Nouveau manuel complet du poêlier-fumiste
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- Manuel du Chauffage et de la Ventilation
- des Édifices publics et des Constructions privées, par M. A. Romain. 1 vol. orné de figures et accompagné de planches. (En préparation.)
- Manuel de l’Eclairage et du Chauffage au gaz, ou Traité élémentaire et pratique destiné aux Ingénieurs, aux Directeurs et aux Contre-Maîtres d’usines à Gaz, mis à la portée de tout le monde, suivi d’un Me-mento de VIngénieur-Gazier, par M. Magnier, ingénieur-gazier. 2 vol. avec planches...............6 fr.
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- manuels -roret
- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- POÊLIERFUMISTE
- TRAITANT DE LA
- de tous les Systèmes, eu maçonnerie et en fonte, de l'Etablissement et de la pose des Fourneaux en maçonnerie et des Poêles en terre,
- de l’Agencement et de la Tuyauterie des Fourneaux,
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- 11 Ramonage des Cheminées et des divers Appareils de Chauffage.
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- AHDENNI, J. DE FONTENELLE et F. MALEPEYRE.
- Nouvelle édition, entièrement refondue ^
- SI AUGMENTÉE DES NOUVEAUX APPAREILS DE CHAUFFAGE,
- Par M. A. ROMAIN, W/
- Ingénieur, _ *
- Ancien Elève de l’Ecole Polytechnique. f * V*.
- OUVRAGE ORNÉ DE FIGURE^.'
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- PARIS
- MBRAIRIE encyclopédique de roret
- RUE HAUTEFEUILLE, 12.
- 1883
- Tous droits réservés.
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- AVIS
- le mérite des ouvrages de l’Encyclopédîe-Roret leu a valu les honneurs de la traduction, de l’imitation « de la contrefaçon. Pour distinguer ce volume, il port la signature de l’Editeur, qui se réserve le droit de 1 faire traduire dans toutes les langues, et de poursuivi en vertu des lois, décrets et traités internationaux, toute contrefaçons et toutes traductions faites au mépris de se droits.
- Le dépôt légal de ce Manuel a été fait dans le coutf du mois de Février 1883, et toutes les formalités près crites par les traités ont été remplies dans les divef États avec lesquels la France a conclu des convention1 littéraires.
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- PRÉFACE
- L’industrie du chauffage est incontestablement l’une de celles qui intéressent au plus haut degré l’économie domestique, et son étuée a toujours tenu une large part dans celle de l’installation intérieure des habitations.
- Les problèmes différents, dont la solution procure une application rationnelle des meilleurs et des plus avantageux procédés de chauffage, sont aussi nombreux que variés. Leur variété n’a fait que croître au fur et à mesure des perfectionnements de tous genres qu’on introduit chaque jour dans les constructions. Avec l’installation des monuments publics, des écoles, des hôpitaux et de tous les bâtiments destinés à réunir de grandes agglomérations d'hommes, les services que nécessitait le chauffage de ces immeubles n’ont fait que se multiplier, et à côté des questions relatives au chauffage proprement dit venaient se placer celles qui se rapportent à la ventilation qu’on ne saurait séparer des premières.
- * L’étude complète de ces divers problèmes devenait par suite tellement étendue, que nous avons été con-
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- PRÉFACE.
- duit en publiant cette nouvelle édition de notre Manuel à y introduire une division indispensable, pour offrir à nos lecteurs tous les renseignements qu’ils pourraient réclamer, et à consacrer un volume spécial à des matières qui ne formaient qu’une portion de l’ancienne édition, nous réservant de publier prochainement un second volume pour l’autre partie.
- Ce Manuel, intitulé le Poêlier-Fumiste, s’occupe donc exclusivement de tout ce qui a trait au chauffage des habitations privées, opération qui s’exécute à l’aide d’appareils, connus sous le nom de cheminées et de poêles; nous avons réservé pour un autre Manuel l’étude des grands appareils plus spécialement désignés sous le nom de calorifères, destinés, à l’aide d’un seul foyer, à chauffer des immeubles plus ou moins considérables dans toutes leurs parties, et où, tout en employant les mêmes combustibles, on peut par des procédés tout différents, le faire agir directement dans l’opération du chauffage, comme dans le système à air chaud, ou indirectement comme dans ceux à eau chaude, ou à vapeur d’eau.
- Il nous restera maintenant peu de mots à ajouter pour présenter à nos lecteurs ce nouveau Manuel, que nous nous-sommes efforcé de tenir au niveau de la science, en y introduisant les travaux utiles et intéressants publiés sur ces questions depuis la précédente édition.
- La première partie, intitulée notions théoriques, comprend l’exposé des principes et des lois physiques, sur lesquels repose toute opération de chauffage, ainsi que les notions relatives à la nature des
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- PRÉFACE.
- III
- divers combustibles employés, leurs qualités et leur mode d’emploi. Tout en cherchant à nous renfermer dans des limites accessibles à tous, nous avons toutefois cherché à présenter ces notions d’une façon assez complète pour permettre à toute personne que ees questions intéresseront, d’estimer et les conditions à satisfaire et les moyens pratiques d’y arriver ie mieux dans une installation de chauffage.
- La seconde partie traite spécialement de la construction des appareils employés, cheminées et poêles, en taisant précéder cette description de celle de la construction des conduits qui servent à l’évacuation, au dehors des pièces habitées, de la fumée et des divers Produits de la combustion. Malgré l’extension que nous avions donnée à notre cadre en consacrant le Volume tout entier uniquement à cette étude, il nous aurait été encore impossible de décrire dans les mêmes détails, tous les appareils en quantité innombrable que l’on rencontre dans le commerce, soit comme cheminées, poêles, fourneaux, ou dispositions diverses imaginées pour mieux utiliser les effets de la combustion, et combattre les inconvénients causés Par la fumée et dus à une foule de circonstances, Parmi lesquelles les influences atmosphériques jouent on grand rôle. Mais comme tous ces appareils, bien ^oe nombreux, peuvent se réunir en un certain nombre de groupes semblables entre eux, ne différant fpie par des variétés dans le mode d’établissement loi ont peu d’effet, quant à leur rendement, nous Oous sommes attaché spécialement à l’étude des types de ces divers groupes, ce qui nous a permis
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- PRÉFACE.
- d’être ensuite plus bref tout en donnant au lecteur les éléments nécessaires pour apprécier les autres modèles si nombreux.
- Nous nous sommes un peu étendu sur l’examen des causes qui font fumer les cheminées, et sur les moyens d’y apporter remède, soit par des modifications ou mieux des prescriptions à suivre pour l’établissement de l’appareil, soit en munissant les conduits au sommet d’appareils spéciaux généralement désignés sous le nom d’appareils fumifuges.
- Quelques notions utiles, relatives au ramonage, aux incendies et aux moyens de les combattre, terminent ce travail où nous avons cherché à présenter les choses d’une utilité incontestable pour faire un Manuel complet de toutes les pratiques et de toutes les ressources de l’art du Poèlier-Fumiste.
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- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- DU
- POÊLIER-FUMISTE
- PREMIÈRE PARTIE
- notions théoriques élémentaires
- CHAPITRE PREMIER.
- De la Chaleur.
- L'idée de la chaleur est une des idées fondamentales connues de tout le monde ; elle naît en quelque sorte spontanément dans notre esprit par le contact d’un de nos organes avec un corps chaud, ainsi que par la vue d’une foule de faits qui se reproduisent devant nos yeux à chaque instant.
- • Nous n’avons pas l’intention d’entrer ici dans des considérations détaillées sur la nature même de la chaleur, cela nous entraînerait trop au-delà des hordes de notre cadre, et nous conduirait à faire un cours de physique que les lecteurs pourront consulter. Nous nous bornerons seulement à énumérer les laits relatifs à ces phénomènes, les lois qui y sont relatives, seuls éléments véritablement indispensables pour l’étude de l’art du Poèlier-fumiste.
- Poêiier-Fumiste. 1
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- 2 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- Ainsi nous ne chercherons pas à expliquer de quelle façon la chaleur se transmet d’un corps à un autre, nous constaterons seulement que la chaleur, ou comme on dit encore souvent, le calorique tend constamment à se mettre en équilibre dans tous les corps, et c’est, à proprement parler, ce qui constitue le chauffage et le refroidissement. Ainsi, lorsqu’on touche un objet dont la température est au-dessous ou au-dessus de celle du corps humain, l’on éprouve soudain un sentiment de chaud ou de froid. Cela tient à ce que, dans le premier cas, il y a soustraction de calorique de notre corps qui, se trouvant en contact avec l’objet moins chaud que lui, se met à son niveau de température. Dans le second cas, la sensation de la chaleur que nous éprouvons est due au calorique du corps touché qui passe dans celui qui le touche. Cet équilibre du calorique sert également à expliquer les sensations de froid et de chaud que nous éprouvons, suivant que nous passons d’un lieu chaud dans un lieu froid et vice-versâ. Voilà pourquoi l’on trouve frais en été et chaud en hiver, les lieux où règne une température constante comme celle des caves qui est environ de 10 degrés au-dessus de zéro.
- De la dilatation des corps par la chaleur.
- L’action de la chaleur sur les corps ne se borne pas aux sensations de chaud et de froid que nous éprouvons; un effet beaucoup plus général, c’est leur changement de volume qui résulte des variations de cette chaleur, phénomène auquel on a donné le nom de dilatation. Tout -le monde sait qu’une barre de
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- DE IA CHALEUR. 3
- métal par exemple, soumise à une forte chaleur, change de dimensions, s’allonge en particulier. Cette cause permet d’expliquer un fait également bien connu : dans un incendie, les charpentes en fer se trouvent souvent tordues, et les murs contre lesquels elles buttent renversés : cela tient à l’effort produit par ces pièces contre les murs, effort qui trouve d’abord une certaine résistance amenant la torsion des poutres. C’est encore ainsi que s’explique un autre accident qui se produit souvent également dans l’ordre des faits que nous étudierons spécialement. Toutes les cheminées sont revêtues, au fond au moins, de plaques de fonte, qui sont portées à des températures très-élevées ; si on n’a pas eu le soin de ménager autour de leurs bords un certain jeu, on voit souvent ces plaques se fendre par suite de la réaction qu’elles subissent quand elles se dilatent et pressent sur les parois qui les encastrent.
- L’on a encore pu facilement constater que si un ballon rempli incomplètement de liquide est mis sur le feu, on voit celui-ci monter dans le col du ballon.
- C’est en se basant sur ces phénomènes qu’on a établi des instruments bien connus, les thermomètres, permettant de mesurer les divers degrés de chaleur, ou les températures.
- Des thermomètres.
- On peut évidemment construire des thermomètres avec une substance quelconque; il suffit qu’elle pré-s°nte des variations de volume appréciables alors fiue la température varie, même très-peu, et que l’instrument porte une échelle indiquant pour chaque
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- 4 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- situation le degré de température correspondant, rapporté à un instrument type qui sert d’étalon pour graduer tous les autres.
- Au point de vue de l’art du poèlier-fumiste, les observations les plus fréquentes que l’on sera conduit à faire, et pour ainsi dire les seules, consisteront dans la mesure de la température des enceintes chauffées, ou de l’air extérieur, et dans ces conditions on n’aura recours qu’au thermomètre le plus connu, au thermomètre à mercure ou à alcool.
- Ils consistent en un petit tube de verre formant réservoir, surmonté d’un tube capillaire, fixé sur une planchette graduée, et l’on n’a qu’à constater le numéro de la division en regard de laquelle s’élève le liquide. Yoici du reste comment sont graduées les échelles.
- L’expérience a montré que toutes les fois qu’un thermomètre était plongé dans de l’eau bouillante, il ne manifestait aucune variation de volume, tant que l’ébullition durait. Le même phénomène se produit si on le plonge dans de la glace fondante.
- Ces deux points remarquables ont été choisis pour déterminer deux degrés déterminés de- l’échelle thermométrique. Le second a été. pris pour le zéro 0, et le premier pour le point cent degrés 100°. L’intervalle compris entre eux deux, pour chaque thermomètre, est divisé en cent parties. On comprend facilement, maintenant, comment on peut graduer les thermomètres soit directement à l’aide des expériences précédentes, soit par comparaison avec un autre thermomètre déjà gradué ainsi. Pour toutes les observations que nous aurons à faire, on peut considérer tous les thermomètres comme donnant les mêmes
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- résultats, bien que cela ne soit pas d’une rigueur absolue, surtout si l’on s’occupait d’autres phénomènes.
- Nous avons dit que l’intervalle compris entre les deux points fixes était partagé en 100°. On établit ainsi les thermomètres dits centigrades les plus généralement employés, mais cette règle n’a rien d’absolu ; on pourrait choisir un autre mode de division, et cela se fait, en effet, dans quelques instruments, qu’il est bon de connaître.
- Le thermomètre dit de Réaumur, est celui où le point correspondant à la glace fondante étant marqué 0, celui correspondant à l’ébullition de l’eau est marqué 80. Le thermomètre de Fahrenheit, plus usité en Angleterre qu’en France, porte des indications toutes différentes. Le point correspondant à la glace fondante est marqué 32, et celui correspondant à l’ébullition de l’eau 212.
- Connaissant les échelles de ces trois thermomètres, il est facile de transformer leurs degrés les uns dans les autres. En effet, 80° Réaumur valant 100° centigrades, 1° R. vaudra 100/80 ou 5/4 de degré centigrade ; donc :
- Pour convertir un certain nombre de degrés Ré au-mur en degrés centigrades, il faudra multiplier ce nombre par 5, puis diviser le produit par 4. Exemple : 24° R. = 5/4 X.240 C. = 30° C.
- Réciproquement, pour convertir un certain nombre de degrés centigrades en degrés Réaumur, il faudra en prendre les 4/5. Exemple : 25° C. = 4/5 25° R. = 20° R.
- Quant aux degrés Fahrenheit, puisque l’intervalle des points fixes y est divisé en 180 degrés, ce nom-
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- 0 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- lire équivaut à 100° centigrades, et, par conséquent, i° F. vaut 100/180 ou 5/9 de degré centigrade. Comme d’ailleurs la glace fondante y est cotée 32 au lieu de zéro, on en déduit la règle suivante :
- Pour exprimer en degrés centigrades une température donnée en degrés Fahrenheit, on en retranchera 32 et on prendra les 5j9 du reste. Exemple : 41° F.= 5/9 (41 — 32°) C. — 5° C. Autre exemple : 14° F. = 5/9 (14 — 32°) C. = — 10° C. Dans cette expression — 10° C., le signe — indique qu’il s’agit de degrés au-dessous de la glace.
- Réciproquement, une température étant donnée en degrés centigrades, on la convertira en degrés Fahrenheit en la multipliant par 9, divisant le produit par 5 et ajoutant 32 au résultat. Exemple : 15° C. = 9/5 X 15° F. X32° F. = 59° F. Autre exemple : — 5° C. = — 9/5 X 50 F. X 32° F. = 23° F.
- Si l’on a besoin de transformer des degrés Fahrenheit en degrés Réaumur, et réciproquement, on pourra se servir des deux règles précédentes, en ayant soin d’observer que 1° Fahrenheit équivalant à 4/9 de degré Réaumur, il est nécessaire d’y substituer 4/9 à 5/9 et 9/4 à 9/5.
- Du calcul des dilatations.
- La dilatabilité par la chaleur est une propriété étroitement liée au sujet de ce manuel, soit à cause de la force motrice qu’elle développe dans les gaz, soit par les accidents qui peuvent en résulter lorsqu’elle agit sur les corps solides. Il est donc indispensable que nous indiquions les résultats d’expérience et les procédés de calcul qui se rapportent
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- à la mesure des dilatations dans ces deux espèces de corps.
- On appelle dilatation linéaire, l’allongement qu’un corps éprouve dans le sens d’une de ses dimensions.
- Lorsqu’un corps est de forme cubique, la dilatation qui alfecte son volume prend aussi le nom de dilatation cubique. Comme un pareil corps se dilate nécessairement de la même quantité, suivant chacune de ses dimensions, on dit que la dilatation cubique est le triple de la dilatation linéaire. A la vérité, ce principe n’est pas rigoureusement exact ; mais, dans la pratique, il ne peut entraîner d’erreur appréciable, la dilatation des corps solides n’étant jamais qu’une quantité très-petite comparativement à leurs dimensions.
- Si, au lieu d’un cube, il s’agit d’un corps de forme Quelconque, la recherche de sa dilatation en volume n’offrira pas plus de difficulté, puisque l’on pourra toujours cuber ce corps, c’est-à-dire le représenter par le nombre de fois qu’il contiendra un certain cube pris pour unité de mesure et dont la dilatation cubique, répétée le même nombre de fois, donnera celle du corps proposé.
- Tout se réduit donc à la connaissance des dilatations linéaires. Nous donnons, dans le tableau suivant, tes nombres qui expriment, pour quelques corps, le rapport produit entre l’allongement que prendrait Par chaque degré centigrade une barre de cette substance, et la longueur de cette barre mesurée à la température de 0°.
- Acier non trempé.................... 0,000011
- Fer forgé........................... 0,000012
- Fonte.............................. 0,000011
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- Cuivre rouge....................' 0,000017
- Cuivre jaune.............. 0,000019
- Le calcul de la dilatation des gaz est un peu plus compliqué, parce-qu’il faut tenir compte d'un nouvel élément qui n’intervenait pas pour les solides, nous voulons parler de la pression.
- Tous les gaz ont la même dilatation qui est de 0,00367 de leur volume à 0°, pour chaque degré du thermomètre centigrade. Ainsi, si on désigne par Y le volume d’une masse d’un certain gaz pris à 0°, qu’on porte sa température à t degrés, sans que la pression change, le nouveau volume sera obtenu à l’aide de la formule simple
- Y multiplié par (1 -f- 0,00367 t)
- Si le volume V donné primitivement du gaz, au lieu de correspondre à la température 0°, correspondait à la température t degrés, la nouvelle valeur de ce même volume, quand la température deviendrait t’, serait
- Y ( i + 0,00367 (t1 — t) )
- Ainsi que nous l’avons dit, la pression ne change pas. Or, cet élément est de nature très-variable avec les gaz, et il faut en tenir compte pour établir des calculs exacts. Ces calculs sont d’ailleurs bien simples si l’on veut se rappeler cette loi qui les régit, à savoir : que le produit du volume par la pression reste toujours constant.
- Il en résulte que si p était la pression du gaz lorsqu’il occupait le volume Y à la température t°, et que p’ soit celle de ce gaz quand il sera à la température t’, le volume qu’il occupera sera obtenu pal la formulé
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- BE LA CHALEUR.
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- ~~~ ^1 + 0,00367 (t1 — tj
- Les gaz jouissent à un haut degré de la propriété d’être dilatés par le calorique, puisque leur volume se double lorsque la température monte de 0° à 266° 2/3. Dans cet état de raréfaction, la même quantité de matière se trouvant dispersée dans un espace double, on dit que le gaz est deux fois moins dense, ou bien que sa densité est deux fois moindre que dans l’état primitif.
- En général, les densités, que l’on nomme aussi pesanteurs spécifiques, sont, à poids égal, en raison inverse des volumes. Le tableau suivant contient différentes densités qu’il est bon de constater.
- DÉSIGNATION DES GAZ DENSITÉS, Celle de l'eau étant 1000, ou poids du mètre cube, en kilogrammes, à 0u et à 0m.76 de pression.
- Air atmosphérique. . . . 4.2991
- Acide carbonique 1.9803
- Oxygène 1.4323
- Hydrogène bi-carboné. . . 1.2732
- Azote 1.2673
- Hydrogène proto-carboné. 0 7270
- Hydrogène 0.0894
- De la chaleur spécifique.
- Nous avons eu l’occasion de définir ce qu’on entendait par la température, le degré d’intensité de la chaleur, mais il est bien évident que la mesure de la température n’apprend rien sur la quantité de
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- chaleur qui est nécessaire pour l’amener d’un degré à un autre.
- Sans entrer dans des développements étendus sur cette question, nous rappellerons un fait déjà cité et qui fait bien ressortir la différence qui existe entre ces deux éléments.
- Lorsqu’on plonge un thermomètre dans de l’eau bouillante, il reste stationnaire pendant toute la durée de l’ébullition, c’est-à-dire que la température de l’eau reste invariable, mais il est bien évident que pour maintenir cette ébullition, on a dépensé une quantité de chaleur d’autant plus grande qu’elle sera plus prolongée, car pendant toute sa durée, on fait briller un combustible quelconque.
- Lorsqu’on veut élever d’un certain nombre de degrés la température d”un corps, il faut lui fournir une quantité de chaleur qui est proportionnelle au poids de ce corps et qui varie avec la nature de la substance.
- Ainsi, par exemple, si vous mélangez deux kilogrammes d’eau, l’un à 0°, l’autre à 100°, le mélange aura une température de 50°. L’un d’eux a pris la moitié de la chaleur de l’autre. Mais si, au lieu de deux kilogrammes de la même substance, vous les prenez de substances différentes, il n’en sera plus de même. Soit un kilogramme d’eau à 0° mélangé avec un kilogramme de mercure à 97°, le mélange ne se trouvera plus qu’à 3°; ainsi il faut donc la même quantité de chaleur pour élever de 3° la température d’un kilogramme d’eau que de 91° un kilogramme de mercure.
- On a donné le nom de chaleur spécifique ou capacité calorifique aux quantités de chaleur qui produi-
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- raient une élévation de température de 1° pour 1 kilogramme d’un corps.
- Le tableau suivant contient les chaleurs spécifiques de diverses substances rapportées à celle de l’eau, fiue l’on prend ordinairement pour unité.
- DÉSIGNATION DES SUBSTANCES. CHALEURS SPÉCIFIQUES, celle de l’eau étant 1.
- Substances diverses, d’après MM. Dulong et Petit.
- Eau 1.0000
- Plomb 0.0293
- Mercure 0.0330
- Etain 0.0514
- Zinc 0.0927
- Cuivre 0.0949
- Fer. . 0.1100
- Verre 6.1770
- Gaz sous une même pression, d’après MM. Delaroche et Bérard.
- Air atmosphérique Hydrogène 0.2669
- 0.2936
- Acide carbonique Oxygène 0.2210
- 0.2361
- Azote. 0.2754
- Oxyde d’azote 0.2369
- Hydrogène carboné. ...... 0.4207
- Oxyde de carbone 0.2884
- Vapeur d’eau 0.8470
- —-— —
- En formant ce tableau, où l’on a pris pour unité la chaleur spécifique de l’eau, il était inutile de dire a quel poids, à quelle température, cette chaleur correspond, attendu que les nombres qu’il contient sont
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- 42 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- des rapports tout à fait indépendants de ce poids et de cette température, qui sont supposés être les mêmes pour les diverses substances ; mais dans les applications de la chaleur, on a besoin d’en connaître les quantités absolues, et, par conséquent, il faut faire choix d’une mesure déterminée et connue, à laquelle on puisse rapporter ces quantités. La mesure, ou l’unité la plus généralement en usage pour cet objet est la quantité nécessaire pour élever 1 kilogramme d’eau d’un degré centigrade. On dira donc, par exemple, qu’il faut 10 unités de chaleur pour élever 1 kilogramme d’eau de 10 degrés, et 50 X10 = 500 unités pour élever d’autant 50 kilogrammes d’eau.
- De la chaleur latente.
- Nous ne dirons qu’un seul mot de ces phénomènes qui ne trouvent pas une grande application dans l’objet qui nous intéresse ici particulièrement.
- Déjà en parlant de la confection des thermomètres) nous avons mentionné les phénomènes désignés sou* le nom de phénomènes de la chaleur latente. On s vu que pendant tout le temps que la glace fondait, ou que l’eau était en ébullition, la température restait invariable, bien que pour produire ces effets il faille dépenser de la chaleur. Cette quantité de chaleur que l’on ne peut ainsi apprécier par des variations du thermomètre, est dite chaleur latente.
- Ces phénomènes sont d’ailleurs généraux et se manifestent pour tous les corps chaque fois qu’ils changent d’état.
- Une conséquence intéressante à en tirer, c’est la nécessité de n’employer au chauffage que du boi?
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- DE LA CHALEUR.
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- aussi sec que possible, car lorsqu’on brûle du bois humide, toute la chaleur nécessaire pour vaporiser cette eau est dépensée à l’état latent sans produire d’effet utile au point de vue du chauffage.
- Le passage des corps à l’état inverse, par exemple, le retour de la vapeur d’eau à l’état liquide est accompagné d’un 'dégagement de chaleur, correspondant à celui qui avait été absorbé pour opérer cette vaporisation.
- De la transmission de la chaleur.
- Tout le monde sait que lorsque deux corps d’inégale température sont mis en contact, le plus chaud cède progressivement une partie de sa chaleur à l’autre, et que ces deux corps tendent à prendre un tnême degré de température.
- Mais on sait également que lorsqu’on s’approche d’un brasier ardent, bien qu’on en reste séparé par fne*certaine distance, on en perçoit les effets et se réchauffe. Voilà donc un mode de transmission de la chaleur différent du premier.
- Il résulte de là que la chaleur se meut à travers l’espace et dans l’intérieur des corps. Ces deux modes de propagation ont reçu le premier le nom de rayonnement, le second celui de conductibilité.
- Piayonnement.
- Le calorique rayonnant se meut en ligne droite avec une très-grande vitesse comparable à celle de la lumière. Les rayons de chaleur se réfléchissent à la surface des corps polis, comme les rayons de lumière.
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- 14 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- Le pouvoir réflecteur, c’est-à-dire la faculté de renvoyer une portion plus ou moins grande du calorique qui frappe la surface d’un corps, varie avec la nature de ce corps, et l’état de sa surface. Il est très-grand pour les surfaces blanches et polies, très-faible pour celles qui sont noires et ternes.
- Le pouvoir absorbant ou la faculté qu'ont les corps de retenir une partie des rayons qui tombent sur leur surface est précisément l’inverse du pouvoir réflecteur.
- Le pouvoir émissif ou rayonnant suit la même loi que le pouvoir absorbant.
- Le tableau ci-après, dans lequel le pouvoir rayonnant du noir de fumée, pris pour type, est représenté par 100, et les autres par des nombres proportionnels, fait voir que les surfaces noircies rayonnent 8 fois plus et par conséquent réfléchissent 8 fois moins du calorique que les surfaces métalliques brillantes :
- Noir de fumée. ........................100
- Eau................................... 100
- Papier à écrire........................ 98
- Crown-glass............................ 90
- Eau glacée............................. 85
- Mercure................................ 20
- Plomb brillant......................... 19
- Fer poli............................... 15
- Etain, argent, cuivre, or.............. 12
- Enfin, l’on a reconnu que le calorique rayonnant ( traverse avec facilité, non seulement l’air et les autres, gaz, mais encore l’eau, le verre, la plupart des corps, diaphanes. Néanmoins, il est plus ou moins absorbé par les milieux qu’il traverse. Ainsi, le verre ne laissej passer que. la moitié du calorique émis par la flamme
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- I)E LA CHALEUR. 15
- f Uri foyer, et moins encore si le corps rayonnant est a une température plus basse.
- Ces diverses propriétés ont, comme on le conçoit, ae nombreuses applications dans la construction des aPpareils de chauffage.
- La forme à donner aux foyers de cheminée dépend ues lois de la réflexion de la chaleur. Il faut se garder (le les peindre en noir, comme on le fait souvent, puisque les surfaces noires réfléchissent très-peu; ‘foeux vaudrait, s’il était possible, les maintenir en Quétal poli.
- Le tuyau d’un poêle donnera beaucoup plus de Valeur s’il est noirci qu’en métal poli. Un poêle de -'°uleur terne chauffera mieux qu’un poêle à surfaces lsses et brillantes.
- Conductibilité.
- Tous les corps possèdent, à un degré différent, la ir°priété de recevoir et de transmettre la chaleur. ^ les range ordinairement, sous ce rapport, en deux *asses : la première comprend les corps appelés bons °nducteurs du calorique; ce sont les métaux, dans 0l>(lre suivant : 1° l’or, 2° l’argent, 3° le cuivre, 4° le ir> S° le zinc, 6° l’étain, 7° le plomb.
- La deuxième classe, formée des corps mauvais con-^leurs du calorique, se compose d’abord des autres 3t)rPs solides, tels que les pierres, la faïence, les bri-sg1168 et surtout le verre, le bois, les résines et le jg^rbon fortement calciné. On peut en effet, sans ^ndre de se brûler, faire consumer à la main, 3eesque entièrement, un morceau de bois ou de ^lat'bou, enflammer un bâton de cire à cacheter, ou
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- 16 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- faire fondre un tube de verre, tandis qu’on se bu1 levait infailliblement en répétant la même expérieif sur une barre de métal : c’est par cette raison l’on garnit de bois les manches de certains outils1 vases métalliques qu’on expose au feu, ce qui garait la main du contact avec le métal chaud.
- Il existe une énorme différence entre les pouvol conducteurs des diverses substances que nous vend de mentionner; on en jugera par le tableau suiva1 qui contient le résultat des recherches de M. Desph sur cet objet, où la conductibilité de l’or est prise pd type et indiquée par le nombre 100.
- Or................................ 100
- Argent............................. 97
- Cuivre............................. 90
- Fer................................ 37
- Zinc............................... 36
- Etain.............................. 30
- Plomb.............................. 18
- Marbre.............................. 2.4
- Porcelaine.......................... 1.2
- Terre des fourneaux................. 1.1
- Il faut de plus observer que les liquides et les î sont les corps les plus mauvais conducteurs.
- Le refroidissement qui n’est autre que l’effet d’f perte de calorique d’un corps mis en présence d autre dans un échange réciproque de chaleur p*’ arriver à un état d’équilibre, suit des lois analogu mais en sens inverse.
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- COMBUSTION ET COMBUSTIBLES.
- il
- CHAPITRE II.
- De la Combustion et dés Combustibles.
- De la combustion en général.
- La combustion r&side uniquement dans un phénomène chimique, la combinaison d’un corps avec l’oxygène, phénomène souvent accompagné de dégagement de lumière et de chaleur.
- L’oxvgène est un gaz qui forme une partie de l’air dans lequel nous vivons.
- Sans nous arrêter dans des développements étrangers à notre cadre, et qui nous entraîneraient trop loin, nous allons immédiatement étudier le phénomène de la combustion dans ce qui se rapporte directement à la question du chauffage.
- Un corps combustible, c’est-à-dire qui se combine avec l’oxvgène, peut être mis en contact avec ce gaz de bien des manières. Au point de vue du chauffage, les deux sources qui fourniront cet élément seront l’air et le combustible lui-même, qui en contient souvent des quantités importantes, comme le bois par exemple. Le résultat de la combustion sera la production de gaz et un résidu formé de substances ^combustibles qui existaient dans la matière qui a été brûlée.
- Dans le cas qui nous occupe, le phénomène de la c°nibustion sera toujours accompagné de chaleur et de lumière. L’expérience a établi que la lumière ne
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- 18 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- commence à se manifester que lorsque la tempéra ture des corps atteint au moins 500°, d’abord d’R® rouge obscur devenant de plus en plus vif et passai) au blanc à mesure que la température s’élève. j
- Les combustibles solides ne deviennent jama'( lumineux qu’à leur surface, l’air environnant ne d«( vient jamais lumineux. Si dans la combustion il produit des vapeurs ou des gaz combustibles, ceux-t, brûleront en formant un espace lumineux au-dessû de la masse solide. ^ .
- C’est à cette «dernière série de phénomènes qu-correspond la production de la flamme. Il ne faut p&. oublier que cette flamme n’est lumineuse qu’à $ surface, parce que là seulement le gaz combustibl1. est en contact avec l’air. Il ne faut pas perdre de ce point important. Ainsi quand les gaz combustible; partent d’une très-grande surface d’un corps en igni tion, ils ne peuvent jamais brûler complètement, < moins que par un moyen. artificiel on n’arrive 1 faire pénétrer assez rapidement de l’air dans tout' la masse, avant que la température intérieure n’ai pas encore assez baissé pour que la combustion n' soit possible. On comprend aisément que, sans ce artifice, on perdrait sans en tirer parti pour le chaut fage, une partie des produits qu’offre le combustible Nous aurons souvent l’occasion de revenir sur cetfi question, en décrivant les diverses dispositions adop tées dans les appareils de chauffage pour brûler coiR plètement les produits de la combustion.
- La combustion des corps gazeux produit une tel» pérature beaucoup plus élevée que celle des coif solides.
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- COMBUSTION ET COMBUSTIBLES.
- 19
- i Des combustibles.
- , Bien que la nature présente une quantité presque ‘nnombrable de corps combustibles, c’est-à-dire, sus-Ceptibles de se combiner avec l’oxygène, quand on Perche à bien définir les conditions que doivent {®esenter les combustibles propres au chauffage, on ^°it ce nombre se restreindre énormément, c’est ce explique qu’on n’emploie jamais que deux substances, ie bois et la houille, en comprenant sous ce rnier nom le charbon de terre proprement dit, la toill'be, l’anthracite, etc.
- i Ces conditions peuvent, en effet, se résumer ainsi :
- combustibles doivent être facilement brûlés dans : air atmosphérique, et la chaleur dégagée dans la f°iïibustion doit être supérieure à celle qui est néces-f^ire pour la produire, afin qu’elle s’entretienne bien peHe-même. Ils doivent être abondants et à bas Enfin, les produits de la combustion doivent i1 avoir aucune action nuisible sur les corps qui sont en contact avec eux, et en particulier sur l’éco->tt0rQie animale.
- ( One des premières questions qui se présentent au des combustibles, c’est de pouvoir établir leur faleur relative au point de vue de la chaleur qu’ils ,?roduisent en brûlant, ce que l’on nomme la puis-'ftnce calorifique.
- ^ On admet, bien que cela ne soit pas tout-à-fait 5acta que la quantité de chaleur nécessaire pour ,f eVer la température d’un poids d’eau d’un certain a°mbre de de grés est égale au produit du poids de 'ette eau par ce nombre de degrés ; et comme on
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- 20 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- appelle unité de chaleur ou calorie la quantité d chaleur nécessaire pour élever de 1° la températuf de 1 kilogr. d’eau à 0°, il en résulte que le produ1 dont nous venons de parler représentera un certain nombre de calories.
- Cela posé, la puissance calorifique d’un combust ble sera la quantité de calories produites par la coït bustion de 1 kilogr. de cette matière.
- De nombreux physiciens se sont occupés de cef question ; nous n’entrerons pas dans le détail coït plet de leurs expériences, qu’on trouvera d’ailleU dans tous les traités de physique, nous bornant à indiquer les points essentiels, et surtout les cons* quences utiles pour les questions pratiques du chat fage.
- L’expérience a d’abord établi que plus un combif tible renferme de carbone et d’hydrogène, plus il un pouvoir calorifique considérable.
- Un physicien, M. Welter, avait posé en prinoif que tous les combustibles dégageaient la même quat tité absolue de chaleur, lorsqu’ils se combinaient aVÉ la même quantité d’oxygène ; ou, en d’autres terna^ que la chaleur dégagée dans la combustion éta proportionnelle à la quantité d’oxygène entrée c combinaison.
- Prise au point de vue absolu où cette loi avait # énoncée, on commet une erreur ainsi que Dulongl' montré. Toutefois, pour des combustibles qui trouvent dans le même état physique, comme le bo>-la tourbe, la houille, en un mot, pour tous ceux <î; sont employés au chauffage domestique, on peut1, servir de ce principe pour estimer facilement le p°!
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- COMBUSTION ET COMBUSTIBLES. 21
- v°ît calorifique de ces matières, sans être obligé d’en ^chercher la composition chimique.
- Û n’y a qu’à faire un essai assez simple du comestible de la manière suivante : On prend un creu-de terre réfractaire, on y place 1 gr. de combus-hble, préalablement pulvérisé avec 20 à 30 gr. de ntharge, on recouvre le tout de litharge, et on chauffe m creuset fermé en donnant un coup de feu sur la fin l’opération. On recueille ainsi un culot de plomb i Métallique dont le poids est proportionnel à celui de ’ioxygène qui était nécessaire pour la combustion.
- la comparaison des poids du plomb ainsi obtenu ,dans divers essais, on peut établir les valeurs rela-'Hves de puissance calorifique des divers combustibles essayés.
- ; , A. côté de la puissance calorifique, il est encore incessant de pouvoir se rendre compte des tempéra-l^res de la combustion, en désignant par làl’échauf-IeMeut thermométrique maximum qu’il est possible ^e produire avec un combustible donné.
- , ^oici, en général, comment on peut apprécier cet elément. On recherche la quantité d’air nécessaire Pour que dans la combustion, les produits de la corn-maison soient de l’eau, de l’azote et de l’acide car-°nique5 en tenant toujours compte que si le comestible contient naturellement de l’oxygène et de ‘hydrogène, ces deux corps s’unissent pour former e l’eau. La formation de ces divers éléments pro-Mt dans chaque cas une certaine quantité de cha-hr, et il y a répartition de la chaleur totale entre s divers gaz qui doivent être portés à la même tem-Pmature, répartition que l’on pourra établir faciie-Ment avec l’aide des chaleurs spécifiques. On obtient
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- 22 NOTIONS THEORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- ainsi une valeur finale de la température qui est 1' résultat cherché, résultat qui doit être toujours cou sidéré comme un maximum, que l’on n’atteint qn rarement dans la pratique, à cause d’une série <> phénomènes complexes que nous ne pourrions ai^ lyser ici, sans dépasser les bornes de notre sujet.
- Un exemple rendra plus facile l’application de C( qui précède. Soit du charbon de bois de chêne, dot la composition a été établie ainsi qu’il suit :
- Hydrogène........................... 2.83
- Carbone............................87.68
- Oxygène............................. 6.43
- Cendres............................. 3.06
- 100.00
- Pour avoir d’abord le pouvoir calorifique, il fau retrancher de la quantité d’hydrogène, celle qui col respond à la portion qui se combinera avec les 6/t d’oxygène pour former de l’eau. On sait que l’eau es* formée de 8 d’oxygène pour 1 d’hydrogène. Donft dans le cas actuel, le poids d’hydrogène correspondait à 6,43 d’oxygène est : 1
- Il reste donc 2,03 d’hydrogène qui est équivalent à 6,10 de carbone.
- C’est donc comme si le combustible était formé $ 93,78 de carbone pur, et son pouvoir calorifique serf de 6773. 1
- La température de combustion s’obtiendra par t calcul suivant : !
- Un kilogramme de charbon considéré contient :
- ' 0^.8768 de carbone.
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- nécessitera pour se transformer en acide carbo-Üque-JOMO d’air.
- Os''.0203 d’hydrogène
- îUl pour se transformer en eau exigera 0k.71 d’air.
- ^n résumé, ce kilogramme de charbon emploiera -L°Ur sa combustion I0k.81 d’air ou 8mc.31.
- Les produits seront :
- Acide carbonique........................3k.211
- Îles éléments du combustible. .... 0k.0723 l’hydrogène en
- excès........0k.1827
- En tout.............0k.255
- Azote...................................8k.324
- Cendres............................... . 0k.0306
- La chaleur spécifique de l’acide carbonique est............................0.221
- Pour la vapeur d’eau................... 0.475
- Pour l’azote.............................0.273
- La quantité de chaleur nécessaire pour élever de Là température des proportions de ces trois élé-tllefos sera donc :
- Pour l’acide carbonique. 3.211 X 0.221 == 0.712 Pour la vapeur d’eau. . 0.255 X 0.475 = 0.119 Pour l’azote.......... 8.324 X 0-273 = 2.272
- Qhant aux cendres, on peut les négliger.
- Pu tout.........................3 calories, 10
- Mais comme un kilogramme de ce charbon en brû-ant dégage 6775 calories, il en résultera une éléva-
- ,0ri <Le température des produits de la combustion 'gafo à
- 6775
- 3,10
- 2185 degrés.
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- Abandonnant ces notions générales, nous alloit passer en revue ce qui a trait à chaque coinbustibi1 ordinairement employé.
- Des bois.
- Les bois sont formés par une. substance spécial formant leur charpente et appelée cellulose, coinp11 sée elle-même de carbone,' d’oxygène et d’hydro gène, d’une matière incrustante variant un peu av® les espèces. En général, les matières étrangères art trois corps que nous venons de citer, dépassent rah ment 0,02 du poids dans les bois de chauffage.
- Nous avons déjà eu l’occasion d’expliquer pourqu les bois les plus secs étaient les meilleurs pour 1’ chauffage.
- On peut estimer, en général, la proportion d’e»1 contenue dans les bois de la façon suivante :
- Bois vert........................ 42 0/0
- Bois de 5 mois de coupe..........30 à 35
- Bois de chauffage exposé un an à Pair. 20 à 25
- En général, on peut prendre pour la composite des bois les proportions suivantes :
- Pour la cellulose :
- Carbone.. 43.8
- Hydrogène. 6.2 J A peu près les éléments Oxygène. . 50.0 { de la composition de l’eau.
- 100.00
- La matière incrustante est un peu plus variable'
- Carbone....................0.52 à 0.54
- Hydrogène.................. 0.062 à 0.065
- Oxygène.................... 0.395 à 0.408
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- COMBUSTION ET COMBUSTIBLES.
- Seulement, il faut tenir compte que ces proportions correspondent à celles du bois sec, et que la présence b’hne moyenne de 20 à 25 % d’eau, dans les meilleurs bois d’usage, fait qu’il n’y a, en réalité, que 30 à 40 °/0 de carbone.
- Au point de vue du chauffage, on distingue les bois durs et compactes, le chêne, le hêtre, l’orme ; et les bois blancs ou mous, légers, le pin, le bouleau, le tremble, etc. On distingue aussi les bois neufs et les bois flottés, suivant qu’ils sont transportés en voilure ou en bateau, ou bien en trains flottants sur 1 eau. On appelle bois pelard, le chêne dépouillé de s°u écorce.
- Les produits de la combustion complète du bois, s°nt de l’acide carbonique et de la vapeur d’eau, ^ais quand la combustion est incomplète, il se dégage , en même temps , une production gazeuse diversement colorée, désignée sous le.nom de fumée, flni est formée de diverses matières, vapeur d’eau, acide acétique, une huile très-pénétrante à l’odorat ^i lui communique son odeur désagréable. Cette Humée en passant sur les corps froids s’y condense en Parti©, et forme la suie.
- Lumfort,, puis ensuite Haisenfratz, ont fait de ^ombreuses expériences pour évaluer la puissance Calorifique des bois. Bien que cet élément varie un Peu avec l’espèce du bois, son état de dessiccation, on Peut admettre d’une façon générale, qu’un bois de chauffage, pris dans de bonnes conditions, développe Par kilog. brûlé avec une combustion complète
- 3711 unités de chaleur.
- Lorsque l’on veut rapporter cette puissance calorique au volume du bois, et non plus à son poids, la P oêlier-Fumiste. 2
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- 26 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- question devient plus difficile à déterminer, la r« tion entre le poids et le volume étant essentielle® variable avec l’essence employée.
- A Paris, on emploie beaucoup comme terme mesure la voie, qui est de 2 mètres cubes ou stèr la longueur des bûches étant de lm.14, la mesure stère a 0m.88 de hauteur sur 4 mètre de longue1 Généralement, la voie pèse de 700 à 750 kilogr.
- Il ne faut pas oublier que quand un corps est combustion, la chaleur produite se dissipe de de façons : 4° par le courant d’air qui l’emporte nal Tellement ; et 2° par le rayonnement, et, quel suite, il est intéressant pour chaque combustible connaître le rapport qui a lieu entre ces deux pj tions de la chaleur totale produite, d’autant plus dans beaucoup d’appareils, comme les cheminé* par exemple, la seconde est seule utilisée. 1
- Dans la combustion du bois, la quantité de chalç rayonnante est à la chaleur totale produite, conk 1 est à 3,5 ; et la chaleur rayonnante est à celle e est entraînée par le courant d’air, comme 1 est à 2
- Charbon de bois.
- Le charbon est, au point de vue domestique, Rc quement employé dans les appareils de cuisine. Nq ne nous occuperons pas ici de sa fabrication, donnerons simplement quelques résultats utiles p«( son estimation au point de vue du chauffage. 1 Le charbon livré par le commerce est généra ment humide, ii contient le plus souvent jusqu’à et 42 °/a d’eau, ce qui est fâcheux, puisque c’est à cause de perte de chaleur dans la combustion.
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- On peut admettre comme pouvoir calorifique moyen
- G600 à 7000
- La quantité de chaleur que le charbon rayonne est la chaleur totale produite, comme 1 est à 1,78; et la chaleur emportée par le courant d’air, comme est à 0,78 ou 5 à 4.
- Des tourbes.
- Le combustible, produit de l’altération qu’éprou-,eut dans les lieux bas et marécageux certaines gantes aquatiques, est très-employé au chauffage lans quelques localités. Malheureusement elles sont ^üjours accompagnées de produits étrangers, en •articulier de matières sulfureuses, et leur combus-;lQn est accompagnée de dégagement de gaz d’odeur etide, qui en restreignent l’usage.
- Son pouvoir calorifique est compris entre :
- 3000 et 3500.
- depuis quelques années il s’est monté de nombreuses industries, en vue de préparer à l’aide de la tonrbe des charbons purifiés de ces matières étrangères, et par conséquent n’offrant plus les mêmes in-;C(Jüvénients que la tourbe elle-même, tout en produisant un combustible qui ne revient pas trop cher. On leur a donné des noms assez multiples, et Jeür usage tend à se répandre davantage.
- Des houilles.
- Les houilles ou communément charbon de terre s°nt rangées en cinq classes d’après leur nature :
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- Les houilles grasses dites maréchales réservée
- 'C
- plus spécialement aux usages de la forge, com®1 l’indique leur nom. Elles donnent beaucoup de eha11 leur, mais leur fusion pâteuse exige des soins parti culiers pour obtenir une bonne combustion.
- Les houilles dures grasses, un peu moins fusibMi que les précédentes et employées surtout par la mé c tallurgie. b
- Les houilles grasses à longue flamme, qui sont le*d meilleures pour le chauffage, et dont le type biet connu est le charbon de Mons.
- Les houilles sèches à longue flamme très-employées aussi, tout en donnant un peu moins de chaleur qu* ( les précédentes. (
- Les houilles sèches qui brûlent assez difficilement sans flamme et sont réservées pour des opération*1 industrielles, la cuisson de la chaux, des briques/ etc. 1
- L’anthracite qui brûle difficilement et qu’on emploie un peu pour le chauffage, surtout aux Etats-( Unis.
- La houille au sortir de la mine ne contient jamais1 que de petites quantités d’eau, mais avant d’être employée au chauffage, elle en absorbe toujours un peu plus, soit dans les transports, ou dans les emmagasinages.
- Les expériences, soit de laboratoire, soit industrielles, ont permis d’établir une valeur moyenne pour la puissance calorifique de la houille. Bien que chaque sorte considérée par classe et par variété dans cette classe, ait une puissance calorifique propre, les écarts avec la moyenne sont toujours peu considérables, et pour tous les calculs relatifs au
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- COMBUSTION ET COMBUSTIBLES. 29
- Oiauffage, on pourra toujours se baser sur ce chiffre ^oyen qui est de :
- 7500
- On doit toujours exclure pour le chauffage domes-%ne les houilles pyriteuses, c’est-à-dire des houilles Contenant divers corps où il entre du soufre qui, en ^ûlant, donnent des dégagements de gaz sulfureux doués d’une odeur désagréable et malsaine.
- Du coke.
- Le coke n’est autre chose que du charbon de terre ePUré privé des matières volatiles qu’il pouvait con-tenir. Il présente donc à ce point de vue de grands Avantages, seulement sa combustion est plus difficile celle de la houille, on ne saurait l’employer dans tQUtes les grilles à charbon de terre, et pour en tirer 1111 parti judicieux, il faut employer des appareils instruits spécialement en vue de son emploi.
- On admet que le coke a une puissance calorifique ^lisiblement égale, quoique un peu inférieure à celle du charbon de bois, soit :
- 6000
- Des volumes d’air nécessaires à la combustion.
- x La combustion se produisant dans tous les foyers a Laide de l’air, il est indispensable de savoir quel v°lume d’air est nécessaire pour obtenir la combus-L°n de 1 kilog. de chaque combustible, afin de pou-^°L‘ déterminer les conditions d’établissement des aPpareils de chauffage, de façon à ce que cet élément S0]t fourni suivant les besoins.
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- 30 NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- On établit facilement ''par des considérations en1 pruntées à la chimie, les nombres correspondants aif , éléments qui nous occupent. Toutefois, ces résulta^ ne pourraient être appliqués tels que au point de vu*-pratique du chautfage.
- En effet, l’oxygène de l’air qui traverse les foyer» n’est jamais totalement absorbé par les combustibles^ une partie de cet air échappe à la combustion, il et résulte que pour être certain que la combustion sert complète, il est nécessaire de fournir des volumes d’air bien plus considérables que ceux qui correspondent à la quantité d’oxygène réellement indispensable pour la combustion.
- Ainsi que nous l’avons dit, le but principal dans toute combustion est la transformation complète d* carbone en acide carbonique.
- L’acide carbonique étant composé de 27,36 de carbone et* de 72,64 d’oxygène, 1 kilogramme de carbon* exige pour passer à l’état d’acide carbonique,
- 72.64
- ^ = 2k.65 d’oxygène ou lmc.85
- ou bien 8m3.81 d’air, supposé à la température de 0°) et à la pression de 0m.76.
- L’eau étant composée de 11,1 d’hydrogène et d* 88,9 d’oxygène, il s’ensuit que 1 kilog. d’hydrogèn* exige pour sa combustion 8 kilog. ou hm3.6 d’oxy-gène toujours à 0° et à la pression de 0m.76, ce qui équivaut à 26œ3.66 d’air dans les mêmes conditions.
- Il suit de là que connaissant la composition d’un combustible, on pourra facilement déduire les quantités d’air qu’il exige théoriquement pour brûler complètement.
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- COMBUSTION ET COMBUSTIBLES. 31
- , Mais, ainsi que nous le disions, on estime que le ^ers ou la moitié de l’air qui passe dans un foyer echappe à la combustion, d’où la nécessité d’augmenter la quantité réelle qui passe, pour que la por-tiün utilisée effectivement réponde aux quantités nécessaires.
- ^roici, d’après des expériences diverses, les nombres ^connus comme remplissant toutes les conditions, et ifni expriment en mètres cubes la quantité d’air à 'fournir par kilogramme de combustible brûlé :
- Bois parfaitement desséché............ 6.75
- Bois ordinaire........................ 5.40
- Charbon de bois.......................16.40
- Houille...............................18.10
- Coke...................................15.00
- Les volumes des gaz qui s’échappent d’un foyer Peuvent se calculer avec les éléments précédents, et °n admet les formules suivantes pour chaque kilo-sramme de combustible. Dans ces formules, t repré-sehte la température de ces gaz à la sortie de la cheminée, et a un nombre fixe, le coefficient de dila-fofion des gaz qui est égal à 0,00365 :
- Bois parfaitement desséché. . 7.34 (1 -f- at.)
- Bois ordinaire................. 6.11 (1 -f- at.)
- Charbon de bois.................16.40 (1 + at.)
- Houille.........................18.44 (1 + at.)
- Coke............................15.00 (1-j-at.)
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- NOTIONS THÉORIQUES ÉLÉMENTAIRES.
- CHAPITRE III.
- Écoulement des Gaz.
- Causes de l'ascension de la fumée.
- La fumée d’un feu allumé en plein air s’élève r&®r: pidement parce que la chaleur du foyer, en la raré«e fiant, la rend spécifiquement (1) plus légère que Pair! elle est, à l’égard de l’atmosphère, ce qu’est à l’égaA de l’eau un morceau de liège, qui, plongé à une ceHa taine profondeur dans cette eau et abandonné eidfi suite à îui-mème, remonte à la surface. C’est auss®i pour cette raison que les ballons s’élèvent dans l’at-b' mosphère. Pour rendre cet etfet sensible, Rumfort ^ dit : Si l’on mêle de petites balles ou de gro®1 plombs à giboyer avec des pois, et qu’on secoue $ tout dans un boisseau, le plomb se séparera, il s®1 logera au fond du vase et forcera, par sa plus grand*? pesanteur, les pois à se mouvoir de bas en haut coR tre leur tendance naturelle, et à occuper la partit supérieure du mélange. 1
- Si l’on met dans un vase de l’eau et de l’huile, $ qu’on les mêle bien ensemble, aussitôt qu’on aur*' cessé d’agiter ce mélange, l’eau, comme le plus pe’ saut des deux liquides, descendra au fond du vase/ et l’huile, chassée de sa place par l’excès du poids à& l’eau, s’élèvera et finira par surnager tout entière la surface de ce liquide.
- (1) C’est-à-dire que de deux volumes égaux, l’uu d’air atmospliéfl' que, l’autre de fumée, celui-ci pèsera beaucoup moins.
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- ÉCOULEMENT DES GAZ. 33
- Si l’on plonge dans l’eau une bouteille pleine ^ huile, ouverte parle haut, l’huile s’élèvera hors de a bouteille, et, traversant l’eau sous la forme d’un continu, elle s’étendra sur sa surface, fl en arrivera de même toutes les fois que deux Guides de densités différentes, c’est-à-dire, dont le P0lds, à volume égal, est différent, ce qu’on appelle aUssi pesanteur spécifique, seront en contact ou ûielés ensemble ; le plus léger sera soulevé de bas l€îl haut par la tendance du plus pesant à descendre.
