Nouveau manuel complet de typographie
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- MANUELS-RORET A9f~
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- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- DE
- TYPOGRAPHIE
- HISTORIQUE — COMPOSITION
- RÈGLES ORTHOGRAPHIQUES — IMPOSITION — TRAVAUX DI VILLE JOURNAUX — TABLEAUX — ALGÈBRE
- langues étrangères — musique et plain*cha\t — machines
- PAPIER — STÉRÉOTTPIE — ILLUSTRATION
- PAR
- ÉMILE LECLERCw
- Ancien Directeur de l’École professionnelle Lah»re Prote de l’Imprimerie Frazier-Soye
- Qzué de nombreuses figures et de planches en couleurs
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- UlRUOllifcMifS
- f PARIa
- IN GY GLOPÉDIE-RORET
- ;Or~LIBRAIRE-ÉDITElsLR
- 12, RUE HAUTEFÈÛIÈÏÉ? VIe
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- AVIS
- Le mérite des ouvrages de l’Encyclopédie-Roret leur a valu les honneurs de la traduction, de l’imitation et de la contrefaçon. Pour distinguer ce volume, il porte la signature de l’Éditeur, qui se réserve le droit de le faire traduire dans toutes les langues, et de poursuivre, en vertu des lois, décrets et traités internationaux, toutes contrefaçons et toutes traductions faites au mépris de ses droits.
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- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- DE
- TYPOGRAPHIE
- NOTICE HISTÜRIOUE
- L’idée de reproduire le verbe par des signes matériels donna d’abord naissance à l’écriture; puis le besoin de propager les manifestations de la pensée et le désir de les conserver indéfiniment conduisirent aux divers modes d'impression dont le terme final lut l'invention de l'imprimerie en caractères mobiles — invention dont l'évidente supériorité réside dans la multiplication et la combinaison inlinie de types mobiles diversifiés.
- Les anciens ont connu et employé les moyens rapides de reproduire les idées par signes, témoin les briques de terre cuite trouvées au sein des villes ‘disparues : Babylone, Ninive, Ecbatane, Suze, Tlièbes, Persépolis, etc. On y remarque des inscriptions èn caractères cunéiformes et d'autres signes imprimés soit à l’aide de formes en bois ou en métal gravées en relief, soit à l’aide de coins ou lettres mobiles. C’est au cours des fouilles entreprises en 1842, aux environs de Ninive, que le palais du roi Sargon fut mis à jour : on retrouva la bibliothèque entière de ce monarque,
- TVl'OC. RAPIDE. 1
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- MANUEL t)E TVPOGRAPHIE
- composée d’ouvrages écrits sur briques et soigneusement numérotés.
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- Dans l’antiquité, plusieurs catégories d'ouvriers se servaient de caractères alphabétiques, gravés à l’extrémité de petites tiges de métal, pour obtenir des empreintes, surtout pour appliquer des marques de fabrique sur les objets confectionnés : tel serait, par exemple, le cas des potiers. Les monnayeurs employaient quelquefois le même moyen pour produire les légendes des monnaies et des médailles. Les transpositions et les renversements de lettres (pie l’on remarque sur certaines pièces ont fait conjecturer, au comte de Caylus et à, d’autres antiquaires, que les anciens se servaient de caractères séparés. Des accidents analogues ont été constatés sur quelques poteries portant des lettres retournées par hasard. Parfois l’inscription a été gravée entièrement sur l’estampille, et parfois encore cette inscription se détache en relief sur l’objet, où se rencontrent aussi des ligures et des ornements. Les Romains, particulièrement, appliquèrent ce procédé aux tuiles, aux briques et à la poterie de terre rouge. Ces empreintes se faisaient toujours à sec et sans couleurs.
- On peut être étonné de voir que les Crées et les Romains, supérieurement civilisés pourtant, n’aient pas étendu davantage ces modes d'impression. Et cependant chez ces derniers on faisait usage de lettres mobiles pour apprendre à lire aux enfants. Quintilien dit que « c’est un artiiîce connu de tout le monde de faire jouer les enfants avec des lettres d’ivoire pour les mettre en humeur d'apprendre ». Saint Jérôme préconise également cette méthode ; Platon, dans son tt Livre des Lois », l’avait déjà proposée.
- La Chine a dû connaître, vers le milieu du xi* siècle, l'usage des caractères mobiles. Le procédé est décrit
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- NOTICE HISTORIQUE 3
- comme suit dans les mémoires d'un docteur chinois, nommé Tchin-Kouo, publiés en 1056 :
- « Après, avoir imprimé sur des planches de bois gravées les livres des lois et les ouvrages historiques, un ouvrier forgeron, nommé Pi-Ching, inventa une autre manière d’imprimer, au moyen de planches composées de types mobiles.
- « Avec une pâte de terre, fine et glutineuse, il formait des plaques régulières, aussi minces qu’une pièce de monnaie, sur lesquelles il gravait les caractères les plus usités, et chaque caractère formait un cachet (ou type: que l'on faisait cuire au feu pour le durcir.
- « Il enduisait ensuite une table en fer d'un mastic très fusible composé de résine, de cire et de chaux, dans lequel il enfonçait un châssis en fer divisé inté rieurement par des filets perpendiculaires (on sait que le chinois s'écrit de haut en bas) ; puis il y rangeait les types en lys serrant les uns au-dessous des aulres, en sorte que le cadre rempli de ces types ainsi rassemblés formait une planche.
- « Il approchait ensuite du feu cette planche, pour en faire fondre légèrement le mastic, et alors il appuyait fortement sur la surface une pièce de bois bien plane pour enfoncer les types également dans le mastic. Par ce moyen les types présentaient une surface assez semblable à celle d’une meule de moulin sur laquelle on imprimait autant d'exemplaires qu'on voulait.
- « ... Ce qui empêcha d'employer des types en bois, c’est que le tissu en est tantôt poreux et tantôt serré, et qu’une fois imprégnés d’eau ils auraient été inégaux et n'auraient pu se détacher du mastic pour servir à une autre composition. »
- L'invention de Pi-Ching est fixée par les historiens à Pan 1041 de l’ère chrétienne.
- Ces caractères, imparfaits d'aspect, donnèrent à un autre artisan, natif de Pi-Ling, l'idée de les fondrè en plomb. Ces derniers, plus finis que les précédents, manquaient, faute d’alliage, de la dureté nécessaire :
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- il furent rejetés et cette tentative n'eut point de suite et tomba dans l’oubli.
- « C'est de là que tirent leur origine toutes les espèces de types mobiles. Mais ceux en terre cuite manquaient de netteté ; ceux en plomb étaient trop mous, et ne pouvaient, par conséquent, lutter avec la gravure sur bois. C’est pourquoi l'on a gravé pour l'encyclopédie de Khang-hi 250,000 et plus de caractères en cuivre, qui ne laissent rien à désirer, et avec lesquels on peut imprimer toutes sortes d’ouvrages. » (Préface de « Woung-sang-tsi-Yao »).
- D’autres modes d’impressions ont, dès longtemps, [•récédé la typographie telle qu’elle nous a été transmise.
- Si, pour apprendre à lire aux enfants, l'antiquité employa les lettres mobiles, elle se servit, pour leur enseigner à écrire, de pages entières découpées à jour. « Moyen excellent, dit Quintilien, pour former l’écriture des enfants, obligés ainsi à suivre, avec leur style, les contours réguliers des lettres taillées à jour. »
- L’art de multiplier les dessins, au moyen de patrons découpés, est fort ancien. On suppose, non sans quelque raison, que les Egyptiens s’en servaient pour exécuter les figures régulières que l’on remarque sur les caisses des momies. Quant aux artistes grecs, surtout ceux qui ont décoré les vases peints, vulgairement appelés étrusques, la certitude en est parfaitement acquise. « Le peintre ou plutôt le dessinateur, dit le comte de Caylus, devait nécessairement calquer son sujet, et, selon l’usage de ce temps-là, il n’a pu se servir, pour y parvenir, que de lames de cuivre très minces découpées... »
- Procope nous apprend que l’empereur Justin l’Ancien, ne sachant pas écrire, les officiers de sa chancellerie imaginèrent le procédé suivant pour obtenir de lui une espèce de signature. « Ils firent découper les quatre premières lettres de son nom sur une petite planchette de bois et, toutes les fois qu’ils voulaient lui faire signer un acte, ils conduisaient sa main sur ces caractères. »
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- Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, n'ayant jamais pu réussir à écrire son nom, avait fait découper dans une lame d’or les initiales tiikod : lorsqu’il voulait signer, il appliquait cette lame sur le parchemin et promenait la plume dans les découpures des lettres. Ce fut aussi le cas de Charlemagne qui se servait pour sa signature d’un monogramme facile à former.
- L’impression humide était employée au moyen Age avec des encres de diverses couleurs. Guillaume le Conquérant imprimait sur ses chartes un cachet trempé dans l’encre.
- Les enlumineurs et les décorateurs de livres imprimaient, au moyen de patrons découpés dans des lames de laiton ou d’autre métal, ces lettres capitales qui. dans les manuscrits, sont si chargées d’ornements: ils an faisaient même usage pour les lettres minuscules: par la suite, ils composèrent de la sorte des ouvrages entiers, principalement des livres de plain-chant.
- Les patrons s’essayèrent encore à la reproduction d’œuvres d’art. D’après un passage de Détrône, on en faisait usage en Italie au premier siècle de notre ère. Cet auteur attribue la décadence de l’art de la peinture à l’usage des « ectypes », moyen de reproduction mécanique des tableaux.
- La xylographie (impression tabellaire) a précédé immédiatement la typographie (impression en caractères mobiles). Elle consistait à transcrire sur une planche de bois dressée et polie les mots dont se compose une page et à enlever ensuite, avec un outil approprié, toutes les parties que l'encre n’avait point touchées. L’opération terminée, la planche présentait toutes les lettres en relief; une fois encrée, on apposait une feuille de papier, laquelle était imprimée au moyen d’une brosse, d’un frotlon ou d’un rouleau de bois garni d’étoffe.
- Les grandes intelligences de l'antiquité et du moyen âge étaient au seuil de la découverte. De ce jeu d'enfant à l'assemblage de lettres isolées, de la marque de fabrique à la gravure d’une page entière, il semblait
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- n’y avoir i[u'un pas; et il a failli plus de quatorze siècles pour le franchir et trouver l'imprimerie véritablement pratique... Ce progrès, l’humanité d'alors ne le connut point, parce qu'il n’était pas encore une nécessité de l’époque.
- Mais, il faut bien le dire aussi, les moyens de communications, indispensables à nous autres modernes livre, journal, affiche, etc.), étaient inutiles à ces gens, rassemblés en groupes moins denses, vivant au dehors,-traitant les affaires politiques et commerciales sur la place publique, pratiquant même les sciences et les arts en commun. L’imprimerie n’apparaissait donc pas comme une chose nécessaire à l'échange réciproque de la pensée et de l’imagination.
- En résumé, la véritable invention de l’imprimerie ne peut consister dans l’art de graver les poinçons,, puisque tous les peuples anciens ont pratiqué la gravure sur métal, ni dans la découverte de l’impression, (au sens général du mot), puisque ce mode de reproduction a été connu de tout temps ; mais bien dans la combinaison pratique de ces procédés divers en- vue de la création et de la multiplication du livre rendu, par cela même, universellement accessible.
- Nous arrivons au milieu du xve siècle. On pressent que de grandes choses vont s’accomplir.
- Le monde féodal va mourir. Représentant de la force brutale, vainqueur de ce qui fut la discipline romaine, il tombe à son tour brisé, lui formidable,, dans l’anarchie des rivalités sanglantes. Le monde politique réclame l’unité, le monde intellectuel aspire à la lumière. Le peuple s'éveille, les bourgeois s'agitent, le bien-être suscite de nouveaux besoins.
- La science, reléguée dans les monastères, se composait de théologie surtout, de quelques notions, de physique, d’astronomie, d’astrologie plutôt, et de mathématiques imprégnées des idées de magie, fort en honneur à cette époque. C’est alors qu’une fièvre de savoir s'empare de la société ; la lecture devient la
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- l'ius impérieuse nécessité. Le goût des études, principalement de celles de la littérature et des langues anciennes, se développe rapidement, apporté par les hommes de science et d’art fuyant, lors de l’envahissement de l’empire grec, devant le fanatisme sauvage des hordes conduites par Mahomet.
- Dès lors, les copistes ne suffisent, plus à l’exigence du public; leur considération s'accroît, leurs gains sont labuleux. Le plus beau présent est un manuscrit, la possession la plus précieuse est celle d’un volume. « On se met à écrire si violemment, que les mots se confondent ; les lettres ne font plus qu’un seul trait, les mots une ligne, et les lignes, comme dit Clemengis, une broderie indéchiffrableavec des jours et des enchevêtrements plus divers que les tours dentelées d^e nos cathédrales. Pendant cinquante ans, tous les hdmmes instruits se plaignent de l'illisibilité des Caractères cursifs ; on multiplie les abréviations, pomme si la pensée, impatiente de son instrument (imparfait, l’eût brisé dans sa colère. »
- C’est au milieu de telles circonstances et sous ces ardentes inlluences que l’on trou/a enfin le moyen de se passer de copistes et surtout d’échapper à leur lenteur et de remédier à leurs erreurs. Il fallait copier mécaniquement, copier exactement, copier toujours, à l’infini ; perpétuer à jamais l’idée. Pour cela, un mode nouveau devenait nécessaire : l’imprimerie apparut.
- « Le véritable inventeur, dit Philarète Chasles, c’est le genre humain. Il est naturel de fondée un caractère dans un moule, après l’avoir vu gravé en relief ; c’est chose naturelle de sculpter une lettre dans le métal après l’nvoir déjà gravée sur bois; il est logique de diviser les lettres de l’alphabet quand on a divisé les mots, de séparer les mots après avoir séparé les pages, et, en remontant toujours, de faire <les cartes avec des empreintes après avoir fabriqué des cachets et des sceaux.en relief; enfin d’essayer le relief après avoir usé du cachet creux : riert de plus simple. Il a fallu cependant quatre mille ans pour
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- descendre tous ces degrés, du cachet à l'imprimerie. » l'ne opinion assez généralement répandue est que les graveurs en bois furent les promoteurs de l'imprimerie, et l’on sait (d’après T « Histoire du Petit Jehan de Saintré », page de Charles V) que les cartes à jouer furent inventées vers l'an 1 :»71!, et gravées en Allemagne au commencement de l'an MOU. P’abord on les
- Planche xylographique de l’Ar.s bcne moriendi.
- dessinait à la main, puis l’idée d’en rendre la fabrication plus expéditive fit recourir aux cartons découpés. La consommation augmentant de plus en plus, il fallut trouver un moyen encore plus rapide. C’est ainsi que l’image des cartes fut taillée dans d’épaisses planches de bois, lesquelles, enduites d'une encre grasse et appliquées fortement, sur le papier, se reproduisirent ù volonté. Pes » çavtiers » Je procédé passa
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- aux fabricîinls (l images de piété dont les figures ne comportent aucune espèce de texte. Ces derniers peu à Peu s’habituèrent à graver au-dessus ou à côté. des %ures soit des mots isolés, soit des lignes entières destinées à en donner l'explication.
- Ces premiers essais conduisirent à la multiplication des recueils par l'impression xylographique ou tabel-laire. Les premiers livres, tout à la fois gravés ou sculptés et imprimés en Europe, datent, selon ta chronologie établie par Seizius, de 14-31. Ce sont eux Mui caractérisent plus particulièrement l’origine de l’imprimerie, parce qu'ils sont tout entiers de la main des graveurs en bois.
- Ces plus anciens ont été faits au frotton, c'est-à-dire en exerçant un frottement sur le papier, du côté opposé à celui qui devait recevoir l’impression, à l'aide d’un Pinceau composé de crins unis par de la colle forte et entourés, pour ne pas déchirer le papier, d'un linge formant tampon. Auparavant on se servait de l'ongle du pouce, puis d'un morceau de bois poli. Ce procédé avait un défaut capital : il empêchait «l’imprimer les deux côtés du papier, parce qu’on était obligé d’appliquer un corps gras sur le verso pour faire glisser l'instrument, et que ce corps gras mettait ensuite obstacle à l’im-Pression de ce côté en s'opposant à l’adhérence de 1 encre. L’encre eût-elle d’ailleurs adhéré que l'action du frotton au recto eût beaucoup altéré le travail déjà obtenu. L’impression des deux côtés était donc impossible ; on était obligé, quand on réunissait les feuilles des volumes, de les coller dos à dos par la partie restée en blanc. Tous inconvénients qui disparurent avec l’invention de la presse.
- Mais il y avait de grands désavantages à employer des planches gravées d’une seule pièce ; il fallait préparer autant de planches que le livre avait de pages : graver autant de lettres qu’il y en avait dans le discours, chacune ne pouvant servir que dans le lieu où elle était fixée. Les lettres étaient sans uniformité, et les fautes du graveur ne pouvaient se réparer que par
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- des chevilles qui avaient rarement la solidité du plein bois. En outre, ces planches, alternativement mouillées et séchées, se tourmentaient, se fendaient et ne pouvaient pas être d'un long service : on ne pouvait du reste s'en servir que pour un seul ouvrage. On s'aperçut de la quantité qu'il fallait de ces planches pour faire un livre et de l’embarras qu’elles occasionnaient dans les ateliers. Néanmoins, comparée au travail des copistes, la xylographie était un immense progrès.
- he problème de la multiplication des images aurait été résolu une centaine d'années avant notre ère. Pline l’Ancien rapporte que M. Varron, le plus savant des Romains de ce temps, trouva moyen d'insérer dans ses livres les portraits de sept cents personnages illustres et d'en multiplier à volonté les exemplaires. Le procédé constituant cette invention, que Pline qualifie de « digne de rendre jaloux les dieux eux-mêmes », a suscité nombre de conjectures ; mais il resté inconnu. L’invention de Varron, demeurée à l’état de secret, n'ofîre qu’un souvenir fugitif et évanoui, sans aucune influence sur les destinées de la gravure appliquée à l'impression.
- D’autre part, on a pu constater que dès le xne siècle les calligraphes de France et d'Allemagne se servaient déjà d’estampilles en relief pour l'impression, sur les manuscrits, des initiales ornementées, dont on a retrouvé de nombreux exemples, parfaitement identiques.
- La gravure en creux et en relief était pratiquée en Europe au moyen âge dans un certain nombre dé métiers : graveurs de sceaux, de fers pour reliure, orfèvres, « carreleurs » (pavages émaillés), « tombiers » (inscriptions funéraires), « huchiers » (tailleurs de figures en ronde bosse sur les meubles), etc. Ce sont les privilèges des corporations qui empêchèrent l'application de ces découvertes partielles à l'imprimerie et à la gravure parce quelles auraient porté un grave
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- Préjudice aux scribes et aux enlumineurs qui faisaient, comme on sait, payer leurs travaux fort cher.
- Les recherches (le M. Bouchot, conservateur du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, et ses dernières découvertes permettent de faire remonter la xylographie enTrance au milieu du xive siècle, et probablement même de lui attribuer une origine française, de même qu'à l’invention des lettres mobiles (“ estampilles » pour « empreinture ») en usage au xiu« siècle.
- La xylographie débuta par la fabrication des images ‘le sainteté et des livres ascétiques. Aucun document, <1 ailleurs, n’est encore venu contredire cette assertion. On ne saurait la faire remonter au-delà du commencement de ce même siècle, date où l’on commença en Europe à fabriquer le papier, article auquel les impressions xylographiques se rattachent intimement.
- La xylographie fut d’abord pratiquée clandestinement et, comme l’imprimerie à ses débuts, ne se Proposa que la contrefaçon du livre manuscrit, imité à Peu de frais, et vendu à gros bénéfices. Les grands monastères, comme Cluny, Cîteaux, Clairvaux, etc., ‘lui avaient plus d’indépendance à l'égard des corporations, pratiquèrent la xylographie plus ouvertement Pour la fabrication des images de piété, ainsi que pour la publication des livres édifiants destinés aux fidèles et aux pèlerins.
- Ange Roccha (Bibliotheca Vaticana Illustrala, Home, lalll), prétend que l’impression tabellaire était connue des Chinois plus de trois cents ans avant J.-C. (Certains auteurs croient qu’elle aurait été propagée en Décident à la suite du voyage de Marco Polo en Chine (1272) ; selon d’autres ce seraient des navigateurs hollandais qui tirent connaître à leurs compatriotes, vers le xiv* siècle, l’usage de la xylographie.) Mais, de leur côté, les missionnaires, qui au xvne siècle séjournèrent de longues années à Pékin, s'accordent presque tous à donner à l'imprimerie tabellaire chinoise près de seize cents ans d'antiquité. Ce sont, du
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- reste, ces mêmes missionnaires qui firent adopter eu Chine la méthode typographique dont l'origine demeure bien européenne.
- On a vu que l'imprimerie xylographique marque la transition entre les ouvrages manuscrits et ceux reproduits à l'aide des caractères mobiles. Ces livres, le plus souvent accompagnés d'images, sont devenus très rares. Ils paraissent avoir été fabriqués simultanément en Hollande, en Belgique et en Allemagne, et oot été imprimés plusieurs fois dans la première moitié du xv* siècle, bien qu'ils ne portent, en général, ni date ni indication de lieu.
- L'un des plus célèbres est un résumé de la bible, nommé « Bible des Pauvres » Biblia Pauperum , parce que la plupart des prédicateurs, trop indigents pour acquérir la Bible entière, ouvrage volumineux et alors fort cher, se bornaient à l'achat de ces abrégés ordinairement ornés de gravures sur bois représentant et expliquant les principaux faits de l’Ancien et du Nouveau Testament. On en connaît plusieurs éditions xylographiques en latin et en allemand ; elles ont de quarante à cinquante feuillets ; il en existe datées de 1470, 1472 et une de 1475. Le papier n’étant imprimé que d’un seul côté, on donne à ces impressions le nom d’« anopistographes » (« opistographes », imprimé des deux). La plus ancienne édition aurait été, suivant Oltley, exécutée à Bamberg en 1420.
- Ln autre livre non moins célèbre est le « Miroir du Salut » (Spéculum humanæ Salvationis), petit in-folio de soixante-trois feuillets, plus cinquante-huit estampes, d’une extrême rareté. Cet ouvrage avait été écrit en latin au xme siècle par un moine de l’ordre de saint Benoît. Traduit en plusieurs langues, il fut non seulement gravé sur bois, mais aussi imprimé plus tard en caractères mobiles ; Fournier en compte six éditions, datant du xve siècle.
- Citons encore T « Art de bien Mourir » (Ars bene Moriendi), petit in-folio illustré, de vingt-quatre feuil-
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- lets, nmi moins rare, dont Ilcincckcn a décrit sept éditions.
- Quant aux livres sans gravures, le plus ancien serait un abrégé, vrai ou supposé, du « Traité des huit Parties du Discours » d’.-Klius Donatus (un des
- tiotna (pifppofira alip pût* tiliita ojatoio ûtjntficanim mçaur foinpïff. aurmurar autminuif.fjSîfpoftruiï nuocacooùr gnuî.^tuîi^Ca(iiô nîiJÙuorralUo ©WKOmf^lrniô lauhfia.^appo-wtonfaactlfafuô.-pfaD. apuo. autc aoucrfum.n0.nrra.nral.nrca. rofra. tttfa.crrra.mrcr.mrra.mfra.wïta o»i Ponr.pcr.jpf jpff r.ûtim.voto«9
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- j. '^Rment de Dona^d’après une xylographie originale de la 'bliothèque Nationale. (La page entière contient 20 lignes.)
- Maîtres de saint Jérôme, qui vivait à Rome au Iv* siècle), traité en usage dans les écoles du moyen âge. Dans l’histoire de l’imprimerie on donne le nom de « Donat » à cette grammaire latine. Les Donats s°ut, un des premiers produits de l’impression tabel-laire ; on en connaît plusieurs éditions. Les plus anciennes, sans date ni nom de lieu et d’imprimeur,
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- sont supposées imprimées en Hollande, peut-être à Harlem, vers 1440.
- Les plus récentes sont d’une date postérieure à l’invention du caractère mobile et de la presse, elles ont été fabriquées avec ce dernier instrument ; preuve évidente que, malgré ses imperfections, l’ancien système exista encore plusieurs années après la typographie. Tel le « Donat » en lettres allemandes publié à ITm, par Conrad Dinkmuth, en 1480, et une bulle d’indulgence imprimée à Munich en 1182, c’est-à-dire plusieurs années après l’invention des caractères mobiles ; ce qui montre que les deux procédés d'impression furent, pendant quelque temps, pratiqués simultanément.
- Mentionnons aussi un livre de seize feuillets, intitulé Defensoriurn Reatæ Mariæ Virginis, imprimé sur planches de bois, par Eysenhust ; il porte la date de 1471.
- L’impression tabellaire a dû disparaître aux environs de 1490.
- « C’est à ces informes essais des cartes à jouer, dit Ambroise-Firmin Didot, puis des images avec légendes, puis des Donats, imprimés sur tables de bois, puis en caractères de métal, soit sculptés sur pièce, soit retouchés au burin, après avoir été coulés, que l’imprimerie rattache son origine. »
- Les imperfections de la xylographie firent concevoir l’idée de graver chaque lettre séparément. De cette manière, les lettres isolées pouvaient être rassemblées à la suite et former des mots, les mots des phrases, les phrases des lignes, et les lignes des pages... L’impression achevée, ces mêmes lettres pouvaient servir pour reproduire et multiplier d’autres ouvrages.
- L'imprimerie typographique était trouvée ; mais de ce procédé pratique quel est le véritable inventeur, quelle est la date précise ?... Mystère et contradiction.
- Rien de plus difficile que de connaître exactement le nom de l’inventeur et de fixer la date et le lieu de 1 invention, parce que ces premiers travaux furent
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- exécutés dans le plus profond mystère, atin que les Produits de Part nouveau ne pussent être distingués de ceux que la main des copistes créait avec tant de peine et de lenteur.
- Cette grande préoccupation des premiers imprimeurs à donner à leurs volumes les apparences des manuscrits, par contrefaçon mécanique, et ce dans le but, de s’assurer de gros bénéfices, explique l’absence de toute indication sur leur personne ou sur le Heu et la date de leur travail.
- w D'abord cet art fut caché et communiqué seulement à un petit nombre d’adeptes, qui apportaient eux-mêmes les lettres dans des sacs fermés, et les emportaient ensuite de l’atelier. » Henricus Pantaléon, Lià. de Viris illustribus Germaniæ, 1565.)
- Ce qui est constant, c’est que Strasbourg et Mayence sont les seules villes dont les droits à la découverte de l’impression des livres en caractères mobiles, au m°yen de la presse, soient incontestables., en laissant toutefois à Harlem le mérite de les avoir devancées Pour l’impression tabellaire.
- Ces preuves les plus certaines qui constatent en faveur de la Hollande l’antériorité de l’impression x.ylographique sont :
- 1° Le témoignage d'Ulrich Zell, de Hanau, imprimeur ù Cologne, dès 1465 :
- " Quoique cet art ait été inventé à Mayence, ainsi Que nous l’avons dit, et comme on le croit généralement aujourd'hui, la première forme existait en Hollande, dans les « Donats » qu’on y imprimait antérieurement à cette époque : c’est d’eux et d’après eux que cet art prit son origine ; mais l’invention nouvelle fut bien plus importante et ingénieuse que la Première. »
- Ce récit nous a été conservé par l’auteur de la " Chronique de Cologne », écrite en allemand et imprimée à Cologne par Jean Ku>lho(T, en 1499.
- 2° Ce que dit Ange Hoccha, dans l’appendice de sa üîbliotheca Yaticana, où il raconte avoir vu sur la
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- première page d’une grammaire de Douai celle noie écrite de la main de Marie-Ange Accurse :
- « Aide le Jeune, homme érudit et très versé dans l’étude de l’antiquité, m’a montré un Donat imprimé sur vélin à la première page duquel on lisait cette note manuscrite :
- « Jean Fust, de Mayence, aïeul maternel de Jean « SehoilTer, imagina le premier l’art d’imprimer avec « des types de cuivre, et ensuite trouva le moyen de « les remplacer par des types en plomb. Son fils, « Pierre SehoilTer, apporta beaucoup d’amélioration à « cet art. Ce Donat et le livre intitulé Confessionalia « sont les premiers qui aient été imprimés. Ils sont « de 1450. L’idée en avait été suggérée par les « Donats » « imprimés précédemment en Hollande sur «planches « sculptées. »
- Au bas était écrit : Use scripsit Mari-Angélus Accur-sius.
- De même que sept villes de l’antiquité prétendaient à la gloire d’avoir vu naître Homère, de même dix-sept villes, dans les temps modernes, se disputent l’honneur de l’invention de l’imprimerie. Mais trois cités seulement appuient leurs prétentions de titres sérieux : Strasbourg, Mayence et Harlem (les deux premières revendiquent également l’impression tabel-laire).
- Suivant Junius, Scriverius, Boxhornius, Scaliger et autres écrivains, c’est Laurent Janszoon Coster (de Harlem, 1370-1439), qui fit succéder les caractères mobiles en bois aux tables xylographiques, et aurait substitué au frotton la presse déjà en usage dans d’autres professions.
- Mais Meerman, dans son grand ouvrage, Origines Typographies: (La Haye, 1765), où tous les documents concernant les origines de l’imprimerie sont réunis, a réfuté en partie les droits que pouvait s’attribuer la Hollande.
- « ... Si l’on peut, dit-il, attribuer quelque chose à
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- Coster, ce serait seulement l'exécution des images gravées du Spéculum humante Salcationis. En se montrant même libéral à son égard, toute son invention se bornera à avoir su sculpter ces lettres sur bois °n autre matière, invention qui diffère du tout au tout de la typographie, laquelle consiste dans la mobilisa-tiondescaractères. »
- (Lettre à l’historiographe hollandais " agenaar, 17.Ï7).
- C’est avec des lettres isolément grades sur bois que Laurent Coster entreprît l’impression du livre désigné sous le nom d//o-rarium. Cet ouvrage Rst imprimé des deux côtés, dans le Plus petit format : les grandes initiales manquent.
- 11 est certain que Loster usa des types
- mobiles puisqu'on remarque sur la cinquième feuille du « Miroir du Salut » (1430) une lettre renversée (ker/iut pour begini) et, à la page 40, une phrase de trois mots retournée xi sisaua*)).
- 11 est certain aussi que Gutenberg imagina, peut-être le premier, de graver les signes de l'alphabet à 1 extrémité de petits prismes en bois...
- Specklin et Paulus Pater (cités par Scliragius, dans « Chronique Manuscrite »), et Wolf (Monumenta typogr.) ont vu quelques-uns de ces anciens types en Lois qui avaient servi à-différentes éditions de « Donats », 1 un au xvie siècle, l’autre au xvn". Ce dernier s’exprime ainsi :
- <l Je me rappelle avoir vu parfois à Mayence de
- Mut)t994r? î* atetnottût
- tu te
- ... llB&JWttli
- Ûtétnt Marne fttttt
- aou«»n8t «ôrm tu nm oihttun*
- Page de Vllorariam de Coster.
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- semblables types en bois de buis, de l'imprimerie de Fnst, qui étaient perforés au milieu de leur tige en buis, alin de pouvoir être liés par une ficelle et appliqués les uns contre les autres aisément. »
- Admettons que Gutenberg, le premier, imagina de les graver à l’extrémité de petits prismes en bois. Or, bientôt, on reconnut l’inconvénient de s’en servir. Ces différents morceaux de hêtre se gonflaient ou se contractaient, comme les planches fixes, selon le degré d’humidité ou de sécheresse de l’atmosphère La fragilité de ces types en bois obligeait d’ailleurs le graveur à accoupler ensemble deux ou un plus grand nombre de minuscules et de multiplier, par conséquent, le nombre de lettres, ce qui demandait nécessairement et plus de temps et une plus grande dépense.
- Comme l'inégalité d’épaisseur de ces caractères ne permettait pas de les unir assez exactement, quoique serrés avec force dans un châssis de fer, on songea à percer les lettres vers leur extrémité supérieure, et à passer par ces trous un lien pour les attacher les unes aux autres ; mais les compositeurs n’en éprouvaient pas moins un très pénible travail, par la grande attention qu’ils devaient avoir de bien joindre les lettres que traversait ce lien, et surtout de bien justifier leurs lignes en les assujettissant ensuite par un nœud aux deux extrémités. Il leur fallait, après cela, beaucoup de temps et de soins quand il s’agissait de corriger les épreuves, de remanier, de passer de nouveaux liens et de serrer une seconde fois les pages ou la page dans le châssis. Ce procédé, qui paraîtra impraticable, môme à l’homme le plus instruit dans l’art typographique, a été mentionné par d’indiscutables autorités.
- (Schœpflin n’a pas oublié d'observer ces difficultés dans sa « Dissertation française. » — Paul Pater assure, dans sa Disserlatw de Typis Litterarum, avoir vu ces lettres perforées. — Daniel Specklin et Birckenius en ont également fait mention).
- L’altération et surtout le défaut d’alignement de ces primitifs caractères ne tardèrent pas à les faire rejeter ;
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- peut-être ne servirent-ils jamais à l'impression de tout un livre. Lue matière plus stable fut donc cherchée par l’inventeur, qui choisit vraisemblablement le cuivre. ,es nouveaux caractères s’alignaient parfaitement et se fraient avec facilité ; mais considérable était la dépense "e temps et d’argent occasionnée par leur gravure.
- G est alors que Gutenberg imagina de les obtenir l)!tr la fusion; ses premières tentatives, à Strasbourg, datent de 1436, et tout démontre que dès 1450 ce Progrès était réalisé. Ses premières éditions connues du Spéculum humanæ Salvaliunis ont été exécutées avec des caractères fondus dans le sable puis retouchés au burin; c’est ce qui explique les nombreuses irrégularités qu'on y remarque. (La Hollande aurait aussi connu la fonte des caractères au moyen de matrices en teci'e cuite, j
- défaut disparut complètement entre 1453 et 1455, luand Pierre Schoilfer eut imaginé de frapper des jbatriees de cuivre avec un poinçon d'acier et de créer e moule mobile à main. Toutefois ce n’est qu'en 1459 due parut le premier livre imprimé avec des caractères *°ndus régulièrement. C’est le nationale divinorum Officiorum de Guillaume Durand, évêque de Mende, qui s°rtit cette année-là des presses de Mayence.
- Ûes essais de reproduction de l'écriture par des moyens typographiques auraient été tentés, à Avignon, 1444, par un orfèvre originaire de Prague, Procope u aldfoghel. Ce fait résulte d’un acte d’association oressé la même année entre Procope Waldfoghel et Manaud Vitalis, retrouvé en 1890 par l’abbé Requin aaQs les minutes d’un notaire d’Avignon. Ce Procope aurait surpris l'invention à Strasbourg, alors que mitenberg s’y livrait à ses études et à ses essais avant de retourner à Mayence, et l’aurait hâtivement et ïïmlhabilernent exploitée dans cette ville.
- Les premiers livres imprimés ressemblaient tellement a des manuscrits qu’on les crut d’abord sortis de la main des copistes. Il se trouva même des imprimeurs dui les vendirent comme tels (Fust entre autres). Un
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- peut donc dire que la découverte de l'imprimerie a été dominée dans une certaine mesure, par une idée déshonnête, et — dégagé de toute admiration sentimentale — avancer que les premiers imprimeurs ont eu en vue de gagner beaucoup d’argent par la contrefaçon mécanique des manuscrits. Mais bientôt la divulgation des procédés nouveaux et la substitution des caractères romains aux caractères gothiques, seuls employés jusqu’alors, ne permit plus de confondre les produits de la typographie avec ceux de la calligraphie.
- L’empreinte du cachet, qui fut, uit-on, le premier guide de l’inventeur de l’imprimerie, lui avait appris en même temps à former une composition dont il pourrait recouvrir ses caractères et dont la teinte imiterait celle de l’écriture... Mais comment imprimer facilement sur une feuille de papier un assemblage de lettres qui, par leur ténuité, prenaient difficilement l'empreinte, et dont le très grand nombre exigeait, pour une bonne lisibilité, l’action d’une force parfaitement égale ? Un pressoir était là ; le mouvement de la vis, qui répond à un poids considérable, frappa son imagination : la presse était conçue.
- Cette dernière invention a été attribuée à Laurent Coster ; la tradition et les plus anciens témoignages en accordent le bénéfice à Gutenberg, et cet instrument, mieux que toute autre chose, a transmis son nom à la postérité.
- [ltergellanus, dans son « Poème sur l’Imprimerie », imprimé en 1541, attribue l’invention de la presse à Gutenberg. — Wetter, dans son savant ouvrage sur 1’ « Histoire critique de l’Imprimerie », croit aussi que Gutenberg remplaça le frotton par la presse, ce qui lui permit d’imprimer quatre tables de bois et des deux côtés du papier ; ce qu’on ne pouvait faire au moyen du frotton.]
- Les deux plus importants des nombreux témoignages en sa faveur, recueillis par Meerman et Wolf, sont ceux d'Ulrich Zell et de l’abbé Trithème.
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- Ulrich Zell vint s’établir, dès l’origine de l’imprimerie, à Cologne, ville qui n’a pas élevé de prétentions Avales ; son récit (emprunté à l’auteur anonyme de la " Chronique de Cologne ») paraît conforme à la vérité ; d semble, d'ailleurs, tout à fait désintéressé dans la
- question :
- “ Ce noble art fut inventé pour la première fois à Mayence, sur le Rhin, et fit grand honneur à la nation demande. Cela arriva vers l’année 1440 ; et à dater de là, jusqu’à 1450, cet art et tout ce qui s’y rattache mt perfectionné...
- " En l’an de Notre Seigneur qui s'écrit MCCCCL, et qui fut une année d’or [c’est-à-dire où l'on célébra un Jubilé], on commença à imprimer, et le premier livre que l’on imprima fut la Bible en latin, et elle fut lrUprimée en gros caractères semblables à ceux des missels de nos jours (il s’agirait de la Bible de Trente-Six Lignes, la première imprimée en lettres fondues).
- , " Le premier inventeur de la typographie fut un citoyen de Mayence, né à Strasbourg, nommé /ean de Eudenburch; il était noble. Ledit art fut transporté de Mayence à Cologne, ensuite à Strasbourg, puis à Denise. C'est de l'honorable maitre Ulrich Zell, de Hanau, imprimeur actuellement à Cologne, que je tiens le récit de l'invention et des progrès de cet art, d°nt l'établissement à Cologne lui est dû. Il est des msensés qui prétendent que l'impression des livres date d’une époque plus reculée ; mais cela est contraire à la parité : en aucun pays du monde on ne connaissait de livres imprimés alors. »
- Cette date de 1440, fixée par Zell, parait devoir être admise sans contestation ; elle s’accorde avec le récit de Mathias Palmerius, de Pise, autre contemporain qui, dans sa continuation de la « Chronique » d’Eusèbe, lèxe à la même année l’invention de l’imprimerie, « due au génie industrieux de Jean Gutenberg, noble de uàissance, et né à Mayence ».
- Palmer dit qu’en l’année 1457 l’imprimerie se répandit en divers pays. La date de 1440 qu’il assigne, ainsi
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- que Zell, à sa découverte, n'est point trop éloignée, puisque le procès de Gutenberg avec ses associés remonte à 1439. Il fallut, en effet, bien des essais et de longs travaux pour pouvoir achever l’exécution soit de la Bible de Trente-Six Lignes, dont l’impression fut retardée, soit de l’autre Bible, également sans date, dite de Quarante-Deux Lignes, et qui est antérieure à l’année 1456, ainsi que le prouvent des documents authentiques.
- Il est moins probable qu’elle parut en 1450, et que son apparition servit à fixer la date indiquée par Ulrich Zell, par Arnold de llergellanus et par beaucoup d'autres, comme terme des essais de l’imprimerie.
- Quelques ouvrages moins importants avaient été déjà imprimés : tels sont le « Douât » de la Bibliothèque Nationale (1450), les « Lettres d'indulgence » datées de 1454 et 1433 ; dans l'une de ces compositions se voit la grosse gothique de la Bible de Trente-Six Lignes, dans l’autre les caractères de la Bible de Quarante-Deux Lignes et du Calendrier de 1456. Deux autres impressions font remonter plus haut les productions de Gutenberg : un Calendrier astronomique de l'année 1448, dont les caractères sont lès mêmes que ceux dudit Donat (Bibliothèque de YViesbaden), et une poésie sur le « .Jugement dernier » [1445 ou 1446] (Musée Gutenberg de Mayence).
- Trithème (1462-1516) a donné dans ses « Annales » un récit circonstancié de l'invention de l'imprimerie; il tenait ces renseignements de la bouche même de Pierre Sclioiffer, le gendre de Fust :
- « A cette époque, ce fut à Mayence, ville d'Allemagne, près du Rhin, et non pas en Italie, comme quelques-uns l’ont faussement prétendu, que fut imaginé et inventé par Gutenberg, citoyen de Mayence, cet art mémorable et jusqu'alors inconnu d’imprimer les livres au moyen de caractères en relief. »
- « Les premiers inventeurs de cette ingénieuse merveille d'imprimer furent des citoyens de Mayence. Or, ces trois premiers inventeurs, Jean Gutenberg,
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- Jean Fust et Pierre SchoitFer (Opilio), gendre de ce ernier, habitaient à Mayence la maison connue sous nom de Zum Jungen, qui prit ensuite le nom « Imprimerie », nom quelle conserve encore. »
- I ^ alinéa de début et l’alinéa final sont seuls à retenir, e reste ayant trait aux associations de Gutenberg et aux perfectionnements apportés à l'imprimerie.
- Citons encore cet extrait de la « Cosmographie mverselle » (1554), de Sébastien Munster :
- " C est presque de notre temps que fut inventé art d'imprimer les livres au moyen de types en tain, invention toute divine, événement mémorable, dm déjà si digne d'admiration le serait encore plus 11 n'y avait pas d’inconvénient à la divulguer. C’est '!ne merveille presque incroyable, quoique vraie, que ans un seul jour un seul ouvrier produise autant que Pourrait faire à peine en deux ans le scribe le plus ®xPédifif. L’auteur de cette belle découverte fut ntenberg, noble de naissance, qui fit les premiers essais à Mayence, seize ans environ avant qu’il ne Parvint en Italie.
- " Cette invention allemande produisit d’abord beau-*°UP d'étonnement et de grands bénéfices. » (Munster mt probablement allusion, ici, à Jean Mentelin qui, ^ imprimant à Strasbourg un très grand nombre °uvrages avec soin et correctement, s’enrichit très raPidement.;
- . " C’est bien certainement, dit M. C. Couderc, dans es Pays-bas qu'ont dû être faits les premiers essais ; lr*ais, soit que l’outillage fût incomplet, soit que les Pl0cédés employés pour la gravure ou la fonte des ^aractères fussent imparfaits, ce qu’on est convenu ^appeler l’école de Harlem n’a laissé que des œuvres ,ln art rudimentaire. Tout en reconnaissant à la °fiande l’honneur d’avoir vu naître l’inventeur des caractères mobiles, il convient donc de revendiquer P°Ul‘ Gutenberg celui d'avoir découvert la presse et Perfectionné pour tout le reste les procédés antérieurs. est lui, en efFet, qui a dû trouver « le véritable secret
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- « pratique si longtemps cherché ». On ne s'expliquerait pas les témoignages si nombreux et si sérieux qui parlent en sa faveur, si la typographie ne lui devait beaucoup. Il faut, par conséquent, lui conserver la gloire d’être sinon le « premier », du moins le « véri' table inventeur de l’imprimerie. »
- Enfin un témoignage formel découvert en 1881 par le docteur Louis Sieber, conservateur de la BibliO' thèque de Bâle, dans une pièce imprimée à Paris à la date du 1er janvier 1471, proclamant Gutenberg invem teur de la typographie, clôt la discussion. C’est une lettre adressée à la Sorbonne par Guillaume Ficbet 11 Robert Gaguin pour célébrer la renaissance des lettre» dans l’Université de Paris :
- « Les études de l’humanité, dit-il, recevront une grande lumière de cette nouvelle espèce de libraires sortis de la Germanie...
- « Les ouvriers typographes racontent ici à qui veut les entendre que c’est un nommé Jean, dit Gutenberg) qui le premier a inventé aux environs de Mayence Part de l’imprimerie, par le moyen duquel on fait maintenant des lettres non à l’aide d’un roseau comme les anciens, ni à la plume comme de nos jours, mais avec des lettres de métal, vite, bien et correctement. >»
- « Cette lettre de Fichet, dit M. Mellottée, est d’un intérêt capital pour l’histoire de l’imprimerie. Elle établit le droit indiscutable de Gutenberg à cette invention d’après le témoignage des contemporains à même d’être bien renseignés et dignes de foi, des typographes venus des bords du Rhin à Paris et qui ont pu être ses élèves. Martin Crantz passe pour être un frère de Pierre Crantz qui figura comme témoin dans le procès de 1455. D’autre part, Michel Frjburgei’ et Ulrich Géring étudiaient à Bâle en K61, à la veille du siège de Mayence, ils devaient par suite être bien renseignés. »
- Gutenberg est né à Mayence vers l’an 1398 ou 1400, selon Kœler, Würdtweim, Oberlin et Fisher. 11 était le fils de Friele Geinsfleisch et de Else de Gutenberg.
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- Ulrich Zell, ainsi que beaucoup d'écrivains contemporains ou postérieurs, le fait naître à Strasbourg. wais deux preuves principales militent en faveur de Mayence et font cesser toute indécision à cet égard :
- 1° Le prononcé du jugement dans le procès de .. asbourg entre Gutenberg et ses associés, où il est ^ : « Nous, Curie Cope, maître et conseiller de trasbourg, faisons connaître, etc., que Georges Dritze-en--. a cité Ilans Genszelleicb, « de Mayence », nommé
- ^uteuberuf.
- O T ®.
- - Le livre salique de l'église Saint-Thomas, à rasbourg, où il est dit : « Devant nous, juge de la tour de justice de Strasbourg, etc., ont comparu 'Utholde, etc., et Jean, dit Gensfleicli, autrement dit ^utenberg, .< de Mayence », demeurant tous deux à ^asbourg... l’an 1441.
- “ ürdtveim a donné sur Gutenberg et sa famille es détails très circonstanciés d’où il résulte, selon L que son véritable nom est Jean Gutenberg de ‘ oigeloch, dit Genslleisch (c’est ainsi qu’il est désigné ^ans l'acte dressé, par le notaire impérial, en 1455'!.
- est donc à tort que de ces trois noms on a quelquefois fait trois personnes différentes, d’où il résulte Ue certaine confusion dans l’histoire de la typogra-
- * Ue- Mais, selon l’acte de 1459, découvert par Bodman, u véritable nom est Henn (Jean) Gensfleisch, dit
- I inberg, et, en effet, Gutenberg doit être le surnom e Lenslleicb le nom de famille, puisque dans ce er>ie acte fait au nom des deux frères, l’autre est °uinië Friele Genslleisch.
- En Ü20, à la suite des troubles dont le parti popu-lre sortit vainqueur, Gutenberg, qui appartenait à Qe famille patricienne, fut forcé d’émigrer. On sup-Pose qu’il se retira à Strasbourg.
- Ee premier acte qui y constate son séjour est de ^ **4. En 1436, il ligure sur des registres d’imposition e la ville au nombre des constables.
- *utenberg, entraîné par un esprit inventif et déro-
- * ant à sa noblesse, s’occupe avec André I)rit,zehen,
- Typographie. 2
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- bourgeois de Strasbourg, à tailler des pierres précieuses, à polir des miroirs et à poursuivre des secrets qui « excitent la curiosité de tous ».
- En 1439, Gutenberg eut à soutenir un procès qui présente le plus grand intérêt, car c'est à son occasion que furent donnés sur ses recherches et ses travaux les premiers renseignements que nous possédions. Ce procès porte quelque lumière sur les procédés secrets d’une association qui avait double intérêt à ne pas les dévoiler : celui de faire croire que les livres étaient des manuscrits, et surtout d’éviter d'être accusés de sorcellerie.
- [Antoine lleil.mann, l’un des témoins, déposa que Gutenberg, pressé par lui d’associer son frère André à ces procédés secrets, reçut cette réponse : « Qu'ü « craignait que les amis d'André ne prétendissent « quç c’était de la sorcellerie,ce qu’il ne voudrait pas. »]
- Les pièces dudit sont en patois alsacien et leur authenticité a été contestée, à tort semble-t-il. Elles ont été découvertes par Schœptlin qui les a publiées dans ses Vindiciæ Typographie#; (Strasbourg, 1760).
- Qn y apprend que Gutenberg conclut un jour avec Hans Rilfe, maire d’une petite ville voisine de Strasbourg) un traité pour l'exploitation de procédés secrets. 11 se réservait les deux tiers des profits et laissait l’autre tiers à son bailleur de fonds. Un peu plus tard, André Dritzehen et André Heilmann demandèrent à entrer dans la société, « afin de mettre en œuvre (dit l'acte; plusieurs arts et secrets merveilleux qui tiennent du prodige ». Les parties contractantes n’ont sans doute pas jugé convenable de s’expliquer plus nettement — crainte de voir l'invention considérée comme œuvre diabolique, ou espoir de tirer le meilleur parti d’un art pour lequel il n’y avait pas encore de terme consacré.
- Gutenberg consentit et, signa, au commencement de 1438, un nouveau contrat d'après lequel les profit*’ devaient être partagés en quatre parts : il se réservait deux parts pour son compte, en accordait une à Rilfe
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- e* abandonnait la quatrième à ses deux nouveaux ass°ciés. Cet arrangement prouve que l'invention aPPartenait toute à Gutenberg. Cette association ne fut Pas de longue durée.
- l'eux circonstances en amenèrent la dissolution, i abord ils l'avaient formée en vue de l’exploitation f e leur secret, à l'occasion de la foire d'Aix-la-bbapclle, qui devait avoir lieu en 1439; ils avaient à Paine commencé leur travail qu'ils apprenaient la [eniise de la foire à l'année suivante. En second lieu, ‘‘itzeben et lleilmann étant venus à Saint-Arbogaste, <>u travaillait Cutenberg, virent que celui-ci « leur ayait caché plusieurs secrets, ce qui ne leur plut pas. et qu’il travaillait pour son compte à de nouvelles 'Uventions ». Ils rompirent alors leur société et en armèrent une nouvelle, après avoir exigé de Gutenberg fl’i il ne leur « cachât aucun des secrets qu’il connaissait » Imposition de Stocker ;. Ils fixèrent, en outre, la quotité * es versements que cbaiiin d'eux devait opérer.
- André Dritzehen parait être celui qui prêta à utenberg le concours le plus utile. J1 ne put résister au Surmenage qu'il s'imposa et mourut à la peine, vers e temps de Noël 1438. Ses frères et héritiers demandèrent à lui succéder dans la société ; mais Gutenberg e*usa. Us lui intentèrent un procès pour obtenir la Pestitution des sommes qu’André Dritzehen avait versées |°inme associé. Le tribunal se prononça contre eux, aPrès avoir entendu plusieurs témoins auxquels sont empruntés les renseignements qui précèdent. Malgré ?e succès, la société ne paraît pas avoir continué ses Pavaux; il ne lui était déjà plus possible de profiter de a foire d'Aix-la-Chapelle. Elle fut dissoute par jugement u 12 décembre 143b.
- khiel était donc le secret que Gutenberg cachait avec ant de soins ? Quels étaient les procédés nouveaux °ut la foire d’Aix-la-Chapelle pouvait rendre l’exploi-Don utile? S’agissait-il d'imprimerie ou d'une invention dustrielle quelconque ?... Tous ceux qui ont étudié les
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- pièces de ce procès ont conclu à l'affirmative en faveur de l'imprimerie. Il sullil, pour s'en convaincre, de rapprocher les déclarations de certains témoins.
- L’orfèvre Dünn déclare « avoir gagné de Gutenberg, depuis trois ans environ, près de 1ÜÜ florins pour les choses qui appartiennent à l’imprimerie ». (Cette déposition permet de faire reporter à l’an 1436 les débuts de cet arl.;
- L'intervention d'un orfèvre (et à cette époque les orfèvres étaient à la fois fondeurs, graveurs et mécaniciens) fait présumer" que les caractères employés à l'impression étaient plutôt en plomb qu’en bois. 11 se peut aussi qu’à l'exemple des orfèvres et surtout des fondeurs de cloches, qui obtenaient en relief sur les cloches, au moyen de la fonte, des légendes entières dont le modèle, il est vrai, était gravé d’une seule pièce', Gutenberg et Liünn eurent l’idée de composer en caractères mobiles une page qu'ils auraient cherche à mouler, dans une matière quelconque, pour obtenir ensuite un relief sur lequel ils auraient imprimé. Les mêmes lettres auraient servi ensuite à composer d’autres pages. Le long travail de graver pièce à pièce chaque lettre se trouvait ainsi fort simplifié.
- Ce procédé (qui n'est autre que le stéréotypage) n'a point réussi, sans doute à cause des ditïicultés très grandes que devaient rencontrer Gutenberg et Dünn pour la composition des moules, alors que les arts industriels étaient si peu avancés. Ainsi se trouverai! expliquée naturellement l’intervention d’un orfèvre, ses longs essais, ses travaux et enfin l’emploi du plomb « nécessaire à ce métier ». (C’est la phrase d’un passage de la sentence : « ... A mirés Dritzehen se serait fait garant de côté et d’autre pour du « plomb ” et autres choses qu'ils auraient achetées et qui étaient « nécessaires à ce métier. »)
- Si l’on ne veut pas admettre encore la découverte de caractères mobiles, fondus dans des matrices isolées. Didot pense que « par analogie avec les procédé» propres aux orfèvres, Gutenberg, en s’aidant de l’expé-
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- l'ience de Dünn, chercha à estamper des caractères, et au moyeu de contre-poinçons en fer enfoncés sur des tiges en plomb, il obtint des reliefs plus ou moins ^'guliers, qu’il suffisait seulement de retoucher après cette opération. C'est ce qui expliquerait des différences de détail que l’on remarque dans les lettres de plusieurs des livres imprimés (tels que le « Psautier de Mayence»),
- , en que l'ensemble de ces lettres ait un même « air (le famille ».
- " C’était probablement à la gravure ou retouche de °es types que travaillait nuit et jour Dritzehen (dépo-Rition de la mercière Barbel de Zabern) avec plus de ‘‘Aürage que de succès, puisque rien ne paraît avoir été e'‘iuiné pendant cette association. »
- Laurent Heihleck raconte qu'il fut envoyé par Cutenberg à Clous Dritzehen, l’un fies deux frères d André Dritzehen, pour lui recommander de « ne ,aontrer à personne la presse [dtp I'i'pssp) qu’il avait j^us sa garde », depuis la mort de ce dernier, et pour e Prier, en outre, « d'aller à la presse et de l'ouvrir au ni°yeu qes tjeilx vis, qu'alors les pièces se détacheraient es unes des autres », et qu'après cela « personne n’y Pourrait, rien voir ni comprendre ».
- La femme du marchand de bois Hans Schultheis a (téI»osé que < L. Heihleck vint chez son cousin Clans '‘‘tzehen et lui dit: « Cher'Dritzehen, l'eu André dritzehen avait quatre pièces couchées dans une Presse, et Gutenberg a prié que vous les retiriez de a presse et que vous les sépariez les unes des autres, " odin qu’on ne puisse comprendre ce que c’est. »
- ‘^udré Heilmann a déposé qu' « il savait bien que ’Utenberg, peu de temps avant Noël, avait envoyé son a’et aux deux André pour chercher les formes (forme»), ln qu'il pût s’assurer qu’elles avaient été séparées, et 'ffie même plusieurs formes lui avaient donné du (e^ret... Qu'à la mort d’André, le témoin sachant bien ffie des gens auraient eu grand désir d’examiner la P'esse, il fq qire 4 Gutenberg d’envoyer à la presse ^°Ur défendre qu’on la Ait ».
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- Kn ell'el, il envoya son valet puni- la mettre en désordre.
- Conrad Sahspach (le menuisier constructeur de la presse) a déposé qu’André Heilmann lui avait dit : <« Cher Conrad, puisque André Drilzehen est morl. comme c’est toi qui as fait les presses, et que tu connais la chose, vas-y donc, et retire les pièces de la presse et sépare-les les unes des antres, désassemhle-les et ainsi personne ne pourra savoir ce que c'est. »
- Mais comme ce témoin, voulant exécuter cet, ordre, cherchait les presses, tout était disparu...
- De ces diverses dépositions, Amhroise-Firmin Didot a tiré les conclusions suivantes :
- <> 1° Que des « formes » serrées par des vis devaient être composées en caractères mobiles; car des planche? gravées, placées dans la presse ou sur la presse, auraient au premier coup d’œil indiqué ce qu’on voulait cacher !
- « 2U Que ces formes étaient au nombre, soit de quatre pages, soit plutôt île deux pages ayant deu* colonnes chaque, ce qui faisait quatre colonnes en tout, désignées probablement sous le nom de quatre formes (très probablement les quatre colonnes de deux pages de la Hible, peut-être bien celle de Trente-Six Lignes) ;
- « 3° Qu’une fois ces formes désassemblées, on ne pouvait plus savoir à quoi ou du moins à quel ouvrage elles avaient servi.
- « Les efforts pour être prêts à la grande réunion de? pèlerins lors de la foire d’Aix-la-Ghapelle ; le concourt de quatre personnes intéressées à cette alïaire : les dépenses, les peines et les tourments éprouvés par le? associés, entin la déclaration de Gutenberg : « qu’il }' « avait maintenant tant d’ustensiles prêts et tard « d'autres en exécution qu’il fallait assurer certain? « avantages aux associés », indiquent sutllsammeid qu'il ne s’agissait pas de simples réimpressions de petits ouvrages tels que les Donats, connus déjà de Gutenberg, ainsi que nous l’apprend L’Irich Zell, mai? probablement de la Bible, « livre cher, d'un débit cons*'
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- " 'Emilie, dont la transcription occupail alors des milliers (l'êcrivains », ou du 0ulholicoa, de Jean de Alibis, qu’on espérait pouvoir terminer en un an. » !<Jassociation contractée pour une durée de cinq ans 'levait liuir en 1443 ; mais on a vu que la mort du Principal associé en amena la dissolution. Gutenberg e,ait encore A. Strasbourg en 1444 ; il ne dut quitter que P'11* tard le monastère abandonné de Saint-Arbogasl-III où il avait établi son atelier. On le retrouve Mocg, en 1450, à Mayence, dans la « Maison de l’Jm-Prjmerie », nom qui commémore l'apparition des premiers livres imprimés en lettres de tonte.
- Jsittttpn 11*
- Jjïmhtttou t&owrnt.
- Pttüv m twmi sommet Ju&ana ottinrt t^cüt trîfô m cmt?
- Fac-similé d’un fragment de Bible sans date.
- Pendant la période qui suivit la disparition de Pritzehen, les réflexions et les tentatives de Gutenberg ^menèrent de nouveaux résultats — sullisamment appréciables pour décider le banquier Jean Fust à ornier avec lui une autre association — notamment a fonte des lettres au moyen de matrices soit en Pbunb soit en cuivre.
- ‘Mais jusqu'à, l’arrivée de Pierre Scboiiïer tout se .rua soit au clicbage des lettres, si les matrices Paient en plomb, puis au coulage du métal qui 0rmait le corps de la lettre à l'aide d'une sorte de mandrin appliqué sur la matrice; soit au coulage sur
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- les matrices frappées plusieurs à coté les unes des autres sur une seule plaque afin d’obtenir des reliefs qu'on séparait ensuite.
- Gutenberg avait certainement recours à la fonte des lettres, puisque Trithème dit que Schoilfer trouva une manière « plus aisée » de fondre les caractères. SchoilFer tailla des pièces d’acier et, les ayant gravées,
- ria ïmu? fur pro ailatimu : nfi rattjîl
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- ffappa de ces poinçons des matrices d’un métal plus Malléable ; puis, ayant disposé convenablement ces Matrices au centre d'un moule, il obtint des empreintes *;n relief au moyen d’un alliage de plomb, d’étain et e cuivre fondu dans un creuset. C’est à cette décou-'ei‘te « aussi heureuse que soudaine » faite par ce •l0,ine homme, que Gutenberg doit faire allusion dans CeUe phrase de la souscription du Calholicou : « Dieu cacbe souvent aux savants ce qu'il fait trouver aux Plants. »
- *>ar un acte souscrit fin août 1450, Fust prêta à ’Utenberg 800 florins moyennant un intérêt de 6 pour cul garantis par le matériel ; probablement celui rap-I "rté de Strasbourg). Puis il s’engagea à lui fournir c fiorins par an pour frais d’ouvriers et de loyer, P°ur le parchemin, le papier, l’encre, etc.; l’association evait durer cinq ans.
- [Le grand ouvrage qu’imprima Gutenberg ne peut re due la Bible ; et, de toutes les Bibles anonymes fll,e pon p0ssède, celle qui répond le mieux aux conditions voulues est la « Bible de Quarante-Deux-4ones » dite encore « Bible Mazarine » (ainsi nommée I ftrce qne c’est l’exemplaire du cardinal de Mazarin, °nservé aujourd’hui à la Bibliothèque Mazarine, de arts,. Commencée vers 1450, elle était certainement ^Opriniée au commencement de 1456; car les deux Ifu •Iïles l’exemplaire sur papier que possède la cdiothèque Nationale sont terminés chacun par une "roiscription latine où il est dit qu'ils furent enluminés ! a,‘ Henri Cremer, vicaire de Saint-Etienne, de Mayence, c premier le 24 août et le second le 15 août de cette eme année; ce qui a permis de dater la fin de 1 Bnpression.]
- H est le plus ancien livre, imprimé en caractères obiles, qui soit parvenu jusqu'à nous. Cette Bible corne un in-folio de 641 feuillets ou 1282 pages; lij^iue page est à deux colonnes de 42 lignes : les ira*16* 0n^ environ 32 lettres. Elle aurait donc été ’Pcimée ou, tout au moins, commencée pendant
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- <6
- M
- •‘3
- ù imprimer, et
- l'association de Gutenberg, Fus! et SehoilTer: mais plusieurs biographes en reportent l’impression ;i l'année 14!>0, ce qui la ferai! considérer comme l’œuvre des deux premiers seulement.
- C'est, quelque temps après que l'habile calligraphe, Pierre Sclioif-fer, de Gernsbeiin fdit Opilio). qui paraît avoir été employé à Paris, en 1449, à la transcription des ^ livres et au commerce des ma-
- £ nuscrits, vint travailler dans les
- ç bureaux de Fust. Ses voyages et
- £ la fréquentation des artistes de
- J cette ville lui avaient fait con-
- ^ naître certains procédés méca-
- * niques pour l’emploi des métaus,
- c lesquels, appliqués par lui à
- q l'imprimerie, lui fournirent les
- » moyens nouveaux de fondre eu
- = plomb et avec beaucoup plus de
- „ précision et de rapidité les lettres
- ? mobiles dans des matrices de
- •3; cuivre, et à donner ainsi une net-
- « teté parfaite aux caractères.
- ^ On doit à Scboilfer, esprit ingénieux et pratique, l’idée du moule mobile « à main », à peu près semblable à celui qui était encore en usage avant l’apparition des machines à fondre.
- [C’est d’après ce procédé qu’on appela « types » les caractères destinés à l’impression, à laquelle on donna le nom de « typographie ». — Scboilfer aurait aussi trouvé une encre réellement propre cette autre découverte charma Fust au
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- l'Oint qu’il lui donna sa fille en mariage, l'intéressant aiQsi définitivement à la grande entreprise.]
- <( Cet homme, dit Arnold de Bergel, inventa des '"ouïes auxquels la postérité donna le nom de ma^ ^"‘es. H fut le premier qui fondit dans l’airain ces Sl£nes de la parole, les lettres que l’on pouvait réunir eu combinaisons infinies. »
- grands perfectionnements, qui équivalaient à ""e invention et libéraient la typographie des obstacles ^sceptibies d en entraver les progrès, furent peut-être ‘ cause de discussions qui déterminèrent plus tard la ^solution de la société.
- mois de décembre 1452, les fonds étant absorbés, mtenberg avait dû contracter un nouvel arrangement ’ivec son banquier. Fust consentit à ne point réclamer s intérêts stipulés par le premier contrat; mais il se "éra, par un versement unique de 800 florins, des °mmes qu'il aurait dû payer pendant les trois années me devait encore durer l’association (soit 000 florins). It KGrs *in m55, un exemplaire sur vélin de la o'e de Quarante-Deux-Lignes se vendit à Paris, °miue manuscrit, 2.000 francs environ. Quoique huit ls moins cher qu’un manuscrit véritable, ce livre ^'t d’un prix encore trop élevé pour trouver autant acquëreurs qU’j{ en faiiaq à Gutenberg afin d’éteindre j. s dettes, et à Fust pour satisfaire son amour de argent. Ce dernier, dé çu dans ses calculs et recon-lSs"nt à Schoiffer les qualités pratiques qui paraissent I 0,1‘ fait défaut à Gutenberg, éleva des difficultés sur s sommes avancées déjà et sur les intérêts formant j.1? total de 2020 florins. (Il résulte de ce compte 'intérêts que le prêt remontait à cinq ans deux mois demi; l'acte de société date de 1450.)
- ^ Le Jugement du 6 novembre 1455 condamna Guten-epg à payer les intérêts et la partie du capital qu'il 'ait employée à son profit personnel. Hors d'état de n'nourser la somme dont il s'était déclaré redevable, |j'a*e,d|org dut transiger et, par un partage à l’amiable, ,lx imprimeries rivales s'élevèrenl à Mayence : l'une
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- dirigée par Gutenberg seul et l’autre par le capitaliste Fust et Schoifîer.
- Cette dernière, la maison Zum Humbreicht, fut 1® mieux pourvue en matériel ; SelioilFer dut faire valoir ses droits sur les beaux caractères de la « Bible d® Quarante-Deux Lignes », exécutés visiblement d'après son procédé (au moyen du poinçon en acier, de 1® matrice frappée en cuivre et du moule à main), reproduisant indéfiniment et rapidement des lettres identiques au poinçon. A Gutenberg furent laissés ceu* exécutés d’après l’ancienne manière, par conséquent bien moins parfaits (les types du Catholicon et de 1® « Bible de Trente-Six Lignes ») et qui avaient en outre l’inconvénient d'être plus gros, ce qui rendait l’impression plus coûteuse et l’ouvrage moins portatif.
- [L’ampleur des caractères de la Bible de Trente-Si* Lignes, leur masse compensaient la molTesse relative
- iEtrttmtttonfetmiîtf
- üTMitnpIcttîIûmff ttoxaturtuîif
- tfomiti plmant rtmitTioms ra morne ûtnruto tfttratuttunf
- Caractères de la « Bible cle Trente-Six Lignes » employés dans la « Lettre d’indulgence » de l’année 145b (réduits)
- du métal pour lequel on n’avait pas encore trouvé l’alliage assurant leur dureté, partant leur résistance nécessaire aux chocs répétés de la presse ; on ne pouvait faire différemment : l’œil volumineux de» lettres explique bien une phase primitive de l’art typographique.]
- Le Catholicon et la « Bible de Trente-Six Lignes " commencés pendant l’association, furent continués, par Gutenberg seul (mais avec l’obligation de n’y poio] mettre son nom, chacun des associés ayant des droits!
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- a ces ouvrages). Le premier de ces ouvrages parut en U60, et le second ne lut pas terminé avant cette époque.
- Schoilïer et Fust devancèrent Gutenberg dans l’édi-P°n de leur Bible, supérieure en ceci que le caractère P|os beau et plus petit exigeait moins de feuilles, l'éduisait la quantité de papier et de vélin, dépense dors considérable ; parlant moins chère et moins Volumineuse.
- , ,JUtenberg n’avait pas tardé à quitter la maison ^Ur>l Jung en pour s'installer dans la demeure de sa lncce, dite de Gutenberg (Bonirnentis), et, par la suite, malgré tous ses déboires, ne renonça pas tout à fait à nnprilllerie. On en a la preuve d’après un passage ' e la « ci ironique anonyme des Souverains Pontifes » e Philippe de Lignamine (imprimée à Itome en 1474), h est dit qu’ « il imprime 300 feuilles par jour »
- _ association, croit-on, avec Jean Rilïe, son premier associé strasbourgeois en 1436).
- ,^e 17 janvier 1463, l’archevêque Adolphe de Nassau 111 accorda, par diplôme, le titre de gentilhomme de sa cour avec diverses rémunérations. Mais il dut suivre ^ Prince dans sa résidence habituelle d’Eltvil, bourg . tenant à Mayence. Ne voulant pas se séparer de son Imprimerie acquise aux frais du docteur Conrad °mei.y, syndic de Mayence, et probablement liypo-le,lnée à celui-ci, il obtint de la transporter à Eltvil. Gutenberg, déjà fort avancé en âge, ne pratiqua î Us alors lui-méme; il en était d'ailleurs empêché ; 1 S(jn emploi à la cour. Il confia son imprimerie Nux deux frè res Henri et Nicolas Bechtermüncze, ses : es> qui travaillèrent sous sa direction. Cette
- P Pl'IJlerie produisit, du vivant de l’inventeur, le ocabularium latino-leutonicum, extrait du Catholicon. , Unuiue et magnifique exemplaire de ce livre inté-ssant est conservé à la Bibliothèque Nationale., fut Ü*'en^iei‘ë mourut à Mayence en février 1468 et cai en^erré dans le cimetière du couvent des Francis-ns- Aussitôt après son décès, Conrad Homery se fit Typographie. 3
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- restituer, par l’archevêque Adolphe, le matériel de son imprimerie, s’engageant à le vendre à un bourgeois de Mayence, de préférence à tout autre, à prix égal ; il le céda à Nicolas Bechtermüncze, resté seul, qui en était déjà détenteur.
- Voici la teneur de l'acte qui peut faire croire que le docteur Ilomery fut ou son associé ou son bailleur de fonds :
- « Moi, le docteur Conrad Homery, je reconnais par les présentes que le très haut prince mon maître [l’archevêque Adolphe] m’a fait remettre toutes les formes, les caractères, les outils et instruments fai-sant partie du métier, laissés par Jean Gutenberg après sa mort, instruments qui m’appartiennent, et sont encore aujourd’hui en ma possession, et par contre je m’engage à n’imprimer avec ces formes et caractères qu’à Mayence seulement et nulle part ailleurs, (tuant à la vente de ces ouvrages, tout bourgeois de Mayence aura la préférence, à égalité de prix, sur un étranger, et sera servi avant tout autre-En foi de quoi j’appose mon sceau à cet écrit fait Ie 25 février 1468. »
- Cette clause, imposée par le prince Adolphe au détenteur de l’imprimerie de Gutenberg de n’imprimer qu’à Mayence, prouve T « importance qu’il attachait a la conservation de cette imprimerie comme monument d’une invention si honorable pour cette ville ».
- Gutenberg étant mort sans héritier, son imprimerie) qui était inférieure à celle de Fust et Schoifïer, ne tarda pas à disparaître et personne ne fut intéressé ® prendre la défense de l’inventeur. C’est ce qui explique le peu qui est dit de Gutenberg et la petite part qui lui fut faite alors.
- De la découverte de cet « art divin » rejaillissait uu tel honneur que l’on comprendrait presque avec quelle outrageante insistance le véritable inventeur était poussé dans l’oubli. Mais c’est en vain que le gendre et le petit-fils de Fust ont voulu ravir à Gutenberg
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- Ses droits d'inventeur pour les transférer à Fust... " U sufïit que ces droits aient été proclamés une seule ‘°*s, de l’aveu même de Jean Schoill'er, fils de Pierre Schoi/fer et petit-fils de Fust, pour annuler tout ce jlue Pierre et Jean SchoilFer n’ont cessé de répéter à ;eur seule louange dans tous les livres qu'ils ont llllprimés. »
- ^oici ce qu’il est dit dans la dédicace, à l’empereur •'laximilien, d’une traduction allemande du «Tite-Live », é(litée par Jean SchoilFer :
- " G’est à Mayence que, primitivement, l’art adrni-j’Mde de l’imprimerie a été inventé « surtout » par lI*génieux Jean Gutenberg, l’an 1430 ; il fut postérieu-lement amélioré et propagé pour la postérité par les J:aPitaux et les travaux de Jean Fust et de Pierre
- kchoiffer. »
- Aucun témoignage ne saurait être plus authen-"A<JUe; il est écrit en allemand, par conséquent destiné a être lu de tous ; sa date est de 1303, époque tellement rapprochée que les témoins étaient encore
- v'vants.
- Cependant, le même Jean SchoilFer, en 1309, en 1313 1316, imprima, mais en latin il est vrai, tout le ^°ntraire ; il ne parle plus de Gutenberg : ce sont *Ust et ScboilTer les seuls inventeurs.
- Cette imposture aura, pense F’irmin Didot, encou-ragé Schott, petit-fils de Mentelin, à chercher, à son ^eniple, à annihiler Gutenberg, dans l’idée que Strasbourg, rivale de Mayence, fermerait les yeux sur rette fraude « pieuse » qui tendrait à restituer à Stras-°Ul‘g toute la gloire dont Mayence l’avait frustrée.
- Plus audacieux encore que les SchoilFer, qui voûtent dérober à Gutenberg la gloire qui lui est due, ‘ °hott proclama Mentelin inventeur de l'imprimerie :
- " On appelle maintenant libvarii ceux qui impriment es livres. Cet art, dont notre Alsace a été gratifiée avant toutes les autres nations, fut inventé à Stras-°urg par Jean Mentelin, proto-typographe et aïeul es Schott, en l’année 1442, bien que sa mise au jour
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- ait été assez ingénieusement attribuée â Mayence. ”
- (Lexicon Juris, 1541, Schott, imprimeur.)
- Philippe de Lignamine, qui fut lui-même un bon typographe, dit dans sa « Chronique », en rendant compte des faits qui se rapportent à l'année 1458 :
- « 11 est de notoriété que Gutenberg, de Strasbourg! et un autre, nommé Fust, habiles imprimeurs sue peaux, impriment chacun, avec des caractères fondus» trois cents feuilles de papier par jour à Mayence ; et l'on sait que Jean Meutelin, habile aussi dans cette même industrie, imprime également à Strasbourg! ville de la même province, autant de feuilles par jour. »
- Sans être l’inventeur de l’imprimerie, Mentelin, dont l'attention fut peut-être éveillée pas le procès de Gutenberg, à Strasbourg, put s’occuper en silence des divers procédés d’imprimerie concurremment avec ce que faisaient, à Mayence, les trois associés. Cependant le premier livre qui porte son nom ne date que de 1469 ; les caractères en sont petits, ce qui indique deS progrès dans l'art de la gravure et suppose des essais antérieurs. L’n des premiers et des principaux livres sans date, attribués à Mentelin, est une Bible en allemand, que l’on croit antérieure à 1466 ; et une' autre Bible latine, imprimée en grands caractères» paraissant antérieure à la précédente.
- Mentelin ou Mantelin, né en 1410 et mort en 1478, aurait été élève de Gutenberg, le suivant à Mayence pour le quitter en 1440 ou 1441 et revenir s'installer à Strasbourg. En 1460, l’empereur Frédéric III lui accorda des lettres de noblesse comme récompense de ses travaux. Mentelin, surnommé « chrysographe " enlumineur), faisait aussi grand commerce de livres.
- Fust, borné au rôle de banquier (directeur de l’ab faire, dirait-on aujourd'hui), ne semble personnelle' ment avoir fait faire aucun progrès à l’imprimerie, malgré les témoignages d’une reconnaissance intéressée qui lui sont décernés dans diverses souscriptions.
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- iomînü teumnoftr
- 's-\<£
- flffittûtc tirut-anl^ttiamir
- Hntatetioniî quîamîrabüi bîifibitrpttra tamtum ctu9 falutartfuumnn confpe luit iuftîriam tuant,r jutoiDic fut:erumtatis f fÇXttaût onmro tcnuînî
- lUOftrî, J[ubîlatc tomto |tate et cfiiltarr et pfaUttr, mrptljataînrçtbaratnj
- im ?raSuiPHt (réduit) du premier Psahnonini Primé à Mayence, en 1457, par Fust et Sclioiü'er.
- Wxtrni
- d des Connaissances nécessaires à un Bibliophile, par Edouard Kouveyre.)
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- SchoilTer, au contraire, homme de métier, se préoccupa constamment de perfectionner le. nouvel art. (Le premier, il aborda l'impression en couleur, appliquée aux capitales et aux rubriques, il employa les notes marginales et imagina l’interligne qui dégage à volonté le texte et lui donne de l'air.)
- Dans la liste des impressions qu'il publia avec Fust, de 1457 à 1467, notons le fameux « Psautier de Mayence », premier livre portant une date authentique (1457) et. par cela meme, publiquement avoué comme exécuté avec l'imprimerie seule. Schoilfer voulut pai' cet ouvrage démontrer la supériorité de la typographie sur la calligraphie. Il multiplia, pour les 306 grandes initiales gravées sur bois, le jeu des couleurs imprimées et des rentrées en rouge, en bleu et en noir; il surmonta des ditlicultés qui sont encore un sujet d’étonnement. Fier de ce chef-d'œuvre, l’imprimeur, dans sa souscription, « porte nn défi à l’écriture en proclamant la beauté des lettres initiales et le luxe des dessins en couleurs ». Il déclare que le présent volume a été façonné comme dans un moule, sans aucun trait de plume (absque ulla calami exaraIinné sic effiyid' tus], par une ingénieuse invention d'imprimerie et d'assemblage de caractères (adventione artificiosa t'/rt' primendi ac earacterizandi). Dans la souscription du t'atkolicnn, on trouvera une déclaration analogue : « ... Livre parfait, sans le secours ordinaire de la plume ou du calame, mais par l'admirable enchaînement de formes et de caractères. »
- On n'eu connaît que dix exemplaires tous ditlérents. Celui de la bibliothèque Nationale a 160 feuillets; c’est un don de Louis XVIII. Il est sur parchemin blanc, et le caractère est l’imitation exacte de ceux dont les copistes se servaient alors pour l’exécution des missels manuscrits.
- [Auguste Bernard attribue cependant à Gutenberg, et avec assez de raison, les caractères de ce « Psautier »i d’abord parce qu'ils présentent de la ressemblant'6 avec ceux de la « Bible de Trente-Six Lignes », et en-
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- suit!» parce que Schoiiïer, à qui on en fait honneur, n aurait pas eu le temps, pendant les dix-huit mois 9U* s'écoulèrent entre le jugement du 6 novembre
- 1 i;ia et La date de l’ouvrage (13 août 1457), de les faire graver et fondre, puis de les ^ployer enfin à la composition et au tirage de son livre.] Pc Durandi Rationale parut liai). C'est un bel in-folio (1(’ 162 feuillets, avec initiales ()rnées tirées en couleurs ; les caractères en sont petits et de ornie semi-gothique. C’est le Premier livre avec date imprimé eu types fondus régulièrement.
- tia même année vit une Nouvelle édition du « Psautier » “choitîer en donna encore deux pitres en 1490 et 1302). et en *60 furent publiées les Consti-utiones Clementis V PapM, plu-SleUrs fois réimprimées par la suite (le texte est encadré par les
- 'poimentaires de Jean-André :
- ^st le premier exemple de ^tte disposition qui devait par a suite obtenir tant de succès). e sont là les principaux ou-)r^ges sortis de cette, HSSOCia-
- tion.
- 11 1462 parut la, « bible La-en deux volumes in-folio.
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- a 242 feuillets, le
- lett 6 eu a » les colonnes ont 48 lignes. Les u re.s initiales des livres et chapitres ne sont pas in nuées afin de pouvoir être peintes à la main. q,e ‘le la Rochelle, dans son « Eloge historique de uberg H) rapporte l’opinion de Mauroboni, qui
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- pense que l'abandon des lettres lleurnimées, des capi-laies en couleur, el même des rubriques exécutées pa1' l'impression, fut motivé par les plaintes des ancien? clercs et écrivains publics, enlumineurs, rubricateur? et décorateurs de manuscrits qui se Irouvaient privé? de tout travail par ces inventions nouvelles.)
- Sous le nom seul de Fusl parul, en 1 if>(>, le Cicéron, De Of'ficiis, premier classique latin régulièrement interligné el, peu!-être encore, le premier livre dan? lequel on ail imprimé du grec ; peut-être, parce querelle même année, les imprimeurs établis à Subiace publièrent un « Larlaure » dans lequel se trouvent plusieurs passages en grec imprimés avec des caractères mobiles).
- Cicéron est le premier de tous les écrivains de l'antiquité païenne qui eut les honneurs de l’impression-La vente fut si rapide, (pie le 4 février de l’année suivante Fust le réimprima. (Panzcr a relevé les litre? de près de trois cents éditions d’ouvrages de Cicéron imprimés en Europe jusqu’à la fin du siècle de l’invention typographique, soit pendant quarante année?-« tant le nom et le talent de Cicéron conservaient encore de pouvoir ! »)
- Fust se rendit à l’étranger et particulièrement à Paris dans le but de placer ses Bibles. Ces exemplaires, on le devine, étaient tellement conforme? entre eux qu'ils semblèrent produits par des moyen? surnaturels. On trouve, en effet, ces détails dans f'1 « Dissertation sur les premiers inventeurs de l'ad typographique » :
- « Fust ayant apporté à Paris des exemplaires de rc? Bibles, dont plusieurs imprimées sur vélin étaient ornées de lettres et vignettes, les vendit comme un1' nuscrits à un prix excessif. Mais les acheteurs, frap' pés du grand nombre et de la similitude des exemplaires, l’accusèrent de magie. Traduit pour ce fait en justice, il dut s’enfuira Mayence. Sur ce le Parlement de Paris rendit un arrêt qui débouta Jean Fust
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- . e toute accusation et action intenlées contre lui sur fi fait dp ta vente dpg bibles, attendu quelles étaient ® produit d'une nouvelle invention, inconnue encore A
- Paris.
- Pieu ne prouve qu'il lui poursuivi sous l'accusation e sorcellerie. Cependant, il est à peu près certain ‘P1 une action en survente lui lui intentée pour avoir 1 (!<lé a des prix trop élevés — et comme manuscrits ~~~ ‘les livres qui étaient le résultat d'une impression...
- ÿlottur-ft aô laudes nt fupraùi al(niüpn(DniûD'irfpa&.
- Éftünur tflcbrrmagnajp gauOia côpHüf
- anîmoe rarnütiajimcim crîftua fallu franïnt Qonftmdîttubp sü arüuû fflo2ûpîus arbitre, lâs Ittue aD itljera
- • fragment (réduit) du troisième Psalmorum,
- Primé à Mayence en 1400, par Pierre Schoitl'er.
- lon!^rC Par*> °l pour activer la vente qui traînait en Ses'u*'6111'’ ‘'n,”l Paisse de plus en plus le prix de
- ej. “des, d'où réclamations des premiers acheteurs arp?.0;irsn'ies sans nombre (pie la mort sente vint q1 .e er- En ÜG6, Fust jierdit la vie pendant la peste acte ^°*rUa ^>ar^s f>* ‘piaranle mille victimes. (Un -Ma6- ^a Pai’°*sso de Fust [Saint-Ouintin, près de ^ence] de l'année 1467, le déclare décédé (seligen) Pourvoit à son remplacement comme juré...)
- Ùon l0*^erexPf“diait également le produit de ses presses ; seulement il vendait ses propres publications,
- 3.
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- mais il se faisait encore l'intermédiaire de quelques imprimeurs d'Allemagne. 11 avait même établi à Paris un concessionnaire, Hermann de Stalliœn ou Slattern (de Munster), qui malheureusement mourut en 14-74, et dont Ions les biens furent confisqués par droit d'aubaine. Schoilfer protesta et l'on lit droit à ses réclamations.
- Eu elTel, en 147a, une ordonnance du 21 avril, signée de Louis XI, autorise la restitution à Conrad Ileniie-quis et Pierre SrhoilTcr, marchands bourgeois de Mayence, de la somme de 2.42.'» éeus el 3 sols tournois provenant de la saisie des livres trouvés en possession de Stathœn. Le roi renonçait ainsi au droit d'aubaine, ayant considération à la peine et labeur q11" « ils ont peins pour ledicl art de impression, et au proutil et utilité qui en vient et peut en venir, tant pour l'augmentation de la science qu'aultrement »• Cet acte de libéralité de la part de Louis XI est d'autant plus remarquable que le procès intenté contre Eust, pom- avoir vendu des bibles imprimées comme étant des manuscrits, était encore en instance en 1470-
- [Au xv' siècle, les livres n'étaient destinés qu’à un nombre de personnes relativement restreint ; aussi les libraires de l'époque étaient-ils tenus de se limiter à de très petits tirages. Les premiers imprimeurs ne tiraient guère plus de 27a exemplaires de chacune de leurs éditions. Après 1472, ils dépassèrent ordinairement ce chiffre, el souvent même ils allaient jusqu'à 300.]
- En octobre 1462, la ville de Mayence dont Dielkc d'Issembourg el Adolphe de Nassau se disputaient le siège épiscopal, fut emportée d'assaut par ce dernier, incendiée el pillée. Aussi ne vit-on paraître aucun livre pendant les années 110:5 el 1464. L'atelier de Scintiller se vit condamné à un chômage qui fut l'occasion d'un véritable exode des ouvriers imprimeurs jugeant alors qu'il était plus avantageux de quitter le pays et d'aller, dans les différentes villes d'Europe, travailler pour leur compte. ' Voilà sans doute pour-
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- ||Uoi, à cette époque, plusieurs cités se disputèrent avantage d'avoir créé cet art; mais on peut dire que ,esi à Mayence que l'imprimerie a été sinon inventée, 1 nioins exploitée pour la première fois.)
- Conrad Henlif, dit Ilemiequis, devint l'associé de jlerre SchoifTer; mais son nom ne figure point sur les .'^pressions (pii toutes portent le nom de ce dernier Partir de 1467. Citons parmi les principales :
- Ça Secundo, Secundæ de saint Thomas (1467) ; les ' . nstitutions de Justinien » (1468;; les « Epitres de sairit Jérôme » (1469); « Valère Maxime »; la Prima ^cundæ de saint Thomas (1471) ; la « Bible » en deux « iUlïaes i une nouvelle édition du Catholicon et des Nstitutions de Justinien »...
- terre SchoifTer mourut en 1302. Jean, son fils, lui U<‘cé«la de 1503 à 163:}.
- de la société Gutenberg, Fust et pa^ .... ...arquée par un premier essai de pro-
- dëfa^0n de 1 imprimerie. En 1461, Gutenberg, lors du Ve n,erni)rement de son imprimerie, aurait loué ou vj, a un imprimeur xylographe de Bamberg (Ba-8 re<> Adbrecht Pfister, un assortiment de caractères ou .rno^’en desquels ce dernier publia plusieurs petits IP ra"es. De ce fait, Pfister serait le premier impri-2e p1' typographe de Bamberg. D'après le docteur fïitr e> ’ Publia une Bible en 36 chapitres (1461) qui 1 z..^11 été commencée à Mayence par Gutenberg en I;id(-l458, et qu'il acheva, avec les caractères acquis à ,1 '(;ute. Toutefois la typographie ne fit que passer ,UpS Cette ville ; ce n'est, qu’en 1481 qu’elle s’y établit lejNitivemenl.
- - aïs on a, vu que ce sont les troubles de Mayence f(1 cu'ent pour conséquence une dispersion d nnpri-Urs des ateliers rivaux.
- ç î(a dissolution
- ^'hoilW 1 fut V.,
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- MANUEL DE TYPOGRAPHIE
- Ulrich Zell, forcé d'abandonner cette ville, se réfugia à Cologne et fonda, en 1463, au couvent de Wei-denbach, une imprimerie où il forma de nombreux ouvriers qui répandirent l'art naissant à travers l'Europe : Nicolas Jenson, William Caxlon, Théodore Kod. Jean de Cologne, Abraham Jedodia, Conrad lîram, Jean Behlerer, Arnold de Cologne, Hermann et Pierre Lischtenstein, etc., etc.
- Ulrich Zell eut plusieurs concurrents, Arnold Ther Hœrnen, qui imprimait déjà en 1470, et Jean Kudholh de Lubeck, qui fui l’imprimeur de la « Chronique de Cologne » de 140!) dont il a été plusieurs fois question-
- 11 imita les caractères et suivit les usages typographiques de SchoifTer. Ce qui fait supposer qu’il avait travaillé dans l’atelier de ce dernier plutôt que dans celui de Gutenberg. Ses premières impressions non datées paraissent remonter à 1463 ou 1464. Son premier livre daté (Joannift Chrisostomi...) parut en 1466.
- Le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, le chargea d’imprimer le « Becueil des Histoires de Troves ». composé par son chapelain ltaoul Lefebvre ; ce recueil parut en 1466 ou au commencement de 1467. C’est le premier livre imprimé en français. 11 fut traduit en anglais et imprimé par William Caxton, vers 1474, avec les caractères mêmes qui avaient été spécialement fondus par Ulrich Zell pour son édition. Ce fut aussi le premier livre imprimé en anglais.
- Henri Eggestein ou Ekstein s’établit à Strasbourg en même temps que Mentelin. Il aurait même contracté avec ce dernier une association qui n’eut pas de suites. Sa Bibj,e de 45 lignes est antérieure à 1467. On lui doit le Decretum Grattant, en deux volumes in-folio, premier livre imprimé à Strasbourg avec date-Son atelier ne prospéra point comme celui de Mentelin, dont les impressions furent très nombreuses.
- Deux ouvriers de Gutenberg, Conrad Sweynheim et Arnold Pannartz, portèrent la typographie en Italie. Installés dans le couvent de Subiaco (États de l’Eglise), ils imprimèrent tout d'abord un « Donat » et, avec
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- NOTICE HISTORIQUE
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- aide des Bénédictins, l'édition in-folio des << Œuvres ,e Lactance », premier livre tiré en Italie avec date °ctol)re 1465). (Les passages grecs qui avaient été lais-|'°s en ldanc pour être remplis à la plume furent, vers '! Bin, imprimés en caractères grecs de forme ronde non penchés.) En 1468, ils imprimèrent la « Cité de ieu » de saint Augustin, et les » Épîtres » de saint lerôine.
- ^ n an ou deux après, le pape Paul II les fit venir à °nie: ils transportèrent leurs presses dans le palais (|®s frères Pierre et François de Maximis, mis par ces ux gentilshommes romains à leur disposition. Ils re Gèrent par l’impression des « Épîtres » de Cicé-, n (1467). On a prétendu que les inscriptions qui Sl^0raient les monuments de la Ville éternelle leur „ ''pCi’èrenl la très heureuse idée d'abandonner le type J, u<;ine. Les « Épîtres » seraient donc à la fois le ,ïllei‘ ouvrage imprimé à Rome et en caractère dit Au “ (celui actuel'. L’évêque d’Aleria, Giovanni
- , 1 ‘‘âa, *pii s'intéressait à eux, ne dédaigna point de j1 servir de correcteur.
- est?S '* ^efr''es ” de Cicéron, parues le 12 juin 1467, (,£s e Premier livre où leurs noms figurent. Leur suc-p„S .^ura peu, la concurrence les ruina; les papes lo ! ^ eï Sixte IV ne firent rien {tour eux. Cependant '^logue de leur librairie, publié par eux en 1472, hdil '<S l‘Biffres de tirage, accuse la masse considé-j,e de 12,475 volumes in-folio ou in-quarto... tvr tlIlu^e même de leur arrivée à Rome, un autre ^Phe étranger,Ulric Halin (Udalriclms Gailus, en siôn<’fllS ^e Coq) était venu pratiquer l’impres-
- (, ’ ^cueilli et protégé par le célèbre Jean de Tor-
- Tou a Johannes de Turrecremata, Jean de la r~Érûlée). Sa première publication fut les « Médi-Sav°nS ” son P rot ecteu r (31 décembre 1467). Le à arfr. G--A. Campanus, évêque de Teramo, se dévoua Pl ! UuPrimerie dont il voulut être le correcteur.
- .1 ’PPe de Lignamine, déjà cité, aussi savant que esfrj ne crut pas déroger, quoique noble, en se
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- MANUEL 1)E TYPOUKAI’HtE
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- faisant imprimeur. Établi à Rome, ses premières edi' fions datent de 1470. Sa « Chronique », parue en 1474» fut réimprimée en 1476 par maître Jean Sehurener de Bopardia. Dans l’une et l’autre se trouve le passage (pii concerne l’origine de l’imprimerie.
- De nombreux imprimeurs suivirent, parmi lesquel* Eurharius Franck ou Silber de Würzbourg à (pii l’on doit le premier livre imprimé eu caractères éthio' pieus (1613).
- Jean de Spire s’établit à Venise au commencement de 1460. Il avait déjà imprimé les « Lettres » de Cicéron et 1’ « Histoire Naturelle » de Pline, quand le sénat bd accorda, à sa demande, un privilège de cinq ans, Ie 18 septembre de cette année.
- La mort l’empêcha de profiter de ces avantages-On mit alors, en marge du registre du sénat sur lequel se trouvait transcrit le privilège de Jean, lu note suivante : Nullius est vigoris quia obiit ma;fis ter et auctor.) Ayant commencé une édition de la « Cité de Dieu », de saint Augustin, il ne put la finir. Par les soins de son frère Vindelin, habile continuateur de ses travaux, elle parut en 1470.
- Comme il fut permis à des concurrents de s'établir, l’année de la mort de Jean de Spire arrivèrent à Venise deux imprimeurs qui devinrent justement célèbres : le Champenois Nicolas Jenson et Christophe Vablarfer, de Ratisbonne.
- D'après un manuscrit, Jenson aurait été d'abord envoyé dès 1462 à Mayence près de Fus! et Schoillêr. par Louis XI, pour « y surprendre les secrets de l'art ». Après le siège de Mayence, il séjourne deu* ans à Strasbourg près de Mentelin. Lorsqu'il revint en France, le pays était agité par les troubles de lil Ligue du Bien Public; le roi dut renoncer au projel qu'il avait formé et Jenson, effrayé par les événements, s'en fut à Venise (1470) où il révolutionna la typographie. Un autre manuscrit rapporte le même fait, mais sous le règne de Charles VII, en 1468. Jenson (graveur qualifié « maître de la Monnaie de Tours »), à
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- g?.n r(?tour en France, ayant trouvé Charles VII mort, , a ,s établir ailleurs. Ses éditions de Venise sont, lussi remarquables par la pureté de la forme des res que par |a beauté de l'impression. Il reçut du 1 Pe Sixte IV le titre honorifique de Cornes Palatinus.
- es productions de Va Marier sont très estimées: on 1(1 e> erdre antres, les « Lettres de Pline », le « Déra-t rron » Boecace, les « Discours de Cicéron »...
- hiuf.
- es de 1471.
- VId (^e Manuce, l'Ancien, chef de l'illustre famille des in'6’ ^0u^a 11 Venise, vers 1190, sa célèbre impri-I lle; h rivalisa avec Jensou et les plus habiles j'Pographes de l'époque. Ses premiers livres portent pr<a^ (*e 'IV91. En 149a parut le premier tome de la ^^i°u grecque d' « Aristote », les trois (( les en 1497: le cinquième et dernier en 1198. nie S*°I,h!me ” (iV.18) et « Lucrèce » (1500) sont à 1 parmi ses nombreuses publications. c e”e dernière année, Aide introduisit l'usage du P..^ve penché, appelé italique ou aldino. Ce fut j ‘-J dure si parfaite de Pétrarque qui lui suggéra 0r»^e 'Ie ce type dont il confia la gravure à un ancien Plié'1"6’ ^rantI°is de Bologne; il parut pour la pre-*‘e fois dans « Virgile », in-octavo, format non-a , ’ Portatif et économique, réunissant presque ej n* de matière qu'un in-quarto ou un in-folio, hn^Ue accueillit avec empressement. Ces vo-
- dune valeur de 2 francs et demi (valeur cer 6 eo duc l'on pouvait emporter commodément, (lix f :(',,'eul avec avantage les in-folios, qui coulaient Pm 't°1S P*us qu'on ne pouvait lire que sur un 13 tl‘e. Lu privilège de dix ans lui fut accordé le j,(liill()Ve|ohre 1502, par le sénat de Venise, pour lui ,.e an^'‘ l'emploi exclusif de l'italique; privilège p Uvelé le 17 décembre de la même année par le Jiil , ^exandre VI, maintenu ]iour quinze ans par Léf°SJ^ en 1513, et confirmé l'année suivante par Cou 1 a-' Preia‘cr, il imprima le grec et sans beau-P d abréviations. On a de lui les « Œuvres d’Aris-
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- MANUEL DE TYPOfi RAPIDE
- tote », alors inédites, et qui seules pourraient suffira à sa gloire ; une grammaire grecque, une grammaire latine, « Tliéocritc » et « Hésiode », une édition d’Aris-lopliane... et nombre d'ouvrages (pii ont rendu son nom immortel.
- Aide l’Ancien, miné plusieurs fois par les guerres intérieures, mourut le ti février 1516 après vingt-cinq années de travaux considérables dont rémunération serait trop longue.
- Le beau-père d'Alde, André d’Asola (Torregiano) acheva les travaux commencés, el publia un grand nombre d’éditions grecques et latines, notamment bi première édition du texte grec de la bible des Sep-tantes (in-folio, 1518).
- André d'Asola étant mort en 1529, l'imprimerie fut fermée par suite de discussions de famille; réouverte avec Paul Manuce, en 1533, elle fut régie par lui au nom et au profit des héritiers. En 1540 la société fut dissoute, et Paul Manuce resta seul chef de l'imprimerie paternelle à laquelle il rendit tout son éclat.
- Avec son fils, Aide le Jeune, finit cette illustre famille à qui nous devons la conservation de tant de précieux monuments littéraires de l'antiquité grecque et latine.
- L'art nouveau fut apporté à Florence grâce A Fillippo de Lavagna, qui fit venir de Parme l'imprimeur Antonio Zarrotto (de Zarotis) et fit les frais de son atelier; le plus ancien livre date de 1471.'Lavagna attira ensuite un second imprimeur, Chistophe Val-darfer, déjà coté à Venise. Parmi les autres imprimeurs, citons Denis de Paravesino, précédemment à Corne, qui édita en 1476 la « Grammaire grecque » de Lascaris, que l'on regarde comme le premier livre imprimé en grec.
- Le prototypographe de Florence est un orfèvre, Bernardo Cennini. Il travaillait aux portes du Baptistère avec Lorenzo Ghiberti, lorsque l’imprimerie se répandit en Italie. Enthousiasmé par les résultats du nouvel art, il résolut de doter sa patrie de cette belle
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- NOTICE HISTORICITE
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- ouverte. « Seul, dil P. Ueschamps, sans notions ; Iligues, sans guide, sans autre aide que
- '.de ses deux fils, il découvrit les procédés jus-tualors employés et, par une sorte de divination l0,ligieuse, mais qui était bien le fait des artistes l°centins de celte époque, il sut se les approprier et '1 %IMI à mettre au jour, de I i71 à 1472, un « Gom-(( ‘«taire » de Servius sur Virgile, volume in-folio. » ^ 11,1 •‘onnail pas d'autre ouvrage de lui. p ] deuxième imprimeur de Florence fut Johannes (in 11 «I'' Mogontia (c'est-à-dire Jean, frère de Pierre, ’Can de Mayence). Ou lui doit la première édition p,v ^^oco/° '-ît* Borcace (12 novembre 1 472). Citons, fp dn )os autres imprimeurs qui suivirent, Nicolas, j,1; de Laurent de Breslau, qui publia le Monlesanlo de (| «I Antonio de Siena (1477), le premier ouvrage (lj"ls lequel se vident des planches gravées en taille-lucres Nerli ipii imprimèrent jtour la pre-j-.!e ^ds les œuvres d'Homère, y, ' UnPrimei'i(‘ fut introduite à Foligno, vers la'fin de 'bû ' ^eilu ^umeister, un des ouvriers de Gutenberg s l>ai‘!,it être resté à Mayence jusqu'à la mort de (]ft^raaître. 11 imprima, en 1470, la « Divine Comédie » p anle. C'est la première édition qui en ait été donnée. p0;n. les rabbins Josué et Moïse fondent à
- p.?ln° une imprimerie hébraïque. llriPrimerie a d'abord pénétré dans les provinces \y nariPs) à Cologne, en 1463, puis en 1473 dans le i$. lr^ °|Uberg, à l.'lm et Essliugen; en 1474 dans la ''ont'-' ^os*<M'k * «mi 148(1 à Leipsirk, etc. Quant aux qui formaient le noyau proprement dil de la liu,^Ui<‘ prussienne, elles ne Font possédé que plus pp:( ' Ainsi elle s’est établie à Bres'au en 147a, à Î483* '< l^ en 'ù Krfurth en 1482, à Magdebourg en igç,/ Francfort-sur-l'Oder en 1306, à Kœnigsberg en în à Herliri 1340, etc.
- dm . Ppftre de Strasbourg, Sixtus Riessinger, intro-Con1 * imprimerie à Naples en 1471. Il eut pour cucrents Arnaud, de Bruxelles, à partir de 1472 ;
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- MANUEL. DE TYPOGRAPHIE
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- Berthold Rejing, de Strasbourg, et le célèbre Mathi®8 d’OImutz (Mathias Moravus) à partir de 1475.
- Quant aux autres villes d'Italie, leur nombre est trop considérable pour qu’on puisse les citer en détail'
- Le développement de l’imprimerie fut si rapide pendant les trente dernières années du xve siècle, qùe i on vit fonctionner plus de deux cents ateliers, en }' comprenant les imprimeries claustrales. En 1500, il .v en avait encore près de cinquante en exercice. De nombreux perfectionnements furent apportés à la typographie. Le 25 mai 141)8, Ottaviano Pétrucci obtint du sénat un privilège pour ses impressions musicales en caractères mobiles et fondus.
- Henri Kefl'er (ou Keppfer), un des témoins du procès de 1 455, est considéré comme le premier imprimeiH' établi à Nuremberg. Il dut y venir vers 1469, après H mort de Gutenberg, en association avec le bohémien Johann Sensenschmidt, habile graveur et fondeui'-tous deux commandités par un riche bourgeois, Hein' ri ch Rümel. On a de lui le Comestorium Vitiorum, d*’ François de Retz, qui est le premier livre imprimé dans cette ville avec date (1470). En 1481, KelTer quitta son associé et vint s’établir à Bamberg, où d séjourna quatre ans, puis transporta son ateliei' à Ratisbonne. — Antoine Koburger, qui s’installa à Nuremberg peu de temps après KelTer, est le plùs célèbre imprimeur de cette ville au xve siècle. Parm1 les éditions nombreuses données de 1463 à 1513 (année de sa mort), figurent douze éditions de la Bible c’1 latin et une traduction en allemand.
- L'imprimerie fut introduite à Augsbourg par Bamlei’i qui fil paraître deux Bibles non datées, l'une efl latin, l’autre en allemand, auxquelles les écrivains contemporains assignent les dates de 1466 et 1467. Guntherus Zainer (ou Zeiner), de Reutlingen. qui avait vraisemblablement travaillé à Mayence, chez Fust et SchoilTer, imprima à Augsbourg le premier livre daté (1468), c’est, un pelil in-folio, les Meclitationes vitX Christi, de saint Bonaventure, en caractères serni'
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- NOTICE HISTORIQUE Ü5
- ^tliiques. Ou doit à Zainer l'introduction H remploi n Allemagne des caractères ronds, dits romains. Il p n Servit pour la première fois dans son édition des ï)nnlogi.T, d'Isidore de Séville (1472). En 1507, parut €'z Elirard Oglin un ouvrage où l’on trouve les plus essais d’impression musicale, en caractères ^‘ohilps, (jUj aété faits en Allemagne. — On a '^'pté vingt-trois ateliers à Augsbourg, jusqu'à 1500, lJrie 'Pie l'imprimerie y a prospéré rapidement.
- Un 6 *)roni'01' livre imprimé à Spire, avec date, est p. " Commentaire sur l'Apocalypse » (1471 j, attribué à erre Dracb (il ne porte pas de nom d’imprimeur). (.j.Ue’ '1 après le savant A. Bernard, serait une des j, s <»ù s'installèrent les premiers typographes. « Si (pnilePeut faire remonter l'importation de l'imprimerie l,Ils rette ville avant 1471, c'est que les monuments
- sont
- Perdus.
- 1<» tin du xve siècle, trente-deux villes d’Allemagne
- 'O’aipnt
- reçu les bienfaits de l’imprimerie.
- Uwr"10',l> Hanau, un des témoins du procès de râler' '*UfJ * 0,1 snPPose avoir quitté Mayence lors de la fiai le c'*v^e» installa le premier atelier en Suisse, à \y e‘ Presque en même temps s’établirent Michel Suc. >'S. 'Jean Amerbaeh qui obtinl de véritables *tans la typographie.
- l'OiT ^emiei5 maître ès-arts de l’Université de Paris, les ri11:' en 1*- les “ Œuvres de saint Ambroise », C’éd'r UVles SHint Augustin », terminées en 1506. fut lf*n/te « Saint Jérôme », dont il avait eu l’idée, appP_ liée par ses trois tils auxquels il avait fait l’hébr*^1'6’ CU VnP ^ n‘*P‘ Publication, le grec et ou p'-t'!' Erasme travailla à celte édition, qui parut texte i ’• c es* un (*es t’Pls anciens ouvrages où le la i. a 'l**a s°it imprimé en face du texte grec et sur page.
- tRlll.es[ ^‘l'ez Amerbaeb que Jean Froben (le protee-(l„i ,e */mi d’Erasme, d'üEcolampade et de Holbein, phi# ni} mériter d’être qualifié <le princeps typogra-Qsiliensis), apprit les ébù'néTffS'dg son art; il v fut
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- MANUEL DE TYPOGRAPHIE
- ;JC>
- employé (l';il)o:,.l comme correcteur. Scs impression* sont tort estimées. Ou lui doit la première éditio*1 grecque du « Nouveau Testament » (in-folio, 1316;' Son chef-d'œuvre est, le « Saint Augustin », édifie»1 d'Erasme, en dix volumes in-folio (Bà!e, 1329), dont »* ne vit que les deux premiers, enlevé par la mort e’1 plein Iravail (1327).
- C’est dans la petite localité de Itero Munster (e»1 Argovie', que le chanoine llélias Hélie de Lanl'h'11 débuta, en 1170. par une édition du célèbre .1 lanmtf' tract us de Jean Marrhesius. Bien que son nom ligué’ seul dans la souscription, il semble qu'on doive I»’ considérer plutôt comme directeur de l'atelier état»!1 dans son monastère que comme imprimeur. Pierre Bruntz, témoin du procès de 1133, est cité parmi sc^ ouvriers. Héüas eut deux associés : Jean Dortling, de Wintertlmr, et l'Irich Gering qui, celte même année 1710, fut appelé à Paris.
- Adam Steinsrhaher, de Schweinfurth, est le prenii*’1’ imprimeur de Genève. Les quatre premiers volume' sortis de ses presses sont de 1478, et, détail intérêt' saut à retenir, sont tous en français : le « Livre de** Saints Ailles », le « Roman de Mélusine », le « Liv»’e de Sapience », le « Roman de Fierabras ».
- Le premier livre imprimé à Lausanne est un Misse* fi l’usage du diocèse, daté de 1498 ; il est dû à Jea»» Belot, de Rouen.
- William Caxton, après avoir travaillé plusieurs années à Cologne et à Bruges, s'installa dans les dépendances de l'abbaye de Westminster et non p»»* à Londres même) et, en 1174, fit. paraître le premie»’ livre imprimé en Angleterre. Ses éditions sont for* inférieures à celles des imprimeurs du continent, ses contemporains les types, gothiques, sont grossiers et les gravures sur bois révèlent l'enfance de l'art) I néanmoins, elles furent très recherchées en Angleterre-
- Le premier livre publié à Londres est dû à John Let' ton et Guillaume de Machlinia (Malines) en 1480.
- Richard Pynson (de Rouen) introduisit le caractère
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- NOTICE HISTORIQUE
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- (Uq^11 en Angleterre. Son édition de « Térence » est le premier classique imprimé en Angleterre a?s version anglaise.
- f n 1508, Walter Chapman et Andrew Miliar fondè-1 une imprimerie à Edimbourg. La première im-(|les^on connue faite à Dublin date de 1551, elle est r a Huniphrey Powel.
- , * 'n|d la fin du xv* siècle, deux villes seulement, Alb‘ reçurent l'imprimerie : Oxford et Sainl-
- All lut apportée à Oxford en J 478 par un
- Qlteuiand de Cologne, Thierry Rood. Les moines de eaux l'installèrent à Saint-Albans l'année sui-'ante.
- inpn ^s'an,le) on voit l’imprimerie en 1531 ; la pre-cle?! liil)le en islandais date de 1534, elle est ornée ,, s ravi ire s sur bois, œuvre personnelle de l'évêque Ge»s Areson.
- >l'ê*nVeis dispute à Louvain et à llruges l'honneur fU'i 16 *.fl P^euiière ville de Belgique qui ait reçu l’im-datp)ei^e' Preiu*er livre imprimé dans cette ville p' e Ge 1472, il est dù à Van Gœs, qui serait alors le bip 1Uer iuR'rimeur de Belgique et précéderait directe-^1 Thierry Martens.
- i, ‘‘lustre imprimeur Christophe Plantin établit son . ‘lne,,ie à Anvers, vers 1554. C’était un Français p^.'-’ut louis, près Tours, en 1514 : il avait d’abord de' . a Py°u et à Caen. La correction et la beauté bneSfS 1 d’avaux étendirent sa renommée et il en acquit lui ,0l*Une considérable. Le roi d’Espagne Philippe 11 lui \ ecei'na 1° titre d' « archi-imprimeur ». On a de « ni/01s éditions in-quarto d une Bible en hébreu, les (l57q?VleS saint Jérôme », neuf volumes in-folio gre ’ 1569 à 1573, la « Bible polyglotte » en
- , latin, héb reu et syriaque, ouvrage en huit volu-
- mes
- considéré comme un véritable chef-d'œuvre. Son
- ^le, Moretus, lui succéda.
- Alost ,l"'einiei' atelier typographique fut installé à \y' mdgique) en 1473 par un ancien scribe, Jean de s Pbalie (ou de Paderborn), en société avec Thierry
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- MANUEL DE TYPOGRAPHIE
- Martens qui avait appris son art à Venise. Marten» quitta celte ville vers 1476 pour aller s’établir succe*’' siveinent à Anvers, Alosl et Louvain, où il se fixa ; i* y imprima un grand nombre d’éditions in-quarto les ouvrages d’Erasme et de Tbornas Morus. Il mourid en 1534 à Alost où il s’était retiré.
- Jean de Westphalie, appelé par l'Université de Loi1' vain, monta son imprimerie dans l’Université mêm6. Son premier livre fut publié en 1474. On lui décent le titre de magister artis impressoriæ qu’il avait seid le droit de porter.
- L’imprimerie a été pratiquée à Bruxelles dès 1 par les frères de la « Vie Commune » (ordre des Hier0' nymites) établis dans la forêt de Loigne, au Val-Ve^ (près de Bruxelles). De leur atelier sortit l’énorme b1' folio connu sous le nom de Spéculum Conscient$ (1476). La première imprimerie publique fut fondée a*1 1569 par Michel de Ilamont.
- Colard Mansion parait être le premier et seul impi’1' meur qui se soit installé à Bruges. Son premier livré) le « Jardin de la Dévotion », serait de 1475; ensuite parut « Boccace », en 1476 et les « Métamorphose*’ d’Ovide », grand in-folio daté de 1484.
- Les plus anciens typographes de la Hollande pa' missent avoir été Nicolas Ketelaer et Gérard de Leempt, qui publièrent à Utrecht, en 1473, une « Hi*5' toire scholastique de l’Ancien et du Nouveau Testa' ment », de Pet rus Comestor. La typographie pénétra successivement à Deventer (1475), Gouda (1476), Delb’ Nimègue (1479), Harlem (1483), à Amsterdam (1523) avec Blaeuw, à La Haye et Rotterdam (1589).
- Les célèbres Elzeviers, originaires de la Holland0’ étaient cinq frères, tous imprimeurs. Ils s'établirent soit ensemble, soit successivement, à Leyde en 158t*i puis à Amsterdam. Le type de lettre qui porte lei*1’ nom ;elzévir) a été gravé pour eux par Claude Gara' mond et son élève Jacques de Sanlecque. Les édition*’ sorties de ïOfficiana Elzeviriana sont à un très ha*d prix et extrêmement recherchées (leur papier, si fi11
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- NOTICE HISTORIQUE
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- yeji *au, provenait des fabriques d’Angoulèmej. Jean vill 6ner ^ m concurrence en 1476, mais quitta cette jfi P°or Utrecht en 1477.
- ÜUcl r°l ^a^‘as Corvin fit introduire la typographie à pa eu 1473 par l'imprimeur Andréa Hess, venu de j)Up’ Prafnie ne l'a reçue qu'en 1478. la “ “°hême posséda une imprimerie en 1475 à Pilsen, Yj le fut transportée en 1478 à Prague, épo 611116 V*^ fonctionner le premier atelier en 1482, iüco 6 a laquelle des typographes ambulants et h'nr'/I'tlUs exécutèrent une édition du Tractatus Dis-^0num de Jean Meyer.
- C[le2ac°vie, alors capitale île la Pologne, introduisit p‘br eUc l'imprimerie par les soins de Zainer, le eé-nP„oe typographe d’Augshourg. Varsovie n’eut des j ,.Ses qu'en 1578.
- p^Primerie pénétra au Danemark et en Suède, l»osei.fln('^ennement yu’on ne serait porté à le sup-Sr)enr' fut apportée à Üdensée en 1484 par Jean i,ler(! a Copenhague vers 1490 par Goltfried, de Ghe-hq j,’ a Stockholm en 1483 par le même Jean Snell. qU'1 0rvô?ei moins favorisée, ne la vit à Christiania XviI° siècle, en 1644.
- ,ltl ^ l<a Première ville d'Espagne qui vit
- g0s e ‘er de typographie, en 1474. Séville et Sara-TolèH c°nnui'ent cet art en 1475; Salamanque en 1485; lîarc ? en 1186; Grenade en 1490-91 ; Burgos en 1495 ; iitjpri °Ue en Madrid en 1499. [Le plus célèbre
- (t'26-p'e-1 ‘l’Espagne est Joachim Ibarra, de Madrid Par>;„ 1 le premier il employa le satinage du An \1aPr*is 1 impression.]
- Juifs 0I'tugal) lu première impression est due aux su,, j amuel Zora et Raban : c’est un commentaire L’ir entateuque (Lisbonne, 1489).
- X\-« Sj,lJjUnene apparut en Turquie vers la lin du H°pj C e (divers livres furent imprimés à Constanti-Séliïjj pfr (^es Juifs); mais Bajazet II, en 1483, et peiQe , ’ en 1515, interdisent cette profession sous te laort; cependant, à partir de 1490, paraissen
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- MANUEL DE TYPOGRAPHIE
- plusieurs ouvrages. D'après Totlerini, le premier livre imprimé à Constantinople serait un « Lexique h? braïque » de 1488. Au xvie siècle, le moine NicodèiDe Métaxa secondé par le patriarche Cyrillus Luekai'b essaya d'établir une typographie; mais les jésuih" contrecarrèrent cette entreprise. En 1698, une press»' arménienne inlrodiule eu Turquie fut déliante par ordP f du sultan. Ce! n'est qu'au xviu" siècle que l'imprimeD1 ^ ronetimma colin avec la laveur du gouvernement.
- Le tzar Ivan IV, le Terrible, ordonna à Moscou,
- J 553, la création d'un établissement typographique sous la direction du diacre Ivan Fedorov et de Pieri^l Mstislavzov. Il ne fonctionna qu’à partir du 19 avi'i la63, et le premiei'livre Apostol l'ut achevé le 1er niam 1564. Ce sont les « Actes des Apôtres », les « Épitres J'» saint Paul »> en russe; Punique exemplaire existant a»! à la Bibliothèque de Saint-Pétersbourg. La premiè1'', Bible en ancien russe a été imprimée à Ostrog11" (Wolhynie); les caractères sont exactement imités ceux des manuscrits slavons. Pierre le Grand organi** une imprimerie à Saint-Pétersbourg en dépouilla^ dune partie de son matériel celle qu'Ivan IV ava1 établie dans l'ancienne capitale de l'empire.
- Aucun des ouvriers qui abandonnèrent Mayeiu'^ en 1462, ne se dirigea vers Paris, qui était cependant au xv' siècle, le centre intellectuel le plus importa11' de l'Europe. On peut expliquer cette abstention P1*1 le crainte de ne pouvoir faire une concurrence as^ prolitable aux nombreux copistes (près de 6,000) ‘ libraires qui s'y trouvaient. (On sait que Fust appo1'1'' à Paris en 1463 l’édition de la Bible qu'il avait piibb'” l'année, précédente. Il y revint en 1466 pour veU'*'1 son édition du De Officiis, de Cicéron [il y mourai Schoitfer s’y rendit à son tour, en 1468, pour y plat**’’ sa Somme de saint Thomas. Personne n'eut lnk1' malgré cela, de tenter l'exploitation de l’art nouveau Paris doit l'établissement du premier atelier typ®", graphique à deux étrangers : Jean Ileynlin, prieur 111
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- NOTICE HISTORIQUE
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- K.uîuiIz, Ions deux originaires de Colmar, et
- SHoniâ opéra eiusmatigna erantt fratns ^ eiustufta* Ncüite miran ftatreslt ocht '^nmndus- Nosfdmusquoiûâtrâfla 'unuis be moîte advttamlquoràâ bit-îijttis fres. Qjftnô bihgit'.nianetin mo2-®'Oirtis qui oditfratrê fuû bomiada eft* glatis qui omisbomiadanôbabet vu ^ ttemâ in te manentê-In boc cognow-cantate bei'.qmille ammâfuâ <pno-’ls Pofint:etnos bebemus p fratnbus ani
- ^Sfonere.Qiâbabuent1iibftâtiâbimis
- Fac-similé de la Bible d’Ulrich Gering.
- BeV î5.a!luste » (1470-71), le troisième les Orationes de O (1471), le quatrième la « Rhétorique » de
- D 1, et fU71)-
- e l4~0 à 1472, ils éditèrent près de 300 ouvrages.
- TV~-
- ^Yi>OCRaphie.
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- MANCEL DE TYPOGRAPHIE
- Au commencement de 1473, ils quittèrent lu Soi" bonne pour s'installer rue Saint-Jacques. La înênF année, et dans cette même rue, deux de leurs appre»' lis, Pierre de Kaysere (Petrus Cæsaris) et Jean StoUi établirent une imprimerie qui leur lit une connu" rence acharnée.
- La mésaventure de Hermann Slaltern éclaira l’irielj Gering et ses associés sur leurs intérêts; aussi avaient-ils sollicité et obtenu du roi Louis XI, en f'1' vrier 1473, des lettres de naturalisation; ils se troir voient ainsi a (Ira,ne bis du droit d'aubaine. Mais Lasso' dation prit tin vers 1478; Michel Frihurger et Marte1 Kranlz retournèrent probablement en Allemagne Ulrich Gering, resté seul, s'associa en 1479 avec ul| libraire parisien, Guillaume Marynyal. En 1483 o s'installa dans la rue de la Sorbonne et prit un nouvel associé, Berthold Uembolt, de Strasbourg.
- En tête des imprimeurs qui honorèrent la lypogi‘a' phie française, il faut tout d'abord placer la l'ami H';' des Estienne. Son chef, Henri Ier, vint de Provence il Paris en 1502 et s'associa avec Hopil Wolfgang. Pi’0' fondément érudit et travailleur infatigable, il publé une quantité considérable d'ouvrages, notamment lef Ethiques d’Aristote, Y Aslronomicon, le Quintupla Psalterium, un chef-d'œuvre. Henri mourut en 1520, et sa veuve se remaria avec Simon de Colinos, graveU1 de talent et imprimeur, qui fut peut-être l'associé 'Ie son premier mari.
- Robert Estienne, son fil s, né en 1503, apprit fart <lf l'imprimerie de son beau-père Simon de ColineSf auquel il.s’associa d'abord. Il fut à la fois le phif habile imprimeur et un des plus savants hommes d1’ son temps. François I" lui confia la direction de FRj1' primerie Royale. C'est lui qui distingua le premier se* Bibles par versets. 11 penchait vers la Réforme, ce q1*1 lui suscita des ditlicultés de la part des théologiens. ^ la mort de.François 1er, qui le protégeait, il fut inquiet pour une traduction de la Bible qu’on accusait d'infide' lit é ; il se retira à Genève, embrassa le calvinisme et
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- NOTICE HISTORIQUE 63
- dans celle ville en 155!), laissant trois (ils : * nrij François et Robert, qu'il avait eus de son ma-«'ivee la fille de l'imprimeur Josse Bade. Parmi ^ belles éditions, on distingue la Bible latine (1532), |0'\t œnv,‘e de typographie. la Bible hébraïque (1344 , Testament grec (1546), le Thésaurus linguæ souvent réimprimé.
- (> (Ps éditions de Robert Estienne sont des plus ** certes ; celles du Nouveau Testament grec, de 1546, Z*1® et sont sans tache; dans celui de 1540,
- (.0,111,1 sous le nom de Mirifieam, parce que la dédicace oiiinionce par ce mol, il ne se trouve qu'une seule oïl p’ Puc<m! est-elle dans celte même dédicace où ... 11 puf res pour plures. Afin de donner à ses ouvra-
- *es U
- pureté dont ils étaient susceptibles, après en
- le'*0*' le*U ^Jieu (^‘s f°ls les épreuves, Robert Estienne ^-'posait dans sa boutique et donnait un sou aux
- t,(diecs
- CI,,-
- reçu
- pour chaque faute qu'ils découvraient.
