Manuel du poêlier-fumiste, ou traité complet de cet art
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- POÊLIER-FUMISTE.
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- MANUEL
- POÊLIER-FUMISTE,
- OU'
- TRAITÉ COMPLET DE CET ART,
- Indiquant les moyens d’empêcher les cheminées db fumbr,
- B ART DE CHAUFFER ÉCONOMIQUEMENT ET d’AÉRER LES HABITATIONS , LES MANUFACTURES, LES ATELIERS, CtC. ;
- Par MM. ARDENNI et JULIA DE FONTENELLE,
- DEUXIÈME ÉDITION,
- Qrnée d’un grand nombre de planches, considérablement augmentée e‘ enrichie de toutes les découvertes el perfectinnnernens qui ont eu lieu jusqu'à ce jour, tant en France que dans les pays étrangers.
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- k FA LIBRAIRIE EKC/YCLOPÉDIi
- RUE HAUTEFEUII.LB , N* 1
- 1835.
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- INTRODUCTION.
- S*it est un sujet propre à intéresser l’écono-mie domestique, c’est, à coup sûr, celui du chauffage. Cet art embrasse en effet deux questions principales : celle d’une bonne distribution de calorique avec le moins de perte possible, et l’autre, la production d’un même degré de chaleur avec la moindre quantité de combustible. L’intérêt qu’offrent ces deuxquestions est d’une si haute importance, que les physiciens les plus distingués n’ont pas dédaigné d’en faire l’objet de leurs principales investigations , et nous ne craignons point de dire que leurs travaux n’ont point été infructueux ; mais il est encore un autre point essentiel : il arrive par fois que la mauvaise construction des cheminées ou divers autres accidens font refouler, dans les apparte-ttiens ou les ateliers, la fumée qui exerce une si funeste influence sur l’homme, les meubles, etc., qu’on ne peut résister à une telle incommodité ; ce grave inconvénient a également fixé l’attention des physiciens et d’un grand nombre de mécaniciens. Ce fut donc une heureuse idée que de rassembler dans un ouvrage spécial tout ce qui se rattache au poêiier-fumisle ; aussi, quand la première édition de ce manuel parut, son utilité fut généralement reconnue par les journaux; et l’accueil qu’il reçut du public justifia nos prévisions, c’est ce qui a porté l’éditeur à le rendre de plus en plus digne de cette bien-
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- Te'illance. Depuis 1S28, époque tîc la publication de la première édition, de nombreux tra-Taux ont eu lieu sur l’étude et la distribution du calorique, le chauffage à l’air chaud et à la vapeur , la construction des cheminées, des poêles, des calorifères et séchoirs ; un grand nombre de brevets d’invention et de patentes ont été publiés ; la science s’est enrichie des travaux de H. Davy, sur la flamme, et de ceux d’un grand nombre de physiciens et de mécaniciens sur les meilleurs modes de chauffage. Pour tenir cet ouvrage au niveau de la science, il nous importait donc de recueillir tous ces faits et de traiter l’article calorique avec plus de développement, en y joignant des articles spéciaux sur sa transmission , sur la nature de la flamme , sur la combustion et les théories émises sur ce phénomène, sur Pair, son agent indispensable, sur la fumée, etc. Pour donner à ce travail tout 1 intérêt dont il est susceptible, nous avons cru devoir le confier à un chimiste versé dans la technologie, Mr Juîia de Fontenelle, à qui cette collection encyclopédique doit plusieurs manuels d’un mérite incontestable, a bien voulu se charger de ce soin. Indépendamment des articles précités, fl a enrichi ce recueil d’un grand nomnre d’autres marqués au coin de l’utilité, parmi lesquels nous nous bornerons à citer les suivans:
- Les cheminées perfectionnées d Uiort, ( Brev. d in\.}
- cheminée economique 'mise à Fabri de ln Famée j par lierre A un ut. ( Brevet-d'invention. )
- La cheminée fumicalonque qui préserve,de la fumée
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- même temps qu’elle renvoie plus de chaleur que les aMtres ; par M. Le Goustinirrde Courcy. (Biev. d’inv.)
- Les cheminées portalives en tôle ou en terre cuite, tpii se placent dans les cheminées ordinaires, etc.; par Julien Leroy, ( Brevet d’inv.)
- Les cheminées portatives fumivôres perfec tiounées, *l’André Mileet. ( Brevet d’inv. )
- Les cheminées fumifuges de Miellé Oddo. (Brev. d*inv.)
- L'appareil furnifuge propre à être adapté à toutes les eheminées ; par M. R. Gaston. ( Brevet d’inv. )
- Les moules, ustensiles et procédé-s pour confectionner tas cheminées et fourneaux; par M. J ul. Leroy.(Br.d’inv.)
- La machine thermanémiquedeM. Laingel. (Br. d’inv.)
- Les nouvelles mitres de cheminées d e M. Chedeeois.
- ( Brevet d’inv. )
- Les appareils et procédés propres à la cuisson, de M. Maréchal. ( Brevet-d’inv. )
- L’appareil de Néry, pour empêcher les cheminées de filmer..
- Les appareils fumifuges deDESARNOD,qui s’appliquent a toutes les cheminées. ( Brevet d’inv. )
- Le cylindre creux d’André Millet, pour empêcher le refoulement de la.fumée. ( Brevet d’inv. )
- Les poêles de nouvelle construction , de Fonxy.
- ( Brevet d’inv. )
- Les appareils de chauffage, de Darche, ( Br. d’inv.)
- Le calorifère cubique à circulation d’air, deDESARNOD.
- ( Brevet d’inv. )
- Les procédés propres à chauffer les habitations, ateliers, etc.; par John Hague et Crosley. (Brev. d’inv.)
- La machine à ramoner les cheminées ; par Pierre Arsut. ( Brevet d’inv. )
- Les considérations sur le ramonage et les ramoneurs.
- Les cheminées de sir George Onesyphorus Paul.
- - Les poêles suédois, russes cl chinois. .
- Les appareils de Jkffrkys , pour. Condenser la fumée C. les vapeurs délétères qui s'élèvent des fourneaux.
- Les consL’UvWong de tu vaux, f uni ïoies de Pai.ussoï*.
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- JLes calorifères à air chaud de Wagbnmanîc.
- Enfin, les découvertes, les perfectionnemens et pro-cédés nouveaux qui ont paru dans les ouvrages et le* recueils périodiques les plus modernes.
- Il est aisé de voir que le cadre de cet ouvrage a dû être prodigieusement agrandi ; en effet, la première édition se composait d’un volume de 35o pages de 26 lignes, 54 lettres à la ligne , tandis que la page de celle-ci est de 44 ligne* de 45 lettres. Ainsi, sous le même volume, la deuxième édition contient plus du double de matière que la précédente ; le nombre de planches est également doublé : cependant, malgré les grands sacrifices que s’est imposés l’éditeur, pour l’amélioration de ce Manuel, le prix en est resté le même. On doit lui en savoir d’au-taut plus de gré que cette édition, au lieu d’être un léger badigeonage, comme le sont le plus grand nombre des réimpressions, est au contraire une œuvre consciencieuse qui justifie le litre philanthropique placé en tête du prospectus de sa Collection encyclopédique de Manuels.
- Les planches qui accompagnent ces nouveaux documens sont parfaitement exécutées, et ne laissent rien à désirer pour l’exactitude des appareils.
- Il serait aussi curieux qu’utile, lorsqu’on donne une nouvelle édition d’un ouvrage, que l’auteur voulût bien faire connaître, avec autant de loyauté, ce qu’il y a de nouveau dans sa publication ; le public jugerait aisément, si le» additions et corrections correspoîident au nouveau titre de l’ouvrage.
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- AVANT-PROPOS.
- Il nonsreste peu de traces, peu de données positives sus la manière dont les anciens se chauffaient. Toutefois, il y aüeu de croire qu’ils allumaient un grand feu au milieu d’une pièce,dont le comble était ouvert pour laisser échapper la fumée ; que souvent de simples brasiers portatifs étaient placés dans les salles de réunion pour les échauffer, les anciens monumensDeprésentent aucun indicedeche-oiinées, et c’est au temps de Sénèque que semble en re-tnonterl’invention. Daasl’Ép.yo, ce philosophedit: «Que *de son temps on inventa de certains tuyaux qu'on mettait * dans les murailles, afin que la fumée du feu que l’onallu-» mait aux bas étages des maisons, passant par ces tuyaux, ? échauffât les chambres jusqu’au plus haut étage. »
- Les cheminées alors se composaient d’un foyer ouvert de tous côtés, placé près d’un mur, et d’une hotte eu forme d’entonnoir établie immédiatement au-dessus Pour recevoir et diriger la fumée dans le tuyau qui la conduisait au dehors.
- Depuis le commencement du i5® siècle, les foyers ont été entourés et placés dans des enfoncemens, ce qui a fait perdre une portion considérable de la chaleur rayonnante.
- Cette amélioration laissa subsister de graves incon-véniens : d’une part, il se dégageait peu de chaleur de ces foyers ; de l’autre, la fumée, s’échappant par l’ou-verturetrop considérable du devant, incommodait et rendait souvent insupportable le séjour des apparte-mens. Ces inconvéniens déterminèrent des savans, des physiciens, à s’occuper des moyens d’y remédier. On vit successivement paraître les observations d’Alberty Léon, dans le quinzième siècle; celles de Cardan, de Philibert Delorme, de Serlioet deSavot dans le 16e siècle.
- Pour profiter des deux avantages que présentaient séparément le foyer adossé au mur et le foyer placé au milieu des salles, et, pour les combiner ensemble , on imagina tes poêles, lesquels, pouvant être placés dans toutes les parties de l’appartement, et dégageant la chaleur de toutes les parties de leur surface , peuvent être disposés de manière à obliger la fumée de suivre la direction d’un tuyan, et à empêcher qu’elle ne se répande dans l’intérieur de l’habitation. Ce fut alors que parut, en 1619, le premier ouvrage sur les poêles, in-< Utulé Epargne du bois, par Lestard, qui proposa d’é-
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- tablir dans ces appareils de chauffage jusqu’à huit chambres les unes au-dessus des autres, dans lesquelles Ja fumée devait passer avant d’arriver dans le tuyau.
- Un conduit, placé sous l’âtre, et communiquant avec l’extérieur, amenait l’air pour activer la combustion ; «ne autre ouverture était destinée à faciliter le renouvellement de l'air de la chambre.
- En 1686, Dalepme fit la découverte d’un poêle dans lequel la fumée est obligée de descendre dans le brasier,
- - et de s’y convertir en flamme ; cette découverte donna naissance auxalendiers (1), et aux foyers fumivores.
- En 1715, Gauger donna, dans sa Mécanique du feu, le système le plus complet de vues et d’expériences sur le chauffage et la ventilation. Get ouvrage contient une foule d’inventions ingénieuses, qui, de nos jours, ont été présentées comme nouvelles.
- En 1745, Franklin fit connaître ce qu’il appela les nouveaux chauffoirs de Pensylvanie.
- En i-56, parut la Caminologie de don Ebrard , on Traité sur tes Cheminées.
- En 1763 , Montalembert publia des observations sur les poêles russes.
- En 1767,1e comte C.-J. de Cronstedt écrivit égale- ment sur le chauffage. Vers la fin dn siècle dernier , et au commencement de celui-ci, parurent le manuscrit de Clavelin, les Mémoires dn comte deRumford, de Guyton-Morveau et de plusieurs antres-savans. Enfin, depuis vingt ans, la consommation du bois(a) s’étant accrue dans ' une progression qui faisait craindre, pour les générations a venir, la pénurie, etmêmelemanqueabsoiu dece combustible, beaucoup d’inventions pyrotechniques ont eu lieu ; elles ont pnssé successivement ; mais leur existence, pour la plupart du moins, a été si éphémère que, sans les recueils périodiques qui en ont fait mention, elles seraient aujourd’hui ignorées, et i’on aurait moins à s’étonner qu’un aussi grand nombre de tentatives aient été faites pour laisser les choses au point où elles sont.
- (1) Grilles de fer sur lesquelles on étend le combustible dans les grands fourneaux.
- (a) La rareté de pl,,s cn plus sentie du bois de chauffage vient de eterminer le conseil général dti département de la Marne a voter une somme de 3,ooo fr. pour ta recherche de bouiliieres nouvelles l Uazette de France du a3 septembre 1827. )
- . a consommation du bois, a Paris , s’est élevéa jusqu’à 74Ç?/<->07
- voies ans un» année, »t cela indépendammeut de l’emploi do charbon de Serre et delà tunrb«, * ,
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- EXPLICATION
- DE QUELQUES TERMES ET SIGNES EMPLOYES DANS CE MANCEL.
- Bouches de chaleur. Ouvertures pratiquées pour donner Lssue à l’écoulement de l’air chaud dans un appartement.
- Calorifère, de calor, chaleur, et ferre, porter. On donne ce nom à des appareils de chauffage, appliqués en général à échauffer de grands ateliers, des magasins, des étuves , des séchoirs , etc., ou une suite de salles dans lesquelles on veut éviter d’avoir un grand nombre de foyers.
- Caminologic (du grec KctfU'. cç 5 cheminée, et Xoyoç, science), science des cheminées.
- Dévoiement. Changement de direction qu’on fait suivre à un tuyau de cheminée, c’est-à-dire qu’après l’avoir monté verticalement, on le dirige obliquement à droite ou à gauche.
- Fuligineux, de fuligo, suie, se dit des gaz colorés, dégagés par la combution , et qui contiennent une certaine quantité de suie.
- Fumifugc, de fumus, fumée, et de pheagô, je chasse, Hui chasse la fumée.
- Fumivore, de fumus, fumée, et vorare, dévorer. On donne ce nom aux appareils de chauffage dont la disposition particulière a pour objet d’achever la combustion des parties combustibles qui s’échappent avec
- fumée.
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- EXPUCAT10N DBS SIGHBS.
- xit
- Fissure, de fissura , fente.
- Languette. Les fumistes appellent ainsi une cloison en plâtre qu’ils placent dans l’intérieur du tuyau d’une cheminée , pour y former un conduit destiné à amener l’air extérieur dans le voisinage du foyer. Le canal qui résulte de cette disposition est appelé ventouse. Voyez ce mot et l’article Vices de construction des cheminées.
- Mitre. Une mitre est composée ordinairement de deux planches, en plâtre , inclinées, qui forment une espèce de toit, ou de quatre de ces planches assemblées en forme de trémie renversée ; les unes et les autres se placent sur le sommet des tuyaux des cheminées en les fixant avec du plâtre.
- Unité. L’unité dont il est question dans ce Manuel est la quantité de chaleur capable d’élever d’un degré centigrade la température d’un kilogramme d'eau.
- Ventouse. Ouverture pratiquée pour livrer passage à 1 air extérieur, ou à de l’air à une température plus basse que celle du lieu échauffé.
- ............. Égale.
- X............ Multiplié par
- ......,... Moins.
- + •.......... Plus.
- * ........... Est à.
- ............. Comme.
- ^............ Racine carrée.
- h divisé par.........ainsi, dans cet exemple,
- cela signifie 5 divisé par 12.
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- MANUEL
- DÜ
- POÊLIER-FUMISTE.
- CHAPITRE PREMIER.
- Lu calorique et de la chaleur. -- Propriétés du calorique. *». Dilata*» bilitc des corps par la chaleur. -- Moyen de mesurer la chaleur ou des thermomètres. -- Des calculs des dilatations des corps. — Du changement d’ctat des corps et du calorique latent, -- De la transmission du calorique. -- De la chaleur spécifique. -- De la combustion. Nature de la flamme. — De l’air. — De la famée.
- ARTICLE PRÈMIKR.
- Du calorique et de la chaleur»
- calorique est un agent si puissant qu’il paraît avoir connu de tous les temps, mais soüs diverses dénominations.
- Les philosophes , les phÿsiciehs et les chimistes an-t,ens paraissent n’avoir jamais été d’âccord entre eux ®0r la chaleur. D’après leurs écrits, tantôt on serait Porté à croire qu’ils ont confondu la chaleur avec le jeu, tantôt il semble qu’ils ont voulu en faire deux êtres distincts.
- Aristote et les pèripatéticiens définissent la chaleur hue qualité ou un accident qui réunit OU qüi rassemble des choses homogènes, c’est-à-dire de la même nature b*espèce, et qui désunit ou sépare des choses hétérogènes ou de nature différente.
- H paraît que ceux-ci ont regardé la Chaleur comme Utl corps particulier, et qu’ils lui ont attribué les effets îjue noüs attribuons au calorique. Mais, quand même fis eussent voulu exprimer parle mot chaleur ce que nous ^tendons aujourd’hui par le mot calorique, la défini-l°n qu’ils en donnent est non-seulement insuffisante , ***« môm<# quelquefois inexacte. En effet, s’il est des
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- cas où le calorique réunit deux corps homogènes, il eu est aussi d’autres où il produit les mêmes effets sur des substances de diverse nature.
- Les 'épicuriens et autres corpusculaires ont raisonné différemment : ils ont regardé la chaleur comme une espèce de propriété du feu, qui, dans le fond, est le feu même, et qui n’en est distincte que par rapport à notre manière de concevoir. Ils croyaient que la chaleur est la substance volatile du feu réduite en atômes et émanée des corps ignés par un écoulement continuel : ce qui fait que, non-seulement elle échauffe les objets qui sont à sa portée, mais aussi qu’elle les allume lorsque ce sont des corps combustibles, et que c’est de ces corps, ainsi réduits en feu, dont elle se sert pour exciter la flamme. Ils pensaient que ces corpuscules ignés constituent le feu par leur mouvement, tant qu’ils ne sortent point de la sphère de la flamme ; mais, dès qu’ils en sont échappés, ils se dispersent en divers endroits, de sorte qu’ils ne sont appréciables que par le tact.
- Cette doctrine, au premier aspect, semble être assez attrayante et se rapprocher un peu de celle des modernes: néanmoins, en l’examinant avec un peu d’attention , on voit combien elle en diffère et surtout combien les conséquences qu’ils en ont déduites sont éloignées de notre manière de voir.
- Les philosophes mécaniciens, et en particulier Bacon» Boyle, Newton , ont considéré la chaleur sous un aspect différent : ils n’ont pas cru que ce fût une propriété originairement inhérente à quelque espèce particulière des corps, mais ils l’ont regardée comme une propriété que Ion peut produire dans tous les corps mécaniquement. Bacon, dans son traité de Forma catidi, considère la chaleur de la manière suivante : il prétend,
- i°» Qu’elle n’est qu’une espèce de rpouvement accompagné de plusieurscirconstances particulières; 2°que c est un mouvement par lequel le corps cherche à se di* later et acquérir, par ce moyen, un plus grand volume; 3°. que ce mouvement doit se faire du centre vers la cir-conférence ct en même temps du bas en haut, ce qu’il croit pouvoir prouver par l’expérience suivante :
- Si vous mettez une barre droite au feu, et que vous 1® teniez verticalement avec la main, elle vous brûler* plutôt que si, elle était placée horizontalement -, il en es1
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- P)
- M'-* ont cru le contraire, puisqu ils ont avancé que le ^u tendait toujours en bas (1).
- 4°. Que ce mouvement n’est pas égal dans tous les fijU’ps et qu’il n’existe que dans les plus petites parties. -Rofin, il définit la chaleur au mouvement d’extension d’ondulation dans les plus petites parties d’un corps fini les oblige à s’étendre vers la circonférence et à s’é-*ever un peu.
- Descartes et ses sectateurs paraissent se rapprocher 11 o peu de cette opinion. Ce physicien semble croire, fine le feu n’est produit que par le mouvement et l’arrangement; il va même bien plus loin, puisqu’il pense fine toute matière en poudre très-fine peut devenir ce corps de feu , et que cette matière subtile, qu’il appelle 6on premier élément, est le feu môme.
- üoyle soutient l’opinion de Descartes, et paraît môme ^a confirmer par plusieurs expériences dans son traité chaud et du froid.
- Newton semble se rapprocher beaucoup de l’opinion-^e Descartes, surtout dans ee passage où il dit que la *trre peut se changeren feu, comme l’eau-en terre ; ceci, peut présenter un double sens : en effet, si ce physicien-a prétendu dire que le feu se cache dans l’eau, comme 1 eau dans la terre, celte opinion sera la même que celle ^es modernes, en ce qu’elle supposera que le feu peut se Cacher en se combinant, ou seulement en s’interposant eùtre les molécules de la terre ; mais, s’il veut prétendre* eûinme il y a apparence, que la terre peut se transformer en feu, nous dirons que nous pouvons rejeter avec mitant de fondement cette supposition que celle qui admettait que l’eau pouvait être changée en terre : erreur fini n’a que trop long-temps existé (2).
- Ou doit se convaincre déjà, par ce que je viens d’ex-P°ser, que, jusqu’à présent, tout nous démontre que
- On trouvera celle opinion dans un ouvrage iatiiulè '.Nouveau faite de Physique sur lu pesanteur universelle.
- foliaire rapporte que > ne sachant à quoi s’en tenir, il fît quelques ^Pfriences qui le décidèrent à rejeter tonies ces- opinions et qui lui eiDonlrcreut que le feu so répandait également dans tous les sens.
- On peut voir les expériences qu’il a faites à ce sujet dans son traite le feu.
- ^(2)On sait aujourd’hui que si Boyle et Kewton $« sont laissé en-an\er dans relie idée , ce n’est pas parce qu’ils l’avaient vu, mais Jarce qn’mt chimiste, intime ami do Iloyle , lut avait écrit qu’il éuife i^ryenu à convertir l’eau en terre par la distillation.
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- ïesanciensontconfondulachaleuravec Iefeu , c’est aussi ce qui m’a engagé à rapporter ici toutes ces hypothèses.
- Une des premières opinions, aussi ancienne que Dé-mocrile, a été renouvelée par quelques auteurs, tels que Homberg, Lemery, Gravesande , etc,, et principalement par Boerhaave.
- Homberg croit et prétend même, dans son essai sur le soufre-principe, que le soufre, qui est regardé comme tm principe, est le feu pur. D’où il conclut que le feu est un corps particulier aussi ancien que tous les autres.
- Le docteur Gravesande adopte assez généralement cette opinion ; mais Lemery, en conciliant ce qu’avaient dit ces deux savans avec sa manière de voir, pousse ce système bien plus loin, comme on peut le voir dans les mémoires de l’Académie des sciences pour l’année 171a.
- Muschenbroëck se rapproche du sentiment de Le-mery, d’Homberg, de Gravesande : il croit que le feu est un corps particulier qui s’insinue dans les autres ; que ce corps est pesant, qu’il est impénétrable, que ses parties sont très-subtiles , par conséquent fort solides et fort poreuses , qu’elles sont lisses et à ressort, qu’enfin elle? peuvent être ou mues avec beauconp de rapidité (mouvement nécessaire pour produire de la chaleur), ou et» repos , comme dans les pores des corps.
- Voltaire (1) regarde aussi le feu comme un être particulier répandu dans tous les corps de la nature , puis-qu il dit, dans un passage : « Les hommes ne peuvent » point produire du feu , ils peuvent seulement mani-
- * lester ou décéler celui que la nature a mis dans h:S » corps, en lui communiquant de nouveaux mouve-
- * “pus. » Ce grand homme paraît avoir confondu D lumière et la chaleur avec le feu , en avançant que c’é-lait, en général, de la masse, de la quantité et du mouvement clu feu que dépendaient la chaleur et la lumière; il croyait que le feu était le seul corps qui éclairait et qui brûlait ; ce qui, de nos jours, n’est pas tout-à-fait considéré ainsi ; tenant encore un peu du cartésianisme , il a eru devoir déterminer la forme des molécules du feu , et il a pensé que la forme ronde était celle qui était la plus convenable et la seule qui pût 8 accorder avec un mouvement égal en tous sens. Quant à sa couleur, confondant toujours cet être avec la lu*
- Q) Laça cilata,
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- mière , il l’a considérée comme composée des sept
- * ayons que Newton y avait trouvés (1).
- Le célèbre Boerhaave, considérant le feu en chimiste et en physicien, est un de ceux dont l’opinion s’accorde le plus avec celle des modernes : c’est dans son excellent ouvrage de chimie, à l’article Feu, qu’il développe et qu’il fait paraître , comme sous un nouveau jour, les idées du chimiste dont nous avons parlé (2). C’est dans eet ouvrage que les nouveaux chimistes ont puisé une foule de faits dont ils se sont servi avec avantage pour établir leur nouvelle théorie.
- Boerhaave , après avoir examiné les signes qui caractérisent le feu , croit que ni la lumière , ni la couleur ne peuvent pas être des signes certains de la présence du leu , comme on l’avait pensé , mais que ceux qui peuvent nous faire connaître ce fluide lorsqu’il est en action, c’est-à-dire dans un état de liberté, sont la chaleur, la dilatation de tous les corps, etc. ; c’est aussi ce flui l’a porté, en se résumant, à le considérer de la ma* luère suivante :
- » J’entends par feu une chose qui, quoique inconnue
- * de sa nature, nous démontre, par la propriété qu’elle
- * a de pénétrer et de dilater tous les corps, que nous
- * devons la considérer comme un être particulier,
- * puisqu’il estle seul qui jouisse de cette propriété (3)», On verra, lorsque j’exposerai le sentiment des modernes, flue c’est à-peu-près la même doctrine.
- Stahl et ses sectateurs ont considéré le feu sous deux points de vue : i° comme principe de la chaleur.
- Il paraît que ce célèbre chimiste a cru que le feu, la chaleur et la flamme étaient trois êtres qui ne différaient eotre eux que du plus au moins ; il semble même qu’il fuyait que le feu et la chaleur ne différaient que par L‘Ur action ; puisqu’en parlant des effets de la chaleur ®t du feu, il dit : « Différant sallem ab invieem gradibus :
- * 'gnisenimrapidissimuset vehementissimus fluidi œtherei
- * >n particulis sulphureis motus est, acre egens eeupabulo,
- * Çorpora mixla varia destruens ; calor autem motus est
- * ldentidem œtheris inlestinus, vehemens , sed meliori , O) Les rayons, dans la composition de la lumière, se présentent a«s l’ordre suivant : l’orangé . le jaune , le vert , le bleu , le pour»
- l’re et le violet. 6.1.
- O) Homberg, Lemery, Gravesande, etc.
- l-3) Chimie dt Botthaaïi, traduction française ,-tome premier * à *rticle Fftt,
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- . • . <6 )
- » m gradu (jitam in igné undo etjuidcm allcrat, tpsaqitc
- » lujuidiora et jht'tdiora reddit, al non œquo destruit (i).»
- 2". Comme un des matériaux ou principe de la composition des corps , c’est ce que les autres chimistes ont désigné par divers noms , tels que ceux de soufre, principe sulfureux, feu fixe, principe huileux, terre inflammable ; tous ces noms correspondent au phlogiston ou pblogistique de Stahl.
- Schéèle, considérant attentivement la lumière et le feu, a cru, d’après plusieurs expériences qu’il a faites pour rechercher la nature de ces deux êtres, pouvoir en conclure que le feu était un composé d’air du feu ou oxigène et de pldogistique ou feu fixé ; il pense même qu’il ne diffère de la lumière qu’en ce qu’il contient moins de ce feu principe (al.
- Mr T. Bergman est de ravis de Schéèle , puisqu’il dit, dans un avant-propos qu’il a inséré dans le traité de ce chimiste, que j’ai déjà cité : qu’ayant répété les expériences qu’il a faites pour reconnaître la nature du feu et de la lumière, il les a trouvées parfaitement justes. Il pense que si, dans la suite, on fait des recherches plus précises, le principal n’en sera pas moins bon , parce qu’il est fondé sur des expériences multipliées et concordantes. De là, il conclut que la lumière, la chaleur et le feu sont, d’après leurs malières-priu* cipes, la même chose que l’air pur et le phlogistiquo Guyton-Morveau, dans les notes qu’il a ajoutées à l’oii' xuage de Bergman, paraît ne pas être de son avis , du moins quant à l’actiun du calorique , puisqu’il dit qu'il n est pas besoin de regarder le feu élémentaire comme un être passif, qu’il semble qu’on pourrait mieux expliquer les divers phénomènes en le considérant comme un être particulier et se servant des affinités, moyen qu a employé Bergman pour rendre raison d’une foule de phénomènes delà manière la plus heureuse et la plu* vraisemblable (3).
- Outre les diverses opinions que je viens de parcourir) «t qui ont été, comme on peut s’en convaincre pal » exposé succinct que j’en ai fait, tantôt préconisées p^
- (i) Slliahl, Fundamenta chimiœ , pari, it- trac. t. page ig. ^ (a) On peut voir clans son excellent traité de l’air et du feu les periences qu'il a faites à ce sujet.
- O) Opuscules chimiques de M. T. Bergman, lom. i ,
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- tas uns, et tantôt rejetées par les autres ; il en est encore plusieurs que je laisserai de côté de peur d’être trop tang. Je me contenterai d’insister sur les deux dernières lue je vais exposer.
- La première est celle qu’avaient adoptée presque tous tas savans avant l’époque heureuse de la révolution chimique. La. seconde est celle qui a été émise depuis cette epoque , et qui, aujourd’hui, est le plus généralement reçue.
- Ceux qui soutiennent la première opinion pensent qu’il n’existe à priori aucune matière à laquelle on puisse-donner le nom de feu , et que la chaleur n’est que le résultat des mouvemens insensibles de la matière. Buffon, qui penche pour celte opinion , croit que le développement du feu doit être attribué exclusivement au moulinent, au choc ou au frottement des molécules les unes sur les autres, puisqu’il avance (i) que, si l’homme était Privé du feu, il ne pourrait s’en procurer qu’en frottant ou en choquant des corps solides les uns contre les autres. Il ajoute un peu plus bas que le feu qui est produit Quelquefois par la fermentation- des herbes entassées, que celui qui se manifeste dans les effervescences, ne pontredit pas ce qu’il a avaneé, puisque, dans ce cas,, il n’est produit,, selon lui, que par le mouvement ou le ohoe des parties les unes contre les au très. Aujourd’hui, que le flambeau de la chimie nous a un peu éclairés, Uous pouvons aisément prouver que ces phénomènes tiennent à d’autres causes •, que, loin d’être cachées comme on le supposait alors, sont à présent presque Palpables. Bacon, Macquer, et plusieurs autres sont du même avis : tous pensent que le feu ne peut être produit que par le mouvement, le choc ou le frottement.
- Voici les principaux faits sur lesquels ils s’étayent, à-peu-près comme les rapporte-Fourcroy. (2).
- Parce que la chaleur suit presque tous les phénomènes du mouvement et qu’elle obéit aux mêmes lois ; parce que, lorsque la cause mécanique qui la produit se ralentit ou cesse entièrement, la chaleur diminue et se dissipe bientôt (5) ; pour faire encore mieux concevoir
- ( 1 ) Bnffon l premier volume des Supp. d’hist. naturelle.
- (-) Elémens d’Histvire naturelle et de Chimie, par Fourcroy, tome 1, page 118.
- (a) On verra, dans la suite , que les lois que suit la clvaleur 11e sont» pas les mêmes que celles du mouvement , puisque, .'comme tous, la# autres corps , elle joail de set affinités.
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- leur hypothèse , ils admettent que tous les corps étant remplis d’une grande quantité de pores, les molécules se trouvent entourées de vides qui leur permettent de se mouvoir les unes sur les autres. Si ces oscillations ne sont pas visibles, c’est qu’elles ont lieu entre des parties si déliées , qu’elles échappent à notre rue tout comme les pores des corps. Enfin, ce qui les détermine à penser ainsi, c’est qu’on n’a pas encore pu en déterminer la nature, ni la pesanteur.
- Cette hypothèse a eu beaucoup de sectateurs. Lavoisier et Laplace, zélés partisans d’une opinion contraire, disent eux-mêmes que, dans certains cas, ces deux opinions pourraient bien exister toutes deux à la fois, principalement lorsqu’on développe du feu par le choc ou le frottement. Mais, quoiqu’il paraisse que cette théorie explique ce fait d’une manière très-vraisemblable, nous verroas cependant que celle des modernes dont je vai9 parler nous rend raison de tous les phénomènes qui se présentent avec plus de méthode, de clarté et de vraisemblance.
- Les chimistes et physiciens modernes désignent sou» la dénomination de calorique cet être que les ancien» ont appelé chaleur, principe inflammable, phlogistique, acide fluide igné, madère de la çhateur, etc. Bien loin de confondre, comme eux, la chaleur avec ce fluide, ils ont parfaitement prouvé combien il était essentiel de la distinguer ; car la chaleur n’est rien par elle-même, c’est-à-dire qu’elle n’est point un corps comme plusieurs l’ont prétendu. En effet, cette dénomination n’exprime que la sensation que nous fait éprouver le calorique dans 6on état de liberté. Il paraît qu’ils ont très-bien rendu leur idée, en disant que la chaleur était au calorique ce que 1 effet est à la cause.
- Nous allons maintenant passer en revue les principales propriétés du calorique bien constatées par les faits.
- Le calorique est un fluide invisible et impondérable on du moins impondéré qui pénètre tous les corps , s’interpose entre leurs molécules, les dilate et les fait passer de l’état solide à l’état liquide, et de celui-ci à l’état gazeux. Son existence matérielle ne saurait être démontrée que par ses effets et surtout par celui qui est connu sous Je nom de chaleur, qui, comme nous l’avons déjà dit, n'est autre chose que la sensation que nous fait éprouver le calorique.
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- Voici maintenant ses principales propriétés.
- Impondêrabilile du calorique. Le calorique est regardé connue un corps qui n’a aucune pesanteur, ou , si l’on ycut, comme un corps impondérable. Cel te opinion était egalement celle des anciens, Omnia prœter ignem pondus, dit Aristote. Pour constater cette impondérabilité, on met dans un flacon de l’acide sulfurique à 66° et dans autre de l’eau ; après les avoir sondés ensemble et ayoir exactement pesé le tout, on mêle l’eau avec l’a-c*de ; il se dégage aussitôt une grande quantité de calo-rique ; malgré cela, quand cet appareil est revenu à la température ordinaire, il se trouve qu’il n’a rien perdu de son poids.
- Equilibre du calorique. Le calorique tend constamment à se mettre en équilibre dans tous les corps, et C est, à proprement parler, ce qui constitue le chauffage et b; refrodissement. Ainsi, lorsqu’on touche un objet dont la température est au-dessus ou au-dessous de celle du corps humain , l’on éprouve soudain un sentiment de froid ou de chaud. Cela tient à ce que, dans le premier cas, il y a soustraction de calorique de notre corps lui, se trouvant en contact avec l’ohjet moins chaud que lui, se met à son niveau de température. Dans le second cas, la sensation de la chaleur que nous éprouvons est due au calorique du corps touché qui passe dans Celui qui le touche. Cet équilibre du calorique sert également à expliquer les sensations de froid et de chaud que nous éprouvons, suivant que nous passons d’un lieu chaud dans un lieu froid , et vice versa. Voilà pourquoi l’on trouve frais en été et chaud en hiver les lieux où fègne une température constante, comme celle des caves qui est de 10 degrés -j-o.
- dltraçtion et répulsion du calorique. Le calorique obéit, Comme tous les corps, aux luis de l’attraction. On le démontre en dirigeant un rayon solaire sur un prisme ; On voit alors qu’après {es sept rayons colorés, au-dçlà de Celui qui est le moins réfracté, il en existe un qui n’est Pas lumineux, mais calorifique. Toutes les molécules du calorique jouissent d’une force répulsive qu’elles communiquent aux autres corps avec lesquels on les met eu contact, comme le prouve leur passage à l’état liquide et gazeux ; cette force répulsive est connue sous le nom d'élasticité : nous y reviendrons en parlant de la dilatabilité. f * *
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- ( 1° )
- La connaissance de la plupart des phénomènes dépendant du calorique est indispensable à celui qui veut comprendre, dans tous ses développemens, la théorie des appareils de chauffage. C'est à cet objet que sont consacrés les articles suivans, dont nous écarterons avec soin tout ce qui ne se rattacherait pas directement atf sujet de cet ouvrage :
- article 2.
- De ta dilatabilité des corps par ta chaleur.
- L’action du calorique sur les corps ne se borne pas aux sensations de chaud et de froid qu’éprouvent les êtres animés. XJn effet beaucoup plus général, puisqu’il s’étend aux corps inorganiques , c’est le changement de volume qui résulte constamment des variations de la chaleur. Cet effet consiste en ce qu’un corps quelconque, solide, liquide, ou gazeux, se dilate, c’est-à-dire? augmente de volume, à mesure que sa chaleur vient à augmenter, tandis qu’il se contracte, ou se réduit à un moindre volume , quand la chaleur diminue , de telle sorte que le même volume correspond toujours au même degré de chaleur. Donnons quelques exemples de ces phénomènes.
- Si l’on prend une barre de fer qui, à froid , s’ajuste exactement entre deux points fixes, et qu’on la fasse rougir, elle deviendra trop longue pour reprendre s» place; mais elle se contractera en se refroidissant, et, quand elle sera revenue à sa chaleur primitive , elle pourra être replacée entre les points fixes. En voici de nouvelles preuves : si l’on prend un anneau de fer dans lequel entre juste une barre de ce métal, et, qu’après avoir fait chauffer cette barre, on la présente à cet anneau,! augmentation de volume qu’elle aura acquise sera telle qu elle ne pourra passer à travers cet anneau que lorsqu elle sera refroidie. Si l’on applique sur une surface plane et lisse d’un morceau de bois très-sec un poinçon sur lequel on aura tracé un poinçon en relief, et qu après lui avoir fait subir une forte pression , on le rabote jusqu’à ce que la surface soit unie ; en le plongeant ensuite dans l’eau bouillante, on voit paraître en relief le dessin précité. C’est ainsi qu’on fait les boites de ben qui paraissent sculptées, etc.
- On mesure la dilatation des solides au moyen d’une
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- l>ge métallique qu’on chauffe; celle-ci, en se dilatant, Comprime un levier qui, se combinant avec des rouages, Ldt tourner une aiguille autour d’un cercle gradué.
- Lorsqu’un objet est chauffé ou refroidi d’une manière Çi’usque dans quelques-uns de ses points seulement, il cprouve des mouvemens partiels de dilatation ou de Contraction qui déterminent, dans beaucoup de cas, 'a séparation de ses parties. Telle est fréquemment la cause de la rupture des vases de verre, de faïence , ou coême de 1er coulé, et c’est ce qui arrive aussi très-souvent aux tablettes des poêles en marbre ou en faïence, s*irloot lorsqu’elles sont en contact avec le tuyau à fumée.
- La dilatation des liquides peut s’observer au moyen d’un tube de verre terminé par une boule que l’on remplit , ainsi qu’une partie du tube, par de î’alcohol, du mercure , ou tout autre liquide. Si l’on plonge la boule dans l’eau chaude, la surface du liquide s’élèvera aussitôt dans le tube ; elle s’abaissera par le refroidissement.
- Enfin, l’on peut se faire une idée de la dilatation des £az par la chaleur, en prenant un tube semblable au précédent et en n’y introduisant qu’une seule bulle de li-(]<ude pour servir d'index, la boule et la portion du tube Comprises entre elles et l’index, devant rester vides, ou, Pour mieux dire, remplies d’air. On verra l’index s’écarter ou se rapprocher de la boule , suivant que celle-ci sera chauffée ou refroidie , ce qui est une preuve évidente des changemens de volume que subit l’air renfermé dans la boule.
- 11 faut bien se garder de considérer comme une exception à la loi que nous venons d’indiquer, le retrait (l«’éprouvent, lorsqu’on les chauffent, les corps organisés et même quelques substances minérales. Si le bois, te cuir, l’argile, etc., se retirent sur eux-mêmes en présence du feu, c’est qu’ils contiennent des parties liquides qui sont chassées par la chaleur. Dans ce cas même,
- dilatation a toujours lieu, mais le retrait produit par a dessication est plus grand qu’elle, et il en marque complètement l’effet.
- L’action du calorique sur les corps, énoncée au commencement de cet article , est donc une vérité incon-cstable, et l’on reconnaîtra, sans peine, qu’elle fournit V*1 moyen très-simple de mesurer les températures,c’est-a dire, les divers degrés d’énergie de la chaleur. Tels
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- sont le principe et le but des instrumens nommés thef* momèirçs, dont nous allons expliquer la construction*
- ARTICLE 3.
- Des mo)‘cns de mesurer ta chaleur.
- Les thermomètres étant destinés à indiquer les divers degrés de chaleur au moyen des divers états de voluntC Correspondans, on conçoit, d’après Ce qui a été dit ci-dessus, que ces instrumens peuvent être exécutés indifféremment avec des matières solides , liquides ou gazeuses. L’on construit en effet des thermomètres métalliques, que l’on nomme aussi pyromètres, quand on leS emploie à l’appréciation des températures très-élevées ; des thermomètres à esprit de vin coloré et à mercure» et, enfin, des thermomètres à air, qui sont, sans contredit, les plus exacts, à cause de la propriété dont lef* gaz jouissent exclusivement de se dilater d’une manière parfaitement uniforme.
- Néanmoins, de ces diverses sortes d’instrumens, les seuls qui soient d’un usage général sont les thermomètres à liquides, et ce seront aussi les seuls dont nous nous occuperons.
- Ils consistent, comme oh a eu déjà l’occasion de le dire, en un tube de verre terminé, à sa partie inférieure» par une boule , et renfermant ordinairement du mercure ou de l’alcohol; ce tube est fixé sur une petite planche qui porte une échelle divisée en parties égales, appelées degrés. Les points fixes de l’échelle indiquent la température de la glace fondante et de l’eau bouillante. Les nombres qui désignent ces points sont arbitraires et va-xient dans les différens thermomètres ainsi qu’on va l’expliquer.
- Pour déterminer la position du point inférieur, ort
- plonge le tube dans de la glace en fusion, et, lorsque la surlace du liquide cesse de s’abaisser, elle détermine! la position de ce point ; pour déterminer la position de 1 autre, on plonge le tube dans de l’eau bouillante, et la hauteur à laquelle se fixe le liquide marque le point supérieur.
- 'thermomètre de Réaumur.
- Le thermomètre de Réaumur est le plus usité en
- France, Sur £ç thçrœomçtre I? point marqué o indiqué
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- la température de la glace fondante; le point coté 80 indique la chaleur de l’eau à l’état d’ébullition. L’espace compris entre ces deux points est divisé en 80 parties égales , dont on porte un certain nombre au-dessus de 80 et au-dessous de o , pour l’appréciation des températures plus élevées que celle de l’eau bouillante et plus basses que celle de la glace en fusion.
- Thermomètre centigrade ou de Celsius.
- Ce thermomètre, usité en France et en Suède , com-
- frend, du point de congélation marqué o à celui de eau bouillante, 100 parties égales.
- Thermomètre de Fahrenheit.
- Cet instrument est généralement en usage en Angleterre. Le point de son échelle qui indique la glace fondante est coté 02, et celui de l’ébullition de l’eau, 213, ce qui fait 1S0 degrés entre ces deux points.
- Comparaison des échelles thermomètriques.
- Connaissant les échelles de ces trois thermomètres, d est facile de transformer leurs degrés les uns dans les ®utres. En effet, 8o° Réaumnrvalant ioo° centigrades, *° R. vaudra 100/80 ou 5/4 de degré centigrade; donc :
- Pour convertir un certain nombre de degrés Kéaumiir en degrés centigrades , il faudra multiplier ce nombre par 5 , Puis diviser le produit par 4. Exemple : 24° R» = 5/4 X a4° C. = ou° C.
- Réciproquement, pour convertir un certain nombre de degrés centigrades en degrés Rèaumur, U faudra en prendre les 4/5. Exemple : 25° C. = 4/5 35° R. = 20° R.
- Quant aux degrés Fahrenheit, puisque l’intervalle des Points fixés y est divisé en 180 degrés , ce nombre équi-vaut à ioo° centigrades et parconséquent i° F. vaut *00/180 ou 5/9 de degré centigrade. Comme d’ailleurs ta glace fondante y est cotée 02 au lieu de zéro, on en déduit la règle suivante :
- Pour exprimer en degrés centigrades une température donnée en degrés Fahrenheit, on en retranchera 32 et on prendra les 5/g du reste. Exemple : 4i° F.—5/9 (4i—02°) C, = 5° C. ; autre exemple : i4° F.=5/9 (i4—02°) C.
- — 10e C. Dans cette expression — io° C. le signe — indique qu’il s’agit de degrés au-dessous de la glace. Réciproquement, uns température étant donnée en de-
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- grès centigrades , on la convertira en degrés Fahrenheit en ta multipliant par g, divisant le produit par 5 et ajoutant 3a au résultat. Exemple : i5° C. — g/5 X i5" F. X 52° F. = 59° F. ; autre exemple : — 5° C. = — g/5 X 5" F. X 3a» F. = 23° F.
- Si l’on a besoin de transformer des degrés Fahrenheit en degrés Réaumur et réciproquement , on pourra se servir des deux règles précédentes, en ayant soin d’observer que, i° Fahrenheit équivalant à 4/9 de degré Réaumur ; il est nécessaire d’y substituer 4/9 à 5/9 et 9/4 à 9/5.
- ARTICLE 4*
- Du calcul des dilatations.
- La dilatabilité par la chaleur est une propriété étroitement liée au sujet de ce manuel, soit à cause de la force motrice qu’elle développe dans les gaz, soit par les accidens qui peuvent en résulter lorsqu’elle agit sur les corps solides. Il est donc indispensable que nous indiquions les résultats d’expérience et les procédés de calcul qui se rapportent à la mesure des dilatations dans ces deux espèces de corps.
- Dilatation des corps solides.
- On appelle dilatation linéaire l’allongement qu’un corps éprouve dans le sens d’une de ses dimensions.
- Lorsqu’un corps est de forme cubique, la dilatation qui affecte son volume prend aussi le nom de dilatation cubique. Comme un pareil corps se dilate nécessairement de la même quantité, suivant chacune de ses dimensions, on dit que la dilatation cubique est le triple de la dilatation linéaire. A. la vérité, ce principe n’est pas rigoureusement exact ; mais , dans la pratique , il ne peut entraîner d’erreur appréciable, la dilatation des corps solides n’étant jamais qu’une quantité très-petite comparativement à leurs dimensions.
- Si, au lieu d’un cube , il s’agit d’un corps de forme quelconque, la recherche de sa dilatation en volume n’offrira pas plus de difficulté, puisque l’on pourra toujours cuber ce corps, c’est-à-dire, le représenter par le «ombre de fois qu’il contiendra un certain cube pris pour unité de mesure , et dont la dilatation cubique , répétée le même nombre de fois, donnera celle du corps
- proposé.
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- Tout se réduit donc à la connaissance des dilatations linéaires. Le tableau ci-après contient celles que nous av°ns jugées pouvoir être de quelque utilité.
- Tableau des dilatations linéaires.
- ^ 1 — - - DÉSIGNATION des SUBSTANCES. DILATATIONS pour 1° CENTIGRADE.
- Fer forgé 0.000012
- Fonte 0.000011
- Cuivre rouge O.OOOOIJ
- Cuivre jaune fondu O.OOOOI9
- Plomb O.OOOO28
- Zinc o.ooooSo
- Chacun de» nombres contenus dans la 2e colonne de Ce tableau indique, pour la substance qui est en regard, le rapport entre l’allongement que prendrait, par chaîne degré centigrade, une barre formée de cette sub-st»nce , et la longueur de cette barre mesurée à la température de o".
- H résulte de là que , à partir do o°, l’allongement d'un t0rps sera un produit composé de la longueur de ce corps ,
- la dilatation du tableau qui appartient à la substance ®°nt il est formé, et delà température exprimée en degrés rent igrades.
- Exemple : Un conduit de fonte ayant som de long à 0<N s’allongera à iuo° C. de 20“ X o.oooo 11 X 100 = 001 022.
- Si la température à laquelle le conduit a été mesuré ^flere de o°,il faudra, pour opérer rigoureusement, C('inmencer par calculer la longueur à o°, puis appli-téer a ce résultat la règle ci-dessus. Mais il sera bien assez exact de multiplier tout de suite la longueur J*°nnée par la dilatation et par la différence des deux Opérât urcs.
- Exemple : Un conduit de fonte ayant 20m 022 à ioo° Vg s’allongera, à 5oo° C. , de aom 022 X 0.0000 11 X> l^oo — 100) = 0m o44,o484. Ce résultat approximatif
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- „ .( »6 )
- pe diffère pas d un vingtième de millimètre de celui qu'on aurait obtenu en procédant rig mreusement.
- Supposons maintenant, comme exemple du calcul relatif à la dilatation en volume, que l’on demande celle qu’éprouvera, en passant de u>° G. à 3oo° G., une masse de zinc de 2“ 00 sur 2m 00 et im 5o. Son volume sera 3m X am X 5 ou 6 mètres cubes, et, comme la dila-tation cubique vaut 3 fois la dilatation linéaire, le résultat cherché sera de 6m cubes X 3 X 0.0000 3o X (3oo — 10) = om cube 108.
- L’expérience et le raisonnement s’accordent pour faire voir qu’un corps creux se dilate comme s’il était plein. Ainsi , la contenance d’une chaudière de zinc» des mêmes dimensions que la masse ci-dessus, augmenterait de 108 litres en élevant la température de 29 o° C.
- Dilatation des gaz.
- Tous les gaz ont la même dilatation, qui est de 1/267 ou 0.00375 de leur volume à o° , pour chaque degré du thermomètre centigrade.
- D’après cela, pour avoir l'augmentation de volume qu'un gaz quelconque éprouve « partir de o° , il faut multiplier son volume par la fraction o.oo3ÿ5 et par le nombre de de' grés centigrades qui exprime la nouvelle température.
- Exemple : Le volume d’un gaz à o° étant 1 métré cube, l’augmentation à ioo° sera im cube X 0.00575 X 100 = om cube 375 , et parconséquent le volume deviendra 1» cube 375.
- Si le volume du gaz est donné à toute autre température que o° , on ne pourra opérer comme pour les corps solides dont les dilatations sont bien plus petites que celles des gaz, et il faudra , de toute nécessité , commencer par ramener le volume donné à la température
- de o°, eu procédant comme l’indique l’exemple ci-apres :
- Soit 4m cubes ia5 le volume d’un gaz à 1000 ; comme 1 mètre cube devient im cube , en passant de o° à la même température , on pourra établir la proportion 1.375 (volume à ioo°) I 1 (volume à o°).
- • • 4m * (volume à ioo°) I x (volume cherché à o°)> d’ou x = 1 x 4m c ia5 = 3 mètres cubes.
- 1.375
- Ce premier résultat obtenu, on pourra facilement calcU 1er la dilatation pour une température donnée, au moyen
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- de la fègle ci-dessus. L’on trouvera, par exemple, pour *66° a/5, 3“ cubes X 0.00375 X 266 a/3 = 0.00375 X “00“ cubes = 3 mètres cubes ; le volume correspondant a cette température sera donc de 6 mètres cubes, et, c°nune il est de 4m cubes 125 à ioo°, on voit que, pour J*ne augmentation de température de 1660 a/3,4m cu-*)es 125 de gaz à ioo° se dilatent de 6m cubes 000 — cubes ü5 = 1“ cube 875.
- Ees gaz jouissent à un haut degré de la propriété “être dilatés par le calorique , puisque leur volume se double lorsque la température monte de o° à 266" 2/3. .ans cet état de raréfaction, la même quantité de macère se trouvant dispersée dans un espace double , on dit que le gaz est deux fois moins dense, ou bien que sa densité est deux fois moindre que dans l’état primitif.
- En général, les densités , que l’on nomme aussi pesan-teurs spécifiques, sont, à poids égal, en raison inverse des volumes. Le tableau suivant contient différentes densités qu’il est bon de contracter.
- — DÉSIGNATION des GAZ. DENSITÉS, Celle de l’eau étant 1000, ou poids du mètre cube, en kilogrammes, à o° et à 0“ 76 de pression.
- Air atmosphérique.... 1.2991
- Acide carbonique..... 1.9805
- Oxigène. 1.432 a
- Hydrogène bi-carboné. I.2"52
- Azote I.2675
- Hydrogène proto-carboné O.727O
- Hydrogène • .0894
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- ( iS )
- AttXlCLE 5,
- Du changement d’état des corps et du calorique latent.
- Lorsqu’on soumet un corps solide à Faction d’une chaleur croissante, le corps finit par entrer en fusion , et, au bout d’un certain temps, il a passé totalement de l’état solide à l’état liquide. Cette transformation est accompagnée d’un phénomène qui mérite d’être remarqué. Aussitôt qu’elle commence, et tout le temps de sa du rée, la température du corps ne prend plus aucun accroissement, quelle que soitl’activilèdu feu,en sorte que toute Faction de la chaleur qui s’accumule dans le corps est employée à opérer sa fusion. Cette portion de calorique, qui cesse ainsi d’être sensible au thermomètre, se nomme calorique latent.
- Lorsque la fusion est complète et si Faction de la chaleur continue, celle qui s’accumule dans le corps redevient sensible jusqu’à ce qu’elle ait atteint le degré de l’ebullilion, point où se manifeste un phénomène entièrement semblable à celui qui vient d’être indiqué, c’est-à-dire, ql)e la température du corps cesse d’augmenter et que tout le calorique qu’il reçoit, pendant la durée de son ébullition, est employé uniquement à le L'ire passer de l’état liquide à l’état de vapeur.
- l)ans la réalité nous ne pouvons pas produire ces effets sur tous les corps de la nature. Le nombre de ceux qui sont susceptibles de prendre les trois états, solide, liquide et gazeux , est même extrêmement restreint ; mais il est plus qUe probable que cela tient uniquement à la faiblesse relative des moyens connus de faire varier les températures. Remarquons toutefois qu’il existe un grand nombre de corps formés de la réunion de plusieurs autres, et qui se décomposent plutôt que de changer d état. Telles sont, pour la plupart, les substances végétales et animales. .
- Pour donner un exemple des phénomènes exposés ci-dessus, et, en même temps, des procédés que l’on emploie pour les constater, supposons que l’on prenne j k. déglacé à o° et qu’on veuille la fondre au moyen de la chaleur contenue dans un égal poids d’eau à y5“-Apres avoir opéré le mélange, on verra la glace se li-
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- Huéfîer et la chaleur de l’eau décroître avec une égale rapidité ; enfin , quand la fusion sera complète, la température du mélange ne sera plus que de o°. Cette expérience montre donc que le calorique absorbé par la liquéfaction de 1 k. de glace fondante, est égal à celui ’jui éleverait la température d’un même poids d’eau, fie o° à 75.
- Le calorique latent que l’eau absorbe en se vaporisant est beaucoup plus considérable encore ; car celui *lue contient 1 k. de vapeur formée à l’air libre serait capable d’élever de o° à ioo° la température de 5 k. 5o fi eau. Ce fait explique très-bien l’avantage que l’on b'onve à donner au bois de chauffage, avant'de l’employer , la plus grande dessication possible. On économise par là toute la chaleur nécessaire pour vaporiser *eau dont le bois se trouve débarrassé.
- Le retour des corps de l’état gazeux à l’état liquide, et de celui-ci à l’état solide, est accompagné de circonstances analogues à celles que nous venons.de décrire. On concevra sans peine que le calorique qui avait Çté absorbé pendant la fusion et la vaporisation est Urtégralement reproduit par les changemens inverses.
- article 6.
- De la transmission du calorique.
- Tout le monde sait que, lorsqu’on met en.contact fieux corps dont les températures sont différentes, le plus chaud cède progressivement une partie de sa chaleur au plus froid, de sorte que , par leur influence réciproque, ils finissent par se trouver au même degré de température.
- Ce phénomène a encore lieu lorsque les corps ne sont pas en contact, et, dans ce cas , il ne faut pas croire que l’échange de leur calorique se fasse au moyen de l’air ou de tout autre fluide qui serait interposé entr’eux; Caron s’assure, avec la machine pneumatique, que les choses se passent de la même manière dans le vide le plus parfait.
- Il résulte de cette tendance des corps diversement échauffés à se mettre en équilibre de température , que le calorique se meut à travers l’espace et dans l’intérieur des corps. Nous allons faire connaître successi-
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- ( 20 ) * veinent ces deux modes de propagation du calorique» dont le premier a reçu le nom de rayonnement, et dont l’autre est dû à une propriété des corps que l’on nomme conductibilité.
- Rayonnement.
- lie calorique qui cesse d’être engagé dans la masse d’un corps et s’échappe de tous les points de la surface» se nomme calorique rayonnant. Il est lancé en ligne droite, dans toutes les directions, avec une extrême vitesse , et, s’il vient à rencontrer une surface polie, les rayons dont il est composé se brisent contre cette surface, en prenant de nouvelles directions qui font avec elle les mêmes angles que leurs directions primitives. Ainsi, lorsqu’un rayon incident AB (fig. 1, pl. I) rencontre une surface polie C D, il est réfléchi sous un angle de réflexion D B E, égal à t’angle d’incidence ABC. De plus , le ray0n incident et le rayon réfléchi sont dans un plan perpendiculaire à la surface réfléchissante.
- On peut constater ces propriétés du calorique rayonnant au moyen d’un miroir sphérique concave qui, ainsi qu on le démontre en géométrie, concentre, en un point que l’on nomme foyer, tous les rayons qu’il reçoit d’uO autre point situé à une certaine distance en avant de sa surface, pourvu que ces rayons soient de nature à se réfléchir suivant un angle égal à celui d'incidence; il faut en outre un thermomètre ou mieux un thermoscope, instrument beaucoup plus sensible et qui n’est autre chose qu une espèce de thermomètre à air, composé de trois branches, dont deux sont parallèles et portent une boule à leur extrémité, et, dont la troisième, qui relie les deux autres, renferme une petite colonne de mercure servant d’index.
- Si 1 on place un corps chaud, tel qu’un cube de fer-blanc rempli d’eau bouillante devant le miroir, et une des houles du thermoscope au foyer, ou voit l’index se mouvoir instantanément.
- Cet appareil peut encore servir à reconnaître la fa-çulté plus ou moins grande des diverses subtanccs pour réfléchir, absorber ou émettre les rayons calorifiques. Il suffit, pour cela, de couvrir successivement d’une couche de la substance à essayer le miroir, la boule du lhermoscope, ou la face du cube qui regarde le mi-
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- r°H\ C’est par ce moyen qu'ont été constatés les fait» divans :
- lie pouvoir réflecteur, c’est-à-dire» la faculté de renier une portion plus ou moins grande du calorique Syi frappe la surface d’un corps, varie avec la nature et ‘état de cette surface. Il est très-grand pour les surfa-c<-‘s blanches et polies , et très-faible pour celles qui sont boires et ternes.
- la; pouvoir absorbant, ou la faculté qu’ont les corps **e retenir une partie des rayons qui tombent sur leur St>rface , est précisément l'inverse du pouvoir réflec-*Cl<r, ce qui ne pouvait manquer d’avoir lieu ; car il ,aut bien qu’un corps s’approprie toute la chaleur que S:i surface ne renvoie pas , en exceptant, toutefois, le Cas où il serait de nature à être traversé par une por-*‘0n de cette chaleur.
- Le pouvoir émissif ou rayonnant suit la même loi que *e pouvoir absorbant. Cela provient sans doute de ce ‘lue, la surface des corps agit de la môme manière sur le Caiori que, soit qu’il se présente extérieurement, soit lu’il vienne de l’intérieur même du corps. Le tableau ‘î'-après, dans lequel le pouvoir rayonnant de noir de *Umée, qui est le plus grand connu, est représenté par l°o, et les autres par des nombres proportionnels, fait Uûr que les surfaces noircies rayonnent 8 fois plus et Parconséquent réfléchissent 8 fois moins de calorique ‘lue les surfaces métalliques brillantes :
- DÉSIGNATION
- DES SUBSTANCES.
- POUVOIRS
- BAYONNANS.
- Noir de fumée...........
- Eau.......................
- Papier à écrire ..........
- Crown-glass. . . ...........
- Eau glacée.............
- Mercure...................
- Plomb brillant..............
- Fer poli....................
- Etain , argent, cuivre , or.
- IOO
- 100
- 9»
- 9°
- 85
- 30
- »9
- i5
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- Enfin, l’on a reconnu que le calorique rayonnant traverse avec facilité, non-seulement l’air et les autres gaz, mais encore l’eau, le verre et la plupart des corps dia-phanes. Néanmoins, il est toujours partiellement absorbé par les milieux qu’il traverse. Le verre, par exemple, ne laisse passer que la moitié du calorique émis par îa flamme d’un foyer, et moins encore lorsque le corps rayonnant est à une température plus basse.
- Les diverses propriétés que nous venons de rapporter trouvent de nombreuses applications dans la construction des appareils de chauffage et dans l’économie domestique. En voici quelques exemples :
- La forme à donner aux foyers de cheminée dépend des lois de la réflexion du calorique. Il faut se garder de les peindre en noir, comme on le fait souvent, puisqu’il est reconnu que, dans les surfaces noires, le pouvoir réfléchissant est très-faible.
- Le tuyau en cuivre d’un poêle donnera beaucoup plus de chaleur s’il est noir que s’il a son brillant métallique. Un poêle de couleur terne répandra plus de chaleur qu’uu poêle à surfaces lisses et brillantes.
- Il vaut mieux qu’un vase de métal soit poli et brillant que d’être noirci par la fumée, si l’on veut y conserver la chaleur d’un liquide; c’est le contraire lorsqu il s agit d’écbautfer ce liquide.
- Conductibilité.
- Tous les corps possèdent, à un degré différent, la
- frropriété de recevoir et de transmettre la chaleur. On es range ordinairement, sous ce rapport, en deux classes; la première comprend les corps appelés bons conducteurs du calorique; ce sont les métaux, dans l’ordre suivant : i° p0r ; 20 l’argent; 3° le cuivre; 4° Ie f'cr> 5° le zinc ; 6° l’étain ; j° le plomb.
- La 2e classe, formée des corps mauvais conducteurs du calorique, se compose d’abord des autres corps solides, tels que les pierres, la faïence, les briques et surtout le verre, le bois,h;s résines et le charbon fortement calciné. On peut en effet, sans craindre de se brûler, faire consumer à la main , presque entièrement, un morceau de bois ou de charbon, enflammer un bâton de cire à cacheter , ou faire fondre un tube de verre, tandis qu’on se brûlerait infailliblement en répétant la môme
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- (25 ), ,
- expérience sur itne barre de métal : c est par cette raison que l’on garnit de bois les manches de certains outils et vases métalliques qu’on expose au feu , ce qui garantit la main du contact avec le métal chaud.
- Il existe une énorme différence entre les pouvoirs inducteurs des diverses substances que nous venons de mentionner ; on en jugera par le tableau suivant qui intient le résultat des recherches de M, Despretz sur °et objet.
- DÉSIGNATION des substances. POUVOIRS conducteurs.
- Or , , r., 100
- 97
- 9°
- 3j
- 56
- 3o
- 2.4
- t 1.2 |
- Terre des fourneaux 1,1
- On doit placer au bas de l’échelle des corps mauvais inducteurs du calorique les liquides et les gaz. Lorsqu’on se propose d’échauffer une masse liquide ou galeuse, c’est toujours àla partie inférieure de cette masse que le foyer de chaleur doit être placé : alors les couches lus plus rapprochées du feu s’échauffent, deviennent spécifiquement plus légères, et par conséquent s’élèvent
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- et sont remplacées par les couches supérieures qui vieil' nent s’échauffer à leur tour. Le même effet peut encor6 s’obtenir, quoique avec moins d’efficacité, en plaçait le feu latéralement; mais c’est en vain qu’on chercherai! à le produire en échauffant d’abord les couches sup6' rieures. On conçoit qu’elles ne pourraient céder leuf place aux couches plus pesantes qui sont au-dessous e1 auxquelles, d’ailleurs, elles ne transmettraient qu’un6 portion très-minime de leur calorique, à cause du faibl6 pouvoir conducteur des corps dont il s’agit.
- Le refroidissement des liquides et des gaz est soumis & une condition analogue, mais inverse ; car il est éviden1 que les couches supérieures devront être refroidies le* premières.
- On sait que les tissus de laine, de soie et de coton, bs fourrures, le duvet, etc., sont en usage pour concentre1 la chaleur du corps , et l’empêcher de se répandre à l’e*' térieur ; ils doivent cette propriété à l’air qui est ren' fermé entre leurs füamens, et dont les mouvemens, sa»* lesquels le transport du calorique ne serait pas possible) sont empêchés par ces filatnens eux-mêmes. On m*j également cette propriété à profit dans les arts : qu< s’agisse, par exemple, d’empêcher le refroidissemefl1 d’une conduite d’eau chaude, on la placera au centr6 d un petit canal, plus large en tous sens d’un ou deu* pouces , rempli seulement d’air et de quelque substand1 filamenteuse , et que l’on fermera hermétiquement.
- Nous ne terminerons pas cet article sans faire reinar' quer que le froid n’est autre chose que l’effet d’une ped{ de calorique. Il n’existe point de rayons frigorifiques) mais, dans l’échange réciproque delà chaleur des corp*' les uns en fournissent moins que les autres et sontlacaUSe de leur refroidissement.
- aeticlb 7.
- De ta chaleur spècifque.
- Lorsqu on veut élever d’un certain nombre de degr^ la tempeiatured’un corps, il faut lui fournir une quanti16 de chaleur qui est proportionnelle au poids de ce corp* et qui vaue avec la nature de sa substance. La premier6 partie de cette proposition est évidente par elle-mêm6' •0 peut venfiçç seconde par diverses méthodes?
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- mitr autres par celles des mélanges que nous allons Expliquer.
- On a déjà vu, dans l’article précédent, que I’équi-libre de température s’établit entre les corps qui sont présence, de sorte que, quand on mêle ensemble deux liquides à des degrés de chaleur différens, le Mélange doit prendre une température uniforme, intermédiaire entre celles dont les deux liquides étaient doués Primitivement. L’expérience prouve que cette tempé-'aiure uniforme est sensiblement la moyenne entre les deux autres, lorsque les parties mélangées sont d’égal Poids et d’une même substance, d’où il suit qu’une masse liquide exige toujours à-peu-près la même quantité de chai eur pour s’élever d’un même nombre de degrés , Icelle quesoit sa température primitive ; mais les chose» 11 e se passeront pas de même si les deux parties, quoique d’égal poids, sont de nature différente. Prenons pour Exemple 1 k. d’eau à o° et i k. de mercure à 94° j Ie mélange , au lieu de prendre la température moyenne de 4-70 , comme cela serait pour deux parties d’eau, ne Se trouvera être qu’à 3°; il en, résulte qu’une égale Quantité de chaleurferait monter 1 k. d’eau de 3° et 1 k. de mercure de (94—3°) = 910, ou, ce qui est la même Oiose , que la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 3°, ou de tout autre nombre de degrés , la température de 1 k. d’eau est 91/3 = 3o.3 fois plus grande que cel!e qu’il faudrait employer pour produire le même effet Sl'r un égal poids de mercure.
- On appelle chaleurs spécifiques ou capacités calorifiques des corps les quantités relatives de chaleur qui produi-ïaientune même élévation de température sur un même Poids de ces corps. Ainsi, appelant 1 la capacité calori-dque de l’eau, celle du mercure serait, d’après ce qui Vlent d’être dit, i/3o.3 == o.o33. Le tableau suivaut contient les chaleurs spécifiques de diverses substances Apportées à celle de l’eau, que l’on pi end ordinairement P°ur unité.
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- ( >6)
- désignation CHALEURS | i
- des 1 SPÉCIFIQUES , |
- celle de l’eau
- étant i. ;
- Substances diverses d’après MM. Dulong et Petit.
- Eau
- Plomb.. .... 0.0290 n.n^Sn
- Mercure...
- Elain o.o5i4
- Zinc....
- Guivre. 0.0949
- Fer.... *
- Verre... O 1 7 “T*
- U*V/U
- /T ^ a~nr*lS llnerr>ème pression, d’après MM. Delaroclie et Uèrard.
- Air atmosnhérierne 0.2C69 5.2906
- Hydrogène
- Acide carbonique
- Gxigène .*.
- Azote...
- Dxide d’azote 0.2 y
- Hydrogène carboné. ,, 0.4207 0.2SS4 0.8470
- xide de carbone
- Vapeur d’eau
- .. 1 Ce tableau , où l’on a pris pour moitié
- _ • j • ^nC1i11<^Ue beau , il était inutile de dire à qu ntrnnrîn 6 température, cette chaleur correspom
- tnnf à ’ n* nombres qu’il contient sont des rappor rature ni,'D. ePen6ans de ce poids et de cette temp1 ’ 1 SOn s,,Pposés être les mêmes pour les d
- len^C rSU anc.esiAna's j dans les applications de la ch , n a besoin d en connaître les quantités absolut
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- ( 2/ ).
- 5 par conséquent, il faut faire choix d’une mesure déterminée et connue à laquelle on puisse rapporter ces quantités. La mesure, ou l’unité la plus généralement en usage pour cet objet est la quantité de chaleur '’écessaire pour élever 1 k. d’eau d’un degre centigrade, dira donc, par exemple, qu’il faut 10 unités de cha-kur pour élever 1 k. d’eau de 10 degrés , et 5oX io=5oo llnités pour élever d’autant 5o kilogrammes d’eau.
- ARTICLE 8.
- De la combustion.
- Les chimistes et les physiciens modernes donnent le b°n.i de combustion au dégagement simultané de calo-r,que et de lumière qui accompagne la combinaison Mimique des corps avec l’oxigène. Cette dénomination 11(1 doit pas être confondue ni avec celle d’inflammation ’îui doit être restreinte et appliquée seulement au cas une substance gazeuse est brûlée, ni avec l’ignition (îlü n’est autre chose que l’incandescence d’un corps Produite par des moyens extérieurs, sans que la constitution chimique de ce corps soit nullement altérée.
- , Laissant de côté la belle théorie de Stahl, dont les brillantes erreurs conduisirent aux plus importantes découvertes, nous dirons que les recherches de Schéèle , Lavendisch et Priestley, sur l’air, et le rôle qu’il joue mis de la combustion, conduisirent Lavoisier à la solu-J°u de cet important problème, entrevu par Jean Rey, ®taek et Bayeu. La combustion ne s’opère jamais sans ‘P' il y ait une production plus ou moins forte de calo-'‘flue, et quelquefois de lumière , avec cette différence Su’il peut y avoir émission de calorique saus lumière, et bttiais dégagement de lumière sans calorique. Pour “mu concevoir ce phénomène, il faut se rappeler ce que b°us avons dit à l’article Calorique, que cet agent dila-tous les corps de la nature en s’unissant avec eux, que , lorsque ces corps passaient à l’état de gaz, ils étaient, pour ainsi dire, fondus dans le calorique, et '“tirs molécules très-écartées par cet agent répulsif. Il b'st donc clair que, dans la combustion , les molécules be gaz oxigène se rapprochent considérablement pour s<i combiner avec le combustible, et abandonnent le balorique qui les tenait écartées. Ce calorique, devenu
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- ( »s )
- libre, manifeste sa présence par ses effets : de maniéré qu’en admettant, avec un grand nombre de physicien* et chimistes , que la lumière n’est qu’une modification du calorique, une portion de ce calorique, lorsque la température s’élève de 55o à 6oo°, peut devenir lu* micre ; car ce n’est qu’à cette température que les corps deviennent lumineux. Telle est la théorie admise par le plus grand nombre de chimistes , et à laquelle on a fait des objections puissantes. Il eu est une surtout qu> paraît péremptoire ; c’est la combustion du carbone dans le gaz oxigène qui donne son volume égal de ga* acide carbonique, de manière que le carbone , passant à l’état gazeux, absorbe nécessairement beaucoup de calorique qu’il ne peut prendre au gaz oxigène qui n’est ni liquéfié , ni solidifié, outre cela, il se dégage une si grande quantité de calorique , qu’elle opère la fusion do plusieurs corps que la combustion dansi’airne peut produire. Dans cette combinaison , le rapprochement de* molécules du gaz oxigène n’est pas assez fort pour dégager tant de calorique. Il est aussi des corps qui, en se combinant, produisent beaucoup de chaleur, tels que 1 acide sulfurique et l’eau, ou l’alcohol ; d’autres qui produisent du calorique et de la lumière , comme les métaux qui sont brûlés par le chlore ; il en est enfin qui dégagent de la lumière , sans que l’émission de calorique soit très-forte, comme dans la combustion lente
- du phosphore,
- Presque tous nos systèmes de chimie actuels prouvent, par un grand nombre de faits, combien ces notion* conjecturales ont fait éprouver de changemens à no* connaissances dans cette science.
- Le docteur Robison, dans sa préface de Blach’s Lee* turcs,, après avoir décrit les belles idées de Lavoisier» dit : « Cette théorie de la combustion , le plus grand phénomène efle plus caractéristique de la nature chimique , a enfin reçu une approbation presque générale» quoiqu après hien des hésitations et une opposition considérable : et cette théorie a produit, dans la science de la chimie, une révolution complète. » La théorie française de la combustion, comme on l’appelle d’abord, on 1 hypothèse sur la combustion , comme on aurait plutôt dû la nommer, fut, pendant quelque temps, regardée aussi démontrée que la loi de la gravitation ; mais hélas elle s’est évanouie avec les fantômes brillans du jour,
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- néanmoins, la saine logique, la candeur.pure et l’exac-Jjtude mathématique des conséquences qui caractérisent les élémens de Lavoisier, couvriront toujours son non» d une gloire immortelle.
- M, Berzélius , dans son Essai sur la théorie des proportions chimiques, a émis la théorie suivante t. La combustion est, suivant lui, la combinaison dès corps avec un dégagement de calorique qui n’appartiènt pas uniquement à l’oxigène, et qui peut, d'ans certaines circonstances favorables, avoir lieu dans les combinaisons; dans la plupart des corps. Il croit aussi que la lumière Ut le calorique, qui en sont le produit-, ne sont point dûs, à un changement de densité des corps, ni à un moindre degré de calorique spécifique des nouveaux produits, Puisque le calorique spécifique est souvent plus fort que Celui des principes constiiuans des corps brûlés.
- Après avoir fixé son attention sur l aotien du fluide, électrique sur les corps combustibles, il suppose que les corps qui sont près de se combiner montrent des électricités libres, opposées, qui augmentent de force à» tuesure qu’elles approchent plus de la température à laquelle la combinaison a lieu , jusqu’à ce qu’à l’instant de l’union, les électricités di paraissent a,vec une élévation de température si grande, qu’il se produit du fèu*.
- Dans l’état actuel de nos connaissances, ajoute-t-il { explication la plus probable de la combustion et de ‘ignitiom, qui en est l'effet,est donc que, dans toute combinaison chimique il y a neutralisation des électricités opposées, et que celte neutralisation produit le feu, delà même manière qu’elle le produit dans les décharge» de la bouteille électrique, de la pile électrique et du tonnerre, sans être accompagnée, dans c«s derniers phénomènes, d’une combinaison chimique. On voit quenotte théorie repose sur des hypothèses à la vérité très-,ngénieuses. Ce savant a la bonne foi d’en convenir., * J’ai introduit, dit-il, au lieu d’une hypothèse qui ne plus, une autre qui, jusqu’à présent, est conforme " l’expérience acquise, mais qui, peut-être sous peu,, ®Ura le sort de la première, et ne sera plus d’accord. avec une expérience plus étendue. *
- H.-J. Davy, de son côté, a émis une autre théorie : Routes les fois que les forces chimiques qui déterminent , combinaison ou la décomposition s’exercent 'aveG; , les phénomène* d« combustion, ou d’inçan--
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- ( 3o.)
- deseenee avec changement de propriété, se manifestent ; ainsi donc, dit-il, la distinction des corps ou soutiens de la combustion et combustibles, qui sert de base à quelques derniers traités de chimie , est frivole et partiale ; car, dans le fait, une substance joue souvent les deux rôles étant, dans un cas, soutien de combustion en apparence, et dans un autre, combustible; mais, dans l’un et l’autre cas, la lumière et la chaleur sont dues à la même cause, et indiquent seulement l’énergie et la rapidité avec laquelle l’action réciproque s’exerce.
- Ainsi, par exemple , l’hydrogène sulfuré est un combustible avec l’oxigène et le chlore, et il est soutien de combustion avec Je potassium. Le soufre avec le chlore et l’oxigène est une hase combustible ; tandis qu’avec les métaux, il joue le rôle de soutien de combustion , puisqu’il en résulte une incandescence et une saturation réciproque. Pareillement, le potassium s’unit avec une telle énergie au tellure et à l’arsenic, qu’il se produit un phénomène de combustion, et nous ne pouvons pas ici attribuer le phénomène au dégagement de la chaleur latente occasionnée par la condensation de volume. Le protoxide de chlore, substance qui ne contient aucun clément combustih le, développe avec une force extrême, au moment de sa décomposition, de la chaleur et de la lumière, et cependant son volume est quintuplé. Le chlorure et l’iodure d’azote, composés aussi dépourvus de toute substance inflammable, selon la manière de voir ordinaire, se réduisent en leurs élémens avec une force d’explosion effrayante : et le premier de ces corps occupe un volume au-delà de fioo fuis plus grand que celui qu’il avait d’abord. Or, d’après les principes de h* chaleur latente, un froid considérable devrait, au contraire , accompagner une pareille dilatation. De même encore , les chlorates et nitra'es , traités par le charbon? le sou Ire, le phosphore, ou les métaux, donnent lieu à déflagration, ou détonnent, et le volume des substances se combinant , est augmenté dans une grande proportion, on peut en dire autant des azotures d’or et d’argent. A la vérité, la combustion de la poudre à canon? phénomène avec lequel les hommes sont si familiers? aurait dû être un obstacle à l’admission de l’hypothèse de Lavoisier sur la combustion : et les subterfuges auxquels on a été obligé de recourir, et qu’on a adoptés pour le concilier avec la théorie, ne méritent point d'être détaillés.
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- Il . (sO
- est évident, d’après les faits précédens, i° que la
- ^ibiistioi» ne dépend pas nécessairement de l’action e l’oxigène ; 2° que le développement de la chaleur ne ,ii|; pas être attribué uniquement à ce que ce gaz par-ce fluide éthéré avec le corps auquel il se fixe, ou 11 d bride , et 3° qu’il n’y a pas de substance particule ou de forme de matière nécessaire pour produire 11 effet ; mais que c’est un résultat général des actions tc<proques de toutes les substances qui sont douées les .^s pour les autres d’une forte affinité chimique, ou fj1 jouissent de facultés électriques opposées ; et que cet i *et a lieu dans tous les cas où l’on peut concevoir qu’un veinent interne et violent est communiqué aux '^ticules des corps.
- On peut, en effet, avec raison, attribuer tous les plié-^ftiènes ciiiiiiiques à des mouvemens entre les parti-extrêmes de la matière qui tendent à changer la institution de la masse.
- h H fut autrefois très-conforme aux principes : d’attri-H'nr le calorique dégagé dans la combustion à la moindre opacité pour le calorique dans la substance produite ; '^'niques phénomènes, observés légèrement, donnèrent ,'rii à généraliser cette idée : à ce sujet, je me conten-i'ai de rapporter les conclusions auxquelles MM. Du-ttlng et Petitsontparvenus , parsuite de leurs recherches ll’ir les lois de la chaleur, ainsi que celles de MM. De-ij^ùiche et Bérard : « Nous pouvons encore, disent ces iiles physiciens, déduire de nos recherches cette autre fnnsé quence d’une haute importance pour la théorie ^‘néralede l’action chimique sur la quantité de chaleur, i^'eloppée à l’instant de la combinaison des corps, n’a '^ttine relation avec la capacité des élémens, et que , '‘fus le plus grand nombre de cas, cette perte de chaleur 11 çst suivie d’aucune diminution dans la capacité des ^mposés formés; ainsi, par exemple, la combinaison e l’oxigèneet de l’hydrogène, ou du soufre et du plomb, 'lui développe une si grande quantité de chaleur, ne '’r°duit point une plus grande altération dans la capacité ,e l’eau, ou du sulfure de plomb , que la combinaison ,e l’oxigène avec le cuivre , le plomb, l’argent, ou celle u soufre avec le carbone, n’en apporte dans la capacité <îs oxides de ces métaux , ou dans celle du carbure de *l,utre.» — « Nous concevons que les rapports que nous
- vons fait connaître entre les chaleurs spécifiques des
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- corps simples et celles de leurs composés écartent ^ possibilité de supposer que la chaleur développée w l’action chimique doive simplement son origine au*caF jique dégagé dans le changement d’état, ou à ce> qu’on suppose combiné avec les molécules matériel'
- (Annales de chimie et physique X. )
- Ou voit, par cet exposé, que la théorie de Lavoisi^ quoique très-séduisante, et rendant compte d’un gi’a nombre de faits,, a été attaquée par une série d’aiitiy faits contraires qui, s’ils ne constituent point à eux se«’ une véritable théorie de la combustion, n’en sont pa’ moins des précieux matériaux pour y parvenir. Davf' comme on a pu le voir , se rapproche de Berzélius , et attribuant, en quelque sorte, la combustion à une foi'11' affinité chimique de toutes les substances les unes po11' les antres , ou qui jouissent de- facultés électiiq,ie' opposées.
- Quoi qu’il en soit, la théorie de Lavoisier a pour etf* encore l’assentiment d’un grand nombre de chimiste dans les ails, surtout, elle est généralement adoptée1 parce qu’elle rend compte de Faction de Fair dans l’at-’l* de la combustion.
- article p.
- De la nature de la flamme.
- H. Davy s’est livré, sur ce sujet, à de curieuses recbe1' ches qui ne figurent que dans un très-petit nombre d’oÿ‘ vrages élémentaires ; ce n’est même que dans le dictiuf naire de Chimie du docteur Ure qu’on les trouve décj1' tes avec quelques détails. L’intérêt dont celte connais' «ance peut être pour le poêlier-fumiste nous a portés’ en offrir ici nn précis.
- La flamme des combustibles peut être considéré comme la combustion d’un mélange explosif de gaz if' flamnjable , ou de vapeur avec de l’air, on ne peut pf4 la regarder comme une simple combustion ayaut lieu ^ la surface du corps de la matière inflammable. ^ prouve ce fait en tenant une bougie ou un morceau df
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- flll
- ( 33')
- Qsphore brûlant dans une flamme produite par la ^bastion de Palcohol; la flamme de la bougie ou dit , lüspbore se montrera en outre de l’autre flamme, dé— %t'0t-ran* Par existe de l’oxigène même dans son
- ]j er*enr. Lorsqu’une lampe de sûreté, ou gaze métal-l 't'ie, brûle dans un mélange très-explosif de gaz de ^•dlle et d’air atmosphérique , la lumiërs est faible et ^couleur pâle; tandis que celle produite par la com-d’un courant de ce même gaz dans l’atmos-*0j'eest extrêmement brillante, ainsi que chacun l’a vu a?s le procédé d’éelairagc. C’est alors une question jj présente quelque intérêt : » Pourquoi la combus-(Utl du mélange explosif, dans différentes circonstan-j)% produirait-elle des apparences si diverses?: » En régissant aux circonstances qui accompagnent ees deux ,Peces de combustion, sir H. Davyfut conduit à imac jjltler que ]a supériorité de la lumière dans le courant £ §az de houille devait être due à la décomposition partie du gaz dans l’intérieur même de la flamme,
- ^. endi oit où l’air s’y trouvait en moindre quantité, et k a précipitation de charbon à l’état solide, qui, d’a-par son igniuon , puis ensuite, par sa combustion , ^ Bienfait à un haut degré l’intensité de la lumière. 19 Expériences suivantes font voir que telle est en effet veritable solution du problème.
- l’on soutient un morceau de toile métallique, ayant. c vh'on 900 trous dans un pouce carré, au-dessus d’un ^tirant de gaz de houille qui s’échappe d'un petit ’Jati, et si l’un enflamme le gaz au-dessus de la gaze j etal|jqUe placée presqu’en contact avec l’orifice du , le gaz brûle avec son éclat accoutumé. En éle-J1*1- la toile métallique de manière que le gazse trouve, Et son inflammation, mélangé avec une plus grande Jj?antité d’air , la lumière s’affaiblit,, et, à une certaine js,ance , elle offre précisément l’aspect du mélange ex-1 °sif en combustion dans l’intérieucde la lampe; mais, jctoiquç, dans ce cas, la lumière soit très-faible , la cha-Et développée est néanmoins beaucoup plus grande lorsque la combustion est plus vive : et quand on, j. ace dans de cette flamme bleue faible un fil de jda-ne, if y devient instantanément à la température dit He blanc.
- faisant l’expérience l'inflammation dlun ctm*-
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- \ ^ 1 f, y
- rant de gaz de houille dan» un ordre inverse, et en »a sant arriver un tissu métallique par degrés depuis sommet de la flamme jusqu’à l’oriflce du tuyau, sont6' sultat est encore plus instructif. On trouve que le so®1' met de la flamme, intercepté par le tissu, ne dep®5* point de charbon solide; mais, à mesure qu’on l’abais^1 elle abandonne du chai lion en quantité considéra'1! que le pouvoir refroidissant du tissu métallique eml’®' che de brûler ; au bas de la flamme , où le gaz brûle at1’ une couleur bleue dans son contact immédiat avec l'a. ïnosphère, le charbon cesse de se déposer en quanti'1' visibles.
- Le principe de l’accroissement d’éclat et de den*1' des flammes , par la production et l’ignition d’une U13 tière solide, paraît rendre compte de plusieurs plié®0' mènes. C’est ainsi que le gaz déifient fournit la lunu®ri la plus blanche et la plus éclatante de tous les gaz cd® bustibles; parce que, comme nous le savons, d’après l£j expériences de Berthollet sur l’hydrogène carborné,1 dépose, à une température élevée, une grande qua" lilé de charbon solide ; le phosphore , qui s’élève en V‘1 peur à la température ordinaire et dont la vapeur 38 combine avec l’oxigene à cette température, est to® Jours lumineux,parce qu’ainsi qu’il y a lieu de le croid chaque particule d’acide formée cloit être à celle ®3 ïouge-blanc ; néanmoins, il existe assez de ces p®r( iicules dans un espace donné pour pouvoir élever se® siblement la température d’un corps solide qui est*® contact avec elles, quoique , dans la combustion rap<®, du phosphore, où il s’en trouve une immense quand1 dans un petit espace, elles produisent une chaleur pi1® intense*
- Les principes qu’on vient d’exposer expliquent Ment les apparences des différentes parties des flanii®*’ des corps en combustion , et de la flamme produite f3 le chalumeau. Le point de la flamme bleue plus in'® rieure où la chaleur est la plus grande est celui oû ‘8 totalité du charbon est brûlée dans sa combinaison g3' zeuse, et sans qu’il y a[t un dépôt préalable.
- Ils expliquent aussi l’intensité de la lumière de ced®-des flammes dans lesquelles il se produit une matiè'e solide fixe dans l’acte même de la combustion : tel!®3 sont, par exemple, les flammes du phosphore et du z'®c dans l’oxigène, etc,, etcelle du potassium dans le chlni'®’
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- asi que la faiblesse de la lumière de celles où il ne se p’duit qu’une matière volatile, comme cela a lieu par ^*oufre et l’hydrogène brûlant dans l’oxigène, le phos-lQre dans le chlore, etc.
