique qui la fait sert6’ convenablement. Cette mortaise ne doit avoir que ^ tiers de l'épaisseur du conduit, de manière à ce qâ*’ reste de chaque côté une joue aussi forte que ^ mortaise elle-même. Pour bien percer cette peti({ mortaise qui est assez difficile, on la commence au In11' d’âne et on donne des coups de mèche, autant sa longueur peut le permettre, en ayant bien soin $ suivre exactement les traits. Quand elle est percée^1 la remplit avec un morceau de bois sacrifié pour perd! l'entaille du guide, afin d’éviter de faire éclater le bov On doit se servir des mêmes moyens chaque i qu'on fait ces.sortes d'outils; il s'en fait de divers^ formes et de diverses manières, mais le moyen <$v' j'indique est le plus simple et le meilleur.
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- CHAPITRE VII.
- | Bouvets de toutes sortes , servant & la menuiserie et à l'èbênisterie. Leurs noms et usage. Leur fabrication.
- Les bouvets servent à assembler, à creuser les rainures, les languettes, les feuillures et à bien d'autres Usages, selon les outils qu’on y adapte. Nous les divisons en trois classes, en commençant par la plus élémentaire, les bouvets simples; viendront après les Duvets doubles et les bouvets à deux pièces.
- § 1. Bouvets simples (fig. 76, 77 et 78).
- On doit en avoir de plusieurs dimensions pour les Perses épaisseurs de bois que l’on a à travailler. Ils Prient de 5 en 5 jusqu’à 45 millimètres (1). Ceux de
- U) Avant l’établissement du système décimal, on appelait les bou-de 5 millimètres bouvets de 3 lignes, ceux de 10 millimètres bou-6*s de 6 lignes, ceux de 15 millimètres bouvets de 9 lignes, ceux de ^ Millimètres bouvets de pouce, etc. Ces dénominations subsistent aujourd’hui chez beaucoup de menuisiers. Je vous engage à ne ^is parler que par centimètres et millimètres, et à vous initier seu-aux lignes et pouces, afin de comprendre ceux qui vous en feront.
- Menuiserie simplifiée.
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- petite dimension jusqu’à 15 millimètres servent à joindre à rainure ou à languette les différents pan' neaux ; les autres à joindre les parties pleines, telles que portes, soubassements de devanture et parquets» dont les épaisseurs varient de 25 à 40 millimètres.
- Leur coupe est exactement la même que celle des bouvets doubles ; seulement, on peut se dispenser d« rapporter des joues, vu que la force du bois qu’ofl travaille permet de les prendre dans le morceau même' Quand aux bouvets qui servent à joindre les parque^ et les planchers de 27 à 35 millimètres d’épaisseur? comme ce travail est très-fatigant, on leur ajout® une poignée dans le genre de celle des varlopes on y perce un trou à l’avant afin de pouvoir y passd une broche en fer. Au moyen de cette broche, $ peut travailler à deux ; l’un tire et l’autre pousse.
- Pour faire ces bouvets on se procure le fer chez ^ quincaillier, et, d’après la force que nécessite sa 1$ geur, on débite un morceau de bois de cormier le pl^ beau et le plus sec possible. On le coupe à 25 cent' de longueur et 9 de largeur. L’épaisseur se cornp0^ - de celle du fer et de celle de la joue ; celle-ci do'1 être épaisse de 8 à 9 millimètres et saillante de 6 à Quand le bois est corroyé, on le trace à couper querre dans les deux bouts. Ensuite on prend le & lieu de la longueur et de la largeur, comme on le $
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- BOUVETS DE TOUTES SORTES. 111
- pour les varlopes et on donne à la coupe du fer la nlême pente qu'à celles-ci, c'est-à-dire, 3 ou 4 millimètres en moins de l'onglet. On rajoute à cette coupe dans le haut et sur le devant 20 à 25 millimètres pour l’épaisseur du fer et du coin. Dans le bas, on met 2 millimètres et demi en plus de l'épaisseur du fer, pour la lumière, et quand le coin est ajusté, on le coupe en biseau pour former la lumière et facibter la sortie du copeau. Ceci fait, on place dans le haut Une bande A de 35 millimètres de large et 6 d'épaisseur, coupée en longueur à fleur des bouts du bouvet et abattue en chanfrein à son extrémité inférieure. Elle pose en recouvrement sur le fer et le coin, dans la partie opposée à la joue. Il ne reste plus alors <pi'à arrondir les angles de l’outil, le polir et le passer à l'huile.