- •rlés Estienne, frère de Robert lar, né en 1504, médecin.
- Baïf ,Pt'"'om, puis précepteur chez l’ambassadeur liai.’ S^ablit imprimeur en 1551. Outre des Diction-/7- °s lfttin et grec, on lui doit le Diclionarium hislo-Cu^feoJlraphico-poelicum (1333) et le Prædium rusti-S( 0344), mis en français par sou gendre Liébault, te ls boni de « Maison rustiipie », et devenu promp-
- 0ll populaire. 11 mourut endetté, au Châtelet. 11 E >64.
- 00li°^t Estienne II, qui fut nommé garde des poin-de \ f* caractères du roi, édita, en 1546, un « Traité U conformité du langage français avec le grec ». Savetlri Estienne II était l'un des hommes les plus ’buni1*8 son S1écle. C'est lui qui apporta d'Italie un c;((.i d' « Anacréon » qui y avait longtemps été
- lujii^ » ^ ie publia en l'accompagnant d'une version gre eu vers de même mesure que ceux du poète
- biaRc! ^si*ebne, son fils, apporta de Genève les et a lces ei les caractères grecs gravés par Gara moud Hnt appartenu à Robert,
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- MANUEL DE TYPOURAPHIE
- Ses deux (ils, Antoine et Robert, furent aussi imp1'1' meurs.
- Antoine donna de belles éditions de « Saint Jérôme ” (1609), de « Plutarque » (1624), d1 « Aristote » (1629,' Il mourut ruiné à EIIôtel-Dieu, en 1674.
- Grande marque de Josse Bade.
- Estienne V, lils d'Antoine, fut reru imprimeur 11,1 roi en 16i.'i.
- Josse Bade, qui vint à Paris en 149,'i, fut un imp1’!' ineur des plus distingués : il eut pour peintres tro*' typographes parisiens : De Roigny, Michel Vascosa11 et Robert Estienne. Josse Rade ou Radius, savant dam les belles-lettres, fut pfofesseur de grec à Lyon et a
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- NOTICE HISTORIQUE 65
- Paris. On le surnomma Ascensius parce qu’il était Asche, dans le territoire de Bruxelles. Il mourut à ns en 1533, après avoir publié plusieurs ouvrages. 0nr,ad Radius, son fils, publia avec Robert Estienne, ' n beau-frère, plusieurs éditions recherchées. Il lailrut à Genève en 1568.
- .\f , lf ^ V^scosan eut pour gendre le fameux Frédéric ‘ °Tel, interprète du roi et directeur de l'Imprimerie ale, qui mourut en 158:1. Son fils, Frédéric Jean, l!pl, ,lu‘ Sll(5céda, se rendit plus célèbre encore ; il a y une édition estimée des « Actes » du concile de G^a" ‘^n-,‘s sa n>orl, en 1630, son fils et successeur, de v • connu Par sa l>elle édition de « Saint Grégoire in+- az‘anze °i laissa aussi des œuvres grecques très
- Cessantes.
- la i.lrnPrimerie se développa très rapidement à Paris, ber l eS^ ^onSrne 'les typographes qui s’y établirent Il <lnï ^es vingt-cinq dernières années du xv“ siècle. ^raru'11-l6n^ (^e (’^er •’ Antoine Vérard, « l’imprimeur ré. i9lS Par excellence, l'éditeur des poètes et des \}aaans <le chevalerie », Geotfroi de Marnef, Guy fHh lan(^> François Régnault et Simon de Colines, 8rav?bstitua aux caractères italiques de Manuce ceux p s et perfectionnés par Garamond. njf. S(ïulei‘ Bonhomme imprima en 1476 les « Chro-pr<n -S (^(î salnl Denys », trois volumes in-folio, les Pir, le,'s livres parus à Paris avec une date. Philippe i"h)r'C I'0UI‘ 1° <mmpte de Simon de Vostre, autre
- 'l’Iin. 'ueni', nue impression remarquable de « Livres . “tares
- iiss
- p. -• ..v; i,-i ivpograpine wiiiiinmet; ou non.
- lresUen Wesehel fut l'imprimeur de Rabelais, Adrien ^'nèbe remplaça Robert Estienne, réfugié à Genève, t ,111,1,0 imprimeur du roi ; il a laissé un « Eschyle » i es ^cherché. Jean Rieher publia les premiers vo pdu « Mercure français » en 1573, et Marner lss°n, latiniste et helléniste érudit, les .« Œuvres VOtmques » de Jodelle. Gernvont édita les « Œuvres »
- 4.
- Sement
- une impression remarquable de où la xylographie contribuait à l’embel-•le la typographie enluminée
- ou non.
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- MANUEL DE TYPOGRAPHIE
- de Cujas. Pierre Rocolet, célèbre autant par ses travaux typographiques ([lie par sa fidélité à Henri 1' [tendant les troubles de la Ligue. Cramoisy, premier directeur de l'Imprimerie Royale établie au Louvre pa|-Louis XIV. Dominique Fertel, de Saint-Omer, auteur de l’ouvrage intitulé « la Science pratique de l'Impi’1' me rie » (1723), premier manuel de lypographic. C;l' musai, imprimeur de l’Académie, (pii suivit en corp* ses obsèques. Antoine Vitré, qui s’est immortalisé par l’édition de la « Polyglotte » de Le J.a,y, un des chelS' d’œuvre de l'imprimerie, mais qui mourut laissant sur sa mémoire une tache inetFaçable : il avait jeté a la tonte les caractères des langues orientales qllt avaient servi .à la « Polyglotte » afin que personne ne pût s’en servir après sa mort !
- Etienne Dolet est resté célèbre par sa fin malin*11' reuse. Etabli imprimeur à Lyon, il s’allira des ditücul' lés par son caractère satirique et des production* entachées d’hérésies. Deux fois mis en prison, il I’1* relâché, puis incarcéré de nouveau après avoir <*F condamné par la Sorbonne et le Parlement de Pari»-(Dolet fut condamné comme athée et relaps pouravoif ajouté les mots « du tout » à la fin d’une phrase tr»' duite de Platon : « Apres la mort tu ne seras plu‘ rien. ») Abandonné par François Ier — le « Père de* Lettres » — qui l’avait d’abord protégé, il fut amené d<’ Lyon à Paris, pendu et brûlé sur la place Maubert <l11 un monument rappelle le souvenir de cette grand1’ iniquité.
- Barthélemy Buyer, d’une vieille famille bourgeoi^' de Lyon, attira dans cette ville, l'imprimeur Huit' laume Leroy, originaire de Liège; il l’installa dans s* maison et fit les frais de ses premiers travaux. Le p'’r mier volume imprimé porte la date du 7 septeinb1’1 1473, et contient plusieurs traités d'innocent IV’. de cinquante imprimeurs s’établirent à Lyon dans 1L
- dernier quart du xve siècle, venus presque tous
- (F
- l'étranger, particulièrement de l’Allemagne et de Venise. 11 convient de citer spécialement Jean Hus^i
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- NOTICE HISTORIQUE
- (ïui donna le « Miroir de la Rédemption humaine », lllf,uiière édition française du Spéculum humante sal-et probablement aussi le premier livre orné
- DÆuere üawautt, flirtes fine be Æ^patgtre, £ftarriuê fe Borj ppc b’âfeiacotj Üuec fjorniettrsqui fotifiours f’arowpaigtts & Qrnnie Ce fîerç piopie, 6 efcuffoq.
- çfPeuCt or} Seoir fur ta ÿran$pfawt<pfiie wt 6onefopf8ar§e foi? f£ nfeigtte munie,
- b’cmpfoier feurSîae fufmmatoire
- « repouffer be§an^ feur terri foire
- $ aÿmtirrtfjgeti t ruftr que, (i Sulfate, TUûrcQcrfûîts
- ÆfiTrtafîbeifraîTce pccifienfate*
- ^2crî^ (fauft cueurboncqttee Stance, (u^îcfaiçjtfÉ.
- J at fi ei? i amp fenej fierê facçij,
- •jroR8ie Serrej beuartf Bouô iltematç(ttS>
- Çomtne au ,5) ofeifBfartc0e neige, (tgfacor?:
- Jiffree^agoure fonneje») armonie: *j5uenturier6,que fa picque ot? manpe jr 0ur fee choquer,(l tneffre et? aeceffofre, 3Jrbeftafortf an î^opafpoffeffoire:
- SlP«i6 c comme cro^ ) befiirtee falote _ ruiner feurouffrageufegfoire °Jiir fee iCfimaft be jframe #)cct8 enfate'
- Edition gothique d’Etienne Dolet.
- tu- '"rires sur bois qui ait été imprimé en France: et de\i ^ ^'(>l)ie de Pymont, auquel est du le « Voyage ureydenbach » (1488) où l'on voit pour la première ‘s la gravure en taille-douce concourir à la décora-U°û d’un livre.
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- MANCEL DE TYPOGRAPHIE
- Jean Parix est le premier imprimeur dont on trouvé le nom à Toulouse (1479). Associé plus lard av<’<’ Estevan Clibat, il publia avec lui quelques livres e'1 espagnol. L'Allemand llaire Mayer imprima en 1488 première traduction française de T « Imitation ».
- A la fin du xve siècle, l’imprimerie était pratiqué dans trente-sept villes en France.
- Les hommes ne son! pu s les seuls qui se soie**! distingués à celte, époque. L’ne femme, Chariot!*' Guillard, s'est signalée par un nombre considérai*!'’ d'éditions estimées et recherchées. Instruite dans IM'! typographique par Itembott, son mari, elle épousa-en 1M20, Chevalon, qui la laissa veuve une second fois. Elle commença à imprimer en 1438 et continu3 jusqu'en 1333. On a surtout d'elle une Bible latine avec les notes de Jean Benedicti, et un « Saint Grégoire »< en deux volumes, si correct, que l'errata n'est que trois fautes.
- lue autre famille d'imprimeurs illustres qui ;l contribué puissamment au progrès de la typographie en France est celle des Didol. Le premier, François üidot, reçu imprimeur en 1731, édita tous les ouvrages de l'abbé Prévost.
- Mais celui qui s'est véritablement distingué est François-Ambroise Didot (1730-1804). Eu 1763, il fut nommé imprimeur de Monsieur (depuis Louis XVIII.' et établit chez lui une fonderie d'où sortirent les plu** beaux types qu'on eût vus jusque-là. Il réforma le s mesures typographiques en se basant sur la mesu*’*’ légale du temps qui était le pied de roi. Le point typographique qu'il créa, remplaça celui que le gra-veur et fondeur Fournier avait, imaginé d'après une mesure toute conventionnelle. François-Ambroise h*' venta aussi la presse à un coup.
- Son fils aîné, Pierre-François, qui eul pour gendre Bernardin de Saint-Pierre, est le créateur de la pape" terie d’Essonnes. En autre Didot mit à exécution l'idée de la machine à papier sans liu,
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- NOTICE HISTORIQUE
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- utnot) îoffte pcccatîTmeü:(i quarc net) aufete mtquifatè meâitEcce nunc itj puù uete boxmwpfi mane me queftette nô fu6 fifëatq.tfc - jteebo tcbcpfoi mepe 53mit et trçnouiffmto bie be tecta furteefurae fû £ttqcatnemea%beBo beurt) fafuatoxè meu.^.^u^ifutuefîi egotgft (<i nô aft9 ocufi met çfpectuti fât£t t came. £.tt £bet diatt) meâ 55 ite mee : bimitfci
- ____ abuctfutf) meefoqutti meutij.
- quat t!) amartfubtne aïe mee.bteô bco.lûo ft me conbènare.^nbtca mtcfiUeut me tfa iubteee. ïdunqutb 0onü ti6t 5îtbetur ft ca^ fflntette (z oppjtmae meopue manuft tua ruît)î(r confifttl îptoitl abtuuee^ l&unqutb oeuft carnet ti6i fanuaut ftcut5î»bet Çomo (t tu 55ibe6te'?ffîufu)utb (tcutbtee ôamtnte biee tut (c annt tut peut 0umana Junt tenu querae tmquttaf^ meàetpeccaï tatt} meüfctutem,£tfdae gx ntc$tf iptû fecetitt) cü fit nemo qui be manu tua pop fit etuete. Ifc. *Dut fa$atum tefufcttafh a monumf fo fetibû%a ete bile bona requtè (t foeü tnbufjSentte.*. £&ut 55ètutue ee tu bicate 53iuo6 (Z moifuoe (t feeufft pet tçjnc %u ete ôomtne bona requtenj.(zc. rJLin.
- °° 1^<>S Heures à l'usuige de Borne, par Pig'ouchot pour Simon dç Vostre (1488).
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- MANUEL DE TYPOGRAPHIE
- Sou deuxième fils, Firmin. du concert avec sou fr**1'*’ Pierre, se voua au perfectionnement (le l'art typogi''1' ])hi(jue ; il se distingua couune graveur et fondeù1* et fit le premier des éditions stéréotypes (1797).
- La propagation de l'imprimerie liors de l’Europe'' été nécessairement fort lente. En ce qui concerne l'A su’-on la trouve établie en la fi 3 à Goa, où des Juifs poi'b1' •rais l’employèrenl à reproduire divers ouvrages <1‘ piété. En 1712, elle se montre à Tranquebar, d'où pénètre pendant les années suivantes dans la pIn|*îl 1 des autres villes de l'IIindoustan. En 1780, parait '' « Guide dans l'Inde », de G. Dallas, le premier li'1'1 imprimé à Calcutta parles Anglais. En IfilO, les l'rèi'^ maronites impriment, au couvent delà vallée, de Kuz:i|,i
- Syrie), un psautier arabe et syriaque, et. en 1851, Anglais établit des presses à Téhéran avec la perm|V' sion du sehah de Perse.
- Quant à la Chine, l’idée de l'imprimerie était rb1’* elle tellemenl tombée dans l'oubli que ses habitai^ purent considérer le procédé comme chose absolum?*1 nouvelle.
- A leur arrivée en Chine, les missionnaires se S'*1” virent tout d'abord de la méthode xylographid1'1 pour plusieurs de leurs publications : mais dès l-‘>; ils eurent des presses typographiques à Macao- k" 1622, le gouvernement chinois, voulant faire impriu11’ la célèbre encyclopédie Kou-hin-tou-chou, et effrayé paf le nombre considérable de planches de bois nécessité5 par une telle entreprise, fit graver sur cuivre, d'apP1, les conseils des missionnaires, plus de 25.000 cai'H1' tères mobiles, qui, après avoir servi à l'impression 6.000 volumes, furent convertis plus tard en mei»1' monnaie. Enfin, en 1773, quand l'empereur Khien-L0^ entreprit de publier aux frais de l’Etat les 10.412 nn>l1' leurs ouvrages de la littérature chinoise, la mêi}1’’ difficulté fit donner la préférence à la lypograph1^ Seulement, sur la proposition d'un ministre appft. Kien-Kien, on se servit, non pas de caractères gra'’p'
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- NOTICE HISTORIQUE
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- ^•Ul (^'s tintes de cuivre, mais (le caractères (plonil) et (.elc.HlliéS) fondus dans des matrice* en pâte de por-- <une faites avec des poinçons de bois dur. Une 'Utie du palais Wou-Ingtié fut disposée en 1776 pour Mander ce nouveau mode d’impression; c’est de j e année (pie date réellement l'introduction de la ; l’('Rraplue dans l’empire chinois. Depuis cette I 0,|Ue, 1 imprimerie en caractères mobiles a de plus
- ,u plus 1............................................1
- iiiu
- le Mexique accueillit le vice-roi, Antonio de a. homme fort instruit, qui l’v aurait intro-e le plus ancien, daté de 1566, a été im-
- progressé: mais la xylographie y est néan b'US,(>nt °re pratiquée.
- . ,'llls les deux Amériques, q^(JI‘(l 1 imprimerie. Ce serait
- iivr
- rJJné Par Antonio Espinosa.
- ., !* ^ex'tIue> 1 imprimerie passa au Pérou. Le plus eu î°n..^vre sorü (les presses de ce pays parut à Lima aut • lna's 011 croit qu'il fut précédé de plusieurs çîes travaux analogues.
- red , aux Espagnols que le continent américain est 11 est'° • l^e ^'introduction de l’art typographique; ce les . i^U a t’11 du xvne siècle qu’il se propagea dans p'e° °nies anglaises, l^'-ÎU a eu (l°s presses
- rançaises e en
- portugaises.
- 1806, et Alger eu
- G’
- est
- son
- non. an Pasteur Joseph Glovur ipie revient l'hon-t-uis *f> * établissement de l’imprimerie aux Etats-l'aur s èt ce rendu en Angleterre et en Hollande
- avG(. ^ acheter le matériel nécessaire, il s’embarqua •Uou.Un °l,vrier typographe, Stephan Dave, mais il ,lt pendant la traversée. Sa veuve s'intéressa à et réussit à fonder une imprimerie à Camping’ <*uus *e Massachusetts, en 1638. L’atelier fut San. î"* tranféré à Boston et la direction confiée à leruv 1 Green’ G'est un frère de ce dernier, Barthé-The A t'onda en 1701 le premier journal américain jy °*fon News Letter.
- ppPres imprimeries s'y établirent. C'est dans celle ait installée en 1717 son frère aîné, James, que
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- NOTICE HISTORIQUE
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- Benjamin Franklin apprit les éléments de son art. .^klin en fonda une lui-même à Philadelphie en
- 1728
- l> . . °ù ü imblia son fameux « Richard Saunders ». üuore et, New-York imprimèrent en 1726. imprimerie pénétra lentement dans les colonies nffafnoles et portugaises : Rio-de-Janeiro (1747), l?ue-U813) l'eS Montevideo (1807), Santiago de Chili
- le^ailul les îles nombreuses de l'Océanie, Manille vit On l,reniières presses montées par les Espagnols à la mGdu xvie siècle.
- eut -!1Ce au z^*e ^es Missionnaires anglais, Tahiti en à j^^lenient. En 1818, quand les ateliers furent prêts •Oer'1]0^61’ ro* P°mar® voulut composer et impri-Rros, 1~luème la première page d’un abécédaire en
- eapitales.
- aPr'le j,npriinerie semblable fut installée quatre ans . "Mis Pîle Hawaï et aux îles Sandwich par des Enf)nna*res américains.
- villes^’ batavia, Sydney, Hohart-Town et toutes les Hn„, .“^portantes de l'Océanie, soit hollandaises, soit <1^ lsas> Possèdent depuis le xviu" siècle et au début aver *X- (^es établissements typographiques outillés 4uSain el dirigés avec intelligence. avait .! 0uimencement du xix' siècle, la typographie Ult le tour du monde..
- Eor§ I
- en I79o* e I occupation de l'Egypte par les Français, 4 A|ex ’ *^es imprimeries furent établies par Bonaparte Oiati0n,lae’ mi Caire (où il fit imprimer des procla-nistr* en arabe et en français, des documents admi-tiou • S’ ^es journaux, plusieurs ouvrages d'éduca-Oes t,. s ateliers ayant cessé d'exister après le départ 1822 û ^Jes’ Pays fut dépourvu de presses jusqu’en du a faiiuelle Méhémet-Ali fonda, aux portes
- tiomm a’ a koulak, l’imprimerie qui a toujours fonc-'‘Miste \fe^U^s^’ ef a Giseh, dirigées par le savant orien-de r,‘^el fiue l'Empereur nomma ensuite directeur PUnierie Iinnériale de Paris.
- ^YpOURAPHlE.
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- MANUEL DE TYPOGRAPHIE
- En raison de la conquête turque, l'imprimerie »a pu être établie en Grèce qu'au commencement d» xixe siècle. Les livres de liturgie, de science et de lit' térature s’imprimaient à Venise, Vienne et même a Paris. Le premier atelier fonctionna à Chio avec Ie matériel envoyé de Paris par Ambroise Firmin-Did<d* et lit paraître, en 1821, la « Grammaire grecque » etl langue vulgaire du professeur llambas. Les Turcs la détruisirent en 1822. Vers la même époque, une autr® imprimerie qui avait été montée à Cydonie par Co»s' tantin Dombras, qui avait séjourné deux ans à Parte chez Didot, subit le même sort. En 1823, A. Finn»1' Didot fait don à la Grèce d’un nouveau matériel1 n’ayant pu réussir à le faire installer à Athènes, le conduisit à Ilydra, où s’imprima, en 1824, « L’A»11 des Lois », puis ensuite à Nauplie. Cette même an»re le Comité philhellénique de Londres envoya des imprimeries à Missolonghi et à Athènes ; cette de*"' nière fut détruite par les Turcs, le 24 mai 1827 à ^ prise de la ville. Elle ne fut réinstallée qu’en 1834 I>ar André Koromélas, venu s’instruire chez Didot des p1’0' cédés typographiques.
- La découverte de l'imprimerie ferme le cycle de* temps anciens et commence l’ère moderne ; c’est 1 f vénement le plus grand et le plus mémorable de lhte toire. Avec la chule de l'Empire grec qui marque ^ fin du moyen âge historique, cette invention, biel1 plus glorieuse, anéantit pour toujours le moyen àlr intellectuel, préparant ainsi la renaissance des lettre* et des arts.
- A l’aide de l'imprimerie, la pensée, jusque-là fùr1 tive, asservie par toutes sortes de tyrannies, gê»éf par les obstacles matériels qui s’opposaient à sa d» fusion, la pensée prend son libre vol pour planer e rayonner universellement.
- Une aurore nouvelle a lui, dissipant les ténèbres a l’ignorance : le vieux monde est bien mort, une a»*11 humanité commence.
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- NOTICE HISTORIQUE
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- le ors Que les victoires guerrières ne laissent dans Souyeuir des peuples que des traces sanglantes, les ^ cIuêtes pacifiques du savoir sont toujours agréables P nos âmes reconnaissantes. Pour contrebalancer in Vle,néfaste des grands conquérants, instruments et |0nsc*enls de l'instinct de la destruction, tes savants et l S lJensem's poursuivent sans arrêt, dans le calme a uiéditation, leur œuvre vivifiante de réparation etpde lumière.
- y } eux, l'imprimerie est devenue la puissance sou-s ],aine qui a changé la face de l'univers. C'est la ré-^ du progrès civilisateur; toutes les généra-« p S apporté leur contingent à la réalisation de divin ».
- on 1S s* ^ on ne Peul lui assigner une date précise, tiojJ1*3 Saurait davantage en attribuer l’idée à une na-Se ’ ^Uoins encore à un individu. Cependant il me vei, J® que c'est un pieux devoir de conserver à l'uni-mier luêuioire le nom de Cutenberg qui, le pre-onv(.’ SU^ lend1-e l'imprimerie véritablement pratique, raL. an^ ainsi à ses descendants la voie des admi-<p}lu-s. Perfectionnements dont nous sommes aujour-1 es témoins émerveillés.
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- Le blanc étant la couleur la plus pure et. la plus su?' ceptible de l'impression, tel est le vêtement de cett® déesse. Cette langue de leu sur sa tète exprime son actr vité, sa vigilance, sa pureté. Les volumes et balles d® papier sur lesquels elle est assise, avec cette devis® semper ubique, indiquent que par le secours de l’impi’1' merie les écrits des savants se répandent par toute terre. La casse et des lettres alphabétiques, le visoriud?' le composteur, la galée, la presse, le châssis et le pety génie pliant des feuilles, sont des attributs qui s’exp1*' quent d’eux-inèmes. Le serpent mordant sa queue, forme de cercle, est le symbole de la réunion des lettr®* pour composer des mots, les défaire, les remettre et Ie; réserver pour l’usage d’une autre forme. L’ovale surmonté d’un crible, emblème du sage : le propre de cc instrument étant de séparer le son de la farine, le b*’1 du mauvais, etc. Les cannes ou roseaux, rouleaux d
- Œrus ou écorces d’arbres, avec la peau de mouto*1* juent les rares et savants écrits des anciens.
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- (Composition décorative de Grasset)*
- CHAPITRE PREMIER
- GÉNÉRALITÉS
- Avant d’aborder la démonstration pratique de la ^position, des indications détaillées sur lecarac-e’ sur les mesures propres à l’imprimerie, et
- ers accessoires, en formeront l’utile préliminaire.
- Les
- premiers caractères en bois gravé, manifeste-
- c Privés des xylographies primitives, avaient finement un grand avantage sur ces dernières ; pagls leur emploi, leur substance même, n’étaient tah]Sans lnconyénient. Leur rapide usure, d’inévi-paj> es déformations, les pertes de temps nécessitées éta' 6Ur Section et de nouvelles fabrications, lent autant de causes d’arrêt qu’il fallait éviter tr ,r affîrmer la supériorité du nouveau mode de ^ Uction graphique.
- qU’.llnPrlmerie ne fut donc certainement créée Poi ^ar^r du jour où l’on imagina de graver des ǰns en métal dur. Des matrices, ensuite frap-
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- GÉNÉRALITÉS
- pées à l’aide de ces poinçons, permirent de fondre les caractères et, chose précieuse, de les renouveler à volonté et de façon uniforme. Par cette découverte, l'imprimerie était à jamais affranchie des obstacles qui s’opposaient à ses manifestations. C’est là sa véritable origine, le point de départ de son expansion prodigieuse.
- En principe, le procédé n’a point changé ; mais de nos jours — et suivant en cela un progrès d’essence multiplicatrice — l’art de la fonderie de manuel est devenu mécanique. Chaque lettre est représentée par le petit bloc de cuivre qui, ayant reçu l’empreinte du poinçon d’acier, forme la matrice. C’est de cet organe primaire que sortent et sortiront encore les millions de lettres dont les combinaisons arbitraires permettent une application universelle.
- Du point typographique
- Or, les caractères, indépendamment des varia' tions de forme qui les distinguent et contribuent à une agréable diversité, ont entre eux des différences de calibre ou — techniquement — de force. C’est ainsi qu’une série de caractères se suivant du plus petit au plus gros, sans interruption, présente une gradation régulière et appréciable seulement pour un œil exercé. Cet écart d’une lettre à l’autre est en général de 1 point pour les petits types et d’une quantité de points toujours croissante pour des types dont la force relative présente des écarts considérables.
- Le point est l’unité typographique pour la lettre-On ne s’exprime plus aujourd’hui que par lu1 seul, car il a remplacé pour toujours les anciennes
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- DU POINT TYPOGRAPHIQUE
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- dénominations, qui manquaient surtout de précision.
- Les fondeurs créaient et produisaient sans se Préoccuper d’adopter une hauteur uniforme et de aire concorder les forces de corps, d’où de telles •ffîcultés matérielles que le roi fût amené, en 1723, cendre une ordonnance réglementant la force es caractères et leur hauteur en papier, — dont es résultats furent d’ailleurs négatifs : c’est alors (fUe Fournier vînt.
- Le point typographique, dont nous lui sommes Redevables, peut être considéré comme une modi-ication aussi heureuse que nécessaire ; il date du Slecle dernier. Avant 1737, il n’y avait aucun rfPport harmonieux entre les caractères, aucune Réglé flxe. On trouvait bien dans les règlements e librairie antérieurs cette indication que, par temple, le Petit-Romain devait porter deux Saint-ugustin; le Gros-Parangon, un Petit-Romain et-11 Cicéro, mais la force particulière de chaque ^cactère n’était point déterminée avec exactitude. ^,a Plus parfaite anarchie régnait chez les fondeurs ^aiors, chacun ayant ses mesures spéciales et abso-to^î611*' arLitraires : l’innovation de Fournier fît p centrer dans l’ordre.
- fut °Ur Ce^a’ 1 échelle de 144 points ou 12 cicéros et Avisée en 2 pouces, le pouce en 12 lignes
- a ligne en 6 points. A chacun des caractères en att désignés par des noms de fantaisie, fut (}e ,ué un certain nombre du nouveau point et, ch'ff1S’ 1 habitude fut prise de les désigner par le Ph lre ,^e *eur force de corps. Cette dénomination, p s générale et plus précise, indique donc, du nai1*1161" CouP’ la force du corps. Pour toute combi-Son de caractères, il suffît d’une simple règle
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- GÉNÉRALITÉS
- arithmétique — qu’il s’agisse d’un parangonnage ordinaire ou d’une très complexe opération.
- Inutile de dire que, d’elles-mêmes, les vieilles appellations tombèrent en désuétude. En voici 1® liste :
- Anciens noms. Force en points.
- Perle . 4
- Parisienne et Sédanoise. . . . , 5
- Nonpareille , 6
- Mignonne 7
- Petit-Texte 7 1/2
- Gaillarde 8
- Petit-Romain 9
- Philosophie 10
- Cicéro , 11
- Saint-Augustin 12 ou 13
- Gros-Texte . . 14
- Gros-Romain i:; ou 16
- Petit-Parangon 18 ou 20
- Gros-Parangon 21 ou 22
- Palestine 24
- Petit-Canon 28 ou 32
- Trismégiste 36
- Gros-Canon 40 ou 44
- Double-Canon 48 ou 56
- Triple-Canon 72
- Grosse-Nonpareille 96
- la plupart, ces noms tirent leur origine
- premier ouvrage auquel ils ont servi. Le Cicéro fut P corps 11 des « Epîtres » de Cicéron, comme le Sain*' Augustin fut le 14 ^e la « Cité de Dieu. » Actuellement Ie caractère'employé pour un ouvrage de longue halei**e est quelquefois accompagné du titre de cet ouvrage : cette dénomination a surtout l’avantage de renseigne*’ sur la qualité et sur la quantité disponible.
- Plus tard, vers 1755, François-Ambroise Did^ — créateur de la célèbre librairie et de l’impri"
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- nu POINT TYPOGRAPHIQUE
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- ttierie de ce nom (1757) — fit subir au point Four-nier une modification fort sensible. Après les remarquables travaux d’Arago sur la détermina-lQn de la longueur du mètre, il créa le point j^etrique (l’Imprimerie Nationale, qui en fut dotée, a conservé et l’emploie avec avantage). Les Pouces dont s’était servi Fournier étaient sans °ute conventionnels : Didot, voulant créer un Nouvel étalon typographique plus juste, ramena e point au pied de roi, mesure légale de son cnips, ce qui explique cette transformation. Il 1Vlsa donc la ligne du pied de roi en 6 points 8&ux, donnant approximativement 27 millimètres Pour 12 lignes, lesquelles équivalaient à 6 cicéros j, °t ou 72 points. Le système Didot augmentait ^aucien point de 1 douzième ; il en résulta que “ Points Didot égalaient 13 points Fournier.
- Hlot fixa donc définitivement les corps, d'une mère précise, à l'aide du point métrique, qui est j ? des 1728 parties égales ayant servi pour former lai °n^leur du pied de roi. 12 points métriques éga-éi,6)11* * ligne; 12 lignes égalaient 1 pouce; 12 pouces fiaient 1 pied de roi.
- mot considérant le point métrique trop faible pour ado Uerune (lisiance suffisante d'un corps à un autre, Lg PP} comme unité l'épaisseur de 2 points métriques. p0jP°lnt typographique est ainsi constitué par deux Unit' métriques des anciennes mesures légales. Cette niéfe. devint la base de l’échelle «les corps : 2 points ihétcfIUes valent 1 point typographicjue ; 4 points Pe Cques en valent 2 ; 6 points métriques en valent 3... 14 ^°rPs 6 représente 12 points métriques; le corps 7, le métrbpies, et ainsi de suite. Si Fournier est
- lUj èateur du point, Didot, lui, l'a rendu pratique en Y ?anant une base rationnelle.
- lci ce que dit à ce sujet Ambroise-Firmin Didot
- 5.
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- GÉNÉRALITÉS
- TABLEAU
- DONNANT DE POINT EN POINT I.ES GRADATIONS DE TYPES DU CORPS V AU CORPS XVI
- (Caractères romains de la fonderie Deberny)
- Corps V
- Les premiers imprimeurs ne tiraient lias, en général, plus de ti'°lS cents exemplaires d’un ouvrage. « Le papier, dit Lambinet, le pareil?" min, la presse, les enlumineurs, les traducteurs, les correcteurs, 0e" cessitaient de grandes dépenses. I)e là la rareté, la cherté même des livres île première édition. Ils imprimaient tout au plus trois cents
- Corps VI
- Les premiers imprimeurs ue tiraient pas, en général» plus de trois cents exemplaires d’un ouvrage. « Le papier» dit Lambinet, le parchemin, la presse, les enlumineurs, ms traducteurs, les correcteurs nécessitaient de grandes impenses. De là la rareté, la cherté même des livres de pt'e'
- Corps VII
- Les premiers imprimeurs ne tiraient pas, en général, plus de trois cents exemplaires d’un ouvrage « Le papier, dit Lambinet, le parchemin, la presse, les enlumineurs, les traducteurs, les correcteurs, nécessitaient de grandes dépenses. De là la rareté, la
- Corps VIII
- Les premiers imprimeurs ne tiraient pas, efl général, plus de trois cents exemplaires d'u11 ouvrage. « Le papier, dit Lambinet, le parchemin, la presse, les enlumineurs, les traducteurs, les correcteurs nécessitaient de grandes dépefl'
- Corps IX
- Les premiers imprimeurs ne tiraient pas» en général, plus de trois cents exemplaires d’un ouvrage. « Le papier, dit Lambinet» le parchemin, la presse, les enlumineurs» les traducteurs, les correcteurs nécessitaient
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- Corps X
- Les premiers imprimeurs ne tiraient pas, en général, plus de trois cents exemplaires d’un ouvrage. « Le papier, dit Lambinet, le parchemin la presse, les en-
- corps xi
- Les premiers imprimeurs ne tiraient l)as, en général, plus de trois cents exemplaires d’un ouvrage, « Le papier, ( a Lambinet, le parchemin, la presse,
- Corps XII
- Les premiers imprimeurs ne ti-Ldent pas, en général, plus de trois Cenls exemplaires d’un ouvrage. Le
- L<
- Corps XIV
- <es premiers imprimeurs lle tiraient pas, en général, Mus de trois cents exemplai-
- Corps XVI
- hes premiers imprimeurs ne tiraient pas, ea général, plus de trois
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- 84 GÉNÉRALITÉS
- dans son Essai sur la Typographie : « La ligne de pW de roi divisée en six mètres ou mesures égales servit à graduer et à dénommer les différents caractères. Le plus petit, qui a les six mètres complets, ou la lig»e de pied de roi, se nomme le six; celui qui le su** immédiatement est le sept, composé d'une ligne e* d'un mètre de plus. Le huit, le neuf, le dix, le onze, Ie douze, augmentent également de grosseur et par de* mesures aussi précises. Le douze a donc deux ligne* de pied de roi, etc. Ainsi l'imité des proportions tvp0' graphiques est le point typographique, qui équivaut 11 deux points du pied de roi, et les caractères procèdent de point en point. »
- « Plus tard on tondit des caractères sur demi-point • il en résulta des corps intermédiaires, par exemple : 6 1/2, 7 1/2, 8 1/2... Innovation fâcheuse imposée p»r la mode aux fondeurs et imprimeurs. On voit quel* inconvénients résultaient de différences si peu se»' sihles. » (A.-F. Didot).
- Le point, n’ayant aucune sanction légale, puisqu’** dérivait des mesures duodécimales en usage avant Révolution, il en résulta qu'il ne concordait pas rigo'1' reusement, avec les nouvelles mesures métriques, p*aS plus d'ailleurs que celles qui avaient servi à son ét»' blissemenf. La ligne valait 2 millimètres 1/4; le poiF4’ (12 lignes) 27 millimètres; le pied (12 pouces) 32 cent-4 millim.; etc. 11 correspond à peu près aux 3/8 millimètre, la différence est très sensible, puisq»f 960 points (0,0003759) ou 80 douzes, donnent exacte ment 0,3609, soit 9 dix-millièmes en plus.
- On conçoit qu'il fut souvent tenté de mettre anciennes mesures en harmonie avec le système »**" trique décimal. Mais des obstacles insurmontable s’opposent à la réalisation de cette concordance. Cf serait la refonte universelle du matériel existant, a laquelle il ne faut point songer.
- Le point sert également comme mesure linéaire. ** est effectivement représenté par le typomètre, instr»' ment spécial à la typographie et d'un usage indisp®11'
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- LE CARACTÈRE
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- ilu’ ° ^ es^ une règle plate en bois ou en métal gra-Ci e.e de douze en douze points. Cette graduation en ,(livPos est elle-même partagée en deux nonpareilles <liv'1SI°nS s'x Pohds), seconde division parfois sub-tvn1Sée, en deux autres de trois points chacune. Le Ce||0ln^re sert à, mesurer les dimensions des pages. Ü es du papier, les interlignes, les blancs divers, etc. ; ey.e^ de longueurs variées, 20, 30, 50 centimètres, il s e aussi un modèle pliant portatif.
- Le caractère
- senvn ComPren(i sous le nom de caractère l’en-(ja 5 e complet des types mobiles
- _ . _ ^ ^ COrnnncîfiAn rhomiû t\rnû «
- mis en œuvre
- y'dueli,
- composition. Chaque type se trouve indi-
- 1 -tement représenté : capitales, minuscules, I pes doubles, accentuées, ainsi que les chiffres, s signes de ponctuation, les lettres supérieures et d'^neS emPloyés comme abréviations, les signes |vcrs arithmétiques et ceux spéciaux à certains °u^ges.
- aus ia lettre il y a plusieurs choses à considérer : i>, ^tl, le cran, la force de corps, la hauteur, léWsseur.
- p0 formant le sommet de la lettre — à l’op-^ p! e pied — est la partie en relief qui marque lTïlPression.
- le les lettres longues, le trait qui dépasse l’œil par s’annU|Mlj’ d, f, h, k, 1, t) ou par le bas (g, j, p, q, y)
- K6 e.?Meue-
- for," trîlPs qui constituent la partie verticale de l’œil de7^Ut *es pleins; les traits plus étroits forment les le ’ ^apPe horizontale ou contournée, b k h'ait placé au sommet des lettres b, d, b, i, f, Rappelle obit, et celui placé au bas des lettres ’ ’ h, 1, ni, n, p, q, r, s’appelle empattement.
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- GÉNÉRALITÉS
- lit
- Le cran est une sorte de petite rigole demi-c"' culaire à peu de distance de la base de la lettre.
- Fournier l’a fixé à environ 2 ou 3 lignes du p<ed (o à 7 millimètres) : cette distance semble être 1® bonne. Plus bas, le cran peut passer inaperçu plus haut, il donne lieu à des hésitations sur ^ sens de la lettre ; en tous cas, il incite à la re'1' verser dans une composition rapide.
- Le cran est produit mécaniquement pend»0' l’opération de la fonte ; il est placé du côté des accents ; à l’inverse de la France et de la Belgique' l’Amérique, l’Angleterre et l’Allemagne le mette1'1 du côté opposé.
- Mais, en dehors de ce cran initial, on en pe voir d’autres, de nombre et de positions variable5, faits après coup, au rabot, soit pour distingué entre eux les types différents d’un même corp-’ soit aussi pour différencier les époques divers# d’une même fonte afin d’éviter le mélange du vie11* et du neuf. L’usage doit en être bien raison"* Placés indifféremment, ces traits, aussi appare"ts que possible, ne doivent donc pas échapper à l’a tention du compositeur pendant la distribution; Cette distinction par les crans supplémentait# n’est applicable qu’au texte courant ; les caractèr* de fantaisie, facilement reconnaissables, en so" exempts.
- Le cran, qui doit toujours se trouver en desso" dans la composition, a pour objet de maintenir l* signes dans leur position normale. Les lettré apparaissant renversées dans un texte impri1" sont celles dont le cran est en dessus par si" d’erreur ou négligence.
- La lettre étant posée sur champ — le cran dessous — la force de corps s'évalue en prenant
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- LE CARACTÈRE
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- auteur dans le sens de la base au sommet du Sue en relief : elle s’exprime en points.
- a hauteur, dite hauteur en papier, est la dis-uce allant du pied de la lettre à sa surface supé-roeure> elle est de 02 points 1/2 (10 lignes 1/2 envi-u ou 23 millimètres 1/2 Cette mesure, adoptée j.ar Un règlement de librairie datant de 1723, ne v Pas été partout et il s’est établi des hauteurs rairia^6S’ au &rand dam de l’impression en géné-o • Mutuellement, toutes les fonderies françaises admis la même hauteur de lettre. g ^Uant à Y épaisseur, dimension allant de droite à tr',, du signe, très large dans les lettres m et w, lenS dans les lettres i et 1, elle est essentiel-
- pernt variable et n'est soumise à aucune mesure. ja ePaisseur de la lettre est basée sur sa propre est^eUr ^ augmentée de l'approche. L'approche lett 6 ^us doublement latéral qui sert à isoler la qüer? de ses voisines : c’est la distance horizontale pr !®s lettres ont entre elles dans les mots. « L’ap-Po, . P°ur les caractères romains ordinaires, dit ait rnier îeune> doit être guidée de façon qu’il y les ^re les lettres un peu moins de distance que les Jain^a?es des m n’en ont entre eux ; autrement LÎP°ts ne paraîtraient pas assez liés ensemble. » s^q. épaisseur ou mise d’approche se règle en con-pègl6nce sur ^es mm et les 00 has de casse ; elle se et p ’ p0ur les grandes capitales, sur les HH et 00 C’e aar les petites capitales sur les hh et les oo. Pour Ü0nc 1 m d’abord sert de guide au fondeur d, e l’approche. Les lettres arrondies (b, c,
- écar< °’ p’ ^ doivent comporter un plus faible à é[ en?enleu égard aux parties tournantes tendant est dr^ir °Pti(ïuernent le blanc des approches ; il en e toême des lettres aux angles fuyants (v, x,
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- GÉNÉRALITÉS
- w, y) qui «comportent d’elles-mêmes un blaDc presque suffisant déjà.
- Cependant cette règle n’est pas absolument rigou' reuse. Suivant le genre des caractères, leur phys,(r nomie, l'approche peut être tenue plus large ou pluS serrée : c’est là question de goût et d’appréciatiof1.
- Par extension, on nomme approche verticale 1£J distance que la hauteur d’œil établit entre les lig°e* d’un caractère composé plein, c’est-à-dire sa115 interlignes, distance presque insensible et qui ^ peut s’apprécier que par la rencontre fortuite d deux lettres à queues opposées.
- Les caractères tirant leur nom du nombre points qu’ils comportent, sont donc classés suiva11 leur force de corps. (
- D’après un texte imprimé, la force de l’œil ne! pas toujours un indice suffisant pour déterrait celle du corps, car le même corps peut avoir et ordinairement plusieurs variétés d’œil. Cette div^ sité est utile, et permet d’employer le même tyPj de force à la composition d’ouvrages d’esprit to# différent. L’œil, réduit par des approches vertical®* plus larges, comporte de ces côtés un petit blanc' de ce fait, la ligne une fois composée se troiû légèrement isolée de la suivante, ce qui permetd composer sans interlignes, bien que la matiè^j plutôt compacte, ne cesse d’être lisible. L’emp*0 de cet œil est réservé généralement aux dicti0® naires, aux index alphabétiques, aux tables matières très développées, etc. L’œil plus maS*1. est employé pour les brochures ordinaires, lp journaux quotidiens, qui se lisent rapidement.
- [Quand on ne peut à première vue évaluer nombre de points d’un type inconnu par l’exafl1® du passage imprimé, un moyen couramment ^
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- LE CARACTÈRE
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- P °yé consiste à tracer une ligne horizontale pas-infz ?xacl-ementsur l'extrémité des lettres à queue j, érÎ6ure (p, q, j, g) et une seconde de même sur ^extrémité des lettres à queue supérieure (b, d, le’^ écart fourni par ces deux parallèles donne jj noinbre de points de séparation. Mais si les ^anches verticales opposées se touchent, c’est que ji ^^Position est pleine, c’est-à-dire non inter-snee. (Moyen d’évaluation rapide pour un texte ln quelconque : compter douze lignes, et en d ?Urer la hauteur au typomètre ; le nombre de per°s sera celui du corps.) ceit°Ur contl>ôler la justesse de son évaluation, p ? 0P^ra*'i°n est répétée sur plusieurs lignes. On aritn a?ss^ faire la preuve par un simple calcul (j0 ^fUque. Etant donnée une colonne de texte sén ' *nierlignage a été déterminé, additionner tèrp feinen^ Ie nomhre de points des lignes de carac-Corif el celui des interlignes. Leur réunion doit esP°ndre à la hauteur totale de la colonne
- aies
- pUrée sur le papier à l’aide du typomètre, tf’ésr l6Urs causes particulières sont susceptibles lGg rer le calcul, par exemple le retrait du papier, l'emCractères fondus sur un corps supérieur, bàta *.01 de caractères ou d’interlignes de points avec . ’ Ie mélange de caractères sur points Didot bet. lnterlignes sur points Fournier, et vice
- Acelc:
- a * Sujet il est bon de rappeler que la Belgique servé le point Fournier.]
- °nt Pleines employés comme séparation des mots pl\is i méme aspect que les lettres, mais sont tenus si0n as qu’elles afin de ne pas marquer à l’impres-l'es blancs appelés communément espaces
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- GÉNÉRALITÉS
- sont divisés, suivant leur force d’épaisseur, e° espaces fortes, moyennes et fines ; ces dernier®9 d’une épaisseur uniforme de 1 point.
- D’autres blancs portent des noms particulier^ ce sont le cadralin, de forme cubique, signe d_lS tinctif de l’alinéa qu'il commence ; le demi-eadraW' employé surtout dans les alignements de chiffré ou pour espacer les points de conduite ; et cadrais, multiples du cadratin, servant à ternhI1| les lignes de texte incomplètes ou à isoler dans j corps des lignes certains signes et les mots dispo^' en titre.
- Genèse de la lettre
- On a vu que la matrice est l’organe générât^ du caractère. Pour l’obtenir, il faut frapper ^ empreinte assez profonde dans un bloc de cuiŸ rouge de dimensions déterminées. Cette empreiJ,( est faite au moyen du poinçon, tige d’acier porD® à son extrémité supérieure la figure de la le*p gravée à rebours en relief.
- Pour les gros caractères, les accents étant gra'ej à part, les poinçons sont munis d’une entaille p°1.. les recevoir. Les accents y sont ensuite rén1’1' d’une manière spéciale en vue de la frappe.
- Les matrices présentent quelques imperfecü0^ qu’il importe de rectifier. L’introduction forcée® poinçon produit, de chaque côté, un renfleU1^, qu’il faut faire disparaître; on donne l'aplomb , l’équerre nécessaires, ainsi qu’une profond® exactement déterminée, puis on arrête l’appr°c., ou épaisseur et la ligne de chaque lettre, c’es^ dire un plan analogue pour toutes les lettres d’a®5 même fonte. Ces délicates opérations constituent justification de la matrice. La justesse de fabD®1
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- GENÈSE DE LA LETTRE
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- es^ ]6n es*" résultante. Finalenlent, la matrice 1 Placée, pour la fonte, devant le moule qui donne ^0rps à la lettre.
- utrefois on se servait de moules ne donnant Dr a*16 ,seu^e lettre à la fois, aboutissant à une ^°duction moyenne de 3,000 lettres par jour — à Près 3 kilos du corps 9. Les ouvriers étaient semblés autour d'un fourneau circulaire conte-
- Lc fondeur, d’après Jost Amman (15B8).
- t^ Prieurs creusets, un par ouvrier. Celui-ci, rç. dans sa main gauche le moule garni de sa fu .riee, y versait de la main droite la matière en cnm uueiUie dans le creuset au moyen d’une SJ er en fer {pochon), puis, après une brusque Cp ausse de la main gauche pour mieux faire des-le mre matière au fond de l’œil de la matrice, An '°^e était ouvert pour l’extraction de la lettre. Pres ia fonte, il fallait rompre le jet ou suite de
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- GÉNÉRALITÉS
- la lettre, excédent de matière figé à l’orifice ^ moule qui évite les soufflures. Ensuite venait * frottage sur une meule, une pierre d’émeri, ou s11' un papier chimique semblable au papier d’émef qui égalisait la lettre en enlevant toutes les bavure Aujourd’hui, une autre machine à fondre a retf placé la machine à la main : fourneau, creusf1, mécanisme, forment un assemblage intime _ proportions réduites recevant le mouvement méc* niquement ou manuellement. Au milieu du creuS' rempli de matière en fusion est un orifice da11 lequel est guidé un piston, et, au fond de cet orifi^ un conduit horizontal communiquant avec le moü et la matrice placée du côté opposé. Chaque l0lj de machine donne un coup de piston projetant *' matière dans le moule jusqu’à fond d’œil. Au inoye d’un réfrigérant dont le moule est pourvu, la le^ est aussitôt Agée. Le moule s’ouvre mécaniquem^ le jet est rompu de même et chacune des de11 parties suit une direction particulière. Le cra". nous l’avons dit, est fait à la coulée, et les cra”; spéciaux à une fonte sont faits au rabot ainsi tf"' la gouttière du pied de la lettre. Cependant ^ dernières machines font cette gouttière mécanicf^ ment. Les lettres, frottées et crénées, sont align^ dans de longs composteurs de bois et déposées ^ le coupoir au moyen duquel on pratique la got) tière et l’on obtient la hauteur voulue.
- Les lettres doubles /?, fi, ff, ffl, ffi, sont (fondues e semble, parce que la bouclette supérieure en sailli1 la lettre / rencontrant le point de la lettre i ou fexl(l. mité supérieure de la lettre l occasionnerait par sion latérale la rupture d’une de ces deux pai'tf, peut-être des deux, et conséquemment, outre un asf£l fâcheux, la perle de ces lettres mutilées.
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- GENÈSE DE LA LETTRE
- Au sortir de ces préparations, les caractères sont Coi]aposés suivant une justification ou largeur connue et mis en paquets par le fondeur ; ils sont lnsi prêts à être livrés à l’imprimeur.
- Les caractères commencent généralement au corps lri(i; il y a cependant du quatre. Henri Didot, en 1826, craya Ie caractère de deux points et demi, dit micros-c°pique. Laurent Deberny le grava également en 1844 : e sont là tours de force de gravure et de fonderie.
- Les blancs — espaces, cadratins, demi-cadratins el cadrats — sont fondus mécaniquement.
- Le moule à main est conservé pour la fonte des f°* caractères et pour celle des accolades, filets pglais et ornés, etc. ; il s’acquitte à merveille de ce qui ne peut être pratiquement confié à la Machine.
- j Les garnitures, appelées lingots, sont fondues à l biain; les modèles de moules différant d’une °bderie à l’autre, sont par conséquent d’une grande
- variété.
- * ^es moules spéciaux servent à la fonte des filets ’arnes et des interlignes ; des machines d’une /ande précision les mettent au point une fois ddus, et des rabots spéciaux en font disparaître Pies les aspérités ainsi que l’excédent d’épais-s llr- Les interlignes ainsi laminées sont placées r champ et rabotées sur leur tranche à hauteur v°ülue.
- Les filets de cuivre et de plomb sont coulés, ^ ttdnés et rabotés de la même manière. L’invaria-.i, ^ des rabots est assurée par des glissières a acier.
- _, L alliage des métaux qui sert à la fonte des ictères est toujours le même : plomb, antimoine
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- GÉNÉRALITÉS
- ou régule et étain ; en proportions diverses sel011 ce qu’on doit fondre : lettres, espaces, cadrai filets, garnitures. Les espaces fines, d’un empj0' fréquent et délicat, acquièrent l’élasticité nécessaire par une addition de régule.
- Pour la fonte de caractères, les proportions ce mélange sont habituellement : 75 à 80 parti®* de plomb et 20 à 25 parties de régule. On y ft1 entrer quelques parties d’étain qui servent ici de lien entre les deux corps : l’addition de cuivre °11 de zinc donne une plus grande solidité.
- La matière à blancs et à clichés se compose ^ 84 à 90 parties de plomb contre 16 à 10 de régule
- Police
- La police d’un caractère est une liste de tout®* les lettres que contient la casse avec indication ® la quantité nécessaire de chaque lettre particuli®^ en vue d’un poids déterminé. Leur proportion do* donc être établie le plus justement en vue d’tl11 travail général, mais aussi en vue des travail* spéciaux. Donc, bien que la police soit établie paf le fondeur, la quantité attribuée à certaines sort®5 pourra être modifiée par l’imprimeur suivant ^ destination qu’il doit donner au caractère demand®'
- La fonte se commande au poids. (2 kilos d® caractères correspondent en surface au décimet®® carré.) — La proportion des blancs est de 20 0/0-
- Filets
- Les filets, employés dans la composition comfl1® utilité et comme ornement (opérations, tableau*' encadrements, etc.)* sont des lames de plomb suS' ceptibles d’être débitées à la longueur voulue, alors
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- FILETS
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- Maigre.
- Quart-gras.
- Demi-gras.
- Mat 3 points et 6 points.
- Pointillé.
- Ondulé.
- Tremblé.
- Cadre 3 points.
- Dadre 6 points (petit œil et gros œil).
- oübl
- e'Qiaigi'e (gouttière) 2 points, 3 points et 6 points.
- Triple 6 points.
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- GÉNÉRALITÉS
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- que celles de cuivre sont établies de préférence süf une justification systématique. Leur épaisseur $ diverse (deux points, trois, six, douze, dix-hm1, vingt-quatre, etc.) et leur œil est d’une grand variété d’aspect, ainsi qu’on peut le voir par collection qui précède.
- Dans les journaux, les publications à colonne^ on se sert, pour séparer les articles, de filets angla,!! dont voici quelques types.
- in-
- observations sur les caractères
- « Les caractères primitifs furent de forme gothiqu^‘ non par goût, mais par nécessité, afin d’éviter découverte d’une entreprise des plus hasardeuses àc moment. L’espoir de réussite des premiers irap''j meurs consistait surtout dans le moyen de tromper lecteur en lui laissant croire que les livres nouveau* étaient bien écrits, mais par un procédé plus rapid et moins coûteux que celui des copistes. Le prenU® livre de Gutenberg se ressent naturellement de cet tendance à se rapprocher le plus possible des manus crits du temps. » ,,
- Les imprimeurs de l’époque suivirent le goût jour, au lieu de le transformer, en imitant les maùu scrits.
- Les caractères furent donc calqués sur l’écritu» usitée dans le pays où on les gravait : gothiques e Allemagne et en France, romains en Italie. .
- Le caractère gothique (d’origine française), déri*_ des formes latines en tant qu’écriture, était alors d’u
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- OBSERVATIONS SUR LES CARACTÈRES
- Ieaxe.«UIV.Verse* en Europe. 11 progressa encore durant Tjs î'* siècle, mais déclina aux xv« et xvi", pour dis-ai^re totalement sous Henri II. üon ^ Carac^ères gothiques employés dans les édi-f10e | XV> s^®c^e n’ont rien de commun avec ceux Ws d ^°^1S ^portèrent en Italie et en Espagne, con ^ *ems incursions. Le gothique moderne est la XtIteSorntnati°n de la décadence de l’écriture dans les la g’,*,1'' ®t xve siècles. Né dans le moyen âge, avec bonrî'0 -^Ue’ ®P0<Iue do la décadence des arts et des Plus eS ^udes, d est le fruit de la bizarrerie et du charo-IÛaUVa^S S°ôt. C’est l’écriture latine dégénérée et gee de traits absurdes et superflus. » (Lambinetb empj‘lch Bering, Michel Friburger et Martin Crantz gQ^^^rent d’abord des caractères anguleux, moitié se g ^u.es’ m°itié romains. Gering, particulièrement, cêde/^1*' caractères romains ronds. Plus tard, pour t0lIt - f m°de, tous trois revinrent aux caractères ^ alops ^ gothiques, plus conformes au goût français
- Mot)SfSe ^ade tirait en gothique et en romain (qu’il fit affecf r ^ar un t?rand nombre d'imprimeurs), mais Le l?nna,tt principalement l’italique, tiré ù priVer ouvrage latin composé en gothique fut Ou aias Par Kerver en 1574.
- V'iUSUpP0Se due les premiers caractères romains fièreu^^Ployés par Sweynheim et Pannartz, qui modi-pt'itUe, aiQf* la forme du caractère gothique ; ces im-" roin ^ant de Rome, de là viendrait le nom de ly a,ri “ qui lui fut donné.
- *Ü8teiureS ^0umier, la paternité en appartiendrait plus aPrès à Nicolas Jenson, premier graveur de lettres tales cuoilîer, qui prit comme majuscules les capi-P°tir r°maines (le caractère fut appelé « romain >» ^tlresCatte, raison) et comme minuscules quelques (lettres e, ^ alphabet latin ou d’autres leur ressemblant Car°lin *a^nes> espagnoles, lombardes, saxonnes, Pue^aas» hui se ressemblaient beaucoup), le Décor wwi (1461) en est le premier fruit. Jenson réussit Yp°oraphiE. 6
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- GÉNÉRALITÉS
- m
- excellemment à donn®1 au romain des fortne* bien proportionnées, jdu‘ gracieuses et plus rot rectes. Il abandonna l, type, qu'il avait empl°^ en 1470 (« Rhétorique . Cicéron »), pour une sem1 go lliique qui apparal dans la « Cité de Rieu de saint Augustin Après la « bible », (lo1. imprima en caractèr^ franchement gothifiue'| (1476), il revint défia';1, veinent au type roiual0'l
- Robert Estienne et cliel Vascosan parvint enfin, par la beauté . leurs types romains, expulser pour tonj°uM le type gothique de ,
- pression. (
- Claude Garainond, rj8 veur de haute repo'8'
- tion, s'inspirant des bea’i(1.
- types vénitiens de Jens'} et d’Alde Manuce, doi^‘, à ses caractères romal et italiipies (repi*odnl ci-contre) un tel det- f de perfection, qu'ds ^ répandirent dans t° l'Europe.
- Erançois Ier ordon11^ aux frais du Trésor, gravure de ses point00), notamment les « Pre-; du roi » (1339) (d aP'1
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- OBSERVATIONS SUR LES CARACTÈRES 99
- 1 les , .
- ; ‘ oessins d'Ange Yergen), (]ue possède encore
- • juprimerie Nationale.
- (lesr ^.lava Pour Vitré les poinçons des caractères E hé]) !néS a Mkle polyglotte du président Le Jay :
- ; "eux, samaritains, clialdéens, grecs, syriaques,
- Auguftijn Romeyn.
- '* i o^5 a^1<luan^0 moleftiufque cum Oran-i ançj Lres eft- Is enim recu/ia fcripferat, Hol ^^difquo atque Burgundis Præfe-cidt(rdefignaret cluan<^° fè hifce prefeduris ce Aperte InimicumNoliet-,cui Virium_> *Bc nopq PstvuwABCDEFGHI DEFGHIKLMNOP q^stvuxyzæ
- ^ Auguftijn Curfijf.
- 4^a ?m> ^ admonenti Gubematrici ut abiret odamojnon modo non a pâmerit^fed etiam a Guberna trice Turrium a fecvetvspri krle cp07îcdti 3 qui Regis nomïne Jubereî ilium \sîyi Tftinus abfcenderejion Ex audit oRe-
- «UCVE FGHJIKLlMMNOT
- Caractères de Plantin.
- lap
- ^en,la ai"a^es ’ 1 exécution dura di.x-sept ans (1628-16
- ^us ^ro‘s s‘èeles, Us lurent, imités en P|aritj 1 étranger par les Estienne, de Paris, les pp a’ ^ Envers, les Day, de Londres, le-pg ^aramond, qui eut pour élèves Guillaume-
- eu
- Pour ^UeS ^an^ecf£ue et Robert Granjon, avait VeUr paître Geolfroy Tory, de Bourges, le premier ae poinçons dont il soit fait mention.
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- 100 GÉNÉRALITÉS
- On doit à Guillaume-le-Bé les caractères liébre1^ de Robert Estienne et ceux de la Bible polyglotte 1 Plantin. — De Sanlecque fut le fournisseur de la fain*1 des Elzevier. Robert Granjon fut appelé à Rome Pa
- Tous les lentimens ont chacun un ton de voix, des geftes & des mines qui leur font propres.
- Ce rapport, bon ou mauvais , agréable ou detagréable, eft ce qui fait que les perfonnes plaifent ou déplaifont.
- Romain de Fournier (Petit parangon).
- le pape Grégoire XIII qui créa avec lui la fond®fl' vaticane.
- Les caractères elzéviriens viennent du célèp1, imprimeur hollandais, Elzevier, qui les vulgarisa xvne siècle. Les caractères d’Elzevier furent £ra,\ par Christophe Van Djck, artiste hollandais : c'est
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- OBSERVATIONS SUR LES CARACTÈRES
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- frjinie générale des types de Garamond conservée,
- plus serrée.
- „ Didot grava des caractères de formes élé-
- * es et de proportions gracieuses, qui remplacèrent
- A mefiire que l’expérience a moins de force & que l’on elt plus ignorant, on voit plus de prodiges merveilleux & de belles chofes.
- Romain de Fournier (Palestine).
- c°nti ^aramon<l dégénérés entre les mains de ses aussi Ua^eurs- Les caractères Didot, dénaturés eux ^°ûnés^ai' ^ su^e’ sont aujourd’hui presque aban-
- par°ja jeune sest particulièrement distingué
- beauté de ses caractères ; nous avons emprunté
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- GÉNÉRALITÉS
- au Manuel typographique de ce fondeur célèbre deu* intéressants spécimens de romain reproduits ici.
- Théophile Beaudoire, vers 1860, fit revivre les typeS
- anciens, employés depuis Nicolas Jenson, avec succès-
- Il donna à cette restitution le nom d'elzévir, appelé' tion généralisée.
- En vertu d'une ordonnance de Louis XIV (1693), <ie!< types spéciaux furent gravés pour l’Imprimerie Royale Sur l’ordre exprès du roi, furent ajoutés certains sign^ dont une partie distingue encore aujourd'hui les caraf' tères de l’Imprimerie Nationale. Ils consistent dans Ie doublement du crochet supérieur des lettres : b, d, ^ i, j, k, 1; la lettre 1 a comme particularité un pe^ trait latéral partant de son milieu gauche (Ij. Jeaugef»1> de l’Académie des Sciences, a donné le dessin de ^ lettres, qu’on appela romain du roi, gravé par PhilipPe Grandjean.
- 3la15bCc2Dî>Ce
- 2lliïlmiin©o
- La lettre de forme n’est autre que la lettre gothid11^ Cette première dénomination lui vient des anci?11. imprimeurs, à cause des traits angulaires qui e accompagnent la forme. Par cela même, cette écrite ^ n’était pas .courante, mais réservée aux inscripti011'
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- OBSERVATIONS SUR UES CARACTÈRES
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- Publiques, aux livres (l’église et (le chœur, en France, en Angleterre, en Allemagne et en Flandre. Les Alle-mands l’ont conservée (en faisant subir quelques 'Modifications aux capitales).
- Gomme on peut le voir, les Flamands 1 ont moins
- altérée.
- Cc^ti <!Ec 3Ff ^S3Ujtîfc&Xï^ttiân <&a mi Ct
- Ü&utifo ïjclP^5
- ear^- ^e^lre ^e so>?une est la gothique de forme un peu so t66’ JT a ni oins de pointes, et certains angles p Plus ou moins arrondis. C’est le type employé d'i* *n|bînberg, Fust et SchoilTer et un grand nombre ^U|UPC11 murs du xv8 siècle. (Pannartz, Sweynheirn à £el|lî'C0,’ ^er*ng ù Paris, Jean de Spire à Venise, Ulrich a Cologne, entre autres.)
- 3a 15b (£C î&dT) Æc 5Ff i5g ïîjb 3i| fch 2.1 ïDm fin (Do f>p <D q ftr UîOuV X%
- -onime beaucoup d'ouvrages scolastiques ont été 'Primés avec ce caractère, entre autres la Somme de j lnl Thomas, le nom dé ce dernier livre lui est resté.
- Imprimeurs l'ont aussi appelé lettre bourgeoise.
- C-i .t "0| bique a été introduite en Angleterre par ri x °n, sous le nom de black letter qui désigne égale-eat les lettres de somme. On s'en sert encore dans es litres.
- L««cienne bâtarde, usitée aux xiv8 et xve siècles,
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- GÉNÉRALITÉS
- Ctuousque tandem adutere, Catf Itna, patrentia nostra? quamdiu etiatf1 furor iste tuus nos eludet? quem $ finem sese efftenata jactatnt audacia*, ntjnl ne nocturnum praesidium paia*
- Black letter de la fonderie Caslon.
- était ainsi nommée parce qu’elle dérivait des lettres^ formes dont on avait retranché les angles et quelqi*es traits.
- Tloftte père qui eflee aufv (Cieufv> que voflre fainct Tiom foict fanctifiè» que vofite ïftègric arrive, que vo/fr* vofontè foict faicte fur fa Cerre comité auf^p Cieuf^p, bonnepnouç aujouvb'fi11
- Ancienne bâtarde de la fonderie Deberny.
- « L’italique tire son origine, dit Fournier, de 1 écl* tare de la chancellerie romaine, désignée par les to° 5
- tbciîtfghijii
- itMojjgrfjtuxyz
- cursivetos seu cancellarios ; de là vient qu’il a appelé cursive; c’est encore sous ce nom qu'il e connu en divers pays, Il a été connu aussi sous
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- OBSERVATIONS SUR LES CARACTÈRES
- noni de lettres vénitiennes, parce que les premiers Poinçons ont été faits à Venise, ou sous celui d'aldin, ptlres aldtines, parce que Aide Manuce s'en est servi le premier en 1312, enfin le nom d'italique, qui lui a iô donné parce qu’il vient d'Italie, a prévalu. »
- A a 2? B b ÇCc T>Dâ SEe FfGCg H h Ijjij KK Ll QpïC Ai m JA(^N n O o T P P q
- T^Rr S fs TT t T) \J Vuv Xx r y Z f ft 1vL>
- Caractère italique d’Alde Manuce.
- a (-,a ron(-le, suffisamment définie par son propre nom, e gravée par Pierre Moreau en 1640.
- (lont ?ou^e es* un caractère penché de droite à gauche, les lettres se rejoignent entre elles, la 3 à jambages pleins et à liaisons, tient de
- (lite0?,le de coulée, d'où son nom. La bâtarde dan p/see est une écriture du xvne siècle, employée le * imprimerie par Pierre Moreau, ce qui lui valut Le^ imprimeur du roi Louis XIII. c0u Prender type de cursive française, écriture d’usage HohJü^ au Xvie siccle, apparut en 1556, gravé par jjrt Granjon.
- excmni’. im conféra (26 décembre 1557) le privilège S[1 Pendant dix ans, de l’usage des « lettres fran-
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- GÉNÉRALITÉS
- coises d'art et de main », types inventés, gravés et fondus par lui. Plus tard ils s'appelèrent « caractères de civilité », du nom de l'ouvrage (la « Civile Ilones-teté pour les Enfans ») pour lequel on en lit preniiè' renient usage. (On y retrouve quelques traces de l(l bâtarde ancienne, do même que dans notre ron<le financière.)
- fiVv ^wo"Sv|Tic-’ ^\ou
- r/stirÿntAA QTlCUt^ fZ (TIC* C^UtU^
- jamai 6a$—’
- ^aniou^fct^ (Z cjjcnti^c1, ^cÇiam ... 1^
- ^mon'Sc-’. cmcuvt^ jjcu le-' j’c
- Ml
- Caractères de civilité de la fonderie Deberny.
- La cursive allemande, écriture courante en AU®' magne, a servi tout d'abord pour l'imprimerie en 169J’ à Nurenberg, puis dans diverses autres villes alle' mandes.
- Les lettres tourneures sont ainsi nommées d’apre? leur forme ronde, tournante. De même que ces lettres servaient comme initiales aux chapitres des ancien* manuscrits, de même on les employa à cet usage dans les premières impressions. .Nos lettrines actuelle* en dérivent.
- L’invention de la lithographie, sous la Restauration» détermina un mouvement dans la création des caraO' tères de fantaisie, normandes, égyptiennes, initiale3 éclairées, azurées, ornées, et jusqu’à l'anglaise, de Didot, fondue avec d'ingénieuses combinaisons, de?' tinées à masquer les jonctions des lettres entre elle?-
- « Types incongrus, cornus, fourchus, brisés, ombré?»
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- OBSERVATIONS SUR LES CARACTÈRES 107
- ^artelés, diaboliques, faits pour effrayer les enfants, surtout les bibliophiles. » (Auguste Vitu). Incohérents et fantasques, ils faisaient danser les lignes et es Pages, et disparurent peu à peu : il n'en reste guère
- '•ue le souvenir
- H B a o
- a H or E
- X E XL
- n O B a
- n 0 tr a
- » X U Lettres tourneures. %
- de 6S 0Uvi‘ages dits « incunables » sont ceux qui datent dér -l)rernlers temps de l’imprimerie, (pii sontconsi-1„ es comme sortant du berceau (incunabulum) de ,ja Prinierie ou depuis l’introduction de l'imprimerie s charnle ville jusqu’à l’année 1500, et pour certains jusqu’à l’année 1517, date extrême des
- yuvrages
- m,'unables
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- Caractères Empire
- (GHIÜKÎSaDFïS UDLUS IRlfflES IETP LDIËS MUS
- LÀ. 3i.lCFi.G-lT3 L'ZLÀ.L'S
- lâMMÏÏ, MWMT, M&mÈM
- i.a &mm& && &ms
- Types de la fonderie G. Peignot et Fils
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- Caractères Empire
- Types de la fonderie G. Peignot et Fils.
- Typographie.
- 7
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- Caractères modernes
- , LE GRASSET
- Édition d’ART Moderne.
- L’AIIRIOL LABEUR
- Remues LUXE Publicité.
- LA FRANÇAISE LÉGÈRE '
- Catalogue des SAISONS 1913-14
- LE CIIAMPLEVÉ
- Béeépees B1LA1N Ï&345
- IA FRANÇAISE ALLONGÉE
- Salon des Artistes FRANÇAIS
- le nom :r mm
- Course MODE Théâtre.
- LE ROBLR ALLONGÉ
- Exposition RÉGIONS Machinisme.
- LE ROBLR PALE
- Coutumes tdTORSEl^nr
- LE CLAIR UE LUNE
- La Fête des FLEURS
- LE DELIA ROBBIA
- Le Budget 1914 PROJET
- -LE BELLER Y-DE SFONTA1N ES
- /Heuble BOIS
- Caractères de la fonderie G. Peignot et Fils.
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- CARACTÈRES EN BOIS
- ill
- On y remarque trois formats : le plus ancien est 1 in-folio ; l'in-quarto est fréquemment employé, l’in-°etavo beaucoup moins. La pagination est absente des Premiers incunables; pour les autres, on s’est servi de lettres et de chitTres romains à la manière de nos signatures : Al, Ail, A11I, AIV, AV, Bl, BU, Bill,... et, Plus tard, d’une foliotation suivie. Le titre n’existe pas, *nais on remarque souvent, au verso du premier et du dernier feuillet, le ehilTre de l’éditeur.
- Les premiers incunables portent des fautes, des Mauvaises lettres, des mots terminés à la main. 11 y a aussi absence de capitales et omission des premières litres des chapitres, qui sont enluminées à la main. Pas de date ni de nom d’imprimeur. Les folios mis d abord à la main sont imprimés en 1470.]
- Caractères en bois
- Les caractères employés pour la composition des affiches exigent de trop grandes dimensions pour fondus ; on se sert de lettres en bois d’essences diverses gravées à la main ou découpées à la Machine.
- Les lettres terminées sont plongées dans un bain d huile, où elles séjournent suffisamment pour bien s en imprégner. Cette opération empêche le bois de L’ayailler et permet le lavage après l’impression sans Crainte des inconvénients de l’humidité. Ces lettres Peuvent en fournir d’autres, clichées en plomb.
- Lans toute imprimerie il peut arriver qu’au ernier moment une lettre fasse défaut, et qu’il S0lt impossible de recourir immédiatement au Praticien spécial. L’ouvrier adroit et débrouillard fYl>a donc se tirer d’affaire tout seul. Pour cela, il da qu’à faire une épreuve sur papier transparent e la lettre qui lui manque, une autre analogue lui
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- 112
- GÉNÉRALITÉS
- servira de modèle; si elle n’existe point, il lui faudra la dessiner. Cette image est reportée, renversée, sur une plaquette de bois, un fragment de cliché retourné, voire du carton ou du linoléum-Il n’y a plus qu’à suivre les contours avec un canif ou un ciselet pour les parties droites et une gouge pour les parties arrondies. Cela fait, la surface de la lettre est polie au papier d’émeri et on la monte sur une autre pièce de bois. Si la lettre a été gravée à même un bloc, on met celui-ci de hauteur par le procédé ordinaire, c’est-à-dire au moyen de carrés de papier collés au revers.
- On conçoit que ce petit travail peut être repris utilement, soit pour la confection de coins et de filets d’affiches, soit pour fabriquer des accents et autres accessoires d’un emploi immédiat.
- Des caractères en celluloïd ont été également fondus. On obtient ces types en coulant le celluloïd dans des moules et en les soumettant à une pression convenable. Les clichés faits de même ont, paraît-il, une durée considérable.
- Interlignes
- Les interlignes sont des lames minces, plus basses que la lettre, qui se placent entre chaque ligne de texte. Par leur épaisseur choisie, ou leur nombre proportionnel à la force du corps qu’elles accompagnent, elles concourent à l’harmonieux ensemble de la composition. C’est dire que, pour les gros caractères et les longues lignes, l'interlignage ira en augmentant, et vice versa.
- L’interligne est de plus un élément de solidité.
- La force de l’interligne est graduée de point en point : 1, 2, 3 points ordinairement, 4, 6 points
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- GARNITURES
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- Parfois. Il est cependant nécessaire d’employer aussi comme mesure intermédiaire l'interligne de
- I point 1/2, laquelle, pour éviter une confusion Possible avec celle de 1 point et celle de 2, porte uu certain nombre de crans à ses extrémités, ou tt^eux, sur ses tranches horizontales (car ces crans subsistent en partie à la suite de coupures). Les mterlignes de 2 points 1/2, qui existent aussi, sont moins employées, on les réserve pour les parangon-uages de l’algèbre. Les interlignes d’un 1/2 point, vu leur fragile épaisseur, sont en cuivre.
- La gradation de longueur va de 6 points en ^ Points, par nonpareilles (ancien nom du corps six).
- Ce nom vient de ce que le cicéro ayant une valeur de H points donne à la division 5 1/2. Or autrefois il
- II y avait pas de lingots fondus sur ce corps, les moins ®Pais comportaient 6 points, ils étaient non pareils avec *a seconde partie du cicéro qut valait 3 points.
- Les interlignes sont fournies par le fondeur sui-Vant la justification demandée ou en lames de ^0 centimètres de long, que le compositeur coupe lui-même à sa guise et selon la consommation.
- Garnitures
- Les garnitures ou lingots sont des pièces de fonte, dun volume plus ou moins considérable, servant aux grandes séparations du texte et à celles des Pages entre elles.
- Elles remplacent les blancs des colonnes dans es tableaux, le bas des pages incomplètes ; elles savent à faire les pages blanches et à espacer plus argement les lignes de titres. Mais on les utilise surtout dans 1 'imposition pour entourer les pages
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- GÉNÉRALITÉS
- d’une forme, les « garnir » ; les séparations qui en résultent constituent la marge.
- L'unité de force et de longueur de garnitures est le cicéro de douze points.
- Le nom de cicéro a été conservé, bien qu’il se rapporte à l’ancienne mesure de 11 points. Le nombre 12 a remplacé le nombre 11, qui est « premier », c’est-à-dire ne se prêtant à aucune subdivision mathématique. La hauteur des pages et leur justification s'évaluent également en cicéros.
- La première garniture de la série, qui a juste 12 points d'épaisseur, se nomme spécialement lingot de douze ou ligne de pied, parce qu’elle se place au pied de la page, une fois terminée, pour la renforcer et l’empêcher de tourner à la ligature et au serrage en forme.
- La gradation en épaisseur va par cicéros et aussi par fractions de cicéros (12, 18, 24, 36 points), de même pour la longueur ; cependant, au delà d’une certaine dimension, on saute de deux en deux cicéros, de quatre en quatre, etc.
- Ce sont, en réalité, des interlignes et des cadrats de calibre très amplifié.
- « Douze » est un terme employé comme désignation de l’unité fondamentale en imprimerie. C'est un substantif pur, ne conservant aucune attribution de l’adjectif numéral, et devant comme tel recevoir la marque du pluriel ; ex. : douze douzes.
- Concurremment avec les garnitures en plomb, on se sert de réglettes en bois de 12,18, 24, 36 points et plus. Ces réglettes, d’un mètre de long, ont cet avantage de pouvoir être débitées à la longueur voulue ; mais elles se déforment assez vite par l’usage et à l’humidité. Leur prix de revient, assez modique, permet de les renouveler souvent.
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- LA CASSE
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- La casse
- La casse (de l’italien cassa, caisse) est une boîte Plate, d’une seule pièce, longue et large, à rebords Peu élevés ; elle est divisée en nombreux compartiments ou casselins. Chacun de ces cassetins, affecté à une lettre seule, est supposé en contenir la quantité nécessaire à la composition.
- La grandeur des cassetins est proportionnée à la fréquence d’emploi de la lettre ; mais leur capacité 11 est qu’approximative, subordonnée à l’aspect régulier que doit présenter la casse, aspect résultant lui-même d’une fabrication plus facile et amins onéreuse. Aussi le petit cassetin type est-il simplement doublé et quadruplé, sauf celui de l’e aauet, qui est sextuplé.
- La situation des cassetins est également soumise a cette règle de fréquence d’emploi. C’est ce qui explique l’apparente incohérence de la suite alphabétique. H y a dans cette disposition un mélange voulu parfaitement raisonné, d’accord avec les aécessités de la composition et en vue de la
- célérité.
- En effet, les lettres qui reviennent le plus souvent dans les mots sont logées plus grandement et rassemblées au centre de la casse ou rapprochées ^e façon que la main du compositeur décrive le Plus court trajet possible. Cette proximité favo-r^ble évite une perte de temps — infinitésimale en SQl mais appréciable à la longue — et supprime Utle cause de fatigue.
- Conséquemment, les sortes les moins employées s°nt reportées aux angles supérieurs.
- Les capitales se suivent régulièrement.
- Normalement, la casse doit contenir toutes les
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- E»E
- Espaces •f points
- Cadrais '
- Espaces fortes
- Espaces 1 P. 1/2
- Espaces l point
- lAaswe ïa.ü(mni_'\\<î. l^imeau n«)4è\c èV.vAAV vv\\- M. U.
- GÉNÉRALITÉS
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- LA CASSE
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- lettres qui servent à la reproduction du discours : Majuscules ou capitales, minuscules ou « bas de casse » (ainsi nommées parce qu’elles se tiennent dans sa partie inférieure), les lettres accentuées, les chiffres, la ponctuation et les blancs.
- L’imprimeur Gilles Beys, mort en 1593, a fait, le premier, usage du J et de l’U dans ses éditions. Avant lui, ces lettres, dont on attribue l'introduction dans notre langue à Lazare Zetner, imprimeur à Strasbourg en 1619, mais dont l’idée revient au grammairien Pierre Bamus (1560), ne figuraient point — nécessairement — dans la casse, ou, du moins, étaient remplacées par I l et le Y. Mais, pour ne pas déranger l’ordre alphabétique des capitales, établi par la tradition, à chacune °n assigna une place à part dans deux cassetins voisins alors inoccupés, — place qu’elles occupent encore depuis.
- La casse doit porter sur le rebord d’avant une étiquette donnant l’indication détaillée de son caractère propre. Lebon entretien de ces étiquettes et leur examen attentif préviennent bien des erreurs, toujours préjudiciables, soit à l’ouvrier, soit au caractère lui-même.
- Pour se servir de la casse, on la « monte », c’est-à-dire qu’on la sort de son rayon pour la poser à Plat sur le rang, sorte de haut pupitre à plan incliné devant lequel se tient le compositeur.
- Le casseau est un diminutif, une sorte de demi-casse, à compartiments plutôt réguliers, destiné à recevoir des grandes et petites capitales ou des caractères d’annonce et de fantaisie, des chiffres, des sortes particulières, des réserves, etc.
- Le bardeau est une sorte de très grande casse ffui reçoit ou les fontes neuves ou les sortes surabondantes d’un caractère en cours d’emploi. Les
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- GÉNÉRALITÉS
- bardeaux, larges et profonds tiroirs, représentent chacun le quart ou la moitié de la casse ordinaire. Il y a plus généralement deux bardeaux pour le bas de casse et un autre pour les grandes capitales. 11 en est aussi d’affectés aux petites capitales, aux lettres et chiffres supérieurs, et de plus petits réservés aux signes algébriques ou autres.
- Le bardeau a remplacé le mannequin de nos pères, panier d’osier dans lequel on mettait en cornets les s >rtes en excès. Lue pancarte en donnait la liste, laquelle était modifiée suivant la mise ou le retrait des dites sortes.
- Il ne sera question ici que pour mémoire de la casse en deux morceaux, le haut et le bas, modèle primitif à peu près abandonné. Les petites capitales y étaient adjointes, ainsi que d’autres sortes; c’était pour le compositeur le seul avantage, lequel ne compensait point les inconvénients de l’ancienne casse, véritable bahut moyen âge, énorme, pesant et peu maniable, coûtant cher, tenant beaucoup de place et soumettant l'ouvrier à une gymnastique aussi dispendieuse que fatigante.
- Les caractères dits « trois œils », comportant trois hauteurs différentes s’alignant par la base, prennent place dans une casse unique aménagée à leur usage.
- La création de la casse unique a donné lieu à d’assez nombreux modèles. Actuellement, la casse dite « parisienne » tend à remplacer celle particulière aux diverses imprimeries, et cela pour le plus grand avantage de l’ouvrier, obligé d’apprendre le modèle différent de chaque nouvelle maison.
- Avant de se livrer à la composition, l’étude de la casse se présente en premier lieu. On en explique
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- LA CASSE
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- 1 usage à l’apprenti, auquel on fera remarquer les capacités différentes des casselins et leur disper-s,on, ce qui peut le surprendre ; les raisons lui en seront données.
- four apprendre la casse, il est nécessaire d’avoir un modèle qui en est l’exacte reproduction imprimée. A l’aide de ce plan, l’apprenti passe d’abord en revue l’alphabet bas de casse, allant alternativement du modèle à la casse tout en cherchant à retenir la place de chaque signe. Successivement, >1 prendra dans chacun des cassetins la lettre qui lui est assignée et l’examinera le cran en dessous ~~ cela est essentiel — afin de se familiariser avec sa figure renversée. 11 passera ensuite aux capitales, Puis aux signes de ponctuation et aux blancs.
- Au cours de cet exercice, il sera immanquablement arrêté par l’ordinaire écueil que présentent les lettres b, d, p, q, n, u ; pour ces deux der-uières, l’erreur est évitée en substituant mentalement l’une à l’autre (même observation pour les chiffres 6 et 9). Quant aux autres, on peut lui donner un petit tableau où ces quatre lettres seront représentées’ sous leur double forme — normale et renversée. Il devra, par un effort de mémoire, retenir que le p est un b, le q un d, le b Un P elle d un q.
- Forme normale imprimée.
- Ij d p q
- p q b d
- Forme renversée (sur le plomb, cran dessous).
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- GÉNÉRALITÉS
- Lorsque l'apprenti connaît suffisamment sa casse, cette étude est complétée par la lecture sur le plomb. C’est surtout l’attentif examen des mots qui prévient toute confusion à cet égard. Nous insistons particulièrement sur ce point de détail, car cette forme, nouvelle pour lui, est une source de difficultés et se traduit plus tard, à la distribution, en innombrables coquilles. Les mêmes remarques qu’il a faites sur quelques lettres individuellement se répéteront mieux encore d’après leur place dans des mots complets.
- La lecture d’un mot contenant une ou plusieurs de ces quatre lettres permet aussi de ne pas se tromper. Supposons, par exemple, le mot (forgé) :
- publiquando (sur le plomb : bnpïidnnuqo)
- Bien que les lettres à queue aient une apparence tout autre, comme l'indique le tableau, la prononciation propre à chacune d’elles s’oppose à cette confusion ; il en est de même de Vu, qui serait pris pour un n, et vice versa. D’ailleurs, en se trompant sur la forme, le mot la plupart du temps ne serait point prononçable.
- Pour l’é aigu et l'è grave, outre qu’il faut simplement inverser les accents, leur place et leur prononciation dans le> corps du mot sont un guide infaillible.
- La lettre 1 se différencie de l’I grande capitale en ce quelle est plus maigre d’abord et privée du crochet supérieur droit.
- L’apostrophe, qu’il ne faut pas confondre avec la virgule, est plus petite qu’elle et placée à son opposé.
- On fera observer à l’apprenti que la lecture sur
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- REMARQUES DIVERSES 121
- te plomb se faisant normalement, c’est-à-dire de gauche à droite, l’inversion — nécessaire à l’im-Pression — s’opère de bas en haut. Par rapport à tei, lecteur, le haut de la page qu’il déchiffre se trouve en bas vers soi et la base de chaque ligne se trouve en avant. En cas d’hésitation sur la dénomination d’une lettre à queue ou d’un e accentué, sur une virgule ou sur une apostrophe, la base de chaque lettre qui constitue la base des mots et par suite celle de la ligne entière le renseignera immédiatement. Pratiquée pendant quelque temps, la lecture courante devient rapidement facile.
- Pour conserver certaines sortes rares, des lettres, des chiiïres supérieurs, des signes divers, lesquels u ayant pas de place propre dans la casse risqueraient de se perdre, on les dispose dans une grille formée d interlignes séparées à leurs extrémités par des ca-dratins de forces variées ; le fond de cette grille repose Sl,r du carton ou du papier fort qui l’entoure latéralement. Le tout est assujetti par plusieurs tours de ficelle.
- Remarques diverses
- L’f grec est un caractère double, tenant la place de deux Avant, l’invention de l’imprimerie, les copistes, dans la crainte qu’on ne prît les deux / (il) pour un n jrérna (iij, s’habituèrent à allonger le second et à en •aire un ;, et cette lettre double devint Yy par la suppression de ses points. Comme la figure est la même, du moins pour le caractère majuscule (Y), que celle de upsilon (f), de là vient son nom dï grec. Cependant, de vieux mots français sont terminés par cette lettre double n’avant que la valeur d’un i simple (soy, foy, joly:
- Party...). La raison en est toute naturelle : les e°pistes trouvaient dans cette lettre l’occasion de terminer un mot par des traits de plume plus capricieux ‘ÏUe ceux présentés par l’i simple.
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- GÉNÉRALITÉS
- L'usage de surmonter la lettre i d’un point date du xive siècle ; ce point sert à empêcher que 17 ne soit pris pour un jambage d'une lettre voisine. Le /, malgré sa l’orme plus caractéristi([ue, l’a conservé, mais tous deux le perdent comme lettres capitales.
- Le j, primitivement un i véritable, au moins pour la forme, était dénommé i consonne, par opposition à 17’ voyelle. Ramus est le premier écrivain qui ait uni' formément donné la forme du j à l'ancien i consonne. Comme ce fut chez les Hollandais qu’il devint d'un usage général dans l’impression, le./' porta longtemps; parmi nos typographes, le nom dï de Hollande. Le J a été introduit au lieu de 17, comme signe numérique» dans la numération romaine, à laquelle il était forcé' ment étranger.
- On confondait autrefois le V avec l’U [u voyelle) ; 1er recevait dans cette acception le nom d'« consonne. Cette confusion de l'a avec le c, qui n’a cessé dans l’écriture qu’au xvie siècle, mais qui s’est perpétuée longtemps encore dans les dictionnaires, venait des Latins, dont le r, consonne devant une voyel'e, avait la valeur d’une voyelle devant une consonne. C’est encore à Ramus que l’on doit leur distinction graphique.
- L'æ et l’a? ont été créés par Jean Steinlin et Gud' laume Fichet. Jusqu’alors on se conformait à l’usage établi par les copistes, c’est-à-dire qu’on les remplaçait par un e simple. Des éditions peu anciennes montrent souvent ces deux lettres séparées au milieu et à la fin des mots (praeslare, reginm).
- La lettre u; 'double i>), étrangère à toutes les langues romanes, appartient à l’alphabet des peuples du Nord. Elle figure dans le nôtre parce que certains de leurs mots ont pénétré dans notre langue et qu’on a voulu conserver à ces mots leur physionomie originaire.
- La cédille (du mot espagnol cedilla, petit c) est un petit signe que l’on met sous la lettre c pour lui donner
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- REMARQUES DIVERSES
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- e son de la lettre s. Le sigma des Grecs (ç) serait le primitif de la cédille, à moins que ce ne soit Plutôt le z (cédille viendrait alors de zediglia, nom par Jequel les imprimeurs italiens qui inventèrent ce signe assignaient cette sorte de crochet, diminutif du zêta fji'eci qUe nos pères paettaient d’abord à la suite du c aans certains mots (faczon, leczon) ; lequel fut transporté sous le c, mais fragmenté (façon, leçon). L'introduction du c cédille dans notre langue est due à eofîroy Tory, imprimeur sous François 1er. En Angle-erre> où le c cédille manque souvent, on le remplace Par un 5 retourné (9).
- La lettre s avait une seconde forme, l’s long (f 1, qui 'euait au commencement et dans le corps des mots ; e *e était susceptible de redoublement.
- Les trois accents employés en français sont :
- 1° L’accent aigu, qui se met sur Le fermé terminant j\ne syllabe (charité) et à la place d’un ancien s enlevé estai;. Cet accent proposé, dès 1529 et 1531, par ^dles de Guez et Sylvius, fut employé régulièrement, ^ais à la lin des mots seulement, à partir de 1580, à l’intérieur des mots dans la seconde moitié du Xvi1' siècle.
- L’accent grave, qui se met sur Le ouvert terminant une syllabe dans le corps d'un mot (mère) ; sur Le °Uvert de la dernière syllabe d'un mot finissant par Ul1 « (procès); sur différents mots tels que à, dès (prépositions) ; çà, où (adverbes); çà, deçà, delà, holà, l'°ilà. L’accent grave n'était employé aux xvue et siècles qu’à la fin des mots enés (après); l’usage en est généralisé au commencement du xixe.
- , L'accent circonflexe, qui se met sur les voyelles °ngues (crâne, grêle, gîte, rôle, flûte); sur l’avant-ernière syllabe des deux premières personnes du fasse défini (nous allâmes, vous finîtes) ; sur la dernière A11 abe de la troisième personne singulier de Limpar-du subjonctif (qu'il rendit, qu’il mourût) ; sur l'j
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- GÉNÉRALITÉS
- des verbes en oilre et en aitre quand il est suivi d un t (il disparaît, il croit) ; sur l’o des pronoms possessifs (le nôtre, le vôtre) ; sur Vu des adjectifs sûr et mûr; sur celui des participes passés crû file croître), dû, mû .mais au masculin singulier seulement. Le plus souvent l’accent circonflexe remplace une lettre supprimée : tête pour teste, rôle pour roole, mûr pour menr, etc.
- Tréma vient du grec Tpr([Aa, trou, parce que ces points apparaissent comme deux petits trous au-dessus des lettres. Ce signe fut employé pour la première ft>lS au xvie siècle.
- . Le composteur
- L’indispensable outil du typographe est le cofl1' posteur.
- Le corps de cet instrument est formé de deü* lames de métal ajustées à angle droit; à l’extré' mité droite se trouve soudé le talon de justifié' tion ; à l’opposé et sur le môme plan, un second talon mobile glissant à volonté est maintenu 6® place par une vis de pression ; le tout d’un parai' lélisme parfait.
- Le déplacement de celte pièce coulissée donné* par rapport à celle qui reste fixe, des écartement et des rapprochements de longueur convenue, dit justification.
- Justifier un composteur, c’est donc lui fair0 donner un écart correspondant au nombre de points que doivent avoir toutes les lignés d’né même travail. Cette opération habituelle est f°r^ simple. On introduit dans le composteur, dont t vis est préalablement desserrée, une poignée d’in' terlignes de la longueur voulue, convenablem®111 triées ; le composteur empli ou presque, on rap' proche d’elles la glissière, et l’on serre la vis,
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- LE COMPOSTEUR
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- assurant néanmoins un jeu suffisant aux interlignes P°ur qu’elles puissent sortir sans grand effort.
- Ln moyen plus précis de justiticalion est l’em-Woi des m de corps douze. Habituellement ils sont c°uchés à plat de cette façon dans le composteur :
- S ssssssss
- La glissière en est rapprochée et la vis est serrée, e,i ayant soin, de même que pour les interlignes, [tue la dernière lettre puisse s’enlever et se remettre a frottement doux.
- Le défaut de parallélisme des deux talons du c°*ïiposteur a pour conséquence des inégalités de Justification qu’il est nécessaire de faire disparaître rejustifiant au doigt les lignes sur la galée. utre que ce travail supplémentaire est irnpro-Uctif, les résultats n’en sont jamais aussi satisfai-Sants qu’avec l’aide du composteur à justification c°rrecte. Il faut donc rejeter l'usage d'un outil mal c°nstruit ou faussé.
- Le composteur doit être solidement serré, de jOanière à ne pas se déjustifier. Lorsqu’il est mol-eUient fixé, les poussées réitérées à chaque termi-Uaison de ligne arrivent à le desserrer insensible-^ent. On ne s’en aperçoit parfois que trop tard ;
- est une composition à reprendre, ou tout au ^oins à rejustifier après coup, v composteur actuel tient plusieurs lignes, j °us en serions, paraît-il, redevables au typographe Rennais Hubert Rey (1796). Avant lui, les compos-y Urs n’avaient point de profondeur et obligeaient ^ouvrier à vider ligne par ligne. L’extraction et le ^ansport de chaque ligne par la main droite seule s opéraient pas toujours sans accidents.
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- GÉNÉRALITÉS
- Différents docuinents, bien antérieurs à cette date) dénotent l'existence de composteurs en métal :
- l'n inventaire daté du 24 janvier J 771, relatif au matériel de l'imprimerie François le Tellier (de Chartres)) mentionne « trois composteurs dont un de cuivre ” ayant 22 centimètres de long sur 1 de hauteur.
- Un acte de vente de Pierre Cattereau, du 17 avril 1638, mentionne également « troys composteurs de cuivre, ung de fer et troys de boys »...
- D’autre part, l'Encyclopédie de Genève (édition de 1778) donne du composteur la définition suivante :
- Composteur, s. ni., instrument d'imprimerie et part1’ eulier à l'ouvrier compositeur. C’est un morceau fie fer °11 de cuivre, plat, poli, de neuf à dix pouces de long sl‘r cinq à six lignes de large, et portant un rebord de deu> à trois lignes de haut dans toute sa longueur ; il est ter-miné à son extrémité antérieure en forme (l’équerre! l’autre extrémité en est arrondie ; le corps est une espèee de lame percée de plusieurs trous de distance en d*s( tance, pour recevoir par-dessous une vis, et par-dessi** l’écrou de cette vis ; cet écrou est échancré par les deu% côtés, et destiné à serrer ou desserrer deux petites co»' lisses de trois ou quatre pouces de long posées l’une s»r l’autre, et sur la lame dont elles n’excèdent pas la 10,,( gueur, maintenues entre la vis et l’écrou, et appuyée* contre le rebord, avec lequel leurs extrémités antérieure^ forment une autre équerre ; ces coulisses, plus ou moi»” avancées sur la lame, déterminent la longueur des lig»eS d’une page, etc.
- Avec l’outil actuel, on vide moins souvent, Ie transport à deux mains s’effectue avec plus d® sécurité. Il faut cependant se garder de l’empl01 d’outils dont la profondeur est exagérée : la mai*1 gauche se ressent de fatigue à la longue. Chaq6e « compostée », posée et redressée à deux mains> conserve son aplomb et sa régularité.
- Avec le composteur, tel qu’il est, on peut de pluS exécuter nombre d’opérations variées, des aligné
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- LE COMPOSTEUR
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- ^oots, des combinaisons d’accolades, des formules algébriques, etc.
- est bon d’avoir deux ou trois composteurs de longueurs et profondeurs différentes, employés selon les travaux donnés, en vue de la célérité et Pour éviter toute fatigue inutile.
- Pour les affiches de grand format, on se sert de composteurs en bois et métal appropriés à ce Senre de travail.
- Le composteur dit de bois est une pièce de bois en longueur, évidée dans un espace de 25 à 30 centimètres environ, en angle rentrant, à surface inférieure taillée en chanfrein. Posé à plat, les lettres rçu’il contient ont une pente descendant du côté du P^d, ce qui fait que leur tête se présente relevée, offrant l’œil en ligne directe à la vue du composi-féur. Le composteur de bois a plus de profondeur horizontale que celui de fer, afin de donner plus de stabilité aux lettres déposées en vue du transport °u d’un emploi ultérieur.
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- LA COMPOSITION
- CHAPITRE II
- LA COMPOSITION
- Mécanisme de la composition
- La composition proprement dite est l’action d’assembler des lettres dans le composteur pour en former des mots et des lignes. Celles-ci, par leur suite continue, formeront des pages, lesquelles seront ensuite groupées en nombre conventionnel en vue de former des feuilles.
- Pour composer, l’ouvrier se tient debout devant sa casse dressée, vis-à-vis du cassetin aux espaces et les coudes à la hauteur du rang.
- Le composteur justifié est placé diagonalement dans la main gauche ; les autres doigts repliés Ie supportent sur leur face interne ; le pouce l’étreint également, replié par-dessus, la dernière phalange à plat contre la pièce coulissée, perpendiculairement au fond du composteur. Par suite des mouvements simultanés des doigts et du pouce, nécessaires au fur et à mesure que les lettres s’ajoutent les unes aux autres, le composteur glisse d’avant en arrière.
- La ligne terminée, et les doigts arrivés au bout du composteur, la main droite le maintient juste le temps que la main gauche reprenne sa positiou première, et ainsi de suite.
- On doit éviter d’appuyer le composteur sur Ie rebord de la casse ; au contraire, il doit être cou' stamment maintenu soulevé et suivre les mouve-
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- SON MÉCANISME
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- tosnts de la main droite en allant au-devant d’elle à chaque apport de lettre, pour ainsi réduire le trajet de retour ; autrement, par suite de l’immobilité du composteur, le bras droit est obligé de parcourir la même distance en revenant à lui, distance que la main gauche peut abréger en se portant à sa rencontre. Outre qu’une certaine fatigue est évitée, la rapidité y gagne et le rendement est plus productif.
- b ne faut pas, en composant, se livrée à des mouvements mutiles — et nuisibles — qui dégénèrent à la longue en véritables tics. Branler du chef, tanguer des épaules, balancer le corps, agiter ses jambes, autant de contorsions qui rendent quelque peu ridicule, Prêtent à la plaisanterie, et font perdre du temps. Ces mouvements anormaux et les positions vicieuses, eontractés le plus souvent durant la période de l’apprentissage, devraient être surveillés et réprimés aussitôt, pour ne pas dégénérer en incorrigible habitude.
- 11 n’est, de plus, aucunement nécessaire de tambouriner la lettre sur l'interligne, d'en frapper le composteur — autrement dit « battre le briquet ». Ces saccades perpétuelles, ainsi que les évolutions circulaires du bras droit, retardent la composition et Causent de la fatigue.
- La station sur la jambe gauche détermine une sorte de scoliose, par suite de l'inclinaison du corps de ce côté, et une élévation de l'épaule droite, déformation 9m devient sensible avec le temps.
- Le corps droit, la tête droite, des mouvements brefs ‘el cadencés : voilà ce que ne doit pas perdre de vue Ie compositeur soucieux de son travail et de sa personne.
- En suivant sa copie, on en retient quelques mots ^ la fois, une courte phrase autant que possible, l’on commence par la première lettre du mot, qu’il faut qpeler mentalement.
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- LA COMPOSITION
- 11 faut saisir la lettre par la tête et la porter directement dans le composteur, le cran dessous.
- 11 n’est pas nécessaire de l’enfoncer tout à fait en la posant, car le pouce la maintient à son arrivée; pendant qu’il se relève pour maintenir la sui' vante, elle descend de son propre poids au fond du composteur légèrement incliné en dedans à cet effet.
- Alors que la main revient de la casse au com' posteur, il est bon de choisir du regard, par avance, la lettre suivante, celle qui parmi les autres du même caractère se présente le plus favorablement, c’est-à-dire la tête en avant ; néanmoins, si le cran se trouvait en dessus, la lettre serait retournée en route par un mouvement rapide du pouce et de l’index.
- Chaque mot est séparé du suivant par une espace qui produit à l’impression le blanc exigé pour une bonne lisibilité. Théoriquement, cette espace devrait être du tiers du corps, mais les hasards de la justification obligent à s’écarter de cette règle, dont on se rapprochera néanmoins le plus possible. Un© composition est dite « bien espacée » lorsque dans chaque ligne le blanc des mots est relativement uniforme.
- La copie qui doit être reproduite est fixée sur la traverse du milieu de la casse ou, mieux, sur 1© rebord extérieur au moyen du visorium, dont nous préconisons l’emploi. Nombre de compositeurs se contentent de faire une entaille dans cette barre, ou se servent d’une épingle, d’un clou, d’un poids quelconque; d’autres ne mettent rien du tout. Le visorium, avec son mordant qui guide l’ouvrier et
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- SON MÉCANISME
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- lui épargne toute confusion de ligne, rassemble la Copie, dont il évite la chute et la perte.
- Le nom de copie vient de ce qu'autrefois les manu-*crits, d'écriture défectueuse, indéchiffrable et désordonnée, étaient recopiés avant d'être livrés à l’impres-s,°n. On le donne aujourd'hui improprement au •Manuscrit original, et même aussi aux feuillets de ^impression. La bonne et ancienne habitude s’est Perdue, mais le terme est resté.
- , copie est de deux sortes, manuscrite ou imprimée Réimpression;. La réimpression s'appelle aussi, en erme d'atelier, « manuscrit belge », parce qu'il fut Uu temps où les imprimeurs de Belgique marchaient s,11‘toul sur la contrefaçon de livres qui presque tou-Jours élaient leur unique copie. — « Chou pour chou » *p dit lorsque le compositeur doit suivre la copie mot a *not, ligne à ligne.
- Wsque la ligne est terminée (et bien relue en . a,dant de la copie pour qu’il ne reste point de a,des) el le ; letlres dressées avec le pouce, ce n’est ?Ue Par le plus grand des hasards que les mots qui y, composent arrivent à tenir exactement dans mtervalle établi. La plupart du temps il faut la arhener à cette longueur comprise entre les deux Penches du composteur et l’y assurer solidement, ctte opération assez délicate et difficultueuse s’ap-^ede justifier (mot dont le sens, détourné, signitie, I typographie, ajuster, rendre juste) ; cela est très Reportant, car c’est de la bonne justification que Pend, en etïet, la stabilité entière de la composi-,°n- La dernière lettre doit rentrer à frottement j.°Ux ; les lettres serrées modérément donnent à la Sne l’élasticité qui lui est nécessaire en vue d’opé-a l°ns ultérieures.
- ne faut pas justifier trop faible, car les lettres
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- LA COMPOSITION
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- dansent et ne peuvent garder leur aplomb, elle® risquent de tomber et de he venir qu’en partie a l’impression.
- Il ne faut pas justifier trop fort : la dernière lettre introduite de force n’atteint qu’avec peimNe fo°_ du composteur, elle peut être faussée ou rompue> elle sera toujours un obstacle à l’extraction rapi^e des lignes composées et, n’ayant aucune élasticité débordera en galée de la justification générale.
- Dans la justification se présentent trois cas :
- 1° Le dernier mot n’arrivant pas jusqu’au boü est suivi d’un intervalle insuffisant pour loger ufl autre mot. On comble ce blanc différentiel en faisant profiter l’écartement des mots, de préfe' rence celui des mots les moins espacés, de façon a égaliser, à peu près, les distances qui les séparent-A cet effet, on répartit les espaces fines et moyenne plus spécialement destinées à la justification.
- 2° Le dernier mot n’entre pas complètement :1 s’en faut de quelques lettres, on procède inversé ment ; ici, au lieu de donner du blanc, on en retiré-en commençant par celui des mots les plus écartés -on le réduit ainsi de manière à rendre possib^ l’introduction de la lettre ou des lettres du motd compléter. Sur deux espaces, une est enlevée, 011 les deux sont remplacées par une seule. Si la li£De est déjà relativement serrée comme blanc, espaces existantes on en substitue de plus faible en conséquence.
- Pour changer des espaces, on les retire par lelir extrémité avec le bout de celle que tient la ma111 droite. On les remplace par d’autres mieux appr^ priées aux nécessités de l’espacement et, une les nouvelles placées, les premières sont rendue au cassetin.
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- SON MÉCANISME
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- 3° Le dernier mot ne peut rentrer même en réduisant l’espacement, et d’autre part on ne peut Je reporter en entier sans exagérer l’espacement et le rendre impossible ; il faut donc le couper par une division (-), et la justification s’opère selon la Manière dont se présente, au bout de la ligne, la fraction restante.
- En répartissant les espaces qui servent à jus-Lfier, il est bon de réserver la dernière lettre en la tenant entre deux doigts. La place laissée libre Par cette lettre donne le jeu nécessaire à l’insertion et à l’enlèvement des espaces. D’ailleurs, les fines, très fragiles de leur nature, ne résisteraient pas à une introduction un peu forcée, elles seraient vite tordues ou brisées, c’est-à-dire hors de service.
- Il faut surtout se bien garder de mettre cette dernière lettre entre les lèvres ; c’est une habitude Malpropre d’abord et nuisible de toute façon, étant donnée la matière du caractère par elle-même.
- Le point de résistance étant aux deux extrémités du composteur, il est utile, dans la justification de L'es petits caractères, d’allonger le pouce sur le oentre de la ligne, pour éviter que la mise de la dernière lettre ne fasse tout éclater. On peut aussi, Pur surcroît de précaution, coucher l’interligne en justifiant définitivement.
- La régulière répartition des blancs entre les mots, comme celle des blancs entre les lignes de Lire, est un genre de beauté propre aux ouvrages typographiques, dont il augmente la valeur. Il ne ® eusuit pas cependant qu’on doive jeter des espaces ®8ales entre chaque mot, ou entre chaque lettre ^rsqu’e|[es doivent être exceptionnellement espa-
- c®es.. Les formes creuses, arrondies, anguleuses,
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- LA COMPOSITION
- sont espacées peu ou point selon les hasards de leur voisinage.
- Les lignes à cadrats doivent être justifiées moins dur que les autres, en raison de leur élasticité moindre. Les espaces justitlantes sont mises après la dernière lettre et non entre les cadrats, pour éviter qu’elles ne montent et marquent à l’impression.
- Dans certaines lignes très courtes, exigeant un espacement soigné, il arrive qu’on n’a point d’espaces d’épaisseur nécessaire pour justifier exactement. Les compositeurs scrupuleux parfont la justification au moyen d’espaces en papier ; d’autres préfèrent couper la tète d’une lettre mince ayant la force recherchée, ou, plus simplement, courbent une espace plus faible. La première méthode est plus recommandable.
- Lorsque les lignes — bien relues, bien justifiées et séparées par leurs interlignes — ont, par leur superposition, rempli le composteur, il s’agit de vider celui-ci afin de le remplir à nouveau et continuer la composition.
- Le videment s’opère ainsi :
- Le composteur est posé à plat sur la casse, appuyé contre le rebord inférieur, l’extrémité droite portant sur la traverse médiane se relève, ce qui permet aux doigts de le mieux entourer. Les mains sont ployées verticalement sur lui, les deux index à plat, chacun sur le bout de la dernière interligne, les deux pouces de même sur la première, et les médius pliés et allongés contre chaque extrémité des lignes, les encadrant à droite et à gauche tout en s’opposant à la chute des premières et dernières lettres.
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- En même temps que, par des mouvements combinés, pouces et index font basculer la poignée de lignes d’avant en arrière et vice versa tout en la soulevant, le poignet gauche s’appuie fortement sur la partie libre du composteur et fait résistance aux efforts de traction en sens divers, secondé en cela par les médius, qui de leur côté exercent une autre pression sur les talons verticaux.
- One fois la poignée dégagée, elle est relevée verticalement vers soi, position stable nécessaire au transport sur la galée où, par une évolution en avant, elle repose à plat, angulairement appuyée.
- La galée qui sert pour la composition courante ost une simple plaque de bois ou mieux de métal (zinc, cuivre), qui porte à l’angle inférieur gauche une tringle en fer formant équerre sur toute la longueur. La galée est munie en dessous, aux bouts du côté droit, de deux petits pieds qui l’empêchent de glisser sur la casse et lui donnent, quand elle e-d posée sur le marbre, l’inclinaison nécessaire Pour que les lettres en bordure ne tombent point.
- bans la galée dite « à coulisse », c'est une-planchette •Mobile (pii glisse dans les rainures latérales formées Par l'équerre. Ce plateau est muni d'une poignée qui Permet de le tirer chargé de sa composition, pour le Pousser ensuite sur le marbre. Ce système est simplifié Par la galée dite « à oreilles », formées par le prolongement des équerres. Les galées de ce genre, réservées Plutôt pour la mise en pages et autres travaux d'im-Portance, se nomment aussi « violons ».
- Il faut éviter autant que possible de mouiller la É>alée de bois : elle se déjette, se gondole à la l°ngue et devient impropre à tout bon service.
- Le composteur empli de nouveau, la poignée est transportée sur la galée en ayant toujours soin dè
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- LA COMPOSITION
- l’appuyer à l’équerre contre laquelle on la fait glisser en la dirigeant vers la poignée déjà placée. Arrivée près d’elle, les pouces sont dégagés et le tout réuni carrément. On continue ainsi jusqu’à ce que la galée soit garnie d'un nombre suffisant de lignes pour en faire un paquet.
- La ligature se fait avec une ficelle, de longueur et de grosseur appropriées à la force du caractère, plein ou interligné, et au volume de la page.
- La galée étant appuyée contre le rebord du bas de casse, prendre entre le pouce et l’index de la main gauche deux ou trois centimètres d’une extrémité de la ficelle qu’on applique, relevée en équerre, sur le côté droit et vers le milieu de l’interligne couvrant la dernière ligne ; le bout étant maintenu par les doigts gauches appliqués à cet angle, le pouce et l’index droits conduisent la ficelle, bien tendue, vers la tête de la page, en continuant de la tourner, le plus près possible des tringles de la galée, jusqu’à l’angle d’applique; là elle passe par-dessus le bout qu’elle croise au-dessous du point fixe. Le deuxième tour commence en prolongeant la ficelle sur le bord libre de la page au-dessus du premier tour jusqu’à l’angle droit de la tête de page ; la main gauche vient alors se placer vers le haut de la page, Ie pouce étendu sur la tringle, les quatre doigts maintenant la ficelle sur le côté libre de l’extrémité des lignes ; ensuite on fait faire à la ficelle un ou deux tours sur la main droite et l’on serre, les doigts refermés, en arc-boutant solidement le pouce sur le rebord extérieur de la galée. La tension opérée, l’index gauche se porte sur la ficelle qu’il retient contre l’extrémité libre de la
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- Première ligne de tête jusqu’à ce que la main droite, après s’être dégagée de la ficelle qui l’entourait, l’ait ressaisie entre le pouce et l’index Pour effectuer un deuxième et un troisième tour. La ficelle, alors coupée, est enfermée par son extrémité entre les tours de ficelle et la première °u la dernière ligne, suivant le bout de la page auquel on s’arrête (le droit en tête, le gauche en Pied); la partie enfoncée dépasse les tours au-dessus et forme une boucle lâche que l’on serre en ja tirant vers l’angle d’arrêt; pour faire opposition ù cet effort, la main gauche s’étend à plat sur la Page, le bout des doigts maintenant solidement l’extrémité des lignes. L’extrémité libre de la ficelle reste flottante de façon à pouvoir être facilement prise pour la déligature. La page étant Quelque peu écartée des tringles de la galée, on abaisse légèrement les tours de façon qu’ils se trouvent réunis à mi-hauteur de la lettre.
- Pour enlever la page de la galée, on place la face latérale des annulaires contre le plat des ügnes de tête et de pied, la face interne des index et des médius accolés sur la bordure droite des lignes et la face interne des pouces sur la bordure gauche ; afin de permettre aux doigts de mieux eutourer la page, elle a été d’abord un peu éloignée des tringles. Par un mouvement de renversement sur les pouces, la page solidement encadrée est redressée l’œil vers soi, les bordures dans ta sens horizontal, complètement sortie de la galée ; Puis, par une nouvelle évolution d’un quart de £ercle à droite, la page se trouve dressée, les bordures dans le sens vertical, en équilibre sur le Petit doigt de la main droite, maintenue d’un côté P&r le pouce et de l'autre par les trois doigts
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- IA COMPOSITION
- restants. La main gauche ne la quitte que pour la recevoir sur une feuille de papier pliée en quatre, le porte-pcige, dont elle s'est aussitôt munie. (Pour plus de sécurité, les commençants transporteront sur porte-page, directement et à deux mains, la page une fois dressée.) La page repose ainsi sous le rang jusqu'à nouvel ordre, en compagnie des paquets suivants, également munis de leur porte-page, qui viendront s’y superposer.
- Pour déposer la page sous le rang, il faut bien se garder de l’empoigner par une seule de ses extrémités, mais bien par son milieu, et saisir en même temps les bords relevés du porte-page. Chez les commençants, la main gauche l’accompagne, glissée en dessous.
- Le compositeur et l'imprimeur, d’après Jost Amman (1508)'
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- LA DISTRIBUTION
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- CHAPITRE III
- LA DISTRIBUTION
- Après tirage, les caractères, extraits un à un des cassetins pour la composition, y sont remis de cette façon par l’opération inverse de la distribution :
- La page à distribuer est placée sur la galée, le cran vers soi, et déliée s’il y a lieu. On en extrait alors quelques lignes, une dizaine par exemple ; les deux index à plat chacun sur un bout de la dernière interligne, les médius allongés contre les bords. Par une légère pression sur la ligne de base de la poignée à . prendre, les pouces la dégagent, s insèrent entre elle et ce qui reste sur la galée, la font glisser en avant et l’enlèvent en la Adressant verticalement, l’œil vers soi, par un Mouvement des poignets en dedans. La poignée Quittée par la main gauche est soutenue par la droite seule et légèrement relevée pour éviter la chute des lettres de la bordure gauche momenta-néinent libre. Pendant ce court espace de temps, la ruain gauche s’est préparée à recevoir la poignée. Le médius replié, ainsi que les deux autres doigts,
- supporte dans sa longueur, l'index allongé la soutient en arrière, et le pouce dressé lui sert de Point d’appui latéral.
- Plusieurs compositeurs préfèrent poser la poignée tl aplomb par son milieu sur l’index replié, maintenue eûtre le pouce et le médius allongés de chaque côté,
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- LA DISTRIBUTION
- rendant, ainsi inutiles les deux derniers doigts. Cette position repose la main quand on a longtemps usé de la précédente ; elle peut être employée de préférence quand on n’a que peu de lignes à distribuer à la fois, voire une seule.
- Par contre, si l’on veut prendre une poignée très forte ou de justification très longue, on la dépose dans le creux de la main, le pouce droit, l'index allongé, comme soutien d’arrière, ainsi que les doigt® de support. Au fur et à mesure que les lignes diini' nuent, la main droite est obligée de remonter l*1 poignée et finit par lui faire prendre la position ordi' naire.
- La stabilité une fois acquise, le médius dégagé un ou deux mots ensemble en les poussant ver® soi par le coin supérieur du pied des lettres; aussitôt presque à moitié sortis, le pouce et l’index les saisissent et les redressent, tout en les déga-géant à l’aide du médius, pour que l’œil puisse lire rapidement. La main se dirige et s’arrête au-dessus de chaque cassetin, laissant tomber le® lettres une à une dans celui qui leur est affecté-Pour cela, l’index, le pouce ainsi que le médius s’écartent imperceptiblement, la première lettre tombe d'abord, les doigts se rapprochent pour maintenir la suivante, pendant le trajet à l’autre cassetin, puis de nouveau s’écartent pour la laisser tomber à son tour. Les lettres restantes, main' tenues par un mouvement de pression et rétrograde, sont abandonnées tour à tour jusqu’à la dernière.
- Une habitude contre laquelle nous nous élevons consiste à mouiller la distribution sans nécessité-Passe encore lorsqu’on la lie à même le marbre; cette précaution est utile : grâce à l’eau, <Iul
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- LA DISTRIBUTION
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- Maintient la cohésion, on ne court aucun risque
- de pâle.
- Justement, par crainte de cet accident, les commençants pourront mouiller leur distribution en Paquets, mais très légèrement et seulement sur les bords. L’eau, utilement employée quand un accident se produit, par l’adhérence momentanée qu’elle détermine, permet de sauver des parties de c°niposition qui, sans elle, tomberaient irrémédiablement en pâte, c’est-à-dire ne formeraient Plus qu’un informe mélange.
- H s’ensuit que si l’on mouille sans motif une distribution parfaitement sèche et dont les lettres Se séparent d’elles-mêmes, sans effort, s’égrènent Pour ainsi dire, il s’ensuit que cette adhérence, légère sans doute, oblige le distributeur à des frottements forcés pour détacher chaque lettre de sa voisine. Ces multiples mouvements inutiles se fraduisent par une perte de temps, chose toujours a considérer.
- Mais, d’autre part, pour l’imposition, la désim-Position, les remaniements, les transpositions de Pages, les reports de ligne, etc., il est nécessaire de mouiller, soit complètement, soit les bords seulement, suivant le cas ; les opérations s’effec-luent avec plus de promptitude et de sécurité.
- Souvent les paquets à distribuer ont été rangés eocore humides ou imparfaitement lavés ; l’encre qui a pu rester, l’humidité amalgamée à la pous-^ère, forment une crasse résistante nuisible à la bonne et rapide distribution. Les lettres, collées, Pistent aux frottements les plus énergiques, se détachent difficilement, il en tombe deux ou plu-Sleurs à la fois dans le même cassetin — autant de c°quilles qu’il faut rechercher ; il devient alors
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- LA DISTRIBUTION
- nécessaire de mouiller avec une dissolution d'alun, chaude s’il est possible. Parfois, lorsque les lettres sont plus ou moins adhérentes, à cause de l’hurm' dité seule ou à la suite du clichage, il suffit de frapper à plusieurs reprises le paquet à plat sur le marbre, mais garni de son enveloppe ou muni de son porte-page. Les poignées sont frappées de même, mais sur du bois de préférence pour ne point déformer le pied de la lettre.
- Quand une sorte surabonde, il faut enlever l e*' cèdent et le rendre au chef de matériel, qui ^ remet au bardeau ou dans d'autres casses dul peuvent par hasard en être dépourvues.
- 11 ne faut pas trop remplir la casse, soit en tas* sant la distribution, ce qui rend la composition moins facile, soit en formant dans chaque cassetm un monticule : la casse ainsi remplie est dite « a tétons »; on les désagrège en composant, et les lettres s’en vont dégringoler dans les cassetins environnants : de nombreuses coquilles en résul' tent, coquilles qu’il faut rechercher, dont plusieurs se retrouvent, à la lecture, dans les lignes.
- Les interlignes provenant de la distribution se rangent à portée de la main à plat contre le rebord de la casse.
- L’apprenti doit connaître parfaitement sa casse et savoir lire correctement sur le plomb. S’il fa*t une coquille, c’est-à-dire s’il laisse tomber une lettre dans un cassetin qui lui est étranger, il la recherche sans tarder et, l’ayant trouvée, la remet à sa vraie place.
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- LA CORRECTION
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- CHAPITRE IV
- LA CORRECTION
- La correction sur le plomb est la rectification Terreurs accidentelles ou provenant de la distraction et de l’ignorance. D’une manière générale, elle s applique aux changements de phrases ou de mots jaits par l’auteur, à la composition des ajoutés et à *eur placement, aux suppressions et transpositions <Iu’U indique sur son épreuve.
- La correction se fait en galée d’abord, plus tard sur le marbre.
- Les fautes habituelles sont la coquille (lettre pour uue autre), le bourdon (un mot, plusieurs mots ou Un passage oublié), le doublon (un mot, plusieurs Uiots ou un passage répété), les mauvaises divisons de mots, l’espacement irrégulier, les lézardes occasionnées par la rencontre fortuite de plusieurs jprminaisons de mots au même endroit de chaque Lgne (les blancs de l'espacement forment ainsi par Superposition une ligne blanche continue, d’aspect •àcheux, qu’on nomme aussi rue).
- La coquille peut se définir : une lettre occupant Uccidentellement une place qui n’est pas la sienne.
- l’impression sont aussi considérées comme Cofiuilles l’omission, l’addilion, l’interversion et la substitution d’une ou plusieurs lettres dans un mot.
- Les coquilles existeat dans la casse par le fait de etlres se trouvant en dehors de leur cassetin respec-l_- Elles proviennent d’ une distribution trop rapide ou ü*%Ugée.
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- LA CORRECTION
- Une poignée, une ligne, qui dégringolent en distri' buant, une casse inconsidérément remplie, sont autant de causes multipliant les coquilles. En particulier leS casses comblées outre mesure exigent du leveur une grande délicatesse de prise, sous peine de voir leS lettres cascader dans les cassetins inférieurs, sans pi‘e' judice des cbocs amenant alors une descente générale-
- Conséquence immanquable, si le compositeur ne relit pas sa ligne avec soin, les coquilles se mao*' festenl à l'épreuve. Des erreurs qui n’ont rien à vod avec l'orthographe n’en constituent pas moins des fautes qu’il faudra corriger.