- Si l’on met en contact deux quantités d’un même à des températures différentes, celle qui sera r a plus chaude ou la plus raréfiée, étant spécifique-dûent plus légère que la portion froide, occupera la s®urface supérieure du mélange. Que l’on place une bouteille d’eau chaude colorée au fond d’un vase ^eio d’eau froide, l’eau chaude s’élèvera à la surface sera remplacée dans la bouteille par l’eau froide, est encore ainsi que l’air froid d’un appartement s®ccnpe toujours la partie inférieure, et l’air chaud la départie voisine du plafond.
- ha différence de pesanteur spécifique de l’air et de fumée est donc une des principales causes de son pension; mais, dans les cheminées, une seconde eCaüse vient se joindre à la première et augmenter la ^Pidité du mouvement ascensionnel.
- >e’ L’air du canal ou tuyau d’une cheminée est ordinairement plus chaud, plus raréfié, et par consé-d<ffient mojns pesant que l’air extérieur ; la colonne 5 ^ qui est dans la cheminée est poussée de bas en
- éfi'
- . P^anti
- par la colonne de môme hauteur, mais plus
- e, qui est hors de l’appartement, ce qui déter-
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- mine un courant ascendant dont la rapidité est ptf portionnelle à la différence de pesanteur de ces dei colonnes ; ce courant entraîne la fumée déjà en intf i vement, et lui ajoute une nouvelle vitesse. ]
- Ces deux causes de l’ascension de la fumée ne soi ( pas constantes, et n’agissent pas toujours dans', même sens. Ainsi, à mesure que la fumée s’éloigi, du foyer, elle perd de sa chaleur ; sa pesanteur spf ; cifique augmente, et peut même devenir plus grand que celle de l’air environnant; alors la fumée do cendra dans l’air, s’il est en repos. On voit par 1 que, sous le rapport de cette première cause, la ha1 teur de la cheminée a des homes.
- La seconde cause est aussi variable ; car la vite# du courant dépend en même temps de la différent de température entre les deux colonnes d’air et t leur hauteur, d’ofi l’on conclut que, sous le seul rai port de la vitesse du courant, la hauteur de la ch{ minée ne devrait pas avoir de limites.
- Par la combinaison des causes ascensionnelles,0 explique pourquoi la fumée, en général, monte pf: vite la nuit que le jour, l’hiver que l’été, quandI feu est en pleine activité que quand on l’allume, da* les appartements bas que dans ceux élevés ; pourqü1 enfin elle descend souvent dans l’appartement, midi, pendant l’été, etc.
- Nous verrons dans la suite quelles sont les eau# accidentelles ou particulières qui modifient les causes générales ci-dessus énoncées, et contrarie* ou favorisent l’ascension de la fumée.
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- ÉCOULEMENT DES GAZ.
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- Du mouvement cle l’air dans les tuyaux de cheminées.
- Les tuyaux de cheminées placés au-dessus des %ers sont destinés à recueillir les gaz produits par a combustion, et à leur procurer les moyens de s’échapper sans se répandre dans la pièce que l’on echauffe. Pour que la fumée et les autres produits se figent dans ces conduits, il faut qu’il s’y établisse Naturellement un courant ascendant qui force une Partie de l’air de la chambre à se porter vers l’ouverte du tuyau, et à s’échapper avec la fumée. Nous allons d’abord examiner comment le courant peut etl>e établi.
- Ln foyer de cheminée surmonté d’un tuyau a, par Cette addition, deux communications avec l’air exté-rieur ; l’une par les fissures de l’appartement, l’autre Par l’ouverture supérieure du tuyau de la cheminée.
- , 1 l’on imagine un plan horizontal, passant par le ^0lnmet du tuyau de la cheminée, il déterminera la ( ,aüteur de deux colonnes d’air : l’une, dans l’inté-; |Ie,n‘ du tuyau, et l’autre, placée à l’extérieur du j batiment ; un second plan horizontal, mené par le j P°Jnt où se fait la combustion, déterminera la hau-( jtr de ces deux colonnes qui sont évidemment éga-es en hauteur. Il résulte des lois de la statique (|os fluides, que deux colonnes de même hauteur et . ^ nième densité se font équilibre ; mais que, si l’une i N eHes est plus dense que l’autre, l’équilibre sera |°hipu, et celle qui aura plus de densité soulèvera
- autre.
- Si l’on suppose que l’air extérieur et celui du tuyau ^ la cheminée sont de même nature, comme l’air
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- froid est plus dense que l’air chaud, il en résulté que, selon que l’air du tuyau sera plus froid ou pi* chaud que l’air extérieur, la pression exercée sut. foyer sera plus petite ou plus grande que celle' l’air extérieur; et de là, dans le premier cas, l’eïj tence d’un courant ascendant dans le tuyau de cl minée, par la plus forte pression exercée pari3 extérieur; et, dans le second cas, un courant^ Cendant dans le tuyau occasionné par la plus granj pression de l’air que le tuyau contient.
- Ces deux courants sont assez généralement obs® vés dans les tuyaux de cheminées dans lesquelles ‘ ne fait pas de feu ; et cela, selon que l’air de l’int rieur de l’appartement avec lequel ces tuyaux co^ muniquent est plus ou moins chaud que l’air est rieur. Lorsque l’air intérieur est plus chaud, cel* des tuyaux qui y communiquent participant à cet température, il en résulte un courant d’air ascenday si au contraire, l’air intérieur est plus froid, il »' tablit un courant descendant.
- Franklin, en conséquence de ce principe, ah* annoncé qu’il se. formait journellement dans 1‘ tuyaux des cheminées un courant d’air ascendant 0} commence vers les cinq heures du soir et qui du'J jusque vers les huit ou neuf heures du matin ; à cet* heure, le courant s’interrompt, et l’air intérieur -balance avec l’air extérieur ; ensuite l’équilibre3 rompt, et il succède un courant descendant qui db( jusqu’au soir. Ce célèbre physicien s’exprime ainsi!
- Pendant l’été, il y a, généralement parlant, m1; grande différence de la chaleur de l’air à midi et minuit, et conséquemment une grande différeiÉj par rapport à sa pesanteur spécifique, puisque
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- a*r est chauffé, plus il est raréfié. Le tuyau d’une Aminée, étant entouré presque entièrement par le |^te fie la maison, est en grande partie à l’abri de 1 action directe des rayons du soleil pendant le jour, ^ de la fraîcheur de l’air pendant la nuit ; il conserve °nc une température moyenne entre la chaleur des l°Urs et la fraîcheur des nuits, et il communique Æd'e même température à l’air qu’il contient. Lors-|Ue l’air extérieur est plus froid que celui qui est ails le tuyau de la cheminée, il doit le forcer, par s'011 excès de pesanteur, à monter et à sortir par le :laut. L’air d’en bas qui le remplace, étant échauffé 1 s°n tour par la chaleur du tuyau, est également f°tissé par l’air plus froid et plus pesant des couches prieures, et ainsi le courant continue jusqu’au len-ieQiain où le soleil, à mesure qu’il s’élève, change 'ar degré l’état de l’air extérieur, le rend d’abord fiissi chaud que celui du tuyau de la cheminée (et est alors que le courant commence à vaciller), et, llentôt après le rend même plus chaud. Alors le étant plus froid que l’air qui y pénètre, le ra-^ichit, le rend plus pesant que l’air extérieur, et ariséquemment le fait descendre , celui qui le rem-|ace d’en haut étant refroidi à son tour, le courant ! SceUdant continue jusque vers le soir, qu’il balance y Nouveau, et change de direction, à cause du anfiement de la chaleur de l’air du dehors, tandis ^’le celui du tuyau qui l’avoisine se maintient Dours à peu près dans %emle.
- la même température
- ^anklin ajoute encore une observation : c’est que, | a Partie du tuyau d’une cheminée qui s’élève au-SSüs du toit de la maison est un peu haute, et ^°élier-Fumiste. 3
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- qu’elle ait trois de ses côtés successivement exposé la chaleur du soleil, savoir ceux qui sont exposés1 levant, au midi et au couchant, et que le côté toif au nord soit défendu des vents froids du nordf les bâtiments attenants, il pourra souvent arh qu’une telle cheminée soit si échauffée par le so; qu’elle continue à tirer fortement de bas en hj pendant toutes les vingt-quatre heures, et peut4 pendant plusieurs jours de suite. Si l’on peint le' hors de cette cheminée en noir, l’effet en sera e0 plus grand, et le courant plus fort.
- Clavelin, savant caminologiste, a cherché à h fier, par l’expérience, l’existence et la loi de ces df sortes de courant; il résulte de ses observations f l’ordre et la durée de ce phénomène présentent b® coup d’anomalies ; que cependant le courant desc> dant de la nuit est assez régulier depuis cinq à heures du soir jusqu’à huit ou neuf heures du t tin; mais que le courant ascendant du jour est 1 de présenter autant de régularité, même dans temps calmes.
- Ces phénomènes nous font concevoir la raison f laquelle, quand plusieurs tuyaux de cheminée-trouvent réunis en une seule masse, la fumée celles où le feu est allumé descend souvent dans autres, et remplit ainsi les appartements.
- En appliquant aux tuyaux des cheminées dans quelles on fait du feu, la théorie des mouvem{ ascendants et descendants, occasionnés par la & rence de densité entre l’air extérieur et celui( tuyaux de cheminées, on voit que, dès que le c1' bustible du foyer commence à s’enflammer, il ah pour entretenir la combustion, l’air qui communf
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- a la partie la plus basse de l’air extérieur, conséquemment celui de la chambre ; par sa combinaison avec le combustible, il se dégage de la chaleur qui échauffe l’air en contact avec le combustible, celui-ci e°hauffé s’élève naturellement dans le tuyau qui est placé au-dessus du foyer; il se forme également Plusieurs produits plus légers que l’air atmosphérique qui s’élèvent également; enfin, il se forme quelques produits plus denses, lesquels, au degré de chaleur qu’ils ont acquis en sortant du foyer, sont encore plus légers que l’air de la chambre. L’air échauffé et les produits de la combustion communiquent de la chaleur à l’air du tuyau ; bientôt celui-ci est assez échauffé pour que la colonne de fluide qui cemplit le tuyau de la cheminée soit plus légère que celle de l’air extérieur, alors le courant ascendant s établit, et il acquiert une vitesse d’autant plus Scande que la pesanteur de sa colonne diffère plus de celle de l’air extérieur, ou autrement qu’elle acquiert plus de légèreté.
- Les résultats du mouvement de l’air dans les luyaux de cheminées, expliqués d’après ce principe : que tout fluide plus léger que l’air de l’atmosphère s elève en proportion de la différence de sa pesan-teur spécifique, comme tout fluide plus pesant tombe Pac l’effet de la même pesanteur, ont beaucoup d’analogie avec ceux que présentent les siphons : en effet, on sait que, quand les branches d’un siphon cempli d’un fluide plus pesant que l’air atmosphérique sont égales, l’équilibre se maintient; quand lüne est plus courte que l’autre, le fluide s’écoule rapidement par l’extrémité de la plus longue branle» et entraîne le liquide contenu dans la plus
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- courte ; maintenant, que l’on renverse le siphon, et que ces branches soient dirigées en haut, il devieR' dra alors pour les fluides plus légers que l’air de l’at mosphère, ce qu’il était auparavant pour les liquide8 plus pesants qu'elle ; le fluide léger s’élèvera par branche la plus longue, et la colonne la plus longu® entraînera la colonne la plus courte, selon les loi8 inverses de la gravitation. .
- Cette théorie établit en peu de mots tout le sy8' terne de la caminologie; elle est parfaitement dé' montrée par les expériences nombreuses faites par divers savants sur ce sujet.
- Il est difficile d’indiquer une largeur constant* pour les tuyaux de cheminée ; cette largeur doit êtb en proportion de la masse de vapeur fuligineuse d de l’air que le tuyau doit recevoir. Ces conduits if doivent pas être assez resserrés pour donner lieu, et aucun temps, à la poussée par la chaleur, ni asse^ larges pour qu’il puisse s’y établir deux courante l’un ascendant, l’autre descendant.
- On a cru, pendant longtemps, que le dévoiemeR* des tuyaux de cheminée contribuait à les faire fü' mer ; c’est pourquoi on avait autrefois pris le part’ d’adosser l’un sur l’autre les tuyaux des divers ét®' ges qui se correspondaient; mais, on reconnut bieR' tôt que cette méthode avait deux inconvénients1 1° que les tuyaux élevés verticalement étaient plu*‘ sujets à fumer; 2° qu’en les adossant les uns sur 1$ autres, on diminuait l’étendue des étages supérieur8' Depuis lors on a pris le parti de dévoyer sur leüf élévation sans diminuer la solidité de leur construC' tion, de manière que toutes leurs ouvertures se Ve' joignent pour sortir au-dessus du toit.
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- Quelque crainte qu’on eût, dans l’origine, que cette direction oblique et tortueuse des tuyaux ne fût üu obstacle à l’ascension de la fumée ou une cause fréquente d’incendie, l’expérience a fait connaître *ïue cette disposition n’apportait par elle-même aucun de ces inconvénients, pourvu que le tuyau n’eût rien dans son étendue qui pût arrêter la fumée. Aujourd’hui, on contourne les tuyaux de mille manières; °u fait faire à la fumée plusieurs circonvolutions pour échauffer les appartements; on la fait descendre , monter ; on la divise pour la faire passer dans différents conduits, qui se réunissent ensuite dans le tuyau principal, comme dans le calorifère d’Olivier, les cheminées de Desarnod, de Curau-deau, etc.
- Rumford a proposé de rétrécir l’ouverture des cheminées près du foyer, comme nous le verrons, afin d’augmenter la rapidité du courant. Ce mode, que i’on a perfectionné de nos jours dans les foyers que i’°n établit en avant des cheminées, obtient un grand succès lorsqu’il est employé avec les précautions qu’il exige.
- Un des résultats principaux que l’on doit se proposer d’obtenir pour empêcher la fumée de pénétrer dans les appartements, c’est un bon et un fort tirage dans les tuyaux de cheminée. Ce tirage est d’autant plus grand que la pression de la colonne d’air qui communique par le tuyau est plus rapide que celle hui communique par les fissures. Or, cette grande différence dans la pression peut s’obtenir de deux manières : 1° par le plus grand échauffement des ma-hères fuligineuses qui s’élèvent dans le tuyau, 2° par ia plus grande hauteur du tuyau,
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- Quant à la hauteur des cheminées, il prouve qu’au- s dessous de 5 mètres, les tuyaux de nos cheminées ne» suffiraient que difficilement à entretenir le courant» nécessaire ; et pour que le système soit sûr, il faut que i l’issue du tuyau soit élevée à peu près de 10 mètres i au-dessus de l’aire du foyer.
- De la vitesse de l’air chaud dans les tuyaux.
- D’après ce que nous avons dit, si l’on désigne par < p et p les poids de deux colonnes d’air ayant la section et la hauteur du tuyau de cheminée, la première » à la température de l’air extérieur, la seconde à la; température de l’air chaud du tuyau, la force qui» déterminera l’ascension sera p—p’. i
- Ou bien, si ramenant la colonne d’air froid à la hauteur nécessaire pour que son poids ne varie pas, i sa température devenant égale à celle de l’autre colonne, et appelant h la différence des hauteurs de ces, colonnes, la vitesse d’écoulement peut s’exprimer par la formule :
- N = V¥gh7
- Or, il est facile d’exprimer h en fonction des élé- ; ments que l'on connaît immédiatement.
- Si H est la hauteur du tuyau, t et t’ les tempéra-tares de l’air froid et de l’air chaud h = Ha (f — t)
- a étant le nombre constant 0,00367.
- Cette formule n’est pas rigoureusement exacte, car on omet de diviser la valeur de h par 1 -f- a t, mais ce terme est toujours assez voisin de 1 et peut être négligé.
- D’autre part, on suppose encore que l’air brûlé est de même nature que l’air extérieur ; ceci n’est pas
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- 'xact. Cependant le résultat précédent, au point de ?Ue Pratique, suffit parfaitement et l’erreur commise -d négligeable. En elfet, les gaz qui remplissent le uy&u sont un mélange d’acide carbonique et d’azote, tlais il y a aussi une forte proportion du volume atal composé d’air qui a échappé à la combustion, e telle sorte que la densité du mélange diffère assez ,eu de celle de l’air pour qu’on puisse la regarder 0lnnie ne changeant pas.
- Enfin, on néglige encore dans l’établissement de 1 formule précédente, l’influence du frottement des ^ contre les parois des tuyaux, qui a évidemment l0ur effet de diminuer la valeur que nous avons p°uvée pour la vitesse d’écoulement, appelons P la pression qui donnerait lieu à la vi-Bsse théorique, et p celle qui donne lieu à la vitesse celle d’écoulement, l’on a pour la perte due au frottent
- , étant la hauteur de la cheminée, D le diamètre, et 111 n coefficient variable d’après la nature du tuyau. Eomme p = 2qy2, on peut mettre cette formule 0lJs la forme
- 2# PD
- v* = ——---------
- D + 2ÿKH
- ^ feclet a trouvé les valeurs de K pour certains déterminés :
- Cheminées en poterie.................0.0127
- — en tôle......................0.005
- — en fonte...................... 0.0025
- — tapissées de suie............. 0.0025
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- v est la vitesse de sortie à l’extrémité de la et' duite.
- Cette formule a permis de prévoir un résultat i portant, que l’on a vérifié par l’expérience, que-changements de direction n’avaient pas d’influen
- Il est bien évident que les variations de vitesse' sultent de deux causes : du décroissement de press» et du refroidissement. Cette seconde cause surto doit avoir, semblerait-il, une grande influence, et faudrait en réalité pour calculer la vitesse d’écoiJ ment, chercher sa valeur en chaque point de la c<J duite en tenant compte de la température particule qui règne en ce point. Mais heureusement, l’éte môme de la formule a permis de reconnaître qu prenant une valeur moyenne de la température, résultats donnés s’écartaient suffisamment peu 1 ceux obtenus en tenant compte des différences1 température, quant au volume total écoulé, p° qu’au point de vue pratique cette solution approcl1 suffise amplement.
- Sans nous étendre davantage sur rétablissent des formules qui correspondent à tous les divers c qui peuvent se présenter, et qui d’ailleurs s’établ' sent à l’aide des principes précédents, nous én»' cerons un certain nombre de conséquences qui h1 ferment des éléments pratiques relatifs à la quest'1 qui nous occupe.
- Les changements de direction, comme nous l’avo1 déjà dit, n’ont pas d’influence sensible sur la vais1 de la vitesse d’écoulement.
- Un cas assez intéressant, parce qu’il se prése" constamment dans la pratique, c’est celui du rétf cissement de la cheminée à la partie supérieure. 1
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- vitesse de l’air dans le canal est diminuée, et par suite le frottement; il en résulte que la pression génératrice subit une moins grande perte et qne la vitesse d écoulement par l’orifice est augmentée et d’autant plus que la section de l’orifice est plus petite Par rapport à celle de la cheminée. De là, l’usage des mitres placées au sommet des cheminées qui ont pour effet d’augmenter la vitesse de sortie et de combattre ies effets dus aux Agents extérieurs, questions sur lesquelles nous reviendrons plus loin.
- Ainsi, on obtient à peu près la vitesse maxima quand le diamètre de la cheminée est 2 à 3 fois celui de l’orifice de sortie.
- En général, on peut admettre que tout obturateur Placé dans un conduit de cheminée, produit le môme effet, quelle que soit la place qu’il occupe, à l’entrée, a la sortie, ou au milieu.
- Les foyers ne débouchent pas ordinairement directement dans les conduits. Il y a entre les deux une partie de raccordement qui affecte généralement une terme conique. Ces ajustages coniques ont pour effet d’augmenter la vitesse d’écoulement à leur passage.
- On peut conclure en général : 1° que dans un caftai parcouru par l’air, la perte de hauteur motrice due à un étranglement est beaucoup plus petite que la différence des vitesses dans l’étranglement et après ; 2° que la perte réelle est un peu plus grande fine la différence des hauteurs correspondantes aux Vitesses multipliées par le rapport de la surface de l’orifice à celle du canal qui suit l’étranglement; d° que le rélargissement brusque d’un canal, du ftmins dans une certaine étendue et dans de certaines limites, a peu d’influence.
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- On se trouve souvent dans la pratique en présence de plusieurs cheminées desservant des appareils distincts et débouchant dans un même canal, qui conduit les produits de la combustion au-dehors. C’est là un cas intéressant à étudier, car si l’on n’observe pas certaines précautions, il peut en résulter que les appareils fonctionnent mal.
- La cheminée commune doit d’abord avoir une section égale au moins à la somme des sections de celles qui y débouchent. Il faut ensuite considérer les deux colonnes qui se trouvent en présence, d’abord au point de rencontre, jusqu'au moment où les deux courants circulant dans le conduit commun ont des directions parallèles. Dans la première phase, si l’une des colonnes a une plus grande vitesse que I l’autre, elle s’opposera à la sortie de celle-ci, etl’ap-! pareil dont elle dépend fumera. Cet inconvénient ; peut être évité en plaçant en regard du point de rencontre un diaphragme divisant le tuyau commun en : deux, jusqu’à ce que les deux courants aient pris des! directions parallèles. L’effet inverse tend alors à se produire, la colonne douée de la plus grande vitesse ! agissant par entraînement sur l’autre, et tendant à : augmenter le tirage du second appareil.
- Si l’on étudie la perte de chaleur due à la tempé- ' rature de l’air dans la cheminée, on trouve, en admettant que la température de l’air extérieur soit de 0°, et celle de la fumée dans la cheminée 300°,
- 717 unités sur 3600 produites par le bois sec.
- 597 2800 — le bois ordinaire.
- 1798 — 7500 — la houille.
- 1462 — 6000 . — le coke.
- 941 — 3600 — la tourbe ordinaire.
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- DEUXIÈME PARTIE
- APPAREILS de chauffage
- CHAPITRE Ier.
- Des conduits de Fumée.
- L’installation de tout appareil de chauffage, quelle U en soit la nature, se divise en deqx opérations. °nt d’abord la construction du conduit par lequel ’6r°nt expulsés au-dehors les produits de la combus-ï0rb et puis ensuite celle de l’appareil proprement ? cheminée, poêle, fourneau, etc., où s’opérera la ’Cnihustion de la matière destinée à produire la Valeur.
- La première partie du travail est donc en quelque indépendante de la nature de l’appareil em-°Ph aussi commencerons-nous par étudier cette l^nnière question avant de nous occuper de l’examen 6s aPpareils de chauffage.
- § 1. COFFRES DE CHEMINÉE.
- Lorsque les conduits qui servent à l’évacuation de . uniée, font partie de la construction même du bâ-ent, et c’est le cas le plus fréquent, leur construc-. 11 6st beaucoup plus du ressort de l’industrie du aǰn que de celle du fumiste. C’est en effet, le ma-
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- 48 APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- çon qui les établit en même temps qu’il élève' murs. Nous passerons donc rapidement sur cette F tic du travail, renvoyant pour les détails à ce q1 été dit sur ce sujet dans le Manuel du Maçon, fais1 partie de l’Encyclopédie. ;
- Pendant longtemps les corps de cheminées ont1 uniquement faits en plâtre, travail qui porte m0 un nomspécial : le Vigeonnage. Cette coutume ten^ plus en plus à disparaître.
- Les cheminées construites en plâtre, dit M. G1 ton-Morveau, n’offrent point de solidité ; les m1 leurs ouvriers conviennent qu’il faut les reconstn* tous les 20 ou 25 ans au plus, c’est-à-dire qu’af une aussi courte durée il faut démolir au moins * ce qui s’élève hors du toit, découvrir une partie1 combles pour placer les échafauds, et exposer les!' fonds, les boiseries, etc., à être dégradés par pluies ; le plus souvent, sans attendre ce terme est obligé de les réparer, de remailler les écaries se détachent, et de boucher les crevasses qui s’y ment ; elles sont d’autant moins sûres, que ce t pas seulement dans la partie qui s’élève au-d$ des toits qu'il se forme des crevasses, il s’en foi aussi dans leurs parois inférieures, presque touj1’ recouvertes de lambris, de papiers de tenture,( de sorte qu’on n’est averti que quand la fumée <ü mence à prendre cette route, et par les traces qu laisse de son passage. Ces dégradations sourdesf si communes, même dans les cheminées constû ou refaites depuis peu d’années, que l’on ne j trop s’étonner que les incendies qu’elles peu' occasionner ne soient pas plus fréquents. Les an®1 règlements défendent expressément d’approcher
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- CONDUITS DE FUMÉE. 49
- géminées aucun bois, sans qu’il y ait au moins r centimètres' de charge ; ne serait-ce pas surtout >lllx cheminées élevées tout en plâtre, que l’on devait faire une sévère application de cette disposition? Ji plâtre est la matière la moins propre à construire ;*es cheminées, quand il n’est pas simplement em-é*l°yé à assembler et à revêtir des matériaux d’une grande ténacité ; l’eau des pluies, et celle qui 5 elève avec la fumée, l’attaquent très-promptement ;
- chaleur de l’intérieur lui fait éprouver une dessiccation, ou pour mieux dire, un commencement de Calcination qui détruit insensiblement la liaison de fes parties.
- 1 Ce n’est pas tant parce que les tuyaux en plâtre c°ûtent moins que ceux en briques, que l’on adopte îCe genre de construction ; ce qui détermine cette Préférence, c’est la commodité qu’il présente pour , construire avec moins d’épaisseur, pour placer plu-Sl0urs tuyaux sur une même ligne, pour les dévoyer sans les soutenir hors de leur aplomb ; pour les ados-îSer enfin les uns aux autres, sans faire de trop grands saillies dans les appartements, i Les cheminées construites sur ces dimensions sont î h'ès-sujettes à fumer ; le seul moyen de s’en garan-? ûr est de réduire les tuyaux de conduite à des di-i tensions telles qu’ils soient en proportion de la 1 ^asse de vapeurs fuligineuses qu’ils doivent rece-v°h ; qu’ils ne soient pas assez resserrés pour donner lieu, dans aucun temps, à la poussée par la chaleur ; fib’ils ne soient point assez grands pour qu’il puisse s Y établir deux courants, l’un ascendant, l’autre Ascendant ; pour qu’enfin les vapeurs et les gaz à ^^mi-condensés ne deviennent pas incapables de ré-
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- 50 APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- sis ter à la pression de l’atmosphère et à l’impulsif du moindre vent.
- Ces principes sont tellement ignorés de la plup^ des constructeurs, que, lorsqu’il s’agit d’éehauffi l’antichambre, c’est-à-dire la plus grande pièce de l maison, où le feu est communément le prereh allumé et le dernier éteint, ils placent un gros poèli, dans une niche, et ne donnent d’issue à la furn^ que par un tuyau de 11 à 14 centimètres de dianù tre ; tandis que, dans d’autres pièces moins vastes, où l’on ne consomme pas souvent la moitié du bois, la fumée est reçue dans un canal de 97 centimètre, de long sur 27 centimètres de large, c’est-à-dh* ayant dix-sept fois plus de capacité.
- Le remède le plus généralement employé, c’est 1# ventouses, c’est-à-dire le rétrécissement du tuyau paf une cloison mince que l’on pratique dans l’intérieud le plus souvent jusqu’à la hauteur du toit, ou dû moins jusqu’au grenier. On croit que l’effet de cette1 construction est de ramener dans l’appartement l’ait que ce conduit reçoit d’en haut par une petite ouverture latérale : il est bien plus dans la diminution de la capacité du tuyau : on en a la preuve si l’on boU' che l’orifice inférieur d’une ventouse, ce qui arrive1 fréquemment, soit en changeant la forme des âtreS! soit pour n’avoir plus à supporter l’incommodité d’ufl torrent continuel d’air froid.
- - Le moyen de remédier à la fumée par les ventou-, ses contribue à diminuer la solidité des cheminées et, donne lieu à de graves accidents; car quelle solidité peut-on donner à de larges et minces carreaux de, plâtre qu’on est obligé de placer après coup dans un
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- CONDUITS DE FUMEE.
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- fau de 27 centimètres, dont il faudrait crever un le pour les loger dans des écharpements, et qu’on ( ûxe que par un léger jointoiement sur des parois Peme dépouillées de suie? Les crevasses, les dc-l'n^ ne tardent pas à s’y former par l’action de la i^eur et des vapeurs aqueuses. On en a la preuve uS démolitions de toutes les cheminées ainsi i)ls°nnées. Que la fumée prenne cette route, il s’y .'P0se, à la longue, de la suie que le ramoneur ne ta* faire tomber ; et à la première étincelle, le foyer
- t d
- autant plus dangereux, que la flamme est por-
- Par le trou de la ventouse plus près de la char-
- ité
- quelquefois même au-dessous du toit.
- L idée de remplacer les lourds tuyaux carrés en Sonnerie qui occupent un grand espace dans les 'Partements, est assez ancienne et a été l'objet des cherches de plusieurs artistes. En 1809, il/. Brullée P^ina d’appliquer des tuyaux en terre cuite à une ;lettùriée ; avant lui, M. Olivier avait employé le ieUie moyen pour ses calorifères, et l’on connaît des ,lenhnées de Désarnod, qui se terminent par un gros 'tyau mentant. D’ailleurs, depuis longtemps on fait de poêles dont le tuyau inférieur passe dans appartemeuts supérieurs pour les échauffer. On ,e,lt citer à cet égard le poêle ventilateur que Curau-iea-ti a appliqué avec succès au chauffage des ateliers e ta manufacture de porcelaine de M. Nast. fme colonne creuse, en terre cuite, semblable à celle ta® l’onmet sur les poêles, est placée sur le milieu de ,! tablette dans la cheminée de M. Brullée, ou sur ' acun qes c5tés, et il propose de la prolonger dans ’0lls les étages supérieurs, de manière qu’en suppo-’aiff qu’il y eût une cheminée au rez-de-chaussée,
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- une au premier étage et une au second, il y aura1'} rez-de-chaussée au moins un tuyau composé de f( çons de colonnes isolées du mur; au premier ^ il y aurait deux tuyaux, et an second étage il )\ aurait trois. Cette construction permettrait de \ placer les gros murs par des cloisons couverte*, plâtre, de 21 centimètres d’épaisseur, ou des bâtis en pierre ou en briques de 27 centimètre*, de gagner ainsi 65 centimètres d’emplacement d, la longueur des appartements. Elle aurait en o>, l’avantage de garantir des incendies qu'occasion*, les tuyaux ordinaires des cheminées ; d’assurer . propriétaires une économie assez considérable su* dépenses de construction ; de supprimer les tête* cheminées, les mitres et leurs murs dosserets excèdent les combles des bâtiments, et dont la ch1 occasionnée par les grands vents, expose les pass* à de fréquents accidents.
- Il est hors de doute que des tuyaux de chemit en terre cuite, fabriqués avec soin, n’auraient pas défauts des tuyaux actuels. En employant quel<l précautions pour leur faire traverser les planch1 ils offrent le moyen de placer des cheminées près* partout dans les maisons déjà construites. En isoî les tuyaux des murs, ils laisseront dégager plus calorique que les tuyaux ordinaires. En les et; géant dans les murs et en les revêtissant de plâ! ils seront plus solides et occuperont moins d’esp8 Enfin, ils participeront à plusieurs des avantages connus généralement aux tuyaux de petite diff; sion construits en brique, en usage à Lyon et d! plusieurs autres villes ; ils pourront être ramonés a' une corde et un fagot de ramée.
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- Néanmoins, ces constructions peuvent causer de
- fréquents incendies; si la suie, amassée dans ces con-^its, vient à prendre feu, la haute température, dé-Veloppée tout-à -coup, fait fendre ou tomber en éclats ÜQe partie du tuyau, et la flamme peut pénétrer jus-luaux pièces de bois les plus'voisines et gagner en-Sülte tout le reste de la maison. Pour éviter ce dan-£er) on a proposé de vernir l’intérieur de ces tuyaux, c°tnnie on vernit 1| poterie ordinaire servant à la °uisson des aliments, afin que la suie ne s’attache pas avec autant de facilité aux parois du tuyau ; mais ce ^Çyen ne présente pas encore assez de sécurité, et on Préfère faire usage de tuyaux en fonte qui réunissent a One grande solidité l’avantage- de pouvoir utiliser arie partie de la chaleur que la fumée emporte, parce comme on le sait, la fonte est meilleur conduc-i^Ur du calorique que les briques et le plâtre.
- Enfin, M. Gourlier a imaginé, en 1824, de former i(jes tuyaux au moyen de briques cintrées d’un quart ie cercle chacune, dont quatre, réunies, présentent 1J!1 cylindre creux, de 21 à 24 centimètres de diamè-et un carré de 43 centimètres, y compris leurs i a%les extérieurs. On leur fait couper liaison en les l SuPôTposant ; on les réunit par un léger coulis de plà-;tre et un enduit de même matière, ce qui donne dans ,. |a partie la plus mince, c’est-à-dire la plus cintrée à I a face du mur, au moins 8 centimètres d’épaisseur, j Ees briques sont de deux modèles ; elles se terminent Par des angles à l’extérieur, se lient parfaitement • avçc les moellons, parce qu’elles jettent des harpes ^i les y attachent : on peut former plusieurs tuyaux Semblables et contigus, qui font corps ensemble et se consolident les uns les autres.
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- Le diamètre donné aux tuyaux de M. Gourlier permet pas à un enfant de s’y introduire pour t* ramoner; mais il y remédie facilement à l’aide d’^ cylindre plein, attaché à une chaîne qu’on introd' par l’orifice supérieur pour le laisser couler jusqu’il bas. Les crevasses qui pourraient se faire à la long1 par le joint des briques, sont faciles à réparer ; enfî; comme ces tuyaux ne font point saillie dans les ai partements, comme ceux qui sont adossés aux murs1-qu’ils occupent peu d’espace, ils*tie peuvent nuire1 aux dispositions qu’on y veut faire, ni à leur rég( larité, ils offrent des moyens plus faciles de placer l1 planchers.
- Moyen pour déterminer les dimensions des tuyavfi de cheminées.
- i
- Lorsque la hauteur d’une cheminée est fixée, ^ part de cette limite pour déterminer les dimension du passage de la fumée, ou de la section du tuyau la cheminée ; car, plus une cheminée est élevée moins la section de son tuyau devra être grande potf[ brûler une quantité de combustible donnée en ^ temps déterminé, parce que l’air montera beau cou!1 plus vite. Supposons, par exemple, qu’on se propos1* de brûler 80 kilogrammes de charbon par heure1 que la cheminée ait 20 mètres de hauteur, et que température intérieure dans le tuyau de la cheminé1] soit de 150 degrés. i
- Nous avons déjà dit qu’il fallait 20 mètres cubh d’air par kilogramme, ce qui fait pour 80 kil. 1,6^ mètres cubes.
- L’air, à 150 degrés, sera dilaté de 150 X 0.03$< = lm.563, un mètre deviendra donc lm.563.
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- :^a colonne de la cheminée qui a 20 mètres n’équipait qu’à = 12“.80.
- Én • °-04
- ^ajoutant l’augmentation de 4J26 due au car-
- 4 2 50
- combiné, elle équivaudra à 42m.80 + —— |l3m.30.
- ^itisi, l’excès de la colonne extérieure sera de 20m il3m.30 = 6m.70.
- i^a vitesse due à la pression de 6“.70 est de 4.43 ^6,70 = llm.45 par seconde, et par heure ilm.45 i^OO = 41220“. La section horizontale de la clie-
- devra donc être de “ ^“.0388, envi-
- 11 hn carré de 2 décimètres de côté.
- Ces résultats ne sont pas rigoureusement applica-es> parce que toutes les données sont variables, la ^re et la qualité du combustible, les différentes Pératures de l’atmosphère, les vents, les rayons 1 s°leil, la suie, etc., etc.; et, pour ne pas être au-'Ss°us de l’ouverture nécessaire au passage de la Uhêe, il faudra quadrupler la surface de la section ,°uvée par le calcul. Il est préférable, d’ailleurs, .aVoir un. tuyau de cheminée plutôt trop large que ,°P étroit, vu qu’il estfacile de le diminuer au moyen Pe ^raPPe ^ bascule.
- 11 a reconnu par expérience, que pour une che-llriée d’appartement ordinaire, un tuyau circulaire •e ^5 à 20 centimètres de diamètre, ou de toute au-i6 forme, ayant 3 à 4 décimètres de surface, était 1(%ue toujours suffisant.
- : poteries employées, qui sont le plus souvent à
- i ctl°ns rectangulaires, présentent comme dimensions aiis leur section en général, 0“.32 sur 0m.20 à 0m.25.
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- § 2. TUYAUX.
- Nous entendons plus spécialement sous le no% tuyaux, les conduits en métal, employés pour ré^ l’appareil de chauffage avec le coffre construit ^ le mur, lorsque cet appareil n’est pas adossé dir®( ment contre les parois de la pièce qu’il doit chan^ C’est le cas de presque tous les poêles et de quel<l) cheminées, comme la cheminée à la prussienne, j On se sert bien encore quelquefois dans ce cas( poteries, mais le plus souvent ce sont des tuyau1 tôle ou en laiton quand on veut obtenir des effety. décoration, mais ce dernier emploi ne donne pafy point de vue du chauffage, des résultats aussi ab tageux que la tôle noircie, ainsi qu’il a été expib dans la première partie. 1
- La construction de ces tuyaux se fait soit à la m8] soit avec le concours de machines spéciales qui h mettent d’établir ces ustensiles beaucoup plus i'8i dement. Ces machines n’offrent rien de bien pa culier, quant à la construction particulière des tuy*> de poêle ; le Manuel du Plombier-Zingueur, qui ^ prend l’étude générale des procédés de fabricat de tous les divers genres de tuyaux, en renfertfb description détaillée.
- L’appareil simple, dû à M. Jordan, est celui { convient le mieux dans le cas actuel. La tôle af. été découpée suivant la largeur correspondante] développement du cylindre formant le tuyau à O' struire, on saisit un des bords de la feuille dans11 rainure longitudinale d’un cylindre de bois de grosseur que l’intérieur du tuyau, en repliant lég8
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- lent la feuille sur ce mandrin. Cette pièce de l’ap-areil se fixe par des tourillons dans des encoches Piquées sur les jambes d’un bâti, en regard d’un 'ttiblable formant avec le premier une sorte de lavoir. On comprend aisément que si, à l’aide d’une Nivelle, on imprime un mouvement de rotation utour qe son axe ^ pun fie ces cylindres, la feuille e tôle entraînée et saisie dans le laminoir, viendra tendre exactement la forme du manchon intérieur. 11 a eu soin en la coupant de lui donner assez de ,lr&eur pour que les deux tranches présentent un eeouvrement de quelques centimètres.
- < Qü retire le cylindre formé, on passe aux extrémités bagues qui le maintiennent fermé, et on le fait '? isser sur une tige de fer, afin de pouvoir, avec un ;l0lI1Çon et un marteau, pratiquer une série de trous, taversant les deux bords en recouvrement, espacés le Om
- •10 à 0m.15 entre eux. Pour terminer le tuyau, 11Y a plus qu’à fixer les deux feuilles invariable-à l’aide de rivets traversant les trous qu’on
- >1
- bent
- 1?leat de pratiquer, j,. Quelquefois, les tuyaux ne sont point rivés, mais ,!lIUplement agrafés : les deux bords sont d’abord Réparés dans des rainures du manchon disposées à /et effet, puis la forme donnée à la feuille, ces deux ^tds façonnés pénètrent l’un dans l’autre formant ^Ue agrafure qu’il n’y a plus qu’à rabattre au mar-;eau sur une bigorne. En posant deux ou trois rivets ’6ulernent sur toute la longueur du tuyau, on obtient es pièces aussi solides que celles qui sont rivées y'lXl' toute leur longueur, et qui sont plus économiques, i. Les coudes employés si fréquemment sont de deux rtes, à angle rectiligne, ou courbe. Les premiers
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- sont formés par deux portions droites dont des extrémités sur chaque pièce a été tranchée'g vant l’inclinaison du plan de rencontre des ^ côtés du coude, puis on réunit ces deux parties ( agrafure, c’est-à-dire qu’on relève au martea bord à angle droit sur lui-même pour une des Is tics , pour l’autre, opérant sur une bande plus b, après l’avoir repliée une première fois à angle d1] on la reploie sur elle-même par le milieu; le reh de la première pièce est introduit dans le peti, formé sur la seconde, et le tout est rabattu stf corps du tuyau.
- Les coudes en courbe se font en retreignao1 étendant la matière au marteau comme cela se f tique pour tous les travaux de chaudronnerie.
- Lorsque, pour obtenir des effets décoratifs, on * donner aux tuyaux des formes architecturales t® que celles de la colonne toscane ou dorique, les b* et les chapiteaux sont généralement formés à P de pièces auxiliaires de chaudronnerie, disposé^ bagues, que l’on enfile sur le tuyau proprement( et que l’on arrête à l’aide de rivets. Ce genre de1 vail, que l’on peut varier d’ailleurs à l’infini, dépc de l’industrie de la chaudronnerie, et l’on poit trouver à son sujet tous les renseignements désirât dans le Manuel du Chaudronnier, Tôlier, faisant paf de YEncyclopédie-PiOret.
- Machines à courber les tuyaux de poêle.
- Depuis quelque temps, on rencontre dans le co( merce, des tuyaux de tôle courbés en arc de ceh1, qui remplacent avantageusement les tuyaux court
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- a angle vif. Cette courbure est amenée en produisant, ^ans le tuyau originairement droit, des plis transver-Saüx qui sont les plus prononcés vers la concavité du c°nde, et qui diminuent progressivement en s’appro-®hant de la convexité.
- La machine qui sert à faire ce travail est assez ^Ple. Elle se compose d’un bâti, garni d’une plaque ! ° fonte avec deux supports portant un mandrin cy-1Il(L'ique correspondant exactement au diamètre du tayau. Le mandrin est fixé à un bout, et l’un des rapports peut glisser sur le banc.
- ,^ers le bout du mandrin et du banc s’élèvent deux I jPuces : l’une fixe et verticale, l’autre pouvant pren-jare une position oblique, puis être ramenée égaleront dans la position verticale. Ces pinces, agencées • ^ deux pièces à charnières autour d’une tige sortant il , ta plaque de fonte, reçoivent une garniture en t correspondant exactement au diamètre du
- il tuyau.
- i. Le support opposé aux pinces se termine par des (tafies verticales servant de coussinet pour un arbre I c°udé monté sur un levier, auquel on peut imprimer t ta* mouvement de va-et-vient. Cet arbre passe au ,i Javers d’une glissière mobile sur un axe fixé au banc I) l’appareil; et cette glissière, à son tour, est reliée t Lar deux tringles à la pince mobile.
- Le mouvement de va-et-vient du levier a pour e®ot, dans un sens, à l’aide d’une crémaillère et d’un tachet, de produire l’avancement du tuyau de l’in-ervalle correspondant à celui qui séparera deux plis c°nsécutifs, dans l’autre, de ramener la pince de la Position oblique à la position verticale en courbant le tayau, et y produisant ce pli comprimé formant un
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- renflement sur la concavité et allant mourir st>V convexité. r
- Une machine américaine, perfectionnée, permet rabattre ces portions de nervures saillantes, mais ne saurait l’appliquer qu’avec des tôles de preirth qualité, sans cela ce rabattement entraîne le ]U souvent une déchirure.
- CHAPITRE II.
- Des Cheminées.
- § 1. DES CHEMINÉES EN GÉNÉRAL.
- Les cheminées sont des appareils à foyer ouv^ chargés d’un combustible qui n’échauffe la sallel' ils se trouvent que par rayonnement. C’est le nU de chauffage presqu’exclusivement adopté en Fraïf et en Angleterre, avec le bois le plus souvent con# combustible chez nous, et presqu’exclusivement^ charbon de terre chez nos voisins. La vue du feu (}9 apporte une grande gaieté dans les appartement est une des raisons qui le font préférer aux auttf appareils, bien que donnant des résultats général ment inférieurs, au point de vue de la bonne util^t tion du combustible. Mais ils procurent une illusion une facilité de se chauffer tout d’un coup très-rapi^ ment lorsqu’on s’approche du foyer, qui en justiH l’emploi. Ils contribuent aussi puissamment à 1 bonne aération des pièces, et si de ce côté ils so* préférables aux poêles, ils portent avec euxl’incoi>i vénient de cette qualité, et demandent pour ce mû11]
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- *ètre établis dans des conditions bien raisonnées ?°ür le milieu où on les place.
- En effet, le grand courant d’air qui passe constamment par une cbeminée ouverte et qui dans les iûleux construites s’élève au minimum à 60 mètres 'uLes par kilogramme de bois brûlé, exige l’intro-Liction dans la salle à chauffer d’un égal volume * air, soit par des ventouses disposées à cet effet dans e coffre de la cheminée, sous la plaque de fondation dans les angles opposés dé la salle, soit par les ,0lnts des portes et des fenêtres. Ce courant d’air r°id, rayonnant de tous les points accessibles de la ^conférence pour se diriger vers le foyer, refroidit ,0lû sur son passage et emporte ensuite dans les induits une nouvelle portion de la chaleur dégagée ?aF le combustible.
- ] Tout le monde d’ailleurs sait que dans une pièce pourvue d’une cheminée, s’il y a quelque baie mal tfdose il circule au niveau du parquet un courant d’air Autant plus froid que la température est plus basse dehors, et que souvent malgré un feu très-ardent, mu ne peut se réchaufler qu’en se plaçant tout près idn foyer.
- s La construction des cheminées réclame donc quelles soins attentifs, si l’on veut conserver les avances de ces appareils tout en en évitant les inconvé-Snts.
- ^ Les conditions peuvent se résumer ainsi :
- ^ disposer le foyer de manière à renvoyer dans la ; aLe la plus grande proportion possible de chaleur
- '^yonnante.
- Poêlier-Fumiste. . 4
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- Réduire au minimum la quantité d’air appelé i6 la cheminée, pour qu’elle corresponde exactemeü1' celle nécessaire à la combustion.
- Fournir à la salle au lieu d’air froid, de l’air échauffé. 0
- Enfin, utiliser pour chauffer la salle autant f
- possible, toute la chaleur emportée par la flamme
- la fumée dans les conduits, et qui serait dépensée pure perte.
- Le petit calcul suivant, démontre bien clair enL1 les inconvénients que nous avons signalés et la l5 cessité absolue d’avoir toujours à l’esprit les coït1 tions précédentes lorsqu’on construit un de J appareils. '
- En effet, un tuyau de cheminée présente ordir rement une surface de 0m.25, ou un quart de mè“ carré; et, en supposant que la vitesse moyenne
- courant d’air chaud dans ce canal soit de 2 met
- par seconde, ce qui est très-peu, il en passera pal conduit 0m.50, ou un demi-mètre cube par second 30 mètres cubes par minute, et 1,800 mètres ci^ par heure. Ainsi, l’air d’un appartement de 100 K très cubes de capacité serait renouvelé en enf dix-huit fois pendant une heure. On conçoit qu’t telle circulation doit occasionner un refroidisse!^ considérable.
- Enfin, une expérience faite dans une chambre et tenant 100 mètres cubes d’air, chauffée par une cl*
- minée ordinaire, a donné pour résultat une élévah
- moyenne de température de 2 degrés et demi cet, grades, et on avait brûlé 12 kilogrammes de charb de terre ; ce qui, d’après les calculs, a démontré (f le charbon avait donné plus de mille fois la quab
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- ® chaleur qui serait nécessaire pour échauffer le [cnie espace, s’il n’y avait eu aucune déperdition, ^vant de passer à la description d’un certain nom-re d’appareils particuliers, consacrés par l’usage, °Us croyons utile d’indiquer d’une façon générale 1S Règles à observer pour les dimensions à donner 11 établissant un semblable appareil, règles qui sont ‘dépendantes des particularités de la construction. Pour introduire dans une pièce l’air nécessaire à la Aminée, il faut y établir des ventouses bien pro--O'tionnées et placées de manière à ventiler complètent la salle, c’est-à-dire près du sol, et à des ^üts opposés à la cheminée, pour que toute la lasse d’air se trouve renouvelée, ce qui s’opère “uplètemcnt en vertu du courant montant et des-‘udant qui existe toujours dans une pièce échauffée ; fout ]jieil se garder aussi de compter sur les joints es Portes et des fenêtres, moyen tout à fait insuffi-,lI1t et qui expose à des courants d’air désagréables, (“dis que ceux des ventouses convenablement pla-l*es donnent des courants beaucoup moins senties.
- t, Pu tous cas,, il faut leur donner une somme }°UVerture égale au passage libre de la cheminée à fi entrée, condition essentielle, et dont il faudra au ‘oins se rapprocher toujours autant que possible, t ya cheminée doit avoir seulement la section néces-tfU’o pour brûler son combustible, sans être trop laidement engorgée de suie, et l’expérience prouve f16 pour du bois, un tuyau cylindrique de 22 à 25 fUtimètres suffit pour les grandes pièces, comme les [fions, où il se réunit à la fois un grand nombre de lionnes, et où la ventilation doit être puissante.
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- On donne de 16 à 18 décimètres carrés de secfo. au foyer, c’est-à-dire 0m.80 sur 0m.22 au moins^ j vaut d’ailleurs toujours mieux pécher par excès j par défaut, les eheminées possédant toujours 11 ( rideau régulateur, on est maître de régler l'o" verture. ,
- Enfin, quand un coffre de cheminée est plus graé} que les sections indiquées, et qu’on l’étrangle par1 f bas pour diminuer le volume d’air écoulé, et le c0*j traindre à traverser tout le combustible, il faut ég5 lement étrangler le sommet du tuyau, le ramenef une même section que celle de l’étranglement in^j rieur, afin de régulariser la vitesse de sortie d'( produits de la combustion.
- § 2. CHEMINÉES ORDINAIRES.
- Les premières cheminées qui furent établies cd sistaient dans une simple excavation carrée ou fi tangulaire ménagée dans le mur, et communiqué à l’extérieur par un tuyau soit pratiqué lui-mêJ! dans l’épaisseur du mur, soit monté en dehors. ^ comprend aisément toutes les imperfections d’i; semblable appareil, qui ne satisfaisait à aucune & conditions que nous avons énoncées. Il est vrai qu1 se reportant à des temps assez reculés, on avait af des pièces beaucoup plus vastes que celles que f sentent nos appartements modernes, que l’on brùlj des masses de bois considérables, lequel ne valf pas les prix élevés actuels. Malgré cela, quand' examine les salles des châteaux du moyen âge et1 la renaissance, on ne peut guère admettre qu’^ fussent jamais bien chauffées. Il est vrai que les f
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- ^tres et les portes étaient toujours relativement Petites, et garnies d’épaisses tentures qui combattent énergiquement le tirage que ces cheminées Avaient produire.
- rencontre encore dans quelques vieilles fermes fond de la province des cheminées de ce genre, il est pon qe remarquer que les usages locaux ^rrespondaient bien à la nature de l’appareil em-^°yé. Il n’est pas rare, en effet, de trouver ces cheminées établies sur les dimensions d’une petite Pièce, garnie le long des parois latérales de bancs où prenait place pour la veillée. C'était bien, en ef, là, le seul moyen de se chauffer.
- Cheminées à la Piumford.
- ^n n’a pas tardé, d’ailleurs, à modifier le mode de instruction des cheminées et nous donnons fîg. 1,
- Fig. 1.
- la
- JL VUe d’un de ces appareils réduit à sa plus simple h pression.
- tj ^eu disposer Jes deux parois latérales ou sf^mPages AC, BD, perpendiculairement au mur, on *le pa C0lls1;ruit obliques, bk, ai, faisant chacune avec °nd, dit contre-cœur ik, un angle d’environ 135°.
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- De plus, la profondeur de la cheminée a été nota^ ment diminuée, rapprochant ainsi le foyer du
- de la chambre.
- C’est à Rumford que l’on doit les premières étu1
- jl!
- sérieuses sur les meilleurs procédés de construd'1^
- des cheminées, c’est lui qui a indiqué les près#'1
- fions précédentes, d’où le nom de cheminée à la ford donné souvent à ces appareils.
- Les principes qu’il a posés peuvent se résuf ainsi :
- Ramener le feu en avant, pour réduire la prof' deur du foyer, et augmenter le champ circulaire1 dégagement du calorique rayonnant, en inclinant dehors, évasant les parois, les construisant en m3 riaux blancs et polis comme la faïence ou la bri( vernissée, ce qui augmente leur pouvoir réflécl1 sant.
- Ainsi, Rumford avait énoncé que l’ouverture $ gorge doit être seulement de 10 “centimètres p1 les cheminées de dimensions ordinaires, et de f 13, pour celles destinées à chauffer de très graü1 pièces.
- Il fait remarquer qu’on pourra trouver extraû( naire que, pour des cheminées de dimensions W coup plus grandes, il prescrit d’augmenter à peiib profondeur de la gorge ; mais il assure qu’il a ces sortes de cheminées réussir parfaitement eS leur laissant que 10 centimètres ; d’ailleurs, il faire attention que la capacité de l’entrée du tuy3c la cheminée ne dépend pas seulement de sa pi*^ deur, mais bien de ses deux dimensions prises semble, et que, dans les plus grandes cheminé^ longueur de l’ouverture est plus considérable.
