Nouveau manuel du menuisier de l'ébéniste et du layetier
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- NOUVEAU MANUEL
- DU
- MENUISIER
- DE
- L’ÉBÉNISTE ET DU LAITIER.
- TOME SECOND.
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- AYIS.
- Le mérite des ouvrages de VEncyclopêdie-Roret leur a valu les honneurs de la traduction, de l’imitation et de la contrefaçon. Pour distinguer ce volume il portera, à l’avenir, la véritable signature de l’éditeur.
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- MANUELS-RORÆ7T7
- NOUVEAU MANUEL
- MENUISIER,
- de
- L’ébéniste et de laïetier,
- CONTENANT
- Tous les détails utiles sur la nature des Bois indigènes et exotiques ; la manière de les préparer, de les teindre; les Principes du dessin géométrique et des projections, exposés d’après la méthode de M. FuAN-|j®Ur, et appliqués à la coupe des bois ; la manière de mesurer et d estimer les travaux du Menuisier; la Description des outils les plus modernes et les mieux perfectionnés ; l’art de faire la menuiserie fixe, *a menuiserie mobile et toute espèce de meubles; de les polir et verdir; d’exécuter le placage et la marqueterie; enfin l’art du Layetier, et ses applications les plus nouvelles.
- Par M. NOSBAN, MENUISIER-ÉBÉNISTE. Ouvrage orné de planches.
- Nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée.
- TOME SECOND.
- PARIS,W
- A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPEMg!
- RUE HAUTEFEUILLE, N° l1
- 1839.
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- menuisiek.
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- SUITE DE IA SECONDE PARTIE,
- DEUXIÈME SECTION.
- DE LA MENUISERIE EN BATIMENS.
- 3 ai terminé la partie théorique de l’art du menuisier : j’ai fait connaître successivement les matériaux qu’il emploie, les outils à l’aide desquels il les façonne, les notions qui doivent le diriger dans son travail, les opérations simples de son métier, celles dont toutes les autres ne sont que la réunion. Tout ce qui va suivre sera une application continuelle de ce qui précède. Si ma marche a été bien calculée , on comprendra sans peine tout ce qui me reste à dire; je n’aurai que peu de détails à donner. L’ouvrier qui sait bien tout ce que j’ai décrit jusqu’à présent, est en état de faire le reste. Les règles sont posées; les exemples vont suivre.
- Je commencerai cette série d’applications par la menuiserie *a pins facile, la menuiserie en bâtimens. On divise en deux classes les objets qui la composent, savoir : 1° la menuiserie dormante, qui comprend les ouvrages entièrement fixes, les cevètissemens propres aux appartemens, tels que cloisons, lam-ris,etc- ; 2° la menuiserie mobile, qui renferme les ouvrages ferra an s et ouvrans.
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- CHAPITRE PREMIER.
- DE LA MENUISERIE DORMANTE,
- g 1er. — Des Planchers.
- Il est sans doute bien inutile que je donne la définition de e mot que tout le monde comprend sans peine. Je n ai pas esomnon plug d’expliquer longuement la manière de le faire.
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- Pour bien la connaître, il suffira de lever un moment la têW dans une pièce qui ne sera pas plafonnée.
- Après que le charpentier a placé, pendant la construction) les poutres qui doivent supporter le plancher, et qu’il a équar-ries à la cognée et terminées à la bisaigüe, le menuisier vient à son tour creuser, dans la surface supérieure de ces poutres* des entailles de trois pouces de longueur sur trois pouces de large environ, espacées d’un demi-pied à peu près, et taillées dé telle sorte que celles d’une poutre soient parfaitement en face de celles de l’autre.
- Dans ces entailles, il pose des solives ou pièces de bois de trois pouces d’équarrissage, allant d’ur,e poutre à l’autre, et reposant dans une entaille par chaque bout. Cette dimension des solives n’est pas toujours bien fixe; quelquefois elles n’ont que deux pouces de hauteur quand on ne veut pas faire le plancher trop pesant et qu’il s’agit du plancher des étages supérieurs. D’autres fois on leur donne quatre pouces de haut et même six pouces sur quatre de large, quand c’est pour le plancher de grandes pièces et qu’il peut être très-chargé ; ou encore quand on travaille au rez-de-chaussée dans des endroits humides, et qu’il devient nécessaire de s’élever au-dessus du sol.
- Cela fait, on recouvre les solives avec des planches jetées transversalement sur elles, dressées, corroyées et assemblées à rainures et languettes. Ces planches ont de quinze à dix-huit lignes d’épaisseur. Ou les fixe sur les solives avec des clous à tête très-plate ou avec des clous sans tête. Je ne conseillerais pas de faire, comme on le pratique quelquefois, de petites mortaises dans lesquelles se cache la tète du clou et qu’on remplit ensuite en y collantde petits morceaux rapportés abois de fil. Il vaut beaucoup mieux, pour ne pas perdre autant de temps, employer des clous à petites têtes. Quand on frappe uo peu fort, elles entrent dans le bois et s’y cachent entièrement. Les morceaux rapportés, outre qu’ils sont longs à faire, ne tiennent jamais bien solidement, se détachent à la longue, et le plancher est couvert de creux.
- § II. — Des Parquets.
- C’est une espèce de menuiserie ou de second plancher plus orné dont on recouvre le plancher des appartemens. Il y a deux manières de le faire, et on distingue le parquet d frise et le parquet d'assemblage.
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- Ces deux parquets reposent sur des lambourdes ou petites solives jetées sur le plancher, qu’on a d’abord revêtu d’une aire de plâtre. Quelquefois on ue met de plâtre que dans l’entre-deux des lambourdes, de manière à ce qu’il.y en ait une Pms grande épaisseur le long de ces pièces de bois, ce qui jS maintient plus solidement. Quelquefois le parquet repose ? Plat sur le plancher ; mais, quand on emploie des lam— ourdes, i[ faut qu’elles croisent les solives.
- Le parquet à frise est composé de planches étroites, bien corroyées, larges de trois ou quatre pouces, longues d’un pied et demi ou deux pieds, et jointes ensemble & rainures et a languettes. Les planches qu’on nomme alaises ne sont point plaquées transversalement aux lambourdes et perpendicu— airement à leur longueur, mais obliquement; de cette sorte, ®tant coupées d’onglet‘à leur extrémité, les alaises forment eux à deux un angle droit, dont le sommet est au milieu de a lambourde, et une rangée d’alaises présente une ligne brisée dont toutes les parties , d’égale longueur, forment nne suite d angles droits alternativement renlrans et saillans ( voyez 96, pl. 5). On cloue le bout de ces planches sur les lambourdes, de façon que leur extrémité, coupée d’onglet, soit parallèle avec les faces de la lambourde, et pour cela on commence par tirer une ligne sur le milieu de la face supé— rieure. On embellit cette espèce de parquet en employant alternativement, pour chaque rangée d’alaises, des bois de iverses nuances : par exemple, on fait une rangée d’alaises e chêne, le merisier lui succède, puis vient le noyer. Ce par-<Iuel est très-élégant et très-simple, puisqu’il est formé uni-quement de planches étroites disposées à côté l’une de l’autre, ornie de lignes brisées : on sent que deux des côtés de co *, rt^Uet’ hérissés d’angles droits, ne peuvent s’appliquer xacteinent à la muraille. Il y a là des vides en forme de i rectangle qu’on remplit avec des alaises de même
- leiTr. Mais plus courtes, taillées de forme convenable à
- premierlrémilès ’ et fixées dans une Positicm Para,lèle aux
- On"1)6 Par<luet se nomme aussi à bâton rompu, ou sans fin. e varie de plusieurs façons.
- 8emKlfar?tte* d'assemblage est formé de pièces de bois as-qui a te.nons el à mortaises. U se fait par feuilles carrées, vanl Ii „ Pu*s trois pieds jusqu’à quatre pieds et demi, sui-Sfaiideur des appartemens. Ces feuilles se composent
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- de bâtis Êt de panneaux arrasés. L’épaisseur de ces diffé> rentes pièces varie depuis un pouce jusqu’à deux. On rang® les feuilles de deux manières différentes ; tantôt on met le* côtés des feuilles parallèlement à ceux de la pièce, tant*1 (et c’est le plus ordinaire) on met la diagonale des feuille* parallèle avec les murs. Bans tous les cas, on commence 1® parquet par marquer le milieu du plancher, et y poser I* première feuille, à la suite de laquelle on établit toutes le* autres. Néanmoins, s’il y a une cheminée dans la pièce, o® éloigne ou l’on rapproche un peu la première feuille, de tell* sorte que la rangée qui aboutit à cette cheminée finisse just* par une feuille entière ou par une demi-feuille. Ordinairement on met tout autour de l’appartement des pièces de bois longue et étroites, que l’on appelle frises courantes. Elles formel® une espèce d’encadrement dans lequel les feuilles du parqu®1 entrent à rainure et à languette, ce qui rend l’ouvrage bien pi*' solide. Ainsi que je l’ai déjà dit, chaque feuille est composé1 de bâtis ou montans dans lesquels s’assemblent des panneau* mais il est impossible de décrire les combinaisons variée* les formes multipliées qu’on donne à ces assemblages, q11 dépendent entièrement du caprice de la mode. Bans les paf quets, tout est affaire de goût et d’imitation, et l’habile o* vrier ne sera jamais embarrassé. Aussi, me bornerài-jc donner quelques modèles qui l’aideront non — seulement1 imiter différées genres, mais encore le conduiront à en i® venter de nouveaux. C’est dans cette intention et cet esp<® que je dessine , pl. 9, fig. 549, un parquet à point de Ilo* grie; fig. 550, à point de Hongrie retourné; fig. 551, étoiles; et enfin, fig. 552 et 555, d’autres compartime® avec lesquels on peut en composer beaucoup d’autres; c*>( un parquet peut se combiner de toutes façons.
- Un parquet devient quelquefois un véritable ouvrage 6 marqueterie, dans lequel on fait figurer des bois variés, ' souvent même des bois teints imitant les bois exotiques, d emploie quelquefois avec bonheur les teintes diverses du mêl* bois, et j’ai vu un parquet de sapin rouge qui en offrait, très-heureux exemples. Et, par parenthèse, puisque je s®1 amené à parler de l’usage d’un tel bois pour parquet, je r*( pellerai la difficulté avec laquelle il prend la cire, et Code® de térébenthine qu’il exhale communément; puis je revi*f à dire que dans les nombreuses combinaisons de parque*’ tout dépend de l’imitation et du goût. Mais, lors même qu'f
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- ^et plus de simplicité, l°rs même qu’on s’en tient au pins Modeste parquet à frise, il est bon de se ménager au milieu bn espace convenable pour faire une rosace ou une étoile. Quelque simple que soit le dessin, il a toujours 1 avantage de rompre, d’une manière agréable, la monotone uniformité du parquet.
- Quand même on ne mettrait pas de frise courante autour u ^ a.PPanement, il faut toujours en mettre au-devant de la cheminée, et entourer le marbre ou la pierre placée au-de-vant de l’àtrc, par un encadrement d’une largeur égale à celle des bâtis du parquet, et dans les parois duquel les ei\^e,S. s assemblent à rainure et à languette.
- 1 egard des feuilles du parquet, c’est à rainure et à languette qu’elles sont jointes ensemble, et d’ordinaire on em— P’uie, pour les faire, du merrain, espèce de bois d’échan— tulon qui a été fendu et non débité à la scie. Comme ses fibres sont bien entières, il a plus de force et soutient mieux les fardeaux.
- § III. — Des Lambris.
- Voici encore un ouvrage de menuiserie sur lequel il n’y a Presque rien à dire ; car, en ce point, le goût est l’essentiel, exécution n’est presque rien, et la forme, les dimensions à Cuner aux diverses parties sont plutôt l’ouvrage de l’arclu-c e fi11® du menuisier, qui n’a autre chose à faire qu’à rèa-le dessin qu’on lui donne.
- Dur ” aPP,e\'e lambris toute espèce de menuiserie revêtant les haut* UUataeures d’un appartement. On nomme lambris de la eMr.celui qui règne depuis le parquet jusqu’au haut de autou^H e> Ct *ambr's d'appui celui qui est appliqué tout ou n r de }’aPpartement jusqu’à une hauteur de deux pieds Y eux p!cds et demi.
- plov' S *6S ress°uTccs de l’art du décorateur étaient em-dest S autre^°>s pour cette espèce d’ornement, qui, dans «iéiic?JnPs encore plus anciens, était souvent surchargé de des iaeSi.s.Cu'PtKres > maintenant, on ne fait plus guère que couleur ns ^ aPPui. Dès qu’ou a commencé à recouvrir de soi<rnésS °a ^ernis les lambris de hauteur, on les a moins tout, de' nbi.enlôl°o a hui par leur substituer, presque par-plnséulPapiers d® tentures, moins dispendieux et beaucoup
- r L Clt”aiîs‘
- S ^afabris de hauteur sont composés de deux pièces, sa-
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- voir : 1° celle qui s’élève jusqu’à deux pieds ou deux pieds 8* demi, qu’on appelle appui, et qui maintenant est souvent!* seule qu’on fasse; 2° la partie qui s’élève au-dessus, et qfll est, à proprement parler, le lambris de hauteur.
- Ces deux parties sont séparées l'une de l’autre par ufl* pièce horizontale et saillante, chargée de moulures, et qu’o*1 appelle cymaise. Les deux lambris s’assemblent dans cett* pièce à rainure et à languette ; ou bien les lambris sont joinl* ensemble et la cymaise est rapportée de manière à recouvri* leur jonction. On préfère toujours ce dernier moyen quafl*! le peu de hauteur de la pièce ne permet pas de donner un* grande épaisseur à la cymaise, qui, quelquefois, n’est qu’un* mince traverse horizontale.
- Quant à la forme générale de ces lambris, tout ce qu’i! m’est possible d’en dire, c’est que le bas est ordinairemen1 orné par une plinthe ou un socle, et que le haut est surmont* d’une corniche, l’un et l’autre rapportés. Les corniches sofl* ordinairement volantes, c’est-à-dire qu’au lieu de les taille* dans une seule pièce de bois, on les compose de plusieuf* planches superposées, plus ou moins saillantes, mises, corn®* il convient, de plat ou de champ, ornées sur leur tranche de moulures nécessaires; disposées en un mot de manière à i®1 ter une corniche d’une seule pièce. Outre que les corniche* volantes sont d’une exécution plus facile , elles méritent e® core la préférence parce qu’elles sont plus légères, Quel' ques-unes des parties qui les composent s’assemblent à rai' nure et à languette; mais plus fréquemment on se contefl1' de les clouer tout simplement ensemble.
- A l’égard des parties comprises entre la corniche et la cf maise ou entre la cymaise et la base, elles sont fréquemme divisées par des pilastres et composées de montans, de tr verses ou de bâtis et de panneaux.
- Les panneaux sont faits avec des planches jointes ense® ble, à rainure et à languette, ayant depuis six jusqu’à di* huit lignes d’épaisseur. On choisit, pour les faire, des piaf ches très-étroites, ayant au plus six ou huit pouces de larg* sans quoi elles pourraient se retirer et se fendre. Ordinaif* ment ils sont tout autour ornés de plates-bandes. Tout auto1*1 aussi, ils portent une languette. Cette languette est log*' dans des rainures creusées de six lignes au moins, dans lf montans qui reçoivent deux des côtés des panneaux. Les de^ autres côtés ( ceux qui sont parallèles à l’horizon ) entrent da**1
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- foux rainures semblables, pratiquées dans les traverses. Ces traverses, ordinairement moins larges que les montans, s’assemblent avec eux à tenon et à mortaise, en observant de cou-Per la moulure d’onglet, quand ils en sont ornés ; c’est une 0 servation que nous avons déjà faite. L’encadrement des panneaux est souvent orné de moulures ; la fig. S0,pl. 2°, en °»re un exemple.
- Pour assembler toutes ces pièces ensemble et les mettre en P ace> on commence par fixer un des pilastres ou montans u lambris d’appui à la muraille avec de longs clous ou de? poches, espèce de chevilles en fer, rondes et pointues, que -emPl°ie de façon qu’elles soient appparentes le moins pos-S!b.e. On place alors les traverses, que l’on arrête en place avec des chevilles de bois ; on fait glisser les panneaux dans
- rainures des traverses comme dans des coulisses; et, quand 1 s So»t logés, on fait entrer leur languette latérale et les te— K°ns encore libres des traverses dans les mortaises et les rainures d’un autre pilastre, que l’on cloue à son tour. On continue de la sorte; quand le lambris d’appui est terminé, on s occupe du lambris de hauteur, puis on pose la cymaise et la corniche, dans le cas où elles ne sont que superposées. On fait dans ces ouvrages les languettes très-longues, et on s’abstient d’employer la colle forte, afin que l’augmentation Sa diminution que les pièces éprouvent en longueur ou en largeur, par suite de l’humidité , ne les fasse pas fendre, n’a pas à le craindre de celle manière, puisqu’elles ont u jeu en tous sens, et que n’étant pas invariablement fixées dr 'purs extrémités, elles peuvent se resserrer ou se dilater •^sinconvèniens.
- Maintenant on se contente, au lieu de faire des lambris •‘Ppui, de fixer tout autour de l’appartement une simple ^uiaisc, et de faire un socle avec des planches étroites, po-de champ. La cymaise est ornée d’une moulure et at-;ehée par-dessous avec des pales. Ces deux ornemens de /enuiserie et la portion de mur qui les sépare sont revêtus “nsuite d’une couleur.
- ^ Des Dessus de cheminée et des Parquets de glaces.
- Quand les dessus de cheminée sont simplement ornés de iT,enI',serie> on procède comme pour le reste de 1 apparte-en > et alors il n’y a rien de spécial à en dire, si ce n est ect ornement a peut-être encore plus vieilb ?ue ^es ^aBa“
- fàenui»ier. 2- 2
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- tris. Mais quelquefois OH ménage dans la boiserie de la cb® minée, la place d’une glace, et cette portion de lambris ffl®' rite quelque attention. On lui donne le nom de parquet & glace.
- Au-dessus de la cheminée s’élève un encadrement assez grat
- pour contenir la glace, et formé de deux montans et de deu traverses assemblées à bois de fil et d’une épaisseur de di
- ou douze lignes environ. Leur largeur varie, elle doit ct( proportionnée à la différence qui existe entre la largeur dej cheminée et la largeur de la glace. Leur destination est couvrir ce que ne couvre pas celle dernière. Si leur large® était trop grande, il faudrait la masquer en partie en y raf portant un pilastre de chaque côté.
- Le parquet proprement dit, ou la boiserie qui sépare la H>® raille, s’assemble dans cet encadrement. Ce parquet est coi® posé de traverses, de montans et de panneaux épais, aya® environ un pied de large sur quinze pouces de hauteur enV1 ron. Toutes ces pièces entrent à tenon ou à languette daf l’encadrement, et sont unies entre elles de la môme maniée mais elles ne sont pas de niveau avec lui; au contraire, efi1 sont enfoncées de quelques lignes, de façon que la surface1 la glace, quand elle est placée, soit de niveau avec la surfa1 antérieure de l’encadrement.
- On fait au pourtour intérieur de cet encadrement desfe«! lures de six à huit lignes de largeur sur une profondeur ég* à l’enfoncement du parquet.
- Cela fait, ou peut mettre la glace sur le parquet et on ' retient dans la position verticale en y clouant des baguetf1 Ce sont des planchettes dorées et sculptées. On coupe le® extrémités d’onglet pour en faire un cadre étroit qu’on fi par-dessus l’encadrement. Le bord des baguettes avance 1 peu sur la glace, afin de la maintenir solidement.
- Si les glaces remplissent assez bien la hauteur de la et1 mince pour qu’on n’ait pas besoin de mettre de panneau } dessus, on termine le parquet par up champ dont la larg® concorde avec ceux des lambris de l'appartement, ou par " corniche.
- S’il y a plus de place, on surmonte le parquet d’un fr® ton ou d’un entablement, pourvu que l’encadrement soitol de pilastres. Dans le cas contraire on met un panneau confofl à ceux du reste de l’appartement (voyez, fig. 81 , pl. 2e' moitié d’un fronton ).
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- Quelquefois le parquet est mobile et se pose ensuite â Volouté sur des cbeminées revêtues d’un laln ris ou u,m‘, manière de faire ces parquets est la même » sautque la oa guette dorée doit recouvrir tout l’encadrement, our o en
- cetelfet sans avoir besoin d’employer une baguette rop ai0e,
- on augmente la largeur de la feuillure. Ces Pa*?ae 8 appartiennent à la menuiserie en meubles pm 0 q .. menuiserie enbàlimens, se fixent en place de deuxm
- Tantôt ils sont supportés par de petites pales a tete r c bée et dorée , à laquelle on donne diverses formes e q enveloppe de plusieurs doubles de papier, afin de .ne p endommager la dorure en frappant. On en met ordwairemen deux en haut, deux en bas. „ , . ,
- Tantôt on se sert de pâtes ordinaires à tete droi percée de trous. Avec un repoussoir qui porte sur le co e ®t un marteau, on les enfonce sous le parquet jusqu a ce T la tète soit entièrement sous l’encadrement, et on en on^ deux petites pointes dans les trous. On en fait autant pa -dessus ; la glace est solidement fixée et les pâtes sont maper eues. Si le parquet peut poser sur le marbre de la chemine© > on ne pose des pales qu’en haut.
- g Y. — Des Placards et Buffets faisant corps avec le lambris.
- Ta seule chose que nous ayons à en dire ici, soit qu on les ait creusés dans la muraille, soit qu’on les construise en saillie, c’est que la forme de leurs panneaux et les proportions de leurs montans doivent être en parfaite harmonie ayec le lambris dont ils forment partie. On met toujours au bas une plinthe semblable à celle des lambris d appui. Le» pièces qui ies composent doivent être fortes et épaisses, assemblées à mortaise et à tenon.
- § YI. — Des Alcôves.
- Les alcôves sont des espèces de niches propres à recevoir «es lits. Leur largeur et leur hauteur sont presque toujours déterminées par la grandeur de la pièce ; mais elles ne PeV vent pas avoir moins de trois pieds de profondeur et e P*eds et demi de longueur, puisque, sans cela, les lits p PelHs ne pourraient pas y entrer commodément. .
- Le devant de l’alcôve est orné de pilastres ou de colonnes couronnées de chapiteaux et de corniches élégantes ; c est 1 ou-
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- vrage de menuiserie dormante le plus susceptible de recevoi( des ornemens de bon goût.
- Souvent, aux deux côtés de l’alcôve sont deux cabinet* formés par des cloisons en menuiserie. Ces cloisons sont coin' posées de planches jointes à rainure et à languette. Quelquefois, indépendamment de la porte qui conduit de l’apparte^ ment dans ces cabinets , on est bien aise d’en ouvrir une autre qui communique directement avec l’alcôve. Cela est possible quand même il n’y aurait que très-peu de place ; car, dan* ce cas, on fait la porte à coulisse ; et si on veut, il est facile de la rendre tout-à-fait inaperçue, en lui donnant la forme d’un panneau.
- Une moulure saillante sert à la faire mouvoir, et s’il y a dans l’alcôve d’autres panneaux semblables , il est impossible de deviner le secret. Il faut néanmoins, en ce cas, avoir soi# de no pas vernisser la boiserie, car la couleur ne tarderai! pas à se rayer transversalement, et cet indice découvrirai1 tout.
- § YII. — Boiseries d’appartenions.
- Dans les précédentes éditions de cet ouvrage, je ne parlai brièvement de ces différentes boiseries d’apparlemens, que pour mémoire pour ainsi dire; mais aujourd’hui que lu mode tend à ramener les anciennes et riches boiseries i qu’elle les introduit peu à peu dans les plus élégantes demeures, je sens le besoin de développer ces premières indications; et d’y ajouter des figures qui les complètent et les résument toutes. I.’une, fig. 354, donne l’idée d’une boiserie d’appartement à lignes droites; l’autre, fig. 555, olfre le dessifl d’une boiserie à formes cintrées.
- § YIII. — Cloisons.
- J’ai indiqué, dans le précédent paragraphe , la manière de les faire. Elles se composent tout simplement de planches assemblées à rainure et à languette (fig. 79, pl. 2e) et soutenues d’espace en espace par quelques mon tans plus épais* figurant des espèces de pilastres. Si ou veut encore plus de solidité, par le haut et par le bas, on assemble toutes le* planches à emboîtage (fig. 49, pl. 2e); mais ce serait pren-” dre plus de soin que ne le mérite un ouvrage aussi commun* et, le plus souvent, on se contente d’y clouer une traverse» haute d’un pouce et demi. U est bon néanmoins d’abattre* antérieurement à celle du bas, l’angle supérieur, afin que la saillie soit moins apparente.
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- § IX. — Plafonds en bois.
- C’est une espèce de double plancher assez grossier et qu’on ne doit employer que dans les endroits ou I on na pas de bon plâtre pour faire des plafonds. Il se fait avec des planches corroyées, bien dressées sur la tranc e’ e cloue après la face inferieure des solives. Tout e onS es parois on cloue ensuite sur ce plafond une espece e 1 e formant un encadrement et orné d’une moulure inc in®f peu en biseau par le bas. Ce plafond ne laisse pas que e encore assez propre quand on l’a masqué d’une couleur.
- § X. — Manière de poser des rayons.
- On emploie pour cela différens moyens, suivant la disposition des lieux. Si les deux parois de la muraille ne son pas trop éloignées l’une de l’autre, on y cloue des tasseaux ou traverses aussi longues que les rayons ont de largeur, et _uu ponce d’équarrissage à peu près , en prenant la précaution d’abattre l’angle inférieur du tasseau , de sorte qu u unisse un peu en biseau par le bas. On emploie des clous très-torts pour celte opération. Quand tes tasseaux ont été fixés bien solidement en face l’un de l’autre et à une égale hauteur, on place les planches qui forment les rayons, de façon quelles reposent sur un tasseau par chacune de leurs extrémités. Dans cette position, on les clone sur le tasseau.
- Quand on ne veut placer qu’un ou deux rayons un peu élevés au-dessus de terre, et que les murailles opposées sont trop éloignées l’une de l'autre pour servir de point d appui, on fixe contre le mur deux bouts de planches ou ^suppor s d’une forme particulière, représentée par la figure 9i (p • o). Ces planches sont attachées , la courbure en avant et la queue un bas, avec quelques pâtes à tète plate et percee e rous dans lesquels on enfonce des pointes. C’est sur la tranche supérieure de ces pièces de bois qu’on cloue les rayons.
- Dans les magasins, où il faut au contraire des rayons en grand nombre, on fixe perpendiculairement des planches don la tranche colle contre le mur. Ces planches sontespaceesen re elles de la longueur des rayons. On y a préalablement c ou des tasseaux sur lesquels les rayons sont fixés. „i.
- Quand le magasin est voûté, on fait en sorte que
- deces planches perpendiculaires semble soutenir un e
- 1 «a des arceaux de la voûte ; et pour perdre le moins de plac
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- possible, on place ensuite d’autres rayons entre les arceau* < La longueur de ces rayons allant en diminuant à chaque rang)1 on est forcé de placer, pour chaque rayon, deux petites plan' ches perpendiculaires, d’une hauteur égale à l’intervalle de*( cases et qui reposent sur le rayon inférieur. A chaque rang o» 1 approche un peu plus ces planches, suivant que le coin'| mande la courbure de l’arceau ; si le mur se recourbe aus»1 j en avant, ou chantourne aussi par derrière des planche* d’appui de la manière convenable. Les rayons devienne!!1' aussi de moins en moins larges, de moins en moins pro'1 fonds; mais du moins on ne perd pas de place, et l’on utilis1' les plus pçtits recoins. Cette manière de placer des rayon* a même cet avantage qu’elle permet de masquer et de fait*1 disparaître des parties rentrantes et saillantes, et de rendï1'1 réguliers les magasins qui ne le seraient pas (1).
- Si on veut faire des rayons inclinés, ce qui est quelque'' fois nécessaire, il suffit d’incliner parallèlement les uns au1 autres les tasseaux sur lesquels on les cloue. Dans ce cas1 il est nécessaire de faire aux rayons un rebord antérieur, e11 y clouant un petit liteau de six ou neuf lignes de large.
- Quand on a besoin de rayons plus profonds les uns qu': les autres, il est facile de tirer parti de cela pour augrnei1 ter l’élégance du tout. On fait un peu plus saillans Ie' rayons du bas jusqu’à la hauteur de deux pieds et demi trois pieds, de telle sorte qu’ils forment une espèce de pi®' destal. On peut, si l’on veut, recouvrir antérieurement lf planches d’appui par d’autres planches minces taillées en p1 lastres, et môme, au-dessus de ces pilastres, faire régo* tout autour du magasin une corniche, quand la localité i permet. Mais il est bien plus essentiel de tenir les rayo*1 d'autant plus épais qu’ils sont plus longs et doivent êtf plus chargés.
- S XI. — Sièges des cabinets d’aisances à l’anglaise-On sait que les cabinets d’aisances à l’anglaise se disUf guent des cabinets ordinaires par une cuvette munie dhi| soupape qui bouche exactement le tuyau qui conduit à j fosse. Cette cuvette est placée dans un siège en menuis«fl
- (1) On place maintenant dans les appartenons les plus soigné3 * assemblage de plusieurs rayons, réunis avec grâce et légèreté, Ccf tit meuble se nomme étagère.
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- s«r lequel il ne sera pas inutile de dire quelques mots, puisque la manière de les construire n’est encore connue que dans peu de villes de province.
- Le siège qui renferme les cuvettes a la forme d un coffre de quatorze à quinze pouces de haut, y compris le dessus, «quel est taillé antérieurement en forme de cymaise, et a deux pouces d’épaisseur sur quatre pieds de largeur et seize dix-huit pouces de profondeur.
- Le dessus porte trois ouvertures ou trappes, savoir : une ®u milieu, d’environ un pied carre ou même de quatorze ou seize pouces. Sous cette trappe on place une autre planche aus laquelle est percée la lunette.
- ' Les deux autres trappes doivent avoir un pied de long 'Sur cinq ou six pouces de large; elles sont percées de plu— ,Sle«rs trous pour donner passage aux tiges de la soupape ® 1, à celles des autres robinets : elles se soulèvent quelque-tors de côté.
- 1 La trappe du milieu se prolonge jusqu’au bord; elle fait corps avec la cymaise dont la saillie sert à la soulever; ce 1 qui a toujours lieu de face.
- La lunette placée au-dessous de cette Irapc doit être forcée de quatre pièces assemblées k bois de fil, et percée d’un 1 Irou rond d’environ sept à huit pouces de diamètre. Elle entre feuillure de toute son épaisseur dans la pièce de bois qui |!forme le devant du siège. Cette pièce de bois doit même s’é-rlever de deux lignes environ au-dessus de la lunette, afin de f apporter aussi la trappe.
- i A l’égard des sièges ordinaires, il est inutile d’en parler.
- ! Ie monde sait que le menuisier n’a à faire qu’une planai e percée d’un trou. Cette planche, qui repose sur un massif f ® nraçonnerie, doit avoir tous ses angles arrondis à la râpe ( ou au bouvet creux.
- ,. y a encore une sorte de sièges, qui lient à la fois des cabiE,sts ordinaires et des cabinets à l’anglaise. Le menuisier préparé d’abord la planche comme à l’ordinaire, mais au-
- * d^SS?U"S ',lou rl adapte quatre tenons descendant perpen— ! ‘Clairement, et soutenant quatre autres tenons assemblés
- • et posés horizontalement. Ces huit tenons reçoi-av11 et soutiennent un large pot de faïence fixé à demeure,
- i Ql au fo»d une soupape qu’on lève avec un crochet de
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- CHAPITRE IL
- ESCALIERS.
- L’escalier est la partie d’un édifice qui sert à monter^ descendre pour communiquer entre différons étages. U e. formé de parties qu’on nomme marches ou degrés, sur 1* quelles on met la plante des pieds. La surface sur Iaqu«> le pied pose est le giron de la marche. On a trouvé, f expérience, que la montée d’un escalier n’était commode <fj lorsqu’on s’assujettissait h de certaines conditions que allons faire connaître; et, bien qu’ii arrive souvent qu’on* carte de ces règles pour obéir à d’autres convenances, q«' regarde alors comme plus importantes, cependant il ne f* pas négliger ces principes lorsqu’on le peut. j
- 1° La somme de la hauteur d’une marche et de la largf, du giron doit être d’environ dix-huit pouces (un de**: mètre ) : si l’on fait une marche de quatre pouces d’èlévafi^ le giron devra en avoir quatorze de large; si la hauteur^ de six pouces, le giron en a douze, et ainsi de suite. Cy[ dernière proportion est la plus usitée. (
- 2° On ne donne pas moins de quatre pouces de haul|Jj aux marches pour qu’elles conservent une suffisante solid1 et jamais plus de sept pouces, parce que les marches seraift trop difficiles à monter. Le giron ne doit pas avoir moins dix pouces, on le mesure au milieu de la longueur deg marche. e
- 5» Toutes les marches ont même hauteur, surtout pouf,^ même étage. ^
- Le palier est un giron plus étendu, ayant en longueur, deux, trois pas, ou davantage; il interrompt l’escalie(f forme repos. La première marche, qu’on appelle palfy, doit avoir un giron plus large que les autres. r
- La rampe ou volée d'escalier est une suite non interr^ pue de marches d’un palier au suivant; il est bon delaL d’un nombre impair de degrés. On en doit employer tro'V moins, et vingt-un au plus, pour que l’escalier soit “c usage facile et plaise à l’œil. }
- Le limon est une pièce de bois portée par le houf’i des marches, qui soutient la rampe en fer ou eu bois sutc quelle on peut s’appuyer lorsqu’on monte ou descend.
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- L’enceinte dans laquelle l’escalier est contenu et a^_°“ tissent les portes des différens étages se nomme c g 1 escalier. . . ,
- La construction d’un escalier est une des Par Ç
- importantes et les plus difficiles de Part du |.
- splutôt peut-être de l’art de la charpente). ^0I1'S,. -
- {Voûtes des rampes, les péristyles, doivent être isp ^
- {élégance et commodité-, mais chaque pièce dort etr jd avance de manière à se loger à sa place et contri uc jisolidité générale de l’ensemble. . , » •
- [i . La grâce des courbes, la sûreté des constructions, dite des communications, tout se réunit pour accroi re e barras de l’artiste, et l’on peut affirmer qu’un bel escalier esi 'lime des entreprises les plus difficiles de 1 appareil eur. j Mais, par cela même, on sent qu’un traité eomp e s construction des escaliers serait déplacé dans un ouvrage {la nature de celui-ci. Ce travail supposerait à nos ec eurs {beaucoup de connaissances préliminaires que je ne peux eur (donner; et j’aurais besoin d’un troisième volume pour exP° _ |ser tout ce qu’il y a à dire sur les escaliers. Je me bornerai donc à quelques notions simples, suffisantes pour enseigner a Exécuter les escaliers ordinaires, surtout quand 1 ouvrier aura $k à portée (ce qui est le plus ordinaire) d’examiner en detail (divers ouvrages de cette nature.
- jt On peut ramener la construction des escaliers a qua re .manières différentes.
- 5 La première, appelée à noyau, est de deux soi les . “ne> appelée à noyau circulaire, est ainsi nommée à cause une ^espèce de pilier central, composé de plusieurs pièces de ois appelées noyaux arrondis, d’environ douze à quinze pouces diamètre, qui montent depuis le bas jusqu’en haut de 1 escalier, et sont entées l’une sur l’autre à tenon et a. morlawe. ;iLes marches tournent en spirale autour de ce pilier, ms droites à l’une de leurs extrémités, elles viennent s assembler „Par ce bout dans le pilier ou noyau k tenon et mortaise ; leur ^utre extrémité est scellée dans le mur. L’escalier a noyau, ",arrè ne diffère de celui-ci que par la forme de son noyau, est carré; tandis que les premiers escaliers sontp aces dans des cages circulaires ou ovales, les seconds sont dest' -ib> es Ç.ages carrées ou rectangulaires. Cette première 1 escalier présente un inconvénient grave ; le Snon ® .
- coup plus élroit yers le centre . u n>y a pius de place pour le
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- Jjied, et il peut en résulter des accidens d’autant plus grav«! qu’on n’a point de rampe pour se retenir.
- 2° L’escalier suspendu est celui dont le limon, suspendu e'1 tournant sur lui-même, forme au milieu un vide qui laisS( apercevoir une partie de la cage de l’escalier. ÏI y en a quaté espèces différentes : la première, appelée en limace circulait1' §st Celle dans laquelle le limon rampant d’environ dix à dou2* pouces de hauteur sur six et huit pouces de largeur, forma®1 un cercle par son plan, vient s’arrondir par en bas en fori®1 de limaçon. Les marches délardées par-dessous sont assemblé*1 à tenon et mortaise par un bout, avec le limon rampant,el assujetties dans le mur par l’autre bout.
- L’escalier en limace ou ovale ne diffère de l’escalier en l1 mace circulaire, que parce que le limon rampant, au lie* d’être circulaire, est ovale sur son plan. La troisième espèe* appelée à limon carré, est celle dont le limon rampant eJ carré par son plan ; enfin, le limon de l’escalier à limon rec tangulaire forme un rectangle sur son plan.
- 5°Dans le troisième système, l’escalier désigné sous lenoi* à’escalier en péristyle, les limon rampant est soutenu par cha que bout par un pilier qui monte de fond.
- 4° On appelle escalier à êchiffre, l’escalier dans lequels If limons qui portent les marches sont posés à plomb les uns s»’ les autres.
- Chacun des limons est composé de plusieurs pièces de b®1; dans lesquelles est assemblé à tenon et à mortaise le coll* des marches, dont l’autre bout est soutenu par le mur.
- On appelle encore escalier à noyau rccreusè ou collet rai® pant, celui qui laisse un jour au milieu de deux limons; cs' calier à un noyau, celui qui est comme une vis et ne lais*1 aucun jour au milieu ; escalier à deux noyaux, celui qui' un limon entre les deux noyaux, mais sans-aucun jour; esc® lier à quatre noyaux, celui qui laisse un jour carré au milief
- Un escalier géométrique est celui qui a une de ses extff mités appuyée contre un mur, et dont chaque marche daa la montée tire son support de celle qui est immédiatement ^ dessous, et de la marche la plus basse, ou qui se trouves' bas de l’étage.
- Les escaliers à tasseaux sont ceux qui ont une ouvert®*, ou un puits avec des limons, et des noyaux qui sont soute®11 par des paliers et des supports ; les tasseaux sont à onglet ^ bout de chaque degré, et fixés au limon, nui est façonné $ dessous comme une architrave,
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- Escaliers en biais.
- i,es eséàliers en biais sont ceux qui n’ont point d’ouverture u de puits, et dont les rampes, la balustrade et l’élévation Progressive, ainsi que les contours, retombent dans les mêmes Pans verticaux; les marches sont assujetties à des appuis des noyaux et des supports, et les bouts des degrés de a base se terminent par un côté de l’appui sans aucun intervalle. Pour prendre les dimensions, et faire le relevé du plan et de la section des escaliers, prenez une perche d’arpentage, après avoir trouvé le nombre des marches, marquez la hau-®l'r de l’étage en plaçant la perche sur le palier inférieur ; ^îsez la perche en autant de parties qu’il doit y avoir de ^egrés ; alors si vous avez une surface unie sur laquelle vous eyiez opérer en bas de l’escalier, mesurez chacun des degrés eQ avançant : par là vous empêcherez qu’il y ait erreur en Puis ou en moins; car lorsqu’il se trouve un genre d’erreur Quelconque, elle devient par la suite très-considérable par froissement successif qu’elle prend ; et une différence d’un P°Ucs seulement dans le dernier degré, non-seulement fera mauvais effet à l’œil, mais pourra même troubler et faire , puc^ler les personnes qui ne réfléchiront pas à une sem-Jablé irrégularité. Afin de mesurer les degrés exactement, au ?°y<m de la perche d’arpentage, si vous n’avez pas une sur-Ce unie sur laquelle vous puissiez opérer, le mieux sera de J, acer deux perches sur les planches, et d’égaliser leur sur-ce avec celle du plafond : placez une de ces perches un peu j* lJs en dedans du limon, et l’autre près du mur, de manière elle soit à angle droit avec la ligne saillante du premier e§ré, et, ce qui est la même chose, parallèle au plan du li-°°n du
- premier degré. Marquez la largeur des marches sur 8 perches, et comptez les degrés ; non-seulement vouspou-^arquer la largeur des paliers, mais celle des contours, m de proportionner la perche de l'étage et sa position Yer-de 1 ’ ^a‘tes *a dislance des degrés par le haut égale à celle rampe, et des perches l’une de l’autre.
- •Jans les degrés à tasseaux, comme l’angle intérieur est le Verl au bout et n’est pas fermé par la rampe comme dans s marches ordinaires en biais, et que l’on fait attention à netleté de l’ouvrage dans ces sortes d’escaliers, comme ans ceux qui sont géométriques, il faut que la balustrade se rmine en queue d’aronde sur les bouts des degrés, et qu’il
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- y en ait deux par chaque degré. La face de chaque balustrade doit être parallèle à la face du degré; et, comme toutes le* balustrades doivent être divisées en parties égales, la face do la balustrade moyenne doit se trouver au milieu de le face du degré qui précède et de celui qui lui succède. Les degrés et le haut de la montée sont bloqués et mis ensemble! et après qu’on les a placés sous la partie inférieure delà marche, on les cloue et on les visse dans le rebord inférieur du degré, et l’on ajuste les tasseaux aux limons, attendu qu® dans les escaliers en biais, les pièces d’arrêt et celles de l’escalier sont semblables. La meilleure méthode d’unir ensemble les marches, c’est d’ajuster une barre qui rende l’angle extérieur de la marche égal à sa surface.
- Les marches des escaliers géométriques doivent être construites de manière à avoir une apparence de légèreté et d« propreté dans leur dessin. A cet effet, et pour assurer 1* solidité de la bâtisse, les marches et les montans, quand il* sont aplanis, ne doivent pas avoir moins d’un huitième de pouce, en supposant que la largeur de la marche soit de quatre pieds, et l’on peut l’augmenter d’un huitième de pouce par chaque six pouces de plus de longueur.
- Les montans doivent être placés en queue d’aronde dan* les couvertures; et quand on veut placer les marches, on le* visse par-dessous au bord intérieur des montans. Les tenon* dans lesquels ou enfonce les vis, doivent être faits avec un* mèche à pointe, puis ajustés avec du bois, de manière à cacher entièrement les vis, et à donner à l’ouvrage l’apparenc* d’une surface uniforme. Les tasseaux sont à onglet sur le montant, et les bouts en sont arrondis. Ï1 y a cependant dans cetl® méthode un défaut apparent; car ces tasseaux, au lieu de servir de support, sont eux-mêmes non supportés, et repose)'1 sur les degrés, n’ayant aucun autre usage, quant à la force* que celui de lier les montans et les marches des angles inferieurs formant un creux ou un angle rentrant, excepté ai>* bouts qui terminent par le mur d’un côté, et par les tasseau* de l’autre ; en sorte qu’il n’y a pas ici de régularité. La caviie est conduite autour de la face du montant, revient au bout, e1' est rentrée autour du tasseau ; s’il y a un limon ouvert, c’esl^ à-dirc si le dessous des escaliers est ouvert à la vue, on coU' tinue la cavité le long de l’angle de la marche et du montan1, La meilleure méthode de construire des escaliers géomé'' triques est pourtant de placer des limons, et de mettre
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- ^seaux à onglet avec les montans, comme d’ordinaire, et ei*fin, de clore le tout avec des lates et du plâtre; ce qui forcera un plan incliné sous chaque escalier, et une surface tournante à chaque contour.
- Pour construire un étage d’escalier géométrique, il faut 'h'e les supports soient fabriqués ensemble, en sorte qu’en les Plaçant, ils formeront un escalier parfait. Chaque pièce de j°uvrage qui forme un montant, doit être bien enclavée par ®s bouts. Cette méthode est toujours recommandable lorsqu’il s agit de réunir la force et la solidité, attendu que les marches eJles montans sont entièrement assujettis aux supports, et que, Sl on les joint bien ensemble, ils ne céderont jamais, même au P°ids le plus excessif.
- La fig. 100 ( pl. 3) fait voir la coupe d’un ouvrage de ce ^nre ajusté ensemble, et enclavé dans ses parties de îa ma-^'ôre dont nous venons de donner la description. La fig. 101 représente le plan. Lorsqu’on prépare le limon pour la Partie de la guirlande, il faut faire un cylindre de la dimen-jil0n de l’ouverture du puits de l’escalier, ce qui peut avoir 1 avec peu de frais. Ensuite on place la dernière marche et ^rnontant des paliers d’un côté, et la première marche elle jj^ntant de l’étago qui retourne, sur le côté opposé à leurs .auteurs respectives; ensuite, sur le centre delà surface courbe ce cylindre, marquez le milieu entre les deux, et avec un /^rceau de bois mince arrondi avec le ciseau et le rabot, con-les deux bouts de ces étages ; et en passant par la Jeteur marquée sur le cylindre, tirez une ligne qui don— tj6ra la guirlande formée par les bouts des lournans, puis t t(l/- tous les tournans sur cette ligne, en la divisant en au-de parties que vous avez de montans; chaque point do lésion sera le bout de ce tournant. Après avoir ainsi pro-<*e et soigneusement examiné vos largeurs et vos hauteurs, . sorte qu’il ne se présente pas d’erreur, préparez un rc-le,nent de la largeur que vous voulez donner à votre li-0|b et de la longueur indiquée par votre cylindre; et puis ^tès l’avoir mis en place sur le cylindre, continuez à unir nombre do blocs d’environ un pouce de large derrière (. t'fivètemenl, avec leurs fibres parallèles à l’axe du cylindre. ijeand ils seront secs, cela formera le support pour la par-de la guirlande de l’escalier qui devra être ajustée aux
- Menuisier, 2. 3
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- limons en ligne droite. Il est nécessaire d’observer ici qu’efl' viron cinq à six pouces du limon direct doivent se trouve! dans le mêiùe morceau que le limon circulaire, de manièrc que les joints tombent vers le milieu du premier et du def' nier étage, ce qui empêchera qu’il n’y ait de courbure irïe' guüère; on ne pourrait autrement l’empêcher.
- La fig. 99 [pi- 5) est le plan d’uu escalier en biais; * est le centre des noyaux, a celui du noyau supérieur. bs fig. 5 est l’élévation du même escalier.
- A b les noyaux ; la partie A C est tournée. L l est I* noyau supérieur. On distingue très-bien dans la figure pièce de support, un limon supérieur ajusté dans le noya»! et la solive ajustée sur les chevêlres.
- La perche à étage est une chose essentielle pour pouvoi( attacher les marches; car, si l’on se sert à cet effet de l’usag® ordinaire, l’ouvrier sera très-exposé à se tromper, et à rc»' dre l’escalier défectueux; ce qui ne peut avoir lieu, si l’ofl se sert de la perche d’éiage pour mesurer chaque montant' et pour régler ainsi successivement tous les autres.
- Dans la construction d’escalier en biais, la principale choS( est de prendre les dimensions sur une surface unie, de te' présenter tous les noyaux el toutes les marches; puis la si' tuation des supports, les morceaux à rajuster, les monlafl! et les trous, comme aussi les limons. Les limons, les ramp«f el les noyaux, après avoir été ajustés ensemble, doivent êtt( fixés sur des supports provisoires. Le limon indiquera la p°' sition des morceaux à rajuster; ce que l’en mettra en ordf! en enclavant ferpiemenl un bout dans le mur, et attachai11 l’autre au limon. Après quoi vous placerez les autres attachée*1 et vous terminerez la partie du support des montons. Apr6’ ce procédé on place les marches en commençant par le b»* el en continuant à travailler vers le haut. Il faut que les ma!' elles soient fermement clouées aux montans.
- Dans le meilleur genre d’escalier en biais, on retourne Ie’ bouts; quelquefois les montans sont cintrés aux tasseaux/ quelquefois attachés avec des liens. Dans ce dernier cas, f1' cintre un creux autour de l’angle intérieur, du côté supe' rieur de la marche, et la face du montant. Souvent ce lim^ est ajusté dans le noyau, et a une entaille pour recevoir^’ bouts des marches; l’autre bout a une planche à entaille cof respondanle, et toute la montée a la forme d’une échelle marches.
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- Manière de revêtir en bois les rampes d'escalier.
- Ce qui précède est suffisant pour atteindre le but que je e suis proposé, et je ne pourrais aller plus loin sans étendre eaucoup mon texte, et ajouter à cet ouvrage une vingtaine e planches qui en augmenteraient le prix au-delà de toute j?esure. Je n’ai pas, d’ailleurs, eu le projet de faire l’art de aPpareilleur; et cependant, je le répète,' sans être appareil— e°r, le menuisier lie pourra construire que des escaliers sim-P es, semblables à ceux qu’il a été à portée de voir, d’examiner avac attention, et dont les modèles se trouvent partout. Mais en revanche, il est une partie que tous les ouvriers °tvent savoir exécuter, tous doivent connaître la manière 6 fevêtir en bois la bandelette de fer qui termine les rampes ^ serrurerie et recouvrir les pilastres. Celte partie de l’art u menuisier eat encore très-difficile, car souvent il faut mer le bois suivant des couches très-compliquées ; et les J mts doivent être parfaitement exécutés, car les mains por-sans cesse sur ces pièces de bois, et en cette matière le •mher est souvent plus difficile que la vue.
- Ce menuisier n’est appelé, pour faire ce travail, qu’après ^Ue la serrurerie est mise en place ; il est alors livré en— ^renient à lui-même-, il faut qu’il sache tracer son ouvrage l’exécuter. Décrivons successivement ces deux opérations, lorsque l’ouvrier est arrivé devant l’escalier d’après le-x^el son tracé doit être fait, il remarque deux choses diffé-c^eies; 1° la bandelette qui recouvre les balustres et les réunit; ~ la volute qui couronne le premier pilier, et est surmontée ' 6-même par une pomme en métal : il doit commencer par Prendre le tracé de la volute. Pour cela il perce au centre planche mince ou un carton, fait passer par cette ou— «rlure la pointe sur laquelle est fixée la pomme, puis trace n dessous, en dedans et en dehors, le contour de la volute en métal.
- ^ ^ n>est pas plus difficile de prendre le tracé du reste de la “Odelette ; pour cela on n’a qu’à se servir de lames en plomb, 1 °Sl que je l’ai indiqué.. Cette lame doit avoir à peu près largeur de la bandelette, sur une ou deux lignes d’épais-üt; on la pose sur ia bandelette dans les parties gauches ajt c°urbes, et on la bat avec le marteau jusqu’à ce qu’elle dui*r's ,nême f01™*3 et la même courbure. On s’assure degré d’inclinaison de la rampe en prenant la différence
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- de niveau entre le3 deux extrémités de la bande de plomb! on répète cette opération avec des lames de plomb, à toute* les couches qui ne sont pas exactement pareilles; car si elle* le sont, le même patron peut servir pour toutes. Eufin, o« prend la longueur des parties droites avec une règle, et ofl s’assure du degré d’inclinaison, en prenant la différence d( niveau des deux extrémités de la règle. Tous les patron* doivent être numérotés, afin que l’on soit bien sur de le* placer dans la position où ils étaient sur la bandelette en lef'
- Cette opération, purement mécanique, donne un moyen f®' cile d’avoir le tracé de tout l’ouvrage. On peut cependant arriver au même résultat à l’aide des projections, et recourt à l’art du trait, qui donne même des moyens plus sûrs pouf réussir. Quelques-unes des opérations à faire pour cela son! indiquées par les fig. 103,104,106, 107 et 109 de la pl. 3e' Les exemples qu’elles représentent seront compris du premia coup-d’oeil par ceux qui connaissent l’art du trait, et pa( tous ceux qui ont bien compris le peu de choses qu’il m’s été possible d’en dire. Les mêmes exemples les mettront s«f la voie pour exécuter sans peine toute autre opération d# même genre.
- Quoi qu’il en soit, après s’être ainsi procuré sans pei»e des patrons indiquant les diverses courbures et inclinaison* des parties de menuiserie qu’on a à exécuter, il reste à e” tirer parti et à faire convenablement l’ouvrage.
- Occupons-nous d’abord de la volute. On découpe, suiva®1 le tracé, la planche ou le morceau de carton, sur lequel o*1 a marqué le contour de la volute en métal. On peut, sur ®e patron, faire une autre volute en bois plus forte, et sous 1®' quelle on ménage une rainure de la grandeur de la pièce <je carton ou de la planche découpée ; cette rainure est destin^ à recevoir la volute en métal : cette manière d’opèrer pe®' avoir des inconvéniens assez graves. On n’est pas sûr d’avo'f par ce moyen une figure élégante et régulière; il vaut biefl mieux tracer géométriquement la volute sur le morceau ds bois qui est destiné à la faire.
- La fig-102, pl. 3e, représente ce tracé qui est extrêmcme11* facile à concevoir. On commence par faire sur la pièce d® bois un cercle qui doit servir d’œil à la volute, et qu’il f®11 proportionner par conséquent a l’œil de la volute en carte®’ qui a été découpée sur la volute en métal; on divise en tr°lS parties le diamètre de ce cercle, et l’on construit sur l’une
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- parties un carré dont chaque côté est égal au tiers du diamètre du cercle. Ce carré est divisé en quatre parties Par deux perpendiculaires se croisant entr’elles, et abaissées ang l'intérieur du carré du milieu de ses côtés. Le point tntersection de ces perpendiculaires doit être placé au centre ü cercle ; ce carré sert de guide pour tracer la volute. Occu-P°fls-nous d’abord de la spirale extérieure, de celle qui a 6 plus de longueur : on la décrit en plaçant une des pointes u compas au milieu du côté a % du carré, et l’autre pointe SUr la circonférence du cercle, à l’endroit où aboutit la perpendiculaire abaissée du côté 2 as du carré; on fait décrire \,a quart de cercle au compas ainsi placé, puis on porte celle e ses pointes qui était au milieu du côté a s, suv le milieu ü côté a 0 du carré au point e; on décrit alors un autre •Jean de cercle. On porte la pointe du compas au point u ®'ir le milieu de ox; et de ce nouveau centre on trace un foisième quart de cercle; le quatrième quart de cercle, des-à compléter le premier tour de la volute, se trace en Panant pour centre le milieu de x z. Enfin, on trace un ernier quart de cercle en choisissant pour centre l’angle a n carré, et on prolonge l’extrémité du dernier arc ainsi °otenu par une droite, parallèle au diamètre de l’œil de la ^°lute, et ayant une fois et demie la longueur de ce diamètre. a seconde ligne destinée à tracer la volute, doit commencer u point de l’œil le plus éloigné du point du carré qui a rva de centre pour tracer le premier quart de cercle de la j remière volute, et on trace le premier quart de cercle de ^ seconde en prenant pour centre le milieu de 2 x, en face a Point où commence la première volute; le second quart ,e cercle est tracé de l’angle a, et on le termine par une r°ite, parallèle à celle qui termine la première spirale. Ce /Ue j® viens de dire indique suffisamment comment on pourra acer les autres lignes qui seraient nécessaires pour faire ^ e!fiues ornemens, et qui sont indiquées par les parties j. 'Jctuées de la figure. Une fois ce tracé bien fait, il sera adle de tailler convenab
- — convenablement la pièce de bois, et l’on n’aura j. s d’outre précaution à prendre que de creuser par-dessous j e rainure de dimension convenable, et dans laquelle puisse ,re logée la pièce de métal qui doit supporter la pièce Me bois.
- Les autres pièces qui doivent recevoir la bandelette se font ec des madriers de largeur et épaisseur convenables; on
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- leur donne la longueur que prescrit la forme des courb®*, en observant néanmoins que l’ouvrage a bien plus demér' i quand les pièces sont longues que quand elles sont courtes',
- Les patrons en plomb ou en bois servent à régler la M gueur de ces diverses parties; ils servent aussi à régler ] courbure. A l’aide des mêmes patrons, on trace par-dess®li la largeur de la bandelette, et l’on creuse une rainure da* laquelle elle puisse être logée bien juste;il est même prud®1 de donner à cette rainure un excès de profondeur d’une lig®1 cela met à couvert de tous les accidens qui pourraient êl( occasionés par des erreurs. Par la même raison, en taillé chaque pièce, il est bon de lui donner un excédant de longue*1 chaque pièce doit être taillée en biseau à son extrémité, 9® qu’elles se joignent mieux.
- Lorsque ces opérations préliminaires ont été faites, 11 porte les pièces sur les lieux ; on assujettit en place, avec f vis à main , les diverses pièces que l’on a préparées ; on acbe' de préparer les joints bien justes; on efface les jarrets, s’^ en a ; et l’on trace sur les parois de la rainure le dessous1 la bandelette, afin d’enlever bien juste l’excédant qu’oi' laissé. On commence cette opération par la volute, et en continuant, on numérote au fur et à mesure toutes les piè® qui sont définitivement ajustées ensemble.
- Reste à orner les courbes comme elles doivent être ornel On choisit presque toujours une forme arrondie; et il ne pe guère en être autrement, sans quoi on courrait le risque1 blesser la main. Le patron ou calibre, d’après lequel on cute ces formes, est facile à tracer, car presque toujours ü1 réduit sur la coupe à un cercle ou à une ellipse , auxquels1 ajoute au besoin une espèce de pied et d’exhaussement d®1 le plein duquel on loge la bandelette, et dont on obtient f®1 lemenl la courbure avec deux arcs de cercle égaux.
- Afin de ne rien laisser à désirer, je vais décrire la main® d’opérer pour l’un des tracés les plus compliqués. ( Voyez / 108, pl. 3e). On porte sür une mince volige ou sur un cSl ton un peu fort la coupe verticale de l’un des madriers ‘î1 l’on veut tailler suivant le patron. Celte coupe est représ^ par la figure. DEBCsont les angles de la coupe, a e®1 rainure ménagée pour la bandelette des angles e et bl lire deux lignes obliques qu’on prolonge jusqu’à ce qu’®‘ se coupent en a, milieu de de; du point a, comme centre», décrit l’arc du cercle supérieur; on porte sur la ligne
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- de Vr6 T^ ^ largeur de la rainure, moitié à droite , à partir On X rerailè b, moitié à gauche, à partir de l’extrémité a. deg ®r<lue ^ la sorte deux points sur la ligne eh, à partir férieu °n trace deux figoes 9ui vont aboutir aux angles in-
- les jj rs dc; enfin, des points k et l, où ces lignes coupent On f^-neiS 6a> eai on trace les deux arcs de cercle latéraux. de e ai^ e de la figure en tirant deux lignes parallèles à sont ’i C- ’ <fUe ^on racc°rde avec les arcs latéraux, si elles en UUe e P'gaées, par d’autres arcs de cercle tracés en plaçant à l’irn nte comPas sur les lignes ed, bc, et l’autre pointe Eu é afsect*0n des nouvelles lignes avec les lignes a b, ae. au tr 1 - nl la feuille de carton ou la volige, conformément ment ,Ce> oa obtieiit un calibre avec lequel on vérifie facile-freins 6 traya^’ fini s’exécute en abattant d’abord les chan-et m T*6 bon Peut faire5 et en poussant ensuite les gorges çej Ur_es à la manière ordinaire, joint 1 on met toutes les pièces en place; on fixe les et ieg ,\aide de goujons de fer pointus par les deux bouts, tête fPleces sont adaptées à la bandelette au moyen de visa reilJ raisée mises par-dessous. La pression des vis sert à se tr 6 6S j°'nts P*us parfaits. Il faut avoir bien soin qu’il dist'°UVe Ulle T*s de chaîne côté des joints, à trois pouces do «nce de chacun d’eux.
- Petits escaliers.
- dans! S°nt ordinairement de légers escaliers qu’on établit saiie \ S magasins, dans les cafés, pour aller, sans sortir, d’une férié a®Seàune salle supérieure, qu’on pratique dans l’in— p;^Cesr .es appartenons pour servir de dégagement à des 80llVe Sltuées l’une au-dessus de l’autre. Comme la place est Sontfnt.lrès'-b°rnée et 9ue *es points de départ et d’arrivée c0nt 1Xes’ on est quelquefois obligé de leur donner des formes fixées afin d’avoir de l’échappée, c’est-à-dire la tacite,. P°uvoir monter et descendre sans risquer de se heur—
- l’eSc ..ete contre le dessous des marches supérieures lorsque bietl ,ler fait plus d’une révolution. Il y a un certain mérite à Le f rner un escalier commode dans un petit espace. d’nn sl,§-217 à226, pl. 7, représentent le plan etlcs détails de iuesyalier de ce genre, exécuté à Paris, sous la direction Mandar, architecte.
- c°t»rbe61 esca^er’ dont le plan est circulaire, avec limon et noyau évidé, commence par uue rampe droite , et
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- après avoir parcouru environ les trois quarts de la circot"' rence du cercle, il finit au moyen d'une partie de li®1 courbe, précisément au-dessus du point où il a commencé'
- « Chaque marche, excepté la première, est composée* deux planches assemblées à rainure et à languette, d®1 l’une forme le dessus, et l’autre le devant. Par les bouts,'1 marches sont fixées dans les limons par des entailles,1 maintenues par des boulons à tête avec vis et écrous.
- « On a placé autour du plan le développement des pari'1 de limon qui y correspondent, avec leur débillardement et J entailles des marches. Chaque partie est indiquée par ® lettres et des chifFres correspondant à ceux du plan pour* faciliter l’intelligence.
- « Les fig. 231, 232, 255 et 254 de la même PI. représ6*
- tent les plans et détails d’un escalier en vis à jour sur un p1' circulaire, avec marches profilées par les bouts, sans lim6* et isolé, en sorte qu’il n’est soutenu qu’au point où il co!" mence et à celui où ii finit. On donne aussi à ces escaliers; nom d'imprévus, parce qu’ils peuvent facilement s’établir ap(i coup à l’intérieur même des apparlemens; au reste , la ha( diesse et l’élégance de leur construction peuvent, dans cet tains cas, les faire regarder comme objet d’ameubleinC
- Chaque marche est en bois plein avec coupe et recouvrera61 comme les marches en pierre ou en charpente. Ces marc!1® sont fortement réunies enlr’elles à leurs extrémités par doubles boulons à vis et écrous qui les retiennent successi'6' ment avec les marches du bas et celles du haut, enlestrave< sant obliquement sur leur largeur, comme l’indiquent ^ fig. 235 et 254.
- « Pour éviter les fentes et gerçures auxquelles le bois 6’ sujet, on pourrait faire la masse en charpente, revêtue de fl1! nuiserie; par ce moyen on réunirait la beauté avec la s0'1 dite. »
- Des Marches en menuiserie.
- Les marches en menuiserie se font d’une, deux ou tf°' planches. Dans les escaliers droits, appelés échelles de niers, et les marche-pieds ou escaliers de bibliothèques, cl1* que marche n’est formée que d’une seule planche, assenai"® dans les limons à tenon et à queue d’aronde avec entai"®’ comme l’indiquent les fig. 227, 228 et 229 de la même p" !'
- Pour les escaliers de dégagement, les marches sont or"1'
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- n . — 51 —
- des!enient composées de deux planches; celle qui forme le Sür jUS a dix-huit à vingt lignes d’épaisseur; elle est ornée est 6 ^evanl d’un profil en forme d’astragale. Cette planche qUe?SSemhlée dans des entailles pratiquées dans les limons, pa îUef°is avec des tenons, comme l’indique la fig. 237 : jjre planche formant le devant peut avoir dix à douze ujLes “épaisseur, elle s’assemble avec celle de dessus à rai-e et languette, fig. 238 C.
- d’au*rS<^U,°n Teu^ f°rmer un plafond en dessous, on ajoute jjj ras planches qui s’assemblent entr’elles et dans les li-ue ,s “ rainures et languettes. Pour empêcher que les joints qu ,.°UVrent d’une manière désagréable, par la retraite à la-Cou 6 tous les bois sont sujets, on peut les assembler à re-^ rement comme l’indique la fig. 238 D. jjj J"s<ïue ces planches ou revêtemens se posent sous des qu’à p?S ^onl: ^a largeur est plus grande à une des extrémités doit f3Utre» comme dans les rampes tournantes, le dessous ina; °,rnier un gauche produit par la différence de giron, dique par les fig. 241 et 242.
- Seilres reetangles ABED, l’JüG, fig. 241, indiquent l’épais-e 1 que doit avoir la pièce de bois pour contenir le gauche, £ trapèze D, F,G,E, fig. 242, se forme développé, ro . . aisant ce revêtement de deux pièces, les épaisseurs se-ajs^ îndiquées par les rectangles F, O, N, L et MRIP. Il est devî 6 Yo’r l116 l’épaisseur diminue à mesure que la largeur j^ent moindre.
- partj «que le dessous des escaliers doit être décoré de com-tang?1611? avec panneaux, l’épaisseur des limons et les bat-aux 6 flVes doivent être développés ; quant aux traverses et commPTeaUX’ ^6S (lu* ^es l°rment doivent être élégis ^ ® les dessous dont nous venons de parler.
- ^ limons droits et courbes, et des noyaux d’escaliers.
- exécut'''ttlon.s droits ne présentent point de difficultés dans leur t'ieure10]0 " ^ ne s a»*t que de tracer sur leurs surfaces inté-d^ven* T des marches, pour y creuser les entailles qui gir0ns ,es recevoir. Il faut seulement remarquer que si les doit êtr 6S marc^es ne sont Pas égaux, le dessus du limon l<m le T»6 ?ne sur^ace gauche déterminée par des lignes, se-lorsqyg]0 ,.nSement des marches, qui doivent être de niveau angledr v mion est en place, et par conséquent former un 0lt avec les aplomb des devans des marches, fig. 243.
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- Des Limons courbes.
- Ces limons doivent être considérés comme des partie® ' cylindres creux dont la base est exprimée par la projectio»' plan, et qui sont coupés obliquement. Il faut remarquer ^ sujet qu’un cylindre creux formé par des courbes concentri^" fïg. 245 et 244 en E et en F, étant coupé parallèlement basepar un plan droit, donne partoutune épaisseur égale; si l’on suppose que ce plan devienne oblique, il est évi^* qufil n’y aura que la ligne autour de laquelle le plan a touffl C’est pour cette raison que les cerces rallongées qui forfl^ les calibres des parties obliques de cylindre, dans lesqu^' les limons doivent être pris, ne sont pas d’égale larg®(1 mais, comme le dessus et le dessous de ceS limons doid être de niveau dans le sens des perpendiculaires à la coid en plan ; ou, selon la direction du prolongement des marc^1 les élégissemens que l’on fait pour cela redonnent aux s* faces de dessus et de dessous des limons une largeur par11" égale comme dans le plan de projection, auquel ces de niveau deviennent parallèles.
- La fig. 244 indique la manière de former les courbes rai'1’ gées pour un limon dont la projection en plan est une ellif On a considéré ce limon comme une tranche oblique d’un^ lindre à base elliptique. Pour trouver la largeur et l’iuclifl' son de la bande dans laquelle le limon peut être compris, a commencé par faire au-dessus du plan, fig. 245, le profil ïj marches auprès du limon, par le moyen des hauteurs et ! largeurs des marches élevées de dessus le plan. Ce profil 1*. on a tracé une courbe qui passe par les angles des marches^ a ensuite mené des parallèles à cette courbe, pour marquer arêtes de dessus et de dessous du limon du côté des marc^
- Pour l’extérieur du limon, on a divisé son contour en fl*8
- nombre de parties que l’intérieur, et après avoir élevé des P' pendiculaires de ces points de divisions, on les a réunisi divisions intérieures par des horizontales tirées des poin*s ces dernières rencontrent les courbes du dessus et du desSfl<, et par ces intersections on a tracé des arêtes extérieures , limon. ,,
- Celte projection verticale étant faite, on a mené des p0'!, extrêmes des parallèles pour indiquer la tranche de cyli11! dans laquelle le limon doit se trouver, en ménageant l’éf seur du bois le plus possible.
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- J) oo —
- >re ,°gr exécuter cette tranche oblique, il faut avoir un caillé donne les courbes de dessus et de dessous.
- |e . 0r ‘oriner ces calibres , on a formé des perpendiculaires 'lan US ^6S P°’nts °d les verticales élevées de dessus le lue .rencontreiH la ligne droite du dessus de la tranche obli-irdo °n 3 Porl® ensuite sur ces lignes les grandeurs des ,0;nan®es correspondantes, tracées sur le plan, et par les l0riîiS i°Dnas ’ 011 a trac6 ^cs C0Ul’bes rallongées qui doivent ffacee | es prêtes du calibre. On se servira de ce calibre pour uena CS P^ccs de bois dont on doit former le limon , en ne te Cen .?ue partie qui peut être comprise dans chacune |fis s Pleces, et on les formera en abattant le bois en dehors (Ur* î;les tracées. Les faces courbes étant faites, on tracera laid ' cata des uaarcbes, leur profil pour les entailles lui j°îVenl les recevoir, et les lignes du dessus et du dessous iracë *Vent ^tre tangenies aux angles des marches; les lignes pond 8 SUr le calibre serviront à marquer les points corres-f°Us a ^es l'Snes d’e niveau pour former le dessus et le des-l'Uee * 3 marc(ué sur le calibre dont on peut se servir; c’est :es Pece de trait de Jupiter qui se serre avec une clé. Toutes .,0lJr |)erali°ns sont indiquées par les mêmes lettres et chiffres , ^ es points correspondans , fig. 245 et 244 en E et en F. ta °rstlUe le plan de projection des limons d’un escalier est lion; rc e ou une ellipse, les courbes de rallongement sont J°ur i ^es cdipscs dont il suffit de connaître les deux axes iaéth jS ,lracer d’une manière exacte, en se servant de la t>ao-e°ç).e ^udiquée au Manuel, chapitre géométrie, tome Ier,
- , Jlaj . et suivantes.
- 8°„ ?.Sl ^a courbe en plan n’est ni une ellipse, ni un cercle, ren0 lanSeîuent peut se faire par les ordonnées comme nous raîf ^''udiquer. moyen est général pour toutes sortes ipfçjoj, ü,n8eniens, quelle que soit la courbe, en prenant pour |fa pf .ees. des lignes qui ne changent pas de grandeur dans ,i Action en plan, ou dans une projection faite exprès.
- ‘ ^ Des Escaliers en S.
- })râsa ^position des marches dans les escaliers dont le plan <nafigure d’un S, mérite une attention particulière; (On ,jp» si pour procurer aux limons une forme régulière, («u sur chacun d’eux les marches en parties égales, il,
- flieu pterait deux inconvéniens assez graves. En premier
- icsarê
- arêtes des marches ne se présenteraient pas perpen-
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- diculairement â la direction qne suit naturellement une pet' sonne qui monte ; ensuite, "vers le milieu de l’escalier, Ie' marches deviendraient plus étroites que vers les extrémités quoiqu’elles fussent toutes d’égale largeur au collet. Dispo*1; de la sorte, un escalier ne saurait être ni commode, 1,1 agréable.
- Voici par quel moyen on pourra éviter ces inconvénient Le plan de l’escalier étant tracé, fig. 259, pl. id., on diviser* sa largeur en deux parties égales pour avoir la ligne de* girons GG; ensuite le nombre des marches et leur largeur ^ giron ayant été déterminés, on portera cette dernière sur 1* ligne de giron : ce qui donnera les points 4, 2 et 5, etc., pal où doivent passer les devans des marches.
- Cette opération étant faite, on prendra sur le plan la lofl' gueur intérieure de l’un des limons (les deux étant parfa1' tement semblables dans le cas dont il est question), que l'o" développera sur la ligne a k, lig. 240.
- On divisera ensuite cette ligne en autant de parties égale* qne l’on a de marches; puis, sur une ligne d’une longue^ quelconque q c, on élèvera deux perpendiculaires dont l’ut>e p q aura de longueur, la grande largeur de la première et la dernière marche; et l’autre c v celle de leur petite large»r (ces deux dimensions réunies ne doivent jamais excéder e" grandeur deux divisions du limon); en réunissant les point* p v par une ligne droite, on formera un trapèze sur lequel o® trouvera toutes les différentes largeurs des autres marches; en les divisant par des perpendiculaires en nombre égal a celui des marches. Au reste, le résultat de celte opération n’e*1 autre chose qu’une progression arithmétique, dans laqueU6 la somme des extrêmes est égale au double de la somme de* moyens. *
- Minimum de grandeur des espaces dans lesquels il so^ possible d’établir des escaliers circulaires.
- On trouve dans Kraff la solution de trois problèmes de genre dont le résultat paraîtra sans doute un complément uti!e aux détails dans lesquels nous sommes entrés sur cette intércS' santé partie de la construction.
- Premier problème.
- Quel est le plus petit espace circulaire sur lequel puis^ s’établir un escalier commode, c’est-à-dire, dont les mar'
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- ches
- ayântsix pouces de pas, 12 pouces de giron et 5 pieds
- de i v . .
- , lüüg, et qui ait six pieds d’échappée : ce qui détermine
- Marches dans une révolution, fig. 241 et 242.
- Résultat de la solution, 7 pieds 1 pouce 7 lignes.
- 2e Problème.
- èl est P^us Pel*1 esPace circulaire sur lequel on puisse , lir un petit escalier praticable quoique un peu étroit, ^est-à-dire, dont les marches aient 6 pouces de pas, 8 pouces ; S'ron; qu'il ait C pouces de noyau et 72 pouces d’échap-
- i f.’ ce qui réduit à 18 le nombre des marches d’une révo-Mtion?
- Résultat de la solution, 5 pied O pouce 2 lignes.
- 5e Problème.
- ^Eiant forcé par l’emplacement de réduire le giron de iaque marche à 7 pouces 8 lignes; de porter le pas à 6 * iCes 4 lignes de hauteur, et de n’en mettre que 12 dans i e révolution ; quel est le plus petit espace circulaire sur quel cet escalier puisse être construit, en réduisant son à 5 pouces, fig. 13 et 14, pl. id. 7?
- Résultat de la solution, -4 pieds 5 pouces 6 lignes.
- A°ur compléter ce traité des escaliers, il ne nous reste j ,!s qu’à dessiner, fig. 556, le plan d’un escalier intéres— je * à la fois par sa position et par sa forme. La fig. 357 Montre de profil, et la fig. 558 en perspective.
- . be petit escalier de bibliothèque, fig. 558, est en même ^nPs l’accessoire et l’achèvement de ce traité. Nous nous ç^lenons de donner les explications de ces dernières figures. $p Précède le grand escalier nous en dispense, et le 0îl(l est tellement simple, que tout détail serait su-
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- <Vv Vvv> V\u VU\ UV\ YVV\ HVVUU VU\ YVVY V\ V\ WW vvv> WW vw\ wu wvv
- CHAPITRE HL
- DE LA MENUISERIE MOBILE.
- § I. — Des différentes espèces de Portes.
- 0rd:e Mol porte a deux acceptions bien différentes. On donne Maivement ce nom aux ouvertures pratiquées dans les ra<Ues, et par lesquelles on pénètre ordinairement dans Menuisier. 2. 4t
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- les maisons et dans les appartemens; on le donne a«ssl à la pièce de menuiserie mobile qui bouche à volonté cett® ouverture. C’est dans ce sens que nous prendrons désormais ce mot; nous réserverons le mot baie pour désigner spécial®; ment l’ouverture de la muraille; et nous emploierons cel®' de tableau pour indiquer les parois intérieures de la bai®» celles qui sont perpendiculaires aux grandes surfaces de 1® muraille.
- On peut distinguer différentes espèces de portes, et l®5 diviser en portes extérieures ou portes intérieures, suivait qu elles servent de communication entre les diverses pièces ou avec les dehors du bâtiment; en portes à un battant en portes à deux battans; en grandes, moyennes et petite* portes; mais toutes ces divisions sont plus embarrassante* qu’utiles, et sans adopter aucune de ces classifications, j® dirai successivement : les portes charretières, les portes cO' chères, les port es bâtardes, les portes d'intérieur, les porte1 décorées.
- 1° Les Portes charretières.
- Les portes charretières sont très-simples et toujours très' solides : c’est la seule qualité dont elles aient besoin. Of' dinairement elles sont à deux battaus eu vantaux, c’est-à-dir® composées de deux pièces d’égale grandeur, et fermant ch3' cune une moitié de la porte. Chaque ballant a ordinaire^ ment la forme d’un grand parallélogramme, fixé par u® de ses côtés avec des gonds dans un des côtés de la baie.
- La manière la plus aisée de les faire, consiste à assembl®r parallèlement entr’elles des planches peu larges et fod épaisses, qu’on unit ainsi en nombre suffisant. Si on vc«l plus de solidité encore, on emboîte en outre, h tenon ®l à languette, l'extrémité de toutes ces planches dans de®* épaisses traverses placées l’une en haut et l’autre en bas, ®l dans la tranche desquelles on a creusé des mortaises et u»® rainure. Indépendamment de cette précaution, avec de fort* clous dont la tête large est en dehors et dont la pointe est rivé® en dedans, on cloue transversalement sur les planches troi* autres bonnes traverses; et quelquefois, pour fortifier encor® le tout, on unit ces trois traverses par deux autres travers®5 placées diagonalement entre les premières, faisant avec celle5" ci une espèce de double Z, et clouées comme elles.
- En général, quand on fait une porte à deux battans, o*1
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- j,es fait tous deux un peu plus grands qu’ils ne devraient etre> et on creuse, dans le bord par lequel ils se joignent Utuellement, une feuillure dont la largeur est égale à l’ex-edant d’épaisseur de chacun d’eux; de telle sorte que l’une es feuillures étant tournée en dedans et l’autre en dehors, la Parüe saillante de l’une entre dans l’angle rentrant de l’autre, B/r 3ue ^es deux batlans sont ainsi mutuellement arrêtés.
- . 8 cette manière de procéder diminuant de moitié, en ce Point, l’épaisseur de chaque battant, n’est pas employée pour 8 portes charretières, qui n’ont jamais trop de solidité, et *,.°Ur lesquelles on atteint le même but d’une façon encore plus Sl«iple.
- ï*our cela, on prend un montant un peu épais, aussi haut IuMa porte, et on le cloue solidement sur la face intérieure je 1 un des montans, de telle sorte qu’il déborde, sur toute la .0Qgueur, d’environ un pouce ou neuf lignes, et forme, avec Manche du battant, un angle droit semblable à une feuillure ,0tl' la cavité est tournée en dehors. C’est une feuillure vé— labié, composée de deux pièces; et comme primitivement s deux battans étaient d’égale largeur, quand on les ferme s 8e joignent exactement, et la feuillure de l’un des vantaux re?oit la tranche de l’autre, tandis que l’excédant de la Ion— ^Ueur du montant s’appuie sur la surface intérieure de ce se-®and vantail. Quand la porte est fermée, ce montant paraît re fixé sur le joint et le recouvre exactement.
- 2° Portes bourgeoises ou bâtardes.
- , On donne ce nom à des portes qui n’ont qu’un battant large e quatre à six pieds, et de la hauteur ordinaire. Elles ser— . à fermer les portes d’allées, et quelquefois on les fait aussi "•pies que les portes charretières; mais plus souvent encore les soigne bien davantage. Dans aucun cas, néanmoins, on P e.st obligé de soigner extrêmement leur poli, parce qu’on p,11 toujours par les recouvrir d’une couche de couleur à Ulie, sans laquelle, exposées souvent à l’humidité et bat-
- tues
- Par la pluie, elles ne tarderaient pas à pourrir.
- -------------------|------ ......
- vuand on veut soigner ces portes, on les compose ordinai-^ ftient de sept pièces, savoir : 1° deux monlans de la hauteur j6. a Porte; 2° trois traverses d’une largeur égale à celle que °lt avoir la porte, moins la largeur des montans; 3° deux j^neaux épais. Deux des trois traverses s’assemblent en et en bas, à tenon et mortaise, dans les deux monlans
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- avec lesquels elles forment un parallélogramme à jour. L6* tranches intérieures de ce parallélogramme sont presque toujours ornées de moulures, quelquefois tant en dedans qu’ci1 dehors, d’autres fois seulement du côté de la rue. Par cett( raison les assemblages doivent être à onglet. La troisième trâ' verse s’assemble aussi avec les montons à tenon et à mor' taise; elle est ornée de moulures, tant sur sa tranche inférieure que sur sa tranche supérieure : le point où on la plad varie quelquefois ; on la met au milieu de la hauteur des mon' tans, et dans ce cas le premier parallélogramme qu’on aval* obtenu est divisé en deux parallélogrammes d’égale hauteur! plus souvent on la met un peu plus bas, à deux pieds et de®1 environ au-dessus du sol, et dans ce cas, des deux parallélogrammes obtenus par cette division, celui qui est supérieur est plus haut que l’inférieur.
- Les deux panneaux sont destinés à remplir ces deux pa' rallélogrammes, et les dimensions des uns sont réglées pa( l’ouverture des autres. Les panneaux s’assemblent à langue^ dans des rainures creusées dans la tranche des traverses et dcs montons. Presque toujours ils sont à plate-bande, ornés de moulures sur les côtés, et même sur le plat. Ces dernière5 moulures consistent souvent en une espèce de rainure, pial® par le fond, qui divise ordinairement la surface du pannea» en plusieurs triangles entre lesquels est un carré dont les afl' gles répondent au milieu des traverses et des montons. CetW rainure se fait avec la guimbarde ou avec le guillaume. Voy®* différens modèles dans la 2° planche, fig. 82 et 86.
- Les portes ainsi construites tournent sur des gonds scellé dans un des tableaux de la porte, et l’autre montant vie’1* s’appliquer contre une feuillure creusée dans la pierre f taille de l’autre tableau. Celte feuillure est toujours tourné en dedans de la maison. Mais quand les baies ont plus cinq pieds de largeur, au lieu de sceller les gonds dans le W' bleau et de creuser la feuillure dans la pierre de taille, ot rétrécit la baie avec une espèce de bâtis ou d’encadrement térieur, en bois épais, et c’est dans cet encadrement qu’on les gonds et qu’on creuse la feuillure.
- Quelquefois on a besoin de donner du jour aux allées paf j porte bâtarde. Alors, si la baie est assez élevée, onn’accoi' pas toute cette hauteur à la porte. On fait un bâtis comnie j viens de le dire. La porte vient jusqu’aux trois quarts de Ie lévation de ce bâtis, puis on y assemble une traverse. Da»sc
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- ®as> le haut du bâtis est vide; on y place quelques barres de er pour qu’on ne puisse pas s’introduire par là dans la mai-s°n : c’est ce qU’on nomme une imposte.
- Quand la porte est trop basse pour qu’on use de ce moyen, 0tl remplace le panneau supérieur par plusieurs barres en fer, Croisées en différens sens et travaillées avec plus ou moins de So*u.La fig. 82, pl. 2e, en représente un modèle. Mais il faut Prendre la précaution de faire les montans de la porte très-0rls et bien solides. Souvent aussi les barres de fer sont rem-P,acèes par de forts liteaux,en losange ou autre dessin. Quelquefois cette ouverture est refermée par derrière avec une espèce de volet mobile qu’on ouvre à volonté. La manière de le c°ustruire est simple; il est fixé sur des gonds, et s’ajuste dans ^ue feuillure creusée au pourtour intérieur de l’ouverture.
- 5° Portes cochères.
- portes cochères qui servent d’entrée principale aux et aux grandes maisons, se font avec autant de so-que les portes charretières, mais d’une manière bien ^ 0lns simple et beaucoup plus ornée. Elles sont composées yeux battans dans l’un desquels est placé un guichet ou l£e porte à un seul battant, assez semblable, pour les dimensions et pour la forme, à une porte bâtarde. L’autre battant Vantail porte bien aussi un guichet, mais comme on n’en , esoin que pour la régularité des formes, il est fixe et ne 8 °«vre jamais.
- Lhaque vantail a la forme de la moitié de la baie. Néan-e lns °n fait souvent une imposte , surtout quand la baie est hat)arceau par le haut. Dans ce cas, chaque vantail n’a de et’lleur qu’à partir du dessous de la traverse do l’imposte, sa forme est toujours celle d’un parallélogramme.
- Cad a^Ue Tanlai' est composé d’abord d’un fort bâtis ou cn-Üd remen1, formé de deux montans et do deux traverses soient assemblés. Une troisième traverse assemblée de de*?0 ^ans 'es monlans aux deux tiers ou aux trois quarts » Jour hauteur, y forme une autre espèce d’imposte dans te^ee on P'acc uu panneau saillant qu’on nomme table d'at-
- te^dessous de cette traverse d'imposte est le guichet. Que té soit mobile ou immobile, battant ou dormant, la
- ^Snlarité veut qu’on le forme de même dans l’un et l’antre flxVet qu’il n’y ait de différence que pour la manière de le
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- Chacun de ces guichets se compose des mêmes pièces qu’une porte bâtarde, et la structure est la même. Mais le guichet dormant porte sur tous ses côtés une forte languette qui doit être du tiers de l’épaisseur du guichet, et qui s’assemble dan* des rainures creusées dans la tranche des monlans et des traverses du vantail. On rend encore cet assemblage plu* solide en mettant dans les guichets et dans les monlans du bâtis du vantail deux clés d’une largeur et d’une épaisseur suffisantes.
- A l’égard du guichet ouvrant, on creuse sur ses tranches une feuillure dont l’angle rentrant est tourné du côté de la rue. Le bord interne du bâtis du vantail destiné à recevoir ce guichet est chargé d’une feuillure semblable, mais tour' née vers le dedans de la maison, de telle sorte que quand on ferme, ces deux feuillures s’appliquent l’une contre l’an' Ire. Ce guichet est d’ailleurs mobile sur des gonds fixés inté' rieurement sur le battant du vantail le plus voisin du tableatn Les assemblages des divers bâtis doivent avoir d’épaisseur le tiers au plus de celle des pièces de bois; et comme leur force est en raison de leur largeur et de leur épaisseur cou*' binées, il en résulte clairement qu’il faut employer, pouf faire les monlans et les traverses de ces bâtis, des pièce* de bois d’autant plus larges et plus épaisses, que la porte es* plus grande.
- En général, il faut donner le plus grand soin à FassciU' blage des portes cochères, choisir de bon bois et sans dé'' faut, faire les tenons bien justes dans les mortaises, et fortifié toujours, par deux ou trois clés au moins, chaque pannea11. Chaque montant et chaque traverse doivent être d’ui'e seule pièce; mais on fait toujours les panneaux de plu' sieurs, et on choisit pour cela des planches aussi étroite* que possible, afin qu’elles soient moins sujettes à se tourinC1' ter et à se fendre par suite de leur exposition au grand aif' Les panneaux, les monlans, les traverses, les imposte* postiches de chaque vantail, l’imposte qui règne au-des®1'* de toute la porte, sont toujours ornés de diverses moulut6* d’une largeur et d'une saillie proportionnées au volume l’ouvrage (t). Elles ne peuvent être exécutées que par des i"1'
- (1) Voyez (fiff- 260) un élégant et nouveau modèle des ornenic113 qui peuvent convenir.
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- Rumens très-forts, à fer presque droit, et poussés par deux *Soureux ouvriers. Quelquefois on perce dans l’imposte ,Ile ouverture ovale ou circulaire qu’on traverse par une ou barres de fer. Quant à la fermeture des portes co— eres dont les deux vantaux tournent sur de forts gonds scel-as dans la muraille, elle a lieu par la jonction des bords des °utans opposés aux gonds. Sur ces bords on creuse ordinai-e®entunc feuillure. La feuillure tournée à l’intérieur est celle on creuse dans la tranche du vantail à guichet dormant, yîais une fermeture à noix est bien préférable. C’est celle ^ a Heu quand on creuse une gorge ou rainure cylindri-dans la tranche d’un des vantaux, et quand la tranche l’autre battant est taillée en demi-cylindre qui s’engage a,ns la gorge. De cette manière les deux vantaux tiennent bien *o®ux ensemble, et la fermeture est beaucoup plus exacte. Quand on fait une fermeture à feuillure, on ne doit ja-aïs négliger d’arrondir les arêtes des angles saillans, sans ^°i on ne pourrait pas toujours ouvrir et fermer commo
- tuent.
- 4° Portes d'intérieur.
- , Les portes d’intérieur, qui servent de communication entre différons apparlcmcns, sont toujours faites avec plus de a°'u que les portes extérieures, et se divisent en deux ou r°ls espèces, savoir : les portes à deux batlans, à un bat-et les portes coupées dans la boiserie (l).
- On distingue en outre diverses parties dans ces portes, aVoir l’embrasure, le chambranle et les battans. Comme es deux premières parties sont les mêmes dans toute espèce e porte, c’est par elles que nous commencerons.
- . Quand les portes sont percées dans de simples cloisons, a. baie est naturellement revêtue en bois, puisqu’on y a j\acé des solives transversalement et verticalement pour ré-®ler l’ouverture. Mais il n’en est pas ainsi quand elles sont Prfdiqaées dans un mur de refend, et surtout dans un de ®s Murs épais de construction ancienne, qui deviennent de 1 us en plus rares dans les constructions nouvelles. Alors, empêcher d’apercevoir le nu de la maçonnerie, on la
- (1) On peut y ajouter les portes vitrées, quoiqu’elles ne soient plus re de mode; les localités le demandent quelquefois.
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- recouvre intérieurement d’une boiserie, tant par les côtés t par le haut. C’est ce revêtement qu’on appelle embrasure porte.
- On ne procède pas autrement pour cette menuiserie pour les lambris ordinaires; des panneaux, des traverses' des montans sont les seules pièces qui la composent- Souv»‘ même il arrive que la muraille étant peu épaisse, une se11 planche suffit de chaque côté.
- Le dessus de l’embrasure est quelquefois posé tout simp|! ment à plat sur les montans de côté ; il vaudrait beauco11 mieux les assembler à queue d’aronde. Quand ces pièces s<>f ornées de moulures, ce qui est indispensable lorsqu’elles s»1 larges, et quand les appartemens que les portes mettent* communication sont lambrissés , il est évident que la déco*' lion de l'embrasure doit être en harmonie avec celle du la»1 bris.
- On donne lo nom de chambranle à une espèce d’encadf® ment en menuiserie qui borde extérieurement les baies & portes, et reçoit les gonds destinés à soutenir lesbaltans. C»*1 menuiserie n’est souvent formée que de deuxmontans etd’i)11 traverse supérieure ornés de quelques moulures. Quand #l veut plus d’élégance, on donne tout-à-fait à un montant ( forme d’un pilastre, et à la traversecelle d’une corniche; m3,1 dans tous les cas, il faut se mettre en accord avec le desSjJ du lambris s’il y en a un. Le bas du châssis du chambra»'1 est toujours en forme de plinthe, et, par conséquent, un pc* 6aillant, tant de face que sur les côtés.
- Les pièces qui composent cette menuiserie s’assembiet d’onglet à tenon et mortaise. Les mortaises sont constat»' ment creusées dans la corniche.
- L’épaisseur des chambranles varie, et leur saillie doit êt» réglée par leur largeur et leur hauteur ; mais cette saillie d»3 être plus considérable de quelques lignes quand il y a un la»1 bris à côté, puisque ce lambris doit s’assembler dans la tra" che du chambranle à rainure et à languette.
- La tranche du chambranle est toujours creusée d’une fe01 lure dans laquelle pénètre la porte. Si l’autre côté de la raille est revêtu d’une menuiserie semblable qui ne doit p3’ recevoir de porte, c’est un pur ornement qu’on appelle contfl chambranle; alors la feuillure, devenue tout-à-fail inutü6' est remplacée par une moulure.
- Le premier soin, quand on veut faire une porte dan®11
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- ^Parlement, doit être de régler ses dimensions apparentes ^,lne sont pas toujours semblables aux dimensions réelles ou I a baie ouverte dans la muraille. Il se peut que des diffé-lan®es dans la hauteur des pièces aient causé des différences dans ] “auteur des baies, qu’elles ne soient pas toutes également . r8es> que les unes soient percées pour deux battans, les t- pour un seul. Cependant, le goût commande impé-Usement de faire symétriques toutes lesportes qui s’ouvrent jaDsunmême appartement, de leur donner à toutes la même r|jeur> la même hauteur, la même forme, jj^ y a un moyen facile de parer à tous ces inconvéniens en f®j“rant avec une menuiserie dormante, ce qu’on ne peut .re en menuiserie mobile. Par exemple, si de deux portes e acees eQ j-ace j>une pautre ? on a besoin que la première ^ deux battans, et que' le défaut de largeur de la baie de Seconde ne permette pas de la construire de même, on “ûüence par faire la première porte. On fait pour la seconde a “ menuiserie entièrement semblable ; mais en la plaçant on » 8,°la qu’un seul des battans soit placé vis-à-vis la baie, ce dr ?n obtient sans peine en reculant le chambranle soit à . °*te soit à gauche, et on fixe l’autre battant d’une manière friable. Un seul de ces deux battans peut s’ouvrir, un seul (^“spond à l’ouverture de la muraille; mais quand on est Ce,ns Appartement, on ne peut se douter de rien de tout 0e4' Pn aperçoit deux battans : peu importe que l’un d’eux i,°lt qu’un ornement; la symétrie est sauvée. d6 1 une des pièces est plus basse que l’autre, si un escalier qa^“elques marches a été nécessaire, et a forcé d’élever plus ïste “aie que l’autre; si, au contraire, l’appartement voisin jj Plus bas, et qu’on ait été forcé de faire la baie moins ^e> on a une semblable ressource, leu 3ns Premier cas on donne aux battans la même hau-sUpr’ Ce^e *a Porle de grandeur ordinaire, et on les Wri<’nle Par une haute corniche ou imposte en menuiserie , “ach Un ne recouvre que la muraille, mais de l’autre “e l’excédant d’élévation de la baie irrégulièrement percée. Plu ^ second cas> au contraire, lorsqu’une des portes est de 8 basse qu’il ne convient de les faire, on règle la hauteur tt “eux portes sur celle de la baie régulière ; mais on coupe et ^““salement l’une d’elles à la hauteur de la petite baie, Con* h'àce ainsi retranchée par un trait de scie bien fin, est ^erl'e en une imposte qu’on unit d’une manière invariable c le chambranle.
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- L’emploi des papiers de tenture a permis de recourir des procédés encore plus simples pour déguiser tous ces d* fauts de symétrie. On fait sans chambranle saillant la pof irrégulière; par le haut, elle ne porte aucune moulure,e> ( tout unie et parfaitement de niveau avec la paroi de la ] raille. Par le bas, on la fait entièrement conforme au lamb(1, d’appui, afin qu’en ce point encore la porte semble être , partie de la muraille. Pour plus d’exactitude, on continue'" lambxis comme s’il n’y avait pas de porte, et ensuite #, sépare du reste, par un coup de scie, la portion qui se troib devant labaie. Cependant il est indispensable d’arrondir l’an# produit par la division transversale faite à la cymaise du opposé aux gonds, ou de faire cette division oblique, de te» sorte que la partie de la cymaise qui tient à la mura'* recouvre un peu celle qui tient à la porte. Sans cette préca* tion, on ne pourrait pas ouvrir. Quand la menuiserie ® ainsi faite, on ferme la porte, on peint le lambris d’appui' on colle le papier comme si la porte n’existait pas; puis qua" le papier est bien sec, avec la lame d’un couteau qu’on f,! glisser entre la porte et le tableau , on coupe tout autour1 papier dans la direction convenable. Dans ce cas, évidemIHe, la porte n’est rendue apparente que par cette fente faite a' papier ; elle est donc très-peu visible. Mais cette méthodef' peut être employée que pour masquer des portes à un 5e battant.