- ^ Ls offrent encore les moyens d’augmenter la lumière ^ certaines substances en combustion, en plaçant au ^.'aou de, leurs flammes des corps môme ineombusli-) c’est ainsi que l’intensité de la lumière du soufre, ® l’hydrogène, de l’oxide de carbone, briilans , est .intentée à un haut degré en y projetant de l’oxide de J1*0, ou en y plaçant un fil très-délié d’amiante ou 1)6 gaze métallique.
- La chaleur des flammes (du moins celle qu’elles peu-1^1 communiquer à d’autres substances), peut actuel-l’hent être diminuée en augmentant leur lumière, et j,(Cerersâ. La flamme de combustion qui produit la plus jlc chaleur parmi toutes celles qu’on a examinées est e|‘c d’un mélange d’oxigène et d’hydrogène compri-fi®sdans le chalumeau de Newman. Cette flamme, û r^Ue visible dans un jour brillant, fond instantanément jCs corps les plus réfractaires, et la lumière produite par es corps solides qu’elle met en ignition est assez vive |.flûc affecter douloureusement l’œil. C’est une appliea-.Un qui doit certainemen t son origine à la découverte de ? K. Davy, que l’explosion de l’oxigène et de l’hydro-^'"c ne se communiquerait pas à travers de petites 011-eriiires, et il fit lui •même, le premier, cette expérience ycc un tube de verre capillaire. La flamme n’était pas Vl%le à l’extrémité du tube, parce que sa clarté était ''^passée par i’éciat brillant du verre en ignition à son °bfice.
- ARTICLE 10.
- la chaleur dégagée par différens combustibles dans l’acte de la combustion.
- Lavoisier, Crawford, Dalton et Rumford ont fait successivement des expériences pour déterminer la quantité e chaleur dégagée pendant la combustion de différens C?rPs. L’appareil employé par le dernier de ces physi-e,ens était très-simple, et peut-être le plus exact de ,0»s. La chaleur était conduite par des tubes aplatis métal dans le centré d’une masse d’eau , et çstimée
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- par la température qu'elle lui communiquait. Le table*11 suivant représente l’ensemble des résultats obtenus*
- SUBSTANCES
- aaCLËES, i livre.
- Hydrogène............
- Hydrogène carboné...
- Caz oléifiant........
- Oxide de carbone.... Huile d'olives... . ..... Huile de navette, .....
- Cire............... . .
- Suif.................
- Huile de térébenthine.
- Alcohol..............
- Ether sulfurique......
- Naphte.................
- Phosphore........»...
- Charbon.,.»,.........
- Soufre»..........
- Camphre...»..........
- Caoutchouc. .........
- Quantité de glace fondu®
- S , 3 ! en 1 ivres ).
- ô t
- ü > C „ iT •JJ JJ
- *5 3 0 S
- CJ a a
- — — —**
- y.5o 295.6 0 00 320
- 4.00 85
- 5.5o 88
- o.58 25
- 3.00 149.0 89 104 9f0i,
- 3.oo 124**,
- 3.oo 5.00 i35.o .96.0 97 104 io4 126,3+ m*^
- 60
- 2.06? 58 67.^
- 3.oo 62 107.°^
- 97-S3:
- 1,33 100 60
- 2.66 96.5 89 4o
- 1.00 20
- 70
- 42
- k‘kCSj^l^rences en*re les résultats font assez voir c011!, bien de nouvelles expériences sur ce sujet seraient J1* cessâmes. Le comte de Rumford entreprit une suite de’ Si*I».SUr *a c^aleur dégagée pendant la combustion ^différentes espèces de bois : il trouva qu’une livre de 1>01 produit, en brûlant, une quantité de chaleur suffis^ pour fondre de 34. à 54 livres de glace, ce qui donne ®|!( viron 4° pour terme moyen. MM. Clément et Désoin1^ ont trouvé que les bois fournissaient de la chaleur^., raison de leurs quantités respectives de carbone, qu<. regardent comme égales k la moitié du poids total ; e
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- . (5 y )
- Çar*ant de là, ils donnent 4-8 pour le nombre de livres 5e glace fondue par une livre de bois en brûlant, be tableau précédent est présenté d’une manière in-rrecte dans plusieurs ouvrages systématiques : le doc-Thomson, par exemple, établit qu’une livre d'hy-r°gène ne consume que 6 livres d’oxigène, bien qu’il j^rte lui-même à 8 la quantité nécessaire pour la satu-on. La proportion d’oxigène consumée par l’huile plive, le phosphore, le charbon et le soufre, sont paiement fautives.
- ] bh) trouve dans Dr Black's Lectures, vol. î, page 184,
- 1^* aotes suivantes : « 100 livres pesant de la meilleure ^°ûille de Newcastle, peuvent, quand elles sont brûlées un fourneau le mieux disposé possible, convertir n*iron 1/12 hogsheads (un muid et demi) d’eau, en va-^ û qui supporte la pression de l’atmosphère. » Or, ebe quantité d’eau pèse environ 790 livres ; donc une pdie de charbon convertit à-peu-près 8 parties d’eau 11 vapeur. Le comte de Rnmford dit que la chaleur j^duite dans la combustion d’une livre de charbon de ,etre ferait bouillir 36,3/io livres d’eau refroidie au point congélation; mais nous savons qu’il faut environ I °lsi/2 autant de chaleur pour convertir l’eau bouille en vapeur; donc ------------6 -f- sera la quantité
- eau qu’une livre de charbon de terre pourrait cenver-r vapeur.
- ^."LWatt a trouvé qu’il faut que la portion delà chnu-exposée au feu ait 8 pieds de surface pour pou-^ lr vaporiser un pied cube d’eau par heure, et qu’un l|Qlsseau, ou 84 livres de charbon de terre de Newcas-^ brûlé de cette manière, vaporiseront de 8 à 12 pieds b es* II estimait que la chaleur dépensée pour faire °(*illir un pied cube d’eau était environ six fois celle serait convenable pour l’élever de la température ^,°yenne à celle de l’ébullition. Or, la quantité moyenne j, eau vaporisée est ici de 10 pieds cubes qui pèsent 625 lVf,es : donc une livre de houille brûlée est suffisante jj0'3r mettre à l’état de vapeur environ sept livres et etnie d’eau à la température de i5° centigrades.
- ^ Dans les circonstances qui nécessitaient l’emploi de °ls au lien de charbon de terre dans les machines à va-M. Walt employait toujours trois fois la quantité p combustibles qu’il lui aurait fallu en charbon de Crre. Le cube de charbon de terre de Glascow est re-
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- connu pour n’avoir que les 3/4 du pouvoir calorifî^ du charbon de terre de Newcastle, et le petit charb1’ de terre, ou culm, doit être employé en quantité doub ^
- pour produire le même effet que lorsqu’il est en P1'
- ’ - — -st'c
- gros morceaux. Un boisseau de charbon de Nevvcast est équivalent à un cent en poids du charbon de U^aS cow. (
- Je vais rapporter maintenant quelques expérien^ sur ce sujet, dues à sir H. Davy, et faisant suite à/c recherches sur la flamme. Son appareil se compose d récipient à mercure, muni d’un système de robinet,5 terminant en un fort tube de platine ayant une ti’es petite ouverture ; au-dessus de celle-ci était placée «jj capsule de cuivre remplie d’huile d’olive, dans laque était placé un thermomètre. L’huile fut chauffée à 1(1 cent. , pour éviter loute différence qui aurait pu a'01 lieu dans la communication de la chaleur à l’eau etpr° duite par la condensation de la vapeur aqueuse : la pr^ sion fut la même pour les différens gaz soumis à l’eXpf ïience : ils furent brûlés, autant que possible, dan* j même temps, et la flamme appliquée au même p)0111 de la coupe de cuivre, dont, après chaque expérieoc^ on avait soin d’essuyer le fond. On obtint les résufl3 suivans4
- Elève le tlierm. Oxigcne ÏUpPor<
- Substances. deioocent. à consumé, de cbal®1*
- Gaz oléifiant... 1290 4 cent.------6.0-------
- Hydrogène..... n4. 4-----------------t.o---------26.0
- Hydrog. sulfuré ni. 1--------------- 5.o---------6.$
- Gaz de houille. n3. 3---------------4-°------- 6*o°
- Oxide de carb.. ro3. 3--------------1.0-------
- Les données d’après lesquelles sir II. Davya calculé^1 rapports de chaleur sont les élévations de tempérât»1'0’ conjointement avec les quantités d’oxigène consumpcS' Nous voyons que l’hydrogène produit dans sa combusti0,
- plus de chaleur qu’aucun autre de sescomposés: fait <1^ se trouve bien d’accord avec le résultat de M.Daiton ; sea lement, le rapport de sir H. Davy est plus que double celui de M. Dalton, relativement à l’hydrogène et à lb) drogène carburé, Cependant, à ce sujet, sir H. Pa'v
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- w. . ( 59 )
- . ftarque qu’il gérait sans utilité déraisonner sur ces j,Pports qu’on regarderait comme exacts; car, pendant J^périence, le gaz oléifiant et le gaz de houille laissè-l’un et l’autre dér
- *ülf(
- poser du charbon , et l’hydrogène ,, llré abandonna beaucoup de soufre. Ils confirn eut ^Pendant les conclusions générales et font voir pie 'ydrogène se trouve placé au haut de l’échelle, tandis l’oxide de carbone occupe le bas. On pourrait, au. j^inier coup-d’oeil, imaginer que, d’après cette échelle, flamme de l’oxide de carbone devrait être étei »te ,,,r raréfraclion, au même degré que celle de l’hydro-||,1?6 carburé ; mais il faut se rappeler, ainsi qu’on l’a cel* lait voir, que l’oxide de carbone est un gaz beau-UP plus facile à enflammer et plus combustible.
- °£iirnens pratiques sur les quantités de chaleur qu’on peut obtenir de différentes espèces de combustibles.
- ]• ^près le coke, ce sont les houilles de première qua-jji0 qui, de tous les combustibles en usage, donnent le çi**® de chaleur. Ce qui distingue ces combustibles , h,e.st, qu’ils subissent une sorte de pression en bridant, (j1* lait que les morceaux contigus adhèrent et forment le feu des agglomérations qu’il est nécessaire de C()ls®r de temps en temps, pour que la combustion s’ac-p ^plisse comme elle doit se faire. La bouille qui a cette c "priété est noire et très-fragile ; elle se rompt en mor-f^11* qui ne ressemblent pas mal à des dés à jouer, de i**es un peu irrégulières.
- t Vuandil ne s’agit que de produire de la chaleur, il est ,| général préférable d’employer des houilles qui s’ag-h,, 'Uent au feu : ce caractère est le plus aisé à recon-yre.
- 1 faut 27 grammes de bouille de première qualité l llr élever d’un degré du th< rmomètre de Réamnur sj kilogrammes ou ioo litres d’eau; c’est-à-dire que |j’ Par hypothèse, vous avez un fourneau qui ne donne Pj,11 à aucune déperdition de chaleur, que la chaleur délite soit bien employée, îoo litres d’eau à o°, terme glace, s’élèveront à un degré de température%
- ^que vous aurez brûlé 27 grammes de bouille, b 1 de V eau était primitivement à 10 degrés, avec ce ^.de combustible, vous la porteriez à 11 ‘
- et ainsi
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- ( 4° ) . |e'
- Maintenant, si tous voulez voir combien il faudrait* combustible pour élever, avec le même Fourneau? lü litres d’eau prise au terme de la glace à celui de l’êbu lition, c’est-à-dire à 8o degrés Iléaumur, il faudra «i>ü( tiplier par 80 le poids de bouille qui est nécessaire élever cette quantité d’eau o° à i degré. Ainsi, il fauJ^i multiplier 27 grammes par 80, et le produit 3,id *i' sera le poids de houille qu’il faudra brûler. . „
- Si l’eau que vous mettez dans la chaudière, au b d’être à o° , était à io°,il faudrait soustraire ces io° 8o°, et multiplier par la difFérence 700 les 27 gramj11^ dont on a parlé ci-dessus. On emploierait la même re$ pour tous les cas semblables.
- Le coke de première qualité produit plus de châle® ' car il ne faut que 24 grammes de ce combustible p® élever d’un degré les 100 litres d’eau dont il est1
- question. i)(
- La dépense de combustible est bien plus forte p^j réduire 100 kilogrammes d’eau en vapeur; il faut 48 de houille de première qualité pour réduire en peur un poids de roo kil. d’eau prise à une tempérât® moyenne, 9° ou io° Iléaumur, c’est-à-dire que 1® |(
- pense de combustible est près de 7 fois plus considéra pour réduire un poids donné d’eau en vapeur que p‘b porter ce même poids d’eau de o° au point de l’ébu* tion. (f
- Avec ia kil. 34 de coke de première qualité, et y tirant tout le parti possible de la chaleur due à la bustion , ou peut réduire en vapeur 100 kil. d’eau PrI’ à 9° ou 10». |,
- Les quantités de chaleur produites varient avec qualité des houilles, et il en est qui, pour produira ^ mêmes effets sur l’eau , exigeraient une dépende combustible plus que double. ^
- La qualité et l’état de sécheresse du bois influer»1 * la chaleur que donne sa combustion : le bois vertc° tient un tiers d’eau de plus que le bois sec. ^
- La consommation du pin sec, pour élever d’un
- 100 kil. deau, est de 62 grammes, et, pour réduis . vapeur cette quantité d’eau prise à une tempérai J moyenne, elle est de 3o,84 kil. ; il faut 87,25 gram®^ de hêtre seo pour élever d’un degré la même qr»an ,| d’eau, et, pour la réduire en vapeur, il en faut 45,2® i Le chêne sec fournit moins de chaleur : il en faU j
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- jj."«nies portr élever d’un degré la quantité d’eau sus-j e > et 48 kil. pour la réduire en vapeur. Le tilleul en ^fnit plus ; 85 grammessuffisentpourobtenlrlemême Insultât, et 4a, 24 kilog. pour réduire en vapeur. L’orme,
- ] u'êne, le cerisier, tiennent à-peu-près le milieu entre et le chêne.
- Le charbon de bois exige une consommation de 34 F^Hmes pour élever d’un degré 100 kilog. d’eau, et 17 °S* pour réduire cette quantité en vapeur.
- peut distinguer deux espèces de tourbes : lapre-jj*ereest légère, spongieuse, et les matières végétales elle est formée n’ont point encore changé très sen-’junent de forme ; la deuxième espèce est compacte, altération des matières végétales y est complète ; *e est d’un brun noirâtre assez prononcé, c’est la pre-, ^l’e qualité de tourbe.
- L faut 96 grammes de tourbe de première qualité J,0,lr élever d’un degré 100 kilog. d’eau, et 86 kil. pour attire cette quantité en vapeur. La tourbe carbonisée 8 fort loin de donner autant de chaleur , à poids égal, le charbon de bois ; pour élever d’un degré 100 kil.
- , (!au, la consommation de la tourbe carbonisée doit de -fb grammes au minimum , et de 39 kilog. pour auire en vapeur cette même quantité d’eau.
- .Les nombres que l’on vient de donner ne peuvent obtenus dans la pratique qu’en apportant tous les ^’as possibles dans la construction des appareils, et, l’etat actuel de nos connaissances, il n’est guère lisible de les dépasser d’une manière remarquable.
- £
- ^périences pour déterminer tes quantités comparatives de Valeur dégagées dans la combustion des principales espèces de bois et de houilles employés comme combustibles u,‘x Etats-Unis, et pour déterminer aussi les quantités c°mparatives de chaleur perdue par tes appareils ordinaires que l’on emploie pour les brûler ;
- Par Mr Maücds-Bdlu
- c Les expériences détaillées dans ce mémoire furent . tHinencées en octobre 1823 et continuées presque sans J ,®rmiltence jusqu’en juin 1824, par suite d’une ma-'he de l’auteur ; elles furent discontinuées jusqu’en
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- (4»)
- mai i8a5 et continuées depuis ce moment sans iidef ruplion.
- L’auteur, trouvant des différences énormes entre >f! résultats de Lavoisier, Crawfort, Rumfort et DaU'üB’ pensa que le mode qu’ils avaient adopté pour leurs e* périences était peu convenable, et commença une «ej1 ^ d’expériences avec un appareil particulier dans lequel pouvait brûler de grandes quantités de combustibIeS’ il s’est proposé de parvenir aux résultats suivans :
- i°. Que l’appareil dans lequel la combustion est pj^ duite soit construit de manière que toute la chaleur & gagée, ou une proportion égale de toute la chaleur ^ gagée, puisse être mesurée par un moyen invariable;
- 2°. Que le corps qui reçoit la chaleur soit toujour affecté également par la communication de la mê**1 1 quantité de chaleur ;
- 3°. Que le milieu environnant soit à une tempéra^1 convenable.
- L’appareil employé d’abord par l’auteur n’avait paS 1 exactitude convenable ; d’après les observations , D1' Baie, il y a lait di s changeuiens importans ; v0> la description de celui auquel il s’est arrêté :
- Dans une chambre de r î pieds sur i4 et de g pieds Ji de haut est construite une autre chambre de 8 pieds cai1’1’ contenant 5xa pieds cubes ; les parois de la chainb1® intérieure sont formées de planches de 3 pouces sur 4’ les piliers, etc., sont à mortaises avec de.s tenons asse larges pour dépasser de quatre pouces ; le plancher cs supporté par deux pièces de bois en croix : le tout asS,1t îetti par des clavettes et sans clous, excepté la portee la fenêtre , et parfaitement ajusté. .
- La chambre intérieure est supportée à 6 pouces plancher extérieur ; l’air peut circuler aisément dess’uS' les sunaces intérieures et extérieures sont travail!0®,'
- avec soin pour qu’elles soient également conductrice’’ le poêle est un cylindre de 12 pouces de hauteur, 4- P*ec( de diamètre ; le cendrier a 4 pouces de profondeur 4 tle diamètre ; on peut les séparer pour introduireen ^ eux une chambre ou pièce concave de tôle perlorée^ trous-de demi-pouces de diamètres ; à trois pouces a* I dessus de cette chambre en est placée une autre e»11^ rement renfermée dans le corps du poêle et percée trous d’un quart de pouce de diamètre ; l’intéricW • j corps du poêle est destiné à.recevoir un cône du»1 ’
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- 'fttoinctest tourné vers le bas. L’espace entre les eylin-J'es est nécessaire dans les expériences sur l’authracite» Ue poêle est alimenté par l’àir au moyen d’ouvertures Pratiquées au-dessus du cendrier : elles peuvent être ermées au moyen d’une tirette mobile qui joint très-c*actemeut : la porte du milieu est nécessaire pour admettre l’air dans la cavité supérieure. Pour chauffer ,fau, on peut placer entre les deux cylindres un vase étatn en forme de croissant.
- Üans le cône, 3 quarts de pouee au-dessus de sa jonc-ron avec le corps du poêle, se trouve une ouverture de 1 Pouce de large et î pouce i/4 de long, couverte d’une j, aque mince de cuivre ; c’est par cette ouverture que 0t) juge de l’état du l'eu.
- Un tuyau de 2 pouces de diamètre, en étain très-m^nce, porte lachalenr dans la chambre ; les coudes ont ,'acun 9 pieds de long ; la longueur totale est de 4* Pleds ; cette longueur étant reconnue insuffisante pour ransmettre à l’air toute sa chaleur produite, et une-Porte de 3° ayant lieu-, on y fixa une boite de i4 pouces long-, io de large, et 2 huitièmes de pouces d’épais-Sti|rr, et dont l’intérieur et l’extérieur étaient noircis, et Passent à travers de cette boîte ; l’air est exposé à l’ac-lf)o d’une surface beaucoup plus grande que celle que Présente le tuyau;, et le peu de chaleur entraîné se ré-* Pat*d dans l’air de la chambre.
- Ues jointures des tuyaux,sont très-exactement.lutées ^ec de l’argile, et toute la surface extérieure recouverte " Un vernis noir.
- Ues registres pour régler l’admission de Pair dans le Poêle , ont tous la.même construction •• ce sont des places circulaires de tôle de fer mince , parfaitement postées pour fermer l’intérieur du tuyau. jLe tuyau passe au travers de la paroi de la chambre. |raUs la cheminée extérieure, près de ses extrémités , l’intérieur de la chambre, se trouve une ouverture Sllffisante pour admettre la boule d’un thermomètre : ^otte ouverture est fermée par une plaque mince d’étain ,ürt, exactement fixée à la tige du thermomètre. La u,de du thermomètre est placée au centre du tuyau.
- , Un autre thermomètre à mercure est suspendu dans a chambre ; enfin, un thermomètre différentiel de l'oslie a une de ses boules dans l’exlériaur et l’autre dans * tniéiieur ; les boules sont garnies d’oa écran fuit aveç.
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- I H i . ]l
- une feuille mince d’étain ; le thermomètre différentiel employé marquait 20° par i° du thermomètre à mcr' cure.
- Un tuyau muni d’un registre communique avec ‘c foyer du poêle et y porte la quantité d’air nécessaire-Un hygromètre formé de balles d’avoine sauvage eS placé le long d’une des parois de la chambre.
- Enfin, un baromètre est aussi placé dans la chambré La chambre extérieure a une capacité de 860 pie^ cubes, en déduisant 542 pieds cubes pour l’espace oÇ' cupé par la chambre intérieure et les matériaux qui13 composent. Cette chambre est placée au midi et 66 trouve défendue des vents d’ouest par une constructif qui s’avance de 10 pieds au midi ; elle a une porte avcc des volets à l’extérieur pour exclure, s’il est nécessa^I'", les rayons du soleil ; les murs de l’est et du sud sont f briques et ont 10 pouces d’épaisseur; les deux autr^ côtés sont en lattes et plâtres dq 4 pouces d’épaissem’1 qui la séparent d’un passage à l’ouest et d’une chanitf6 au nord. La cheminée est sur le mur de l’est ; un pe" poêle est placé dans la chambre, le tuyau passe au tr>‘ vers du plancher ; un thermomètre à mercure mesure!3 température de l’air, et sur une table est placée vu’6 balance pour peser les substances soumises à l’exp6' rience.
- Yoici comment les expériences ont été faites :
- On a pris des quantités égales en poids de chaque su^' stance sèche, c’est-à-dire desséchées à une températur6 de a5o° Fahrenheit. Il est nécessaire de déterminer*6 temps pendant lequel la combustion de chaque sut' stance maintient la température de la chambre iniérie^ à io° de plus que la chambre extérieure, et ce temp* donne la chaleur relative comparée avec le temps pe"' dant lequel une autre substance a maintenu la mêC’6 différence de température. Comme la température à® deux chambres est supposée restée stationnaire, les croissemenset les décroissemens de chaleur seront éga11* dans des temps égaux. On doit tenir compte de la ch*' leur communiquée par l’opérateur à l’air delà chambre1 après toutes ces précautions prises, on trouve la qua°'; tité de chaleur que développe chaque combustible, cj l’on remarque que cette quantité diffère moins pour deïj bois secs ç n p ie d qu’on fie le pensait ; par rapport al(
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- , ( 45 )
- .?les différences sont très-grandes à cause de la '«érence de densité.
- j, auteur a dressé deux longues tables renfermant les s,|ltats auxquels il est arrivé avec 46 espèces de bois j *9 espèces de houille. Nous regrettons de ne pouvoir J® joindre à cet extrait* mais leur étendue nous en em-P*che absolument.
- A la suite de ce mémoire, le même auteur en donne I1 autre sur la détermination de la perte comparative de paaleur produite par les différens appareils employés Rituellement pour le chauffage.
- Un petit changement a été fait à la chambre inté-^ure pour finir ce genre d’expériences : la cheminée .e la chambre extérieure étant à 12 pouces de la paroi R la chambre intérieure, sur le côté sud de celle-ci, ÜI1 a pratiqué à la paroi une ouverture suffisante pour > ser la chambre intérieure au foyer de la cheminée ; es côtés , la partie supérieure et inférieure de cette ou-ertme ont été fermés avec des planches parfaitement l0lutes, et le foyer peut alors être considéré comme fai-sRt partie de la chambre intérieure.
- , Tous les appareils, à l’exception du poêle, sont restés es mêmes. On choisit les appareils les plus employés les plus convenables pour la chambre ; on n’aurait R j sans de grands inconvéniens, se servir de tous les aPpareils proposés pour le chauffage.
- Les expériences furent condidtes sur le même plan ^eles premières, c’est-à-dire, en déterminant le temps pédant lequel l’air de l’intérieur de la chambre peut R’e maintenu à io° au-dessus de la température de la Rambre extérieure par la combustion dans chaque appareil de quantités égales en poids de chaque combus-LJde. Dans quelques cas, il fut nécessaire de faire usage ^ l‘ne plus grande quantité de combustible pour avoir résultats satisfaisans,mais réduits à la même échelle.
- Deux tables très-étendues renferment les résultats °menus avec 46 espèces de bois, i4 variétés de houille et 5 espèces de charbon ; la longueur de ces tables importantes ne nous permet pas de les joindre à cet extrait. Le qui peut du reste diminuer les regrets de ne point avoir ici ces tables, et les premières que nous avons si-SQalées, c’est que les bois employés aux expériences ®°nt pour la plupart étrangers à nos climats : cette ré-
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- . , U6)
- flexion peut, jusqu à un certain point, s'appliquer » diverses houilles dont les qualités ne nous sont f3’ connues.
- Nous croyons devoir ajouter ici une note sur les re cherches sur. l’application de Ja chaleur aux arts M. Clément a émises dans son cours.
- thaleur appliquée aux arts , par M. Clément. ( Cours ^
- chimie appliquée, professé au Conservatoire des Arts.)
- Après quelques généralités sur la théorie de la ch8', leur , M. Clément a passé de suite à ses application’ aux arts; il a, à cet effet, exposé les faits et principe suivans :
- ta chaleur utilisée dans les arts est celle qui résuh8 de la combustion ; les divers combustibles employ®9 sont le bois et son charbon, la houille, le coke et 1* tourbe; dans la combustion , l’oxigène de l’air se cofl1' bine avec ces matériaux et donne surtout naissance du gaz acide carbonique et à de l’eau, ou au prcniie* seulement, suivant la nature du combustible : sa chaleri dégagée dans cette circonstance est de deux espèces» i ° rayonnante ; elle se transmet à distance et dans toute5 les directions à travers l’air sans l’échauffer ; a° emportée par les gaz raréfiés qui s’échappent de la combustion» celle-ci tend à monter seulement.
- M. Clément a donné ici la description du calorimètre de glace , et son application a l’évaluation du caloriqu<! spécifique des corps ; il a indiqué le mode d’expérieocC en citant la suivante relative à l’eau : 1 kilogr. d’eau » à /5“, fond i kilogr. de glace à o°, et le fait passer à liquide, d’où l’on conclut que l’eau exige autant de ch8' leur pour passer de o solide à o liquide que pour passe* de a liquide à -5°. En faisant ici du degré thermom®' trique appliqué à un kilogr. d’eau une unité de chaleut» M. Clément établit qu’un kilogr. de glace à o exig'! pour fondre j5 unités.de chaleur qu’il appelle calories, cette unité exprime donc la quantité de chaleur uèccs* saire pour élever d’un degré la température d’un kilog1’* d’eau, et, quoiqu’elle ne soit pas d’une valeur constat!18 pour toute 1 échelle thermométrique, elle est cependant très-commode pour les calculs industriels. C’est ainsi»
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- Iç le calorimètre de glace, que l’on exprime dans tableau suivant la puissance calorifique de divers c°nibustibles.
- lilog. glace • calories.
- t kilogr. hydrogène fond 295 X 7^°~ 22125
- Idem charbon de bois sec 94 X “5 = 7050
- ld. id. ordinaire.. 80 X 75 — 6000
- Id. coke pur. 94 X 76 ==* 7o5o
- ld. bouille à yiQ cendre. 84,6o x 75 = 6545
- Id. id. à y4Q id. s4 X -5 ~ 7050
- Id. id. à y5 id. 76,80 x 75 = 5902
- Id. bois séché au feu... 48,88 X 75 = 3666
- ld. à l’air........ 38,4i X 75 — 2945
- Id. tourbe la meilleure.. 26,60 X 70 = 2000
- j tableau prouve que la houille, le coke et le charbon “ois, sont les meilleurs combustibles, et qu’un kilogr. e°es matériaux peut fournir, par la combustion, une fatuité de chaleur capable d'élever un kilogr. d’eau ^7o.5o°, OU) ce qui est la même chose , d’élever, de s ta température de 70,50 kilogr. d’eau ; mais ce ré-(at ne peut être obtenu en pratique, et l’on ne ^ple , dans des fourneaux bien construits , que les tiers de ce produit.
- ç h’on sent facilement comment on peut calculer avec Cs données la quantité de charbon qui est nécessaire J0"r élever une masse d’eau d’un certain nombre de ^Srés. Soit, par exemple, 1000 kilogr. à porter de i5°
- ]i 9(l°, l’on aurait 1000 kilogr. X 76 = /5ooo calories ;
- diviserait ce dernier nombre par le nombre de ca-d)f!es que le combustible employé est capable de pro-l^e en pratique ; ainsi, dans un bon fourneau, le char-v°a de terre de bonne qualité donne les deux tiers de j^° ; soit 4joo calories , l’on diviserait donc ici 75000 ^4700, et l’on aurait, pour combustible utile, 16 kilogr. echarbon.
- ,1 ^ capacité de l’air pour la chaleur est quatre fois o1,8 faible que celle de l’eau ; ainsi, une calorie pourra ever quatre kilogr, d’air de i°, ou, ce qui est la même
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- Chose, nn kilogr. d’air de 4° » pour obtenir une haju température, il faut une vive combustion ; mais la ca®, leur dégagée par les combustibles est la même en quanti dans une combustion lente que dans une combustj0 rapide. Le maximum de température qu’il.est possm d’obtenir ne peut dépasser 2200° centigr. ; la condiO11 la plus favorable à l’économie du chauffage est que l f1 qui alimente la combustion soit amené en propori10 telle qu’il se dépouille complètement de son oxigène, ® qu’il en emporte le moins possible ; il faut dix mèti cubes d’air atmosphérique pour brûler un kilogrami11 de charbon.
- L’air chaud qui s’élève dans les cheminées est la pal ^ sance mécanique qui appelle dans le foyer l’air utn®, la combustion. M. Clément a utilisé la loi de Toricel’J sur l’écoulement des fluides, pour calculer le tirage 0. ^ cheminées; il prend ici pour hauteur de chute ce* J accusée par l’inégalité de densité des gaz dans la cm minée et dans l’air environnant, et l’on sent cowbtf cette évaluation expérimentale est entachée de eau* d’erreurs. Il serait plus certain de chercher cet éléme ^ de calcul, comme l’a fait un de mes amis, avec 11 niveau d’eau. ,
- On dispose ce niveau de manière que l’une desbranri’ plonge dans la cheminée et l’autre dans l’air extériea{ L’on a ainsi une dépression dans l'intérieur qui incLq ^ en eau la force qui fait monter l’air dans la chemin*
- Il faut, dans la construction des fourneaux , chère*1', à dépouiller le plus possible de la chaleur l’air chaud . se dégage du foyer. A cet effet, si l’on veut chauffer a , chaudière, il faut faire circuler l’air chaud sur ses Paf0 j avant de le laisser passer dans la cheminée. ,,
- Les cheminées doivent être construites en mali^i j non conductrices, ainsi, les métaux ne conviennent lementpource genre de construction. M. Clément pcI)v qu il serait très-avantageux d’établir dans les chem*0® des fourneaux de machines à vapeurs , des serpentin- _ cuivre destinés à conduire l’eau dans les chaudièr^j
- afin d’utiliser, au profit dé celles-ci, une grande quan 1 j
- de chaleur que l’on perd ordinairement. Il pense Ç l’on pourrait économiser ainsi 1/10 du combustible* Dans les grands établissemens, il est avantagent n’avoir qu une grande cheminée pour plusieurs fny* Ainsi, à tr[a»cow, un® seule cheminée sert à 5o b*
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- oçanx. Les cheminées en tôle des bateaux à vapeur sont ’)tl obstacle à la marche, et l’on cherche les moyens de ^tnplacer, par des ventilateurs mus par la machine à v*Peur , la puissance mécanique de renouvellement “tienne par ces cheminées.
- 1VI. Clément est passé ensuite aux soufflets de forge ; il indiqué les moyens de calculer la quantité d’air qu’ils Peuvent donner dans un temps connu ; il estime que le ^Qasimum de charbon consumé par un soufflet de forge Minaire est égal à 238S grammes par minute.
- ^n préfère les soufflets à pistons , qui donnent des |?asses d’air plus considérables. Il existe à Myrthidvvil, T^s le pays de Galle», une usine de i4 hauts fourneaux, ^°Qt chacun fabrique 10,000 kilogr. de fer par jour. Les .««filets à pistons y ont 2m 745 de diamètre ; le piston r«Ppe 12 coups par 1'; le charbon brûlé par coup de yston est de i.n kilogr.: chaque soufflet consomme «ne 7Q2 kilogr. de charbon par heure. On a essayé vai-^««lent d’appliquer en grand l’éolipyle des laboratoires, ^°nime machine soufflante : la fonte travaillée par cette échine est de mauvaise qualité.
- I Clément a parlé ensuite des moyens d’alimenter «s fourneaux à la main et par machines. Il donne la référence aux machines, et il signale comme le meilleur ji,Ppareil alimentaire à cylindres cannelés qui brisent ^charbon, et à ventilateur qui le projecte sur la grille ; ^hauteur la plus convenable à laquelle on doive main-e«ir le combustible sur la grille est de 5 centim.
- . he professeur est passé ensuite il la vapeur. Un kilogr. ^ vapeur peut fondre environ 8 kilogr. de glace, et sa «sieur spécifique est prise pour 65o calories. La chaleur transmet d’un corps à un autre avec une intensité qui Srie avec la différence de température, ha vaporisation des liquides croît dans les chaudières, pas avec la surface que le liquide présente à l’air, a_is bien avec l’étendue des surfaces de la chaudière rd sont en contact avec le foyer ou l’air chaud. M. Clé-appelle ces surfaces surfaces de chauffes , c’est mirqmd , dans les machines à vapeur, où l’on veut Ptoduire un grand effet, oti-dispose les chaudières en «faces. L’on compte qu’un kilogr. de charbon produit ^ pratique 6 kilogr. de. vapeur d’eau , et qu’une sur-Ced’unmètre carré de cuivre , chauffé éeonomique-et convenablement, peut donner, dans une heure,
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- ?.5 kilogr. de vapeur ; 1 on peut, avec ces diverses don nées, calculer les dimension des fourneaux et des ch»u' dières nécessaires pour produire une quantité de vapeuf voulue dans un temps donné.
- Des causes qui modifient ou arrêtent la combustion > °u éteignent la flamme.
- Les premiers physiciens qui firent des expériences le vide de Boyle remarquèrent que la flamme cessa1, dans un air très-raréfié ; mais on .avait diversement . le degré de raréfaction nécessaire pour produire ce | effet ; les recherches auxquelles s’est livré sir II. Da'J sur cet objet sont très-instructives. Lorsque du gaz hj' drogène, se dégageant lentement d’un mélange conv,;' nabie , est enflammé à la sortie d’un tube de verre d’u(I petit orifice , comme cela a lieu, par exemple, dans 1* lampe philosophique de Priesley, de manière à produit® un jet de flamme d’environ i/6de pouce de hauteur/ qu’on l’introduit sous le récipient d’une machine pne®' ma tique contenant de 200 à 3oo pouces cubes d’air, flamme s’élargit à mesure que le récipient se vide d’a11,’J et quand l’éprouvette indique une pression de 4- à 5 f°” moindre que celle de l’atmosphère^la flamme est à maximum d’étendue: elle diminue'alorsgraduellement mais elle continue de brûler jusqu’à ce que la pressifl,) soit de 7 à 8 fois moindre, alors elle s’éteint.
- . Pour reconnaître sil’elfet était dû au défaut d’oxigèc^ sir H. Davy fit usage d’un jet de flamme plus consicr rable , qu’il introduisit dans le même appareil : mais, sa grande surprise, la combustion dura plus long-temp’j elle avait encore lieu même quand l’atmosphère fut1'3 réfié dix fois : et plusieurs essais successifs confirmer/ ce résultat; en faisant brûler le jet plus large, l’eXtP mité du tube de verre devint rouge-blanche, et cû11 serva une chaleur rouge jusqu’à l’extinction de la flamn,( ’ Ceci lui suggéra aussitôt l’idée que la chaleur que tube communiquait au gaz étaitla cause qui faisait du/ la combustion plus long-temps dans le cas oû l’on e»1 ployait une large flamme : les expériences suivant® ! vinrent appuyer cette conclusion. On roula en sp’[f. un fil de platine autour du sommet du tube, de manièt à se trouver dans le corps de la flamme et à la si11 monter ; on alluma alors le jet de flamme de 1/6 dS
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- Pouce de hauteur, et on fit le vide. Le fil de platine ne ai'da pas à devenir rouge-blanc dans le centre de la >4mme , et môme il s’en fondit une petite partie vers le s°Qimet du tube ; le fil continua d’être blanc quand la jussion fut devenue six fois plus petite ; quand elle le I1! dix fois, il resta encore rouge dans sa partie supé-beru-e ; et tant qu’il fut d’un rouge obscur, le gaz, quoique Pertainement éteint au-dessous , continua encore de fûler dans la partie en contact avec le fil chaud , et la cornbustion ne s’arrêta que lorsque la pression eut été Adulte à être treize fois moindre.
- . Il paraît, d’après ce résultat , que la flamme de l’hy-Qr°gène s’éteint dans des atmosphères raréfiés, seulement lors que la chaleur qu’elle produit est insuffisante Pour entretenir la combustion ; ce que l’on reconnaît avoir lieu quand elle ne peut plus communiquer au ^étal une ignition visible ; et, comme c’est justement ? température nécessaire pour l’inflammation de l’hy-rogène à la pression ordinaire , il paraît que sa combus-‘“i/tîe n’est ni diminuée ni augmentée par la raréfaction Produite par la diminution de pression.
- , P’après cette manière de voir , relativement à l’hy-jtfogène, il s’ensuivrait que, parmi les autres corps comestibles, ceux qui exigent le moins de chaleur pour leur C(,lftbustion doivent brûler dans un air plus raréfié que PeUx qui en exigent davantage ; et ceux qui développent Oaucoup de chaleur dans leur combustion doivent, °utes choses égales d’ailleurs, brûler dans un air plus aféfié que ceux qui en produisent peu. Toutes les exitances faites depuis confirment ces conclusions.
- ^es faits n’infirment point ce que l’expérience nous a ^Ppris que l’air active d’autant moins la combustion qu’il J plus raréfié ; aussi voyons-nous le bois brûler d’autant P‘Us rapidement en hiver dans les cheminées que l’air j^ plus froid et sec. Si l’air humide est moins propre à 3 combustion , ce n’est point directement à l’eaumême 511fi contient qu’on doit attribuer cet effet, mais bien a ta raréfaction qui est en raison directe de l’humidité e l’air, ou, si l’on veut, de l’eau qu’il contient. Voilà Pourquoi l’air humide est moins propre à la combustion l’air sec.
- De l'air atmosphérique.
- Hans un ouvrage dans lequel la combustion joue un
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- si ^rand rôle, nous croyons indispensable de parler l’air, de cet agent, sans la présence duquel cette me*11 . combustion ne saurait avoir lieu. Son étude et la co» naissance de ses propriétés importent d’ailleurs iu“D ment au poêlier, au fumiste, eto.
- On donne le nom d’atmosphère à cette masse gazeus0’ formée de tous les corps susceptibles de rester à l’«ta de gaz au de^ré de pression et de température sous 1 quel nous vivons, ainsi que d’une foule d’autres su»' stances solides,très-divisées et suspenduesdans.ee fluJ aériforme. Le nom dW , ou d’mV atmosphérique , consacré, au contraire, au gaz qui, abstraction faite » toutes les exhalaisons, les vapeurs, etc., qu’il contien > entoure le globe terrestre , s’élève à une hauteur i» connue, pénètre dans les abîmes les plus profonds, *a ; partie de tous les corps et adhère à leur surface. Sans \ secours de ce fluide élastique, le végétal ni l'animal»! sauraient vivre. Nous allons énumérer ses principa‘e | propriétés. j
- Pesanteur de l’air. Aristote avait connu cette pesa° ! teur qui fut niée par ses successeurs jusqu’à Galil00,J| Torricelli et Pascal. Omnia praeter igntm pondus, ava | dit le philosophe grec; signurn cujus est ulrem infini11 ,| plus ponderis quam vacuum habere. Il avait constaté a°? i qu’en dissolvant de l’eau il devenait plus léger : cum ' ' tiqua eæ aere est arta , gravior est. L’épaisseur de la c° j cbe d’air atmosphérique qui environne la terre ne sa^ rait être exactement déterminée, puisque sa dens> 1 varie suivant son élévation. On l’évalue cependant j i5 à 17 lieux ; le poids ou la pression de cette cou» équivaut à celui d’une colonne d’eau de 3a pieds » d^une de mercure de 28 pouces. Or, comme le p01,^ d un pied cube d’eau est égal à 64 livres, on n’a • multiplier 64 par 3a et l’on obtiendra 2,048 pour ce d une colonne d’eau de 32 pieds carrés. ^
- En multipliant ensuite la surface de la terre, éval» ( à 5,547?Soo,ooo,ooo,ooo pieds carrés par 2,048, 1 °»
- pour produit 1 j ,36i,894,4^0,000,000,000, qui estla v leur approchante avec laquelle l’air comprime la maS’s des corps terrestres. Il est aisé de voir que nous ser>°^ écrasés par cet énorme poids, si les couchés latérale ^ inférieures de 1 air ne jouissaient pas d’une égale pr® sion qui sert d’équilibre à la pression supérieure, com»“ l’eau de la tne_r s des fleuves, etc., nous en offre ü
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- temple ; c'est sur cette pesanteur de l’air et sur sa dilatation ou sa compression qu’est fondée la théorie du baromètre.
- Compression de Pair. L’air est si compressible qu’on Peut lui faire occuper un très-petit volume, soit par une b>rte pression , soit par une grande diminution de température ; mais , dès que l’un ou l’autre viennent à cesser, il reprend plus ou moins vite son premier état. On Peut donc, par l’action du calorique, augmenter prodigieusement le ressort de l’air, en lui faisant occuper un plus grand espace et le rendant ainsi beaucoup plus lé-Ser, comme on pourra le voir dans l’article suivant :
- Dilatabilité de Pair. L’air peut se dilater de trois macères : i° par une diminution de pression ; 2° en dissol-vant de l’eau; 3° par l’action du calorique; il résulte Jes expériences faites, dans le même temps,parM. Gay-bussac , en France, et M. Dalton, en Angleterre, que to«s les fluides aériformes, soit gaz permanens, soit vapeurs, chauffés de o" à ioo°, se dilatent dans le rapport de ioo à i37,5 , par conséquent, l’augmentation de vo-^tne est de 3y,5 ; en divisant par 100, l’augmentation Pour chaque degré de thermomètre est de 0,570.
- L’air dissout d’autant plus d’eau qu’il est plus dense
- plus chaud ; il est alors d’autant plus rare qu’il consent plus d’eau en dissolution ; voilà pourquoi l’air humide est moins propre à la combustion que l’air sec qui, sous le même volume, offre plus de poids.
- , L’air n’éprouve aucune décomposition par la plus ”®ute ou par la plus basse température ; tous les corps c°rnbustibles sont susceptibles de lui enlever l’un de ses Principes constituans, l’oxigène.
- Composition. L’air fut considéré par les anciens philosophes comme un élément; Démocrite entrevit sa composition ; il en fut de même d’Hypocrate, de Pline, de Newton, Boyle, Hooke et Mayow. La connaissance de ®®tte importante découverte était réservée au génie d’un homme dont le nom est devenu l’emblème de la Science, des talens et des vertus. En effet, guidé par son Bénie et par les importans travaux de Schèele et de y'iestley, Lavoisier parvint, en août 1774? à opérer la décomposition de l’air, source de la naissance de la ridnaie pneumatique et des nombreuses vérités qu’elle a fait éclore,
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- Lavoisier reconnut que l’air était un mélangé de
- Air vital ou oxigène...........79
- Azote........................ 21
- 100 j
- Ces expériences répétées depuis en Egypte, en France? j en Angleterre, en Espagne , etc., par MM. Berthollet* Davy, Gay-Lussac, de Humboldt, Julia de FontenellÇ» j de Martyî Campy fils, etc. , n’ont montré dans lait que ai oxigène et 79 azote.
- La connaissance de ces deux gaz se rattache trop a celle de l’air pour ne pas les faire connaître.
- Ve VAzote.
- Le gaz azote est incolore et insipide ; son odeuV est un peu fade quand il a été dégagé des substances animale!'» il est impropre à la combustion et à la respiration ; son poids spécifique est de 0,967; il entre dans la compost' tion de l’air pour 79/100.
- Ve l’Oxigène.
- Le gaz oxigène est incolore, inodore, insipide; sojj poids spécifique est à celui de l’air ÎJ 1,1025 ; à 100 ;1 est le seul gaz propre à la respiration et à la combustion» et c’est à sa présence dans l’air atmosphérique que ce' loi-ci doit d’être considéré comme l’agent indispensn' ble de la combustion. Si l’on plonge un animal ou un corps en ignition dans l’azote, le premier meurt aussito^ et le second s’éleint ; dans le gaz oxigène il vit beau' coup plus long-temps que dans l’air et le corps en coin bustion y brûle rapidement en répandant une vive h1' mière et une grande chaleur ; bien plus un corps qui cs presque éteint s’y rallume promptement.
- Nous ne pousserons pas plus loin cet examen; noUs nous bornerons à dire que l’oxigène, en s’unissant au* métaux, les convertit en oxides, (rouilles ou terres ffl®' talliques) et qu’en s’unissant à d’autres substances» '* forme entre elles une classe d’acides connue sous le non1 d ’oxatides.
- Il est aisé de voir que l’air n’est agent de la combus* tion que par l’oxigène qu’il contient et que,plus l’air se?* dépouillé de ce gaz, comme celui qui a déjà servi à
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- combustion et qui s’échappe par le tuyau des chenu-nees , moins il sera propre à cette opération.
- Circulation de l’air dans un appariement où il y a du feu.
- L’air le plus chaud occupe la partie supérieure, en '^l'Indela légèreté qu’il a acquise. S’il peut entrer de ,air frais par quelque endroit, il s’établit dans l’appar-®Uient deux courans en sens contraires, l’un d’air froid, ,apartie inférieure, l’autre d’air chaud, à la partie su-Pfirieuve ; le premier se dirige vers le foyer, l’autre s’é
- cli,
- aPpe au dehors. Tout le monde sait qu’étant auprès
- 'isse
- a v
- a feu, on sent sur les jambes un air froid qui se D _ \ar dessous les portes; c’est pour l’éviter qu’on dispose Qes paravents derrière soi. On peut se convaincre facilement de l’existence de ces deux courans , en plaçant, de la porte une bougie allumée sur le plancher, etune autre à la partie supérieure : on verra leurs flammes Wes en sens contraires.
- Auprès des tuyaux d’un poêle, il y a toujours un courut ascendant d’air dilaté ; c’est ce courant qui frappe es spirales de papier que les enfans suspendent au tuyau ül' des fds de fer, et les fait tourner.
- .C’est l’air dilaté qui, en s’élevant dans le tuyau d’une ‘riminée, entraîne avec lui les fumées et les diverses ^stances volatiles qui s’échappent du combustible; |0i) conçoit qu’il doit y avoir un certain rapport entre la ïrgeur du tuyau et le degré de chaleur qui se développe I*1 foyer, pour que la construction soit parfaite. Il est
- en général , que le tuyau soit très-étroit, parce d’alors l’air dilaté s’échappe avec plus de vitesse.
- ART. 1 2 .
- De la Fumée.
- On donne le nom de fumée à une production ga-P'üse, opaque, diversement colorée, qui se dégage sou-eOt des corps, surtout quand leur combustion est in-j^iMplète , comme le bois , le charbon , etc. , dans nos °yers. La fumée ^est formée :
- Des produits gazeux de la combustion , acide carbonique et eau en vapeur;
- De l’azote de l’air qui a servi à la combustion ;
- • Des gaz combustibles qui ont échappé à la coin bus-.lion;
- *°> Dç charbon très-fin qui sç volaUlise;
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- 5°. D’acide acétique ;
- 6°. D’huile empyreumatique.
- < La fumée, en passant sur des corps froids, s’y cond«n ^ en partie et s’y dépose sous forme de suie, tandis qu les gaz azote, acide carbonique, etc. , se dégagc° ' M. Reichembach, qui a fait une étude approfondie la suie , y a découvert la créosote , la capnomore, D pione, la parafine, la plcamare, etc., substances qui d° vent, par conséquent, exister dans la fumée.
- CHAPITRE IL
- Causes de l’ascension de la fumée. -- Du mouvement de l’air da”* . tuyaux de cheminées. — Détermination de la vitesse du tirage ^ les tuyaux de cheminées.--Du renouvellement de l’air néce$s à la combustion. —» De la Ventilation.
- ARTICLE PREMIER.
- Causes de l'ascension de la Fumée.
- La fumée d’un feu allumé en plein air s’élève raP*1 dement, parce que la chaleur du foyer, en la raréfia1" la rend spécifiquement (i) plus légère que l’air; elle^ à l’égard de l’atmosphère, ce qu’est à l'égard de l’ea un morceau de liège, qui, plongé à une certaine pt0. fondeur dans cette eau et abandonné ensuite à p même , remonte à la surface. C’est aussi pour cette ral son que les ballons s’élèvent dans l’atmosphère. rendre, cet effet sensible, Rumfort a dit : « Si l’on mj de petites balles ou de gros plombs à giboyer avec pois, et qu’on secoue le tout dans un boisseau, le piou1 se séparera, il se logera au fond du vase et forcera, P , sa plus grande pesanteur, les pois à se mouvoir de ^ en haut contre leur tendance naturelle , et à occuper 1 partie supérieure du mélange. ,
- * Si l’on met dans un vase de l’eau et de l’huile >e, qu’on les mêle bien ensemble, aussitôt qu’on aura cesS d’agiter ce mélange, l’eau, comme le plus pesant de deux liquides, descendra au fond du vase, et l'huil8’
- (i) CJest-a-dire que de deux volumes égaux, l’on d’air atin05!’!'6
- , 1 autre de tumee , celui-ci posera beaucoup moins.
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- . ( 57 )
- ® *assêe de sa place par l’excès du poids de l’eau , s’élc-e,’a et finira par surnager tout entière à la surface de Ce liquide.
- d’* -Si V ’on plonge dans l'eau une bouteille pleine . huile, ouverte par le haut, l’huile s’élèvera hors de la °uteille, et, traversant l’eau sous la forme d’un filet c°utinu, elle s’étendra sur sa surface.
- _ • Il en arrivera de même toutes les fois que deux •udesde densités différentes, c’est-à-dire, dont le poids, volume égal, est différent, ce qu’on appelle aussi pe-S(tnteur spécifique, seront en contact ou mêlés eusem-lei le plus léger sera soulevé de bas en haut par la endance du pluspesaut à descendre. »
- Si l’on met en contact deux quantités d’un même aUide à des températures différentes, celle qui sera la P|us chaude ou la plus raréfiée, étant spécifiquement Plus légère que la portion froide, occupera la surface 8apérieure du mélange. Que l’on place une bouteille jlfiau chaude colorée au fond d’un vase plein d’eau foide, l’eau chaude s’élèvera à la surface et sera rem-Placée dans la bouteille par l’eau froide. C’est encore a*Usi que l’air froid d’un appartement occupe toujours ^partie inférieure, et l’air chaud la partie voisine du Plafond.
- , La différence de pesanteur spécifique de l’air et de a fumée est donc une des principales causes de son as-cptision; mais, dans les cheminées, une seconde cause *,eQt se joindre à la première et augmenter la rapidité Ha mouvement ascensionnel.
- L’air du caual ou tuyau d’une cheminée est ordinai-Siïient plus chaud , plus raréfié , et par conséquent *°oius pesant que l’air extérieur *, la colonne d’air qui esl dans la cheminée est poussée de bas en haut par la jalonne de même hauteur, mais plus pesante, qui est a°rs de l’appartement, ce qui détermine un courant assortant dont la rapidité est proportionnelle à la diffé-tence de pesanteur de ces deux colonnes; ce courant ^traîne la fumée déjà en mouvement, et lui ajoute nouvelle vitesse.
- Ces deux causes de l’ascension de la fumée ne sont constantes, et n’agissent pas toujours dans le même Sis. Ainsi, à mesure que la fumée s’éloigne du foyer, Sle perd de sa chaleur; sa pesanteur spécifique augmente, et peut même devenir plus grande que celle de
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- l’air environnant ; alors la fumée descendra dans 1 s’il est en repos. On voit par là que , sous le rapport cette première cause, la hauteur de la cheminée a bornes. .
- La seconde cause est aussi variable; car la vitesse courant dépend en môme temps de la différence u température entre les deux colonnes d’air et de le^1 hauteur, d’où l’on conclut que, sous le seul rapport d la vitesse du courant, la hauteur de la cheminée ne de vrait pas avoir de limites.
- Par la combinaison des causes ascensionnelles , ° explique pourquoi la fumée, en général, monte p'U{ vite la nuit que le jour , l’hiver que l’été , quand le »e* est en pleine activité que quand on l’allume, dans Ie appartemens bas que dans ceux élevés; pourquoi em^ elle descend souvent dans l’appartement, à midi,pe°' dant l’été, etc.
- Nous verrons dans la suite quelles sont les causes ac cidentelles ou particulières qui modifient les deux ca1^ ses générales ci-dessus énoncées, et contrarient ou la vorisent l’ascension de la fumée.
- ARTlCtB 2.
- Du mouvement de l’air dans les tuyaux de Cheminées•
- Les tuyaux de cheminées placés au-dessus des foye^s sont destinés à recueillir les gaz produits par la combuSj tion , et à leur procurer les moyens de s’échapper sans se répandre dans la pièce que l’on échauffe. Pour que la lumée et les autres produits se dirigent dans ces cou doits , il faut qU’il s’y établisse naturellement un cd1' rant ascendant qU; force une partie de l’air de la chat0' bre à se porter vers l’ouverture du tuyau, et à s’échap per avec la fumée. Nous allons d’abord examiner cou1
- ment le courant peut être établi. (î)
- Un foyer de cheminée surmonté d’un tuyau a , Pa^ cette addition , deux communications avec l’air exte rieur ; 1 une par les fissures de l’appartement, l’auft6 par l’ouverture supérieure du tuvau de la cheminée, l’on imagine un plan horizontal  B ( fg. a , p/. /), Pa*‘ santpar le sommet du tuyau de la cheminée, il délcf
- (i) Extrait des observations contenues dans le Mémoire de yelm, jmbl.é dans le JiwtUmnain de Physique, tome tidel’En^cl° peaie méthodique, ’
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- minera la hauteur de deux colonnes d’air; l’une, BD, dans l’intérieur du tuyau , et l’autre, A C, placée à l’ex-lérieur du bâtiment ; un second plus horizontal, CD, mené par le point où se fait la combustion, détermina la hauteur de ces deux colonnes qui sont évidemment égales en hauteur. Il résulte des lois de la statue des fluides, que deux colonnes de même hauteur m de même densité se font équilibre ; mais que, si l’une d’elles est plus dense que l’autre, l’équilibre sera rompu, celle qui aura plus de densité soulèvera l’autre.
- Si l’on suppose que l’air extérieur et celui du tuyau de la cheminée sont de même nature , comme l’air *'oid est plus dense que l’air chaud, il en résultera que, Selon que l’air du tuyau sera plus froid ou plus chaud *ll|e l’air extérieur, la pression exercée sur le foyer sera Plus petite ou plus grande que celle de l’air extérieur;
- de là, dans le premier cas , l’existence d’un courant ^Cendant dans le tuyau de cheminée , par la plus forte Cession exercée par l’air extérieur; et, dans le second cas, un courant descendant dans le tuyau, occasionné far la plus grande pression de l’air que le tuyau consent.
- Ces deux courans sont assez généralement observés dans les tuyaux de cheminées dans lesquels on ne fait Pas de feu ; et cela, selon que l’air de l’intérieur de l’ap-Partement avec lequel ces tuyaux communiquent est Plus ou moins chaud que l’air extérieur. Lorsque l’air Sst plus chaud, celui des tuyaux qui y communique Participant à cette température, il en résulte an couvrit d’air ascendant ; si, au contraire , l’air intérieur est Plus froid , il s’établit un courant descendant.
- Franklin, en conséquence de ce principe, avait annoncé qu’il se formait journellement dans les tuyaux d«s cheminées un courant d’air ascendant qui commence vers les cinq heures du soir et qui dure jusque Ve‘s les huit ou neuf heures du matin ; à cette heure , le Parant s'interrompt, et l’air intérieur se balance avec air extérieur; ensuite l’équilibre se rompt, et il suc-cède un courant descendant qui dore jusqu’au soir. Ce cùlèbre physicien s’exprime ainsi :
- « Pendant l’été , il. y a , généralement parlant, une grande différence de la chaleur de l’air à midi et à minuit , et conséquemment une grande différence par rapport à sa pesanteur spécifique, puisque, plus l’air est
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- échauffé, plus il est raréfié. Le tuyau d’une chemin®®» étant entouré presque entièrement par le reste de maison, est en grande partie à l’abri de l’action direc*e des rayons du soleil pendant le jour, et de la fraîche»1 de l’air pendant la nuit ; il conserve donc une tempé*3' ture moyenne entre la chaleur des jours et la fraîche»* des nuits, et il communique cette même température l’air qu’il contient. Lorsque l’air extérieur est plus îtO\ que celui qui est dans le tuyau de la cheminée, il d°J^ le forcer, par son excès de pesanteur , à monter et sortir par le haut. L’air d’en bas qui le remplace, éta» échauffé à son tour par la chaleur du tuyau , est éga‘e' ment poussé par l’air plus froid et plus pesant des c0«" ches inférieures, et ainsi le courant continue jusqu aU lendemain où le soleil, à mesure qu’il s’élève , chang® par degré l’état de l’air extérieur, le rend d’abord a»sSl chaud que celui du tuyau delà cheminée (et c’est alo*5 que le courant commence à vaciller), et, bientôt api'^s’
- le rend même plus chaud. Alors le tuyau étant froid que l’air qui y pénètre, le rafraîchit, le rend
- ,lus
- pesant que 1 air extérieur, et conséquemment le >ai descendre ; celui qui le remplace d’en haut étant fc' froidi à son tour, le courant descendant continue j,,s' que vers le soir, qu’il balance de nouveau, et cha»ge de direction , à cause du changement de la chaleur »6 l’air du dehors, tandis que celui du tuyau qui l’avoisi»e se maintient toujours à-peu-près dans la même tempe' rature moyenne. »
- Franklin ajoute encore une observation : c’est que,5’ la partie du tuyau d’une cheminée qui s’élève au-def sus du toit de la maison est un peu haute, et qu’elle a* trois de ses côtés successivement exposés à la chaleur d3 soleil, savoir ceux qui sont exposés au levant, au mi»1 et au couchant, et que le côté tourné au nord soit dé' fendu des vents froids du nord par les bâtimens att®' nans, il pourra souvent arriver qu’une telle chemin®6 soit si échauffée par le soleil qu’elle continue à tire( fortement de bas en haut pendant toutes les vingt-q»0, tre heures, et peut-être pendant plusieurs jours de suit®' Si on.peint le dehors de cette cheminée en noir, l’efle en sera encore plus grand, et le courant plus fort.
- Clavelin , savant^caminologiste, a cherché à vérifie* * ar l’expérience , l'existence et la loi de ces deux sorte*
- par
- de courant ; il résulte d« ses observations que l’ordre1
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- 'ad
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- urée de ce phénomène présentent beaucoup d’ano-^ a'ies ; que cependant le courant descendant de la nuit ^ assez régulier depuis cinq à six heures du soir jusqu’à ll*t ou lient'heures du matin; mais que le courant as-,‘Qaant du jour est loin de présenter autant de régula-
- même dans les temps calmes.
- j phénomènes nous font concevoir la raison pour Quelle, quand plusieurs tuyaux de cheminées se trou-j^t réunis en une seule masse, la fumée de celles où teu est allumé descend souvent dans les autres, et ^plit ainsi les appartemens.
- hn appliquant aux tuyaux des cheminées dans les-|lf:ües on fait du feu , la théorie des mouvemens ascen-j.^set descendans, occasionnés par la différence de den-y entre l’air extérieur et celui des tuyaux de chemi-i^e8> ou voit que, dès que le combustible du foyer com-j^eUce à s’enflammer, il attire , pour entretenir la com-jption, l’air qui communique à la partie la plus basse Jl'air extérieur, conséquemment celui de la chambre; jar sa combinaison avec le combustible, il se dégage de j.olialeur qui échauffe l’air en contact avec le combus-celui-ci échauffé s’élève naturellement dans le tuyau est placé au-dessus du foyer; il se forme également >eurs produits plus légers que l’air atmosphérique qui lèvent également; enfin, il se forme quelques produits
- %
- j,Rieurs produits plus légers que l’air atmosphérique qui
- denses, lesquels, au degré de chaleur qu’ils ont irjuis en sortant du foyer, sont encore plus légers que t5lt‘ de la chambre. L’air échauffé et les produits de la j 't'bustion communiquent de la chaleur à l’air du ; bientôt celui-ci est assez échauffé pour que la s ,°nne de fluide qui remplit le tuyau de la cheminée I ^ plus légère que celle de l’air extérieur, alors le con-j,111 ascendant s’établit, et il acquiert une vitesse d’au-plus grande que la pesanteur de sa colonne diffère ,1,8 de celle de l’air extérieur, ou autrement qu’elle lUiert plus de légèreté.
- d résultats du mouvement de l’air dans les tuyaux (^cheminées, expliqués d’après ce principe : que tout P.' us léger que l’air de l’atmosphère s’élève en °pOrtion de la différence de sa pesanteur spéeifi-(| e» comme tout fluide plus pesant tombe par l’effet ^ même pesanteur, ont beaucoup d’analogie avec » flue présentent les siphons ; en effet, on sait que, atld les branches d’un siphon rempli d’un fluide plus
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- pesant que l’air atmosphérique sont égales, l’équil*^ se maintient 5 quand l’une est plus courte que l’autiÇ» comme A B et B G, fig. 4- bis , pl. /, le fluide s’éco» rapidement par l’extrémité C de la plus longue b#ancl’ \ et entraîne le liquide contenu dans la plus courte ' maintenant, que l’on renverse le siphon, et que c f branches soient dirigées en haut, il deviendra alors p0‘1,j les fluides plus léger que l’air de l’atmosphère, ce <J1’ était auparavant pour les liquides plus pcsans qu’e^j le fluide léger s’élèvera par la branche 1 aplus longue la colonne la plus longue entraînera la colonne ia P u courte, selon les lois inverses de la gravitation.
- Cette théorie établit en peu de mots tout le systèo^. de la caminologie ; elle est parfaitement démontrée les expériences que Clavelirt a faites avec le tuyau in1^ giné en 1686, par Dalesme, qui a été décrit dans Journal des Savons de la même année , et dont M. ne Hire rendit compte à l’Académie des Sciences (i)-
- Dalesme composa sa machine de plusieurs tuyaux fonte ou de tôle de fer, B C D, fig. 3 , pl. I, d’envi^ quatre à cinq pouces de diamètre, qui s’emboîtent lu dans l’autre ; elle se tenait droite au milieu de la chaf brc , sur une espèce de trépied fait exprès. A est le ^ où l’on fait le feu : en y mettant deux petits morcef1 de bois , on observe qu’il n’y a aucune apparence de » mée ni en A , ni en B. On ne peut en approcher la de moins d’un pied, à cause de la grande chaleur. l’on tire du feu de l’un des morceaux de bois, il fumc^ l’instant ; mais il cesse de fumer dès qu’on le reù1 dans le foyer. Les combustibles les plus puaus ne pr°j duisent pas la moindre odeur dans cette machiné j tous les parfums s’y perdent, ce qui n’arrive cepen<'all( que quand le feu qui est en A est bien allumé , et $ le tuyau B D est fort chaud ; de sorte que l’air qui en1' ( tient la combustion ne peut entrer que par l’ouvert1^ A, et ne frappe que sur le feu qui est à découvert ; ce moyen , la flamme et la fumée sont entraînées en v vers l’intérieur du tuyau , et sont obligées de trav-efs le combustible. j
- Pour que la combustion puisse s’opérer sans fuU>éc’.( faut que l’ouverture A soit proportionnée à l’ouvert, B ; il faut encore que l’ouverture A ne soit pas h
- (i) Tome x , ann, 1G8G, Transart. philos. , n* 181.
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- j^nde. Il paraît que ces rapports de grandeur ont em-tfcché que l’on ne tirât de cette machine tout le parti r'e sa découverte semblait en faire espérer. Au reste, probablement à cette invention que l’on doit l’idée s.Cs allendiers, que l’on a établis comme foyers de plu-Siands fourneaux; c’est encore aux propriétés de ce Jsièrne que l’on doit les fourneaux et foyers furnivores. Revenons aux expériences que Clavelin a faites avec . machine , à laquelle il a fait subir quelques chan-Maliens pour la rendre propre aux expériences qu’il est proposées.
- R conserva partout la partie horizontale D D (fig. 4, j^-0, sur laquelle est soudé le bout du tuyau A faisant *jice de foyer; mais aux extrémités de cette partie il ^apta deux tuyaux verticaux B et G , dont il varia la Action. Dans le nombre d’expériences qu’il a faites 'ec cet appareil, deux surtout méritent une attention ”arh'eulière.
- , Première expérience. Lorsque les extrémités d’un *yau horizontal sont garnies des deux branches vertiges de la même longueur, le courant du réchaud placé ^tre deux , en A sur le tuyau horizontal, se partage en et sort par les deux branches ; mais si l’une de ces louches est maintenue froide, l’autre étant chaude, j6 courant s’établit de l’une à l’autre, descendant par la lynche froide, ascendant parla branche chaude; si ^ plonge celle-ci dans l’eau froide, le courant change descend pour remonter de l’autre côté ; si l’on sup-pnne l’une des branches, l’air entre alors par cette ex-,fetnité du tuyau , monte et sort par la branche res-aQte. Cet effet du refroidissement d’une des branches °e poêle sur la direction du courant est applicable Uft grand nombre de phénomènes de la caminologie. j Seconde expérience. La partie horizontale du tuyau et ^position du foyer restant les mêmes, si l’on bouche l,ne des branches et que l’on fasse mouvoir l’autre jus-jf0 à ce qu’elle soit horizontale E , l’air qui alimente le j°ypr entre par la branche ainsi couchée, la flamme et ? fumée s’élèvent au-dessus du foyer ; si alors on redisse peu-à-peu la branche qu’on avait couchée hori-,f)titalement, au lieu d’un seul courant on en aura deux aris la capacité du même tuyau, l’un entrant, l’autre s°i'tant. Plus on élève cette branche, plus le courant eïtant devient fort» Enfin, lorsqu’elle fait, avec la partie
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- horizontale de la machine, nu angle de 35 à 4° grés, le courant entrant sans cesse, et le courant nuj tant, le seul en activité, remplit toute la capacité ^ tuyau ; alors la flamme et la fumée plongent absoluir>tiD dans le foyer.
- D’après d’anciens réglemens, les tuyaux des cheif1. nées devaient avoir, à Paris, 3 pieds de long ( 1 mètf6.' sur io pouces de large (3o centim.), et ceux des cU* sines, de 4 pieds et demi à 5 pieds de long ( î mètre3 à 1 mètre 6o) sur îo pouces de large ( 3o centim-)•
- Dès 1624 ? Savot avait observé que , dans ces suri ^ de tuyaux, il s’établissait deux courans d’air : l’un as^ cendant, l’autre descendant. Clavelin a depuis éga
- lement remarqué que la colonne de fumée pèse Bj01^
- en général sur les côtés que vers son centre ; qu’ü^,1 résulte que, lorsque les ouvertures qui fournissent 1al | au foyer sont exactement fermées, il s’établit un co11 Tant d’air descendant sur l’un des côtés du tuyau, lanJ dis que la colonne de fumée s’élève dans l’autre parti6’ que c'est là une des causes qui font fumer les che»1^ nées : de sorte que beaucoup d’entre elles fument pa j les angles, quoique la fumée paraisse monter libreme0 ' Clavelin fait voir que , pour obvier à cet inconvénie1’ ' il faut rétrécir l’issue du tuyau jusqu’au point où l’*11’ pulsion de la colonne de fumée sur son centre ou sur s côtés soit nulle ou très-légère. f
- 11 est difficile d’indiquer une largeur constante p°“ les tuyaux de cheminée ; cette largeur doit être en prüfi
- Îiortion de la masse de vapeur fuligineuse et de l’air tp’ e tuyau doit recevoir. Ces conduits ne doivent pas 6^ assez resserrés pour donner lieu, en aucun temps, à , poussée par la chaleur , ni assez larges pour qu’il pu's' : s’y établir deux courans, l’un ascendant, l’autre iieS Cendant.
- On a cru, pendant long-temps, que le dévoiement tuyaux de cheminée contribuait à les faire fumer ; c’eS
- îyaux
- pourquoi on avait autrefois pris le parti d’adosser 111 *\ sur l’autre les tuyaux des divers étages qui se corresp0”
- daient ; mais on reconnut bientôt que cette nui
- ithod®
- avait deux inconvéniens : i° que les tuyaux élevés v'6t,1 tiealement étalent plus sujets à fumer ; a° qu’en ’le’ adossant les uns sur les autres , on diminuait l’éteuy1! des étages supérieurs. Depuis lors on a pris le parti < dévoyer sur leur élévation sans diminuer la solidit'-
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- ,Cllr construction, de manière que toutes leurs ouver-se rejoignent pour sortir au-dessus du toit.
- Vuelque crainte qu’on eût dans l’origine que cette diction oblique et tortueuse des tuyaux ne fût un obs-à l’ascension delà fumée ou une cause fréquente-lllcendie , l’expérience a, fait connaître que celte disposition n’apportait par elle-même aucun de ces incon-‘niens, pourvu que le tuyau n’eût rien dans son étendue P*pût arrêter la fumée. Aujourd’hui, on contourne les Oî&u* de mille manières ; on fait faire à la fumée plu-^Urg circonvolutions pour échauffer les appartemens 5 11 la fait descendre, monter * on la divise pour la faire lasser dans différens conduits, qui se réunissent ensuite j.4?8 le tuyau principal, comme dans le calorifère d’O-lv*er, les cheminées de Desarnod, de Curandeau, etc. ^liumford a proposé de rétrécir l’ouverture des obérées près du foyer, comme nous le venons, afin pigmenter la rapidité du courant. Ce mode, que l’on , Perfectionné de nos jours dans les foyers que l’on j^blit en avant des cheminées, obtient un grand succès-rsqu’il est employé avec les précautions qu’il exige, he rétrécissement de l’ouverture inférieure des clie-^‘Qées parait en contradiction avec le système opposé |,es larges hottes que l’on employait anciennement : ^Ue et l’autre manière a ses avantages et ses inconvé-ven*. Les hottes réunissent sur une grande surface les j °üuits de la combustion et toutes les vapeurs qui se prient au-dessus du foyer ; elles les dirigent vers le mais elles ne s’opposent pas à l’effet des courans '•Sçendans qui, comme on l’a déjà dit, s’établissent uinairement dans les tuyaux qui ont une grande lar-^l'r. Les rétrécissemens obligent la masse d’air, de gaz ^ Qe vapeur, qui se dirige vers le tuyau de la cheminée, ^resserrer dans le passage étroit qui se présente, à /•quérir dans ce passage une grande vitesse , laquelle ^attiente celle de l’ascension ; ils s’opposent, par la ^ otesse des ouvertures , au reflu.ement de l’air descen-,*Ut. L’air froid de l’appartement ne peut pas se réunir ^ uussi grande abondance avec les produits de la com-''«tion, d’où il résulte, i° une moins grande consom-atlon d’air, une moins grande rentrée d’air froid et ç1 l«oins grand refroidissement; 2° les produits de 1 a ’jubustion étant refroidis par l’air de l’intérieur qui s’y ont une plus grande torse ascensionnelle , et i®-.
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- t DO ) . ,u!ie:
- tirage en est mieux établi ; mais aussi se répand-n , bien moindre quantité de chaleur dans la pièce. .
- Clavelin semble préférer l’usage des hottes à celui rétrécissement du tuyau près du foyer. II observe qu 11 ! des dispositions les plus importantes et les moins c°. ( nues jusqu’ici, consiste à donner aux tuyaux de che*1 née une forme pyramidale, et que la base de ces tuya’ prise à six ou sept pieds au-dessus du foyer, ait un de plus que son issue à l’extrémité supérieure, en,s°(j( que la totalité du système du tuyau soit composée ^ deux pyramydes , l’une inférieure , de six à sept \>lC , de haut, à compter de la tablette du chambranle, aY j( pour base l’air du foyer, et pour sommet la base de pyramide supérieure ; la seconde, immédiatement dessus de celle-là , ayant pour base son sommet* pour sommet une ouverture d’un tiers moindre qi,e
- bdse- .
- Quoique Clavelin paraisse préférer la forme de tu) ^ que nous venons d’indiquer, il ne rejette pas pour cC^ l’usage des petites ouvertures; car il résulte de ses périences, que le rétrécissement des ouvertures qui Hissaient l’air, et de celles qui donnent au-dehors JS5f[ à la fumée, accélère le mouvement de l’air afflue*1^ celui de l’ascension de la fumée; que cette accéléré { du mouvement est telle que, jusqu’à un certain <el? j fixé par l’expérience , la masse d’air fournie, ou de , j mée émise par des ouvertures étroites , se trouve si>P j xieure à celle que fournit une ouverture plus grande-
- Un des résultats principaux que l’on doit se prop(!‘ .1 d’obtenir pour empêcher la fumée de pénétrer dans [ ;| appartenons, c’est un bon et un fort tirage dans tuyaux de cheminée. Ce tirage est d’autant plus V'al\t que la pression de la colonne d’air qui communique le tuyau est plus faible que celle qui communique les fissures. Or, cette grande différence dans la pressl,,j peut s’obtenir de deux manières : i° par le plus gri4Ïl -| échauffement des matières fuligineuses quis’élèvenlda le tuyau; 2° par la plus grande hauteur du tuyau. J
- Clavelin a observé (i), i» que la chaleur de la s’accroît par l’augmentation de la consommation 1 bois, mai’s non pas dans une proportion correspondan , au moins si l’on en juge par le rapport du thermdînéh
- ( 1 ) Ann. de Chimie, t> xxxm , p. 172 , an 8.
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- ^ 'Jue la chaleur dans le tuyau de la cheminée, tontes ^°ses absolument égales d’ailleurs, est d’autant plus v e 'lue la chambre où se fait la combustion est moins ^'"ide; 3° que la chaleur diminue sensiblement à me-que la îùmée monte, et que cette diminution est ..Aviron un degré du thermomètre (de Réaumur) par ( ! ** d’ascension ; qu’en conséquence , il est des cas où, [>,.11 la hauteur de la cheminée ou la température de la fumée, parvenue au sommet du tuyau, doit ’njj® ® la température de l’atmosphère ; mais l’auteur jtS(;rve que les gaz qui forment la fumée, étant à une tQpérature égale à celle de l’atmosphère, ne lui sont „8 cependant équipondérables ; ce qui est vrai à quel-^ qS égards.
- dYUant à la hauteur des cheminées, il prouve qu’au-^ous de i5 pieds (5 mètres), les tuyaux de nos che-tjlftées ne suffiraient que difficilement à entrenir le cou-n®! nécessaire; et pour que le système soit sûr, il faut ?e l’issue du tuyau soit élevée à-peu-près de 3o pieds l° mètres) au-dessus de l’air du foyer.
- art. 3.
- ^'imination do La vitesse du tirage dans les tuyaux de Cheminées.
- I ï’our déterminer la vitesse du courant ascendant de hunée dans les tuyaux des cheminées, on ramène |'s effets du tirage aux mêmes lois que l’écoulement d’un ÿl'dde, c’est-à-dire, que sa vitesse est la même que celle j.JJa corps grave tombant d’une hauteur égale à la j.'j^rence de hauteur des deux colonnes; en effet, la C( b-Tence de pesanteur de la colonne de fluide élastique ])lltenu dans le tuyau de la cheminée, à celle de la co-d’air extérieur, ou la différence de hauteur de ces colonnes supposées , réduites à la même densité, la pression motrice qui détermine la vitesse d’ascen-
- | ^ela posé, il sera facile de calculer la vitesse du tirage j(tsqu’on connaîtra la température de l’air contenu dans |’îüyau delà cheminée, sachant que la dilatation de pour chaque degré centigrade, est de OjOoSyà de ^olume à zéro, ou pour 100 degrés, de p,3y5.
- I -*oiis allons éclaircir cela par un exemple : supposons ® la température extérieure soit à zéro j
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- ( 68 ) . . . ta température dans 1e tuyau de la cheminee a degrés ;
- La hauteur de la cheminée «oit de 100 mètres ; ^
- La section horizontale du tuyau de la cheminée*
- de o“,5o ; o(
- Les volumes étant en raison inverse des densité», aura : .
- 100 ( air extérieur) I 13^,5 (volume de l’air intérim Il x l îoo.
- D’où æ, densité cherchée, = 71. j,
- La colonne d’air extérieur h zéro étant de 100 j celle intérieure sera représentée par 71m, ce q1** ‘ une différence de 29 mètres ; la vitesse due à cette «ion sera 4,43 X = 23®,8j (1). Pour conn®1
- la quantité d’air qui passera en une seconde, il faU^e, multiplier la surface de la section du tuyau de la c ^ minée par 33m,84; or, dans cet exemple, nous aŸ°( supposé que cette section était de c“,5o carrés, , aura donc : 23,84 X oB\5o = 11 “,9» ; quantité K que suffisante pour brûler un demi-kilogramme de clJ bon par seconde. <
- Ce calcul est établi ert supposant que l’air qui a s® à la combustion n’a pas changé de pesanteur, mais ce différence est assez considérable pour qu’on y ait égal j( on compte qu’il éprouve, par sa combinaison avec ,1 charbon ou carbone, une augmentation de 1 kilograc* . par 20 mètres eubes d’air, sans acquérir plus de w\uC si la température est la même, et, comme jo aiè* cubes d’airpèsentenviron 26kilogr,,ilsaugmententc°^ de 1/26; ainsi il faudra compter 71 —1/26=73,73, ce1! | réduira à 26“,27 la différence des deux colonnes d’aù'»
- donnera une rapidité de 4,43 X ^26^27 = 32®,21
- lieu de 25®,84.
- (1) Étant donnée la hauteur d’où un corps est tombe', il sera faC>1' de calculer ta vitesse accpiise au moyen d'une proportion. fj
- Soit , par exemple, 3 mètres ; ce corps en tombant de 4 m., f
- acquiert une vitesse de 9 m., 808, on aura :
- l/4m,9Ô4M/3~i: 9-.,808 : x, d où x =s 4>43 X ou 7™,67 par seconde.
- En général , il suffit, comme on le volt par le résulte* Se ccÛ* fr portion, de multiplier la racine de la hauteur par 4)4-3*
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- ,v 08 autre circonstance à laquelle il faut également )' !r égard , c’est qu’il n’y a environ que la moitié de *&entî de l’a
- un vol
- ’air qui soit employée ; il faut donc fairt
- 1, , -« •uiimie d’air double, et, dans ce cas, il ne
- iw, ,aù augmenter que de il5a le poids de la colonne-
- e,,ieure.
- ARTICLE 4.
- renouvellement de l’air necessaire à ki combustion
- ^°«s avons déjà vu que l’air est un des princi'-.1^x agens de la combustion.. Foui; que le foyer reçoive jf 1(1 qui lui est nécessaire , il faut qu’il en pénètre dans, jjpartement une quantité assez abondante pour ali— l'iih r ly combustion; ainsi, dans un appartement que 1)|.8 chauffe , il doit donc exister des ouvertures qui éta-pCtit des communications entre l’air extérieur et l’air I), Ppartement. Mais les moyens ordinaires de chauf-djS par les cheminées ou par les poêles, ne remplissent ^ Ctnent cette condition , et il faut que les joints des çfJry!vS et êtes fenêtres fournissent l’air nécessaire à la S(^pustion ; et, comme les couransqui s’élablissentpar )°mts ont une très-grande vitesse, et forment ce l0tl appelle des vents coulis (1), qui occasionnent des et autres maladies, il faut pourvoir au rempla — ,|Uj cit de cet air par le moyen indiqué par Gauger, et; ^Consiste à pratiquer sons le plancher un conduit qui t^àe l’air du dehors, pour le verser derrière le contre-.
- Ou sur une des faces du poêle , d’où, après s’être j>ffé, il se répand dans l’appartement. Ce procédé ;tii| l,re deux grands avantages, celui de remplacer l’aiiv k6vé de l’appartement par de l’air pur et chaud, et de tiijfeéir entièrement les vents coulis. Nous insisterons objet lorsque nous traiterons en particulier des. e,,ens modes de chauffage.
- \j 6s moyens indiqués pour introduire de l’air extérieur les vasistas, les moulinets,, etc. jfi est presque inutile de dire que ces moyens de se ^Clfrer de l’air nouveau ontplus d’inconvéniensencore i,,6 les fissures des portes et des fenêtres , parce qu’il» Nuisent un torrent d’air froid. Cependant, comme
- !|{, ^ranHi» cite , à propos de e#s «ourans , le proverbe chinois ; ^viier le veut qui se gdgse par un passage étroit arec autant., So*° que îa pointe d’uae floche. » Tome n ^page 89*,,
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- il peut être indispensable, dans des construction» faites, de placer des conduits d’air pris à l’cxtérxeu1’^ que la situation de ces ouvertures peut avoir une gral' , influence sur réchauffement de l'appartement, 11 ferons remarquer que, l’air chaud étant plus léger l’air froid , si l'on place les ouvertures d’introduC ^
- cî’air dans les parties élevées, l'air froid quienti‘e ^ cause de sa pesanteur, doit nécessairement descefl < en traversant les couches d’air supérieures , il s’écb* (| et il parvient sur le sol à une température qui j1
- un peu plus supportable; mais, si les ouvertures ducLion sont placées dans le bas, près du sol, 1 entrant, conserve sa température et exerce sur leSl j bes une sensation de froid, d’autant plus grande 3a6 température extérieure est plus basse. J
- . i
- AST. 5. ,
- De la Ventilation.
- Dans un expiré et
- vient impropre à la respira uuui;i mm <» i« oamv » • fréquemment renouvelé ; les bases suivantes de'1 servir à établir les calculs relatifs à la ventilation*, On compte que 95 mètres cubes d’air almosphér!<l(; qui contient 21/100 d’oxigène, peuvent suffire à I3 ; piration d’unepersonne pendant vingt-quatre he11^,. mais, pour que la respiration soit agréable, on ql,a (i pie cette quantité, ce qui fait 58o mètres cubesj|; vingt-quatre heures. Ainsi, dans une chambre deSrji deur quelconque, si l’on veut que le renouvellent0 , l’air s’y fasse d’nne manière continue , il faudra, L, alimenter la respiration d’une seule personne, que \i troductîon, comme la sortie, soit de 16 mètres cl) par heure. ,
- (le n’est pas le manque d’oxigène qui donne V‘e0,e indispositions que beaucoup de personnes épT°°'t| dans les salles de spectacles, les hôpitaux et les a° lieux de grandes réunions d’hommes (1) ; on a fa h ^ lyse de l’air lorsqu’il était devenu impropre à la tsP tion, et que , par suite, il causait des accidens puS
- (>) Extrait du Dietionn, technol., tome 1 , article Assainisst^
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- ^ins graves ; là proportion d’oxigène dans cet air L»»t pas diminué d’un vingtième; or, les mêmes in-. l(Jus n'éprouvaient pas la moindre indisposition en ^prant un air qui ne contenait que les 4/5 de l’oxigène ^constitue l’air ordinaire. Il est donc bien démontré >°n ne peut attribuer au défaut d’oxigène les mauvais ^ que nous éprouvons en respirant l’air des lieux où l Srand nombre de personnes sont rassemblées : on ,0 Se que ces effets sont dûs aux miasmes qui y répandus en vapeurs. En effet, si dans ces en-^ publics où la respiration est gênée, et dans lesquels Uri a pas établi de circulation d’air, on suspend un ^ 0t> rempli de glace, la vapeur répandue dans l’air Condensera sur toute sa surface extérieure, et le li-
- 1*7 que l’on pourra recueillir ( dans une petite cuvette Résous le ballon), mis dans un flacon boucbé et Posé à une température de a5 degrés centigrades, Otiveia promptement une fermentation putride; et, tré’bouchant le flacon , ils s’en exhalera une odeur ,|de. -
- J' est donc bien important d’établir une ventilation ^.r renouveler l’air, soit d’une manière continue , soit .logiquement : dans tous les cas, il est indispensable t/Pouvoir mesurer la quantité d’air introduite dans un k v* donné ; on y parviendra par le procédé suivant : O'1, évaluer la vitesse d’un courant d’air ou d’un courant quelconque, il faut tout simplement produire une L|*e bouffée de noir de fumée ou de tout autre corps collet très-léger, à l’entrée d’un tuyau d’une longueur déminée et dans lequel passe le courant dont on se t^Pose de connaître la vitesse. On observe bien exacle-^ét, par la sortie de la poudre noire , le temps qu’elle i,j^ Employé à parcourir la longueur du tuyau , et il est o^clair que ce sera la mesure de la vitesse du courant , ijé Peut d’ailleurs répéter cette expérience plusieurs fois |i| séite, et prendre une moyenne qui présente encore s de probabilité d’exactitude.
- y tint obtenu la vitesse de l’air, on aura la quantité induite dans Un temps donné , en mesurant la section lç Canal par lequel l’air passe (ou la sectiou du passage pj.Phis étroit, s’il n’est: pas égal partout), et multi-la surface de cette section parla vitesse de l’air., |/eiïiple : soit un conduit de forme prismatique rec-"S'daire, de ioo décimètres de longueur, dont la sec-
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- ( 7\) , , tvt
- tion présente un carré de 2 décimètres de cote, t|( conséquent de 4 décimètres%de surface ; la vitesse, ( l’air qui passe dans ce conduit étant supposée égal*5 ïîiètre par seconde , on aura :
- En multipliant d’abord la surface de la section. longueur, 4 X 100 = 4oo, c’est-à-dire une c0'ü?pi égale à 4oo décimètres'cubes ; or, la vitesse étant 0 mètre ou dix décimètres par seconde , toute la long11® du tube sera parcourue en dix secondes, et donnerai décimètres cubes, ou 4o décimètres par seconde1 ^ multipliant la surface de la section par la vitesse,^ aurait eu le même résultat. En effet, 4 X 10
- donc la formule indiquée doit donner des résultatsex^
- Nous avons vu que , pour alimenter la respirai d’une seule personne, il fallait 16 mètres cubes d’a*r mosphérique par heure ; ainsi, dans une réunion de,}.jj .personnes, il sera nécessaire de renouveler 3,200 m6 ^ cubes d’air par heure. Si l’on examine les moyen5 ; ventilation établis dans quelques salles de spectaÇ ,, on ne sera pas surpris de l’odeur fétide que l’on y r
- pire, surtout dans les parties supérieures où se l’air vicié dont le mélange avec les vapeurs exba 4 forment une masse légère qui s’élève au sommet dc salle.