- Les lettres fautives que le compositeur place volontairement, en se trompant à la lecture du mot, sont assimilées aux coquilles, bien que, dans ce cas, elles proviennent plutôt de l’ignorance ou de l’inattention. Cependant, il est bien excusable de ces erreurs, étant donnés les effroyables manuS' crits qu’il lui faut parfois déchiffrer.
- A part certaines lettres se ressemblant comme force {b, cl, p, q; n, u; i, l; o, e, etc.), une parti' cularité qui, au toucher, peut faire soupçonner lft coquille, c’est la différence d’épaisseur de la lettre étrangère prise au lieu de la bonne : des doigts exercés la perçoivent immédiatement.
- Sous ce dernier rapport, les coquilles de chiffras arabes, identiques de force, peuvent être plus fré' quentes; une lecture attentive les fera découvrir.
- Bien certainement, dit M. Locard, de Lyon, dans ses « Recherches historiques sur la Coquille des impr*' meurs », la plupart de ces coquilles sont simplement imputables au pur hasard, ou tout au moins à la négh' gence du compositeur et du correcteur. Mais, souvent, n’est-ce pas aussi un peu la faute de l’auteur, doin l’indéchiffrable grimoire, qu’il a parfois lui-même grand’peine à relire, est livré à un novice chargé <te
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- la Correction
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- L'ansfornier ses caractères illisibles en « cicéros » ou « augustins »? Peut-être aussi ne conviendrait-il pas ^ *M laisser au moins ([uel([ues-unes, et souvent dès Meilleures, au compte du malicieux plaisir de quelque •‘ompositeur facétieux ; la technique du métier n'exclut Pas une pointe d’esprit frondeur chez nos habiles typographes; plus d’un nous en a fourni la preuve.
- , [L’origine du mot coquille a donné lieu à plusieurs explications aussi ingénieuses que fantaisies. Une des plus vraisemblables serait celle-ci :
- L est probable que, le caractère d’imprimerie sortant d’un moule alors appelé « coquille », toute lettre trouvée mauvaise, défectueuse, dans un texte, ait été désignée pour retourner à la « coquille » e! soit devenue, de même, par abréviation, une (( coquille ». Remarquons que le terme ne s’applique qu’aux lettres mauvaises; ce serait donc Par extension que depuis on l’aurait également aPpliqué aux lettres erronées exclusivement.
- La supposition qui va suivre est d’autant plus Pjausible qu’autrefois les imprimeurs allaient de 'die en ville, de pays en pays, avec armes et Liages, répandant leur art et leurs procédés.
- *^L Locard, ayant remarqué que le pèlerin et le typographe avaient tous deux une coquille, l’un à la ceinture, l’autre dans son composteur, déduit ceci :
- La comparaison entre le pèlerin et le compositeur, à P*opos de leur coquille commune, devient facile à ablir : lorsque le compositeur mel une lettre à la P ace d'une autre, il dénature ainsi la pensée de l’au-eu,‘> et se rend évidemment coupable d'une faute; celfe faute engendre une correction; il est donc en Réalité dans les mômes conditions que le pèlerin au Minent où celui-ci se met en route pour aller implorer Typographie. 9
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- la correction
- son pardon. Une fois sa mission accomplie, le pèlerin rapporte une coquille à titre de testirnonium du pardon de sa faute. La coquille, aux yeux du public, devient la preuve qu’une faute a été commise. 11 est dès lors tout naturel, de la part du compositeur, de qualifier à son tour de coquille l’erreur matérielle dont il est l'auteur.
- En somme, nous trouvons entre les premiers imprimeurs et les pèlerins du moyen âge de nombreux points communs : tous deux font des fautes; tous deux voyagent; tous deux enfin ont pour insignes le bourdon et la coquille. 11 est bien certain qu’à cette époque tout ce qui avait trait aux pèlerinages et aux pèlerins était tellement entré dans l’esprit social, qu’il n’est nullement surprenant de voir un des attributs du pèlerin voyageur passer ainsi à l'imprimeur pèlerin. La coquille, emblème de purification adopté par le pèlerin, a donc parfaitement pu être [irise à son tour par le typographe, pour exprimer que son texte a besoin, lui aussi, d'être purifié.
- Enfin, signalons une ingénieuse explication, à nous donnée par un excellent correcteur, ayant le mérite d’une certaine vraisemblance :
- Coquille dériverait de coucou, l'oiseau qui dépose ses œufs dans le nid du voisin ; or, qu’est-ce que la coquille, sinon une lettre déposée dans un eassetin autre que le sien... Il y a là un rapport analogique et étymologique assez curieux.
- [La première coquille par transposition de lettres se trouve dans la souscription placée à la dernière page du « Psautier de Mayence », de Fust et Schoilfer (1457; : il y a en effet spalmurum au lieu de psalmorum.}
- Le bourdon est l’omission d’un mot, d’un membre de phrase, d’une phrase entière et même d’un passage plus ou moins important. Le remaniement en est la conséquence.
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- CORRECTION EN GALEE
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- Une cause fréquente de bourdon est la répétition du même mot dans une ligne inférieure.
- Faire des bourdons a pour locution synonyme (( aller à Saint-Jacques », et c’est cette locution qui nous donnera l'explication de ce mot inattendu dans le langage de la correction.
- Un compositeur que l’on envoie à Saint-Jacques, dit Momoro, est un compositeur à qui l’on indique sur ses épreuves des remaniements à faire, parce que celui qui corrige les épreuves figure avec sa plume une espèce de bourdon aux endroits omis pour indiquer l’omission.
- Le mot bourdon viendrait donc de cette représentation graphique du bâton des pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle.
- Le doublon est un terme parfaitement défini par toi-même. C’est le mot, la phrase, ou le passage répété une seconde fois.
- Correction en galée
- Le paquet à corriger est délié sur la galée, celle-ci Posée diagonalement sur la partie gauche de la casse, au-dessus du cassetin aux espaces dont on se sert Pour rej ustifier chaque ligne portant des corrections ;
- est maintenue par les deux pieds engagés dans t angle des cassetins. La galée ainsi placée permet au corps la station droite, tandis que si elle est posée horizontalement le long du bord, elle oblige le cor-rigeur à baisser la tête, à avancer l’épaule droite Jput en bombant le dos disgracieusement. Un grand Lngot de 24 points mis à plat contre la composition garantit la bordure des accidents qui peuvent survenir au cours de la correction.
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- Là Correction
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- Les mêmes signes conventionnels sont toujours employés pour indiquer sur l’épreuve les fautes à corriger ; il est nécessaire de les bien connaître pour la bonne exécution de ce travail délicat et complexe.
- Les corrections doivent se marquer dans la marge d’un même côté du texte, sur le niveau de la ligne à laquelle elles se rapportent, les premières les plus rapprochées de son extrémité. Le trait de renvoi — qui a son analogue dans le texte — se met après le signe et non avant. Pour une même ligne, les corrections doivent se suivre dans l’ordre naturel ; si l’on est obligé de rompre cet ordre, les renvois seront différenciés (croix, double croix en haut et en bas, cercles, ou tout autre signe accessoire ajouté au trait principal). Dans les épreuves dites premières typographiques, les corrections peuvent être à la rigueur réparties à gauche et à droite ; il n’en est pas de même pour les épreuves en placard devant être corrigées sur le marbre : les corrections mises dans le composteur de bois se lèvent plus rapi' dement et il y a moins de risques d’omission. Pour les espacements défectueux et les mauvaises ou trop nombreuses divisions, le correcteur y remédie au moyen d’échelles indiquant le remaniement nécessaire.
- Le bourdon se transcrit sur la marge de côté, et, s’il est trop long, sur la marge de tête ou de pied. Mais si son étendue est considérable, on inscrit en regard la mention : « Bourdon, voir copie ». Le feuillet est joint à l’épreuve pour la correction.
- Les mots à mettre en italique sont soulignés d’un trait —, en petites capitales deux traits =, en grandes capitales trois traits ==, en caractères gras par un tremblé (à moins qu’on ne mette pour ce
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- CORRECTION EN CALÉE
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- dernier la mention : « norm. » ou « égypt. » (normande, égyptienne).
- Le deleatur (2r) est le signe de la suppression ; c est la première lettre du mot latin signifiant : (( qu’il soit effacé ».
- Pour indiquer les vers à transposer, dans les ouvrages de poésie, les anciens copistes se servaient de Yanti-sÎQnia, signe de correction ayant la forme d’un c ^tourné (o). Les correcteurs anglais se servent de ce signe qui indique la lettre à retourner. Pour ce dernier Usage le signe habituel de notre correction (H) en serait ta redoublement.
- L’outil dont on se sert universellement aujourd’hui est la paire de pinces, qui a remplacé la Pointe surannée des anciens typos. Les pinces doivent être de bonne qualité, en acier, ni trop dures ni trop molles, et leurs extrémités non faussées. On doit s’en servir intelligemment et avec tact.
- Quand la composition est pleine, on saisit les lettres Par les lianes : quand elle est interlignée, on les prend •Jans le sens opposé, les branches tournées dans la direction des talus.
- Il faut, en corrigeant, bien engager les deux branches, ue façon à saisir franchement la lettre ; car en la prenant ^ers le bout les pinces risquent de glisser, en rapprochant brusquement les deux branches: l’œil de la lettre, bonne °u mauvaise, est estropié sans rémission. Cet accident arrive surtout à ceux qui — vicieusement — corrigent sans délier : la pression de ligature s’oppose à la libre s°rtie de la lettre : plus elle résiste, plus les pinces la serrent., et elles risquent de glisser à vide, non sans 1 °rnmage pour l’œil.
- P ailleurs, il faut toujours délier pour corriger; on Cr°it voir là une perte de temps : il n’en est rjen. On en
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- PROTOCOLE DE CORRECTIONS
- La France a |u\ si j’ofe m’ex^rime^ ainsi, la mère notice de presque toutes ^ (, les anciennes Fonderie^ de l’Europe : ^ | c est des mai^js de ses Artistes que sont rv j sorties les|gramles[plus) et les pl(s^ pré- (~U | (U J cieuses ftwd^tions qui ont servi à les jvwkLk. f former dans leur origine. Je commence donc par les Fonderies de France, [jjarmi £ | les Fonderies^ qui existent frneoi'4 aujour- 3) I &| d’hui en [rance, celle dont l’origine rç- $\ monte le plus haut est la Fonderie lu Ro|. eL\ ItaL | ŒEJü ince lit graver, par Garamond, trois" 5~~> I Elle a été commencée sous François J© caractères | grecs, | qui [ restèrent!sous|la mu | garde de Robert Étienne : ces caractères|fu- n. |
- rent suivis de pïusaeurs^a^tresT tant) ro- ----
- mains qu^taliquesj[accompagnés des [mou- | ,|
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- ’l XI
- ^-LesJ^remiers fonds de ce£tte Fonderie, # I*. £I qui consistaient en poinçons et matrices -te | de plusieurs car|ctères grecs, rorjiains, Q | [3] |[n3 italiques, des moules d’assortiment. 77rn | étaient unjdépôt^ confié à la garde^ d’un % | j(J
- Directeur qui faisait fondre dans les moules *jr .
- et matrices du roi les caractères dont ^
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- et matrices ] caractères dont on voulait' ^ faire usage. FljdHWIEfj. f «*• |
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- INDICATIONS
- étires à changer.
- ^ttre à intercaler, a retourner.
- ~~ à changer, et lettre à transposer l arl‘e de mot à changer.
- à supprimer.
- Alinm à faire.
- ^ttre et mot à supprimer ^ttre grande capitale. Street mots en if al'itj ne ^‘£>te a transposer, litres supérieures, titulariser
- l'espacement ^tre petite capitale.
- °tset lettre à redresser, ^strophe. Virgule, j,!, de remaniement.
- lnèa à supprimer.
- P rat à baisser, tpacer. Réunir, tre à changer.
- fttres d'un autre œil. 'etto\er,
- 'sPuces et interligne à baisser.
- tgne à séparer.
- J
- lettre en romain.
- ^°t à transposer.
- •‘Sues à rapprocher. Pe,ites capitales.
- TEXTE CORRIGE
- La France a été, si j’ose m'exprimer ainsi, la mère nourrice de presque toutes les anciennes Fonderies de l’Europe : c’est des mains de ses Artistes que sont sorties les plus grandes et les plus précieuses productions qui ont servi à les former dans leur origine. Je commence donc par les Fonderies de France.
- Parmi les Fonderies qui existent aujourd’hui en France, celle dont l’origine remonte le plus haut est la Fonderie dit Roi. Elle a été commencée sous François Ier. Ce Prince lit graver, par Garamond, trois caractères grecs, qui restèrent sous la garde de Roheut Étienne : ces caractères furent suivis de plusieurs autres, tant romains qu’italiques, accompagnés des moules nécessaires. Les premiers fonds de cette Fonderie, qui consistaient en poinçons et matrices de plusieurs caractères grecs, romains, italiques, avec des moules d’assortiment, étaient un dépôt confié à la garde d’un Directeur qui faisait fondre dans les moules et matrices du roi les caractères dont l’Imprimerie royale avait besoin. On confiait à un fondeur de Paris les moules et matrices des caractères dont on voulait faire usage. Focknier.
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- LA CORRECTION
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- perd autant sinon davantage par suite des obstacles qui dans ces conditions entravent et retardent la justification.
- L’épreuve étant sous les yeux, il faut bien l’observer, la suivre avec soin et passer d’une faute à l’autre en s’aidant des signes conventionnels marqués dans l’intérieur du texte et de leurs analogues reportés en marge.
- Chaque changement fait nécessite une rejustifi-cation de la ligne. A l’égard des blancs à répartir ou à enlever, on suit les prescriptions relatives à la justification dans le composteur.
- D’une lettre enlevée avec celle qui la remplace, la différence peut être insensible, il faut néanmoins en tenir compte et justifier en conséquence.
- Lorsque les lettres omises peuvent rentrer dans la ligne sans nuire à la régularité de l’espacement, on remplace les espaces par d’autres plus étroites et l’on en supprime si possible. Quant aux lettres ajoutées par erreur, si elles ne sont pas en trop grand nombre dans la ligne, on distribue simplement des espaces moyennes ou fines entre les mots les moins espacés ; au contraire, si le nombre de lettres à ajouter ou à supprimer conduit à un espacement impossible, on reprend ou on reporte un mot ou fraction de mot à la ligne précédente ou suivante.
- La ligne corrigée, vérifiée, doit être de longueur égale aux autres : le doigt s’en assure en glissant le long de la bordure.
- Il se présente souvent qu’un mot est enlevé, ajouté ou reporté; quelquefois c’est un passage entier. En ce cas, il serait dispendieux de passer de ligne à ligne la partie équivalente, il vaut
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- CORRECTION EN GAGÉE
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- mieux remanier, c’est-à-dire reprendre la composition au composteur. L’opération se fait ainsi beaucoup mieux et plus vite.
- Pour remanier, on place sur la galée la partie à reprendre en la faisant virer le cran dessus. Le commencement des lignes se trouve à droite en avant.
- Il est facile de transporter dans le composteur plusieurs mots à la fois de cette façon : le bout de l’index se colle sur le plat de la lettre en bordure et, par pression, soulève de ce côté une partie de }a ligne, le pouce se pose à son tour par sa face mterne sur le devant de la ligne ; puis, par un mouvement simultané de ces deux doigts, on fait monter une fraction de ligne le long du médius — Plié à demi et appuyé sur la ligne qui suit — sur lequel elle repose ; par une torsion du poignet, de droite à gauche, le cran se retrouve en dessous et les mots se trouvent placés normalement dans le composteur; il n’y a plus qu’à continuer ainsi jusqu’à la lin de l’alinéa en exécutant toutes les corrections au fur et à mesure qu’elles se présentent. 11 peut arriver cependant que le hasard lasse terminer une ligne ainsi que sur l’épreuve. La suite, étant régulièrement rattrapée, le remaniement en reste là.
- Par l'habitude, le remaniement s'exécute avec célérité ; on arrive, dans le caractère de moyenne grosseur, à enlever une grande partie de la ligne d’un seul coup, quelquefois la ligne entière dans de courtes justifications.
- [H y a une autre manière de remanier, assez employée, mais bien moins pratique. Elle consiste ^ poser à plat, sur les lettres, du côté du cran, les
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- LA CORRECTION*
- (rois <loifris joints : index, médius, annulaire; ce dernier, débordant un peu en arrière, s’appuie latéralement sur la dernière lettre et remplit la même fonction que l'index dans le moyen précédemment décrit ; la torsion, moins commode, se fait aussi en sens contraire, de gauche à droite, pour déposer les lettres dans le composteur.
- Il est à remarquer que ce genre de remaniement ne permet, dans tous les cas, de transporter que juste la largeur des trois doigts, pas davantage ; il nécessite, par suite, plus de mouvements. Néanmoins, il peut ê^*e employé préférablement pour de très petits caractères que la pression, dans le premier mode, risquerait de faire sauter, alors que, dans le second, ils sont couverts par les doigts et garantis de cet accident.]
- Correction sur le marbre
- Le marbre étant convenablement essuyé, on doit avant d’abattre la forme l’essuyer à son tour pour faire disparaître toutes matières étrangères qui peuvent y adhérer par-dessous. On s’est d’abord assuré, avant de la soulever, que le serrage était suffisant pour en permettre le déplacement.
- La forme doit être engagée suffisamment sur le marbre, de manière qu’une fois abattue les pages en bordure devant soi portent en entier sur lui ; le châssis et une partie des coin-; doivent seuls déborder de la place nécessaire aux mains ; autrement, en poussant la forme à fond, il se peut qu’une faiblesse de serrage, une justification défectueuse, fasse descendre quelques lettres, même une ou plusieurs lignes, qui arrêtent brusquement le glissement en avant — non sans être fracassées — et
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- CORRECTION SUR UE MARBRE
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- obligent parfois à relever la forme avec force précautions.
- Les formes étant mises sur le marbre côte à côte, le côté de première à gauche, — et desserrées, les coins sont reculés vers l'espace qui va s’élargissant de façon à maintenir seulement l’ensemble pn laissant un peu de jeu aux pages par un serrage '^sensible. Les coins peuvent être enlevés tout à l^it et rangés en ordre contre les châssis, à l'excep-bon de quelques-uns qui restent pour parer à tout accident.
- A moins de disposer d’une place pour installer la casse dont on se servira pour corriger, il est udle de lever ses corrections dans le composteur de bois.
- L’extraction et l’insertion des lettres se fait aussi bien qu’en galée; mais la justification est moins facile à vérifier, par ce fait que les pages, complè-lenient encadrées de lingots, ne présentent pas, Co®ine dans la galée, leur bordure droite à déeou-VerL mais seulement un tiers environ, au-dessus c'e la garniture, sur lequel le tact devra s’exercer.
- Les lettres de remplacement sont prises succes-sivement dans le composteur de bois ; celles remplacées y sont mises à l’autre bout, le cran dessus, en attendant d'être distribuées, les mauvaises se Posent dans un papier pour la boîte à fonte.
- Les espaces assorties, quelques cadrats et cadra-Los sont à portée de la main, dans une petite Ooile à compartiments dite « boîte à corrections » ; 0ïl y ajoute aussi des divisions.
- Ln cas de remaniement, il est bon de mouiller le passage à reprendre et de le transporter sur galée, cran dessus. S’il y a quelque difficulté à 1 extraire, on enlève une des garnitures de tête ou
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- LA CORRECTION
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- de pied pour faciliter la manœuvre ; s’il se présente des courbures de lignes ou de pages, le seul moyen d’y remédier c’est de vérifier les garnitures : les redresser, en faire disparaître les aspérités, les détruire au besoin lorsqu’elles sont par trop déformées ou mutilées et les remplacer par des bonnes en ayant soin de rendre aux pages leur aplomb et leur quadrature. Cela peut dépendre aussi du châssis : on le change simplement.
- Les interlignes trop fortes, une ou plusieurs lettres d’un corps au-dessus, des matières étrangères, etc., sont autant de causes qu’il importe de rechercher pour en faire disparaître les effets.
- Pour ne pas se donner la peine de desserrer, des corrigeurs peu scrupuleux enfoncent entre les lignes qui chevauchent de petits morceaux de papier mouille-L’est, ce qu'on appelle plaisamment espaces tlr Limof/en ("?).
- Les reports de lignes sont une des difficultés qu' arrêtent le corrigeur à ses débuts ; connaissant bien l’ordre de la succession des pages, il ne peut guère se tromper. Si un report de lignes doit courir sur plusieurs pages, il faut tout d’abord en ménager la place en queue de la dernière, soit en enlevant Ie blanc nécessaire, soit en faisant les suppression3 indiquées par l’auteur en vue de cet ajouté, soit enlin en cassant des lignes à cadrats dans le courant desdites pages si la place nécessaire n’existe pas ou n’a pas été prévue. Ceci est laissé à l’initia' tive calculatrice du corrigeur.
- La place faite, on pousse le texte jusqu’au baSi et, dans le vide alors laissé sous le folio, viennent se placer les lignes de la page précédente. Le te%t® de cette page descend à son tour, faisant place
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- CORRECTION SUR LE MARBRE
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- tête aux lignes de la page qui précède, et ainsi de suite — de la dernière à la première — jusqu’à l’endroit marqué où l’ajouté comble naturellement le blanc réservé à son intention.
- Si l’ajouté est placé quelques pages plus loin de celle où sa place se trouve ménagée, l’opération s’exécute en sens inverse. Le texte est repoussé vers les folios, et les lignes reportées viennent combler le vide au bas des pages.
- Quand, pour une cause quelconque, il faut transposer des pages, le même principe s’applique en ftrand. La place d’une page, ou de plusieurs, est laite tout d’abord et le report s’exécute en avant ou en arrière, suivant que la ou les pages viennent s’ajouter vers le commencement ou vers la fin de la feuille. Les folios restent comme témoins pour éviter l'erreur de transposition.
- Le terme de correction chasser signifie le report obligé d’une ou plusieurs lignes par suite du placement d’ajoutés ou de la recomposition d’un passage en caractères plus forts. La chasse peut s’exercer sur une page ou plusieurs jusqu’à ce que se présente la place nécessaire pour loger cet excédent de lignes.
- Perdre est tout le contraire ; pour la même raison, les reports, au lieu de se faire en avant, s’opèrent en arrière.
- be deux caractères comparés entre eux, sous le double rapport de la force du corps et de l’épaisseur, 0n dit que l'un chasse plus que l’autre quand, pour une même copie et une même justification, le nombre des lignes et leur hauteur sont en supériorité. C’est ainsi que. par exemple, le neuf chasse plus que le huit, ie huit plus que le sept, le neuf gros œil plus que le
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- LA CORRECTION
- L'espacement trop fort, entre les mois, l'interlignage exagéré, sont aussi des causes de chasse.
- [Pour rectifier la ou les erreurs d’une page déjà imprimée, on réimprime simplement le carton où elles sont comprises ; ce carton se composant toujours de quatre pages qui se tiennent.
- Une seule page réimprimée porte le nom d'onglet-]
- Lettres bloquées ou blocage
- Dans le courant de la composition, il arrive souvent qu’une sorte vient à manquer — même plusieurs — sans qu’on veuille pour cela suspendre le travail. Cette lettre est remplacée, bloquée, par une autre de force identique. On la retourne cran dessus, ce qui lui permet de ne point passer inaperçue à l’œil du correcteur. La lettre de remplacement ne doit pas être retournée le pied en l’air, ce qui donnerait cependant une tache fort visible; mais l’œil portant sur des surfaces plus ou moins dures risque de s’endommager. Avant de bloquer, il faut faire des recherches dans les coquilles de sa casse ou dans les casses et compositions en réserve et n’user de ce moyen que modérément et à la dernière extrémité.
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
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- CHAPITRE V
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- La composition typographique ne consiste pas Iniquement à aligner des lettres et à justifier des Lgnes dont les mots sont plus ou moins régulièrement espacés.
- Dans le cours de ce travail, l’observance de certaines règles est de toute nécessité : la beauté et la valeur de l’ensemble en sont les heureuses conséquences.
- Le typographe apportera ses premiers soins à la ^unne justification de son composteur, au moyen u interlignes choisies ; les interlignes, du reste, Ser°nt triées en vue de la composition pour rejeter CeUes qui seraient trop courtes ou trop longues.
- Pans la composition pleine, c’est-à-dire sans inter-Lgnes, il sera préférable de justifier avec des m de ^nuze. En ce cas, on vide le composteur en s’aidant ^ interlignes de 3 points au-dessus et au-dessous de la poignée à extraire. Ces interlignes ne restent Pus dans la composition ; mais pour la ligature on ®u conserve au milieu, en tête et en pied, afin Rassurer la solidité du paquet non interligné. Ces mterlignes disparaissent elles-mêmes à la mise en Pages.
- [Pour ce genre de composition, l’emploi du lève-ugne (ou mieux porle-ligne) est obligé. C’est un *ragment de filet coupé sur la justification et muni
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- 160 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- d’« oreilles » arrondies, débordant d’une douzaine de points de chaque côté. Les angles qui butent dans le fond du composteur sont adoucis pour faci' liter la rapide entrée. Quelques ouvriers se contentent d’une seule oreille à droite, en ménageant sur le côté gauche du filet, en regard de l’angle de la glissière, un cran qui permet l’évolution rapide du lève-ligne. Ce dernier s’emploie pour les très longues lignes, supérieures à l’écartement des doigts.
- Ce petit organe joue le rôle d’interligne et facilite la composition en évitant des accrocs immanquables et en dispensant des précautions continuelles qu’il faudrait prendre sans cela. 11 se fait également en zinc et en cuivre (notamment en acier chez les Anglais et les Américains), mais l’emploi de ces derniers métaux durs est plutôt préjudiciable aux lettres à queue ou accentuées.]
- Avant de justifier sa ligne, nous avons recommandé de réserver la dernière lettre; on pourra mieux ainsi redresser celles qui seraient couchées, corriger après avoir relu, et modifier l’espacement sans crainte de briser les espaces et de se blesser le pouce.
- Dans les caractères neufs ou de petit calibre, toujours doués d’une certaine élasticité, une interligne à plat sur la ligne garantit de tout accident dans la composition pleine.
- L’élasticité étant moindre dans les lignes à cadrats, il faut justifier moins serré.
- Dans les justilications de longueur inusitée, on n’a pas toujours en quantité suffisante des interlignes d’une seule pièce. En ce cas, deux interlignes bout à bout en remplaceront une seule. Il est préférable qu’elles ne soient pas de même longueur,
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
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- mais très différentes, au contraire ; elles seront croisées d'une ligne à l’autre. Quelques-unes d’un seul morceau sont réparties pour consolider la composition.
- Si la composition est à deux interlignes superposées, la plus mince se place immédiatement sur la ligne. Dans les grandes justifications, les interlignes en deux pièces et doublées seront aussi croisées entre elles.
- La faible courbure des interlignes se corrige en opposant ces courbures l’une à l’autre. Leur redressement complet s’opère au serrage.
- Les interlignes dont l’épaisseur est augmentée Par place et aux angles par suite d’un choc quelconque sont limées légèrement; quant à celles diversement faussées, un laminage au marteau les remettra en état.
- Théoriquement, l’espacement des mots devrait <^re du tiers de la force du caractère, mais les difficultés qui se renouvellent à chaque fin de ligne modifient sans cesse cette règle. Suivant qu’il faille taire entrer ou reporter une fraction de mot, — si ce n’est le mot lui-même, — on espace en conséquence sans tomber dans l’exagération : une ligne trop serrée devient confuse et illisible, une ligne trop largement espacée donne une déplaisante impression de vide.
- Les hasards de l’espacement peuvent amener, dans
- sens vertical, des raies blanches, sinueuses, dites " rues » ou « lézardes ». Le déplacement d'un mot ou ragment de mot y remédiera.
- La ligne « volée » ou dite « à voleur » est celle qui Çst composée soit d’un tout petit mot, soit de quelques Qtres seulement formant une ou deux syllabes. Os 'gbes sont obtenues aux dépens de la ou des préçé-
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- OBSERVATIONS SUR RA COMPOSITION
- (lentes lignes,.<|ui subissent de ce fait un espacement exagéré, et sont le plus souvent « cassées », c'est-à-dire supprimées et regagnées.
- La présence de ces lignes — disgracieuses et contestables à plusieurs points de vue — s’explique par cette raison que toutes les lignes sont comptées comme pleines par le compositeur. On y a recours, exceptionnellement, pour parer aux inconvénients de la mise en pages et aux suppressions occasionnées par la correction.
- Devant le point et virgule, les points d'interrogation et d’exclamation, se met toujours une espace de 1 point. Si, par hasard, la ligne est très fortement espacée, on peut forcer cette espace (1 point 1/2, 2 points), toujours pour observer la bonne proportionnalité.
- Le deux-points, considéré à l’égal du mot, est espacé comme tel ; de même pour le tiret.
- Le point, la virgule, les points de suspension, ne reçoivent aucune espace ; de même que les parenthèses () et les crochets [], à l’intérieur, à moins que la ligne ne soit extrêmement espacée ; extérieurement, ils prennent le même espacement que les autres mots.
- Les guillemets (« »), paragraphes (§), versets (v), répons (r?), pieds-de-mouche (^), croix (f), sont espacés comme les mots.
- Pour les astérisques (*) et les chiffres et lettres supérieurs employés comme appels de notes, une espace fine ou moyenne.
- Jamais d’espace entre les lettres abréviatives : LL. MM. IL
- On n’en met ni avant ni après l’apostrophe, sauf dans certains caractères italiques où elle suit les lettres d et / qui peuvent être fort penchées et avoir
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- DIVISION OU COUPURE DES MOTS
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- un crochet doué d’une assez sensible saillie : d ’une, l «ne,- de même pour la rencontre avec une lettre
- accentuée : fît.
- L’apostrophe reste en contact immédiat dans les niots dont les lettres ne sont pas espacées (l’hon-neur, prud’hommes, s’entr’aider), dans les mots °n les syllabes sont élidées par suite d’une pronon-Clation vicieuse (c’te femme, mam’zelle, j’te l’pro-^ets) ; à la fin d’un mot elle se détache du suivant (not’ maître).
- La division reste toujours collée, à moins qu'une jettre creuse d’un côté n’oblige à la compenser de autre, comme aspect, par un blanc équivalent ; °n la décolle dans les lignes très espacées.
- Dans les mots dits espacés, c’est-à-dire dont chaque lettre est séparée de la suivante par une ®space fine ou autre (les mots en capitales généralement), les lettres rondes, creuses et évasées (lovât) exigeront un espacement moindre que les lettres droites (khmn) ; parfois on le supprime sui-vant le hasard de leurs rencontres. Même obser-vation pour les mots espacés en bas de casse. On joutera à l’espace séparative des mots l’espace ^piivalente à celles réparties entre chaque lettre.
- L’espacement d’une ligne perdue composée de Quelques mots pourra être légèrement forcé ; elle y gagnera.
- Division ou coupure des mots
- diviser, c’est couper d’une ligne à la suivante J^n mot de deux ou plusieurs syllabes, en marquant union de ces syllabes par un petit trait en fin de
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- 164 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Dans le langage technique, le Irait d'union prend plutôt le nom de division; il sert à joindre les parties d’un mot composé ou à couper les mots ordinaires selon les exigences de la justification.
- La division était déjà en usage au xve siècle, mais sa forme était assez variable, (l’était tantôt une minute (')> tantôt une seconde ;"). D’autres fois elle était ligurée par un trait analogue à la virgule, mais d’une obliquité sensiblement différente (»*).
- Les coupures s’opèrent sur les mots trop long8 pour entrer tout entiers dans la ligne, et le trait d’union, qui devient le signe de la division, se trouve participer à deux fonctions diamétralement opposées.
- Diviser est un moyen terme qui a pour résultat de régulariser l’espacement.
- Il ne faut donc point en abuser. On tolère trois divisions de suite à la rigueur, dans les petites et moyennes justifications, voire quatre dans les très étroites; mais dans les larges, qui donnent pins de facilité à justifier, eu égard aux espaces pins nombreuses qui séparent les mots, on doit éviter les divisions fréquentes et rapprochées. Cependant s’abstenir de division ne deviendra pas en tous cas une règle absolue.
- Pour une page isolée, le nombre de divisions ne saurait être limité ; le compositeur s’attachera sim' plement à en faire le moins possible.
- Le Manuel de Typographie française de Brun est a cet égard un véritable tour de force typographique Cet ouvrage de plus de deux cents pages ne contient pas une seule division à la fin des lignes. L’espacement en est malgré cela fort régulier.
- En dehors des règles ci-dessus énumérées, division des mots est pour le typographe peu exercé
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- division ou coupure des Mots 16o
- Une source d’indécisions fréquentes et lui fait commettre erreur sur erreur. Faute d’être quelque peu ettré, il se livre à des coupures baroques et sans raison qui lui font perdre, en corrections, un temps
- appréciable.
- En principe, il devra se rappeler que tous les Jmts polysyllabiques peuvent, selon le besoin, être Prisés à chacune des syllabes grammaticalement Pxées, muettes ou non, et peu importe le nombre pleurs lettres; de même pour les noms propres.
- abréviations qui forment plusieurs syllabes seront exceptées autant que possible, parce que lear coupure peut les rendre accidentellement méconnaissables, ainsi que les mots comportant Pes traits d’union, parce que les rôles de la division e* du trait d’union peuvent être confondus lors-iPils sont concurrents dans la même expression.
- Ea marche habituelle pour la division des mots est la suivante :
- Deux lettres au moins au bout de la ligne, trois PP moins au commencement et, s’il est possible, evder que cette dernière soit muette.
- On ne divisera donc pas à la première syllabe P un mot quand elle n’est que d’une seule lettre.
- é-preuve, a-mitié, o-pinion, i-niagc.
- , Exception cependant est faite pour les lignes étroites, celles qui habillent les gravures, le texte ûes colonnes de tableaux, les manchettes, etc.
- Proscrire impitoyablement toute syllabe muette formant à elle seule la dernière ligne d’un alinéa. üans l’alinéa terminé par une ligne ne contenant Une syllabe de quatre ou cinq lettres, cette ligne P aspect toujours fâcheux est plutôt le fait de compositeurs peu scrupuleux.
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- 166 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- On évitera de commencer la ligne par une syllabe ] muette quand celle-ci sera la terminaison d u® verbe à la troisième personne du pluriel :
- vieil «lient, serpen-tent, man-gent. i
- Ne pas diviser non plus à l’apostrophe :
- lorsqu’-il, puisqu’-elle.
- Excepté quand l’apostrophe est suivie d’une coin sonne : i
- grand’-mère, graud’-porte.
- Dans les verbes à conjugaison interrogative, il vaut mieux diviser avant le l euphonique : deu* divisions voisines sont d’un aspect peu agréable.
- Qu’en pense-t-on? Où va-t-il? Apprend-t-elle?
- (Pour les mots à t euphonique employer, lorS' qu’ils ne sont pas divisés, un trait d’union d’égal6 force de chaque côté du /.)
- La division entre deux voyelles est interdite, sauf pour les mots composés tels que :
- extra-ordinaire, co-efiicient, anti-apoplectique.
- Ne pas couper un mot avant ou après l’.r qui réunit deux voyelles :
- mala/x/er, soi/x/ante, bo/x/er.
- Ni avant ni après Y y quand il tient lieu de deux i
- vo/y/agc, pa/y/eur, cra/y/on.
- Mais cette interdiction disparaît quand l\r et YÜ sont suivis de consonnes :
- ex-lrémité, hy-pocrisie, sy-métrie.
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- DIVISION OU COUPURE DES MOTS
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- L>ans les mots composés, couper de préférence à a division existante :
- lac.similé, contre-indication, porte-mousqueton.
- La division des noms propres sera évitée autant ; 1Ue possible.
- N est des mots qu’on ne séparera pas :
- Louis/XV, Léon/XIII, Gladiator/II, xix°/siècle.
- 1 ^ vaut mieux faire rentrer le second mot ou faire Sauter le premier.
- Le même pour monsieur, madame, monsei-^eur, etc., quand ils sont en abrégé :
- / Boniface, Mme/la directrice, Mgr / Richard.
- Lt pour le prénom également abrégé :
- X. / Marmier, P. -L. / Courier.
- Lviier de séparer le quantième et le mois, le et l’année de leur millésime :
- te 14/juillet, le 31 octobre / 1871, année/ 1848.
- ^ de séparer, en général, le nombre du mot qui le ou précède : '
- hi-/J8, 5/0/0, pages / 10 à / 15, lolio 40 / v°, etc.
- ...Las plus que deux monosyllabes réunis par eusion :
- je veux qu’/ça marche, moi je n’/marclie pas.
- Les nombres, exprimés en chiffres arabes, ne 0lL jamais divisés.
- Cependant, pour certains ouvrages où ils
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- 168 OBSERVATIONS SÜR LA COMt ÜSlllON
- abondent* on use d’une coupure parte aii — sans employer le signe de la division — en1 consiste à mettre en lettres les mots millioi liard :
- 3(30 millions/535327 francs.
- 5 milliards / 3(50525 377 francs.
- Lorsque les centimes ne peuvent rentrer, on le» reporte en les faisant suivre du mol centime entier ou abrégé :
- 525377 fr. / 50 cent, (ou 50 c.)
- Primo, numéro, volume, chapitre, livre, tonie, article, paragraphe, figure, etc., quand ils sont abrégés, ne restent jamais isolés au bout de» lignes :
- 1°/une bibliothèque, n°/25, ch. / ni, vol. / lli,.
- t. / IV, liv. / II. iig. / 9, art. / 7, § / 15, 3' / sdiMK
- ( De même, les expressions : francs (fr.), cen‘ centimètres (cent, ou c.), mètres (m.), habit'' ' ' (hab.), kilomètres, kilogrammes, etc. (kil., kiloin-kilogr.), précédées d’un nombre ne peuvent en être séparées :
- %
- 1803 / fr., 25 / c , 1500 /m., 45/cent., 128/kil-,
- 1300 hab., etc.
- Certains mots, quoique abrégés, mais possédant plusieurs syllabes, pourront à la rigueur être, divisés dans les très petites justifications.
- Etc. ne doit jamais figurer au commencement d’une ligne, et surtout former une ligne à lui quand il termine un alinéa.
- La même observation s’applique à toute abrévi**' tion dans ce cas.
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- DIVISION OU COUPURE DES MOTS
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- ^ÿôlÿicms que l’idéal de la division serait de pou-couper le mot vers son milieu en reportant la .tV/igue partie à la ligne suivante.
- La division est une question qui partage en deux .^-ffips les typographistes : le premier tenant pour $ division par épellation, le second pour celle par %mologie. A notre avis il faut employer la divi-®l0n par épellation de préférence à celle purement ev®ologique : outre que la seconde peut nuire s®nsiblement à cette épellation, elle exige du compo-s'leur une certaine somme de capacités grammati-cdles qu’il ne possède pas toujours.
- JSous le rapport de l’instruction, les typographes ^djourd’hui sont très inférieurs à leurs aînés. A ^ifie sortis de l’école primaire, les futurs compo-SUeui$, après un apprentissage hâtif, n’ont en ^yim ’Qgie qUe de très vagues connaissances ; les ''^înes de leur langue maternelle leur sont, pour mllre, totalement inconnues ; de là ces mille et ctif licultés qui les arrêtent à diverses coupures de 'Jt*, qu’ils résolvent au petit bonheur, et sur les--tUelles ils consultent leurs compagnons non moins Soorants qu’eux, — quittes à corriger ensuite les gisions fautives et à les éviter plus tard par des Iorls de mémoire qui ne valent pas la science rainée des mots soumis aux divisions particulières.] Sur cette question de la division des mots nous e Pouvons mieux faire que de citer l’opinion très Cliente de Daupeley-Gouverneur :
- v L r a deux tarons de diviser les mots, nous pou-dire deux écoles : l’une «pii veut qu’on divise rès l’étymologie ; l'autre, suivant l'épellation fran-'**• Elles ont toutes deux des partisans armés de nés raisons, et il nous serait peut-être difficile de 1^ VCOGRAPHIE. 10
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- fixer noire choix, si nous ne savions par expérience que l'une a sur l'autre l’avantage d’assurer l'unil’oï' mité de marche. Pour ce motif, nous n’hésilons pas il nous prononcer en laveur de l’école qui divise suivait l’épellation française.
- Nous reconnaissons que rien ne serait plus rationnel que de se laisser guider par l’étymologie, si cetF méthode pouvait être suivie en toutes circonstances' mais elle conduit si souvent au ridicule ! Ainsi, 011 divisera bien, d’après l’étymologie, con- science circon- scrire, in- slruction, etc., mais, pour cti'e logique, il faudra diviser : chiv- urgie, de- scriptio dés- ordre, mêth- ode, mon- argue, pan- égyriqu-?, pt'1' ultième, pre- science, pseud- onyme, sub- ir, léle’ scope, vin- aigre, etc., etc. Outre la forme prétentieuse de telles divisions, elles offrent, à la lecture, un gra'"e défaut, car on sera amené à commencer la prononcé' tion d’un mot ainsi divisé d’une façon tout à fait co>v traire à ce qu’elle doit être; à moins que l’on ne conr sente à ne pas étendre le même principe à certain mots qui présenteraient cet inconvénient. Alors no'1? retomberons dans l’exception, dans l’arbitraire ; n’aura pu faire (ouvre de savant qu’à moitié. Mieib vaudra donc rester Français en écrivant le français, <
- S’il était besoin d’appuyer notre opinion par un h11 qui plaide plus qu’aucun autre en sa faveur, non* rappellerions que, dans les écoles, lorsqu’il s'agit ^ faire épeler aux enfants des mots tels que inslruclio’1' manuscrit, on le fait toujours de cette façon : i, n,}' ins, t, r, u, c, truc, instruc, etc.; m, a, ma, n, u< '*' nus, manus, c, r, i, t, cril, manuscrit. ; et non de ceH,r ci : i, n, in, s, t, r, u, c, slruc, instruc, etc. ; m, a, »,a' n, u, nu, munit, s, c, r, i, t, scril, manuscrit. Ce nU^' d’épellation des mots français, qu’ils soient tirés du gi’e£' du latin ou de toute autre langue, découle du bon se*1’ et doit être le vrai critérium en matière de divisi0*1'
- Néanmoins, il est des cas où l’étyinologie do’1 toujours primer l’épellation : elle sera observé
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- DIVISION OU COUPURE DES MOTS
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- !°utes les fois que les fragments de mots, résultant la coupure, n’en souffriront pas dans leur physionomie ni dans leur prononciation.
- On divisera donc d’après l’épellation, excepté es mots suivants et quelques mots analogues que n°us pourrions avoir oubliés :
- acro-sticV\e
- aèro-stat
- aévo-scope
- anti-orlèaniste
- anti-scorbutiq
- anti-spasmodi
- unti-stropbe
- apo-phthegnxe
- auémo-seope
- ana-strophe
- arcld-épiscop*
- aâyiu-ptote
- atmo-spliéve
- W-oxyde
- bis-aieul
- block-haus
- cata-stropbc
- centi-stére
- ckéiro-ptére
- chior-hydrate
- cireon-scrire
- cireon-spectio
- eircon-stance
- co-associé
- co-emption
- o'-exister
- co-habitev
- ' *léo-c°ucu c"n-st con-sj (°H-S|
- c°n-st
- fc°n-st
- c°n-st
- con-sterner
- con-steller
- con-stiper
- con-stituer
- con-struire
- consub-stantiel
- co-opéraliou
- cranio-scope
- cyan-hydrate
- déca-stère
- dés-âbuser
- dés-agréable
- dés-agréger
- dés-approuver
- dés-ariner
- dés-arroi
- dés-aveu
- dés-eiuplir
- dés-eiinuyer
- dés-lionorer
- dés-intéresser
- dés-osser
- dés-obliger
- dés-ordre
- dés-unir
- dia-gnostique
- dia-stase
- di-phtonguc
- diptyque
- di-ptère
- di-stiller
- électro-scope
- épi-spasîique
- épi-staxis
- épi-style
- extra-ordinaire
- ex-opiuaimie
- feld-spatii
- ««or-liydriq(IP
- f>entle-iuan
- hémi-ptôre
- hémisphère
- neiui.stiC]le
- fiçlio-scope
- béiuo-statiqoe
- j'emo-ptysie
- lepta-èclre
- *iexa-èdre
- liiér-archie
- “yméno-ptère
- nypo-stase
- inscrire
- m-specteur
- o-spirer
- installer
- in-stiUer
- instaurer
- instance
- mstitut
- instruction
- interstice
- kaiéido-scope
- lépido-ptère
- mal-adroit mal-liabile munu-scrit més-alliance
- més-aventure
- més-estime
- nietem-psycose
- microscope
- mono-ptère
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- 172 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- omni-seience pro-éminont sub-alterne
- par-h élie pro-scéniuiu sub-lingual
- péri-hélie pro-spcctus sub-lunairo
- péri-piieumonie prud’-homme sub-urbaiue
- péri-ptère pyro-scaphe suif-hydrique
- péri-style ré-agir sur-abondant
- péri-systole ré-arraer sur-aigu
- per-oxyde ré-importer sur-exciter
- phénico-ptère ré-imposer sur-élever
- phil-harmonic ré-installer sur-enchère
- phil-hellène ré- intégrer sur-intendant
- physio-gnomonie ré-organiser syn-optique
- poly-èdre ré-ouverture (rans-alpin
- poly-style ré-unir tri-angle
- post-hume? stag-nant tri-èdre
- post-scéninm stéréo-scope tri-ptyque
- pré-exister suh-aigu tris-aieul
- pré-éta hli suh-alpiu tris-annuel
- La copie remise au compositeur est de deu* natures : manuscrite, en original ; réimpression c’est-à-dire déjà imprimée.
- La réimpression se présente très simplement :1 n’y a qu’à la suivre.
- Le manuscrit, dont le moindre défaut est d’être mal écrit quand il n’est pas illisible, est une sour^ de difficultés variées. L’ouvrier quelque peu instr**1 et doué de mémoire se tire encore de sa lecture, ^ dictionnaire aidant ; quant aux ignorants, le m»11' vais manuscrit ne leur est aucunement rémunéi’8 teur et devient pour eux une cause d’ennuis et ^ objet de dégoût.
- Bien connaître sa langue — les mots et au*6 leur syntaxe — fait partie des aptitudes profe;( sionnelles : c’est le bagage essentiel dont on d°' être muni. Le bon typographe n’hésitera nullem^ à ponctuer sa copie si elle ne l’est pas ou si e‘ ne l'est qu'insuffisamment, à la modifier mêi^ suivant la règle ou la logique. Lès cas sont fre
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- CALIBRAGE
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- duents où il doit remédier dans ce sens. En agissant ainsi, d’immanquables corrections se trouvent evitées, car, ne le ferait-il pas, que le correcteur s en chargerait.
- La copie incorrecte peut être rectifiée par fouler, mais au seul point de vue de l’orthographe des règles typographiques ; aucun changement ^ans la phrase ou dans le sens ne lui est permis.
- A défaut de l'auteur, le metteur en pages indique les alinéas, les mots et phrases à mettre en italique, en capitales, grandes et petites, ou tout autre
- caractère.
- Ce qui est barré, mais souligné de points ou Portant la mention bon, doit être maintenu.
- Les détails généraux et particuliers relatifs à la Proposition sont ordinairement résumés dans une Marché à suivre spéciale à chaque imprimerie : le Conipositeur n’a qu’à la consulter et à s’y conformer.
- CAL1BU AGE
- Le calibrage est l'évaluation pratique de la Quantité de lettres contenues dans une justification donnée, il se déterminait autrefois d’après le Nombre d'n contenus dans la ligne adoptée pour a composition. Celte lettre du type du caractère Piployé était supposée être la lettre moyenne de ll^phabet, lui correspondant, vingt-cinq fois rePétée. L’habitude déloyale de fondre cette lettre eÇ lui donnant des proportions quelque peu supérieures à la moyenne en diminuait le nombre pour a Justification convenue; par suite le salaire s'en rcssentait. Aujourd’hui, ce mode de calibrage est P^ndonné à peu près partout. Calibrer avec la Serie régulière des lettres de l’alphabet est plus
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- rationnel. Suivant la longueur de la ligne, si l’alphabet est épuisé, on en recommence un autre, el un troisième, et plus s’il y a lieu. Quand la dernière lettre ne peut rentrer, l’apostrophe la remplace et en tient lieu.
- De l’alinéa
- La rentrée observée au commencement de la J première ligne de chaque période se nomme alinéa ! (de la locution latine ad lineam, à la ligne) ; le moi | alinéa s’applique, par extension, à la période elle' ! même et jusqu’aux simples et courtes phrases qu’on a jugé utile d’isoler ainsi.
- Grammaticalement, « l’alinéa sert à marquer dans le discours une pause plus prononcée, plllS détinitive que le point qui est dans la ponctuation ; le signe de la plus grande valeur ».
- La première ligne d’une composition commence toujours par un alinéa, — à moins d’ordre contraire.
- Le début de l’alinéa est ordinairement tigure dans la prose au moyen d’un blanc initial foui’»1 par le cadralin du corps employé. L’indication graphique est donnée par le signe C.
- Dans les larges justifications, il est bien de mettre un cadratin et demi, deux et même davftfl' tage. Ce blanc de rentrée devient alors propof' tionnel à la longueur des lignes et donne phlS d’élégance à la page.
- Dans les vers de même mesure, l’alinéa se forme par le cadratin ou par une ligne de blanc et qud' quefois aussi par les deux réunis.
- Pour cause d’espacement ou de division, si l’011 se trouve obligé d’augmenter la valeur du cadrath1’
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- DU SOMMAIRE
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- il est bon, pour la régularité, de continuer cette modification sur tous les alinéas d’une page ou d’un tout particulier.
- Si le texte d’un alinéa est coupé par une citation quelconque, hors ligne, on reprend le texte sans rentrée avec ou sans majuscule suivant le cas.
- Les lettrines, les lettres de deux points, au début des partie, livre, chapitre, article, ne se renfoncent pas.
- Les mots Monsieur, Madame, etc., placés en tète d’une lettre, au long ou en abrégé, sont rentrés de plusieurs cadratins selon la justification, ainsi que les dates mises en tête ou au bas de la composition.
- Le cadratin n’est pas absolument le signe distinctif de l’alinéa. Les Anglais et les Allemands 1 emploient dans l’intérieur, à la fin de chaque Phrase après le point.
- Du sommaire
- Le terme, au sens typographique, désigne un sous-tilre, comprenant une ou plusieurs phrases, lequel exprime le sujet de ce qui suit ou en résume 1 esprit. Logiquement, c’est une sorte d’abrégé oarratif ou subjectif le plus souvent composé en caractères bas de casse plus petits que celui du texte courant.
- . Le sommaire peut n’occuper qu’une fraction de %ne; en ce cas, il se met en vedette (au milieu).
- Le sommaire ne doit pas former ligne pleine; si 1 °n ne peut ménager un léger blanc à chaque extrémité, tout en maintenant un espacement convenable, il vaut mieux le scinder, sans pourtant aussi scinder le sens.
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Dans le sommaire de deux lignes, la première doit être pleine et la seconde au milieu ; si l’on se trouvait obligé de diviser le dernier mot pour qu’elle soit pleine, il serait préférable de reporter ce mot à la seconde ligne, qui, néanmoins, doit être inférieure encore à la première. Cependant, il nous semble que les longueurs de chacune d’elles peuvent se subordonner indifféremment suivant le sens grammatical ou le bon arrangement typographique.
- S’il y a trois lignes au sommaire et davantage, la première est pleine, les autres renfoncées d’un cadratin.
- 11 peut se présenter un autre sommaire dans le premier. En ce cas, outre qu’il est utile de le composer en plus petit caractère, on en fait un alinéa, rentré d’un cadratin sur la dernière ligne du sommaire et de deux par conséquent sur la justification ; la deuxième ligne et les autres se trouveront à l’alignement du sommaire qui précède.
- Dans les catalogues, dictionnaires, tables diverses, index, etc., composés en sommaire, si l’article ne fait que deux lignes, la seconde, même courte, se renfonce d’un cadratin seulement.
- Le sommaire en cul-de-lampe, qualitié de suranné, voire d’antique, par Frey (18ü7) est, de nos jours, remis à la mode par certains journaux d’informations, qui placent en tête de leurs articles principaux une sorte d’argument analytique disposé en plusieurs lignes décroissantes.
- Sculpture. — La poésie et M. Falguière. — Gérôme Les vierges folles de M. et Mme Icard Dessins. — Pastels. — Gravure. — De la nécessité de séparer la gravure originale de la gravure d’interprétation.
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- DES MAJUSCULES
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- Le sommaire d’une partie, d’un livre, etc., ne doit être séparé de ces mots par aucun filet; mais °n peut en mettre un très léger entre le sommaire ot le texte qui suit.
- Des majuscules ou grandes capitales
- La majuscule se met en tête du premier mot d’un alinéa, après le point final et aussi après le deux Points s’il annonce une citation, aux noms propres de personnes et de choses, aux noms de lieux géographiques.
- La première lettre de chaque vers est une capitale.
- Certaines citations, dans le corps de la phrase, la prennent également, qu’elles soient précédées ou non de ponctuation :
- • • • Le bataillon s’élança au cri de Vive la Nation !
- Si, dans un catalogue, une table alphabétique, le °u les premiers mots formant l’énonciation sont ^portés, entre parenthèses, après celui qui doit eommencer la ligne, le premier mot transposé Prend une capitale quand c’est un substantif :
- Ai.cane T), Amie (Duc d'), Langage (Variations du), et une lettre bas de ca«se quand c’est un article :
- Contes drolatiques (les).
- Mais si le second mot entre parenthèses est un Çualiiicatif du mot initial, il prend aussi la capitale :
- Jardinikk (le Bon).
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Lorsque le titre d’un ouvrage commence par un adjectif, celui-ci prend également une capitale :
- La Divine Aventuke.
- L’adjectif n’en prend pas s'il est placé après le nom :
- Les Précieuses ridicules.
- Les lettres employées dans la numération ordinale des livres, parties, titres, articles, sections, actes, chants, psaumes, planches, arrondissements, appendices, souverains, millésimes, ans en chiffres romains, se mettent toujours en grandes capitales :
- Livre 1", titre V, article VII, planche XIII, Louis XIV, an II (de la République), etc.
- Les adjectifs numéraux qui les suivent prennent la capitale quand ils sont exprimés en toutes lettres :
- Livre Premier.
- Dans un passage à l’intérieur du texte et reproduit en petites capitales, la citation débute par une grande capitale ainsi que les noms propres qui s’y rencontrent.
- Prennent aussi la capitale :
- Les noms et adjectifs employés comme surnoms :
- Diogène le Cynique, Artaxercès Longue-Main, Scipion l'Africain.
- Les noms communs mis au lieu de noms propres et réciproquement :
- L’Aigle de Meaux (Bossuet), un Aristarque (critique sévère mais éclairé).
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- DES MAJUSCULES
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- Les mers, cours d'eau, régions, montagnes, etc., Qu'ils soient désignés par des substantifs ou des qualificatifs employés comme tels :
- ba mer Rouge, la mer Caspienne, l’océan Pacitique, le lleuve Jaune, le lac Majeur, la forêt Noire, le golfe Arabique, le mont Blanc, les îles Ioniennes, le comtat Venaissin, la république Argentine, le cap Vert.
- ba colonne Trajane, la chapelle Sixtine, la voie Appienne, le musée Britannique, la roche Tar-péienne, les jeux Olympiques, etc.
- Dans les mots où l’adjectif n’a qu’un rôle purement qualificatif le nom seul prend la capitale :
- b’Acadéinie française, l’Assemblée constituante, l’Afrique centrale, la Compagnie transatlantique, le Code civil, l'Ecole normale, la République française, la Révolution française, la sainte Vierge, la sainte Bible, etc.
- Par exception, le substantif et l’adjectif peuvent Prendre tous deux la capitale :
- b’Asie Mineure, l’Arabie Heureuse, la guerre de Cent Ans, la guerre des Deux Roses, le Grand Océan, la Grande Muraille (de Chine), le Prince Noir, etc.
- Pans les noms composés de deux substantifs, le Rom propre quand il y en a un ou le plus impor-lant prend la capitale :
- b’enl'ant Jésus, les journées de Juin, ’ la révolution de Juillet, la journée des Barricades, la Chambre des Réputés, la Caisse d’épargne, l’Ecole des beaux-arts, l’empire du Milieu, la ligue du Bien public, le Ministre de la guerre, le prince de Galles, etc.
- Lotte lègle a aussi des exceptions. Ex. :
- ba Banque de France, les Colonnes d’ilercule, le Jardin des Plantes, la Bourse de Paris, la Société
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- de Géographie, le Collège de France, le Pas-d< Calais, la Mer de Glace, le Puy-de-Dôme, la Terri de Grinnell.
- Prennent encore la capitale :
- Les adjectifs précédant ou suivant un nom propre et reliés par un trait d’union :
- Le Nouveau-Monde, les Pays-Bas, la Basse-Egypte, les Provinces-Unies. les îles du Cap-Vert, la Nouvelle-Zemble, les Trois-Evèchés, les Portes-de-Fer (détilé), la Saint-Louis (tète), le Saint-Esprit, le Saint-ül'lice, les Basses-Alpes, le Haut-Rhin (ici provinces et départements français), la Grande-Bretagne, le Petit-Belt, le Mont-Blanc, etc.
- Haut et bas, lorsqu'ils signifient partie plus
- aute ou plus basse que l’autre, ne prennent pas le capitale :
- Le bas Danube, les hautes Alpes.
- Les noms de divinités ou se rapportant à Dieu :
- Dieu, l'Ètre suprême, le Tout-Puissant, Jéhovah, Jupiter, Apollon, \ulcain, l’Amour, Venus, Mars, etc.
- Les allégories personnifiées :
- Le Temps, la Fortune, la Gloire, la Renommée, la Paix, la Guerre, la Joie, la Douleur, la Foi, ''Espérance, etc.
- Les noms d’astres, de planètes, de constellationè! les signes du zodiaque :
- Le Soleil, la Terre, la Lune (dans les ouviages astronomiques), la Vierge, le Lion, la Balance, Mercure, Cranus, Saturne, La Grande Ourse, le Bouvier, la . Mouche, le Triangle, Orion, la Croix du Sud, Ie Poisson austral, Sirius, Altaïr, Bigel, Aldébaran, etc-
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- DES MAJUSCULES
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- LSs noms de rues, avenues, boulevards* places -''dliques, chemins, etc.
- rile des Trois-Bornes* avenue des Tilleuls, place Verte* boulevard du Palais, chemin de la Croix.
- la
- Les noms de villes ou contrées lorsqu’ils désignent provenance du produit qui leur est spécial :
- le vin de Champagne, de Bordeaux, le tabac de Maryland, la race de Sussex.
- Quand on parle du produit lui-même, la capitale p,sParaît :
- 'e vieux bordeaux, un lin cognac, fumer du maryland, des sussex à poil ras, un beau suisse.
- Les noms de classes, ordres, familles, genres, ®sPèces, individus, dans les ouvrages de zoologie, °tanique, géologie.
- Vertébrés, Mollusques, Oiseaux, Reptiles, Poissons, Insectes, Infusoires, Proteus angnineus, GanthareUus c\bariiis, Iguanodon, Ichtyosaure, Ptérodactyle, Cru-Clfères, Papavéracées, Solanées, Galium rotond folium, Mycoderma.
- ,-^jais le nom spécifique prend ici la capitale s’il erive d’un nom propre :
- j-fîosa Gallica, rose de Provins.
- Gummi Sénégalaise, gomme du Sénégal.
- L article simple quand il commence les noms de Personnes :
- a ^°ntaine, La Bruyère, Le Verrier, Victor Le Clerc.
- A. moins que les noms ne soient précédés de la Particule de :
- Madame de la Sablière, le duc de la Rochefoucauld. ^Vpographie. 11
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Il en est de même lorsque l’article fait partie des noms de villes :
- le Havre, la Rochelle, la Haÿe, la Chapelle.
- Et lorsqu’il précède le nom de certains hommes illustres :
- le Tasse, le Corrége, le Titien, l’Arétin.
- 11 en est encore de même quand les articles fo^ partie intégrante du titre d’œuvres littéraires ou artistiques, du titre des journaux et des noms d® navires :
- Je lis avec plaisir la Princesse de Babylone.
- Donnez-moi la Presse.
- J’admire fort la. Mort de César.
- Allons entendre le Prophète.
- La foule entonna la Marseillaise.
- Nous sommes à bord de la Champagne.
- Les mots De, Du, Des, De la, Ce, Sur, Pour, etc-» quand ils sont partie essentielle et inséparable d11 titre :
- Reccaria, Des Délits et des Peines.
- V. Fournel, Ce qu'on voit dans les rues de Paris.
- Cicéron, De la, République.
- S. Maréchal, Pour et contre la Bible.
- ,1
- Les noms de peuples, mais employés substant' vement :
- Les Français, les Russes, les Espagnols. ,
- prt'ï-H
- Dans le cas contraire, employés adjecD;--ces noms ne prennent pas la capitalenu -lorsqu’ils désignent la langue du pays :
- Le soldat français, le cavalier russe, le marin espag»0''
- Savoir l’allemand, parler anglais, grec, latin.
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- DES MAJUSCULES
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- Monsieur, madame, mademoiselle, prennent la ^apitale quand ils sont en abrégé, ce qui arrive ‘Orsqu’on parle de la personne :
- M. Benoît et Mlle Clémence acceptèrent l’invitation de Mme Dubief.
- M. le ministre, Mme l’ambassadrice.
- Mais, lorsqu’on s’adresse à la personne, ces mots Se mettent au long et sans capitale :
- ^°njour, monsieur Benoît; tous mes compliments, mademoiselle Clémence ; à bientôt, madame ; j'ai vu monsieur votre frère; oui, monsieur le ministre ; tous mes respects, madame l’ambassadrice.
- point de vue de la rédaction, pour les personnages qualifiés, il y a lieu de faire une distinc-^ou, suivant qu’on leur parle ou que l’on parle ^ux. Exemples dans le premier cas :
- monsieur le président, monsieur le gouverneu monsieur le ministre,
- monsieur le préfet, monsieur l’ingénieur chef.
- ^ans le second :
- Le président, le gouverneur, le ministre, le préfet, l'ingénieur chef.
- . Monsieur, employé dans un sens indéfini ou °uique se met au long et sans capitale :
- J’ai vu ce monsieur; quel joli monsieur!
- Les mots saint et sainte prennent la capitale 1 ils entrenl dans la formation de noms de monuments ou de lieux et ils sont 'v trait d’union.
- «ses Sainte-Clotilde et Saint-Sulpice, le mont “aint-Jean, l’île Saint-Domingue, le lac Saint-Fargeau, *a ville de Saint-Etienne, le Saint-Empire, la Sainte-•Mliance.
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Quand ils se rapportent aux personnages eux-mêmes, ils ne prennent ni capitale ni trait d’union :
- La tentation de saint Antoine, le supplice de sainte Catherine.
- Dans les géographies et les guides, ils s’abrègent tout en conservant la capitale et la division :
- Ste-Sophie (l’église), St-Etienne (la ville).
- Le Nord, le Midi, le Sud, l’Orient, l'Est, l’Occident, l’Ouest, désignant des États ou une partie de ces régions, prennent la capitale :
- Les peuplades du ÏVord, les races du Midi, l’Amériqud du Sud, la ligne de l’Est, l’armée de l’Ouest, leS villes de l’Orient, les contrées de l’Occident.
- Mais, quand il s’agit des points cardinaux ou des termes de la rose des vents, ces mots commencent par une minuscule :
- Aller vers l’orient, retourner en occident, le midi dc la France, l'ouest de Paris, le vent du nord, u»e brise du sud-est.
- Les titres honorifiques ou respectueux, employés seuls, prennent des capitales.
- Sa Sainteté, Son Excellence, Leurs Majestés, S°n Altesse Royale, le Roi, le Souverain, le Président le Pape, le Ministre, l’Empereur, le Tsar, le Sulta»-
- Employés dans un sens général, les mots pape* empereur, roi, ne prennent pas de capitale.
- Le mot roi en prend une dans les cas suivants
- Le jour des Rois (Epiphanie), les livres des Rois „ (ancièn Testament).
- Le Roi Très-Chrétien (le roi de France), le Roi Catholique (le roi d’Espagne).
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- DES MAJUSCULES
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- Les noms de batailles et d’événements historiques :
- ba bataille des Dunes, la journée des Harengs, la guerre de Sécession, la Révolution, la Restauration, les Cent-Jours, la Commune, les Vêpres siciliennes.
- L’État, dans lesens de la nation ; l'Eglise, ensemble la religion :
- Le contrôle de l’Etat, les princes de l’Eglise.
- Le mot grand faisant partie du titre :
- Le Grand Turc, le Grand Mogol, Louis le Grand.
- Lans les noms géographiques formés d’un nom Propre et d’un nom commun, le nom propre prend Seul la capitale, l’autre cônserve une minuscule Parce qu’il est permis de le toujours transposer. °n dira :
- brierley-hill pour hill of Rrierley, Ripon-falls pour l’alls ol’ Ripou.
- Dans l’impossibilité d’inversion, on met deux Capitales :
- Ex. : Jersey-City et non City of Jersey.
- Premier nom étant définitif.
- Les noms composés étrangers qui par l’usage s°nt devenus indivisibles prennent deux majus-cules sans trait d’union :
- ^e'v York, Santo Domingo, Old Town, Villa Real, Civita Vecchia, Castello Branco, Nuevo Leon, ^era Cruz, etc.
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Des petites capitales
- Les petites capitales sont employées fort diversement : comme lignes de titres et dans le texte, où elles prennent rang après les grandes capitales et avant l’italique, — qui d’ailleurs se distingue mieux qu’elles en vertu de l’inclinaison qui le caractérise.
- Elles servent :
- Pour les titres courants des pages, les sections, articles et certaines divisions particulières d’un ouvrage.
- Pour les folios en chiffres romains des préface, avant-propos, avertissement, introduction :
- I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X.
- Lorsque ces folios sont demandés en bas de casse romain, le dernier i est remplacé par un j :
- i, ij, iij, iv, v, vi, vij, xij, xiv, xvi, xvij, xviij...
- Pour les inscriptions épigraphiques.
- On met en petites capitales le premier mot ou lft fraction de mot qui suit une lettrine ou une ini' tiale de deux points :
- ans un paysage comme la nature n’en saurait créer, dans un Paysage 0,1 Ie s°lc*l s’apâlit •yÆSgXti presque à l’exquise et suprême dilution du jaune d’or, dans un paysage sublimé où, sous un ciel maladi-
- 0 mélancolique inventeur des yeux noirs qui brûlent sans flammes, et des lèvres tout à la fois irritantes et froides, peintre des Cydalises désarmées
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- DES PETITES CAPITAINES
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- C’est le vieil usage; mais, pour l’œil, il serait Préférable de mettre en petites capitales un minimum de mots se tenant :
- (I>)ANS CS PAYSAGE (O) MÉLANCOLIQUE INVENTEUR
- . Cn éviterait aussi l’aspect baroque d’une lettre lsolée suivant l’initiale de certains mots :
- (L)k, (L)a, (J)e, (O)n, (S)i, (U)n, etc.
- Cn indique en petites capitales les adjectifs huméraux ordinaux qui accompagnent les mots : dynastie, olympiade, siècle, chapitre, ode, scène, ^pître, satire, psaume, fable :
- xiii' siècle, chapitre xm, satire ix, etc.
- Quand le nom propre est en petites capitales, le Prénom se met également en ce caractère :
- Victor Hugo, Jules Vallès, Alphonse Daudet.
- Se mettent aussi en petites capitales :
- Les noms des interlocuteurs dans les pièces de théâtre, dans un dialogue ; ceux des orateurs dans ®s comptes rendus politiques ou autres (ces der-niers peuvent être mis en grasses ou en italique) ;
- Lans les notes, le titre de l’ouvrage dont on cite ün ou plusieurs articles mis en italique ;
- Le nom de l’auteur suivi du titre de son ouvrage 611 italique ;
- Les mots : idem, ibidem, dilo, passim, loc. cit., °P. cil., sq., in, apud...; lolal, reste, report, dans tes opérations arithmétiques ;
- Les mots : Monsieur, Madame, Monseigneur, ^lre, etc., en tête d’une lettre ou d’un discours.
- [A l’intention des lignes en petites capitales éployées comme titres courants, on a gravé des
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- chiffres ayant la même hauteur d'œil, et cela pour éviter leur disproportion de taille, qui peut paraître choquante.]
- Le titre de l’ouvrage en petites capitales, au long ou abrégé, accompagne la signature; il se met du côté opposé — à gauche; on y ajoute, s’il y a lieu, le chiffre de la tomaison et toute autre indication nécessaire.
- De 1 italique
- Le caractère penché, dit italique, est employé pour la reproduction textuelle de phrases, de locutions et de mots étrangers, et de tout ce que l’auteur veut mettre en évidence.
- En dehors de ces mots ou passages que l’on tient à signaler particulièrement, se mettent en italique :
- Les titres de journaux, les titres d’œuvres d’art, littéraires et scientifiques, dramatiques et musicales, les noms de vaisseaux, les locutions et mots étrangers figurant dans un texte français, les jeux de scène, les apartés dans les pièces de théâtre, les lettres qui servent à la numération et pour les notes, les lettres minuscules employées en géométrie, en algèbre et autres ouvrages de mathématiques.
- Les articles le, la, les, se mettent toujours en italique lorsqu’ils font partie intégrante d’un titre :
- Lisez le Génie du Christianisme.
- Victor Hugo écrivit les Misérables vers la fui (le l'Empir*5
- On donne ce soir la Flûte enchantée.
- On répète les fieux Orphelines.
- Un abonné de la Liberté.
- Dans les Ilots s’abîma le Vengeur.
- Ils restent en romain lorsqu’ils ne font pas parti6 de l’jntitulé d’un ouvrage ;
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- DE L’iTAMQUE
- On donne aux Français YAndromaque de Racine.
- On chante à l’Opéra la Sapho de Gounod.
- Et dans les titres en langue étrangère :
- Le Times, la Fanfulla, les Novosti, le Berliner.
- La conjonction ou, faisant partie d’un titre d’ouvrage, se met en italique.
- Félix on le Dévouement.
- Le mot et accompagnant les mots passim et l'tce versa reste en romain :
- Voir pages 10-11 et passim.
- Aller de Paris à Versailles et vice versa.
- La ponctuation qui suit un ou plusieurs mots ainsi qu’un membre de phrase en italique reste en romain quand elle appartient à l’ensemble de la Phrase :
- Les élèves doivent expliquer en première année, Télémaque et les Dialogues des Morts ; en deuxième, le Traité de l’Éducation des Filles ; en troisième, la Lettre à l’Académie.
- Elle se met en italique quand elle appartient en Propre au mot, à une phrase indépendante :
- La pièce de X... Doit-on le dire? a eu quelque succès.
- Sauf le point, tous les signes de la ponctuation s°nt penchés.
- Cependant, la virgule et la parenthèse italiques s°nt quelque peu délaissées. D’abord la différence avec leurs analogues droites est trop peu sensible et conduit à l’inévitable mélange, ensuite les deux Slgnes mis en romain s’accordent suffisamment avec les caractères italiques.
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- 100 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Néanmoins si les parenthèses italiques sont exigées, on les mettra, à condition que l’intercalation mise entre elles soi! complètement en italique. Si celte intercalation commençait par un mot en romain pour finir par un mot en italique et vice versa, les parenthèses resteraient en romain.
- Souvent deux lettres sont confondues dans la rapidité du travail, IVr et Yœ. 11 faut une certaine attention pour percevoir le jambage de la lettre a qui ne peut être détaché davantage des courbes fuyantes de l’extrémité supérieure de l’a et de Ve. On a remédié à cet inconvénient eh remplaçant Va cursif par l’a romain incliné. L’a* ainsi présenté, l'erreur n’est plus possible; mais cette nouvelle forme s’écarte du type régulier,
- 11 existe aussi des chiffres penchés; la crainte du mélange fait qu’ils sont peu employés.
- Dans un passage complètement en italique, les mots que l’on veut faire ressortir se mettent en romain, ainsi que les lettres bas de casse isolées.
- Le caractère italique a une destination propre : faire ressortir certains mots ou phrases; employé exclusivement à de la composition courante, il perd de sa valeur et devient un caractère comme un autre, avec un peu moins de lisibilité — en tous cas détourné de son véritable objet.
- De la ponctuation
- La connaissance de la ponctuation est indispensable au compositeur : elle lui évite les corrections les plus dispendieuses et les plus rebutantes. Aussi quelques indications grammaticales, brièvement rappelées, remettront utilement ces règles en mémoire.
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- PONCTUATION'
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- La ponctuation est l’art de diviser les parties du discours au moyen de signes. Ces divers signes conventionnels indiquent les rapports qui existent entre les parties constitutives du discours en général et de chaque phrase en particulier. Les pauses plus °u moins longues que l’on doit observer à la lecture sont aussi marquées par la ponctuation ; mais, dans ce cas, elle ne doit point nuire à l’intelligence du sens général, car son but est, avant tout, la clarté du langage écrit.
- Les anciens manuscrits étaient dépourvus de ponctuation, même d’espace entre les mots. Le point, d abord misentre chaque mot, fit cesser la confusion, Puis fut remplacé par un intervalle; il servit à distinguer la division des paragraphes.
- Ce sont les grammairiens grecs qui, les premiers, firent usage de quelques signes de ponctuation. Ælius Lonat (iv* siècle), dans sa grammaire qui fut suivie en Europe jusqu’à l’invention de l’imprimerie, avait adopté 11 n point lias comme virgule, un point au milieu faillit fonction de deux-points et un point haut terminant
- phrase. La virgule figurée par une harre et le deux-Puints apparaissent aux ix' et x° siècles. Le signe a marquait le commencement d’un paragraphe.
- La ponctuation, désordonnée pendant les premiers temps de l'imprimerie, fut presque régulière chez Aide Vers la tin du xve siècle.
- " Charlemagne avait si bien senti la nécessité de la ponctuation pour l’intelligence des auteurs, qu’il la fit 'établir par des règles tirées de la version latine de la fiible par saint Jérôme. 11 en fit un des points les plus *mportants de ses Capitulaires. «
- LA VIRGULE (,)
- La virgule (du latin virgula, petite verge) sépare tes mots de même nature et de même fonction
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- 192 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- quand ils ne sont pas unis par la conjonction el, ou, ni :
- La pourpre, l’indigo, le safran brillent sur ces étoffes.
- Elle se met avant et après tout mot ou groupe de mots qui peut être retranché sans altérer le sens :
- Un ami, don du ciel, est le vrai bien du sage.
- Entre les propositions de peu d’étendue :
- .Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu.
- Elle remplace le verbe sous-entendu :
- On a toujours raison; le destin, toujours tort.
- On met une virgule à la tin d’une proposition trop étendue ; elle est alors dite de respiration :
- Un Arabe qui se destine au rude métier de pirate de terre, s’endurcit de bonne lieure à la fatigue des voyages.
- Lorsque les parties jointes ensemble par les mots el, ou, ni ont trop d’étendue et qu’on ne peut les prononcer sans faire une pause, la virgule est employée :
- Nul n’est content de sa fortune, ni content de son esprit-LE POINT-VIRGULE (;)
- Le point-virgule sépare les propositions semblables de certaine étendue, surtout si elles renferment des parties déjà subdivisées par des virgules :
- Parler, c'est dépenser; écouter, c’est acquérir.
- La raison est le flambeau de l’amitié; le jugement en est le guide; la tendresse en est l’aliment.
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- PONCTUATION
- 1P3
- Les diverses parties d’une énumération en alinéa °u non, sont terminées ou séparées par le point-virgule.
- Le point-virgule est aussi appelé « petit-que ». La conjonction enclitique que était représentée en latin P^r un q suivi d’un point-virgule, d’où l’expression “ petit-que » pour désigner cette ponctuation.
- LE DEUX-POINTS (:)
- Le deux-points ou comma se met avant une citation :
- Aristote disait à ses disciples s « Mes amis, il n’y a point d’amis. »
- Avant une énumération si elle termine la phrase :
- ^ oilà ton meilleur médecin : tempérance, gaieté, travail.
- Après cette énumération si elle commence la phrase :
- Tempérance, gaieté, travail s voilà ton meilleur médecin. Avant une réflexion :
- Me fais rien dans la colère s mettrais-tu à la voile dans la tempête?
- LE POINT (.)
- Le point (du latin punctum, même sens, qui vient de pungere, poindre, piquer) se met après llne ou plusieurs propositions formant un sens
- complet.
- Les points pleins ou espacés à demi-cadratin et a cadratin servent aussi de points de conduite.
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- LES POINTS 1)K SUSPENSION (...)
- Les points de suspension ou suspensifs se mettent au nombre de trois; plus la ponctuation exigée par
- le sens de la phrase .(.....; ils indiquent
- une réticence, une interruption volontaire dans l’expression de la pensée.
- Les points de suspension placés en avant d’une citation indiquent que celle-ci est prise à un endroit quelconque.
- LE POINT D’INTERROGATION (?)
- Le point d’interrogation ou interrogant vient à la tin des phrases exprimant une question.
- Mis entre parenthèses (?), il exprime un doute; dans les dates, il remplace le chiffre sur lequel on manque de certitude.
- LE POINT D’EXCLAMATION (!)
- Le point d’exclamation ou exclamant suit le mot ou la phrase indiquant les différents états de l’âine-
- Se trouvant mis entre parenthèses (!), dans Ie cours d’une phrase dépourvue d’exclamation, il indique le sentiment particulier de l’écrivain tout en étant destiné à le provoquer chez le lecteur.
- Dans une phrase exclamative ou interrogative terminée par des points de suspension, les points exclamant et interrogant se mettent avant eux si la phrase est complète. Si elle est interrompue, üs se mettent après.
- LES PARENTHÈSES ( )
- Les parenthèses enferment, au milieu de la phrase, les mots formant un sens distinct et séparé,
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- PONCTUATION
- 19o
- les incidences qui peuvent être supprimées sans nuire au sens général, les dates, renvois, sources diverses, indications, explications, réflexions, etc., ies mots et phrases venant en sous-titre.
- Quand l’intercalation entre parenthèses fait corps avec la phrase tout en la coupant en deux, la ponctuation, s’il y a lieu, se met après la seconde Parenthèse. L'intercalation analogue placée après une phrase complète terminée par un point prend Un point avarft la dernière parenthèse.
- LK TIRET (—) OU MOINS
- Le tiret ou moins (qui tient aussi lieu de parenthèse et de virgule) sert à marquer le changement d’interlocuteur dans les dialogues et se place au commencement de chaque alinéa.
- Si le dialogue, au lieu d’être en lignes détachées, forme un seul alinéa, il sera bon d’aller à la ligne chaque fois qu’il y aura interruption nécessitée par ta marche de l'action ou les réflexions de l’auteur.
- Le tiret s’emploie dans les lignes de titre (ou de tables) pour détacher les lettres et chiffres numéraux :
- XII. — Division des Terrains secondaires.
- A. — Le Tkiask)UE
- Pour séparer les diverses parties d’un sommaire :
- Le transformisme et la sélection de Darwin. — Exemples chez les plantes et chez les animaux. — Vie géologique de la terre. — Formation des diverses couches.
- Lans les tables, index, catalogues, pour éviter les répétitions des nombres et des mots (notamment Cedx d’auteurs et d’ouvrages) :
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- 196 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Pensées et maximes de Fénelon, 2 vol. in-18. . 3 iï.
- — de Jean-Jacques Rousseau, 2 vol. in-18. 3 IV.
- — de Voltaire, 2 vol. in-18. ....... 3 fr.
- Dans les opérations et les tableaux sans filets, H remplace ces derniers sous les têtes.
- LES GUILLEMETS ((( )) )
- Les guillemets sont réservés aux citations (pas-sages empruntés à un auteur), aux mots et locutions que l’on ne veut pas mettre en italique, mais que l’on désire néanmoins faire ressortir, à ceux qui sont d’usage courant et n’appartiennent pas en propre à l’auteur, et à ceux que l’on modifie dans leur physionomie avec intention.
- Concurremment avec le tiret, ils sont employés dans les dialogues.
- La règle typographique pour les citations est la suivante : le premier guillemet vient au commencement les pointes à droite («), le second à la fin les pointes à gauche (»).
- Lorsque dans une citation se présente une autre citation, celle-ci, en plus des guillemets initial et final qui enserrent la première, est guillemetée au long, c’est-à-dire que chacune des lignes, s’il y en a plusieurs, commence par un guillemet ainsi tourné («) et non autrement. Pour la régularité, il est bon de détacher le guillemet de chaque ligne soit par un demi-cadratin, soit par des espaces fortes de même épaisseur.
- Les courtes citations sont généralement composées dans le caractère courant. Si, au lieu de faire corps avec le texte, la citation forme un alinéa, les guillemets se mettent au commencement
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- PONCTUATION
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- et à la fin ; et, en plus, au début de chaque alinéa Quand il y en a plusieurs.
- b est inutile de guillemeter les citations reproduites en caractères différents, qui, par cela même, ressortent d’autant plus qu’elles sont détachées du texte ordinaire par des blancs de séparation.
- Le dialogue, commencé par un guillemet, se continue par des tirets, et se termine par un guillemet :
- « Vous n'avez pas de témoins ?
- — Je n’en ai pas besoin.
- — Il vous en faut au moins un.
- — Je prendrai le premier venu. »
- La ponctuation ne doit point se placer indifféremment avant et après le guillemet. En effet, si le Passage guillemeté forme une ou plusieurs phrases mdépendantes, la ponctuation sera enfermée dans Ie guillemet.
- Si ledit passage dépend d’un membre de phrase qui le précède ou le suit, la ponctuation se place après le guillemet.
- Néanmoins, pour éviter de multiplier les signes de ponctuation, on ne mettra pas de virgule ni de Point après le guillemet enfermant une phrase terminée par un point d’interrogation ou d’exclamation.
- (< Nous sommes tous perdus! » s’écrièrent les passagers. Répondez à ma question : « Que savez-vous de Charlemagne? »
- Les courtes incises : dil-il, répliqua-l-il, répon-drf-il, penm-l-il, etc., ne se placent pas hors des Suillemets, excepté lorsqu’elles appartiennent à un Passage guillemeté au long. Cependant, lorsque ces iPcises occupent une ligne et plus, il convient de
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- les détacher du texte en fermant et ouvrant de nouveau les guillemets.
- Le terme etc. se place après le guillemet final de la citation qu'il abrège.
- Dans les opérations chiffrées, le guillemet, tourné les pointes à gauche, s’emploie comme signe de la nullité ; il ne tient pas lieu de zéro, mais remplace la quantité absente.
- Au cas où le guillemet et, mieux, le tiret tiennent lieu d’un mot, d’une courte phrase, d’un chiffre de pagination, de date ou de numération quelconque, exprimé dans une précédente ligne, ils sont remplacés par leurs équivalents chaque fois qu’ils s’en trouvent isolés, soit qu’ils se présentent en tête de page ou de colonne, soit que, dans les notes, ils se trouvent reportés à la page suivante.
- La rencontre d’œils dissemblables dans un même passage (« <«) est disgracieuse et doit être évitée.
- L’origine du guillemet, en tant que signe, serait l’antilambda ou lambda (A) renversé horizontalement {<>-). qui était employé dans les anciens manuscrits pour distinguer les citations. Les anciens livres portent deux virgules jointes «fui servaient au même objet. Quant à son nom, il le tirerait de celui d'imprimeurs ou libraires, les Guillemet, très estimés au xvii* siècle.
- Nous ne saurions trop protester, en passant, contre l'introduction des informes guillemets anglais consistant en virgules retournées et apostrophes (“ ”) : c’est simplement affreux, — surtout dans les gros caractères. Nombre d’idées anglaises qu'il est de bon genre d’adopter sont dans ce cas. Il serait plus simple, si l’on tient à employer ce guillemet exotique, de le rendre quelque peu artistique en le régularisant ainsi ”,
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- PONCTUATION
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- LE TRAIT D’UNION (-)
- Le trait d’union joint les parties des mots composés et ceux formés avec : contre, avant, arrière, demi, ex, mi, nu, quasi, sous, vice, extra, ultra.
- contre-amiral, avant-garde, demi-setier, ex-ministre, mi-carême, quasi-mort, nu-tète, sons-entrepreneur, extra-vieux, ultra-libéral.
- S’emploie après le mot non suivi d’un substantif, d’un adjectif et d’un verbe (excepté non seulement) :
- non-valeur, non-conforme, non-recevoir.
- Se met entre le pronom personnel et le mot même :
- soi-même, nous-mêmes, elle-même.
- Entre le verbe et les pronoms divers placés après :
- Où suis-je, parle-moi, sauve-toi, qu’as-tu, habillons-nous, calmez-eou.s, dit-i/, pensent-i7s, vient-elle, arrivent-eZZcs, prend-Ze, tenez-Za, touchez-Ze.s, ré-ponds-Zur, chante-Zeur, vas-r, goûtez-en, est-ce, l'ait-on.
- De chaque côté du t euphonique :
- dira-t-on, voilà-t-il, aime-t-elle.
- Entre les mots désignant une contrée, une ville, un département, un fleuve, une rue, une église :
- La Petite-Russie, les Etats-Unis, la ville de Lons-le-Saulnier, le département de la Côte-d'Or, le Haut-Nil, la rue du Chat-qui-Pêche, l’avenue Victor-Hugo, l’église Saint-Jacques-du-Cliardonnet.
- Les prénoms d’une même personne :
- Jean-Jacques Rousseau. Eniile-IIippolyte-Maximilien de Caruel.
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- 200 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Les noms réunis du mari et de la femme dans les familles nombreuses, ceux d’une firme commerciale, les noms propres composés de deux noms :
- Monnet-Sully, Meunier-Lombard, Constance-Chlore.
- Les noms propres suivis de surnom ne prennent pas le trait d’union :
- Le difc Jean sans Peur, le czar Pierre le Grand.
- A moins qu’ils ne désignent une voie ou un monument :
- La tour de Jean-sans-Peur, la rue Pierre-le-Grand.
- Les nombres composés au-dessous de cent :
- l)ix-liuit, trente-trois, cent quatre-vingt-quinze, mil huit cent soixante-sept.
- Sauf ceux avec le mot el :
- Vingt et un, soixante et onze.
- Les indications de la rose des vents :
- N.-E., -S.-S.-O.
- Pour indiquer la suite continue d’un nombre à un autre (il remplace le mot à) :
- 4-27, c’est-à-dire 4 à 27 (4, 5, G, 7, etc., jusqu'à 27).
- Il remplace aussi le mot el :
- §§ 1-2, c’est-à-dire § 1 et § 2.
- Il est supprimé après les mots très, loul (sauf Très-Haut, Tout-Puissant) et les préfixes anli, archb ço, extra, juxla, hi/dro, prolo,
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- PONCTUATION
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- l’astérisque (* *)
- L’astérisque (petit astre, étoile) s’emploie seul comme appel de note ou désignation conventionnelle, pour séparer les deux parties d’un verset, et ou nombre de trois comme abréviation d’un nom propre :
- Mme de B***.
- Lest ainsi le signe de l’anonymat et, pour cet objet, remplace de préférence les trois points.
- Disposés en triangle au milieu d’une ligne de Liane, les astérisques tiennent lieu de filet de séparation : cette ligne tombant en tin de page (ou de colonne) sera mieux placée en tête de la suivante,
- Sous cette forme, au commencement d’une ligne, Ls indiquent le début de chaque paragraphe.
- LES CROCHETS [ ]
- Les crochets s’emploient pour enfermer, au début Lun article, soit une note, soit une introduction de plus ou moins d’étendue, et, dans ce cas, généralement composée en caractère différent; soit encore Pour enfermer dans un texte original des phrases et des passages explicatifs ou complémentaires.
- Quand il se présente une intercalation dans une outre déjà mise entre parenthèses, elle se met entre crochets pour être mieux différenciée.
- Le crochet s'emploie dans la composition des vers. 11 renferme le mot ou la fraction de mot excédant la justification, au-dessus ou au-dessous de la ligne selon le cas.
- Et les pâles vivants d’à présent sont, hélas! [tombe.
- Moins qu’eux dans la lumière et moins qu’eux dans la
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- 202
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- LE PARAGRAPHE (§ §)
- Le paragraphe est le signe abréviatif des parties d’un chapitre, d’un titre, d’un article, etc.
- Si plusieurs paragraphes sont cités ensemble, le signe est doublé (§§).
- Employé seul comme titre, avec son chiffre ordinal, il peut être mis sous forme de signe ou en toutes lettres :
- § 39, § XXXLX, Paragraphe 39.
- Mais si le titre du sommaire le suit, on le met en abrégé.
- § 3. — l)e la Métempsycose.
- Dans le texte courant, le mot paragraphe précédé d’un article se met en toutes lettres.
- RARRE TRANSVERSALE (/)
- La barre transversale indique les fractions de nombre; s’emploie dans l’algèbre et participe aux abréviations :
- i/-2 <7o "/„ »/
- VERSET (t), RÉPONS (ïij), PIED-DE-MOUCHE (^), CROIX (y), LE MOT « ET )) (&).
- Les versets et les répons sont employés dans les ouvrages de religion tels que paroissiens, missels, bréviaires, antiphonaires, livres d’heures, etc.
- Les versets de l’Ecriture sainte sont marqués par le > et les passages qui se disent ou se chantent aux offices après les leçons ou après les chapitres»
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- SIGNES DIVERS
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- par le signe r}. Tous deux sont suivis d’un point :
- y. •
- Le pied-de-mouche ^ sert de point de repère ou appelle l’attention. Se compose sans point.
- La croix f s’emploie dans les livres d’offices et dans les dictionnaires avec une valeur convention nelle. Dans les biographies, le millésime devant lequel elle est placée indique la date du décès du Personnage cité.
- L’astérisque, la croix, le paragraphe et le pied-de-uiouche servaient autrefois de renvoi aux notes marginales dans cet ordre (* f § T).
- Le mot et est abrégé aujourd’hui par le signe anciennement par & ou &.
- LF. GROS POINT (.)
- Le gros point, dit aussi point de conduite, ne coniptepas, à vrai dire, dans la ponctuation; c’est un signe fondu sur demi-cadratin, d’épaisseur systématique par conséquent. 11 sert dans les alignements et les opérations chiffrées; il se place aussi entre les tranches de chiffres et les décimales pour assurer la parfaite régularité. l*our ces dernières Il existe des virgules fondues sur demi-cadratin.
- Tableau des signes
- Signes du Zodiaque.
- T’ Bélier.
- ^ Taureau. Q Gémeaux. Ecrevisse.
- Si Lion, nf Vierge. =0= Balance, ni Scorpion
- Soleil.
- H Sagittaire. X Capricorne Verseau.
- K Poissons.
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- 204
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Phases de la lune.
- # Nouvelle lune. I C) Premier quartier*.
- O Pleine lune. I (J Dernier quartier.
- Planètes et astéroïdes.
- Mercure Q Vénus. .£> Terre. d1 Mars.
- % Jupiter. I) Saturne. $ Uranus. $ Neptune.
- j| Vesta. $ Junon. Ç Gérés. $ Pallas.
- Aspects.
- C/ Conjonction. ü Nœud ascendant.
- Opposition. 9 Nœud descendant
- Quadrature. A Trine.
- Médailles.
- & Ghevalier.
- ÿfc O. Officier.
- G. Commandeur, ifc G. O. Grand officier.
- G. G- Grand’croix. (Légion d’honneur). Médaille militaire. Nichan.
- § Mérite agricole.
- 42 Officier d’académie. 42 I. Offic. de l’InsCr. publ- Croix de Malte.
- ® Médaille d’or.
- ® — de vermeil.
- ® — d'argent.
- ® — de bronze.
- Signes de médecine.
- % prenez, th livre, ô once.
- 5 drachme ou gros.
- 3 scrupule, fi demie, il fl de chaque. G grain.
- Signes de botanique.
- O Plante annuelle.
- (J) Plante monocarpienne annuelle.
- @ Plante monocarpienne bisannuelle.
- (§) Plante monocarpienne vivace.
- 2T Plante rhizocarpienne-t) Plante caulocarpienne. 3 Sous-arbrisseau.
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- ABRÉVIATIONS
- 205
- 5 Arbrisseau.
- 5 Arbuste.
- Arbre.
- Plante toujours verte. Plante vivace. d* Plante bisannuelle.
- ^ Plante ligneuse.
- ^ Plante grimpante.
- ( PL gr. à droite.
- ) PL gr. à gauche, cf Pl. ou fleur mâle.
- 9 Pl. ou fleur femelle.
- § PL ou fleur hermaphr'. çf Pl. ou fleur neutre, oc Nombre indéfini.
- Monogrammes du Christ.
- -f X *
- Signes dieers.
- ^ livre sterling.
- S dollar.
- § milréis.
- ^ denier.
- livre tournois. *“ chemin de fer.
- Kl poste aux lettres. U* télégraphe.
- j* évêché.
- ^ archevêché.
- [NcTi notable commerç*. 332?“ index.
- Des abréviations
- ^ abréviation consiste dans le retranchement de c dsieurs lettres finales ou médianes remplacées d non par un point, en une combinaison de dires et de minuscules et même de supérieures, Par la substitution de lettres et de signes parti-cdliers.
- if," ^es abréviations datent de l’origine de l’écriture, par les sténographes, les tironiens, les no-I les) les siglaires; les scribes, les copistes, les clercs, ® chancellistes les ont imités. En variant et multi-ant les abréviations ils rendaient leur écriture f 1 ^ddatique à tel point que Justinien et Basile avaient du des édits qui décernaient la peine de crime de Topographie. 12
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- 206
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- faux contre ceux qui se serviraient d'abréviations oit. de sigles en copiant les lois de l'Empire. Philippe Ie Bel les fit également disparaître des actes juridique en 1304, voulant ainsi bannir des minutes des nolaire® les abréviations qui exposaient les actes à être m*1 entendus ou falsiliés. »
- (Les « sigles » sont des lettres initiales employée® comme signes abréviatifs : 1 N R I, Jésus Nazareus re}' Judæorum (Jésus roi des Juifs). S. P. Q. II. Sénats populusque Rom anus (le sénat, le peuple romain).
- Les abréviations sont fort utiles dans les ouvragé spéciaux : dictionnaires, grammaires, catalogues* index, ouvrages de science, recueils particuliers, etc., elles économisent la place et le temps et coO' tribuent à la clarté par leur laconisme. Sauf quelques abréviations générales, on les évite dans tout ouvrage où leur utilité n’est pas démontrée.
- étira ttalrarc De lignîorcttiî ni' quati ttabtbitmifiprulmae in 7 totigmn»m:%tatîië ut latituùmt it> £0>i|uaijniittttï8 rubîttrs in ftltituP ne. itoimta autfg quatuœ ftujrul 00 tgîpomir.tt opttailluiï tce. fftracfig
- Exemple des abréviations usitées à l’origine de l’imprimerie. Tiré de la « Bible » de Gutenberg (sans date)-Les accents remplacent les lettres absentes.
- Les copistes du temps passé usaient beaucoup " abusaient même — du procédé abréviatif, pour aller plus vile et ménager le parchemin. Les ma'
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- ABRÉVIATIONS 207
- nuscrits des xne et XIIIe siècles notamment sont, Pour cette raison, quasi-indéchiffrables.
- D’autre part, le désir des typographes était de lettre le plus de matière possible dans un espace resserré; à cet effet ils supprimaient souvent les v°yelles qui étaient remplacées par des accents.
- Aujourd'hui, je le répète, à part un petit nombre mots, on abrège rarement dans le texte, mais °n emploie des abréviations surtout dans les notes et les ouvrages indiqués plus haut.
- Dans ces ouvrages (les annuaires, les almanachs, Par exemple), certains mots extrêmement réduits ne sont rendus compréhensibles qu’en vertu de conventions particulières.
- En retranchant quelques lettres d’un mot, on doit en rappeler suffisamment la physionomie pour fu’il se révèle rapidement à l’esprit, sans néanmoins Pour cela laisser subsister des lettres superflues.
- D faut aussi, en abrégeant, éviter de reproduire *a figure d’un autre mot, car le point abréviatif ne suffirait pas toujours dans ce cas à écarter l’équi-voque.
- D est entendu que l’abréviation de plusieurs syllabes ne supporte pas la coupure, à moins de lostification extrêmement étroite.
- Lorsqu’il est urgent d’abréger une partie de Phrase, le substantif supportera toujours l’abrévia-b°n ; « prescript. trentenaire » et non « prescription trenten. ». Cela peut se présenter dans les Dtres courants, sommaires, têtes de tableaux, etc.
- Les mots : tome, page, noie, partie, livre, cha-paragraphe, article, section, planche, figure, lalio, recto, verso, manuscrit, numéro, scène, chanl, avant Jésus-Christ, après Jésus-Christ, etc., ~~ Unis au long quand, dans une phrase, ils sont
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- 208 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- sujets ou compléments et lors même qu’ils sont accompagnés de nombres, — s’abrègent s’ils sont placés entre virgules, crochets, parenthèses, etc.
- t., p., n., part., liv., chap., §, art., sect., pl„ fîg., r ’ v°, ms. (au pluriel mms sans point linalj, n°, sc., ch--av. J.-C., ap. J -C.
- Seul, dans les noms de souverains, l’adjectif or' dinal I est suivi de et (I*r),
- Monsieur, Madame, Mademoiselle, Monser gneur, Veuve, etc., lorsqu’on ne s’adresse pas à la personne, se mettent en abrégé :
- M., Mme, Mlle, Mgr, Vve, ou encore Mmo, Mllc, V", Mf,<
- Les mots Saint et Sainte s’abrègent, St et Ste» particulièrement dans les ouvrages de géogr»' phie, les dictionnaires, les guides, les ouvrages religieux.
- Les francs s’abrègent de plusieurs façons : 1 fr" 1 f., lf; de même les centimes ; 1 cent., 1 c., l®i kilomètres et kilogrammes peuvent s’abréger kiï' (au lieu de kilom.) et kilogr. ou kilog. lorsqu® dans la phrase il n’y a pas lieu à confusion. Kilo* gramme s’abrège aussi kilo, qui remplace le mot kilogramme et prend même la marque du pluriel '• 300 kilos. On peut supprimer l’équivoque de cette façon : km., kg.
- Mais, lorsque le nombre ne contient pas de fraction, la dénomination qui suit se met en toutes lettres :
- 1 franc, 10 centimes, 2 mètres, 15 centimètres, 7 kilogrammes, 10 grammes, 1 décigramme, etc.
- S’il est suivi de décimale ou de fraction, on abrège cette dénomination première ; il n’est paS
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- ABRÉVIATIONS
- 209
- utile d’abréger ni même de mentionner la seconde; ^ ne peut y avoir doute à ce sujet; les francs appellent les centimes; les kilogrammes, les grammes, etc.
- Afin de ne pas exagérer l’emploi des zéros, °n écrira par exemple o « milliards » au lieu de s 000 000 000.
- Le tant pour cent : 1 p. 100, 1 0/0, 1 “/„; pour
- *nille : 0/00, %.
- t Les noms des formats in-quarto, in-octavo, s abrègent sans 0 supérieur : in-4, in-8.
- L’in-folio s’abrège ainsi : in-f°.
- Les degrés, minutes, secondes, tierces :
- 10", 15', 16",
- Les primo, secundo, lerlio, etc. :
- 1», 2», 3°, 4». 5».
- s abrègent avec un o supérieur ("), tandis que les degrés prennent un zéro supérieur (°) pour éviter t°ute confusion.
- Dans les ouvrages de mathématiques, l’heure s abrège, ainsi que les minutes, secondes et tierces:
- 10 h. 30', 40”, 50”'.
- Les noms des interlocuteurs au commencement de la ligne dans une pièce de théâtre, ceux d’un dialogue soutenu dans une nouvelle, un passage de roman, peuvent s’abréger après avoir été mis une première fois en entier. On use également de Ce procédé dans les classiques étrangers, les grecs n°lamment.
- 12.
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- 210
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- En règle générale, on écrit en lettres les âges et les heures de la journée, et en chiffres les millé' simes, les dates, les degrés, la population, les séries statistiques, etc., tout ce qui peut amener une opération arithmétique.
- Les mots acte, épître, vers, ne s’abrègent pas, ainsi que le mot directeur, qu’il est préférable de mettre au long pour éviter la confusion avec docteur (Dr).
- Cf. est l’abréviation du latin confer, comparez.
- Il vaut mieux mettre suiv. (suivant) que sq., sqq-> sequentes, sequenlia, même signification.
- Le nom d’une personne est abrégé par son initiale ou par la lettre X suivie de points ou d’astérisques, ou même remplacé par trois astérisques seuls :
- M. H..., Mme X***, Mlle ***.
- Quand les mots ib,, ibid., tombent au commencement d’une page ou de la première note d’une page^jl faut les remplacer par le mot qu’ils représentent.
- Quand on s’adresse à la personne, les titres honorifiques se mettent en toutes lettres : Leurs Majestés, Votre Altesse Royale, Son Excellence, etc. Dans le cas contraire, on se contente de l’abréviation par la majuscule : LL. MM., V. A. R., S. E.
- Les abréviations d’une lettre ne sont pas acceptées (pag. pour page).
- Nous n’avons cité en passant que quelques-unes des abréviations en usage; la liste suivante en donnera un aperçu beaucoup plus complet et sera consultée utilement, nous l’espérons.
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- ABRÉVIATIONS
- 211
- liste des abréviations couramment
- A- I). Mil.
- ïllC.
- *P. J.-c. ®v- J 'C.
- ïrr.
- art
- t'"-
- c-à-d.
- cap.
- cart
- ch.
- oïap ’ ch-ch.-i.
- ch., ch6r ^h.-y
- ÿ,c» '«"O, ce
- cO«fl
- I).
- dern/2 2e, 2«
- 2/3, 2/
- D- ’ '3
- Ulrr- Direct.
- Dipon
- d°
- JS d„„
- b-M
- b.
- dr.
- éd.
- édit.
- &
- etc.
- «x.
- anno Domini affluent ancien après Jésus-
- [Christ avan£ Jésus-
- [Christ arrondissement article aujourd'hui bienheureux baron, baronne broché c’est-à-dire capitale cartonné chant chapitre chef-lieu chevalier cheval-vapeur compagnie id. (en anglais), compte courant comte,comtesse contluent demande demi dernier deuxième, es deux tiers
- direction
- dito
- division docteur [cin docteur-méde-dom ou don droite édition éditeur et
- et caetera exemple
- exempl., i extr. if. f.
- f, ff.
- fig.
- fl.
- f», fol., f-, ff-f., fr.
- F»
- g-
- Kr->
- gr.-c.
- gr.-off.
- hab.
- h., h
- ib., ibid. id.
- illustr.
- J.-C.
- j-
- lat., latit. 1., lig. lim., ld liv. livr. liv. st. loc. long, longit.
- M'
- m1
- Ms., ms.,
- M*, m” MM s, mms.
- MM", mm M », Mu' mét. mérid. rnonogr. m. à m.
- ' E.M 1*1.0YÉES
- exemplaires
- extrait
- Digeste
- féminin
- feuillets
- figure
- fleuve
- folio
- folios
- francs
- franco
- gauche
- grand,grande
- grand’eroix
- grand-officier
- habitants
- heure
- ibidem
- idem
- illustration
- Jésus-Christ
- jour
- latitude
- ligne
- limited (anglais)
- livre
- livraison
- livre sterling
- locution.
- longueur
- longitude
- maître
- marchand
- masculin
- matin
- manuscrit
- manuscrits
- marquis, quise métagramme. méridional monogramme mot à mot
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- 212
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Mgr, M" Monseigneur
- M. Monsieur
- Mme, Mmc Madame
- MM. Messieurs
- Mmes, Mc> MMmes, MM' , Mesdames
- Mlle, Mlle Mademoiselle
- Mlles, M"“ MMlles, MM>“ ^Mesdemoiselles
- N. B. nota bene
- négt., N'1 négociant
- N. C. notable corn-
- ni [merçant nous, nos
- N°, n°, N°“, n°’ numéro, ros
- ii. nuit
- N. inconnu
- Il' inconnue
- N., n. nota, note
- N-D Notre-Dame
- N.-S. Noire-Seigneur
- NN. SS. Nos Seigneurs
- p., pp. page, pages
- par., paragr. paragraphe
- p. ex. par exemple
- part. partie
- Pi- planche
- pi. pluriel
- P- pour
- pi, p1 ; pied
- ppi, pp> pieds
- P.-S. post-scriptum
- po, p°, pouce
- ppo, pp“ pouces
- 0/0, «/„ pour cent
- 0/)0, o/oo pour mille
- 1", Ie» premier, rs
- princ., pr*1 principal
- jir., prou. prononcez
- prov. province
- ps. psaume
- 1/4, 'h quart
- q.q. quelques
- qq* • quelquefois
- q- quintal
- Q- question
- R. réponse
- rel. relié
- rem. remarque
- rép. répons
- rb. rouble
- r° recto
- S., St, S* 4 Saint
- Ste, St0 Sainte
- SS. Saints
- Sles, S"'* Saintes
- s. d. sans date
- s. 1. n. d. sans lieu ni d»
- SC. scène
- sch. schelling
- sect. section
- sept. septentrional
- sign. signature
- s. siècle
- sing. singulier
- s. soir
- suppl. supplément
- Sr (le) le sieur
- syn. synonyme
- S/C son compte
- s. v. p. s’il vous pla‘1
- t. tome
- t. tonne
- 1/3, 'h tiers
- 3/4, 3/4 trois quarts
- télégr. télégramme.
- téléph. téléphone
- vign. vignette
- V/C votre compte
- V., voy. voyez
- V», v» verso
- V/ vous, vos
- Vve, VTe veuve
- W.-C. water-closet
- v., vil. ville
- vg., vge village
- vol. volume
- vers. verset
- v-, v— Vicomte, tesse
- X. anonyme
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- ABRÉVIATIONS
- 213
- Abréviations du système métrique
- centiare
- centigr., cgr. centigramme centil., cl. centilitre c t cent., et. centimes
- C-’ cent., CeiUim., '/ Clllq-, cm2 ”
- ^c., cm-’ décal.
- décam.. dm. de2
- ï«r- d*'«
- ?écil-i de., dl.
- decini. d*dq , dm2 duc., dm’
- (î , gp
- V,
- centimètre
- centimètre
- [carré centimètre cube décalitre décamètre décamètre carré
- décigramme
- décilitre décimètre décimètre carré décimètre cube gramme hectare
- hectom., hm. hectomètre hmq., hm2 hectomètre
- [carré
- hectogr., liec-to, hgr., hg. hectol., hl. kilom., kil., kl.
- kmq., km2 kilog., kilo, kgr., kg.
- 1.
- mèt., m., m mq., m2 me., m3 millim., mm.
- °7“
- inmq., mm2
- hectogramme hectolitre kilomètre kilomètre carré kilogramme
- litre, mètre, mètre carré mètre cube
- millimètre
- millimètre
- [carré
- milligr., mgr. milligramme st. stère
- Titres honorifiques
- V. A. Votre Altesse
- S. A. Son Altesse
- LL. AA. Leurs Altesses
- LL. AA. II. Leurs Altesses Impériales
- LL. AA. RR. Leurs Altesses Royales
- V. M. Votre Majesté
- S. M. Sa Majesté
- LL. MM. Leurs Majestés
- LL. MM. II. Leurs Majestés Impériales
- S. A. I. Son Altesse Impériale
- S A. R. Son Altesse Royale
- S. A E. Son Altesse Electorale
- S. A. Em. Son Altesse Éminentissime
- S. A. S. Son Altesse Sérénissime
- S. II. Sa Hautesse (le sultan)
- S. s. Sa Sainteté (le pape)
- s. s. Sa Seigneurie
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- 214
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- S. Gr. Sa Grâce
- S. G. Sa Grandeur
- V. E.,V.Exc. Votre Excellence
- S. E. Son Excellence
- LL. EE. Leurs Excellences
- LL. HH. PP. Leurs Hautes Puissances
- S. M. T. G. Sa Majesté Très Ghrétienne
- V. Em. Y'otre Eminence
- LL. EEm. Leurs Eminences
- N. S. P. Notre Saint Père (le pape)
- SS. PP. Saints Pères (de l’Eglise)
- PP. Pères (de l’Eglise)
- 1t. Révérend
- R. P. Révérend Père
- RR. PP. Révérends Pères
- T. G. F. Très Gher Frère
- TT. GG. FF. Très Gliers Frères
- 1° primo 2° secondo 3“ tertio 4° quarto 5° quinto 6° sexto 7“ septimo 8° octavo 9° nono
- 10° decimo 11“ undecimo 12“ duodecimo 13° terliodecimo 14“ quartodecimo 20“ vigesimo 21° vigesimo primo 22“ vigesimo altero 23“ vigesimo tertio
- 24“ vigesimo quarto
- 30° trigesimo 40° quadragesimo 50“ quinquagesirno 00“ sexagesimo 70° septuagesimo 80“ octogesimo 90° nonagesimo 100° eentesimo
- in-pl. in-plano in-12 in-douze
- in-f" in-folio in-10 in-seize
- in-4 in-quarto in-18 in-dix-huit
- in-8 in-octavo in-32 in-trente-deux
- N. Nord, S. Sud, E. Est, O. Ouest (YV.)
- N.-E., N.-O., N.-N.-E., N.-N-O.
- S.-E., S.-O., S.-S.-E., S.-S.-O.
- E.-N-E. E.-S.-E. O.-N.-O. O.-S.-O. (W.-S.-W.)
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-
- ABRÉVIATIONS
- 315
- Formes diverses des fractions : i, Vs> 1/8, 1/8'.
- Dans le premier exemple, le petit filet s’appelle barre e fractions ; selon son emploi l’épaisseur en est de un Point ou de deux. Les chiffres fractionnaires de 3 et de ‘‘ points avec la barre de un point sont pour les corps 7 ef 9) avec celle de deux, pour les corps 8 et 10.
- ^os. cosinus
- cosec. cosécante
- ctg, cot. cotangente
- l°g- logarithme
- c. cj. f. d. ce qu’il fallait désec. sécante [montrer sin. sinus tg. tang. tangente
- NOMENCLATURE CHIMIQUE
- Aluminium..........
- Antimoine [Stibium).
- Argent.............
- Arsenic............
- Azote (Nitrogène) N
- ou...........
- barium.........
- bismuth........
- Hore...........
- ffrome.........
- ^admium ....
- f^alcium.......
- l-arbone.......
- ^érium.........
- ^csium.........
- Chlore.........
- ^hrome.........
- gobait......
- Luivre.........
- l^'dyme ..... Stai» iStannum).
- Erbium.........
- Fer.
- Fluor.
- ^alliUm . . . . ' iîlucinium. . . . «ydrogène. . . . fiulium. .
- Al Iode I
- Sb Iridium Ir
- Ag Lanthane La
- As Lithium Li
- Magnésium Mg
- Az Manganèse Mn
- Ba Mercure (Hydrargy-
- Bi ruin) Hg
- Bo Molybdène Mo
- Br Nickel Ni
- Cd Niobium N b
- Ca Or (Aurum) A»
- c Osmium Os
- Ce Oxygène O
- Cs Palladium Pd
- Cl Phosphore . . P ou Ph
- Cr Platine Pt
- Co Plomb Pb
- Cu Potassium (Kali). . . K
- I)i Rhodium Rh
- Sn Rubidium Rb
- Er Ruthénium Ru
- Fe Sélénium Se
- Fl Silicium Si
- Ga Sodium (Natron). . . Na
- G1 Soufre S
- 11 Strontium Sr
- ln Tantale Ta
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-
- 216
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Tellure..............Te
- Thallium............Tl
- Thorium...........Th
- Titane............Ti
- Tungstène. . Tg ou W
- Uranium..........U
- Vanadium...........V
- Yttrium..........Y
- Zinc...............Zn
- Zirconium..........Zr
- Abréviations diverses
- del.
- sc.
- pinx.
- inv.
- ss., ssq., sq. pansim, pass. cf.
- loc. cit. op. cit. i. e. in. ap.
- N. B.
- T. s. v. p.
- B. P. F.
- S. E. et O.
- S. G. I). G.
- P. P. G.
- delineavit (dessiné par...), marque du dessinateur
- sculpsit (gravé par...), marque du graveur pinxit (peint par...), marque du peintre invenit (inventé par...)
- {sequentia), et suivants çà et là, en divers endroits conférer (comparer)
- (loco citato), passage cité (opéré citata), ouvrage cité id est (c’est-à-dire) dans
- apud (auprès, chez)
- Nota bene (bonne note)
- tournez s’il vous plaît
- bon pour francs
- sauf erreur et omission
- sans garantie du gouvernement
- pour prendre congé
- De l’alignement
- L’alignement consiste à disposer des caractères différents d’œil et de force, de telle manière que la base de l’œil de chacun d'eux soit parfaitement en ligne avec les autres — alignement horizontal ; c’est faire aussi en sorte que les extrémités des lignes de prose commencent ou finissent au même endroit et forment, par leur superposition, une ligne descendante parfaitement droite — alignement vertical.
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- ALIGNEMENT
- 217
- ALIGNEMENT HORIZONTAL — PARANGONNAGE
- L’alignement horizontal doit toujours se. faire Par le pied. La rectitude de cette opération, fort simple en réalité, demande du coup d’œil de la Part du compositeur.
- Pour son exécution, on a recours au parangonnage.
- Parangonner (du mot parangon), c’est donner à Un corps la même hauteur qu’un autre plus fort, qui marche avec lui, au moyen de points supplémentaires : c’est donc suppléer à sa différence. Peux ou plusieurs petits corps peuvent ainsi s’accoler à un autre plus gros, voire à deux et plus. Il faut additionner les hauteurs respectives : la somme des points devra être en juste rapport. Il peut arriver que par hasard la concordance soit exacte ; dans le cas contraire, on parfait la différence avec ie blanc nécessaire : des fragments d’interligne généralement.
- Pans l’alignement des lettres ou des mots ordi-oaires, on se borne à évaluer les talus respectifs des deux corps; leur différence donnera la force du Parangonnage. Soit à aligner du six avec du huit dans un jeu de scène :
- box Pèdre. — C'en est lmp (avec colne^. Alvarès.
- Pu six au huit il y a la somme de deux points à Partager en deux : soit un point dessous et un dessus.
- ^lais on ne tombe pas toujours juste; certains Parangonnages délicats exigeraient pour être abso-ument parfaits l’emploi d’interlignes de demi-Tvcographie.
- 13
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- 218
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- point dont on ne peut pas disposer. En ce cas, on aligne pour le mieux.
- Le parangonnage se fait le plus souvent d’un seul côté. Exemple :
- Supposons l’M de douze et l’abréviation en six. La différence sera de 6 points qui seront mis à plat en espaces d’un corps correspondant à la largeur des trois lettres parangonnées.
- Si les espaces ne couvrent pas juste, il vaut mieux qu’elles soient plutôt moins larges que trop, car alors elles forceraient, formant un vide suffisant pour que les lettres, jouant dans un intervalle supérieur, glissent et tombent aussitôt.
- L’alignement d'un type courant avec un caractère de fantaisie présente quelques particularités. Dans le mélange de caractères droits avec, par exemple, des gothiques à base angulaire et avec des anglaises à base arrondie, les circuits et les pointes fuyantes doivent dépasser très légèrement l’alignement par en bas. Cette coïncidence relative n'est que pour la satisfaction optique.
- Dans l’alliance d’un mot entier avec une lettre ornée, l’alignement se fait sur la base propre de la lettre, les parties en dehors du contour essentiel — parties ombrées, azurées, traits d’ornement, etc. — doivent être laissées complètement en dehors.
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- ALIGNEMENT
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- La lettre mise dans le composteur, on place à sa droite autant d’interlignes, coupées sur la longueur du mot à parangonner, qu’il en faut pour rattraper exactement la hauteur de talus ; les lettres du mot Une fois posées par-dessus la ou les interlignes, additionner leur force de corps et l’épaisseur du premier parangonnage : leur somme soustraite de la hauteur de la grande lettre donne une différence, laquelle déterminera la force du second parangonnage. — On peut aussi employer des cadrats, voire lingots et réglettes, dans ceux de grandes dimensions.
- 11 faut toujours employer le moins de morceaux Possible — économie de matière et de temps. S’il y a deux pièces, la plus forte sera au-dessus de la Plus faible dans le parangonnage supérieur, au-dessous d’elle dans l’inférieur ; son épaisseur exté-rieure plus grande s’opposantmieux à tout déplacement latéral : ainsi les chevauchements seront-ds évités.
- [Chevaucher se dit plus particulièrement d’une lettre de fin de ligne qui sort de son alignement pour se lettre à cheval sur la ligne précédente ou suivante, Par suite de serrage irrégulier ou faiblesse d’inter-ugnes. Le terme s’applique en général aux lettres, •bots et parties de mots qui manquent d'alignement Pour une cause quelconque.]
- A LIG N LM K NT V K R TIC A L
- L’alignement vertical se fait à droite ou à gauche des lignes, soit mécaniquement en prenant P°ur longueur un nombre multiple de cadrats, SOit à l’aide de justifications quelconques.
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- 220
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Dans une même page, lorsque les abréviations 1°, 2°, 3°... se trouvent découvertes et précèdent des lignes isolées par des cadrats, l’alignement se fait systématiquement par la gauche.
- 1° Enchaînement des êtres ;
- 2° Tout être animé est une force ou une réunion de forces ;
- 3° Il y a des forces organiques et des forces pesantes;
- 4° Le développement des forces a été progressif.
- Les adjectifs numéraux en chiffres romains figurant dans les diverses tables commenceront la ligne :
- I................................. r»
- 13 431
- de préférence à cette autre manière :
- MU. . XXXIV
- I. — L’Ecu de Eharlemagne. ... 1
- XVII1. — Les Violettes du Pôle .... 87
- XXXIX. — La Jeunesse n’a qu’un temps. 280
- L’alignement se fait naturellement par la gauche. Pour l’alignement de droite, on a eu soin de se baser sur le plus haut folio, qui a trois chiffres, soit un cadratin et demi, auquel on ajoute le blanc séparatif : un cadratin, un et demi, deux, c’est selon. Dans les justifications très étroites, le blanc peut n’être que d’un demi-cadratin seulement. Ce blanc séparatif se placera uniformément entre chaque bout de ligne et le folio désigné. Pour la première ligne, lorsque l’autre double, les deux blancs réunis-(séparatif et représentatif du folio reportés en fin de ligne) constitueront l’alignement.
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- ALIGNEMENT
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- Les adjectifs numéraux peuvent être précédés des ïïiots livre, titre, chapitre, etc. :
- Chapitre ]6r........................ il
- Chapitre XVII....................... 91
- Chapitre XXXVil.....................187
- Si le folio n’a que deux chiffres, — le plus grand folio étant supposé en avoir trois, — un demi-ca-
- dratin, tenant lieu du chiffre en moins, sera joint au cadratin de rigueur; s’il n’en a qu’un seul, ce sera deux demi-cadratins ou un cadratin pour les deux chiffres absents, de manière que le nombre total de deux cadratins et demi (un pour la séparation, un et demi pour les chiffres) soit toujours représenté et constitue par sa répétition l’alignement vertical du texte.
- Loupons à payer sur actions. . . Fr. 108.200 67 — — sur obligations . . . 71 i »»
- ttô à divers........................... 1.861 10
- Késerve................................ 900.000 »»
- Ensemble.................1.010.607 77
- Les lignes de texte inachevées sont généralement complétées par des gros points dits aussi points de conduite. Or, le blanc séparatif étant immuable, °u comprendra qu’il faille justifier soit entre les «tots, soit plutôt entre le dernier mot et le premier Point de conduite, à l’aide d’une espace line, d’un Petit ou d’un gros point. Jamais il ne faut jeter la moindre espace parmi les gros points, sous peine de brouiller la verticalité de leur alignement.
- Les petits points employés comme points de conduite doivent être espacés à demi-cadratin ou à °adratin ; les gros points peuvent être espacés ainsi
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- 222 OBSERVATIONS SUR T.A COMPOSITION
- ou rester pleins, le tout suivant la force du caractère et la justification.
- Lorsque plusieurs fractions de lignes tombent successivement les unes sous les autres, formant par leur réunion comme autant de colonnes, leur alignement est nécessairement vertical.
- La justification de chacune de ces colonnes est établie, déduction faite du blanc de séparation, et la réunion de ces colonnes, composées à pari, doit concorder avec la largeur totale. 11 vaut mieux procéder ainsi que de vouloir faire à vue de nez les alignements de chaque ligne en les composant à la tile sur la justification générale. On se figure gagner beaucoup de temps parce qu'on ne justifie qu’une fois pour toutes à chaque grande ligne; mais cette justification est aussi longue, si ce n’est plus, et le résultat final en est problématique; car il faut du coup d’œil pour conserver la régularité qui est le principe de l’alignement.
- S’il se présente, dans une très courte opération à deux colonnes, un nombre impair de lignes, pour éviter la ligne de blanc terminant la seconde colonne (colonne boiteuse), on tâchera de gagner une ligne ou d’en faire une; à défaut faire deux colonnes égales et placer la dernière ligne en-dessous et au milieu.
- Les opérations semées dans le texte (formules, statistiques, etc.) et composées en caractères plus petits (de deux points au moins) devront avoir un peu plus de la moitié de la justification; elles seront alignées, rentrées à gauche et à droite en conséquence et détachées par des blancs appropriés.