- Les baltans des portes intérieures ne diffèrent des bat^ des portes extérieures que par une moindre épaisseur et P . de simplicité dans les moulures. De même que celles-ci, e", sont formées de panneaux assemblés à rainure et à langue(| dans des parallélogrammes à jour formés par des montai^ des traverses unis ensemble par des tenons et des morta’5^
- Les rainures et les languettes ont le plus souvent six lig1’ de saillie ou de profondeur sur trois ou cinq lignes de largetl
- Leurs dimensions sont bien égales, afin que la langui
- pénétrant jusqu’au fond de la rainure, ne permette pa? i, voir le jour à travers. Comme les pièces sont minces en g^j, rai, on tèche d’ajouter à la solidité des assemblages, en*®, sant le tenon qu’on taille dans les traverses aussi long quC ^ mon tans sont larges. Il en résulte que ceux-ci sont pelC d’outre en outre par les tenons. .,
- Comme je l’ai déjà dit, ces portes ont une bien moin® épaisseur que celle des portes extérieures. J1 suffit cotnt1’1
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- ®e,l*ent de neuf lignes à un pouce. La manière la plus usitée ? Jes orner, consiste à faire tout simplement les panneaux à S ale-bande et à pousser une doucine à baguette tout autour 3 parallélogrammes formés par les traverses et les montans. Quelquefois, au lieu de trois traverses on en met quatre ; et 6§rand parallélogramme formé par les deux montans, la tra-rse supérieure et la traverse inférieure sont divisées en trois parallélogrammes. Celui du milieu est petit et très-®ngé; les deux autres sont égaux et à peu près carrés. Il *aut employer celte division que lorsque les portes sont un g u élevées; elle serait du plus mauvais goût si les deux laatids panneaux n’étaient pas au moins aussi hauts que
- j lorsque les portes sont à deux battans, celui que l’on ouvre em^Us habituellement, que l’on pousse devant soi pour S(]rreri est toujours celui qui est à droite. Il faut se régler 1 Celte habitude quand on fait les feuillures par lesquelles s bords s’appliquent l’un sur l’autre et s’emboîtent eu— b'e. En conséquence, la feuillure du battant de droite, de Ul qu’on pousse pour entrer, doit toujours être du côté PP°sé à celui vers lequel ce battant est poussé. C’est le con-de*re P°nr l’autre battant, la partie, rentrante de sa feuillure (CVant toujours faire face à la partie rentrante de la feuillure Premier (voyez fig. 84, pl. 2°). w es portes à un seul battant ne diffèrent des autres que t0 ^ que la baie est plus étroite. On n’en fait qu’un seul les fois que la baie a de deux à trois pieds de largeur f‘e»>ent, sur six ou sept pieds d’élévation. Du reste, la du battant, son épaisseur,. ses ornemens sont les pour les deux genres de portes. Seulement, on ne fait HmQ feuillures au bord du battant ; celle du chambranle
- ^d^0rsqu’0n veul donner du jour h des cabinets de toilette, Passages qui ne sont éclairés par aucune fenêtre, on ji^fQue le panneau supérieur de la porte et on le remplace ffy Cs earreaux de vitres. Dans ce cas, le haut de la porte est foi; c°mme les croisées que nous décrirons plus lard. D’autres tejj,’ es portes sont vitrées du haut en bas, et construites enliè-jQd comme des croisées.
- étiig11 *n’ quelqucfois les portes à un seul battant se font tout 0„ jS(’ 3»ns ornemens, d’une épaisseur plus ou moins grande, compose de planches assemblées à rainure et à lan-
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- guette; mais dans ce cas , pour plus de solidité, il est boit placer quelques clés sur la hauteur. Les bouts de ces por,f sont ordinairement assemblés dans des emboîtures a\ec languettes et des tenons ; mais quand elles sont exposées1 l’humidité, il vaut mieux remplacer l’emboîlure inférieure PJ une simple traverse que l’on cloue solidement. L’emboîté amincie intérieurement par la rainure et les mortaises qu’o» creuse , est trop exposée à pourrir.
- Quand on veut avoir une porte bien solide, on comme»* par la faire comme je viens de le dire, puis on la double a',( des planches épaisses et clouées transversalement aux prf mières ; on rapproche les clous le plus possible, et on rj* leurs pointes en dehors. La fibre du bois étant verticale d» côté et horizontale de l’autre, une porte de ce genre rési»1 long-temps, même à la hache. U arrive aussi quelque^ que l’on met une feuille de tôle entre les doubles planche Dans ce cas, pour que les clous puissent passer, il faut c<# mencer par percer d’un côté le bois avec une vrille; et eüsui^ avec un poinçon d’acier qu’on fait passer par le trou de1 vrille, et sur lequel on frappe à coups de marteau, on p«ft la tôle d’un trou correspondant.
- A l’égard des portes dites coupées dans les lambris ou tes masquées, il y a deux manières de les faire. D’abord 11 peut faire la porte tout unie et de niveau avec la paroi d®*1 muraille, puis fixer sur celte porte, avec des vis , une porti°j du lambris qu’on a coupée à l’endroit de l’ouverture de porte; de telle sorte que celle-ci l’emporte avec elle en ded»* ou en dehors de l’appartement, et qu’elle en soit deve»®', pour ainsi dire une partie intégrante. On a soin de taiU* obliquement la tranche des lambris, afin que le joint 5<! moins apparent et que la porte s’ouvre avec plus de facilité'* est bien entendu que si la porte s’ouvre du dedans en deb»f c’est la partie du lambris attachée à la muraille qui doit ^ saillante; si, au contraire, la porte s’ouvre du dehors® dedans, et que pour sortir, au lieu delà pousser il faille la tirÊÉ à soi, c’est la partie du lambris fixée sur la porte qui doit saillante et recouvrir h onglet celle qui lient à la muraille- ^ voit que ce procédé est une application à toute la hauteur f1 la porte, de celui que nous venons de décrire pour le bas »e portes revêtues d’un papier de tenture. ^
- La seconde manière de faire ces portes est moins soigné» plus apparente. Elle consiste à les façonner avec les
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- 0,s que les lambris, en leur donnant l’épaisseur convenable, e Manière que le tout ne fasse qu’un.
- On est souvent obligé de donner une grande épaisseur aux Iti0i!tass des portes ainsi construites, car on ne peut compter P°nr épaisseur véritable que l’espace compris entre la lace de errière et le fond des moulures qui souvent sont très-profon-es- On sent que la partie pleine peut seule compter quand il es* question détailler des tenons ou de creuser des mortaises. , Quelquefois ces portes faites à la manière ordinaire d’un »°!®> portent de l’autre un parquet de glace. Dans ce cas, on ail cette porte de niveau avec la muraille ou le lambris; on °®struit le parquet de glace à la manière ordinaire, et on l’at-acee avec des vis sur la porte. Les baguettes qui soulien-eîlt les glaces sont attachées de la même manière, ce qui per-61 deles ôter et remettre à volonté.
- 5° Portes décorées.
- Ces portes tiennent, d’une part, des portes à panneaux et j> lées à cadre embrevé avec plus ou moins d’élégance, , 0 autre part, à ces portes très-ornées, couvertes de carrés argês de moulures, même de sculptures délicates, et qui vem d’entrée aux grands apparlemens, de communication x salons, galeries de châteaux, ou habitations de luxe.
- Portes à panneaux.
- (i^ous savons que lorsqu’on veut unir dans une porte la so-ité à l’élégance, on construit un cadre plus ou moins haut, semblé à mortaises et tenons, et l’on introduit les pièces • ^Mées panneaux : nous savons encore que les pièces ho— °nta!es de ce cadre ainsi embrevé reçoivent des noms di-r s> relalivement è leur position. Ainsi, on dit: traverses du traverses du milieu, barre de loquet et barre de frise; le loquet s’attache sur la barre du loquet par une mortaise ^ au moyen de vis, et que la barre de frise est intermédiaire •mie du sommet et du milieu.
- Coll °US nous souv<mons que les mortaises, tenons, creux et iage des moulures doivent être travaillés correctement et ^esurés au moyen du trusquin d’assemblage; qu’autrement, ^porte étant assemblée, 11e serait point juste, ce qui don— eaUC°U^ Pe*ne ^ l’ouvrier et l’obligerait à en rogner suri -nteS Par!ies; la porte d’ailleurs ne serait pas solide, °ut si les tenons avaient besoin d’être rognés.
- Menuisier, 2. 5
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- Nous allons ajouter de nouveaux détails à cette utile ré*-
- capitulation.
- Pour les portes rentrantes et les portes en saillies, l’ouvrage doit être exécuté en carré, ensuite uni en panneaux, et le tout raboté ensemble. Alors, on sépare les diverses pièces, et l’on dispose les styles, les moutans et les barres, tout e» marquant les panneaux dans la partie du cadre qui doit les recevoir. Si les portes sont figurées à deux baltaus, le slylc doit être inséré dans le? barres du milieu et du sommet, en taillant ses extrémités en fourchettes pour entrer dans des entailles coupées sur ces barres.
- L’épaisseur du bois des bâtis pour ces portes est ordinal' rement de quinze lignes : les champs ont deux pouces et detn* à trois pouces et demi de largeur; l’épaisseur des panneau* varie depuis six lignes jusqu’à un pouce. Lorsqu’ils son* larges, ils doivent être consolidés par une barre de bois, et®' brevée à queue d’aronde dans le travers et en dessous. Cetle barre les soutient, les empêche de se coffiner et maintient leuf surface bien régulière. Quelquefois aussi plusieurs ligaturé en nerfs, sont posées transversalement dessous les panneau* pour les empêcher de se fendre. C’est ce que l’on appelle nef' ver les panneaux.
- Ces précautions sont nécessaires quand les panneaux u® grande dimension sont chargés de moulures, de comparûmes divers, de diverses corniches dont il nous serait impossi^ d’expliquer tous les dessins. Nous nous bornerons à rappel^ au lecteur les principes émis jusque-là sur la construction dcs portes cochères et autres, puis à placer sous ses yeux diffères tes figures qu’il peut non-seulement imiter, mais combiner la manière la plus facile et la plus agréable. {Voyez, fig. les portes dessinées aux devantures de boutiques.) s
- Il peut, avec des listels et des moulures, former aux ang‘e" de ces portes, de petits caissons, tout en ravalant les lraverseSj Il peut encore embrever les panneaux à table saillante, e les tailler, soit en ovale, soit en hexagone, soit en losang®’ enfin, il peut opposer aces panneaux embrevès à table saillan ( des panneaux embrevès à Heur du derrière des bâtis. H Pel' figurer sur les panneaux saillans, des devises, rosaces, êc1' sons, étoiles, tètes et autres omemens de toute espèce, assot'1’ à la destination de l’appartement.
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- § II. — Des Croisées.
- Je n’aurai pas besoin de plus d’explication pour fixer la va-*6Ur du mot croisée, qu’il ne m’en a fallu pour préciser celle du ftiot porte. On comprend de suite que, par ce mot, nous désignons ces châssis de menuiserie à comparlimens à jour, dans jesquels on place des carreaux de vitres et à travers lesquels lejour arrive dans les maisons. Quelques-uns de ces châssis s°nt dormans; mais il y en a si peu, en comparaison de ceux sont mobiles, qu’on ne pouvait, sans disparate, leur assi-gner une place autre que celle que nous leur donnons.
- . Les croisées varient beaucoup de hauteur. Il y en a qui ont losqu’à douze à quinze pieds d’élévation ; mais dans ce der-llIej' cas, on y fait des impostes, afin que leî châssis soient ^oins pesans et qu’on puisse les mouvoir avec moins de peine.
- Ces impostes sont faites comme celles des portes cochères, ?*ais elles sont aussi en châssis et destinées à recevoir des vitres, ^es croisées sont presque toujours eu forme de parallélo— Ranime, ayant pour base un des petits côtés; quelquefois e'*es sont cintrées par le haut; mais c’est dans ce cas surtout on fait des impostes, et alors le bas est ramené à la forme 11 parallélogramme. Dans un petit nombre de cas, la baie a î*ne forme circulaire ou elliptique ; il faut que le châssis qui la °üche ait une forme pareille, et, le plus souvent, ce châssis ®st fixe. Enfin, la croisée est tantôt à un, tantôt à deux bat-a°s ou vantaux.
- Quand on veut construire des croisées, il faut commencer faire les dormans; on donne ce nom à un encadrement 1 ïïtenuiserie, composé de deux montans et de deux traverses Semblés carrément à tenon et mortaise, et fixés d’une ma-ere invariable dans la baie de la fenêtre, à deux ou trois ^Uces au moins de la paroi intérieure de la muraille. Ces s,°rrnans portent les feuillures dans lesquelles s’emboîtent et s Appliquent les châssis. Ils reçoivent aussi les ferrures qui ^tiennent ces derniers, de telle sorte que le châssis dor-ant porte les châssis mobiles.
- ^es formes et les dimensions des diverses pièces qui cornant ce châssis ne sont pas fixées d’une manière arbitraire. ^.Ces montans doivent avoir environ deux pouces au moins ^paisseur et trois à quatre pouces de large. Comme les pierres v 'aille qui forment la baie de la croisée portent ordinaire-une feuillure dans laquelle sont placés les montans, et
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- que, par conséquent, la baie est plus petite à l’intérieur, me-surée entre les deux tableaux, qu’à l’extérieur, mesurée entre les deux saillies de la feuillure, il suffit que les monlans et la traverse supérieure dépassent la pierre de taille d’environ un demi-pouce. S’ils paraissent extérieurement plus larges, leur pourtour est orné d’une moulure. A l’intérieur, leur largeur serait réglée uniquement par cette considération, qu’on doit les tenir assez larges pour qu’ils aient assez force ; mais si on doit, comme cela arrive souvent, y fixer à l’intérieur des volets brisés, il faut que la largeur des montans soit telle, que l’épaisseur des volets, lorsqu’ils sont repliés, n’empêche pa* d’ouvrir les fenêtres.
- Telles sont les dimensions des montans : examinons quelle est leur forme, ce qui est encore plus important. Pour ne rien omettre, supposons d’abord le cas le plus compliqué, celui où Je montant doit porter à la fois un volet intérieur et deu* châssis mobiles. On commence par pousser une feuillure pro' fonde de cinq à six lignes, large de six ou sept, sur la face de ce montant, qui est tournée ver» l’intérieur de la maison-Alors, indépendamment des deux arêtes de la tranche, paf laquelle ce montant touche à la muraille, il y a encore trod autres arêtes : celle que la feuillure vient de former sur sa surface, l’arête interne de la tranche qui doit porter le chàssi* mobile, l’arête de cette même tranche qui est la plus rappro' chée du dehors, et que nous pouvons appeler arête externe-
- C’est sur l’arête de la feuillure, ou plutôt sur la face de cette feuillure, qui est perpendiculaire aux grandes faces du mon' tant, qu’on fixe les gonds destinés à supporter les volets.
- Sur l’arête interne on pousse un congé : nous savons déj& que l’on donne ce nom à une moulure ayant la forme d’m1 quart de cylindre creux. C'est dans ce congé qu’on fixe Ie* fiches sur lesquelles tournera le châssis mobile. Ce châssis auf^ des monlans comme le châssis fixe, et l’arête interne de celn1 des montans qui devra tenir à la fiche sera de même creus^ en congé. La réunion de ces deux moulures formera un dcflij' cylindre, une gorge dans laquelle la fiche sera logée à moit'e’ et les vives arêtes ainsi emportées ne gênerontpas l’ouvertufe de la fenêtre, ce qui serait arrivé sans cela.
- Enfin on creuse, entre l'arête interne et l'arête externe ^ montant dormant, une noix ou rainure de forme demi-cyÜ'1' drique.La tranche correspondante du montant du châssis nj0' hile porte en saillie une languette de même forme qui viendf
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- s emboîter dans cette rainure. II en résultera que l’air pèné> trera plus difficilement à travers ce joint recourbé ; que les eaux Pluviales ne pourront s’y introduire, même quand elles seront Passées par le vent. Pour faciliter l’ouverture de la croisée, î*n ravale la tranche du montant, d’environ une ligne depuis a noix jusqu’au congé. Pour achever de bien faire comprenne cette importante disposition, nous avons représenté dans a fig 110, pl. 5e, le montant du châssis dormant et le mon-a&t du châssis mobile, emboîtés l’un dans l’autre et sup-P°sés coupés horizontalement. Nous avons même représenté ^e disposition plus ingénieuse encore que celle que nous Ve°ons de décrire.
- On peut, en effet, remarquerque dans notre figure la noix creusée au fond d’une feuillure dont la saillie recouvre *xtérieurement le montant mobile, ce qui achève de garantir la pluie.
- ^ La traverse supérieure ne donne lieu à aucune observation importante. Tout ce qu’elle a de remarquable est une ’ffilure creusée au bas de la face interne, et dans laquelle ,eûgage une feuillure creusée dans le haut de la face externe e la traverse supérieure du châssis mobile, ÿ La traverse inférieure, à laquelle ou donne le nom de pièce taPpui, mérite bien plus notre attention. Là fig. 111, pl. 3e, ^Présente la coupe de cette traverse, surmontée de la traverse ^’^fieuredu châssis mobile. On voit la singulière forme qu’elle ^ ecte- Beaucoup plus épaisse que les autres pièces du châssis ^0riuant, elle porte à l’intérieur une feuillure; à l’extérieur ^ * est arrondie en forme de quart de cylindre surlequel l’eau u” Peutpas séjourner; une espèce de bandelette ou listel s’é-f 6 en dehors, au-dessus de cette portion de cylindre, et rfne en dedans la surface verticale do la feuillure. e La disposition de la traverse inférieure du châssis mobile Sernblable. Cette traverse est saillante comme la première, f e,est arrondie extérieurement comme la première; mais la estlHUre’ au *’eu <1 être tournée vers le dedans de la maison, s, fournée vers le dehors, et la surface verticale de l’une applique contrôla surface verticale de l’autre. Le premier r*ien de la figure fait deviner que ce système a été imaginé j,,ür prévenir l’introduction de la pluie. Cette précaution, qu i Ç[^st pas suffisante, comme nous le verrons plus loin, le serait .j.c°re bien moins si on ne cherchait pas à empêcher l’eau de "Sser entre la baie de la croisée et la pièce d’appui.
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- Plusieurs moyens ont été employés pour cela. Le plus so«' vent oïi se contente de recouvrir le joint de la pierre et du boi-‘ extérieurement, avec une couche de bon ciment. Deux autre* procédés sont du ressort du menuisier ; le premier consiste^ laisser saillir la pierre de la baie d’une épaisseur d’enviro11 huit ou neuf lignes, en forme de feuillure, et de faire à )! pièce d’appui une feuillure d’une largeur et d’une hauteu( égales à l’excédant de la pierre.
- Le second moyen consiste à faire, à l’appui de la pierre, ufl* feuillure sur l’arête de laquelle on réserve un listel qui enlt* dans, la pièce d’appui dont la tranche inférieure porte à ^ effet une rainure.
- Au reste, si la pièce d’appui est saillante en dehors, en de dans elle est de niveau avec les autres parties du châssis.
- En décrivant le châssis dormant, nous avons accidentel' lement donné la description de deuxbaüans ou châssis mobiIe! qui y tiennent par des fiches. On sent que, puisque uous sup' posons la croisée à deux baltans, chacun d’eux doit avoir' peu près la moitié de la largeur qui est comprise entre deux monlans des châssis dormans.
- Chaque châssis mobile est principalement composé de de® montans et de deux traverses. Les deux montans portent s!' leur tranche, qui joint les montans fixes, une languette arro®| die qui entre dans la noix creusée dans ces montans; l’ar® interne est creusée aussi en congé ; nous avons déjà déct'1* figuré tout cela, La traverse supérieure porte sur sa surf^ externe une feuillure ; enfin, la traverse inférieure, avo0!, nous dit, est taillée comme la barre d’appui, n’en diffère fl111 par la position de sa feuillure, s’appuie sur elle par sa sl'r face de dessous, et forme une saillie ou espèce do toit en ava du listel.
- I! me reste donc à parler du modo de fermeture do L deux châssis et de celles de leurs parties qui sont desL'*1^ à supporter les carreaux de vitres. I(i
- La fermeture est facile à concevoir, c’est celle que avons recommandée pour les portes cochères; la fig.H2,p*'i en présente la coupe horizontale. La tranche libre de l’nn fl châssis mobiles est creusée en noix; la tranche de l’aü^ châssis a ses arêtes arrondies et forme un demi-cylindre ^ la division est en tout semblable à celle de la noix ; ces o®., pièces entrent donc l’une dans l’autre, et s’emboîtent ^ proquement. Il résulte de là qu’il faut toujours donner
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- postant dans lequel est creusée la noix, plus de largeur et P*us d’épaisseur qu'à l’autre : plus de largeur, afin qu’indé-j^ndamment de la noix, il reste assez de place pour assem-er les traverses avec ce montant ; plus d’épaisseur, puisque Ce Montant doit contenir l’autre. Dans ce cas , on en est quitte diminuer l’épaisseur de ce montant, à partir du point ?u est creusée la noix, de telle sorte que les deux tranches hiternes des deux montans aient la même dimension : cela est ainsi représenté dans la figure.
- Les traverses et les montans du châssis mobile sont unis ®*Ure eux à enfourchement. Il en résulte un parallélogramme a Jour, dans lequel doivent être placées les vitres; mais, C0llîntè on n’en trouverait pas aisément de celte grandeur, divise ce premier parallélogramme en plusieurs autres, ® telle sorte que chacune de ces subdivisions soit toujours fj! Us haute que large; si les châssis ne sont pas très-grands, i1 ,Suffîra de les div iser avec de simples traverses; mais qncl-0!s on est forcé de placer entre les deux montans un autre 0tltant plus étroit, et qui divise le châssis en deux longs ParaUélogramrnes (fig. 83, pl. 2°). Chacun d’eux est divisé ânsversaleinent en plusieurs autres par des traverses qui, ,echaque côté du montant de division, sont placées à une e§9le hauteur, et semblent faire une croix avec lui. Ces tra-Terses prennent le nom de petits bois. Elles sont ornées de ^°ulures tant sur une face que sur l’autre; il en est de même jP montant de division, qui ne doit pas être plus large que es petits bois; des moulures pareilles régnent des deux côtés 6 *a tranche interne des montans et des traverses qui for-
- ramnve , et toutes ces pièces s .
- j^ent le grand paraüéîogrti ent entre elles d’onglet. Les petits bois pénètrent à tenon ns les montans, le montant de division entre dans deux Çftaises creusées dans les traverses. La fig. 113, pé. 5°, r e-{* esentc un des montans orné de moulures et creusé de ses cçtaises; la fig. 114 représente une des traverses appelées 8 Us bois, et garnie de moulures sur deux tranches. -Indépendamment de ces moulures d’ornement, il y en a autres qui sont nécessaires au pourtour intérieur de chacun ^ ces petits parallélogrammes; sur les quatre côtés ou creuse Çs feuillures aussi profondes l’une que l’autre, et dans les-x elles les vitres sont fixées avec des pointes de fer et du inas-sn r*6 v*lr*er- ^es feuillures sont toujours creusées sur la rface de la croisée exposée à la pluie.
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- La croisée à deux batlans que je viens de décrire est u®f des plus compliquées; quelquefois, au lieu d’une fermeture* noix, on se contente d’une simple fermeture à feuillure5' comme celles des portes à deux battans. L’emploi de cette fer meture est bien moins efficace ; mais il est indispensable qua® la croisée n’a qu’un battant et que la tranche du châssis ffl0' bile vient s’appliquer contre la tranche de l’un des monta®’ dormans.
- La croisée à un battant n’exige donc de nous aucune me®' tion spéciale.
- La croisée éventail, dont l’extrémité supérieure se terini®* en demi-cercle, n’était guère usitée, il y a dix ans, que da®! les églises et quelques vieux édifices; mais aujourd’hui l’emploie très-fréquemment' pour les magasins, les atelier'“ et les cabinets éiégans ornés de vitraux coloriés.
- La croisée entresol est celle que l’on destine à éclairer de®* pièces dont l’une, placée au-dessus de l’autre, est plus bas5* et prend le nom d'entresol ou de soupente. Ces croisées 0,1 quatre châssis mobiles, deux pour la pièce supérieure, de®* pour la pièce inférieure. Le châssis dormant est divisé ei deux parties, dont l’une descend depuis le haut de la b®1* jusqu’au plancher, et dont l’autre commence à deux pou®*’ au-dessous du plancher et finit au bas de la baie. Cette *® vision est formée par une traverse en bois dont la largeur égale à l’épaisseur du plancher qui sépare les deux pièc®5' plus quatre pouces, dont deux doivent former saillie au-d®5' sous du plancher, et deux en dessus. Ces saillies sont néce*' saires pour le jeu de l’espagnolette, espèce de ferrure q11’011 emploie pour tenir fermées les croisées à deux balta®8' Souvent on fait descendre encore davantage la traverse a*1, dessous du plancher, et on y pousse des moulures qui donnent l’apparence d’une frise. Quelquefois la croisée neS qu’à un seul battant, et il n’y a que deux châssis mobiles,11 en haut, l’autre eu bas.
- Les portes-croisées, destinées à faire les fonctions d u(1( porte à deux vantaux, donnent souvent sur des balcons, e*11, dillèrent le plus ordinairement d’une croisée à deux batt®®,j que par une plus grande hauteur. Dans ce cas, cependant, ’ est bon de remarquer que leur fermeture est toujours à f®111. lure. Quelquefois elles ont des panneaux dans le bas, et ®c’ panneaux sont ornés de moulures que, fréquemment, on & semblables à celles qui bordent les petits bois. La baute«fd
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- j\es Panneaux pleins varie : quelquefois on la fait égale à l’é-ev<Uion des traverses d’appui des autres croisées de la même ^Çade et du même rang; d’autres fois on se règle sur la "uleur des lambris d’appui de l’appartement. Dans tous les vS> les châssis mobiles de ces croisées reposent sur des pièces a,Ppui exactement semblables à celles des croisées ordi-aifes. Quand il y a dans le bas des panneaux pleins, et °n Veut poser à l’intérieur des volets brisés, il faut faire e?ner des cymaises peu saillantes qui supportent ces volets Hjtand on les ferme. Si, dans ce cas, il n’y a pas de panneaux jj,eins, on a soin que la pièce d’appui soit saillante en dedans, environ un demi-pouce; en cette occasion, elle remplit le eiHe office que la cymaise.
- ^es doubles-croisées sont celles que l’on place extérieure-I etlt, eu outre des croisées ordinaires, pour mieux fermer j.8 aPpartemens. Elles se posent de plusieurs manières : ou d *** °n fait entrer à vif le châssis dormant dans les tableaux . 8 croisées et on l’arrête avec des crochets ; ou bien on creuse e feuillure dans le tableau sur son arête, et on y fait en-t(jer le châssis; ou bien encore on creuse une feuillure sur q.'Î* pourtour de la face interne du châssis, de telle sorte çj noe moitié seulement de son épaisseur entre dans la baie, lue la partie excédante" qui reste en dehors soit sur sou ketÇ< ornée d’une moulure. Ces croisées s’ouvrent de deux j| ^’ùres; on peut les faire ouvrir en dedans, et, dans ce cas, j^ut que leurs châssis soient moins élevés que les châssis ^ecteurs, afin qq’ils puissent passer aisément entre la tra-SojSe supérieure et la traverse d’appui; il faut aussi qu’ils ,> eut moins larges, et par conséquent, réserver une plus (j^ue largeur aux montans du châssis dormant intérieur,
- montans du châssis dormant extérieur; plus souvent ifIait ouvrir ces croisées en dehors; alors la fermeture est coillure.
- '^postes que l’on emploie pour diminuer la hauteur châssis mobiles et les rendre plus faciles à ouvrir et fer-i J-» sont formées par une traverse qui s’assemble à tenon et 1( ?°rtaise dans les montans des châssis dormans, et fait dans ^ ant de la baie un encadrement fixe, divisé en plusieurs c0t^s par des petits bois. On y met des carreaux de vitres d0. me aux châssis mobiles. Les pièces de bois de l’imposte CfJ^nt ®lre morne dimension que celles du reste de la s®e; les moulures sont semblables ; on fait aussi les car-
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- reaux de la même grandeur quand la baie a exactement® forme d’un parallélogramme ; dans ce cas, l’imposte doit cof tenir une ou deux rangées de carreaux, ce qui règle sa teur.
- Quand la baie est cintrée, on remplit ordinairement ton1 la partie cintrée par l’imposte, afin que les battans mobü( aient toujours la forme d’un parallélogramme, ce qui les re* plus aisés à construire et plus solides : ceci nous amène à pa< 1er des châssis cintrés.
- Examinons d’abord les châssis circulaires. Avec plu s h11' pièces de bois courbées convenablement, on commence P1 former un cercle qui tient lieu des montans et des travers8; Les pièces qui le composent doivent être d’une largeur et d’^ épaisseur suffisantes. On tourne ensuite un plateau en b®1 circulaire ayant deux pouces de diamètre au plus, et ÿl' épaisseur égale à celle du châssis circulaire. Les arêtes intj* nés du châssis et celles du plateau sont ornées de moulures. ^ place le plateau au centre du châssis, et on les unit ensembj par des petits bois qui sont disposés en rayons, et vont de circonférence interne du cercle à la circonférence du plateaJ Si l’intervalle de ces rayons est trop long pour qu’on puissp remplir par un seul carreau, on le coupe en plusieurs par1'*' par d’autres petits bois assemblés transversalement avec11 premiers.
- Les châssis demi-circulaires sont formés d’abord d’une 8 de plusieurs pièces de bois cintrées, disposées en demi-cer^ qu’on assemble par les deux bouts dans une traverse qui fo{^, le diamètre. Sur la tranche supérieure de cette pièce de b0’ s’élève en saillie un demi-plateau circulaire dans la traOc( duquel viennent s’implanter des petits bois disposés encore8^ forme de rayon , et fixés par leur autre extrémité dans tranche du demi-cercle à intervalles égaux. On met d’auj( petits bois en travers des premiers si la chose est nécessa'^
- Les châssis en quart de cercle sont toujours construits » près le même système. Deux pièces de bois droites sont a semblées à angle droit ; leurs extrémités libres sont réunies P une autre pièce de bois cintrée en quart de cercle; des pel1 bois divisent en plusieurs parties cet intervalle. u
- Quelquefois cependant les petits bois, au lieu d’être p'aC( en rayons, sont assemblés dans une autre direction : Pa, exemple, dans un châssis demi-circulaire, on partage Ie mi-cercle en deux par un petit bois perpendiculaire au
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- ^re> et tons les autres petits bois sont placés parallèle— 4ntAcelui'ci- On emploie ce système, même pour le châssis fon a'r-e ’ ma's ce*a est m°ins élégant. Les assemblages se f loujours d’onglet, à tenon et à mortaise. Les vitres sont ujours aussi fixées dans des feuillures.
- § ÏIL _ Croisées perfectionnées, par M- Saint-Àmand.
- v Saint-Amand, architecte du département de l’Eure, a ,j!. in brevet pour des croisées qui ont le grand avantage Co re tout-à-fait imperméables aux eaux pluviales. Leur struction n’est pas très-compliquée ; quelques rainures de s suffisent pour qu’on obtienne ce résultat, bal u11111)6 son procédé est devenu maintenant la propriété du » IC> je crois bon d’en donner connaissance. s ? %• 115 de la pi. 5e représente la coupe de la partie es-.lle de sa croisée, et indique comment il s’y prend pour ^P^eher l’introduction de l’eau entre la traverse inférieure ar jmâssis mobile et la pièce d’appui, point par lequel l’eau Ve le plus ordinairement.
- f . °Us la traverse il pousse une rainure anguleuse ; une autre tj, niJfe aussi anguleuse est creusée sur la pièce d’appui, der-tr/8 e l'steE Ces deux rainures sont l’une au-dessous de l’au-(j > et forment en se joignant une sorte de conduit en forme in j.rii,P®ze » dont la face supérieure et la face inférieure sont r Inées vers le dehors de l’appartement. Ce canal règne d’un \a a a l’autre de la traverse et de la barre d’appui. Les avan-§es de ce système sont sensibles. L’eau, chassée par le vent, foi ^ ®rdinairement entre la traverse et la base d’appui. Une
- q,1 ^ y a pénétré, dans les croisées ordinaires, elle bou-^ Interstice , et par conséquent présente un obstacle au 14 1 7Ul la pousse de plus en plus vers l’appartement. Dans ^croisée de M. Saint-Àmand , au contraire , l’eau ne tarde Wffa retïlonler le canal que nous venons de décrire; plus au c®la i^a"S Ce P°‘nt ’ e^e s’y arrète et y tombe, tandis que sans î 6 sera*1 ellée tomber dans l’appartement. Le canal hori-éCo,] ne larderait pas à se remplir; mais on lui ménage un W ena,ent* Trois canaux très-iuclinés sont creusés dans la 8uxre ^ appui, et ces canaux, placés l’un au milieu, les autres à pj^^émités, vont de l’angle antérieur du canal trapézoïdal ®terieur de la croisée, et y conduisent l’eau. e a «e suffit pas encore pour rendre les croisées tout-à-fait
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- impénétrables à la pluie. C’est bien ordinairement par-d«-sous qu’elle entre ; mais quand elle est lancée avec force, e‘ pénètre quelquefois même par la fermeture à noix qui J peut jamais être assez bien exécutée pour empêcher toutes I' infiltrations. Un système de rainures semblables, pratiqué da* la fermeture, prévient cet inconvénient. Comme la figura représente, deux rainures sont creusées au fond de la iioi* L’une, du côté intérieur, règne du haut en bas et aboutit interruption au canal trapézoïdal, immédiatement au-de*8* du point où aboutit le canal incliné du milieu. L’autre rain11’ est creusée du côté intérieur.; mais celle-là n’est pas contint® elle est interrompue de temps en temps, ou plutôt se recoud1 d’espace en espace et vient communiquer avec la prends rainure par une rainure inclinée. La tranche de l’autre chà**1 qui pénètre dans la noix est creusée par des rainures sem^3 blés, correspondantes à celles de la noix, de telle sorte q° ? se joignant elles forment plusieurs canaux disposés comme représente la figure.
- Quelle que soit alors la force d’impulsion donnée à l’eaf' elle ne peut pénétrer dans le bâtiment. Le vent la chasse dj bord, mais bientôt elle remonte le premier canal vertical j ej conduite par lui dans le canal horizontal, d’où elle sort paf canal incliné. Si la force du vent parvenait, par exlraofà naire, à lui faire franchir ce premier canal vertical, ell®, rencontrerait bientôt un second qui, par une décharge obfid111 la ramènerait au premier.
- Toutes ces rainures, faciles à exécuter, n’ont qu’un désa^f tage ; elles rendent la clôture moins exacte, et l’air froid , les vents violons peuvent pénétrer par l’ouverture des tr01, canaux inclinés qui sont creusés dans la pièce d’appui, remédie avec une espèce de soupape; c’est un disque en É vre, suspendu librement par un anneau au-devant de ceS . verturcs. L’eau glisse facilement entre la surface de la b^(l d’appui et la surface du disque ; mais plus le vent souffle a violence, plus il appuie avec force le disque contre l'o®^, turc, et mieux il se bouche à lui-mème le passage. U e9t,f,jSj tile d’ajouter que toutes les rainures doivent être recouvef^, d’une bonne peinture à l’huile. Cet enduit les met à l’abrl la pourriture et facilite l’écoulement des eaux.
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- boisée impénétrable au vent et à Veau, par M. Storey.
- On voit (fig. 361) la coupe horizontale d’une partie de la enêtre fermée , et fig. 562 , l’élévation ou vue extérieure de 4 Partie moyenne de la croisée.
- j ^ig- 365, coupe verticale faite selon la ligne ponctuée A > fig. 1 , un des batlans étant ouvert, j. *<1g. 364, même coupe que la précédente, la fenêtre étant l'mée. a, côté extérieur, b, côté intérieur du jet d’eau, ou j^'erse horizontale fixe, sur laquelle sont placés les deux 4hans de la fenêtre; c, dormant du battant de droite. e> charnière inférieure réunissant ces deux parties. r f> fragment du battant de gauche, laissant voir les diffé-n'es pièces dont on va parler.
- 9, h, deux pièces verticales ajustées dans les montans jorbcaux du milieu, s’engageant en partie l’une dans l’autre tsque la fenêtre est fermée ; cet assemblage remplace celui * ‘.est employé dans les fenêtres ordinaires, j %> languette en cuivre engagée dans toute la longueur de .^averse ab, et contre laquelle vient s’appliquer l’extré— inférieure de la fenêtre, qui, à cet endroit, est entail—
- ® extérieurement d’une manière convenable ; cette languette terminée à la partie supérieure , et d’un côté seulement, ,/Un petit plan incliné qui reçoit la règle en cuivre k, qui ^ “e sur elle quand la fenêtre s’ouvre; celle règle est ajus-( a la charnière dans les crochets l, fixés à certaine dis— ee sur le jet d’eau a b ; elle s’étend aussi dans toute la lon-eur de ce jet d’eau.
- ^ft,deux autres règles également en cuivre et attachées rdes vis à la partie inférieure des battans d f; elles sont ez élevées pour ne pas toucher le sommet de la règle k, la cellc-ci pose sur la languette i, ainsi qu’on le voit dans jfig- 363, et se trouvent assez basses cependant pour arrê-i>; même règle k, quand la fenêtre est fermée, comme ^que la fig. 364.
- j °> fient de cuivre adaptée à la surface latérale du montant tel q«i appartient au battant de droite d, et destinée à
- A^ever la règle mobile k. A cet effet, au moment où celte té»/ aPProche de la languette i , elle commence à toucher la fig. 365, et la conduit jusqu’à ce que la croisée soit ‘,erement fermée.
- Menuisier. 2.
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- Il faut observer que le battant de gauche f n’a pas de dent comme celui de droite, et peut se fermer sans qu’on ait besoin de pousser l’autre battant avec lui ; si, au contraire, on lui adaptait une dent, le battant droit ne pourrait s’ouvrir qüe dans le cas où la règle k serait composée de deux parties, chaque partie étant alors relevée par sa propre dent.
- Dans l’entaille pratiquée à l’extrémité inférieure des bat-lans, se trouve un rainure p, fig. 3(:>5 et 304, qui a pour objet d’empêcher l’eau d’arriver jusqu’à la languette i ; si, pous-sées par le vent, quelques gouttes pénétraient entre les règles k,mn (ce qui est presqu’impossible), dès qu’elles seraient par-venues à la surface de l’entaille, elles rencontreraient la rainure p, tomberaient sur le plan incliné qui limite la partie supérieure de la traverse a b, et s’écouleraient à l’extérieur efl passant dessous la languette i; d'où il résulte que l’ajustage intérieur desmontans contre la languette i reste toujours sec, quelle que soit la quantité d’eau qui puisse pénétrer entre les deux pièces i k.
- Par la disposition de l’assemblage du dormant c avec Ie battant de droite, l’eau ne peut pas non plus pénétrer en cd endroit; car si elle traversait l’obstacle q, arrivée à l'extrémité de cette surface , elle serait arrêtée par la règle en cuivre k, forcée de s’écouler d’un côté ou d’autre de celte règle, puis de tomber sur le plan incliné du jet d’eau a b, qui la rejetterait à l’extérieur.
- Ce qu’on a dit de l’eau, s’applique également an vent, qui trouve, par les mêmes causes, même impossibilité de pénétrer'
- § IV. — Des Volets.
- Leg volets, dont nous avons parlé déjà plusieurs fois, sont des vantaux ou battans en menuiserie, destinés à recouvrir les croisées en dedans et à empêcher l’introduction de la lumière. Ce sont des espèces de portes suspendues en l'air! aussi les compose-t-on de même avec des panneaux, des mon-lans et des traverses. Mais toutes ces pièces sont plus mince® que quand il s’agit de faire une porte. Les volets sont son!®' nus par des fiches fixées comme nous l’avons dit, après h® monta ns des châssis dormons.
- Ces volets peuvent être brisés en deux ou trois parties, selon la largeur des châssis qu’ils ont à couvrir, et selon l’épais' seur de la muraille qui forme l’embrasure. En général, ot> cherche à faire en sorte que le volet, lorsqu’il est plié , soi1
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- Contenu dans l’embrasure et puisse s’appliquer contre le ta— ®’eau sans faire saillie dans l’uppartement.
- Une amélioration notable apportée récemment sur ce point do‘t trouver place ici. Au lieu de laisser librement le volet repliè et appuyé sur l’embrasure, dont il s’éloignait toujours Plus ou moins, on pratique le long de cette embrasure un c«ambranle propre à recevoir et à fixer le volet. Lorsqu’il ®st ainsi ouvert et appliqué contre la muraille de l’embrasure, d fait l’effet d’une boiserie d’ornement, et l’on ne découvre Sa présence qu’en remarquant le bouton doré de la targette 'î'd le maintient.
- . Lorsque le volet est brisé, on fait les deux ou trois par-bes qui le composent de la même grandeur et absolument semblables. Leurs tranches rentrent les unes dans les autres, S°U à rainure et languette , soit à feuillure, mais, au lieu de *es coller, on se contente de les unir ensemble avec des char— ’dères. Les volets sont toujours un peu plus hauts que les , âssis mobiles, afin que par le haut et le bas ils puissent ^aPpuyer sur les traverses du châssis dormant. Au-dessous <*es volets, à leur aplomb, on remplit le vide des embrasures ParUn petit lambris d’appui, nommé banquette, dont les mou-|ares et les champs doivent être en harmonie avec ceux des vo-6ts. On couronne le dessus de ces banquettes d’une cymaise , 11 u pouce ou d'un pouce et demi de hauteur, et d’une largeur e8ale à celle des volets repliés.
- Manière d’assembler les châssis de fenêtre.
- . Et maintenant nous allons dire quelques mots sur les châs-®ls de fenêtres , de volets, sur les croisées à l’anglaise, et sur a manière de les assembler.
- Eig. 565, pi. dres, élévation; fig. 366, plan; fig. 367, ç°upe d’une de ces pièces; le dessin indique comment chaque partie se lie aux autres dans les trois figures.
- Eig. 565 B, rebords montrant la même profondeur de Puuihe que les blocs de pilastres. C C, blocs ou plinthes des Illustres; E E, patères; a a a, intérieur du corps de châssis;
- ^ côté arrondi du style.
- Eig. 366, plan du corps de châssis, des volets, pilastres et autres parties expliquées dans le dessin.
- A’ig. 5t>7, a, épaisseur du pilastre ou architrave; b,e n-aille dans laquelle rentre le volet; c, largeur du volet; d, argeur du châssis ; e, châssis inférieur; f, châssis supérieur;
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- g, plan de séparation des châssis ; h, doublure extérieur®! i, épaisseur du mur de maçonnerie extérieure ; h h, linteau* en sapin ou en chêne ; l, partie inférieure du linteau ; architrave placée sur ces bases ; n, solive pourvue d’u®® languette qui entre d’un côté dans le sommet de l’architraV® un; o, partie supérieure, et r, seuil du dormant; s, seuil d® châssis ; t, appui de la croisée.
- La tige de fer portant les poulies de tous les corps de châî' sis doit se projeter d’environ 3/s de pouce au-delà du bord i® la muraille ; c’est-à-dire que la distance entre le devant d® chaeune de ces tiges doit être au moins de z/t de pouce d! plus que dans l’espace intérieur séparé du mur ; en sorte q®! le devant du volet se trouve sur le même plan que la maço®' nerie extérieure.
- Fig. 568, plan d’un corps de châssis avec volet fait sur}® même principe, et applicable aux mêmes croisées que le pfe‘ cèdent, mais l’épaisseur du mur est moindre.
- a, doublure extérieure ; b, poulies ; c, doublure intérieur d, doublure de derrière; e f, contre-poids pour soulever î® châssis; g, coulisse où glissent les poids; h, plan de sép®' ration des châssis; ft, partie intérieure du dormant porta®* des rainures propres à recevoir le plâtre ; m, volet de deva® attaché à la doublure intérieure c; s, architrave.
- Fig. 569, coupe verticale du châssis; les mêmes letlf®* représentent les mêmes parties.
- Nous pouvons ici placer le peu qu’il y a à dire sur les co tre-venls, qui ne méritent pas qu’on en fasse un article à par' Ce sont tout uniment des volets extérieurs plus épais, moi®* soignés que les volets intérieurs , et qui ne sont jamais brisé®' On les compose de fortes planches assemblées à rainure et ^ languette, maintenues par des traverses clouées ou à emb®1' ture, et quelquefois doublées avec d’autres planches cloué®* en travers sur toute la surface.
- g Y. — Des Persiennes,
- Ce sont d’antres espèces de volets extérieurs destinés ^ écarter les rayons du soleil, à ne laisser arriver dans l’app3*' tentent qu’un demi-jour, et à permettre devoir ce quisepa®*6 au dehors sans qu’on puisse être aperçu. Il y a donc vides entre les pièces qui les composent; mais ces vides plflS petits que ceux des croisées ne sont pas remplis par des reaux de vitres.
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- Les persiennes sont presque toujours à double battant ; edes se composent, par conséquent, de deux châssis mobiles tournant sur des gonds scellés dans la pierre de taille de la baie, et venant s’emboîter, quand on les ferme, dans une feuillure creusée au pourtour de l’arête extérieure de cette baie.
- Chaque châssis est formé de deux montans et de deux traverses assemblées à tenon et mortaise, et larges de trois ou fiualre pouces sur quinze à vingt lignes d’épaisseur. Quand
- Persienne est un peu élevée, on fortifie ces quatre pièces Par une troisième traverse qui s’assemble au milieu de la hau-teur des deux montans, à une égale distance des deux autres traverses.
- On remplit le vide des châssis avec des lames ou tringles “e bois de quatre ou cinq lignes d’épaisseur, et dont les deux tranches sont de niveau avec les surfaces intérieures et ex-terieures des châssis. Ces lames sont assemblées dans les montas, obliquement à la surface des châssis, de telle sorte que jur surface supérieure est inclinée d’environ quarante-cinq ’fpgrés vers la terre, du côté extérieur. Ces lames sont espars proportionnellement à leur largeur, de telle sorte que fiuand l'œil est placé à la hauteur de la tranche supérieure de °ne d’elles , la tranche inférieure de la lame qui est au-des-s°as ne permet pas d’apercevoir les objets qui sont en face, et semble fermer l’issue, mais de façon aussi qu’en élévant un Peu plus l’œil, il soit possible de voir aisément entre les deux ‘ânies ce qui se passe en bas dans la rue. Les lames doivent donc être plus ou moins espacées, suivant qu’elles sont plus 011 moins larges; on les incline aussi plus ou moins, suivant fiUe la persienne est placée à un étage plus ou moins élevé. La •ranche de chaque lame n’est pas perpendiculaire à leurs sur-aces. De chaque côté on la taille de manière que , malgré Inclinaison de la lame, elle soit de niveau avec la surface des Montans et ne forme aucune saillie. La tranche inférieure de a traverse du haut est taillée aussi obliquement pour qu’elle s°it parallèle à la lame la plus élevée; on en fait autant pour a tranche supérieure de la traverse du bas et pour les deux r<inches de la traverse intermédiaire.
- Les tringles ou lames peuvent être assemblées dans les b'ontans, de trois manières différentes. La moins bonne con-®'sle à les faire entrer dans une entaille oblique creusée dans 1(1 tranche du montant; on les fixe ensuite avec des chevilles'
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- placées horizontalement. Les deux autres manières sont bien préférables. On peut, ou bien faire entrer la lame dans une entaille, comme dans le premier cas, après avoir taillé leur extrémité en cylindre arrasé ou goujon qu’on fait pénétrer dans un trou rond creusé au fond de l’enlailk', eu bien, au lieu d’entaille, faire une mortaise oblique, et finir les extrémités des lames en tenons de cinq à six lignes de largeur.
- J’ai dit qu’on inclinait davantage les lames vers la terre quand les persiennes sont fuites pour un étage élevé; que l’inclinaison devait être, au contraire, moins grande quand on travaille pour un étage très-bas. Malgré cette précaution, celte méthode a des inconvéniens : au rez-de-chaussée, par exemple, il faut diminuer l’inclinaison de manière à n’aper^ cevoir que les pavés les plus rapprochés du bas de la croi-sée, ou bien, si on veut voir plus loin, disposer les lames de façon que chaque passant puisse voir ce qui se fait dans l'appartement. Aux étages supérieurs, l’inconvénient sera moins grand, mais il existera encore en ce sens, que l’on ne pourra jamais voir ce qui se passe vis-à-vis de soi et à la même hauteur sans ouvrir les persieuncs (1). On a remédié à tout cela en rendant mobiles quelques-unes des lames, de façon qu’on puisse varier leur inclinaison à volonté. Dans ce cas, les lames mobiles sont terminées par un goujon qui entre sans entaille ni mortaise dans un trou rond creusé dans la tranche des mon tans. Alors les lames peuvent aisément se mouvoir et tourner sur ce goujon comme sur un axe; mais elles ne sont pas assez espacées pour pouvoir tourner complètement; quand on met, le plus possible, leurs surfaces dans une situation perpendiculaire, elles se rencontrent par les bords et s’appliquent l’une sur l’autre comme les briques d’un toit.
- On les met en mouvement à l’aide d’une tringle de fer, finissant en bas par une poignée recourbée; la face de cetlg tringle porte, du côté de la jalousie, d’autres petites tringle* également espacées, perpendiculaires à la première, séparée* entre elles autant que le sont les lames, et se terminant par u*1 enfourchement. Au milieu de la tranche de chacune des lame* mobiles on enfonce une vis à tête aplatie latéralement et q<d entre dans l’enfourchernem de l’une des petites tringles. Le* enfourchemens et les têtes des vis sont percés de trous, dan*
- (1) Pour obvier au double inconvénient d’avoir trop d’obscurité o» d’être vu par les passans, on rapproche les unes près des autres les lan>cs de la moitié inférieure delà persienne, et on éloigne beaucoup celles de la partie supérieure.
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- s<ptels on rive des goupilles destinées à servir d’axe. On qu’alors, quand on élève la tringle, on élève la tran-]e e lntérieure des lames, et on augmente leur inclinaison vers ! sol de la rue; qu’en abaissant la tringle vers la terre, on enf e’ au contraire, les lames vers le sol de l’appartement;
- , lll> qu’en plaçant les enfourchemens à la hauteur des gou-2ns> on met la surface des lames dans une situation hori— .male, et qu’on peut voir vis-à-vis. Le frottement des gou-I Ds suffît pour maintenir les lames dans la position qu’on r donne ; néanmoins, on peut terminer le haut de la tringle [j,r u° anneau qui s’engage tour-à-lour dans chacune des dents uàe crémaillère en fer, fixée sur la traverse du milieu.
- Nouvelle manière de suspendre les persiennes. Souvent en regardant la façade d’un hôtel ou d’une mai-e dont les fenêtres sont décorées d’un encadrement, l’œil . désagréablement affecté par la vue des persiennes qui f^ffîtent les moulures et détruisent ainsi l’uniformité de la •®de qui en est [e principal ornement.
- • ^ est afin de remédier à ce défaut que l’on propose le moyen ^genieux de suspendre les persiennes que nous allons décrire, nous paraît parfaitement remplir son but. s; fig. 570, pl. dres, représente une fenêtre munie de per-p6ïlnes, dont l’une ouverte et l’autre fermée n’empêchent ni ®e ni l’autre la vue de l’encadrement.
- (in a fig- 571 offre en À la vue de face, en B le plan des ferres en T, au moyen desquels les persiennes sont sus-ie,1dues.
- branche en T de ces équerres est fixée sur les persiennes
- la
- manière ordinaire et au moyen des boulons.
- . queue vient se placer dans une espèce de boîte à de— |0eUre dans la maçonnerie où elle est fixée par de forts scel-e,»ens.
- ]Çs^es bords extérieurs de celte boîte profilent exactement j^,foulures du cadre de la fenêtre ; la face extérieure et celle jj| erieure de la queue de l’équerre présentent le même pro-(p* 'ïjais, placé en sens inverse, comme on le voit enB. le point ^Uiculation est fixé au milieu de la largeur et de l’épaisseur r,4 moulure, de façon que la queue étant placée dans la ^l^e> sur l’une ou l’autre de ses faces, elle en affleure égale-bien les bords et la remplit exactement, et, qu après ® demi-révolution, elle représente le même aspect.
- mouvement, décrit par l’équerre, ouvre et ferme la per-
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- sienne, et, dans les deux cas, la boîte placée bien à fletf cadre de la fenêtre étant remplie par une moulure éga” celle de ce cadre, il ne sera en aucune façon interrompu' Persienne à tabatière. — Grâce aux détails donnés cédemment, nous nous bornerons à dessiner sans plus à( plication la persienne à tabatière. Les fig. 372 et 373 la B1* trant sous toutes ses faces, en donnent un idée suffisant lecteur intelligent.
- § YI. — Des Jalousies.
- Elles sont formées avec des lattes de chêne, larges de quaJ pouces, épaisses de deux lignes, suspendues les unes sut autres par des rubans de fil, de telle sorte qu’on puisse1 hausser et baisser à volonté.
- Corroyer ces lattes, les couper de mêmes longueur, larg*1 et épaisseur, en les tenant plus courtes d’environ un poll que l’intervalle compris entre les deux tableaux de la ba|t percer à quatre pouces de chacune de leurs extrémités |j trou d’un pouce de long et d’un demi-pouce de large, 7°' ce qui compose le principal travail du menuisier, voilà p/:, que la seule chose qui rentre dans ses attributions ordina^ Néanmoins, comme beaucoup de menuisiers confection!/ entièrement les jalousies, et que tous peut-être seraient ^ aises de savoir les faire, je vais entrer dans plus de détail/ faire successivement connaître comment on suspend les ly, par des rubans de fil, comment on les hausse et on les ba|S! comment on les incline à volonté en dedans ou en dehors Pour suspendre les lattes et les unir entr’elles, on pr^ un bon ruban de fil, ayant en longueur un peu plus de // fois la hauteur de la croisée. On double ce ruban et on O tache en l’air par les deux bouts dans une situation perp^, diculaire. Alors, dans le bas, au milieu de la longueur du f ban , on pose une latte qu’on fixe après le ruban avec clous ; celte première latte doit être de quatre lignes au m/. plus épaisse que les autres. Un autre ruban, disposé de et à une distance convenable du premier, est fixé aussi à tf0^ ou quatre pouces environ de l’autre extrémité de la latte / se trouve ainsi soutenue par les deux bouts. Un troisième/1 ban, suspendu de même, embrasse la latte par le m'l*e, Chacun des deux premiers rubans est placé précisément ^ dessous des trous dont nous avons parlé; mais il faut ob8/ ver que dans la première latte ces trous, au lieu d’être e carré long, sont ronds et beaucoup plus petits. Nous veG0
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- bientôt pourquoi chaque ruban, ainsi disposé, forme pour U'Osi dire deux montans séparés dans le bas par la largeur ?e la latte. A quatre pouces au-dessus de cette première "fie, on coud transversalement, après chacun des ces petits ^ntans, un ruban de quatre pouces, plus la quantité néces-s">re pour la coulure; au-dessus de celui-ci on en coud un 8ecoud, puis un troisième jusqu’au bout des deux montans, ^ toujours de quatre pouces en quatre pouces, comme si on toulait faire une échelle de rubans. On en fait autant au ru-"" qui supporte la latte par l’autre extrémité, autant encore "" ruban qui la soutient par le milieu ; puis, sur chacun de Ces rubans cousus en travers, on pose une des lattes qu’on "Nt déjà préparées, et on les fixe de façon qu’elles soient """tenues par le milieu et par les deux extrémités au-dessous j"8 entailles qu’on y a creusées. Dans cet état de choses, les aitos sont portées par les petits rubans parallèlement les unes ."'dessus des autres et séparées de quatre pouces. Quelque-°ls> au lieu de placer chacune de ces traverses sur un simple ,"ban transversal comme un barreau d’échelle, on coud dou-® ce ruban par les deux extrémités et on fait passer la latte ntre les deux rubans.
- ,. Cela fait, on fixe au haut de la croisée, entre les deux ta-. eaux, une planche aussi longue que la croisée est large, Puisse de dix lignes, et d’une largeur d’environ six pouces, •"fie planche s’appelle le sommier; elle porte à sa surface » Prieure, à chaque extrémité, deux morceaux de fer évidés, ] "toant deux anneaux, perpendiculaires à cette surface et ."gs d’un pouce et demi. On prépare ensuite une autre plan-le aussi longue et aussi large que les lattes, mais épaisse
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- i ami à neuf lignes, et dans ses extrémités on enfonce deux
- Dû' 1
- "filons en fer parallèles à la surface supérieure, qu’on ap-"fie tourillons, et qu’on fait passer dans les anneaux du som-. Ier. Cette planche est supportée alors par ces anneaux et ^ jd tourner sur ses tourillons en s’inclinant en dedans ou en .."ers, mais sans pourtant pouvoir faire une révolution com-f ,eto. Entre celte planche et le sommier, il n’y a pas lout-à-,'J assez d’intervalle pour cela. Quand cette opération est e, on détache les rubans chargés de lattes des points de "Pension auxquels on les avait momentanément accrochés, tt 0,1 fixe invariablement les bouts de ces rubans après la s de la planche mobile. Dans ce cas, cette planche fient toutes les lattes et est soutenue elle-même par le lier. La figure 116, pl. 5, représente cet assemblage,
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- L’ordre de construction que je viens d’indiquer était le commode pour faire comprendre ma description; ce n’est tant pas celui qu’il convient de suivre dans la pratique. ® ne fixe ordinairement le sommier qu’après avoir placé d*f les anneaux les tourillons de la planche mobile, et après q®1 a cloué après celle-ci les rubans qui portent les lattes, Pr*i lablement, on a placé en dehors et en haut du tableau de1 croisée, une planche d’une largeur assez considérable pouftl cher toutes les lattes de la jalousie lorsqu’elles sont remonté Celte planche, que l’on nomme pavillon, est fixée au mur P1 une de ses tranches et par ses extrémités. Elle forme un $! qui garantit la jalousie de la pluie quand elle est levée, et einf che le ruban de pourrir. Quelquefois aussi on fait au pourt®* des jalousies un encadrement qui affleure le devant du table311 pour empêcher les lattes de sortir en dehors de la croisée/ les défendre contre l’agitation du vent.
- Mais la jalousie ainsi construite serait plus embarrassé qu’utile, s’il n’y avait pas un moyen d’élever toutes ces Uf, en les rapprochant l’une de l'autre. Examinons celui q®* emploie à cet effet.
- Nous savons qu’à quelques pouces des deux extrém'18’ chaque latte est percée de deux entailles longues d’un p0l|f et larges de six lignes. Il en est de même de la planche bile, et la latte inférieure forme seule une exception. CeHe n’est percée que d’un petit trou rond à chaque bout, au-deS sous des entailles longitudinales des autres lattes. On fait fl ser une cordc par toutes les entailles qui sont à gauche ; e,| passe aussi par le trou gauche de la latte inférieure, mais là6 est arrêtée par un nœud. L’autre bout, après avoir passé p’j l’entaille de la planche mobile, traverse un trou longitude* creusé dans le sommier au-dessusdes trous des lattes. Dai>s ( trou est une petite poulie mobile sur un axe; la corde e® ; dans la gorge de celle poulie, qui est destinée à diminuer1 frottemens, passe sur le sommier entre sa surface supérie’1, et le haut de la baie, se dirige obliquement à droite du sorn»11^ trouve là, à son extrémité, près de sa tranche intérieure^ ", autre trou longitudinal un peu oblique, et garni aussi d’11 , petite poulie. La corde passe encore sur cette poulie, entred®1 le trou et vient pendre au côté droit, à portée de la n,a|ll< Tout cela est représenté dansla figure. La corde est nouè®,f
- ie<
- a à gauche, traverse toutes les lattes, traverse aussi le sonU»1 en b, rentre par le trou d plus rapproché du bord, et ^
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- dre en
- He
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- On sent que quand on tire cette corde, elle fap-les lattes par leur extrémité gauche, et lesforce à re-(J^er en se touchant, jusqu’à ce qu’elles soient appuyées ji r® la planche mobile. Il faut en faire autant à droite. dt . cela, une autre corde, nouée sous la latte inférieure à en e, passe à travers toutes les lattes aussi à droite, es[8^ travers la planche mobile et le sommier en n. Ce trou lui tl*l|ni d’une poulie et percé au milieu de la largeur du som-é' Plus près de l'extrémité et de la tranche intérieure est )j( ^tre trou i un peu oblique dans lequel est aussi une pou-é®Ue corde, partie du côté droit, passe par ce trou et vient l’6j r® un peu plus à droite, à côté de la corde qui traverse te|;lrémité gauche des lattes. On tire ces deux cordes en même |6s Ps- L’une soulève et rapproche les lattes à droite, l’autre ij^ulève et les rapproche à gauche. Quand on les a sufïisam-é tirées, on les tortille et on les attache autour d’un piton dans la muraille à droite. Quand on les lâche, la ja-é® retombe. Quelquefois, au lieu défaire revenir ces cordes t0 s Ie sommier par deux trous différens, on les fait passer Les 'es deux par un seul ; mais, dans ce cas, l’épaisseur de porte deux gorges, et chacune d’elles ne reçoit qu’un®
- dit qu’il y avait aussi un moyen pour rendre plus ou }v‘ns oblique ia largeur des lattes, elles incliner tantôt en tanlôt en arrière. Gela a de grands avantages: il en ré-|ve qu’on peut laisser pénétrer plus ou moins de lumière dans ^Partement, l’intercepter même tout-à-fait, regarder à traites lattes en face de soi, en bas ou en haut. Deux cordes d1 gisent cet effet ; toutes deux sont placées à gauche. L’une i» s> ‘
- ' Soj
- mobile sur un axe placé dans l’épaisseur de la planche. )|)t, poulie est au milieu du trou, de sorte que la corde, i[Ses avoir passé par le trou et s’ètre enroulée sur la poulie, par-dessous de l’autre extrémité du trou, et va s’alta-i^.aun petit anneau de fer fixé dans la tranche de la planche du côté intérieur de l’appartement. Par conséquent, 011 L’re cette corde, elle élève cette tranche de la planche O®; celle-ci élève des rubans qui supportent les tranches (^pondantes des lattes, cl toutes sont inclinées en dehors. autre corde inarquée ^produit l’effet contraire : elle passe
- ^ — sommier. Ce tron est allongé, parallèle à l’extrémité l?>ïunier, perpendiculaire à ses tranches. Il renferme une
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- dans un trou semblable, creusé dans le sommier à gauche * côté du premier, s’enroule autour d’une poulie, repasse so"s le sommier et est fixée par son extrémité dans un autre anne®" en fer placé dans la planche mobile près de la tranche quir®' garde la rue. Quand on tire cette corde, la tranche extérieur* s’élève, la tranche opposée ou intérieure s’abaisse, toutes Ie’ tranches correspondantes des lattes en font autant et s’incline" en dedans.
- Ainsi, quatre cordes règlent la manœuvre des jalousie^ deux placées à droite doivent être tirées simultanément qua"“ on veut l’élever ; deux placées à gauche servent à régler 15 bliquité des lattes. On tire celle qui est le plus à droil{ quand on veut incliner des lattes en dehors; dans le cas co"" traire, on tire celle qui est un peu plus à gauche. Si on r®" que la surface des lattes soit horizontale, on lire les cot&( autant l’une que l’autre.
- Ce mécanisme est peu susceptible de se déranger. Il n’"
- da"*
- le même but. On a employé des ressorts en spirale, ressorts de pendule, qui relèvent spontanément la jaloiisie! mais ces ressorts, exposés souvent à l’air humide, netard®^ pas à se rouiller, à se rompre, et c’est une raison pour T je n’en parle pas. Ils sont d’ailleurs toul-à-fail étrangers attributions du menuisier. Les jalousies sont peintes en g"!! ou en vert : celte dernière couleur domine. Chaque latte e° être enduite d’un beau vernis.
- Nous ajoutons aux indications précédentes la descriph0 de quelques nouvelles et ingénieuses inventions.
- Nouvelle jalousie de M. Cochot.
- PI. dreS, fig. 574. Fragment de la jalousie vue de face; ®^ est enclavée dans le châssis de la fenêtre, et garnie de tou les pièces qui la font mouvoir.
- Fig. 375. Coupe verticale tout près de l’cxlréinü® droite.
- Fig. 37G. La jalousie vue du côté gauche.
- A, châssis de la croisée. -
- lî , arbre en fer placé horizontalement; il porte les vi" j sur lesquelles s’enroulent les chaînes rondes ou cordes IM , supportent les lames de la jalousie, et servent à les remo» et à les descendre.
- E, roue dentée, peur conduire les cordes D.
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- j poulie à détente servant à dérouler la corde D quand 0!l veut descendre les lames de la jalousie.
- ^ , deux poulies correspondant au pignon H, pour donner 11 ôter le jour, en penchant les lames à droite ou à gauche, petite chaîne à la Vaucanson, engrenant le pignon H. bandes de cuir correspondant à la chaînel.
- 5^» segment pour tendre les bandes de cuir J.
- I % grande chaîne à la Vaucanson, pour monter et descendre * jalousie.
- poulie pour tendre la ehaîne L. j ^ , poulie pour écarter la chaîne L, et l’empêcher de r°Uer contre les lames.
- ressort de détente de la poulie F, pour baisser la 5l°Usie.
- bande de cuir attachée au ressort O.
- ] " ! chaînes à maillons, pour former l’écartement des lames; Haillons ferment à droite et à gauche, l’un ne faisant demi-tour, l’autre un tour entier. k *S fil de fer attaché à la chaîne I et aux bandes de cuir J, |*r donner le jour.
- de ’.première lame du haut, où sont attachées les bandes ®u>r, pour donner le mouvement à toutes les autres lames, h \> petite lame d’une ligne et demie d’épaisseur; elle est Jee à chaque bout par un support en cuivre, f. > arrêt pour fixer le pignon II quand on a ouvert ou y1® la jalousie.
- > bouton placé au centre du pignon H, pour le faire
- échine à faire les supports placés dans chaque bout des lames.
- ï'îfy
- ta.o- '»‘T. Elévation suivant la longueur du support.
- 578. Plan.
- b’ bâlis-
- ÿ Poteau en acier pour recevoir le support c.
- ’ s|'Pport avec un levier mobile e, portant, près de son -ttïilc opposée au support, une pièce f servant à cour-g e *uPporl c dont elle a la forme, àf0r’ ^*eux longs marteaux faisant charnière en h, et servant $ ,,r la boucle du support c, destinée à recevoir la chaîne,
- tti^f'èce en équerre, servant à déterminer la longueur de la « e de cuivre qui doit fermer le support. hunier. 2.
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- Toute cette machine est en fer, excepté le bâtis, qui es* en bois.
- Jalousies en éventail pour la partie arquée des croisées.
- Les fenêtres cintrées se multipliant beaucoup, et lendao* à se multiplier encore davantage ; leur fréquent usage dai>s les magasins, les pavillons de jardin, les églises, tout cel* doit engager le menuisier intelligent à s’occuper de leurs ac' cessoires.
- On ne s’étonnera donc pas que la Société des Arts, de Lo°' dres, ait accordé la médaille de Yulcain (argent) à MadaU>e H. Goode, pour une invention que nous devons décrire, parce qu’elle réunit la simplicité et la grâce à certaine utilité donù8' tique, pour les pays où le soleil est plus vif que dans la grande île.
- Fig. 579, pl. drcs, AA, tube métallique ouvert dans to«ie sa partie supérieure.
- Dans la barre transversale D, sont établis deux trou® en B et en G qui reçoivent les bouts de l’arc formé par tube AA.
- En B, est fixée une poulie correspondante au centre d trou et du tube A.
- En C, la bande ou le cordon sans fin EEE, entre le tu° arqué. Là, il y a une seconde poulie.
- Enfin, elle pusse le long de la traverse D et dans le tu°t' A qu’elle parcourt dans toute son arçure.
- La jalousie (en étoffe) est un peu plus longue, en hautê en bas, que la base et le sommet de l’arc.
- Comme celte jalousie ( qui pourrait aussi bien être en v°,s mince) est fixe quoique mobile, sur un petit axe ou plV° horizontal, dans son centre,en D, elle forme précisément0 grand éventail, et se développe ou se ferme de même.
- Deux pièces de Padou, étant liées au sommet des feuil*e.| avec la bande du cordon sans fin, passent dans le tube AA> est alors aisé de comprendre que l’éventail s’ouvre ou ferme, suivant le mouvement qu’on donne en F à la band°'
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- CHAPITRE IV.
- g Ior. — Menuiserie de Magasins.
- Devantures de boutiques.
- , farmi les plus belles et les plus nombreuses applications l’art du menuisier, il faut compter assurément la menui— Strie de boutiques, de devantures de magasins. Qui ne sait j.^tubien de dispositions variées, de formes architecturales, de jSaes savantes, d’ornemens pleins de goût sont employés, à iris surtout, dans la décoration des magfiSÎns de toute "jjjtèce? Mais, à raison de cette variété, de cette étendue J^fUe, nous ne saurions traiter ce genre de menuiserie Çn etail ; on le sent bien. D’autre part, les moyens mis en œu-fe pour obtenir ces beaux résultats, qui contribuent si fort 1 embellissement des grandes villes, ces moyens ne sont pas 'ûrechose que les principes développés dans cet ouvrage, sur > *des les constructions de menuiserie nous : ne pouvons donc es répéter.
- Ce double motif nous avait engagé à passer sous silence .devantures de boutiques, dans nos premières éditions;
- ^ai,
- h
- s> si ce n’était et ne pouvait pas être une lacune dans le
- x,*e, c’était une lacune dans les dessins : nous la réparons ^Jourd’hui. Dans l’impossibilité de rappeler tout ce qui a été dit sur jes assemblages, moulures, lambris, portes, °)sèes, etc.; dans la difficulté de composer tout un chapitre t! ler, avec une notice, une simple indication de dessins, ^ Us avons cru pouvoir rattacher la menuiserie de magasins ® menuiserie d’église.
- jjj- es figures que nous donnons ici ont pour but de four-de au. ^ecteur une idée générale du genre qui nous occupe; t, indiquer les différons caractères de constructions i/e’les, employées le plus fréquemment; de le mettre sur Vn°*e ^es construcli°ns les plus compliquées et les plus ®ntes ; et si nous ne sommes pas dans une erreur totale, jhoix est tout-à-fait suffisant.
- de a %• 380 représente une simple et gracieuse devanture ^pniagasin qui peut servir à beaucoup de commerçans di— sj en y ajoutant les attributions nécessaires.
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- Dans la fig. 581, on voit une décoration de boutique,0’1 dominent les barres croisées. Elle est susceptible de recev°|f beaucoup de variations.
- La devanture dessinée fig. 582 présente plusieurs par ornées avec beaucoup de goût. On voit en A le lambris, en “ la porte, en G la cheminée. Il va sans dire que les pilastre8’ les corniches, les profils de ces différentes parties peuve”* être variés avec goût et justesse, selon la destination d° magasin.
- La double figure qui suit (fig. 585 et fig. 534) représeide deux moitiés de devanture. Nous les avons ainsi dessinées af»1' de ne pas trop multiplier les figures, et pour faire serv>( l’opposition des formes à l’instruction du lecteur.
- Les lignes cintrées sont maintenant en grande faveur da°s les magasins et cafés. La fig. 585 en montre un modèle.
- On remarque, fig. 586, dans la devanture indiquée, 0<> comptoir avec casier pour tenir les registres.
- Menuiserie d’église.
- Cette belle partie de l’art de travailler le bois est excessi' vement chargée. Un volume entier ne suffirait point à repr°,' duire tous ses développemens : aussi nous bornerons nousa traiter des objets les plus intéressans et les plus usuels.
- 1° Lambris des chœurs.
- Les comparlimens des lambris qui sont au-dessus d°s stalles d’un chœur, peuvent être traités de différentes façon8’
- Ou 1 ’on donne aux panneaux la même largeur des stalles, ou l’on fait occuper à chaque panneau la largeur de de°* stalles, et aux pilastres une seule; ou l’on met les pilastreS d’ordre d’architecture entre chaque panneau, de sorte q« panneau et un pilastre n’occupent que la largeur de deu* stalles.
- Les lambris des chœurs d’église sont ordinairement co°-ronnés d’une corniche de menuiserie , laquelle se fait en v°,,s' sure.
- 2° Stalles.
- « Les divisions de stalles sont formées par des espèces d° consoles doubles, appeléesparc'oses (fig. 199, 200, 201, et 212, pi. 6), dont le dessus sert d’appui. Les menuisiers désignent ces sortes d’accoudoirs parle nom de museau# ^ a cause de leur forme singulière; on donne 5 pieds 5 pouces d°
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- üteur à ces accoudoirs, afin de pouvoir s’y appuyer com-°deiuent lorsqu’on est debout.
- La largeur de chaque stalle, mesurée du milieu d’un °seau à l’autre, est depuis vingt-deux pouces jusqu’à vingi-n4- Celles de l’église de N.-D., à Paris, qui sont très-com-°des, ont deux pieds de largeur d’un museau à l’autre, et 9 ^a hauteur du dessus du siège S (fig. 199, 200, 201,202 s . a)j quieslmobile, doit être, lorsqu’il est baissé pour s’as— ^0|r, de 16 pouces et demi ; il porte en dessous une saillie en rine de cul-de-lampe IL Lorsque le siège est levé, la hau-«u *1 dessus de ce cul-de-lampe M (mêmes figures), sur le-q el on se soutient quand on est debout, doit être de 26 pouces.
- donne à ce siège le nom de miséricorde.
- ^ ^es appuis qui terminent le fond des stalles sont des pièces ^environ deux pouces d’épaisseur, formant couronnement ,j deux côtés lorsque les stalles sont isolées : les arêtes de ^ssus, qUi sont & ia portée de la main, sont arrondies; en Ssous règne ordinairement un talon sans filet, élégi dans la SedSSe‘Lorsque les stalles du haut ne sont pas isolées, et qu'il dV r°.Uve un lambris au-dessous, la largeur de cette pièce est nViron quatre pouces : si l’appui est isolé, on lui donne P°uces de largeur.
- iso'r ^onne ù l’appui des stalles basses qui sont toujours ser CeS’ s‘x ^ seP* pouces de largeur, afin qu’on puisse y dépo-r 1111 livre.
- poù ^6S museai,x ffui s’assemblent dans ces appuis ont six danCes dans leur plus grande largeur, et trois pouces et demi pr Plus petite, sur même épaisseur que les appuis. Le Un t i Us't® est UDe Pacte astragale par le haut et par le bas, ado • n avec ®let saillant qui se raccorde avec le fond, en les l’a Uci.ssant au point de se confondre avec la face plate de pou Ul* raccor<lement demande à être fait avec adresse, aj * ne pas produire un mauvais effet; au reste, on peut er un profil qui n’ait pas besoin de cet expédient, do • S aPPu,s s’assemblent à rainures et languettes avec les f( Ss'®rs des stalles et le double lambris qui est derrière, semii en ^ ® et 210 en F G. Les museaux s’as-
- 9ui r 6nt avec *es aPPu‘s cl les parcloses ou doubles consoles et ormentles séparations des stalles en coupe, avec tenons ja ortaises, rainures et languettes de huit à dix lignes de Sepr, comme on le voit détaillé par la fig- 206 en A’B’.
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- » La fig. 205 indique un moyen géométrique de tracer 1® contour des museaux et leur raccordement avec l’appui d® dossier.
- » Ayant divisé la longueur A D en trois parties égales d® point B de la lre division, en partant de l'alignement du pr°' fil du fond, on mènera une parallèle indéfinie sur laque!je on portera de B en E le huitième de A D, et A B de E en Fi par ce dernier point on tirera une parallèle à A B, pour»1' diquer le raccordement du dossier avecla partie la plus étroit® du museau, au moyen d’un quart de cercle E G, dont le centfe est en E, ayant porté ensuite le tiers daBDde D en H, ®® décrira un cercle avec HD pour rayon ; ayant ensuite poft® le rayon II D de D en I, ori a tiré 111, et, sur le milieu, o® a élevé une perpendiculaire qui rencontre B F prolongée ®® K; et, après avoir tiré H K, on a décrit du point K l’arc d® raccordement E L avec la courbure du fond et l’arrondisse' ment du museau par devant.
- » Le raccordement des moulures avec la face de l’appui, et portant les saillies F en 1, 2,5, pour décrire de chacun de c®s points des quarts de cercle avec le rayon F F G.
- » Les parcloses sont, comme nous l’avons déjà dit, des ®s' pèces de consoles qui forment la division des sl.die- , elles s® font chantournées par le devant en deux pièces sur laiargeuf' pour former la profondeur des stalles ; on y emploie des med1' brures ou des bois de deux pouces d’épaisseur, assemblés ‘ rainure, languette et clés. Par le hauton leur fait porter de®* tenons réunis par une languette de huit à dix lignes d’épais' seur, fig. 206 A’ et 212, afin de s’assembler plus solidem®® avec le dessus formant museau.
- » Par le bas, la pièce joignant le dossier porte un teri®® passant, qui doit traverser le sommier qui forme le fond d®s sièges. Dans la largeur du tenon passant, on pratique une m®1” taise de six à huit lignes de large, dans laquelle on fait entr®j une clé qui sert à faire joindre la parcloso sur le sommier6 à la fixer solidement.
- « Dans l’autre pièce de parclose formant console, on el1 taille deux tasseaux en forme de cymaise, assemblés en qu®l,e d’aronde dans l’épaisseur de la parclose, fig. 212; sur le d®' vanton rapporte à bois défi! un bout de cymaise assemblé®11 onglet pour cacher les queues d’aronde. On ravale dans 1 f paisseur du bois des moulures et orneincns qui doivent d® corer les parcloses.
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- * Les sommiers sont des pièces marquées 8, fig. 201, de six P0l>ces de large sur trois pouces d’épaisseur, sur lesquelles ^semblele fond des parcloscs au moyeu des mortaises à jour, Pour recevoir leur tenon passant dont il a été ci-devant ques-loni elles sont rainées en dessus pour recevoir le dossier, et n dessous pour le soubassement des sièges. Cette pièce porte Ufle devant une feuillure de.15 à 14lignes sur 8 de largeur parles sièges mohi'es qui se ferrent dessus. Les sièges mo-*es S se font avec des planches unies de 10 pouces de lar-pur sur 15 à 14 d’épaisseur ; leurlongueur est déterminée par largeur des slalies en laissant environ une ligne de jeu. Ou Apporte dessous des espèces de culs-de-lampe qui forment les ^X-siéges E appelés miséricordes. Leur saillie est de cinq à ,la<l pouces et demi sur dix-huit pouces de longueur et 9 à 0 Pouces de hauteur ou largeur prise dans le milieu. Le des-jps est orné de moulures avec des omemeus de sculpture sur ^ cül-de-lampe, qui est apparent lorsque le siège est levé. Le tî:'sos de cos faux sièges doit plutôt pencher en avant lors— ^ '!s sont levés, que d’être de niveau, et ils ne doivent jamais Pocher eu arrière. Le massif de ces culs-de-lampe est ordi-a'remem collé à plat joint avec des clés en queue d’aronde, dessus formé par une planche rapportée comme on le °’1 indiqué par la fig. 20!, mémo pl. G.
- , M II faut éviter d’orner les dossiers des sièges de panneaux
- jj Stands cadres, pour ne pas blesser le dos. On pourrait, au de panneaux renfoncés, former des panneaux saillans dont ,at'ètes seraient arrondies dans ie genre des coussins, ainsi °n le voit représenté par la lettre C, fig. '199.
- U 11 Les soubassement dès stalles se fout avec de petits pan--aux embrevés dans les patins et le dessous du sommier 1.i re deux consoles; souvent on se contente d’un panneau Enfoncé, sans moulures autour.
- # Los patins sont des espèces de plinthes, indiqués par C, ^•-10, 207 en C,L,E, de deux pouces de haut sur autant ^paisseur, qui servent de hase à tout l’ouvrage : ces patins dans toute la longueur des stalles ; on les rallonge à $(w I'*Pderl Ls sont rainés par-dessus pour recevoir les «bassemens. Au bas de chaque console on assemble de petits j 1,108 saillans de quatre pouces, même fig. C, E. Les moulures » Ces patins sont poussées à bois de bout : c’est pourquoi il Par C^01sir’ Pour les faire, du bois bien plein; chacun de ces !ns est percé d’une mortaise dans laquelle entre un tenon
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- pratiqué dans le pied de la console inférieure des parcloS^'
- » Le derrière des stalles du bas, ainsi que celles du h^' lorsqu’elles se trouvent isolées, peut être décoré avec a61* panneaux à grands cadres et des pilastres à cadres simple au droit des parcloses formant consoles.
- » Lorsque, dans les chœurs, il y a deux rangs de sial'6! placées l’une devant l’autre, les stalles du second rang, <1^ sont plus élevées, sont appelées stalles hautes, les autf6* stalles basses. ( Voyez fig. 213 HI J. ) , •
- » Dans les chœurs qui ont une largeur suffisante, on élèf* les stalles basses sur un marche-pied saillant, ainsi qu’0" l’a observé au chœur de N.-D. et ailleurs; celte dispositif procure plus de grâce à l’ensemble, et contribue en mêlf temps à la conservation de l’ouvrage, en isolant les bois ^ contact des pierres et du marbre; elle est aussi plus sai®6' » Les stalles hautes doivent être élevées de 15 à 14 pour6* au-dessus de celles du bas, afin que les sommiers de ces de(' nières posent sur le bord du plancher supérieur, ce qui '6 empêche de déverser en arrière.
- » La largeur du plancher du bas au marche-pied, do1 être de 18 pouces au moins, pris du nu du devant des staUeSl à moins toutefois que l’on ne soit gêné par sa largeur.
- » Les stalles du haut doivent être espacées de manide qu’il y ait trois pieds de passage de celles du bas : ainsi» , plancher aura trois pieds de largeur, plus ce qui sera cad|9 sous les armoires qui sont derrière les stalles du bas et saillie de celles du haut, ce qui fait environ cinq pieds®6 largeur. Il faut aussi observer, quand on fera les plancherse<> parquet, que leur compartiment ne commence que du nu armoires au-devant des patins, afin que rien ne se trouve cach6' » Lorsque les stalles sont en grand nombre, et que Ie* issues des extrémités ne suffisent pas pour monter au rad> supérieur, on pratique un ou plusieurs passages dans le ra®l> inférieur, comme il est désigné dans la fig. 199, en rais011 de l’étendue du chœur, en observant qu’il ne se trouve ja” mais moins de neuf stalles entre deux passages.
- » Les dernières stalles de chaque rang, tant aux extre^ mités qu’au droit des passages, se terminent par une deini^ console appliquée contre un pilastre, ainsi qu’on le voit présenté en plan, en élévation ainsi qu’en profil, par 1®S fig. 199, 201, 207 en C et D.
- » Dans les chœurs de forme parallélogrammique, la vision des stalles est la même pour les deux rangs de stalle
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- S(>rte qu’elles se trouvent placées l’une vis-à-vis de l’autre, e ‘lui est la meilleure disposition possible ; mais il ne saurait etre de même lorsque le chœur est compris dans une demi-lrconférence, ainsi qu’on peut le voir par la fig. 214 K.
- * La largeur des chœurs est raremeut assez grande pour Jjï! °n puisse donner trois pieds aux passages qui régnent
- Dlre les hautes et basses stalles; il arrive alors que les re— »°Urs en quart de cercle ne peuvent Contenir que quatre stal-es> et que les stalles basses se joignent à angle droit, comme 11 le voit dans la fig. 216.
- .” Les stalles se posent sur un bâtis de charpente, ou, pour leux dire, de grosse menuiserie, puisqu’il est nécessaire jj"e- toutes les pièces qui le composent soient bien dressées i c°upées juste à la forme et grandeur des stalles. Les bois e bâtis doivent avoir quatre pouces en carré , au moins , J^tr les pièces principales ; les solives ou lambourdes qui jutent les planches peuvent être plus minces, pourvu que, "°sées de champ , leur hauteur soit la même.
- * Le bâtis est porté par d’autres pièces posées sur le pavé,
- , tans lesquelles vont s’assembler les montans qui soutiennent e®àtis du plancher supérieur : ces montans doivent être es-Ç"cès fie manière à ne pas se rencontrer dans l’assemblage ?es lambourdes, afin de ne pas affaiblir la pièce qui les porte.
- ,8 lambourdes doivent être aussi distribuées de manière ?u’eUes portent les patins des stalles tant droites que cintrées, °t8qu’il s’en trouve de ces dernières, fig. 213, 1° coupe sur ’ è, 5>o COUpe sur et fig, 214 en I.
- On doit aussi avoir soin que la dernière du bâtis soit à ."plomb de celui des stalles du haut, afin que le poids, tant ®ces dernières que des lambris qui peuvent être posés dessus, ,e soit pas en porte-à-faux sur les lambourdes, et n’occa— '°One pas la rupture des tenons sur lesquels elles s’appuient.
- (> Le devant du bâtis doit venir jusqu’au derrière des te— ."fts qui entrent dans les sommiers des stalles d’en bas , en y ."'ssant toutefois un peu de jeu, afin de ne pas être gêné dans j1 Pose. Les autres particularités s’expliquent assez par les flottes. »
- 3° Armoires de sacristies.
- . principale armoire d’une sacristie consiste dans^ plu— 'eUrs armoires de différentes formes et grandeurs, où l’on 1 tisse serrer les ornemens d’église.
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- La plus grande se nomme chapier. (Voyez fig. 175 à 19^ Elle comprend 1° un coffre, ou bâtis de onze pieds de W', geur, sur cinq pieds et demi de profondeur, et trois à tf°( pieds et demi de hauteur, lequel est fermé de quatre potf, sur la largeur, qui se brisent deux ensemble, et sont ferre{! deux à deux sur les deux pieds du chapier.
- Le dedans du chapier renferme des tiroirs de trois à qu^ pouces et demi de hauteur, y compris le fond, sur dix p'e ’ et demi de longueur; ils sont faits en forme de demi-ccrc'e La tête ou le devant de ces tiroirs a deux pouces et àe^1 d épaisseur au moins. l'
- Dans cette tête on assemble une courbe ou cerce de ou huit pouces de largeur et d’un pouce d’épaisseur, laqnej excède de deux pouces au moins le dehors du tiroir. Le f0® du tiroir est rempli par des montans et des traverses, lesque, sont assemblés tant dans la tête du tiroir que dans la cerce*’ • courbe du pourtour, â laquelle ils affleurent tant en des*®; qu en dessous. Les uns et les autres ont deux pouces de "o'ur, et forment des carrés vides d’à peu près six pou*# fig. 174. On les couvre d’une toile forte, tendue et arrêtéei pourtour du tiroir. u
- Au milieu de la longueur du tiroir et de l’épaisseur de tête, on a percé un trou d’environ un pouce de diamèffe| dans lequel passe un canon de cuivre arrêté au-dessus et a||( dessous de la tête par deux plaques de cuivre soudées avec canon. Ces plaques sont entaillées dans l’épaisseur de la et attachées avec des vis.
- Au travers de ces trous et de tous les tiroirs, passe
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- barre de fer ronde de la grosseur à peu près des trous. t barre est fixée en dessus et en dessous du chapier, et se d’axe à tous les tiroirs qui tournent autour. .
- Les tiroirs ne sont séparés les uns des autres que par u rondelle ou plaque de fer de deux à trois lignes d’épaisse"^ Elles sont percées à jour, ainsi que celles de cuivre, afin 4 l’axe passe au travers.
- On emploie ces rondelles en fer pour rendre le mouveme plus doux en tournant sur les rebords en cuivre des can°Ü^ et les rendre moins susceptibles de s’user. Les fig. 173, ij ’ 175,176, représentent le plan, l’élévation, la coupe du chaç‘e( et une perspective fait voir la manière dont ces tiroirs s °u vrent.
- « Les fig. 177,178 AB, indiquent le détail des asse des tiroirs avec leurs ferrures.
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- , ,a 11 y a deux manières de soutenir la circonférence des ti-°lrs. La première est de poser six montans au pourtour* .Semblés dans le chapier; on les garnit de poulies, ainsi que (?8 pieds de devant du chapier sur lesquels doivent rouler les itoirs (on en voit le détail fig. 178 A,B). Ce moyen, outre •’* '1 est fort coûteux, demande de la part des ouvriers beau-.. P de précision ou de soin dans l’ajustement; sans cela les lr°*rs Sont rudes ou difficiles à mouvoir, et sujets à se déran-
- pour peu qu’on les force ; pour éviter en partie ces incon-’ens, il faudrait que les poulies fussent un peu coniques tendantes au centre du tiroir, afin de porter dans toute leur
- Hni
- , et qu’elles usent moins le bois. Pour une plus l^nde perfection, l'axe de ces poulies devrait être mobile, en ’^innant de grosseur pour être aussi conique ; et pour qu’elles ^.fussent pas dans le cas de se détacher des montans de j,01*» il faudrait les arrêter sur des plates-bandes de fer ajus-ees sur ces montans, fig. 177, 178 ÀB, pl. 6. f ."La grande dépense qu’occasionne la ferrure ordinaire a fl,lt imaginer un autre moyen qu’on appelle à coulisseaux, qui 611 exige aucune.
- U *. place ces coulisseaux de manière qu’ils excèdent le alts de deux pouces pour porter les tiroirs. L’épaisseur de coulisseaux est de 2 pouces à 2 pouces 1/2 ; on les assemble j tÇDong dans ies pieds de devant du chapier et les montans ^rieurs sur lesquels ils passent en enfourchement; c’est J ,lrquoi il faut observer de tenir un des coulisseaux plus long .edeux pouces que l’autre, et, pour les maintenir, on place
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- •aquels ou menlonuets au-dessous des joints, ainsi
- aux pieds de devant, fig. 18°2 et 184, même planche, j " II faut que le dessus de ces coulisseaux soit bien uni et 6 niveau, afin que le frottement soit le plus doux possible ; et Y1 ur faciliter encore plus le mouvement on arrondit le dessus 5 coulisseau et le dessous des tiroirs pour qu’ils ne se tou-* eot presque qu’en un point.
- ^ * La largeur de ces coulisseeaux doit être de 4 pouces */2 0 pouces : les montans ne pourraient avoir moins de deux Ponces d’épaisseur.
- . 11 Le dernière des montans, ainsi que les coulisseaux, doit le rainé pour recevoir des planches minces, que l’on place couchées sur le côté, fig. 183. a Le bâtis des chapiers doit être fait en bois de deux pouces Vec panneaux en compartimens.
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- » Lorsqu’il est isolé, on peut pratiquer des portes pour ph*' filer de la place que laissent les parties circulaires. ,
- » Les monlans qui portent les tiroirs doivent être disposé de manière que de deux en deux il s’en trouve un qui pod® de fond, c’est-à-dire sur le carreau de la sacristie.
- « Le dessus des chapiers se fait en bois d'un pouce et de®1 d’épaisseur, emboîté des deux bouts avec deux ou trois sur la longueur des joints; on pourrait aussi le faire enfortf® de paquet.
- » Les chapiers ne doivent pas poser sur le carreau; mal® être élevés de cinq à six pouces, afin que l’air passe dessou*1 D’ailleurs cette élévation est nécessaire pourplacerau-desso*1® un marche-pied de deux pieds à deux pieds et demi de large’ qui doit régner en avant de toutes les armoires de sacristi^
- » Les chapiers sont fermés sur le devant par deux pode! brisées comme des volets, ferrées aux deux monlans de fa®e' Comme ces portes ont beaucoup de développement, on p®^ les fortifier à l’intérieur par des barres à queues placées di*' gonalement.
- «Lorsqu’on veut faire usagecles tiroirs d’unde ces chapief8’ on les soutient par deux poteaux marqués C, de trois pou«eS carrés de grosseur, qui se placent en avant dans des trous fa'ts exprèsdans le pavé, fig. 174, 175, 176. Ces poteaux sont gaf' nis de poulies à la hauteur de chaque tiroir ; mais souvent c®’ poteaux qui ont peu de stabilité, déversent, ce qui fait ècbsf' per le tiroir et peut le faire forcer ; c’est pourquoi il vaudrai mieux ajuster sur un petit patin les poteaux avec des contre' fiches; alors, au lieu de trous carrés qui sont désagréables ^ voir et quelquefois dangereux, on ferait de petites crapaudi«eS en cuivre dans lesquelles entreraient trois goujons en fer, ^ cinq à six lignes de grosseur, placés sur les petits patins ^ chaque poteau. »
- Chapier perfectionné.
- « Dégoûtés par le service difficile du chapier à tiroir8’ MM- les desservans de la cathédrale de Dijon chargère1’® M. Saintpère de trouver un mécanisme qui put leur p®rT. mettre d’en continuer l’usage : c’est pour remplir ce but qu’’ a imaginé le moyen représenté par les fig. 189, 190, l9*> 192, 193, 194, 195, 196 et 197, qui nous paraît fort ing®' nieux et qu’il nous semble d’autant plus utile de publier, qu’1® peut contribuer à perpétuer l’usage des chapiers à tiroir8’
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- el s.applique parfaitement à ceux établis par la méthode 0rdinaire.
- * On a vu précédemment que les tiroirs formant un detni-Cercle pivotaient sur un axe commun auquel ils étaient as-Sujettis par leur centre. Jusqu’ici on n’avait pas fait attention <111 en donnant à celle ferrure une force convenable, elle était ^scepiible de recevoir et de maintenir à elle seule lepoids et ® portée des tiroirs. C’est cequ’a parfaitementsenli M- Saint-Pere. Pour y parvenir il a armé le dessous de ses tiroirs d’une err<>re à branche qu’il nomme pâte d’oie; ces branches sont renforcées depuis leur extrémité à la circonférence jusqu’au Centre, où elles se réunissent à une forte douille. C’est par Ceb-e douille que les tiroirs s’enfilent à une lige en fer tournée
- trempée, solidement maintenue haut et bas, autour de la— jl^He ils sont suspendus comme un plateau, et tournent avec a plus grande aisance. »
- Explications des figures 189 à 197, pl. 6.
- Fig. 189, face de l’armoire.
- Fig. 190, chapier vu en place avec ses tiroirs développés. ^ig. 191 , coupc sur la profondeur du chapier.
- . Fig, 192, détail particulier de l’armature; les entailles pra-ll(IOées aux deux côtés de l’œil servent à introduire l’huile e,1tre la tige et les douilles pour adoucir le frottement.
- . Fig. 195, fragment du haut de la tige et du scellement qui 6 Maintient.
- ., Fig. 194, tiroir vu en dessous avec son armature dite pat* ® oie.
- Fig. 195, section d’un tiroir, prise sur le rayon.
- .Fig. 19ti, tiroir entièrement développé, vu par son bord Oculaire.
- Fig. 197, section d’un tiroir, prise sur le diamètre.
- Fig. 198, assises, fondations.
- . " Il y a, poursuit le même auteur , une autre manière plus lllP'e et beaucoup moins coûteuse de faire les chapiers.
- .11 On forme une armoire de 8 à 9 pieds de largeur sur en-tQl0n 7 pieds de haut, dans laquelle sont posées des potences ,^'Manies sur lesquelles on pose les chapes ployées en deux; .esC pourquoi on leur donne cinq pieds k cinq pieds et demi 6 saillie et autant de hauteur.
- n Ces potences sont posées à pivot dans le fond de l’ar-
- Üenuùier. 2. 8
- '’ir
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- moire ; elles sont disposées de manière qu’on puisse les ouvrif et fermer indépendamment les unes des autres, et qu’elle puissent même s’ouvrir toutes à la fois si cela est nécessaire' Cette manière de faire les chapiers est très-commode, eH6 tient beaucoup moins de place que celle des tiroirs, les chape® s’y conservent mieux, sont moins sujettes à se froisser, sur' tout quand elles sont d’étoffes épaisses ou richement brodées-Les fig. 184, 185 et 186 représentent un de ces chapief® dont toutes les potences sont disposées comme elles doives1 l’être en plan et en élévation.
- » Cette manière de suspendre les chapes peut aussi sert1* pour les tuniques et les chasubles, en faisant usage de porte' manteaux attachés à des tringles de fer, ainsi qu’on le pfa' tique pour les armoires des garde-robes. La fig. 187 indique la forme des porte-manteaux pour les tuniques, et la fig, celle pour les chasubles.
- » Il y a d’autres armoires d’appui pour les chasubles e1 autres ornemens de moyenne grandeur, leur largeur do'1 être de quatre pieds au moins, sur deux pieds et demi profondeur.
- » Il y en a qui sont garnies de tiroirs dans lesquels on placf les ornemens; d’autres ne contiennent que des tablettes 3 claire-voie ajustées sur des coulisseaux : leur distance varie de quatre à six pouces, en raison des ornemens qu’elles doive*11 contenir.
- » Au-dessus des armoires d’appui, on en place d’autre® qui sont de deux espèces : les unes pour les sacristies de® messes, et les autres pour celles appelées trésors.
- » Celles pour les sacristies des messes ne doivent pas av**'1 plus de deux pieds de haut, sur 15 à 18 pouces de largeuf’. leur usage n’étant que de serrer les calices; au-dessous son| des tiroirs pour les linges et autres objets de peu de volume,' il faut, autant que possible, que chaque prêtre puisse avolf son armoire particulière et le tiroir au-dessous,
- » Les autres armoires, pour les sacristies ou trésors, *cf' vent à serrer l’argenterie, le linge, la cire et autres elfe18' Toutes ces armoires doivent être très-solides, d’une décof3' lion simple et noble, avec des panneaux avrasés en dedans- ”
- 4° Les Confessionnaux.