- Les moyens suivans de ventilation peuvent être
- em-
- ployés avec succès : i°. Dans les salles de spectacle5 les lieux de grande réunion , dont la forme est ordin^ ment celle d’une voûte au sommet de laquelle esl1 ouverture circulaire fermée par un vitrage, on le dbf,
- sera à charnières, de manière à pouvoir faire les f^{|
- tions de registre qu’on ouvrira à volonté au moyen d " ( corde roulée sur une poulie à laquelle est attache6 poids.
- 20. Pour les appartemens, on pourra eu chasser
- l’a'1
- vicié en pratiquant dans la cheminée et à la hautei
- plafond un trou d’environ un décimètre de diam6,,! Il s’établira par cette ouverture un courant d’an1® plus rapide que l’air contenu dans le canal de la 6 minée sera plus chaud, et qui emportera l’air qui c. ^ tient des émanations nuisibles à la respiration. courant, par sa rapidité et sa proximité de la chemin? , devenait incommode, on pourrait, pour éviter son 1 ^ pression, adapter au trou un tuyau de fer-blanC?
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- I' (73 )
- j,lnc ou de carton, que l’on ferait aboutir à l’endroit dé aPpartement le moins fréquenté.
- f "i l’appartement est chauffé par un poêle, ce trou en I yMira tin peu le tirage, c’est pourquoi il ne faut pas 1> !®*ro très grand ; mais, si c’est par un feu de cheminée, efhît de ce ralentissement ne sera pas sensible.
- n autre moyen de ventilation, proposé par Tred-p nous paraît parfaitement remplir son objet : si place dans une cheminée l’une des branches d’un renversé, assez près du feu pour que l’air dans k_te branche devienne plus chaud que celui de l’autre j^che, il s’établira un mouvement ; l’air montera dans Manche échauffée et se portera dans la cheminée; un p ?r»nt descendra dans la branche froide et entraînera p de la chambre.
- “°ur rendre utile l’application de ce principe, il faut j'^lY ’ 1 ’ " * 1 ’
- ouverture de la branche froide du siphon soit près Y ^a^ond de la ch ambre ; la partie la plus basse de la j,0!lroe doit être, autant que possible, au-dessous du 011 la chaleur s’applique; et l’ouverture par la-
- Pair s’échappe dans la cheminée doit être faite ^ Manière que la suie ne puisse pas tomber dans le •“ il doit aussi y avoir un registre au haut du tuyau t’u,"1, rdgler la ventilation. Soit donc, fig. i3, pi. I, A (j'Verture du tuyau avec son registre vers le plafond o a chambre •> C la place où la branche placée dans la lY^iaée est en contact avec le côté pu le derrière du 1^ ’ B la partie basse du siphon, et D l’ouverture de t1(1 rpnche dans la cheminée, et qui est recouverte par <Je Cüt>e renversé pour la garantir de la suie. XJn tube <jePette espèce peut se placer facilement dans l’angle <]$ a cheminée ou dans le mur ; la branche qui se trouve 1^*1® cheminée doit être assez rapprochée du com-^ ru e P()ur pouvoir recevoir une quantité suffisante j^aalet
- hn rs<Il,e» par une cause quelconque, l’air d’un ap-Ytl lïl(*nt a été infecté de miasmeslputrides, la substi-dçs 11 ù’un nouvel air ne suffit pas toujours, il faut alors 5vç^a^ens chimiques pour les neutraliser : on emploie Vo SllCcès le dégagement du gaz acide hydro-chlorique, <IV obtient en mêlant de l’acide sulfurique étendu VCc se* mar*n » on Pose ce mélange sur un ré-^at, on laisse l’appartement fermé pendant vingt-e heures ; après quoi, on renouvelle l’air,
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- , ,wf ) l(j
- On parvient bien mieux encore à désorganiser émanations animales par le chlore et les chlorures ,,j chaux ou de soude. Il n’est pas inutile de prévenir 1 faut user de ce moyen avec certaines précautions ^ les circonstances indiquent d’elles-mêmes, et il stI.,, de se rappeler que ce gaz antiputride est lui-même ^ létère. En Angleterre , on emploie beaucoup l’aC1 nitrique à cet usage, (i) r
- Les fumigations de sucre, de genièvre, et l’évap01' tien du vinaigre surtout, que l’on recommande fort vent comme antiputrides , sont loin d’avoir l'en^'p des âge ns ci-dessus , ils ne changent rien à la n»1 des miasmes.
- CHAPITRE III.
- Des Combustibles employés pour le chauffage — Comparais1?'1 (i différées Combustibles sous le rapport de l’économie. -- Not>ce le Chauffage avec la houille.
- ARTICLE PREMIER»
- Des combustibles employés pour le chauffage.
- Long-temps , en France, le bois a été le seul ali0,f', de chauffage ; sa consommation en est devenue s'clai sidérable, et nos forêts-ont été tellement appauvrie-4 î . les coupes extraordinaires faites pour les construch0. maritimes et les travaux de défense, durant nos long^ guerres, qu’elle se trouve aujourd’hui hors de prop»1'^, avec les produits de nos forêts, dont le nombre et * ; tendue, d’ailleurs, ont diminué pour faire place à ^ cultures plus productives. On ne sera pas étonné de |( qne nous avançons lorsqu’on saura que, dans la Séville de Paris, on consomme encore annuellement,
- Je chauffage seulement, un million de stères de P.|, (environ 5oo,ooo voies), dont la valeur est de lions de francs ; cela explique la hausse toujours cl°
- O) Dictmnk. technohi t. i, article Assainissement,
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- ( -5 )
- du prix auquel le bois à brûler s’élève ; et ce com-s. sbble deviendiait bientôt insuffisant à no» besoins,' | a nature ne nous offrait d’immense» ressources dans .s niines de houille ou charbon de terre exploitées ou (j^^Ptibles de l’être dans beaucoup de départemens Franr#^. f'ip r*nmhn<slih1p ri*mr>lanft le bois nvf'fs
- ^nt
- auce. Ce comb cai- ,"Se dans . lles trouvent
- Ht i
- tible remplace le bois avec : domestiques ; quelqur encore une autre ressource dans des
- Hbières. La tourbe procure une chaleur douce ; on
- f , , nr> 1 1 1 •
- employer avec succès dans le chauffage des habi-
- '*t»ons.
- tai^nfin, depuis quelques temps, on emploie avec avan-
- s,eî à Paris, le coak ou coke (charbon de houille),
- ij projette beaucoup de chaleur rayonnante, et qui ne He ni mauvaise odeur, ni fumée, (i)
- b’aprts les expériences faites par M. Debret, architecte do (lipémie royale de musique , il résulte que : De deux cheminées •Kl \es, dans «les circonstances absolument semblables , aux deux l’j e,»hés du foyer de l’Opéra , l’une a été chauffée avec du bois, et llT1'quernent avec du cote ; deux thermomètres étaient placés ^chaque cheminée , de manière à marquer seulement ta tempé-
- t(||* 'etnpérature extérieure était à 4 degrés au-dessus de la glace , et >ii|l au foyer a 9 degrés. Les cheminées allumées ont produit les ré-
- %
- !e»naee chauffée par le bais.
- Cheminée chauffée par le coke.
- A,;
- A,jB<| heures,
- A s heures,
- A| f' heures,
- A H heures,
- A |j(’‘ heures,
- A heures ,
- X heures et de
- degrés.
- 9
- 10 11
- i3 1/3 i5 1/2 iG 7
- A cinq heures ,
- A six heures,
- A sept heures ,
- A huit heures ,
- A neuf heures ,
- A dix heures,
- A dix heures et demie , 19
- degrés..
- 9-
- 1*
- ili-
- >6
- 17 îlot
- 18
- Ait,; ,c,npéra!nre moyenne a donc été pendant la soirée, pour l’extré-'* foyer chauffé par le bois , «le i3 degrés, et. pour celle du foyer y ' Par le cote, de 1G degrés.
- la différence de ces deux termes on déduit le degré de tempe— <«,, f hu point de départ, c’est-à-dire 9 degrés, on trouve que le bois. Sp m<t la chaleur existante de4 degrés, tandis que le coke l’a aug-i;ti,j . de sept degrés, c’est-à-dire que ce dernier combustible a iocUlt un effet double de l’autre. Cependant on avait dépensé 3 fr. \ j>0Ur chauffer avec le bois, et seulement 1 fr 8b c. pour chaulfer H ,f'°he. (Le prix du coke est supposé de Go fr. la voie , O» * hectolitres , et celui du bois de 4e fr- la voie. )
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- Le choix du combustible est une chose fort tante; car, à quantités égales, tous ne donnent pa* mêmes quantités de chaleur. Le tableau suivant »<’ connaître la valeur calorifique de chacun, en indiqjj® ^ le nombre de kilogrammes d’eau que peut élever d degré centigrade un kilogramme de combustible ; ^ ce qui revient au même, le nombre de degrés qu combustible pourrait donner à un kilogramme d’eaa<
- COMBUSTIBLES ESSAYÉS. Rumford
- Bois de chêne sec... 3i46
- — de hêtre sec 36oo
- — id. séché à l’air... 33oo
- —• de peuplier sec,.. 3joo
- —• id. séché à l’air... 3460
- Charbon de bois..... »
- Houille contenant o,a
- de terre.......... a
- — première qualité ,
- 0,02 de terre a
- | Coke contenanto,i de
- 1 terre a
- I.aplace.
- Clême»1,
- DesorJ®'
- 7226
- 5 666 3666 29/^ 3666
- 6345
- Rumford a de plus observé qu’on peut évaporer , quantités égales d’eau, présentant des surfaces éga'e’( et par conséquent produire des températures égales» P
- 4o3 livres de coke.
- 600 de houille.
- 600 de charbon de bois.
- 1,089 de bois de chêne,
- ou, en volume, par
- ij livres de coke. jo de houille.
- 4o de charbon.
- 33 de chêne,
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- Otnpo.raison des différons combustibles sous le rapport de l’économie (i).
- il ! ^>après les règles générales que nous allons tracer, Ch-13 ^ac^e a chacun de reconnaître, dans le pays qu’il » quel est le combustible auquel il doit donner la *erence sous le rapport de l’économie. Nous appli-er°ns ces règles à quelques exemples. tçs Nous nous bornerons à faire observer que la préfé-K doit toujours être donnée au combustible qui duit le plus de chaleur, qui dure le plus long-temps Pr jiU’ et (lu^ c0ljte le moins cher ; ce qui dépend des ductions de chaque pays.
- n* Comme le bi/is se trouve partout, son usage est le j, s généralement répandu; mais, dans les pays où l’on procurer facilement de la houille, le bois lui est |^e*ieur sous tous les rapports. Il en est de même dans J,. |*eux où se trouve la tourbe ; elle est préférable au, iljS’ quoiqu’elle ne le soit pas à la houille. Il faut faire tlltion que nous ne parlons ici que de la tourbe crue carbonisée.
- tj Pour apprécier convenablement l’avantage qu’une *!(] Ce combustible peut avoir sur les autres , on ne L'pas les comparer par leur volume , mais bien par le f Poids, parce que le feu dure plus ou moins long-t ^P*, à raison de la quantité de matière qu’on soumet (J1? action. Or, la quantité de matière s’évalue par le hf et non Par la place qu’elle occupe. On sait, par tj^ple, qu’un quintal de tourbe crue ne coûte qu’en-|)Sj11 t fr. 20 c., tandis que le même poids de houille se double. Il ne faut pas encore juger par les prix ; y1} est possible qu’il soit plus avantageux , plus éco-linj'Mue, d’employer la houille de préférence à la |it£ e, si# pendant la combustion, le quintal de houille plus d’activité, et que la durée surtout sur-Ve celle île deux quintaux de tourbe. Nous allons hp rler le résultat des expériences qui ont été faites thjj dn homme respectable , dans la vue d’éclaircir ce 1 ^portant.
- ^ ig ?Klraîi du septième volume de VEncyclopédie moderne , publié
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- » Dans un rapport fait par M. Gillet de Laumonl, à ^ t Société royale et centrale d’Agriculture, on voit qii'ave® ^ un poids égal de bois de chêne, de tourbe d’Essonne*' ; de houille du Creuset, l’évaporation de l’eau, dans ^ même fourneau, a lieu dans les proportions suivante^ ;j( » L’évaporation produite par le bois de chêne éta« comme 4, celle produite par la tourbe est comme 5,e c celle produite par la houille est comme io. . |t
- » Ilrésulte donc qu’en préférant la tourbe au bois, 0 |t gagne un cinquième, et qu’en employant la bouille, jf gagne la moitié sur la tourbe et les trois cinquièmes s*1 |f le bois de chêne. _ I
- » Comparons actuellement le prix de ces trois cof® bustibles ; nous ne ferons entrer dans nos calculs, ni prix du transport, ni celui du sciage du bois, ni' autres menus frais qui sont à la charge-.du consonin^ leur : c'est à chaque particulier à prendre en consi*1 ration une dépense qui varie selon les circonstances.
- » Au prix auquel le bois s’est vendu , et que nous pr nons ici pour notre règle, le quintal revient environ ^
- 2 francs, tandis que celui de la tourbe ne vaut qu ® franc; ce qui fait que la tourbe présente un bénéfice 1 moitié, ou cinq dixièmes, relativement au prix. ^ ajoutant ces cinq dixièmes aux deux dixièmes que de Laumont a trouvés de bénéfice par l’emploi de tourbe, on voit qu’à Paris il y a une économie des seP( dixièmes à user de la tourbe de préférence au mei”®
- bois.
- » Pareillement on doit préférer la houille au bois chêne; car, d’après le même rapport, elle gagne ^ six dixièmes sur le bois. A l’égard du prix, le quintal ^ houille vaut 2 fr. 5o c., tandis que le quintal de bo»sl1 coûte que 2 fr. ; c’es t un cinquième, ou deux dixiè®0^. de bénéfice en faveur de ce dernier. Par conséquent ’, des six dixièmes gagnés par la houille sur le bois, on ^ duit deux dixièmes ou un cinquième qu’elle perd su* prix, elle offre encore une économie de quatre dixie»1®’ ou deux cinquièmes, sur le bois de première qualité *1 l’on brûle à Paris.
- » La tourbe est plus économique que la bouille; c‘|j d’après les bases que nous donne le même rapport houille gagne moitié sur la tourbe, c’est-à-dire que quintaux de tourbe produisent le même effet fi!i ,•
- quintal de houille,' tuais un quintal de houille coûté'
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- $0 ( 7g )
- Hunt'* ta,1(^s <îue deux quintaux de tourbe crue ne (j();.ent fine 3 francs : donc Ja tourbe présente un cin-8eJ?e d’économie sur la houille. ioi/°US ces calculs ont été faits pour Paris, mais ils les ent servir d’exemple pour les dilférens lieux dans 4l'els on se trouve.
- % 'J°ncluons de ces expériences qu’à Paris la tourbe es* P^us économique de tous les combustibles;
- ^ dPrès la tourbe vient ia houille, ensuite le charbon C( jUul’be, puis le bois; et qu’enfui le plus dispendieux ij,ae Plus dangereux de tous les combustibles pour les WŸ?*S effets de ia vapeur qu’il répand , c’est le char-. n de bois. ».
- b S
- ''oit d'une nolice sur le chauffage avec ta houille, lue à °cièté d’Encouragement, dans la séance du i4 octobre
- .0
- la ; par M. de La Cuabeaussière.
- repi'oche à la houille de répandre une odeur désa-)(1 dans les apparietnens, et de déposer sur les 'Itte les l,ne poussière noire très-ténue ; on a prétendu, q Ce« inconvéniens suffisaient pour faire rejeter ce ('c( Ustible ,. quoiqu’on soit convaincu de la grande <)0.'?0rr“e de son emploi ; on n’a pas fait attention , sans, don 6 ’ flue ees effets étaient dus à la manière vicieuse p on dispose la bouille sur la grille. s<'(b|°Uî k'en dresser un feu de houille,, il est indispen-
- Su
- e de placer d’aboid sur le fond de la grille quelques cWi.US branchage, des copeaux.etc., qu’on
- l)0 à la hauteur de a à 3 pouces, de morceaux de |)ijjl e> sans trop les presser, afin que l’air et la flamme le circuler librement entre eux; ensuite on allume b, |e°u bois ; bientôt la flamme embrasse ta houille,. Itr >°^Scïu’elle est en incandescence, on achève de char-011 grille.
- place devaut la cheminée, à partir cju haut de la e=L One plaque de tôle garnie d’un crochet qui s’en-ilig6 . ns un piton scellé dans la partie supéri Ci.p^oée ; lorsque toute la masse est en feu,
- chaleur se répande dans Lapant d’air moins actif n’aceé-
- "-c , lorsque louie ia n li t". ^a<îue j afin que la ch;
- , et que le couran P, P|ÎS hop la combustion.
- leure de la onenléve
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-
- ( So
- foi*, dans la journée, un peu de houille sur celle <* enflammée, pour alimenter le foyer pendant douze quatorze héures.
- Il n'est que trop ordinaire qu’on charge la grîH« tû qu’on se serve indiH’ére ;
- d’un coup et avec une pelle, et qu’i
- ment de houille grosse et menue; le vice de cetie
- thode est sensible : la flamme, étant comprimée trouvant pas d’issue par le haut de la grille, est retü11*,^
- dans l’appartement, et entraîne avec elle de la tu'*1.
- et une poussière noire très-fine qui couvre les nieu
- 0'
- lie Jj
- et pénètre jusque dans les armoires, suivant que est déterminée par le courant d’air. , ;
- Quelques personnes croient favoriser la combust) ,j en fourgonnant le feu ; mais cette opération , en divba( j et brisant la houille, la fait tomber dans les intersticcjj; qui s’obstruent, ralentit la combustion, intercepte passage de l’air, et occasionne le refoulement de la fla j me et de la fumée. }i
- En général, il ne faut presque jamais toucher à feu de houille, à moins que celle-ci ne s’agglutine A et forme une voûte au haut de la grille, qu’on sou^'j alors légèrement et qu’on brise à l’aide d’un instruit11 de 1er nommé tisonnier. . t
- On reproche encore à la houille de donner un * sombre et de brûler sans flamme. Cependant , qu’elle est bien embrasée, elle donne une flamme asS t brillante qu’on peut augmenter, si on le désire, en je*3 aur la grille quelques morceaux de bois. ^
- Il résulte une économie considérable du chauff3» J avec la houille, puisque, avec a5 kilogrammes de houü^ on peut alimenter le feu depuis huit heures du ro^1 j jusqu’à dix heures du soir, tandis qu’un semblable fait avec du bois, exige, pendant le même temps, ^7 ,j 58 kilogrammes de ce combustible. Les 25 kilogram^^ de charbon de terre, formant un demi-hectolitre
- viron, coûtent, à Paris, î franc 25 centimes, au lieu f
- , . , , -J i
- les 37 kilogrammes de bois coûteront 3 francs;
- donc une économie de 58 pour 100 environ. j
- L’intensité de la chaleur produite par la houille telle que, dans deux apparteinens, l’un chauffé avec t bois, l’autre avec la houille, le thermomètre de II®8*!] înur est monté à 10 degrés dans le premier, tandis a marqué 14 degrés dans lesecond, toutes ciiconstaû06 égales d’ailleurs.
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- r . ( 81 )
- d’ e Prix élevé des grilles et des poêles qu’on surcharge Cu,n«wens inutiles est un obstacle , pour le parti-1>oi nî économe, à l’adoption du chauffage avec la ^ ,lle; mais on peut construire, à peu de frais, une grille * iarbon dans une cheminée déjà existante, et faire l'ai.lr les poêles ordinaires à recevoir la houille, en y quelques légers cbangemens. t>r °jr cet effet, M. de La Chabeaussière conseille de Ct) ''dre onze barres de fer de 18 millimètres ( 8 lignes) ^.Car'é, et de 455 millimètres ( 16 pouces ) de longueur, J °n fait sceller de 55 millimètres (2 pouces ) de chaque ^ans le mur de brique qu’on élève parallèlement fêtés de la cheminée; le poids de ces onze barres st de rf • - 1
- On
- à 20 kilogrammes.
- Hj. Q place six de ces barres parallèlement à 18 milli-{„ ,res (2 pouces) les unes des autres pour former le la grille, et à 216 millimètres (8 pouces) en-U()atl au-dessus de l’âtre ; on en dispose cinq autres les t,^!8 Sl,r les autres au-dessus de la première , en laissant j^'atervalle de 8 lignes entre chacune d’elles, et en les btjSa!lt sur la vive arête, ensuite on élève les murs de 'lues à la hauteur du manteau de la cheminée.
- (Je résulte de cette disposition un parallélogramme Hj,,,a5 millimètres (12 pouces) de longueur, sur 216 (g "uètres ( 8 pouces) de hauteur, et j8o millimètres ^i?l°,lces 8 lignes) de profondeur, élevé de 8 pouces iot, S8US du sol. Cette grille, dont on peut varier les WtMS’ est s»sceplible de recevoir 25 kilogrammes de jiip j > suffisant pour chauffer un appartement de 16 Mie *;n ca,'ré pendant douze.à. quatorze heures ; pour d> 8 d’économie, on peut eu réduire les dimensions tiers.
- °Uv ^ Peut pratiquer dans les murs de revêtement des Coures ou petits jours carrés , qu’on séparera du ^ r de la grille par une épaisseur de briques seule-ils peuvent servir à divers usages. dçj0nanie on n’a pris qu’une partie du renfoncement dç a cheminée pour cette construction, on rejoindra le ij, ant par un revêtement en briques disposé angulaire-tc | 1 > comme dans les cheminées à la Rumford. On fera de’.er dans la partie supérieure de la cheminée un piton à recevoir le crochet de la plaque de tôle men-plus haut, et dont les dimensions doivent être
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- ( Si ) le
- égalés à celtes de la grille ; cette plaque s’appuie sur premier barreau de la grille.
- On peut faire servir les poêles au même usage ; U'3,1 ’ dans ces cas , il faut y ajouter un gril à pieds qui s’é.‘e jusqu’au niveau de la porte du poêle. Au-dessus de gril on pratique une seconde porte , par laquelle introduit la houille, qui doit être arrangée avec mêmes précautions que dans les grilles des chenimee^' quand le combustible est embrasé, on ferme cette p°‘ La naissance du tuyau conducteur de la fumée de' être immédiatement au-dessus du gril.
- La houille des cheminées et des poêles n’est en co1 bustion qu’au bout d’une heure, mais on n’a plus besl) d’y toucher du reste de la journée. . j
- On adapte à l’un des barreaux de la grille de la cl’cjj minée un crochet ayant la forme du chiffre 2, sur on place une rondelle de fer destinée à supporter' i pots, cafetières, etc., devant le feu; mais, comine » !
- tivité de ce feu est telle qu’il a bientôt calciné le» P (j de terre, M. de La Chabeaussière conseille d’empl°l les vases de métal. ,,je
- Un avantage précieux dans l’emploi de la h°l,J‘t c’est de garantir de toute crainte d’incendie, parce? la suie qu’elle produit, et qui est plus dépouillée dcp| ties inflammables que celle du bois, ne s’attache gut,[ aux parois des cheminées, ou retombe lorsqu’elle s trop amoncelée , sans prendre feu ; ainsi on n’a P .
- besoin de ramoner aussi souvent les cheminées cendres de houille, ne contenant point de carbonate potasse, ne peuvent servir aux lessives comme celles bois; on les emploie quelquefois pour fumer les tefrej9 On connaît deux espèces principales de houille • houille grasse et la houille sèche, qui s’enflamment P1 ou moins facilement ; mais celle connue sous le d’anthracite ne brûle point. Four en rendre l’usage P j commode, l’auteur conseille d’en faire des boules 1 ont l’avantage de coûter moins de façon que les ^^ quelles, mais qu’on doit briser en deux ou trois moi'CeS pour qu’elles s’enflamment plus facilement. j}
- Pour faire des boules ou briquettes, on mêle m houille menue avec de la terre argileuse, dans la P1 , portion de i5 kilogrammes d’argile pour 80 kdeg1'3*^ mes de houille; 011 y ajoute 20 kilogrammes d’eaiii-an opère le mélange avec les pieds et les mains ; 0°
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- l'or * { où )
- ^ nie ensuite des boules de 4 à 6 pouces de diamètre ; a|. enfant peut en faire par jour 25o, qui suffisent pour sinII\en.ter Pendant huit à dix jours une grille dés dimen-ns ci-dessus indiquées.
- le 1Inporte peu que ces boules soient sèches quand on l'or*1161’311 ^eu ’ car l’ardeur de ce feu fait bientôt éva-l’humidité qu’elles contiennent; il en résulte le • nie effet qu’on remarque sur le foyer des forgerons, etl humectant leur feu, en concentrent la force. °ules produisent aussi un très-bon effet dans les
- q3.a^§rc les frais de fabrication des boules, on trouvera lio v a encore plus d’économie à s’en servir que de la sou î Pur'e’et qu’elles présentent autant d’avantages S e tapport de l’intensité de la chaleur. Un enfant, ^ îa°ins d’un mois, peut préparer la provision de six h 1S’ et il est peu de localités où l’on ne trouve l’argile jb’c à la fabrication.
- le ,e grand avantage de dépenser moins et de conserver çj. d’ailleurs si utile aux constructions, aux usines ^ a la marine, mérite bien qu’on s’occupe sérieuse-^nt de consommer de la bouille ; ce serait même un )ln fÇn de tirer un bon parti du produit de nombre de y 'Hères, où la houille menue, et surtout celle qui ne §§l'Uine pas au feu, est regardée comme peu utile.
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- ,v-
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- CHAPITRE IV.
- Des moyens de Chauffage eo general. - Des Cheminées orcbna'r£'' De Ganger. - En grotte, de M. de La Cbabeaussière» - De Frfl*1 — De Désarnod. - De Cnraudau. - De Uumford. - Runiford I’ fectionnées.—De M. Débret - Dites perfectionnées. - Dit®5 Pa.;( siennes. -- Dites calorifères. - Anglaises perfectionnées. -à foyer mobile.— A double foyer de Mansard. - Antre à d**" foyer. - A la prussienne. - A la Nancy. - A devanture de Cheminées perfectionnées par Riort - Cheminée économique 10 ^ l'abri de la fumée, par Arnnt. - Cheminée dite fumi-cahrt^^ Eecouslinier de Courcy. - Cheminées portatives de Leroy. " ,1 * minées portatives fnmîvores de André Millet. - Cheminée futflj ^ d'Otto. - Id. de Gaston. - Cheminées irlandaises. - Cbeminf* , Staffordshire.— Cheminée d'Onersiphorus Paul, - Id. de Par^y Procédés pour confectionner les Cheminées , par Leroy. - ^
- thcrmammique de Laignel - Gardes-feu et chenets sonfflans. jj neanx ventilateurs - Moyen d'utiliser une plus grande par,lC°^) chaleur des Cheminées. - D’empêcher l'odeur des Chemine** Cuisines de se répandre dans les appartement-.
- ARTICLE PREMIER.
- Des moyens de chauffage en général•
- Toot appareil de chauffage se compose en géo®^, d’un foyer où doit se faire la combustion, et d’un c duit ou tuyau pour l’évacuation de la fumée ; il doit r®j plir les conditions suivantes : i° produire le plus effet calorifique d"ime quantité de combustion donnée; 2° * , server l’air de l’espace échauffé, sain , respirable et s mélange de fumée ou d’odeur désagréable. ^
- Pour remplir la première de ces conditions, il ^ donner à l’appareil la forme la plus propre à utilisé, ( chaleur développée par la combustion , et le constr11^, avec des matières qui soient bonnes conductrices du® lorique, si le foyer est renfermé, comme dans les P° jj ou qui possèdent le plus le pouvoir réflecteur, si IcM est ouvert, comme dans les cheminées. (1j
- Pour satisfaire à la seconde condition , il faut \ j l’air de l’espace échauffé soit renouvelé de m ani®rCj) fournir, en outre de l’air nécessaire pour alimente* combustion , 16 mètres cubes d’air par heure pour c\ que personne (voyez l’art. Ventilation, page 70), et y, l’ouverture du canal qui doit livrer passage au cour d’air qui a servi à la combustion soit réglée de man*
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- e que ce courant d air puisse entraîner avec lui tous produits gazeux qu’elle développe, f l'°us ferons remarquer que la chaleur donnée par un >r peut se répandre de plusieurs manières ; i° par ( yonnement ; a° en traversant les parois de l’appareil f celles du conduit du courant d’air qui a traversé le “Jer.
- ^après ces bases et les descriptions que nous donne-'ns des meilleurs appareils de chauffage, dont les ré-, afs ont été constatés par l’expérience, il sera facile faire construire de semblables, ou d’en composer , les élémens que nous avons réunis, en les dispo-^ pour les différentes localités.
- &es cheminées ordinaires. (1) (Fig. i et 2 , pi. II. )
- Les cheminées n’échauffent une pièce d’appartement par rayonnement, et n’utilisent qu’une très-faible (°dion de la chaleur développée par la combustion; il facile de s’assurer, par l’expérience suivante, que la rayonnante n’est qu’une très-faible partie de la Weur totale : si on approche la main d’un des côtés flamme d’une bougie à une très-petite distance,
- ], ae sentira que fort peu de chaleur, tandis que, si on
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- «H
- ^etau-dessus, même à une distance assez grande, ( Pourra à peine l’y tenir (2). Or, dans une cheminée, |)llte la chaleur portée par la partie supérieure de la , lïUue est entraînée par le courant d’air qui s’élève ïtls le tuyau dont l’ouverture présente généralement
- C-est pour nous conformer à l’usage que nous avons conservé au if.cheminée l’acception qu’on lui donne communément d’être l’en-i’ u °ù l’on fait le feu dans une maison, une chamhre , une pièce i( rPartement, et où il y a un tuyau par où sort la fumée. Pour plus 'ie nous diviserons par la suite les cheminées en deux parties distinctes, savoir : le foyer, qui est celle qui reçoit le combustible, t|j6 ca!orique se dégage, et d’où il se répand dans la pièce à échauffer,
- 1 ( tuyou de la cheminée , qui est le conduit servant à l’évacuation de '*®ée et de tous les produits gazeux de la combustion.
- It, ' ha chaleur a plus tPintensité au sommet de la flamme que sur ,<& et cela dans le rapport de 12 à 1.
- j,|n Peut le vérifier par l’expérience suivante : approchez un papier flamme , si on le présente de côté il ne s’allumera qu’à 1/96 de ij/oe d« distance , et, si on le présente au sommet, il prendra feu de pouce,
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- de la chambre est entraînée et renouvelée avant d’être échauffée, et une cheminée, dans ce cas, est pl tôt un ventilateur qu’un moyen calorifique.
- En effet, un tuyau de cheminée présente ordina’1^ ment une surface de om,a5 ou un quart de mètre car’*!' et,en supposant que la vitesse moyenne du courant da chaud dans ce canal soit de 2 mètres par seconde ^ qui est très-peu, il en passera par le conduit o,5o,f,u l'./ demi-mètre cube par seconde , 5o mètres cubes parf' nute , et 1800 mètres cubes par heure. Ainsi, l’air dl appartement de 100 mètres cubes de capacité serait nouvelé en entier dix-huit fois pendant une heure- u conçoit qu’une telle circulation doit occasionner unre froidissement considérable.
- Enfin, une expérience faite dans une chambre cOid; nant 100 mètres cubes d’air, chauffée par une cl'61’11 née ordinaire , a donné pour résultat une éléva'V moyenne de température de 2 degrés et demi ce%! grades, et on avait bridé 12 kilogrammes de charbnI1 ^ terre; ce qui, d’après les calculs, a démontré qu_ejf charbon avait donné plus de mille fois la quanthe , chaleur qui serait nécessaire pour échauffer le mêiï>e<!> pace, s’il n’y avait eu aucune déperdition. (1) ^
- Les cheminées sont donc des appareils de chauffa, bien imparfaits; aussi, depuis long-temps, s’est-on cupé des moyens de les améliorer. Gaugcr fut le P1.. mier qui fit connaître, dans sa mécanique du fei>> j, moyens d’utiliser une plus grande quantité de cal'*; que rayonnant, en faisant remarquer qu’un feu de c'!j, minée pouvait échauffer une chambre par ses rayon’1', rects et par ses rayons réfléchis , et que ceux-ci" entièrement perdus dans les cheminées ordinaires! , proposa de rétrécir le fond des cheminées et de donner une forme parabolique; il apporta encore d’s‘, très perfeclionnemens pour amener de l’air chaud les appartenions. Nous en parierons en donnant la cription des inventions de ce physicien, dont les i°e' ont été reproduites de nos jours comme des dt'c° vertes.
- () Nouveau Dictionnaire technologique, 13?.3,
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- Cheminées de Gît tiger (fig. 5, pl. I).
- 'Cmédier en grande partie au défaut des chemi-^ a jambages parallèles et d’équerre sur le contre-I3 f 5 **auger a proposé de donner à chaque jambage f'p°*’lne d’une demi-parabole, eu plaçant les loyers ; de ces courbes à une distance de 22 pouces (om,6o) jjj 1 est la demi-longueur d’une bûche à Paris), et il ceite forme, par la raison que tous les rayons nn",'“t -1 e ” bole se réfléchissent pa-
- tjjl.Partent du foyer d’une parai à«k euient à l’axe, de manière 1
- j , --vin « 1 c.ak, uc uiamac que, si le feu était placé tij] a1ue centre des deux demi-paraboles, la chaleur se jcohirait dans la chambre par des rayons parallèles. cuiv P>r°Posa en outre de revêtir de tôle, de fer ou de 1|^ | P P°h, les surfaces paraboliques, afin de mieux ré-^ ïlr h-s rayons de calorique ; enfin , pour diminuer la d’air entraînée par le courant ascendant et en fomenter la vitesse, il prescrivit de réduire à 10 ou 1% (0,00 à o,53) l’ouverture du tuyau de la che-l’tn'i6 ’ et ’ Pour régler le tirage , conserver la chaleur i( I ant la nuit, éteindre le feu des cheminées, etc., pa9a à l’embouchure du tuyau une trape à bascule.
- L, ar C(:s dispositions, les dimensions de l’enceinte du étaient réduites, la majeure partie de la chaleur tifv)îln;>nte était réfléchie dans la chambre, et la quan-calorique entraînée par le courant d’air qui s’élève hi/ ^.e cond.uit de la fumée était considérablement di-fy.j'ée; ainsi, Gauger avait presque satisfait à la pre-ti(>s condition du problème; aussi, nous verrons que tbr pangcmens dans nos foyers ont été proposés depuis |i5 j 'cmford, avec quelques modifications, quand nous L .frons des foyers qui portent le nom de Cheminées à ^mÇard.
- ^Vnant à la seconde condition , il y satisfait complète-(,|a 1 en laissant au espace entre la maçonnerie et les icL^Ues de fer qui forment les parois intérieures delà \ u'aée, et dans lesquelles il fait circuler de l’air amené V ?x*érieur, qui , après s’être échauffé pendant sa Vt ion > se répand dans l’appartement par des ou-bn ü.res latérales formant bouches de chaleur. Ce moyen 0it le triple avantage de renouveler Pair de l’appar-
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- ( S8 ) M
- tement, de l’échauffer par ce renouvellement, et fournir de l’air chaud à l’embouchure de la chemin1
- ée,
- ce qui rend le courant ascendant beaucoup plus rapt' facilite l’évacuation de la fumée, et évite l’inconvém® de l’introduction de l’air extérieur par les fissures
- coun1"
- usag,
- qui
- portes et des fenêtres qui occasionne des vents c Enfin, pour activer la combustion et suppléer à 1 du soufflet ordinaire, il place sous le sol un tuyau établit une communication directe entre l’air extéii et le foyer ; l’air du dehors , puissamment appelé vers lieu où se fait la combustion, produit l’effet d’un s°^ flet continue ; mais ce moyen a l’inconvénient l* ^ grave d’amener un courant continuel d’air froid daos voisinage du foyer (1). s
- Le rétrécissement des foyers étant avantageux s°
- cheminées les changemens indiqués par Gauger, apportant quelques modifications que nous allons in quer. j
- Il est à remarquer que Gauger conservait encore^ ses cheminées de grandes dimensions, et qu’il supP sait que la combustion avait lieu en deux points de s foyer, distans entre eux de 22 pouces (60 cent.l : CÉ
- supposition était loin de la réalité, il est plus eX3
- (i) Ce soufflet vient de reparaître avec quelques modifications A le nom de gardes-feu et chenets soujflans (ti), dans un mémoir* vient d’être publié. L’auteur , IM. V. de Latour, propose defair£eIit l’air extérieur dans le garde-cendre qu’on place ordinaire^1 je > éiabris à cet effet , a u
- au-devant du foyer, au moyen de conduits
- faire verser sur le feu par une ouverture pratiquée vers le m'bel!
- garde-cendre ; une disposition analogue à celle-ci pourrait être
- aux chenets ordinaires, en y faisant quelques changemens que
- rnmmii ___^ _ !«<,
- adi
- que. Ce moyen, considéré comme pouvant remplacer les
- combustion sera vive, plus la vitesse du courant d’air dirigé sur sera grande , par conséquent la combustion sera d’autant p]üS**É> j/ qu'elle en aura moins besoin ; le contraire arrivera préciséme*1^ ° \t qu'on allumera le feu , c’est-à-dire qu’au moment où le
- plus nécessaire il n’en arrivera pas , parce qu’il y aura trop pelJ différence entre la température de i’air intérieur et celle de l'air rieur pour que la vitesse du courant d’aîr soit sensible; moyen, considéré comme é.taut destiné à renouveler l’air de 1 ’»PPpjj tement, et à fournir celui nécessaire à la combustion, est preh^^l h beaucoup de procédés employés par les fumistes, parce que l’air * arriver échauffé dans le voisinage du foyer.
- (s) Gardes-feu et chenets soufflans t brochure in-8° de 3a A Paris, chez madame Lévi, libraire , quai des Augustins,
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- ’ad ( 89 )
- 1^ lettre que la combustion se fait sur un seul point au milieu de Pâtre ; dans ce cas, au lieu de deux Paraboles raccordées par la surface plane du iL'?'cceur5 on aurait une seule et même courbe abc Mo ’ 1 )’ et tout ce <îu‘ enveloppe le foyer aurait
- ^rrille nécessaire pour pouvoir réfléchir toute la cha-t(6 ^yonnante de la partie postérieure du foyer qui se tu ÏCl’ait plus avancé dans la chambre et placé en F'. :VaUtfe ^nodiixcation, non moins importante à faire , Lj* d adopter, au lieu d’une surface parabolique , la ^ e d’une niche en paraboloïde de révolution.
- ^tre entendu de tous les lecteurs, nous allons j. connaître le tracé et les propriétés de la parabole. La Parabole est une courbe {fig- x5 , pl. 1 ) dont tous ^fl|nts sont également éloignés d’un point fixe F , aPpelle foyer, que d’une droite X Z, dont la posi-esf connue et qu’on nomme directrice, c’est-à-dire li^’ Pour chaque point M , par exemple, menant la is,eH perpendiculaire sur XZ, on aura toujours s,egale à M. H.
- du point M on abaisse une perpendiculaire sur iii(, ’ l’angle F M O sera égal à l’angle O M H , qui lui— «il,e est égal à R M N ; d’où il suit que l’angle F M O ;e!à. l’angle RM N ; ainsi donc, un rayon incident Partant du point F et arrivant en M, sur la conca-hfjjpla courbe, se réfléchira suivant la direction M R ® l’axe AP de la courbe. En faisant la même 'litj Action pour tout autre point que le point M, on ^^dra toujours, pour la direction du rayon réfléchi,
- çParallèle à l’axe AP.
- VTte ProPrxété de la parabole a fait appliquer la de cette courbe aux réflecteurs des phares, des M(ifrtles’ etc., pour recevoir la lumière émanée d’ua i]r et la réfléchir en un faisceau de rayons parallèles fC|] 5 au lieu de les renvoyer suivant une foule de di-0 Utls divergentes.
- il peut être utile de l’appliquer aussi à la St des foyers de cheminée, nous allons donner
- '(ilç^édés pratiques très-simples de tracer une para-'hù après des dimensions données et d’après lesquels disposer des patrons ou gabaris qui serviront (er» en les appliquant sur la maçonnerie, la forme
- tr aux foyers,
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- ( 9° )
- Tracé de la parabole.
- Soit X Z ( fig. i5, pl. 1) la directrice, et F Ie ^ de la courbe ; par un point H pris à volonté sur la ^ X Z, abaissez la perpendiculaire H R, joignez les p1”^ F et H, et divisez cette ligne F H en deux pa‘jj, égales en O ; par ce point et perpendiculairement ar j, menez la ligne O T, le point M de rencontre ave^ ligne H R, appartiendra à la courbe. En effet, Pal’Cyîi construction , le triangle F M H est isocèle, et égale M H.
- Moyens de décrire une parabole par un mouvement co^i]
- Sur une droite f D prise pour axe (fig. i4? pj'yf faites fa —a F = 1/4. a, fixez au point f une rég‘®, ( qui coupe l’axe f D à angles droits ; à l’exlrénu j d’une autre règle E G , attachez un fil fixé au foye*j par son extrémité opposée ; ensuite faites nu"lf0!1j règle G E B le long de D E, en tenant toujours y F G M tendu par le moyen d’un crayon ou d’une p°l M , qui décrira une parabole. ,
- M. de La Ghabeaussière a réalisé ces idées en fal £j construire sa cheminée grotte dont trous donnon5 après la description.
- aht. 4.
- Cheminée en grotte de M- de La Chabeaussiôre (')'
- « M. de La Ghabeaussière a fait construire, local où la Société d’Encouragement tient ses sé»11 t une cheminée que l’auteur nomme cheminée grod6’^ qui est destinée à brûler de la houille. Elle est c •; truite d’une seule pièce en terre crue , malaxée ‘ ^ delà bourre, de manière qu’en la plaçant dans une cheminée de construction ordinaire , elle peut sur-le-champ. La terre se cuit peu-à-peu parle feu^i y fait. Elle présente un vide parabolique de 21 V°\i de hauteur sur t4 de large et 6 d’enfoncement. F®!’h rois ont 5 pouces d’épaisseur. La fumée est aspn’1'^ une ouverture de 3 à 4 pouces de diamètre, pralifi11 son sommet sur le devant. , jÿ
- » Le combustible se place sur une grille de fer dont le sol est cintré comme le vide de la chemine®’
- (1) Bull. de la Soc- d’enceur., quiniitnie année.
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- ür'll ( 91 )
- à,l Ia8e perpendiculaire à retour d’équerre est adhérent pi^,Sl’iIIe plate : ce retour a 4 pouces de hauteur. Trois s>de5poue. 1/2 de hauteur, soutiennent cette grille, ta 0ltpent un espace propre à recevoir un grand cou-te • aii et ® contenir les cendres, qui peuvent être U(-d!ies dans une capsule mobile posée sur l’âtre. j* Un soullleur ordinaire en tôle est fixé près la barre Manteau de la cheminée.
- üV,
- Il est reconnu , dit le rapporteur de la commission
- que de toutes les a construction des on de terre , celle-ei
- fQ ‘gée d’examiner cette cheminee C1, adoptées jusqu’à présent pour
- Satinées propres à brûler le charbo a‘ait une des meilleures.
- Ii“ tdle offre d’aiileurs un grand avantage par la faci-^ e qu’on a de la placer et de l’ùter à volonté, sans avoir ^esoin d’un tnaçon pendant plus d’une heure , si l’on ne 1 pas la placer soi-même. Dans tous les cas , les irais ^ construction ne peuvent pas dépasser 4 à 5 francs, IJâ compris la grille qui coûte 6 francs en fer forgé , et a hers de moins en fonte.
- 0 Avec 20 briquettes de houille, qui coûteront au plus ^ à 80 centimes, ou i5 à 16 livres (8 kilogrammes) de j. ai’bon de terre pur, on peut se procurer un très-bon ei> durant 12 à i5 heures.
- “ En augmentant les proportions d’une semblable j erninée , la construisant en briques cimentées avec de a terre argileuse, et eu conservant la forme paraboli-on pourrait y brûler du bois mis sur des chenets , mélange de bois, de houille et de briquettes, ainsi (1'1 On le fait dans plusieurs grandes maisons qui ont ,,a°pté ce mélange, comme procurant une chaleur plus •«ne. 0
- , * Si l’on ne voulait pas se renfermer dans une stricte tc°pomie, et donner encore plus de solidité à la grotte, H’1 pourrait la faire couler en fonte , et en y adaptant par j e-s agrafes deux plaques de même métal pour remplir a lace antérieure des cheminées déjà établies où l’on °udrait la poser; un peu de terre argileuse colorée eu °ù' par du molybdène (ou toute autre substance) , fer-^e,,ail les interstices qui pourraient exister entre ces Pâques. Dans ce cas, et pour tirer un meilleur parti du j)aiürique qui traverse si facilement les porcs du fer, auteur propose de construire derrière la grotte et les laques un massif en brique? ; à deux pouces de dis-
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- ( 92 ) . A.
- tance et de même forme, lequel, fermé à la partie supc rieure, ne permettra pas au calorique dégagé dans çe intervalle de communiquer avec le tuyau de la cheminee! Ce calorique pourra être refoulé dans l’appartement ^ l’aide d’une ouverture pratiquée au bas d'une des p‘a ques , ou même des deux.
- » Cette nouvelle cheminée serait susceptible de rÇcf voir des ornemens comme celles employées en Belg1 que , et serait moins coûteuse.
- » L’aspiration de la fumée par le tuyau ou souffieU se fait avec tant de force qu’elle ne peut point refiue dans l’appartement, non plus que les cendres du cbar bon de terre , si nuisibles à la propreté des meuble* L’activité de ce tirage est bien moins entretenue par l’ajl de l’appartement que par deux ventouses placées soi|s le manteau de la cheminée ; aussi l’on n'a pas l’inconve' nient d’avoir les talons glacés en se chauffant le devait du corps.
- » Ces deux ventouses, d’un très-petit diamètre, füur’ nissent deux colonnes d’air froid qui arrive avec Ul1 mouvement d’autant plus rapide que le foyer dégaoe plus de chaleur et met plus tôt en expansion le voluxne d’air surabondant au besoin du combustible.
- » Une portion de cet air dilaté tourne au profit de l’aP' partement, mais une autre partie est entraînée avec 1* fumée par un mouvement un peu trop rapide dans la cheminée, d’où elle s’élève jusqu'au faîte sans être coO' trariée par les deux petites colonnes d’air froid qui se soin établies d’elîes-mêmes dans l’intérieur du large tuya® vertical. Peut-être éprouverait-elle plus d’opposition ** la cheminée était fortement dévoyée. L'auteur a depi»s établi une autre cheminée dans laquelle il a remplacé 1® souffleur par une ouverture de i4 pouces de long stn'‘> à 4 pouces de large, pour le passage de la fumée ; il/1 supprimé en même temps les deux ventouses. D’apré* cette modification, l’air de l’appartement entretien* presque seul la combustion ; aussi la houille devient' elle plus difficile à allumer, et peut répandre un pcl1 d’odeur dans la pièce, si l’on n’apporte pas les plllS grands soins dans l’arrangement du combustible (t).
- » Dans îé premier cas , où le courant d’air froid est
- (•) Ce foyer, ainsi modifié , serait très-propre à brûler du cole > «pn ne donne ni mauvaise odeur ni fumée. ( JS’ote de l'auteur Manuel- )
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- L ( 90 )
- , P accéléré par les ventouses pour permettre l’expan-complète de l’air chaud dans l’appartement, il est S||*e_de le modérer à t’aide d’un registre, ou en en Pprimant une, et prolongeant celle qui resterait, jus-ü, a la base du loyer, à l’aide d’un tube de fer. Ce pourrait, peut-être , remédier complètement au hCr inconvénient qui résulte d’une trop grande quan-R d’air froid.
- ^ Quelques personnes objecteront à l’auteur que la ^buction de sa cheminée n’en permet pas le rarno-j*c» mais il en coûtera si peu de soins et de dépenses ' la démonter et déplacer quelques briques , que ( i ® cbjeclion n’en peut pas plus empêcher l’usage que h d’un poêle dont on ôte presque toujours les tuyaux pdant l’été. »
- ÇUr éviter l’inconvénient de l’introduction de l’air 11^ -s fentes des portes et des fenêtres, qui occasionne ^ Refroidissement dans les appartenions, et pourvoir j Remplacement de l’air qui monte dans le tuyau de géminée, il faut, comme le propose M. de La Cha-È j*Ussière , réserver un espace derrière le foyer, y faire l‘er Pair extérieur , qui s’échauffe en circulant dans j espace , et le faire sortir chaud dans l’appartement (h, ttl°ycn de bouches de chaleur ; mais il est à remarquer jidans ce cas, la forme parabolique perd de son itn-dftnce.
- hj Pfès avoir fait connaître les modifications apportées jj.1 Üumford , nous reviendrons sur celles qu’on pour-e subir aux cheminées ordinaires, en adoptant ^ Principe du renouvellement de l’air par de l’air chaud, ^ifications qui nécessitent des changemens plus con-ei'ables dans les cheminées , par conséquent plus de et qui, pour cette raison, ne pourraient être ;eralement accueillies.
- reste, les cheminées, à quelque degré de perfec-t R qu’on les fasse arriver , seront bien inférieures aux ou cheminées de métal placés isolément dans les yPPartemens ; et il demeure certain que Pon ne parjura à utiliser la plus grande quantité de chaleur 5sible qu’au moyen de calorifères bien construits.
- ART. 5.
- Cheminée de Franklin.
- célèbre Franklin, bien convaincu de l’imperfec-
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- . ( 94 ) ,
- tion des cheminées ordinaires, seproposa d’y reine01 ^ en faisant construire un appareil connu sous les ne»8 ^ cheminée à la penny Iranienne ou de chauffoir de Pe1i^ ranie, dans lequel la fumée parcourt un long trajet ° l’intérieur même du chaulfoir, et dépose ainsi uuep_al ( du calorique qu’elle entraîne en s’échappant ; il aJ° j à cet avantage celui de renouveler l’air de l’appartei»6 par un courant d’air chaud.
- Cet appareil est une espèce de caisse en fonte ef'1 (fig. 17 et 18 , pl. III), dont on a enlevé le devant laisser voir le feu, et qu’on place dans une chemine6 dinaire. Dans l’intérieur de bitte caisse, et à une tance de 3 à 4 pouces du lonçt, 2 y, s’élève un réscr' abcd, également en fonte, (fig. 17), dont la coup^ suivant la largeur de la cheminée , est représentée P^ les mêmes lettres (fig. 18), formant contre-cœ01 destiné à recevoir l’air extérieur par l’ouverture 111 ^ rieur t,t', et à le verser chaud dans la chambre P l’ouverture supérieure u (fig- 18. ) j.
- Ce réservoir ne s’élève pas jusqu’à la hauteur de j plaque supérieure as, un espace de 2 à 3 pouces esti® nagé pour laisser passer la fumée qui, arrivée là et ^ trouvant pas d’autre issue, tourne par-dessus le som111 j du réservoir, et descend par-derrière en suivant le Ÿt. sage b y, entre la plaque du fond de la caisse et le du réservoir ; les plaques du réservoir, en s’échaufl3 communiquent leur chaleur au courant d’air qu’il c°.( tient, et, pour que celui-ci acquière une tempéra1 assez élevée avant de se répandre dans la chambre? l’oblige à faire plusieurs circonvolutions, ainsi que D dique Ja direction des flèches placées dans les sépaljj lions i h, l m, n 0, p q, r s ( fig- 18), pratiquées daos réservoir. t
- La fumée, après son mouvement descendant, tro® au bas du fond une ouverture y, et reprend sa direct1 ascendante dans le canal y z, qui la conduit da°s tuyau de la cheminée. ,
- Pour éviter toute communication entre la chant® et la cheminée, il faut fermer, par une cloison, l’esp compris entre la plaque supérieure 00 de la caisse fonte, et le dessous de Ja tablette f. Et, afin de pouŸ,ü faire monter le ramoneur dans le tuyau de la chem>°® 1 il faut pratiquer dans cette cloison une grande 01P , ture qu’on fermera au moyen d’une trape à bascule15
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- fthj -J . , ( 95 )
- 11 «oit être placée de manière qu’en l’ouvrant et ap~ I faut son extrémité supérieure sur le contre-cœur de J,cheminée, elle ferme l’espace y î, en sorte que la jj/c rpie le ramoneur fait tomber arrive sur la partie æ et entre pas dans les canaux de circulation de la fumée. It] et appareil, utilisant une plus grande quantité de L . cur dégagée par la combustion , offrait une écono-
- . f qu’on peut évaluer à la moitié du combustible J exige une; cheminée ordinaire; et, comme il jouit en ]> e de la propriété d’amener un air nouveau dans appartement sans causer de refroidissement, il fut j'éidu public avec empressement; mais on éprouva, luette époque, quelques difficultés pour faire fondre * différentes pièces qui le composent, et l’on doit de-à Dësnrnod d’en avoir facilité l’exécution, et d’y fait des améliorations qui en ont répandu l’usage. 3e* ci-après les cheminées à la Désarnod. ) tr , est un préjugé que Franckiin s’est efforcé de dé-et que nous devons rapporter ici, c’est qu’on croit i^éralement que les poêles de fer répandent une odeur /Agréable et sont malsains. Franckiin dit que, si on plaint de la mauvaise odeur répandue par ces w. pes, elle ne peut provenir du fer même, mais de la ^Propreté dans laquelle on tient les poêles en gé-Pour les tenir propres, il suffit de les nettoyer avec 1e brosse trempée dans une lessive faite avec des cen-
- et de l’eau ou avec une bonne eau de savon.
- e fer chaud ne donne point de mau vaise odeur ; en les forgerons des fourneaux de forge, qui versent 1^ ^étal en fonte pour le mouler , n’en ont jamais senti j ^oindre odeur : cela est constaté par la bonne santé ^jouissent ceux qui travaillent le fer, comme les formas, les serruriers, etc. ; le fer est même très salutaire !psCorPs humain : c’est une vérité reconnue par l’usage li^aux minérales, par les bons effets de l’usage de la tj 'hile d’acier dans plusieurs maladies, et par l’expé-ilsj que l’on a que l’eau même des serruriers, où i rerupentleurs fers chauds, est avantageuse à la santé ,c°rps.
- q ,e savant Désaguliers rapporte une expérience qu’il .^e pour éprouver si le fer chaud exhalait quelques petits malsaines. Il prit un cube de fer, percé de part ,f,Part d’un seul trou, et, après l’avoir poussé à un de-he chaleur très-élevé, il y adapta tellement un ré-
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- I S)° ; t n1;fc
- cipient épuisé d’air par la machine pneumatique, 4‘.(|| tout l’air qui rentrai! pour remplir le récipient obligé de passer par le trou qui traversait le fer cha>1 j il mit alors dans le récipient un petit oiseau qui resp1 t cet air sans donner le moindre signe de malaise.
- En 1788, la Société royale de médecine, dans un r^j, port sur les foyers de Désarnod, qui sont également fonte, termine ainsi son rapport au sujet de l’insalubr*, attribuée à ce métal : « Nous pouvons assurer avec rité que, dans les chambres où nous avons vu ces lo)e'f| en expérience , quoiqu’on eût fermé toutes les 01l' ÿ( tures , nous n’avons senti aucune émanation qu’on P attribuer à la fonte. Bien plus, quoique, dans l’un de<j j âtres, on brûlât du charbon de terre non épuré et a b’ . lument chargé de tout son bitume, nous n’avons m1*1 | ment senti l’odeur de ce charbon. »
- Enfin, M. Thénard, dans un rapport fait à ITnst'^ dans le troisième trimestre de 1S20, prouve que l’n^r t des tuyaux de poêle en tôle, et même ceux de cuivl fl
- sont sans danger pour la santé. i,
- ART. 6. j
- Cheminée de Désarnod. t
- Les cheminées de Désarnod ( fig. 1,2 et 5 , pi. $\\ connues sous le nom de foyers économiques et salu^'^i sont construites en fonte et établies sur les principe u chauffoir de Pensylvanie de Franklin; elles n’en diff®re ; qu’en ce qu’il y a , dans le foyer de Désarnod , en 011 p du réservoir vertical à air un second réservoir horizon^ placé sous l’âtre et destiné à augmenter la quantité c‘|,| chaud répandu dans l’appartement, ainsi que dans quesperfectionnemens apportés dans la disposition y t construction des différentes pièces qui composent pareil, et au moyen desquels on peut le monter ct (l démonter avec beaucoup de facilité, pour le transpû1’ d’un lieu dans un autre par pièces détachées. .ÿ
- Le réservoir à air horizontal forme la base de la c\ minée; il est placé dans une boîte comprise entr® plaques A B et CD. La première est posée sur des t, seaux en briques qui permettent à l’air extérieur d3'^ ver par un conduit établi sous le plancher, et de circl'}| librement sous la cheminée. Cet air passe ensuite P-, des ouvertures OQ, pratiquées dans une plaque
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- H^celles AB et CD, et suit plusieurs sinuosités, kl, 0rniées par des séparations verticales et parallèles, ^.tioyen de lames en fonte ; après ce trajet, il s’intro-entre deux autres plaques, xas, formant: un réser-'0, '’ertical placé dans l’intérieur de ces cheminées, n s’échappe chaud par deux ouvertures pratiquées hi einent et correspondant avec le réservoir xx, (|.,r répartir dansplusieurs cylindres verticaux, yyy, s ^ l’extérieur sur deux des côtés, et desquels il i1|(!A°Ur se répandre dans l’appartement par des bou-c'e chaleur garnies d’un couvercle à charnière qu’on j, °uvrir ou fermer à volonté.
- ((H|0Ur fcgler l’accès de l’air et en diriger à volonté un 'iiq^tplus ou moins rapide,surla combustion,comme 'ii e^Rrait avec un soufflet, deux plaques P et Q , mo-^set glissantes dans des rainures, sont placées sur le ii '"'Ot fle l’appareil et sont haussées ou baissées au ^ Kn d’une manivelle M , fixée à l’axe d’un cylindre yjîficel s’enroule une chaîne qui suspend les plaques tu. des, et qui sont arrêtées à la hauteur voulue par une rochet.
- I(v '' fumée, comme dans le chauffoir de Franklin, s’é-l^.l’Jsqu’à la plaque supérieure de l’appareil, passe ij lere le réservoir vertical xx, et descend jusqu’à la >r'J où elle trouve, à droite et à gauche, deux ouvert ii(, sPar lesquelles elle s’échappe en passant par deux it‘l * qui se réunissent en R, pour arriver dans celui ^cheminée en maçonnerie.
- H r ’jogisde zi placé entre le fond et le réservoir xx, i, lrigé par un régulateur , règle l’ouverture du pas-li^e la fumée, modère aussi l’activité de la combus-ii dtout en laissant voir le feu, et sert, conjointement ifiij • plaques à coulisse , à intercepter toute commu-lu 1(Jn entre l’air de la chambre et le dehors , par le ijt * de la cheminée, soit pour conserver la chaleur, j^Pour arrêter les progrès d’un incendie. l^8 saillies réservées dans l’intérieur des plaques Ia-l,,e8 de la cheminée permettent d’y placer une grille, (j rte qu’on peut y brûler de la houille ou du bois. h,dle construction a un inconvénient, c’est que les iej’s latérales doivent être remplacées au bout de ( ÏUes années, parce qu’elles se trouvent constam-eu contact avec le feu, qui élève la fonte à une e température, et leur épaisseur n’est pas assez
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- forte ponr résister à une action qui se renouvellech3(I
- i'our. Pour éviter cet inconvénient et faire dispat'31 es cylindres qui compliquent et qui embarrassent abords de l’appareil, on les a supprimés et rernp13 „ par une double enveloppe, en laissant un espace quelques pouces entre elle et la première , et dan? quelle l’air amené de l’extérieur circule et se rép1
- ensuite dans la chambre au moyen d’ouvertures LatérCj formant bouches de chaleur. Il résulte de celte disp0'] tion un avantage , qui est de prolonger la durée des m pareils; parce que les plaques, par l’eifet de la circll j tion de l’air pris extérieurement et qui les frappe cO6.
- tain ment, sont maintenues à une température m
- oW
- élevée, et telle qu’elle ne peut pas altérer la fo^ comme cela avait lieu avant cette modification
- à**;
- Les cheminées de Désarnod peuvent se placer .u l’intérieur des cheminées ordinaires; mais, pouf 11 ser une plus grande quantité de la chaleur des coml)1' tibles, elles doivent être en entier dans l'intérieur J ; chambres ; si on les éloignait assez du corps de la cl’|( minée ordinaire, en y adaptant une longueur de tu}'*1 assez grande pour que la fumée en sortit constain111], au-dessous de 100 degrés, la chaleur utilisée équ1'^ drait à-peu-près aux neuf dixièmes de celle dévelopP par la combustion.
- Dans leur état ordinaire, d’après les expériences c(,| paratives qui ont été faites pour 100 kilogramme ff combustible brûlés dans une cheminée ordinaire»
- n’en a brûlé que 53 kilogrammes pour obtenir la m1.
- température ; ainsi la cheminée de Désarnod écorm1,)) les deux tiers du combustible.
- art. 7.
- Cheminée de Curaudau. ,
- La cheminée de Curaudau, représentée (fig- <‘5;$!j 7/7), se compose d’un foyer A, dont le rétrécisse»1'1,; vers la partie supérieure est destiné à conduire les P^ duits développés parla combustion dans un fort t3).,/ de fonte, BC; arrivés là , le courant gazeux se <^.',.1 en deux parties, pour parcourir ensuite et succès®*^ ment, de haut en bas, les divers conduits qui y son1 k] tiques, avant de parvenir au tuyau principal AT. h % par son contact avec toutes ces surfaces métalliq'ieS’ ’
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- ^ans ^es espaces P, P , P, et se répand dans la ambre par des bouches de chaleur, t'ü tS| ^Périences comparatives faites par le bureau de Su‘fatil des arts ont démontré que 55 kilogrammes da.c°rri'0nstible, brûlés à la cheminée de Curaudau, don-tl ie°t autant de chaleur que 100 kilogr. brûlés dans une eildnée ordinaire.
- Deuxième cheminée de Curaudau.
- Sér
- u ePa>’er entièrement le foyer où se fait la combustion ^yau qui sert à concentrer le calorique, en ayant frQ1 ^ ^ünner aux parois du foyer l’inclinaison la plus g Pr<- a réfléchir la chaleur rayonnante et à diriger les t„ un tuyau central ; porter dans Je système des x de tôle la facilité de l’emboîtement et la distri-j 10n nécessaire pour retenir toute la chaleur, et la ^ ^mettre promptement ; enfin, conserver aux cliemi-|> ^huir forme ordinaire, tel est le but que s’est proposé c teûr, en plaçant sa cheminée dans une autre en ma-fe °erie derrière une glace, après en avoir recouvert tJ)ai(îuet d’un tissu. Par cette disposition, l’air qui se C(J uye échauffé dans l’espace que la glace recouvre est t,Quellement déplacé et renouvelé,
- abï. 8.
- Cheminée à la Iiumford (i). ( pl. II. )
- l3^e ïtioyen employé par Rumford consiste à diminuer q^ûd'ondeur de la cheminée, afin de placer le foyer Vant et *e mettre dans une position propre à envoyer
- > la
- chambre la plus gr ande quantité de calorique
- lignant, de donner aux faces latérales ou jambages ul>liquité telle que les rayons directs qu’elles re-se réfléchissent dans l’intérieur de l’apparte-tlt ,ftt ! enfin, de rétrécir l’ouverture inférieure du tuyau dp Géminée, pour déterminer un plus grand tirage ,
- :,Hi - - - - -
- ^ ,JPécher la cheminée de fumer. îiritl°it A C D B (fig. î , pl. H) l’intérieur d’une che-0|dinaire, au lieu de disposer les côtés A C et c0 Parallèlement entre eux, et perpendiculaires au
- Û'Orpni' C*. Tt if leu». une nhlirrmté telle une
- coeur CD, il leur donne une obliquité telle que
- ‘Kl >^!>,Ur ^hposer à la Rumford une cheminée ordinaire, ou donas * entrepreneur des travaux, du Gouvernement.
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- \ 100 J 5>
- ces côtés fassent avec ce contre-cœur un angle de 1 degrés (un angle droit et demi). {
- Par celte disposition, le contre-cœur, ou la P*®^j, i k ( fig, 3 ), se trouve réduit à-peu-près au tiers “e. largeur primitive du fond de la cheminée, ou de que conserve encore sa partie antérieure a b, à laque on ne change rien. 11 est facile de voir que la portion chaleur rayonnante qui vient frapper les jambages o» ques a i et b A est réfléchie dans la chambre. ,
- En portant en avant le contre-cœur de la chemin* ; on porte en môme temps le foyer du côté de la ch3', bre, et on rétrécit l’ouverture de la gorge d e ( fi g-Cette ouverture,d’après un grand nombre d’expérie0®6, doit être seulement de 4 pouces pour les chemin6, de dimensions ordinaires, et de 4 pouces et dem1?,, pouces pour les cheminées destinées à chauffer de grandes pièces, soit qu’on y brûle du bois , de la ho111 ou de la tourbe. j,
- Rumfordfait remarquer qu’on pourra trouver exti'3 dinaire que, pour des cheminées de dimensions h^‘|, coup plus grandes, il prescrit d’augmenter à peine{j profondeur de la gorge ; mais il assure qu’il a vu de ,, sortes de cheminées réussir parfaitement en ne leur la^(. sant que 4 pouces; d’ailleurs il faut faire attention li la capacité de Feutrée du tuyau de la cheminée ne ^ pend pas seulement de sa profondeur, mais bien de^(. deux dimensiüiisprisesensemble, et que, dans lesgJ'alî,^ cheminées, la longueur de l’ouverture est plus coni>,a i
- rable,
- Pour donner passage au ramoneur qui doit ffl0'1 dans la cheminée par la gorge de (fig. 6, pl. I'", Rumfordfait pratiquer dans le milieu du massif et aune distance de 10 à il pouces au-dessous gorge ou du manteau , une ouverture d’environ un f’F de largeur; mais, comme ce passage augmenterait en h,1 endroit la profondeur de la gorge, il le fait recoi1',1) en maçonnerie sèche, de briques ou de pierres tafi^ exprès; et chaque lois qu’on veut faire le ramonage» ^ enlève ces pierres, qu’on replace ensuite avec h63 coup de facilite. ,
- Pour éviter cette opération, on peut placer à la gft d e (fig. i3, pl. IJ) de la cheminée , un registre à h‘(.
- ude, on trappe de tôle ou de fer coulé, fixée à
- nière en E, de sorte qu’on peut augmenter ou dim*11
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- i, ( 101 )
- volonté l'ouverture du passage de la fumée. Ce moyert Jj'csente encore l’avantage de pouvoir retenir la chaleur ai,s la chambre lorsque le feu est éteint, enfermant fièrement cette trappe. {Voyez Trappes à bascule. )
- .^e nouveau contre-cœur ou massif e,m, h, l (fig. 6, l'II) , ainsi que les nouveaux jambages latéraux, doi-eut être élevés jusqu’à 5 ou 6 pouces au-dessus du rujnt Y, où commence le tuyau vertical de la.cheminée* ^ leur maçonnerie, suivant l’auteur, doit être terminée ^’izontalement, pour éviter le refoulement dé la fumée £, ‘aù'e que, dit-il, il est beaucoup plus difficile au vent r*11 descend de trouver et de forcer son chemin parle Wssage étroit qui se présente, lors qu'aucune inclinaison, y conduit.
- ïlumford fait arrondir la partie antérieure cl « de las f°rge (fig. 4 ), au lieu de la laisser plate, et dit qu’il faire en. sorte quelle présente une surface lisse et! ,0s aspérités.
- fl recommande aussi d<», revêtir les parois de ses che-^éesd’un crépissage qu’on rendra lisse et poli et qu’on Réservera blanches, ou qu’on peindra en blanc, afin ^.obtenir le plus de chaleur réfléchie possible, et de se garder d’y mettre une couche de noir, comme on ^fait ordinairement, cette dernière couleur absorbant ts les rayons de calorique qui frappent la surface qui
- est enduite ; il ne faut laisser en noir que les parties Ij11* sont atteintes par la fumée, et qu’il est impossible conserver blanches.
- • depuis quelque temps on emploie , pour garnir les.
- . ^bages, des carreaux en faïence blanche ce moyen f'fort bien entendu, d’abord à cause que la surface des liteaux est blanche et bien polie, et qu’en outre làb aieuce est une substance qui est un des plus mauvais °jùiucteurs de la chaleur.
- j revêtement en faïence devrait être adopté dans Jùesles cheminées bien construites ; il est peu coûteux, t es'durable , donne un aspect de propreté au foyer, et ^ °?plit parfaitement bien l’objet qu’on se propose. S’il ..rivc que quelques parties de ces carreaux soient noir-i ,es par la fumée, en les lavant, on les fera redevenir
- * Vhes.
- lutnford indique l’emploi des chenets pour brûler dis* is i mais, dans beaucoup de foyers , on les remplace
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- ( 102 ) 2 par des massifs de maçonnerie mm ( fig. 4 , pl. II ) à 5 pouces d’élévation au-dessus del’âtre, entre lesq|ie on réserve une ouverture Y d’environ un pied ( nnpe^ moins que la longueur du bois scié) pour donner pa*. sage, par-dessous le combustible, au courant d’air <P, doit alimenter la combustion , qui, se trouvant resseï^ dans ce canal, acquiert une très-grande vitesse et el1 tretient le feu toujours clair. g
- Pour utiliser une plus grande quantité de calorbp rayonnant dans les apparlemens, on prend le soinde1^ tretenir la combustion sur la partie antérieure seuleme'’ des bûches, en couvrant de cendres toute la portion surface qui est tournée vers le contre-cœur de la c'ie minée.
- D’après tout ce qui précède , il est facile de voir (ll1 Ruinford a travaillé sur les idées de Gauger, qui co* seillait le rétrécissement des foyers , en leur donnant forme la plus propre à augmenter la quantité de c'lia. |a rayonnante dans l’appartement, et qui prescrivait réduction des dimensions du tuyau de la cheminée, a de diminuer la consommation de l’air qui se trouï® entraîné avec le courant de la fumée. On doit cependa(1 à Rumford d’avoir fait un grand nombre d’expérieucej qui ont fait adopter les changemens qu’il a proposés6 qui procurent, sur les cheminées ordinaires , une é^ nomie d’environ les trois cinquièmes du combustild ' ( Voyez les expériences faites sur différens appareils chauffage. )
- !Tracé des cheminées à la Rumford.
- Soit A C D B ( fig. 3, pl. II. ) le plan d’un foyer or^' naire , joignez les points A et B par une ligne droite, le milieu de laquelle vous éleverez la perpendiculairec^’ qui rencontrera le milieu d du contre-cœur.
- On appuiera un fil à plomb sur la face antérieure °e la gorge en d, fig. 5, et immédiatement au-dessus de1 ligne c d, fig. 3 ; et on marquera le point e, où le ploll) tombera.
- Du point c vers celui d, on portera en f une distaÇ6 de quatre pouces qui sera l’endroit où doit être placé nouveau contre-cœur.
- Par le point f, on mènera la ligne g h parallèle et éga ^ au tiers de A B, ce qui donnera les points A et i; parc<i
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- .. ( 1Q5 )
- on mènera les lignes droites A B et i A, qui démineront les directions des jambages.
- j1 °n voulait disposer la cheminée pour recevoir une e à brûler de la houille, on déterminerait la longueur ‘j® ligne A i en portant de f e n A d’un côté, et f e n t d autre , la moitié de la distance c f. Si la largeur A B a'Peuprès le triple de la largeur du contre-cœur i A , ^changera rien à cette ouverture, et il faudra joindre . A b , pour avoir les directions des jambages. Si la ij aQce A B est plus grande que trois fois le nouveau .he-cœur, il faudra la réduire de cette manière : du
- ltlt c, milieu de A B , on prendra c a et c b égales à e fois et demie la largeur du contre-cœur i A; et on l)e?era des lignes de i en « et de A en b, qui indiqueront Ijé'ection des jambages.
- j 11 placera ensuite la grille, dont les dimensions,
- , "l' Une chambre de grandeur moyenne, doivent être ® 8 pouc. de largeur, ainsi que l’indiquent les fig. 7,
- ^,9 i pl. IL — L’épaisseur du front de la cheminée en 9, n’étant que de quatre pouces, si l’on en ajoute -ït,e pour le vide du canal, la profondeur A c du foyer Se,ait que de huit pouces, ce qui ne suffirait pas ; on
- OQo pratiqué une niche c e pour recevoir la grille, ^name il arrive souvent qu’on n’a pas d’instrilmens faire un angle de i35 degrés, voici la manière de jij.htcer : sur une planche d’environ dix-huit ponces de et de quatre pieds de long, ou sur une table ordi-tracez trois carrés égaux A, B, C, fig. 12 , de 12 ;de/ pouces de côté, puis tirez les diagonales cl f et c f t|i(S Perrés G et A , ces diagonales feront avec le côté c d !f,i carré B l’angle de i35 degrés cherché. On pourra V\Ua patron avec deux règles, et cet instrument ser-I a tracer la direction des jambages sur l’âtre.
- cheminées qui ont de la disposition à fumer exi-O1 fine les jambages y soient placés moins oblique-relativement au contre-cœur, que dans celles qui i^111 pas ce défaut, on pourra faire plusieurs patrons d, angles difïérens. Celui n° 1 sera employé pour lit la disposition la plus convenable, lorsque rien 4C y opposera ; le n° 2 servira pour un plus petit angle, tf*’ enün, le n° 3 , pour les cheminées très-disposées Qaier, aura son angle d c i encore moins ouvert. Itj^'^finefois la naissance d de la gorge se trouve très-feu., comme dans les fig, to et ii ; alors la cire-
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- nunee est sujette a fumer; pour parer à cet inet» nient , il faut la baisser, en ajoutant une travers*^ soubassement en briques ou en plâtre , soutenu par 1 barre de 1er, comme on le voit en h, fig. i3.
- Explication des figures.
- Figure ire. Plan d’une cheminée ordinaire.
- A. B. Ouverture de la cheminée sur le devant.
- C D. Le contre-cœur ou la plaque.
- A C et B D. Les jambages latéraux.
- Fig. 2. Elévation de face d’une cheminée ordinal ' Fig. 3. Plan de la cheminée, fig. i, perfectionne*' ! a b est la nouvelle ouverture ; i h, le conlre-cceufi et b k, les nouveaux jambage». ];
- e est le point où tombe le fil à plomb appliqué sllC face antérieure du tuyau de la cheminée. Ôn faite ^ quatre pouces, et la face du nouveau contre-cœur être perpendiculaire sur la ligne e f. Le nouveau con ^ cœur et les jambages sont représentés en maçonnerf | briques, et l’espace entre. îa nouvelle constructif1
- l’ancienne en maçonnerie de moellons.
- Fig. 4. Elévation de la cheminée, dont le plan *s fig. 3. ÿ
- Fig. 5, pl. JI. Coupe verticale d’une cheminée o* naire avec une partie de son tuvau. ^
- Fig. 6. Coupe verticale de îa même cheminée P fectionnée. , ^
- k l est le nouveau contre-cœur ; / i, la porte en bnjï J ou en grès qui ferme le passage du ramoneur; d *’ ] gorge de la cheminée réduite à quatre pouces;/*’ manteau , et h, la maçonnerie ajoutée pour dimi° la hauteur de l’ouverture du devant. . ,
- Fig.'j. Plan d’un foyer avec une grille placée1/^ une niche, et où la largeur primitive A B du foyet considérablement diminuée. i{j
- a b est l’ouverture du devant après le changement » d, le dos de la niche dans laquelle la grille est placee' Fig. 8. Elévation de la cheminée ci-dessus.
- Fig. 9. Coupe verticale delà même cheminée. { c de est la coupe de la niche ; g, la porte du r® fllt neur, fermée par une plaque de grès ; f est la nerie nouvelle ajoutée au manteau pour le baisser-Lxfig, 10 indique comment les jambages doivent
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- iiw , , ( io5 )
- j,, lJOses lorsque le devant des mnntans a et b n’avance fautant que les montans A et B delà cheminée.
- «P® f'S' 11 indique comment on doit disposer la lar-. Ur et l’obliquité des jambages relativement à celle du i°Qtre-ceeur, '
- ----. , .«rsqii’on est obligé de faire celui-ci très™
- 5e pour y placer le bois, ca '*
- echun des jambag ,i> a fig. i3 indic
- fig. 12 représente le patron destiné à tracer la di-ibages.
- flg. i3 indique la manière de rabaisser le devant l,He cheminée lorsqu’il est trop élevé, au moyen d’une ®Ç(uinerie b et d’une garniture de plâtre.
- ® i'l8- i-i indique la même opération faite avec une s ^itme de plâtre seulement.
- l^ous répéterons encore que les cheminées, et même ^poêles, seront toujours des appareils défectueux tant t n’adoptera pas le principe de faire circuler de l’air n "rieur sur les parois du foyer, et de le faire sortie S|'i(epar des bouches de chaleur, aprèss’être échauffé ^"darst 6a circulation. Ce moyen, qui réunit, comme ,j "s l’avons dit, le triple avantage de renouveler l’air-' tes appartenions, de les échauffer en même temps et de-‘uUe - -
- lai
- lir de l’air chaud à l’embouchure de la cheminée ,
- occasionne un courant ascendant beaucoup plus. U*1'de, et facilite l’évacuation de la fumée, devrait être l|Pliqué à tout appareil de chauffage destiné à être s ?cé dans le lieu à chauffer ; car , pour que l’air néces-j.re à la combustion et celui destiné à remplacer la-h;Sse d> air entraînée dans le tuyau de la cheminée, (js*sse entier dans l’appartement, il faut qu’il existe des ji!süres en assez grand nombre ; et alors on provoque q production dans l'appartement de courans.d’air froid, exercent sur le corps une sensation d’autant plus jj^de que la température extérieure est plus froide. Le «un dé qui a le moins d’inconvéniens, mais qui occa-
- (1 toujours un grand refroidissement dans l’appar-t, est alors de faciliter l’introduction de l’air du par des conduits placés vers le plafond. ( Voyez ocle Ventilation, page 70,
- ART. 9.
- es Pcrfod lonncrnens à apporter clans les cheminées 1 à la Rumford.
- ^ üllr éviter les inconvéniens que nous venons d’indi-
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- quer, et utiliser une plus grande quantité de calorie11 ’ on pourraitconstruire les côtés du foyer avec des pla^ de tôle , ou mieux , de fer fondu : cela serait plus rable, en réservant un intervalle ou espace creux en les plaques et la maçonnerie du foyer de la chemineej qui recevrait l’air extérieur au moyen d’un conduit»^ qui le répandrait chaud dans la chambre au moyen bouches de chaleur. Soit a b c cl ( fig. 11, pl. I ), le P d’une cheminée ordinaire, on remplacerait les uiaiSy de Rumford par deux plaques obliques a c et fd, placerait la plaque du contre-cœur jointivement sn|ïa^ e f. Cette disposition laisserait un espace creux jl serait recouvert à la hauteur de la tablette de la ci’ . minée ,ou plus haut, si l’on veut faire la dépense néc{ j saire, de manière que l’air placé dans l’espace l 1 communique pas avec le tuyau de la cheminée. On ^ posera des compartimens e k , f h. derrière la plaque^., contre-cœur, et on établira au bas d’un des jainb®» de la cheminée en g, soit au moyen d’un conduit le plancher, soit au moyen d’un petit tuyau placé l’angle du mur, une communication entre l’espac® ; et l’air extérieur (i), qui, après s’ètre échauffé par6 j contact avec les plaques de fonte, sortira par une plusieurs ouvertures placées en haut dans le jainM opposé h, formant bouches de chaleur. Il s’établira ®.| suite un courant de bas en haut qui échauffera la chaint1 presque autant qu’un poêle. On n’aura plus alors dec° , rant d’air froid dans la chambre, et on pourra la fe1'111 , exactement de toutes parts.
- ART. 10.
- Cheminée de M. Debrel.
- La cheminée de M. Debret ( fjg. 6, j et 8, pl. J), ^ construite en briques ; son principe repose sur cela1 __ poêle du même auteur, dont nous parlerons au chap' lequel consiste dans la circulation de la fumée coi*1"1 j dans les poêles suédois.
- L’avantage qu’elle présente est de pouvoir s’éta^ en un seul jour et s’adapter à toute espèce de cherni1115
- jl
- ([*) La dépense qn’occasionne rétablissement de ce canal JttOale pas à plus de »3 fr. |
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- lotir l’établir ( 1 ), on incline d’abord la plaque de ^aaière qu’une ligne tirée de son sommet, tombe à 6 J® Pouces de sa base , et on élève de chaque côté, °ürla soutenir, un petit massif en briques, qui se ter-c ltle en mourant au sommet de la plaque : c’est entre ^ 8 deux massifs qu’est le foyer; on établit ensuite au-J'SSus de la plaque une voûte qui, montant derrière le . .atnbranle, bouche toute communication avec la ehe-Sur les côtés du foyer sont aussi deux couloirs, ij 'ntérieur et descendant, l’autre ppstérieur et ascen-qui vient passer derrière la voûte et se terminer a.?sla cheminée ou dans le tuyau qui en ferait l’office.
- feu étant allumé, la fumée se répand dans les cô-. descend dans l’un des couloirs, où elle dépose une c rt>e de son calorique, puis elle remonte dans l’autre !iii *r °*1 e^e n’esl: plus que tiède, et où elle trouve en-issue dans la cheminée.
- ,!r1 auteur affirme qu’avec cette cheminée on peut faire ^ aUssi grand feu que l’on veut, sans craindre l’incendie. . ,^ue l’on peut y brûler des substances animales sans /1 elles répandent de mauvaises odeurs. Pourla ramoner j[C 'lui est très-rare, par la raison que la suie se ramasse l( a Voûte où elle est brûlée), il suffit de réserver dans vouloir antérieur un carreau mobile qu’on déplace à
- 'donté.
- ARt. 11.
- Cheminées dites perfectionnées^
- Si^ocoup de cheminées employées aujourd’hui con-s çut tout simplement dans des dispositions intérieures s aux cheminées de Rumford, et placées dans fl avant-corps construit en tôle, en maçonnerie, enduit fl/Peinture, recouvert de tablettes en marbre et garni J1 carrelage en faïence sur les jambages intérieurs, établit, sur le devant de la cheminée, une plaque 5|()Ssante verticale destinée à régler l’entrée de l’air et à p^er un courant vif pour activer la combustion. Cette fl.'c’ese hausse ou se baisse i» l’aided’un cylindre perdu i^.^la maçonnerie, sur lequel s’enroulent les chaînes ÿ1 ‘a suspendent et qu’on met en mouvement au moyen 5,j ne manivelle placée extérieurement, et à laquelle est ‘'Ptée une roue à roebet pour l’arrêter à volonté.
- *11 ^zseriptîon des Brevets d'invention , tome iv.
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- L’avantage dé cette construction est de mettre àpr° une partie de la chaleur absorbée par les parois foyer, et de renvoyer cette chaleur dans l’apparten>et! j Des expériences faites sur ces sortes de cheminées cl démontré qu’en général elles ne donnent pas une éco11, mie très-marquée dans l’emploi du combustible, a11’’ que nous allons le prouver, en faisant connaître Ie 1 ? port de la Société d’encouragement sur les cheini1]el' de M, Lhomond.
- ÀâT. 12.
- Cheminées dites Parisiennes, de M. Lhomond.
- (Extrait da Rapport fait à la Société (l'Encouragement pour 1 & \ duslrie nationale, dans la séance du 5 janvier i8a5. )
- « Après avoir examiné la ebeminée que propose^' Lhomond pour remplacer , sans déposer leur chaÇ branle, celles qui existent maintenant, de quelques^ mensions qu’elles soient, le Comité des arts économi<ll,ej a reconnu quece remplacement peut s’opérer facilei«e . en trois heures,parce que, tous les matériaux nécessai1^ à la construction se trouvant disposés d’avance , on 3 : plus qu’à les mettre en place. La cheminée qui a e , établie dans le local même des séances n’a dénia*1 . que cet espace de temps pour être confectionnée c': manière à ne laisser rien à désirer à l’inventeur. J
- Cette cheminée se compose d’un contre-cœur et deux côtés bâtis en briques de champ , réunies par . plâtre. Celles du contre-cœur sont surmontées par 3 ( briques debout, presque mobiles, parce qu’elles ne jointes ensemble que par très-peu de plâtre, et qn® , moindre effort les déplace : elles se trouvent inclin^J en devant et soutenues par une barre de fer pour ré tré£l i le passage de la fumée. Lorsqu’on veut ramoner la d1^} minée, ces briques et la barre qui les soutient s’enlèv^j facilement, et le ramoneur trouve une ouverture sa1* ! santé pour passer. Un châssis de fer, garni de plaques de tôle, de i$ à 20 pouces de hauteur, de 1 pouces de large, placé à 8 pouces en avant du conu.(1 cœur, et appuyé sur les côtés, forme le complément3 foyer; trois planches de stuc taillées en trapèze, apP f quées à la naissance intérieure du chambranle dans pourtour, viennent s’appuyer sur le châssis, et forint •des angles peu inclinés, qui permettent la réflexion
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- I» ( 10Ô )
- chaleur dans l’appartement. M. Lhomond a, comme e*<py.od, employé un registre vertical pour ouvrira au quart, ou fermer à volonté i’orifice du foyer, t ^0nner par là au volume d’air qu’on veut y faire en trer l’activité qu’on désire : aussi, on n’a pas besoin c ployer le soufflet pour entretenir ou augmenter ia et, , ustion. Les plaques qui remplissent le châssis sont: ç ^ûle au lieu de fonte , et la crémaillère de M. Désamod vji remplacée par deux contre-poids cachés sous les Lâches de stuc. Le moindre effort suffît pour lever ou 5 'iSer les plaques qui gisent l’une sur l’autre. L’auteur ^P'acé à la base du foyer, de chaque côté du châssis , ^plaque de tôle arrondie à son extrémité supérieure,
- J,..ïr éviter la dégradation du stuc. Cette cheminée, t; T®ot M. Lhomond, a l’avantage d’économiser les trois |e‘î"1èmes du combustible, d’empêcher la fumée dans ^aPpartemens, et de ne coûter, toute posée, que 5o ? fr-, suivant sa dimension, k j6 comité des arts économiques a voulu connaître, ch expérience, les propriétés que l’auteur attribue à sa ^eiï>inée. Il s’est convaincu qu’elle chauffé très-bien , h économisant beaucoup de combustible, mais non la proportion des trois cinquièmes ; il croit pouvoir t^erque le feu étant bien conduit, onpent être chauffé dans une cheminée ancienne avec près de moitié j^.fotnbustible qu’on y employait (1 ). Quant à sa pro-j^té d’empêcher la fumée d’être refoulée dans les ap-J^tnens , le rapporteur du comité ne pensait pas t^yle la possédât complètement : cette cheminée re~ d|sa*6 en partie à cet inconvénient, mais ne le fait pas ]e paître en totalité. Il est même des circonstances où (j. lrage n’étant pas assez fort, il y a refoulement d’air dj,s l’appartement ; mais on y remédie au moment en levant ou baissant la porte, suivant le besoin. ^ ^homond, pour parer à cet: inconvénient, a imaginé e f°rme de mître dont il se promet le succès le plus . Il est à désirer qu’il ne soit pas trompé dans
- Cn 0rm
- >let.