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- G7
- Pour donner passage au ramoneur qui doit monter ans la cheminée par la gorge de (fig. 2), Rumford Pratiquer dans le milieu du massif me kl, et à 11116 distance de 27 à 29 centimètres au-dessous de la
- ! 0r^e ou du manteau, une ouverture d’environ 32 1 Piètres de largeur; mais, comme ce passage aug-1 Raterait en cet endroit la profondeur de la gorge, il ai! recouvrir en maçonnerie sèche, de briques ou
- j/aire ie ramonagej 0n enlève ces pierres, qu’on re-l • ce ensuite avec beaucoup de facilité. a1, P°ur éviter cette opération,on peut placer à la gorge >ore (ûg. 3) de ia cheminée, un registre à bascule, ou 3sV*aPPe de tôle ou de fer coulé, fixée à charnière en E, ;ehe s°rte qu’on peut augmenter ou diminuer à volonté °uverture du passage de la fumée. Ce moyen pré-
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- sente encore l’avantage de pouvoir retenir la châle11 dans la chambre lorsque le feu est éteint, en ferma11 ^ entièrement cette trappe.
- Le nouveau contre-cœur ou massif c,m,k,l(io1^ fig. 2), ainsi que les nouveaux jambages latéral5, doivent être élevés jusqu’à 13 ou 16 centimètres^ dessus du point A, où commence le tuyau vertical la cheminée, et leur maçonnerie, suivant l’auteu1 doit être terminée horizontalement, pour éviter le a feulement de la fumée; parce que, dit-il, il est bea1'. coup plus difficile au vent qui descend de trouver'^ de forcer son chemin par le passage étroit qui se pfl f sente, lorsqu’aucune inclinaison n’y conduit.
- Rumford fait arrondir la partie antérieure au , de la laisser plate, et dit qu’il faut faire en sorte qu’el! présente une surface lisse et sans aspérités.
- Tl recommande aussi de revêtir les parois de ^ cheminées, d’un crépissage qu’on rendra lisse 1 poli, qu’on conservera en blanc ou qu’on peindra blanc, afin d’obtenir le plus de chaleur réfléchie pc; sible, et de se bien garder d’y mettre une couche1; noir, comme on le fait ordinairement, cette dern$ couleur absorbant tous les rayons de calorique *r frappent la surface qui en est enduite ; il ne fautif ser en noir que les parties qui sont atteintes pab fumée, et qu’il est impossible de conserver bl^ ches.
- Depuis quelque temps on emploie, pour garnir jambages, des carreaux en faïence blanche; cemof est fort bien entendu, d’abord à cause que la surf^ des carreaux est blanche et bien polie, et qu’en la faïence est une substance qui est un des plus ma’ vais conducteurs de la chaleur.
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- Ce revêtement en faïence devrait être adopté dans °utes les cheminées bien construites ; il est peu coû-6uxj très durable, donne un aspect de propreté au °yer) et remplit parfaitement bien l’objet qu’on se propose. S’il arrive que quelques parties de ces car-j'eaux soient noircies par la fumée, en les lavant, on es fera devenir blanches.
- Tracé des cheminées à la Rumford.
- Soit ACDB (%. 1), le plan d’un foyer ordinaire, ÿoez les points A et B par une ligne droite, sur le 1 leü de laquelle vous élèverez la perpendiculaire qui rencontrera le milieu d du contre-cœur, appuiera un fil à plomb sur la surface antérieure i 6 la gorge en d (fig. 2), et immédiatement au-des-de la ligne cd, et on marquera le point e, où le tombera.
- 1 ^ point e vers celui d, on portera en f une dis-yIlCe de 4 pouces, qui sera l’endroit où doit être placé
- |C; ^°uveau contre-cœur.
- !. ap le point f, on mènera la ligne g h parallèle et è! gale au tiers de AB, ce qui donnera les points h et i; <r; ces points, on mènera les lignes droites k B et i A, *** * détermineront les directions des jambages. i on voulait disposer la cheminée pour recevoir une
- 1 ^ à brûler de la houille, on déterminerait la lon-eUr de la ligne ki en portant de f en k d’un cùté, la en ^ de l’autre, la moitié de la distance c f. Si la y rgeur A B est à peu près le triple de la largeur du P’. ^d’e-CGeur ik, on ne changera rien à cette ouver-üf/e’ et d faudra joindre i a et kb, pour avoir les di-î»1 c ions des jambages. Si la distance AB est plus
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- grande que trois fois le nouveau contre-cœur, il f^l( dra la réduire de cette manière : du point c, au c ïe lieu de A B, on prendra c a et c b égales à une fois^ demie la largeur du contre-cœur ik\ et on mèn£t,( des lignes de i en a et de k en b, qui indiqueront^' direction des jambages.
- Il arrive très souvent, quand on veut placer ^ grille, que la profondeur de la cheminée n’est pr( assez grande : on pratique alors dans le massif une niche pour la recevoir. ’r
- Généralement, la direction des jambages sur forme avec le fond un angle de 135°. Mais on pf être conduit à modifier cet angle. Ainsi, les che5a nées qui ont de la disposition à fumer, exigent <fa les jambages soient placés moins obliquement fl rapport au contre-cœur.
- Quelquefois, la naissance d, de la gorge se tro^ très loin du feu, la cheminée est sujette à furfl( pour parer à cet inconvénient, il faut la baisse!, ajoutant une traverse ou soubassement en briques,1 en plâtre, soutenu par une barre de fer, comme* le voit fig. 3.
- Nous répéterons encore que les cheminées, et œ£l les poêles, seront toujours des appareils défectif tant qu’on n’adoptera pas le principe de faire ci!1* 1er de l’air extérieur sur les parois du foyer, et faire sortir ensuite par des bouches de chaleur, aï s’être échauffé pendant sa circulation. Ce moyen,^ réunit, comme nous l’avons dit, le triple avantagé renouveler l’air des appartements, de les écha^ en même temps et de fournir de l’air chaud à l’£ bouchure de la cheminée, qui occasionne un cou! ascendant beaucoup plus rapide, et facilite l’éva£l
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- <u°n de la fumée, devrait être appliqué à tout appa-de chauffage destiné à être placé dans le lieu à auffer ; car, pour que l’air nécessaire à la combus-et celui destiné à remplacer la masse d’air en-,ajné dans le tuyau de la cheminée, puissent entrer atls l’appartement, il faut qu’il existe des fissures assez grand nombre ; et alors on provoque l'in-hl°;lüction dans l’appartement de courants d’air froid, exercent sur le corps une sensation d’autant plus ,rande que la température extérieure est plus froide. ^ Procédé qui a le moins d’inconvénients, mais qui fusionne toujours un grand refroidissement dans ^Ppartement, est alors de faciliter l’introduction de A11, du dehors par des conduits placés vers le pla-
- 16,5 Perfectionnements à apporter dans les cheminées
- f à la Rumford.
- f
- s Pour éviter les inconvénients que nous venons d’in-î1(ÎUer, et utiliser une plus grande quantité de calo-l116; on pourrait construire les côtés du foyer avec è^s Plaques de tôle, ou mieux, de fer fondu : cela iWt plus durable, en réservant un intervalle ou es-r!Ce creux entre les plaques et la maçonnerie du l'“ er de la cheminée, qui recevrait l’air extérieur au |°y®n d’un conduit, et qui le répandrait chaud dans (î®barubre au moyen de bouches de chaleur. Soit A, ;S >D (fig. 4) ie pian q’une cheminée ordinaire, on ^Placerait les massifs de Rumford par deux pla-obliques a e et fd, et on placerait la plaque du /Ire-cœur jointivement suivant e f. Cette disposi-Z1 laisserait un espace creux ii qui serait recouvert
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- à la hauteur de la tablette de la cheminée, ou fj haut, si l’on veut faire la dépense nécessaire, def nière que l’air placé dans l’espace ii ne comm11 que pas avec le tuyau de la cheminée. On dispo* des compartiments e k, fk derrière la plaque du « tre-cœur, et on établira au bas d’un des jambage* la cheminée en g, soit au moyen d’un conduit sofl plancher, soit au moyen d’un petit tuyau placé $
- Fig. 4.
- l’angle du mur, une communication entre l’esp^ et l’air extérieur, qui, après s’être échauffé pat’ contact avec les plaques de fonte, sortira par uo( plusieurs ouvertures placées en haut dans le jan$ opposé h, formant bouches de chaleur. Il s’étaf* ensuite un courant de bas en haut qui échauffe1’ chambre presque autant qu’un poêle. On n’aura? alors de courant d’air froid dans la chambre, ^ pourra la fermer exactement de toutes parts.
- Cheminée de Ganger.
- Sans vouloir diminuer le mérite des travail Rumford, dont le nom reste attaché à cette qu#j on ne doit cependant pas méconnaître que Ga^ avant lui, avait posé à peu près les mêmes priu^ et proposé un certain nombre de solutions trè^ ressantes, qui bien que peu employées aujour^ ne nous semblent pas devoir être passées soussff
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- p autant plus que dans d’autres cas, on en trouve Application directe.
- » lieu d’établir les jambages plans, Ganger pro-jSait de leur donner la forme d'une demi parabole, t6 façon à renvoyer toute la chaleur dans la pièce, levant des rayons parallèles.
- !, ? Proposa en outre de revêtir de tôle, de fer ou de Are P°lij les surfaces paraboliques, afin de mieux echir les rayons du calorique; enfin, pour dimi-la masse d’air entraînée par le courant ascen-aQt et en augmenter la vitesse, il prescrivit de ré-ail’ede 30 à 33 centimètres, l’ouverture du tuyau de cheminée; et, pour régler le tirage, conserver la , eur pendant la nuit, éteindre le feu des chemi-fes> etc., il plaça à l’embouchure du tuyau une ’aPpe à bascule.
- j'^aï ces dispositions, les dimensions de l’enceinte ^ %er étaient réduites, la majeure partie delà cha-r Rayonnante était réfléchie dans la chambre, et f Aantité de calorique entraînée par le courant d’air s élève dans le conduit de la fumée était considé-yetttent diminuée; ainsi,Ganger avait presque sa-* ad à la première condition du problème.
- Quant à la seconde condition, il y satisfait complè-eut en laissant un espace entre la maçonnerie et ) Plaques de fer qui forment les parois intérieures a cheminée, et dans lesquelles il fait circuler de A amené de l’extérieur, qui, après s’être échauffé ; aant sa circulation, se répand dans l’appartement a des ouvertures latérales formant bouches de cha-Lr' Ce moyen réunit le triple avantage de renou-l’air de l’appartement, de l’échauffer par ce °êlier-Fumiste. 3
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- renouvellement, et de fournir de l’air chaud à 1^ bouchure de la cheminée, ce qui rend le courant Cendant beaucoup plus rapide, facilite Févacuatiof la fumée, et évite l’inconvénient de l’introductiofl l’air extérieur par les fissures des portes et des $ très, qui occasionne des vents coulis. Enfin, pour* tiver la combustion et suppléer à l’usage du sou*' ordinaire, il place sous le sol un tuyau qui établitl! communication directe entre l’air extérieur et le foj l’air du dehors, puissamment appelé vers le lie11 se fait la combustion, produit l’effet d’un soufflet^ tinu ; mais ce moyen a l’inconvénient très grave \ mener un courant continuel d’air froid dans le ^ nage du foyer. ii
- Le rétrécissement des foyers étant avantageux beaucoup de rapports, on pourrait faire aux alênes cheminées les changements indiqués par Gau? en y apportant quelques modifications que nous aï indiquer.
- Il est à remarquer que Ganger conservait efl( à ses cheminées de grandes dimensions, et qu’il ? posait que la combustion avait lieu en deux pl de son foyer, distants entre eux de 60 centime^ cette supposition étant loin de la réalité, il est]' exact d’admettre que la combustion se fait sur un; point situé au milieu de l’âtre; dans ce cas, au de deux demi-paraboles raccordées par la su1] plane du contre-cœur, on aurait une seule et courbe abc (fig. 5), et tout ce qui enveloppe le aurait la forme nécessaire pour pouvoir réfléchir tj la chaleur rayonnante de la partie postérieure, foyer qui se trouverait plus avancé dans la chaï et placé en F. Une autre modification, non moins portante à faire, serait d’adopter au lieu d’une
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- ^Ceparabolique, la forme d’une niche en paraboloïde 6 évolution.
- Fig. 5.
- iV être entendu de tous les lecteurs, nous allons ü^e connaître le tracé et les propriétés de la parafa parabole est une courbe (fig. 6) dont tous les .0lIhs sont autant éloignés d’un point fixe F, qu’on
- X n £
- Fig. 6.
- )pelle foyer, que d’une droite XZ, dont la position jr connue et qu’on nomme directrice, c’est-à-dire t?6> P°ur chaque point M, par exemple, menant la ine M \\ perpendiculaire sur XZ, on aura toujours jr %ale à MH.
- i^1 ^u point M on abaisse une perpendiculaire sur 3 > l’angle F MO sera égal à l’angle O MH, qui lui-
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- même est égal à RMN ; d’où il sait que l’anglef( est égal à l’angle RMN ; ainsi donc, un rayon$1’, dent FM, partant du point F et arrivant en M, sur t. concavité de la courbe, se réfléchira suivant la dif* tion MR parallèle à l’axe À P de la courbe. En fais^ la même construction pour tout autre point que point M, on obtiendra toujours pour la direction1 rayon réfléchi, une parallèle à l’axe AP.
- Cette propriété de la parabole a fait applique1 forme de cette courbe aux réflecteurs des phares,® lanternes, etc., pour recevoir la lumière émanée d foyer et la réfléchir en un faisceau de rayons pa1 lôles à l'axe, au lieu de les renvoyer suivant uneft1 de directions divergentes.
- Comme il peut être utile de l’appliquer aussi à construction des foyers de cheminée, nous allons $ ner des procédés pratiques très simples de tracer i parabole d’après des dimensions données et d’ap lesquelles on pourra disposer des patrons ou gahj qui serviront à régler, en les appliquant sur la connerie, la forme à donner aux foyers. ,
- Soit XZ (fig.6) la directrice et F le foyerdela couril par un point H pris à volonté sur la ligne XZ, ai® sez la perpendiculaire HR, joignez les points F à et divisez cette ligne F H en deux parties égales $ par ce point et perpendiculairement à F H, meiF! ligne O M, le point M de rencontre avec la ligne I* appartiendra à la courbe. En effet, par cette ^ truction, le triangle FM H est isocèle, et F M $ MH.
- Voici le moyen de décrire cette courbe par un $ veinent continu.
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- Sur une droite f D prise pour axe (fig. 7), faites a==: u F, fixez au point f une règle DB qui coupe axe /1) à angle droit ; à l’extrémité C d’une autre EC, attachez un fil fixé au foyer F, par son
- Fig. 7.
- jf^rémité opposée, ensuite faites mouvoir la règle C E ^ long de D B, en tenant toujours le fil MC tendu jjp1' le moyen d’un crayon ou d’une pointe M, qui . .ecrira une parabole.
- Cheminée de M. Debhet.
- 6L^a, Gemmée de M. Debret, que l’on voit repré-* ^ en couPe verticale, fig. 9 en élévation,
- eu coupe en plan fig. 10, est construite en briques ; erU principe repose, comme pour le poêle du même ,^eUr, sur le mode adopté pour la circulation de la dans l’appareil, principe analogue à celui qui ^ira.à la construction des poêles suédois.
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- L’avantage qu’elle présente, est de pouvoir s’éta^, en un seul jour et de s’adapter à toute espèce jr cheminée.
- Pour l’établir, on incline d’abord la plaque de^ nière qu’une ligne tirée de son sommet, tombe »<j ou 20 centimètres de sa base, et on élève de chafu côté, pour la soutenir, un petit massif en briques/), se termine en mourant au sommet de la plaque •' cj, entre ces deux massifs qu’est le foyer; on établit]
- Fig. 8.
- Fig. 9.
- Eig. 10.
- suite au-dessus de la plaque une voûte qui, moflij derrière le chambranle, bouche toute communie»1! avec la cheminée. Sur les côtés du foyer sont »t deux couloirs, un intérieur et descendant, l’a^ postérieur et ascendant, qui viennent passer derr1! la voûte et se terminer dans la cheminée ou da® tuyau qui en ferait l’office. i
- Le feu étant allumé, la fumée se répand dafl*: côtés, descend dans l’un des couloirs, où elle dé{
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- P® Partie de son calorique, puis elle remonte dans ,autre couloir, où elle n’est plus que tiède, et où elle 0,1 Ve enfin une issue dans la cheminée, f d’auteur affirme qu’avec cette cheminée on peut un aussi grand feu que l’on veut, sans craindre Incendie, et que l’on peut y brûler des substances traies sans qu’elles répandent de mauvaises odeurs. :°llr la ramoner (ce qui est très-rare, par la raison jUfi la suie se ramasse à la voûte où elle est brûlée), süfût de réserver dans le couloir antérieur un ear-eaii mobile qu’on déplace à volonté.
- Cheminée de Franklin.
- . célèbre Franklin, bien convaincu de l’imperfec-1011 des cheminées ordinaires, s’est proposé d’y relier, en faisant construire un appareil connu sous Uoms de cheminée à la pensylvanienne ou de chauf-°lr de Pensylvanie, dans lequel la fumée parcourt 'Ç long trajet dans l’intérieur même du chauffoir, et ePose ainsi une partie du calorique qu’elle entraîne 11 échappant ; il ajouta à cet avantage celui de receler l’air de l’appartement par un courant d’air
- ;caud.
- lt Cet appareil est une espèce de caisse en fonte er%y H et 12), dont on a enlevé le devant pour laisser J0l?’ le feu, et qu’on place dans une cheminée ordi-Dans l’intérieur de cette caisse, et à une dis-/üce de 8 à 10 centimètres du fond, %y, s’élève un ^^rvoir abcd, également en fonte (fig. 11), dont la '°upe, suivant la largeur de la cheminée, est repré-^^tée par les mêmes lettres (fig. 12), formant contre-fjj'0611!1 et destiné à recevoir l’air extérieur par l’ou-
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- verture inférieure t, et à le verser chaud dans j'o chambre par l’ouverture supérieure u (fig. 12). *e Ce réservoir ne s’élève pas jusqu’à la hauteur1 ! la plaque supérieure x, un espace de 5 à 8 centime^ est ménagé pour laisser passer la fumée qui, arri#a là et ne trouvant pas d’autre issue, tourne par-des^e le sommet du réservoir, et descend par derrière ^ suivant le passage by, entre la plaque du fond dea caisse et le dos du réservoir; les plaques du résfri
- iMÉiMMiaiKp
- Fig. 11.
- Fig.'12.
- voir, en s’échauffant, communiquent leur chaleur ^ courant d’air qu’il contient, et, pour que celu1'1 acquière une température assez élevée avant des! répandre dans la chambre, on l’oblige à faire pj1 sieurs circonvolutions, ainsi que l’indique la dired11 des flèches placées dans les séparations ik, Im, pq, rs (fig. 12), pratiquées dans le réservoir.
- La fumée, après son mouvement descendant, trou11 au bas du fond une ouverture y, et reprend sa dû1''
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- 11011 ascendante dans le canal y%, qui la conduit dans 6 foyau de la cheminée.
- î'our éviter toute communication entre la chambre l^a cheminée, il faut fermer, par une cloison, l’es-
- lace
- compris entre la plaque supérieure x de la caisse
- a^0n|;e) et le dessous de la tablette f. Et, afin de ^ v°ir faire monter le ramoneur dans le tuyau de cheminée, il faut pratiquer dans cette cloison une nde ouverture qu’on fermera au moyen d’une dPpe à bascule c’, qui doit être placée de manière 611 l’ouvrant et appuyant son extrémité supérieure ie contre-cœur de la cheminée, elle ferme l’espace en sorte que la suie que le ramoneur fait tomber , lve sur la partie x et n’entre pas dans les canaux 6 circulation de la fumée.
- i^t appareil, utilisant une plus grande quantité de leur dégagée par la combustion, offrait une éco-, ® qu’on peut évaluer à la moitié du combustible ^ 6Xlge une cheminée ordinaire ; et, comme il jouit °utre de la propriété d’amener un air nouveau s ^appartement sans causer de refroidissement, reçu du public avec empressement ; mais on ..011 va, à cette époque, quelques difficultés pour pl/ fondre les différentes pièces qui le composent, j...0*1 doit depuis à Désarnod d’en avoir facilité l’exé-0ll> et d’y avoir fait des améliorations qui en ont “♦“Mu l'usage.
- ^lerninée perfectionnée par M. André Millet.
- ,Aminée est destinée à être logée dans une ' tk ordinaire d’appartement, de manière à en
- Per l’espace et à la boucher entièrement sans
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- qu'il soit nécessaire d’employer aucune espèce ^ fl maçonnerie, et sans qu’on soit obligé de faire auotf j démolition pour l’enlever. Toutes les parties qui* composent sont en métal, et les faces qui se pré$ tent à la vue, lorsque cette cheminée est en place/ qui sont destinées à renvoyer dans l'appartement ^ chaleur du foyer, peuvent être en tôle, en cuivre/ , même en plaqué.
- Figure 13, vue de face de cette cheminée, qu’une coupe horizontale à environ 0m.30 au-de# ^ de l’âtre.
- Figure 14, vue de profil. r]
- Figure 15, coupe verticale de profil par le de la cheminée. s-
- abc, cadre en métal formant la partie antérics qui s’emboîte exactement entre les chambranles e* (i manteau d’une cheminée ordinaire d’appartenf Ce cadre est formé de deux montants a c assemblé onglet à leur extrémité supérieure par la travers^ les deux montants a c sont élevés sur les enfilé de, également en métal, et posant à terre.
- f, g, deux plaques en métal formant les côtés ^ raux de la cheminée, et disposées convenable^ pour renvoyer la chaleur dans l’appartement;1^ plaques sont, à leur arête supérieure, reployé^
- i!t
- 1
- rivées sur une troisième plaque h formant le cof
- cœur.
- i, k, deux plaques découpées de manière à fo^ ornement ; ces plaques, qui sont appliquées c$, les côtés f g, de la cheminée, posent à terre, et !( repliées par le bas de manière à embrasser et les plaques f g.
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- K cadre en métal formé de trois pièces réunies à ,0n$eh et déterminant l'ouverture du foyer suivant a longueur du bois.
- % deux boîtes verticales formant coulisses : elles s°nt formées chacune d’une plaque de tôle ployée en jnatre endroits et présentant deux rebords sur l’un esc[uels est soudé l’un des montants du cadre inté-beur l
- , n> o, deux plaques placées l’une derrière l’autre, et ,1les extrémités latérales sont logées dans les °des m, où elles montent et descendent à volonté. ba plaque o porte, par derrière, deux ressorts à eüx branches qui appuient contre la face intérieure es boîtes m, et obligent la plaqué o, sur laquelle ils i SOîÙ fixés, à exercer contre la plaque n une pression ^lisante pour empêcher cette plaque de descendre ( ebe-même dans les coulisses m.
- ;,j, brie chaîne p, fig. 15, est attachée d’un bout à ' eÙîérnité supérieure et sur le milieu de la plaque et de l’autre bout à un anneau q fixé au milieu de
- Plaque o.
- T> bouton attaché au bas de la plaque o, et à l’aide
- ! üfiuel on élève et on abaisse à volonté la plaque o atls la coulisse m; cette plaque, en s’élevant, ren-,' fitre le bord s, fig. 15, rabattu au sommet de la #aque n et 0p}jge cette plaque à s’élever jusqu’à ce li 6^e 1>encontre Ie dessous d’une traverse t, figures ^ ,etl5, qui assemble les extrémités supérieures des imites à coulisses m. Dans ce cas, la cheminée se °k°l-Ve erùièrement bouchée ; lorsqu’au contraire, on ;î aisse la plaque 0, en appuyant sur le bouton r, /e le plaque descend seule jusqu’à ce que la chaîne Se trouve tendue; alors elle entraîne avec elle la
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- plaque n, de sorte que, quand le bouton r est arrb' sur le sol, l’ouverture du foyer, déterminée paid cadre l, se trouve entièrement bouchée.
- Au lieu de se servir du moyen que l’on vient diquer pour manœuvrer les plaques n, o, on pourra1 faire usage d’une ou de deux chaînes guidées f des poulies ; ces chaînes seraient attachées d’un b°# aux plaques n, o, et porteraient à l’autre bout $ contre-poids.
- u, figure 15, enveloppe en fonte destinée à boucb entièrement la cheminée par derrière ; elle est fflt mée d’une plaque de fonte arrondie par le haut,* dont l’extrémité supérieure repose sur la traverse1 Les deux côtés de cette plaque sont recourbés à angl droit, de manière à former une boîte ouverte d’a côté pour recevoir entre ces côtés latéraux les de11 rebords v de derrière les boîtes à coulisses m, cor®11 le montre la fig. 13, où l’on voit, en plan et en pot' tué, un fragment des deux côtés de l’enveloppefl capote u.
- x, fig. 14, écrous servant à réunir, d’une man$ invariable, les rebords des plaques f,g,.h avec trois parties a,b,c, qui composent le cadre rieur, et avec les bases d, e, sur lesquelles repose( cadre.
- y, figures 14 et 15, bande de tôle fixée horizontal' ment contre la face intérieure des boîtes à coulis1 m ; elle est courbée à angle droit à chacune de s extrémités pour embrasser ces boîtes et en maintei11 l’écartement. L’extrémité inférieure du contre-c^ h est assemblée sur cette bande de tôle par des cio11 rivés.
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- Fig. 13. Fig. 14. Fig. 15.
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- z, fig. 14, deux attaches en fer servant à former; consolider l’assemblage des côtés f, g de la chemin î avec les boîtes à coulisses m. *
- Les avantages de cette cheminée sur toutes c$ ^ adoptées jusqu’à présent consistent : *
- 1° Dans la facilité qu’elle a de pouvoir se plact c sans aucune espèce de maçonnerie, dans toutes 1! t cheminées d’appartement existantes, dont l’ouvert»1 1 est égale ou est moindre que les dimensions du ca^f a, b, c, que l’on peut d’ailleurs démonter à voie»1 pour le remplacer par un cadre plus haut et -plus large; (
- 2° Dans l’avantage qu’elle présente de pouvoir ^1 emportée d’un endroit dans un autre sans qu’on ^( obligé de faire aucune espèce de démolition ; (
- 3° Dans la disposition des ressorts appliqués coirf( le derrière de la plaque a qui procure une douce111 une régularité et une facilité extrêmes dans la # nœuvre des deux plaques n, o, qui ne peuvent, f ce moyen, ni faire de bruit, ni vaciller en 3 cune manière par l’action du vent refoulé dans cheminée ; ,1
- 4° Enfin, dans la disposition de l’enveloppe mol*1' ou capote u, qui, par sa forme de capuchon, obligé flamme à dévorer complètement la fumée, avant 4 cette fumée ne s’échappe de côté au-dessus de plaque n pour se rabattre sur le derrière du coifi cœur, où elle dépose encore un reste de chaleur i tourne en partie au profit de l’appartement.
- L’enveloppe ou capote u se rejette tout-à-fadj arrière avec la main contre le mur qui forme le f°l de la cheminée de l’appartement pour faciliter monage et le service de la cheminée.
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- L inventeur a apporté à cette première disposition Pwsieurs perfectionnements.
- Us consistent : 1° à supprimer, si l’on veut, dans a cheminée représentée par les figures qui précèdent, ule la partie avancée désignée par les lettres a, b, !’ ^ e> f, g, h, i, li, l, afin de permettre à chacun, °ut en faisant usage de la cheminée fumivore porta-Ve> de faire établir cette partie avancée en métal, 611 maçonnerie, en faïence, et en général d’une panière quelconque, suivant les localités et les goûts;
- dans le moyen de faire jouer les deux plaques Ulsposées verticalement à coulisse en avant du foyer ^ servant à régler la quantité d’air qu’il convient de Çnner à la combustion par un poids à coulisse logé üî)e manière invisible dans l’épaisseur du contre-c®ür, et remplaçant les ressorts placés derrière la Plafiue o des figures qui précèdent.
- Explication des figures qui représentent ces changements.
- l'our rendre cette explication plus claire, et pour ^ °n puisse mieux établir la comparaison entre les Nouvelles dispositions et les anciennes, nous place-les lettres qui se trouvent déjà dans ces quatre Premières figures sur les parties des figures suivantes sont les mêmes et qui sont déjà décrites. Nous ne Paierons alors que des changements qui seront in-lctués par des lettres différentes.
- , figure 17, vue de face de la cheminée fumivore fr.a^ve perfectionnée, mgure 16, coupe de profil par le milieu.
- le derrière de l’enveloppe ou capote de fonte ’ 0ri a pratiqué un renfoncement a3, qui se trouve
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- 88 APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- recouvert et masqué par une plaque de tôle ou fonte /F2, qui se loge dans une feuillure pratiquée $ pourtour du renfoncement ; cette plaque, portant ut* poignée e"2, qui permet de l’enlever et de la remets
- Fig. 17.
- Fig. 16.
- à volonté, est retenue en place par quatre pe^ tourniquets d?, qui sont attachés d’un bout sur face intérieure de la capote u, et que l’on fait tou1 ner à volonté avec le premier doigt et le pouce.
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- CHEMINÉES. 89
- < e’ Poids glissant à plat sur la plaque b dans toute /°ngueur de la boîte invisible a2 jusqu’à ce qu’il °'t arrêté par le fond f* de cette boîte.
- 9, chaîne attachée d’un bout au poids e2; son au-e extrémité porte un crochet à2 en forme d’S qui Proche à un piton fixé à la plaque mobile o ; en Sant monter le bouton r, le poids descend et la jj^Cfoe demeure suspendue à toutes les hauteurs où place. L’extrémité supérieure de la plaque in-^ leure o, venant à rencontrer le rebord s formant partie supérieure de la première plaque mobile n; j, °n continue à élever le bouton r, on fait monter . a fois les deux plaques n, o qui se trouvent tou-nllrs suspendues à toutes les hauteurs de leur e°ùrse.
- I.o
- rsque, dans le mouvement ascensionnel des deux l|aciues n, o, le rebord s de la plaque n rencontre la 5 Ce de dessous de la traverse t, la cheminée se trouve fièrement bouchée, et l’air extérieur ne peut plus Pénétrer ; dans ce cas, la base du poids e% repose | fo fond p de la boîte a2.
- ( ^a chaîne g2 passe sur la poulie i2 qui tourne sur
- n axe, dont les tourillons sont retenus sur la ca-
- u. ‘ u
- > crochet servant à réunir à volonté la capote u i6c fo boîte à coulisse m; il y en a un pareil de i foc côté de la cheminée intérieurement. ^Porsqn’on veut nettoyer cette cheminée, on sépare chaîne g'1 de la plaque o en décrochant l’S ou cro-L. ^ ; le poids descend alors dans le fond de la [îtl e‘> °u bien, si on le préfère, on accroche l’S au ij ^et c2, et le poids demeure suspendu au milieu a hoîte. Soit que l’on agisse de l’une ou de l’autre
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- de ces deux manières, lorsqu’on a décroché la cl^Q q2 de la plaque o, on repousse la capote a en te»:
- la poignée c2; on rejette^ capote en arrière, et le ra$l neur se trouve avoir suffis^ ment de place pour s’ifl^ duire dans le tuyau de la An minée et y faire son servi’% Un autre perfectionne^ consiste dans l’addition d’^i plaque de tôle ou de fonte J1 f bile pouvant s’éloigner oM rapprocher à volonté du & tre-cœur, et établissant6i double courant d’air qui1 propriété d’enflammer av^! plus grande promptitude' combustible, dont on pe# son désir, renvoyer tou$ chaleur dans l’appartemefl0 La figure 18 représente^
- coupe verticale de profil,
- Fig. 18.
- Fig. 19.
- k
- cheminée semblable à cellî gure 16, munie de ce pe^ tionnement qui est repré/ par des lignes courbes pf tuées a, b.
- La figure 19montre de* une portion de la plaque1* bile qui compose le noin perfectionnement.
- a, équerre en fer ou en fonte, dont une des ^ ches est courbe; il y en a une semblable de *
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- ^tre la face intérieure de chacun des côtés de la pïïiinée.
- K plaque mobile d’une courbure qui correspond à e de la branche supérieure de chacune des équer-*s a> elle est destinée à établir à volonté le double ard d’air ou tirage ; son extrémité supérieure pose ^Plement contre les extrémités supérieures des terres a, et sa base repose, à droite et à gauche ta cheminée, sur la branche horizontale des terres.
- f c> bouton ou poignée que l’on fixe à un endroit “talc'onque de la plaque #, et qui sert, à l’aide de la 1 Ilcette, à faire courir à volonté cette plaque le long branches horizontales.
- 1 ^ résulte de cette nouvelle disposition qu’en ti-à soi graduellement le bouton c, on augmente 6 v°lontê le passage d, par où s’opère le principal La limite de la grandeur de ce passage e'st par l’angle de deux branches des équerres a l'Qntre lequel vient s’arrêter la plaque mobile b ; l’ou-etature d diminue, et elle se trouve tout-à-fàit bou-, ee lorsque le bord inférieur de la plaque b vient lll’Puyer sur la plaque P2 du renfoncement a2. Dans 3K Cas> le tirage qui avait lieu par l’ouverture d Existe plus, toute la chaleur est renvoyée dans ptappartement par la plaque b, et la fumée qui s’é-du foyer trouve en e une issue de 27 millimètres 3 P large sur toute la longueur de la plaque fc, com-0 entre les deux équerres par où elle s’échappe jtaPs le tuyau de la cheminée, i ans la cheminée primitive de M. Millet, ainsi que (t'ïlS Ce^e de M. Désarnod, l’issue pour la fumée res-® d toujours la même, quelle que fût l’ouverture
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- que l’on donnât aux plaques mobiles de la dftri ture. jj,
- Les dispositions de la cheminée nouvelle de M;e, let sont telles que, lorsqu’on lève les plaques de, ] devanture, on rétrécit d’autant l’issue delà fUq et on parvient à ne donner à cette issue que le ^ nécessaire. lr
- Dans d’autres cheminées, déjà très-multipliéelt se sert bien d’une plaque mobile qui donne à l’js de la fumée telle ouverture que l’on veut, mais3s ne réunissent pas l’avantage de celles de M. nod, c’est-à-dire celui des plaques mobiles quir mettent de donner immédiatement le degré de tj que l’on désire ; aussi présentent-elles fréquent l’inconvénient de fumer au moment où l’on als le feu, c’est-à-dire où le courant d’air n’est pa-j core établi.
- Dans les cheminées primitives de M. Millet, coi dans celles de M. Désarnod, en baissant les pb mobiles, on déterminait bien le tirage immé mais alors on ne voyait pas le feu ; lorsqu’on ces plaques, l’issue pour la fumée restant toujoil même, on avait l’inconvénient des cheminées [ naires, c’est-à-dire qu’il s’établissait au-dess^ combustible un grand courant d’air en pure j pour la combustion, et qui ne servait qu’à évî, sans cesse le calorique qui devrait rester dans \ parlement, joint à l’inconvénient de produire sot de la fumée.
- Avec la modification apportée par M. Millet n fois que le tirage est bien déterminé, on lève pbl moins les plaques, on rétrécit par conséquent portionnellement l’ouverture pour l’issue de 1
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- y et alors il n’y a plus une évacuation aussi con-irable d’air chaud que celle qui a lieu dans les binées ordinaires.
- 'es dispositions adoptées par M. Millet sont telles 1 le rétrécissement de cette issue pour la fumée dout-à-fait facultatif, c’est-à-dire qu’on peut la fter tout-à-fait, ou seulement partiellement. Mais, une il pourrait être dangereux de fermer entière-^ l’issue d’une cheminée contenant encore de la ou des charbons incandescents, jamais, dans ’3s de M. Millet, la fermeture n’est complète par .liïiple jeu des plaques à coülisses : de sorte que, Maladresse ou inadvertence, on ne peut pas don-’lieu à des accidents toujours graves. La ferme-j’complète de la cheminée ne peut avoir lieu que suite d’une volonté bien prononcée et au moyen ^eux verrous qu’on ne peut manœuvrer que par Mouvement spécial tout-à-fait indépendant du jeu ^plaques mobiles : cette fermeture complète ne ^ avoir lieu que lorsqu’il n’y a plus du tout de , et pour empêcher le renouvellement de l’air dans Parlement quand on cesse momentanément de Miter. Cette nouvelle disposition, très-ingénieuse,' ’.aee à l’appareil de M. Millet, lui procure donc ’hntage de chauffer réellement mieux que ses ^hnées primitives, et même que les autres che-ees connues, qui ne font pas en même temps h°ns de poêles, comme celles de Désarnod et
- °v
- ^ îrsuadé que le bas prix est une des conditions Miellés que doit réunir tout appareil qu’on veut 1 m populaire, M. Millet s’est efforcé de conserver ,rccieux avantage à sa nouvelle cheminée, qui
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- peut se placer à volonté dans toutes les ancic^ cheminées moyennant une dépense très-modiq#1 La partie essentielle de cet appareil qu’il apr1 contre-cœur, se vend seule 40 francs, et, quelles soient les dimensions des cheminées, il se chargé l’établir, avec une devanture en plâtre, moyen!50 5 francs, et moyennant 10 francs pour une deva#1 en marbre factice, plus 3 francs pour les jours e^a croissants en cuivre; de sorte que, pour 45 franc-moins gt 53 francs au plus, on peut avoir l’app! de M. Millet placé dans les plus grandes chemin M. Millet établit à volonté des devantures en(l fonte, cuivre et plaqué ; mais ce travail, étant un? faire de fantaisie et de luxe, se paie à part, et ib fait mention ici que pour mémoire.
- Un très-grand avantage de la cheminée de M-let est donc de constituer un meuble qui, eomiff poêle, peut s’enlever à volonté et être replacé nant une très-modique somme, ce qui en permet quisition aux plus médiocres fortunes.
- Cheminée perfectionnée, par M. J.-B. Beviè#
- i
- Cette cheminée est représentée figure 20. Le * tre-cœur 2 forme, avec les côtés 3, un angle oit de 126 degrés; la plaque 1 est inclinée en avarf ces degrés, et forme, avec le contre-cœur, un $ de 149 degrés ; elle est mobile, afin qu’on puiss® la renversant, donner passage au ramoneur. Lesf ties supérieures des côtés 4, que Uon nomme $ sets, sont inclinées lune vers l’autre de 25 de? ou forment avec les côtés un angle de 155 degré’ planche 5 est aussi inclinée. Se rapprochant
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- |ac[He par son bord inférieur, les goussets à l’in-ne s’élèvent pas au-delà de ce bord de la , et la plaque n’atteint même pas complète-jeQt ce niveau.
- milieu de la barre de fer qui soutient la plan-10, est fixée, avec un piton, une espèce de cré-^îllère 9, qui passe dans une porte en tôle attachée Plaque 8.
- fueur
- wiche
- Fig. 20.
- Onant aux différentes dimensions de ces parties, ï®es peuvent être appréciées facilement avec le se-lrs de l’échelle de proportion, et il est inutile de ! ^ qu’elles pourraient varier selon l’exigence des
- J«ï.
- irU profondeur de la cheminée, sa hauteur, sa lar-^ les diverses inclinaisons des parties qui la ^Posent, ont été combinées de manière à se prêter à la fois aux résultats suivants : resserrer le et le passage de la fumée ; réfléchir la chaleur LeN l’appartement ; faire correspondre le centre du au centre de l’entrée du tuyau, et s’accommo-& la grosseur et à la longueur du bois.
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- La planche abaissée, les côtés resserrés goussets ne permettent pas à la fumée de s’érj loin du foyer, et le centre de ce foyer correspofl’ au centre de l’entrée du tuyau, le plus simple] rant d’air suffit pour maintenir la fumée danSj ascension perpendiculaire jusqu’au bord de la It che où elle trouve un plus vaste espace pour la ( voir, sans rencontrer d’obstacles, puisque les goif, ne s’élèvent pas au-delà des bords de cette plat
- Avec ces seules conditions, loin d’avoir jama> besoin de ventouses, on a toujours pu clore lat grande partie des ouvertures que laissent les pj et les fenêtres mal jointes.
- Mais si ces ouvertures, fermées en trop nombre, renouvelaient l’inconvénient de la fu>p on trouverait encore, dans la mobilité de la pbj le moyen d’v remédier. Il suffirait de l'écarte!, peu des parois sur lesquelles elle repose, et fixer à ce point à la crémaillère.
- Le feu étant fort en avant, rayonne dans prêt toutes les parties de l’appartement; en outre, l's sement de cette cheminée, ses différentes faces, plaque inclinée en avant renvoient la chaleù tous sens et surtout sur le parquet, région toui la plus froide. Si cependant on était obligé de ? la plaque un peu ouverte, ainsi qu’on l’a dit, c{ rait sans aucun doute aux dépens de la chaleur ; j aussi, comme on ne perdrait de cette chaleur que( cisément autant qu’il en faut pour l’entraînemeil la fumée, on aurait encore toute celle qu’il est;, sible d’avoir.
- Enfin, la possibilité de se bien clore sans craü la fumée, et, par suite, le peu de tirage de la^
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- “née.
- j dispensent d’un aussi grand feu, rendent la ^bastion plus lente, et procurent une économie, '(plus grande, peut-être, qu’on puisse obtenir.
- 11 est inutile d’indiquer ici les diverses matières l’on peut employer pour la confection de ces che-j^ees; elles peuvent varier selon les lieux et les “Jenances. Pour les parties intérieures, on doit jP erer des briques revêtues d’une légère tôle, et ^ les parties extérieures, du plâtre uni, marbré stuc. On peut employer aussi le cuivre poli, îaïence ou toute autre substance préférable, soit “Une moins bon conducteur de la chaleur, soit à
- autre titre.
- ,|Pans le système de cheminée décrit plus haut, les efforts de l’inventeur tendaient à éviter la ^ee et à renvoyer le plus de chaleur possible, d’où .'“Hait l’économie. Ce dernier perfectionnement rend Résultats plus remarquables, et y ajoute encore. “Is dans son ensemble, ce perfectionnement con-3;,e dans un faiscéau de tuyaux prenant l’air froid [i ntérieur et le versant chaud dans l’appartement.
- tuyaux sont placés en dedans de la cheminée, jf ^es goussets, et, par conséquent, au-dessus de la ijjttie : ils sont couverts d’une planche de tôle. Le
- ï
- ;est complètement enfermé dans un encaissement
- f en briques, dont le dessus est fermé par un cou-^R) dans lequel sont pratiquées deux ouvertures g^Hèles, étroites et longues, pour donner passage /fumée. Un appareil en tôle fixé sur le couvercle
- ^t de fermer plus ou moins ces ouvertures à voté. *
- i;|ri && s’est d’abord servi que de mesures détermi-,'s> ^ais on peut les faire varier : la grosseur des
- Wlier-Fumiste.
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- tuyaux, la distance qui les sépare, leur longue^ jusqu’à leur nombre, peuvent être plus ou Ol1o grands. Il pourrait, en outre, se rencontrer des 8 constances qui obligeraient à certains changeant e avec un manteau de cheminée trop bas, par eî(î pie, il faudrait, pour gagner de l’espace, abaisse^ tuyaux plus près des goussets, et, .par suite, djl nuer la hauteur de la plaque, peut-être même yjf tiquer une ouverture dans laquelle passerait la ï maillère. o
- Nous ne croyons pas nécessaire de nous éte>| davantage sur des modifications de ce genre | conçoit qu’elles ne changent rien au système; mettent seulement à même d’en rendre l’applic4 plus générale.
- Le principal moyen de nettoyer cet appareil k siste à démonter; ce qu’il faut toujours faire <jl1 il s’agit de ramoner la cheminée, et voici comSl on y procède : o
- On ôte le tuyau-bouche. Passant le bras dans s térieur de la cheminée par l’ouverture qu’il la1; on sépare la tige de métal de son collet, et on pousse ; on lève le couvercle et on le fixe contre la) raille avec le tourniquet; revenant ensuite au ftj on renverse la plaque ; on ôte la crémaillère 4 déboîte le faisceau de tuyau-prise-d’air. ;
- Cette dernière opération peut se faire, quoiffii planche de tôle touche à l’encaissement par s$j trémités, parce que cette planche conservant un i vementde va-et-vient sur les tuyaux, comme on 1’* ceux-ci, de leur côté, peuvent avoir le même # vement sur la planche. On tourne le faisceau champ, en même temps qu’on l’élève au-dessÿ
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- Plissement, ayant soin que la planche de tôle ne P Pas du côté de la muraille ; on le dresse debout ps cette position, et on le retire de la cheminée, y raixioneur a alors le champ libre, et le tout peut pettoyer à fond. On remet l’appareil comme on l’a > commençant par où on avait fini. Lorsqu’on retuyau-bouche, il entre ordinairement dans
- }ace ie
- asceau sans difficulté, parce que ses bords sont
- Peu resserrés, et que ceux du tuyau qui le reçoit i évasés en tulipe ; mais si l’on rencontrait quelque |;tacle, on passerait le bras dans le tuyau-bouche leiIle, et avec la main on les ajusterait bout à bout. Il opération, qui ne peut pas se faire dans le mo-s’exécute facilement dans la cheminée. l 6st un second moyen, plus simple, d’opérer le tl{ °yage. On ôte le tuyau-bouche, comme on l’a dit, j pec un balai formé de quelques plumes dures, on °le le passage de la fumée. On lève le couvercle, , 0r* nettoie le dessous ; on balaie de droite et de j.; cye5 et jusque sous l’autre partie du couvercle, is,lle ou plutôt la cendre qui peut se trouver sur la j^che de tôle, pour la faire tomber sur les tuyaux ; J 8l*ant au fover. on Dasse en tous sens, entre
- au foyer, on passe en tous sens . tüyaux, une aile d’oie, dont la courbe favorise opération, et on les nettoie jusqu’à la planche rl). Ce moyen vaut presque l’autre. Au reste, •^Pareil ne se salit pas très-vite. Une partie de la 4 ^ est brûlée par la flamme, à mesure qu’elle s’y >af°Se’ ^ on -*e désirait, une porte fermant bien, ^ ‘I(Jhée flans le côté de la cheminée au-dessus de iAs^Se d’air, et assez grande pour qu’on pût y Aer le bras, serait plus commode et dispenserait ' le tuyau-bouche.
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- Dans l’usage, le faisceau pourrait aller seul ceux qui le désireraient; il donne déjà, de cette : beaucoup de chaleur, et loin d’occasionner la fu: il est prouvé qu’il s’y oppose, même à part l’air fournit à la chambre. L’encaissement, joint au ^ ceau, pourrait à la rigueur être séparé de l’appJ. en tôle qui sert à fermer les ouvertures du vercle.
- Les avantages de ce perfectionnement sont grands.
- 4° La cheminée, combinée de manière à renù' beaucoup de chaleur, en reçoit une nouvelle sance de réverbération; les tuyaux achèvent de-mer presque tout passage à la chaleur rayonna!1
- il n’est plus guère de points dans le foyer d’où ell*J
- soit renvoyée, et le courant d’air qui traverse ce M étant beaucoup plus faible, entraîne, par conséqv beaucoup moins de chaleur, ce qui augmente^ core d’autant la réverbération. ,
- 2° L’air extérieur balayant continuellement la ‘ leur que renferment les tuyaux et tendant sans * à les refroidir, entretient, par cela même, com®{( sait, leur aptitude à s’emparer de celle qui les toure, et qui, échappée du foyer, est arrêtée de ^ veau dans les détours de l’encaissement.
- 3° Dans un foyer construit d’après de bons f cipes, la chaleur reçue par l’âtre, les côtés, le $ n’est pas une chaleur perdue, et il n’est pas di$ de comprendre que la soutirer par des tuyaux »! pas tout profit. Ici, au contraire, la chaleur rec»| lie par les tuyaux n’avait aucune utilité, cw
- qu’elle était au dehors par le courant. C’est une
- leur considérable acquise sans nouveaux frais,
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- ,ÜIlsütue un des principaux avantages de ce perfec-!°miement.
- l'f Le petit bois, plus commun que l’autre et moins r ket’ché, acquiert, par cet appareil, plus d’impor-[l!lce : en peu de minutes, quelques brins de fagots, fr exemple, réchaufferont mieux l’atmosphère d’une farid>re que du gros bois ne le pourrait faire dans : temps plus long avec une cheminée ordinaire.
- , ^ La chambre ayant beaucoup moins d’air à four-/r à la cheminée et en recevant de chaud qu’elle ne devait pas, peut être mieux close encore ; de plus, f^yaux ne rougissant pas, ou très-difficilement, Qu'ils procurent n’est point altéré et renouvelle • Ul de la pièce, sans inconvénient pour la santé.
- Iy Cet appareil rend les feux de cheminée à peu impossibles. Il faut que la flamme soit bien forte !jllr qu’on voie sortir, de temps à autre, un faible ie Par les ouvertures du couvercle. Hors ce cas, le laisse l’intérieur de la cheminée au-dessus de ^pareil entièrement ténébreux. On a pu constater J ^ultat au moyen d’un carreau de vitre placé -itls ün des côtés de la cheminée, et qui servait à (lenteur à reconnaître l’effet de ses diverses expé-
- Appareils de cheminée, par M. Julien Leroy.
- cheminées sont composées d’une enveloppe -Prieure, de tôle, de fonte, ou de terre cuite; l’in-”eür est revêtu d’une couche de ciment composée iderre franche, de poussier, de mâchefer, de terre ?Se et de plâtre. La propriété de ce ciment est ‘ Le en partie combustible, c’est-à-dire que lechar-•11 s’éteint pas par son contact.
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- La forme de ces cheminées est celle d’une of dont les courbes sont paraboliques; la grille posée transversalement sur le devant et s’élève r qu’aux deux tiers de sa hauteur.
- sfi
- Les propriétés principales de ce genre d’app&! sont :
- 1° De pouvoir s’introduire dans les autres ^ minées, même dans celles dites à la prussienne,s®{ qu’on soit obligé à aucune réparation préalable j de se transporter d’une cheminée dans une lors même qu’elle contient du feu ; |
- 2° De rendre les chenets et le garde-feu inutil^ 3° De répandre trois fois plus de chaleur qu^ cheminées connues, avec la même quantité de bustible, et de diriger vers les pieds la chaleur1/ se communique dans l’appartement ; cet elfet F vient de ce qu’il n’y a pas de courant d’air, cou1*; dans toutes les cheminées à grille ou à ventouses .
- 4° D’être propres à l’usage de la cuisine par ploi du charbon de terre qui, pendant sa combusà ne répand aucune odeur ; ,
- 5° De pouvoir être employées dans tous les gr^ établissements qui exigent les soins de feutiers ;
- 6° De pouvoir garantir de la fumée par le plus. le moins d’introduction, d’abaissement ou d’él^ tion de ces cheminées ; cette propriété est due & qu’elles sont fumivores à plus des deux tiers de r hauteur, et que la courbe supérieure étant * échauffée, dilate davantage la fumée, qui déjà ( rendue à une hauteur suffisante pour qu’elle ne 1 descende pas, quand d’ailleurs sa dilatation est cause première de sa vitesse ascensionnelle.
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- Cheminée de M. Lhomonïi.
- Gomme la précédente, cette cheminée peut facile-jj^nt et rapidement se disposer à toute construction existante.
- Gette cheminée se compose d’un contre-cœur et de eyx côtés bâtis en briques de champ, réunies par 11 plâtre. Celles du contre-cœur sont surmontées des briques debout, presque mobiles, parce qu’el-
- s ^e sont jointes ensemble que par très peu de ;re, et que le moindre effort les déplace : elles se
- ^°event inclinées en devant et soutenues par une (ari‘e de fer pour rétrécir le passage de la fumée. °ïsqu’on veut ramoner la cheminée, ces briques et
- barre qui les soutient s’enlèvent facilement, et le . loueur trouve une ouverture suffisante pour ï sser. Un châssis de fer, garni de deux plaques de
- e) de 50 à 55 centimètres de hauteur, de 44 centi^ j res de large, placé à 21 centimètres en avant ‘ contre-cœur, et appuyé sur les côtés, forme le ^bplément du foyer ; trois planches de stuc taillées ^ Lapèze, appliquées à la naissance intérieure du ^branle dans son pourtour, viennent s’appuyer
- châssis, et forment des angles peu inclinés, v Permettent la réflexion de la chaleur dans l’ap-1 teQient. M. Lhomond a, comme Désarnod, employé V ïe§istre vertical pour ouvrir à moitié, au quart,
- ^ ehner à volonté l’orifice du foyer, et donner par ^ b Volume d’air qu'on veut y faire entrer toute t lvité qu’on désire : aussi, on n'a pas besoin 1 .Ployer le soufflet pour entretenir ou augmenter C0lflbustion. Les plaques qui remplissent le châssis
- Ht
- eû tôle au lieu de fonte, et la crémaillère de M.
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- Désarnod est remplacée par deux contre-poids c*' chés sous les planches de stuc. Le moindre effofj suffit pour lever ou baisser les plaques qui giseflj l’une sur l’autre. L’auteur a placé à la base du îo$ de chaque côté du châssis, une plaque de tôle af rondie à son extrémité supérieure, pour éviter la gradation du stuc. Cette cheminée, suivant M. mond, a l’avantage d’économiser les trois cinquièi^' du combustible, d’empêcher la fumée dans les af partements, et de ne coûter, toute posée, que 50 80 francs, suivant sa dimension.
- Bien que cet appareil offre des avantages réels»! faut toutefois reconnaître qu’il y a un peu d’exag1 ration dans l’énoncé des résultats qu’indique l’autel
- Nous allons au sujet de ces rideaux placés ( avant du foyer et qui servent à régler le tirage,( surtout à faciliter l’allumage, donner quelques i1 dications qui ne sont pas spéciales à la chemin1 Lhomond particulièrement, surtout aujourd’hui t cotte disposition se rencontre à peu près univers6 lement dans tous les modèles.