- Voyez, fig. 385, l’élévation d’un confessionnal, et, fig. 5^' le plan. A, B, C en indiquent les détails.
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- Les confessionnaux sont composés de trois principales P3rties, savoir : d’une place pour le confesseur, dans la— jjUe!le il puisse être assis et appuyé commodément; et de ,eux autres places pour les pénilens, qui doivent y être plus as que le confesseur. Le siège du confesseur est ordinairement élevé de seize pouces, et on lui donne dix-huit pouces e large sur deux pieds cinq pouces de long. Les accoudoirs 11 confesseur sont élevés de deux pieds cinq pouces au-dessuS 11 premier marche-pied, et ont deux pouces et demi de lon-Saeur à l’endroit des jalousies ; ces accoudoirs sont de niveau 'jj’ec ceux des pénitcns. Les jalousies ont treize pouces carrés °üverture, et sont remplies par un panneau percé à jour far des trous carrés dont la diagonale est prise sur la perpendiculaire du panneau. Les divisions sont espacées de macère qu’il reste la moitié d’un carré au pourtour du pan-ea«, afin que les angles ne se coupent point.
- Ces carrés, ou vides, ont huit à neuf lignes de largeur : ?n peut très-bien les faire avec une espèce de bouvet dont >® Per a la largeur des carrés, et qui descend à moitié de épaisseur des panneaux; de sorte qu’après avoir fait des fainures diagonales d’un côté, on en fait de l’autre en contre-8®ns des premières, ce qui évide parfaitement les carrés; efisuile on arrondit toutes les parties saillantes.
- Il faut pousser les plates-bandes au pourtour des panneaux ^ant de percer les trous, afin de ne point être exposé à Casser quelques parties, ce qui arriverait si on s’y prenait Virement.
- Il y a une autre manière de faire des jalousies avec des ,ringles minces que l’on attache l’une sur l’autre avec des ®Pingles ; mais cette manière est peu solide.
- Souvent on trace sur le panneau diverses fleurs, et on évide ®nsuite les parties qui n’ont pas été réservées par le dessin. Les jalousies sont fermées de portes qui ouvrent en dedans (*li confessionnal. Ces portes ouvrent k coulisse ou sont fermées avec de petites fiches. Dans les côtés des pénilens sont Placés souvent deux petits prie-dieu faisant corps avec le c°nfessionnaI.
- 5° Chaires à prêcher.
- Les chaires à prêcher sont élevées de terre d’environ six sept pieds, pris du nu de leur plancher. Leur appui doit ®voir deux pieds et demi de hauteur, ce qui fait huit pieds et eWi ou neuf pieds et demi en tout.
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- Voyez ( fig. 587 ) une chaire à prêcher dans le genre d® la chaire de l’église N.-D., à Paris.
- Le dais ou abat-voix de la chaire doit être élevé d’envir011 cinq pieds au-dessus de l’appui, et excéder le dedans di* corps de la chaire d’un demi-pied au moins de tous les cotés-Quant à la grandeur du corps de la chaire, elle varie depuis trois pieds et demi jusqu’à quatre pieds et demi et mêJ»e cinq pieds.
- Pour la forme de leur plan , il en est d’oclogones, de car* rées, d’ovales, d’autres dont la partie de devant est bombé®-U est ordinaire de terminer le dessous des chaires par de* çuls-de-lampe, ou de les soutenir par des consoles.
- Leurs rampes doivent être douces et d’un contour agréable-Les chaires à prêcher, ainsi que leurs dais, sont soutenus par de fortes barres de fer qui sont scellées dans la pierre qui Ie5 porte; ces barres sont attachées au corps de la chaire paf des boulons à vis avec écrous, et sont recouvertes par la roe' nuiserie, en sorte que cette ferrure ne soit pas apparente.
- 6° Autels.
- On fait quelquefois le coffre de l’autel en menuiserie. 0a lui donne trois à trois pieds et demi de hauteur sur deu* pieds et demi de profondeur au moins. Quant à la longueufi elle dépend de la place, car il y en a depuis sept jusqu’à ne«* et même dix pieds.
- Les autels doivent toujours être élevés plus que le s<d d’une marche au moins; ce n’en est que mieux lorsqu’il peid y avoir trois marches. La plus haute doit former un march®' pied de deux pieds et demi à trois pieds de largeur sur I® longueur de l’autel, en l’excédant d’environ six pouces d® chaque côté.
- Ce marche-pied, ainsi que les marches, se font d’assefl1' blage autant qu’il est possible, en forme de parquet, afin d® leur donner plus de solidité et de propreté.
- On fait porter le marche-pied et les marches sur un bât'8 de charpente disposé à recevoir le tout également. La foriu® des coffres d’autel est ordinairement celle d’un tombeau a fl' tique, sans aucun cadre ni moulure qui ressente la menu1'
- sérié.
- Lorsque le dessus d’un autel est fait en bois, il faut pfa' tiquer, dans le milieu de la longueur, un espace carré re11' foncé d’environ un pouce, pour y placer une pierre.
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- ^-U-dessus, et sur le derrière de l’autel, sont placés des » adins de cinq à six pouces de hauteur sur huit à dix pouces , même un pied de saillie, pour y placer des chandeliers, es Vases, ou autres choses servant à la décoration.
- Retable d’autel (fig. 588). Les précédentes indications 'usent pour un autel ordinaire, et ne doivent pas être accom-jj;§uêes d’un dessin; mais il en est autrement pour les autels j, c°rés en menuiserie, ou retables, comme le montre la figure, u effet, il y a fronton, colonnes, frise, etc.; le tout exécuté menuiserie d’après les principes reçus, et destiné à être mtu d’une dorure, ou tout au moins d’une peinture ver-^ssèe. On peut beaucoup varier cette décoration, mais la sposition fondamentale est presque invariablement la même.
- Uv\ vu, vu, uu VV1\ vvw WW WV\
- CHAPITRE Y.
- ESTIMATION DES OUVRAGES DE MENUISERIE EN BATIMENS.
- ^ On demande souvent des renseignemens sur la manière estimer ies ouvrages de menuiserie en bàlimens, de con-^ître quelle est la somme que l’ouvrier doit loyalement . Mander pour son salaire. Mais il n’est pus facile de répondre j Celte question compliquée; et quand même on prendrait e Parti de donner des tables du prix de tous les ouvrages, ,n c’aurait résolu le problème que d’une manière momen-mée. Les prix changent en effet d’année en année; ils va-suivant la saison; et la table qui serait très-bonne ^jourd’hui, serait peut-être devenue fautive en quelques
- Points
- avant que cet ouvrage soit imprimé. J’ai bien mieux
- |,,né donner, d’après BL Toussaint, et en le copiant liltéra-^ent, la manière de toiser toute espèce d’ouvrage et de ré-ülre la menuiserie la plus compliquée à la valeur de la /’muiserie commune. On sent, en effet, qu’il est facile de contre partout le prix de la toise de menuiserie commune ;
- . Ce prix connu, d’après les notions qui suivent, il sera fa-! e de calculer toute autre espèce d’ouvrage. Au demeurant,
- 1 l’on voulait une table aussi bonne que possible, on la trou-j,®yait dans le Manuel d’Architecture par M. Toussaint, de %eyclopédie-Roret. Yoir aussi le Manuel du Toiseur, fai-partie de VEncyclopédie-Roret.
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- Ouvrages mesurés en superficie.
- Les lambris de hauteur ou d’appui, les portes à plaçai leurs embrasures, les faces d’armoires et d’alcôves, les vol’f à cadres, les buffets, les embrasures de croisées, et en géPf ral tous les ouvrages qui sc composent tic panneaux, de M' tis et de cadres, sont comptés en superficie et timbrés de lignes des mémoires : lambris à grands ou à petits cadr*s; en indiquant la nature des bois employés, de quelle espet| est le cadre, embrevé, élègi, ou rapporté seulement. Il
- exprimer aussi les épaisseurs et les largeurs des côtés, , celle du cadre, si c’est un lambris à grand cadre, ainsi •l’épaisseur des panneaux, en expliquant encore si le derrie(1 de ce lambris est brut, s’il est arrasê, blanchi ou à gl<$\ ou enfin à double parement. Dans tous ces ouvrages, ^ feuillures ou quarts de rond , poussés au pourtour, ainsi les languettes d’embrasemens et rainures sur les rives, ^ toujours partie du prix alloué. Néanmoins , comme ces qti®,. de rond et feuillures sont multipliés dans les volets l>r|S!i lorsque ces volets sont considérés comme lambris et timb'fi comme tels, ces feuillures et ces quarts de rond sont comp^ séparément au mètre linéaire. Si, au contraire, on les el»^ à part en raison de la multiplicité des sciages, des-cadre8 , des emboîtures qui rendent ces sortes d’ouvrages plus de façon que les autres lambris, ces feuillures font parti®0 la main-d’œuvre, et sont comprises dans la façon.
- les bandeaux, plinthes et cymaises, rapportés ou vés dans les ouvrages ci-dessus, sont mesurés et classés part, au mètre linéaire, en désignant le bois et les largeur8' épaisseurs, les lambris en superficie étant toujours coinp|( dans ces accessoires. ,
- Pour les portes et lambris d'assemblage flotté, c’est-à'® ^ ayant des panneaux diversement composés et divisés a(j deux paremens, à cause de la plus grande înain-d’os®', desbattanset traverses qui sont masqués par les panne»'1'• pour les clégissemens et les assemblages à double enfourœ . ment que ce travail nécessite, et pour compenser le bois " traverses et desbatlans, qui sont plus larges que dans lesp°( les ordinaires, il est ajouté à la superficie réelle un huit’e‘{[ pour une seule traverse flottée, un tiers pour deux balt«,îS deux traverses.
- Si l’on doit compter les portes qui ont quatre ou cinq Pa
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- ea«x sur la hauteur, comme portes ordinaires de même na-"re, on ajoute un huitième sur la superficie réelle; autrement °n la classe à part, en leur affectant un prix particulier.
- cloisons grillées par le haut et à panneaux par le bas, autres ouvrages semblables, se confondent avec les lambris e même nature, en déduisant sur la surface générale les r°)s quarts des panneaux.qui sont grillagés ou à barreaux, ® quart restant compensé pour la plus-value de la façon des c°tés; mais lorsque les panneaux grillagés sont très-grands, 6 quart restant est d’une valeur trop considérable ; dans ce P33, i! convient de déduire les quatre cinquièmes ou même ®s cinq sixièmes en raison des vides. Dans les barrières à I voie, les barreaux sont comptés eu mesure linéaire, et es mortaises faites dans les bâtis pour les recevoir se comp-er)t séparément.
- Tes autres parties de la menuiserie portant panneau par e bas et à petit bois par le haut., pour être vitrées, telles devantures de boutiques, sont classées séparément, savoir: les parties supérieures comme châssis vitrés, et les Parties
- d'appui ou autres panneaux , comme lambris ; les aatis formant plinthes, les encaissemens pour les feuilles J*.e volets, les embrasures, faux plafonds, etc., au mètre néaire, jusqu’à seize centimètres (0 pouces ) de largeur; *°rsque ces parties sont plus larges, elles sont comptées en superficie.
- Les châssis vitrés sans parties pleines sont aussi comptés superficie, en indiquant toujours la nature et l’épaisseur att bois ; s’ils sont accompagnés de leur dormant, ils rentrent 'jans la classe des croisées ordinaires. Dans tous les cas, les a°rmans doivent être compris dans la superficie des châssis croisées en une seule classe, sous la désignation des châssis dormans ; alors ils comptent tous les dorrnans en mètres ’uéaires, en les subdivisant en raison des largeurs et épais— SeUrs des bois : on doit alors les porter dans les bâtis.
- Les remplissages à claire voie, en bois de bateau refendu, es cloisons légères, se mesurent pleins , sans avoir égard aux ^averses, et comme si les planches se joignaient ; seulement es huisseries et vides de bois sont déduits. Ces remplissages sant timbrés au mémoire, cloisons à claire voie; les huisse— tles, poteaux, coulisses et enlrctoises sont mesures linéai-ïettient.
- Toutes les parties unies, c’est-à-dire sans cadres, comme
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- cloisons, tablettes, portes pleines, planchers, sont classées su»' vant leur nature, en expliquant la qualité et l’épaisseur d«5 bois, si l’ouvrage est blanchi d’un ou de deux côtés; s’j est à plats-joints ou assemblé à rainure et à languette, s’u y a des clés dans les joints, s’il est collé ou non, s’il est efl»^ boité haut et bas, à onglet ou à bois de fil, si l’on y a ajout0 des barres à queue, si les planches sont refendues, etc. , et0. Si les barres à queue remplacent une emboîture, elles ne sont pas comptées à part; mais s’il y a deux emboîlures, plaS cette barre, on la toise au mètre linéaire.
- Dans tous ces ouvrages, lorsqu’ils sont rainés, on necompt0 pas à part les feuillures qui sont poussées sur les rives, par00 qu’elles remplacent les rainures qui auraient été faites; malS si, indépendamment de ces feuillures, on y pousse des moi»' lures, congés ou quarts de rond, les marchandeurs se Ie5 faisant payer à part, il est juste de les tirer hors de lig0® pour leurs mesures linéaires. Si on applique sur la surfa00 des cadres rapportés, on les classe aussi à part en mètreS linéaires; on estime en argent les arrondissemens,chantouf' nemens, et toute main-d’œuvre faite en plus de la confe0' lion de ces ouvrages, et que. nécessite souvent la localit0. Tous ces ouvrages, ainsi que les lambris, se toisent et so»)l timbrés pour ce qu’ils sont en œuvre, en réunissant sous ui)0 dénomination commune tous ceux qui se ressemblent, tel5 que portes, faces d’armoire, volets unis, etc.
- Lorsque le foiseur comprend les bâtis des armoires arrasée5 dans le toisé superficiel, il compte à part et linéairement l05 feuillures au pourtour de ces bâtis et des vantaux des porte** pour compenser les sciages elles assemblages que l’entrepre' neur abandonne; si, au contraire, il demande ces bâtis mètres linéaires, comme bâtis, il les timbre pour ce qu’U5 sont; mais alors les feuillures sont confondues dans le prix de la main-d'œuvre; s’il faisait double emploi à cet égard, c’rst au vérificateur à le rectifier.
- Les parquets de glace d’assemblage, et ceux semblabl05 pour derrière d’armoires ou de bibliothèques, se classe»»1 aussi séparément, en désignant l’épaisseur des bâtis et de* panneaux. Si, pour les derrières des bibliothèques, cêS bâtis portent une moulure sur la rive, on doit en faire roc»1' lion. Les moulures d’encadrement, frises et corniches rap^ portées sur ces parquets de glace, se comptent h part au mètr0 linéaire.
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- . croisées avec bâtis dormans sont mesurées en superficie,
- ’ "hjtiefois on les compte au pied ou au mètre courant, pris . rla hauteur. Dans ce cas, on indique la largeur; on expli-, i au timbre et à l’extrait, si elles sont à un ou à deux ,l'tauXj à glaces ou à petits vantaux, à gueule de loup, à j 'hures ou à coulisses; on désigne l’épaisseur des côtés et J8 dormans. Lorsque les croisées sont divisées sur la hau-L.r Par une partie dormante, ces impostes, qui forment I fuient pour les châssis supérieurs et inférieurs, se comp— j^t avec les croisées, en ajoutant 25 centimètres (9°) à leur tkte-ar r^ehe> ce qu' compense les doubles jets-d’eau des ksis ouvrant au-dessus. Si l’on préfère compter ces irn-stes séparément, on les mesure au mètre linéaire, en dési-Ij aat leur dimension; dans ce cas, il n’est rien ajouté à la ateup réelle des croisées.
- J'y a quelquefois des faux battans, des panneaux ou des de h® bois rapportés sur les croisées, qui passent au-devant dJ Planchers d’entresol ; ces ouvrages supplémentaires, ainsi c eles coupes et assemblages qu’ils nécessitent en plus de la ("Action ordinaire de la croisée, sont payés en ajoutant à la I "leur réelle les deux tiers de la hauteur de ces parties d’en-tJs°l, mesurées du dessus et du dessous des deux traverses ;
- est du moins l’usage ordinaire, d lorsque les croisées ou châssis ont des moulures sur les te"x faces, on les timbre à double parement, sans rien ajouta* ,a superficie ; il est tenu compte de celte façon dans le eJx alloué. Si un châssis ouvre dans le petit bois, les coupes dj "Ssemblages qu’il nécessite se compensent par une aug— j e"lation de 81 millimètres (5 pouces) sur la hauteur réelle "hàssis.
- ,.f°utes les croisées, avec ou sans jet-d’eau , mais n’ayant ^"1 d’ornement, sont portées hors de ligne comme châssis t Ves, et timbrées comme tels, en indiquant s’ils sont à petits yeaux ou à glace, et s’ils portent des jets-d’ean. q0.ef portes-croisées sont placées dans la môme classe que les 8^.,Sees , en observant d’ajouter à la hauteur réelle (coœpen-^ °U faite de la pièce d’appui manquante) le tiers du pan— plein, pris du dessus de la cymaise ou de la traverse du de ce panneau ; il en est de même pour les portes-per-
- ennes.
- ^esPersiennes se comptent, ainsi que les croisées, au métro "erficiel, en expliquant toujours, au timbre et à l’extrait,
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- si elles ont des dormans, et quelle en est l’épaisseur et*1 largeur. On les compte aussi au mètre ou au pied linéaii{' ainsi que les croisées; mais alors il faut indiquer la large^ Les traverses du milieu doivent être élégies pour figurer rives des deux lames dont elles prennent la place.
- Les châssis dits à tabatière, sur le rampant des comblé s’estiment à la pièce , en raison de leurs dimensions; s’il n)r>
- point de petits bois, ils peuvent être portés à l’extrait co®1® chambranles.
- Les escaliers, quels qu’ils soient, droits, à courbes ellipl,/ tiques ou concentriques, à quartiers tournans, à deux Yua^ parallèles ou autrement, sont mesurés superficielleme’1!’ néanmoins, ceux qui diffèrent beaucoup des formes et des mensions ordinaires, et qui présentent des difficultés dans l®üI exécution , peuvent être estimés partie par partie, en rais?" de ces difficultés et du peu de matière qui y entre quelque^1*’ Les limons droits sont mesurés pour ce qu’ils ont en œuvfe; Jeg limons courbes pour les bois dans lesquels ils sont pr'Sl la largeur des marches est toujours prise dans le giron. .
- Les escaliers ordinaires sont portés à l’extrait, en timbré séparément les limons droits, les limons courbes, les marchf et les contre-marches, et enfin en indiquant la largeur tl‘ duile de l’emmarchement.
- Les planchers en frise et parquets en point de Honff sont classés à part, en indiquant toujours la qualité du b«|S| ainsi que la largeur et l’épaisseur des friges, si elles sont cb{/
- vauchées, c’est-à-dire posées à l’anglaise. Les parquets
- et
- feuilles sont aussi comptés superficiellement, en désigné l’épaisseur des bâtis, et en marquant s’il y a des frises d’»" cadreraient entre les feuilles. Lorsqu’on répare de vieux paf quets, on supprime ordinairement ces frises d’encadren®11' on rafraîchit les rainures et languettes des bâtis, et on rep°®. les feuilles à côté des autres. Les autres parquets, comp°s, quelquefois de bâtis, et de panneaux en petites parties, ou pièces séparées qui s’assemblent et se posent sur place, s®^ aussi mesurés superficiellement : on explique au timbre e^ l’extrait la forme des pièces qui le composent, et toujours I e, paisseur, la qualité et le choix des bois. Les parquets p*11’ ornés, ou de marqueterie, s’estiment de gré à gré entre le pf0,| prièlaire et l’entrepreneur, selon le plus ou le moins de tra^ qu’ils nécessitent, et le prix des bois employés. Dans le j surage des parquets, tous les vides sont déduits; la frise %
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- Jaffré le foyer de la cheminée est comprise dans la super-to-16 ‘ .on Peut aussi la compter séparément au mètre ou à la p l'uéaire , selon les conventions, affleurement du parquet, qui se fait ordinairement lors-]8 yes autres ouvriers du bâtiment ont fini, se compte avec ^ fourniture des parquets, et le vérificateur doit rectifier j i demande contraire; tel est du moins l’avis de Polain , jij ^orizot et le nôtre. On ne doit compter à part ce repla-®age que lorsqu’il est fait sur de vieux parquets, e* lambourdes, sur lesquelles sont attachées ces différentes ,es de parquets, sont mesurées séparément et au mètre li-j lre. U faut avoir soin de prendre les largeurs et épaisseurs p Ces lambourdes avant leur scellement, afin de les classer à Rirait et de les confondre toutes dans une mesure réduite ®°tnpensée.
- { 4e* portes charretières sont portées au mètre superficiel, ]4 Salifiant les pièces qui les remplissent, et indiquant la l’/^e.Ur réduite et l’épaisseur des battans et des traverses, ^Paisseur des panneaux ,£t s’il y a des écharpes ou des croix jj. Saint André par derrière; si enfin les planches sont or— a de baguettes. On peut compter les écharpes séparément les porter dans la classe des bâtis, compensation faite des |0upes et des assemblages : les croix do saint André sont dans ‘^êmecas.
- (.,* portes cochères sont encore un article à part dans l’ex-Hj 5 on n’ajoute rien pour le double panneau quel qu’il soit, ^fP01îrle double panneau d’appui s’il y en a , le tout devant
- c«rd,
- compris dans l’estimation du prix à demander et à ac-^,(ler : on désigne les épaisseur et largeur des premier et ^ uxième bâtis, celles des panneaux, et la dimension des ca-l€s; mais tout ce qui est rapporté sur le fond sans être j^^mblé avec l’ouvrage, comme formant battement, doues cadres, clous ou patères rapportés, doit être compté sé-Jj®ment à la pièce ou au mètre linéaire, tous les ouvrages qui sont exécutés sur de très-petites dissions, ou qui présentent quelques difficultés extraordi-a'res dans l’ajustement et la pose, le nombre des assembla-étant souvent le même que pour les travaux ordinaires |*u.1 auraient le double et plus de surface, seront portés de ^>te par évaluation en argent, à cause de la plus-value de la sur une très-petite superficie, ou de la pose qui aurait *‘§é pluS de temps qu’il n’en est alloué.
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- Les portes, lambris et autres ouvrages semblables, s0"' toujours considérés comme bruts au deuxième côté : ce *r est toujours vrai lorsque le derrière n’est pas vu; mais sic?’ lambris sont blanchis au double parement, on ajoute au p*1, porté, un sixième en sus de la façon, et un dixième en r' de la valeur du bois, à cause du choix à faire pour ces p3®'" neaux. Si ce double parement est blanchi et arrasé , on aj0’1. un quart,et de même un dixième du bois. Enfin, si ces podf‘ ou lambris sont à double parement, on ajoute un tiers6 toujours un dixième du bois. Dans ces plus-values sont!011 jours compris les feuillures, congés et quarts de rond pol)S ses sur les rives.
- Ouvrages mesurés linéairement.
- Tous les ouvrages de menuiserie qui n’ont que 162 nid^ mètres (5 pouces) de largeur au moins, se comptent en mension linéaire, en indiquant toujours au timbre, d’ab°f. l’épaisseur du bois, ensuite sa largeur. Comme il y aurait311' extraits presque autant d’articles qu’au mémoire même, si0 timbrait chaque ouvrage selon ses largeur et épaisseur, 0 évite ce travail fastidieux et les détails sans nombre qui e( résulteraient pour le loiseur et le vérificateur, en réunis®3 _ sous un même timbre et dans le même article tous les °® vrages en même bois, de même épaisseur^et qui ont queW’ analogie; par exemple , pour les plinthes, bandeaux, fr,s^ et champs unis de 27 millimètres (1 pouce) d’épaisseur, 1°® tes les largeurs sont réduites à une largeur commune.
- Les chambranles sont de plusieurs sortes : ceux à la c&pf, cine n’ont qu’une mouluresur une arête et souvent une felI‘ lure sur l’autre; ils sont assemblés d’onglet avec on socles par le bas; on les timbre séparément, et on compr3” dans le même article tous les ouvrages analogues.
- Tous les autres chambranles sont timbrés comme tels, , indiquant leur largeur et l’épaisseur du bois dans lequel 1 sont pris; il est présumable qu’à moins de saillies et de pr® fils extraordinaires, ces moulures sont prisesdans la masSe ^ bois; mais, en supposant qu’elles fussent rapportées, s* ® moulures n’ont pus oins de 6 à 9 lignes d’épaisseur, et qu’c|e aient à peu près la moitié delà largeur totale des chambra*”6 ’ on les compte comme ravalées dans la masse, parce qu’3'0 le carré du chambranle ayant un pouce d’épaisseur, il aura,a fallu prendre du bois de 18 lignes; mais on a employé de
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- tanche dite entreboux, plus du feuillet, ou même de la Planche , la valeur est la même. Mais si le profil est très-fort °ü très-étroit, et qu'au lieu, par exemple, d’employer delà !'®ublette, le chambranle ayant 24 à 30 lignes d’épaisseur, on 11 ait qu’un carré de 1 pouce avec moulures de 15 à 18 lignes appliquées dessus, la moulure étant presque toujours de deux 'ds moins large que la table, il faut dire que le chambranle 6sl en deux parties, et le compter dans les détails pour ce que Vaut chacune de ces parties.
- Enfin, les chambranles ravalés, ornés de tables avec filets ^baguettes, ainsi que tous les pilastres étroits de lambris, tyant seulement 20 à 22 centimètres ( 7 à 8 pouces ) de large, ,yec des parcloses haut et bas, forment une classe à part, c°niprise sous le titre de chambranles ravalés au pilastres.
- Les rainures pratiquées dans tous ces chambranles pour devoir les embrasemens, ainsi que les congés sur les arêtes et les socles, sont compris dans la main-d’œuvre, et ne doi-Vfiat jamais être demandés à part.
- Les embrasemens unis dans les baies de pans de bois et de c‘°isons, jusqu’à vingt-cinq centimètres de largeur, sont c°Wptés en mesure linéaire; ceux plus larges comptent en Supcrficie comme cloison à un parement ; ceux d’assemblage s?°t confondus avec les lambris : la moulure poussée sur la *ive des embrasemens, s’il y en a, tenant lieu d’une ba-êüelte qui est due, n’est jamais comptée à part.
- Les huisseries de cloisons légères, qui se composent de po-eaUx, coulisses, traverses et entremises, sont timbrées à part expliquant les pièces qui sont rainées, refeuillées ou cordonnées; s’il y a des nervures pour recevoir les bâtis ; en-i si elles sont assemblées à tenons et mortaises, ou à queue ^ donde. On comprend sous le nom générique d’entretoises ?ules barres de 27 miilim. (1 pouce) et au-dessus, et de s’x à onze centimètres (2 à 4 pouces) de largeur, corroyées à ’faatre faces comme celle des cloisons.
- Les coulisses doubles, pour portes d’armoire ou autres, ^t séparées des coulisses simples des cloisons, parce qu’elles °lVent être mieux corroyées et qu’elles portent double rai-‘'Ure.
- Les barres à queue ou autres sans assemblage, mais cordées sur les quatre faces, avec chanfrein sur deux rives , et Grevées d’une partie de leur épaisseur au travers des portes Menuisier. 2. 9
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- et panneaux, etc., sont timbrées à part, et le prix compté la façon de l'entaille pour l’embrevement qui, dans aucun c3s' n’est compté à part. Lorsque ces barres remplacent des e*1' boîlures, elles ne sont pas comptées à part. .
- On timbre barres brutes toutes fourrures ou autres qni n’®11 pas été corroyées, ou qui l’ont été grossièrement, et qni*1 portent point d’assemblage. Les lambourdes sous les parquet!l et tous autres ouvrages semblables, coupés de longueur seul*' ment, se timbrent lambourdes.
- Tous les bons ouvrages assemblés k tenons et mortaise avec ou sans rainures ou feuillures, depuis 27 millimètres (l)|1 ponce ) d’épaisseur, corroyés sur trois ou quatre faces, pr®*’ nent la dénomination de bâtis : s’il y a plus de tenons et * mortaises qu’on n’en exige dans les ouvrages ordinaires, 0,1 ajoute une plus-value au prix; mais s’il n’y a point de p°se’ comme pour les marche-pieds, échelles, bancs de jardin, eVl cette plus-value est nulle, étant compensée par la pose ^ n’a pas lieu.
- Au-delà de trois pouces, ces bâtis prennent le nom def° ieaux; c’est souvent le charpentier qui en est chargé. .
- Les bâtis de tenture, dits porte-tapisseries, sont timbré part à cause des nervures, des entailles à mi-bois, ou des te nous et mortaises : on explique s’ils ne sont que dressés*^ corroyés. Les tringles semblables sont confondues à l’extr3 avec ses bâtis, en désignant toujours la nature, la largeù*1 épaisseur des bois.
- Les plinthes, bandeaux, frises ou tables, appliqués aprf coup sur des surfaces unies et autres ouvrages en bois de ^ lignes d’épaisseur, appelés feuillets, corroyés sur pli;si®l,f’ faces avec ou sans moulures sur les rives, coupés ou non à ®*| glet, mais non assemblés, se timbrent sous le nom gén® plinthes, en expliquant la largeur ; on en fait à l’extrait article commun qui porte une largeur réduite. ( Voyez ci-a sus, en commençant cet article. ) •,
- Les corniches dont les parquets de glace sont quelqu® couronnés, ainsi que celles qui décorent les alcôves, les &0" sons grillées, les buffets, etc. ; les corniches volantes pour x plafonds, lorsqu’elles sont faites d’une seule pièce ou de p\ sieurs morceaux assemblés ; enfin, le double encadrement ‘aeJ) sant un champ entre les deux parties, tout cela se port® mesures linéaires, en indiquant aussi la nature et l’épaisse. des bois, ainsi que la largeur du profil : ce profil est pris s11
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- !?nt le parallélogramme qu’il forme, c’est-à-dire suivant la tension de la planche dans laquelle il aura dû être fait. V«and il ge compose de plusieurs pièces assemblées, chaque rleceest mesurée selon sa hauteur et sa largeur, y compris les ‘‘“guettes.
- ^«orisot ne compte pas les coupes d’onglet dans les corniches 6 Plafonds , lesquelles coupes doivent être confondues dans la v Se! néanmoins il veut que, pour les corniches isolées comme j“r les eouronnemens de parquets de glace et autres sein-anles, on estime à part les plus-values des retours profilés ou .apportés dans le bois de bout, au droit des saillies de tuyaux “heminée ou autres, en plus de quatre angles, la k6s cymaises font, si l’on veut, un article à part: on désigne “auteur et l’épaisseur.
- q tringles rapportées à rainures et languettes sur des parles* -^e'nes quelconques pour rélargissement de portes , sur ,j flves de champ de lambris, depuis 20 millimètres (9 lignes) argeur et au-dessus, sont placées dans la classe des alaises ço lrilahs, avec indication des corroyages et des autres fa-j s H y en a.
- f . s moulures, poussées sur les rives du bois, feuillures et ^tiures, lorsqu’elles sont comptées à part (voyez chambranles ernbrasemens), étant d’une valeur égale, sont toujours limes sous le titre commun de feuillures, ijuj est encore beaucoup de sortes de pièces de menuiserie ^re Soriant d-e 1“ classe ordinaire des travaux, et pouvant ce “^“prises dans le mobilier d’une maison , en raison de 4 (l.u “lies sont portatives, sont comptées à part et estimées ch-i iX ^argent » telles que les potences ou goussets pleins, hlés l0Urnés> à consoles, ou d’assemblage, les tiroirs de la-^ °“ de comptoirs, les marche-pieds, les échelles dites de les bancs, tréteaux, les crémaillères de bibliothè-
- d'0 * r“esurant tous les ouvrages linéaires qui sont coupés
- les ^ et’ on Pren<l les longueurs en dehors de cet onglet; dans CUvraS“s scellés ou à tenons et mortaises, on compte les gueurs des scellemens et des tenons. autj.paiK* ^es ^àtis, chambranles, poteaux d’huisserie, et tous leur S 0UvÇages linéaires, ont plus de douze pouces de hau-lon»’»61 a 1“* eîlter, on doit compter, en sus de la celle des enlures : on demande à part la main-re de ces assemblages, ou, autrement, on fait l’abandon
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- de cetie plus-value de longueur et de façon, et dans ce cas» on timbre ces articles, bois, qualité, longueur.
- Ouvrages en vieux bois.
- Tous les ouvrages qui, en bois neuf, se mesurent à la tois® ou au mètre superficiel, ou encore au pied, ou mètre coura" de hauteur, comme les croisées ou persiennes, se compte*1 de même en vieux bois, Les ouvrages linéaires se mesure" aussi linéairement en vieux bois.
- Il y a plusieurs sortes de travaux en vieux bois.
- 1° Les déposer : on explique s’il y a eu transport et r3"' gement; 2° les reposer, sans aucune séparation; 3° pour 1"’ bois unis, ceux dressés sur les rives seulement, ceux rebla®' chis, coupés et dressés, et enfin ceux qui ont été entièrem"" refaçonnés; 4° pour les portes pleines, celles déboîtées, fe‘ coupées sur les arrasemens et emboîtées, si les remboîlufe sont faites à neuf, ou s’il y a façon entière; 5° pour les &>' vrages sous la dénomination générale de lambris, s’ils s""' pour ajustement et pose seulement, équarrissage sur ^ champs, réfections des feuillures, languettes et quarts f rond, de chevillage, baltans et panneaux coupés sur les àv mensions nouvelles et rechevillés. Ce qui se timbre, relui" sur les assemblages : on explique, dans ce cas, si le lambris"’ à petits ou à grands cadres.
- Il faut observer que, dans tous ces ouvrages, les quarts
- rond, languettes, feuillures et rainures poussés sur les champ8' • . . ... . -D'
- fit
- il
- ainsi que les plates-bandes sur les panneaux,et tous les asse*" blages nécessaires pour la confection entière du travail,
- compris dans le prix alloué, sans aucune plus-value, qui fer"
- un double emploi que le vérificateur doit supprimer.
- Pour les parties vitrées, châssis et croisées, on doit exp , quer s’ils ont été seulement équarris et reposés, ou déchevd1^ et rechevillés pour les changer de dimension ou les remeUr"^ grands carreaux : s’il n’a été donné que du jeu, on les port"r' à l’extrait en nombre, en fixant un prix réduit pour les graime et petites pièces.
- Pour les parquets en feuilles, on doit indiquer s’ils ont seulement replanis sur place, ou bien équarris sur les chaw et rainés; si enfin ils oui été déchevillés pour être rétab'1 Pour la frise et le point de Hongrie, on dira s’ils ont été co pés de longueur, dressés et rainés à neuf, ou s’ils n’ont " que replacés seulement.
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- Le mesurage et les timbres des ouvrages en vieux bois °nt exactement les mêmes que pour ceux en bois neuf. Quelquefois l’entrepreneur fournit des parties neuves, telles ^edes batta ns qui se trouvent cassés ou usés ; barres à queue, P'üboîiures, panneaux, bouts de moulures, petits bois.Et, pour s Parquets, des bâtis, des panneaux, des colifichets, des fri — ®es> etc. Toutes ces fournitures sont estimées de suite pour le fourni seulement, la façon étant comprise dans le toisé e l’ouvrage, ou bien leur longueur en superficie est déduite 8 Wr surface, et dans ce cas on compte aussi la façon.
- Lans toutes les réparations on fournit le clou au menuisier, virement il est compté à part, ainsi que pour les ouvrages lorsque la fourniture en a été faite par l’entrepreneur; Surnoms, pour éviter de fausses demandes, on peut le com-rfendre dans le prix des ouvrages neufs. Alors l’entrepreneur 5 intéressé à en surveiller l’emploi, et tout abus à cet égard aisparaît.
- Ouvrages cintrés et autres.
- Les portes, lambris et autres ouvrages d’assemblage, ainsi *Qe les parties unies et plusieurs croisées et persiennes, peu-et*f être exécutés sur un plan circulaire : dans ce cas, l’u-
- e ........
- 8e est d’ajouter à la superficie réelle pour compenser la
- eur et le déchet des bois employés à ces sortes d’ouvrages ; eb-e plus-value est toujours en raison de la flèche du cintre, ^!üporUonnelleæentà la corde ou diamètre. Ainsi, par exem-une porte, ou une partie de lambris cintré en plan, a ^atre pieds de corde; si la flèche est de deux pouces, ou un elr'gt-qualriéme de celte corde, la superficie de l’ouvrage est ^ptée une fois un sixième.
- ®t la flèche a un douzième ou quatre pouces, elle est comp-e pue fois un quart.
- { elle a un sixième ou huit pouces, elle est comptée une ça!s Un tiers, et ainsi de suite. Si elle a un quart ou un pied, v‘e est comptée une fois et demie; si elle a un tiers ou seize ^Uces, une fois trois quarts; si elle a cinq douzièmes ou vingt ..“ces, une fois cinq sixièmes ; enfin, si l’ouvrage est plus cin-8’ ’1 compte double.
- v Lfans tous les cas, l’épaisseur du bois n’est considérée que ^ ^ ce qu’elle est en œuvre; les déchets que ces bois éprou-(j?111 Par le cintre, les assemblages, et la plus grande main-®uvre, sont calculés et compensés par ces plus-values de
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- superficie. Dans les ouvrages linéaires, les assemblages son* également compensés.
- On a sans doute remarqué que ces plus-values doivent d1' minuer proportionnellement au diamètre total des ouvrage*! car alors les débillardemens seraient beaucoup moins consid®' râbles, et les façons moins onéreuses. On conçoit, par exei»' pie, qu’une face circulaire de trente pieds de diamètre, éta°l couverte dans tout son pourtour de lambris d’assemblage, quoique la totalité de ces lambris formât un plein cintre,11 serait absurde de compter double en superficie le bois eiï' ployé pour la revêtir. Alors on toise une traverse de pannea11' et on mesure avec un cordeau ce qu’est la flèche relativen)fnt à cette corde, et le lambris est compté en raison de celte pr°' portion : ainsi le lambris d’une salle ayant quatre-vingt-qu*1' torze pieds environ de circonférence, est divisé à son pourto«[ en trente-deux panneaux avec leurs pilastres d’à peu près tr°|S pieds chacun, les traverses prenant deux panneaux pour |J solidité de l’ouvrage ; il en résulte que la corde sera de preS de six pieds, et la flèche de près de quatre pouces où un di*; huitième de la corde, et que la superficie du lambris cintr® devra être comptée pour une fois et un sixième.
- Les ouvrages cintrés sur champ, c’est-à-dire sur les riyeS seulement, comme dessus de tables et de comptoirs, gradto8 circulaires et autres semblables, sont mesurés suivant le coi>' tour de la courbe prise au milieu, et comptés pour leur s«r' face réelle, en ajoutant au prix de la toise une plus-value p°wf les chantournemens, et pour le plus grand déchet des joiolS tendus au centre.
- Les ouvrages cintrés qui n'ont été que ployés, comme pi*0* thes d’escalier, en bois mince, seront comptés de même <p,c s’ils étaient sur un plan droit, avec une plus-value de la p°5?' qui est plus longue, et de la façon des petits traits de s®'® qu’il a fallu faire par derrière pour augmenter la flexibil'16 du bois.
- Si des parties pleines, comme portes, dessus de tables eta®' très, sont cintrées, et que le cintre soit pris aux dépens de rive extérieure, on ajoute à la mesure réelle, prise au liant point du cintre, six pouces ( 162 millimètres).
- pour les châssis en éventail, couronnement de portes, ^ postes de croisées et persiennes, et autres ouvrages semblé , cintrés sur élévation, plein cintre ou anse de panier, la par.11^ cintrée se compte pour compenser le déchet des bois et la ma*11
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- «œuvredes bâtis, panneaux, petits bois et traverses, les trois jj art.s en sus de la superficie réelle. Ainsi un plein cintre de x pieds de diamètre, qui a par conséquent trois pieds de y°n, montée ou flèche, est compté pour cinq pieds trois J*uces de montée; et la superficie du carré étant de dix-huit sti S' ce^e archivolte produira trente-un pieds six pouces perficiels. Si les traverses du haut seulement sont cintrées, aJoute à la hauteur totale 217 millimètres ( 8 pouces), et *lr les ouvrages semblables, mais sans dormant, 16 centi-v e res ( 6 pouces ). Lorsque le dessus seulement de cette tra-est cintré, on ajoute 8 centimètres ( 5 pouces ).
- .j "our la confection des portes pleines au droit des entresols, est alloué moitié en sus de la façon ordinaire pour la plus-. des jets-d’eau sans battans, panneaux et petits bois;
- 1® hauteur prise du dessus et du dessous des traverses j droit du plancher, est de 16 pouces ( 554 millimètres) ; on compte pour 2 pieds ( 650 millimètres ). de °Ur 'es Porfes"cro'sées, le panneau du bas est mesuré au-. ss®s de la cymaise, et il est accordé un tiers en sus de cette tuteur.
- la arc^*v°l(es et autres ouvrages linéaires qui sont débil-,es sur les deux rives pour être cintrés en plan ou en èlé-le l0n,.sont évalués aussi en raison du diamètre du cercle dans ^ fl«el ils sont circonscrits, savoir : si la flèche est d’une demie e 'a corde, on prend la mesure de la longueur réelle de l’ap-de*T1 °n ^ ComPle double, y compris les assemblages à trait Jupiter et autres, pour lesquels il n’est pas ajouté d’autre t^us-value. Si la flèche est d’un sixième, on compte deux fois et d° *^lart de développement. Si elle est d’un quart, deux fois emie; d’un tiers, deux fois trois quarts; de cinq douziè-trois fois; de moitié ou plein cintre, trois fois un tiers.
- . Les champs unis et les tringles sans moulures, qui sont j .res sur une ou deux rives , sont considérés comme bois j]s 11 ’ ,et mesurés sur la largeur de la planche dans laquelle °nt été pris; la façon des chantournemens se demande par est*mation.
- Les fûts de colonnes par alaises jointives, rainées ou à clai-Vo,e, ajustés sur des mandrins, maintenus sur un arbre Cesray°n, se comptent en raison du plus grand diamètre, si rg a aîses sont à claire-voie ou jointives seulement pour être la ,OI?Verfes en toile ; les tringles sont comptées au mètre ou à 0,se linéaire pour ce qu’elles valent; l’arbre et les man-
- re-voie ou
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- drins sont estimés à part. Si ces fuis sont par alaises rainées» on les estime en raison des bois employés, des joints biais, <je l’ajustement difficile et du replanissage circulaire fait après coup.
- Les caissons de voûtes sont comptés au mètre linéaire, 1® pourtour pris en dehors du plus grand cadre, comme moulures, en raison des assemblages qui les composent et des bois employés; les quatre onglets doubles sont estimés séparément.
- Les modillons de corniches sont estimés d’après leur gros-seur, le choix des bois et de leurs chantourncmens’, la distri-bulion, l’ajustement et la pose font toujours partie du pri* accordé.
- Il est extrêmement rare maintenant que l’on fasse des ouvrages de menuiserie en trompe, en voussure, en lunette,®11 voûtes sphériques ou autres, cintrés en plan ou en élévation! lorsque le cas arrive, on les estime à raison du choix , de la force et du déchet des bois, de la difficulté des courbes, enfin de la rectitude et du fini de l’exécution.
- Façons allouées aux ouvriers.
- Aux usages du toisé de la menuiserie, il est important d’ajouter les plus-values qui sont allouées aux marchandeurs > dans les principaux ateliers , pour les objets hors de la class® commune. Nous empruntons encore ces utiles indications a M. Toussaint, architecte, qui, depuis vingt ans, les relév® sur les mémoires des marchandeurs. Les entrepreneurs de® déparlemens, où l’on fait rarement de ces sortes d’ouvrages» et où l’on occupe des ouvriers de passage , nous saurons sau® doute gré de ces détails. Il en est de même à l’égard des propriétaires éloignés de la capitale, et qui font travailler pouf leur compte.
- Les lambris à cadres et autres ouvrages qui leur sont assimilés, se paient de façon au marchandeur, lorsqu’ils sont cintrés jusqu’à un sixième de la corde de l’arc, c’esl-à-dire jusqu’à 8 pouces de flèche, sur 4 pieds de corde, au doubl® du même lambris qui serait droit. On observe à cet égard que l’entrepreneur, ainsi qu’on l’a vu ci-dessus à l’article ouvragé cintrés et autres, ne doit compter ce même lambris qu’un tiers en plus que s’il était droit ; mais celte superficie doublée n’est ici que pour façon seulement, au lieu que la plus-value qui doit être accordée à l’entrepreneur s’étend sur lot|S
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- les elétnens du détail, c’est-à-dire sur la fourniture et le déchet „es bois, sur la façon, la pose, les faux frais et les béné-1Ces : les épreuves faites et l’expérience ont prouvé que, pour article et tous ceux qui suivent, les concordances en raison ces divers élémens étaient parfaitement observées.
- La flèche étant d’un sixième à un tiers, c'est-à-dire de 9 à pouces sur 4 pieds, la façon se paie deux fois et demie la ^Perficie; et enfin, la flèche de plus du tiers jusqu’au plein ClI1tre, c’est-à-dire de 17 pouces à 2 pieds, sur 4 de diamè-re > se paie trois fois.
- Les ouvrages cintrés sur champ, comme gradins, tables, î ne se comptent qu’à la mesure courante, en suivant leur Courbe; les assemblages et entailles à moitié bois dont la lar— pur dépasse 16 centimètres (6 pouces), s’il y en a, se comp-eilten superficie, suivant la largeur du bois dans lequel les ®°urbes ont été prises. Les ouvrages cintrés mais ployés seu-®ûtent comme plinthes et cymaises, se comptent comme par-les droites; quant à la façon, on ajoute seulement une plus-^aiue pour la pose.
- Pour les dessus de portes pleines, et autres ouvrages dont 6 cintre est pris aux dépens de la rive extérieure dn bois, il esl ajouté 6 pouces de hauteur à la dimension réelle prise au N»s haut du cintre.
- Les ouvrages cintrés, en plan et en élévation, tels que vous-s“ces, arrières-voussures, parties sphériques, se comptent or-^aairement trois fois la hauteur du cintre, à partir de sa nais-®aHce; mais cette estimation varie en raison de la difficulté travail et des assemblages, comparativement à la superficie (leveloppée , s’il s’agit de moulures ou chambranles, cintrés plan et en élévation, comme pour encadrement de lunet-,es> pendentifs, etc., on compte six fois la longueur déve-°Ppée.
- Les traverses de chambranles, les archivoltes, corniches Oculaires et autres, cintrés en plan et en élévation qui se ^surent linéairement, lorsque ces ouvrages sont faits sur un t'amètre de deux à quatre mètres et au-dessus, la façon est comptée double, le diamètre ayant de deux à un mètre seule-deux fois et demie, et au-dessous d’un mètre, trois 0l* la mesure réelle. Dans ces évaluations, sont compris tous es assemblages à trait de Jupiter, en sifflet, etc.
- . Les fûts de colonne par alaises rainées, se paient de façon S!x fois la circonférence quand elles sont jointives seulement ;
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- mais les rives dressées, quatre fois. Enfin, par tringles à claire-voie pour recevoir de la toile, on les compte comme tringles ou bâtis au mètre linéaire; la pose sur les mandrins se compte séparément.
- Ainsi que l’entrepreneur les compte dans ses mémoires (voyez ci-dessus portes, lambris et autres ouvrages sembla-blés), les doubles paremens des portes et lambris à bouve' ment et à cadres, se comptent au marchandeur, quant à la façon, savoir : le double parement blanchi, un sixième en su* du prix du même lambris à double parement brut, lorsqu’il est arrasé, un quart; et enfin s’il est à double parement, un tiers, le tout sans autre plus-value; les congés, feuillures quarts de rond seront tous compris dans cette évaluation.
- Lorsque les paremens des portos à petits ou à grands cadres sont flottés, la façon se compte double des mêmes portes a double parement; les flottages des battans et des traverses sont comptés séparément : tel est l’usage le plus suivi, mais il n’est pas juste, car il n’y a quelquefois qu’un battant de flotté, et quelquefois ils le sont tous. Morisot observe à ce sujet deux progressions satisfaisantes. « Lorsque deux portes à cadre, dit-il, ont un de leurs battans flotté, on ajoute un quart à la surface réelle; pour deux battans, un tiers, et pour tous les battans et traverses flottés, on en double la surface. >’
- Pour les portes qui ont quatre ou cinq panneaux carrés, ou à peu près, sur la hauteur, on ajoute à la façon un sixième de la superficie réelle, cl pour les grands cadres embrevés qul dépassent 55 millimètres (2 pouces) de profil, on ajoute au prix de façon 50 centimes par toise superficielle pour chaque trois lignes de plus de largeur.
- Les chambranles ordinaires ou ravalés en pilastres embrevés ou non, se comptent à la toise courante; on n’ajoute rien pour les congés ou pour les rainures destinés à recevoir le® lambris s’il y en a.
- Les croisées et les persiennes se paient au pied courant de hauteur ; celles de 5 pieds 6 pouces de largeur se paient comme si elles avaient 4 pieds. Les dormans sont comptés à la tois© courante comme bâtis.
- Quant aux parties de panneaux rapportées au droit des entresols, on compte la moitié en sus de leur hauteur réelle» à cause des faux battans, petits bois rapportés et jets-d’eau de la partie supérieure de croisée.
- Pour le surplus de ces croisées à imposte, on n’ajoute rie»
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- a leur hauteur pour cette imposte, à raison de l’avantage qui tesulie de la grande hauteur. Lorsque les croisées ont des foulures ou conlre-paremens, il est ajouté un sixième du prix °rdinaire pour celte double main-d’œuvre.
- Pour les panneaux du bas des portes-croisées et portes-Pefsiennes, on ajoute à la hauteur réelle un tiers de celle du Panneau d’appui, toute compensation faite de la pièce d’appui ^ai n’a pas lieu.
- Pourles croisées, portes etpersiennes cintrées parle haut, des en éventail, la partie cintrée se compte les trois quarts 6!1 sus de la hauteur réelle du cintre. Si la traverse du haut Seulement est cintrée, mais que le cintre ne soit pas pris aux dépens de la largeur de cette traverse, l’ouvrier ne peut rien ex,ger en plus-value; mais on mesure du milieu de la plus §rande ha uleur.
- Les volets brisés en quatre feuilles se paient ordinairement e même prix que les croisées auxquelles ils appartiennent,
- dont les dormans n’ont que cinquante-cinq millimètres (deux pouces), et sont comptés pour la même superficie, (iUoiqu’j[g soient un peu plus courts; on comprend dans ce jjr,x les feuillures et quarts de rond poussés au pourtour des ‘cuilles.
- Les portes cochères s’estiment à la toise superficielle, eu r«ison du plus ou moins d’ouvrage, mais sans rien y ajouter Pour le double parement : le' double panneau d’appui se c°mpte à part s’il existe.
- Lar suite des usages adoptés chez les entrepreneurs de ^Uuiserie, les mêmes prix de façon s’appliquent à plusieurs épaisseurs de bois; par exemple, les ouvrages en bois de six a neuf lignes se paient comme ceux de même nature confec-l°unés en bois de douze lignes, et par compensation, ceux ,.e dix-huit lignes ne leur coûtent pas plus que ceux de quinze ’gnes,
- Les croisées en persiennes de trois pieds six pouces, ou de ^atre pieds trois pouces de largeur, se paient comme si elles Paient quatre pieds ; ensuite les prix augmentent de six pouces en six pouces.
- Les bâtis, huisseries , chambranles, etc., se mesurent à la °ïse linéaire de trois pouces six lignes, comptant pour qua— re pouces de largeur, et toujours ainsi de pouce en pouce P°Ur les largeurs, et de trois lignes en trois lignes pour les épaisseurs.
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- Joignons quelques exemples aux notions théoriques <0l précèdent. Le tableau ci-joint contient le prix courant ® quelques-uns des principaux ouvrages de menuiserie. ” pourra les comparer aux évaluations données par M- T0U5'' saint, dans le Manuel d'Architecture, de l’Encyclopédie-Bord'
- PRIX DES BOIS RENDUS CHEZ LE MENUISIER.
- fr.
- Sapin neuf, propre à faire du panneau, la toise. . 4
- — de 6 lignes d’épaisseur sur 11 pieds de long et
- 8° V* de large, prêt à être employé, le cent. . 165
- — de 15 lignes d’épaisseur, 12 p. de longueur, 12°
- de largeur, le cent............................356
- Chêne de Champagne. Panneau de 9 lignes d’épaisseur sur 9° de largeur, la toise lin. .... 1
- Chêne de 18 lignes d’épaisseur sur 8° 1[a de large. 2
- Doublelte de 2 à 2° */< d’épaisseur sur 12° de large. 4
- Chevron de 3° d’épaisseur sur 3° l/t de large. . . 1
- Membrure de 5° d’épaisseur sur 6° de large. . . 2
- Chêne de Fontainebleau, 5 à 6. lignes sur 9° de largeur..................................................2
- Chêne des Vosges, lo d’épaisseur sur 9° de largeur. 9
- — 6 lignes d’épaisseur sur 9° id................2
- — 9 lignes id. sur 9° id........................2
- — 15 lignes id. sur 9° id.........................3
- Chêne de Hollande, 1° d’épaisseur sur 9° de largeur 5 -— 6 lignes id. sur 9° id..........................2
- — 9 lignes id. sur 9° id........................2
- C‘
- 0
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- 50
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- TARIF
- DES PRINCIPAUX OUVRAGES DE MENUISERIE EN BATIMENs'
- Ouvrages comptés à la toise linéaire (en chêne).
- Battans de croisées; largeur 2 à 3°, épaisseur 15 lignes , la toise................................
- Battans pour feuilles de parquet, 3° id. 15 lig. id. Bâtis de porte (à tenon et mortaise) 6° id. lo id. . Bâtis déporté (assemblés d’onglet), 6° largeur 15
- lig. épaisseur...............................
- Chambranles ordinaires, 6° id. 2° id. . . . .
- Cymaises, 6° id. 1° id................... .
- fr.
- 2
- 1
- 2
- 2
- 50
- $
- 8$
- «0
- ?0
- P
- 1
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- Corniche d'une pièce, 6° de large, 1° d'épaisseur. 0rniches volantes, 9° id. 1° id. . roisées à glace, dormans et châssis de 15 lignes,
- Ie pied linéaire. .............................
- misées à petits carreaux, mêmes dimensions, le
- Pied........................................
- brasures, 9° de large sur 5 lignes depaisseur,
- ta toise.......................................
- ueulede loup, 4° id. sur 2° id.................
- J^-d'eau, 5° id. sur 5° id........................
- foulures, 5° */2 id. sur 6 lignes id..............
- he\its bois, 15 lignes carrées....................
- ’inthes, 6° de large sur G lig. d’épaisseur.
- °fets assemblés à bouvcment et brisés en quatre feuilles, bâtis 12 lignes, et panneau de 6 lignes.
- fr. c.
- 3 25 5 05
- 5 40
- 11 11
- 5 55
- 4 »
- 5 25
- 2 35 1 80 1 65
- Ouvrages comptés en superficie (en chêne).
- ^hdssis vitrés, bois épais de 18 lignes, prix de la
- toise....................................... 59 12
- 'oisons, planches blanchies des deux côtés, rainées ®t languettées, épaisses de 6 lig.....................16 75
- Escalier à deux limons avec quartiers tournons.
- ^ttions de 15 lignes d’épaisseur................ 84 77
- ^arches de 12 lig............................... 60 41
- ^°ntre-marches de 9 lig......................... 50 72
- Li
- Escaliers à deux limons cintrés en plan et en courbe elliptique et parallèle.
- ^oions de 15 lignes d’épaisseur..................
- ^relies de 12 lig................................
- poutre-marches de 9 lig..........................
- ta»ibris, bâtis en chêne de 12 lignes, panneaux en sppin de 6 lignes, unis d’assemblage, bruts der-
- tière.........................................
- Tout en chêne, unis d’assemblage , panneaux à
- glace de 6 lig., bâtis de 12 lig..............
- Idem, unis et à tablettes saillantes, bâtis de 12
- __ l*g., panneaux de 9 lig. . ................
- Idem, assemblés à bouvement simple de G à 9 lignes de profil, bâtis de 12 lignes, panneaux do 6. . . .
- 181 52
- 77 26
- 69 86
- 56 74
- 45 02
- 44 29
- 45 91
- Menuisier. 2.
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- fr. c'
- — Idem, assemblés à petits cadres de 15 à 18 lig.
- de profil, mêmes dimensions....................44
- — Idem, assemblés fi cadres élégis dans les bâtis ;
- bâtis de 15 à 18 lig., panneaux de 6 lignes . . 52 6®
- Parquets de glaces,bâtis de 12 lignes, panneaux de
- 5 lignes.......................................45
- Parquets en feuille, bâtis et panneaux de 15 lignes 59 Portes pleines, de mesure ordinaire, 12 lignes. . 37 5?
- Portes charretières, bâtis de 2°, panneaux de 15 ,
- lignes avec écharpes, sans baguettes sur les joints 58 °° Portes cochères, petite porte cochère avec guichet, les premiers bâtis de 5°, les seconds de 2°, les panneaux de 15 lignes, les cadres de 2o de profil, avec double panneau en parquet à l’appui. . . 99 ^1
- TROISIÈME SECTION.
- DE LA MENUISERIE EN MEUBLES.
- Cette importante série d’applications sera subdivisée six chapitres. Nous traiterons, 1° des meubles compos^ uniquement de châssis ou de montans et de traverses, t®*9 que paravens, échelles , etc. ; 2° des sièges ou meubles coi*1' posés de châssis et servant à s’asseoir ; 5° des lits ou meublé composés de châssis et de panneaux; 4° des tables ou me*1' blés composés de pieds et de plateaux horizontaux; 5° jeux et des tables à jouer ; 6° des meubles fermant, tels qu<! secrétaires, toilettes, commodes, etc.
- Kmm«wwm\^miwMU\umuw«nmnunuHvmwwHe'**l>
- CHAPITRE PREMIER.
- DES MEUBLES COMPOSÉS UNIQUEMENT DE CHASSIS' § I. — Des devons de Cheminée.
- Rien n’est plus simple que ce meuble, par lequel tous c®°* qui veulent faire de lu menuiserie un amusement, devrai®11 commencer à s’exercer. Deux montans et deux traverses so® assemblés à enfourchemcnl ou à tenon et à mortaise. S1
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- jkvant de cheminée est très-grand, on le fortifie par un mon-ân(; intermédiaire qui entre à tenon dans deux mortaises fusées dans la tranche des traverses. Si l’ouverture de la cheminée qu’on veut boucher avec ce châssis présente des c°urbures ou des saillies , on trace , puis on chantourne Jj°Uune il convient, soit les montans, soit les traverses, et on les entailles convenables. On cloue ensuite une toile claire |Up la face antérieure de ce châssis, et on y colle le papier de lenture qu’il est destiné à supporter. La surface des pièces du châssis qui est ainsi recouverte, doit avoir été corroyée avec *0ia, et il convient d’employer des clous à tête très-plate.
- § IL — Des Paravens.
- Ils sont formés de châssis construits comme ceux que nous gênons de décrire, hauts de six à huit pieds , larges de deux ? lrois et demi. Ils sont fortifiés par une traverse qui s’assemble dans les deux montans au milieu de la hauteur. Chaque Paravent est formé de la réunion d’un nombre plus ou moins §r®nd de ces châssis qu’on appelle feuilles; ce nombre varie quatre feuilles à huit ; quelquefois même on emploie dix ailles. Toutes sont recouvertes de toile et de papier de tendre, comme les devans de cheminée; on les unit ensemble avec des charnières, et quelquefois avec de simples bandes de fa*l®, assez larges et disposées de telle sorte que si l’une, cl°née d’abord sur la surface antérieure de la feuille, passe e!>suile derrière l’autre feuille et est clouée sur la face posté-ri®ure du second châssis ; la seconde bande va de la surface Intérieure du second à la surface postérieure du premier. Il jaat au moins quatre bandes semblables pour unir ainsi deux Quilles d’une manière solide. Quand on se sert de charnières, 11 faut les placer de façon qu’elles s’ouvrent alternativement en ®Vant et en arrière, pour que les feuilles puissent en se repliant ®aPpliquer l’une sur l’autre, et que, quand on les ouvre à , elles forment une série d’angles saillans et rentrans. .,°at le monde sait qu’on emploie les paravens à se garantir de 1 air froid extérieur, et qu’on les fait tenir sur l’espèce de base fiai résulte de ce qu’on ne les ouvre jamais entièrement.
- § III. — Des Échelles.
- If y en a de bien simples; d’autres sont très-compliquées, c°mme certaines échelles à incendie, composées de plusieurs parties rentrantes les unes dans les autres, et qu’on élève
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- avec des roues dentées et des manivelles jusqu’à la hauteur des étages les plus élevés. Ce n’est pas sans doute de ces def' nières que nous avons à parler; elles sont spécialement du ressort des mécaniciens ; et ce que le menuisier a à faire pouf leur exécution se réduit ordinairement à un certain nombre d’échelles simples, de plus en plus étroites et glissant leS unes dans les autres , à l’aide de rainures creusées sur la fac® interne des montans. Je me bornerai donc à parler des échelle simples, des échelles doubles, des échelles de bibliothèque, e* de cette espèce d’échelles qu’on appelle marche-pieds.
- Des Échelles simples. — Beux montans en bois liant et léger sont placés parallèlement l’un à l’autre. Be neuf pouces eu neuf pouces on y perce des trous vis-à-vis les uns des autres , et on place des barreaux dans tous ces trous. Les bar* reaux faits en bois très-dur cl très-fort séparent les montans l’un de l’autre; ils sont ronds, plats ou carrés; chacune de leurs extrémités est placée dans les deux trous opposés da chaque montant, pour les empêcher de sortir. Pour empêcher les montans de s'écarter, on a recours à différens moyen*’ Tantôt les deux barreaux de chaque extrémité sont remplace* par des traverses plates fixées dans les montans par des che-villes ou des boulons en fer; tantôt, à l’aide d’un ciseau, on fend par le milieu l’extrémité des barreaux, après qu’on Ie* a placés dans les trous; puis, à coups de marteau, on y en' fonce un petit coin de bois. Pour que ce procédé soit efficace) il faut que le trou soit plus évasé du côté par lequel sort l’eï' trémitè des barreaux, que du côté par lequel ils entrent. B* l’échelle est courte, il suffit de Lire cette opération au premier et au dernier barreau ; on la fait à tous si elle est longue-
- De l’échelle double. — L’échelle double est formée de deu* échelles simples dont les montans, au lieu detre parallèle*/ sont plus resserrés par le haut que par le bas. De ces deu* échelles, l’uno est plus resserrée que l’autre à son extrémité» de sorte que le haut des deux montans de la première passe entre le haut des deux montans de la seconde. Quand ce* montans sont dans cette disposition, on les traverse tous Ie* quatre avec un cylindre de bois très-dur ou de fer. On traverse ensuite chaque extrémité de ce cylindre avec des chevilles , ou on les rive, s’il est en fer, de façon qu’il ne puis*e plus sortir. Il en résulte que les échelles sont fixées par Ie haut, en faisant une espèce de charnière. Elles peuvent indéfiniment s’écarter par le bas; mais on règle cet écartement avec des cordes ou des crochets en fer.
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- pe l échêlle de bibliothèque. — On fait nu fort châssis en ois, avec deux traverses et deux montans solidement assem-les à queue d’aronde. Ce châssis est porté sur des roulettes.
- I une de ses extrémités s’élèvent deux forts montans dans Une direction perpendiculaire; ils sont assemblés à tenon et
- Mortaise. Un escalier droit , construit par les procédés que J'ous avons déjà indiqués, repose par un bout sur l’autre ex— Comité du châssis, et par le haut, sur le haut des montans. üe chaque côté il est bordé d’une barre d’appui; une barre Semblable termine le haut de l’escalier.
- Des marche-pieds. — Quelquefois c’est seulement deux ®rges planches en bois blanc coupées en triangle rectangle.
- leur côté opposé à l’angle droit, on taille plusieurs angles Entrans, d’égale dimension, et dont l’un des côtés est pa-j^llèle à la base, tandis que l’autre lui est perpendiculaire. ~es deux planches sont parfaitement semblables ; on les sépare J* environ trois pieds, et, par chaque extrémité, on cloue d’étoiles planches de celte longueur sur le côté de l’entaille pa-Efièle à la base. Ces planches forment de véritables marches.
- II y a une autre espèce de marche-pied plus commode : jeux montans, larges de neuf pouces, sont taillés d’onglet & ,eUrs extrémités, de façon à prendre une position inclinée (lu»nd ils reposent sur leur bout. On les écarte de deux pieds,
- y creuse des entailles longitudinales, parallèles aux extrémités, et on y fixe des marches. Comme on le voit, c’est Entablement un petit escalier ; il ne s’agit que de lui trouver 11,1 point d’appui. Pour cela on prend deux montans égaux hauteur à l’escalier, mais beaucoup plus étroits par le ?a_s; on les unit à l’aide d’une traverse par le haut; on les l°mt au sommet de l’escalier, à l’aide d’une tige en fer, tout Emme on unit l’extrémité de deux échelles simples pour en l®ire une échelle double. Avec un clou à tête plate, on fixe, le milieu d’un des côtés de l’escalier, un crochet mobile en *er, long de deux ou trois pieds, suivant que le marche-pied ®st plus ou moins grand; le côté du montant d’appui porte à 4 même hauteur un anneau en fer; par conséquent, quand Et fait entrer le crochet dans l’anneau, l’escalier et le châssis derrière sont maintenus à une assez grande distance l’un l’autre pour que leur écartement forme une base solide. '-'e marche-pied est plus léger que le précédent, il est aussi m°ins embarrassant; car, lorsqu’on ne s’en sert plus, on eVe ie crochet, le châssis se rapproche de l’escalier, et on
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- peut suspendre le tout à la muraille par un anneau fixé à la dernière marche.
- g IV. — Des Garde-manger.
- On donne ce nom à une espèce de coffre dont les paroi8 sout formées par du canevas ou de la toile métallique ; on Ie5 suspend dans des endroits frais, et on y place de la viande-Les interstices du canevas laissent pénétrer l’air; mais le8 fils sont trop rapprochés pour que les insectes puissent passe1’' Quatre montans carrés sont unis ensemble par huit traverse8 assemblées à tenon et à mortaise, de manière à former n® cube à jour par toutes ses faces. L’ouverture du haut et cel> du bas sont fermées avec des planches que l’on cloue sur leS traverses après avoir entaillé leurs angles pour faire la place des montans quand ceux-ci font une saillie au-dessus deS traverses. Trois autres ouvertures latérales sont bouchée8 avec des pièces de canevas qu’on cloue pareillement sur leS traverses. La quatrième ouverture doit être fermée par la porte. Cette porte est formée d’un châssis carré attaché paf un de ses côtés à un des montans, avec deux charnières ej fer. La surface interne de ce châssis est creusée sur le bot d’une feuillure qui règle tout autour, et dans laquelle s’apl pliquent les arêtes des traverses et des montans, ce qui rei> la fermeture plus complète. L’ouverture de ce châssis eS aussi recouverte par un canevas bien tendu. Au centre de* planche qui ferme l’ouverture supérieure, on enfonce un aD' neau en fer, rivé en dedans, et par lequel on suspend le touL mais il vaut mieux traverser ainsi la planche par une tige“e fer terminée en anneau au dehors, traversée au-dessous dela planche par un boulon eri fer qui ne lui permet pas de sortit et portant à son extrémité un cercle mobile, à la circon" férence duquel sont plusieurs crochets où l’on suspend * viande.
- g V. — Des Écrans.
- Nous passons de la cuisine au salon , et il n’y a pas d’autf® analogie entre ce meuble et Je précédent que dans l’ordre $ difficulté.
- Les écrans sont des meubles destinés à garantir de l’ardeUf du feu la figure des personnes assises devant une chemin^' ils sont mobiles ou fixes. La construction des premiers es simple. Une tablette, beaucoup plug étroite que longue, eS
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- ^flée sur quatre pieds courbes , placés deux à deux à cha-I ® extrémité, et élevés d’environ deux pouces. Sur cette . “‘ette s’élèvent deux montans hauts de deux pieds et demi ^atre; ils sont réunis à un pied et demi ou deux pieds ( 'dessus de la tablette, par une première traverse; ils le . encore près de leur extrémité supérieure par une autre .perse. Ces deux traverses et la portion des montans com-
- • lse entre elles, forment un parallélogramme à jour, qu’on e®plit en y clouant un morceau d’étoffe ou de tapisserie.
- > fait encore les écrans d’une autre manière, qui permet
- • Rendre mobiles les châssis garnis de tapisserie. La traverse 'érieure est percée d’outre en outre par une mortaise qui
- ^ de l’un des montans à l’autre. Ces montans sont creusés » Ut|e rainure, profonde de trois lignes, sur celles de leurs sur-.Ces qui forment le pourtour intérieur du parallélogramme.
- travers la mortaise de la traverse, et dans la rainure des j °Qtans se meut un châssis de grandeur convenable , dont tnontans sont taillés, sur la tranche, en languettes qui lurent dans les rainures. Ce châssis, que l’on recouvre d’é-
- 'e j peut donc être haussé et baissé à volonté. Une crémail-Ire est taillée dans le fond de l’une des rainures des montans;
- . efiàssis porte un ressort élastique en acier, qui s’engage . les dents de la crémaillère, et fixe le châssis à la hau— désirée. Ce ressort porte un petit bouton qui sert à le !°uWer quand on veut laisser tomber le châssis sur la tablette ü bas.
- . Quelquefois on adapte à l’écran une petite table qui est très-’âfliode quand on veut écrire auprès du feu. Pour cela, on .li>che, par des charnières, une petite planche à la traverse i1? milieu. Les charnières sont fixées sur un bord de celle "letLe. Sous la planche, et près de l’autre bord, est fixé un châssis terminé â chacun de ses angles supérieurs par 11 tourillon qui s’engage dans un anneau en métal, qui tient ^'dessous de la tablette. Ce châssis est donc mobile ; il sou-^etlt la planche en s’engageant par sa partie inférieure, qui anguleuse, dans une crémaillère à trois ou quatre dents, jmiée sur la surface antérieure de chaque montant, et qui per-?t de mettre la tablette parfaitement horizontale, ou de l’in-lDer plus ou moins.
- ,r"
- dia
- P autres fois on se contente d’élargir la traverse intermé— 're> et de la garnir d’un rebord, afin que les daines puissent
- ^ placer leur
- ouvrage.
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- § VI. — Des Psychés et autres glaces mobiles.
- Sous différens noms on fait des parquets de glaces mobil®S entre deux piliers. Les plus grands portent le nom de Psyché Ils se font tous d’après le procédé que nous avons décrit so11 le g IV de la Menuiserie dormante, avec cette seule diffères^ qu’on remplace la baguette dorée par un encadrement en b°,! précieux, et qu'une plaque du même bois recouvre le parqu® par derrière. Les pilastres qui les supportent sont fixés, tard" sur des pieds analogues k ceux des écrans, tantôt sur d’autf6 meubles, et les parquets tournent entre les deux pilastres s^r des tourillons placés dans chaque tranche, à la moitié de* hauteur. ( Voyez la fig. 140 de la pl. 4e.)
- g VII. — Des Lavabo.
- On donne ce nom à une espèce de trépied destiné à supp°f' ter divers objets de toilette. Trois pieds ou montans vertical sont assemblés autour de trois tablettes horizontales ; 1u,,e de ces tablettes, plus épaisse que les autres, surmonte Ie5 trois pieds, et est évidée circulairement au milieu pour rece" voir une cuvette qui est suspendue par son rebord. La se" conde, placée au milieu de la hauteur des pieds, est perce® de plusieurs trous qui soutiennent des flacons. La troisième p,a qu’un seul trou destiné à supporter un pot à l’eau, et est fi*®e à quelques pouces environ du sol. Quelquefois le lavabo fl* que deux pieds courbes qui forment une lyre. (V. fig. 4l3r
- g VIII. — Pupitre de Musicien.
- Ce pupitre est composé de deux planches légères ou de deu* châssis carrés, cloués ensemble par le haut après une travers® large de deux ou trois pouces au plus, et par conséquent sei parés de cette largeur par le haut ; par le bas, ils sont ausSl séparés, mais beaucoup plus, par une autre traverse, long116 d’un pied ou un pied et demi, et dont la longueur est pef' pendiculaire à la longueur des planches ou des châssis. Cel!e réunion de planches et de traverses forme donc une espèce ^ pyramide tronquée, n’ayant que deux faces inclinées. C’eS sur ces deux faces que l’on pose les papiers de musique, étroite planchette à bords un peu relevés, clouée au bas d châssis et parallèlement à sa longueur, supporte les papiefS par le bas et les empêche de glisser.
- Cette pyramide, pour être commode, doit être mobile
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- e^e façon qu’on la puisse fixer à divers degrés de hauteur; t ar cela les deux traverses sont percées d’un trou rond. Dans lj r(m passe un montant porté sur un pied triangulaire ou pa-L ’ce montant, carré par le bas, devient cylindrique par le e ut- Cette portion cylindrique est percée de plusieurs trous Jjacés d’un pouce, dans lesquels on met à volonté une che— |> e fer. Celte cheville retient la pyramide à la hauteur que ^ désire, quand on la place dans le trou du montant qui est [ ."dessous de la traverse inférieure. 11 est plus élégant de |.r® le montant carré du haut en bas, d’entailler une crémail-6 sur une de ses faces, et d’adapter au pupitre un ressort A5*°gue à celui que nous avons décrit en parlant des écrans. y a°d, au lieu de planches, on emploie des châssis, ils doi-j 'tlt être plus longs que larges et formés de trois montaus éga-^eiit espacés, assemblés dans deux traverses. tr . s patins dont nous venons de parler peuvent se faire de 0,s manières différentes : ou bien on entaille deux fortes tra-|j 8es, on les fixe en croix et l’on plante le montant dans le mi-ou hien on entaille en triangle une épaisse planche, sup-rlee par ]e soi ou par les boules fixées sous chacun de ses ^les, et qui porte à son tour le montant; ou bien encore on ^tourne en bois dur trois pieds qui ont presque la forme UUn S, et qui, chacun par un de leurs bouts, s’assemblent à te-^ dans une des faces d’un montant cylindrique.
- Ca fig, H7 j pi. 5e) représente cette dernière espèce de patin.
- § IX. — Pupitre pliant et portatif.
- C est à M. Désormeaux que nous devons la connaissance v Ce joli petit meuble, d’une construction facile, qu’on peut L,lr®danssa poche, et qui, lorsqu’il est déployé, suffit à tous Ès besoins du musicien. ^
- « est composé de six fiches, deux gouttières, un montant 4 î*n arc-boutant. Les six fiches, faites en bois dur et coloré, ivent avoir sept pouces de long, une bonne ligne d’épaisseur )ie^t?alre fortes lignes de largeur. Quatre d’entre elles sont pe à une de leurs extrémités, d’un petit trou qui est bien ^ Pédiculaire à leurs surfaces; les deux autres ont un trou blable à chaque extrémité.
- montant a huit lignes de large, deux lignes d’épaisseur (] pouces moins une ligne faible de longueur. A chacun dj aingles de sa surface, il est percé un petit trou de même tthffre que ceux des fiches. Le montant est évidé par une
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- mortaise ayant un tiers de sa largeur totale, commençant8 huit lignes de l’extrémité supérieure, et finissant à un p°uce de l’extrémité inférieure.
- On fait ensuite une petite tringle de même épaisseur (J®8 le montant, et taillée, quant à sa longueur et à sa largeur, de manière à pouvoir entrer juste dans l’entaille. Cette tring'e ou arc-boutant est fixé dans l’entaille par une goupille fer à son extrémité supérieure ; par conséquent, cet arc-bo®' tant peut être écarté par le bas du montant, former un ang'8 avec lui et lui servir d’appui. Pour qu’il soit plus solide, °1 arme son extrémité inférieure d’une petite pointe en fer, <1°’ s’allonge et qui peut entrer dans une rainure creusée à cet et’e dans le bas du montant. .
- Il ne reste plus à faire que les gouttières, dont lafig. ^ de la pl. 5e représente la coupe. Elles sont longues chacun8 de sept pouces : le côté a a cinq lignes de haut ; la face in*8' rieure b a quatre lignes; le dessous c a sept lignes; la sut' face intérieure d a cinq lignes; enfin, la saillie e a trois lig0®8 de haut à l’extérieur et une ligne à l’intérieur. A l’une d leurs extrémités, ces gouttières portent en i un petit enfonc** ment long de quatre lignes, haut d’une demi-ligne et larf5#, d’une ligne. À l’autre extrémité, l’angle supérieur de la par° a b est arrondi.
- Voyons maintenant la manière d’assembler ces pièces!1^ figure H9 nous le fera facilement comprendre. Avec des ê0?', pilles rivées sur des rosettes en métal, on fait tenir l’exlréiu,l< arrondie de chacune des gouttières au bas du montant. Del1* des fiches sont fixées de même à chacun des angles supérie®/8 de ce même montant. Deux des fiches qui restent sontrD8e de la même façon à l’extrémité de celte première fiche ; deux autres sont rivées de même à l’extrémité de la secon®e‘ La même figure montre aussi quelle est la manière de se sef vir de l’instrument. On arrange les deux gouttières de fnf0 que chacune d’elles forme un angle droit avec le montant» 0^ dispose de même les deux fiches rivées à son extrémité périeure. Enfin, à l’extrémité de chacune de ces fiches hori2°d taies, une des deux fiches qui y sont rivées s’abaisse vertic®'8 ment, vient se loger par le bout dans le petit enfoncemefl pratiqué à l’extrémité de la rainure de la gouttière, et coD1" plète le parallélogramme; l’arc-boutant qu’on écarte le s®®' tient par derrière dans une position inclinée. Les deux dernie" res fiches ne sont pas inutiles quand le papier de mpsifi116 eS
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- fes«large,on les étend, pour le soutenir, comme les bras d’un graphe ; s’il est très-haut, on les dispose verticalement; l'I est petit, on les rentre obliquement comme le représente a figure.
- , Quand on veut fermer le pupitre, on rentre l’arc-boutant a‘ls sa mortaise ; on ramène les fiches verticales et obliques les fiches horizontales ; celles-ci sont rabattues sur le mon-aid, et s’appliquent aisément sur une des surfaces, puis-belles sont de moitié moins larges; puis on relève l’extré— libre des gouttières vers l’extrémité libre des montans; CeUes-ci renferment et consolident tout quand les points qu’on perçoit dans la figure sur la tranche de l’une d’elles ont pé-n«lré dans un trou creusé dans la tranche de l’autre. Le pu-Pdre ne forme plus alors qu’une espèce de baguette aussi peu etèbarrassantc qu’un éventail.
- description d’un pupitre ou bureau montant, pour écrire debout ou assis, par M. Walle Staes.
- Pi. dres, fig. 589, coupe verticale de ce pupitre.
- •Fig. 590, plan ou vue par dessous.
- a, table au-dessus d’un meuble quelconque, sur lequel se lxe l’appareil, qui est formé d’un assemblage solide en bois.
- b, tablette sur laquelle on écrit; dessus est une casse pour
- le
- papier, et, dans son intérieur, se trouve un mécanisme en
- contenant une collection d’arrêts mobiles suspendus sur P'vots, et recevant l’action d’un bouton saillant, en dessous b pupitre, quand il s’agit de le faire descendre. Le méca-iJsme de communication du bouton aux arrêts, est composé “ une verge d’acier trempé au sec, à laquelle sont attachées a*dant de branches en fer qu’il y a d’arrêts à faire rentrer, bette verge d’acier trempé est suspendue par ses deux extrémités ; elle a une branche vers la droite, en bas, dont le bout un pli en descendant, et se termine par un bouton; un Assort caché correspond au mouvement du doigt du bouton.
- Les branches supérieures de la verge exercent leur action s})r la partie de chaque côté, opposée à celle qui opère infé— r,euremenl, et tous ces arrêts sont appuyés l’un sur l’autre P®r une dent saillante à chacun d’eux, dans l’intérieur et au-^ssus de chaque partie active.
- c, châssis en bois, attaché par des charnières, d’un bout, s°Us la tablette b, et de l’autre bout à la base d du pupitre.
- c, autre support en fer, dont les extrémités sont munies de î°uleues/‘, tournant sur un axe dans des rainures g, garnies
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- de cuivre, pratiquées dans les côtés latéraux du châssis^ qui forme la base du pupitre. Ce support est fixé, au miï,el1 du châssis c, par deux pivots en fer, tournant sur cuivrC’ pour faciliter l’élévation ou la descente du pupitre, de a13' nière qu’il suffît d’élever le pupitre pour le placer aux arrê*8’ et de faire rentrer les arrêts pour descendre les roulettes8, bas; celles qui sont au-dessus facilitent ce mouvement, $ se fait sans bruit et sans efforts.
- Brevets de perfectionnement et d’addition.
- 1° Ils consistent, pour obtenir plus d’cconomie et de léfî®
- reté, à faire en bois, garni seulement de pièces de fer support rej tout en fer.
- support représenté par la lettre e, dans la fig. 589, qui él3'1
- 2° à agrandir, à volonté, la casse au papier, et à donnê( plus ou moins d’inclinaison à la tablette b: pour obtenirc® dernier effet, nous avons ajouté, à la surface de la table*13’ une espèce de soufflet qui a la propriété de faire lever* plus grande partie de cette planchette, en ne laissant qu’a^ bordure aux quatre côtés. La planche destinée à former* soufflet est attachée, à charnières , à son bord inférieur,e sur scs côtés sont clouées des bandes de cuir ou de tissu, W, niant les plis en forme de portefeuille; un support, disp°-convenablement dans l’intérieur, soutient la planche dans* pente qu’on lui donne.
- 3° La collection d’arrêts sur pivots, dont il est parlé dans la première description, se trouve remplacée par une cre' maillère mobile qui permet de placer la planche du pujn*^ à toutes les hauteurs que l’on veut; celte crémaillère refcl aussi son mouvement d’un boulon saillant, au-dessous de surface, lorsqu’il s’agit de la faire descendre.
- 4° La verge en acier trempé, dont il a été parlé dan8, précédente description, est remplacée par une verge en bo,s’ contenant seulement trois petites branches posées au mcÆe côté, deux de ces branches traversant la crémaillère; la tro’.
- sterne porte le bouton , qui, mis en action par le doigt,
- fai*
- tourner la verge, levèr la crémaillère et disparaître les arfê18' Le faible poids de la crémaillère, tendant à descendre, Petl remplacer le ressort caché, mentionné dans la première de8' cription. ^
- On peut ajouter deux ou trois crémaillères sous les la blettes de grandes dimensions.
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- Ce mécanisme peut s’appliquer aux pieds des pianos que °n veut toucher debout ou assis, à volonté.
- On ajoutera que, pour un pupitre court ou de petite di~ fusion, que l’on voudrait placer sur un petit meuble ou un très-petit cabinet, on peut doublet l’assemblage des jjhàssis, supports et surface, de manière à doubler les degrés I® l’ascension et de la descente, eu appliquant autant de col— étions d’arrêts qu’il y a de supports intermédiaires.
- Ceci démontre qu’en adoptant ce système de doublement *Ur un pupitre long ou de grande dimension, avec des sup— j)0rls ou des châssis proportionnés , on le ferait monter assez , 8l,t pour mettre ce qu’il contient, au-dessus de la vue des °Irimes placés debout.
- ''v\vmv\v\viMvwutvuvM uum\uuunvw% vnwivmu vvvvvm
- CHAPITRE II.
- DES SIÈGES.
- § ï. — Des Plions.
- Ces sièges étaient bien usités autrefois; maintenant ils 1,6 servent plus guère qu’aux dessinateurs et à quelques perdues qui, dans des courses à la campagne, sont bien aises avoir avec elles un moyen de s’asseoir sans avoir à redouter I humidité. Ces personnes donnent, avec raison, dans ce but, 8 préférence aux plians qui sont simples, peu embavrassans, resdégers, et par conséquent facilement transportables,
- Çes plians sont formés de deux châssis d’égale hauteur, lïla's plus étroits l’un que l’autre, quoique les deux traverses JUp érieures soient également longues. Ces châssis, qui tous deux ont la forme d’un parallélogramme, entrent l'un aDs l’autre en forme de X. ils sont unis par deux boulons traversent au milieu de leur hauteur les montans qui se joignent. On peut donc écarter plus ou moins les traverses du aut et du bas des châssis ; et ces traverses se touchent quand es plians sont fermés tout-à-fait. Le plus grand écartement de Ces traverses est réglé par l’extension d’un carré d’étofie °n cloue par ses deux bouts après les traverses supé-leures et sur lequel on s’asseoit.
- j A au tôt on emploie deux boulons munis chacun de son écrou ; '|nlôt on ne se sert que d’un boulon plus allongé queleschâs-,s De sont larges, et les traversant tous deux de pari en part.
- Menuisier. 2. 14
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- Ce dernier système a permis de se dispenser de mettre ^ traverses au bas des châssis. Ces traverses n’ont pour e® que d’empêcher les monlans de s’écarter ou de se rapproc«e par le bas. On atteint le même but en faisant passer le boul® unique dans un tuyau en fer ou axe creux qui ne permet pa
- aux pieds de rentrer en dedans. On peut aussi renfler le b0!!1
- Ion dans la partie qui est comprise entre les deux montans®,
- plus petit châssis; enfiler ces montans sur chaque exlréiD*1® du boulon qui, dans ce cas-là , porte un pas de vis à cha^® bout ; les fixer avec un écrou de chaque côté, puis les asse®3
- bler avec leurs traverses respectives.
- Ces deux méthodes sont plus élégantes, mais moins solia*
- que la méthode ordinaire. Les monlans sont ordinaireme.
- assemblés à mortaise dans les traverses ; mais comme le pi®’ souvent on se contente de faire toutes ces pièces sur le W®,f| on remplace les mortaises par des trous ronds et on subs®' tue aux tenons des cylindres d’un diamètre moindre que Ie’ montans.
- § II. — Des Tabourets.
- Nous en distinguerons trois espèces différentes. ,
- Le tabouret à quatre pieds est composé principalement ® quatre pieds et de quatre traverses. Les pieds sont souV®® faits sur le tour, et arrondis dans les trois quarts de leur 1°® gueur. Ordinairement ils vont en diminuant par le bas,' B*3
- toujours leur partie supérieure est carrée. Cette portion
- nommée la tête. Celte tête est percée de deux mortaises s® deux de ses faces contiguës, et c’est dans ces mortaises fl®8 l’on assemble les traverses. Chaque traverse entre dans tête des deux pieds, chaque pied est assemblé avec deux tr®' verses, de sorte que ces traverses, d’égale longueur, form®® un châssis carré , horizontal, supporté par les quatre pi®®:' La tranche supérieure des traverses doit toujours être de ®* veau avec le dessus des pieds; par conséquent on fait les t® nous moins larges que les traverses, et on les arrase sur Ie tranche. Tout au pourtour supérieur de ce châssis, on cre®8 extérieurement une feuillure dans laquelle on assujettit e étoffes qui doivent former le coussin du tabouret. Quand 0 veut rendre ces tabourets plus solides, au risque de diroin®e leur élégance et de les rendre plus pesans, on y fuit une enlfe toise. On donne ce nom à un système de traverses assemble®8’ de façon à ne leur permettre de se rapprocher ni de s’écarte^ Ou fait de deux manières différentes les cnlretoises des 1®’
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- ^°irels à quatre pieds. Tantôt on réunit deux à deux les pieds .Pposés par deux traverses, et l’on assemble dans le milieu e ces deux traverses une autre traverse qui les lient cartés ; tantôt on dispose deux traverses en X, ou en croix e Sl-Andrè , en les entaillant convenablement par le milieu ;
- , °o assemble une extrémité de cette croix ou sautoir dans ®a°un des pieds.
- Tabourets en X. — Faites deux châssis semblables en tout deux châssis d’un pliant. Fixez-les d’abord avec des bou-ns > puis réglez leur écartement par le haut avec des traver-?s qui s’assemblent dans les monlans opposés de chacun des a“Ssis. Cela forme le carré supérieur sur lequel on fixe le j^ssin du tabouret. Il faut cependant observer que les deux Rassis étant fixés d’une manière invariable, on n’a pas besoin e les faire plus petits l’un que l’autre. Au contraire, ils doi-ei>t être de la même grandeur tous les deux; et, pour at-e’ndre celte condition, on entaille chaque montant à demi-,°ls) à l’endroit où les châssis doivent se croiser. Sur l’un ,®s châssis, ces entailles sont faites en dedans; sur l’autre, ‘es sont faites en dehors, de sorte que les entailles s’emboî-ent réciproquement l’une sur l’autre. Les parois de ces enfiles doivent être obliques à la longueur des montans afin on puisse les disposer en X. Comme ce joint serait assez > on le masque autant que faire se peut avec une moulure, toême, dans les ameublemcns riches, avec quelque orne-^nt en bronze.
- Tabouret circulaire. — Sur un patin semblable à celui °nt j’ai donné la figure en décrivant le pupitre de musicien, N's que l’on construit dans de plus fortes dimensions , s’é-eVe une colonne ou un fort cylindre orné de diverses mou— âres. Cette colonne supporte un plateau circulaire, dans la l'anche duquel on creuse une feuillure qui sert à fixer l'étoffe coussin. Ces trois pièces sont ordinairement réunies par Il boulon en fer qui les traverse dans toute la hauteur. Sa ,ete est logée dans une entaille creusée dans le plateau , et un !Pr°u sert à le fixer par-dessous entre les pieds du patin, î^uelquefois on remplace le plateau par un simple cercle en °'s, qu’une traverse coupe par son diamètre. Ce système , P°Ur lequel on pourrait employer avec avantage les bois Courbés, de M. Sargent, en clouant leurs deux extrémités un des bouts de la traverse, permet de ne pas employer e boulon, et, par conséquent, le siège est plus léger. Dans cas, les pieds en S sont assemblés immédiatement à tenon
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- et mortaise dans le bas de la colonne. La colonne porte e® haut un tenon qui entre dans une ouverture longitudinal® faite à la traverse, et on les fixe ensemble avec quelque® chevilles qui pénètrent d’outre en outre dans la tranche de cette dernière pièce.
- En général, la hauteur des tabourets est de geize à dix' sept pouces. Les pieds ont depuis un pouce et demi jusqu’^ deux pouces de surface ou de diamètre, quand il est questio® de tabourets à quatre pieds ou en X. La colonne du taboure1 circulaire a de trois à quatre pouces de diamètre. On donfl® aux traverses deux ou trois pouces de large sur un pouc® d’épaisseur.
- § III. — Des Chaises.
- Nous devons commencer par distinguer deux espèces principales de chaises : celles qui sont recouvertes en paille, ®^ celles qui supportent un coussin en étoffe et en crin.
- Les chaises en paille sont les plus modestes de toutes; peut' être sont-elles aussi les plus saines, les moins échauffant®®’ et bien certainement il n’y en a pas de plus légères. L®tt^ construction est bien simple. Sauf quelques barreaux qui so» tournés, et les pieds de devant qui reçoivent quelques coup® de varlope, on fait tout le reste avec le couteau à deux main®’ une tarière et la râpe. Tout le monde connaît ce meubl®’ tout le monde sait qu’il se compose de deux pieds de deva®*’ de deux pieds de derrière beaucoup plus hauts et qui form®11 en même temps les montons du dossier; de quelques travers®® cylindriques, de quelques traverses aplaties et courbées. heS pieds de devant sonttournésou carrés; les pieds de derrièr®’ tournés aussi, mais plus souvent taillés par le bas, àplusieuf® pans et carrés par le haut, sont quelquefois droits et plus so'* vent recourbés en arrière. C’est au plus ou moins de grâce ® cette courbure, que l’on reconnaît ordinairement l’habileté ® bon menuisier en chaises. Dans le bas, ces quatre pieds so® assemblés par quatre ou six traverses cylindriques, enfonc®6 par les bouts dans des trous creusés avec une tarière et chevill®?' A la hauteur des pieds de devant, et tout au plus à un det®1 pouce de leur extrémité, on assemble dans des trouscircul®1^ res quatre traverses aplaties, finissant en cylindre auxextfe mités, mais dont la tranche extérieure s’arrondit un PeU.,f dehors. C’est sur ces quatre traverses que l’on tresse la p®**?' Au-devant de la traverse de devant, à côté de l’assemblage<1
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- e®lte traverse, on taille deux mortaises longitudinales, dans chacüue desquelles on fait entrer une extrémité d’une plan— Anette flexible, large d’un pouce et demi h peu près, un peu Plus longue que les barreaux de la chaise. Cette planchette se Recourbe en suivant le contour de la tranche de la traverse de
- vant, la recouvre, et garantit en ce point la paille du frot-einent. Le haut des pieds de derrière entre 'de toute sa lar— S®ur dans deux mortaises creusées dans la tranche inférieure Une traverse supérieure qu’on appelle spécialement le dos— Cette pièce, ordinairement large d’au moins trois pouces, Paisse de neuf lignes, arrondie par lehaut, est courbée dans longueur ; elle dépasse les pieds de derrière de deux pouces ®u moins de chaque côté. Entre le dossier et la traverse de prière qui porte la paille , on place une autre traverse cour-comme le dossier, beaucoup plus mince et moins haute, entre dans deux mortaises creusées dans les faces oppo— Sees l’une à l’autre des pieds de derrière. Quelquefois on fait cetle traverse très-étroite et un peu épaisse. Dans ce cas, elle Apporte ordinai rement un panneau , courbe dans sa largeur, 5Ul remplit presqu’à moitié l’écartement des pieds, et s’en— once par un bout dans la tranche supérieure de cette traverse, Par l’autre dans la tranche inférieure du dossier.
- 9n fait ordinairement les chaises de ce genre en merisier, on teint couleur d’acajou, par un des procédés que nous 'ndiquerons en parlant de l’art de l’ébéniste. Quelquefois ^me on plaque en acajou le dossier, le panneau et la traverse c,ntrée qui le supporte.
- Chaises garnies en crin. — Ces chaises sont, à proprement P. ner, des tabourets surmontés d’un dossier ; la hauteur du Ie&e est la môme que celle des tabourets, et le dossier s’élève Presque d’autant au-dessus du siège. La forme de ce meuble 'arie beaucoup , et c’est peut-être un des plus sujets h l’em-Plre de la mode. La courbure des diverses pièces qui le proposent, )a manière d’orner le dossier, varient presque année en année. On ne doit donc pas attendre que je décrive ^utes les espèces de chaises. Tout ce qu’on peut exiger, est que je donne des règles générales de construction. e>ous ce point de vue, on peut ramener toutes les chaises à ^enx espèces différentes. Toutes les pièces de la première ont le'e.,°r!ne rectiligne : le dossier présente un parallélogramme, a P°rme d’un trapèze eu d’un parallélogramme, osteurs pièces de la seconde espèce sont, au contraire, cm-
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- trées. Ainsi, le siège est arrondi par derrière ou quelquefois même par devant; le dossier est courbé dans sa largeur, d’autres fois se rejette en arrière en se courbant dans sa longueur. (Voyez fig. 144 et 145, pi. 4e. )
- La première espèce, qui est la plus grossière et la moins employée, est très-aisée à construire. On fait un tabouret^ quatre pieds sans entremises. Les pieds de derrière sont environ deux fois plus longs que ceux de devant. A un ou deu* pouces au-dessus du siège, on y assemble à mortaise une traverse. L’extrcmité supérieure des pieds de derrière est taillée en tenon qui entre dans des mortaises creusées dans I® branche inférieure d’une autre traverse semblable à celle des chaises en paille.
- La seconde espèce de chaises présente beaucoup plus d® difficultés; mais pour mieux faire comprendre les généralités» commençons par décrire en détail la manière de construit-8 une des variétés de chaises qui sont encore le plus à 1® mode.