- ^que celle de Rumford, avec lesquelles elles ont beaucoup Ambiance , et qui coûtent encore moins à établir, puisque, 1il}|’çres l'expérience ( voyez cliap. XI ) , sur ioo bilogr. de combus-Sué'nploy,’s à obtenir une certaine température dans un espace °n n’en a brûlé que 3g pour obtenir la même température dans avÜ1* ** pare, avec une cheminée à la Fmmford , et qu’il en faudrait 'ee celle de M. Lhomond. ( Note de l'auteur du Manuel. )
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- ( 110 ) , son espérance ; Car il aurait vaincu une difficulté q11111 pu encore être levée jusqu’à ce jour.
- La forme de sa cheminée est fort agréable ; sasur blanche et lisse, réfléchit facilement les rayons du c3 u rique, et permet à ceux qui l’entourent d’en recevL l’influence seulement, on pourrait désirer qu’elle . d’une matière plus dure que le stuc ; mais M. Lhoi»00. offre de la remettre à neuf pour la somme de i5 lorsqu’elle sera dégradée. Cette cheminée a beauca ' d’analogie avec d’autres qui sont déjà connues ; ll1ij elle en diffère en quelques points: elle réunit une gfa” J partie des avantages de celles dites de Désarnod- % prix est bien inférieur, et par conséquent plus a j portée de tout le monde. »
- ART. l3. ]
- Cheminée dite Calorifère.
- Cette cheminée, qui a donné des résultats très-s*^, faisans dans plusieurs endroits où elle a été construit^ compose, i° (fig- 2<i, pi. I) d’un réservoir à airtf placé sous le foyer qui reçoit l’air extérieur par le f°(, duit b; a0 (fig. a5) d’une plaque en fonte æ, qul eî couvre le réservoir à air froid a a; de deux grands espaC|J vides g g, situés latéralement au foyer, et dans les^i s’élèvent deux tuyaux en métal mince b i, dont Ifjj verture inférieure communique avec le réservoir “j,j froid, lesquels se croisent en dessous delà tablette3^ cheminée, en traversant la partie supérieure du 1 °1 Par celte disposition, l’air que ces tuyaux contien",^ s’échauffe, et la dilatation dans cette partie détef*0^., un courant de bas en haut, qui fait verser dans l’apP, j, tement l'air échauffé par les deux autres extrémité, j; formant bouche de chaleur. Ainsi, l’air nécessaire 3 ; combustion et à la respiration est amené chaud day l'appartement ; 3° (fig. 26) d’une plaque d, mobile»,^ une charnière, et qui a pour objet principal d’ac[iy ou de modérer la combustion et de donner pl°® moins d’ouverture au passage de la fumée qui se reV dans le canal c. Cette plaque, étant fermée entière)^ suivant la position r, d, peut servir à conserver la f J leur de l’appartement lorsque le feu est éteint ; o« 3 u tercepter tout courant d’air dans l’intérieur du tufa® J la cheminée, eu cas d’incendie. Lorsque cette | est entièrement ouverte, elle occupe la position J?2' j
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- T ( JH )
- lu ^es lettres i î indiquent Remplacement des deux yt®"x^tracés sur la figure a5 , et désignés par le»
- ri,^a figure 27 représente l'élévation de face de la >c,ninée.
- art. 14.
- etnlnèe anglaise perfectionnée par MM. Alhins et H. Marriott (1).
- 6)p6tte invention consiste, i° à remédier aux clie-j, *®ées qui fument ; 2° à économiser le combustible et régulariser la chaleur qui se dégage des foyers ou fles destinées au chauffage ou à la cuisine.
- ^Cs auteurs proposent de brûler la fumée qui se dé-des foyers, au moyen d’une caisse ou réservoir ï(!ctangulaire qu’on fixe au foyer. La forme la plus con-ft ÿle pour ce réservoir à charbon se voit pi. IV» tt, ? qui présente l’élévation d’un foyer ou fourneau d dii l'e sur l'échelle d’un 12“*. La fig. 7 offre la coupe d/iême appareil. Le fond de cette caisse à charbon
- s incliner en avant sous un angle très-obtus, com-[i| tiquer avec le foyer par un orifice A, à travers la fç^e de derrière. Ce réservoir à charbon peut être i supérieurement, soit par une porte à coulisse ou l() Ornière, soit par une porte circulaire tournant sur fyj;Centre, comme on le voit en B. Cette porte peut
- «t»
- 1 Prieure du foyer; on fait à travers cette dernière lue une ouverture demi-circulaire d’un diamètre PRu moindre que celui de la porte ; celle-ci p,fcufe dü|^er aisément sur son axe au moyen d’une clef, et <j( *dre ajustée de manière à fermer presque herméti-q^ent le réservoir.
- ji^ a peut encore fixer le réservoir à charbon au foyer j)a| a autres moyens que les auteurs indiquent, principe ut pour l’usage de la cuisine.
- 4pUlCa> d’après eux, la manière d’opérer pour brûler : supposez qu’il faille alimenter de combustible ou un foyer quelconque, muni d’un réservoir fion, au lieu de jeter le charbon à la manière or-le a're au-dessus du feu , il faut le jeter derrière, dans |we‘Servoir à charbon, et fermer immédiatement la e °u le couvercle ; aussitôt que le charbon qu’oa
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- 'pcrlory o]patent intentions ; janvier 1826 , page 8.
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- vient de jeter arrivera au fond du réservoir et sc en contact avec le combustible enflammé, il se ( gagera aussitôt une fumée dense et noire qu’on obs®1,^ toujours en pareil cas. Cette fumée , ne pouvant chapper par la porte supérieure du réservoir, est de passer à travers des matières en combustion a^ partie inférieure du foyer, avant d’arriver au ruyaU ^ cheminée, et de s’y élever. Par cette opération' matière combustible, c’est-à-dire la vapeur du goud1 ^ le carbone et le gaz hydrogène carboné, s’enflarn»11^ instantanément, en se combinant avec l’oxigène, ,j|
- l’atmosphère ; tandis que l’azote de l’air commun , al(\j n - - - "'ivei1'!
- dPi
- que le gaz ammoniaque et l’acide carbonique, s’ém rapidement dans la cheminée, sans déposer de d’une manière sensible. Les auteurs font ensuite, applications de leur appareil aux fourneaux de cui9|l,t,j ils s’étendent surtout sur l’usage d’un poêle qu’ib ^ pellent lhermo-règulatmr, de leur invention. Enfi°’ : faut remarquer, 1" que l’on empêche presque en111'.1 • ment les cheminées de fumer, en consumant la pot''h: combustible de la fumée, en accélérant en même te^u la dispersion du reste ; a° que la suie qui se dépose le tuyau de la cheminée ne monte pas au quart d® j quantité ordinaire ; conséquemment on obviera à la‘.( au danger qui accompagne les cheminées malprop1^ et aux inconvéniens de l’emploi des ramoneurs ; 5" 1( la construction de leurs fourneaux ou foyers éconni®1’; une grande quantité de combustible, en utilisant b®^ coup de calorique, qui, dans les poêles ordinair®s’,, perd immédiatement par la cheminée ; 4° que la ®a( leur absorbée par les matériaux non conducteurs d« j , poêle perfectionné, étant disséminée peu-à-peu , l’air d'un appartement, le chauffera plus uniforme»1 ' que par un poêle ordinaire. ^
- Si l’on a égard à la chaleur supplémentaire dégaS|( parla combustion de la fumée, et si l’on tient cot»P du calorique conservé par les matériaux de ce p°e |(j l’économie du combustible s’élève de i/3 à 1/2 d®^ quantité nécessaire pour maintenir un appartemeïl ; une température donnée. J
- Enfin, le tuyau auxiliaire à air fixé an poêle tberlI!(1| régulateur permet d’aérer un appartement et d’y tenir en tout temps une température à-peu-près ua| forme.
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- ( )
- Air. i5.
- ^Mcrlption d’une nouvelle Cheminée économique à foyer mobile (i).
- Seu^ m®r*te cette cheminée, que l’auteur, M. „ f Butler, annonce être très-économique, est d’avoir \t toyer qui se lève et se baisse à volonté, et maintient
- est°
- °tdi
- "Ambustible constamment à la même hauteur; elle entièrement en fonte, et ressemble aux cheminées
- ince régent d’Angle-palais de Carleton-House.
- tç Maires à charbon de terre. Le pr: ïe l’a fait établir dans son palais c flflr faite usage de la nouvelle cheminée , on fait des-iof' . ^ünd mobile, on remplit de charbon le foyer . '-rieur, formé de ce fond et des plaques, on en met Wleinent dans le foyer supérieur, et on l’allume; la ^bustion est favorisée par le courant d’air qui tra-y Se l’ouverture ; celui qui passe par la petite ouverture j^nlève la cendre du foyer et sert à activer le feu. A (j^ure que le charbon se consume, on presse sur la yj^fle, on dégage le déclic, et, par le moyen de la ma-yj e. le, on kû* tourner les pignons et l’axe, et on élève tji j la barre et la plaque mobile chargée de combus-e* Lorsqu’on veut éteindre le feu, il suffit de des-le fond mobile dans le foyer inférieur, qui, étant d’une communication directe avec le tuyau de la j'flinée , ne permet pas au charbon de brûler.
- ^ tuteur pense qu’au lieu de faire monter le charbon ^ ,s le foyer, on pourrait établir le réservoir au-dessus cûté, et le faire descendre par un plan incliné, aux dimensions de ces cheminées, elles sont 6]| ''Maires; on peut les établir dans toutes les localités; ty8 s efirent de l’économie et bavardage de se débar-ü’j[,er de la poussière noire et extrêmement ténue qui ’ BtVe de la houille en combustion et salit les meubles
- Ppartemens.
- 16.
- Cheminée à double foyer, par Mansard.
- cheminée est économique ; on peut l’employer tageusemeut dans les maisons neuves en les cons-
- "!)? bulletin de la Société d'Encouragement, quinzième année , page
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- ( 114 )
- trnisant. Supposons une pièce adossée à un cabinet <* tnde ou à une chambre à coucher. Veut-on faire p*s' le feu d’une pièce dans l’autre, il ne faut quel8, tourner le foyer tout entier avec le feu. Cela se lait ^ lement ; parce que le foyer porte dans la partie s11?^ rieure sur une vis sans fin, jouant dans un châssis de qui traverse le conduit de la cheminée, et dans la pa,r ; inférieure, cette cheminée mobile porte sur un p1 |( scellé au plancher. Tonte cette machine tourne a',eC| plus grande facilité sur ces deux points d’appui, et e s’ajuste exactement au parement de la cheminée.
- ART. 17.
- Autre Cheminée à double foyer. j
- Voici une autre cheminée à double foyer moins co^j pliquée, et dont la dépense de construction est & jj inférieure à celle ci-dessus : le foyer, étant ouvert» commun aux deux pièces qu’il convient d’écha«**es|)| dans le milieu du tuyau, à 7 ou 8 pieds (am, 5o) environ, selon que l’exige la différence de hauteur ^ plaques , est une poulie portée sur un châssis de J scellé dans les languettes : une chaîne roule dessus» son extrémité, sont attachées deux plaques de fonte 9^ font contre-poids l’une à l’autre, sont maintenu®®^,! glissent dans des coulisses placées aux quatre angle® lérieurs du tuyau. (i
- Lorsqu’on veut disposer le feu pour en jouir dan8^ des deux pièces, l’on baisse la plaque de derrière- ^ forme alors le fond du loyer de la cheminée ; cel*e ^ devant se trouve élevée ; son bord inférieur atri'”’ niveau au-dessous du manteau.
- Lorsqu’au contraire on veut changer le feu et le servir pour la pièce opposée, l’on baisse la plaqu®')|: était relevée, et elle devient à son tour le fond af|ei cheminée. Tout ce mécanisme n’est pas plus dif&c,.(( concevoir que celui de deux seaux qui montent au d’une poulie et d’une chaîne ; il n’y a que les coid,s déplus. à
- Cette cheminée, en raison de sa simplicité, ceptible d’être exécutée partout.
- art. 18.
- Cheminées à la prussienne. ^
- Ces cheminées sont construites en tôle, et *ut
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- d' ( n5 )
- j lensions plus petites que [es cheminées ordinaires,. |,a Manière à pouvoir y être logées ; le devant est très-(:|) > e* l’extrémité supérieure terminée en pyramide oi» ^ c^De tronqué, et qui s’introduit dans le canal de la t ^’uée en maçonnerie, est couronnée par un cou<-t£ple ou trappe qui s’ouvre et se ferme à volonté pour <j ^ er ]e tirage. Le peu d’économie qu’elles présentaient l’emploi du combustible, et leur peu de durée, ers tait abandonner l’usage.
- art. 19»
- Cheminées à la Nancy.
- r,
- }tj 8 cheminées ont beaucoup de ressemblance avec |Q Géminées à la prussienne t comme celles-ci, elles-çji * en tôle, et disposées de manière à être placées fa-^ lllent dans nne cheminée ordinaire; elles ont la for-.pd’un petit pavillon carré, d’où pendent de chaque
- comme deux rideaux à demi tirés et arrêtés, qui
- CÛti
- ^de jambages. Avant que Rumford eût fait con-^ l'be ses cheminées, on faisait un grand usage de celles-^ ftancy , surtout en Lorraine ; mais, depuis, on a re-^ qu’elles étaient bien inférieures, pour l’économie „ ^Oftibustible^ux cheminées ordinaires modifiées, et es a abandonnées.
- ABT.. 90
- Cheminée à devanture en carreaux de verre (1).
- A.fin de supprimer le courant d’air qui enlève une si |)3*tl^tî partie de la chaleur d’un appartement chauffé (1(> foyer de cheminée, mettre l’appartement à l’abri d' ,a fumée et conserver la vue du feu, M. Arnolt, mé-jç';111 anglais, a fait fermer sa cheminée en plaçant sur }>3 , ant un châssis en fer garni de carreaux de verre )( rejls à ceux que l’on met aux fenêtres, et ajusté de ]' a,1*ère à intercepter toute communication de l’air de 1 Ppartement avec le foyer. L’air nécessaire à la com-,,eSt*ou entre par un conduit qui vient aboutir sur le lv' a,1t du combustible, et dont on règle l’ouverture au. d’une soupape , pour accélérer ou ralentir la? Question.
- e-châssis en Fer doit être établi de manière qu’une
- ^ Jùu?nal des Cennaisstmees utvcUcs et pratiques, mars 18s
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- ( u6 ) f
- partie puisse s’ouvrir, afin de pouvoir placer le coj»*5 tihle dans le foyer, arranger le feu, etc. ; à cet effet»" ou plusieurs carreaux peuvent être à charnières; ou 1,1 on compose le châssis de deux parties, dont l’uue glissante, et se lève ou se baisse à volonté à l’aide d1 mécanisme semblable à celui adapté aux chemin^ la Désarnod. J
- Les carreaux de verre du châssis apportent quei<SJ obstacle au passage delà chaleur rayonnante; nia's,r désavantage est amplement compensé par la couset' tion de la chaleur produite dans l’appartement. u
- Il faut avoir soin que le châssis soit assez eloigû® ,1 feu pour qu’une chaleur trop subite ne fasse pas écU J les vitres, ou que la chute des tisons ne les brise. ^ I d’éviter cet inconvénient, il faut placer devant les reaux, du côté du feu, un treillage en fil de fer oi* ' laiton à grosses mailles.
- Quant au renouvellement de l’air de l’apparteineB^ on peut l’opérer en ouvrant les vitres à charnières châssis ou en levant la plaque glissante de tenip5.,. temps et eu laissant introduire l’air extérieur par, ’ moyens que nous avons indiqués à l’article Ventila^1 ^ ou mieux, en établissant le châssis sur le devant du)l 1 cheminée , telle que celle de Ilumford perfection1166, Les bouches de chaleur serviront à verser de l’air °oi veau dans l’appartement.
- Cheminées perfectionnées ; par IIioux. j
- L’auteur a obtenu , le 8 novembre 1825 , une paten*( pour la fabrication des briques des cheminées. Ce des prismes dans l’intérieur desquels un trou cylindri^ est pratiqué, et dont chaque assise, coupée en qualtc
- Earties égales , est formée ainsi par la réunion de quall,t riques ; il est facile d’apercevoir que cette patente eij calquée sur le brevet d’invention, pris antérieure»ieU à Paris par M. Gourlier, architecte. M. Hiort pi'épa‘, eu outre des briques semblables dont l’une des fac?’ planes d’une assise, au lieu d’être horizontale et paraU® " à l’autre, est coupée obliquement comme une briq11®. ^ voûte; en sorte que, plaçant plusieurs des assises, *6^ eûtes minces en contact, soit à la partie inférieure, s°l à tu partie supérieure, soit d’un côté ou de l’autre, e
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- J°sant alternativement dans la même direction un côté I Uice et un épais de chaque assise", on dirige à vo-tj ^ un conduit do cheminée suivant toutes sortes de ou dans une ligne droite : enfin, l’auteur pro-| .S(i S’élever dans l’intérieur des cheminées rectangu-j.les anciennement construites, des conduits cylin-iciaes avec ses briques moulées; de cette manière, on | ra lln tirage plus constant et plus de facilité à opérer 'anronage mécanique, surtout si, comme il le sup-, Se s les briques sont vernissées dans la tranche qui fait lhe du conduit intérieur.
- ^ AUT. aa.
- Cheminée économique mise A l’abri de la fumée ; par Ahnüi (Pierre. )
- ( Brevet d’invention. )
- planche 5, figure ir*, coupe verticale de face, pgure a, vue extérieure de profil, jugure 3 , coupe verticale de profil.
- .figure 4, plan d’une portion de la cheminée, vjgure 5, plan du foyer et coupe de la maçonnerie, jj'gures 6 , 7 et S, vue extérieure et coupes verticales, fieux sens, du haut de la theminée, surmontée du jjUchon destiné à l’empêcher de fumer, figure 9, plan du capuchon.
- ? uouveau genre de cheminée est formé de tubes j,j fi® oa carrés a, occupant très-peu d’espace et se ÿ'Çaat dans l’épaisseur de la maçonnerie, qui n’olfre & 1‘leurs rien de particulier sur celle des cheminées or-jah’es.
- tu fS cheminées à la Rumford se font avec une embâse
- H, :e_r et non en pierre , composant un petit fourneau |e de deux portes semblables à celles des poêles, par pelles on allume le feu sans qu’on ait besoin de (} *er ; car, aussitôt qu’on ouvre ces deux petites portes,
- I, ,^ Une se voit en b, fig. a, l’air s’introduit et allume pU avec précipitation.
- ]0i ur établir le mouvement ascensionnel de la co-(janc d’air et empêcher la fumée de se communiquer ik*S ^appartement, on fait tomber un registre sur le cSi nt cheminée , que l’on relève aussitôt que le raut est établi, alors, quelle que soilla quantité de feu
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- qui existe, la fumée ne peut se faire jour ni pénétrer l’appartement de quelque manière que ce soit.
- La partie qui s’élève au-dessus du manteau de la <;'1 minée est de 66 centimètres de largeur d’ouverture dedans jusqu’à 25 centimètres de profondeur , les tu^ vont en diminuant par cinquième jusqu’au sommet) qui réduit le tuyau de la cheminée, y compris la ^ çonnerie , à 55 centimètres.de volume ; on voit que, P ce moyen, on évite le désagrément de dévoyer les minées dans cette immense quantité d’apparteinens î composent une grande maison. fj
- Au-dessus de chaque cheminée est une tète c, à q,,a. (£i faces, munie chacune d’une porte à charnière d, qu! jjj ferme à tous vents, de manière à ce que l’air ne p'J^j s’introduire dans le tuyau, ce qui garantit la chefflj11^] des désagrémensprovenantdu voisinage d’une chemi^j plus haute qui, très-souvent, communique l’action p vent dans celles qui se trouvent plus bas, et intro® ainsi la fumée dans les appartemens.
- Au-dessous de cette tête sont établis, dans l’é de la maçonnerie, des courans d’air qui permette..- { changer à volonté ; de sorte qu’un appartement qu* a serait pas destiné à cet usage recevrait, quel que sj l’emploi qu’on en ferait , le courant d’air qui lui s®' : nécessaire pour le rafraîchir et Je préserver de la fui*1
- PA¥
- ont d11
- ART. 23.
- Cheminée dite fumicalorique, qui préserve de la
- même temps qu’ et le renvoie beaucoup plus de chaleur^ les autres dans tes appartemens où elle se trouve ! P Lecoustihier de Courcy.
- ( Brevet d'invention, )
- Le moyen employé pour empêcher cette chemiueCif fumer, etpour lui faire rendre plus de chaleuraux apl’*^ temens,consiste à boucher totalement son tuyau ati-clcs de l’âtre ou foyer , en établissant sous la tablette »n j> servoir dans lequel la fumée est reçue pour y déposel (| plus forte portion du calorique qu’elle contient, a'a|r de se rendre, pour s’échapper, dans un ou deux duits à soupapes, pratiqués à cet effet dans les côt«s l’âtre ou dans les jambages de la cheminée. . ^
- La chaleur se communique en outre par une, ® ou trois ouvertures pratiquées sous la base du foyer»
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- CA
- ( 1 »9 )
- ART. a4-
- crr>inées portatives en tôle, en fonte, ou en terre cuite,qui *® Placent dans les cheminées ordinaires et qui sont re-^tues intérieurement d’une couche de ciment et partie eornbustible ; par M. 3 ulien Leroy.
- ( Brevet de perfectionnement et d’addition. )
- tj Ces cheminées sont composées d’une enveloppe exté-teu.re de tôle, de fonte ou de terre cuite; l’intérieur est d’une couche de ciment composée de terre fran-fr poussier, de mâchefer, de terre glaise et de C*. La propriété de ce ciment est d’être en partie k hustibig ^ c’est-à-dire que le charbon ne s’éteint pas jSor* contact.
- ^ * forme de ces cheminées, comme le montrent les nu‘ns Gg. 4,15, 16, 17 et 18, pl. 5 , est celle d’une |)0i, dont les courbes sont paraboliques; la grille est dSee transversalement surle devant et s’élève jusqu’aux tiers de sa hauteur.
- s Pr0Prtôtés principales de ce genre d’appareils
- iiijT pouvoir s’introduire dans les autres cheminées, 'lij- ? dans celles dites à la prussienne, sans qu’on soit p '§e à aucune réparation préalable, et de se trans-(v ;r d’une cheminée dans une autre, lors même qu’elle ^«t du feu ;
- )o rendre les chenets et le garde-feu inutiles ; itjj ,^e répandre trois fois plus de chaleur que les che-Ô(( S cOnnues avec la même quantité de combustible ({^diriger vers les pieds la chaleur qui se communique jiasy appartement ; cet effet provient de ce qu’il 11’y a i d? courant d’air , comme dans toutes les cheminées ydeou à ventouses ;
- dip d’être propres à l’usage de la cuisine par l’emploi fihcuarbon de terre qui, pendant sa combustion, ne l^d aucune odeur;
- çia, t>e pouvoir être employées dans tous les grands 60 ‘!?eiüens qui exigent les soins de feutiers ; tp0j »e pouvoir garantir de la fumée par le plus ou le t'{8 *1® d’introduction , d’abaissement ou d’élévation de fs>toinées; cette propriété est dûe à ce qu’elles sont lv°res à plus des deux tiers de leur hauteur, et que
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- ( 12° ) u
- la courbe supérieure, étant très-échnnfféc , dilate0'( vantage la fumée, qui déjà est rendue à une ha«je!|_ suffisante pour qu’elle ne redescende pas , quand 4®’ leurs sa dilatation est la cause première de sa vîtes-ascensionnelle. s
- C’est ce principe dont l’application sert de base® ^ cheminées à tuyaux formant poêle, tel qu’on le voit tg, 20, 21, 22, 23 et a4- Ce même principe amène
- él®
- lurellement à imaginer une plaque de cheminée en tôle, soit en fonte, garnie du ciment dont il a 1( parlé plus haut, et dans le genre de celle que l’on voit ÿ l’inspection des fig. a5, 26, 27 et 28. Cette plaque, l’on aperçoit sous la lettre a, et à laquelle on donne u courbe parabolique, se trouve mobile en b , de maaje, à pouvoir s’incliner plus ou moins à l’aide d’une maillère c ; par cette disposition, la chaleur est réfléc^ et la plaque échauffée donne à la fumée plus d’intenf' et au tuyau de la cheminée plus d’aspiration. ^ plaque peut être construite en grille et garnie avec même ciment. Il peut y avoir également une grill*5 Py rallèle à la plaque de cheminée, dans laquelleon nied1', du charbon de terre qui viendrait s’appuyer sur les bûcl) qui se trouveraient dans le foyer. f
- Le charbon de terre a l’inconvénient de faire coup de poussière, à cause de la quantité de cendre^, résulte de sa combustion ; j’enlève cette cendre, (( évitant la poussière, au moyen du seau représenté fir'j et 3o, qui sert lui-même de pelle. Au furet à mesure^ la cendre s’introduit dans ce seau, le couvercle se hermétiquement, et, comme la cendre est remplie d1' grande quantité de charbon déjà carbonisé, qu’il est ^ nomique de brûler, il se trouve à sa hauteur une ^ postiche qui sépare la cendre des morceaux carbon1’ j Les fig. 3i et 3a représentent, sur deux faces, uOrvi destiné à tenir les viandes entre ses deux parties, ®,, les (aire cuire verticalement, en les accrochant au* ^ reaux de la cheminée.
- ART. 25.
- • • •
- Cheminée portative fumivore perfectionnée, enliè>'e,v en métal, par M, André M ItLET.
- ( Brevet d’inventiotu )
- Cette cheminée est destinée à être logée cheminée ordinaire d'appartement y de manière 3
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- îCcn „ V 121 ;
- *o * esPace et à la boucher entièrement sans qu’il i, . nécessaire d’employer aucune espèce de maçon-L.rie» et sans qu'on soit obligé de faire aucune démo-s 0,1 pour l’enlever. Toutes les parties qui la compo-t 1 sont en métal, et les faces qui se présentent à la ij e’, lorsque cette cheminée est en place , et qui sont ( stlnées é renvoyer dans l’appartement la chaleur du ti eri peuvent être en tôle, en cuivre, et même en ™<îué.
- Explication des Figures.
- p. _
- oa, vue de face de cette cheminée. ï|g. 34-, vue de profil.
- cl®.’ ^ ♦ coupe verticale de profil par le milieu de la Ptuinée.
- !]„§• 36, section horizontale à environ i5 pouces au-*Ss«s de l’àtre.
- ca(lre en métal formant la partie antérieure t^1 s’emboîte exactement entre les chambranles et le (.^Jdeau d’une cheminée ordinaire d’appartement. Ce ^ re est formé de deux montans a c assemblés à onglet ^e,)r extrémité supérieure par la traverse b ; les deux a c sont élevés sur les embâses de, également i^étal, et posant à terre.
- ‘‘g, deux plaques en métal formant les côtés laté-de la cheminée , et disposées convenablement renvoyer la chaleur dans l’appartement ; ces pla-s1|res*Ont, à leur arête supérieure, reployées et rivées troisième plaque h, fig. 3a et 35, formant le ^rf:-cœur.
- J* k, deux plaques découpées de manière à former ^ eiéent ; ces plaques, qui sont appliquées contre les j)|..es f, g, de la cheminée, posent à terre, et sont re-h/ees par le bas de manière à embrasser et serrer les
- “Sueur du bois,
- nJ*» deux boîtes verticales formant coulisses : elles . 1 formées chacune d’une plaque de tôle ployée en %9fre endroits et présentant deux rebords sur l’un des-e 8 est soudé l’un des montans du cadre intérieur /. n' °» deux plaques placées l’une derrière l’autre, et
- n
- 0, > cadre en métal formé de trois pièces réunies à lu, et » et déterminant l’ouverture du foyer suivant la
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- dont les extrémités latérales sont logées dans les bo* m, où elles montent et descendent à volonté. > La plaque o porte, par derrière, deux ressorts à de j branches qui appuient contre la face intérieure ^ boîtes m, et obligent la plaque o, sur laquelle ils s°,{ fixés, à exercer contre la plaque n une pression suffi®*® pour empêcher cette plaque de descendre d’elle-me dans les coulisses m. ^
- Une chaîne p, fig. 35, est attachée d’un bout àl’ex^ mité supérieure et sur le milieu de la plaque n, et l’autre bout à un anneau q fixé au milieu de la plaq0^ r, bouton attaché au bas de la plaque o, et à i’*1 . duquel on élève et on abaisse à volonté la plaque o d3^ la coulisse m ; cette plaque, en s’élevant, rencontre^ bord s, fig. 55, rabattu au sommet de la plaque * oblige cette plaque à s’élever jusqu’à ce qu’elle re, contre le dessous d’une traverse t, fig. 34 et 35, qul semble les extrémités supérieures des boîtes à c°
- lisses m. Dans ce cas, la cheminée se trouve enttè'®
- ment bouchée ; lorsqu’au contraire, on abaisse la
- que o, en appuyant sur le bouton r, cette plaque
- cend seule jusqu’à ce que la chaîne p se trouve tend* ' alors elle entraîne avec elle la plaque n, de sorte 4®^ quand le bouton r est arrivé sur le sol, l’ouverture , foyer, déterminée par le cadre /, se trouve entière^6
- bouchée.
- Au lieu de se servir du moyen que l’on vient d’i*1
- quer pour manœuvrer les plaques n, o, on po«rf?
- faire usage d’une ou de deux chaînes guidées par poulies ; ces chaînes seraient attachées d’un bout*' plaques n, o, et porteraient à l’autre bout un cotd poids.
- u, fig. 35, enveloppe en fonte destinée à boucher^ tièrement la cheminée par derrière ; elle est f d’une plaque de fonte arrondie par le haut, et dont 1^ trémité supérieure repose sur la traverse t. Les de|j( côtés de cette plaque sont recourbés à angle droit» £, manière à former une boite ouverte d’un côté pouf1^ cevoir entre ses côtés latéraux les deux rebords ÿ |S derrière les boîtes à coulisses m, comme le montre , fig. 4, où l’on voit, en plan et en ponctué, un fragn*6 des deux côtés de l’enveloppe ou capote u.
- », fig. 2,3 et 4, écrous servant à réunir, d’une »ièr« invariable, les rebords des plaques f, g, h a^e*
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- , . ( 123 )
- ls parties a, b, c, qui composent le cadre extérieur, avec les bases d, e, sur lesquelles repose ce cadre, c/’t 34 et 35, bande de tôle fixée horizontalement esttfC ^*ace inférieure des boîtes à coulisses m ; elle Courbée à angle droit à chacune de ses extrémités ^,llr embrasser ces boîtes et en maintenir l’écartement, j^^'cmité inférieure du contre-cœur h est assemblée cette bande de tôle par des clous rivés.
- 34 et 56, deux attaches en fer servant à former ^consolider 1’ assemblage des côtés f, g de la cheminée les boîtes à coulisses m.
- * es avantages de cette cheminée sur toutes celles
- °Ptées jusqu’à présent consistent :
- . °* Haus la facilité qu’elle a de p
- qu'elle a de pouvoir se placer, i(iî'S,aucune espèce de maçonnerie, dans toutes les che-èn iGes d’appartement existantes, dont l’ouverture est <Hi i>0u est moindre que les dimensions du cadre a,b,c, j)| 00 peut d’ailleurs démonter à volonté pour le rem-
- ^er par un cadre plus haut et même plus large ;
- • Hans l’avantage qu’elle présente de pouvoir être ars* d’un endroit dans un autre sans qu’on soit jl?c de faire aucune espèce de démolition ;
- ]Ç(j ' Hans la disposition des ressorts appliqués contre ^®rrière de la plaque a qui procure une douceur, une t® et une facilité extrêmes dans la manœuvre y , ,eux plaques n, 0, qui ne peuvent, par ce moyen, IVj'** de bruit, ni vaciller en aucune manière par , l°n du vent refoulé dàns la cheminée.
- Oy • Enfin, dans la disposition de l’enveloppe mobile Dépote u, qui, par sa forme de capuchon, oblige la Cqj ,e ® dévorer complètement la fumée, avant que <jaçe lumée ne s’échappe de côté au-dessus de la pla-oj, Jjpour se rabattre sur le derrière du contre cœur, ht-C e dépose encore un reste de chaleur qui tourne en au profit de l’appartement. tièreenveloppe ou capote u se rejette tout-à-fait en ar-«hç ?vec la main contre le mur qui forme le fond de la de l’appartement pour faciliter le ramonage service de la cheminée.
- Pf
- emier brevet de perfectionnement et d’addition, du 28 août 1828.
- Vwf Perfcctîonnemens consistent : i° à supprimer, si ’eut, dans la cheminée représentée par les figures
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- ( i?4 ) ]C)
- qui précèdent, toute la partie avancée désignée par , lettres a , b, o, d, e, f, g, h, i, h, l, afin de pern'e . à chacun, tout en faisant usage de la cheminée fur»1*• portative, de faire établir cette partie avancée en iBe ^ en maçonnerie, en faïence, et en général d’une mao* quelconque, suivant les localités et les goûts ; 3°
- àr«'
- le moyen de faire jouer les deux plaques disposées ticalement à coulisse en avant du foyer et servant!
- gler la quantité d’air qu’il convient de donner à la hustion par un poids à coulisse logé d’une manière , visible dans l’épaisseur du contre-cœur, et rempIaÇ^j les ressorts placés derrière la plaque o des figures H précèdent.
- Explications des figures qui représentent ces changé11
- N- JS. Pour rendre celte explication plu» claire , et pour ^ puisse mieux élaLlir la comparaison «nlre les nouvelles disp0?1^ et les anciennes , nous placerons les lettres qui se trouvent ^ ces quatre premières figures sur les parties des figures suivaoieS.^ sont les mêmes et qui sont déjà décrites. Nous ne parlerons j des changemens qui seront indiqués par des lettres différentes.
- SA
- Fig. 37, vue de face de la cheminée fumivore port* ; perfectionnée. :
- Fig, 38, coupe de profil par le milieu.
- Sur le derrière de l’enveloppe ou capote de fo*1 ^ on a pratiqué un renfoncement a1, qui se trouve re® vert et masqué par une plaque de tôle ou de fonte ^ qui se loge dans une feuillure pratiquée au pourto^jj renfoncement; cette plaque , portant une poigne® qui permet de l’enlever et de la remettre à volonte> retenue en place par quatre petits tourniquets d*»’] sont attachés d’uu bout sur la face intérieure ® j capote u, et que l’on fait tourner à volonté avec Ie” «lier doigt et le pouce. [e
- c, poids glissant à plat sur la plaque b dans to^ longueur de la boîte invisible n2 jusqu’à ce qu’il S°J rêté par le fond/-2 de cette boîte. J
- g2, chaîne attachée d’un bout an poids e2 ; sona,jf extrémité porte un crochet /ta en forme d’S q<d croche à un piton fixé à la plaque mobile o ; en »ai ^ monter le bouton r, le poids descend et la plaqu<jjfi meure suspendue à toutes les hauteurs où ou la f ,i L’extrémité supérieure de la plaque inférieure 0, ve^j)
- à rencontrer le rebord s formant la partie supérie
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- 1 . ( )
- * première plaque mobile n ; si Ton continue à élever le °uton r, on fait monter à la fois les deux plaques n, o lUl ®e trouvent toujours suspendues à toutes les hauteurs Ue leur course.
- lorsque, dbns le mouvement ascensionnel des deux Plaques n, n, le rebord s de la plaque n rencontre la aee de dessous de la traverse t, la cheminée se trouve Chèrement bouchée, et l’air extérieur ne peut plus y poétrer ; dans ce cas, la base du poids e 2 repose sur le U|j.d f% de la boîte a2.
- ba chaîne g 2 passe sur la poulie i2 qui tourne sur son dont les tourillons sont retenus sur la capote u. j a2, crochet servant à réunir à volonté la capote u avec ? boîte à coulisse m ; il y en a un pareil de chaque côté e la cheminée intérieurement.
- , lorsqu’on veut nettoyer cette cheminée , on sépare , chaîne g2 de la plaque o en décrochant 1\S ou cro-tet h% ; ie poids descend alors dans le fond de la boîte ; J1 bien, si on le préfère, on accroche l’<S au crochet c2 poids demeure suspendu au milieu de la boite. Soit c'c l’on agisse de l’une ou de l’autre de ces deux ma-leres, lorsqu’on a décroché la chaîne #2 de la plaque o,
- , ' htt.
- 'epousse la capote u en tenant la poignée c2 ; on re-et le ramoneur se trouve
- e cette capote en arrière.
- . °ir suffisamment de place pour s’introduire dans le v'au de la cheminée et y faire son service.
- brevet de perfectionnement et d’addition, du 28 avril 1829.
- perfectionnement consiste dans l’addition d’une j^flue de tôle ou de fonte mobile pouvant s’éloigner ou 'approcher à volonté du contre-cœur , et établissant double courant d’air qui a la propriété d’enflammer la plus grande promptitude le combustible dont J1 Peut, à son désir, renvoyer toute la chaleur dans l’ap-^h’-ment.
- C|ba fig. 39 représente, en coupe verticale de profil, une H^'niuée semblable à celle fig. 6, munie do ee perfec-üt>nement qui est représenté par des lignes courbes "tietuées a, 6.
- H, %• 4° montre de face une portion de la plaque "bile qui compose le nouveau perfectionnement.
- ^ fig. 3g et 4o, équerre eu fer ou en fonte dont une ** branches est epurbe 5 il y en a une de semblable
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- de fixée contre la face intérieure de chacun des côtés d la cheminée. ^
- b, plaque mobile d’une courbure qui correspond celle de la branche supérieure de chacune des équerres elle est destinée à établir à volonté le double cours® d’air ou tirage ; son extrémité supérieure pose simp,e ment contre les extrémités supérieures des équerres et sa base repose, à droite et à gauche de la cheminee' sur la branche horizontale des équerres. ,
- c/bouton ou poignée que l’on fixe à un endroit q°e^ conque de la plaque b, et qui sert, à l’aide de la P'11 cette,, à faire courir à volonté cette plaque le long branches horizontales des deux équerres. t
- Il résulte de cette nouvelle disposition qu’en tiran1 soi graduellement le bouton c,on augmente à volonté passage d, par où s'opère le principal tirage. La li*01, de la grandeur de ce passage est fixée par l’angle) deux branches des équerres a contre lequel vient ssf rèterla plaque mobile b; l’ouverture d diminue, et_cl se trouve tout-à-fait bouchée lorsque le bord 'inféré ( de la plaque b vient appuyer sur la plaque b2 du foncement «2. Dans ce cas, le tirage qui avait lieu l’ouverture d n’existe plus, toute la chaleur est renvoi, dans l’appartement parla plaque b, et la fumée s’élève du foyer trouve en e une issue d’un pouce large sur toute la longueur de la plaque b, comprl',{ entre les deux équerres par où elle s’échappe dans tuyau de la cheminée.
- Cheminées portatives de M. Millet. — Rapport & M• Debaswb.
- Dans la cheminée primitive de M. Millet, ainsi <1"* dans celles de Desarnod , l’issue pour la fumée res*®* j toujours la même, quelle que fût l’ouverture que donnât aux plaques mobiles de la devanture. ... j Les dispositions delà cheminée nouvelle de M. ltf‘1 sont telles que, lorsqu’on lève les plaques de cette é ^ vanture, on rétrécit d’autant l’issue de la fumée, e^° parvient à ne donner à cette issue que le strict nécC saire. „
- Dans d’autres cheminées , déjà très-mullipüées » ^ sc sert bien d’une plaque mobile qui donne à l’issue ( la fumée telle ouverture que l’on veut, mais elleS 11
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- w . ( ,a7 )
- ^unissent pas l’avantage de celles de M. Desarnod, est-à-dire celui des plaques mobiles qui permettent £ donner immédiatement le degré de tirage que l’on psire ; aussi présentent-elles fréquemment l’inconvé-^lent de fumer au momerit où l’on allume le feu, c’est-'dire où le courant d’air n'est pas encore établi.
- ^ ‘tans les cheminées primitives de M. Millet, comme j?ns celles de Désarnod, en baissant les plaques modes, on déterminait bien le tirage immédiat, mais alors R r*e voyait pas ou presque pas le feu ; lorsqu’on levait Pâques, l’issue pour la fumée restant toujours la c>' ftle,on avait l’inconvénient des cheminées ordinaires, est-à-dire qu’il s’établissait au-dessus du combustible .. grand courant d’air en pure perte pour la combns-, et qui ne servait qu’à évacuer sans cesse le calo-[>HUe qui devrait rester dans l’appartement, joint à ^convénient de produire souvent de la fumée, nvec la modification apportée par M. Millet, une fois pe le tirage est bien déterminé, on lève plus ou moins plaques, on rétrécit par conséquent proportionnel-^ent l’ouverture pour l’issue de la fumée , et alors il y a plus une évacuation aussi considérable d’air chaud celle qui a lieu dans les cheminées ordinaires.
- I^bes dispositions adoptées par M. Millet sont telles que ^/étrécissement de cette issue pour la fumée est tout-/ ait facultatif, c’est-à-dire qu’on peut la fermer tout-. a‘t, ou seulement partiellement. Mais, comme il gérait être dangereux de fermer entièrement l’issue 0,Une cheminée contenant encore de la braise ou des j^bons incandescens, jamais, dans celles de M. Millet, . ‘érineture n’est complète par le simple jeu des pla-y es à coulisses : de sorte que, par maladresse on inad-^dence, on ne peut pas donner lieu à des accidens ^ l|)0urs graves. La fermeture complète de la cheminée J* Peut avoir lien que par suite d’une volonté bien j^^oncée et an moyen de deux ver roux qu’on ne peut j ^œuvrer que par un mouvement spécial tout-à-fait j dépendant du jeu des plaques mobiles : cette feraie-,Ul,e complète ne doit avoir lieu que lorsqu’il n’y a plus j,u, tout de feu , et pour empêcher le renouvellement de ^lr dans l’appartement quand on cesse momenlané-
- »H>
- ént de l’habiter. Cette nouvelle disposition, tiès-ingé-
- use^, donnée à l’appareil de M. Millet, lui procure 0,10 l’avantage de chauffer réellement mieux que ses
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- cheminées primitives , et même que les autres c minées connues, qui ne font pas en même temps foD tions de poêles, comme celles de Desarnod et autres>
- Persuadé que le bas prix est une des conditions esse tielles que doit tout appareil qu’on veut rendrepopulad> M. Millet s’est efforcé de conserver ce précieux avantag, à sa nouvelle cheminée, qui peut se placer à volo° dans toutes les anciennes cheminées moyennant u dépense très-modique. .ifi
- La partie essentielle de cet appareil, qu’il apPejJ( contre-cœur, se vend seule 4o francs, et, quelles soient les dimensions des cheminées, il se charge l’établir, avec une devanture en plâtre, moyennant 5 * ^ et moyennant 10 fr. pour une devanture en marD^ factice, plus 3 fr. pour les jours et les croissans eu vre; de sorte que, pour 45 fr. au moins, et 53 fr» , plus, on peut avoir l’appareil de M. Millet placé da les plus grandes cheminées. ,
- M. Millet établit à volonté des devantures en tôl®j fonte, cuivre et plaqué ; mais ce travail, étant une afla* de fantaisie et de luxe, se paie à part, et il n’en fait i»e tion ici que pour mémoire. , j
- Un très-grand avantage delà cheminée de M. Md est donc de constituer un meuble qui, comme un P°e J peut s’enlever à volonté et être replacé moyennant^ très-modique somme, ce qui en permet l’acquisd* aux plus médiocres fortunes.
- art. 26.
- Cheminée fumifuge, par M- Michel Oddo.
- ( Brevet d’invention. )
- DESCRIPTION.
- Fig. 4i, vue de face d’une cheminée surmontée l’appareil destiné à l’empêcher de fumer.
- Fig. 42r coupe horizontale montrant le plan de l’*y ^
- a, plaque en foute horizontale sur laquelle se fa,t
- feu. _ ÿ
- b, 2* plaque en fonte placée verticalement au fond la cheminée pour recevoir la flamme.
- c, 3e plaque en fonte placée verticalement à la ^ tance de 3 à4pouces plus ou moins delà plaque b, tetnent ajustée par 6 vis. £fin ^empêcher J’attra^11
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- dPl> • ( 139 )
- d’ •ulr’ °n Pra^,ïuera du côté de un dormant en plâtre i auleurs cette planche peut être tout incrustée, mais, ans ce dernier cas , elle est beaucoup plus incommode Pour le ramonage.
- / j ouverture réservée au sommet de la plaque o.
- Si porte ouverte, aux côtés de laquelle s’élèvent obli-jlüement de petits murs h en maçonnerie qui tiennent à 14 Plaque b.
- . 4-3, petit tirant en cuivre à vis, tenant à un re-
- S'stre de forme triangulaire placé à l’ouverture/-, et Servant à régler le courant d’air de la cheminée.
- , G fig. 4, tuyau cylindrique en briques de i4pouces e diamètre, surmonté d’une calotte, i qui porte 4 tuyaux l recourbés en contre-bas et par esctuels sort la fumée.
- Pig. 44, plaque circulaire en fer percée de 4 trous (jnds, et munie d’une petite barre de fer fixée à cette P*aque par 4 clous, ayant une vis à chacune de ses ex-[emités. Cette plaque se place horizontalement et intègrement au fond du tuyau ; sa fonction est d’empê-aer l’air d’entrer avec violence parles tuyaux dominés Par le vent; c’est ce qui fait que l’air qui entre par la Petite porte g , étant raréfié par le feu, tout l'air est re-Poussé avec violence et la fumée sort avec la plus grande Milité.
- P>a girouette n’est sur la calotte que pour le coup-^ ûffil ; cependant, si une cheminée était dominée par les ents et par sa mauvaise construction ( surtout celle des scandes cuisines, on devrait placer un tuyau propor-^°Qné à la cheminée et une calotte mobile avec un seul uyau sur lequel il y aurait une girouette soudée, le tout fer et disposé comme la fig. 45; dans ce cas, la plaque 44sera remplacée par celle quel’on voit fig, 46> qui >,est autre chose qu’un cercle avec une barre servant aPpui à l’axe de la calotte.
- AHT. 27.
- Appareil fumifuge propre A être adapté, à peu de frais, toutes les cheminées pour les empêcher de fumer , par Raymond Gaston.
- ( Brevet d’invention. )
- P'ig. 47, sommet d’un tuyau ordinaire de cheminée UQi de l’appareil fumifuge vu en élévation.
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- Fig. 48, plan de la fig. 47. . ,
- a, cylindre présentant la partie supérieure de la eu® minée.
- b , cylindre enveloppant la tête du tuyau a. .
- c, espace réservé entre le cylindre extérieur b et» tuyau a de la cheminée.
- d, supports du cylindre b scellés au pourtour du tuya°
- a de la cheminée. .
- e, f, g, trois demi-cylindres creux placés sur* sommet du cylindre 6, et formant mitres ; les deux dei»1' cylindres f, g sont recouverts par le troisième c qui eS plus grand.
- Effets. La colonne d’air qui est renfermée dans1® tuyau a delà cheminée, étant plus ou moins comprime®’ se dilate nécessairement lorsqu’elle est parvenue à l’o*1' fice supérieur de ce tuyau et qu’elle entre dans le cf_ lindre 6, qui lui présente une capacité plus grande 9®1 l’environne de tous côtés, et qui s’oppose à l'action® l’air extérieur , principale cause de la fumée.
- Mais, l’objet le plus puissant pour empêcher la fume®’ c’est que le tuyau b descend d’un tiers environ de sJ hauteur plus bas que le sommet du tuyau a ; alors l’aitf resserré dans l’espace vide annulaire c, se trouve forc® de prendre la direction verticale ; il a, par cela même’ beaucoup plus de force et contribue puissamment a chasser la fumée dès qu’elle arrive dans le grand cj' lindre b.
- Indépendamment de cela, l’orifice intérieur du tuyfl® de la cheminée qui communique avec l’air de l’appaf/ tement reçoit la fumée resserrée par une plaque posée obliquement et dirigée vers le centre du foyer la distance d’un tiers à-peu-près de la profondeur ® devant de la cheminée, à partir de son manteau sup®' rieur jusqu’au foyer. L’air, ainsi comprimé, agit ave® plus de force ; il entre plus rapidement avec la fume® dans le tuyau a qui renferme la colonne d’air raréfié pa^ le feu et s’élève beaucoup plus facilement vers l’orifi® extérieur du tuyau b par lequel il s’échappe sans dit®' culté.
- Si l’orifice extérieur de la cheminée avait la fors0® triangulaire comme le montrent, en élévation et enpla°’ les fig. 4qet 5o;les demi-cylindres concaves qu’on voit e® c> f> 8> fig. 4 7 et 48, «e répéteraient plusieurs fois, com®3® le montre la figure 49, surl’enveloppe du tuyau de la
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- ( i3i )
- •àméequi, dans ce cas, au lieu d’être cylindrique, au-Iaû les figures d’une boîte rectangulaire.
- AUX. 28.
- Cheminées irlandaises.
- F. Gray ( traité pratique de chimie appliquée anx Srts) rapporte que M. Buchanau, dans son essai sur l’é-Çonomie du combustible , dit qu’en débarquant en Ir-aQde,il fut frappé de l’excellente construction de la Aminée de l’auberge où il logea. Il crut d’abord d’elle était de l’invention de l’hôte ; mais, à son grand m°nneroent, il trouva de ces cheminées partout. Les jjëures 5i et 5a nous les montrent l’une vue de front, iautre une section verticale de ces cheminées bien calmées pour remédier à l’ennui de la fumée et économiser le combustible. Le foyer a beaucoup de largeur >etpeu de profondeur, afin de présenter à la chambre aplus grande surface de feu, d’où il résulte plus de 'bonnement, et conséquemment plus de chaleur. La l'mtie supérieure de la cheminée est partiellement e,Inée par des plaques de grès qui forment une voûte , ^dans le mur de derrière on a pratiqué une niche ovale, ^0ll>nae on le voit, fig. 5a ; enfin, l’on donne à la gorge section très-petite, afin d’augmenter la vitesse du lrage et accélérer la marche de la fumée.
- ART. 29.
- Cheminée de Staffordshire.
- , A. Bermingham et dans les environs de cette ville, si mineinment manufacturière, on trouve à-peu-près le ^etne système de cheminées. La fig. 53 (même ou-rage) indique la manière dont sont placées les grilles jj^i servent à brûler la houille ou le coke. La place des-àée à recevoir la grille des cheminées ordinaires est ici .0tr>plètement bouchée par un mur élevé dans la partie j.u Oianteau ; on n’y laisse qu’un petit passage pour la , un peu au-dessus de la grille, qui, comme on le |0lt, s’avance de toute sa profondeur dans l’intérieur de 3 chambre. Les dimensions du passage pour la fumée e varient guères en raison de celle de la grille ; terme jJ’cn, elles 9ont d’environ 9 pouces en carré.
- Lorsque le réduit destiné à la grille est trop grand , Wnd, paç exemple, on désire de la cuisine d’une
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- ( 102 ) ? vieille maison de faire un salon, ou Lien encore que 1 o11 veut économiser le combustible , on fait construire n® tuyau derrière la grille qui va se rendre à la gorge d® la vieille cheminée, et les espaces latéraux servent de' tuves ou d’armoires pour les substances qui ne pcuvcfl être exposées à l’humidité sans se détériorer.
- Cette méthode est bien préférable pour les foy^9 ouverts sur lesquels on brûle la houille ou le coke à celj6 de Kumford. A la coutume générale de vouloir voit*® flamme des foyers, il a fallu sacrifier économie, cofl venance et propreté. Cependant, tout le monde peut convaincre que le chauffage, au moyen de poêles, bouches de chaleur, par les tuyaux à vapeur, etc., fi préférable, sous plusieurs rapports, à la méthode df foyers ouverts qui donnent lieu à une si grande dépei'dj' tion de calorique. Bien plus, les courans d’air quisf tablissent dans les chambres chauffées par des chei>”' nées sont si défavorables qu’il arrive souvent qu’on eS, brûlé par-devant, tandis qu’on est gelé par derrit’rC' ce qui, en d’autres termes, annonce une grande difff" rence de température, même dans un petit espace de* pièce, inconvénient que n’ont pas les poêles.
- Cheminée de sir George d’Onersiphorus Paul.
- La cheminée-poêle de sir George Onersiphorus P3'1' dont on fait usage à la prison de Glocester, est un apf‘ 1 reil curieux qui peut servir à la fois de cheminée ouvei’|W, de poêle et de ventilateur.
- La fig. 54 ( Dict. ch. G. ) en donne une vue en Pe j spective.
- a, est le foyer dont les dimensions sont moyennes L
- b, est une grille qu’on y place, dont les côtés M1 dépassent de deux pouces et demi ;
- c^sont deux portes battautes qui ferment le cendré '
- dd, deux portes semblables qui ferment le devant la grille ; _
- e, porte qui ferme le dessus de la grille lorsqu’on y obtenir un fort tirage; la fumée se dirige alors par 1°,\; verture h et la porte sert à réchauffer des plats au besü’jj
- f, est une barre plate qui se projette de 3 pouces «n avant de la grille et sert de panneau pour les p°r supérieures et inférieures :
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- I ouverture au cendrier communiquant avec des Jaux pour le passage de l’air, ouvrant par derrière ou | ies côtés.
- t>as’ 0uvei'tul'e flans le conduit de derrière qui sert de ;sage pour la fumée quand la porte e est fermée ; ijj ’ double registre qui sert à fermer le conduit de der* 'îm CïUanrï la grille est ouverte, ou le conduit de de-ttjp fioand le tirage par derrière devient nécessaire, ou P°or empêcher la chaleur de s’échapper parla che-
- L^e"
- fro,,s»ff doivent être munis de rebords saillans de pouces,qui reçoivent les tuyaux pour le passage | L air5 et on adapte en g g à l’intérieur des portes qu’on ! j. e quand celles de la grille sont ouvertes ; en effet, ce dernier cas , il n’y a presque point de tirage t^a'>.rs les tuyaux et la poussière ou la cendre les tra-14 Sf!r:>it sans cette précaution et se répandrait dans lilt]tniarobre. Les tuyaux fixés dans les rebords se pro-L^fnt dans une direction quelconque , soit de bas en V i °'’ vont assainir les chambres inférieures , soit !(](,[ Plafond de la chambre même ouest le foyer ou autre chambre supérieure.
- çn| est nécessaire, dans tous les cas, de diriger de bas ètj1'aut la première pièce du tuyau, afin d’empêcher les li.8 ®eHes des petits charbons allumés de descendre dans 4 ,'ambres inférieures lorsque le tuyau total est dirigé 1 cn l'aS- L’expérience a démontré que la pente • lu assez forte pour prévenir les accidens, en élevant tiji fie inférieure du tuyau à la hauteur du bord supé-rebords qui le reçoivent. Le peu d’élégance de ']i,> l'.elieminée est sans doute un grand obstacle à ce Vde.suit adoptée ; il nous paraît cependant facile de edier à ce défaut.
- art. 3i.
- de Parklns dans les cheminées des Forgerons.
- ! si]
- h’ a science mérite nos respects, c est surtout lors-l^Oh, servlr a l’assainissement des travaux de ces liliij -Vraiment utiles qui supportent les charges les 1 jçl>erilbles de la société, et participent si faiblement avantages. Aussi, quoique M. Parkins n’ait fait Ppliquer aux ateliers de forgerons le principe de
- 12
- Cf fredonnement
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- Rumford sur la construction des cheminées, la pb1^ thropie ne lui en doit pas moins de la reconnaissant^ Dans les forges ordinaires, le manteau de la cheW,D t est placé à 6 ou 8 pieds au-dessus du foyer, et le cour* d’air ne s’établit que très-difficilement, la fumée a ^ le temps de se dissiper avant d’être entraînée Paj^ courant d’air chaud : de là des maladies assez *r quentes ; M. Parkins place la cheminée derrière le et le courant d’air une fois établi, toute la fumée,t0 l’acide sulfureux se trouvent emportés par le courant' M. Darcet a employé, il y a plusieurs années,’L cheminée d’appel pour enlever les vapeurs mercuri® des ateliers de Dorme, et c’est encore de là le n,e principe.
- a et. 3a.
- Moules , ustensiles et procèdes propres ù confectionné cheminées et fourneaux , entièrement en matières e^ bustibles destinées à brider pendant plusieurs jours, f ^ le chauffage des habitations et la fonte des mèlouee > ? Je lien Lehov, mécanicien.
- ( Brevet d’invention. )
- Les fig. 55,56,57,58, 59,60,61 et 62,planche i5, tef^e sentent les différentes formes de plusieurs briq0®^ dont l’assemblage symétrique peut former une en demi-ruche : on en voit un exemple dans le plan, H'j Pour former la base de cet assemblage, on p°se(. Pâtre sept briquettes ; sur celles-ci, on en pose six alltj de manière à ce que les jointures ne se rapportent fjj sur ces dernières, on en pose cinq de la même m»0' J ensuite quatre, trois, deux et une : si on voulait <1^, voûte fût plus élevée , on pourrait doubler le pfÊlW rang de sept. ,j.
- On observera que ces briquettes ont une incliI,a‘||Jl hors de la perpendiculaire d’environ six lignes, c0^| le montre la fig. 5y; il faut avoir soin, dans la tion de la voûte, que la partie supérieure de la brHfj de dessous se rapporte exactement à la partie inféd J de la briquette qu’on pose dessus, ce qui déterU11^,, courbe de la voûte ; cette forme, indispensabi® tjij l’édification de la courbe, ne se trouve point da^y briquettes ovales, dont la figure n’est propre à *llC construction. J
- Pour obtenir des voûtes plus ou moins ouvertes011
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- ou . ( 13$ )
- flïoins hautes, on peut varier la hauteur de ces bri-hrjfeteS Ct l’*nchnaison de leurs côtés sur leur plus grande
- * u,ltes ces briquettes, qu’on peut faire de quelque enfonSi°n ^Ue CC S°*t ’ 86 dans des moules
- CQla figure 64. montre, en élévation, un modèle de Jonction dans le genre dont on vient de parler.
- \iu Cs ®S* dfi et 66 représentent, en plan et en élévation, bfj5 instruction dans le même genre, faite avec des (j^ettes de hauteur double , dont trois, quatre ou ci ?;su*vant leurs différentes dimensions,suffisent pour abl*r un feu.
- Üe 6s ®g’ 68 et 6g représentent de face, en coupe
- pièï>r°fif et en plan, une grande voûte, d’une seule kCe> appelée particulièrement cheminée combustible. ^ r allumer cette cheminée, on place en avant d’elle grille semblable à celle que l’on voit en plan, fig. 70, &rji,est en fil de fer arec support pour marmite, ou la L 6 en fier forgé, que l’on voit par-dessus et de profil, 6t 7a’ ^a<ïue^e a tro*s P*eds et un support pour
- enfile dans les trous a, fig. 71, pratiqués dans le d0 bler barreau de la grille, de petits cylindres en fer, tu tviue extrémité pointue va se planter dans la bri-te; l’autre extrémité demeure appuyée sur le bar-1 au travers duquel le cylindre a passé.
- 5 it étant ainsi disposé , on jette par l’ouverture b, ' et *IU* se trouve au sommet de la cheminée, üoT*3 voûte et la partie supérieure de la grille, des n^ü ®s de charbon qui ont été formées dans le moule 4 r°n vo't> fig’ 75 ; on y jette également des morceaux ar6°n de terre concassés , ensuite on place au bas a obeminée, et sous le charbon dont elle est remplie, ^, * Petits tisons enflammés ; la matière prend feu sans (]| °n s’en inquiète ; les boules s’enflamment, et bientôt dn er,fiamment la voûte qui répand des torrens de djs eur. Lorsqu’on veut éteindre le feu, on retire et on ^.Prrse les boules qui brûlaient dans le creux de lache-^ee> et tout s’étéirit à l’instant.
- 5UA® yade remarquable, c’est que la voûte, après liH rhlé tout un jour, n’est consumée qn’à la surface; llgne, tout au plus, de matière brûlée se détache en
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- ( i36 ) _ a]
- poudre blanche, de manière qu’une voûte qui s<y‘. tous les jours enflammée peut durer quinze jours et p‘ Ces cheminées, pour être à la portée de tout le m011 ^ se feront de differentes dimensions et avec difl<ireUj( matières combustibles, telles que tourbes, motte5 tan , etc. _ f ÿ!,
- On pourra établir aussi de toutes les formes des!1’ neaux à réverbères et autres, en matières combusûP mêlées avec l’argile. ..e
- La lig. 74 représente, fermé, le moule dans leqtj® 'j fabriquent les cheminées combustibles semb!ablc^,{ celles de la fig. 67 ; la fig. j5 représente le même ui° ouvert. ?
- Pour confectionner une cheminée combustible à 1 al^( de ce moule, on mouille de la poudre de charboo terre, onia pétrit en pâte et on la jette par couches 1( frappe et qu’on serre les unes après les autres dafls, moule fermé. Lorsque ce moule est plein jusqu’au bo on lisse la surface avec un cylindre, ou retourne le puis on lève les crochets qui tiennent ses deux pal js attachées; la partie antérieure se relève, com111^ montre la fig. 76 ; en tournant autour de son piv^ot charnière, c, où elle est attachée à la partie postérieu^ on tient cette partie antérieure dans la position hoi'ù taie, et, en même temps, on tire la partie postéi'ie|[{ de manière à dégager la cheminée combustible quil6i toute formée sur une planche préparée à cet effet.
- Les deuxparties de la tête du moule à boules , fi?’ jjt! ont chacune une partie plate et saillante , d, sur l3^11^ on frappe, pour bien entasser les boules lorsqu o» fabrique. eii
- Les fig. 76 et 77 représentent, en élévation 6^}, coupe, une briquette longue de deux pieds, dans ({ quelle la partie supérieure de la face antérieure aV.a,'(t de toute la profondeur des voûtes, la partie super1^ de la face postérieure suivant la même courbure* f peut, au moyeu de ce genre de briquettes, reinpy _ |j avec avantage, sous le rapport de l’économie et ty j production de la chaleur, les bûches qu’on place au *ü des grands foyers. Cette briquette est susceptib'^j prendre toutes les formes et dimensions qu’on jllô^ être les plus avantageuses ; les moules avec lesque*5 les fera sont toujours en fonte. ^
- On pourrait, au besoin, placer devant cette briflue
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- <ine grille, et y faire du feu avec les boules ou les moraux de charbon de terre dont il a été parlé plus haut. Les fig. 78 et 79 montrent, de face et de profil, poêle en tôle construit de manière qu’on peut enchâsser la cheminée combustible dedans.
- Les fig. 80 et 81 représentent, l’une de face et l’autre profil, une briquette d, de forme carrée, devant lamelle est une grille e , semblable à celle qui se met de-'antla cheminée combustible, si ce n’est qu’elle a sur Ses côtés des barreaux fixés à angles droits avec la face devant, qui la tiennent écartée de la briquette d’une Stance au moins égale au diamètre des boutes et des jé>rceaux de charbon de terre qui doivent former le j°yer; cette même grille peut aussi se mettre devant la Lquette fig. 76 et 77.
- Les fig. 82 et 83 montrent, de face et en coupe de fréfil, une cheminée qu’on abouchée avec du plâtre, en. paissant un vide de la forme et de la dimension de la ^etninée combustible. On place dans ce vide une grille ^ même forme, mais plus petite , de manière à ce qu’il tfiste un espace entre le plan voûté qui dessine les bar-P®ux de la grille et Je pian voûté qui dessinait le vide.
- plaque de métal couvre la face extérieure de cet ÇsPace, qu’ou remplit avec de la pâte de charbon de Çl’re ; le feu s’allume comme dans les autres voûtes; on Pflce devant une grille, pour maintenir les boules et L°rceaux de charbon de terre concassé, un tuyau compliquant avec la cheminée et conduit la fumée au-de-u,'s; la plaque de métal s’ouvre eu f g , en tournant sur gonds placés en h L.
- j. Les fig. 84 et 85 montrent l’élévation,et la coupe d’un Üü|neau formé par l’accolenient de deux cheminées Ulttbustibles élevées.sur un lit.de briques, dans lequel Hj1 a pratiqué des jours qu’on bouche à volonté pour .a“ür un ou plusieurs courons d’air avec l’ouverture j,llcülaire que la forme des voûtes détermine en haut du pineau. Ce fourneau contient intérieurement un massif jp Lriques assez édevé pour soutenir l’objet exposé à v;*cbündu feudansle point de la plus activecombustion ; ls'à-vis de ce point est pratiquée une ouverture qu’ou *le et qu’on ferme à volonté.
- , La fig. 86 représente un fourneau pareil au précédent, d’une seule pièce.
- Laus la fig. 87, ou voit un fourneau construit sur les
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- ^ IO° ) t
- mêmes principes, mais qui peut avoir cinq pieds haut, et qui est cerclé dans sa hauteur et dans sa larg*îu avec des bandes de fer, et qui peut servir à la fonte d ^ métaux en grand avec plus de promptitude et d’écofl^ mie qu’avec les fourneaux ordinaires employés à ce
- «sage. . é)
- Des fourneaux d’une plus grande dimension , for111 de pièces rapportées, pourront être appliqués à la fo° des métaux en grand et des statues colossales en bronze'
- aht. 33.
- Machine thermanëmique propre à tirer un grand parti du ^ chaleur perdue dans les tuyaux de cheminée; par Li-iGÿt ( Jean-Baptiste-Benjamin ).
- ( Breve» d’invention. )
- Explication des figures qui représentent un ventilateur a froid et a eh^'
- Fig. 88, coupe verticale de la machine thernja0^ mique, destinée à servir comme ventilateur à froid e à chaud.
- Fig. 89 , plan ou vue par-dessus cette machine.
- , caisse de forme cubique.
- , clapets ouvrant extérieurement pour laisser s°r e
- l’air : ces ouvertures ont deux pouces dix lignes de la'^ et neuf lignes de haut. ,
- c, côté de derrière de la machine vu intérieureinej1,
- d, clapets ouvrant intérieurement pour pomper l’a‘l ' ils peuvent se placer sur les côtés, par-dessus ou pa dessous, selon le besoin, et doivent être très-légers- ^
- e , plateau libre et très-léger, de tout le diamètre la caisse. ^
- f, levier à bascule servant à mettre le plateau 0 action.
- g •> tringle pour faire agir le levier f, h , supports de la bascule f. j*
- i, petits supports destinés à fixer le plateau » tringle g.
- Effets que peut produire ce ventilateur. [
- Supposons que la caisse cubique a ait neuf pieds côté, que les deux clapets aient la môme dimension carré sur deux pieds et demi de haut, et que les qua ( autres pieds soient réservés pour la course et l’épa*5S
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- h?aU* °° °^^en^ra 5 par heure 5 une quantité con-ion,, , P^ds cubes d’air : nous allons à l'instant en jner les calculs.
- ilfa^r Pouvoir faire monter et descendre le plateau e, Cnie , lettre, à l’opposé du bras ou tringle g de la bas-ilvjJ’ up poids égal au plateau, et, si on a de la place, àla mieux se servir d’une secondecaisse toute pareille Stt]tr®miére; on obtiendra, de cette manière, un ré-Qat double.
- donner très-facilement, par heure, deux mille Hâte C est'à-dire, élever et baisser deux mille fois le stiiv au- ^artant decesdonnées, qui sont réelles, il s’en-j)iÇ(jsa la caisse ayant neuf pieds de long sur neuf de large, et trois pieds trois quarts de course, on le len élevant le piston , trois cents pieds cubes, en toi 1Ssant> trois cents, en totalité six cents, nombre to lî^ltiplié par deux mille, donne , pour une heure, J,. l*lion deux cent mille.
- °nlait usage de deux caisses, on obtiendra un ré-le,„* de plus de deux millions de pieds cubes, et seu-Par f°rce d’un homme; plus les ouvertures a Oe ?r.andes et moins il faut de force pour qu’on arrive ^. "dre que déplacer l’air.
- 'tor)"8'’ au moyen de cette machine, il sera facile de top 'JVe^er l’air plusieurs fois par heure dans quelque lieu ()e sCe s°!t> tels que prisons, hôpitaux, vaisseaux, salles jl?eotacIes , carrières et mines de houille , et, par là, jf|ssîper ies gaz inflammables, etc.
- y adaptant des poêles ou tuyaux de chaleur, on ((jg^dra un air atmosphérique sec et chaud, qui pourra lçs ,atdedans les temps humides et pendant l’hiver dans a°'pitaux , les salles de spectacles et les sécheries ; et aS Ce dernier cas, on pourra sécher très-promptement (^'jec moins de combustible; et, en plaçant ces deux ijg ,luUes en face l’une de l’autre et au milieu des côtés d(; a sécherie, il s’ensuivra que l’air, entrant parles % opposés, viendra se réunir au milieu , et en
- l'?iant encore sortir par les autres côtés de la machine , Hie,Se ropandra très-promptement partout dans la sé-q et fera sécher bien plus vite. tiQ machine lherrnanémique, faisant alors les fonc-dnt* ventdateur, est, à volonté, foulante et aspi-o e * ou seulement foulante, ou simplement aspirante, °n grand produit peut être diminué autant qu’on le
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- ( 4» ) ;j(l
- veut, soit en donnent moins de coups à l’heure, tenant les clapets plus ou moins ouverts. i
- Des expériences faites publiquement avec un lateur de six pieds de long sur six pieds de large e » huit pouces de cotirse au plateau, ont prouvé qu’àu pieds , une feuille de papier à pot suspendue à un >’ j toujours tenue horizontale par le courant d’air par les ouvertures de cette machine.
- ART. 34.
- Fourneau ventilateur pour aérer les vaisseau#' par M. "VoETTia. ^
- On attribue généralement les maladies danger^', qui affligent les équipages des vaisseaux dans les voyages au défaut de circulation et de reuouvellel'1.tj de l’air dans la calle et les parties inférieures des mens. Plusieurs moyens ont été proposés pour cet mais celui qui a eu le plus de succès est le ventilate111 d docteur Vuettig : c’est un fourneau en tôle dans 1^; on place un ballon de cuivre laminé d’où partent % tuyaux aspirateurs et une douille d’évacuation- ^ ! qu’on allume le feu, la douille commence asou®e1’ son souffle est d’autant plus fort que le ballon estff échauffé , et que la température de l’air qu’il coi111*, estplus élevée que celle de l’air extérieur, ou quel3 |'-jence de leur densité est plus considérable. En a niant ce fourneau pendant une heure ou deux, on P deux fois par jour, renouveler l’air dans un espaCe o à 4oo toises cubiques. p
- Ce fourneau a sur les ventilateurs à soufflets de,: ^ grands avantages. La solidité de la matière dont construit rend sa dégradation plus difficile , il ag1*'^ lui-même et n’exige pas de bras pour le mettre en vement; son effet continu doit être plus consid^1* . que celui des autres ventilateurs dont l’action n’eS ^ soutenue, et dont le jeu éprouve toujours quelq|,e, ,1 terruption. Cet appareil peut également être en>P pour purifier l’air dans les hôpitaux , les mines, etc'
- art. 35.
- Garde-feu et chenets soufflans; par M. V. Lato*1*' Mémoire dans lequel se trouvent les principes généraux qui servir à disposer nos foyers dontesii^ues , elc.
- L’on sait qu’un moyen généralement employé P°
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- ç ' ( 14i )
- ^pêcher les cheminées des appartenons bien clos de ltl-Uer consiste à établir dans le chambranle de la che-üee une ventouse qui amène l’air du dehors pour ali-nter la combustion ; par ce moyen, on empêche en jee®e temps le tirage dufoyer de renouveler continuel-^tent l^ir de l’appartement au préjudice du chauffage;
- ce procédé que l’auteur vient recommander au ç j.leu d’un mémoire un peu long, et il en fait l’appli-t iQ0 au garde-feu et aux chenets qu’il arme de ven-c l1ses susdites, et ce rapprochement de la ventouse du Ulïd>ustible peut, en effet, justifier l’épithète donnée ( 1 auteur aux nouveaux appareils. La seule modifica-? ajoutée à cette disposition se trouve dans un registre Peut à volonté empêcher l’arrivée de l’air extérieur *a favoriser.
- stH r<!sl:e > Ie mémoire renferme des notions générales j.' la théorie du chauffage et sur tout ce qui s’v rattache» avons reconnu, dans ce travail, les leçons de M. ( eoiéut, à part quelques opinions de l’auteur qui ne tttpas ce qu’il y a de mieux dans la brochure»
- Art. 56.
- ‘^°}'en.s d'utiliser une plus grande partie de la chaleur des cheminées.
- (>^es moyens sont basés sur cette propriété de l’air : st qu’il devient plus léger à mesure qu'il est échauffé, occupe alors la partie supérieure des apparte-t^1.18 '> les couches inférieures sont, par conséquent , ^{«nrs plus froides. Profitant de cette observation t ), | Lenormand et Chevalier ont proposé de remplacer V1, le en terre cuite, qu’on place ordinairement à fu ls sur le derrière du foyer, par une bûche creuse eft L e qui se pénétrerait plus promptement de la cha<-d81 ^Himie par le combustible, pour la reverser ensuite (| "s l’appartement, en établissant un courant d’air
- "4
- îlls l’intérieur de Ja bûche. Pour remplir ce but (î),
- *e procure un tuyau de fonte creux de 5 pouces de , ^Ire, d’une longueur de 3 à 4 pouces moindre que , g^ur de la cheminée ; à ses deux bouts on y réserve u" * tourillons creux, de îS à a4 lignes de long,, afin 1® tout puisse entrer dans la cheminée et se placer
- ^'1 è'i'i', Bull, des Sciences , sect. Technol.
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- comme bûche du fotid. Les auteurs préfèrent celu* ^ carré, afin qu’il prenne mieux son assiette sur 1 âtre près du contre-cœur. A l’un des deux tourillons » ^ ajuste un tuyau en tôle qui l’embrasse et travers® paroi de la cheminée qu’on a fait percer : ce tuyau 1 borde d’un à deux pouces dans la chambre, et p°® , son extrémité une soupape qu’on ouvre ou ferme ® lonté pour donner passage ou non à l’air. |j
- Si la chambre reçoit assez d’air, on n’aura pas beS, de le prolonger plus loin ; mais, si l’air n’était P, suffisant, on le prolongerait autant que cela sérad ^ cessaire, pour prendre l’air extérieur. Dansceca®» soupape dont on vient de parler serait inutile. ^ A l’autre tourillon, on place un petit tuyau ®® ,, blable, qui, à a ou 5 pouces de la cheminée , s e verticalement jusqu’à la hauteur de 6 à 8 pieds , sl ' ^ ne gêne, ou s’il ne produit pas à ce point un niaU'rtj effet. Dans le cas contraire, on le prolonge par,*eje, contre le mur, pour le faire élever ensuite vert»c8^ ment dans l’angle le plus près, où l'on peut le ma®? parfaitement. jd
- La fig. îo, pl. UI, montre de face les disposition9 cet appareil.
- On voit en A le gros tuyau ; BB, les deux touriU°j)I)6 C. le tuyau de tôle garni de sa soupape, comme ^ bouche de chaleur, lorsqu'il prend l’air dans la ch»*0 ou qui se prolonge sans soupape lorsqu’il va pretl l’air à l’extérieur.
- Le tuyau D est coudé à quelques pouces de 1® c 0n minée, et s’élève en E lorsque rien ne s’y oppose,^#l se prolonge en ligne droite jusqu’au coin le plus p ^ ou il se coude, pour se relever de 7 à 8 pieds de contre le mur, où l'on peut le masquer facilement* ^ Lorsqu’on prend l’air è l'extérieur, il faut plac®L I1 soupape tournante dans le tuyau ascendant E, même manière qu'on les place dans les tuyaux deP ^ ordinaire, et qu’on désigne sous la dénomination d® j II est facile de faire concevoir comment le ^ s’établit dans cet appareil. La soupape G étant jjÿ de même que la clef, s’il y en a une au tuyau E, que le feu brûle devant le tuyau A, ce tuyau s’éch® , ÿ l’air qu’il contient et qui est en équilibre avec ce l’intérieur de la chambre, s'échauffe aussi et plus léger que d’abord ; il cherche à occuper la P
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- dans le tuyau D, E, et fait place à de nouvel r iroid qui entre par l’extrémité G ; l’air chaud sort Ce[ • extrémité supérieure du tuyau E, se mêle avec p1 de l’appartement et le réchauffe, deprocédé peut être appliqué à toute autre cheminée ç e CeHe en tôle, prise pour exemple. Il est facile de le n$truire dans toute cheminée, sans être obligé de ^rcer les murs ; on place des deux côtés du tuyau, à Y acun des tourillons, un tuyau coudé qui se dirige Çrs la chambre, et de là au-dehors de la cheminée , r un, deux ou trois tuyaux coudés ; on les fait aller ^ntre les murs, et on les dirige où l’on veut. Il suffit que , ffiyau E ait une hauteur verticale de 7, 8 ou 9 pieds Qu 3 mètres ).
- ^j"n second moyen, fort analogue à celui qui précède, ^ûasé sur les mêmes principes, a été publié dans le .tVi<; h de la Bibliothèque physico-économique, ann. 1788, ai6. « A la place de la plaque de fer qui garnit cheminée, dit l'auteur de cette invention, je lis I ®u$er le mur d’environ 4 pouces de profondeur ; la J$eur et la hauteur de cette niche doivent être déterres par la longueur et le nombre des cylindres que je
- <ti
- ^*s indiquer. Dans la niche, je fis placer, les uns au-des autres, cinq tuyaux de fonte semblables à P* qui servent à la conduite des eaux, de maniéré J1. entre eux et le fond de la niche , que j’avais garni de „i > d y eût autant de distance qu’entre chacun d’eux, est-à-dire environ un demi-pouce. J’observai de mettre
- îïlr
- .en avant de la moitié de son diamètre au moins, le
- tdre inférieur, de manière qu’il pût servir à porter Hft.............. " "
- ç. üche de derrière. Sous l’âtre à feu, ou de quelque; v e que ce soit, on pratique un petit courant d’air d’uu t |!ce de diamètre, qui aille souffler dans chacun des J ‘^dres , par une communication percée dans la ma* ^Oerie, des deux côtés de la niche. Aux extrémités posées des cylindres, correspond un tuyau qui sort
- << .
- l’auteur, que j’avais divisé en deux mon courant
- psla chambre par le côté de la cheminée. Observez,
- ija*r> afin que, soufflant du côté gauche dans trois cy-Cùpes, et du côté droit dans les deux autres, les deux r,s de la cheminée jetassent également de l’air
- tWé. „
- 1'Ve procédé est économique et entretient et renouvelle lc des appartenions.
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- ( i44)
- Aht. 57.
- Moyen d’empêcher l’odeur des cheminées de cuisine ^St transmettre dans les appartemens.
- Quand les cuisines se trouvent placées sous les appaf temens et sur les mêmes paliers qu’eux, il arrive cû»1 inunément que leur odeur se transmet dans ces appal temens. Pour remédier à cet inconvénient, on mén8»^ dans la partie supérieure du tuyau de cheminée) 8’ niveau du plafond de la cuisine, une ouverture ou petl, porte par où toute l’odeur s’échappera, si la partie*1 périeure de la porte est un peu plus basse que le p'”, fond; pour rendre le moyen infaillible et le metti'e l’abri de tous les effets de changemens. de temps , il faire aboutir à cette ouverture un tuyau de tôle <1' monte le long et jusqu’au haut de la cheminée;0 pratique pour cet objet une cheminée séparée. (1)
- CHAPITRE Y.
- Des causes qui font fumer les cheminées, et remèdes h y app°rler ARTICLE UNIQUE.
- Franklin porte au nombre de neuf les causes f'J occasionnent la fumée des chéminées ; elles dilféd1’. les unes des autres, et demandent par conséquent 0 remèdes différens. (2)
- « i°. Les cheminées ne fument souvent, dans une rnCtS neuve, que par un simple défaut d’air (5). La strud1^ des chambres étant bien achevée, et sortant des mal
- ( 1) Brevets expirés , tome ni.
- (2) Extrait d’une lettre écrite par Franhlin à Ingenliouss. ,
- (3) Nous avons vu, qu’il passait par le canal d’une chert1'^, présentant «ne surface d’un quart de mètre, 1800 mètres cU|(, d’air par heure ; lorsque cette quantité ne peut cire fournie parf.tl fentes des portes, des fenêtres , nu par un conduit pratiqué à cete ( l'air intérieur se dilate, et il y a réaction de l’air extérieur sur Ie ’ delà cheminée; quelquefois même il s’établit dans le tuyau cheminée un double courant, l’un ascendant, l’autre descer>dant > j dernier remplace l’air entraîné par le tirage , de là les chemin«eS/(j( fument lorsque les portes et les fenêtres sont exactement
- ( Dictionnaire technologique , tome Y. )
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- 4e 1»,, , ( lZf5 )
- lty'. . n,’r’ ^es jointures du parquet, de toutes les “eues et des lambris sont très-justes et serrées, et j.e Q*ant plus peut-être que les murs, n’étant pas entiè-la ^Lat desséchés, fournissent de l’humidité à l’air de
- M Cambre, ce qui tient les boiseries gonflées et bien 'ïill'8 ’ ^CS Por(:es et ^es châssis des fenêtres étant tra
- ^ C])_
- ^cUtl
- '".®s avec soin, et fermés avec exactitude, font que si,C lanabre est aussi close qu’une boîte, et qu’il ne reste
- - passage à l’air pour entrer, excepté le trou de la Çutdqucfois même, est recouvert et comme
- Cfîainteuant> s* ne Peut s’élever qu’en se
- d‘. blnant avec l’air raréfié , et si une colonne pareille tiç r ’ ^u’on suppose remplir le tuyau de la cheminée , ln°nter, è moins que d’autre air ne vienne r'e-<)y dfe sa place, et si, par conséquent, un courant ni 'r,tle peut point entrer dans l’ouverture de la che-j rien n’empêche la fumée de se répandre dans là fiL.re • Si l’on observe l’ascension de l’air dans une l^>ée qui en est bien fournie, par l’élévation de là ou par une plume qu’on ferait monter aveo la ijÿ e(! > et si l’on considère que , dans le même temps pareille plume s’élève depuis le foyer jusqu’à ff]( ^’i’-é de la cheminée , une colonne d’air, égale à Pjj? fini est contenue dans le tuyau, doit s’échapper J-'heminéc , et qu’une égale quantité d’air dort lui lu,' ,(Hirnie d’en bas par la chambre, il paraîtra abso----------------------“ • •• • -:*• r: — •
- impossible que cette opération ait lieu si une
- bien close reste fermée ; car, s’il existait une ityj6 capable de tirer constamment autant d’air de ^ e chambre, elle serait bientôt épuisée, de même it||, a cloche d’une pompe pneumatique, et aucun 4 p ne pourrait y vivre.
- ,ei,x, par conséquent, qui bouchent toutes les !'?jtesdans une chambre pour empêcher l’admission de Hih,extcrieur, et qui désirent cependant que leurs cire-
- portent eu haut la fumée, demandent des choses ictoires et en attendent l’impossible. C’est cc-
- dans cette position que j’ai vu le possesseur Raison neuve, désespéré, et prêt à la vendre à %) tlX bien au-dessous de sa valeur , la regardant inhabitable, parce qu’aucune cheminée de ses K'b**s ne transmettait la fumée au dehors à moins 11 ce laissât }@ porte ou la croisée ouverte.
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- v Remède. — Quand vous trouverez, par l'expert” que l’ouverture de la porte ou d’une fenêtre )'r11 ( cheminée propre à faire monter la fumée, soyez sur <î le défaut d’air extérieur était la cause qu’elle fumai* t dis l’air extérieur , pour ,vous tenir en garde contre leur de ceux qui vous disent que la chambre est va5^ qu’elle contient une quantité d’air suffisante pûlir fournir à une cheminée , et qu’il n’est pas possiy ^ conséquemment, que la cheminée manque d’air. he quiraisonnent ainsi ignorent que la grandeur de la lire, si elle est bien close, est, dans ce cas là, peu tante , puisqu’il n’est pas possible que cette clia"', „ puisse perdre une masse d’air égale é celle que 1® c\(i minée contient, sans y occasionner autant de vide/ . qui demanderait une grande force pour le produ*1 j d’ailleurs, on ne peut pas vivre dans une chaml),e ,j un tel vide existerait par une perte continuelle de
- d’air. _ . .jfif
- « Comme il est donc évident qu’une certaine p°; J d’air extérieur doit être introduite, la question se re.^ .à connaître la quantité qui est absolument nécessa" «ar on veut éviter d’en admettre plus qu’il n’en >4, comme -étant contraire à l’intention qu’on se P1’0?,?, en faisant du feu, c’est-à-dire d’échauffer la chaJ!1 .( Pour découvrir cette quantité , fermez la porte f, degrés, pendant qu’on entretient un feu modéré, J ^ qu’à ce que vous aperceviez, avant qu’elle soit eu*'6^ ment fermée, que la fumée commence à se rép*B j dans la chambre ; ouvrez alors un peu, jusqu’à ce " ( vous remarquiez que le fumée ne se répand plus ; ainsi la porte , et observez l’étendue de l’intervah6 ^ vert entre le bord de la porte et le jambage ; supp0®^ que la distance soit d’un demi-pouce, et que la pode , 8 pieds de hauteur, vous trouverez alors que votre cba bre demande un supplément d’air égal à 96 dfi ^ tpouces, c’est-à-dire à 48 pouces carrés, ou à un paSS^ de 8 pouces de long sur 6 pouces de large. La sopP^p tion est un peu forte, ;parce qu’il y a peu de chei111^,, qui, ayant une ouverture modérée et une certain®,^ leur de tuyau, demanderaient plus de la moitié de verture supposée : effectivement , j’ai observé -carré de 6 pouces, ou 36 pouces carrés, est un assez juste qui peut servir pour la plupart des-chc®’. ^1 * Les tuyaux fort longs ou fort élevés, et
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- deg ( i47 )
- ^ie f1Ver^.m’es petites et basses, penvébt à la vérité suffisamment d’air à travers une ouverture Ser;tis Srande, parce que, pour des raisons que j’expo-Wsj Cl‘alJr'isî la force de légèreté, si Pon peut parler itoi(1’ ^ant plus grande dans de pareils tuyaux, l’air et p Cnb e dans la chambre avec une plus grande vitesse, Cünséquent, il en entre plus dans le même temps. !u’a 9 cependant ses limites ; car l’expérience montre {teijt*Curi accroissement de vitesse ainsi occasionné ne la s rRtidie l’introduction de l’air , à travers le trou de tH)r^r,,re> égale en quantité à celle que produit une lort > °Uyerte’ quoique le courant d’air qui entre par la S,/olt lent, et au contraire très-rapide à travers le # .J serrure.