- § 2. Bouvets doubles ou à joindre à rainure et à languette (flg. 79 et 80).
- On appelle bouvet double un outil composé de deux bouvets simples placés en sens contraire, comme l'indique le dessin. Ces sortes d’outils sont doubles jus-ïu'à 15 millimètres d'épaisseur ; au-dessus de cette dimension on les fait simples, parce qu'ils seraient trop Embarrassants à pousser. On s'en sert principalement
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- pour assembler des panneaux dont les planches entrent les unes dans les autres.
- Leur épaisseur est celle des deux fers, plus la joue du milieu B qui doit être de 1 centimètre. Leur coupe est la même que celle des bouvets simples et, par conséquent, des varlopes. Les fers s’achètent chez le quincaillier : l’un est double et laisse entre ses deux branches un espace qui sert à la place de la languette; l’autre, qui creuse la rainure, est simple et doit entrer exactement entre les deux branches du fer qui creuse la languette. On écarte ou on rapproche le$ deux branches du fer double jusqu’à ce que le fef simple s’ajuste exactement entre elles et on a soin de les faire affleurer, ce qui est de la plus grande nécessité. Pour le reste, tout se fait comme pour le bouve* simple.
- Quand tout est terminé, on essaie l’outil. A cet effet* on prend deux petites planches, on pousse à l’une la rainure et à l’autre la languette, puis on les réuni* toutes deux et on les emmanche pour voir si elle5 affleurent bien. J’observerai ici que la rainure doi* toujours être plus profonde que la languette de 1 millimètre, sans quoi les bois ne joindraient pas exactement.
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- § 3. Bouvets de deux pièces (fig. 84, 82 et 83).
- Je commencerai par donner les divers noms de ces Wvets; de cette manière, mes explications seront tooins difficiles à comprendre.
- Ceux qui servent à faire les croisées sont : le bouvet ® feuillures, le bouvet à rainure, le bouvet à languette ûe fer, le bouvet à noix, le bouvet à approfondir, le bouvet à jets d’eau et le bouvet à gueule de loup. On s’en sert aussi pour d'autres usages. Le bouvet à rem-btèver sert à réunir une partie faible avec une partie f°rte (4).
- On doit avoir tous ces divers bouvets par douzaine. ÛR y adapte tous les outils'nésessaires au travail que 'fon. veut faire. Aussi, la perte du temps que l’on Mettrait à les monter, les démonter, éloigner ou rapprocher l'outil dont on veut se servir, engage-t-elle à 6li avoir plusieurs. Ajoutez à cela qu'un bouvet qui Servirait à tous les usages serait bientôt usé ou cassé, ^es menuisiers des grandes villes ont toujours leurs duvets ajustés et en état d’un bout à l'autre de l'ange, et, par ce moyen, ils gagnent beaucoup de temps.
- Voici le moyen de faire les bouvets de deux pièces ;
- l1) En terme de menuiserie, on appelle une partie forte table sait-
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- leur façon varie peu, quoique leur construction soi1 bien différente ; ils doivent être en cormier bien dur; bien sec et bien de fil. On commence par débiter ufl morceau de bois de 40 centimètres de longueur, et> après bavoir corroyé, on le coupe par le milieu, afu1 d'en faire les deux tiges CC. On en prépare ensuit un autre, ayant la même longueur, 8 centimètres d0 large et 27 millimètres d'épaisseur, qu'on coupe auSS> par le milieu afin d'en faire le conduit A et l'outil ® qu'on veut adapter sur le bouvet. Ceci fait, on tra00 les entailles D D, qui doivent être faites sur le guid0 ou conduit A, exactement comme aux trusquins, afi0 d'y coulisser les tiges C C ; puis, on fait une mortais0 E E de chaque côté de l'entaille pour recevoir une cl0^ de serrage FF également semblable à celle des tru? quins. Ces entailles doivent être à 4 centimètres d05 bouts de l'outil. Puis on fait un élégissement G $ conduit, de manière à laisser un ravancement H daé le bas, qui forme feuillure à l'outil qu'on y adapta Enfin, au-dessous de ce guide, on pousse une gorge 1 au milieu de son épaisseur, de 12 à 15 millimétré de large, et on arrondit les joues J J qui restent d0 chaque côté, ce qui donne une place plus facile poü1 mettre les doigts quand on pousse l'outil.