- Les Gondoles. — On commence par faire quatre pieds caf'-rés un peu plus minces à un bout qu’à l’autre; tous les quatre de la même longueur, tous les quatre un peu courbés et aya11* une semblable courbure. Les pieds sont débités dans une pièce de bois d’une épaisseur égale à leur hauteur, apreS qu’on les a tracés avec un calibre qui donne la courbure convenable. On a soin de faire en sorte de suivre le fil du bois» autant que faire se peut, pour que les pieds soient plus solide*’ Ils ont besoin de force, puisque c’est toujours la partie d11 meuble qui souffre le plus. La courbure des quatre pieds état1* la même, on en profite pour les débiter tous sur la roêh>e pièce, et parallèlement les uns aux autres, afin d’éconoi»1'' ser le bois, ce qu’on ne doit jamais négliger. Quand ileS question de les assembler, on les tourne en sens dilférett*’ de sorte que, quoique la courbure soit la même , les pieds 1)6 devant sont recourbés en avant, et les pieds de derrière eI1 arrière.
- C’est aux pieds de devant que l’on met les ornemens adop tés. Comme ees ornemens sont, communs aux fauteuils, v°ye les fig. 141, 142, 345, 144 et 145 delà pl. 40.
- Le châssis que ces quatre pieds doivent supporter, a . forme de la moitié d’un ovale ou d’un demi-cercle dont punie arrondie est en arrière; le diamètre forme le deva^ Ce châssis est composé de quatre pièces : la première est dt-01-
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- fait le devant à elle seule ; la courbure est formée des trois ‘•utres. Deux d’enlr’elles sont semblables, également courbées; °utes les deux doivent partir du diamètre et commencer le emi-oyale; la troisième le termine en s’attachant par ses °uts à chacune de ces deux pièces. On pourrait les réunir Semble par un des moyens que nous avons indiqués pour Rallonger les bois cintrés; mais ici,pour obtenir plus de soli-J*dè, on suit une autre marche. La pièce de devant s’assem— J® à tenon dans les pieds de devant. Sa tranche supérieure ‘dWeure avec le haut des pieds. Chacun de ces pieds est creusé ** une autre mortaise perpendiculaire à la première. Dans ®elles-Ià s’assemble aussi à tenon une extrémité de chacune ?es deux premières traverses courbées. Il ne reste plus qu’à tes unir par l'autre bout, à la pièce que forme la courbure et <|ui la complète ; les*pieds de derrière seront employés à cela. Encreuse une mortaise sur chacune de leurs surfaces latérales, °u plutôt on ne fait à leur extrémité supérieure qu’une seule tUortaise qui traverse leur épaisseur de part en part. L’extrémité libre d’ une des pièces courbes, déjà fixées dans un des P'eds de devant, entre par l’autre dans la mortaise d’un des P*eds de derrière. Il en est de même pour la seconde pièce c°urbe qui est déjà assemblée par un bout avec l’autre pied de devant. Son autre bout s’assemble avec le second pied de Arrière; et chacune des extrémités de la troisième pièce c°urbe entre dans l’autre ouverture de ces memes mortaises ; ^ sorte que les pieds de devant servent d’intermédiaire et de ^oyen d’assemblage entre la pièce de devant et les pièces c°urbes latérales, et que les pieds de derrière remplissent le ^ême office entre l’autre extrémité de ces pièces courbes la-terales et la pièce courbe de derrière.
- Le châssis du siège est fait; occupons-nous du dossier. A Quatre pouces environ du devant, les montans s’assemblent ® tenon et à mortaise, dans la tranche des pièces courbes latérales. Ces deux montans ont une double courbure. Ils se recourbent d’abord d’avant en arrière en rampant sur le châssis, et en se relevant bientôt verticalement ; en outre, ils Se recourbent l’un de gauche à droite, l’autre de droite à 8!,uche, en suivant la courbure du châssis, et en se rapprochant un peu, de sorte qu’ils sont moins éloignés par le haut que par le bas. Cette double courbure est très-dilficile a saisir. Ces montons s'exécutent avec la râpe et le cou-l°au à deux mains; mais d’abord on doit avoir lait un calibre
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- avec lequel on vérifie souvent leurs différens degrés d’incb' naisou dans un sens ou dans l’autre. Une petite pièce d® bois, aussi large que les montans, sculptée par-devant e® tète de dauphin, est collée sur la tranche des traverses lai®' raies, et semble continuer chaque montant jusqu’à la travers® de devant. Le haut des montans est entaillé, sur le côté, d’un® mortaise de trois pouces de long. Dans ces mortaises s’a*' semble une traverse de trois pouces de large, courbée d’un® manière conforme au derrière du siège. La tranche supérieur® est de niveau avec la sommité des montans; sur les uns e* les autres on colle une autre traverse ayant la forme d’n® demi-cylindre recourbé, dépassant les montans de quelque* lignes par chaque bout, ayant un diamètre plus grand q°® leur épaisseur, et paraissant se renverser un peu en arrièr®' Une mortaise, longue de cinq pouces*est creusée dans I® derrière du siège, sur la tranche supérieure du châssis; uU® autre mortaise de même longueur est creusée au milieu d® la tranche inférieure de la traverse qui s’assemble dans 1® haut des montans. Ces deux mortaises reçoivent les deu* extrémités d’un panneau, large de cinq à six pouces, et r®' courbé sur sa largeur parallèlement à la courbure du siége et à celle des traverses du dossier. Pour terminer la gofl'’ dole, il ne s’agit plus que d’y adapter le coussin qui doit r®' couvrir le siège, ce qui est l’ouvrage du tapissier.
- Venons-en maintenant à quelques considérations général®* qui serviront pour tout ce qu’il nous reste à dire sur Ie* sièges. La grande difficulté en cette matière consiste à dé' terminer la courbure des différentes pièces qui les composent Toutes ces courbures sont subordonnées à la forme du châss>* du siège; c’est là la courbe fondamentale à laquelle on coof" donne toutes les autres; je ne donnerai aucune méthode po°f cela. Il faut tracer des épures, faire des opérations géom®' triques que je rendrais difficilement intelligibles, même®® employant beaucoup de place et de figures; car, pour d® bien faire comprendre, il faudrait supposer à mes lecteu®* des connaissances qui ne sont certainement le partage que d® plus petit nombre. Heureusement ils n’en ont pas besoin Ce n’est pas le menuisier, c’est le dessinateur, l’architccl®; le décorateur, qui inventent la forme des meubles. Ils la l®1 donnent toute tracée.
- Son affaire à lui est de faire des calibres, ainsi que je 1a,‘ déjà dit eu parlant du tracé de l’ouvrage ; et, dans le cas d1
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- *1 s’agit d’imiter un ouvrage déjà fait, il s’évitera bien de la Peine en employant une laine de plomb pour prendre ses c°iUours, ainsi que je l’ai déjà conseillé. Il faut autant de ^libres qu’il y a de couches différentes à faire; on s’assure *1° on atteint le but, en présentant souvent le calibre à l’ou-^rage, et en voyant s’ils concordent bien ensemble.
- Quand les dossiers se renversent en arrière, il faut non— Seujement que les traverses soient courbes sur leur longueur, *ïlais encore qu’elles soient évasées par le haut. Cette double ®°urbure semble difficile à obtenir; il n’en est rien, et on la fsce avec le même calibre. Après avoir tracé une première **8ne courbe sous la surface inférieure de la pièce de bois <lans laquelle on veut tailler les traverses, on porte le calibre Sur la surface supérieure, et on trace une autre ligne courbe Parallèle à la première, mais un peu plus en arrière, ce qui aetermine l’évasement. Au reste, je ne doute pas que les pièces c®Urbe8 des sièges ne donnent lieu à de fréquentes applica-b°ns du procédé de M. ïsaac Sargent, et que cette heureuse hfiportation ne nous fasse avoir nos sièges à bien meilleur ^rché.
- Souvent les panneaux, les montons du dossier, le chapeau 0,1 petite traverse supérieure qu’on y colle, sont ornés de foulures. Quand ces moulures régnent sur des courbes bien Prononcées, les ouvriers ne croient pouvoir les exécuter qu’a-^®c la gouge; mais les moulures viennent mal, se font len-teÇaent et sont presque toujours irrégulières. Il vaudrait bien ^toux, comme le conseille M- Mallet, employer pour cela Utl outil à fût très-court. Les résultats seraient plus prompts 61 bien préférables.
- Ce n’est pas le menuisier qui garnit de coussins les chaises eHes autres sièges; néanmoins il faut qu’il ne soit pas étran-§er à cet art, soit pour favoriser le travail du tapissier, soit pour exécuter la portion de ses propres travaux qui doit c°ncourir avec le travail étranger.
- Il y a deux manières de garnir les sièges d’étoffes et de fotissins : ou bien le coussin est adhérent au siège, ou bien 1 est fixé sur un châssis mobile, qu'on ôte et qu'on remet à ^°lonté. Quand le coussin doit être fixé après le siège, on el°ue les extrémités des angles qui supportent le crin et les j?ards de l’étoffe qui le recouvre, sur la surface horizontale
- Une feuillure profonde de deux lignes, qu’on a poussée au P°hrtour extérieur du châssis du siège, en enlevant son arête
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- supérieure. Telle est la méthode qu’il convient d’employ®r pour le dossier comme pour le siège ; avec celle différent que, quand il s’agit du dossier, la feuillure est creusée pat devant, au pourtour intérieur du châssis, la mode voulait que le coussin soit bordé par un encadrement de bois. Dan* ce dernier cas, quelques ouvriers, pour diminuer leur peinai au lieu de pousser les feuillures nécessaires, se contente1!1 de coller, sur la tranche intérieure des montans, un petit liteau moins large qu’ils ne sont épais, et forment ainsi un® feuillure artificielle. Il est aisé de voir combien cette ma" nière de procéder est défectueuse et peu solide.
- Il y a cet avantage à mettre les coussins sur des chüssi* mobiles, qu’on peut plus aisément les enlever pour les battit et les nettoyer, et que si on veut les renouveler, on le peu* sans endommager le bois. D’ailleurs, dans les maisons op«' lentes, on peut avoir des châssis de ce genre, garnis de di" verses étoffes, et varier â chaque saison la couleur de$ ameublemens, quoique les bois soient toujours les mêmes.
- Ces châssis mobiles entrent juste dans l’ouverture du siég® et du dossier; néanmoins, il faut qu’il y ait assez de jeu quand le menuisier les construit, pour que les châssis mobile puissent encore passer librement après que le tapissier a r*' battu et cloué tout autour l’étoffe de la garniture.
- Quant à la manière dont ces châssis mobiles sont suppôt tés, elle varie suivant qu’il s’agit de celui du siège ou d® celui du dossier. Dans le premier cas, ils reposent dans ufle profonde feuillure, creusée intérieurement sur la surface de* traverses qui composent le châssis du siège. Quelquefois ad remplace celte feuillure par des clés ou petites planchette enfoncées à bois de bout dans les traverses, et saillantes c" dehors d'environ un demi-pouce. Ce moyen est moins solide mais quelquefois on les combine ensemble et on fait des feuij' lures sur les traverses droites, tandis qu’on pose des cl®* dans les traverses courbes. Il arrive aussi quelquefois ( pollt les gondoles, par exemple ) que les pieds de derrière, ét»1!* plus épais que les traverses, forment en dedans une sailli sur laquelle on creuse une feuillure qui produit l’effet d’u°e clé très-solide.
- Les dossiers ne peuvent point porter de feuillure sel*1' blable ; mais par derrière on y fixe, avec des vis, des tour' niquets en fer ou en cuivre, qui viennent s’engager daO* des entailles creusées dans les côtés du châssis mobile.
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- Quel que soit le système que l’on emploie, soit qu’on fixe e coussin sur le siège lui-même, ou qu’on fasse un châssis Mobile, il ne faut jamais oublier d’arrondir toutes les arêtes sUr lesquelles peuvent porter les sangles ou les étoffes, sans ^uoi elles ne tarderaient pas à être coupées. Par la même *jaison, il faut encore abattre en pente, en dedans, le dessus e la tranche des traverses, afin que les sangles qu’elles supputent aillent en s’abaissant un peu, de leur extrémité à leur ^dieu, et soient en outre plus élastiques.
- H faut remarquer aussi qu’on ne met presque jamais de ®Çussin au dossier des chaises, quand ce dossier est courbé, 11 tout alors que les pièces de bois qui le composent soient e belle qualité, bien veinées, si cette espèce de bois a des VeUîes, dressées et polies avec soin.
- Chauffeuses.
- Depuis la dernière édition de cet ouvrage, la mode a jeté 150 regard en arrière, et a fait adopter des chaises dans le Senreindiqué parla fig. 144,/?/. 4e. On fait assez ordinairement ces chaises en bois de noyer ou de poirier teint en noir aVec une composition de vinaigre, bois d’Inde, couperose, mdx de galle et citron. Quand celle teinture est mise à plu-s’,eurs couches, elle est solide et produit un bon effet.
- § IV. — Des Fauteuils et autres Sièges à bras.
- Des considérations générales par lesquelles nous avons terminé ce qui est relatif aux chaises, simplifieront beaucoup tout le reste de ce chapitre. Ainsi, nous pourrions presque *J°us réduire à dire, en parlant des fauteuils, que ce sont ?es chaises auxquelles on a ajouté des bras destinés à appuyer e* coudes, et qu’on nomme quelquefois accoudoirs ou acco-mrs, en langage d’ouvrier.
- .Les bras du fauteuil, soit qu’on les compose d’une seule P'cce, soit qu’ils soient formés de deux, s’assemblent par un .®ul, à tenon et à mortaise, dans la traverse latérale du Sle8e, et par l’autre bout dans le montant du dossier. Il est r3re de voir des bras de fauteuils faits d’une seule pièce; ils paient trop peu solides, à cause de la grande courbure
- °n serait obligé de leur donner. Presque toujours on les 9|t de deux pièces assemblées à tenon et à mortaise. Ces eleces, dont l’une (orme la partie verticale, du bras, et dont aulfe, qu’on nomme console, forme la partie horizontale,
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- s’unissent en se recourbant quelquefois à leur extrémd®1 suivant le caprice de la mode. 11 y a une manière très-i'1'' génieuse de cacher leurs joints en les ornant de moulure8' On recouvre de moulures toute la tranche d’une petite plar chette d’épaisseur convenable, et que l’on fait ronde ou carre6' suivant la coupe que présente le bras du fauteuil. On creu®e au milieu de cette planchette une entaille de même grande^ et de même forme que la mortaise creusée sous l’extrém|tc de la console. Le tenon de la pièce verticale passe par cet*e entaille et ensuite entre dans la mortaise de la console, * sorte que la planchette, prise entre ces deux pièces, para* ne faire qu’un avec elles. Il arrive souvent qu’on emploie a" procédé analogue pour orner de moulures d’autres part’6 de la console, quand elle a été arrondie à la râpe. On tour®6 un anneau en bois dur, dont la surface extérieure porte 1 moulure, on l’enfile et on le colle sur la console.
- Il y a un moyen simple, commode, de faire le bras d’t!lje seule pièce, et qui maintenant est à la mode. Les pieds ®e devant s’élèvent au-dessus du siège, en montant vertical, j,)5' qu'à la hauteur que l’on donne à la partie verticale des bd” des fauteuils; ils sont taillés de même, et c’est avec eU* que l’on assemble le bras auquel on n’a eu à donner que1 forme d’une console.
- Les dimensions des fauteuils ont beaucoup de rapport a'6 celles des chaises; néanmoins, comme la personne qui s? assied est prise entre les bras, pour qu’elle soit plus à s®11 aise, on fait le siégo un peu plus grand, et on lui don®6 jusqu’à vingt-huit pouces de largeur sur vingt ou vingt-deH’’ de profondeur.
- La dimension des bras et leur forme sont beaucoup p'aS arbitraires. Néanmoins, leur hauteur est réglée d’une n®8' nière invariable, et il faut toujours que la personne ass|S dans le fauteuil puisse y appuyer ses bras commodément. Pa la même raison, on incline toujours un peu sur le devantce bras, dont la longueur est d’environ onze pouces, et dont * hauteur est ordinairement de neuf pouces au-dessus ® siège. Pour qu’on puisse s’asseoir plus commodément, sont presque toujours plus écartés sur le devant que sur derrière.
- Maintenant il est de mode de ne point garnir d’étoffe 'e bras des fauteuils ordinaires, et cela est beaucoup plus éléga11!: (Voyez fig. 141,145 de la pl. 4e.) Autrefois on faisait un petl
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- ®°us$m sut la surface supérieure de la console. Souvent on ®uait tout simplement ce coussin sur la console, qu’on aplatis-911 uo peu en ce point, si ailleurs elle était arrondie. Quand . ® avait fixé les autres coussins sur des châssis mobiles, il fal-'t en faire autant pour celui-ci ; alors on entaillait la console 6 ja longueur et de la largeur du coussin. On coupait une PeUte pièce de bois qui remplissait juste l’entaille, et sur Ia-Huelle on douait le coussin. On fixait le tout sur les bras du uteuil avec une vis à bois, dont la tête fendue se cachait dans .baveux pratiqué sous la console. La fig. 141, pl. 4e, représente bras qui sont du ressort du tourneur.
- *auteuils de bureau. — Ils diffèrent des fauteuils ordinaires Ion le peu d’élévation de leur dossier, qui revient en se pro-ijngeant par les côtés, de manière à servir aussi d’accotoirs. yUelques mots suffiront pour bien faire connaître la façon de es construire.
- j siège a la forme de celui des gondoles ; il est taillé en ettii-ovale ou en demi-cercle; mais on le fait un peu plus bra»d. Les pieds sont très-forts, surtout ceux de devant, qui Prolongent de trois pouces au-dessus du siège. Ceux de crrière s’élèvent aussi d’un demi-pied environ au-dessus u s*ége, et forment les montans du dossier. Le dossier, pro-jjre*»ent dit, a, comme le derrière du siège, la forme d’un anii-cercle, un peu évasé par le haut. Il se compose de trois ^.leces:les deux principales, épaisses d’un pouce, hautes de *5’ courbées en quart de cercle, forment à elles deux le de-j '"cercle complet. Leur longueur est telle qu’elles se pro-0,igent par côté jusqu’au niveau des pieds de devant. Elles j0ïlt assemblées à tenon et à mortaise l’une avec l’autre par e,ur extrémité postérieure; leur extrémité de devant estor-ee de différentes manières; elle forme le bout des accotoirs, tantôt recourbée vers le bas en spirale, tantôt sculptée tête de lion ou de bélier. Ce dossier, demi-circulaire, qu’on sSt °bligé de faire très-épais afin qu’il ait une solidité suffi-obre. ^la Srande courbure des pièces qui le composent ayant ?''gé de couper le fil du bois), est porté par derrière sur les P'cds postérieurs dont l’extrémité entre dans sa tranche in-rjeure ; par devant, il est soutenu par deux montans courbes Héi, après s etre assemblés à tenon et mortaise dans les pieds 6 devant, au-dessus des traverses du siège, vont, en se con-
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- rn»nt, s’enfoncer dans la tranche inférieure du dossier, à x pouces environ de ses extrémités. Sur la tranche supérieure Menuisier, 2. 42
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- de ce dossier demi-circulaire, on fixe avec des clés et de 1® colle la troisième pièce qui le compose. Elle doit être placée en arrière au milieu du dossier, pour l’exhausser en ce point, façon que la partie des deux pièces dont nous venons de p®0' 1er, qu’elle ne recouvre pas, forme les accotoirs. Cette troisième pièce, haute de trois ou quatre pouces, est courbée sur sa longueur comme les autres pièces du dossier; par le bas, elle est aussi épaisse qu’elles ; mais, par le haut, elle s’amincit progressivement et se rejette en arrière. A ses deux extrémités , on taille aussi sa tranche de façon à la réunir aux deu* accotoirs par une courbe insensible. Ordinairement, les pieds de devant ont été faits sur le tour, et on colle sur leur extrémité supérieure un plateau d’un diamètre un peu plus grand, fait sur le tour et orné de moulures. Par ce moyen, on cache le bois de bout, et de toutes parts on n’aperçoit que le boi® de fil. On recouvre le siège de ces fauteuils en basane ou e» maroquin. Comme la courbure de quelques parties force à le® faire très-épaisses, on fait de même pour toutes les autres, afin qu’il n’y ait pas désaccord.
- Des Bergères. — Ce sont de grands fauteuils dont le siég® est plus large et plus profond que celui des fauteuils ordinai" res. Il est aussi beaucoup plus bas et supporte une forte toil® bien tendue sur laquelle on pose un épais coussin de peau rempli de plumes et recouvert de velours ou de quelque autre étoffe. Le dossier est plus incliné en arrière et plus haut que celui des fauteuils. L’ouverture qui existe entre les bras et les traverses latérales du siège est fermée par deux pièce® d’étoffe qu’on y cloue, l’une en dehors, l’autre en dedans.
- Des Causeuses. — Ce sont de longues bergères dont le siég0 a jusqu’à trois pieds de long et à chaque extrémité desquelles on fait une espèce de petit dossier un peu plus bas que le dossier du fond.
- Des Duchesses. — Elles sont toujours de la même forme qu® les bergères et les causeuses, mais plus longues du double qu® ces dernières.
- Fauteuils anglais. •— Fauteuils à dormir. — Fauteuils à la Voltaire.
- Ces fauteuils massifs, disgracieux, étant à la mode, il faul nécessairement en offrir le dessin. Nous remplissons ce devoir, fig. 142, pl. 4è. On ajoute quelquefois à droite et à gauche d®
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- ^a partie supérieure du dossier, de petits panneaux arrondis ea forme d’oreilles qui sont rembourrées comme le fauteuil. Les ébénistes de Paris viennent tout récemment d’apporter Ce meuble si laid et si commode, une espèce de perfectionnement qui porte au dernier point sa commodité et sa lai-,
- Sous le pied large et massif èst logé un tiroir rembourré, 1Ul glisse sur des coulisses, et peut se tirer en avant pour prévoir les pieds tendus de la personne assise. Il y a même S8 ces fauteuils dont le dossier brisé reçoit un mécanisme en er pour les rejeter complètement en arrière, de manière à fi-SUrer un lit. On les recouvre ordinairement en maroquin °uge. Ils conviennent surtout aux vieillards.
- § V. —. Des Sièges qui peuvent recevoir plusieurs personnes.
- , La parlant des bergères, nous avons été amené, à la fin précédent paragraphe, à dire un mot des causeuses et des Uc.nesses, sur lesquelles plusieurs personnes peuvent s’as— , °Ir- Il y a un bien grand nombre d'autres sièges sembla-, es> à chacun desquels une légère variation dans la forme, aas la disposition des coussins, a suffi pour faire donner n°m particulier. Je n’emploierai pas une place précieuse es énumérer tous et à passer successivement en revue les ca-aPes, les sofas, les veilleuses , les ottomanes, les paphos, les 8rquoises, les divans, etc. Quelques mots suffiront pour cha-ae des espèces les plus essentielles.
- Banquettes. — Elles diffèrent des autres sièges dont tn\S Par^erons bientôt, en ce qu’elles n’ont ni dossiers ni accola rs- Ce sont des tabourets allongés, de neuf à quinze pieds. c 6s Hmntans ou pieds des extrémités sont faits absolument «bne ceux des tabourets; mais les montans intermédiaires, U?S ^a're aucune saillie extérieurement, entrent à tenon dans ^ ranche de la traverse qui règne sans interruption d’un bout foiau^, et le reste de l’épaisseur des pieds reçoit dans un en-^ rchement la partie intérieure de la tranche de la traverse. ,.j,raiSon de leur longueur, les traverses de devant et de der-Oi/6’ P°arra'ent aisément s’écarter et déchirer l’étoffe, quand q 8 assied sur les banquettes, si elles n’étaient maintenues y; Par les courtes traverses des deux extrémités ; mais on pré-Sem)!)Cel 8Carleraent avec quelques autres traverses qu’on as-à queue d’aronde dans la tranche des deux premières,
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- sans que leur extrémité soit apparente en dehors. Ces barre* transversales sont un peu creusées en dessus pour qu’on |e* sente moins quand le poids du corps fait enfoncer le coussi»1 Il faut aussi emporter les deux arêtes supérieures, afin que l’étoffe ne risque pas d’être coupée.
- Les Canapés. — Ce sont des banquettes à dossier et à bra8. Les bras et le dossier sont semblables à ceux des fauteuilsj mais la longueur de la traverse supérieure du dossier ren3 nécessaire de la soutenir par plusieurs petits montans, place* de dix-huit pouces en dix-huit pouces, et qui s’assemblenta tenon et à mortaise dans la tranche supérieure de la travers® du bas et dans la tranche inférieure de la traverse dn haut Les pieds intermédiaires, entre les pieds des quatre coins, s00' assemblés comme ceux des banquettes. La saillie qui fait l’eH' fourchement en dedans des traverses, et qu’on coupe à un de*' mi-pouce au-dessous de leur tranche supérieure, sert à souten1® le chûssis mobile sur lequel est fixé le coussin. On n’a besoin de poser des clés que dans les petites traverses de chaque extr®' mité du siège.
- Les Ottomanes. —. Leur siège a surtout par derrière la fortf® d’un ovale allongé. Le dossier suit cette courbe, mais il en 3 encore une autre. La traverse qui le couronne est supporte® par plusieurs montans dont le plus long est au milieu. A parti® de ce point, elle s’abaisse graduellement à droite et à gauche jusqu’aux deux extrémités; là elle tourne avec la traverse d3 siège en s’abaissant toujours, et forme elle-même les accotoif* qui, diminuant de plus en plus de hauteur, finissent par de' vant, à quelques pouces des extrémités, par se trouver de ni' veau avec le siège. Ainsi, le fond de l’ottomane est courbé et demi-ovale, le dossier est courbé en demi-ovale, la traverse su' périeure du dossier s’abaisse de chaque côté en formant u3 demi-ovale ; les accotoirs sont la continuation de cette travers®' voilà ce qui caractérise ce siège. Son dossier ne forme pas dl châssis. Sa traverse unique est supportée par des montans qui> par l’autre extrémité, s’enfoncent dans la traverse de derriè®6 du siège. L’étoffe, qui recouvre le coussin, est clouée dans uHe feuillure creusée dans la tranche de chacune de ces deux tr3' verses, de sorte qu’on n’aperçoit pas d’autre bois que celui d® haut du dossier.
- Les Veilleuses sont des espèces d’ottomanes, cintrées que|' quefois seulement aux extrémités; cintrées aussi d’autres f°|j
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- Par derrière, et dont le dossier est quelquefois plus élevé par bout que par l’autre. Quand le dossier est également élevé ®Ux deux extrémités, elles prennent le nom de veilleuses tur-Mes,
- Les Divans sont des canapés recourbés en fer à cheval, de ®°rte que les deux personnes assises aux deux extrémités se r°uvent en face l’une de l’autre.
- . Les Canapés-causeuses, tout-à-fait nouveaux, ont les dos-Slers aux deux extrémités. De l’un à l’autre règne au fond une galerie en manière d'accotoirs.
- Les courbes des diverses pièces de ces sièges allongés se racent par des procédés mécaniques que nous avons indi-à la fin de l’article consacré aux gondoles. C'est pour eUx surtout que le procédé qui consiste à courber les bois Mollis dans l’eau bouillante, sans couper le fil, sera extrê-^ment utile. Sans cela, toutes ces longues traverses de dos-Sier, composées de plusieurs pièces, seront toujours fragiles . dispendieuses à construire. Le plus souvent, on les ral-°n&e à sifflet, ou, quand elles sont portées sur les pieds, etl suivant la méthode que nous avons indiquée pour les gondoles, et en employant les pieds comme moyen de jonction.
- VVM V\\\ VY\\ v\\\ VW-» V\\\WV\ VW\ VXV\ WV'X W\, V\\\ WW W' VW1V\V\
- CHAPITRE III.
- DES LITS.
- au
- La mode s’est exercée sur ce meuble comme sur tous les .^Ifes. Quelle différence du simple grabat du laboureur, au j à pans courbes, à dos renversé, orné de bronzes et de arures, et fait des bois les plus précieux, sur lequel repose e riche citadin ! Néanmoins, les pièces qui le composent °ut les memes dans l’un comme dans l’autre cas ; deux tra-®rses horizontales, qu’on appelle pans, deux panneaux en-'•drés dans des traverses et des montans, voici ce qui connue tous les lits, excepté les lits à sangles, sur lesquels jUus dirons un mot en finissant. A l’égard des autres , toute 5 différence consiste dans quelques variations de forme, dans H^elqueg ornemens de plus ou de moins. Pour ne rien omettre, °us diviserons ce chapitre en quatre paragraphes, et nous Citerons successivement des lits d’enfant, des lits d san— es > des armoires à lit.
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- § I. — Des Lits ordinaires.
- Faisant abstraction complète des modifications commandées par la mode, je range dans cette classe tous ceux qui sont composés de deux pans et de deux panneaux. Commençons par décrire le plus simple, celui dont les pans et les panneau* n’ont aucune courbure.
- Les pans sont deux traverses de bois, horizontales, longues d’environ six pieds , larges de trois pouces, épaisses do deux, et finissant par un court tenon à chaque extrémité.
- Les panneaux, qu’à l’avenir nous appellerons dossiers» sont plus composés. Us sont formés de deux parties différentes, le panneau proprement dit et l’encadrement. Le pan' neau ne diffère en rien de tous ceux que nous avons eu jusqu’ici occasion de décrire. Il s’assemble à rainure et à Ianguelle dans l’encadrement. Celui-ci est composé de deux montans au pied et de deux traverses assemblées les unes dans leS autres, à tenon et à mortaise. Les mortaises sont creusées dans les montans. La traverse inférieure est assemblée ave® les montans, à neuf pouces environ au-dessus de l’extrémit® des pieds; la tranche supérieure de l’autre traverse est, au contraire, de niveau avec le haut des pieds. Il est encore à la mode de couronner cet encadrement par un rouleau horizontal : rien n’est plus aisé à faire. On réserve à l’extrémité supérieure des montans un tenon cylindrique ou goujon! la tranche supérieure de la traverse porte une rainure; il no s’agit plus que de creuser dans le rouleau une rainure qu1 reçoive la languette, et à chaque extrémité de la rainure, un trou cylindrique qui reçoit les goujons. La longueur des pan* est toujours à peu près la même; mais les dimensions des dossiers varient suivant que les lits sont destinés à contenir une ou deux personnes, lîans le premier cas, ils ont au pi"* trois pieds de large; on leur donne jusqu’à trois pieds et deflû dans le second.
- Les pans de lit sont, comme nous l’avons dit, terminés paï des tenons qui entrent dans les montans du dossier, perpen* diculaireraent à sa largeur. Mais un pareil assemblage U® suffirait pas pour prévenir l’écartement de ces deux pièces' On y supplée avec quatre vis qui, après avoir traversé paf le bas chaque montant, s’enfoncent horizontalement dan* les pans. Pour les pincer avec exactitude, on commence paf percer le pied au milieu de l’assemblage avec une mèche de
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- ^ ^ six lignes de diamètre. Ensuite on assemble le pan »sle pied; on le fixe momentanément dans cette situation c t «n moyen quelconque, et on recommence à percer, à la J^,0tondeur de sept à huit pouces au moins, avec la même jj Che, en la passant par le trou déjà fait à travers le pied, ^est évident que si l’on maintient la mèche dans une position en horizontale, ce trou sera parfaitement parallèle à la lon-et Pan‘ on retire le tenon de la mortaise,
- ’ ** trois pouces de I’arrasemenl, on fait perpendiculaire— Pet”1 aU trou et a ^°’s travers , avec un petit bédane, une ja ll.e entaille de la longueur et de la largeur de l'écrou de le tV,S' ^a‘l celte entaille juste, assez profonde pour que ci«r °U ,arau(lé de cet écrou, qu’on y enfonce, se trouve pré-]a eîïlent en face du trou percé dans le bois. On fait entrer es^tf- ^°Ur vo*r s* e^e tourne aisément dans l’écrou et s’il ètr P^ac^- Toutes les opérations qui précèdent ont dû q 6 *aites avec assez d’exactitude pour qu’il ne ballotte pas. ho 3u °n s'est assura qu’elles ont été bien exécutées, on eni* • 6 l,f’nlrée de l’entaille avec un petit coin de bois. Cette 'de doit être faite sur la face interne du montant. de 11 ne met des vis qu’aux assemblages des pans ; pour ceux ® Wontans et des traverses, il suffit de simples chevilles. es lits sont rendus mobiles par des roulettes qui tournent d> 1,11 axe placé horizontalement dans les deux montans tjUne espèce de fourchette en fer, qu’on appelle chappe. La fer8 Cette f°urchetle se meut librement dans un tube de t '.vertical, par l’une des extrémités duquel elle entre, Ce qu’elle est rivée sur l’autre. Le bout inférieur de tro U”6 est S0U£lé sur une platine percée, au centre, d’un, pet^ c°rresPondant au trou du tube, et en outre, de quatre en *\S lrous a chacun de ses angles. Pour mettre la roulette «a j Ce> on fait, dans le bout du pied , un trou parallèle à del°n®Ueur’ assez large et assez profond pour que le tube t0 a r°ulette y puisse entrer librement, puis on attache le tro S°US avec q°atre v's placées dans les quatre
- qUe1® de la platine. Il vaut beaucoup mieux employer des vis tïto' °eS c*ous> comme on le fait trop souvent; elles risquent qu l8S ^a‘re fondre le bois et tiennent toujours mieux, f4ja,clu e|les s’enfoncent dans le bois de bout. La roulette est fond °r<^*nalreinent en bois très-dur et peu susceptible de se otir/6' ^onne la préférence au gaïae; mais très-souvent dj en<l e|ï place, et sous le même nom, des roulettes d’aman-
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- On a substitué avec avantage à ce genre de roulettes celle: dites à équerre. La boîte de celles-ci est supportée par dcuî montans courbes, disposés presque en forme de Y, et qü sont rivés dans une traverse qu’on fixe avec des vis par de ses bouts après le dossier ou chevet, et par l’autre, apfe le pan, sous leur tranche inférieure. Ces roulettes, plus gr^ des et plus fortes que les premières, roulent et se retourne11 plus aisément, en prenant garde que, dans leur mouvem^ horizontal de rotation, elles ne puissent être gênées par 'J pied du lit. Il faut pourtant observer que, lorsqu’on T®®' démonter les lits que nous venons de décrire, il faudrait, s1*' portaient des roulettes à équerre, commencer par les dévd' ser; par conséquent, elles conviennent mieux aux lits àbate®1 dont nous donnerons plus loin la description.
- Les matelas, que l’on place entre les pans, peuvent y êtft soutenus de deux manières différentes : la première est a®', cienne et peu usitée. Elle consiste à faire entrer en entaip six ou sept barres appelées goberges, qui, par les extrémité sont de niveau avec les pans et s’enfoncent un peu au mili®11 Au-dessous de ces barres on en place deux autres beauco»! plus fortes , qu’on nomme barres d’enfonçures, lesquelles trent de neuf lignes de profondeur et en entaille dans les tr*' verses inférieures des deux dossiers.
- La seconde manière de soutenir les matelas consiste à pi®' cer entre les pans un fond sanglé. On donne ce nom à 1,11 châssis garni de sangles qui s’entre-croisent mutuellement celles qui sont en travers passant alternativement par-dess^ et par dessous celles qui sont en long. Ce châssis est comp°se de quatre traverses, dont deux beaucoup plus longues; 1® tout assemblé à tenon et à mortaise. Une cinquième travers6 assemblée au milieu de la longueur des plus grandes, maia' tient leur écartement. Celle-ci est un peu creuse en dessu8' pour que les sangles ne la touchent pas, meme quand elhs viennent à fléchir. Les sangles sont clouées sur la surface , su" périeure des quatre premières traverses.
- Les châssis sanglés sont soutenus eux-mêmes entre les pa,,s par des clés ou tasseaux enfoncés à bois de bout dans les paU*’ dans les traverses du bas, et saillant d’un pouce en debor®' D’autres fois on creuse, dans la tranche des pans et des t»'a' verses, des feuillures profondes de six lignes, et dont la su1" face horizontale supporte le châssis.
- Des lits à colonnes. — Ces lits ne diffèrent guère de ccu*
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- JjUe je viens de décrire que par deux colonnes qui ornent chair.6 chevet ou dossier, parallèlement à ses montans. Ces pennes sont faites au tour, de la manière que j’ai indiquée J ?s première section. La base et le chapiteau sont ordi-jj lrement en cuivre doré. Yoici maintenant la manière de les t er* Les traverses du chevet sont plus longues que de cou-ate et débordent de chaque côté les montans, qui entrent leur bout dans les mortaises creusées dans les traverses. e$t entre les prolongemens de la traverse du haut et de la Verse du bas qu’on fixe les colonnes. Pour cela, après les oir garnies de leurs bases et de leurs chapiteaux, on les met “ Place. Ces ornemens en cuivre portent de petit trous à tjta<l“e angle ; on fait passer par chacun de ces trous une pe-6 Vis qui s’enfonce dans le bois des traverses. Il est pru-nt cependant de ne pas s’en tenir là. Quelques menuisiers p “^^Idit la colonne et la traverse inférieure avec un cy-p. ,e en bois dur, d’un demi-pouce de diamètre , qu’ils font j etrer dans un trou percé dans ta tranche de la traverse et ^ le centre de la colonne. D’autres remplacent ce cylindre î- r longue vis à bois. L’emploi de cet ornement n’occa-d’ailleurs aucune autre espèce de modification. à bateau. — On donne ce nom à un lit dont les pans nt recourbés de bas en haut. C’est maintenant la forme la J, U® dégante et la plus à la mode, ce qui engage à donner * ®*ques détails sur sa construction.
- loi» 6S Pans sont une l°nSue pièce de bois ayant la forme d’un iuJ’ ParaHélogramme dont l’un des côtés aurait été profon-
- déra,
- Plu
- pnt entaillé en arc de cercle. Chaque pan est formé de
- sieurs pièces assemblées à rainure et à languette. La pre-a re est droite, les autres sont placées les unes à droite, les res à gauche ; par une de leurs extrémités, elles sont de et rf311 aVeC *a Pondère; mais l’autre est légèrement courbée, j. ee chaque côté elles vont en diminuant de grandeur au mi-év'îi' Ct en se cecourbant de manière à former l’arc de cercle pj “e'Le pan est terminé à ses extrémités par un tenon. La a nc®e droite du bas est ordinairement plus épaisse que les jj lres, de manière à former une plinthe, saillante de deux large ordinairement de trois pouces. Quelquefois, p.^oins, on fait celte plinthe en collant et rapportant une j“che de celte dimension au bas du pan.
- ®en e,^os.s'er de celte espèce de lit diffère entièrement de xdeslitg quençus avons décrits jusqu’à présent. La fig. 120
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- de la pl. 3e représente ce dossier, vu de côté et asseffi^ avec l’extrémité du pan. Il se compose, comme les autres, “ montans, de traverses et de panneaux; mais tandis que' jusqu’à présent, le panneau s’assemblait dans la tranche montant, ici il s’assemble dans sa surface près du bord,f fait un angle droit avec lui, comme on le voit dans la figurt où une double ligne ponctuée indique la tranche du pannea1) Le montant est arrondi d’abord par le bas en plateau de»11 circulaire. Cette partie, qu’on appelle le pied, est surmontée montant proprement dit, taillé en forme de parallélogram# aussi haut que l’extrémité du pan, orné par le bas d’une pW the pareille à celle du plan et collée sur le montant. Au-deS' sus est une corniche rapportée et surmontée à son tour d’u*1' pièce recourbée, qu’on nomme le flasque, et qui se rejette arrière en se contournant de diverses manières (Voyezfig. et 129 de la pl. 4e), qui varie du reste au gré du caprice del* mode. Le panneau se compose de deux parties distinctes. V première, droite, taillée en parallélogramme , s’assemble rainure, à languette et à clé dans les deux montans, et s’élè*1 depuis le bas de la plinthe jusqu’au haut de la cornich6 L’autre partie, composée de plusieurs planches jointes enseD1' ble à rainures et à languettes, est courbée et suit exacteiu^1 toutes les sinuosités du flasque, avec lequel elle s’assemble f la même manière. Cette partie est ordinairement couronné par un rouleau qui s’assemble à tenon et à mortaise dans le: deux montans. Ce rouleau dispense quelquefois de faire suivf* au panneau tous les contours de la tranche du flasque. On fa|1 le panneau droit jusqu’à son extrémité; mais en y adapta111 le rouleau à rainure et à languette, on le fait un peu plus gt°! et on le recule un peu en arrière, de telle sorte que sa couf' bure accompagne la courbure du flasque. Le bas des pannea'1* porte par derrière une plinthe, collée de même hauteur qü' celle des pans; mais quelquefois, pour rendre le lit plus solide on substitue une traverse à la plinthe et à la partie du pao' neau qu’elle recouvre. Cette traverse, qui, par son épa>s' seur, forme saillie en dehors, s’assemble à tenon et à mortaij( dans les montans. Mais quel que soit le parti que l’on preo11* à cet égard , on no peut espérer aucune solidité si les monta11* n’ont pas au moins un pouce et demi d’épaisseur.
- Les pans et les dossiers ou chevets de cette espèce de 1‘ sont assemblés par des vis, comme ceux des autres lh5’ mais avec une modification importante et qui ne permet paS
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- ]0aPercev°ir la tête de la vis. Cette tête est logée dans une . nnUe et profonde entaille, creusée dans la surface intérieure «nt yteau’ ^ s*x Pouces de son extrémité; à partir de cette 8111e ( un trou horizontal, dans lequel se meut la vis, va i Sclu’au bout du bateau et répond à un trou percé à la même , uteur et suivant la même direction dans le montant. C’est /«ce dernier trou que l’écrou de la vis est logé. La fig. 128, Cm, ’ ^présente un lit à pied imitant des pales d’animaux:
- »e forme est très-élégante, mais très-peu solide, cl,!- e? Cïe^s de lit. — On donne ce nom à des espèces de ^e'lSs,s qui soutiennent les rideaux au-dessus des lits. Rien est ' US var'° fiu0 leurs formes; c’est la partie des lits qui e Je plus souvent modifiée par la mode, et sur laquelle elle estrce le plus d’empire. Celle qui est encore le plus usitée |e espèce de couronne (fig. 130, pl. 4®) qui va en s’é-,j> vers le haut, et dont le contour circulaire est orné n grand nombre de moulures. Cette couronne est formée le K S*eurs pi®ces de lois superposées et collées ensemble. ci 8s est creusé d’une feuillure circulaire dans laquelle on lépUe *es duperies et les rideaux. Deux pièces de bois, enlail-1 * ®u milieu à demi-bois et assemblées en croix, entrent par s bo
- An
- 3°uts à tenon et à mortaise dans le haut de la couronne.
- Point d’intersection, est fixé avec un écrou, un anneau s„l teriïl'ne une tige à vis. C’est à l’aide de cet anneau qu’on la couronne. Quelquefois on ne cloue que les rideaux p0lieillent dans la feuillure circulaire dont nous avons parlé, et lue ^asse ^es draperies dans plusieurs couronnes de cuivre doré Pl Z0116 ^a couronne qui forme le ciel de lit (voyez fig. 151, Ptès * ®’aulres fois, on enfonce tout autour de la couronne, les a lr®s’ de Pel'ts crochets de fer, dans lesquels on entre c0 loeaux et les draperies au moyen d’œillets ou de boucles respondant aux crochets (l).
- § II. — Lits d’enfans.
- Îî
- S ne diffèrent des autres que par leur petitesse. Les ber-8ne * ProPrement dits, plus petits encore, avaient pour pieds l8it jraverse» dont la tranche, cintrée par-dessous, permet-<Ie leur imprimer un mouvement d’oscillation. Comme
- «o£LU ''ormo la plus à la mole est un demi-cercle ttues des premiers rois de France.
- > premiers rois de France.
- semblable aux
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- ces berceaux risquaient d’être renversés, on a imaginé, ces derniers temps, de les suspendre par deux piliers pef/ pendiculaires, de sorte qu’il fût possible de les faire vacil'ej sans danger, tout leur poids étant par le bas, tandis qu’ils st»)1 suspendus par leur bord supérieur. En partant de cette i^e{ ou a fait des meubles très-élégans. Les piliers , portés $ une forte traverse mobile sur des roulettes, ont été taillés^ colonnes et ornés de sculptures variées. Le lit, fait d’ab«r en carré long et composé de barreaux assemblés dans les tr®' verses cmmae les barreaux d’une échelle, a fini par prend®* la forme d’une corbeille. La carcasse de cette corbeille, si0" peut s’exprimer ainsi, est formée d’abord d’une espèce*)' ceinture ovale qui porte les tourillons. Une traverse cintré s’assemblant dans la tranche de cette ceinture, se recourt sous elle et va s’engager dans ses deux extrémités au-desso*1’ des tourillons. L’intervalle de ces deux pièces est rempli paf des planchettes minces, flexibles, larges de deux poucesa" plus, espacées d’autant, qui s’assemblent dans la trand)1 inférieure de la ceinture et vont s’unir en se recourbant à ** tranche de la traverse. (Voyez fig. 152, pl. 4e.)
- g III. — Des Lits à sangles.
- Un mot fera comprendre leur disposition. C’est un trè»' grand pliant, formé de deux châssis longs de six pieds, hafl*j de quatre, croisés en X, unis par des boulons enfer, et do® l’écartement est réglé par une suite de sangles sur lesqoe> on pose les matelas. Les traverses supérieures des deux châs' sis sont saillantes et arrondies par un bout en goujon. ^ planche de deux pieds de large porte deux montans saill®®! par le bas, et dans lesquels on a percé deux trous circulaire On fait entrer les bouts arrondis des châssis dans ces trous\ et la planche forme une espèce de dossier, qu’on fixe en p'aC avec une cheville qui passe derrière les traverses et s’enfoO® dans un petit trou percé transversalement dans le bout deI goujons.
- g IY. — Des Armoires à lit.
- Les lits â sangles sont déplacés et disparaissent à voloU^j Le meuble dont je vais m’occuper remplit plus commodé®^ encore le même objet; il est peu connu en France, mais tra® usité en Angleterre.
- Qu’on se figure une armoire ordinaire, à un ou deux b*
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- latls » haute de six pieds, large de trois, profonde d’un et ena*> et portée sur quatre pieds, à six pouces au-dessus du 0 ‘ ^ne rainure profonde d’un pouce est creusée sur tout le pOrtour intérieur de celte armoire. Dans le bas, avec de °r(es charnières en fer, on fixe un châssis sanglé, qu’on peut e*ever à volonté et appliquer contre la feuillure, comme une ^®conde porte qui serait mobile de bas en haut; on peut le .Xer dans cette situation avec une traverse qui s’engage par ?s deux bouts dans deux entailles latérales, ou avec des cro-ets en fer adaptés au châssis et entrant dans des pitons fixés ? haut de l’armoire. Le bout du châssis le plus éloigné des arnières repose sur un pied, qu'on peut plier aussi à volonté j aPpliquer contre le châssis. Je n’ai pas besoin d’indiquer Manière de faire ces armoires, tous le menuisiers en inven-font vingt pour une. Chaque soir on abat le châssis sanglé ; .^pporte le matelas, le traversin. Le matin on replie les j\®ds auxquels on peut donner, si l’on veut, la forme de deux ®ssis d’un petit lit de sangle croisés en X, et fixés aux Ion-jPies traverses du grand châssis sanglé par deux de leurs °uts; on soulève ce châssis avec le matelas qui se trouve ®nferniè dans 1’ armoire, et personne ne peut se douter qu’il * a un lit dans l’appartement.
- Meuble anglais servant à la fois à faire un canapé et un bois de lit.
- Ce meuble si commode, et dont les fig. 391 et 392 don-le dessin; enfin, ce sopha-bois-de-lit, dit l’auteur, est si adapté aux petits apparlemens, qu’il doit trouver place dns notre recueil. La fig. 392 représente le sopha d’environ lx pieds trois pouces de long, et large de deux pieds six Pouces. En a, le devant est pourvu d’une barre; sur laquelle 5 lsse un grand tiroir qne l’on tire en avant; grand tiroir qui 0rü)era le châlit ou bois de lit, représenté fig. 391, où le ®apé étant tiré en avant figure un lit.
- sont deux pieds placés de manière à retomber à volonté, j. ®>une petite têtière qu’on relève quand le châlit est ainsi lteen avant, d, d, trois barreaux du dossier,mobiles, formant e ouverture pour disposer les draps , les convertures et le . ayersin. Le coussin est disposé de telle sorte qu’on puisse le aubler. Il sert de matelas et a 4 pieds trois pouces de large ^>d il est déployé.
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- iVMlVWVAMVVMYVVVVMMVMYM’VVVMVVMVVMVMVWMVVWWM MW
- CHAPITRE IV.
- DES TABLES.
- On donne le nom de table à toute espèce de plateau, soü" tenu dans une position horizontale par des pieds ou des pi" liers. Il y en a de bien des espèces différentes, aux pin® importantes desquelles nous consacrerons des paragraphe® séparés.
- § I. — Des Tables de cuisine.
- Les tables de cuisine sont, sinon lout-à-fait les plus simple®» au moins les plus grossières; elles peuvent être définies paf ce peu de mots : un plateau épais supporté par quatre fort® piliers. Ce n’est presque pas autre chose qu’un large étabU de menuisier.
- Le plateau des tables de cuisine est fait d’un épais madrier de bois de hêtre ou de chêne. Dans les pays où le noyer abonde, on l’emploie souvent à cet usage. On choisit ces pin' teaux bien exempts de fentes, de défauts, aussi secs que pos-sible, et s’ils ne le sont pas assez, on tourne en dessus 1® partie qui était la plus rapprochée du cœur de l’arbre. Le® ouvriers prétendent que dans ce cas le bois travaille moin®» je crois cette raison très-mauvaise ; mais il y en a une bonne qui doit faire adopter cette pratique, c’est que ce côté du pi®' teau est toujours le plus dur. On a soin de donner toujours & ces madriers une épaisseur suffisante, parce qu’on a quel' quefois besoin de les dresser de nouveau, quand on les a creu-sés en différentes parties, eu hachant ou coupant de la viande»
- Les pieds de la table de cuisine doivent être aussi très' forts ; on leur donne de trois à quatre pouces de largeur sur deux pouces et demi à trois d’épaisseur. On les assemble dan® le dessous du plateau, à tenon et à queue d’aronde, ou aU moyen d’un assemblage double, ce qui est encore plus solide* Mais, dans tous les cas, il convient de ne pas percer la tabl° d’outre en outre, et de ne creuser les mortaises que dansuno partie de l’épaisseur, afin que sur la table on ne voie pas Ie bois de bout des piliers couper le bois de fil du plateau.
- Par le bas, les pieds sont réunis deux à deux par defl* traverses^ qui s’assemblent ù deux pouces au-dessus du sol»
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- e* Une troisième traverse perpendiculaire aux deux premières, es réunit ensemble, en pénétrant dans leur tranche : ces trois ^verses ainsi jointes forment ce qu’on appelle une entre—
- tje genre de pieds est souvent employé pour des tables plus *®gantes que des tables de cuisine; mais, dans ce cas, on les moins massifs, et ordinairement on les amincit par le bas. entretoise est aussi supprimée, et l’on obtient presque au-ant de solidité avec beaucoup plus d’élégance en réunissant haut des quatre pieds par quatre traverses assemblées à enon et à mortaise, et dont la tranche de dessus est de niveau .Vec le bout supérieur des pieds. Souvent on arrondit sur le ar ces pieds en cylindre qui, par le bas, diminue de dia-c etre > et on les orne de moulures circulaires; mai? toujours dans tous les cas, on a soin de réserver au haut des pieds î16 tête à quatre faces planes, afin qu’on puisse y assembler 1 us commodément les traverses dont nous venons de parler.
- § II. — Des Tables à manger ordinaires.
- ï"e plateau des tables à manger est ordinairement en bois et formé de plusieurs planches assemblées par la tran-à rainure et à languette, en forme de parallélogramme, 'u<tnd elles sont grandes, on doit en outre faire entrer leurs t /^mités dans une emboîture en chêne. Le plus souvent ces la iesont une fdrmc rectangulaire quelquefois on leur donne °rme d’un fer à cheval, ce qui est commode lorsque les e vives sont nombreux , parce que l’on fait alors le service v se plaçant dans la courbure, et qu’on ne gêne personne.
- grandeur de la table est réglée ordinairement par le nom-j,re de personnes qu’on veut y faire asseoir; dans ce cas, il t calculer à raison de deux pieds par couvert. q ^es tables sont portées sur des pieds de différentes espèces. de1911^ *a la^e cst grande, il faut nécessairement recourir à tréteaux. On donne ce nom à une solive soutenue à chacun Ses bouts par deux montans qui entrent chacun dans une le i.rtaiSe' î*ilr *e bas, ils sont écartés beaucoup plus que par tie aut,ceclur est indispensable pour la solidité. On les main-(j^nt dans cet écartement avec une traverse qui entre à tenon leur tranche à deux pouces au-dessus du sol. friet ^ lab*es S0I't pins petites, on peut se servir de s plians. Le pied pliant, le plus usité et le plus simple ,
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- est formé de deux châssis, croisés ensemble comme ceux d o® lit à sangles, et dont l’écartement est réglé par un croche* en fer, ou même tout simplement par une corde qui retie®* à une certaine distance l’une de l’autre les deux traverses sü' périeures.
- Il y a une autre espèce de pieds plians, plus compliqué mais plus solide, et que je crois devoir décrire. Imaginé quatre châssis carrés, de la hauteur convenable et unis enire eux par des charnières en fer ; supposez en outre que les de®* traverses des deux châssis latéraux soient sciées en deux, et que leurs deux moitiés soient réunies ensemble par d’autre* charnières ; si ces charnières ont été disposées et tourné®’ comme il convient, il en résultera que les châssis latérau* pourront rentrer en dedans, que leurs moitiés commençant paf former entre elles un angle rentrant, finiront par se joindre et s’appliquer l’une sur l’autre; qu’alors les deux autres cbâ*' sis seront très-rapprochés l’un de l’antre et séparés seuleme®! par l’épaisseur des châssis brisés. Dans cette position, lepie® tiendra très-peu de place et pourra facilement y être main'1 tenu à l’aide d’un très-court crochet en fer fixé sur la fa®e intérieure de l’un des châssis entiers, et qui s’engagera da°* un piton placé sur la face opposée de l’autre châssis; il pe sera pas plus difficile de tenir le pied ouvert et les châss>* écartés. Pour cela il suffira de maintenir en ligne droite Ie’ deux moitiés de chaque châssis brisé. C’est à quoi on paf' viendra sans peine en fixant un crochet un peu long sur 1* face intérieure de l’une des moitiés et un piton sur raulf® moitié. Quaud le crochet sera engagé dans le piton, sa rig1' dilé ne permettra plus à la charnière de fléchir. Ce pied e** très-solide.
- § III. — Des Tables à rallonges.
- On a cherché plusieurs moyens de rallonger les table*» afin que la même puisse servir, quoiqu’on ait un nombre dif' férent de convives. Le procédé le plus simple est celui de* rallonges. On donne ce nom à un parallélogramme en plan-' ches, ou autre petite table aussi longue que la première eS* large, et qu’on fixe momentanément aux deux extrémités d® celle-ci. Chaque rallonge est clouée sur deux traverses p®r' pendiculaires à sa longueur et plus longues au moins d’up pied que la rallonge n’est large. Elles forment, par consé-' queut, saillie d’un côté. Sous la grande table, on cio*1®
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- d>' ou plusieurs pièces de fer ou de bois entaillées ç» ne ouverture carrée qui affleure le dessous de la table.
- esl dans ces ouvertures qu’on fait entrer les traverses, et q , ‘O ce qui maintient en place les rallonges, qu’on ôte ou q 0n remet en les tirant ou en les poussant horizontalement, tq 6 ïoefois, quand la table est à emboîlure, on fait l’etnboî-d..eplus épaisse par-dessous la table, et dans cet excédant épaisseur on taille des mortaises, dans lesquelles on fait t Sser les rallonges. Dans ce cas aussi on creuse des mor— deSes horizontales dans la tranche de l’einboîture, près du ssus de la table ; ces mortaises reçoivent des clés fixées au ^correspondant dans la tranche des rallonges. Quelque-i ,s> indépendamment des rallonges que l’on met aux deux °ts de la table, on en met d’autres par côté, ce qui, néan> U)s, n’est pas aussi usité.
- hescription d'une table à rallonges, à brisures, au lieu coulisses, développée à l’aide d’articulations, par Cartereau.
- p dres? f,g gg^ Yue au-dessous, ou ayant les pieds en d’une table ronde fermée.
- *ifv 394, vue de la même manière de la même table, avec commencement d’ouverture.
- j*1?* 395, autre vue de la même manière que la fig. 594, j,entrant que les deux parties peuvent, en ouvrant, aller à droite, et l’antre à gauche.
- j 396, quatrième par dessous, ou les pieds en l’air, de , ttiêove table développée dans toute son étendue, et munie 6 ses rallonges.
- b, les deux parties demi-circulaires formant le dessus j a table ronde; la portion extérieure de chacune de ces çtUx parties se replie, comme de coutume, à charnière en c, dgsoutient, lorsqu’elle est relevée horizontalement, par barres à coulisse d, e, comme on est dans l’usage de le J,e pour les tables rondes ordinaires.
- • > extrémité, qui pose à terre, des quatre pieds qui sup— fêtent,le dessus de la table; on peut y mettre des roulettes, bi^t *'r<^eau placé au-dessous de la table et monté sur deux Çg S.*> semblables aux quatre pieds Z’ des coins de la table. Céteau est retenu par un boulon formant axe , à la partie
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- h, qui occupe le milieu de la longueur des deux traverses J3' térales et brisées de la table; ces deux traverses sont formée chacune d’un nombre impair de pièces de bois assemblée par des charnières le, de manière à pouvoir se replier su elles-mêmes et se développer à volonté, pour permettre d m* tercaler, comme cela se pratique ordinairement, entre Ie parties demi-circulaires a,b, autant de planches de rallong6 que l’on veut; ces pièces de rallonge sont représentées paf la lettre l dans la fig. 396.
- § IY. — Des Tables à coulisses.
- C’est une autre espèce de table, de longueur variable, pl'lS moderne, moins simple que les tables à rallonges, maisiim ment plus élégante. Elle est aussi plus solide, car les t3}" longes finissent presque toujours par pencher à leur extr0'' mité. Les tables à coulisses sont rondes ; un mécanisme simple, caché sous la table, permet dfe les rallonger par ^ milieu, et alors elles deviennent ovales. Destinées d’abord ne servir qu’à six ou huit personnes, elles peuvent s’agrandlf assez pour en recevoir vingt et même vingt-quatre.
- Commençons par décrire la plus petite et la plus simple a ces tables. La pièce essentielle est le pied. Il se divise en deu> parties qui, vues séparément, seraient chacune assez sen*^ blable à la moitié d’un pied de table, formé par quatre ro0"' tans réunis dans le haut par quatre traverses, dont les deü* plus grandes auraient été coupées en deux dans le milieu d® leur longueur. Mais, en les examinant de près et l’une à côt® de l’autre, on remarque quelques différences importantes. D0' crivons la première partie : deux montans à roulettes cyli®’' driques, dans les trois quarts au moins de leur longueur et» quatre faces par le haut, sont réunis là par une traverse or" dinaire qui s’y assemble à tenon et à mortaise. Deux autre8 traverses sont assemblées, chacune par un bout, aussi à teno® et à mortaise, l’une dans un montant, l’autre dans l’autre» de façon à être parallèles entre elles et à faire un angle dro* avec la première. La surface interne de ces deux traverses» qu’on appelle traverses à coulisses de la première partie, est creusée dans toute sa longueur d’une rainure plus large fond qu’à son entrée, et telle qu’il la faudrait pour qu’011 put y faire glisser d’un bout à l’autre un tenon en queu® d’aronde.
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- ta seconde partie des pieds est plus compliquée. 11 faut 5 abord remarquer qu’elle est un peu plus étroite que la prêtre, ce qui permet de la faire glisser entre les traverses à c°ulisses que nous venons de décrire. Elle se compose d’une dernière traverse, assemblée dans deux montans semblables à ®eUx de la première partie; d’une seconde et d’une troisième Averses, assemblées dans ces mêmes montans, parallèlement «fre elles, mais en formant un angle droit avec la première ; ? aue quatrième traverse, assemblée à angle droit par les deux f°nts dans l’extrémité delà troisième et de la seconde, paral-dement à la première, de sorte que ces quatre traverses for— *°ent le parallélogramme complet. La quatrième traverse est 8°ütenue dans le milieu de sa longueur par un troisième mon-‘aiU semblable aux autres, mobile aussi sur une roulette, et la tête duquel elle entre en enfourchement. Sur la surface extérieure des seconde et troisième traverses on a taillé un te-î10^ en queue d’aronde, saillant et se prolongeant sur toute la longueur de celte surface. Ce tenon entre dans la rainure Crçusée dans la face interne des traverses à coulisse de la préféré partie du pied, de telle sorte que ces deux pièces peuvent glisser l’une dans l’autre, et, quand on le veut, doubler Presque la longueur du pied, en se développant. On sent ®eanmoins que si l’on tirait trop, les deux pièces viendraient .®e séparer brusquement, et la première, qui n’a que deux ï}eds, tomberait sur ses traverses à coulisses, qui pourraient ">6n se rompre. Il y a heureusement un moyen facile de prévenir cet inconvénient. Au fond de la rainure des tablettes ? coulisses de la première pièce, on creuse une autre rainure, 8rge de trois lignes, profonde de cinq, qui va depuis le mon-8111 jusqu’à un pouce de l’autre extrémité de la traverse. Là, a'le s’arrête, et le bois est plein au fond de la rainure en queue
- fronde. Dans les traverses à coulisses de la seconde pièce, 8 leur extrémité la plus éloignée des montans, on enfonce
- I, 11 petit boulon en fer, qui forme une saillie de quatre lignes aa milieu du tenon, et s’enfonce dans la petite rainure creu-8(jc au fond de la rainure à queue d’aronde. Ce boulon glisse bbrement dans celte rainure ; mais, comme elle cesse à un Pcuce de l’extrémité, il rencontre là le bois plein, et forme
- II, 1 point d’arrêt qui ne permet pas aux deux pièces de se sé-Parer, à moins qu’on ne le veuille, et qu’on ne commence ljar retirer le boulon, ou, pour mieux dire, les boulons, car 1 y en a un pour chaque coulisse. Lafig. 421, pi. 3e, représente
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- la coupe des deux traverses glissant l’une dans l’autre, et dit boulon.
- Passons maintenant à la construction du plateau. Pour Ie faire, on commence par rentrer l’une dans l’autre les de«* pièces du pied, et on recouvre le petit parallélogramme qu’il3 forment ainsi, avec deux plateaux demi-circulaires, composant un plateau rond par leur réunion. Ils portent sur la tranche qui forme le diamètre, l’un une rainure, l’autre une languette, qui s’emboîtent mutuellement. Mais on ne les colle pas ensemble, car il faut bien que ces deux demi-plateaux puissent se séparer quand on tire les coulisses du pied. On les fait ordn nairement en beau bois, en noyer, en merisier et même en acajou. Quand on tire les pieds, ces deux demi-plateaux s’éloignent l’un de l’autre, et laissent un intervalle entre eux. On remplit cet intervalle avec des planches en sapin, d’une longueur égale au diamètre des plateaux ; elles reposent sur le3 traverses à coulisses, par chacune de leurs extrémités, et, pouf qu’elles joignent mieux entre elles, on taille sur une de leur'3 tranches une rainure, sur l’autre une languette. Le nombre de ces tranches varie suivant qu’on sépare plus ou moins l®3 deux pièces du plateau. Quelques menuisiers se dispensent de mettre à la seconde partie du pied le troisième montant don* nous avons parlé. Ils ont grandement tort, car, faute de cette précaution, la table n’étant plus soutenue par le milieu, le3 traverses à coulisses peuvent plier et se rompre lorsqu’elle3 sont tirées et que le plateau etet chargé de divers objets.
- Cette première table n’a que trois pieds environ de largeur sur cinq ou six pieds de long dans son plus grand dé' veloppement; mais on en construit, d’après le même système, qui ont quatre pieds de large et neuf de long. Il suffi! pour cela de multiplier le nombre des coulisses rentrante3 les unes dans les autres. Comme on est obligé de les fait® toutes assez courtes pour qu’elles puissent rentrer sous la ta* ble, on est forcé, dans ce cas, d’en faire sept de chaque côt® au lieu de deux.
- Ces coulisses ne sont pas non plus faites entièrement comi»0 les autres. D’abord, à l’exception des deux qui sont à chaqu0 extrémité, assemblées avec les pieds, elles sont creusées e® rainure sur l’une de leurs faces, et taillées en tenon à que110 d’aronde sur l’autre ; la fig. 122, pl. 5e, donne leur coupe Iran3' versale. La traverse qui porte le montant du milieu n’est paS assemblée avec les inontans do l’une des extrémités, par l’i0'
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- ter*édiaire de deux traverses à coulisse, mais bien à l’aide e deux autres traverses à coulisses qui glissent entre les deux c imiers. Enfin, pour que le châssis qui supporte le panneau afile pas trop en diminuant de largeur vers le centre, on ange un peu la disposition des coulisses. Tous les tenons .e «ont pas creusés sur la face interne des coulisses, ni toutes . 8 rainures sur leur face externe. Au contraire, d’un côté de .a table, toutes les rainures sont creusées sur la face interne es coulisses, et tous les tenons sont taillés sur la face ex— riie ; tandis que, de l’autre côté, tous les tenons sont taillés v?r la face interne, et toutes les rainures sur la face externe.
- e« résulte que les longs côtés du châssis parallélogrammi-iüe> formé par cet assemblage de coulisses, sont un peu obli-jjUes. On fait toutes ces coulisses en chêne ou en hêtre, et il prudent de faire porter sur deux montans la traverse du Milieu.
- § V. — Tables à plateau brisé.
- Les tables de ce genre sont ordinairement rondes ; pour ^ elles tiennent moins de place et qu’on puisse les. appliquer j^atre la muraille du salon, après s’en être servi pouf le re-r fas) on fait en sorte que le quart environ du plateau qui dér °rde les pieds de chaque côté, puisse se rabattre et tomber erÜealement. Pour obtenir cet effet, on divise le plateau en r°is parties. Celle du milieu a la forme d’un long parallélo-^rianame arrondi par les deux bouts. La largeur de cette pièce a,t presque à elle seule la moitié de la largeur totale du pla— eau. Elle est taillée en languette sur chacune de ses plus lon-tranches. Les deux autres pièces placées de chaque côté ,® celle-là complètent avec elle le plan circulaire ; sur leur ,a&che droite elles sont creusées par des rainures dans les— j^elles doivent entrer très-librement les languettes de la pièce Jermédiaire. Ces trois pièces sont unies entre elles par des jharnières fixées sous la table ; il en résulte que les deux pièces Orales peuvent retomber à droite et à gauche et s’appliquer ®fllre ces montans; le pied de la table est formé de quatre jr0ldans unis dans le haut par quatre traverses; le châssis eu °rtne de parallélogramme, que forme ces traverses, doit être atl peu moins large que la pièce intermédiaire du plateau. Pour °0tenir les pièces latérales à la hauteur de cette dernière, on 6 sert de coulisseaux. On donne ce nom à de petites tringles 11 bois dur, dont la longueur est un peu raoius grande que la
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- largeur de la partie fixe du plateau. Ces coulisseaux glisse®* dans une entaille pratiquée dans les longues traverses du p'e ' et touchent le dessous du plateau; on en met un de chaq® côté; quand ils sont enfoncés tout-à-fait, ils n’empêchent p® les pièces latérales de s’abattre ; mais quand on les tire à J®01 tié, ils forment une saillie horizontale qui contient ces mêine pièces. Une cheville enfoncée perpendiculairement derrief la planche, dans l'épaisseur des coulisseaux, et saillante pa dessous, rencontre un point d’arrêt dans les traverses, et e®1 pêche qu’en tirant trop fort les coulisseaux, on ne les fasse s<® tir entièrement. Meme, lorsqu’ils sont enfoncés entièreme® ’ ils forment en avant de la traverse une petite saillie ornée " moulures, et dont on se sert pour les prendre ; mais celte sa'®! n’empêche pas les parties brisées de s’abattre, parce q®e * partie fixe avance encore un peu plus que cette saillie duco® lisseau. On ne peut pas faire ainsi de grandes tables.
- § VI. — Tables à plateau tournant et brisé-
- M. Lenormand, que j’ai déjà cité comme un des hom®1^ qui rendent le plus de services à l’industrie, a donné une d®s cription détaillée de cette espèce de table inventée par un ®?e nuisier de Toulouse. C’est d’après lui que nous allons fa,f connaître ce meuble, devenu depuis ce temps très-coroi®®®'
- Ces tables diffèrent des tables ordinaires par leur dess®®’ qui est double et composé de deux parties d’égale grande® qui se rabattent l’une sur l’autre quand la table est feri®6^ Elles sont unies entre elles par des charnières qui per®1® tent de les déployer ou de les ouvrir comme un livre en >e mettant de niveau ensemble, ou de les replier face contre faC^ Chacune d’elles est d’égale grandeur et a la forme d’un pafl rallèlogramme allongé. Le pied qui les supporte a la m®®1 forme que celui des tables que nous venons de décrire, t®a sur la face intérieure de ces traverses et tout près du ba ^ on creuse une rainure dans laquelle s’assemble un PanIiease qui fait de la partie supérieüre de ce pied une espèce de ca ou de boîte sans couvercle. On place dans cet enfonce®*® les couteaux et les serviettes, quand on veut faire une ta à manger; les boîtes et les cartes, quand on veut faire a1®^ une table de jeu. Le châssis qui forme cctlo table est un P moins large qu’une moitié du dessus de la table. EorS(le(1 les deux moitiés sont déployées, toutes les deux m'seS ? travers portent gur le châssis, dont la longueur doit? P
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- ^'te> être presque égale au double de la largeur d’une de 8 moitiés. Une de ces deux moitiés est fixée après les pieds j r ün pivot qui permet aux deux dessus de tourner et de I® P^cer tantôt parallèlement, tantôt transversalement à la ligueur du châssis- Quand ils sont tournés parallèlement à la “Sueur, un seul suffit pour recouvrir la case du châssis; ,a!s quand ils sont tournés transversalement, il faut les dé-per pour que la totalité de la case soit recouverte. La pl. 3e, représente celte table couverte. Quand on veut ^P'iquer ce système à une table à manger, on fait chacun 9^s dessus assez grands pour que six personnes puissent s’y n^mr, une étant à chaque bout et deux à chacun des côtés. - a,,d les dessus sont déployés, la table se trouve assez grande dix ou douze couverts. Après, le repas, on la ramène à ^Premièresdimensions, afin qu’elle tienne moins de place.
- seule difficulté que présente la construction de cette table, j 5siste à placer le pivot de manière que les bords de la table 8sent une saillie égale de chaque côté du châssis, soit qu’elle f , °uverle ou ployée. Yoici, pour atteindre ce but, un moyen j c,’.e> qui donne géométriquement le point où doit être placé “Pivot.
- AApposons que le dessus soit entièrement construit, que les filières soient posées, qu’il ne reste plus enfin qu’à lui don-tle dernier poli. On le déploie et on le place sur l’établi en ^nant en l’air la partie qui forme le dessous, quand il est q118' ouvert. Nous supposons aussi que le pied est terminé, h* *e prend, on l’applique sur la moitié du plateau qui doit |AeVoir le pivot, en tenant les montans en l’air, et le châssis, q par les traverses, appuyé sur la surface de ce plateau. ^ ,a soin que le châssis, qui rre porte alors que sur une seule ‘hé du dessus, soit placé bien convenablement et de telle d) te> que ses bords le dépassent également de chaque côté;
- avec la pointe à tracer, ou mieux encore avec un crayon, i parque en abcd (fig. 125, pl. 5c) les points correspondant
- Ml" "
- jjjj ‘“cun des angles du châssis. Cette première opération ter-“ee> on change le cadre de place, et on le présente dans la
- jjq . y> ou cnange le caure ue piaoe, ei ou le presenie uans ra djSït‘°n où il doit être lorsque la table est ouverte, c’est-à— dçe qu’il doit reposer moitié sur l’un et moitié sur l’autre lj0 8us. On a soin de le placer de manière que la saillie des du plateau soit égale de chaque côté, et que le châssis (> a°it pas plus rapproché d’un bord que de l’autre. On mar-e Pareillement dans cette position en a’ ô’ c d les points
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- correspondant aux angles du châssis; ces points doivent marqués sur des lignes très-légères et qu’on puisse facileme0 effacer, car l’un des plateaux sur lesquels on trace ainsi, f°r' Wera le dessus de la table quand elle sera repliée.
- Tout ce préalable rempli, on ôte le pied, on prend une ou*' verture de compas à volonté, mais aussi grande que le perm®1 l’étendue de la table, et des points a a’ on décrit deux arcs d*' cercle qui se coupent en un point f.
- On trace la ligne ef avec autant d'exactitude qu’on le peUJ’ le pivot doit se trouver dans cette ligne. On fait la même ope' ration des points b et b’; on détermine par ce moyen les deu* points g et h; on tire la ligne g h, et le point l où cette lig11® coupe ef, est celui où doit être placé le pivot ; on marque bie<l, exactement le point l, et avant de faire le trou , on vérifie sl l’opération a été bien faite, ou bien si par quelque négligée11® on n’aurait pas mal opéré. Pour cela, on pose une des point® du compas sur le point!; on prend la distance l a; elle do* être exactement la même que la distance l a . La distance l doit être la même que celle l V; la distance l c la même celle le’; et enfin, la distance Id la même que ld\ Si ces di^ tances ne sont pas rigoureusement exactes, il faut rectifier c11 les recommencer. L’erreur ne peut provenir que de quelqn®* fautes dans l’exécution : lorsqu’on se sera assuré, par cetie vérification, de l’exactitude du tracé, on fera le trou, ot placera le pivot, et le dessus ira parfaitement dans les dei>* sens.
- Ce pivot est un boulon à vis dont la tête plate entre da11’ une entaille creusée dans le dessus de la table, et recouvert d’une petite pièce rapportée à bois de fil ; la queue du boul^ passe dans une épaisse traverse assemblée horizontalement* l’endroit convenable entre les deux longues traverses du ch*8' sis, de façon que sa face supérieure soit de niveau avec leiif* tranches supérieures; un écrou à oreilles serre la vis par-dé*' sous la traversent l’empêche de sortir, sans néanmoins gên®f le mouvement.
- D’après ce système, on fait des tables à triple brisure,^ dont le dessus est formé de trois plateaux qui se rabattent l,*),, sur l’autre, de sorte que la grandeur de la table varie des de*1 tiers, suivant qu’elle est pliée ou dépliée. La fig. 124, pl. 3°, dique la manière dont ce dessus est divisé ; le panneau marq11® a b est toujours dessous; le panneau be se replie sur celui'^’ de droite h gauche; et le panneau ef retombe sur le panne*11
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- ^e» de gauche à droite. Le parallélogramme ponctué indique 4 forme du châssis et la position du panneau de dessous quand a table est pliée. On n’éprouve dans ce cas aucune difficulté P®Ur finir le pivot, il est toujours placé au point o, à l’endroit Sa tranche du plateau de dessous coupe la tranche d’une °®splus longues traverses. On recule un peu le pivot à droite la quantité dont le, plateau déborde le châssis, et on fait rcs-petite la tête du boulon, qui, dans ce cas, s’enfonce par S°A autre extrémité dans la tranche de la traverse.
- g VIT. — Des Consoles.
- . On donne ce nom à de petites tables en forme de carré °ng, dont le dessus est formé par un plateau de marbre :on ®s destine à être mises entre deux croisées, au-dessous d’une SSl^ce. Ordinairement elles sont ornées très-richement. Sou-*®nt le plateau repose sur un entablement soutenu par der— |*ère par deux piliers carrés, et par-devant par deux cognes élégantes, qui reposent à leur tour sur un piédestal °rmant tablette entre les colonnes. Elles ont un tiroir.
- g YIII. —* Des Tricoteuses.
- C’est encore une création nouvelle de la mode. On donne ce à une élégante petite table, dont le dessus, long au plus deux pieds, est ovale ou carré. Le dessus est garni d’un j'ebord évasé, haut de deux pouces, qui lui donne à peu près 4 forme d’une corbeille ; il est porté par deux montans, for-chacun d ’une planche chantournée et divisée en bas en ®«x pieds. Ces deux montans sont réunis par deux traver— Ses dont l’une, placée au milieu de leur hauteur, est évidée v® gouttière. Les tricoteuses ont souvent un très-petit tiroir. *"®s plus élégantes sont en palissandre.
- g IX. — Des Travailleuses.
- ^Nous réunissons sous celte dénomination, des tables qui, 4dleurs, n’ont entre elles guère de rapport. La première est „ , espèce de guéridon qui reçoit, autour de la galerie cir-lj4'aire du haut, un morceau de taffetas en manière de bourse, . §• 597 ; agréable disposition qui se retrouve aussi aux meu-formant corbeille de mariée, comme l’indique la fig. 412, e® avec éloge dans nos modernes recueils industriels. Après ce guéridon, viennent les tables légères dessinées Menuisier. 2. 14
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- tig. 39S et fig. 599. L’une est composée de trois tables reH" trant l’une dans l’autre, et soutenues par un pied gracieux, en forme de banc délicat; les montans en sont travaillés au tour-La seconde est l’une de ces tables détachées. Toutes deux son* en marqueterie, mais on en fait beaucoup en palissandre, e° acajou, en divers bois indigènes.
- Un grand nombre de ces jolies tables, ayant le pied moi»* chargé do fuseaux, laissent tomber en dessous, au centre, une corbeille carrée, profonde d’environ 6 pouces, et revêtue d’un taffetas plissé. Cette corbeille glisse à coulisse par-dessous-Elle est parfois remplacée par un écran, qui alors se déroute par devant la table.
- Enfin, nous dessinons, fig. 400, une gracieuse table de fafl' taisie, ayant un seul pied courbé à peu près dans le genre de celui du guéridon ; comparaison qui met le lecteur sur la vo>e de ces agréables et ingénieuses variétés.
- § X. — Tables rondes à un pied.
- Ces élégans monopodes, chargés de porcelaines, formeid un des plus riches ornemens d’un beau salon.
- Sur un patin triangulaire s’élève une forte colonne sur la" quelle on a cloué une traverse, à laquelle on a fixé de la même manière plusieurs planches de bois commun taillées en plateau circulaire. Ce grossier plateau porte une table ronde en marbre, qui est assujettie par son propre poids. Quelque' fois le patin est mobile sur des roulettes.
- On peut à volonté changer ces tables en tables à jouer et en tables à écrire; pour cela, on fait un autre plateau rond) juste aussi grand que celui de marbre. D’un côté, on fixe u0 tapis vert, de l’autre un maroquin noir, orné de vignettes do' rées, comme nous le verrons plus bas, et on adapte autouf du plateau un rebord en bois mince, faisant sur chaque face une saillie de deux lignes. On pose ce plateau sur le iïiarbrC) tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, suivant le besoin, et le xe' bord en bois l’empêche de glisser.
- Ce serait ici le lieu de parler de certaines tables à écrire de quelques tables de toilette; mais comme les tables à écrit0 ont très-souvent des tiroirs, des casiers et autres accessoire dont je n’ai pas encore parlé; comme beaucoup de tables de toilette ne sont composées que de pieds supportant uneesp^ de cassette dans laquelle sont logés les flacons et autres objet’ 4e ce genre, je crois devoir renvoyer tous les articles au def"
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- 5ler chapitre de cette section, où leur description sera mieux Placée et plus aisément comprise.
- CHAPITRE Y.
- DES JEUX EX DES TABLES A JOUER,
- § I. — Du Billard.
- Contre mon habitude, je commence ce chapitre par Foulage réputé le plus difficile. Un billard bien fait a été longtemps regardé comme le chef-d’œuvre d’un menuisier. Autrefois, très-peu d’entre eux, même parmi les plus habiles, Paient en entreprendre l’exécution. On s’êlait laissé persuader 'lu’il y ayait dans sa construction quelque chose d’occulte, Quelque procédé secret; on ne se doutait pas que toute la jufficulté consistait à choisir des bois bien droits, bien de 'U; à employer une grande exactitude dans les tracés et dans l°utes les opérations. Les amateurs de ce jeu s’étant beaucoup multipliés en France, le nombre des ouvriers en bitord a dû se multiplier aussi; la nécessité a donné lesmeil-^ures leçons, et, à défaut d’autre avantage, il en sera résulté «u moins que quelques menuisiers ont appris à apporter Plus de précision dans leurs travaux.
- Le billard est composé de deux pièces principales, la tabla ®t le pied.
- Le pied est un bâtis composé de douze pieds ou montans, ae trois pouces carrés de grosseur, disposés sur trois rangs, ^ que plusieurs traverses unissent ensemble. Un pied de pillard, pour être bien fait, doit être parfaitement solide; il ®ut que rien ne puisse l’ébranler, ce qu’on obtient en faisant l°Us les assemblages avec une extrême précision. Il faut, maillé cette grande solidité, que le billard puisse être facilement
- promptement démonté : on doit en outre veiller à ce que ’es traverses ne soient pas coupées à la rencontre des pieds milieu, parce que si elles venaient à se désassembler, rien 1,6 pourrait contenir l’écart.
- Le système de construction que je vais décrire, d’après *loubo, offre tous ces avantages; il est vieux, mais bon; et 9l*and il s’agit de solidité, la mode perd tout son empire. Aien ne s’oppose d’ailleurs à ce qu’on donne aux montans
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- la forme qu’on préférera ; rien n’empêche de les tourner colonnes, de tailler les traverses en plinthes et en architraves' on est complètement maître à cet égard.
- La grandeur ordinaire des billards est de douze pieds o0 longueur, prise entre les bandes, et de six pieds de largeur» prise aussi entre les bandes. On les fait quelquefois pluS petits, mais bien rarement plus grands. Leur hauteur dod être de trente pouces, à partir du dessous des bandes ou bout des pieds, ce qui règle la longueur totale de ces def" niers. Néanmoins, quand ces pieds doivent être scellés dans le plancher, il devient indispensable d’augmenter leur loB"’ gueur et de la porter à trente-six pouces.
- Les traverses du bas ont trois pouces d’épaisseur à p00 près, deux ou trpis pouces de hauteur, et s’assemblent da»s les pieds à quelques pouces au-dessus du plancher. Dans l0 haut, les traverses du pourtour ont quatre pouces de larg6 sur quinze lignes au moins d’épaisseur. Les autres traversé du haut ne sont épaisses que d’un pouce.
- Les traverses du haut au pourtour sont d’une seule pi®00 sur leur longueur, et s’assemblent à tenon et mortaise dafl* les montans des angles, avec lesquels celles des bouts son chevillées, et celles des côtés arrêtées à vis. Pour les autr®s pieds, au contraire, c’est la mortaise qui est creusée dans j3 traverse; le tenon est taillé à l’extrémité du pied, près a® sa face antérieure ; le reste de l’épaisseur passe en enfoui chement derrière la traverse. Il faut observer que l’asseiB' blage doit, par-devant, être fait à onglet à cause des mouluré du pied et de la traverse.
- Les traverses du haut, autres que celles du pourtour, doi' vent s’assembler à tenon dans les montans du bord. On laiss® aux traverses qui vont d’un bout du billard à l’autre, rallèlement avec les traverses des côtés, toute leur longueur» depuis une bande jusqu’à l’autre, sans les couper au poiB* de leur assemblage avec le pied du milieu ; c’est à quoi l’oJl parvient sans peine en faisant cet assemblage à enfourch®'' ment. Ces traverses, d’une seule pièce, ont un très-grau* avantage dans tous les billards. Quand elles sont formées ^ deux morceaux séparés, ces deux morceaux peuvent n’êtf0 pas assemblés aussi bien l’un que l’autre; ils peuvent êtf0 faits avec des bois non oxigènes; la direction des fibres ®0 sera pas tout-à-fait la même; il résultera de toutes ces diff0'" Pences que le retrait ne se fera pas dans l’une et l’autre pièce?
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- ?e la même manière. Il y a un autre avantage encore dans es billards qui, comme celui dont nous nous occupons, sa Montent à vis. Quand on les démonte on a moins de pièces, il est plus facile de les remettre juste à leur place.
- . Les autres traverses du haut de l'intérieur du pied du 'llard s’assemblent à tenon à la manière ordinaire. Il est bon J*6 faire en sorte que la tranche supérieure de toutes les ^verses du haut sait plus élevée que les pieds, de deux li— ^es environ, afin que si elles viennent à se retirer dans ce Se*is, ce qui est chose probable, la table du billard no porte i^s sur le haut des pieds, qui r.e présentent pas assez de sUrface pour la soutenir bien également. De plus, il en ré— 8|dte que si, par un retrait inégal des traverses, il y a entre ®Les quelque inégalité de hauteur, on a beaucoup plus de ’^cilité pour y remédier. Quelques coups de varlope donnés 8ans rien démonter, corrigent tout cela.
- Il serait à désirer qu’on pût faire pour les traverses du pS comme pour celles du haut, et leur donner aussi toute a longueur et toute la largeur du billard; mais la chose impossible. En effet, ces pièces de bois étant assemblées ** deux pouces du plancher, et par conséquent à deux pouces 9ll-dessus du bout du pied, il est impossible de pratiquer des Jftfourchemens. Mais en revanche, comme ces traverses dif-Sfent de celles du haut en ce qu’elles sont aussi larges que 6 pied, on fait un double assemblage, ce qui rend les joints Presque aussi solides que si tout était d’une seule pièce. Néanmoins, on ne fait pas d’assemblage double à celles des transes du bas qui unissent les pieds du milieu, parce que °n ne pourrait pas, dans ce cas, faire les tenons aussi longs îu’il le faut, puisque, pour avoir une solidité suffisante, il nécessaire que ces tenons pénètrent jusqu’au milieu du P'od. Il n’en est pas de même pour les traverses qui unissent e;s pieds du milieu à ceux des extrémités, et qui, chevillées ^ On côté, sont maintenues à l’autre bout par une vis qui Averse le milieu du pied entre les deux assemblages.
- Les montans des billards, les traverses et toutes les parties pied doivent être faits en bois de chêne bien sec; ou Prend toutes les précautions possibles pour qu’il ne travaille m*s, ou du moins pour que le retrait, s’il a lieu, ne fasse rten briser et ne change pas la situation réciproque des différâtes pièces.
- Le dessus du billard est composé de la table proprement
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- dite, et des bandes qui servent à la fois de couronnement a11 pied et d’encadrement à la table.
- La table est tout simplement une espèce de parquet coB© posé de traverses disposées en cadres, assemblées à tenon e* à mortaises, et de panneaux qui s’assemblent au milieu ces cadres, de façon que la surface supérieure des panneaux» soit de niveau avec la surface supérieure des traverses. On 3 soin de ne pas employer, pour les panneaux, de planché trop larges et trop minces, parce que, sans cela, elles se re" courberaient en finissant de sécher. La seule difficulté qu0 présente la construction de ces tables provient de la néces' sité de les dresser parfaitement, et de n’y laisser aucu®6 inégalité. Pour atteindre ce but avec autant de précis©11 qu’il est possible, on corroie la table, quand toutes les piéc®5 sont assemblées, avec une varlope de trois pieds et demi d0 longueur qu’on fait aller et venir en tous sens.
- Les traverses qui servent à faire les encadremens du mili011 des tables de billard doivent avoir un pouce d’épaisseur al1 moins, sur trois ou quatre de large; mais indépendante©11 de ces traverses, il y en a quatre autres qui forment un e°' cadrement général autour de la table, et dans lesquels* viennent s’assembler, par une de leurs extrémités, la piupat des autres; ces traverses doivent avoir cinq pouces 110 largeur.
- C’est dans ces larges traverses que l’on creuse les blous®9' espèce d’enfoncemens demi-circulaires de deux pouces ^ diamètre; il y a six blouses : une à chaque coin, et une aut© au milieu de chacun des longs côtés de la table. Elles desce© dent sous la table d’environ trois pouces, de sorte qu’en 00 point on est obligé d’entailler le haut des pieds ; le pour©© intérieur de la blouse est fermé par un petit caisson e<i bois mince.
- Le remplissage des tables doit se faire en liaison, c’est-^" dire qu’il faut qu’il y ait alternativement des traverses h©' gués et des traverses courtes, et que les longues soient côté des blouses, afin qu’étant chevillées, elles empêche®, toute espèce d’écart, et soulagent l’assemblage de celles <1®1 sont placées à l’endroit des blouses qui coupent une par110 de leur assemblage. On aura soin aussi, en faisant la divi*1®11 des panneaux sur la longueur de la table, d’agir en sorte qu0 l’une des traverses soit précisément au-dessus do la trave®s<J du milieu du pied, afin que la table soit mieux souten©'
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- panneaux doivent être de la même épaisseur que les traverses, et il faut corroyer le tout presque avec autant de s°h> par-dessous que par-dessus, afin que la table porte bien e*actement sur les pieds, et soit appuyée par le plus grand Nombre de points possible. On attache la table sur le pied des vis, avant de mettre le tapis. Un auteur a proposé a® se servir d’équerres en fer que l’on fixerait par-dessous aVec des vis plus courtes. Il y aurait, suivant lui, cet avance qu’on n’aurait pas besoin d’ôter le tapis toutes les fois W1 faudrait séparer la table du pied. Cela est vrai; mais les seraient beaucoup plus courtes, moins fortes, ne serrement pas aussi bien la table contre le pied ; il y aurait moins solidité, et nous savons déjà que cet inconvénient est le Plus grand que puissent redouter les constructeurs de billards.
- Les bandes du billard sont des espèces de traverses faisant encadrement autour de la table, et s’élevant au-dessus de ®°u niveau, de deux pouces environ. Ces bandes sont ornées ue moulures sur leur partie extérieure et portent à feuillure Par leur face intérieure sur, le bord de la table, sur laquelle on les arrête avec des vis placées de deux pieds en ^ux pieds environ. Il ne doit y en avoir que quatre, et chaîne d’elles est de la longueur d’un des côtés du billard; leurs a^trémités sont coupées d’onglet, et non-seulement on les ^semble à queue d’aronde perdue, afin qu’elles ne se dérangent pas quand on les attache, mais encore on fortifie chaque 3ssemblage avec une vis horizontale, afin qu’elles tiennent Plus solidement ensemble.
- Le nombre et la forme des moulures qui ornent les bandes ^dehors est très-variable et dépend du goût ; néanmoins, il *aut mieux en peu mettre, et arrondir l’arête supérieure, ^ans la crainte que des saillies multipliées ou tranchantes ne Cessent les joueurs qui se penchent souvent sur ces bandes.
- l’égard de la face intérieure de la partie de la bande qui 8 élève au-dessus de la table, sa forme est toujours la même;
- doit être toujours inclinée en rentrant dans sa propre ^Paisseur. Sans cela, quoique la bande soit rembourrée, la ®*He, quand elle vient frapper contre elle, sauterait par-des-5us la table. Il faut que le bourrelet de la bande puisse, au ^°ment du choc, s’enfoncer plus par le bas que par le haut ; ®est ce qu’on obtient par cette inclinaison. Si l’intervalle ’es bandes allait au contraire en s’évasant par le haut, au
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- lieu de se resserrer, il serait impossible de contenir ceS billes.
- Quelques menuisiers ont l’habitude de placer des tiroirs & l’une des extrémités du billard, ou même à toutes les deux-Je ne parle de cet usage que pour faire remarquer combien il est vieux, puisqu’il oblige à couper ces traverses. Dans ®° cas, que deviendrait la solidité?
- Les menuisiers, surtout en province, sont chargés de mettre eux-mêmes le drap des billards qu’ils ont construits-Cette opération n’est pas difficile ; ils étendent ce tapis sut la table, le tendent fortement et le clouent avec des clous & tête plate sur les bords de la table dont ils ont eu grand soi® d’arrondir les arêtes , qui, sans cela , couperaient le drap.
- A l’égard des bourrelets des bandes, il y a deux manière» de les faire: l’une parait très-simple, l’autre assez difficile 1 c’est pourtant à cette dernière que nous conseillerons de donner la préférence.
- Quand on suit la première méthode, on commence paf clouer par un côté, une bande de drap semblable à celui de la table, sous la face horizontale de la feuillure de la bande» on cloue ensuite par l’autre côté cette même bande sur Ia tranche supérieure de la traverse sans la tirer, en la laissant» au contraire, assez libre pour qu’il se forme une espèce d® tuyau entre le bois et le drap ; on remplit ce tuyau avec d® la bourre, du crin ou de la laine, et le bourrelet est fa’1' Tout cela paraîtbien simple, mais il n’est pas facile de répaf' tir également la laine; le bourrelet n’a pas dès-lors partout la même épaisseur, la même dureté ; il renvoie les billes dans de fausses directions ; l’angle de réflexion n’est plus égal & l’angle d’incidence, et le billard est mauvais. Quand mêffl® on parviendrait à faire le bourrelet bien égal de cette manière» on n’en serait guère plus avancé, car, par suite de l’usagei celte égalité disparaît bientôt.
- Il faut donc donner la préférence au second système, consiste à former le bourrelet avec des lisières choisies, a«'' tant que faire se peut, d’une épaisseur égale sur toute le®1 longueur. La première de ces lisières est cousue par chacU11 de ses côtés à deux étroites bandes de toile ; sur celte lisièf® on en coud d’autres qui deviennent graduellement de moiflS en moins larges; et même on place entre deux d’autreslisièr®8 plus étroites de moitié ou des deux tiers, pour faciliter l’aC" rondissement du bourrelet. A l’aide des bordures eu toile, 0,1
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- cJoue ce bourrelet avec des clous à tête plate, dans la feuille et sur la tranche de la bande, et prenant la précaution bien serrer et de tendre la toile le plus possible ; on recoure ensuite ce bourrelet avec une bande de drap qu’on cloue " son tour des deux côtés avec des clous à tête dorée; et ^ur que les bords de la tète convexe des clous ne coupe Pss le drap, on place un galon entre ce drap et la tête des dous.
- voit que les procédés qu’on emploie pour faire un sont aussi ceux auxquels on aurait recours pour faire *®ute autre espèce de grande table. En quoi donc consiste la Jhfliculté de faire ce meuble? à le rendre très-solide et à **0 donner une horizontalité parfaite. On sait déjà comment 8obtient la solidité; quant à l’horizontalité, elle résulte surent du soin avec lequel on s’attache à bien corroyer la table, 8 lui donner sur tous les points la même épaisseur, à mettre “•eu de niveau entre elles les tranches supérieures des transes du haut du pied. On s’assure aisément de tout cela ®Vec le fil à plomb.
- Il y a néanmoins quelques autres observations importantes ce point, que je ne dois pas omettre.
- Vainement on ferait toutes les parties du billard horizon— 'ales , si lui-même n’était pas ensuite placé bien d’aplomb, s’il se dérangeait de la situation qu’on lui a d’abord donnée. Quant à ce dernier point, on n’a nulle inquiétude à ^Voir quand on peut sceller les pieds dans le plancher. Mais *°rsque le billard n’est pas à un rez-de-chaussée, on n’a pas ressource semblable; et, en supposant que le plancher, ?9ns ce cas , fût d’abord bien horizontal, ne pourrait-il pas *éi arriver de travailler, de fléchir plus dans un point que ''àns un autre. Que faire alors? scier les pieds? ce serait pres-Wmpossible; les caler? l’opération serait longue, difficile ;
- la première fois que le billard recevrait une secousse vio-e,de, toute la peine serait perdue.
- H vaut beaucoup mieux, comme on le fait depuis quelque le<nps, adapter aux billards le système de vis de rappel qu’on eiüploie pour caler les instrumens de physique et d’astro-^tnie. On enfonce dans le bout inférieur des montans, au ^'üeu de leur grosseur et parallèlement à leur face, une forte ^ls dont la tête ronde ne s’enfonce pas dans le bois ; c’est sur c®s têtes de vis que le billard est porté ; en les tournant d’un c*Hé ou de l’autre, on fait enfoncer plus ou moins la yis; par
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- conséquent, on allonge ou l’on raccourcit le pied ; et de cefi® façon, quelles que soient les inégalités du plancher, on es toujours sùr de finir par mettre le billard de niveau. Cesf'® tournent dans un écrou d’une forme particulière, qui est T*' présenté fig. 126,pi. 5e, et qu’on enfonce dans le pied. Chaqu® vis porte, entre sa tête et son filet, une espèce d’embase °f d’anneau dont la tranche est en forme d’exagone; on les fa'1 mouvoir à l’aide d’une clé ou levier terminé par une sorte ^ fourche qui embrasse exactement la moitié de l’embase; q«e^ quefois on se contente de percer la tête d’un trou horizontal dans lequel on fait passer le bout d’un levier ordinaire.