- C(!ttç reste maintenant à considérer comment et quand ^ quantité d’air extérieur doit être introduite de laiSsleie à produire le moins d’inconvéniens ; car, si on dir ® eutrer l’air par la porte ouverte, il se porte de-là ?U j tei»ent vers la cheminée, et on éprouve le froid Ifii d* et aux talons, tant qu’on reste assis devant le \ 1 vous tenez la porte fermée, et que vous ouvriez
- tQHv; . Votrc fenêtre, vous éprouverez le même in-^yjî^’nt. On a imaginé diverses inventions pour ifod .Ief à cet inconvénient : par exemple , on a in-^'a*r ext*t|’ieur à travers des canaux conduits
- ».
- Catiâ *e? ja,r,bages de la cheminée. L’orilice de c< s étant dirigé en haut, on s’est imaginé que l’air par ces tuyaux étant dirigé vers le haut, doit a fumée à monter dans le tuyau de la cheminée. î?l%llSs' P'aliqué des passages pour l’air dans la partie '9ir(jeur(i du tuyau de la cheminée pour y introduire Ia°s la même vue ; mais ces moyens produisent un traire à celui qu’on s’est proposé ; car, comme MraJe c°urant constant d’air qui passe de la chambre toie c's l’ouverture de la cheminée, dans son tuyau , VPêche la fumée de se répandre dans la chambre , 'ï|r(i 'fournissez au tuyau, par d’autres moyens ou d’une :s!ft" t?lauière, Pair dont il a besoin, et surtout si cet air l^> V(nis diminuez la force de ce courant, et la
- ... p, moins de résistance
- q,!i manque doit donc être introduit dans la i'îcjj le même, pour prendre la place de celui qui rPe par l’ouverture de la cheminée. Gauger, an-
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- teur très-ingénieux et très-intelligent, qui a écrit su objet, propose, avec discernement, de l’introduW'e ^ dessus de l’ouverture de la cheminée ; et, pour pi'^ve ^ l’inconvénient du froid, il conseille de le faire pa,vat;, dans la chambre à travers les cavités tournantes p1^, quées derrière la plaque de fer qui fait le dos de 4 ® minée et les côtés du foyer, et même sous Pâtre ; 11 y chauffera en passant sous ces cavités, et, étantintr® j} dans cet état, il échauffera la chambre au lieu Ç® refroidir. Cette invention est excellente en elle-u1®1.^ et peut être employé avec avantage dans la constru®1 #| des maisons neuves, parce que ces cheminées PeU'ejl être disposées de manière à faire entrer convenable*11^, l’air froid dans de pareils passages ; mais, dans les sons qu’on a bâties sans sc proposer de telles vues* ({ cheminées sont souvent situées de manière *lu.0lV pourrait leur procurer cette commodité sans y fa*^e changemens considérables et dispendieux : lésiné*11 j aisées et peu coûteuses, quoique moins parfaite3^ elles-mêmes, sont d’une utilité plus générale; *c sont les suivantes : ,wi
- » Dans les chambres où il j a du feu , la portion ^ qui est raréfiée devant la cheminée change cont*11^ lement de lieu , et fait place à d’autre air qui doit ij échauffé à son tour ; une partie entre et monte P3 cheminée, le reste s’élève et va se placer p1.®5 ji plafond. Si la chambre est élevée, cet air chaud‘ ^ au-dessus de nos tètes , et il nous est peu utile, qu’il ne descend pas avant qu’il ne soit considé1’3 ment refroidi. ^
- » Peu de personnes pourraient s’imaginer la gr 3slr différence de température qu’il y a entre les partieS()iii! périeures et inférieures d’une pareille chambre, à & $ de l1 avoir éprouvé par le thermomètre, ou d’èlre 111 w sur une échelle, jusqu’à ce que la tête soit près du Ll fond. C’est donc dans cet air chaud que la quanti*® i]É, extérieur qui manque doit être introduite , parce *1 ( en s’y mêlant, la froideur est diminuée, et l’inco* ^ nient qui résulte de cette quantité devient à peineS sible(i). $
- a j". Üne seconde cause qui fait fumer les chet*1*1
- (>) Voyeiy pour les moyens d’introduire de l’air extérieur Ventilation,
- rai"1
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- I' !Ct,r trop >br '
- ( *49 )
- grande embouchure dans les chambres ; cette
- lçs Reluire peut être trop large, trop haute, ou toutes pÎ8 .X31 ensem^l°* Les architectes, eu général, n’ont c|le autres idées des proportions de l’embouchure d’une que celle qui se rapporte à la symétrie et à |)e. , relativement aux dimensions de la chambre ,
- füll ta que les vraies proportions, relativement à ses Ct ^ son utiLté , dépendent de principes tout-|)asl diHerens ; et cette proportion des architectes n’est déplus raisonnable que ne le serait la dimension des des marches d’un escalier, prise selon la hau-ta i n aPPartement, plutôt que selon l’élévation
- tll°nt6^CS jam^es d’un homme qui marche ou qui (L ?• La vraie dimension donc de l’ouverture d’une Sa *n^e doit être en rapport avec la hauteur du l)iaj Let, comme les tuyaux, dans différons étages d’une 5 s°nt nécessairement de diverses hauteurs ou lepj Urs, celui de l’étage d’en bas est le plus haut et ^onS> et ceux des antres étages sont en propor-’ P*us courts, de façon que celui du grenier se trouve
- \^’udre de tous. Ce
- la force d’attraction est en
- \r ^a hauteur du tuyau rempli d’air raréfié, et ^ lle le courant d’air qui entre de la chambre dans la située doit être assez considérable pour remplir con-l’embouchure, afin de pouvoir s’opposer au Vol' l'um^e dans la chambre, il s’ensuit que l’em-X 1Ule des tuyaux les plus longs peut être plus éten-que celle des tuyaux plus courts doit être aussi
- Petite; car, si une cheminée qui ne tire pas forte-
- tay3 UPe ouvertuie large , il peut arriver que le tuyau ctite e l’air qui lui est nécessaire par un des côtés de ^ir etl|ljouchure , qui admet un courant particulier ta’ Pendant qae l’autre côté de l’embouchure, étant Sé^d’un courant semblable, peut permettre à la « p de se répandre dans la chambre.
- Xu glande partie de la force d'attraction dans le \ipPend aussi du degré de raréfaction de l’air qu’il î^le ’ e* celte raréfaction dépend elle-même de ce SSàC°i'lrant d’air prend son passage à son entrée dans . P^us Pr^s du feu. Si ce courant, à son entrée,
- • du ^eu> c’est-à-dire s’il entre des deux côtés
- jtaslbouchure lorsqu’elle est fort large, ou s’il passe Us du feu lorsque l’ouverture de la cheminée est e> 11 s’échauffe peu dans son passage, et par
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- ( >5° ) t
- conséquent l’air contenu dans le tuyau ne peut dilt^ que peu en raréfaction de l’air atmosphérique qui ' ( vironne, et sa force d’attraction, c’est-à-dire la *° [ avec laquelle il entraîne la fumée, .est par conséq11^ d’autant plus faible ; de là vient que , si l’on donne embouchure trop grande aux cheminées des chaîné des étages supérieurs, ces cheminées fument ; d’un a'1 côté, si on donne une petite embouchure aux chern111 des étages inférieurs, l’air qui entre agit trop d.ire®.({ ment et trop violemment, et en augmentant ens1 ^ l’attraction et le courant qui montent dans le tuya11’ matière combustible se consume trop rapidement. ( Remède (2), — Comme différentes circonstance* combinent souvent avec ces objets, il est difficile a ^ signer les dimensions précises des embouchures les cheminées. Nos ancêtres, en général, les f;tisa beaucoup trop grandes ; nous les avons diminuées,11 p elles sont souvent encore d’une plus grande dir«e,!; £j, qu’elles ne devraient l’être ; car l’homme se refuse lement à des ehangemens trop grands et trop brusff f « Si vous soupçonnez que votre cheminée ïutoe‘u
- la trop grande dimension de son ouverture, ressert, j, en y plaçant des planches mobiles, de manière,,^ rendre par degrés plus basse et plus étroite, jusq11 ‘|1|; que vous remarquiez que la fumée ne se répand Pj, dans la chambre. La proportion qu’on trouvera a<'^ sera celle qui est convenable pour la cheminée, et, j. pourrez ainsi la faire rétrécir par le maçon ; cepen^^i comme en bâtissant les maisons neuves on doit h3s‘1l,{,;, quelques tentatives, je ferais faire des embouchai dans les chambres d’en bas, d’environ 3o pouces c‘ ^ et de 18 pouces de profondeur, et celles dans leS fi minées d’en haut seulement de 18 pouces cai'i'eS^i d’un peu moins de profondeur ; je diminuerais 1 °l .
- (1) Le prolongement vers le bas du soubassement, su''a(ri(i|l ( fig• 12, pl. / ), par une planche de piàtre soutenue par u*1® |e
- de fer , empêclie souvent une cheminée de fumer, parce qu 0,’|(;<) obstacle à l’entre'e, dans la cheminée, d’une trop grande qu'l"1 sP qui ne sert pas à la combuslion , et qui refroidissait le coora"1 ^ ÿf dant de manière à diminuer la force du tirage. Le rétrécisse*1’6^./ le sens horizontal, d’après le tracé de Rumford, par la même est souvent un moyen efficace. 0|i/
- l’ar le surbaissement du soubassement, il en résulte »ne ^ ^ disposition a fumer, mais on a moins de chaleur dans l'apP'1’
- ( N, de l’mt. du Man )
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- \ { lof )
- cheminées intermédiaires', en proportion de i« 'Miinvition de ia longneur des tuyaux.
- “ Il faut que toutes les cheminées aient presque la t-we profondeur, leurs tuyaux devant presque toujours re d’un volume propre à laisser entrer un ramoneur (t). j * Si dans les chambres grandes et élégantes, la cou-j."f‘ ou rimagination demande l’apparence d’une che-^oéeplns grande, on pourrait lui donner cette grandeur ^Parente, par des décorations extérieures en marbre,
- Hèp.â°' Une troisième cause qui fait fumer les cliemi-^^5 est un tuyau trop court. Cela arrive nécessaire-'Uip1* ^ans quelques cas, comme quand on construit ^ cheminée dans un édifice peu élevé; car, si on cli 'e.^e topu beaucoup au-dessus du toit, pour que la p e,J’lnée tire bien, il est alors en danger d’être renversé r hj vent, et d’écraser le toit par sa chute.
- Remède (2). — Resserrez l’embouchure de la p, e°ainée, de manière à forcer tout l’air qui entre h ^,Ser à travers ou tout près du feu ; par là , il sera plus )> ,auflê et raréfié; le tuyau lui-même sera échauffé, cl (fe‘j. fiu’il contiendra aura plus de ce qu’on appelle force ylegèrcté, c’est-à-dire que l’air y montera avec force, Maintiendra une forte attraction à l’embouchure. ji 9 ko cas d’un tuyau trop court est plus général qu’on Vf ?e l'imaginerait, et souvent il existe où l’on ne de-t| fias s’y attendre ; car il n’est point extraordinaire, t>dnS ^es édifices ruai bâtis , qu’au lieu d’avoir un tuyau
- "vu 1 il ci 1 i;<i uo 5 (J 1.1 ou nui ci « • '’»> «»'* —j •-
- j(““f chaque chambre ou foyer, on plie .et l’on-incline
- f’Otir : tüv
- (1) uyau de la cheminée d’une chambre d’en haut, de aHière aie faire entrer par le côté dans un tuyau qui*
- n’est plus d’indispensable nécessité, à Lyon et dans beau-“ autres villes, où l’on construit des tuyaux d®. cheminées beau-I05 j. P’us petits que ceux que prescrivent tes anciens réglemens, 01, ^jrr'011c à l’aide d'un fagot. ( Voyez cbap. IM. )
- 'ain ”ans ua tuyau trop court le tirage n’a pas assez de force pour t(invC.re.la plus petite cause du refoulement do la fumée ; le même in-Ùjk e,nieut aurait lieu si le tuyau était assez long pour trop refroidir la >» Per»*«re d® |a fumée ; le remède serait de prolonger te tuyau en ,i)j.ai)nî,ep'c, et si cela n’est pus possible, de l’allonger au moyen d’uu e tôle; enfin , dans te cas où cela serait Insuffisant , on aug-le tirage en calculant exactement l’ouverture à donner au. Vjli e 1* cheminée, pour livrer passage à l'air nécessaire à la com-'tcor*111’ î*'ns* tjue nous l'avons indiqué cliap. Vil, et on a]ouH-rait * e tH05en en établissant sur le haut du tuyau un des appareils ‘Ses de'crits ebap. VI, ( JYotes de l’aut. du Man. )
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- ( i52 )
- vient d’en bas. Parce moyen, le tuyau de la chanibf-d’en haiit est moins long dans son cours, puisque 1° »e doit compter sa longueur que jusqu’à sa termina15® dans le tuyau qui vient d’une chambre d’en bas. » tuyau qui vient d’en bas doit aussi être considéré coin11’ étant abrégé de toute la distance qui est entre l’enta du second tuyau et l’extrémité des deux réunis; c. toute la partie du second tuyau qui est déjà fournie d’alf> n’ajoute point.de force à l’attraction , surtout quand c® air est froid , parce qu’on n’a point fait de feu dans 1* seconde cheminée. Le seul remède aisé est de tenir al®r fermée l’ouverture du tuyau dans lequel il n’y a p0*° de feu. ( Voyez chap. VI, l’article Trapes à bascule.)
- » 4°. Une quatrième cause, très-ordinaire, qui *3' fumer les cheminées, est quelles se contrebalancent ^ unes les autres (x), ou plutôt qu’une cheminée a une s,u' périorité de force par rapport à une autre, construd® soit dans la même pièce , soit dans une pièce vois1*1®’ par exemple, s’il y a deux cheminées dans une grand, chambre, et que vous fassiez du feu dans les deux, l(/ portes et les fenêtres étant bien fermées, vous trouver6 que le feu le.plus considérable et le plus fort vaiocf le plus faible et attirera l’air dans son tuyau pour fourP‘ à son propre besoin ; et cet air, en descendant dans y tuyau du feu le plus faible, entraînera en bas la fun|e® et la forcera de se répandre dans la chambre. Si, au he d’être dans une seule chambre, les deux cheminées so® dans deux chambres différentes, qui communiquent p3, une porte, le cas est le même pendant que cette p01^ est ouverte. Dans une maison bien close, j’ai vu la che minée d’une cuisine d’un étage inférieur, contre-^3'
- (i) Lorsque l’une des deux cheminées manque d’air pour fourui|\* son tirage , il faut y pourvoir par les moyens que nous avons induj0^ à l’ait, y"eut dation % p 70, en donnant à chacune séparément ^ lui est nécessaire, tes ventouses établies dans les tuyaux de chern**1® n'obvient pas toujours à cet inconvénient, parce que l'air, trouvant (7^ de facilité à passer dans l'ouverture du tuyau de la cheminée vois* ^ que par le canal de la ventouse, continue à suivre ce chemin. IlJ9'1 drait donc faire des ventouses aussi grandes qu'un tuyau de chemiI,ee J ce qui serait possible ; cependant, si l’on réduisait celui-ci à la larg* ^ qui lui est strictement nécessaire, on éviterait alors le contre-bala11^ ment. Souvent on l’évite encore en mariant les cheminées an-des9l,s ^ loir, c'est-à-dire qu’on établit un conduit oblique qui, du tuy^ . moins élevé, va rejoindre le plus haut, où. les deux orifices se confond ^ en un seul , de sorte que l'air ne peut plus descendre par l’un il monte par l'autre. ( N* dt Vmt% du Mans )
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- lan ( 153 )
- ch CC^’ *ïuan^ ^ 7 avait grand feu , toutes les autres lesei«>nées de la maison, et tirer l’air et la fumée dans q .'ambres aussi souvent qu’une porte qui communi-" n*1»* l’escalier était ouverte.
- " Remède. — Ayez soin que chaque chambre ait les ,it°yen/ de fournir elle-même, du dehors, toute la quan-q P d’air que la cheminée peut demander, de sorte aucune d’elles ne soit obligée d’emprunter de l’air üUe autre, ni dans la nécessité d’en envoyer, iq* **°. Une cinquième cause qui fait fumer les che-’ c esl: quand le sommet de leur tuyau est dominé ''des édifices plus hauls ou par des éminences, de sorte lo,eIe vent, en soufflant sur de pareilles éminences , îo' e’ comme l’eau qui surpasse une digue, quelque-q *? presque verticalement, sur le sommet des cheminées q 1 trouve dans son passage , et refoule la fumée * e leur tuyau contient.
- Il* Remède. — On emploie ordinairement, dans ce cas, tournant ou gueule de loup , ou l’un des appareils fn-4q“8es décrits au chapitre Vf, qui recouvre la cheminée il t essus et aux trois côtés, et qui est ouvert d’un côté ; ,lt)°urne sur un pivot, et, ôtant dirigé et gouverné p«r jee aile, il présente toujours le dos au vent courant. He C,.°ls qu’un tel moyen est en général utile , quoiqu’il Oq?.°lt pas toujours certain ; car il peut y avoir des cas sj est sans effet. Il est plus certain d’élever ou allonger, le peut, les tuyaux de cheminées , de manière que ts sommets soient plus hauts, ou au moins d’une hau-,0 r égale à l’éminence qui les domine. Comme un jq r.nant ou gueule de loup est plus aisé à pratiquer et c°ûteux, on peut l’essayer premièrement. Si j’étais jqj gé de bâtir dans une semblable situation, j’aimerais le jUx placer les portes du côté voisin de l’éminence, et Ion °S 1® cheminée du côté opposé ; car alors la co-taitp' d’air qui tomberait du haut de l’éminence presse-a*r d’en bas dans l’embouchure des cheminées, en rant par les portes ou par des ventouses de ce côté, et,drait ainsi à contre-balancer la pression qui se fait l’ai lau* en bas dans ces cheminées, dont les tuyaux se-a^ors pin* libre dans l’exercice de leurs fonctions, clj .. Il y a une sixième cause qui fait fumer certaines tiü(ltll,nées, et qui est l’inverse de la dernière men-p/( a,'c j c’est lorsque l’éminence qui domine le vent est ee au-delà de la cheminée. Supposons un bâtiment
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- , ( iH )
- dont rnn des côtés soit exposé au vent et forme une e pèce de digue contre son cours ; l’air , retenu par cd digue , doit exercer contre elle , de même que 1 ea® j une pression, et chercher à s’y frayer un passage ; . trouvant le sommet de la cheminée au-dessous de de la digue, il se précipitera avec force dans son tu}'® pour s’échapper par quelques portes ou quelques t® nôtres ouvertes de l’autre côté du bâtiment ; et, s’il 1 du feu dans une pareille cheminée, la fumée sera te poussée en bas et remplira la chambre.
- » Remède. — Je n’en connais qu’un, qui est d’éle'', le tuyau plus haut que. le toit ci de l’étayer, s’il est fl® cessaire, avec des barres de fer; car une gueule . loup, dans ce cas, n’a point d’effet, parce que l’air ^ll est reloulé pèse par en bas , et s’insinue dans la cbe minée dans quelque position que son ouverture 5 trouve placée.
- » J’ai vu une ville dans laquelle plusieurs mais®® étaient exposées à la fumée par cette raison ; car 1® cuisines étaient bâties par derrière et jointes, par ^ passage, avec les maisons, et, les sommets des chemin®; de ces cuisines étant plus bas que les sommets des in*1.
- sons, tout le côté de la rue, quand le vent souffle cofl
- tr«
- leur dos, forme l’espèce de digue dont nous avons pai'l®' et, le vent étant ainsi arrêté , se fraie un chemin d*®j ces cheminées ( surtout quand elles ne contienne® qu’un feu faible ) , pour passer à travers la maison d®®j la rue. Les cheminées des cuisines ainsi fermées disposées ont un autre inconvénient : si, en été, ouvrez les fenêtres d’une chambre supérieure poo® • renouveler l’air , un léger souffle de vent, qui passe s® la cheminée de vos cuisines , du côté de la mais0®’
- h®1
- quoique pas assez fort pour refouler la fumée en suffit pour l’amener vers vos fenêtres, et pour en rein F1'1 la chambre ; ce qui, outre ce désagrément, dégrade® meubles.
- » y°. La septième cause comprend les cherni»®®ij qui, quoique bien conditionnées, fument cependant^ cause de la situation peu convenable d’une porte. Q11®® la porte et la cheminée sont du même côté de la cha®^ hre , si la porte , étant dans le coin , s’ouvre contre, mur, ce qui est ordinaire, comme étant alors, lorsqu’e_ est ouverte, moins embarrassante, il s’ensuit que, l°ljf qu’elle est seulement ouverte en partie, un courant d®
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- - Porte le long du mur de la cheminée, et, en outre-jj ssant la cheminée, entraîne une partie de la fumée j<»ns la chambre. Cela arrive encore plus certainement ^,ls moment où l’on ferme la porte ; car alors la force courant est augmentée et devient très-incommode à ’j* qui, en se chauffant auprès du feu, se trouvent dans la direction de son cours.
- ” Remèdes. — Dans ce cas, les remèdes sautent aux et sont faciles à exécuter : ou bien mettez un pa-'ent intermédiaire appuyé d3un côté contre le mur, et t[i‘ enve!oppe une grande partie du lieu où l’on se auffe ; 0lJj ce qUj esf; préférable, changez les gonds de re porte, de sorte qu’elle s’ouvre dans un autre sens; dAUe> quand elle est ouverte, elle dirige l’air le long e autre mur.
- ^ 8°. Une huitième cause est c’elle d’une chambre où nc fait p as habitueilement du feu, et qui se trouve ((ee quefois remplie de la fumée qu’elle reçoit au sommet , et qui descend dans ta chambre. Quoiqu’il (). été question des courans d’air qui descendent ïcwde? tuya ux froids, il n’est pas hors de propos de
- <ii)
- Kter ici que ]t!S tuyaux de cheminées , sans feu , ont (jftte^et différent sur i’air qui s’y trouve , suivant leur de froid ou de chaleur. L’atmosphère, ou l’air change souvent de température ; mais des ran-s de cheminées, à couvert des vents et du soleil par Mic a‘son qui les contient, retiennent une température ^ Uniforme. Si, après un temps chaud, l’air intérieur
- %
- ,Çr<t tout-à-coup froid, les tuyaux chauds et vides
- N
- ?*ftencent d’abord à tirer fortement en haut, c’est-
- If<: qu’ils raréfient l’air qu’ils contiennent en l’échauf-, > cet air donc monte, et un autre plus froid entre Vas.P°ur Prendre sa place ; celui-ci est raréfié à son Wl’ ^ s’dlève, et ce mouvement continue jusqu’à ce cfj *e lllyan devienne plus froid, ou l’air extérieur plus üd ; ou si les deux ensemble ont lieu, alors ce moa-cesse. D’un autre côté, si, après un temps froid, ^J^rieur s’échauffe brusquement et devient ainsi fi. Idger, l’air qui est contenu dans les tuyaux froids, Md *a‘0rsplus pesant, descend dans la chambre, et l’air , -haud qui entre dans leur sommet se refroidit à fi °mh devient plus pesant, et continue à descendre ; îoj e Mouvement continue jusqu’à ce que les tuyaux 111 échauffés parle passage de l’air chaud à travers
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- eux, ou que l’air extérieur lui-méme soit devenu P*:’ froid. Quand la température de l’air et du tuyau de cheminée est à-peu-près égale , la différence de châle'1 dans l’air entre la nuit et le jour est suffisante pour Pj° du re ces courans ; l’air commencera à monter dans,c* tuyaux à mesure que le froid du soir surviendra, e* c( courant continuera jusqu’à peut-être neuf à dix heU‘C‘ du matin suivant. Lorsque ce courant commence à 0 lancer , et à mesure que la chaleur du jour augnaent^ ce courant se dirige du haut en bas et continue jusf vers le soir ; et alors il est de nouveau suspendu quelque temps ; mais bientôt il commence à monter nouveau pour toute la nuit, comme je viens de le di^ Maintenant, s’il arrive que la fumée , en sortant
- tuyaux voisins, passe au-dessus des sommets des tuy®, qui tirent dans ce temps vers le bas, comme c’est vent le cas vers midi, une telle fumée est nécessaij, ment entraînée dans ces tuyaux et descend avec l3 dans la chambre.
- b Le remède est de fermer parfaitement le tuy®u la cheminée par le moyen d’une trape à bascule.
- » 9°. Enfin, la neuvième cause a lieu dans les c‘’ minées qui tirent également bien, et qui donnent3 pendant quelquefois de la fumée dans les chairn’^ celle-ci étant entraînée en bas par des vents violent f passent sur le sommet de leurs tuyaux, quoiqu’ils ne cendent d’aucune éminence qui domine. Ce cas est(, plus fréquent, lorsque le tuyau est court et que so,\0r verture est détournée du vent; et il est encore plus ^ gréable quand cela arrive par un vent froid, parce fl1’I quand vous avez le plus besoin de feu, vous êtes oln1^ de l’éteindre. Pour comprendre ce phénomène , il *3){ considérer que l’air léger, en s’élevant pour obtenir.1’1^ libre issue par le tuyau, doit pousser devant l|,J ^ obliger l’air qui est au-dessus de s’élever : dans temps de calme ou de peu vent, cela est très-manile9 ^ car alors vous voyez que la fumée est entraînée en '’|f, par l’air qui s’élève en colonne au-dessus de la c j, minée ; mais , quand un courant d’air violent, c’eS , dire un vent fort, passe au-dessus du .sommet de laC f/. minée, ses particules ont reçu tant de force, qu’ell®s ,| tiennent daus une direction horizontale , et se SUI^| les unes les autres avec tant de rapidité , que l’air ler qui monte dans le tuyau n’a pas assez de force P1
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- ]esn.,. , (^7)
- v 1 U^er <ïu*tfer cette direction et de se mouvoir ch * • ,^aut 1 pour permettre une issue à Pair de la Sae[*unoe. Ajoutez à cela, que le courant d’air, en pas-cté au'^essus du tuyau qu’il rencontre d’abord, ayant 1(li imprimé parla résistance du tuyau, peut s’étendre cj,.?1.61116 sur l’ouverture du tuyau et aller frapper le (), e intérieur opposé, d’où il est réfléchi vers le bas Usn côté à l’autre.
- * Remède. — Dans quelques endroits, et partieulière-ttij , à Venise, où il n’y a point de rangées de che-|e *lees, mais de simples tuyaux, la coutume est d’élargir ^“«««net de ce conduit, en lui donnant la forme d’un - °Onoir arrondi. Quelques-uns croient que cette forme jy1* etopêcher l’effet dont je viens de parler, parce que lr- en souillant au-dessus d’un des bords de cet en-
- le,’lu*rj peut être dirigé ou réfléchi obliquement vers l'or e*: sortfr ainsi par l’autre côté en raison de cette 6 : je n’en al point fait l’expérience, mais j’ai vécu le (T 110 Pays très-sujet aux vents , où on pratique tout |j OQtraire, les sommets des tuyaux étant rétrécis en fÇ|)t de manière à former, pour l’issue de la fumée, une aussl longue que la largeur du tuyau, et seulement °e de 4 pouces. Cette forme semble avoir été ima-t'î/h ^ans la supposition que l’entrée du vent serait fllr là empêchée ; peut-être s’est-on imaginé que la tic 6 de Pair chaud qui s’élève, étant d’une certaine c°ndensée dans une ouverture étroite, pourrait (h. Parla augmentée de manière à vaincre la résistance
- (|ila Ceci n’arrivait cependant pas toujours; car, f^dle vent était au nord-est, et que son souffle était tts ’ 1® fumée était précipitée par bonds dans la chan j’occupais ordinairement, de manière à m’i de transporter le feu dans une autre ; la positic ^ l^nte de ce tuyau était, à la vérité, nord-est
- -- _ ------- -- f ±
- ’ *a fumée était précipitée par bonds dans la cham-l)li»'lCle j’occupais ordinairement, de manière à m’o-
- tion et
- si elle avait été dirigée au travers, par rapport je. Vent, son effet aurait peut-être été différent ; mais Puis rien assurer sur cet objet. Ce sujet mérite W Hu’on le soumette à l’expérience : peut-être qu’un . ant ou gueule de loup aurait été avantageux ; mais
- a point essayé. »
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- CHAPITRE VI.
- Jf!
- Des ouverture* extérieures des tuyaux de Cheminées. -
- Mitres en plâtre. — Des Mitres en terre cuite. — Appareil f«<JJ ((i de M. Piauli. — T fumifuges. - Des gueules de loup, et de d*“e^pi autres appareils fumifuges. - Mitre de Chedebois. - Mitre a j mobile de Erard. - Appareils pour la fabrication des mit1*5, ,, Maréchal. — Appareil fumifuge de Nery.--Idem de Desar»0^ [, Idem de Neuvitre. — Idem de Poloushi.—Moyen de cond**15® sj fume'e, par Jeffreys, -- Cylindre creux de Millet, — Des lrSf bascule. — Construction de tuyaux fumifuges.
- ARTICLE PREMIER.
- Des ouvertures extérieures des tuyaux de Chemin^'
- Comme les cheminées ne fument que parce qu’1^ tablit un courant descendant dans le tuyau, que ce® J rant empêche la fumée de s’élever, et qu’il la fait dans l’intérieur des appartemens , toutes les pers°n.f qui se sont occupées des moyens d’empêcher lesc^, minées de fumer , ont porté leur attention vers ^eS|);(r vertures supérieures, et comme elles ont supposé qu® ,i terruption du courant ascendant était occasionné ^ le mouvement de l’air extérieur, et particulière111 ^ par les vents qui se dirigeaient dans ces ouvertures» C, ont imaginé un grand nombre de moyens, souvent .? compliqués, et qui ont à peine survécu à leurs aut®U. de nos jours, ces moyens ont été beaucoup simp* j et nous ferons connaître les appareils dont l’usage aC slaté les bons résultats.
- Nous ferons d’abord remarquer qu’en couvr*1 bouche supérieure des tuyaux, il est évident qu’°D
- pêche la pluie, la grêle et la neige de pénétrer da°s teneur des tuyaux ; mais, comme il faut ménare passage à la fumée, au moyen d’ouvertures latéral®*,, vent s’introduit facilement dans ces ouverture* ,? qu’elles ne sont pas recouvertes, et l’on n’est P01 | l’abri du refoulement de la cheminée. fi
- Les vents soufflent suivant plusieurs directiollS jfi tous, si on en excepte les vents verticaux ascenda,,V descendans, peuvent pénétrer dans les tuyaux Pa ^ ouvertures latérales , tandis qu’il n’existe que lé verticaux obliques descendans qui puissent P®'11
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- a'*àS 1rs
- l'a
- *001
- ( *59 )
- r wi 0,*ver,ui'es supérieures , soit directement, soit ïeüexion. Or, il est facile de conclure que beaucoup Jj0,lnf directions de vent doivent pénétrer par le dé-}ç che supérieur que par les ouvertures latérales ; mais ceOrfnt s intfû<iuit par la bouche supérieure des-
- soit lr^ceSsairement dans le tuyau, soit directement, t,0 .Par une suite de réflexion, tandis que les courans ies p5°n^a’ux et les courans ascendans qui pénètrent par tuv f°eS iatéra!es, sortent nécessairement par les autres lçs j.'Uui’ê£. Ainsi, quoique le vent puisse pénétrer par tfc/ee» latérales dans un plus grand nombre de direc-! Un moins grand nombre sont susceptibles de pro-*e des courans descendans que par l'orifice supérieur. ()ç ,avclin et un grand nombre de fumistes conseillent W il,IIÎ’nuer l’ouverture supérieure du tuyau , de façon fit! Le.ne soit que le tiers environ de l’ouverture totale: Cordent cette diminution an moyen des mitres. Le étr ,aQt de la fumée , s’échappant par une ouverture oLt ’ n’en acquiert que plus de force pour vaincre les qui s’opposent à sa sortie. ePuis long-temps ou fait usage, au-dessus des puits iûtu V*es> et de quelques cheminées, d’un tuyau hori-jjfé a* ou d’un quart de sphère, tournant sur un axe au to,)j 11 vent. Comme l’ouverture de ces machines est s’itp rs opposée à sa direction, il est impossible qu’il Oduise dans le tuyau, ce qui favorise la sortie du ^atl1 ascendant.
- dÇs atls le siècle dernier, on ne s’est guère occupé que W ll>0yens d’empêcher les vents de s’introduire dans le % 11 la cheminée, et d’arrêter par là le mouvement 4nj.0?.raot ascendant ; il est cependant un autre objet t'ét .** était essentiel de s’occuper en même temps, lie,| ! *le favoriser le mouvement ascensionnel qui a des v ns l’iutérieur du tuyau, en employant la force eux-mêmes.
- ,afléjà vu que la diminution de l’ouverture de la >itç^le du tuyau, parle moyen dé inities, accélérait la *i°0h 1 ïamée et favorisait le mouvement ascen-
- *eül . Inals ce moyen n’est pas le plus efficace ni le ),5r 3u’°n puisse employer. Vol Ion en imagina un qui *Sél P^^orable : c’est de couvrir le tuyau de la che-^'un chapeau qui laisse autour de l’ouverture un ^it'ivr ie3uel ^a flllx,ée puisse s’échapper. Delyle-de-'Martin, lieutenant de vaisseau, présenta à l’Àca-
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- ( iGo ) .-h,
- demie des Sciences, en 1788 , sous le nom de Ven » , tour , une machine analogue à celle de Vollon, Pr0Prjcs aspirer l’air des tuyaux de cheminée, des hôpitauX> (je mines, etc. Des expériences ont été faites avec c* machine, représentée fig. 23, PL 1. Par le moyen soufflet A, ou de toute autre machine soufflante, °n j rigeait un courant d’air sur un double chapeau C, P‘^e sur le sommet d’un tuyau B ; on voyait aussitôt la fla1*1. d’une bougie E, attirée. Ayant comparé, dans quel? ^ circonstances, la vitesse du courant d’air qui sortai^ soufflet, et qu’on nomme courant aspirant, avec ce'u)a,., l’air qui entrait dans le tuyau F G , pour sortir P f dessous fes chapeaux C , et qu’on nomme courant à ^ aspiré, on a trouvé que, lorsque le premier paredj quinze pieds par seconde, le second en parcouraitc) ^ c’est-à-dire qu’il avait environ le tiers de sa vitesse* ^ même expérience, répétée sur un tuyau recouvert seul chapeau, produit un résultat semblable. Ce paraît donc plus efficace que ceux que l’on avait qués auparavant ; car if forme un obstacle à l’entree [ vent dans la cheminée, il rétrécit l’ouverture du tuj,^ et favorise la vitesse de la fumée qui en sort. Enfin),1 $ par-dessus tous les autres, l’avantage d’aspirer 1 aje(. d’établir un mouvement ascensionnel , lorsque ce j nier et les vapeurs contenues dans la cheminée , calmes et tranquilles. M. Molard a ajouté à cesys'Uj une lentille D, qui a le double avantage d’empêcher les eaux pluviales ou les vents verticaux pénètrent " ^ le tuyau, et d’augmenter en même temps l’éiiergie courant d’air aspirant.
- Une cause assez commune de la fumée des 1 j minées , c’est l’action des rayons solaires. On rei»ar’t<| presque généralement que , si les cheminées soldai vertes parle haut, et que les rayons solaires pu!SSp(| pénétrer dans ('"intérieur du tuyau, on voit la refluer dans l’appartement, quoique peu d’instans „| fa pénétration des ravons le tirage fût parfàitÊlJ,
- Oo peut expliquer ainsilerésubat del’aclion de?ra’ solaires : aussitôt que cesrayousentrent dans le tuy®11^ échauffent les parois intérieures; et bientôt un c‘>l1 jjf d’airextérieurse porte de toutes pat le vers le lieu é<d,a pour remplacer l’air qui l’environne,et qui, échauffe‘ U ie contact, s’élève. Parmi tous ces courans, il en ®
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- ttl ' • ( 161 )
- v„UVpenneDt °^^^uement5en descendant, se précipiter j l? ‘endoit échauffé, une partie de l’air des courans J cidens s’échauffe et s’élève, une autre partie se ré-echit dans l’intérieur et par une suite de réflexions il ü^duit un courant descendant qui entraîne une partie a » et refluer vers le foyer et se ré-
- j a*idre dans l’appartement. Plus la surface éclairée par a s ray°ns solaires est échauffée, plus les courans qui y (j1,vent ont de vitesse, et plus les courans et dcscen-*ns ont de force, conséquemment plus le refoulement t0 ,c°nsidérabîe. Or, comme l’intérieur du tuyau est S(ul°urs coloré en noir par la suie, et que le noir ab-“e plnS ia chaleur que toute autre couleur, il s’ensuit Jj e le courant d’air refluant est d’autant plus grand la couleur de l’interieur du tuyau est plus noire, que p.s 'ayons solaires éclairent une plus grande surface de Prieur du tuyau.
- Danger des mitres en plâtre, (i)
- So^es reproches que l’on peut faire aux mitres en plâtre * : qu’aux époques des grands vents il n’est que trop
- ,} ‘Aient qu’il arrive que la chute des mitres ou de leurs s tuiles menace la vie des passans; la légèreté des res en plâtre présentant moins de résistance au vent a(je Hé font par leur poids celles en grès, ajoute encore de* lances des accidens et les multiplie. Si aux coups 'ent succèdent des neiges et des gelées qui em-l^oent de monter sur les toits, on ne peut alors réparer fait 111 des tuyaux de cheminées, et l’on est privé de j)9re du feu dans la saison où il est le plus nécessaire , ^ que quelquefois les deux tuiles, n’étant que peu l’ai e<i Par 11,1 eoduit de plâtre, tombent l’une sur £te et ferment l’orifice du tuyau.
- «^onr remédier en partie à cet inconvénient on a ^es D1Ares en plâtre d’une seule pièce avec des tij^Hs en fer, mais elles conservent encore l’inconvé-Wàt ne Pas durer plus de deux ans , attendu que le j)^,re offre peu de résistance aux variations de la tem-h6aturo , et que d’ailleurs leur défaut de légèreté n’est Corrigé,
- l t*ÜUitn de la Société él'Encour., septième année.
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- ( )
- ART. 5.
- Des mitres en terre cuite.
- Convaincu des inconvénicns précédens, M. FougeroH6* a proposé des mitres en terre cuite , qui offrent la grande résistance, et qui réunissent à l’avantage de solidité celui d’une moindre dépense, à cause de Ie11 durée.
- Pour donner toute la solidité désirable aux mit^'eS, M. Fougerolles y a formé dans le bas une partie arrachement, il en a fait une de même dans la port*0 inférieure des tuiles à double crochet, destinées à êtr fixées sur ses mitres. Les trous qu’il a pratiqués p°l! ! recevoir des crampons de fer, soit qu’on veuille obte» une plus grande solidité, soit pour les pays où l’on 11 peut se procurer du plâtre, ne laissent rien à désû'e®’ d’autant plus que le plâtre peut alors s’employer iof^ rieurement , ce qui le préserve entièrement de l*0 fluence de l’atmosphère. .(
- Pour éviter aussi l’inconvénient de l’eau qui ponrt91 s’insinuer et s’infiltrer entre la terre cuite et le plât* ’ et qui retomberait ainsi dans le tuyau de la chemine^ il a formé au bas des mitres un rebord qui recouvr® solin ; et le plâtre, s’adaptant sous ce rebord, s’y trûü j entièrement à l’abri. Cette précaution ajoute encofe la solidité.
- art. 4*
- "Nouvelle mitre de cheminée enterre cuite; parM. ChedE®0'5 j (Brevet d'invention.)
- Avantages de cette mitre, j
- Cette mitre est construite en terre cuite, appelée^,. de Picardie, que la pluie ne peut détruire ; elle a les p priétés suivantes :
- i°. Elle empêche que les eaux pluviales ne pêne11 J dans l’intérieur des cheminées et ne détruisent *e tuyaux par l’effet de l’humidité ; u j
- a». Elle garantit, à l’extérieur, les plinthes et Ie c^Ji ronnemcnt des cheminées, au moyen d’un larmi<îf jf(: renvoie les eaux sur la pente formée pour les rece^^j aulieu de couler entre la mitre et le solin, incon’^11
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- 4e e.,ïUl ^ulle toujours do l’emploi de toutes les espèces 3»1'pes dont on a fait usage jusqu’à présent ;
- 4es; ,~ne facilite , en tout temps , à la fumée le moyen defi j§ager, sans obstacle , du tuyau de cheminée, et ti|(,se . le sans effet les ouragans et les coups de vent les VVt°lens, au moyen d’une division iutérieure formant W C0lï,Partimens ou passages, par l’un desquels la (° eJ;roiu'e toujours et incessamment un libre cours ; Ne ’ “ . 0® e aux propriétaires de maisons une écono-c°nsidérable dans leurs dépenses.
- des figures de la planche 2.5 qui représentent deux de ces mitres.
- talion
- t"
- Nlr®‘ 9° » coupe verticale par le milieu de l’une de ces
- Pi,
- S* 9i, élévation extérieure d’une seconde mitre.
- StH|e°eTA' ^es mêmes parties , dans chacune de ces figures , sont repré-s P&r les memes lettres.
- couronnement bombé par-dessus, avec listel con-N)6’ au~dessus duquel est un cliamp qui couvre la Ne ’ et sert à empêcher la pluie de tomber dans la pdaée.
- W ’ °Uverture pratiquée sur les deux faces pour le pas-ç de la fumée.
- tne* Planche de séparation tenant avec le couronne-et divisant l’intérieur de la mitre en deux parties N» 0tlduits pour la fumée ; cette séparation a l’avan-ViJ® de rendre nul l’effet des bourrasques et des plus coups de vent sur la fumée, qui. dans le cas où NijSe trouve refoulée dans l’un des conduits, trouve ^°Urs un passage dans le conduit qui lui est opposé. fç 5 larmier dégagé du dessous, destiné à empêcher d6j de couler dans la.maçonnerie qui fait le scellement l’jç rnitre avec enduit en pente de dessus, servant à de l’eau et à préserver ainsi de toute hu-dé leS fermetures intérieures.
- C P
- N,’ ‘cnieture intérieure qui reçoit la mitre en-dessus a cheminée.
- Plintbe ou couronnement formant saillie sur le **s de chemiuée..
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- Mitre de cheminée à cône mobile, appelée cylinclre-céa. fumifuge , propre à empêcher la fumée de se repa dans les apparletnens ; par Ehard ( Sébastien )«
- ( Brevet de perfectionnement et d’importation. )
- A
- Celle invention consiste à adapter sur le haut ^ cheminée un tuyau surmonté d’un bonnet ou whre c'; ctine mobile en tous sens, dont suit l’explication > a figures.
- Explication des figures.
- a, fig. ga, bonnet conique qui se suspend pa*\ ^ ouverture pratiquée à son sommet ; il est libre q en tous sens, comme une cloche, et obéit au moi*1
- coup de vent, de quelque côté qu’il se présente. Saf0,,,\
- circulaire le met dans l’état de ne pouvoir être a1*®!
- in1
- que sur un seul point, qui est celui qui produit dont on vient de parler, et dont on voit un exemple “
- f ACMV wc JJ IU cm ) Cl MUUl uu nui UU Ci-l' J- - t
- cette première figure. Le vent, soufflant dans la dir
- tiou de la ligne b, pousse le bonnet contre le tliyalLt établi sur le sommet d de la cheminée. Par cet e
- même , le vent ne peut plus s’introduire dans l’intér|C
- rî It I r wrmv d fc- 1 t .. v l<.. A m-v 1 C Â d .. » A f. J. .1 n .v .1 u «v .. 4‘ il îll'
- du tuyau c, dont l’extrémité du côté du courant d'a1/ trouve bouchée par le bonnet ; tandis qu’au contra1^ du côté opposé , la sortie de la fumée se trouve par une plus grande ouverture que celle qui existe0 le cas où il n’y a pas de coup de vent. J
- Les fig. 90 et 94 repsésentent, en élévation et en p1^, le sommet du tuyau c de la fig. ga, surmonté de 11 j,| tringles e, qui se réunissent en cône à leur sommeb,|(| elles portent un petit arbre vertical f, sur lequel s’e°
- le sommet du bonnet a, fig. 93 , qui vient reposer
- nK
- ment sur une partie sphérique c, pratiquée sur le Pe arbre f, pour servir de point d’appui à ce bonnet. ,, La matière dont cette mitre est composée est to#*' fait indifférente.
- Pour empêcher le bruit qui pourrait se faire entcB , dans le cas où le vent viendrait à pousser trop ,c, ment le bonnet contre le sommet du tuyau c, on disp°^l6 au bord supérieur de ce tuyau , un cercle g, fig. 92’/j,1e l’on soutient par dès ressorts h , et que l’on peut garnir, au besoin, avec quoique matière non suscep11 de rendre du son,
- dre
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- { j65 )
- P Pareils et procédés propres à la cuisson et fabrication e*mitres de cheminées en grès; par Mahéchad (J.-B.-P.)
- ( Brevet d’invention. )
- FOUR A CUIRE UES MITRES.
- p('^e a environ 3o ou 4o pieds de longueur sur à-ilji|,.'PI'ès 4 pieds de large aux extrémités et 8 pieds au j leu > sa base, qui pose a terre , offre une pente de 8 f( 0 pieds du côté où on allume le feu. La voûte de ce çtjr^5 au milieu de sa longueur, 839 pieds de haut , 5 .a jouteur, à chacune de ses extrémités, n’est que de lue^’Ses extl’omités sont contenues par 4 piliers en bri-s> qui permettent l’enfournement des marchandises.
- Manière de fabriquer les mitres de grès.
- ^a’t fr)Uier aux pieds de la terre propre à faire du «iif8’ 011 en prend ensuite un morceau, que l’on étend ^ an cadre de bois, de l’épaisseur d’environ rolignes, lç 8(5 sur une plate-forme en planches. Cela fait, on retire et on renverse, avec la plate-forme, la plaque ®en e*le suriln moule fait en planches de bois et repré-?jQ aut une mitre. Lorsqu’on veut faire une mitre, on
- à la base de ce moule un châssis rectangulaire,
- 1,8 lequel on enfile le moule jusqu’à sa base ; ce châssis
- ,c destiné à recevoir la terre que l'on a renversée sur , à fixer 1’ épaisseur et à retirer la mitre de le moule.
- ^ ]Uut‘ former le larmier au pourtour de la mitre, on a ^ Minier en bois, que l’on pose, en différentes fois, o0 (’l,r de la mitre ; on obtient de cette manière une .^'partie en terre semblable aux larmiers que l’on que aux chaperons des murs de clôture ; ce larmier, d,, s,i fait en même temps que la mitre, est construit ^Manière que les eaux pluviales ne. peuvent filtrer T terre cuite elle scellement en plâtre et en chaux (Pourtour de la mitre ; ce qui est important pour la ç. Ovation des cheminées.
- 'ant aL1x ouvertures pratiquées aux mitres, on les de avec un couteau ordinaire, et,pouravoirle dessus fga|a mitre couvert, on a quelques moules qui sont k ^«eutcouverts. Lestnyauxrondsse tomnentcomme PQterie ordinaire; les ouvertures se font également
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- avec un couteau. Les mitres que l’on fait de cette nière ont toutes sortes de formes.
- Premier brevet de perfectionnement au sieur Focgkbo^ propriétaire du brevet du sieur Maréchu,, pour les mm de cheminées en toutes sortes de terres glaises poul'a recevoir des tuyaux en tôle.
- Ces perfectionnemens consistent à mouler , cotn^f à l’ordinaire, les mitres que l’on destine à reeevo1 les tuyaux en tôle dans, des moules de plâtre ou 0 tôle, formés de a , 3 ou 4 pièces, portant un bout colonne à leur partie supérieure, et ayant à leur b» une forme rectangulaire avec rebord pour permet1 d’opérer le scellement. ,
- On peut également mouler ces mitres dans des mou> en bois, en plâtre ou en tôle, sur lesquels on enfileraJ comme une bague, un châssis rectangulaire qui de* cendra jusqu’en bas des moules pour recevoirles plaq1^ de terre qu’on renverse sur ces moules. Ce châssis ser^1 en outre pour enlever la mitre lorsqu’elle sera ressuyé Ces espèces de mitres peuvent se faire avec totd6’ sortes de terres glaises, et se cuire dans tous les four5 poterie, à tuiles, etc.
- Deuxième brevet de perfectionnement pour l’addition ^ mitres d’une gouttière qui la préserve de ta pluie.
- Lorsque le rebord de la mitre est un peu essuyé’0 le ploie dans un morceau de bois, à diverses repf‘* u dans toute la longueur de la mitre : cette pièce de b j} est une règle portant une petite feuillure pour ployef j terre qui forme la partie pendante du rebord servab garantir de la pluie le scellement de la mitre.
- ART. 5.
- APPAREILS FUMIFUGES.
- Appareil propre à empêcher les cheminées de fum par Mi Néry.
- Fig. 95 , élévation extérieure de cet appareil.
- Fig. 96, plan ou vue par-dessus.
- Fig. 97, Coupe verticale par le ceulre. aj
- Fig. 98, section horizontale suivant la ligne pt>nC A B , fig. 97.
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- r . ( l67 )
- et aPpareil consiste en une espèce de tuyau a, er* •ttie de pyramide quadrangulaire, dont chaque face a t'e ouverture par laquelle l’air extérieur s’introduit le tuyau pour accélérer la vitesse de la fumée , et, yF conséquent, augnienter le tirage. Ces ouvertures se j,0lent en 6, c, d e, fig. 97; celle e se voit aussi dans la
- A chacunedeces ouvertures est ajustée, à charnières» ^espèce de volet bombé /, destiné à rétrécir, fermer ' ûien ouvrir entièrement l’ouverture, suivant que le Induit de la masse de la fumée qui passe, par sa vitesse, “H • * - .......
- Ci-
- supérieure ou moindre que celui de l’air extérieur.
- . ’"aque volet, dans sa plus grande ouverture, ren-^utre une petite broche#, plantée au milieu de chaque SçCe pour lui servir de point d’arrêt, et l’empêcher de 1 ^battre au-delà de la moitié de l’épaisseur du tuyau ; c deux volets coupés de profil, dans la fig. 97, in diquent Position.
- CsU 0uv'erture par laquelle s’introduit l’air extérieur et t e par laquelle s’échappe la fumée sont de même *>^)deur.
- I a voit que, chaque face du tuyau étant munie d’un semblable, ces volets doivent se croiser et forme c 81 un courant d’air extérieur d’autant plus rapide, et uniforme, qu’il croît si le tirage diminue, et • d diminue lui-même, au contraire, si celui-ci
- trente.
- flejes espèces de volets, se prolongeant bien au-dessus t au teur des ouvertures pratiquées sur le côté, em-i \chent l’air extérieur de venir refouler la fumée dans Aminée, et, par leur position inclinée , viennent
- M
- Vil
- 55
- Cs‘d,
- ''ontraire accélérer sa vitesse et favoriser le tirage qui
- Ie® plus rapides tu e, tuyau a doit être scellé et assujetti de différentes 'kres, selon les cas; ainsi, il sera posé , tantôt car-tantôt diagonalement, suivant qu’il sera néces-d|tre d’obvier à l’introduction de l’air qui, d’après la lïo' *°n ven,: » occasionne ordinairement plus ou pu*08 de fumée dans l’appartement ; il peut être en ^ en briques ou de toute autre matière, et faire cheiïdnée elle-même, dont il serait le proie ^et«ent naturel ; il peut aussi être fait séparément et Placer sur la cheminée.
- es dimensions de cet appareil sont variables ; elles
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- dépendent de la position de la cheminée, des haute»1’ et de l’action plus ou moins grande des vents, et enc°l de l’étendue de l’appartement où se trouve le foyer? enfin, de l’ouverture plus ou moins grande de ce 1°)' lui-même.
- Appareil pour empêcher tes cheminées de fumer.
- Cet appareil est formé d’une plaque de tôle creusej en gouttière dans le sens de sa largeur, qui est d’er>vU 4- pouces, et courbée en angle droit dans le sens de^ longueur, qui a environ un pied ; ou l’adapte aPrtf ,1 grille de la cheminée, dans laquelle brûle le char®® de terre, le seul combustible employé en Angleter*e' cette disposition, déterminant un courant d’air da»5^ direction du tuyau de la cheminée, empêche celle-01, i fumer. Au surplus, les explications données à ce sul( par l’inventeur sont insuffisantes pour se faire une 1“ complète de l’appareil.
- Appareil propre à prévenir le refoulement de ta fumée ^ l’inférieur des apparlcmens, et à éteindre le feu ^ cheminée « laquelle il est appliqué; par Bouilhère-8'
- Cet appareil ne diffère, en principe, de celui sous le nom de gueule-de-loup, que parce qu’il a la if1 d’un casque muni d’une visière, qui, étant baisj j, ferme le sommet de la cheminée et éteint le feu da®s cas d’incendie.
- art. 6.
- Appareils appelés fumifuges , qui s’appliquent sur ^éliminées pour empêcher l’action du soleil et des vents ^ faire fumer ; par Desarnod.
- ( Brevet d’invention.)
- Le premier de ces appareils, nommé T furn'l(l>^ et représenté en élévation, fig. 99, en coupe '\e, cale, fig. 100, et en coupe horizontale et renvet-8 ^ fig. 101, suivant la ligne AB, fig. 1, a, aussi bien quatre autres, la propriété d’empëcher l’action du s° ij|j dont la pesanteur des rayons refoule la fumée lotsff la pénètrent presque perpendiculairement. ’ili
- Cetappareil ne laisseanx vents, de quelque côté <1. f viennent, aucun moyen de s’introduire dans la
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- «Ur |je ’sa f°nne lui donne la propriété de la faire glisser à Se e® courbes qui les précipitent et les obligent même fiifti'<e lac.ter aux enc^’°^s Par °ù s’échappe la
- ^ee> qui peut alors sortir sans obstacle.
- Prp6,SeC0n( aPPareiI, appelé triangle fumifugc, et re-^-senté de la même manière que le précédent, par les Vif' lüa> 1(>5, io4, se place au haut d’un tuyau rond d’en-P0llces de diamètre, disposé d’avance sur la «J^ee que l’on garantit de la fumée ; il pare tous le?
- |-*>s de vent, et forme aspiration de bas en haut, (jç^^oisiéme appareil ou globe fumifiige, représenté ijt enie, fig. io5,106,107, se place comme le précédent; Par ^ans son intérieur la fumée qu’il laisse échapper P os orifices opposés au vent.
- <îuatriènie appareil, dit bascule fumifugc, repré-e de trois manières, fig. 108, 109,110, a la propriété 4] . eruaer par le vent même, du côté où il arrive, et p ls[ser un libre passage à la fumée du côté opposé.
- le cinquième appareil, désigné sous le nom q nternc fumifuge, et réprésenté par les trois fig. 111, f0ï ’ lj5, est divisé en seize parties égales, dont huit alternativement des ouvertures verticales ; cet 4 J ted est recouvert par une zone pleine qui l’entoure tlçj distance convenable pour garantir les ouvertures . ets du vent, de manière à ne laissér échapper la que par-dessus ou par-dessous, selon sou action. %jv' *ci«q appareils doiveut être employés séparément,
- ,nlles cas; ils peuvent se placer indistinctement sur mitre ou base qui leur est commune. e bas de cette mitre est un parallélogramme de la
- ^dyur ordinaire du haut des tuyaux de cheminées ,
- y ‘cquel la mitre est enfoncée jusqu’au cordon a
- t1 ^"[1311+.. I ~ U li.m . n.i.A
- ut se termine par une emboîture d’un carré par-
- lii)ç Propre à recevoir celui des appareils qu’on lui des-et fiui peut être placé dans un sens ou dans un fc,, >selon les localités, c’est-à-dire, selon l’espace que laisser les corps environnans.
- *ceH ùiaçon ordinaire peut, en une heure de temps, Cr Un de ces appareils sur le tuyau d’une cheminée.
- A BT. 7.
- , ----------------------- / -
- ^l'eau moyen de consumer la fumée ; parM. Neüvh,i.e.
- pour obtenir une combustion plus parfaite de
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- la fumée dans les fourneaux, on fait arriver sur la fiai®11j à la naissance de la cheminée, une lame d'air froid \ vient fournir assez d’oxigènepour la compléter, au o>0 en grande partie. L'auteur a cru nécessaire de de miner, par un tirage artificiel , l’arrivée d’une grande quantité de cet air ; pour cela, il place à la , inférieure de la cheminée, et au-dessus de i’ouvei par où s’introduit l’air froid, un ventilateur à force trifuge, qui aspire , par le mouvement de la rota^j qui lui est imprimée, et l’air brûlé du foyer et ce,£i qui est nécessaire à l’entière combustion de la ^ Ce moyen pourrait, peut-être, servir avec succès à duire un plus fort tirage dans les cheminées peu él<d ou , lorsque la chaleur de l’air brûlé n’est pas asse*c ^ sidérable pour lui donner une légèreté suffisante et ascension rapide.
- ART. 8.
- Moyen de rendre les fourneaux fumlvOres l P® M. Polousk.:.
- Ces sortes de fourneaux ne peuvent ordinaire1*^
- ,u’ih
- servir que pour les grands établissemens, vu qi
- cupent beaucoup de place et coûtent des sommes c°'.
- dérables. Leur construction exigeant, en outre, deS > vriers très-habiles, tant en serrurerie qu’en maçon1’ , il n’est pas étonnant qu’ils soient entièrement dans les petites usines. Les travaux de M. Polous*1^ pour but d’utiliser ces sortes de fourneaux dans ce* ^ nières, et voici les procédés qu’il emploie. Dans^jtj ite vers la soupape, il ouvre c.j.
- où la fumée se précipite
- soupape par en haut etpar en bas, y adapte une r ^ en lil de fer, couverte de charbon ardent, puis il Ie,in
- la soupape; quand le fourneau est bien allumé
- il f®,
- la grille, jette le charbon dans le four et ferme
- s l»'s
- pape. Au-dessous de cette soupape, M. Polousk* '(f tique en bas du tour un vasistas à pêne, qu’il 1,0 que loi- squ’il est temps de retenir la cendre tovabffU les ouvertures de la grille, et qu’il referme imi®® ment après celte opération. , ,,J
- Cette expérience réitérée a convaincu M.
- qu’en chauffant le fourneau pendant 24 heures de
- il était nécessaire de changer quatre fois le chai'1-
- tandis qu’il était inutile de changer celui de
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- ^em>0rS^lle baromètre était à ponces, et que le ûe]a 0ülètre marquait i3 degrés, la chaleur intérieure ^Sui . a,™^re n’étant que de 120 , le fourneau ordinaire i, “e.s élevait à 19° 1/2 par l’effet du fourneau de son motion.
- art. q.
- k s
- yen de condenser la fumée et les vapeurs délétères qui event des fourneaux dans diverses fabrications, et se Pondent dans /’atmosphère ; par M. Jeffreys.
- 4^atls ^es recherches que l’auteur a faites pour atteindre O’ü se proposait, il n’avait d’abord en vue que Wi> barrasser des vapeurs sulfureuses et arsenicales les °n obtient toujours dans les hauts fourneaux pour ^ aérations minéralogiques , et principalement dans w'j uction des usines. Ces vapeurs délétères se ré-nt dans l’atmosphère, et, étant portées an loin par 'îa/011 du vasistas , préjudiciaient à la santé des habi-h, l®1 à l’agriculture. De là des réclamations conli-h3(> es et des procès interminables et ruineux en dom-j^es et réparations.
- premiers essais que fit M. Jeffreys lui réussirent a de ses espérances, et non-seulement il parvint à *’au etlSer la fumée et les vapeurs délétères, mais il ^’aif ^t que celte condensation établissait un courant hi[,rapide qui activait considérablement le foyer; il q jj Profit cet avantage que ce nouveau moyen lui offrit, dÇs est parvenu à économiser beaucoup de temps dans c uPerations manufacturières.
- W* aPPareü > très-simple, est représenté en coupe, Vil6 Il4» Les lettres B B désignent la cheminée ver-^st jP d’un fourneau ordinaire ; son orifice supérieur 4 eriï>é par un couvercle A, ce qui force la fumée i^aer dans le conduit horisontal C, et de là de liou^dre dans un canal vertical D, en suivant la direc-Hj^diquée par les flèches ; ce canal est surmonté d’un ht v°*r D, plein d’eau. Le canal vertical D est fermé Vn n nd en métal percé de petits trous comme ceux Prible, afin que la pluie fine qui s’échappe du ré-se répande dans toute son étendue. Cette pluie P.P-Otraîne dans sa chute la fumée ou les vapeurs hj p ^ues provenant du fourneau, les condense et sort 0rifice F. Le réservoir E est constamment aliment
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- ( îy2 ) ,]
- par une quantité d’eau suffisante pour remplacer ct qui s’écoule à travers le crible.
- Quoique lafig'. 1 r4 suppose une distance assez g*’®0 entre les tuyaux B D, réunis par le canal latéral conçoit qu’on pourrait les rapprocher de manière à n ei|g, séparés que par une simple cloison ; l’effet serait ég®^{ ment sûr ; ou bien on pourrait placer le tuyau B a^e, distance quelconque delà cheminée B, et donner à°e ci une direction plus ou moins inclinée, sans qoe tirage soit ralenti; mais, daus tous les cas, il avoir soin de faire passer la fumée immédiatement dessous du réservoir E, afin que la condensation s°P complètement.
- Si l’on considère qu’il existe entre l’eau et l’a'1' j(
- attraction mutuelle; que tous les corps dilatés paI ^ chaleur se contractent par l’eflet du froid , et que 1
- - - - -- te"1
- chute est accélérée en raison de la hauteur d’où il
- bent, on concevra aisément, en appliquant ces P‘,J cipes d’une manière convenable , qu’on parvient a (jCs> passer dans les fourneaux , même sans le secours j soufflets, un courant d’air plus fort que celui ! obtient à l’aide de ces instrumens. f
- Le principe une fois bien conçu, on sent comhie^, est facde d’en faire les applications; dans toutes leS ^ constances, où cette application pourra avoir ne peut imaginer de positions où les deux cond'11 t, indispensables ne puissent se rencontrer naturelie"'jLi ou artificiellement, c’est-à-dire, dans des cas où % serait obligé de faire une petite construction à celle que présente la figure, à quelque distant13 fourneau que ce soit. >
- „ A . , -l et"
- Ce nouveau moyen est extrêmement simple, 11
- être appliqué avec avantage dans la fabrication sonde artificielle, et les manufacturiers de Mar-***3*^ qui ont eu à soutenir tant de procès ruineux, a c^{. des préjudices immenses que les vapeurs d’acide !'} chlorique, qui émanent de leurs fabriques, causeidj^ agriculteurs qui les avoisinent ; ces manufatt"' pourront trouver, dans les procédés de M. Jeflreys>, c( moyens de se débarrasser de ces vapeurs délétères ^ sera un nouveau procédé qu’on pourra ajouter à c qu’a proposés M. Pajot-Descharmes.
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- ( »75 )
- f'yltndre
- creux ou appareil destiné à empêcher ta refoie
- fanent de la fumée par les coups de vent ; par M. André WlLLKX.
- ( Brevet d’invention.)
- appareil, que la figure n5 représente en élé-lô)(>lQl1 extérieurement , consiste en un cylindre de l^\eta|née ou vernie, dont la partie supérieure a est s^*»ent bombée, et dont la partie inférieure pré-b0 e ^n col b de 8 pouces, qui doit s’ajuster sur le t|0j. d’un tuyau de cheminée d’un égal diamètre, qui. tiia . )0Ucher entièrement le haut de la cheminée , de C’ère que toute la fumée puisse arriver dans l’espèce çambotir à jour que présente l’appareil. le (e cjdindre doit être percé, dans toute sa surface, présentant une bavure en dehors, et dont la pBon ofl're l’aspect d’une râpe à sucre.
- que cet appareil, étant placé au sommet d’une tj(1 ^!née, puisse y bien remplir son objet, on place à ((,1^ üu six pieds , au dessus de l’àtre , une planche de Sl>s f>ei'cée de la même manière que le cylindre , en p rvant de mettre la bavure en dessus.
- »h °e moyen , la fumée sort et ne rentre pas, et les ‘l!'tmeas se trouvent garantis de tout refoulement..
- ART. II.
- Appareil: fumifitge dé M. Piault.
- ttl)(j0y>jet de cet apareil est d’empêcher le vent de s’in-dans le tuyau de la cheminée, et de garantir jj^ction du soleil une partie de l’intérieur du tuyau., fi5r. Se compose d’une cloison a {ftg.. 35, pt.I), qui \'l|ça§c transversalement le tuyau de la cheminée ; sW^ètre dans son intérieur d’environ un pied, et j^Ve au-dessus delà même quantité.
- ÜCg p deux portions de murs b b , dont chacune s’élève j^.^es longitudinales de la cheminée, elles viennent à angle droit, mais chacune en sens contraire , \ ^rémites de la cloison transversale , de sorte que Ux portions dé mur, unies à la cloison et de la ïe hauteur qu’elle, ont la forme d’un Z.
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- Les ouvertures de la cheminée sont indiqueés pari® lettres ce.
- On perfectionnerait peut-être cette construction donnant aux faces de la cloison, et à celles des porti^ de la cheminée qui s’v unissent, une inclinaison tel* que le vent soit réfléchi dans un sens opposé à cehi* l’ouverture de la cheminée. I
- Dans les tuyaux de cheminées ordinaires , le ^ est justement réfléchi dans l’intérieur de cette 0 verture. i
- Au reste, cet appareil a été construit sur un gra nombre de cheminées, et toujours avec succès, (i)
- ART. 12.
- Des tuyaux T fumifuges. (2)
- Pour éviter certains vents violens qui pourraient fr'jj refouler la fumée dans les appartemens, empêch*® pluie, etc., d’entrer dans le tuyau de la chetfii11 -, enfin, empêcher la cheminée de fumer , on place tr : souvent des tuyaux (fîg. 3p, pl. I) dont la l°rl(( ressemble â celle d’un T, et qui présentent des oin,^ turcs abc, pour l’évacuation de la fumée. L’efficaCei, de ce moyen consiste en ce que le courant de la fu"\, 6’échappant par une ouverture beaucoup plus étroite^ celle d’un tuyau ordinaire de cheminée, acquiert P de force pour vaincre les obstacles qui s’opposaiel1 sa sortie.
- (1 ) Bulletin de la Société d'Encour,, première année.
- (a) M. Désarnod a présenté, en 1817, à la Société d’Enco'1 V meut, plusieurs appareils fumifuges pour lesquels il a obtc’^ brevet de quinze ans. Ces appareils consistent, ig en .composé d’un tuyau vertical en tôle, surmonté d’une portl rC' tuyau carrée et cintrée , dont les deux extrémités sont ouvert** L-laisser échapper la fumée; 20 d’un globe en tôle , percé , sur. {l|[: circonférence, d’orifices sur lesquels sont ajustés de pe*iiScfté’ coniques,surmoutés chacun d’une calotte assez éloignée de pour donner passage à la fumée ; 3° d’une lanterne divisée înler (<i! ment en seize parties égales , dont huit forment alternativciue,1(:(if ouvertures ; elle est entourée d’une zone pleiue, à une clista*lCeet Tenable pour garantir ces mêmes ouvertures des effets du veïlVe«s1j manière à ne laisser échapper la fnmée que par-dessous ou Belou la direction du vent ; 4° d’un triangle fumifuge ; 3 t((j bascule qui a la propriété de se fermer du côt.é d’où vient le Ÿ par ce moyen, de laisser échapper la fumée du côté oppose* ^ de ces apareils s’adapte à une base , espèce de mitre analogue 3 en plâtre, et y est solidement scellé.
- { Rapp, a la Soc. d'Eric,, séance dn aS-mars 1818»)
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- ( <75 )
- ART. l3.
- Ori^fuclions de tuyaux fumifugess ayant deux ouvertures
- t\
- portant une girouette qui dirige ces ouvertures à °Pposè du vent ; par M. Palissot.
- g Ces tuyaux , qui sont représentés tout montés par la fé ' son*: formés de deux parties ; la partie in-
- ferieure A, fi g. n 6,117, qui est en plâtre et en fonte de rî se réunit à la cheminée par la base B, qui a deux os de long sur une largeur qui est égale à celle des Itres ordinaires de cheminée ; elle se réduit à son C, qui est circulaire, à dix pouces de diamètre ; lt e première partie est munie entièrement de deux avî'rses en feI.} sur lesquelles se trouve établie la tringle focale D, sur laquelle doit pivoter la seconde partie E .. Ciyau, laquelle est en tôle ou en cuivre ; son extré-t te supérieure est recourbée et surmontée d’une gi-"ette F, qui a pour objet de tenir dans une position ^Ppüsée à Faction du vent les deux ouvertures G, 1Î , t-stinées à livrer passage à la fumée : l’ouverture G n’a
- > de
- particulier sur celle qui est placée de la même
- ^^jère dans les tuyaux ordinaires, mais l’ouverture H e Utllt deux avantages : le premier, c’est d’activer le |al'r<tnt d’air, et le second, c’est qu’elle livre passage à , Uniée, qu’un violent coup de vent pourrait refouler J*s l’intérieur.
- F-tuyau E va en augmentant vers son extrémité in-ih'!?l,re s où le diamètre est de i5 pouces ; cette extré-ç recouvre la mitre A de six pouces, en laissant t,..,re elle et la mitre un intervalle de 5 lignes, qui con-?l|e encore puissamment à activer le courant d’air.
- ^ e tuyau E est garni comme la mitre A, intérieure-deux traverses en fer, dans lesquelles passe D-ùlngle D, et ce tuyau pivote sur la traverse suture.
- eA l’extrémité supérieure delà tringle D, sont pra-ij^oes deux mortaises I, pour recevoir des clavettes l)j Vî»nt à fixer les deux parties ensemble ; cet assem-a rend l’appareil capable de résister à la violence a vent.
- ART. 4.
- Des gueules-de-loup à giroueiie. k® construction la plus simple de cet appareil est
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- pelle indiquée ( fig. 34, pi. I ) ; elle se compose <111 tuyau rond de tôle a b c d, que l’on fixe sur le son)(,)‘ du tuyau de la cheminée, et qui devient ainsi l’ouvel ture par où sort la fumée ; , (
- De deux traverses de fer e et f auxquelles une h» verticale h li est solidement fixée ;
- D’un autre tuyau d’un diamètre plus grand, ib armé également de deux traverses g g ; celle infér*1'11^ est percée d’un trou pour laisser passer librement tige verticale h h ; celle supérieure a une crapaud* j pour recevoir l’extrémité supérieure de la lige h h> taillée en Divnt à Pf’flW ri#> laisser fniimer l’y
- est taillée en pivot à l’effet de laisser tourner facilen1(i tout le tuyau i k Im. __tf
- La partie o du tuyau i k Im a été enlevée et près*
- une ouverture r «tu, pour laisser échapper la funiec* |
- La partie supérieure Im est recouverte et est tl1'1 ;
- montée d’une plaque de tôle verticale v ce, partant centre et dirigée du côté de l’ouverture o. ^
- Lorsque le vent vient frapper la plaque vx> e ^ tourne comme une girouette, et entraîne dans8 mouvement tout le tuyau i k Im, de sorte que son verture se trouve constamment dirigée du côté opP1^ d’où vient le vent ; il en résulte que non seulemeu1 vent n’empêchera pas la fumée de sortir, mais en *3 litera la sortie.
- Quelquefois cet appareil a la forme représen lée (fig
- }}<.
- pl. I), c’est-à-dire qu’il est formé de deux tuyaux
- S»’®
- dés a et b, dont la disposision intérieure est la m que celle de la figure précédente. r)t
- On a cherché à rendre le vent favorable au cour3.
- ascendant de la fumée , et on y a réussi de plut1(i manières.
- La première consiste à ajouter à l’appareil un
- tr(i;
- on lui donne plus de vitesse s’il y en a un. ^
- La seconde consiste à placer dans l’intérieur du *[£ lindre b c (fig. 02) une hélice de tôle, de fer ol!>ec‘ cuivre, abc (fig. 40), montée sur un axe a i, don1 fi tremité est armée d’un moulinet également de tôle’,i)t) dont les ailes sont en surfaces gauches comme celle ( j,, moulin à vent. Le moulin mis en mouvement l,al£;! force du veut, fait tourner l’axe sur lequel l’hélice '
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- f , ( 177 )
- j!Xee ) et établit un courant dans le tuyau b c qui facilite ^cension de la fumée ; il faut que l’hélice tourne le sens convenable , car elle contrarierait le tirage avait un mouvement de rotation opposé.
- ^ '-'a a construit, sur les principes de l’appareil, l’essai .j’.’d nous avons donné la description, et pour sup-eer au tuyau tournant, un appareil!/èÿ'. 5 7 >,/»/. /), |j111 se compose de deux cônes a et b, placés au sommet ^Vyyaurf, qui communique avec le tuyau de la che-5 et d’une couverture f pour recevoir les eaux V(Uvia!es ; voici l’effet de cette disposition : lorsque le j| ^frappe les surfaces inclinées a eîb des deux cônes (i)> v c ,ange de direction en se rapprochant de la direction h. cale , et établit à l’orifice c une diminution: de
- Ss*on atmosphérique qui favorise le tirage. ART. i5.
- Des trapes à bascule.
- trape à bascule consiste en une plaqne de a 6 ® b [ fl g, pL /), portée par un châssis en fer et f s'ée au moyen de deux gonds ou de deux tourillons v^nt charnières, et donnant la facilité de lever A. 5^u,1té la plaque de tôle au moyen d’une tige qui y est Ve) et qu’on arrête dans une crémaillère cd. cqp dimensions de cette trape doivent être égales h Ry es du tuyau de la cheminée pour: le boucher exacte-i>’. Son emplacement ordinaire est à la gorge, ainsi, o® “indique la fig. 9, afin de pouvoir la manœuvrer 0 dément.
- te|j He trape réunit plusieurs propriétés fort utiles, lJsq«e, i°. de servir à régler lé tirage du tuyau de ^lll<née, en l’ouvrant plus eu moins,,de manière à hc?'Ss.er que le passage strictement nécessaire pour l’é-de la fumée.
- • En la fermant complètement, .dè conserver la
- JjIa trouvé que l’inclinaison de 60 degrés est la meilleure. fltl$ n^ direction des vents généraux ou vents atisés qui régnent \\ °? c°ntrées fait un angle de i5° avec l’horison ; et, pour que ca ^nsj*0,t réfléchi de manière à déterminer un courant ascensionnel JtHj Se«s vertical, après avoir frappé un® surface 9 il faut que les p6o”*Ae ^aE«rface ^Eii reçoit le vent fassent avec l’horison un angle Vh * , ns* les générations ou le* crêtes- des cônes qu’on place sur % ^’Nées doivent avoir cetu direction pour .obtenir le plus grand
- 1 Possible
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-
- fl{i
- qu’il n’y a plus qu’un brasier dans le foyer, ou que’l feu est éteint. , ,1
- 3°. Elle empêche encore que la fumée des chemin^] voisines n’en tre dans une chambre dans laquelle on fait pas de feu, comme cela arrive fréquemment.
- 4°. Enfin, elle peut servir à éteindre le feu dans 'l0 cheminée en fermant tout accès à l’air dans l’intériea du tuyau embrasé.
- La dépense que l’établissement de cette trape ocC[ sione est si peu de chose , qu’il devrait y en avoir d3"’ tous les tuyaux de cheminées.
- CHAPITRE YII.
- Moyen pour déterminer les dimensions des tuyaux de CheminéeS' ^ Vices de construction des Cheminées. -- Des différens naoyc(,s remplacer les tuyaux rectangulaires des Cheminées.
- ARTICLE PREMIER.
- Moyen pour déterminer tes dimensions des tuyau# 1 Cheminées.
- Lorsque la hauteur d'une cheminée est fixée, ou P „ de cette limite pour déterminer les dimensions du P sage de la fumée ou de la section du tuyau de la c jj minée; car, plus une cheminée est élevée, mo»°s . section de son tuyau devvra être grande pour brûler1 quantité de combustible donnée en un temps oe ..
- miné, parce que l’air montera beaucoup plus vite
- s<f
- posons, par exemple, qu’on se propose de brûler
- kilogrammes de charbon par heure, que la chemin®6 ( 20 mètres de hauteur et que la température intéi’iel1 dans le tuyau de la cheminée soit de iSo degrés. ^
- ,ètr{!
- d’air par kilog., ce qui fait, pour 8o kilog., 1,600 i»,! cubes. ^ ,ÿi
- L’air, à i5o degrés, sera dilaté de i5o X o,o37s
- om,563, un mètre deviendra donc im,563.
- La colonne de la cheminée qui a 20 mètres n vaudrait qu’à = i2<“,So«
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- *, . ( *79 ) , ,
- ajoutant l’augmentation de y26 due au carbone
- c°mbi
- tué, elle équivaudra à i2m,8o
- uom,0( .
- Ainsi l’excès de la colonne extérieure sera de 20- =-
- a;>3o,= e»,70.
- L,a vitesse due à la pression de '6“-,70 est de 4,43 V ^6,70 = 1 im,45 par seconde, et par heure 11 m,45 A à60o __ 4i220.m. La section horizontale de la ehe-^jnée devra donc être de ~7^ = om,o388, environ carré de deux décimètres de côté. ees résultats ne sont pas rigoureusement applicables, la'Ce 9ue t0llles ^es données sont variables, la nature et ^ Qualité du combustible les différentes températures atmosphère, les vents, les rayons dit Soleil, la suie, etc. ; et, pour ne pas être au-dessous de Tou-verture i»Ces®aire aïl passage-de la fumée, il faudra quadrupler j, surface de la section trouvée par le calcul. Tl est pré-Ijf e ’ d’ailleurs, d’avoir un tuyau de cheminée trop 8e que trop étroit, vu qu’il est facile de le diminuer
- *11
- l‘ioyeu d’une trappe à bascule.
- art. 2.
- Vices de construction des Cheminées.
- Ij’^es cheminées construites en plâtre, dit M. Guyton-»hÜITeau (O» n’offrent point de solidité'; les meilleurs 5Jl'*ers conviennent qu’il faut les reconstruire tous les °« 2,5 ans au plus , c’est-à-dire qu’après une aussi L rte durée il faut démolir au moins tout ce qui s’élève pjrs du toit, découvrir une partie des comhles pour les échafauds, et exposer les plafonds, les boise-
- ’ et etc., à être dégradés par les pluies; le plus sou-
- î sans attendre ce terme, on est obligé de les 1)^ lers de remailler les ëcaries qui se détachent, et de h, c ler les crevasses qui s’y forment ; elles sont d’au-tooins sûres que ce n’est pas seulement dans la partie s élève au-dessus des toits qu’il se forme des cre-j**, il s’en forme aussi dans leurs parois inférieures , l«n^Ue l:onjoCirs recouvertes de lambris, de papiers de fn u,,e, etc., de sorte qu’on n’est averti que quand la *ie COmnience à prendre cette route, et par les traces laisse de son passage. Ces dégradations sourdes
- Annales de Chimie, >807 , tome ixiv. -- Bulletin delà Société
- ^«1ira,
- ornent, a 4- , page
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- ( i‘8o ) .
- sont si communes, même dans les cheminées constr1^ ou refaites depuis peu d’années, que l’on ne peut
- admirer que les incendies qu’elles peuvent oc
- casioolî!
- île soient pas plus fréquens. Les anciens réglemens ^
- ^fendent expressément d’approcher des cheminées a11 •Lois, sans qu’il y ait au moins 6 pouces (i6 centirnèti®, de charge ; ne serait-ce pas surtout aux chenil*51/ «levées tout en plâtre , que l’on devrait faire une application de celte disposition ? Le plâtre est la la moins propre à construire des cheminées , quallF':
- n’est pas simplement employé à assembler et à
- des matériaux d’une plus grande ténacité ; Feau
- dfl
- ,pluies, et celle qui s’élève avec la fumée, l’attaq°etff
- très-promptement ; la chaleur de l’intérieur lui fait ép
- ver une dessication, ou pour mieux dire, un comine*1^
- ment de calcinatiou qui détruit insensiblement la Ua)5
- de ses parties.
- « Ce n’est pas tant parce que les tuyaux en p coûtent moins que ceux en brique, que l’on ad(!P., ee genre de construction ; ce qui détermine cette P^, férence, c’est la commodité qu’il présente pour struire avec moins d’épaisseur, pour placer plus1 tuyaux sur une même ligne, pour les devoyer sans ^ •soutenir hors de leur aplomb ; pour les adosser les uns aux autres, sans faire de trop grandes s'a‘* daus les appartenons.
- « Les cheminées construites sur ces dimension8/ j très-sujettes â fumer ; le seul moyen de s’en garant’1, ^ de réduire les tuyaux de conduite â des dimeUslP; telles qn’ils soient eu proportion de la masse de vape ; fuligineuses qu’ils doivent recevoir ; qu’ils ne soicn1’ j -assez resserrés pour donner lieu, dans aucun tenip’’f; la poussée par la chaleur ; qu’ils ne soient point 4 grands pour qu’il puisse s’y établir deux courant 1 , ascendant, l’autre descendant ; pour qu’enfin bs
- capables de résister à la pression de l’atmosphère l’impulsion du moindre vent.
- et’
- « Ces principes sont tellement ignorés de la P^tü
- des constructeurs, que,lorsqu’il s’agit d’échauffer 1 ? t| chambre, c’est-à-dire la plus grande pièce de la ma,s' |c •où le feu est communément le premier allumé le dernier éteint, ils placent un gros poêle dan8 ^
- miche, et ne donnent d’issue à la fumée quC Pal
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- ( *81 )
- de 4 à 5 pouces de diamètre (i î à i£ centimètres) ; que, dans d’autres pièces moins vastes, où l’on
- ,stc°nsomme pas souvent la moitié du bois, la fumée )’eÇUe dans un canal de 5 pieds de long ( 0,97 cen-
- ç.^tres ) sur 10 pouces de large (0,27 centimètres), Cst-à-dire ayant dix-sept fois plus de capacité.
- Le remède le plus généralement employé c’est les ^loitses, c’est-à-dire le rétrécissement du tuyau par e cloison mince que l’on pratique dans l’intérieur, le souvent jusqu’à la hauteur du toit, ou du moins tioS(I»5au grenier. On croit que l’effet de cette construc-c n est de ramener dans l’appartement l’air que ce taj duit reçoit d’en haut par une petite ouverture laté-,j(ie : il est bien plus dans la diminution de la capacité b .^'yau : on en a la preuve si l’on bouche l’orifice in-d’une ventouse , ce qui arrive fréquemment, pj en changeant la forme des âtres, soit pour n’avoir a. ? ^ supporter l’incommodité d’un torrent continuel ^ froid.
- ç * be moyen de remédier à la fumée par les ventouses 1( "^ibue à diminuer la solidité des cheminées et donne j11 à de graves accidens ; car quelle solidité peut-on ^er à de larges et minces carreaux de plâtre qu’on
- Kea
- obligé de placer après coup dans un tuyau de 10 c5f,Ces (0,27 centimètres), dont il faudrait crever un (jj P°ur les loger dans des écharpemens, et qu’on ne (j e que par un léger jointoiement sur des parois à peine ^fouillées de suie ? Les crevasses, les dèjoints ne tardent t, ^ s’y former par l’action de la chaleur et des va-de rs aqueuses. On en a la preuve dans les démolitions . toutes les cheminées ainsi cloisonnées. Que la fumée cette route, il s’y dépose , à la longue, de la suie 6 rainoneur ne peut faire tomber ; et à la première jj Ilcelle, le foyer est d’autant plus dangereux, que la <]e lr°e est portée par le trou de la ventouse plus près jüj^a charpente, quelquefois même au-dessous du
- art. 3.
- C,îdifférais moyens cle remplacer les tuyaux rectangulaires des cheminées.
- ÎOn remplacer les lourds tuyaux carrés en ma
- nérie qui occupent un grand espace dans les appar-
- îb
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- ( 1$3 ) Ijj
- “temens, êst assez ancienne et a été l’objet des recherc’j
- de plusieurs artistes. En 1809, M. Brullcc (*) iu^'l d’appliquer des tuyaux en terre cuite à une che»»ine avant lui M. Olivier avait employé le même ,n°-(j pour ses calorifères, et l’on connaît des cheminées J Dèsarnod qui se terminent par un gros tuyau mont»1^ D’ailleurs, depuis long-temps on fait usage de p°® ' dont le tuyau inférieur passe dans les appartement périeurs pour les échauffer. On peut citer à cet ég8 le poêle ventilateur que Curaudau a appliqué 8'j( succès au chauffage des ateliers de la manufacture porcelaine de M. Nast. j
- Une colonne creuse, en terre cuite, sembla!»*®
- celle que l’en met sur les poêles, est placés sur le n»^‘e
- de la tablette dans la cheminée de M. Brulléc, o° '
- chacun des côtés, et il propose de la proion tous les étages supérieurs, de manière qu’en supp08^ qu’il y eût une cheminée au rez-de-chaussée, un® ‘ premier étage et une au second, il y aurait au reZ'J( chaussée au moins un tuyau composé de tronçon5
- r#
- colonnes isolés du mur ; au premier étage il y au^
- deux tuyaux, et au second étage il y en aurait trois. Ce
- construction permettrait de remplacer les gros HU par des cloisons couvertes de plâtre, de 8 pouces£. paisseur, ou des murs bâtis en pierre ou en bri^ de 10 pouces, et de gagner ainsi 2 pieds d’em place»»1 ^ dans la longueur des appartemens. Elle aurait en l’avantage de garantir des incendies qu’occasioneid tuyaux ordinaires de cheminées ; d’assurer aux p»0!^ taires une économie assez considérable sur les dép6'1’., de construction ; de supprimer les têtes de chemin1^ les mitres et leurs murs dosserets qui excèdent , combles des bâtimens, et dont la chute, occasi»»11 . par les grands vents, expose les passans à de fréqll£ accidens. c,i
- 11 est hors de doute que des tuyaux de cheminée^-, terre cuite , fabriqués avec soin , n’auraient pas les. ^ fauts des tuyaux actuels. En employant quelques P1 1 cautions pour leur faire traverser les planchers, ils uflj’ . le moyen de placer des cheminées presque partout j£j, les maisons déjà construites. En isolant les tuyaux ^ «murs, ils laisseront dégager plus de calorique ffue ieî tuyaux ordinaires. En les engageant dans les murs ( 1 ) Bulletin 4e la Soc. d'Encour., neuvième année.
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- evêfî , , ( 185 ).
- «tn- sant de plâtre, ils seront plus solides et occuperont'
- tv ltls d’espace. Enfin, ils participeront à plusieurs des lij; lltages reconnus généralement aux tuyaux de petite Vtlls*on construits en briques, en usage à Lyon et jjy s plusieurs autres villes; ils pourront être ramonés 1 jtc, Une corde et un fagot de ramée.