- Fulmicoton.................... 12
- Alcool vinique................300
- Ether sulfurique..............600
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- ACCOI-.ABKS
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- Dans les tables et opérations, la répétition d’un mot, d’une phrase, est évitée au moyen de tirets : ceux-ci, justiüés autant que possible dans l'axe de ce mot ou de cette phrase, s’alignent parfaitement grâce aux blancs égaux mis de chaque côté. On peut même tricher en déplaçant très légèrement le tiret d’un côté pour faire tomber le blanc sur cadratin, Çt ce, afin de faciliter la régularité d’une double justification; on y arrive encore s’il est possible d’espacer à cet effet le ou les mots à figurer par un tiret.
- Vapeur d’eau.................... 0,623.">
- — d’éther sulfurique. . 2,5800
- — de soufre................ 2,2060
- Des accolades
- L’accolade est comme l’extension et le doublement de la parenthèse ;• c’est un trait de plume, de dimensions très variables, destiné à réunir, à (< accoler », plusieurs parties de texte, à les faire correspondre, de façon que ces diverses parties se Présentent à l’œil sous la forme d’un seul tout.
- [On appelait accolade, au temps des scribes, le crochet en forme de demi-cercle qui, dans les manuscrits, entourait un ou deux mots écrits au-dessous de 1 extrémité droite d’une ligne pour indiquer qu’ils appartenaient à cette ligne. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui une ligne crochetée en dessus ou en dessous.]
- Les accolades se placent horizontalement et le Plus souvent dans la position verticale.
- Pour mieux figurer l’embrassement, les deux Parties qui constituent l’accolade sont incurvées
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- 224
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- en proportion de leur longueur et réunies au centre par un angle minuscule dit le nez.
- Dans la position horizontale, l’accolade a presque toujours son angle saillant tourné vers le haut. Exception est faite quand elle est placée comine simple ornement sous une addition marginale ou lorsque dans un tableau elle embrasse plusieurs colonnes d’opération ayant un total unique.
- 01)0. ou
- 000.00
- 000.00
- 000.00
- 00.000.00
- Dans la position verticale, la pointe de l’angle indique toujours la partie correspondante la moins étendue ; cette partie est considérée ainsi non parce qu’elle comporte moins de mots ou moins de lignes ; mais parce qu’elle occupe le moins d’étendue verticale. — Cependant, si l’étendue verticale des deux parties est semblable, cet angle se tourne du côté où il y a le moins d’articles (il va sans dire que la partie embrassée fait face à la double concavité de l'accolade).
- Si du côté du centre saillant de l’accolade il n’y a qu'une ligne, sa pointe doit être exactement en regard de l’extrémité de celle-ci.
- S’il y a deux lignes, la pointe se trouvera entre chacune d’elles; s’il y en a trois, elle correspondra à celle du milieu; et ainsi de suite.
- Le texte embrassé par une accolade doit toujours en être plus ou moins détaché.
- L’opération de la page suivante présente les cas divers qui viennent d’être cités.
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- ACCOLADES
- 225
- Schéma d'une opération accoladée.
- (L’ordre de composition est indiqué par des chiffres.)
- o o o o 3
- 00006 000 o o
- \____________
- ^ o o o o 4 \
- 000000000000 1
- I o o o o o o o o o o o o o o
- IOOOOOOOOOOOOOO
- 00000000000000
- OOO 18
- 000000000000 2 000000000000 o o 00000000000000
- IOOOOOOOOOOOOOO ( OOOOOOOOOOOOOO
- °oo 2Q(
- IOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO lOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
- 100000000000000000000
- |oooO O OOOOOOOOOOOOOO o
- O OOO 7 OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO o 000ooAooooooOOOOOOOOOOO O O O
- OOOOO O O OOOOOOOOOOOO o
- '0000000000000 O O OOOO o
- OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOOOOOO O o o o
- OOOOOOOOOOOO 8 IOOOOOOOOOOOOOO 'OOOOOOOOOOOOOO OOO 13 /OOOOOOOOOOOOOO joo OOOOOOOOOOOO I OOOOOO OOOOOO O o OOOOOOOOOOOOOO
- ! OOO 16 OOOOO OOOOO
- 000 14 <
- '000 19>
- OOO
- 10000000 9
- Il OOOOOOOO
- roooooooo
- (OOOOOO 10
- 1-2 00000000
- roooooooo
- /000000000000000000 15
- IOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO IOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO IOOOOOOOOOOOOOOO OOOO o OOO 17 IOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO OOüOOjOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOOO IOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO IOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO IOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
- r 00000000000000000000
- \OOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
- 13.
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- 220
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Au delà d’une certaine longueur, les accolades ne sont plus fondues d’une seule pièce et sont dites brisées, c’est-à-dire que le nez et les deux extrémités forment des pièces indépendantes qui se réunissent au moyeu de filets que l’on allonge autant qu’il est nécessaire.
- D’adroits compositeurs façonnent eux-mêmes les accolades de grandes dimensions et d’un seul morceau, à l'aide d’un canif et d’une lime fine, dans l'œil d'un filet mat ou dans le pied d’un filet gras ou de cadre (ces derniers offrant plus d’assise qu’un filet maigre ou double maigre dont l’œil peut s’affaisser par la pression). Dans la face retournée du filet on choisit la partie la moins imparfaite, exempte de défauts et de soufflures.
- On suit la figure de l’accolade préalablement dessinée d'un trait léger ; on commence par sa pointe et son creux correspondant, et l’on termine par les branches ; un morceau de verre est aussi très efficacement employé pour racler le filet.
- Composition des nombres
- UES CHIFFRES
- Actuellement, on emploie, pour la numération, deux sortes de chiffres : les chiffres dits arabes et les chiffres romains. Les premiers sont des signes particuliers, alors que les seconds ne sont que des lettres de l’alphabet auxquelles a été attribuée une valeur conventionnelle.
- Malgré leur qualificatif, les chiffres en usage ne sont pas de l'invention des Arabes, qui les ont simplement empruntés à la numération hindoue et nous les ont
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- COMPOSITION DES NOMBRES 227
- transmis quelque peu modifiés dans leur forme et dans leur ordre de succession.
- Les chiffres arabes sont d'importation sarrazine ; ils apparurent en Europe en 99t. Il est aujourd’hui certain que les Arabes les ont appris des Hindous vers le xe siècle. Les Maures, qui les tenaient des Arabes, les transmirent aux Espagnols vers le xiii« siècle. Les autres peuples européens les ont acquis des Espagnols.
- Les chiffres arabes servent à exprimer les nombres cardinaux et ordinaux.
- Les chiffres romains sont employés pour les millésimes d’ouvrages, les inscriptions monumentales ; pour numéroter : livres, chapitres, titres, articles, tomes, épîtres, sections, actes, scènes ; l’ordre des souverains, les ans, les siècles, etc., les folios des préfaces, introductions, avant-propos, etc.
- OBSERVATIONS SUR LA FORME DES CHIFFRES
- La forme des chiffres a subi des modifications assez sensibles. C’est ainsi que les anciens types comprenaient des majuscules et des minuscules Par suite des prolongements supérieurs ou inférieurs de certaines lettres ; cette diversité plutôt favorable à la lecture ne manquait pas non plus d’un pittoresque boiteux.
- La série des anciens chiffres elzéviriens :
- i, 2, 3, 4, 5, 6, 7, H, (), o.
- et celle des chiffres Didot qui en est une imitation manifeste :
- i, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, y, o.
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- 228 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- ont été remplacées par les chiffres imités des Anglais :
- 1, 2, 3, 4, 5, (î, 7, 8, 9, 0.
- dans lesquels le nivellement est absolu.
- Les chiffres italiques existent aussi, mais sont peu employés, surtout dans les petits corps où le mélange est à craindre avec les chiffres droits. Leur utilité, d’ailleurs, n'est pas absolument démontrée.
- Dans certaines opérations arithmétiques, on se sert de chiffres barrés.
- t, 2, .3, 4, 5, 6, ?, 8, 9, H.
- Le chiffre 3 se présente sous deux formes : la partie supérieure droite (5) ou arrondie (3) : cette seconde forme a nos préférences sur la première qui peut facilement être confondue avec celle du 5.
- Le chiffre 0 est quelquefois confondu par les commençants avec l’O grande capitale. 11 est aisé d’éviter cette erreur. D'abord la forme du 0 est plus allongée, l’épaisseur du corps est moindre, et, généralement, un cran supplémentaire est fait par le fondeur pour la série des chiffres.
- Les chiffres sont fondus sur demi-cadratins.
- NOMBRES EN CHIFFRES ARABES
- On met en chiffres arabes les nombres représentant : sommes, poids, mesures, dates, millésimes, quantièmes, âges; les degrés, minutes, secondes de latitude et longitude; les degrés de température, les heures, les nombres servant à l’énumération des listances, les folios d’un livre, le taux du pour
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- COMPOSITION DES NOMBRES
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- Cent, les numéros de régiment, les populations, les numéros de rue, de catalogues, etc.
- Les tranches de trois chiffres des nombres — eéployés dans le texte — sont séparées par une espace moyenne (2 points) de préférence aux points et aux virgules :
- 48 397 803.
- Lans les nombres suivis de décimales où l’on Peut user indifféremment du point et de la virgule, *1 vaudra mieux réserver cette dernière pour la Seule séparation des décimales, comme dans les L'anches qu'une espace sépare :
- 13.792.879,Go ou mieux 13 792 879,63 au lieu de 13,792,879,63.
- ^i les nombres constituent seuls une opération. ®ur superposition rigoureuse s'impose; aussi leurs tranches seront-elles séparées systématiquement, soit par le gros point, — et les décimales Par la virgule de même force, — soit par le demi-Ca(lratin, tous trois de force semblable et égale à CeUe des chiffres qu’ils accompagnent.
- L’est pour obtenir une régularité encore plus Scande qu'il serait nécessaire d’avoir des virgules Separatives des décimales sur demi-cadratin ; car esPace qui doit remplacer la virgule dans les Nombres sans décimales, et dont il faut tenir ®0tnpte aussi dans les lignes de cadrats formant un blanc interlinéaire, l’espace peut ne pas correspondre exactement à la largeur de la virgule brdinaire et, pour le choix de ce blanc excep-,0nnel il est nécessaire de faire des recherches qui b aboutissent pas toujours au but désiré (à moins e guillotiner des virgules en guise d’espace (?).
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- 230
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION DES NOMBRES
- Dans les états, polices de compagnies, procès' verbaux, actes notariés et tout ce qui touche à la procédure, les sommes et les âges se mettent en toutes lettres afin d’éviter le grattage.
- Les millésimes se mettent au long dans les rédactions d’actes privés ou publics :
- L’au mil neuf cent quatorze.
- Autrement, ils sont toujours en chiffres, ainsl que les dates (sans point ni espace entre la tranché des centaines et celle des milles : 1896).
- De même si l’on exprime un nombre important de pages ou d’articles :
- I/ouvrage comprend 1600 pages formant 6400 colonne*-Les articles du Code sont au nombre de 1210.
- L’heure indiquant une période de temps se met au long :
- Je serai de retour dans trois heures.
- L’opération a duré quarante-cinq minutes.
- en chiffres si elle énonce le moment de la journée • Je serai rie retour à .1 heures 40 du soir.
- Les années d’âge se mettent en lettres ainsi que les années simples, mois, jours, effectifs d’armées et autres dénombrements disséminés dans le cours d’un ouvrage, même les siècles si l’auteur te désire.
- Les mots suivant les nombres sont exprimés a1! long s’il n’y a pas de décimales ;
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- COMPOSITION DES NOMBRES
- 231
- ~(J francs, 15 centimes, 30 mètres, t> centimètres, kilogrammes, 15 centigrammes, 4 litres, 10 décilitres, 4 centiares, 30 kilomètres, etc.
- en abrégé dans le cas contraire :
- 20 lr. 40, 21 lit. 40, !» kilogr. OoO, 30 kilom. 20.
- Inutile d’ajouter après la décimale le nom qui Hj est propre : centimes, centilitres, grammes, Hêtres, etc., se sous-entendant d’eux-mêmes sui-Vant la qualité de l’unité qui les précède et dont ils s°nt la division naturelle.
- Cette marche est également à observer pour t°utes les autres mesures du système métrique :
- 6 lit. 23, 8 hectol. 50, 17 ru. 25, 3 liectom. 55, 14 kil. 25, 10 gr. 35, 15 décagr. 20. 3 hectogr 10, 0 kilogr. 70,
- 28 hectares 32, 10 ares 27, 23 mq 04 (mètres carrés), OS cq 77, 0 kq 30, 55 me 847 (mètres cubes).
- Nous avons déjà dit que, pour éviter l’emploi exagéré des zéros dans certains nombres, ceux-ci seront transcrits en lettres ; ainsi 3 000 000 000 sécrira 3 milliards; 300 000 000, 300 millions. Il Va sans dire que cette règle n’est pas applicable aUx travaux mathématiques.
- Se mettent en chiffres : les degrés, les nombres h Une statistique, les énumérations, enfin tout ce constitue une opération arithmétique.
- Dans les ouvrages purement littéraires, on doit eviter l’emploi des chiffres ; il n'en est pas de Hême pour les ouvrages où la numération est fréquente et doit frapper la vue.
- CHIFFRES ROMAINS
- Les lettres numérales sont de l’invention des
- Phéniciens. Les Grecs suivirent leur méthode, que
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- 232
- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- les Romains adoptèrent ensuite avec quelques variantes ; puis les Arabes continuèrent, mais en modifiant l'ordre de leur alphabet.
- « C’est une réminiscence des traits employés par les premiers peuples pour former leurs nombres-I, II, III, llil, etc. ; après neuf traits le dixième était croisé pour former X ; V, qui ligure cinq unités, est donc la moitié du dessin de X; après quatre fois XXXX ou quarante, cinquante était indiqué par deux traits L, et cent en y ajoutant un troisième, C. ».
- Le signe C était répété neuf fois jusqu’à miHe figuré en latin par un M de forme particulière ; deux C retournés contre un I (CIO) et joints par leur pointe inférieure. Au début de l’imprimerie .on convint de représenter 300 par un signe donnant la moitié de cette figure afin de ne paS répéter cinq fois le signe de centaine C ; ce fut donc un I suivi du second C retourné, puis par simplification naturelle la lettre D reproduisant aussi bien cette forme.
- Les Romains substituèrent à ces symboles pré mitifs les lettres de l’alphabet :
- lut remplacé par I 1
- V 5
- X 10
- L 50
- R 100
- I) 500
- M 1000
- V
- X
- L
- C
- 10
- C0 ou CIO
- Les sept lettres ou signes n’expriment que sept nombres dont les lacunes sont remplies par répétition graduée des mêmes signes. Autrefois) pour figurer l’unité 4 on écrivait quatre fois Ie
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- COMPOSITION DES NOMBRES
- 233
- signe (1111), autant de fois la dizaine (XXXX) pour
- ^0, autant de fois la centaine (CCCC) pour 400.
- Aujourd’hui, ces trois nombres ne s’expriment Plus que par IV, XL, Cl), où l'on voit que chaque Premier chiffre présente une soustraction du Premier : ce qui est bref et clair. L’unité n’est 'ionc plus répétée que deux fois, puisque I placé devant V et X diminue chacune de ces valeurs ^ une unité ; X placé devant L et C diminue celles-ci d’une dizaine, et C placé devant 1) et M les ^iuiinue d'une centaine. D’ailleurs la règle est simple. Tout chiffre romain placé à la droite d’un autre l’augmente de sa propre valeur; placé à sa fauche, il le diminue d’autant :
- IV (V — I), IX X — Ij, XUL-X), XL (C —X)
- Vl(.V + l), XI(X+I), LXiL + X), CX(C + X) l)C(l)-fC), CM (M — 0;.
- Typographiquement, les chiffres romains sont %urés par les grandes capitales de la casse c°urante.
- Nous avons indiqué au chapitre des petites Capitales employées comme chiffres romains que * Unité linale, soit dans le cours du texte, soit ^ans les titres courants ou folios, doit toujours ^re figurée par 17 consonne (le j) et non par 17 vpyelle (ij, 2 — vij. 7 — xiij, 13) ; par là les sens divers sont mieux distingués. On y verra également qu’ils sont employés sous cette forme 'uédiuscule pour les subdivisions de titres en Majuscules, les folios des parties préliminaires *1 un livre, etc.
- Voici la nomenclature des chiffres romains avec leur valeur correspondante exprimée en chiffres ih°dernés ;
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- 234 OBSERVATIONS SUR I.A COMPOSITION
- Tableau des Chiffres romains
- I i 1
- If ij 2
- 111 üj 3
- IV iv 4
- V V 5
- VI vi 6
- VII vij 7
- VIII vi i j 8
- IX ix 9
- X X 10
- XI xi 11
- XII x'j 12
- XIII xiij 13 XLV xlv
- XIV xiv 14 L 1
- XV XV 15 LV lv
- XVI xvi 16 LX lx
- XVII xvij n LXV Ixv
- XVIII xviij 18 LXX Ixx
- XIX xix 19 LXXV Ixxv
- XX XX 20 LXXX Ixxx
- XXV XXV 25 LXXXV Ixxxv
- XXX XXX 30 XG xc
- XXXV XXXV 35 XGV xcv
- XL xl 40 G (•
- 45
- 50
- 55
- 60
- 65
- 70
- 75
- 60
- 85
- <10
- 05
- 1Û0
- GG ... 200
- GGG ... 300
- GGGG • ‘ J 400
- GI). . .'. . .
- I) 10 ’ • | 500
- DG ' ' j 600
- IDG
- DGG ‘ ' J 700
- 10GG
- DGGG ‘ ‘ | 800
- I GGG . . . .
- DGGGG. . . . ' ' J 900
- ÎOCGGG. . . .
- M • • )
- GIO . . } 1000
- 730 • • )
- MM • • 1
- CIOGIO. . . . . . } 2000
- CO 00 . . S
- MMM........
- ciogidcid . .
- RX)........
- GCIÜO . . . .
- :)\ic........
- IMl..........
- X>o..........
- XX>=.........
- IX...........
- C=o..........
- gcgi'jod. . .
- cc°o.........
- 3 000
- 10 000
- 20 000 60 000
- 100 000 200 000
- 07100 GGIOO. j 1 000 000 MÏÏ.......... 2 000 000
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-
- COMPOSITION DES NOMBRES
- 235
- Certains millésimes d’éditions anciennes s'écartent singulièrement de l’habituelle numération romaine. Les quelques exemples qui vont suivre en donneront une idée :
- Anciens millésimes
- Mccclxji j 1463
- MccccLxxz 1472
- Mccc-z 1472
- Mcccc.II et i.xx . . 1472
- Mccccxxc 1480
- ^1 CCCC mj xx viii . 1488
- üii c iiii x VI ij . 1488
- •'ÏCD XCV 1495
- m.vd 1495
- iiij D 1496
- J1 jjj D 1497
- MUl.D 1497
- MCCCCXC viii. . . 1498
- MlD. 1499
- JteoXcix 1499
- MccccID 1499
- ^CCCCXCV iiij. . . 1499
- Ucdxcix 1499
- cccc i C i . . . . 1500
- Md 1500
- Mcdcii 1502
- M.DXLIX.............1549
- MIOL ou MDL. . . 1550
- M.D.VII.............1554
- *> DLXVI...........1566
- *>ULXX..............1570
- CIO IOL x.vvi .... 1576
- doIoLXXX........... 1580
- CIO 10 XXC .... 1580
- CIO 10 XXC1.... 1581
- ooDXXCIl. . . . 1582
- MCCCCCLXXX1II. . 1583
- cio io xxcvl .... 1586
- oo D XXCIIX . . . . 1588
- OIC IO XXCIIX. . . 1588
- Mdxc................1590
- cio loc Lxxv. . . . 1675
- CIO IOCC............1700
- CIO IOCCL...........1750
- CIO- IOCCIXCI . . 1791
- CIOIOCCC............1800
- clo.loccc...........1800
- Les « chiffres financiers » ou « de finance » sont <ks petits chiffres romains composés en italique. Leur différence avec les grands résulte du changement de lï en J et du v en u (uiij).
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Composition de la poésie
- La composition des vers présente moins de difti' cultés que celle de la prose ; elle n’exige qu’une parfaite régularité dans l'espacement, ce qui est d’ailleurs facile à obtenir — les inconvénients de la justification n’existant pas comme dans la prose — si l’on a soin de diviser le cassetin aux espaces en deux parties inégales : la plus grande pour les espaces fortes de même nature destinées à séparer les mots, l’autre pour les espaces de justification.
- Le renfoncement des vers, subordonné au nombre de syllabes, semble établi à raison d’un demi' cadratin par syllabe ; bien que plusieurs auteurs préconisent le renfoncement d’un cadratin. Cette seconde méthode aurait toutes nos préférences, car le blanc du demi-cadratin n’est pas assez accentue et, en tout cas, ne correspond point à la largeur des syllabes ordinaires, qui ont pour le moins deux lettres (celles d’une seule lettre sont rares).
- Ainsi, avec le renfoncement par cadratin, différence des vers de pieds inégaux n’en sera que mieux marquée :
- Voici un cas de renfoncement au demi-cadratin :
- Adieu, patrie !
- I.'onde est en furie.
- Adieu, pairie,
- Azur !
- Adieu, maison, treille ou fruit mûr,
- Adieu les lleurs d’or du vieux mur !
- Adieu, patrie!
- Ciel, forêts, prairies!
- Adieu, patrie,
- Azur !
- L’axe de la composition est déplacé sur gauche; le défaut d’équilibre est sensible,
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- COMPOSITION DE LA POÉSIE
- â37
- Voici le même exemple renfoncé au cadratin :
- Adieu, patrie !
- L’onde est en furie.
- Adieu, patrie,
- Azur !
- Adieu, maison, treille au fruit mûr,
- Adieu, les fleurs d’or du vieux mur!
- Adieu, patrie !
- Ciel, forêts, prairies!
- Adieu, patrie,
- Azur !
- (Viotok Hugo.)
- Néanmoins, il sera permis de transiger avec l’une 011 l'autre de ces règles pour la seule satisfaction coup d'œil : c’est affaire de goût et d’apprécia-^on de la part du compositeur.
- REMARQUES DIVERSES
- l’our se bien rendre compte du nombre de pieds c°ntenus dans les vers d’inégales mesures, quelques étions sont indispensables au compositeur, le pied buvant être composé de deux syllabes, et d’autres ^Uabes pouvant compter ou ne pas compter dans a mesure, suivant leur place et leur qualité.
- Quand un vers se termine par une syllabe Guette, cette syllabe ne compte jamais dans la Mesure du vers :
- Le poète chantait l’œuvre immense de l’homme.
- La syllabe muette ne compte pas dans le corps vers si elle est suivie d’un mot commençant une h muette ou une voyelle :
- Ma lilie, il faut céder : votre heure est arrivée.
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- 238 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Mais elle compte devant un mot commençant par une consonne ou une h aspirée :
- Le mas que tombe, l’homme reste Et le héros s’évanouit.
- L’e muet suivi des lettres s et ni ne compte paS pour une syllabe à la fin des vers :
- Mais sur le front des camps déjà les bronzes grondent-
- Et maintenant, pitié, voici que tu tressailles.
- Mais, dans le corps du vers, il compte toujours pour une syllabe, même quand il est suivi d’un mot commençant par une h muette ou une voyelle -
- Ni l’or ni la grandeur ne nous rendent heureux.
- Craignez d’un vain plaisir les trompeuses amorces-
- Les syllabes terminées par un e muet et pal’ un e muet suivi des lettres s et nt sont dites rimes féminines, les autres sont dites rimes masculines-
- Le mot encore, suivant les besoins de la rime et de la mesure, s’écrit avec ou sans e (encor) ; ainsi que les mots jusque.s, certes, naguères, guèreSi grâces, qui s’écrivent ainsi ou sans s. Il en est de même de certains noms propres terminés par une s :
- Athènes, Charles, Versailles, etc.
- Reste la série des syllabes où se trouvent deu* ou plusieurs voyelles se suivant, — ici, iai, iair> iau, iou, ié, iel, ien, ier, io, ieu, ion, ui, oui, oe, ieur, oue, ue, ua. — Ces groupes sont monosyll»" biques ou dissyllabiques selon l’usage conventionnel.
- Au point de vue typographique pur, il est inutile* pour le compositeur, de nous étendre sur la rim<?
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- COMPOSITION DE LA POÉSIE 239
- (uniformité de son dans la terminaison de deux Vers) et sur la césure (repos au milieu du vers).
- Si le vers, trop long pour la justification, n'entre Jjas dans la ligne, on reporte au-dessus ou au-^ssous, suivant la place, l’excédent précédé d’un Crochet :
- Et la voile qui vient de sillonner tes mers [airs, ^uand tes grands horizons se montrent dans les Sensible et frémissante à ces grandes images. S’abaisse d’elle-même en touchant tes rivages.
- Monnaie au coin banal qu’un jour frappe, un jour Que la vanité paie à l’orgueil qu’elle abuse [use.
- (Lamartine.)
- ^aute de place, on en fait une ligne à part.
- . Cependant, pour éviter de crocheter un vers trop on peut le composer dans un plus petit carac-ere- Cet expédient s’emploie dans les journaux et ^tfes publications de justification restreinte dont es blets de colonnes ne permettent pas de déborder.
- Cn peut encore éviter de crocheter un vers Ridant de la justification en le faisant déborder [.^s le blanc de marge. Pour cela, on donne à la Sue une longueur régulière, on la place entre interlignes sur cette nouvelle justification, ^ *s on couche le long de la page, en dessus et en e$sous de l’excédent, des cadrats ou des lingots J11 rapport avec cette différence qui est prise sur a garniture. S’il y a plusieurs lignes qui débordent, .h les justifie sur la plus large. Les lingots et ^terlignes de tête et de pied doivent être de largeur taie afin de maintenir exactement les parties
- Mutées.
- Pour la composition d’un ouvrage en vers, les ** Us longs serviront de base à la justification.
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- OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Bien que la règle soit de ne pas renfoncer l’alexandrin, on s’en départira quand cela sera nécessaire.
- Les vers intercalés dans un texte seront en plu* petit caractère et renfoncés, dans leur ensemble-également de chaque côté.
- Le blanc de séparation des strophes et des stance’ doit être basé sur un compte de lignes : un, deux-trois ou davantage suivant la nature de la pièce et les conditions générales de la mise en pages. Forcer plutôt ce blanc que de couper une strophe courte au bas d’une page.
- Lorsque l’on tombe mal au bas d’une page composée de strophes, le blanc qui les sépare sera augmenté ou diminué, selon qu’il faille gagner ou reporter.
- Eviter au bas d’une page de couper entre deux rimes semblables.
- Afin que les rimes ne soient pas coupées au b»s des pages, la longueur de ces dernières sera fixée* pour les ouvrages exclusivement en vers, à un nombre pair de lignes, si ce n’est dans les pièces a rimes croisées. Les pièces de théâtre font exceptio0 à cette règle.
- Dans les vers de mesure régulière, la marque de l’alinéa consiste en une simple rentrée ou une simple ligne de blanc, ou encore un blanc quel' conque, mais alors sans rentrée.
- Dans les vers de mesure irrégulière, où la rentrée pourrait égarer sur la mesure du vers, c’est tou jour’ la ligne de biais ou le blanc quelconque qui tii> lieu d’alinéa.
- Les nombres de toutes espèces se mettent toujours en lettres.
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- DES PIÈCES DE THÉÂTRE
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- Il arrive souvent que, par fantaisie, une citation commence par une fin de vers suivie d’un ou de plusieurs autres vers qui en complètent le sens :
- ••• On ne reconnaît point
- .... La main qui crayonna L’àme du grand Pompée et l’esprit de Cinna.
- Aligner ici les derniers mots de chaque vers Des pièces de théâtre
- PIÈCES EN VERS
- Dans les pièces de théâtre composées en vers, les interlocuteurs sont mis en petites capitales au nfilieu de la ligne.
- Ils peuvent précéder et suivre le texte sans autre intervalle que celui de l’interligne employée couramment ; mais ils peuvent aussi, suivant les conventions, en être séparés par des intervalles réguliers d’une ligne entière ou d’une moitié de jigne. Si la ligne fournissant le blanc est de compte ünpair, on mettra le point différentiel au-dessus ; s°it, pour le neuf, par exemple, cinq au-dessus, Quatre au-dessous.
- Lorsqu’un vers est coupé par des interlocuteurs, Ses diverses parties sont disposées de manière que ^Lacune d’elles tombe immédiatement à la suite i e l’autre. Il suffit, pour cela, après avoir composé a première partie, de renfoncer la deuxième de Sa valeur, plus une espace; de renfoncer la troi-Sleme de la valeur de la deuxième, plus le blanc rePrésentant la première, et l’espace; et ainsi de suite :
- Topographie. \14
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- observations' sur la composition
- MA ROT
- C'est moi.
- TRIBOUI.ET
- Qui toi?
- MAKOT
- Marot.
- TRIHOULET
- Ah ! la nuit est si noire.
- MAKOT
- Oui; le diable s’est fait du ciel une écritoire.
- Parfois, l’étendue de ces vers est assez grande pour excéder la justification totale; dans ce cas, on peut rentrer également l’une sous l’autre les diverses parties, à moins qu’il n’y ait dans la même page d’autres vers à faire déborder de la garniture :
- Seigneur....
- Ah! c’en est trop!
- Quoi! vous voulez...?
- Je veux....
- Les jeux de scène et les apartés se mettent ou en italiques ou en caractères inférieurs de deux points à celui du texte ordinaire. Avec ce dernier procédé, l’inconvénient des parangonnages est éludé en faisant fondre spécialement le caractère petit œil sur la force de corps du texte courant. Ce nouveau type, qui doit parfaitement s’aligner par la base avec celui qu’il accompagne, sera dénommé d’après sa particularité; huit œil de six, neuf œil de sept, etc.
- il existe aussi une troisième manière d’ordonnancer les apartés et jeux de scène en usant de l’italique et des caractères petit œil, c’est de mettre en italique dans la première ligne ceux qui suivent immédiatement le nom de l’interlocuteur et ensuite en petit romain ceux qui suivent des vers et ceux qui sont coupés par des vers ou fragments de vers.
- Lorsqu’un personnage occupe à lui seul la scène
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- DES PIÈCES DE THÉÂTRE
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- entière, son nom, déjà en grandes capitales, forme sommaire; il est donc inutile de le répéter en Petites.
- Les interlocuteurs (comme toutes les lignes en Capitales) ne seront point suivis du point, sauf le Cas où les accompagnerait une indication en r°main ou italique.
- Les jeux de scène, exclusivement en petit romain, lorsqu’ils suivent le nom de l’interlocuteur, en sont séparés par une virgule :
- maguelonxe, chantant.
- Autrement ils se mettent entre parenthèses et, ^Uând ils précèdent l’action, on les place au-oessus du vers ou de la partie de vers à laquelle ils Se rapportent, soit au début, soit au milieu :
- (A Marot.)
- ^larot, tu t'es (te moi bien assez réjoui.
- (Retombant dans sa rêverie.)
- (^e vieillard m’a maudit ! — Pourquoi cette pensée
- hevient-elle toujours lorsque je l’ai chassée ?
- ' °urvu qu’il n’aille rien m’arriver !
- (Haussant les épaules.)
- Suis-je fou ?
- Quand ils suivent l’action ou qu’ils ne se rapportent pas absolument à un vers ou une partie e vers, ils se placent presque à l’extrémité droite
- k la ligne :
- Son nom? Veux-tu savoir le mien également ? h s’appelle le crime et moi le châtiment !
- (Il sort.)
- , arrive que deux jeux de scène se rapportent a uu seul vers et que leur longueur ne permette Pas de les placer dans une seule ligne, comme il
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- 244 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- convient, on coupe alors le vers à l’endroit correspondant au second jeu de scène; ce dernier est nécessairement placé au-dessus du fragment de vers qui constitue une seconde ligne :
- ... Que vois-je là dans l’ombre? Oh! rien; souvent (Il se dirige vers Job dans les ténèbres.)
- La nuit nous trompe....
- (Il pose sa main sur la tête de Job.)
- Ciel! c’est un être vivant!
- Lorsque le jeu de scène est par trop long pour tenir en une seule ligne, il est nécessaire d’en faire deux : la première suffisamment rentrée, le seconde justifiée en son milieu :
- Oh! jouis, vil bouffon, dans ta fierté profonde.
- La vengeance d’un fou fait osciller le monde.
- (Au milieu des derniers bruits de l'orage, on entend sonner minuit à une horloge éloignée. Triboulet écoute.)
- Les jeux de scène explicatifs très étendus, qu’ils accompagnent l’acte ou qu’ils soient répartis dans des détails circonstanciés sur le lieu de l’action et sur la marche dramatique, se composent en plus petits caractères, alinéa ou sommaire; il est inutile de les mettre entre parenthèses.
- Même décoration ; seulement, quand la toile se lève, la
- maison de Saltabadil est complètement fermée aux regards ;
- la devanture est garnie de ses volets. On n’y voit aucune
- lumière.
- Il s’avance lentement du fond du théâtre, enveloppé d'un manteau. L’orage a diminué de violence. La pluie a cessé.
- 11 n’y a que quelques éclairs et par moments un tonnerre lointain.
- Si l’on ne possède pas de romain petit œil pour les jeux de scène venant immédiatement après le
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- DES JJfÈCES DE THÉÂTRE
- nom de l’interlocuteur, et que l’on veuille éviter le Parangonnage d’un plus petit caractère, on pourra employer l’italique, mais seulement dans ce cas Particulier :
- dame itÉRARDK, joignant tes mains.
- Pour la composition de titres spéciaux aux Pleces de théâtre, on observera des différences tisonnées.
- Le titre principal, l’acte, primera comme force dœil; les autres titres : scènes, personnages, inter-auteurs, seront composés en observant une gradation proportionnellement descendante :
- ACTE III
- SCÈNE PREMIÈRE ORESTE, P VL Al) E
- l'YI.ADE
- Modérez donc, Seigneur, cette fureur extrême, e oe vous connais plus; vous n’ètes plus vous-même.
- Pans la liste des personnages mis en grandes
- PRales, il en est qui ne sont pas désignés nomi-lvement, tels que « peuple, soldats, domestiques,
- artisans », etc., ils viennent à la lin et sont mis n Petites capitales :
- MAlUiLERlTE, ERRAI N, demoiselles d'honneur
- A atres cas :
- Les mêmes : JOB, MAGNES, OTBERT, puis RÉGINA
- ZACHARIE, SALOMITH, un Lévite, le Choeur
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- 246 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- Les capitales du corps seront justement adoptées pour les noms des personnages formant pour ainsi dire sommaire de la scène annoncée, et pour ceux des interlocuteurs on adoptera les petites capitales du même corps :
- DONA SOL, I1ERNANI, DON ltUY GOMEZ
- DON RUY fiOMEZ
- Dans les ouvrages donnant toutes les pièces d’un même auteur, le titre de départ de chaque pièce est séparé du premier acte par un filet maigre ou double maigre; il se met en belle page :
- ANDROMAQUE
- T 11 A G K I» 1 K
- A CT K I
- Il faut déterminer la force des titres courants afin que leur rencontre accidentelle en tète de page avec les noms d’interlocuteurs ne donne pas lieu à confusion. On les composera en grandes capitales ou en petites, mais toujours d’un œil plus fort que celui des interlocuteurs :
- 228 LES 1UJKGRAVES
- OUANHUMARA
- La numération des actes se met au long ainsi :
- ACTE PREMIER
- Quand elle se fait en chiffres romains, ceux-ci ne sont pas suivis des lettres supérieures abréviatives •'
- ACTE 111
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- DES PIÈCES I>E THÉÂTRE
- 247
- Le sous-titre de l’acte suit ou précède en caractères de fantaisie.
- SALTABADIL
- ACTE DEUXIEME ACTE 111
- CHEZ LE MARQUIS, A LUCE, PRÈS CHARTRES
- La mise en pages des comédies n’ofïre pas plus •inconvénients que celle des ouvrages ordinaires, •^ais le grand nombre d'interlocuteurs et les multiples intercalations résultant de l’action du spéculé suscitent presque à chaque page'des difficultés •ïn’il faut surmonter sur-le-champ.
- Nous avons déjà dit que, pour assurer la hauteur uniforme des pages, le blanc des interlocuteurs était compté comme ligne ou moitié de ligne ; la somme en est donc facile à faire ; en cas d’impayé, la répartition de l’excédent différentiel (une nemi-ligne) se fera au mieux de l’œil. Car il est nécessaire, pour la belle harmonie des pages entre elles, que les blancs se présentent partout les mémes, et que la tricherie, quand elle est néces-saire, soit le moins possible apparente. 11 faut encore tricher quand un interlocuteur tombe seul fin de page. On diminuera un peu partout dans les blancs s’ils sont nombreux pour faire rentrer nu moins une ligne, ou deux si l’on tombe mal à Jn page suivante. Si la chose n’est point praticable, interlocuteur est reporté à l’autre page et la s°mme de blanc qui lui correspond est distribuée entre les interlocuteurs précédents, de préférence
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- 248 OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- aux endroits compacts. Si les blancs sont rares, le metteur en pages reprendra une ou deux pages en arrière pour arriver à ses tins.
- Les actes tombent généralement en page, ou mieux en belle page; les queues accidentelles sont admises, mais on devra les éviter quand elles seront par trop courtes : on les allongera en conséquence.
- Quant aux scènes, elles vont en se suivant. Si le hasard faisait tomber une scène au bas d'une page sans qu'elle puisse être amorcée d’une réplique, ou même si en tant que titre elle ne pouvait entrer tout entière, il faudrait alors ou serrer les interlocuteurs pour faire rentrer le nombre de lignes convenable, ou les blanchir pour reporter la scène à la page suivante.
- La liste des personnages ou distribution de la pièce se met au verso du titre en regard du titre de départ- Les noms, en caractères plus petits que ceux du texte ordinaire, seront en grandes capitales ; les rôles secondaires en petites. L’indication du lieu où se passe l’action, la disposition de la scène et les diverses particularités seront mises en caractères encore plus petits.
- PIÈCES EN PROSE
- Le dispositif général des pièces de théâtre en prose est le même que celui des pièces en vers. La marche et l’ordonnance des titres sont semblables ; de même que pour les jeux de scène, l'emploi du romain petit œil et de l’italique est facultatif, selon le goût de l'auteur. Plus libre d’allure, la prose, n’étant soumise à aucune symétrie, présente par conséquent au compositeur moins de difficultés de coupe et de placement.
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- TRAGEDIE.
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- ACTE II.
- SCENE PREMIERE.
- JOSABET , SALOMITH, LE CHOEUR.
- J O S A B E T.
- E S filles, cefi ajfeZj .fùfipendez, vos cantiques, y temps de nous joindre aux pneres publiques. ç’O1 nojtre heure. Allons celebrer ce grand jour,
- 1 devant le Seigneur paroiflre k t nofire tour.
- SCENE II.
- ^HARIE , JOSABET , SALOMITH , LE CHOEUR JOSABET.
- M.
- q, - Ats que vois je ? Mon fils, quel fujet vous rdmeine ? U Cot*rezj-vous amfi tout pâle & hors d’haleine ?
- *»* Mere!
- Zacharie.
- Ornent ?
- JOSABET.
- Hé bien , quoy ?
- zacharie.
- Le Temple eji profané.
- JOSABET.
- zacharie.
- Et du Seigneur l Autel abandonne.
- Spécimen de composition typographique (169i).
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- 2r.O OBSERVATIONS SUR LA COMPOSITION
- La place ordinaire des interlocuteurs est au commencement de chaque réplique, dont ils sont séparés par un tiret. On les met également en lignes perdues, avec ou sans blanc de séparation.
- Les interlocuteurs sont composés en petites capitales, avec — à l’inverse de la poésie — leur initiale majuscule, quand ils commencent la ligne.
- Aux noms souvent répétés il est permis de faire subir des abréviations. Eviter les divisions muetles au bas des pages,^des rectos principalement.
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- LA MISE EN PAGES
- 2b 1
- CHAPITRE VI
- LA MISE EN PAGES
- Sous le nom de mise en pages, on désigne une rie d’opérations par lesquelles les diverses compositions d’un même ouvrage passent de l’état brut celui de pages régulières agencées avec art, assemblées avec ordre.
- hsséminés d'abord, les paquets, de longueurs regulières, sont ensuite réunis et tous ramenés à , p dimension rigoureusement semblable. Les 10s sont placés, avec ou sans titre courant, ainsi ^Ue la ligne de pied, destinée à consolider la page, i es signatures désignant chaque feuille. Sont ercalés : titres, sous-titres, sommaires, man-I etJ-es, notes, vers, citations, tableaux, etc., etc. ancs sont répartis suivant l’esthétique parti-lere à la typographie.
- co f. ,lfavail — en réalité fort complexe — est p ^ a un ouvrier intelligent, instruit, et devant seder parfaitement son métier : c’est le metteur en Pages.
- Au
- reçu de la copie, et avant de la mettre en
- ul; xrt vupto, ot a v am uu la ujuuiv ou
- us, le metteur en pages l’examine avec un soin qui U*leux* 11 se ren(l compte d’abord des lacunes de jP°Urraient exister dans les feuillets et ensuite kesobfa<M*tU(*e ^es 1°H°S’ a laquelle il supplée au n’ ’’ cote de nouveau les feuillets en chiffres
- 3soin
- tres aPParents
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- 252
- LA MISE EN PAGES
- Ici « coter » est synonyme de numéroter, folioter. Le terme « cote » qui en dérive désigne une fraction de la copie; il s’applique aussi à plusieurs feuillets donnés au même compositeur, et formant une copie particulière. Chacune de ces copies est elle-même une division de la copie générale. Une bonne cote signifie une grande copie. On peut encore, pour la grande rapidité d’exécution, distribuer la copie par feuillet et même pai’ fragments de feuillet ; ces derniers sont considérés comme autant de cotes.
- D’après le format choisi et suivant le nombre de pages demandé par l’éditeur ou l’auteur, le metteur en pages détermine, d’accord avec le prote — quand ce n’est pas le prote lui-même — la force de caractère, la justification, l’interlignage, et fixe la hauteur de page.
- Cette page, dont la hauteur est naturellement proportionnée à sa largeur, doit avoir aussi des marges en rapport. On les tiendra aussi larges que possible, mais sans tomber dans l’exagération, et on ne les réduira qu'en raison de la quantité de matières et, par suite, du nombre de feuilles assigné qui peut obliger à allonger la justification.
- La force du volume sera également proportionnée à son format; à cet égard l’épaisseur du papier viendra utilement en aide.
- L’ensemble des titres et sous-titres divers est établi suivant une échelle proportionnée.
- Les sommaires, les notes et, en général, toutes les parties qui doivent être en caractères différents de celui du texte, sont passés en revue et signalés à l’attention du paquetier par une marque au crayon de couleur : ce dernier devra donc s’abstenir de les composer.
- De même pour les opérations variées qui peuvent
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- LA MISE EN PAGES
- 3ÎJ3
- s® Présenter, les tableaux, les parties à deux et Plusieurs colonnes, etc., en un mot tout ce qui est en dehors de la composition courante.
- Les particularités importantes aussi bien que les uetails secondaires doivent être indiqués au metteur su pages, qui en prend note et les consigne par écrit.
- Le travail de classement préparatoire achevé, le Metteur procède à la distribution des feuillets Numérotés : chaque personne en reçoit un certain n°Mbre qui forment sa copie.
- . Sur le premier feuillet de la copie, le metteur inscrit le nom du paquetier, le caractère, la justi-lcation, l’interlignage. Il informe celui-ci, orale-Ment ou par écrit, de la marche particulière à suivre; il le renseigne sur les mots qui doivent être italique, sur les nombres à mettre en lettres ou chiffres, sur les abréviations, les capitales Mandées, comment doivent être indiqués les Ppels de notes, de combien de cadratins on doit utrer les vers et certaines lignes dans la pr°se, etc.
- ü inscrit sur un registre toutes les copies nnees, de la première à la dernière, en mention-rent aPrès chacune le nom de la personne qui l’a
- A................1-i
- B................5-7
- C................8-11, etc.
- ^ ainsi de suite jusqu à la fin de l'ouvrage. Cette lste> qui lui sert d’indication pour prendre les ^°Mpositions sous le rang de chaque paquetier, lui s aussi nécessaire pour certaines recherches, P°ur des renseignements, comme contrôle.
- ^'POGUAPHIE.
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- m
- LA MISE EN PAGES
- La copie terminée, le paquetier la remet à son metteur après avoir inscrit sous son nom la quantité de lignes qu’elle a fournie, et mentionné le nombre et la qualité des surcharges et intercalations.
- Tout ce qui n'est pas (tans la casse et, par eonséquenb occasionne un dérangement au compositeur, doit être considéré comme surcharge et compté en plus. Ce sont les lettres ou mots en italique, capitales grandes ou petites, en caractères de fantaisie, etc., les parangonnages, les fractions, plus les groupes d'abréviations ou de nombres consécutifs, etc., en un mot tout ce qui sort de l'ordinaire composition.
- Le metteur inscrit donc la copie rentrée, il en fait épreuve et remet le tout au correcteur pour la lecture en première. L’épreuve lue revient au compositeur, qui, d’après elle, corrige sa composition et la pose ensuite sous son rang, en ayant soin de glisser entre deux paquets cette épreuve préalablement déchirée en partie pour indiquer que la correction a été faite.
- Il arrive parfois que le dernier feuillet de la copie se termine par un point final : c’est pur hasard. Le plus souvent il faut recourir à la per-sonne ayant en mains la copie suivante pour rattraper, c’est-à-dire pour trouver la terminaison du dernier alinéa, laquelle prend le nom de rattrapage.
- 11 reste bien entendu, en ce cas, que chacun doit commencer sa copie, non par la première ligne, mais par le premier alinéa, lequel peut se trouver aussi bien en tête qu’à n’importe quel endroit du feuillet. D’ailleurs, le metteur aura soin de crocheter ainsi C le premier alinéa, et d’inscrire
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- OBSERVATIONS DIVERSES
- àoîi
- Vis-a-vis le nom de l’ouvrier pour éviter toute erreur.
- De son côté, le metteur en pages compose a avance ses titres, sommaires, notes, etc., d’un coup ou au fur et à mesure, suivant leur Rendue. D’après leur importance, il peut les mettre en mains ainsi que les parties en caractères différents, qu’il a bien soin d’indiquer sur la copie avec le changement d’interligne, s’il y a lieu.
- hauteur de page est prise sur une page Pleine, complète, c’est-à-dire munie de son titre c°urant et de sa ligne de pied. Cette hauteur est parquée par une encoche faite sur une réglette en °is ou sur un lingot, sans s’inquiéter si cette auteur est ou non systématique.
- Pour les ouvrages à colonnes, la réglette com-Porte deux crans : le premier pour les colonnes . es'Uiêmes, en dehors du folio et de la ligne de P|e(l, le second pour la page complète pour le cas uu se présentent des queues, des titres, soit en tête, 0lt intercalés, et tout ce qui peut rompre les °ionnes momentanément.
- Observations diverses
- ue faut pas mettre en tête de page ou de onne une fraction de ligne terminant un alinéa, titIïl0lns cependant que cette ligne courte ne cons-ue à elle seule un alinéa complet, ou que dans table en colonnes cette fin d’alinéa se trouve Pa° a Par ^es P0*11*-8 conduite et terminée bo t es fifres. On tombe mal chaque fois qu’un Seu ügne arrive en tête de page. Cet accident ^ reproduit lorsque les alinéas sont courts, et ecfiients par conséquent. Les cafcrfls "^doivent
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- LA MISE EN PAU ES
- âoti
- tendre à éviter de mal tomber; pour cela, le metteur confectionnera deux ou trois pages à l’avance et ne liera définitivement qu'après avoir évité ou prévu cette occurrence. Il y a divers moyens d’y remédier : faire une ligne de plus en espaçant davantage les dernières lignes d’un alinéa, ou en gagner (casser) une en les serrant, et diminuer ou forcer le blanc des titres et celui des alinéas. Quand aucune de ces ressources ne permet d’éviter la ligne boiteuse en tète de page, il vaudra mieux couvrir cette ligne avec la dernière de la page précédente, laquelle sera remplacée par un blanc équivalent disposé de façon apparente. Ce blanc accidentel ne doit pas échapper aux yeux de l’auteur ou du correcteur, qui, avertis par une note du metteur en pages, feront le nécessaire.
- Dans les notes à deux colonnes, on use -également de cet artifice.
- La ligne dite boiteuse ou creusé est celle constituée par un ou plusieurs mots seulement et terminée pa1' des cadrats. Une fin d’alinéa formant ligne pleine n’est pas considérée comme ligne boiteuse et est parfaitement tolérée en tête de page; de même que la ligue isolée et incomplète formant un seul alinéa, cet alinéa ne serait-il que d’un mot. Néanmoins, il vaut mieu* s’abstenir de ce genre de lignes déséquilibrées et d'un effet disgracieux.
- Lorsqu'on est obligé de recourir à l’emploi des pages longues, on en fait deux qui à l’impression doivent tomber en regard.
- Pour les titres quelconques, chapitre, article, etc.» tombant en bas de page, il est utile de les fair0 suivre de trois lignes de texte — deux à la rigueuf — sinon, les reporter à la page suivante avec, en tête, le blanc nécessaire.
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- OBSERVATIONS DIVERSES
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- H en est de môme dans un ouvrage où des sommaires de quelque importance accompagnent des chapitres se suivant : il faut les garnir d’au moins trois lignes ou deux. Si le sommaire tombe juste et ne peut par conséquent être suivi des deux lignes de texte minimum, on le coupe et l’on en reporte nne partie à la page suivante — deux ou trois lignes au moins. 11 s’agit ici du sommaire en caractère romain inférieur à celui du texte. Si le sommaire est en italique et peu étendu, il sautera avec son titre.
- Eviter que deux titres tombent juste en regard, he page à page ou de colonne à colonne.
- A cause de la rentrée de ses lignes, l’épigraphe, se trouvant dans le même cas, ne se coupera jamais.
- Quand l’alinéa, au bas d’une page, commence Par une lettrine, il faut quelle soit suivie d’au ’mdns deux lignes pleines.
- Eviter de placer au commencement d’une page One ligne débutant par une syllabe muette qui serait la terminaison d'un mot coupé au bas de la ï*age précédente ; il vaudrait mieux remanier deux co trois lignes pour faire rentrer cette syllabe male ou repasser une autre syllabe, si ce n’est le m°t entier.
- ^e pas laisser un deux-points (:) au bas d’une Page, surtout d’une page impaire.
- Pas de titres courants ni de folios aux pages de titre.
- On appeue queue tout compte de lignes — très mérieur à celui que contient régulièrement la Page de texte — terminant une partie quelconque, a 0l>s que ia suite de la composition, qui en com-ence une autre, doit être reportée soit en belle
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- [.A \ffSE EN PA fi ES
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- page, soit simplement en page. Minimum admis : cinq lignes. L’espace resté libre au-dessous du texte est laissé tel quel ou préférablement garni d’un petit filet.
- On appelle aussi queue la fin de page laissée en blanc.
- Répartition des blancs
- La répartition des blancs, dans la mise en pages, est surtout œuvre de goût et de logique. Etant donnée leur variabilité infinie, on maintiendra entre eux une proportionnalité toujours raisonnée. Leur répétition symétrique, leur emploi judicieux en rapport avec le caractère ainsi que leur harmonique continuité, concourent à la beauté de l’ensemble et donnent seuls l’impression d’unité que doit procurer l’ouvrage correctement ordonnancé.
- Plusieurs titres de même valeur se rencontrant dans une page auront leurs blancs parfaitement semblables.
- Si une ligne ou un court sommaire en capitales du corps se trouvent séparés du texte par une ligne de blanc au-dessus et une autre au-dessous, on doit diminuer le blanc inférieur au profit du supérieur, en ayant soin de tenir compte du talus de la lettre qui participe au blanc de dessous. D’ailleurs, en règle générale, le titre doit se rap' procher du texte auquel il sert de début.
- Au contraire, s’agit-il de vers intercalés ou de toute autre citation séparée par des blancs, l’espace supérieur sera tenu ..un peu moins fort que Ie suivant comme se rapportant plus particulièrement au texte annoncé. Cette citation, vers ou prose, peut être suivie de sa traduction ; le nouveau blane
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- RÉPARTITION DES IU.ANCS
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- fiut les séparera devra être moins fort que le plus Petit des deux autres.
- Lorsque la dernière ligne d’un alinéa ne comportant qu'un ou plusieurs mots est suivie d’un Lire, on tiendra compte dans le blanc de sépara-Lon de celui fourni par les cadrats de cette ligne.
- Les citations, intercalations, guillemetées ou en Petit texte, sont toujours séparées par un blanc assez sensible.
- Lans les ouvrages divisés en paragraphes numérotés, il est bon de mettre au moins une ligne de blanc entre chacun des numéros.
- Les filets de queue, le mot fin ou tout autre ter-bfoant une partie doivent avoir environ un tiers oo blanc avant et deux tiers après.
- La répartition des blancs, déterminée une fois Pour toutes, doit être minutieusement observée ; jbais, accidentellement, il sera permis de rompre a règle mathématique en trichant, c’est-à-dire en Usant de l’interversion des blancs. Les proportions ^Oront quelque peu faussées, il est vrai, mais de eHe façon que l’œil ne s’en apercevra point et sera r°nipé par une apparente régularité ; par exemple utilisation des blancs des lignes creuses, j. ba loi de relation des blancs régit de même les gués de titres formant division de l’ouvrage. 0rsque ces divisions sont nombreuses, on les rassemble sous forme d’échelle pour bien établir j,rie gradation de force entre elles et leur donner aspect uniforme nécessaire.
- ^°ici l’exemple classique (page suivante) :
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- T.A MISE EN PAGES
- PREMIÈRE PARTIE
- LIVRE PREMIER
- CHAPITRE PREMIER SECTION PREMIÈRE ARTICLE PREMIER
- Ces parties sont parfois accompagnées de sommaires ou de sous-titres en capitales (grandes et petites), en italique, en caractères gras (égyptienne, normande, antique, etc.), ils seront toujours d’une force d’œil inférieure à leur titre. Entre eux, bien entendu, cette force d’œil sera également relative.
- A moins d’avis contraire, les principales divisions d’un ouvrage commencent toujours en belle page, c’est-à-dire en page impaire.
- Commencer en tête de page, ou simplement en page, c’est commencer aussi bien aux impaires qu’aux paires.
- Si une partie se termine en page impaire, il faudra, pour que la partie suivante commence également en belle page, confectionner une page blanche, formant verso ; cette page additionnelle, faite avec des lingots, identiquement aux autres, permet alors de reprendre l’ordre adopté.
- Au cours de la mise en pages, on ne doit pas, en cas d’interruption, s’arrêter à la terminaison exacte d’une feuille. Il faut toujours amorcer la suivante en mettant la suite du texte — ne serait-elle que de plusieurs lignes — sous le premier folio de la nouvelle feuille et en y adjoignant la signature. Quand le moment est venu, la mise en pages peut être ainsi reprise sans erreur.
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- MISE EN PLACARDS
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- Cette amorce prend le nom de réclame (v. p. 275).
- Pour la mise en placards on procède de même. La suite de la copie, insuffisante pour constituer un Placard entier, sert néanmoins de début au placard suivant, qui sera complété par la suite.
- Mise en placards
- La mise en placards — qui n’est guère demandée que pour les ouvrages manuscrits, susceptibles de nombreuses corrections, mais pas toujours — est une opération préliminaire de la mise en pages. Plie consiste à réunir les diverses compositions en nn certain nombre de paquets de longueur uniforme (40 cicéros environ) sans titres courants ni folios.
- Les placards, formant des séries de huit paquets phacun, sont numérotés jusqu’au dernier, sans uiterruption. La première page de chacun, la première colonne s’ils sont imposés — c’est-à-dire serrés dans un châssis — porte en tête le titre de l ouvrage abrégé et un numéro d’ordre. Exemple :
- Klém. de Bot. ph 1
- Traité de Cliir. — 1
- Dans les très petites justilications (lès notes généralement), les placards peuvent être de douze Paquets.
- Si ies placards, par le fait des corrections, se r°uvent augmentés considérablement, il s’ensuit que 1 ordre ne sera point changé : de nouveaux pla-Cards intercalaires seront créés portant l’ancien Numéro d’ordre suivi de la mention bis, 1er, qualer...
- des lettres numérales additionnelles a, b, c, d... A’ C, D...
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- LA MISE EN PAGES
- La disposition en placards, toute provisoire, a cet avantage de donner la plus grande liberté désirable pour la correction des ouvrages susceptibles de nombreux et profonds changements; elle évite les reports de lignes, les chasses ou pertes exagérées, et supprime toutes les combinaisons dispendieuses pour rester en feuille quand le travail est mis en pages directement.
- Elle permet de plus, à l’auteur, d’évoluer à l’aise dans de larges marges, de retrancher et d’augmenter sans employer de nouveau papier.
- Pour la facilité de l’évaluation, on s’arrange de manière que chaque placard corresponde autant que possible à un nombre régulier de pages.
- Si de prime abord on donne aux pages de placards la longueur et la physionomie qu’elles auront dans la mise en pages future, on observera les principes habituels à cette seconde opération.
- Les renvois de notes, surtout s’ils sont nombreux, ne seront pas changés au placard, puisque le placement des notes sera modifié à la mise en pages définitive. Le principal est que les notes soient réunies, dans chaque colonne ou page, avec leurs appels.
- Les placards, après épreuve en blanc, restent sur porte-pages, à moins d’être imposés. Dans ce dernier cas, et pour éviter les recherches, le numéro du placard sera inscrit à la craie au revers de la forme.
- Pour l’imposition, les colonnes de chaque placard sont mises côte à côte : 1", 2\ U1', 4% le cran tourné vers soi, avec, comme intervalle, le blanc du papier également partagé.
- Les placards en paquets sont disposés de même sur la presse, en vue des épreuves, les quatre
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- TITRES COURANTS ET FOMOS
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- colonnes formées chacune de deux paquets : 1" (1-2), 2* (3-4), 3e (5-6), 4e (7-8).
- Quand il sera possible de le faire, et quand bien même les paquets excéderaient la longueur de page déterminée pour la mise, le metteur y adjoindra les divers titres, notes, opérations, tableaux, etc., avec ms blancs appropriés.
- Après correction, et si les modifications, chasse, Perte, remaniements, n’ont été que de peu d’importance, le metteur aura donc l’avantage d’une mise en pages toute faite, pour ainsi dire, et sera ren-seigné sur le nombre exact de feuilles.
- Titres courants et folios
- Le titre courant est la ligne qui, répétée en tête de chaque page, reproduit le titre de l’ouvrage ou celui du livre, du chapitre... ; on l’appelle quelquefois folio, mais par erreur, ce dernier terme ne devant désigner que le chiffre de pagination.
- Le titre courant se met au centre de la ligne, les chiffres du folio sont compris dans le blanc; ils s°nt mis au commencement de la ligne des pages Paires, et h la fin pour les pages impaires.
- Si l’ouvrage comporte divisions et subdivisions, e ütre courant est de toute nécessité; c’est un Suide pour le lecteur : dans le cas contraire, la seule répétition du titre est inutile; il suffit d’un Sluiple folio au milieu de la ligne, entre deux tirets, ( eux parenthèses ou deux vignettes légères :
- — iu! — (io:i) «4 103
- Les chiffres de ces folios brefs peuvent être du même caractère que le texte courant, mais plus Petit préférablement.
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- EA MISE EN PAGES
- Les titres courants se font généralement en capitales, grandes et petites, espacées à un point autant que possible, et de la même famille que les caractères du texte qu’ils accompagnent. Leur force d’œil est d’environ deux points au-dessous du caractère courant; elle doit être combinée de manière à n’offrir aucune ressemblance avec les titres qu’ils peuvent rencontrer immédiatement.
- L’italique peut également servir pour les titres courants, particulièrement dans les pièces de théâtre et les poésies dialoguées, où la rencontre de deux lignes de capitales doit être évitée.
- Les petites capitales du texte courant seront employées, elles aussi, quand le titre courant sera d’une certaine longueur.
- On sépare ordinairement le titre courant par un blanc approprié à l’interlignage du corps employé, ou par un filet maigre, droit ou tremblé ; on peut aussi le mettre entre deux filets. Exemples :
- LE GAP DES TEMPÊTES
- MONSIEUR, MADAME ET BÉBÉ
- I. ES IR R É G U L IE R S 1» E PARIS
- Tartarin sur les Alpes.
- Lorsque le titre général d’un ouvrage est reproduit, le titre courant qui l’énonce se met au verso; la division par livres, chapitres, etc., s’inscrit au recto :
- 24 AVENTURES DE TÉLÉMAQUE.
- CHAPITRE I. 25
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- TITRES COURANTS ET FOLIOS 263
- ou encore le titre courant recto changeant à chaque page ou pour un certain nombre de pages :
- 2i LES ORIENTALES.
- LE FEE DU CIEL. 23
- Si, dans un ouvrage divisé comme ci-dessus, le sommaire du livre ou du chapitre est énoncé, ces derniers se mettent au verso, et le sommaire au recto :
- -4 LIVRE 111. CHAPITRE V.
- PL' RONHEUR DES ÉLUS. 23
- -4 CHAI*. VI. — LE DROIT DE PROPRIÉTÉ.
- LA CIRCULATION DES EAUX. 23
- La grande étendue d’un titre courant ne permet Pas toujours de le faire entrer dans une seule Lgne, même composé en petites capitales ; dans ce c&s, on le fait porter sur deux lignes par une coupure convenable qui satisfasse l’œil : deux parties ®8ales ou presque s’il se peut, mais il faut cependant préférer la coupure, quoique inégale, exigée Par le sens :
- 24 ÉTUDE
- SUR L’INTELLIGENCE DES ANIMAUX. 23
- Le titre courant changeant doit indiquer le chan-&eiuent de titre énoncé dans le texte à la page ’uême où ce changement s’opère, toujours pour uueux guider le lecteur dans ses recherches.
- Quand le chapitre se termine en page paire, il st alors d’usage de mettre le titre courant dans entier, ou tout au moins la partie essentielle 1 la place fait défaut :
- 24 ÉTUDE SUR L'INTELLIGENCE DES ANIMAUX.
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- LA MIRE EN PAGES
- Dans les ouvrages à deux colonnes qui portent deux folios, le folio impair se met à la première colonne, et le folio pair à la seconde de chaque page.
- Dans les dictionnaires, la première syllabe du dernier mot de la colonne figure en tête de cette colonne ; le folio se place au milieu, avec ou sans tirets, quand le nombre de colonnes est pair; à droite et à gauche, comme d’habitude, s’il est impair. Certains ouvrages de ce genre portent aussi en entier le premier et le dernier mot de la page.
- Il vaut mieux s’abstenir de titres courants et de folios aux pages commençant par un titre marquant une des principales divisions de l’ouvrage ou entièrement occupées par une gravure, un tableau, etc. ; à la première page du texte, à celle de dédicace, et à d’autres du même genre.
- La pagination en chiffres arabes compte à partir de la première page du texte. Les parties éventuelles de l’ouvrage, généralement écrites par l’auteur une fois le livre terminé, sont pour cette raison paginées en chiffres romains ou en lettres italiques bas de casse-dette différenciation dans la forme des folios est nécessaire pour ces pièces venant après coup et dont le nombre de pages ne peut être évalué d’avance. Cependant, s’il est demandé que ces parties éventuelles marchent avec la première feuille, la pagination pourra commencer eu chiffres arabes avec la première page de cet le partie. De même en cas de réimpression oii ces particularités disparaissent.
- S’il arrive que le titre courant soit supprimé dans une partie paginée et que le folio doive subsister, on le maintient non au milieu, mais à son extrémité respective.
- Lorsque, par suite d’élargissement accidentel» une page déborde de la justification ordinaire, Ie
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- TITRES COURANTS ET FOLIOS
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- folio est rentré à droite ou à gauche de manière à conserver la justification propre, exactement comme si de rien n’était.
- Les titres courants conservent leur point final, mutile selon nous et, par son peu d’apparence, déplaçant leur milieu par rapport à l’axe de la page.
- Lorsqu’ils contiennent, en plus du folio, une date, une indication en chiffres, elle se met entre ccochets du côté opposé.
- fa pagination manque dans les premiers livres, même ù l'époque où les réclames et les signatures J1 existaient pas encore. On laissait donc aux acheteurs e soin de chiffrer eux-mêmes leurs exemplaires ou de es faire chiffrer par des écrivains spéciaux. Mais il Paraîtrait, en outre, que la pagination n'a d'abord pas te regardée comme chose très utile pour la commode du lecteur, puisqu'on trouve parmi les anciennes ‘nions peu d’exemplaires où elle ait été ajoutée, ha première édition dont les pages soient chiffrées esl '-ermo ad populum prædica/jilis, opuscule in-quarto Pntdié à Cologne, en 1470, par Arnold Therhœrnen. aq1* SG serv't. pour cela de chiffres arabes. Cette mode. ‘ l°ptée par les autres imprimeurs, ne devint générale . e Vers le milieu du xvi* siècle, quand on commença à ‘Jouter aux livres des index et.des tables des matières, r ans lu principe, on se contenta de numéroter le o» to de chaque feuille, et ce n'est qu’assez lard qu'on Utérola le verso. Le plus souvent, ce numéro était cé en haut de la page, tantôt au milieu, tantôt à cett^e extûrieur; on essaya de le mettre en lias, mais el rr ni®fhode, jugée incommode, fut abandonnée. Les lui r<iS arahes réussirent à l’emporter, bien que cer-je ns Imprimeurs se servissent de chiffres romains — UarUe S’ fi.illeurs, ont continué de servir à la pagi-, °n ‘lus parties annexes du volume. plac’10^ rl'hei‘hœrnen serait encore le premier qui ait C(i des titres courants au sommet des pages, comme
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- LA MISE EN PAfiES
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- on le voit dans son édition des Quod lihet de saint Thomas d'Aquin, in-folio de 1471. Ulric Géring l’imita, en 1477, dans la Sermonesa.
- Signatures
- La page, mise de longueur et munie de son titre courant, est complétée par une ligne de pied. C’est un lingot de douze ou une réglette de bois de même épaisseur qui renforce la page et en assure la quadrature pendant la ligature et le serrage en forme.
- La ligne de pied est remplacée pour certaines pages convenues par une ligne de cadrats contenant un petit chiffre ou une simple lettre appelés signature. La signature change à chaque feuille — ou fraction de feuille — et détermine leur ordre de succession dans un même ouvrage. La dernière signature indique le nombre de feuilles qu’il contient.
- Les signatures se succèdent normalement de feuille en feuille pour l’in-quarto et l’in-octavo ordinaires. Mais elles sont doublées, quadruplées et ail delà dans une même feuille pour les formats supérieurs : in-8 en deux cahiers, in-12, in-16, in-18 variés, in-32.
- L’in-12, composé d’un cahier in-octavo dans lequel s’encarte un cahier in-quarto, reçoit la signature i à la première page et la même signature suivie d’un point i. à la page 9 qui est en même temps la première page de l’encart. Le chiffre est répété pour bien marquer que les deux signatures doivent marcher ensemble pour lft même feuille.
- La première page de la deuxième feuille in-12 (2o) prend la signature a; la neuvième page (33)»
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- SIGNATURES
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- première de l’encart,, la signature 2.. De même P°ur la suite.
- L’in-16 (32 pages), formé par la réunion de deux cahiers in-octavo sur une seule feuille de papier, Prend deux signatures : 1 pour la première page, 2 pour la page 17 (première page de la seconde moitié) ; 3 pour la page 33 (première page de la deuxième feuille), 4 pour la dix-septième page (49) 'te la même feuille; 5 pour la page 60 (première Page de la troisième feuille), a pour la dix-septième $1); et ainsi de suite. D’ailleurs, autant de signala res que de coupures.
- L in-l(î en un seul cahier, dit roulé, ne prend fia une signature par feuille, étant sans coupure.
- Lin-18 usuel, c’est-à-dire en deux cahiers, l’un ( e 24 pages, l’autre de 12 (un in-12 et un in-6), Porte deux signatures différentes et doublées, soit 90atre. La première page du premier cahier de SeiZe pages prend la signature 1 ; la neuvième Paf?e, qui est la première de son cahier d’encart de
- huit
- pages, la signature 1., pour bien indiquer que
- deux coupures réunies forment un tout; la lngt-cinquième page, première du second cahier e douze pages, prend la signature 2, et la vingt-neuvième page, première de son cahier d’encart de 90atre pages, la signature 2..
- "°ur la feuille suivante, la première page (37) P end la signature 3; la neuvième (43), la signa-a. ; la vingt-cinquième (61) — second cahier ture S^na^ure 4’ vingt-neuvième (63), la signa-
- |;^ans Pin-18 en trois cahiers égaux, chacun de “ Pages, il y a trois signatures à la feuille, chan-estnt d on cahier à l’autre (1, 2, 3); chaque cahier composé de huit pages et d’un encart de quatre
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- I,A MISE F, N PAS ES
- dont la première prend la même signature suivie d’un point (i., -2., a.).
- A la feuille première, la signature 1 est pour la première page delà feuille et du premier cahier (1) et î. pour la cinquième page (o), première de son encart; la signature 2 pour la treizième page, première du deuxième cahier (13), et a. pour la dix-septième (17;, première de son encart; la signature 3 pour la vingt-cinquième page, première du troisième cahier (23), et a. pour la vingt-neuvième, première de son encart (29).
- La deuxième feuille commence par la signature '* pour la première page (37), 4. pour la cinquième (41), 5 pour la treizième (49), 5. pour la dix-septième (53), e pour la vingt-cinquième (61), 6. pour la vingt-neuvième (60); et ainsi jusqu’à la fin de l’ouvrage.
- Pour l’in-32, qui est la réunion de quatre in-octavo sur une seule feuille de papier, les signatures se suivent de seize pages en seize pages; il y a par conséquent quatre signatures différentes pour une seule feuille. Signature 1 à la première page, 2 à la dix-septième (17), 3 à la trente-troisième (33), 4 à la quarante-neuvième (49).
- La deuxième feuille commence par la signature f> à la première page (60), « à la dix-septième (81). 7 à la trente-troisième (97), 8 à la quarante-neii' vième (113), et ainsi déduite.
- Pour l’in-octavo en deux cahiers, les signatures sont au nombre de deux à la feuille, se suivant pour tout l’ouvrage de huit pages en huit pages, à la première et à la neuvième de chaque feuille.
- Dans les plaquettes minuscules, on s’abstient de signatures pour la ou les parties encartées; on met
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- SIO NATURES
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- un astérisque à l'encart, deux et trois s’il y en a un deuxième et un troisième 11 C), ** (**), ***
- Nous n’avons donné ici que l’ordre des signatures pour les formats les plus usités. Pour les autres, moins employés, on observera le même Principe, qui consiste, en somme, à marquer d’un S1gne distinctif la première page de toute partie formant une unité particulière, et ce pour éviter les erreurs d’imposition, et surtout celles du broyage, tout en facilitant le travail d’assemblage. L est pour cela que les unités particulières devant être groupées en un seul tout prendront la même S1gnature accompagnée de signes conventionnels analogues et répétés autant de fois qu’il sera nécessaire.
- . Le caractère des signatures est de deux points lnférieur à celui du texte courant, à moins que celui-ci ne soit lui-même petit, auquel cas on emploie le semblable.
- Les parties composées après coup (préfaces, no-1Ces, etc.) prennent comme numéros d’ordre des Offres italiques bas de casse ou capitales grandes Petites (a, b, c, d — ,1, B, C, I) — a, b, c, d) Racées et rentrées à droite. (Sauf toujours le cas .6 réimpression où cette différenciation devient lnutile.)
- Les signatures, toujours placées à droite, se Enfoncent de plusieurs cadratins. L’égalité de la rentrée doit être observée jusqu’à la fin. Cependant, renfoncement peut varier nécessairement quand. Par exemple, la signature se rencontrant vertica-oient avec une opération peut susciter confusion. Les signatures, devant remplacer les lignes de P ao, sont séparées du texte, d’abord par la ou les alignes qui suivent la dernière ligne et ensuite
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- LA MISE EN PARES
- par leur différence propre d’avec le lingot de douze, différence diminuée de l’interligne qui les suit.
- Soit une page de neuf interligné à trois points : la signature, en sept, sera séparée du texte d’abord par la dernière interligne de trois points, plus ensuite sa différence d’avec douze qui est cinq points sur lesquels on en prélève trois pour l’interligne terminale ; il reste donc deux points, qui, ajoutés aux trois autres, donnent un total de cinq points séparatifs.
- Dans un ouvrage formant série ou collection, la tomaison est à gauche avec une légère rentrée. Cette signature particulière additionnelle, en petites capitales, mentionne le titre de l’ouvrage, abrégé ou non, suivi de la tomaison; parfois pour un même ouvrage en plusieurs volumes le chiffre seul du tome est indiqué; il peut être joint à la signature (iv. — 24).
- Pour les œuvres d’un même auteur, si l’ouvrage forme à lui seul deux ou plusieurs volumes, la signature comportera, non le titre de la collection, mais le sujet particulier de cet ouvrage, suivi de sa tomaison propre :
- LA NOUVELLE HÉLOÏSE. — II - 25
- Pas de signature au faux titre et au frontispice ; mais les faux titres qui sont dans le corps de l’ouvrage les prennent comme les pages don t ils tiennent la place.
- Les parties réimprimées d’un volume (onglet, carton ou autre), commençant la feuille ou non, prennent la même signature que la feuille dont elles font partie, mais avec une marque distinctive quelconque (astérisque, points), placée immédiatement avant (*9 — .,20). Cela est utile pour que
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- SIGNATURES
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- dans l’assemblage il n’y ait point confusion avec la partie fautive (à moins qu’on ne veuille laisser Passer la chose inaperçue).
- Lorsque, par le fait d’un titre qui ne peut entrer, page à signature est courte, le blanc se met avant la signature.
- t)n sait que les premiers livres n'avaient ni registre, ni réclames, ni signatures, c’est-à-dire rien qui pût guider pour l’assemblage des divers cahiers d'un même volume. Pour faire disparaître cette difficulté, on fit revivre ces indications dont l’usage était général au moyen âge.
- Le registre se trouvait quelquefois au eoinmen-Cement, mais plus souvent à la lin de l'ouvrage. Il insistait toujours en une sorte de table ou d'index c°mposé des premiers mots de la moitié des feuillets chaque cahier; il servait à guider les assembleurs et les relieurs. Son usage disparut à la fin du xvi8 siècle.
- Le registre parut à Rome en 1469. On en attribuerait ‘introduction dans la typographie à l’imprimeur Ulric Han ou plutôt à Sweynheim et Pannarlz qui Remployèrent pour la première fois, la même année, dans eurs éditions de Lucain et de Jules César.
- La réclame — ainsi appelait-on le mot placé isolé-Ulent au-dessous de la dernière ligne de chaque feuille a droite et horizontalement — dont les premiers typographes firent usage, était une imitation des anciens ^opistes. Cette innovation serait attribuée à Jean de ^P‘re, imprimeur à Venise — qui s’en servit, dit-on, dans un Tacite, sans date, mais publié, à ce que l’on ®r°lt, en 1468 ou 1469 — ou à Vendelin, frère de ce typographe, imprimeur dans la même ville en 1470. ^ Prétend encore que le premier exemple de réclame 6e trouve dans le Confessionale de saint Antonin, Publié à Bologne en 1472, par un imprimeur inconnu, Probablement par Balthasar Aroguidus. Aide Manuce
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- tA MISE EN PAGES
- en propagea l'emploi, mais elle ne fut adoptée en France que vers 1320. On en a usé assez longtemps simultanément avec les signatures, puis on l’a abandonnée comme faisant double emploi avec ces dernières.
- Quelques années plus lard, on fit revivre également les signatures, qui étaient l'usage d’indiquer l'ordre successif des feuillets ou cahiers par une lettre de l’alphabet dont les imprimeurs xylographes avaient déjà accidentellement tiré parti. Le premier livre connu où on les trouve est le Præceptorum dicinæ legis, de Jean Nider, imprimé à Cologne en 1472, par Jean Kœlhof, ou, d’après Ainbroise-Firmin Didot, le Baldi lectura super Codicem, imprimé à Venise en 1474, par Jean de Cologne et Jean Manthen de Gherretren (elles ne figurent que dans la seconde moitié de l'ouvrage). Cette supériorité de l'emploi de la signature sur celui du registre fit abandonner ce dernier. Ulric Géring s’en servait à Paris en 147G.
- En principe, les signatures étaient marquées par des lettres suivies d'un chiffre arabe ou romain, que l’on répétait jusqu’au milieu de la feuiile. Par exemple, la première feuille d’un volume in-octavo portait A au bas et à droite du recto du premier feuillet, Aij au bas du recto du deuxième, Aiij au bas du recto du troisième, Aiv au bas du recto du quatrième. Les signatures de la deuxième feuille étaient : B, Bij, Biij, Biv; celles de la troisième : C, Cij, Ciij, Civ, et ainsi de suite. L'alphabet épuisé, on recommençait dans le même ordre en doublant, triplant et quadruplant au besoin la lettre que l’on disposait sous cette forme : Aa, Aaij, Aaiij ; Aaa, Aaaij, Aaaiij; Aaaa, Aaaaij, Aaaaiij. Quelquefois, au lieu de Aij, Aiij; Aaij, Aaiij; Aaaij, Aaaiij... on mettait A 2, A3; Aa 2, Aa 3; Aaa 2, Aaa 3, etc.
- Quand on recommençait l'alphabet pour la numérotation des feuilles, on retournait aussi quelquefois les lettres de signature. On les appelait alors lettres verties : y, g, A verti, B vcrli, elc.
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- SIGNATURES
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- système a été définitivement abandonne au com-jnenceaient du dernier siècle et remplacé par celui, iniment plus simple, des chiffres arabes. Les parties Préliminaires, les appendices et autres pièces détachées corps de l’ouvrage, sont actuellement signées de dtres minuscules italiques.
- L’n grand nombre d’anciens ouvrages n’ont d’autre Pagination que les lettres de l’alphabet suivies d’un Ç uffre : „7) a 2, a 2, a 4 (ou A, A 2, A 3, A 4), etc., pour 'P 7--., l\ b 2, b 3, b 4, etc., pour 17, ig, 21, 23.... be n’est que lorsque la pagination tut établie qu’on t 11 P-*°ya comme signatures les lettres de l'alphabet, aïs ]e j ej- jqj excep^s : A signature 1 ; B, 2 ; C, 3 ; x.’ di E, ?; F, 6; G, 7; H, 8; I, 9 ; K, io ; L, 11 ; M, 12; y’ 13i O, 14; P, i5; Q, 16; R, 17; S, 18; T, 19;
- ’ 2o; X, 21; Y, 22; Z, 23. La série recommençait 1 Ul!,i : A A ou 2 A, 24... ; A A A ou 3 A, 47, elc.
- 1 1
- (l signature, indispensable pour l'assemblage, in-|. '10e au brocheur de quelle manière doit se plier la le .' e’ comment doivent en être détachés et classés eU. ^'derents cartons, s’il y a lieu. Quant au lecteur, e le renseigne simplement sur le format du volume.
- üv>eS Ratures, n’étant d’aucune utilité une fois le F relié, étaient placées tout au bord de la marge ;
- td du relieur les faisait disparaitre. De par l’exiguïté 8 ,la Platine, au tirage les lettres se cassaient ou se leslSSa*ent devenaient illisibles. Arnold Therhœrnen nht immédiatement sous le texte].
- fet n ^signe à présent sous le nom de réclame le ^ 1 Rt de copie qui appartient à deux placards ou à l’a 1 feuiUes; c’est-à-dire finissant l’un et commençant Ca Le placard de réclame se trouve dans le même nia Vls~à-vis de la feuille. A cet endroit de la copie, on c Jjdue, en lecture typographique, le numéro du pla-°u de la feuille qui commence. Cette indication 'PPelle elle-même réclame.
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- LA MISE EX PAGES
- Notes
- Les notes — commentaires d’un mot ou d’un passage du texte — sont de deux sortes : celles qui se mettent au bas de la page contenant ce mot ou passage (et pouvant elles-mêmes comporter d’autres notes), et celles qui sont reportées à la lin d’uue partie, d’un chant, d’un chapitre, d’un volume.•••
- Les notes sont toujours composées en plus pet1*-caractère que celui du texte. — de deux points au moins; — elles en sont séparées par un espace très variable et sont précédées de numéros d'ordre, lettres ou signes, ayant leur analogue correspondant dans le texte, où ces chiffres, lettres, signes, prennent le nom d'appels de notes.
- Il y a donc à considérer deux choses dans la note : l’appel et le blanc de séparation.
- APPELS
- Autrefois on se servait de minuscules italiques du corps du texte (sous le nom de lettrines), accompagnées de la parenthèse, quand les notes étaient fréquentes; lorsqu’elles l’étaient moins, la minuscule était remplacée par l’astérisque entre parenthèses. On doublait l’astérisque pour une seconde note de la même page ; mais pour la troisième on plaçait une croix, et pour la quatrième un pied-de-inouche.
- Un autre signe, le diésis était aussi employé.
- Des astérisques entre parenthèses, en nombre égal à ceux des renvois, remplacèrent ces divers signes; plus tard on se servit simplement de chiffres du corps entre parenthèses.
- Il peut être intéressant de donner ici la suite des appels de notes anglais : le premier est l’astérisque ,
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- NOTES
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- ta deuxième s’appelle poignard ou obélisque t 1 le troisième^, le quatrième || et le cinquième T se rapportant au diésis, aux barres doubles et au pied-de-mouche, vuaad il y a plus de cinq appels, les signes sont doublés :
- W,
- ~\— ++’
- le,a'ls certaines éditions hollandaises, on rencontre s signes suivants dans cet ordre : *, f, §, *1, seuls ou (1 ncurremment employés avec des lettres italiques et s chiffres entre parenthèses.
- ^es appels de notes communément employés sont
- les
- suivants
- (1) (')
- («)
- . °mme on le voit, les appels sont assez variés de rine : chiffres arabes, chiffres et lettres supé-urs, lettres italiques, astérisques, tantôt isolés, . ôt entre parenthèses, dont on use différemment vant le goût et à la demande de l’auteur, es appels en chiffres supérieurs isolés nous ,, aissent suffisamment visibles, et sont d’ailleurs dn usage général.
- l’a ,Xailniolns, dans la poésie, si les notes sont rares, ^térisque sera mieux indiqué.
- Dao^ uumérotage des notes recommence à chaque j &e’ sauf dans certains classiques, où il se continue ^ffu à la lin du chapitre ou du chant, ans les ouvrages à deux colonnes, le numérotai recornrnence à chaque colonne — sauf tou-^rs le cas précédent.
- ses n c^aP^re peut tomber au milieu d’une page ; la noles et celles qui le précèdent mises au bas de Page ont une seule numération, dan U,s*eurs signes différents peuvent être employés a même page. Lorsqu’une note comporte une
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- LA MISE EN PAGES
- sous-note et encore une note de sous-note, la note prend un chiffre arabe supérieur ; la sous-note, d’un caractère plus petit, prend une lettre italique supérieure ; et la note de sous-note un astérisque.
- Dans le texte, l’appel est séparé de la dernière lettre du mot qu’il suit par une espace fine ou moyenne.
- Il est préférable de figurer l’appel dans le texte par un chiffre supérieur isolé plutôt que de Ie mettre entre parenthèses — dont l’utilité n’est pas démontrée ; et il vaut mieux numéroter la note par un simple chiffre arabe suivi d’un point, qu’avec des chiffres supérieurs, lesquels font mince figure au commencement d'une note.
- Au cas où l’appel serait figuré par un, deux, trois... astérisques, les notes seraient numérotées par des astérisques en nombre correspondant.
- Quand une note est formée par un ou plusieurs vers, le numéro d'ordre prend place à gauche, quel que soit l’espace qui le sépare du premier mot de ce vers.
- Pour les notes reportées à la fin des livres, chapitres, chants, ou de l’ouvrage entier, la numération des renvois suit pour tout l’ouvrage, le livre, le chapitre, le chant, etc.
- SKPAHATIOiN
- La note est séparée du texte par un filet ou par le blanc jugé nécessaire, mais dont il est impossible d’observer l’exacte régularité. Pour diverses causes, cet espace se présente plus ou moins amplifié ou diminué, le nombre de lignes du texte comme celui des notes étant infiniment vrariable.
- Le nombre d’appels pour une même page, no»
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- NOTES
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- j^oins variable encore, et les endroits souvent âcheux où le hasard fait tomber ces appels, sont ürie source d’inévitables difficultés pour le metteur en Pages. Les très sensibles différences de blanc ne Proviennent que de là ; or, l’art du metteur en Pa#es ne consiste pas seulement à éviter ces écarts 7~ c est là un point tout secondaire : la correspon-Vance des notes avec leurs appels est surtout l’objet ae ses calculs.
- -Néanmoins, en principe, le blanc de la note sans met
- sera d’une ligne quand la combinaison es deux caractères le permettra.
- Lans les notes avec filets, le blanc sera d’une emi-ljgne ^ chaque côté. Si les blancs ne peuvent re égaux, celui qui précède le filet sera plus fort.
- minimum de blanc séparatif de texte à note est présenté par le nombre de points différentiels du do'r-S ‘les notes à celui du texte, augmenté de la force ü° interligne si le texte est interligné. Exemple : dans ouvrage en neuf interligné à deux points, avec tes en sept, le blanc minimum sera de quatre points : s deux points de l’interligne et les deux points diffé-entiels du sept au neuf.
- Le filet séparatif des notes est facultatif ; mais il nécessaire pour la bonne séparation des notes ans les ouvrages mélangés de citations en carac-res inférieurs et comportant des blancs variés, et la pour éviter toute confusion avec ces citations.
- le jugeons parfaitement inutile quand le texte st Partout semblable.
- Quand bien même les notes porteraient des lilets, n en mettra pas aux notes de notes ; on n’en ettra pas davantage quand la note sera précédée hu tableau encadré,
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- LA MISE EN PAGES
- L’idée de variété a fait emprunter aux Ali®' mands le filet de séparation réduit au quart environ de la justification et placé à. gauche :
- PLACEMENT
- L’idéal de la mise en pages serait que toutes les notes d’une seule page de texte fussent rassemblées au complet au bas de cette page ; cela n’arrive que par le fait d’un heureux hasard ; dans la pratique* il en va tout autrement : l’accident est de règle.
- Lorsqu’une note ne pourra tenir entièrement dans la page, par suite de la basse position de son appel, on s’arrangera pour la couper en deux parties égales : pour le foulage si ces parties tombent l’une sur l’autre, pour l’œil si elles sont en regard.
- Si l’appel tombe dans la dernière ligne d’une page, il faut ou faire sauter cette ligne de texte en la reportant à la page suivante où l’on aura la place nécessaire à la note, ou reporter une ligne, deux au besoin, s’il est possible, à la page précédente afin de ménager la place de la note directement sous son appel. Si la note n’est que d’une ligne ou deux, tout est pour le mieux ; au contraire, s’il y en a plusieurs, l’excédent — au moins deux lignes — est reporté au bas à la page suivante et en tête d’autres notes s’il s’en présente.
- Un autre cas fréquent se présente dans les ouvrages copieusement commentés : par endroits la somme des lignes de notes est supérieure à celle du texte. Une note peut ainsi courir sur plusieurs pages, et alors elle doit être couverte d’au moins deux lignes de texte courant par page. Il peut arriver encore que l’étendue de la note et la proxi-
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- NOTES
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- jftité d’un autre renvoi ne permettent pas d’en P acer une seule ligne ; dans ce cas on met la note •ttnaédiatement sous le folio, avec ou sans filets cest selon.
- Si deux ou plusieurs renvois de notes se trouvent reunis dans la même ligne et que la première des Uotes> occupant à elle seule la place disponible, atI1pèche de placer la première ligne de la deuxième ote — et, nécessairement, celle de la troisième si elle existe, — on essaie par des remanie-ents de déplacer les renvois soit en avant, soit arrière. Mais, en cas d'impossibilité, les notes Portantes conservent leurs numéros d’ordre aux-^UêIs on ajoute : de la page précédente.
- Lorsque, dans une note, la partie excédente corn-enÇant par un alinéa, des vers ou une citation, Peut entrer dans le bas de la page, il convient ajouter une ou plusieurs lignes de texte qui per-^ ®ttent de reporter au moins deux lignes de notes ‘ a Page suivante. On agit de même quand le nvoi précède une ligne creuse qu’il faudrait ^porter seule.
- ^ il arrive qu’un renvoi de note tombe aux der-res lignes d’un chapitre, et qu’il n’y ait pas de * a°e pour loger cette note en entier au bas de sa s- °n en reporte la fin à la page suivante ; mais , chapitre qui vient après doit commencer en ja e Page, la lin de la note sera placée en tête de Page qui suit, immédiatement sous le folio, ec ou sans filet, selon la marche adoptée, o ans les notes sur deux colonnes, s’il ne se pré-j. te dans la page qu’une seule note formant deux gnes, on en fera une seule, longue. De même, si , e formait trois lignes, on la réduirait à deux 0ûgues.
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- U A MIS K EN PAGES
- Si chaque note forme par elle-même un alinéa' il n’en est pas toujours ainsi dans certains clas* siques, où elles sont nombreuses et où la place est mesurée ; cette extrême abondance oblige à les faire se suivre à raison d’un seul alinéa par divi' sion (chapitre, chant).
- Toute note ayant trait à un tableau accidentelle' ment élargi, sera de la même largeur que ce tableau, à condition qu’elle se trouve au-dessous de lui et au bas de la page.
- IHEM, IBIDEM
- Le mot idem, tenant lieu de nom d’auteur, se met en petites capitales, avec grande : Idem (In.) ; Ie mot ibidem tenant lieu de titre d’ouvrage se met en italique et en abrégé : ibid. (ib.) ; et cela quand ils suivent immédiatement le nom d’auteur ou d’ouvrage :
- 1. Rousseau, Emile, t. Ier, p. '>3.
- 2. Idem, le Contrat social, t. II, p. 27.
- t. Le Contrai social, I. l“r, p. il.
- 2. Ibid., I. Il, p. 15.
- Si la note contient comme source l’indication de deux ouvrages différents et du même auteur, et que la note suivante n’a trait qu’à l’un de ces deux ouvrages, on ne peut le remplacer par ibid. Le premier comme le second titre seront exprimés intégralement :
- 1. Rousseau, Emile, t. Ier, p. 1 ; le Contrat social, t. IL
- p. 80.
- 2. Idem, le Contrat social, I. Il, p. 53.
- 3. Idem, Émile, t. II, p. 23.
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- NOTES MARGINALES
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- Lorsque deux ouvrages différents sont cités dans a même note, il en est de même :
- l- Andromaque, acte II, sc. m: Brifannicus, acte III, Sf>- u. *
- -• Andromaque, acte lit, sc. n.
- 'L Reitannicm, acte II, sc. ni.
- -^lais si la source de deux notes successives se Apporte à un seul ouvrage, le mot ibid. -remplaça le titre.
- Le Bachelier de Salamanque, t. Il, p. ">3.
- “• Ibid., t. III, p. 2!).
- Si la source indiquée est absolument la même ans deux ou plusieurs notes se suivant, et que Çte fois le nom d’auteur soit imprimé en tête de a première note, les mots idem et ibid. en tien-dl>ont lieu :
- Itoi.r.ix, Histoire ancienne, I. 111, p. I.
- Idem, Ihid., 1. Il, p. 50.
- Notes ou additions marginales (manchettes;
- Les notes marginales, également appelées addi-°ns marginales ou manchettes, sont autant de °Us-titres secondaires placés en marge et vis-à-vis u texte dont elles énoncent l’esprit. Elles doivent re en très petit caractère, plutôt inférieur à celui es notes (celles de certains travaux administratifs mettent en caractères noirs : égyptienne, nor-ande) et viennent se placer dans la marge droite s Pages impaires, dans la marge gauche des Pages paires. Dans les ouvrages à deux colonnes.
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- LA MISE EN PAGES
- elles se mettent ordinairement de chaque côté de la page, chacune dans sa marge respective.
- L’intervalle de séparation du texte est habituellement de 3 à 6 points et ne dépasse pas 12; le blanc de couchage sera d’une seule pièce.
- La première ligne de la manchette doit être à la même hauteur que celle de l’alinéa qu’elle concerne; elles sont toutes deux alignées par la base :
- delà me fait souvenir d’une tracasserie Tracasserie qui arriva lors entre M. et Mme la du- entre cliesse d’Orléans. Saint-Pierre, qui avait Saint-Pier
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- beaucoup d’esprit et de l'intrigue, et qui, très bon marin, avait été cassé pour n'avoir pas voulu prendredu petit Henan les leçons
- Le placement des manchettes dans les pages | impaires s’effectue sans difficulté, l’extrémité droite des lignes étant toujours dégagée. Il n’en est pas de même pour les pages paires dont l’extrémité gauche porte contre le montant de la galée ; il faut donc ou disposer sa manchette contre le bord libre de droite et, cela fait, soit la transporter à gauche de la page en la repoussant, soit transporter celle-ci à droite de la manchette ; ou, mieux encore, confectionner d’abord ses manchettes en mettant approximativement les blancs de tête et de pied et ceux de correspondance entre chacune d’elles s’il y en a plusieurs : puis, la page de texte une fois amenée contre elle, justifier exactement cette fois, en hauteur, au moyen de cadrats ; les intervalles primitifs d’une addition à l’autre sont ainsi modifiés pour obtenir le parfait alignement avec le texte.
- La largeur des manchettes, généralement du cinquième, du sixième, voire du septième de la justification totale, est établie sur un nombre régu-
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- lec de points, sur un compte juste de cadrais et de Petits lingots de garniture, ce qui facilite le place-^nt et la justification en hauteur.
- La forme habituelle des additions est l’alinéa, cPJand la phrase est suivie.
- , Cependant, si la justification a dû être prise assez ®troite, on adoptera la forme « lapidaire » (lignes 6 longueurs variées), qui est la plus commode et peut s’employer dans tous les cas.
- Cn emploie également la forme en sommaire :
- a tait l'oraison tï e.'rp (If‘ sa t'enimi , 11 'To ise qnelm après l'on
- l'tta.
- Conduite de César en Espagne, dont, il axait été nommé gouverneur.
- César, modèle de la jeunesse élégante, s'efforce de gagner Le peuple par toutes les séductions.
- Ln ces très courtes lignes et bien que le carac-^e soit fort petit, l’espacement est forcément et d al ! ^ 6S^ ^eS Cas °*1’ S0US ^orme L'alinéa ^ du sommaire, l’étendue d’un mot ne suffit pas /ormer une ligne complète et ne permet pas ^nmoins d’emprunter à la ligne suivante ni à la ^ ec®dente; il vaut donc mieux rentrer cette ligne chaque côté au lieu de l’espacer à fines (ce qui Peut pas toujours se faire complètement).
- Ce roi et, la reine d’Espagne prodiguent des témoignages scandaleux de faveur au prince
- 1qL espacement, on le voit, est la grande difficulté ; p rS(îü jl est accidentellement par trop vicieux, on . 1 diminuer en apparence la justification en aÇant, au commencement de chaque ligne pour
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- LA MISE EN PAC ES
- les pages paires et à la lin pour celles impaires, un demicadratin ou un cadratin; mais pour l’œil j* faut étendre cette modification aux autres addi' tions de la môme page.
- Une addition de plusieurs lignes peut avoir rapport à un alinéa dont deux lignes seulement rentrent dans le bas d’une page. Ua première ligne de la manchette pourra être remontée vis-à-vis la dernière ligne des précédents alinéas, si une autre addition ne s’y oppose pas. Sa base s’alignera alors avec la dernière ligne du texte.
- L’addition peut aussi se prolonger sur la note, mais ne jamais dépasser la longueur de page, en empiétant sur la ligne de pied.
- Enfin, quand une addition ne peut rentrer entiè' rement au bas d’une page, on en reporte la fin a la page suivante, mais on fera tout son possible pour éviter, par cette Coupure, l’éventualité d’un report à une autre page.
- Pour les pages qui ne comportent pas d’addition, il y a lieu de placer le blanc qui en tient lieu.
- Le premier ouvrage où se rencontrent des notes marginales est un Apulée imprimé à Rome en par Sweynheim et Pannartz.
- Autrefois on se servait (le la croix (-J-) pour renvoyé1’ aux notes marginales.
- Épigraphes
- Les pensées et les courtes sentences que l’on voit figurer dans le titre d’un ouvrage (même en tête des chapitres) pour en synthétiser l’esprit, se nomment épigraphes.
- Elles se mettent généralement après le nom
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- ÉPIGRAPHES
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- auteur, mais peuvent se placer immédiatement Ussi après la ligne de titre principale.
- renfoncement de l'épigraphe se fait par la gauche, il est environ des deux cinquièmes de la *, s^fication; mais il peut varier suivant l’étendue e 1 épigraphe et la disposition générale de la page. 0n extrémité droite est renfoncée, mais très légè-efnent, et de manière à être dominée par la plus ^ê’ne du frontispice :
- ^ épigraphe en prose se met en alinéa :
- Il faut prendre le temps comme il vient, les hommes comme ils sont, l’argent pour ce qu’il vaut.
- Si elle est formée d’une citation française, on la ^uillemette au long :
- « Les Français arrivent « tard à tout, mais enfin « ils arrivent. »
- (Voltaire.)
- Quand la citation est en langue étrangère com-P°sée en italique et accompagnée de sa traduction, celle-ci se met au-dessous en romain et guillemetée c°iunie on l’entend :
- Nih il est in intellectu r/uod non fuerit prius in sensu.
- « 11 n'y a rien de bien compris que ce qui a passé par les sens. »
- L épigraphe en prose est parfois suivie d’un ou usiears vers. Ces derniers se mettent alors en acf^.re d'œil inférieur et sont placés à peu près ^unlieu de l’alinéa qui les surmonte.
- •es deux épigraphes réunies — prose et vers — le plus souvent empruntées à différents
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- LA MISE EN PASES
- auteurs. Les noms de ceux-ci suivent à droite petites capitales du même corps.
- En dehors du renfoncement général, les vers, s'il y a lieu, prennent leur renfoncement respectif:
- Quand il tomba lâchant le monde, L’immense mer Ouvrit à sa chute profonde Le gouffre amer.
- (Victor Hugo.)
- 11 convient d’adopter pour l’épigraphe un interlignage en rapport avec la force du caractère employé et suivant la place verticale dont on dispose.
- Lettrines ou initiales
- Autrefois, on désignait sous le nom de lettrine la lettre italique isolée ou entre parenthèses qul servait réciproquement de renvoi du texte aux notes. On nomme encore ainsi les lettres alphabétiques que l’on place successivement en tête de chaque lettre nouvelle dans les lexiques, tables des matières, index, et en général dans toute partie revêtant la forme alphabétique.
- La lettrine est aussi l’initiale ornée qui se place au début d’une partie ou d’un chapitre. Elle ne se renfonce pas et, si elle est de forme régulière, s’aligne par le bas avec le texte et le dépasse légèrement en tête si possible. Le mot dont elle fait partie ou celui qui la suit se met en petites capitales :
- «uan» ou passe sur la place de l’Hôtel-de-Ville, et que l’on considère ce palais de féerie brodé de sculptures de la base au faîte, avec son campanile ajouré, ses tourelles encorbellées, ses hautes toitures aux ardoises roses, s*>n escadron de chevaliers d’or,
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- LETTRINES
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- ÇAN’Dide avait amené de Cadix un valet tel qu’on en trouve beaucoup sur les côtes d’Espagne, était un quart d’Espagnol, né d’un métis dans le
- A minuit, l’heure des mystères, Roselia, plongée fr dans son extase, revit les vertes prairies du ^°Palistan ; elle entendit de douces mélodies et
- La deuxième ligne (et les autres s’il y a lieu) se tache de la lettrine par un léger blanc ; il en est même, à la première, du mot en petites capitales ^ t ne fait pas corps avec la lettrine.
- Pour les grandes initiales ornées, de formes ntaisistes et irrégulières, on en suivra les con-. ^rs, mais sans les épouser avec exagération. Les belles à angle droit seront préférées aux serviles 0Qdulations du texte.
- toLes lettrines, les initiales ornées tirées en rouge ou en lett 6 autre couleur, sont le seul vestige des anciennes ^ res ornées — héritage des scribes du temps passé , qu on appelait miniatures et qui rehaussaient l’éclat
- p manuscrits.
- toi °Ur ménager, au début de l’imprimerie — transi-b ument du moins — les intérêts menacés de nom-tête ^bmaineurs, on réservait un espace blanc en pa .•des grandes divisions (livres, chapitres...), où ^Us • e, P°uvait exercer son talent de décoration, et évifSl Emplacement des initiales (marquées, pour r toute erreur, par une petite lettre minuscule]. SaQss " lettres grises » étaient des initiales imprimées pince eucre> destinées à être dorées et coloriées au
- UeuJll(ïiure vient du procédé employé par les enlumi-les S moyen âge pour figurer, à l’aide du minium, (% q’aQdes lettres rouges au commencement des dern'1 Fes amsl 9ue les ornements placés en tête de ces ricjjeers’ bans la suite, la décoration devint d’une Sse inouïe, comme couleur et comme dessin. La Typographie. 17
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- découverte de l’imprimerie anéantit l'art de l’enluminure.
- L’emploi des lettrines est plutôt réservé aux livres de luxe, à ceux illustrés ou de grande justification, et pour les ouvrages conçus dans le style ancien.
- Les lettres destinées particulièrement à cet usage sont fondues avec talus égal, à l’inverse des grandes capitales courantes. On les nomme encorë « lettre8
- Lettrine tirée d’un Évangéliaire de Charlemagne.
- binaires » ou de « deux points ». L’origine de cette appe*' lation, qui peut surprendre, vient de ce que ces caractères occupaient en hauteur celle des deux lignes du texte qui les accompagnaient; ils équivalaient donc deux fois la quantité de points de ce corps.
- Les titres de livres et de chapitres, des lignes, dcs passages imprimés en rouge portaient le nom d rubrique.
- La rubrique était la lettre initiale en encre roufc'e’ minium ou cinabre, dont l'usage passa des manuscrit romains à ceux du moyen âge, puis aux livres iin primés.
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- Lettres ornées du xvue siècle.
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- Têtes de chapitre
- La mode est très ancienne de ces sortes d’ort1®' ments qui viennent en frise à chaque nouvel chapitre.
- Tètes de chapitre du xvne siècle.
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- Initiales ornées et Têtes de Chapitres modernes de la Fonderie Renault, Ed. Makcou, Sucç\
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- LA MISE EN PAGES
- En dehors des têtes de chapitre gravées et vignettes appropriées directement à cet usage' certains motifs isolés, des coins d’encadremf alternativement inversés et des fleurons pourro® en tenir lieu. Mais il faut avoir soin de rester daf le style de l’ouvrage et du caractère employé.
- Des gravures ou bois
- Les gravures servant à l’illustration du texte S0 présentent sous deux aspects : elles occupent 1® page entière ou n’en occupent qu’une partie.
- Dans le premier cas, aucune difficulté.
- Dans le second, si la gravure est plus petite du0 la page, dans les deux sens ou un seul, on la ra' mène à la justification au moyen de lingot réglettes, interlignes. La légende — explicatif concernant le sujet représenté et placée sous 1® gravure — entrera aussi en ligne de compte. Si 1® gravure est plus large, on la ramènera s’il y a lif à la justification supérieure — nécessitée par so® débordement — qui devra toujours être sur f nombre régulier de points (six, douze points e leurs multiples) de manière que la différence d® cette justification accidentelle avec celle de l’°f vrage soit divisible en deux pour être de chafl110 côté régulièrement déduite de la garniture à l’imp0' sition.
- Les gravures dont le sujet est tout en largeur se placent, quand cela est nécessaire, en travers de 1® page, le côté droit tourné vers le haut de la page' Le pied sera donc dans la marge de fond des pageS paires, et dans la marge extérieure des pages if paires. L’examen des gravures ainsi disposées es favorisé par le mouvement instinctif de la ma10
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- r°ite qui ramène le livre vers soi, alors que la §ravure différemment placée oblige à une contor-Sl0n du bras droit.
- Les gravures tenant toute la page, appelées aüssi gravures pleines, se mettent toujours en “e Page, avec ou sans verso blanc.
- Les gravures pleines dont le sujet est en hauteur rpnt mieux à leur place en belle page ; au con-a,re, celles dont le sujet est en largeur seront P acées en page paire (sauf le cas de verso blanc), Page impaire semblant alors leur servir de base. Une autre disposition nouvelle mise à la mode Par les magasines : les bois sont placés immédia-^ent aux angles supérieurs ou inférieurs de la
- Un ne doit pas mettre de folios aux pages dont a gravure est pleine. Une simple ligne de titre °urant ou même un chiffre isolé serait d’un effet outeux au point de vue de l’esthétique ; de là JjVQ cet usage typographique, ibans les divers classiques, les ouvrages spé-les gravures sans pagination sont accompa-» ées de numéros d’ordre et de renvois néces-^es. Pour les ouvrages artistiques, de genre et e fantaisie, la légende — quand il y en a une —
- est
- II
- lugée suffisante.)
- arnve parfois que l’image ne se trouve pas
- r.u|°urs à côté du fait qu’elle illustre, bien que la iJft typographique soit de la mettre dans son quand les dimensions le permettent — ou
- texte
- tout
- j 1 au moins immédiatement après, le lecteur e^ant lire d’abord.
- Les gravures pleines doivent être placées en e Page après le texte ; mais il faut tenir compte s nécessités de la mise en pages, qui obligent
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- LA MISE EN PAGES
- parfois à les mettre avant (ou deux pages plus loin exceptionnellement, quand on ne peut les placer au verso en dérogeant à l’usage).
- Quant au placement à deux et trois pages près, en arrière ou à la suite, c’est le fait d’une mise ea pages défectueuse, qui dénote, en tous cas, an manque de goût ou une certaine négligence. On doit donc l’éviter.
- Toutefois, il est fait exception à cette règle pour les livraisons illustrées, les scènes les plus intéres-santés étant toujours représentées à la première page — parfois aussi à la dernière, et aux quatrième et cinquième (le milieu); et ce, pour que Ie lecteur puisse regarder librement les gravures sans couper les pages.
- Les bois figurant dans une page d’impression doivent avoir leur axe horizontal parallèle au* lignes de texte et leur axe vertical perpendiculaire à ces lignes. Or, ces conditions ne sont pas toujours remplies ; les bois ne sont pas d’équerre ou sont montés de travers. Il faut remédier à ces défectuosités, soit au moyen de la lime et de la scie, soit en démontant et remontant la gravure-Quelques interlignes entières ou fragmentées, échelonnées contre le bois, suffisent parfois pour Ie redresser.
- Le bois intercalé qui ne vient pas à l’impressio» est ramené au niveau du texte par la mise de hauteur. Cette opération se fait à l’aide d’épaisseurs successives de papier. Si le bois est de hauteur inégale, on le renforce aux endroits faibles par des épaisseurs échelonnées. Le bois trop haut est raboté ou diminué au moyen de la râpe.
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- DES GRAVURES OU ROTS
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- LÉGENDES
- ^°utes les figures ne comportent pas de légendes, ans les ouvrages d’instruction (physique, chi-j^le> botanique, etc.), où elles sont fort nom-^euses, chacune est simplement accompagnée numéro d’ordre (fig. 1) dont l’analogue, repro-ù dans le texte entre parenthèses, permet de s'y Porter. Ce numéro d'ordre est le plus souvent
- „ pour plus de clarté, d’une brève indication :
- Fig. 33. — Machine de Gramme.
- ^ans les livres de récréation (romans, contes, Ovelles, etc.), il n’est aucunement nécessaire de j, bécoter les légendes. Le metteur en pages s’ar-j de manière que ces sujets soient vis-à-vis ou ris le texte auquel ils se rapportent et, en tous
- rapprochés le plus possible.
- cas
- v ^arfois la légende est omise, la position des gra-Par rapport au texte la rendant parfaitement
- Mais cette omission n’est pas toujours possible; j. r exemple dans les publications paraissant par ^;Vraisons où la place des gravures est déterminée avance — à la première et dernière page et quel-pUM°ls à celles du milieu. Pour éviter des cherches au lecteur, la légende peut être utile-eat suivie d’une mention entre parenthèses (voir ca8,e 00), et (voir p. 00, col. 0) si l’ouvrage est à c? 0tlnes. Cette indication est d’ailleurs nécessaire adue fois que la gravure est écartée de son texte, p.res comme avant.
- a légende ne doit pas être ni trop rapprochée
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- LA MISE EN PAGES
- ni trop éloignée du bois; de même que sa fore® d'œil, son écartement doit être en rapport avec l’importance du sujet et l’ampleur du format.
- A l’intérieur du texte, on peut, pour la propos tionnalité des intervalles se baser sur la totalité du blanc à répartir en trois places. Ce total de points est divisé par septièmes : deux septièmes au dessus de la gravure, deux septièmes entre elle et le légende et trois septièmes entre la légende et Ie texte qui la suit. Cette division n’est pas rigoU' reuse ; l’imprévu de la mise en pages peut sensible' ment la modifier ; néanmoins, on s’en rapprochera autant que possible; s’il reste un petit excédent de points non divisible, on en fera profiter le blanc au-dessus et au-dessous du bois ou au-dessous seü' lement.
- En cas d’habillage sur le côté, même intervalle qu’au-dessus du bois.
- Les gravures plus petites que la page, mais ne pouvant recevoir, eu égard à leurs dimensions, qu’une ou deux lignes de texte (voire aucune puis' qu’il faut tenir compte de la légende et des blancs séparatifs du texte, lesquels, une fois ajoutés peü' vent parfaire la hauteur de page sans permettre le placement d’au moins une ligne ou deux) sont en conséquence assimilées aux gravures pleines.
- Les gravures de pages hors texte, c’est-à-dire tirées à part en noir ou en couleur, sur papier semblable ou différent, sont imposées dans des formes spéciales et en nombre variable suivant le format; comme généralement elles ne comptent pas dans la pagination elles ne prennent point de folios,
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- DES GRAVURES OU BOIS
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- gravures occupant une partie du texte
- HABILLAGE
- Pour le placement des gravures de dimensions lrès inférieures à celles de la page, on use de dispositions subordonnées à ces dimensions.
- 1° Si la gravure occupe toute la justification, on a Place, non au milieu exact de la page de texte, oaais légèrement remontée, en conservant au-des-®°Us d’elle un nombre de lignes supérieur à celui Oes lignes qui sont au-dessus, en observant les proportions approximatives de trois septièmes de hau-eur pour le texte du haut et de quatre septièmes Pour le texte du bas, ce dernier devant exprimer Par cela même comme une idée d’assise.
- Si la gravure déborde la justification, on ramène ^cèdent de chaque côté à un nombre régulier de S1* ou de douzes. La page entière est ramenée à la Justification de la gravure au moyen de lingots, Réglettes ou interlignes couchés de chaque côté au-essus et au-dessous de cette dernière.
- Quand, pour une justification quelconque — formate ou accidentelle — l’excédent sera minime, o^oins d’impossibilité on le fera disparaître par un léger rabotage.
- gravure n’occupe pas tout à fait la justifi-pafion, et l'espace libre sur le côté est de largeur jnsuffîsante pour y loger du texte. On justifie alors e bois en répartissant de chaque côté égale partie U blanc différentiel.
- j. Mais si l’espace est susceptible de recevoir des Sues de texte d’un seul côté, on en remaniera un Nombre correspondant à la hauteur du bois muni e sa légende et de ses blancs séparatifs. Cette opé-
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- LA MISE EN PAGES
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- ration s’appelle habillage, et le bois ainsi habillé se place à gauche ou à droite suivant que le folio est pair ou impair.
- Dans les lexiques de petit format et en colonnes, les bois sont toujours à droite afin de ne pas gêner l’ordre alphabétique.
- Il arrive que deux petits bois peuvent se suivre dans la même page ; il faudra les séparer l’un de l’autre par quelques lignes de texte (au minimum trois ou deux).
- De même pour plusieurs figures; on pourra, de plus, les faire alterner entre elles par côtés.
- C’est pour éviter le mauvais effet d’une succession de bois d’un seul côté, entre lesquels on peut placer trois ou quatre lignes, qu’il est utile de les faire alterner en les croisant.
- Le bois —justifié en hauteur avec des interlignes ou des lingots coupés spécialement sur sa largeur propre — est séparé de son habillage par des interlignes de couchage correspondant à sa hauteur, légende et blanc compris. Les interlignes verticales, ne prêtant pas dans ce sens, doivent plutôt avoir un ou deux points de moins afin de ne pas forcer à la pression ; l’ensemble est maintenu en tête et en pied par une interligne de toute la longueur qui le sépare du texte supérieur et inférieur. Cette disposition, parfaitement régulière, prévient tout chevauchage et gauchissement.
- Un point assez important à signaler, c’est la parfaite concordance du bois habillé avec la hauteur de son texte. Si cette concordance s’établit au jugé, ce n’est qu’à l’impression après serrage qu’on se rend compte des irrégularités. A ce procédé, rapide certes, il vaut mieux préférer le suivant qui du moins a le mérite de l’exactitude. On évalue 1®
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- °nibre de points des lignes de l'habillage et de ürs interlignes et l’on donne au composteur la 'Uslification équivalente à leur totalité. Le bois y ^ placé accompagné du blanc représentatif de sa Rende, et l’intervalle comblé avec des interlignes °upées sur la largeur du bois est tenu un demi-PQlnt plus faible, si l’on veut, pour prévenir tout rcement. On peut aussi en serrant le cliché dans P composteur en évaluer le nombre de points
- qui
- , - soustrait de la somme de ceux de l’habillage, °nnera pour différence le blanc à répartir, déduc °n faite de la place nécessaire à la légende.
- 4 l’exemple de la gravure isolée dans la justifî-bon, celle qui sera habillée devra comporter plus bgnes au-dessous qu’au-dessus, à moins que sa P ace ne soit indiquée dans un alinéa commençant ün endroit quelconque de la page; en tous cas, ux lignes avant elle ou après seront nécessaires P°bc la couvrir.
- bans les ouvrages à deux colonnes, quand bien cme la gravure pourrait tenir dans une seule, il tic P^s gracieux de la placer au milieu de la jus-cation en l’habillant de chaque côté.
- ^La gravure sera isolée du texte, horizontalement Verticalement, par des blancs proportionnés à 11 importance et en rapport avec le format. Nous é Pe^ons ffue ces blancs doivent être à peu près ^pUx entre eux, sauf celui qui suit la légende — , , gravure quand elle n’en a pas — qui sera ^renient forcé.
- ^es ligures seront parangonnées naturellement les h0 nom^re ligïies exact; pour cette raison, H blancs séparatifs subiront quelques modifica-e ns; ils en subiront encore d’autre part : par b^Ple, l’obligation d’ajouter une grande ligne
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- en en supprimant une petite de l’habillage, fait ql,e les blancs sont diminués chacun d'une partie cette quantité; ils en sont augmentés au contrait-s’il faut ajouter une ligne à l’habillage pour en reporter une grande en avant ou en arrière. De D ces variations dans l’habillage qui peuvent sur' prendre et choquer l’œil, mais qui sont motivée3 par les exigences de la mise en pages.
- Les ligures placées de côté doivent s’aligner vef' ticalement avec la bordure du texte; le talus-quand il existe, est l’obstacle habituel à cet aligné ment. Le dessin doit s’aligner, et le talus débor' dant est ramené à un compte de six ou de douZe et ensuite parangonné dessus et dessous.
- Ces diverses prescriptions s’appliquent aux bolS carrés et rectangulaires, mais pour ceux qui son* arrondis ou échancrés on en suit les angles et leS contours.
- Dans les ouvrages sur très large justification-pour les petits bois qui seraient mieux sur le côte, le placement au milieu peut être demandé ; °r’ cette disposition force celui qui remanie les lignes à les placer une à une. à gauche du bois, puis a droite, et ainsi de suite jusqu’au bout, en même temps qu’elle impose au lecteur l’obligation d’aller d’une ligne à l’autre en sautant par-dessus le bois-Ce procédé nous semble absurde.
- OBSERVATIONS DIVERSES
- Certaines gravures dont l’habillage est oblige-' toire ne laissent au compositeur, vu leur largeur relative, qu’un espace restreint à garnir de texte-Celui-ci, obligé d’employer une justification f°rt étroite, est presque à chaque ligne aux prises avec
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- ps difficultés variées, pour espacer et justifier, acuités encore accrues par la grosseur relative et fCarac*,®re- Les coupures de mots se multiplient, force est d'user à leur égard de la plus large •j éyance. Quatre, cinq divisions même se suivent;
- nest pas rare de voir des mots coupés à leur 0 eniière lettre et des lignes commençant par une yuabe finale de deux lettres. Puis une inégalité J^Cfiuante, mais inévitable, dans l’espacement des g °*s •’ des lignes dont les mots sont espacés à fines rencontrent avec d’autres dont les mots sont Pacés à cadratins et plus, et cela parce que cer-ins mots ne peuvent supporter la coupure; les Petits principalement doivent rentrer dans la ligne ® ace à un espacement infime ou passer à la suide et nécessiter dans cette même ligne un espacent exagéré.
- es inconvénients sont palliés de deux manières :
- , en jetant une espace fine entre les lettres du ou s mots qui seuls peuvent tenir dans la ligne ; en justifiant au milieu de la ligne le mot isolé Par hasard; le blanc disponible, insuffisant pour Pacer complètement le mot à fines, sera réparti paiement de chaque côté, lorsque la gravure excède la justification au lnt de par trop réduire les marges ou même de y Pas tenir, on la met dans le sens vertical.
- Pour satisfaire à la fois la symétrie et la fan-lsie, les parties du dessin en dehors du cadre gé-ral de la gravure pourront être reportées sur les arges diverses : ombres portées, branches d’arbres, Peintes de clochers, touffes d’herbes, feuillages, l’ex-jcmité de divers objets, les détails d’une certaine nuité, en un mot tout ce qui peut dépasser l’ali-®nement sans nuire à l’équilibre.
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- La gravure de largeur inférieure à la justifica' tion intercalée au milieu d’une page à deux colonnes, et habillée, ne modifie pas la marche du texte. Après les grandes lignes de la première colonne viennent, en descendant, les petites de l’habillage, suivies elles-mêmes des grandes lignes qui la terminent ; la marche se continue identique' ment dans la seconde colonne. Si la page est a trois colonnes et que l’habillage intéresse la pre' mière et la troisième, le texte de la première colonne se continue en tête et en pied de la deuxième, en sautant par-dessus la gravure, pour reprendre à la troisième à l’exemple de la première-
- La marche du texte dans les pages à deux ou plusieurs colonnes, toutes coupées par une gra' vure, sera préférablement de gauche à droite pour les colonnes du haut et se continuera de même pour les colonnes du bas. Il existe quelques exemples du texte se continuant de la première colonne du haut avec la première colonne du bas, pour reprendre de même à la deuxième et à la troisième s’il y a lieu. Cette marche de haut eu bas oblige l’œil à sauter par-dessus la gravure autant de fois qu’il y a de colonnes ; c’est de plus, une inutile complication dans la mise en pages.
- On appelle colonne chaque partie d’une page ou d’un tableau divisée en deux, trois ou plusieurs parties.
- Traductions
- TRADUCTION PAR COLONNES
- Lorsqu’un ouvrage se compose en deux langues, dans le même caractère, la colonne réservée à la traduction sera tenue plus large que celle du texte
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- TRADUCTIONS
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- ^lginal, la traduction prenant généralement plus
- Rendue. (En ce cas, pour que le registre n’ait Pas à en souffrir, on peut placer le texte original à &auche des pages paires et à droite des pages impures.) Néanmoins, si ce texte est composé en ^ractère plus fort que celui de la traduction ou lnterligné davantage, on pourra maintenir les deux c° °nnes de largeur égale.
- Ces alinéas de la traduction doivent correspondre avec ceux du texte.
- j Corsqu’un alinéa de la traduction excède de deux j_&nes pleines et davantage celui du texte, ces ’gnes excédentes seront mises sur la justification totale.
- dent
- ^et alinéa peut tomber en bas de page ; l’exeé-
- en grandes lignes sera reporté tel quel en haut
- e la page suivante; on agira de même si l’alinéa e texte termine juste une page et si celui de la raduction est plus long.
- S il ne ressortait de la page qu’une seule ligne e texte, mais pleine, et deux grandes de la tra-uction, dont une non pleine, on conserverait ces bières sur la petite justification en plaçant au-Ssous du texte un blanc équivalent en regard, j,. a&it de même lorsque le cas se présente dans 1 Yj^eur de la page.
- Mais si l’alinéa excédent se trouve au bas de la P Se et la termine, les deux lignes excédentes, P eines ou non, se mettent sur la justification totale, j. excédents de pages consistant en bouts de Soes seront préférablement regagnés, ues recommandations, observées quand les co-n.es son^ séparées par un blanc, ne peuvent être j,j1Vles lorsque les colonnes sont séparées par des
- on fait correspondre les alinéas en tête,
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- LA MISE EN PAGES
- Les blancs de séparation des colonnes seront d’une seule pièce pour plus de solidité et de rectitude.
- THADUCTION INTERLINÉAIRE
- Dans la composition interlinéaire, il importe que les mots les plus courts, soit du texte, soit de la traduction, se trouvent exactement au milieu des plus longs. Il s’ensuit qu’il est presque toujours nécessaire de composer simultanément les deu* lignes avant de les justifier.
- La ligne sera formée en prenant dans leur ordre successif les mots les plus longs de chacune des deux lignes — texte et traduction — avec un espa' cernent un peu plus accentué qu'à l’ordinaire.