- Puisque nous parlons de ces vis, disons aussi deux m°*® de celles dont on se sert pour assembler les diverses partis® du billard. On les fait à tête plate, de façon que quand cett® tête est enfoncée dans le bois entaillé exprès à la profondeur convenable, il n’y ait ni enfoncement ni saillie. Leur têt® est percée perpendiculairement de deux petits trous dan® lesquels s’enfoncent les deux pointes d’une clé fourchue av«c laquelle on les fait tourner de la même manière qu’on s y prend pour serrer ou desserrer la charnière d’un comp3®'
- Nous finirons par une importante observation. Pour fa>fS un billard, et surtout pour construire les traverses et Ie® panneaux de la table, il faut n’employer que du bois bie® saiu, bien sec, sans nul défaut, et choisir de préférence le# pièces dout les fibres, bien parallèles entre elles, vont tout®® d’un bout à l’autre; on doit rigoureusement exclure toute® celles qui ont des nœuds, parce qu’alors le retrait se fera'J irrégulièrement. On travaille toutes les pièces, on vérifie®1 elles s’assemblent bien exactement, puis on les laisse trois mois à l’air et à l’ombre pendant la belle saison. On terinifl® ensuite le billard; et, dans ce cas, il est bien rare que Ie travail du bois se continue après qu’on a fini l’ouvrage.
- A ces principes généraux et invariables de la fabrication des billards, joignons quelques exemples de billards spéciaii*'
- Nouveau Billard, en forme de console, par M- JeO^'
- PI. drcs, fig. 401, coupe verticale du billard, faite da®* le sens de la longueur.
- Fig. 402, plan dans lequel on a enlevé le drap et u®1® moitié du parquet, pour laisser voir l’assemblage des tr®®’* verses extérieures et intérieures,
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- les longues traverses extérieures, les petites traverses extérieures, s’assemblant k onglet jîyec les traverses a, et formant par leur assemblage le profil ''Une corniche.
- c, colonnes ou pieds des angles du billard.
- d, colonnes ou pieds du milieu.
- .. e> blocs de bois taillés en forme de pyramide renversée : ^remplissent intérieurement les angles du billard en s’ajus-üiit sur les pieds des angles, et reçcivent les vis /'qui servent ®ssembler et à consolider les traverses a, b.
- . 9, traverse placée intérieurement au milieu et dans toute a longueur du billard : elle est assemblée avec les trois petites Averses intérieures h, à tenons et boulons à écrous, comme 0,1 le voit en i dans les figures de détails. Les traverses g, h ?0r't solidement fixées aux côtés du billard, au moyen des °ulons k entaillés obliquement.
- I, parquet reposant sur les traverses g, h.
- I La table m est arrêtée sur les traverses extérieures du bil-ard, au moyen de vis placées en n au pourtour et dans le rebord des traverses extérieures; la tête de ces vis est fraisée noyée au-dessous de ce rebord, de sorte qu’elles ne peu-^ent paraître.
- Cette nouvelle construction fait que les pieds du billard ®°nt renfoncés au lieu d’être sur les bords, ce qui donne de a facilité aux joueurs , sans rien ôter à la solidité du billard.
- Couses de Billards à bascule intérieure, par Fournier.
- Le mécanisme de ces blouses consisto seulement dans la /^nière de retirer les billes des blouses, ce qui se fait de la
- .Chaque bille faite ou entrée dans une blouse, par le méca-!stue d’une figure à bascule élastique, pratiquée dans une j Sse d’ornemens placée au-dessous de chaque blouse, so • °nvc aussitôt, par l’effet de cette bascule, présentée au J »eur, et lui évite, par ce moyen, le désagrément de ne j °nvoir souvent retirer sa main lorsqu’il l’a introduite dans j116 blouse pour prendre la bille, désagrément qui arrive J ’jynellement d’après la disposition actuelle des blouses.
- Ce procédé offre encore l’avantage que, la bille retirée de ,0t| réservoir, la figure à bascule élastique, étant déchargée 11 Poids qui la tenait ouverte, reprend aussitôt sa première
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- destination et se trouve fermée naturellement sans l’aide d afl' cune personne.
- Ce système offre aussi le mérite d’être adapté à tous Ie9 billards anciens et modernes, sans endommager leurs pièce9 d’assemblage.
- Explication des figures.
- PI. dreS, fig- -403, vue extérieure d’une blouse de billar^ dans laquelle il n’y a pas de bille, et telle qu’elle s’offre na" turellement à la vue de celui qui la regarde de profil.
- Fig. 404, vue de la même blouse dans laquelle est entfe® une bille , et dépouillée des ornemcns qui la décorent.
- Fig. 405, intérieur de la blouse vue de face.
- a, profil de la masse des ornemens.
- b, profil de la figure formant bascule.
- c, bille dont le poids a fait tourner la bascule , dont la b' gure est rentrée en dedans pour présenter la bille à la ma'11 de la personne qui yeut la prendre.
- d, plan incliné recevant la bille pour la conduire sur 13 tête b de la bascule qui forme intérieurement une espèce d3 cuiller, qui retient la bille dans le mouvement de bascule fi"1 s’exécute autour du point e, qui sert de pivot.
- f, contre-poids qui fait relever la tête 6 d’elle-même, lot9 qu’elle a enlevé la bille c.
- Description de billards munis de coulisses pour guid$
- la bille, et de godets pour la recevoir, de M. Cosson.
- Celte invention consiste à appliquer à chaque blouse , ^ dehors des traverses de côté, une coulisse qui, par une perd® douce, porte la bille à une certaine distance de la blouse e la fait sortir à travers la pièce de corps, en dehors, où elle9® trouve placée naturellement dans un godet ou récipient d’u1,6 figure quelconque , appliqué au corps du billard.
- Ce perfectionnement apporté aux billards, a l’avantage conduire les billes faites à la portée du joueur et de le metb® à même de prendre ces billes sans se déranger.
- Si plusieurs billes étaient faites à la fois à une même blous0’ le passage est disposé de manière à ce qu’il ne s’en préseflt® qu’une seule à la fois au dehors , les autres suivent à la 91 une à une, et remplacent celle qui a été enlevée.
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- Brevet de perfectionnement et d’addition.
- Il n’est rien changé à la manière dont les billes sont relies à la sortie des blouses, si ce n’est qu’elles se rendent j^érieurement à l’angle et au milieu de la pièce du corps de ®'Hard, et que la coulisse qui conduit la bille dans le godet est mobile à l’une de ses extrémités et forme levier. Cette c°ulisse, en opérant son mouvement, fait lever un couvercle 6,1 forme de casque, ou présentant toute autre espèce de fi-jj^re, qui recouvre le godet lorsqu’il n’y a pas de bille de-1aiis, et présente la bille au joueur, lorsqu’après être tombée ^aus la blouse elle arrive dans le godet.
- § II. — Des Tables de jeu.
- On en distingue plusieurs espèces.
- Tables de jeu ordinaires. — Les plus communes ont quatre jj'eds très-légers, sont carrées, et ont deux pieds et demi aecôté. Elles sont recouvertes de drap, comme les billards; ^ais comme il faut que ce drap puisse fléchir afin de permettre 'it’on relève commodément les cartes, on met entre le drap ®lle dessus de la table une couche de ouate ou un morceau de ‘anelle. Le drap est bien tendu, cloué de chaque côté sur a tranche de la table; et tout cela est recouvert avec de Otites bandes ou planchettes très-minces, arrondies sur leur tfanche supérieure , taillées d’onglet à leurs extrémités, fai-Sat>t au-dessus de la table une saillie d’environ deux lignes, qu’on cloue avec de très-petites pointes. Quelquefois ces ^ndes sont beaucoup plus épaisses, et on les colle à rainure à languette, ou même on les fait avancer à recouvrement S||r le plateau de la table.
- Tables de jeu pliantes. — Les tables que nous venons dé ^Crire tiennent trop de place, et ne sont maintenant presque y’^s employées; on leur a substitué presque partout des tables plateau tournant et brisé, construites sur le même système celles que nous avons décrites dans le chapitre précédent, qui occupent moitié moins de place lorsque les deux parties
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- plateau sont rabattues l’une sur l’autre, que lorsqu’elles
- - déployées. Le châssis du pied forme de même une espèce ?®nfoncement ou de coffre dans lequel on place les boîtes de Ces tables de jeu se garnissent comme les précédentes, Vec cette différence qu’on ne met ni ouate ni flanelle, et
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- qu’au lieu de cela on emploie un drap plus épais, Si pourtant on voulait mettre cette garniture intermédiaire, on le pourrait encore; mais alors il faudrait, avant, clouer sur la jointure une bande de drap de même couleur que le dessus, afin que, lorsque la table est pliée, la ouate ne puisse pas sortir et qu’on n’aperçoive pas la flanelle. On préfère ordinairement* pour recouvrir ces tables, le drap rert, qui ne fatigue pas la vue ; et quand elles sdnt faites par un ébéniste, il fait tout au-tour du bord du plateau un encadrement et au centre une rosace en placage. Ces tables sont ordinairement en acajou.
- Tables à’écarté. — Si on ne fait attention qu’au dessus d® ces tables, elles sont entièrement semblables à celles que nous venons de décrire, sauf que quelquefois, à l’aide d’un encadrement en placage , on donne une forme circulaire à la partie du plateau qui est recouverte de drap. Il n’en est pas d0 même pour les pieds ; comme deux personnes seulement doivent s’y asseoir, les montans de chaque extrémité, recourbés presque en S, se croisent entre eux comme les pieds d’u« pliant. Les deux couples de montans sont unies entre clics par une traverse qui les prend au point où elles se croisent* à neuf pouces environ au-dessus du plancher.
- g III. — Des Damiers et des Echiquiers.
- Les damiers sont faits ordinairement parle tablettier; néanmoins, je dois en dire deux mots, parce qu’il arrive souvent qu’on en fait un en placage sur le côté des panneaux des tables précédentes, qui forme le dessus quand elles sont pliées. C’est un ouvrage de marqueterie qu'on exécute aisément en collant sur le dessus de la table qu’on a un peu évidé carrément, un certain nombre de planchettes carrées, très-minces, ayant ordinairement un pouce et demi au moins de côté. Ces planchettes, qui, par leur réunion , forment un plus grand carré, sont de deux couleurs différentes et fortement tranchées. Les tablettiers les font ordinairement en ivoire et en ébène; le* menuisiers emploient le bois de houx, qui est très-blanc, et le bois de palissandre, qui [est d’un brun violet. On place alternativement des planchettes de chaque couleur, et, si oP a commencé la première rangée par une planchette blanche * on commence la seconde par une planchette violette. Si °n fait un damier, il faut dix rangées de dix planchettes chacune; si c’est un échiquier, le nombre total des planchettes est de soixante-quatre, disposées par rangées de huit,
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- § IV. — Des Tables de Trictrac.
- Ces tables sont plus grandes d'un tiers que les tables à jeu Priées. Quatre pieds sont assemblés entre eux par quatre traverses dont les parois intérieures, creusées vers le bas d’une ^inure, supportent un panneau qui transforme le dessus de Vite table en une espèce Je boîte sans couvercle, en forme •je carré long, et profond d’environ deux pouces ; Tarrasement aes traverses est disposé de telle sorte que la tête des montans fasse aucune saillie intérieure dans les angles de la boîte. Cette boîte, en forme de parallélogramme, est divisée en parties par une cinquième traverse moins haute que les Premières, et qui s'assemble à tenon dans une mortaise creu-s®e au milieu de chacune des plus longues d’entre elles. Douze Petits trous destinés à marquer les points, sont percés dans 'a tranche de chacune de ces mêmes traverses, et distribués, ^°itié d’un côté de la cinquième traverse, moitié de l’autre. Cnfin,trois trous pareils sont percés de même dans la tranche chaque traverse des extrémités.
- , Le fond des deux cases de la boîte est divisé en trois parles par deux filets en marqueterie ; chacune de ces parties est aassi large que la case, mais n’a qu’un tiers de sa longueur. La partie du milieu reste telle qu’elle est; les deux autres revivent une addition en marqueterie qui est indispensable. On ^ incruste six languettes triangulaires ayant trois lignes de largeur à leur base et se prolongeant jusqu’au filet de marque-tet‘ie. Ces languettes, également espacées entre elles, appuyées P®r la base contre la traverse qui forme la paroi de la case, *°nt également espacées. On en fait autant dans chaque case, sorte que si on supposait la traverse de séparation enlevée, Ie fond du coffre serait nuancé par deux rangées de douze jCguettes chacune; ces deux rangées, allant chacune d’un l°ut à l’autre dans toute sa longueur, opposant mutuellement ®Urs pointes, sont séparées par un espace uni,et disposées de eHe sorte, que si l’une commence à un bout par une lancette de couleur claire , l’autre commence au même bout par Ce languette de couleur foncée.
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- CHAPITRE VI.
- DES MEUBLES DESTINÉS A RENFERMER DIVERS OBJETS
- Il y en a de bien des espèces qui vont en se compliquant depuis la simple cassette jusqu’au secrétaire. Nous décrirons successivement toutes celles qu’il est important de connaître! nous consacrerons même un paragraphe particulier aux ti" roirs. Ce n’est, il est vrai, qu’une portion de meuble ; inalS elle est si souvent employée, que sa description séparée non5 dispensera de bien des détails.
- 8 I.— Des Boîtes, Caisses et Cassettes,
- Ces objets sont tour-rà-tour très-élégans et très-grossier®' Souvent une caisse n’est composée que de cinq planche®' Quatre sont clouées entre elles à angles droits; la cinquième clouée sur la tranche des premières, forme le fond; un® sixième ferait le couvercle.
- Lorsqu’on veut assembler les pièces qui forment la cais®6 ou la boîte , au lieu de les clouer ensemble, on fait cet asseU1' blage à queue d’aronde pour les quatre planches qui forme111 les côtés ; le fond est assemblé à feuillure dont la languett® entre dans une rainure creusée sur le bas de la face intérieur des côtés. Quand on veut que l’ouvrage soit parfaitemeo1 soigné, on fait l’assemblage des côtés à queue d’aronde pef' due et à bois de fil; on a soin que le dessous du fond soi1 bien de niveau avec la tranche inférieure des planches qulj forment les côtés. Dans tous les cas, le couvercle n’est paS formé d’une simple planche, on lui fait un rebord, c’est-à' dire qu’il est formé d’une autre boîte aussi longue, au®®1 large que la première, mais beaucoup moins haute, qui ®e renverse sur celle-ci, bord contre bord ; souvent on fait l'ef' trée du couvercle un peu plus large que celle de la boîte, eJl tenant plus minces les planches qui forment son rebord, et on creuse une feuillure au pourtour intérieur de la boîte, afi11 que les deux parties puissent entrer l’une dans l’autre. A° reste, les boîtes élégantes sont plutôt du ressort du tableltief» et les caisses ou boîtes communes, du ressort du layetief-Les caisses à planter les fleurs sont assemblées à queue d'a*
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- f°ude après quatre traverses perpendiculaires, placées carrément ; ces traverses sont plus longues d’un côté que les planches *jela caisse, afin de former ies pieds. Elles le sont quelquefois es deux côtés pour fournir l’ornement du haut de la caisse. (Voyez à la fin la 4e partie. )
- Toutefois, nous allons parler encore ici des boîtes et cas-tes, attendu que la mode les a multipliées excessivement, “ü voit dans les magasins et dans les appartemens une foule ^ boîtes en palissandre et autres bois précieux, ayant le *°Uyercle enrichi de dorures, peintures, etc., et portant en dégante inscription : boîte à gants, à mouchoirs, à ceintes; boîte d’écarté; nécessaires, et diverses autres appella-ltons qui ne sont vraiment que des prétextes.
- Boîtes à sachet. — Il est des boîtes destinées à former sa-chet à l’intérieur, c’est-à-dire à être doublées en taffetas ?üaté et parfumé. Ces boîtes, auxquelles il convient de donner !4 forme des coffrets de la renaissance, doivent être assommées à vis , de manière à pouvoir être démontées pour rece-^ir la doublure, et remontées ensuite à volonté. Toutes les mèces doivent être étiquetées pour prévenir les tâtonnemens.
- dessus doit être peint, ou bien encore recouvert d’une ^he étoffe collée. Mais là s’arrêtent les indications qui s'adressent au menuisier.
- La fig, 406 nous montre encore une sorte de caisse ou tassette en bois incrusté, ayant pour destination de serrer papiers. C’est, à proprement dire, une élégante petite braque.
- Le serre-dessins, fig. 407, est plus original. On voit fe’il est assemblé de trois côtés seulement, et que le devant, fesié libre, s’ouvre en plein pour laisser prendre les dessins M^cés verticalement dans l’intérieur. Ce petit meuble, qu’on jj°Urrait aisément perfectionner, est susceptible de recevoir e gracieux ornemens, et d être beaucoup répandu dans les gisons d’éducation. Nous appelons sur ce point l’attention 4 menuisier-ébéniste, jy.
- wessaire a jeu simple et double, destine a marquer les points au piquet, aux dGminos, etc., par M. Martin.
- . Le nécessaire est un petit meuble dont le dessus est disposé ^ manière à permettre de marquer le jeu au moyen des 0lgts, qui marquent des touches repérées : huit de ces touches 0111 placées horizontalement sur chacun des côtés latéraux du
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- meuble;quatre de ces huit louches portent une marque parti' culière, et répondent à des unités simples; les quatre autres» qui sont également repérées, répondent aux dixaines. A deu* des angles du dessus du meuble, et diagonalement, sont deu* touches triangulaires marquant chacune le nombre cinq; au* deux autres angles sont deux autres touches, marquées cha' cune du nombre cinquante. Enfin , une autre touche est disposée au milieu de chaque bout, et porte le nombre indi" catif cent.
- C’est au moyen de ces vingt-deux touches horizontales» que les joueurs marquent leurs points d’une manière sûre e* invariable.
- Le nécessaire double a six pouces et demi de long, suf trois pouces trois lignes de large, et trois pouces de haut» il est garni de tiroirs.
- Le meuble simple a la même longueur que le double, suf un pouce neuf lignes de large et un pouce de haut; ils sonC l’un et l’autre, montés sur six petits pieds.
- § II. — Des Tiroirs.
- Les tiroirs sont des espèces de boîtes sans couvercles, f<>r' mées de quatre côtés assemblés à queue d’aronde et d’un fou assemblé à feuillure et à languette. Les queues d’aronde son taillées sur les côtés du tiroir, afin que l’on n’ait pas à eraindfe que les pièces se désassemblent quand on vient à tirer. Cei boîtes glissent dans des cases faites exprès pour les recevoir et desquelles on les fait à volonté sortir à demi ou aux trot® quarts, pour prendre les objets qu’elles renferment. Les tt' roirs glissent ordinairement dans les cases sur deux traverse8 placées de chaque côté sur le fond de la case, et les paro'8 de cette même caseies maintiennent dans la direction conve^ nable. Mais il y a des moyens plus simples d’arriver au mêi®6 but. Lors, par exemple, qu’on veut placer un tiroir sou8 une table, sans faire une case pour le recevoir, on se content de percer à la traverse supérieure de la table une entadje carrée, par laquelle le tiroir puisse entrer librement. Cr'a fait, on cloue, sur le platean de la table deux traverses p3' rallèlcs l’une à l’autre, séparées de la largeur du tiroir, e dont une extrémité vient aboutir à chacun des angles su" périeurs de l’entaille. C’est entre ces deux traverses que >e tiroir doit glisser; ce sont elles qui l’empêcheront de g’écartef plus d’un côté que de l’autre. Une autre traverse, dont *e
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- j'Wus est de niveau avec la tranche inférieure de l’entaille, l .'lui est assemblée par un bout dans la traverse où l’en— est creusée, et par l’autre dans la traverse opposée, “utient le tiroir par-dessous. Si on veut se dispenser de jjacer cette dernière traverse, on le peut assez facilement; s’agit seulement de creuser une rainure profonde de chaque oté du tiroir, près de son bord supérieur, et une rainure aussi Profonde dans les traverses et sur ceux de leurs côtés contre "Squels frottent les côtés du tiroir ; dans ce cas, ces traver— !es sont un peu plus rapprochées l’une de l’autre d’environ oux lignes. Alors on fait glisser l’espèce de languette que la Pliure a formée près des bords du tiroir , dans la rainure Elisée sur la traverse. Souvent, au lieu de rainure, on se c°ntente de creuser une feuillure sur le côté de la traverse, c" qui produit le même effet, puisque la languette du tiroir i'orte sur la face horizontale de la feuillure.
- , Quand on veut simplifier encore davantage, on s’en tient JJa traverse qui supporte le fond; alors, pour empêcher le /oir de s’écarter à droite ou à gauche, on fait dans la tranche June petite pièce de bois triangulaire une entaille de la gran-de la traverse, et on cloue celte pièce de bois, qu’on épelle taquet, après la tranche inférieure du côté du tiroir lui entre le premier sous la table, de telle sorte que la transe passe dans cette entaille qui est tournée en haut, et Jegle le mouvement du tiroir. Souvent on fait la planche do /Vant du tiroir un peu plus large que les autres, pour que e tiroir ne puisse pas trop s’enfoncer sous la table.
- g III. — Des Chaises percées.
- ,, On nous dispensera sans doute d’entrer dans les détails sur "sage de ce meuble, et il suffira de faire connaître sa conduction.
- Quatre panneaux, assemblés à rainure et à clé dans quatre Nutans, forment avec un cinquième panneau qui sert de °nd, une boîte carrée haute d’un pied et demi ; les montans ^°nt un peu plus longs que les panneaux n’ont de hauteur, et "boîte se trouve par suite élevée à un pouce au-dessus du */• Dans cette caisse on place un seau en faïence; au-dessus fice seau est une planche percée d’une ouverture circulaire ^ sur laquelle on s’assied. Cette planche est soutenue par des faverses clouées horizontalement sur la surface intérieure des j/uneaux, et qui forment avec le haut des parois de ces pan-daux le même effet qu’une feuillure, Des arêtes de l’entaille
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- circulaire sont soigneusement arrondies avec une râpe. Tu')'' cela est fermé aussi exactement que possible par un couver0 qui tient à la boîte par deux charnières. Quelquefois les de«. montans de derrière forment, en s’élevant, un dossier <lu6 l’on rembourre et qu’on recouvre en maroquin (1).
- § IV. — Des Tables de nuit.
- Leur destination a beaucoup d’analogie avec celle du meubje dont nous venons de parler. En les réduisant à la plus sirop expression, en les dépouillant de tous les ornemens que l® mode y a ajoutés, on trouverait que c’est tout simplement un6 niche semblable à une boîte dont on aurait enlevé le devait et supportée par quatre montans. Considérée sous ce pointé vue, la table de nuit est donc formée de quatre pieds et de deux tablettes espacées entre elles de vingt-six pouces. Trois panneaux, assemblés perpendiculairement avec les pieds $ les tablettes, composent les trois côtés de la boîte. Quelque'' fois ces pannéaux s’élèvent au-dessus de la tablette pour for' mer un rebord; d’autres fois le tout est de niveau et support® une table de marbre. Mais la mode ne s’en tient pas là; ell® a transformé presque complètement ce meuble qui, par s® destination , paraissait si peu susceptible d’ornemens. Tant0 on lui donne la forme d’une petite armoire carrée, ornée p°r' devant de deux colonnes surmontées d’un entablement et a «à marbre. Cette armoire est divisée en deux parties dans s* hauteur. La partie inférieure se ferme comme une armoir® ordinaire; la partie supérieure a une porte à brisure qui lève de bas en haut. Cette porte est composée d’un grand nombre de petites réglettes clouées l’une à côté de l’autre sid un carré de toile ou de peau. On n’emploie, pour cette op°" ration, que des clous assez courts pour que les réglettes soient pas pénétrées d’outre en outre. On assortit ces ré^ glettes, de façon qu’elles se joignent bien par la tranche, ^ que leur réunion semble ne former qu’une seule pièce. 0° n’achève de les corroyer qu’après les avoir clouées de I® sorte. Cette porte, ainsi rendue flexible, se meut do haut e° bas dans deux coulisses disposées par le haut en forme de de' mi-cercle, de sorte qu’après être montée perpendiculaire'
- (1) Les porte-couleurs des peintres sont des caisses à pieds et à co»' vercle, qui ont quelques rapports avec les chaises percées, si ce n’®3 que ce dernier meuble est plus petit, moins élevé sur ses pieds. Au h®11 du seau et de la planche percée d’une ouverture circulaire, le porte' couleurs a, sur les côtés, de petites casos formées avec des planchettes.
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- elle se replie, et forme momentanément comme le ™fond de l’armoire.
- . Pn fait aussi des tables de nuit en forme de piédestal parlement circulaire. Ces tables de nuit, mobiles sur des rouîmes, et recouvertes d’un marbre (1), sont formées de pièces Mène assemblées k rainure et à languette. On tourne en— Mie tout comme une colonne, puis on recouvre le meuble Me feuille de bois précieux. Une tablette divise en deux, Ms sa hauteur, ce meuble , qui est presque étranger à l’art ^menuisier ; ces deux cases sont fermées par la même porte, ’toi va du haut en bas.
- , Quelle que soit la forme des tables de nuit, on ne leur °nne jamais plus de trois pieds neuf pouces à quatre pieds hauteur.
- § Y. — Des Toilettes.
- , Ce meuble, uniquement de fantaisie, est par cela même un / ceux sur lesquels le caprice de la mode s’est le plus exercé, j1S en effet, rien ne gênait ses combinaisons, puisque toute ? partie indispensable du meuble se réduit à une boîte divi— en plusieurs compartimens dans lesquels sont renfermés ,6s ustensiles de toilette. Je n’entreprendrai pas de décrire Mes les variations que ce meuble a subies : un volume y suf-!fa't à peine. Ordinairement néanmoins, la boîte, recouverte Me table de marbre, est portée sur quatre pieds de forme Mante. Quand on l’ouvre, des rubans de soie empêchent le ^vercle de se renverser entièrement en arrière, et l’intérieur |.e ce couvercle renferme une glace. Quelquefois la glace , au jM d’être dans le couvercle, en forme le dessus et remplace Marbre. D’autres fois on donne à la toilette la forme d’une Mole, et le tout est supporté sur un piédestal en forme de ^rré long qui, lui-même, repose sur quatre culs-de-lampe. Ms ce cas, la paroi antérieure de la boîte est formée par un Mir dans lequel sont les meubles de toilette. Quelquefois i.M la boîte supporte une petite glace ovale ou carrée, mo-entre deux petites colonnes sur deux tourillons. Cela suf-Pour donner une idée de ce genre de meuble. Avec les prin-Pes que nous avons exposés, il sera facile de construire tous
- |j^l) Quelquefois on creuse la partie supérieure de la table, et on rem-IM le marbre par une cuvette. Ce meuble alors a de l’analogie avec les ts, dont se servent les dentistes; seulement la cuvette de celles-ci ‘'Percée au fond.
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- ceux qu’on aura sous les yeux, ou dont on verra un siD>P dessin. ,j
- Dans les éditions précédentes, nous nous étions borBe donner la fig. 146, pl. 4, représentant une toilette d'hoirn1^ mais, dans cette réimpression, nous ajoutons, fig. 41Q® 411, pl. dres, les dessins d’une toilette analogue, afin t bien mettre’ au courant des variations de la mode. ( plus bas page 192. )
- § VI. — Des Pupitres à écrire.
- Les pupitres par lesquels nous terminerons la série des pe ! tits meubles fermans, sont de petites boîtes carrées, à desS|IS ! incliné, longues ordinairement de dix-huit pouces et larg®s d’un pied. Le devant est d'un pouce et demi, le derrière deux et demi, les côtés vont en augmentant de hauteur d®' puis le devant jusqu’au derrière. Le couvercle mobile à ch®f nières est par conséquent incliné par-devant; il est ordifl®1” rement recouvert en maroquin ou en basane comme les tabl6> à écrire ; ce couvercle n’occupe pas toute la largeur du pupitre' Près de la partie la plus élevée, on ménage une case larg® d’un pouce et demi, aussi longue que le pupitre, fermaC avec un couvercle particulier, et divisée en plusieurs coin' partimens dans lesquels on place un encrier, des pains à d' cheter, des plumes; le papier est renfermé dans le pupitfe’ On adapte quelquefois un pupitre de ce genre, ou plutôt u11* large écriloire, sur le haut d’un très-petit secrétaire (voye® fig. 136, pl. 4e), et le tout reçoit le nom de pupitre à écrire'
- § YII. — Des Armoires.
- Armoire commune. — C’est le plus grand des meubles f®f< mans; c’est aussi le plus commode et celui dans lequel0,1 peut renfermer le plus d’objets différens. Mais, par cela qu’il est pour l’ordinaire très-grand, il est peu susceptib1 d’ornemens, et forme une masse désagréable; aussi l’éloig®^ t-on des appartenons soignés pour le reléguer dans les gard® robes.
- Les armoires ont ordinairement depuis six pieds de ha1), teur jusqu’à huit, depuis trois pieds et demi de large jusqu3 quatre et demi, et depuis dix-huit pouces jusqu’à vingt-quatfe de profondeur. Elles se composent ordinairement de six fat lies principales: deux portes, deux côtés, le derrière, corniche, et deux fonds, un pour le haut, l’autre pour le baS'
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- intérieur est garni de tablettes, et quelquefois il renferme es broirs.
- , ta carcasse de l’armoire est formée par quatre forts mon-,0°s ou pieds, unis en haut par quatre fortes traverses qui de niveau avec eux , et en bas par quatre autres traver— loi s’assemblent à deux ou trois pouces au-dessus du plan-lte,r* Ces pieds ont au moins deux pouces d’épaisseur sur pouces de largeur. Quelquefois, pour les faire, on en-/Ie une forte pièce de bois de manière à lui donner la forme j^eux mojstans assemblés à angle droit parla tranche; l’angle Cette pièce forme alors l’angle de l’armoire, et on a soin le t s souvent de l'arrondir. Les traverses de derrière et les 8yerses de devant ont au moins un pouce et demi d’épais-t,"r) tant par celles du bas que par celles du haut; celles des , es peuvent n’avoir qu’un pouce. Elles varient pour lalar-0 entre deux et six pouces; mais celle largeur est la même ^ toutes les traverses de la même armoire, raison de la grandeur des armoires, il faut qu’on puisse |t démonter, puisque sans cela elles ne passeraient pas par U* portes. Par ce motif, on assemble toutes les pièces dont . Us venons de parler, à tenons et à mortaises, sans colle, et . Enfonce les chevilles de manière à pouvoir les faire res— »rtir, en les poussant en sens contraire, avec un cylindre en J qu’on frappe à coups de marteau et qu’on appelle repou»-JT- Quelquefois même, on remplace les chevilles par des ^ qu’on emploie comme celles des lits. Les traverses de côté jVent cependant être fixées d’une manière invariable.
- .ces montans soutiennent les deux portes ou les deux van-construits comme ceux dont nous avons parlé en décri-f les ouvrages du menuisier en bâlimens, et s’appliquent à pliure l’un sur l’autre et contre les traverses du haut et y>as.
- traverses du haut et du bas, tant celles de derrière que f es des côtés, sont creusées de rainures, dans lesquelles les du haut et du bas entrent à languette : ces fonds d’ar-s °lres se construisent en planches unies de neuf lignes d’épais-|/*r au moins. Quand les pieds ont une saillie intérieure, on Ventaille à l’endroit de cette saillie, et dans ce point, on a de donner à la languette le moins de longueur, et à la Ie moins de profondeur possible, afin de ne pas trop aib)jr les montans déjà percés en ce même endroit par la r‘ftaise, dans laquelle entrent les tenons des traverses.
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- Indépendamment des traverses que nous venons de décrir”’ les monlans en portent d’autres qui s’assemblent par unboa dans un des monlans de devant, et par l’autre dans le me” tant opposé de derrière. Ces traverses forment des parallé’0 grammes à jour avec les montans et les traverses du haut du bas. On ferme ces ouvertures avec des panneaux qui e” trent à languette dans les ramures creusées sur la face inter” des traverses et des montans. C’est ainsi que sont formés Ie côtés de l’armoire.
- Le derrière de l’armoire est aussi composé d’encadrente”’ formés de montans et de traverses, et on remplit ces encadr”' mens par des panneaux. Le derrière des armoires ne pourra’ pas, à raison de sa grandeur, sortir des appartenons ou i entrer, si l’on ne prenait la précaution de le briser en de”* parties qui s’assemblent entre elles à rainure et à langue^’ Chacune de ces parties est formée de deux traverses et ”” quatre montans au moins entre lesquels on place les pannea”* unis. Les extrémités des traverses taillées en tenon entre” dans des mortaises creusées dans les pieds ou grands monta”* de derrière"; mais il faut qu’on puisse aisément séparer de> pieds chacune de ces pièces.
- La corniche des armoires est construite à part, et on la f”1 entrer à rainure et languette dans les traverses du haut, o”’ quand elles n’ont pas assez d^paisseur, on y fait simplem”” une feuillure, et on y pose par derrière des taquets ou petit” pièces de bois saillantes par le bas, et formant comme n”” feuillure interrompue, dont la coucavité est opposée à la coi>' cavité de celle de la corniche; les traverses pénètrent eut”” ces deux feuillures. Les parties de la corniche s’assemble” d’onglet à l’ordinaire; mais la saillie qu’elle forme ne se p1”" lo<nge pas derrière l’armoire parce qu’elle empêcherait d’ap' puyer le meuble contre la muraille. Pour prévenir cet inco”' vénient, la corniche est coupée de niveau avec le derrière”” l’armoire, et on retient l’écart des deux côtés et du devant " l’aide d’une barre assemblée à queue d’aronde, de manière ” se trouver juste au-dessus de la traverse du haut, sans déborder.
- Les tablettes des armoires sont formées par des planch”* unies, de diverses épaisseurs, suivant le poids qu’elles doive” supporter. Elles reposent sur des tasseaux, assemblés dans l”s pieds par chaque extrémité, ou appuyées sur de petits m””' ceaux de bois ou taquets cloués sur les pieds, ce qui V”11 encore mieux.
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- Quand on veut placer des tiroirs dans le milieu de l’armoire , il faut y fixer un caisson qui les supporte. Ce caisson Çt formé de deux tablettes soutenues par des tasseaux, sépares par un espace égal à la hauteur des tiroirs; l’intervalle c°inpris entre ces deux tablettes est divisé par des planches mises de champ en autant de cases qu’il y a de tiroirs.
- Quelquefois on fait glisser, dans les coulisses, les tablettes C l’armoire ; ces tablettes sont alors taillées sur leur tranche J11 languettes qui glissent dans des rainures creusées sur la Ce perpendiculaire de traverses ou tasseaux assemblés avec es pieds.
- D’autres fois, quand on destine l’armoire à renfermer des Siemens suspendus, on ne met pas de tablettes, et on cloue C derrière et sur les côtés de l’armoire, près.du haut, une Averse garnie d’espèce de champignons en bois qu’on appelle P°rle—manteau, et qui se composent d’un plateau circulaire, Cé par son centre à un cylindre horizontal. On met souvent Cx armoires des colonnes comme aux commodes et secrélai-***; alors les portes en sont tout unies. Les portes' d’armoi-Cs ordinaires et communes ont presque toujours la forme j’indique la fig. 84,pl.2®.
- , Armoire à glace. — Le meuble commun que nous venons ?e décrire, réduit à de plus petites proportions, peut, entre '‘S mains d’un ouvrier habile, se transformer en un des I subies les plus riches et les plus élégans. Les armoires dont 68 dimensions sont à peu près les mêmes que celles des sectaires dont je parlerai plus loin, et qui sont construites ,,r le même dessin, exécutées en bois précieux, sont ornées plinthe, d’une corniche, quelquefois même de colonnes, r’mérieur de l’armoire est garni de plusieurs tablettes mo-l'Cs sur des crémaillères, comme celle que je ferai connaî— e plus tard en décrivant les bibliothèques. Mais ce qui Cd surtout ces armoires remarquables, c’est que leur porte ^ remplacée par un parquet de glace mobile sur des gonds , ? sorte que l’armoire semble fermée immédiatement par la jjCe, et que ce meuble tient lieu tout à la fois d’armoire et 6 psyché. Nous dirons plus loin, au paragraphe consacré *** secrétaires, quelle est la manière d’y adapter les gonds.
- § YIII. — Des Buffets.
- j Ce sont les armoires des salles à manger; ils sont formés 6 deux armoires posées l’une sur l’autre. Celle du bas, qui 2. 16
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- sert de piédestal, est un peu plus large et un peü plus profonde que l’armoire de dessus.
- Le bas du buffet est formé de pièces assemblées invariablement ensemble, et chevillées. Cela est sans inconvénient) puisqu’il peut être emporté seul hors de l’appartement, et qu’il n’est jamais trop grand pour ne pouvoir pas passer pa° la porte. Le bas du buffet se met seulement dans les salles à manger élégantes. Il porte alors une tablette de marbr® comme une commode.
- Au-dessous de la tablette d’appui on met communément une rangée de tiroirs, d’environ quatre pouces de hauteur^ La partie du haut doit être faite en tout comme une armoir0 ordinaire. La largeur des buffets varie depuis trois pieds et demi jusqu’à quatre pieds, ils ont une hauteur de six piedsï sept et demi. Quant à leur profondeur, elle doit être, po>ir le corps du bas, de dix-huit à vingt pouces au plus , et pouc celui du haut, de douze ou quinze pouces. Ce dernier corp5 n’a jamais plus de deux pieds et demi ou trois pieds de haut-
- g IX. —- Des Commodes.
- En ne tenant aucun compte des ornemens de ce meuble» on peut dire que c’est une caisse à couvercle fixe, dont }a paroi de devant a été enlevée et remplacée par un certa"1 nombre de tiroirs, qui glissent et s’enfoncent horizontaleme|)S dans la caisse.
- Les .ommodcs sont composées de quatre montans, un|3 ensemble par huit traverses, dont quatre sont en haute* quatre en bas. La traverse supérieure du devant est souvcfl* posée à plat, au lieu d’être de champ comme les autres, °* présente sa tranche en avant, ce qui la fait paraître beaucoup moins que les autres. Les assemblages sont à mortaise et a tenon ; la surface des traverses est de niveau avec la surfa00 des montans. Le bâtis ou coffre qui résulte de cette constru0' tion est à jour de toutes parts. On remplit ces ouvertures su'j les côtés avec des panneaux qui s’assemblent à rainure et0 languette dans la tranche des traverses du haut et du bas, 0 près du bord de la surface extérieure des montans, qui,épalS d’un pouce et larges de près de trois, ont leur grande surfa00 tournée sur le devant de la commode. L’ouverture du derrief0 est divisée en deux par un montant intermédiaire, et qui e»”' tre à tenon dans la tranche des deux traverses inférieure e supérieure. Les deux parallélogrammes à jour qui résulte*1
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- 'ta cette disposition sont remplis à leur tour par des pan-taaux, qui s’assemblent à languettes dans des rainures creuses dans la tranche des montons et des traverses. Il n’est Pa» indispensable que la surface extérieure de ces panneaux ta derrière soit de niveau avec la surface des montans et des ^averses; mais on doit remplir rigoureusement cette condi-*'on pour les panneaux des côtés.
- Le bâtis est formé en outre par un fond inférieur et par un *°nd supérieur. Le fond supérieur est formé par une traverse horizontale qui s’assemble à plat à queue d’aronde dans ta milieu de la tranche supérieure de la traverse de derrière,
- dont l’autre extrémité entre à tenon dans la tranche de *a traverse de devant, qui, comme nous l’avons dit, est tasée à plat; l’espace vide entre les traverses est rempli par tas panneaux , et si ces panneaux ne sont pas de niveau avec ta partie supérieure des traverses, il faut du moins veiller Jvec soin à ce que celles-ci soient toutes bien horizontales et taen de niveau, puisque sans cela le marbre qui doit les ^couvrir ne serait pas également supporté partout, et ris— lierait de se rompre.
- Le fond inférieur est construit de môme, sa traverse in— tarmédiaire est de niveau avec la tranche supérieure de la tangue traverse qui unit les montans par le bas; elle est assemblée à tenon et à mortaise par ses deux extrémités.
- Sur les côtés de la commode, en dedans des panneaux, sent assemblées des traverses que nous appellerons coulis-ieaux; ils entrent à tenon et à mortaise dans la face des mou-tans, et leur tranche est de niveau avec la tranche de ceux-ci. A y en a cinq ou six de chaque côté , c’est-à-dire autant qu’on l'eut faire de tiroirs; ils sont également espacés, et fixés à la taême hauteur des deux côtés. Ces coulisseaux sont creusés ^une feuillure sur leur tranche la plus rapprochée de l’inté-jtaur ; la surface horizontale de la feuillure des coulisseaux 'ju bas est de niveau avec la tranche de la longue traverse du tas et la surface de la traverse qui supporte les panneaux fond, afin que le tiroir du bas repose en même temps sur lacune de ces surfaces.
- On divise ensuite la hauteur du devant de la commode par Citant de traverses qu’il y a de coulisseaux. Ces traverses, P°sées à plat, sont de niveau, par leur surface supérieure, ®vec la surface horizontale de la feuillure des coulisseaux, ^fles entrent, à tenon ou languette très-allongée, dans une
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- rainure creusée dans la tranche des montans de devant et dans la tranche des coulisseaux, un peu au-dessous de feuillure. Quand on s’est assuré que ces traverses sont bie» taillées, avant de les fixer irrévocablement, on s’occupe d® faire les faux fonds, qui doivent séparer les tiroirs les ufls des aulres. Ces faux fonds doivent diviser la hauteur de commode en autant de cases qu’il y a de traverses et de cou^ lisseaux, et qu’il doit y avoir de tiroirs. Pour les faire, on as' semble une traverse à plat dans la tranche des traverses intef' médiaires de devant, et cette traverse va s’assembler à lenoUt i bien horizontalement dans le montant intermédiaire du der^ I rière de la commode. On a soin que cette traverse soit bien ; de niveau par sa surface supérieure avec la face supérieur® j de la traverse de devant, et la surface horizontale de I3 ; feuillure des coulisseaux. Ces deux traverses laissent enlr® ; elles , les coulisseaux et le fond de la commode, deux ouver j tu res carrées qu’on remplit avec deux panneaux qui glissent ! à languette dans des rainures creusées dans les coulisseau* et la traverse du milieu ; la tranche des panneaux doit join-' dre exactement avec le fond de la commode et la traverse de devant, qu’on ne fixe d’une manière irrévocable qu’après avoir mis en place, d’abord la traverse du milieu, puis le3 panneaux. Quand ce premier faux fond est fini, on construit de la même manière tous les autres.
- Lorsqu’on a terminé toutes les divisions horizontales de I3 commode, on confectionne les tiroirs qui doivent les remplir* Ils sont construits de manière à remplir exactement chaque case, et glissent en portant sur la traverse de devant, sur celle du milieu du faux fond, et sur la surface horizontal® de la feuillure des coulisseaux. La surface verticale de cette feuillure empêche les tiroirs de s’écarter à droite ou à gauche. Ces tiroirs sont faits d’après les procédés que nous avons déjà décrits; mais comme leur fond a beaucoup d’étendue, on le compose de trois pièces, une traverse et deux panneaux, de sorte qu’il est entièrement semblable ad fond et au faux fond de la commode; la traverse du fond du tiroir porte en glissant sur la traverse du faux fond ; on fixe & la pièce de devant, deux poignées en cuivre à l’aide desquelles on peut commodément les faire aller et venir.
- Ces commodes ont ordinairement trois pieds et demi ou trois pieds neuf pouces de long; deux pieds et demi, ou deu* pieds neuf pouces de haut, et viDgt ou yingt-deux pouces de I profondeur.
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- Elles sont d’ailleurs susceptibles de recevoir toute espèce ornemens ; on en fait à colonnes, fixées de la même ma— û|ere que nous avons indiquée pour les lits ; celte mode élé— gante reviendra sans doute, et on n’aura, d’après ce que nous avons dit, aucun embarras pour les exécuter.
- On les fait toujours en forme de pilastre carré, dont les c°ins sont arrondis (voyez fig. 153, pl. 4e), par la méthode 1Ue j’ai indiquée en parlant des montans des armoires à angles arrondis ; enfin, on y pousse des moulures, on y rapporte ,es plinthes et des corniches, on y fixe des ornemens en r°nze ou en cuivre doré. Tout cela serait très-long à décrire *âtls le secours de nombreuses planches, et deviendrait peut-e!re inutile par suite de quelque changement de mode, avant ^fihne que cet ouvrage ait paru , et ne présente vraiment au-?Ut|e difficulté d’exécution. J’ai fait connaître tout ce qui est lndispensable ; pour savoir faire le reste, il suffira de jeter ua c°Up-d’œil sur le dessin à la mode (1).
- § X. — Des Chiffonniers.
- Ce meuble no diffère des commodes que par un nombre Plus grand de tiroirs et par ses dimensions. On lui donne ®rdinairement quatre pieds et demi de haut, deux pieds et aeini ou trois pieds de large, et un pied ou quinze pouces de Profondeur. Quelquefois le tiroir du milieu, placé à hauteur ,appui, est disposé de manière è pouvoir servir de table à ecrire. Il suffit, pour cela, de tenir sa pièce de devant un Pfiu plus élevée que les autres, et de la couvrir avec une ta-pfte recouverte en basane, que cet exhaussement du devant 0,1 tiroir empêche d’apercevoir quand le tiroir est poussé. On tei>d mobile cette tablette de manière qu’on puisse la repous— Ser au fond du chiffonnier; quand le tiroir étant aux trois l'tarts tiré, on veut y prendre des papiers ou y serrer quel-chose, on en vient facilement à bout. La tablette est °rmée d’un encadrement de quatre traverses et d’un panneau; 0a prolonge un peu la traverse de derrière de chaque côté, on taille ces prolongemens en languettes qu’on fait glisser üans des feuillures creusées sur la surface verticale de deux a°olisseaux; ou bien encore, et cela vaut mieux, la tranche des coulisseaux porte une languette qui entre dans des rainu-
- (') On fait aussi des commodes-secrétaires, c’est-à-dire que le premier noir est disposé pour écrire.
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- tes creusées sur les tranches latérales de la tablette. Avec cette addition, ce meuble est très-commode et peut tenir lieu e» même temps d’une commode et d’un secrétaire.
- § XI. — Des Chiffonnières.
- Ce sont de petites commodes aussi longues que profondes) et n’ayant ordinairement que onze pouces de côté. Souvent cependant elles n’ont que deux tiroirs dans le haut, et le ba$ forme une petite armoire ; on les orne de la même manier® que les commodes. Les plus nouvelles ont la forme qu’indi" que la fig. 159, pl. 4e.
- § XII. — Des Bureaux.
- On peut distinguer d’abord les bureaux en bureaux à cV" lindres et tables à écrire. Les tables à écrire se divisent e® bureaux à caisse et tables ordinaires ; commençons par ce® dernières.
- Tables à écrire. — Elles sont composées d’un pied et d’u® dessus : le pied est, comme celui des tables ordinaires, forint de quatre montans et de quatre traverses. Le dessus est coi»' posé d’un encadrement de quatre traverses larges de trois o» quatre pouces, épaisses d’au moins neuf lignes, et assemblé^ à bois de fil. On les remplit avec des panneaux en sapin , bie® dressés, épais de sept lignes, assemblés à languette et à rai' nure, et dont le dessus est plus bas que le dessus de l’encadr®' ment d’environ une ligne. Cet enfoncement est destiné à êtf® rempli par une basane ou un maroquin noir ou vert, orné <i® vignettes dorées. Il est de la même grandeur que l’intervall® compris entre les traverses, moins environ trois ou quatf® lignes au pourtour. Pour le fixer, on enduit les panneau* d’une couche de colle de farine bien cuite et un peu chaude» on applique la peau dessus, et avec un gros tampon de linge» on l’étend du centre à la circonférence; cette opération l’ai" Ion ge assez pour que par ses bords elle vienne joindre l'e»' cadrement. Quand les peaux de basane ou de maroquin »® sont pas assez grandes, on en met deux à côté l’une de l’a»' tre, et, dans ce cas, on cache le joint autant qu’on peut, e» y imprimant une vignette qui porte moitié sur une pea»» moitié sur l’autre.
- On place quelquefois au-dessus des bureaux, des cases °® serre-papiers (voyez la partie supérieure de la fig. 155, pl. 40)' Ces serre-papiers sont composés d’une longue caisse sans coU'
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- |ercle renversée sur le bureau, l’ouverture étant tournée vers e devant. Les planches qui la forment sont tout unies et as-!e|nblées à queue perdue, excepté celle de derrière, qui se ^lnt aux autres à feuillure et à rainure. Cette caisse est divi-®e® par des planches disposées horizontalement comme des rJyons, et ces premières divisions sont subdivisées par des f^nchettes mises de champ. Toutes ces planches de division Sont assemblées dans les autres à rainure et h languette. Les ^fre-papiers forment un corps à part qu’on peut ôter ou rendre à volonté; et qu’on fixe sur le bureau avec des vis serves par-dessous avec un écrou.
- Souvent les bureaux ont, par côté, des tablettes mobiles à glisse, d’une construction extrêmement commode, qui per-de doubler à volonté leur surface. Pour les faire, on a soin Il entre la tranche supérieure des traverses de côté et le des-du bureau, il y ait un intervalle de près d’un pouce; c’est ,a“is cet intervalle que glisse la tablette. Elle est formée de 'l'tatre traverses, encadrant un panneau recouvert en maro-l^in. Les traverses latérales sont plus longues que la tablette 5,1 double environ, et cet excédant forme un levier qui porte [^•Uro le dessus de la table et empêche la tablette de s’abattre °rsqu’elle est chargée. Les tablettes glissent à coulisse, avons-^Us dit; pour obtenir cet effet, il suffirait de les tailler à lancette sur les côtés, et de creuser une rainure sur les parois 'décales de l’entaille qui les reçoit; mais cette saillie serait ^agréable, et on a cherché à l’éviter. Pour atteindre le même pt, sans qu’il y ait rien d’apparent sur la partie visible de * tablette, on ne taille la languette que sur le prolongement C la traverse latérale, qui doit toujours rester sous la table, ^ette languette forme, en cette partie, une saillie qui vient s9t rêter contre une courte cheville placée après coup au commencement de la rainure, pour la boucher et empêcher que 3 tablette ne puisse être arrachée de sa place par une sentisse violente. Quand on prolonge la rainure sur la surface Sterne des traverses de devant et de derrière du bureau, on Peut se dispenser de placer cette cheville. Dans ce cas, on ne ^euse pas de rainure dans les pieds, et ce sont eux qui forcent le point d’arrêt.
- Les bureaux les plus simples sont ordinairement garnis de *r°is tiroirs placés à côté l’un de l’autre sur le devant du bu-^au (voyez la partie inférieure de la fig. 155, pl> 40 ) j il est ** «sage de faire celui du milieu plus grand. Pour les placer.
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- on dispose un faux fond semblable à ceux sur lesquels glissé les tiroirs de commode ; le dessus de la table tient lieu de faU* fond supérieur ; mais entre ce plateau et le dessus des tiroir5 on met ordinairement une traverse, assemblée à plat dans l®5 montans du devant. Cette première case horizontale est divi®60 en trois par deux petits montans assemblés dans la travers® supérieure et dans la traverse qui forme le devant du fauxfon^ les tiroirs glissent entre des coulisseaux; les deux coulisseau* du milieu sont creusés d’une feuillure sur leurs deux faces I3' térales, afin que chacun d’eux puisse servir à deux tiroirs-
- Bureau à caisse. — Lorsque l’on construit les bureaux doD& je viens de parier, il faut qu’il y ait toujours vingt pouces $ moins entre le plancher et le dessous des tiroirs; mais le ti*' roir des bureaux à caisse, dans lequel doit être renfermé gent, exige une profondeur telle, que cet espace ne suffira^ pas. Dans ce cas, on place à droite le tiroir que l’on désign® sous le nom de caisse; à gauche, on met deux autres tiroir®» aussi hauts à eux deux que le tiroir de caisse à lui seul ; enh® ces deux tiroirs et au milieu est un quatrième tiroir seul, paS plus profond que l’un de ceux de gauche, de sorte qu’au-deS' sous de ce tiroir du milieu il reste toute la place nécessair® pour les jambes.
- Ce bureau ne diffère donc des précédens que par la façon dont.les tiroirs soni.posés; mais il importe de faire connaît® parquelques détails la manière de les soutenir. Ce ne peut paS être seulement par une traverse, car elle serait coupée par 1® caisse. Voyons quelle est la meilleure marche à suivre.
- On commence par fixer, dans les montans au-dessous del* table, une traverse, épaisse d’un bon pouce, large detrois®* assemblée à plat comme celle del’encadrement de la table. Pouf former la case de la caisse, on fixe dans cette traverse, à droit® de la table et à la distance convenable du pied, un montant vertical, dans le bas duquel on fixe par un bout une petit® traverse horizontale, qui s’assemble par un autre bout dans I® pied. Pour assembler le montant à la traverse du haut, on taille sur l’extrémité du montant deux tenons épais d’au moin® six lignes, et dont la largeur est parallèle à la tranche du mon' tant; on creuse dans la traverse supérieure deux mortaise®» dont la longueur est parallèle à la longueur de la traverse : on enfonce les deux tenons dans ces mortaises, et un boulon d® fer, enfoncé dans la tranche de la traverse, pénètre dans le® deux tenons, empêche qu’ils ne puissent sortir des mortaise®»
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- 61 tient ainsi le montant suspendu. L’extrémité inférieure de Ce même montant porte deux fortes queues d’aronde, qui dirent dans des entailles, plus larges du bas que du haut, fusées dans l’une des extrémités de la petite traverse; cette Averse ainsi soutenue par un bout entre par l’autre à te— 011 et mortaise dans le pied du bureau.
- Le devant de la case où doit glisser la caisse étant ainsi ter-paé, on s’occupe de celle des deux tiroirs de droite. Pour ie}a, on forme un devant de case absolument semblable à ce-1 de la caisse; mais on le divise en deux dans sa hauteur, fie une petite traverse posée à plat comme celle du bas, et P* s’assemble à tenon et à mortaise, d’un côté dans le pied bureau, de l’autre dans le montant vertical fixé à la transe supérieure. Les deux petits montans ainsi fixés, l’un vers droite de la table, l’autre vers la gauche, reçoivent aussi à Pon dans leurs faces opposées, les bouts d’une autre traverse ,eslinée à soutenir le tiroir du milieu.
- I Pour le derrière du bureau, il faut moins de peine; une ^rge et épaisse planche, assemblée solidement dans les pieds, l'fiot lieu de traverse; on l’échancre au milieu, de manière à donner une forme analogue à celle des cases de devant. Les 'Olisseaux et des panneaux de faux fond, fixés par un bout , ns la planche de derrière, par l’autre dans les montans et les 'perses de devant, complètent tout ce système. Ce sont les paies moyens de construction que pourles commodes. Toute j5 Perfection de ce genre consiste à fixer bien solidement, par pr extrémité supérieure, les montans verticaux qui, à eux .pis, doivent presque tout supporter. Il faut avoir soin de p'e très-longs les tenons des petites traverses qui entrent dans jCs pieds ; et, au contraire, avoir soin de tenir un peu minces ^tenons des traverses qui soutiennent le tiroir du milieu, et p divisent en deux la case des tiroirs de droite. Cela est coupable d’abord pour ne pas trop affaiblir les montans qui relent ces tenons, et ensuite, parce que ces tiroirs ne sont pas l’ordinaire très-chargés.
- pureaux à cylindre. — Ces meubles riches et coûteux dif-^fint uniquement des bureaux ordinaires, par une espèce parolière de casier, ou serre-papier, qui est ajouté à la table; ? casier semblable aux autres casiers, mais plus large, a de Oque côté, pour appendice, une planche d’abord aussi haute le Iui’ mais qui vient s’abaisser par-devant en quart de Ocle, qui finit près du bord antérieur de la table ; la base de
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- ce quart de cercle tient la moitié des côtés du bureau, Ie® c° tés du casier tiennent l’autre moitié; une rainure demi-circ“ laire est creusée, tant dans les faces extérieures des côtés0 casier que dans leur appendice, en quart de cercle. l)anScC’ rainures opposées entre elles, se meut une tablette formée0 planches cintrées en quart de cylindre, et aussi longues que . bureau; les extrémités sont engagées dans les rainures; est garnie de deux poignées, avec lesquelles on la hausse et0' la baisse; quand elle est abaissée, cette espèce de porte to®1 bante ferme le devant du bureau elle casier, qui semble° fermés par un quart de cylindre; quand elle est levée, ei rentre dans le haut du casier, en suivant sa rainure. Ce ine0' ble est coûteux, à cause des difficultés qu’on éprouve à bien coj' royer le devant; on est obligé de tracer les rainures avec compas à verge, et de les creuser avec la gouge et le cisea°) Tables à la Tronchin. — Les tables à écrire sont ordinai*0' ment préservées des taches d’encre par une couverture d’0' drap grossier; celui qu’on emploie de préférence est la bu*e' étoffe qu’on nommait aussi jadis bureau. C’estdelà que déri< le nom que portent les tables à écrire, et même quelquefois Je* cabinets de travail où elles sont dressées. Le bureau est tre® diversifié dans ses formes, selon l’usage spécial auquel on destine : tantôt c’est une grande table formant un carré le1’1’ et garnie de tiroirs comme nous en avons décrit plusieu*8' d’autres fois il est pourvu d’un serre-papier, de cartons, d°' encrier, et sa surface, au lieu d’être recouverte de bure, 1° par un cuir noir ou vert qu’on y colle. On choisit ce cuir traS fin, et on y empreint quelques ornemens frappés en coule^ d’or. Il y a des bureaux dits à cylindre : ce meuble estque' quefois décoré avec luxe , et compose un des plus élégans 0l1 vrages d’ébénisterie [voyez plus haut). Les tables à la Tro»* chin, inventées pour prévenir la fatigue , en fournissant a°|( gens studieux le moyen de changer d’attitude, sont de pel‘) bureaux dont la tablette de dessus peut, à l’aide d’un nisme, s’élever ou s’abaisser, pour qu’on puisse écrire,®0! debout, soit assis, à volonté. Ce mécanisme varie beaucoup j forme; mais, en général, il consiste en tringles de bois entrent dans des trous d’égal calibre, percés dans la longUellj des pieds, et forment un tirage à frottement. Ces tiges porte*1 la tablette supérieure, et servent à l’élever à la hauteur q** , désire, sous une pente variable ; elles sont fixées dans cette p° sition par une crémaillère en métal, clouée sur leur longuel1
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- !J Par un arrêt qu’un ressort presse sur ses dents obliques en -essus et horizontales en dessous. Les médecins recomman—
- 1 6,11 beaucoup aux gens de lettres et de bureau l’usage des ^les à la Tronchin.
- § XIII. — Des Secrétaires (fig. 434, pl. 4° ).
- ^ Ce meuble si usité, qui sert tout à la fois de table à écrire, ,e commode et de caisse, est assez connu pour qu’il soit tout-
- inutile de le décrire ; il suffira de dire qu’on lui donne j? Pjus souvent 55 pouces de haut, 57 de large et 45 de pro-
- .. Le bas du secrétaire est fait comme celui d’un chiffonnier ; contient ordinairement trois tiroirs placés de la même ma-let'e. Ces tiroirs sont pourtant quelquefois recouverts par deux j rtes qui les cachent en fee joignant à rainure ou à languette. 5 seule difficulté qu’on éprouve dans la construction de cette ^rjie, consiste à placer les gonds sans qu’ils soient apparens; ^is on se tire d’affaire en employant une espèce particulière e ferrement. Figurez-vous une bande de fer longue de trois yüces, épaisse d’une ligne et demie, large de quatre, percée 16 trois petits trous garnis d’un filet devis, et assez évasés à ouverture supérieure pour que la tète d’une petite vis ^'sse s’y cacher. Sur le plat de cette lame et près du bout on ^ taillé ou soudé un cylindre vertical de deux lignes de diacre et de quatre lignes de hauteur. C’est là l’espèce de gond °*H on se sert pour ces portes. A cet effet, on creuse un trou uindrique dans la traverse inférieure de l’encadrement qu’elles J.0lvent fermer. On en creuse un autre dans la traverse supé-ieitre : tous les deux sont placés très-près de l’encadrement. On ptee le cylindre d’un des gonds dans chacun de ces trous, et a,idis qu’on les soutient à cette place dans une position hori-j,0litale, on fait passer un des battans entre les deux lames de eri de telle sorte que la lame du haut repose sur la tranche ^périeure du battant parallèlement à sa longueur, et que la |3»)e du bas soit de même fixée après la tranche inférieure. On es assujettit dans cette position avec des vis, et même on r®Use préalablement dans la tranche une entaille pour les revoir sans qu’elles fassent de saillie. Quand on emploie ce ^°}'en, les gonds sont tout-à-fait invisibles tant que les battans °nt fermés; et lors même que la porte est ouverte, on n’a-Lefçoit que la surface de la lame du haut encastrée dans l’é-**aisseur du bois.
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- La partie intermédiaire du secrétaire est fermée par u*11
- tablette mobile qu’on appelle abattant. Intérieurement, est revêtue d’une basane ou d’un maroquin. L’abattanteS' mobile sur deux gonds semblables à ceux que nous venons " décrire, et placés, l’un d’un côté l’autre de l’autre, au l'e| d’être fixés en haut et en bas. Le mécanisme qui maintie” l’abattant dans une situation horizontale quand on a ouve( le secrétaire, et qui l’empêche de retomber tout-à-fait, est o® 1 ne peut pas plus simple. En arrière des trous dans lesqu6'1' ’ tournent les cylindres des gonds, est fixée avec deux vis »ci petite plaque en fer portant latéralement une forte cheville el fer, formant une saillie d’un demi-pouce. Celte cheville eS placée précisément au-dessus du gond, et en arrière dlllJ quart de pouce. La lame du gond porte un fort prolongent de quelques lignes derrière lé cylindre, et c’est ce prolong6' ment qui, trouvant un point d’arrêt invincible dans la cbp ville dont nous venons de parler, maintient l'abattant dac‘ une position horizontale. Il ne faut pas croire que le prolo11' gement de la lame par-delà le cylindre déborde la tranc^ de l’abattant; il n’en est rien, sans quoi on verrait ce pfO' longement quand le cylindre serait fermé; mais après le cj' lindre on échancre un peu la surface du bois, afin que le fe( porte contre le fer. Cette portion de l’abattant étant, ior“" qu’on l’ouvre, cachée sous la traverse qui supporte les fi' roirs de l’intérieur du secrétaire, on ne peut jamais voir cd16 échancrure.
- La partie intermédiaire du secrétaire est ordinairement garnie de quelques tiroirs dont la dernière rangée est reçoit' verte par une tablette. Un autre tiroir occupe tout le haut d5 meuble. D’ailleurs les moyens de construction et les système5 d’ornement sont les mêmes que pour les commodes. Nous n6 dirons rien de celle dernière partie, c’est une affaire de mode» et l’on saura toujours facilement comment s’y prendre pouf coller des moulures et rapporter des plinthes, ou placer de5 incrustations. J’ajouterai seulement que maintenant les angle5 de la partie supérieure sont arrondis. Quand on emploie dd colonnes, on les fixe comme celles des lits.
- Meubles de MM. Puteaux et Werncr.
- Avant de passer à l’article concernant les bibliothèque5» je crois devoir donner, en forme de récapitulation, les dessin5 d’une série de meubles distinguée, cités avec de justes éloge5'
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- M. PutëàuX, ébéniste, s’attache particulièrement à confec-l°nner ses meubles avec des bois indigènes , afin de prouver ^ on peut les employer avec le même succès que les bois dangers. Les meubles qu’il a exposés, sont entièrement conduits avec des bois indigènes; ils sont très-beaux.
- , Dans le nombre, on distinguait un bureau à quatre faces 408, pl. dpes), disposé de telle manière que quatre persanes peuvent y écrire en même temps. Sur le devant est 11,1 secrétaire à cylindre , dont les tirois du bas sont séparés fd de petites colonnes accouplées, exécutées en frêne teint |,n vert. Quatorze tiroirs, placés tous commodément, sont à Usage de celui qui est assis sur le devant. Au côté opposé Cst un secrétaire ordinaire à cinq tiroirs, dont la table est ^nfermée dans l’épaisseur du bureau. Sur chacune des faces dèrales est un petit secrétaire qui a six tiroirs, et dont la ^blette glisse sous celle du bureau à cylindre.
- Du bois imitant celui d’amaranlhe, dont la couleur est Plus foncée que celle du frêne, a été employé par M. Puteaux P°ur faire ressortir les grands compartimens. Ce meuble est ^tièrement plaqué en bois de frêne. Des bronzes dorés, d’un ^ès-bon goût, relèvent le vif éclat du vernis posé sur ce bois.
- bureau est estimé sept mille francs environ : il ne tardera Pas sans doute à faire partie de la belle collection du garde-meuble de la couronne; il le mérite à tous égards. Le jury Outrai a décerné à ce fabricant une mention honorable.
- Occupons-nous maintenant de M- Werner. La foule se Pxait continuellement devant les dix-neuf objets dilférens lue ce tapissier décorateur a exposés. Les formes annoncent beaucoup de goût, et l’exécution en est très—soirée. Le frêne est le bois qu’il a le plus particulièrement mfopté. Ce bois est très-beau : il est rempli de ronces et ce veines qui produisent le plus bel effet ; le poli en est aussi {pillant que du marbre. Sa beauté et sa solidité le placent n>en au-dessus de l’acajou. Un meuble surtout, qui sert de c°mtuode et de secrétaire, attirait tous les regards : il est remarquable par le bon goût que présente sa forme et Par les ornemens qui sont de la plus grande richesse. Le *mssus se compose d’une glace étainée, entourée d’une large moulure en bronze doré. La fig. 409 le représente. Canapés, auteuils, chaises, tout est superbe; tous les fonds des sièges
- Alenuisie r. 2. 11
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- SOnt garnis d’une matière élastique très-souple, et qui ne pen* jamais se déformer. Chaque objet mériterait un article séparé' Cet artiste a voulu élever le bois indigène au-dessus des b°,s étrangers; il y a réussi, et nous ne doutons pas que les sâ' orifices qu’il a faits jusqu’ici ne soient couronnés du pluS brillant succès. Son atelier présente une riche collection qu8 les étrangers s’empressent de visiter, et dans laquelle où trouve beaucoup d’autres meubles qui n’ont pas été exposé* au Louvre, et qui auraient mérité de s’y trouver. Des coi»' mandes considérables lui arrivent de toutes parts; et, sl 31. "Werner continue à porter le même soin et le même goû1 dans tout ce qu’il confectionne, nous ne doutons pas qu’il parvienne à faire passer de mode les meuble plaqués en acajom Le jury central, appréciant le mérite d’une pareille fabrica' tion, lui a décerné une médaille d’argent.
- La fig. 410 est une toilette d’homme, en acajou ou en loid autre bois. Une glace se pose sur le couvercle A, la cuvefi8 au milieu et les flacons à l’entour ; dans le tiroir B se inelleid les peignes, brosses, pommades, etc. Il y a des personnes q8' ménagent en C une place pour le pot à l’eau, comme on le vod sur la fig. 411, et qui poussent la recherche jusqu’à fait8 au tiroir B un double fond en fer-blanc, avec feuille de ploW0 pour recevoir l’eau qui s’écoule de la cuvette lorsqu’on s’ed lavé les mains ou la figure. Bans ce dernier cas , la cuvetl® est construite de telle sorte , qu’on y ménage au fond un tro11 qu’on bouche avec un bouchon garni en argent et d’un an' neau. Quand le tiroir est plein d’eau , on le vide. Sur les cô' tés, on place un tiroir où l’on met alors les objets de toiled8 qu’on renfermait dans le grand tiroir B.
- La fig. 411 est une table de toilette pour femme ou pou1, homme. A est la table de marbre sur laquelle ou poce sue" cessivement les objets dont on a besoin. En B est un tiroir! on peut aussi en placer un deuxième en G.
- On a depuis long-temps renoncé aux filets en cuivre doféi qu’il était très-difficile de neLtoyer, et qui, à la longue, s’oS>' daienl ou se détachaient des meubles.
- La.fig. 4l2 représente une corbeille de mariage. Autrc^ fois, on les faisait en satin de diverses couleurs, telles que 1e blanc, le bleu , le rose : aujourd’hui, c’est en bois de citron' nier, d’ébène, d’oranger , etc. , qu’on les confectionne. Ben* le tiroir se placent les bijoux, et dans l’intérieur on met Ie* cachemires elles dentelles, etc. Le tout forme un meutd8
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- feant qu’on place dans la chambre à coucher, ou dans le “°udoir. Une étoffe de soie forme, dans l’intérieur, une sorte ^ gracieuse bourse.
- La fig. 413 est un lavabo. En A se mettent les flacons , et 6,1 B le pot à l’eau ; en G est placée la cuvette. Ce meuble esl commode en ce qu’il occupe très-peu d’espace, mais il ^ dispense pas d’une toilette.
- § XIV. — Des Bibliothèques.
- Les bibliothèques sont des espèces d’armoires destinées à Mtenir des livres. Quelquefois on les compose seulement J °n bâtis formé de quatre planches assemblées à angles droits, ^0îU les plus longues, disposées verticalement, supportent Y* rayons. D’autres fois on y ajoute quelques ornemens, une Mathe, une corniche, deux pilastres formés avec d’autres ^anches taillées convenablement, et fixées avec de la colle Me et quelques pointes. Enfin, on fait dans le même but véritables armoires avec un derrière, une porte à deux Mtans , et tous les ornemens que comportent les secrétaires les commodes.
- .Les portes sont faites à la manière ordinaire, avec cette '''fférence néanmoins que les panneaux n’existent pas , et sont *Mplacés par un treillis en fil de fer ou en laiton, ou bien (Hcore par des verres à vitres ou des glaces. Dans ce dernier on substitue souvent des tringles en cuivre jaune aux Averses intermédiaires.
- . Les tablettes sont des rayons qu’il est maintenant d’usage e faire très-simples et sans moulures. Leur distribution doit e faire relativement à la grandeur et à la forme des livres d’elles reçoivent. On distingue des livres de plusieurs espèces ^ formats : les in-folio, qui ont dix-huit pouces de long sur °Mo de large au plus, et quatorze pouces sur huit et demi *** moins; les in-quarto, qui ont douze pouces sur huit au s, et neuf pouces et demi sur sept et demi au moins; les °elavo, qui ont huit pouces sur six au plus , et sept pouces demi sur cinq au moins; les in-douze, qui ont six pouces demi sur trois pouces neuf lignes au plus, et six pouces , trois pouces trois lignes au moins; enfin, les in-dix— les in-vingt-quatre, les in-trente-deux, etc., qui dimi* Mit par degré de longueur et de largeur. ji.LtiUe variété dans les dimensions des livres a fait naître *dée de composer les bibliothèques de deux parties, comme
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- les buffets : l’une, moins profonde, est destinée aux formai au-dessous de 1 ’in-quarto ; l’autre, plus profonde, renfef' mant les in-quarto , les in-folio, faisant saillie en avant a®! 1 la première, et lui servant de piédestal. Cette dispositio11 a cela d’avantageux, que la tablette qui recouvre la parti® saillante est très-commode pour déposer les livres sur le®' quels on ne veut que jeter un coup-d’œil. ;
- Le même motif a décidé à ne pas poser les tablettes so( des tasseaux fixés d’une manière invariable, mais à faire porter ceux-ci sur des crémaillères qui permissent de IeS changer de place.
- On enten# par crémaillères d’étroits montans dont tout® la tranche est découpée par une suite d’entailles angulaire dont une des parois est bien horizontale, tandis que l’autre est oblique. Deux de ces crémaillères, à dents également espa' cées, sont fixées en face l'une de l’autre sur chaque montai de bibliothèque, et les tasseaux sont taillés à chaque extrémi1® en biseau, de telle sorte que leurs bouts entrent dans les en' tailles et reposent par leur surface inférieure sur la partie b#* rizontale des dents opposées.
- La meilleure manière de faire les crémaillères consiste ^ prendre des planches d’une largeur ordinaire et dont l’épaiS' seur est égale à la largeur des crémaillères qu’on veut faire' Ensuite, à la hauteur de chaque dent, on donne un coup f scie vertical à la profondeur des dents, puis on va joindr® ce premier trait avec un autre coup de scie donné obliqué ment. Quand les dents sont ainsi taillées sur toute la large*1* de la planche, on la refend à l’épaisseur de chaque crémail-' 1ère. Celte dernière opération demande beaucoup d’attentif et de soin. Mais de cette manière au moins on est sûr que Ie’ quatre crémaillères dont on a besoin pour une bibliothèqf sont bien semblables, et que leurs dents sont pare'iHeme»1 espacées.
- Casier cylindrique à pivot, appelé Yoltjmen,
- Ce casier peut former un corps de bibliothèque et des a*1' moires mobiles et transportables. On le doit àM. Ripaul*'
- Explication des figures.
- Planche 5, fig. 149, casier cylindrique vu dans son entiet et monté sur son pied.
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- Fig. 150, coupe verticale.
- ,,Fig. 160, coupe du plateau, ou disque inférieur du cy« indre.
- Fig. 162, plan du plateau supérieur.
- Fig. 156, coupe horizontale suivant a b, fig. 149.
- Fig. 151, boite en forme de polyèdre servant d’enveloppe 5,1 cylindre-casier, et indiquant le moyen d’en opérer la fermeture.
- Fig. 165, plan des parties supérieures et inférieures de l’en-'^oppe qui se ferme en haut et en bas par un crochet à filon.
- Fig. 161, plan indiquant la manière dont s’ouvre l’enve-°Ppe.
- Fig. 15-4, plan du pied qui supporte le cylindre-casier, Fig. 132, arbre en fer sur lequel tourne le cylindre.
- Fig. 159, plan de l’une des tablettes du casier.
- Fig, 155, coupe verticale d’une espèce de boîte, destinée & Recevoir l’extrémité supérieure de l’axe.
- ®, cylindre-casier, entouré de son enveloppe b, et porté un pied triangulaire c, représenté en plan, fig. 157, B ; ce ï*l®d est muni en dessous de boulets d, qui lui donnent la facile de se mouvoir en tous sens.
- e, manchon en bois dont l’objet est de fixer sur l’axe l’en— 'eloppe b du casier; ce manchon est représenté aux détails, Sur deux faces et sous la même lettre e.
- f, branche en fer traversant le manchon et l’axe, pour em-K‘chçr ce manchon de tourner.
- Fe manchon e est fixé à la baser?, fig. 149, de l’enveloppe du 'msier, par un disque en fer, vu en plan et de profil, fig. 20, 8llf lequel sont deux petites broches qui se logent dans une fainure pratiquée sur le manchon.
- ù, plateau formant la base inférieure du cylindre ; il est vu J» Plan par-dessus, fig. 160 ; il est garni d’un fort triangle eu er i, fixé par des vis, et reçoit à son centre l’arbre k.
- F plateau formant la partie supérieure du cylindre; il est en plan par-dessus, fig. 162, où se trouve fixée par des vis traverse en fer m, portant un petit axe supplémentaire. iŸoyez les détails. )
- Au centre du cylindre-casier a, et dans toute sa longueur, Cst réservé un espace cylindrique o qui traverse les plateaux h l, Ultime on le voit jig. 150, 160,162 et 156, et dans lequel se "touve logé l’arbre vertical k en fer, sur lequel tourne le cy-
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- lindre. Cet arbre se fixe au pied c, fig. 149 et 157 B, entre 1 écrou q et une embase, fig. 152 ; il porte à sa partie supérie"! un second écrou q, qui empêche le diaphragme r, fig. de dépasser cet arbre quand on élève le cylindre. Des tro«s' fig. 152, pratiqués horizontalement dans l’arbre k, permet^ d’élever le cylindre à la hauteur désignée.
- t, tablettes que l’on voit en plan fig. 156, et séparément h 159; elles sont échancrées sur le bord extérieur, pour doo^ la facilité de prendre les papiers qu’on a placés dessus.
- 11, faux cylindre composé de boîtes assemblées circulait ment, et maintenues par un fil de laiton; il est destiné à nir les cartes ou bulletins qui pourraient s’enfoncer trop af^ dans les cases.
- v, montons qui séparent les tablettes; ils ne s’enfoncent f jusqu’au faux cylindre, et laissent entre le cylindre et efl* un espace circulaire x.
- Chaque tablette peut, au besoin, se partager dans sa Iarge^; au moyen de petites planches verticales, munies en dess^1 d’une petite broche de fer qui est reçue dans les trous y, pralr qués dans chaque tablette.
- k, montans en fer rond, s’élevant verticalement du fond i"' férieur du cylindre, jusqu’au fond supérieur, pour consolé l’assemblage. Ces montans, au nombre de six, sont placés d^ rière les planches qui séparent les tablettes, comme on le vcl dans les figures 156, 160 et 162.
- Le cylindre-casier repose à la partie inférieure, sur $ rondelle mobile en cuivre, enfilée sur l’axe, et appliquée cil6'; même sur une autre bague de même métal, fixée sur l’axe une branche de fer semblable à celle que l’on voit en r fig.149.
- a’, fig. 155, boîte cylindrique en acier fondu, destinée à fe cevoir le sommet de l’axe. Elle est percée obliquement d’^ petit trou qui permet d’introduire quelques gouttes d’h»1^ sur le bout de l’axe. Quatre branches b’f faisant partie " celte boîte en crapaudine, permettent de la fixer sur un cf lindre en bois c’, de six à huit pouces de diamètre, foré toute sa longueur, et placé au centre du grand cylindre-^3 sier.
- d\ pièces en fer ou en cuivre, servant à diriger l’arbre.
- e\ tablette reposant contre le cercle intérieur. (
- Le cylindre-casier à pivot que l’on vient de décrire, être disposé, par l’arrangement de ces tablettes, de manièf
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- ^rmer un corps de bibliothèque, au moyen duquel, sans 'anger de place, on pourrait faire passer tous les livres de-
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- soi; il peut aussi servir d’armoire commode, à l’usage Naturaliste, de l’antiquaire et autres ; on pourrait encore Pphquer sur un cylindre de ce genre, construit à jour, des ifs de géographie qu’on est obligé de tenir roulées. ^fNstruit en petit, il peut être placé sur un bureau, ou sur uP*ed, comme un pupitre, dans un cabinet de travail.
- Nouveau Serre-Papier, de M. Regnier.
- meuble à secret représente Une armoire d’une forme stable : il est ordinairement composé de vingt tiroirs, re-^verts en maroquin doré, ijui figurent des cartons de bu—
- ^îous les tiroirs sont numérotés pour faciliter le classement v * papiers, et un montant qui s’élève au milieu du meuble t . e intérieurement un mécanisme qui ouvre ou ferme les ti-lfs tous k la fois.
- Çn ou plusieurs tiroirs indistinctement ont la faculté de libres, sans qu’on puisse ouvrir les autres. je ^es tiroirs sont en bois, se rabattent sur le devant comme cartons ordinaires de bureaux.
- Explication des figures.
- fjgr, 274^ pi g, élévation de face du serre-papier garni de ^8 tiroirs, recouverts en forme de cartons et ayant chacun aNneau pour les tirer facilement, v montant du milieu sur lequel est établi intérieurement le fanisrne qui ouvre et qui ferme à la fois tous les tiroirs.
- ^ > petite ouverture circulaire sur le montant, pour l’entrée j? cIé, que l’on voit à part, fig. 275. v. *!?. 276, développement de la crémaillère qui ferme les li-c lfs et qui est ajustée sur le montant a; les croisillons c de j le crémaillère sont disposés à égale distance à la hauteur tiroirs dans les cotés desquels les croisillons s’engagent as en même temps quand on veut fermer, clé 277, mécanisme de la serrure qui, au moyen de la de’ e!ève ou abaisse la crémaillère; il glisse sur une plaque y, cuivre e; ce mécanisme est celui des petites serrures de Wramah.
- to C0UPe d’une portion de tiroir où l’on voit un petit
- üroiquet en cuivre f, fixé diagonalement sur les côtés infè-
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- rieurs du tiroir ; ce tourniquet forme, par sa position, un poi^ | d’appui contre le croisillon qui y correspond, et ernpêcb6 le tiroir de s’ouvrir quand même on le tirerait par son a»" neau g.
- Lorsque le tiroir doit être ouvert, le tourniquet f est logü dans une entaille dans la position que l’on voit ponctuée.
- Chaque tiroir est muni d’un semblable tourniquet.
- Fig.%79, fragmentde tiroir vu de l'autre côté, oùl’onap8f_' çoit un petit levier h en acier ou en laiton écroui fixé à sur le devant du tiroir pour l'empêcher de tomber en avant, ^ moins qu’il ne soit suffisamment retiré de sa case, pour qu'o” puisse prendre les dossiers qu’on veut avoir (1).
- Nous ne terminerons point ce chapitre sur la menuiseï'1® en meubles, sans rappeler aux fabricans que l’infériorité la serrurerie est une des causes principales de la préfèrent que l’èbénisterie anglaise obtient souvent sur la nôtre da®5 les marchés étrangers; et qu’ils doivent choisir avec soin des serrures qui soient à la fois légères et solides. Je leur recob*' manderai aussi le choix sévère, éclairé, des ornemens de eu1' vre et de bronze dont la mode embellit les meubles maintenait' Chercher le bon marché en ce genre, en faire son but prind'-pal, c’est manquer tout à la fois de jugement et de goût; nuire à ses intérêts, car il ne faut que des bronzes inférieur des griffons empâtés, des têtes molles et disgracieuses, po»f déparer le plus beau meuble, pour en éloigner les acbe" teurs.
- (1) Cette explication est incomplète et ne donne point la solut»0® du problème annoncé; on n’y voit point clairement comment un 0'
- ;plusieurs tiroirs ont la faculté de devenir libres sans qu’on pui&1 ouvrir les autres : en transcrivant cct article, nous avons plutôt e" vue do fournir à nos lecteurs une idée nouvelle,un modèle agréai»'6’ qu’un moyen d’exécution.
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- TROISIÈME PARTIE.
- L’ABT DE l/ÉBÊNISTE.
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- NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
- , L’ébéniste fait à peu près les mêmes ouvrages que le menui-Sl°r en meubles; l’un et l’autre s’occupent surtout à confection-?°r des commodes, des bureaux, des fauteuils, etc. L’ébéniste, *' est vrai, emploie spécialement les bois exotiques et préaux; il donne plus de soin aux objetsqu’il travaille; mais cette é'fférence semblerait devoir n’en amener aucune dans les procédés, et on croirait que l’art de l’ébéniste, placé à la suite de *art du menuisier, doit contenir des répétitions nombreuses.
- En effet, les outils à maintenir l’ouvrage sont les mêmes, ?a,1f que l’établi est seulement un peu plus large et sa presse °0rizonlale plus grande.
- Nulle différence pour les outils à tailler et percer le bois, 11011 plus que pour les instrumens à tracer l’ouvrage. f Les scies ne se font remarquer que par une denture plus
- Les outils à corroyer sont ceux que nous avons déjà décrits, ^pendant, quand on a grand intérêt à éviter toute espèce 0éclat, et qu’on travaille spécialement des ouvrages plaqués, 011 substitue aux fers ordinaires, des fers brettés ou à dents, ?°nt la table d’acier est toute striée de cannelures parallèles 0 longueur du fer. Le tranchant est alors hérissé d’une Sllite de petites dents triangulaires dont la pointe raie le bois Sans pouvoir le faire éclater.
- Tous ces outils sont employés de la même manière par le ^«uisier et l’ébéniste.
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- Mais il est d’autres opérations dont l’ébéniste s’occupe aV6{ soin, et qui sont étrangères au menuisier, et ce sont celleS que nous devons décrire.
- Souvent l’ébéniste, après avoir construit un meuble en b<>|* commun, le revêt sur toute sa surface d’une feuille de bol! précieux.
- D’autres fois il incruste des fragmens de bois d’ivoire o" d’écailie, combinés de manière à former dilférens dessins.
- Comme le poli qu’il peut donner au bois n’est pas suffi' saut, malgré des procédés particuliers, pour faire ressort tout l’éclat des veines, on recouvre l’ouvrage de diffère”* vernis.
- Enfin, comme les bois ne présentent pas toutes les nuancf que réclament les fantaisies de la mode ; comme quelques bejs indigènes peuvent recevoir, par l’action de divers agens cfii' miques, de brillantes nuances, et même devenir semblable aux bois exotiques les plus précieux, il importe de faire co»' naître quels sont, dans tous les cas, ces différentes maniéré de procéder.
- Nous traiterons donc, dans autant de chapitres successifs 1° du placage, 2° de la marqueterie, 5° de la manière & polir et vernir le bois, 4° de la manière de le teindre et ^ le colorer.
- Chacun de ces chapitres comprendra la description deso”' tils peu nombreux qu’on emploie pour ces opérations.
- ^WVVWWVW VVV\ VWWWWWAVVVMWWWVVWVVWWVWVYVSWW wwww"'*
- CHAPITRE PREMIER.
- DU PLACAGE.
- On donne ce nom à une opération particulière qui consiSte à revêtir de feuilles très-minces de bois précieux des ouvrag6* faits en bois communs. Celte ingénieuse méthode permet livrer à des prix modérés des meubles qui, en apparence, so” entièrement faits en bois exotiques ; elle permet même de I®”* donner une plus grande élégance. On peut en effet dispos6* symétriquement des feuilles tirées de la même pièce de b°*5' de manière à en former des dessins réguliers ; on peut divisé les bois en feuilles, de manière à obtenir les Veines les plu* belles, sans s’inquiéter de la solidité, ce qui ne serait pas p°s'
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- S|ble si on faisait les meubles en bois plein ; on peut enfin ^ettre à profit, pour de grands meubles, certains bois qu’on obtient qu’en petites masses, et qui, sans cela, seraient ^olusivement consacrés aux plus petits ouvrages. C’est nomment à ce procédé qu’on a dû la possibilité de faire servir ,5ûs la menuiserie les loupes d’orme et de frêne. Elégance et -nomie, voilà les avantages de cette méthode, qui, par cela toàne, mérite toute notre attention.
- Il— Construction des meubles destinés à être plaqués-
- On donne le nom de bdlis à ces meubles que l’on veut enfile recouvrir de feuilles de plaéage; ils doivent être conduits comme les meubles ordinaires, mais il faut apporter ‘plus grand soin dans leur construction et dans le choix des Jl^tériaux. Beaucoup des détails que nous avons donnés en 'ls*>nt comment se font les billards, trouvent ici leur appli-5tion.
- Le bois de chêne est celui qu’il convient le mieux d’em-^Jer pour faire ce bâtis; il est solide, et comme sa structure d grossière, comme ses porcs sont très-apparens, il prend internent la colle ; et l’on peut mettre ainsi ses défauts à pro-Il faut rejeter cependant le chêne dur et noueux; celui toi est le plus tendre mérite la préférence. Le chêne n’est l°Urtant pas exclusivement employé dans ces bâtis ; souvent on 1,1 substitue le peuplier, le sapin , le marronnier d’Inde, et '"fies bois légers ; mais on ne le fait que pour les panneaux toi entrent dans la construction des dossiers de lit, des des— "s de bureaux, etc., et il vaudrait beaucoup mieux les propre entièrement, Au reste, les ébénistes ont, en général, ^od soin de ne pas les employer dans les parties d’ouvrages ne doivent pas être plaquées, et pas un d’eux ne s’avise ® faire en bois blanc le derrière d’un secrétaire ou d’une Otninode.
- Ï1 est indispensable de faire toujours en chêne les montans les traverses. Les panneaux doivent avoir une épaisseur I ‘lisante pour résister à la pression qu’ils éprouvent pendant jjlplacage; et s’il fallait leur donner une grande étendue, ^deviendrait nécessaire de les encadrer dans un système de perses disposées comme celles de la table d’un billard. Dans les cas les panneaux doivent être , par leur surface exlé-<*e,,re, exactement de niveau avec celle des montans et des toverses.
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- Toutes ces pièces doivent être exactement corroyées, asseifl' blées avec la plus rigoureuse précision, et faites en bois biel1 sec. Il serait même très-bon de les laisser sécher encore deu* ou trois mois à l’air libre après les avoir travaillées, et ava1* de les réunir, comme on le pratique pour les tables de biHar®’ Il est aisé de voir combien toutes ces précautions sont iff" portantes. Si, après qu’on a plaqué les bâtis, les bois qui Ie* composent venaient à travailler, à se tourmenter, à se tordit infailliblement les feuilles de placage seraient déchirées.
- Tous lés assemblages des bâtis doivent être faits autant possible à bois de fil, et on doit veiller avec soin à ce que y bois de bout ne paraisse pas. On évite aussi d’employer chevilles, et on se contente de bien coller les assemblage*' Cela est essentiel, car souvent, en se retirant, les bois foq ressortir la cheville, qui crève le placage. On a bien paréa cet inconvénient, en faisant la cheville un peu courte et enl3 coupant dans son trou à une ligne environ au-dessous de*3 surface; mais alors il en résulte une cavité dans laquelle *e placage se moule, ce qui la rend toujours un peu apparen^' Je crois qu’il vaudrait mieux donner de la refuite, c’est-à-dif6 faire la cheville moins large que le trou, et l’amincir par 1111 de ses côtés qui sont parallèles aux fibres; il en résultera ^ vide entre elle et les parois du trou; et comme c’est dansci sens que le bois se retire, tout inconvénient disparaîtra.
- Si, quand on fait les assemblages, on était forcé de lais®6 paraître en quelques endroits le bois de bout, ce serait un i»3. ’ car la colle ne prend pas aussi bien sur le bois de bout que s111 le bois de fil; mais on pourrait y remédier presque complet ment en frottant le bois avec une gousse d’ail avant d’y ap'J pliquer la colle ; malheureusement ce procédé efficace n’eS encore connu que de peu d’ouvriers.
- Quand toutes les pièces du bâtis ont été* assemblées et co* lées ensemble, il faut les corroyer de nouveau afin qu’il0J ait aucun enfoncement ; sans cela les feuill es minces du placaS.^ seraient déprimées à l’endroit des cavités., ce qui produii'^ des inégalités désagréables à 1’œi!. Les saillies doivent évitées avec le même soin, cl on fait di sparaître toutes défectuosités en faisant passer et repasse r en tous sens, et ^ plusieurs reprises, une grande varlope su r toutes les surfai du bâtis.
- Cette opération terminée, on finit la préparation du bât' ' en passant en tous sens, sur chacune de se^ surfaces, une »ttt
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- 'j'àtlope plus petite, dans laquelle on a placé un fer à grosses "ents ; ce fer bretté couvre tout lebâtis de stries ou raies entre-boisées qui contribuent puissamment à faire bien prendre la c°lle. Alors il ne reste plus qu’à plaquer.
- § II. — Des Feuilles de placage
- Les bâtis que je viens de décrire sont recouverts entièrement ^ec des feuilles de bois plus précieux, qu’on désigne sous le "°Hi de feuilles de placage. Quand on en examine un certain "ombre, on s’aperçoit bientôt qu’elles n’ont pas été faites toutes de la même manière. Les unes sont d’une épaisseur va-T>able et inégale; on est obligé de les corroyer : les autres» Hus minces et d’une épaisseur uniforme, n’exigent aucune ré-Ibration. Les secondes sont celles qu’on a obtenues avec une Sc)e mécanique ; les premières proviennent au contraire du Sciage à la main.
- L’invention des scies mécaniques a puissamment contribué perfectionnement du placage. Ces scies fournissent seules moyen d’obtenir ces feuilles d’une régularité parfaite, presse aussi minces que du papier, et qu’on envoie toutes roulées "ans tous les coins de la France. Seules, elles permettent de "'viser en vingt-quatre feuilles une planche épaisse d'un pouce: "Hes opèrent avec plus de précision que le meilleur ouvrier, et " célérité du travail est dix fois plus grande. On obtient donc, l*ar ce moyen, économie de matière, économie de temps, ou-bage plus parfait. Il n’entre pas dans mon plan de décrire "" détail ces ingénieux instrumeus. Il me suffira d’en dire ielques mots pour l’intelligence de ce qui doit suivre.
- On distingue deux espèces de scies mécaniques. La première, plus ancienne et presque abandonnée maintenant, a la °rme d’une scie ordinaire à la lame de laquelle un mécanisme bfapliqué communique un mouvement de va—et—vient. Par CeUe méthode le travail se fait vite, les feuilles viennent très-"ffiices; mais l’épaisseur est inégale et les traits de scie sont "es-apparens.
- . La seconde espèce de scie mécanique, infiniment plus parité, est composée d’un plateau circulaire en acier, taillé en Sc*e sur sa circonférence, et mis en rotation par un moteur ielconque. C’est, en grand, le mandrin porte-scie dont j'ai "°tiné la description. Mais, en outre, il importe de remarier que le bloc de bois, que l’on divise en feuilles, est porté, Menuisier. 2. 18
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- sur un chariot mobile, mis en mouvement par l’axe de la scie» Ce chariot va lui-même présenter lentement le bloc aux dent* du plateau circulaire, et quand la feuille est coupée, un syS' tème de vis placées latéralement permet de le faire glisser paf côté d’une quantité toujours égale et aussi faible que l’on veut! ce qui permet de régler l’épaisseur des feuilles et de les faixe toutes identiques.
- Ce petit nombre de details prouve combien le travail de cette scie doit être supérieur à celui de la précédente. Là, tou® les mouvemens sont réguliers, tous ont lieu dans le mêin® sens ; et cette parfaite uniformité doit nécessairement produire dans les résultats une pareille uniformité.
- Mais la scie à mouvement rectiligne alternatif, malgré so® infériorité, comparativement à la scie à mouvement circulaire; est bien préférable encore au sciage à la main : on sent que si grande que puisse être l’habileté d’un ouvrier, elle sera loU' jours facilement surpassée par la précision et la célérité de® machines. On ne pourrait donc persister à exécuter à la maH1 de semblables travaux, qu’en présentant le petit nombre de cas où l’on a à agir sur des pièces de petites dimensions ; mais> dans ces cas encore, le mandrin porte-scie sera supérieur à 1® main la plus exercée. Sa construction est simple; on peut Ie faire partout; il servirait très-bien lorsque dans les province®’ et loin des scieries à la mécanique, on voudra faire des essai® de'placage avec nos bois indigènes. C’est dans ce but que Je l’ai décrit en détail, sous le nom de scie mécanique, au coin' mencement du premier volume.
- Il y a deux manières do débiter le bois en feuilles de placage : tantôt on le présente à la scie, transversalement à la loU' gueur des fibres, et, dans ce cas, les couches concentrique8 forment sur les feuilles des espèces de rosaces ; tantôt on 1® présente de façon à ce que la scie coupe les fibres obliquemeid à leur longueur, et alors les couches concentriques, les nœud® et autres accidens, forment sur les feuilles des gerbes brillao' tes. On ne présente le bois de manière à ce qu’il soit coup® parallèlement à la fibre que dans le cas où il n’est remarqua' ble par aucune veine. C’est ainsi qu’on en use à l’égard de l’é' bène noir et du bois de corail.
- Quelle que soit la manière dont on débite le bois, il fa°* avoir grand soin, à mesuro que les feuilles sont détachée® par l’outil, de les mettre l’une sur l’autre dans le, même ordre-Dans ce cas, les deux feuilles contiguës se ressemblent pre®-
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- parfaitement par les surfaces qui se touchent, puisqu’elles 11 étaient séparées dans la pièce de bois que par l’épaisseur du hait de scie. Mais si on dérangeait cet ordre, la ressemblance 11 existerait plus , du moins dans un grand nombre de cas. II e*t en effet bien rare que les veines et les accidens d’une Pièce de bois soient les mêmes dans toute son épaisseur, et il J aurait tout au moins une assez grande variété. Cela est impartant, surtout pour les bois noueux, puisque les nœuds J°nt rarement jusqu’au cœur de l’arbre, et qu’ils changent héquemment de forme et de diamètre, h mesure qu’ils s’enfoncent dans le bois. On sent combien cette précaution est 'importante, puisqu’on lui doit la possibilité de donner aux °Uvrages plaqués cette régularité dans le veinage, cette belle symétrie qui en fait le principal ornement.