- , eftnmoins, ces constructions peuvent causer de fré-L Ds incendies; si la suie, amassée dans ces conduits, t0at:,a prendre feu, la haute température, développée a coup , fait fendre ou tomber en éclats une partie (Iç i^yau , et la flamme peut pénétrer jusqu’aux pièces les plus voisines et gagner ensuite tout le reste te . maison. Pour éviter ce danger, on a proposé de l’intérieur de ces tuyaux , comme on vernit la ordinaire servant à la cuisson des alimens, afin pa ' la suie ne s’attache pas avec autant de facilité aux üsy ,s du tuyau ; mais ce moyen ne présente pas encore lo^de sécurité, et on préfère faire usage de tuyaux en |)(j.e fini réunissent à une grande solidité l’avantage de ^ Vüû' utiliser une partie de la chaleur que la fumée , parce que , comme on le sait, la fonte est conducteur du calorique que les briques et le
- 0, M. Gourlier (1) a imaginé, en 1S24 » de former
- sUi
- I 5’aux au moyen de briques cintrées d’un quart de tylj ** chacune, dont quatre, réunies, présentent un Cür , re creux, de S à 9 pouces de diamètre, et un. Ots ]C ^(; 16 pouces, y compris leurs angles extérieurs, fait couper liaison en les superposant ; on les par un léger coulis de plâtre et un enduit de 'e matière , ce qui donne dans la partie la plus Niiv ’ °’ést-à-dire la plus cintrée à la face du mur , au % pouces d'épaisseur. Ces briques, représentées bf(| 7, sont de deux modèles; elles se terminent angles à l’extérieur , se lient parfaitement avec parce qu’elles jettent des harpes qui les y c : 011 peut former plusieurs tuyaux semblables. \nlll8us» qui font corps ensemble et se consolident Las }es autres.
- «1^ uiamètre donné aux tuyaux de M. Gourlier ne ^as a un eRfant de s’y introduire pour les ra-> mais il v remédie facilement à l’aide d’un cv~
- li) j?
- 'xPositioii des produits de t’iudiislrie française , ea 1827.
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- 84 ) , .fPd
- linare plein , attaché à une chaîne qu?on introaui l’orifice supérieur pour le laisser couler jusqu’au bas* ^ crevasses qui pourraient se faire à la longue par le ] ^ des briques, sont faciles à réparer; enfin, comme i tuyaux ne font point saillie dans les appartemens, c°Bl {( ceux qui sont adossés aux murs, et qu’ils occupe01 r,^ d’espace , ils ne peuvent nuire ni aux dispositions <îa y veut faire ni à leur régularité ; ils offrent des ma5 , plus faciles de placer les planchers et les solives 0 ; chevê truie.
- „,..V
- CHAPITRE VIII.
- t '
- Des Poêles. — De de leur matière — de leur forme. -- De FePa ((r) de leurs parois. -- De leurs tuyaux. -- Poêle de M* . Morveau. -- De Désarnod. -- De Curaudeau. -- Econ©11^, M. J.-B. Bérard. — Fumivore de M, Thilorier, — Moyen “ / liorer les poêles ordinaires de faïence , proposé par M. Tb'd0^/ Poêle-ruisine fumivore de M. Thilorier. -- Poêle de M* Dejj’r,, / Poêle Voyenne.-- Poêle à tuyaux renversés.-- Poêle sue^iej.' Conduit de chaleur chinois. — Idem pour les serres eha'1 / Poêle de Fonzy. — ld. de Busche. -- Poêle divers de I)ar#f Perfeclionnemenl dans les poêles. -- Poêle de M.Fortier-”' ^ d’augmenlcr la chaleur des poêles , par M. Conté. -- P°e |,(S* neau de M Harel. -- Des Fourneaux d’appel.--Des fit’01' ||é
- chaleur--Montage et Démontage des Poêles ordinaires et ®e
- tuyaux.
- ARTICLE PREMIER.
- Des Poêles. ^
- Les poêles sont un moyen de chauffage bea!]yf plus parlait que les cheminées ordinaires; ils tdj i une plus grande quantité de calorique, laquelle,0 les expériences ( voyez ehap. XI ), est dans le de 19 à 122; c’est-à-dire qu’un poêle est six f°,s {,|ij économique qu’une cheminée ordinaire; il a en l’avantage de fumer très-rarement, parce que Ie est beaucoup plus énergique; cependant la supe)) ,1 des poêles est fort peu marquée quand on les cofj',; aux cheminées perfectionnées , telles que ce 0pj Désarnod : elle ne se trouve plus que dans le J'a* de 19 a a5. ^
- Les poêles jouissent de la propriété de ne pa® e un renouvellement d’air aussi considérable que *e
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- lui*’ ( i85 )
- 'foe^8* Parce *ïu ^ n’y a> d’après leur construction J 1 lr Nécessaire a la combustion, qui est entraîné ^ les tuyaux, après avoir passé au travers du feu. °rsque les ouvertures qui existent dans l’apparte-ne laissent pas entrer une quantité beaucoup lij .Cotlsidérable d’air que celui absorbé par la com-renouve^ement de l’air est trop peu abon-’ d en résulte une gêne dans la respiration des «^«nes qui habitent l’apparteinent où est le poêle , çjj ^1 pour cette raison qu’on reproche à ce mode de ioit Pr°duire une chaleur étouffante, ce qui ne
- jjeiltPas être entendu par une chaleur trop forte ; on w, lernèdier à cet inconvénient en construisant le b'ii 6 C0Inme nous l’indiquerons à l’article xvii. On 'itiç613 Par cette disposition les courans d’air froid et c;t §rande perte de chaleur ; ce moyen consiste à faire Ou jî er de l’air pris au-dehors autour des faces du poêle o^esjuyaux pour se répandre dans l’appartement
- îy
- ^o' jS venons de dire qu’un poêle aspire une beaucoup ttiih' re rçoactité d’air de l’appartement, qu’une che-ttip’ Parce que Ie sdupirail par lequel le courant sj„ dans l’appareil est réduit à de très-petites dimen-tl’u s qu’on peut encore diminuer à volonté au moyen Süp e Petite porte à coulisse ; desorte qu’il ne consomme e au-delà de ce qui est indispensable pour alimenter l’^0tïlbustion ; et il est même possible d’éviter que IV Nécessaire à la combustion soit pris aux dépens de l’aif artement, en établissant un conduit qui prenne [>Q a l’extérieur, et qui l’amène à la porte du foyer (e, *e diriger sous le combustible ; une porte qui se (j() ,erait hermétiquement et placée dans un endroit lio| c°nque du poêle servirait à introduire le combus-^ > et à surveiller le feu.
- 0^ aNs nn grand nombre de pays, principalement dans Hor(j dont les hivers sont très-froids, comme dans le !tiea de l’Europe, les poêles placés dans les apparte-Ve °nt dehors ou dans une autre chambre l’ouver-iltfj Par laquelle on met le combustible, et par laquelle i nécessaire à la combustion ; par ce moyen et Parfaitement éohauffé, avec peu de combustible, hrQ11® Peut s’introduire d’air froid par aucune fente, ^Ce ^ n eu sort Pas de Cambre qu’il faille rem-r > mais on y est réduit à respirer constamment le
- s’être échauffé.
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- » • ( 186 ' . JA U f»#*
- meme air , et, pour ne pas y etre mcommoat, 1 j avoir recours aux moyens que nous avons indifi1 l’article Ventilation. , (i.
- Dans les deux cas ci-dessus, on n’aurait plus ^ nouveler dans l’appartement que l’air nécessaire respiration. .je
- On pourrait disposer un poêle de manière à V°J -feu comme dans une cheminée, en appliquant un c vitré sur une de ses faces, ou en faisant la porte_P grande , et en y plaçant des carreaux de vitre, ainst H nous l’avons indiqué pour les cheminées.
- Enfin, un poêle a encore l’avantage de fumer b® j6 coup plus rarement qu’une cheminée , parce fi“L .j{ tirage étant plus fort, oppose un obstacle plus di® e, à vaincre aux différentes causes qui occasionnent ‘e jt foulement de la fumée p cependant, s’il en eXls j d’assez puissantes pour faire fumer les poêles, leS mèdes seront les mêmes que ceux que nous aveu1* diqués pour les cheminées.
- De la matière des Poêles.
- La chaleur produite par un poêle se transmel .sC traversant ses parois, et la quantité de calorique dépend du plus ou moins de conductibilité de la matl ,e dont il est formé, on devra préférer le métal à j( autre substance ; le fer est préférable au cuivre s01; |S rapport de l’économie dans la dépense. Quant a jj faïence , comme elle est du nombre des corps maU conducteurs, on devrait en abandonner l’emploi. jj On est dans l’usage de remplir avec des brifilie .«
- partie de l’intérieur des poêles qui n’est pas destin®®^
- u’il ^
- combustible ; du métal remplirait beaucoup
- l’objet qu’on se propose ; le seul inconvénient fi aurait serait un surcroît de dépense
- art. 3.
- De la forme des Poêles.
- 'gfî
- Les poêles en usage sont ronds ou carrés ; les PreIï^rce ont l’avantage de s’échauffer partout également, f^js que les parois sont, sur toute la circonférence , a,®®jp distance du feu 3 et par conséquent s’échauffe111 e°
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- ftient ^ C i87. )
- <>ar . aat,s foules les directions, tandis qu’un po-êl'e 4l»e h 8-écll“«ffant davantage dans ie milieu des côté» v,.:.. ans les angles, échauffe inégalement dans son
- letll )aSe- D’ailleurs, la combustion ayant lieu généra-d()jt<:n*: au centre de la capacité, le poêle cylindrique Caü. P^duire un peu plus de chaleur que le carré, à 4ui e perte de calorique qu’éprouvent les rayons sUrn °nt plus de chemin à parcourir pour atteindre la
- , Enfin
- -a°e Qu’ils doivent pénétrer.
- 1 Poêle
- sous le rapport de la durée des deux appareils*
- "aUs ^ 1(>nt^ l’emporte encore sur le carré , parce que î.e^Un-ci, l’inégalité d’éehauffèment de ses surfaces iaj occasioner la rupture, ce qui se remarque géné-8i,vallet,t dans les poêles de faïence, tandis que ce dé
- anta
- ge n’a pas lieu dans le poêle rond, d’une ma-
- “ aUssi sensible du moins.
- 0n
- ABT. 4-
- De l’épaisseur des parois des Poêles.
- ta.11 Peut diviser les poêles en deux parties, sous le paj,*’. de l’épaisseur de leurs parois ; la première, à i|e s minces, la seconde, à parois épaisses. Il est facile %,devoir que, plus les parois sont épaisses, plus le lial.1(iUe éprouve de difficulté à pénétrer, et moins, lls<^quent, il y a de chaleur produite dans l’appar-l'itil'1 ? car’ les Par,Jis5 Par exemple, avaient 2 ou 5 d épaisseur, jamais la surface extérieure n’arri-'rai ^Ja chaleur rouge avec nos feux ordinaires. Il est tal^U s’accumulerait une plus grande quantité de 0Üe’ qui se répandrait ensuite lentement dans la t’ait re’ sans Perte dans l’appartement. Or, il arrive-i'clja?»,*? ^air intérieur du poêle serait beaucoup plus Par conta>ct des parois, et que le courant «Us erait continuellement une plus grande quantité dans le conduit de la cheminée, ce qui se (?a^trait à l’extrême chaleur que contracterait le 1* “ ’ ......................................
- c|: ? tuyau qui aboutit à la cheminée ; il faut ajouter ta‘ePt îllulaon d& mouvement ou de force qu’éprouve-kfis ies. rayons de calorique à la rencontre des parois 'iV;p e n^ipénétrables. Il parait donc hors de doute krtj/i3 tellement, pur l’effet de ces deux causes, une jp e chaleur avec des parois très-épaisses.
- autre côté, lorsque les parois sont minces, ellcsr
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- s’échauffent plus promptement ; le calorique serépfj avec plus de vitesse dans l’appartement, mais auss*j s’échappe avec plus de facilité. J
- Nous conclurons donc qu’à dépense égale de co j bustible, avec des parois minces, il y a moins de peS de chaleur, et que l’appartement est prompte»1’^ échauffé ; ce qui convient aux pays froids où cette s0 J de poêle est en effet plus en usage. Qu’avec des pf ,j épaisses , il y a plus de perte de calorique , mais q11 °t(,| un réservoir de chaleur permanente qui se verse leB ment dans l’appartement, de manière à y entrri61( une température plus égale ; et que cette sorte de p;° , convientaux climatstempérésetoù l’économie est d ! importance moins grande. j
- akx. 5. i
- Des tuyaux de Poêles.
- La chaleur contenue dans le courant d’air brûl^, si considérable qu’on peut doubler la chaleur que duirait un poêle de métal, en adaptant à l’appareil , tuyaux suffisamment longs , et la tripler si le poêle ^ en faïence. Ces tuyaux doivent être faits en métal IeP., mince possible, pour que la chaleur passe plus pr0,ll‘ tement au travers de leurs parois. i
- Cette longueur a cependant des limites, parce la température de l’air brûlé , à sa sortie du tuyau d®j cheminée, se rapprochait de la température de 1 extérieur, le tirage n’aurait pas lieu. {J-
- .Le tirage est souvent diminué et la combustio0 ÿ lentie dans un poêle, par les coudes que l’on fait | aux tuyaux d’un poêle, parce que la vitesse du cou* ^ d’air brûlé est moindre que lorsqu’ils ne font pas y . gles entre eux. Ce ralentissement du courant est “ . frottement contre les parois et au choc qui a lieu ^ les angles à chaque changement de direction. Ilr®sll1I^ cependant un avantage de cette disposition de tuV p coudés , c’est que la fumée dépose dans l’apparteUC une plus grande partie de sa chaleur avant d’aril dans le tuyau de la cheminée. r
- Lorsque le tirage ne sera pas assez énergique et^f,
- '"V
- ~ . j ë I
- la combustion n’aura pas assez d’activité, if faudra » ..i
- diminuer le nombre des coudes ou la longueur
- tuyaux, ou enfin, placer des tuyaux faits avec
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- fiq lere nombre des mauvais conducteurs du calo-; mais ce moyen fera perdre beaucoup de chaleur 'appartement.
- htlS 1’;
- ART. 6.
- . °^e construit sur les principes des Cheminées suédoises,
- ' aVec bouches de chaleur, par ]\I- Guylon-Morveau. (1)
- ^onner description de ce poêle, M. Guy-jcj] . 0rveau entre dans quelques explications sur le ,^ritlue et sur la manière de l’obtenir : i°. On ne pro-fojj chaleur qu’en proportion du volume d'air qui est \pf sÇnimé par le combustible ; 2° la quantité de chaleur !Co ,<(te est plus grande avec une égale quantité du même j(0 "stible, lorsque ta combustion est plus complète ; 3“ la !t^.Usti°n est d’autant plus complète que la partie ; j Rieuse du combustible est plus long-temps arrêtée c s des canaux où elle puisse subir une seconde ^bastion ; 4° il n’y a d’utile dans la chaleur pro-
- i) te5 que celle qui se répand et se conserve dans l’es-d’te rfue l’on veut échauffer ; 5° la température sera d> l^ant plus élevée dans cet espace, que le courant tiQlr îoi doit se renouveler pour entretenir la combus-
- sera moins disposé à s’approprier, en le traversant, sén de la chaleur produite. De là plusieurs con-
- ,pences évidentes. i° Il faut isoler le foyer des corps f pourraient communiquer rapidement la chaleur, «i ii CeHe qui sort de l’appartement est en pure perte la k n?est conduite à dessein dans une autre pièce; 2° ti aalcur ne pouvant être produite que par la combus-
- j) a^> et la combustion ne pouvant être entretenue que Ca 1111 courant d’air, il faut attirer ce courant dans des Rh ÏUX ’ °d il conserve la vitesse nécessaire , sans s’éloi-
- de l’espace à échauffer, de manière que la cha-
- 1‘ r qu’il y dépose s’accumule graduellement dans
- h Sercble du fourneau isolé, pour s’en écouler ensuite - - - - -........................................ '
- ent, suivant les lois de l’équilibre de ce fluide; ® l>ois consommé, au point de ne plus donner de p0 eeî il est avantageux de fermer l’issue de ces canaux, tüvr y retenir la chaleur qui serait emportée dans le supérieur par la continuité du courant d’un air t6lïi eau ? qui serait nécessairement à une plus basse Pcrature; 4° enfin, il suit du cinquième principe,
- { | \ jy 4
- 1 r-xlrait des Annales de Chimie, an X, tome su,
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- ( »s° ) .
- que, toutes choses d’ailleurs égales , on obtienui9 température plus élevée, et qui se soutiendra bien P long temps, en préparant dans l’intérieur des poêleSy sous l’âtre des cheminées et dans leur pourtour? tuyaux dans lesquels l’air tiré de dehors s’échauffe a' de pénétrer dans l’appartement pour servir a la c ^ bastion , ou pour remplacer celui qu'elle a consoU111 1 c’est ce que l’on a nommé bouches de chaleur, Paf( qu’au lieu d’envisager leur principale destination > ^ pense assez communément qu’elles ne sont faites^: pour donner, par ces issues, un écoulement plus r9P|(, à la chaleur produite. Cette opinion n’est pas ment sans fondement, puisqu’il en'résulte une sance plus actuelle en quelques points, et que l’a*r^ en sort n’a changé de température qu’en emportant u portion de la chaleur qui aurait séjourné dans 1J1) j rieur; cependant ceux qui les proscriraient commec, ^ traires à l’objet le plus essentiel, qui est de laTete01^ plus long-temps possible , ne font pas attention qua }1‘ la possibilité de fermer ces issues, en interdisait^ une simple coulisse la communication avec l’at ; dehors, il est facile d’en retirer tous les avantages8 ^ aucun inconvénient; ajoutons que, dans les apparteHj^ resserrés ou exactement fermés, cette pratique de*'1 (< indispensable, si l’on ne veut rester exposé à des c ( rans d’air froid, et faire une part de combustible P restituer la chaleur qu’ils absorbent continuelleme» L’expérience a prouvé que le poêle de M. Guj^'1 Morveau présente une économie de 3o, 4o et jusq11 ^ pourcentsurle combustible. Leservice en est très-fa01 il consiste à mettre à la fois tout le bois que peut c { tenir le foyer, qui est très-petit; à n’y introduire ^ j du bois scié d’égale longueur, et dès qu’il a brûl0,’^ fermer la coulisse destinée à arrêter la communie*1! , des canaux de circulation avec le tuyau de la chenu1’ , par ce moyen, toute la chaleur que le combustible 3 y produire reste dans ces canaux, et n’en sort que Ie” j. ment et seulement pour se répandre dansl’appartejn®11^ au lieu qu’un morceau de bois qui n’aurait pas brùie même temps obligerait de laisser cette coulisse et que le courant d’air nécessaire à la combustion e^ porterait dan» le tuyau de la cheminée la plus g1'3^, partie de la chaleur produite. À la suite de ces obsef tiens l’auteur donne la description de ce poêle.
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- Lf ( «91 )
- (1 16. pi, I, représente le poêle vu de face; sa
- nj ®,lr est de im,64 (6r pouces), non compris le vase ll?st lln ornement indépendant, simplement posé sur i j û'e supérieure ; sa largeur est de o,85 (3i pouces l/2). ^profondeur, de o,58 (21 pouces 1/2). Son éléva-|j..Peut, sans inconvénient, être portée à 2 mètres ou être réduite à celle des poêles de labora-
- portant un bain de sable à la hauteur de la main.
- |ies^s deux autres dimensions sont déterminées par celle \ 1 Hues destinées à former les canaux intérieurs de llorç. don , qui doivent elles-mêmes être dans des pro->|çl0lls données pour que la fumée y passé librement, fjjdleodant qu’il n’y entre pas avec elle une quantité incapable d’en opérer la condensation ou d’abaisser Slii^'pérature au-delà du degré nécessaire à son en-y^orn bastion.
- . sont les garnitures extérieures des deux bouches
- jj^leur.
- •’ 0l1vertlires dii poêle par lesquelles entre ,l’air * sort*r par les bouches de chaleur. On les ferme l' p le l’on tire l’air du dehors par un tuyau caché s'0'*s °e eSt ^*en P^ll-S favora'ble au renouvel’ie-l’air îespirable de l’appartement, et prévient ^i(jtl^.er des couraus d’air froid attiré par le foy<;r, ce dfc t nécessaire toutes les fois que le volum e d’air
- c Cambre n’est pas suffisant pour fournir à La lois à V,)ns°nnnation du foyer et à la circulation dans les N de chaleur. .
- ho , ëure 17, pi. I, est le plan de la fondation de
- Jl
- a Ja
- hauteur du poêle, sur la ligne A B fig. 16.
- ^nt les parties vides pour recevoir et pister l’air \ e§ compartimens où il doit s’échauffer a vant de les bouches de chaleur, soit qu’il arrûve tout (b''Iaont par les ouvertures m m de la fig. 1 Te.
- ) P^an à la hauteur de la ligne C, D de la \ j ’ c’est-à-dire au-dessus de la porte du ftoyer n n Ktj doubles plaques de fonte formant k<s com-t]f| l®as dans lesquels l’air doit recevoir i’impffession o0 jCllaleur du foyer. 3.
- vide que ces plaques laissent entre elles. .
- S 19.) Coupe en face sur la ligne I K, figéh J8.
- 'T,les indiquent la direction de la fumée dans les Oq ?e circulation de la partie antérieure. \\
- ^ Retrouve les plaques de fer n n dans leur situait
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- tion verticale; avec les languettes qui en forineot compartimens de chaque côté du foyer. Une de I plaques est représentée de face, lig. 22.
- T est une ouverture réservée au bas du quatP , canal de circulation pour établir, s’il est nécessaire,,( tirage de l’air dans le foyer , en y brûlant quelques P de papier ou autre léger combustible. . ,ii
- La porte de cette espèce d’appel ou de pompe ^ doit fermer exactement. Il suffit, pour rempli1' cp condition, de tailler une portion de brique que g/ perce pour recevoir une poignée, et sur laquelle 0" un morceau de fer battu en recouvrement. jj
- (Figure 20.) Plan à la hauteur de la ligne E V fig. 16. 1
- (Figure 21.) Coupe en travers sur la ligne G fl d fig. 18, qui fait voir la hauteur du foyer et la pre1" j direction de la flamme. (1
- V indique la disposition des tuyaux de chaleUr', J lignes ponctuées donnent le profil des cloisons fl1" ment les quatre grands canaux de circulation. y Le tuyau R, qui porte la fumée des canaux dej'L lation dans la cheminée, et dans lequel se trouve h . qui sert à intercepter la communication , est uU ^ de poêle ordinaire en tôle; mais il y aurait de tage à n’employer, pour la partie dans laquelle )°^ coulisse ou le disque obturateur , une matière 11 |î conductrice de la chaleur, par exemple un tuya exprès , en terre cuite. ^
- Le co'ude que forme ce tuyau , pour aller gagn®r ? de la cheminée, indique que la première condi11^/ que le c orps du poêle soit entièrement isolé du à 0,20 ,( 10 pouces) du point le plus rapproche niche. ; , ^
- S est un prolongement du tuyau vertical qal ( dans la^ cheminée ; il est destiné à recevoir l’eB i pourrait^ se condenser dans la partie supérieur^ qu’elle, ne pénètre point dans l’intérieur du p°lcjf couvertcle qui termine ce prolongement donne la de nettoyer le tuyau sans le démonter. jp
- Les;' lignes ponctuées formant l’espace carré querjit la place où l’on peut pratiquer une niche , espèce de petite étuve qui remplace avantage11^ Vte massif qui occuperait sans cela le même espace-;^ces figures étant tracées sur une même éche
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- ®ura pas de peine à conserver les proportions dans ,)l|les les parties.
- /. construction de ce poêle n’est au surplus ni dif-^cde ni dispendieuse ; pour les parois extérieures on n’a esoin que de carreaux de faïence tels qu’on les emploie pUr les poêles ordinaires, c’est-à-dire , minces dans milieu, et portant un rebord tout autour, qui sert leur donner plus d’assise. On les fixe également par ae lame de métal en forme de ceinture. Le derrière put être élevé tout simplement avec des briques ; le ,ÎSe placé sur la table de marbre ou de pierre qui le erttiine n’est qu’un ornement, bans le cas où l’on ne voudrait pas de bouches de pâleur, toute la construction de l’intérieur pourrait se a>te avec (jes briques d’un échantillon convenable as-^blées avec de la terre à four délayée, et posées de pmp pour les canaux de circulation, sans autres fers »uuue plaque de fonte au-dessus du foyer; la porte et châssis à la manière ordinaire.
- ^ dépense qu’occasionne de plus l’établissement des puches de chaleur se réduit aux quatre plaques de ()tlte portant languet tes et rainures pour former les com-jptimens représentés fig. 7 ; tout le reste se fait avec J la tôle roulée et clouée, qui, une fois noyée dans la ponnerie, ne peut laisser de fausses issues à l’air.
- P'1es plaques de fonte, coulées à rainures, sont bien lignes depuis que l’on a adopté les poêles à la Fran-jln> Si l’on était embarrassé de s’en procurer, il y a eax manières d’y suppléer.
- |>fia première, par des bouts de tuyaux de fonte que place verticalement à côté l’un de l’autre, qui ser-ainsi de parois intérieures au foyer, et commuaient de l’un à l’autre par de petits canaux inférieurs 1 supérieurs pratiqués en maçonnerie.
- . fa seconde manière n’exige que des plaques ordi-^res, c’est-à-dire unies, dont la fonte soit seulement douce pour souffrir le forêt ; on y perce des trous P?l)r fixer, par des clous rivés, des lames de fer battu, f ,^es en équerre sur leur longueur, qui remplacent parlement les rainures et languettes en fer coulé. Gomme ^,es ne sont jamais exposées à l’action de la flamme, il f a pas à craindre qu’elles se déjettent.
- On jugera aisément que cette dernière méthode est la P1,8 avantageuse, en ce qu’elle prend moins d’espace»
- l?
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- C 194)
- et cependantprésente plus de surface pour recevoir!1
- firession de la chaleur et la communiquer à l’air cit'cl1 ant. (
- En terminant la description de ce poêle , l’auff^ ajoute, que près de deux années d’expérience lui oc fait connaître les bons effets de ses proportions. -Il est placé dans une pièce qui tire ses jours du ç° du nord, qui a 47 mètres carrés de superficie (envois toises un tiers) , et dont le plafond est élevé de 4in,3‘ ( i3 pieds. ) ,
- On y brûle chaque jour, en une seule fois, une bû<y de 28 à 3o centimètres de tour ( 10 à 11 pouces), sc'e en trois, ou l’équivalent en bois de moindre grosse11*' On ferme la coulisse de la porte du foyer, et on tou,(l la clef R , fig. 6, aussitôt que le bois est réduit en cb)] bon. Dix heures après, on jouit encore, dans toute pièce, d’une température au-dessus de la moyenne! le thermomètre centigrade placé à 36 centimètres (f ^ de i3 pouces) de distance des côtés du poêle, s’él<:* rapidement à 16 ou 17 degrés.
- Pour faire mieux connaître à quelpointon peut pode*t
- Î>our cette construction, l’économie du combustible a conservation de la chaleur, l’auteur rapporte eue0*, une expérience qu’il a répétée en plusieurs circonstao^; et qui lui a toujours donné, à très-peu près, lesNintb11 résultats. ,
- Le thermomètre étant dans la pièce entre 9 et J° 0 f grés (il n’y avait pas eu de feu la veille), on mit ds 5 le foyer, à l’ordinaire, la bûche sciée en trois, vers* 11 heures du matin ; et à 3 heures de l’après-midi, 0,1 remit la même quantiié de combustible.
- Le thermomètre, placé à la distance ci-dessus quée, marquait:
- à 4 heures........................ 4?- degr^s'
- à 5............................... 57
- à7............................... 34
- à 9................................ 3i
- à minuit........................... 26
- On ne pouvait encore poser la main sur le méfaH1^ fait la bordure des bouches de chaleur. La boule du t|ie'^ momètre ayant été placée vis-à vis l’une de ces bouc à 8 centimètres de distances (3 pouces environ ), >1 s leva, en quatre minutes, à 35 degrés,
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- î ! . v 19D )
- q .Jfi ,endemain, à '9 heures du malin, le thermomètre,
- Uif! ava^ été replacé à la même distance de 55 centi-yres » était à 22 degrés.
- q , Uan ’ â midi, c’est-à-dire vingt et une heures après jp ?n eut cessé d’y remettre du bois, dix-huit heures di^V ^Ue l°a ol,t tourné la clef, tout étant réduit en Qp | >onj le thermomètre se tenait entre 18 et iy degrés.
- ,,e Présenta alors à 2 centim. seulement de distance Ü J,Ur|e des bouches de chaleur, en moins de six minutes s eleva à 26 degrés.
- art. 7.
- Poêles de Désarnod.
- poêles en fonte de Désarnod sont établis sur les te0 . s principes que ses cheminées ; comme elles ils y^ent l’air extérieur et le transmettent chaud dans otl|.aPPat'temens. Les essais comparatifs qu’on en a faits L,,^montré qu’au lieu de 100 kilog. de combustible P es à une cheminée ordinaire, il n’en faut que t5 3/4 1 obtenir la même température.
- art. 8.
- Poêles de Curaudau.
- ^^"Poêles de Curaudau sont construits d’après les tç» !es procédés que ses cheminées ; la fîg. 6, pl. III, décote la coupe d’un de ces poêles; A est la porte de8 uyer. Les gaz, résultant de la combustion s’élèvent, %Ce°^ent: et remontent en circulant autour des chi-t!'ac^S ^^rencontrent, ainsi que l’indiquent les flèches l(!y."es Slif le dessin, et se reunissent ensuite dans le ïaHU ^1) tandis que l’air chaud est répandu dans l’ap-^ nient par les bouches de chaleur B B G C. lS(lr aPrès les expériences comparatives faites par le <}n ei>11 c°usuitatif des arts ( Voyez chap. XI ), il résulte or(j. l0° kilog. de combustible bridés dans une cheminée Ip ltlahe peuvent être remplacés par 20 kilog. 3/4 avec yele ci-dessus.
- t'd) ailteur de ces poêles en a construit d’autres qui d(.8 .. l(;ot et opèrent la cuisson des alimens; ainsi que cst (p01110eaux-poêles avec des chaudières, dont le but ^cechauff«r à 1;‘ fois l’endroit où ils sont placés, de Urer de l’eau chaude et de faire cuire des légumes.
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- ( *96 )
- ART. 9.
- Poêle économique de M. J. B. Bérard. (1)
- Le poêle, proprement dit, est ün parallélipip®1
- porté par quatre pieds. La capacité est divisée en
- de1'-5
- étages d'inégale hauteur, par une cloison horizontal
- l’étage inférieur est destiné à faire un four, le supét'ie
- de«*
- est occupé en partie par le foyer, et en partie par y caisses moins hautes que cet étage : les faces latéra du poêle sont fermées par deux portes qui bouchent ^ entrées du four inférieur, et des deux caisses qui serv^ aussi de four. La façade du poêle reçoit, dans son ! une ou deux portes, pour fermer l’ouverture du foye ' en dessous de ces portes est une petite tablette horù0^
- taie. La face horizontale et supérieure du poêle est perC.
- de*
- de deux trous, destinés à recevoir des casseroles ou ^ marmites. La face verticale du derrière du poêle percée, près de ses angles supérieurs, de deux ti'O j où sont adaptés deux tuyaux de fumée qui en reço«Ÿ®^ deux autres coudés, à angles droits, lesquels sont re° par un troisième ; du milieu de ce dernier s’élève tuyau vertical, qui, après avoir formé un angle di-0 » aboutit à la cheminée. Reprenons séparément chac des parties de l’ensemble :
- i°. AABBCCDD( fig. 1 et a, pl. IF) est un Pjt rallélipipëde dont l’arête A A, longueur du poêle > ^ de 63 centimètres; l’arête A B , sa hauteur, de , centim. ; l’arête A C , sa profondeur, de 00 centiW’ fe. fonds supérieurs et inférieurs ont, tout le tour, un u bord ou une saillie qui excède le parallélipipède de 1 ^ centim. C’est sur ces rebords des faces horizon** ( qu’ont été clouées les deux faces verticales du de'*
- [a*e'
- et du derrière, et la partie supérieure des faces raies, qui, à cet cet effet, ont été reployées à ^ droits. . . e
- 20. E E est un pan horizontal ou cloison, qui par’A le parallélipipède en deux étages, dont l’inférieur» 3 tiné à faire un four, a une hauteur A E de 8 ce*?tié6 Cette cloison a été reployée à angle droit pour être j sur les faces de devant et de derrière, et elle pof*e
- (1) Extrait d'un excellent Mémoire de M. I. B. Bérard, *** Cbautfage , publié par ordre du ministre de l’intérieur.
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- üs cotés latéraux un rèborcl vertical E P de 4 centimètres.
- tj ^0< Au-dessus de la cloison E E, sont deux portes M M I P et N N P P qui ferment l’entrée du foyer, dont la fSeur M M ou N N est de 19 centiin., et ia hauteur t- P °u N P de 12 1/2. La façade du poêle porte inté-^Curement, autour de l’ouverture de deux portes , un ^ebord ou une battue, qui sert à la fois à la renforcer et hîcevoir ces portes. Les rebords verticaux ont une lar-|eur de 1 centim., et les deux horizontaux de 2 centinr. p.a Porte, supérieure porte aussi un rebord pour recevoir l°*érieure. Celle-ci est percée en bas de deux yeux ou $o°US. c^e ^ centimètres de diamètre, qui forment deux o^Piraux qu’on ferme à volonté, au moyen d’une clef tQ tuanivelie commune aisée à concevoir. -Enfin , ajou-çj118 que les deux portes sont l’une et l’autre distantes e 10 centim. des fonds supérieurs et inférieurs du poêle. /r°< Sur chacune des deux faces latérales du poêle, ®t r]1*116 Porte qui occupe toute la largeur de cette face, ^ dont la hauteur A I est de 36 centim. ; par chacune tih CeS P0rtes on a introduit dans l’intérieur du poêle p 5 caisse prismatique F H G 1, dont la profondeur *1 est de 22 centim., la hauteur FI de 22, et la lar-, Ur de 28 : ces caisses ont, tout autour, un rebord de ^Centim. de large pour s’appliquer, d’une part contre ,pUx règles verticales qui renforcent les arêtes AI, et, aiUrepart, contre le rebord E F de la cloison, ainsi C°ntre un autre petit rebord que portent les faces f0.Ura!es IB D I, qui, à cet effet, ont été reployées deux SqIs a angles droits. Dans cette disposition, les caisses ÎVl Cornine suspendues et isolées dans la capacité du d g e’ en sorte qu’il y a en dessous un vide de 4- centim., ^ecP,e^ s’introduisent des charbons et des cendres ; ^ dessus un vide de 10 1/2 centim. destiné aux casse-Iç *js» et latéralement entre les caisses et le devant ou errière du poêle, un antre vide de 2/3 centim., où ch’culer la flamme. Enfin , l’intervalle des deux qui forme proprement le foyer, est de 18 cent. ; ] »tQns encore que pour faciliter l’entrée du bois par r;|j.J0ns à casseroles, l’arête supérieure G a été retran-
- Par un plan incliné de 45 degrés, qui ajoute à la
- ce caisse
- Zi <
- i'$c est la tête d’une petite barre qui traverse les grandes es verticales du poêle et les faces parallèles des
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- caisses afin de les assujettir fixement. Cette barre -, <IU reçoit à son autre extrémité un écrou, se retire à volo"' té, quand on veut enlever les caisses pour les répare'’1
- S est un trou de 5 centim. de diamètre, percé da"5 la face de la caisse le plus voisine de la façade du poêle' Ce trou, qui se ferme à volonté par une petite plaqlje qui tourne sur un pivot, sert à évacuer dans le foyerIe vapeurs des alimens qui cuisent dans la caisse, et peU être appelé trou aspirateur, parce qu’en effet le foyeC aspire fortement par ce trou l’air de la caisse lorsque8® porte est fermée.
- 5°. Le fond supérieur B B D D du poêle est percé de deux trous de 24 centim. de diamètre, et séparé par intervalle de 4 centim. Ces deux trous, qui reçoivent leS casseroles, sont doublés en dessons par un anneaU plan ou couronne circulaire qui forme, pour l’un deS deux trous , un rebord de 1/2 centim. , et, pour l’aut'e| un rebord de 1 centim. Ces rebords ou retraites serve^ à recevoir des couvercles circulaires et plans, qui s°B formés de deux cercles découpés pour faire les trous. ^ei deux couvercles portent une anse ou poignée.
- 6°. T T sont les ouvertures des tuyaux de la fuinee' Ces trous, dont le diamètre, ainsi que Celui des tuya11*’ est de il centim., sont éloignés de 3 centim. des f’aceS latérales du poêle. De ces trous partent deux tuyaU horizontaux de 12 centim. de long, qui sé rejoigoe® par un troisième, du milieu duquel s’élève la brauc° verticale.
- Enfin, les tuyaux de la fumée sont prolongés d^ l’intérieur du poêle de 8 à 10 centim., pour oblige1', flamme et la fumée de passer près du centre des troi|S casseroles avant de gagner l’entrée de ces mêmes tuy»u*' K est un axe vertical passant à travers le tuyau h01’ zontal, recevant un écrou par un bout, ayant la fo',Jlie d’une clé par l’autre bout K, et portant un cercle01' disque qui, suivant sa position, ferme à volonté l’ou',el* ture du tuyau et le passage au courant d’air.
- 70. En dessous de la porte M M de la façade du est une tablette horizontale de 33 centim. de long sur î0. centim. de large ; elle est portée par deux crochets entrent dans deux pitons fixés au poêle. Deux ailes l^®* raies et verticales, en forme d’arc-boutans, servent 11 ^ rendre plus solide, Il règne dans son pourtour un
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- , et reçoit une vis qui, en s allongeant, va eifuire le plancher, quelque inégal qu’il soit. Par ce
- Kir. ( 199 >
- n'e couronnement de 3 eentim. de hauteur, lequel jj^pêche pas la porte de s’ouvrir entièrement. cei) ‘ Le poêle est porté par quatre pieds Y Y de 22 mn. <je pauieur . pun ces pieds est plus court de , «ntim ^ei:
- mécanisme très-simple, on procure au poêle la Purt' ^ ‘I11* manque d’ordinaire à tous les meubles es par quatre pieds.
- j 9°- Le poêle est fait avec de la tôle de trois espèces ; |)^euiière, de 1 millim. environ d’épaisseur, pour les !D®les de la carcasse qui doivent avoir de la solidité et le^Sa®ment de durée; savoir : le dessus, le devant, Carrère, et la cloison qui reçoit les cendres ; la se-4, .ae> de 1/2 millim. pour les parties qui souffrent l(( ,°8 5 comme le fond inférieur, les portes latérales et tH I e**e ’ tr0‘s®me > de udllim. d’épaisseur, *es parois des caisses, qui peuvent se réparer aisé-cïlu ’ et cfn* 0!,t Lesoin de transmettre facilement le ilclue dans leur capacité.
- )o Des usages et des effets du Poêle économique.
- ’ Lorsqu’on a introduit deux ou trois morceaux de aus le foyer par l’une ou l’autre des deux ouver-ffcy 8 du fond supérieur du poêle , et qu’on y a mis le 1W 0fi voit bientôt la combustion s’accélérer par courant rapide qui s’établit au soupirail ; la lçs et la'fumée se séparent en deux , enveloppent
- ‘ caiss
- al
- ( et gagnent les tuyaux de la fumée ; les caisses IjQç a!0rs plongées dans une atmosphère embrasée qui ci(^eq‘calorique parleurs cinq faces dans leur capa-' ab>rs les deux trous supérieurs sont fermés par Casseroles > si bon a placé dans les caisses deux la j .Rectangulaires pleins d’alimens quelconques, et sur tu; 'utle de devant un pot, on a la satisfaction de voir Hcfj a la fois tous ces cinq mets. Lorsque deux seront e.s à une parfaite cuisson, ou pourra les insinuer Ou ’ e L)ur inférieur et les remplacer par de nouveaux ; t>)û(j|la alors sept plats cuisant à la fois, et par un feu
- C chaleur est si forte dans les caisses que, pour ilf* 'Rcher que la partie la plus voisine du foyer ne brûle, !ûle aPpîiquer en cet endroit un rectangle incliné de Vl sei ve d’écian à cette face dans la moitié de sa
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- ( 20° ) _ .Cil Avec cette précaution, la pâtisserie, la viande, y cuisent également et plus promptement que dans fours ordinaires.
- 3°. Le four inférieur sert très-bien, non-seuler0^1 pour y entretenir chaud, mais encore pour faire pre° •„ croûte en dessus aux mets qu’on y place dans ce dess sous ce foyer. _ ^
- 4°. La tablette sert très-bien aussi à faire cuir®
- rôti, lorsqu’on ouvre la porte inférieure du foyer, du café , etc., etc.
- à fa*1®.
- 5°. Les caisses, tant que les portes en sontferm1 ne laissent échapper aucune odeur, surtout si l’on l’attention d’ouvrir les trous aspirateurs par lesquri®^ vapeurs sont aspirées dans le foyer aussitôt que forÇ1 ^ 6°. Lorsqu’on veut ajouter du bois par l’un ou 1 fu des deux trous à casseroles, la flamme et la fuin®6^ dirigent du côté qui n’est pas ouvert, et il n’entre au®1* ; fumée dans l’appartement, avantage qui n’a lieU3^, aucun des poêles percés d’une seule ouverture P dessus. ,
- 7°. Veut-on transformer le poêle en une chen3,l,„|j)( on n’a qu’à ouvrir la porte inférieure du foyer, et toutes deux ; on a alors le plus possible de chaleur 3 . l’appartement, mais moins dans les caisses. Ce qu1 de remarquable dans ce cas c’est qu’il ne sort aUc[(6, fumée par les portes ; cela vient de ce que les cü®, courans qui produisent les tourbillons de fumée à 1 verture des tuyaux , sont empêchés par les caiss®5 < ramener la fumée jusqu’aux portes. Si, au lieu de ® j tuyaux, on n’en avait qu’un placé au milieu et vis'àfllP; le foyer, on perdrait cet avantage , sans compter V les casseroles seraient bien moins chauffées.
- 8°. Veut-on concentrer la chaleur dans un des c ^ du poêle pour y accélérer la cuisson, on n’a qu’à t0 ner la clé du tuyau opposé. jp
- 9°. Lorsque le poêle n’est pas occupé à cuire daos j, caisses, il faut avoir soin d’ouvrir et de renverser saa(1j derrière les portes latérales : la chaleur se répandra ^ obstacles dans l’appartement, et il y aura moins de r de calorique. “ .a
- io°. Au moyen d’une cloison de tôle que l’on au indien de la hauteur des caisses , on se procure 3 jj, lonté un étage de plus, qui sert à placer d’autre® mens.
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- s M0- Si on trouvait les tuyaux à fumée embarrassans,
- „11 Pour le coup d’œil, soit pour tout autre motif, on Ufrait les diriger sous le plancher pour les ramener en-^te dans le tuyau de la cheminée. Le poêle ressemblerait 0l's, sous ce rapport, à la cheminée de Franklin, et contrait néanmoins tous les avantages qu’il a sur elle. P°urrart5 au beu de réunir les deux tuyaux en un les diriger séparément chacun au tuyau de la che-
- au lieu de bois, on veut brfder de la houille, il qu’à placer une grille au fond du foyer.
- Poêles fumivores de M. Thilorier (i).
- fauteur a eu pour objet de détruire la fumée et ^ à profit les élémens qui la constituent ; son pro-la^e consiste à soustraire le combustible du contact de *ainme et à l'échauffer néanmoins à un degré suffi-|e0tP°ur qu’il donne, par distillation, l’hydrogène et ^ aatres matières volatilisables qu’il peut contenir. Ces ^res inflammables, qu’il désigne sous le nom de sont aspirées par un fourneau qui contient un éc| ^estible en ignition , ou qui est suffisamment Par une combustion précédente pour que la en le traversant, puisse s’y enflammer, l’jj est dans ce fourneau que la fumée combinée avec c3 et élevée à un degré de température suffisant, se (j^suine en totalité, et ne produit pour tout résidu Ü’eUtle yapeur sans odeur, sans couleur, composée
- Oui,
- que
- d’azote et d’une très-petite portion d’acide car-
- ïv'
- ^amine > produite par la combustion de la fumée lçtee la température du fourneau ; la distillation s’accé-t0 se continue sans interruption jusqu’à ce que le j)0(l PUstible, si c’est du bois, soit réduit à l’état de char-Priait, ou à un état voisin de la carbonisation , si de la houille ou de la tourbe.
- ^iav»^>-eScr’Pl‘on des machines et procédés spécifiés dans les brevet* 10ni de perfectionnement , etc. , tome ni.
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- Premier Poêle fumivore de M. Thilorier (i)*
- La fig. 7, pl. III, est la coupe d’un poêle sur lequel on brûle dubois, de la bouille ou de la tou1 sans qu’il en résulte ni odeur, ni fumée visible. ^
- a, corps du poêle en faïence ou en terre cU1^e,j0é forme cylindrique ; il est ouvert par le haut, et ter111 à sa partie inférieure par un tronc de cône creux o> forme d’entonnoir. ^
- c, grille à larges barreaux, posée sur la base s°P
- rieure du tronc de cône. .
- d, autre grille à barreaux serrés, placée à la base rieure du tronc de cône.
- e, petite ouverture par où l’on fourgonne ; on la 13 che, soit avec de la terre, soit avec une porte de tôle*fi,
- f, tuyau ajusté à la base inférieure du tronc de c0
- sa partie inférieure est fermée par un bouchon g, a‘j couvrement, pareil au couvercle d’une tabatière? H sert en même temps de cendrier. 0
- k, tuyau horizontal fixé à celui/’, et portant às . extrémité un tuyau vertical i, qui peut être const® ^ comme le tuyau du poêle ; il est fermé par le bas a un bouchon â, pareil à celui g du tuyau f. '.jje
- Pour allumer le poêle, on met de la braise sur la £rl „ inférieure d, qu’on recouvre ensuite avec du char e froid ; on met en même temps dans le bouchon feuille de papier légèrement chiffonnée, que l’on ail0 . à l’instant qu’on met le bouchon ; quelques chai'0, ^ allumés au lieu de papier produiraient le même e*1’ , qui est de raréfier l’air qui est dans le tuyau de la0 rainée, afin d’établir le courant nécessaire à la coin0,^ tion. Ces dispositions faites, on entend presque au# le charbon pétiller, et, comme i! brûle à flamme 1 )S versée, il n’en résulte aucune odeur désagréable 0 l’appartement. tj6
- A mesure que le feu gagne le charbon de la supérieure, on en remet de nouveau jusqu’à ce ch/ l’entonnoir b soit plein ; alors on place la grille rieure c, on met par-dessus une boîte de tôle /, °tlïe
- ,,l<
- (<) Description des machines et proce'de's spécifies dans le* d’invention, de perfectionnement , etc.tome m.
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- Pari i, . . ( ?o3 )
- tnt ^au!:’ *ïu* ^a*sse quelques centimètres de distance reelle et les parois intérieures du corps du poêle , et te °n remplit de morceaux de bois sec coupés à la hati-Pa^rl Aussitôt que ce bois commence à ré-
- t|dre des vapeurs, on ferme le haut du poêle avec un "t'ercle en tôle m, dont le rebord entre dans une remplie de sablon, pratiquée sur le pourtour su-j-ieur du corps du poêle.
- | couvercle m étant en place, on ouvre une porte U erale n, qui sert à alimenter la combustion et à receler le combustible au besoin, tt^beûs renfermé dans la boite / se carbonise parfaite-
- ^ qu’indépendamment de la chaleur nécessaire pour piaffer un appartement, on retire encore, du bois em-a cet effet, une quantité de charbon qu’on peut |arder comme bénéfice.
- ^ 1 1 on n’a besoin que d’une chaleur modérée, on ne . dans l’entonnoir du poêle que quelques pelletées de Ojj1Se > alors on ne fait point usage de la boite l, mais deux ou trois petites bûches sur la grille. Ces f ^tant charbonnées, on fait tomber le charbon l’entonnoir, et on le remplace par d’autres bûches, lï / ’ au Heu de bois, on n’avait que de la houille ou de °arbe, même sous forme de poussière, on mettrait cJ^'dbustible dans la boîte l, qui, en se carbonisant *tîh 6 ’ donne une espèce de gâteau d’une sub-
- 0^ Ce charbonneuse qu’on retire, qu’on brise , et dont 'isp0*6 ^es morceaux sur la grille supérieure où la com-
- 111 s et fournit plus de charbon qu’il n’en faut pour , (l®mencer une nouvelle carbonisation ; d’où il ré-
- l l0n s’achève sans donner la moindre odeur. tiQ Porte latérale n sert de modérateur à la combus-<jl(> > Par son moyen on règle à volonté la combustion , f^0tl amène graduellement jusqu’à extinction totale du fçj, >8 inconvénient, en tenant cette porte tout-à-fait ^l°rs i la chaleur concentrée dans le poêle est fjjp.'îoc, deux heures après l’étouffement, le poêle, hi 11 même en tôle , peut être rallumé en ouvrant sim-^ent la porte.
- auteur de cet appareil s’est attaché particuîière-
- °’>r le
- dans cette description , à faire sentir les disposi-térieures des poêles fumivores, sans s’occuper, moment, de leur extérieur, qui est susceptible
- Prendre toutes les formes agréables qu’on voudra
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- ( M )
- Deuxième Poêle futnivorc de M. Tlùloricr.
- Ce poêle fumivore (fig. 5, pi. III) a la forme autel antique, supporté par un trépied dont la par inférieure soutient nn candélabre tronqué. Il se pose, i° d’une calotte a, en métal, dans laquelle met la braise ; la partie supérieure est garnie dü,, grille à larges barreaux, et le fond d’une grille serri ,î 2° d’un four b, dans lequel circule la chaleur; 3“ a
- ics'i
- tube de verre c, ou de métal, établissant commue, tion de la calotte au four; 4-° d’une cloison d, incü11 .
- ro^i
- pour amener les cendres vers l’issue e; 5° d’un tr pratiqué dans la cloison pour le passage du coufaI d’air; 6° d’un tuyau g de conduite pour le cou'ljj d’air établi sous le parquet et communiquant à la minée ; 70 d’un trépied h, servant de support au p°esl 8° d’une porte i, ménagée dans le bas de la chenu11
- et au moyen de laquelle on établit le courant en !
- fiant l’air avec un peu de charbon allumé ; 90 du vercle du poêle k, en forme de calotte, ayant une au moyen de laquelle on règle le tirage ou l’activite |(, feu. Le tube c, qui établit la communication entf®||j foyer a et le four b , étant en verre, on voit circu‘e ^ flamme renversée, dont on peut d’ailleurs varie(.j« couleur à l’aide de divers combustibles. Le candé>a ^ du four b sert à la fois de cendrier et de magasin chaleur, qui se répand dans la pièce. Le tuyau ^ piration pratiqué sous le parquet et dans l’épaisse»^
- lorier a apporté à ce poêle des améliorations qui sistent, i° à supprimer la calotte ou couvercle //® jj que la grille à larges barreaux ; 20 à les remplacerL un couvert plat, criblé et garni dans son miliell,{^ tuyau métallique de 7 à 8 centimètres de diain* ^ sur un ou deux mètres de hauteur, dont la parHe(tt| férieure, traversant le foyer et la grille, vient s’aJU(d avec un tube de verre de même diamètre, qui sn<j)j longe jusqu’à un décimètre de l’entrée du four cette manière, il se trouve placé dans le cefltrJ<; grand tuyau de verre ë, dont le diamètre es1 et la flamme, forcée de passer dans l’intervalle j. nagé entre ces deux tuyaux, y prend diverses nu‘11
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- fiÇi x- ^ 2UJ ;
- 'fPo rCS’ tr''-s-agreables à la vue, et le courant d’air )Ci!té Par tl|be du “dieu contribue à compléter la i jj ®stien de la fumée.
- J.°n voulait donner à ces poêles plus de hauteur if 'orme d’une colonne d’un ordre quelconque dont kir lSe'8lt en'verre, et le chapiteau et le foyer ali-par de l’air pris dans la pièce supérieure, on ieJad varier à l’infini la décoration d’un apparte-W Ct fa*fe paraître environné d’une colonnade |(i(Jboyante, dont les colonnes seraient autant de poêles ; )lllu ni quant tous au tuyau -aspirateur commun g.
- !e Perfectionnement a été apporté à ce second poêle ij j. ' Thilo rier : il ne laisse subsister que le plancher A, qui sert de support au cylindre de verre, i^.*Qu prolonge à cet effet; il supprime la calotte A, fine la grille à larges barreaux, ou il couvre au cette dernière calotte d’un couvercle criblé et son milieu pour recevoir un bout de tuyau de •1S’ Centimètres de diamètre. Ce tuyau est de métal, V-JllSt.e dans la partie supérieure avec un tube de ^iamètre, et d’un mètre ou deux de hauteur ; sa Sio *nfcrieure traverse la grille, disposée dans son ,eQ forme d’anneau , et adaptée à un tube de Vtg 111 ème diamètre placé au centre du grand cy-’ dont le diamètre est environ triple de celui du J extrémité inférieure du petit tube de verre re-JiiplSur On cercle de métal suspendu à un décimètre X a'U:lier. Si l’on met dans la calotte du charbon de obtiendra une flamme bleuâtre, visible, en . ouages, dans l’espace contenu entre le grand Petit cylindre.
- V
- ART. l3.
- Améliorer les Poêles ordinaires de faïence, proposé par M. Thilorier.
- éviter aux personnes qui ont des poêles en
- 4r aCn aux personues qui nui ues pueies eu
- « ïk'l^ faire la dépense d’un appareil complet, Mf. Ql '|‘ icr propose de placer dans l’intérieur d’un 1,1 ( v f.'O'1 aire, l’appareil indiqué par la fig. g, pi. 111, p b0l'C' *’expfication.
- /\çr°lte en tôle où l’on met le bois qu’on veut car-
- ' *> h
- au charbon ou trémie.
- lS
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- ( 206 ) a(1!
- e, grille sur laquelle tombe le charbon à mes«re “ se consume.
- d, porte du poêle. y
- e, fourneau dans lequel on met le bois ou la 0
- pour allumer le poêle. ,
- f, passage par où circule la flamme autour (
- boite a.
- g, tuyau d’aspiration. ^f:
- hh, gouttières remplies de sablon, pratiqué®8 •
- autour du poêle pour recevoir les bords du couve*
- Le dessus k d’un poêle étant enlevé , on ajuste. Jt l’intérieur, et à demeure, la boite de tôle ou de ^ décrite ci-dessus, laquelle a la même forme que IeP° et descend jusqu’à la porte du fourneau.
- Cette boîte est divisée en deux parties a et b mées par une cloison parallèle à la porte du fouf°”' j[| La partie b, placée du côté de la porte, est à JüU h le bas, et terminée par une grille suspendue) îJ prolonge à un décimètre de distance environ s°, ^ partie a. Cette portion de la boîte est une trémie fournit sans cesse un nouveau charbon , à mesu>e celui qui est tombé sur ce gril se consume. ;f f
- La seconde partie a de la boîte est pour rece bois que l’on veut carboniser. e 1!
- Le fourneau est construit de manière à ce ,ejK-flamme puisse circuler autour de la boîte avau1 H j
- s’échappe par le tuyau d’aspiration g, qui est d I
- comme celui du poêle précédent. ,« 1
- fur
- ne»11',,
- Il en est de même du couvercle de tôle i, recouvre, si l’on veut, avec la table de marbre faïence h, qui recouvrait précédemment le P° .„e ;
- Dans un poêle de ce genre, la fumée se n
- travers le charbon froid qui remplit la trémie* ^e»1 t ne prend feu que lorsqu’elle est descendue a*11 ^
- de la porte. o„? j:
- Pour diminuer et éteindre le feu à volonté» j fé sert d’une clef ordinaire placée dans le tuyaii) tinction n’est pas brusque , aucune fumée ne 1 .6
- dans l’appartement. ^
- Ce sont les poêles de M. Thilorier qui ont*^,^ température à un plus haut degré, dans les expcl flfj faites par ordre du ministre de l’intérieur- 1 chap, XI.)
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- ART. 4.
- ktfe M. Debret, à T rayes, {f’g- 28 et 29, pl. J.)
- (,’ 8rille du Foyer.
- i|Se'Set|drier de 6 pouces de large, et 9 de profondeur ; tu °*'lue au moyeu d’une porte que l’on ouvre plus '«Hj ^ns «> volonté, suivant la quantité d’air que l’on 4 u produire sous la grille pour allumer et donner c activité au feu.
- îo>çtesPkce d’entonnoir renversé, placé au-dessus du recevant directement la chaleur pour l’inlro-«Up^'.dans le tuyau rond ou carré d, ajusté à sa partie în./letlre, et s’élevant à 3 ou 4 pieds, et même plus, £**«* du poêle.
- ^Hs ituyau d, servant de cheminée, conduit la fumée 4an a koule ou sphère creuse e, d’où elle descend an cylindre creux f\ de 9 pouces de diamètre, et réservoir g\ de là, elle est introduite dans le «O* iuh-rieur h, par les quatre ouvertures rec-)>atylaires «, où elle trouve enfin son issue au dehors tuyau j, k, plancher du cendrier ,• servant en I tctnps de fond au réservoir h.
- ^pp Second plancher, au niveau de la grille a, qu’il Na’ e’ en même temps qn’il sert de fond au ré-*F £ >' c’est sur ce plancher que sont pratiquées ^tentre ouvertures i, par où la chaleur est intro-o, ^ans le réservoir h.
- Ht’ N^lette ou dessus de poêle, percée dans son N)'ir trou de 9 pouces de diamètre, pour relu,, a Partie inférieure du tuyau f.
- N l’on a placé le bois sur les charbons allu-*Nù^rlsP°scs sur la grille, on ferme le foyer hermé-Nf N1!, au moyen d’une porte, et l’air nécessaire hq.5 lI»enter le feu n’est introduit sur la grille que j Cej.)Uverture dn cendrier.
- \n aPpareil, dont le principe repose sur la circu-
- !*. yl (U- 1
- a fi
- comme dans les poêles suédois , est formé d’une boîte en tôle et peut être
- carré, à volonté.
- h*h<
- fScr’PI^*n des machines, procédas, etc., tnme iv.
- dans les brevels
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- ( ao$ )
- ART. l5.
- Poète Voyenne.
- Le poêle que M. Voyenne a construit dans l*8^ du conseil de la Société d’Encouragement, resser» f pour la forme, au poêle suédois; il lui ressemble tout parles circuits que la fumée est obligée de L courir dans cet appareil; mais il est moins massif»
- portatif, et revient à meilleur marché. Le foy'®1
- entouré d’une double enveloppe dans laquelle
- il f
- rive de l’air, tiré soit de l’appartement, soit du f hors; lequel air, réchauffé en passant sur le colfre ^ fermant le foyer, va sortir dans la chambre pai bouche de chaleur. ^
- M. Voyenne a senti que, pour naturaliser en le poêle suédois, il fallait diminuer la lenteur quelle ses parois massives se pénètrent du calor'lj et son poêle procure une chaleur rapide, mais de durée, parce que le climat de la France ne 11 ^ site pas ordinairement la continuité de cette cba En effet, son appareil s’échauffe assez rapide11’ ^ pour qu’au moyen de 4 kilogrammes i quart de vj
- il soit chaud à n’y pas tenir la main au bout d’un 1
- d’heure; il conserve néanmoins sa chaleur environ
- tre heures. La promptitude de l’échauffement
- ti<
- i° au peu d’épaisseur des parois; 2" à l'addition ^
- bouche de chaleur; 3° à la présence d’une ca»s J
- fonte , qui renferme le foyer. Il est clair encore <l‘l •
- courant d’air dont nous avons parlé, et qui, apreS
- passé sur le foyer, s'échappe par un orifice sup
- enlève une certaine quantité de calorique, et bajejf conséquent le réchauffement delà chambre, 0,1 0iiî froidissement du poêle. Ce refroidissement, q11'‘fi rait être un inconvénient dans les poêles où 1 0 { cherche la lenteur, est, dans l’appareil nouvea11’^ avantage approprié au pays que nous habitons. ^ trémité du conduit d’air, M. Voyenne place 1,0 ,(/ rempli d’eau pour absorber ce que la chaleur P°_
- * c Jp' * va v.u U JJ 11 1. u U otH AJ C1 vtj vj ri çÿ tu l pp
- avoir d’âcre et de nuisible. La bouche de cb^e0tJ^H être placée à volonté, soit à la partie la plus élev.11
- yl 1 f *
- poêle, soit à sa partie moyenne, soit tout-à'
- bas. Dans cette dernière position, on perd un P
- uum vv» «vj ‘jjvi v. jjcmmuu j uu jn-i « - l ifi
- la promptitude du courant d’air ; mais la çb«le
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- 'feulant dans la partie basse de l’appartement, s'y dis* ^ 1 JUe avec plus d’égalité, ce qui d’ailleurs est coin-PÜUf Sli chauffer les pieds. .Le courant d’air établi \> .travers du poêle contribue à mettre en mouvement P3-11" ï?’e ^a clîaint>re > et, lorsque ce courant est formé ar 1 activité du dehors, l’air atmosphérique de l’ap-'iltementse trouve renouvelé par le concours de celui l’extérieur. Les commissaires nommés par ^ ^'été d’Encouragement ont été d’avis que le poêle Idr* V°yenne es* bien combiné avec les besoins du c; ‘*c> que sa construction est calculée d’après les prin-de la saine physique et confectionnée avec soin.
- S( après des expériences comparatives, faites au Con-lî^toire des Arts et Métiers, en 1808, le poêle de dep0yenne a réalisé autant de chaleur qu’un appareil ^traudau mis aussi en expérience. ( Voy. ch. XI. )
- AHT. l6.
- en fonte de fer, à circulation d’air chaud, par M. Portier (1).
- tu, 6,Poêle de M. Fortier est d’une forme ronde ; il est %cj » à l’extérieur, de deux corps superposés, d’un q (p’ ^’un laboratoire en trois pièces , d’un couvercle, >0 porte de foyer avec un registre demi-circulaire 4 regler l’entrée de l’air. L’intérieur se compose de ch * Plaques de fonte du diamètre du poêle, munies »’ç(, Vd’une double gorge au porteur, dans laquelle lassent les pièces du laboratoire et du socle. 14 Qe de ces plaques forme la base du foyer ; l’antre , tjL^'e supérieure. Deux contre-plaques posées verti-ti^ot, et distantes entre elles de 6 pouces (16 cen* liu,ètres)>complette»t le foyer, qui a 7 pouces (19 cen lîittçres) de hauteur, 6 pouces (16 centimètres) de %r F’ et pouces (4-i centimètres) de profon* Prat|" ^ux deux principales plaques horizontales, sont Ss des ouvertures par lesquelles passe l’air pris ^ poêle, et qui s’échauffe le long des parois du Sans communiquer avec l’intérieur de celui-ci. Mns ,esPçce de coffre sans fond, ou cylindre creux, \ et/oit de 3 pouces (8 centimètres) que le diamètre ^ded ’ Pose dans des rainures, sur la plaque supé-^ du foyer. Ce coffre laisse, entre lui et le corps du
- ®x,rail du Rapport fait à la Société d’Encour. ; année 1826.
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- ( 310 )
- poêle, un espace vide de près de 2 pouces (5 ÇeP1,* mètres); c’est cet espace que parcourt eu totalité fumée, à l’aide de petites cloisons enchâssées dans n<^ rainures qui la forcent à suivre le route qui lui est tra cée, pour sortir ensuite près de l’extrémité supérieure* où se trouve un tuyau de tôle qui lui donne issué- , poêle, comme on voit, n’a pas besoin de cercle polU maintenir les pièces qui le composent. Chacune d’el_le entre dans des rainures qui la fixent solidement ; à pel1^ a-t-on besoin de terre argileuse pour remplir les inteJ stices : aussi on peut le monter et démonter facilenie0 j ce qui convient aux ménages sujets à changer souve° de logement. _ ,
- Le rapporteur dit que le poêle a été mis en actif* avec du bois fendu en petits morceaux d’environ 7 P01^ ces de long (20 centimètres) ; on a placé dans rieur une marmite contenant 2 livres et demie devia°0^ et environ 5 pintes d’eau, et au-dessus, dans une ca^ serole de fer étamé, du veau et des légumes; ce nier vase, porté sur une espèce de trapèze en fonte' posé sur trois saillies adhérentes au coffre ; le tout , été recouvert du chapiteau du poêle, et le feu alh,n)j n’a pas tardé à échauffer les parois de tout l’app3^1' Un thermomètre de Réaumur, placé dans l’inténe par une des bouches de chaleur pratiquées sous le c°^ vercle, a marqué, au bout de trente-cinq minutes) >, degrés, et a monté jusqu’à 85 degrés en une hei,l'e.j enfin, au bout d’une heure et demie, la viande é ^ presque cuite. L’air de l’appartement a monté à 17. j, grés, celui de l’atmosphère étant à 8 ; 5 kilogramme® a quart de bois ont été brûlés pendant ce temps ; mais j a diminué alors l’activité du feu, et les viandes 0 achevé leur cuisson à une chaleur moins forte. L’étf due que présentent à l’air froid les surfaces de ce p°e ’ intérieures et extérieures, destinées à lui transmet j le calorique dont elles s’imprégnent, est environ ue mètres carrés. 5
- Le rapporteur fait observer que, si l’on a empl°). kilogrammes un quart de bois dans une heure et den)*^ ce qui ferait, 24 kilogrammes pour douze heures, c . . que M. Fortier a voulu montrer qu’on pouvait cUl avec rapidité la viande dans son poêle, et qu’en ,j séquence, il l’a chargé de bois outre mesure; mal8 ^ aurait pu obtenir cette cuisson moins rapidement ;
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- fltlp] . ( 311 )
- ii, “*°yer, en trois heures, que la même quantité de
- | paPrès les remarques faites, par le rapporteur à 1 i]artler5 il a fait les additious suivantes à «on poêle : i]a Pratiqué plusieurs ouvertures à le base, au lieu l'^j aire porter sur des tasseaux pour donner entrée
- V ’ 30 il a formé, sous le couvercle, un conduit v -ûquant au tuyau de tôle, pour y laisser passer
- fuit j r des mets en cuisson, dont l’odeur se répan-W atls l’appartement; 3° enfin, il a pratiqué au \ ae tôle qui conduit la fumée au-dehors, une pe-iStiQrte Par laquelle on peut, avec une lumière ou iiH^.rceau de papier enflammé, faire appel à l’air de , *eür du p0êie} qUi} sans cette addition, aurait ‘0n e, refoulé quelquefois dans l’appartement, lors-! Sj j,auume le feu.
- consldère ce poêle sous le rapport de l’éco-Ns du combustible, on trouve qu’il brûle moins de beaucoup d’autres, en chauffant bien et très-jNt| euient; mais, ce qu’il y a de plus avantageux
- V ménages ordinaires, qui ne craignent point chauffés par rintc;médiaire de la fonte, c’est Pavent préparer les mets nécessaires à leur nour-SaUs brûler sensiblement plus de bois ; ce qui pré-de double économie.
- Poêle à tuyau renversé.
- ltlaison des tuyaux vers le bas n’empêche point 0n peut même les renverser et donner au |N f toutes les inflexions possibles, sans que cela lorsque le tirage est établi à l’aide d’un p ce|U d’appel. En effet, il est facile de reconnaître L\ava doit avoir lieu , si on se rappelle ce que pi °ns dit, article 2, chap. II, que le tirage dé-dernière analyse, de la différence de hauteur .lilsti point où l’air entre dans le foyer et celle de la cheminée, et de la différence de tem-
- fi Ufe.
- if *
- actuellement beaucoup de poêles qu’on place
- ul fl lin /t », n IV. /itA /Innt lo f>rin _
- p dune pièce, d’un café, etc. , dont leçon-lir la fumée est recourbé pour le faire passer Cidrelage, et aller gagner le tuyau de la chcmi-;
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- ( 312 ) ,4
- née ; de sorte qu il n y a aucune apparence de Ces poêles sont disposés de la manière suivante -térieur est partagé en deux parties ; la premières W 10, pi. I) , est le foyer ; la seconde , h , est un f°ng(>] destiné au passage de le fumée. Ces deux partie® J séparées par une cloison c d, qui s’élève du qu’à 5 ou 4 pouces de la partie supérieure du P^jJ Au-dessous du sol est un autre conduit horizori‘jf) communiquant à celui h, et qui aboutit au tu)r® ^ la cheminée. La fumée, aprèe avoir frappé laP j[f supérieure i k du poêle, redescend dans le c(,nd1j{l<j et se rend dans le canal f, et de là dans le tuya11 cheminée. ^
- a b est la porte par laquelle est introduit Ie,^ bustible, et qui a un soupirail b à sa partie infér‘e (i pour laisser passer l’air nécessaire à la combustu111’ qui doit toujours arriver au-dessous du combustïu*6'$ 11 est préférable de faire ces poêles en tôlfi °,|1|î fonte; et, si on le trouve plus agréable, on p°l1l,,V revêtir de faïence. Mais il est indispensable, pompas tomber dans l’inconvénient indiqué , de /V ver un espace entre la fonte et l’enceinte de Pa‘elkii
- dans lequel on amènera, au moyen d’un conduit,(
- de*
- extérieur qui s’échauffera et se répandra dans la P*cj,epf moyen de bouches de chaleur ; quelquefois on P lts l’air froid dans le bas de la chambre par des ouveL, conservées dans le socle du poêle ; cet air, en s’écba11* tend à s’élever et à sortir par les bouches de c‘ placées vers le haut du poêle ; il s’établit ainsi u0®, j
- [’d1
- culation qui ajoute à la chaleur utilisée ; mais ^ obtenu par ce moyen n’est pas assez sensible ; 1 c|f beaucoup mieux, sous le rapport de la quantité leur obtenue et de la salubrité , faire arriver de 1
- dehors
- art. 18.
- Poêles suédois.
- L’emploi des poêles dans les parties septentr'^^ de l’Europe est d’une nécessité absolue : ils cous®. long-temps leur chaleur et n’exigent guère qu’un s,*c/ du combustible, qu’on brûlerait dans une cbendj>e dînaire; plus la surface d’un poêle est considérab|ed(l la chaleur est grande ; il ne faut donc pas s’étoo”
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- les • ( 21'3 )
- voir quelquefois occuper toute la hauteur d’un ap->
- tjf e^ient avec une largeur et une profondeur propor-j'née à la première dimension, de a %• i>8 représente une des faces d’un poêle tro^e,genre. a est le gueulard ou la porte qni sert à in-tst U*r.e ^fubuslddc et à allumer le feu : cette porte i ordinairement munie d’un petit guichet qui ferme glisse.
- tiç a %• 119 est une section de ce poêle faite vers le h g sa longueur, du côté où est située la porte a de
- g- u 8
- j)Ç est la cavité où l’on place le combustible et que Foi» l9jj , Nommer le foyer : il est séparé de la cavité cr .s®ej au-dessous du poêle, par un plancher de terre ; clj j sont des cavités qui amassent et conservent la ei!r et que la fiimée traverse ;
- 9V est une autre cavité qui n’a point de communication Cs autres » et que ? Par conséquent, la fumée ne Ot(j.erse pas ; elle est placée au sommet du poêle et sert s’y Virement de séchoir; mais, comme la poussière ii‘attache, il est préférable de terminer le poêle par > surface plane.
- - a fis- -
- n- J 20, qui est une autre section du poêle, fait en-jw *uieux concevoir sa construction et la direction que ÇH IJ , ufumée ; les chicanes A A, ainsi que le toit A, sont Fl.cl'les °u en terre cuite. On voit que les chicanes lo^°Jetter»t à l’intérieur des trois quarts environ de 1» 4sfell.e,Ur totale ; leurs extrémités / / sont soutenues par hi^ùces de fer fixées dans le poêle. Par ee moyen, le 6 fumée n’est point interrompu, et on la voit <“HC' e le courant d’air. Le cours de la fumée est rendu delafe P^us sensible par la fîg. 121, qui est une section ^ Partie du poêle la plus éloignée de la porte, lu/’Vont les conduits pour la fumée ; de niveau avec ^üUrf,,-ie supérieure de la cavité, et dans le dernier des
- sep1*8’ est une Petite trape n qu’on ale soin de fermer b-*ve le combustible est carbonisé ; ce qui, en arrê-
- •*01 j . ,
- hê|e °ombustion, contient la chaleur à l’intérieur du * d où elle se répand dans l’appartement ; mais bit lorsque l’atmosphère est très-froide, elle pour-re^ro'dir toute la partie du poêle située au-Ma J, _e cette trape, on pratique une seconde trape M |be extérieure de la cheminée située au-dessus ^ la maison; et, au moyeu d’une tige de fer
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- et d’un petit mécanisme facile à imaginer, ces deu^ trapes peuvent être fermées de l’intérieur avec bea° coup de promptitude et de facilité. _ .
- Cependant le moyen qu’on emploie le plus ordinaire ment pour fermer cette ouverture consiste à y enlonç un bouchon de terre cuite dont les bords, dépassant1 parois du trou, entrent dans une gouttière qui i’entoure’ on recouvre le tout avec du sable; on introduit le dérateur par une porte pratiquée dans les parois poêle qu’on ferme elle-même par un plateau de terre^ toute la masse du poêle repose sur des piliers ou sur u1 petite voûte, de sorte qu’elle est élevée de cjneltj11^ pouces au-dessus du sol; on allume d’abord, dans fond du foyer, un peu de paille ou quelques copeau^ afin d’échauffer l’intérieur ou de créer un courant; P1^ on empile le bois sur le devant du foyer du côté , et l’allume ; le courant qui s’est déjà établi , dirige ausi la fumée dans son conduit. On ferme d’ailleurs la p°rte en laissant le guichet ouvert ; le courant d’air qui le Verse frappe sur le milieu ou sur la partie inférieure combustible et ne tarde pas à le faire flamber. Le ** de cette construction est évident. On se propose ' retenir la flamme et l’air échauffé le plus long-te1*1^ possible, en leur faisant traverser de longs conduitset multipliant, autant que possible , les surfaces écbaU lantes.
- C’est dans ce but que le poêle est élevé au-dessus ^ niveau du sol et qu'on l’isole autant que possible. , remarqué que le fond et le derrière du poêle co» ^ huaient pour une moitié à l’effet total, et l’effet du J, tout seul, est au moins égal à celui des deux surfacesa térieure et postérieure. Lorsque les chambres sont P tites, un poêle de cette espèce suffit pour en cbau f. deux à la fois. Chez les particuliers un peu aisés, ^ poêles sont placés dans le voisinage des passages et ^ corridors de la maison , de sorte que les domesti^11 . peuvent les entretenir sans entrer dans les appartenir ’ d’ailleurs on évite ainsi la poussière et les cendres. ^
- Ce système de poêles est infiniment préférable a ^ grands poêles des ateliers, tant sous le rapport Çe ^ production de chaleur, que sous celui de l’écono®ie. r combustible : on pourra peut-êrre objecter que la c leur de ces poêles est malsaine, et, qu’en dissipant tinuellemcnt l’humidité du corps, elle donne lie11 a
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- îh \ y l,J )
- s a,,x dR tête et fatigue les yeux. Ën admettant qu’il en (0lt ainsi, on peut y remédier en plaçant sur le poêle 11 vase de terre ou de verre plein d’eau et présentant Qe large surface et peu de profondeur ; l’eau, en s'évadant, redonne à l’atmosphère de la chambre l’humi-lt® dont la chaleur du poêle l’aurait privée. L’on a re-,arqué que, lorsque ces poêles étaient employés au aauffage des serres d’orangers , les arbres jaunissaient 1 perdaient leurs feuilles lorsqu’on ne pouvait pas re-j^Uveller l’air très-souvent ; ce qui , dans les grands , n’est point sans danger pour les plantes. Le vase I eau précité remédie à ces inconvéniens en rendant à aserre l’bumidite nécessaire à la vie de ces arbres.
- . 11 paraît, d’après les restes des maisons romaines qu’on 10,Jve en Angleterre, que celle des bains, ou du moins J .Partie nommée hypocaustum, était chauffée d’après ce IVipe. Il n’y a de différence qu’en ce que l’appareil placé au-dessous du parquet de la chambre ; il y 'ait une porte à-peu-près ati niveau du sol par laquelle introduisait le combustible et qui servait d’entréé "ssi au ramoneur. Trois flancs, et quelquefois une J^die du quatrième , étant contigus au sol, il n’y avait repeu de perte de chaleur , et presque toute la force A ^eu se portait à la partie supérieure et échauffait la “atabre située au-dessus.
- art. 19.
- Conduit de chaleur des Chinois.
- retrouve à-peu-près le mode de chauffage précité 5,)s les parties septentrionales de l’Asie, en Chine et ^.Tartarie, par exemple. Les poêles fermés des Chi-ds sont, pour la plupart, situés comme ceux des l\o-f 5ins, au-dessous de la chambre à échauffer. La fig. 12a 11 offre la construction.
- .a est un grand trou creusé dans le sol pour le cendrier 'd y entre tout entier ;
- !, > ouverture à la partie supérieure du cendrier, asser. fnde pour qu’un homme puisse y descendre et le net-j jOv, et qui laisse en même temps passer l’air qui entre le foyer ;
- gueulard du foyer qu’on laisse ordinairement 011-** regard ouvrant dans le foyer, qu’on ne ferme pas
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- non plus .* à la partie postérieure du foyer est un long passage étroit disposé non horizontalement comme danS les fourneaux de fondeur, mais verticalement, et sa h3’1 teur est presque égale à celle du foyer. La fumée et 1 a>* échauffé, après avoir traversé ce passage, se rendes dans un conduit principal/', très-profond et trcs-étrüit> qui traverse presque toute la largeur de la chambre a° dessous du parquet, et qui communique à deux bra qui, de son milieu, s’étendent à droite et à gauche, preS que jusqu’aux autres côtés de la chambre.
- Ce conduit en croix est recouvert en briques, ma,s’ d’espace en espace, ses flancs sont percés d’ouvertu1^ qui'laissentpasser la fumée. Plus généralement, on jj perce ces ouvertures que dans la seconde branche, ' qui vient croiser le conduit f; le parquet de la chaîné*' est double : le premier n’est le plus souvent que l’argile -et du sable bien battus ensemble; le secoo J Maintenu à quelques pouces au-dessus du premier Pa des briques cubiques placées de distance en distance» est pavé avec de grands carreaux en terre cuite ; el) % ces deux planches , on laisse deux conduits horizon*311^, i l à chaque extrémité de la chambre qui reçoivent P ^ un de leur bout mm la fumée et l’air échauffé qui ^ circulé sous le parquet et les déchargent dans la c minée n n ; on prend le plus grand soin pour bien clf monter les-dalles du parquet supérieur, afin de fri'11!6’, tout accès à la fumée. Dans les appartemens royaux? carreaux sont en porcelaine ; ils ont deuxpieds en c3*
- •et on en met deux rangs les uns sur les autres, de te sorte que les .joints des carreaux inférieurs ne cor* . pondent point avec ceux des carreaux supérieurs : a, d’ailleurs, plusieurs méthodes pour construire c hoa-hang et ti-kang, comme les Chinois les nomme»*-.
- Dans.les maisons riches, on place le fourneau dan® cour adossé contre le mur qui regarde le nord , ou «ncore dans la salle où se tiennent les domestiques»^ qui précède la grande chambre ; les cheminées a0
- à l'extérieur.
- le*
- JJ cl II O ------V UUI1VOJ OU IfUUil 1lu Ut uni1*
- conduils de la cheminée dans la chambre même ; ^ sC^ à faire bouillir de l’eau pour la famille et ne laisse f { que de contribuer au chauffage ; les riches ne brû,e e *que .du bois ou une espèce de houille qui ne d°ncS
- point de fumée et est très-combustible j les c^aSS
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- jj^ycnnes emploient de la houille en fragmens comme n'1 g!os sable et mêlée à une espèce d’argile jaune soiis ü|U)e de briquettes.
- ^(s pauvres gens de la campagne brûlent ce qu’ils
- _ljvent trouver ; le plus souvent c’est du genêt, de la
- h
- et même de la bouse de vache sèche. C’est au I .'ft Gram mont, missionnaire, que l’on doit ces dé-d“s> il ajoute qu’à Pékin, où la températuie est en hiver t ' 9 à i3 degrés de Réaumur au-dessous de zéro, les aisons, qui sont la plupart tournées vers le midi, con-j ’Vent par ce moyen une température intérieure de 7 & ,.degrés ( environ 10 C° ), quoique les fenêtres aient toairement, au lieu de vitres, du papier huilé et lais-llf tin passage à l’air du dehors pour la ventilation.
- ART. 20.
- Conduits à fumée, pour les serres chaudes.
- ]j^e moyen le plus généralement adopté se rapproche aUcoup de celui des Chinois ; quand les serres ne sont >/ k*en grandes, on peut l’y-appliquer avantageuse-mais, pour les serres très-longues, ilvaut mieux ang-(‘enter leur nombre que leur dimension. Il est en effet j|CQnnu que , lorsqu’on leur donne plus de dimension, .J* ^'oignent d’une telle distance du mur de la serre J ,,r>e grande partie de la chaleur est perdue, sans .lripter celle que nécessite le chauffage de la grande jj(atHité de briques qui les constituent; les petits four-peuvent, au contraire , entrer en grande partie Ij.'J8 les murs ou le plancher de la serre ; dans les ioca-jesoù l’on n’a d’autre combustibles que de la tourbe, j l'ois, ou de mauvaise houille, on doit nécessairement ^Oer de grandes dimensions au fourneau. Dans ceux , j Contraire, où l’on peut se procurer de bonne houille, coke ou du charbon de bois, on doit toujours ne leur j^.Oer que des dimensions peu gênantes ; enfin , l’ex-j'^nce a démontré qu’en général ces dimensions , ,lvent toujours être en raison inverse de la puissance f|( 0l’ifique du combustible dont on fait usage. Les four-,Lîr,X doivent être placés à environ 1 ou 2 pieds au-j îsOus du niveau du conduit, afin de faciliter la circu-< > de l’air chaud et de la fumée qui tendent toujours ( eIever. On donne à la porte du foyer de 10 à 12 pouc. Carré; ce foyer a de 2 à 4 pieds de long, stir'i pied t/2
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- (al8 ) ,•(( à 2 de largeur et (le hauteur ; cela dépend de la qoa*' du combustible, c’est-à-dire suivant la bonté de j( houille, etc. On connaît une foule de méthodes püUf. , construction des conduits : en Angleterre, les flancs<* conduits horizontaux sont ordinairement formés briques placées sur leur bord et recouverts p®r •[ tuiles, soit de la plus grande largeur du conduit ? ^ seulement d’un pouce plus étroites, qu’on assujettit®1^ avec du mortier, qui remplit aussi l’espace laissée® le bord de la tuile et le bord extérieur du cond® Toutes les pierres qui peuvent résister à la ch®]® sans se fendre peuvent être employées et doivent me’’ ( être préférées à la tuile, parce qu’elles ont n®01. de joints qui peuvent donner issue à la fumée au de , ment des plantes. On creuse souvent la surface si'tj'-rieure de ces pierres et l’on remplit d’eau cette c®v^ pour la réduire ainsi en vapeur au profit de ces ve» i taux. On doit faire attention que les conduits don®^, une chaleur uniforme, afin que les chaleurs et la tation soient égales sur tous les points. Dès que Ja f111,3 est parvenue à une assez grande distance du foyer p°>t que la température soit au-dessous de 212 Fahrenb6 f il est avantageux d’employer des tuyaux de fonte P1^ les conduire ; ceux-ci donnent plus de chaleur, et dans cette partie du conduit qui en a le plus bes®1 parce qu’elle est la plus éloignée du foyer. Par 1® 11 ,, thode ordinaire, qui consiste à employer de mauvais c ducteurs dans toute la longueur du conduit, une P®1 [e de la chaleur se perd et la fumée s’échappe à une h® température. On emploie quelquefois seuls les ^ duits de fonte, à cause de leur durée; mais, alors? ^ les fait reposer dans le sable ou dans un massif de ® çonnerie. , j
- La dimension des conduits est ordinairement de * $
- 18 pouces sur 9 d’intérieur pour un foyer de 2 P‘e |i0ii long, de 18 pouces de haut et autant de large, où brûlerait de la houille de première qualité ; c’est
- partie postérieure du mur de derrière qu’on pl®cef^ fourneaux , si l’on consulte l’élégance, lisseraient^.
- pendant beaucoup mieux placés contre le mur
- de
- vaut, de manière à entrer d’une bonne longueur d®°^, chambre, sans y faire d’angle ; car, en matière de gétation, l’agréable doit le céder à l’utile; les co»d jsont ordinaiyctnent dirigés autour de la serre ; P
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- ^ d’un point situé à une petite distance du parapet, llrent le long du côté où ils entrent, puis en face de HsSerre» puis sur Ie côté opposé au premier, et, dans ; serres étroites, ils retournent dans le mur de der-I re- Dans les grandes serres, au contraire , ils se ren-rtlt an milieu ; dans quelques-unes enfin ils reviennent Rendre le long de la branche initiale et au-dessus Cette méthode est préférable dans, les serrés 5uùes. La puissance des conduits dépend en si grande I rbe de leur construction, du combustible employé, ^ *a manière dont la serre est couverte, del’arrange-i'ù des vitres, qu’il n’y a guère de rapport à donner Ijjre la grandeur de la serre et la quantité de eombus-à employer. En général, il vaut mieux une cha-( r Joindre qu’un excès. On se sert quelquefois ds ^üits souterrains qui viennent se rendre dans une déinée placée au milieu de la serre où elle s’élève au ^ !eu d’arbres et arbustes qui la cachent. Cette raé-est bonne pour les serres détachées et qui ont a,!coup de vitrages.
- AflX. 21.
- Poêles de nouvelle constructionpar Fonzy.
- ( Brevet d’invention, )
- principe de ces poêles consiste en un plateau in-i(|lt;,!r et circulaire a, fig. 12a , monté sur des pieds;
- Milieu est un cylindre creux b pour recevoir une lt,féiite surmontée d’un second plateau c, au cen-^ Cl.uquel est une corbeille d à jour contenant du com-^std>le ; cette corbeille est enveloppée de toute part "ne cloche en fonte e qui se ferme avec une ou ii1''x portes à charnières f décorées ; la cloche est o'.'ie, à sa partie supérieure, d’un tuyau g pour la l(; de la fumée , et d’un vase h, plus ou moins élé-j > qui sert à la décorer.
- |( le plateau inférieur a est un cendrier t, dont on voit ^ au,fig. ta4 et qui est surmonté d’une grille, fig. 125, >logeda ns une coulisse pratiquée sous le plateau a. t| °tre les deux plateaux a et c est une série de casse-k qui sont plus ou moins larges, et qui ont la forme ."oir conique.
- ^ lieu de deux plateaux, il peut y eu avoir un plus
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- grand nombre montés de la même manière que dont on vient de parler, et placés horizontalement ® des cylindres creux j comme on le voit en éleva 1 fig. 126 ; dans cette figure, la moitié des casseroles, e° les deux plateaux inférieurs , sont remplacées jn'r vase demi-circulaire l, contenant de l’eau, et de»111!^ à l’aide du tube m, à fournir de la vapeur à des cj “ dres n munis de soupapes.