- Cette ligne une fois justifiée, les mots empruntés à la traduction seront retirés, placés momentané' ment dans un composteur de bois, puis remplacés au fur et à mesure par leurs correspondants dit texte qui seront justifiés chaque fois au milieu du blanc laissé par le mot de la traduction extrait.
- La première ligne de texte étant achevée, la lign0 de traduction se forme par-dessus en replaçant le0 mots longs qui ont été extraits et en composant les mots courts au milieu du texte. La double ligne est faite.
- La traduction renferme quelquefois un mot expli' catif qui n’est pas exprimé dans le texte. Ce mot su met en italique, ou entre parenthèses, ou à découvert-
- Les divisions des mots à la fin des lignes doivent être évitées autant que possible ; on pourra donc espacer très fortement ou, s’il faut serrer, rappro' cher un mot large (texte ou traduction) à l'aligne' ment d’un mot court ; mais sans toutefois faire mordre ces mots l’un sur l’autre.
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- TRADUCTIONS
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- Q itaï KXeiviou, oT[Jiai est ôoaip.àÇsiv Sti O fils de Cliiiias, je pense toi être surpris de ce que
- Ï^ojjisvoc; Tipwxo; èpaemQÇ cci'j, twv àXXwv 7T£7vaup8vwv, ayant été le premier ami de toi, les autres ayant cessé,
- ^0v°Ç où-/. â7îaXXdtTT0[A*i ‘/.ai oti ot àXXot
- seul non je m’éloigne ; et de ce que les autres
- [J-àv 8taXsy6p.£voi èyévovTû Sià ôy_Xoo coi, eyw
- a la vérité conversant ont été à charge à toi, moi
- 8s TOffOVTtOV ETCOV OÙSÈ
- eependant pendant tant d’années pas même (Exemple tiré de Théotiste Lefèvre )
- La traduction d’un texte latin, italien, anglais, esPagnol, etc., se fait en caractère inférieur pour ^ieux la distinguer.
- Si le mot à mot est suivi d’une troisième ligne ^primant la phrase rectifiée, cette dernière se met en italique.
- Le blanc qui sépare la ligne de texte de sa traduction doit être moins fort que celui qui sépare celle-ci de la ligne de texte suivante.
- TRADUCTION JUXTALINÉAIRE
- Les classiques grecs, latins et allemands dont la raduction est juxtalinéaire, comportent de ce fait ueux dispositions différentes mises en regard.
- A la page impaire, le texte étranger et sa traduc lQn sont disposés sur deux colonnes :
- Lans la première, vient le texte étranger, divisé Par membres de phrases, de un ou plusieurs mots, 0rmant chacun une ligne ; dans la seconde, la traduction française littérale correspondante, dont cdaque ligne est en regard de celle du texte original.
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- 4 FABLES D’ÉSOPE.
- FABLES D’ÉSOPE. 5
- 111. — LE RENARD ET LES RAISINS.
- III. — LE RENARD ET LES RAISINS.
- ’AXwmriü Xijxwvroucra wç ÈOsàaaxo Èm Ttvo; àvaSevSpàSoç ^oxpua; xpepapivou; T]ëouXrj0Y) aùxwv TtsptyevécrÔai, xaî ovx yjôÿvaxo • ànaX-XaTTopÉvïj 2è 7tpô; éatiTrjv eîttev • « ^Op.^axE? eiarv. »
- O'jtw xai twv àvÔpwTtwv svioi, twv Ttpa-yp.<XTwv èftx£<T0ai p.r) Suv<xp.Evoi Si’ àaOÉveiav, toùç xaipoùq a’iTiwvTai.
- III
- Un renanl affamé, ayant aperçu des grappes qui pendaient à une vigne, conçut le dessein de s’en emparer ; mais il n’y arrivait pas : il s’éloigna en disant entre ses dents : « Us sont trop verts. »
- Morale : De même il en est beaucoup parmi les hommes, qui ne pouvant, à cause de leur faiblesse, arriver aux affaires, accusent les circonstances.
- ’AXwmrii; Xip.wTTO'jffa w; eOEaffaTo fiÔTpuar, xpEgapivouç £7Û tivo; àvaSEvôpàSo; y)6ouXy|0r)
- UEpiyEVEcOai aÙTwv, xai O’jx rjS’jvaTO ‘ àTiaXXaTTopévy) 8è eitcev Ttpôç ia’jxri'j •
- « ^Op^axÉ; Eiffiv. »
- O’jtw xai twv àv0pw7rwv EVIOl JJLY] SuV<Xp.£VOl
- 8ià àa0Év£iav èyix£'ci0ai twv u^aYP-otTWV aruwvTai tou; xaipoOç.
- Un renard affamé comme il vit des grappes suspendues sur une vigne voulut
- s’emparer d’elles, et il ne pouvait pas, et s’étant éloigné il dit en lui-même « ils sont verts ». [aussi Ainsi parmi les hommes quelques-uns ne pouvant [pas
- à-cause-de leur faiblesse arriver aux affaires accusent les circonstances.
- 'E.x.eïnyYe de traduction juxtalinéaire extrait des Fables d’Ésope ÇHacYveVLe et O, éditeurs).
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- PARTIES ÉVENTUELLES
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- La colonne de traduction est tenue un peu plus arge que celle de texte, suivant la règle; lorsqu’il Iaut doubler, ce qui est assez rare, on procède c°uime dans la poésie, en mettant l’excédent entre Crochets dans le blanc disponible de la ligne au-dessus ou au-dessous, ou en en faisant une ligne a Part au besoin (ces règles peuvent aussi s'appliquer au texte original).
- A la page paire, vient, en tête, le texte étranger longues lignes, et au-dessous, séparé par un ûlanc très apparent, la traduction française litté-raire.
- Le tout se trouve donc ainsi réuni à livre ouvert.
- Comme il n’y a pas toujours équivalence entre la Induction qui s’étend davantage, et le texte qui, UL doit correspondre avec sa propre répétition en c°lonnes, on fait tenir ces deux parties en jouant sur l’interlignage de la traduction, tantôt élargi, l&Qtôt resserré en vue de la concordance de page à Page.
- La traduction juxtalinéaire commence nécessairement au verso de page pour se terminer au recto.
- L’argument analytique précède, et les notes Vlennent ensemble à la fin.
- Parties éventuelles
- [Ainsi nommées parce que leur composition n’étant Pas certaine, elles se produisent généralement après coup.]
- Les dédicace, préface, introduction, avant-propos, avertissement, notice, etc., doivent être composés en caractères différents de celui du volume, soit c°mme force, soit comme œil, et plus fort ou plus faible selon la nature du sujet. Ces parties peuvent
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- LA MISE EN PAGES
- aussi différer entre elles quand, par hasard, elles sont réunies.
- Si l’on ne compose pas dans un autre caractère, il sera bon de modifier l’interlignage afin de bien accentuer la différence.
- La dédicace suit immédiatement le grand titre. Elle se compose de préférence en italique; mais on peut aussi la mettre en grandes et en petites capi' taies.
- AU POÈTE IMPECCABLE
- AU PARFAIT MAGICIEN ÈS LETTRES FRANÇAISES A MON TRÈS CHEll ET TRÈS VÉNÉRÉ
- MAITRE ET AMI
- THÉOPHILE GAUTIER
- AVEC LES SENTIMENTS ' DE LA PLUS PROFONDE HUMILITÉ
- JE RÉDIE
- CES FLEURS MALADIVES
- C. R.
- Exemple fie dédicace
- (tiré des Fleurs du Mal de Ch. Baudelaire).
- Les préface, avant-propos, introduction, etc., viennent ensuite, puis le texte, surmonté d’un titre de départ, souligné d’un filet, qui n’est que la répétition du faux titre.
- Le premier livre qui ait eu une préface est VAulu-Gelle, publié à Rome en 1469 par Sweynheim et Pannartz.
- L’usage des épîtres dédicatoires, déjà répandu chez les anciens, s’introduisit dans les livres imprimés vers la fin du xv* siècle.
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- TABLE DES MATIÈRES
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- Table des matières
- La table des matières, dont la disposition se e °UVe indiquée aux « Alignements », se compose caractères inférieurs d’un point ou deux à ceux 11 texte courant.
- La table des matières doit-elle se mettre au com-encement ou à la fin de l’ouvrage ? Les avis ^ nt partagés. Certainement, de même qu’en tête •6 chaque partie on met s’il y a lieu le titre et ^s sous-titres, les sommaires qui s’y rapportent, caênie la table devrait, le plus souvent, venir de h Van*: comme indication générale. Mais il y a bonnes raisons pour que sa place vienne à la fin volume. Avant tout, son utilité est de renseigner 'ecteur sur tel ou tel passage qui l’a frappé à la eniière lecture, en lui permettant de le retrouver P'dement ; ensuite, il est à craindre que la table ar>t placée au commencement, le lecteur la par-are d’abord et aille tout droit aux seuls chapitres j* 1 Peuvent l'intéresser et, s’en tenant là, délaisse le resfe au granci dam de l’auteur.
- , b>es raisons toutes typographiques militent en la 6llr placement final. D’une part, au cours de composition l’auteur peut changer l'ordre des j,.res> ajouter et retrancher du texte; d'autre part, ^pression achevée, le foliotage des parties di-crses est établi avec certitude, fe n nomhre de pages que comporte la dernière 0 üdle étant connu, on peut donner à la table plus ^ bioins d’importance suivant la place qui reste, faÇon à tomber en feuille ou en fraction régu-l’/e de feuille, ce qui ne serait guère possible si b commençait par elle l’impression de la feuille
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- LA MISE EN PAGES
- première. Il est vrai que la table des matières fa^e en dernier lieu peut encore être reportée au coin' mencement si l’auteur l’exige. On en fera un carton distinct qui, venant à la suite du titre, pourrait au besoin se tirer avec lui.
- Index
- L’index est une table dans laquelle sont répété certains mots employés par l’auteur avec indicé tion des pages où ils se trouvent.
- L’index, composé en petit caractère, se dispose sur deux ou plusieurs colonnes. Il vient à la On du volume, soit avant, soit après la table des matières-
- Erratum — Errata
- C’est la liste des fautes, subsistant dans un ouvrage achevé, avec indication de la manière dont elleS doivent être corrigées.
- Le second de ces mots est le pluriel d’un substantif emprunté à la langue latine : donc, plusieurs faute5 seront dites errata, et une seule : erratum.
- h’errata, mis ordinairement à la fin d’un volume, après la table, serait sans doute plus convenable' ment en place au commencement, après le frontiS' pice, comme avertissement essentiel au lecteur; mais, à cause de leur effet, de prime abord jugé fâcheux, on préfère reporter — pour ne pas dire dissimuler — ces indications tout à l’extrémité du volume.
- L’errata sera rédigé de la manière la plus concis0* en n’exposant ni la phrase ni la locution entière, mais le mot fautif seulement.
- Lorsque les pages contiennent un grand nombre
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- INDEX. — ERRATUM 313
- lignes, il faut en faire compter le moins possible au lecteur; conséquemment, si une faute se trouve au bas d’une page, on lui fera compter les lignes en remontant.
- 11 serait bon, pour ne pas charger l’errata, de ne Point mettre les simples coquilles, que le lecteur Notifiera de lui-même.
- 11 y a diverses manières de disposer l’errata : en •onnes, avec alignements, et en lignes ordinaires 011 tout se suit :
- l'ages lignes an lien de lisez
- ^ 23 spectacle assez beau spectacle assez rare,
- if 7 opportune inopportune.
- J 11 autonomie antinomie.
- £age 7, ligne 19, esthétique lises éclectique.
- 16, ligne 4, en lisières lisez en tutelle.
- 61, ligne 25, la crainte qu'ils ont lisez la crainte qu’ils ont tl’eux-mèmes.
- page 12, ligne 18 : royale lisez loyale.
- Page 42, ligne 5 : tantôt sentimentale lisez tantôt simplement sentimentale.
- est dernière manière beaucoup plus simple, , mfiniment préférable. Au point de vue de la <Üs •le ^on rï un ^vre> l’errata, qu*il vaut mieux c .SlIïluler, peut se passer par conséquent de tout aPpareil typographique.
- jo a, Ponctuation ne doit figurer à la fin d’une olle °n *au^ve ou corrigée que lorsqu’elle est 'même le sujet d’une modification.
- t°ut ^ J invention de l’imprimerie, les copistes ayant sCrit îaohité pour corriger leurs erreurs sur le manu-errat’ n avaient pas besoin d’en faire le relevé; les n étaient pas connus. Au début les premiers
- Tv
- ne firent pas autrement. Ils se contentaient P°URAPHIE. 18
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- LA MISE EN PAGES
- de corriger à la plume les fautes dans chaque exemplaire; mais bientôt ils durent renoncer à ce moye® pour peu que les éditions fussent tirées à grand nombre — et exécutées avec négligence — les frais de correction étaient considérables, de plus les livres se trouvaient gâtés. C’est donc pour remédier à ce double inconvénient que l'on imagina de réunir les fautes et leur correction et de les placer sous le titre A'errata a la fin du volume.
- Caxton marquait à l'encre rouge les fautes restées dans les livres sortant de ses presses.
- Le plus ancien errata trouvé sur les livres de la Sorbonne, mentionné par Chevillier, est celui qui est aU Juvénal avec les notes de Mérula, imprimé à Venise par Gabriel Pierre, en 1478; il est de deux pages.
- Des épreuves
- La « première typographique » est la première épreuve d’une composition, lue par le correcteur et corrigée par le compositeur à ses frais. L’impr1" meur doit cette lecture à son client.
- La « première d’auteur » est la première épreuve de la composition corrigée en « première typogra' phique ». Cetl^composition est mise en placards ou en pages. Envoyée à l’auteur, elle revient à l’impr1' merie avec ses corrections. Les premières d’auteur peuvent être suivies de deuxièmes, troisièmes, etc--elles sont corrigées simplement sur le plomb saOs lecture nouvelle du correcteur à l’imprimerie.
- L’épreuve en « bon à tirer » contenant les def' nières corrections de l’auteur ou de l’éditeur retournée à l’imprimerie avec cette mention : B°n à tirer après corrections, suivie du nom ou initiales du signataire. Le correcteur la relit alorS
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- DES ÉPREUVES
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- en bon, au point de vue typographique; les corrections sont marquées d’une encre différente.
- La « tierce » est la première feuille imprimée la presse qui doit faire tout le tirage. C’est par ®de qUe i’on vérifie les corrections de l’auteur et du correcteur. Un coup d’œil général permet de v°ir si l’on n’a rien oublié et s’il ne s’est point Produit de nouvelles fautes. La feuille pliée, on vérifie l’imposition.
- La tierce est habituellement suivie d’une épreuve définitive, la révision, qui est une contre-vérifica-L°n des dernières corrections.
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- DES TITRES
- CHAPITRE VII
- DES TITRES
- En terme général, le titre désigne les trois titres particuliers par lesquels débute un livre : le faux titre, abrégé du grand titre, le grand titre, et le titre de départ, répétition du faux titre.
- Le grand titre ou frontispice est par excellence la page annonciatrice de l’ouvrage, celle qui se présente tout d’abord au lecteur, qu’elle sollicite par sa disposition exclusive et son caractère personnel-De même que l’auteur énonce l’idée de son œuvre en quelques mots choisis, lesquels en résument tout l’esprit, ou simplement excitent la curiosité du lecteur ; de même le typographe, par le choix raisonné des caractères, l’ordonnance des lignes, l’harmonie de l’ensemble, doit compléter l’impression première en extériorisant pour ainsi dire la pensée maîtresse de l’écrivain.
- A ce point de vue, le titre acquiert une importance majeure, il réclame de la part du compositeur des aptitudes spéciales pour que sa collaboration matérielle soit adéquate à la rédaction.
- Le colophon (du mot grec signifiant, « achèvement >>) était une notice que les imprimeurs du xv* siècle mettaient à la fin du livre terminé. A cette notice, comprenant le nom de l’imprimeur, sa résidence et !a date d’impression de l'ouvrage, étaient joints nombre de détails intéressants pour l'histoire de l'imprimerie
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- DES TITRES
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- j^ûssante. Cette notice, rédigée sitôt le travail accompli, n donnait ainsi la date finale.
- Ces indications, en usage avant l’invention du titre, jôent ordinairement ainsi conçues pour les livres ltls : Explicit spéculum Vincentini Bellovacis... im-esxurn per Johannem Mentelni, Anno domini, etc.; les livres français : Cy finis t la Légende dorée...,
- >hi.
- Primée en la dicle Ville de Lyon par Barthélémy P'r te dix et huitiesme iour d’apuril mil quatre cent
- ’Ptante et si.:
- Ce
- s renseignements sont aujourd’hui placés, tout au
- °utraire, en tête du livre, sur le feuillet qui porte le °rri de titre. Actuellement, pour certains ouvrages de j and luxe, le colophon réparait à sa place primitive, e'Uionnant, outre le nom de l’imprimeur, celui des
- !?r‘nc'ipaux chefs de service qui ont collaboré à l’œuvre l°J»«iune.
- es éditions primitives ne portaient pas de titre sur feuillet séparé. On lit seulement en tête de la Sl/»ière page : Incipit liber... ou Cy commence le..., V Vant que l’ouvrage est en latin ou en français. Au d-So du premier feuillet se voit quelquefois une sorte ^ . ^‘ale. Ce n'est que vers 1470 que l’on a commencé jUlPrinier le titre sur un feuillet à part. e&t ^ Premier ouvrage imprimé portant un frontispice ir ;,e ^rtlendarium de Regiomontanus (Venise, 1476, süM froutisPice, contenu dans un cartouche gravé Pi ao‘s> portait le nom des imprimeurs, la date de ah tfreSS^m’ Plus une strophe de douze vers latins et,
- ces lignes imprimées en rouge :
- 1476
- Bernardus pictor de Augusta Petrus Loslein de Langenceii Erhardus llatdolt de Augusta.
- Au
- l'a u^oyen âge, certains frontispices représentent Per eUl" aoeilouillé faisant hommage de son livre à la pS°nne à laquelle il était dédié. dl un édit datant du 11 décembre 1347, le roi
- 18.
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- DES TITRES
- Henri II prescrivit « que le nom et le surnom de celul qui imprime un livre seraient exposés et imprimés &u commencement du livre ainsi que celui de l'imprimeur avec l’enseigne de son domicile ».
- La forme adoptée dans la composition des titre-ainsi que la firme (nom et adresse de l'éditeur; aurait donc leur origine dans cet arrêt. Ajoutons que le mêine monarque décréta l’obligation pour les libraires *le fournir aux bibliothèques royales un exemplaire de tou» les ouvrages qu'ils imprimaient par privilège (1556 ' [On pourrait voir là l’origine de notre dépôt légahJ A la suite de l'édit de Henri II réglementant les titrent la forme des frontispices fut modifiée. Les auteurs s ' faisaient parfois représenter en portrait suivi parfr1* aussi de vers flatteurs pour leur personne. On y voV»’* souvent des rébus et des allégories.
- Dans la confection d’un titre, rien ne doit être laissé à l’arbitraire, tout reste soumis à des pri&' cipes absolus.
- Avant d’entreprendre la composition du titre, *e typographe doit en examiner la rédaction. S’ioS' pirant de la valeur et du genre de l’ouvrage, chaque mot ou phrase sera l’objet d’une analyse réfléchi6, portant sur le choix des caractères et une grandeür de lignes subordonnée au format.
- Un titre doit « se bien tenir »; toutefois, ced6 condition nécessaire de stabilité n’exclut ni ^ légèreté ni l’élégance.
- L’heureuse alliance des caractères donne à ced6 ; page l’aspect séduisant que ne saurait avoir cede composée en types par trop semblables coinihe force et comme physionomie. Il se dégage, de ^ lourdeur aussi bien que de la grisaille, la raè&e impression de fâcheuse monotonie.
- Il s’ensuit que toute symétrie est exclue en raison de l’étendue propre à chaque ligne, créa0*
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- lanefocs pjuices et
- JJ^auitccscnfciçnemensîJM}* uiofitabies a toutes «jatUeces ttgenspourcottguorthrea bienüiurcî mourir cr et envoyée a muera pictae <t fnQnfute amft quô pourra trouurr rr a g^^pafeo parnoÔfe ppuiffant feiçncur &o6crt oc Raffut ronfhffer iiRâ *fa') Oit cop nofice fice (i (or) (cnecfjaf au paye 0agença: lté pfuo fc rcççi me Ov g . ^partie(Zfeapiouerfeaoeapmirco (Z auftreapenaf aires (rr^nf »«if onie^: conf>3fes par maitîrefimp&o.’KT) rf)âpie:
- 9“>*ofo($(ç jmc5io« ia$w natif œ tiormoyo.
- :ot i
- ’fur
- de a<i"S'milé du litre illustré de « La Net' des Princes et cest de Noblesse » (1502). — (A la lin)... Et est
- P in. J>reseut ouvre imprime à Lion, en rue Merciere, SireT^1'6 11 **udlaume Balsarin, imprimeur du roy nostre Ie XII jour de sept tembre mil ij cinq cens et deux. ||
- Des batailles oenobleffe
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- DES TITRES
- ainsi sur les bords de la page une ligne idéale zigzaguée par l’alternance des rentrées et des sorties.
- Les mots très courts, — articles, prépositions, conjonctions, etc., — composés isolément et en petits caractères, dégageront mieux encore les longues lignes par la profonde échancrure qu’üs détermineront.
- Si la même longueur de ligne ne peut être évitée, on se gardera d’une répétition trop rapprO' chée.
- A l’harmonie de forme dérivant de l'inégalité voulue des lignes, s’adjoindra le plaisant coloris obtenu par des oppositions artistement ménagées-Ainsi, contraste d’étendue pour les lignes, contraste de force et d’aspect pour les lettres : telle est la règle à suivre ; règle essentielle et d’agréable variété.
- Le caractère gras, par l’intermittence de son emploi, évite la platitude ; il sert de repoussoir aux caractères délicats et donne à l’ensemble un relie! vivace. Sur le fond en grisaille des caractères maigres, le caractère noir se détache avec vigueur et netteté; il donne aux lignes essentielles la nuance qui les fait ressortir, il les met ainsi en valeur et les empêche de disparaître dans le texte-Des oppositions seront donc amenées par l’interca' lation de lignes noires entre des lignes légères, et réciproquement. En règle générale, ne pas tomber dans l’exagération.
- Il faudra se garder d’employer deux caractères de même force d’œil — quoique différents — pour deux lignes qui se suivent.
- Au nombre des difficultés qui arrêtent le comp0' siteur, il faut noter la rédaction parfois ingrate
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- UES TITRES
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- îfïtcprtBamourg,
- lômwettemftünml
- o^pans/ m flpa&efôutestts wmeg ternîmes H*n pourrait fcotiaer/eSpofee par 5Reutt£û pere g«Jumcîîtte€)rtou(ettl>efôîc(5TOCttrt5 mon ÏS?* etpar noble trëme tratmol ®acï)clirt tnioaCctm&?ûtt ^Demeurât a^omoufe* wxuu
- ^Vjs Srlriî’^ du titre illustré d'un ouvrage imprimé à ^an\e,u ® par vuefve feu Jehan Treperel || et Versite ] 'annot, imprimeur et li || braire jure en luni-^ar>ie ^*aJI r^’ demeurât en la rue neufve || Xostre a «enseigne de l'escu de France. »
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- DES TITRES
- d’un titre, — trop simple ou trop chargé, — l’eX' guïté du format, la pénurie de certains caractère indispensables, etc. Ces diverses circonstance-obligent à s’écarter de la marche méthodique dul conviendrait de suivre; on s’en rapprochera autan qu’il sera possible de le faire.
- En vertu des lois de relation, on emploiera ^ préférence, pour un titre chargé, des caractère^ serrés, tels que les initiales allongées, étroites, e les types maigres. Pour un titre bref, on prendra* au contraire, des caractères larges, de belles diro^11' sions, compensant par l’ampleur de leurs formes la pauvreté du texte.
- On s’attache à reproduire par le contour d^ titres la forme d’un ovoïde plus ou moins allong6 reposant sur sa pointe. Le nom de l’éditeur, ’oü ceux de l’auteur et de l’imprimeur, ses qualité' son adresse et le millésime, sont groupés en elÜPse à la base, et se relient à la partie supérieure paf un fleuron, un filet orné, le chiffre du libraire^ la ligne, plus largement isolée, marquant l’éditi011 ou le mille.
- Par suite de la brièveté de certaines rédaction5' la ligne dominante étant, ou presque, dans le haü de la page, et la firme — nom et adresse de l’^*1 teur — toujours à l'autre extrémité, il en résun deux groupes très largement séparés: le fleuma est alors l’ornement qui vient combler fort propos cet espace.
- On traite d’une façon indépendante la ligne le groupe de lignes qui surmonte le corps princip3 du texte en formant frontispice. *
- Avec la forme florale, celle dite « urnaire », d rappelle la silhouette d’un vase Médicis, d’un ga^ si gracieux, est certainement une des plus a
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- DES TITUES
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- gantes, mais aussi la"plus difficile à obtenir, raison des obstacles présentés par une rédaction Variante. Pour arriver à donner de l’élégance
- £ô {Demandes t>as mouroSuecieorfc fponces,
- Fac-similé de titre illustré (bes demandes da || mours Auec les re [] sponces). Opuscule imprimé à Lyon vers 1530.
- Prolil, on pourra ne pas suivre la copie avec iibrvilité ; on agira, au contraire, avec quelque erté en usant de transpositions, voire de sup-Ssions, en vue de la beauté recherchée ; et cette
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- DES TITRES
- initiative ne sera point blâmée par l’au’A pourvu que subsiste le sens général.
- Lorsqu’il sera loisible de le faire, on fixera sur ' papier quadrillé la maquette linéaire de son tit^-que l’on composera en suivant de près cette iné1' cation graphique.
- Après un attentif examen, le compositeur art^' ' tera la disposition de son titre tout en conciliant i rédaction avec les règles typographiques. Il déc*' dera le genre et la proportion des caractère-' I relativement à la valeur des mots exprimés’ j suivant leurs positions respectives, l’ampleur d*1 format et leur appropriation au sujet traité.
- La ligne énonçant le sujet de l’ouvrage do^ primer comme force d’œil : c’est la plus apparente1 toutes les autres lui sont subordonnées. ,
- Elle doit tenir autant que possible sur la juslif*' cation totale ; elle peut déborder dans les marges | s’il est nécessaire. j
- Régulièrement, le titre ne devrait pas commencer par une ligne pleine ou de caractères domina^ dont la place naturelle vient en troisième lieu' Cependant, si cette ligne principale.se présente au début et qu’elle soit accompagnée d’un article, prévient cet inconvénient en plaçant l’article ligne perdue. La première ligne ainsi coupCp devient la deuxième :
- LA
- CHRONOLOGIE
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- DES TITRES
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- |V
- Topographie.
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- DES TITRES
- Mais l’article peut être absent ; il est préférable de diminuer l’importance de son caractère et de donner à une autre ligne sous-principale la totalité de la justification :
- COMPENDIUM
- ALPHABETIQUE
- D’ANATOMIE ET DE CHIRURGlf
- Si le sujet principal énoncé en tête du titre est un nom suivi d’un adjectif, — contrairement à la logique qui subordonne le modificatif au substantif, mais conformément à la règle typographique énoncée plus haut. — la force du nom sera diminuée au profit de celle de l’adjectif :
- THÉO mis
- PHOTOGRA PH1QUE
- Si la ligne principale ne peut, par son étendue, recevoir un caractère d’ampleur nécessaire, et si elle est précédée d’un mol de début, ce mot aura l’attribution du plus gros caractère ; mais la ligne essentielle tiendra toute la largeur de la page :
- MEMENTO
- DES
- ARCHITECTES-INGENIEURS
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- DES TITRES
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- Le titre commençant en forme de cône droit ou renversé doit être absolument proscrit :
- RAISONNÉES
- D’HISTOIRE NATURELLE
- Manuel-dictionnaire
- DES RIMES FRANÇAISES
- classées d’après l’ordre naturel
- DES SONS ET OËS VOYELLES
- Les lignes devant être toutes de largeur et de 0rce inégales, l’inconvénient résultant de la ren-^°otre de deux lignes identiques en largeur est ®vRé par l’espacement des mots et même des lettres l’une d’elles. La préférence d’espacement sera P°Ur celle en caractères gras ou plus forts, à moins l’autre ne contienne un plus grand nombre de ^ots à séparer.
- Les sommaires en lignes pleines ou coupées ne s°nt point soumis à cette obligation.
- Les mots isolés ou groupés formant une ligne °*v6nt être dans le milieu exact ; il faut tenir ?0lt>ple, surtout dans les gros caractères, de la 0l>tne particulière des lettres finales et de com-^ftcement.
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- DES TITRES
- Lorsque les lettres extrêmes de la ligne sont droites, il va de soi que le partage se fait également :
- ENCYCLOPÉDIE
- De même pour les lettres extrêmes creuses se présentant avec symétrie :
- VIENNET
- Dans la ligne commençant par une lettre droit® et finissant par une lettre comportant du blanc soit à la base (P), soit en tête (L), et réciproque' ment, le blanc de justification sera légèrement plus fort du côté de la lettre droite pour compenser la différence optique.
- Les articles, prépositions, conjonctions, les mots très courts, se joignent aux mots principaux ou s® composent en lignes isolées selon qu’il faudra dim*' nuer la longueur des lignes pleines ou donner d® l’air entre les grandes lignes lorsqu’elles seront par trop groupées.
- En raison de l’importance du contenu des ligneSt la force et la nuance des caractères doivent être accentuées, mais sans exagération..
- Les mots « précédé, accompagné, suivi », ^ autres du même genre, se mettent ordinairement en lignes perdues ; ces termes, servant de transi' tion d’une partie à une autre, se composent d® préférence en petites capitales.
- Les lignes d’un litre présentent à l’œil plusieu^ groupes (dénomination de l’ouvrage, noms d’au' teur avec titres et qualités, épigraphe, tomaison* firme, etc.) ; ces groupes doivent avoir entre eü* j un blanc un peu plus fort que celui des lignes ^ les composent.
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- DES TITRES
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- Le nom d’auteur doit être apparent, mais sans dominer aucune des lignes principales.
- Les qualités se mettent en petits caractères — ^°niain, italique, petites capitales. Si elles sont Rendues, on les dispose en sommaires coupés. Ce sommaire est plus rapproché du nom d’auteur que les autres lignes, et son interlignage encore bien Joindre.
- L’ancienne règle n’admettait pour le frontispice
- des
- ouvrages sérieux que des caractères de même
- amilie autant que possible. Rien de mieux pour es titres rédigés en quelques lignes concises ; mais, P°ur ceux de rédaction chargée, il en résulte une ^ertaine monotonie que seule pourrait atténuer aPparition de quelques lignes en caractères dits e fantaisie, lesquels ne doivent point détonner ces types gravement classiques. Telles sont grasses, les allongées, les égyptiennes, les an-lcIues, les latines maigres, grasses, larges, etc.
- Quelques-uns de ces caractères larges ont pour ^Vantage de donner du corps à certaines lignes 0llt le nombre de lettres n’arriverait pas à la lon-Sueur désirable. Par contre, d’autres allongés perdent de loger dans la même ligne le nombre de nécessaires.
- P autre part, les caractères du titre devront avoir u air de famille avec ceux de l’ouvrage. C’est un o-sens typographique que de faire, par exemple, titre en elzévir alors que le volume est com-osé en types classiques (ce cas existe d’ailleurs) et lCe l,ersa.
- ^ s ensuit que, pour le titre lui-même, les lignes cessoires, même les moins importantes, seront, us ce rapport, également appropriées aux lignes ssentielles,
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- DES TITRES
- Eviter aussi pour une phrase principale formant deux ou trois lignes le mélange de capitales et de bas de casse ; une plus belle unité s’obtient par un ensemble exclusif de capitales.
- La même raison fera rejeter l’introduction de lignes en italiques, capitales ou bas de casse.
- Cette règle est applicable au titre composé entièrement en italique, dans lequel ne devront pas figurer des lignes en caractères droits.
- La ligne dont l’importance exige un caractère saillant peut contenir un nombre de lettres impossible à loger dans la justification fixée; il sera permis, en ce cas, de la faire déborder de chaque côté en vue d’une meilleure apparence.
- Parfois on est gêné pour faire entrer en totalité une ligne de capitales. Les mots accessoires pourront être mis en petites capitales. Outre la place que cela procure, les mots essentiels n’en ressortiront que mieux :
- EXPOSITION DE BRUXELLES TRAIN de PARIS a MARSEILLE La REVUE des BEAUX-ARTS
- La disposition dite en « décroché » sera tout aussi bien indiquée : les lignes du titre, coupée* en deux parties à peu près égales, se suivent en échelon : exemple :
- LA PUISSANCE
- DES TÉNÈBRES
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- DES TITRER
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- Lelte innovation n’est point déplaisante à l’oeil ; eLe a l'avantage de conserver la même valeur aux caractères d’une phrase qu’il est préférable de ne Pas couper, laquelle, pour ce motif, risquerait de Perdre de son importance, devenant moins apparente, moins lisible même, par l’emploi obligé P°ur une ligne unique de caractères étroits ou allongés.
- Un peut également user de ce procédé dans la composition de certaines lignes d'annonces.
- La ponctuation est admise dans le corps des Lgnes, mais elle est supprimée à leur extrémité, afin de ne pas déplacer l’axe du titre, qui semble reculer vers la gauche. La ponctuation, également Proscrite dans les autres titres et sous titres de 1 ouvrage, est admise pour les sommaires et légendes de gravure.
- Lans les ouvrages formant collection, le fron-Lspice porte en tête le litre général en caractères dominants ; un lilet le sépare de l’énonciation par-bculière du volume suivie de la tomaison partielle.
- Le chiffre d’édition ou du mille est inscrit sur le Lire, ainsi que le millésime.
- Lorsque l’adresse contient deux noms, on la dépose en colonnes ; s’il y en a un troisième, on e Place à cheval au-dessus ou au-dessous des deux autres selon l’indication.
- Le millésime est séparé par un petit lilet : on le tllef en chiffres romains ou arabes ; ces derniers Prêtent moins de grâce au titre, mais sont d’une ecture plus facile.
- La hauteur et la justification des titres sont basées ?Ur celles des pages de l’ouvrage; mais, pour les ,'Çsoins de la cause, ces deux mesures peuvent être ^passées.
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- ELZÉVIRIEN
- DEUX POINTS
- ALLONGÉES
- INITIALES DIDOT
- ANGLAISES
- CLASSIQUES
- LATINES LATINES ALLONGÉES
- LATINES
- antiques
- Liatines RtnéMeaities
- Principaux caractères de titres.
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- ANTIQUES
- antiques maigres
- ANTIQUES ALLONGEES
- ÉGYPTIENNE
- ÉGYPTIENNE ALLONGÉE
- Égyptienne minuscule
- iokitiaihe:
- Normandes minuscules
- CLASSIQUES
- larges
- Latines maigres
- Principes caractères de titres.
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- DES TITRES
- Au cas où un titre ne serait composé que d'un très petit nombre de lignes, on peut raccourcir cette page, pour éviter l’exagération des intervalles résultant du grand nombre de blancs à répartir dans le texte par trop laconique.
- Le verso du grand titre reste entièrement blanc.
- S'il y a une gravure de frontispice," elle se met toujours en regard du grand titre, que le titre soit de quatre ou huit pages.
- Dans les titres de quatre pages, celles-ci se suivent généralement ainsi : l°faux titre ; 2° nom d’imprimeur ; 3’ grand titre ; 4" page blanche.
- Dans ceux de huit pages : 1° page blanche ; 2" liste des ouvrages ou toute autre indication bibliographique ; 3° faux titre; 4° gravure frontispice; o“ grand titre ; 6" page blanche ; 7" dédicace ; 8” page blanche.
- Le titre entre dans la première feuille, dans la dernière, ou se tire à part, suivant l’ordre.
- Faux titre
- Le faux titre contient la partie essentielle du frontispice exprimée en caractères proportionnelle' ment réduits.
- Dans les brochures de peu d’importance, les ouvrages où l’on vise à l’économie, le faux titre est supprimé, sa présence étant de trop pour l’établissement d’un nombre exact de pages ou en vue d’une ou plusieurs feuilles.
- Derrière le faux titre se met le nom d’impD*. meur soit — préférablement — presque au milieu-en une, deux ou trois lignes isolées ou entre deux petits filets, soit au bas en une seule ligne et surmonté d’un lilet rapproché le couvrant en partie-
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- TITRE l)E RÉPART
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- ' i»il»'imtilur iqui peut rire imprime, est un mol ,aUn qui venait autrefois sur le titre ou au commentaient des livres, (l’était la preuve'que la censure en ,AVait permis l’impression. L’imprimatur se remarque Particulièrement sur les livres des xvr et xvq* siècles.
- lje nom d’imprimeur peu! être précédé ou non du numéro d’ordre qui s’appelle aussi numéro de « gcé-J‘£e ». Urébige ou grébiche est le nom par lequel on ('‘signe la ligne contenant le nom d’imprimeur et le numéro d'inscription. Le livre de grébige, ou simple-"lent la grébige, est le répertoire où sont inscrits les numéros de chaque ouvrage avec les détails afférents.
- 'eut probablement du nom de celui qui eut l’idée de c°tte innovation.
- On place aussi derrière le faux titre l’adresse des mérents libraires chargés de la publication des ouvrages du même auteur, la réunion de publica-tons similaires ou autres, la griffe de l’éditeur, etc, a liste des ouvrages du même auteur, lorsqu’elle étendue, ne doit pas être composée en carac-ores gras ou trop forts; l’ensemble de ces carac* res nuit au titre en lui opposant un tout noir et Cornpact. On y place encore Yerrcila.
- Certains ouvrages prennent un faux titre entête ^chacune de leurs grandes divisions; ces faux res secondaires seront en caractères inférieurs à eox du faux titre principal.
- , Le faux titre porte le litre collectif de la série •^ffue l’ouvrage appartient à une collection.
- Le blanc de la page du faux titre se répartit à Peu pr5ÿ
- (ta
- ssous.
- ainsi : un tiers au-dessus, deux tiers au-
- Titre de départ
- . L® titre de départ affecte la même énonciation et es mêmes caractères que le faux titre. Il se détache
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- DES TITRES
- du haut de la page de deux ou plusieurs cicéros selon le format. Il est suivi d’un filet maigre qui tient toute la justification et, si la ligne principale occupe toute la largeur, une partie seulement.
- Lorsque chacune des divisions d’un volume est précédée d’un faux titre, le titre de départ est supprimé après le premier faux titre.
- Titres d’intérieur
- Pour les ouvrages à divisions et subdivisions nombreuses, il sera nécessaire de rassembler leurs titres et sous-titres respectifs et d'en composer d’avance une sorte d’échelle où, par une gradation raisonnée, on donnera à chacun d’eux l’importance qui lui convient, tout en observant les règles d’arrangement et de variété qui concourent à la satisfaction de l’esprit et de l’œil.
- Aujourd’hui, on tend à s’écarter de plus en plus, pour la confection des titres, de la belle ordonnance classique, de la belle symétrie de jadis. Notre engouement si prompt pour les choses exotiques nous a fait adopter, même pour des ouvrages sérieux, leS dispositions fantasques des Anglais et des Américains — qui parfois cependant, il faut aussi le reconnaître, ne manquent ni de charme ni d’imprévu. La plupart des règles précédemment énoncées, que nos aînés suivaient religieusement et qu’ils nous ont transmises, sont trop souvent délaissées; le goût et le bon sens sont bravés avec la plus cavalière désinvolture ; c’est le renversement de la logique, c’est le style décadent qui s’affirme à tort et à travers sous le couvert de la fantaisie. La fantaisie, cela dit tout; c'est la grande excuse et l’ultime prétexte de ces pages désordonnées et de ces extravagances typographiques. Faut 4® ^ fantaisie, certes, mais pas trop n’en faut,
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- HISTOIRES
- DES AMANS
- FOR.TVNEZ.
- A PATOIS,
- ^•rlcanCaueilIcr rueFrem<*nteI,presIc Clos Bruncau à fEdoillcd’Or.
- * 5 5 8.
- Aucc priuilcge du Roy.
- yn titre du xvie siècle,
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- DES TITRES
- :*3s
- Notre « moderne style » en est une conséquence-Nom lire de praticiens de goût et d’imagination en o»1 tiré des compositions d’une physionomie originale non sans grâce. Ici, le vieux genre lapidaire est banO'i remplacé par les lignes égales : le bloc uniforme de justification étroite et bien dégagé; innovation qui s»!1' prime la difficulté des assemblages et le tracas de? coupures. Plus de « salade » de caractères; mais divers corps de deux ou trois familles, voire d’une seule; appropriés judicieusement au texte, qui donnent 11 l’ensemble de la tenue, un cachet personnel, pyesqlUÎ aristocratique. Il va sans dire que l’axe unique n’existe plus, les groupes étant placés à droite, à gauche, centre et dans n’importe quel angle. Au lieu de la répartition méthodique des blancs, de larges séparé lions arbitraires mettant tout en évidence. Il en résulte nécessairement de grands espaces vides, et parfois un aspect boiteux; défauts corrigés par l’adjonction d’of' nements en rapport et bien proportionnés, bie*1 assortis. Celte décoration, on domine avec raison l,a flore stylisée, est d’ailleurs presque indispensable îl une disposition qui use notablement de filets varié* d’œils et de coupe.
- Les fondeurs, intéressés par ce- mouvement, ^
- lancé nouveautés sur nouveautés, en caractères coinme
- en vignettes. De ces dernières il en est de tout ordre poul les encadrements, les frises, les blancs de séparatio11' Celles dites « bouts-de-lignes », non seulement agréuie11' tent les lins de phrases, mais figurent tout aussi bien a1* commencement, et complètent la quadrature des blocs-il en est de déliées pour accompagner les caractère*5 accentués, de noires pour les maigres : observant en cela la règle des contrastes qui met ainsi chaque éle' ment en valeur.
- Signalons en passant l’erreur maintes fois commit qui conduit au mélange des modernités avec les ancien® types. Il ne faut point de promiscuité entre eux : c es le « mariage de la carpe et du lapin » : usons de I® liberté, mais observons l’harmonie.
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- Ara ali e
- TRAGEDIE
- Tirée de l'Ecriture famé-.
- Chç A P A R I S ,
- D e n y s Thierry, rue faint Jacques, à la ville de Paris.
- M. D C. X C I.
- ^VEC vrivilege dv rot.
- Un titre du xvir siècle-
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- DES TITRES
- Titre en deux couleurs
- Lorsque, dans un litre, on veut faire ressorti1, une ou plusieurs lignes par une teinte différente (en rouge par exemple), on compose la page comme si elle devait être entièrement tirée en noir; pu'5 on extrait les lignes réservées en rouge que l’00 remplace par des blancs rigoureusement équiva-lents. Ces parties extraites constituent une seconde page (contre-page ou contre-forme) dans laquelle le texte noir est représenté par des blancs respeC' tifs également équivalents. Ces deux pages se conv plètent au tirage; dans chacune, les blancs correspondent aux lignes de texte qu’elles représentent-
- Le reste n’est plus qu’une question de repérage-
- Couvertures
- La couverture est l’identique reproduction dû titre, à laquelle on ajoute parfois un encadrement-Les encadrements, sur lesquels s’exercent l’art» l’ingéniosité et la verve du typographe, vont de l’absolue simplicité à la plus excessive recherche : lilets unis et filets ornés, seuls ou combinés» vignettes isolées, vignettes en ligne, fleurons, coin5 ornés, etc., sont mis à contribution pour ce genre de travail.
- La couverture comprend les deux plats et le dos-
- Lorsqu’elle est encadrée, la couverture doit exe0' der la hauteur et la largeur de la page de texte de tout l’encadrement, plus son blanc intérieur de séparation.
- La composition d’une couverture destinée à êtr0
- encadrée doit être extrêmement juste; les inter*
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- COUVERTURES
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- '^nes seront choisies, les lignes correctement jus-„ 1®es, le tout bien d’aplomb; faute de quoi, les , ets les mieux ajustés se disjoignent, les vignettes jas ^ieux parangonnées perdent de leur rectitude, Quadrature nécessaire est faussée.
- Les marges de la couverture doivent être tenues Us grandes vers le bord que vers le dos et en *ed qu’en tête (Voir page 374).
- Lorsque la ligne principale du frontispice excède fo^'^me la largeur de la page, on se trouve par-s obligé de la diminuer pour qu’elle puisse tenir ^ l’encadrement avec une séparation conve-|. D/0, et pour que ce dernier ne dépasse point les . ^ites extrêmes qui lui sont assignées. En ce cas, j. Sera peut-être nécessaire aussi de diminuer les 8Qes subordonnées à cette ligne principale. e d°s de la couverture est la reproduction très Plifiée du grand titre. On observe à peu près la Qui016 ^P0^011» excepté pour le nom d’auteur, se met toujours en tête. L’énoncé de l’ouvrage ^ ensuite, puis la tomaison, s’il y a lieu, le m de l’éditeur, précédé ou non du prix de lje^etnPlaire, et le millésime. Chacune de ces par-•ieu r°rrne un compartiment distinct, compris entre de x.dlets maigres, doubles-maigres ou une ligne gr ^Hettes. Si le vide entre elles est par trop j d, on le garnit avec un fleuron isolé.
- 11 va de soi que la rédaction du dos — le plus
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- DES TITRES
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- abrégée possible — doit être composée en caractère de la même famille que ceux du plat principal.
- Le dos est de la même hauteur que les plats, doid les filets et les vignettes doivent s’aligner avec siens. On reproduit généralement en tête et en du dos le nombre et la disposition des filets de l'encadrement, de sorte que la partie horizontal1’ du cadre semble par cela même se continuer <1ll" plat à l’autre.
- La largeur du dos se calcule sur l’épaisseur llü volume — évaluée d’après le nombre de feuilles, mais plutôt au-dessous qu’au-dessus ; car sia" dos étroit peut passer à la rigueur, un dos trop large, dont le texte et les filets empiètent sur Ie' plats, devient inacceptable.
- Pour déterminer l’épaisseur d’un volume, a" lieu de serrer les feuilles à la main, — comme a11 n’a pas toujours de presse à sa disposition, 1 composteur rendra le même service. La totalitéde" feuilles maintenues serrées par la vis, il sera face d’estimer au typomètre le nombre de points de*9 justification du dos.
- La largeur du dos étant déterminée, on s’occuPe de répartir la totalité du blanc disponible f chaque côté des plats ; les marges sont établi comme il a été dit plus haut.
- Pour les fascicules, les périodiques de quelques feuilles seulement, mais nécessitant un dos, Le türe se met dans le sens de la longueur, de bas en ha11 ' Le prix et le millésime restent horizontaux.
- Quand on fait épreuve des couvertures, des titres ^ de toute autre composition comportant des grafl ‘ blancs, on pose sur la forme un morceau de papier ^ de carton (capucin) à l’endroit des garnitures ou (l
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- l'ILTCTS DR RANTAIS1K, fillISKS, MOIRÉS RT ONIH'LKS
- ^ ! ! ! !• * * * * * * * * * * * I
- ""^""iMiiiimiiiaHiiiiMiiiiiaaiiiiiHHHiiiMiiiMiiii»......
- ®®lllll«llll||||l|||||i||||il^
- filets de U, Fonderie (* Peignot et Fils.
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- VIGNETTES MODERNES
- Créations de ia Fonderie G, Peignot et Fils.
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- OBSERVATIONS sur les filets et les vignettes 345
- Ca,irats pour éviter qu’ils ne salissent la feuille : on Peut même couvrir complètement une page n’ayant très peu de lignes avec une feuille de papier découpée à l'endroit de ces lignes seules.
- Observations sur les filets et les vignettes
- Aux filets ordinaires et de fantaisie, il faut douter les filets anglais et ornés employés à la fois Coinme séparation et comme motifs décoratifs.
- Le filet anglais ou orné, quand il est isolé, a le gras en dessous :
- Lorsqu’il y en a deux enfermant une ou plusieurs ^nes de texte, le premier a l’ombre en dessus :
- ouvrage orné du portrait de l’auteur
- . L® filet très bizarrement dénommé couyard (?) ^ etabli sur une justification donnée, mais l’œil en occupe qu’une partie (le filet anglais est quel-^ efois dans ce cas). Des filets de cuivre établis
- slématiquement et des filets de plomb coupés des-nie °n ^sire, complétés de chaque côté par tifl lnferLgnes ou des cadrats pour parfaire la jus-Cation, servent aussi de couyards.
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- DES TITRES
- Ce genre de filets est d’un grand usage dans composition des journaux pour séparer des article et souligner des titres. Dans le labeur, les titres e* sous-titres en sont également soulignés. Ces filet* figurent à la fin des diverses parties pour garnir u11 blanc de séparation ou de terminaison.
- On peut créer à l’inlini des filets ornés en leï combinant avec des vignettes.
- —.............—
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- Sous le nom de vignettes on comprend généra' lement les ornements typographiques fondus sépa' rément : fleurons, coins, culs-de-lampe, etc. 0» peut les employer isolément ou par combinaison'
- Vignette vient de vigne, car les anciens ornement' des livres empruntaient fréquemment la forme dfï branches de la vigne.
- Ce cul-de-lampe tire son nom de ce qu’il est fait comme le dessous d’une lampe d’église.
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- Ooo0l
- 0°OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOÔOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
- cl c^oYiruxlà
- j cLxriA fcc |î>luxtu|4cû couAxx.ia.te-, &> e4t
- °Lc^o-UTic- f /èu/be ici te-, cA.cu.ticto.
- ^e'r^ tncvcleVric-, f aru> cî ctî>
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- leè ^oi'
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- ICI L'IVE HÏI’BErSE r.O-TTRE-PABTîE o
- tE Charme iæ cette Nouveauté
- Hécu:
- K'ALUl! A IaA
- XA.RITÉ TYPOGRAPHIQUE ABSOLUE
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- J'ÉCRITURE DITE PARISIENNE * Di CARACTÈRES DE FANTAISIE § -» Fonderie ALLAINGUILLAUME. J.SALING a C1*, Paris §
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- Titres ornés japonais et motifs tenant lieu de filets
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- DU" FORMAT
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- CHAPITRE Vlll
- L’IMPOSITION
- Xv/ lrnposition est une nécessité toute moderne. Au Di Sl(^c'e ede était inconnue et bien inutile d’ailleurs, lsque deux pages in-folio tenaient juste sur la Sse- A l'exemple des copistes, les imprimeurs lr aierd en deux un certain nombre de feuilles, deux,
- ^ °ls’ quatre, cinq ou davantage ; les cahiers ainsi for-p s s appelaient binion, ternion, quaternion, etc. La et feuille était formée des deux premières pages
- q f es deux dernières (1, 2, 11, 12), la deuxième feuille W P.a^es f") 9, 10; entrait dans la première, et la ^sième (5, 6, 7, 8) dans la deuxième (ternion). ch n a vu due» Pour éviter les erreurs de tirage, (lue feuillet portait en guise de signature des chiffres jj-. ams, habitude empruntée aux scribes : j, ij, iij, fu 'lV’ e^c' ^ais d fallait en outre prévenir la con-Ser^11 f^es différents cahiers ainsi formés; on se de 'edres • A pour la première feuille, B pour la
- chUX^Ine’ ains‘ de suite. La première page de ^aque cahie r portait au bas, à droite, la signature et la ^dlque de pagination. Ainsi, pour le premier cahier, Premjgre page portait Aj, la troisième Aij, la cin-jql<:lne Aiij, la septième Aiv; pour le deuxième cahier, J’«ij,Biij, Biv, etc.
- Du format
- ^vant d’aborder l’imposition, quelques renseignements sur les formats seront nécessaires. d Le format, terme qui reviendra souvent au cours e cotte opération, désigne la dimension des papiers f'rPOGRAPHIK. 20
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- 350 l’imposition
- en général ou encore la « dimension d’un livre de' terminée par la manière dont une feuille est pliée »
- La définition donnée par le dictionnaire es incomplète. Typographiquement, il est nécessaire pour bien énoncer le format d’un livre de désigner • 1° le mode de pliage d’après le nombre de divisions présentées et 2“ la grandeur du papier par le nom qui lui est propre. Car, en disant simplement : in-^ in-8, in-18. on n’indique que le pliage, sans donner aucune idée de la grandeur résultant de cette dbr sion.
- Une feuille quelconque donne un nombre de pages double du chiffre indicatif de format.
- Voici les différents noms que prennent les papigrS suivant leur grandeur :
- Cloche..............................30 X 40
- Pot (papier écolier)................31 x 40
- Tellière (papier ministre)..........32 X 44
- Couronne............................36 x 46
- Ecu.................................40 X 53
- Coquille. — Carré............... 44-45 X 56
- Cavalier........................... 46 X 60
- Double-couronne.....................46 x 72
- Raisin..............................50 x 65
- Jésus (petit).......................56 X 72
- Jésus...............................56 X 76
- Soleil ou pelil-colombier...........58 X 60
- Colombier...........................62 X 85
- Journal.............................65 X 94
- Grand-aigle......................75 x 106
- Grand-monde......................90 x 120
- Les dimensions, indiquées en centimètres, ne sont paS toujours observées par les fabricants de papier; efie? peuvent varier de plusieurs centimètres pour un niême format.
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- nU FORMAT
- , ^ûus ces formats peuvent s’ a Amande.
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- obtenir en double à
- -es formats doivent, le plus souvent, leur nom aux uques de fabrique qu’ils portaient en filigrane. Les I leus papetiers s'en servirent aussi pour distinguer ^formats différents.
- entames de ces désignations ont subsisté :
- . ,ll‘ exemple, la couronne portait une couronne sur'IUll^e ,*‘ins *a Pa*e du papier; l’écu, l’écu de France n lll0,dé d’une couronne avec des fleurs de lys; le l0‘,ls !ivait comme marque les initiales du Christ : IHS ;
- uri astre rayonnant; le grand-monde, une 'H'penionde; le grand-aigle, un aigle: le raisin, une ’d'pe de raisin, etc.
- tl)/e l°*“niat carré, dont le nom s'explique de lui-Y(i était autrefois le [dus usité pour l’impression, f<uis doute le périmètre restreint de la plaline des pennes presses.
- Ujj^'^ordiction de vendre les papiers el les parche-s n ayant }>as les dimensious prescrites date de lais.
- tià;in'1,1;ui° comprend 2 pages ou I feuillet, il estdes-I ,.a lle pas être plié.
- conm'foli°, f!ul esf la feuille pliée sur elle-même, ^)Prend 4 pages ou 2 feuillets. ej)elI1~^ est la feuille pliée deux fois sur elle-même, r0|jou^prend 8 pages ou 4 feuillets ; réunion de 2 in-
- 3 comprend 12 pages ou G feuillets, réunion de
- L’i
- folio.
- l6T)n'^ esf la feuille pliée trois fois sur elle-même, 1 °U ® feuillets, réunion de 4 in-folio. foij0 -H pages ou 12 feuillets, réunion de G in-
- 32 feuille pliée quatre fois sur elle-même,
- °U femllets, réunion de 8 in-folio. foiio ' -16 pages ou 18 feuillets, réunion de P in-
- ,l1 les formats comportant, un plus grand nombre
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- 352 l’imposition
- de pages, on en trouvera la liste aux impositions m11*' tiples.
- L’in-plano n’est guère employé que pour les affiche5, les placards, les textes destinés à accompagner lfS planches, les tables chronologiques, les tableau* synoptiques, les imprimés administratifs et auti*e> ouvrages du même genre, certains travaux de ville-
- L’in-folio est réservé pour les impressions de luSe’ pour les ouvrages de recherches, que l’on consul^ parfois mais dont on ne se sert pas habituellement-
- L’in-4, très usité autrefois, s’emploie pour les dic' tionnaires, mémoires, rapports, ouvrages scientifif[uoS et ceux contenant des tableaux ou des opérations e*1' géant une grande justification.
- L’in-8 joint l’élégance à la beauté, l’usage en est f°r* commode et il figure agréablement dans une bibh0' thèque. C’est le format préféré des lecteurs en généf® j et des bibliophiles en particulier. Il convient à toide? sortes d’ouvrages ; il tient le milieu pour les dim^1*' sions et pour les caractères entre tous les autres mats : c’est le type le plus répandu.
- L’in-12 est généralement adopté pour les classiqlieS! : les romans et autres ouvrages usuels, qui en rende® l’emploi assez commun. Quoique format dit bâtard, 1 est assez agréable d’aspect ; il tient le milieu enti'f l’in-8 et l’in-16.
- L’in-16 s’emploie pour les livres d’instruction et ^ récréation.
- L’in-18, d’usage fréquent, est surtout le format d°! romans.
- La double-couronne en in-16 remplace le jésus ! in-18, la grandeur du volume est la même et l’imp1>e^ sion des quarts, demis et trois-quarts se fait sans pel’ de papier.
- [Le format des premiers livres imprimés est fin-fol10'
- Le premier in-4 connu est le Vocahularium ex quo-'' imprimé à EItvil 1, près de Mayence, en 1167, P® Henry et Nicolas Becbteriquntze, et réimprimé in-f0'1
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- TECHNIQUE DE L IMPOSITION
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- deUX atls P^US tard dans l,a même ville par le second ces typographes ; car c’est à tort qu'on a regardé /."""ic in-4 le Cicero de Officiis édité en 1 165, à *'layence, par Fust.
- ce/ndaterait de IflO.... Néanmoins l'invention de ( . °rinat. est généralement attribuée à Aide Manuce
- I s en servit pour la première fois, en 1500, pour e édition des « Œuvres de Virgile ». Cette innova-
- II était des plus intéressantes, aussi fut-elle accueillie (j e® pmpressement par le public ; car elle permettait
- ‘aire des livres qui, tout en renfermant autant de aiières qu'un in-folio ou un in-4, coûtaient bien °ins c}ier ep précieux avantage, pouvaient être em-,s avec soi, tandis que les formais en usage raient guère maniables et demandaient l’appui d’un Pdre. Le sénat de Venise récompensa Aide Manuce
- ea lui
- octroyant le privilège d'employer ce format
- [jandant dix années (13 novembre 1502', privilège qui
- ett*pêcha pas d’ailleurs des imitateurs de s’en em-Parer.
- ,1 J- *a'l2 paraît avoir été créé dès 1470 pour les livres jPtété. 11 était très goûté en France à cette époque. Jtn-16 et l'in-24 furent mis à la mode par les Elze-au xvii* siècle.
- je plus ancien in-32 est l’Officium B. Mariæ Virginia ’^'tté à Venise, en 1473, par Nicolas Jenson.
- Pet'11 011 ea C1‘°>t Maillet, au xvi® siècle, les livres de I * ^°miat étaient plutôt regardés avec mépris par es savants.l
- Technique de l’imposition
- L imposition, complément de la mises en pages, ut ainsi se définir :
- llr^’sP°scr sur le marbre une collection de pages, dans ^ ordre raisonné — et modifiable suivant le format itïin leni> donner une position relative de façon qu’après Passion et pliage elles se suivent régulièrement,
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- l’imposition
- r>4
- Les pages, en nombre convenu, placées à l'intérieur d'un châssis, reçoivent les garnitures — simulant les marges — qui les maintiennent écartées entre elles; puis elles sont déliées et serrées au moyen de biseaux et de coins de manière à consti' tuer la forme, bloc solide et résistant, facilement maniable.
- On appelle marbre de larges plaques en métal servant à l’imposition des formes, au serrage et au desserrage en vue de la correction, de la désimp0' sition et autres fonctions courantes. Originaire ment, les tables étaient recouvertes de plaques de marbre qui, plus tard, furent remplacées par des pierres dures et polies ; actuellement, bien que ta fonte ait été substituée presque partout avec aval1' tage à la pierre polie, le nom de marbre est reste-
- Le châssis est un cadre formé de quatre bandes de fer solidement assemblées à angle droit el pourvu d’une barre ajustée à l’intérieur; il sert a imposer les ouvrages imprimés des deux côtés.
- Le cadre dépourvu de cette barre se nomme ror mette. La ramette sert à imposer l’in-plano, c’est' à-dire tout imprimé qui ne doit pas être plié : tableau, affiche, placard et autres compositions a verso blanc.
- La barre du châssis porte une crénure d’enviroa ü centimètres de long, distante de ü ou 6 centi' mètres de la bande pour laisser agir en liberté Ie* ardillons des pointures ; cette rainure les préserva de l’écrasement qu’elles subiraient sous presse e<] rencontrant le fer.
- Le châssis in-8 a sa barre dirigée dans le sens de la hauteur: suivant sa taille, il est propre à tous lpS usages, sauf l’in-plano et lm-lâ.
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- TECHNIQUE DE l/lMPOSITION -5Ü5
- . Ce châssis in-12, propre seulement au format dont ! Parte le nom, a sa barre dirigée dans te sens de ta Joueur : c’est le modèle dit <- à la française » partageant les douze pages en deux parties égales. Dans !' Modèle dit « à la hollandaise », la barre occupe 'ans le SPns q(. |a iai.gcur In place des grandes lêtiè-Partageant ainsi les 12 pages : i dans le haut du assis et 8 dans le bas.
- Certains châssis in-8 ont leur barre mobile; en l’en-evant on en fait une rainette. On peut aussi en faire ljn châssis in-12 en la déplaçant pour l'encastrer dans ' eux entailles à queue d’aronde prati(|uées aux deux let's 'lu châssis.
- Ces châssis in-16 ont leur barre médiane dans le sens 0 Ci largeur : 8 pages de chaque côté.
- Ces châssis dits croisillons ont en plus de la. barre ^ }argeui. une seconde barre en hauteur; les deux se 'jcisent et contribuent à une plus grande solidité ; ce *eUre de châssis est de grandes dimensions.
- Ce châssis dit brisé a l’un de ses côtés évidé et se etnl fl un autre semblable. On l’emploie lorsqu'on y st °hligé par les faibles dimensions du marbre de la )Pesse ou l'étroitesse îles marges du papier. s ()Ur des raisons analogues, les ramett.es à feuillures ^0ut utilisées spécialement dans l'imposition des jour-ftUx; Elles sont évidées du côté du dos de manière 1 une s'emboîte avec l’autre afin de diminuer le a ne. entre les deux nages sans atténuer la solidité du ailre.
- Sur le marbre, dont la surface doit être parfaite-ent nette, on pose les pages de deux façons :
- C>u avec le porte-page, qui est tiré de la main ^auche pendant que la droite facilite son enlève-ent en soulevant la page. C’est une manière sûre e v*lcr les accidents en cas de mollesse des paquets, raison de leurs grandes ^dimensions et si l’on ‘•Ute de son adresse; njat’s aussi on,s’expose à ce >/ *1,
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- l’imposition
- qu’une partie du porte-page reste accrochée en dessous du paquet pour différentes causes : adhé' rence, humidité, écorchure du papier, etc.
- Ou bien la main droite prend la page qu’elle place dans la main gauche à plat avec son porte-page, puis la ressaisit — l’index allongé vers la ligne de pied, l’extrémité du pouce repliée sur le bord latéral gauche, l’extrémité des trois derniers doigts repliés sur le bord latéral droit — et vivement la pose d’aplomb sur le marbre.
- Toutes les pages placées, on s’assure qu’elles le sont correctement.
- Tout d’abord, le bout de chaque ficelle est dégagé; sans cette précaution, il risque d’être pris sous la garniture comme sous la page, ce qul oblige à retirer l’une et à soulever l’autre, afin de pouvoir délier.
- Si le caractère est petit ou non interligné, il est bon de mouiller légèrement les bordures des pages.
- Puis on encadre avec des châssis. Pour les deu* formes de la feuille, les châssis sont choisis identiquement semblables ; on s’en assure en les superposant. On remédie à la différence en moins d’un® barre de milieu — quand elle existe — au moyen de lingots et d’interlignes.
- La dimension du châssis doit être appropriée a la matière contenue. La forme est bien imposée lorsque la composition occupe exactement le centre de celui-ci.
- Les lingots de garniture sont ensuite répartis entre les pages, en ayant soin de n’en pas omettre ni d’en intervertir. Les garnitures latérales seront d’une longueur supérieure à celle des pages, de manière à encloisonner en partie les garnitures de
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- TECHNIQUE DE i/lMPOSITION
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- têtes
- êtr.
- ou têtières, qui, elles, à la rigueur, peuvent . e on peu plus courtes que la justification. Les °rds libres *des pages extrêmes sont garnis de jJngots, tout en réservant à la base et sur les côtés eroplacement nécessaire aux biseaux et aux coins de serrage.
- ^es garnitures en deux pièces seront toujours °Pposées par un croisement accentué le plus Possible. Pour les garnitures de tête en deux PLeces, et plus courtes, chacune d’elles sera poussée aux extrémités des lignes, le vide restera au milieu Sîlns inconvénient. Le bout de la garniture d’une ^eule pièce trop courte sera poussé de préférence u côté du folio.
- , Lordre pour délier les pages ne doit pas être lndifférent. On commence du côté droit et toujours Pai* les pages les plus voisines de la barre ; on en aPproche les autres en procédant par rangées. Pendant que la main gauche reste à plat sur °üte l’étendue de la page pour la garantir des acci-ents, ia main droite détourne la ficelle en s'interrompant pour ajuster les garnitures au fur et à csure que s’accroît l’intervalle de la ligature qui a disparaître, et ce pour prévenir tout accident. L ensemble des pages étant libéré des ficelles, à P esent inutiles, on exerce à la base et sur le côté e^ne f°rte poussée vers le bord supérieur du châssis je c°ntre sa barre. Les biseaux sont placés, le bout e Plus large en avant pour ceux de côté et dirigé rs la barre pour ceux du bas ; quelques coins, ot le gros bout doit regarder les angles infé-.s. du châssis, serrés au pouce seulement, j. airdjennent le tout provisoirement pendant que °o répète la même opération pour le côté gauche. Avant de serrer, il faut veiller à l’aplomb des
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- lignes, au chevauchage des lettres en bordure, aux sorties d'interlignes; examiner scrupuleusement les garnitures, qui doivent être parfaitement cali-brées et ne point forcer les unes contre les autreSi pas plus que les biseaux d’ailleurs, qui au desser-rage risqueraient d’être brisés par les coins em-prisonnés de leur côté.
- Le serrage commence par le pied des pages, car la matière olïre dans ce sens une élasticité bien plus grande que dans celui de la longueur des lignes. C’est le serrage efficace par excellence corn-piété par la pression latérale, le serrage de côté.
- Les coins sont introduits à force dans l’intervalle du châssis au biseau, intervalle qu’élargit encore une pesée diagonale exercée par le marteau vers la barre et la bande supérieure; leur introduction est accentuée par de légers coups de marteau qu1 leur donnent en même temps la pente convenable pour l’abatage.
- Le taquage qui précède le serrage Anal se faü au moyen du Iciquoir, carré de bois tendre, doublé en dessus de bois dur offrant résistance aux coups de marteau et garni parfois d’une pièce de cuir qui en prévient l’usure.
- La main gauche maintient le taquoir appuyé sur l’œil de la lettre, pendant que la droite frappe dessus modérément et le promène sur toute ln forme en le soulevant légèrement pour le porter en avant et sur le côté et en l’appuyant d’aplomb avant de frapper.
- Sous peine de forcer la barre, il ne faut pas serrer un côté du châssis avant d’avoir arrêté l’autre par les coins.
- On abat les coins successivement, en commençant par ceux placés aux larges extrémités des bi-
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- TECHNIQUE DE U IMPOSITION
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- s®aux, c’est-à-dire où l’intervalle est le plus rétréci, 1 alternativement : un de pied d’abord, un de côté e[lsu'te ou deux pour finir par le dernier de pied le dernier de côté qui se trouvent être voisins 11 angle.
- Les coins de calibre insuffisant ne doivent jamais
- être
- complétés avec des interlignes : le serrage est
- j, UVUO UOQ X 11 tu 1 • IC dL/LIU^V OOl
- éfectueux d’abord, et ensuite les interlignes sont
- al a. propos mises hors d'usage.
- Y1 Un intervalle nécessite un coin très large et <lu on n’en ait point sous la main, deux petits coins eunis feront l’office d’un seul. On place le premier ans le sens du biseau et contre lui — il le double . faisant corps avec lui; — le second, en sens verse, reste dressé pour l’abatage au marteau.
- He même, si l intervalle du biseau au châssis est *agéré par manque de garniture et qu’on ne Ul|le pas recourir au serrage à deux coins, on y niédiera en doublant les biseaux, un contre les ^ Ses, nn contre le châsssis : le serrage se fera c,tre les deux. Il y a là un certain inconvénient :
- est que les coins ne coïncident pas comme à Fortin aire’ ^ar su^e cl un rétrécissement plus accusé convénient auquel on remédie par l’emploi de x coins, le parallélisme est ainsi rétabli); la •tte chose se présente quand on emploie deux ^ pour un.
- tio6 ^^re des coins, naturellement propor-** à la longueur des biseaux, sera augmenté en 0l* de la minceur de ceux-ci. pe; 6 serrage doit être régulier de partout sous j^e de compromettre la rectitude des pages. de atls les ouvrages contenant des tableaux, on les a Surl°ut s’attacher à faire joindre exactement angles des encadrements.
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- l’imposition
- Les coins extrêmes ne doivent jamais buter contre le châssis, afin de permettre le facile des' serrage.
- Le biseau est une réglette de bois qui va en s’élai') gissant, au point qu’une extrémité déborde l’autre d®5 trois quarts. La partie à angle droit s’appuie contre *e caractère ou les garnitures ; elle est à arêtes viv®5 pour éviter la confusion avec l’autre partie (contre laquelle viennent s’appliquer les coins) dont les arête* sont abattues.
- Les petits biseaux se placent aux deux côtés les plu: étroits aboutissant à la barre, le bout large dans cette direction; les grands biseaux, de même, occupent j®-grands côtés ; ils s’ensuit que les extrémités amincie5 des biseaux grands et petits correspondent aux même5 angles du châssis.
- Les coins qui servent à serrer les formes sont ej1 bois ou en fer. Les coins en bois, d’usage immémorial) sont de petits blocs de 4 à 5 centimètres de Ion#) dont une extrémité est plus étroite que l’autre. coins sont établis d’après le même principe que 1®S biseaux; leurs tranches, d’une part, correspondent a celle du biseau et de l’autre à celle du châssis.
- Le serrage mécanique avec coins en fer engrenât1 au moyen d’une clef dans des biseaux à crémaill®1’6’ également en fer, dispense de l’emploi du marteaue du décognoir au desserrage. Il est plus sûr et P*us rapide, mais on risque aussi de fausser les châssis.
- Le décognoir — autrefois en bois, vu la nature d®s marbres primitifs, susceptibles d’être endommagés ^ est une pièce de fer, à tête plate, dont l’extrémité s. partage en deux cornes, inégalement amincies, (1 , servent alternativement, suivant le degré d’épaisse111 des coins. Il est destiné à faciliter leur extraction ea même temps qu’il les ménage aussi bien que *e biseaux, que le marteau seul pourrait mutiler.
- Le décognoir s’applique, non vers le milieu du co&' mais vers l’angle du côtS du châssis ; car le coin,
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- TECHNIQUE DE L’IMPOSITION 361
- P|Us résistant à cause de la solidité que lui commu-ûl(lue le fer, est plus rarement endommagé.
- ,.Le décognoir sert aussi à renforcer le serrage, — s est nécessaire, — en faisant avancer davantage les c°ins abattus. A son défaut, un fragment de biseau, ütl autre coin même, peuvent en tenir lieu.
- Le tenir le plus incliné possible, son action est plus Scande; elle est moindre s’il est dressé, et l’on risque endonimager le marbre.
- L’imposition se termine par le sondage de la ,0rme. A cet effet, on l’amène au bord du marbre; a Lande horizontale du châssis débordant seule est Saisie à deux mains et la forme soulevée de quel-centimètres à plusieurs reprises. L’œil et oreille attentifs, on s’assure alors qu’aucune lettre ne Ale et que la garniture tient bien. De même, n maintenant la forme soulevée de la main |auche, on opère sur les pages une légère pression Plat de la main droite. Si les pages viennent à er) cela provient d’un défaut de composition ou Une faiblesse de serrage. La forme desserrée est sserrée, une fois le nécessaire fait. Si plus rien e bouge, elle est bonne à enlever.
- n n’est pas toujours obligé, pour imposer une rme, de confectionner une garniture, celle-ci exister toute faite dans une autre forme du <le rf-6 0uvraSe sortant du tirage. Cette forme, dite de ^^ibution, est placée sur le marbre, à gauche les°e^ a imposer, desserrée et légèrement mouillée, coins sont retirés et placés en ordre sur les Ses voisines; on donne du jeu au châssis en le en] Ss?ni alternativement de droite à gauche, puis, Page6 carr^menL H vient encadrer les nouvelles
- La feuille de distribution une fois dégarnie, les
- •PYeoQRApHIE 21
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- l’imposition
- lignes de pied en sont enlevées ainsi que les folio8 > les blancs de mise en page, extraits pour être triés! les notes, titres, opérations, tableaux, etc., mis d0 côté, et la distribution, la « lettre », partagé entre les paquetiers.
- Si la lettre doit être conservée en magasin, il est bo» de la désinterligner.
- Le désinterlignage doit se faire en galée, les pageS sèches autant que possible. On se sert pour cela d’une interligne du corps ; mais, en raison de sa rig1' dité, une interligne en cuivre est préférable, ou bie° encore un fragment de pinces.
- 11 n’y a qu’un seul moyen vraiment rapide : c’est de soulever l’interligne et de la saisir immédiatement d® la main gauche. Les lignes sont rapprochées par p°r' tions pour éviter la pâte.
- Le désinterlignage est utile en ce sens qu’il don»® la libre disposition des interlignes et qu’il prévie» l’accumulation de la poussière dans les interstices f»r' més par elles.
- Du reste, la lettre ainsi fonctionnée sera dans n® meilleur état de rangement et de conservation, surto» si elle est enveloppée plutôt que mise en casier s»r porte-pages.
- Si la garniture ne doit pas immédiatement servir, elle est placée en ordre sur un ais ou teau de bois, ou sur un fort carton, avec, sur Ie bord du châssis, le nom d’ouvrage ou d’auteuf inscrit à la craie.
- Au revers de la forme imposée se marque d’un0 manière apparente le numéro de la feuille ou placard, accompagné de l’initiale du nom d’oU' vrage ou de toute autre lettre de remarque ser vant à la faire reconnaître et à faciliter les rechef ches. Il se fait encore à la craie des marqué
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- TECHNIQUE DE L’iMPOSITION
- Particulières pour les formes marchant seules ou s encartant.
- Une fraction de feuille ne tenant que dans une Moitié de châssis sera imposée dans la partie Sauche pour le premier côté et dans la partie droite pour le second ; l’autre partie du châssis sera préalablement arc-boutée au moyen d’un fort ^eau, allant du milieu de la bande latérale au a^Heu de la barre, laquelle ne sera point faussée au serrage.
- Ue desserrage s’opère en ordre et graduellement commençant par les coins extrêmes de l’inter-le plus étroit. Les coins d’un côté une fois sserrés sont redressés et provisoirement assurés a main pendant le desserrage de l’autre, et ce pour ** jVenir, à l’intérieur, la pâte ou la dislocation. Lorsqu’une page excède la largeur d’une justifi-1.0n, on partage l’excédent en deux et chaque r débordante est déduite de la garniture laté-e; Lorsque la page est en bordure, la garniture prieure s’amoindrira de cette différence en plus ; ais si ia grandeur du châssis ne permet que le cernent du biseau seul, l’autre (ou les autres) Se en bordure s'accroîtra au contraire dans la ^ oie proportion, au moyen de lingots, de manière ^aligner parfaitement avec sa voisine, est °Ute composition ne faisant qu’une seule page ^até& ^9U au mUieu de la rainette ; le serrage
- . '"^position des placards se fait de manière à c I 'ter la correction et le serrage. La première <jr °nne sera placée à gauche et la dernière à çP'^e, le cran vers soi, les coins en tête des ""es. Les garnitures, toutes provisoires, n’en-
- se fait à gauche.
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- l’imposition
- traînent aucune combinaison. Les colonnes sont séparées par des plombs en nombre suffisant pour fournir les larges marges nécessaires aux corrections d'auteur.
- Les épreuves se font en blanc, c’est-à-dire d’un seul côté.
- Les épreuves des feuilles se font des deux côtés, en retiration.
- Par suite de sécheresse, les coins d’une forme peuvent faiblir ; si celle-ci, tenue d’aplomb, est encore maniable, dans cette position les coins seront chassés avec un marteau ou à l’aide du décognoir • on pourra au besoin les changer ou en ajouter. Si la forme est par trop lâche, on l’applique contre un ais, on transporte les deux sur un marbre ou on les pose sur le sol en vue d’un serrage complu mentaire. Dans l’impossibilité d’agir ainsi immédiatement, on l’asperge fortement à plusieurs reprises, pour faire adhérer la lettre et gonfler Ie bois, gonflement qui se produit au bout de quelques heures. Tous inconvénients qui n’existent poiu1, avec le serrage mécanique.
- Des blancs ou marges PRÉLIMINAIRES
- De même que, par rapport au format, les pageS ont été déterminées avec attention comme hauteur et justification, de même sont déterminées, Paf rapport au papier employé, les intervalles qui Ie5 doivent séparer.
- Or, si nous considérons une page d’un livre» nous remarquons que le blanc de pied est pluS
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- ÉTABLISSEMENT DES BLANCS
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- ^0rt que celui de tête et qu’il en est de même de la ^arge extérieure relativement à la marge intérieure.
- . Les marges inégales qui résultent de cette dispo-®dion voulue de page sont établies par le goût et 1 usage. (Dans un livre relié, ces marges rede-Vlennent presque égales entre elles par suite de la r°gnure plus ou moins accentuée.)
- La bonne physionomie d’un livre dépend donc ae l’établissement de la garniture. Cette oeuvre essentielle, qui ajoute encore à la beauté d’un ^re, peut aussi lui nuire si les marges, mal commuées, n’ofïrent plus le rapport désiré. La recti-U(le du registre, c’est-à-dire le repérage exact des Pages et de leurs folios, est une autre condition n°u moins importante.
- . Pans les premières éditions, les marges étaient fort arges, afin que les auteurs ou les lecteurs pussent -y Jouter leurs remarques à la plume, et que leurs pos-osseurs eussent la faculté de les faire embellir d’orne-eots coloriés à l’exemple des anciens manuscrits.
- ETABLISSEMENT DES BLANCS
- Les blancs s’établissent aujourd’hui mathématiquement. Des règles fixes, dérivant du calcul, ont ^Placé le procédé mécanique basé sur la feuille j\. e au format. Cette ancienne manière consiste à P ler très justement une feuille de papier de l’ou-^a8e considéré, — en tenant compte de la fausse arge, — à placer dessus la page de composition, uuirne sur un porte-page, et à y arrêter exacte-^ ^ fo place qu’elle devra occuper à l’impression; e j aque angle du paquet, l’épaisseur du papier 1 traversée d’oqtre en outre par une pointe effilée,
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- l’imposition
- Le cahier déplié, les piqûres du premier feuillet» reproduites sur toutes les autres, indiquent l’en1' placement de chaque page. On apprécie ensuite les distances, que l’on ligurera avec les garnitures, en les évaluant à l’aide du typomèlre.
- On obtient la fausse marge de cette façon : « Quand on plie la feuille en vue d’établir une garniture ef qu’on arrive à faire le dernier pli, c'est-à-dire celui q»i donne le format, au lieu de plier exactement le papier angle sur angle, comme pour les plis précédents, on laisse déborder légèrement le côté qui offre les bords de la feuille. Ce débord sert à parer aux irrégularités de coupe que le papier ne présente que trop souvent-S’il est d’une coupe régulière, la fausse marge 0e dépassera pas deux à trois millimètres, princip®' lement dans les petits formats. » (J. Claye.)
- Cette différence supplémentaire attribuée aux fausses marges est plutôt utile pour les papiers fabriqués à la forme, dont les bords sont très souvent irréguliers.
- Par définition la fausse marge est la partie déboi’" dante d’une feuille imprimée et pliée convenablement-La fausse marge, qui réduit les marges en proportion de la chute enlevée au brochage, provient ou de ce que la feuille ne fut pas exactement margée au miheU ou des inégalités du papier.
- PHOCKDK MATH KM ATIQC K
- On peut considérer comme base de toute imposa tion le carton de quatre pages séparées latéralement par les petits fonds — marges intérieures — et en hauteur par les blancs de têtes (les petites têtières ou simplement les têtes). Les carions sont sépares entre eux latéralement par les grands fonds "" marges extérieures — et dans l’autre sens par leS blancs de pied ou grandes têtes (grandes têtières)-
- Pour obtenir le blanc total à répartir, c’est-à dir®
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- PROCÉDÉ MATHÉMATIQUE 367
- J emplacement du papier qui n’est pas occupé par es Pages que l’on doit imposer, il suffit de prendre ?ne des feuilles sur lesquelles doit se faire le tirage, llïlprimée d’un seul côté pour la circonstance; puis, en Hiultipliant la largeur de la justification par le n°mbre de pages placées de gauche à droite, on voit SUr le papier, à l’aide du typomètre, ce qui reste, aPrès déduction, pour les blancs de fond; la même °Pération est répétée pour les blancs de tête, en j^ultipliant la hauteur d' une page (sans compter le oil°, à moins qu’il ne soit accompagné d’un titre c°Urant) par le nombre de celles disposées en ce *ens- (La ligne de pied est comprise comme blanc ails l’établissement de la garniture.)
- La méthode généralement adoptée pour la répar-U°n des blancs est celle dite des deux et trois jlQquièmes : 2/5 pour les petits fonds, 3/5 pour es grands ; 2/5 pour les têtes ; 3/5 pour les pieds. ^°it par exemple un in-8.
- Largeur du papier : 138 cicéros.
- o
- ^2 rie. 22 cic. 22 cic. 22 cic.
- £
- ’<3
- o
- 50 cicéros
- 88 ^ k* largeur du papier, soit 138 cicéros, on en retirera le ..°nu^s par les quatre largeurs de pages ; reste 50 dont
- Clnquième est 10.
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- l’imposition
- 2 cinquièmes pour les petits fonds (2 x 10) : 20 à paI' tager en deux, à chacun 10.
- 3 cinquièmes pour les grands fonds (3 X 10) : 30 à par” tager de même; une moitié, 15, à la barre pour lgS grands fonds du milieu ; l’autre moitié, 15, partagée e'1 deux, 7 i pour chacune des deux marges extérieures.
- De la hauteur du papier, soit 110 cicéros, on en reti*’e 80 donnés par les deux hauteurs des pages, reste 3a> dont le cinquième est 6 :
- 2 cinquièmes pour les têtes (2 X 6) : 12-
- 3 cinquièmes pour les pieds ou marges extérieur^8 (3 X 6) : 18 à partager en deux, soit 0 de chaque côté.
- Au cas où il se présenterait des fractions, on ei> ferait bénéficier les marges extérieures.
- En principe le mieux est toujours d’assurer la parfaite équivalence des grands fonds avec les deu* marges additionnées.
- M. Cornet, typographe à Perpignan, qui a résilié les principes et la pratique de l’imposition dans excellent petit ouvrage (Manuel théorique el prCt' tique de l’Imposition), a basé son système sur la répartition des blancs par douzièmes.
- La répartition habituelle nécessite quelques cal' culs que M. Cornet a simplifiés en prenant comid6 base d’opération 5/12 au lieu de 2/5, 7/12 au l'eU de 3/5.
- Il suffit donc de multiplier le nombre donné d® cicéros par 5 pour les têtes et les petits fonds e par 7 pour les grands fonds et les pieds. Le nombi16 de points, sensiblement le même, se traduit c*1 cicéros par la division par 12.
- 5
- Dans l’exemple ci-dessus, 50 cicéros multipliés par donnent pour les petits fonds :
- 50 X 5 = 250 points ou 20 cicéros 10 points au lieu de 20^ et 50 cicéros multipliés par 7 donnent, pour les grand3 fonds :
- 50 X 7 = 350 points ou 29 cicéros 2 points au lieu de 30i
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- PROCÉDÉ MATHÉMATIQUE 369
- Los 30 cicéros multipliés par 5 donnent, pour les têtes : X 5 = 150 points ou 12 cicéros 6 points au lieu de 12, et 30 cicéros multipliés par 7 donnent, pour les pieds :
- 30 x 7 = 210 ou 17 cicéros 6 points au lieu de 18-
- Donnons, du même auteur, la manière suivante procéder par page :
- Mesurer au typomètre la longueur du papier plié au armat, en déduire la longueur de page; le nombre de clcéros donnés représente le blanc des marges à ^partir en hauteur. Ce nombre, multiplié par 5, donne ® blanc de tête et, multiplié par 7, celui de pied, déduire ensuite la largeur de page de la largeur du Papier; le nombre de cicéros donné représente le blanc es marges à répartir en largeur. Ce nombre, multi-PHé par 5, donne le blanc du petit fond et, multiplié Par 7, celui des grands fonds ou marge extérieure.
- Les pages étant réunies, le blanc à mettre aux peüts fonds et aux têtes est naturellement doublé ; J* s’obtient d’un seul coup en multipliant par 10 Jps cicéros à répartir, et en les multipliant par 14 où se rejoignent les blancs du pied ou du grand
- fond.
- S’il y a un folio en place de titre courant, on ®olève du blanc de tête à peu près la moitié du blanc représenté par ce folio. Lorsque l’ouvrage r?ii être assez fortement rogné, on déduit 6 à ^ Points du petit fond au profit des marges extérieures.
- , [b après le tableau (page suivante), on trouve les ancs de l’in-4 en divisant par 5 le blanc total à ré-Partir et en multipliant le quotient obtenu par 2 (petit et par 3 (marges).
- I°ur avoir ensuite les petits et grands fonds de et de l'in-18, il suffit de diviser ces chiffres par 2 P°m* le premier et par 3 pour le second.
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- TOTiL DU BLANC
- TABLEAU DE LA RÉPARTITION DES BLANCS
- 2 cinquièmes au Petit Fond, H cinquièmes au Grand
- 1 TETES i et FONDS de l'in-4 ! ' et TÈTES j
- i de l'in-81
- FONDS de i/in-8
- et
- de Lin-12
- IN-DIX-HUIT
- TETES
- in-18 et in-12
- petits grands petits grands petites grandes
- 20 8 4 6 2.6 4 5.6 6.6,
- 21 8.6 4 6.6 2.6 4.6 5.6 7
- 22 8.6 4.6 6 6 2.6 4.6 6 7
- 23 9.6 4.6 7 3 4.6 6 7.6
- 24 9.6 5 7 3.6 4.6 6 8
- 25 10 5 7.6 3.6 4.6 6.6 8.6
- 26 10.6 5.6 7 -1> 3.6 5 7 8.6
- 27 10.6 5.6 8 3.6 5.6 7 9
- 28 11.0 5.6 8.6 3.6 5-6 7.6 9
- 29 11.6 6 8.6 4 5.6 7.6 9.6
- 30 12 6 9 4 6 8 10
- 31 12.6 6.6 9 4 6 8.6 10
- 32 12.6 6.6 9.6 4-6 6 8.6 10.6
- 33 13.6 6.6 10 4.6 6.6 8.6 11
- 34 13.0 6.6 10.6 4.6 6.6 9 11
- 35 14 7 10.6 4.6 7 9.6 11.6
- 36 14.6 7.6 10.6 5 7 9.6 12
- 37 14.6 7.6 11 5 7.6 9.6 12
- 38 15.6 7.6 11.6 5 7.6 10 12.6
- 39 15.6 8 11.6 5.6 7.6 10 13
- 40 16 8 12 5-6 7.6 10.6 13.6
- 41 16.6 8.6 12 5.6 8 10.6 13.6
- 42 16.6 8.6 12.6 6 8.6 11 14
- 43 17.0 8.6 13 6 8.6 11.6 14
- 44 17.6 8.6 13.6 6 8.6 11.6 14-6
- 45 18 9 13.6 6 9 12 15
- 46 18.6 9,6 13.6 6 9 12.6 15
- 47 18.6 9.6 14 6.6 9 12.6 15.6
- 48 19.6 9.6 14.6 6.6 9.6 12.6 16
- 49 i9.6 10 14.6 6.6 9.6 13 16
- 50 20 10 15 6.6 10 13.6 16.6
- 51 20.6 10.6 15 7 10 13.6 17
- 52 20.6 10.6 15.6 7 10.6 13.6 17
- 53 21.6 10.6 16 7 10.0 14 17.6
- 54 21.6 10.6 16.6 7.6 10.6 14.6 17.6
- 55 22 11 16.6 7.6 11 14.6 18.6
- 56 21.6 11.6 16.d 7.6 11 15 18.6
- 57 22.6 11.6 17 7.6 11.6 15 18.6
- 58 23.6 11.6 17.6 7.6 11.6 15.6 19 19.6
- 59 23.6 11.6 17.6 8 11.6 15.6
- 60 24 12 18 8 12 16 20
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- PROCÉDÉ MATHÉMATIQUE 371
- Les têtes in-12 et in-18, qui seules présentent une £®rtaine difficulté, s’obtiennent en divisant par 15 le laQc total, et en multipliant le quotient par 4 pour av°ir les têtes simples, et par 5 pour les têtes-pieds.]
- Personnellement, je serais enclin à m'écarter de cette le8le classique, en avantageant très légèrement les Petits fonds d'un cinquième environ au détriment des
- grands.
- H. Maréchal a établi des tableaux qui donnerit
- es blancs tout faits pour tous les formats, calculés au
- (correspondant aux 2/5) pour les têtes, (correspondant aux 5/5) pour les marges de pied (4/15 | pour chacune),
- (correspondant aux 2/5) pour les petits fonds, (correspondant aux 3/5) pour les grands fonds (4/15 £ pour le grand fond du milieu et 4/15 | à partager entre chacune des deux marges extérieures).
- La répartition du blanc se fait ainsi suivant °rdre des formats :
- s ^ans l'in-folio, 2/5 pour les fonds; les 3/5 restants Pour les marges ; de même pour les têtes et les qui sont déterminés par le conducteur, et |aQS l in-4, en hauteur 2/5 sont réservés aux têtes, es 3/5 partagés entre les deux marges extérieures, partition identique en largeur, rlé °Ur 1in-8, se reporter à l’exemple qui a servi de Jhonstration. A. noter que les têtes de l’in-8 sont les ah*es que les fonds de l’in-4.
- °Ur l'in-16 comme pour l’im32, il ne se présente aucune djlflculté :
- Pet tQS les 2/5 sont partagés en deux pour les
- g, têtes, et les 3/5 sont attribués moitié pour les ta»- 6S ^êtes du milieu ou de la barre et moitié par-°ee entre les marges extérieures.
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- 372
- l’imposition
- Pour les têtes de l’in-32, il en est de même que pou1' celles de l’in-16. En largeur, les 2/3 sont partagés eo quarts pour chacun des quatre petits fonds. Les 3/3 éga" lement, sauf un quart qui est partagé entre les deu* marges extérieures.
- Le calcul par 15e répondrait donc à tous les for* mats puisqu’on peut l’employer concurremment aux 2/5 et aux 3/5 pour l’in-4 ou l’in-8, et que pouf l’in-12 et l’in-18 il devient seul praticable en raison de la division ternaire des cartons.
- La forme in-12 est composée de 8 pages et d’un® bande de 4, séparées par les grandes têtes (formées paI’ le blanc de pied du cahier de 8 et le blanc de tête du cahier de 4).
- Le blanc disponible d’une part (15/15) sera dis' tribué ainsi en hauteur :
- 4/15 aux petites tètes (2/15 à chacune),
- 5/15 aux grandes tètes (2/15 de tète et 3/15 de p'e<% 6/15 aux blancs de pieds ou marges extérieures (3/1D pour chacun).
- Le blanc disponible d’autre part (15/15) sera dis' tribué en largeur :
- 3/15 à chacun des petits fonds, soit . . 6/15
- 4/15 4 au grand fond...................4/15 4
- 4/15 4 pour les marges extérieures (à partager en deux)........................4/15 4
- L’in-12 a les fonds de l’in-8 avec les têtes d® l’in-18.
- Pour les têtes de l’in-18 il en est de même pour celles de l’in-12. En largeur, il est attribué
- 2/15 à chacun des 3 petits fonds, soit .... 6/15 3/15 à chacun des 2 grands fonds intérieurs. 6/15 3/15 à partager entre les deux marges extérieures .......................................3/15
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- MÉTHODE RAPIDE SIMPLIFIÉE
- 373
- MÉTHODE RAPIDE SIMPLIFIÉE
- Ed. Morin, qui s'est occupé spécialement de ‘•^position, a basé son système d’établissement des ancs sur l’in-folio.
- Pour faire mathématiquement des blancs de n Déporte quel format, il suffit donc de savoir les établir pour l’in-folio.
- ^ -tant donnée une feuille de ce format, on évalue ses tensions en douzes, et de même celles des deux fies qui en S0Eq déduites ; le reste donne le blanc à i rtager; on le divise par 5 en largeur: 2/5 pour le tit fond; 3/5 pour le grand fond ou marges ; idem a hauteur : 2/3 pour la tête, 3/5 pour les pieds, soit un in-folio carré. De la largeur du papier : ' douzes, déduisons 94, justifications additionnées de Pages (47 + 47); reste 30 douzes : 12 pour les tits fonds, 18 pour les marges. De la hauteur du ‘ Pier : 100 douzes, déduisons 82 douzes 6 points, hau-laUr (le page; reste 17 douzes 6 points : 7 douzes pour tète, io douzes 6 points pour les pieds, d s’agit d’établir les blancs d’un in-18, on procé-, ra de la manière suivante : ayant trois groupes de Ux Pages de hauteur, on prendra le tiers des dimen-a *1? '*U PaP^er et P°n procédera comme pour l’in-folio ; { . hlanc de rencontre de deux têtes, on mettra deux q- s *a valeur obtenue pour une; au blanc de rencontre tête et d’un pied, la valeur d’une tête et d’un pied. 1 ‘ ^ant trois groupes de pages en largeur, on calcu-ei;a sur le tiers.
- Pour Partie
- ’in-8, la hauteur du papier est divisée en deux j,. aes; pour l’in-6 et l’in-12, en trois; pour l’in-16 et en quatre.
- en a Ur * in~8 et l la largeur du papier est divisée
- deux, et en quatre pour l’in-32. j g système a l’avantage de s’appliquer à tous les
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- 374
- l’imposition
- OBSERVATIONS DIVERSES
- La barre comprise dans les fonds doit être est1' mée à sa valeur et ramenée à un nombre régulier de points (6 ou 12) au moyen d’interlignes ou réglettes.
- Les travaux qui tiennent sur une seule page sont placés au milieu ; la tête et le pied se règlent ordi' nairement par septièmes : 3/7 en tête, 4/7 en pied-
- Pour les catalogues, certaines brochures et autres travaux du même genre, une fois les blancs établi3* avantager les grands fonds d’au moins douze points au détriment des petits, en vue du rognage, Qul est toujours assez fort (18 à 24 points).
- La proportion des marges entre elles (de 2 à 3) cesse d'être bonne, dans les ouvrages comportant des manchettes, pour les marges de fond et d’exté' rieur. Ces deux marges doivent être à peu p^s égales; celles de fond restent plutôt un peu pluS fortes parce que les manchettes laissent toujours entre elles un blanc qui peut compenser en partie la suppression faite à la marge extérieure.
- Bien entendu, le texte doit tomber sur le textélés manchettes restant en dehors.
- BLANCS DES COUVERTURES
- Les blancs d’une page de couverture s’établissent ainsi : 2/5 en tête, 3/5 en pied. Si la page de couverture n’est pas encadrée, il faut tenir compte du blanc que produirait en tête un mot étroit (le' un, de...) ou en pied un millésime, un fleuron.
- Les blancs qui séparent le dos des pages (écarté représentent chacun la moitié du petit fond du texte. Y ajouter 3 points à la première page et
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- PLAN DK L’IMPOSITION
- 375
- Points à la quatrième pour les in-18, in-16 et -12; 6 points et 9 points pour les in-8. Si les P Sos sont plus larges que celles du texte, dimi-Uer en conséquence.
- manière la plus simple de s'assurer de la j Qmrmité des blancs est de mesurer du milieu de , Page au bord d’un filet de dos, mesure qui e^ra correspondre à celle prise du petit fond au dieu de la page de texte.
- à &frddns ouvrages de haute bibliophilie sont appelés pl h‘e imprimés sur papiers de formats dilférents, l’un . s grand (|ue l’autre, en vue d’obtenir des marges s miportantes. Les garnitures subissent alors, sous lou-e> une modification consistant à augmenter en s Sens la distance séparative des pages. 11 serait (j ’ en prévision de cette opération, d’imposer d’abord su**8 Un cdi!lssis susceptible de contenir les blancs Pplémentaires. Ce tirage comporte ce qu’on appelle ^bds blancs et petits blancs.
- Peut disposer même ces plombs additionnels en p*» des pages, entre leur bordure et le châssis, tir (le 6n tête, Par^e ea pied, le long des biseaux. Le ^es Pedts blancs terminé, les plombs sont jp vés et répartis entre les pages. La force de ces garnir reS a dû être établie préalablement suivant la leusion du second papier.
- Plan de l’imposition
- ARRANGEMENT des pages sous le rang
- Da^U *ur a mesure de la mise en pages* les snfe-S sont pitres sous le rang dans un ordre P cial en vue (je l’îniposition.
- ien que la pratique habituelle soit de disposer r tes impositions les pages par piles de huit,
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- 376
- L IMPOSITION
- plus la pile finale de quatre pour l’in-18 (ce deroi^ format est encore disposé plus simplement par pd®5 de neuf), nous adopterons ici l’ingénieuse métbo°e préconisée par M. Cornet pour la clarté de ^ démonstration.
- L’arrangement qui facilite le mieux l’impositj011 consiste à mettre autant de rangées que la feud* contient de fois quatre pages et à faire suivre leS folios en serpentin.
- Soit, par exemple, les seize pages d’un in-8 :
- 16 13 U 13 9 10 11 12 8 7 6 5
- 12 3 4
- Comme n’importe quelle imposition se déco01' pose en un ou plusieurs in-4, chacune des rang°e* du serpentin contient les pages d’une même forme' celles commençant par un folio impair s’impose0 comme le côté de première de l’in-4, celles coJ°' mençant par le folio pair comme le côté seconde.
- Le serpentin embrassant tout le cahier à imprl' mer ne doit contenir que les pages qui le co01' posent.
- Les numéros de rangées qui composent la pre'. mière forme donnent le même total que ceux <lul composent la seconde.
- Pour les feuilles comportant des in-4 en ba°de (dans l’in-12 et l’in-18), ceux-ci sont formés par ^eS dernières rangées qui ne sont pas comprises da° le total des numéros ; elles font partie de la Pr® mière forme pour le numéro impair et de seconde pour le numéro pair.
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- IN-PLANO
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- DISPOSITION SUR LE MARBRE
- Les pages une fois disposées sur le marbre, sui-!ailt le format adopté, on vérifie l’imposition, avant délier, ce qui permet les transpositions en cas
- a erreur.
- Les règles communes à toutes les impositions s°nt les suivantes :
- et l*1 f,rem^'re Page d'une feuille est toujours à gauche j la deuxième toujours à droite. Les pages adossées 'nient toujours le même total et les folios d’un nie carton additionnés doivent réunir le même fol’ re' ^ans ^es Paoes portant un titre courant, les ,'°s se trouvent sur le même alignement. Deux pages lres et impaires ne se trouvent jamais juxtaposées, j s Pages paires sont toujours séparées par une page Paire et réciproquement.
- . On remarquera que c’est toujours le sens le plus drge du papier qui fournit le plus grand nombre ^divisions, sauf pour l’in-12. Les formats oblongs ülVent aussi cette règle.
- Ln passant d’un format à l’autre, le môme papier Pvira, mais inversé. Le petit côté de l’in-4, par ehiple, deviendra le grand côté de l’in-8.
- in-plano
- Le format simple par excellence, celui qui occupe itii 6 *a sur^ace du papier ; s’emploie pour les i Passions particulières et de grandes dimensions ;
- Sff /ravau^ de ville, ne s’imprimant que d’un j,. côté, peuvent être considérés comme autapt qin-p l»ao,
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- L IMPOSITION
- IN-FOLIO
- L’in-folio comprend quatre pages et ne porte c® nom que lorsque deux pages seulement s’imprimetl à la fois.
- Si l’on veut réunir deux ou plusieurs feuilles efl un cahier, il faut que le nombre de pages soit an multiple de quatre, sinon le compléter avec des pages blanches.
- lrt forme. 2° forme-
- L’in-plano imprimé des deux côtés .devient h°e demi-feuille in-folio ou onglet; le recto constitue la première forme, le verso la seconde.
- A la fin d’un ouvrage, l’onglet est réuni aU* autres feuilles par un pli dans la couture ; les plair ches à part, les feuillets de garde sont dans ce caS'
- Pliage. — Plier simplement la feuille sur elle-mê1*1^ en faisant tomber l’un sur l’autre les folios ou les bou des premières lignes de chaque page.
- IN-QUARTO
- L’in-4 comprend huit pages et se compose de ded* in-folio encartés.
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- IN-QUARTO
- 379
- Le serpentin se figure ainsi :
- 8 7 5 6 4 3 1 2
- forme. 2e forme.
- pl
- l’in a CUne des rangées constitue une forme de
- jJ* ordinaire.
- côté?P°Siti0n en ^ande s’obtient en plaçant de retr 6S Pai*ties superposées, disposition que l’on °uvera dans l’in-12 et l’in-18 ;
- 18 3 4 3 6 7 2
- lr' forme. 2' forme.
- s'in/a^ 6n bande, à cause de ses dimensions, ne et inTs*16 Seu^ ^ue Pour ^es fractions de feuille in-12 du ^ est Pris généralement dans la longueur Papier, fi s’utilise pour le tirage de certains
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- 380
- l’imposition
- périodiques, en superposant les formes; le pap‘er double est ensuite coupé dans sa longueur.
- Les formes in-folio superposées forment la deh11' feuille in-4 ordinaire :
- 5 £ il 4
- Mises de côté, elles forment la demi-feuille en bande :
- in-4
- ,14 3 2
- En cas d’encartage, il est nécessaire que le noiflbre de pages soit un multiple de huit ou tout au moi113 de quatre (on le complète d’ailleurs avec des pa£eS blanches); on imprime les quatre premières ayeC les quatre dernières, et ainsi de suite. S’il ne reste que quatre pages, au milieu elles formeront u°e demi-feuille.
- Les deux formes in-4 mises côte à côte forioeI1 la demi-feuille in-8.
- Le format in-4 s’obtient en pliant une feu*** deux fois sur elle-même.
- Pliage. — Plier d’abord en deux en appliquant le ^ de la page 6 sur celui de la page 7 ; puis rabattre la 4 s la 5 en faisant coïncider les folios.
- L’encartage, c’est l’action d'encarter, c’est-à-dire mettre les feuilles les unes dans les autres. G® action est contraire à celle d'assembler, qui veut dire ' mettre les feuilles à la suite les unes des autres da l’ordre des signatures.
- L’encart se dit du carton simple ou double qui, les formats divisés par cahiers, se détache à la phu pour être intercalé dans le cahier. .
- Pans l’imposition de l’ip-4 et de ses dérivés, la
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- 381
- du
- j Cassis est horizontalement placée, c'est-à-dire le sens de la longueur des lignes.
- ..Ve Urinât peut être considéré, en vertu de la dispo-,0n exceptionnelle de ses pages dans le châssis, hiuie unité secondaire ne possédant pas de sous-p.umple, mais ayant pour multiple l’in-16, l’in-24 et
- in-six
- Lin-6 se compose de trois in-folio encartés. En lson de ses dimensions, on l’imprime plutôt sur °rmat oblong (voir page 406); pour les formats ,®n£s, il entre dans la composition de l’in-12 et de
- 1 m-18.
- Serpentin : 12 il 10
- 7 8 9
- 6 5 4
- 1 2 3
- la -six sans coupure
- *re forme.
- Pliage. — Faire tomber le folio 4 sur le folio 5, puis le s de la page 3 sur celui de la page ï et replier la ge 6 sur la page 7.
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- l’imposition
- 382
- La première rangée s'impose comme la premiere forme de l’in-4, la deuxième comme la seconde sans s’inquiéter des folios manquants qui appar tiennent à la troisième rangée, laquelle s’imp°se comme les deux formes d’un in-folio se superp0 sant à l’in-4.
- Ce format s’obtient en pliant une feuille en trois sur la largeur, puis en deux sur la longueur.
- Pour cette imposition, la barre du châssis est for cément reportée au tiers supérieur ; l’autre modèle de châssis est plutôt réservé aux formats oblongs-
- In-six avec coupure
- 1™ forme.
- forme-
- Serpentin : 12 H 8
- 9 10 7
- 4 3 6
- 1 2 5
- Pliage. — Couper la bande et la plier sur elle-même) ^ page 6 tombant sur la page 7. Pour le cahier de b ^ pages, plier en deux en appliquant le bas de la sur celui de la page 11, rabattre la 9 sur la 4 et i*1 ^ duire .entre elles, — milieu du cahier — la bande Pre demment pliée.
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- IN-OCTAVO
- 383
- Feuille in-six sans coupure « roulé ».
- 9 L
- 1 i 12
- f (i
- 1'* forme.
- 11 2
- 01 £
- 2e forme.
- Pli
- a8e- — Rabattre 3 sur 2, 5 sur 4 et 6 sur 7.
- Les deux formes de l’in-6 constituent la demi-feuille in-12.
- IN-OCTAVO
- Lin-8 est l’unité principale de format; le sous-,,.u^iple est l’in-folio, et les multiples sont l’in-32, ‘^*8, l’in-72, l’in-96.
- e,j est l’imposition la plus couramment employée : e se compose de quatre in-folio encartés.
- La demi-feuille de l’in-8 est donnée par les deux
- for
- •fies de l’in-4 mises côte à côte
- luu
- SqL habitude courante est d’arranger les 16 pages Us le rang de la manière suivante, en deux piles :
- lre pile : 1 4 ü 8 9 12 13 16
- 2“ Pile : 2 3 6 7 10 11 14 16
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- 384
- l’imposition
- La dernière page de chaque pile étant au-dessus, °n les retourne toutes pour imposer dans l’ordre (à m°in’ d’imposer par la queue). L’ouvrier doit recourir a” modèle s’il n’est gravé dans sa mémoire.
- Le système de M. Cornet est préférable à cause 'ies nombreuses analogies que présentent entre elles tout®-les impositions, et surtout des avantages qu’offre y serpentin pour éviter toute erreur. Dans le cas où1 s’en produirait une, avec le serpentin elle ne pourra' s'appliquer qu’au même carton, tandis qu’avec rauti‘e système elle peut s’appliquer à la demi-feuille et mênie à la feuille entière.
- Voici le serpentin de l’in-8 :
- _ 16 15 14 13
- 9 10 11 12
- 8 7 6 5
- 12 3 4
- Les rangées 1 et 4 constituent la première fornto, les rangées 2 et 3, la seconde.
- lre forme.
- 2" forme.
- Les deux formes in-8 superposées donnent
- demi-feuille in 16.
- Pliage. — Mettre le folio 3 sur le folio 2, puis le bas d® la page 5 sur celui de la page 4, et rabattre le fol'0 ’ sur le folio 8.
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- IN-DOUZE
- 385
- Pour l’encartage, on impose dans la première Uille les huit premières pages et les huit der-leres. et ainsi de suite ; s’il restait huit pages e^les, on en ferait une demi-feuille.
- Lorsqu’il est nécessaire de tirer de l’in-8 deux hiers séparés, on impose de l’une ou l’autre Manière :
- .? jj 91 6* 01 SI 9 £ î S tf H Z\ Et- 9 £
- 1 1 8 13 12 11 14 7 2 il 8 15 10 29 16 7 2
- Cette imposition s’emploie pour doubler le hibre de cahiers et donner ainsi plus d’appa-hce au dos du volume, ou pour tirer ensemble ehx in-4 séparés.
- Le premier modèle est employé lorsqu’il y a des avures du côté de première ; le second est plus °homique au point de vue du brochage.
- t)a^anS t’imposition de l’in-8 et de ses dérivés, la c’e f6- châssis est toujours placée verticalement, 'a~dire perpendiculaire au sens de la justification.
- IN-DOUZE
- j Cin-12, format fractionnaire (c’est une feuille ç ° et demie sur la même feuille de papier), se ^Pose de 6 in-folio encartés.
- * s’impose de plusieurs manières :
- Les 24
- ln-douze en un cahier sans coupure pages sont comprises dans le serpentin :
- 24 23 22 21 20 19
- 13 14 15 16 17 18
- 12 11 10 9 8 7
- 1 2 3 4 5 6
- TYf,OGRAPHIE. 22
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- 386 l’imposition *
- Les quatre premières rangées forment l'in-8 ordinaire, les deux autres l’in-4 en bande qui b11 est superposé.
- Pour la première forme (rangées 1-4-5) :
- La première rangée (chiffre impair) s'impose à gauche comine la première forme de l‘in-4 ;
- La quatrième (pair) à droite comme la seconde forme de Lin-4 ;
- La cinquième (impair) se superpose comme la p>'e' mière forme de l'in-4 en bande.
- Pour la seconde forme (rangées 2-3-6) :
- La deuxième rangée (pair) s'impose à droite coimlie la seconde forme de l'in-4;
- La troisième (impair) à gauche comme la premier forme de l’in-4 ;
- La sixième (pair) se superpose comme la seconde forme de l’in-4 en bande.
- 2* forme.
- lr0 forme.
- folio 3 sur le folio 2, puis le folio 17 sur le folio 16, de la page 20 sur celui de la page 21, et on rat folio 12 sur le folio 13.
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- IN-DOUZE
- 387
- Les deux formes in-12 réunies constituent la demi-feuille in-24.
- In-douze avec coupure, cahier à l’intérieur
- Dans cet in-12 avec coupure, la bande de huit Pages se détache et se place au milieu du cahier de seize pages. La première page de ce cahier intercale prend la même signature de feuille que l’autre, PLis un point ou un astérisque :
- 24 23 22 21 16 la
- 17 18 19 2Ü 13 14
- 8 7 6 5 12 11
- ,1 2 3 4 ,.9 10
- Le serpentin est composé des huit premières pages
- des huit dernières pour le cahier in-8 et des huit Pages du milieu formant le carton à détacher.
- Les rangées 1-4-9 pour la première forme; 2-3-10 P°ür la seconde.
- 2e forme.
- lr* forme.
- Les pages du carton à détacher ne sont pas tour-es comme dans l’in-12 sans coupure où il est
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- 388
- L IMPOSITION
- nécessaire que les marges de pied des pages du haut soient contre les marges de pied des pages du milieu. Ces pages sont donc inversées, et c’est lu coupure qui détermine plus exactement la marg® de tête.
- Pliage. — Placer le folio 3 sur le folio 2 et plier en Ion-gueur, rabattre le pied de la page 26 sur le folio 20; séparer le carton et le plier en mettant le folio 12 sur Ie folio 13. Le reste est plié comme l’in-8 et le carton se place à l'intérieur.
- Demi-feuille
- La demi-feuille in-12 se compose des deux formes de l’in-6 mises côte à côte.
- L’impression de l’in-12 par demi-feuille double le nombre des cahiers et donne ainsi plus d’appa" rence à la brochure ou au volume.
- Pour la demi-feuille, en un cahier, avec ou sans coupure, se reporter à l’in-6.
- Excepté l'in-folio et l’in-i, formant par eux-même*5 demi-feuille et feuille, \e carton comprend quatre page5 d’un format quelconque : c’est une feuille de papier pliée en deux. Le cahier est composé de plusieurs car-tons de quatre pages encartés..
- Ces termes s’appliquent aux divisions d’une feuUje de n’importe quel format. Ainsi l’in-8 en deux denb' feuilles donne deux cahiers de chacun deux cartons» l’in-12, deux cahiers, l’un de quatre cartons, l’autre de deux. Mais, dans la pratique, on confond volontiers les deux expressions en faisant à tort carton synd' nyme de cahier.
- > IN-SEIZE
- L’in-16 se compose de huit in-folio encartés, ha feuille in-16 en un cahier, tout bien cpnsi'
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- IN-SEIZE
- 389
- ^®ré, représente un in-4 dont chaque page — qua-ruplée — est formée d’une rangée du serpentin :
- 32 31 30 29 28 27 26 23
- 17 18 19 20 21 22 23 24
- 16 13 14 13 12 11 10 9
- 1 2 3 4 3 6 7 8
- La première forme se compose
- H-3-8.
- des rangées
- La seconde, des rangées 2-3-6-7.
- lrc forme.
- 2° forme.
- Pi
- 1-2 ,a#tî- — Mettre le folio 6 sur le 7 et le folio 13 sur le Ceiu'HU rner la feuille’ mettre le bas de la page 24 sur le ^ la page 25 et liualement rabattre le folio 16 sur
- L in-16 en deux cahiers se compose de deux in-8 SuPerposés.
- 22.
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-
- 390
- l’imposition
- lre forme. 2- forme.
- Pliage. — Couper la feuille eu deux et plier chaqut: cahier comme un simple in-octavo. Signature différent pour chacun.
- Cette manière est bonne pour les ouvrages à gra' vures; l’autre, plus économique au point de vue t'11 brochage, consiste à mettre un côté de première tju premier cahier avec un côté de deux du second et vi^ versa.
- Demi-feuille in-seize Demi-feuille in-seize en un cahier. en deux cahiers.
- Z ST n £ 6 L 9T 65
- 1 10 11 6 3 6 13 12
- 8 6 z\ S t c fl TT
- 1 16 13 4 il 8 15 10
- La demi-feuille in-16 en un cahier se comp°f de deux formes in-8 superposées* La feuille coup^
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-
- IN-SEIZE
- 391
- en deux donne deux exemplaires. Elle s’impose c°ttnne les deux formes in-8 superposées.
- La demi-feuille in-16 en deux cahiers, coupée en donne deux exemplaires ; chaque exemplaire Actionné à son tour fournit deux cahiers : soit Quatre en tout.
- In -seize en un seul cahier, dit « roulé ».
- four éviter de retourner la feuille au troisième P L ~~ et cela est d’une appréciable économie en bro-ure, — ü suffit de transposer dans le même châssis s deux moitiés de chaque forme. La première Partie, vers soi, prend la place de la seconde et vice frsa (la signature qui était du côté de la bande u châssis se trouve alors du côté de la barre).
- lre forme.
- 2e forme.
- Pl
- la “f*. ~~ Rabattre la page 14 sur la page 15, la 12 sur t la 24 SU1, ja jr, e4 ja in sur la 17
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- Ix-18 EX UN CAHIEK SANS COUPVKE
- 1" forme in-12.
- in-6 ou demi-feuille in-12,
- forme ia-12.
- I" forme in-18.
- 2° forme in-18.
- Pliage. — MelUc le folio '.VA s«v \e folio 82-, ensuite rabattre le folio 25 sur le folio 21, le bas Ac Vo- c.eVv\\ i\e Va page XV et faire tomber Va page VS sur Va VU.
- l’imposition
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-
-
- in-dix-huit
- 393
- Jjes autres fractions de feuilles dérivent de l’in-8. deux formes in-16 réunies donnent la demi-feuUle in-32.
- In-dix-huit
- p L‘in-18 se compose de neuf in-folio encartés. 0rrnat fractionnaire, c’est une feuille in-12 et sur une seule feuille de papier.
- quVes lanières de l’imposer diffèrent selon le but Pos°n Se ï1 roP0se i Pai> exemple pour la brochure com-s ;e 'lune seule feuille on emploiera l‘in-18 en un est c.a^‘er sans coupure ou avec coupure. La coupure ce ,Uerue nécessitée lorsque le papier est un peu fort, , (iui rend le pliage très difficile. D’ailleurs les nom-itiil- * 1* IS (le l’in-18 sans coupure occasionnent au le eu (ln cahier un plissage impossible à éviter. Seuls U e ^avaux très ordinaires peuvent s’en accommoder. Wt ^°UC Préféretble d’adopter deux cahiers s'encarta ' l"a feuille est alors coupée au tiers, soit en lon-b p^r’ S°H en largeur.
- Hai,?Ul Une brochure volumineuse ou le roman ordi-'apo-6’ °u a!lopte habituellement l’in-18 en deux cahiers .\îa-UX " el 1^ pages.
- f0UyaiS s* bon veul donner une certaine apparence à r,n ra?e dont le nombre de feuilles est plutôt minime, gij arilPl°ie l’in-18 en trois cahiers égaux; le dos y ° e eri épaisseur..
- h’V-mx-HUIT EN UN CAHIER SANS COUPURE
- imposition comprend une feuille in-12 et une le rv.*6 (ou demi-feuille in-12) rassemblées dans mêrne cahier :
- 36 33 34 33 32 31
- 19 20 21 22 23 24
- 18 17 16 13 14 13
- 1 2 3 4 3 6
- 30 29 28 23 26 27 12 11 10 7 8 9
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-
-
- In-18 en un cahier avec coupure (en longueur
- lre forme in-12. 2e forme in-6. 1™ forme in-6. 2' forme in-12.
- 1™ forme in-18,
- 2e forme in-18.
- 10 i«£e. — Mettre le ïoVio VA sut \e folio 31, eouV>er cette feuille et la plier comme Tin-fi sans coupure ;
- ' r rmimw su,™* «mimw. N.. ...........i___ <_____1 1
- h IMPOSITION
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-
-
- in-dix-huit 398
- ha première forme in-12 à gauche comprend les rangées 1-6-7.
- ha seconde forme in-12 à droite les rangées 2-5-8. ht l’in-6 ou la demi-feuille in-12, — au milieu, 7~ tes rangées 3-4-9 (laquelle se trouve séparée en eux par le châssis une fois posé).
- in-dix-huit en un cahier avec coupure
- (en longueur).
- Le serpentin établi pour les 36 pages embrasse, y Une part, les 24 pages du cahier extérieur, de autre, les 12 pages du cahier intérieur.
- 36
- 25
- 12
- il
- 35
- 26
- 11
- 2
- 34
- 27
- 10
- 3
- 33
- 28
- 9
- 32
- 29
- 31
- 30
- 7
- 6
- 24
- 19
- 18
- 1.13
- 23 22 20 21 17 16 14 15
- 1-4 ^ Premtere forme in-12 comprend les .rangées à gauche.
- a seconde, les rangées 2-3-6 à droite.
- Hiilf m-6 comprend les rangées 13-14-15 au
- ha tête des pages du carton est tournée en dehors. °Ur éviter de retourner la feuille après la coupe for^°U^ te-dhté du pliage, on met la deuxième e in-6 dans la première forme in-12.
- in-dix-huit en un cahier avec coupure
- (en largeur).
- Le
- en î SerPentm est le même que pour la coupure tengueur.
- ha
- l^g a P^mière forme in-12 comprend les rangées lc* a gauche ;
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-
-
-
- In-18 en un cahier avec coupure (en largeur)
- 1™ forme in-12.
- 1/2 feuille in-12.
- 2e forme in-12.
- 2e forme in-18.
- lre forme in-18.
- Sà3
- S
- Pliage. — Mettre le folio 33 sur le folio 32 et le folio 3 sur le folio 2 ; rabattre le bas de la page 24 sur celui de la page 30 et séparer le cahier que l’on achève de plier en rabattant le folio VS sur \e folio 10 -, Vautre carton se plie en faisant tomber \e folio ‘AO sur ie folio Al et en tviXmvVVawV. W ^ **v\v Va \4<av;vi Ou ftwcuvU’i c\m\\Vv .
- l'imposition
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-
-
- IN-DIX-HUIT
- 397
- La seconde, les rangées 2-5-14 à droite;
- La demi-feuille in-12 comprend les rangées 3-4-13 milieu.
- La tête des pages du carton est tournée en dedans.
- IN-DIX-HUIT EN DEUX CAHIERS SÉPARÉS (Cahiers sans coupure).
- Léunion de l’in-12 et de l’in-6 en deux cahiers ,stincts se faisant suite. Le serpentin est établi sur s 24 pages du premier cahier et, d’autre part, sur es 12 pages du second :
- 21 23 22 21 20 19 36 35 34
- 13 14 15 16 17 18 31 32 33
- 12 11 10 9 8 7 30 29 28
- 11 2 3 4 5 6 i.25 26 27
- La tète des pages du carton est tournée en dehors. in-dix-huit en deux cahiers séparés
- (Cahiers avec coupure et carton dedans).
- tyLes deux cahiers se composent : le premier de Pages : 16 et & (encartées) ; le second de 12 pages : et 4 (encartées).
- Le serpentin est établi sur chacun des cahiers Vlsionnaires :
- 24 23 22 21 16 15 36 35 32
- 1“ 18 19 20 13 14 33 34 31
- 8 7 6 5 12 11 28 27 30
- il 2 3 4 1.9 10 225 26 2.29
- ^ tête des pages du à Dure carton est tournée en dedans. OQ
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-
- lîi-lS EN DEUX CAHIERS SÉPARÉS (CAHIERS SANS COUPURE)
- lre forme in-12. Informe ia-6. 2e forme in-6. 2' forme in-J2.
- 2° forme in-18.
- Pliage. — Hubatlve le folio sur le folio 22 ; couper la feuille el former le petit catiier eu la pliant comme V«i-V> sans coupure-. Vautre e»l\ier se plie comme Vin-t2 sai\s coupure.
- l’imposition
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-
-
- In-IS EN DEUX CA HIERS SÉDAIUÎS (CAHtEltS AVEC CO-UDUHE ET CA H TON DEDANS)
- 1re forme in-12,
- 1ra forme in-fi. 2e forme in-6.