- Voici maintenant le moyen de fixer les outils
- conduit; on achète chez un quincaillier des petite
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- yis dans le genre de celles dont on se sert pour les tits, seulement plus courtes. On perce un trou K dans Ie bout des tiges, de manière à ce que cette vis L s'y l°ge aisément de toute sa longueur ; puis on entaille l’écrou de la vis M dans la tige bien juste avec le trou. Un emmanche la tige dans le conduit et on présente l’outil de manière à percer les trous de la vis bien en lace. Les trous percés, on met à leur place des ronfles N N et on les visse jusqu’au fond. Il est bon de ladre à l’outil une entaille O de 3 à 4 millimètres, pour lue la tige y entre, ce qui fait un point d’appui. Quand la vis est entrée et vissée, on trace tout autour les tiges la place de l’entaille, puis on retire la vis t*our creuser l’entaille. 11 ne reste plus alors qu’à remonter les vis, à serrer les clefs et à essayer l’outil.
- Le trou P représente la lumière de l’outil adapté mt bouvet.
- On peut ainsi monter toutes sortes d’outils sur le même bouvet, mais, pour toutes les raisons que j’ai léjà données, il est utile d’en avoir plusieurs.
- Je termine en disant qu’on construit de même ceux ^ petites comme de grandes dimensions.
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- CHAPITRE VIII.
- Outils propres à faire les moulures* Leurs noms et leur fabrication.
- Tous ces outils se font de même ; leur coupe ne fère que par la forme de l’outil, qui suit le dessin >Uné par l’architecte. On se sert beaucoup pour les ioülures, des domines simples de différentes formes 'largeurs, telles que : la domine à baguettes plates, la ’ucine à relief, le rond entre deux carrés, le boudin à Guettes, etc. Ces outils servent particulièrement aux 'rtes, aux lambris, aux chambranles et aux encadrées de moulures.
- Te genre de moulures nommées corniches varie ^Ucoup selon la forme. On se sert quelquefois de à 8 sortes d’outils pour les faire ; cela dépend de ifdre d’architecture adopté (1). Les corniches sont ^tôt pleines, tantôt volantes. Les corniches pleines td poussées dans une pièce de bois d’équerre, qui
- !*) Voir pour les différents ordres d’architecture, le Manuel com-du Menuisier, 2 vol., fig., 7 fr., et celui de VArchitecte, 2 vol., “>7 fr., faisant partie de VEncyclopéiie-Roret.
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- 418 DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE VIII.
- remplit l’angle dans lequel on les pose ; les cornic^ volantes, au contraire, sont prises dans une partie pl^ et, par conséquent, laissent un vide derrière, ei^ la corniche et le mur.
- Voici les noms des divers outils qui servent à on1'-1 les croisées :
- Les bois étant corroyés et établis, on pousse sur ^ châssis à" verre le tarabiscot, espèce de petit boih8 faisant une rainure qui sert d’ornement à la moulu*8 Cette moulure a ordinairement la forme d’un tome (1) dont la partie carrée est enlevée par un o^1 nommé enUve-earré. Ces deux derniers outils n<3' poussent que quand les tenons et les mortaises $ faits. Il existe en outre le bouvet à feuillures à vef{i dont le nom indique l’emploi; le bouvet à approfon$ qui sert aux feuillures des jets d’eau, aux pièces à’$ pui et aux traverses dormantes ; le bouvet à noix e^1 congé qu’on pousse sur les montants dormants et & les battants de ferrure des châssis à verre ; le bo^ à gueule de loup, dont le nom indique l’emploi, et $ quel ôn met une poignée comme au bouvet à join^ les parquets, parce que, même à deux, il est diffi^
- (1) On nomme pestome nn outil de moulure qui se pousse s°r champ des bois de châssis, des croisées, portes vitrées et châssis ; la forme d’un quart de rond méplat. On en a de deux sortes : un T les bois de 27 millimètres et un pour ceux de 3b millimètres.
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- OUTILS A. PAIRE LES MOULURES. H 9
- 6 le pousser. On fait de même pour l’outil à jets m, qui a la forme d'une grosse doucine à relief, et ü est également difficile à pousser. Le rêgingot se 'Hisse en dessous des jets d'eau pour empêcher l'eau 6 séjourner et le bois de se pourrir.