- L’ouverture du foyer est pourvue d’un châssisf! fer formé de bandes de fer repliées en double équer6 dans lequel se meut un tablier composé de volets. Celui qui est à la partie inférieure est soâ nu par deux chaînes qui passent sur des poulies ? térales et qui supportent des contre-poids. Ce vo“ entraîne le premier en descendant lorsqu’il l’a * couvert entièrement, et en remontant lorsqu’il^ couvert complètement, et cela au moyen d’un du premier volet placé à sa partie supérieure, 0| deux arrêts fixés aux parties supérieure et i du second.
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- Une petite poignée rivée au bas du volet inférieur Psnnet d’opérer facilement la manœuvre. Dans de grandes cheminées, on peut diviser la trappe en f°is et quatre volets emmanchés les uns avec les ^Ires comme les deux précédents.
- Les figures 21 à 22 montrent la trappe vue de face et de profil.
- Fig. 21. Fig. 22.
- 1 Un a cherché à introduire bien des modifications cette partie des cheminées. Il est certain qu’elle j 1Sente uqe œrtaine délicatesse, les chaînes se °fient, se brisent ou se décrochent, les contre-poids 6^ent avoir été mal déterminés, la rouille ou de l 'ts débris viennent entraver le jeu des poulies, ^îue réparation nécessite le démontage de tout
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- l’appareil, et c’est là surtout le plus grand inco# nient dans les appartements.
- M. Bigot a proposé de supprimer les chaînes et 1^ contre-poids, et de remplacer le système par delli crémaillères disposées dans le châssis, sur lesquels on fait reposer les volets à telle hauteur que 1'°' veut. Ce procédé a aussi ses inconvénients, rés^ tant du gondolement des volets, puis des précaÉ tions nécessaires pour lever ou baisser la trapp5 car il faut la guider et ne pas la lâcher brusqueme*1* surtout quand on la baisse.
- Quelques constructeurs préfèrent à de la tôle ph1 de la tôle à ondulations pour établir les volets, ^ de la protéger contre les actions de la chaleur.
- Enfin M. Sommaire construit des rideaux de $ minée dits automobiles, sans contre-poids, chaîne^ crémaillères, en tôle ondulée, à plis horizontaux.
- Cheminée de M. Leras.
- Pendant bien longtemps, on s’était borné à $ ployer les ventouses débouchant dans la chemi^ môme, et qui ne servaient qu’à fournir l’air née{, saire, au volume considérable que le tirage néy site, sans pour cela qu’il fût pris aux dépens ie' pièce môme, condition difficile à remplir, ou <J(’ lorsqu’elle vient à manquer, entraîne un manqué, tirage et une mauvaise marche de l’appareil. ) mode de construction avait bien aussi ses incoflf
- nients, il arrivait souvent qu’une partie de l’air amené sur le foyer sortant de la ventouse avec ^ trop grande vitesse se réfléchissait sur les p3^ sans s’être échauffé, et les abords de la cheff»11 offraient des courants d’air froid très désagréable5;
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- Leras, l’un des premiers, eut l’idée d’utiliser air amené par la ventouse à un double effet.
- Une
- partie dirigée de la prise dans un coffre placé
- Prière la plaque de fond s’y échauffait pour sortir ^ des petits conduits latéraux sur les montants de cheminée, qui ainsi en plus de la chaleur ordi-^ire fournie par le foyer était munie de bouches de ^leur supplémentaires.
- N ^ous aurons l’occasion de voir que cette idée mise â Profit a servi de point de départ à la création d’un c®dain nombre d’appareils qui se placent dans les %iiinées pour obtenir le môme but, mais avec des esnltats bien supérieurs.
- Leras proposait aussi de munir l’orifice par le-le tuyau de cheminée débouche dans le corps d’une trappe à charnière suspendue par une pde chaîne à un petit tambour monté sur un axe Versant le mur et muni d’un bouton un peu au-psus de la tablette de la cheminée. Rien n’est plus *cde alors que de régler très exactement le degré °üverture de cette trappe, et de pouvoir ainsi à ’pque instant modifier le tirage en rapport avec les fibreuses variations des éléments qui le constipent.
- ; Chauffage à circulation d'air,
- < applicable aux cheminées et aux calorifères, i par MM. Hommais et Le Prévost.
- l y°ici comment les inventeurs définissaient eux-H l;pes ce système :
- I “eaucoiip de personnes se sont occupées de modi ^Ves appareils de chauffage ; il en est résulté une 'htode de systèmes divers, offrant des avantages
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- plus ou moins considérables, mais présentant $ modes de construction assez distincts pour former # appareils nouveaux, quoique les principes de ces co? binaisons rentrent presque toujours les uns danslf autres.
- Le principe sur lequel sont basés ces nouveaux •! ; pareils, est de profiter de la chaleur d’un foyer p°£ i chauffer de. l’air pris à l’extérieur, de le faire c,!; culer dans des parties échauffées par le foyer et ), répandre dans les diverses pièces d’un appartenu ; qu’il échauffe, sans, toutefois, faire plus de feu Çp i dans un foyer ordinaire, et de plus, nous profit] de cet air chauffé pour empêcher le foyer de fo$ comme une cheminée, et pour augmenter le tiftij d’un calorifère. j
- Pour appliquer cette disposition à une chemii^ on place dans le vide formé dans les unes un apf< reil imitant pour ainsi dire, la forme de ce vi^j mais il peut exister un espace entre l’appareil et) murs sans nuire aux résultats : de plus, dans de^ tains cas, nous le préférons pour éviter un refroi^j sement par contact. ^
- Suivant les localités, on dispose un ou plusi^ conduits pour amener l’air, soit en le prenant $ les escaliers, les caves et même à l’extérieur. Cetj est mené dans l’appareil par les contours des ^ latéraux et inférieurs formés par deux plaques l* sant entre elles un espace de 8 à 40 centimètres! viron, garni de diaphragmes qui laissent facile^ circuler l’air entre leurs parois ; ils peuvent être e' cutés en fonte, tôle, maçonnerie, ou enfin par la ^ nion de différentes matières pour former un appa1! par exemple : en prenant de la fonte pour la pM
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- prieure et pour former le contre-cœur, des bandes e tôle pour former les diaphragmes, et des briques ^le reste.
- qui forme une des bases caractéristiques de ce 8ystème, c’est de ménager une ouverture longitudi-sur le devant de l’appareil, qui en occupe toute } longueur et n’a qu’une très étroite dimension en aüteur ; elle est pratiquée, à la partie inférieure et ^ recouverte par une lame munie d’un bouton ex-edeur à l’aide duquel on peut faire mouvoir la lame jlUl ouvre ou ferme cette espèce de bouche de cha-
- ^’air en passant dessous et autour des côtés laté-et dessus le foyer, s'échauffe en laissant une par-e de cet air sortir par l’ouverture inférieure, ce qui ^Pêche la fumée de se répandre dans l’appartement ] a force à prendre une direction ascensionnelle dans c°nduit de la cheminée.
- ^ excédant de l’air chaud, qui en est la plus grande j^die, se dégage, en outre, par des tuyaux placés à * Partie du coffre à compartiments ou à diaphrag-: formant le contre-cœur de la cheminée.
- 1 Hette combinaison a été couronnée d'un plein suc->,s au Hâvre, où on a fait des expériences. Avec un ordinaire, fait dans un de ces appareils, on a pu ‘^offer trois pièces, à l’entière satisfaction de toutes 8 Personnes qui en ont été témoins.
- ^es figures 23, 24 et 25, représentent une de ces
- fofoées.
- ^es mêmes lettres désignent les mêmes objets dans différentes projections : .
- %ure 25, section ou coupe horizontale. Uer-Fumiste. 7
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- Figuré 23, coupé Verticale faite par le milieu <3® cheminée.
- Figure 24, coupe verticale faite par le milieu d« partie formant lé folid ou contre-cœur de la ch^ née.
- Fig. 24.
- a a a, gros mur dans lequel on a ménagé l’esf vide pour y pratiquer une cheminée.
- On voit qu’avec le mur de refend, il se tr° trois pièces à chauffer; elles peuvent l’être, soit“
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- jj®s trois ensemble, soit Les unes àpfès les autres, sui-l'ant le besoin ou la volonté ; mais ce second mode te plus convenable en ce que, la température une ®ls amenée au degré voulu, il ne reste plus qu’à ^retenir, Ce qui peut se faire facilement, malgré grand abaissement de température dans l’atmo-tere.
- . c.p> plaque inférieure où se fait le feu : la partie fttérieure est garnie de diaphragmes entre lesquels 1 renie l’air qui entre par le conduit e. ttiie partie de cet air s’échappe par la petite ouverte f, qui occupe toute la longueur du devant de la Aminée. Nous avons dit que cet orifice pouvait être ^ni d’une lame garnie d’un bouton permettant d’ou-flr ou fermer ce passage à volonté. i^9y contre-coeur formé de deux plaques entre Quelles sont rivés où fondus des diaphragmes for-rtf l’air de la partie inférieure à circuler dans cet ,Pace avant de sé fendre par les conduits h et i dans 1 Pièce qu’il doit échauffer.
- ,^i l’on voulait conduire l’air chaud au loin, il suf-tail de le laisser s'élancer dans des tuyaux totalë-î611! isolés du mur pour éviter des pertes de càlori-et, ën ouvrant ou fermant les bouches de l^ièiir, on chaufferait à volonté, même une pièce pnêè de l’appareil.
- ?st bieh entehdu que l’air peut aussi circuler dans 'sPèce de gousset placé au-dëssns du foyer, et que de partie peut être munie de diaphragmes comme îSf c°tcs latéraux ; de plus, il est facultatif de faire j^spondre ces divers courants d’air les uns avec ^ antres, ou de les diviser suivant la volonté ou le tt%ii aes localités où seront installés ces appareils.
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- Il doit être bien entendu aussi que les dimensil1? relatives des différentes parties des appareils *!11 vront varier en raison des espaces dans lesquels1 seront construits, de même que les matériauxf1 doivent entrer dans leur construction ; car nous rons pouvoir en executer en fonte, en tôle et m*1 en maçonnerie, si nous y trouvons de l’avantag6' de l’économie.
- On comprend bien aussi que ces appareils peu^ avoir un tablier en tôle de tous genres de const1 tion, et que les devantures sont susceptibles de cevoir toute espèce de décorations et de luxe désq blés.
- Cheminée de M. Touet-Ciiambor.
- M. Touet-Chambor a cherché à construire un pareil qui réalisât exactement les conditions énofl1 par M. Peclet pour obtenir une cheminée aussi faite que possible. Les meilleurs appareils, disai1 Peclet, seraient ceux qui renfermeraient à la foJ devanture, les surfaces de chauffe, le tablier registre, qui se poseraient dans une cheminé* appliquant les bords de l’appareil contre un d fixe posé à demeure dans le chambranle de la1 minée et sur lequel on le maintiendrait par troi*' quatre tourniquets. L’appareil s’enlèverait à, seule pièce pour le ramonage, et se replacerais une grande facilité. Les figures 26 et 27 moiF cette cheminée vue de face et en coupe vertical L’appareil de M. Chambor se compose plaque de fonte, ou bouclier coudé vers le fiai* tiers de sa longueuç. Les dimensions du cadr*1 l’entoure étant les mêmes pour les châssis des *
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- ijjj'nées ordinaires, on peut l’appliquer sur ces der-
- Jher
- ttle,‘s sans aucun dérangement. Vers le bord de la
- minée et sur la partie verticale on a ménagé une ^verture grillée au-devant de laquelle est le foyer d’une simple corbeille de fonte.
- Eig. 27.
- Fig. 26.
- t Arrière la grille glisse une plaque équilibrée par contre-poids, au moyen de laquelle on peut ré-]eÊt le tirage.
- partie supérieure et inclinée de la cheminée deux ouvertures qu’on peut fermer par deux [rostres qUi se meuvent horizontalement. Un cen-3 'erà grille et ;\ tiroir complète l’appareil.
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- Lorsqu’on ferme les registres supérieurs, et qu’l,sé lève la vanne située devant le foyer, la cheminée à flamme renversée. Le tirage est tellement é# giqiie qu’il suffit pour enflammer la grille de me#8 devant elle quelques copeaux allumés.
- En limitant à la hauteur du combustible incan^0 cent les dimensions de la grille que la flamme ^8 verse, les gaz provenant de la combustion vienne se mêler à l’air appelé au-dessous de la corbeiW et l’on a une combustion presque complète qt$ peut achever en laissant venir un peu d’air par^ ouvertures supérieures. En laissant, au contrat ces dernières ouvertures et abaissant le registre ^ se trouve placé derrière la grille, on obtient ^ cheminée à flamme droite, qu’on rend plus ou moi*' actiye en faisant agir le foyer à flamme renversée^
- Cet appareil est aussi propre à brûler de la hou* de la tourbe, du bois, sans donner lieu à aucun 1' convénient.
- Les figures 26 et 27 montrent cette cheminée ^ de face et de profil. M. Touet-Chambor y a ap' un appareil auxiliaire formé d’un jeu de tu h prenant de l’air au dehors, et le rendant écho1* dans l’appartement par des bouches latérales sut cheminée.
- Cheminée de M. Gauthier.
- La cheminée de M. Gauthier ne présente, par1! port au type ordinaire, qu’une disposition spp dans la construction intérieure, pour ne pas la'" échapper la flamme, la fumée et l’air chaud dim ment, comme cela a lieu ordinairement, et pqr c*
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- CHEMINÉES. 115
- Sec[uent à utiliser la chaleur qu’ils emportent, perdue ^'linairement.
- Les figures 28 à 30 font voir le procédé adopté $°ür la construction.
- Aingis les côtés latéraux et le dessous de la cheminée, ®0rit autant de carneaux dans lesquels, circulent la waime et la fumée avant de s’échapper par le conduit, ^ïtical ; il en résulte que les parois et le bas de la “Aminée sont élevés à une très haute température répandent dans l’appartement une forte chaleur.,
- Le qu’on ne pouvait jamais l’obtenir par les disposons ordinaires, avec une quantité donnée de comestible.
- l, Comme le canal ipférieur se prolonge assez avant )llaris la pièce, on peut, en mettant les pieds sur la ?a<lue qui le recouvre, profiter de la chaleur sans 5 1>Û obligé de les exposer tout proche du foyer, ce est extrêmement avantageux ; car, dans le plus Nid nombre de circonstances, ce sont surtout les pis qui soufrent du froid et que l'on veut particu-0 peinent chauffer : avec cette cheminée, on a cet
- potage tout en profitant de la chaleur rayonnante i dégage le foyer.
- lI Cette disposition de cheminée est d’autant plus Ottlrnode quelle peut s’appliquer, dans tous les ap-?j%nents en construction, avec la plus grande fa-é et sans augmentation sensible de dépense : elle également, et à très peu de frais, s’appliquer
- Ve cheminées existantes, sans détruire en aucune m '
- Cière les ornements extérieurs qui peuvent l’ac-
- gagner.
- e' tirage y est toujours très actif, par conséquent £l L’a aucune crainte que la fumée se répande dans
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- APPABEILS DE CHAUFFAGE.
- l’intérieur de la pièce, et il ne se forme presque auclj dépôt de suie dans les carneaux, dont le ramonage d’ailleurs, peut se faire sans difficulté, parce que lui ouvertures, fermées par des couvercles circulai^ sont, à cet effet, ménagées, dans la plaque qui ^ couvre le canal inférieur et sert de base ou de f°! au foyer.
- La construction de ce nouveau système de cl# née peut être faite soit en brique, comme on? construit généralement, soit en fonte, en fer, en tô|' soit en toute autre matière : on peut aussi les & poser de manière à établir des courants d’air ai# des carneaux de flamme et de fumée, de manié1'', recevoir, dans l’intérieur de la pièce, de l’air cl# constamment renouvelé.
- En résumé, il résulte de cette disposition nouV® de cheminée :
- 1° Avantages sous le rapport de la chaleur 11 lisée ;
- 2° Economie très grande sous le rapport du c°' bustible. .
- Ce sont deux points capitaux qui sont regaf comme de la plus grande importance dans l'indu# domestique.
- Cette figure de cheminée, à l’extérieur, prése' exactement le même aspect que les cheminées of1 naires.
- Fig. 28, plan vu au-dessus de la dite et de la P que qui recouvre le canal et qui s’avance sur 1® * vant de la cheminée. ,
- Fig. 29, section verticale et transversale H montrer le canal inférieur et l’un des carneaux # raux dans lesquels circulent la flamme et l’air ch#
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- CHEMINÉES. 117
- j 30, autre coupe verticale faite perpendiculairement à la précédente, elle montre bien la commutation du foyer avec le carneau latéral de droite et . Ce^e du carneau opposé avec le conduit qui se rend â ta cheminée commune.
- Fig. 28.
- Fig. 29.
- Fig. 30.
- j Les mêmes lettres désignent les mêmes parties t chacune de ces figures.
- lA plaque de fonte en fer, de forirfe rectangulaire, au niveau du plancher pour recouvrir le canal [ riour, dans lequel se rendent la flamme et la te; cette plaque peut être en toute autre matière,
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- 118 APPAREILS? DE CHAUFFAGE.
- telle que marbre, etc. ; elle est percée çle plusieu^6 ouvertures, savoir : Ie0'
- 1° Une grande ouverture carrée A, pour l’évj#; dans toute la partie correspondante au foyer, dont^a dessus est en briques.
- 2° Deux ouvertures rectangulaires B, ménagées ^ chaque côté de la précédente, pour commuai qb 1 des canaux latéraux au canal inférieur. ^
- 3° Deux orifices circulaires C? qui permettent ^ nettoyer l’intérieur des conduits; ces orifices s015.811 constamment fermés par des bouchons ou couvercle de fonte, de tôle ou de cuivre, tels que ceux repff * sentés en d sur le plan, fi g. 24 ; ils entrent à feu'^ lure dans les orifices, de manière à se mettre à avec la surface de la plaque. h
- B, canal inférieur formé dans l’épaisseur même ^ plancher, au-dessous de la cheminée : il met ^ communication le conduit latéral de droite D avf8/ celui de gauche E. Construit en briques, comme ^ montre le dessin, et recouvert de la plaque méd lique A, ce canal peut être construit aussi bien eilï fonte ou en tôle ou de toute autre matière.
- On voit, par les figures du dessin, qu’il est soute^* par des brides en fer C, dont les extrémités coud^ sont engagées dans les solives du plancher qui ^ supporte.
- Dans le cas où la maçonnerie serait remplacée pJî une caisse de fonte ou de tôle, les rebords, mêtô0S ^ cette caisse pourraient reposer sur les pièces de . qui forment l’encadrement dp la cheminée pour spfj primer les brides c. -
- D, conduit latéral dp droite communiquant? fi sa partie supérieure en /', avec le foyer pn Y, et, F
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- ^ tas, avec le canal inférieur B, comme l’indique la |c°upe, fig. 30.
- second canal latéral faisant communiquer le JaQal inférieur avec le conduit vertical qui amène la ÜIûée au dehors.
- I* Ces deux conduits latéraux sont, comme l’indique le dessin, ménagés dans l’épaisseur même des Parties latérales do la cheminée qui, du reste, pré-d'^ente, à l’extérieur, la même forme, la même dispo-'^Poii'que les cheminées ordinaires et peut recevoir des mêmes ornements.
- d Le conduit incliné G, qui met le canal E en communication avec le canal vertical allant au dehors, ïdPe.Ut être plus ou moins oblique, suivant la disposi-l0la de celui-ci, par rapport à la cheminée ; en tous on peut toujours le construire de telle sorte qu’un c;%ïionage facile puisse y être fait, comme on peut nettoyer, avec la plus grande facilité, les car-|tleaPx ou conduits latéraux et le canal inférieur. t8 L, foyer construit à la manière ordinaire; seule-ment il ne communique pas directement avec le mduit vertical, qui se rend au dehors, comme dans ej1'68 autres cheminées construites jusqu’ici, mais il est communication, par l’orifice supérieur f, avec le l*%al latéral de droite D, fig. 30.
- ^nsi, il est aisé de voir, par cette dernière figure, pfe U flamme et tous les gaz résultant de la com-s motion se rendent d’abord dans ce canal D, ne trou-pmpi pas d’autre passage que celui f ; ils redescen-;ulj elit donc le long de ce canal pour se précipiter dans canal inférieur B, qu’ils échauffent très fortement, pm Point qu'il est impossible d'endurer la main sur ^ Plaque A.
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- APPAREILS DE CHAUFFAGE.
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- De ce canal inférieur, qu'ils parcourent complet*' ment, ils remontent par le second carneau E, dans|( conduit incliné G, et de là se rendent au dehors.
- A la jonction du canal C et du conduit E, ou peu plus bas, si on le juge convenable, on place ^ tiroir ou registre qui règle le tirage de la chemin^ et peut encore servir, dans le cas où, par négligea® ou défaut de ramonage, le feu prendrait dans Tint*; rieur des carneaux ou conduits, à l’éteindre imiaf diatement en fermant entièrement toute commun* cation.
- Cette précaution sera presque toujours inutile parce que, comme les ouvertures ménagées dans b plaques d’assise A permettent d’introduire dans l’i11' térieur des carneaux un balai ou un ràcloir, on pe**1 toujours les nettoyer grossièrement de temps à autfi1 et éviter par là toute crainte que le feu ne prenne* la suie déposée.
- Pour mieux utiliser encore la chaleur du foyer,1] est facile de concevoir que, par la disposition qui a adoptée, il suffirait de prolonger le canal infériez bien avant dans la pièce, en formant une séparatif en briques, en fonte ou en tôle, au-dessous et da"] le milieu de la plaque de recouvrement A : celle4* serait elle-même plus longue de toute la quantw qu’on le jugerait nécessaire.
- On peut aussi s’arranger pour que les conduit d’air qui entourent les carneaux et principalenie1*1 tout le canal inférieur, débouchent dans la pièce, ^ côté opposé à la place de la cheminée : il en rés^' terait ainsi l’avantage de profiter de toute la châle'*1 de cet air avant qu’il ne se rende au foyer pour al1' menter le combustible.
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- De cette sorte, on n’a pas seulement le grand ^antage d’avoir la plus grande partie de chaleur Avenant directement du foyer, mais encore celui profiter de celle de l’air venant de l’extérieur et instamment chauffé par les parois des canaux.
- Mode de fermeture des appareils de chauffage, par M. P. Descroizilles.
- ne peut généralement, dans les divers appâts de chauffage pour les appartements, jouir de la du feu sans perdre beaucoup de chaleur, et pourtant on préfère les cheminées aux poêles et aux florifères. Il manquait donc un moyen facile et ittimode de rendre les cheminées susceptibles de Siffer aussi économiquement que les poêles et cautères. Ce moyen nous semble avoir été trouvé par * Descroizilles, qui est parvenu, en outre, à donner ^ foyers des poêles et calorifères la gaîté de ceux ^ cheminées sans leur faire rien perdre de leur Nissan ce de chauffe.
- , Ce procédé consiste à mettre aux cheminées des t0des ou des rideaux en tissus métalliques très Tins i très serrés de fil de fer ou de cuivre; le n° 100, exemple ; au lieu de ces portes et rideaux pleins , Mobiles qui ne servent qu’à allumer le feu ; com-,,6 & substituer des portes de ces tissus aux portes ^jiies des poêles et calorifères. Dès que la flamme ei le tissu ou réseau disparaît presqu’entière-eifi à la vue ; mais comme par sa finesse il ne qu’un très faible passage à l’air, il en résulte y ne s’introduit dans le foyer que la quantité aiï nécessaire à la combustion et que, par consé-
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- quent, l’air brûlé ne peut s’échapper qu’à une tel»' pérature très élevée, comme cela arrive dans fo! foyers fermés ; en sorte qu’en disposant dans les cheminées et derrière le foyer, des appareils métalliques comme ceux dont se composent les poêles et calorifères masqués par la devanture, le métal peut, coin®6 dans ces derniers, communiquer la chaleur qu’ü reçoit de l’air brûlé à l’air ambiant, et comme eité fournir de la chaleur dans une ou plusieurs pièce») suivant l’importance du foyer et de l’appareil calorifère. Il est bien évident que la substitution dd portes de tissus aux portes pleines des calorifères $ fera rien perdre à ceux-ci de leur puissance.
- En donnant ces explications, qui sont la base d! procédé, il devient superflu d’entrer dans le détaüj des moyens d’exécution ; car ils dépendent d’un{ variété de circonstances si considérable qu’il sera}1 trop long d’entrer dans le détail des diverses appif cations qui peuvent en être faites. i
- Tous les fourneaux dont le foyer est fermé par u#f! porte en fer ou en fonte, très lourde et qui, cepefî dant, est souvent brûlée par le calorique rayonna*1} et par les flammes réunies qui viennent la battre h qui en même temps détruisent les maçonneries da*1! lesquelles elle est scellée, gagneront beaucoup à substitution des portes métalliques, plus légères É| qui auront l’avantage : f
- 10 Pe ménager la maçonnerie ; J
- 2° fie permettre de yoir, sans rien ouvrir, si ' feu a besoin d’être alimenté ou tisonné ;
- 3° D’introduire, au-dessus de la masse en cQî"| bustioq, qssez d’air pour enflammer les gaz
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- CHEMINÉES. 123
- sPs cela, échapperaient à cette combustion, en sorte (llle les fourneaux brûleront plus 4e fumée ;
- 4° Enfin, de perdre beaucoup moins de calorique ^yopnant, perte qui, avec, les portes fermées, avait a%i l’inconvénient de gêner le chauffeur.
- %ps croyons inutile d’entrer dans les détails do Obstruction ; ce qui a été dit pour les foyers domes-u,tnçH doit suffire : il ne nous reste qu’une observa-importante à faire, c’est que, dans le cas d’un j^ge frop considérable, on pourra mettre plusieurs filles de tissus l’une sur l’autre afin de diminuer Production de l’air ; le but n’étant pas ici de voir iÛIfiplètement le feu, mais de s’assurer de l’état de acoipbusfion.
- § 3. APPAREILS, AUXILIAIRES POUR UTILISER LA CHALEUR PERDUE.
- ^éus ayons déjà eu l’occasion de décrire quelques ^4è|es dp cheminée, où, l’on s’était proposé d’utili-la quantité considérable dp chaleur emportée par -produits de la combustion, dans les conduits et ^ conséquent perdue au point de vpe du chauffage u °n veut obtenir dans la pièce. La réalisation de ^fUt a été poursuivie par dp nombreux inventeurs, . il a é|é prpé un grand nombre d’appareils divers .Uï y arriver. Ijs reposent foqs sur IP même prince : Intercaler dans la construction de la cheminée |6 série de tuyaux mis d’une part en communica-^ avec l’air extérieur, de l’autre débouchant dans , Plèce où se trouve la cheminée, ou même une lf le voisine, qui baignent dans les produits de la ^Ustiou Pi leu? enlèvpnt ainsi par cOUduc|il,ili^
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- , |
- leur calorique, pour le transmettre à l’air qui y circule et augmenter ainsi le chauffage dans le local où; ils sont disposés. Ils offrent l’avantage dans certain5 cas de pouvoir être installai dans une ancienne cheminée! sans pour cela qu’il soit néoeS' saire de la changer, et sont eü tous cas bien supérieurs au* anciennes ventouses. Nous d0, crirons ceux de ces appareil que la pratique a définitive ment consacrés.
- L’appareil le plus simple cette espèce consiste en 11,1 tuyau de tôle fermé à ses de«( extrémités, avec deux mai1' chons latéraux, l’un infériez mis en rapport avec l’air e%te' rieur, l’autre au sommet s’09' vrant dans la pièce au-dessût1' du plafond par exemple. ® tuyau est disposé dans le coff duit de fumée immédiatement au raccordement ^ ce conduit et du coffre. Il est très simple à établi peu coûteux, mais peut amener des obstacles àv, bord au tirage, ensuite et surtout au ramonage $ conduit. La figure 31 montre la coupe d’une cheff1' née munie d’un appareil de ce genre.
- Procédé de MM. Lenormand et Chevalier.
- L’air devenant plus léger à mesure qu’il e,£ échauffé, il occupe alors la partie supérieure des 9Î
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- CHEMINÉES. 125
- Portements ; les couches inférieures sont par conséquent toujours plus froides. Profitant de cette obser-vation, MM. Lenormand et Chevalier ont proposé de ''eniplacer la bûche en terre cuite qu’on place ordinairement à Paris sur le derrière du foyer, par une ^Jche creuse en fonte qui se pénétrerait plus promp-tement de la chaleur fournie par le combustible, P°ur le reverser ensuite dans l’appartement, en établissant un courant d’air dans l'intérieur de la nûche. Pour remplir ce but, on se procure un tuyau fonte creux de 14 centimètres de diamètre, d’une 0llgueur de 8 à 11 centimètres moindre que la lar-§eur de la cheminée ; à ses deux bouts on y réserve tourillons creux, de 3 à 5 centimètres de long, é-fia que le tout puisse entrer dans la cheminée et se Wacer comme bûche du fond. Les auteurs préférât ce tuyau carré, afin qu’il prenne mieux son as-Slette sur l’âtre et près du contre-cœur. A l’un des tourillons, on ajuste un tuyau en tôle qui remuasse et traverse la paroi de la cheminée qu’on a Apercer : ce tuyau déborde de 27 à 34 millimètres 3aas la chambre, et porte à son extrémité une sou-Pape qu’on ouvre et ferme à volonté pour donner Passage ou non à l’air.
- , Si la chambre reçoit assez d’air, on n’aura pas hes°in de le prolonger plus loin ; mais, si Pair n’était suffisant, on le prolongerait autant que cela nécessaire, pour prendre Pair extérieur. Dans
- i file
- c&s, la soupape dont on vient de parler serait inu-
- , A- l’autre tourillon, on place un petit tuyau semble, qui, à 5 ou 7 centimètres de la cheminée, e'ève verticalement jusqu’à la hauteur de 2 mètres
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- 426 APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- à 2 mètres 50 centimètres, si rien ne gêne, on s’il p produit pas à ce point un mauvais effet. Dans le ç$ contraire, on le prolonge par terre contre le rn# pour le faire élever ensuite verticalement dan* l’angle le plus près, où l’on peut le masquer par# temept.
- La figure 32 montre de face les dispositions de cet appareil. j
- On voit en A le gros tuyau; B B, les deux tptt'j cillons ; C, le tuyau de tôle garni de sa soupapé
- Fig. 32.
- cqmroe une bouche de chaleur, lorsqu’il prend 1'? de la chambre, ou qui se prolonge sans soupape lût qu’il ya prendre l’air à l’extérieur.
- Le tuyau D est coudé à quelques pouces de cheminée, et s’élève en JS lorsque rien ne s’y oppo® ou se prolonge en ligne droite jusqu’au coin le pl près, où U se coude, pour se relever de 2 mètres* centimètres à 2 mètres 50 centimètres de long coïil1 le mur, où l’on peut le masquer facilement.
- Lorsqu’on prend l’air à l’extérieur, il faut p# une soupape tournante dans le tuyau ascendant *
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- CHEMINEES.
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- 'ta lq même manière qu’on les plq.ce dans les tuyaux poêle ordinaire, et qu’on désigne sous la, dénomination de clef.
- U est facile de faire concevoir comment le tirage s établit dans cet appareil. La soupape C étant ou-| tarte, de même que la clef, s’il y en a une au tuyau ta aussitôt que le feu brûle devant le tuyau A, ce iVau s’échauffé; l’air qu’il contient et qui est en |e|îuilibre avec celui de l'intérieur de la chambre, échauffe aussi et devient plus léger que d’abord; il jtaerche à occuper la place supérieure dans le tuyau n E, et fait place à de nouvel air froid qui entre par Extrémité C ; l’air chaud sort par l’extrémité supé-îleure du tuyau E, se mêle avec celui de l’apparte-et le réchauffe.
- Ce procédé peut être appliqué à toute autre che-j^aée que celle en tôle, prise pour exemple. Il est taile de le construire dans toute cheminée, sans être 'taigé de percer les murs ; on place les deux côtés du Û'au, à chacun des tourillons, un tuyau coudé qui ® dirige vers la chambre, et de là au dehors de la taminée, par un, deux ou trois tuyaux coudés ; on rs fait aller contre les murs, et on les dirige où l’on pt. Il suffit que le tuyau ait une hauteur verticale ^ op 3 mètres.
- Appareil de M. Fond et.
- se compose de deux caisses de fonte placées dans 1 h>rps et réunies par des tuyaux carrés de même 'al,de 25 millimètres de côté, au nombre de trento-'tali quarante ou soixante suivant les dimensions de ^Pareil. Les tuyaux et la caisse supérieure sont en
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- 128 APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- contact avec la flamme ou les gaz provenant de h combustion, et par suite facilement échauffés. L’air froid arrive d’abord dans la caisse inférieure, se rend dans la caisse supérieure en passant par les tuyau* qui les réunissent, et sort par des bouches de chaleuf sur les côtés de la cheminée. En donnant à ces bouches des dimensions suffisantes, l’appareil rempli*
- Fig. 33. Fig. 34.
- d’excellentes conditions de chauffage et de ventila tion.
- La forme rectangulaire des tuyaux et leur disp0' sition ingénieuse rendent le nettoyage extrômemeîl facile.
- Les figures 33 et 34 montrent l’appareil vu de et de profil, ainsi que la section horizontale de série de tuyaux.
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- Appareil de M. Corhier.
- M. Cordier s’est proposé de perfectionner l’appareil décèdent pour en faire disparaître quelques incontinents reconnus dans la pratique. La structure générale ne présente pas toutefois de dilférence avec Cfille de l’appareil Fondet.
- ^ulement, le premier bouchant presque la che-i^ée rend le ramonage assez difficile, qui ne peut Paire qu’à la corde, il faut extraire la suie par une rtrture pratiquée à la partie inférieure, que l’on
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- bouche ensuite au moyen d’un tampon, opératif assez difficile et souvent aussi mal faite.
- Pour remédier à cet inconvénient, M. Cordier a posé son appareil en deux pièces, la partie principe réunissant les petits tubes et formant la plaqué f fond est articulée, peut se relever dans la chemi^’ et donner passage au ramoneur lui-même, ou à 1W pareil employé pour le nettoyage qui devient pl^j facile et plus assuré, surtout dans les anciennes ch®': minées à large section, qu’on ne peut nettoyer à corde. j
- En outre, les tubes ne sont pas de même longue^ ils reposent à la partie inférieure, sur cette pla<n inclinée, ce qui permet d’en mettre un nombre considérable en contact avec elle. L’assemblage1 manchons en feuillure assure qu’il n’y aura pas d’^ filtrations de fumée. La surface de chauffe est plus considérable que dans le Fondet.
- La figure 35 montre cet appareil vu de profil dans une cheminée à grille pour charbon de tefl^ disposée pour que le combustible ne touche pas l’a^ pareil. j
- Il existe de nombreux modèles de ce genre d’aî pareils, mais qui, en réalité, ne se distinguent deux précédents que par de très-légères modificatif Nous croyons inutile d’entrer dans de plus détails à leur sujet.
- Appareil de M. Laury.
- - I
- L’appareil de M. Laury, bien que reposant toüjf sur le même système, présente une variation sa forme, ainsi qu’on peut le voir par les ligures $ '
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- ^ qui le représentent vu d’ensemble et en coupe. Le Instructeur s'est évidemment proposé d’augmenter
- la
- surface de chauffe baignée par les flammes du
- °Tec, par suite la quantité d’air échaüffé envoyé ^Us la pièce, tout eh établissant l’appareil d’une ^üle pièce, ce qui peut apporter une économie dans 0 prix de revient.
- h forme iinë sorte de foyer sé plaçant dans la choquée dont il garnit tout l'intérieur, et chauffe la
- Fig. 37. '
- Fig. 36.
- l00e où il est placé directement par rayonnement et encore par deux bouches de chaleur placées sur y °ôtés dé là cheminée. Il peut de plus chauffer
- peinent par des bouches de chaleur des pièces
- ,r)es dé là première. a prise d’air extérieur À est remplacée en cas de ,3* grande difficulté, par une prise latérale dans la )l emênie et sur les plinthes. Sa section doit être 6 au moins à celle des bouches.
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- APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- ifi
- Les tuyaux des appareils précédents sont remplacé par des consoles creuses B à grande surface ( chauffe et à grandes sections, venues de fonte si)' une plaque de fond, exposées directement par courbure au rayonnement du combustible, réfléoW sant dans la pièce la chaleur reçue, et dans l’ii desquelles circule et s’échauffe l’air de la prise d’af On voit en C le récipient, où se rassemble l’a)! chaud qui se rend aux bouches de chaleur par 1’^' termédiaire des tuyaux en tôle.
- D et E. — Trappe et sortie directe de fumée f°f mant pompe d'appel au moment de l’allumage si I1 cheminée est difficile. j
- B’ et G. — Trappe à crémaillère pour régler le p8* sage de sortie de la fumée, suivant que l’exif chaque cheminée en particulier. Cette trappe a charnière en avant, disposition favorable pour reje’ la fumée en arrière, et elle s’enlève tout entière a1 la plus grande facilité pour le ramonage, le passa? du bras derrière le foyer et au besoin la montée d* ramoneur dans la cheminée.
- I. — Plaques latérales de contre-cœur en fo^ venues avec le fond. ,
- K. — Plaque d’âtre en fonte toujours mobile P,;' la visite et le nettoyage facile du conduit de pç d’air.
- Comme on le voit, ce foyer calorifère d’une sa1 pièce, porte à la fois les trappes, les plaques de c‘ et d’âtre, la plaque de fond, la chambre de cha$ etc. — Pour le poser, il suffit de le placer, la pia’ d’âtre sur l’ouverture d’arrivée d’air, et aussitôt fonctionnement des bouches est assuré sans odeui'f sible de fumée, ce qu’on ne pourrait garantir P1
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- S&temps avec des chambres de chaleur en ma-teierie. Ce foyer brûle tous les combustibles avec es chenets ou des grilles, son rendement calorifique, P grande surface de chauffe, est très considérable, ^ efficacité pour les cheminées mauvaises certaine ' eQfin ses qualités hygiéniques et économiques irré-^chables.
- CHEMINÉES DESTINÉES A BRULER DU CHARBON
- ! DE TERRE.
- I
- ' V le monde sait que dans les cheminées ordi-pes où l’on brûle du bois, on se sert de chenets pitiés à supporter les bûches un peu en l’air, afin *6 l’air appelé par le tirage passant ainsi à travers jl ie combustible en active le feu. Cette nécessité est p indispensable avec la houille, aussi les chemi-p destinées à brûler exclusivement ce combustible pelles aménagées spécialement; non point qu’au-, J6 des règles générales que nous avons invoquées pfiue instant subisse de changements, mais seu-PerÙ l’aménagement du foyer.
- ^ foyer se compose généralement d’une coquille
- K
- eede barreaux de fonte présentant entre eux un
- peinent assez petit,pour que les menus morceaux jpnbustible né passent pas au travers. Cette coup est elle-même enveloppée dans une niche de 1 P où elle est suspendue à une certaine hauteur pssus du sol. Par ce moyen, tout l’air qui passe p’ers le foyer, rencontre une section de passage j ridre qUe dans les cheminées en bois, et la masse P. c°mbustible partage cette section en deux parties, 1 aǰn à ce que la plus grande partie de l’air, pour °e’Her-Fumiste. 8
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- se rendre dans le conduit, soit obligée de travers61 nappe de charbon de bas en haut, pour bien en & rer la combustion.
- Généralement, ces appareils sont formés d1 partie en fonte d’une seule pièce, présentant W dre qui s’emboîte exactement dans l’embrasure colfres des cheminées. La grille s’y accroche p&r procédés divers, un cendrier mobile permet d’op facilement le nettoyage et'l’extraction des cendn
- Il est bien évident que toutes les disposition* ventouses, pour utiliser toute la chaleur, et cba* directement des masses d’air prises dans la î même ou au dehors, puis reversées dans lelooaf nous avons eu l’occasion de décrire dans le par& phe précédent peuvent s’appliquer ici.
- Nous ne croyons pas utile d’entrer dans le ® même de la construction de tous ces appareils, diffèrent que par des questions de forme ou de ^ ration. Enfin, au lieu d’un simple appareil, $ place dans le foyer d’une cheminée ordinaire, Ie tème peut lui-même former une cheminée com qui entre alors dans la catégorie des cheminées1 cheminées-poêles ou à la prussienne. j
- Nous donnerons la description de quelques les, en particulier choisis en Angleterre, où ce \ de chauffage est encore plus répandu que chez ij
- Cheminée en yrotle de M. de la Chahcaussü1)
- M. de la Chabeaussiôre a fait construire, & local où la Société d’Encouragement tient ses * ces, une cheminée que l’auteur nomme ch$ grotte, et qui est destinée à brûler de la houiU6
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- CHEMINÉES. 435
- Construite d’une seule pièce enterre crue, malaxée de la bourre, de manière qu’en la plaçant dans antre cheminée de construction ordinaire, elle 'ttt servir sur-le-champ. La terre se cuit peu à peu Ce feu qu’on y fait. Elle présente un vide parait116 de 57 centimètres de hauteur sur 37 centi-resde large et 16 centimètres d’enfoncement. Les fCs ont 8 centimètres d’épaisseur. La fumée est flfeepar une ouverture de 8 à 10 centimètres de i ^etre, pratiquée à son sommet sur le devant, combustible se place sur une grille de fer isolée, 'e sol est cintré comme le vide de la cheminée ; pillage perpendiculaire à retour d’équerre est ad-1 eilt à la grille plate : ce retour a 10 centimètres de ipr. Trois pieds, de 15 centimètres de hauteur,
- , leHnent cette grille, et forment un espace propre 1 Cr-Voir un grand courant d’air et à contenir les res, qui peuvent être recueillies dans une cap-mobile posée sur l’âtre.
- souffleur ordinaire en tôle est fixé près la barre r‘aOteau de la cheminée.
- est reconnu que de toutes les formes adoptées jus-f Posent, pour la construction des cheminées pro-la brûler le charbon de terre, celle-ci paraît une
- jmeilleures.
- ^ offre d’ailleurs un grand avantage par la faci-i^on a de la placer et de l’ôter à volonté, sans
- H
- (Hei
- osoin d’un maçon pendant plus d’une heure, veut pas la placer soi-même. Dans tous les 5 frais de construction ne peuvent pas dépas-a ^ francs, non compris la grille, qui coûte 6 - eo fer forgé, et un tiers de moins en fonte.
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- Avec 20 briquettes de houille, qui coûteront au P'1 75 à 80 centimes, ou 8 kilogrammes de charbon1 terre pur, on peut se procurer un très bon feu do1’ 12 à 15 heures. ,
- En augmentant les proportions d’une sembb cheminée, la construisant en briques cimentées »i de la terre argileuse, et en conservant la forffi® rabolique, on pourrait y brûler du bois mis sur chenets, ou un mélange de hois, de houille ou de! quettes, ainsi qu’on le fait dans plusieurs gra5 maisons qui ont adopté ce mélange, comme pfi rant une chaleur plus forte.
- Si l’on ne voulait pas se renfermer dans, une s® économie, et donner encore plus de solidité à la g^ on pourrait la faire couler en fonte, et en y adap par des agrafes, deux plaques de même métal I remplir la face antérieure des cheminées déjà blies où l’on voudrait la poser ; un peu de ter?6 gileuse colorée en noir par du molybdène (ou * autre substance), fermerait les interstices qujî raient exister entre ces plaques. Dans ce cas, tirer un meilleur parti du calorique qui trayel facilement les pores du fer, l’auteur propose Ü® 0 truire derrière la grotte et les plaques un briques, à 54 millimètres de distance et dp forme, lequel, fermé à la partie supérieure, P61 mettra pas au calorique dégagé dans cet intervé communiquer avec le tuyau de la cheminée. Ç® ( riqvie pourra être refoulé dans l’appartement à 1 î d’une ouverture pratiquée au bas d’unp des pD'11 ou même des deux. 11
- Cetfe nouvelle cheminée serait susceptible dp voir des ornements comme celles employées $ gique, et serait moins coûteuse.
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- p! Aspiration de la fumée par le tuyau ou souffleur 3 % avec tant de force qu’elle ne peut point refluer (i115 ^appartement, non plus que les cendres du char-Ne terre, si nuisibles à la propreté des meubles, jl^vité de ce tirage est moins entretenue par l’air }raPpartement que par deux ventouses placées sous poteau de la cheminée; aussi l’on n’a pas l’in-. '^ient d’avoir les talons glacés en se chauffant le lînt du corps.
- deux ventouses d’un très petit diamètre, four-^ deux colonnes d’air froid qui arrive avec un Ornent d’autant plus rapide que le foyer dégage J1 ta chaleur et met plus tôt en expansion le volume ll f surabondant au besoin du combustible.
- I 6 portion de cet air dilaté tourne au profit de wtement, mais une autre partie est entraînée
- d
- fumée par un mouvement un peu trop rapide
- A cheminée, d’où elle s’élève jusqu’au faîte sans c°ïitrariée par les deux petites colonnes d’air froid jSfisont établies d’elles-mêmes dans l’intérieur du , tuyau vertical. Peut-être éprouverait-elle plus , ^ition si la cheminée était fortement dévoyée, j eUr a depuis établi une autre cheminée dans ^6 il a remplacé le souffleur par une ouverture centimètres de long sur 8 à 10 centimètres de 1 Pour le passage de la fumée ; il a supprimé en f temps les deux ventouses. D’après cette modi-\ l’air de l’appartement entretient presque seul ^ustion ; aussi la houille devient plus difficile ^er, et elle peut répandre un peu d’odeur dans le> si l’on n’apporte pas les plus grands soins ^rangement du combustible.
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- Dans le premier cas, où le courant d’air froidf trop accéléré par les ventouses pour permettre paiision complète de l’air chaud dans l’appartefflf il est facile de le modérer à l’aide d’un registre, en supprimant une, et prolongeant celle qui rester jusqu’à la base du foyer, à l’aide d’un tube de fer ' moyen pourrait peut-être remédier complètement1 léger inconvénient qui résulte d’une trop gral1' quantité d’air froid.
- Quelques personnes objecteront à l’auteur 3^ construction de sa cheminée n’en permet pas të1 monage ; mais il en coûtera si peu de soins et 4e* penses pour la démonter et déplacer quelquespril11! que cette objection n’en peut pas plus empêche?' sage que celui d’un poêle dont on ô,te presque jours les tuyaux pendant l’été.
- Cheminées irlandaises.
- f. Gray rapporte que E. Bucpapan, pans sou e‘ sur l’économie du conibustiple, dit qu’en départ en Irlande, il fut frappé de l’excellente constru?! de lq cheminée de l’aiiberge où il logea. Il crut,' bord qti’elle était de l’invention de Lhôte; ipf son grand étonnement, ü trouva de ces cheiU'1 partopt. Les figures 38 et 39 nous moptrent l’uDe vqe dé front, l’aufre une section verticale df cheminées bien calculées pour remédier à Tenu11' la fumée et économiser le combustible. Le M beaucoup de largeur et peu de profondeur, 8$ présenter à la chambre la plus grande surface 4e d’ou il résulte plus de rayonnement, et consétf ment plus de chaleur. La partie supérieure de b
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- CHEMINÉES. 139
- aillée est partiellement fermée par des plaques de grès qui forment une voûte, et dans le mur de der-nère on a pratiqué une niche ovale, comme on le voit
- Fig. 38. Fig. 39.
- 38; enfin, l’on donne à la gorge une section très tte, afin d’augmenter la vitesse du tirage et accéder la marche de la fumée.
- Cheminée du Staffordshire.
- , û Birmingham et dans les environs de cette ville,
- éminemment manufacturière, on trouve à peu près même système de cheminées. La fig. 40 indique manière dont sont placées les grilles qui servent à
- tler la houille ou le coke. La place destinée àrece-v°ir la grille des cheminées ordinaires est ici complètent bouchée par un mur élevé dans la partie du titeau; on n’y laisse qu’un petit passage pour la umée, un peu au-dessus de la grille, qui, comme on e Voit, s’avance de toute sa profondeur dans l’-inté-tr de la chambre. Les dimensions du passage pour a fumée ne varient guère en raison de celles de la ; terme moyen, elles sont d’environ 27 centimètres en carré.
- Lorsque le réduit destiné à la grille est trop grand, tnd, par exemple, on désire de la cuisine d’une
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- APPAREILS DE CHAUFFAGE.
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- vieille maison faire un salon, ou bien encore que l’on veut économiser le combustible, on fait cons-traire un tuyau derrière la grille qui va se rendre à la gorge d’une vieille cheminée, et les espaces laté' raux servent d’étuves ou d’armoires pour les substances qui ne peuvent être exposées à l’humidité sans se détériorer.
- Fig. 40.
- Cette méthode est bien préférable pour les foyers ouverts sur lesquels on brûle la houille ou le coke, à celle de Rumford. A la coutume générale de vouloir voir la flamme des foyers, il a fallu sacrifier économie, convenance et propreté. Cependant, toutle monde peut se convaincre que le chauffage, au moyen deî poêles, de bouches de chaleur, par les tuyaux à va-
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- CHEMINÉES. 141
- Peur, etc., est préférable, sous plusieurs rapports, à 7 méthode des foyers ouverts qui donnent lieu à une Sl grande déperdition de calorique. Bien plus, les courts d’air qui s’établissent dans lps chambres chauffes par des cheminées sont si défavorables qu’il ar-flve souvent qu’on est brûlé par devant, tandis qu’on est gelé par derrière ; ce qui, en d’autres termes, énonce une grande différence de température, même ^es un petit espace de la pièçe, inconvénient que Q°nt pas les poêles.
- Cheminée de sir George Onesiphorus Paul.
- La cheminée-poêle de sir George Onesiphorus Paul, on fait usage à la prison de Glocester, est un aPpareil curieux qui peut servir à la fois de cheminée 0,1 Verte, de poêle et de ventilateur.
- La figure 41 en donne une vue en perspective.
- «, est le foyer dont les dimensions sont moyennes ;
- b, est une grille qu’on y place, dont les côtés nn ;a dépassent de 68 millimètres.
- cc, sont deux portes battantes qui ferment le cendrier.
- dd, sont deux portes battantes qui ferment le décrit de la grille.
- r, porte, qui ferme le dessus dp la grille lorsqu’on v,'üt Obtenir nn fort tirage ; la fumée, se dirige alors l’ouverture h, et la porte sert à réchauffer des ^f-ts au besoin.
- /> est une barre plate qui se projette de 68 millilitres en avant de la grille et sert de panneau pour es portes supérieures et inférieures ;
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- g g, ouverture du cendrier communiquant avec d$ tuyaux pour le passage de l’air, ouvrant par derrière ou sur les côtés.
- h, ouverture dans le conduit de derrière qui sert de passage pour la fumée quand la porte e est fer mée.
- i, double registre qui sert à fermer le conduit
- Fig. 41.
- derrière quand la grille est ouverte, ou le conduit® devant, quand le tirage par derrière devient néceS' saire, ou enfin pour empêcher la chaleur de s’échap' per par la cheminée. I
- Les trous g g doivent être munis de rebords saillant de quelques centimètres, qui reçoivent les tuya® pour le passage de l’air, et on adapte en g g àl’intf*
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- lleur des portes qu’on ferme quand celles de la grille s°nt ouvertes; en effet, dans ce dernier cas, il n’y a Presque point de tirage à travers les tuyaux, et la Poussière ou la cendre les traverserait sans cette pré-Caution et se répandrait dans la chambre. Les tuyaux ^és dans les rebords se prolongent dans une direc-tiou quelconque, soit de bas en haut, où ils vont assainir les chambres inférieures, soit vers le plafond la chambre même où est le foyer ou toute autre Cambre supérieure.
- Il est nécessaire, dans tous les cas, de diriger de ûas en haut la première pièce du tuyau, afin d’em-Pecher les étincelles des petits charbons allumés de ^cendre dans les chambres inférieures lorsque le ^fau total est dirigé de haut en bas. L’expérience 4 démontré que la pente était assez forte pour pré-|eriir les accidents, en élevant la partie inférieure du tyau à la hauteur du bord supérieur des rebords ^1 le reçoivent. Le peu d’élégance de cette cheminée ^ sans doute un grand obstacle à ce qu’elle soit ^optée ; il nous paraît cependant facile de remédier 4 cs défaut.
- Cl»
- Aminée ouverte à foyer mobile, à ventilateur et courant d’air, propre à brûler toute espèce de charnu de terre ou de coke en évitant la fumée, de M. Vernus.
- figure 42, A B C D. Cheminée vue de face.
- . grille ou foyer mobile pouvant avancer sur le |f;varjt de la cheminée, de 10 centimètres, sans rien Ranger au reste de l’appareil, par le moyen des kl<ds00, figure 43, dont deux sont placés de chaque
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- 144 APPAREILS 1)E CHAUFFAGE.
- côté de ce foyer et agissent à volonté sur la coul# p, de manière à ce que 1’ouVerture du tuyau de 1* cheminée pour l’absorption de la fumée, soit tou je# la même (de 10 sur 36 centimètres dè large) ; e# grille s’arrête d’elle-mème contre la plaque qj $ sept de contre-cœur au foyer par l’arrêt té.