- Des cvlindres o placés à droite sur un tréteau P çoivent et conduisent la vapeur. ^ „
- Cepoêle peut encore se disposer comme dans la fig-i2/ où la colonne q est surmontée d’un four circulaire »’•
- La fig. 128 représente, en plan et en élévation, un P ^ teau circulaire garni, monté sur pivot et roulette8» destiné à être servi sur table.
- Poêle per fectionné, par M. Bosch.
- Ce poêle, formé de cinq à six pièces de fer de j polies , est cylindrique : son foyer est très-près dn dont il est séparé par le cendrier; ainsi, jusqu’à presl ^ il n’offre rien de particulier , mais dans l’inténÇ01.^ trouvent des canaux en pierre destinés à la circula delà flamme et delà fumée, et c’est dans la c°nstl option de ces canaux que gissent les perfectioneme08 ‘ J
- DOrtés nap TVF Hitttoh • il résnlfp rî’nn nnnnrf fill COi^ t
- portés par M. Busch ; il résulte d’un rapport au ^ d’artillerie, Kellner, au prince Frédéric de Prusse d’une note de M. Flock, chimiste à La Haye , qu aP ->
- ils 0,1.
- avoir soumis ce poêle à différentes expériences, -- Aleü reconnu qu’il chauffe plus promptement que les P0^,. ordinaires, et qu’il dépense un tiers de moins de bustible; qu’il conserve sa chaleur beaucoup P‘L1S , ,gs' temps et contribue à la salubrité par un tirage J actif fait dans les couches inférieures de l’air de * je droit où il est placé ; qu’il brûle complètcnie11 j, combustible, car il ne laisse en cendre, avec le cl>al de terre, que 1/20 du combustible employé , et °^uql retrouve dans ces cendres que peu de carbone ; ^(1jt brûle également bien les tourbes ; enfin qu’il I)!n,inr peu de suie, et pare ainsi aux inconvéniens de l’ip mation de cette matière dans les tuyaux : tant d a^ tages réunis nous font regretter vivement qu’une e cription exacte de ce poêle ne nous mette pas à m
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- M> . ' ( 221 )
- aPprécier, les notes que nous avons ne faisant j Cn°ucer les expériences auxquelles il a étésoumiset Cî““ri.,.é qu’il présente. M. Busch construit des k^nx d’après le même système , et il annonce dé-8er également très-peu de combustible.
- ART. 20.
- ^Pareil de chauffage et de cuisson économique, par M. Darchk.
- ( Brève! d'invention. )
- DESCRIPTION DE CES APPAREILS.
- î"
- §• tag, coupe verticale et longitudinale d’un poêle p°uvelle construction.
- J»- t5o, plan de ce même appareil.
- cet appateil, on prend un poêle dont le (ija " aiarmite ait 8 pouces environ de diamètre; on y J e une bassine a, de forme circulaire, qui s’ajuste (simulent dans le trou du poêle,et dont la profondeur ii(Ce trois pouces; dans cette première bassine, qui U3 demeure, et dont le rebord est à angle droit avec se trouve une seconde bassine b, mobile, ayant ^ire d’un tronc de cône renversé, dont le.dia-ijJ6 de la plus grande base est de huit pouces, peu-fdi, 'î'ie celui de la petite base n’est que de cinq ^es> ce qui laisse, régner près du fond, entre les V, . ss“ies, un intervalle d’un pouce et demi que ^'°it en C-
- IL? °°ntre du fond de la première bassine a, est pra-i]|, !ub trou de cinq pouces de diamètre, qui .se trouve i, 10 par le fond de la deuxième bassine b, et dans 1,110 de la bassine a, sont deux trous de trois pouces
- "Ht
- ^tture pratiqués à un pouce de distance l’un de
- v En cet endroit est une soupape d, dont le ‘tljj. 'e ou la poignée se trouve en c; cette soupape i Je calorique à circuler entre les deux bassines 'limite à gauche pour gagner le tuyau de la che-’fiîjj j? f; lorsque ce qu’on a mis sur le l’eu reçoit une !;ie °rte chaleur, on porte le manche de la soupape en et alors la chaleur est moins forte. *
- ^ Appareil à un trou avec circulaleur à soupape. itls °et appareil, que l’on voit en coupe verticale
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- v 222 ; p npc
- et en plan, fig. roi et i3a,le calorique, après avoir j les parois Intérieures du foyer a, s’introduit PaI , sel verture 6, se divise pour passer en c, circule en <*> t\ réunit en e, passe en f, se divise de nouveau !(j circule dans la capacité /i, se ramasse enfin en l> s’échappe par le tuyau k. ,je-
- Quand ce qu’on a mis sur le feu se trouve trop ment échauffé, on lève la soupape l.
- Poêle avec cîrculateur à double évolution*
- Dans ce poêle, que les fig. 135 et 134 représentent)1 en coupe verticale, l’autre en plan, la circulation ofi $ lorique se fait comme dans l’appareil précédent ! t) au moment ou le calorique, dans l’appareil précé entre dans le tuyau, ici il s’engage en n, dans ,e culateur à double révolution, se divise et circulee ,£. passe en c, de là en d, e, f, se rassemble en gi e chappe par le tuyau h.
- Appareil â deux trous avec four sous le foyer et circu
- labyrinthe. ^ ^
- Danscet appareil, queles-fig.i35 et 136 montrent en coupe et l’autre en plan, la chaleur s’introduit jei mêipe manière que dans le précédent, pour le P1 trou, mais, pour passer dans le second trou, e*‘er c1 gage dans le conduit a , circule en b, c, d, e, t> ° ’ gagne le tuyau h.
- Pour diriger le feu sous le four, on ouvre la et on ferme la soupape k.
- soop»Pe
- Appareil dans le genre du précédent, mais à deux I" ^
- Les fig. et i38 représentent cet appareil, 1 coupe et l’autre en plan. La fig. i3q le montre de
- extérieurement. . tr0!l'
- Le second four a, est placé au dessous du secon^ »,i( Cet appareil est muni d’un cîrculateur à ' adapté au premier trou à marmite et d’un circu*a double révolution appliqué au second trou. t ÉJ{|1 Le leu se dirige vers le four placé sous le 4°? |efo'lf ouvranfla soupape b, et fermant celles c et d; p°,)l e jd qui*^st sous le second trou, on ouvre la soupaP soii! tenant fermée celle />, lorsqu’on n’a pas besoin de les fours, oujerme les soupapes b,d, et l’on ouvre c
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- V ( «3 )
- tj J'n manœuvrant les soupapes e, f, on dirige le caîo -îue au pourtour des marmites.
- Poêle en fonte à deux marmites.
- Ce poêle se voit en coupeverticale et en plan,flg. i^o *4i ; dans son intérieur est pra iqué un espace a, qui j4 tl1 rétrécissant par le bas et dans lequel est placé le °3^r 6, qui a la forme d’un auge de inaçon. bette disposition est applicable à la plupart des poêles 11 lente ordinaires dits comtois ou autres.
- ^ Le calorique, après avoir frappé les parois-intérieures Itiyer b, entre en c, se divise en d, circule en e, et échappe par le tuyau f.
- „ Lorsque la chaleur est trop forte, on ouvre la sou-
- f»P
- Fourneau potager à trois fours.
- Les fig. x4a et i43 représentent ce fourneau, la préfère en coupe verticale et la deuxième en plan.
- ,,Le calorique après avoir frappé l’intérieur du foyer a> introduit par les passages b, fermés par des soupapes, ?es passages étant ouverts et les autres fermés, la cha-eur circule en c, d, e, et s’échappe par le tuyau f.
- Si la chaleur se trouve trop forte sous le trou g, on °u''re la soupape h; si c’est sous le trou i, que la chaleur Cst trop forte, on ouvre la soupape h ; les deux autres |U,ipapes /, m, sont pour régler le degré de chaleur sous Cs marmites n, o.
- Pour diriger le feu sous le four de droite, on ouvre la Sü,)pape p, et on ferme les soupapes q ; pour le diriger !trs le four de|gauche, on ouvre la soupape r et on, (|,tne la soupape q ; si l’on veut faire passer la chaleur S(JUs le four inférieur, on ouvre la soupapes, qui, en, ^êine temps, ferme le passage t.
- Poêle calorifère.
- . Les fig. i44et j45 représentent ce poêle en coupe ver-beale et en section horizontale.
- , Dans cet appareil, le calorique , après avoir frappé Cs parois extérieures dn foyer a s'introduit par le trou b, rend ensuite, en c et en d, s’élève et passe dans l’é-'a?R supérieur, et parcourt tous les étages successivement.
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- Appareil propre au chauffage économique des fers à passer.
- Cet appareil, que l’on voit en élévation et en pl30’ fig. 46 et 47» peut s’exécuter de toutes les formes p0’ sibles , selon les poêles ou fourneaux sur lesquels il <*01 être appliqué ; l’économie de ce système consiste d3(l les empreintes a destinées à recevoir les fers que 1 veut chauffer.
- Il convient de donner le moins d’épaisseur possib aux surfaces sur lesquelles doivent reposer les fers p1'11 dont qu’ils chauffent.
- Autre appareil.
- Dans l’appareil que les fig. 48 et 49 montrent en coup® verticale et en plan, le calorique, après avoir frapP" l’intérieur du foyer a, s’introduit par le trou b, circi*1® en c, d, c, et s’engage dans le tuyau fi; lorsqu’on ve11 conduire le feu au second trou à marmite, on porte ja soupape g vers le trou h ; alors le calorique entre p31' c trou b, gagne le conduit i, circule dans l’espace h, et gagne le tuyau f.
- Il faut observer, dans cet appareil , que le fond intd' rieur est en quatre morceaux, et qu’il est applicable a"* poêles ordinaires.
- Monture de fourneaux en fer.
- Les 11g. i5oet i5i représentent extérieurement, en élévation et en plan, une monture de fourneau en fer a laquelle s’appliquent uue grille et un circulateur à fourneau.
- Explication des figures détachées, à l’aide desquelles
- poêles et fourneaux dont on vient de voir l’explication e
- les poêles à marmites ordinaires sont rendus économiques'
- Fig. i5a, plan d’une partie auxiliaire communiquât11' du foyer au tuyau.
- Fig. i55, plan d’un fond intérieur à double entaiile’ s’appliquant au-dessus des foyers.
- Fig. i54) plan d’un fond intérieur à une seule entailla qui s’applique au-dessus des foyers.
- Fig. 155 , plan d un circulateur à soupape.
- Fig. i56,plan d’un circulateur à double révolution e à soupapes
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- î" ( 22a )
- plan d’an circulateur à labyrinthe. i;J8- i58, plan d’une grille à charbon de bois ayant en-jj,11 denx pouces de profondeur, jj.'tv i5o, bassine en tôle, fond mobile. rJS- î6o,plan d’un tiroir circulât eurs’appliquant sous
- ( ^ i(5i et 162, coupe verticale et plan d’un circula-v»peur, applicable au poêle en fonte, fig. 107.Ce
- V a j1 »ti|
- aleur se pose debout; il reçoit la chaleur intérieu-nt et extérieurement; l'eau dont il doit être rem-^rsqu’on le met eu feu, est promptement mise en M'bon par le calorique, qui , dans d’autres poêles, ,|, Perdu ; la vapeur peut s’utiliser dans diverses fa-%"es’ et’ Pünr Dis ménages, on peut l’employer epltle l’appareil connu sous le nom appareil Lemare, °}’er, en forme d’auge à maçon , est applicable aux ( r°eaux d’épicier pour brûlerie café.
- ttnier Brevet de perfeetionnement et d’addition, du 18 juillet 1829.
- (y. 1
- Cs perfectionnemens consistent :
- !n • Dans la disposition d’un poêle-fourneau avec four tü'e et dessus en ardoise ;
- i,] • Dans la combinaison de deux petits poêles écono-M'esj à la portée de toutes les fortunes , avec trous f une ou deux marmites ;
- (,[” • Dans la construction d’un petit fourneau économe pouvant être considéré comme un perfectionne-*tt de ceiu; connu sous le nom de fourneau d’Harel ; M Enfin, dans des changemens apportés dans la aode de chauffer les fers à repasser.
- description du Poêle-Fourneau avec dessus en ardoise.
- |ju
- i.’8- i65, coupe longitudinale, par le milieu de cet jj,?l'(’il, dans son ensemble, yg- x64, plan ou vue par-dessus.
- JidK- i65, coupe trauversaîe faite par la ligne ponctuée
- y’ Gg. 164.
- *8* 166. autre coupe transversale faite par la ligne Muée CD, fig. 164.
- appareil est disposé pour brûler du charbon de
- ih!0'1 du boisa volonté; la combustion s’opère dans ‘h -’ *
- y
- tirjeur du foyer a , dont le derrière est adossé à un Cn tôle b qui reçoit la chaleur de ce même foyer.
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- ( aa6 ) _
- Si c’est du bois que l’on brûle, on introduit cc c ^ buslibie dans le foyer a par la porte dont l’ouvertn;e en e, et on le place sur une chevrette comme daDS poêle ordinaire
- La partie supérieure du foyer est percée d’uu
- tro*
- circulaire d, dans lequel s’ajuste le fond d’une marI^'jC
- destinée à recevoir la chaleur du foyer ; d’un
- côte
- cette ouverture circulaire et dans le sens de la loogae(î_ de l’appareil est pratiquée une entaille rectangula" ^
- taille e une grille, fig. 158 ; on place le charbon sur c , grille, laquelle s’élève et s’abaisse à volonté , au lllü-;ta d’un pied en métal placé au-dessous , dont le jt
- la forme d’un triangle pour porter la grille, et doo
- et;
- corps, qui rentre en lui-même pour se raccourcir1 rallonger comme on veut, présente l’aspect d’uu P f{ de table dit à la Trouchain. La partie mobile ^ pied peut se fixer à la hauteur convenable , soit à 1 ‘ „ d’une vis de pression, soit au moyen de l’engrenage “ ^ pignon dans une crémaillère, soit par tout autre nl0^j connu, pour arrêter un corps mobile contre un e° L fixe. Cette disposition , qui permet à la grille du de monter et descendre à volonté, a pour but de p tenir toujours le feu à la même distance du fon , |j vase que l’on expose sur le fourneau, quelle que s°l quantité de ce vase qui pénètre dans l’ouverluïeP tiquée dans ce fourneau pour la recevoir. jtj
- La chaleur du bois qui s’élève du foyer a, ou ceu® ( charbon qui est placé sur la grille , a une prot'o0 p d’environ deux pouces, frappe le fond de la marI1^a[ ajustée dans l’ouverture circulaire d, s'échappe g-p l’entaille rectangulaire e, pratiquée sur le deva° ^ l’ouverture et circule dans la partie supérieure du ne au comprise entre les deux plaques en tôle f i'eC!'()lJ:< bées d’équerre et lui servant de couloir. Sur ces jji4 couloirs est posée une plaque g, en métal, dans sont pratiqués deux trous circulaires ou lunettes des 1 ^ à recevoir chacun une marmite, et correspondant .[6 à l’ouverture d du foyer, et l’autre à l’ouverture h au sommet du four. _ ()li[
- On place dans l’ouverture /t, comme on l’a au V» l’ouverture d, une grille qui reçoit du charbon» qu'on fait usage de ce combustible au lieu de bois>
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- îiiji j , ( )
- i na c est J,, bois quelVn brûle, on a soin de bouclier rou A avec un couvercle.
- j a chaleur, après avoir parcouru l’espace supérieur ^Pris entre les deux couloirs f, descend verticale-c,1t par l’ouverture i, réservée entre le derrière du et la partie intérieure de l’enveloppe extérieure A |f °urneau, qui peut être en matière quelconque, et t^nd dans le tuyau de la cheminée en passant par le
- repartie inférieure du derrière du foyer est percée, s toute son épaisseur, d’un trou que l’on ouvre et ,*e à volonté au moyen d’une soupape décrivant un j4j e cercle, ou d’un registre dont la tige ou manche, ^ ^averse le fourneau ou l’enveloppe , est brisée et Ltte une poignée ou anneau m, fig. 165, au moyen de fjMle on manœuvre cette soupape pour l’ouvrir et la i er, selon que l’on veut ou qu’on ne vent pas faire !Ser la flamme sur le fond du four.
- partie supérieure du derrière du foyer, et tout ^ du four, est pratiquée une large ouverture qui se Ij116 plus ou moins, à volonté, par une soupape en n qui permet, lorsque la marmite placée sous le tp^du foyer est trop fortement chauffée, de diriger ^ Phis ou moins grande quantité de chaleur provenant iij toyer sous la seconde marmite disposée au-dessus hou h pratiqué dans le sommet du four.
- La soupape a a, comme celle qui est placée au-fyS°Us, et ffUR l’on 'dont de décrire, une tige à laquelle |f ^tachée une poignée o, qui est saillante en dehors enveloppe du fourneau, et qui sert à manœuvrer J1- soupape en lui faisant décrire un arc de cercle. V"ne ouverture carrée est pratiquée latéralement dans VeloPPe Pol,r former l’entrée du four; elle doit, t8| l’ouverture ou entrée c du foyer, se fermer à <ta0tlté par une porte en tôle , montée à charnière et (JJ1*, au milieu, un registre destiné à alimenter la ^hustion.
- i/’ trou pratiqué dans toute l’épaisseur du fond de (| veloppe k pour introduire dans l’intérieur du four-iç,1,1 un courant d’air qui circule d’abord entre le bord 'enveloppe et une plaque de tôle 7, au-dessus de sij H® je fün(j ^ f0l]r est monté sur quatre cales. Cet hasse ensuite sous le foyer , s’élève à droite et à che dç ce foyer dans un espace réservé à cet effet de
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- chaque côté entre ledit foyer et l’enveloppe, et après qu’il s’est emparé dans ses passages de la cha j, que lui a communiquée le fourneau, il arrive dan9 ^ couloirs f, en parcourt toute l’étendue et sort ch par les deux bouches.de chaleur r. jf(!
- Uue plaque recouvre le fourneau lorsqu’on a ch ' les marmites de dessus , et donne à cet appareil 1 aPr rence et les propriétés d’un poêle à four. ,ff
- A l’un des bouts du fourneau, et en avant de ture c, on adapte une partie de cheminée portati',e
- b«ÿ
- ,c»5
- métal ou toute autre matière.
- Le foyer de ce poêie-fourneau n’ayant pas d’être aussi grand que ceux des cheminées, dan. on ferme seulement l’ouverture c par des lames et par des moyens déjà employés pour fermer les6 ], minées. A cet effet, on raccourcit le foyer pour lo»1^ cylindre et les lames destinées à fermer et ouvrir la ( ouverture en remplacement de la porte à chaniic,e du registre dont il est parlé plus haut. p
- Ayant reconnu que l’ardoise avait la propriété d« r bien résister au feu, j’ai pensé que cette matière1 (i( placerait avec avantage, pour former des dess119^ poêles, le marbre, qui a l’inconvénient de se F” par l’action du feu.
- Poêle ayant la forme presque cubique.
- Fig. 167 , coupe verticale de ce poêle par le Fig. 168, plan. J
- Ce poêle est composé intérieurement d’un foyera ce occupe toute son étendue ; la première moitié foyer, du côté de la porte qui est en b, est à nu jus<h ^ couvercle, et la moitié de derrière est surmontée voûte en double fond incliné c, que j’appelle rég11^ supérieur à soupape, au-dessus de laquelle se lrü i placé le trou f du tuyau de la cheminée qui est opP^j à la porte du poêle. La voûte c est percée, dans lieu et dans toute son épaisseur, d’une ouverture bouchée par une soupape en tôle qui est disposée e se manœuvre delà même manière que la soupapc signée sous la. lettre n dans la fîg. i63. je i
- Ce poêle est recouvert par un dessus sembla-^)i| celui dont il a été question dans la description du P.^f précédent ; il peut être en terre , en faïence, en 111 P ardoise ; il est percé d’un trou situé au-dessus *
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- h . ( 229 )
- J rtie du foyer non recouverte d’une voûte pour recevoir marmite à rebord g qui bouche parfaitement le “u et dont le fond pénètre dans l’intérieur du poêle: marmitte reçoit en dessous et au pourtour l’action
- ^eu provenant du bois placé dans le foyer.
- soupape d n’est autre chose qu’un régulateur de qui s’ouvre plus ou moins à volonté ; elle a pour )':t de laisser échapper, quand on veut, par le tuyau f cheminée, l’excès de calorique nécessaire pour ai,ffer la marmite au degré convenable.
- Autre Poète.
- j^ans ce poêle, que la fig. 169 représente en coupe '^icale et longitudinale, et que la fig. 170 montre en f^bunepartie du foyer n’est pas, comme dans le poêle ^cèdent, surmontée d’une voûte, et le troua du tuyau 'acheminée est percé tout-à-fait dans le bas, du côté ,, Poêle opposé à la porte b du foyer. Ce trou est masqué f^llne espèce d’impasse c, que j’appelle régulateur in-,|le"r à soupape; cette impasse a la forme d’un fer à ^val faisant corps avec le foyer ; de sorte que la cha-' A émanée du combustible placé en d dans le foyer, ^Qt frapper le fond de cette impasse , se trouve ra-en avant.
- I, e derrière de l’impasse c, qui est à une certaine dis-f*c6 du trou a de la cheminée pour ne point empêcher , jjS°ttie de la fumée, est percé d’un trou correspondant ^otement avec celui du tuyau de la cheminée; ce 'i^est bouché par une soupape e que l’on ouvre plus ’jj^oins, à volonté. Cet appareil est recouvert par un en ardoise percé de deux trous ou lunettes pour J^oir un même nombre de marmites ; l’une de ces limites est située au-dessus du foyer d, où elle reçoit internent la chaleur du bois , et l’autre est placée di-,!|.eiùent au-dessus de l’impasse c qui lui renvoie la ^ JeUr dont elle peut avoir besoin : c’est lorsque cette ùr est trop intense que l’on ouvre la soupape e C*a quantité convenable pour qu’elle laisse échapper, bu,. e tuyau de cheminée, la quantité de cette cha-1 pourrait excéder les besoins.
- 1 a*ts ce poêle, aussi bien que dans les précédées, v'I'j’on ne fait point usage des marmites dont il a été P^ion, on doit les remplacer par des bassines ou par 8 autres vases qui en remplissent absolument les con-
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- V 300 / . fl|H
- ditions, surfont à l’égard de la partie de ces vase» h entre dans l’intérieur du poêle.
- Petit Fourneau économique destiné à remplacer te Fouf,}C<> j dit Fourneau d’Harel. 1
- La fig. 171 montre ce fourneau en coupe verticale sa marmite, et la fig. 172 se fait voir en plan san* ; marmite. . .
- a, cendrier percé au centre d’un trou cylio£*rl?J)e! qui, à partir du milieu de sa hauteur, s’élargit en c l jusqu’à la base ; ce trou s’élargit également par le mais c’est suivant quatre entailles formant la cr°'[e! l’une de ces entailles présente une échancrure l> sÿtfj bord supérieur de la pièce ; une pareille échancr11^ est pratiquée dans le bord de la base de celte t°e. t partie du fourneau ; elle est destinée à l’introdo® ^ de l’air dans le cendrier pour l’alimentation de la c bustion. p
- La seconde partie d de ce fourneau , qui est Peo11 au centre pour recevoir la grille et le charbon d’un correspondant à celui du cendrier, se pose sur ce L drier ; ces deux pièces , que l’on pourrait cimente^f)| semble de manière à n’en former qu’une seule , do< J être enveloppées par un cylindre en tôle dont le .^i supérieur porte le cordon circulaire ménagé au nl* „[ de la hauteur de la marmite e dont le fond descencl(il|i la partie d. Cette disposition forme un petit économique portatif à la portée des fortunes le* > modiques.
- Nouveaux moyens de chauffer les fers à repasser-
- Le premier de ces moyens, déjà énoncé dan* , première description , consiste à percer à jour leS ‘ ()( ces destinées à recevoir les fers et à fermer ch® ^ trou par une espèce de bassine dont le fond est plaque en fonte mince destinée à recevoir lesfer^
- danl le temps qu’ils chauffent ; ces bassines p
- loOF
- dans l’intérieur du foyer, selon les poêles ou fourà auxquels on applique cette disposition. A chaqlie
- entre la poignée et la plaque , j’adapte une pi31!11 (it
- tôle, de sorte, que les fers étant sur les bassines, ,r plaque en ferme le haut, à l’effet d’en concentrer d* tage la chaleur,
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- C a-’» )
- Autre appareil préférable aux précèdens.
- ^anBce nouvel appareil, les fers que l’on met chauffer à plat sur une plaque tnince circulaire et hori-^tale ; ils sout tous recouverts, à l’exception de leur (t‘Bnée, par une autre plaque parallèle à la première , il ouverture que ces plaques laissent enfre elles est j chée à la circonférence par un cercle en métal qui ^Pplique contre le bord extérieur de chaque plaque , concenl:re la chaleur sur les fers sans trop échauf-Jes poignées qui restent exposées à l’air.
- 1 appareil peut se poser, à volonté, sur la plupart lïss Poêles construits pour recevoir des marmites, sur ’ourneaux et au-dessus des foyers ; il tient lieu de _®8Us de poêle , et, comme il est portatif, il permet n °n le remplace, quand on veut, par une chaudière Marmite ; il s’applique très-bien sur la plupart des •Crs à circulation décrits dans mon premier brevet.
- disposé pour faire chauffer des fers à repasser et muni afne enveloppe qui empêche d’être incommodé de la Valeur lorsqu’on s’en approche.
- jjjg. 173 , coupe verticale de cet appareil.
- 174, plan, par-dessus, le couvercle étant enlevé.
- tri corps du poêle en maçonnerie , que l’on peut aussi lJ'e en tôle ou en fonte.
- , j foyer établi sur une plaque en fonte c, qui repose j'jtin rebord pratiqué dans la maçonnerie, et qu’on t '®ve à volonté par le haut de l’appareil, pour la placer y ,S|fite au besoin comme nous aurons occasion de le Ül1 plus loin.
- partie cintrée en fonte de fer, s’avançant du fond ,l,/oyer pour ramener la chaleur sur le devant, avant f11 elie se rende dans l’espace e, pour enfiler le tuyau de géminée.
- plaque en tôle ou en fonte s’enfilant par la partie ^ Prieure du poêle et reposant sur un rebord pratiqué
- la maçonnerie. Cette plaque est éçbaulfée forte-^t, dans toute son étendue, par le calorique qui se ,5?sge du combustible placé en 6, et elle communique chaleur aux fers à repasser g, qui sont placés dessus lls aucune précaution.
- ‘> couvercle en tôle ou autre matière, fermant aussi
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- ( a32 ) or la
- bien que possible, au-dessus des fers à repasser^ partie supérieure du poêle qui forme un four; ce verclepeut s’enlever à volonté, lorsqu’on veut Pre0gle ou remettre les fers ; à cet effet, il est réuni au p^g au moyen d’une charnière, ou bien il porte une p°'f> ou un bouton .qui permet de l’enlever comme un c vercle de ufirimite. f()t
- i, enveloppe en tôle, que l’on peut faire égfle11^ en cuivre, en foute, en fer-blanc, en poterie, ^ C’est nn cylindre ouvert par le bas et qui a , à son e*1 mité supérieure, un rebord intérieur h, formant 1 lunette dans laquelle vient s’ajuster et affleurer le c |9 vercle /1. Celte enveloppe est percée, en avant ae ^ porte du poêle ( que l’on peut voir dans les figures), ^ deux ouvertures, comme nous l’avons dit au coron1 cernent de cette description. sp
- On conçoit facilement qu’au moyen de cette disp"
- tion l’enveloppe i peut s’enlever comme une clec^
- .........~---- --- —_ |g j;
- lorsqu’on veut, dans des temps froids, profiter ^
- chaleur du poêle , sans rien déranger des autres par de l’appareil.
- Application du poêle à enveloppe que l’on vient de decr!r,
- la cuisson des alimens et autres substances, ainsi qu chauffage des liquides.
- Il est aisé de voir qu’au lieu de placer des fers à J passer dans le four qui forme la partie supérieure poêle , on peut y mettre, soit de la pâtisserie, soit ai ^ rentes sortes de mets qu’on y veut faire cuire , soit e° de l’eau ou tout autre liquide qu’on voudrait y fa chauffer ; on peut même y établir, à volonté, une U1* mite ou une chaudière. Quand on fera usage dl* marmite, la plaque/y qui forme le fond du four, seja percée d’un trou rond /, fig. i-5, dans lequel entrer* mfa'mite, et comme, dans ce cas, le fond de la mile descendra assez bas, au lieu de faire le feu e° ’ qui se trouverait trop élevé , on établira le foyer en 11 1 pour chauffer le lond de cette marmite. ]g
- Quand ce sera une chaudière qu’on mettra sl,r t fourneau, il faudra enlever préalablement la plaflue^ que l’on rétablira en place lorsqu’on voudra de noUve^ faire chauffer des fers à repasser, et on bouchera )Ç pratiqué au centre de cette plaque avec une rondelle
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- tj' , ( 2^3 )
- Iamètre de ce trou et de l’épaisseur de la plaque, pour ‘'°Uvoir poser des fers dessus,
- appareil de cuisine qui se pose sur un feu découvert ou * air libre, et qui est surmonté d’un tuyau formant tirage.
- Cet appareil, que la fig. 176 montre en coupe verticale ^ecôté, est composé d’une espèce de trépied a, ayant eu* fonds b, c, percés chacun d’un trou cylindrique , ^ d’autre forme, pour recevoir la marmite ou cliau-'^re d, qui se fixe ou non sur le trépied.
- ..La chaleur et la fumée qui se dégagent du ccunbus-placé en e, soit sur un fourneau ordinaire, soit sur j,atre d’une cheminée, soit sur le sol à découvert, vont ([aPper contre le fond de la marmite et contre le dessous if la plaque c, qui forme le fond inférieur de la tête
- trépied, et , comme cette même plaque est percée '‘"n trou en f, la chaleur et la fumée, attirées par le |,}'au g, qui s’élève sur le trépied, se répandent dans j,espace ménagé entre les deux fonds b, r, pour échauf-er la marmite qui traverse cet espace en fermant hermétiquement le fond b; c’est après avoir parcouru cet esPaee, formant étuve, que la fumée s’élève et s’avance le tuyau g qui l’attire.
- , Ce même moyen s’exécute particulièrement pour !|û!er du charbon au moyen de l’appareil, fig. i5o i5i, et des objets de détail, fig. j58 et iScj.
- La grille , fig. i5S, se place dans le dessous de la caresse en fer de l’appareil, fig. i5o et i5i,comme cela se Lafique aux fourneaux portatifs dont la carcasse est
- bois.
- 4 la fig. i5q s’adapte un tuyau de deux pouces de ? Iamètre environ , et elle se pose au dessus de la grille, e tuyau se met à l’opposé du bec. Les vases que l’on met Sar le feu passent par l’ouverture du haut, et le fond 'lpnt poser sur la grille qui porte le feu, ce qui forme ?hive et empêche les vases de renverser lorsque le char* ’°« vient à se consommer.
- Lgyau A circulation de chaleur, destiné à établir un chauffage en tirant parti de la chaleur perdue des poètes, fourneaux, cheminées, etc, /
- Ce tuyau qui est bouché à scs deux extrémités et fiée l’on voit extérieurement en élévation, fig. 177, en
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- ( )
- plan par-dessus, fig.178, et en plan par-dessous, fig* *7^’ est formé d’un tube d’environ six pouces de dianiètie sur une longueur arbitraire, en tôle, en cuivre, etl faïence ou en toute autre matière, dont l'inférieur à compartimens pour la circulation de la chaleur et d la fumée.
- Dans la partie inférieure de ce tuyau est une pet,t® cloison verticale a , fig. 177 et 179, qui partage en ce endroit le tuyau en deux parties égales , b, c, jusqu r une hauteur d’environ 18 pouces au-dessus de tei’re 1 tout le reste du tuyau, dont la fig. 178 montre le plalV est divisé en trois parties égales par les cloisons d, e, /’ d’inégales longueurs. Cet appareil est encore muni, térieurement, de deux bouts de tuyau g, h ; le tuyaue’ qui est placé au bas de l’appareil, à la hauteur indique^ parle cercle ponctué g, fig. 177, sert à établir la coi® munication entre le tuyau à circulation et un f°ye placé à un endroit quelconque , afin d’amener dans c tuyau la chaleur qui s’élèverait et s’échapperait en puf perte de ce foyer.
- Quant au bout du tube h, placé horizontalement 3,1 sommet du tuyau à circulation, il est destiné à réva cuation de la fumée après qu’elle a parcouru toUS,?, compartimens du tuyau à circulation et qu’elle y a d® posé presque toute la chaleur dont elle était pourvue sa sortie du foyer.
- Comme on le voit, cet appareil 011 tuyau à circulât!0^ de chaleur n’est autre chose qu’un tuyau ordinaire , aUj quel j’ai donné une disposition intérieure, qui le i‘et> propre à retenir le plus long-temps possible la châle1’ qui s’échappe en pure perte d’un foyer quelconque p° lui faire procurer un chauffage supplémentaire, s° dans la chambre même où se trouve le foyer, soit da® une salle voisine.
- aut. 24.
- Perfectionnement dans les poêles.
- La plupart des poêles et des cheminées de Désar®0^ même, dit 1 auteur d’un article du Dictionnaire techn°. logique, page 070, article Calorifère à air, sont susceP^ tibles de produire autant d’effet que les meilleurs ca ® rifères à l’aide de cette disposition fort simple dont 4, pl. III, présente un exemple. 11 suffit de Pr°
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- plus possible les tuyaux en tôle ou en cuivre, \ifS ^a'saat passer dans des conduits en briques ou 'lia, S *-uyaux dont le diamètre lut plus grand de 4 i^8 > en sorte qu’il restât un intervalle libre de 3 LCt:s environ. L’extrémité B A de la seconde enve-liv6se P'ulnnge de bas en haut près du poêle (ou, re-j( e<nent aux cheminées de Désarnod, passe sous le l^P°Ur sortir par les bouches de chaleur), afin que ( dilaté en cet endroit,par la chaleur que le foyer lui ‘^Unique, s’élève en raison de la légèreté relative , (jt,eh:rniitie un tirage qui appelle l’air à l’autre extré-(j du tuyau : il est utile de recourber vers le bas y°uble enveloppe , de peur que l’air chaud ne dé-. ® par ce bout. Les choses ainsi disposées, lorsque et les tuyaux sont chauds , on conçoit que l’air ;ier,eur est constamment appelé du dehors au dedans, i'Wil s’échaulïé par degrés, en passant d’un bout à )yr® de la double enveloppe , en même temps que les ^duits de la combustion se refroidissent graduelle-Jd aussi en communiquant leur chaleur au tuyau, ^ 3 transmet au courant d’air.
- i| °r8que. dans le lieu qu’on se propose d’échauffer, t inutile de renouveler l’air , l’embouchure de la lu enveloppe, au lieu de communiquer avec l’air (^dehors , est pratiquée dans l’intérieur, en b, par iç^ple. Le courant d’air chaud a lieu dans le même |ij1 et il s’établit dans la chambre une circulation d’air r®mène sans cesse dans la double enveloppe l’air lij , la température est plus basse , et répand , dans Ijj erieur de la chambre, la chaleur enlevée à toutes ^drfaces chauffées par les produits de la combustion. V tuyau et la double enveloppe peuvent être placés j^sle carrelage dans toute leur longueur , et, en sup-!< même qu’ils fissent plusieurs circuits autour de 7èce qUe l*on veut échauffer ; cette disposition est jç dairement la plus commode, puisque les conduits f pâleur ne tiennent alors aucune place. Il est bien ;81 que la combustion soit alimentée par l’air exté-Iç ’ ) et que le foyer soit au dehors ; on évite par là les i^s de chaleur qui auraient lieu si l’on était obligé °4vrir les portes de l’étuve pour arranger le feu.
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- { a36 )
- aut. a5.
- Moyen d’augmenter la chaleur des poêles, par M. Conté (
- Le perfectionnement an moyen duquel ce sa ^ augmente la chaleur d’un poêle, est ingénieux parnl) simplicité et par l’effet qu’il produit. Il consiste eu^j tuyau de tôle, d’un diamètre inférieur à celui par J
- s’échappe la fumée; il est placé dausl’intérieur du fi1*
- jt«»
- tuyau, et parallèlement avec lui : les deux extré»1^ de ce petit tuyau traversent le grand , et ses bordss soudés de manière que la fumée ne puisse pas s’èc5 L per. Les deux bouts du petit tuyau sont entière#1,^ ouverts , et l’air peut y circuler librement : d’après ee il est aisé de concevoir que, les tuyaux étant daO» j situation verticale 5 la fumée qui passe dans g'otre
- tuyau échauffe le petit, qu’il embrasse; l’air froid e ^ dans celui-ci par l’extrémité inférieure , le traverse» (
- échauffe , et, devenant plus léger, monte et en soft P
- le haut , de façon qu’il s’établit dans la çhai»bie courant continuel d’air chaud. Ce simple appareil s’appliquer aisément à tous les poêles, en y pratlfl deux coudes, soit au tuyau de fumée , soit au tuyaU jj{ chaleur; la dépense est bien peu considérable, cal se borne à un tuyau de tôle d’un petit diamètre. ^ L’invention de M. Conté réunit l’avantage d (j simple, peu coûteuse, de pouvoir être exécutée par les ouvriers , et de remplir le but de chauffer pfOtoP ment et avec économie.
- akt. 26.
- Poêle-fourneau de M. Harel (2). ^
- Le poêle-fourneau de M. Harel est construit d ®P s[ celui de M. Bouriat. Comme celui de ce dernier» en terre ctrite; sa forme est cylindrique, sa capa ? arbitraire; il est cerclé d’une bande de fer placée ^ partie supérieure; il a une porte en tôle fixée enj1’ e à tous les poêles. On y substitue une fermeture en ' qu’on enlève à volonté, et qu’on enlève par la cafetJ® l( porte , de l’invention de M. Cadet-de-Vaux. Le s’adapte dans la partie supérieure opposée.à la P°lf eri ou sur l’un des côtés. Le haut du poêle est oovef
- (*) Bulletin de la Société cl'Encouragement ; an xrr, Paêe *
- {-) Bulletin de la Société d’Eircouragemcnl, r8oG.
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- i'-lïtin V )
- |ç, er 5 on ferme cette ouverture d’un couvercle en 5 tîtli 5 étant fixé dans des rainures, prévient la î„I !e de la fumée. On substitue à ce couvercle une cap-fa .en ’ lorsqu'on veut faire chauffer des fers à ré-^'ser ou établir un bain de sable; à la place de cette 'i!ifSU^e’ on luet 11 ne marmite ayant vers le milieu de sa (j ace extérieure un rebord saillant qui ferme toute la ;trC?n^érence de l’otivertue du poêle. Ou peut aussi se ‘d'une marmite ordinaire, en adaptant un cercle ^ We au bord de l’ouverture du poêle ; on place sur la i; l,lllte5 pour la fermer, un seau de fer-blanc qui con-h») ne assez grande quantité d’eau bientôt échauffée fjy' a Vapeur ; et, soit qu’on se serve de ce seau , soit je°n couvre la marmite d’une autre marmite en terre tr, ,ü^oie diamètre , mais moins profonde , on peut ]'1(. b’e dans l’intérieur et au-dessus du bouillon en ébul-^.u,îî une boîte en fer-blanc soutenue par des pattes i|e portent sur les bords de la marmite. Cette espèce ^ Caserole çontient les viandes ou légumes que l’on ^ apprêter; ils cuisent très-bien par l’effet de la va-|^r; Ôe poêle, auquel on peut adapter les mêmes ap-j^'s qu'au fourneau Bouriat, ou à la plupart de ceux j par de Rumford , a le même tirage que les
- C es ordinaires; ce qui l’assimile aux poêles suédois, que, dans l’intérieur, à peu près à moitié de sa (J our, R existe un support circulaire sur lequel s'é-^ un couvercle de terre, portant à son contre un l^au de fer, pour qu’avec un crochet on puisse l'en-t^ct le replacer à volonté. Le couvercle , fait en for-dj d’assiette plate et épaisse, a une échancrure dont le |, aiètre est à peu près le même que celui du tuyau du (|c e. La flamme et le calorique frappent d’abord le tç,s°us de ce couvercle, et trouvent une issue par son l! ancinre; mais à huit ou neuf décimètres, on place ij(i Sec<>nd couvercle au-dessus du premier, et construit f^ênie, quoique d’un plus grand diamètre; la portion li^ailc,ée de celui-ci se place à l’ouverture opposée du
- „ —v.,; ptace a rouvenure oppr
- ;a|i et à celle du couvercle inférieur, ce qui établit la dation du calorique dans l’intérieur du poêle.
- j. Des Fourneaux d’appel.
- la fumée doit suivre un long conduit hori-a' > ou redescendre pour aller gagner un tuyau de
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- ( 2Ô8 ) sj
- cheminée et prendre son mouvement ascendant, ^
- souvent obligé d’allumer un feu léger, soit au pic® j tuyau où doit commencer le mouvement ascensionn ^ soit à quelque distance du foyer pour déterrniner commencement du tirage ; l’ouverture réservée P° g cet effet est ce qu’on nomme fourneau d’appel. Co»11 ^ le but est de produire le premier mouvement, quelq°' copeaux, une poignée de paille ou une feuille de paP‘e ’ suffisent pour obtenir cet effet, sans lequel la fui»e qui est plus légère que l’air contenu dans le cü° descendant ou horizontal, ne pourrait établir un coi»3^ pour arrivera la cheminée montante, tant que l’alf celle-ci une fois mis en mouvement par la chaleur P1 duite par la flamme des copeaux, du papier, etc.» ^ être remplacé par l’air du conduit. Aussitôt quel*1 ( pulsion du mouvement est donnée, on ferme exacte»1® l’ouverture par laquelle on a introduit les corps en»3 més au moyen d’une porte en tôle placée à cet effet*
- Des Bouches de chaleur.
- Dans toutes les constructions pyrotechniques, les pa*f sages de l’air sont trop rétrécis ; on pourrait souve décupler la quantité de chaleur, en portant à 9 P°l1fies (om,25) de diamètre les bouches de chaleur auxq»e on donne ordinairement 2 à 3 pouces (om,o8) au P*u. Il est bien entendu que les conduits correspondans vent présènter une ouverture de passage égale à ce ci (1).
- art. 29.
- Montage et démontage des Poêles ordinaires et de l#ur$ tuyaux.
- Des poêles, soit en fer fondu ou en tôle , soit faïence, doivent toujours être établis sur une a*r® massif de briques ou de pierre, afin de prévenir lesl cendies. jj
- Pour le montage des poêles en fonte ou en tôlÇt^ n’est guère possible d’indiquer d’autre marche à si» ^ que celle qui doit résulter naturellement de la lion qu’il faut que les pièces reçoivent les unes PaI. * Jjt port aux autres, et qui, comme on le sait, d°iŸ
- ( 1 ) Nouveau dictionnaire technologique , t. iv, i8a3.
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- (g. • , . ( ^9 )
- , u)oiirss ajuster ou se superposer, en commençant par
- et en allant successivement jusqu’à
- inférieures !
- çUe.s du haut.
- Un poêle de faïence peut être carré ou rond, et se ^'npose ordinairement de trois parties distinctes: i° ^»ne base profilée; a° d’un corps principal ou fût, lequel le foyer est pratiqué ; 3° d’une corniche paiement profilée qui reçoit la tablette de faïence ou e marbre, qui forme la partie supérieure ou le couinement.
- ^ Chacune de ces parties comprend , en outre, un nom-jteplus ou moins grand de pièces ou carreaux, selon *8 dimensions du poêle , et qui sont accolées les unes i autres : pour les poêles carrés , elles sont plates j rectangulaires, à l’exception de celles formant les ^les, lesquelles doivent être, par cette raison, à deux ^'anches comme une équerre ; et dans les poêles de j|Jr,ne ronde, elles ont toutes, indistinctement, la cour-ie d’une portion du cercle.
- Ça hase et la corniche ne comprennent jamais qu’une Ç'se chacune, tandis que le fût peut en avoir 2,3 et 4, selon 1a hauteur du poêle.
- Ces sortes d’appareils s’ajustent nécessairement sui-un ordre analogue à celui observé pour la pose des Piles en fonte ou en tôle.
- Ainsi, on placera d’abord la base sur l’aire en maçonne disposée à cet effet ; puis la première assise du fût ; j^nite la deuxième et la troisième, s’il y a lieu, et enfin * corniche et la tablette.
- Ces carreaux doivent être liés entre eux par des j^ftipons fixés dans des trous conservés à cet effet dans épaisseurs; les joints se remplissent avec de la terre *P°ur délayée, et l’ensemble du système se maintient J11 moyen de bandes ou brides en cuivre qui font le , 1"1' du poêle , que l’on serre avec des vis , et qui sont Placées de manière à recouvrir les joints horizontaux ves assises, tout en contribuant à l’ornement de l’ap-fareii.
- Quant à ce qui concerne le démontage, on conçoit jl1 il doit se faire en suivant l’ordre inverse à celui in-”lc{ué ci-dessns.
- j ^'établissement de» tuyaux ; soit en tôle , soit en ^ence, exige surtout une attention particulière, parce n’est point indifférent d’en assembler les diverses
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- V ) .Jîjl
- parties d’une manière plutôt que d’une autre •' f . ferons-nous remarquer, à cet égard, qu’il faut to»J° que la deuxième partie qui forme un tuyau soit if duite dans la première, la troisième dans la secou . et ainsi de suite, afin que les infiltrations du bistre, h provient de la condensation de la fumée dans les paj supérieuresdu tuyau, ne puissent avoirlieu parles j°,n J ce qui est immanquable lorsque la disposition que n°,eS venons d’indiquer n’est point observée, et que tuyaux ont une inclinaison peu prononcée.
- CHAPITRE IX.
- . t ; fit1
- Calorifères à air. — Calorifère salubre de M. Olivier. — Cai°r ^ à circulation de Désarnod. — Calorifère de M. Wagelïsaûïl id. à circulation de M. Meissard.
- ARTICLE PREMIER.
- Des Calorifères.
- Oiv donne le nom de calorifères à des appareils pr°P!o5 à échauffer,plus oumoins promptement et plus ou économiquement, les grands établissemens, tels qoH ateliers , les séchoirs , les salles de spectacles , lessei’O les grandes chambres, les étuves, etc. au moyen n seul loyer; dans ces appareils, on peut même brùler ^ combustibles économiques , mais dont l’odeur pour1' être désagréable dans cet appartement. On peut dff1 les calorifères en trois classes : i°. Les calorifères à air ;
- 3°. Les calorifères à eau ;
- 5°. Les calorifères à la vapeur.
- Ces appareils peuvent encore être rangés en deu* •l’L tèmes: l’un tendant à renouveler l’air que l’on écbau et l’antre à élever et maintenir la température d 1,1 masse d’air que l’on renouvelle.
- Calorifères à air.
- L’on sait que la chaleur spécifique de l’air, à p0!^ égal, équivaut au quart de celle de l’eau, et le P0’1,, spécifique de celle-ci étant à celui de l’air comme est à i,5o , l’on voit que la chaleur spécifique de est moindre que celle de l’eau dans la proporûo0
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- tooo, c’est-à-dire moindre que
- ; il faut
- J1, a 5
- %'C l*n très-grand volume d’air pour qu’il serve de l(| 1CUie au calorique , et échauffe différens corps à une Stature donnée : il faudra donc un courant d’air ,assez considérable dans l’intérieur des conduits
- ploie un
- ^ucHvent transporter la chaleur et une grande mass vaaffante, en supposant même que l’on emploie u ' a‘ bon conducteur, tel que le cuivre.
- ^uisi, dans un calorifère présentant une surface d’un j,re carré en cuivre, de deux millimètres d’épaisseur, °n a brûlé 6 kilogr. de charbon pour échauffer de 179 mètres cubes d’air, ou 232.7 kilogr., la chaleur ’See dans l’intérieur de la chambre était de
- 1 mn-imui ur au unduiuir a;iual uc - ^ —j—
- 290S unités ; mais la chaleur dégagée par le cora-I st'ble était de 6 -f-joSo unités, ou 423oo unités ; donc, ^ cette expérience, l’on n’avait utilisé que c>s68j5 de l’effet théorique. On peut obtenir de meil-t.rs résultats en pratique, en multipliant les surfaces j'*auffanles,et utiliser, par ce moyen, leso,9 de chaleur I[i6agée ; mais il faut, pour cela, que les produits de la ^'bastion soient moindres que 100 degrés lorsqu’ils et 1 "on n’y parvient facilement qu’en n’élevant jj, J} température du milieu que l’on veut échauffer de j.|(Sa *^o degrés. Lorsqu’il est utile de renouveler l’air, en temps qu’on l’échauffe continuellement, comme ^‘des salles de spectacle, les ateliers, les séchoirs, etc., ij dispose les choses de manière à ce que l’air extérieur S. boduise , en passant d’abord sur les surfaces des !,Jox qui portent au-dehors les produits de la cornichon , en sorte que l’air le plus froid , en contact avec i, surl’aces qui enveloppent la fumée, la dépouille de Chaleur avec d’autant plus d’énergie que Indifférence . hjiipét ature est plus forte ; cet air s’échauffe ensuite j^tieilement de plus en plus, en approchant davantage s( foyer de la combustion près duquel il entre dans I face qu’il doit échauffer. La plupart des poêles, et les C'lliuées de Désarnod même , sont susceptibles de Ci l,iré autant d’effet que les meilleurs calorifères , à .'0 de cette disposition fort simple. îi es calorifères des grands étahlissemens , ordinaire-ij'1 composés de tuyaux cylindriques en fonte, scellés ;a s On fourneau en briques, sont placés dans une cave sffuite à cet effet.
- 21
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- ^ 2<+2 ) ' ' ' Leur construction varie beaucoup ; mais ils consi- ^
- toujours en un appareil dans lequel le feu et le c0.l,re, d’air brûlé sont en contact avec des conduits q111 j, ferment de l’air qui s’échauffe et qui se répand eu* dans les salles que l’on veut chauffer. Pour obtenu ^ bon résultat, il faut multiplier, autant que possible , surfaces en contact avec la chaleur du foyer, et fl1' masse d’air qui passe dans les conduits soit pour établir une circulation d’air dans les salles, de ^ nière à fournir 16 mètres cubes pour chaque ind1' par heure. (J j
- En général, les calorifères n’étant pas destinai échauffer le lieu où ils sont établis, qui est ordinaire^1 ^ un caveau ou un endroit plus bas que les pièces à ecb |fl fer, parce que c’est la chaleur qui doit détermi,,e,))e mouvement du courant d’air, ne doivent pas, c0l,!|C. les poêles, être construits en matière bonne çon trice du calorique; ainsi, on fera usage de briques,P , res, etc.; et, s’ils sont en métal, on devra les <'n jjii per avec ces matières, afin de concentrer la cba dans l’intérieur de l’appareil. . fei
- Quant aux tuyaux, on préférera toujours le e,1i4 ^ la fonte, attendu que ce premier métal laisse travel plus facilement la chaleur. j;
- Oh donne ordinairement aux tuyaux qui sont P13 J au-dessus du foyer, ainsi qu’aux trois premie^/L, suivent immédiatement, 2 Centimètres d’épaisseo1'* j, qu’ils sont en fonte , et 5 millim. lorsqu’ils sont en vre, en raison de ce qu’ils doivent supporter une te,,’l|)| rature plus élevée que les autres. Ces derniers pe,,v.j]j. être de 2 millimètres ; mais on peut réduire à 1 p mètre 1/2, et même à i millimètre, ceux qui sont P13; au-dehors du fourneau, et qui portent l’air chaud les pièces que l’on veut échauffer. .0
- Les figures 00 et 3i, pl. I, représentent un calorl àair- ^ _ <fi
- La figure 7n est une coupe perpendiculaire au* des cylindres. r
- La figure 7>o, une autre coupe faite par un plaD ^ sant par les axes de plusieurs cylindres. ^p-
- A, foyer d’où s’échappent les produits de la en*11 |lf. tion , pour passer sous le premier rang de cylind^^ monter entre le premier et le second rang, puis ' t jl le second et le troisième, ensuite entre le trois»*:il,t
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- Quatrième, e* jusqu’à ce qu’ils passent dessus le der-i et sous ta voûte en briques, pour se rendre dans la ç^mée f g.
- ^ette cheminée, qui a pour objet de dégager de la eur dans toutes les pièces qu’elle traverse, au moyen j j'y aux en cuivre f g dont elle est composée, s’élève jpsMis du bâtiment.
- ,s atls la figure 3o, les flèches indiquent les directions ^c°urans d’air chaud dans l’intérieur des cylindres, ;i atlsla fi< rure Si, les flèches indiquent les courans d’air j a e>t contact avec les cylindres.
- l’orifice par lequel l’air atmosphérique s’introduit 1(ir Passer dans des conduits ou encaissemens ménagés ^ la maçonnerie, d’un rang de tuyaux au rang supé-:(| > et communiquant avec les cylindres, où ils cir-suivant les directions indiquées par des flèches 0° c*ecen c\ de e en e’, pour se rendre dans des k"* en cuivre f g, destinés à porter la chaleur dans ages supérieurs.
- Calorifères salubres deM. Glivier (1 ).
- Ca avantaoes de cet appareil sont d’utiliser une très-i^e partie du calorique développé par la combus-!(|> sans odeur ni fumée; de laisser jouir entièrement !i)(j 'Jtie du feu; de donner une chaleur sensiblement ;(t("ee, et qui peut se conserver long temps dans l’ap-iji^ent ; de pouvoir arrêter le feu, tout-à-coup , en I ncendie, en fermant les registres ; de pouvoir faire l’n‘1er un volume de 10 à 12 seaux d’eau, à l’aide chaudière placée au-dessus du foyer, qui se chauffe 1 "ugmentalion de combustible ; de renvoyer dans l^attement la chaleur qui passe par des conducteurs lsj;s derrière la glace de la cheminée, en employant
- du*
- sus métalliques; de supprimer les faîtes des tuyaux ^"t'ininées, qui deviennent inutiles, puisque cet k re*l estfumivore; de pouvoir préparer les alimens dans une cuisine, sans se priver de la vue du feu ; 1^a*> de pouvoir chauffer les étages supérieurs aux
- '^08
- de celui qui est au-dessous.
- L fscripiîon des machines et procède'* spécifiés dans les brevets tlon, de perfectionnement , de., tome v,
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- ca!f
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- La fgure 10, pi. III, est l’élévation de face du rifère dont il s’agit.
- Figure 11. Plan coupé suivant æ a;.
- Figure 12. Le plan du foyer.
- a. Foyer où se met le combustible. _
- b. Conduits pour la flamme et la fumée, qui P1 nent une direction horizontale.
- c. Tablette qui couvre les conduits b.
- d. Contre-cœur en émail. |a
- e. Colonnes dans lesquelles s’élèvent la chaleur e fumée, qui, après avoir parcouru l'architrave, von* chapper par le tuyau de cheminée commun f.
- g-. Soupape placée dans le canal du fond, et dont.1'^ traverse le chambranle b. Cet axe fait mouvoù soupapes placées dans l’architrave.
- c’ Plan des colonnes e. ff;)e
- Les tables et colonnes de cet appareil sont en 3l°c| de toute espèce , émaillées en toute couleur, peinte:; e) décorées comme la porcelaine, et même en porccl®1^, pour remplacer les plaques en fonte des cœurs et eu3 cœurs des cheminées. $
- Les foyers sont proportionnés au corps des chc®1 ^ de la manière suivante : pour du bois de xo à i4 ? $ ces de long, le canal doit avoir 8 pouces sur 4 ’ celui de i4 pouces sur ai, 8 pouces sur 5 ; enfin; P e; la bûche entière de 43 pouces, le canal aura 12 p°u sur 6. (y
- Ce caloi’ifère, qui a été soumis à de nombreose-j ^ périences , a donné plus de chaleur que l’appai'el..(1( Curaudau et le 'foyer de Bésainod dit de deu$l grandeur.
- Calorifère perfectionné de M. Olivier. ^
- M. Olivier a apporté lels changemens suivans 3 premier calorifère : il place le feu dans le foyer ly. 10, 14, i5 , et 16, pi. III) ; la chaleur parcourt la ^ minée en passant verticalement par le cœur b et Ie ^jre tre-cœur, qui est en matière émaillée, pour se re'jüii' en c, oit elle passe sous le foyer, et de là dans les ^ lies d, d’où elle s’échappe dans la cheminée par Ie” ^ doits ou tuyauxe, placés dans l’épaisseur du chaiix^1^'!
- Le passage / doit toujours rester libre pour ra® la cheminée au besoin. pp
- Les expériences auxquelles cet appareil a été »o
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- ( ( ?45 )
- l^'cs Chap. XI ) n’ont pas justifié sa dénomination * est très-inférieur au premier sous le raport de l’éconu-.,1(; > mais, comme sa construction peut permettre de le-j^cer dans beaucoup plus d’endroits, nous avons cru "•ti faire d’en donner la description et les dessins.
- “• Olivier a appliqué les principes de ses appareils 1 chauffage des grands établissemens.
- Calorifère à circulation extérieure, de Désarnod. (Fig. 4, 5 et 6, pl. IV ) (i).
- Le moyen employé pour élever la température des ° a,)ds appartenons à l’aide de l’air chaud a l’avantage mettre à l’abri de l’incendie, d’être économique jj agréable ; on peut , par des dispositions convenables,. j,0|,ter très-promptement le calorique dans la pièces où [ 11,1 en a besoin. La chaleur se répand uniformément et aucune mauvaise odeur. Il ne peut jamais y avoir
- courant d’air froid : l’air est continuellement renou-e*c i ce qui rend les appartenons très-sains.
- Le calorifère à circulation extérieure, dont nous allons ^riuier fa clescription ( 2), réunit tous les avantages ci-,essus indiqués , et les expériences fait es dans de grands 'jhlissemens ne laissent aucun doute sur son efficacité. s Le foyer a la forme d’une cloche; il est muni, dans a partie inférieure, d’une grille mobile , et il est posé ^ un socle formant un cendrier.
- |> Le foyer a une ouverture garnie d’une gueule par où U|1 introduit le charbon. On bouche cette gueule avec 11 tampon qui s’y adapte et la ferme hermétiquement. t Le cendrier a aussi une porte à coulisse que l’on ou-'e pour attiser le feu et dégager la grille des cendres-(h.s autres matières qui l’obstruent, j Au-dessus du foyer est une espèce de lanterne ou tam-^°Ur avec lequel il communique par un collet. La fumée s.!°ute d’abord dans cette lanterne , puis descend par ^ tuyaux dans une gargouille on canal circulaire qui .’Uoure horizontalement et aux trois quarts la partie Prieure du foyer. Elle remonte de là par sept autres
- i)d‘) !,e prix de ces calorifères est de 1,000 à 3,ooo fr., suivant leur* ‘'"nsions et la longueur des tuyaux S employer.
- ^2) hxtrail du Bulletin de la Société à'Eneouragment, i6.e année,
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- mière; elle s’y réunit et passe ensuite dans un tuyau u‘ dinaire qui aboutit au-dessus des toits.
- Cet appareil est recouvert par une double envelopp qui ne descend pas plus bas que le canal circulai*^’ l’air passe aisément dessous, circule autour du foy6*’ ^ des tubes , puis se répand dans les salles par un condu de 5o pouces carrés.
- On place chacun de ces calorifères dans un cave d’environ xo pieds ( 3m, 3o) en tous sens, constru sous la salle. Ces deux caveaux sont fermés par une p°r à deux vanlaux ; mais l’air entre par deux ouvert^ pratiquées en haut, et ces ouvertures peuvent s’agra dir ou se rétrécir à volonté , au moyen de coulisses- , Pour alimenter la combustion, l’air vient de l’e*
- rieur par un canal souterrain qui l’amène sous la gr* jf de manière qu’il n’a aucune communication avec», ^ du caveau ; autrement, si celui-ci pouvait être an ,,j pour entretenir le feu, on perdrait te calorique (111 contient, puisque cet air irait avec la fumée se i'Cpa dre au-dessus des toits. ,g.
- Si l’appareil n’avait qu’une seule enveloppe, le cae rique aurait bientôt pénétré à travers une aussi lï)lt>a0 paroi, et la température du caveau parviendrait à degré d’élévation tel qu’il ne serait pas possible d’y trer pour le service du calorifère : d’ailleurs les mu*9 absorberaient une portion considérable en pure per 1 inaislacouche d’air qui passe rapidement entre les de ^ enveloppes s’empare du calorique qui se dégagede^ première , et la température du caveau ne s’élève P,( au-delà d’un degré supportable; déjà échauffé, cet circule autour du foyer, de plus de8o pieds ( 26 de tuyaux presque rouges, et lance dans la salle un 1 rapide qui a plus de 70 degrés de chaleur à l’et»^ü chure du conduit. s
- Le calorifère qui était placé dans le cirque desfr*^ Fraiiconi, faubourg du Temple , élevait et mainte1*8 la température à r5 et 18 degrés pendant 5 à 6 heufe^ dans une salle contenant 4o mille pieds cubes, avec modique dépense de 4 francs pour deux fourneaux- .
- Dans une expérience faite en présence des co®,1? . saire» de la Société d’Encouiagement, un calor**®^ semblable à celui du cirque de MM. Franconi a élev;e chaleur d’une pièce contenant 8700 pieds cubes '
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- degrés au-delà de la température qu’elle indiquait, j °ela en 4 heures de temps et avec une dépense de 4 j ''es de combustible: le lendemain il y avait encore i3 e|fés de chaleur produite.
- ^our nettoyer les endroits où la suie peut s’engager, a ménagé le moyen d’y parvenir à l’aide de portes ^ *1',enablement placées. On pénètre sans peine à trar j6ts les chemises dans les lanternes, dans les tuyaux et a^s le canal circulaire où ils abouchent, de sorte I Çn peu de temps le calorifère est parfaitement net-ye au moyen de brosses et d’instrumens appropriés à «sage.
- j.7e l'apporteur ajoute : « C’est beaucoup, sans doute, ^chauffer rapidement un vaste espace ; mais, si l’ap-^eil-dont l’établissement occasionne déjà une forte ^Pentfè, exigeait de fréquentes réparations, le but d’é-, tutnie ne serait pas atteint; ce point essentiel n’a pas enégHgé : toutes les pièces qui peuvent être détruites effet de la haute température à laquelle elles sont jPosées, sont en fonte, c’est-à-dire le foyer, le cen-jtler, les lanternes et les tuyaux servant à la circulation j Prieure de la fumée ; le foyer même est divisé en pièces, de sorte que la partie inférieure la plus ex-sée à l’action du feu, peut, à peu déliais, être renou-1 , et encore doit-elle durer dix ans. Quant aux au-
- M pièces, il est démontré, par l’expérience, qu’elles ,lvent servir à plusieurs générations.
- # Mais les localités ne permettent pas toujours de pla-j|fle calorifère sous la pièce que l’on veut échauffer; a même des circonstances où il est plus avantageux soit au-dedans ; c’est ce qui a lieu lorsqu’on a be-ji11* d’échauffer en même temps plusieurs étages, et ^tla circonstance qui se présente le plus souvent les manufactures où l’on a de vastes ateliers. Dans cas, l’appareil ne doit pas être revêtu d’enveloppes
- Mneuresjon doit toujours tirer de dehors l’air servant k a combustion, et cela est essentiel, afin qu’aucune j^die de l’air chaud de la pièce ne soit entraînée dans , hiyj,u du foyer. On conduit cet air chaud dansleséta-|js supérieurs sans employer aucuus tuyaux particu-iij.rs; on se contente de percer les planchers, de niante à établir un courant qui mêle, le plus . prompte-et le plus également possible, l’air chaud d’eu bas ec celui de» pièces au-dessus. »
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- La figure i,pl. IF, représente l’élévation dn cale1 fère vu de face.
- La figure 5 , le plan de cet appareil. p
- La figure 6 est une coupe de l’élévation suivant 1® gne AU de la fig. 5.
- A , socle dans lequel est renfermé le cendrier, C()I11 posé d’un tiroir en tôle.
- B , anneau sur lequel repose la grille.
- G D , cloche ou fourneau,
- E , collet qui entoure le sommet de la cloche. f, lanterne inférieure.
- F , chapeau de la lanterne f.
- G G. tuyaux courts deseendans, au nombre de si<* H H, gargouilles dans lesquelles circule la chale fournie par les tuyaux GG.
- 1 I, pièces à trous pour recevoir les tuyaux.
- L L, tuyaux longs aseendans, au nombre de sep h M, lanterne supérieure. m, faux fond de cette lanterne.
- 3V , chapeau de la même lanterne.
- O , porte du foyer. ^
- P, gueule ou ouverture aboutissant à la porte
- •foyer. .
- Toutes ces pièces sont en fonte de fer, les suiv®11 sont en tôle. gf,
- Q, tuyau à fumée ajusté sur le chapeau de la h'°
- ne supérieure. f,i
- B K, deux cheminées ou enveloppes en tôle, divisé^., seize parties ou 'panneaux, réunis par des cercles de \ elles sont établies sur des supports o o, lixés à vis c écrou sur le socle. ,j.
- S, conducteur de l’air chaud entre les deux ch-nées.
- T, cendrier établi sur deux coulisseaux de fer et
- (A
- tant deu
- x poignées.
- prdT
- Pour faciliter le ramonage, on a pratiqué un . 1
- Ion U dans un socle A, deux portes v v aux chc’A. nées, un tampon double dans la gueule, avec sa fL gnée ; deux portes à chacune des lanternes , deux pons simples sur le devant de la gargouille, une P° dans son milieu : ces quatre derniers objets n’o<d être indiqués sur les figures. , (,j
- B es mêmes lettres désignent les mêmes objets d' toutes les figures.
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- t v ^y ;
- •jnrsqu’on veut chauffer un rez-de-chaussée et des éta-"s au-dessus, il faut préalablement construire, le ca-au souterrain dont nous avons parlé, de 9 à 10 pieds carré ( 5m, 5o J sur autant de profondeur, fermépar l<: porte à deux vantaux, laquelle est percée d’une' j^'erture. qu’on peut augmenter ou diminuer à voîon-L l;anal en maçonnerie est amené d’une distance à 15 pieds ( 4 à 5ra ) , et passe par-dessus la porte; ouche sous le cendrier et fournit au calorifère l’air ^cessaire pour alimenter le feu, sans que celui-ci puis--<'n tîrer du caveau.
- , ^°ur établir l’appareil, on commente par placer le t®cle de fonte A bien de niveau sur une dalle de pierre, j! ('U le calfeutre en dedans avec du piètre et de argile on pose dessus l’anneau B qui reçoit la grille G . 'a cloche D, qu’on surmonte du collet E, et de la Ian-!l,,e inférieure F.
- , Les quatre angles du socle portent la gargouille, qui* j 80 n tour, reçoit la pièce percée de treize trous I, sur ^Celle on établit les six tuyaux descendons G, qu’on j ace de deux en deux dans les trous pairs ; on approche j'Ur sommet contre la lantern^^l et 011 les fait entrer |,Qs les doubles rebords de c^QCanterne, puis on pose sept tuyaux ascendans L d^H les trous impairs, et1 j. réunit leurs extrémités à la lanterne M, qu’ils sou-[l0fin<>nt. Au fond de cette seconde lanterne on place le 1 *<* fond M , et on le ferme avec son couvercle N ; ou ^ce de même le chapeau F de la première lanterne. t Lout étant ainsi disposé, on assemble les chemises ou j^doppes de tôle, on fixe la gueule de fonte P contre floche, au moyen de vis, et on surmonte le chapeau A la lanterne M du tuyau Q, de 6 pouces de diamètre j0151, 16 ), destiné à conduire la fumée au-dehors; ce ^5’au est entouré d’un autre tuyau de 11 pouces (o,m 3a)
- * diamètre, qui s’adapte au sommet de la seconde Remise, pour recevoir et conduire la chaleur au lieu ^sa distination, et qu’on scelle dans les trous faits à la dite des caveaux, de manière à ne laisser échapper 1|cune portion d’air.
- 1^ L>n allume avec du menu bois sec un feu clair snr /*.S*'rlle, on y ajoute du charbon de terre en médiocre Uuiotité; la fumée s’élève d’abord au sommet de laclo-d,ct passe par le collet dans la lanterne inférieure pcclle-
- , J 2
- «déh
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- ( 2.50 )
- ci la divise et l’introduit dans les six tuyaux descendu’05’ qui la portent dans la gargouille, où elle plonge P°°l rfi monter ensuite dans les sept tuyaux ascendans , et de* dans la deuxième lanterne , où elle se réunit pour êtr conduite au-dehors parle tuyau Q, après avoir parço11' ru un espace de plus de 80 pieds (26m ) dans l’iutéi*e'11 des chemises, et pendant ce trajet s’être dépouillée presque toute sa chaleur.
- Les enveloppes ou chemises étant ouvertes p»r |e bas, la chaleur de la cloche et des tuyaux descendante ascendans, se faisant fortement sentir dans la prené^ chemise , s’échapperait en grande partie par les pore5’ si une couche d’air interposée entre elles et la seco°° chemise ne s’y opposait. Cette couche d’air, ayant u°6 libre circulation de bas en haut, s’empare sans cesse de la chaleur qui lui arrive à travers la première chern*5®’ elle l’emporte au sommet des deux, où se trouve \ tuyau conducteur de la chaleur, dans lequel elle se reU nit avec celui de l’intérieur de la première eheuii5®’ pour passer de là dans les lieux destinés à être chaufleS'
- Cependant, si, en faisant un très-grand feu » ja deuxième chemise remuait de la chaleur par l’excès celle communiquée à^^Mjar la première, cette d*a' leur se répandrait danPIc caveau ; mais elle n’y set31 pas perdue, parce que l’air qui se précipite d’en b»0 par les guichets, se mêle de suite avec celui du cave81 déjà tiède, et ces 'deux airs, ainsi confondus, entrent e° semtile sous les chemises pour s’échauffer en passant aU tour des surfaces brûlantes qu’elles contiennent.
- Avant de mettre le feu, l’air est en stagnation da°|j le canal souterrain, dans le caveau , dans l’intervalle de deux chemises, autour des tuyaux de chaleur et de *u' mée et de la cloche; mais, aussitôt qu’on allume., il en mouvement, d’abord celui du canal souterrain î"! l’alimente ; ensuite il chauffe, dilate et raréfie l’air l’environne, et, dans cetétat, il s’élève rapidement pa* _ légèreté qu’il vient d’acquérir d’une part, et de l’aUt1^ par la pression de l’atmosphère , qui vient le rempl80^ à mesure par les guichets. Il en résulte qu’il s’étab** un courant tellement rapide , lorsque le feu est allu0,f ’ qu’à 6 pieds ( 2“ ) de distance on ne peut tenir la fl181/) devant une bouche de 5o pouces carrés , par laq**e‘ sort l’air chaud.
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- ART* 4*
- Ü*lorift
- if ère cubique à circulation d’air lire de l’appariement de Desarnod.
- Cet appareil, que l’on voit de face, fig. 180 , en jj0,|pe verticale, fig. 181, et en section horizontale, 182 , présente un cube élevé sur quatre pieds, C()tt>posé de vingt-quatre pièces de fonte et d’une porte 6,1 tôle; on y brûle du bois et du charbon de terre lors-,ï!*e le bois est bien allumé, mais ce dernier combusti-r pest préférable : il n’estpropre qu’à échauffer et rem-^lr parfaitement ses fonctions suivant sa grandeur.
- ,Cet appareil est destiné pourles endroits non décorés, ""il ne s’agit que de procurer beaucoup de chaleur.
- florifère carré en forme de piédestal, à four et à air extérieur, chauffé au bois, à l’usage des cafés, magasins, Comptoirs et autres lieux où l’on désire une chaleur saine et abondante', du même.
- £ig. i85, vue de face de ce calorifère.
- JjV. 184, coupe verticale.
- Cig. i85, coupe horizontale.
- . Cet appareil est composé de vingt-sept piècesdefon-çt de deux portes en tôle , dont une pour le cornbus-I , et l’autre disposée en manière de tablé pour le i1’1*’. Il tire l’air du dehors, et brûle le bois ou le charr
- N de terre comme l’appareil précédent. Il est propre taire cuire, à chauffer et à tenir chaud.
- Calorifère en piédestal irrégulier', du même.
- ^ig. 186, coupe verticale de cet appareil faite suivant ’Vplan passant par la ligne ponctuée A B, fig. 187. d Cig. 187, coupe horizontale suivant la ligne G D, t86.
- 1. *ig. 188, coupe horizontale par un plan passant par la W EF, fig. 186.
- h i8y, coupe faite par un plan passant horizontale-'erit par la ligne G H, fig. 186.
- j Cet appareil porte deux astragales, situés, l’un aux j|6llx tiers, et l’autre aux cinq sixièmes de sa hauteur: s*ont nécessüés par la saillie extérieure des planchers
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- V Aoy J u
- intérieurs. Ce calorifère est formé de quinte pièces 1 fonte et d’une porte en tôle. Il tire l’air de dehors* 1,1 bride que du bois et n’est propre qu’à échauffer.
- Calorifère ooal ou elliptique à four et à air exlèri#11’ ’ chauffé au bois et au charbon de terre , pour de gra.^ pièces oh l’on a besoin de beaucoup de chaleur, protia essentiellement par l’air échauffé, du meme.
- Fig. 190, planche 17, vue de face.
- Fig. 191, coupe horizontale.
- Fig. 192* coupe verticale suivant la ligne A B fig; "j' Fig. 193* autre coupe verticale suivant la ligne G
- fig- 19*- . et
- Ce calorifère est composé de trente pièces de fonte de trois portes en tôle.
- ci, fig. 192. et 190, porte du cendrier. .
- b, porte du foyer pour l’introduction du combustil'
- c, porte pour le service du four. j
- d, fig. 67, 68 et 69, tuyaux servant à renouveler l’air à augmenter la chaleur.
- e , grille pour brûler du charbon de terre : on la rtP place par une plaque de fonte de même diuiens,0‘ lorsqu’on veut brûler du bois. . c
- Cet appareil peut échauffer de grandes pièces et cl> t le pain dans les temps calamiteux ;• il peut égaie»1'^ servir à cuire , rôtir et tenir chauds toutes sorte* ^ mets : il est à renouvellement d’air et ne brûle que charbon de terre.
- Calorifère circulaire dit calorifère à ballon, à inartnde à air extérieur, chauffé au bois et au charbon de destiné aux grandes serres du jardin du roi, et pr0Prr,f tous les grands élablissemens oh l’on a besoin de cha“ll d’une manière réglée, prompte et salubre ; du mêrnc-
- Fig. 194., vue de face.
- Fig. rgS, coupe horizontale.
- Fig. 196, coupe verticale sur la ligne A B, fig- 71'
- Pièces en fonte qui composent cet appareil.
- a, base ou socle.
- b, c, d, e, quatre cylindrés creux formant l’envelopl extérieure.
- f, cendrier.
- ér> trois planchers.
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- il» grille.
- !» Ballon.
- (» trémie.
- ’ huit tuyaux.
- » huit autres tuyaux. » huit courbes.
- °> comble.
- plancher inférieur g de ce calorifère est percé.de 'sept trous ronds , dont un grand au centre portant se’ pour recevoir la grille h , et seize petits placés i^Ur avec rebords ; huit de seize trous servent de sup-y s au ballon en même temps qu’ils y conduisent ;r> et les huit autres amènent l’air directement du J^oir P au sommier q, où aboutissent également les courbes n sortant du ballon.
- ii^e ^cu se fait sur la grille h , et les cendres et les sco-iombent dans le cendrier f.
- air extérieur, amené par un canal dans le réser-Lr P, s’introduit autour du cendrier dans les huit l(-avix l ; il en remplit le ballon d’où les huit courbes n jjinduisent dans le sommier q, ainsi qu’on vient de le De même les huit tuyaux m le reçoivent du réser-Jr P et le portent de suite dans le sommier q, qui, à j Jour, le dégorge dans la pièce où est le calorifère t^huit bouches r placées au pourtour de ce sommier 'c les deux astragales supérieures s, t, fig. 198.
- îttU(1 conçoit i° que les seize tuyaux /, m, étant reniés dans le cylindre d’enveloppe c, au centre duquel 1% ,UVe ^eu» doivent communiquer une grande cha-à l’air qu’ils contiennent ; 20 que le ballon qui se ti)yVe placé positivement sur le feu, et qui se trouve W^°PPc d’une fumée presque incandescente, doit tçi Client ajouter une grande chaleur à l’air déjà tj^ffé par les huit tuyaux l qui l’y amènent ; 3° que, Sçj Ctant chaleur dans ce calorifère, il doit, tant par tt> touches que par toutes ses surfaces, en procurer une »0. '"Considérable dans la pièce où il est, de même qu’il 'Ja donner très-saine, d’après la quantité d’air neuf
- Ml
- échauffe et qu’il répand.
- appareil ne peut bien aller qu’au charbon de
- 22
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- Calorifère pour la dessication des poudres et salp$riS ' du même.
- ît ^
- Cet appareil, de forme rectangulaire, se vo t face , fig. aol, de côté extérieurement, fig. 202, e ^ coupe horizontale, fig. ao3 ; il peut être placé c^an‘/retf lieu éloigné de celui ou l’on veut profiter de ses e . par une masse considérable d’air échauffé à la tei°P rature que l’on veut. Cet air y est conduit par des8 } terrains sans aucun rapport avec le feu ; d’ailleurs» . toiles métalliques très-serrées , interposées de dista on distance dans son passage, assurent plus enc0ttgii tranquillité des personnes qui craignent sans conce et sans juger. _ r
- Ce calorifère, qui bride le bois et le charbon, ie-nant une pièce de rechange , est composé de soi*3? d quatorze pièces de fonte , qui, toutes, se monte0 , s’assemblent solidement par leur propre combinai8 on l’ouvre et ferme au moyen d’une porte double P tant bascule et vasislas à tourniquet. Il y a, de P sj deux ouvreaux sur les côtés pour laisser échappe1^, l’on veut, de l’air chaud dans la pièce où il se troU,oIt et une grande ouverture carrée sur le cèmble par o°- , un torrent d’air chaud que l’on reçoit et conduit le lieu quidoit servir à la dessication. . efll
- Si ce lien est éloigné, les tuyaux conducteurs e*1?'>,g, tles enveloppes propres >à ne pas laisser perdre Ie c rique dans son trajet.
- Calorifère circulaire à eompartimens intérieurs et à a'tr^ tèrieur, échauffé au bois, à l’usage chs bureaux tous les lieux oh l’on désire obtenir d’un feu ferme 0 coup de chaleur et de renouvellement d’air ; du mc>lie'
- Fig. 2ü4 , vue de face de cet appareil.
- •Fig. ao5, coupe verticale par le centre. , \%
- Fig. 206, coupe horizontale faite à la hanteur ligne A B, fig. 2ü5. v
- Fig. 207 , seconde section horizontale prise à I® * teur de la ligne C D, fig. 2o5. sUj.
- Fig. 208 , troisième coupe faite horizontalemem vaut un plan passant par la ligne E F, fig. ao5. ut Cet appareil est destiné à remplacer les poêles P . «chauffer les escaliers, les cafés, corps-de-gardes etaU
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- H ( 255 )
- ; 'pLicemens : il y en a de deux espèces, Tune pour ner du bois, l’autre du charbon de terre.
- . e«x qui sont destinés à brûler du bois sont de trois fadeurs différentes : petite, moyenne et grande ; et f * dans lesquels on fait usage de charbon de terre j1*1 'lue deux grandeurs : moyenne et grande.
- ''es calorifères à brûler du bois sont composés de Jp'trois pièces, qui sont :
- e 11 socle ; trois planchers ; quatre cercles , dont un t .échange pour la fumée par derrière ; deux pièces ; Jtes intérieures pour la chauffe ; deux pièces cin-r!s > deux petites cheminées ; sept pièces intermé-entre le troisième plancher et le comble ; un (, ble à fumée par-dessus et un comble à fumée par >re.
- :i calorifère est muni, en outre, d’une porte en tôle jje cinq bouches de chaleur en cuivre qui versent ^extérieur qui s’est échauffé dans les différens pas-qnqi a obligé de parcourir, toujours à côté dn fil °a de la fumée, avant de pouvoir s’échapper dans 1» t *'
- ijijk calorifère destiné à brûler du charbon de terre a i^.ïe pièces de plus en fonte et une porte en tôle * tjllf •' un cercle, un cendrier, une grille et un fond dérogé..
- j Calorifère simpte ; du même.
- I?'
- p'S- 209, élévation de face.
- lu '?• 210, coupe verticale en travers des barreaux de-
- ple.
- J jj!§> 211, section faite horizontalement suivant la ligne ç ’ %• 209.
- Iij^i appareil, dit calorifère simpte, destiné aux grandes-klotbèques et aux salles publiques, est composé de hiij e pièces de foute, qui sont un socle, une hausse ou une grille et une cloche; plus d’un cendrier,, Porte et d’un tuyau de tôle.
- '^calorifère, ainsi composé , échauffe beaucoup la dans laquelle il se trouve; mais, si l’on veut eu O’fter une ou plusieurs au-dessus, on le couvre d’une °PPe en tôle a, doublée, et contre laquelle vient I^Oner la chaleur, qui pénètre, échauffe et dilate cctUenu entre cette enveloppe et l’appareil, ce qui
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- fait que cet air est raréfié, et que, pàr sa légère t-quise,il s’élève dans les pièces supérieures. _ ,
- C’est par un appareil de ce genre que la bibli°tlî 'fi du jardin du roi, qui contient vingt-sept mille pieds cl J d’air, est échauffée à satisfaction, tous les hivers, d y le mois de mars i8o4, moyennant une voie trois fi de charbon de terre chaque année.
- art. 5.
- Description des Calorifères à air chaud ; par M. Wagenmann.
- Ces calorifères sont formés de tuyaux de fonle j|j
- circulent dans un espace clos par de la maçonnerie ’ livrent passage à l’air provenant de la combustion ’ ils échauffent de l’air froid avec lequel ils sont cons ment en contact. sepl
- Le plus grand de ces deux calorifères présente . mouveinens de tuyaux dans des plans ^ertiÇ® u la fig. 2i2 est une coupe horizontale de ce calorifer ’ÿ chambre de chaleur en maçonnerie est fermée Pa( |i doubles parois entre lesquelles l’air est confi,,e 'y ) fig. 2i3 est une vue antérieure du calorifère : figuré la porte du foyer, l’ouverture du cendrier? fl|)t orifices pour l’arrivée de l’air froid à échauffer qe ]eu(!
- porte A qui permet d’entrer dans la chambre de ch®
- ïa fig. 214 offre la coupe transversale de la chau1^!
- feu, et la fig. ai5 la coupe perpendiculaire par le ^ du poêle. J;!®
- La fig. 316 est le plan d’un poêle avec cinq tuyaJ“ d® poêle est ici de côté et en travers dans la chan chaleur : cette dernière est également revêtue is couche de pierre qui résiste au feu sans être sépar^]tei la paroi principale par une couche d’air. Les ouVelgijie* pour l’air froid,et le canal pour l’air chaud, sont lrSl°e il' que dans les grands poêles. La fig. 217 est une vant, avec la porte du foyer et le cendrier, le*0^ 1> turcs pour l’air froid et la porte pour entrer <la chambre de chaleur. ^ ,jj)'
- La fig. 218 offre la perspective du poêle dansia «est la coupe longitudinale d’une barre du c®
- coupe transversale ; c, une barre vue en dessus profil, etrf, vue devant. ,
- La fig. 220 représente la coupe d’un tuyau coude
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- ur, uans les deux figures, on aperçoit une ouverture ur nettoyer les tuyaux ; la fig. 221 est la coupe du der-tuyau coudé supérieur qui conduit à la che-aee; la fig. 222 est une coupe des tuyaux coudés su-lleurs ; la fig. 223 est la coupe du premier tuyau per-üdiculaire qui repose sur le poêle ; la fig. 224 est aussi e coupe des autres tuyaux perpendiculaires.
- Calorifère à circulation d’air chaud ; par M. Meissner.
- ,Ce calorifère est établi dans une petite chambre que ^Uteur nomme réservoir de chaleur, et d’où l’air chaud . communique par des tuyaux aux pièces que l’on veut .aauffer, tandis qu’on fait repasser dans le réservoir t.c chaleur l’air le plus froid qui occupe la partie infère de ces pièces, ce qui établit une circulation qui .^brasse toute la masse d'air dont on veut élever la ^"pérature : cette circulation ne cesse qu’au moment ^ s’évanouit entièrement la différence de température haQs toutes les couches d’air qui sont en communication J,rcs ou loin du foyer. A cet effet, le courant d’air laud, spécifiquement plus léger, passe par des tuyaux I*1* partent des points les plus élevés du réservoir de .fdeur, et débouchent, à différentes hauteurs, dans la dcce à échauffer, suivant les circonstances ; au contre, l’air froid, spécifiquement plus pesant , s’écoule r des tuyaux qui commencent immédiatement près sol des pièces et se terminent aux points les plus bas 11 réservoir de chaleur.
- On établit ce réservoir au rez-de-chaussée ou à la cave; .''peut aussi placer l’appareil dans un coin de la cui-'"c, ou bien dans une cheminée commune à plusieurs Ppartemens ; dans le premier cas, le calorifère commn-.'lue avec les appartenons par de simples orifices percés ! j.atis les murs; dans le second, la communication sc par des tuyaux. Les orifices et les tuyaux sont pour-, de clapets pour régler à volonté le courant d’air, le ! '•Jtinuer ou même l’intercepter instantanément; lors-h'çn a besoin de renouveler l’air, il y a une communi-, /bon entre l’atmosphère, d’une part, et le réservoir ’ " chaleur de l’autre ; il y en a une pareille entre l’at-i||,!°sphère et chaque pièce avec les mêmes moyens pour 'jùerrompre si l’on veut : ces appareils sont écono-,j.ll(fiies, d’un service commode et occupent peu d’es-1
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- CHAPITRE X.
- Chauffage h la vapeur. - Application de ce chauffage à un grand ^ hlisscment. - Des Séchoirs. - Procédés de Hague. - Séchoirs vapeur. - Séchoirs de Lèuchs.
- ARTICLE PREMIER.
- Chauffage, à la vapeur.
- Ce mode de chauffage, dont les appareils reçoit __
- ef^
- souvent le nom de Calorifères à vapeur, réunit les a.v^s
- tages de tous les procédés en usage, sans en avoir
- inconvéniens; il convient particulièrement aux gl'a° établissemens renfermant des matières très-conibu
- tibles, et surtout aux bibliothèques publiques , etc.
- L’appareil est composé d’une chaudière fermee de plusieurs tuyaux ou conduits destinés à porter chaleur dans les ditférens étages de l’établissement.
- Pour bien remplir son objet, la chaudière doit et en cuivre, qui est un des meilleurs conducteurs de ^ chaleur; le fond en doit être mince , afin de mie , transmettre la chaleur et de porter plus prompteinc g l’eau à l’ébullition, et il n’en est que plus durable, par. qu’il n’est pas nécessaire de l’exposer à un feu arde11 ' Ce fond doit présenter une surface assez étendue P®11 recevoir toute l’action du feu, qui doit en élever la ch leur constamment au-dessus de 100 degrés centigrade _ Une trop grande surface ne produirait pas de vapcur’ trop petite, l’effet deviendrait insuffisant.