- U -y a encore les rabots ronds de diverses grosseurs, spuis 5 jusqu'à 60 millimètres par gradation de S 1 S, qui servent à faire les gorges ; le rabot à dents, ni sert pour le collage ; les rabots cintrés, qui, d'après ür emploi, ont plus ou moins de cintre ; les mouettes à joues, de différentes largeurs, et les mouchettes i kpies, qui sont sans joues, avec lesquelles on fait parties arrondies.
- On fabrique les divers outils employés aux croisées, 6 la même manière que j'ai indiquée pour faire les ûüvets. On commence par préparer un morceau de °is de 23 à 25 centimètres de long et 7 à 8 centimè-(es de large. L'épaisseur doit toujours être calculée iVQc la largeur du fer à laquelle on ajoute 1 centiare pour la joue qui sert de guide et 4 millimètres "jür la joue qui sert de point d'arrêt. La coupe peut fre d'onglet, ce qui rend l'outil moins dur à pousser. /°mme elle est sujette à faire déchirer le bois quand !tl le travaille à rebours, on pare à cet inconvénient iïl mettant son doigt dans la lumière, ce qui retient 6 copeau et empêche le bois de se déchirer. On doit
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- aussi mettre dans le haut une bande qui maintien^ fer et le coin et qui donne de la force à l’outil.
- Cette opération est la même pour tous ces outü5 on fixe les poignées à ceux qui en ont besoin moyen de vis.
- Les différentes sortes de rabots indiqués ci-dess^ et les mouchettes, se font comme le rabot qui $ partie de l’affûtage. La coupe du rabot à dent d^ être très-droite, presque d’équerre, parce qu’il 1,5 besoin que de gratter; celle des autres est un pH moindre que l’onglet.
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- CHAPITRE IX.
- Outils emmanchés et autres.
- Tous ces outils s'achètent chez le quincaillier. J'indique ici les principaux, à savoir : le ciseau (fig. 84 et 85), la gouge (fig. 86 et 87), le bec-d'âne (fig. 88 et 89), la râpe, les vrilles, la mèche à cuillière, la mèche anglaise, la mèche à vis, le vilebrequin, le tourne-à-gauche, qui sert à donner de la voie aux scies, les chasse-poings, les tourne-vis, les tenailles, le pince-bec, le corbin, le compas, le mètre, le tire-point, qui sert à affûter les scies, le racloir, Yaffiloir, qui sert à donner le fil au Leloir, le marteau (fig. 90), etc.
- On doit avoir des ciseaux et des gouges par douzaine (c'est ce qu'on nomme une série) ; ils varient de largeur et de prix ; il y en a en acier ordinaire et en acier fondu ; ces derniers sont plus chers et de meilleure qualité. On a assez de six hecs-d'âne, pourvu lu'on en varie la grosseur.
- Pour bien emmancher les outils, il faut opérer ainsi : j°u prend un morceau de bois un peu ronceux, de 12 Centimètres de longueur, la grosseur varie suivant l'outil qu'on y met. On perce un trou dans le milieu a une extrémité, afin d'entrer de force l'outil dans le
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- 122 DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE IX.
- manche. Quand il est emmanché, on donne au man' che une tournure un peu conique, et, pour s'assurer s'il n'y a pas plus de largeur à un endroit qu'à un autre, on lé présente en le travaillant sur une partie droite ; ce qui prouve qu'il est emmanché bien droit-On pratique la même opération pour tous.
- Les scies sont des outils composés de plusieurs piè-ces dont voici les noms : (fig. 92) A, sommier ; B, bras; C, corde; D, clef; E, lame; F, F, tourillons. Il y a différentes espèces de scies, voici celles dont l'em-ploi est le plus général dans les ateliers.
- La scie à débiter sert à couper en travers les bois qu'on veut travailler.
- La scie à tenons (fig. 91) sert particulièrement à abattre les tenons sous le valet et sous la presse de l'établi) ainsi qu'à équarrir les parties pleines, telles que por-tes, soubassements et grands panneaux.
- La scie allemande ou à refendre (fig. 92) sert à refendre les bois en long ; on s'en sert pour les battants* les pieds, les petits bois et pour d'autres usages.
- La scie à chantourner (fig. 92) sert à scier les partit cintrées ou cylindriques. On l'emploie presque dans tous les corps d'état, tels que les menuisiers, les ébénistes, les tourneurs en sièges, les modeleurs, les tonneliers, les layetiers, les vanniers, les charpentiers et les charrons.