- r r, s s, plaques de fer écrouies en t, pour for# une double enveloppe à l’extérieur de l’appareil, VHnt à chauffer l’air froid, qu’on répand dans 1W partement, à volonté, par les deux lunettes en boucb de chaleur F F’.
- Il existe au fond du foyer, en H, une porte d# centimètres de hauteur sur 16 centimètrès de larg# laquelle s’ouvre en dedans de ce foyer pour nettof les ordures et la suie qui proviennent de la com# tion, et les empêcher à la longue d’obstruer le sage de la fumée. ;
- Les petites flèches indiquent le passage de la A mée.
- h, clef Ou registre poür modérer le tirage de cheminée.
- Désignation des figures.
- Fig. 42, vue du devant du foyer de la chem'!,j toute moiltée.
- Fig. 43, profil de la cheminée de eôté> coupée? pendiculairement sur son milieu, pour explique1, construction, sa double enveloppe, son récipieid chaleur et Son tuyau dé combustion pour le pas$ de la fumée.
- Pour faire nettoyer la cheminée, oh retire l’a? reil pour livrer passage au ramoneur. Il se ti# sous le foyer mobile, derrière le cendrier e*1
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- CHEMINÉES.
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- ju°n a cru inutile de dessiner dans les figures, afin 8 ne pas les compliquer, une ouverture libre de 34 ^Utiiftètres de longueur sur 3 centimètres de hau-^r) pour donner passage à l’air froid de l’apparte-. eilL afin de chauffer cet air froid qui se répand i Sude, suivant le besoin, par les bouches de cha-eürP, F.
- Fig. 43.
- air froid a l’avantage d’accélérer la combustion grille et, en même temps, de chauffer l’appar-pUt ; on évite par ce moyen que la cheminée re-la fumée à l’intérieur lorsqu’elle n’a pas un I tirage, ce qui arrive assez fréquemment dans .’rcoup de cheminées dont la construction n’a pas Suffisamment bien soignée.
- Cheminée-calorifère de M. P. Descroizilles.
- ^ant de donner la description de cet appareil, ^ allons exposer les principales conditions qu’il ^Püt et qui établissent les principes constituant
- Çeution :
- i Le combustible est graduellement échauffé et tS(iue poussé jusqu’à sa réduction en coke ou car-^Uer-Fumiste. 9
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- 146 APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- bone avant d’occuper la place où il doit être cîl sumé.
- 2° Les gaz, se développant sous la présent Lair, ne peuvent passer dans la cheminée sans $ traversé un brasier ardent, sans s’y enflammer f conséquent, et se brûler complètement, étant touj01 accompagnés d’une quantité d’air suffisante indép damment de celui qu’ils peuvent rencontrer peD^ leur parcours dans le foyer.
- 3° Introduction du combustible dans le foyer ouvrir de porte et par conséquent sans abaisse^1 de température du foyer, comme cela a lieu lot* le combustible est lancé à la pelle sur la grille.
- 4° La houille, lorsqu’on emploie ce combus^ ne pouvant s’enflammer que lorsqu’elle est preS' à l’état de coke et à une température déjà très1 vée, ne se soude pas, quelque grasse qu’elle soi' est toujours dans un état de division qui perm®* facile accès à l’air, tout en opérant sur une co11 plus épaisse que d’ordinaire; ce qui permet d’oih et de conserver un foyer à une température bien! élevée que de coutume, c’est-à-dire constammeif rouge-blanc.
- 5° Possibilité de brûler petite ou grande qu®^ de combustible, avec une même activité, da^ même foyer, dont on peut, à son gré, diminué | surface sur laquelle s’opère la combustion. «
- 6° Foyer à flamme toujours blanche et prof|i( la fois à l’éclairage et au chauffage et par le & s feu. •<
- Fig. 44. a, trémie pour l’introduction du coi^ « tible.
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- CHEMINÉES. 147
- I 44 et 45. e, e, e, grille verticale en forme de jPte à deux battants, servant à soutenir le combus-r*e et à l’introduction de l’air.
- 1 ^ voûte en briques réfractaires passant au-fsus de la grille horizontale et en contre-bas de la T^ie supérieure de la grille verticale e, e, e, supputant d’un côté la trémie, d’autre côte les bouil-t^s et n’occupant, du reste, que le quart environ
- Fig. 44.
- Fig. 45.
- :,%er, afin de soustraire le moins possible de ! ^ à l’action du calorique rayonnant.
- °Ur allumer ce foyer, on ouvre la grille e, et l’on J^vre de combustible, à la pelle, toute la grille (l2°ntale d, d’ jusqu’à la hauteur du centre infé-J1, de la voûte b ; on place du menu bois sur le sous la trémie, on allume, on ferme la grille ^ remplit le foyer et la trémie, le feu s’étend de ^tit à .'arrière, et, quand le tout est bien em-
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- APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- brasé, on passe un ringard à travers la grille #’] cale dont l’écartement est fait en conséquence, ' glisse cet instrument sur la grille horizontale et H pousse à l’arrière le combustible enflammé du de#] qui est remplacé par celui qui tombe naturelle^) de la trémie : le plus ou le moins d’alimentatioo u pend du degré d’activité qu’on met à opérer ces | placements, qui ont, en outre, pour but de roflïfi les masses et faciliter l’accès de l’air.
- On conçoit que le combustible, dans un foyer disposé, pourvu d’un tirage suffisant, ne peut s| flammer, quelque chauffé qu’il soit, que lorsqu’il?] remonter de l’air : la combustion ne pouvant se que dans la direction ee\ fig. 45, les gaz dévelofj par l’action du calorique rayonnant au-dessus de ligne sont entraînés, avec l’air que fournit la ! e, pour la voûte b, à travers le brasier qui seU l’obstruer, et ils arrivent ainsi à une très haute 1 pérature, telle que leur inflammation ne peut fl1 quer d’avoir lieu; les vapeurs d’eau qu’ils peü1 entraîner avec eux ne peuvent manquer d’y être composées, et, loin qu’il y ait fumée produite, ü plus grand produit de chaleur.
- Lorsqu’on veut cesser le feu, on laisse la hel se vider, mais on a soin de fermer son couver^ et, quand la couche de combustible décou#j grille e, on la couvre par la porte pleine # sorte que l’air extérieur ne peut plus entrer qu® la grille horizontale ; enfin, si l’on veut conser# feu, on ferme la porte du cendrier f, on abaisSl registre, mais sans le fermer complètement, ne pas étouffer le feu, et le lendemain tout est^ prêt pour recommencer une nouvelle chauffé.
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- CHEMINÉES.
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- § 5. CHEMINÉES POÊLES.
- ,^es appareils appartiennent à la fois aux chemi-lfs> en ce qu’ils laissent voir le feu, et chauffent. ^ Pièces par rayonnement, et aux poêles que nous 1 dirons plus loin, parce qu’ils sont construits dans F enveloppe de métal, et échauffent ainsi l’air par fs Parois de leur foyer.
- I Cheminées à la prussienne.
- ! plus simple des modèles de ce genre, désigné . ^airement sous le nom de cheminée à la prus-se compose d’une caisse en fonte et tôle, ou briques, semblable en tous points à une che-. lllée à la Rumford, dont la partie antérieure se ferme jj une trappe. Ces appareils se placent ordinaire-devant une cheminée que l’on a préalablement j^chée, et la fumée y est conduite par un petit tuyau monté sur la face postérieure de l’appareil, et | °Uchant dans le conduit, ou par un tuyau plus s’élevant jusqu’au plafond. Il est évident que i dernier mode donne des résultats préférables au fut de vue de l’effet produit. ps cheminées présentent les mêmes conditions et images que les cheminées ordinaires pratiquées F ^s murs, tout en donnant plus de chaleur. Seu-Jteid, elles mangent plus de place dans le local, jes ûg. 46 et 47, montrent, vu de face, et en coupe ^ Profil? un appareil qui peut être regardé comme i type de ce genre; il est disposé pour brûler du L , n ferre. La face M N O P est en fonte et agréée de sculptures, les trois autres sont en tôle.
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- La grille ab, en forme de corbeille, avance sur face, elle s’appuie en arrière sur une plaque cou$ en fonte ed, qui, à l’aide de deux autres plaques et de la grille, forme le foyer. Ce foyer a une la$ ouverture mh, sur laquelle est ajusté le cylindre^ muni d’un tuyau de fumée OXT. L’intervalle
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- le cylindre A et l’enveloppe extérieure forme un servoir pour échauffer l’air qui sort par les DE. Cet air peut être pris directement dans la pi' ou au dehors par une ventouse uv.
- Une toile métallique afferme le devant de la gf)l Un second tuyau V W, enveloppant le premier, t servir à la ventilation. |
- A côté de ce type général, il y a quelques mod* particuliers, nous décrirons les plus importants.
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- Cheminée de Désarnod.
- Les cheminées de Désarnod (fig. 48 à 50), connues ls le nom de foyers économiques et salubres, sont .^truites en fonte et établies sur les principes du illffoir de Pensylvanie de Franklin ; elles n’en dif-feid qu’en ceci : il y a, dans le foyer de Désarnod, loutre du réservoir vertical à air, un second réser-îlp horizontal, placé sous Pâtre et destiné à aug-leiher la quantité d’air chaud répandu dans happaient; de plus, quelques perfectionnements sont portés dans la disposition et la construction des Rentes pièces qui composent l’appareil, et au moyen Huels on peut le monter et le démonter avec beau-"P de facilité, pour le transporter d’un lieu dans aütre par pièces détachées.
- réservoir à air horizontal forme la base de la eiïhnée ; il est placé dans une boîte comprise entre Plaques A B et CD. La première est posée sur des Sfiaux en briques qui permettent à Pair extérieur «river par un conduit établi sous le plancher, et Jhculer librement sous la cheminée. Cet air passe ^ite par des ouvertures 00, pratiquées dans une pe située entre celle A B et C D, et suit plusieurs F°sités kl, Ik, formées par des séparations verti-rset parallèles, au moyen de lames en fonte ; après ipjct, il s’introduit entre deux plaques, xx, for-’d un réservoir vertical placé dans l’intérieur de cheminées, d’où il s’échappe chaud par deux ouvres pratiquées latéralement et correspondant avec 'pervoir xx, pour se répartir dans plusieurs cy-fes verticaux yyy, établis à l’extérieur sur deux
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- fs côtés, et desquels il sort pour se répandre dans Appartement par des bouches de chaleur garnies ^ couvercle à charnière qu’on peut ouvrir ou fer-aer à volonté.
- Pour régler l’accès de l’air et en diriger à volonté r courant plus ou moins rapide, sur la combustion, t Ciine on le ferait avec un soufflet, deux plaques P lVi mobiles et glissant dans des rainures, sont pla-p sur le devant de l’appareil et sont haussées ou lésées au moyen d’une manivelle M, fixée à l’axe i cylindre ; sur ce cylindre s’enroule une chaîne J1 suspend les plaques mobiles, lesquelles sont arrê-I sà la hauteur voulue par une roue à rochet.
- Lp fumée, comme dans le chauffoir de Franklin, ,%e jusqu’à la plaque supérieure de l’appareil, pse derrière le réservoir vertical xx et descend jus-a la base; là elle trouve, à droite et à gauche, rx ouvertures par lesquelles elle s’échappe en pas-.7 Par deux tuyaux qui se réunissent en R, pour j^er dans celui de la cheminée en maçonnerie, o registre placé entre le fond et le réservoir xx, dirigé par un régulateur, règle l’ouverture du Sage de la fumée, modère aussi l’activité de la ^oustion, tout en laissant voir le feu, et sert, con-Ht
- ement avec les plaques à coulisse, à intercepter communication entre l’air de la chambre et le , °rs par le canal de la cheminée, soit pour con-;fVer la chaleur, soit pour arrêter les progrès d’un
- Vie.
- . es saillies réservées dans l’intérieur des plaques iMes de la cheminée permettent d’y placer une e> de sorte qu’on peut y brûler de la houille ou •ois.
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- Mais cette construction a un inconvénient : parois latérales doivent être remplacées au bout $ quelques années, parce qu’elles se trouvent coi stamment en contact avec le feu, qui élève la font® une haute température, et leur épaisseur n’est p* assez forte pour résister à une action qui se reo0* velle chaque jour. Pour éviter cet inconvénient® faire disparaître les cylindres qui compliquent et ê embarrassent les abords de l’appareil, on les a sif primés et remplacés par une double enveloppe, ® laissant un espace de quelques centimètres entre o'* et les parois et dans lequel l’air amené de l’extéri^ circule pour se répandre ensuite dans la chaîné au moyen d’ouvertures latérales formant bouches1] chaleur. Il résulte de cette disposition un avantaijj qui est de prolonger la durée des appareils; plaques, par l’effet de la circulation de l’air pris térieurement et qui les frappe constamment, i maintenues à une température moins élevée et 1 qu’elle ne peut pas altérer la fonte, comme cela lieu avant cette modification.
- Les cheminées de Désarnod peuvent se placer < l’intérieur des cheminées ordinaires; mais pour User une plus grande quantité de la chaleur combustibles, elles doivent être en entier dans ^ térieur des chambres : si on les éloignait assez corps de la cheminée ordinaire, en y adaptant longueur de tuyaux assez grande pour que la ^ en sortît constamment au-dessous de 100°, la ch^{ utilisée équivaudrait à peu près aux neuf dixi^ de celle développée par la combustion.
- Dans leur état ordinaire, d’après les expéri^ comparatives qui ont été faites pour 100 kilog^
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- de combustible brûlés dans une cheminée ordi-on n’en a brûlé que 33 kilogrammes pour ob-^lr la même température : ainsi, la cheminée de es&rnod économise les deux tiers du combustible.
- Cheminée-poêle à houille.
- La figure 51 qui montre cet appareil en coupe 1 ^esque pour en faire comprendre le fonctionnent- Dans le coffre métallique formant la cheminée '^prennent dite, est disposée une sorte de cloche en
- Fig. 51.
- 1
- ».6 ouverte par-devant où se place le combustible ; Lf Extérieur arrive sous le foyer ; soit qu’on le ^Qe dans la pièce, ou, ce qui vaut toujours mieux, ^hors par un conduit auxiliaire ; il suit une sur-
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- face qui le rapproche des tuyaux de dégagement1 l’air brûlé et sort par des bouches de chaleur établi sur les parois verticales de la caisse, sous la tabl®^ Ce mode de construction peut être varié à l’io^ On doit faire rentrer dans cette catégorie des app®r{1' dus à la maison Mousseron.
- CHAPITRE IV. *
- Fonctionnement des cheminées.
- §• 1. DES CAUSES QUI FONT FUMER LES CHEMINÉ®5!
- REMÈDES A Y APPORTER.
- Les cheminées telles qu’on les construit ordi®* rement, laissent souvent dégager de la fumée & les appartements. Cet inconvénient est très grave< les remèdes pour y parer sont le propre de l’indu5*1 des fumistes.
- Les causes qui font fumer les cheminées, e* moyens d’y remédier ont été décrits il y a fort h" temps par Franklin, et avec une grande précis*0 nous ne croyons pouvoir mieux faire que de cite1 grande partie au moins ce travail, en y ajoutai résultats de nouvelles recherches postérieures.
- Franklin porte au nombre de neuf les cause5 occasionnent la fumée des cheminées ; elles di®f les unes des autres, et demandent par consé^ des remèdes différents.
- « 1° Les cheminées ne fument souvent, dans maison neuve, que par un simple défaut d’ah'~
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- structure des chambres étant bien achevée, et sortant des mains de l’ouvrier, les jointures du parquet, de toutes les boiseries et des lambris sont très justes et serrées, et d’autant plus peut-être que les murs,n’é-tant pas entièrement desséchés, fournissent de l’humidité à l’air de la chambre, ce qui tient les boiseries §°nflées et bien closes ; les portes et les châssis des fenêtres étant travaillés avec soin, et fermés avec exactitude, font que la chambre est aussi close qu’une k°îte, et qu’il ne reste aucun passage à l’air pour entrer , excepté le trou de la serrure, qui, quelquefois ^ème, est recouvert et comme fermé.
- « Maintenant, si la fumée ne peut s’élever qu’en Se combinant avec l’air raréfié, et si une colonne pa-reille d’air qu’on suppose remplir le tuyau de la cheminée, ne peut monter, à moins que d’autre air ne Vlenne reprendre sa place, et si, par conséquent, un c°Urant d’air ne peut point entrer dans l’ouverture de la cheminée, rien n’empêche la fumée de se répondre dans la chambre. Si l’on observe l’ascension de l’air dans une cheminée qui en est bien fournie, Por l’élévation de la fumée, ou par une plume qu’on ferait monter avec la fumée; et si l’on considère que, *feus le même temps qu’une pareille plume s’élève depuis le foyer jusqu’à l’extrémité de la cheminée, colonne d’air égale à celle qui est contenue dans fe tuyau doit s’échapper par la cheminée, et qu’une %ale quantité d’air doit lui être fournie d’en bas par fe chambre, il paraîtra absolument impossible que cette opération ait lieu si une chambre bien close . reste fermée ; car s’il existait une force capable de tirer constamment autant d'air de cette chambre, eÜe serait bientôt épuisée, de même que la cloche
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- d'une pompe pneumatique; et aucun animal d® pourrait y vivre.
- « Ceux, par conséquent, qui bouchent toutes leS fentes dans une chambre pour empêcher l’admissio” de l’air extérieur, et qui désirent cependant quê leurs cheminées portent en haut la fumée, demafl' dent des choses contradictoires et en attendent l'in1' possible. C’est cependant dans cette position que j’al vu le possesseur d’une maison neuve, désespéré, prêt à la vendre à un prix bien au-dessous de sa v»' leur, la regardant comme inhabitable, parce qu’aucuu® cheminée de ses chambres ne transmettait la fuin^ au dehors, à moins qu’on ne laissât la porte ou 1® croisée ouverte.
- « Remède. — Quand vous trouverez, par l’expe' rience, que l’ouverture de la porte ou d’une fenêtr6 rend la cheminée propre à faire monter la fumé6' soyez sûr que le défaut d’air extérieur était la caus® qu’elle fumait; je dis Y air extérieur, pour vous ten’( en garde contre l’erreur de ceux qui vous disent q1’6 la chambre est vaste, qu’elle contient une quanti*6 d’air suffisante pour en fournir à une cheminée, qu’il n’est pas possible, conséquemment, que la ohe' minée manque d’air. Ceux qui raisonnent ainsi igu^ rent que la grandeur de la chambre, si elle est bi^ close, est, dans ce cas là, peu importante, puisqu’ n’est pas possible que cette chambre puisse perdr® une masse d’air égale à celle que la cheminée coU' tient, sans y occasionner autant de vide ; ce qui àP manderait une grande force pour le produire ; d’a’*' leurs, on ne peut pas vivre dans une chambre où u” tel vide existerait par une perte continuelle de taH1 d’air.
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- « Comme il est donc évident qu’une certaine por-d’air extérieur doit être introduite, la question Se réduit à connaître la quantité qui est absolument Nécessaire; car on doit éviter d’en admettre plus îu’il n’en faut, comme étant contraire à l’intention ÎJi’on se propose en faisant du feu, c’est-à-dire Réchauffer la chambre. Pour découvrir cette quantité, leïïnez la porte par degrés, pendant qu’on entretient Nü feu modéré, jusqu’à ce que vous aperceviez, avant d’elle soit entièrement fermée, que la fumée commence à se répandre dans la chambre ; ouvrez alors peu, jusqu’à ce que vous remarquiez que la fumée ne se répand plus ; tenez ainsi la porte, et ob-fervez l’étendue de l’intervalle ouvert entre le bord Aa porte et le jambage; supposons que la distance ®°it de 14 millimètres, et que la porte ait 2 mètres ^ centimètres de hauteur, vous trouverez alors que ^otre chambre demande un supplément d’air égal à “ décimètres 51 centimètres carrés, ou à un passage Re 21 centimètres de long sur 16 centimètres de arge. La supposition est un peu forte, parce qu’il y 4 peu de cheminées qui, ayant une ouverture mo-^érée et une certaine hauteur de tuyau, demandèrent plus de la moitié de l’ouverture supposée : Activement, j’ai observé qu’un carré de 16 centimètres, ou de 2 décimètres 62 centimètres carrés, est r milieu assez juste qui peut servir pour la plupart ts cheminées.
- Les tuyaux longs ou fort élevés, qui ont des ouvertes petites et basses, peuvent, à la vérité, être fournis Süfûsamment d’air à travers une ouverture moins J^ande, parce que, pour des raisons que j’exposerai Cl'&près, la force de légèreté, si l’on peut parler ainsi,
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- étant plus grande dans de pareils tuyaux, l’air fro^ entre dans la chambre avec une plus grande vitesse et par conséquent, il en entre plus dans le mêtf* temps. Cela a cependant ses limites ; car l’expérience montre qu’aucun accroissement de vitesse ainsi casionné ne peut rendre l’introduction de l’air, à tfa' vers le trou de la serrure, égale en quantité à ce$ que produit une porte ouverte, quoique le couraî1 d’air qui entre par la porte soit lent, et au contra^ très rapide à travers le trou de la serrure.
- « Il reste maintenant à considérer comment et qua^ cette quantité d’air extérieur doit être introduite, ^ manière à produire le moins d’inconvénients ; car on laisse entrer l’air par la porte ouverte, il se poh# de là‘directement vers la cheminée, et on éprouve froid au dos et aux talons, tant qu’on reste assis d* vant le feu. Si vous tenez la porte fermée, et vous ouvriez un peu votre fenêtre, vous éprouver®* le même inconvénient. On a imaginé diverses i®' ventions pour remédier à cet inconvénient : par exei®' pie, on a introduit l’air extérieur à travers des c»' naux conduits dans les jambages de la chemin®6' L’orifice de ces canaux étant dirigé en haut, on imaginé que l’air emmené par ces tuyaux étant dirig6, vers le haut, doit forcer la fumée à monter dans tuyau de la cheminée. On a aussi pratiqué des paS'; sages pour l’air dans la partie supérieure du tuf®11 de la cheminée pour y introduire l’air dans le xû&$\ but ; mais ces moyens produisent un effet contraifÉ à celui qu’on s’est proposé ; car, comme c’est le co"' rant constant d’air qui passe de la chambre à traxer! l’ouverture de la cheminée, dans son tuyau, qui ed1' pêche la fumée de se répandre dans la chambre,sl
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- v°us fournissez au tuyau, par d’autres moyens ou ^üne autre manière, l’air dont il a besoin, et surtout Sl cet air est froid, vous diminuez la force de ce cou-j’mt, et la fumée, en faisant effort pour entrer dans a chambre, trouve moins de résistance.
- « L’air qui manque doit donc être introduit dans la cWibre même, pour prendre la place de celui qui échappe par l’ouverture de la cheminée. Ganger, acteur très ingénieux et très intelligent, qui a écrit ^ cet objet, propose, avec discernement, de l’intro-^ire au-dessus de l’ouverture de la cheminée; et, J>°Ur prévenir l’inconvénient du froid, il conseille de ® faire parvenir dans la chambre à travers les cavi-tournantes pratiquées derrière la plaque de fer fait le dos de la cheminée et les côtés du foyer, f même sous l’âtre ; il s’échauffera en passant sous Jes cavités, et, étant introduit dans cet état, il échauffa la chambre au lieu de la refroidir. Cette invendu est excellente en elle-même, et peut être enrayée avec avantage dans la construction des maisons ^üves, parce que ces cheminées peuvent être dispo-ISees de manière à faire entrer convenablement l’air 1 r°id dans de pareils passages ; mais, dans les maisons ! a bâties sans se proposer de telles vues, les che-| binées sont souvent situées de manière qu’on ne ' ferait leur procurer cette commodité sans y faire 6s changements considérables et dispendieux : les Rhodes aisées et peu coûteuses, quoique moins par-: a*tes en elles-mêmes, sont d’une utilité plus générale; fies sont les suivantes :
- Dans les chambres où il y a du feu, la portion | qui est raréfié devant la cheminée change conti-^ellement de lieu, et fait place à d’autre air qui doit
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- être échauffé à son tour ; une partie entre et mont® par la cheminée, le reste s’élève et va se placer près du plafond. Si la chambre est élevée, cet air chau^ reste au-dessus de nos tètes, et il nous est peu util®i parce qu’il ne descend pas avant qu’il ne soit consid6' rablement refroidi.
- « Peu de personnes pourraient s’imaginer la grand6 différence de température qu’il y a entre les parti6* supérieures et inférieures d’une pareille chambre,9 moins de l’avoir éprouvée par le thermomètre, o” d’être montées sur une échelle jusqu’à ce que la têt® soit près du plafond. C’est donc dans cet air chan^ que la quantité d’air extérieur qui manque doit êtr® introduite, parce que, en s’y mêlant, la froideur es* diminuée, et l’inconvénient qui résulte de cette quaï1' tité devient à peine sensible.
- « 2° Une seconde cause qui fait fumer les cheminé®5 est leur trop grande embouchure dans les chambré cette embouchure peut être trop large, trop haute,011 toutes les deux ensemble. Les architectes, en généré n’ont pas d’autres idées des proportions de l’emhoï1' chure d’une cheminée, que celle qui se rapporte à 1* symétrie et à la beauté, relativement aux dimension de la chambre, pendant que les vraies proportion*1 relativement à ses fonctions et à son utilité, dép®11' dent de principes tout-à-fait différents ; et cette pr°’ portion des architectes n’est pas plus raisonnable (p1* ne le serait la dimension des degrés ou des mardi®' d’un escalier, prise selon la hauteur d'un appartement plutôt que l’élévation naturelle des jambes d’unhoiD^ qui marche ou qui monte. La vraie dimension doP de l’ouverture d'une cheminée doit être en rappel avec la hauteur du tuyau ; et, comme les tuyad;
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- •taïis différents étages d’une maison, sont nécessaire-^ent de diverses hauteurs ou longueurs, celui de etage d’en bas est le plus haut et le plus long, et Ceux des autres étages sont en proportion plus courts, façon que celui du grenier se trouve le moindre de j°Us- Comme la force d’attraction est en raison de la tuteur du tuyau rempli d’air raréfié, et comme le durant d’air qui entre de la chambre dans la chemi-doit être assez considérable pour remplir consument l’embouchure, afin de pouvoir s’opposer au jftoiir de la fumée dans la chambre, il s’ensuit que eihbouchure des tuyaux les plus longs peut être plus tendue, et que celle des tuyaux plus courts doit être ^ssi plus petite ; car si une cheminée qui ne tire pas °dement a une ouverture large, il peut arriver que 6 tuyau reçoive l’air qui lui est nécessaire par un 1168 côtés de cette embouchure, qui admet un courant ^rticulier d’air, pendant que l’autre côté de l’embou-1Uf,e, étant dépourvu d’un courant semblable, peut ^mettre à la fumée de se répandre dans la chaînée.
- <( Une grande partie de la force d’attraction dans le ’ty&u dépend aussi du degré de raréfaction de l’air ,^1 contient, et cette raréfaction dépend elle-même 6 que le courant d’air prend son passage à son ^bée dans le tuyau le plus près du feu. Si ce cou-^t, à son entrée, est éloigné du feu, c’est-à-dire ^ entre des deux côtés de l’embouchure lorsqu’elle |5 fort large, ou s’il passe au-dessus du feu lorsque ouverture de la cheminée est fort haute, il s’échauffe p dans son passage, et par conséquent l’air con-jdans le tuyau ne peut différer que peu en raré-cbon de l'air atmosphérique qui l’environne, et sa
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- force d’attraction, c’est-à-dire la force avec laquelle* entraîne la fumée, est par conséquent d’autant pluS faible, de là vient que, si l’on donne une embouché trop grande aux cheminées des chambres des étage# supérieurs, ces cheminées fument; d’un autre côte» si on donne une petite embouchure aux cheminées étages inférieurs, l’air qui entre agit trop directeur' et trop violemment, et en augmentant ensuite l'attra^ tion et le courant qui montent dans le tuyau, la ffi®' tière combustible se consume trop rapidement.
- «Remède (1).— Comme différentes circonstances combinent souvent avec ces objets, il est difficile signer les dimensions précises des embouchures toutes les cheminées. Nos ancêtres, en général, faisaient beaucoup trop grandes ; nous les avons minuées, mais elles sont souvent encore d’une grande dimension qu’elles ne devraient l’être; c®: l’homme se refuse facilement à des changements trof grands et trop brusques.
- « Si vous soupçonnez que votre cheminée fumepap trop grande dimension de son ouverture, resserrer en y plaçant des planches mobiles, de manière à rendre par degrés plus basse et plus étroite, jus^'j
- (1) Le prolongement -vers le bas du soubassement, par une P^J cite de plâtre soutenue par une tringle en fer, empêehe souvent “J cheminée de fumer, parce qu’on met un obstacle à l’entrée, dai>s cheminée, d’une trop grande quantité d’air qui ne sert pas à la cf ', bustion, et qui refroidissait, le courant ascendant de manière à ^ nuer la force du tirage. Le rétrécissement dans le sens horizontal)"'] près le tracé de Rumford, par la même raison, est souvent un ®°f) efficace. J
- Par le surbaissement du soubassement, il en résulte une m0’11, disposition à fumer, mais, par compensation, on a moins de cha1 ; dans l’appartement.
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- FONCTIONNEMENT DES CHEMINÉES. 465
- Ce que vous remarquiez que la fumée ne se répand Pjus dans la chambre. La proportion qu’on trouvera aiIisi, sera celle qui est convenable pour la cheminée, vous pourrez ainsi la faire rétrécir par le maçon ; Cependant, comme en bâtissant les maisons neuves on ^°it hasarder quelques tentatives, je ferais faire des eiâbouchures, dans les chambres d’en bas, d’environ ^ décimètres carrés, et de 48 centimètres de profondeur, et celles dans les cheminées d’en haut seulement de 1 décimètre carré, et d’un peu moins de profondeur ; je diminuerais l’ouverture des cheminées fotermédiaires, en proportion de la diminution de la 0rigueur des tuyaux.
- « Il faut que toutes les cheminées aient à peu près Unième profondeur, leurs tuyaux devant presque ^°üjours être d’un volume propre à laisser entrer un ^ttioneur (1).
- « Si dans les chambres grandes et élégantes, la ';°ntume ou l’imagination demande l’apparence d’une Aminée plus grande, on pourrait lui donner cette Candeur apparente par des décorations extérieures ^marbre, etc.
- «3° Une troisième cause qui fait fumer les chemines, est un tuyau trop court. Cela arrive nécessai-j ïe)hent dans quelques cas, comme quand on construit | cheminée dans un édifice peu élevé ; car, si on ev® le tuyau beaucoup au-dessus du toit, pour que a cheminée tire bien, il est alors en danger d’être inversé par le Vent, et d’écraser le toit par sa chute.
- Cela n’est plus indispensable dans un grand nombre de Tilles, 111 on construit des tuyaux de cheminées beaucoup plus petits que ,,Uï que prescrivent les anciens règlements, on les ramone à l’aide “û fagot {Voyez Chapitre YI).
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- APPAREILS DE CHAUFFAGE.
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- « Remède (1). — Resserrez l’embouchure de la oh®' minée, de manière à forcer tout l’air qui entre * passer à travers ou tout près du feu ; par là, il ser} plus échauffé et raréfié; le tuyau lui-même sers échauffé, et l’air qu’il contiendra aura plus de qu’on appelle force de légèreté, c’est-à-dire que l’alî y montera avec force, et maintiendra une forte ^ traction à l'embouchure.
- « Le cas d’un tuyau trop court est plus généré qu’on ne se l’imaginerait, et souvent il existe où ne devrait pas s’y attendre ; car il n’est point extraof1' dinaire, dans des édifices mal bâtis, qu’au lieu d’avo’j un tuyau pour chaque chambre ou foyer, on plie l’on incline le tuyau de la cheminée d’une chamW* d’en haut, de manière à le faire entrer par le ( dans un tuyau qui vient d’en bas. Par ce moyen tuyau de la chambre d’en haut est moins long d son cours, puisque l’on ne doit compter sa longue^ que jusqu’à sa terminaison dans le tuyau qui ^ d’une chambre d’en bas. Le tuyau qui vient d’en ha doit aussi être considéré comme étant abrégé ^ toute la distance qui est entre l’entrée du secoi>( tuyau à l’extrémité des deux réunis ; car toute ^
- (1) Dans ua tuyau trop court, lo tirage n’a pas assez de force P'-vaincre la plus petite cause du refoulement de la fumée ; le même‘J convénient aurait lieu si le tuyau était assez long pour trop refroii1^ température de la fumée ; le remède serait de prolonger le tuyi^ maçonnerie, et si cela n’est pas possible, de l’allonger au moyen “ tuyau de tôle ; enfin, dans le cas où cela serait insuffisant, on mentera le tirage en calculant exactement l’ouverture à donne1 . tuyau de la cheminée, pour livrer passage à l’air nécessaire à la hustion, ainsi que nous l'avons indiqué, et on ajouterait encore3, moyen en établissant sur le haut du tuyau un des appareils ^ fuges décrits plus loin § 3.
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- Partie du second tuyau qui est déjà fournie d’air, Ajoute point de force à l’attraction, surtout quand Cet air est froid, parce qu’on n’a point fait de feu la seconde cheminée. Le seul remède aisé est Retenir alors fermée l’ouverture du tuyau dans le-^üel H n’y a point de feu. (Voyez ce qui a été dit à ^'Opos des Trappes à bascule.)
- 4° Une quatrième cause, très ordinaire, qui fait ^mer les cheminées, est qu’elles se contrebalancent
- les
- 'unes les autres (1 ), ou plutôt qu’une cheminée a une
- Supériorité de force par rapport à une autre, consulte soit dans la même pièce, soit dans une pièce Y°isine; par exemple, s’il y a deux cheminées dans J111® grande chambre, et que vous fassiez du feu dans 6s deux, les portes et les fenêtres étant bien fermées, v°us trouverez que le feu le plus considérable et le fort vaincra le plus faible et attirera l’air son tuyau pour fournir à son propre besoin ; et Cet air, en descendant dans le tuyau du feu le plus
- P) Lorsque l’une des deux cheminées manque d’air, pour fournir à ^tirage, il faut y pourvoir par les moyens que nons avons indiqués ® Parlant du tirage en général, en donnant à chacune séparément ^lr lui lui est nécessaire. Les ventouses établies dans les tuyaux de ^ciinées n’obvient pas toujours à cet inconvénient, parce que l’air, j^ant plus de facilité à jrasser dans l’ouverture du tuyau de la ^erainée voisine que par le canal de la ventouse, continue à suivre ^ chemin. Il faudrait donc faire des ventouses aussi grandes qu’un de cheminée, ce qui serait possible ; cependant, si l’on rédui-(. celui-ci à la largeur qui lui est strictement nécessaire, on évite-I * "dors le contre-balancement. Souvent on l’évite encore en mariant d cheminées au-dessus du toit, c’est-à-dire qu’on établit un con-^ ‘ °hlique qui, du tuyau le moins élevé, va rejoindre le plus haut, ^ les deux orifices se confondent en un seul ; de cette manière l’air Peut plus descendre par l’un des conduits quand il monte par
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- faible, entraînera en bas la fumée et la forcera à s® répandre dans la chambre. Si, au lieu d’être dat>s une seule chambre, les deux cheminées sont dafl* deux chambres différentes, qui communiquent paI une porte, le cas est le même pendant que cette pod( est ouverte. Dans une maison bien close, j’ai vu cheminée d’une cuisine d’un étage inférieur, contfe' balancer, quand il y avait grand feu, toutes les P' très cheminées de la maison, et tirer l’air et la ^ mée dans les chambres aussi souvent qu’une por® qui communiquait à l’escalier était ouverte.
- « Remède. — Ayez soin que chaque chambre a les moyens de fournir elle-même, du dehors, toi^ la quantité d’air que la cheminée peut demandé de sorte qu’aucune d’elles ne soit obligée d’e^ prunter de l’air d’une autre, ni dans la nécessi* d’en envoyer.
- « î>° Une cinquième cause qui fait fumer les cW minées, cest quand le sommet de leur tuyau dominé par des édifices plus hauts ou par des è nonces, de sorte que le vent, en soufflant sur de ? reilles éminences, tombe, comme l’eau qui surp&sS une digue, quelquefois presque verticalement, le sommet des cheminées qui se trouve dans ^ passage, et refoule la fumée que leur tuyau c< tient.
- « Remède. — On emploie ordinairement, dans cas, un tournant ou gueule de loup, ou l’un des V pareils fumifuges décrits ci-après § 3, qui recotflj la cheminée au-dessus et aux trois côtés, etquici ouvert d’un côté ; il tourne sur un pivot, et, ' dirigé et gouverné par une aile, il présente toujo\ le dos au vent courant. Je crois qu’un tel moye»l
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- ^ général utile, quoiqu’il ne soit pas toujours cer-car il peut y avoir des cas où il est sans effet. est plus certain d’élever ou allonger, si on le peut, tuyaux de cheminées, de manière que leurs som-soient plus hauts, ou au moins d’une hauteur fele à l’éminence qui les domine. Comme un tour-^nt ou gueule de loup est plus aisé à pratiquer et ^ins coûteux, on peut l’essayer premièrement. Si rejetais obligé de bâtir dans une semblable situation, ferais mieux placer les portes du côté voisin de eiâinenee, et le dos de la cheminée du côté opposé ; alors la colonne d’air qui tomberait du haut de $ 'ejûinence presserait l’air d’en bas dans l’embouchure res cheminées, en entrant par des portes ou par des Couses de ce côté, et tendrait ainsi à contreba-lQccr la pression qui se fait de haut en bas dans j8 cheminées, dont les tuyaux seraient alors plus dans l’exercice de leurs fonctions.
- ,l( 6° Il y a une sixième cause qui fait fumer certes cheminées, et qui est l’inverse de la dernière rationnée : c’est lorsque l’éminence qui domine le » est placée au-delà de la cheminée. Supposons un y'Qient dont l’un des côtés soit exposé au vent et une espèce de digue contre son cours ; l’air,
- , âu par cette digue, doit exercer contre elle, de lerâe que l’eau, une pression, et chercher à s’v , Jer un passage ; et trouvant le sommet de la che-au-dessous de celui de la digue, il se précipi-avec force dans son tuyau pour s’échapper par F^ues portes ou quelques fenêtres ouvertes de côté du bâtiment ; et, s’il y a du feu dans ^ Pareille cheminée, la fumée sera repoussée en et remplira la chambre.
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- « Remède. — Je n’en connais qu’un, qui est d’éljj ver le tuyau plus haut que le toit et de l’étayer, est nécessaire, avec des barres de fer; car une gue' de loup, dans ce cas, n’a point d’effet, parce <\ l’air qui est refoulé, pèse par en bas, et s’insin^ dans la cheminée, dans quelque position que ouverture se trouve placée.
- « J’ai vu une ville dans laquelle plusieurs mais^ étaient exposées à la fumée par cette raison, car cuisines étaient bâties par derrière et jointes, par passage, avec les maisons, et, les sommets, des à minées de ces cuisines étant plus bas que les mets des maisons, tout le côté de la rue, quand1 vent souffle contre leur dos, forme l’espèce de d$; dont nous avons parlé ; et le vent, étant ainsi arrêt1 se fraie un chemin dans ces cheminées (sur^1 quand elles ne contiennent qu’un feu faible), P°l passer à travers la maison dans la rue. Les chemin des cuisines ainsi fermées et disposées ont un a^ ( inconvénient : si, en été, vous ouvrez les fei^11 | d’une chambre supérieure pour y renouveler (
- un léger souffle de vent, qui passe sur la cheia*1
- de vos cuisines, du côté de la maison, quoique
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- assez fort pour refouler la fumée en bas, suffit f ^ l’amener vers vos fenêtres, et pour en rempli chambre ; ce qui, outre ce désagrément, dégrad6 meubles.
- « 7° La septième cause comprend les ched^ qui, quoique bien conditionnées, fument cepen cause de la situationpeu convenable d’une porte. Qu# la porte et la cheminée sont du même côté
- chambre, si la porte, étant dans le coin, s
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- contre le mur, ce qui est ordinaire, comme
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- ^°rs, lorsqu’elle est ouverte, moins embarrassante, s’ensuit que, lorsqu’elle est seulement ouverte en fetie, un courant d’air se porte le long du mur de (a cheminée, et, en outrepassant la cheminée, en-paine une Dartie de la fumée dans la chambre.
- tel.
- une partie de la fumée dans la •eia arrive encore plus certainement dans le moment 9,1 I on ferme la porte ; car alors la force du courant ^ augmentée et devient très incommode à ceux qui 611 se chauffant auprès du feu, se trouvent assis dans direction de son cours.
- l< Remèdes. — Dans ce cas, les remèdes sautent atlx yeux et sont faciles à exécuter : ou bien mettez J111 paravent intermédiaire appuyé d’un côté contre eQiur, et qui enveloppe une grande partie du lieu 9,1 l’on se chauffe; ou, ce qui est préférable,changez es gonds de votre porte, de sorte qu’elle s’ouvre fus un autre sens; et que, quand elle est ouverte, >le dirige l’air le long de l’autre mur.
- / 8° Une huitième cause est celle d’une chambre f1 on ne fait pas habituellement du feu, et qui se f°üve quelquefois remplie de la fumée qu'elle reçoit Commet de son tuyau, et qui descend dans la cham-Ve- Quoiqu’il ait déjà été question des courants d’air i {M descendent dans des tuyaux froids, il n’est pas frs de propos de répéter ici que les tuyaux de che-•firiées, sans feu, ont un effet différent sur l’air qui j y trouve, suivant leur degré de froid ou de cha-L’atmosphère, ou l’air ouvert, change souvent ^température; mais des rangées de cheminées, à °Hvert des vents et du soleil par la maison qui les plient, retiennent une température plus uniforme.
- ’> après un temps chaud, l’air intérieur devient °ut-à-coup froid, les tuyaux chauds et vides com-
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- mencent d’abord à tirer fortement en haut, -c’est-®' dire qu’ils raréfient l’air qu’ils contiennent en 1’®' chauffant; cet air donc monte, et un autre plus fro^ entre en bas pour prendre sa place ; celui-ci est r®' réfié à son tour, il s’élève, et ce mouvement contint jusqu’à ce que le tuyau devienne plus froid, ou l’8®1 extérieur plus chaud ; ou si les deux ensemble o®* lieu, alors ce mouvement cesse. D’un autre côté, sl< après un temps froid, l’air extérieur s’échauffe br®s' quement et devient ainsi plus léger, l’air qui est contenu dans les tuyaux froids, étant alors plus p6' sant, descend dans la chambre, et l’air plus ctia^ qui entre dans leur sommet se refroidit à son touh devient plus pesant, et continue à descendre ; et mouvement continue jusqu’à ce que les tuyaux soie®1 échauffés par le passage de l’air chaud à travers eidi ou que l’air extérieur lui-même soit devenu froid. Quand la température de l’air et du tuyau $ la cheminée est à peu près égale, la différence fi® chaleur dans l’air entre la nuit et le jour est suffi' santé pour produire ces courants ; l’air commence^ à monter dans les tuyaux à mesure que le froid fi soir surviendra, et ce courant continuera jusq® peut-être neuf à dix heures du matin suivant. Lor? que ce courant commence à balancer, et à mesu® que la chaleur du jour augmente, ce courant se fi1' rige du haut en bas et continue jusque vers le soirj et alors il est de nouveau suspendu pour quelç0^ temps ; mais bientôt il commence à monter de no®^ veau pour toute la nuit, comme je viens de le di®^ Maintenant, s’il arrive que la fumée, en sortant fie tuyaux voisins, passe au-dessus des sommets ^ tuyaux qui tirent dans ce temps vers le bas, com®1!
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- souvent le cas vers midi, une telle fumée est ^essairement entraînée dans ces tuyaux et descend iTec l’air dans la chambre.
- Le remède est de fermer parfaitement le tuyau i cheminée par le moyen d’une trappe à bascule. 9° Enfin, la neuvième cause a lieu dans les che-ces qui tirent également bien, et qui donnent pendant quelquefois de la fumée dans les cham-celle-ci étant entraînée en bas par des vents vio-qui passent sur le sommet de leurs tuyaux, quoi-ne descendent d’aucune éminence qui domine.
- 1 cas est le plus fréquent, lorsque le tuyau est court îüe son ouverture est détournée du vent ; et il est ie°re plus désagréable quand cela arrive par un froid, parce que, quand vous avez le plus besoin ^eu, vous êtes obligé de l’éteindre. Pour compren-e °e phénomène, il faut considérer que l’air léger,
- 1 s’élevant pour obtenir une libre issue par le PS-U, doit pousser devant lui et obliger l’air qui est essus de s’élever : dans un temps de calme ou de '11 de vent, cela est très-manifeste ; car alors vous 1 que la fumée est entraînée en haut par l’air s’élève en colonne au-dessus de la cheminée; s quand un courant d’air violent, c’est-à-dire un fort, passe au-dessus du sommet de la chemi-, ses particules ont reçu tant de force qu’elles se ^ ^nt dans une direction horizontale, et se suivent i unes les autres avec tant de rapidité, que l’air P1' qui monte dans le tuyau n’a pas assez de force c les obliger de quitter cette direction et de se f Cvoir vers le haut, pour permettre une issue à l de la cheminée. Ajoutez à cela, que le courant l> en passant au-dessus du tuyau qu’il rencontre
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- d’abord, ayant été comprimé par la résistance tuyau, peut s’étendre lui-même sur l’ouverture tuyau et aller frapper le côté intérieur opposé, à il est réfléchi vers le bas d’un côté à l’autre.
- « Remède. — Dans quelques endroits, et parti1 lièrement à Venise, où il n’y a point de rangées cheminées, mais de simples tuyaux, la coutume d’élargir le sommet de ce conduit, en lui donnant forme d’un entonnoir arrondi. Quelques-uns croie( que cette forme peut empêcher l’effet dont je v de parler, parce que l’air, en soufflant au-dessus < des bords de cet entonnoir, peut être dirigé ou n chi obliquement vers le haut, et sortir ainsi pari®1 tre côté en raison de cette forme : je n’en ai F fait l’expérience, mais j’ai vécu dans un pays sujet aux vents, où on pratique tout le contraire sommets des tuyaux étant rétrécis en haut de1,1 nière à former, pour l’issue de la fumée, une ^ aussi longue que la largeur du tuyau, et seu large de 10 centimètres. Cette forme semble avoif imaginée dans la supposition que l’entrée du serait par là empêchée ; peut-être s’est-on im&»1 que la force de l’air chaud qui s’élève, étant d certaine façon condensée dans une ouverture étn pourrait être par là augmentée de manière à v®11 la résistance du vent. Ceci n’arrivait cependant toujours ; car, quand le vent était au nord-est,e’ son souffle était frais, la fumée était précipité bonds dans la chambre que j’occupais ordinaire^ de manière à m’obliger de transporter le feu une autre ; la position de la fente de ce tuyau à la vérité, nord-est et sud-ouest ; si elle aV^J dirigée au travers, par rapport à ce vent, son
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- *Jïait peut-être été différent; mais je ne puis rien ÎSsurer sur cet objet. Ce sujet mérite bien qu’on le s°Umette à l’expérience : peut-être qu’un tournant )l1 gueule de loup aurait été avantageux ; mais on ne a point essayé. »
- § 2. ÉLÉMENTS QUI INFLUENT SUR LE TIRAGE DES CHEMINÉES.
- , Le tirage des cheminées d’une façon générale est 11 ^ à la différence des pressions exercées de part et ^ ^ filtre, sur la couche d’air comprise dans l’ouverture 11 ^ foyer.
- ( D’un côté, celui de l’intérieur de la pièce, cette 1 Cession qui s’exerce de l’intérieur de la pièce vers e conduit de la cheminée, est celle de l’air ambiant 5 Ws à ce niveau dans l’atmosphère ; de l’autre, cette 1 Cession qui s’exerce à son tour de l’intérieur du ( Ver vers la pièce, se compose de la pression exté-1 tleüre qui existe au sommet du tuyau, en plus, celle ' à la colonne d’air chaud compris dans les tuyaux. ! ^eUe-ci étant moindre que celle due à une colonne ; même hauteur d’air froid, il en résulte que la 1 s°Qime de ces deux pressions est inférieure à la pre-1 ^ière, d’où par conséquent, une action motrice qui *eQd à pousser les gaz à travers les tuyaux pour les Yasser au sommet.
- L’on voit tout de suite que cette pression motrice W constitue le tirage, varie avec la hauteur de la géminée. On doit encore ne pas oublier qu’elle est a même en tous les points de cette cheminée. Dans ce qui précède, nous avons supposé im-^icitement que le conduit s’élevait directement du
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- foyer au dehors. Il arrive bien rarement que cecoH' duit s’abaisse d’abord au-dessous de ce niveau, pour remonter ensuite présentant alors un coude. Il ya lieu, alors, avant de poser les conclusions précédentes de faire une distinction.
- Si la fumée et les gaz qui l’entraînent ne subissent pas de refroidissement appréciable dans ce coude, d n’y a rien de changé; mais si, lorsqu’ils remontent au niveau du foyer leur température a baissé, il est évident qu’il y a là une perte dans l’action motrice, une diminution dans le tirage qui ne correspond pin® à la hauteur réelle de la cheminée.
- Ces considérations sur le tirage nous conduisent encore une fois à des conclusions souvent énoncées, au sujet de la nécessité d’une arrivée d’air suffisants dans la pièce à chauffer, car si cette condition n’est pas remplie, il y a, comme on le voit, dépression dû l’air ambiant dans la pièce, et la différence entre leS deux actions qui s’exercent sur la tranche de séparé tion avec le foyer est moindre.
- Il est un certain nombre de causes dues à l’état dû l’atmosphère qui influent sur le tirage. Nous allo^ les examiner successivement, car c’est pour y parof qu’on a inventé une foule d’appareils placés au son®' met des cheminées dits appareils fumivores ou fuM1' fuges, et l’examen que nous allons faire, en mon' trant bien quelles conditions ces appareils doiv»n* remplir, permettra d’en mieux saisir le mérite.
- Influence de la température extérieure.
- Il est bien évident que plus la température ex^' rieuro est basse, et plus la différence qui existe entrai
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- IJ1 pression due à la colonne d’air chaud compris dans ^cheminée, et celle due à une même colonne d’air i^s à l’extérieur, est grande, par conséquent le tirage émeute dans ce cas.
- Tout le monde connaît d’ailleurs ce fait sans s’en ^dre compte quelquefois, et l’on dit souvent en tyant une cheminée tirer plus énergiquement que ^bitude : on voit bien à la façon dont la cheminée ^ qu’il fait bien froid dehors.
- Influence de la pression de Vatmosphère.
- Risque la pression atmosphérique décroît, le tirage lt%ue à son tour. Cet effet est d’ailleurs facile à piquer, car la température de l’air brûlé ne change > l’effet dû à cette colonne reste le même, mais la ,8sion due à la colonne correspondante devient .^dre, d’où une perte dans l’action motrice, et par dans le tirage, mais cette perte est très faible Rns le cas actuel un autre effet intervient. Le d’air appelé diminuant, c’est la combustion qui neQt moins vive. Ainsi l’on constate que sur des . 88 montagnes, le charbon ne saurait brûler à libre, sans le secours du soufflet, la combustion buvant se maintenir.
- Influence de l’état d’humidité de l’air extérieur.
- 4 Plus ou moins grande humidité de l’air agit te> et de la même manière que la diminution de tession. Les foyers ne trouvant pas une alimen-l11 d’air suffisante, la combustion languit.
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- Ces trois effets ne sauraient être combattus f aucune disposition, il faut absolument les subir da”* les cheminées.
- Influence des vents.
- Les vents, comme tout le monde sait, ont une t# grande influence sur le tirage des cheminées, et une des causes principales qui les font fumer. P011' les appareils de chauffage qui nous occupent, R°ll: n’avons qu’à considérer l’action du vent sur l’ori^ extérieur de la cheminée, le vent ne pénétrant l8j mais dans les appartements, pour agir sur le foy^ Il n’y a, à ce point de vue, que des courants d*1 accidentels; ainsi, il arrive quelquefois que la Wf que ouverture d’une porte dans la pièce déterC^ un courant d’air en sens inverse du tirage, le di^ nue momentanément, et même quelquefois pro<n un retour et un accès de fumée dans la pièce, cela est absolument accidentel, et, d’ailleurs, on P01 y remédier facilement.
- Les vents peuvent se produire dans diverses dif1 tions.
- Supposons-les d’abord suivant une direction fr0! zontale. Il est facile de constater qu’ils n’ont auc| effet nuisible sur le tirage. j
- Quand le vent est vertical dirigé de haut en ^ l’effet est des plus nuisibles. Il y a toujours difl1'* tion de tirage, l’air extérieur peut même s’introd11 dans le tuyau, si sa vitesse est supérieure à ceHe sortie de l’air brûlé, la température de cet air est minuée et la cheminée fumera certainement'* même la combustion ne se trouve pas suspendu0'*
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- Si au contraire le vent était encore vertical, mais i!%é de bas en haut, il aurait évidemment pour d’entraîner avec lui les gaz sortant de la chemi-ttee> et d'activer au contraire le tirage.