- 2° forme in-12.
- forme irt-18.
- lre forme in-18.
- Pliage. — Rabattre le folio 35 sur le folio- 22: couper la feuille et former te peti t cahier eu la pliant comme l’in-G avec coupure; l'autre cahier se plie comme l’in-12 avec coupure.
- 03
- 8
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-
-
- In-18 ex trois cahiers (chaque cahier sans coupure)
- Pt»
- s
- 1" feuille in-0 2° feuille in-6 3e feuille in-6 3e feuille in-6 (lre forme). (lre forme). (lrc forme). (2e forme).
- 2e feuille in-6 (2e forme).
- e feuille in-6 (2« forme).
- 2e forme in-18.
- 1" forme in-18
- Pliage. — C.on\>cs Va Veuille en Irols pavlles égales Idans Ve sens de Va Vuiuleuv cliacune d'elles sevd \v\Vée coivuue Y\n-6 saws coupure.
- IMPOSITION
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- I.X-18 EN trois CAHIERS (cahiers avec coupure et carton dedans)
- 1~ feuille in-6 2' feuille in-6 3e feuille in-6 3e feuille in-6 2'1 feuille in-6 1rc feuille in-6 (Informe). (Informe). (1™ forme). {2e forme). (2'forme) (2 'forme).
- lre forme in-18. 2' forme in-18.
- Pliage.
- Couper 'la feuille en trois parties égales (dans le sens de la hauteur); chacune d’elles
- sera coupée comme l’in-6 avec coupure. 2
- IN-DIX-HUIT
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- 40g
- l’imposition
- IN-DIX-HUIT EN T H OIS CAHIERS (Chaque cahier sans coupure).
- Se compose de trois feuilles in-6 sans coupure. Le serpentin s’établit pour chaque feuille in-6.
- [2 11 10 24 23 22 36 35 31
- 7 8 0 19 20 21 31 32 33
- fi r> 1 IX 17 16 30 29 28
- 1 2 3 2 13 H 15 3 25 26 27
- La tête des pages du carton est tournée en dehors.
- IN-DIX-HUIT EN TROIS CAHIERS (Cahiers avec coupure et carton eu dedans).
- Chacun des trois cahiers est divisé en fractions de huit et quatre pages, comme l’in-6 carton dedans-
- 2 11 8 24 23 20 36 35 32
- 9 10 7 21 22 19 33 34 31
- 4 3 6 16 15 18 28 27 30
- 1 2 i.3 2 13 14 2. 17 3 25 26 3.29
- La tête des pages du carton est tournée en dedans-
- I)EMI-EEUILLE IN-IHX-HÜIT
- La demi-feuille in-18 est fpeu employée. A caus® de l’onglet qu'elle comporte, elle doit être tirée en blanc, ce qui fait qu’à moitié tirage un déplacenaen de quatre pages est nécessaire. La page 7 prend place de la 9, la page 8 celle de la 10 et vice veri>a' (Le blanc de fond appartenant à la page d’ong'e sera augmenté d’environ deux douzes aux dépen* de la marge extérieure : ce pli emprunté au papi^ est indispensable au brocheur pour coudre ce feun' let isolé.)
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-
- in-dix-huit
- 403
- ^ ^ 0n8‘let se met au commencement, au milieu ou a fin. — Nous donnons cette dernière manière °tnme étant la plus usitée.
- bEMl-PEUILLK IN-DIX-HUIT POUH MACHINE DOUBLE
- (Avec onglet à la fin, sans transposition).
- forme. 2e forme.
- Ou* ni
- Plus de facilité on impose dans un châssis in-12).
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-
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- 404
- l’imposition
- A moitié tirage, on retourne le papier en aile de moulin et les pages viennent s’imprimer dans les réserves qui ont été ménagées ainsi que le démontre la figure :
- In-trente-deux
- L’in-32 se compose de deux feuilles in-16 ou de quatre feuilles in-8. Il forme quatre cahiers égaux-
- OS 89 59 IS 98 St 8t 88£
- 55 58 59 54 37 44 41 40
- 8 G 51 S 55 LZ 95 85
- il 16 13 4 19 30 31 18
- 18 II 91 S8 SS 19 19 61'
- 39 42 43 38 53 60 57 56
- 15 SS 85 1S 9 11 01 1
- 217 32 29 20 3 14 15 2
- lre forme. 2* forme.
- i
- La demi-feuille in-32 s’impose comme la feud*e in-16.
- Pour l’in-32 qui demande des soins, mettre tous Ie9 côtés de première ensemble.
- On a pu remarquer, qu’à 1’exception des for®aj® fractionnaires, la demi-feuille des différents forina s’impose de la même manière que la feuille d’un 1° g mat ascendant. La demi-feuille in-foüo s’impose c0 .n, l’in-plano; la demi-feuille in-4, comme la feuille 1 folio, etc,
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-
-
- FORMATS OBLONGS
- 40o
- Nous avons donné ici la démonstration des formats es plus usités. Au moyen des indications précédentes sera facile d’effectuer des impositions moins employées et celles dérivant de formais accidentels.
- Quand un ouvrage composé de deux feuilles in-8, Pa,‘ exemple, ne devant former qu’un seul cahier, Pour n'opérer qu'une seule couture, l’imposition com-Prend : 1° jes g pages du commencement (1 à 8) et les Paoes de fin (23 à 32) ; 2° les 16 pages intermédiaires J l16 — 17 à 24).
- s’agit de trois feuilles in-8, voici l’ordre des P<ages :
- lre feuille : 1 à 8 41 à 48
- 28 feuille : fi à 16 33 à 40
- 3e feuille : 17 à 24 25 à 32
- Formats oblongs
- Les formats ordinaires dont les pages sont plus °hgues que larges sont dits formats longs ; ceux °ht les pages sont au contraire plus larges que.-
- Pi*
- la — Mettre le folio 4 sur le folio 5, puis le bas de
- Sur le^- 3 sur ce*u' Pa£e 2 et rabattre le folio 6
- 23.
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-
-
-
- l’imposition
- 40fl
- longues sont dits oblongs (les albums par exemple)* Leur emploi est tout à fait particulier.
- in-six
- (Voir exemple page précédente).
- La première partie est un in-4 ordinaire, à laquelle on superpose une demi-feuille in-4 en bande ou les deux formes de l’in-folio.
- IN-OCTAVO
- Dans l’in-8 oblong les in-4 se superposent au lieu de se mettre côte à côte.
- t Ÿ.l 5 12
- 8 <» i l le
- lrc forme.
- Pliage. — Mettre le folio de la page 12 sur celui de la sur le {1.
- n 8
- 11 6
- OT L 15 2
- i- forme.
- sur le folio 15, puis le ba* ge 13, et rabattre le folio»
- Langues orientales
- Pour quelques ouvrages en langues orientales, qui se lisent de droite à gauche et dont la première page se trouve à la place de la dernière, contra1' rement à notre habitude, — l’imposition est très simple : il suffit d’imposer les côtés de première en côté de deux et réciproquement :
- s f £ 9
- 8 1 2 7
- 1” forme. 2e forme.
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-
-
- FORMATS EXCEPTIONNELS ET MULTIPLES
- 407
- Formats exceptionnels et multiples
- . Sous ce nom, nous comprendrons les formats *nusités et, comme tels, nous n’en donnerons que a nomenclature :
- . Ij’in-20, formé de fractions in-8, se compose de dix "MoÜo encartés et comprend cinq 'rangées de quatre P'tges,
- I. in-2i se forme de deux in-12. in-30 est composé de
- in-folio encartés et
- compose (le quinze .„
- °jnprend cinq rangées de six pages, n in-36 comprend deux in-18. i*°ur la facilité du repérage à la retiration, les for-aiats suivants s’impriment par demi-feuilles ; nous les °nsidérerons comme tels :
- n in-48 est formé de trois feuilles in-8 ou de deux uuies in-12 superposées; mais, suivant le cas, la nule est différemment retournée à la retiration. f^n-61 se compose de quatre feuilles in-8 (chaque rme considérée comme page simple, on impose ces llf.Pages comme une demi-feuille in-8). qin-72 se coin])ose de trois feuilles in-12 superposées y-U’ation in-12) onde deux feuilles in-18 superposées, j lj iu-96 comprend quatre feuilles in-12 ou six feuilles '^ superposées (retiration in-12). j>o j|n~128 se compose de huit feuilles in-8 (chaque s tlne considérée comme page simple, on impose ces li!e pages comme une demi-feuille in-16).
- 1j ^0lJr les impositions inusitées et complexes, il sera S| .n recourir à une sorte de plan que l’on dressera elïômôme ^ac^emen^- S°n emploi écarte tout p ^ de mémoire nécessaire pour assigner à chaque Ift l'o ^ P°a^aorl particulière qu’elle doit occuper dans
- î)e Ptan s’établit et s’utilise de la manière suivante : ea. ?n^eetionner a l’aide d'une feuille de papier un ler comprenant le nombre de pages correspondant
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-
- 408
- l/lMPOSITION
- au format considéré. Sans en couper les feuillets, Ie* pages seront numérotées au moyen d’entailles angU' laires pratiquées aux ciseaux vers leur sommet. Lae seule entaille traversant le cahier de par* en part donne autant de triangles, don' le pied est adhérent au feuillet, sur Ie*' quels s’inscrivent les folios au recto et verso. Le plan, une fois numéroté, eS< déplié complètement. Pour disposer *eS pages il n’y a qu’à suivre le plan en oi'(h'e inverse, ou encore faire glisser sous lui» a la place indiquée par les numéros du papier, les pa£e^ de folios correspondants. De même pour le second côté en retournant le plan.
- Dans les formats comptant plusieurs cahiers à dét»' cher (in-12, in-18, etc.), avant de détacher ces partie*1 marquer des points de repère à la surface du pap'el afin de permettre l’assemhlage lorsque, après le nunn'' rotage, il sera nécessaire de rétablir la feuille en léta primitif.
- Le plan ne devra pas être plié arbitrairement, nin1* suivant les conventions habituelles ou particuliè1’*’8! afin qu’après le tirage le pliage puisse se faire suivad les règles établies.
- Un volume ne se termine pas toujours par Ul1 nombre de pages constituant une feuille enlière‘ Suivant la place disponible, on complète cette dernière feuille avec les parties éventuelles : tUre’ préface, index, table, etc., — que d’habitude compose en dernier lieu. Selon leur nombre, c pages forment un cahier spécial, ou des carte11 isolés, qui dans ce cas occupent le centre du cah,e. de façon à en être détachés et reportés à leur véfl table place. t
- Voici un exemple de feuille in-8 se termiha. par douze pages ; les quatre autres seront attrl buées, je suppose, au titre :
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-
-
- FORMATS EXCEPTIONNELS ET MULTIPLES
- 409
- II III 8 S
- 1 12 9 4
- l,c forme.
- 9 L Al I 3 10 11 2
- 2e forme.
- Les folios en chiffres romains forment le cahier 6 quatre pages du titre; les folios 1-2-11-12 for-^nt un carton de quatre pages in-folio, le carton e huit (in-4) est formé par les pages 3-4-o-G-'-8-9-10.
- Après le tirage la feuille est coupée en deux : ane moitié, les folios 3 à 10 donnent le carton in-4 ; autre moitié se coupe en deux et donne deux Çartons : l’un des quatre pages 1-2-11-12, dans lequel s’encarte le précédent, l’autre des quatre 9a?es, i, xi, ItI, iv, qui se met à part selon sa desti-nation.
- L in-8 peut se terminer par huit pages de texte et huit pages attribuées à une partie quelconque, Virement dit deux demi-feuilles. Si l’on veut tirer ?es deux demi-feuilles sur machine double, on les lrriposera en feuille entière de la manière suivante :
- t S IA III AI A 9-8
- 1 8 VII II I VIII 7 2
- lre forme.
- 2' forme.
- en
- Les places vacantes sont aussi parfois très utiles, cas de carton à réimprimer. (Pour une seule t?e comportant une erreur, on en tire générale-liy11^ 9uatre ; les trois autres sont celles qui, le Qere étant coupé, figurent sur le même in-folio.) la fCa!^on Porte à sa première page la signature de c ®u'He à laquelle il appartient afin de ne pas être ah>ndu, au brochage, avec le carton fautif. n résumé, l’étude attentive des impositions
- Ushell
- es pourra toujours donner la clef des impo-
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-
- 410
- l’imposition
- sitions différentes que l’on voudrait adopter. Aide de la connaissance des principes énoncés, l’ouvrier cherchera à reconstituer par le raisonnement les impositions dont il n’aurait pas le modèle. Ce sera pour lui un excellent et profitable exercice.
- Mariages
- Ce genre d’imposition repose sur un principe d’économie. Il consiste à réunir dans un seul châssis, ou même dans deux s’il y a retiration, des compositions de formats différents. Bien entendu le papier doit être le même, le format doit correS' pondre et le chiffre de tirage semblable ou à peu près.
- mariage; de: fractions in-folio-in-quarto-in-octA'0 (Tirage en blanc).
- 11 faut subdiviser la feuille de papier en autan! de parties susceptibles de contenir chacune la frac'
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- RÉGLURE 411
- j'*°a la plus petite ou d’être attribuées en quantités “•santés aux fractions plus grandes.
- Soit par exemple une page in-folio, une page p. et deux pages in-8. La plus petite fraction est •n-8 qui p0urrait être contenu huit fois. Le papier aQt divisé en huit parties, les deux pages in-8 cuperont chacune une partie, deux autres parties ' r°nt attribuées à la page in-4 et les quatre f r^les restant seront dévolues ensemble à la page m'folio.
- ^es fragments de filets mis entre les pages indi-^ ®nt au brocheur l’endroit de la coupe, irri ^es ^raSes dits en blanc, la feuille n’est Primée que d’un seul côté, i ans les tirages en retiration où la feuille est i Prï^ée des deux côtés, les pages se disposent différemment — pour les travaux sur feuille niple — tête à tète ou côte à côte, lor ailS *a disposition dite in-12, la page supérieure (jj1116 la retiration de la page inférieure; dans la ^Position dite in-8, la page d’un côté vient s’im-Pr>™« sur l’autre.
- . orsqu’on a à imprimer en double un modèle q^. 3e verso doit être blanc ainsi que le feuillet •Hq1 J.accornPa&ne> l’imposition se fait en aile de
- Réglure
- pa^Uand la réglure ne porte que sur une seule retiré ^ rrnp°se page et réglure tête à tête et l’on
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- l’imposition
- Si le papier ne le permet pas, on ÿnpose côte ® côte, mais en mettant le pied de la réglure à côte de la tête de la composition.
- Deux pages à réglure sont imposées en diagonal^ avec la réglure correspondante selon la demi-feuille in-4 : 1 et 3 pour la première page, 2 et 4 pour 1® seconde. On relire recto et verso. Retiration in-1" sur les deux pages sans interversion de pages.
- Quatre pages s’imposent en demi-feuille in-4 bande : la réglure de même et superposée.
- Imposition des clichés
- Nous ne parlerons que pour mémoire des clic^f montés sur bois, qui n’ofïrent aucune difficuh j sauf les vices d’équerre, auxquels Timposeur eS obligé de remédier.
- Les clichés qui seront montés sur blocs préscn tent, eux aussi, des défauts provenant d’un bise^ tage imparfait ou d’un manque de matière acÇj dentel à l’endroit des griffes, et autres délftl imprévus qui arrêtent dans le travail.
- Les blocs en plomb, carrés et rectangulair6^ sont de grandeurs variées et par cela même se prr tent aux combinaisons diverses d’assemblage néaf® sitées par le format du cliché. La surface veqü]\ est complétée, s’il y a lieu, au moyen de petits ^ gots, réglettes et interlignes.
- Les clichés sont fixés d’une manière inamovm ^ à la surface du bloc composé, à l’aide de gri^ Les griffes simples droites (lêtières) s’applid11^ aux extrémités à vif du cliché. Les autres vienn® sur le rebord recouvrir les biseaux du cliché ; elles, l’imposition se fait rapidement.
- On les emploie pour les tirages de longue haie*11 ’
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- IMPOSITION DES CLICHÉS
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- î1 figeant pas des soins absolus. L’imposition se ad sur le marbre pour la première feuille; pour es feuilles qui suivent, le changement des clichés ?e fait sous presse. Il n’y a qu’à écarter légèrement griffes simples pour enlever le cliché et y sub-shtuer le nouveau.
- Le bon serrage fait l'unique solidité de la feuille.
- faut, de plus, s’assurer que les griffes ne chevau-llen| pas, ce qui les exposerait à être enlevées des garnitures par le passage des rouleaux et à mariera l’impression, voire encore à mutiler le cliché.
- Les griffes doubles garantissent de tout accident ,e °e genre, étant prises sous le bloc conditionné effet par un rebord droit ou à talus.
- Les griffes à coulisses sont montées sur un bloc ,e fer, qui leur sert de point d’appui et auquel on °nne l’épaisseur systématique nécessaire au point e vue de la garniture. On s’en sert pour les tirages soi^Uelques feu^es ef ceux exigeant beaucoup de
- j griffe à couteau est montée à peu près comme .a Précédente : la coulisse est remplacée par une h.^e à ressort qui se lève et s’abaisse à volonté. -1 le offre toutes les garanties désirables.
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- CHAPITRE IX
- LES TRAVAUX DE VILLE
- Le nom de travaux de ville ou a bilboquets s’applique aux impressions — en dehors des labeurs et journaux — ayant un caractère d’utilité passa' gère. Ils échappent par cela même aux règles du texte ordinaire, exigent des connaissances particU' Hères et sont pour cette raison généralement coiU' posés en conscience. L’aptitude professionnelle re' quise pour ces œuvres diverses constitue donc uue spécialité.
- La conscience comprend l'ensemble des ouvrier (hommes de conscience ou consciencieux) payés, uoi1 selon la quantité du travail fourni, mais à l’heurfr parce qu’ils sont considérés comme occupant b’111 temps consciencieusement.
- Cette catégorie de travaux, très nombreux ^ très variés, comprend entre autres ;
- Cartes de visite, cartes de commerce, cartes u bal, billets de naissance, lettres de mariage et u décès, prospectus, circulaires, étiquettes, têtes d lettres, mandats, menus, factures, carnets à souche’ mémorandums, programmes de concerts et “ théâtres, prix courants, catalogues, annonces, a fiches, etc.
- Quoique différents de noms et de destination, Ie® ouvrages énoncés relèvent également des principe généraux applicables aux titres.
- Tous les caractères classiques, de genre et
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- LES TRAVAUX UE VILLE
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- Saisie sont employés, mais non concurremment, Poup Un m£rae ouvrage ;*car ils doivent toujours I re choisis et logiquement appropriés à l'objet de composition, qui acquiert ainsi la physionomie 1 convenant le mieux. (Les imprimés adminis-atifs et fantaisistes, — pour ne citer que ces cux-là, — dont les caractères sont nettement tram es. ne sauraient s’accommoder de types analogues d.ns tomber dans l’inévitable et fâcheuse contra-ction.) C’est affaire de goût et de discernement {\U.r la disposition d’ensemble et aussi pour le 0lx des ornements d’un fréquent usage ici. hes caractères de titre en lignes perdues seront nVenablement variés — sans exagération — et de ^Ce proportionnée à l’importance du texte, de ^t?nes seront de longueurs inégales. Celles types gras et celles de types maigres seront au ^«interverties.
- ^ es blancs seront proportionnés à la hauteur et Da *• *ar&eur des caractères, à leur physionomie •culière et à la longueur des lignes, l’o 68 seront égales, sauf celle de tête que
- maintiendra légèrement plus étroite, des ^,aU^ av°tr soin d’orner la composition avec et i Vl^nettes et des filets dont la forme, le genre nombre s'harmonisent avec elle.
- cîi4iJKS viK4«ftcs employées (mur la confection des à } pts.J,!,ss,,<|ent un côté ombré, celui-ci doit être placé ldiie*^1*6111' C!u hiiuière est supposée, en typogra-sg. ’ Ve?h' de l'intérieur du cadre. Quant aux filets ratils onihi-A« ou ornés, le gras
- est invariable-
- ment 7 ,,111I,res 0,1 1 placé en dessous.
- Conserver la simplicité qui sied à toute chose et User que modérément des lettres ornées, des earac-
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- tères de haute fantaisie et de ces types excentriques, quelque peu ridicules même, quoique à la mode, et ne laissant par leur fréquence qu’une impreS' sion confuse de puérilité et de mauvais goût. Eviter surtout de les faire suivre, ils se nuisent à eux-mêmes ; car ces formes, — il en est d’agréables, ne peuvent produire tout leur effet que par alternance avec des lignes très simples ou d’un genre opposé.
- Les fonderies ont lancé une multitude d’orne-ments de toute nature. Ne parlons point de ceux vraiment intéressants et rendant d’éminents services, — ce sont les plus nombreux d’ailleurs, mais de certains dont il est fait journalièremen usage au grand détriment du goût.
- Des créations qui voudraient être amusantes et qu| ne sont qu’enfantines : silhouettes de bonshomn*®5 et d’animaux, fleurettes, accessoires indéfinis, soi' licitent le compositeur et le pervertissent. Cett® facilité aidant et sous prétexte de fantaisie s’accu mulent sans ordre les sujets décoratifs. CependaU que s’ébat une très incohérente ménagerie, tom une flore hybride et maigriotte s’épanouit. « Ce Ue sont que fleurons, ce ne sont que spirales »• ^l! long des cadres s’enroulent les feuilles de vigne ® de lierre, d’autres feuillages bizarres serpente1) Le trèfle et les marguerites ne sont point oublie^ et si les clochettes des campanules s’alignent cor rectement, des touffes de roseaux poussent daa les coins sans façon. Parmi les représentants de zoologie se voient de préférence des hirondelle* des escargots, des mouches, des hannetons (P®r bleu !). Ici un papillon voltige, là-haut gamba un singe, en bas une grenouille se tient immob1 SUF upe feuille dp nénuphar.,,
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- CARTES I)E VISITE
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- Il existe aussi toute une collection de motifs de tyles divers empruntés à l’antique, au moyen âge Surtout. De la combinaison anachronique de ces dïérentes pièces — il en est de très massives, de res légères et de filigranées, — ainsi que de leur Quantité, on arrive par ignorance de leur style Pr°pre à créer l’ensemble le plus inharmonique, ® plus barbare, le plus disgracieux qu’il soit pos-ible d’imaginer. Vraiment, la simplicité, toujours eUe et charmante, ne déparerait point les oeuvres Iantaisistes.
- Avant d’aborder l’examen de chacun de ces diffé-r®Qts travaux, le compositeur, désireux de savoir de perfection, observera avec fruit ceux qui exis-, nl déjà dans la circulation. Il comparera et mettra Profit le résultat de son jugement en y ajoutant a note personnelle.
- Cartes de visite
- La carte de visite, absolument simple par elle-orne, — un nom, une adresse, parfois un titre de p alité, — facile à exécuter, doit cependant attirer ra. ention du compositeur. Les détails qui dispa-lssent, noyés dans une composition chargée, se Reçoivent ici nettement ; les imperfections se pré-rdent que rien ne dissimule.
- L espacement des mots et celui des lettres sur* ir^ seront examinés de très près en vue d’une rcprochable régularité ; les parangonnages d’ini-a es> s’ils se présentent, devront être d’une préci-Sl0“ absolue.
- de ?s.Caracières spéciaux sont créés pour les cartes Visite, —.anglaise, ronde, bâtarde, jensoniennes,
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- gothiques, latines, italiques, antiques trois œils» et autres types différenciés se recommandant par l® grâce et la légèreté, — il n’y a qu’à choisir. seront bien assortis entre eux, et leur force pourra être déterminée par la longueur des noms. Les cap1' taies et le bas de casse s’emploient à volonté.
- Cartes de commerce
- Ces cartes réclament de la part du compositeur une science particulière d’arrangement et de recherche! car il s’agit ici de faire tenir dans un cadre reS' treint un grand nombre de choses à présenter clairement, tout en donnant à l’ensemble un cachet original et des dehors artistiques.
- La ligne dominante — celle du nom — occuper® le centre de la carte, de préférence. Pour éviter I® lourdeur, les indications qui, elles, sont très détail' lées, seront composées en petits caractères et m®s' sées latéralement en sommaires coupés, soit reC' tilignes, soit cintrés. Les additions peuvent être encadrées de minces vignettes.
- [Pour les lignes de fifres cintrées ou en diagonale a® système de cadrais parfailement mat hématiques a eh' imaginé.
- Les cadrats cintrés et diagonaux, sériés en grande®* répondant, anx principales justifications — des pl®s étroites aux plus larges — forment par cela mêt®e une collection dont on peut apprécier les avantages*
- L’utilité de ces sortes de garnitures intérieures eS{ incontestable. D’un seul coup se trouvent supprimée8 les nombreuses coupures d’interlignes, les lingot8 mutilés, les eadrats biseautés tant bien que mal fatalement estropiés... donc : solidité complète.
- Et, de ptus, les causes de chevauchement éta®* écartées, plus de lettres dansant aux extrémités
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- TÊTES DE LETTRE 419
- ipl1S lignes disgracieusement penchées. C’est iïi j.,u P'*ès remplacé par l’exactitude, la courbe irrégu-e par le cintre absolu, l’angle douteux par la ,:)aSona|
- * ha
- e parfaite : l'œil y trouve satisfaction par riUonie et l’équilibre.]
- et^ auance des lignes sera obtenue en mettant je reüef les lignes formées de termes recommandés Plus particulièrement à l’attention. L’ensemble a rehaussé par ces caractères saillants.
- initiales ornées et les lettres d’un œil plus PParent seront réservées aux lignes du frontis-„ e< Mais on écartera autant que possible les carac-de ^ ^°P foncés, en se rapprochant des types usuels toi lithographie, ce genre de carte se faisant sur-1 Par ce procédé.
- ja^es formats ne coïncident pas avec ceux du eur ; üs sont découpés dans une carte de raisin e0Se/Comment d’une façon spéciale, suivant le "fibre de morceaux. Le format contenu, par Qü trente-deux fois dans une feuille de carte e conque s’appellera du « trente-deuxième ». es Cartes de commerce portent souvent des attri-s Professionnels, Si l’on ne dispose que d’une de e^e sera plac^e au centre avec du texte Cfirnh^06 ’ s* ^exte ne se Pr^ie Pas & cette be ^naison, la gravure sera reportée à gauche. Cr .x gravures, lorsqu’elles se présentent, seront pas (je ^dre.
- Têtes de lettre
- Cfi ltête lettre est une indication placée soit soit ocei,Pant toute la largeur du papier,
- dgg au Coin supérieur gauche et à peu de distance Marges (en manchette). La tête, suivant qu’elle
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- LES TKAVAUX 1)E VILLE
- est administrative, industrielle ou commercial6’ reproduit le nom, l’adresse, les titres et dénomma' tions diverses.
- Les têtes de lettres administratives sont traite6* correctement. Les caractères classiques s'impose11 à l’exclusion de toute fantaisie : les grandes cap1' taies pour les titres, les petites pour les divisions6 subdivisions ; le romain dans les sommaires. SaU le premier filet, anglais ou légèrement orné, Ie* autres filets séparatifs de différents groupes seron maigres et courts (un ou deux douzes environ). Ie1’ additions et titres prennent toujours la pon6' tuation.
- Le titre principal des grandes administrations^ ministère, banque, compagnies diverses — est soU' ligné d’un filet double-maigre, et certaines d1^1 sions embrassées à leur base par une accolad retournée -------
- Les têtes de lettres industrielles, moins sévèr6S que les administratives, tolèrent quelques cara6 tères déformés attrayantes, ornementés même; 011 peut les terminer par un petit filet orné ou mieU* par une vignette en cul-de-lampe.
- Pour les têtes de lettres commerciales, — sur, tout celles acquérant parfois un développem611 considérable, au point de former une manchet^ sur la hauteur totale de la page ou presque» tous les genres de caractères sont mis à contrib11 tion et mélangés à l’envi à grand renfort de filets vignettes. C’est même, spécialement pour l’imprl meur, l’occasion de montrer ses ressources et se ingéniosité. Là encore il y a à lutter contre lithographie plus libre en ses mouvements sous . rapport de la variété décorative.
- L’ouvrier s’en tire avec honneur par le maria»
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- MÉMORANDUMS — FACTURES 421
- peureux des caractères dont le choix et la force mribuent à faire saillir tout particulièrement daines spécialités. Des filets et des vignettes ^rueront l’ensemble tout en évitant la confusion. n mode extrêmement simple et d’une parfaite ^ction dérive de l’emploi exclusif des antiques t^^les, en corps six trois œils et en corps douze ,ls œils ; on peut y adjoindre quelques corps sup-dentaires de la même gravure : seize, dix-buit, D §t-quatre... Mais les combinaisons des deux Miniers répondent à presque toutes les exigences v a composition ; il s’agit de les bien choisir sui-l’importance de chaque ligne.
- Mémorandums
- mémorandum est une tête de lettre d’un hs ^enre> Les formules de politesse obligées dans ^lettres d’affaires ne sont point exigibles dans les Oiorandums, dont on accepte fort bien le laco-en Iïle‘ ^ imPrimé, traité fort sobrement, porte les mo^ m1^morandum et contient à gauche
- j: 110111 et adresse de la maison, puis deux ou trois 8 es ponctuées réservées à l’indication manus-aütr ’ 6t’ au-dessous> ia Place Pour daler sur une sén 6 Courte ligne ponctuée ; un filet général l^Pie6 ^ *a r0^ure’ comblant le reste du
- qué existe aussi d’autres dispositions plus compli-es> ayec titres détaillés et manchettes.
- Factures
- l’e^a facture comprend deux parties distinctes : 'tête — rédigé et disposé à peu près comme la ^'cographie. 24
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- lettre commerciale — et les colonnes, habituel' lement au nombre de trois: celle de gauche, tenant environ le quart de la justification, subdivisée verticalement pour les nombres et le détail, ou le* quantièmes — celle du milieu en occupant lamoitie où l’on indique la nature des choses, — et celle de droite, le dernier quart, réservée aux sommes et subdivisée verticalement pour les francs et les cen-times. Les deux colonnes extrêmes sont délimitées à leur sommet et sur le côté extérieur par un angle droit formé de filets de cadre.
- La date est figurée en tête de la colonne du milieu et, couvrant le tout, la ligne :
- JW • //
- séparative des deux parties de la facture.
- La réglure des Colonnes se fait mécaniquement par le régleur ou typographiquement par le com' positeur. Des filets de cuivre très fins ou pointillé sont intercalés dans la forme même ou constituent une seconde forme qui, au tirage, vient s’appliquel sut* l’impression de la première. La réglure p®11* être remplacée par un tirage sur papier réglé °u quadrillé.
- Les factures sont de plusieurs sortes :
- Factures d’envoi ou notes de livraison ;
- Relevés, factures de fin de mois ;
- Factures industrielles simples ou doubles;
- Factures commerciales;
- Factures journalières (boucherie, épicerie, etc-)-
- Elles ont, à peu de chose jirès, la même dispo sition typographique et ne diffèrent que par le format.
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- MANDATS
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- Les factures de livraison, presque toujours longues, in-octavo coquille, se détachent d’un |re à souche sur lequel l’envoi s’inscrit en double; . es Portent un numéro correspondant à celui de souche et sont disposées pour recevoir le détail de l’envoi.
- Le relevé de facture contient le détail afférent à l^aque livraison; même parfois on ne détaille pas ; j. s°name totalisée est portée en bloc sur une seule Sne. Les relevés se font ordinairement sur in-^ ai“to coquille, et, comme ils ne contiennent le Us souvent qu’une ligne d’écriture, ils ne sont as toujours réglés.
- Les factures industrielles sont réglées. Elles uvent former quatre pages dont la première seule JJ rle l’en-tête de la maison. Les factures qui pren-ern plus spécialement le nom de mémoire sont j Ployées par les corps d’état susceptibles de voir lravaux °u fournitures, minutieusement dé-1 lés, soumis à la vérification, es factures commerciales sont de trois formats : l^rto, in-six, in-octavo coquille; elles sont ana-gues aux précédentes comme composition et re-Jvent de la réglure.
- j laelures pour la vente journalière sont sur seize coquille et sur in-vingt-quatre. C’est le uèle abrégé de la facture ordinaire réduit à la s grande simplicité typographique.
- Mandats
- e pGS Mandats ou traites ordinaires se composent fie t°n^ Sur ooQuille ; un feuillet in-quarto en con-p . donc deux dans le sens inverse. La tête, dis-Se® verticalement, se lit de bas en haut. Les
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- lignes du corps principal de la traite, destinéesà rece-voir les inscriptions manuscrites, sont composées en caractères de toute nature et, mieux, penches ou rappelant ceux de l’écriture (anglaise, bâtarde)-Un large filet azuré est disposé pour recevoir Ie montant de la traite ; ce fond grisé est employé en vue de prévenir les altérations frauduleuses.
- La composition des traites est toujours empreinte d’une certaine recherche; le tirage se fait en noh ou en couleur, sur coquille blanche, teintée, Par cheminée et même sur fond de vignettes diverse' ment nuancé.
- Carnets à souche
- Les carnets à souche facilitent la comptabilitéen évitant les erreurs, et préviennent surtout fraude, grâce au talon qui reste fixé au carnet. 1^ sont donc formés de deux parties, qui peuven varier comme dimensions. Si elles sont inégaleS.’ c’est le coupon qui est le plus long; le talon vert1' cal étant astreint à une plus petite proportion. Le coupon est muni de réglure et de filets grisés pour Ie® inscriptions manuscrites ; le talon peut être encadre de filets ou enfermé dans un cartouche artistique-
- La ligne de coupure, partagée en deux par ^ pointillé du perforage, — qui permet le détacb®' ment instantané, — se compose en lettres de taisie spéciales; les espaces de même genre, f°r" mant vignettes, séparent les mots; elles vienne11 aussi au commencement et à la fin de la ligne s1 est nécessaire de combler la justification, et enh^ les lettres elles-mêmes. Cette ligne, qu’enserre11 deux filets maigres ou doubles-maigres, est néceS' sairement verticale et se lit de bas en haut. Ie
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- NUMEROTAGE
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- ]^P0n’ 11 ne fois détaché, conserve une moitié de hgne de coupure, l’autre moitié reste au talon. L‘es livres à souche sont variables de forme : il (j, est qui ne possèdent qu’une souche par page ; autres en comptent deux, trois, quatre et même vantage (dits volants) suivant l’usage qu’on en eul faire.
- [Leur numérotage est généralement exécuté par lrnprimeur.|
- Numérotage
- FOLIOTAGE A LA MAIN
- Le numérotage est un de ces à-cotés de l’impri-r,e dont il est nécessaire de parler. Depuis long-^ Ps, on emploie des appareils dits « folioteurs 1^ain W' avec différents dispositifs, suivant le r(S v,ail à exécuter, soit les chiffres se suivant, soit Pétés deux, trois et quatre fois, lesquels per-lent de numéroter les registres, carnets à Juches et de tombola, tickets, etc... a, toutefois, ce foliotage peut exiger une main-^teuvre considérable et, pour différentes causes, 1> telles que fatigue de la main, dérèglement de dés‘Pareil’ — ne ttenne Pas toujours le résultat j, lr^’ tant au point de vue de l’encrage et de l’ali-oient des nombres imprimés que de la précision 016 du numérotage.
- NUMÉROTEURS A PRESSION
- plo‘°US C6S ^nconv^nlenls disparaissent avec l’em-con ^ nurr,éroteurs à pression. Ces appareils, ,ji s ru‘te intentionnellement avec des cages de ensions les plus restreintes possible, se placent
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- LES TRAVAUX RE VILLE
- dans la forme au même titre que le caractère & suppriment ainsi la main-d’œuvre du foliota^6 manuel, les numéros s'imprimant en même temp5 que le texte. Le déclanchement s’opère par la
- Numéroteur « Le Pariait, », de la Fonderie Turlot-
- pression de la platine ou du cylindre sur un bleÇ dépassant de peu la hauteur du caractère, ce dul ne gêne en rien l’encrage. Ce système est de pblS en plus employé, car, outre l’économie déjà signa' lée, il assure une parfaite impression et supprinlC toute erreur.
- CHASSIS NUMEROTEURS
- Il se construit également dans le même ordre d’idée des appareils spéciaux dénommés « châssis' numéroteurs », établis plus spécialement pour Ie numérotage des actions, obligations, billets de banque, etc. Ces châssis se placent sur le marbre de la machine comme une forme ordinaire et, Par suite d’un dispositif spécial, tous les numéroteurs* quel qu’en soit le nombre, fonctionnent simultané
- ment.
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- BICLETS DE NAISSANCE — LETTRES DE MARIAGE 427
- est^®Conomie réalisée par l’emploi de ces châssis t enG°re plus appréciable qu’avec les numéro-r rs ^ pression, puisqu’ils permettent de numé-n er’ suivant leur format, üQ, 60 et jusqu’à 80 es m’eS P00!1 une même impression. Leur usage { . aiUeurs généralisé dans les grandes adminis-
- irn -nS’ miuistères, banques, etc., et chez les Priïïieurs spécialisés dans le tirage des actions.
- Circulaires
- Les circulaires comprennent une rédaction com-^,,ee en romain, simple italique ou en caractères 7Criture et une manchette qui se met en haut à ^ che et déborde, dans des proportions à déter-fo a61*’ Par^e sur Ie texte, partie sur la marge du date se met en tête et à droite au-dessous
- au titre.
- forfS c*rculaires commerciales et industrielles se sUr in-quarto ou in-octavo carré.
- Billets de naissance
- Une comPosition [simple et facile, le billet de jenSSaT1Ce 86 GomPose en anglaise, ronde, bâtarde, tamnii'eniie’ rarement en gothique. Le nom de en 1 et le nom de baptême doivent seuls ressortir tvr> 1116 caractère légèrement forcé ou en d’autres j s assortis. L’adresse vient au bas en plus petit. fa .e billet de naissance se fait sur des papiers de aisie et de luxe, de formats minuscules.
- Lettres de mariage
- L 1
- a'dirS *et,l:res de mariage se font en double, c’est-
- e hue l’invitation de chaque famille forme
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- individuellement une lettre de quatre pages; ^ première page reçoit seule l’impression, le vers0 ainsi que le second feuillet restant blancs.
- Mais, le plus souvent, par économie, les invitations sont accolées à l’intérieur d’un
- deu*
- de 4
- feuillet de papier plié en deux. La composition, types analogues à ceux du billet de naissance, eS descendue au tiers de la page; -cette marge de têt^ très amplifiée, est décorée de deux monogramme fleuris ou ornementés — chacun dans l’axe de l1 composition et séparé d’elle par quatre douzes alJ moins — ou d’un seul dans le pli du papier. ^ date et l’adresse viennent tout à la fin en caractères diminués.
- Le format usité est l’in-quarto couronne.
- Inutile de mettre le nom d’imprimeur. .
- On en fait sur carte, à coins arrondis (conlena11 les deux invitations, en petite anglaise, bâtar^f' ronde ou fantaisie) destinée à être insérée non pl*ee dans une enveloppe ad hoc.
- Lettres de décès
- On en distingue trois sortes : la lettre d’inviO tion aux obsèques, la lettre de bout de l’an, l°l* jours in-quarto coquille, et la lettre de faire-par’ le plus souvent in-octavo.
- Leur rédaction est uniforme, sauf l’adjonch0^ et la suppression de certaines formules, suivant 1 nature de la lettre. Elles se composent en caractèr d’écriture, en elzévir ou en romain ordinaire-
- Suivant la place, le nom d’imprimeur est mis le flanc de la composition vers la fin, ou mieux bas. séparé de la bordure de deuil par six douze points.
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- MENUS — ÉTIQUETTES 429
- Lusage de ces billets de convocation aux enterre-luents, services, bouts de l'an, semble remonter au ^ïiimenrenient du dix-septième siècle, d’après le Uuet d'mvitation pour te service de Richelieu.
- Menus
- k j11 typographie, le menu se fait concurremment c’a t ^thographie. Malgré son usage éphémère, des ^^QRefois un objet de luxe qui demande parS0lns tout particuliers. Il doit se recommander lP,.s?n élégance, de l’imprévu, de l’originalité et lni de l’exécution.
- 1110,1,1 devrait, dit-on, son origine au duc de ,.e Swhk. Son clief de cuisine avait l'habitude de lui S(1,t.^re une liste de tous les plats, et le duc la con-lér a^u de réserver son appétit pour ceux qu'il pré- él’est l’explication qu'il donna à un de ses voi-101118 d'un dîner en sa résidence deltatisbonne et les autres convives trouvèrent, l’idée du pi.Q 16 cuisinier si ingénieuse qu’ils l'adoptèrent et la en * q’JI'eut- Dès lors, l'usage des menus se répandit
- AIJeiuagne.
- Etiquettes
- 0ntdSéliquetteS’ Par la multiplicité de leur emploi, es aspects variant à l’infini, à la fois les plus fas P 6S ^es Plus compliqués. Bien qu’elles se a ' ht surtout en lithographie, la typographie en ^®anrnoins sa bonne part. laire GS a^ectent couramment la forme rectangu-de . e*‘ sont encadrées de filets très apparents ou Shettes, et quelquefois des deux ensemble.
- rq0jof,^nsdais, qui nous ont emprunté ce mot, en ont le la forme, ils l'écrivent ticket, Mais nous le leur
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- LÇS TRAVAUX DE VILLE
- avons repris pour désigner divers petits billets h’1^ que coupons de course et de chemins de fer et eeU* qui servent d’entrée pour certains établissements.
- Prospectus
- Le prospectus, sorte de diminutif de l'affiche-conservant néanmoins sa physionomie propre, e' assurément l’imprimé le plus répandu et le pi'1* banal. Cependant cette condition d’infériorité ne devra pas influencer le typographe, qui doit, au?*1 bien pour les très ordinaires prospectus que p°11^ ceux de grand luxe, faire toujours preuve de g°l‘ et d’originalité. A cet effet, lignes cintrées, ondi*' lées, croisées, initiales démesurées, parangonnage les plus audacieux, le disparate, l’incohérent inême-sont admis en vue de l’effet attractif. Le mélang0 des caractères : classiques, elzéviriens, fantaisiste-est admis (quoiqu’il serait préférable de l’évité ainsi que toutes les variétés de filets et de-vignette-
- Programmes
- Les programmes de théâtres, conférences, c°.^ certs, etc., ont un format subordonné à la quand de matière qu’ils doivent contenir : in-quar^j in-octavo coquille ou raisin. Quelle que soi! ‘ dimension adoptée, l’encadrement — filets et ' gnettes avec coins — est de rigueur. c
- L’ensemble du programme doit se présenter ( aplomb, les lignes seront bien équilibrées. '*° en évitant les profondes échancrures qui Pr°g viennent des lignes très courtes, proscrire la f°r° . pyramidale et en cul-de-lampe; la rédaction de c lignes suivies sera mise fort à propos sur de
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- Menu
- CONSOMMÉ AUX PAILLETTES LANGOUSTE AMÉRICAINE
- dindonneaux du mans truffés
- ORTOLANS GLACÉS AU PORTO SALADE ÉCOSSAISE PETITS POIS A LA FRANÇAISE PERDREAUX SUR CANAPÉS CAILLES DE VIGNES GLACES NADIA & THÉODORA FRUITS & DESSERTS
- VINS
- BOURGOGNE - SAUTERNE MOULIN A VENT CHAMPAGNE MERCIER
- 4 VioNEfTES DE LA FONbERlfe S. BeRTHIÉR 4 DÜREY
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- MEUBLES
- TftPIS
- La plus grande Fabrique de Meubles de Paris
- BONTEMPS & C
- Fabricants
- ie
- •
- V y
- Faubourg du Temple, P&RlS
- Composition, dans le mode uniforme, appliquée à u» (Fonderie Renault, Ed. Marcou, Succr)-
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- CARTES DE BAL — CATALOGUES
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- colonnes, de manière à garnir convenablement le Papier.
- I Le programme du théâtre est une réduction ana-°o'ie de l'affiche avec, en plus, une certaine coqüet-.erie dans l'arrangement et dans le choix des types. es noms des principaux artistes sont mis en vedette n observant pour la force des caractères les indi-ations des clients : les autres noms suivent en lignes Seinblables.
- Le détail du programme se fait sur la justification mie ou sur deux colonnes, soit pour le tout, soit en artie suivant l’importance de la rédaction.
- . eu de types classiques; mais des elzéviriens, des Saisies légères, ombrées et fleuries, des nouveautés; s filets simples, anglais et ornés sépareront agréaient les diverses parties.
- Cartes de bal
- Les cartes de bal, tirées sur cartons délicatement uancés, réclament de l’élégance et de la grâce. ce*? Caractères seront d’une fantaisie discrète. Un re léger, filets et coins, est tout indiqué, ainsi 1 e les filets ornés à l’intérieur.
- Catalogues
- ^,Le catalogue est une liste ordonnée, une sorte de c Perloire modifiable et renouvelable dressé par un mnierçant à l’usage du public ou de sa clientèle, de iq,ea distingue plusieurs catégories : catalogues lés 1^,ra'rles> catalogues des magasins de nouveau-’ catalogues industriels, d’art et d’étrennes, etc. d’a 6s, dialogues de livres, généralement faits teu^reS *es Locations spéciales du libraire-édi-> se composent d’ordinaire en sommaire avec ^ypographie. 23
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- LES TRAVAUX DE VILLE
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- lès titres ressortant soit en capitales, soit en caractères gras ou penchés, et le prix, découvert o11 non, conduit par des points. Le caractère en est petit, et les lignes sont disposées sur une, deux, trois, quatre colonnes, suivant le format.
- Les avis et les noies qui accompagnent le texte se composent dans un corps inférieur et sous forme d’alinéa.
- Lorsque le nom d’auteur est suivi de la série de ses ouvrages, il n’est pas répété en tête de chaqlie ligne appelant un nouveau titre, on le remplace par un tiret (—) ou mieux par un double moins (----
- Le nom d’auteur, toujours différent du titre de son oeuvre, en sera séparé par un point, un deux-points ou un tiret.
- Le prix du volume, séparé du texte ou des points de conduite, au moins par un cadratin, est exprime simplement en chiffres sans indication de franes et de centimes (fr., f. ; cent., c.). Entre les nombres entiers et leurs décimales un demi-cadratin suffi1 > l’un ou l’autre sont remplacés par des guillemet tournés vers l’intérieur, guillemet unique p°l,r chaque somme ou nombre équivalent.
- Néanmoins, à la demande, on emploiera Labre' viation, bien inutile, de franc, soit en romain (fr-t’ soit en lettres supérieures (f) ; dans ce dernier caSj mise au premier nombre en tête de la colonne, 1 n’est pas nécessaire de la répéter. On voit quelqlie fois aussi cette abréviation placée au bout de 1 ligne de points de conduite ... .fr. Le mieux sera* encore de mettre cette indication au-dessus de Colonne des chiffres en une ligne spéciale et min11" cule (corps cinq ou six).
- Suivant la nature du catalogue, son format,
- caractère et sa justification, on emploiera coin
- me
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- CATALOGUÉS
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- Points de conduite des gros points pleins ou espaça à demi-cadratin, et des petits points espacés à adratin ou à demi-cadratin, même pleins.
- Les folios simples et ceux avec titres courants °nt employés indifféremment et disposés suivant nnication.
- Le genre de catalogue est rarement illustré. (Les .alogues de librairies illustrés, ceux d etrennes Principalement, se présentent plutôt sous forme
- annonces et relèvent alors de ce genre de tra-vau.)
- j,. Pour les catalogues des magasins de nouveautés, lrffinie diversité de ce genre de travaux, le ^°nibre et la nature des gravures intercalées, les cherches d’arrangement, etc., sont autant de auses qui s’opposent à l’établissement de règles Auables pour leur confection.
- La copie des catalogues de nouveautés aussi bien ^ e celle des catalogues industriels est, la plupart ejj *enaps, soigneusement préparée par la maison e même. Les gravures sont fixées sur leurs pages a Prives, accompagnées de leurs légendes : c’est ü compositeur à se tirer d’affaire en choisissant Seg caractère de force appropriée et en déterminant Afférentes justifications. Lorsqu’il n’y a pas B Précédent, on se base sur le format imposé, pla1 ^6S Acuités de mise en pages obligent à dé-déeM ^es Sravures’ 1® client en est informé et lüe du changement à opérer.
- obi f légendes se font en sommaire; le nom des 6St ni*s en égyptiennes, antiques, nor-dro't 6S’ .^rasses* et tout autre caractère de genre daû ,°u italique, bas de casse ou capitales; isolé, s la ligne ou portant sur deux ou plusieurs.
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- OMBRELLES foulard, impression fleurs variées, sur fond crème ou noir. .. 5.75
- Ombrelles £
- grands ramages blancs. 6-9®
- Les prix se mettent en chiffres noirs du corps, de deux ou plusieurs corps au-dessus, soit au bout de la ligne, comme ci-dessus, à cheval sur deux ou plusieurs lignes, soit en vedette au-dessous.
- Canotier paillasson rustiijue, I ROBES DE CHAMBRE blanc, noir, ronge on marine, crépon de laine, collerette en et rayé fantaisie avec « -jp plissé, entre-deux dentelle, coiffe satin............ L.IO 34.75
- Les légendes de plusieurs bois alignés doivent être largement espacées ; si la place est restreinte» on les séparera par un filet maigre vertical.
- Les articles sans gravures sont établis sur deux» trois ou plusieurs colonnes, suivant l’ordre; chaque groupe de colonnes est séparé par des filets maigreS’ doubles-maigres, tremblés ou autres.
- Quand un catalogue est considérable et qu’il doit être enlevé rapidement (comme toujours), le met' leur en pages, après avoir fait préalablement l’appe de ses bois, distribue à chacun de ses ouvriers un6 ou plusieurs pages, avec les gravures qui les accofl1' pagnent; le caractère, la justification, la hauteur de page et les indications particulières sont donne® verbalement ou par écrit.
- L’unité d’exécution est ainsi assurée.
- Cependant, l’initiative de l’ordonnance peut êh’6 laissée en partie à l’ouvrier. Celui-ci dispose ses grr vures logiquement, avec goût et symétrie. H raC courcit ou allonge les légendes, fait déborder da11^ les marges les parties accessoires des dessins, en un mot, il fait face à l’imprévu le mieux p°.® sible pour la plus grande satisfaction du coup d’ceJ *
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- ANNONCES
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- L usage d'imprimer des catalogues date de fort loin, es 1470, les imprimeurs prirent l’habitude de publier es listes de leurs produits. Au commencement du plxe slècle, on a découvert deux de ces antiques recueils.
- s sont en latin et contiennent les noms de quelques ouvrages édités par Jean Mentel ou Mentelin, à Stras-°^rtv Le premier, qui se trouve à la Bibliothèque ^fttionale, se compose de sept feuillets imprimés des eux côtés. Parmi les noms d’auteurs on remarque ceux de saint Augustin, Térence, Virgile, Josèphe et ^ alère Maxime. Le second appartient à la Bibliothèque °yale de Munich, il est à peu près semblable au présent. Bans ces deux catalogues, Mentel a laissé son Presse en blanc, probablement afin que les libraires Lussent y mettre la leur.
- Aide l'Ancien publia un catalogue sous le titre de >n græci inipresxi (Venise, 1 498). Il ne consiste qu'en cn seul feuillet, mais diffère de tous les précédents en due les prix y sont marqués et (pie les ouvrages au 'l’être inscrits pêle-mêle sont divisés en classes
- I lérentes : GrammaUca, Poeticci, Logica, Philosophia, Cripfura... « Ce qui peut être considéré, ainsi (pie le u remarquer le savant bibliographe Brunet, comme
- II des premiers essais de classement des livres im-jhuniés. Le petit feuillet d’Alde et les index bibliographiques en 2000 pages des frères Bohn doivent éga-leni.eat leur naissance au besoin que, de tout temps, j, s imprimeurs et les libraires ont eu de provoquer _ tention des hommes studieux, soit sur les livres
- 'iveaux qu’ils mettent au jour, soit sur les pro-ch°ns anciennes qui encombrent leurs magasins. »
- Annonces
- La physionomie des annonces diffère, suivant MU elles figurent dans les quotidiens, les simples Uodiques et les publications spéciales, artistiques et de luxe.
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- Les soins apportés à leur composition sont très relatifs, selon l’importance de ces imprimés, mais doivent toujours tendre à l’objet de la publicité, qui est d’attirer les regards du public et de fixer son attention par une disposition typographique allant de pair avec l’esprit de la rédaction, la complétant et en faisant ressortir toute l’ingéniosité,
- Une difficulté, et non des moindres, est, pour le typographe, l’exiguïté de l’emplacement. Fréquemment ce problème lui est posé : faire tenir beaucoup de choses dans peu d'espace — ce qui est en général le défaut capital de l’annonce française, trop chargée de texte et par suite trop compacte d’aspect — et faire que néanmoins les lignes essentielles apparaissent dominantes. Le sujet principe en une seule ligne ou en un seul mot présenté avec bonheur, il n’en faut pas davantage pour faii*e lire le reste de l’annonce.
- Mais si le cadre restreint oblige le typographe à de laborieuses recherches de caractères et à de subtiles combinaisons, par contre l’ampleur de l’em' placement ne le force point à l'occuper en entier: des taches blanches impressionnent la vue aü même titre que des régions noires.
- Qu’elles soient intercalées dans le texte ou mises à la suite, les annonces tranchent violemment de toute façon. Mais, quand elles sont en compagnie* elles courent grand risque de se nuire et de passer inarperçues si elles ne se distinguent pas les unes des autres par des particularités nettement dissemblables. C’est ici que s’impose l’impérieuse variété • l’uniformité est un vice capital, c’est la négatio11 même de l’annonce.
- Au point de vue de la réclame, le commerçai
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- ANNONCES
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- ®st quelquefois dénué d’atticisme et souvent mani-Jeste sans peur un goût de Caraïbe. Aussi les débuches de l’imagination sont-elles les bienvenues, | °utrance fait prime, la fantaisie triomphe. Toutes b audaces sont permises ; violées sont toutes les 0ls de l’harmonie. L’exagération des blancs témoigne du renversement des justes proportions, ei> par un violent contraste, les mots souverains et les lignes principales émergent, imposants, formidables, s’enlèvent sur la masse des lignes acoes-s°ires volontairement rapetissées et sacrifiées. En vue de cet effet, nécessairement, les types légers et &racieux disparaissent et font place aux caractères b'rs et bizarres qui vous tapent dans les yeux. ^lnsi donc, pour l’annonce entière liberté, pour ne Pas dire licence.
- [J1 est déjà loin le temps où les annonces se trouaient parquées à la quatrième page des journaux Quotidiens. Elles étaient là bien chez elles, offrant, en style simple et bonhomme, le produit nouveau, la eation dernière, le plus récent appareil. Leur phy-1’ bomie typographique était calme, régulière, tirant Q. m juste ce qu'il faut; la réunion de ces petites cases, cj lacune d'elles se tenait bien sage, avait quelque °se d’intime et d’honnête qui charmait l’esprit et m lsait au regard. On les voyait revenir, en leur pério-ité quotidienne, comme de vieilles connaissances; Cl '.tellement par la force de l'habitude, on les recher-lt ait; une certaine surprise marquait leur disparition ; ls teur souvenir restait en la mémoire.
- Peu '
- les • a Peu> cePen(lant, 1 extension du commerce et Pli 1Qnovations industrielles déterminent un courant S_VII de la publicité; courant encore accentué paries Par**8-^6 concuiTence’ la multiplicité des. affaires et, suite, l’impérieuse nécessité de se faire connaître et apprécier.
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- Bientôt la quatrième page ne suffit plus à loger leS annoncés, forcées d’empiéter sur la dernière colonne de la troisième. L’on s’écarte peu à peu de la sobre typographie consacrée pour se livrer à des fantaisies d’abord timides, mais qui deviendront plus tard d'une audace imprévue : symptômes précurseurs du dévergondage actuel. Leur rédaction suit une marche parallèle, préludant par des phrases typiques aux extravagances futures.]
- Dans la composition des divers travaux de ville il es! une ligne qui se présente presque toujours et po111 laquelle il n’existe pas de règles absolument précises • nous voulons parler de la ligne d’adresse, le plus souvent. rédigée sans préoccupation de l’elfet typogi'a' phique. C’est donc au compositeur à lui donner la disposition la plus convenable au point de vue de l’équ1' libre, d’où résulte la satisfaction de l’esprit et de l’u'd-
- Voici cinq manières différentes de composer uùe adresse :
- 1° 11, Rue de la Barouillère.
- 2° 11, rue de la Barouillère.
- 3° 11, Rue de la Barouillère, 11.
- 4° 11, rue de la Barouillère, 11.
- 5° Rue de la Barouillère, 11.
- Les trois premières dispositions sont défectueuses-elles présentent à leurs extrémités un défaut de s>' métrie qui n’existe pas dans les deux dernières. b8-11* la quatrième, les deux numéros s’équilibrent, dans la cinquième c’est la capitale du mot rue «l111 remplit cet office, si l’on n’a pu ou voulu redoubler numéro. — Ce redoublement s’opère aussi quand 1 est utile d’allonger la ligne.
- Lorsqu'il est nécessaire de faire suivre le nom de ville, il est bon de mettre alors le numéro au cob1 mencement de la ligne et la capitale au mot rue p°l1 l’équilibrer avec le nom de la ville en capitales :
- JJ, Rue de la Barouillère, PARIS
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- AFFICHES
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- Si le nom de la ville est répété, le numéro sera mis aPrès le nom de la rue pour faire symétrie avec la
- capitale R.
- PARIS, Rue de la Barouillère, 11, PARIS
- Il est préférable, bien entendu,que le nom de la ville s°it dans une ligne seule, mais il est des cas où cela est impossible.
- Ces quelques observations de détails s'appliquent aux lignes en bas de casse et aussi à celles toutes en Petites capitales; les chiffres qui les accompagnent, et Plus haut d’œil quelles, sont équilibrés également au moyen de grandes capitales.
- Affiches
- Les plus belles affiches, les affiches en couleur ^lustrées, triomphatrices de nos murailles (véritables œuvres d’art que les célébrités de la peinture et du dessin ont définitivement lancées dans le tourbillon de la mode, pour la plus grande joie de nos regards), ne nous occuperont point ici ; elles sont du ressort de la lithographie et aussi de la chromo-lypogravure.
- L’affiche ordinaire, elle, est purement typographique : c’est l’annonce amplifiée, acquérant parfois de magistrales proportions. Indépendamment de la nuance du papier, son but est surtout d’im-Pressionner à distance. Caractères gigantesques, fantastiques; mots, lignes en couleurs différentes; bariolages, bandes blanches ou coloriées dans tous les sens ; accessoires imprévus, dispositions origines : tout est mis en œuvre pour tenir le public en arrêt.
- L affiche devant être vue de loin, le fini de
- exécution, la recherche des détails, le soin de la Précision typographique, la délicatesse des nuances,
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- LES TRAVAUX RE VILLE
- sont annulés par cette exclusive obligation. De la robustesse et surtout du relief dans les lignes principales ; pour les sous-titres et les lignes accessoires, lisibles cependant, une tenue presque effacée.
- Les caractèt-es ornés ou légers feront place aux lettres substantielles : grasses, demi-grasses ; les initiales classiques aussi, mais pas trop maigres. Les filets seront d’épaisseur équivalente. Les blancs d’espacement et ceux interlinéaires seront distribués avec à-propos et d’une façon assez unitaire-
- La composition se présentera ainsi solidement rassemblée.
- Éviter de faire se suivre les lignes de gros caractères, ce qui donne un aspect chaotique, une im' pression empâtée, et amène de la confusion.
- Éviter aussi l’emploi de caractères d’une consistance insuffisante et les blancs par trop écartés : l’œuvre souffre de ces éclaircies, elle apparaît délayée et perd de sa vigueur.
- 11 faut voir largement et procéder avec hardiesse.
- Lorsque l’affiohe ne contient qu’une seule ligne dominante, il est bon qu’elle se trouve située vers le sommet, ou tout au moins dans la moitié supérieure du papier.
- L’affiche, sauf les particularités inhérentes à sa nature, est, en réalité, traitée comme un titre.
- Cependant, si elle est enfermée dans les limites d’un cadre, deux lignes de même longueur pourront presque se suivre sans inconvénient appréciable.
- De grandes initiales parangonnées avec certains mots produiront aussi un excellent effet,
- Pour la composition des affiches de chemins de fer, qui ne sont qu’un Assemblage de tableaux, celles de théâtre, de notaires, d’avoués, celles relatives [aux ventes, adjudications, etc., il y a des
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- l’annonce anglo-américaine 443
- ^rmes invariables afférentes à chacune d’elles ; on 11 aura qu’à les consulter le cas échéant.
- be récentes expériences faites en Angleterre sur la jaibilité des affiches à distance, ont démontré que ^pression en noir est plus lisible sur papier jaune ffite sur papier blanc; les combinaisons suivantes, qui °nt également la priorité, se suivent dans cet ordre : encre verte, rouge et bleue sur papier blanc; encre Manche sur papier bleu; vient en sixième rang l'encre n°ire sur papier blanc (Un fait remarquable, c’est flRune affiche imprimée en blanc sur papier bleu peut re lue à une plus grande distance qu’imprimée en û°ir sur blanc.)
- L’annonce anglo-américaine
- (je^‘^Raôrique et l'Angleterre, ces deux nations si gran-j, Rient éprises de réclame, nous donnent à ce sujet °ecasion de quelques réflexions. Délaissant toutes Rsidérations sur la publicité générale, nos observais ne s’arrêteront qu'à leur réclame purement typo-® aPbique. Les publications spéciales de ces deux pays .Us fourniront ici les éléments d’une brève analyse, es Anglais et les Américains, passés maîtres en ce y Rre, ont une compréhension toute personnelle de annonce, exact reflet de leur génie commercial. La nnCe?tion’ comme b convient, en est rigoureusement ffitaire ; tirer l’oeil est la plus grande préoccupation. ertes, l’art et l'élégance n’y font point défaut, bien e subordonnés souvent à la recherche d’effets grossis in lnanifestement exagérés. Des dispositions cqnstam-e^eRt variées, des types de la dernière nouveauté, Se a’issi d’insolites accessoires, constituent un en-ible ne manquant pas de charme, mais qui nous SornG néaum°ÎRs quelque surprise, habitués que nous Ries à l’harmonie des lignes et à la simplicité de
- caractères.
- jCS tendances impressionnistes de pos confrères
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- d’outre-mer expliquent cette originalité, acquise au* dépens de l’équilibre, et la disproportion voulue, ^ faveur des titres essentiels, que les étroites limites du formai d’un journal rendent plus sensible eneoi'e-C’est le triomphe de la « vedette » — quelquefois b»' roque et tapageuse — par l’obsession rétinienne.
- Le choix des caractères et surtout leur mêlant aboutissent à de surprenantes macédoines. Un b’a' ternel anachronisme préside à l’union de la gothique et de l’elzévir aux modernités les plus risquées.
- Cette physionomie éminemment composite est encoi’e accentuée par une ornementation inconsidérée s’affirme aussi la propension au grand, au « voyant "• La moindre frise est un fronton, une balustrade o11 quelque majestueux lambrequin. On y voit, enti’e autres motifs d’architecture, des colonnes torses etde? pilastres richement décorés ; des consoles, des ca*' touches et des guirlandes aussi. Comme de juste, sod associés l’ancien et l’actuel, moyen âge et rocaille- -
- En détaillant par le menu, on rencontre — et à p1’0' fusion—toutes les formes imaginables de filets : trai^ simples ou complexes, larges et filigranés, rigides e volubiles. Aucune place n’est inutilisée, chaque bl‘aIît est prétexte à vignettes, parafes et zigzag. C’est m1® très bizarre collection de croisettes, rosaces, astérisq,ie‘ irradiants et spirales filiformes. Mais ces enjoli'^' ments sont sans doute jugés incomplets; on y ajo*1 alors quelques enfantillages : des fleurettes, des canard^ des petits moulins à vent et des têtes de nègres. A*lS: bien, certaine page semble une pièce de pyrotech111 dans tout son éclat. Des faisceaux de filets s’élant'el1 en fusées, s’épanouissent en gerbes, retombent en bo11 quets de feu d’artifice... cependant que tournoient d, chapelets de soleils, le vermicelle des serpentins se a roule et, du sommet du cadre, dégringolent des étoÜe’’
- Pour ses caractères, le Nouveau Monde, notaniuiep ’ a peu emprunté aux formes de la vieille Europe. -classiques austères et nos sévères initiales sont méd* crement goûtées ; il faut convenir qu’elles feraient si
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- l’annonce anglo-américaine 445
- Salière figure au milieu de ces caprieantes fantaisies. ,0s voisins ne sauraient se contenter des formes mples — mais élégantes et proportionnées — qui 'ls conviennent. Us préfèrent le compliqué, l’im-1 fevu ; ja
- cocasserie a pour eux beaucoup d’attraits et Pond parfaitement à leurs spéculations particulières.
- . v ce point, d'ailleurs, ils restent en plein dans la édition.
- ^eUrs types sont d’une hybridité des plus divertis-_ mes. Tels, d’un archaïsme apparent, paraissent pro-tle p* '*U du cunéiforme; tels, de l’arabe et
- . hébreu, avec un je ne sais quoi de vaguement 'Ponais. S'il en est d’une géométrie parfaite, il en est , . Sl d’approximativement carrés, qu’on dirait dé-l.‘ôs à l'emporte-pièce par un Peau-Kouge devenu ocanicien. On en voit de tout à fait ronds, des Irisés, J nés fie
- vrilles et d’antennes, et des rubanés sem-atdes à des tronçons rajustés de ténias grêles. Ceux-ci, hiphalangés, ainsi que des pattes d'insectes, sont ^més de crochets recourbés ou cruellement aigus; a xdn ont leurs extrémités terminées chacune par un ()j Usant petit chapeau chinois. Tantôt les lettres estro-e ,es boitent, mal d'aplomb sur leurs jambages ban-‘ s » lantôl sautillant gauchemenl, elles sarabandent et i lent se poursuivre à l'instar des atomes crochus, es mots, composés de caractères minces, effilés, lit il *les même, voltigent comme autant de graciles Sj|. hiles; alors que d’autres, aux membres très mas-) donnent l’illusion d’un bataillon de sombres Scai’abées.
- 9ahs ce papillotant concert, seules détonnent les re,res " au1i(pies », raides, sans grâce et d’une sécbe-hi;S<i britannique. Un ne s’explique guère leur ^vitce présence en si fantasque compagnie, la de variété soutenue a fait également adopter tur °n<^e> *a bâtarde — et jusqu'à l imitation de l’écri-l’K , .Courante — naturellement accommodées suivant ab‘tuelle « esthetic ».
- es déformations, plus, étudiées qu’on ne pourrait le
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- XConpiisED
- ¥epy @ood Siime fop ©eear) (?aGe
- Rorpan Urn Broken 5S
- Becmsi fü l © $ © cnei rm ir
- <^YU& Cüvrv'vGwU'y ^sIaÆA^
- BÜRCESQÜE BDMNO0 1
- TheBabcoc^P rinfincj Prcss Ifs
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- iloofcu îtper CSuttcrs
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- croire, nuisent certainement à la lisibilité; niais serait-ce pas une manière de retenir l’attention? lcl but est encore atteint.
- Terminons cet exposé en reconnaissant que e deux nations ont trouvé la véritable voie de la réel»11 ^ qu elles ont su lui donner une expression saisiss»^. dans sa rédaction et dans sa typographie; ce sont* initiateurs qu’il serait bon quelquefois de suivre.
- Au point de vue qui nous intéresse, il ne lU^r déplairait pas — bien au contraire — de voir rajeü la facture de nos annonces par l’introduction y ments nouveaux, choisis avec discernement et di^P sés avec goût. Sacrifions donc à la mode étrangère .. ce qu’elle a de pratique et d'attrayant à la fois; 111 gardons-nous cependant d’ériger l’excentricité en ^ tème en nous lançant à corps perdu dans l'aine1 nisme et l'anglomanie.
- Fonds de carton
- Pour rehausser certaines compositions de au moyen d’une ou plusieurs teintes, on a reco aux fonds de carton en procédant ainsi :
- Cinq ou six feuilles de carton lisse sont sup^ posées, parfaitement collées et mises sous P1 en vue d’une adhérence complète ; l’épaisseur 0 ^ nue est de six à huit points. Le carton est Pixe.tre. un bois de manière à donner la hauteur de la *e ^
- Une épreuve légère de la composition est » ^ reportée dessus et décalquée par pression. uj reste plus qu’à évider avec un canif les parties doivent rester blanches en laissant intactes ce e qui donneraient la teinte choisie. Voilà p°ur couleur ; pour plusieurs, il faut autant de c»1^ ^ qu’il y a de couleurs ; mais on peut aussi uS. teg, leur superposition et, au moyen de deux te en obtenir une troisième.
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- TRAVAUX EN FILETS 449
- ^vant d’être livré à l’impression le carton reçoit P usieurs couches de silicate de potasse légère-’fient étendu d’eau qui donne à sa surface une c°nsistance solide.
- Travaux en filets
- é|/’n typographie, la rectitude est un principe dentaire, et la géométrique de cet art peut se so ?nier Par l’angle droit. Si le cintre et la diagonale jj . ^es opérations qui s’écartent des règles ordi-fes et ne peuvent être résolues que par d’anor-^ es combinaisons, les travaux exécutés en filets ^surtout ceux visant à reproduire un dessin — vent être considérés comme une imitation de la . yure en relief caractérisée par l’emploi de maté-u Ux servant à l’impression, mais détournés de r véritable usage.
- ej. e filet, exclusivement destiné à l’encadrement papaUX séParati°ns verticales et horizontales, est, sa rigidité, rebelle à la courbure exacte, étant Ce(iUs.ouple naturellement et cassant à partir d’un . Aussi les amateurs simplistes n'y que pour édifier leurs petites cons-lires, auxquelles il se prête assez bien. c^uieareusement, faute de premières connaissan-<P arfistiques, ces créations sont, le plus souvent, Qu s^cfieresse attristante, et l’architecture de ho ^U6S sP^cimens décèle une ordonnance parfois (j0 ^ enfantine. Les typographes qui se sentent e). j*es d’un savoir plus étendu abordent l’ornement Com ^Urel mals là, surtout, le résultat est loin de diff ^enser le temps et la peine : c’est, en général, Cri^e et caricatural... Bienveillante ou non, la 1fiUe a beau jeu de s’exercer.
- 0nf::u rayon * songé
- .\wionsliné8
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- LES TRAVAUX DE VILLE
- L’inutilité pratique est le seul point qui ne soi rais en doute par personne, même — nous aimon9 le croire — par les créateurs de ces fantaisies, <ï^1 dénotent, certes, une incomparable patience, h19,15 ne relèvent guère de l’art et du métier.
- On devine, après cet exposé, comment nous appre cions les concours dont les programmes indiqLie^ les ouvrages en filets. Nous estimons qu’il o-fâcheux d’encourager les typos adroits — et il l’être ! — à cultiver ce genre éminemment hybridé’ et à consacrer leurs loisirs à des fantaisies dispen dieuseg.
- Dans ce genre tout spécial, le typographe Aloul|n s'est révélé aussi parfait artiste qu’excellent pratu>,e j Mais, dans ses compositions typographiques, ^ ^ dans notre corporation passent à bon droit poui véritables chefs-d'œuvre, —il n’a pas trouvé d'éniu qui le puissent égaler. — Nous donnons une reproaw tion de l’Amour et Psyché, que nous avons dû rend .
- de près de moitié, de même que le Gutenberg
- (pd
- ' J’11 d w\_/ iixviinvj ' L'-/ uicuiu '11 ^ .il^g
- figure au frontispice. Dans ce dernier travail, les tfll croisées que l’on y remarque ont été obtenues y^ l’impression de deux états différents. De plus est tiré avec un fond comportant des réserves cbd qui rend |e sujet singulièrement attrayant. s
- Détail à noter : Certains biefs sont plus m*110 qu’une feuille de papier; il en est de si petites sions (pie l’on a peine à les discerner sans l’aide a jg loupe. Pour ne citer qu’un exemple, un des yen* , Gutenberg est composé de 24 filets dont 13 s’arrondis* dans le sens horizontal, tandis que les 11 autres ^ nent s’appuyer sur les premiers dans le sens verAlCjps Les Japonais, qui se sont si rapidement assimi^ $ procédés européens, ont été tentés eux aussi paI ^ ^ travaux en filets, Certaines publications spécw^.jg l’imprimerie ont donné des compositions où se ceV l’originalité bien particulière de ce peuple artiste-
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- Composition en filets et vignettes (extraite d’un journal typographique japonais)-
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- LES JOURNAUX
- 453
- CHAPITRE X
- LES JOURNAUX
- Les
- Journaux quotidiens se partagent en deux
- aJegories : journaux de jour et journaux de nuit. J^a composition des journaux de jour commence ^tre huit heures et neuf heures du matin et se mine vers deux ou trois heures de l’après-midi, t-elle des journaux de nuit, commençant à six ou ^Pt heures du soir, se prolonge jusqu’à une heure même deux heures du matin (sans préjudice du emps passé à la distribution). Cet excédent de ree s’explique par le fait de la brisure, suspen-0n momentanée du travail, et par cet autre fait le journal de nuit ne s’adjoint pas les aides IJ 1 assurent au journal de jour son achèvement l’heure convenue. — et même avant si pos-
- sible-
- 1’,
- car la rivalité des feuilles paraissant
- après-midi les excite à se mutuellement distancer » ns_ la publication dès nouvelles les plus récentes. s journaux de jour ne peuvent y arriver que par e augmentation de leur équipe ; quant aux jour-^ Ux de nuit, il leur suffit d’être prêts avant trois cures du matin pour ne pas manquer la poste.
- La conmiandile est l’habituel régime des jour-. llx : chaque membre de l’équipe reçoit une part sale du produit donné par le travail exécuté. Le mhre d’ouvriers pour un grand quotidien est r mairement de dix-huit piétons (c’est-à-dire vners en pied), plus quelques remplaçants pour Ppléer les manquants ou les retardataires au mo-ent de l’entrée en pige (commencement du travail),
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- 454 . LES JOURNAUX
- mais au bout du délai de cinq minutes accorde-
- La pige est le nombre variable de lignes doit fournir à l’heure chaque membre de la eon1' mandite. Entrer en pige, c’est commencer le tra' vail réglementairement ; être en pige, c’est être eo plein travail ; manquer la pige, c’est ne pas réunir-à la fin du journal, la quantité de lignes ex'We pour ladite pige.
- A part le metteur en pages, presque toujours choisi par le patron ou l’administration, les divers05 fonctions ; corrigeur ou second metteur, pren*10r et second annonciers, premier et second boursierS’ pigeur,... sont attribuées par voie de vote.
- Le metteur en pages est le chef responsable devant le patron et l’administration du journal • en vertu de la discipline indispensable à la confe0' tion rapide et régulière du journal, tout membre de l’équipe lui doit obéissance, quitte à la fin travail à en appeler à la communauté qui jugo e tranche le différend s’il s’en est produit.
- Le corrigeur, chargé spécialement de la correc' tion, répartit une partie de celle-ci quand, vers fin du journal, la mise en pages le serre de trop près. Les paquets, une fois corrigés, sont placés sur le marbre, suivant l’ordre indiqué par le secre* taire de rédaction dit cuisinier.
- Le corrigeur s’occupé de dégager le marbre eO rangeant les divers accessoires de la mise en pag0S' Après tirage, lorsque les formes sont desserr*^ pour la distribution, il débarrasse les châssis de tout ce qui ne rentre pas dans la distribution cou rante : titres, filets, interlignes, tableaux, devant repasser, réclames isolées, etc., et les P1’®' pare pour la prochaine mise en pages en aya° soin de changer tout d’abord la date et le numéf0'
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- LES JOURNAUX
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- lb^antl0ric^er ^ablit la page quatre, il changé les ind' - ’ dispose les anciennes annonces aux places jj '^ées et veille à leur périodicité ; il compose les tr Velies en se faisant aider par son second s’il est sont ^ar^' l)a^e termtn®e> les places disponibles comblées par des annonces de remplissage.
- So e boursier change les chiffres de la Bourse ; j-e travail terminé, il se remet en pige, c’est-à-dire ,.end de la copie, et on lui marque un nombre 'gnes équivalent au temps qu’il y a passé.
- Ul- Un registre ou sur une feuille volante divisée dita'° °nnes portant les noms de tous les comman-f0 Pes’ P'geur inscrit le nombre de lignes prm Par chacun.
- U r U1- du contrôle, mieux encore pour
- du travail, les copies sont divisées en par ^eatlx plus ou moins courts en commençant ^ articles de première page. Chaque division c<>te porte au crayon de couleur un numéro
- fl’
- «lu
- Part;
- qj,j r— crayon
- . re et une lettre distinctive rappelant l’initiale . llre de cet article. La chronique, par exemple,
- iïj a8ée en quatre copies, portera comme re-biar^116 ’ ^ ^ ^ ^ ^a dernière cote est
- ^artM^6 en P^us d'une croix indiquant la lin de Coie ° 6’ ^es c°pies sans numéros s’appellent « sans Pie'»^' ^es bgnes sont annoncées à haute voix; le Ur en inscrit le nombre suivi des lettres et
- en
- "^os de cote.
- sa C0P^e collationnée, le metteur ... saifeS ;a c°upe en autant de cotes qu’il juge néces-s0nt ’>1 *a dispose en ordre à sa place. En premier r*gés ^ ar<ac^es politiques susceptibles d’être cor-trij-j Par leurs auteurs. Les cotes ne sont point dis-*hêtueeS aux ouvriers ; ceux-ci les prennent d’eux-e$ 6t aussitôt qu’ils ont terminé celle en main.
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- LES JOURNAUX
- Suivant que l’article est interligné à un, deux 0 trois points, la cote est barrée de un, deux, tr°‘ traits verticaux. .
- Au cours de la composition, chacune de copies ne formant qu’un nombre minimum j lignes insuffisant pour constituer un paquet devient nécessaire d’en rassembler plusieurs-réunion de ces cotes dispersées se fait par apPe j Chaque compositeur s’identifiant momentaném® avec l’inscription de sa cote personnelle, le 1 ^ appelle le 2 C, qui appelle le 3 C, qui appe^e 4 C.... Ce dernier fera le paquet à condition ne soit pas trop long. Si, dans le cas contraire* * quatre cotes font deux paquets, le premier sera par celui qui réunit, lequel aura bien soin de couper en division. Ce procédé facilite la recherc et la réunion des paquets pour la lecture et lac ^ rection ; ce qui reste de la composition ainsi c°u^ja est transmis au suivant, qui le met en tête do sienne. Au cas où le 4 C + (dernière copie) l’inl jj premier, par exemple, il marche en remonta*1 v appelle le 3 C auquel il laisse sa galée ; si Ie j[ après avoir réuni avec le 4 C, Unit avant le 2 ^ appellera ce dernier et de même lui laissera “ galée, et ainsi de suite jusqu’au bout de l’arh Le mécanisme, on le voit, est assez simple-Celui qui termine le paquet en fait une éprel à la brosse qu’il remet avec sa ou ses cotes au recteur. Une fois lue, le correcteur la numéro avant de l’envoyer au corrigeur. r
- La pige arrêtée, tout le monde passe à la ^ rection, les cotes en train sont terminées par c qui n’ont point de correction. ^
- Bien moins compliquée que la mise en Pa^e^il labeurs, celle des journaux réclame du coup a
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- LES JOURNAUX
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- de la dextérité. Cette mise en pages ne se fait Point en gâtée, mais à même le marbre, à l’intérieur du châssis. Les paquets disposés en ordre par e corrigeur, à portée de la main, sont placés SUccessivement le long des filets. Avant de com-^encer, le metteur mesure toutes les compositions avec une ficelle représentant la longueur totale des bonnes. S’ « il est trop court », il garnira avec des ouche-trous, des faits divers ou autres articles de erïlplissage ; s’ « il est trop long », il en réfère au ®eÇrétaire de rédaction, qui fait les coupures néces-*^es, ou ajourne les articles pouvant attendre, quoique se présentant quelquefois, les lignes boi-uses en ^ coionne ne devraient pas exister, J* à blanchir ou à serrer les titres des colonnes Pr®cédente ou suivante ; dans une colonne pleine, ^Ues P°'n^s jetés aux alinéas empêcheront cette . ectuosité. La position en regard de deux titres Portants sera évitée par interversion d’articles. âe "^brisure définitive annoncée, on appelle à tour role les morassiers; ce sont les malheureux, nsi nommés parce qu’ils restent, les autres partis, llr aider le metteur à finir le journal.
- ,. Je piéton qui se fait remplacer étant de morasse ^Preuve à la brosse d’une page entière du joufnal. corriger définitivement), s’il ne change de tour Çc un camarade, est tenu de payer le temps sup-^entaire à son remplaçant au prix de l’heure, aff ^ naetteur ne termine point les colonnes, c’est aire au morassier qui justifie au pouce au tiè ^6n ^^nterlignes mises ou enlevées. La page en-^ceuient justifiée, le morassier, après un léger ser-Hoi ’ morasse et la Pass® au secrétaire. Les
- corrections sont exécutées, et la forme nitivement serrée est livrée aux porteurs.
- TvpOGRAPH1E. 26
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- LE8 TABLEAUX
- CHAPITRE XI
- LES TABLEAUX
- On désigne sous le nom général de tableaux toute composition de colonnes séparées par des filets et formant un ensemble le plus souvent enfermé dans un cadre. Les colonnes peuvent être vides (blanches) ou garnies, soit partiellement, soit en totalité, de texte ou de chiffres, et des deux à la fois.
- Chacune de ces colonnes est surmontée d’une brève indication en une ou plusieurs lignes et soU' lignée d’un filet qui prend le nom de fête ou lêlière-Les tableaux accompagnant un ouvrage doivent-autant que possible, tenir sur la même justifica' tion ; cependant, au besoin, on empiète sur les marges, ou encore on les tourne en travers.
- Ce genre de composition est basé sur le calcul' Etant donnée, d’après le format, la place dont on dispose, la justification respective de chaqlie colonne est fixée d’après elle (dans les tableau* rien que de colonnes blanches, on fait en sorte de donner à chaque colonne la justification en rftP' port avec la matière susceptible d’y prendre place);
- A l’intérieur du composteur préalablement monte sur la largeur totale du tableau, chaque justifié tion partielle est représentée par autant d’m de s1* ou de douze et fractions s’il y a lieu ; entre ep1? s’intercale le nombre dqjxnnts représentant le me séparatif, et à chaque extrémité celui représenta11 les filets du cadrer
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- LES TABLEAUX
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- Le calcul peut se faire aussi graphiquement sur e Papier.
- Ln Voulant observer la régularité qui est d’es-s®nce typographique, il est rare que les colonnes aitlsi établies soient d’accord avec celles de la copie, m augmente alors la largeur des colonnes les plus chargées aux dépens de celles qui le sont moins, maintenant toutefois, surtout pour les tableaux a chiffres» cette largeur sur un nombre correspon-
- dant
- la
- a un compte de cadratins, et ce pour faciliter
- justification. De même pour les colonnes blan-
- ^Les, on leur donnera une justification susceptible ®trÇ comblée exactement par des cadrats ou des garnitures sans recourir aux fractionnements néces-s,ltant l’adjonction d’espaces ou d’interlignes, ces crnières pouvant devenir une cause de chevau-°aage nuisible à la solidité et à l’aspect du tableau.
- La largeur des colonnes n’est pas toujours éta-rh-6 ^ aPr^s quantité de texte ou le nombre des dires : l’importance des têtes oblige parfois à les
- élan
- élé
- &lr plus qu’il ne conviendrait. C’est encore un nient dont il faut tenir compte pour l’établisse-®ut des justifications partielles.
- La largeur totale du tableau étant déflnitive-®nt arrêtée, — après vérification et comparaison i lautieuse avec la copie pour éviter tout oubli, — celi Üteur rï0S ^tes est a son ^our ^X0e A uprès e qui contient le plus de lignes. Cette tête une ls composée, munie de blancs convenables et sou-^8née de filets horizontaux, forme, avec la colonne t t0xte ou de chiffres la plus chargée, la hauteur aie du tableau. Les colonnes, comme les têtes les oins garnies de lignes, reçoivent les blancs diffé-ntiels jusqu’à concurrence de la hauteur établie. Lo nombre de points — comptés et vérifiés —
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- LES TABLEAUX
- doit être pour chacune de ces parties dTune égalité absolue.
- Etant données la largeur et la hauteur du tableau, comme il vient d’être dit, on procède à la composition des têtes en commençant par la dernière, a laquelle on donne la hauteur verticale convenue, les autres têtes, composées et munies de leurs filets horizontaux sont placées à la suite dans une galee à part et séparées provisoirement par une inlerlig°e quelconque.
- On reprend alors la première tête (qui se trouve en avant), on la dispose dans une autre galée eu la faisant suivre de son texte propre, redressé et bien d’aplomb. La colonne ainsi complétée est recoU' verte sur la droite par un filet vertical embrassa^ toute la hauteur. La longueur de ce filet est évaluée exactement d’après le nombre de lignes de la colonue traduit en points, auquel on ajoute les blancs divers le filet ne doit jamais, à la pression, dépasser ^ pied de la colonne. On peut le tenir un demi-p°*n plus court facultativement.
- Les têtes et le texte des colonnes suivantes souj placés de même jusqu’à complet achèvement, e l’on passe à l’encadrement.
- Les filets de cadre sont façonnés de manière a offrir à leurs extrémités un angle de 45 degrés dou la pointe regarde toujours l’extérieur ; les deu* filets étant rapprochés forment par addition Ie? 90 degrés d’un angle droit du cadre. La partie aigl,e se nomme anglel.
- La dimension des filets de cadre horizontaux es donnée par la largeur du tableau, en laquelle e* comprise la force des deux filets de cadre ver11' eaux, et celle des filets verticaux par la hauteur d11 tableau plus la force des deux filets horizontaux
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- LES TABLEAUX
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- serait bon de reporter dans le composteur ces ®Ux dimensions totales, pour être assuré d’une P us parfaite justesse, et de régulariser les filets ei|x à deux. Cette longueur peut être augmentée je quelques points en vue des aléas de la coupe ; nombre de points supplémentaires est générale-ent calculé d’après la force de saillie donnée au er du rabot si l’on se sert du coupoir (cette res-®°urce est encore utile si l’on façonne les anglets à ume en prévision des coups de lime trop brusques .U P®r*6>s à faux). Pour obtenir à volonté la coupe sirée — droite ou angulaire — les rabots ajustés Ur le coupoir sont munis d’équerres mobiles indé-Nantes, dont les côtés correspondent aux divers gles exigibles, et qui se fixent, au moyen de vis j,e Pression ; ou mieux, d’une pièce droite dont extréniité, mobile autour de son axe, parcourt un îïu-cercle gradué en traits apparents sur la pla-^edu coupoir. Suivant l’angle à obtenir, la pointe arrêtée sur le trait convenu et, contre cette ’.rte de réglette maintenue par une vis de pres-0tl, vient s’appuyer le plat du filet à façonner.
- Le façonnage des anglets à la lime demande une . plaine habileté de main et beaucoup de circons-ection. Le filet, tenu d'abord un peu plus long t^î dressé à la lime, est amené à la longueur exacte; à chaque extrémité on place un blanc
- totale ..............................................
- jtoelconque (cadratin de six, interligne de trois 0lnls, par exemple) représentant la force du filet ve cadre, et l’on tire un trait pour délimiter l’ouvre de l’anglet. Le filet horizontal posé à plat ]e r e bord du marbre ou appuyé par son pied sur lesr®bord inférieur de la casse est maintenu par ; doigts de la main gauche, et on lime en biseau du au ras du trait, on passe à son autre extré-
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- LES TABLEAUX
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- mité et l’on agit de même pour le second filet d les filets verticaux.
- Lorsqu’on ne possède pas de coupoir, le filet est profondément entaillé à l'aide d’une pointe l’on passe plusieurs fois sur un même trait ; le me étant mis à plat sur un bois ou un marbre — Ie** taille en dehors et correspondant avec l’arête d support — est brisé d’un coup sec.
- La justesse des quatre filets n’est pas l’uni<lue condition requise pour assurer la jointure Cadre ; la bonne justification des têtes et des c° lonnes, leur égalité de longueur, et surtout lllî serrage régulier de la forme, pour ne déplacer n’ fausser les filets, sont autant de facteurs néces saires â la parfaite quadrature du tableau.
- L'agencement du tableau est le plus souv^ abandonné à l’initiative du compositeur, qui le pose à son gré, l’amplifie, le restreint, le comp°5 plein ou interligné suivant la nature du texte e d’après le format.
- Des têtes
- La disposition en forme de titre est la pour les têtes de tableaux.
- On les compose généralement en petites capfia avec le ou les mots principaux ressortant sur autres en grandes capitales. L’étroitesse des colmU oblige parfois à mettre ces lignes sous forme ^ sommaire et même à employer le bas de romain ; on recourt également à ces dernières f°r,ll1i quand la tête est chargée ; mais le terme pru1?1^ h’en reste pas moins en grandes capitales et des autres lignes par de légers blancs.
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- DES TÊTES
- têrtl*Van*' l'importance fies titres et sous-titres des et }eres’on emploie les grandes capitales, les petites a ,e ^as de casse du même corps ; ce dernier vient j^^Henient en sous-ordre ; mais bien qu'il soit et larchu[uement inférieur aux capitales, majuscules j médiuscules, il acquiert trop de valeur de par ses mages supérieurs qui atteignent la hauteur des q ( es capitales et de ses inférieurs qui la dépassent; j ant auX petites capitales, malgré ce titré qui leur inf110 l,rim'ité, elles se trouvent, visuellement, en le ,llor‘la- Pour établir un équilibre de sens et d’œil, <les?main bas de casse d’un ou de deux corps aU-Ss°us se trouve donc indiqué.
- Les caractères de fantaisie sont écartés de la ^Jdposition des têtes ; cependant, on peut se servir les* °arac^res de genre marchant d’ordinaire avec jgs c^issiques, tels que les antiques, les égyptiennes, üe .^mandes, les grasses, quand il est nécessaire taire ressortir un ou plusieurs mots en lettres as apparentes.
- yes Coupures du texte doivent être faites au Plüq* a lo&i(lue e*: de l’arrangement typogra-
- somme, la disposition des têtes dépend du I Lre de lignes par rapport à la justification, et ^ancs qui séparent les têtes du filet de cadre au filet horizontal les soulignant doivent être Il Peu plus accentués que ceux de l’intérieur des Ce fîS ’ ceux séparent le texte de la colonne de c det et ceux qui le séparent en bas du filet de Co ^ .SOn* généralement fournis par les cadrats %ne 1* corl)s employé précédé ou non d’inter-
- tal^aiîS ^es têtes exclusivement en grandes capi-p es’ 011 tient compte du talus inférieur de la lettre Ul le partage des blancs.
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- LES TABLEAUX
- Dans celles ayant le même nombre de ligne!" les blancs sont les mêmes pour chacune d’elles-
- HH H HH HHHH H HH HH HHHH
- m HHH1111H11 ni HIIHHHHH m
- 11 II H HH II H ilHlIHHHH nimm HllHllH»"
- 88,888 88,888 88,888 88,888 88,888 88,8*8
- L’étroitesse des colonnes soit naturelle, soit ré* tant de leur grand nombre, nécessite le placent des têtes dans le sens vertical : les lignes doi'’e. aller de bas en haut, ce sens donnant plus def j lité à la lecture. Lorsque ces lignes verticales doi'e ^ être seules dans plusieurs colonnes consécutif’ on les aligne par le bas; mais si elles sont f s( calées entre des têtes de sens horizontal, ^ ^ préférable de les justifier au milieu du blanc; agit de même encore si la disproportion de lu
- à l’autre tête est très accentuée, à moins que c disposition n’amène la forme en cul-de-lampe-
- 0
- HHHHHH Œ HHHH II) S miHH HHH HHHH »
- mm Z2 HHHHHHI1HH ^ ~
- œ zz * minuit*11
- X n ZZ SB m
- *** tnninim = miiiwin»11'"111”^,
- Miminii 888 8 888,888 888 8,888,888-8^
- A partir de trois lignes, la tête v posée en sommaire. „ ,
- erticale est $
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- DES TÊTES
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- a conviendrait de rendre plus sensible que les q 1jes hlet soulignant les têtes ; le quart-gras et ïuefois même le demi-gras sont indiqués.
- col"a j^tification de toutes les lignes — têtes et nues — doit être maintenue dans une juste pr . lle, ni trop lâchée ni trop serrée; dans lé ^ont l61* CaS’ *es ^res entre les colonnes,
- nia' • horizontaux de tête et les interlignes
- Ion n*lennent l’écartement; dans le second, les co-le(Ji_es Se cont°urnent, les lilets faussés perdent sens rectiligne, les cadres gondolent.
- Coj^Uar,d une colonne tombe en largeur sur un ^‘npte (je
- cicéros plus une fraction, au lieu de aVec Gn^er ^es dueldues points supplémentaires clj c ^es espaces, il vaudra mieux les répartir de i]e (*Ue côté le long des filets au moyen d’interlignes coucha On évite ainsi de justifier les lignes Jfrats et de couper les interlignes établies sur °ngueur systématique.
- Plic'ui^eUrs ce^a es^ d’accord avec la règle de sim-Pièc ^ recommande d’employer le moins de jqat^S. P°ssible : d’où économie de temps et de la0e^le^’ avec, pour conséquence, l’excellence et “haité du travail.
- sijjj SeParation des colonnes dans les tableaux t^jjj es se fait avec les filets maigres. Pour les djVjeailx quelque peu compliqués, offrant des ploj l0ns du’d est nécessaire d’accentuer, on em-filelsra P°ur séparer les groupes de colonnes des tance ^Uar^~^ras 011 demi-gras, suivant l’impor-a°inî *a^eau ; les divisions et subdivisions l’eri ).re.Uses seront encore mieux distinguées par bes0jn°l ^es Ulets doubles-maigres et triples au
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- LES TABLEAUX
- HHH HHHHH HHH HHHH11II HHH HHH
- HEIHHH HHH HHHBH
- HHHH HHHHH HHHH
- HHHHHHH
- ]W
- Les filets horizontaux doivent buter nature ^ ment sur le plat des filets verticaux — sans ^ crénés — le talus devant offrir un blanc convefl9 ,j, de séparation ; mais les uns et les autres s’aP* quent exactement sur les filets d’encadrement-Néanmoins, si on le demande, les filets hor*^ taux des tètes peuvent être crénés en vue ajustage parfait. . r
- 11 est dans l’habitude de couper les filets horl^p-taux par chaque tête. Cette méthode a pour aV ^ tage de rendre moins apparents les défaul?tj0n largeur des têtes provenant d’une justifi0^, fautive encore aggravée par un serrage irrégaJ Les filets de -colonne d’une seule pièce, fdaI) ^ bas en haut, atténuent sûrement, s’il y a UeU* üe imperfections. Et cela nous semble plus 1°# ü : aussi et conforme à la définition du tabl0 ensemble de colonnes enfermées dans un °a . dr Les filets horizontaux rendent la colonne 1 D pendante, ils l’individualisent pour ainsi dtf ^ faisant tenir dans les mêmes limites le texte ® titre propre qui est la tête, alors que filet horizontal, commun à toutes les têtes
- sen1
- f)|C
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- DES TÊTES
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- en ^eux Parties bien distinctes. Ce procédé, usité Ae rance, aurait cependant quelque avantage, celui de P°uvoir détacher les têtes d’un seul coup en cas ùe ,c.anservation ou de clichage si le même groupe p les sert pour une succession de tableaux, oii fut'®tre serait-il utile de procéder ainsi au cas habl.68 C°l°nnes seraient par trop étroites et — pro-êyjt ern.en^ par suite, — assez nombreuses. On a*ns* le délicat et long façonnage d’une a fa 1 U(*e Petits filets. En revanche, il y aurait tbai^°nner ^es tttets verticaux séparatifs des têtes: rajes Ces dernières, en cette occurrence, étant géné-to^^t verticales et plus hautes que larges par éiSri.e(tUeilt, il y aurait moins de difficulté, les filets Pies longs.
- laj°utes les fois qu’il sera possible, faire tomber sy^. Üication des colonnes de texte sur un nombre fûrcemaUque Poiats» — évitant ainsi la coupure ou T ^ iaterlignes, restant inutilisées après l’usage lon&QeVant ®tre rognées de- nouveau en vue d’une (l6g ll®Ur régulière; faire tomber la justification Colonnes de chiffres sur cadratins. gm®an^°ins, s’il se présente des points et des vir-Uiale S^)ara,ai; les tranches de chiffres et les déci-cacj s\ ei qu’ils ne soient pas fondus sur demi-" ce qui simplifierait heureusement le ti0ri 1 ’ ~~ on sera forcé de prendre une justifica-tïiêmen. c°aséquence et de choisir des espaces de Poup6) arf?our que les petits points et les virgules ^our e,s %aes où cette ponctuation serait absente. libie P Us certitude, il y aurait le moyen infail-et de 6 paacordance, consistant à couper des points tipI^?U.les d’un vieux caractère correspondant len(jeleri^ralent lieu d’espaces de parfaite équiva-
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- LES TABLEAUX
- Des accolades
- Les accolades se rencontrent dans les table*111, soit horizontales dans les têtes, soit verticales d» les colonnes. e
- Dès que dans les têtes les lignes sont en non^
- HHHH HHHHHH HHHH HHHH HHHHlP1
- HHHHHH HH H11 HHHH HHHH1IHHH hhhhh»
- m HHHH mm mm mm mm imn mm nu"
- 1915 888 888 888 888 888 888 888 gt*
- relatif au-dessus et au-dessous de l’accolade, celles doivent s’aligner entre elles. ^
- Mais, au cas où les lignes sont de tête à tête nombre inégal, l’alignement ne peut être exige-
- HHHHHH
- HHHH
- L’accolade, dans les têtes, a pour fonction Q f brasser deux ou plusieurs colonnes. Il est bon, P la clarté générale du tableau, que ces col on
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- DES ACCOLADES 469
- ^ià. séparées entre elles, sous la même accolade, a r Un filet maigre et formant groupe, soient plus PParemment séparées du groupe de colonnes voisin Pfr un filet quart-gras ou demi-gras. Les colonnes ®uuies sous la même accolade peuvent être com-andées (surmontées) par une autre accolade et . .rtaer a*nsi un groupe distinct, lequel, doublé, . ’Pfé, etc., peut se voir à son tour commandé par
- üue
- seconde accolade embrassant la totalité. Pour
- *>ut
- jj^ux séparer ces parties complexes, on emploiera 8 blets d’œils différents (que le tableau soit acf°ladé ou non).
- j, 11 est dans l’habitude de créner légèrement extrémité du filet butant contre l’accolade, de ni-^re ^ u’offrir avec les creux de celle-ci aucune ution de continuité.
- ^es filets de colonne, suivant la place où ils pli nt conf're une accolade horizontale, s’y ap-D JÎUeot ou ne s’y appliquent pas complètement, ceu SU^e ^es renfiemenfs des incurvations de t .,te dernière, lesquels sont en proportion avec sa Qe 1 ^es *^ets a^ant vers centre> Par exemple, c> Je joindront qu’à la condition d’être crénés, 'dire due> sauf l’œil et son talus, l’extrémité blet sera limée de façon à ne laisser subsister je Une sorte de bec qui correspondra en relief avec ja(jCreux angulaire formé par la pointe de l’acco-^e crénage du filet central est de rigueur; pr ,Ul des autres filets est en rapport avec le talus jja Senté par l’accolade à l’endroit arrêté. Le cré-dev'6 ^GS illusoire dans des petites accolades, !ent nécessaire lorsqu’elles augmentent de di-tüénsi°ns ; car leurs sinuosités plus ou moins accen-dr laisseraient entre el^es et j0 fllet simplement 1 des hiatus fort inégaux qu’il est bon d’éviter. TypogiuphIe. 27
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- HHHHHH HHHHH HHH HHHHH HHH HHHH HHH HHHH HHHH HHHH HHHH HHHHHH HHHH HHHH HHHH HH HH HH HHHHHHH
- mmm mmnuim mmmm mmm mra mmm mm mmm mm
- Mmmnim 888,888 888,888 88,888 88,888 .88,888 88,888 88,888 88,888
- HHHHHH
- HHHHH
- HHHHH HHHHHH HHHHH
- HHHH HHHH
- HHH HHHH HHH
- HHHH HHHH
- HH8H HHHHHHHHH HHHH
- HBHHHHHHHHBHHH
- LES TABLEAUX
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- DES ACCOLADES
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- Y ®s deux colonnes étant de largeur égale, le filet j, ical médian vient buter au creux central de 'ôlftf a<k’ ma*s s* les colonnes sont inégales, le des j°m^e sur n’iniporte quel endroit de l’accolade d ^eux cas peuvent se présenter, si, au lieu de x colonnes sous une accolade, il y en a trois Plus).
- 048 d’inégalité, il y a là évidemment une stable asymétrie, quelque peu choquante pour
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- 472 LES TABLEAUX
- l’œil, que la substitution d’accolades dites briséà rendra moins sensible.
- Si elles n'existent pas en fonderie, deux moitié d’accolades de tailles différentes coupées et coo^6 nablement dressées en tiendront lieu.
- ACCOLADES DANS LES COLONNES
- Les accolades figurant dans les filets de col sont isolées, dispersées ou successives.
- Isolées, elles constituent une sorte de prolo11# ment du filet; dispersées, elles se rejoignent 0D elles par des fractions de fn® ^ successives, elles se touchent si tableau est plein, et, s’il est iotc ligné, sont séparées entre e^eS.^nd la valeur de l’interligne (interne que l’on embranche pour plos solidité et qui remplace les A1 par trop minuscules d’un nage extrêmement délicat, lesque du reste ne se maintiendraient h peu ou point dans la forme). f Une ligne isolée venant à deux accolades, elles seront j°,J1 f par un filet équivalent à la hau de cette ligne. ^
- La pointe des accolades v® j cales est tournée à gauche ° ^ droite, du côté de la parti0 texte la plus étendue.
- Quelle que soit la manière dont elles sont to ^ nées, les accolades sont décollées du côté d® a partie qu’elles embrassent ; au contraire, ell03
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- DES ACCOLADES
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- ollées aux points de conduite ou à la lettre extrême outissant à la pointe médiane, vuand les lignes fourniront par leur étendue e assez longue colonne, on la composera en binaire ; le cadratin ou le demi-cadratin en tête ^ chaque ligne la décollera naturellement. S’il y de texte, on pourra le composer en style
- Le décollement peut s’opérer de deux manières, avec les cadratins et demi-cadratins du corps, avec des interlignes de couchage de la taille . s accolades, ce qui est préférable quand la justi-cation le permet.
- observations sua le façonnage des filets
- hes fliets taillés au coupoir sont tenus un peu laT *0n&s ~ car l’œil peut être entamé ou faussé, r .. anche présenter des bavures et des cassures en lef —. p0ur £tre ensuite rabotés ou finis (dressés) 4I*Ume.
- J} coupoir est muni d’un rabot, on donne au dp i Un eïcédent de longueur correspondant au fer ya lame.
- Conf r^s^slance de la matière à l’action du rabot der balance celle de la main qui tient le filet, ce nier recule parfois et sa base est moins entamée sj f •? haut; il s’ensuit que ces saillies inférieures, Ceil^ i e? s°ieut-elles, déterminent un écart d’œil à sürt S iointure esi al°rs impossible et le vide est L0at sensible quand il s’agit d’anglets. vera i e’ en faisant disparaître cet excédent, achè-Cçpfj e redressement du filet ; même, pour plus de légi1 u^e> il n’est pas mauvais de forcer, mais très cernent, la réduction vers la base.
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- LES TABLEAUX
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- Selon les caprices de la matière, la lime n’enlè^ pas complètement la ligne maigre dans les filets w cadre, mais la couche sur la ligne grasse. pointe que l’on fait passer délicatement entre Ie5 deux lignes du filet suffît pour remettre la maig^ j dans le sens rectiligne. La lime ravive l’anglet/ cela est nécessaire. Le même cas peut se présente1, pour les filets doubles-maigres et triples.
- On s’assure de la parfaite égalité des filets d cadre et de colonne en les passant dans un comp°s teur justifié en conséquence.
- [Jusqu’en 1854 on n’employait que le rogne-int6^ ligne; à cette époque un compositeur de Paris, Brel. tenstein, imagina un taille-filet, lequel, perfection11 par Derriey, devint le coupoir-biseautier.]
- Tableaux en regard
- Si le même tableau, eu égard à ses dimensio^ en largeur, doit porter sur deux pages, ses de11 parties identiques seront exactement en rega1^ Mais; pour éviter un trop grand écartement enbj elles, le fond intérieur des pages sera supprimée cette marge régulière remplacée par un douze co11 ché contre le filet de droite du premier tableau6 un autre douze contre le filet de gauche du secofl*” lequel filet n’est autre que celui de séparation deux colonnes extrêmes, mais nécessairementr pété pour la symétrie. Le cadre du premier table® se ferme du côté gauche, et celui du second a côté.dyoit, leurs filets horizontaux débordent cbaCu en haut et en bas sur leur douze respectif, de sor qu’à livre ouvert le blanc de vingt-quatre points S perd en grande partie dans le pli, et que l'encadf ment ne présente aucune solution de continu^ '
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- TABLEAUX EN REGARD
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- Apparence, les deux pages n’eu font qu’une, lorsque le même tableau court sur plusieurs Ses, le cadre reste ouvert à la base et n’est fermé
- déf
- D
- dutivement qu’à la dernière.
- Col anS *es h^eaux en regard comportant des ac-c ]| es horizontales allant d’une page à l’autre, es ci sont brisées ; mais comme elles constituent déb Un^®’ ehacune de leurs extrémités intérieures orde dans le blanc de fond, à l’exemple des ets de cadre : la brisure forcée de l’accolade
- Semble
- Sip,
- ainsi ne pas exister.
- jj - on ne possède pas d'accolades en deux pièces, ae faudra en couper qu’en cas d’absolue néces-e ! les modifications à la justification de certaines
- °ones permettront, parfois, d’éviter cette extrême mesure.
- Per11 aPPe^e (< calculs » ou « opérations », des ds tableaux sans filets, où les colonnes sont - ,f^es par les blancs nécessaires. Leur infinie mté ne permet pas de donner des règles pré-<p es P°jir leur exécution ; le caractère est inférieur p oeil ou deux au caractère courant. Ils occu-Plu habituellement -[a moitié de la justification, la Si °U mo*ns selon les cas. On peut se baser sur com US *on£ue ligne, eL si Ie texte est abondant, ?0ser en sommaire ou en alinéa : des points de °aduite les terminent.
- se -eS *.^es colonnes, en caractères plus petits, (pg^fü/ient sur le plus long mot (on peut user bl reviati°ns pour les rétrécir et éviter ainsi des Se ^ exagérés entre les colonnes de chiffres) ; elles est H Par hase s* ie nombre des lignes
- ser 'dorent dans chacune d’elles; les lignes ne iumA mîses verticalement que si cela est abso-eut nécessaire.
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- l’algèbre. — NOMENCLATURE DES SIGNES
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- CHAPITRE XII
- L’ALGÈBRE
- f Pe(.toufes les branches de la composition, l’algèbre i /'Jeter, réduction) est. sinon la plus difficile, du moip - - -
- . - -- signes, ceux aes cnmres, ues ope-
- lè j‘0ll(j’ et coulmre de ces dernières en forment
- ^ Si 1 on est doué de quelques facultés calculatrices,
- desquelles d’ailleurs dérivent le goût pour ces îsorie* a . . .. - 1
- U' I l travaux,— 1 algèbre sera composée conve-
- o’pentet avec profit, à condition cependant d elre dlé en conséquence.
- NOMENCLATURE DES SIGNES
- Les signes employés en algèbre sont les suivants :
- ^ plus; signe de l’addition (a + b s’énonce a plus b); " ttioins; signe de la soustraction (fl — b s'énonce a moins b)\
- ®iultipliê par; signe de la multiplication (a X b 8 énonce « multiplié par b). La multiplication s indique aussi par un point placé entre deux lettres :
- quelquefois la simple juxtaposition de deux lettres indique que la première est multipliée par k seconde : ab (a multiplié par b) ;
- % 8a|ité ; relie entre eux les deux termes d’une équa-; tion : a -}- b = c;
- comme; signes des proportions (fl : b II c : d
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- l’algèbre
- s’énoncent : a e?t à b comme c est ,ï d). L'œil ile ces deux signes doit être plus fort que celui de5 deux-points ordinaires;
- rp plus ou moins; retourné, dt moins ou plus;
- > plus grand que; retourné < plus petit que. Ce s0111 les inégalités. La pointe au signe est ioiijou1’5 tournée du côté de la plus petite quantité ;
- ^ différent de; ce sont les deux signes pr éeédeid8 superposés ;
- 5s plus giand que ou égal à; ^ plus petit que oU égal à; ce signe doit être fondu d’une seule p>cc?' le côté inférieur de l’angle servant de Irait >UPC” .rieur à l’égalité ;
- y/ Radical ou racine (première lettre du mol latin ra^‘ | (racine) transformée et prolongée(i"). Le signe ^ sans chiffre ou lettre à l’intérieur indique la
- Lorsqu’un indice est enfermé dans ses deux brancbca s ._ m-/— :
- V V <>n emploie un radical créné. Le filet accouqiagne le radical doit en joindre parfaitement l'exir® mité droite, faire corps avec lui, mais ne point couvrir1 ponctuation qui suit.
- Dans les séries décroissantes de radicaux se coüvr®Ij les uns les autres, la différence de force d’un radie** * l’autre est de deux points :
- /
- 2 + v/ ‘2 -f V 2 + ...
- •f progression arithmétique £ 2 . 5 . 8 . H . 14 £f progression géométrique £j 5 : 6 : 12 : 24 : 4$"’’ E= congruence ou équivalence, D == 3 ; oc infini ;
- U extraction du résidu;
- J' intégrale ou somme (ancienne forme de 1’# italique)' ^ force du corps augmente suivant les quantités à brasser. Elles sont crénées à l’usage des indices/^
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- EXPLICATION DES TERMES
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- division s’indique par une barre horizontale ^ ou
- Par un deux-points : ^ j Ce qu’on appelle typographiquement un diviseur n’est en réalité qu’une fraction dePd°.Sé.e sur la double hauteur du corps; mais, par esprit - distinction, ce nom de fraction est donné à celle qui ent seulement sur la hauteur du corps, lilet compris.
- EXPLICATION DES TERMES
- I .^n algèbre, les nombres sont représentés par des it v s’ '— C*es litres, minuscules, se mettent en . a*ique dans le romain et en romain dans l’italique. a ponctuation qui les suit est toujours à leur in-I!Se- Les majuscules sont en capitales de romain. Les premières lettres de l’aljdiabet, a, b, c, re-r ^sentent des quantités connues; les dernières ’1'es> x, y, 2, sont réservées aux inconnues. lusieurs quantités, sans être égales, ont une rtaine analogie qu'il importe de rappeler; elles nt représentées par la même lettre affectée d’ac-Cents différents ;
- (a
- Prirne, a seconde, a tierce, a quarte, a quinte, a sixte...)
- h* " et les doivent être fondues d’une seule f e.Cei si l’on en manque, il vaut mieux rassembler ls primes que de combiner une prime et une in*' ,e P0ur former ainsi la tierce ; l’écart est T* e\ Leffet disgracieux.
- au ] m^ce est Ie petit chiffre ou la petite lettre mis bas et à droite d’une lettre :
- (i | Ÿ dx
- Lans les lettres affectées simultanément d’accents
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- l’algèbre
- et d’indices, ces deux signes doivent, pour la vérité mathématique, se trouver exactement l’un au-dessous de l'autre : a\ a", à l’exemple d’une fraction dont on aurait supprimé la barre J ; mais compte l’accent et l’indice sont fondus à part, on est bien obligé de les meltrecôte à côte: a\ a"2, l’un touchant la lettre complètement, alors que l’autre s’en écarte-Pour obtenir cette verticalité désirable, il faudra11 limer la partie inférieure de l’accent et la partie supérieure de l’indice, expédient peu pratit|ue pour un emploi fréquent; le mieux serait de faire iondre ces signes à mi-hauteur; il suffirait alor* de les superposer.
- b'er.po ant, petit chiffre placé à droite et un peU au-dessus du nombre, en exprime la puissance. ^ première puissance d’un nombre, c’est, le nombre lui-même (2); la deuxième puissance, le nonib^ multiplié par lui-même (2x2 ou 22) ;
- aXa ou a*; * est un exposant.
- La nlime ou n * puissance de a est a ” ; n est un exposant.
- 11 y a aussi des exposants fractionnaires:
- am~n Xa" = am-n+n __ a n
- i m p x
- a5; an ;
- On appelle monôme l’expression qui ne contic' * aucune indication d’addition ou de soustraction '•
- 15a5èac;
- Binôme, la réunion de deux monômes :
- 3a* 6a5 b ;
- Trinôme, la réunion de trois monômes :
- 5a* -(- (ias b -j- 2a* 6* ;
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- ESPACEMENT
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- Polynôme, la réunion de plusieurs monômes.
- Le coefficient est un nombre mis devant une H«antité algébrique pour en multiplier la valeur:
- 3x; 3 est le coefficient de x.
- Le
- nC ^ s®Pare ^es ^eux memLres d’une
- L équation est la réunion par le signe — de deux t ?ntités qui ne sont pas actuellement égales, mais le deviendront quand on aura déterminé la eur des inconnues.
- 0 . , racine d’un nombre est un second nombre H b élevé à une puissance déterminée, reproduit le £ ermer. La racine deuxième s’appelle racine rree’> la racine troisième, racine cubique cb «anS ^es branches du radical \/ se place un petit k lre °u une petite lettre qui s’appelle l’indice de racine : signifie racine cubique de a; \/a,
- |ne we de a. Le radical sans indice n’est que la ^ne carrée, s/A9 = l; 7 multiplié par lui-même élevé au carré et donne 49 ; 7 en est la racine.
- ESPACEMENT DE L’ALGÈBRE
- con^ ^Verses parties d’une expression algébrique et d tltuenl' pour ainsi dire comme autant de mots nj e Phrases qu’il est nécessaire de séparer plus ou P°ur la clarté de la compréhension et l’élé-“T* de U forme.
- au e *angage algébrique, écrit en chiffres, ne diffère *at.n(fent, à ce point de vue, du langage gram-lcal écrit en mots ordinaires.
- même que dans nombre d’anciens manuscrits
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- 482 l’algèbre
- tous les mots se touchent, on rencontre dans Ie*8 ouvrages d’autrefois les signes et les lettres rassem' blés en ordre serré sans aucune interposition d
- (>ace. L’ensemble est fâcheusement compact et ecture pénible.]
- On espacera donc tous les signes à deux points a + b + c = x
- c’est comme si l’on disait : a plus b plus c égale %
- Sauf les lettres ne portant ni accent, ni exposa0*' ni indice :
- axby c.% = a. ABC = ADB + ADC.
- et les exposants composés, leur espacement aVa°| pour inconvénient d’augmenter outre mesure la d>3 tance qui sépare une lettre de la suivante :
- m—1 __m—t ,
- x —ax -j- ... ;
- les exposants sont également collés à la lettre;
- On espacera à un point toutes les lettres afleç*^8 de coefficient, accent, indice, exposant et aussi ^ parenthèses, les crochets, les accolades, de prel / rence à la manière plus habituellement usitée ^ sistant à coller ces derniers signes :
- 2 a'b'c' + 3 a262c* + 4a, bl c, x -f- y = js* [cos2 (v + u) + cos2 (v — «)] jdu
- de même les points de suspension (points de placement) : a b c ...=/, et les virgules qui 1 ' accompagnent : a, b, c, d,..., /. On emploiera 0 gros points, ce qui dispense de l’espacement-points équivalent à l’abréviation etc. qui ne d jamais figurer sous cette forme habituelle.
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- ESPACEMENT
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- Leïs abréviations sin, cos, sec, log, tang (mis parSl tÿ) — considérés comme mots entiers et qui, l'an S,1^e’ ne portent pas de point abréviatif — se Pl’Oi'tant à la quantité qui suit et non à celle qui aprè 6’ Prennen* deux P0*11^ avant et un point
- x — y^ cos0 — y s^n®-
- J(e m°t constante s’abrège const. es mots se mettent en romain bas de casse.
- tité * !eUre (lu’1 est un symbole non untî fiuan-a algdbrique, prend une espace de deux points n ’ mais aucune après :
- Un
- r dx + 8 dy + ...
- Point après les lettres grecques :
- ctx* + $xy + Yÿ2...
- ge^es diviseurs, occupant une plus grande hauteur, mieux espacés à trois points.
- ^ Ion multiplie ^ par le diviseur on trouve...
- divU* P°nctuati°n qui suit un filet, une lettre ou un ^ eur, sera aussi espacée.
- acce°r,Stl.Ue la lettre I est répétée, avec ou sans de 1 ’ ®st bon de l’espacer à un point ; par suite peut !*r faiblesse d’approche la réunion de deux II jj es faire ressembler à un pi grec capitale : IL Cer^ .es* b°n aussi de tenir compte de la forme de c0ttiaines lettres et signes, le V par exemple, qui 1 esn °rle ldanc> ainsi que les fortes intégrales J ; t0(1| acp|oent sera réparti de manière à équilibrer le
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- 484 l’algèbre
- Les quantités entre parenthèses (calculs des foflc tions) sont séparées par des virgules qui reçoive11 un point avant et deux après :
- F(x,y,x)= 0.
- Après l’égalité, il faut toujours un zéro (0) et ^ un o italique; de même que l’indice „ est toujouf un zéro et non un „ italique.
- L’espacement devra être réduit et même st?jT primé quand l’équation, trop longue pour la justdj cation, pourrait y entrer par ce moyen, ou si e\ renferme un diviseur non susceptible d'être coup6' Il ne faut recourir au débordage qu’en cas d’irnp0®^ sibilité matérielle.
- MÉCANISME
- Pour toute opération quelconque, n’employer <r le plus petit nombre possible de morceaux, en v de la solidité générale et par économie de tefl*P et de matériel.
- Dans la composition de l’algèbre, on se sert p°^ les diviseurs des filets de deux points ; ceux deü point étant réservés aux fractions.
- Le plus petit terme, soit dividende soit divise^ justifié sur le plus grand, se met en son mili^’ filet est coupé juste à la longueur de ce dernier-
- Soit à composer la formule suivante (en c°r^ huit) :
- P" +
- PP"
- (H'+l)
- :N\
- Avant de commencer, il faut calculer la de la ligne donnée par celle du diviseur, soit
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- MÉCANISME
- 485
- Première ligne (rc'-f- 1) . . . 8 points
- Filet diviseur............... 2 —
- Seconde ligne pp"............ 8 <—
- Total. . . 18 points.
- Cette hauteur connue, on compose la ligne en Prenant les parties les plus larges des diverses opérions (dividende ou diviseur), on espace, comme il .|?nt d’être dit, et la ligne acquiert sa largeur totale; h comme elle n’est pas pleine (ce qui arrive gêné-,a‘ement), elle est justifiée au milieu avec des cadrats e *°rce totale, c’est-à-dire de 18 points.
- La ligne étant justifiée, il s’agit de parangonner ^ r le diviseur, d’abord la partie qui le précède. se 18 points, hauteur totale, déduisons celle de//' de* ^ l)0ints 5 reste 10 points à partager : 5 points Ssus p" H- et 5 points dessous, le tout suivi d’une pace de la hauteur totale (18 points); vient en-1 lte Ja plus grande partie du diviseur (n' H- 1) sur j inelle se pose le filet de 2 points coupé à sa p §^enr exacte ; puis la plus petite partie {pp") ^r~dessus le filet est justifiée sur la plus grande et div,S°n milieu' Comme, dans ce cas particulier, le de ]Se-Ur ^ distend*3 sont inversés pour la facilité p la Justification, il n’y a qu’à les transposer ensuite lot î 6S remettTe à leur ordre; seconde espace p ledçl8 points après le diviseur complet. L’es-Op 6 précède et suit un diviseur simple, double, Iota)11 &ranrï signe, doit toujours être de la hauteur der •, a^n ée soutenir efficacement l’opération. La jY,i^riler® partie, = IN", parangonnée comme la pre-
- termine la formule
- ijtÇp =j^E=_l ?
- Manière.
- ï’ manière.
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- 486
- l’algèbr*
- Si l’équation se compose d'un double diviseur '
- on compose d’abord les diviseurs supérieurs (° commencerait d’ailleurs par ceux-là s’ils étaK’* inférieurs, quitte à les transposer ensuite) sans tefl compte de la partie paraisonnable = («2— b*) le grand filet vient se posi r sur cette quantité, l’1^ on compose le diviseur inférieur en le justifiant ^ milieu de ce filet, vis-à-vis duquel est ensuite paralî gonuée la fin de la formule. n
- Les deux diviseurs ayant chacun 18 points, ( hauteur, cela fait 56 points plus les 2 points du a* médian, soit 58 points; l'interligne séparative et soutien du grand diviseur aura donc égalent 58 points; de cette hauteur déduisons 8 points la partie terminale, reste 50 points à partager deux, 15 dessus et 15 dessous. ,.