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- OUTILS EMMANCHÉS ET AUTRES. 123
- La scie à araser (fig. 93) est une petite scie qui sert à araser les joues des tenons et les épaulements, ainsi qu'à couper proprement toute sorte de petite Menuiserie.
- La scie égoine ou passe-partout, qu'on appelle aussi scie à main (fig. 94), sert à faire des ouvertures dans l'intérieur des parties pleines, et à scier dans des endroits où les autres scies ne pourraient pas passer. Il y en a de plus ou moins longues ou plus ou moins larges, leur proportion varie suivant le besoin du travail.
- Ces sortes d'outils s'achètent tout montés chez le Quincaillier ; on n'a plus qu'à les affûter.
- Le compas, dont se servent presque tous les corps |d'état, est indispensable aux menuisiers. Cet outil est jen fer; il s'achète chez le quincaillier. Quand on le choisit, on doit faire marcher les deux branches pour s’assurer si elles ne serrent pas trop dans leur tête et si elle ne ressautent pas, c'est-à-dire si l'une ou l’autre I Qe fait pas un soubresaut quand on les ouvre ou quand Mi les ferme. Il est presque inutile de dire que le compas sert à tracer, à prendre des mesures et à faire des divisions égales en distance. On doit en avoir au Moins deux : un petit et un grand. Il est aussi fort Mile de leur faire mettre des pointes en acier.
- Les limes et les râpes s’achètent chez le quincaillier
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- 124 DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE IX.
- avec ou sans le manche. Un menuisier doit au moins avoir dans son outillage une lime plate, une lime demi-ronde bâtarde et une bonne râpe abois. On s'en sert dans beaucoup de circonstances.
- Les serre-joints ou sergents sont des outils qui seiv vent à serrer toute espèce de menuiserie qu'on veut cheviller ou coller. On doit en avoir de plusieurs longueurs. Les petits, qui fatiguent le moins, sont en bois léger, et les plus grands en bois plus fort et ont une tête et une vis en fer.
- Les presses à coller et les servantes servent à tenir les planches qu'on dresse à la presse de l’établi à la hauteur qu'on veut.
- Ces quatre derniers outils s'achètent tout faits chez des fabricants spéciaux. On trouve aussi chez eux de-petits étaux en bois de différentes espèces et qui sont aussi fort utiles.
- La boîte à graisse (fig. 95 et 96) se fait dans un morceau de bois quelconque, pourvu qu'il soit dur. On le creuse et on y met un couvercle maintenu par un® vis placée à un des angles.
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- EXPLICATION
- ET
- RENVOI DES FIGURES AU TEXTE.
- 1. Cheville.
- 1 a et 16. Coupes en bout (de la fig. 1).
- 2. Morceau de bois carré.
- 2 a. Vue de bout.
- 3. Morceau de bois carré long ou rectangle.
- 3 a. Coupe.
- 3 6. Vue d'épaisseur.
- 4. Morceau de bois carré, octogone et cylin-
- drique.
- 5. Devant de cheminée.
- 5 a. Vue ‘de côté.
- 5 6. Vue de dessous.
- 6. Assemblage à rainure et à languettes.
- 6 a. Vue de bout.
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- 126
- EXPLICATION ET RENVOI
- Fig. 7. Assemblage à rainures et à languettes ave® clefs dans les joints.
- 7 a. Vue de bout.
- 8. Assemblage carré, vue de dessus de la moi"
- taise.*
- 8 a. Vue de face du morceau et du tenon.
- 9. Assemblage à moitié bois et à feuillure.
- 9 a. Vue de face.
- 10. Assemblage à moitié bois et d’onglet.
- 10 a. Vue de face.
- 11. Assemblage d’onglet à tenon et mortaise?
- vue de face, lia. Vue de côté.
- 12. Assemblage ordinaire à tenon et mortaise?
- vue de face.
- 12 a. Vue de côté.
- 13. Assemblage à tenon bâtard, vue de face.
- 13 a. Vue de côté.
- 13 6. Vue de coupe.
- 14. Assemblage à tenon et mortaise avec flo^
- tage, vue de face.
- 14a. Vue de côté, coupe du flottage.
- 15. Assemblage à enfourchement, vue de face-15 a. Vue de coupe.
- 16. Assemblage à double enfourchement, vu®
- de face.
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- DES FIGURES AU TEXTE.
- 127
- Fig. 16 a. Vue de coupe.
- 17. Assemblage à queues d’aronde ordinaires, vue de face.