- Le plus souvent les vents ont des directions obli-les> mais l’effet qu’ils produisent peut facilement se 'iuire encore de ce que nous venons de voir. En e*> toute direction oblique peut être remplacée par eüx autres, l’une horizontale et l’autre verticale, 'üt les actions réunies produiront le même effet que Précédente. Or, de ces deux actions, l’une, l’hori-f ^tale, est nulle, l’autre sera utile ou nuisible sui-'âId qu’elle sera dirigée de bas en haut, ou de haut |Has. En un mot, quand les vents obliques sont ïlrigés de bas en haut, ils ne font encore qu’accélé-t6fle tirage, mais s’ils sont dirigés de haut en bas, j? Çu’on appelle les vents plongeants, ils nuisent au lfage, sont une cause de fumée et peuvent arrêter la 0,11bustion. C’est donc surtout pour remédier aux **ets nuisibles des vents plongeants que doivent re conçus les appareils dont nous allons nous oc-
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- L faut encore énoncer quelques autres causes per-rbatrices plus complexes, dépendant de circon-u, Qces locales dont il sera bon de tenir compte. L°°s voulons parler de la situation des tuyaux de | fftiinée par rapport à des murs voisins. Il est bien i^dent que tel vent qui passe au-dessus d’une che-l lftée sans lui nuire, peut en allant frapper sur un Voisin, être réfléchi et revenir sur cette même | eiïiinée avec une nouvelle direction, cette fois nui-pe- Ces conditions ne se rencontrent que trop fré-refliinent dans les grandes villes, où les maisons
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- de hauteurs inégales sont accolées les unes sur autres. Delà, un usage fréquent qui consiste àajou au-dessus des coffres de tuyaux en maçonnerie,c prolongements de tuyaux de tôle, pour surélever niveau de sortie, et le soustraire à des actions vents réfléchis sur les murs voisins.
- Bien souvent les cheminées ne doivent à aucn"1 autre cause leur mauvaise marche, et le fumiste et sulté doit toujours faire un examen judicieux d circonstances locales, pour en découvrir les vices, ne procéder alors à une réparation qu’après s^ bien rendu compte du résultat auquel il doit ten^ Car, il ne suffît pas de placer au hasard tel outs appareil, le meilleur peut quelquefois devenir nU'sl hle s’il n’a pas été appliqué convenablement, e*' surtout n’ayant pas recherché la cause principale f fait fumer, ce n’est pas à la combattre qu’on a tout porté ses efforts.
- Bien que n’appartenant pas précisément au ru^j ordre de phénomènes, on peut encore citer pariiu causes qui nuisent au tirage, la pluie qui s’introd1 dans les tuyaux de cheminée dont l’action est c°! parable à celle des vents plongeants.
- Influence des rayons solaires.
- L’expérience de tous les jours apprend que lors^ les rayons solaires pénètrent dans une cheminé^ tirage est considérablement diminué et qu’elleSJ ment ; il devient parfois très-difficile de les allul1 dans un pareil moment. Ce résultat provient pr°q blement de courants de sens divers qui se prodm^ dans l’air, enveloppant la cheminée sous Faction" la chaleur solaire.
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- , § 3. AFPAHEILS DESTINÉS A EMPÊCHER
- ^'PUJENCE DES VENTS ET DE IA PLUIE SUR LE TIRAGE.
- Mitres.
- ^ donne généralement le nom de mitre, à une K de tuyau court qu’on dispose au sommet des ruinées et dont l’effet principal, par suite de leur
- ts, par exemple, pourraient empêcher, s’il n’y
- pas eu cette augmentation de vitesse.
- le détermine. Qn a vu que souvent l’orifice de
- pdion entre le corps du foyer et le tuyau d’écou-^nt proprement dit, offre, par rapport à la section ‘Ce dernier, une diminution de valeur. La mitre a ,llt résultat de rétablir, au sommet du tuyau d’é-J'Wient, une section égale à celle de l’entrée, de
- Ià ce que les deux vitesses y soient égales, ce ist une condition essentielle pour une bonne be de l’appareil. Toutefois, le bon effet d’une mi-it soumis à cette première condition essentielle, a. cheminée possède un tirage suffisant, car au-ent elle deviendrait nuisible. f a des variétés considérables de mitres qui peu-se rattacher à deux types fondamentaux : la ' simple, ouverte à sa partie supérieure suivant Action horizontale, et la mitre à recouvrement,
- 1 laquelle la fumée se répand sous une sorte de
- 6 pour s’écouler latéralement.
- »
- -Fumiste.
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- 482 APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- Les mitres du premier type n’apportent évide’1-1 ment qu’un remède incomplet aux différents inc0!1 vénients qu’elles doivent corriger. En effet, leur oiU'f ture dans un plan horizontal laisse toute possibi^l aux actions de la pluie, des vents plongeants et ^ rayons solaires. Elles ne forment qu’un simple aj11* tage destiné à augmenter la vitesse d’écoulement1 nous semble inutile de nous étendre beaucoup àlf sujet. Fabriquées en matières diverses, poteries, gre‘ etc., et recevant des formes également variées, ch driques, carrées en tronc de pyramide ou de cône,H se composent essentiellement d’un bout de tuyau ^ une douille pénétrant dans le conduit, et d’un rebf extérieur permettant de les sceller sur le massif maçonnerie à l’aide d’un solin qui empêche les $
- . trations d’eau dans le conduit au point de joncti0llj
- Les mitres du second système, tout en laissant * passage libre à la fumée, protègent le conduit1 coulement contre les actions de la pluie, l’accès1 vents plongeants qui ne peuvent former un coUf‘f descendant dans le conduit.
- Elles se fabriquent également en matières dive$ et reçoivent des formes variées à l’infini. La de$<j tion de tous les modèles deviendrait fastidieux; A croyons devoir nous borner à celle des types pw paux les plus usuels.
- Les figures 52 et 53 montrent un modèle de ^ de ce genre en terre cuite.
- a, couronnement bombé par-dessus, avec listel 4 vexe, au-dessus duquel est un champ qui couvfj mitre et sert à empêcher la pluie de tomber dm cheminée.
- b, ouverture pratiquée sur les deux faces po$ passage de la fumée.
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- c, planche de séparation tenant avec le couronnement, et divisant l’intérieur de la mitre en deux parles ou conduits pour la fumée ; cette séparation a Avantage de rendre nul l’effet des bourrasques et ^es plus violents coups de vent sur la fumée, qui, dans
- cas où elle se trouve refoulée dans l’un des confits, trouve toujours un passage dans le conduit qui tai est opposé.
- d, larmier dégagé du dessous, destiné à empêcher * eau de couler dans la maçonnerie qui fait le scellent de la mitre, avec enduit en pente de dessus,
- tf/ a
- Fig. 52. Fig. 53.
- 8ervant à l’écoulement de l’eau et à préserver ainsi toute humidité les fermetures intérieures. e, fermeture intérieure qui reçoit la mitre en des-Süs de la cheminée.
- fy plinthe en couronnement formant saillie sur le lC°rps de cheminée.
- 1 Un moyen assez facile de rendre aux mitres sim-des qualités analogues à celles de la précédente, Insiste à les recouvrir d’un chapeau formé de deux H^les disposées en Y renversé, ou d’un bout de tuile mtière. Il faut avoir le soin de disposer les ouvertures ^üs une direction perpendiculaire à celle du vent le fréquent.
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- Tout le monde connaît les tuyaux en tôle avec cha' peaux qui terminent la plupart des cheminées dafl5 les grandes villes. On les fixe généralement par efl1' manchement, sur une mitre ordinaire, en terre ou $ métal, puis on les protège contre le renversement,9 l’aide d’une tige de fer scellée d’une part dans la J»9' connerie et qui de l’autre embrasse le tuyau par ufl® sorte de demi-anneau, dont les extrémités sont re' pliées en équerre; on assujettit cette équerre àl’aid® d’une ligature, par un fil de fer. Les formes donné®5 au chapeau varient beaucoup, les figures 54,55 et $ en montrent les principales.
- Fig. 54.
- Fig. 54, recouvrement simple. ,
- Fig. 55, même disposition avec addition de de11* plaques de tôle, en regard des ouvertures. C'est meilleure.
- Fig. 56, appareils connus sous le nom de bonfl^ de prêtres, et réputés comme très efficaces.
- On conçoit combien de modifications peuvent êfi1 apportées à ces appareils, en les combinant les ufl1 avec les autres.
- Depuis quelques années on fabrique des tuya^ en forme de mitre destinés à réaliser les mên)^ avantages que les appareils précédents, et composé
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- ^’un tuyau surmonté d’une chambre avec chapeau recouvrement. Cette chambre est close en partie jhr des lames superposées analogues aux lames d’une Mousie à demi fermée, ou de lames verticales ayant lacune comme section horizontale un V dont la t^nte est tournée vers l’intérieur du tuyau. Les di-Vei‘s inventeurs qui fabriquent ces appareils leur
- ^bbuent des propriétés absolues de protection filtre l’effet du vent. Il est certain que la disposition 611 lames de persienne est assez bien conçue pour ^battre l’effet des vents plongeants. Mais il arrive Jjicore fréquemment que tous ces appareils n’empê-^ett pas les cheminées de fumer dans des circon-^üces atmosphériques déterminées.
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- Mitres perfectionnées et fixes.
- Mitre de M. Millet.
- Cet appareil, que la figure 57 représente en élévation extérieurement, consiste en un cylindre de tôle dont la partie supérieure a est légèrement bombé® et dont la partie inférieure présente un col de 21 centimètres, qui doit s’a-
- juster sur le bout d’ua tuyau de cheminée d'u® égal diamètre, et bouché entièrement le haut de 1® cheminée, de manière toute la fumée puisse a1" river dans l’espèce detai®' bour à jour que présent l’appareil.
- Ce cylindre doit êtr® percé, dans toute sa su1' face, de trous présenta®* I une bavure au dehors [ et dont la réunion 00 l’aspect d’une râpe à s®' cre.
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- Fig. 57.
- Pour que cet appareil, étant placé au som^ d’une cheminée, puisse y bien remplir son objet, place à 1 mètre 60 ou 2 mètres au-dessus de l’âtre, ^ planche de tôle percée de la môme manière quele®! Jindre, en observant de mettre la bavure en dess®5’ Par ce moyen, la fumée sort et ne rentre pas»6 les appartements sont garantis de tout refoulent'
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- ^pareil propre à empêcher les cheminées de fumer, par M. J. Dalmas.
- Les figures 58 et 59 représentent cet appareil, toi se place au sommet des tuyaux construits sur es_toits des maisons ; il est composé de trois pièces toêes l’une dans l’autre : la première de forme conique à la base, 50 centimètres de diamètre et 25 centimes au sommet ; son élévation est de 50 centimè-
- Fig. 58.
- Fig. 59.
- ,es; les ventouses de cette même pièce ont, dans prieur, 8 centimètres de diamètre sur 30 centimes de hauteur.
- M hauteur des tuyaux par où sort la fumée est de centimètres sur 10 centimètres de diamètre.
- L& pièce supérieure, de même forme que celle sur îùelle elle s’adapte, a 25 centimètres à la base et
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- 12 centimètres au sommet, sur 35 centimètres d’^ vation: les ventouses ont 5 centimètres de dian#* à l'intérieur sur 16 centimètres de hauteur ; le ^ mètre des tuyaux de cette pièce est de 5 centi®6 très, et la hauteur de 20 centimètres. La troisièH1 pièce est le tuyau posé au sommet de l’appareil; sît diamètre est de 8 centimètres sur 35 centimètres^ hauteur.
- Fumifuge ou mitre de Kite.
- Cette mitre se compose d’un tuyau conique, i 60, surmonté d’un triple chapeau 1, 2, 3, dont troisième seul est clos par-desS et rond. Ces chapeaux présent tout autour une sorte d'auvt sous lequel arrive le vent et s chappe la fumée. Le vent fl frappe sur le corps du tuyau la face supérieure de l’auvent* d’abord réfléchi sur sa face rieure du même côté, puis il vif frapper sur la face intérieur® la partie opposée, après avoir t versé diamétralement le corps en entraînant la fumée, et et se réfléchit sur ce même corps sur la face supérieure de 1* vent pour sortir et dissiper la fumée dans l’attf sphère. Les lignes au pointillé dans la figure it quent la marche du vent et de la fumée. Ce m®! effet a lieu, quel que soit le vent qui souffle, pA que l’appareil est circulaire.
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- Fumifuge de il/. Day.
- La figure 61 représente ce fumifuge perfectionné. A. est la base, B, le corps, qui est formé de plaques “> G, G disposées suivant une forme sphéroïdale, et ^sentant des ouvertures spirales, ou rainures D, D
- Fig. 61.
- posées entre elles. Ces ouvertures présentent une lrfece double de celle de la cheminée, et les plaques G sont unies entre elles par de petites brides c, c et les couronnes.
- fppareil empêchant la fumée, par M. F. J. Muller. iL
- Muller a exposé lui-mème ainsi son invention : ^Osqu’à ce moment beaucoup de tentatives ont été
- es pour empêcher les cheminées de fumer, et peu
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- ou point d’appareils ont atteint ce but : je crois avo»1 sensiblement amélioré les combinaisons qui ont é® imaginées à ce sujet.
- Pour faciliter l’intelligence de ma découverte, J® crois pouvoir me borner à donner quelques exp® cations sur la construction de l’appareil, compté ainsi que le montre la figure 62 de deux tuyaux s’ef boitant l’un dans l’autre d’une façon particulière, ^ tout disposé au sommet de la cheminée.
- a, maçonnerie qu’il est nécessaire d’établir à trémité supérieure de la cheminée ou du bâtin# pour maintenir l’un des tuyaux en place ; on le $ entrer dans le corps de la maçonnerie, et il y eS maintenu au moyen de crampons en fer, ou de ton11 autre manière. Ce tuyau est percé d’un certain nof bre de trous, depuis b jusqu’à c, par lesquels la® mée passe dans le second tuyau, d’où elle s’échapf dans l’atmosphère par les ouvertures d.
- Par cet arrangement, quelles que soient la violeflj du vent, de la pluie, et même l’action du soleib fumée ne peut être refoulée, puisque le second tuf est fermé à son extrémité supérieure par une pla^ e, de même métal que le tuyau ; cette plaque 1 rendue mobile au moyen de tringles que l’on ret® par des clavettes, afin de faciliter, au besoin, le toyage de l’intérieur du tuyau.
- Dans le cas où le corps de la cheminée serait ® construit, de manière à empêcher l’ascension de fumée, je place, à l’intérieur, un ventilateur f, fig-1 qui est mis en jeu par la fumée elle-même et facilite l’évacuation dans l’atmosphère ; d’ailleur$> ventilateur a encore pour objet d’accélérer ou aet’1 le tirage du foyer, s’il en manque.
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- La figure 63 représente un appareil composé de 'r°is tuyaux ; sa construction ne diffère pas essen-'^ement de celui que je viens de décrire; le tuyau ^Qcipal y reçoit d’abord la fumée, qui s’échappe, ^ des ouvertures, dans le second tuyau ; de là elle ^iSse dans le troisième tuyau,qui enveloppe les deux [deniers, par d’autres ouvertures d’où elle se rend ps l’atmosphère par les ouvertures pratiquées dans ®Wt et le bas de ce dernier tuyau.
- L est bien entendu que, en cas de besoin, on peut
- î’ig. 62. Fig. 63. Fig. 64. Fig. 63.
- %>ter un ventilateur à cet appareil, soit pour faci-^ le tirage du foyer, soit pour l’ascension de la lraée.
- La figure 64 représente un appareil à deux tuyaux : 'toyau principal, c’est-à-dire celui qui entre dans 1 Partie supérieure de la cheminée, est également epcê des trous l, l, par lesquels la fumée se rend ÎIls le second tuyau m ; par cette disposition, l’in-leiice du vent, de la pluie ou du soleil ne peut !ercer aucun refoulement, et la fumée s’échappe iIls l’atmosphère par les ouvertures n, n.
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- La figure 65 représente le tuyau principal toutes les figures auquel est adapté le ventilateur f
- Appareils mobiles.
- Teus les appareils précédents présentent le metf6 inconvénient, à savoir que les orifices de sortie de 1® fumée étant fixes, toutes les fois que les vents sor1 dans une direction perpendiculaire, l'appareil devie"1 à peu près inefficace, et bien qu’on dispose cette o11' verture à l’abri des vents régnant le plus fréquefl1' ment dans la localité, on n’a atteint le but cherd1® qu’en partie. De nombreux inventeurs ont cherche rendre ces ouvertures mobiles de position, pouv^1 s’orienter elles-mêmes sous l’action du vent de faǰ* à ce que l’appareil soit toujours dans les conditi011 les plus avantageuses, l’ouverture de sortie se tro® vant du côté opposé au vent, de sorte que la funlfl tende à prendre la même direction, le vent ab* n’est plus un obstacle, mais il facilite au contraire1 tirage.
- Des gueules-de-loup à girouette.
- La construction la plus simple de cet appareil6! celle indiquée fig. 66 et 67, elle se compose : dlo tuyau rond de tôle a b c d, que l’on fixe sur le sûI < met du tuyau de la cheminée, et qui devient a^it l’ouverture par où sort la fumée ;
- De deux traverses de fer c et f auxquelles une b tj verticale h h est solidement fixée; t
- D’un autre tuyau d’un diamètre plus grand, m, armé également de deux traverses g g : celle il1 rieureest percée d’un trou pourlaisserpasserlibreibi la tige verticale h h ; celle supérieure a une crapl
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- fane pour recevoir l’extrémité supérieure de la tige ^ h, qui est taillée en pivot à l’effet de laisser tourner facilement tout le tuyau iklm.
- La partie o du tuyau i h l m a été enlevée et présente une ouverture r s t u, pour laisser échapper la famée.
- La partie supérieure l m est recouverte et est surmontée d’une plaque de tôle verticale v x, partant fa* centre et dirigée du côté de l’ouverture o.
- Lorsque le vent vient frapper la plaque v x, elle faüfne comme une girouette, et entraîne dans son
- L r
- r -r in
- c
- tie
- d
- Fig. 66. Fig. 67.
- puvement tout le tuyau i k l m, de sorte que son pverture se trouve constamment dirigée du côté OTosé d’où vient le vent ; il en résulte que non seulement le vent n’empêchera pas la fumée de sortir, pis en facilitera la sortie.
- L Quelquefois cet appareil a la forme représentée t 66, c’est-à-dire qu’il est formé de deux tuyaux fadés a et b dont la disposition intérieure est la %ie que celle de la figure précédente.
- a cherché à rendre le vent favorable au cou-fat ascendant de la fumée, et on y a réussi de plu-ffars manières.
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- La première consiste à ajouter à l’appareil un entonnoir f g (fig. 68), dans lequel le vent, en s’introduisant par l’ouverture g, sort par l’extrémité du tube f, et établit un courant dans le tube a b, s’il n’J en a pas; on lui donne plus de vitesse s’il y en a un.
- La seconde consiste à placer dans l’intérieur du cylindre b c une hélice de tôle, de fer ou de cuivré abc (fig. 69), montée sur un axe a i, dont l’extrémité est armée d’un moulinet également de tôle, dont les ailes sont en surfaces gauches comme celles d’un moulin à vent. Le moulin mis en mouvement par la force du vent, fait tourner l’axe sur lequel
- Fig. 68.
- Fig. 69.
- Fig. 70.
- l’hélice est fixée, et établit un courant dans le tuyalj b c qui facilite l’ascension de la fumée ; il faut l’hélice tourne dans le sens convenable, car ell| contrarierait le tirage si elle avait un mouvement d rotation opposé.
- On a construit, sur les mêmes principes de l’af pareil, dont nous avons donné la description, et p011, suppléer au tuyau tournant, un appareil (fig. 70) <n se compose de deux cônes a et b, placés au somflh du tuyau d, qui communique avec le tuyau de 11 cheminée, et d’une couverture f pour recevoir eaux pluviales; voici l’effet de cette disposition,
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- Jusque le vent frappe les surfaces inclinées a et b des '•fi'ix cônes (1), il change de direction en se rappro-'^Qt de la direction verticale, et établit à l’orifice a diminution de pression atmosphérique qui favo-;'se le tirage.
- ' Girouette perfectionnée de M. Palissot.
- Ces tuyaux, qui sont représentés tout montés par fig. 71 et 72, sont formés de deux parties : la partie
- Fig. 71. Fig. 72.
- prieure A, qui est en plâtre et en fonte de fer, se phiit à la cheminée par la base B, qui a 65 cent. 6 long sur une largeur qui est égale à celle des mi-
- 1*) On a trouvé que l’inclinaison de 60 degrés est la meilleure.
- effet, la direction des vents généraux ou vents alises qui rè-"ût'dans nos contrées fait un angle de 15» avec l'horizon ; et, pour lt ce vent soit réfléchi de manière à déterminer un courant ascen-^>el dans le sens vertical, après avoir frappé une surface, il faut 6 les éléments de la snrface qui reçoit le vent fassent avec l’ho-J111 un angle de 60°. Ainsi les générations ou les crêtes des cônes ^ place sur les cheminées doivent avoir cette direction pour oh-^ le plus grand effet possible.
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- très ordinaires de cheminées ; elle se réduit à son sommet C, qui est circulaire, à 27 centimètres de diamètre; cette première partie est munie entière' ment de deux traverses en fer, sur lesquelles "e trouve établie la tringle verticale D, sur laquelle doit pivoter la seconde partie E du tuyau ; cette partie en tôle ou en cuivre ; son extrémité supérieure est r"' courbée et surmontée d’une girouette E qui a pour objet de tenir dans une position opposée à l’action du vent, les deux ouvertures G et H destinées à livr"f passage à la fumée : l’ouverture G n’a rien de parti' cuber sur celle qui est placée de la même manière dans les tuyaux ordinaires ; mais l’ouverture H réuni* deux avantages : le premier, c’est d’activer le courait d’air, et le second, c’est qu’elle livre passage à fumée, qu’un violent coup de vent pourrait refoulé dans l’intérieur.
- Le tuyau E va en augmentant vers son extrém^ inférieure, où le diamètre est de 0m.40. Cette extre' mité recouvre la mitre A de 0m.16 en laissant entft elle et la mitre un intervalle de 0W.01J, qui contrit"' encore puissamment à activer le courant d’air.
- Le tuyau E est garni comme la mitre A, intérie"| rement de deux traverses en fer, dans lesquelles pasfj la tringle D, et ce tuyau pivote sur la traverse sup9', rieure. î
- A l’extrémité supérieure de la tringle D, sont p"9' tiquées deux mortaises I, pour recevoir des clave# servant à fixer les deux parties ensemble ; cet asse"1 blage rend l’appareil capable de résister à l’acti"1 du vent.
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- Appareil empêchant la fumée, par M. H. Leroux.
- Cet appareil se place au sommet des elieminées et feut s’adapter à toutes celles qui existent, quelles que s°ient leurs formes et leurs dimensions, et môme à toUs les tuyaux de poêle ou de cheminée.
- H consiste en quatre portes, qui n’ont d’autre mo-|fiur que le vent : les unes se ferment pour s'opposer a son action, au moment même où celles placées du t(*té opposé s’ouvrent pour laisser échapper la fumée ; s°n mécanisme est tel que, si le vent vient à changer direction, les portes placées du côté où il souffle Se ferment aussitôt et laissent ouvrir celles qui se Auvent en face, de sorte que le vent, ne pouvant Wus s’introduire dans la cheminée, ne peut plus la aH’e fumer.
- Ainsi, c’est le vent lui-même qui préserve des accents que, jusqu’à ce jour, il n’a que trop souvent iCc&sionnés en soufflant le feu des foyers jusque sur es meubles des appartements.
- Quoique quelques-unes des portes soient toujours pertes pour donner issue à la fumée, la tète de la Aminée se trouve cependant suffisamment ouverte j^ür qu’on ri’ait plus à craindre aucune émanation
- prieure.
- | Ventilateur fumivore, par M. J. P. Jallade.
- appareil, fig. 73 et 74, peut être exécuté en iI e ordinaire, en tôle galvanisée, en cuivre, en zinc L ei1 fer-blanc, de même que l’on peut lui donner ^ dimensions différentes, suivant l’emplacement ® d doit occuper.
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- Il est composé de douze lames i tournées en spi' raies, dont l’ensemble intérieur et extérieur forme un cône tronqué ; ces lames sont rivées ou soudées, dan= le bas et dans le haut, sur des cercles h ainsi que sur les quatre montants l; ces quatre montants seront, dans certains cas, remplacés par un cercle horizontal s.
- Le profil des lames indiquées sur le plan est un0 ligne droite : l’inventeur a, depuis, modifié cette forme et leur en a donné une autre, qui consiste e11 deux gorges faites sur les bords, celle extérieure $ dessous, celle intérieure en dessus ; cette forme donfl0 plus de force à l’air intérieur pour faire tournef l’appareil, et empêche l’air extérieur de s'introduit dedans. Dans le haut est une espèce de vase auqe^ on peut donner toute espèce de forme pour ornef l’appareil ; ce vase contient, en dessous, une crapau' dine en verre e, qui est posée sur un pivot en fer A dont le haut est terminé par une pointe aiguëe* acérée, et qui sert d’axe de rotation à l’appareil : ^ pivot est supporté, par le bas, par trois branches ^ qui viennent rejoindre les bords d’un tuyau en b, de forme conique, sur lesquels elles sont vissé^j
- Pour empêcher l’appareil de sortir de la ligne vef\ ticale, on a placé, vers le milieu, un conductellij composé d’une virole t et de quatre branches e q0 viennent rejoindre les quatre montants l ou le cem horizontal s. j
- Le fumivore ainsi disposé peut être placé sur & tuyaux en tôle, sur les mitres, tel qu’il est représe^ sur la figure, ou simplement scellé sur les souches dj cheminées ; aussitôt placé, il prend un mouvem6®1 de rotation causé par l’ascension de l’air intérieur
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- jiaf le courant de l’air extérieur qui le font tourner ^jours dans le même sens ; en raison de la forme es lames indiquées par la figure r, l’air extérieur 48 Peut plus s’introduire dans la cheminée, ce qui,
- Fig. 74.
- Fig. 73.
- I^Wfois, fait rabattre la fumée dans les apparte-l’air intérieur et la fumée qu’il contient se projetés au loin par le mouvement de rota-
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- tion de l’appareil, ce qui tend à faire le vide dans cheminée et produit un fort tirage.
- On peut, en ajoutant dans la partie supérieure c fumivores un engrenage v, utiliser cette force motrir® pour faire marcher des tourne-broches, en le plaçai dans l’intérieur de la cheminée, ou pour toute aidre chose analogue.
- On peut l’employer comme ventilateur en le pl çant dans la partie supérieure des bâtiments qu’1 voudrait ventiler ; il donnerait à l’air un mouvem® ascensionnel qui le forcerait à se renouveler, qui, dans ce cas-là, peut rendre cet appareil utile pour les hospices, les salles de spectacle. ^ ateliers, etc.
- Il y a des établissements réputés insalubres qu'j par son emploi, pourraient être considérable®^ assainis; on pourrait, en faisant partir les mauvais odeurs par la partie supérieure des bâtiments, évit®1 qu'elles ne se répandent au pourtour et en rendre voisinage moins incommode.
- On peut aussi, en le plaçant sur des tuyaux ventouses qu'on établit pour les fosses d’aisancei produire un tirage considérable dans le tuyau, qui empêcherait la mauvaise odeur de sortir par siège et de se répandre dans les intérieurs.
- Tous ces divers appareils mobiles semblent au p1 mier abord devoir résoudre complètement la questu11 et ils seraient en effet excellents, si cette mob$ pouvait être parfaite. Mais à cause du frotte®e! assez considérable, et des conditions toujours é mentaires de construction pour arriver à un prix vente peu élevé, il n’arrive que trop souvent «f cette mobilité laisse beaucoup à désirer, et que W
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- peut même devenir nuisible, ce qui se com-^end aisément si on considère une girouette dont la ^eule reste ouverte en regard de la direction des %ts.
- Ces appareils sont généralement en tôle, qui se f°Uve là dans les conditions les plus défavorables, couvre très-rapidement de rouille, ce qui incon-f^ablement forme un nouvel obstacle à la mobilité is organes.
- a pu remédier facilement à cet inconvénient Puis quelques années, grâce à l’extension qu’a pris rinçage du fer. Il sera toujours préférable toutes ® fois qu’une cheminée se terminera par un appa-6||en tôle, fixe ou mobile, de le faire zinguer, la 'eüte différence de prix de revient est amplement pensée par la conservation de l’appareil.
- CHAPITRE IV.
- Des Poêles.
- § 1. DES POÊLES EN GÉNÉRAL.
- i^es poêles sont des appareils d’économie domes-^e> formant des appareils de chauffage clos, pla-^ •fans la pièce à échauflèr. Ils ont une capacité , s ou moins grande dans laquelle on brûle du comble, les produits de la combustion sont évacués dehors par un tuyau.
- wf.1110ff-e de chauffage des poêles diffère essentielle-de celui des cheminées. Ici ce n’est plus par
- H
- Moment, mais bien par le chauffage direct de
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- l’air de la salle par les produits delà combustion) travers de l’enveloppe qui forme l’appareil. Ils utf1' sent une plus grande quantité de calorique; un p01 est en moyenne six fois plus économique qu’u cheminée.
- Les poêles jouissent de la propriété de ne pas un renouvellement d’air aussi considérable qu®1'1 cheminées, parce qu’il n’y a, d’après leur constr^ tion, que l’air nécessaire à la combustion qui entraîné dans les tuyaux, après avoir passé au1 vers du feu.
- Lorsque les ouvertures qui existent dans l’ap] tement ne laissent pas entrer une quantité beauo^ plus considérable d’air que celui absorbé par la bustion, le renouvellement de l’air est trop abondant, il en résulte une gêne dans la respiré* des personnes qui habitent l’appartement où est poêle, et c’est pour cette raison qu’on reproche mode de chauffage de produire une chaleur étoufft1' ce qui ne doit pas être entendu par une chaleur forte. On remédie à cet inconvénient par une d sition analogue à celle que nous avons vu empi°'î dans les cheminées, en faisant circuler de l’air 1 au dehors autour des faces du poêle ou des tuy1 pour se répandre dans l’appartement après avoir échauffé.
- Nous venons de dire qu’un poêle aspire une coup moindre quantité d’air de l’appartement qu cheminée, parce que le soupirail par lequel 1®( rant entre dans l’appareil est réduit à de très pel dimensions qu’on peut encore diminuer à voloiff moyen d’une petite porte à coulisse ; de sorte ne consomme guère au-delà de ce qui est indisp1
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- pour alimenter la combustion; et il est même Possible d’éviter que l’air nécessaire à la combustion s°it pris aux dépens de l’appartement, en établissant 1111 conduit qui prenne l’air à l’extérieur, et qui l’aine à la porte du foyer pour le diriger sous le Coiïibustible ; une porte qui se fermerait hermétiquement et placée dans un endroit quelconque du poêle ^'virait à introduire le combustible, et à surveiller kfeu.
- Dans un grand nombre de pays, principalement ^hs ceux dont les hivers sont très froids, comme W le nord de l’Europe, les poêles placés dans les ^parlements ont dehors ou dans une autre chambre ouverture par laquelle on met le combustible, et *)ar laquelle arrive l’air nécessaire à la combustion ; jjar ce moyen on est parfaitement échauffé, avec peu ae combustible, et il ne peut s’introduire d’air froid aucune fente, parce qu’il n’en sort pas de la Ambre qu’il faille remplacer, mais on y est réduit 1 Aspirer constamment le même air, et pour ne pas ^tre incommodé, il faut avoir recours aux moyens 1 ventilation.
- Dans les deux cas ci-dessus, on n’aurait plus à Aouveler dans l’appartement que l’air nécessaire à
- 4 Aspiration.
- j Dn pourrait disposer un poêle de manière à voir le ü comme dans une cheminée, en appliquant un assis vitré sur une de ses faces, ou en faisant la plus grande, et en y plaçant des carreaux fvitres, ainsi que nous l’avons indiqué pour les ' Chinées.
- i^fin, un poêle a encore l’avantage de fumer eaheoup plus rarement qu’une cheminée, parce que
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- le tirage étant plus fort oppose un obstacle plus dif' ficile à vaincre aux différentes causes qui occasion' nent le refoulement de la fumée ; cependant, s’il en existait d’assez puissantes pour faire fumer les poêler les remèdes seront les mêmes que ceux que nous avons indiqués pour les cheminées.
- On donne souvent dans le commerce aux poêle8* le nom de calorifères, cette dénomination n’offre paS d’inconvénient, mais cependant il serait préférai de conserver ce nom aux appareils de chauffage plâ' cés en dehors des pièces qu’ils desservent.
- De la matière des poêles.
- La chaleur produite par un poêle se transmet $ traversant ses parois, et la quantité de calorique émise dépend du plus ou moins de conductibilité de la fl18; tière dont il est formé ; on devra préférer le métal * toute autre substance ; le fer est préférable au cuhrC sous le rapport de l’économie dans la dépense. Qua^ à la faïence, comme elle est du nombre des corps mauvais conducteurs, on devrait en abandonner l’a111' pioi.
- Toutefois, il est bon de bien se rendre compte la façon dont s’opère le chauffage avec un poêle,c{ qui permettra de choisir judicieusement la matièrt qui le forme, suivant les divers cas qu’on a à rempli
- Les poêles en métal s’échauffent vite et se refr°r dissent de même. L’inverse a lieu dans ceux en tf8' connerie.
- Dans les poêles en métal, la combustion doit è# lente et permanente ; dans ceux en maçonnerie, , faut au contraire qu’elle soit assez vive pour échau
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- rapidement la masse de l’appareil, et qu’on renou-VeÜe cette opération à des intervalles plus ou moins lignés.
- On comprend aisément l’emploi des grands poêles 611 faïence dans des pièces habitées par un nombre | ^sez considérable de personnes, telles que des salles école, poêles qu’on peut chauffer d’avance, pour une température convenable lorsqu’on y entre, etqui se maintient longtemps échauffée.
- Franklin s’est efforcé de combattre une opinion ré-!iandue généralement et qui consiste à croire que les Feêles de fer répandent une odeur désagréable et sont ^lsains. Franklin dit que, si on s'est plaint de la ^uvaise odeur répandue par ces poêles, elle ne peut Revenir du fer même, mais de la malpropreté dans Quelle on tient les poêles en général. Pour les tenir ^°pres, il suffit de les nettoyer avec une brosse trempe dans une lessive faite avec des cendres et de l’eau, ^ avec une bonne eau de savon.
- Le fer chaud ne donne pas de mauvaise odeur ; en les forgerons des fourneaux de forge, qui versent te métal en fonte pour le mouler, n’en ont jamais *ftîUi la moindre odeur : cela est constaté par la bonne jaeté dont jouissent ceux qui travaillent le fer, comme s forgerons, les serruriers, etc. ; le fer est même ( is salutaire au corps humain : c’est une vérité rejoue par l’usage des eaux minérales, par les bons I ®ts de la limaille d’acier dans plusieurs maladies ' Par l’expérience que l’on a que l’eau même des servers, où ils trempent leurs fers chauds, est avan-^cuse à la santé du corps.
- Le savant Désaguliers rapporte une expérience qu’il aite pour éprouver si Je fer chaud exhalait quel-^oêlier-Fumiste. 12
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- ques vapeurs malsaines. Il prit un cube de fer, perc® de part en part d’un seul trou, et après l’avoir pouS$ à un degré de chaleur très élevé, il y adapta un re' cipient si bien épuisé d’air par la machine pneu#®' tique, que tout l’air qui rentrait pour remplir le reci' pient était obligé de passer par le trou qui traversé le fer chaud ; il mit alors dans le récipient un pef oiseau qui respira cet air sans donner le moindre s>' gne de malaise.
- En 1788, la Société royale de médecine, dans $ rapport sur les foyers de Désarnod, qui sont é0 ment en fonte, termine ainsi son rapport au sujet ^ l’insalubrité attribuée à ce métal: «Nous pouvons®* surer avec vérité que, dans les chambres où nous avo®! vu ces foyers en expérience, quoiqu’on eût fermé tes les ouvertures, nous n’avons senti aucune émafl9' tion qu’on pût attribuer à la fonte. Bien plus, qi,ot que, dans l’un de ces âtres, on brûlât du charbon terre non épuré et absolument chargé de tout son^1 tume, nous n’avons nullement senti l’odeur de ^ charbon. »
- Enfin, M. Thénard, dans un rapport fait à l’Instit^ dans le troisième trimestre de 1820, prouve que^P sage des tuyaux de poêles en tôle, et même de en cuivre est sans danger pour la santé.
- Malgré l’opinion imposante de Franklin, de Dés®pi nod et de M. Thénard, il n’en est pas moins aVMi aujourd’hui que le fer, la fonte ou les métaux qui ^ portés à une chaleur rouge exercent une action i^i lubre sur la santé, par deux causes qui sont facial concevoir.
- Les métaux chauffés au rouge dans un lieu cio®? élevant beaucoup et subitement la température
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- ah, augmentent aussi notablement sa capacité pour a vapeur d’eau. Il en résulte que cet air sec soutire tfttte vapeur aux corps environnants, à nos membra-1168 muqueuses et à tous nos organes et leur enlève tttle humidité nécessaire au jeu de leurs fonctions, et ^üs cause une souffrance, ce malaise qu’on éprouve jtaüs les lieux chauffés par des poêles en fonte ou en er> où la flamme frappe directement sur le métal et !e fait rougir. §
- En second lieu, l’expérience a démontré qu’il flotte Instamment dans l’atmosphère, et surtout dans les opacités closes où sont renfermés des hommes et des finaux, des matières animales légères et impercep-'les qui en se déposant sur les surfaces du métal por-au rouge s’y brûlent en répandant cette odeur i caractérise les matières animales en combustion ®n y mélangeant des gaz qui rendent l’air à la fois dorant et insalubre, si l’on n’a pas le soin d’établir atl système de ventilation. On se fait difficilement une Ce de la petite quantité de matières animales qui 'ivent se brûler ainsi pour incommoder les habits d’une chambre ou d’un appartement chauffé ainsi Jar le rayonnement de surfaces métalliques portées 1 rouge.
- est dans l’usage de remplir avec des briques la ^rtie de l’intérieur des poêles qui n’est pas destinée ü combustible ; du métal remplirait beaucoup mieux qu’on se propose ; le seul inconvénient qu’il y tarait serait un surcroît de dépense.
- De la forme des poêles.
- Ees poêles en usage sont ronds ou carrés ; les pre-*ers ont l’avantage de s’échauffer partout également,
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- parce que les parois sont, sur toute la circonférence, à égale distance du feu, et par conséquent s’échauffe^1 également dans toutes les directions, tandis qu’ea poêle carré, s’échauffant davantage dans le milieu des côtés que dans les angles, échauffe inégalement da»s son voisinage. D’ailleurs, la combustion ayant lieu généralement au centre de la capacité, le poêle cyliB' drique doit produire un peu plus de chaleur que Ie carré, à cause de % perte de calorique qu’éprouven1 les rayons qui ont plus de chemin à parcourir pou" atteindre la surface qu’ils doivent pénétrer.
- Enfin, sous le rapport de la durée des deux appa' reils, le poêle rond l’emporte encore sur le carré, part6 que, dans celui-ci, l’inégalité d’échauffement de se5 surfaces peut en occasionner la rupture, ce qui se remarque généralement dans les poêles de faïence tandis que ce désavantage n’a pas lieu dans le poêl0 rond, d’une manière aussi sensible du moins.
- De l’épaisseur des parois des poêles.
- On peut diviser les poêles en deux parties, sous rapport de l’épaisseur de leurs parois : la premier à parois minces, la seconde, à parois épaisses. Il facile de concevoir que plus les parois sont épaissi plus le calorique éprouve de difficulté à pénétrer, moins, par conséquent, il y a de chaleur produit dans l’appartement ; car, si les parois, par exempt avaient 65 ou 97 centimètres d’épaisseur, jamais11 surface extérieure n’arriverait à la chaleur rouge aVÇj nos feux ordinaires. Il est vrai qu’il s’accumulera' une plus grande quantité de calorique, qui se répa11 drait ensuite lentement dans la chambre, sans perflf dans l’appartement. Or, il arriverait que l’air in16'
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- ïleur du poêle serait beaucoup plus échauffé par le c°ntact des parois, et que le courant emporterait con-^uellement une grande quantité de chaleur dans le c°nduit de la cheminée, ce qui se reconnaîtrait à l’ex-trêine chaleur que contracterait le bout du tuyau qui ^outit à la cheminée: il faut ajouter la diminution '|e mouvement ou de force qu’éprouveraient les rayons ^ calorique à la rencontre de parois presque impé-j^h’ables. Il parait donc hors de doute qu’il y a réel-ement, par l’effet de ces deux causes, une perte de Valeur avec des parois très épaisses.
- D’un autre côté, lorsque les parois sont minces, ^es s’échauffent plus promptement ; le calorique se ïepand avec plus de vitesse dans l’appartement, mais iUssi il s’échappe avec plus de facilité.
- Nous conclurons donc qu’à dépense égale de comestible, avec des parois minces, il y a moins de perte 6 chaleur, et que l’appartement est promptement ;cWffé ; ce qui convient aux pays froids où cette °ùe de poêle est en effet plus en usage ; qu’avec des ^ois épaisses, il y a plus de perte de calorique ; mais ’N’on a un réservoir de ehaleur permanente qui se lefse lentement dans l’appartement, de manière à y Retenir une température plus égale ; et que cette jfùe de poêle convient aux climats tempérés et où ec°üomie est d’une importance moins grande.
- Des tuyaux de poêles.
- ^a chaleur contenue dans le courant d’air brûlé ^ si considérable qu’on peut doubler la chaleur que Jouirait un poêle de métal, en adaptant à l’appa-des tuyaux suffisamment longs, et la tripler si 6 Poêle est en faïence. Ces tuyaux doivent être faits
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- en métal le plus mince possible, pour que la chalet passe plus promptement au travers de leurs parois-
- Cette longueur a cependant des limites, parce que» si la température de l’air brûlé, à sa sortie du tuyau de la cheminée, se rapprochait de la température l’air extérieur, le tirage n’aurait pas lieu.
- Le tirage est souvent diminué et la combustion ralentie dans un poêle, par les coudes que l’on faire aux tuyaux d’un poêle, parce que la vitesse d° courant d’air brûlé est moindre que lorsqu’ils ne fo^ pas d’angles entre eux. Ce ralentissement du courait est dû au frottement contre les parois et au choc qul a lieu dans les angles à chaque changement de dire0" tion. Il résulte cependant un avantage de cette disp0' sition de tuyaux coudés, c'est que la fumée dépos® dans l’appartement une plus grande partie de sa ch8' leur avant d’arriver dans le tuyau de la cheminée-
- Lorsque le tirage ne sera pas assez énergique ®j que la combustion n’aura pas assez d’activité, 1 faudra donc diminuer le nombre des coudes ou h longueur des tuyaux, ou enfin, placer des tuya°* faits avec une matière du nombre des mauvais co°' ducteurs du calorique ; mais ce moyen fera perd1® beaucoup de chaleur dans l’appartement.
- Il faut avoir le soin de ne pas disposer un tuy8< descendant immédiatement après le foyer, parce le tirage au commencement ne pourra se faire qu’8 tant qu’on aura échauffé la cheminée. En général vaut mieux faire circuler l’air brûlé verticaleiu011 qu’horizontalement.
- Il ne faut jamais présenter à l’air brûlé plusieüf tuyaux qu’il doive parcourir simultanément en tant, il n’en est pas de même pour l’air descend®11
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- même remarque a lieu pour les accroissements Momentanés de diamètre du tuyau.
- Ces observations sont importantes à noter, vu usage des tuyaux de forme très complexe, avec j^rties bifurquées en losange, rectangle, ou chambres arges qu’on intercale sur leur parcours.
- La meilleure disposition, celle qui permet avec le ^Us petit parcours d’utiliser le mieux la chaleur em-jMrtée dans les tuyaux, consiste à faire circuler l’air "rûlé dans un tuyau de fonte dont la surface soit &rnie de nervures nombreuses et rapprochées, se Plongeant en dedans et en dehors, et placées alter-^ivement dans des plans différents, ce tuyau étant Mveloppé d’un autre de plus grand diamètre ouvert îllX deux bouts, et d’une hauteur suffisante.
- § 2. DESCRIPTION DE DIVERS MODÈLES.
- Tous les modèles de poêle qu’on rencontre dans le Mitiinerce peuvent être groupés en deux types uniques. La cloche, appareil formé d’une enveloppe quelque où s’opère la combustion, en contact avec sur toutes ses faces, et la cloche enveloppée, 911 l’air s’échauffe principalement dans son passage 1 eMtre la cloche et l’enveloppe, pour se répandre en-,Sllde dans la pièce. Cette seconde classe d’appareils ' encore désignée sous le nom de poêles à circula-!°h d’air. C’est à eux qu’on applique souvent le nom e calorifères.
- 1° Cloche en fonte.
- Tout le monde connaît cet appareil que son nom e,d définit complètement. Il se compose de deux
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- cloches un peu aplaties, superposées par leur plllS large ouverture, la pièce inférieure est supportée par trois pieds, la partie supérieure porte une ouvertute soit sur son sommet, soit latéralement avec un ma»' chon pour y ajuster le tuyau de dégagement. Enfi11 une ouverture latérale munie d’une petite porte per' met d’introduire le combustible.
- Dans cet appareil comme dans une foule d’autr^ en tôle de construction plus soignée et plus élégante la surface de chauffe est rarement suffisante pour al' sorber la chaleur dégagée, ils chaufferaient donc rel*' tivement peu, si généralement ils n’étaient toujour; installés avec de très longs tuyaux où l’on parvient3 utiliser cette chaleur.
- 2° Poêle commun en faïence.
- Nous ne nous étendrons pas davantage sur cet af pareil aussi connu que le précédent. Il se comp°sfi d’une capacité de forme carrée ou cylindrique $ faïence émaillée, dans laquelle on brûle le comb^' tible. Il est évident que cet appareil est encore mo|fl* bon que le précédent, et qu’il utilise encore roo1"1 la chaleur produite par la combustion. D’ailleurs0,1 ne les construit généralement plus aussi élém^h taires, et nous allons décrire quelques modèles pr| férables, qui sont aujourd’hui plus employés.
- 3° Poêles suédois.
- Ces poêles en terre cuite offrent par suite de l^* construction des conditions bien plus favorables pfll1 i’utilisation de la chaleur. Les produits de la ^1 bustion, au lieu de s’échapper brusquement de
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- toeil, y séjournent plus longtemps, par suite d’une Vision en chambres successives que la fumée est ^%ée de parcourir entièrement avant de s’échapper ^ le tuyau.
- On les rencontre à la vérité un peu dans tous les Jjtys, mais leur nom provient de ce que leur emploi les parties septentrionales de l’Europe est d’une ^essité absolue : ils conservent longtemps leur
- Fig. 76.
- aieur et n’exigent guère qu’un sixième du comble qu’on brûlerait dans une cheminée ordi-,lïe ; plus la surface d’un poêle est considérable, ,?s la chaleur est grande; il ne faut donc pas donner de les voir quelquefois occuper toute la Jtetir d’un appartement avec une largeur et une fadeur proportionnées à la première dimension. U figure 75 représente une des faces d’un poêle 'Ce genre : a est le gueulard ou la porte qui sert à
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- introduire le combustible et à allumer le feu : cette porte est ordinairement munie du petit guichet ferme à coulisse.
- La figure 76 est une section de ce poêle faite le tiers de sa longueur, du coté où est située la po^e de la figure 75 ;
- & est la cavité où l’on place le combustible et ql,e l’on peut nommer le foxjer ; il est séparé de la cav$ c, laissée au-dessous du poêle, par un plancher ^ terre ;
- d d sont des cavités qui amassent et conservent ^ chaleur et que la fumée traverse ;
- e est une autre cavité qui n’a point de commue1' cation avec les autres, et que, par conséquent, ^ fumée ne traverse pas ; elle est placée au sommet $ poêle et sert ordinairement de séchoir ; mais, com^ la poussière s’y attache, il est préférable de termi^1 le poêle par une surface plane.
- La figure 78, qui est une autre section du P1 . fait encore mieux concevoir sa construction et la K rection que prend la fumée ; les chicanes k k, que le toit k, sont en briques ou en terre cuite. ^ voit que les chicanes se projettent à l’intérieur ^ trois quarts environ de la longueur totale ; leurs ^ trémités II sont soutenues par des pièces de fer dans le poêle. Par ce moyen, le passage de la n’est point interrompu, et on la voit suivre le c°' rant d’air. Le cours de la fumée est rendu enO plus sensible par la figure 77, qui est une section la partie du poêle la plus éloignée de la porte.
- m m sont les conduits pour la fumée ; de nive avec la partie supérieure de la cavité, et dans le ^ nier des conduits, est une petite trappe n qu’on *
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- 's°m de fermer lorsque le combustible est carbonisé; Jequi, en arrêtant la combustion, contient la chaleur i1 l’intérieur du poêle, d’où elle se répand dans Tapotement ; mais comme, lorsque l’atmosphère est très p°ide, elle pourrait venir refroidir toute la partie du ^êle située au-dessus de cette trappe, on pratique une !®eonde trappe à la partie extérieure de la cheminée j^uée au-dessus du toit de la maison ; et, au moyen 11 une tige de fer et d’un petit mécanisme facile à
- Fig. 77. Fig. 78.
- ü^giner, ces deux trappes peuvent être fermées de .'^érieur avec beaucoup de promptitude et de faci-
- Jté.
- , ^pendant le moyen qu’on emploie le plus ordinai-Oefrt pour fermer cette ouverture consiste à y en-^er un bouchon de terre cuite dont les bords, dé-^sant les parois du trou, entrent dans une gouttière J11 l’entoure ; on recouvre le tout avec du sable ; on Induit le modérateur par une porte pratiquée dans
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- les parois du poêle qu’on ferme elle-même parUIÎ plateau de terre; toute la masse du poêle reposes^ des piliers ou sur une petite voûte, de sorte qu’eWe est élevée de quelques centimètres au-dessus du sol» on allume d’abord, dans le fond du foyer, un peu ^ paille ou quelques copeaux, afin d’échaufïer l’intérielir ou de créer un courant; puis on empile le bois sur'e devant du foyer du côté, et on l’allume ; le coui'aail qui s’est déjà établi, dirige aussitôt la fumée son conduit. On ferme d’ailleurs la porte a en laissai le guichet ouvert ; le courant d’air qui le travers frappe sur le milieu ou sur la partie inférieure ^ combustible et ne tarde pas à le faire flamber. Le 1° | de cette construction est évident. On se propose retenir la flamme et l’air échauffé le plus longteffP* possible, en leur faisant traverser de longs condu^ et en multipliant, autant que possible, les sur: échauffantes.
- C’est dans ce but que le poêle est élevé au-des^ du niveau du sol et qu’on l’isole autant que possd^ On a remarqué que le fond et le derrière du p°3*t contribuaient pour une moitié à l’effet total, et l’e! du fond, tout seul, est au moins égal à celui des d« surfaces antérieure et postérieure. Lorsque les cha bres sont petites, un poêle de cette espèce suffit en chauffer deux à la fois. Chez les particuliers peu aisés, ces poêles sont placés dans le voisinage( passages et des corridors de la maison, de sorte Ç les domestiques peuvent les entretenir sans dans les appartements; d’ailleurs on évite aing! poussière et les cendres.
- Ce système de poêles est infiniment préférable3 grands poêles des ateliers, tant sous le rapport de
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- Production de chaleur, que sous celui de l’économie combustible : on pourra peut-être objecter que la Valeur de ces poêles est malsaine, et qu’en dissipant continuellement l’humidité du corps, elle donne lieu !a des maux de tête et fatigue les yeux. En admettant ïu’il en soit ainsi, on peut y remédier en plaçant sur Ie poêle un vase de terre ou de verre plein d’eau et Présentant une large surface et peu de profondeur ; *°au, en s’évaporant, redonne à l’atmosphère de la Cambre l’humidité dont la chaleur du poêle l’aurait
- Privée.
- fl nous parait inutile après cet exemple de décrire ^ détail les immenses variétés établies sur ce mo-Elles ne diffèrent d’ailleurs entre elles que par e nombre des cloisons et leur disposition horizon-ou verticale.
- Cette dernière doit être préférée, l’expérience ayant Montré que dans ce cas le tirage est plus grand, fl y aurait encore un nouveau perfectionnement à Ppflquer à ces appareils, qui consisterait à leur faire ^Uffer préalablement l’air introduit du dehors dans 1 Pièce et qui sert à renouveler celui dépensé par la 'Olhbustion. C’est ce que l’on fait avec les bouches e chaleur. Le poêle que nous décrivons ci-après en ^ Un exemple.
- construit sur les principes des cheminées sué-^°ises, avec bouches de chaleur, par Guyton -^ORVEAU.