- Dans les parangonnages d’algèbre, on emploie “, cadrats ou, à défaut de ces derniers, des inlerlir'1 ’ (ce qui est particulièrement nécessaire pour l'al^ee. de corps impair, 7, 9, 11. le sept étant parangnl1, doublement avec du 4 1/2, le neuf avec du 5 djf le onze avec du 61/2). Bien que les cadrats coi|?^ tuent un phis grand nombre de morceaux, leur Ju" tesse est supérieure à celle des interlignes. Ces ni ères doivent souvent être redressées : elles ^ plus ou moins faussées par le eoupoiret portent*1, bavures qu’il faut faire disparaître à la lime. j La ponctuation finale des diviseurs sera égalent
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- MÉCANISME
- 487
- J^e seule pièce et toujours vis-à-vis du filet du V'ncipal diviseur.
- Les filets de diviseurs s’alignent toujours sur la lle médiane du signe qui suit ou précède. Les de ?CS ^ X sont généralement fondus au centre nauteur totale du diviseur pour e'viter un paran-Î5°ftnage double.
- de 1 nS ^es diviseurs a radicaux, les lettres et signes sj a Partie contenant une racine s’alignent comme rac*ne n’existait pas ; le filet qui doit couvrir d .litres et signes est strictement parangonné à ^ l°de pour ne pas s’écarter de la pointe du radical, f -Me d se joindra avec précision ; la partie de niule à gauche du radical est également paran-jj. nee avec une interligne de force équivalente au (2 points) ; exemples :
- 12 a b (2 c + fï) \' a |____________|
- ^ _L. 4 / 2ô - 41
- *=s±V -w
- Autres exemples :
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- 488
- l’algèbre
- A
- 2 p
- sin a
- . /1 + COS a
- V 2
- v/
- 2sin* a
- 4 -f- cos a *
- 32
- 11 est des cas où la forme de fractions est pr€: { rable à celle de diviseur, pour éviter qu’une raCl déjà diviseur ne s’étende exagérément; —il se p°u rail aussi qu’on ne possédât pas un radical asS grand :
- • y 7t
- Dans une formule, lorsqu’un radical coi*? l’autre, il convient d’observer l’ordre régulier, croissance au moyen de racines graduées de 2 p°l0 en 2 points :
- \/ 2 + v/2 + V/2 + \/ 2 h- v/ 3
- Si par hasard on en était dépourvu, on relève^ la première au niveau de la seconde au moyen à11 espace de deux points placée en-dessous. ^
- Quant aux racines comportant indice, il en existe creuses fondues à cette intention. Si l’on en mafl^ une racine pleine limée en tète presque au vif de branche gauche en tient lieu. .
- Les parenthèses et crochets d’une formule doi'1^ être de même hauteur que diviseur et dividetl réunis :
- X — p
- K1
- smc / 1 \ suie / J r
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- MÉCANISMË m
- çi même s’il n’y a qu'une parenthèse ou un ero-^t se trouvant immédiatement avant ou après une dation double :
- (—-i) B-H
- pm ^Ue ^es termes divisés ne soient eux-mêmes re parenthèses :
- [“+*(?)_6]
- fer^es crochets de commencement et de fin ne rendant que des termes simples restent du même
- n'[{n'n" — N")p'/>"]
- ^ en est de même lorsque les termes simples de do uencementet de renferment une opération ül)ie, non entre parenthèses :
- (p'p* — n’ ^7 -f- plîN")A'.
- ca/ GS Parenthèses renfermant une opération à radi-Se mettent de la même hauteur que celui-ci :
- ô(p — \Tq)
- FF\/S1>
- J^fieurs parenthèses se suivant doivent être de odeurs croissantes :
- ((A*)));
- ^a*s> dans un cas analogue, il n’en est pas de
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- 490
- l’algèbre
- même si les premières parenthèses sont remplaÇ1'® par un crochet ou une accolade, qui restent de me'11 grandeur relativement à ce qu’ils renferment :
- [jp" _ 1 -P_ 1 ) | N' — j n"(r" — 1) + r" — i\{n’ + p'h^
- Les exposants simples ou fractionnaires se mette*1* en tète de la lettre à laquelle ils appartiennent et e italique :
- -E ( ! \
- mn
- aW
- \a v) n a \ »/ e Ar =
- 1
- Les exposants de diviseurs se mettent à la l*0^ supérieure de la parenthèse ou du crochet. Le de l’exposant fractionnaire s’alignera avec la p°ul supérieure :
- /P-l\* 295\3~x _ /5C'- 7.
- ) ( 507/ 602 \99)
- Les arrangements, au contraire, se mettent pied de la lettre à laquelle ils appartiennent et L italique :
- s« 0 xP, = À_ „
- w—1 Tn.tt n tn.n
- Exposant et arrangement réunis :
- xJ—° = 0.
- Deux arrangements, l’un avant, l’autre après -lan8'oXm=,>zi.
- Un exposant peut avoir aussi un exposant :
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- MÉCANISME
- 491
- position rotative des parties doit être bien ^présentée, pour que le rapport de subordination facilement, saisi par l’œil.
- L'1 lettre étant accompagnée d’une minute ou se-condo et d’un arrangement, ce dernier suit la lettre ‘diniédiatement.
- Pr.
- Pr„
- n ^ intégrale / (signe employé dans le calcul inté-srral, première lettre du mot latin summa, somme, 11 type elzévirien) augmente avec la hauteur des Entités à embrasser.
- S°n parangonnage n’est aucunement difficile; euls les indices doivent être solidement ajustés :
- S. .C /
- !/ + *
- Wsque l’arrangement est un peu long (3eexem j^O- on peut le placer sous l’intégrale, afin d’éviter h ‘ÜP grand écartement de la formule.
- Exemple de formule à intégrales :
- Je
- / yd{\/aYz=.
- ha
- ü t
- *ydx *
- TT '
- ^ l&ns cet exemple, la force de l’intégrale est calcu-e sur la hauteur du plus grand diviseur.
- Jf quantités quelconques placées entre les lettres ues sur deux points et affectées d’indices et ^posants doivent être dégagées le plus possible :
- n—n' m-m'
- A (u) ~ Um dm (1 — •••
- »"=»'—1 »—m!~ l
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- 492
- L'algèbre
- Ceci pour donner de l’air aux formules ; d’aille,IJ l’écartement de l’indice inférieur — le plus large commande l’espacement des mots lim (limite) tü jours en romain et sans point.
- Les sommations se disposent le plus généraient de cette manière :
- i=3>—1
- ifl1
- 5=o
- Dans ces deux cas, les lettres et signes de ces t nuscules formules sont tous collés; mais les [ ^ mules elles-mêmes sont détachées du grand P1 ^ du grand sigma par un léger blanc au-dessOs au-dessous.
- Le trait surmontant les chiffres logarithM^ doit juste couvrir ce chiffre :
- 51345769
- De môme que le filet mis au-dessus de la lettre (majuscule) exprimant le mot logarif me :
- L02 = 0,6989700
- « • , , «jfï)
- Le chiffre supérieur suivant les abréviations cos, n’en doit pas être séparé :
- cos* sin*
- FRACTIONS CONTINUES
- ' $$
- Fractions dont le dénominateur est compose ^ nombre entier et d’une autre fraction qui a égale*®, pour dénominateur un nombre entier plus une
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- fractions continues
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- ®n* cl ainsi de suite. La construction des fractions nfinues est un travail long et difficile. Leur com-éol |10n cor»siste en une série de parangonnages •donnés en escalier, une sorte de mosaïque niphquée où tout se tient. Il s’ensuit qu’un divi-0 r n,al placé ou incomplet oblige à reprendre tout (j* Partie du travail. Toute fraction faisant partie nombre doit être plus rapprochée de ce nombre ’Ue d» snivant : ' ' '
- 'rj __ <
- + 10 + n+I
- 14 ^ 18 + •.. . 1
- 4 n -f- 2
- lono° cornmence Par composer les parties les plus la f'ICS’ a s,,*Ie* afin de connaître la longueur de la • *^n.e, le blanc à partager de chaque côté pour justifier au milieu.
- sec ° ,l)re,n*er terme n’offre aucune difficulté. Le j>on , a ,ln dénominateur (1) qui doit être paran-la |'îe ^ P°ints dessus, 5 points dessous, en lace de desrael*011 s- Le terme suivant et les autres sont de Ceni,us de 5 points en 5 .points jusqu’aux points la re,.îlPlaccment, lesquels étant considérés comme deSpUlte (le la série sont placés en diagonale et ,^'us du blanc équivalent aux précédentes
- 0l’r ccs opérations, il est utile de se servir de l^’esn S (^e ^orce supérieure, embrassant le plus Pace possible : la solidité générale y gagnera.
- Ty
- PoQRAPHIB.
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- l'algèbre
- DISPOSITION OES ÉQUATIONS
- La place naturelle des équations détachées esta|j milieu de la ligne, avec, au-dessus et au-dessous, # interlignage plus ou moins fort que celui du tc*^'
- Le numéro d'ordre se met généralement à gaU. entre parenthèses ou crochets et rentré d’un cadrai*11' ou en alinéa, suivant la justification. . .
- Il y a des cas cependant où certaines écjuati0' doivent rester dans le texte, celles dans lesquel* on assigne une valeur à une quantité :
- En faisant y — - , u 9 2
- m
- on obtient : (2)
- : g dans l'équation z = Si — G Zu — 5 4y,
- . 63 54
- *~S1 -J ~ J = 5-
- Les formules où ne ligure pas le signe de l’ég8*1 (P — N), P—(P —(— D), 25. 7), etc.) ne doivent c ^ isolées qu’avec réserve, c’est-à-dire quand la na* du calcul l’exige et qu’il est nécessaire de les u*1 ressortir. Leur placement dans le texte ne lait i* perdre de sa clarté au calcul
- A ce point de vue, les auteurs tombent dans <* excès contraires : ou leurs formules sont incorf0^ au texte et n’en sortent point, ou elles sont is°1^ abusivement ; et non pas elles seules, mais de suUPV quantités littérales ou numériques, voire une suw lettre. , j*
- En principe, les formules isolées dans la seront détachées pour l’impression. u,
- Le compositeur distinguera avec un peu dP9^ tude les équations dominantes mises dans le te‘ et les en détachera.
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- DISPOSITION DES ÉQUATIONS 495
- r ^es formules non symétriques se mettent chacune L'spectivement au milieu de la ligne.
- a + 6-f-c4-d = 0, ab -f- ac -f- ad -f- bc + bd cd =p, abc -f- abd -)- acd -f- bcd — 0, abcd = q.
- t3e.s mots °u, ou bien, et, ou encore, d’où, etc., godant une opération en ligne perdue, viennent c°nimencement de la ligne sans renfoncement :
- °u encore J = X — 4.
- l>ar^e'UVCnt auss' former une ligne à part — quand, car ex,0lllPle’ les opérations sont composées dans un 1 ai>tère diluèrent de celui du texte.
- , ^orsque l’auteur le désire, les termes exprimés Ce s texte sont rendus plus saillants par un cspa-a. îent double ou à cadratin; la ponctuation se met " es cet espace :
- quotient de 18 a'bx* par 6a26a; est 3a*x , et s’écrit... Itleiïle dans toute opération isolée :
- 54«*&3(a*_2a&xfc2) , 36 a3ù2(a + ù);
- co^eux équations en ligne perdue reliées par une par'l°ncti°n ou un adverbe, s’en détachent chacune d’or?n Liane de un ou deux cadratins. Les numéros droitee’ S* e^es en ont’ se P^acent a gauclîe et à
- (t)
- Les
- sin'8 = a2ù2, d’où a'b' sin 0 = ab. (2)
- nombres entiers se mettent sans virgule :
- 29845700
- 5212804
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- 496
- l'algèbre
- Les nombres fractionnaires sont séparés par un virgule, et les chiffres de la fraction s’alignent su la droite de la virgule :
- 927,6780224 5645851,5468 22902,657462
- Ici, pour mettre en composant l’ensemble de 1 ration au milieu exact, on place le plus grand nom/3, entier à côté du plus grand nombre fractionna»1^ le blanc restant est partagé en deux. Chaque nÿ se trouve plus ou moins reportée vers la gauclic la droite, selon la quantité de chiffres du non»»3 entier et du nombre fractionnaire.
- Les formules symétriques sont composées ^ termes semblables et symétriques groupés dans j1 même opération. La disposition la meilleure cons»5 dans l’alignement des lettres et des signes :
- Sa x b y c z = d, a'x + b' y -f- c s = d!, a"x -j- b"y -j- c"z = d”.
- ( as+ p*+ y* = 2A, io\ ) «a + -j-cy =:B,
- j a* + b*+ c* = C,
- ( aat + bbt -j- cct =r D.
- Dans le groupe (1) ont été intercalées des espa ^ équivalentes aux accents manquants; et dans groupe (2) du blanc équivalent aux lettres absen»^ le tout pour observer l’alignement sur les sig°eS et — / ,
- Autre exemple où les formules sont pr®i|É$( d’un membre de phrase faisant corps avec e‘
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- INTERLIGNAGE DES ÉQUATIONS
- P°ur ainsi dire; la partie de texte se mettra dans la ligne que la formule :
- Pourvu). . . u = (2m— l)a+2np, Pour ®(u) ... u = 2ma + (2n — 1) p.
- Même disposition pour les équations formant
- système :
- x + y + 2 = 2p' X* 4- 3 = y-xy = 2m*
- L alignement se fait sur les égalités, t’ans une opération, les chiffres doivent s’aligner e^re eux. Les lettres s’alignent à gauche et les cill'»res à droite :
- x' a b + cd = N', x" + a' b + hcd = N", x'" + a"b -f lûcrf = W".
- PONCTUATION DES ÉQUATIONS
- ka ponctuation, en algèbre, ne dillère point de in C|^es 0Uvrages en prose courante. Il est donc , ut|fe de mettre un deux-points (:) avant chaque 4nation (après les mots ou, encore, etc.). Ledeux-P mts ne doit venir que naturellement, lorsque la r.ucture de la phrase l’exige, j.. ,'es formules, par elles-mêmes, étant sujets ou finies de la phrase, doivent être, par conséquent, ord'°lU^eS Comme ^es sujefs et régimes du discours
- INTERLIGNAGE DES ÉQUATIONS
- lio^°Ur m*eux détacher du contexte les équations en ®Qes Perdues, on met au-dessus et au-dessous un
- SS.
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- L ALGEBRE
- certain blanc, généralement équivalent à une 1 g’’e de texte. Une fois adopté, l'interlignage doit 1 l,e conservé pendant tout le cours de l’ouvrage. Si l'.'s nécessités de la mise en pages obligent à se dépa^'j de cette règle, les blancs supplémentaires s'1,!, répartis entre les formules de la page entière. S1 y a lieu, au contraire, d’en enlever, cette diminutif portera également sur tous les blancs de la page ^ ou presque tous — afin que l'œil ne soit pascho [1,e par une inégale répartition. Si, pour une équation, le blanc à partager est d’un nombre ino|,;ll[ de points, la différence en pins se mettra au-des?°119 d'elle.
- Les équations de deux lignes sont interlig"1’^ comme le texte, ainsi que les suites d'équations.
- Cet interlignage sera mieux doublé si les form'1^9 de deux lignes contiennent des diviseurs.
- COUPURE DES FORMULES
- Le cas se présente fréquemment de formules $ pouvant tenir tout entières dans la ligne. Lacoupllfe s’impose donc.
- L’équation, nous l’avons dit, se compose de de11 membres, réunis par une égalité.
- La coupure peut se faire : ,
- Au signe =; aux signes +- et — qui ne renfermés dans aucune parenthèse.
- Ces signes sont reportés à la seconde ligne.
- Si la formule ne présente aucun signe -I- ou *''' pouvant servir de point d’arrêt, la coupure se fef après une parenthèse ou un crochet ; la partie rep°f tée sera précédée du signe X, puisque deux quant1’ algébriques se louchant sont multipliées l’une l,a
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- COUPURE DES FORMULES
- 499
- pj- r° Le signe X est dune nécessaire, la multi-{ftion disparaissant du l'ait de la coupure. pr a?s les équations coupées au signe =, si le la Jî1161" nombre est court, il se met au milieu de '*gne, le second formant une ligne pleine ou ^Ue pleine au-dessous.
- Cel 1 6 l'remier terme est plus grand que le second, *~Cl se place au milieu sous le premier :
- [unj _i ,
- a n — a") x -f- (btn -(- b'n — b'") y + (cm -f- c'n — c")z = dm -(- d'n — d".
- sian°»Ur ^eux ^ormes d’à Peu près égale longueur, le J? e.=:= est mis en vedette et déborde à gauche du
- P,cii"<t nombre :
- __r [[un’ -— bl)' — r*) y — (ab' -j- ba') x -j- r2 (b + //)]
- V [(b -f- b') y -f- (a + «') x — aa' — bb' — r*|.
- certains cas, on peut éviter la coupure, soit iustif1Sîml déborder la formule de chaque côté de la en j1Call0n’ so‘t en.réduisant l'espacement normal, enco SaPpi*imant même s’il est nécessaire, soit tère 6 en COmP°sant la formule en plus petit carac-
- Si 1
- sei,t .e seoond membre reporté est formé d’un divi-°ntr ÜelJassant la justification impossible à couper, refj. iCe® moyens extrêmes, les moins (—) seront Aiu.aC^S Par>de fortes divisions (—). f
- dans pnt 9lîe possible la coupure ne doit pas avoir lieu mtérieur d’une parenthèse ou d’un crochet :
- e = — 2 (pyN")
- - [n'* (1 _ v») + N" + n' (n'n" - N") j£j*
- formules terminées par =» 0 sont coupees
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- 500 l'algèbre
- vers le milieu (le signe où se fait la coupure et celf de légalité débordent de part et d’autre la seco^ Hgne)- ^5
- Elles sont coupées en plusieurs parties à peüpp égales si elles forment plusieurs lignes. (
- Les parties à peu près de même longueur placées l’une sous l’autre, l’égalité se détachai11 droite :
- <V K* - «)* + (y - P)8 + Y8] [1 - A,* + Bj*]
- — [— r + Aj (* — a) + Bx (y — p)]* = °‘
- La plus courte partie se place au milieu et s°1'5 la plus longue :
- axy'* -f- bx'% -J- y' (c -f- 2na) -|- xf [d -|- 2mb) -(- an2 -f- brria -)- en dm -f- e = 0.
- En général, si le premier membre d’une écfua- ^ se compose de plusieurs parties symétriques» t meilleure disposition consiste à les aligner siuva la verticale. ^
- Les équations renfermant plusieurs fois le signe n’offrent aucune difficulté de coupure. ^
- Dans les formules de deux lignes, la coupure fait à la seconde égalité. ,
- Si la première ligne renferme plusieurs éga‘‘| assez courtes, l’égalité de la seconde liane se
- sous la première. (rfr
- Cependant, la première ligne peut ne pas elJ ^ dans la justification; la coupure se fait à une a |:1 égalité, ce qui donnera trois lignes à la formul®y deuxième et la troisième s’aligneront sur le pl’eIW signe =. _ _ f /
- La dernière égalité peut elle-même subir ^ coupure; le signe de la partie reportée se P
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- COUPURE DES FORMULES
- 501
- à 1 * »
- ^ite de l’égalité k laquelle elle appartient :
- ^ e + &1 + e"* — (nri) -}- à (an) x — 2 (bn) y
- + (aa) x1 2 (ab) xy + (66) y*.
- de^aris les formules très développées, susceptibles ou a|lre fduat ou cinq lignes, et renfermant deux Plusieurs fois le signe =, l’alignement se fait sur et Slëne = et l’on rentre d’un cadratin les signes — par lesquels commencent les parties coupées, et ^Si'0r!;'‘u'es qui comprennent plus de deux lignes s n °ui'eiii que peu ou point de parties symétriques °nt partagées en tronçons de longueurs à peu de Si.e^es’ 1®S signes — et -4— ressortiront à droite cnaque ligne et la dernière tombera pour le mieux U°n sa longueur.
- la 0^s4u’nne équation renferme deux égalités dans **** ligne, l’alignement se fait naturellement ples parties symétriques.
- J* général, la symétrie est le point de départ, le S* (lans l’alignement des termes d’une équation Pee dans son second membre. rrioe Abordage des formules peut être évité au ent^en couPure Poncelet, qui consiste à mettre ni; e crochets ou accolades un facteur qui en multi-PUe un autre :
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- 502
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- CHAPITRE XIII
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- LE GREC
- L’alphabet grec est composé de vingt-qua^ lettres qui, séparément, se prononcent à peu Pr,^ comme celles qui leur correspondent en franc8'" Elles affectent les formes suivantes :
- A a alpha a N V nu 11 *S
- B S g bêta b 2 5 xi X, CS, P
- r y f gamma g (dur) O 0 omicron o (bre '
- A S delta d II TZ EJ Pi P
- E c epsilon e (bref) P P rho r ,
- Z Ç zêta z, dz, ds V ; sigma s, ç (dur
- H Y) êta ê (long) T t 1 tau i ,rgf
- thêta th T v upsilon
- I i iota i <I> ? phi pl1’ n
- K x cappa c, k X X chi ch, kh
- A X lambda 1 'P «t psi Ps-,bL)
- M (JL mu m Q ù> oméga 5 (1 0W
- Les lettres grecques se subdivisent ainsi :
- i\tÇ'
- Sept voyelles : a, e, y), t, o, w, u, dont deux sont JL ves : e, o, et deux sont longues : -rç, w, et les h autres tantôt brèves et tantôt longues : a, i, .
- Neuf consonnes, que l'on nomme muettes ou divisées en trois catégories : les labiales : (b t les gutturales : y, x, / ; les dentales : S, t, 0 ; 0lï (, pelle douces : p, y, S; fortes : n, x, x; aspirées : ?>
- Quatre consonnes liquides : S, g, v, p.
- Une consonne sifflante : a.
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- LE GREC
- 503
- Tp
- leu C0Qsonnes doubles : <|/, Ç, Ç, composées de deux très, ne sont en réalité qu’une abréviation d’écri-re- Le vj» tenant lieu de Scr, na, cpcr ; le \ mis pour *<t, %<t, et le Ç pour Scr.
- ConT ComP*e’ de plus, ueuf diphtongues (syllabes d> P°sées de deux sons différents que l’on prononce l’ad,e SG^e ^missi°n de voix) ; elles se forment par Jonction de t et de u aux autres voyelles :
- ai, ei, ot, ui, au, su, viu, ou, cou
- Accents et esprits
- Cent ^ a ,^eux esprits : le doux et le rude ; trois ac-°u rt-1 l'a^u» le grave et le circonflexe; et le tréma seul 1^r®se> Accents et esprits s’emploient tantôt s> tantôt combinés entre eux.
- ' lTtnx ai«u
- ‘ acceîîî S-faTe
- iCC*»
- » rude
- •ïsît***"1* • 4 *“«»* »
- p n doux accent g
- " esprit rude accent grave T esprit doux accent circonfleie T esprit rude accent circonflexe tréma
- * tréma accent aigu *• tréma accent grave
- * tréma accent circonflexe
- *’ esprit rude et esprit doux.
- ciîu,ailS ^a ^an&ue typographique, on abrège l’énon-. atl°n en supprimant les mots accents et esprits ty\ exemple, on dit : à doux aigu, ô rude grave, J“onia aigu, w circonflexe, etc.), y es accents et les esprits se placent sur les jo,yelles 1 dans les diphtongues, ils se mettent tou-fs sur la seconde voyelle, esprit doux se fait à peine sentir dans la pro-ÛOn,dation.
- esprit rude répond à notre h aspirée ; la lettre »,en est affectée doit se prononcer du gosier, accent aigu demande une élévation de la voix.
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- 504
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- L’accent grave, qui ne se place que sur les roi syllabes et sur la dernière syllabe des mots, ' condition que ces mots ne soient séparés de ce ^ suit par aucune ponctuation pouvant arrêter la vt et que le mot suivant soit lui-même accentué; est simplement l’accent aigu adouci.
- L’accent circonflexe a la même fonction Qu français.
- Le tréma ou diérèse, isolé ou accentué, se P*8 seulement sur l’t et sur l’u. .
- L’apostrophe (’) a, en grec, la même attribut’ qu’en français; elle remplace une voyelle minus®‘. retranchée et se met toujours, pour éviter l’bi*1 soit en prose, à la fin des mots, après une cotf0^ ou une voyelle :
- àu’ è[j.où, 8i’ SX ou, pour àuo àjxoü, Sià 6) ou,
- soit, en poésie, au commencement des mots, a* une consonne
- u) ’y<x0£, pour u) àyaOè.
- Il ne faut pas employer indistinctement l’ap°s^ phe pour l’esprit doux et réciproquement, b’e^ doux, de forme plus arrondie, se met deva° voyelles majuscules :
- ’AxiXXeù;, ’OSurrfreuç.
- Signes de ponctuation
- La ponctuation grecque comprend :
- La virgule (,). , ufi
- Le point bas (.) ; tous deux ont le même usage qu çais. Le point bas est toujours suivi d’une ma3 .
- Le point haut (•), qui a la valeur de notre point-'1 et de notre deux-points.
- Le point-virgule (;), qui remplace notre pointii
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- LG GREC
- 805
- ®UPoint d’exclamation (!), dont l'application est la ~:n^nie que dans notre langue.
- ' v Observations sur certaines lettres
- 'bêta, sous cette forme : p, se met au commencement e.s m°ts; sous cette autre : 6, à l’intérieur: pàpêapoç. S|gma a se met au commencement et dans l’intérieur as ’ttots; il prend cette seconde forme à la fin : ; : ^ ^P-Saat!;.
- ®econde forme s’emploie aussi à l’intérieurde certains "0^ °*s c°mposés, tels que Tzpo^rh ôçtiç, xà;Se ; dans rcas> il n’y a qu’à se conformer à la copie (rare).
- - . * (gamma long) et le q (tau long) s’employaient 3 rsque le gamma et le tau étaient redoublés ; on les Le (kA.ait ainsi : Ëveyfo?, àvrjT'/Tjio;.
- ^ eta initial (j) venait au commencement des mots :
- ; l’autre thêta se plaçait au milieu : pâ6pa.
- P' ancien (ps) venait au commencement des mots.
- ' G
- es quatre lettres ne sont plus guère usitées.
- ra!?Ua^re autres signes se rencontrent aussi, mais arement :
- (%amma fp) ainsi nommé parce qu’il a la forme d’un che'1,Ua maîuscule (1 ) double, tenait lieu d’aspiration les Eoliens. Ils écrivaient peauepa pour é<ntspa, (jgtVOî P°ur oîv.o;. 11 remplaçait aussi l’y dans le corps . m°ts : vapô;. <)n peut le remplacer par un F matra o G ^ont on abat la pointe supérieure du petit le Vertical de l’intérieur F. egt^tau (7) ou épisémon, dont la partie supérieure et Us aH°ngée que dans le sigma final, le coppa (t,)
- e sainpi (TZj).
- ç
- exm.'S ^r°^s derniers signes servent uniquement à Le^61, les nombres.
- c°U6t't^eCS’ n empl°yant Pas de chiffres, avaient 1 ué leur numération au moyen des lettres de Vp°graphie. 29 N
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- 506 LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- leur alphabet suivies ou précédées de l’accent aig®
- a', 1; , a, 1000; „a, 1 000 000.
- (Toute voyelle isolée suivie de l’accent aigu un nombre.)
- Observations diverses
- En poésie, la capitale ne se met pas au connu6® cernent de chaque vers, mais au commencement® chaque strophe et après le point bas.
- A moins qu’on ne possède de caractère penc^' l’italique s’indique, comme en allemand, par u® espace fine de 1 point jetée entre chaque lettre ® mot que l’on veut faire ressortir : tvkojç*?1**. L’espacement de ces mots devra être légèrement for®
- Le mot et caetera se figure ainsi : x. t. sans point ni espace : xtX.
- Le mot se rencontre quelquefois avec une 'r| gule après l’o : ô,ti ; c’est pour distinguer le Pr° nom d’avec la conjonction ; la virgule, dans ce ^ est collée, et prend le nom d’hypocliaslole. U est de même du mot tg,ts.
- De la place des accents
- tôt'5
- En composant, il est facile de remarquer que les mots grecs, à peu d’exceptions près, prenu*^ différents accents — aigu, grave, ci rconflexe, -,
- quefois (devant des enclitiques) deux accents ai#*^ ou l’accent circonflexe et l'accent aigu, mais ja,° l’accent aigu ou circonflexe avec l’accent grave-ej Très peu de mots sont dépourvus d’accents, encore accidentellement. Ces mots s’appellent ^ | tiques, c’est-à-dire reportant leur accent sur le ^ précédent et semblant n’en faire qu’un seul avec
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- LE GREC
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- (co
- dai
- Tel
- P^me en français le mot ce reporté sur est et sont ls les phrases interrogatives : est-ce, sont-ce). s Sont : £<m, fie, iw;, <7£, <roi, T£, -u, tou, etc.
- Accent aigu
- (u.naCCent a‘8u ne se trouve sur un monosyllabe né / J 0u la dernière syllabe d’un polysyllabe ïoixiz est a Ue lorsqu’il précède un enclitique ou lorsqu’il Rêvant une ponctuation plus forte que la virgule. , ans les mots de deux syllabes, il est toujours sur Première : Xoyoç.
- &ans les mots de trois syllabes, sur la première la ri dernière est brève : jj.âXi-7T*, ^otepc^-, sur H euxième quand la dernière est longue : tcoXé-'=> ^TCopaôr.v.
- U’e ^6S ra°ls de quatre syllabes et plus, lorsqu’il la n<s^as ^0*Q1'a l’esprit doux ou rude il se place sur la llième syllabe : aùxoxpdrtop, nspifr^ov, quand ernière est longue, et sur l’antépénultième (Dé (lernlère est brève : jj-etétcito-, 7rapafy£X6[Ji£vov ava Ü trème, }>ene, presque ; ultimus, dernier, ^Pt-dernière syllabe d’un mot). ex les mots terminés par o[xat prennent, sans cett , 0n’ l’pccent aigu sur la voyelle précédant et ni terminaison, seul si le mot a quatre syllabes
- ^ ; ei avec un esprit si ie mut
- lr°is syllabes et commence par une voyelle :
- e° de même des mots terminés par apa, ni- ’ J*'*’ la^ta, vra ; r,vu, v(i.t, coin ;
- ” çtç.
- , m°ts terminés par ta, prennent aussi en e partie un accent sur l't .* où.ix.
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- Accent grave
- L’accent grave, isolé, se trouve sur la dern$rê syllabe des polysyllabes : àawr);, paaiXi;, et sur ^ grand nombre de monosyllabes commençant Ps une consonne (à condition qu’ils ne soient paset>. clitiques) : yàp, 8s, Sri, 8ùç, xai, p.à, (AQtv, (AEV, [Aï], [AiQv'vï' 7tpo, 7tpo;, aù, aùv, toc, tyjv, xi;, tb, xov, xi;, xoù;, etc.
- Devant les points haut et bas, le point-vir#11 et le point d’exclamation, l’accent grave se ch*5® en accent aigu. .
- Les mots àsî
- £7rl, xaxoc, (X£xà
- l’accent grave.
- > » î \ 5 \ j \ . > , , * fll^7
- asc, ava, avxc, aoro, auxa, auxov, auxo,» j à, 7tapà, uspi, ttoXù, ÜTièp, üra>, preDfl®
- Accent circonflexe
- tri (T
- L’accent circonflexe, isolé, se trouve sur les nosyllabes : vüv, xwv, etc., sur la dernière sy^ des polysyllabes, lorsqu'elle est longue : ^ï1.^ ttoXcxixwv; sur l’avant-dernière lorsque la dern* est brève : 7raïSa;, 7rpwxo;, napstko^ovmv. „
- Prennent toujours l'accent circonflexe les iu° ; syllabes : vüv, v<s, x?i, xîjç, xoù, xw, xwv, et les 100rii. aùxoü, sauxoù, sxsï, sxsî6riv, sxsïOi, sxsïvo;, xatç, xotî, x9,’J xoioùxo, toioüto;, xoaoüxo, xocouxov, xoaoùxo;.
- Tréma
- eJf
- Le tréma, de même qu’en français, indi<ïu^ prononciation séparée de deux voyelles accolees' Il s’emploie tantôt seul : dïaOs, (üatxiXsï, èüppsi°'' Tantôt réuni à l’accent aigu : ôfaasxai, odS#fftf'
- Et à l’accent grave : xXrfK, Nat;, etc.
- Très rarement avec l’accent circonflexe :
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- LE GREC
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- De la place des esprits Les esprits ne se mettent jamais sur les mots
- c°nitn
- mots
- second
- onçant par une consonne, — excepté quelques contractés dont le premier finit et dont le
- i> '*y commence par une voyelle, et qui prennent sprit doux.
- exemple : v.âv pour '/.ai àv, xàTÙ pour '/.ai êni, Eyotu-a'-P°“r ni o;m etc.
- 8v.,0^e voyelle qui commence un mot et forme • a^e à elle seule ou avec une consonne est tou-
- jours
- v i surmontée de l’un des deux esprits, et sou-d un esprit et d’un accent.
- Se 1 »e mot commence par une diphtongue, l’esprit autï-e\Sur seconde voyelle : aOxwv; et souvent suiS- * accent : sûpsxo, sTvat. Les voyelles a, £, o, Oxo l6S ^u’ ^ormen*' toujours diphtongue,
- Sï<t6 ' lorsque l’i et l’y sont surmontés d’un tréma : J’ eyppEÏo;.
- Ce rS(ïue trois voyelles se rencontrent au commen-dij-i^d’un mot et que les deux premières forment l’es . &ue’ c’est toujours la deuxième qui prend ^ °U l’esPrît et l’accent : oeùa^ôç, e-jouiXo;, diD. l?’ Si la deuxième et la troisième forment et p 0n^Ue' la première prend l’esprit ou l’esprit
- ^accent : às!, àEîSw, f,£tpa.
- pregans les mots de quatre voyelles, l’esprit est aUssn,e toui°urs sur deuxième, quelquefois 1 esprit et l’accent : ejeiôtiç, s'JEipo;.
- «e^Prit doux ou l’esprit rude uni à l’accent aigu tiqu °Uve sur les monosyllabes précédant une encli-troige ' (roi), ô; (te) et sur les mots de deux ou tr0ig syHabes (mais jamais sur les mots de plus de syllabes), apuiToc, ouvExa-
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- L’esprit doux ou l’esprit rude uni à l’accent grave ne s’emploie que dans les monosyllabes : ^
- xâv, rj, ev, rjv, o'i, <»>ç, o, etc.
- L’esprit doux ou l’esprit rude uni à l’accent ctf' conflexe se place sur la première voyelle du m0* formant syllabe à elle seule *ys;, vj-itap, ou se pr(r nonçant avec la consonne qui la suit : v)pp.ai, et sur la seconde voyelle des diphtongues,
- La voyelle u commençant un mot prend toujours l’esprit rude, excepté lorsqu’elle est suivie d’un t tréma : utô«> vIottk.
- Le p est la seule consonne qui prenne un espr^' Au commencement d’un mot, cet esprit est toujoüfS rude : pâëëot. (Autrefois, quand les p étaient & doublés dans le corps d’un mot, le premier p Pre nait l’esprit doux, le second p l'esprit rude aipop^ayta.)
- Les majuscules commençant un mot prenne^ toujours l’esprit en avant ‘EXXr,vwv, MtpaxXaSov, d’»1
- p.atou;.
- Lettres souscrites
- En certains cas, l’iota se retranche du corps ^ mot pour se placer sous les voyelles a, *i, <•' q111 précèdent : ces voyelles prennent le nom de letire souscrites.
- A, H, 12, a, r(, w.
- Les lettres a, y, w surmontées ou non d’uccen15 se rencontrent seules, au commencement, au milie et à la tin des mots.
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- LE GREC
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- Coupure des mots 1
- La division des mots grecs se fera de différentes Manières :
- 1 Entre chaque syllabe commençant par une Essonne :
- ^-yEi-vo;, Su-va-p-iv, 7i:a-pa-êaX-Xo-p.£-vot.
- *“ ËQtre deux consonnes semblables :
- w-xtov, Tuxpay-yEXXY], aê-ëaXs, çuXax-xEtv.
- ^ Entre deux voyelles ne formant pas diphton-
- E<xOi-
- ourxi, £u-wwp,<p, opi-oiç, xtpo-r)£i.
- Les consonnes ç, S, y, ^ se reportent au commentât de la ligne :
- [aei-Ço<7i, ExtEu-ljaxo, E-j-yop.ôvo;, pXa-<j/ei£v.
- taj^s consonnes formant le commencement de cer-^ s mots tels que : (18, yv, 8p., 6p., 9v, xp., xv, xx, p.v, s/^ ®6, <xp., C7t, (XX, cxcp, rxy, xp., cpO, y9, yp., yv, ne se
- de^irei^ P°int et sont reportées toutes deux en tête Pas ^ ^.ne qui suit- Plusieurs de ces mots sont Hvr GS ^ans n°tre langue : irvEup-axixô;, pneumatique ; voi^' mnémonique ; yvwp.ïi, gnome ; etc. En 1 Quelques exemples :
- xa-i
- Uvu)
- OEl-îtVElV,
- ï.Les syllabes
- £xa-(Xxot ç, pot-êoo;, yi-yvoivxu.
- Se
- > TPtc
- 81;, ou;, Et;, ex, ev, e£, oux, upo;, <xuv ou
- oc , w;, au commencement des mots, ne
- séparent pas de leur consonne terminale, même and cette dernière est suivie d’une voyelle :
- Xl’ UTtîp-oTcxr,, ex-voiao;, xpux-yiXioi, icpo<x-6otiv<«i.
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- Les prépositions, particules et préfixes suivait seront toujours maintenus intacts :
- eu, 8ùç, âpi, ètii, fipî, jioO, 8à, Ça, vrj, àp.qpt, àvâ, àvxi, ^ 8ià, etç, sx, è$, èv, èiu, xardc, (aet<x, oùx, oùx, irapà,
- Ttpo, Ttpôç, ijùv, aùv, ûirép, \m6.
- On évitera de diviser seul a.
- Éviter aussi de terminer une ligne par un fl®0! à la fin duquel se trpuve une apostrophe, surto si ce mot n’a qu’unç seule lettre (8% t’).
- Prononciation
- Il est utile d’adopter en composant une mantè ' de prononcer qui permettra de retenir la f°r01 des mots. La prononciation du grec se fait un Pe à la française, avec quelques différences que o° allons signaler.
- Tout d’abord le son nasal n’existe pas : T°v prononce tonn ; wv, nunn ; Æv, ann.
- Les consonnes finales sont bien accentuées : autoss.
- Le a a le son dur.
- Le y a le son dur ; lorsque deux y se suivent' premier a le son de l'n : annguéloss.
- Dans les noms propres correspondant à des logues en français le y a le son doux ainsi que Ie repp-avoî, Germanoï, ^Aaia, Azia.
- Le x et le x se prononcent comme le k. .j Les diphtongues, ai, ei, se prononcent com®6 ^ eil, dans vitrail, soleil, oi se prononce oï av®c son mouillé.
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- LE GREC
- 51-3
- 'Oftotou eioouç y, ai âv f,vai Opoïou éïdousse ka'i ane ênai
- Canote oXéôpiœ eîç xov >«6v pantoté oléthria éisse tone laone ;
- y) xupavvta, yîvsxat. ê turannia, guinétaï
- è-ÿoÀETxâxr, ô[iw; xai tvôlestatè omôsse kaï
- ^•ySuvwocffxâxri àXXii Sàv ouvaxai k>nedun6destatê allô dène dunataï
- J^paxiav. Aioxi ôXai ai àXXat, tléokratiane. Ilioti ola'i a'i allai,
- và ÜTràpiprj Ttapà xyjv na uparxê para tèn
- clxav 07i£pêd)(Ti Trâirr,; otane uperbôssi passèsse
- a8txia(;
- adik
- lasse kaï
- pia;
- biasse
- xà £V0£x6p-£va ôpia, ta enedékoména oria,
- xpr|U.v£Çovxai
- krêmmidzontaï
- a^E':XTwç,
- aPheuctôsse
- àç’ o’j uXéciv xaxavxr;'7avTiv àvuTOcpopot apb’ ou pléone katanetêssôssine annpophoroï
- (D’après Théotiste Lefèvre.)
- ,j .es types spéciaux ont été créés en vue de repro-lre les inscriptions grecques. Leur figure, variable * ür c^a(ïue lettre, s’écarte plus ou moins de la IOrme élémentaire.
- ALpHabet du grec d’inscription (paléographique)
- A
- B
- r
- A
- e
- Z
- H
- O
- I
- K
- A
- M
- alpha N nu
- bêta T xi
- gamma o omicron
- delta n Pi
- epsilon p rho
- dzêta 2 sigma
- hêta T tau
- thêta Y upsilon
- iota O phi
- cappa X chi
- lambda y psi
- mu CO oméga
- 29.
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- ''OjtfV CCI? txpxtfç, 0 OUCV\KQX(J,EV, 8 èccpaxapcev toTç ècpôaXptoTg yjpcœy, 8 èôeacffd/jcsôcc, xai od %tTpsç typôcv èipyjXd(p^tJûCV zspï tou Xôyou TÎjç Çwîjg.
- Kjci v) Çcovj scpavspœôvj, xai lapa-uccpuv, XCCI (AOCpTVpOVftSV, xai ctitccy-yêXXo{Mv ùpcTu TYjv Çcoyv r/j y aicc-viov, ifr/ç ûv zpôç tô* zocrêpa txai èÿtXVEpÙÔvj {jpcr/.
- "O êœpaxapcEv xoà &xvjXÔa(jcEv, àzayyiXKopcEv ùptÀv, ïvcc y.xi ùfXEÏç xotvccviav ÜXtfTE pceô’ yhjlÔcv' xai v\ xoivccvia Sè y j'/jfjcErépa (aetcc tou zarpèg yod /xstx tou ùiou ocutoü ’lvjsoü Xpiçoü.
- K ai tout a ypd(pOfXEV upùv, ha Vj xu^ ùpccov % zExXvjpwpcîvvi.
- Caractère grec de Fournier [Philosophie sans
- ligatures)-
- Quelques mots grecs parurent d’abord dans le Cicé>'°11 de Schoilfer (1465), mais le premier livre imprimé eh tièrement et régulièrement en grec est la grammaire Constantin Lascaris, qui fut exécutée à Milan, en 1^*,^ par Denys Paravin, sous la direction littéraire de Déme trius de Crève. L'impression du grec fut introduite e France au commencement du xvi* siècle, par les so*11 réunis du professeur François Tissard et de l’impriuie1* parisien Gilles Gourmont. dont la première publient*0 datée est de 1507.
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- LE GREC
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- Les ligatures ne sont plus en usage aujourd’hui.
- Nous
- CUriosité
- en donnons ci-après un spécimen à titre de
- riA'TAOS JEX©- ©<£,
- <&n>'<ïDX& X&tçS
- 'itîçjv (yn\ixrr$f QeS nç/ù\ itfi-jvcocnv clXyiSzIolç tvç )(c/lt eu cri-(àticvi' ’Ett iXtarich fyoriç aucovla^
- $v i'znryfeîXff.TQ 6 cL-\,dj£ùç pgovcov oucavicav. 'EtyoLvéfùHre. o K&iejiÇ iStoiç r X6y>v dunf, cv KMftjf/i{4c7i o ’^hçeddiw iytù i&t ^hnxyYiv *& Ol*Tl)Ç$Ç 0ÉOU‘ T/rCe) yrtoict) rizvq) xaivlu) Grtçiv'
- Xa6/ç,eXe®', iifluw 'àvn> ©e« oç ^ Kup/a ’I»ç£ XciçS r QûtH&ç
- Caractère grec de Fournier (Saint-Augustin avec ligatures).
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- LE LATIN
- Pour la composition du latin manuscrit, plus °u moins bien écrit, nous nous bornerons à une séPê d’observations relatives aux lettres qui peuvent èW prises pour d’autres, à la séparation ou à la joncti°n de certaines syllabes et à la coupure des mots.
- Les lettres a et e peuvent donner-lieu à de noj11 breuses hésitations. Doit-on les employer réun*^ (æ) ou séparément (ae)? L’æ se trouve dans corps des mots, au commen«ement et le plusso11 vent à la fin.
- La liste des mots contenant Ta et l’e sépafé®' étant assez courte, sera consultée rapidement :
- aer, aerius, aerizusa, aeroides, aeropetes, aeroph»0'*
- aerophobus, aedon, aedonius, Aetion, Aetioin1*' Aetionex.
- Plus quelques mots se rattachant à la géométr,e où l’a et l’e se trouvent à l’intérieur :
- tetraedron, octaedron, etc.
- Tous les mots qui commençent par præ prenn6111, l'se et non l’æ.
- Les lettres o et e sont toujours liées au cernent d’un mot :
- œconomus, œdema, œnon.
- Elles se trouvent aussi dans les première deuxième syllabes des mots :
- pœna, comœdos, cœpit.
- Il y a quelques mots où l’o et l’e doivent $ séparés :
- coegit, coelectus, coemo, coercitio, coepulo. proeminet, poeta....
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- LE LATIN
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- ne se trouve jamais à la lin des mots, c’est l°ujours l’æ.
- . La syllabe que ne se rencontre jamais seule, mais J0lnte au mot qui la précède :
- quoque, itaque, fortunisque.
- eJ-a conjonction ne se réunit presque toujours, e aussi, au mot qui la précède :
- etiamne, satisne, tantane.
- • .^a syllabe mot quæ forme un mot complet ; mais e se rencontre aussi au commencement des mots :
- et h
- quæstor, quæsumus, quærens
- a ta fin de quelques autres :
- antiquæ, æquæ, planiloquæ, reliquæ. seul, deux ii seuls ou avec un s forment des
- ^ots
- complets
- i, amice, ii quidem, iis autem.
- La syllabe ca (ne pas confondre avec eà) qui Pas , m^ner un mot, ne se rencontre jamais isolée, Plus que les syllabes cas, co, cos (eas, eo, eos). , c final ne se rencontre que dans les mots d’une iei» syllabes :
- lioc, sic, adhuc.
- Les mots anl, au, cen, sen et la terminaison ou ne sont pas latins ; il faut composer : aul, an, ceu, on.
- Quatre mots commencent par iu :
- Iuleus, Iuli, Iulis, Iùlus.
- Les autres commencent par in,
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- Sept mots commencent par ea ;
- ea, eadem, Eaims, eapropter, eapse, earinus, eatenus
- Les autres mots prennent le radical ea.
- Sept mots commencent par eo :
- eo, eodem, eon, eopse, eos, eosus,- eousquf-
- Les autres mots prennent le radical eo.
- Neuf mots commencent par en (en est une abi'é' viation de Cnæus, surnom romain) ;
- cnaso, cnenium, cnecus, cnedunum, cneoron, Cni*1115' euissa, cnodax.
- Dix mots commencent par ans :
- ansa, ausata, ansatus, ansula, anser, auserariui*’ auseratim, anserculus, anseriua. aiiserinus.
- A part les mots : autem, aulhenta, antheniicüs’ authepsa, les autres mots commencent par anth, anli. ^
- Aucun mot latin ne commençant par auia, ces anla qu’il faut mettre.
- Deux mots commencent par cte :
- ctenes, eteniatrus.
- , la
- La rencontre de deux ii pourrait faire croire a présence d’un ü tréma : il n’en est rien, cette der nière lettre n’existant pas en latin. .
- Quelques mots couramment employés peuvel1 induire en erreur par suite d’une imperfection d’écriture. Il serait utile que le typographe appe‘e à composer du latin s’y préparât par la lecture o plusieurs pages, tout en cherchant à graver dafl* sa mémoire les formes qui reviennent le plus ffe quemment.
- Idem et ibidem sont des mots complets ; 1X1915 ibid., abréviation d’ibidem, prend un point.
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- LE LATIN
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- en f4 CouPure des mots se fait généralement comme ^ranîais, par syllabes.
- s naots suivants ne se divisent jamais :
- °oanp
- oranes, omni, omnia, omnis, omnium.
- ^Prononciation en usage donne aux lettres de celie, ^ ^ Peu Pr^s m^me valeur qu’à
- eràt)S ^e, *'alphabet français. Les lettres k, y, z, qUe ^Untees à la langue grecque, ne se rencontrent La ?nS ^6S mots dui en ont été tirés, se n e^re 11 suivie de m dans une syllabe finale nonce o : arum (prononcez aromm).
- Co^- n est jamais muet. Il se prononc
- prononce tantôt
- Co l’e fermé (é) : leo, prononcez léo ; tantôt jû^me re graVe (è) ; il a surtout ce dernier son /)a^U ^ se prononce avec la consonne qui le suit : j^r> Prononcez patère; fîumen, prononcez flumène. * et <e se prononce é .
- équivaut au k\ pulcher, prononcez pulkère. et ^ n’ont pas le son mouillé. Agnus se pro-' ?Ce ag-nus ; i7/e, il-lé. pa lettre / se fait sentir à la fin des mots. as de syllabes nasales.
- fia
- Casse française, employée pour la composition tomoeidePe des langues étrangères, ne se prête pas Il p11,8’ (*e Pai‘ sa disposition, à cet usage. le§ snS.i^°nc n®cessaire, suivant le cas, de transposer la «««de quelques cassetins, pour la commodité et (l°no de a composition; certains cassetins seront Ein .*6s aux sortes plus courantes de l’autre langue. cjiSs ahn, par exemple, Wr sera bien en place dans le p0 *n aux é, momentanément inutilisé. ea d/ an&lais, on rapprochera de la main les h, y, w, iiiêin!P *ant d’autres lettres moins employées ; de Peur 1 italien et l’allemand non gothique.]
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- L’ITALIEN
- La coupure des mots, dans la composition
- de
- l’italien, est une des principales difficultés
- tfo»s
- allons passer en revue les cas les plus fréquents
- Le trait d'union, par lui-même, n’est employé pour quelques lieux géographiques, le nom et la jectif composés n’existant pas dans cette langu
- Porto-Nuovo, Civita-Vecchia, Pietra-Santa.
- Par conséquent, il ne figure sur la copie scrite que pour la coupure du mot dont on réun les deux parties en composant. j4|
- Les mots italiens se coupent, comme en franÇ à chaque syllabe :
- com-mis-sione, bi-blio-teca, auto-riz-zare-
- La syllabe muette n’existant pas, puisque la e a le son de notre é, son report à la ligne peut être toléré, surtout dans les petites justin tions :
- amo-re, ordi-ne, fungo-re.
- Les mots ne peuvent se couper entre les ^ sc, sp, si :
- disciplina, di-spiacere, fasfose.
- On peut terminer une ligne par une apostr0^. quand le dernier mot contient une voyelle expo111
- dell’. sull’, de’, degl’.
- Mais si ce mot n'a pas de voyelle exprimé^ doit remplacer l’apostrophe par la lettre élidde
- gli infermi, voi entendete, che ella
- O®
- au lieu de :
- gl’ infermi, v’ intendete, ch’ ella-
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- l’italien
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- sa aP°strophe, à la fin des mots, remplace le plus SOUve°t une voyelle :
- a'l’ allra (alla altra), dell’ ozio (dello ozio).
- p.
- 1 Particulièrement, en poésie, elle tient lieu aun« syllabe:
- ^itisi ^ot :
- un po’ (un poco).
- que d’une voyelle au commencement d’un
- che ’l ’orso (che il corso).
- süi\^ ^6ra rï°nc’ en poésie, des consonnes isolées les d’apostrophes autant de mots particuliers :
- c’ ch’ d’ 1’ ni’ n’ s’ v’ ’v’.
- apostrophe se met devant toutes les consonnes aP^s toutes les voyelles; elle se met de plus Co es diverses consonnes : g, h, v, z, et après des ^s°nnes redoublées.
- de s Voyelles a, e, è, i, o isolées forment autant flaots : elles doivent toujours être séparées, iw .e quaud elles se rencontrent, à l’exception du °LUo (je, moi).
- lia, °^sque la lettre / est à la fin d’un mot, elle tient eg:** deux i.
- bléeai^eurs’ (a lettre z se trouve quelquefois redou-a la fin qes mots, ainsi que la lettre e. airisT ^res ^ et z sont fréquemment redoublées, i (ïUe les consonnes b, c, cl, f, g, l, m, n, p, r, s, I. k, ,x, ij} se et œ ne sont pas en usage. joiiT.aC>Cent ?raye se place sur les voyelles et tou-^,s a la fin des mots.
- Ses ^Cei1^ aigu n’est employé que dans les ouvrage prosodie et dans ceux où l’on indique la
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- 522
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- prononciation. L’accent grave s’emploie égalent en ce cas, mais dans le corps des mots.
- L’accent circonflexe n'existe pas et le tréma n’apparaît que rarement dans la poésie.
- Le mot el cælera (en italien eccelem) s’abrège: L’c, La lettre c devant e et i se prononce tch ; f devant e et i se prononce k ; g devant e et i se Pr° nonce dg; g devant u est dur; gl se pronon comme deux / mouillées ; j se prononce i ; sC prononce ch ; sch se prononce sk.
- L’ESPAGNOL
- bel
- Aux vingt-cinq lettres ordinaires de l’alpha espagnol, il faut ajouter le ch, les U et l’râ. .
- En espagnol, l’accent aigu existe seul ; il se P‘a^ sur toutes les voyelles ; l’accent grave et l’acce circonflexe ne se rencontrent jamais : donc aucu hésitation à cet égard. On se sert aussi fréque ment d’un accent particulier, le tilde ( ~~ ), quistJ, monte la lettre n (fi) et se prononce comm® senor, prononcez segnor. ^
- Le tréma se rencontre quelquefois placé sur voyelle u lorsque celle-ci se trouve entre le g et -ou lï et qu’elle doit être prononcée, mais plus quemment dans la poésie.
- L’apostrophe n’est point en usage. js
- Le trait d’union s’emploie exclusivement pour coupure des mots. . (
- Les phrases interrogatives terminées par un P° d’interrogation sont, de plus, précédées d’un aU point d'interrogation retourné (£...?). , ^
- Les phrases exclamatives suivent la même ^ (i-.!).
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- LE PORTUGAIS
- 523
- et/fr ^v^on des mots se fait par syllabes comme bléesan^a*s de même entre les consonnes redouté ’
- ain„. n est jamais séparé de la voyelle qui le suit LesqUe le ch-
- ïûPnf ?eux H se reportent toujours au commence-
- Oiîde la H^ne-
- dip^116 divisera pas entre deux voyelles formant acce ?n?Ue> a moins que l’une des deux ne soit Uee> ce qui conduit à une prononciation
- g
- C H6SPagn01’ r e se prononce é ; u se prononce ou ; g}ajs ®Vant l’e et 17 se prononce comme le lh an-c° *Ur 1 ch se prononce tch ; le g devant l’e et 17 le1Tl ® ch allemand ; le j devant les voyelles, éga-COfnm C0lïlme Ie ch allemand ; les deux II réunies, silîla f *es ^eux H mouillées ; la lettre s est toujours te ; le se prononce comme le lh doux anglais.
- L-E PORTUGAIS
- J^me qu’en espagnol, l’accent aigu se place
- L’accinq v°yelle8-
- IWû Cen^ 8rave n'existe pas, mais l’accent circon-U « voit sur IV et l’o.
- Place 1 ,es^ employé aussi en portugais, mais se les InSUr ^ “ el l,(b au lieu de surmonter la lettre n ; l’a tiid ter™nés en ao prennent généralement fôïni; e (Pào) ; ceux terminés en oes, l’o tilde LPollCaÇôes).
- deux c se suivent, le second prend la
- U7acçâ°)-
- S^-tive"6^e esPaSri°le relative aux phrases interro-s et exclamatives est tombée en désuétude.
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- 524
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- L'apostrophe a le même usage qu’en français-La division des mots est syllabique.
- Les mots commençant par les syllabes ab, c°n’ de, in, ob, pre, re, suivis d’un s, se divisent aprf^ cette dernière lettre.
- La coupure se fait entre le^ et l’n.
- La lettre h ne se sépare jamais de la conson qui la précède ; toutes deux se reportent à la h£ suivante (co-lher). e
- La lettre x placée entre deux voyelles doit e reportée sur celle qui la suit (dei-xaste), . n A moins que la première voyelle ne soit init> (oxa-lico). ,£j
- On ne divise pas entre les diphtongues. En v° d’ailleurs la liste :
- ae, ai, ao, 3o, au, ay ; ea, êe, ei, ee, éo, èo, eu, ey ; ia, ie, io, iu ;
- oa, oe, oi, oo, oo, ou, oy ; ua, ue, ui, uo, uy.
- Ni entre les voyelles des triphtongues : eia, éia, eao, iào, etc.
- Les pronoms suivant les verbes leur sont comme en français, par un trait d’union ; ^ autant que possible, ne pas couper à cet endro* ^
- En portugais, l’o final et Vu se prononcent ^ à a la prononciation nasale an ; àe se pv°n°^ an-i et âo an-ou, ôe se prononce on-i ; eni se P :, nonce ein ; c suivi de l ne se prononce pas ; ™ |>
- vaut à deux II mouillées ; m à la fin des mots8 j prononciation nasale ; nh se prononce ni ; s la fin des mots se prononcent ch.
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- l’anglais
- 525
- L’ANGLAIS
- La composition de l’anglais — assez simple — 1 ,re Ceci de particulier qu’on n’y rencontre aucune j tre accentuée. La véritable difficulté se présente etins la coupure des mots, bien qu’ils se divisent général, comme en français, par syllabes com-açant par une consonne.
- com-po-si-tor, ge-ne-rally, coin-pa-nion.
- Néanmoins, en anglais, la division des mots est ffiairement conforme à l’étymologie, a coupure se fera donc aux particules coramen-p ^es mots (préfixes) et à celles de terminaison. aPi*èUr ^6S ^r®^xes an8la's' on coupera toujours
- e’ down, over, for, fore, how, mis, out, some, un, under, up, with.
- g ^ syllabe he ne se sépare pas quand elle est 16 d une voyelle (excepté dans le mot being). n coupera après les préfixes latins suivants :
- circum, contra, cum, co, col, coin, con, cor, de, s> extra, in, il, îm, inter, intro, ob, per, post, pre, Pr°i rétro, sub, super, trans.
- Lt les préfixes grecs : *
- ^ha, am , .
- IOPni, anti, apo, dia, epi, hyper, hypo, meta, para, péri, syl, sym, syn.
- sep108 m°*s affectés des terminaisons suivantes bt coupés à ces terminaisons :
- *1?’ everi fold, fui, fully, fulness, hood, kind, less, s *SIless, like, ly, man, men, ment, ness, out, self, ^iyes, ship, some, teen, teenth, ty (excepté eighty), ard, where, wise, woman, women.
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- 526 LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- Les terminaisons ing (marque du participe Pre| sent) et ed (marque du participe passé) peuv® se détacher du mot ;
- print-ing, continu-ing, justify-ing, mark-ing-print-ed, continu ed, justifÿ^ed, mark-ed.
- A moins que les syllabes ing et ed ne soient cédées d’une consonne redoublée :
- infer-ring, bet-ting, beg-ging. infer-red, bet-ted, beg-ged.
- à l’exception cependant des consonnes redoublé U et ss dans les mots dissyllabiques :
- pull-ing, press ing, pull-ed, press-ed.
- et de quelques mots polysyllabiques formés du!1 des radicaux monosyllabiques fall, stall, pressé6' précédés des préfixes énoncés ci-dessus : be, f°r com, un, etc. :
- belall-ing, forestall-ing, compress-ing, undress-iD?' befall-ed, forestall-ed, comprcss-ed, nndress-ed-
- On divise habituellement les mots terminé , cible, âge, ance, ale, ence avant ces terminaison5
- agree-able, carri-age, import ance, proportion-atc-refer-ence.
- Le ck et le sh restent le plus souvent à l'extre#11 des lignes :
- hack-ney, quick-ly, reck-oned. ash-wood, fash-ionable, Ënglish-man.
- , a
- Les lettres Ih ne se séparent point {excepté A*nfir _ hood), elles se reportent de préférence au com01^ cernent de la ligne suivante :
- fur-ther, nei-ther, an-thority, ga-thered.
- ( excepté with-oul, slrenglh-enedet quelquesautre^
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- l’anglais 527
- temples de quelques coupures particulières :
- er> bibli-ography, di-gnity, Eng-land, neg-lect, idg-lets, sig-nature.
- Observations sur la composition
- le courant de l’alinéa, l’espace après chaque I est remplacée par un cadratin. j f*ret n’est point précédé ni suivi d’espace.
- ^enx-points terminant un alinéa est toujours . 1 d un moins sans espace, ils ^ ^’^emets anglais ont une forme spéciale ;
- existent pas à vrai dire en tant que signes, pjç ciUe tes virgules retournées (pour ceux de com-ep Cenient) et les apostrophes ( pour ceux de lin ) Me.s'/wn.?nt iteu. Il en est de simples (‘ ’) et dedou-qp. f ”)• Le guillemet simple s’applique au mot dnu Assortir par ce signe dans une phrase ^gnillemetée.
- hp ‘ .signes de ponctuation (les mêmes qu'en se jJais^ lorsqu’ils sontaccompagnésde guillemets, p, ®ltent toujours en dedans de ces guillemets, l’éli ate>strophe est comme en français le signe de tle p l0n> niais en poésie seulement, où elle tient lieu OnT^reuses v°yeltes et même de syllabes élidées, et pi la rencontre alors au commencement du mot, Us fréquemment à la dernière syllabe.
- si scape, sorrow’, jusUy’, th!, hav\ tell’st, pleas’d.
- Proso. où elle exprime le génitif, elle se d’ppa a An des mots et toujours elle est suivie Oiinx*’ ^ rooins que le mot lui-même ne soit ter-né Par un ,s.
- Uobi
- inson’s adventures, Augustus’ dignity.
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- 528
- La lettre I, qui se rencontre seule, se naet, grande capitale (c’est la première personne du guiier je). ;
- Pour les abréviations, on ne se sert pas de lei1 supérieures, mais de lettres bas de casse su,Ÿ d’un point :
- Mr., Messrs., Mrs., No., Co., Dr., St-
- Les indications de tomaisons, les numérat'0^ particulières aux noms propres, se mettent grandes capitales avec un point :
- Vol. III., Henry VIII., Benedict XIV.
- Les noms de mois prennent une capitale. ^
- Les abréviations des adjectifs numéraux ordi s’indiquent en mettant après le nombre les lettre5 bas de casse collées, suivies ou non d’un point' ^
- Exception est faite lorsque l’unité finale eS ^ chiffre 1 : l’abréviation s’indique si (désinenc® firsl, premier) ; pour l’unité finale 2, l’abrévjat ^ est cl (désinence de second, second) ; et pour 1uI1 finale 3, rd (désinence de Ihird, troisième).
- lsl, 21st, 31st,... 2nd, 22nd, 32nd,... 3rd, 23rd, 33rdi' 15th, 24th, 25th, 36th, 47th, 58th, B9th, -
- Livres sterling : £ ; shilling : s/ (le signe est au chiffre qui suit).
- tifi'
- Le premier livre imprimé en anglais est le « Re j„if des histoires de Troyes », de Raoul Lefèvre, chap^; du duc de Bourgogne. L'impression fut comnienfr; Bruges par (’.axton, qui l’avait traduite, et terinlfl Cologne en 1471.
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- l’allemand
- 920
- L’ALLEMAND
- . alphabet allemand comprend vingt six lettres Pb1^ PreS(IHe la même valeur que celles de l’al-bet français, plus trois voyelles adoucies :
- 31
- «
- (S
- ©
- §
- 3
- 3
- $
- S
- an
- 91
- a A a P P P
- b B] b | D 9 Q q
- c C e 9ï r R r
- b D d @ f« S s
- e ü e % t T t
- f F f U u U U
- 9 G g dur æ » V V
- $ H h aspiré* ss » W w
- t I i $ JC X X
- i J i $ 9 Y 7
- f K k 3 J Z Z
- i L 1 Voyelles adoucies
- m M m 31 à Æ æ
- n N n Ù ô 0E ce
- 0 0 0 Ü ü U u
- fQ^^ompte aussi les consonnes suivantes, qui sont
- ensemble :
- c»i ck ff fi fl fl ss si st sz tz
- Soucie a ^ ^res accentuées, sauf les voyelles
- lettrf V?^e^es doubles aa, ee, oo ont la valeur des j. s circonflexes françaises : â, ê, ô. voygptes ^es diphtongues sont formées de deux
- Mil 6S ’ a*' au' ®u' eb u'*
- b^ajuscàle est le même que le J (3). Yp°giuphie. 30
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- 530
- LES LANGUES ETRANGERES
- Dans la composition de l’allemand, la Capital®, met à tous les substantifs ainsi qu’aux proao désignant la personne à qui l’on parle. (
- Les chiffres sont arabes. Les nombres ordin8^ sont suivis d’un point ou d'une parenthèse :
- Les chiffres romains sont suivis d’un p0,tl I., II., etc.
- L’italique se marque, comme en grec, par l’eS™ cernent à un point des lettres du mot. , ^
- Le cadratin se met, dans les phrases, apreS point. j;
- Les guillemets allemands („) se placent ain- . „ ... ". Lorsque les guillemets français en lia0® lieu, ils se placent à l’inverse des nôtres : » •••
- Le trait d’union est double (=). ^
- Les interlocuteurs, dans les dialogues, sont®5^
- cés à un point et suivis d’un cadratin. j(i
- L’abréviation etc. est figurée par le signe *sU d'un c : jc. ^
- Lorsque la lettre $ commence un mot ou , syllabe intérieure, elle est toujours longue : ^
- bevjelbc. Mais si la partie intérieure d’un mot ®,, posé finit par elle, on emploiera la forme rond ©efcfytcfytisfcfymber. t ^
- Quand deux 3 se trouvent à côté l'un de la. j; dans les mots composés, le premier est ron ' second est long : -£>au3;fcfytlb.
- Dans les autres cas ils sont tous deux longs 1,u Avant la lettre f jamais d’$ long : Üttuéfete.
- La coupure des mots se fait par syllabes. ( ^ Néanmoins, à cette règle il y a nombre d’n* • tions qui donnent lieu aux observations sui'raI'|};
- Lorsque deux f se présentent, la division se entre les d«ux. ,4
- Le cty reste le plus souvent au bout de la
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- l’allkmand
- d34
- ^ est su’v* d’une consonne ; suivi d’une ^am 6 ^ se reporte au commencement de la sui-Par sto’ sauf certains mots composés commençant le Sîudj, £urd), Wacf), Spvadj, 3n>erd?, qui
- conservent à la fin.
- n Ç d reste aussi au bout de la ligne, à part niques mots :
- bli=*
- ”en Mi3;tfeit ï§lt?cfer .Sriinfc JRibcfen fcï>t=(f en
- La lettre
- 'Sne
- t) non précédée du c reste au bout de la
- Port Sl 6^e es^ suivie d’une consonne, mais se re-Voveau commencement si elle est suivie d’une dge de, à moins que dans ce cas elle ne soit précédé,, aussi d’une voyelle. La division se fait entre Ueux fa J
- I '
- enx s deux (l suivis d’une voyelle se divisent entre sUiy- Rla*s restent en du de ligne quand ils sont ^ls d’une consonne.
- suj . ^ ®t I f restent en lin de ligne quand ils sont O d’une consonne, et viennent au commence-l’i i^6 ^aulre si c’est une voyelle. c0tn' ion8 suivi de d) ne s’en sépare point quand il' 0161106 une syllut»6 î les trois lettres se reportent Plot dttuencement de la ligne, excepté dans quelques L,s imposés.
- de j * ,®n*l rond se sépare du d) et reste au bout j^dgne dans certains mots. suiv ’ Saui quelques mots, est reporté à la ligne jpPte s’il est suivi d’une voyelle, les e*18 ^es mots empruntés à la langue française qtja accentués sont pris à une casse de romain n’exisfent pas dans la casse de gothique :
- • De même le c cédille.
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- 532
- LES LANGUES ÉTRAN«ÈR-ES
- LE RUSSE
- La composition de la langue russe se fera av# une facilité relative pour peu que l’on possède su*' tisamment la connaissance de l’alphabet.
- Fi Hirc. Nom. Valeur. Figure.
- A a, Ass, a. T T,
- B 6, B«uki, b. y y,
- B a, Viédi, V. 4>
- F r, Glagol, g- X X,
- A A, Dobro, d. U ÏI,
- E C, Jést, ié, é. H U,
- >K Ai, Jivété, j- tu III,
- 3 II », Zemlia, z. m m,
- u, Ijé, i. Td T>,
- I i, I, i. LI LI,
- K k, Kako, k. b
- JI a. Uoudi, 1. ft *
- M M, Muisslète, m. £> b,
- H U, Nasch, n. a 9,
- 0 0. On, 0. ia 10,
- n U, Pokoy, P- H A fl,
- p 1». Rtzy, r. 0 e,
- G e, Slovo, s. Y v,
- Les accents ne sont point en
- Nom. Valeur.
- Tverdo, t.
- U, ou.
- Fert, f, ph.
- K'herr. kh.
- Tsy, ts.
- Tscherv, tsch.
- Cha, ch.
- Schtscha, schtscb'
- Jerr, (Son ni’1'
- Jéry,
- Jér,
- Jat, iè.
- E, e.
- J au, i«u.
- Ja, ia.
- Fila, f. . |
- Ijitsa, i (upsi' ^'
- ouvrages tout spéciaux.
- Il n’y a pas d’apostrophe. (
- La ponctuation et les chiffres ont la même f0lj. et la même valeur que les nôtres; mêmes L’emploi des majuscules est identique au nôt'tf le ewjactèie italique existe.
- Quant à la coupure des mots, elle est syllaldf11
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- l’arabe
- 533
- L’A R A B E
- Afriture arabe est très répandue. Elle est en usage en ^ Rerie, au Maroc, 'a Tunis, en Ëgvpte, en Syrie, en Un i16’ en ^erse> en Afghanistan, chez les Wwlofs, les sulmans de l’Hindoustan et les Malais, for ara^e neskhi, dont on se sert actuellement, est une v^lrie cursive des alphabets koufique et karnialique déri-svr‘ eux'm®mes de la plus ancienne forme de l’écriture Par i UC ‘ l'esb’anghélo. Le koufique n’est plus emjrtoyé |jy es Arabes que pour enjoliver les titres de leurs ® Peu près de la même façon que les «iracleres S0jhuiues en France.
- se i-alP‘lal>et neskhi est composé de vingt-huit lettres qui pr ls?,r't de droite à, gauche. Dans les livres arabes, la pao. lere page est à la place occupée par la dernière üvf dans nos livres français, et la première de nos dese.s devient la dernière des livres arabes. La plupart nU’ ..ellres peuvent avoir quatre formes différentes, selon 'Pies 6S Son* 'ndiales, médiales, finales ou isolées. (Jurl-alors'Unes u’ont que deux formes; la forme initiale sert comme isolée et la forme médiale comme finale :
- Nom. Prononciation.
- alit* . . ’
- ba. . . b
- e
- t
- j ta ... t
- ‘i tsa. . . ts, tb anglais dur djim. . dj
- es lia ... b, b aspirée
- kba . . kli, cli aUemauii
- 3 dal.. . d
- 30.
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- 534
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- Figure
- Isolées Finales Dédia les. Initiales. Nom. Prononciation.
- 3 j, À 5 d?aU . . da, th anglais*
- J J -r ; ra. . . , r
- j } } j • a*. • - z
- LT lt ~ - sin.. . , s
- LT U~ Â, i, sf .'iin . . ch
- U* sâd . . S, ç
- d3 ü» es2 dàd . . d, dll
- t i tà . . . , l, th
- Jb i i thà.. . th, z
- t e X 'aia. . \ a
- i d X & ghaïn. gh, r grasseyé
- <w* i 3 fa . . . f
- d d a 3 qaf.. . q
- sj, sC" si s< s i=Zà X kaf.. . k
- J J- 1 ) lam. . i
- r r VJ* a» mim.. ra
- d '• 3 noun.. n
- a <c$ j» ha. . . h
- y j y J ouaou. ou
- sS d ? * ya. . . y
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- t/.<VRAfiP o3ë
- 5U^es ^ettres initiales, appelées à se lier à |a lettre H!'ame, ont leur trait de joqctiqn à gauche; les piales, appelées à se lier à la lettre précédente Un' su*vante> ont un trait de jonctipn à droite et 1. a gauche; les finales, appelées à se joindre à la re précédente, ont leur trait de jonction à droite. ^es lettres
- lett
- , j, j, j, peuvent se lier à la
- w.re Précédente, jamais à la suivante. Joules (es suivaVCtt’res Peuve,lt ^er ^ ^ précédente et à la
- lorsque le ha final ou isolé est surmonté cfe deux
- (*» -'s *). il prend le nom de ta mavbuuta a *a valeur d’un t.
- ^ ,ans l’écriture barbaresque, le point du fa est ^ essous de la lettre au lieu d’être au-dessus
- ''o)et le ryd/'n’a qu’un seul point au lieu de deux, ori, <3rai't^rP typographique figurant le fa initial tari"1^ Sert également à figurer le qâf initial 0ri;"resque (à). Le caractère figurant le fa médial ïes?l,:^ ligure également le qâf médial barha-l,le (*)• Le qâf final et le qâf isolé barfiaresques p^s°nt pas {igUrt;s par \e fa oriental; ils le sont *Hai U,'e leUre presque semblable au qâf oriental, d^uv .ne c°naptant qu’un seul point au lieu de h * ' Ô (yàf final barbaresque), ^ (qâf isolé (Jen^^qp,6)- H importe de ne pas confondre ces final !eril*'res formes avec les lettres orientales fa
- ,1^ -et fa isolt5 _____9) qui ont bien un point
- Limais sont plus larges.
- Prés S ettres P et v n’existent pas en arabe. On re-^ Ue le p au moyen d’un v________> avec trois points
- SS0Us> comme en turc (v__>). Dans l’écriture qrjen*
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- 536
- LES LANGUES'ÉTRANGÈRES
- taie, on représente le v au moyen d’un fa.avec tro
- points dessus (,__9); dans l’écriture îiarbaresque» a
- moyeu d’un fa avec trois points dessous (,_j)•
- Pin outre des lettres de l'alphabet, il existe 1)11 certain nombre de signes qu’il est nécessaire " connaître. Ces signes sont :
- 1° Le hamza ou qatla qu’on rencontre fréqueiiM,ie au-dessus ou à gauche de 1 ’alff, et qui a deux fa1'11’ différentes (* *). La première est la plus usitée.
- 2* Les trois voyelles brèves :
- Le fatka ou nasba, qui se prononce « et se place $ dessus des consonnes (_^_) ;
- Le krnra ou khafda, qui se prononce i et se place $ dessous des consonnes (“);
- Le dhamma ou rafaa, qui se prononce 0, ou el place au-dessus des consonnes ( > ).
- f.||l
- On nomme lanouine la prononciation d’n qui se entendre après la voyelle. Le lanouint; est représente le redoublement du signe de la voyelle : (ane)> '
- (ine), JL ou (oune).
- 5* Les quatre signes orthographique* suivants, l0*1 jours placés au-dessus des lettres :
- Le soukoun ou djezm (_£_), qui indique que la C#C< sonne qu’il surmonte est privée de voyelle;
- Le tachdid ou chadda (^L), signe du redoublefl*^ qui indique que la lettre qui le porte doit être pron*^ d'eux fois ;
- Le ouasla (LL), signe de l’élision de Yalif initial- ^ cons#ane qui le suit est toujours surmonté# d’un koun; . |
- Le madda (LL), qui tient lieu d’un *Hf suppri^'^ se place aussi air-dessus des abréviations et des 1* numérales.
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- l’arabe
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- voici les principales combinaisons auxquelles donnent lftu ces vovelles et ces signes :
- * l'an«a-t'atlm.
- aniïa-tanouine-fatlia
- * hnivv- •
- h;
- ‘ 11:
- * liamza-djczm.
- ~ taclidid-t'nlha. s taclidid-lannuino-iallia. ü tacliilid-dlianima.
- < taclidid-tanoimic-dhamma.
- j i rn'!;i't;|uouiiie-kasra. ï l^^'dliamma.
- ij, niza-tanoiiine-dltamma. peti^Us ces dilïérents signes sont fondus sur un corps |dus t'érp ?Ue caraclère lui-mème et de deux manières dif-r'euplGS ’ avec 10111 kd,ls 011 l,aub c’est-à-dire iulé-le . .s’ P°ur se placer sur les lettres courtes; 2° avec tout 1(N 1 en l)as- °'cs^ îi-cüne supérieurs, pour se placer sur , ettres longues.
- en \ ^a^la (_1) et le tanouine-fallut (j_) servent, n retournant, à faire le Icasra (T) et le ta-Vl^ne-kasra (~).
- lejtes accents, soit au-dessus, soit au-dessous des ils rCS’ Se placent au milieu de ces lettres. Quand (je accoiïlPagnent une ligature, ils se placent au-0u au-dessous de la partie de cette ligature présentant la lettre à laquelle ils appartiennent. Ilsi» Sous la lettre double -à (fa-ya), le kasra, ap-
- h« . \i */ / i
- enant au fa et non au ya, sera placé à droite :
- de^e hdniza est fondu non seulement sur le «orps Pj. ,P0lnts-voyeUes, mais aussi sur le corps du ca-®re lui-même, pour les cas où il est appelé à 0 Placer après Yalif{l^).
- les •exisle» sur le même corps que les voyelles et ti S1§nes orlhog raphiques, des poiuts fondus à part *)> destinés à former des lettres spéciales que Qe n A
- apportent pas toujours les fontes ^JîS).
- çac servent aussi, joints à des crochets de
- 0r(* (’v)> à combiner des lettres dont fe côté
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- 538 LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- gauche vient s’aligner avec la partie droite siip^' rieure des lettres médiales ac-, csr : Jy
- iuyŒrO I.
- Les ligatures sont très nombreuses en ara K' mais, comme les ligatures grecques, elles tendent | disparaître et n'existent pas toutes dans la plu|'ar des foules. Tout en reconnaissant le côte' pratnl1'6 de celte suppression, peut-être faut-il regretter & que le caractère y perd au point de vue de l’élégafl^'
- Nous ne donnons ici que les plus usitées :
- !! alif-lam. V lam-alif.
- alif-Jam-alif. bl lam-alif médial el
- djim-mim. x lam-djim initial.
- ha-mim- 2» lam-lia initial.
- ^ klia-inim. ix lam-klm initial.
- aïp-lam-ya. £3 lam-kaf initial.
- ,J ïn-ya. 13 lain-lam initial.
- (ô3 iqm-lam-ha-
- kat-ulir initial. 4 lam-mim initial-
- & kql'-qlir médial. J. lam-mim médial- l
- J£" kaf-lam initial. liim-ya isolé,
- J£. kal'-lam médial. ^4- lam-va final.
- kaf'dam fipal. -SV. mim-djim priêdial-
- ^ kal'-lam isole. mim-ha-médial.
- lam-alir. mim-kha médial-
- Il n’y a en arabe ni majuscules ni signes de tqalion; on indique la fin des phrases par des sip11
- conventionnels comme ,y.
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- l'arabb
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- Quoique cliaque lettre de l'alphabet ait une valeur Umérique, les Arabes >e servent cunnne chiffres de? <?nes suivants qui se lisent de gauche à droite :
- t rpÇûivA't •
- 123 4 567890 Ainsi se lit : 1893, se lit 1913. Se^.arabe se c0mp0se cran dessus et le composteur D Vlde à chaque ligne. Pour éviter de vider le compteur aussi fréquemment, certaines personnes apposent l’arabe cran dessous comme le français, inclinant le composteur à droite et en commen-a composer de ce côté; mais, outre que cette r uion du composteur est peu commode, il se pré-j. ic encore un autre inconvénient. En effet, il est n rare qu’une ligne d’arabe ne eomporle absolu-Qi ancune voyelle ou aucun signe orthographiés^’ ni®.me 9uand on a affaire à un texle non voca-.’ et il faut forcément, pour placer les accents, q sont plus généralement au-dessus des lettres p au‘dessous, retourner la liene cran dessus. Nous j s°ns donc qu’il est préférable de composer cran à fSUS : .^a ligne de texte se trouve ainsi toute prête cevoir les accents qu’elle peut comporter, pl ^aud on a affaire à un texte vocalisé, après avoir je..Ce es accents qui doivent figurer au-dessus des au-d6S’ °n re,;ourne la ligne cran dessous | ou ’ placer lée 'SSOus des lettres les accents qu elles sont appelé a recevoir. Il importe, dans la composition des de t6S VOcalisds> de relire bien attentivement la ligne én 6X^e avani- de la ponctuer dessus et dessous, car fo reman'ernent dans la ligne de texte entraîne renient Ie remaniement des deux lignes d’accents. derJ! arabe on ne divise jamais les mots. Quand le Jer mot d’une ligne ne la complète pas et qu’il
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- 540
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- est impossible d’y faire entrer le root suivant- 0 remplit la ligne en plaçant entre les lettres. <!' l'fj, fére-nee près des lettres longues, des traits ap?‘^ allonges qui viennent s’aligner avec les Ira-jonction des lettres. 11 y a des allonges de diflën'i1 ‘ forces : il y en a de larges, de moyennes et de fin(\ Les larges trouvent surtout leur emploi, con1'”1. n*us le verrons plus loin, d-ans la composition1^ vers. Les fines sont appelées à se placer entre , lettres pointées dont le trop grand rapprorhenie pourrait causer une confusion (*_», Elles s(j? d’une grande utilité pour élargir un peu, dans textes vocalises, les lettres minces appelées à recr' des accents qui, sans ce moyen, ne pourraient P tèaionrs être placés convenablement et dislincteme |;1 EÜrs«pi’une lettre crénée sur le côté empècb®. lettre voisine de s’approcher complètement d e‘ on met entre ces deux lettres une espace pour L'° bler le vide et préserver la lettre crénée. e
- Dans la plupart des éditions arabes, les alinéa5,^ sont pas renfoncés. Nous pensons qu’il est ^ rable de les renfoncer d’un cadratin. Le renfo"^ ment est, en effet, le seul moyen d’indiquer. nouvel alinéa venant à la suite d’une ligne p'e.‘ -Quoiqu’on puisse presque toujours éviter une br . pleine, soit en la serrant pour conserver un bl811^ la fin, soit en élargissant les mots au moyen. allonges et en en rejetant un ou plusieurs à 1» br j suivante, on peut aussi par hasard se troiiver ^ présence d’une ligne forcément pleine. La difli01^ qui surgirait dans ce cas ne peut exister avec lfi‘ foncement de l’alinéa.
- L’italique s’indique au moyen d’un filet placé gUrdessus ou au-dessous des mots qui don ressortir. ___
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- L ARABE
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- clip ai]S- ^a composition des vcrs» les deux hérmsti-doivent être de même largeur et séparés par un q aiîc Plus fort que l’espacement ordinaire. On met uonn je^°*s au mHleu de ce blanc un signe conven-
- J.UJI ^xiu *
- ^ !>r; O^J *
- c|1^°r^ciu’il s’agit d’une citation de trois hémisti-s,’ l®8 deux hémistiches du vers complet sont dis-j es comme on le voit ici et l’hémistiche du vers uiplet peut se mettre au milieu de la ligne, m a Peut aussi faire de chaque hémistiche une et | ? s®Parée. Le premier hémistiche ressort à droite corn Secontl ressort d’autant à gauche. Dans ce cas être016 dans précédent, les hémistiches doivent plo renduS égaux au moyen des allonges et par l’em-01 de la forme large du kaf (:===>) quand il y a lieu.
- s\_____£.
- -1___J
- L>...) I
- m^and Une citation arabe composée de plusieurs Phra-Se re.^conlre dans un texte français et que la ^Uttv,e,nt^re ne peut tenir dans la même ligne, il droite h °rd .fa’re entrer dans la ligne la partie àgau citation (puisque l’arabe se lit de droite lien0C •- el rejeter le reste au commencement de la
- 8 suivante. Ex. :
- T*PO
- ,(îuxphie.
- 31
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- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- ...............Les sourates ou chapitres du Coran
- commencent par la formule j} ! 4^! vW
- $
- En faisant entrer les trois premiers mots ^ rejetant le dernier à la ligne suivante, la cit# sera coupée de cette manière :
- ............ Les sourates ou chapitres du Coran
- commencent par la formule ^Jl ilM ç+y
- Ert faisant entrer les deux premiers mots rejetant les deux autres à la ligne suivante, la tion sera coupée ainsi :
- .......... Les sourates ou chapitres du
- Coran commencent par la formule
- Enfin, en ne faisant entrer que le premier n* j, en rejetant les trois autres à la ligne suivi'11 ’ citation sera coupée de cette façon :
- ......... Les sourates ou chapitres du
- Coran commencent par la formule
- _ f^1 ,
- Il n’en est pas de même lorsque, au lieu tribuer à former une phrase, chacun des niots a s est un exemple isolé. Dans ce dernier cas, y^lii1 rnier mot arabe à faire entrer dans la ligne eSt*.jr qui vient immédiatement après les mots Les mots arabes sont alors se'parés par une^ ou par une ponctuation quelconque-, qui 1lfl^ clairement qu’on se trouve en présence ne,^ isolés cités comme exemples, et non en Pf’ d une phrase construite. .
- 11 va sans dire que, dans un texte français
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- l'hébreu
- 543
- ® ^es intercalations d’arabe, l’interlignage n est pas ir* ^rn.r.^ ï» -«.i.vn des lettres longues, soit
- M® >rs régulier à cause PUVhaut, soit par en bas, et des lignes d’accents 4^1 peuvent s’y rencontrer.
- Il faut avoir soin, en distribuant, de ne pas pous-Ser les interlignes en avant, comme on le fait ordi-j^ronient, mais en arrière; sans cela on risque de 'enrter les lettres crénées, de les abîmer et de lettre en pâte.
- jyot- e Notice sur la composition de l'arabe est extraite des ^ ({e Typographie orieiilule, par M. A* Labouret.
- Pïr ] caractl'res arabes nous ont été tort obligeamment fournis a fonderie Deberny de Paris
- L’HEBREU
- ^"Iphabet hébreu comprentl vingt-deux lettres:
- | "m *«
- 1 Mb II
- K Alepli a s Lamed l
- 2 Betli b, bh n Mem m
- S Ruimel g. gl‘ ï a Noun n
- 3 Daleth d, dh D Samech t
- t"î Hè h y Aïn h» gh
- t Vav O C O *1 V 3 Phé ph
- 3 Zaïn Z y Tsade tz
- n Heth h p Copb k
- Ü Teth t n Resh r
- lod b j U? Shin sfc
- 2 Caph c, ch n Thau th
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- 544
- LES LANGUES ETRANGERES
- Toutes ces letlres reçoivent des points soit •'J dessus soit en dedans, quelquefois même au-des*. et en dedans à la fois; elles sont donc fondues a ( ces points, ce qui complique la casse en augnicid® les sortes à fondre, alors qu’en Allemagne et Hollande le$ letlres sont fondues à vif : les |>01' supérieurs fondus séparément viennent s’y aj11*^, Le nombre et l’emplacement de ces points fient la prononciation de ces lettres, mais l'hébreu se compose sans points-voyelles et -ponctuation tonique, on n’en fait point usage:
- K 323 3 3 3 111 H H H 2 1 2
- h utsiD ni ;>->:> ^ ^ ^ *
- 3 3 3 DDD ÿ V V 3 S 2 ï 3 3? pi5
- il 2 ür u? iÿ b t? iÿ h n n ,t>
- (Le ay prend le point tantôt à droite, ta*1*0
- gauche, selon qu’on le prononce schin on sin-J J - • - rjla^
- Les points-voyelles, au nombre de sept, sc P^^ji' au-dessous des lettres; ils peuvent parfois sc biner sous la même lettre :
- kametz patach schwa chireck segol zeren
- s¥
- Les signes de ponctuation tonique, fondus
- rément, se placent soit au-dessous, soit au des lettres et selon que s’élève ou s’abaisse Ie
- to»'
- SIGNES INFÉRIEURS :
- 1 silluk A athuach v tipheha J merka B double merka
- J munaeh t’bir
- < mahpacli s darga v iiiracb
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- l’hébreu
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- SIGNES SUPERIEURS :
- segolta petit sakeph grand sakeph r’bia
- pasclita ou kadma sarka
- schalschelet
- rinf16 ^Q-kkeph (~) sert à réunir deux mots comme "0 r? '^it i union.
- / J lIjuque ligature k* : réunion de Yalepk et du \'J'€y,Se pfoce au milieu et à la fin des mots; on hploie pour éviter les lignes trop serrées.
- Par ° i>S^c indique que l’on doit, à la lecture, sé-' r le mot qui le suit de celui qui le précède.
- Stî °Ur remplacer une lettre à la fin d’un mot, on ^ S'S110 ' L-e même signe redoublé " indique
- hie i ni°t qui le suit et celui qui le précède for-utiux ou nlnsiiiiirs mots rnmnosés
- d(
- paser
- karno-phara grand lolisha petit telisha giiresch
- double gareseh jlhib
- . ou plusieurs mots composés,
- fo ne se sert point do majuscules en hébreu ni chiffres, les lettres de l’alphabet servent à
- la
- ^^hiération.
- eri^,tajique se marque au moyen d’une espace fine
- sorti'Cha(iue ^e^ie mo*; llue ^'on vent k‘‘re res_ rn()tlr' ^a*s si l’on veut faire ressortir davantage un est j^. Une phrase, un caractère d’un plus gros œil
- Sehîs ^ et ^eux P°^n^s (:) sont ^es ^eui
- de Slënes de ponctuation; tous deux s’espacent hlno J*1®*116 manière : une espace forte devant et une ,S «rte après.
- ^ cadratin est le signe de l’alinéa, droit CoiïlP°si-tion de l’hébreu se fait de gauche à e> fo cran dessus.
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- 546
- LES LANGUES ÉTRANGÈRES
- La ligne composée, on compose par-dessus Ja ponctuation tonique s’il y a lieu; cette ponc!uatio° est placée retournée dans )•> 'r d 'e, la ligne de te^e est à son tour retour née . j> le composteur et lP® ajuste les points-voyelles où il convient; fînaleme®, cesdiL’\ lignes sont placées sur la première deja posée I;uî, la galée.
- Lee mois ne se coupent pas en tin de ligne; 8 la faculté d’espacer très largement, et d user de taines lettres larges placées pre'férablement à la & des mots.
- ^ n S n
- aleph hè l;ime<i mem thau
- Pour I’imposit’on de l’hébreu, on s’arrange manière que, la feuille étant pliée, la première pa» se trouve à la place de la dernière.
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- HISTORIQUE
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- CHAPITRE XIV
- LA MUSIQUE
- Historique de la musique typographique
- ail‘'es Mélodies anciennes se transmirent tout d’abord aoff 0^en de l*a tradition orale. Environ mille ans avant lett 6 eie’ hrreo Terpandre imagina d'appliquer les Pi'er6S 'Alphabet aux sons de la musique : ce fut le
- 1,er essai de notation musicaie. Plus tard, les 1 *ains modifièrent ce système, mais sans en altérer YJase.
- IUus^cah considéré comme profane par les pri-pa s chrétiens, fut, en 890, accueilli largement par le ^on Sa'n* Grégoire le. Grand, premier du nom, qui lui qu’j, a’ dans les solennités religieuses, le rang élevé La a Conservé depuis.
- le Sv^Ues^°ia de notation restait peu importante, aussi ans^SteiUe de Terpandre prévalut pendant deux mille aotI^U"1Uenié seulement de « neumes», germes de la l°n moderne.
- A.U
- (liejj^^^iencement du xie siècle, vers 1028, le b ’lHple',ï^ d'Arezzo inventa les notes et leurs port
- pelles
- béné-
- SjjU "»y d Arezzo inventa les notes et leurs portées. u’ejjes abord, elles avaient la forme du losange, Ce ri- S on^ conservée longtemps pour le plain-chant. Saierjj*! due plus tard, et au moment où elles subis-la Ia. es mndilica1ions compliquées, qu’on leur donna Jea Ue r°n,le-
- d’Ape-0'^;i<'lues Rousseau a blâmé le système de Guy ‘iavap?,?’ 'I!1 aC!'use de compliquer et d'embarrasser
- Point
- at^de^6 ^ ^lK^e de la musique. H. est certain qu'au
- paPUiq-
- vue de la propagation par les procédés typo-linvènrUeS’ *a musique n’a l,as largement profité de est res/011 (,*e Limprimerie, la notation liyéroglyphique om fe 1 obstacle sérieux nue nombre d’inventeurs teQtd de renverser.
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- 548
- LA MUSIQUE
- Moins de cinquante ans après l’invention de L'imp^1 merie, alors que toutes les difficultés avaient e^. vaincues pour créer la fonte des types étrangers, nombreux et si variés, on en était encore à la repr° duction par la gravure sur bois. s
- C’est que la gravure de ces caractères exige le P'u grand soin et que leur fonte réclame la plus matù matique précision. En effet, le principal mérite est^ ne présenter à l’œil aucune solution de continuité, ®° dans les signes, soit dans les lignes. (S
- Le plain-chant, lui, est fort simple dans ses élém^ de combinaisons. Une trentaine de poinçons sut fi®® pour composer celui dont les notes sont gravées les portées, et la moitié de ce nombre pour le plftl chant dont les notes noires s'impriment sur qua lignes de portée rouges. ^
- L’impression typographique du plain-chant date 1490, comme le prouve le Psautier imprimé ce j même année à Mayence, où les notes carrées ®° tirées en noir et les portées en rouge au moyen 0 . second tirage. (On prétend aussi que les preinie tentatives d’impression de plain-chant avec types 11 f biles auraient été faites à Wurzbourg (nov. 1481', P, Reyser, et à Venise (déc. 1481) par Octaviamus Sestü:L
- Le plus ancien ouvrage de plain-chant imprime ^
- suit paraît être celui de Nicolas Woliick, de ColOe ( (1501). Dans ce livre, les caractères de plain-chant®0 ( mobiles et ceux de la musique gravés sur bois. A' cette date, on ne signale que trois incunables où f trouve de la musique chiffrée, un in-folio, P>'aC ^ musicæ, de Gaforio (Milan, 1496, les passage® , musique y sont gravés sur bois) ; un in-quarto, opusculum... par Burci (Bologne, 1497), et un g1® f in-folio : Graduale romanum, imprimé en 1499, V Emericus, à Venise. du
- Jusque vers la fin du xvi* siècle, l’impressioù ^ plain-chant avait peu progressé, lorsque, en ^ J.-B. Raimondi, de Crémone, directeur de l’impi'ùù ^ Médiaia, à Rome, obtint du pape Clément VII un b,e
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- HISTORIQUE
- Pour l’impression d'un plain-*1, ht colossal. Les caractères, abord en Lois, furent plus tard grayés et fondus par Raimondi.
- L invention de la musique typo-*raphique revient à l’Italie. Le Preuiier livre connu imprimé en °tes mobiles a été publié à »enise, en 1503, par Ottavio çetrucci, sous le titre de Canli e^° cinquanta. Ce procédé était oanrnoins très imparfait, bien fût6 -a rnus'(îue a cette époque dune grande simplicité, j, attribue à Ottavio Pétrucci , êe d avoir donné aux notes la &riïle du losange, de les avoir j. ^vées isolément avec les cinq £nes de la portée adhérentes de
- CSue coté.
- les ^aias' Pierre Haut in grava ' Premier poinçons d’une mu-ç^^e analogue, vers 1523. Pes (aiS.ais assez heureux en furent pjs Par Pierre Attaignant, qui Uoi , Un recueil de « Chansons i Paw-e^es en musique à quatre cien " (t527)- C'est le plus an-pr chansonnier imprimé en fuf1106 avec types mobiles. Ce LesUne muovation en ce genre. Haï t?reiïlières éditions de Pierre haït a datent de 1530. On con-Com ae lui un in-quarto oblong i Partenan^ des motets à cinq Kol leSi m^s en musique Par »and Lassus, daté de 1576.
- 10 ® Procédé de Pétrucci resta » emps stationnaire, bien que
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- 580 LA MUSIQUE
- les successeurs de Pierre Attaignant, Nicolas Duchefl11® et Adrien Le Roy, en eussent perfectionné les type®' Le principe restait le même : le signe de la adhérant aux fragments de portée et présentant multiples solutions de continuité, désagréables l’œil. |
- Cet obstacle fit tenter à Guillaume Le Bé, en 15** j 1545, un essai de notes indépendantes de la portée <1 étaient imprimées par rentrée sur les lignes de , portée. Ce système, fort coûteux, exigeait des preê ; plus parfaites que celles du temps; il fut abandon pendant près de deux siècles. js
- Jacques de Sanlecque et son fils portèrent l'art d® j gravure musicale au degré de perfection possib* e cette époque. Leurs t.pes de petite, moyenne et 8r° a
- musique, chef-d'œuvre pour la précision des portée ^ la justesse des ligatures, quoique gravés pour eux s®, se répandirent par contrefaçon, en France, en • magne et aux Pays-Bas.
- L’impression de la musique était libre en Fra. jj, mais, en 1552, Adrien Le Roy obtint du roi Henrl r dont il était le musicien, des lettres patentes lui ac ^ dant, ainsi qu’à son associé Ballard, le privil®#® cette impression. . 'jf
- Ce privilège exclusif se perpétua pendant P'iLr deux siècles dans la famille des Ballard, qui b1® $ sement suivirent la routine et achetèrent à Guina ^ le Bé les poinçons et matrices dont on se serve son temps. /
- Le seul progrès sous l’empire de leur privilè#6 ^ dû à Robert Granjon, typographe, qui conçut 1® mier l’idée d’arrondir les notes et de supprimer * .^1 les ligatures et les signes de proportion qui i‘ea. à cette époque la musique fort difficile à lire et a ^ |* cuter. Il réduisit toutes les valeurs de tenops j<r division binaire. Cette innovation lui valut n0 y lège de plusieurs années. Quatre recueils de ^ musique parurent en 1559. Chose singulière» simplification nuisit plutôt à sa réputation. ^ ^
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- Musique de Jacques de Sanlecque.
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- Ant.
- P
- RaU N
- o- nam thronum regni fuper If- rael in
- 1 I -nq-s-l *
- fempiternum, fîcut Iocutus film David
- ______________________m____________
- KJL
- 1*-J
- patn tuo.
- VLKW-r.HKsi \>v. Yo\j\vs\vav. (^SoVes ».OA\é,veuV.es à \a \>OT\.èe.')
- 552 LA MUSIQUE
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- F
- y j"i ' vyi •- •
- a£hun eft, dum pertranfi - ret uni ver- fos,
- I
- UP
- ±b±
- învenit hominem jacentem in graba - to, * Et
- 5-C
- 1 1 "M
- «y- •
- a-it il-li ; Sanat te Dominus Jefus. Chriftus.
- Plain-chant de Fournier.
- (Notes brisées non adhérentes à la portée, qui a été tirée en rouge après coup.)
- HISTORIQUE
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- 554
- LA MUSIQUE
- Paris pour Lyon, où il gravait encore vecs l-'iTât ^ Ballar.l ne trouvèrent plus que de médiocres roncl11 rents à Leipzick et à Francfort.
- Au milieu du xvu* siècle de considérables ch&nr ments s’opérèrent dans la musique. Les Jiallard £r f vèrent de nouveaux types, reconnus inférieurs a j. anciens comme élégance et netteté, et s’obstinèren conserver aux notes l’ancienne forme du losange a* que depuis longtemps la forme ronde était adoptée
- L’aspect suranné de l'impression des Uallai’d v' l'adoption de la gravure sur cuivre pour toute esp e de musique. (Le système d'impression en taille-40 r passe pour avoir été inventé en Italie au comllieI1\fe ment du xvi* siècle ; mais le plus ancien ouv connu exécuté de cette manière a été publié à Augsb°“?e de 1500 à 1515, par Erbard Qglin.) Cette consédè6^ regrettable de leur privilège fut surtout nuisible imprimeurs français, car en Allemagne et en ’ e terre un meilleur système était pratiqué, de S<>1 ^ qu? l’usage des notes rondes s’y répandit beaucoup 1 vite et beaucoup pins tôt qu’en France.
- La gravure sur planches de métal supprimait
- te»^
- les difficultés de signes et de combinaisons : pour les œuvres importantes, l’impression était ie ^ et coûteuse. Ce procédé détermina la formation ,, toute une classe de copistes. Jpan-Jacques Kou®5 p en lit partie, et oe travail le conduisit à la chiffrée, que ses contemporains repoussèrent ensemble. ,o-
- La gravure sur cuivre stimula les imprimeurs Mg graphes, qui résolurent tout d’abord de se débarr^^ des fâcheux llallard, — lesquels, ayant néglbv -g progrès de l’art typographique, méritaient ladéfUP .|) de leur privilège, (Notons qu’en 1630 ils avaient ^ un premier coup : Jacques de Sanlecque ayant Pe* -vr tionné les caractères de plain-chant obtint un V lège qui d’ailleurs amena un procès. Ce procès |g probablement pas de solution, car cent ans aprt Ballard plaidaient encore.;.
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-
-
- Petite Musique,
- £
- JLtorsque fur ta musette Tu
- chante ton ardeur. Une langueur
- ï
- 3
- g
- fterette s'empare démon cœur.
- Ah! fur un ton Ji tendre t Pour-
- quoi te faire entendre ? pourquoi
- Colin m'aUarmer chaque jour?
- £
- Ne peut-on pas vivre heureux
- £
- J |
- fans amour ? \
- Petite musique de Fournier, j ^
- YMv,
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-
-
- 556
- LA MUSIQUE
- Au xvm(! siècle ces antiques caractères étaien tombés dans le plus complet discrédit. A la mort dernier privilégié, poinçons, moules, matrices, car*® tères, furent adjugés pour la somme dérisoire 200 livres.
- En 1746, Fournier cite ce fait : « M. Keblin, gravegg et fondeur imprima un duo, contenant vingt lté1^ in-folio; il imita très bien ta figure des notes tel qu’on les écrit, mais chaque ligne était coulée en sa et ne faisait qu'une pièce ».- Ces vingt lignes réalisa1® déjà l’idée de la stéréotypée, qui n'apparut que cl quante ans plus tard.
- L’obstacle le plus difficile à surmonter était jllS ment le défaut d’adhérence de la note avec la p°rt ’ qui donnait lieu à une multitude de solutions de c° tinuité fatigantes pour la vue. De plus, les coul n’embrassaient que les notes situées au-dessus au-dessous des portées ; au lieu d’être obliques, 1 ligatures étaient presque horizontales, comme les P tées elles-mêmes; tous les signes accessoires, e0 ’ compliquaient les difficultés de gravure et de 1°° ^ C’est alors que, en 17‘ii, Breitkopf, célèbre fondeur imprimeur de Leipzick, modifia le procédé jusq,ie ^ en usage. Tout en conservant les notes adhérentes la portée, il changea leur combinaison, de façon 1 le nombre de fractions de celle-ci diminuât beaupo ’ mais les notes étaient composées de plusieurs P*eCajt alors que précédemment chacune d’elles n’en f° jes qu’une seule. (Cette innovation a été suivie, ^e-perfectionnements divers ont tous tendu essenUe^g ment à diminuer le nombre de fractions de la P0’ j afin de donner toute la franchise d’œil de la gravlir cette portée, sans néanmoins pouvoir rendre indep dants tous les signes de la musique.) jl
- Cependant, pour composer une ligne de musique’ a fallait une multitude de pièces, qui la rendaient v^ solide. Malgré cela, pour diminuer les solution* jt continuité dans les portées, c’est ce qu’on aValt gt de mieux jusque-là. Breitkopf fut contrefait à Bru*e
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- HISTORIQUE
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- ondres et à Venise; de leur côté Ensehede Fleich-s ana à Harlem, et Fournier à Paris, essayèrent, mais .. s succès, de rendre cette musique moins com-PLquée. .
- ^a Petite musique, en types mobiles et sans ligature, tin- 7ïlUs^ue des Huguenots (parce qu’elle était des-e exclusivement au chant des psaumes de l’Eglise
- Des orgueilleux il confond les penfées, Et réprimant leurs fureur*
- infenfées, II humilie 8t dompte
- leur fierté, Et les punk de
- HHHÉü^Ë^jÉ
- leur im - pi1* - - té.
- ^Ue des psaumes pour les Protestants (Fournier).
- être rangée dans la catégorie du don^g La, petite musique des protestants n’a
- ftienti leu ^ l’impression d’aucun livre méritant une tio^g °n spéciale, et ce à cause de ses petites propor-d’evp’ au§mentant par cela même les difficultés , ecution.
- fr%
- f°rt Lean?" Gando gravèrent des caractères de musique aux et préférables à ceux de Fournier ; ils étaient
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- HISTORIQUE
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- Ui^rés (^e lft portée et nécessitaient par conséquent jj c°od tirage. Ce procédé demeura à l'état, d'essai. yeja Hüprimeur de Strasbourg. Reinhardt, le renou-Slljte Sans succès. Le repérage était impossible par Se de 1 altération du papier trempé du premier au ljgQna tirage, ce qui produisait un retrait de plusieurs
- (Ws°'5er’ macanicien anglais, imagina d’introduire aote ^6S Planches de bois des caractères en cuivre, iUis s et signes, séparés de la’portée. La planche p[a ,s°us presse, le tympan mobile sur lequel on Prés ^eu‘^e de papier tournait sur un axe « pour la f ei?^er après la première impression et sans enlever Porf 1 e’ Page de notes imprimées à la forme des faite6eS P°m> S116 *a coïncidence s°it toujours parti,,,. Le prix de main-d’œuvre fit renoncer à ce
- taocedé.
- Vete Olivier, imprimeur, et Godefroy font bre-
- bis Une combinaison de très beaux caractères mo-trait ' ^es poinçons étaient gravés sans portée et les fra{) de la portée gravés dans la matrice après la Ptiiié ^6S Poinǰns ^ matrices des deux inventeurs eut jgs devinrent la propriété de M. Laboulaye, « qui ^jetf •^a^enl; de rendre leur musique acceptable en la jj^ alésant ».
- Pogriy1118^116 typographique — système Breitkopf ou Peu n e.r se répandait en Angleterre, mais était à Oiivreff délaissée en France, où l’on gravait sur gne et happait sur étain.
- ti°Hnell aPPara^L l’invention de Duverger, qui tradi-saus ernent se rattache aux procédés de musique d’idée î^6 au stéréotypage qui en était la clef. protoc iU* en Vad a Propos de la reproduction d’un la poi ° e de corrections qu’il imagina de graver avec ’ e dun canif dans un moule de plâtre.
- en m,lsiq'ie une fois composée, l’empreinte
- châsSis LriSe ; au~dessus de ce inouïe serré dans un d'acier ^ SUsPendue une molette armée de cinq dents ^Ul L'ace son passage en achevant de creuser
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- Musique et plain-chant de Derriey.
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- LA MUSIQUE
- les portées (déjà marquées sur le moule p&r 5 espaces ordinaires un peu plus basses que les Q° qu’elles séparent'. On passe ensuite au clichage
- Dans l’origine on se servait pour reproduire
- les
- grandes coulées, d’un morceau de cuivre en [oî^it de T, dont les deux ailes dégagées à l’emporte-pièce courbent facilement au milieu des notes qu’elles ®. brassent. Avec le procédé Duverger, les grandes cou sont burinées dans le moule par le compositeuri . petites sont fondues et prennent place par eoD?tr naison dans la composition. Les ligatures sont oo nues ainsi : tous les blancs étant fondus sur haU de tige, on se sert de cadratins armés de petits chets ou dents de cuivre, entre lesquels on pos® j fractions de lamelles d’étain façonnées à Pavane® qui représentent les ligatures, quelles que soient forme plus ou moins oblique et leur dimension- j Louis, Cordel et Tantenstein revinrent, en 183^* ^ procédés de Breitkopf et Fournier perfectionnés s ^ le triple rapport de la combiûaison typographiqueL{, la gravure plus élégante et de la fonte mieux exécü ^ Ce fut un progrès au point de vue de la célérité et „ bon marché qui contribua beaucoup au dével°P‘ ment de la musique typographique.
- Mais cette musique mobile ne pouvait vaincre c f| de Duverger qui se distinguait par la facilité de dofld 5 dans le plâtre, aux coulées des courbes très étend et le mécanisme ingénieux des ligatures.
- La casse de Duverger comprenait trois cent soi*aa j quinze cassetins, celle de Tantenstein fut rame®é deux cent quatre-vingt onze sortes, — cent d'* jf plus que le nombre indiqué par les policeS Fournier. ÿ
- Dans le système de Tantenstein, qui permette11 -, fondre la musique sur une très petite force de c°rtje aucune note n’est isolée d’une certaine fractio11 .: portée, tantôt sur les côtés, tantôt dessus et des® ; les queues de notes, dont quelques-unes sont cré11^, pour faciliter leur jonction, ainsi que les petite® c
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- lées,
- gfand
- La
- HISTORIQUE
- 563
- sont également fondues avec les portées; les es sont en cuivre comme celles de Duverger.
- r rnac^ne de Duverger a été donnée aux archives éa \ *ItlPrimerie nationale — dont il fut directeur — p e Pondeur Th. Beaudoire. e 1830 à 1852, bien des essais ont été tentés, mais J ® réussite. Il faut néanmoins signaler le procédé don USSe^ cons*ste) pour simplifier la composi-li ’ a soumettre presque toutes les fractions d'une eje de musique à la valeur combinée d'un cadratin ; où | * du fondeur et imprimeur Gautier, de Besançon, q. . s solutions de continuité sont peu apparentes, Tui nécessite de multiples parangonnages, q® f examen de tous les systèmes connus, il résulte ho Musique s’opère par juxtaposition et superposi-Vj c°nibinées, c’est-à-dire que les fractions de portée sj» nen^’ ainsi que les notes, leurs queues et les autres ùns1('S ^ *a musi(ïue, se poser dans le composteur les a côté des autres, ou les uns sur les autres. De là j ,ravail de parangonnages inextricables, ivn lnvenfi°n de Derriey le révolutionna. Cette musique biographique, exposée à Londres en 1851, résultait sur 6 Corrii)inais°n de notes d'une seule pièce fondues deu Ca(\rai-in pour celles placées entre les lignes et en C{ X Pièces pour celles placées sur les lignes. Les hei^- ^nes de la portée faites de filets maigres d’un niorc ^°*n^ PasSaieaf Par 1® centre des notes en deux
- Par9, imposition d'une page de musique est bien sans a^^onnages, solide par conséquent, mais substitue f^^lotions de continuité des portées d’autres dé-sUr/ de jonction dans les notes ou dans les signes, vers0ut des parties blanches au milieu des notes tra-Tan.ees Par les filets. Alors que dans le système de la clef de sol est d’une seule pièce, dans ^ 1 ae Derriey elle est de six....
- Cas casse de Derriey était assez simple, mais les trois les GaUx auxiliaires, deux pour les ligatures, un pour coulées, étaient fort compliqués; cette complica-
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- Andantino,
- rj—j- l-J J*'
- [>3 l’être ai - né qui de ma »i -------------- e É -
- ÉÉlIllÉlIll
- tait l’u - nique en - ehan - te - ment, La po*
- - ses - si - on m’est ra -
- I ni»U| )
- m
- =**
- - ti
- • Au nom d’un dieu juste et clé
- ment ; Se -
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- HISTORIQUE
- 565
- '-que cet en - faut, D'un ob - jet char
- maiit. Fait
- rie Qu’on cé - lè-bre en ce jour,
- gretto
- Reviens, pé - cheur, à- ton Dieu qui t'ap - pel - le,
- en - fants de la pa - tri
- e, Le jour de
- estar-ri - vé. Gon-tre nous de la ty-ran-
- typo
- •GRAPHIE.
- Musique Beaudoire.
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- 566
- LA MUSIQUE
- tion avait cependant pour heureux effet de facilite^
- composition de la page instrumentale la plus charg
- •i df vau u
- de difficultés. Cette multiplicité de pièces n'aug11^
- tait pas, mais simplifiait au contraire le trav composition. UD
- Ce système n’en est pas moins considéré comtn® chef-d'œuvre de combinaison, de proportion et a gance. 11 a été amélioré et simplifié par un ingefl1 ^ M. Henri Chossefoin. Afin de ménager le matériel* tirait sur clichés très légèrement poncés pour les solutions de continuité. ÿ
- Tantenstein essaya, vers 1855, un autre genre jl composition. Pour tomber juste en fin de portee’ fallait calculer la longueur de cette portée en P° typographiques, puis répartir un nombre de P%; déterminé sur chaque figure. La moindre erreur 0 j, les calculs forçait le compositeur à recommenc ligne. Ce système fut abandonné. jje
- Une invention qui ne manque pas d’originalit® mérite est celle de Curmer. La stéréotypie y re{l en ligne de compte. En voici la description :
- On moule à la pâte à papier une page de P °.ed< puis, une fois sèche, un ouvrier déchiffre la c°* ÿjfl musique et la reproduit au moyen d’une série de Façons représentant des signes de notation, ou des ^ ments de ces signes, qu’il frappe les uns apr®s p autres dans le tlan. Mais comme les grosses P1^
- les ligatures, par exemple, causeraient une dépre ^ de matière nuisible à l’empreinte des sigueS^e(l frappés, on est obligé de les dessiner dans le ^ d’en évider la matière pour leur donner un creU^: ne produise pas de dépression. Gela fait, on P1' $ au clichage. Sur le cliché on creuse, à l’aide du les barres de mesure qui n’ont été qu’indiquées moule, le relief des ligatures est nivelé, l’œil eé yt beaucoup plus haut que celui des autres sig0®8^, fautes, si l’épreuve en présente, sont corrigée6 pit moule, dans lequel se fond un second et (,e cliché.
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- DBS SIGNES DE NOTATION
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- des*5 V*Ce ra(lical de ce système était dans la frappe °at Sl.krnes forcément inégale ; les signes et les portées tf0 *i’Us °u moins de creux ; de plus la note peut être du’ii 011 ^roP ^as slu Pol'*oe qui l’empêche ou üne e. ernpêche de venir au tirage. Comme c’est à iuco111186 en train plutôt longue à pallier tous ces à dé ^én^eQts> les soins de l’imprimeur peuvent laisser cot^r sous ce rapport. Les paroles devaient être d’une épreuve du cliché sous les et soÿ^C^ées olles-mêmes, puis intercalées après coup
- Po^oins, la mise en œuvre de ce procédé n’était Pelau troP coûteuse et permit à Currner de produire ^’ement à bon marché.
- Parr'|*n> de nos jours, Th. Beaudoire est parvenu Paraît e.^lavu!le spéciale à constituer une musique qui u ^pondre aux besoins usuels de l'imprimerie.
- Des signes de la musique
- a^0ns vu Tue les Grecs notaient la musique à Slje | ür alphabet. Leur système musical était répêtaier *e tétracorde, échelle de quatre sons qu’ils yers Comme nous répétons l’octave. d& lettrp6 V* s*acte> Boèce notait la musique au moyen hans S Pérticulières de l’alphabet latin.
- ^rfeinièr ^ Méthode grégorienne on se servit des sept £rave . *ePtres majuscules de l’alphabet pour l’octave P°Ur p * ’ C, D, E, F, les mêmes lettres minuscules ^dhscui aVe sons médiaux, et encore ces lettres â%U$. p es’ mais redoublées, pour l’octave des sons
- - - Coi-rlf. q-ï.^t.4- AfA ..I .11/.r. o 0/-,AtavA m’îU'p
- ^ n„. '“Oc corde ayant été ajoutée à l'octave grave, grave correspondante fut ainsi créée et
- û0*e sol
- rePréSe
- b’éc^^ée Par la lettre grecque gamma
- alo
- CO-
- rs 1a “ des s°ns commençant par le gamma prit Q°m de gamme.
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- 566 LA MUSIQUE
- La notation ancienne comparée à la notation actuel*6
- donnait ce résultat
- sol
- r
- la
- A
- sol
- Y
- si do ré
- B C D
- Sons graves.
- si do ré
- b c d
- Sons médiaux.
- mi
- E
- un
- e
- sol
- rr
- la
- aa
- si
- bb
- do
- cc
- re
- dd
- IM
- ee
- Sons aigus.
- Dans chacune de ces gammes, la note altérab*6^ était représentée par B, b ; le si naturel s’écrivait 3 un b carré; quand le si était plus faible, plus iri0j?m employait le b rond ; c’est l’origine du bécarreu* carré) et du bémol (bé mol). * / .fe,
- Après la notation alphabétique, dit Th. Beau»0 s auquel nous empruntons ces détails, vinrent Q11..^. essais de notations noires; mais, du vne au xiu* sieejj-la plus grande partie des manuscrits en musique ‘ e gieuse et profane fut notée par les « neumes », eS^es de signes sténographiques. On les écrivait sUg0a5 paroles à diverses hauteurs conventionnelles. Les aigus étaient représentés par l’accent aigu, le8 graves par l’accent grave; plusieurs sons module8 p, une syllabe par des ligatures formées avec ces acc6 t
- Au ix' siècle, on écrivit les neumes au-dessus °.j|e ligne tracée parallèlement à cellè du texte : c®*8 > commencementMe la portée de quatre lignes i(l p née par Guido d’Arezzo sur laquelle il fixa très e*^jj ment la position des sons. Guido changea la n , alphabétique en appliquant à l’échelle des sons*8^ mière syllabe de chaque hémistiche de l’Hy*li: j-jjD6 saint Jean. Dans cette hymme, le chant monte note à’chaque hémistiche ;
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- DES SIGNES DE NOTATION
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- Hymne de saint Jean-Baptiste.
- U* que-ant Ia-xis Resonare fibris Ml - ra
- gesto-rum Fa mu-U tu-orum Sol-ve pôlluti
- ^•abi-i rc-atum Sanctc lo-a nues.
- fQ °Ur former le si, on prit les deux initiales de Sancte rait nCS ^c'esf du moins la version connue, car il y au-Ufie autre origine toute technique), les 'î1l)r.0nonciatio11 'le ut (oui) étant un peu dure pour lett ta^ens> ûoni substitua à cette syllabe la première j^e de son nom : I)o.
- Co .^éthode guidonienne apporta une révolution, épo dans l’art d’écrire la musique. Vers cette lesfia6’ 0n emPl°ya la musique figurée, c’est-à-dire duréeUreS rePrasenl'alenl' Par leurs formes certaines
- ft
- chan •X’ C es^ en ^38 qu’on attribue à Jean de Mûris, Süre °*ne parisien, le système de notes, signes de mêla j ,de silence indiquant d’une façon mathématique d’huirCe fïuaritité, notes qu’on appelle aujour-
- • ronde, blanche, noire, croche, etc.
- 3*.
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- 570
- LA MUSIQUE
- COMPOSITION DU PLAiN-CHANT
- [l e plain-chant (du latin planus, plan, uni, et cant^f chant), signifie chant uni, parce que, étant syllabique0 diatonique, on le chante sur le même ton.]
- A l’origine de l’imprimerie, on laissait en blanc da® les livres la place destinée à recevoir les signes de la n®* sique, et l’on faisait, après le tirage, tracer ces derniers la plume.
- LISTE DES SIGNES
- Maxime.
- Carrée,
- ï Losange.
- jcj Caudées.
- ± Dominante.
- 3 Guidon.
- | Clef d’ut,
- ^ Clef de fa.
- La maxime ou double carrée vaut deux temps. "'Jj carrée vaut un temps. — La carrée suivie d’un no'11 impair de losanges, un temps et demi. — La losang0.^ demi-temps. — Le point augmente la note de la u®0' j, de sa valeur. — Le soupir vaut un temps. — Le de soupir un demi-temps. — La caudée (ou note à queuf/^ moitié plus de valeur que la note carrée. — Le d’*. élève d’un demi-ton la note devant laquelle il est — Le bémol l’abaisse d’un demi-ton. — Le bécarre r® blit dans son ton naturel la note altérée par l’un des d . signes précédents. — La petite barre marque un c°^ repos, — la grande un repos prolongé, — la double repos encore plus grand que lé précédent.
- 1
- £
- H
- ï
- i ï
- ï
- Dièse.
- Bémol.
- Bécarre.
- Petite barre. Barres exlrêin0*’ Grande barre. Double barre.
- ------- z : Espaces ou
- m,
- _____rapaces «**
- — : mentsdepo'1
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- PLAIN-CHANT 3V1
- et^es noies, de chaque valeur, sont, pincées sur **e les (juatre ligues, au-dessous de la première, Ujè *sus de la quatrième et hors portée (ees der-res complétées par de petits filets parangonne's).
- h Typ°f?rai>ii tquement, il n’y a pas à s’inquiéter de cle^enonilnation musicale des notes, variant selon les %ïi ^compositeur les désignera d’apres leurs 1 Particulier et leur position sur la portée.
- NOTES A QUEllES
- parfS n°*es caudées se placent la queue en bas. À entrVe la première ligne et au-dessous, même gt;e première et la deuxième, la queue est diri-rail î*1 ^au^’ sans cela une trop forte saillie éloigne-de e texte de la portée; de plus les queues privées I utlen se briseraient pour une cause ou une autre. Oorjf1 5ueue peut être aussi dressée pour éviter la O0n avec une note voisine très rapprochée à H elle elle semblerait appartenir.
- doh6 Placement des queues à gauche ou à droite suriSe ^re de manière à éviter toute équivoque p a note véritablement caudée.
- $e recédant un groupe de notes (nèumé) la caudée qulûet la queue à gauche; si elle le termine, la est tournée à droite.
- Mais U
- sera fait exception à cette règle si la note
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- o72
- LA MUSIQUE
- |]g
- ainsi tournée semble se détacher du groupe dont c*. fait partie ou si elle paraît appartenir à la note <| suit ou précède. u
- Dans le corps d’un groupe la queue sera lo,lirlloJ] à droite; mais pour les mêmes raisons énoncées pourra la tourner à gauche.
- La caudée isolée se met la queue à droite.