- 17 a. Vue de dessus.
- 18. Assemblage à queues d’aronde recouvertes, vue de face.
- 18 a. Vue de dessus.
- 19. Assemblage à queues perdues, vue de face.
- 19 a. Vue de dessus.
- 20. Assemblage à fausse coupe, à tenon et mortaise, vue de face.
- 20 a. Vue de côté.
- 20 6. Vue de bout du battant.
- 20 c. Vue de bout de la traverse.
- 21. Assemblage à biseau ou à sifflet, vue de face.
- 21 a. Vue de coupe.
- 22. Assemblage à trait de Jupiter, vue de face.
- 22 a. Vue de coupe.
- 226. Figure de construction.
- 23. Porte pleine avec emboîtures, dite à l’Anglaise.
- 23 a. Vue de côté.
- 24. Porte pleine avec emboîtures, à tenons et mortaises.
- 24 a. Vue de côté.
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- 128 EXPLICATION ET RENVOI
- Fig. 25. Porte pleine avec emboîtures, à tenons e* mortaises, clefs dans les joints et jetg d'eau.
- 25 a. Vue de côté.
- 26. Porte pleine avec emboîtures, à tenons et
- mortaises et barres à queue.
- 26 a. Vue de côté.
- 27. Porte vitrée à glace et à vantaux.
- 28. Vue de coupe des figures 27 et 29.
- 29. Porte vitrée à croisillons et à vantaux.
- 30. Vue de côté des figures 27 et 29.
- 31. Croisée à glace.
- 32. Vue de coupe des figures 31 et 35.
- 33. Vue de coupe de la pièce d'appui des figti'
- res 31 et 35.
- 34. Vue de côté des figures 31 et 35.
- 35. Croisée à petit bois.
- 36. Persiennes simples.
- 37. Yue de dessus des figures 36,42,43 et 45.
- 38. Vue de côté des figures 36 et 43.
- 39. Calibre des lames de persiennes, vue de
- face.
- 39 a. Vue de côté.
- 40. Entaille servant à corroyer les lames de pe*'
- siennes.
- 40a. Vue de côté.
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- DES FIGURES AU TEXTE.
- 129
- ^ig. 40 b. Vue de bout.
- i 41. Lame arasée, servant de guide pour araser I les autres lames.
- I 41 a. Vue de coupe,
- i 42. Volet-persienne ordinaire.
- 43. Persienne cintrée sur l'élévation.
- 44. Vue de côté des figures 42 et 45.
- 45. Volet-persienne plein-cintre.
- 46. Chambranle.
- 46 a. Vue de Côté.
- 46 b et 46 c. Coupe des montants du chambranle avec leurs socs.
- j 47. Pose des corniches sur les plafonds.
- ; 47 a. Vue du mur et du plafond.
- DEUXIÈME PARTIE.
- j^ig. 48. Etabli, vue de devant.
- 49. — vue de dessus.
- 50. — vue de bout.
- 51. Maillet, vue de face
- 52. — vue de dessus.
- 53. Grande varlope, vue de face.
- 54. — vue de dessus.
- 55. Demi-varlope, vue de face.
- i 56. — vue de dessus.
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- EXPLICATION ET RENVOI
- 57. Rabot, vue de face.
- 58. — vue de dessus.
- 59. Guillaume, vue de face.
- 60. — vue de dessus.
- 61. Equerre à corroyer, vue de face.
- 62. Equerre-triangle, vue de face.
- 63. — vue de dessus.
- 64. Equerre onglet, vue de face.
- 65. — vue de dessus.
- 66. Fausse-équerre, vue de face.
- 67. — vue de dessus.
- 68. Equerre à dessin, vue de face.
- 69. — vue d’épaisseur.
- 70. Té, vue de face.
- 71. — vue de dessus.
- 72. Té à lame mobile, vue de dessus.
- 73. Pistolet, vue de face.
- 74. Trusquin à pointe d’un bout et à assetf1'
- blage de l’autre.
- 75. Vue de dessus de la figure 74.
- 76. Bouvet simple, vue de face.
- 77. — vue du bout faisant la lan-
- guette.
- 78. Bouvet simple, vue du bout faisant la rai'
- nure.
- 79. Bouvet double, vue de face.
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- DES FIGURES AU TEXTE.
- 131
- fig. 80. Bouvet double, vue de bout.
- 81. Bouvet de deux pièces, vue de, face.