- levant de donner la description de ce poêle, M. ^yton-Morveau entre dans quelques explications sur calorique et sur la manière de l’obtenir : 10 On ne ^°ëlier-Fumiste. 13
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- produit de chaleur qu’en proportion du volume d'al[
- qui est consommé par le combustible; 2° la quanti^ de chaleur produite est phis grande avec une ég<$
- quantité du même combustible, lorsque la combustion est plus complète; 3° lat combustion est d’autant pi11' complète que la partie fuligineuse du combustibl® est plus longtemps arrêtée dans des canaux où elle puisse subir une seconde combustion ; 4° il n’ya d’utile dans la chaleur produite, que celle qui se r®' pand et se conserve dans l’espace que l’on échauffer ; 5° la température sera d’autant plus éleve® dans cet espace, que le courant d’air qui doit se nouveler pour entretenir la combustion sera n ^ disposé à s’approprier, en le traversant, une pi 1 de la chaleur produite. De là plusieurs conséque évidentes : 1° Il faut isoler le foyer des corps pourraient communiquer rapidement la chai Toute celle qui sort de l’appartement est en ] perte, si elle n’est conduite à dessein dans une a pièce; 2° la chaleur ne pouvant être produite par la combustion, et la combustion ne pouvant entretenue que par un courant d’air, il faut at ce courant dans des canaux, où il conserve la vit nécessaire, sans s’éloigner de l’espace à échauffei manière que la chaleur qu’il y dépose s’accun graduellement dans l’ensemble du fourneau is pour s’en écouler ensuite lentement, suivant les de l’équilibre de ce fluide ; 3° le bois consommé point de ne plus donner de fumée, il est avantag do fermer l’issue de ces canaux, pour y retenir chaleur qui serait emportée dans le tuyau supéri par la continuité du courant d’un air nouveau,
- serait nécessairement à une plus basse tempérât0
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- |i° enfin, il suit du cinquième principe, que, toutes :hoses d’ailleurs égales, on obtiendra une tempéra-,!jre plus élevée et qui se soutiendra bien plus long-Cttips, en préparant dans ^intérieur des poêles, ou ;°'is l’âtre des cheminées et dans leur pourtour, des toyaux dans lesquels l’air tiré de dehors s’échauffe ^ant de pénétrer dans l’appartement pour servir à ^ combustion, ou pour remplacer celui qu’elle a confiné ; c’est, ce que l’on a nommé bouches de cha-W, parce qu’au lieu d’envisager leur principale "'i^stination, on pense assez communément qu’elles
- r,6 sont faites que pour donner, par ces issues, un écoulement plus rapide à la chaleur produite. Cette ^hinion n’est pas absolument sans fondement, puis-t’ü en résulte une jouissance plus actuelle en quelles points, et que l’air qui en sort n’a changé de ppératurc qu’en emportant une portion de la chape qui aurait séjourné dans l’intérieur. Cependant px qui les proscriraient comme contraires à l’objet *Plus essentiel, qui est de la retenir le plus longes possible, 11e font pas attention qu’avec la posait é de fermer ces issues, en interdisant par une aple coulisse la communication avec l’air du Vs, il est facile d’en retirer tous les avantages aucun inconvénient; ajoutons que, dans les ap-pments resserrés ou exactement fermés, cette pique devient indispensable, si l’on ne veut rester pé à des courants d’air froid, et fairo une part pmbustible pour restituer la chaleur qu’ils absor-y continuellement.
- Expérience a prouvé que le poêle de M. Guyton-pau présente une économie de 30, 40 et jusqu’à pür cent sur le combustible. Le service en est
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- très facile ; il consiste à mettre à la fois tout le bois que peut contenir le foyer, qui est très petit ; à n’y introduire que du bois scié d’égale longueur, et dès qu’il a brûlé, à fermer la coulisse destinée à arrêter la communication des canaux de circulation avec le I tuyau de la cheminée ; par ce moyen, toute la cha' J leur que le combustible a pu produire reste dans ces I canaux, et n’en sort que lentement et seulement pour se rendre dans l’appartement ; au lieu qu’ufl morceau de bois qui n’aurait pas brûlé en mêi»0 temps obligerait de laisser cette coulisse ouverte, que le courant d’air nécessaire à la combustion eflH porterait dans le tuyau de la cheminée la plus grand0 partie de la chaleur produite.
- La figure 79 représente le poêle vu de face;09 hauteur est de 1 mètre 64 centimètres, non compris le vase qui est un ornement indépendant, simpl0, ment posé sur la table supérieure ; sa largeur est d9 85 centimètres, sa profondeur, de 58 centimètre9. Son élévation peut, sans inconvénient, être porte® à 2 mètres, ou être réduite à celle des poêles de J8' horatoire portant un bain de sable à la hauteur de q main. If
- Les deux autres dimensions sont déterminées pn celle des briques destinées à former les canaux rieurs de circulation, qui doivent elles-mêmes êC dans des proportions données pour que la fumé0 passe librement, et cependant qu’il n’y entre f avec elle une quantité d’air capable d’en opérer condensation ou d’abaisser la température au-delà ^ degré nécessaire à son entière.combustion.
- V V sont les garnitures extérieures des deux W ches de chaleur.
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- M M, ouvertures du poêle par lesquelles entre l’air lui doit sortir par les bouches de chaleur. On les ferme lorsque l’on tire l’air du dehors par un tuyau caché sous le pavé, ce qui est bien plus favorable au renouvellement de l’air respirable de l’appartement, et Prévient le danger des courants d’air froid attiré par ta foyer, ce qui devient nécessaire toutes les fois que
- Fig. 79.
- Fig. 80.
- Fig. 81.
- ta Volume d’air de la chambre n’est pas suffisant pour fournir à la fois à la consommation du foyer et à la Circulation dans les tuyaux de chaleur.
- La figure 82 est le plan de la fondation de l’âtre à ta hauteur du poêle, sur la ligne B, fig. 79.
- 11 sont les parties vides pour recevoir et porter nir dans les compartiments où il doit s’échauffer avant de sortir par les bouches de chaleur, soit qu’il
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- arrive tout simplement par les ouvertures M M de la figure première.
- (Fig. 83). Plan à la hauteur de la ligne D de la figure 79, c’est-à-dire au-dessus de la porte du foyer; n n sont les doubles plaques de fonte formant les compartiments dans lesquels l’air doit recevoir l’impression de la chaleur du foyer.
- o o, le vide que ces plaques laissent entre elles.
- (Fig. 80). Coupe en face sur la ligne I K, fig. 83. Les flèches indiquent la direction de la fumée dans les canaux de circulation de la partie antérieure.
- ;h J
- lo-
- ng. 82.
- Fig. 83.
- Fig. 84.
- On y retrouve les plaques de fer n n dans leur si' tuation .verticale, avec les languettes qui en formée1, les compartiments de chaque côté du foyer. Uni de ces plaques est représentée de face dans le groupe des figures 79 à 81. :
- T est une ouverture réservée au bas du quatrièfl| canal de circulation pour établir, s’il est nécessaire le tirage de l’air dans le foyer, en y brûlant quelqu^ brins de papier ou autre léger combustible.
- La porte de cette espèce d’appel ou de pompe' air doit fermer exactement. Il suffit, pour rempl" cette condition, de tailler une portion de brique q1*1 Fon perce pour recevoir une poignée, et sur laque^ on fixe un morceau de fer battu en recouvrement. I
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- (Fig. 84). Plan à la hauteur de la ligne F de la !%Ure 79.
- (Fig. 81). Coupe en travers sur la ligne GH de la %ure 83, qui fait voir la hauteur du foyer et la première direction de la flamme.
- V indique la disposition des tuyaux de chaleur. W lignes ponctuées donnent le profil des cloisons lui forment les quatre grands canaux de circulation.
- Le tuyau R, qui porte la fumée des canaux do ^culation dans la cheminée, et dans lequel se trouve ^ clef qui sert à intercepter la communication, est A tuyau de poêle ordinaire en tôle ; mais il y aurait l’avantage à n’employer, pour la partie dans lamelle joue la coulisse ou le disque obturateur, l^’une matière moins conductrice de la chaleur, par temple un tuyau fait exprès en terre cuite.
- Le coude formé par ce tuyau, pour aller gagner Ni de la cheminée, indique que la première con- lion est que le corps du poêle soit entièrement |°lé du mur, et à 25 centimètres du point le plus j^proché de la niche.
- ( S est un prolongement du tuyau vertical qui entre Ns la cheminée ; il est destiné à recevoir l’eau qui Nrrait se condenser dans la partie supérieure, afin d’elle ne pénètre point dans l’intérieur du poêle. ^ couvercle qui termine ce prolongement donne la miité de nettoyer le tuyau sans le démonter.
- (Ns lignes ponctuées formant l’espace carré Q, in-Nent la place où l’on peut pratiquer une niche ou espèce de petite étuve qui remplace avantageu-Nent le massif qui occuperait sans cela le même Ncc. Toutes ces figures étant tracées sur une
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- même échelle, on n’aura pas de peine à conserve!
- les proportions dans toutes les parties,
- La construction de ce poêle n’est au surplus ni dif' ficile ni dispendieuse ; pour les parois extérieures, on n’a besoin que de carreaux de faïence, tels qu’on les emploie pour les poêles ordinaires, c’est-à-dire mince5 dans leur milieu, et portant un rebord tout autour» qui sert à leur donner plus d’assise. On les fixe ég&' lement par une lame de métal en forme de ceinture' J Le derrière peut être élevé tout simplement avec de® briques ; le vase placé sur la table de marbre ou de pierre qui le termine n’est qu’un ornement.
- Dans le cas où l’on ne voudrait pas de bouches $ chaleur, toute la construction de l’intérieur pourra'1 se faire avec des briques d’un échantillon convenait assemblées avec de la terre à four délayée, et posée5 de champ pour les canaux de circulation, sans autr«* fers qu’une plaque de fonte au-dessus du foyer ; 11 porte et son châssis à la manière ordinaire.
- La dépense qu’occasionne de plus rétablissent des bouches de chaleur se réduit aux quatre plaquf de fonte portant languettes et rainures pour fort les compartiments représentés fig. 83, tout le resf se fait avec de la tôle roulée et clouée, qui, u! fois noyée dans la maçonnerie, ne peut laisser( fausses issues à l’air.
- Les plaques de fonte, coulées à rainures, sont t connues depuis que l'on a adopté les poêles à j Franklin. Si l’on était embarrassé de s’en procur*! il y a deux manières d’y suppléer.
- La première, par des bouts de tuyaux de fonte <$ l’on place verticalement à côté l’un de l’autre, $ servent ainsi de parois intérieures au foyer, et co;l
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- muniquent de l’une à l’autre par de petits canaux inférieurs et supérieurs pratiqués en maçonnerie.
- La seconde manière n’exige que des plaques ordinaires, c’est-à-dire unies, dont la fonte soit seulement assez douce pour souffrir le foret; on y perce des trous pour fixer, par des clous rivés, des lames de fer battu, pliées en équerre sur leur longueur, qui remplacent parfaitement les rainures et languettes en fer coulé. Comme elles ne sont jamais exposées à l’action de la flamme, il n’y a pas à craindre qu’elles se déjettent.
- On jugera aisément que cette dernière méthode est la plus avantageuse, en ce qu’elle prend moins d’espace et cependant présente plus de surface pour recevoir l’impression de la chaleur et la communiquer à l’air circulant.
- En terminant la description de ce poêle, l’auteur ajoute, que près de deux années d’expérience lui ont fait connaître les bons effets de ses proportions.
- Il est placé dans une pièce qui tire ses jours, du côté du nord, qui a 47 mètres carrés environ de superficie, et dont le plafond est élevé de 4 mètres 2o centimètres.
- On y brûle chaque jour, en une seule fois, une bûche de 28 à 30 centimètres de tour, sciée en trois, °u l’équivalent en bois de moindre grosseur. On ferme la coulisse de la porte du foyer, et on tourne la clef R, fig. 81, aussitôt que le bois est réduit en charbon. Dix heures après, on jouit encore, dans foute la pièce, d’une température au-dessus de la moyenne ; et le thermomètre centigrade placé à 36 centimètres de distance des côtés du poêle, s’élève capidement à 16 ou 17 degrés.
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- Pour faire mieux connaître à quel point on peut porter, pour cette construction, l’économie du combustible et la conservation de la chaleur, l’auteur rapporte encore une expérience qu’il a répétée en plusieurs circonstances et qui lui a toujours donné, à très peu près, les mêmes résultats.
- Le thermomètre étant dans la pièce entre 9 et 10 degrés (il n’y avait pas eu de feu la veille), on mit dans le foyer, à l’ordinaire, la bûche sciée en trois, vers les onze heures du matin ; et à 3 heures de l’après-midi, on y remit la même quantité de combustible.
- Le thermomètre, placé à la distance ci-dessus indiquée, marquait :
- 42 degrés.
- 37 —
- 34 —
- 31 —
- 26 —
- On ne pouvait encore poser la main sur le métal ! qui fait la bordure des bouches de chaleur. La boule j du thermomètre ayant été placée vis-à-vis l’une de, ces bouches, à 8 centimètres environ de distance, ü ; s’éleva, en quatre minutes, à 35 degrés. i
- Le lendemain, à 9 heures du matin, le thermo- j mètre, qui avait été replacé à la même distance defc 35 centimètres, était à 22 degrés. »
- Enfin, à midi, c’est-à-dire vingt et une heures aprèsfc qu’on eut cessé d’y remettre du bois, dix-huit aprèsk que l’on eut tourné la clef, tout étant réduit en char- r bon, le thermomètre se tenait entre 18 et 19 degréS'p On le présenta alors à 2 centimètres seulement dw
- à 4 heures,
- à 5 —
- à 7 —
- à 9 —
- à minuit.
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- ^stance de l’une des bouches de chaleur, en moins six minutes il s’éleva à 26 degrés.
- Cloches à lames, système Gurney, etc.
- i Nous avons déjà eu l’occasion en parlant des tuyaux ^indiquer la meilleure forme pour utiliser toute la Valeur qui y est entraînée. Ce sont des tuyaux de '°Qte dont la surface serait garnie de nervures nom-yeuses et rapprochées. C’est évidemment l’applica-de ce principe qui a guidé M. Gurney dans la instruction d’un appareil dont les qualités sont c°nstatées aujourd’hui par l’expérience. C’est une '^cbe formée par un cylindre en fonte de fer armé ^térieurement dans toute sa hauteur de nombreuses ipvures ou ailettes verticales dirigées dans le sens ^rayons. Ces nervures sont également en fonte !°nnne le cylindre avec lequel elles font corps, très approchées les unes des autres.
- Ce cylindre est à dilatation libre dans le sens du Wiètre et à cet effet il est formé de plusieurs parles qui s’articulent très solidement entre elles, tout :!1 laissant un certain jeu dans les assemblages. )eux ouvertures avec portes, servent l’une dans la J^tie supérieure pour introduire le combustible; ^tre dans le bas pour l’allumage. Le cylindre est ^Rionté d’un chapiteau, percé d’une ouverture à püelle s’adapte le tuyau de fumée. Enfin ce oylin-fïe se pose au-dessus et sur un rebord intérieur de
- I cuvette en fonte dans laquelle on fait arriver par
- II conduit de l’air pris à l’intérieur ; autour de cette yette est disposé, en forme de large gouttière, un Nervoir annulaire qu’on remplit d’eau dans la-
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- quelle plongent les ailettes ; il s’y fait une large éva-,
- poration qui humecte l’air chauffé et l’assainit.
- Toutes ces conditions réunies en font un excellent appareil, susceptible, suivant sa grandeur, de chauf' fer aussi, bien de petites pièces que de vastes salles.
- L’appareil que nous venons de décrire n’est pas Ie
- Fig. 85.
- seul modèle où cette forme à ailettes ou nervures ai* été adoptée. De nombreux constructeurs, MM. Cuatfi Giraudeau et Jalibert, etc., l’ont également employé avec des modifications additionnelles perfectionnai}* encore cette application. Le système Giraudeau e* Jalibert, fïg. 85, est composé d’une cloche en fofl^ avec foyers à nervures, qui se prolonge par un &f
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- POÊLES.
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- Pendice jusqu’au sommet de la cloche à nervure, divisée en deux parties, l’une partant du sommet jusqu’au niveau de la cloche même dans laquelle i’air brûlé redescend pour s’échapper à la partie inférieure par le tuyau ; l’autre partant de ce niveau jusqu’au sol et formant une chambre pour échauffer l’air de la pièce qui vient baigner le foyer et s’échappe par de petites ouvertures formant bouche de chaleur, en même temps qu’il s’y ajoute de l’air directement appelé du dehors.
- M. Cuau emploie non plus des lames simples, mais des ailettes creuses, où circule l’air appelé et déversé dans la pièce pour en entretenir le renouvellement.
- Appareil de chauffage au coke, de la compagnie ' parisienne du gaz.
- Le coke est un combustible économique, il brûle ^Vec une faible quantité d’air, ce qui permet d’éviter l’énorme perte de chaleur donnée par bien des Vers. Seulement son emploi dans les appareils ordinaires est difficultueux. La Compagnie Parisienne du gaz construit des poêles spéciaux permettant d’employer ce combustible avec tous ses avantages.
- La figure 86 en montre une coupe faite suivant l’axe.
- Le foyer de combustion est formé par un cylindre eU fonte ouvert par le bas; la grille en fonte a b pose sUr des taquets que porte le cylindre. Un couvercle eU fonte F, dont le contour s’engage dans une rai-fetre c d pleine de sable forme le haut du cylindre. V produits de la combustion s’échappent par la febulure o dans le tuyau T.
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- Le cylindre A est enveloppé d’un second cylindre en fonte H fer pi é par un couvercle G, d’une façon analogue au cas précédent. U a pour effet principal de ne pas laisser l’air de la pièce en contact direct avec les parois du foyer. Ce cylindre enveloppe porte une ouverture E fermée hermétiquement par une plaque en fonte qui peut s’ouvrir en tournant autour de l’axe N, et qui permet de tisonner la grille. Une seconde ouverture D donne accès au cendrier, et au passage de l’air nécessaire à la combustion, dont l’accès se règle à volonté.
- Le chargement se fait par le sommet en enlevant les deux couvercles.
- Dans le cas du chauffage d’une grande salle habitée par un nombreux personnel, on établit un® ventilation à l’aide d’un conduit P Q venant du dehors.
- Il existe cinq grandeurs de ce modèle. Voici à leurj sujet quelques renseignements :
- Hauteur Consommation Capacité
- totale. par heure. chauffée à 15<
- 1.10 21it. 1/2 700mA
- 1.10 2 600
- 1.06 1 . 3/4 250
- 1.00 1 . 1/2 200
- 0.94 1 . 100
- u
- Fig. 86.
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- POÊLES.
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- Poêle Phénix île Walkek.
- . Le principal avantage de cet appareil que la figure montre en coupe, c’est de pouvoir marcher indéfi-5lIUent, et de n’exiger de ^uvelles charges de comestible qu’à des périodes !fès éloignées.
- Il se compose d’une en-’filoppe de fonte L enfouit le foyer N formé par h tronc de cône en fonte lyec une grille G, montés e une base octogonale 1J est le cendrier B; le !|h recouvert par un couple R, portant un re-^d qui se loge dans une ^ure garnie de sable.
- Lue porte E garnie d’une iyille de mica, sert à ob-('ter la marche du feu, petit registre C sert à l’appel d’air.
- Lu tronc de cône ren-Srsé K reposant sur le 6Vd supérieur est sus-!ndu dans l’appareil et touche un peu au-des-l|ls du niveau médian foyer. On le remplit ^ combustible qui s’é lentement et ali-
- Fig. 87.
- 6tUe d’une façon continue le foyer.
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- Cet appareil peut donner une bonne température d’une élévation moyenne et régulière pendant dh' huit heures.
- Brasero Mousseron sans tuyau ni cheminée.
- Le but que s’est proposé l’inventeur a été d’obten11 un appareil brûlant totalement le combustible qu’or lui confie, sans donner lieuf aucun dégagement de gaz $ létères, par suite il a pu suf primer toute communication avec l’extérieur et arriver une économie très dans la dépense.
- La figure 88 montre cet pareil en coupe. La capaci cylindrique de cette sorte poêle est doublée en briquf: réfractaires et sert de chai11, bre de combustion, limitée1 la partie inférieure par u4 grille circulaire, et à la supf rieure par une calotte spî% rique en tôle consolidée nt( un rang de briques sur bjp, quelles vient reposer un r' servoir d’eau annulaire. la grille s’appuie, de façon occuper l’axe de l’apparo1^ une cloche en fonte percée de trous par l’intériel nj de laquelle l’air pénètre dans le combustible. Il ^ rive ainsi extrêmement divisé et assure une co^
- Fig. 88.
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- POÊLES. 233
- ^stion complète en tous les points ; il ne se produit üas d’oxyde de carbone. C’est là le point important, Puisqu’il suffit de traces de ce gaz dans une atmosphère pour la rendre mortelle.
- Les gaz provenant de la combustion s’échappent ^ sommet de la cloche par un tuyau en T qui vient lfîs déverser sur toute la surface de la nappe d’eau , °Ù ils sont absorbés, ce qui assure un bon tirage, et -U même temps fait qu’il ne s’en dégage pas dans k pièce.
- Poêle à tuyau renversé.
- L’inclinaison des tuyaux vers le bas n’empêche point tirage ; on peut même les renverser et donner au Jonduit toutes les inflexions possibles, sans que cela jj asse fumer, lorsque le tirage est établi à l’aide d’un ÿWneau d’appel. En effet, il est facile de reconnaître gjîue cela doit avoir lieu, si on se rappelle ce que nous u ^ons dit, article 2, chapitre II, que le tirage dépend, dernière analyse, de la différence de hauteur entre jk point où l’air entre dans le foyer et celle où il sort la cheminée, et de la différence de température, j On fait actuellement beaucoup de poêles qu’on ^Place au milieu d’une pièce, d’un café, etc., dont le f induit pour la fumée est recourbé pour le faire l asser sous le carrelage, et aller gagner le tuyau de *a cheminée ; de sorte qu’il n’y a aucune apparence tuyaux. Ces poêles sont disposés de la manière Vivante : l’intérieur est partagé en deux parties ; la Minière g (fig. 89) est le foyer; la seconde, h, est conduit destiné au passage de la fumée. Ces deux Parties sont séparées par une cloison cd, qui s’élève 11 fond jusqu’à 8 ou 10 centimètres de la partie su-
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- périeure du poêle. Au-dessous du sol est un autre conduit horizontal f, communiquant à celui h, et qru aboutit au tuyau de la cheminée. La fumée, après avoir frappé la partie supérieure du poêle, redeS' cend dans le conduit h et se rend dans le canal f, $ de là dans le tuyau de la cheminée.
- a b est la porte par laquelle est introduit le cotf1' bustible, elle a un soupirail à à sa partie inférieur^ pour laisser passer l’air nécessaire à la combustioflt qui doit toujours arriver au-dessous du combustible' Il est préférable de faire ce poêle en tôle ou $
- Fig. 89.
- fonte; et, si on le trouve plus agréable, on pourra Ie revêtir de faïence. Mais il est indispensable, pour pas tomber dans l’inconvénient indiqué, de réserve1 un espace entre la fonte et l’enceinte de faïence, dat>s I lequel on amènera, au moyen d’un conduit, de l’ai' j extérieur qui s’échauffera et se répandra dans la pièce ^ au moyen de bouches de chaleur ; quelquefois ofl prend l’air froid dans le bas de la chambre par de* ouvertures conservées dans le socle du poêle ; cet aft ^ en s’échauffant, tend à s’élever et à sortir par lfi'|ft bouches de chaleur placées vers le haut du poêle s’établit ainsi une circulation qui ajoute à la chalci^ utilisée, mais l’effet obtenu par ce moyen n’est assez sensible : il vaut beaucoup mieux, sous le raf
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- POÊLES. 235
- jtot de la quantité de chaleur obtenue et de la salu-«ité, faire arriver l’air du dehors.
- en terre réfractaire, système de M. E. Muller, par M. D'Anthonay.
- l’inconvénient principal que présente l’emploi des Mies en fonte est le dégagement d’une certaine Rntité d’oxyde de carbone, aussitôt que le métal N chauffé au rouge sombre, condition d’insalubrité, Ntout dans les locaux mal aérés.
- Fig. 90. Fig. 91. Fig. 92.
- lour éviter cet inconvénient, M. Muller a imaginé ' construire des poêles entièrement en terre réfracte. L’appareil que la figure 91 montre en coupe, ^ compose d’une double cloche en terre réfractaire, fermée dans une enveloppe métallique. Les flèches
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- tracées sur la figure permettent de suivre la maroW de l’air tant dans l’appareil de combustion propre' ment dit que dans l’enveloppe qui le garnit.
- Ces cloches sont établies à volonté, comme on voit fig. 90 et 92, avec une tubulure latérale ou vertical® pour conduire la fumée dans le tuyau d’échappe'
- Fig. 93. Fig. 94. Fig. 93-
- ment. Cette dernière disposition permet de mie11! utiliser la chaleur emportée par l’air brûlé.
- M. Muller construit également des intérieurs ^ cheminée en terre réfractaire pour les substituer aC appareils en fonte où l’on brûle du coke ou de f houille.
- Les figures 93 à 95 montrent l’appareil, et la figtfj( 94 une cheminée installée avec l’un d’eux.
- Poêle de M. J.-B. Morin.
- Cet exemple que nous donnons est non-seulem®1 intéressant comme type d’appareil, mais de pi”1,
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- POÊLES. 237
- tuteur a, au sujet de son invention, étudié d’une teçon très judicieuse les conditions générales de tout tan chauffage et les moyens de les résoudre. Le Wail que nous reproduisons ici contient de plus jtas renseignements pratiques qui seront fort utiles •Pour tous ceux qui voudront établir une installation /i’une façon rationnelle.
- Les principes de la combustion sont tellement Positifs, que les résultats que l’on doit obtenir Par leur application, devraient être constamment les j mêmes.
- j Cette uniformité dans les résultats ne peut toutefois être produite qu’autant qu’on réunit les différentes circonstances qui doivent accompagner la combustion, autant en théorie que dans la pratique; ce O’est donc que par la combinaison de tous les éléments, de leurs rapports réciproques, qu’on peut arriver aux résultats prévus.
- Il faut, en conséquence, suivre exactement les tagles de la théorie pour atteindre le maximum des avantages qu’elle promet.
- Dans ce but, en combinant tous les principes établis, nous allons fixer les conditions de construction be chaque calorifère pour qu’il puisse produire les Résultats attendus.
- Ces conditions de construction doivent généralement être toujours les mêmes, quelle que soit la destination du calorifère que l’on construit, excepté •tans certains cas impérieux, comme nous t'expliqueras plus tard.
- Les conditions à accomplir sont :
- 1° De chauffer l’air de l’appartement sans le changer tel de le remplacer par de l’air pris extérieurement,
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- et. dans l’un et l’autre cas, d’en employer une parti0 pour la combustion ;
- 2° D’entretenir une chaleur égale dans toutes 1^ parties de l’appartement ;
- 3° D’employer exclusivement la fonte pour la sur' face de chauffe ;
- 4° De construire chaque calorifère de manière à c0 que toutes ses parties, comme surface de chauffe» j grille, cendrier, quantité de combustible, soient e^j rapport avec la capacité de l’air à chauffer, ainsi [ qu’avec le degré de chaleur auquel doit arriver cet air dans un temps donné ; 5
- 5° Que les conduits de la fumée se puissent net' toyer facilement ;
- 6° Que l’air à moitié brûlé et la fumée doivent \ circuler dans un même conduit, brisé autant qu®H possible, pourvu toutefois que cela n’altère pas J0 tirage ;
- 7° De conserver aux conduits une position ver' ticale ;
- 8° Que l’air à chauffer, soit qu’on le prenne dans l’appartement ou au dehors, environne les conduits de la fumée et la surface de chauffe, de manière & pouvoir se renouveler avec une vitesse convenable pour absorber toute la chaleur qui émane de ces sur faces ;
- 9° Que dans les circonstances ordinaires le cour bustible donne 79 °/0 pour le chauffage de l’apparte' ment et 21 % pour le tirage ;
- 10° Enfin, que chaque calorifère soit d’une appli' cation facile à tous les emplois auxquels on l0 destine; que de plus, il soit transportable, qu’il
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- 6&cupe peu d’espace, qu’il soit à l’abri du danger du feu et du désagrément de la fumée.
- Toutes ces conditions sont indépendantes des forces extérieures, qui varient selon le goût ou les localités.
- j Nous citerons quelques exemples pour donner Née du développement technique de ces théories et ;W connaître le mode de construction pour chaque N particulier.
- Chaque calorifère doit être composé de deux parles distinctes :
- 10 De la partie intérieure ou corps, qui connut le cendrier, la grille, le foyer, les surfaces de Wffe ;
- 2° De la partie extérieure ou de l’enveloppe qui !1ïtûure le corps et qui doit pouvoir en être facilement séparée.
- Du corps.
- La construction du corps doit être déterminée par 1 capacité de l’air à chauffer dans un temps et à un 3 *gré donnés, comme aussi de l’espèce de combusîi-3 h qu’on veut employer. Nous adopterons pour point L® départ de notre application 30 degrés centigrades î ® chauffage pour les différentes capacités des pièces ' chauffer et par heure, indiquant le mode de conduction des calorifères qui devront produire ce Nltat.
- La table suivante indique les différentes dimen-l°Us à donner au corps ou partie intérieure.
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- TABLE N° 1.
- Contenant les différentes dimensions du corps, l’esp^ce de combustible, ainsi que la quantité d’air nécessaife pour la combustion, afin de chauffer, par heure, appartement à 30 degrés centigrades.
- CAPACITÉ de l'appartement en mètres cubes. ESPÈCE de combustible. QUANTITÉ de combustible en kilogr. SURFACE LE CHAUFFE en décim. carrés. SURFACE LE LA GRILLE en décim. carrés. 0 . ëll !"§ s gis H “S 27 ed fÿ < g p« » 1 k î Ht 6 î{j i] ûi
- 50 houille coke bois sec charbon de bois. 0.1612 0.1454 0.1650 0.1325 40 0.403 0.415 0.329 0.377 3.22 2.61 2.63 1.38
- 75 houille. .... coke bois sec charbon de bois. 0.2418 0.2181 0.3945 0.1987 60.7 0.604 0.633 0.492 0.551 4.83 3.92 3.94 3.57
- 100 houille coke bois sec charbon de bois. 0.3225 0.2908 0.5250 0.2650 81.4 0.680 0.830 0.657 0.753 6.43 5.23 5.26 4.77
- 125 houille coke bois sec charbon de bois. 0.4031 0.6475 0.3312 101.7 1.007 1.038 0.821 1.129 9.67 6.51 6.77 5.96 -•
- 150 houille coke bois sec charbon de bois. 0.4837 0.4362 0.7890 0.3975 122.1 1.209 1.246 0.985 1.129 9.67 7.85 7.86 7.13
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- f CAPACITÉ ! j de l’appartement [ en mètres carrés, j ESPÈCE de combustible. QUANTITÉ de combustible en kilogr. SURFACE DE CHAUFFE | en déeim. carrés. SURFACE DE LA GRILLE en décim. carrés. AIR NÉCESSAIRE pour la combustion en mètres carrés.
- houille 0.6450 1.612 12.90
- 2ûû coke 0 5816 -1£0 Q 1.661 10.46
- bois sec 1.0520 10.4. O 1.314 10.52
- charbon de bois. 0.5300 1.506 9.54
- houille 0.9675 2.418 19.35
- 3qq coke 0.8724 c>n G> 2.492 15.75
- bois sec 1.5780 444*4 1.971 15.78
- charbon de bois. 0.7950 2.259 14.21
- houille 1.2900 3.224 25.80
- iOO coke 1.1600 3.323 20.93
- bois sec 2.1040 04U.0 2.628 21.04
- charbon de bois. 1.0600 3.012 19.08
- houille 1.6120 4.030 32.25
- A !ftn coke 1.4540 tiXH 4.154 26.17
- bois sec 2.6300 4 U/ 3.281 26.30
- charbon de bois. 1.3250 3.765 23.86
- F*es dimensions indiquées dans la table qui pré-P6. sont indispensables pour établir le maximum t utile sans avoir égard à l'effet nuisible.
- •es vitres qui éclairent les appartements absor-t une quantité quelconque de chaleur qu'il est :essaire de remplacer pour maintenir le degré de tyérature voulu.
- l'hsi, comme un mètre carré do* surlace de vitres "hbe pendant une heure 300 unités de chaleur, en \délier-Fumiste. 14
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- supposant qu’il existe une différence de 30 degrés centigrades entre la température du dedans et celle du dehors, nous aurons la table n° 2, qui établit polir chaque mètre carré ,de surface de vitres, le calcul d® ce qu’il faut ajouter à la table n° 1, pour la capacité de chaque appartement.
- TABLE N° 2.
- SURFACE UES VITRES en mètres carrés. ESPÈCE de combustible. QUANTITÉ de combustible en kilog. SURFACE UE CHAUFFE en décim. carrés. « P P § 1 3 13 J a W cp r « ÿ S | £ « a3 P
- 1 houille coke bois sec charbon. . . . 0.096 Q.087 0.157 0.079 10 0.29 0.30 0.24 0.27 —
- 2 houille coke bois sec. . . . charbon. . . . 0.193 0.174 0.315 0.159 20 0 58 0.60 0.48 0.54
- 3 houille coke bois sec. ... charbon. . . . 0.290 0.261 9.473 0.238 30 0.87 0.90 0.72 0.87
- Exemple :
- Ayant à chauffer, par heure, un appartement * 100 mètres cubes, à 30 degrés, et les vitres présej tant une surface de 4 mètres, nous aurons pour1! houille :
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- POÊLES. 243
- Iülog. Décim. carrés Décim. carrés
- de houille, de surface de chauffe, de la grille.
- 0 3223 81.4 0.806
- 0.3840 41.0 0.960
- Total. . 0.7065 122.4 1.766
- On devrait donc brûler, dans ce même calorifère, 8,478 kilogrammes de houille pour entretenir une constante température de 30 degrés centigrades.
- Il est bon d’observer que la surface de chauffe qui est exposée au rayonnement du combustible fait passer trois fois autant de chaleur que la surface qui l’est exposée qu’au contact du couvert de la chaleur. Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, supposant le 1/8 de
- i 121 4
- •h surface de chauffe, c’est-à-dire ——1—= 15,1 dé-
- < O
- (Cimètres carrés, exposé au rayonnement, et 121,4 — jl5,l = 106,3 décimètres carrés seulement en contact jde la chaleur, alors, pour développer le même degré
- (de chaleur dans l’appartement, il ne faudra qu’une surface de chauffe de = 71,2 décimètres carrés.
- Le développement de la surface de chauffe est établi sur le principe que chaque mètre carré de surface de fonte, placé dans la position la plus convenable, Ta.it passer 300 unités de chaleur par heure ; et comme l’appareil que nous décrivons a pour but de retirer ! T9 pour cent de chaleur de chaque espèce de combustible, le développement de la surface de chauffe devra être en rapport avec le combustible qu’on doit brûler. Par exemple, un kilog. de houille produit b000 unités de chaleur, pour en employer utilement d752 et en faire passer dans la cheminée 1248 pour 'Otretenir le tirage ; alors la surface de chauffe doit fche de 1,584 mètres carrés pour chaque kilogramme de houille. La table n° 1 est calculée sur cette base.
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- APPAREILS DE CHAUFFAGE.
- Ce calcul assure un tirage assez grand pour tous les appartements, car la vitesse de l'air sera de 1$ mètre par seconde et il s’échappera avec 130 degrés centigrades de chaleur.
- De l'enveloppe.
- L’enveloppe et ses dimensions constituent la partie la plus essentielle d’un calorifère, car le corps, même chauffé à la plus haute température, ne pourrait communiquer utilement sa chaleur si on ne l111 donne pas une enveloppe susceptible d’absorber cette chaleur.
- Il est démontré que chaque corps chauffé comm11' nique lentement sa chaleur, ne chauffe les corps environnants qu’en raison de leur distance, et que ee même degré de chaleur ne peut s’établir partout.
- Cette communication de chaleur d’un corps 3 l’autre s’établit avec plus de rapidité si les deu* corps mis en contact diffèrent beaucoup de température.
- D’un autre côté, si on n'absorbe pas promptement la chaleur d’un corps ou foyer chauffé à une haute température, cette chaleur concentrée à l’intériem sera emportée par l’air qui traverse le combustibl3 et se perdra dans le conduit de la fumée.
- La condition essentielle est donc d’absorber ave( vitesse la chaleur du corps intérieur pour qu’il puisse en acquérir une nouvelle du combustible et la coim muniquer rapidement et avec suite à son envelopPf qui à son tour la répand dans l’appartement.
- C’est pour arriver à ce but que M. Morin a dispos1 son enveloppe de manière à ce que l'air froid y pe' nètre par la base ; qu’en remontant entre les deiP
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- POÊLES. 245
- parties du calorifère, il absorbe la chaleur du corps (intérieur et la répande autour de l’appareil en sortant par le haut.
- En effet, un mètre de surface de chauffe fait passer •fans une heure 300 unités de chaleur, qui peuvent chauffer 200 mètres cubes d’air à 15 pour 100. Mais pour cela il faut trouver moyen d’absorber la chaleur du corps intérieur. Ainsi, en faisant passer, comme nous l’avons déjà dit, 200 mètres cubes d’air par heure, cet air froid pourra facilement prendre la chaleur du corps intérieur. Il convient pour cela qu’il passe 55,5 décimètres cubes d’air par l’enveloppe, en sorte que l’espace qui la sépare du corps intérieur doit être 55,5 décimètres carrés de section, en supposant à l’air une vitesse de un mètre par seconde.
- 1 On absorbera beaucoup mieux la chaleur du corps intérieur en faisant passer, deux fois par heure, l’air à chauffer entre ce corps intérieur et l’enveloppe ; il ; en résultera un chauffage plus prompt dans l’appartement, quoiqu’à un moindre degré, et, dans ce cas, la vitesse de l’air étant d’un mètre par seconde, l’espace entre l’enveloppe et le corps sera de 11,1 décimètres carrés de section.
- Il est rigoureusement nécessaire que l’enveloppe soit placée à la distance que nous venons d’indiquer, car si elle se trouvait plus rapprochée, elle s’échaufferait trop et réfléchirait sa chaleur contre le corps intérieur sans que l’air qui circule entre eux suffise à l’absorber, et cette chaleur serait emportée avec le courant d’air nécessaire à la combustion dans le conduit de la fumée. D’un autre côté, si l’enveloppe se trouvait trop éloignée du corps, on n’obtiendrait, Pas- un courant d’air assez rapide pour absorber
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- et répandre dans l’appartement la chaleur du corps intérieur.
- La même exactitude de mesures doit être observée pour les conduits de la fumée, ils doivent être places de manière à ce que l’espace qui les sépare soit double de celui qui existe entre le corps intérieur et l’enveloppe pour que leur rayonnement mutuel n’iU' flue pas sur l’absorption de la chaleur par le courant d’air.
- L’air, ainsi que nous l’avons dit déjà, doit entrer par-dessous et sortir par le haut de l’enveloppe au moyen d’ouvertures ou bouches de chaleur; ainsi, en partant des mêmes données que ci-dessus, chaque mètre carré de surface de chauffe exige une section d’ouverture de 11,1 décimètres carrés, tant pour Ie bas que pour le haut.
- TABLE N» 3.
- Indiquant l’espace entre le corps et l’enveloppe, ains1 que la section des ouvertures de l’entrée et de la sortie de l’air pour chaque mètre carré de la surface chauffe, en supposant une chaleur de 15 degrés cenh grades pendant trente minutes.
- SURFACE de cliauffe en mètres carrés. CAPACITÉ de l’enveloppe du corps en décimètres carrés. SECTION DE pour en décime! Entrée de l’air. — l’ouverture l’air res carrés. Sortie de l’air.
- 1 111.0 11.1 11.1
- 2 222 0 22.2 22.2
- 3 333.0 33.3 33.3
- 4 444.0 44.4 44.4
- 5 535.0 55.5 55.5
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- Les trois tables ci-dessus donnent les diverses dimensions d’après lesquelles doivent être construits tous les calorifères pour pouvoir économiser 79 % du combustible employé pour un chauffage à 30 degrés centigrades.
- Les exceptions mentionnées plus haut, et qui peuvent occasionner quelques changements dans la construction, auront lieu dans divers établissements ou Appartements où l’on voudra le renouvellement de ï’air au détriment du combustible; alors la quantité du combustible à brûler est en rapport avec la quantité d’air que l’on changera dans un temps donné, et l’on trouvera également dans nos tables les dimensions à donner à toutes les parties du calorifère.
- La respiration d’un seul homme nécessite par heure 6.937 mètres cubes d’air.
- L’éclairage d’une flamme 0.800 Iclem.
- 7.737
- ' Supposant un appartement dans lequel se trouvent tont hommes et huit flammes d’éclairage pendant jdouze heures, on aura besoin de 603,7 X 6,4 = 700,1 'hêtres cubes d’air à échanger dans deux heures ou mètres cubes par heure : cette opération oblige I* brûler 19,4 kilog. de houille, toutes les dimensions ^ calorifère étant telles d’ailleurs qu’elles sont indicées à la table n° 1, pour cette quantité de houille ; tous ferons observer cependant que 19,4 kilog. donnât 921888 unités de chaleur, qui suffiraient pour dauffer à 30 degrés centigrades un appartement de 0,3 mètres cubes ; alors on pourra utiliser cette Pense de combustible pour chauffer les apparte-bents voisins en ne changeant l’air que dans celui cela est nécessaire.
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- Ces observations s’appliquent aussi à tous les calorifères de cuisine, dont on peut utiliser de la même manière le calorique qui s’échappe en pure perte.
- Application.
- • Fig. 96 et 97. Poêle ordinaire pour chauffer à 30° centigrades et à feu fermé un appartement de 100
- Fig. 96.
- mètres cubes; la surface de vitesse est de 1 mè^l carré ; l’air doit être pris de l’intérieur de l’appa# ment; le combustible est de la houille, et la chale|), doit être entretenue pendant douze heures au mè^ degré. D’après les tables, la surface de chauffe
- de 161,4 décimètres cubes. ^
- décim. eu™
- La surface de la grille.................. 1.0
- La capacité entre l’enveloppe et le corps. 170.1
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- POÊLES. 249
- Les ouvertures pour l’entrée et la sortie décim. cubes, de l’air. . ........................ 17.9
- Le combustible à brûler dans les douze heures, 13 kilog.
- A, foyer; a, grille; b, porte pour charger le combustible : elle est fermée par une plaque en fonte G ; Vis-à-vis de cette porte est une autre porte e attenante a l’enveloppe ; /', boîte à recevoir les cendres.
- Fig. 97.
- A la partie supérieure du foyer, faisant partie du i^rps, sont deux conduits de fumée B, B’, dont le premier porte un registre c, qu’on peut régler par taie clef sortant à l’extérieur.
- L’autre tuyau B’ communique avec d’autres conduits de fumée D, D’, D” D’” ,jusqu’àla-sortie del’en-,^6loppe, pour s’échapper de la cheminée; dans le ;Vau, qui est adapté à celui D”, il y a un second ;|egistre qui ressort aussi à l’extérieur et qui sert i* fermer entièrement le poêle quand on a assez de Valeur.
- i Le conduit B communique avec le conduit D’”, et tftfte disposition a pour but de faciliter à la fumée sa ^tie avec un fort tirage en ayant soin d’ouvrir le
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- registre c au moment où on allume le feu et avant que les autres conduits soient chauffés. Lorsque la chaleur s’est communiquée à tous, le courant de fumée s’établit dans les tuyaux D’, D”,. D’”, en fermant le registre c.
- Les conduits sont fermés du haut et du bas par de petites plaques en fonte à coulisse qui permettent de les nettoyer facilement.
- Le cendrier est tellement enveloppé par le corpst qu’en fermant la boîte à cendre on intercepte toute communication de l’air, comme en ouvrant cette boîte, on peut augmenter ou diminuer le tirage à volonté.
- Toutes ces pièces composent le corps ou partie in* térieure du calorifère qui, à son tour, est entoure par une enveloppe reposant! sur des pieds et ouverte paf le bas et par le haut. Si l'on voulait employer l’air extérieur pour absorber et répandre dans l’appartement i la chaleur du corps, on merait l’enveloppe par le baS et on introduirait l’air du dehors par les conduits don'j nous avons donné plus hai4 les dimensions. s
- Figures 98 et 99, chemH| née ou calorifère à fby4 ouvert, construite pour H mêmes localités que le poê^jc
- Fig. 98.
- A, foyer; a grille ; f, boîte à cendres ; a’, grille <% devant, dépassant le calorifère. Dans le haut du fo}4|
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- «ont deux ouvertures B, B’ desquelles partent les tayaux D, D’, D”, D’”, dont la disposition est à peu Près la même que dans le poêle avec deux registres Cet B.
- L’enveloppe peut être ouverte par le bas comme en K ainsi qu’il est indiqué fig. 98, pour faire circuler
- Fig. 99.
- f h •
- Jair de l’appartement; ou fermée si l’on veut avoir 1 ^ air du dehors qui alors pénètre par les tuyaux * ^ Z, Z ; les registres et les ouvertures du bas de M’enveloppe permettent donc de faire circuler à vo-Wé l’air de l’appartement ou d’attirer celui du dehors.
- Systèmes divers dits poêles mobiles.
- ! Depuis quelques années, l’industrie a produit des Modèles assez nombreux de poêles désignés chacun spécialement par un nom spécial : poêle mobile ou ta Choubersky, calorifère français, calorifères irlandais, américain, roulant, etc., que nous rangeons sûUs la dénomination générale de poêles mobiles, car cest surtout sous ce point de vue particulier qu’ils tat été présentés tous au public, comme offrant des ^actères remarquables.
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- Le principe sur lequel reposent les appareils en question est le même, à savoir : une disposition de poêle à enveloppe, avec une cloche intérieure contenant le combustible, où les entrées de l’air sont disposées de façon à ce qu’une fois la combustion mise en train, il ne pénètre que la quantité d’air absolument nécessaire à l’entretien de la combustion, sans que toutefois celle-ci puisse se faire incomplètement et donne lieu à la production de gaz délétères ; ces appareils sont en outre disposés de manière que cette combustion puisse durer aussi longtemps que le comporte la quantité de combustible placé à l’intérieur sans qu’on ait besoin d’entretenir la marche de l’appareil.
- Il est facile, en se reportant à tout ce qui précède, de concevoir les divers artifices employés pour réaliser ce but.
- Cette continuité de marche permet d’entretenir une température très uniforme, en même temps qu’il devient facile avec un poêle chargé une fois pour toutes le matin, de chauffer différentes pièces dans la même journée. Aussi ces appareils sont-ils tous disposés sur une base à roulettes permettant de les transporter facilement d’un point à un autre. ,
- En principe il n’y a aucune objection à élever con-, tre ce mode de chauffage, surtout s’il est employé j avec discernement, et nous croyons utile à ce sujet j d’attirer l’attention des lecteurs sur ce point particu- i lier. On ne doit pas oublier que de tels appareils ne sauraient jamais être utilisés sans danger, qu’à lai condition expresse que le tuyau plus ou moins longl qu’ils portent, ne soit toujours placé débouchant dans | un conduit allant jusqu’au dehors. Sans cela, oo| court un risque à peu près certain de laisser dégager i
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- Vs la pièce un peu de gaz oxyde de carbone, cpii Vi que se dégageant en très faible quantité se produit toujours un peu. Et l’on sait qu’il suffit iu’une atmosphère en renferme en quelque sorte des faces pour devenir mortelle. Quelques tristes acci-Wts ont, hélas, marqué l’emploi de ces appareils dès s début. Nous croyons que c’est plutôt à la manière en user, qu’à l’appareil lui-même qu’il les faut ^porter. Seulement cette facilité de déplacement si grande, qu’elle conduit un peu à l’oubli de ces ^cautions indispensables qu’il ne faut jamais perdre 5 vue.
- Nous recommandons également de ne jamais abu-'p de la fermeture de la clef qui termine le petit tyau d’évacuation du poêle. On arrive ainsi à Vnuer tellement le tirage que la combustion défait incomplète, et qu’on se place dans des condi-fas fatalement nuisibles. Mieux vaut brûler son fabustible un peu trop vite, et risquer de voir la fapérature baisser vers la fin de la nuit, que de Ver sa vie.
- .L’usage de ces poêles tend à prendre une extension 'plus en plus grande, et la raison en est facile à éprendre. Ces appareils légers, de forme agréable Vil, ne tenant que peu de place dans les apparents, faciles à remiser une fois la saison des Ms passée, ne demandent aucune installation Niable ; établis d’une seule pièce, ils offrent sur Voup d’autres modèles le grand avantage de Voir être posés ou enlevés sans le concours du faste, qui fait toujours un peu de gâchis; enfin, et t là une des causes de leur grande faveur, une ^installés à une place, ils n’y sont pas immuables, hélier-Fttmiste. fo
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- contae les poêles anciens et ordinaires, que leur poids ne permet pas de déplacer facilement. Aussi s’explique-t-on aisément la grande vogue dont ils sont l’objet en ce moment, surtout pour le chauffage des appartements ; car, ne donnant qu’une chaleur douce et peu élevée, ils ne pourraient convenir au chauffage de grandes capacités.
- De même que le poêle phœnix, et que celui de la Compagnie parisienne, décrits précédemment, ils offrent encore ce grand avantage, de recevoir en une seule fois, un chargement de combustible suffisant pour les entretenir pendant toute une journée, ce qui» dans les appartements, assure la continuité du chauffage sans aucun entretien, et à l’abri de la négligence des domestiques. On ne saurait donc qu’applaudir, en voyant de nombreux constructeurs s’ingénier à établir des appareils très semblables entre eux d’ail' leurs, mais remplissant le même but. Seulement, comme nous l’avons dit, il faut exiger d’eux une cer taine modération dans l’exposé des avantages qu’il® annoncent au public, afin que celui-ci, à son tour, ne soit pas entraîné à oublier les sages prescriptions que nous avons rappelées, pour se prémunir contre de graves accidents dont la responsabilité, dans une ceu taine mesure, ne lui incomberait pas à lui seul.
- § 3. OBSERVATIONS DIVERSES RELATIVES AUX POÊLES.
- Montage et démontage des poêles.
- Les poêles, soit en métal, soit en matières réfrac' taires, doivent toujours être établis sur une aire
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- Passif de briques ou de pierre pour prévenir les incendies. Lorsque la pièce où l’on voudra installer Un poêle est parquetée, et qu’on ne peut démolir le parquet, ce qui est un cas très fréquent, on devrait, au lieu de se contenter d’une simple plaque de fonte posée à même, comme on le fait le plus souvent, poser cette plaque sur un lit de briques à plat, sauf par un petit rebord de tôle à dissimuler ce petit massif.
- Pour le montage des poêles en métal, il n’est guère Possible d’indiquer d’autre marche à suivre que celle <pii doit résulter naturellement de la construction même de l’appareil, et de la disposition qui en résulte pour les pièces les unes par rapport aux autres. Comme on sait toujours qu’elles doivent s’ajuster ou se superposer, en commençant par les inférieures, et eu allant successivement jusqu’à celles du haut, il îfy aura qu’à suivre cette méthode jusqu’au sommet. Ce travail ne demandera qu’un peu d’attention.
- Un poêle de faïence peut être carré ou rond, et se impose ordinairement de trois parties distinctes : ta d’une base profilée ; 2° d’un corps principal ou fût, ins lequel le foyer est pratiqué ; 3° d’une corniche paiement profilée qui reçoit la tablette de faïence ou 'ta marbre, formant la partie supérieure ou le couinement.
- Chacune de ces parties comprend, en outre, un tambre plus ou moins grand de pièces ou carreaux, talon les dimensions du poêle, et qui sont accolées tas unes aux autres : pour les poêles carrés, elles sont States et rectangulaires, à l’exception de celles forint les angles, lesquelles doivent être, par cette foison, à deux branches comme une équerre ; et dans
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- les poêles de forme ronde, elles ont toutes, indistinctement, la courbure d’une portion du cercle.
- La base et la corniche ne comprennent jamais qu’une assise chacune, tandis que le fût peut en avoir 2, 3 et même 4, selon la hauteur du poêle.
- Ces sortes d’appareils s’ajustent nécessairement suivant un ordre analogue à celui observé pour la pose des poêles en fonte ou en tôle.
- Ainsi, on placera d’abord la hase sur l’aire en maçonnerie disposée à cet effet, puis la première assise du fût; ensuite la deuxième et la troisième, s’il y a lieu, et enfin la corniche et la tablette.
- Les carreaux doivent être liés entre eux par des crampons fixés dans des trous conservés à cet effet dans les épaisseurs ; les joints se remplissent avec de la terre à four délayée, et l’ensemble du système se maintient au moyen de bandes ou brides en cuivre qui font le tour du poêle, que l’on serre avec des vis» et qui sont placées de manière à recouvrir les joints horizontaux des assises, tout en contribuant à l’orne-ment de l’appareil.
- Quant à ce qui concerne le démontage, on conçoit qu’il doit se faire en suivant l’ordre inverse à celui indiqué ci-dessus.
- L’établissement des tuyaux, soit en tôle, soit efl faïence, exige surtout une attention particulière» parce qu’il n’est point indifférent d’en assembler 1^ diverses parties d’une manière plutôt que d’une aü' tre : aussi ferons-nous remarquer, à cet égard, qu’il faut toujours que la deuxième partie qui forme uf tuyau soit introduite dans la première, la troisième
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- dans la seconde, et ainsi de suite, afin que les infiltrations du bistre qui provient de la condensation de la fumée dans les parties supérieures du tuyau, ne puissent avoir lieu par les joints, ce qui est immanquable lorsque la disposition que nous venons d’indiquer n’est point observée, et que les tuyaux ont une inclinaison prononcée.