- Deux caudées qui se rencontrent se mettent la F mière queue à droite la seconde queue à gauche
- CLEFS
- En plain-chant il y a deux clefs : la clef d se place sur la quatrième, la troisième et la deu*lC ^ ligne, et la clef de fa placée sur la troisième ® e deuxième ligne ; c’est une clef d'ut précédée d sorte de guidon.
- I F i if
- clef d’ut 2" tlef 5" ciel 1” clef de fa 2* c‘e
- ACCIDENTS
- Les dièses, bémols et bécarres se placent, coC1 ^ les notes qu’ils allèrent, sur toutes les lignes etel1 ^ elles, de meme qu’au-dessous de la première qu’au-dessus de la quatrième. , j,
- La note si est la seule qui soit affectée du be1*1 de même la note fa pour le dièse. „t
- Les dièses, les bémols et les bécarres se toujours en face des notes qu’ils modifient;1*8 sont séparés par la plus petite espace.
- Lorsque la note altérée est dans le corps A ^ groupe, l’accident se met en avant de ce groupe ^ sur la ligne de la note modifiée. Si la première 11
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- PLAIN-CHANT
- 573
- J'1' plus bas ou plus haut ou le siune, on ne met Pas ^espace devant.
- GUIDON
- ja e guidon se place sur et entre toutes les lignes; Ver^u.eile un est toujours à droite, elle est dirigée et v ^ de Porl®e jusqu’à la troisième ligne jers le bas à partir de cet endroit.
- W°l ^Ul^on ter«iine la portée, sur la même ligne Tin i-a note commençant la portée suivante; il sert à
- '"Ver à l’avance
- Ï ^
- Uiem ^,Ul(^on est: aussi employé dans les changera S c^s» ^ indique l’intonation de la première jj Venant après la nouvelle clef.
- C0l est précédé du bémol et du dièse si la note j uiençant la portée suivante est altérée par l’un ees deux signes.
- DOMINANTE
- P^rce <^0In^nan*'e est ia n°le qu’on appelle ainsi revj (lUe» dans un même chant, c’est elle qui Uiéd-11» 6 P^us s°uvent. Elle se place toujours im-^randeblent aPr®s *a et est su*v*e d’une
- ^§Ues ^0rtl^nan^e se met sur et entre toutes les
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- LA MUSIQUE
- BARRES
- La petite barre varie de place sur la portée su* vaut la position des notes qui raccompagnent.
- Lorsque les notes occupent le centre de la portee? elle se met au milieu. ,
- Elle se met en bas lorsque les notes occupe11^ plutôt le bas de la portée, et en haut si elles occu peut plutôt cette partie de la portée. _ ..
- La grande barre qui se place après la domina11, s’emploie également dans les hymnes pour en se parer les v rs.
- La double barre vient à la tin de chaque n)0 ceau ; elle en sépare aussi les diverses parties; oa j les hymnes, elle sépare les strophes. Elle se 1,1 ^ également après la première mesure d'intonation* après chaque répons.
- t 1^11 JEt f*::;- »1r **"
- 1 -i i-iiera me, Do - mine,' de îno*’1®
- -f-:r
- æter-na in
- cœ-li mo - vendi
- MÉCANISME DE LA COMPOSITION
- Je5
- L’écart des notes est déterminé par la largeur ^ syllabes, et l’espacement des syllabes dépend groupe de notes correspondant : de là cette a* ,£ nance inévitable d’irrégularités. La force du *
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- PLAIN-CHANT
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- 11 Nra donc être en rapport avec celle «lu plaint-chant. n-, a épuration des notes doit être calculée de ma-ere que les syllabes correspondantes soient exac-enient au-dessous d’elles.
- p. e. blanc séparatif de chaque note doit être de tr(|)ai.SSeur d’une note. S’il se présente une syllabe jj. P .droite, elle est jointe à la suivante par un trait (je’ln,°n- Hans le même mot le cas peut se présenter syllabes avec et sans trait d’uniou.
- °ur les notes isolées, la syllabe se place à cheval Soijs chacune d'elles.
- . tlans un groupe la première note doit tomber sur Voyelle de la syllabe.
- * Perdi-ti-one et ade-plus est glo-ri-am in
- SvlfT notes d’un groupe répondant à une seule " u*)e ne sont pas espacées.
- non mo - ri-tur.
- Sq^0!11, deux voyelles réunies ne formant qu’un seul a note doit correspondre à la seconde voyelle, ^fiuil y a plusieurs notes, la première du ^Pe tombe e'galement. sur cette seconde voyelle. pronais d va de soi, si les voyelles réunies ont une ou; i0l?c,ad°n séparée, nue la note surmonte celle l™°0neSp°nd.
- ^arres — petites, grandes et doubles — ont le vent * espacement de chaque côté; mais elles peu-la lapetre reportées plus à droite ou à gauche suivant leür ^e,Jr des syllabes finales ou initiales. Néanmoins espacenient peut être amplifié, diminué, sup-
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- 576
- LA MUSIQUE
- primé même au profit de la régularité de rép*r tion des notes. . ^
- La lettrine commençant un chant doit s’aj1^ par ses ornements avec le sommet de la portée - ^ nas de l’œil doit nécessairement s’aligner aveC ^ ligne de texte. Cette lettrine, ainsi que lés lettré deux points, se place avant la clef,
- Si pour une simple lettre de deux points je jf doit s’aligner avec le texte, le haut ne doit J9®9 dépasser la quatrième ligne de la portée.
- Cette lettre peut être une vow-lle formant seule une syllabe : il s’ensuit que les notes lu‘ tenant ne sont point ('ouvertes. La syllabe d*y vient à sa place régulière reliée à la précédent*3
- un trait d’union plus ou moins espacé; cette remplace la voyelle.
- divi*'
- - pse est
- Si c’est une consonne, les autres lettres y syllabe se placent sous la ou les premières ,e «0 cas où ce serait un groupe, la barre sera éca^y conséquence pour que la première note ton* la voyelle.
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- PLAIN-CHANT
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- OBSERVATIONS DIVERSES
- ^nos se coupent entre les syllabes, jamais s le corps d’un neume simple.
- Le
- lab ^ ^10uPe de notes appartenant à une seule syl-sieu *lG SG c'*v*se Pas5 omis s’il y a deux ou plu-rs groupes pour une seule syllabe, on peut Per entre ces groupes.
- ^ais divisî0.n ne 86 P^ace Pas au Lotit de la ligne, ^ au milieu de l’espace tenu par les notes libres.
- ’w * movCeaux ne finissant pas en ligne, celle-ci est pletée par des portées blanches.
- k*te iCa^cu^e Ie blanc interlinéaire qui sépare le Lqre notes de manière à ne pas confondre les Pi'eiu-'. 6 dernier avec les queues dépassant la .r'.4éU're-ligne; blanc qui suit, séparatif de la I L 6 SU'Van*e> d°*t être tenu plus fort.
- ^Ui's (Vei'S Se Su*vent sous la notation et conservent
- Le »i
- •apitoie;
- npremier mot des strophes, qui se suivent éga-ent, se met en petites capitales.
- ( V*'°6r^phie.
- I
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- 578
- LA MUSIQUE
- LE PLAIN-CHANT GRÉGORIEN
- [Par un motu propno du 25 avril 1904, le Pie X a établi la réforme du plain-chant grégo<’|e
- Pour s’y conformer au point de vue impress>°j’ il a fallu modifier l’ancien plain-chant; c’est fonderie Deberny qui s’est chargée de la gra'*M de la nouvelle forme typographique qui prévaut* dorénavant. |
- La composition du plain-chant grégorien dij^ du plain-chant ancien par les notes, lesquelles état1 ^ dans ce dernier, accompagnées des quatre ligucS ^ la portée, tandis que dans le nouveau elles fondues sur quatre corps, représentant : le la moitié, les trois quarts ou l’entier selon la P* qu’elles occupent sur les portées. ' ^
- Le petit corps comprend les notes sans lig,ie.s $ portées ou dépassant la portée supérieure ou 11
- rieure. .
- ï
- Le second les notes entre les lignes §
- Le troisième celles avec trois lignes fa
- ""' , r
- Le quatrième celles à quatre, ou le corps entier'
- Le plain-chant employé dans ce tex te descri ptifl;J!., du 20, les corps sont donc de 5,10. 15 et 20 p°'
- Pour le composer, à part les règles i
- plus loin, lesquelles sont les mêmes que poOr ^
- cien plain-chant, la manière la plus pratique
- celle-ci ; h
- *
- Après avoir pris la justification sur un n0, ^ notes, composer le texte en lignes, ensuite Ie
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- PLAIN-CHANT GRÉGORIEN
- 579
- f®ns mettre les notes en place dans le sens de la 01 Ce de corps
- La ligne étant terminée, présenter le texte etaug-^ee!1 *,ter ou diminuer — tout en observant les règles 1 espacement — les blancs ou portées, jusqu’à ce r e texte soit bien en rapport avec les notes, ou ^^les^avee le texte.
- £
- £
- ^ecca-tôrum âb-lu- e. Et concé-de vi-tam pu-
- Enfin mettre b s notes en place avec des lignes, nnples ou doubles, en ayant bien soin de les croiser j111 d éviter qu’elles se rencontrent les unes au-essous des autres.
- Le cette façon l'alignement sera parfait et les re-lses seront presque invisibles.
- Et concé-de vi-tam pu-
- de
- les
- 1 ecca-tôrum âb-lu- e.
- , Le texte devant être en rapport avec le corps ain-chant emplové, nous donnons comme bases ^seurs suivantes :
- ^Ps 20 du huit, Corps 36 du douze,
- 24 du neuf, — 4$ du seize,
- 28 du dix, — 72 du vingt-quatre,
- 52 du onze, — 84 du trente-six.
- j|nterLgnage doit être fait de façon que le texte confonde pas avec les autre* lignes.
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- IW I IVI
- LA MUSIQUE
- EXEMPI K
- Trait. 2,
- fe
- îî
- •A. D-o-râ- i
- mus te Ghri- ste,
- t— : ^ • •••
- et be-nedî- cimus ti- bi
- qui- a per
- ijsi-
- tu- am redemi-sti mun-dum. Ÿ. Ti
- Cru- cein a-dorâ- mus D<Smi-ne,
- tu-am glo-ri- 6- sam reco- limus passi-
- nem : mise- ré- re no- stri, qui paSI
- is«s
- -Sc±±
- iî'r.-r-.v; - —‘i
- es pro no-
- bis. f. O Crux bene-
- di» gna porta- re Regem cæ- 16- ruB*>
- v^v m. m
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- PLAIN-CHANT GRÉGORIEN 581
- SIGNES
- » _ ____ ( Portée
- t. Sj Clef d’ut
- Clef de fa
- Bémol
- *1 Dièze
- 1 s Bécarre
- lu • Barres
- ^ 1 i a Guidons
- H , ♦ i f \ % Accentuations
- * i , * s ' Punctum ou Carrée
- "§ ï Oriscus
- $ Climacus
- p Caudées
- Podatus
- ‘"'ii'üjijjJ Pliques ascendantes
- '""l.'illîü. Pliques descendantes
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- 582
- LA MUSIQUE
- SIGNES
- âassâ55ç
- jt
- ! " t s
- ags'a^s*
- SvKis***<
- sSkKtiS§i~
- <!B <5***5^
- *5^
- Clivis
- Clivis non caudés
- Torculus
- Quilismas
- Porrectus
- Porrectus non cau^s
- Fragments de PotreCi
- Fragments de P°rfeC* non caudé»
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- IjRS machines
- 583
- CHAPITRE XV
- LES MACHINES
- Pressoir à vendange — dont lavis verticale, ma-pi.j v.1’®e par un levier ou barreau transversal, est le lTd'Clï>e moteur — donna certainement à Gutenberg ti'u'T* Sa l1iesse à imprimer. La première fut consul e.n ^ois, el pendant près de trois siècles les
- ^ dirent établies ainsi. Elle était dite •< à nerfs »
- assijc,(!ue la solidarité entre la vis et la platine "était lei ree !lu moyen de nerfs de bœuf ou de cordes éga-alte , serrées avec force. C’était le barreau qui faisait al0,lnati,Vemertt descendre et morlter cette dernière, (iu aujourd’hui des cohtrepoids et des ressorts la Qnenl spontanément.
- tom Sfl|l due Gutenberg fit exécuter la première de qu’ifp-^1' un udvrier en bois, Conrad Saspach, et ilevait 1.ns^a^a °liez André Dritzehen, son associé. Elle P’ern' e^Ie assez imparfaite, car on remarque dans les ^hpri161-5 **Vies postérieurs à son invention des mots à li lIïl^s a moitié et qu’on a été obligé de compléter main. °
- être ^resse> telle que Gutenberg l’avait produite, peut-preg eiJp0re un peu moditiée, resta en usage pendant pres ' an siècle. Dans un dessin représentant la Sensit i ^osse Huile on remarque une amélioration l°rme e,' ^a glissière. La table sur laquelle repose la 1er est mobile; à l'aide d'une corde venant s’enrou-pla0g1 °Ur 'l’une roue, actionnée par une manivelle avan. a gauche, on la fait glisser horizontalement en rembf>et Cn arrière- Vers 1550, Léonard Danner, à Nu-Le (j. r^.’ substitua des vis de cuivre aux vis de bois. j°Ur ^lrnum de production était de 300 feuilles par Q France, llrichet construisit au commence-
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- LES MACHINES
- ment du dernier siècle une presse en bois moins e®' combinante et plus solide que l’ancienne; le prein^ il remplaça la platine en bois et le marbre en piei’1^ par une platine et un' marbre en fonte dressés, plllS! donnant au pas de vis une plus grande obliquité, 1 obtint un foulage plus fort et plus régulier. Néanmoi®*' l’énergie de ces primitifs instruments était faible e’
- Presse en bois dite hollandaise.
- vu les dimensions de la platine, relativement à cen e formats, il fallait généralement deux coups pou® impression complète. \t
- En 1620, le Hollandais W. Jausxoon Btaew t,-oU'joi> moyen de faire relever la platine une fois riinpreS gge achevée, sans avoir à desserrer lavis : ce fut la P*
- « hollandaise » qui resta en usage jusqu’à Stan® ^ Vers la même époque apparaît la presse à un c modèle agrandi, permettant d'imprimer en une ^ fois les plus grands in-folios. (L’idée en avait dte ^ née par Pierre, imprimeur à la eo*r de Ver*®1
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- LES MACHINES
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- jaerre Didot l'employa en la rendant pratique); puis presse à la Génard, du nom du constructeur qui Ck« . ^ai*e pour rimprimerie royale. Le « tympan », p ®Sls articulé, garni d’une peau (le parchemin, fixé à im r-éni^é du chariot qui porte la forme, aurait été ena^.ln® au xvie siècle (il recevait la feuille, se rabattait ^ Ul*'e sur la forme facilitant ainsi de beaucoup la a(j r^e)> rte même que la « frisquette », autre cadre la f • au sornmet du tympan se rabattant sur lui et Sll- Ul*le de papier. La frisquette, en papier découpé, ae contour des pages, masque les parties qui
- feu...°lvent pas être imprimées; elle maintient la la .6 ^ empêche de plonger dans les grands blanes,
- QUfai ran^ssant ainsi de toute maculature. La fris-EnC aUssl Ie papillotage. exéc môcanicien américain George Clymer
- lyPe a Philadelphie la presse en fer, en forme ée süb V- ^ <-'°t°rnbien?ie, à levier horizontal d’abatage, i^Po1^ ^ *a v*s' ^ adoptée aux Etats-Unis et Stanli 6 en ^noleterre en 1817. A ce moment, lord c6r| °Pe taisait lui aussi construire une presse d’une uisiulQe é/é£ance> en fonte et en fer, dont le méca-se®«ait basé sur l’application de leviers, ingénieu-la disposés et combinés, lesquels augmentaient honeeSSi°a et supprimaient le second coup. La Slan-riot >Conservait le principe de la presse en bois : chaîne^ manlvetle> tympan, frisquette, etc. Les impri-^odM an?lats s’empressèrent d’adopter les deux ainsi qu’un troisième, la presse Albion. La Paris °^e ainsi que la Colombienne furent introduites à çais i c . ptdot en 1818. Différents constructeurs fran-ti°ns es Citèrent en y apportant chacun des modifica-^Part d peu* ^es consfdérer comme le point de Les de ^°US ^es appareils analogues. vraientPr.esses de Stanhope et de Clymer se manœu-de jes a pras, et cette nécessité ne permettait pas Sepvic aux grands et rapides tirages que le
- es journaux politiques commençait à réclamer.
- 0Qs> en passant, que M. Niehelsoa avait propesé,
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- LES MACHINES
- en 17!KI) une sorte lie forme cylindrique qu’on aura1 imprimée à la manière des tissus, en intercalant feuille de papier entre elle el un tambour de pression!
- Colombienne Gaveaux.
- celi)i
- les deux cylindres tournaient ensemble, et ^ pbrtant les types était garni à son sommet d'un ^ leau ehcrebr; En 1813, Donkin et Bacon reprirent0 idée* en reinplaçaht les cylindres rpar deux jprlS
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- LES MACHINES
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- Utl portant le caractère et l'autre enveloppé de la quille de papier; par rotation, les pans du prisme b appliquaient l'un sur l'autre avec précision.
- " eQerage des formes se faisait au moyen de « balles » ^ cuir de mouton doublées de laine et montées sur un ancbe de bois. On en tenait une dans chaque ;»ain
- Stanhope Gaveauî
- fin ai?f^s ^es avoir frottées l'une contre l'autre à seule IfUn 6®a^Ser l’encre en la distribuant, la forme était qua^?nnée en tous sens- (ljes apprentis étaient chargés, °ard *6S Galles étaient vieilles, de les défaire et de
- „ e la filasse avec leurs ongles : d’où leur nom
- Pan f11*8 (?) ». Ce procédé rudimentaire dis-
- ^ au commencement de ce siècle, d ^.époque, les besoins grandissants de la pro-0n imprimée concluaient à l’invention d'une
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- LES MACHINES
- presse mécanique remplaçant, avec avantage la seul1 presse manuelle. Or, si l’idée d'un nouveau mode étad bien trouvée, le mécanisme de l’encrage régulier deS formes demeurait à l’état de problème : la créatif du rouleau typographique le résolut. Les premiers rou leaux destinés à la touche mécanique étaient en peal1
- Presse'de Frapié.
- - t
- de veau; iis furent employés en Angleterre, au d’abord fonctionnèrent les premières maahines. ^ En 1119, le docteur Gannal imagina le mélang® r sucre et de glycérine. Ge|te pâte spéciale, coulée & tour d’un mandrin introduit dans un moule c}’11 drique, procurait un rouleau à la fois ferme et é* tique doué, de plus, d’un certain mordant préde pour l’eacrage. . ^
- L’ouvrier imprimeur Maillot est le premier d1*1
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- Première machine de Kœnig et Bauer.
- LES MACHINES
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- LES MACHINES
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- servit du rouleau pour la touche des formes tirée* la presse à bras. Ce rouleau embrassait la à10 | d’une forme in-octavo. ..
- L’invention de la presse mécanique marchant à ^
- ou à la vapeur est due à deux Allemands : l’iiox'*0.^
- Kœnig et le mécanicien Bauer. Thoiflas Benslej’: f primeur à Londres, et Richard Taylor, éditeur ^ Times, leur fournirent les fonds nécessaires à cutioh du nouvel instrument, qui fonctionna en 1 Dahs la machine de Kœnig la pression était do11 par Une platine; c’était, d’ailleurs, le seul rapt qu’elle avait avec la presse à bras; les autres orga{ en étaient nouveaux; l’encrage se faisait avec des leaux de cuir. Son rendement atteignait 700 à 800 e* plâtres à l’heure. pi
- L’année suivante, les deux constructeurs quèrent la pression monocylindrique et, de»*^, plus tard, le Times s’imprima sur une machine a .j,,-Cylindres. Cet appareil consistait en deux xn*c ^1 accolées. Porté par des rubans, le papier alla** cylindre à l’autre en décrivant un (J) ; sa preihi®1’^ : était présentée à la première forme et l'autre ^ secoride. On obtenait à l’heure de 700 à 800 ‘e imprimées des deux côtés. ^
- En 1816 apparut leur première machine à retir* imprimant les deux côtés de la feuille. ^
- Les premières presses mécaniques qui nèrferlt fx Paris furënt importées d’Angleterre et11 -y magiie : c’étaient des machines simples. Les pre11.^ machines doubles, d’origine anglaise, vinrenteosO^j La première de toutes servit, en 1823, à rinxp^f-du t< Magasin pittoresque » elle était due à Co"jjrl-Applegalh, qui les premiers réussirent à imprh1’^ deux côtés du papier il la fois avec un registre 1.^ reusement exact (c’est-à-dire le verso opp'osé Pr meht au recto). p;
- Nofe luécaniciéns suivirent le mouvement. P11 GaVeàux fabriqua la première presse française- jjj Nos constructeurs se distinguèrent brillamnie11
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- LES MACHINES
- ... j!
- l'art de la mécanique appliquée à la typographie; convient de citer : Selligue, Rousselet, Thonneh Girodot, Colliot, Normand, Perreau, Dutartre, le ve table créateur du type français de la machine en bla^ Rebourg, Marinoni, et, plus près de. nous : Alauï Derriey, Lambert, Voirin, etc.
- Entre temps, Cowper, un des concurrents de K® * avec Applegath, imagina un type de machine à retljej tion où entraient au lieu de formes plates, des f°rl1^, stéréotypées à profil cylindrique. Cette machine P^ sentait quatre cylindres : deux pour le papier, a ^ pour les formes qui occupaient également un qual . la circonférence ; le procédé d'encrage était a satisfaisant. . j
- Ces deux constructeurs créèrent une machh1® • retiration pour formes plates donnant 800 feuiùe je l’heure en moyenne.# Plus tard, ils quadruplerez ^ nombre de formes et établirent pour le Times, vers des machines imprimant 4.200 feuilles en une heu f Applegath construisit, encore pour le Times j ^ presse monumentale à huit cylindres verticah*^ pourvue de formes stéréotypées; ce qui postale c de tirage à 10.000 exemplaires. . Jy
- En 1824, Smith remplaça les gros cylindres 11 meurs par de plus petits ; la translation des ^eU*,s' s’opérait par des pinces aq lieu de cordons. Ce J je tème, délaissé, fut repris par Rousselet en 1834, h j continua jusqu’en 1838 en pratiquant simultané un système de brosses. y
- Normand poursuivit l’application des pinces etb $ truisit en 1844 la première machine de ce type > £ ^5 éviter le maculage au recto, un appareil à passesgfli' feuilles dites de décharge y fut adjoint. Ce défaut Lj(t blait particulier aux presses à retiration : la *f ce$ imprimée sur une de ses faces, laissait les M d’encre sur l’étoffe ; et cette encre salissait 1® jg* suivante. L’interposition d’une feuille de pouvant servir plusieurs fois, supprima le\JhaC dej’étoflfe.
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- LES MACHINES
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- Presse Thonnelier.
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- UES MACHINES
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- l’in(,rfllan^ remédia à l'usure (les caractères due à lion h **eS l<,u^eaux encreurs en déterminant la rota-tirm*. - ces derniers (1857). Ce dispositif fut nerfec-Lene Pav Dutartre (1867),
- à g» Passes à retiration sont de deux sortes : celles CellesS |C'^ndres abandonnées de la construction, et les . dites à soulèvement, ainsi nommées parce que Par 6UX e^’dndres y sont soulevés alternativement, 'Parb111 ril0llvemenl combiné avec le va-et-vient du s°nt *7 P°Ul' laisser passer librement les formes qui SaipgP acaes de cLaque côté de !a table, munie n ves-le«n Iïlenl de deux encriers et d’un double jeu de rou-
- Ux encreurs.
- ^ess,
- e à
- retiration à margeurs, encrage plat (Marinonij.
- Ktl
- In continuité des cordons, ce qui siinpi ^ Pftsser successivement iteux feuilles tiragg S> ' e *a dimension du format, Itousselet doubla le Paient 6S ’'eux feuii! es, une fois imprimées, se retour-Popr gSUl' un tambour supérieur (cylindre de registre), Chaqüee ^présenter chacune sur sa forme opposée.
- Ce ret 1>év°',d‘on produisait, deux exemplaires.
- 0urueinent de la feuille fut utilisé pour un seul etl donnant à celui-ci un mouvement de rota-
- ou
- alte
- rnatif ou de réaction identique à celui du
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- LES MACHINES
- marbre qui porte les formes. Brevet de Taylor (1° ^ * et de Joly (1838). La première presse à réaction à cylindres fut construite par Normand et Derriey 1840 pour le journal le Siècle. Le succès en fut comp1
- Presse à retiration, encrage cylindrique et à papier c0il (Marinoni).
- . c0$
- Dans les presses à réaction les cylindres sont ^ mandés par le marbre et disposés de façon que'j^ vant son mouvement de va-et-vient, ils tournent 8 nativement dans les deux sens, d’où ce nom de ré» donné à la machine, puisque les cylindres réag1®^ continuellement : ce qui permet d’imprimer Ie et le verso du même coup.
- 1UU .om, WU51IU10H ixt«chin® p
- blanc à quatre cylindres donnant quatre feuilles i 'f y, niées d'un seul côté. Le papier étant double, toù composition était reproduite.
- Normand et Gaveaux appliquèrent en 1848 1® g^Oi) lion aux quatre cylindres ; ils arrivèrent ainsi 8 à l’heure. .0ijP
- Comme on le voit, la vitesse de tirage était l’objectif principal, surtout en Amérique et en ‘ terre où les journaux se développaient prodté.^eS ment, iloë, constructeur de New-York, revint 1* de Nicholson sur l’impression continue, 11 iin»?
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- LES MACHINES
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- fract' 10^a^lve) °ù la composition était placée sur des QeUxlans de cylindre à rebords formant châssis à vis. Ujg de ces appareils pourvus de dix cylindres impri-pjUg ® el tirant sur papier double donnaient à l'heure j» e 20.000 exemplaires du Daily Telegraph. r°tat' arclU0Ils due tous les éléments des machines Près GS a PaP*er continu sont contenus dans les de \yCS °rms (1845) et Daméry (1848). La machine r°ule °rrns a clichés circulaires était alimentée par des esSajaux de papier continus de 80 mètres ; mais les Aux ^ ^Uren^ Pas continués. seùe ^^^s-Unis, la machine Bulloch supprimait les sif\n îïlarSeurs de la machine Hoë servant à l’inipres-°n du Daily Telegraph.
- Hot;
- chi
- üve pour journaux de 4, 6 et 8 pages (Marinoni). 1^67, Marinoni et Derriev exposèrent deux ma-
- deux, ^r° Natives, l'une à quatre margeurs, l’autre à ^îheipp9^11011* imagina le système pour placer mécanique »^a décharge et le pliage également méca-In__ues feuiues.
- laprucs Ailles.
- Pre§Sj es®e a platine est spécialement réservée à l! °^l^atiorleS de banque, timbres-poste, mand
- l0ns> actions, et
- immandats, certains travaux de grand
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- Les machines
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- brag’ | feuille est placée comme pour la presse à de J *a Platine monte et descend. La production est Hja - . ^ 1-000 exemplaires à l’heure^ La meilleure sieiIrlne el la plus pratique est due à Marinoni. Plu-L’irt-SP^C*inens foncti°nrierit ^ la banque de France, lvogj,.ee dune machine à deux couleurs revient à chac.^ Hauer et à Dutartre. Deux formes, ayant s°üs f6 *em couleur propre, passent alternativement rêv0i ?• cylindre, lequel accomplit une double
- s0llt U 10n avanl d’abandonner la feuille. Les formes lenr Pai“ des rouleaux différents ayant chacun
- leg tahile a encre el leur encrier distinct. Les encriers, siuj i as et les rouleaux étant séparés par une très disposition, les encres ne peuvent se mélanger.
- MISÉ EN TRAIN
- dent ja^eur du tirage, la beauté de l’impression, dépen-preSsee^a uiise en train qui précède la marche de la Ln • rnlse eu train comporte différentes phases: ^ssé*11186 S0US Presse des formes, préalablement gèr6ij 68 au revers, pour en enlever les matières étran-Ifis re(^-^ *enfes, s’il y a lieu, ainsi que le marbre qui
- eé
- -* l'eo- La f°nne se place au centre du marbre,
- Cyündr ^es P°'nlures toujours fixées au milieu du V*soire en Vue de la retiration. La forme calée pro-du Cv.. les coins tournés de préférence du côté ^Plotnj, C’ 69 quelque Pei1 desserrée pour assurer ^0riHe ' (^e ^a coinposition par un dernier laquage ; la l'°ssibleensud;e serrée régulièrement. Autant que *eftHx a- i^ace,‘ les formes de manière que les rou-SoS‘ibufnt l'encre dans le sens latéral de la La »a lWn Plutôt que dans celui de la longueur. a cet d'u,‘’e du cylindre ou étoilage suit. On se sert
- d'Uae toq mol,leton f Manchet), lequel est recouvert ?es deu 6 calieot d’un tissu très serré et bien uni.
- fcuili ^°^>es doivent, être parfaitement tendues, i 8as e papier solide et satiné appliquée par-e décn1,J0ur Lut de protéger l’étolfe et de recevoir
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- 600
- LES MACHINES
- Après avoir déterminé la marge, on passe au regisb ’ avant de procéder aux découpages. Tomber en régis11 ^ c’est faire que le folio et les bords de pages du ver^ soient repérés exactement sur ceux du recto. H Pe. se présenter d’une forme à l’autre des. écarts à la re^e ration, soit du fait de la composition, soit de celu1 la mise sur le marbre, et nuisibles à la concorda11 désirable. Ce sont ces écarts qu'il faut corrige1’ réglant le registre pour arriver au parfait repérage Le découpage a pour objet de donner le relief n®c„ saire aux gravures par des inégalités voulues d’ep®1^ seur de papier. La vigueur comme la délicatesse^ certaines parties, les elfets d’ombre et de lumière’, un mot, la mise en valeur des oppositions que l’arbj’ a ménagées, voilà l’œuvre du découpage, qui c° t prend sous ce nom aussi bien les parties enlevées découpées que celles ajoutées, les hausses. C’est leurs, d’une autre manière, l’imitation du travail par le brunissoir du graveur au cours d’une épreU^, Cette opération se résume simplement à ceci • . couper à jour les parties qui doivent rester bl®110^. et plus ou moins celles qui doivent venir avec reté. Les parties qui doivent venir noires sont charè
- en conséquence.
- Pour le découpage d’une gravure, on se sert de 1 ^ sieurs épreuves bien nettes. Sur une premièi’e> , enlève tous les blancs ; sur la deuxième, on déc® les plus accusées, que l’on reporte, en les colla»*’ a la première exactement à leur place respective, b ft troisième, on enlève les parties absolument no»’®^ celles fortement ombrées qui sont mises eu P„e: comme précédemment. Le tout est mis en Vre%: puis, finalement, le découpage est repris da»s moindres détails.
- Le cylindre ayant élé préalablement garni ® feuille de papier, on lui fait faire un tour et, i l’impression obtenue, on colle le découpage à 1 convenable. Le découpage a été imaginé par le cob teur Aristide Derniame,.vers 1855.
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- LES PÉDALES
- 601
- ^ex-t«> si le caractère est neuf, le travail se et à 1 a ^ aPP^cali°n de quelques hausses par-ci par-là pré 1Uelques coups de ciseaux. Mais, si le caractère dgc des inégalités, avant d’y remédier par un géeguPa&e raisonné, les lettres trop usées seront ehan-degs Sl P°ssible, sinon elles seront haussées par en bletnüs- 4 l’aide de quelques feuilles de papier préala-ceUx _ tirées, on découpe les passages trop foncés et Ce^10P P^les sont renforcés. r°cOüv tn^se en train est appliquée sur le cylindre et eerogjq31^ ^ ,me autre feuille pour empêcher tout dépla-
- ces
- Les pédales
- en jjj Pédales rentrent dans la catégorie des machines anc- Ce modèle, très réduit, de la presse méca-
- Pédale Berthier.
- ieût
- tî
- où fS0Q aPParltion en 1862 à l’Exposition de Lon-urent présentées la Liberty et la Minerva de Graphie. 34
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- LES MACHINES
- Degener et Weiler de New-York. Ces types primai ^ actionnés par une pédale ont servi de modèles à tou les autres créations. Il existe aujourd’hui plus de dü , rante spécimens ingénieusement variés mais rappela tous les deux spécimens primordiaux..
- Pédale lterthier.
- nif*'
- La pression plate est le principe de ces ilPPfrti# Tantôt la platine s'abat sur la forme, tantôt la ^ lj vient s'appliquer contre la platine. Au somine*, / machine, les rouleaux toucheurs sont encrés sl1' / table que domine l'encrier. Ils descendent ensuivi/ rouler sur la forme immobile ; d’autres fois, ^ forme qui, par un mouvement de bascule, vieid P ^ sous les rouleaux toucheurs lises. Durant 1® c. „ 1 que la forme parcourt pour atteindre la P jgp/
- table à encrer, qui vient ù la suite, passe égfti sous les toucheurs pour les charger d’encre
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- LES PÉDALES
- De nombreuses transformations et modifications ont cerfectionné ces petits appareils, auxiliaires éminem-utiles de l'impression rapide.
- Aujourd'hui, les modèles français ne le cèdent en , 1611 à ceux de l'étranger. Berthier, le premier, importa Pédale eu France (1871). Sa Minerve peut rivaliser ec les meilleures pédales américaines.
- Pédale la Parfaite (l)erriey)
- litive ailtl‘es constructeurs, quoique devancés pour feetjo? l0u’ ne srml peint restés eu arrière. Leurs perla foi!„meuieu|s ojit abouti à la créati >n d'appareils à et ,i>(1 s°lides et légers, d’une précision irrépr (diable Dan^6 ^'^ance toute française. type S sa Minerve, Berthier a simplifié .et "amélioré le éient nninaire ail point d'en faire presque un instru-en'*eti 0ll-Veau' Vl1 sa grande précision, les ouvrages Pointuratioa. les travaux en couleurs s'obtiennent sans res et leur repérage est absolument exact. La pro-
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- LES MACHINES
- duction moyenne peut atteindre 1.500 à 2.000 à 1 'he*1*1 ' Citons parmi les modèles les plus connus et plus appréciés : |e
- L’Abeille, de M. Berthier, expression la plus sii^P du mécanisme ; le Progrès, de MM. Pierron et Deha1* | similaire de la Liberty, à marche rapide ; Y Expédié
- L'Utile (pédale Marinoni).
- la Sans-Pareille, de M. Wibart, type transitoire ^ la presse manuelle et la presse mécanique; donnée, de M. Voirin ; Y Economique, la Parfait ^r
- recu
- but'0
- Nécessaire, de M. Derriey ; cette dernière se mande par un remarquable système de distrir la Nationale, de M. Hachée. $
- L'Utile et Y Active, de Marinoni, sont aussi râbles instruments offrant de grands etprécie11* tages.
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- LES ROULEAUX
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- Machines à cartes
- G r6s Machines à cartes, dont l’invention est de tom °yer’ imprimeur de Riom (1866), ont été sur-Rn^eitec^onn®es Par M. Berthier. l’im Priacipu> ces presses minuscules créées pour prej ]'ess*0li dite « à la minute », donnaient l'em-'l'iiUe 6 cai'ai‘tùre par décalque, l'n papier recouvert et | Préparation colorante interposé entre la forme du reproduisait sur cette dernière l’empreinte
- très Ul°^le ubtenu par un bref contact. Sa vitesse, <i'eac!?^r^c'a^e’ a^eignait 6.000 à l'heure. Le système Ces a®e Par rouleaux a été substitué avec avantage, de vis'taaC^ues son^ utilisées pour le tirage des cartes e> (^e commerce et autres. Elles sont mises en
- "lat’clie L
- Pes
- “°lte
- Par la main.
- Çai'tes sont disposées par paquets dans une
- charLs'!U^f du côté opposé à l’encrier; elles sont u^es d’un poids léger qui sert à les mainten'
- Per
- ir et
- We'ICC a une fh'iffe de pousser par-dessous les cartes
- l’k. a une. La production moyenne est de 5.000 à ieure.
- U V
- .* Pa.gand est un des premiers constructeurs de c°nst'neS !l carles- Avec M. Poirier, qui a également l0a 71'1*' nne machine très appréciée, citons MM. Pié-1)ehaître, Hachée, Valette, Maudet et Gie du e’ Gollot, etc.
- Les Rouleaux
- Ou
- P°Ur ain^- C^e r°uleaux, une fois créés, avaient été aique S1 dire le point de départ du progrès méca-!Ôle con«idypù,g.raPhie- Ges organes jouent donc un e-ôïeHeritlslaél‘ahlc dans l’impression. C’est de leur rage 4 £e, ^Ue dépendent la beauté et la valeur du ti-Peut’ êtr el Point que la mise en train la plus soignée c°mpromise par des rouleaux défectueux;
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- LES MACHINES
- mais aussi, par leur qualité irréprochable, ils peuve"’ en retour, suppléer dans une certaine mesure à u mise en train sommaire. .
- La substitution des rouleaux en gélatine aux bal " est une idée d'origine française que l’on retrouve xvme siècle. ,
- Le rouleau date du commencement du siècle • dent; il est dû à lord Stanhope, qui essaya de dn> huer l’encre sur les caractères avec de petits cyhnd j, recouverts de peau; mais, après des essais aussi tiples que coûteux, il se vit obligé de. revenir au r cédé primitif.
- En 1810, Ilarrild imagina de recouvrir les ba ^ d'une couche élastique d’un mélange de colle fort® de mélasse. L’expérience ayant donné des résuli , satisfaisants, Donkin fit des rouleaux entiers avec composition analogue, et Kœnig et Cowper s’eiup1 sèrent de les appliquer à leur machine. ^
- Toutefois, le problème ne fut entièrement qu’en 1810, lorsque Gannal imagina la composition 1 ^ convenable de mélasse et de gélatine. Les P""111^’ rouleaux ainsi obtenus parurent dans l'impri^L,!-Smith à Paris, d’où ils se répandirent rapidement \ les autres ateliers. D’abord fabriqués exclusive" avec les substances indiquées par le savant cbin1 Jlt des raisons d’économie firent ensuite remplac®1’^’ grand détriment de leur qualité, le sucre et la ë,^ par la colle forte et la mélasse, d’un usage uni' aujourd’hui.
- Le rouleau doit présenter, au moment de s’en
- .m
- une élasticité particulière. Trop mou, il s’échau ,
- et n-*6-
- dilate, s’allonge et s’étale si l’on n’y prend garde-
- dur, il ne procure qu’une touche incomplète lière.
- ---- i’tl-
- Le rouleau doit présenter aussi un mordant Pa $
- lier qui s’appelle amour. Le froid, l’air, le b» ^ desséchant la surface du rouleau, détermine11 sorte de pellicule (pii anéantit tout mordant. ka j»11 leur et l’humidité, qui l’amollissent en cousei'Ve
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- LES ROULEAUX
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- r^la're tout l’amour. Cette sorte d'épiderme disparu... ^àv *e Ravage à l’eau fraîche ; le rouleau est soi-^sement essuyé ensuite.
- rqe , rrhau troP lrais se charge d'encre incomplète-tara r rna''1®re s’arrache et s’attache à la table et au la f[C are; Pfacé dans un endroit sec et aéré, il acquiert Pgga hé nécessaire au tirage. c°nd rouIeaux exigent donc des soins spéciaux. Le Wils CteU,% Pai' une surveillance constante, s’assurera VlCes SOth toujours en état de rendre d'utiles ser-
- a.^e esf assuré par trois sortes de rouleaux : le Prise T aéPüse sur la laide à encrer l’encre qu'il a en Se * Uectement dans l'encrier ; le distributeur l'étale en Vüs | Vers sur cette table, il est d'un diamètre réduit prende * Une histribulion plus complète; le toucheur * ehci'eCOll^C^ avec ta-bie bien encrée et se charge de 'hêtre ’/P'h répartit ensuite sur la forme. Plus le dia-distviK ^ucheur est grand, contrairement à celui du Sul'£arU eUl’ ""âileure en est la touche, puisque la , U s„m,(!ével?PPa moins de l'ois sur la forme.
- Chinée iS*'auce (^es rouleaux, nous l'avous indiqué, est ^°Pdnes e colle forte, de gélatine ou colle de poisson (iUelqu (.e.t mélangées à de la mélasse ou du miel, '°rsqUe ais aussi à de la glycérine. Cette matière, refondu *eS 1,oufeaux sont hors d’usage, peut être hitiori ri’6 servh' à eu confectionner d’autres par radies rU^e certa‘ne quantité de pâte nouvelle.
- ^fitahi eaux Muniraient, pour fournir une carrière "loing e’ hn entretien journalier. Un les lave, mais le ^°hate ,°Uvenf possible, dans une dissolution de ear-ftSt Préf e, sv0lu^e (f ou a pour 100 d'eau). Cette lessive doit êtrela^le a tou!e au!re. La potasse d’Amérique t0l,feauv Pr°SC!'he comme absolument nuisible. Les 1 Illachlatu^eUVent aussi être simplement déchargés sur ' SfiliCe de teS- ^ lu°fns qu’on ne préfère les laver à l es-ei‘ébenthine ou au pétrole rectifié.
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- LES MACHINES
- L’Encre
- . d«
- L’encre d’imprimerie est un composé de non fumée et de vernis. Elle est due à Gutenberg (ou de ses associés) dont les impressions présentent core un certain brillant, alors que les livres xyl°» ^ phiés ont été imprimés au frotton d’un seul côté *' du noir à la détrempe terne et pâle. je
- Le noir de fumée est obtenu par la combustion ^ matières organiques ou végétales, du goudron- r naphte, de la résine, etc. Le vernis «st donné r l'huile de lin cuile. Ces deux éléments sont infl ment mélangés par broyage.
- Suivant sa destination, l’encre est de trois natn’^ j L’encre à journaux, employée par les machin^ marche rapide ; un broyage parfait en assure la P10 fc distribution; elle doit avoir une certaine consis^: qui l’empêche de filer hors de l’encrier et néann1 ne pas empâter le caractère et surtout êlre pronl ment siccative ; j,^-
- L’encre à labeurs sert à l’impression des livres-chures, travaux de ville, elc. La proportion de n°! / plus forte; elle olfre donc plus de consistance e nuance plus accentuée ; ?<
- L’encre à vignettes est de qualité supérieure; e. distingue par le brillant, l’intensité et la durabi^1^;.
- La fabrication industrielle de l’encre date de ^ Jusque-là les imprimeurs broyaient leur encl'e f mêmes. La première usine a été fondée en FraO ^e(i< Pierre Lorilleux, ouvrier pressier de l’Inqp11 $ royale. Deux années après, Benjamin Foster e blissait une en Angleterre.
- La fabrication des encres de couleurs ne di”e par le mélange de vernis avec des matières coj0 telles que : cinabre, indigo, bleu de Prusse, leurs d’aniline, etc. 4/
- La première épreuve tirée d’une composition conque est obtenue à la brosse ou au taquoi1’'^ le premier cas, le paquet encré, recouvert d’uOe
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- l’encre
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- liers 16 ^ar l'^roidité, est frappé à coups secs et régu-Se ’ avec une brosse dure à long manche ; dans le f0rtn^’ on se sert d’un taquoir, revêtu d’un carré de ép^ Cachet (ou, beaucoup mieux:, d’une plaque eU 1 Sf caoutcïioixc), que l’on promène en tous sens, cétlÿ6 *raPPaut modérément avec le marteau. Ce pro-tùn,.„es^ snfflsant pour la lecture du correcteur et les jjesSses'lfis journaux.
- cyu" ePreuves peuvenl être faites au rouleau, lourd ’lUe |'IG ('e ^J0IS 011 de fonte, garni d'un fort molleton, *a*Ues°n ^asso plusieurs fois sur la feuille moite. Cer-^°ané ^resses a affiches sont des rouleaux perfec-
- at/es r°uleaux à imprimer furent défendus par les P l®nnes ordonnances, parce qu'ils servaient au iQn • d’ouvrages clandestins. Une déclaration du nax 1728 défend leur usage « à peine d’interdiction décb • Six luois de livves d’amende, même de la «eance de la maîtrise, et une plus grande punition
- as de récidive. «
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- LA STÉRÉOTYPIE
- CHAPITRE XVI
- LA STÉRÉOTYPIE
- •, i’;,r
- Créer, d’après une composition unique forint''-• ^ l'assemblage des caractères mobiles, une ou pl,lSltfl|ii autres planches solides et identiques, tel esl le t»1 stéréotypage ou clicbage.
- La création de ces compositions multiples est , posée parla nécessité d'un tirage considérable (l"‘ pourrait fournir en peu de temps une seule l'|L avec une seule composition. ^
- Outre qu’il y a avantage, surtout pour les joui'118
- #
- qui doivent arriver à temps pour l’beure de In P°hj|e
- il faut aussi considérer l’économie du matériel — qui peut aussi être insuffisant — et celle vea sur le tirage. ,fi-
- V
- Le plus ancien essai de clicbage serait dû à 1
- meur parisien Valleyre qui, vers 1700, obten»1'-^ planches stéréotypées en cuivre fondu dans des ni d’argile. ,
- Un procédé, bien différent, est celui pratiq11^^ Van der Mey, à Leyde, en 1714 : il consiste à les caractères par le pied. (Didot le reprit et lu pour les « Tables de Logarithmes » de Gallet.) ^ ^
- En 1725, un orfèvre d’Edimbourg, William ,
- l’idée de mouler au plâtre des pages de caractères biles, et d’y couler du métal. ,llir
- En 1796, Firmin Ltidot fondit en un alliage — plomb, cuivre, étain — des lettres moins y ([ue celles en usage, puis enfonçait, au balaia’1 ' pages composées avec ces caractères, dans une de plomb, d’où l’on tirait un cliché pour l’imp1'^/ En 1798, llerhan imagina un procédé consistant8 poser des matrices de cuivre ou l’œil de la letû
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- LA STÉRiOTYPIB
- Puis^ 6n Cleux; on en formait des lignes et des pages,
- °n coulait directement (le principe des linotypes). plüss différentes manières de prendre l’empreinte,
- °nt > U rno^ns imparfaites, longues et dispendieuses, f.n e . successivement abandonnées, et il ne reste plus et ,fIesence ffue les deux modes de clichage : au plâtre j Papier.
- Wr ?^'c*ia"e au plâtre est dû à lord Stanhope, inven-i«ep .. 'a presse qui porte son nom, qui d’ailleurs 1 g /dée de (ied en la perfectionnant, tient ciiawe au papier date de 1829, le brevet appar-l'apj»-un typographe lyonnais Claude Genoux. De se p* e i.),n‘e était employée pour le flan; l’empreinte gjjej> er* frappant avec une brosse en poils de san-La *U * emPt°ya à Paris en 1846.
- a dans est due â Lottin de Laval, savant Ver inSi 6 eî' archéologue, qui trouva moyen de eonser-s°rte \ean'ment les empreinles en les séchant par une lâerie f CUPSSOn- Sa première application, à l’impri-Le üe doussac, date de 1848. aient ,c^dé au plâtre donne des clichés générale-pie,.. .®üPérieurs à ceux provenant du clichage au pa-al0t.g c°nserve intégralement les traits de la lettre, "QoinslUe le Papier, en séchant, les altère plus ou tpauVe s.enslldement — les angles vifs du caractère se tière ne aussi quelque peu arrondis, vu que la ma-(lüe „ Peut être employée au même degré de fusion S'0tHienfl 'C P*atre- Ue pins, si la profondeur de l’oeil Peut êt • na^Ul’eHement avec le plâtre liquide, il n’en s°it-i[ C'e U1^uie avec le flan du papier, si bon ^tais 6] lUa^r® l’action réitérée de la brosse. s^ble ^ a rapidité d’exécution, absolument indispen-?aPier pj°Uld Inii, donne la préférence au clichage au • s ouVr en a déterminé l’extension si grande. Pour l' Procua^es dont la remise sous presse est aléatoire, einp? ^ne économie de fonte pour la conservation l‘°idg ^^'ntes d'un prix relativement modique, d'un 'iP’uu PrJri,Uue’ et n’exigeant pour leur conservation ^Placement restreint.
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- LA STÉRÉOTYPIE
- Clichage au plâtre
- &
- Les pages à clicher, après avoir été lessivée^, cées et séchées, sont placées sur le marbre, ento®1*^ d’épais lingots ayant, en hauteur, quelques poiib5-; moins que celle de la lettre; elles Sont encadrées ® r un châssis spécial d'imposition. La forme laquée,9., rée et brossée à sec pour la* débarrasser des corf cules étrangers est ensuite frottée en tous sens t j une brosse douce imprégnée d'huile. Le chàs®; mouler est alors posé.
- Le plâtre fin convenablement préparé est étene®'^ les pages à l’aide du pinceau dit queue de frottant le caractère avec le bout des doigts po®1’ disparaître les globules d’air; puis une nouvelle ,! j peu épaisse afin d’éviter les fissures; une derniel c, i forte couche de gros plâtre est versée, puis éte ; avec le dos des doigts jusqu’à remplir le chaS!> mouler, on l'égalise avec une réglette de métal ^
- La matrice est alors enlevée et mise au fc ({u’elle est à point, on la glisse dans ie moule . et l’on verse rapidement la matière en fusion. clié, finalement enlevé, est dressé, équarri, tour®ej seauté, échoppé.
- Le moule contenant le cliché peut être prèle* |d ment plongé dans la matière en fusion, Le p*0*^ remplit entièrement en passant par des ouve* pratiquées à cet elfet. Le tout est ensuite enlevé-
- Clichage au papier
- l,.\ l’ATK
- • te-"
- Ce clichage exige pour la prise des empi'e*1 ^ préparation d’un carton-matrice ou flan. <,n 1 ^ en vue de ce Han un mélange formé de partie® ^ de blanc d’Espagne finement pulvérisé et de c ^ pâte bien cuite. Cette pâte faite vingt-quatre l’avance, peut se conserver pendant trois jours, elle se détériore.
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- CLICHAGE AU PAPIER
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- LE FLAN
- unft°br confectionRer le tlan on pose sur le marbre 4e ^'OIlae feuiïle de papier collé coupée à la grandeur rtne *)a”e a moulet> : à l’aide d’un pinceau on y étend easJ?.°Ucile régulière de pâte d'environ son épaisseur, e,"nétend une (leuxième feuille de papier pelure C°- qui à son tour est recouverte de pâte, puis (jv,; Ssivement trois ou quatre autres feuilles pelure sa,U' ?n*" recouvertes chacune d’une couche de pâte,
- <% a dernière destinée à prendre l’empreinte du aOjre Gre' ^us*eurs dans sont posés les uns sur les 'Id aru en^te deux plaques de métal, et chargés jus-efidernain pour éviter le plissement.
- ^ q PRISE DE L’EMPREINTE
- ^ Pa«a^emen^ “nP0Sdes en vue de cette opération, ‘“ünt ^eS SOn^ Rossées, taquées et graissées légère-r°hl@au 6 ^an es* Pos® sur marbre. A l’aide d’un abat les plis, on le glace pour ainsi dire. ’Osse ^ SUp la page et délicatement frappé avec la ^ na * mouler, vers le milieu d’abord pour le fixer l' tain an^ S0,‘n d'éviter tout déplacement. Dès qu’il est ^ez n 6 * de ^e^i*e a pénétré dans le flan
- al,aareni °ndément’ ce dui se voit I,ar un relief très g. ’ °n laque avec soin; une couche de pâte est
- ?e panie^*’ Quelle est recouverte d’une feuille
- dorn-1’ f,’aPPée à la brosse pour la faire adhérer.
- ^‘Oir q161 CouP de taquoir et il ne reste plus qu’à
- SécW (c Iïl°deton et à mettre en presse pour faire
- 1 ’i’tou* „e Procêdë par pression mécanique a presque
- Opiacé la brosse.)
- j a SÉCHAOE
- f.' ^se JUe! munie de l’empreinte, est portée sur la ,!en secs Sfcdet’> recouverte de plusieurs molletons jae serrée fortement sous la platine ; puis on éVaporat'^reSSe ’ au ^out d'une vingtaine de minutes, 'Vaut dis l0n est complète ; toute trace d’humidité ïyPf, vai», l’empreinte est alors enlevée.
- °Graphie. 35
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- LA STÉRIBOTVPtB
- jft
- (Lorsqu'il y a des bois dans la forme, la nu^,, presse se fait à froid, et dure environ de quinze » ^ huit heures, avec renouvellement fréquent des 11,0 tons).
- PONTE
- Le moule à clicher est constitué
- par deux y
- parallèles parfaitement dressés agissant lundis l'autre. Préalablement échaudé, en y versant l.j matière en fusion, il reçoit l’empreinte, posée l^K dehors et recouvert d’une légère couche de talc:^ ferme, la matière y est versée et, lorsqu'elle est on l’ouvre et le cliché s’enlève. ,} e;i
- La proportion de régule mélangée au pl°!lii|f I’ d’environ 16 0/0; c’ést l’alliage Convenable P° fonte des clichés.
- DERNIERE CHASE
- Au sortir de la fonte, les clichés sont divisés, carrément, dressés, échoppés et, s’il y a lieu, 111 sur bois.
- iscî
- L’échoppage se pratique à l’aide de petits il consiste à baisser les en-tête de folios, les eO J tins d’alipéas, les bas de pages, enfin abattre 1 v blancs hauts inutiles et susceptibles de /$' l’impression. En cas d'imposition sur blocs, 'e&jf sauf celui des folios, sont biseautés en vue de®
- CORRECTIONS
- RÉPARATIONS
- 1 C
- La réparation, la correction des clichés e î courante. Elle réclame du goût et de la Pl'a^|,>e/ consiste à remplacer les lettres cassées, groupées, les mots écrasés, des fragments de r))j.; des lignes entières, et des passages plus 0 importants. On rajuste également les clichés l’on remplace les biseaux brisés. ^'
- Les corrections partielles de lettres et de u*
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- CLICHAGE AU PAPIER
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- ^ai ^'Je *es cai'actères propres à leur remplacement; pose .^Uanp aUx ÜRnes qu’il est nécessaire de recom-1? vn le grand nombre de corrections ou lors-
- Appareil de elicherie.
- f'b °^ligé de refaireltout ou partie de l’alinéa, — et " UU nouveau cliché qui est exactement rap- CotïUme'S°u<*é a l’endroit voulu. Le minimum de lignes 1 POSe*s est de deux.
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- LA STÉRÉOTYPIB
- GALVANOPLASTIE
- La galvanoplastie, dans son application typô#^, phique, consiste à reproduire en cuivre l’œil du car. tère par le dépôt de couches métalliques qui se , exactement sur l’objet à reproduire, mais adhérer. Le cliché qui en résulte est susceptible^, tirer, sans altération sensible, un nombre d’exemplaL> bien autrement considérable qu’avec le cliché en ro® ordinaire.
- La galvanoplastie est basée sur la décompos* des sels par la pile. C’est l'art de modeler les »ie en les précipitant de leurs dissolutions salines l’action lente d’un courant électrique. Ce procédé p, aussi galvanotypie ou électrotypie, est dû à M. de Saint-Pétersbourg, et date d’une soixantaine d'an*L.
- (On avait remarqué la formation d’un dépôt P* jy llque dans la pile de Daniell ; Jacobi eut plonger une planche de cuivre gravée en creux au b® jp il obtint une reproduction en relief. Il trouva J la conductibilité de la plombagine, qui permet d° hi vaniser sur toute matière, et en imaginant l’ano*1^ compositeur Coblenz se fit le propagateur de la e j noplastie en France et la dota de perfectionne* j remarquables). (p
- La fabrication du galvano s'accomplit en trois0' tions distinctes : /
- La prise de l’empreinte, soit à la gutta-perch®' à la cire ; I
- L’immersion de cette empreinte dans un ! sulfate de cuivre mis en dissolution par l’électri0*^/ coquille est formée par les couches successives sées à la surface de cette empreinte) ; t.J
- Le remplissage de la coquille avec du pl0*11^/ manière à lui donner l’épaisseur et la solidité 11 saires. . /
- e*\j
- Dressé, raboté, tourné, biseauté, le cliché miné comme ceux en plomb. On le monte sur sur matière.
- pûl’
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- GALVANOPLASTIE
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- Procédé à la gutta-percha
- PRISE DE L'EMPREINTE
- d'^ns('° comPos*tion — ou la gravure — imposée sa j llne ramette à vis, est entourée de garnitures de d'a aateur P(- f0rrae un t0Ll(5 lui-même encadré dans d^bo^8 ^ara^ures plus hautes qui s'opposent au Prç liment de la gutta si la pression était trop forte. Woinh^ment lavée, rincée et bien séchée, on en d0(1CeDa^ne ha surface soigneusement avec une brosse fy*in ' la gutta-percha, détrempée et amollie au ^aQ\1Ilat*e’ on °btient, au moyen de la presse, une C^je e hui est découpée à la dimension de la page. CoU(] Plaque est plombaginée, à son tour, pour bien lie, 0 lre 'e courant. Lorsqu'elle est suffisamment amol-Ve^tg11 P°se sur la page, la partie extérieure recou-PreSsea Une plaque de zinc ; le tout est placé sous 'finir, ' huelques minutes de très forte pression et Peinte est prise.
- MISE AU BAIN
- C°dpëefre^e est détachée, les bordures inutiles sont dfi CtljvS’ Sauî certaines parties réservées aux attaches 1-e p>fT-e P°u*’ la suspension dans le bain. feinté*1, Se comPose d’eau douce contenue dans une ® s\i]ff)f rJeureraent garnie de gutta-percha : on immerge ,°sier e .^e cuivre maintenu dans un petit panier rlatio’aPalS °n ai°ute de l’acide sulfurique ; cette aci-Ibe ie ae 1 eau favorise la dissolution du sel ainsi ^liep :SSage du courant en vue de rendre le dépôt
- Des ♦ *
- >e j^^oles culyre 0,1 supports traversent la ltriprein!>JZOn''a'ement ; elles servent à suspendre les lcidblée 68 et Ia P‘>e, vase poreux contenant l’eau W- Ia zinÇ est plongé.
- iac déc 16 -nctionnement de la pile, la solution est '^^Mposée Par ^ ectricité ; l’hydrogène et les Métalliques qu’elle renferme se trouvent
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- LA STÊRÉOTYPIE
- reportés sur l’un quelconque des doux métaux pe^ dant que l’autre s’oxyde et absorbe l’acide de la solution.
- Tant que le cuivre et le zinc sont, en commun*0* tion, ce dernier se couvre de cuivre réduit sans rence, et l'effet devient nul. Pour que l'effet soit cont* ^ il suffit d'isoler le bloc de zinc en le séparant ^ solution de sulfate de cuivre par le vase poreii* diaphragme, é
- Le bain étant préparé, le diaphragme est p‘° , dans la cuve — le zinc préalablement amalgamé } été introduit — et fixé à la tringle de cuivre. a
- L’empreinte, plombaginée seulement du côté del , après avoir été bien humectée de ce côté avec de j(, coql à 3Go, est descendue dans le bain, l'œil du côt° la pile, qui fonctionne immédiatement. Le dép^ produit sur l’empreinte, qui en est couverte au bo** ^ quebpies heures. Lorsque la couche est suffisait1*11 forte, l’empreinte est retirée ainsi que la pile. ,,f
- Le courant électrique peut être fourni par une dy11* r en communication avec les tringles de cuivre sll^r tant les unes les empreintes munies de leurs co** ^ teurs, et les autres les plaques de cuivres 111 dissolution. La cuve contient simplement l’eaU dulée.
- ÉTAMAGE
- Pour séparer la coquille de l'empreinte, on e>0j|i cette dernière à la chaleur. La gutta s’amolli* |»-coquille de cuivre se détache naturellement. blement lavée et séchée, la coquille est enl*UjW' côté de l’œil d’une couche de blanc d’Espagne 0 dans l’eau, et cela pour éviter le filtrage de la 8° é aux endroits faibles, lors de l’étamage. Cette ; présentée au feu, pendant que l’acide chlorhJr j/ i bouillant est versé de l’autre côté et partout / La soudure est ensuite épanchée ; la coquille estp* ^ dans l’eau pour s’y refroidir et se débarrasse0 couche de blanc d’Espagne.
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- GALVANOPLASTIE
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- char ^a*Vano> convenablement garni de réglettes de d'p,?Ue c<^é et le» joints du cadre remplis de blanc lft^l'agne en pâte, — le tout à seule fin d'empêcher [taie- aie en fusion de filtrer et d'empâter certaines à c e.s. 1 œil, — le galvano est posé sur le marbre rec 1SSC l"'esse à mouler clmull'é d’avance et
- ir,a-n.Veit d’une feuille de papier. Pendant qu'il est féü'ipt.enu d-xe, le plomb est versé jusqu'au niveau des ti^g ,es’ ceci fait, le marbre est glissé sous la pla-im '.e P fesse et l'on donne quelques tours de vis Loiv”a**Sei' co,dée.
- La page de composition présente des blancs tairie ei'ables -- ce «jui est le cas des titres, de cer-i-di,. annonces, etc., — le galvano est « terré », e’est-avec °omblé, du côté de l’mil et au niveau de celui-ci eujjjg ® la terre à poêle en pâte, puis séché ; et ce, pour la S(I , 161 dhe par la pression (jui suit le remplissage, de jlla ce **es Lianes ne s’allaisse et ne soit susceptible b'aut*1161' a 1 impression.
- tcrrgpstre Part, les pages de composition sont aussi •tteiq i ^,ai mâme moyen, ce qui diminue sensible-^caup l)ro^on(leur de tous les blancs. Sans celle etltain • !°n’ *es creux de la coquille risqueraient d'être ^‘•atsba,!.^ tournage. Les blancs hauts, espaces et c'tf^ant presque au niveau de l'oeil, sont em-yes dans le même but.
- OPÉRATIONS FINALES
- 'lupeg^tudle remplie et le plomb refroidi, les bor-^eaüriUti,es s°Ot enlevées à la scie en réseryant le Le gaieCeK8a' l’e au montage.
- J1'1 Ma'iic X’ l’lo,lgé <lftns l'etni claire, est débarrassé ^de au^ d Espagne au inoyen d'pne brosse, puis avec i^Ur iüje ®rosse et de l’acidé sulfurique on le dérocjie ^Uveaij a°nner une teinte rouge vif ; il est rincé de et définitivement séché.
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- LA STÉRÉOTYPIE
- À t'aide d'une règle d'acier, on s'assure que le clic/ est parfaitement dressé ; dans le cas contraire, ofl • remédie par martellement ; finalement, il est toui’11 pour être réduit d’épaisseur et, s’il y a lieu, soudés matière ou monté sur bois. i
- On comprend que le doublage de la coquille eS chose absolument nécessaire ; le cliché galvani'l primitif, qui n’a guère qu’un vingtième de million11
- d’épaisseur, ne résisterait pas a la picssiuu |f
- la pression des o1^
- chines s’il n’était renforcé par une couche suffisante matière. ,
- Ce cliché peut ainsi supporter sans déformation tirage de 80.000 exemplaires, alors que le bois fî/j, en donnerait au plus 10.000. Autre avantage: cehO' . restant intact, peut donner indéfiniment des clie1 galvanoplasliques.
- Procédé à la cire
- Le moulage à la cire est aussi employé ; il a de se'1 ^ avantages, mais il faut craindre les déformation8, cire offrant moins de résistance que la gutta-perch^ Ce moulage a ceci d’excellent, c'est que les plft*j ^ de cire pouvant être conservées toutes préparées d1 ^ leurs cadres, l’usage en est instantané, alors dl,e(,| gutta-percha demande du temps pour être d amollie ; puis la cire plonge mieux et donne n empreintes plus parfaites. La coquille terminee,'jj-suffit de verser de l’eau chaude sur elle pour la cher immédiatement.
- Nickelage
- Le nickelage donne au galvano une plus résist-ance en le recouvrant, par les précédés niques, d'une mince couche de nickel.
- Les galvanos en nickel pur sont jusqu’ici le terme de l’excellence.
- h'
- de/
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- LB PAPIBR
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- CHAPITRE XVII
- LE PAPIER
- végéT?'P*er peut se définir ainsi : un composé de fibres Ces «,es Outrées à l’aide de la main ou de la machine.
- r.e*> travaillées mécaniquement et chimique-pujg ’ rllvisées à l’extrême, sont délayées dans l’eau Une si anaues en couches plus ou moins minces sur et ie T ace filtrante : l’eau s’écoule et, par la pression Le Cc . £e- le papier est obtenu à l’état de feuilles. grecg^P^1- tire son nom du papyrus, appellation fenpje e lu feuille destinée à recevoir l’écriture. Cette du rogetail; Préparée dans l’antique Égypte avec l’écorce d’éc0rcau P^Pyrus. Enlevés de leur tige, ces morceaux l°rniepe ^a*enl- juxtaposés en nombre suffisant pour <dab 6 fGuille ; sur cette première couche, on en en pr UQe seconde analogue puis le tout était mis suite pSe’ séché au soleil ; la feuille était polie en-^lisafi68 anc!ens documents font remonter cette Le pj^0?1 Papyrus à l’an 800 avant J.-C.
- 'lté. IJes^er briqué en Égypte était de médiocre qua-cnti0tl i'0lnains améliorèrent sensiblement cette fabri-P^Pier Un c°Hage plus parfait et donnèrent au • r PaDe ^ensité plus grande parle battage au maillet. ^dètre^1^ é^alttrès blanc, du format d’environ 27 cen-6^Ceptio SUl 11 paraît qu’on l’employait encore a'Heürs nnellement en Italie au xi" siècle, car partout s*ècle eQ ^uroPe> l’usage en avait cessé vers le
- ^Uy ejUParavant, les parchemins, préparés avec des e.s ^anabranes animales, leur faisaient con-de n„\amsl Que les papiers de chiffons moins chers
- ‘«S tépréféraWe
- PJrus, qui, en sçmme, est une feuille offerte
- . 35.
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- LE PAPIEH
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- toute préparée par la nature, peut rentrer avec le P8* chemin dans la même classe que les pierres, le l’ivoire, les métaux, etc., ces primitives tablettes *1 nous ont transmis, presque sans modification de foi’ e! d’aspect, les renseignements historiques les P lointains. Ce que nous entendons par papier prop ment dit, c'est la feuille artificiellement feutrée» laquelle ne se reconnaît plus le premier aspect matières constitutives. . ^
- Les Chinois sont considérés comme les Pl>eUll,fljt fabricants du papier feutré. Cette invention de vingt et un siècles, et l'on en serait redevable ^ habitants de la Chine méridionale, où la cuUure ^ mûrier blanc — ou mûrier à papier — est g<‘ntJ 1 p L’écorce interne du mûrier, le liber du bnnili°u’ paille de ivz et l’écorce d'autres plantes cultivées cialement servent depuis des siècles à la l'ab1'^' du papier. [gi
- La bourre du cocon, inutilisable pour la cnim -âf, du tissu de soie, servit bien avant à faire du P8^ ainsi que les éludons dp soie provenant d'elfet’’ d’usage. Des fils de chanvre, de vieilles toiles, <10S |jjS de pêche, ainsi que des écorces d'arbre furent»^* tard substitués à la soie pour former le pnpi01’ ' lo3 après J.-C.).
- La fabrication japonaise est à peu près seinl>‘8 celle des Chinois. Dans ce but, certains végéta11* j jii cultivés avec des soins particuliers, dont le kaa<J ^ arbre à papier et diverses racines. La paille de * l> utilisée, mélangée avec de vieux papiers, confection des papiers communs. Les bonnes r°fc^ ramollies et parfois associées avec des fibres f,’ab/ sont transformées en papier nouveau. Les ha*a> et les déchets fournissent du carton.
- Samarkande est le berceau de la papeterie e8e/ vient ensuite Bagdad (795), puis l’Egypte, Fe*, et, au xi* siècle, Valence. . ^
- Les Arabes, qui semblent avoir appris la fa , du papier de coton en Boukbarie, au eomWeIlC
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- '11!
- vin» siècle, la propagèrent dans leur empire et *P°rtèren| en Fspagnç lors de leur invasion. A la Par? ^pisades, l'art de la fabrication du papier de .^slorination des plantes, du coton et des chiffons °de pénétra en Sicile, à Naples, puis à Venise, pris* ’ *la(dfion rapporte qqe Jean Montgolüer ayant Pris a *a deuxième croisade, en 1147, fut fait plo ,0ririll;!> Pvec uae dizaine de ses compagnons. Em-lql)i*e>S H,lalas cjiez un Sarrasin, ils apprirent la eh pCl du Polder. S'pfant évadés, ils rapportèrent VÜI--pe la nouvelle industrie, s'établirent dans un Hp d ^avei‘Dne auquel Montgolfier donna son nom.
- ut la glpire et la fortune pour ses descendants]. pj.aes Pipulins à papier, établis dans le midi de la l'av ' ? 'C1S 'a du du xpe siècle, affranchirent notre de f. lu'odqclion italienne. Les moulins à papier lu . fdJ'es et d’Essonnes lurent le point de départ de l!e°ductioa française.
- ïlî0,lJ‘ns a Palder furent construits en Allemagne lias ten ^hlsse (fdoüj, en Belgique (1405), aux Pays-terre 1 ,®n d.erniep lieu en Angleterre (1498], L'Angle-des ^rita des secrets de la fabrication française, et se jf '/^doratiqps survenues en 1685, époque à laquelle rpvo > U^(d‘ent' chez elle des Français chassés par la Vyat^en de l’édit de Nantes. Un siècle plus tard, Vriet,Ppt vint en France travailler en qualité d’ou-An„l ’ a apprit nos jH-océdés, qu’il appliqua ensuite en stong p11 °ù U fonda la papeterie célèbre de Maid-LnU ' eette industrie lit son apparition aux Étals-
- jb PU 1690.
- àf^pdipe et Ip Japon ont aujourd'hui des machines fap j ufuér le papier ; ainsi leqr invention, après avoir Poinf du monde, est revenue perfectionnée à son p!1*; départ.
- 'lU’est a Ud fddqt, Roger, fils de Pierre-François Didot, I)alûe ^ J’inventiqn de {a machiné à fabriquer lp 4e fah',C0Iv'inu réalisant presque toutes les conditions vCht i les puissantes machines modernes déri-
- fiutes de cette ipgénieqse conception-
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- Avant l'emploi de la force hydraulique, les Hidf°n^ étaient traités par le pourrissage afin de pouvoir et-1 réduits en pâte à papier à l’aide de pilons armés <* lames tranchantes. Les moulins hydrauliques rempla cèrent ce procédé.
- L’invention des presses mécaniques eut pour coiist1' quence naturelle l'absorption de quantités prodigieu^ de chiffons, lesquels, par l'autre invention des machiu^ à pnpier, furent plus raréfiés encore. La nécessité “ trouver des produits susceptibles de transformation 11 utiliser des plantes nouvelles et d’autres matici'6 ’ Avec le lin, le chanvre, le coton, les chiffons, viennea alors les copeaux, le son, la sciure, la mousse, ^ paille, les fougères, l’ortie, le houblon, le maïs, le‘ feuilles d’arbres, les joncs, le sparte ou alfa, grand06, immensément répandue en Espagne et en Algérie ((l donne un papier de très bonne qualité et d'une bliia cheur appréciable), le jute des Indes orientales, etc.,e
- D’ailleurs les essais d’utilisation de matières divers^ pour fabriquer du papier, sont nombreux et les su*^ tances employées très variées ; en voici une énumeu tion succincte, avec la date des brevets : .
- Paille (1801). — Résidus de pommes de terre, ltl<!ine la fécule (1817). — Ghénevotte, sparte, bois de régb^ (1821). — Mousse (1824). — Lin, chanvre, ligneux ^ houblon, ortie, feuilles de maïs (1825). — Bois P°Vrr (1828). — Pulpe de betterave (1830). — Feuilles d*if bres, chiendent, ligneux des asperges (1834). — Eeo1' de mûrier, tilleul, jonc, sparte, sparterie (1*838). — * trituré (Montgolfier, 1838). — Fiente des herbiv°j( (1841). — Paille de riz (1843). — Paille de colza
- — Plantes aquatiques (Laroche-Joubert, 1844). ',t,
- guilles de pin ; résidus de la bière, de better®' f pomme de terre; aloès et phormium tennx ; Pa nain (1847). — Tabac, tourbe (1851). — Racine d'aSP)e$. dèle, diss ; feuilles de châtaigniers, marrons sauver glands ; bananier (1855). — Sorgho, tan épuisé (*° ‘ ;
- — Tiges de fèves, racines de luzerne, sainfoin, tr® j. écorce d'osier ; tiges d’artichaut, écerce de tib
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- ac<icia, roseau, clématite, bryone (185?). Ecorce de 'au‘e, coudrier, osier; jonc, genêt, bruyère (1860). —
- ' apment de vigne (1861). — Poireau (1862).
- , jea sortes les plus variées de papier sont aussi tirées lp Pûtes de bois de sapin, tremble, peuplier et tilleul.
- Ees pâtes de bois sont aujourd'hui les éléments les ['"^ employés dans la fabrication des papiers ; il °mieui de les distinguer en deux sortes bien dis-‘?ctes : 1° les pâtes chimiques et mi-chimiques ; 2° les j s mécaniques.
- Les premières seules constituent des matières sou-1 es et susceptibles d’être feutrées ; elles donnent des I epiers très durs, très solides et d’un blanchiment asse* facile.
- ^ e bois, scié en menus morceaux, est désagrégé ecaniquement et mis ensuite sous pression en des 1^ ses clos, où l'acide sulfureux et le bisulfite de chaux lül'am, nPri1 îl *’état de filaments simples par la disso-(! *n(n ‘les matières agglomérantes et la disjonction s «lires.
- Pot*6 *esstvage, où figurent des sels de soude et de de asse’ de la chaux caustique, sépare ces éléments Sonacides, des résines et des matières colorantes ; ils 1 P rrisnite blanchis.
- scia pfUp* de bois mécaniques ne sont que de la en J6 (1<Î b0!® obtenue par l’usure de bûches de bois
- U COntn^t _ .. r .1. ____. nlloc
- Oe
- se°rvtaCt avec 1 >au snr des me"les ,ip granit 1 elles
- ^ ' u,'^U I CHU MIT uca uiiAiiLo V»* -~ , -
- l)or1'^enf ‘ine de charge dans la fabrication des. papiers Ueanp^r^é ’ les sortes les plus communes en con-Les j JUSfIu'à 80 0/0.
- lesféJ^^ras qui servent au collage sont la gélatine, es> l'alun, le sel de soude, le sulfate de zinc, etc.
- lel?aris la composition du papier, on comprend, sous lui a de charge certaines substances minérales qui diini°nnenl Plus de poids en même temps quelles duent son prix de revient].
- Uiem diverses matières utilisées le plus fréquem-1 comme charge dans la fabrication du papier
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- sont (es suivantes : le kaolin, le b|ano (le perle- [f laïc, ('asbesjipe, Ip, baryte, etc., e|, diverses fécul^' lesquelles luidonnenipu toucher et qn aspect agréable •
- ba fabrication du papier de chiffon offre plus?®!1!* phases : le triage pt lp classement des chiffon^ . détissage, qui les ramène à tme dimension (léteruder^ en lps coupant en petits morceaux, on les débarras ; des matières étrangères: épingles, boulons, J etc. ; les ourlets et les coutures doivent aussi dislj . raitre. Après le blutage, qui sépare les déchets f chiffons, vienuent le lavage et lp lessjvage ; puis ^ chifTon» sont défilés mécaniquement dans des hro)'®11^ appelées piles défdeuses qui déchiquètent les chl'j, . et en font ope pâle à filaments longs susceptible <1^, blanchie, bP blanchiment est obtenu au moyen ^ cblomre de chauy (chlore liquide); |l SP fait aussi ^ chloré gazeux, qui agit sur le défilé enfermé (iaIlf !,f8 chambres agencées pour cette opération- be ralfiflfe se fait au moment d’employer les pâtes pour en du papier- be défilé blanchi est mis dans deS ^ |n spéciales dites ratfineuses qui raccourcissent pneot® ^ longueur des fibres, On neutralise à ce înoinew^ pâte ainsi obtenue pour lui enlever' toute chlore; elle peut alors être poivrée et collée $i ^â^ii est, puis se rend finalement dans (}e grandes ('llVelj elle est prête à être mise en œuvre mécaniqueinen;^
- Le papier est dit collé, demi-collé et sans colle- ; ÿ certaine proportion de colle donne au papier pl'is |i fermeté, il prend moins d’encre et supporte nne',|[,f-foulage, J’impression est plus belle- b.es expull-peuvent, de plus, recevoir des annotations .et deS ^ ,-i rections. be papier sans colle absorbe plus d'e ,apf' en est pénétre davantage, au point de la laisser h r;i paraître de chaque côté ; il est aussi sujet aux ( O dations de l’humidité. Cependant, ses partisans tendent qu’il est plus favorable à l'impression.-- ^ ^ ces deux opinipns, les fabricant dp papier ont 0,1 un moyen terme : le demi-collé-
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- la ma^ne' e^le est distribuée sur toute la largeur de iul)).j^.UUl! t)!lr une gouttière et tombe sur la table de 11)11 (qui remplace ici la forme) munie ijurns
- Fabrication de la pâte, le défibrage (Berges).
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- règle en 1er réglant l'épaisseur de la pâte. Cette lal)lf est constituée par une toile métallique sans fin s enroulant sur deux cylindres, écartés de 2 à 8 mètres
- selon les machines. Tout le sj’stème est monté bâti oscillant (réalisant les oscillations du travail lll9{ nuel). /Près du vat la pâte s’égoutte abondammeI1 ’
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- I,E PAPIER
- Pl“end peu à peu de la consistance, laquelle s'accentue encore lors du passage au-dessus d aspn a eut s qui ^barrassent la pâte d'une grande partie de 1 eau en
- ®xcès. Les oscillations, en favorisant ' pa’ pâte
- ÏÏrVf deS lib,eS "f, “ eïw 1«.
- la solidifiée, mais encore molle, P »
- Une machine à papier (Berges;.
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- LE PAPIER
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- cylindres d'un premier appareil, la presse humide» cylindre creux recouvert d'un manchon de feutre qui élimine la plus grande partie de l’eau existant’ elle quitte la table de fabrication et vient, repasser su1 un feutre passant entre les cylindres de deux ou pi11' sieurs presses couchouses (cylindres soigueuseiUeW polis ; le grain déterminé par le feutre sur une su1' lace de la pâte est eidevé eu passaut dans une dernièj' presse, dite renversée, qui couche à son tour la secofl^ face de la pète ; toutes ces upératious eorrespondeut/ cel e de la fahitcatiuu manuelle, i,a pâte est dessécheg et transformée eu papier ea passant sur les pylin<b'e. sécheurs chaudes intérieurement par de la vapeur s"14’’ pression. l,p papier peut être.enroulé en huhineS e> s’il est nécessaire, satiné avau! enroulage par le cylM^, poli de l'apprèleuse, 0,1 débite au fortnat voulu l'a une conpeuse mécanique- fh
- C’est à l’idée de verser la pâte sur une toile sans J au lien d'y plonger la forme, que l’on doit d’avfli1' 14 réaliser ce grand progrès. Lu cherchant à obtenir1 ^ feuilles de la plus grande dimension on trouve principe du papier mécanique. . ^
- Le papier à la forme — ou.à la cuve — est a à la main. Ce sont généralement des» vergés et ' vélins employés pour les tirages de choix ou |6. à des usages particuliers Ile papier timbré par exenip* j( — Avant l'invention des procédés mépamqpes, e'éq la dimension de la forme qui déterminait pouiin#1 ment celle dq papier (format). ja
- La pâte est contenue dans une euve chauffée ,\e forme esl pourvue d’une rouverte qui retient !a P1*^ et d’une toile métalliqup qui repose sur dps travers placées parallèlement à l’intérieur de la forpaP; tt?l ; nomme « pontuseaux » nu manicordiottâ- Ce sont 6L; qui font apparaître sur le papier ces lignes vertie*, largement séparées, les autres lignes horizontales serrées dqes à la toile métallique se nomment “ v ' geures ». j4
- L’p premier ouvrier puise, 4 l’aide de la fprlpe’
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- quantité de pâte nécessaire suivant l’épaisseur du papier ; il l'égalise par un mouvement de va-et-vient, eau s écoule à travers les mailles de la toile et la Matière seüge. La forme passe aux mains d’un deuxième Ouvrier C[ui, après l'avoir suspendue pour en faire e°ouler le restant d’eau, renverse la forme et applique un feutre sec la pâle égouttée adhérente à la toile n}étalliqqe Lorsqu il y a environ deux cents feuilles ?.msi intercalées, on les porte sous la presse liydrau-Uiue. La pression, achevée, les feuilles sont désinter--aiées, inises en tas, replacées sous la presse et por-ees à l’étendage par un troisième ouvrier. Ce papier Ppesenle des bords irréguliers qu’on nomme barbes u témoins (d’où ébarher : enlever les barbes).
- ( ,je Papier vergé qui se fait mécaniquement n en est luune simple imitation.
- °utrairement au papier mécanique, le collage du ef?fer ver-6 se fait à la main après séchage. A cet ,et> les feuilles sont plongées dans de vastes réci-ents contenant les substances employées dans ce but, Lls. de nouveau étendues et séchées. Sur le papier en C(di® superficiellement, le grattage est impossible,
- * tout cas, il serait vite décelé ; c'est pour cela que,
- 1 ait-il, les papiers timbrés sont ainsi collés, p . Papier de Hollande rentre dans la catégorie des l'iers faits à la main et dits de « cuve ». de i llaldei‘ parcheminé (ou papier peau) est un papiei on' >0tlne qualité, privé de toute matière minérale, dan°n *mmerge pendant une vingtaine de secondes ri s une solution de chlorure de zinc ou d'acide suliu-l'eiUe’ débarrassées de l'acide par un lavage dans de du U ad<litionnée d'ammoniaque, les ieuilles sont éten-es sur des cylindres chautîés, puis empilées et sou-m,oeu.aune Passion modérée pour ne point se recro-1 VlHer en séchant. Elles sont ensuite satinées, bi f vélin, attribué à BaskerviUc. célèbre imprimeur de de nQ?lla,n (1757), est un papier de chiffon, constitue pLï (le lhl et fil de chanvre ; il est ainsi pomme 6 ‘lue, par transparence.il donne l’illusion du ven-
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- table vélin. Papier (le choix et généralement l'ait a forme, il est fort, sans grain ; excellent pour le tirag6 des vignettes et les impressions de grand luxe. H se pi([ue facilement de taches d'humidité.
- F.-A. Didot emprunta à la Hollande un procédé p°ur le broyage des chiffons, alors inconnu en France. A s® demande une papeterie d'Annonay exécuta le pap*el vélin, une nouveauté.;
- Le papetier, d'après ,lost Amman (1508).
- On obtient le papier couché en recouvrant une feui^® de papier bien collé d'une couche de colle de peau de blanc de Meudon mélangés. Pour les papiers l*®8’ on ajoute une certaine quantité de blanc de zinc-kaolin, le sulfate de baryte réduit en poudre imp® pable et maintenu par une légère dissolution de ge‘ tine sont aussi employés. ^
- Le papier filigrané tire son nom du filigrane : le^rf“* figures, dessins divers apparaissant dans son épal seur et qui sont formés par des fils de cuivre enff g lacés et fixés sur le tissu des formes ou des toi
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- Métalliques destinées à recevoir la pâte. Comme ils Présentent une légère saillie, la portion de pâte qui eM" correspond a naturellement moins d’épaisseur quaux autres endroits et doit par conséquent se trouver là translucide... Pour le filigrane des papiers Monnaie, on enfonce dans la toile métallique une PMque de cuivre portant le dessin à reproduire, avec laquelle on obtient ainsi des demi-teintes, des ombres et des reliefs. Dans la fabrication mécanique on dispose sur la toile de la machine un rouleau garni de 1 s en saillie qui produiront l'empreinte à mesure que e Papier se forme. Après la confection et le coupage u papier, le filigrane s'obtient en imprimant sur ce dernier des planches profondément gravées ; les iné-§a ités de profondeur produisent à peu près le même Jllet que les fils en saillie. On se sert pour les filigranés e chiffons de tout premier choix.
- images fiiigraniques ont été imaginées par les duciens-papetiers pour distinguer les différents formats de leurs papiers. Les noms de plusieurs formats
- rivent de cet usage.
- (Le plus, ancien filigrane connu remonte à 1301; il 'gure sur un livre de compte conservé aux archives e La Haye qui porte cette date: il consiste en un ejcle surmonté d'une croix).
- je papier tellière ou papier ministre est ainsi nommé Uarce qu'il fut fabriqué la première fois pour les bureaux j,e Letellier, ministre de Louis XIV, et employé pour 'Mpression des circulaires et autres imprimés des grands bureaux.
- de erPaPMr huile était fabriqué autrefois avec du fil, s icelles et des cordes, qui lui donnaient sa couleur en Ure^e en même temps que de la ténacité. Le prix teî élevé. Les papiers bulle de qualité inférieure? •n n avec de l’ocre, n’en sont que la contrefaçon . sont bon marché, mais néanmoins il s’en trouve assez bonne qualité.
- Se ,e,PaPier serpente est très mince et sans colle; il a recouvrir les gravures pour prévenir le macu-
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- L.E PAPIER
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- lU*e'
- lage. Les papiers joseph, ou papiers île soie, peb1 sont des sortes très minées et très légères. u
- Le parchemin factice ou papier sulfurisé est ob*e.^ par l'immersion, dans un mélange d'eau et dafi sulfurique, d’un papier ordinaire, mais sans coH<b a° la surface se trouve transformée par l'acide. c
- Le papier végétal ou papier à calquer est fait a la filasse de chanvre ou de lin non blanchie. (
- Le papier autographique, pour reports, s'oblieH. s’emploie de la même façon que le papier de Chi On prend pour cela un papier résistant et bien enC°hef Le buvard, mou, épais, non collé, est propre à séc l’écriture en absorbant instantanément l’encre fra**-Le papier dit « couché » est un papier ou un eal e recouvert d’une couche assez forte de blanc opad mélangé à de la colle de peau. Le blanc de céi-u autrefois employé, a été remplacé, pour remédie1- ^ inconvénients dont il était cause, par le sulfate baryte. Spécialisé pour le tirage des similigravures* On désigne sous le nom de carte ou feuilleton l'86*1^ blage de plusieurs feuilles de papier collées ensd8 et formant une seule feuille de notable épaisseur-
- Le bristol est un carton blanc et fin formé de
- ill«5
- rentes épaisseurs, en pâte et non de plusieurs fe11*1 collées ; il est plus transparent que lé carton co^e-l9r Le carton se fabrique â la machine et à la niaiib i superposition de plusieurs feuilles agglomérées ou s.^ mises, fraîchement coulées, à une pression c0°?a?. rable. Les cartons ordinaires sont faits de déc8 •; rognures, résidus de pâle, de bois, paille et de*^ divers. Pour d'autres cartons ayant plus de valeu1’(t, se sert de matières spéciales ou de papiers de l'e^, 11 en est aussi qui sont recouverts, de chaque c d'une feuille de papier. 6l)r
- Le papier de Chine est employé par les graveur®.^, bois pour tirer leurs épreuves. Ces épreuves, f au balancier et au brunissoir avec un talent tout P )J ticulier, sont données aux conducteurs en vue 1 mise en train.
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- PAS9S
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- Le papier du Japon est un feutrage supérieur ; il est chatoyant et presque indéchirable, d’une force sans égalé.
- Des éditions de luxe sont entièrement tirées sur ces t,eux papiers.
- Le papier de Chine convenablement encollé sert aux sports lithographiques. La feuille, appliquée sur la P^rre par une forte pression, doit se séparer facilement de la couche portant le report par un simple mouillage,
- L unité des papiers est la rame ; elle ést composée e 20 mains chacune dé 25 feuilles, soit 5ÔÔ feuilles en tout.
- mot r'amtt vient de l’arabe, qui Pa prêté à l’espAgnol. « « mot * feîmet » vient « rexma », qui est devenu esma », d’où « rayma » en vieux français, et rame. f ® même que le poids de la rame donne celui d’une nie, de même le poids d’une feuille donne celui de ld rame.
- ftlom t*al,l(jrs se vendent au kilogramme. En prenant la le n «ombre de grammes que pèse la feuille, on a lju ®mbre de kilogrammes que pèse la rame, et en doute p le nombre de kilogrammes que pèse la rame, on a ombre de grammes que pèse la feuille,
- i ^es rames de papier arrivent enveloppées dé mdtu-sopT65' Ces^ «n PaP‘er d’une certaine épaisseur, très 1,le> fabri({ué avec des pâtes grossières.
- Passe
- a aoov
- de p&g6^8’ en France, l’usage était d’ajouter une main P^tes ratïve* pour parer soit aux mains incom-
- LebdanfU|-UX *eu‘des cassées, soit aux feuilles gâtées hiqUes 1 1 ‘«‘pression, A l’origine des tirages méca-h pUs ’ le® déchets étant beaucoup plus considérables, dèuv m doublée. Elle est actuellement de 10 0/0, * mams par rame.
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- LE PAPIER
- Trempage
- Le trempage du papier, moins usité aujourd'hui ^ trefois, rend la pâte de celui-ci plus tendre et P , apte à prendre l’encre. Cette opération décide souv de la qualité et de l’aspect de l'impression. ^
- La nature du papier et les conditions de tirage in*' j0j sur le mode de trempage à adopter. Eviter 1 e*"P des eaux chargées de sels calcaires. ar
- Les papiers rebelles au trempage sont immergé® l petites poignées et chargés d’un poids, ce qui °b e les feuilles à s’imprégner d’humidité. sl)r
- On se basera pour la quantité d’eau à employer.fJ1, le plus ou moins de colle qui entre dans la tab*’1 je tion du papier. Les impressions en couleurs, d° repérage doit être parfait, exigent du papier non tre Le papier se trempe :
- A la main, en glissant plusieurs feuilles à la dans une cuve réservée à cet usage ; >
- Au balai : le papier est placé par pincées su* plateaux, la feuille supérieure est aspergée très iep^ lièrement à l’aide de brindilles de bouleau ou de b*’11' réunies en faisceau ; (ff
- A la mécanique, au moyen d’un tube mobile l1 vt-de petits trous ; le papier est arrosé par un 11,0 ment de va-et-vient.
- Il est encore d'autres systèmes de trempeuses ** niques. tl»
- Le papier des rotatives est trempé, en devu* jjp' bobine, par des cylindres mouilleurs ; d'autres *• dres répari issent l’eau régulièrement. . joi*
- Quelques heures après le trempage, le papier d’être remanié. S’il doit être glacé, après l’avoir ré1**
- attendre encore huit ou dix heures.
- Régulièrement, tous les papiers doivent être P1 jgP moins trempés, sauf le chine et le japon et les reçus tout glacés et couchés. Les papiers parC p l> dits « peau », doivent être amollis seulement- jjr cas, il suffira de placer ces feuilles entre d’aut*'eS plement humides.
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- __ SATINAGE
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- GLAÇAGE
- Glaçage
- lileej."'a<iaoe (inventé en 1839, par les frères Pion faci-)&utestn^reSS^0ri en eu*evant au PaPÎer son grain et au t: Ses rugosités ; il le rend apte particulièrement p0ua“e des illustrations.
- de jrj* c®^a: Ie papier est intercalé entre des plaques „’^e a feuille; lorsqu’il y en a une certaine les de, é (23 Quilles et 26 plaques], le tout est pris entre etitr.qlî* cylindres d’un laminoir ; le cylindre supérieur p0ü e ’.es feuilles que presse le cylindre inférieur, est d’ab6V^er Adhérence aux plaques de zinc, le papier d’llu . 0r(l légèrement trempé ; mais aussi un excès sUr je l.lté Peut oxyder le zinc et déterminer des taches en l>aPler. Le glaçage excessif « brûle » le papier, l1re8sifeC?UVrari^ d'une feinte grisâtre ; une trop forte 'lui i.çg,a 8 durcit et s’oppose à la pénétration de l’encre, La v ,e ^ la surface et sèche avec difficulté, sieijft. ai.l.dre est un appareil comportant deux ou plu-ac,iuiert 1-ndres entre lesquels passe le papier, qui la<iis ainsi une surface polie et plus régulière par lririif, de certaines aspérités ; de plus il perd une
- - - <le 8°u élasticité, ce < * ........-"*»>•
- ^Péra;
- ge.
- srnes,"'-!----- 1
- pü permet un medleui
- Satinage
- de fomaltla®e a P°U1> but de faire disparaître toute trace Les fp^aî ^ Se ^'impression étant bien sèche,
- fisse ’ Intercalées avec des plaques de carton
- vingt_ct S°dde, sont mises en presse par paquets de f>0hr celt^. aU m°lns séparés par des ais robustes, de ïh’essp6 f)ressl°n de quelques minutes, on se sert On Se s 'uanuelles et de presses hydrauliques. ^ed«nx ®ussi de satineuses à chaud, composées trUce l(ÎSf, )r.l'll es intérieurement chauffés par la vapeur, ïeHs (Inr,*!116 s Passent les feuilles imprimées. Ces appa-, &a bons résultats.
- ll797ri8fic\ - à c°nper le papier est due à Massiquot *66), vers 1830],
- TYPo«RaPhe. 36
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- l’illustration
- CHAPITRE XVIII
- L’ILLUSTRATION
- Gravure sur bois
- (i'il1*
- Les gravures qui concourent à l’illustra^00 j b1 ouvrage et qu’on désigne par le terme « bois » ou « clichés » se présentent sous di aspects au compositeur chargé de les mettre en C’est d’abord le bois gravé, presque toujours ^5I( senté par le galvano pris d’après lui; i»uis> s^ nom de « zincs », les photogravures au trai ^ demi-teinte obtenues par l’intermédiaire de ia graphie et d’agents chimiques. v iÇ
- La gravure sur bois, dont l’origine rem00 . jj,/ lointaines époques, était pratiquée par les parait-il, au xive siècle. Cet art aurait été iHlP jio1*' Europe par des marchands vénitiens vers *a xvie siècle. g1’1'
- La plus ancienne gravure sur bois cono11®^ découverte à Malines, collée au fond d’un vieux (tf elle porte au bas du dessin la marque 1418 °° ^iP1 gothiques. C’est une Vierge entourée de quatre ^ (musée de Bruxelles). d«1
- On cite également le « Saint Christophe Bibliothèque nationale, qui remonte à l'année ^ ^ On a d’abord et pendant longtemps gravé de poirier, dans le^ens du « fil » (sens lortfe’11 ^ f ce qui demandait une grande dextérité pot^ dévier en suivant la fibre du bois, et rendai |/ sibles les tailles croisées. Le poirier a été . ^
- pour le buis, plus compact et plus dur et <JU1 e0/
- « debout » (sens de l’épaisseur).,Le buis est r ^ d’une couche de blanc d’Espagne sur laquelle nateur trace les traits à reproduire; un o
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- GRAVURE SUR BOIS
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- ;*éc*ti°n est ainsi obtenu. On reproduit aussi plio-^pniqueinent le dessin sur le bois sensibilisé.
- Jtl France, la gravure fut plutôt considérée comme
- Xylographie de l’Ar.s bene, moriendi.
- [^Pendant611^ la l.>’P0br|,apbie que comme un art l l%es Qrn’- ost ce ‘lui explique cette profusion de (atllPe et aufes; ^eurQns< d’encadrements, de culs-de-0Uvrages /es motifs qu’on remarque dans beaucoup b ( u xv® siècle. Nombre de livres imprimés
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- l’illustration
- Joseph vendu'par ses FRÈRES. (Xylographie du
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- GRAVURE SUR BOIS
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- J[evs la Blême époque en Italie, en ^e^gng0UVent Angleterre sont illustrés de gravures le P et d-un grossières, constituées par des Itgnes ép<
- Aspect massif. prance
- Pes deux premiers livres illustrés pain mises
- sont le « le Roman de Fierabras », orne d® JJ°® Le gravures sur bois, imprimé à Lyon, par > , jié on
- Aoy : et le « Missel de l'Eglise de 1 ans », I ^ nfq '1^1 par .lean Du Pré, imprimeur parisien, ^ w
- 0,1 remarque deux grandes gravures sm s éternel et le Christ en croix. . élèves,
- P'esl nu xvie sir de, à A'bert Durer e a . clionne-(ine sont dus les premiers et importants p nienls de la gravure sur bois. _ TUnnias
- '•a tai ie sur liois debout a été inventée !>al j,,
- “''Vick en mt, et, à paciir de ce France
- n>s est devenu général. Elle a été mtio Par Thomson en 1816. . . , n|f,.e une
- Plus résistant au tirage, le bois^de n s.nrface pins unie, exempte de veines , e n 1 jovant. fvelopuer toutes les ressources de son l.es hachures, les aplats, les cribles , \auan niterprétant au lieu de copier. suides
- 'Ees premiers imprimeurs, a 1 exemp e ' > _
- 1 esjtemps antérieurs, ornaient le texte ^ procédés 'aies, de vignettes, de bordures, etc., Pal oU patron, ordinaires, cest-à-dire à la plume, au Pin(jeau, P aU_
- es artistes particuliers se chargeaien ptimprimés ar la suite, ces enjolivements furent g}aves . Rome
- ^vec ]e texte, l’n ouvrage religieux inJP™i remata,
- n l/d', les « Méditations » du cardinal T esl illustré de bois coloriés après coup- dans la
- gravures sur cuivre ont été intro _ en
- JPographie en 1411 ; le plus ancien In re dj(.oU)
- re un exemple a été imprimé à Plore P ton61'20 della stagna {Il monte Sancto di Dto„
- et Sïï£
- Ptdémée avec des cartes géographiqu
- ob.
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- l’illustration
- - tédi'
- En 1482, Lienhard IIoll, à Ulm, donna une auti ^ tion de cet ouvrage avec des cartes gravées sur b° .
- Le premier livre où se voient des figures de PlJ -gravées sur bois est le Luch der Nafur (Augsb0^, non daté, mais que l’on croit être de 1475 ou de 1 ^ Le premier livre contenant des figures de e®ollprarii est un Euclide publié à Venise, en 1482, par ltatdolt. pt If
- Le premier livre représentant des armoiries • CoicHiwn (/eschehen zu Koxten.cz d’Antoine boiv primé à Augsbourg en 1483.]
- Gravure chimique
- h\f^
- Les ditférents procédés par lesquels on peut o |# des clichés typographiques sont : la zincogravure photogravure ; cette dernière se divise en deux, gories : a»
- 1° La mise ep relief sur métal de tous' dess* trait (plume, crayon sur papier à grain, papiei '^t cédé, etc.), en un mot de tous originaux ne coinp01 pas de teinte plate ; -(1tr'
- 2“ La môme opération pour les images à deuiH (,2 photographies, lavis, aquarelles, tableaux, cl0".lire’" convenu d’appeler ce second procédé « similig1’»'
- ZIXCOGRAVUKE
- dé'’*'
- La ziucogravure n’étant qu’une application, un ^ de la lithographie, il est nécessaire que l’image à 11 en relief soit lithographique : épreuve sur papier jji' d’une pierre lithographique (dessin ou gravure)- a sur papier et à. t’encre autographique, etc. .
- La première manipulation consiste à transp01’^^ zinc, comme on le ferait sur pierre, l’épreuve ou* |p à graver ; le décalque fait, la plaque passe d* mains de l’ouvrier qui, après l’avoir encrée lu pliiquement, donne une première morsure » ,i azotique fortement dilué ; l’acide attaquant Ie 1 ^ n’ayant pas d’actiùn sur l'encre* on a bientôt u®
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- GRAVURE CHIMIQUE
- ^en(.einent (Je reUef. u sufflt enguite de continuer les ai ^la&es en les superposant, au fur et à mesure quon [e ®®ente la dose d'acide, jusqu'à ce qu’on ait obtenu l'as1”6*1* nécessaire ; pour terminer, la plaque est débar. eà(,S<e c°uche de noir qu'on y a accumulé, on
- _ (e n nouveau, mais légèrement, et redonne quel-
- lUes morsures.
- PIIOTOGRAVUHK (TRAIT/
- l’in<>Us Verions do voir comment on obtient un relief,
- Ut, ,ge étant sur zinc. Si au lieu d'un original pouvant P Calquer nous avons à reproduire un dessin a l)i„lCle (te Qùne, par exemple, le report direct sui wîUe n'étan1 plus possible, il faut recourir à la pho-eff'aP^e pour la mise sur métal de limage. : ce , 1 '4>rès avoir recouvert d'un vernis sensible tbi unie
- le :'mU‘g) nne plaque de zinc sur laquelle on app ique lor»n°^tir (lu dessin à graver, on insole, puis on deve est a6 a 1 essence de térébenthine ; le bitume non msole Vew !fS°Us Par l'essence, le métal se trouve donc decou-e'esi ' ?s ces parties, tandis que les parties iusolées, ile ^‘mage, résistent. Nous avons doue noire l'ouf, en bitl3iue, il ne reste qu'à la graver comme , la; zincogravure.
- Uéâ!M'ël,res ci-après indiquent la transformation en donn du d<;ssi» à reproduire, le dessin photographie réfine Une *mage renversée où les noirs sont b.ânes o Paren luetaent- Uonc si tm regarde ce cliché par transite i 6 t0ut ce liui n'est pas dessin est opaque, tandis Plam,eSv^l>a^s formant l'image sont transparents, ha ®st Pve bblunée recouverte d'un ou plusieurs négatifs a 'umière (soleil ou lumière électrique), pareru 6mment ne peut traverser que les parties Iran»-ces n e®> Pap conséquent, impressionne le bitume dan» leS ’ ^ reste à développer comme il est dit ci-
- àestiufl?lu>e ,le la page 6i8 est la reproduction d'un lai1 suc papier procédé. Ce papier est obtenu
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- (Négatif)
- (Positif)
- Photogravure de J.^Mauge, d’après un dessin à la plume de M. Savoye-
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- gravure chimique
- P,w l'impression, sur carte couchée, d. une planch ll8ues assez fines, surcoupées par un gautrage• d’artiste peut dessiner sur ce papier soit a au crayon pour obtenir les valeurs et SratJ® Jint avoir des lumières : les grattages donnent ou P ’ Puisqu'une partie de la ligne imprimée est entre - ‘
- la couche du papier par le gaufrage, ou du blan i 81 on va plus loin. onl.
- hes grisés digne et point) que l’on remaiq ,
- llSure de la page 050 s’obtiennent par report.
- Le point, la ligne ou tout autre motif forman 0 fond quelconque, sont gravés sur pierre ou sxu ClJivre ; on lève de ces derniers une épreuve a i 1 ’
- après avoir recouvert de gomme arabique 01 ,
- - . . . ,inas recevoir ne
- après n,, •
- Parti a, ip recouvert de gomme arabique tome» !griS(>eS * ° Plaque qui ne doivent pas recevoir de 8l'avù -)n l)|>ocôde au décalque comme pour la zinco-et le "f,-1 un ‘avage enlève ta gomme formant réserve qu’elle a reçu, tandis que les parties non tn0ltl e®s conservent le décalque qui, à partir de ce (pie le bitest trailé- Pour la gravure, de la même façon
- SIMILIGRAVURE
- ;,.îl Photogravure la demi-teinte n’existe pas, la si-
- ' —'im-n fie
- u-ieiuu; h r_,. ,
- f >niage ne donne qu'une transformation de
- C°rtl«ie 0U 1 °n na due f'fllusion des leintes fondues, Pn exam’^ P°Urra le constater dans la figure ci-après. s°nt forniian^ Plps on verra que les différents tons *es clairs1 h°*nts n°îrs plus ou moins gros pour hr,inis blà \UU ‘Piadrillé pour les demi-teintes et de iPS! acs Pour les valeurs, lesquels disparaissent
- Cette tp rancls noirs-
- hque ava>afS^0rnia^i°n es^ hue a un phénomène d’op-çt Porigin11 P°ur hase l'interposition entre la plaque hui divise ) a Photographier, d'un réseau ou trame, diers étaj Uïiaoe en une série de points. Si ces der-v|sions de1] t<1US mame dimension, comme les di-’hlïi'action t *'lame’ l image n'exisiérait pas, mais la te lumière intervient ici très heureusement.
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- l’illustration
- Les rayons lumineux venant de l'objectif en tra'^ sant le réseau s'étalent suivant leur intensité; dah' les blancs du modèle, où la lumière est plus vive, * ^ points formés sur la plaque sensible sont plus lai’? ^ (pie les interstices de la trame; dans les parties grise'
- Paris pittoresque. - La cour de Rohan (vic arl' Similigravure d’après une photographie.
- p*:
- ils sont moindres; dans les parties noires ils nîl rais sent plus (ou ne sonl pas supérieurs aux di'' de la trame). ,e0
- Cette trame, qui surcoupe les teintes (seul de leur donner le relief nécessaire au tirage typ°» phique) consiste en deux plaques de verre su1’ o quelles sont tracées, au moyen d'un diamant *0 ^ sur une machine à diviser, des lignes symétr'd ljC exactement espacées; ces plaques sont collées sur l’autre de façon que leurs lignes se croisent r obtenir un quadrillage régulier.
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- GRAVURE CHIMIQUE
- lja plus grosse trame, réservée au papiei des jour naux, contient vingt-quatre lignes par centime ie’
- Plus line, destinée aux impressions de luxe su en compte quatre-vingt; il existe plusieuis q tités intermédiaires pour les papiers satines e glacés.
- P* image à reproduire est donc photographiée au travers d’une trame quadrillée placée immédiatement ^evant la plaque sensible ; le négatif obtenu es comme il est dit plus haut pour la photogravui (Irait). .
- . pour sensibiliser les plaques de métal destinées a la 8lmiligravure on remplace avantageusement e 1 im* l,a,‘ 1 albumine bichromalée mélangée de co e i Poisson ; dans ce cas le développement se fait a 1 eau. ,e vernis après cuisson peut supporter la morsu SaRs encrages. , . -
- Pn certain nombre de méthodes ont précédé la igné ülte américaine décrite ci-dessus, mais cette dernière est incontestablement préférable àtous les points evu
- CHROMOtVPOGHAVURE
- I a
- Pre |lePr°duction typographique des couleurs procédés au grain de résine en ehron
- ^„.„_rs coiu-*“* o..- ehromotypo-
- Rn u ^ les Proc®dés tricbromes. mentC- u°luo,ypogravure une seule planche (générale-photo ^P^Qiôe en noir) est obtenue par les procédés lemem eCatU<IUes ; les autves olichés (,1e plus généra-Par m UllPrimés en rouge, jaune et bleu) sont établis et (e ct.et>.Ves a la main et gravures à l’acide. Le nombre On 0lx,(ies couleurs est absolument libre.
- §ravé gloc^‘le de la façon suivante : le noir étant calqu U siradi ou au trait on le reporte en faux dé-établir -SUl> Z‘nc autant de fois qu’il y a de couleurs à «liste r’- SUI> cliacun de ces faux décalques le chro-ains; sieSe,rVe au vemis ou au bitume une des couleurs ; jaune t 6 faux décalclue destiné à faire le cliché du ’ Toutes les parties comportant cette couleur
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- l’illustration
- k >-V; j*
- CftE VIEILLE HUE DE CàUDEBEC
- Reproduction d’un dessin sur papier procède' (Extrait de France-Album, Paris.)
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- GKAVL'KK GHIMIQtE
- ^ns l’original sont couvertes, on fait de même pour les autres couleurs puis on grave ces silhoueu "n a donc le relief des couleurs mais en a }>îll‘ conséquent partout de même intensité, p
- tons d'une même couleur on giame >e ’ grain, déposé plus ou moins fin, étant P as. °,? , n mordu, donne les dégradés nécessaires, ( e e , * le cliché, celui du rouge, par exemple, donne
- depuis le rouge le plus violent jusqu aux tern e _*>
- ^ figures ; si on ajoute à cela les superpositions po "'des des couleurs, on verra qu’avec les ro ^
- mdispensahles, jaune, rouge et bleu, on pe Uao grande variété de tons. . .
- Pour grainer le zinc on le saupoudre i e ie^ nPiUe Une Imite close montée sur axe et contenan 1 gn fimmthé de résine pulvérisée, la boite e an un
- mouvement, la résine quelle contient se cia o , au ,1U!lge qui tombera lentement sur la plaque p 1,m'1 de la boite, limmobilité étant rendue. A pies 'bmlques instants la plaque couverte um o |j(._
- 4,st retirée et soumise à l'action de la chalet , • lne eii fondant se transforme en goutte e suqit
- ,\lenl petites qui se solidifient en refroidissan ’ mt .°rs de donner une morsure, les gouttelet e , vaues. '‘serve, le zinc n’est attaqué que dans leurs in .
- ^ faux décalques s’obtiennent de difTéren es t e des meilleures consiste à reporter a en, ® (gUrs
- ^eiive du cliché noir de l’image à mettre en chi Une P'mpie de zinc teintée, au préalable, 0 ,t
- Z?*"** dc soit au chlorure d’antimome. Le repou
- ,Utl passage léger à l'acide azotique ie r0UVertes
- * ^leur, sauf bien entendu aux partie pencre do lülaoe 1 ces parties sont débarrassées $L"Po* par un lavage à l’essence de d0na?e roste donc indiquée seulement p corpS
- ét„ nèe ^0ld d’abord au zinc, à l'exclusion ,,érjeures.
- ‘hgers qui gêneraient les opérations ^
- Serv C u'°miste a ainsi toute facilité poui es dont il est question plus baut.
- 1 ïp°OU.\PHie.
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- 050
- I. II. Ll STR ATI ON
- Une branche d’arbousier (motif de brode11’
- Exemple de grisés (point et ligne)-
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- gravuhe CHIMIQUE
- 651
- L'idée de la reproduction des couleurs au grain de résine est due à Gillot (L8?0). _
- [Le « fumé », épreuve de, choix et la premiçie l un ; gravure sur bois, est confiée au conducteur pour un servir de modèle au tirage ce terme par suite a e e appliqué aux épreuves faites, en ce but, par ie p o o
- graveur.]
- TKICIUlOMIE
- La lumière du jour est constituée par une infinité de rayons colorés que l'on distingue en sept groupe?, vio *eK indigos, bleus, verts, jaunes, orangés, rouges.
- Les objets de la nature absorbent partiellemen c rayons, et quand ils nous apparaissent colorés, c e-fi'1 ils absorbent de préférence les rayons de certaines couleurs. Un objet vert absorbe particulièrement rayons violets cl rouges, pour ne renvoyei que J-'fires ; un objet bleu absorbe plus ou moins les rouge , orangés et'es jaunes, etc. . .,
- Mais dans tous les cas, notre œil reçoit un me 1 ai g -complexe de ravons colorés. Or la même sens -peut lui être procurée par des mélanges (liue-r^nts. Tous ies coloristes savent que l'on peut repio
- duire à
- du
- à peu près tous les tons
- en mélangeant du jaune,
- rouge et du b eu en quantités variables. l)«cos du Hauron a eu i'idé.e que l’on pourrait repro-uii*e des négatifs photographiques où se trouveraient asteuient et automatiquement dosées ces quantités arables de rouge, jaune et bleu qui doivent donnei tfli i on des couleurs de la nature ou du coloris d un * .eau' M a observé que si l’on regarde une toile a a\evs un écran vert toutes les colorations à donnâtes jaunes ou bleues sont éclaircies et les çolora-'ouges sont obscurcies. Un négatif qui reprodui-(' 11 complètement cet effet de sélection serait précieux, en tirerait un positif de coloration ronge qui don-avt convenablement dosés les rouges du..modèle. le, e. r,|éine, à partir d’un écran violet on obtiendrai 5 Jaunes du document et les bleus à travers dun
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- ܻ2 l'illcsthation
- écran rouge. Les procédés photomécaniques les premiers à réaliser industriellement la repr d’après ces principes. ^
- Des trois négatifs do sélection le photograveur trois positifs en noir qu'il reproduit par le nioyen ^ la similigravure et qu’il imprime sur la même Ie11' j de papier en repérage avec des encres respectif11 rouge, jaune et hleu. ,eg
- La chimie photographique a fait ces dernières ^°noir de tels progrès qu’il est maintenant possible très ^ vent de faire directement des négatifs sélectiouneS' j tramés. En outre, on a su préparer trois émuloi0l,s^( ont chacune une sensibilité si exaltée pour l’une trois couleurs primaires que l'on a encore un el>® • sélection même sans écran, ce qui a permis de « nuer beaucoup les temps de pose. ^
- Enfin le travail du similiste permet dans une ample mesure les retouches nécessaires. . p-
- 11 faut encore appeler l’attention sur une Par*ljrois rité. Si l’on faisait sans précaution spéciale les , *t négatifs tramés, la superposition des trames au b ‘ f d’épreuves donnerait des figures de moirage du désagréable effet. Pour les éviter, on incline leS trames à 120° l’une de l'autre.
- Enfin il est des cas où la recherche de valeur o couleur de l’original oblige à des couleurs supp'el ,.(r laires. Elles sont généralement exécutées par leSJ{ cédés de la chromotypogravure, mais en se ser'a jf trames au lieu de créer les demi-teintes au gra! résine, celui-ci superposé à de la trame donnai1 images une apparence galeuse. qU'
- (L’imprimeur n’a plus qu’à observer la coul®^! revient à chacun des clichés, en commençant Ie 1 par la plus claire, le jaune; puis le rouge et 11 ment, le bleu).
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- oduCti01
- FIN
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- Cie. 76, Rue de Rennes - Paris
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- TABLE DES MATIERES
- Notick
- HISTOKIÜIE
- CHap, (,
- D«
- point tl?énéralités- 77
- Ge';aractiî'°graI,hiq'1«" 78
- ....... 94
- ÊS&rK'ï 94
- G,5&.en lit
- -ac*sse '...
- Ch
- LeïlJ”es diverses 121
- °fflposteur......... 124
- Mil 11‘ ~~ CoraPosition. 128 ' g«*e de la compo-
- 128
- Distribution. 139
- IV.— Correction... 143
- rcection en galée....147
- Correction sur le marbre, bloquées ou blo-
- CiUp. Hl_
- Chap_
- Cori
- Correctif w‘ ............w
- ,narl;l;e-154
- ^ge.
- Cn
- 158
- Observations composition ... 159
- V. -sur ia
- 'mots" UU couPnre des Calibra».'....... 463
- SïïSüw:::!':;;'""-™
- if,
- jh
- îî«r.::::::: s
- J* )£p ...«
- wSrt-^8nsPengi»"194
- 1 lr"d interrogation. 194
- Le point d’exclamation. 194
- Les parenthèses........ 194
- Le tiret ou moins...... 195
- Les guillemets......... 196
- Le trait d’union....... 199
- L'astérisque...........201
- Les crochets........... 201
- Le paragraphe..........202
- La barre transversale .. 202
- Le gros point..........203
- Tableau des signes....... 203
- Des abréviations.........205
- De l’alignement...........216
- Alignement horizontal.
- — Parangonnage.... 217 Alignement vertical.... 219
- Des accolades............ 223
- Composition des nombres. 226
- Des chiffres............226
- Observations snr la forme
- des chiffres........... 227
- Nombres en chiffres arabes. 223 Observations sur la composition des nombres.. 230
- Chiffres romains......... 231
- Composition de la poésie. 236
- Remarques diverses.......237
- Des pièces de théâtre.... 241
- Pièces en vers......... 241
- Pièces en prose........ 248
- Chat. VI. — La mise en pages......................
- Observations diverses....
- Répartition des blancs... Mise en placards ........
- Titres courants et folios..
- Signatures...............
- Notes....................
- Appels...................
- Séparation...............
- Placement................
- Notes ou additions marginales (manchettes).......
- Epigraphes...............
- Lettrines ou initiales.... Des gravures on bois....
- 251
- 255
- 258
- 261
- 263
- 268
- 276
- 276
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- 283
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- TABLE DES MATIÈRES
- Légendes.................297
- Gravures occupant une partie du texte, habillage . 299 Observations diverses.... 302
- Traductions.............. 3j4
- Traduct. par colonnes . 304
- — interlinéaire.. 306
- — juxtalinéaire.. 307
- Parties évent telles.....309
- Table des mat-ères....... 311
- Index.................... 312
- Erratum. — Errata........ 312
- Des épreuves.............314
- Chap. VII. — Des titres.. 316
- Faux titre............... 334
- Titre de départ.......... 335
- Titres d’intoiieur....... 336
- Titre en deux couleurs .. 340
- G ut vertu res........... 340
- Observations sur les vignettes et les filets.... 345
- Chap. VIII. — L'imposition 349
- Du format................ 349
- i, .inique de l'imposition. 353 Do blancs ou marges ... 364
- Préliminaires............ 364
- Etablissement des blancs 365 Procédé mathématique... 366 Méthode rapide simplifiée. 373 Observations diverses.... 374 Blancs des c mvertures... 374
- Plan de l'imposition..... 375
- Arrangement des pages
- sous le rang........... 375
- Disposition sur le marbre 377
- ln-plam> .............. 377
- In-folio............... 378
- ln-.quarto............. 378
- Imsix.................. 381
- In-octavo.............. 383
- ln-douze............... 385
- In-seize............... 388
- ln-.dix.-lmi!......... 393
- ln-.trente-deux........404
- formats, oblongs....... 4Ü5
- Formats excep'ionucls et
- . ni dtiples ......... 407
- Mariages,................ 410
- Héglu.r»................. 411
- Imposition des clioliés .. • 412
- Les travaux ^
- il F
- ii;
- i. & il
- n a
- ii
- a a n. a a-
- it if
- F
- lion-
- C'.IAP. IX. -de ville..........
- Cartes de visite Caries de commerce Tètes de lettre Mémo-and unis.
- Factures.......
- Mandats............
- Carnets à souche..
- Numérotage .........
- Foliotage ù la main Numérote irs à press Cuàssis numéroteurs
- Circulaires........
- Billets de naissa .ee Lettres de mariage Lettres de décès...
- Menus .........
- Etiquettes.........
- Prospectus ........
- Programme .........
- Carte.-- de bal....
- Catalogues......... •
- Annonces...........
- ...................
- L’annonce anglo-an11,
- .................
- Fonds de carton . Travaux en filets..
- Chap. X. — Les journaux ^ Chap. XL — Les tableauï' ^
- Des tètes..........• ‘^
- Des accolades...... "c0.
- Accolades dans. lcs F" lonnes.
- Observations sur le ia< ^ nage des filets. - • • • " . ^ Tableaux en regard-^
- Ch vp. XI1. - L’algèbre^' ^ Nomenclature des j‘j
- Explicalion des terno - ' 4 Espacement de l'alg^*. $ Mécanisme ... • £
- Kiactions continue8*-.'j,s. 2 Disposition des éQua.:0I1s- * Ponctuation des éq:ia..oi- 2 Interlignages des w
- fions........’ • • • *'
- Coupure des formule
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-
- table des maiiéuls
- ap. Xlli »
- f^lères^ .laa8nes
- ’^ërcc.. ..........
- ££P£b~B
- lettrés* ,°nS SUr «daines _
- }e là"'plané'Ves' erSeS ‘ ^
- •^-' eiu ai*,® tes agents-• 506
- ^cein grave' " ".......... 507
- accent circonfl,.......... 508
- f'éma . 0,,fl«e......... 508
- i la placé An............. 508
- tMalien, .................516
- i ^l'agaol ............... 521
- ?*“.....••••• 523
- pPSfor/^'^Vom.523
- allemand................ 527
- f fisse ................• • 520
- , arabe . ....••••.. 532
- ‘P'bren. ............... 533
- ^ap. xiv * j ............. 543
- de\mUSUlUe- 547
- ^Position® dumUS|tine' 5t”
- r,cJlar,t.. üu Plam-
- J‘.................. 570
- (i^ents ;........... 572
- <£aote .................il*
- \t/„ ... •••.... 5/3
- ^a.nisme (iê'ià'V...574
- A,Slt|on. la compo-
- 1 SHgontn . 578
- liai)
- Cuvp.XV.— Les machines. 583 Mise en train..............if>l*V)
- Les pédales.............. 601
- Machines à cartes......... 605
- Les rouleau*.............. 605
- l.’eneie.................. 608
- Chap. XVI. — La stéréo-typie.................... 610
- Cliehage au plâtre....... 612
- Clichage au papier....... 612
- La pâte..................612
- Le tlan.................. 613
- Prise de l’empreinte.....613
- Séchage.................. 613
- Fonte.................... 614
- Dernière phase............614
- Corrections. — Répara- '
- tions...................614
- Galvanoplastie............616
- Procédé à la gutta-percba. 617
- Prise de l’empreinte....617
- Mise au bain............. 617
- Etamage...................618
- Doublage..................619
- Opérations (iriales..... 619
- Procédé à la cire........ 620
- Nickelage.................620
- Cuap. XVII. — Le papier. 621
- Passe................. • • 635
- Trempage................. 636
- Glaçage.................. 637
- Satinage................. 637
- Chap XV11I. — L’illustration..................63?
- Gravure sur bois..........638
- Gravure chimique..........642
- Zincogravure...... .*••.. 642
- Photogravure (trait).... 643
- Similigravure.............645
- Chroinotypegravure........647
- Trichromie...............651
- BAR-SUR-SF.1NE. — IMPRIMERIE SAILLARD.
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- Ancienne Maison MI chelZ?
- REYMOND suce
- .a_ , -St,
- DÉMICHEL dur VERDOUX.c
- Fl©ï©©’
- 76, Rue de Refl
- rie-
- ' pLICHÉS 'pYPOGRAPHlQ;
- TRAIT ♦ SIMILI « C
- U ES
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