- La manière de disposer les feuilles dans le placage varie “oaucoup. Souvent on recouvre les panneaux de deux feuil-les placées l’une à côté de l’autre, et disposées de telle sorte 'lue les tranches analogues se louchent, et que leur joint 8pit perpendiculaire à l’horizon quand le panneau est vertical.
- Quand deux feuilles ne peuvent pas suffire, et qu’on en euiploie trois, on les coupe alors en forme de bandes, qn’on c°lle à côté les unes des autres.
- On dispose de même quatre feuilles, quand ce nombre est Nécessaire ; mais, dans ce cas, il peut y avoir encore d’aubes combinaisons. Pour nous faire comprendre, supposons Pue le panneau soit vertical, et que les quatre feuilles soient carrées ; on les colle de façon que les joints fassent une croix, alors on peut varier en mettant les veines dans une situation horizontale ou dans une situation verticale. On peut aussi hiller triangulairement les quatre feuilles, et placer le som-Jhet de chaque triangle au milieu du panneau , tandis que *# base touche le bord. Dans ce cas, les joints forment encore l,me croix, mais une croix dite de Saint-André, et ses joints Partent des angles du panneau.
- Quand il faut plus de quatre feuilles , on les taille aussi le Plus souvent en triangles , et alors, en plaçant au centre le pumniet des triangles, on en forme des espèces de rosaces. On sent d’ailleurs que tout cela est susceptible d’une infinité combinaisons dont nous ne prétendons indiquer que les principales.
- Les feuilles ne sortent pas de dessous la scie précisément
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- «vec les dimensions et les formes dont on a besoin ; il faüi donc savoir les tailler. On aura souvent recours pour cela ad* opérations de géométrie-pratique que j’ai fait connaître, et)* dois me borner à y renvoyer. Il me suffira de dire ici, lorsqu’il s’agit de découper des bandes étroites et dont Ie* tranches doivent être parallèles entre elles, on se sert aff* avantage d’un trusquin, dont la pointe en acier est aplatie tranchante par les côtés. Après s’être assuré que la feuille une branche droite, on la pose sur l’établi, on applique paf dessus une règle mince dont le bord affleure la tranche vérj' fiée ; puis, le long de celte règle, on fait glisser le trnsqd'1 plus ou moins ouvert, dont la pointe coupe la feuille, compas à verge ou le compas ordinaire sert à couper lesfeu^' les à la tranche desquelles on veut donner une forme circu' laire ; mais, dans ce cas, il faut que la pointe centrale ^ compas soit assez mousse pour ne pas percer la feuille sad* une forte pression, et que l’autre pointe soit tranchante6} aplatie comme celle du trusquin. Il vaudrait mieux néanmoid' placer au point qui sert de centre, une petite planchette $ bois dur sur laquelle on appuierait la pointe du compas. Dad* tous les autres cas, on se sert, pour couper les feuilles, 0,1 d’une pointe d’acier très-aigué, qui a l’inconvénient de $ chirer quelquefois les fibres au lieu de les trancher, ou ^ fermoir à nez rond , ou mieux encore d’une espèce de lame* deux tranchans convexes qu’on appelle couteau de taille;c> couteau de taille, qui ressemble beaucoup aux grattoirs, eS garni d’un manche, et très-commode à employer. Il J servir même pour des feuilles assez épaisses, et n’a aucd11 des inconvéniens de la pointe d’acier. Si la feuille est très' épaisse ou d’un bois très-dur, on la coupe en employant ud* scie à main, dont la branche qui sert de monture est tre®' recourbée; on fait glisser celle scie le long d’un calibre cod' venablemeut taillé et qu’on maintient sous la feuille à l’a>“ d’une presse à main. ,
- § III. — Des diverses manières de plaquer les surfaces planes.
- La colle forte est l’intermédiaire dont l’ébéniste se *eli pour fixer les feuilles de placage sur les bâtis. Cette colle l’on appelle aussi colle de Flandre, parce que c’est là que *e fabriquait la meilleure, se prépare avec les rognures & peaux de ajoutons j, d’agne,awx et autre? peaux d'anim*0*’
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- Avec les sabots et les oreilles de bœufs, de chevaux, de veaux, etc. Ces substances étant bien nettoyées et séparées de leur paisse et de leurs poils, on les fait bouillir dans une grande Quantité d’eau pendant très-long-temps, en ayant soin d’en-*®ver les écumes à mesure qu’elles se forment. Quelquefois °u favorise leur formation par l’addition d’un peu d’alun ou chaux vive réduite en poudre. Lorsqu’on a continué pendant quelque temps d'écumer, ou filtre le tout à travers des Cannes d’osier, et on laisse reposer la liqueur. On la décante aVec précaution lorsqu’elle est claire, pour la remettre dans *a chaudière où on la fait bouillir de nouveau , en ayant soin l’écumer jusqu’à ce qu’elle soit réduite à la consistance c°nyenable. On la verse alors dans de grands châssis en charpente formant des espèces de moules découverts où elle se s°lidifie par le refroidissement. Avec une bêche, on coupe CeUe gelée en gâteaux, qui sont divisés de nouveau en transes minces par un fil d’archal. Ces tranches sont ensuite Placées sur une espèce de filet, dans un endroit chaud où elles Achèvent de sécher. De ces détails, il résulte que la meilleure c°lle forte est celle qui est arrivée au degré de consistance c°nvenable parla dessiccation,dont les matériaux ont été soumis à une ébullition suffisamment prolongée et dont toutes es parties sont bien homogènes entre elles. Elle réunit toutes «es qualités quand elle est dure, cassante, d’un brun foncé «* d’une transparence uniforme et sans aucune trace noire.
- La gélatine que M. d’Arcet extrait des os en dissolvant la Partie calcaire à l’aide de l’acide muriatique, fournit une colle forte bien homogène, d’une ténacité supérieure à la colle °rdinaire ; elle est par conséquent bien préférable pour les Assemblages; mais cette plus grande ténacité doit rendre son er)vploi gênant pour le placage.
- Quand on veut employer la colle, on la fait fondre sur le eu avec un peu d’eau. La quantité d’eau qu’on emploie est ^Ariabie, elle dépend de la nature de la colle et de la consistée p]us ou moins grande qu’elle a reçue par la dessiccation, ^ffe dépend aussi du degré de ténacité qu’on veut donner à la «°Ue liquéfiée, et il faut en mettre plus ou moins, suivant que ouvrier opère avec plus ou moins de lenteur; car celui qui 1)6 va pas vite a besoin d’employer une colle plus fluide que «vile dont se servirait un ouvrier plus expéditif. Les diflé— rer>ces de température exigent aussi que la colle soit plus ou ^Ains liquide ; et comme en hiver le froid la coagule do
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- suite, il est indispensable de travailler dans un endroit échauffé.
- Si on faisait fondre la colle k un feu nu, il serait trop embarrassant d’avoir à la surveiller sans cesse pendant le travail! pour empêcher qu’elle ne brûle, on la fait fondre au bain-marie : pour cela, le vase qui la contient est en cuivre mincei et plongé dans un vase eu fonte plus grand et plein d’eau-Le vase en cuivre est soutenu par les bords, de façon qu’ij ne touche pas le fond du vase en fonte , et le tout est place sur un petit fourneau portatif. Lorsque le collage dure long' temps, on est obligé d’ajouter de temps en temps un pefl d’eau à la colle.
- Voyons maintenant quelle est la manière d’appliquer 1* colle et de s'en servir ; mais faisons observer d’abord que Ie bois ne doit être graisseux nulle part; car si, en quelque endroit, on l’avait touché avec du suif ou de la graisse, l’actio® de la colle serait paralysée en ce point.
- On frotte rapidement, avec de l’eau, le côté extérieur d« la feuille de placage, celui qui ne doit pas être collé ; on enduit rapidement aussi de colle l'autre côté de la feuille, pu>$ la partie correspondante du bâtis, et on les applique promptement l'un sur l’autre. Il est très-important de commencé par mouiller ainsi la feuille. Si on se bornait à encoller d'u® cêté, la colle, pénétrant entre les pores du bois, les dilate-rait, rendrait ce côté un peu plus grand et forcerait la feuiH0 à se courber par-dessous, de telle sorte qu’on aurait de 1® peine à la maîtriser pour plaquer. Si on ne mouillait qu’a-près avoir produit cet effet, comme il faudrait, pour cela» mettre la feuille à plat sur l’établi et tourner le côté en dessous, l’établi enlèverait une partie delà colle qui, d’ailleurs, aurait le temps de se refroidir. Enfin, comme les feuilles sons ordinairement envoyées en rouleau dans les provinces, eüeS contractent une courbure que l’eau fait de suite disparaîtra si on mouille du côté eoncave.
- Quand la colle a été appliquée sur la feuille et sur le bâti®i on les pose l’un sur l’autre, de manière à ce qu’ils se touchent par leurs surfaces encollées; alors le placage, proprement dit, s’exécute avec le marteau à plaquer. Ce marteau ne diffère des marteaux de menuisiers que par sa panne oU partie amincie. Celte panne est extrêmement large et les arêtes en sont arrondies. Voici la manière de s’en servir. L’ouvrier maintient la feuille en place avec sa main .gauche, eiî lê
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- filant serrée contre le bâtis par son extrémité la plus rapprochée de lui ; s’il n’est pas assez sûr de la bien fixer par ce ^oyen, il emploie une petite presse à main ou deux ou trois Jointes qu’il enfonce à moitié et qu’il retire ensuite. Il prend 6 manche du marteau dans la main droite, appuie la panne sUr la feuille, vers le point le plus rapproché de lui, et pousse emarteau en avant, en appuyant toujours, de sorte que la Panne presse la feuille contre le bâtis. Il continue cette ma-^ceuvre toujours dans le même sens jusqu’à ce que la feuille ®°it bien fixée par tous les points. Cette opération a pour J*principal de faire sortir l’excédant de colle qui est entre 4 feuille et le bâtis. C’est pour cela qu’on pousse toujours eu 3yant, afin que la colle sorte par l’extrémité libre. Si rien ne gênait sur les côtés, on pourrait aussi pousser de temps en *emps obliquement à droite et à gauche; la colle, qui aurait J^Pins de chemin à faire, glisserait plus aisément par là. On ®nlève à mesure qu’elle paraît, avec le côté d’un ciseau ou ® un fermoir, sans lui donner le temps de se coaguler.
- I)u soin et de la rapidité avec lesquels on exécute ces ^nuvemens, dépend la beauté du placage. Il faut qu’il ne J^ste de colle que ce qui peut être contenu dans les pores de feuille ou dans les raies faites au bâtis par le fer bretté. f°ut le surplus serait nuisible, formerait des inégalités que gonfleraient et resserraient alternativement la sécheresse et humidité, de sorte que le placage ne tarderait pas à se rou-Cr et à se déprendre.
- jCette manière de procéder a pourtant de grandes difficultés. Rabord, quelle que soit la rapidité avec laquelle on opère, !? colle est toujours moins fluide au commencement qu’à la Quelquefois même alors elle est entièrement coagulée. ^ a bien la précaution, quand la pièce est grande, de faire Rabord chaufferie bâtis; mais si, par ce moyen, on retarde coagulation, on n’empêche pas la colle d’être moins courte quand on termine, que dans le premier moment. Pour imiter ce dernier inconvénient, on a recours au fer à chauffer. V®st une masse de fer plate par-dessous, surmontée d’une hge de fer recourbée, par laquelle on l’empoigne, et as-semblable au grand fer à repasser des tailleurs. On fait chanffer cette masse eton la promène lentement sur l’ouvrage, de rendre à la colle sa fluidité ; mais outre qu’on risque e brunir l’ouvrage, si le fer est trop chaud, comme on n’est bieq sûr de le promener partout également, on n’est pas
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- non plus assuré que la colle soit partout également liquide. C& promenades vives, qu’on est obligé de faire faire à la panne l’outil, peuvent aisément déchirer les feuilles, si elles s®®' minces et si l’ouvrier n’est pas très-habile ; et, dans quelqu®! cas, l’ouvrier le plus expérimenté est obligé de laisser là marteau et de se servir d’un tampon de linge ou même ®! faire le travail avec la paume de la main. Enfin, l’ouvrier fl a le plus d’habitude ne peut jamais être certain d’extra'1® exactement la colle de partout, d’appuyer également sur t®U! les points. II a bien soin de s’en assurer de son mieux,el® frappant çà et là sur l’ouvrage avec la tête de son marte®11' et il est certain d’avoir au moins passablement réussi, si son est plein et sonore, puisqu’il faut pour cela que la feui"8 et le bâtis ne fassent plus qu’un ensemble. Mais ce moyen eS trompeur si l’oreille n’est pas parfaitement exercée; il se d’ailleurs que le son soit sourd, quoique le travail soit b'611 exécuté. Cela aurait lieu si le bois n’était pas homogène e renfermait quelque fente imperceptible ou beaucoup ® nœuds.
- De tout cela il résulte que ce genre de placage, connu so^ le nom de placage au marteau, s’il est le plus expéditif, ®8 doit pas être le plus solide et le plus parfait; qu’on doit P® l’employer que dans les cas où on y est forcé, et le réserV®1; autant que possible, pour les petites surfaces et les ouvragé communs.
- Il a donc fallu chercher un autre mode de placage, et o" ) a réussi, en substituant à l’action irrégulière du marteau 111,8 pression uniforme et continue : c’est ce qu’on appelleplac<$ à la cale.
- On donne le nom de cales à des plateaux bien unis et dressés, dont la grandeur varie suivant l’ouvrage que l’on ye" faire. On les exécute en bois dur ; il vaudrait beaucoup miet>ï employer du fer fondu : elles seraient plus pesantes il est vf1' mais ce ne serait pas un mal. Il serait dans ce cas plus f®cl de les échauffer.
- Pour plaquer à la cale, on procède d’abord de la m®®!* manière que pour plaquer au marteau ; on mouille la fc"'' d’un côté, de l’autre on la frotte de colle; on encolle aussi bâtis, et on étend la feuille à la place qu’elle doit occuplîf| Cela fait, on place la cale sur l’ouvrage et on serre le 1°®. avec des presses à main ou d’autres presses, telles que n®11* les avons décrites en commençant cet ouvrage, en les rappr°
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- chant assez pour que la pression soit bien uniforme, et en ne Errant pas plus à un endroit qu’à l’autre. Faute de presses, on fourrait charger la cale d’un certain nombre de poids disséminés sur sa surface. Quelle que soit la méthode que l’on emploie P°Ur opérer cette pression, son effet inévitable est de rappro-cher la feuille du bâtis, et de faire sortir tout l’excédant de e°lle. Pour mieux obtenir cet effet, on commence par faire chauffer la cale devant un feu de copeaux ; cette chaleur en-h'etient pendant plus long-temps la fluidité de la colle, et lui Permet de glisser avec plus de facilité entre la feuille et le {*àtis. Il est bon aussi de frotter avec un morceau de savon, ou *3 cale ou la face extérieure de la feuille, afin que ces deux sUrfaces n’adhèrent point ensemble dans le cas où la pression ferait suinter la colle à travers les pores de la feuille. On sent c°mbien est avantageux ce procédé, qui n’expose le bois de Placage à aucun déchirement.
- On a trouvé moyen de le simplifier encore dans quelques *®s. Quand on a à plaquer deux pièces de même forme et de feême grandeur, revêtues chacune d’une seule feuille, chacune |fe ces pièces sert de cale pour l’autre. A cet effet, on chauffe *es deux bâtis, on les frotte de colle, on applique les deux feuilles aussi encollées, on savonne, puis on met les deux bâtis * un sur l’autre, en les faisant joindre par la surface plaquée ; afers on les met en presse. Dans l’un et l’autre cas, il faut Prolonger la pression jusqu’à ce que le placage soit sec, et déposer à cet effet l’ouvrage dans un endroit qui ne soit ni fe°p sec ni trop humide.
- Malgré toutes ces précautions, et quel que soit le procédé CtIip!oyé, il arrive quelquefois que le placage se soulève et Hue la feuille se recourbe; il faut alors le remettre en place. ^°ur cela, avec la lame d’un couteau , on lait pénétrer un peu ?e colle nouvelle entre la feuille et le bâtis, puis, avec le fer î chauffer, on plaque, comme on le ferait avec le marteau. Ce er chaud remplit un double but : il liquéfie la vieille colle ^ détruit la courbure que le bois avait contractée. On main-feftt le tout en place jusqu’à parfait refroidissement, avec d'te petite cale et une presse à maiu.
- § IV. — Du Placage des surfaces courbes.
- On ne peut plaquer les surfaces courbes que dans lo cas où .les ont une certaine étendue; car si la courbure était très— ^*ye et très-forte, s’il y avait une suite d’angles renlrans et Sa’!lans très-rapprochés, les feuilles se briseraient plutôt que
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- de se plier et replier aussi souvent que l’exigeraient les cou' tours. Par cette raison , on ue plaque jamais les moulures-Lors donc qu’on veut en orner un meuble plaqué, on leS pousse sur de petites baguettes faites avec le même bois que les feuilles, et que l’on colle ou que l’on cloue ensuite à la place convenable.
- A l’égard des surfaces concaves ou convexes qui ont une certaine étendue, les procédés sont à peu près les mêmes qu0 ceux qu’on emploie pour les surfaces planes. La principe'0 différence consiste à mettre des coussins entre la cale et l0 placage quand la pièce est concave, et à multiplier les cale* quand la pièce est convexe. Je crois que , dans ce dernier cas» il vaudrait beaucoup mieux remplacer toutes ces cales pat une lame de plomb, épaisse d’environ une ligne et demie,et qu’on aurait préalablement courbée en lui faisant prendre la forme du bâtis.
- Pour plaquer les corps arrondis, tels que les colonnes, emploie une machine extrêmement simple, désignée sous I0 nom de machine à plaquer, et dont les résultats sont assure*' Elle consiste tout simplement à remplacer la pointe fixe d’unf des poupées du tour à pointe par une tige de fer àl’extréin'10 de laquelle sont soudées deux lames en croix. Cette tige ^ fer traverse la poupée d’outre en outre, et son autre bout es muni d’une manivelle à l’aide de laquelle on fait tourner et la tige et la croix qui la termine. Pour se servir de cet appa' reil, on donne deux coups de scie en croix à une extrémité ^ la colonne; on fait entrer dans ces traits de scie la croix en fef de la tige; on rapproche l’autre poupée, de manière que *a pointe soutienne l’autre extrémité de la colonne. Il en résu^6 qu’en tournant la manivelle, on fait tourner la croix en f®b et par conséquent la colonne. On songe alors à appliquer *a feuille; pour cela, on la mouille d’un côté avec abondan®6' ce qui la fait se recourber en sens contraire; on colle la lonne, mais la colonne seulement, et non la feuille, pour 1,0 pas détruire la courbure utile de cette dernière, que l’°a enroule autour de la colonne, en commençant par un côtés, et en pressant pour faire sortir la colle de l’autre| Quand elle est à peu près assujettie par ce moyen, on fixe pal un bout un ruban de fil à la colonne, on le tient bien tend11’ et on tourne la manivelle. Alors, si on dirige le ruban de a manière convenable, il s’enroule en spirale autour de la c°'' lonne de manière à la serrer fortement et à faire sortir tout
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- SUrpîus de la colle. Par-dessus le ruban, on enroule de même Jnie forte sangle pour plus de solidité. Quand on n’a pas de 011r, on y substitue une épaisse traverse qu’on fixe monien— anèmenl sur l’étabii avec un valet. Sur eette traverse s’élèvent 6l!x monlans qui tiennent lieu de poupées; mais comme on î*e Peut pas les écarter ou les rapprocher à volonté, on fait un r«u taraudé au montant de gauche , et on y place une longue ls en fer. Cette vis est terminée par la pointe, et par consé-'l'tent cette pointe peut, à volonté, être éloignée ou rappro-.iee de la croix de fer placée dans le montant de la gauche.
- iête de la vis est percée pour recevoir un cylindre de fer, teïiflé en bourrelet à chaque bout, et à l’aide duquel on la fait devoir.
- Ainsi que nous l’avons vu, on rend courbe la feuille de Pacage en la mouillant du côté extérieur sans l'encoller u côté qui doit être appliqué sur le bâtis convexe; si on Voulait l’appliquer sur un bâtis concave, il faudrait agir ^ sens inverse et mouiller la face qui doit toucher le bâtis; ®a»s, dans ce dernier cas, au lieu d’eau on emploie de la colle.
- j, Ce procédé n’est pas suffisamment efficace, quand les filles ont une épaisseur un peu forte ; dans ces cas, les ou-!r‘ers les mouillent d’un côté et les moulent ensuite sur un er chaud, à peu près semblable à celui dont les repasseuses se jerVent pour gauffrer le linge : je conseillerais de préférence ® plonger quelques momens les feuilles dans de l’eau chaude ; . es ne tarderaient pas à devenir parfaitement flexibles, et, Ps ce cas, on les moulerait sur le bâtis lui-même; quand
- .. es seraient à moitié sèches, on les soulèverait avecprécau-pour encoller le bâtis, en se dispensant de mettre de la sur la feuille, de peur que son action ne dérangeât la ^ebure; on serrerait ensuite le tout fortement avec des rdes ou des sangles, en employant des Cales et des coussins ^,Ur les parties concaves. Je crois que ce procédé serait ap-^né avec succès aux courbures les plus prononcées.
- Manière de travailler le bois de Palissandre.
- j J> On peut voir par la revue que nous venons défaire, que ' *ttode est aujourd’hui au palissandre avec incrustation. Le jjj Sandre prend en effet la place de l’acajou dans nos ameu-^ ^tens de luxe, et l’on ne peut nier qu’il ne l’emporte sur ce °ls par la richesse à la fois, et la simplicité. Il présente un
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- aulïc avantage, c’est celui d’être plus facile à découper l’acajou , et de ne pas exiger une aussi grande dextérité dans l’ouvrier découpeur. Lorsque les courbes ou les lignes du bois découpé et de l’objet incrustant ne se rencontrent pas exaC" lement, et laissent des vides entre elles, on les remplit aVe® de la poudre de palissandre détrempée dans la colle-fort®» cette poudre prend corps, et l’on peut, quand elle a séché» polir, poncer et vernisser le bois sans qu’elle se détache, t® palissandre est d’ailleurs aussi facile à scier, et peut être coup® en lames aussi minces que l’acajou pour le placage. Au moy®° de la scie mécanique, on obtient aujourd’hui, dans un pou®® d’épaisseur de l’un ou l’autre bois, 20 à 50 feuilles de placag® qui ont ainsi de 5fs à 2/5 de ligne d’épaisseur. Cette dernier® épaisseur est trop faible pour les incrustations. Les découpeur® préfèrent les plaques de 18 à 22 au pouce.
- Mais ce qui différencie sensiblement l’acajou du palissa))' dre , et ce qui fait qu'indépendamment de la mode , ce det" nier est plus cher, c’est que son grain est beaucoup plus lâche» qu’il est plus mou , plus fibreux; de là une difficulté pi"5 grande pour le polir, le poncer, le vernir. Ces trois opératio”5 s’exécutent après que le placage a été fait et qu’il est bi®® sec. Le sciage des feuilles de placage est aujourd’hui tellem®11 perfectionné, qu’il est très-rare que l’on ait besoin d’y reto"' cher avec le rabot à dents, ou le rabot à fer vertical. On n’eU1' ploie presque plus que le racloir qui n’enlève que très-peu ^ bois, et fait disparaître les traits légers qu’avait laissés scie. Notons d’ailleurs que lorsqu’on a plaqué mince, il fafl avoir bien soin de ne faire agir le racloir qu’après s’être as" suré qu’il n’y a aucune boursouffiure et que la feuille est p®r' failement collée sur toute son étendue : sans cela, l’ouvri®f s’expose à faire des trous qu’il est difficile de réparer, sa*1* choquer la vue, surtout dans les bois bien veinés.
- Lorsque le racloir a bien uni les surfaces, on achève le p®' lissage avec la pierre ponce à sec, la peau de chien ou le pa^ pier à polir qui la remplace, la prêle et les frottoirs. Tous!®5 traits ayant été enlevés, on passe uniformément une cou®®0 de vernis, et pendant qu’il est encore humide, à l’aide d’®® tampon formé de linge fin qui renferme un peu de laine, ®f, polit le vernis jusqu’à ce qu’il ait séché sur le tampon et qu1 soit parfaitement brillant. Quand le tampon grippe avant q®0 le vernis soit poli, on met sur le tampon une goutte d’hui'0 d’olive et l’on continue à frotter. On ne peut réussir dans ccd6 opération qu’avec beaucoup de soin et de patience.
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- Le vernis qu’on emploie à cet usage diffère considérable-,ent de celui que les ouvriers employaient il y a quelques an -Çe.s> et dans lequel ils faisaient entrer une foule de substances Mineuses. On a reconnu que le meilleur est formé d’alcool de gomme laque seulement.
- § Y; — Description d’une machine employée en Russie Pour débiter les bois de placage en feuilles minces et de toute longueur.
- v le colonel de Lancry, déjà avantageusement connu par lnVention de plusieurs machines ingénieuses, a décrit une échine à débiter les bois de placage, inventée par M. Fa—
- |*rHer, facteur de pianos. Cette machine a cela de particu-ffu’an beu de couper la pièce de bois sur son épaisseur, ue enlève sur sa circonférence un copeau continu, d’où récitent des feuilles d’ une longueur indéfinie, dont les veines ^ les ronçures produisent des effets agréables et variés.
- Elle est d’une construction simple et réunit à l’avantage de Çiter sans perte et avec une grande célérité les bois pré— F'eOx, celui d’obtenir les feuilles d’un développement consi— Arable et tellement minces, qu’on les a employées pour cou-Crtures de livres et pour imprimer dessus des gravures et Cs lithographies. On peut couper jusqu’à 100 pieds de lon-§Ueur de placage dans l’espace de trois minutes.
- , On commence par monter sur un axe carré la pièce de bois q°nt on veut découper les feuilles, puis on la fait tourner et Ç l’arrondit avec une gouge de tourneur. Un couteau ou fer C rabot tranchant, en acier fondu, bien trempé et un pen plus ,°”g que le cylindre, est fixé à l’extrémité d’un châssis de 6 1 pieds de longueur, de manière à exercer une pression con-?lante sur le cyiindre et à enlever une feuille d’une épaisseur e<Çale partout, qui s’enroule ensuite comme \ine toile sur nn Cire cylindre. Le châssis auquel est attaché le couteau est '°bile sur son extrémité postérieure, et, comme il est chargé ’C poids, il s’abaisse à mesure que la pièce diminue d’é-C'sseur. Afin que cet abaissement se fasse progressivement d’une manière régulière, l’auteur a adapté à la machine t régulateur consistant en une tige plate en cuivre, mainle-.C dans une position inclinée, et le long de laquelle le châs-s descend à mesure que le régulateur est porté en avant.
- , Nous allons faire comprendre ce mécanisme en donnant la escription des diverses parties de la machine, dont les des-2. 19
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- sîns ont été levés âvèc un grand soin , et qui est représenté® en plan, coupe et élévation, pl. 5, fig. 147 et 148 (l).
- Le bâtis AA’, sur lequel repose le mécanisme, est tra'1 versé par un arbre moteur JJ’ portant le volant B et le p'^ gnon C, qui engrène avec une roue dentée D. Sur l’axe carr® K de cette roue est montée la pièce de boisE, destinée à être découpée en feuilles. Le châssis rectangulaire F repose li*-brement par son extrémité postérieure sur deux crampons en cuivre J, attachés à une traverse qui monte et descend dans une coulisse A” pratiquée le long des montans du bâtis, c® qui permet au châssis de prendre un mouvement d’ascension et d’abaissement. L’extrémité antérieure porte le coutean on la lame tranchante Gr, espèce de fer à rabot, qui exerce un® pression constante et uniforme sur la pièce E, à l’aide d’u® poids U dont est chargé le châssis. Ce couteau, en acier fondu, trempé et recuit, doit être dressé avec beaucoup d’exactitude, de manière à présenter toujours son tranchant bien horizon' talement à la surface du cylindre. Le mouvement de la pièce E se communique par l’intermédiaire d’une courroie sans!®1 Q, passant par une poulie ï, à un rouleau à pans L, posé paf les tourillons dans les échancrures des montans M du bâtis, mobiles sur les vis z. La feuille du placage N s’enveloppe sut ce rouleau à mesure qu’elle est découpée, effet semblable à celui qu’on obtient eu enlevant un copeau sur une pièce d® bois montée dans un tour.
- Le couteau, pour couper la feuille convenablement, dod être constamment pressé sur la pièce, et suivre la progression décroissante de son diamètre, à mesure de l’avancement du travail. Ce double effet est produit par un poids U dont est chargé le châssis F, et par un régulateur composé d’une tig® inclinée S, réunie à charnière à une barre horizontale R, af' mée de dentures pareilles à celles d’une roue à rochet. La tig0 S prend divers degrés d’inclinaison, suivant le diamètre d® la pièce à découper, au moyen d’un segment de cercle O, perc® d'une rainure dans laquelle elle est arrêtée par un écrou * oreillesT. C’est sur cette tige que repose la traverse posté'’ rieure du châssis porte-couteau F, par l’intermédiaire d’un® pièce de fer a, fig. 4, munie d’une roulette à gorge 6, qui embrasse la tige et suit tous ses mouvemens. Il résulte de ceff® disposition que lorsque la barre R et le régulateur avancent
- (1) La fig. 147 est la Ire de la lrc série, et la fig. 148 la lrc d® ^ 2e série, des dessins dont les numéros sont doublés.
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- châssis F et avec lui le couteau s'abaissent d’une quantité "«terminée par le nombre des couches ou feuilles qu’on a entées sur le cylindre E. Ce mouvement s’opère par le méca-to'sine suivant.
- La partie de l’arbre J, du côté de la manivelle , porte un excentrique d, fig-T, qui tourne dans un coussinet e formant extrèmité d’une barre P susceptible de prendre, à chaque ré-^°lution de l’arbre J, un mouvement horizontal de va-et-vient fUr une petite broche e traversant une coulisse dont cette ®*rre est percée. L’extrémité opposée de la barre P est réunie bras de levier coudé f, pressé par un ressort g et muni ? un cliquet h, qui entre dans les dents de la barre R. Ainsi, ® chaque mouvement d’avance de la tige P, le cliquet engagé ^cs une des dents de la crémaillère la fait avancer de l’inter-^alle de celte dent. Le mouvement rétrograde de la tige P fait Passer le cliquet dans la dent suivante, qui est amenée à son î0,1r, et ainsi successivement. On conçoit que le régulateur S, ®tflnt forcé de suivre le même mouvement, fera glisser la rou-®Ue b sur sa face inclinée et favorisera l’abaissement du châs-*ls F et du couteau G, qui est fixé sur ce châssis par des vis à eCrous ii.
- Four couper des feuilles de diverses épaisseurs, l’auteur em-'Pî°ie une barre en fer H, fig. 5 et 6, placée verticalement en £>vant du couteau et s’appuyant sur la pièce E; elle sert à ré-8ler l’intervalle qui doit être ménagé entre le couteau et le Oindre, afin de le faire mordre plus ou moins, suivant l’é-Faisseur delà feuille ou du copeau qu’on veut produire. Cette f°sition de la barre régulatrice H est obtenue par une vis k a®ut le bout inférieur taillé en gorge, est embrassé par une JÎ’Çce saillante m faisant corps avec la barre. La position une arrêtée, on serre l’écrou à oreilles h’ et l’écrou l, dont la traverse les trous ovales u u, fig. C, percés dans la barre, de lui permettre le jeu nécessaire. De cette manière, plus a harre est tenue élvée au-dessus du tranchant du couteau, et Fjus la feuille qu’on découpe est épaisse, plus elle est abaissée, ^ his la feuille est mince.
- fl est nécessaire, pour le succès de l’opération, que la pièce
- eprouve pas le moindre ballottement sur son axe, qui doit etbrer juste dans le trou qu’on lui a ménagé. Ce trou étant ®arré, l’auteur a imaginé un outil, représenté fig. 9, au moyen
- Ufluel il perce la pièce de part en part. Cet outil, terminé en Cr°chet n, est réuni par qne charnière n’ à une partie cyliq,
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- drique o, portant le couteau quadrangulaire p, dont le traU" chant est en dessus. Une pièce carrée p\ fixée par de petite* vis sur le couteau, lui sert de guide. Les portions de bo>s enlevées passent à travers les ouvertures q, fig. 10, ménagée* dans les angles.
- Pour se servir de cet outil, on commence par placer la pi®ce de bois sur le chariot X du banc Y, fig. 11, où elle est mai11' tenue et fortement serrée par des cales t, contre lesquell®* s’appuient des visr qu’on fait tourner à l’aide de leurs poi' gnées. Ensuite on pousse le chariot contre la traverse late" raie du bâtis, comme l’indiquent les lignes ponctuées, fig* et avec une tarière de charpentier, dont la mèche est de mê#6 diamètre que la partie cylindrique o de la fig. 9, on perce a” trou rond à travers la pièce. Celle opération terminée, ou i»' troduit l’outil dans ce trou jusqu’au couteau carré p, qui l'a1" rête. Pour le forcer alors à passer â travers le trou et le rend1* carré, on attache au crochet n une corde ou une chaîne, qu^ l’on fixe par son autre bout à une poulie montée sur le bout J de l’arbre moteur. Cette poulie, en enroulant la chaîne, tù® l’outil et le fait traverser de force la pièce, où il forme trou sinon exactement carré, du moins suffisamment pouf recevoir l'axe K et l’y maintenir sans ballottement.
- Quand la pièce est montée dans la machine, elle n’est pa* encore bien cylindrique; pour la rendre telle, et surtout po11* qu’elle soit exactement parallèle avec le tranchant du coO" teau, afin de ne pas donner des feuilles d’inégale épaissca*' on appuie contre la surface extérieure une gouge de tourne11* posée sur la face inclinée w d’un support de tour Y : en fa1" sant tourner la pièce sur son axe, la gouge enlève tout le bo1* superflu.
- Les feuilles obtenues par cette machine présentent des veine* et des ronçures nombreuses et variées, d’un effet très-agré*' ble ; ce qui les rend propres à recevoir de nombreuses app*1' cations dans les arts.
- Mais c’est principalement pour l’ivoire qu’nne pareille ma' chine est d’un grand secours, parce que cette matière, p°flf pouvoir être employée avec succès dans la peinture et la ma1' queterie, doit présenter un grain fin et homogène, dont so11 privées la plupart des plaques qne l’on obtient par le sciag6' De plus, les dimensions de ces plaques sont bornées par ceUeS de la dent même. 11 devenait donc intéressant de trouver fl® moyen de découper l’ivoire en feuilles minces, susceptibles “e
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- ?,e dérouler sans se fendre, et dont la longueur n’aurait pour 'mite que l’épaisseur de la dent. Nous sommes informé que Ce problème a été résolu d’uue manière complète et satisfai-s3nte par l’un de nos plus habiles facteurs de pianos, M. Pape, (l,Ul présenta, à l’exposition de 1827, des instrumens de mu-®'que revêtus en ivoire. La machine employée pour produire feuilles d’ivoire de grande dimension, et pour laquelle il a °‘)tenu un brevet d’invention de dix ans, le 29 décembre 1826, a> dit -on, quelqu’analogie avec celle que nous venons de dé-C|,ire; mais le couteau a un mouvement de va-et-vient hori-^ntal dans le sens de sa longueur, et la pièce est préparée ^ une manière particulière avant d’être montée sur le tour afin Qe rendre les feuilles assez souples pour ne pas se fendre en Se développant, précaution que prend également M-.Faveryer, 611 exposant pendant quelques jours, à l'humidité, dans une Ca',e, îe bois à débiter ; ce qui le rend suffisamment élastique.
- Explication des figures 147 et 148 de la pl. 5.
- Fig. 147, iro de la lrc série. Elévation latérale de la routine à débiter le bois de placage.
- Fig. 2. Yue en dessus de la même machine.
- Fig. ”>. Coupe verticale par le milieu.
- Fig. 4. Galet ou roulette i\ gorge attachée au châssis, et Iffi embrasse le régulateur, vu de face et de profil.
- .Fig. K. Coupe d’une partie du châssis porte-couteau, delà P'èce à débiter et de la barre régulatrice, montrant la manière "°nt la position du couteau est réglée, afin de couper des *e'ülles de diverses épaisseurs.
- Fig. 6. Barre qui régie l’épaisseur des feuilles à découper, à plat et de champ.
- Fig. 7. Mécanisme au moyen duquel on fait baisser le cou-à mesure que le diamètre de la pièce diminue.
- Fig. g, Ressort qui fait appuyer ce mécanisme contre les Qeids de la crémaillère.
- Fig. 9. Outil pour percer un trou carré è travers la pièce. Fig. Jo. Yue en dessous et coupe du couteau carré.
- Fig. ii Coupe du banc et du chariot sur lequel on place a pièce pour être percée par l’outil précédent.
- Fig. 42. Yue par-devant du même banc.
- . Fes mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes figures et les memes chiffres servent pour la 2e série, *0.148.
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- AA, bâtis sur lequel est établi le mécanisme de la ma' chine.
- A’A’, traverses latérales du bâtis portant les coussinets qui reçoivent les arbres tournans.
- A’, rainure dans laquelle glisse la traverse supérieure châssis porte-couteau.
- Jî , volant qui règle le mouvement de la machine.
- C , pignon monté sur l’arbre moteur.
- D , roue dentée menée par le pignon précédent, et fi*e6 sur l’axe carré portant la pièce de bois.
- E , pièce de bois arrondie, prête à être débitée en feuille ou copeaux.
- F, châssis mobile portant le couteau.
- G, lame tranchante ou fer de rabot dépassant de chaque bout, d’un demi-pouce, la;pièce à débiter.
- Il, barre verticale au moyen de laquelle on règle l’épais' seur des feuilles.
- I, poulie montée sur l’axe carré K.
- JJ’, arbre moteur.
- K, arbre carré passant à travers la pièce E.
- L , rouleau à pans sur lequel s’enroule la feuille de placag0 à mesure qu’elle est coupée.
- M, montons qui reçoivent le rouleau précédent, dont h5 tourillons se placent, à volonté, à diverses hauteurs, dans de* échancrures ménagées à cet effet. Ces montans sont mobile* sur leur extrémité inférieure, afin de pouvoir rapprocher °a éloigner le rouleau L de la pièce à débiter.
- N, feuille de placage découpée sur la pièce E, et s’enroU' lant sur le rouleau L.
- O , segment courbe du régulateur, percé d’une rainure-
- P, barre qui reçoit un mouvement de va-et-vient horizoD' tal de l’excentrique monté sur l’arbre J.
- Q , courroie sans fin passant sur la poulie I et dans M16 gorge de rouleau L, auquel elle imprime le mouvement.
- Pi, barre portant une denture de rochet et qui opère l’®' baissement du châssis F.
- S, régulateur ou tige inclinée en cuivre, faisant baisser Ie châssis.
- T, vis à oreilles qui arrête la tige S dans la rainure ^ segment O.
- ' U, poids dont est chargé le plateau du châssis F.
- Y , banc sur lequel on place la pièce pour la percer.
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- "W, manivelle montée sur l’arbre moteur J.
- S, chariot portant la pièce à percer.
- Y, support de tour sur lequel on appuie la gouge qui dé-Sj'ossit la pièce E, et la rend exactement parallèle au cou-
- Z , pièce de bois placée sur le chariot X.
- ®* pièce fixée contre la traverse postérieure du châssis et Portant une petite roulette b, qui roule sur la tige S du régulateur.
- c, coussinet faisant corps avec la barre P et recevant ‘arbre J.
- d, excentrique monté sur l’arbre J et qui imprime un ‘Mouvement de va-et-vient à la barre P.
- e, goupille passant dans une rainure de cette barre, et Sür laquelle elle opère son mouvement de va-et-vient.
- f, extrémité supérieure de cette barre qui glisse le long de ‘a barre R.
- 9, ressort qui fait appuyer la pièce précédente. h, cliquet qui s’engage dans les dents de la barre R. i i, vis à écrous qui fixent le couteau contre le plateau du chàssisF.
- j', crampons en cuivre sur lesquels repose la traverse postérieure du châssis F.
- vis qui élève ou abaisse la barre H, afin de régler ‘épaisseur de la feuille à découper.
- , écrou à oreilles qui arrête la position de la barre II. . I, autre écrou qui fixe la barre par devant.
- pièces saillantes faisant corps avec la barre régulatrice **• et qui entrent par leur échancrure dans une gorge creusée détour du bout inférieur de la vis k. n n, crochet de l’oulil pour percer des trous carrés.
- n’, charnière qui réunit la tige de cet outil à la partie cylindrique o , qui doit être de même diamètre que la mèche la tarière employée h percer un trou rond à travers la Pièce.
- , P, couteau carré monté sur l’extrémité de la partie cylindrique o.
- . P’, pièce carrée fixée au-dessous du couteau et qui lui sert de guide.
- j ? Q, ouvertures à travers lesquelles passent lès portions de °‘8 enlevées dans les angles du trou.
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- r r, vis en bois et à poignée qui serrent la pièce dans Ie chariot du banc.
- s $, roulettes du chariot.
- t t, cales de bois contre lesquelles s’appuient les extr®" mités des vis r.
- u, trous ovales percés dans la barre H , et au travers desquels passent les vis l.
- v, boulon à écrou qui fixe le support du tour Y sur s0" banc.
- w, pièce de fer inclinée de ce support, sur lequel on ap' puie la gouge destinée à tourner la pièce E.
- x , espace vide creusé dans le banc du support du louf> il permet à ce support de se rapprocher ou de s’éloigner de la pièce à tourner, suivant scs dimensions.
- y, échancrures pratiquées dans les montans M et qui fe' çoivent les tourillons du rouleau L.
- s, vis sur lesquelles se meuvent les montans M.
- Nota. La machine que nous venons de décrire est la pIuS petite de celles qui sont employées, et admet seulement de5 pièces à débiter de deux pieds de longueur. Il y en a doid les dimensions sont doubles et qui coupent des feuilles d0 grande largeur. Leur bâtis et les pièces principales peuvefl être construits en fer.
- g YI. — Du Replanissage.
- ment
- Quand on a terminé le placage, il arrive le plus ordinaire' snt que l’ouvrage est tout souillé de colle dont il faut 00
- débarrasser; c’est ce que l’on exécute avec un ciseau à trait'' chant un peu obtus. Cela fait, on corroie ou on replanit placage avec un rabot à fer bretté que l’on fait très-peu sortif' En poussant ce rabot, il faut avoir bien soin de le diri£ef toujours obliquement à la longueur des fibres lorsqu’on aP' proche des joints, car sans cela il rencontrerait les joints d0 face : le bord des feuilles se trouverait parallèle à son tra®* chant; alors elles seraient profondément entamées et les fibre seraient soulevées par leur extrémité. Il faut donc veiller à c que le rabot ne rencontre jamais les joints qu’en diagonal0' A mesure que le placage devient bien plane, il faut retirer fer de plus en plus, afin qu’il soit moins saillant et entai® moins le bois; il est même très-bon de prendre, à la fiQ . l’opération, des fers à dents plus fines et qui raient moins
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- ^°*s;il est prudent aussi de savonner le dessous du rabot; ®ar> s’il était resté un peu de colle après l’ouvrage, le frottent de l’outil réchaufferait, la liquéfierait, elle s’attache— rait après l’outil et gênerait sa marche.
- ''''vu, v\w vwi wwww vm uw v\v\uv\ 1\U \\\\ v\\\ wv\ i\wvv\viu>
- CHAPITRE IL
- DE LA MARQUETERIE.
- Cet art, fort ancien, fut remis en honneur au 15® siècle, Par Jean de Yérone, qui renouvela l’usage de teindre les bois, **e les ombrer, et de les disposer en ingénieuses mosaïques, ^près avoir ainsi reçu une nouvelle existence par les soins flairés de ce contemporain de Raphaël, la marqueterie P®*sa en France , sous les deux reines Catherine et Marie de "adicis. Ses succès augmentèrent dans le siècle suivant, à tel P°lnt, qu’on faisait, non-seulement des meubles tout enmar-’Pteierie, mais des revêtissemens d’apparlemens, des planter8 même. Porté à ce point d’élévation, un art ne peut guère Ranger que pour décroître; mais la protection de Colbert et es magnifiques travaux de Boulle lui donnèrent encore un n°«vel éclat.
- , Mais si la décadence avait tardé, elle fut complète; après a évolution de 1789, quand tout fut bouleversé dans les j^ges, la marqueterie tomba , s’effaça de plus en plus dans le !?ePris; et sous l’Empire, dans les premiers temps de la Restauration, elle fut complètement abandonnée.
- Cependant, d’habiles ébéuistes essayaient peu à peu de Amener la marqueterie , tout en la modifiant, en l’appliquant v®c mesure, sous le nom d'incrustations. Ou signalait déjà ,Vec estime, avec faveur, leurs louables efforts, à l’exposition ®1827, et l’exposition de 1854 les couronna complètement. s^s-Iors, les incrustations (ou la marqueterie ) parurent, Rendirent partout. Celte vogue extraordinaire fut bientôt Xagérée, comme l’est en général la vogue. Maintenant, on 6 "Voit plus que des meubles de palissandre, d’angica, in-rustés de houx, ou de bois blanchâtres analogues. Les anciens '.ta^esques, les œillets, les roses , les dessins si chers à l’an-•eiitie marqueterie envahissent tous les produits de l’ébénis-erie> depuis les cassettes à odeur, jusqu’aux tables de tra—
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- vail ; jusqu’aux secrétaires, jusqu’aux bois de lit, étagères» rampes d’escalier, etc. ,
- Un tel état de choses nous impose impérieusement I’oblig3' tion de développer le chapitre relatif à la marqueterie; cha' pitre que nous avions inséré dans les précédentes éditions cet ouvrage, seulement pour être complet, pour ne rien otnd' tre de ce qui se rapporte à l’art de la menuiserie.
- Nous donnerons donc : 1° le détail des matériaux cffl' ployés dans la marqueterie; 2o un aperçu général des travail* relatifs h cet art ; 5° des exemples choisis des opération* principales; 4° des dessins appropriés pour en faciliter l’b1' telligence et l’application ; 5° l’indication des outils spéciaux
- La marqueterie est une espèce de placage à l’aide duquej on incruste dans le bois, ou l’on y colle une grande quanti^ de petites pièces de bois précieux, d’ivoire, de nacre, d’écaiUe» disposées de manière à former des dessus très-variés ou de* mosaïques.
- Outre les bois les plus précieux, parmi ceux que nous avoflj fait connaître, l’ouvrier en marqueterie emploie un grao*1 nombre de substances diverses dont nous devons dire quelque* mots. C’est par là que nous commencerons ce chapitre, et* tout en les faisant connaître, nous indiquerons les diverse* préparations qu’on peut leur faire subir.
- g I. — Des matériaux employés dans la marqueterie, de leurs préparations.
- 1° De l’Ivoire.
- Par ce mot, on entend spécialement la matière osseuse forme les défenses de l’éléphant ; on le donne cependant aus*1 aux défenses do l’hippopotame , des vaches marines et autre? amphibies. L’ivoire est grené d’une manière très-apparente ! l’œil, ce qui le fait distinguer des os proprement dits. Cel111 qui provient de l’hippopotame a le précieux avantage de jamais jaunir, mais il est extrêmement rare et d’un petit V0' lume.
- Quant à l’ivoire de l’éléphant, on en distingue plusieuf’ espèces. L’ivoire de Ccylan , provenant des èlèphans de ced* île, qui atteignent la plus haute stature, est très-recherc^ parce qu’il est le moins sujet à jaunir. On recherche encef* plus l'ivoire vert de Ceylan, parce qu’étant recueilli plus no^' yellement, on a moins à craindre qu’il soit fendu ou gercé. “
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- ^înte terdâtre ne tarde pas à faire place ail plus beau bland, luand il est exposé à l’air. On remarque, quand on le scie,
- qu'il
- en suinte une espèce d’humidité. L’ivoire de Guinée est Celui qu’on préfère après l’ivoire de Ceylan; on le distingue ?Ussi en vert et en blanc. L’ivoire de Sénégal est d’une qualité ^[érienre. Les Nègres rainassent les dents après qu’elles ont Ajourné sur les sables brûlans; les alternatives d’humidité et *Je chaleur altèrent sa contexture et y font des fentes profonds. On distingue aussi, pour le placer au dernier rang, l’ivoire fossile qui a long-temps séjourné dans la terre.
- On trouve parfois dans l’ivoire des taches qu’en appelle /eues; quand on en rencontre il faut les éviter; l’ivoire de ces *eVes n’ayant pas la même ténacité que l’ivoire sain , et pouvant ainsi gâter une pièce presque entièrement confectionnée. , L’ivoire se débite avec une scie à denture très-fine et mon-jfe en fer; il est bon de mouiller l’ivoire et la scie avec de eau; on le dresse et on le corroie avçc une lime fixée à plat dûs un fût semblable à celui du rabot.
- Manière d’amollir l’ivoire.
- Il suffît, dit-on, pour cela, de le faire séjourner quelque dtnps dans la moutarde.
- Peinture écarlate de l’ivoire pour les billes de billard, et pour les os en général.
- . R Prenez deux quartes d’une lessive de cendres, metlez-Ies dns un poêlon sur une livre de bois de Brésil : ajoutez deux jlyres de copeaux de cuivre et une livre d’alun, faites bouillir tout pendant une demi-heure et laissez éclaircir. Dans la dueur décantée vous mettrez les objets à teindre : plus ils Ajourneront et plus leur couleur sera semblable à celle du ®eau corail. »
- >, ^oici une autre recette dont un des correspondans do Encyclopédie-Rorel dit avoir fait usage avec le plus grand ®üccès pendant longues années, et au moyen de laquelle on dut, dit-il, avec quelques variations dans les doses d’in-Sfèdiens, obtenir toutes les différentes nuances entre l’orangé die et le rubis foncé ou pourpre.
- L’ivoire doit être finement poli par les procédés ordinaires, 11 moyen de savon, d’eau et de craie en poudre étendue sur
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- un chiffon de toile de lin, et frotté ensuite à sec avec autre chiffon semblable.
- » Pour la teinture, prenez une once de la plus belle coch®' nille , deux drachmes de crème de tartre et gros comme ufle noix d’alun ; broyez ensemble la cochenille et l’alun et rédui'j sez-les en poudre modérément fine: servez-yous pour ce!®| d’un mortier de verre ou de porcelaine; mêlez ensuite la crêu'® de tartre et enveloppez le tout dans un nouet (sachet) lâch® de mousseline. Mettez ce nouet dans un poêlon étamé avec ufl® pinte d’eau pure et traitez au. bain-marie. D’autre part, ploP' gez l’ivoire pendant trente ou quarante secondes dans de l’a" eide nitrique très-faible, et qui n’offre au goût qu’une légèf® acidité : lavez-Ie ensuite pendant cinq ou six minutes dans & l’eaû claire. Alors, à l’aide d’une cuiller de bois, ou de pi®' celles de la même matière, plongez cet ivoire dans le bain d« teinture, ayant bien soin de n’y pas toucher avec les doigta Aussitôt que le bain sera chaud , la couleur, qui dans ce mO' ment sera cramoisie ou teinte de rubis, pénétrera dans l’ivoirC' Pour rendre cette couleur écarlate, ayez d’avance une solution saturée d’étain dans l’acide muriatique, dont il faut verset avec précaution guüatim dans le bain de teinture, jusqu’à que l’ivoire ait acquis la nuance désirée. Afin de ne pouvons s’arrêter au point convenable, il sera bon d’avoir sous h5, yeux, comme objet de comparaison , un morceau de drap d®. belle écarlate; si l’on avait dépassé par accident la quanti1® convenable de dissolution d’étain, ce qui ferait tourner couleur à l’orangé ou même au jaune, on restaurerait à vo" lonté la nuance rubis au moyen d’une addition de quelque® gouttes d’une solution de sel de tartre (sous-carbonate de pfl/ tasse). Quand on est arrivé à la nuance désirée, on enlève Ie® pièces d’ivoire, toujours avec un instrument de bois, on Ie’ essuie promptement et on les enveloppe dans un linge propf® pour les laisser refroidir lentement, sans quoi l’ivoire 5e fendillerait. Les pièces refroidies peuvent être de nouvéallj polies d’abord avec une brosse rude, et ensuite avec uI1<j brosse douce imbibée de la moindre quantité possible d’hui!® douce.
- Manière de teindre Vivoire.
- En rouge. Mettez infuser pendant quelque temps, dans^11 vinaigre, de l’alun et un peu de bois de Brésil en poudré puis faites-y bouillir l’ivoire.
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- . En vert. Prenez quatre onces de noix de galle, pile2-Ies; l°>gnez-y quatre onces do brou de noix, mettez le tout dans mte pinte de vinaigre blanc, et failes-y bouillir votre ivoire.
- même temps, faites bouillir d’un autre côté, dans une pinte ^eau , un peu de potasse, un peu d’alun, une poignée de sel cuisine et une once et demie de vert-de-gris eu poudre. Quand cette liqueur sera réduite de moitié, on y plonge l’ivoire 8°>'tant de ia liqueur précédemment indiquée; on relire de dessus le feu, et quand le tout est froid, la teinture est
- achevée.
- de
- de
- En jaune. Dans le procédé précèdent, on remplace le vert-~gris par de la gaude, et on supprime la potasse et le sel cuisine.
- En noir. Agissez de même, en substituant à la gaude, du SuHale de fer ou vitriol, et de l’orpiment pulvérisés; rempla-Ce* la potasse par delà chaux vive.
- En bleu. Remplacez le vert-de-gris par un peu d’indigo, ou notiez tout simplement l’ivoire sans aucune préparation préa^ *®hle, avec cette dissolution d’indigo, "par l’acide sulfurique Won vend sous le nom de bleu en liqueur.
- 2° De l’Êcaille.
- L’écaille est l’armure d’une espèce de tortue qu’on appelle tavet; elle vient des Antilles, et chaque armure, composée quinze feuilles de diverses grandeurs, pèse de six à huit lYres. L’écaille d’une autre espèce de tortue, qu’on appelle C(lhuane, est moins estimée, quoique plus grande.
- Les feuilles qui composent l’armure sont toujours plus ou moins courbées. Pour détruire celle courbure, il faut commencer par les amollir en les plongeant pendant quelques minutes dans l’eau chaude. Lorsqu’on reconnaîtra que î’écaillo est assez amollie pour qu’on n’ait pas à craindre qu’elle se Ca*se par suite de la pression, on la place sur l’établi, on la Recouvre avec un bout de planche d’un bois dur qu’on a préa-ahlement trempé pendant une minute dans l’eau chaude, et °|1 presse le tout avec le valet ; on la laisse se refroidir et sé-^Çr dans cet état pour qu’elle conserve la forme plane que 'mit lui donner cette opération. On peut ensuite la travailler c°ntme l’ivoire; mais quand on la presse d’une manière qnel-c°!1quc, il faut éviter le contact du fer, et mettre entre i’é-Âlenuisier. 2. 20
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- caille et le valet, ou entre l’écaille et chaque mâchoire de ]’«' tau, une petite planchette. Sans cette précaution , l’écailA serait brisée.
- 3° De la Corne,
- La corne, employée en marqueterie, se vend à Paris son* le nom de corne d’Anglelerrs. On l’apporte d’Irlande dan* de petits barils; il faut la choisir blancho , transparente, bien homogène ; mais quand on veut s’en servir pour imiter l’écaille, il faut donner la préférence à la corne rousse.
- Moyen de teindre la corne de manière qu’elle ressemblé à l’écaille.
- Prenez deux parties de chaux vive et une partie de lithargei mêlez lo tout ensemble, et formez-en une pâte avec de b lessive de savon ; appliquez de celle pâle sur toutes les partie* de la corne que vous voulez colorer, ayant soin de n’en pf* mettre sur celles qui doivent rester transparentes , en réservant habilement des clairières, sans affecter aucun dessin régulier; laissez sécher, et brossez lo tout. La corne ainsi pré-1 parce est partie opaque, partie transparente, et imite bie11 l’écaille, surtout si on met dessous une feuille de laiton, fl serait encore mieux d’y ajouter des parties dcmi-lranspa-' rentes, ce qui sc fera en mêlant avec un peu de pâle quelqU6 substance qui affaiblisse sa vertu, comme de la craie ou (h1 sable fin. Par ce moyen, on produira des taches rougeâtre* qui, si elles sont entremêlées à propos, principalement snf les bords des parties obscures, augmenteront de beaucoup la beauté de l’ouvrage , et sa ressemblance avec la véritabA écaille de tortue. j
- Autre procédé. j
- Faites dissoudre de l’orpiment dans l’eau de chaux filtrée/; puis vous en appliquez sur la corne avec un pinceau; recoo' j inencez si cette composition n’a pas suffisamment pénétré A première fois.
- Autre procédé.
- Mêlez et broyez bien ensemble, avec de l’urine , une on^ de lilharge d’or et demi-once de chaux vivo, jusqu’à consistance de bouillie : appliquez de ce mélange sur la corne ; iro*9 ou quatre heures après vous l’enleverez, et lâ corne scr* «olorêc.
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- Autre procédé.
- Pour donner à la corne l’apparence de l’écaille, on peut, avec plus de succès encore, se servir des trois préparations vivantes. Une dissolution d’or dans l'eau régale lui donne couleur rouge; une dissolution d’argent dans l’acide ^trique lu tache en noir ; une dissolution de nitrate de mer» f^re lui donne une couleur brune. On mélange ces trois cou» ‘etirs de façon à imiter la nature,
- 4° De la Nacre.
- C’est la coquille d’une espèce d’huître; elle est d'un très— ,eau blanc qui reflète toutes les couleurs de l’iris. Cet effet l,e*U à sa contexture ; car, si on applique sur la nacre un Jttorceau de cire à cacheter noire, et préalablement échauffée, a portion qui s’est moulée sur la coquille reflète aussi les Valeurs de l’iris. Celle substance est très-difficile à travailler ; on la coupe et on la débile avec des scies trempées très-dures et à denture très-fine; mais comme on ne parlent jamais de celle manière à la scier bien droit, il faut ®nsuite la dresser sur une meule en grès qu’on mouille continuellement.
- Je ne dirai rien de particulier sur la baleine qui sert à faire filets noirs, non plus que sur des lames de métaux divers ?Ue certains ouvriers emploient et qu’ils fixent avec un méjuge de quatre parties de poix résine, une partie de cire ^ne, et une partie de brique pulvérisée.
- § II. — Aperçu général du travail de l'ouvrier m marqueterie.
- . Ces deux principales qualités de l’ouvrier en marqueterie s°ut de bien savoir dessiner et d’avoir beaucoup de patience. Vest à cela que se réduit presque tout son talent, et les pro-Cedés de son art sont extrêmement simples.
- Il découpe les lames de bois, de nacre ou d’ècaille dont il 4 besoin , d’après un patron qu’il a tracé à l’avance, et qu’il Colle
- sur la feuille qu’il veut tailler. Il emploie à cet effet, l»niôt un fermoir à nez rond bien tranchant, tantôt une es— Poce de scie d’horloger, dont la monture est très-recourbée, Pour que le mouvement soit moins gêné par elle, et dont la |a,Ue est ordinairement faile avec un ressort de pendule sur a tranche dacjuel on a fait une denture très-fine, presque
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- droite et sans voie. Lorsque, pour découper, il se sert de scie, il assujettit d’abord sa pièce dans cette espèce d’étau à mâchoires élastiques que j’ai déjà décrit et que l’on nom®6 âne.
- Lorsqu’on a choisi un dessin composé de telle sorte, que 1®’ vides pratiqués dans une feuille d’une substance quelconq®6 sont remplis par des parties de même forme prises dans une Feuille d’une autre substance; que les vides de la seconde feuille sont remplis par des pièces de forme semblable prises dans J3 première, il y a un moyen d’aller beaucoup plus vite en de' coupant, d’épargner la matière et d’établir une beaucoup pluS grande précision. Il faut, pour cela, appliquer l’une sur l’autr® les deux feuilles, coller le patron sur la feuille de dessus, les découper toutes les deux ensemble et simultanément av®c un bon burin. Dans ce cas, la pièce qui sortira du vide d® l’une remplira exactement le vide de l’autre.
- On donne en marqueterie le nom de filets à des bandes très* minces, très-longues et très-étroites, d’une substance quelcofl' que, incrustées dans l’ouvrage de façon à former une soft® d’encadrement. Pour obtenir ces espèces de lanières, de faça" que leurs tranches soient bien parallèles entro elles, il fa*1* recourir à un procédé particulier. Le trusquin à pointe traO' chante est l’instrument dont on doit se servir; mais commet le faire glisser le long de la tranche d’une mince feuille d’ivoife ou d’ébène? la chose est évidemment impossible. Yoici la iua< nière d’y suppléer. On creuse dans une forte planche do»* la tranche est bien dressée, une feuillure dont la surface b®' rizontale est bien plane et large de deux pouces au moins. surface verticale doit être partout bien d’aplomb; elle est a® peu élevée, et il importe que cette partie saillante soit par' tout de la même épaisseur. A cet égard, la plus grande exa®' tilude est nécessaire. On place dans la feuillure la feuille d® laquelle on veut détacher les filets, on appuie contre la par®) verticale de la feuillure sa tranche, qui, préalablement a ®lfi bieix dressée, puis on fait glisser le trusquin sur la partie sad' lanle, en appuyant sa tige sur la surface supérieure de cet16 saillie, et sa tête contre la surface externe. La partie sailla»16 de la feuillure forme véritablement une règle fixe placée eidfe la feuille et la tête du trusquin pour guider cet outil.
- Pour finir sur l’ouvrage les diverses pièces qui compose® Ja mosaïque, on commence par les assembler et les coller s®( une feuille de papier très-fort et très-lisse, en tournant du cd*
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- du papier la surface qui doit être visible. Quand les parties du dessin sont ainsi rapprochées, on laisse sécher le tout, puis °o plaque au marteau, à la manière ordinaire, en faisant glisser %èrement la panne sur le papier, ou bien on met en presse, ^ l’aide d’une cale modérément chauffée. Comme il est diffi— c>le de parvenir à mettre toutes les pièces de la mosaïque de ta même épaisseur, et que la saillie des unes serait un obstacle •t ce que la cale pressât les autres, on a soin de mettre entre *e plateau et l’ouvrage, des linges pliés en plusieurs doubles. Quand le placage est bien sec, on enlève le papier et la colle,
- on corroie la marqueterie pour la mettre bien de niveau, eu se servant à cet effet de limes de diverses grosseurs, h ®oies coudées ou fixées sous un fût,
- Colles pour la marqueterie.
- Comme la marqueterie est composée d’un grand nombre de pièces, et que ces pièces ont beaucoup d’angles qui pour-raiect se soulever, il importe d’employer une colle très-forte, taa colle de poisson, que l’on coupe en petits morceaux, qu’on tait amollir dans de l’eau-de-vie, et fondre ensuite au bain— tUarie, à la manière ordinaire, est celle qu’emploient de pré-tarence les ébénistes les plus soigueux. Néanmoins, je crois devoir leur indiquer la composition suivante qui a encore plus de ténacité.
- Il faut prendre de la colle de poisson coupée en petits mor-eeaux qu’on fait infuser vingt-quatre heures dans de bonno eau-de-vie tiède ; ensuite on l’éclaircit avec de l’esprit de vin, dans lequel on a fait dissoudre un gros de gomme ammoniaque Par once d’esprit de vin, et uu gros de résine mastic, le tout •'éduit en poudre. On ajoute à cette dissolution deux gousses d’ail pilées et un gros de colle de Flandre, réduite en poudre. On la met sur le l’eu et on l’y laisse jusqu’à ce qu’elle bouille, l‘t que la dissolution des matières soit opérée; on la retire atars, et on la passe à travers un linge. Si, lorsqu’elle e6t Passée, on désire lui donner encore plus de ténacité, on n’a rçu’à y joindre deux gros de chaux d’étain par once de colle. Ou conservera ce mastic dans une fiole de verre bien bouchée. Quand ou veut en faire usage, on fait chauffer la fiole an •ain-marie pour le liquéfier; on chauffe aussi la place où ou applique.
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- Détails des principales opérations de la marqueterie-
- Sans entrer dans l’impossible détail de tous les meubles otd nés d’incrustations, nous allons indiquer, 1° la manière d« préparer les bâtis destinés à recevoir les pièces découpées! 2o les soins à prendre pour mettre ces pièces d’égale épais^ seur; 3° le découpage des pièces circulaires; 4° le procéda pour ombrer les feuillages et fleurs de marqueterie ; 5° la ma' nière de représenter les fleurs et arabesques; 6° les moyen* de finir et graver les ornemens de bois rapportés.
- § I. — Manière de préparer les bâtis pour recevoir les incrustations.
- , Cette opération est au fond assez simple, pqisqu’il s’agl1 seulement de creuser dans les bâtis la place nécessaire pour rÇ' cevoir les pièces à incruster. Malgré quelques difficultés d’esé' cution, il faut opérer à peu près de même pour les vides à fait6 en droite ligne, et pour les vides en lignes courbes, ou irrégu' lières.
- L’ouvrier commencera par bien appliquer le patron sur Ja partie du meuble qu’il doit creuser. Poùr cela, après avoif tracé un calque parfaitement exact, il le saupoudrera à l’en" vers d’un peu de poudre de vermillon, ou de sanguine ; l’af' pliquera ensuite sur la surface du meuble, le maintiendra bin" droit, puis en tracera tous les contours avec un poinçon d r voire à pointe mousse. Tous les traits seront marqués sur Ie meuble avec la plus grande précision. C’est le long de traits qu’il s’agit de découper. Il y a des ouvriers qui préfê' rent coller le dessin sur le meuble, puis découper autout' Ce ne serait pas mon avis.
- Pour y parvenir, l’ouvrier prend le couteau de taille, fis' 415, outil dont le manche a environ dix-huit pouces de lo'1' gueur. Il le prend des deux mains, un peu au-dessus du fefl et pose sur son épaule, pour avoir un point d’appui, le bou de ce long manche, qu’il dirige en l’enfonçant dans le boi*> tout en le tenant un peu penché, et en le tirant toujours à
- Mais cetto méthode, en apparence si facile, a beaucoup difficultés, parce que l’inégalité des fils du bois fait dérivé le couteau, et que d’ailleurs il n’est guère possible de suiV® un contour d’uue certaine longueur sans y laisser quelq°e* défectuosités, ou produire des éclats, ce qu’on appelle faifl des jarrets.
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- Quelque soin que l’on prenne pour empêcher cet outil de borner, on arrive à ce fâcheux résultat; aussi ne faut-il s’en servir que dans l’impossibilité de le remplacer par le corn— Pas à verge.
- Généralement ces vides, soit sur les parties de menuise— r'e pleines, soit sur les parties plaquées, s’entaillent au cou— bau, se creusent avec un bouvet, et se finissent au ciseau 0,1 bien à la guimbarde. On peut remplacer le premier par trusquin à scie ou à yerge ; il trace des traits bien parai-blés, et aussi profonds que l’exige le besoin.
- D’ailleurs le compas à verge, ou trusquin, peut, au besoin, ebe substitué à tout autre instrument pour évider les pièces, c*r on y met non-seulement des lames, mais encore des scies, aes limes, afin de fouiller au besoin une partie creuse qui se bouye trop étroite; résultat qu’on obtiendrait difficilement c& agissant d’autre manière, rien n’étant meilleur pour couper le bois franc, pour le rendre net, et donner une parfaite exactitude aux lignes, principalement lorsqu’elles sont courbes. Si l’on craint que la pointe de la boîte de ce compas ne fasse trou au centre de la pièce à évider, on peut la préserver eû y collant une petite planchette mince qui recevrait l’at-binte de cette pointe. La sujétion qu’exige cette légère prédation est le seul inconvénient, et ce n’en est réellement Pas un.
- On sent combien il importe que les Vides soient complè-bment assortis aux pièces découpées qu’ils doivent recevoir.
- § IL — Moyen de mettre les pièces de marqueterie d’égale épaisseur.
- Nous avons dit précédemment qu’il est difficile de donner * toutes les pièces découpées une semblable épaisseur ; c’est Néanmoins une condition indispensable de succès , et l’ouvrier en marqueterie doit y apporter beaucoup de soin.
- Parlons d’abord des filets. Lorsqu’ils ont été refendus, comme nous l’avons dit précédemment, on les égalise d’épaisseur à l’aide d’un outil nommé lire-filets, dessiné fig. 416 417. Il se compose d’un fût e f, au milieu duquel est Placé en l un fer disposé parallèlement à ses lignes verticales. Au-dessus so trouve un levier qui sert à appuyer le Glet contre le fer. Ce levier est fixé par un bout en a à une l>ge b c sur laquelle elle se meut en charnière ; tige qui en-be à demeure dans l’épaisseur du fût.
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- À l'autre bout du levier en forme de poignée, est le peb* tenon a, entrant dans l'épaisseur du dessus du fût; dessu® qui doit être ravalé de l’épaisseur des filets dans toute la laf' gcur du fer, moins une ligne de chaque côté , pour qu’il U® fasse pas d’engorgement,
- Ce ravalement doit avoir une surface un peu arrondie s,l( la largeur de l’instrument, et être garni de fer, afin quej® frottement sans relâche des filets qu’on passe dessus, n) produise pas d’inégalités, ce qu’il est essentiel d’éviter, par6® que le fer prendrait inégalement du bois, et les filets serai66* exposés à se couper.
- Même observation pour le dessous du levier. On ne doi1 pas remplacer la garniture de fer par du cuivre qui pourrai*» en s’échauffant, noircir les filets.
- Pour faire usage du tire—filets», on prend de la main ga#' che la poignée du levier; de l’autre main un filet refendu» qu’on fait passer entre l’outil et le levier en le tirant à soi» et on n’appuie sur le levier qu’autant qu’il le faut pour q116 le fer de l’outil morde sur le filet, qu’on retourne bout ^ bout quand le premier bout a été mis d’épaisseur. On a[>' précie aisément cela quand le fer cesse de mordre, et quel® levier porte sur le fût ( fig. 417),
- Ayez soin de choisir le fil du bois, en mettant les fil6*’ d’épaisseur, afin que le for ne les écorche point, ou ne leS fasse pas éclater.
- On met d’épaisseur les parties étroites de marqueterie ati moyen d’entailles de bois dur et liant, dont le fil soit biel1 droit. On y fait un ravalement dont la largeur est égal6 * celle que doit avoir le morceau qu’on veut mettre en large#6» ce qui nécessite un élargissement ou rétrécissement de Ve#' taille à chaque différent morceau. On peut aisément préve#1* cet embarras , en faisant usage d’une règle mobile analoguC à une parallèle de graveur , qui ne pourrait se mouvoir quC parallèlement, et serait fixée en place par une vis de pre*'' sioii; on ne ferait pas alors de ravalement à l’entaille sur largeur, et la règle mobile se placerait dessus.
- Les plus grandes pièces se recollent au rabot, et dans O*1 bois à ajuster, comme nous l’avons dit pour le placage.
- § III. — Découpage des pièces irrégulières ou cintrée
- Nous avons indiqué brièvement l’usage de la scie de quelerie, et de X’ûne pour le découpage des pièces 6i coi#'
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- Piquées, nécessaires aux dessins de marqueterie. Nous ne reparlerons pas ici du dernier dont nous avons traité suffisamment , mais nous donnerons 1’explication et la figure de i’au-Ire outil, dont l’usage est si important.
- La scie de marqueterie, représentée fig. 418, est composée ** un châssis de fer a b c d ; de deux mords e f, servant à lenirla lame de la scie, et d’un manche g h, dont la partie h est montée à vis pour bander la scie autant qu’il est né-Cessaire.
- L’intérieur des mords doit être taillé comme une lime afin ue mieux retenir la feuille de la scie; il est bon que la partie mobile d’un mord entre en entaille dans le bas de l’autre, 4ün de ne pas tourner lorsqu’on serre la vis.
- La lame de cette scie a les dents sur la même ligne que *e châssis , comme à l’ordinaire; cependant les ouvriers en marqueterie mettent souvent les dents d’une manière opposée , c’est-à-dire en face, de telle sorte que la scie agit horizontalement. Ils prétendent que cette disposition leur s°ulage la main.
- Il est inutile d’expliquer la position de l’ouvrier sur l’âne, m la manière dont il fait usage de la scie assujettie dans cette ^spèce d’étau. Disons seulement que lorsque la pièce est fividée au centre , on y passe la scie qu’on a démontée d’un mords, et qu’on remet ensuite en place comme il consent.
- Lorsque les pièces sont irrégulières, il faut forcément employer cette scie ; mais lorsqu’on doit découper des ronds Parfaits, des arcs de cercle, et autres semblables, il vaudrait h*en mieux la remplacer par le trusquin ou compas à verge , ^4ns la tête duquel on place alors une lame pareille à celle hu couteau de taille, fig. 415, ou bien une petite et fine scie.
- obtient le grand avantage de découper plus régulièrement, plus sûrement, plus vile, attendu que le compas à 'erge une fois ajusté, donne des piècesbien découpées, toutes Pareilles, exemptes d’éclats ou jarrets.
- Le compas à verge est donc, pour préparer les vides et ^couper les incrustations, l’instrument préférable en un ^c&nd nombre de cas,
- IY. — Procédé pour ombrer les feuillages et les ornement de la marqueterie en bois.
- Les jolis bouquets, les rosaces si gracieuses que nous ad-
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- mirons sur tant d’èlégans meubles et coffrets, reçoivent, dans leurs différentes parties, une multitude de nuances. Ce son* les ombres, indispensables à cette imitation partielle de 1* nature.
- On fait usage de deux moyens pour ombrer, le sable chaud et les acides. Le premier moyen est plus usuel, le second est plus certain; tous deux exigent beaucoup d’attention et dfl prudence.
- Manière d’ombrer au sable. — Pour ombrer au feu, ofl au sable (l’on dit l’un ou l’autre indifféremment); on me* du sablon de rivière très-fin dans une poêle en fer, qu’oP place sur un fourneau ardent, jusqu’à ce que la chaleur du sable soit susceptible de brunir le bois sans le brûler. O» s’en assure en y plongeant un morceau de bois d’échantillon'
- En même temps qu’on préparait le sable, on avait ras-* semblé toutes les pièces découpées , en les mettant bien & leurs places respectives, et dans l’ordre le plus convenabl* pour ensuite les plaquer. Le dessin colorié qui doit guidef le ton des ombres, avait été également placé auprès des pièces* car il doit rester là pour servir de modèle pendant tout lô temps de l’opération.
- Comme les pièces sont souvent très-petites, l’ouvrier le* prendra avec une pince pour les plonger dans le sable chaud! il les y plongera à plusieurs reprises , car elles ne s’ombrepi pas du premier coup : il ne les y plongera pas tout en" tières, car il est des parties qui ne veulent être ombrée* que légèrement, et d’autres qui ne veulent l’être pas du tout Ainsi l’onglet ( la partie inférieure et d’un pétale ), fîg. 419 sera incomparablement plus brunie que la partie supérieure' (Voyez aussi fig. 420 a.)
- Manière d’ombrer aux acides. — Les acides en usage poi>r ombrer les bois sont : l’acide nitrique, l’acide sulfurique, l’eau de chaux à laquelle on ajoute , pour accroître sa force* du sublimé corrosif. La première de ces substances agit pis* puissamment; et comme elle détruit les couleurs factices,1 ne faut pas l’employer au bois que l’on aurait teint ; eHe donne d’ailleurs instantanément aux bois blancs une tein18 roussâtre.
- L’action de l’acide sulfurique a moins d’énergie ; elle r«" vive certaines couleurs au lieu do les effacer, et prêle au* bois blancs un brun d’une teinte vineuse. D’ailleurs, ces de«* acides s’étendent considérablement j et l’on doit avojruu so111
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- de nVfl tneltre qu’une très—petite quantité. Celte j^servation concerne surtout l’esprit nitreux; avec lui trois '§nes de diamètre s’étendent au moins à six.
- L’eau de chaux, quoique bien moins énergique, brunit °ltefois les bois, soit blancs, soit colorés : elle convient ‘Urtout aux grandes pièces. Pour obtenir cette eau, il suffit de aire éteindre de la chaux vive dans l’eau ordinaire, puis de ^canter doucement.
- Le brunissement par les acides est bien préférable au premier, parce qu’il permet de conserver à volonté les teintes ^mineuses ; ce qu’il est très-difficile de faire en ombrant au eü. D’ailleurs, leur usage est très-facile. Il s’agit seulement ^tremper légèrement le bout d’un pinceau ou d’une plume ?ans l’acide choisi, et de l’appliquer délicatement sur le bois * brunir. On recommence cette manœuvre autant qu’il est ’ffile, en diminuant l’étendue de la liqueur d’après les indiquons du modèle qu’on doit consulter fréquemment.
- A mesure qu’une pièce est ombrée, on la met à sa place, q l’opération achevée, on les colle toutes ensemble sur le Jurement, c’est-à-dire du côté où elles ont été découpées. On a*sse ensuite bien sécher toutes ces pièces pour les incrus-*er à la place qui leur est préparée. On termine par les Emparer encore au dessin colorié, afin de prévenir toute Sfreur.
- 8 V, — Manière de représenter les fleurs et arabesques en marqueterie.
- Nous avons des pétales découpés, ombres, préparés de ’l'toi former les fleurs dessinées fig. 419 et 420; nous ^’ons des arabesques, fig. 420, attendant aussi leur mise en Wace; nous avons des objets de menuiserie convenablement Cvidés : présentons-y ces pièces à incruster, pour juger si «Iles entreront facilement; ajustons-les, s’il est nécessaire, ^duisons de colle, et cette pièce, et la partie évidée , sans ,6tl trop mettre, puis laissons un peu de jour pour évacuer ^ surplus de la colle. Terminons par frapper doucement ^essus la pièce avec la tête du marteau à plaquer.
- Nous obtiendrons ainsi des fleurs d’un aspect agréable; ^ais si nous voulons donner au travail un nouveau degré de Infection , si nous voulons approcher encore plus de la na-'••'e, il nous faut recourir à des procédés plus délicats, à préparation plus compliquée.
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- Si, au lieu de placer sur un fond de palissandre des ÎÇ' crustations blanchâtres ou jaunâtres ombrées d’un brun I*3" ger, on veut mettre sur un fond do couleur claire des fleu^ ayant, autant qu’il se peut, leurs teintes ^naturelles, il fau choisir un bois de couleur très-tendre, découper les pétai®5 et s’occuper de les teindre en conservant les parties claire*) en les fondant agréablement avec les parties nuancées.
- A cet effet, on dessine sur ces pétales le contour que doç vent produire ces parties; puis on couvre de cire ce qui do'f rester clair, en anticipant sur l’endroit à colorer, parce qü ' son tour la teinture anticipe toujours sur l’endroit clair.
- Le pétale ainsi garni se plonge dans un bain de leintuf® appropriée; il doit souvent y retourner jusqu’à quatre fois* Lorsqu’il est complètement sec, on enlève la cire, et l’ot achève au pinceau la fusion des teintes. Quelquefois on donfl® uniformément un premier bain de teinture avant d’enciroû et l’on se dispense de terminer le pétale au pinceau. Cela de' pend des indications du modèle. D’ailleurs, on incrust® comme je l’ai dit en commençant.
- g VI. ‘— Moyen de finir et de graver les ornemens de bois rapportés.
- Il existe dans les incrustations, principalement dans !e‘ arabesques et les fleurs des parties si délicates, qu’on ne pcu les découper avec la scie; il est des nuances si légères, q!lî les ombres obtenues par le brunissement ou la teinture i>® peuvent les imiter. Une sorte de gravure au burin ou à pointe vient remédier à cela : elle exige, comme on l’imagin®1 beaucoup d’attention et de goût.
- Le burin est un morceau d’acier long de quatre pouce*) large de deux lignes; son milieu est evidé dans presque tout* sa largeur, et son extrémité supérieure est taillée en chat'" frein, de manière que le tranchant de l’outil coupe le bois aVc< délicatesse et sans produire aucun éclat; il taille d’ailleid; autant des côtés que de la pointe, et pour peu que celle"1'* pénètre, ce sont les côtés qui coupent les premiers.
- Le burin est monté dans un manche en bois, dont le de5' sus est aplati, afin qu’on puisse l’approcher très-près de l’ot‘ vrage et faciliter son passage sur le bois, dans lequel il ne f»?1 pas qu’il entre bien avant. On lient cet instrument de la droite, le manche appuyé dans le creux de la main, et retc»11
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- Par le pouce et le doigt majeur : l’index est tendu sur la lon-S'ieur du burin pour le guider et lui faire mordre le bois.
- La pointe est analogue à celle des graveurs en bois. Elle Cst composée d’un manche long d’à peu près cinq pouces, l®ndu dans l’épaisseur à deux pouces de longueur, afin d’y placer la lame et de l’avancer ou reculer à volonté; cette lame est un mince morceau d’acief aiguisé par le bout, et arrêté dans le manche par quelques tours de ficelle, ou mieux ancore par une virole. Des ressorts de montre, de petites Pendules, de vieilles lancettes, servent communément de lames a l’ouvrier, La pointe se tient à peu près comme une plume a écrire.
- Pour graver au burin, on se tient anssi dans la position *l’une personne qui écrit; alors on fait sur l’onvrage, aux Points indiqués par le modèle, des traits parallèles entr'eux, Pins ou moins forts, plus ou moins serrés, horizontaux ou Perpendiculaires, etc. Cette gravure se nomme à une seule i(Wle. Elle est la plus belle, et la seule dont l’ouvrier de goût doive faire usage. L’autre, la gravure « deuho tailles, veut 'in’on dispose les traits de burin en losanges, ce qui produit des hachures désagréables, et rend mal l’effet naturel des °nibres.
- Pour graver à la pointe, on fait conper l’instrument en *e tirant à soi. On trace ainsi, dans le bois, un simple trait, lu’on élargit ensuite en y repassant plusieurs fois la pointe, e*en l’inclinant de droite et de gauche pour conper du bois 8ûr le côté de la taille.
- L’ouvrier grave tour à tour au burin on à la pointe, sur e même ouvrage, et selon qu’il sent le besoin de former des *raits plus légers. Le dernier outil convient surtout aux 11-^sses ; il doit être employé aux parties très-délicates où l’en Craindrait que le burin ne fit des éclats, on qu’il n’échappât " la main. Aussi l’ouvrier a-t-il auprès de lui burin, pointe, Modèle colorié; aussi, tout en consultant celui-ci, prend-il al-*ernativement l’un ou l’autre outil.
- ; Quand il a fini de graver une pièce, il en ébarbe les tailles; c est-à-dire qu’avec un léger racloir ou le tranchant d’un ci-j°àu, il enlève toutes les bavures produites par le burin sur bords des tailles. Il les mastique après cela. A cet effet, d Cent auprès de lui sur un fourneau légèrement chaud du Mastic noir, brun, ou de toute autre couleur assortie, et 1 in-
- Menuister.
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- troduit avec une spatule de bois dans les tailles. Il laisse sécher, racle ensuite, examine bien l’ouvrage, et le répare àla fin, s il y a lieu.
- CHAPITRE IÏL
- DE LA MANIÈRE DE POLIR ET VERNIR LE BOIS.
- Le replanissage et le corroyage, surtout quand on les exécute avec des fers brettés, laissent toujours sur le bois u" certain nombre d’inégalités qui nuiraient à l’éclat des meublé de prix. Pour que les veines et les nuances qui en font Ie mérite puissent ressortir, il est nécessaire de faire disparaitr® ces inégalités, et pour cela on polit le bois. Mais cette opération ne donne l’éclat nécessaire qu’à un petit nombre d® do bois; il faut y suppléer par des vernis. Ce chapitre devra donc faire connaître : 1° comment on polit le bois ; 2° comment on le vernit. Il sera terminé par des détails étendus sur la manière de composer les vernis dont le menuisier et l’ébéniste ont besoin, ainsi que l’encaustique et plusieurs autre® préparations qui peuvent les remplacer.
- § I. — Manière de polir le bois.
- Après avoir replani le bois de placage avec le rabot à fe> brelté, le seul instrument que l’on emploie pour polir est î( racloir. Le racloir de l’ébéniste est un morceau d’acier
- deux ou trois pouces de long, sans biseau, aiguisé sur pierre à l’huile ; de façon que sa tranche fasse des angles pat' faitement droits avec les deux faces, et que les arêtes soief1 bien vives. Lorsqu’on fait aller et venir le racloir dans u»e position inclinée, cette vive arête enlève de très-minces co' peaux et fait disparaître toutes les petites aspérités que le ra-bot à fer bretté avait faites, toutes les inégalités que le rab®1 ordinaire pouvait avoir laissées.
- Au lieu d’outil, on se sert de plusieurs substances dive^ ses ; les principales sont la pierre ponce et le tripoli.
- Un donne le nom de pierre ponce à une pierre spongieuse) quelquefois assez légère pour rester à la surface de l’eau rude au toucher, susceptible de se briser facilement, de rayc( i l’acier et de se fondre uu chalumeau en un émail blanc. & couleur varie beaucoup , mais le plus ordinairement elle e®1 grisâtre; elle se trouve dans le voisinage d’un grand norobf0
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- Volcans. Celle qu’on répand dans le commerce vient sur-de Campo-Bianco, à trois milles du port de Lipari. Il aut préférer celles qui ont le grain le plus uni ; et quand on Veut s’en servir en poudre, il faut que cette poudre soit impalpable, sans quoi elle ferait des raies au lieu de polir.
- Ce tripoli est une substance ferrugineuse tirant un peu sur e rouge, qui paraît avoir été produite par des feux souterrains. Celle substance a un aspect argileux, et peut être fadement réduite en poussière, dont les grains sont rudes et arides au toucher. Le tripoli de la meilleure qualité est celui îai se tire d’une montagne près de Rennes ; on eu exploite aarssi de très-bon à Menât, dans le département du Puy-de-~û®e. On ne l’emploie qu’après l’avoir réduit en poudre bès-fine.
- Autrefois on sfc servait beaucoup, pour polir, de la dépouille , fin poisson nommé chien de mer. Celte peau est parsemée
- petits grains très-durs, terminés en pointes, et qui la ren-'ent très-propre è cet usage. Le côté de la tête est plus
- fude; la queue et les nageoires sont les parties les plus dou-Ces et servaient à terminer l’ouvrage.
- Il était très-difficile de trouver de la peau de chien d’un Üfain égal, plus difficile encore de la choisir du grain dont 0tl avait besoin. Elle était d’ailleurs assez chère ; il en résulte presque partout on lui a substitué le papier de verre.
- Le papier de verre est un papier fort sur lequel on colle 1111 Verre pilé et passé dans un tamis plus ou moins fin. Lors-l^e le verre a été pilé et tamisé, on le remet dans le tamis, °Q passe sur le papier une couche de colle forte un peu claire , avec le tamis on répand partout le verre, de façon à no P)Us voir le papier. On ne doit s on servir que lorsqu’il est >Ien sec. La poudre de verre est plus ou moins fine, suivant ^numéro du papier. Le numéro ô est le plus grossier, le^a-*>ler zéro est le plus fin.
- La possibilité de varier à volonté la finesse du papier de evre, a permis de substituer les numéros les plus fins h la jrele ou queue de cheval ( equiselum), espèce d’herbe rude au jucher qu’on employait après l’avoir desséchée pour terminer 6 Poli commencé par la peau de chien. Comme on s’en sert J'apre quelquefois, je dirai que l’espèce qui donne le plus beau V3b est celle que les botanistes désignent sous le nom de prèle ®s marais, eguisetum palustre. On la reconnaît à ces caracos : quand la plante est fleurie, elle est garnie de feuilles
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- ou rameaux simples, et les graines de la tige n’ont jamai* plus de dix dents.
- Voyons maintenant quelle est la manière de polir.
- On achève de repianir avec la vive arête du racloir, qu’of tient à deux mains, et qu’on fait glisser sur le bois eu le ù' rant à soi et en l’inclinant du même côté. Le mouvement donc® doit être toujours dans le sens du fil du bois, et on a soin d® se placer pour cela dans la situation la plus favorable ; néan' moins, la longueur du fer ne doit pas croiser à angles droit* la longueur des fibres, mais être un peu oblique. Il est impôt' tant surtout de donner cette direction quand on rencontre joints, sans quoi on risquerait d’écorcher ou de soulever lf bois. Il faut aussi avoir soin d’appuyer moins le racloir dao* les points où on aperçoit que le bois est plus tendre, et d’ejfl' ployer aussi moins de force à la fin qu’au commencement.
- Quand cette opération est terminée, on frotte l’ouvrage pe»' dant quelque temps avec un papier de verre à grain moyeoi puis avec un autre papier à grain fin; on brosse le papier^ mesure qu’il s’encrasse. Quand ce poli préparatoire est donnai, on répand sur le bois un peu de bonne huile d’olives , et o" continue de frotter avec le même papier, qu’on a eu soif auparavant de brosser une dernière fois. Quand on a eu bi^ frotté en allant et en venant, on prend un chiffon , qu’on sa®1' poudre avec de la pierre ponce pilée et tamisée, on Chumed6 avec un peu d’huile et ou frotte dans tous les sens. Celle def' nière opération complète le poli, il ne reste plus qu’à ab?or': ber l’huile. Pour cela, on prend un sachet en toile un pcl1 serrée, rempli de tripoli. On frappe ce sachet contre l’oU'') vrage, de sorte que le tripoli passant à travers la toile sa»' poudre tout le bois. On frotte alors avec du papier gris très' mou; on renouvelle le papier et le tripoli jusqu’à ce que tou1® l’huile ait été bien absorbée; puis on essuie soigneusemfiI® avec un linge fin pour que le bois soit bien net et que sa sot' face soit dégagée de toute matière étrangère.
- Ne craignez pas de mettre trop de temps à sécher l’irtsu avec le tripoli. Si cette opération n’était pas faite avec bea*1,' coup de soin, l’huile pourrait ressortir par-dessus le ver»IJ après qu’on l’aurait appliqué, et y former des taches nèhü' leuscs; pour les faire disparaître, il faudrait frotter le ver!ll!l avec un tampon de linge trempé dans l’eau et saupoudré ^ pierre ponce très-fine, ou mieux encore, frotter avec bouillie très-claire faite avec du tripoli et de l’essence detnff
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- Jjenthine. Dans l’un et l’autre cas, le brillant du vernis risque d être altéré, et on est obligé de réparer avec un peu d’en— Rustique préparée d’après le procédé que j’indique plus bas.
- Quelques ébénistes, au lieu d’huile d’olives, emploient huile de lin, rendue siccative par son ébullition avec treize ®Uces de litharge en poudre, et six onces et demie de sulfate ue zinc par pinte de liquide; on soutient l’ébullition jusqu’à Ce qu’il se forme une pellicule à la surface du liquide, on sé-PaÇe ensuite avec soin la partie claire et limpide du sédiment ?ui s’est formé au fond.
- D’autres préparent leur huile de lin en la faisant bouillir ayec partie égale en poids de cette résine liquide qu’on appelle térébenthine de Venise, çt qu’il ne faut pas confondre avec 1 essence de térébenthine, qu’on extrait de cette résine en la distillant. Si on veut employer cette substance pour polir l’a-Cajou ou le merisier, on la colore en rouge, en y ajoutant un Peu d’orcanette pendant l’ébullition; si on veut, au contraire, etiter d’altérer la couleur du bois , on décolore le liquide en y jetant un peu de charbon animal, ou même tout simplement üue croûte de pain bien brûlée. Ces deux espèces d’huile, et sûrtout la seconde, remplissent les pores du bois et le disposât à recevoir plus de brillant par l’application du vernis.
- , Souvent, au lieu d’employer la pierre ponce en poudre, les ®hénistes s’en servent sans la pulvériser, après s’être contentés d unir une de ses faces, d’abord sur un grès, puis sur up î^orceau de bois; mais ce procédé ne vaut pas celui que j’ai 'ddiqué. La pierre donne un poli moins fin que la poudre, s°ngrain n’est pas toujours très-égal, et elle renferme quel-'Itufois des veines plus dures qui raient le bois.
- , D est des cas aussi oû, au lieu de poncer à l'huile, on ponce j* beau ; cela a lieu quand on soigne peu le poli, ou quand on ravaille des bois très-blancs, dont on ne veut pas altérer la c°uleur. Il faut aussi éviter l’emploi de l’huile toutes les fois tIa on opère sur les bois résineux.
- Si le bois est rebours, si ses fibres se croisent en différens Sfins, il est indispensable, après qu’on y a passé une fois le Leloir, de l’y repasser ensuite en sens contraire. Il est même 9ssez souvent nécessaire de faire aller et venir en différens sens doe lime montée sous un fût et dont les tailles ne sont pas Risées, mais parallèles entre elles et obliques à la longueur ^l’outil.
- Dn sent qu’il est difficile de polir les moulures par le pro-
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- cédé que nous avons indiqué, mais on y supplée en faisant sur un morceau de tremble, une moulure dont toutes les par' lies creuses correspondent exactement aux parties saillantes de la moulure à polir. Ou saupoudre de ponce humectée d’huile ce morceau de bois tendre, et on s’en sert en guise de tam" pon.
- Méthode employée en Allemagne, pour donner le poli au bois.
- Les Allemands ont d’abord soin d’ajuster les morceaux de leurs ouvrages avec la plus grande précision, et d’en rendre la surface parfaitement unie, attendu que le vernis, en faisant ressortir la beauté du bois, en fait paraître également les défauts. Le bois étant, par conséquent, parfaitement bien poli) •yoici la manière dont ils préparent le vernis : ils réduisent en poudre une portion de laque en table , de la première qualité, c’est-à-dire de la plus transparente, qu’ils font dissoudre dans de l’esprit de vin parfaitement recliüé; à la laque employée, on ajoute, dans une retorte, deux fois autant d’alcool, et ou expose le tout à une chaleur d’environ 50 degrés de’Réau-mur. On agite le mélange exactement toutes les trois heures, jusqu’à ce que le vernis ait acquis le degré de consistance nécessaire; mais lorsqu’il ne paraît pas en avoir assez, on y ajoute de nouveau une petite quantité de laque en poudre! et dans le cas contraire, si on le trouve trop épais, on J' ajoute un peu plus d’alcool, en agitant toujours le mélange, jusqu’à ce qu’il ait acquis la consistance requise.
- Le vernis ci-dessus u’a aucune qualité particulière, sinon qu’il ne contient pas de térébenthine, ni aucun autre corps qui puisse rendre le vernis collant et susceptible de se gercer-
- C’est avec un morceau de linge fin ployé c-u forme de tampon, qu’on applique le vernis.
- L’ouvrier étant muni 4’un mélange composé de deux tiers do vernis et d’un tiers d’huile d’olives, dans lequel il tremp** le linge, il le frotte sur la surface du bois, avec toute sa force, et en pressant fortement, mais toujours en suivant la direction des fûmes du bois.
- Alors il recommence à humecter de nouveau la surface d" bois jusqu’à ce qu’elle se trouve entièrement couverte d’une couche légère de vernis. Lorsque le bois est imbibé de vernis, on le laisse sécher, ce qui s’effectue promptement; alors °" ajoute une seconde , une troisième, et même jusqu’à une q«a'
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- Wème couche de vernis, s'il le faut. Le vernis une fois parlement sec et bien durci, voici comment on lui donne son dernier poli ou lustre.
- Ayant trempé un morceau de linge fin dans un mélange d huile d’olives et de tripoli réduit en poudre, on frotte le dois en appuyant dessus, jusqu’à ce que le vernis ait acquis l°ot l’éclat nécessaire. Ensuite, pour lui donner le dernier Poli , on le frotte encore avec un morceau de linge très-fin, ou do la peau très-douce.
- On applique ce vernis aussi avec une brosse sur les corps lüi ne présentent pas une surface égale; mais alors il faut le rendre plus clair, en y ajoutant une plus grande portion d’al-®°ol. Enfin, on lui donne le poli de la manière indiquée ci-dessous.
- . Lorsqu’on l’applique sur une grande surface, il est essen-l|el que le vernisse trouve aussi léger que pour les corps en Relief, attendu que sécbant promptement, les bords des parties ®0r lesquelles on l’a d’abord appliqué, deviendraient d’uue épaisseur qu’il ne serait plus possible de réduire en donnant la P°li. Enfin, les objets en bois, faits au tour, peuvent cire ^ernis sur le tour même.