- Quant à la forme de la chaudière, elle est riable; les plus communes, en Angleterre, sont ce‘ appelées chaudières en chariot : elles sont reetangttlah’e avec un sommet semi-cylfadrique ; le fond est ordin® rement courbé, la concavité tournée au feu. Quelq11 .j fois aussi on donne de la courbure aux côtés ; malS ,s paraît que la forme cylindrique a des avantages mar^11 sur les autres, et doit être préférée.
- Les tuyaux pour conduire la vapeur se font ordina,r. ment en fonte de fer, quelquefois en cuivre; celui’ étant plus coûteux, est généralement moins en usa? Cependant on doit l’employer dans les séchoirs, Pal que le fer gûte le linge.
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- » v ;
- l^es dimensions de la chaudière et des tuyaux se rt> i^t sur la quantité de chaleur dont on a besoin eï '•près les données suivantes :
- jj,i0" Une chaudière de cuivre, de a ou 3 millimètre» !ePaisseur, produit 4o à 5o kilogrammes de vapeur pair i|’ire et par mètre carré de surface exposée au feu d’un 1 fer ordinaire, pour la production desquels on brûle & 7 kilog. de houille.
- j2°- Dans les tuyaux destinés à porter la chaleur, et l’épaisseur est de i millimètre et demi, La vapeur pensée est égale en poids à i , 2 kilog. pour chaque : pe carré par heure ; la quantité de chaleur qui en ré-équivaut à i , 2 X d5o degrés ou 780 unités ; ou à , è de 100 mètres cubes d’air, dont la température pit élevée de 25. degrés.
- Pn résultat pratique,, reconnu eh Angleterre, dé-°f>tre qu’il faut 1 mètre carré de fonte ayant 2 Phn. d’épaisseur, chauffé constamment par la va-P, pour élever de 20 degrés la température de 67 j Y^es cubes d’air.
- lAvec ces données, il est facile de déterminer lès pensions de la chaudière propre au chauffage par lac pur, d’une pièce d’une grandeur donnée, ainsi qua pndue de la surface des tuyaux, la quantité de com-®hble à dépenser par heure, etc. apposons, par exemple, que toute la masse de l’aie-Chauffer rar heure, y compris le renouvellement " de rooo mètres cubes^et que sa température doive? j® élevée de 20 degrés, on dira : 1000 mètres cubes. 5lr pèsent i3oo kilogrammes, qui équivalent, à cause Pur moindre chaleur spécifique, à ou3a5 kilog. pü, et exigent par conséquent 3s5 X 20 degrés ou J°° unités ; la perte, par les murs et les fenêtres, étant Pée à on cinquième de cette quantité, ou a i3oOî, "tés, il faudra en tout produire 7800 unités de cha-i||r> Comme, dans la pratique, on peut retirer d’un, pramme de charbon 3goo unités, il faudra dépenser P ou 2 kilog. de combustible par heure, ou 20 kilog. ,v journée de dix heures ; ce qui équivaudra à un quart ptolitre dont la valeur est de 1 franc à Paris.
- , a quantité de vapeur pour former cette chaleur sera.. i'Tîo" ou 12 kilog. par heure. Or, puisqu'un mètre “doit 4.0 kilog, de vapeur par heure, la surface chaut.
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- le,
- my
- ( 260 ) èi
- fante de la chaudière sera de ou om,5, ou à-peu-p.1^
- un tiers de mètre carié. On peut déterminer a.uS?1n,| surface rigoureusement nécessaire de tuyaux qui d nent la chaleur , en se rappelant que 1 mètre de tuy3^, ^ produit 780 unités; d’où il suit que, pour dévelopP ^ les 7800 unités nécessaires dans ce cas-ci, il faudra u
- -__~~ J.. nrrnln ^ _____ ' h
- surface de tuyaux égale à ~7 ou 10 mètres carres
- donc on donne aux tuyaux 1 décimètre de grosseur
- loi>'
- gucur totale de —,-j ~ ou de 32 mètres environ.
- Le fourneau doit être construit en matériaux qui 301 ^
- mauvais conducteurs de la chaleur , puisque 10 ’ P qu’on se propose est d’employer toute l’action ca °^s P fique sur la chaudière : il est cependant indispen33 .j de faire entrer du métal dans certaines parties,11131 Bt i faut en employer le moins possible. L’emplace»’ ^
- pour le combustible et la chaudière doit être étabh
- briques à l’épreuve du feu, maçonnées avec de l’arf?
- îleî
- et
- le reste de la maçonnerie doit être en briques dui'eS Lien cuites. y
- La grandeur de la grille destinée à recevoir le
- bustilde est estimée, dans la pratique, à un dix1®111
- 110e
- de mètre par 5 kilog. de charbon; et, pour obtenir ^ bonne combustion, il doit y avoir constamment grille une couche de charbon de 5 à 6 centimètre3 paisseur. 1(,
- Les tuyaux sont placés dans le sens de la long1!® j ainsi que l’indique la fig. 3, pl. IV, dans le l*e' échauffer; et, afin que tout l’ensemble puisse se 3 mettre aux effets de la dilatation et de la contrac 1 occasionnés parles différentes températures qu’ils ep1 , vent, les tuyaux ne doivent pas être arrêtés d’une nière invariable ; on aura soin , au contraire , 116
- rendre fibres , en les faisant supporter par des ro
- ule311!;
- Pour faire juger de la nécessité de ce que nous reJl_?
- , d’al1
- de dire , nous ferons connaître que, si la longueur ^ tuyau de fonte est égale à 1 au point de congela 1 pe elle sera de i,00111 au terme de l’ébullition ; c%t dilatation sera de 0,0017, si les tuyaux sont en ciûvte’ÿ, nous ajouterons qu’aucune partie d’un bâtiment 11 naire ne serait capable de résister à la force de d* e tion d’un tuyau en fer; et, s’il y a aux extrémité „ résistance égaie à la force de la pression, il faudra q
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- 1 ( a6i )
- es tuyaux se rompent, soit dans leur jonction, soit dans Iniques parties de leur-longueur.
- | °our assembler les tuyaux entre eux, il faut remar-’^r que les joints doivent être impénétrables à la va-^or, et qu’il faut éviter de les emboîter, parce que la datation, la contraction, le mouvement des tuyaux, ^tarderaient pas à lui livrer passage. La meilleure ma-^ère de joindre les tuyaux est au moyen de renflemens glatis ; on place entre les joints de la toile d’un tissu serré, qu’on a soin d’enduire de céruse préparée ?°iuine pour de la peinture épaisse, et, au moyen de °alons à écroux, on rapproche les deux parties assez Pour que le joint ne présente aucune ouverture à la va-
- l„On a profité de la dilatation des tuyaux pour suspendre Introduction de la vapeur , lorsque le lieu à échauf-i ^ est arrivé à une température déterminée; en effet,
- I jjoiïime l’allongement augmente avec l’accroissement t p chaleur, il suffit de placer à l’extrémité libre du tyau une soupape contre laquelle cette extrémité, en - i,! dilatant, vienne s’appliquer pour fermer l’ouverture
- ne plus donner issue à l’introduction ultérieure de la 'aPeur.
- Nous nous arrêterons à cet aperçu, parce que les bor-}«* de ce Manuel ne nous permettent pas d’entrer dans ?ns les détails de construction de ces sortes d’appareils "°nt le mécanisme exigerait de grands développemens Pour être entendu , et qui nécessiterait d’ailleurs un . Ürand nombre de planches que ne pourrait pas com-j P('rter ce genre d’ouvrage sans sortir des limites pres-I- Ct>tes. Nous renvoyons donc nos lecteurs aux traités v féciaux sur cet objet.
- >$ . Un avantage important de l’appareil à vapeur, et qui [, e distingue de toute autre méthode de distribuer la ,j Valeur, c’est qu’il peut s’étendre en tous sens à une [il rès-grande distance de la chaudière ; on peut la diriger i, ''haut, en bas, ou horizontalement, avec une égale te Milité. La perte de chaleur est peu considérable à un et l'oint éloigné ; de sorte qu’un seul feu suffit pour un y Immense établissement, et on peut l’établir là où la y «'"'lée est le moins capable de nuire, et où l’aspect du yt O'trneau est le moins désagréable. La distance de la nC^audière à la serre la plus éloignée, dans l’établissement de MM. Loddiges, à Hackney, est d’environ huit
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- ^ auz J
- cents pieds, et il parait qu’on aurait pu la porter enc plus loin.
- Mais, partout où la vapeur est employée, il faut t cet emploi soit dirigé par une personne égale®® capable et soigneuse ; car, bien qu’il soit parfaite®® sûr en de pareilles mains, il demande trop d’attentt® pour être confié à des domestiques paresseux, ou occ pés à d’autres travaux : l’appareil doit toujours être e bon état ; il ne faut pour cela qu’une légère attention J mais il ne souffre absolument point de négligence, combustible, d’ailleurs, doit être plus souvent renouve que dans les fourneaux ordinaires. e
- On prétend communément, dit M. Tredgold, fiu6 le chauffage par la vapeur est plus économique fi** celui des conduits à fumée 5 je ne sais comment lacoP e paraison a été faite par d’autres ; mais il faut être n°vl,^s dans l’art pour n’être pas en état de produire à-peu-p1 ^ le même effet par l’une ou par l’autre méthode,t0!. 5 choses égales d’ailleurs. Je sais cependant que, u3 les deux modes, il est facile de mettre assez de a dresse pour laisser perdre une moitié de la chaleur q11 veut employer, et, qu’en choisissant les exemple* comparaison , on peut à volonté faire paraître plus éc°^ nomique l’une ou l’autre des deux méthodes. To11*®. les fois qu’on pourra facilement surveiller l’e®P.°_ de la vapeur, on pourra l’employer ; dans le cas co® traire , on préférera les conduits à fumée.
- Du reste, la vapeur ne paraît pas devoir être ellî ployée toute seule pour chauffer les habitations; ®3. on peut, dans les maisons considérables, s’en set' auxiliairement pour procurer de la chaleur et aider à ventilation.
- Une chambre un peu vaste peut rarement être cofl^® nablement chauffée par des feux de cheminée, et longues salles , les corridors et les escaliers ne saurais® l’être de cette manière sans une dépense considéra^ en combustible. La méthode la plus avantageuse semy donc devoir être celle où l’on fait usage des deux p*"1? cipes de chauffage à la fois, c’est-à-dire où l’on en>pi®j dans les appartemens la chaleur rayonnante d’un fe^ . cheminée, en y entretenant en même temps de l®1^ en partie échauffé, tandis que les passages, les grand®^ salles et les escaliers sont chauffés par des vaisseau* vapeur convenable.
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- * , ( 2S3 )
- «ans tons les cas, plus la surface des vitrages sera °Osidérable, plus la quantité de chaleur nécessaire sera jbfande; mais il ne faut pas que de simples motifs d’é-onomie nous fassent oublier l’influence qu’une grande asse de lumière a sur la santé et la force des hommes, ^ftout dans les écoles et les ateliers ; car, plus on relâchera de lumière et d’air, et plus les personnes qui jj séjournent seront pâles et languissantes ; en faisant es fenêtres doubles, la perte de chaleur est réduite à °ins d’un tiers sans diminuer sensiblement la quan-''é de lumière.
- I a cherché à établir un rapport approximatif entre aquantité de vapeur, l’espace à échauffer et la conte-^ce de la chaudière. D’après M. Buchanan, un pied ,e surface de tuyaux à vapeur chauffera convenable-®®t deux cents pieds cubes d’espace fermé, et un pied de chaudière doit suffire pour échauffer deux mille !”®ds cubes d’espace.
- : Ce rapport grossier, calculé pour les filatures de **on, est parfaitement inutile lorsqu’on désire un plus faed degré de ventilation, comme dans les hôpitaux, i!11 bien qu’une plus grande quantité de vitrage est né-/Cssaire, comme pour les serres chaudes.
- ,Nous allons donner des moyens plus exacts d’établir ’6s rapports et les mettre en harmonie avec le degré de inflation nécessaire. C’est M. Tredgold qui nous ser-lra de guide dans ces évaluations.
- existe, dans toutes les circonstances, deux causes il’éctes de perte de chaleur : la première est le refroi-, sement qu’éprouvent les vitrages et les autres surfaces prieures d’un bâtiment par l’effet du contact de l’air V1érieur ; la seconde est la quantité de chaleur qui doit chassée avec l’air impur par la ventilation , celle r se perd par les fentes, crevasses et autres ouvertures ;
- et l’autre de ces causes dépendent de la nature de i^'fxce, de l’objet auquel il est destiné.
- |N(ms allons donner le calcul de la perte de chaleur l^lieu dans différentes circonstances; mais remariés provisoirement qu’elle peut toujours être me-j fée par une certaine quantité d’air pris à la tempéra-^ extérieure et réchauffé au degré de la température prieure. Il faudra encore déterminer la quantité de y^bustible qui procurera la chaleur voulue. Remar-°és toutefois que ces principes, donnés par la pra-
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- t 2°4 ) c rç
- tique, sont généraux, c’est-à-dire que ce qui concern ^ les tuyaux à vapeur s’applique également à toute au * f(, enveloppe renfermant tout autre fluide, s’il refrot t, dans le même milieu. , .
- On désigne en général par l’unité la chaleur spe® fique de l’eau : on peut donc exprimer l’effet prou ( par un tuyau à vapeur par le nombre de degrés doi » une portion déterminée de la surface élèverait la teinp^ rature d’un pied cube d’eau, alors la quantité en p(e e cubes de tout autre corps qui serait élevée au degré de chaleur serait en raison inverse de sa e()j spécifique, ou serait le dénominateur de la fraction 1 en exprimerait la chaleur spécifique. .je
- Far exemple, la chaleur spécifique de l’eau étant de l’air est, pour la pratique, o.ooo35 : si l’on multip par o.ooo35 la quantité de combustible nécessaire P0^ ] élever d’un degré la température d’un pied cube d on aura celle qui éleverait d’un degré la tempéra1' .j j d’un pied cube d’air; vingt fois cette quantité l’élèvr)^ de 20 degrés, trente fois, de 3o degrés, et ainsi de suJ ^ Cela posé, il faut d’abord connaître quel est le d«r ,t le plus bas où puisse descendre la température de extérieur ou de l’air qui doit fournir la ventilation- ^ Dans le climat de Londres, on peut prendre 3o" Fahrenheit pendant le jour ; pour la nuit, il faut poser que le plus grand froid fait descendre le W®1 . thermomètre à o°.Dans le climat de Paris, les noni,) correspondansdela même échelle sont à-peu-près 33® $ Il faut aussi connaître la température à laquell®^,, veut entretenir la chambre qu’on doit échauffer ® quantité d’air qu’il faudra élever de la température térieure à celle de la chambre pour remplacer la pe e de chaleur en entrenantla ventilation. On a observe *1: la température moyenne de la surface d’un tuyan,fe) contient de la vapeur est, sous la pression ordinal de 2oo°. je
- Voici la règle pour trouver la quantité de tuyau*je-fonte qui maintiendra la chambre à la température^ mandée : multipliez les pieds cubes d’air qu’il ^ échauffer par minute pour remplacer la ventilation ® ( perte de chaleur (que nous apprendrons à évaluer) j^.6 la différence entre la température à laquelle la doit être entretenue et celle de l’air extérieur en d®*?^ de Fahrenheit, et divisez le produit par 2,1. fois la
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- ( a65 )
- ence entre 200 et la température de la chambre; |e Quotient donnera la quantité de surface de tuyau de "Ite qui suffira pour maintenir la chambre à la tempé-aUire demandée.
- Ou, algébriquement, soient,
- A. = le nombre de pieds cubes d’air à chauffer par ^'nute pour remplacer la perte de chaleur ; f ==la température demandée pour la chambre ;
- = la température de l’air extérieur ;
- 5 = la surface du tuyau cherchée ;
- On a
- ___M* - «2_________
- 2.1. (200 — t )
- , Exemple. Supposons que la perte nécessaire de cha-e1r soit par minute de 692 pieds cubes; qu’il taille 'Maintenir la température à 56° de Fahrenheit, l’air ex-;,;fieur élant à o° de la même échelle, quelle est la sur 4°e de tuyau nécessaire ? ha formule devient
- 692 X 56
- S =-----------------=128 pieds carrés
- 2.1. ( 200 — 56)
- ^ surface.
- Mais, quelle est la quantité de combustible nécessite pour chauffer surface donnée de tuyau ?
- Uègk. Si l’eau condensée rentre dans la chaudière ^Qspeatc de chaleur, la même quantité de combustible ^poid® »<5cessaire pour porter à l’ébullition un pied Stbk d’eau prise à la température moyenne suffira pour l^auffer 26 pieds de surface de tuyau pendant une ïfure, lorsqu’on devra entretenir la température à 6o° *ahrenheit. Or, la quantité de combustible nécessaire ^Ur porter un pied cube d’eau prise à une température "'ûyenne au terme de l’ébullition est le septième de ce faudrait pour la convertir en vapeur, et ce nombre, ^tts le connaissons, c’est 8. 4 pour la houille.
- 1 Si la chambre doit être entretenue à 8o° Fahrenheit, 4 même quantité de combustible chauffera 3o pieds de Efface de tuyau pendant une heure.
- Enfin, si l’on veut entretenir la chaleur de la pièce à if)o“, la même quantité de combustible suffira pour
- 6 pieds de surface.
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- ( a66 )
- M. Tredgold trouve, d’après ces principes, qu boisseau de houille de Newcastle suffit par heure p°u fournir à 1S20 pieds de surface de tuyau la chaleur ne cessaire pour entretenir à 6o° la température d’u»e chambre.
- La même quantité fournira assez de chaleur à 2l°0' pieds pour l’entretenir à 8o° et à 25ao pieds pour 1 e®' 2520
- tretenir à 100°. En effet,'----=70, qui, multip*'6
- 8.4 36
- par ----=1.2, donne pour produit 84. Or, 84 üvre
- 7.
- de houille font le boisseau de Newcastle. .
- Lorsque l’eau condensée ne peut pas rentrer dans ^ chaudière, on perd environ 1/12 de chaleur, c’est-à-d*re qu’il faut réduire de 1/12 la quantité de surface qui petl être chauffée avec la même quantité de houille. ,
- Il faudra, dans ce cas, augmenter la quantité ” combustible en raison de la perte plus grande de y chaleur de la chaudière ; et, si l’on n’a pris aucune f(e‘ caution pour prévenir cette perte à sa surface, il 0lfI. vera que cette perte se trouvera quelquefois égal15 ‘ l’effet des tuyaux auxquels elle fournit la vapeur, et l? proportion sera d’autant plus grande que la chaudiére sera plus petite.
- Une approximation grossière donne un boisseau de houille par hiver par chaque fois six pieds cubes d’aif ’ échauffer parmiuute,
- 11 est nécessaire de connaître la quantité d’eau coF densée dans un temps donné ; parce que, lorsque cede eau ne retourne point à la chaudière , il est indispei1' sable de la remplacer.
- Or, dans une chambre entretenue à 6o°, 7 X 182 pieds de surface de tuyau de fonte condenseront1,11 pied cube d’eau par heure à 8o°, ce sera 7 X 3o = 210P' de surface ; à 100, enfin, ce sera 7 X 36 = 202. voit que ces nombres sont précisément les produits pal' des surfaces de tuyaux cherchées précédemment. ,
- Evaluons maintenant la ventilation et les pertes 0 chaleur.
- La quantité d’air vicié par la respiration d’un illC^ vidu est d’environ 800 pouces cubes par minute ; f‘ la transpiration, par la combustion et autres cause-’ 5»184pouces; par la combustion d’une chandelle» 1
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- j, ( 267 )
- s°o pouces cubes ; mais, à cause de diverses autres ^Puretés, 4^2 pouces cubes : en tout, 6,4i6 pouces übes , ou environ 4 pieds cubes par minute.
- 'm voit donc qu’il doit y avoir pour chaque individu I P*eds cubes d’air par minute de renouvelés qui en-a*uent une quantité de ‘chaleur égale à la différence ,^re la chaleur de l’air extérieur et celle de l’air iuté-'leur.
- d’ailleurs, le verre des fenêtres laisse échapper une J^utité considérable de chaleur qu’on peut évaluer à-^U-prés à un pied et demi cube d’air par minute , des-jCridu de la température moyenne de la chambre à celle l’air extérieur par chaque pied carré de vitrage : iî 4U donc faire entrer dans le calcul cette considération.
- I dr donc, si l’on multiplie par i.5 la surface de vi-ijrSe, le produit sera égal au nombre de pieds cubes ,a'r par minute , dont la température passera de la |i ?leur de la chambre au degré de refroidissement de extérieur.
- t ®nfin, on peut évaluer, terme moyen, à onze pieds “des par minute la quantité d’air qui s’échappe par hfiue porte ou fenêtre qui communique avec l’air exheur : on peut ne pas prendre en considération les 'des intérieures. De toutes ces évaluations on tire la S'e suivante, bien suffisante pour la pratique.
- ^ègle. Dans les édifices publics, les habitations, la fatuité de pieds cubes d’air à chauffer par minute doit *e égale à quatre fois le nombre des individus que doit -Unir le local, ajouté à onze fois le nombre des portes { des fenêtres extérieures , et à une fois et demie l’air ^Pfimé en pieds du vitrage exposé à l’air extérieur, la hure sera la quantité en pieds cubes qui devra servir calculer la quantité de surface de tuyaux à vapeur, ’ Par suite, la quantité de combustible. Algébriquement. Soit P le nombre de personnes ne chambre doit contenir, v le nombre de fenêtres . de portes et G l’air du vitrage. A étant toujours la r'antité de pieds cubes à échauffer par minute, pour ^placer la perte de la chaleur, on a ». A = 4 I* -f-11 v-j-i.5G,
- | Ue sorte qu’en remplaçant A par sa valeur dans la ' A ( t — t' )
- a. 1 (200 — t)
- “‘'Gaule
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- Où S représente la surface de tuyau de fonte, elle de vient
- (4P-f- n i>-f i.5G(< — t')
- 2'. j ( 200 — t )
- Si les fenêtres étaient doubles, et qu’elles fermasse^ assez bien pour empêcher le mouvement de l’air em elles, la formule deviendrait
- A = £P.
- D’où ,
- 2.1 ( 200 — t*)
- Enfin, si les fenêtres, sans être doubles, fermai®11* hermétiquement, elle deviendrait
- A = 4P + r-«.5G.
- D’où
- (4P+i.5G)(t-P)
- 2. 1 ( 200 — t )
- Si l’on divise le nombre de pieds cubes de l’eSPa.^ d’une chambre par la quantité d’air qu’il est nécess31 de chauffer par minute, pour y entretenir la même te* pérature, le quotient sera à-peu-près égal au nombre , minutes qui serait employé à élever cet air à ce deg de chaleur, en arrêtant la ventilation pendant ce tel*1?
- Dans les serres chaudes, on peut admettre que,
- A = 5 L 4-1.5 G-f- 11. D
- A étant toujours une perte de chaleur par une ca®*® quelconque, L la longueur de la serre, G l’aire du trage, D le nombre des portes; c’est-à-dire que la pel de la chaleur dans les serres est, par minute, une <îl,ajj11 tité de pieds cubes d’air égale à cinq fois la longueur vitrage du toit, plus une fois et demie l’aire totale vitrage comptée en pieds , plus onze pieds cubes p0^ chaque porte. De sorte que l’on a, pour la surface tuyau de fonte nécessaire,
- (544- 1.5G +11D) (t — f)
- 2. 1 ( 200 — t )
- S =
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- I Ces formules s’appliquent au cas où la hauteur vertige moyenne du vitrage de la serre étant d’environ dix /Pieds, la différence de température entre l’air de la J^rre et l’air extérieur doit être d’environ trente degrés jjahrenheit. Si la hauteur moyenne verticale du vitrage la serre était de plus de dix pieds, et la différence (ttitre la température de l’air extérieur et celle de la s,;rt'e, cinquante degrés Fahrenheit , ce qui est le de différence qu’on puisse supposer, on au-,’dt, en appelant h, la hauteur de la serre en pieds, et c°Oservant les mêmes appellations que précédemment,
- j A = i/4L/i3/2 -h !• 5 G-J-ii D,
- |B|1, en faveur de ceux qui n’entendent point l’algèbre, jBt> aurait cette règle plus facile et moins exacte.
- | Fa perte de chaleur ou le nombre de pieds cubes d’air poi devront être élevés par minute de la température Ne Pair extérieur à celle delà serre est égale au produit '*e la longueur de la serre multipliée par la moitié de la Plus grande hauteur, comptées l’une et l’autre en pieds, Plus une fois et demie l’aire totale du vitrage, plus onze °<s le nombre des portes, et, employant cette somme, °n trouvera la quantité de tuyaux nécessaire et la quan-’ùé de combustible, d’après les règles que nous avons f*°Unées ; voici au surplus la formule pour la surface des ^yaux :
- S = ( i/i L t 3/a i. 3 G-f- îi. D ) (l — f’)
- 2. 1 ( 200 — t )
- En été, la température s’élèverait trop : on est obligé d’ouvrir à la partie supérieure des ventilateurs dont on houvera la surface par la formule ou la règle suivante :
- «, étant la surface en pieds carrés des ventilateurs ; h, la longueur de la serre ; R, la longueur du toit vitré !1joutée à celle du vitrage perpendiculaire, s’il y en a un ; la distance du sol à l’ouverture par où l’air s’échappe, a
- 0. i5LR L R
- a —----------ou à-peu-près =--------
- v. h. 6,
- C’est-à-dire qu’approxiinativement la somme en pieds des aires de tous les ventilateurs supérieurs doit cire dgale à la longueur du toit vitré ajoute à la hauteur per-
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- ( 27° J p
- pendiculaire du vitrage de devant, s’il y Cnaun , ®n. tiplié par la longueur de la serre, et divisé par six w la racine carrée de la hauteur prise du niveau du s ^ jusqu’à l’endroit où se trouve l’ouverture ou les ouvef tures qui laissent échapper l’air échauffé.
- ART. 2.
- Chauffage à la vapeur appliqué à un grand établissement. (t)
- On voit en A, ( fig. 3, pl. iv.) le fourneau de la cba*1' dière.
- La cheminée de ce fourneau conduit la fumée da° les tuyaux de fonte de fer t, 2,3, 4- Les tuyaux soo logés dans Panti-chambre des ateliers et entourés d briques, excepté vis-à-vis des petites ouvertures 5,
- 7 et 8. Un courant d’air est admis par le bas en 9, et.‘ arrive dans les ateliers par ces ouvertures, après aVt»* été réchauffé par son contact avec les tuyaux de fer ®s' cendans.
- Cette disposition met, autant qu’il est possible 1 9 prolit la chaleur perdue par le combustible. On peut ia supprimer dans le cas où l’on craindrait quelque dangel du feu, et faire passer la fumée par une route qui eI> mette absolument à l’abri. Cependant, il n’est pas pr,e' sumable que les tuyaux d’ascension de la fumée, dis' posés comme ils le sont, puissent, dans aucun cas» provoquer des accidens. Le plus grand inconvénien des poêles ordinaires vient de ce que l’intensité de chaleur peut faire fondre, rougir et entr’ouvrir la m2' tière dont ils sont composés; la continuité du métal» depuis le foyer jusqu’à l’extrémité des tuyaux, fait que ceux-ci participent à la forte chaleur et sont sujets au* mêmes accidens.
- Ici la fumée , passant préalablement dans un canal de briques, ne peut jamais communiquer aux tuyau* un degré de chaleur suffisant pour les faire éclater. ÇeS mêmes tuyaux, n’ayant d’ailleurs de communication avec l’intérieur de la chambre que par de petites ouver' tures, ne peuvent point être mis en contact avec des’ matières combustibles, et se trouvant entourés d’ail qul
- (1) Bulletin de la Société d'Encouragement t tome vi.
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- te . ( 371 )
- I renouvelle continuellement, ils ne peuvent donner h, ,cage en maçonnerie qui les enveloppe qu’un degré de ftaleur modérée.
- peut garnir les bras de fer qui supportent les yaux ascendans qui forment la cheminée de quelques ( “stances qui soient un mauvais conducteur de chaleur, 0,lUne des cendres, de la chaux, etc. On peut régler Ssi, par des soupapes, rémission de l’air chaud de courant ascendant à son entrée dans la chambre, ^ttime les tuyaux ne sont pas exposés à se fendre, il jy a point à craindre qu’ils introduisent de la fumée ou 5 la vapeur dans les appartemens.
- chaudière B B a 6 pieds de long ( 2 roèt.}, 3 et ( im,i6) de large, et 3 pieds ( r met.) de profon-l^t'. Comme il n’y a rien de particulier dans l’appareil Çsfiné au remplissage constant, on l’a omis pour ne pas l^barrasser la figure. On peut placer la chaudière dans droit quelconque jugé le plus convenable. Dans les où il existe une machine à vapeur à portée, on se servir de la vapeur de sa chaudière. Le tuyau , G conduit la vapeur de la chaudière jusqu’au premier ^yau vertical, O, O, D. Il y a, en E, une jonction j “bile garnie de filasse ou d$ toile , pour qu’elle ne )'SSe pas échapper la vapeur ; celle-ci, après s’être evée dans le premier tuyau O, O, D, entre dans le induit F, F, F, qui est légèrement incliné à l’horizon ; . e enchâsse l’air, qui s’échappe en partie par la sou-j3Pe 6, et passe en partie par les autres tuyaux. La I^Pape G étant fort chargée, la vapeur est forcée de ^cendre/lans le reste des tuyaux d, d, d; l’air qui les ^plissait fuit devant elle ; il passe par des tubes H ,
- ,.» « dans le tuyau M, M, M, qui a la pente néces-pour amener l’eau au siphon K, d’où elle descend 4,1 s le réservoir N, d’où, enfin, elle retombe presque pillante dans la chaudière.
- u^eus les tuyaux sont enfer fondu, excepté le conduit jS M , M, qui est de cuivre. Les tuyaux verticaux font ^®ce des colonnes, et portent les sommiers au moyen J- liras O, O, O, qu’on peut élever ou baisser à volonté, Y ^oyen des coins P, P, P. Les tuyaux entrent d’en-“'“n i pouce dans le^ sommiers, qui leur sont attachés f4t des liens de fer Q, Q ; ceux de l’étage inférieur rodent sur les supports de pierre S, S, S, S, et sont %aihis de filasse en bas, pour que la vapeur n’y trouve
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- ( 2J2 ) .,g
- point d’issue. Dans chaque étage, le tuyau qui arrJ< d’en bas reçoit le tuyau supérieur par un .emboîta» garni de filasse, ainsi qu’on le voit en r. Les tuyal _ de l’étage inférieur ont 7 pouces (om,ig) de diamètre» ceux de l’étage supérieur, 6 p. (om,i6) , et les diamètr des tuyaux intermédiaires, dans les deux autres étage > sont compris entre ces dimensions extrêmes. L’épaisse du métal est de 5/8 de pouce (om,oi). On fait les tuyaUf inférieurs plus gros que les supérieurs, pour expps une surface chaude plus considérable dans les piec ^ inférieures, parce que, la vapeur descendant d’en hat dans tous les tuyaux, excepté le premier , la chaleur " serait point égale en bas, si on ne compensait pas, Pa_ une plus grande surface, la différence dans les temp" ratures de la partie inférieure et supérieure du tube-Il n’est point nécessaire de munir cet appareil soupapes qui s’ouvrent en dedans, les tuyaux sont ass forts pour soutenir la pression atmosphérique. fe
- Pour se procurer une quantité de vapeur circuit"1 ^ plus ou moins forte, on peut augmenter le volume le nombre des tuyaux, à l’effet de se procurer une tepj pérature quelconque, inférieure au terme de l’eau bo"1^ lante, et qui soit toujoursxn rapport avec l'établissent" que l’on veut échauffer. On pourrait même le dépasSja en employant un appareil assez fort pour comprime1, vapeur ; mais ce ne serait guère que pour des expérieO" particulières.
- air
- Procédé pour brîiler la fumée dans les fourneaux machines à vapeur, etc. ; par M. Chapman.
- Ces perfectionnemens ont pour objet d’échauffer * avant qu’il arrive dans le foyer ; pour cet effet, la grl est composée de barres creuses sur toute leur longue" ’ formant une série de tuyaux parallèles, l’une placée c avant , l’autre au fond de la grille. La boîte antérieu’"’ établie directement au dessous de la porte du foyer» ^ munie d’un registre qu’on ouvre ou qu’on ferme volonté; l’autre boîte, portée sur la maçonnerie» " , bouche derrière la cloison qui forme, le fond du loy"1 cette cloison laisse entre elle et la maçonnerie un *"j tervalle d’environ un pouce , qui règne sur toute la '"h geur del’ûtre, et est un peu inclinée en avant vers s‘
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- Iv \ A J )
- j5rUe supérieure, afin que l’air qui y pénètre puisse relier la fumée, laquelle, ramenée ainsi sur le combus-,, incandescent, se brûle complètement. On conçoit, 3aPrès ce qui vient d’être dit, qu’en ouvrant, en tout ^ en partie , le registre de la boîte antérieure, il s’é-aulira un courant d’air très-fort à travers cet orifice, les ilri’es creuses de la grille et derrière la cloison du foyer, que cet air sera échauffé dans son trajet avant de se Jî'êler avec la fumée ; pour rendre cet appareil plus ’ûnivore, M. Chapman y a ajouté un autre perfectionnaient important ; on sait que chaque fois qu’on charge ,.e fourneau par la porte ou que l’on introduit le ringard, pénètre dans le foyer une certaine quantité, d’air ^terieur qui refroidit la fumée échauffée à tel point quelque parfaite que soit d’ailleurs la construction, e<itte fumée ne peut s’allumer que long-temps après lue la porte a été fermée ; pour obvier à cela, l’auteur j! adopté au dessus du foyer une trémie en fer, au fond 7 laquelle est disposée une trape mobile sur deux fovots, munie d’uft levier à contre-poids qui la tient appliquée contre la trémie ; le dessus de cette trémie Cst fermé par un qu’on abaisse chaque fois qu’on fait fesser le combustible dans le foyer; pour cet effet, on s®ulève le levier, la trape bascule dans l’intérieur, et le barbon tombe sur la partie antérieure de la grille ; de cette manière , l’air froid ne peut pénétrer dans le ‘ourneau ; aussi ne voit-on pas sortir par le haut de la ^eminée ces bouffées de fumée qui, dans les four-ordinaires, annoncent qu’on renouvelle le comestible.
- Le charbon qui tombe sur la partie antérieure de la Sdlle se convertit bientôt en coke; alors, avant d’en Retire une nouvelle charge, on le pousse au fond du j°yer, à l’aide d’un ringard dont la tige passe à travers a porte du fourneau, et qu’on manœuvre à l’extérieur 8aos ouvrir la porte ; la palette dont est armé ce ringard ^ Une largeur égale à celle de la grille ; et, pour s’assurer jfu moment où il faut s’en servir, on observe l’état du feu à travers un petit trou d’un pouce de diamètre percé uans la porte, et que recouvre une plaque ou obturateur Unobile. Les avantages qu’on vient d’énoncer ne sont l'as les seuls qui résultent de l’emploi des nouveaux Moyens imaginés par M. Chapman, il annonce qu’une 8rille à barres creuses à travers lesquelles passe un
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- ( 2j4- ) j
- courant d’air, est plus solide qu’une grille à barr g pleines ; du moins celle qu’il a employée n’a éprou aucune altération depuis six mois. La société d’enco ragement de Londres a décerné à l’auteur la graB médaille d’argent pour ces peifectionnemens.
- Explication des figures de la planche 5.
- Lafig. 225 représente une élévation vue par-devant^9 fourneau fumivore ; la fig. 226, une coupe latérale»1^ mêmes lettres indiquant les mêmes objets dans ® foyers; a, chaudière; b, foyer; c, trémie alimenta® du charbon, recouverte d’un volet ; d, et munie fond d’une trape à bascule armée d’un levier à cooti® poids; e, qu’on fait passer une nouvelle quantité combustible sur la grille ; f, ringard à palette à l’al , duquel le charbon est poussé au fond de la grme.| g, mortaise pratiquée au bas de la porte du foyer» travers laquelle passe la tige du ringard ; h , trou perC{ dans la porte pour observer l’état du feu, il est recoud par une petite plaque mobile; it, boîte ou réserv°j antérieur fermé à l’air extérieur et communiquant ave _ l’intérieur de la grille ; k, canal formé dans les barreau*^ b, canal ménagé derrière la cloison de l’âtre et travers lequel passe l’air qui refoule la fumée sur 1® charbons incandescens ; m, registre pour l’admission “ l’air dans la boîte.
- Des Séchoirs.
- Les séchoirs sont le plus souvent construits sous fore®0 de pyramide quadrangulaire faite en charpente et d’u»0 élévation telle que les pièces puissent y être placées» développées dans toute leur longueur. Les côtés de cett® pyramide sont clos par des planches imbriquées et asse distantes pour que l’air puisse pénétrer aisément da° l’intérieur. On la garnit en dedans d’un fdet, afin q®e les toiles ne puissent point se salir contre ses parois. A reste , la construction de ses séchoirs varie un peu su*' vant les saisons et le mode de chauffage.
- Toutes les saisons ne sont pas également propres 9 cette opération, ni même toutes les heures du jour; Ie3 plus défavorables sont la saison d’hiver et les temps plu' vieux; les plus favorables sont les jours chauds et secs» et, les heures de la journée, celle où le soleil est pl#
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- jevé sur l’horizon. Ce n’est point la chaleur, ou mieux, calorique qui opère directement le séchage, mais l’air. L’influence que le calorique exerce sur cette. Vaporation, c’est, en chauffant l’air, de le rendre plus 'Pte à dissoudre l’eau ; âinsi, plus l’air est chaud et sec, j üs sa force dissolvante de l’eau est forte : plus il est 5>id , moins il en dissout; enfin, pins l’air est saturé ,eau, moins il est susceptible d’en dissoudre; ceci Mtre dans la loi générale de la solubilité des corps dans Autres dont la fopcê dissolvante diminue au furet à J'Usure que leur saturation augmente. Voilà pourquoi, les temps humides ou pluvieux , l’air étant un faible '«solvant de l’eau, cet air sèche ou enlève difficile-|,eut l’eau dont les tissus des toiles sont imprégnés. 11 °n connaît plusieurs modes de chauffage de l’air pour «séchoirs; nous allons les examiner successivement; 11 général, ils se réduisent à trois espèces. i,10. Séchoirs à air : sans chaleur artificielle , ou séchoirs "été.
- I s#. Séchoirs à air chaud : chaleur produite par les ca-^il'ères divers.
- ! 5®. Séchoirs au feu ; ou produisant l’évaporation à température voisine de celle de l’ébullition de l’eau 1,1 de roo C°; nous n’avons à nous occuper ici que de tes deux derniers.
- i°. Séchoir par l’air chauffé.
- i, d’après ce que nous avons exposé sur la théorie de lotion de l’air sur l’eau , il est évident que les séchoirs "été ne sauraient convenir en hiver à cause de la ^pindre faculté dissolvante de l’air froid et souvènl hu-^ide ; ces séchoirs doivent donc être parfaitement clos ? à courant d’air échauffé au moyen des calorifères, ^dis, on employait des poêles qu’on plaçait dans les jHoirs , ce qui était fort embarrassant et occasionnait "''fois des incendies. Maintenant on y fait arriver l’air jhaud par plusieurs bouches ouvertes au niveau du sol i11 séchoir. L’air chaud , comme plus léger à cause de sa
- ^datation qui, d’après M...... est de 4/210 pour chaque
- pgré thermométrique, traverse les couches plus froides ^ séchoir pour s’élever à la partie supérieure ; dans !(‘be ascension, il dissout de l’eau des tissus, et, dès-lors, acquiert un grand volume qui le rend encore beau-
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- coup plus léger (1) , deux thermomètres; placés; 111 au sol et l’autre au sommet du séchoir, indiquent différence de ces températures. L’air chaud, continua' d’arriver par les bouches, continue aussi à s’élever ; deS lors , la couche supérieure augmente d’épaissenr et sur la couche inférieure : cette pression augmente ‘ tel point qu’en ouvrant des conduits placés à envif"j] un pied de la partie inférieure, l’air froid s’y précip".' et sort du séchoir rapidement. Dès-lors, la couche qu, portait immédiatement sur lui vient le remplacer ; celle-ci succède celle qui la recouvre, ainsi de suite > il est donc évident que, dans un séchoir, il s’établit de" courans d’air; un courant ascendant et un courant deS Cendant. Le premier est du à l’air chaud qui arrive y que sa légèreté fait élever à la partie supérieure ; le,see cond est dû à la pression des couches supérieures qul \ précipitent vers le bas, se saturent d’eau, et cet aiehu mide est ensuite évacué par le conduit précité. h °n voit quelle est l’erreur de ceux qui pratiquent les isS'' t à donner l’air à la partie supérieure du séchoir, c° alors l’air chaud qu’ils évacuent, au lieu de l’air froid °l humide. La force du courant de l’air sera d’autant forte qu’il y entrera une plus grande quantité d al chaud à la fois et que la colonne de cet air sera p‘lls élevée, ou que le séchoir sera plus élevé.
- Nous avons déjà dit que l’air froid et humide cta* chassé du séchoir par des ouvertures communiqua"1 des tuyaux de cheminées rectangulaires , ou plan"" placées dans les angles du séchoir qui vont s’ouvrir 8 dehors au-dessus du toit ; il y a des séchoirs où il n 1‘ qu’une de ces cheminées, et d’autres où l’on en tro»v.^ plusieurs autres; cela vaut mieux, ces cheminées vent être munies d’une gueule de loup, afin que je\ü ouverture se trouve constamment du côté opposé vent qui, sans cela, pendant les temps d’orage, refouler l’air à évacuer dans le séchoir, comme h refouler la fumée dans les cheminées.
- ( i) Ce fait était connu des anciens : Cum enim aq^a ex aerc , gravior est y et cum oritur aer ex aquf majorem occupât locurn ( teles , de crelo ). Cette vérité fut ensuite méconnue , même par f cr<)(j f qui soutint que l’air chargé d'eau était plus pesant. Ce fut Dcl»c ^ dans ses Recherches sur tes modifications de Vatmosphère ,
- esprits au sentijïicnt d’Aristote,
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- 2°. Séchoir à (a vapeur.
- , Pe moj’en diffère du précédent en ce qu’on fait cir-j Cr la vapeur d’eau dans des tuyaux en tôle disposés aianière à ce qu’ils aient assez de pente pour rame-.f l’eau condensée dans la chaudière génératrice. Il ^évident que la vapeur d’eau ne tarde pas à chauffer ^'Uicoup les tuyaux, et que l’air qui les entoure, en .^enlevant sans cesse du calorique, s’échauffe, devient Us léger, s’élève et fait place à une nouvelle couche ; Procédé est également mis en usage pour chauffer Sappartemens pour l’incubation des poulets, etc.
- f°cè(/és propres à chauffer les habitations, ateliers et autres bàtimens, ou sécher diverses substances; par IIagüe (John) et Crosley ( Henri).
- ( Brevet d’importation et de perfectionnement. )
- Serre chaude avec appareil servant à la chauffer.
- J^g. 225, coupe verticale. r*g. 226, plan.
- j.®* chaudière à vapeur construite et posée à la ma-rre ordinaire.
- tuyau de vapeur ajusté aux tuyaux de l’intérieur ^local, du côté où ces derniers sont le plus élevés du
- j.c» tuyaux placés dans l’intérieur de la serre pour y jlPandre la chaleur; ils sont inclinés vers la chaudière, laquelle ils rentrent au-dessous du niveau de l’eau ‘l)e renferme cette chaudière.
- ^ d, soupape ou clapet posé en biais au bout du tuyau la chaudière, afin d’empêcher l’eau de remonter, par la pression de la vapeur , soit par l’effet du vide ^ pourrait se former dans l’intérieur des tuyaux. t e> soupape et robinet ajustés sur le tuyau de vapeur 1 près de sa rentrée dans la chaudière ; cette soupape robinet sont disposés comme le montre la figure 227, j> l’One échelle plus grande que celle des fig. 225 et 226. f çjh a2j, indique la coupe transversale dutuyauc, fig. 225 220 ; g est la soupape, h la boîte qui la recouvre, et i st le robinet dont la place est en c, fig. 225. fi objet de cette soupape et du robinet est de faciliter
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- l’évacuation de l’air renfermé dans les tuyaux? à ^ 1 sure qu’ils se remplissent de vapeur; la soupape e ] pêche le retour de l’air extérieur, qui, dans le cas | il existerait un vide, ou que l’air se trouverait plus i°,j| que la vapeur renfermée dans ces tuyaux, rentre^H avec force et produirait unè commotion on secousse <*a l’intérieur de l’appareil.
- k, fig. 225 , jauge à mercure fixée sur la chaud# pour faire reconnaître le degré de pression de la vapÇ“
- l, tube en verre ajusté sur le côté de la chaud# pour permettre de s’assurer de la quantité d’eau qu’e
- renferme.
- m, deux bouts de cylindres creux dans lesquels Pa* sent les tuyaux de vapeur , et ayant chacun une b°l ^ che de chaleur. L’air froid est admis dans ces cylin4# par de petits tuyaux n, arrivant de l’extérieur du 1 cal que l’on veut échauffer; il y circule , se chajjffe» se répand en cet état dans l’intérieur de la serre '
- le renouvellement de l’air s’effectue sans qu’il soit 1,1 cessaire d’en faire venir autrement de l’extérieur.
- o, représente les murs de la serre.
- p, sol sur lequel est élevée la serre.
- q, fig. 226 , bouches de chaleur. ,ie
- r, fermeture de la chaudière à vapeur, sur laque se trouve une soupape de sûreté.
- s, maçonnerie-de la chaudière.
- t, cheminée.
- Séchoir à la vapeur à trois étages.
- La fig. 228 montre, en coupe verticale, un sécho,r.j trois étages, qui est chauffé au moyen d’un appate semblable à celui que l’on vient de décrire.
- Conduite de Vappareil destiné à chauffer des habitation*'1
- des manufactures et autres bàtimens, et pour chau]r
- ou sécher des substances, représenté par les fig. ^ ’
- 226, 227 et 228.
- On charge en partie la chaudière à vapeur d’eal1’ lorsque la vapeur monte, l’air contenu dans la dière et dans les tuyaux est repoussé et comprime manière que la vapeur ne peut plus avancer ; al01^’ pour remédier à cet inconvénient et mettre la vapc‘ en état d’agir, on fait évacuer cet air par le robinet
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- ( “oite placée en e, fig. 225. La soupape de cette boite “üvre en même temps et reste dans cet état jusqu’à l'lu il ne passe plus par cette issue que de la vapeur ; °ts on referme le robinet, afin d’éviter l’action de ' Uiosphère dans l’intérieur de l’appareil* La libre cir-j.‘ation de la vapeur dans les tuyaux s’établit immé-! Renient après, et, comme elle se condense par le .^tact de l’atmosphère sur la surface desdits tuyaux, li Par celui des matières au travers desquelles les jyaux passent, la pression étant en outre devenue égale deux côtés de la soupape D, fig. 225 , cette vapeur j^densée rentre en eau presque bouillante dans la , audière à vapeur qui s’alimente d’elle-même sans au-addition d’eau , et n’en exige point tant que tou-* les parties et les tuyaux sont hermétiquement fer» Cs ; les seules pertes à réparer se bornent donc à celles ^asionnées par la vapeur qui sort lorsque l’on fait tacuer l’air renfermé dans les tuyaux , et par celle ™ peut s’échapper par la soupape de sûreté.
- 4.U moyen de cette méthode d’obtenir et d’appliquer *chaleur, on arrive à une grande économie de com-l^tible, et l’on évite en outre la dépense et le travail pimenter la chaudière, parce que la vapeur a toujours v® rapidement et alternativement convertie en eau |te«c[ue bouillante et en vapeur pendant toute la durée e l’opération.
- I . ,
- a‘te complet de l’art de chauffer, ou exposition de ta Meilleure construction des foyers pour chauffer tes appar-teniens, pour cuire et rôtir, pour chauffer et évaporer l eau, pour tourailler et sécher, suivi du chauffage à vapeur et air chaud; par J. Ch. Lbuciis.
- laborieux auteur de ce traité, comme par ses sautes compilations, a réuni dans son ouvrage tout ce r* a été publié sur la chaleur appliquée chez tous les Jj'•pies. Son ouvrage est rangé avec méthode en îo sec-t°bs, qui traitent des objets suivans : r°. De la chaleur; ^te section traite les lois physiques de la propagation la réflexion et de la conductibilité, etc. i°. Des disses sources de la chaleur. 5°. De la puissance calori-.1l)e des di vers combustibles et des moyens de l’aug-( enter. 4.0. Des foyers. 5°. Histoire des diverses améliorions des calorifères ; l’auteur décrit dans cette section
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- 5a appareils de chauffage inventés chez différens pc” pies. 6°. Description des calorifères plus parfaits moyens de conserver la chaleur. 70. Des divers apparel à chauffer ; il traite dans cette section des chaudièr®’ des bains, des fours, des tourailles, etc. etc. 8°- |a diverses appareils culinaires. 90. Du chauffage et de cuisson à vapeur. io°. Du chauffage à air chaud. t Cet ouvrage nous a paru le plus complet de tous qui existent sur la matière , et a dû exiger de la par* je l’auteur des recherches bien laborieuses ; cependant grand nombre d’ouvrages que l’auteur publie JalSr, concevoir comment le travail de chaque ouvrage enP.p ticulier devient pour lui peu de chose. C’est en recUflg. lant avec soin tout ce qui se publie sur les arts i°d " triels dans toutes les langues, c’est en dépouillant to" les langues, c’est en dépouillant toutes lés collect*0 scientifiques et en classant ensuite les matériaux , 4 ^ M. Leuchs a publié et publiera vraisemblablement core une multitude de volumes.
- CHAPITRE XI.
- ie»r’
- Expériences comparatives , faites par ordre du ministre de l’inlcf’® (f. par le bureau consultatif des arts^ arec divers appareils pour ^ miner les moyens de chauffage les plus avantageux sous le rapP de l'économie du combustible (1).
- Les expériences ont eu pour objet de reconnaîtfe degré de température constante au-dessus de celle c* rieure que pourrait donner dans un même appa' g ment, pendant un même temps, la combustion d 11 même quantité de combustible consommé dans des ^ pareils de diverses formes, toutes autres circonstai>c étant égales d’ailleurs. (
- Il résulte des premières opérations qui ont eu pj\, objet de comparer les appareils de Cttraudau et de sarnod, que 100 kilog. de bois, brûlés à la chemin!j ordinaire, peuvent être remplacés à raison de la u,eI. leure construction des appareils, parles quantités c après, savoir :
- Foyer ordinaire de Désarnod.
- Foyer dit tour creuse du même........... vy -1
- Foyer simplifié, idem................... 3q a/4
- Cheminées de Curaudau....................
- kilog1’’
- 29 n 09 y-?
- (*) Bulletin de la Société d'Encouragement , 5.c année.
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- !'Jn a fait aussi des expériences sur deux- poêlés dé ,)fiîes différentes, l’un de Curaudau, l’autre de Dé-^'•tod, appelé par l’auteur poêle de Lyon perfectionné : ^ dernier a été allumé avec du charbon de terre. Il ré-/de de ces expériences, dont chacune a été double l|,rime les précédentes, que 100 kilogrammes de bois ? de houille, brûlés à la cheminée ordinaire , peuvent re remplacés par les quantités suivantes :
- ^oèle de Curaudau..... 20 3/| kilog. de bois.
- *oêle de Désarnod....... i5 3/4ikilog. dé houille.
- d’après ces expériences, il est prouvé que les ap-^eils de Désarnod et Curaudau , comparés à une chè-’aée ordinaire, procurent une grande économie de "dthustible; mais, l’emploi de ces appareils ne pouvant p8 être considéré seulement sous le rapport seul de no mie du combustible, il faut aussi l’envisager sous i'M des dépenses de construction, d’entretien, de sa-yité et d’agrément.
- ,, maçonnerie est moins coûteuse que la fonte , et la j e exige une dépense encore plus considérable. Il en ,jd de même des frais d’entretien qui sont presque nuis les cheminées ordinaires , un peu plus eonsidé-ddes dans les foyers de Désarnod construits en fonte,
- ' .plus encore dans ceux de Curaudau, dont la-tôle , [^'sentant, relativement à sa masse, une plus grande ^'rlace et étant plus oxidable par sa nature , sera plus ''^«plement détruite.
- ^ *’0us le rapport de la salubrité et de l’agrément, ce s ^Pareils laissent jouir de la vue du feu et du calorique ,?ïonnaot, comme les .cheminées ordinaires; la quan-^ ê de calorique rayonnant s’étendra également; loin l’appartement, en employant l’un ou l’autre de ces !üi* appareils à foyer égal ; et l’intensité de ce calotte sera en raison inverse du carré dès distances (t).
- C’ést-à-dire qu’à une distance double, triple, etc.un rayon de U "riqoe aura 4 fois, 9 fois , etc. moins d'intensité nu de fortje calorie Ainsi, en.supposant que l’intensité de la chaleur d’un rayou ob~ ji ,Vec à une certaine distance du foyer soit représentée par 36 , si on «serve à une distance double de la première , le carré de 2 étant 4 , j^^asité sera 4 fois moindre ou sera 9. Si on s'était porté à une dis-'ei CC ,r'Pi® ou 3 f°»* plus grande , comme le carré de 3 est 9 , l’în-aurait été trouvée g fois plus faible; c’ast-à-dire que, dans cet mt’lc>.elle serait représentée-par 4.
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- Les appareils de Curaudau et Désarnod, étant co struits avec un métal bon conducteur du calorique» * pandent beaucoup de chaleur qui traverse ses pores-y allume le feu avec facilité et promptitude ; on y acC 1ère, on y ralentit la combustion à volonté.
- L’appareil de Curaudau donne de la chaleur au ^ ment même où l’on y met le feu; dans celui de Dès3, nod, elle se manifeste un peu moins promptement, P13 il s’en conserve une plus grande quantité.
- Les expériences qui ont suivi celle ci-dessus ont èt3 faites sur un plus grand nombre d’appareils, et ot> trouvé les résultats suivans pour mesurer leurs avanta^ ^ respectifs. Ces résultats sont rangés dans l’ordre v détermine la plus grande économie de combustible-
- Poêle fumivore de M. Thilorier.............. ij'fj
- Fourneau domestique de Désarnod........... Oijr
- Poêle de Curaudau........................... o»®”
- Foyer dit à tours creuses de Désarnod....... 0,Tfk
- Foyer simplifié, grand surbaissé, du même.... °K*g
- Calorifère salubre de M. Olivier............
- Cheminée de Curaudau.......................... o,®3
- Foyer simplifié, deuxième grandeur, de Dé
- sarnod...........................
- Calorifère perfectionné de M. Olivier....... ,
- Cheminée ordinaire du bureau consultatif.... o,*3
- Pour compléter les résultats sur la avec différens appareils de chauffage, les valeurs numériques données par M. son Cours au Conservatoire royal des Arts et Métiers.
- La combustion de 1 kilog. de bois par heure, appartement de 100 mètres cubes de capacité, _ la température au-dessus de la température extérieur ’ savoir : .
- Tlierm-cC('’
- dan»
- «P
- a élevé
- chaleur util*8® nous ajoute1'011.
- r.limont.
- Avec une cheminée ordinaire. Id. à la Rumford Cheminée de Désarnod. Poêle Curaudau 0,379 ••••
- Poêle Désarnod. 0,936
- Pour obtenir la même température, on a bfûl®
- savoir ;
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- pcminée ordinaire...
- \ Id. à la Rumford. k Jd. Désarnod
- Curaudau........
- °^le Désarnod........
- Kilog. de comb.
- .... 100
- .... 39
- .... 33
- 20 3/4 i3 3/4
- CHAPITRE XII.
- '"'il de la quantité de chaleur emportée par le courant d’air du luyau d’une cheminée. — De la perte de la chaleur dans les appar-*(|nens. — Des moyens de retenir la chaleur dans les appartenons. ^ De la température des appartemens.
- ARTICLE PREMIER.
- '"but de la quantité de chaleur emportée par le courant d’air du tuyau d’une cheminée.
- , ^our connaître la déperdition de la chaleur par le j^duit d’une cheminée, il faudra déterminer la vitesse 11 Courant ascendant, ainsi que nous l’avons indiqué i §c 6o, et calculer la quantité d’air qui passe par l’ou-.*diire dans un temps donné, comme nous l’avons fait 6i et 62. Connaissant cette quantité d’air, sa tem-^ature et sa chaleur spécifique, il sera facile de contre la chaleur qu’il emporte, sachant d’ailleurs qu’il environ 20 kilog. d’air pour brûler un kilog. de j arbon , et que la chaleur spécifique de l’air est *0,2669(1).
- ^*1 faudra, pour élever de 1 degré ces 20 kilog., 20 X ^ 669 = 5 unités 34 centièmes, et si on les élève à 15o .*&rés, r5o X 5,34 = 801 unités, qui est à-peu-près la i^de inévitable parle tuyau de la cheminée ; et,comme (.kilog. de charbon produit 7ü5o unités par la combns-î0*1» le résultat est qu’il en faut absolument perdre 801 ^7058, ou environ un huitième.
- art. 2.
- De la perte de la chaleur dans les appartemens.
- , Plusieurs causes viennent se réunir pour occasionner perte de chaleur considérable, indépendamment
- ^‘) Chaleur spécifique de l’air sous une pression ds 76 centimètres.
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- de celle nécessairement perdue par le foyer, et dj .j nous venons de parler à l’article précédent ; d’abor* s’établit des courans par les ouvertures qui comU1 niquent au-debors ; l’air froid extérieur entre par fissures qui se trouvent au bas, et l’air chaud sort P‘ celles qui sont vers le plafond. Ainsi, lorsqu’il existe1 croisées et des portes qui correspondent à des pieC# dans lesquelles on ne fait pas de feu, on remarque, présentant la flamme d’une bougie aux jointures, q"e,.. flamme est chassée en dedans par l’air entrant, tan que la flamme présentée aux jointures d’une porte e attirée au-dehors dans les ouvertures supérieures P un courant d’air sortant, et qu’elle est repoussée d3 la partie inférieure de la porte par un courant d’air e^ tract. Ces divers courans qui s’établissent contribué à refroidir la chambre ; il convient donc de bouche* ,t
- mieux possible toutes les issues en établissant le cou
- du*'
- do;t
- qui doit fournir l’air nécessaire au foyer, et qu’on - ^ disposer, pour éviter des lames d’air froid, qui caiis1'^ un refroidissement désagréable, de manière qllC,
- rft*cC
- courant d’air pris au-dehors aille frapper quelque suc $
- n-aî|,c
- chaude autour du foyer, afin qu’il ne se répande la chambre qu’après s’être échauffé.
- La ventilation qu’exige chaque individu enH’ aussi une quantité de chaleur égale à la différence température entre l’air extérieur et celle de l’air i*1 A rieur ; dans la pratique, cette perte est négligée, Pal que, si un certain nombre d’individus demeurent stammenl dans l’appartement, leur respiration p*'° assez, de chaleur pour contrebalancer celle perdue.
- Quant à la perte de ch'alcur par les murs, les chers et les plafonds, dès qu’ils sont amenés à la u*ü
- D**'
- a***1
- cuers et tes piatunds, des qu ils sont amenés a la u* t température que celle de la chambre, ils n’abson* ^ qu’une petite quantité de chaleur, s’ils sont en bois»
- (jllàumc uc utaicui) o in atun v;iji
- plâtre ou de matériaux mauvais conducteurs de 1** ^ ^ leur ; mais ce qui occasionne une déperdition cons* rable de chaleur, c’est le verre des fenêtres. j^,,
- On compte dans la pratique que la perte de I3..*? fli leur par des murs ordinaires en pierre ou nroe j,, de om,6o centimètres (2 pieds) d’épaisseur, est de^i par mètre carré ; quantité qu’il faut augmenter d ^ le même rapport que la diminution de l’épaisseur murs. _ _ , ; 5/
- La déperdition au travers des vitres est évaluée a u>
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- . v 285 )
- îr mètre carré ; mais on peut ta diminuer par tes. t!°y<itis que nous allons indiquer, et la réduire à en-ij5 de ce qu’elle est ordinairement.
- art. 3.
- ^es moyens de retenir ta chaleur dans tes appartemens»
- i Nous avons vu que la chaleur filtrait continuellement ^traversles murs, les portes et les,fenêtres, etc. Pour j'toinuer cette espèce de filtration , il faut employer , 4t>s l’épaisseur des murs et leurs revêtemens, des sub- ^Oces qui soient mauvais conducteurs du calorique ;
- sont les pierres, certaines briques légères et po-e>1ses, les tufs, les pierres ponces et d’autres concrétions . îongieuses; ces corps exigent, quand ils sont exposés ,(| grand air , d’être recouverts d’un enduit împéné-^ole à l’humidité. Les briques surtout ont le défaut de préparer de l’humidité, et l’on ne doit s’èn servir que ' elles sont à l’abri de la pluie; leur force d’affinité Pur l’eau est si grande, qu’elles l’attirent jusqu’à une ^teur de 4 à 5 pieds ( i m,5o à i ra,5o ) lorsque la basé e la maison repose sur un terrain humide.
- I ^es lambris en bois contribuent beaucoup à conserver |5 chaleur. On peut aussi interposer une couche de char-|ÛIi pilé entre les murs et le lambris, ainsi que dessous
- plancher. Enfin, les antichamhres servent beaucoup Maintenir la chaleur de l’appartement principal, parce Ne l’air est mauvais conducteur du calorique, et que,
- tll[ de l’appartement que ne fait l’air froid.
- ' Russie, les croisées 6ont doubles; on en bouche ^ joints avec des étoupes ; On colle ensuite sur ces j^Jïies joints bien calfeutrés, des bandes de papier;
- comme ces doubles châssis entraînent une grande,, ^Pcnse , on peut adopter- un moyen plus simple et coûteux, et qui réunit presque tous les avantages
- II premier.
- Posc chaque vitre de croisée double, laissant en-^ chaque glace un intervalle d’environ un tiers de U,Ce ’ °n évite de cette manière la dépens»; des doubles c*»ées; on a plus de jour dans les appartemens ; les-. ’cs ne ressuent et ne gèlent jamais, et l’on cstplus chaud qu’avec un simple vitrage.
- renouvelant peu dans les lieux fermés, il conserve ’ température moyenne, et soutire bien moins la cha-
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- On peut encore mettre à la porte de l’antichanin ^ qui ouvre sur l'escalier, un tambour en planches aV une porte battante qui se ferme seule : ce tambour assez de profondeur pour que la première porte * tombée et fermée derrière celui qui entre avant qu ouvert la seconde porte; cette première porte doite ,j matelassée; et, pour qu’elle se ferme d,elle-mêwe, faut que la patte du gond inférieur soit beaucoup P ^ longue que celle du gond supérieur, ou bien au d'un poids ou d’un ressort. La porte du tambour et ce de l'antichambre, ou au moins la première , ne doitf pas avoir plus de deux pieds et demi de largeur et plus de six pieds (2m) de hauteur, afin qu’il duise un moindre volume d’air chaque fois qu’on odvt
- abt. 4*
- De la température dans tes appartemens.
- Une personne qui agit peu dans une chambre 0 prouve pas une sensation agréable de chaleur si la pérature ne s’y élève pas à i4 ou i5 degrés cent. ; cefc dant, par un temps froid, cette température paraît élevée pour quelqu’un qui vient de respirer un ait e ou 6 degrés au-dessous de zéro; en effet, le PasSor|j subit d’une atmosphère dé i5 degrés à celte de 5 au-dessous de zéro donne une différence de 20 deg£' trop considérable pour qu’on n’en soit point affecté tement, et il serait à désirer qu’on n’eût à épr°ut|,e d’abord qu’une légère différence de température e° l’air d’une chambre et celui du dehors, et qu’on P^j l’augmenter graduellement, afin que le changement moins brusque, et d’éviter un danger que nous a‘ \(B signaler. Si les vêtemens, par l’état de l’atinosp*1^ extérieure, sont imprégnés d’humidité, on éproUve , f6 sensation très-vive defroid en entrant dans une eh»lB .e très-chaude : cet effet est occasionné par la pr°. eli absorption de l’humidité que l’air échauffé rédnd . vapeur ; et cette évaporation, lorsqu’elle est subite» P ^ produire un froid tel, qu’on peut faire usage de moyen pour obtenir de la glace, (i)
- , (*) Voyez le Supplément a l'Encyclopédie britannique de Tïappier’ ticle Froid, et les expériences de M. Gay-Lassac , vol. xv , pa8e
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- t> ^ 2°7 )
- Itr e^et analogue a lieu lorsqu'on sort d’une chambre ^•chaude pour passer à l’air extérieur lorsqu’il est .Üde ; on ressent un refroidissement plus considérable l'® si l’on était frappé par un air sec beaucoup plus I *d, parce qu’il n’y a pas alors d’évaporation , cause ! Refroidissement.
- I ^°us- concluons qu’en général la température d’un partement, pour être douce et bien respirable, ne !0|t pas excéder 10 à 12 degrés de Réaumur ( i5 deg. et que, lorsque l’atmosphère est humide et °n se dispose à sortir, il est prudent de se préparer à ®spirer l’air extérieur en changeant graduellement de ppéralure, en s’éloignant du foyer, et, lorsqu’on pe dans un appartement, de ne s’en approcher que ,r degrés, lorsque les vêtemens contiennent de l'hu-ldité, afin d’éviter une évaporation trop brusque.
- CHAPITRE XIII.
- 'Ramoneurs. — Méthode de ramonage des cheminées.*»Machine ^ Ramoner les cheminées. — Appareil pour ramoner les tuyaux ts cheminées. — Ramonage des tuyaux cylindriques. — IJ. des vaux des poêles.
- ABTICLE PREMIER.
- Des Ramoneurs.
- a beaucoup dit et écrit contre l’emploi des enfans l^r ramoner, mais on a fait peu pour ne s’en pas servir, ^fage du jour pour bâtit offre une bonne occasion de ^ettre enfin un terme à cet usage et de chercher l’éco-^hiie du combustible,si on donnait une attention conve-.s®le à ce sujet, malheureusement on y pense peu tant J1!® les cheminées ne fument pas. L’auteur de cet article. J**hi aussi, et les deux objets à la fois ont réclamé son (f®iUion particulière; il a fait dans l’un et l’autre des .Sliorations considérables. D’abord, pour obtenir le J1,8 de chaleur avec une petite quantité de charbon ® terre, il a une étuve bien propre, construite, dans le j^Rentre deux chambres ; l’une, dans lequel le feu se j0,RVe, est échauffée en excès, à moins qu’il n’y ait peu 6 combustible ; l’auteur a un courant constant d’air
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- ( 288 ) ( échauffé qui s’y précipite. Le tuyau est en fonte,e* comme ii traverse d’autres pièces, ii leur commuB'f ' de la chaleur ; on nettoie ce tuyau au moyen d11 * petite brosse, d’une poulie et d’une corde. Dans lieux où on ne peut en agir de même, on nettoie tuyau avec une brosse ou balai à la manière ordina*re’ par en bas , seulement on le fait avec plus de facil1^ vu la petitesse du tuyau ; on ne peut employer *j ramoneur , car le diamètre n’a pas besoin d’excéder8 ou sept pouces; on peut placer des tuyaux dans le 11,11 ? seulement il faut des précautions pour les faire passCt travers les planchers en les dirigeant en divers sens-
- ART. 2.
- Méthode de ramonage de cheminées sans grimper ^ l’intérieur.
- Cette invention consiste principalement dans l’elIja ploi d’une forte brosse qu’on promène dans toute longueur de la cheminée au moyen de tiges métalü1!11.' qui s’adaptent successivement les unes au bout des autre,’ mais, comme en descendant la brosse, elle ne frotte*? pas contre les parois de la cheminée avec la mêi»?1 g tensité qu’en montant, à cause de la disposition des soies, l’inventéur a imaginé de la faire double,0?^ donner aux soies de la partie supérieure une direct* différente, afin que la brosse frottât toujours à cOI) descendant ; toute»0*' ’
- poil , soit en montant, soit en
- lorsque la brosse monte, la partie inférieure est i'eC
- o1*'
- verte d’une enveloppe qu’on détache facilement ^ qu’on fait descendre la brosse, au moyen d’un fil ^ *jt chai assez long pour que son extrémité inferieure s°„ toujours à portée de la main du ramoneur; enfin, J* 9 toile percée d’un trou, pour passer le bras et les métalliques, recouvre complètement le devant cheminée et empêche la suie de se répandre dans p alternent.
- Machine à ramoner (es cheminées, portée par un manc^ rallonge ; par Arnct (Pierre).
- ( Brevet.d’invention. )
- Fig. io, pl* V, élévation de cette machine. Fig, 11, plan ou vue par dessus.
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- ( j89 )
- •'ig. 12 et i3, vues sur deux faces à angle droit, d'uno dion du manche qui porte cette machine.
- Cette machine est composée d’un manche droit a, jbois, de cinquante à soixante pieds, que l’on peut tenter ou réduire de longueur, selon la hauteur de. ^eminée.
- jpe manche, qui est surmonté d’une tête brisée d’un plue plus ou moins considérable , est formé de plu-parties qui s’ajustent les unes dans les autres avec P6 très-grande solidité.
- X machine toute montée pèse 5 hectogrammes par Centimètres de longueur, y compris la ferrure né-^aire à sa construction ; elle est disposée de manière J'en seul homme peut la faire mouvoir à volonté, 118 faire un très-grand effort.
- tête b, qui couronne cet appareil se déploie pen-X l’opération , au moyen de fils conducteurs c, qui y adaptés et que fait mouvoir celui qui le manœu-(>de sorte que cette machine marque son passage tous les endroits de la cheminée, sans qu’il reste Joindre vestige de suie.
- ART. 3.
- Pareil pour ramoner les tuyaux de Cheminées ordinaires f et pour éteindre te feu.
- Cadet de Gassieourt a importé d’Angleterre , en .*$, cet appareil, qui se compose de quatre brosses ? barbe de baleine réunies, à charnière, à une tige J bois ; de fortes baguettes creuses, aussi en bois, ^ent cos brosses ; une corde qui traverse les baltes sert à les réunir. Les quatre brosses mobiles, (e§ales dimensions et formant éventail, sont attachées tige pleine et soutenue par des fourchettes report sur une virole ou douille évasée ; elles présentent le Jcanisme d’un parapluie, et sont disposées de ma-ç* que , ployées et leurs extrémités rabattues, elles ](?üPent très-peu de place quand on les pousse vers (]j aut de la cheminée. Lorsqu’on les fait redescendre, ies se déploient et balaient la suie attachée aux parois toyau de la cheminée. Les baguettes en bois ont s
- 2.5
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- ( 39° )
- pieds 6 ponces (o?So centimètres) ; elles sont creu$H et portent à leur extrémité-supérieure une virole T anneau ; l’autre bout est aminci pour entrer dan* r
- virole du tube correspondant. Une corde attachée chapeau de la brosse traverse la série des baguettes U les réunit en les maintenant dans une position verti®8^ La baguette inférieure est munie d’une vis qui s’eng 8»J dans un écrou, et qui sert à arrêter la corde à qu’elle pénètre dans le tube. Pour ramoner, on p'3 , devant la cheminée un rideau percé de deux ouvert®1^ longitudinales. 11 est monté sur une tringle de fer
- visée en deux branches qui glissent l’une sur l’autr®
- qui s’arrêtent par une vis, afin de pouvoir s’allong®r |(
- se raccourcir à volonté ; les extrémités de cette tr»®^ s’engagent dans deux pitons fixés aux jambages d®.,|{ cheminée. L’ouvrier, placé devant le rideau , tra^L en passant ses bras à travers les fentes du rideau u
- établit sur l’âtre de la cheminée un patin en fer po,tal'
- une poulie dans laquelle on passe l’extrémité <lf corde, que l’on tend fortement; on l’attache ens®^®, un crochet adapté à ce même patin ; on introduit la cheminée la brosse renversée ; on tire le rideau
- se ferme au moyen des boutons ou des attaches; P111-'
- après avoir arrêté la corde par un nœud au soin tu®*
- chapeau de la brosse, on la passe dans la première
- guette, à laquelle on en adapte d’autres jusqu’à ce ^
- la brosse soit parvenue en haut ; quand elle y est arflv on la fait mouvoir, en la poussant et en la retirant a® nativement. Un ressort adapté à la tige supérieure® pêche que les branches ou fourchettes qui la so®l*c , nent ne se ploient pendant la manœuvre. Pourret®^ l’appareil, l’ouvrier, après avoir dégagé la corde patin , saisit de la main gauche la baguette supérie®f® tandis que, de la droite, il retire celle qui vient apr®5’ j ainsi de suite jusqu’à la dernière. Si le feu est danS|, cheminée, on peut facilement l’éteindre en couvra®* ^ brosse d’un drap mouillé et en la promenant corn!®6 est dit ci-dessus. (î)
- ART. 4*
- Ramonage des tuyaux cylindriques des cheminée Dans les cheminées trop étroites, pour que le (*) Société d’Encouragement, 1818, bull. >G4 , p. 3s,
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- ( S91 )
- se puisse se faire à la main comme dans les tuyaux ^‘Udriques de terre cuite, ceux de fonte de fer, etc. , . exécute à l’aide d’un fagot d’épines ou d’un balai qu’on promène dans toute la longueur du tuyau moyen de deux longues cordes, en les tuant, par le haut, tantôt par le bas.
- hr
- Vôt
- AUX. 5.
- i Ramonage des tuyaux de Poètes.
- i. Pour nettoyer les tuyaux de poêle, on se sert d’un H^tfument (fig. ^2, pt.I) appelé grattoir; c’est un 1 °ng bâton portant à l’une de ses extrémités un disque [#l1 fonde (le en fer , d’un diamètre un peu plus petit que 1 Ctd»i des tuyaux, et qu’on y introduit en le faisant agir j tirant et en poussant pour détacher la suie fixée J^ns l’intérieur des tuyaux.
- a#t. 6.
- Moyens d’éteindre le feu dans les tuyaux de Cheminées.
- . Dès qu’on s’aperçoit que le feu a pris dans un tuyau i® cheminée , on doit aussitôt étendre sur l’âtre le bois ’"mné, ainsi que la braise , et y jeter le plus également Possible trois ou quatre, poignées de soufre réduit en foudre. On bouche immédiatement après le devant du •yer de la cheminée, en y plaçant un devant de cheminée ou un drap bien mouillé, qu’on a soin de tenir Ui,tement à la partie supérieure et sur les côtés. Le sjiufre , étant un très-bon combustible , s’enflamme à ^nstant, absorbe si fortement l’oxigène de l’air contenu ®ans le tuyau, que la flamme cesse aussitôt de brûler , que le feu , quelque ardent qu’il soit, s’éteint à Tins-|a«n. Si le brasier est assez ardent, on peut remplacer ® soufre par quelques poignées de sel de cuisine.
- . Lorsque le tuyau de la cheminée est garni à sa partie ûiférieure, vers la gorge , d’une trappe à bascule , il *uffit de la fermer pour intercepter tout passage à l'air et étouffer le feu allumé dans tuyau,
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- ( 29a )
- ART. 7.
- • ' M
- Moyen de concentrer la chaleur pour hâter la maturité fruits ; par James Ahdrew Henst Grabre.
- Il s’agit de construire des murailles en fer et en ou en fer et verre, comme des fenêtres, puis de place [ de chaque côté, les espaliers auxquels on veut faire pr° duire des primeurs. La chaleur qu’acquerrait cette & raille, et qu’elle rendrait ensuite aux fruits, en accé*e rerait, suivant l’auteur, la maturité.
- De pareils moyens peuvent convenir à l’Angleterff’ où le climat s’oppose à la culture d’une foule de qui viennent sans peine dans nos provinces les plus tentrionales ; ils seraient donc chez nous sans utilité.
- FIN.
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- TABLE DES MATIERES.
- Introduction.........................pag. v
- Avant “Propos............................. ix
- Explication de quelques termes et signes employés dans ce manuel........... xt
- CHAPITRE PREMIER.
- W. i. Du calorique et de la chaleur.......... i
- 2. De ladilatabilité des corps parla chaleur; 10
- 5. Des moyens de mesurer la chaleur, ou
- des thermomètres.................... ta
- 4. Du calcul des dilatations........... i4
- 5. Du changement d’état des corps et du
- calorique latent................... 18
- 6. De la transmission du calorique.... 19
- 7. De la chaleur spécifique............. a4
- 8. De la combustion. ................... 27
- 9. De la nature de la flamme............ 02
- 10. De la chaleur dirigée par diffèrens com-
- bustibles dans l’acte de la combustion. 35
- 11. De l’air atmosphérique............. 5i
- j2. De la fumée.......................... 55
- CHAPITRE IL
- W. 1. Causes de l’ascension de la fumée...... 56
- 2. Du mouvement de l’air dans les tuyaux
- de cheminées......................... 58
- 3. Détermination de la vitesse du tirage dans
- les tuyaux de cheminées.............. 67 v .
- 4. Du renouvellement'de Pair nécessaire à
- la combustion.......... • *........* •
- 5. De la ventilation................... y»
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-
- TABLE
- *94
- CHAPITRE III.
- Art. 1. Des Combustibles employés pour le
- chauffage........................... 7^
- a. Comparaison des différons combustibles
- sous le rapport de l’économie....... TÏ
- 3. Jüxtrait d’une notice sur le chauffage avec la houille, lue à la Société d’Encourage-
- ment, dans la séance dù i4 octobre 1812, par M. de La Chabeaussière.......... 79
- Art.
- CHAPITRE IV.
- 1. Des moyen s de chauffage en général....
- 3. Des cheminées ordinaires.............
- 5. Cheminées de Gauger...................
- |. Cheminée en grotte de M. de La Chabeaussière..............................
- 5. Cheminée de Franklin.. ..............
- 6. Cheminée de Désarnod.................
- y. Cheminée de Curaudau.................
- 8. Cheminée à la Rumford................
- c>. Des perfectionhemens à apporter dans
- les cheminées à la Rumford..........
- 10. Cheminée de M. Debret................
- j j. Cheminées dites perfectionnées......
- 12. Cheminées dites parisiennes, de M. Lho-
- mond.................................
- 13. Cheminée dite calorifère. . .........
- »4- Cheminée anglaise perfectionnée par
- MM. Atkins et II. Marriott......... •
- i5. Description d’une nouvelle cheminée
- économique à foyer mobile...........
- J6. Cheminée à double foyer, par Mansard..
- ï7. Autre cheminée à double foyer........
- 18. Cheminpe à la prusienne..............
- jy. Cheminée à 1a Nancy..................
- 84
- 85
- 87
- 93
- 96
- 98
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-
-
- DES MATIÈRES.
- 20. Cheminée à devanture en carreaux de
- verre....................... ......... ib.
- 21. Cheminée perfectionnée ; par Hiort. ... 116 sa. Cheminée économique mise à l’abri de
- la fumée; par Arnut ( Pierre)........... 117
- aâ. Cheminée dite fumicalorique , qui préserve de la fumée en même temps qu’elle renvoie beaucoup plus de chaleur queles autres dans les apparteinens où elle se trouve ; par Lecoustinier de
- Courcy.............................. 118
- 24. Cheminées portatives en tôle , en fonte , ou en terre cuite, qui se placent dans les cheminées ordinaires et qui sont revêtues intérieurement d’une couche de
- ciment et partie combustible ; par
- M. Julien Leroy..................... 119
- 25. Cheminée portative fumivore perfectionnée , entièrement en métal ; par M. André Millet. .................... 120
- 26. Cheminée fumifuge ; par M. Michel Oddo. 128
- 27. Appartil fumifuge propre à être adapté,
- à peu de frais , à toutes les cheminées pour les empêcher de fumer ; par Ray-
- mond Gaston........................... 129
- 28. Cheminées irlandaises................. i3i
- 2.9. Cheminée de Stalfordshire.............. iù.
- 5o. Cheminée de sir George d’Onersiphorus
- Paul................................ i3a
- 3i. Perfectionnement de Parkins dans les
- cheminées des forgerons. ..............i35
- 3a. Moules, ustensiles et procédés propres à confectionner des cheminées et fourneaux, entièrement en matières combustibles destinées à brûler pendant
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-
- 2 ÿ6
- TABLE
- 33.
- 34.
- 35.
- 36.
- 37.
- plusieurs jours, pour le chauffage des habitations et la fonte des métaux ; par
- Julien Leroy, mécanicien.............
- Machine thermanémique propre à tirer un grand parti de la chaleur perdue dans les tuyaux de cheminées ; par Laignel ( Jean-Baptiste-Benjamin ).... Fourneau ventilateur pour aérer les vaisseaux ; par M. Tuettig..............
- Garde-feu et chenets souffla ns; parM. V.
- Latour...............................
- Moyens d’utiliser une plus grande partie
- de la chaleur des cheminées..........
- Moyen d’empêcher l’odeur des cheminées de cuisine de se transmettre dans les appartemens...........................
- *34
- if»
- CHAPITRE V.
- Art. unique. Des causes qui font fumer les cheminées, et remède à y apporter..................
- CHAPITRE VI.
- Aet.
- 1. Des ouvertures extérieures des tuyaux de
- cheminées...........................
- 2. Danger des mitres en plâtre..........
- 3. Des mitres en terre cuite.............
- 4- Nouvelle mitre de cheminée en terre
- cuite ; par M. Chedebois............
- 5. Appareils fumifitges. — Appareil propre
- à empêcher les cheminées de fumer ; par M. Néry.........................
- 6. Appareils appelés fumifuges, qui s’appli-
- quent sur les cheminées pour empêcher l’actio-n du soleil et des vents de la faire - fumer ; par Désarnod............. * •
- i5*
- »6»
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- iô6
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-
-
- DES MAT1ÈHES. 39^
- 7. Nouveau moyen de consumer la fumée ;
- par M. Neuville.................... 169
- 8. Moyen de rendre les fourneaux fumi-
- vores ; par M. Polouski............. 179
- 9. Moyen de condenser la fumée et les va~
- peur3 délétères qui s’élèvent des fourneaux dans diverses fabrications, et se répandent dans l’atmosphère ; par M. Jeffreys..........................171
- 10. Cylindre creux ou appareil destiné à em-
- pêcher le refoulement de la fumée par les coups de vent ; par M. André Millet. 1 y3
- 11. Appareil fumifuge de M. Piault....... ib.
- la. Des tuyaux T fumifuges.............. 174
- 13. Constructions de tuyaux fumifuges, ayant
- deux ouvertures et portant une girouette qui dirige ces ouvertures à l’opposé du vent ; par M. Palisot............. 175
- 14. Des Gueules-de-loup à girouette...... ib.
- 15. Des trapes à bascule............... 177
- CHAPITRE VII.
- 1. Moyens de déterminer les dimensions des
- tuyaux de cheminées................ 178
- 2. Vices de construction des cheminées.... 179
- 3. Des différons moyens de remplacer les
- tuyaux rectangulaires des cheminées... 181
- CHAPITRE VIII.
- 1. Des poêles......................... 184
- 2. De la matière des poêles........... 186
- 3. De la forme des poêles............. ib.
- 4. De l’épaisseur des parois des poêles. .... 187
- 5. Des tuyaux de poêles. ..............188
- 6. Poêle construit sur les principes des che-
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- 298
- TABLE
- minées suédoises, avec bouche de chaleur, par M. Guyton-Morveau.........189
- Poêle de Désarnod....................19**
- Poêles de Curaudau. ................. H>.
- Poêle économique deM. J.-B. Bérard... 198
- Poêles futnivores de M. Thilorier.....201
- Premier poêle fumivore de M. Thilorier. 20* Deuxième poêle Fumivore du même.... 20*£ Moyen d’améliorer les poêles ordinaires en faïence, proposé par M. Thilorier... 2û5
- Poêle de M. Debret, à Troyes..........20/
- Poêle Voyenne.........................208
- Poêle en fonte de fer, à circulation d’air
- chaud, par M. Forlier...............209
- Poêle à tuyau renversé............... 2«l
- Poêles suédois.................... 2>*
- Conduit de chaleur des Chinois........2i^
- Conduits à fumée pour les serres chaudes. 3*7 Poêles de nouv. construction ; parFonzy. 219
- Poêle perfectionné ; par M. Buscli....220
- Appareil de chauffage et de cuisson économique ; par M. Darche................221
- Perfectionnement dans les poêles........^
- Moyen d’augmenter la chaleur des poêles;
- par M. Conté........................356
- Poêle-fourneau de M. Harel............
- Des fourneaux d’appel.................
- Des bouches de chaleur................
- Montage et démontage des poêles ordinaires et des tuyaux. ..............
- CHAPITRE IX.
- Abt.
- Des Calorifères. — Calorifère à air, Calorifère salubre de M. Olivier...
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-
-
- DES MATIÈRES. 9Q9
- 5. Calorifère à circulation extérieure, de
- Désarnod......................... *45
- 4- Calorifère cubique à circulation d’air tiré
- de l’apparte ment, de Désarnod......a5j
- 5. Description de calorifère à air chaud ; par
- M. W agenmann..................... a5S
- CHAPITRE X.
- Art. t. Chauffage à la vapeur................ *58
- a. Chauffage à la vapeur appliqué à un grand
- établissement..................... 27»
- 3. Procédé pour brûler la fumée dans les fourneaux des machines à vapeur, etc ; par M. Chapman.. ...................... 27a
- CHAPITRE XI.
- Expériences comparatives, faites par ordre du mi-
- nistre de l’intérieur, par le bureau consultatif des arts, avec divers appareils pour déterminer les moyens de chauffage les plus avantageux sous le rapport de l’économie du combustible... 280
- CHAPITRE XII.
- Art. 1. Calcul de la quantité de chaleur emportée par le courant d’air du tuyau d’une
- cheminée..........................*83
- 2. De la perte de la chaleur dans les appar-
- temens........................... ib.
- 3. Des moyens de retenir la chaleur dans les
- appartemens.......................*85
- 4- De la température dans les appartemens. 386
- CHAPITRE XIII.
- Art, 1. Des Ramoneurs.......................287
- 2, Méthode de ramonage de cheminées sans
- grimper dans l'intérieur............... a8â
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- $00
- TABLE DES MATIÈRES.
- 3. Appareil pour ramoner les tuyaux de cheminées ordinaires, et pour éteindre le feu. 2
- 4. Ramonage des tuyaux cylindriques des
- cheminées. ..........................
- 5. Ramonage des tuyaux de poêle. ...•••• * ^
- 6. Des moyens d’éteindre le feu dans le®
- tuyaux de cheminées.................. *
- y. Moyen de concentrer la chaleur pour hâter la maturité des fruits; par J âmes Andrew Henst Grabre. ..........^
- fis DR LA TABLE.
- TROYES, — IMPRIMERIE DE SAINTOÏÏ*
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- Manuel tlu Poüfrer - funu.rte , PI . J///
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