- Le montage ou le démontage des tuyaux de tôle est une opération relativement simple, et pour laquelle on se passe souvent du concours du fumiste; aussi, croyons-nous utile d’insister un peu à son sujet. Lorsque la saison d’été arrive, on enlève très-souvent le poêle qui a servi à chaulfer pendant les froids, et qui tenant une certaine place au milieu des pièces d’habitation, n’est plus désormais qu’une gène pour la circulation. Les tuyaux qui ont établi la communication entre le poêle et la cheminée d’évacuation construite dans un des murs de la pièce, offrent quelquefois une certaine adhérence entre eux, aux divers points de jonction. Cette adhérence provient d’un peu de rouille qui s’est produite entre les parties en contact, par suite de la condensation d’un peu de vapeur d’eau entraînée avec la fumée, et qui s’est déposée dans les petits intervalles existants toujours entre les deux bouts de tuyau rejoints. Comme, en général, ces tuyaux sont destinés à servir de nouveau, à la saison d’hiver suivante, il faut apporter un eertain soin à leur démontage afin de ne pas les détériorer. Le meilleur procédé à suivre consiste à employer un petit maillet en bois, ou mieux, si on l’a à sa disposition, une batte, sorte de morceau de bois un peu long, dont la section transversale représente un demi-cercle aplati. En frappant légèrement
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- avec cette batte sur le point de jonction des tuyaux, et en ayant la précaution de tourner tout autour du joint, on ne tarde pas à faire détacher les pellicules de rouille qui déterminaient l’adhérence, et à pouvoir alors facilement séparer les deux pièces. Dans cette opération, il ne faut jamais chercher à tirer les deux morceaux l’un de l’autre directement; il est bien préférable d’opérer en maintenant fixe l’un des bouts entre les jambes, par exemple, et saisissant l’autre à pleine main, à le faire tourner sur lui-même tout en l’attirant, suivant un mouvement comparable à celui d’un tire-bouchon.
- Lorsque les tuyaux sont démontés, on procède à leur nettoyage, et avant de les serrer dans une remise, on devrait toujours, précaution qui n’est pas suffisamment observée, les enduire d’un corps gras mélangé à de la mine de plomb. On éviterait ainsi les actions corrosives de l’humidité atmosphérique, et on prolongerait considérablement la durée de ces matériaux.
- Une autre précaution, bien simple cependant, et que jamais on n’observe, consisterait à numéroter les bouts démontés qui par leur réunion forment la conduite générale. On comprend facilement, combien ce petit artifice rendrait ensuite plus aisé le montage du poêle à la saison d’hiver. Au lieu de perdre du temps à tâtonner pour trouver les morceaux qui s'emmanchent directement, on arriverait du premier coup à les replacer les uns dans les autres. Outre le temps gagné, on assure la conservation de ce matériel, qui n’a pas à subir autant de manipulations, les joints, enfin, seront plus précis, et il n’y aura pas de fuite de fumée sur la conduite.
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- Quant aux tuyaux neufs, ceux dont la fabrication est soignée présentent toujours une légère différence de grosseur aux extrémités, l’une d’elles un peu resserrée par rapport à l’autre, ce qui permet d’emmancher facilement deux bouts, en ayant bien soin d’opérer encore comme nous venons de le dire, par Un mouvement de tire-bouchon, et non pas par un effort rectiligne. Si toutefois l’opération offre une certaine difficulté, on aura recours à la batte, soit pour refermer un peu un des bouts, en frappant sur la paroi extérieure, soit pour ouvrir un peu celle de l’autre morceau, en frappant au contraire sur la paroi intérieure.
- Enfin, il arrive souvent que le tuyau de poêle, au lieu de déboucher dans une cheminée en maçonnerie i sort directement au dehors, soit à travers le mur, soit à travers une plaque de tôle, remplaçant un carreau de fenêtre condamnée. Il faut toujours, dans ce cas, disposer en dessous du coude que forme avec le tuyau d’arrivée, celui qui se prolonge verticalement au dehors, une poche à tampon mobile, qui servira à recueillir les eaux de condensation, et à les expurger de temps en temps, sinon elles descendront dans la conduite, passeront par les joints et saliront le plancher de la pièce.
- Bouches de chaleur.
- En général, dans la plupart des appareils de chauffage, on trouve un grave défaut, c’est le trop grand rétrécissement des passages de l’air ; cette observation est surtout vraie pour les bouches de chaleur, souvent trop petites par elles-mêmes par rapport
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- aux conduits qui y amènent l’air, et qui pourraient tous les deux avoir des sections plus grandes qu0 celles qu’ils reçoivent.
- Une bouche de chaleur bien établie doit pouvoir se fermer facilement par un obturateur, empêchant l’introduction de l’air froid dans la pièce, quand l’ap' pareil n’est pas allumé. Il sera de plus toujours utilo de la garnir d’une petite toile métallique à maille3 serrées, qui s’opposera au passage des poussières de toutes sortes que l’air entraîne toujours ave® lui.
- Le système le plus simple est un couvercle extérieur monté sur une charnière comme dans une boîte de montre permettant d’ouvrir ou de fermer la bouche ; on utilise ainsi toute la section qu’elle présente-Mais, d’un autre côté, ce procédé ne satisfait pas toujours à l’élégance que réclame l’emplacement de ces appareils, et l’on a cherché à dissimuler ce couvercle.
- Dans quelques cas le volet placé intérieurement bascule autour d’une charnière à l’aide d’un petit appendice traversant le grillage et sortant en dehors du niveau de l’appareil. On peut encore .ainsi utiliser toute la section de la bouche, seulement cet appareil ne tarde pas à mal fonctionner. Les poussières qu6 l’air entraîne l’encrassent rapidement, la charnier6 fonctionne mal, et, ou bien l’on ne peut plus ouvrir en plein et dégager toute l’ouverture, ou bien on n6 peut plus obtenir une fermeture hermétique.
- Le plus souvent les bouches de chaleur se composent d’un cadre métallique scellé dans l’orifice de l’appareil de chaulfage dont la plaque est formée d6 parties alternativement pleines et vides, doublé6
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- d’une seconde pièce semblable pouvant glisser le long de la première dans des petites coulisses intérieures. Suivant que les parties pleines sont superposées ou non, on obtient l’ouverture ou la fermeture de la bouche.
- Cet appareil fonctionne bien, c’est le plus élégant, il permet de régler le degré d’ouverture, son seul défaut c’est de diminuer la section utile de passage faite sur le corps de l’appareil, à moins qu’on n’ait donné à la plaque des dimensions telles que la somme des vides corresponde exactement à la section réelle que la bouche aurait si elle s’ouvrait directement sans appareil interposé à l’orifice. Les bouches dites à tourniquet ou à papillon ne diffèrent, des précédentes qu’en ce que le volet, au lieu de glisser sur la surface, tourne autour d’un axe monté sur la partie extérieure ; les ouvertures dans ce cas ne peuvent plus recevoir des formes quelconques, elles doivent affecter des formes symétriques par rapport à un rayon de la plaque circulaire de la bouche.
- Système de manchon propre à la communication des tuyaux de poêles et des calorifères avec les cheminées, par M. A. Corbie.
- Cette invention est destinée à préserver les appartements des dégradations et inconvénients de tous genres qui résultent du percement continuel des cheminées pour le passage des tuyaux de communication des poêles, calorifères, cheminées prussiennes, etc.
- On sait, en effet, que dans un grand nombre d’appartements, on a coutume de placer, au commen-
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- cernent de chaque hiver, des poêles et d’effectuer des percements ou de boucher des trous anciens pour la communication des tuyaux avec l’intérieur des cheminées; ces trous ne peuvent s’établir sans causer des dégradations, sans endommager la tenture de la cheminée ; puis, par suite de changement de locataires, il faut agrandir ou diminuer les ouvertures pratiquées, suivant le diamètre des tuyaux; c’est ce renouvellement continuel de percement, de dégradation, que l’appareil simple, décrit ci-dessous, supprime entièrement.
- Description de l’appareil.
- Cet appareil, dessiné sous diverses vues dans les figures 100 et 101, comprend deux parties distinctes : l’enveloppe proprement dite (ou manchon a), évidée sous forme cylindrique, et le tampon b.
- Le manchon a, qui est la pièce fixe, se trouve scellé dans l’épaisseur de la cheminée au moment de la construction même de l’appartement, ou lorsqu’on veut y placer un appareil de chauffage quelconque, indépendant du foyer de la cheminée.
- Le tampon mobile b ferme hermétiquement le trou du manchon pendant la saison d’été, et il suffit de l’enlever quand on veut placer le poêle dans l’appartement.
- Ces manchons peuvent se classer par séries, suivant les diamètres des tuyaux; toutefois, un seul manchon convient à tous les diamètres, c’est l’idée qu’en donne la figure 101. On suppose dans cette figure, que le manchon a est fixé invariablement dans l'épaisseur de la cheminée ; alors, pour raccorder cette ou-
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- verture avec le tuyau c, d’un diamètre plus fort ou plus faible, on confectionne une portion de virole d, dont une partie s’ajuste sur le tuyau c, et dont l’au-Ire partie s’introduit à l’intérieur du manchon.
- Le dessin représente les deux parties du manchon, l’enveloppe a et le tampon b, dans leur simplicité primitive, c’est-à-dire, brute et sans ornement, parce ïue nous ne voulons indiquer ici que le principe de
- Fig. 100.
- Fig. 101.
- l’invention, qui consiste dans un manchon placé à Poste fixe dans l’épaisseur des cheminées, pour rece-yoir tous tuyaux de poêles ou autres appareils de chauffage, et dans un tampon qui ferme, au besoin, l’ouverture de ce manchon.
- On concevra facilement que, selon les circonstan-cos et le désir des acheteurs, on peut décorer et °fnementer ces deux pièces, autant et de la façon qu’il Paraîtra convenable.
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- Ces manchons pourront aussi être disposés par séries, suivant les diamètres ordinaires des tuyaux, et l’ajustement du tampon avec le manchon, quoique représenté, pour l’introduction naturelle, sous forme cylindrique, de la partie mobile dans la partie fixe» recevra toute disposition pour opérer une fermeture plus ou moins commode et plus ou moins favorable.
- Le caractère distinctif de cette invention réside surtout dans l’idée nouvelle d’un manchon fixe, scellé, ajusté dans l’épaisseur des cheminées, à 1» hauteur convenable pour recevoir l’hiver un tuyau de poêle, et l’été un tampon plus ou moins orné pour dissimuler cet objet.
- CHAPITRE V.
- Fourneaux divers.
- Le poêlier-fumiste aura souvent à s’occuper de nombreux appareils destinés à des usages spéciaux différents du chauffage proprement dit ; tels sont 10S: fourneaux de cuisine, les fourneaux à chauffer 10SI fers. Bien qu’en général ces appareils soient établi dans des usines spéciales, et livrés au commerce tout prêts à être mis en place, et que ce dernier travail incombe à peu près uniquement au fumiste, travail d’ailleurs tout à fait identique à l’installation d’u® poêle quelconque, nous avons cru devoir néanmoiu* entrer à leur sujet dans quelques détails, permettait de les apprécier par eux-mêmes et d’en faciliter Ie’ réparations et l’entretien.
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- FOURNEAUX DIVERS.
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- § 4. FOURNEAUX DE CUISINE.
- Le plus simple et le plus ancien de ces fourneaux est destiné à l’emploi du charbon de bois. Sa construction est tellement élémentaire, que non seulement les fumistes, mais que les maçons même l’établissent souvent eux-mêmes. Il se compose d’une sorte de coffre en maçonnerie de plâtre ou de briques élevé d’une certaine hauteur au-dessus du sol et supporté par des jambages laissant entre eux des vides où se placent des caisses en bois servant à renfermer le charbon. Sur la plaque supérieure du fourneau sont encastrées des cuvettes en fonte de fer, fermées inférieurement par de petites grilles où se dispose le charbon. La face antérieure du fourneau est munie de petites portes fermant les vides correspondants aux cuvettes dont nous venons de parler et permettant de régler l’arrivée de l’air sous la grille pour activer ou modérer le tirage. Ces fourneaux sont généralement placés sous une grande cheminée ou hotte, où se rassemblent les vapeurs et gaz de toute nature, qui s’échappent ensuite au dehors par un tuyau de cheminée ordinaire.
- Les jambages sont, comme nous le disions, généralement en briques, jusqu’à une hauteur de 0m.40; on pose alors une première bande de fer repliée deux fois en équerre, terminée à ses deux extrémités par des queues de carpe qu’on scelle dans la muraille et qui servent à maintenir le massif de maçonnerie. Ces bandes de fer ont généralement 0n,.01 d’épaisseur sur 0m.05 à 0n‘.07 de hauteur. Puis on dispose alors sur les jambages des petites tringles de for formant
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- paillasse et servant à retenir la maçonnerie du fond du fourneau. On élève ensuite les trois faces verticales, les deux latérales ayant une légère pénétration dans le mur, puis on bande la partie supérieure comme on l’a fait à la base et on construit l’âtre comme le fond, en réservant les emplacements des cuvettes de fonte formant les fourneaux proprement dits, en ayant soin de ménager une petite feuillure dans laquelle vient s’asseoir le rebord de la cuvette, pour que le niveau de l’âtre soit bien partout le même.
- Généralement la maçonnerie est recouverte d’un carrelage de faïence émaillée, ainsi que la partie du mur de fond au-dessus du fourneau.
- Lorsque ces appareils sont un peu grands, on les divise en compartiments par de petites cloisons intérieures, isolant les trous de fourneaux deux par deux.
- Quant aux cuvettes, on les trouve toutes préparées dans le commerce. Elles ont ordinairement la forme d’un tronc de pyramide, ou d’un tronc de cône dont la plus grande base est au niveau de la partie supérieure du fourneau, avec un rebord horizontal autour de cette grande base pour les asseoir sur la maçonnerie. Souvent elles portent au-dessous du rebord une petite ouverture que l’on fait communiquer avec le dehors par un petit conduit ménagé sous le carrelage. Cette disposition avantageuse assure un tirage continu, alors même que la marmite placée sur le bord s’y appliquerait exactement et le boucherait complètement. Cela évite l’emploi des petits trépieds auxiliaires qu’on est quelquefois obligé d’employer pour supporter les vases afin précisément de ne pas
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- boucher le fourneau et d’avoir un tirage suffisant pour entretenir une combustion active et régulière.
- Les petites portes scellées dans les embrasures de la paroi verticale du fourneau sont de diverses sortes. C’est un cadre venant s’emboîter dans une feuillure, et supportant à l’aide de petits gonds une porte ïue l’on ouvre plus ou moins, afin de pouvoir régler facilement le tirage sans être obligé de tenir cette Porte ouverte, ce qui serait une gêne pour la personne travaillant devant le fourneau. On dispose ordinairement sur le vantail, une sorte de bouche de Valeur ou rosace analogue à celle que nous avons décrite, et la porte n’a plus besoin d’être ouverte lue pour retirer les cendres qui tombent du fourneau,
- Ces pièces sont quelquefois plus simples encore, filles se composent d’une plaque de tôle dont les bords sont repliés d’équerre, présentant l’aspect d’une ‘nveloppe à lettres dépliée et dont les portions triangulaires seraient relevées d’équerre sur la face. Elles Outrent ainsi à frottement dans la baie de la maçonnerie, et sont fixées intérieurement à l’aide d’un Peu de plâtre. Un petit volet glisse sur la face entre deux petits coulisseaux, démasquant plus ou moins teie petite ouverture par laquelle se fait le tirage.
- On vend même de ces fourneaux tout préparés et lu’on dispose dans la cuisine comme tout autre jteeuble. Ils sont alors formés par quatre forts jambages en bois, entre lesquels on établit le fourneau M’aide de deux bandes de feuillard comme nous tenons de le dire. Dans ce cas la maçonnerie consiste simplement en un carrelage de faïence avec un en-Mit intérieur de terre à four.
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- Mais l’extension de plus en plus grande de l’em-ploi de la houille a apporté dans la construction des fourneaux de cuisine, des changements considérables. C’est encore Rumford qui s’est le premier occupe de cette question et qui en a établi les principe3 comme pour les cheminées.
- On a d’abord remplacé complètement, par des plaques de fonte ou de fer, placées au dehors du foyer ,et rougies par l’action directe du feu, l’usage des réchauds et du charbon de bois. Ce premier perfectionnement permet de disposer sur une même surface un bien plus grand nombre de vases, et d’en conduire la marche de front. Ces plaques elles-mêmes sont en partie formées de ronds concentriques s’emboîtant les uns dans les autres, qu’on peut enlever en tout ou partie, formant ainsi des trous de diamètres différents ; sur ces trous reposent les vases» dont le fond est directement léché par la flamme, au cas où ils ont besoin d’être portés à une plus haute température.
- Le foyer est formé par une cuvette en fonte de forme généralement ovale disposée en tronc de pÿ' -ramide fermée par une grille mobile, qu’on rempli de charbon de terre, à l’aide d’un trou formé par de3 ronds comme celui dont nous venons de parler. La prise d'air se fait par une ouverture disposée au bas de la paroi de face au-dessous du foyer. Cette ouve?' ture est munie d’une rosace réglant le tirage. Enfla au-dessous de la prise d’air on peut introduire uue caisse formant réservoir pour les cendres, et qufi l’on retire pour rejeter ces cendres quand elles sofl{ trop abondantes.
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- Tous ces fourneaux ont permis de disposer deux appareils qu’il était impossible d’avoir sur les anciens fourneaux à charbon de bois : un four et un bain-marie, donnant toujours de l’eau chaude.
- Le four est formé d’une caisse en tôle fermée par devant par une porte, et isolée sur toutes ses autres faces. Le fond repose sur des cloisons intérieures, entre lesquelles on dispose une autre boîte formant étuve où il n’y a jamais qu’une chaleur douce produite par la conductibilité du métal formant le fourneau. L’appareil est à flamme renversée, c’est-à-dire que les flammes s’échappant du foyer circulent d’abord entre la paroi supérieure du four et la plaque de recouvrement, puis descendent le long d’une paroi verticale du four, pour ensuite s’échapper par le tuyau de tirage et même quelquefois, ce qui est plus avantageux, passent d’abord sous le fond du four et remontent le long de la paroi opposée à la porte. Cette marche de la flamme s’obtient en disposant des cloisons en tôle dans l’intérieur du fourneau.
- A l’aide de cette dernière disposition on voit que le four est chauffé sur quatre faces, mais une des faces latérales est assez près du foyer pour être chauffée directement par celui-ci. Il n’y a donc strictement que la face de devant munie de la porte, qui ne reçoit pas directement l’action du feu.
- Le bain-marie se compose d’une caisse en cuivre êtamée, descendue dans le four par une ouverture sur laquelle il repose par un rebord. Il porte à sa base une douille dans laquelle on vient visser un robinet qui dépasse la paroi du fourneau, et qui sert à puiser l’eau. Un couvercle à rebord ferme le bain-
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- marie ; c’est par là qu’on introduit l’eau froide. On dispose le bain-marie sur l’un des passages de la flamme autour du four.
- Dans les fourneaux employés dans les grands établissements, restaurants, hospices, casernes, collèges, etc., on dispose à la suite du foyer des grandes marmites fixées à demeure exactement comme le bain-marie, et qui servent à la préparation du bouillon, à la cuisson des légumes. Des robinets y versent l’eau directement. Ces marmites quelquefois sont mobiles reposant sur la plaque du fourneau par un large rebord bouchant hermétiquement l’ouverture, ce système est bien préférable au point de vue de la facilité de leur nettoyage. Des petites poulies scellées, dans le plafond permettent, à l’aide d’un cordage, de les soulever facilement, même lorsqu’elles sont pleines.
- De notables perfectionnements ont été apportés dans la construction de ces appareils, surtout lorsqu’il s’agit de ceux destinés aux grands établissements. A l’emploi absolu du métal pour en former la carcasse, on a substitué avec avantage dans ce cas, un emploi judicieux de cloisons en briques, de montants et plaques de fonte. On a évité ainsi une usure rapide qui se produisait sur les cloisons légères en métal rapidement brûlées par un grand feu. En un mot, on a construit des sortes de poêles suédois, à parois métalliques en partie, avec circulation intérieure de 1® flamme.
- Nous donnons deux exemples de ces appareils^ dont la construction est d’ailleurs facile à compreiu dre d’après tout ce qui précède. Le premier est dû à M. Victor Chevallier, le second à M. René Duvoir.
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- Ces fourneaux sont en général mobiles, mais on peut aussi les établir à demeure fixe ; ils sont avec flamme renversée ou non, et fonctionnent au bois ou
- S charbon de terre. Ils renferment à l’état complet ^ four pour le rôti, un autre pour la pâtisserie, une Wmite en cuivre, un bain-marie à trois copettes,
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- une étuve, des dispositions pour les limonadiers, etc. Nous donnons dans la figure 102 le modèle d’un de ces fourneaux en fonte et à console, chauffe au charbon de terre, pour 200 à 300 personnes, propre au service des hôpitaux de la marine, des collèges et des établissements publics.
- Le fourneau ayant été posé dans les meilleures conditions possibles, il faut d’abord choisir le charbon de terre le plus favorable ; nous conseillons celui de Mons, ou tout autre donnant beaucoup de flamme-Ce combustible est celui qui convient de préférence pour ces appareils ; cependant, on en construit pouf être chauffés par le bois, mais ils ne conviennent qu’aux personnes propriétaires de bois et pouvant alimenter le fourneau de ce combustible sans viser $ l’économie; et encore faut-il avoir soin d’employé du bois de résistance et qui puisse produire le feu plus ardent et le plus durable. (
- Au reste, le service des fourneaux au bois ou a* charbon est absolument le même; leur seule diff^ rence consiste dans les dispositions des foyers.
- Revenons aux fourneaux à charbon de terre : l0f réservoirs de ces derniers sont pourvus de dei® grilles, dont une est ronde et forme le fond du servoir, et l’autre est à pieds servant à diminuer ]> foyer de moitié à peu près : on se sert de cette dernière lorsque l’on n’a qu’un demi-service à faicdi mais il faut nécessairement plus de temps pour h cuisson des aliments. Le foyer, réduit par cette gri^ à pieds, suffit pour chauffer la plaque du fourneau mais il ne faut jamais oublier, lorsque l’on s’en se& d’enlever d’abord la grille du fond. Le charbon & terre s’allume en jetant dessus de la braise ou
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- • charbon de bois bien enflammé : pour bien entre-3 tenir la combustion, il faut de temps en temps déga-' Jer la grille de la cendre qui pourrait l’obstruer, avec i ln tisonnier donné pour cet usage. Il ne faut jamais t illumer le feu avant d’avoir rempli le bouilleur ou réservoir d’eau, qui doit toujours être tenu plein en S' versant de l’eau à mesure que Ton en retire.
- - Le pot-au-feu, qui doit toujours être de forme cylindrique, en cuivre ou en fer battu, doit être commencé sur le trou ménagé à la plaque au-dessus du eoyer, après en avoir enlevé le tampon ou couvercle l'Vec un crochet. Lorsque le liquide est arrivé à ébullition, et qu’il a été écumé, on éloigne la marmite iters le tuyau de fumée, de manière à ce qu’elle conclue à bouillir à petit feu. C’est sur cette même ouverture du foyer que l’on commence la cuisson de toute espèce de mets, puis on en éloigne les casse-oies suivant le degré de chaleur qu’elles exigent, de Me que l’on en fait fonctionner autant que la plaide du fourneau peut en contenir.
- Les rôtis à la broche se font sur le côté du fourneau où se trouve le foyer, au moyen d’une rôtis-fiire qui s’y accroche, après avoir enlevé la porte âobile disposée à cet effet.
- 1 Lorsque l’on fait un rôti dans le four, il faut avoir tin de le retourner à moitié de sa cuisson ; il ne se lit pas autrement dans les fourneaux à deux fours, h moyen d’un berceau à tringles en fer étamé : il fe faut pas oublier d’entr’ouvrir la petite trappe pra-quée à la porte du four, et destinée à chasser la fcpeur du rôti vers une ouverture ménagée à cet fet au fond de ce four. L’étuve placée en dessus du lur est disposée pour la cuisson des côtelettes, au
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- moyen d’un plateau dans lequel on met de la braise bien allumée, et d’un gril ; pour l’évaporation de la fumée des côtelettes et pour établir un courant d’air qui entretienne la braise allumée, il a été pratiqué à la porte de cette étuve, une petite trappe à coulisse que l’on entr’ouvre afin que l’air puisse entrer pour aller s’échapper par un tuyau disposé au fond de l’e-tuve, et qui va s’embrancher dans le premier bout du tuyau de fumée.
- Le nettoyage des fourneaux se fait, pour les fourneaux ordinaires, en levant la plaque inférieure en fonte, rendue mobile à cet effet, et en ramenant la suie avec un petit balai vers l'ouverture du foyer pour qu’elle tombe dans le cendrier : pour les fourneaux à flamme renversée, on procède d’abord de la même manière, puis, en ouvrant une petite trappe ménagée entre les fours et les étuves, on ramène la suie au moyen d’une raclette à longue tige en fer, donnée pour cet usage.
- Quant aux tuyaux, le nettoyage se fait par la trappe à coulisse, pratiquée au premier bout du tuyau, en passant dans tous les sens une baguette flexible, à laquelle on attache un chiffon : cette trappe à coulisse du premier tuyau sert également à déterminer le tirage de la fumée, lorsque le mauvais temps vient à le contrarier, en brûlant à l’ouverture un peu de papier.
- Le second exemple que nous présenterons est un fourneau de cuisine, dont la construction est due à M. René Duvoir.
- M. René Duvoir, après avoir construit, dans plusieurs collèges des fourneaux de différents modèles,
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- est arrivé à la combinaison de celui dont on va présenter le plan.
- Ce fourneau, dans lequel on obtient l’emploi le Fig. 103.
- Fig. 104.
- Plus utile du combustible, présente toutes les facilités désirables pour le service.
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- Des fourneaux de ce dernier modèle ont été établis dans les collèges d’Amiens, d’Orléans, de Moulins, de Clermont et de Limoges ; d’autres collèges en ont aussi commandé. Ces fourneaux conviennent aux pensions et aux hôpitaux, avec quelques modifications dans la disposition des marmites et des fours.
- La figure 103 est la vue de face ; la figure 104 montre la coupe du fourneau, faite au niveau de la plaque supérieure, ainsi que le plan.
- A, A, est une plaque en fonte qui recouvre la partie antérieure du fourneau, dont toutes les faces sont en fonte. Cette plaque est percée de trois ouvertures; deux rondes sont destinées à recevoir, la première, la marmite à pot-au-feu B, l’autre la bassine à légumes C. La troisième ouverture est carrée, et se trouve au-dessus du foyer principal ; elle est bouchée par de petites plaques en fonte D, qui peuvent être exposées, sans se détériorer, à l’action de la chaleur. C’est sur cette partie du fourneau que se fait la préparation des mets qui exigent une température très élevée. Les petites plaques D peuvent être enlevées et remplacées par une troisième marmite quand le besoin du service l’exige.
- Un foyer additionnel permet de chauffer la marmite à pot-au-feu, avant la préparation des autres aliments.
- G est un grilloir à côtelettes, disposé de manière à faire sortir par la cheminée les vapeurs qui se dégagent pendant la cuisson.
- Il y a un four pour les rôtis et la pâtisserie; au-dessous est établi un petit foyer, dans lequel on peut brûler quelques morceaux de charbon pour donner
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- plus de couleur aux grosses pièces cuites dans le four.
- La cuisson des autres aliments s’effectue dans des casseroles placées sur la plaque 4, qui les chauffe plus ou moins, suivant la position qu’elles y occupent.
- Dans la construction en briques, qui est établie derrière le fourneau, se trouvent :
- 1° Une étuve, chauffée par les produits de la combustion qui circulent à l’entour avant de se rendre ians la cheminée. C’est dans cette étuve qu’on maintient chauds les plats préparés avant l’heure des ''epas.
- 2° Un réservoir à eau chaude H, fournissant par te robinet R l’eau nécessaire aux besoins de la cuisine, et qui a une capacité telle qu’il peut servir en t&ême temps à la préparation d’un bain entier et de Plusieurs bains de pieds ; un tuyau qui n’est pas figuré sur le dessin conduit l’eau chaude à la salle de ^ins.
- Un petit foyer permet de chauffer la chaudière ÎUand on a besoin d’eau chaude avant d'allumer le Wrneau.
- 1 Nous ne parlerons pas des fourneaux-poêles en fonte Auvent désignés sous le nom de Cuisinières, qui se fouvent dans le commerce entièrement prêts. Ces ^pareils qui sont destinés à la fois au chauffage et ^ service culinaire, sont des poêles en fonte avec ^positions plus ou moins complexes, suivant qu’ils Afferment ou non un four et un bain-marie. La Haque supérieure, au lieu d’être d’une seule pièce, j^te des ronds mobiles permettant d’y disposer les fees culinaires comme sur les fourneaux précédents.
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- Souvent même la paroi latérale du four qui se trouve contre le foyer est mobile autour de charnons comme la porte des fours, elle sert, une fois abaissée, à recevoir la rôtissoire qui se trouve exposée au feu assez ardent des parois du foyer ordinairement portées au rouge.
- Pour le poêlier-fumiste, son rôle se réduit à peu de chose quant à l’usage de ces appareils. Ils viennent des usines où se fabrique la fonte de fer, et il n’a jamais qu’à les installer, ce qui se fait exactement comme pour un poêle ordinaire.
- Nous croyons cependant utile d’indiquer au sujet de ces fourneaux particuliers, un perfectionnement dû à M. Henry, et dont l’application d’ailleurs assez simple permet de supprimer les inconvénients qu’on leur reproche à juste titre.
- On sait en effet que dans les ménages d’ouvriers où ces poêles-cuisinières en fonte, chauffés au charbon de terre, sont employés tant au chauffage du local qu’à la préparation des aliments, ces appareils placés au milieu des pièces et pourvus d’un simpi0 tuyau de tôle, donnent lieu à des dégagements d’odeur aussi nuisibles que désagréables.
- Le seul moyen dont on dispose pour régler le tirage consiste dans une clef placée sur le conduit, ciel qui la plupart du temps fonctionne d’une façon très imparfaite.
- M. Henry propose de percer le tuyau de fumée d’un certain nombre d’ouvertures oblongues, calculées de telle façon que leur surface totale soit égale à la section du tuyau, puis il entoure cette portioU du tuyau d’une douille concentrique emboîtant exactement le tuyau, percé d’ouvertures semblables a
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- celles ci-dessus, de sorte qu’en faisant tourner cette douille on puisse fermer plus ou moins les ouvertures du tuyau. On obtient ainsi un procédé de réglage bien supérieur à celui que donne la clef, et qui n'est pas susceptible de se détériorer.
- Enfin, pour éviter le dégagement dans la pièce des vapeurs dues à la cuisson des aliments, M. Henry propose l'emploi d’une petite hotte en métal pouvant s’adapter par un ajutage à douille tournant comme le précédent autour du tuyau, placé au-dessus du premier de façon à ne servir que lorsqu’on fait la cuisine, et à laisser entier le rôle de l’autre pour le chauffage.
- La dépense supplémentaire due à ces appareils est peu importante, elle n'enlève rien des qualités dues H la mobilité des fourneaux-cuisinières, et les met dans des conditions hygiéniques bien préférables à celles où ils sont ordinairement.
- § 2. FOURNEAUX POUR CHAUFFER LES FERS A REPASSER.
- Ces fourneaux sont employés par de nombreuses industries, blanchisseurs, tailleurs, chapeliers, etc., qui sont obligés d’entretenir dans leur local un appareil toujours en marche, afin d’avoir à chaque instant sous la main et chauds les instruments de leur travail.
- Généralement ces appareils consistent en un fourneau analogue aux fourneaux-cuisinières dont nous Venons de parler, ou plus simplement d’un poêle cloche, surmonté d’une partie en tronc de pyramide, dont chaque face porte l’empreinte d’un fer à repas-
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- ser, dans laquelle vient se loger l’instrument. Quelquefois ces empreintes sont découpées à jour et les fers sont soumis à l’action directe du feu, mais c’est là un mauvais système ; les fers s’encrassent, perdent leur poli, il est bien préférable de laisser un fond dans chaque empreinte dans laquelle les fers s’échauffent en vertu de la conductibilité du métal.
- M. Chambon-Lacroisade a étudié tout particulièrement ce système de fourneau, et construit un type qui, sans s’écarter du principe précédent, est cependant remarquable par le soin apporté dans tous les détails d’exécution. L’appareil qui est tout en fonte, se compose d’un foyer à double enveloppe en forme de prisme vertical. La grille est disposée au bas de l’enveloppe intérieure, et les fers à repasser, dont le nombre est égal à celui des côtés du prisme, se placent dans l’espace compris entre les deux enveloppes-L’enveloppe intérieure est fermée au sommet par un couvercle de forme spéciale, percé dans toute sa hauteur par la cheminée d’appel dont la base est venue de fonte avec lui. Enfin l’appareil repose au moyen de trois pieds sur un petit guéridon dont le plateau mobile permet de le faire tourner à volonté, et d’amener ainsi chaque fer à portée de la main qui doit s’en servir.
- Ces appareils sont très économiques au point de vue de l’emploi du combustible, d’autre part un fourneau complet à six fers ne pèse que 18 kilog-environ, ce qui fait que la dépense d’achat n’est pas considérable. En résumé, au point de vue spécial qui nous occupe, c’est un appareil recommandable à tous les égards.
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- CHAPITRE VI.
- Du Ramonage et des Incendies.
- § 1. DU RAMONAGE.
- Le ramonage est l’opération qui a pour but de décrasser les tuyaux et coffres de cheminée des amas le suie qui, s’y formant à la longue, peuvent à un Moment donné prendre feu par l’action de quelques Cnmèches entraînées par le courant ascendant, feu tûi se communique de proche en proche à toute la tasse.
- Cette opération ne saurait être négligée, sans cou-'f le risque d’accidents plus ou moins graves à un Ornent donné. D’ailleurs elle est prescrite par les fdonnances de police. On trouve, en effet, dans l’or-Cnance du 15 septembre 1875, sous le titre de ^nouage, les articles qui suivent :
- Article X. Il est enjoint aux propriétaires et aux Cataires de faire nettoyer ou ramoner les cheminées 1 tous les tuyaux conducteurs de fumée assez fré-iemment, pour prévenir les dangers du feu.
- Les conduits et tuyaux de cheminées ou de foyers binaires dans lesquels on fait habituellement du \ doivent être nettoyés ou ramonés deux fois au ^ins pendant l’hiver.
- Les conduits et tuyaux de tous foyers qui sont allu-j^s tous les jours, doivent être nettoyés et ramonés hs les deux mois au moins.
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- Ceux des grands fourneaux de restaurateurs, boulangers, pâtissiers, etc., tous les mois au moins.
- Article XI. Il est défendu de faire usage du feu pour nettoyer les cheminées, les poêles, les conduits et tuyaux de fumée quels qu’ils soient.
- Le nettoyage ne se fera par un ramoneur que s1 les cheminées ont un passage d’au moins 60 centi' mètres sur 25.
- Quand la section sera moindre, le nettoyage se fera soit à la corde, avec hérisson ou écouvillon, soit par tout autre instrument ou mode accepté par l’ad' ministration.
- Le ramonage se pratiquait autrefois exclusiveme^ par le ramoneur. La dimension des coffres de chem1' née ne permettait pas en effet d’agir autrement, tou* le monde sait combien ce travail était pénible. teS enfants qui le pratiquaient s’élevaient dans les oof' fres, à l’aide de crampons fixés à leurs pieds, pendatd que d’une main ils se soutenaient contre les paroiSi et de l’autre, avec une raclette détachaient la suie adhérente au conduit.
- La plupart des tuyaux de cheminée aujourd’h111 sont à trop petite section, pour qu’un enfant puisse s’y introduire, le ramonage se fait alors à la cord®' On entend parla, passer à l’intérieur des tuyaux u110 sorte de balai ou hérisson de la forme de celui qu’011 appelle tête de loup, en le faisant aller plusieurs f°lS du sommet à la base. Le hérisson est formé d’un noyall; en bois, en olive avec une série de peignes ordinafi6’ ment en petites lames flexibles de fer implantés not" malement au noyau, par suite de cette disposition que le hérisson marche de haut en bas ou de base0 haut, il y en a toujours une moitié qui se troih0
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- aller à rebrousse-poil, et qui, par suite, exerce un frottement plus ou moins énergique sur les parois du conduit. Le noyau porte, à chacune de ses extrémités, un anneau dans lequel on fixe par un crochet une corde ayant comme longueur un peu plus de la hauteur du conduit. Avec cet instrument, le ramonage est des plus simples. Un ouvrier se place à l’entrée du foyer de la cheminée en s’enfermant derrière une enveloppe de toile destinée à arrêter la poussière autant que possible. Un autre monte sur les toits et hèle le premier par l’ouverture présumée du conduit jusqu’à ce qu’une réponse à son signal lui apprenne qu’il est bien sur l’ouverture voulue. Il laisse alors filer un des brins attachés au hérisson que saisit l’ouvrier placé en bas, et à l’aide duquel il fait descendre à lui le hérisson ; quand celui-ci est arrivé au bas du coffre, il hèle de nouveau son compagnon qui opère la manœuvre inverse, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’ouvrier placé en bas constate que le passage du hérisson ne fasse plus tomber de suie.
- Quant aux tuyaux de poêle, leur ramonage est des plus simples. Après les avoir démontés on y passe un écouvillon, balai emmanché à une tige de bois, analogue à l’instrument qui sert au nettoyage des lampes, ou une raclette, petit disque en tôle légèrement plus petit de diamètre que l’intérieur du tuyau. Les parties courbes se nettoient à la main avec une brosse.
- § 2. DES FEUX DE CHEMINÉE.
- La première règle à poser à propos de la question des feux de cheminée est la suivante :
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- Dès que l’on s’aperçoit qu’un feu de cheminée s’est déclaré, envoyer aussitôt prévenir le poste le plus voisin des sapeurs pompiers.
- Outre que cette mesure est d’abord utile, elle est même indispensable, en ce sens qu’elle résulte des prescriptions des règlements de police. Toutefois, on peut en même temps recourir à certaines mesures qui peuvent atténuer et même combattre tout à fait le sinistre, jusqu’à l’arrivée des pompiers, dont la besogne alors consistera à examiner la situation et à constater qu’aucune conséquence fâcheuse n’en peut résulter.
- Les feux de cheminées se reconnaissent ordinairement, d’abord de l’extérieur au panache de fumée, de flammes, ou d’étincelles qui s’échappe du tuyau, et intérieurement par un grondement spécial et souvent la chute de débris de suie enflammée dans le foyer.
- Quant aux mesures préventives, elles consistent à faire d’avance ce que les pompiers exécutent eux-mêmes dans ce cas.
- Il faut d’abord fermer toutes les issues qui donnent dans -la pièce contenant la cheminée où le feu s’est déclaré, afin d’arrêter autant que possible tout appel d’air qui favorise l’incendie, apporter dans la pièce un ou deux seaux d’eau, y tremper un drap et le tendre sur l’ouverture du foyer en l’assujettissant sur la tablette et les jambages de la cheminée, de manière à empêcher l’air de pénétrer.
- Quant à l’examen du conduit, des coffres, des mitres, etc., les fumistes qui souvent remplacent les pompiers, n’auront pour ce genre de travail qu’à suivre les prescriptions officielles données à ce sujet et qu’on trouvera exposées tout au long dans le
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- Manuel des Sapeurs-Pompiers, faisant partie de l’Encyclopédie Roret.
- Il est toujours bon, après un feu de cheminée, de faire procéder à un ramonage, car il arrive souvent que le feu ayant été promptement éteint, il reste adhérent au conduit des portions de suie non brûlée, mais en partie détachées, et qui prendraient facilement feu de nouveau. Il ne faut pas toujours croire, comme on le dit souvent, qu’un feu de cheminée remplace un ramonage.
- Voici d’ailleurs, au sujet de l’extinction des feux, quelques renseignements complémentaires, sur l’emploi de substances diverses qui favorisent l’extinction, et qui peuvent offrir un certain intérêt.
- Emploi du soufre.
- Dès qu’on s’aperçoit que le feu a pris dans le tuyau, on étale sur l’âtre le bois allumé ainsi que la braise, et on y jette quelques poignées de fleur de soufre. On bouche immédiatement après le devant du foyer de la cheminée, en y plaçant un devant de cheminée ou un drap bien mouillé, qu’on a soin de tenir fortement à la partie supérieure et sur les côtés. Le soufre étant un très bon combustible s’enflamme à l’instant, absorbe si fortement l’oxygène de l’air contenu dans le tuyau, que la flamme cesse aussitôt de brûler, et que le feu, quelque ardent qu’il soit, s’éteint à l’instant. Si le brasier est assez ardent, on peut remplacer le soufre par quelques poignées de sel de cuisine.
- Lorsque le tuyau de la cheminée est garni à sa partie inférieure, vers la gorge, d’une trappe à bas-
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- cule, il suffit de la fermer pour intercepter tout passage à l’air et étouffer le feu allumé dans ce tuyau.
- Procédé de M. Gaudin pour maîtriser les incendies.
- Tout le monde sait que l’incendie est un fléau redoutable, et sans exagération on peut estimer ses dégâts annuels à 50 millions pour toute la France; il serait donc bien à désirer qu’on pût trouver les moyens de combattre avec plus d’efficacité les grands incendies et diminuer par là la contribution forcée que paient chaque jour l’État, l’Industrie ou l’Agriculture.
- C’est pour arriver à ce but que M. Gaudin proposa, il y a près de quinze ans, d’employer l’eau chargée de chlorure de calcium au lieu d’eau pure. On sait, en effet, que dans l’état de choses actuel, le rôle de l’eau ordinaire se borne à refroidir momentanément les parties qu’elle couvre, sans compter son effet mécanique à faible distance qui consiste à dépouiller le bois de son charbon. Il est évident que dans un feu très intense, ces deux actions sont annihilées simultanément; il faut alors de toute nécessité abandonner le foyer principal pour se borner à entraver les progrès de l’incendie, ce que l’on nomme couper le feu.
- Avec l’eau pyrofuge proposée par M. Gaudin, on disposerait d’une troisième puissance qui conserverait toute son efficacité sur le feu le plus ardent : ce serait la présence du sel calcaire qui, apporté par l’eau des pompes, se fondrait sur les charbons embrasés, et imprégnant leur tissu d’un vernis indécomposable, les rendrait incombustibles.
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- L’idée d’employer ainsi les sels n’est pas nouvelle ; on l’a au contraire mise en pratique bien des fois. On a essayé l’alun, le sulfate de fer, etc., mais sans succès marqué. Cela devait être ; ces sels n’ont pas de fusion ignée, ce qui les fait tomber en poussière inerte au moment décisif.
- Depuis bien des années, M. Gaudin n’a cessé de demander avec instance aux divers ministères de lui fournir les moyens de faire un essai en grand de son procédé. On lui a constamment opposé des fins de non-recevoir mal fondées, et contre lesquelles il ne pouvait que protester.
- Enfin, il imagina d’en saisir la Société d’encouragement : cette fois son appel fut entendu, et au mois d’octobre 1848, à huit heures du soir, il a été fait un essai de son procédé chez M. Perrot, ingénieur civil à Yaugirard, aux frais de la Société et devant une commission prise dans son sein. M. le ministre de la marine y avait envoyé un de ses aides-de-camp, et MM. les ministres des travaux publics et du commerce, chacun un ingénieur ; la préfecture de police y était représentée par le commandant et l’ingénieur des sapeurs-pompiers de Paris ; enfin, plusieurs membres de l’Institut et représentants y assistaient aussi.
- L’expérience a été faite sur un bûcher de 1 mètre de côté et 3 mètres de hauteur, composé de bois de charpente et de bois à brûler arrimés, serrés. Dès que le tout a été embrasé, on a fait agir une petite pompe d’usine fournie par les sapeurs-pompiers de Yaugirard. Il est arrivé alors qu’après avoir éteint l’une des quatre faces du bûcher, celle-ci se rallumait dès qu’on l’abandonnait pour en éteindre une autre. Par
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- un effet soutenu de la pompe on est parvenu cependant à éteindre presque complètement le feu ; mais ayant interrompu le jet pendant quelques minutes, le feu revint dans toutes les parties plus vif et plus flamboyant que jamais.
- A ce moment, on procéda d’une façon analogue avec la même pompe en substituant seulement à l’eau ordinaire de l’eau chargée de chlorure de calcium. Après quelques coups de lance sur deux des faces du bûcher, l’une au vent et l’autre sous le vent, on arrêta le jet; mais cette fois le résultat fut tout autre, on vit pendant longtemps le bûcher séparé en trois tranches, savoir : une tranche du milieu très-ardente bordée de chaque côté de bois carbonisé éteint ; enfin, quand on eut fait jouer la pompe sur les deux autres côtés, après la cessation du jet et jusqu’à la fin, on eut le spectacle d’une flamme centrale encadrée entre quatre pans de bois carbonisés devenus presque incombustibles.
- De l’aveu de tous les juges compétents alors présents, l’expérience a eu tout le succès désiré.
- Masses pour éteindre les incendies à l’intérieur.
- Un moyen pour étouffer le feu dans les incendies qui se déclarent dans l’intérieur des bâtiments, et dont on a commencé à faire des applications en Allemagne, consiste en une masse combustible elle-même qu’on introduit dans les capacités où un incendie de nature quelconque s’est déclaré, et qui par sa propre combustion produit une atmosphère au sein de laquelle toute autre combustion, excepté celle de la poudre et des autres matières explosibles, cesse et
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- s’éteint. Cette masse, toute prête à être appliquée, se vend dans des cylindres plats de gros carton qui, du côté supérieur, sont coiffés d’un fort couvercle, et portent sur le côté une mèche de sûreté anglaise de 35 secondes de durée. Ces cylindres renferment depuis 2 jusqu’à 10 kilogrammes de masse. La combustion d’un cylindre de 2 kilogrammes dure 25 secondes, et celle des gros plus longtemps.
- M. J. Dietrich, de Gratz, composait, en 1842, des cylindres semblables avec 1 partie de soufre, 2 de protoxyde de fer et 5 de couperose verte, et dès 1823, M. F.-X. Tillmetz, de Munich, avait proposé un mélange de 1 de soufre, 1 d’ocre rouge et 6 de couperose. Ceux que débite actuellement M. J. Textor à QEdemburg ont la même composition que ces derniers. Les matériaux, après avoir été grossièrement concassés, sont mélangés, puis réduits alors ensemble en une poudre fine. La pulvérisation a principalement pour but d’empêcher que le soufre ne s’éteigne en brûlant, et l’ocre sert à unir le soufre à la couperose.
- Nous n’entrerons pas dans les détails de l’application de ce moyen anti-incendiaire, ni sur les conditions dans lesquelles il a du succès; mais d’après plusieurs rapports dignes de foi, il paraît que dans différentes occasions on s’en est servi avec avantage.
- Emploi du sulfure de carbone, par M. Quequet.
- M. Quequet a proposé de substituer au soufre employé pour éteindre les feux de cheminée, le sulfure de carbone, qui donne des résultats bien supérieurs. En effet, si la température de l’âtre n’est pas assez Poêlier-Fumiste. 17
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- élevée, le soufre brûle difficilement, et le but que l’on se propose n’est pas atteint ; tandis que le sulfure de carbone s’enflamme beaucoup plus facilement, absorbe par conséquent mieux l’oxygène, ce que l’on se propose pour ôter tout aliment à la combustion.
- Des expériences suivies d’un usage définitif ont été faites par le corps des sapeurs-pompiers de Paris. On a constaté qu’avec une très petite quantité, lOd grammes de sulfure de carbone, on pouvait maîtriser les feux les plus intenses.
- Le liquide est enfermé dans des flacons, où on laisse un grand jeu, afin de tenir compte de la grande expansion de ce corps, et qui sont bouchés avec de la cire vierge.
- On prépare même aujourd’hui une sorte de pâte solide en feuillets, imprégnée de cette substance, ce qui permet de la conserver encore plus facilement-Il serait très possible aux fumistes de s’en munir.
- FIN.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- PREMIÈRE PARTIE.
- Pages.
- Notions théoriques élémentaires.
- CHAPITRE Ier. — De la chaleur................... 1
- De la dilatation des corps par la chaleur.... 2
- Des thermomètres............................ 3
- Du calcul des dilatations................... 6
- De la chaleur spécifique.................... 9
- De la chaleur latente....................... . 12
- De la transmission de la chaleur............ 13
- Rayonnement................................. 13
- Conductibilité.............................. 13
- CHAPITRE II. — De la combustion et des combustibles.......................................... 17
- De la combustion en général.................... 17
- Des combustibles.............................. 19
- Des bois..................................... 24
- Charbon de bois............................... 26
- Des tourbes. .................................. 27
- Des houilles................................... 27
- Du coke........................................ 29
- Des volumes d’air nécessaires à la combustion. 29
- CHAPITRE III. — Ecoulement des gaz................. 32
- Causes de l’ascension de la fumée.............. 32
- Du mouvement de l’air dans les tuyaux de cheminées................................. 33
- De la vitesse de l’air chaud dans les tuyaux. . 42
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- TABLE DES MATIÈRES.
- DEUXIÈME PARTIE.
- Appareils de chauffage.
- CHAPITRE Ier. — Des conduits de fumée......... 47
- § 1. Coffre de cheminées.................... 47
- Moyen de déterminer les dimensions des tuyaux
- de cheminées............................... 54
- § 2. Tuyaux. . ................................ 56
- Machine à courber les tuyaux de poêle. ... 58
- CHAPITRE IL — Des cheminées................... 60
- § 1. Des cheminées en général.................. 60
- § 2. Cheminées ordinaires. . ................. 64
- Cheminées à la Rumford....................... 65
- — de M. Ganger.......................'. 72
- — de M. Debret........................ 77
- — de Franklin........................... 79
- — de M. André Millet................... 81
- — de M. Èevière........................ 94
- — de M. Julien Leroy...................101
- — de M. Lhomond........................103
- — de M. Leras..........................106
- — de MM. Hommais et Le Provost. . . . .. 107
- — de M. Touët Chambor..................112
- — de M. Gauthier.......................114
- Mode de fermeture des appareils de chauffage
- par M. Descroizilles.......................121
- S 3. Appareils auxiliaires pour utiliser la chaleur
- perdue.......................................^
- Appareils Lenormand et Chevallier............124
- — Fondet.....................................^
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- TABLE DES MATIÈRES. 293
- Appareils Cordier..............................129
- — Laury...................................130
- § 4. Cheminées destinées spécialement à brûler
- du charbon de terre..........................133
- Cheminée de M. de la Chabeaussière.............134
- — irlandaises............................ 138
- — du Staffordshire........................139
- — de M. Onesiphorus Paul................ 141
- — P. Vernus...............................143
- — Descroizilles...........................143
- § 5. Cheminées-poêles..............................149
- Cheminées à la prussienne. ....................149
- — de M. Désarnod..........................151
- Cheminée-poêle à la houille....................135
- CHAPITRE HL — Fonctionnement des cheminées.. 156 § 1. Des causes qui font fumer les cheminées.
- Remèdes à y apporter.........................156
- § 2. Des éléments qui influent sur le tirage des
- cheminées. ..................................175
- Influence de la température extérieure. . . . 176
- — de la pression de l’atmosphère..........177
- — de l’humidité de l’air extérieur........177
- — des vents...............................178
- — des rayons solaires.....................180
- § 3. Appareils destinés à empêcher l’influence des
- vents et de la pluie sur le tirage...........181
- Mitres.........................................181
- Mitres perfectionnées..........................186
- — de M. Millet............................186
- — de M. J. Dalmas.........................187
- • — de Kite..............................188
- — de M. Day...............................189
- — de M. J. Muller. .....................189
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- TABLE DES MATIÈRES.
- Appareils mobiles. .........................
- Gueule-de-loup à girouette..................
- Girouette perfectionnée de M. Palissot......
- Appareil de M. H. Leroux....................
- Ventilateur fumivore, de M. J. P. Jallade.. . .
- CHAPITRE IV. — Des poêles.......................
- § 1. Des poêles en général. . ................
- De la matière des poêles....................
- De la forme des poêles......................
- De l’épaisseur des parois des poêles........
- Des tuyaux de poêles........................
- § 2. Description de divers modèles............
- 1° Cloche en fonte........................
- 2° Poêle commun en faïence................
- 3° Poêles suédois. . . •....................
- Poêle Guyton-Morveau........................
- Cloches à lames, système Gurney, etc........
- Appareil de chauffage au coke, de la Ci0 parisienne du gaz...............................
- Poêle Phénix de Walker......................
- Brasero-Mousseron sans tuyau................
- Poêle à tuyau renversé......................
- Poêle en terre réfractaire, système de M. E.
- Muller, par M. D’Anthonay.................
- Poêle de M. J.-B. Morin.....................
- Systèmes de poêles divers dits poêles mobiles.
- § 3. Observations diverses relatives aux poêles..
- Montage et démontage des poêles.............
- Bouches de chaleur..........................
- Système de manchon propre à la communication des tuyaux de poêles avec les cheminées, par M. Corbie.........................
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- TABLE DES MATIÈRES. 295
- CHAPITRE Y. — Des fourneaux divers.............264
- g 1. Fourneaux de cuisine....................265
- § 2., Fourneaux pour chauffer les fers à repasser. 279
- CHAPITRE VI. — Du ramonage et des incendies.. 281
- § 1. Du ramonage.............................. 281
- § 2. Des feux de cheminées......................283
- Emploi du soufre..............................285
- Procédé de M. Gaudin pour maîtriser les incendies .........................................286
- Masses pour éteindre les incendies............288
- Emploi du sulfure de carbone................ 289
- FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.
- BAR-SUR-SEINE. — IMP. SAILLARD.
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