- Le seul inconvénient de ce vernis, est qu’il donne un ton )runâtre au bois, et qui pourtant n’est nullement désagréable là où une couleur foncée est convenable ; et c’est par celte raison qu’on en fait grand usage pour donner le vernis aux bois d acajou, de noyer et de cerisier. Mais lorsqu’on veut conser-Ver une couleur claire au bois, on prépare le vernis de la *àème manière; seulement, au lieu de laque, on se sert de Somme copale dissoute dans l’alcool, en y ajoutant quelque-un peu d’éther ou de camphre : ce vernis peut être appliqué avec succès à beaucoup de bois de différentes qualités. Certains fabricans de Vienne font dissoudre la gomme co-pale en l’exposant à la vapeur d’alcool; quelquefois ils don-Hentau vernis copal, qui est naturellement transparent, toutes es nuances qu’ils veulent, et ils ne se servent pas, à ce qu’il Paraît, d’esprit de térébenthine pour effectuer la dissolution do copal.
- B’après cette méthode, le vernis pénètre si parfaitement dons les pores du bois, qu’il est presqu’impossible qu’il s’è-CaiUe. Par conséquent, lorsqu’on le ratisse, même avec un inhument tranchant, et à moins de pénétrer très-profondément, pourrait rétablir encore le poli, en le frottant fortement un morceau de linge fin.
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- ï^es vernis pâteux ne possèdent pas le même avantage > paree qu’ils ne pénètrent pas aussi profondément dans la sub' j stance du bois; et une égratignure seule les enlève si coin": plètement, qu’il n’est plus possible, eu les frottant, de rétabli j le poli.
- § II. — Manière S’appliquer les vernis.
- Les vernis s’appliquent de différentes manières, suivant leur nature. Les uns s’étendent comme les couleurs ordinaires, Ç1 alors on emploie ordinairement un pinceau de blaireau ; ma'5 le pinceau étend rarement le vernis d’une manière bien égaler presque toujours il produit des stries ou des ondulations, et souvent des soies s’en détachent ; il vaut donc mieux se servir d’uoe éponge. Pour cela, on choisit une éponge bien fine, ofl la lave dans l’eau, on la lave ensuite dans l’essence de téré" benthine pour en faire sortir l’eau; après l’avoir bien pres^ sée, on la trempe dans le vernis pour qu’elle s’en imbib® bien ; on la presse jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que très-peUi et on la passe vivement sur l’ouvrage, en tâchant de n’a voir à passer qu’une fois à chaque endroit, pour que l'épaisseur du vernis soit partout la même. Cette éponge doit être cou' servée dans un local à l’abri du contact de l’air, sans quoi ell" se dessécherait, se racornirait et ne pourrait plus servir. O" n’a besoin qu’une fois de la préparer par des lavages à l’eau et à l’essence.
- Il est une autre espèce de vernis clair, parfaitement trans-parent, qui donne un poli de glace, et qu’on applique paf des procédés tout particuliers. Je dois, avant tout, en faim connaître la composition, pour qu’on ne puisse le confondre avec ceux qui seront indiqués dans le paragraphe suivant, et qu’on étend par les moyens que je viens de décrire.
- Ce vernis se compose des substances suivantes :
- Esprit de vin à 50 degrés....................16 onces.
- Mastic mondé..............................5
- Sandaraque. .......................... . . 1 J/2
- Laque en feuilles..................... 1
- On fait fondre au bain-marie les résines dans l’esprit Je vin. Le vase dans lequel se fait celte opération doit être plu5 grand qu’il ne le faut d’un tiers au moins, afin que si le ver»;5 se boursouiflesurle feu, on ne perde rien. Il est bon de tend beaucoup plus grand le vase qui contient l’eau, afin que s'
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- Vernis bouillonne par-dessus les bords du vase qui le c°ntient, rien du moins ne tombe dans le feu, et qu’on n’ait Pas d’incendie à craindre. Je proposerais aussi d’ajouter deux °ilces de verre pilé grossièrement. Cette addition faite auxrè-s)nes avant qu’on ne les ait jetées dans l’alcool, les divise, fa-c,lite leur liquéfaction, empêche qu’elles ne s’attachent aux Parois du vase, et permet de les agiter plus aisément avec îh>e spatule, ce qu’il faut souvent faire. Quand la fusion est ,1e n complète, on laisse reposer le vernis plusieurs jours; sd est alors un peu trouble, on le filtre à travers du coton : P°ur cela, on met au fond d’un entonnoir une petite pelote t'e coton qu’on recouvre d’une rondelle de plomb percée de Petits trous ; on remplit de vernis l’entonnoir ainsi pré-P®ré, placé sur une bouteille et recouvert ensuite d’une feuille papier. S’il le faut, on répète celte opération. En pre-^nt toutes les précautions que je viens d’indiquer, on est 3ssurè de faire parfaitement ce vernis.
- Quand on aura préparé ce vernis, et que le bois sera disposé pour le recevoir, on en mettra quatre gouttes sur un chiffon de vieux tricot de laine replié en plusieurs doubles , on le recouvrira d’un linge blanc aux trois quarts usé, de %on à faire un tampon. Si on n’a mis que la quantité de ternis nécessaire , il passera à peine à travers le linge ; si on ei1 a trop mis, il paraît sur-le-champ; dans ce dernier cas, change le linge jusqu’à ce que le vernis paraisse peu ou P°int. Prenant alors une forte goutte de bonne huile d’olives, ^ la mettra sur le tampon au milieu de l’endroit où se trouve e vernis, et, frottant légèrement, on étendra partout ce mé-0rige jusqu’à ce qu’il soit bien sec. Il faut éviter de repasser PWieurs fois sur le même endroit.
- L’huile dont on s’est servi pour humecter le linge facilite {application du vernis, le fait pénétrer dans les pores du ®°is déjà imbibé d’un liquide semblable, et supplée en outre défaut d’essence de térébenthine qui manque dans ce ver-)lls, tandis qu’on l’emploie dans tous les autres pour les rendre ltloins cassans, moins susceptibles de se gercer.
- Si, en refaisant celte opération, il arrivait qu’on distinguât raies sur l’ouvrage, il faudrait de suite remettre un peu {• huile et frotter de nouveau. On s’assure que la vernis est ie“ pris et bien sec , en touchant avec le doigt une des surfes unies. Si le doigt laisse une empreinte terne etnébu-e°se, c’est qn signe infaillible que le vernis n’est pas arrivé
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- au degré de siccité convenable, et on continue de frotter, On peut alors donner un nombre de couches suffisant pour que le vernis dure long-temps. Ce n’est qu’à celte intention qu’o# en met plusieurs couches; dès la première application, il es* aussi brillant qu’il peut le devenir.
- Il faut mettre moins d’huile pour les couches subséquentes; mais, quelque précaution que l’on prenne, il est impossible) à raison de la grande consistance de ce vernis, de lui donnef une surface bien plane et bien égale. Pour arriver à ce deg® de perfection, les plus habiles ébénistes remplacent la dernière couche d’huile par de l’alcool ou esprit de vin qui augmente encore plus la fluidité du vernis. Enfin, ils mouillent le ta®' pon avec un mélange d’esprit de vin et d’huile, et frottent une dernière fois ainsi, sans employer de vernis. Cette dernière opération donne à l’ouvrage un aspect glacé et un poh brillant. Cette manière d’appliquer le vernis est bien plu8 difficile; mais les résultats en sont infiniment plus beau*' On est cependant forcé de se servir de vernis au pinceau pour les moulures et les parties rentrantes.
- § III. -— Des Vernis et autres substances analogues.
- Indépendamment du vernis dont j’ai donné la composition dans le dernier paragraphe , il en est plusieurs autres qu’il est bon de connaître. Ea manière de les préparer est la même; il n’y a de changement que dans la nature et la proportion des substances.
- 1° Vernis à l’alcool très-siccatif.
- Alcool pur, 10 parties; mastic mondé, 2; sandaraque, 1 ! térébenthine de Venise, aussi transparente que possible, V
- 2° Vernis pour les bois de couleur foncée.
- Alcool, 30 parties; laque en grain, 2; sandaraque, 4\ mastic, 1 ; benjoin, 1; térébenthine de Venise, 2,
- 3° Vernis pour les objets exposés au frottement.
- Copal liquéfié, 3 parties ; sandaraque, 6 ; mastic mondé, h! verre pilé, 4; térébenthine claire, 2 4/3 ; alcool, 52.
- 4° Vernis blanc au copal.
- M. Lenormand a recommandé, comme préférable à tou8 les autres, ce procédé. On verse sur des morceaux de rcsiu6
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- c°pale pure, de l’huile essentielle de romarin. Ceux des mor * °eaox qui ont été ramollis par l’huile sont seuls mis à l’état Convenable pour le succès de l’opération , les autres ne le sont j*as- Après avoir réduit les premiers en poudre fine, on Pin-’joduit dans un vaisseau de terre, à l’épaisseur d’une couche o Un doigt. Versez dessus une hauteur égale d’huile de ro— j^nrin, et remuez avec un tube de verre. En peu de temps e tout forme un liquide épais; ajoutez-y de l’alcool par ^atre gouttes à la fois, inclinez le vase onf différens sens f°ur faciliter la combinaison, et décantez quand le vernis °st assez liquide.
- Vernis de copal et de gomme-laque, par M. Berzêlius.
- Jusqu’à présent l’on n’a pu se procurer le vernis copal, est bien certainement le plus beau des vernis, qu’en ^sant dissoudre celte gomme dans l’éther, ce qui est dis-j^odieux et d’une exécution difficile La note qui suit, con->«»t un moyen plus facile de l’obtenir.
- Ce copal réduit en poudre grossière que l’on arrose avec ^l’ammoniaque caustique liquide, se gonfle et se convertit eo Une masse gélatineuse qui est soluble en entier dans l’ai-C®°1. Pour opérer cette solution qui forme un très-beau ver-l!|s, on verse par parties de l’ammoniaque liquide sur de la ^puime copale pulvérisée, jusqu’à ce qu’elle ait pris son ma-de gonflement, et se soit convertie en une masse j,aire et consistante. On chauffe celte masse jusqu’à 35°, et 0,1 introduit par petites portions de l’alcool de 0,8 ayant ^ température d’environ 5°; on agile après chaque intro-l,ction. La masse étant bien délayée, on fait une autre induction, et ainsi de suite. On obtient une solution qui, ?Près avoir déposé une quantité insignifiante de matière Soluble, est absolument incolore et claire comme de l’eau. I vernis de gomme laque s’obtient en faisant bouillir de 4 gomme laque avec une solution un peu concentrée de S°üS'Carbonale de potasse. Il se produit un mélange do jj0lï>mc laque unie à la partie caustique de l’alcali et du car-0,1aie de potasse. Par le lavage on obtient une solution ^^plète; on la décompose par une solution de sel ammo-ilac- Il se formera un précipité d’ammoniac saturé de gomme ?(lue qui se laisse laver à l’eau froide, mais qui colore l’eau es l’instant que tout le muriate de potasse est enlevé. Ce
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- précipité est soluble en entier dans Feau dont la températuf*, est de 50°. En évaporant celte solution jusqu'à siccité,1' reste une masse pellucide , entièrement semblable à la gom^ elle-même, et qui cesse d’êlre soluble dans l’eau. La soluU0" étant appliquée à chaud, couvre les objets d’un très-beal1 vernis que l’eau n’attaque pas, et qui se laisse très-bien éga': liser et polir.
- Moyens de dissoudre le copal plus aisément qu’on ne l*j fait, en ajoutant du camphre à l’esprit de vin.
- Faites dissoudre 28 grammes de camphre dans un litre 9 d’alcool; mettez la dissolution dans un vase de verre circfl' laire, ajoulez-y 224 grammes de copal en petits fragmenS' exposez ce mélange jusqu’à parfaite dissolution sur un ba1" de sable ou sur un bain-marie , en réglant la température <j®j manière qu’on puisse compter les bulles que la chaleur fal élever du fond de la composition pendant tout le temps ne' cessaire à l’entière dissolution.
- Ce procédé dissoudra plus de copal que le liquide n’a|1 contiendra à froid.
- La méthode la plus économique consiste à mettre à pad1 pendant quelques jours , le vase renfermant la composition et quand la dissolution est complète, de décanter le vern1’ clair et de laisser le reste pour une prochaine opération-
- Vernis inattaquable.
- •11. John Oxford a montré que le naphte ou huile essca'
- lielle du goudron, de charbon de bois, purifié et saturé
- h»
- chlore, se convertit en huile fixe de couleur rouge claire qu’il s'épaissit au point de former une gelée par un ten# froid. Une partie d’huile, deux de blanc de plomb, une <> chaux épurée et une de charbon de goudron broyées eusefl1, ble , forment nne peinture qui résiste aux divers agens attaquent les substances sur lesquelles elle est appliquée, { suffisent pour mettre le bois à l’épreuve de la vermouluree autres détériorations ; celte application des goudrons extr3'1! par la distillation des bois, est indiquée dans divers ouvrai’ publiés depuis plusieurs années.
- Vernis pour meubles.
- Un ébéniste anglais trouve de grands défauts dans la coi"'
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- Jj°sitition des Ternis ordinaires, et leur reproche la difficulté l’emploi. Voici celui dont il fait usage, et qui lui procure, .Ml, une espèce d’émail inaltérable parle frottement, l’eau caillante, les graisses, et meme les acides faibles.
- Prenez une quarte d’huile de lin , exprimée à froid; faites leair, mais non pas bouillir, pendant dix minutes, passez e®süile à la flanelle, ajuulez-y nu huitième de quarte d’es-*jMe de térébenthine ; appliquez ce vernis au moyen d’un tllffon de toile de lin et très-légèrement. Dans l’intervalle des applications., laissez complètement sécher, et, avant de don-jet les couches, lavez exactement à l’eau pure pour enlever ^.poussière. Un assez grand nombre de couches est néces-îlre, mais l’on n’a pas besoin de polir ce vernis, et il finit P®1, acquérir la dureté et le brillant d’une glace.
- Vernis à la limaille de fer.
- ^ous trouvons à la page 30 du Journal des Ateliers (1), ‘article ébénisleric, tour, la lettre suivante, qui n’est pas intérêt.
- <(Dans le mode d’obtention des acides colorans donné dans
- t°lre Art du Tourneur, figure, sous l’acide n° 2, un véri-kle oxide, ou seulement un protoxide qui est aussi Iim-j que les autres acides. Ce n° 2 donne une très-belle j^aleur ; mais pour la faire ressortir, on est obligé de vernir v"Pièce comme cela se pratique pour les bois. J’ai obtenu, v.r un procédé plus simple , un nitrate de fer ou plutôt un ( •'oxide de fer en dissolution, de consistance oléagineuse, )> attaquant directement la tournure ou limaille de fer par ac'de nitrique (eau forte) plus ou moins concentré (celui
- . Commerce est suffisant), qui, après
- e- peut être étendu d’eau et ramené ainsi si l’on veut à
- la dissolution métaili-
- . . r fî’p.ai] rfimpni
- e*at de simple oxide, j. Je prends une petite fiole à médecine (dans laquelle on tl 1 de l’acide nitrique), j’y introduis à froid une certaine . autitè de tournure de fer en petite quantité à la fois. Lors-H e la dissolution entière du métal a eu lieu (il faut éviter |) c soin de respirer les vapeurs très-délétères qui s’écbap— o^ pendant l’opération, et l’on doit, autant que possible, ^rer en plein air), l’acide est très-coloré , j’ajoute alors de
- ^ Un vol. in-8o avec 12 pl. gravées; prix 7 fr.
- Menuisier. 2.
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- nouvelle limaille jusqu’à ce que l’acide soit suffisamment Sa* turé et de consistance oléagineuse. C’est dans cet état que je m’en sers en l’appliquant avec un pinceau sur le bois. Il s’y attache fortement et y adhère comme un vernis et plus qu’un vernis; il laisse apercevoir le veiné et les dessins, en sorte qu’en en faisant usage, je me dispense d’apposer aucun vernis. Je n’ai pas essayé de le polir, mais comme il est très-solide, je crois que les pièces qui en sont revêtues sont suscep-tibles de recevoir celte dernière préparation.
- 5° Vernis dont la dureté est telle, qu’il résiste à l'eau bouillante.
- Substances employées : huile de lin, une livre et demie! ambre jaune, une livre ; litharge pulvérisée, cinq onces ; cé' ruse pulvérisée, cinq onces; minium pulvérisé, cinq onces.
- Préparation : on fait bouillir l’huile de lin dans un vase de cuivre rouge non élamé, et on y tient suspendu, dans un petit sac, la litharge, la cèruse et le minium, en ayant l’attention de ne pas leur faire toucher le fond du vase. On continu® la cuisson jusqu’à ce que l’huile prenne une couleur brune foncée ; alors on relire le petit sac ; on jette ensuite une gousse d’ail, et on continue l’ébullition, en renouvelant cette gousse d’ail sept ou huit fois.
- L’ambre ne sera ajouté à l’huile qn’après avoir été fondu de la manière suivante: on met la dose d’ambre ci-dessus indiquée et deux onces d’huile de lin sur un feu violent. Lorsqu0 la fusion est complète, on verse le tout bouillant dans l’huile préparée dont nous venons de parler; on remue bien et* laissant bouillir deux ou trois minutes, puis on filtre 1* liqueur.
- Tous ces vernis s’appliquent avec le pinceau ou l’éponge.
- G° Manière dépolir la cire.
- Les vernis dont nous venons de parler se raient tous plu® ou moins par l’usage, et sont susceptibles de s’écailler. Ce* défauts sont cause que souvent on leur préfère la cire, surtout pour les meubles communs : son application est facile-On frotte le meuble avec de la cire, on l’étend en frottant avec un morceau de liège, on enlève l’excédant avec un racloif dont les arêtes sont émoussées, puis on frotte avec un morceau de drap ou de serge jusqu’à ce que le bois devienne luisant. Cet enduit a cet avantage que, s’il yient à sc ternir?
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- Sottement avec un chiffon de laine suffit pour lui rendre son oclat, sans qu’on ait besoin de recourir à l’ouvrier ; mais cet e®lat est sombre, et les veines du bois ressortent moins bien qu'avec les vernis.
- 7o De l’Encaustique. .
- _ Il y a cinq ans, M. Ernest Goyon prit un brevet d’inven-ll°n, et annonça qu’il avait enfin découvert un vernis piteux, ®Ussi brillant que les plus beaux vernis, aussi facile à appliquer que la cire, et n’étant sujet ni à se rayer ni à s’écaiUer. "O fastueux prospectus furent distribués avec profusion sous !es auspices du Garde-meuble de la couronne, et plusieurs Journaux industriels firent l’éloge de la pâte à lustrer les *Ueubles, deM. Goyon. Je m’en procurai, je l’examinai atten-hvement, je la fis examiner, et ne tardai pas à me convaincre que, si la pâte mérite presque tous les éloges qu’on lui uonne, il n’en est pas tout-à-fait de même du marchand, qui Gompe en se donnant pour inventeur, et vend très—cher ce ffu’on fabrique à très-bon marché.
- Voici la manière de procéder pour obtenir cette pâte ; on fait fondre à petit feu deux onces de cire; M. Goyon emploie *le la cire jaune, la cire blanche vaudrait bien mieux. Quand eHe est liquide, on la relire de dessus le feu ; on y ajoute ffuatre onces d’essence de térébenthine, et on agite pour bien *nêler, jusqu’à complet refroidissement; il en résulte une bouillie épaisse. Si on veut qu’elle soit rouge, on commence faire infuser de l’orcanette dans l’essence, que l’on filtre ®usuite avant de la mêler avec la cire. On met un peu de ®elle pâte sur un chiffon ; on frotte sur le meuble en l’étendant e plus possible; on frotte ensuite avec une brosse, et enfin ?Vec un morceau de serge; le meuble devient très-brillant. Gt cire dissoute dans l’essence s’étend très-aisément ; l’essence s cvapore très-vite, et il ne reste sur le bois qu’une couche *rèâ-égale et infiniment mince de cire. S’il le faut, on répète plusieurs fois cette opération facile.
- Cette méthode, qui réunit les avantages de la cire et du ^er»is, n’est pas nouvelle; on la trouve dans l’ouvrage que Xingry a publié sur les vernis, et dans le Manuel du Peintre en bâtimens, de VEncyclopédie-Rorel. L’expérience a cependant appris que l’encaustique faite comme je viens 6 dire, que presque tous les ébénistes connaissent, et que Vehdent presque tous les droguistes de Paris , ne vaut pas la
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- cire ordinaire pour les ouvrages polis grossièrement au rab® et au racloir ; elle n’a pas assez de corps, et ne bouche pJI suffisamment les pores.
- 8° Vernis donnant l’éclat de la dorure aux ornemens <* cuivre jaune.
- Cette recette est bien supérieure à celle de tous les ver)"' ftPglais qu’on emploie dans le même but.
- On pile très-fin et on passe au tamis de soie trois onC<: d’ambre jaune, trois onces de gomme laque en grains, d|! grains de gomme guüe , dix grains de sang-de-dragon. 0* met dans un vase de verre l’ambre jaune avec deux onces ^ verre grossièrement pilé; puis on ferme , avec un parclieD"1 percé au milieu avec une épingle et bien lié avec une ficelé ce vase qui doit être quatre fois plus grand qu’il ne le faudra1 pour contenir toutes ces substances. On le place dans un bai® marie sur un feu doux; au bout de quatre ou cinq heur«s pendant lesquelles on a souvent agité, l’ambre jaune est d" sous. Quand cette dissolution est bien opérée, on ajoute I® autres substances, et on les fait fondre à leur tour, ce q"; exige autant de temps; on laisse refroidir, et, après un rep°: de quatre ou cinq jours, on filtre le vernis à travers un linf? fin.
- L’application de ce vernis demande beaucoup de préca» lions. Commencez par nettoyer parfaitement les pièces ^ cuivre par les moyens ordinaires, et pour vous assurer qu’ell® sont bien nettes, trempez-leg dans une dissolution de crê0 de tartre ou dans une sorte de lessive préparée avec parti®1 égales d’alun, de sel de cuisine et une demi-partie de tarit® blanc; essuyez-les ensuite avec un linge bien fin, et ne 1® touchez plus avec les doigts. Quel que soit le procédé que vo®' ayez employé pour nettoyer la pièce de cuivre , faites-Ia cha^' fer en la présentant à un feu doux, de telle sorte quo vo®! ayez peine à y supporter le dessus de la main , et faites $ façon que la chaleur soit partout bien égale. Versez alors ^ peu de vernis dans un vase, Irempez-y un large pinceau poils gris, bien fin et bien doux, et après l’avoir un pel1 pressé contre le bord du vase pour qu’il ne retienne pas tr°f de vernis, on le passe, sans trop appuyer,sur toute la piè®e' Cette opération doit être faite avec adresse, en évitant de ®e' passer plusieurs fois au même endroit, afin qu’il n’y ait po’*1 d’ondulations ni de taches produites sur l’ouvrage. Si on feV
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- jpe la couleur du Ternis soit plus haute et ressemble mieux celle de l’or, on pourra y passer de suite deux, trois et même quatre couches de vernis; mais il faut alors que la Prèce soit un peu plug chaude, surtout si elle est grosso ou Passive.
- Pour les mâts, il est bon d’avoir trois ou quatre espèces de ^ernis d’or qui ne différeront entr’eux que par la dose de jj°uime gutle et de sang-de-dragon qu’on y incorporera. On doublera dans l’une et on triplera dans l’autre la dose de ces substances. On pourra se servir do ces deux derniers vernis Pour dorer l’étain.
- j, Ces vernis se nettoient très-bien avec un linge fin et de eau tiède; mais il faut se garder d’employer aucune espèce poudre à polir.
- Notice sur la manière dont les Allemands polissent les bois.
- On ne peut guère disconvenir, quand on a voyagé en Allemagne, que les peuples de cette contrée ne sachent tirer un Parti très-avantageux des bois les plus communs. On est Souvent surpris de la beauté et de l’éclat que présentent des meubles faits avec le bouleau, le frêne et même avec le sapin, que l'on croit en général peu susceptibles de recevoir mi beau poli, à cause de leur tissu peu serré. Après avoir vu Polir les bois dans une infinité de provinces d Allemagne, je me suis convaincu que le succès dépend principalement du Vernis dont on y fait usage, et qui est connu partout sous le 11 °m de vernis de Vienne.
- Rien n’est plus simple que la composition de ce vernis; il °Hre le plus grand avantage de ne point s’écailler par le frot-Rttient, ainsi que cela arrive aux vernis dans lesquels les substances résineuses ne dominent pus.
- . Lorsque les Allemands veulent polir un bois quelconque et Ie vernisser, ils commencent par le bien unir et par en rendre a surface bien plane, parce que, si le vernis fait ressortir ®clat du bois, il en est de même pour ses défauts. Le bois ^Oefois bien poli, on prépare le vernis; il s’agit pour cela de ïeduire en poudre de la laque en écaille la plus pure qu’on Peut se procurer; ceci n’est pas très-facile, parce que, soit la laque soit produite par le chermes lacca, soit qu’elle s°il un produit végétal, celte substance résineuse qu’on trouve plusieurs espèces d’arbres des Indes orientales, contient Oujours une quantité de substances étrangères dont la laque
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- du commerce n’est pas toujours parfaitement purifiée. A® reste, les ouvriers peuvent juger de sa pureté par sa tranS' parence.
- Il est essentiel, pour former un beau vernis , de u’employ®1 que de la gomme laque bien purifiée; il ne l’est pas moins ne faire usage pour la dissoudre que de l’alcool bien rectifie' On ajoute dans une cornue une quantité double d’alcool à 1* quantité de laque employée, et on l’expose à une chaleur de®' viron cinquante degrés. On a ensuite le soin d’agiter le w®' lange de trois en trois heures, et cela jusqu’à ce que le vern'1 ait acquis la consistance convenable. S’il ne paraît point e" avoir une suffisante, on y ajoute un peu de laque en pou' dre ; s’il est au contraire trop épais, on y mêle un peu d’a|' cool, en ayant soin d’agiter le mélange, jusqu’à ce qu’il a1 acquis la consistance désirée.
- Rien n’est certainement plus simple que la composition ce vernis, qui n’offre rien de particulier, si ce n’est que 1’°® n’y fait point entrer la térébenthine , ni même d’aucun autd corps propre à empâter le vernis et à le rendre susceptible & se gercer.
- Pour l’appliquer, on prend un morceau de linge fin do®1 a forme une espèce de pelote; l’ouvrier doit avoir eu d
- jrance le soin de former un mélange de deux parties de vern1' et d’une partie d’huile d’olives; après en avoir bien imbH® le linge, il en frotte la surface du bois en appuyant fort®' ment, mais toujours dans le sens des fibres ligneuses. On r® commence de nouveau en humectant encore le bois, et cd‘ jusqu’à ce que toute la superficie du bois soit recouver11 d’une légère couche de vernis. On laisse d’abord le b®F bien s’humecter du vernis, et ensuite on le laisse sécher, J qui se fait très-promptement. Enfin, on applique une secon® couche, puis une troisième, et même jusqu’à une quatrièr® si cela est nécessaire. Lorsque le vernis est convenablein^ sec et parfaitement dur, il s’agit de lui donner le lustre t®1 c’est ce que l’on fait de la manière suivante : on trempe linge fin dans un mélange d’huile d’olives et de tripoli réd®' en poudre, et on en frotte le bois avec force jusqu’à ce que vernis ait acquis le brillant qui lui est propre. Enfin, po® lui donner le dernier lustre, on l’essuie avec des linges tr^ doux ou avec de la peau très-fine et très-moelleuse. _ j
- On peut aussi appliquer cette espèce de vernis avec le pi®, ceau sur les corps qui n’offriraient point une surface plan®]
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- Râlement il faut alors le rendre un peu plus clair, en ajou-,!lld une plus grande quantité d’alcool; on lui donne ensuite lustre de la même manière que nous l’avons indiqué pré-Ce<lemment.
- sir on applique ce vernis sur des corps qui ont une grande rlace, il est essentiel de rendre le vernis aussi clair que les objets en relief, parce que, comme il sèche assez, j e> les parties voisines de celles qui sont déjà vernies, c1uerraient, lorsqu’on chargerait autour d’elles, une épais— que l’on ne pourrait réduire au polissage. Enfin, les jbJets tournés en bois peuvent aussi être vernis et lustrés de * même manière, sur le tour même.
- ,be vernis de laque n’offre que le seul inconvénient de bru-lr un peu les bois, ce qui n’cn est pas un pour ceux aux-jpsls on désire donner une couleur foncée; aussi en fait-on |6aucoup usage pour le noyer, l’acajou et le cerisier. Mais ^Allemands emploient un autre vernis lorsqu’ils veulent les bois et leur donner une couleur claire ; tels sont ceux ,fraocinus excehior, du pinus picea abies, du belula alnus,
- pyrus communis et du bois citron de la Chine. Celui— fait de la même manière que celui que nous avons déjà fecrit, avec cette différence cependant qu’au lieu de laque on .'''ploie la gomme copale, qu’au reste ou fait toujours dissou-dans l’alcool, en y ajoutant quelquefois un peu de cam-j^re ou d’éther. Quelques onvriers do Tienne font dissoudre copal en l’exposant à l’action do la vapeur de l’alcool ; mais "s n’avons jamais observé qu’ils eu opérassent la dissolu-/}[> à l’aide de l’esprit de térébenthine. Quelquefois enfin les . ,‘emands colorent le vernis fait avec le copal, qui est ordi-..lrement incolore, et lui donnent aussi la couleur qu’ils décent.
- d’après ce que nous avons dit précédemment, il est évident jfteîparla manière dont les Allemands appliquent leur vernis .r les bois, ils en pénètrent tellement le tissu qu’il est pres-jj ? impossible de les écailler. Ainsi, en raclant même les lf0,s Vernissés avec un instrument tranchant, pouvu que la I ace ne soit pas tr0p pr0f0nde, on peut leur rendre le même Y Slre,en passant avec force un linge doux sur leur surface. Les jj.^is pâteux ne peuvent présenter cet avantage, puisqu’ils fuirent moins profondément la substance du bois, et qu’en HH401 une *race Slir euxî on les en^ve presqu’entièrement le ] man'^re ® ce qu’aucun flottement ne puisse leur rendre °stre qu’ils ont perdu.
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- CHAPITRE IY.
- PROCEDES POüK TEINDRE ET COLORER LES ROIS.
- Ces procédés peuvent être divisés en trois classes distinc' tes : ou bien ils servent à donner au bois une des sept C0*|' leurs primitives ; ou bien on les emploie pour imiter les b°|! exotiques et surtout l’acajou avec des bois indigènes ; ou bif encore on les fait servir à varier les nuances des bois, à fa'tlJ ressortir leurs veines. Je vais faire connaître successivenie11 les meilleurs de ces procédés, tous ceux qui ont quelque in1' portance ou qui ont été suffisamment éprouvés.
- Je regrette beaucoup qu’on n’ait pas fait sur cette mati®1'* curieuse un plus grand nombre d’essais; je regrette surt°’1| qu’il ne m’ait pas été possible de tenter quelques expérience*1 je suis convaincu qu’on est loin d’avoir découvert tous 1e*! changemens que l’art peut faire subir au veinage de nos bo1*' tout le parti qu’il serait possible d’en tirer. Je donnerai ^ moins quelques conseils utiles, et m’aiderai des sages expe' riences de MM. Cadet et Paulin Désormeaux.
- Manière de teindre le bois en bleu.
- Le bleu en liqueur dont se servent les blanchisseuses est'*, substance qui convient le mieux pour cet. usage. Yoici manière de le préparer. On prend un demi-kilogramme d’a'| eide sulfurique; on le verse sur trois déeagrammes de bc" ; indigo flore bien pulvérisé et tamisé ; on ajoute à la liqueu^ après l'avoir bien agitée, deux grammes de bonne perlas^', Hès que l’indigo est mêlé avec l’acide, il se produit une viv* ( effervescence, et l'indigo se dissout. Quand l'ébullition a cess* on ajoute la perlasse qui la renouvelle, et quand elle est ai” rêtée, on met le liquide dans une bouteille et on le consef^ pour le besoin. Ce bleu est presque noir tant il est fonc®1 mais on le met au degré d’intensité qu’on désire, en l’étci1', dant plus ou moins avec de l’eau dans laquelle on fait trefl1' per le bois.
- Manière de teindre le bois en rouge.
- On donne celte couleur au bois avec la garance ou avec ^ bois de brésil.
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- , Quand on se sert de la garance, on laisse macérer quelque l^ps le bois dans une dissolution d’alun, puis on le fait ctnper dans de l’eau froide dans laquelle on a mis infuser Ma garance en poudre, et versé un peu de cette dissolu-d’étain que les teinturiers désignent sous le nom de ’r*position pour l’écarlale. Cette préparation ajoute beau— 0||P à l’éclat de la couleur, mais n’est pas indispensable, j Ce procédé est bon; néanmoins je crois qu’il faut donner * Préférence à la teinture par le bois de Brésil; car, dans ce , > la liqueur colorante peut être employée à chaud et pé— Me plus profondément. Je connais deux manières diverses 6 la préparer :
- « M Réduisez en poudre quatre onces de bois de Brésil ; ltes-le bouillir jusqu’à réduction de moitié, dans une Mte d'eau, avec une once de crème de tartre et une once
- don.
- !..^° On obtiendra des résultats encore plus sûrs en rem-jMçant l’eau par de fort vinaigre, et en supprimant la crème ! ^tartre.
- !|, °° Si on supprimait la crème de tartre, en employant de Mi an lieu de vinaigre, la teinture serait rose.
- . 40 On change le rose en violet en substituant à la crème ,e tartre et à l’alun une plus ou moins grande quantité de Masse. ’
- . Quand on veut foncer la couleur rougeâtre du merisier, il . 4 Un moyen bien plus simple et bien connu ; il consiste I .^t simplement à mettre le bois dans une fosse où l’on a 111 éteindre de la chaux. Si on n’a pas de fosse semblable J4 disposition, on fait éteindre de la chaux dans de l’eau, de 4uière à en former une bouillie claire, et on frotte le bois . ec celte liqueur ; quand cet enduit a séché, on l’enlève avee jjj6 brosse, et, s’il le faut, on lave la place pour bien faire ^Paraître tout ce qui pourrait en rester.
- Manière de teindre le bois en jaune.
- j.^longez-le dans une décoction de gaude à laquelle vous J0ùterez un peu de soude.
- Manière de teindre le bois en noir.
- ç(^têlez ensemble parties égales d’acide sulfurique et d’eau, t Plongez-y votre bois; il deviendra d’un beau noir. Si le couleur ne se manifestait pas, ce serait une preuve que
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- la liqueur ne serait pas assez active relativement à la natuf® du bois, et il faudrait la rendre plus pénétrante en augme0' tant la quantité d’acide sulfurique. Quand le bois est devei"1 bien noir, on rend la couleur plus vive en le frottant aV®c de l’essence de térébenthine. On obtiendrait aussi un très' beau noir, en faisant bouillir le bois dans l’huile, puis en ,e frottant d’acide sulfurique. On parvient au même résultat en faisant bouillir le bois dans de l’encre ou bien dans décoction d’une partie de noix de galle, une partie de sulfa|î de fer ou couperose verte, et trois parties de bois de Cal9' pêche ; ou bien encore on fait bouillir dans de l’eau où 1’®" avait mis un peu d’alun, une suffisante quantité de bois®' Campêche; on en frotte le bois à chaud. On fait, d’un aidfi côté, bouillir de la limaille de fer dans du vinaigre, et frotte le bois avec celte liqueur. On répète cette double ope' ration, et le bois devient d’un noir de jais.
- Manière de teindre le bois en vert.
- Après avoir teint les bois en bleu, on les trempe ordioa1' rement dans une décoction de gaude , et on les y laisse pe®' dantun temps plus ou moins long. Mais , pour les ouvragé soignés, je préfère le procédé suivant. Broyez ensemble de®’ parties de vert-de-gris et une partie de sel ammonia£ mêlez avec soin ces deux matières, versez par dessus de vinaigre; mettez dans cette liqueur le bois que vous voul® colorer ; fermez bien le vase , et laissez reposer jusqu’à(l que la couleur ait bien pénétré.
- Observation sur la manière d’appliquer ces couleurS'
- Il importe, si on veut obtenir de bons résultats, que diverses teintures dont je viens d’indiquer la composition P* nètrent le plus profondément possible. Lors donc que la 11 queur n’est pas naturellement très-pénétrante , ce qui a I,f toutes les fois qu’elle ne renferme pas nn mordant, tel T du vinaigre ou quelque autre acide, il ne suffit pas d’en ff0| ter plusieurs fois le bois avec une éponge qui en serait ^ bibée, il faut laisser tremper dans la liqueur que l’on e®1 ploie, les pièces qu’on veut teindre, pendant quinze j°l,f au moins. On a soin de mettre dans le vase un petit m°( ceau du meme bois que l’on coupe à cette époque. Si on1 voit pas que la couleur ait pénétré au moins d’une demi-lig"1, il est prudent de prolonger encore l’immersion, Cela
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- indispensable pour les bois tendres qu’un long séjour dans un ,(juide gonfle, déforme, et qu’on est ensuite obligé de tra— !adler et replanir de nouveau. Pour faire cette opération avec |c°nomie, il est bon de se servir d’un vase profond et peu arge. Cette espèce de fontaine ou de vase cylindrique en terre 3j*’on emploie à Paris pour contenir l’eau , convient très-0|en à cet usage. En été, on met le vase au soleil, en liiver ^près du feu. On abrég erait l’opération et on rendrait le 8,lccès plus assuré en faisant bouillir le bois dans la liqueur j°loranle. J’ai indiqué, au commencement du premier vo— .Ote, la manière dont il faut s’y prendre pour bien réussir; Ie n’y reviendrai pas.
- ^océdés pour donner aux bois indigènes la couleur du bois d’acajou.
- Il y a pour cela plusieurs moyens qui n’ont entre eux presse aucune analogie. Les deux premiers, parmi ceux que je Vi*is décrire, sont les plus simples , les seuls que j’ai vérifiés, c.*> par conséquent, les seuls dont je puisse garantir l’effica-' j’en emprunte trois autres à l’ouvrage de M- Mellet, pouvoir dire s’ils sont bons ou mauvais. Ils serviront de à ceux qui aiment à faire des essais ; mais je crois qu’il ^t un peu s’en défier, et ne compter qu’à moitié sur le ^ccès.
- j, Teinture d’acajou à l’esprit de vin. — Ce procédé, que ^ emploie plus souvent que tons les autres, et qui le mérite, aélé, je crois, décrit nulle part. Faites bouillir, pendant ^gt minutes, dans un vase neuf, en terre, avec un lilred’eau, ,euX onces de rocou , deux onces de bois do Brésil haché, et e»x onces de garance.
- j. faites bouillir à part deux onces et demie de cendre grave-.e.e ( matière alcaline provenant de la combustion de la lie de I^ convenablement desséchée j; après deux ou trois bouil— 0tls, filtrez à travers un linge, mêlez les deux liquides en-^ble, fillrez-les une seconde fois, et quand le tout est re-t()'di, ajoutez-y trois onces d’alcool ou esprit de vin.
- la certitude que cette couleur réussit très-bien sur la I e*d, le peuplier et le merisier. Pour le chêne, il faut, m’a-dit, un peu moins de rocou. On applique celte compo-l°n avec une éponge.
- .Couleur d’acajou à la colle. —Ce procédé est le plus sim-6 de tous, et je l’ai appliqué avec un plein succès à la tein-
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- ture du hêtre et du sapin. Faites bouillir dans de l’eafl W] quantité de bois de Brésil assez forte pour que la liqueur s#1 bien colorée; retirez le bois de Brésil, et faites bouillir p*®.' dant quelques minutes dans la même eau, une quantité (1( rocou égale en prix au bois de Brésil employé; faites fon^1 dans de l’eau un peu de colle forte et ajoutez-la à la co®' leur pendant qu’elle est encore tiède. La colle doit être assez petite quantité pour ne pas faire prendre la liqueur®1 gelée par le refroidissement. Cette couleur s’applique tièd® et produit un très-bel effet quand elle a été ensuite polie à ® cire; alors elle devient transparente, et on aperçoittrès-b^ les veines du bois. La cire , pour cette opération, vaut mW que l’encaustique. Je crois que l’on pourrait se passer" colle pour le merisier, à qui cette couleur convient a®s! parfaitement ; mais je suis sûr qu’au moins elle ne W pas , et je crois qu elle contribue à rendre la couleur p^ durable.
- Nouvelle teinture d’acajou. — J’ajoute à celle nouVe‘'' édition un procédé pour teindre le bois en couleur d’acajo" qui me parait bien supérieur à tout ce que nous connaissio® en ce genre. Ï1 n’a encore été exposé dans aucun ouvrage®1 la nature de celui-ci.
- Le bois que l’on veut colorer par ce moyen doit être lis** On le frotte d’abord avec de l’acide nitrique mêlé à un f d’eau ( eau seconde des peintres ), et on le laisse sécher. fait dissoudre ensuite dans une pinte d’alcool ou esprit ! vin, une once et demie do sang-de-dragon bien choisi/ Une demi-once de carbonate de soude. On filtre si l’on la dissolution ; on l’étend sur le bois avec un pinceau doid et lorsque le bois est bien imprégné de la liqueur , ôn la^ sécher. On dissout de la même manière une once et demi®! laque dans une pinte d’alcool, on y fait fondre deux gros! carbonate de soude, et on étend cette liqueur sur le comme la première. Quand le bois est sec , on polit ave/ ponce et un morceau de bois de hêtre qu’on a fait bou$, dans l’huile de lin : de cette manière la plupart des bois 41 servent à faire des meubles, et surtout le noyer, prenfle! le ton et le brillant de l’acajou. L’imitation du bois ai®; teint est si parfaite , qu’à côté du véritable acajou l’illu^ subsiste encore. k
- Teinture d’acajou <par l’oxide de titane. — Comme je 1' annoncé, j’emprunte à M. Mellet ce procédé et les deux &
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- Vans, sans répondre du succès. Prenez une partie du suhorl r°uge réduit en poudre fine, faites-le fondre dans un creuset 4vec six parties de sous-carbonate de potasse ( potasse du Co«imerce ); la masse acquiert une couleur verdâtre; et, 'l'iand on la délaie dans l’eau bouillante, elle dépose une Poudre blanche légèrement rosée. Séchez cette poudre et laites-la dissoudre dans de l’acide muriatique très-concentré. ~e bois qu’on fait bouillir dans cette liqueur s’en pénètre à 'a profondeur do plusieurs millimètres; on le recouvre ensuite d’une infusion de noix de galle dans l’esprit de vin, Ce qui donne au bois un rouge d’acajou inaltérable.
- Teinture d'acajou par la gomme adragant. — On plonge bois réduit en feuilles dans une solution de gomme adra-Sontpar l’essenco de térébenthine; on le place ensuite dans '•Ue terrine sur un vase plein de sable, an-dessous duquel °a fait du feu; peu à peu le bois se colore même avant l'évaporation de l’essence ; après un peu plus d’une heure, on le |efire du feu et on le laisse reposer pendant toute la nuit. Le lendemain , le bois aura pris une couleur parfaitement semblable à l’acajou, non-seulement sur la surface, mais dans ‘ Intérieur de la pièce. Les fibres les plus denses paraîtront J^oins colorées ; mais cette circonstance, loin de nuire à la épaulé du bois, ne servira qu’à relever l’éclat des nuances. ®l> par suite de cette opération , un peu de gomme restait adhérente à la surface de l’ouvrage, on s’en débarrasserait 'f,cilement avec un peu d’alcool- Celle teinture paraît n’avoir le essayée que sur le platane.
- Teint ure d’acajou plus simple. “— Ces deux derniers procès sont embarrassans à exécuter et dispendieux : il vau-?r®il mieux faire la dépense nécessaire pour avoir de vérita-acajou. La recette suivante est affranchie d’une partie do Cesinconvéniens. « Le bois, dit l’auteur que j’ai déjà cité , ac<luiertune belle couleur d’acajou / quand on le plonge dans 1,11 bain bonifiant composé de cinq hectogrammes de bois jaune nn kilogramme de garance par litre d’eau. Sa couleur J*,rend une teinte plus foncée quand on y mêle du bois de Empêche ( par exemple, un hectogramme sur trois de bois au lieu de cinq de celui-ci), et qu’on l’imprègne ^uHe dissolution bouillante de potasse.
- Teinture d’acajou usitée en Allemagne.—Les Allemands ^•ploient la méthode suivante, pour l’orino et pour l’érable. ^Près avoir bien uni l'ouvrage, ils le lavent avec un peu d’eau Menuisier. 2, 23
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- forte étendue d’eaa ordinaire mise en assez grande abondance pour que l’acide n’ait pas sur la langue une action trop vive. Ils font alors fondre dans de l’esprit de vin quatre parties de sang-de-dragon, deux parties de racine d’orcanette, une partie d’aloès; il faut quatre onces d’espfit de vin par drachme de sang-de-dragon. Quand les planches sont bien sèches, on vernit le dessus avec cette couleur, en sc servant d’une éponge ou d’une brosse douce de peintre. Elles ont, dit-on, même après avoir servi, l’apparence de l’acajou, de manière à tromper l’observateur qui n’y donne pas la plus scrupuleuse attention.
- Autre couleur d'acajou. — Il y a un moyen bien facile de donner aux meubles communs, surtout à ceux de merisier,un éclat analogue à celui de l’acajou et une couleur qui en ap^ proche : je l'emprunte au Manuel d’Économic domestique, de VEncyelopédie-Iïorel. Faites infuser pendant une nuit» dans une pinte d’huile de lin tirée à froid, pour trois sous de racine d’orcanette, et pour deux sousde pétales d’œillet rouge. Prenez un peu de ce mélange et frottez-cn les meubles ; nu bout d’une heure frottez bien avec un chiffon de laine, et le bois prendra beaucoup d’éclat.
- Couleurs pour imiter plusieurs bois exotiques.
- Voici quelques autres procédés extraits du Dictionnaire de Technologie, à l’aide desquels on peut donner à nos bois indigènes l’aspect et les couleurs brillantes des bois exotiques. t
- BOIS IMITES: ACAJOU.-—Hier) n’est plus facile à imiter que ce boiï : mais comme il a «les nervures variées, on peut employer des teintures diverses qui, appliquées sur différons bois, offrent des tons plus ou moins foncés, plus ou moins hrillans.
- Acajou clair avec reflet doré. — Infusion do Brésil sur 1e sycomore et l’érable.
- Infusion de garance et de Brésil sur le sycomore, sur Ie tilleul d’eau.
- Acajou rouge clair.—Infusion de brésil sur le noyer blanc, rocou et potasse sur le sycomore.
- Acajou fauve. — Décoction de bois de Campêche sur l’érable, le sycomore.
- Acajou foncé.—-Décoction de Brésil et de garance sur l’a' «acia, le peuplier.
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- Solution de gomme-gutte sur le châtaignier vieux, solution de safran sur le châtaignier.
- Bois citron. — Gomme-gutte dissoute dans l’essence de térébenthine sur le sycomore.
- Bois jaune.—Infusion decurcuma sur le hêtre, le tilleul d’eau, le tremble.
- Bois jaune satiné. —'Infusion de curcuma sur l'érable.
- Bois orangé. — Infusion de curcuma et de muriale d’étain Sl>r le tilleul.
- . Bois orangé satiné foncé.—Solution de gomme-gutte ou >ofusion de safran sur le poirier.
- Bois de corail.—Infusion de brésil ou de campêche appliquée sur l’érable, le sycomore, le charme, le platane, l’a-c®cia, et altérée par l’acide sulfurique.
- Bois de gaïac. — Décoction de garance sur le platane ; go-Wion de gomme-gutte ou de safran sur l’orme.
- Bois brun veiné. •—Infusion de garance sur le platane, le Sycomore, le tilleul, avec une couche d’acétate de plomb.
- Bois vert veiné. — Infusion de garance sur le platane, le sycomore, le hêtre, avec une couche d’acide sulfurique.
- Bois imitant legrenat.—Décoction debrésil appliquée sur e sycomore aluné ; le bois teint, altéré ensuite avec une cou-cl'o d’acéfate de cuivre.
- Bois brun.—Décoction de campêche sur l’érable, le hêtre, e tremble, le bois étant aluné avant d’être teint.
- Rois noir. —Décoction do campêche très-forte sur le hêtre, ® tilleul, le platane, l’érable, le sycomore ; le bois teint, al-®ré pur une couche d’acétate de cuivre.
- Manière de colorer certains bois par l’acétate de fer, Voyons d’abord quelle est la manière de préparer cette S|)bstance dont l’emploi est très-récent dans les arts. A me— s^re que le coutelier, le menuisier et surtout le taillandier l'l8uisent leurs outils sur la meule, le fer et le grès s’usent P®r leur frottement réciproque, et du mélange des poussières en proviennent aveo l’eau, il résulte ce qu’on appelle de meule. L’acier et le fer contenus dans celle qui est ,°rs de l’eau s’oxident promptement, la boue jaunit, et à ce S|8°e on reconnaît qu’elle ne vaut rien; mais on recueille avec soin celle qui est au fond de l’eau, et qui est d’un vert c®inlré, cl dont cette couleur décèle la bonne qualité. On en ,i1etone couche dans une terrine dont les deux tiers au moins
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- doivent rester vides, et on verse par-dessus de bon vinaigre q°l doit recouvrir la boue d’environ un demi-pouce. Au bout & quelques heures, il entre en ébullition, et le mélange se recou vr® d’une écume verdâtre. Cinq heures après que l’ébullition2 commencé, on enlève l’écume, et on incline doucement la ter* rine pour séparer de la boue la liqueur qui surnage : on b conserve dans un flacon bien bouché avec un bouchon de cri*' lal. 3STous appellerons acétate vert cette première liqueur. O® versera de nouveau vinaigre sur la même boue, et on le lais' sera reposer au moins vingt-quatre heures : il faudrait un pe® plus long-temps si l’air était humide. Cette seconde prép®' ration, mise à part, prendra le nom d'acétate brun. On remet alors dans la termine un peu de boue et du vinaigre, on la co»' vi e d’une planche pour que la poussière n’y pénètre pas et oi> l’abandonne dans un endroit isolé et dans lequel on n’ait pas^ craindre d’être incommodé par la mauvaise odeur qu’exbal® ce mélange. Quand le vinaigre s’est entièrement évaporé que la boue est bien sèche, on détache des parois du vase l®s croûtes rougeâtres qui s’y étaient attachées, on les fait tombe! au fond, et on verse de nouveau une petite quantité de v1' naigre. On le laissera s’évaporer encore en partie, puis on versera dans un flacon en y ajoutant un quart d’acide nitriq®6 on eau forte.
- Dans ces derniers temps, on a tiré nn parti des plus ava^' tageux de ces diverses préparations, pour donner à nos bo>s indigènes de riches couleurs dont la solidité égale 1 ’écla*' C’est surtout à la loupe de frêne blanc qu’on les a appliqué®* avec le plus de succès.
- L’acétate vert n’a d’effet sur cette loupe que lorsqu’elle n’est pas encore parfaitemcntsèche. Quand il agit, elle devie®1 d’un beau vert jaspé et mêlé de brun. Pour l’appliquer, °® humecte le bois avec la liqueur, puis on polit à la maniée ordinaire, en commençant par se servir de la poudre ^ pierre ponce très-fine et sèche. Quand on veut que la cou" leur soit foncée, on n’emploie que du papier de verre très-fi® Lorsqu’on veut une nuance plus tendre, on commence avec d® papier de verre moyen, dont on se sert plus ou moins loi)#' temps, suivant qu’on veut plus ou moins affaiblir la coulée*1'
- L’acétate brun donne des veines rousses et brunes enti,e" mêlées de gris blanc et de jaune ; il réussit surtout sur ^ loupe très-sèche.
- L'acétate mêlé d’eau forte ne s’emploie pas seul ; on coB®'
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- jfience par faire une teinture de bois de Brésil dont on frotte *8 pièce à deux reprises ; quand la dernière couche est bien 8eche, on applique l'acétate, et le bois devient d’un bruij foncé mêlé de noir et de rouge sombre.
- Les diverses préparations que je viens d’indiquer réussissent aussi sur beaucoup d’autres bois, et n’ont pas encore été assez Souvent employées. L’acétate vert donne à la loupe d’aulne un “eau vert, avec des nuances brunes et rougeâtres; il produit a0ssi un bel effet sur la loupe d’érable1. Ces préparations sont faciles à faire, tout le monde en a les matériaux sous la main, j’engage beaucoup à multiplier les essais. On trouvera Quelques indications à cet égard dans les notices sur les différentes espèces de bois que j’ai décrites au commencement premier volume de cet ouvrage.
- Manière d’imiter la loupe d’érable avec l’érable Ordinaire,
- J’ai dit que les acétates produisent un bel effet sur la loupe d’érable; mais celle substance est assez rare pour qu’on soit L’en aise de connaître un moyen facile d’imiter le ronce et les accidens qui la fout rechercher. Pour cela, avant de polir le la>s, on commence par y tracer des veines avec de l’eau forte °" acide nitrique; on se sert, pour faire ces dessins, d’une llgc d’acier peu pointue, sur un des côtés de laquelle on a Creusé une rainure un peu large qui contient l’acide comme ll»o plume; à côlé de ces veines, et en sens contraire, on en *J°ssine d’antres avec l’acétate vert, qu'on applique à l’aide ®es> barbes d’une plume ou d’un petit pinceau à poil» très— clftirs ; avec les deux autres acétates, on figure les nœuds et .es points plus obscurs. Si on veut réserves des parties ayant a couleur naturelle du bois, on y met de l’huile d’olives, (Iui neutralise l'action des acides ; on polit alors l’ouvrage, ce '•“i adoucit les dessins et les fait paraître plus naturels; on les fetouclie, si la chose est nécessaire, et l’on obtient sans trop 1,0 peine des résultats très-satisfaisans, pourvu qu’on ait un de goût et d’adresse, qu’on ait sous les yeux un bon iiiû-^e, et qu’on évite de trop multiplier les dessins.
- De l’action de l’eau forte sur le boi$,
- . J’ai déjà dit et je répète ici que l’action de l’eau forte sur le )0>s n’a pas encore été assez observée; il en est de même de Cefle des autres acides. XèmQÎgnor ce reg„ret, c’est indiquer
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- assez combien il serait désirable que l’on essayât de les répé' ter; ce serait un travail bien facile dans un laboratoire chimie; et le travail de huit jours consacrés à ce soin par o* manipulateur un peu exercé, enrichirait peut-être notre i®' dustrie de bien des découvertes.
- Les deux faits suivans donneront une idée du parti qu’o* ponrrait en tirer.
- On a vu aux expositions de 1823, 1827, des meubles pl® qués en racine ou loupe d’érable traitée par l’eau forte aff»1' blie. lis étaient d’un jaune doré et chatoyant mêlé de rcfl®|: gris et bruns; on pouvait les mettre avantageusement ef parallèle avec les plus beaux bois exotiques.
- Un ébéniste allemand prétend avoir donné une coule'11 d’acajou plus solide que toutes les autres, à l’érable, au bo" leau et à l’aulne, à l’aide d’une dissolution de fer dans l’ea‘i forte.
- Pour préparer cette liqueur, on mêle ensemble dans31 grand vase, une partie de limaille, de fer, deux d’eau et d'eau forte; quand le fer est dissous, on met la liqueur da^ une bouteille, et on chauffe le tout au bain-marie pendant de®' jours; on ajoute ensuite assez d’eau pour que la liqueur so1 d’un brun jaunâtre, et s’il se forme un précipité, on transvas® En général, cette couleur donne une teinte jaunâtre fonc®1 avec des raies ou des taches d’un brun rougeâtre. Elle noif' cit presque entièrement le chêne, et pénètre profondeur11 dans les autres bois.
- Coloration des bois indigènes par M. Cadet de Gassicourl.
- » Les procédés pour teindre les bois sont en général pel| connus. Les fabricans qui les emploient en font un secret,f on ne trouve nulle part un traité méthodique et complets111 l’art de colorer les bois; c’est pour remplir cette lacune ^ M. Cadet de Gassicourt s’est livré à un grand nombre d <-’* périences. Nous rapportons ces expériences curieuses, p3^ qu’elles complètent nos précédentes indications, parce qu’c'‘t’ pourront servir à guider les recherches ultérieures et à enff1 chqr, de suivre inutilement une route qui a déjà été plus ffllC tueusement explorée. Ces moyens, dont les fabricans faisa'®1 alors un mystère, sont à présent connus. Il reste cepe^ dant encore aujourd’hui beaucoup d’essais à tenter et d’e*P
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- t,ences à faire, non plus sur les teintures, elles ont été à peu î^ès toutes essayées ; mais sur les couleurs qui sont le résul-du mélange d’acides étrangers avec les acides propres à c«aque espèce de bois. Nous pensons que cette roule est la ^ule qui pourra conduire à un but réellement satisfaisant, effet, le transport d’une couleur quelconque sur le bois, ^est ce que nous nommons les teintures, présente bien des dif-'•cullés et exige des moyens que les ouvriers mettent dificile-toent en pratique. Les cuves, le feu, les fours à dessèchement, elc., sont peu applicables aux pièces de bois d’un grand vo— *'*rne:les teintures sont superficielles, fugaces, et il nous a ^ujours semblé que des vernis transparens et colorés étaient des moyens plus sûrs de coloration, et les remplaçaient avec d’autant plus d’avantage qu’ils peuvent s’appliquer immédiatement sur le bois lorsqu’il est poli et séché au tripoli. La teinture dépolit le bois lorsqu’on l’appliquo dessus, et il faut le polir de nouveau pour y appliquer le vernis. Sur certains bois tendres et poreux, le merisier, le noyer et autres, la teinture Peut prendre de l’épaisseur en pénétrant dans les pores, et *e poli ne l’enlevant pas entièrement, il peut en rester quelque chose; mais la teinte, le chatoyement, le reflet, ont toujours moins d’intensité que lorsqu’on a employé un vernis ooloré qui n’altère point la netteté du veinage et ne change Point l’aspect du bois. Nous pensons donc que, pour la majo-rité des cas, les couleurs" transportées surlebois sont d’un mauvais effet. Nous avons en Francedcsbois superbes qui peuvent Avaliser avec toute espèce de bois. Les loupes de frêne, d’or-hie, d’érable et autres, dans leur couleur naturelle, ont Soudan la concurrence, à. L’exposition des produits de l’industrie, «n 1827, avec ce que l’acajou et les autres bois exotiques produisent de plus beau : seulement les meubles confectionnés **Vec les bois recueillis sur notre sol sont plus chers que ceux dont le bois a traversé les mers. D’ailleurs, la mode n’accueille plus les bois indigènes avec autant de faveur. ïls ne sont plus 'ju’un accessoire du meuble, et son cadre pour ainsi dire. Wrustations, colonnes torses, lits, tables légères, sièges surtout, voici à quels objets la mode et M. Chenavard ont réduit Emploi des bois indigènes : raison de plus pour recueillir ces c°oseils sur la coloration des bois.
- Les expériences de M. Cadet ont pour objet :
- « 1° L’action des couleurs végétales sur seize espèces do ®°is, savoir : le frêne, l’érable, lo sycomore, le hêtre, lo
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- charme, le platane, le tilleul, le tilleul d’eau, le tremble, I* peuplier, le poirier, le chêne, le noyer, l’acacia, l’orme et châtaignier.
- » 2° L’action des couleurs métalliques sur ces mêmes boi>
- » 3° Les changcmens opérés sur les couleurs par les réaf tifs et les mordans,
- » 4o II a cherché quels étaient les vernis les plus avanta
- geux.
- » 5° Le mode d’opérer le plus commode et le plus promp1;
- » Nous ne rapporterons ici que les principaux résultats qui a obtenus.
- » Relativement à l’emploi des couleurs végétales, il a essajl l’infusion aqueuse du bois do Brésil, celle de campêche, ^ garance, de curcuma, de gomme gutte, de safran, de rocoj et d’indigo.
- » La décoction du bois de Brésil lui a donné sur le sycol more la nuance de l’acajou jaune et brillant, et sur le noy{; blanc une teinte d’acajou rouge.
- » La décoction de curcuma a donné à l’érable une coulert assez brillante pour imiter le bois jaune satiné d'Amérique celle de gomme-gutte dans l’essence de térébenthine a dom1' l’aspect du bais jaune satiné des Indes; enfin, rien n’a pat* mieux imiter l’acajou que le sycomore imprégné de l’infusio* de rocou dans de l’eau chargée de potasse.
- Dans l'emploi des couleurs métalliques, M. Cadet a cS' sayé les muriale, prussiale et sulfate de fer, les nitrate * sulfate de cuivre, le sulfate acide de cobalt précipité pal l’eau de savon : ce dernier lui a donné sur le sycomore, u*1! nuance d’un brun clair, qui, par le poli, a pris le plus 1>C aspect.
- » Il s’est aussi occupé des mordans les plus usités, tels q11' l’alun et le muriale d’étain ; ils ont généralement foncé le rou?
- donné avec le bois de Brésil, rendu violette la couleur prov®’ nant du campêche, légèrement rougi la garance, et point al; tèré le curcuma.
- » Parmi les réactifs, les alcalis, les acides, les sels mêla'' liques lui ont servi à varier les nuances; l’acide sulfuriq»1 adonné une couleur éclalanlo de corail au brésil et au cafl1 pêche.
- » M. Cadet cherchant à donner un aspect brillant à cf bois, a observé qu’ils restaient ternes si on ne les recouvré d’un vernis. Celui qui a le mieux réussi est composé de h#
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- ^ccs de sandaraque, deux onces de mastic en larmes, huit ®nces de gomme laque en tablette, et deux pintes d’alcool de .tcnte-six à quarante degrés. Il ajoute à ces ingrédiens, pour es bois très*-poreux, quatre onces de térébenthine ; on con-Casse les gommes, les résines, et l’on opère leur dissolution
- jjar une agitation continuelle sans le secours du feu......»
- Cadet indique la manière d’appliquer le vernis sur le bois c°loré et poli à la prêle, laquelle consiste à l’imbiber légèrement d’huile de lin, qu’on essuie bien avec une étoffe de laine, il* papier gris ou de la sciure de bois ; on le frotte ensuite Rabord légèrement avec un morceau de gros linge usé, im-'bé de vernis, que l’on renouvelle lorsque le linge paraît sec, 5,1 continuant jusqu’à ce que les pores du bois soient bien ^Uverts; enfin, on verse un peu d’alcool sur un morceau de ' ^ge propre, et l’on frotte légèrement jusqu’à ce que le bois *'1 pris un beau poli et un éclat spéculaire : deux ou trois c°uches de vernis suffisent pour les bois qui ont les pores ®errés...etc.»
- Les Anglais ont répété les expériences de M. Cadet. En ï°ici l’extrait. Cet article pourrait bien être la traduction âUe en Angleterre de l’article que nous venons de transcrire; ^pendant, comme nous n’avons pas de certitude à cet égard; Wil est intéressant de comparer les résultats, et que l’article anglais contient des renseignemens plus étendus, nous le ^«mettons à l’examen de nos lecteurs.
- Moyen de teindre diverses espèces de bois.
- ..l’our que le bois prenne la couleur bien également, on doit Sabord le planer et ensuite le polir avec de la pierre ponce autrement. Il doit encore être réduit en bandes ou en pla-jfaes minces, pour qu’il puisse être recouvert par le bain codant, On recommande de tenir le bois dans un lieu chaud, 0,1 même dans une étuve, pendant 24 heures, afin d’en chas-8er l’humidité. Lorsqu’on a beaucoup de bois à teindre, il Obvient d’avoir une grande chaudière de cuivre qu’on assujetti dans une maçonnerie en briques. On fait agir les dif-,rens bains de teinture sur le bois jusqu’à ce que la couleur a,t pénétré d’un quart de pouce. Quand il arrive que le bois trop épais pour être plongé entièrement dans le bain, ou àiiprègne quatre ou cinq fois de suite de la matière colo-
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- rante avec un pinceau doux, ayant soin de laisser séct* chaque couche de couleur avant d’en ajouter une nouvelle',
- Pour donner au bois de sycomore la couleur d’acajou cl#1 on le fait bouillir avec le bois de Brésil, avec addition de t rance; si l’on alune le bois avec l’emploi du brésil, et qu* ajoute ensuite du verdet, on a la couleur de grenade; en saut bouillir avec le brésil, en traitant ensuite avec l’acide s* furique faible, il en résulte une teinte de corail. Une solut'4 de gomme gutle dans l’essence de térébenthine donne au 5? comore la couleur citron; bouilli avec la garance, et ensc'i avec l’acétate de plomb, il prend un aspect brun marbré, f! l’on peut encore changer en un vert veiné par l’action de 1*1 eide sulfurique faible.
- » Le sycomore teint avec le campêche seul, imite l’acajj foncé; mais si le bain de campêche est très-chargé, etqu’q traite ensuite le bois avec une solution de verdet, il devi^j
- n°ir- , ij
- » L érable teint avec le brésil, imite l'acajou clair; avec’"
- curcuma, on obtient du jaune ; avec du campêche, de l’acaj0* foncé; avec le campêche, puis l’acide sulfurique faible,01 obtient la couleur corail; le campêche précédé de l’alunag®1 donne une couleur brune; il donne une couleur noire -loff qu’on emploie ensuite le verdet.
- » Le peuplier teint avec du brésil et de la garance, ih11 l’acajou foncé.
- » Le bois de hêtre teint avec le curcuma, devient jauOc'; avec la garance et ensuite l’acide sulfurique faible, on ob UeI> un vert veiné; le même bois, d’abord aluné, teint ensui'0 avec le campêche, devient brun. j
- » Le tilleul teint avec le curcuma et le muriate d’étain, vient orange; avec la garance puis l’acétate de plomb, oa! du brun veiné; avec un bain de garance très-chargé et ensuivi du verdet, on obtient du noir.
- » Le poirier teint avec la gomme gulte et le safran, devi®11 ! d’une couleur orange foncé. !
- » Le charme teint avec le bois de Brésil on le campêch®1 et traité ensuite par l’acide sulfurique faible, imite la coul®,), du corail.
- » L'orme teint avec la gomme gulto ou le safran, imit® bois de gaïae.
- » Lorsque les bois sont teints, on les faits sécher à fond,® on les polit convenablement.
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- Couleur solide imitant le bois d’acajou.
- j^Les diverses couleurs employées par les ébénistes et les me-i^'S'-ers de province, pour donner au merisier et au noyer jj^ouleur de l’acajou , sont en général peu durables. Presque ^tes out pour base un mélange de bois de Fernamboucet ^ l'0cou ; quelques essais m’ont fait donner la préférence à (! £0niposition qui suit :
- ^e*aites bouillir dans quatre litres d’eau une livre de bois ^.campêche et deux onces de bois jaune. Après deux heures ji^ullition dans un vase de cuivre ou de terre (un vase de ^ ferait tourner la couleur au noir), vous filtrez à travers u *|nge, en exprimant toute la teinture dont vous appliquez |^s>eurs couches sur le bois, selon que vous voulez rendre (i couleur plus ou moins foncée. En cet état, le bois est d’un jaune peu agréable : alors vous mêlez petit à petit à de j.bien pure (eau de pluie ou de rivière) assez d’acide ^‘trique pour que ce mélange soit très-aigre et pince un I]11 la langue. Vous enpasserezune couche sur le bois. L’ac-(.|0ri de l’acide fait tourner la couleur au rouge, lui donne le ! ,8 bel éclat, et la fait pénétrer davantage dans les fibres du ,k|ls- Il est important d’observer que plus on inet d’acide, j. s la couleur tourne sur le rouge-cerise, avec des reflets il ^es ( par conséquent, lorsqu’on dépasse certaines limites , j^ouleur ne ressemble plus à celle d’acajou , mais elle n’eu ,jS() Peut-être que plus belle). En séchant, la couleur perd tout ^dat et devient d’un violet sale; mais elle reprend toute l'Iij e9uté d’une manière durable quand on la polit à la cire ou Hl'ù l'encaustique, formée d’une partie de cire jaune fondue, VVelle on ajoute, après l’avoir retirée du feu, une partie
- Jsscnce
- (l) -uuc de térébenthine; le vernis à l’esprit de vin réussit SjC°re mieux, cl l’on donne k la co»leur le plus grand éclat, y 0l» applique au pinceau trois ou quatre couches de bon ij’dsà l’alcool. Cette couleur est beaucoup plus solide que tes celles qu’on emploie continuellement.
- ^ernis d’ambre propre à imiter la couleur du bois d’acajou.
- prenez une partie d’ambre pulvérisé et tamisé, jetez-en au j ** d’une casserole de fonte jusqu’à l’épaisseur d’un pouce, cette casserole sur le feu bien ardent, dans une posi-11 horizontale. L’ambre fondu, versez-le sur une plaque de
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- fonteou de cuivre pour le refroidir tout d’un coup : cassez^1 ensuite en petits morceaux. Si la cassure est moins brilla»1' qu’avant la fusion , si elle laisse apercevoir des teintes br11' nés, c’est un indice assuré de succès. Il importe que l’amW soit réduit à moitié de son poids. On a soin pendant la fusio® d’enlever toutes les impuretés, qui peuvent toutefois servit' préparer du vernis d’une qualité médiocre.
- Prenez, d’autre part, de l’builo de lin rendue siccative pal l’emploi de l’oxide de plomb (litharge) et du sulfate de z>,s (il faut une livre de litharge et quatre onces de sulfate po® une pinte d’huile) : mêlez trois parties de ce vernis d’huil* et quatre parties d’huile de térébenthine , à la partie d’ambd mais non tout à la fois. L’ambre et l’huile siccative sont plad| d’abord ensemble dans une casserole qu’ils remplissent tiers, sur un feu modéré, jusqu’à ce que le premier coi»-menee à entrer en ébullition. Comme il tend à se répandr® il serait bon de garnir le vasô d’un bourrelet reployé en & dans, et garni d’éponges mouillées.
- L’ambre dissous, on retire la casserole dn feu , et on ajo»1) la térébenthine en remuant continuellement. On laisse reposé puis on décante; on termine par passer le vernis dans linge fin et on le conserve pour l’usage.
- Ce vernis réussit surtout sur l’crable, le bouleau , le frê»(j et le hêtre blanc.
- Teinture du bois en brun jaunâtre par la limaille de P' — Versez dans un pot de terre vernissée, huit parties de fi maille de fer, après y avoir mis trente-deux parties d’»®1 forte ( acide nitrique) étendues de seize parties d’eau. Rem11®' ce mélange avec une spatule de bois; lorsque le fer sera d$ sous, la liqueur prendra une couleur brun jaunâtre; qu’elle sera refroidie, vous la verserez dans un flacon ou'/»1' que vous mettrez dans un bain de sable pendant quaraidf huit heures, en l’agitant de temps en temps. Celte opérât^ achevée, vous ajouterez au mélange vingt-huit parties d’®8' douce, en remuant continuellement. La précipitation fait®1 vous décantez, et conservez, pour l’usage, la liqueur soigné sement renfermée dans un flacon. :
- Tout cela est fort simple : cependant il faut prendre quelq1^; précautions, lo Le vase doit être assez grand pour contenir)' double du mélange, afin d’éviter qu’il se répande pendant l)j bullition. 2° Il est bon de remuer le liquide sous une che#1 née, à raison du dégagement du gaz.
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- Cette couleur, qui noircit le chêne, teint agréablement les ^tres bois.
- Couleur du bois de Fernambouc. — Faites dissoudre en-8emble, dans de 1’ eau , quatre parties d’alun , et autant d’ocre j'ouge pulvérisé; joignez-y huit parties de bois de Fernam-jj°Uc; laissez reposer pendant vingt-quatre heures; faites bouillir jusqu’à réduction d’un quart; passez par un linge fin; Mettez en flacon et conservez pour l’usage.
- On emploie ces deux couleurs en y plongeant les pièces de
- ~^s de manière à ce qu’elles en soient complètement imbibes ; mais si les pièces étaient trop grandes, on les enduirait ^ccessivement de cinq couches placées à l’éponge. On termine, dans tous les cas, par recouvrir le bois teint d’une ou deux couches d’un beau vernis d’ambre.
- Les bois blancs, les bois résineux, le bouleau ou l’aulne jjoueux, reçoivent parfaitement cette dernière couleur, que °n doit, ainsi que les deux précédentes, à M. Nystrous. Je crois superflu de multiplier ces recettes, et je termine ^Vec l’espérance de rendre service aux lecteurs.
- Menuisier. 2.
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- *j\r Mjrjw rjr^jr #\rtjrjr-rratt^r rjarr g^jr^f rjrt*
- QTTAZRXÈMS PARTIE.
- L’ART DU LAÏLTIIR.
- OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES.
- L’art de layetier est «ne sovte de menuiserie restreint et grossière, ayant pour objet la confection des caisses ^ tout genre, et quelques ouvrages accessoires. Ce nom ^ layetier, dérivé de layette, espèce déboîté propre à range( du linge, une layette d’enfant, indique assez que cet ouvrit est un faiseur de boîtes.
- Quoique peu importante, cette industrie est fort ancienfl6» car, en 1521, sous François Ier, il est fait mention des st^ tuts qui la régissaient. On disait alors : Layetiers-cormie^i parce que ces ouvriers fabriquaient des écrins ou étuis ^ toutes sortes, qui formaient la majeure partie de leurs ira' vaux. Il n’en est plus question à cette heure; les gaîniers et les tabletliers font les écrins et tout ce qui s’y rattache. LeS layetiers se bornent aux travaux relatifs à l’emballage, et S’appellent en conséquence layetiers emballeurs.
- Un layetier n’est qu’un menuisier, après tout; aussi, da»s lés villes de province de moyenne grandeur, dans les petit65 villes surtout, les menuisiers font tous les ouvrages deslay6' tiers, que l’on ne connaît pas. Cette distinction n’a lieu q116 dans les grandes villes, Paris, Lyon, Rouen, Marseille, et6'
- Les bois dont les layetiers font usage, sont : le chêne, ^ hêtre, le sapin, et principalement le peuplier. Us emploief* aussi du sapin épais, appelé bois de bateau, pour faire l65 grandes caisses à meubles, qui demandent avant, la pr°^ prêté, la solidité et le bas prix. Ils préparent, débitent»
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- Mesurent ces bois comme les menuisiers; mais ils ont une Préparation spéciale; ils se servent des mêmes outils, mais 9fec quelques modifications. ïls ferrent ainsi qu’eux leurs Ouvrages, mais avec plus de développement ; différences qui ^ront l’objet d’un premier chapitre.
- Le second chapitre traitera de la partie principale de l’art dont il s’agit, savoir : les caisses et cassettes.
- Le troisième chapitre comprendra tous les ouvrages accessoires du layetier, tels que pupitres d’écolier, chaufferettes* Pièges, etc.
- Nous terminerons par un quatrième chapitre, consacré à *’emballage dont on charge généralement les layetiers qui °tit pleinement, à cet égard, obtenu et mérité la confiance Publique. Nous n’oublierons pas non plus de mentionner tous perfeclionnemens de commodité, d’élégance, qu’ils ont apportés depuis quelques années à diverses parties de leurs Savaux.
- CHAPITRE PREMIER.
- °bxxts, —. TRAVAUX PRÉPARATOIRES DU 1AYETIER.
- La plupart des outils du layelier étant, à peu de chose près, semblables à ceux des menuisiers, nous ne répéterons point esdétails que nous avons donnés sur ceux-ci, au commencement de cet ouvrage.
- Ainsi, par exemple, nous nous bornerons à quelques remarqucs sur :
- L'établi. — Celui des layetiers était une table massive, jmthme l’établi du menuisier, mais plus simple, car, noms savons déjà, on n’y plaçait point de valets; seulement, à extrémité opposée de l’établi, où se pratique la boîte à hochet, se trouvait un trou carré d’environ un pouce de diamètre, dans lequel on enfonçait la tige d’une petite enclume, d’un tas de fer, qui servait à redresser les pointes de clous, * ^ire des rivures et autres ouvrages analogues.
- Tput cela était forcément déterminé par les règles prohibi-l'es que les communautés et maîtrises imposaient autrefois métiers. Afin de ne point empiéter sur les attributions u menuisier, le layetier ne pouvait faire aucun assemblage 'étions et à mortaises, et par conséquent ne pouvait se servir
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- da valet. De là vient que leur établi n’avait point de trou* pour le recevoir. Mais aujourd’hui, l’établi du layetier i'1 diffère, plus de celui du menuisier.
- Par les mêmes motifs, les layetiers n’employaient pa*1 autrefois, de colle forte : l’usage leur en était interdit; çeH* prohibition est aujourd’hui levée comme les autres.
- En dessous de l’établi est placé un tiroir dans lequel charç^ ouvrier place de menus outils et les choses les plus faciles* se perdre, tels que les pointes, le pied-de-roi, le coff' pas, etc. La hauteur totale de l’établi est d’environ 30 pouc® du dessus de la table , ce qui suffit pour que des hommes & taille ordinaire y puissent travailler commodément.
- Les scies. — Tout ce que nous avons dit sur les scies, le*1' affûtage et la manière de leur donner de la voie, est appli' cable aux layetiers. Nous ajouterons seulement que quelque* uns d’entre eux ne se servent pas d’entailles à limer les scie* dont nous avons parlé en traitant, dans les conseils relatifs menuisier, de la manière d’aiguiser les outils (Chapitre lï( mais qu’ils se bornent à donner un coup de scie à l’angj1 de l’établi dans lequel ils font pénétrer cet instrument afin <>' le limer. Ce procédé a deux inconvéniens : il gâte Tétai1 d’abord , et les scies ne peuvent pas se maintenir solidemefl* ce qui rend leur affûtage très-difficile.
- D’autres layetiers font limer leurs scies par des ouvrit qui passent chez eux de temps en temps ; c’est un usage fo(! incommode.
- L’enclume à bigorne. — Les layetiers faisant usage ** pièces de tôle, ont besoin de cet outil très-utile pour r®' dresser, ployer, arrondir ces pièces. L’une des pointes, ^ bigornes, est carrée, avec un trou à la naissance pour perc*1 la tôle quand on le juge à propos ; l’autre bigorne est arro® die. Le billot qui porte cette enclume a environ 18 pouC{ de haut, afin qu’on puisse s’en servir étant assis.
- Le marteau, d’une grosseur moyenne, a la tête ronde sa face , la panne large, aplatie, et droite sur la face égal* ment. L e maillet, semblable à tout autre, n’est qu’un m°( ceau d’orme ou de frêne, long d’environ 7 pouces, ha* de 4, épais de 3 ; il est coupé un peu en biais des deux bout* perpendiculairement à sa face; ses angles sont arrondis,* il est monté d’un manche de bois liant et dur, de 8 poUCf de longueur, pris du dessous.
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- La hache. Cet outil sert à dégrossir et à mettre h peu Pres de largeur différentes pièces de bois. Elle a 9 pouces de *0ng sur 6 dans sa plus grande largeur : son taillant forme un ®rc de cercle dont le centre est à peu près au devant de la Mortaise, ou œil dans lequel le manche est placé : cet outil a qu’un biseau, et le côté de la planche est uni dans toute longueur, l’épaisseur que forme l’œil étant tout en saillie au côté où est le biseau.
- Il se trouve sur la face droite de la hache, afin qu’en te-, **ànt le manche de la main droite, selon l’usage, la partie qui est lisse, glisse contre la pièce de bois qu’on tient de la main fauche : le manche de la hache a 15 pouces de longueur sur pouce et demi de largeur par le bas ; il est plat sur sa c°upe pour tenir plus solidement dans la main. En dessous da la hache est une petite entaille, servant à l’accrocher k quelle clou.
- Les layetiers ont des ciseaux de différentes largeurs, depuis ^eUx lignes jusqu’à deux pouces ; ils s’en servent suivant leurs besoins.
- La fig, 422, pl. dres, représente un outil nommé pied-de-biche: c’est une sorte de poinçon en fer, dont l’extrémité inférieure est recourbée et fendue au milieu de sa largeur, qui est ®Vidée presqu’à vive arête. Cet outil est fort utile pour extraire, de» bois de bateau, les clous sans tête qui s’y rencontrent, et l'î’on doit arracher avec soin avant de dresser les bois au ri-bard ou à la colombe; car autrement on courrait le risque gâter le fer de ces instrumens : néanmoins, les layetiers se Servent peu du pied-de-biche.
- Quand ils en font usage, ils le prennent de la main gauche, ^ frappent de la droite, sur sa tête, avec le marteau pour le *a're un peu entrer dans le bois, jusqu’à ce que le clou soit Suflisamment pris entre les deux parties du pied-de-biche; 011 le renverse ensuite de gauche à droite, ce qui doit le rele-yer du bout inférieur, et par conséquent emporter le clou ; °Pération que l’on ne pourrait faire avec des tenailles, à moins ^üe d’entailler fortement le bois.
- , Les tenailles du layetier sont ordinaires, si ce n’est que le de leurs mords ou mâchoires doit être acéré et taillé en ®lseau par-dessous, afin de pouvoir aisément couper des pointes du fil de fer.
- . Lour dresser, corroyer, ou, selon l’expression ordinaire au ayetier, raser les bois qu’ils emploient, ils se servent de deux 0«tils k fût dont voici la description.
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- Le premier, nommé riflard, et dessiné pl. dr°s, Gg. 423 424, 425, est une sorte de rabot, dont le fût est long d’un piei environ, haut de quatre pouces, et de trois pouces et de0 d’épaisseur : il est percé à peu près aux deux tiers de sa loû' gueur d’une lumière daDs laquelle on place à la fois le fer e le coin qui l’arrête dans le fût.
- La lumière est très-étroite par le bas du fût, et n’a préct' sèment de largeur que ce qui est nécessaire pour placer fer et donner passage au copeau. L’ouverture de la lumièr1 s’élargit par le haut en forme d’entonnoir, tant pour y place1 le coin qui s’y trouve fixé par un ravaleineut fait à part, qU* pour faciliter la sortie des copeaux, qui, sans celle prècau' tion, s’engorgeraient dans l’outil.
- Le fût du riflard étant très-épais, il serait difficile de 1‘ bien empoigner du derrière quand on s’en sert : aussi dim>'' nue-t-on cette épaisseur à l’aide d’un ravalement, dans lequ®' on fait entrer le pouce droit avec lequel on tient le derrièr* de l’outil, comme on lo voit fig. 425. Sur le devant, s’élèv* une poignée d’un pouce de diamètre, et d’une hauteur de troi* pouces et demi : elle s’incline un peu de gauche à droite su( lo devant du riflard, afin de moins gêner la main; elle esl d’ailleurs assemblée fort solidement.
- Le fer du riflard est acéré d’un côté, nommé la planche,el son taillant est un peu rond en dessous, surtout aux gros oU' tils, afin de couper plus aisément le bois. La largeur de ce fer est de deux pouces et demi; sa longueur de sept pouces* son épaisseur de deux lignes vers le tranchant.
- Le coin du riflard est, comme le fût, fait en bois liant c* dur, tel que du cormier ; il est évidé dans sa partie inférieure* en manière d’arcade pour faciliter le dégagement des copeau** de sorte qu’il n’y a que ces deux côtés qui portent sur le fer* ce qui est suffisant pour l’arrêter. Le coin se fixe en place, & frappant légèrement dessus, et quand on veut le retirer, aifl*1 que le fer, on frappe avec lo marteau à bois de bout sur Ie derrière du riflard: alors le contre-coup, en ébranlant lesf*' bres du bois, fait ressortir le coin qui doit être juste dans la lumière, et serré un peu plus du bas que du haut sur tous sens, mais surtout sur la largeur, afin qu’il ne se glisse paS de copeaux entre ses branches et les côtés do la lumière* comme cela arriverait si le coin était plus étroit que celle-c1.
- Le riflard que je viens de décrire est de la plus grande eS', pèce, et sert pour les gros ouvrages ; mais le layelier en a d’atf'
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- :tfes de différentes dimensions : les plus petits, quoique faits 1 riflards, et qui ne sont à proprement dire que des rabots 7e menuisier, ont seulement de 8 à 9 pouces de long, sur une épaisseur et une hauteur proportionnées; leur fer est affûté ^oins rond.
- Le second outil à raser les bois est la colombe, fig. 426 : ,eest une sorte de grande varlope portée sur quatre pieds,
- 1 c°mme un banc, et dont le fer est dans une situation ren-! ^rsée, c’est-à-dire qu’il a le tranchant par-dessus.
- 1 La colombe est longue de 5 à 6 pieds, grosse de 6 pouces :Carrés, élevée de terre de 49 pouces, et ses pieds de chêne ' 8°nt solidement assemblés dans un chapeau a b, en chêne 'J'tssi, et long de 15 pouces sur 5 de largeur et un pouce et 1 aemi d’épaisseur.
- Dans ce chapeau, est assemblé le bout d’une écharpe, ,°nt l’autre bout s’assemble dans une entreloise c : cela relent l’écart des pieds, qui, par ce moyen, ne peuvent éprouver nul ébranlement quand on se sert de la colombe.
- Le chapeau est embrevé dans le dessous de cet outil d’en-V*ron 8 lignes de profondeur, et y est arrêté avec quatre fortes Vis à bois, pour pouvoir démonter les pieds, en cas que l’on Quille redresser la colombe. Ces pieds sont un peu évasés par e bas, pour lui donner de l’assiette; mais il ne faut pas que J-et évasement ait plus d’un pouce de chaque côté pris du nu ®e l’instrument, parce qu’il blesserait les pieds de l’ouvrier.
- La lumière de la colombe est pareille à celle du riflard, îüant à la grandeur près, et se trouve placée au milieu en ’kssus. Le fer, semblable aussi à celui du riflard, a quatre Pouces de large et 9 de long.
- Le coin ressemble encore à celui de ce dernier outil, excepté lu® sa partie supérieure reçoit une entaille dans toute sa lar— 8eUr, afin de pouvoir frapper dessus avec le marteau lors-j^’on veut tirer le coin de la colombe, soit pour affûter le er> soit pour tout autre objet.
- Les layetiers soigneux mettent un couvercle à leur colombe j*°Ur en conserver la surface, et pour n’être pas exposés à se i^ser avec le fer de cet outil lorsqu’ils s’assoient. Ce couverte est fort simple : ce n’est rien qu’une planche mince, attachée sur le côté de la colombe avec quatre liens de cuir qui
- servent de charnière A l’extrémité du bout de cette plante, est attaché un petit tasseau qui sert de rebord à ce couple, et l’empèclie de se déranger.
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- Occupons-nous maintenant de deux autres outils à fût,e|1 usage chez les layetiers.
- Le premier est un feuilleret, qu’ils appellent ràinoire, et qa( représente la fig. 427. Cet instrument est composé d’un fut, d’fl{ fer, et d’un coin. Le fut offre 9 pouces de longueur sur tfû|; pouces et demi de largeur, et environ 15 lignes d’épaisseur le dessous de cet outil forme deux angles rentrans et un a” gle saillant, qui fait ce que l’on nomme la feuillure propre nient dite. La lumière du feuilleret est entaillée sur le côté^1 l’outil jusqu’à la profondeur de la feuillure, et même un pe* plus, afin que le fer soit un peu enterré d’après le conduit ^ l’outil. On nomme conduit, ou conduite, une partie excédai^ du fût d’un outil, soit en dessous, soit par le côté, comi®! dans celui-ci, laquelle sert à passer l’outil contre le bois,{ à l’empêcher de descendre plus qu’il ne faut.
- Le fer du feuilleret est acéré d’un côté, comme les fers do®: j’ai parlé précédemment; il a sur le côté un biseau pour qu1 coupe le bois net dans l’angle, et ne se dérange pas, ce qu’®1: appelle fuir. Au haut du fer, est un petit crochet qui sert® le retirer quand il surmonte trop le nu de l’outil, qui alors1 trop de fer, comme disent les ouvriers.
- Le coin du feuilleret est diminué à rien et en creusant po®1 faciliter la saillie du copeau, et quant à l’entaille, il varie il a par le haut une entaille pratiquée tantôt sur sa face, ta® tôt sur le côté, entaille par laquelle on retire ce coin pour ® fûter le fer. La dernière manière est la plus usuelle. Le feu® leret est employé à faire les gorges de quelques boîtes.
- L’autre instrument à fût est un bouvement simple, que V layetiers nomment quart de rond; nous n’en donnons point I' figure, parce que, quant à sa forme, à sa construction, il est tout semblable au feuilleret : il en dilFère uniquement par 1 forme sinueuse du taillant de son fer, et de la partie du qui correspond à ce dernier. C’est au reste la même choS* et je n’en parlerai pas plus. Le fût doit toujours être f8' avec du bois sec, et d’une contexture très-ferme.
- Le layetier veut-il se servir de ces deux outils, il arr*^ sur l’établi, le bois au moyen du valet, et le bout de la picc! contre le crochet; puis il saisitla partie postérieure de l’on11 avec la main droite, et de la gauche le tient un peu au-d^ du fer, en appuyant les doigts contre le plat de l’outil, el le pouce par-dessus, afin de le tenir ferme et droit. Quai® il pousse le quart de rond, il fait auparavant un chanfrein ê®1
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- Jarête du bois avec le riflard, afin que l'outil ait moins de' *}°is à ôter. La position du corps est la même que lorsqu’on mit usage du riflard.
- Le layetier emploie encore le vilebrequin et les mèches dont •tous avons longuement traité en nous occupant des outils du menuisier; nous ajouterons seulement, quant à cedernier genre ** outils, que pour les bois tendres, cet ouvrier se sert de mè-jjtos appelées communément mèches de tourneurs, et dessinées •g* -428; elles font moins éclater le bois que les autres, dont *Ues diffèrent en ce qu’elles ont l’extrémité inférieure arrondie, et qu’elles ne sont inclinées d’aucun côté, ou, pour mieux uire, qu’elles n’ont pas de mèches.
- Nous ne dirons rien des vrilles, pour nous occuper d’un poinçon à percer la tôle, fig. 429, et d’une pince que le layetier •tommeLe poinçon est en fer, et long de 6 pouces; il e?t acéré à son extrémité inférieure, arrondi par sa coupe, et togèrement conique. Le plioir a 6 pouces de long, les extrémités de ses branches sont terminées par deux petits cylindres un peu coniques, dont l’intérieur est aplati, et taillé en torme de lime ; ces cylindres ont une ligne et demie de diamè-tfe à leur bout le plus mince, sur 9 lignes de longueur, et s®nt disposés de telle sorte qu’il y a une bonne demi-ligne de ^'stance entre eux quand la pince est complètement fermée. ~lle sert particulièrement à faire les charnières et crochets des ‘toîtes.
- Voici encore, dans les outils du layetier, une autre espèce •to poinçon qui diffère du précédent, en ce que sa lame plate m coupante des deux côtés, est un peu arrondie par le bout. ** sert à percer les ouvertures des dessus de boîtes, par lesquelles passent les pitons ou gâches des crochets qui les ferment, etc.
- Viennent ensuite les cisailles : elles sont tout en fer, et gérées à l’endroit des tranchans. Elles s’emploient à couper m tôle et les pointes. Il y en a de diverses grandeurs ; celles jflto nous avons en vue sont les plus petites, et ont 18 pouces ae longueur. Les cisailles ordinaires ont deux pieds de long, mais elles sont d’ailleurs comme celles dessinées fig. 450.
- Comme l’indique cette figure, on les place perpendiculairement dans le bout d’un établi, puis on presse et fait mourir avec le genou droit la branche mobile, de manière à que les deux mains demeurent libres. Les cisailles, vu inclinaison de celle branche, s’ouvrent d’elles-mêmes en fleHors de l’établi,
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- Un autre instrument assez ingénieux et particulier à l’oi>' vrier qui nous occupe doit être ajouté auxprécédens. C’est 1‘ compas de layetier, qui sert à tracer le contour des boît^ rondes jusqu’à un pied ou 52 décimètres. Ce compas repr®' senté par la fîg. 431 est à ressort. Ce ressort en bois a a <*' descend jusqu’en bb, et repose sur le talon b de l’armure ch Cette armure, attachée au ressort par des vis à bois, port à son extrémité 6 la pointe d, qui pénètre à vis dans le bJ! de l’armure.
- Entre ces deux armures est placée une double vis f f, do»1 chaque bout taraudé traverse en même temps l’armure et I* ressort, mais n’est taraudée ni dans l’un ni dans l’autre. ^ l’endroit où passent les vis , le ressort et l’armure sont cre®' sés en forme de double coquille, et renferment une peti*1 boule taraudée du pas de la vis : cette boule lui sert d’écrou! mais afin que ces petites boules ne puissent pas tourner pe®' dant qu’on fait tourner la vis, chaque boule porte deuxpe' tiles entailles pratiquées aux deux extrémités du même di®' mètre ; deux petites goupilles m m empêchent la boule $ tourner dans le sens de la vis : mais lui permettent un légef mouvement de balancement, afin qu’en ouvrant ou bien & fermant le compas, l’écrou ne tende pas à tordre les vi*i de manière à ce qu’elles n éprouvent aucune résistance. Lof8' qu’on veut faire rapprocher ou éloigner les deux pointes entd elles, il suffit d’imprimer à la tête h un mouvement de rotation ce qui est facile puisque cetle tête est goudronnée.
- Le layetier a-t-il des cercles plus grands à décrire, il* recours au compas à verge, fig. 432, A B. La pointe A, qul se fixe par un coin, est celle qui se place au centre. La po®' pée G porte la pointe mobile qu’on éloigne plus ou moinsd* la première, et qu’on fixe par la clavette D à la distance co®' venable le long de la verge B, que l’on peut tenir d’une lo®' gueur indéterminée.
- Les layetiers font d’ailleurs usage de tous les outils pr°' près à aiguiser et à maintenir leurs instrumens en bon état-
- Préparation des bois. — Nous avons vu que le layetier et®' ploie le chêne, le hêtre, le sapin et spécialement le peuplé1 Quant au hêtre, cet ouvrier l’emploie en bois de fente, 0lj refendu , qu’il appelle goberges ou hausses. Les goberges soi® des bottes de hêtre longues de 3 pieds et demi sur à peu pfe9 6 pouces de large, et 2 à 4 lignes d’épaisseur. Elles sont to®' tes préparées à la plane, et servent à une multitude de met11*51 ouvrages, comme petites boîtes, souricières, etc.
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- , Quant au sapin, il se fend par lames très-minces, et c’est ,i etlc°re du bois refendu qui, selon M. Bien-Aimé, layetier-/ôballeur, ne sert, quand l’ouvrage est soigné, qu’à la /feclion des petites caisses, ou tout ou plus dans les fonds , e caisse, et encore à la dérobée. Mais, ajoute-t-il dans ( s°o Barrême du Layetier, qui se vend 5 fr., chez Roret, i " P°ur soutenir la concurrence, on a introduit le bois refendu ' Partout. »
- I Les layeliers emploient aussi du sapin épais, appelé bois ( ,e bateau, parce que ce sont des planches qu’on retire des ! aleaux détruits.
- , Les planches sont de plusieurs dimensions et d’une épais» , |Seàr variable, depuis six lignes jusqu’à trois pouces; leur argeur varie également depuis six jusqu’à dix-huit pouces,
- , leur longueur depuis trois jusqu’à soixante pieds. La dimension de deux à trois pouces d’épaisseur , sur douze à dix» *fit pouces de largeur, et cinquante à soixante pieds de longue, se nomme plat-bord, et se vend à la paire. Le reste se Corupte à la toise superficielle.
- > Le bois, qui réunit la légèreté à la solidité, sert aux grands caisses d’emballage , et son usage est avantageux, mais . est toutefois défectueux , à raison des clous qui s’y rencon-et des trous qui y sont percés pour introduire les che-u'ies qui liaient les planches du bateau. C’est au layetier à ; d’enlever, ou de cacher ces parties ainsi maculées, j ^ Quant au chêne, les layetiers emploient le plus souvent es douves et fonds de tonneau qu’ils choisissent les plus sains fusibles, et qu’ils redressent au feu avant de les appliquer J* produits de leur art, du moins les douves qui sont toutes creuses d’un côté.
- ij ^*our y parvenir, ils commencent par les mouiller, plus partie creuse que sur la partie bombée, puis on Place une certaine quantité autour d’un feu vif et clair , /ôté bombé tourné vers le feu , en observant que la flamme iaUeigne pas la surface : puis on mouille de temps en temps s ^eux.