- 82. — — vue de dessus.
- 83. — — vue de bout.
- 84. Ciseau, vue de face.
- 83. — vue de côté.
- 86. Gouge, vue de face.
- 87. — vue de côté.
- 88. Bec-d'âne, vue de face.
- 89. — vue de côté.
- 90. Marteau, vue de face.
- 91. Scie à débiter et à faire les tenons.
- j 92. Scie allemande, pour refendre et chantourner.
- 93. - Scie à araser.
- 94. Scie égoïne ou à main.
- 93. Boîte à graisse, vue de dessus.
- 96. — vue de coupe.
- FIN.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- Pages.
- Téface. ............................................... 5
- W de l’ouvrage......................................... 7
- ^liminaires........................................... 9
- ! PREMIÈRE PARTIE.
- travaux de menuiserie.
- Vitre I. Manière de faire les chevilles et de les
- employer...................................15
- | — II. Manière de travailler le bois..................15
- — III. Manière de faire un devant de cheminée
- et de repérer le bois....................19
- — IV. Des mortaises................... 22
- — V. Des tenons, et moyen de les araser. . . 25
- — VI. Des différents assemblages de la menui-
- serie et de l’ébénisterie................27
- § 1. Assemblage à rainure et à languette. 27
- § 2. — à clefs.................27
- § 3. — carré. ...... 28
- Menuiserie simplifiée.
- n
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- 434 TABLE DES MATIÈRES.
- § 4. Assemblage à moitié bois ou à feuillure. . . . . . à moitié bois, d’équerre et d’onglet. . . • d’onglet. ..... ordinaire à tenon et mortaise...................................
- à tenon bâtard. . . . à tenon et mortaise avec épaulementet flottage à enfourchement. . . à double enfourchement à queues d’aronde.. . à fausse coupe. . . . à sifflet ou à biseau. . à trait de Jupiter. . .
- Chapitre VII. Portes à l’anglaise....................
- — VIII. — pleines avec emboîtures à tenons
- et mortaises................ .
- — IX. — vitrées...........................
- § 1. Portes vitrées avec moulures autour du panneau......................
- § 2. Portes à glace et à double parement
- § 3. — à croisillons..............
- — X. Croisées à glaces et à petits bois avec
- moulures. . ......................
- § 1. Châssis dormant.................
- § 2. — à verre....................
- §3. -
- §6. -
- §8. — § 9. -
- § 10. -
- § 11. -
- § 12. —
- § 13. -
- § u: -
- § 13. , -
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- TABLE DES MATIÈRES.
- 135
- Chapitre XI. Persiennes ordinaires................... 61
- — XII. Portes et volets persiennés..............65
- § 1. Portes persiennes...............65
- § 2. Persiennes brisées..............65
- § 3. Volets persiennes...............65
- § 4. Persiennes cintrées..............66
- — XIII. Menuiserie d’appartement. . . : . 67
- § 1. Chambranles de portes. ... 68
- § 2. Ajustement des corniches à fausse
- coupe sur les plafonds.... 69
- § 3. Pose des plinthes................70
- § 4. — des stylobates..................72
- § 5. — des cymaises................... 72
- § 6. — des baguettes d’angle. . . 73
- § 7. Ajustement des sièges de cabinets
- d’aisances à fausse coupe. . . 76
- Observations. ...... 77
- DEUXIÈME PARTIE.
- OUTILLAGE. — FABRICATION DES OUTILS.
- Chapitre I. L’établi...................................79
- — II. Le valet de l’établi. ....................87
- — III. Le maillet. .............................89
- — IV. L’affûtage................................91
- — V. Les équerres et les instruments de tracé. 99
- — VI. Les trusquins............................107
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- 136 TABLE DES MATIÈRES.
- Chapitre VIL Les bouvets.............................409
- § 1. Bouvets simples...................109
- § 2. — doubles. ....... 111
- § 3. — de deux pièces..............113
- — VIII. Des outils à moulures..............11?
- — IX. Outils emmanchés et autres. . ... 121
- Renvoi des figures au texte.......................123
- Table des matières................................133
- FIN DE LA TABIJt DES MATIÈRES.
- BAR-SUR-SEINE. — IMP. DE SAILLARD-
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-
- t
- I *
- 1 3. Flg- !• i * •
- Menuiserie simplifiée.
- .Va rhrr
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- Menuiserie simplifiée. PI
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- 62 .
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