- | ^ mesure que les douves chauffent ainsi humectées, il faut H Retirer de temps à autre du feu , les tenir d’une main par lt a°ut, et posant l’autre contre terre, les faire plier del’au-J/ain, en appuyant dessus du côté bombé : on les fait d/ doucement plier jusqu’à ce qu’elles se creusent de ce e> afin qu’elles restent droites après refroidissement. Quand
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- on On a ainsi redressé un certain nombre, et qu’elles sofl* chaudes encore, on les met en presse entre quelque chose <1® lourd. Il est bon que ces douves creusent un peu à contre' sens de ce qu’elles étaient d’abord, pour mieux combatte leur premier pli. Ainsi redressées, elles servent à diverse* choses , et même à faire de petites caisses de jardins.
- Le layetier doit s’approvisionner de voliges de 6 ou ^ 8 pouces, afin d’éviter de refendre, nécessité qui faitperdf® du temps et entraîne du déchet ; mais enfin, s’il s’y trou''/ obligé, il se servira de la scie à refendre, ou quand les bof seront minces, il les refendra sur la colombe avec la scie 3 tourner.
- Manière de blanchir et raser le bois. — Les layetiers do#' nent le nom de raser à l’action d’unir, de dresser, d’affleure( le bois, opération que le menuisier appelle corroyer. Le ri' flard leur sert principalement pour cela.
- A cet effet, ils placent la pièce à blanchir ou à raser cofl' Ire le crochet, et s’il s’agit de bois épais et dur , ils ont r®' cours au gros riflard dont le fer est un peu rond, afin qu, prenne moins de largeur de bois à la fois. Après avoir ait**1 dégrossi leur pièce, ils la rasent, et la terminent avec ^ plus petit riflard qui a moins de fer, et qui est placé pl11 droit.
- On doit toujours pousser le riflard devant soi, afin d’3' voir plus de force , et se reculer autant qu’il est nécessaire1 plutôt que de le retirer à soi. On le tient par derrière de ** main droite, et de la gauche on saisit la poignée de deva^! afin d’appuyer plus ou moins sur l’outil, et d’être en él3 de la relever du devant quand il est au bout de son coup. ,
- Quoique les ouvrages de layeterie ne soient pas suscep1^ blés de recherche, il faut toujours tendre à ce que le h0!] soit blanchi proprement, à ce qu’il soit droit et dégaud11! c’est-à-dire que tous les points de la surface ne soient pas p'1}’ élevés les uns que les autres : ce qu’on juge en examinait pièce de côté, et de telle sorte qu’on n’en aperçoive que 1* deux arêtes, ou plutôt que les deux se confondent en seule, ce qui doit être quand la pièce est bien dégauchie.
- La pièce étant blanchie sur le plat, on dresse le champ ® la colombe, ce qui se fait de la manière qui suit :
- On se place à la gauche de l’instrument, vers le milieu de * longueur, le corps en arrière du fer, dont la pente doit ê j opposée à l’ouvrier, puis on saisit des deux mains la pièce
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- fesser, et on la pousse devant soi, en observant de la tenir "'en d’aplomb sur la colombe , et d’appuyer un peu sur cette dernière. Les deux mains seront placées près l’une de l’autre, Jes doigts de la gauche en dedans , et ceux de la droite en devers sur le plat de la pièce, afin de la tenir toujours droite ;
- quand cette dernière est longue, on commence à la pous-Ser du devant sur la colombe, autant que le permet la longueur du bras , après quoi on recule ses mains en arrière Pour le faire avancer, ainsi de suite jusqu’à l’autre bout, sans que le corps change de place, du moins les pieds qui doivent être placés à peu près de la même manière que quand °n blanchit sur l’établi.
- Ainsi, au moyen de lacolombe , on dresse parfaitement les Planches sur leur épaisseur, afin qu’elles joignent bien l’une Çontre l’autre. En les poussant vivement, et dans toute leur !°Ugueur, l’ouvrier les dresse très-bien sur leur champ : la ’°Ugueur de la colombe lui procure cette facilité qu’il ne trouerait pas dans la varlope. Aussi, à moins que le bois ne s°it de très-grande longueur, par exemple de 10 à 12 pieds, cat instrument est-il de l’usage le plus avanlageux.il accélère de plus le travail, et, selon la remarque de Roubo, les "àvriers de profession analogue à celle du layetier devraient 4"ssi en faire usage.
- Ferrures du layetier. — Comme le layetier est une sorte de menuisier qui n’emploie aucun assemblage pour lier entre *Hes les diverses parties de scs travaux, qu’il assemble avec clous ou de petites lames métalliques, il a nécessairement îjosoin d’un plus grand nombre de ferrures que le menuisier, dïême à présent qu’il peut en toute liberté assembler à tenons et à mortaises ses cassettes les plus soignées , s’il le juge * propos, comme il a pour principe l’assemblage avec des jointes de Paris, de la toile, du fer-blanc, il en résulte que *e ferrage est pour cet ouvrier un article important.
- Les clous qu’il emploie sont de plusieurs espèces : 1° on distingue les clous à tête et les clous sans tête. Les uns sont de différentes grosseurs, et sont assortis à celle des bois. 2° Les cl°us de bateaux, ainsi nommés parce qu’on les retire des flanches qui ont servi aux bateaux. 5° Les broquetles , petits î'°ns à tête plate, qui sont bien connus. 4‘> Les semences, Roquettes très-petites. 5° Les clous d’épingles ou pointes de arù: tels sont les clous de la lre série.
- 6° Dans la seconde série, il n’y a qu’une seule espèce de Menuisier. 2. 25
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- fclous que les layetiers fabriquent eux-mêttteS en divisant dil fil de fer avec les cisailles. Voici comment :
- Ils coupent plusieurs bouts de fil de fer d’égale longueur (supposons 2 pouces); ils les dressent, puis les prennent de la main gauche de manière à ce qu’ils soient rapprochés le* uns des autres. Gela forme une petite gerbe dont l’ouvrief fait entrer l’extrémité dans les cisailles, à la longueur con' venue des pointes; en même temps il presse avec le genofl droit la branche mobile des cisailles qui taillent les pointe* tout en rognant les fils de fer. On continue de rogner ceux' ci, et de former ainsi des pointes avec ces rognures, tant que la longueur des fils de fer le permet.
- Maintenant, quelques observations sur ces différens clou*'
- Les clous de bateaux sont de fer très-doux, leur tige est déliée, ce qui les rend susceptibles de pénétrer dans les boi* tendres sans les fendre. D’ailleurs, ils coûtent moins chef que les clous neufs de semblable qualité, et tiennent mieux à cause delà rouille, toutes choses qui les font préférer pat l’ouvrier.
- Quant aux clous d’épingle, il ne les emploie qu’aux menu* ouvrages faits avec du bois tendre, comme le peuplier et 1® sapin, parce que s’il s’en servait à du bois ferme, comme I® chêne et surtout le hêtre, ces bois se fendraient, attend^ qu’on leur donne peu d’épaisseur; aussi, les assemble-t-*’ ordinairement avec des pointes.
- Lorsque, autrefois, les jointsà rainures et à languettes étaient interdits aux layetiers, ils n’avaient d’autre moyen,pour arrêter les joints des planches, que de les goujonner, c’est-à-dire, de les réunir ensemble à l’aide de goujons en fer.
- Il y a, ou plutôt il y avait ( car on fait rarement ce travail)» les goujons ronds, qui ne sont autre chose que des pointes d®, fil de fer comme celles dont je viens de parler; les goujoi^j plats, qui sont des pointes de maréchal, c’est-à-dire l’extr®' mité des clous qui servent à ferrer les chevaux.
- Les charnières sont préparées par le layetier avec du de fer, ou bien, quand les cassettes sont d’une certaine grau' deur, les charnières sont semblables à celle représentée 453, et se nomment alors couplets. L’ouvrier s’en approvt'' sionne en même temps que d’équerres ou coins pour garn'f les angles des boites de forte dimension (fig. 434), de poigné®* ou anneaux; enfin, de diverses serrures, et quelquefois crochets en fer plat, pour remplacer celles-ci.
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- CHAPITRE IL
- DES CAISSES ET CASSETTES.
- Le développement du commerce des meubles a introduit ^ns la layetbrie une division bien tranchée dans les caisses d’emballage, et nous devons commencer par une division moderne, ignorée au temps où Roubo publia VArt du Layetier.
- Cette première division est : 1° caisses à claire-voie; caisses pleines.
- Caisse à claire-voie. — On nomme ainsi la caisse dont les Planches sont éloignées l’une de l’autre, par une distance de deux, trois et quatre pouces, et quelquefois plus, selon la Nature de l’emballage, ce qu’il faut d’avance déterminer. Ces disses sont destinées à emballer les meubles, que le layetier doit voir et mesurer avant de prendre ses dimensions.
- La solidité est l’objet principal de ce genre de caisses; aussi les fait-on en dosse ou en volige de rebut, d’une épaisseur d’ailleurs relative à la grandeur.
- Pour les caisses à claire-voie, comme pour tout autre ouvrage de layeterie, il faut, après avoir pris la mesure, choisir le ®ois de telle sorte qu’on puisse obtenir précisément la quantité Nécessaire de morceaux. Ainsi, dit M. Bien-Aimé, « si votre 9aisse a 24 pouces carrés, prenez dubois de 6 pouces, et vous lrez en 4; ou de 8 pouces, et vous irez en 5; mais, si vous Prenez au hasard, vous serez, à la fin, obligé de hacher ou de fefendre, ce qui perd du temps et fait du déchet. »
- Votre bois divisé, vous vous occupez des barres, que vous jenez un peu épaisses, et vous les faites ordinaires. Or, les "arres ordinaires conservent la forme de la dosse aplatie dessus, mais avec un chanfrein plus large. Sont-elles achevées, v°us redressez les rives, et les mettez d’équerre ; vous barrez ebsuite vos bouts à la distance convenable, et vous mettez d’équerre comme il faut. Afin de fixer les bouts, yous mettez Une pointe aux quatre coins, et vous clsuez les morceaux d’un coin à l’autre, autour du fond barré, en commençant Parles côtés; vous les rivez de suite; vous bisotez les autres ®*orceaux destinés à faire le bout de la caisse, puis la partie du contour qui lui fait face : vous terminez par les fonds et
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- couvercle ; et, quand vous avez ainsi monté en clouant bie® solidement, vous barrez, rasez, puis vous rivez en dedans^ Ce qui reste à faire à la caisse se finira après l’emballage.
- Tous les meubles de salon, bureau, chambre à coucher* etc., s’emballent dans des caisses semblables.
- Il y a une espèce de caisse qui sert d’intermédiaire entre le* caisses à claire-voie et les caisses pleines, c’est la caisse i bois-contre, c’est-à-dire, dont les bois sont rapprochés et s® touchent sans intervalle.
- Caisses pleines. — Les caisses diffèrent des cassettes en & que le couvercle est libre, et qu’il est fixé par des clous après l’emballage, parce qu’il ne reçoit point de serrure; elles e® diffèrent enfin, parce qu’elles sont presque toujours asse®' blées avec des clous, le layetier n’appliquant qu’aux seules cassette , soignées, les procédés du menuisier.
- C’est pour les grandes caisses qu’il fait usage de l'ancien® méthode de goujonner, c’est-à-dire, assembler avec des go® jons. La voici.
- Manière de goujonner.
- Quand il veut joindre deux planches ensemble, il coin' mence par bien les dresser sur la colombe, puis il place le* goujons à distance égale, dans le milieu de l’épaisseur d® l’une des planches, jusqu’à peu près la moitié de leur lon^ gueur. Les goujons ainsi à moitié enfoncés, on les pose su< l’enclume, et on en aplatit avec le marteau l’extrémité, juS' qu’à ce qu’ils soient presque coupans. Cela terminé, on poS® la planche goujonnée (fig. 455) a 6, en face de la planche à J réunir, cd, qui est placée sur l’établi, puis l’on frappe avec le plat du maillet sur la vive arête de la planche goujonnée) afin de faire entrer les goujons dans l’épaisseur de la second® planche. Ils y pénètrent facilement, parce qu’ils sont aminci®) et qu’on frappe tour-à-tour avec le maillet sur l’épaisseur d®s deux planches, épaisseur opposée à celles que l’on vei>' réunir.
- Le nombre des goujons est proportionné à la longueur de* planches, mais il faut toujours qu’il y en ait un au centre, un à chaque extrémité.
- Il importe de bien placer les goujons dans le milieu de 1’®' paisseur de la seconde planche , quand on les y enfonce av®( le maillet. Ils doivent d’ailleurs être placés exactement com®^ dans la première, face à face, afin que les deux plane!®*
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- affleurent ensemble le mieux possible, et que l’ouvrier ne soit Pas forcé de diminuer l’épaisseur de l’une ou de l’autre, lorsqu’il les rase sur le plat, après les avoir goujonnées.
- Les planches goujonnées, rasées sur l’épaisseur, sont ensuite coupées de longueur et rasées à bois de bout. On ne les rabote pas. En fait de caisse, le rabotage est un ornement superflu, utile seulement aux endroits où l’on écrit avec un Pinceau les initiales et marques de l’expéditeur, la nature de 1 emballage, et enfin le double X, destiné à indiquer le haut U0 la caisse.
- Quand les planches sont préparées, soit par ce procédé, soit par les joints ordinaires, on appareille le bois, c’est-à-dire qu’on le dispose le plus avantageusement possible d'après fa hauteur et la largeur de la caisse, d’après les dimensions de celui que l’on a, car il n’y a rien de précis à cet égard. On met indifféremment les planches en long, ou transversalement. Si cette dernière méthode est employée plus fréquemment, surtout pour les côtés, c’est qu’elle empêche de multiplier les joints. Quand la caisse est basse, et qu’on peut faire les côtés d’un seul morceau en travers, on n’y manque Pas.
- Des barres. —On les prépare de quatre manières : 1° à la hollandaise; %o à la menuisière; 5° à l’ordinaire; 4° à l’anglaise; nous avons déjà vu comment on s’y prend pour les troisièmes : nous allons maintenant nous occuper des autres.
- Les barres à la hollandaise sont redressées à la colombe, et ne présentent qu’un seul chanfrein : elles se mettent sur bouts des parties les plus courtes du pourtour de la caisse par conséquent sur les bouts des bouts, comme dit M. Bien-^•mé, ou plutôt sur leurs bords. On nomme cela monter d double monture. Cette méthode a la plus grande solidité. f Les barres à la menuisière sont plates, avec un petit chan-rein de chaque côté. Les barres à l’anglaise sont celles dont .* longueur dépasse d’un pouce et demi les côtés, ou parties ®s plus longues du pourtour de la caisse : elles les dépassent 6,1 haut et en bas, et s'emboîtent avec les barres des fonds et du couvercle. Cette manière de barrer est moderne.
- ïf s’agit maintenant de monter le contour de la caisse; ou J°mmence par en attacher les quatre pièces ensemble, en m$ant poser les côtés sur les bouts, puis on fixe l’un à l’autre Vec des clous assortis. Les quatre pièces ainsi assemblées, d met d’équerre, c’est-à-dire qu’on vérifie, à l’aide de l’é—
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- qnerre, si rien ne s’est dérangé; cela fait, on attache le fon<l sur le pourtour à plat, de la même manière qu’ou a fixé ave* des clous les bouts après les côtés. Il ne reste plus qu'à rase! l’ouvrage dans tous les sens, et à préparer le couvercle, aprfr avoir toutefois barré le contour et le fond, ce qu’avec beau' coup de raison un grand nombre de layetiers font tout d’abor* et en appareillant leur bois.
- Faisons observer que maintenant on ne goujonne paSi on ne met pas même d’alèze aux joints des planches qui for ment le contour de la caisse quand elle est solidement barrée parce que les barres empêchent les morceaux de s’écarter. Lc* petites caisses, les caisses de moyenne grandeur, celles qui son* destinées à porter des objets peu lourds, ne sont pas barréeS1 Les barres doivent avoir au moins 5 pouces de larges* sur un pouce d’épaisseur, et une longueur égale à la parti* barrée, quoiqu’elles soient quelquefois plus courtes d’a11 demi-pouce. Les clous qui les attachent doivent être asse* longs pour être rivés.
- Presque toujours l’intervalle à barrer, fond, couvercle, Ç11 côté, est partagé en trois : il va sans dire qu’une égale dif tance doit se trouver entre les trois barres, qui d’ailleurs s* posent et se clouent à plat et longitudinalement sur le bod Le pied de roi, ou un petit morceau de bois de longueur assot tie à la distance, suffit de reste pour barrer régulièremeU* On sent que les barres des côtés et celles du fond du co11 vercle doivent se rapporter exactement. (
- Ou ne barre pas les bouts de la caisse Iongitudinalen^ comme les côtés ; lorsqu’elle exige beaucoup de solidité,c|1 emploie les barres hollandaises, en dehors, et bien bisotée* On barre à volonté en dehors, ou en dedans delà caisf mais il est plus propre et plus convenable de le fa1?' en dedans pour les côtés et le couvercle : quant au fond) il faut barrer en dehors; cela sert à donner de rassie**1! à la caisse. La saillie des barres peut être aussi utile au c®(j vercle; cela dépend de la nature de l’emballage. 11 art1* aussi quelquefois qu’on se borne à barrer l’un des côtés.
- Si donc on a préparé et barré, chacun à part, les côte* les bouts, le fond et couvercle, on scie à raz les barres, jj l’on passe le rabot sur le champ du bois. Après avoir ai”’ rasé, on scie les côtés en bisotant : à cet effet, on met
- côté à plat sur l’établi, l’appuyant d’une part au crochet ^
- ; «es
- le fixe d’autre part ayec une pointe, et l’on amincit en biSe
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- ^ moitié de l’épaisseur du bois. Il vaut bien mieux bi-®°ter après avoir barré, qu’auparavant, parce qu’on peut déranger la ligne du bois, et que le bisotage est à recommencer.
- Le couvercle se place à part avec des clous après l’em— hallage : lorsqu’au lieu d’être isolé, il tient à la caisse par dûe charnière, c’est une cassette.
- Cassettes. — Une division assez analogue à celle que nous '•vous établie entre les caisses d’emballage, se trouve aussi dans l’article des cassettes; car nous traiterons, 1° des cas-
- dettes simples ; 2° des cassettes à châssis, à chapeau, à robes. Les premières se rapprochent des caisses, et les secondes des •mîtes, des ouvrages de coffreterie, avec lesquels elles se confondent presque. Mais aux bottes s’arrête le travail du laye-tier.
- Cassette simple. —Lorsqu’il s’agit d’une cassette à contenir habituellement du linge, il vaut mieux, disons-le d’abord, la fabriquer d’après les principes de la menuiserie, c’est-à-dire *a joindre à rainures et à languettes, avec un couvercle qui forme à feuillures et à recouvrement : la dilférence du prix de doit pas, en ce cas, faire hésiter l’acheteur.
- Mais voyons comment se fait la cassette du layetier.
- Les dimensions déterminées, et les planches convenablement appareillées, pour économiser le bois, l’ouvrier commence par le bien unir au moyen de la varlope; il scie les pertes planches bien carrément à chaque bout, et réserve la plus saine pour le devant, comme les plus belles pour le couvercle, Les planches en bois blanc se posent presque toujours trans-Versalement, en évitant de multiplier les morceaux. Ainsi, datant que le permet la hauteur de la cassette, sa paroi se Compose d’une seule pièce. Faut-il y ajouter, on fend à la Sc>e une planche, et cette allonge se place toujours en haut, ^ers la serrure qu’elle reçoit : mais si la profondeur de la Cassette exige deux morceaux et l’allonge, on met celle-ci au milieu. Cela n’empêche pas, si la dimension des bouts de a cassette le permet, que l’on fasse ces bouts avec une ou planches, ou bien une planche et une allonge, placées !0ogitudinalcment. L’essentiel est toujours d’épargner les l°ints, et de profiter des différentes largeurs du bois.
- I A moins d’exceptions assez rares, dues à la grandeur de 8 cassette, on ne la barre point, et dès que les morceaux sont Avisés, on fixe avec des clous d’épingle les côtés sur les bouts,
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- ainsi que nous l'avons déjà vu ; on met d’équerre, et avant d® fixer le fond au contour, de la même manière que l’on a fis® les pièces du contour lui-même, on s’assure que le reclangl® qu’il forme ne gauchit pas sur la planche du fond, car la cas* sette présenterait un aspect désagréable. Si cet accident arn* vait, il faudrait y remédier en redressant parfaitement celt® partie, à l’aide de la varlope ou du rabot,
- L’euvrier dresse ensuite le dessus du contour bien exacte' ment; il abat un peu les angles; et, après qu’il a convenable* ment bisoté, il présente la planche destinée à former le cou' vercle. Elle doit déborder le fond de deux millimètres tout autour, si le couvercle ne doit pas être encharné, c’est—à' dire recevoir des charnières, et de trois côtés seulement, s’1' doit en recevoir; ce qui signifie que, dans ce dernier cas, 1® planche ne doit pas déborder par derrière. Alors le layetie® cloue sur le couvercle de petits liteaux en bois bien aplani) sans nœuds, semblable d’ailleurs au bois choisi pour la cas-Bette:ces liteaux sont larges de trois à quatre centimètres, selon la grandeur de celle-ci, et cloués de la même manière que les parois sur le fond. Par ce moyen, le couvercle n’es1 pas adhérent au contour, et les liteaux ou rebords servent » empêcher le bois du dessus de colfiner, et à recouvrir l’extré" mité supérieure du contour : le petit jeu de deux millimètre® qu’on a donné à ce rebord suffit pour qu’il reçoive le conlou® avec facilité.
- Nous avons vu, en parlant des ferrures, que, lorsque la cas* sette est petite ou de moyenne grandeur, le layetier prépare lui -même les charnières qu’il lui destine. Yoici de quell® façon.
- Manière d’encharner. — Le layetier prend un fil de fer de grosseur assortie à la force de la caisse, lui donne enviro» quatre pouces de longueur, puis le coupe, ou plutôt le rompt: ensuite, avec les pinces rondes, n*»nmèes plioirs, il forin® au milieu de ce fil un anneau e, fig. 456, une sorte d’œil, que, dans le langage du métier, on appelle faire prendre le rond.
- Le layetier fait donc prendre le rond à un second fil de fef g, après toutefois l’avoir passé dans l’œil arrondi précédem*' ment e, puis il achève de le serrer à l’ordinaire, et obtient de la sorte un commencement de chaînette e o. Voilà une char* nière faite; il ne s’agit plus que de la monter sur la cassette» ce à quoi l’on procède en effet quand on ne juge pas à prû" P os de faire recuire le fer afin de le rendre plus doux.
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- En ce dernier cas, on prépare un paquet de charnières, que °n lie avec un morceau de fil de fer très-fin, puis on le sou-à un feu vif et clair, disposé de manière à entourer le loquet de toutes parts. Le fer devenu rouge-cerise, est retiré ^ite du feu, et refroidit devant le foyer, de peur que le froid ?,e le saisisse trop vite. Nous allons maintenant dire comment °Uvrier doit encharner.
- H pose le couvercle sur la cassette, et trace sur l’un et sur autre la place que les charnières doivent occuper : ordinairement elles sont au nombre de deux, un peu avant chaque extrémité du couvercle. Quand il y en a une troisième, elle î® Place au milieu. Les marques faites, il enlève le couvercle;
- y fait sur la vive arête de dessous, ainsi que sur celle du côté Extérieur de la cassette, une légère entaille, au milieu de labile il perce avec la vrille un trou incliné, assez grand pour 3l$ser pénétrer les deux branches f de la charnière. Ce trou 681 fort oblique afin de conserver plus de force au bois ; il est répété , comme je viens de le dire, sur le couvercle, et à dix mil-'•ftètres du bord : ce dernier trou, qui répond à ceux de la cas-8®Ue, reçoit à son tour les deux branches g. La seconde charge se pose de même, puis le layetier songe à les river toutes Hx, c’est-à-dire à en arrêter les bouts saillans.
- , D’abord, il ouvre et ferme le couvercle en maintenant ces to°uts avec les doigts, pour apprécier le jeu de la charnière, il retourne la pièce sur le plat, et s’assure si la charnière assez avancée, si elle ne l’est pas trop, ce à quoi il remédie ^ poussant, ou en tirant comme il convient : cela terminé, Ouvrier plie à l’équerre, avec les pinces plates, les bouts des s de fer f g qu’il écarte à droite et à gauche; il frappe des-è coups de marteau pour les aplatir, en relève l’extré— ^té à l’aide du plioir, pour en faire un crochet destiné à pé-|tttrer dans le bois, quand il achève d’abaisser avec le marteau branches, et de les enfoncer autant que possible dans la tanche.
- D commence toujours à encharner et à river la partie dor-J?a,ite de l’ouvrage; le couvercle vient après. Quelques laye-lefs ont soin de placer perpendiculairement à la face de la 3ssette, l’œil de la charnière qu’ils y mettent.
- D’application des couplets est beaucoup plus simple. Cette de serrure, fig. 435, s’attache d’abord après le couvercle, °'J en dessus, soit en dessous ; elle y est arrêtée avec des clous il faut river au-dessus de l’épaisseur du bois, afin qu’ils
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- tiennent solidement. Quand les charnières sont fixées au vercle, on les attache au côté de la cassette, dans laquelle0 les entaille de leur épaisseur, ce qu’il faudrait également p(l tiquer au couvercle.
- Garnitures des angles. — Quand les cassettes sont d’ut( certaine grandeur, et qu’elles exigent de la solidité, on g^11 nit leurs angles avec des équerres en tôle, fig. 434, appel1 coins. On emploie aussi ces coins à consolider le fond, en I" plaçant uh peu avant chaque extrémité du côté de la casse!1'1 de manière à ce que le pli de l’équerre se trouve précisée^' au point où le côté est cloué au fond. De cette manière) 1 hande de tôle, embrassant également le côté et le fond, se,M l’un et l’autre, tout en faisant l’office de barres. 1
- Cette sorte de coins est alors au nombre de quatre, car1,1 en met, en ce cas, deux au côté du devant, et deux corresp0* dant au côté du derrière. Assez communément alors, les** | gles ne reçoivent pas de coins, quoiqu’on certaines cirOM stances on réunisse le tout.
- Les clous avec lesquels on attache les coins doivent être ^1 lidement rivés en dedans de l’ouvrage : aussi les pose-t', * ordinairement avant d’encharner, ou du moins avant de f ! ver les charnières avec le couvercle, afin de river les cl^ des coins avec plus de liberté. j
- Fermetures des cassettes. — On termine le travail des
- settes par la fermeture et la pose des poignées ou mains•
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- première est toujours assortie aux charnières. Si elles sd en œil, le layetier prépare des boucles et crochets en fil , 1 fer : il fait usage de crochets de fer plat, quand la charn^ est forte; enfin, il met une serrure ordinaire quand la casse*1 est encharnée avec des couplets.
- Voici comment il opère pour obtenir ces crochets, dessin fig. 437.
- Sur le devant du couvercle, l’ouvrier perce un ou ,, trous, en face des charnières, et qui correspondent au mij1. de l’épaisseur du bois du côté-devant de la cassette : en to^ ^ temps, il perce avec le poinçon la planche de ce côté, ou P* roi, dans son épaisseur, et il y enfonce un fil de fer plié le plioir, et semblable à celui qui a servi pour les charnièf^ Ce fil métallique, enfoncé à l’aide du marteau dans l’ép®1^ seur du bois, présente une boucle un peu allongée qui s’®*1 gage à volonté dans le trou correspondant fait au couver^ C’est à ce point que le layetier place le crochet, dont il ^
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- ^ex^émité s dans l’anneau, et dont l’autre extrémité r* J1®6 à angle droit, entre dans le couvercle, se replie par-e®sous, et lui donne toute l’aisance nécessaire de tourner. Quand le bois est mince, le trou par lequel passe la boucle alto ^ P‘ton > se pratique avec le perçoir méplat, qu’on fait l avoir en divers sens pour râper le bois plutôt que de le |j(!?uPer, et empêcher ainsi qu’il ne se fende. Quand les bou-)ises sont placées sur le plat du bois, on doit leur laisser as-* de longueur pour pouvoir être rivées par derrière; ce se fait comme pour encharner. On faisait aussi d’autres ,((t0chets, qui, ne s’attachant pas sur la cassette, passent au ^ers de son épaisseur, au moyen d’un double coude. Cela e«t pius guère usité. Nous terminons cet article, en disant , ™l’on ne fait jamais recuire les boucles et leurs crochets. , Quant aux serrures, elles sont de différentes grandeurs;
- a's, quelque petites qu’elles soient, elles se trouvent tou-j)’îrs trop épaisses pour être contenues dans l’épaisseur du , .°ls : aussi, faut-il user de précaution pour tracer exacte-18,®nt la forme du trou nécessaire à la pose de la serrure , et , attacher à faire ce trou le plus petit possible, afin de conter plus de force au bois.
- ta serrure se place sur le haut, et au milieu de la Ion-Mieur ,je ja paroi du devant: après avoir marqué la place du tt0u) on fait dans le bois plusieurs trous de vilebrequin très-j,approchés, on en fait sauter avec un ciseau l’intervalle, et .0l1 achève de tailler cette ouverture avec une scie à main , le s®au et la râpe à bois. La serrure, d’ailleurs, se pose pro-"tcment, comme à l’ordinaire.
- Soignées ou mains. — On met, à chaque bout des cassettes .'finèes, une main de fer, afin de les transporter commodé-|^etû : on en place également une au milieu du couvercle pour jj soulever; mais, en ce cas, il est pourvu d’une ou deux 3tres transversales, destinées à la supporter. f ossettes â châssis, à chapeaux, etc. — Plus faciles et plus Jfiôeng de nos jours, surtout pour les dames, les voyages c engagè le layetier à pourvoir ses cassettes d’une foule de ^tnodités, dont la simplicité, le bon goût, l’agrément, sont yenus chose usuelle.
- cassettes se font exactement comme les précédentes, si ce (. ®,s* fiue l’on tient ordinairement le couvercle un peu bombé ;
- |. °n le barre, et qu’on le recouvre d’une toile cirée, de cou-r Boire, que l’on colle dessus. Une bande large d’environ
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- 2 ponces, et découpée à I'emporle-pièce, dépasse le r"" bord du couvercle, et entoure agréablement le haut de I® caisse.
- De telles cassettes doivent être bien jointes, sans Hache*' et rabotées avec soin : on les encharne à couplets, on les g*1*' nit de coins et on colle sur toute la surface intérieure <>• papier bleu-clair qui produit un agréable effet ; il est préfe‘ rable, selon moi, aux papiers de fantaisie.
- La cassette ainsi préparée, est destinée, suivant sa pf°' fondeur, à contenir différens effets de toilette. Suppose»* qu’elle doive servir à la fois à l’emballage de fichus, bonnet chapeau, robes et menus objets. Yoici comment le layetier disposera.
- A partir du haut du contour de la cassette , il marqué intérieurement un espace de 7 pouces environ, tracera o»1 ligne, et clouera sur celle ligne, tout autour, un petit litnaï ou tasseau épais de 6 lignes. Ce liteau a pour objet de suf porter le châssis, qui portera les robes au-dessus du chape»11 pour lequel nous réservons le fond de la boîte.
- Ce châssis est formé d’un encadrement haut d’environ s1’ pouces, et de dimensions prësque égales à celles de la caV sette , puisqu’il en diffère seulement par la petite diminutif nécessaire pour qu’il puisse aisément entrer dans le contoi»1
- Il y a un pouce, et quelquefois deux de moins en haute"1 que la place qui lui est préparée , afin de laisser la caisse mer librement. Un fond, composé de larges rubans de fil cr"1 sés, termine cet ingénieux châssis, et se dispose aisément on commence par mesurer d’un bout à l’autre la longueur ^ ruban ; on coupe sur cette longueur autant de morceaux ^ ruban qu’il en faut pour les placer près-à-près sur les bon1’ du châssis ; on les y attache par des clous d’épingle apre’ avoir fait un repli à chaque bout de ruban, que l’on tendÇ mieux possible. On répète cette manœuvre sur les côtés,ma|! avant de clouer définitivement la seconde extrémité du ruba" on les passe alternativement dessus et dessous les rubans cés en longueur, de manière que les passes du second rub»1 contrarient les passes du premier, ainsi de suite. Par ce moyf< on obtient une sorte de tissu élastique et léger sur lequel( étend les robes.
- A quelques pouces au-dessous de ce châssis, l’ouvl" cloue de place en place, à intervalles égaux, une suite de f tites boucles en lisière de fil assez fcrjne : elles serviront
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- ^ ©mballage des bonnets et fichus, que l’on fixe après cesbou-,es , soit avec une épingle, soit en y passant des liens. Elles aident aussi à suspendre le chapeau; mais je dois donner à Cet égard d’autres détails.
- bes antiques champignons sont détrônés : voici maintenant J°mment on les remplace. On prépare un double liteau d’une ‘“ngueur égale à celle de la profondeur de la caisse jusqu’au chûssis, et d’une largeur de 6 à 8 lignes. Ce liteau doit être jjssez épais pour recevoir une gorge longitudinale destinée à ,aire coulisse. Ces deux liteaux, ainsi rainés, se placent l’un face de l’autre, à droite et à gauche de la serrure, en de-^ans de la caisse, et laissent entre eux un intervalle de quatre P°uces environ. Cet intervalle doit recevoir une planchette loi glisse dans les rainures , qui se met et s’ôte avec la plus grande facilité.
- Revêtue sur une face de papier collé, semblable à celui de 'intérieur de la caisse, la planchette reçoit, sur celle face, un oemi-cercle en carton mince, qui entre dans l’intérieur du ^apeau et le maintient en place : des cordons fixés sous celui-Çl, et noués aux boucles de lisière, achèvent de le préserver tout contact pernicieux.
- On peut rendre la caisse assez grande pour y loger deux ^apeaux : alors les planchettes s’appliquent à chaque bout. Champignon-mécanique. — Je crois devoir signaler ici an layetier-coff'retier-emballeur (car maintenant on réunit Ces trois titres), cette nouvelle invention , d’après M. Fanon, Il donne à cette invention, dont voici les détails, le nom ^ champignon mécanique, fig.438 et 439.
- A, petit champignon à vis s’adaptant à volonté.
- B, noix mouvante , servant à évaser le champignon, Selon a grandeur de la calotte du chapeau.
- G, vis de pression pour fixer la noix. — D, formes de car-» Jjn servant à faire pression sur la calotte du chapeau. —« goupilles pour fixer le chapeau. — F, montons mouvans a charnières sur lesquels sont adaptées les formes. —G, bran» c^es réunissant le montant h la noix. — II, baluslrc ayant 11,1 pas de vis recevant le champignon et servant à fixer le ?*0ntant à la noix. — J, pied recevant les trois montans et le ^lustre. — K, vis de pression pour fixer dans une boîte le champjgnon à la hauteur convenable. —E, pied portant le
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- champignon et s'ôtant à volonté. — M, coulisse fixée pet'’ pendiculairement dans une boîte et recevant le champignon Quand la cassette est exclusivement destinée aux robe** elle est composée de trois châssis, avec un espace vide a11 fond , ce qui exige à peu près 20 pouces de hauteur.
- Voici encore une invention disposée dans le même but.
- JBoite servant à l’emballage des chapeaux de dame , pd M. Buban, layetier-coffretier.
- Cette boîte, qui est en bois, a la forme d’une malle ^ couvercle bombé; elle est recouverte, en dehors, de toit11 cirée , de cuir ou de toute autre matière.
- Intérieurement, sur un seul des côtés, ou sur deux côte* opposés, sont placées verticalement des planchettes monta®1 et descendant à coulisse dans des rainures. Chaque plan' ehette est munie, sur la face opposée à celle qui glissecontf( le côté de la boîte sur lequel elle est appliquée, d’un tube o11 portion de tube en carton , sur lequel on pose le chapeau l’on veut emballer ou serrer, et que l’on retient sur ce tub* avec une épingle. L’intérieur de ces tubes peut recevoir di>' férens objets de toilette. Tout cet emballage peut se faire aV^ succès par la personne la moins exercée. j
- Layettes. — Ce genre de cassette qui a donné son nom ’J l’art du layetier, est destiné, comme chacun sait, à renfei" mer les pièces du trousseau ou de la layette d’un enfant no®' veau-né. Elle diffère très-peu des cassettes à châssis , et col'1 partie s’y trouve remplacée par une seconde boîte sans co®' vercle, et divisée dans sa surface par plusieurs cases de di v®(' ses grandeurs, dans lesquelles on place séparément les ped1’ bonnets, les brasselières, etc. Cette boîte, de 6 pouces de ha®1 se place dans la cassette de la même manière que le châssis on y met des poignées ou mains en ruban de fil pour l'e^ lever aisément. Le fond de la boîte est destiné au g{C’ linge.
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- CHAPITRE III.
- IHAYAUX ACCESSOIRES DU EAYEX1ER.
- La suppression des maîtrises et l’usage ont élagué beau-p>p de petits ouvrages du domaine de la layeterie, qui tend J ®e confondre avec la coffreterie. Ainsi, maintenant la conation des caisses à jardins, que les layetiers disputaient au-pfois aux menuisiers, est demeurée à ceux-ci (confection pile d’ailleurs, et dont nous avons parlé plus haut); nous jouterons seulement que les layetiers en font pourtant d’a— Pfcs leurs principes, c;est-à-dire en assemblant leurs côtés fond avec des clous. Les cercueils ne sont plus de leur ll(>niaine , les souricières et autres pièges ne leur appartien-"e,U plus. Les ouvrages accessoires se bornent donc à bien Pe*t de chose.
- Baraques d’écolier. — C’est une sorte d’armoire, en hêtre en chêne, d’une largeur de 20 pouces, d’une hauteur de * à 30, et d’une profondeur de 10. Elle est garnie intérieu-te,ûent de deux tablettes ; ses portes ferment par les côtés avec des charnières de fil de fer; et la porte à gauche est ar-ï^ée en dedans par des crochets placés au-dessous des tapettes. L’autre porte est garnie d’une petite serrure. La Partie supérieure du derrière de la baraque est percée de e«x trous, pour suspendre, à l’aide d’une corde, contre la
- braille.
- Pupitres pour les écoles. «— On nomme ainsi ces boîtes P^sque plates, dont la forme carrée est plus basse devant île derrière.
- Le dessus est mobile jusqu’à la partie horizontale, nommée j?°We-chandelier, avec lequel il est joint par des charnières y.8 fil de fer: une planchette transversale forme cette partie. J y a dans l’intérieur du pupitre trois cases pour ranger ncre, plumes, etc. Il ferme par une petite serrure.
- Chaufferettes..— On les fait de deux sortes : avec ou sans pite porte; à grillage de bois, ou à trous; mais, dans tous .8s cas, une chaufferette est une boîte d’environ 11 pouces 8 longueur, 6 à 7 de largeur, et 5 de hauteur; un des cfîtég
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- est ouvert avec ou sans porte pour laisser passer le vase q01 contient le feu.
- On en garnit de tôle les pièces avant de monter, laissa»1 la tôle assez grande pour qu’elle entre de 3 lignes sous je joint de la pièce. Après l’avoir attachée, on perce la parti» horizontale en retournant la pièce garnie, pour la marqué avec un petit poinçon, on enlève ensuite avec un gros poi»' çon l’endroit marqué. Les trous faits au bois ont 8 lignes diamètre; on les termine avec une mèche de tourneur, ava»1 de dresser les pièces sur le plat, puis on met sécher quelq«e temps le bois troué, dans un lieu sec et chaud. C’est ordinal' rement du chêne, d’une qualité dure et liante, et qui saurait être trop sec et trop sain.
- Cages diverses. — Les cages à rossignols, les sabots à pef' roquets, les cages à écureuils, étaient autrefois du ressort $ layelier : ces différens objets ne lui sont point particulier maintenant. Nous ne parlerons pas en détail des deux pr»' miers, parce qu’il s'agit d’en avoir la mesure pour les co»' fectionner, et que d’ailleurs on les commande indifféremmei’1 au menuisier ou au layetier. Nous serons un peu moins bre‘* pour la cage à écureuil.
- Cage à écureuil. — Deux parties la composent : 1° ^ boîte, 2° la cage ou tournette. La première offre : largeur 1 pouces, longueur 9, et autant de hauteur; elle doit être $ bon chêne , et revêtue de fer blanc sur toutes ses ouverture®1 pour préserver le bois des dents de l’animal ; la partie supe' rieure , terminée en forme de comble, a deux pouces de Iaf/ geur. La pièce dont elle est formée est prolongée de 9 pou»ej au-delà de la boîte, afin de supporter un montant pareil' celui qui se trouve lui correspondre au bas de la boîte. A”* deux côtés de celle-ci, sont deux angles saillans.
- A l’un des bouts est une porte de 3 pouces de large s” 4 de haut ; au bout opposé, il y a un trou rond, corresponds11 à l’un des trous d’un plateau de la tournette.
- Elle sc compose de deux plateaux de 7 pouces de diamètrej dont l’un a trois trous ronds, disposés triangulairement a» tour de son centre. Un grillage de fer réunit ces deux ron»1 ou plateaux. .
- La tournette est suspendue entre la boîte et le montant <* bout, par deux tourillons de gros fil de fer, rivés au ce»^ des plateaux. Le goujon voisin de la boîte a 6 lignes de low1
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- ®l reçoit un petit rond de bois, épais de 3 lignes, placé entre a boîte et le plateau.
- Vautre tourillon, long de 3 peuces, passe au travers du Montant qui porte la tournette, et se courbe pour former une espèce de manivelle propre à faire mouvoir la tournette, 9üi est séparée du montant par une rondelle de bois, semblable à celle mise du côté de la boîte.
- , Il est bon de percer de plusieurs trous la partie supérieure Y la boîte, et de placer un fond sous la tournette pour empê-cber la mauvaise odeur.
- Trémie pour pigeons. — Les deux côtés de cette boîte sont ^ufoncés en dedans pour laisser un vide de 3 pouces de ,arge, interrompu par de petits bâtons placés à distance J^le, afin d’empêcher les oiseaux de répandre le grain au ®ehors lorsqu’ils vont maDger.
- La trémie est fermée par un couvercle à rebord encharnô fil de fer, avec des crochets semblables. Est-elle simple, eHo n’a qu’un auget et moins d’épaisseur; est-elle double, a deux augets et une épaisseur plus forte de moitié. On a fait également en bois de chêne ou de hêtre ; le premier est
- Préféré.
- Les layetiers fabriquent encore , et en quantité, des portemanteaux en bois blanc, formés d’une planchette épaisse , sur Quelle sont implantés, à distance égale, des champignons 5°nr suspendre les habits. Cela ne demande pas plus de 4«tails.
- Viennent ensuite les étuis de violons, harpes, etc.; mais î^tes ces boites se confectionnent d’après les règles connues ;
- , suffit d’en prendre mesure, et d’ailleurs côla revient proclament au menuisier.
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- CHAPITRE IV.
- DE L’EMBALtAGE.
- <! La partie des cncaissemens, disait, en 1782, Roubo, est u°e des plus considérables de tout l’art du layetier, et qui Amande le plus d’allenliou et d’expérience, vu la diversité 1 des objets qui se trouvent tous les jours à encaisser, et les
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- a soin» que la plupart exigent, soit par rapport à leurs (ot* » mes, ou à leur qualité plus ou moins fragile. » j
- Nous pouvons hardiment, en 1838, répéter ces paroles,el ! même y ajouter, car l'art de l’emballage est devenu très-in'/ l portant de nos jours : nous allons le traiter avec toute l’aUe»' tion qu’il mérite, en traitant successivement de l'emballa^ des meubles et glaces, des pendules, verreries et bouteille*; et des objets accessoires qui ne réclament pas trop de détail’ particuliers.
- Une première division, dont les dénominations sont asSf( singulières, se présente d’abord; c’est : 1° l'emballage ef maigre; 2° l'emballage en gras, c’est-à-dire celui où l’4| emploie la toile d'emballage ordinaire, et celui où l’on usage d’une toile un peu plus claire, imprégnée de substance bitumineuses ; on la nomme toile grasse. Ces deux emballage sont fréquemment réunis , comme nous le verrons plus Comme il est spécialement un supplément d’emballage, ut*’ en certain cas, nous terminerons ce chapitre par ses détails-
- Emballage des meubles.
- Commode.—Le layetier ayant fait une caisse à cIaire-vo|<( et de dimension convenable, dépose dedans une commod® de telle sorte que la partie postérieure touche le fond d«J caisse : aucun intervalle ne doit se trouver entre les parois" toutes les deux ; il doit y avoir seulement place pour un lit * paille, qui empêche le contact; mais il en est autrement ^ le côté de la caisse où se trouve le dessus de la commode doit se trouver là un espace de grandeur relative à l’épaiss* du marbre, que l’on doit y placer entre deux lits de pai^ voici comment :
- L’ouvrier choisit de très-longues pailles, il les croise, ajuste de manière à ce qu’elles présentent une longueur à f\ près double de la profondeur de la caisse; il les applique sus la commode, à moitié, au-dessus même de l’espace puis, tenant perpendiculairement le marbre, il le fait gli*sl tout debout, dans cet espace, sur la couche de paille suit le mouvement donné , et par conséquent s’applique les deux surfaces du marbre. Ce moyen expéditif et nieux a le double avantage de préserver le marbre et la c<>. mode à la fois. Il va sans dire que la Couche de paille * être épaisse. On termine par en placer une couche suffit dessus, et l'on cloue solidement le couvercle,
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- Tous les meubles à dessus de marbre, secrétaires, armoi-consoles, tables à thé, etc.y ont leur tablette emballée d’après ces principes.
- Le but auquel on veut atteindre, est qu’il n’y ait aucun vide dans l’emballage, et qu’aucune partie saillante ne soit exposée aux chocs. Le problème est facile à résoudre lorsqu’il est ques-llon de gros meubles simples et carrés; mais lorsqu’il s'agit des meubles contournés dont nous venons de faire mention,
- de tant d’autres, une difficulté extrême apparaît. On en triomphe cependant, avec de l’attention et de l’adresse.
- Quand la forme des objets rend les vides inévitables, on a recours à de plus petits objets pour les remplir : ainsi, entre les pieds renversés d’un bureau, d’un piano, d’une grande table, on emballe, toujours en les isolant avec de la Paille ou du foin, d’après la délicatesse des parties, des meubles légers, tels que toilettes, vide-poches, écrans, tricoteuses, tables de nuit, etc. Des couronnes de lits vont bien autour du pied d’une table h thé, ainsi de suite.
- Les garnitures de paille doivent être très-fermes, et n’a-Voir pas plus d’un pouce à un pouce et demi d’épaisseur, Parce qu’autrement elles auraient trop de ressort, ce qui Pourrait produire un ébranlement dangereux; mais comme cette fermeté pourrait nuire aux incrustations, aux sculptures, aux parties dorées, et généralement à tous les ornemens délicats ou saillans, on recouvre ceux-ci d’un papier non collé, Puis de foin tendre, et enfin de paille. De plus, quand la iorme des pièces est très-contournée, on les isole les unes des autres, non plus avec de petites masses de paille, mais avec des barres sur lesquelles on cloue des tasseaux suffisamment ePais, et qui doivent porter contre les parties les plus profondes ou du moins les plus droites de la pièce, qui servent de fond aux ornemens à ménager. Ces barres sont attachées d’un côté à l’autre de la caisse ; et dans la crainte que les clous fini les fixent ne viennent à manquer, on les assure en les aroisant avec des tasseaux qui les consolident parfaitement.
- Lorsque, sans être décidément contournés, les objets ne ®ont pas droits et bien unis sur leur surface, il les faut encore séparer par des barres semblables, et placées le plus convenablement possible. Elles doivent toujours aller, de préférence, en travers de la caisse, afin qu’étant moins longues, elles puissent mieux résister.
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- D’ailleurs, dans tous les cas, sans exception, on garnit dfl torches de paille les vides qui se trouvent entre les pièces et les tasseaux, et qui ne peuvent être remplis par de menus ob-jets, puis on achève d’emplir la caisse en suivant toujours 1* même méthode. S’il restait beaucoup de jeu entre les demi®' res pièces et le couvercle de la caisse, soit parce que la força® inégale ou les saillies de celles-ci auraient nécessité cet intervalle, soit parce que la caisse serait de trop grande dimension, il serait nécessaire de mettre encore des barres pour pré* venir un ballottement, qui aurait lieu nécessairement s’il y avait une trop grande épaisseur de paille.
- Emballage par ballots.
- Fauteuils. — L'encaissement étant coûteux, on n’emball® que lorsqu’on ne peut réussir autrement. Aussi, entr’autre® choses, emballe-t-on par ballots les fauteuils, les cheminée» ( leur marbre excepté ) et différens objets de quincaillerie.
- On accouple ordinairement deux fauteuils semblables. O® revêt l’intérieur de l’un d’eux, de papier non collé ( ce qui do' rénavant sera toujours sous-entendu ) ; on entoure les bras d® cordons en paille, puis, après avoir revêtu le second de papier, on le renverse sur le premier, de manière à ce qu’il® fassent corps ensemble : on les lie; on glisse de la paille longue entr’eux; on les environne de paille ferme; puis, après avoir bien lié le tout, on le revêt d’une grosse toile, fortement nouée, et cousue avec de grosse ficelle. Cet exemple servir® pour les autres cas.
- Marbres. — Si l’ouvrier doit emballer une certaine quafl' tité de marbres en table, il ne sera pas embarrassé. Après avoir disposé une caisse pleine, peu élevée, solidement barrée à la hollandaise, il mettra d’abord un lit de paille sur I® fond ; sur ce lit, une plaque de marbre, calée ensuite de tou® les cotés avec des tasseaux, qui porteront sur le lit de fon* étendu sur la surface de cette plaque. Celle-ci bien assurée» et suffisamment recouverte de paille, il en mettra une seconde par-dessus, l’arrangera de la même sorte, et poser® quelquefois une troisième plaque par-dessus. Cet emballage! comme on le voit, ne demande pas des soins bien particuliers : toutefois, il en réclame un très-utile, c’est de toujours séparer le marbre, soit des parois de la caisse, soit des barres et tassequx, par des cales de foin parfaitement égales d'é-
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- Passeur, afin que le marbre ne puisse gauchir, ce qui le fe-mit casser.
- Glaces. — Les glaces encadrées et les tableaux s’emballent jj’une manière semblable. On commence par garnir de papier J*® soie toute la dorure du premier cadre, puis on le pose sur *e fond de la caisse, où l’on a préalablement fixé une sorte de cbàssis composé de quatre tasseaux épais d'un pouce, sur lesquels doit porter l’encadrement, de telle sorte que le dessous de la glace soit isolé.
- La glace bien solidement déposée, on la fixe en clouant à cbacun de ses angles un liteau qui coupe l’angle de la caisse 'Üagonalement. Bien entendu que ces liteaux sont suffisamment élevés au-dessus des moulures pour ne pas les froisser. $elon la grandeur de la glace, on place en travers de sa largeur plusieurs barres arrêtées avec les côtés de la caisse; °u remplit tous les intervalles de papier fin rogné, puis on dépose sur les barres et ce lit de rognures, une seconde glace absolument comme la première.
- Il faut, autant qu’il se peut, encaisser des glaces de dimension semblable; mais quand les exigences de l’envoi réunissent des glaces de mesures différentes, on commence toujours par les plus grandes, en terminant graduellement par *®s plus petites. A chaque fois, on remplit les vides laissés, Par des bouts de planche cloués sur le champ sur la paroi mtérieure et correspondante de la caisse, dégradant succes-s,Vement la largeur de ces planchettes suivant l’espace qui *este entre celles-ci et les glaces. Quand, à la fin, cet espace o®vient considérable, ou attache sur ces planches des tas-s®aux qui buttent entre les glaces et la caisse; puis on met eu travers un autre tasseau qui les entretient ainsi que les plantes, pour prévenir tout dérangement.
- La dernière glace assujettie comme il a été dit pour la première , on attache le couvercle qui doit toujours porter sur es dernières barres; et, s’il se trouvait quoique distance eUtre la barre et le dessus, on y attacherait des tasseaux lèpres à la combler et à consolider rencaissement.
- Enfin, on termine par relever la caisse sur le champ et le ®bté sur lequel les glaces portent par en bas, et on a bien ®°iu de marquer le haut de la caisse ; çe que, d’ailleurs, il ne mut jamais oublier.
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- Pendule. — L’emballage d’un meuble si brillant, si dé' licat, est l’une des choses'qui font le plus d’honneur atf layetier. Yoici de quelle façon il y procède.
- Il démonte d’abord le balancier pour en faire un petit paquet à part; il met au fond de la caisse, assortie au* dimensions de la pendule, une couche de regain ou foi» simple : il pose la pendule dessus; et, préparant autant df petits matelas de filasse fine, qu’elle a de contours, de saillieSi de creux, il ramène tout cela à la ligne droite, en bourrant partout avec ses petits matelas. Quand il a fait ainsi, de b pendule, une sorte de paquet, il le lie avec un ruban de fil un peu large, puis il remplit le peu d’espace qui peut sô rencontrer entre ce paquet et les parois de la caisse avec du regain et de la paille. Il s’arrange toujours de manière à faire entrer dans le paquet celui que, d’après la même méthode) il a formé du balancier.
- Verreries, cloches ou cylindres, etc- — Ces objets, les derniers surtout, exigent beaucoup d’habitude et de soins'< on les remplit de regain, on les met debout, les enterrant pouf ainsi dire dans ce foin souple et peu pressé. Des personnes oui proposé d’ensevelir ces objets et autres choses non moins fra' giles dans le son de froment, la sciure de bois, légèremeDl foulés. La théorie est pour ce procédé; je ne sais jusqu’à quel point il est ratifié par la pratique.
- Mais un conseil aussi certain qu’avantageux, est celui-ci' Pour l’emballage de toutes ces pièces délicates, préparez d* petites caisses, de grandeur relative, et qui puissent les cofl' tenir avec le moins de jeu possible; emballez avec des soiuj minutieux; fermez les petites caisses, puis placez-la dans uue grande caisse ordinaire.
- Bouteilles pleines. — Il est très-ordinaire, dans le coi°' merce, d’expédier en caisses des bouteilles pleines de vio*
- firécieux, de liqueurs, etc.; le layetier doit donc s’entendre & es emballer; mais, malgré l’apparence, cet emballage offre peu de difficulté.
- L’ouvrier commence par entourer toutes les bouteilles d’uOfi couche assez épaisse de paille longue, qu’il fixe autour di> goulot par un tors ; il les place ensuite près-à-près dans 1* fond de la caisse, en les serrant le plus qu’il se peut : c’e* maintenant le tour du second rang, dont il place les goulot renversés dans le yide formé par les goulots des bouteille
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- précédemment rangées; ainsi de suite. Exécutée ayeè soin, Çettë méthode a tant de solidité, que l'ouvrier foule aux pieds e« bouteilles ainsi encaissées : il en fait un véritable bloc.
- , Objets divers. — On sent qu’il nous est impossible de men-bonner tous les objets sur lesquels s’exerce l’art du layelier— Mballeur ; les principes sont suffisamment connus par les temples que nous avons apportés; ces exemples lèvent les Plus grandes, les seules difficultés ; le reste est donc un ac-Cessoire sans importance. Nous dirons, toutefois, que les portâmes s’emballent dans du foin; que les lampes se démon-bot en partie ; que leurs difTérens morceaux forment autant
- petits paquets séparés; que leurs dorures sont enveloppées
- papiers de soie, et que ce papier se roule en spirale autour qe leur cercle doré. Toutes ces parties se réunissent dans une Petite caisse, où, d’après les règles reçues, ils sont à la fois bolés et rapprochés. On emploie, pour combler les vides, le Papier rogné.
- Emballage en toile maigre et en toile grasse. — Les cas où bons avons dit que ce supplément d’emballage devient néces-Mre, sont, pour le premier, quand là caisse doit faire un Voyage d’assez long cours, par la voie de terre, et par un btnps d’humidité; pour le second, lorsqu’il s’agit d’un btyage d’outre-mer. Dans ce dernier cas, les deux sortes ^ emballage sont réunies comme nous allons le voir.
- Pour emballer en maigre, on prend une quantité suffisante be toile ordinaire d’emballage, pour couvrir la caisse et la Mlle dont on la couvrira. Cette toile est d’une seule lar-Ibur. On l’étend par terre; on y couche dessus un matelas de Mlle longue, d’un pouce et demi à deux pouces d’épaisseur, b°nt on enveloppe exactement la caisse, à l’aide de la toile, jjh’on coud avec une grosse aiguille et de la ficelle à emballer, b est alors sur la toile qu’il faut écrire, avec le pinceau, les bols : dessus et fragile.
- , Pour l’emballage en gras, si nécessaire en cas d’expédi-|'°ns maritimes, ou même lorsque, dans un voyage lointain, ®s objets contenus craignent l’humidité, voici comment l’ou-Mcr procède. Il prend d’abord ses mesures, observant que la Mce de toile est vendue pour 5 aunes, et ne les porte pas ;
- la toile grasse a une petite largeur de 21 pouces, qui b>uvre une superficie de 2 voliges (1 pied), et une grande bfgeur, couvrant 2 voliges (4 pieds), ce à quoi il importe d’a-Mr égard dans le mesurage des toiles,
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- La toile grasse est d’ailleurs une toile d’emballage * claif® et imprégnée de substances bitumineuses, que l’on fait chaut' fer sur un peu de paille au moment de l’employer. Ces sub' stances ramollies par la chaleur, on tend fortement sur 1* caisse la toile qui se refroidit bientôt en se collant sur 1® bois. Sur la caisse ainsi revêtue, on étend l’emballage maigre, qui achève d'empêcher l’humidité d’arriver a»b objets contenus, et préserve d’ailleurs de toute déchiruf® l’embaîlage en gras.
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- VOCABULAIRE
- BES EXPRESSIONS TECHNIQUES EMPLOYÉES DANS CET OUVRAGE.
- A.
- Abattant. Tablettd mobile sur des gonds, qui ferme le devant des secrétaires quand elle est verticale, et sert de bu*-ïeau quand elle est horizontale.
- Accotoirs. Bras des fauteuils et des canapés.
- Affiloirs. Pierres à aiguiser, longues et grisâtres.
- Affiler. Donner le fil à un outil sur l’afliloir.
- Affûter. Aiguiser les outils sur la meule.
- Ais. Planche étroite.
- Alaise. Planche qui sert à en élargir une autre.
- Alcool. Nom scientifique de l’esprit de vin, partie la plus spiritueuse de l’eau-de-vie,
- Ane. Etau en bois à branches élastiques.
- Angle. Point de rencontre de deux lignes droites ou courbes. Un angle droit est formé par la jonction de deux lignes qui se coupent sans pencher plus d’un côté que de l’autre; °n l’appelle aussi angle de 90 degrés. L’angle de 45 degrés est de moitié plus petit. On appelle angle aigu, Celui qui % moins de 90 degrés ; angle obtus, celui qui a plus de 90 degrés, c’est-à-dire celui qui est formé par des lignes plus fartées que celles de l’angle droit. Voyez au chapitre desnotions géométriques.
- Aplomb. Tout ce qui est perpendiculaire à l’horizon. Exemple : le pied d’une croix.
- Appui. Toute pièce de menuiserie placée horizontalement ®ontre une muraille, à quatre pieds au plus au-dessus du s°l. Les lambris d’appui sont ceux qui ne dépassent pas cette hauteur. On appelle pièce d’appui la traverse inférieure du châssis dormant d’une croisée.
- Architrave. Expression d’architecture; partie inférieure ^’un entablement qui est composé de plusieurs faces et de foulures peu saillantes.
- Archivolte. Ce mot a diverses acceptions que voici :
- revêtissement extérieur d’une arcade de plein cintre ; ®° plafond d’une arcade de plein cintre ; 3° moulures qui
- Menuisier. 2. 27
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- ornent le pourtour de la partie circulaire d’une porte o« d’une croisée.
- Arête, vive arête. Angle que forment deux faces d’une pièce de bois.
- Arasement. Excédant d’épaisseur et de largeur d’une traverse relativement au tenon.
- Araser un panneau. Le faire affleurer par une de ses faces avec la face du bâtis qui le reçoit.
- Assemblage. Manière d’unir ensemble plusieurs pièces de bois. Par ce mot on indique aussi leur point de réunion.
- Astragale. Espèce de moulure.
- Attique. Terme d’architecture; couronnement placé au-dessus d’une corniche et dont la saillie n’excède pas le nu de l’ouvrage.
- Aubier. Partie de l’arbre voisine de l’écorce ; bois imparfait.
- Avoir trop de fer. C’est quand le fer du feuilleret dépasse trop le nu de l’outil.
- B.
- Baguette. Espèce de moulure.
- Baie. Ouverture d’une porte ou d’une croisée.
- Bain-marie, bain de sable. Manière de chauffer les substances qui craignent un feu trop vif. Le vase qui les contient est placé dans un autre vase plein de sable ou plein d’eau, et c’est ce dernier qu’on met sur le feu.
- Balustrade. Barrière formée par une rangée de petites colonnes ou de montans réunis au sommet par une longue traverse.
- Bandeau. Pièce de bois mince ornée de moulures qu’on met au haut des lambris; sorte de corniche rapportée.
- Bandes de billard. Traverses rembourrées qui servent de rebord à la table.
- Barbe. On appelle de ce nom le bois qui excède l’arasement intérieur d’une traverse.
- Barres à queue. Pièce de bois dont la largeur est inégale d’un bout à l’autre, et qui est en pente sur son épaisseur.
- Barre d’en fonçure. Traverses des lits, qni soutiennent leï goberges et les matelas.
- Base. Partie inférieure des colonnes et des pilastres.
- Bâtis. Les menuisiers entendent par lâ las assemblage*! eu châssis formés par des traverses et des montans qu’Üs
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- remplissent ensuite avec des panneaux. Les ébénistes donnent ce nom aux carcasses en bois commun, qu’ils recouvrent do placage.
- Battant. Partie mobile d’une porte. Ou donne aussi parfois ce nom aux grandes pièces perpendiculaires d’un ouvrage.
- Battement d’une porte. Saillie que forme la feuillure et qui s’applique contre le chambranle ou l’autre vantail.
- Bédane ou bec-d’âne. Outil à manche, à entailler le bois.
- Bec de cane. Outil à fût, propre à pousser des moulures; sorte de bec-d’âne plus petit et plus allongé.
- Bec de corbin. Sorte de moulure.
- Biseau. La pente qu’on donne à un fer pour lui faire un tranchant aigu. Tailler une planche en biseau, c’est abattre Un angle d’une de ses tranches pour qu’elle soit anguleuse par côté.
- Blanchir. Enlever les plus fortes irrégularités d’une planche.
- Blouse. Ouverture creuse aux angles d’un billard.
- Bois contre (à). On nomme ainsi la caisse d’emballage où les montans doivent se toucher.
- Bois tranché. Bois débité perpendiculairement aux fibres.
- Bois de fil. débité parallèlement aux fibres.
- Bois en semelle, débité obliquement aux fibres.
- Bois de bout. Pièce placée de telle sorte que la fibre soit verticale. On dit cependant qu’une pièce est présentée abois de bout à une autre pièce, quand la longueur des fibres de l’une est perpendiculaire à la longueur des fibres de l’autre.
- Botte à crochet. Pièce mobile verticalement dans l’établi, et surmontée d’un crochet horizontal.
- Bornoyer. Regarder, par les bords de l’ouvrage, s’il est bien dressé.
- Boudin. Espèce de moulure.
- Bouge. Pièce de bois mal corroyée, creusée ou bombée.
- Bouvement. Espèce de moulure.
- Bouvet. Outil à fût, employé pour faire les assemblages et les moulures.
- Bras. Appuis latéraux des fauteuils.
- Bretlè [fer). Fer dont le taillant est dentelé.
- Brisure. Point de réunion de deux baltans d’une porle , des deux plateaux d’une table pliante, etc.
- Broche. Cheville en fer à tige arrondie et pointue.
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- Brou de noix. Ecorce verte de la noix.
- Brouter. Un outil broute quand le fer est mal assuré dans le fût, et ressaute.
- Burin à bois. Espèce d’outil à manche.
- C.
- Cadre. Ornement qui forme l’entourage d’une partie de menuiserie. Le cadre est ordinairement masqué par des moulures.
- Cale. Plateau uni qui sert au placage.
- Calibre. Planche courbée sur sa tranche, servant à tracer des cintres.
- Cannelures. Rainures qui ornent le fût des colonnes.
- Carré. Partie lisse et plate, qui sert à séparer les moulures.
- Cases. Division des boîtes, des tiroirs.
- Chambranle. Menuiserie dont on entoure les bois des portes et des croisées.
- Champ. Partie lisse et plane d’un ouvrage de menuiserie. On entend aussi, par là, la partie la plus étroite d’une planche. Une planche de champ est celle qui repose sur sa tranche.
- Chanfrein. Ce mot est synonyme de biseau. On entend par abattre en chanfrein , l’action d’enlever l’arête d’une planche, de telle sorte que sa tranche soit oblique aux grandes surfaces.
- Chantournement. Sinuosités que forment les cintres d’un ouvrage.
- Chantourner. Tailler ces sinuosités.
- Chapiteaux. Partie supérieure des colonnes et des pi^ lastres.
- Châssis. Bâtis de menuiserie à jour, destiné à être rempl* par un panneau.
- Chevilles. Petits cylindres ou prismes en bois.
- Chevron. Pièce de bois de trois pouces carrés, sur six» neuf ou quinze pieds de longueur.
- Chute d’une rampe d’escalier. Construction de la surface inférieure et supérieure d’une rampe.
- Cintre plein. Cintre qui forme un demi-cercle parfait.
- Cintre surhaussé. Cintre dont la hauteur est plus grand® que la base.
- Cintre surbaissé. Cintre qui est relativement moins haut que large.
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- Ciseau. Oulil à manche.
- Clé. Tenon rapporté.
- Clé à vis. Instrument en fer, propre k tourner les vig.
- Coins, Morceaux de bois qu’on place dans la lumière des °ûtils à fut pour retenir le fer.
- Colonne. Pilier cylindrique dont le diamètre diminue Par le haut. Chaque colonne est portée par une bafee, cou-rpnnée d’un chapiteau, et on donne le nom de fût à la por-tion cylindrique intermédiaire.
- Compas. Outil à mesurer ou à tracer.
- Compas d’épaisseur. Différa du précédent, parce qu’il a es branches courbes.
- Compas à verge. Espèee de grand trusquin servant au mèrne usage que le compas.
- Cône. On.donne ce nom à tous les corps qui ont la forme ** in pain de. sucre.
- Conduit ou Conduite. Saillie que fait par-dessous un outil * fût, et qui sert à le guider.
- Congé. Espèee de moulure.
- Console.Partie horizontale des bras des fauteuils. On donne ®ûssi ce nom à une espèce de table.
- Corniche. Assemblage de moulures servant de couronnement à un ouvrage, lia corniche volante est composée de ^sieurs planches minces assemblées les unes à plat, les 5ûtres de champ, et imitant une corniche d’une seule îûèce.
- Corroyer. Aplanir, dresser une pièce de bois.
- Coulisse. Pièce de bois sur la surface de laquelle on a ^ eusé une rainure, dans laquelle glisse une autre pièce de
- , Coulisseau. Pièce de bois à feuillure , servant à soutenir et îlre glisser les tiroirs.
- Courbe. Expression qui désigne les pièces de bois cintrées. Crémaillère. Tringle de bois dentelée sur sa tranche. Crochet d’établi. Plaque de fer dentelée fixée sur l’établi
- r retenir les bois en place quand on les corroie Cymaise. Pièce de bois horizontale ornée de moulures, et rtaut de couronnement aux lambris d’appui.
- . biliarder. Dégrossir Une courbe à la scie ou au fermo 4nl de la corroyer.
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- Débiter du bois. Le diviser en plusieurs pièces d'u"* grandeur proportionnée à l’usage qu’on peut en faire, et ^ manière à en tirer tout le parti possible. On débite le bo1’ suivant le fil, transversalement et obliquement, ou semelle.
- Dégauchir. Dresser parfaitement une pièce de bois.
- Déjeter (se). Se dit du bois qui, après avoir été bien dressé se courbe et devient gauche de lui-même.
- Dormant. Châssis fixe dans lequel se meuvent les châss1* mobiles des croisées.
- Dormante (menuiserie). C’est celle qui est adhérente^ manière à ne pas bouger.
- Dos d’une rampe d’escalier. On nomme ainsi la partie si>’ périeure de la rampe.
- Dosse. Volige de rebut.
- Dossier. On donne ce nom aux deux panneaux vertical d’un lit, et à l’appui de derrière des sièges.
- Doucine. Espèce de moulure.
- Drille. Outil servant à percer.
- E.
- Échantillon (bois d’). Bois qu’on trouve chez les maf' chands, dans des dimensions déterminées et fixées ps' l’usage.
- Écharpe. Pièce placée diagonalement dans un bâtis.
- Élégir. Diminuer une pièce de bois dans certaines partit
- Êmarchement. Entailles faites dans les limons pour rete voir les marches d’un escalier.
- Embase. Renflement delà soie d’un outil ou d’u.n axe.
- Emboîture. Traverse dans laquelle entre le bout de pi11' sieurs planches assemblées ensemble.
- Embrever. Assembler, par la tranche , à rainure et à W guettes, deux planches d’inégale épaisseur.
- Encharner. Mettre des charnières à une cassette, etc.
- Encorbellement. Cymaise intermédiaire d’une corniche.
- Enfourchement. Espece d’assemblage.
- Entablement. Partie d’un ordre d’architecture qui rep®' sur les colonnes.
- Entaille. Echancrure faite dans une pièce de bois. . Entretoise. Traverse servant à retenir l’écart des pieds " banc, etc. .
- EnfrçvQM' Bois d’échantillon.
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- Êpaulement. Partie pleine qui borde les mortaises.
- Equerre. Outil à tracer.
- Etabli. Forte table en bois, sur laquelle le menuisier por.e le bois qu’il travaille.
- Etablissement. Signes qu’emploie le menuisier pour marquer l’ordre dans lequel doivent être assemblées les diverses pièces d’un ouvrage.
- Etau. Outil en fer servant à maintenir ou serrer l’ouvrage.
- F.
- Faire prendre le rond. Contourner un fil de fer pour l’arrondir en œil.
- Fer. Partie de l’outil qui coupe le bois et est emmanchée ou placée dans un fût. Donner du fer, c’est rendre plus saillant le fer d’un outil à fût.
- Fer à chauffer. Instrument de placage.
- Fermoir. Outil à entailler. Il y a le fermoir ordinaire et le fermoir à nez rond.
- Feuille. Lame de bois mince. Feuille de parquet. Planche peu épaisse.
- Feuilleret. Outil à fût qui sert à faire les feuillures.
- Feuillet. Sorte de bois d’échantillon.
- Feuillure. Angle rentrant fait dans le bois parallèlement à sa tranche.
- Fil (bois de). Bois dans lequel la fibre est parallèle à sa longueur.
- Filet. Sorte de moulure , ou partie lisse et plate séparant les autres moulures.
- Flache. Défaut dans le bois.
- Flottée [traverse). Traverse qui passe derrière un panneau, et qui n’est pas apparente par-devant.
- Flûte. Espèce d’assemblage employé pour rallonger les bois.
- Fopet. Outil servant à percer.
- Frise. Partie lisse et unie d’un entablement. On nomme frises, des pièces de bois de trois ou quatre pouces de largeur, qu’on fait régner tout autour d’un parquet.
- Fronton. Deux parties de corniche qui s’élèvent de deux extrémités d’un avant-corps, et viennent se rencontrer au milieu en formant un angle.
- Fût. Pièce de bois qu’on meut horizontalement et qui guide le fei desliaé & «9i'f°yer Ie bois OU pousser des mou-
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- Jures. On donne aussi ce nom à la partie d’une colonne comprise entre la base et le chapiteau.
- Fuir. On nomme ainsi l’action par laquelle le fer du rabot ou du feuilleret se dérange.
- G.
- Garrot. Morceau de bois qui sert à tendre la corde d’une scie.
- Gauche, gauchir. Cès deux mots indiquent que toutes les parties d’un ouvrage ne sont pas sur le même plan, que la surface n’est pas bien plane.
- Giron des marches d’un escalier. C’est leur largeur prise au milieu de leur longueur.
- Goberges. Petites traverses qui entrent dans les pans d'un lit et supportent les matelas.
- Gorge. Espèce de moulure en forme de demi-cylindre creux.
- Goujon. Petit tenon de forme cylindrique.
- Goujonner. Lelayetier exprime ainsi l’action de garniriez planches de goujons.
- Gousset. Morceau de bois chantourné en console pour soutenir les tablettes.
- Gradin. Partie intérieure d’un secrétaire, formée de plusieurs rangs de petits tiroirs ou de tablettes.
- Grès. Pierre à affûter les outils.
- Guide. Yoyez Conduite.
- Guichet. Petite porte qu’on fait ouvrir dans le vantail d’une porte cochère.
- Guillaume. Outil à fût servant à pousser des moulures et plusieurs autres ouvrages.
- Guimbarde. Autre outil à fût ayant la même destination^
- ÏI.
- Horizontale. Ligne ou pièce parallèle à l’horizon.
- I.
- Imposte. Menuiserie qui remplit la partie cintrée d’une baie de porte ou de croisée, ou qui surmonte la partie mobile et diminue sa hauteur.
- J.
- Jalousie. Menuiserie à jour formant dès croisées.
- Jet-d’eau. Traverse inférieure du châssis dormant d’une croisée.
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- Joue. Voyez Conduite.
- Jupiter ( trait de ). Assemblage propre au rallongement des
- L.
- Lambourdes. Petites solives qui supportent les parquets..
- Languette. Partie saillante réservée sur la tranche d’une Planche destinée è entrer dans une rainure creusée sur la Manche ou le plat d’une autre planche.
- Limons. Pièces rampantes dans lesquelles les marches d’un escalier viennent s’assembler.
- Listel. Espèce de moulure.
- Losange. Parallélogramme ayant deux angles aigus, deux angles obtus.
- Loupes. Excroissances qui viennent sur certains arbres. On a°nne aussi quelquefois ce nom à leurs racines.
- Lumière. Cavité qui reçoit le fer et le coin dans les outils « fût.
- Lunette. Planche percée d’un trou rond.
- M.
- Mâchoires. Côtés d’un étau.
- Maillet. Taches luisantes que produit sur le bois la section ®Mique des prolongemens médulaires, ou lignes qui vont p centre à la circonférence. On donne aussi ce nom à ces pro-'°Hgemens.
- Maillet. Court cylindre en bois dur, garni d’un manche.
- Maître à danser. Outil à mesurer.
- , Marche. Pièce de bois d’un escalier, sur laquelle on pose ^pied. On appelle contre-marche la pièce posée verticalement, 'l'd fait le devant de la marche.
- Marqueterie. Placage composé d’un grand nombre de pe-‘ltes pièces.
- , Marteau à plaquer. Marteau dont la panne ou partie amin-Cle est très-large.
- Mèche. Petit outil en fer qu’on place dans la boîte du drille
- du vilebrequin.
- Membrure. Bois d’échantillon.
- .Meneaux (battans). Ce sont les montans des châssis mo— Jdçs des croisées, qui se rencontrent quand les châssis se er*nent. . •
- Merrain. Bois refendu au contre.
- Motet. Morceau de bois creusé d’une rainure qui sert à, ®?fer les dimensions des languettes.
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- Montant. Toutes pièces de bois perpendiculaires.
- Manchette. Outil à fût servant à corroyer.
- Moule de la surface. Mesure de la surface d’un escalier.
- Moule de face. Mesure de face.
- Moule à angles obtus. C’est lorsque le moule de face s'ap'j plique aux deux angles de la planche à mesurer, et est rég'( par une tire verticale tirée sur son tranchant, lorsque cet|! planche est élevée à la position qu’on veut lui donner.
- Moule d’abaté. C’est un morceau de bois mince que l’0* ploie à côté du morceau de la rampe, afin de dessiner et ^ tracer la surface postérieure et inférieure.
- Moulures. Ornemens des ouvrages de menuiserie.
- N.
- Nerver les panneaux. C’est soutenir en dessous par barres, ou de grands nerfs de bœufs, les panneaux très-largei de grandes portes.
- Noix. Rainure creusée en moitié de cylindre.
- Nu. Devant d’une partie quelconque, abstraction faite moulures.
- O.
- Onglet. Joint coupé diagonalement suivant un angle ^ 45°. Espèce d’assemblage.
- P.
- Palier. Repos ménagé à chaque révolution d’escalier.
- Panne. Partie la plus mince de la tête d’un marteau.
- Panneau. Partie de menuiserie composée de plusie')(’ planches minces jointes ensemble, qui entre à rainure et D" guettes dans les cadres ou les bâtis de l’ouvrage.
- Pans de lits. Longues traverses qui unissent les dossiers,
- Parement. Les menuisiers entendent par ce mot la pafl,t extérieure et apparente de leurs ouvrages.
- Pâte. Partie mobile du sergent. C’est aussi ün clou à b aplatie, horizontale et percée de deux ou trois trous.
- Patin. Espèce de pied pesant et peu élevé qui supporte11 1 montant. .
- Pédale. Espèce de marche ou de planche mobile , qui se ‘ à faire mouvoir la meule, etc.
- Perche à étâge. Perche pour mesurer et attacher les cbes d’un escalier.
- Perçoir. Outil servant à percer.
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- ~ 3âi —
- 'Petit* bois. Très-petites traverses destinées à supporter les ^rreaux de vitres d’une croisée.
- Pièce d’appui. Traverse inférieure du châssis dormant une croisée.
- Pied cornier. Battant formant angle saillant, dont l’arête tst Arrondie.
- Pied de biche. Morceau de bois dur au bout duquel on fait entaille triangulaire.
- Piédestal. Morceau d’architecture orné d’une corniche et une plinthe, servant à supporter les colonnes.
- Pilastre. Espèce de colonne carrée par son plan, et de '"ème largeur dans toute sa hauteur.
- Placard. Armoire à deux battans creusée dans la muraille. Plafond. Espèce de second plancher.
- Planche. Bois d’échantillon.
- Plateau. Bois d’échantillon.
- Plate-bande. Ravalement orné d’un filet qu’on pousse °ut autour des panneaux.
- Plinthe. Partie la plus basse du piédestal. On donne aussi ^ nom à une planche haute de deux ou trois pouces , de lon-jj^eur suffisante, et formant une saillie de quelques ligues au 8s de beaucoup d’ouvrages de menuiserie.
- Pointe à tracer. Pointe d’acier emmanchée.
- Presse. Outil à serrer et comprimer l’ouvrage.
- Profil. Assemblage de plusieurs moulures.
- Q
- Quart de rond. Espèce de moulure.
- Queue d'aronde. Espèce d’assemblage.
- R.
- Rabot. Outil à fût propre à corroyer.
- Racloir. Petite lame d’acier servant à polir.
- ^ Rainure. Cavité creusée dans la tranche d’une pièce de °,ls> parallèlement à sa longueur, et destinée à recevoir une 4lHie ménagée sur la tranche d’une autre pièce de bois, i Rallongement des bois. Opération qui consiste à les ajouter ^t à bout.
- ' Rampe. Appui d’un escalier parallèle aux limons.
- Râpe à bois. Espèce de lime.
- Rappel {boite de). Pièce mobile de l’établi à l’allemande^ Raser. Unir, aplanir les planches, les corroyer.
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- Râlblier. Traverse fixée après l’établi pour soutenir W outils.
- Ravalement. Diminution d’une pièce de bois en certain endroits.
- Rebours. Bois que l’entre-croisement des fibres rend diffi' cile à travailler.
- Recaler. Action de finir et dresser un joint.
- Recouvrement. Avancement que fait une pièce par-dessu! le point où elle s’assemble avec une autre.
- Règle. Tringle de bois bien droite.
- Réglet. Instrument qui sert à vérifier si une planche a ét* bien dégauchie.
- Replanir. Enlever, avec le rabot et le racloir, les plus pe' tites inégalités qui restent après qu’on a corroyé.
- River. Reployer la pointe d’un clou et l’enfoncer dans bois.
- S.
- Sabot. Très-petit outil h moulure.
- Scie. Instrument servant à débiter le bois.
- Scotie. Espèce de moulure.
- Semelle. Le bois refendu en semelle est celui qui est débi*( obliquement à la longueur des fibres.
- Sergent. Outil servant à rapprocher les joints des panneau*
- Servante. Instrument servant à soutenir l’ouvrage par ^ bout.
- Socle. Partie lisse d’un piédestal, intermédiaire entre ** corniche et la plinthe.
- Sonder. Découvrir un peu la surface du bois avec le rabfi pour s’assurer de sa couleur.
- T.
- Tableau. Intérieur de la baie d’une porte ou d’nne crois**
- Talon. Talon renversé. Espèces de moulures.
- Taquets. Petits morceaux de bois échancrés, et dans 1e chancrure desquels glisse le tasseau qui supporte un tiroir-
- Tarabiscots. Espèce de moulure, la même qu’on appel grain d’orge.
- Tarière. Outil propre à percer le bois. 4
- Tasseaux. Petites pièces de bois qu’on fixe contre les c^ des armoires et sur lesquelles reposent les bouts des tablet1*.
- Tenaille. Outil propre à serrer les bois et à arracher' clous.
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- Tenon. Partie excédante et amincie à l’extrémité d une traverse , destinée à pénétrer dans une mortaise.
- Tête d 'un marteau. La partie la plus grosse.
- Tête de mort. Cavité que produit une cheville rompue au-dessous de la surface de l’ouvrage.
- Tiers-point. Lime triangulaire avec laquelle on affûte les scies.
- Tourne-à-gauche. Instrument qni sert à donner de la voie «ux scies.
- Tourne-vis. Outil qui sert à tourner les vis.
- Trait de Jupiter. Assemblage pour rallonger les bois.
- Tranché ( bois ). Bois dont les fibres ne sont pas parallèles ^ la longueur.
- Traverses. Pièces de bois placées horizontalement, et beaucoup moins larges que longues.
- Triangle. Espèce d’équerre.
- Trusquin. Outil servant à tracer des lignes parallèles.
- y.
- Valet. Outil servant à fixer l’ouvrage sur l’établi.
- Vantail. Battant d’une porte.
- Varlope. Outil à fût, servant à corroyer. La varlope-®hgtet est une plus petite varlope.
- Vilebrequin. Outil servant à percer.
- Voie (donner de la). Cette opération consiste à renverser alternativement un peu à droite, un peu à gauche, les dents
- la scie.
- Volige. Bois d’échantillon.
- Vrille. Outil propre & percer le bois.
- Menuisier. 2.
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- fS'JM M'M'S'W M'Æ'J'JM'X'T M Jf JTM IM J r-J J J\TJ J'J'J'Jf Æ'J'T'JM'J'J-.tJW f*
- TABLE DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS LE TOME SECOND.
- --3>@<©----
- SUITE DE LA SECONDE PARTIE.
- SECONDE SECTION. — DE TA MENUISERIE EN BATIMEN*
- CHAPITRE ier.
- De la menuiserie dormante. 3
- § I. Des planchers. irl.
- §i il. Des parquets. 6
- § III. Des lambris. !)
- § IV. Des dessus de cheminées et des parquets de glaces. il g V. Des placards et buffets faisant corps avec le lambris. 13
- !VI Des alcôves. id.
- VIT. Boiseries d’appartemens. 14 VIII. Cloisons. id.
- IX. Plafonds en bois. 15
- X. Manière de poser des rayons. id.
- g XI. Sièges des cabinets d’ai-
- sance à l’anglaise. 16
- CHAPITRE II.
- Escaliers. IB
- Escaliers géométriques. 20
- Escaliers à tasseaux. id.
- Escaliers en biais. 21
- Manière de revêtir en bois les
- rampes d’escaliers. 25
- Petits escaliers. 29
- Des marches en menuiserie. 30
- Des limons droits, courbes et des
- noyaux d’escaliers. 31
- Des limons courbes. 32
- Des escaliers en S. 55
- Minimum de grandeur des espa-
- ces dans lesquels il soit pos-
- sible d’établir des escaliers
- circulaires. 54
- Premier problème. id.
- 2o problème. 35
- 3e problème. id.
- CHAPITRE III.
- De la menuiserie mobile. id.
- § I. des différentes espèces de portes.
- lo les portes charretières.
- 2o portes bourgeoises ou bâtardes.
- 30 portes cochères.
- 4o portes d’intérieur.
- 5o portes décorées Portes à panneaux.
- § ». des croisées.
- Croisée à deux battans. Croisée à un battant.
- Croisée éventail.
- Croisée entresol. Portes-croisées.
- Doubles croisées.
- Impostes.
- Châssis circulaires.
- Châssis demi-circulaires. Châssis en quart de cercle, g III. croisées perfectionnées, par M. Saint-Amand. Croisée impénétrable au vent et à l’eau, par M. Storey. g IV. des volets.
- Manière d’assembler les châssis de fenêtre, g V. des persiennes. Nouvelle manière de suspendre les persiennes. Persienne à tabatière, g VI. des jalousies Nouvelle jalousie de M. Co-chot.
- Machine à faire les supports placés dans chaque bout des lames.
- Notice sur les jalousies en éventail pour la partie arquée des croisées.
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- CHAPITRE IV,
- Menuiserie de magasins. 75
- Devanture de boutiques. id.
- Menuiserie d’église. 74
- 1° lambris des chœurs. id.
- 2o stalles. id.
- 5o armoires de sacristie. 79
- Ohapier perfectionné. 82
- 4o confessionnaux. 84
- 5o chaires à prêcher. 8a
- fio autels. 86
- Retables d’autels. id.
- CHAPITRE V.
- Estimation des ouvrages de menuiserie en bâlimens. 87' Ouvrages mesurés en superficie. 88
- TROISIÈME SECTION.
- Ouvrages mesurés linéairement. 94'
- Ouvrages en vieux bois. ;tg.
- Ouvrages cintrés et autres. 90
- Façons allouées aux ouvriers. 102 Prix des bois rendus chez le
- menuisier. 106
- Tarif des principaux ouvrages de menuiserie en bàtimens. id. Ouvrages comptés à la toise linéaire (en chêne). id.
- Ouvrages cemptès en superficie ( en chêne). 107'
- Escaliers à deux limons avec quartiers tournans. id.
- Escaliers à deux limons cintrés en plan et en courbe elliptique et parallèle, id,
- — DE LA MENUISERIE EN MEUBLES.
- CHAPITRE 1er.
- Des meubles composés uniquement de châssis.
- § I. des de vans de cheminées.
- - II. des paravens.
- - III. des échelles.
- Echelle simple.
- Echelle double.
- Echelle de bibliothèque. Marche-pieds.
- § IV. des garde-manger.
- - V. des écrans.
- - VI. des psychés et autres glaces mobiles.
- § VII. des lavabo.
- ~ VIII. pupitre de musicien. ~ IX. pupitre pliant et portatif.
- Description d’un pupitre ou bureau montant, pour écrire debout ou assis.
- CHAPITRE H.
- Des sièges.
- § I. des plians.
- 'II. des tabourets, labouret à quatre pieds, labouret en X. labouret circulaire.
- «ÏII. des chaises.
- ^naises en paille.
- Maigcs garnies en crin.
- Les gondoles. 124
- Chauffeuses. g IV. des fauteuils et autres 129
- 108 sièges à bras, id.
- id. Fauteuils de bureau. 131
- 109 Bergères. 132-
- id. Causeuses. id.
- 110 Duchesses. H.
- id. Fauteuils anglais. id.
- 111 Fauteuils à dormir. id.
- id‘. Fauteuils à la Voltaire, id.
- 112 S V. des sièges qui peuvent
- id. recevoir plusieurs personnes. 155
- 114 Des banquettes. id.
- Les canapés. 134
- id. Les ottomanes. id.
- id. Veilleuses. id.
- Divans. 136
- 115 Les canapés-causeuses. CHAPITRE III, id.
- 117 Des lits. id.
- g I, des lits ordinaires. 156
- Des lits à colonnes. 158
- 119 Lits à bateau. 159
- id. Des ciels de lit. 141
- 120 § II. lits d’enfans. id.
- id. - III. des lits à sangles. 142
- 121 - IV. des armoires à lit. id.
- id. Lit anglais, double et à coulisse 143
- 122 id. CHAPITRÉ IV.
- 123 Des tables. m
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- — 526 —
- S I. des tables de cuisine. 144 g IL des tables à manger ordinaires. 145
- § III. des tables à rallonges. 146 .Description d’une table à rallonges, à brisures, au lieu de coulisses,par M. Cartereau. 147 g IV. des tables à coulisses. 148
- — V. tables à plateau brisé. 151
- — VI. tables à plateau tournant et brisé. 152
- VII. des consoles. 155
- — VIII. des tricoteuses. id.
- — IX. travailleuses et autres
- tables de fantaisie. id.
- g X. tables rondes à un pied., 156
- CHAPITRE V.
- Des jeux et des tables à jouer. 157 g I. du billard. id.
- Nouveau billard en forme de console. 164
- Blouses de billards à bascule intérieure. 165
- Description de billards munis de coulisses. 166
- Brevet de perfectionnement et d’addition. 167
- g II. des tables de jeu. 167
- Tables de jeu ordinaires. id.
- Tables de jeu pliantes. id.
- Tables d’écarté. 168
- g III. des damiers et des échiquiers. id.
- g IV. des tables de trictrac. 169
- g I. des boîtes, caisses et cas-
- settes. 176
- Boîtes à sachet. 171
- Caisse incrustée, serre-dessins, id. Nécessaire simple et double, propre à marquer les points au piquet, etc. id.
- g II. des tiroirs. 172
- -III des chaises percées, 173
- - IV. des tables de nuit. 174
- - V. des toilettes. 175
- - VI. des pupitres à écrire. 176
- - VII. des armoires. id.
- Armoire commune. id.
- Armoire à glace. 179
- g VIII. des buffets, id.
- - IX. des commodes., 180
- g X. des chiffonniers. 183
- - XI. des chiffonnières. 184
- - XII, des bureaux. id.
- Tables à écrire. id.
- Bureaux à caisse. 186
- Bureaux à cylindre. 187
- Tables à lal’ronchin. 188
- g XIII. des secrétaires. 189
- Meubles de MM. Puteaux et
- Werner. 190
- g XIV. des bibliothèques. 193
- Casier cylindrique à pivot, appelé volumen. 194
- Explication des ligures. id.
- Nouveau serre-papiers , de M. Regnier. 19Î
- Explication des figures. id.
- CHAPITRE VI.
- Des meubles destinés à renfermer divers objets. 170
- L’ART DE L’ÉBÉNISTE.
- Notions préliminaires. 199
- CHAPITRE Ier.
- Du placage. 200
- g I. Construction des meubles destinés à être plaqués. 201 g II. des feuilles de placage. 205 — III. des diverses manières de plaquer Jos surfaces pianos, 206
- g IV. du placage des surfaces courbes.
- Manière de travailler le bois de palissandre.
- g V. description d’une machine iuventée en Russie pour débiter les bois de placage en feuilles minces et de toute longueur, g VI. du Replanissage.
- 2l< j 21$ ;
- 21$
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- CHAPITRE II.
- De la marqueterie. 223
- § I. des matériaux employés dans la marqueterie et de leurs préparations. 224
- lu De l’ivoire. id.
- Manière d’amollir l’ivoire. 225 Teinture écarlate rie l’ivoire pour les billes de billard, et pour les os en général. id.
- Manière de teindre l’ivoire. 226
- En rouge. id.
- En vert. 227
- En jaune. id.
- En noir. id.
- En bleu. id.
- 2° De l’écaille. id.
- ?>o De la corne. 228
- Moyen de teindre la. corne de manière qu’elle ressemble à l’écaille. id.
- Autre procédé. , id.
- Autre procédé. i-,1.
- Autre procédé. 229
- 4o De la nacre. id.
- § II. Travail de l’Ouvrier en marqueterie. id.
- folles pour la marqueterie. 251
- Détails des principales opéra-.
- tions de la marqueterie. 232
- § I. manière de préparer les bâtis pour recevoir les in-crustations. id.
- & II. moyen de mettre les pièces de marqueterie d’égale épaisseur. ' 233
- S III. découpage- des pièces irrégulières.ou cintrées. 234
- «jIV. procédé pour ombrer les feuillages, et ornemens de la marqueterie en bois. 235
- I V. manière de représenter les fleurs et arabesques en marqueterie. 237
- S VI. Moyen de finir et de graver les ornemens de bois rapportés. - 238
- chapitre m.
- De la manière do polir et ver-nir le bois. 240
- § E Manière de polir le bois. id.
- Menuisier. 2.
- Méthode employée en Allemagne pour donner le poli au bois. 244
- g il. Manière d’appliquer les vernis. 246
- § III. Des vernis et autres substances analogues. 248
- lo Vernis à l’alcool très-siccatif. id.
- 2o Vernis pour les bois de couleur foncée. id.
- 3o Vernis pour les objets exposés au frottement. id.
- 4o Vernis blanc au copal. id.
- Vernis de copal et de gomme-laque, par M. Berjselius. 249
- Moyens de dissoudre le copal plus aisément qu’on ne le fait,en ajoutant du camphre à l’esprit de vin. 250
- Vernis inattaquable. id.
- Vernis pour meubles. id.
- Vernis à la limaille de fer. 251
- 5o Vernis dont la dureté est telle qu’il résiste à l’eau bouillante. 252
- 6<J-Manière de polir la cire. id.
- 7o De l'Encaustique. 253
- 8» Vernis donnant l’éclat de la dorure aux ornemens en cuivre jaune. 254
- Kptice sur la manière dont les Allemands polissent le bois. 255
- CHAPITRE IV.
- Procédés pour teindre et colorer les bois. 258
- Manière de-teindre le.bois en bleu. id.
- — de le teindra en rouge. id.
- t de le teindre en jaune. 259
- — de le teindre en noir. id.
- — de le teindre en vert. 260
- Observation sur la manière
- d’appliquer ces couleurs. id.
- Procédés pour donner aux bois indigènes la couleur du bois d’acajou. 261
- Teinture d’acajou à l’esprit de vin. 261
- Couleur d’acajou à la colle. id.
- Nouvelle teinture d’aoajou. 262
- Teinture d’acajou par l’oxide de, titane. id,
- 28*
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- Teinture d'acajou par la gom-
- me adragant. 263
- Teinture d’acajou plus simple, id. Teinture d’acajou usitée ea Allemagne. id.
- Autre couleur d’acajou. 264
- Couleurs pour imiter plusieurs bois exotiques. id.
- Manière de colorer certains bois par l’acétate de fer. 263
- — d’imiter la loupe d’écabl'e avec l’érable ordinaire. 267
- De l’action de l’eau forte sur le bois. 267
- Coloration des bois indigènes, par M. Cadet de G assicourt. 268 Moyen de teindre diverses espèces de bois. 271
- Couleur solide imitant le bois d’acajou. 273
- Vernis d’ambre propre à imiter la couleur du bois d’acajou. ut
- L’ART DU LAYETIER.
- Observations préliminaires. 276 chapitre m.
- CHAPITRE Ier.
- Outils. — Travaux préparatoires du layetier. 277
- Manière de blanchir et raser le bois. 28ft
- Ferrures du layetier. 287
- CHAPITRE II.
- Des caisses et cassettes.. 289-
- Caisse à claire-voie. id;
- Caisses pleines. 290
- Manière de goujonner. id.
- Des barres. 291
- Cassettes. 293
- Cassette simple. id.
- Manière d’encharner. 294
- Garniture des angles. 296
- Fermetures des cassettes, id.
- Poignées ou, mains. 297
- Cassettes à châssis , à chapeaux, etc. id.
- Champignon mécanique. 299
- Boîte servant à l’emballage des chapeaux de dame- 300
- Layettes. id.
- Travaux accessoires du laye-
- tier. 301
- Baraques d’écolier. id.
- Pupitres pour écoles, id-
- Chaufferettes; id.
- Cages diverses. 502
- Cage à écureuil. id.
- Trémie pour pigeons. 30e
- CHAPITRE IV.
- De l’emballage.
- Emballage des meubles.
- — des marbres.
- — des glaces.
- — des pendules.
- — des verreries , cloches ou cylindres, etc.
- — des bouteilles pleines.
- — des objets divers. Emballage en toile maigre et
- en toile grasse.
- Vocabulaire dhs expressions techniques employées dans cet ouvrage.
- Table des matières.
- id,
- 30l
- 50d
- 50Î
- 308
- id.
- id.
- 50»
- id.
- FIN DE LA TABLE.
- Bar-sur-Scine. — lmp. de SAILLARD-
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