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Contribution à l'étude des flanelles et des qualités qu'elles doivent présenter
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- NTRIBUTION
- à 1 étude des
- IN
- FRANCE. — PROFESSEUR DE FILATURE: ET
- commerce: de: lille. — professeur des
- INDUSTRIELS DI-: ROUBAIX.
- et des qualités
- qu elles doivent
- présenter
- OFFICIER DE 1/INSTRUCTION PUBLIQUE CHEVALIER DU MÉRITE: AGRICOLE
- GÉNIEUR CIVIL ET CONSEIL.
- EXPERT
- PRÈS LES TRIBUNAUX. — MEMBRE? DEL LA
- société industrielle: du nord de: la
- TISSAGE A L'INSTITUT INDUSTRIEL DE: LILLE
- — PROFESSEUR A L’ÉCOLE: SUPÉRIEURE: DI
- COURS MUNICIPAUX DE: FILATURE: ET TIS-
- SAGE DE: LILLÉ. — PROFESSEUR DETISSAGE: A L’ÉCOLE PROFESSIONNELLE: D’ARMEN-
- TIÈRES. — PROFESSEUR DE: PEIGNAGE: ET
- filature: a L’école: nationale: des arts
- Prix : 1 Fr
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- 22A33
- CONTRIBUTION
- à l’étude des
- Flanelles
- et des qualités qu’elles doivent présenter.
- P
- James DANTZER
- OFFICIER DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE. — CHEVALIER DU MÉRITE AGRICOLE. — INGÉNIEUR CIVIL ET CONSEIL. — EXPERT PRÈS LES TRIBUNAUX. — MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE. — PROFESSEUR DE FILATURE ET TISSAGE A L’INSTITUT IN DUSTRIEL DE LILLE. — PROFESSEUR A L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DE COMMERCE DE LILLE. — PROFESSEUR DES COURS MUNICIPAUX DE FILATURE ET TISSAGE DE LILLE. — PROFESSEUR DETISSAGE A L’ÉCOLE PROFESSIONNELLE D’ARMEN-TIÈRES. — PROFESSEUR DE PEIGNAGE ET FILATURE A L’ÉCOLE NATIONALE DES ARTS
- —"5. DE "ouNn" 85
- I BIBLIOTHEU
- Prix : I Fr.
- 1907 WI.K.K
- . Prix ou Estimation. . .
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- CONTRIBUTION
- à l’Étude des FLANELLES
- ET DES
- qualités qu’elles doivent présenter.
- Les flanelles, qui sont employées depuis longtemps, surtout pour la confection des vêtements de dessous, présentent divers inconvénients, que nous nous proposons de faire ressortir dans le cours de cette étude. D’autre part, la thérapeuthique cherche toujours un article pouvant remplacer judicieusement ces flanelles de laine, tout en évitant leurs défectuosités ; il nous a été donné de pouvoir étudier un de ces produits nouveaux, appelé « Tissu SÉCURITAS », et nous avons pu l’expérimenter ; aussi nous a-t-il été possible dans ces conditions de le mettre en parallèle avec les flanelles ordinaires de laine et d’en déduire diverses considérations des plus intéressantes.
- FLANELLE DE LAINE PURE
- Le tissu dè flanelle en laine pure a une grande affinité pour l’eau, l'humidité et la vapeur; cette précieuse qualité lui permet d’absorber la sueur due à la transpiration de l’épiderme sous-jacent. Or le passage de l’eau à l’état gazeux, autrement dit, l’évaporation de la sueur, occasionne nécessairement un certain refroidissement, et son retour à l’état hygrométrique détermine par contre une élévation de température,» d’où il résulte un équilibre qui constitue incontestablement un des mérites essentiels de ce tissu laineux.
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- Malheureusement ces conditions capitales de perméabilité ne sont remplies en fait que par des flanelles neuves, c’est-à-dire n’ayant subi encore aucun lavage; les libres et les fils présentent alors des interstices suffisants entre eux pour permettre à l’air ambiant de circuler librement ; l’absorption et l’évaporation des produits de la transpiration peuvent alors s’opérer librement et simultanément ; l’évacuation continue de l’acide carbonique produit par la respiration cutanée s’effectue également dans de bonnes conditions.
- Le lavage rétrécit en effet la flanelle, en resserre les fibres et détermine un véritable feutre n’ayant plus cette perméabilité si désirable. Enfin on peut reprocher à la flanelle de laine pure la lenteur avec laquelle elle évacue l’eau dont elle s’est imprégnée (cause parfois de graves refroidissements. )
- D’après ce qui précède, on reconnaît qu’une flanelle éminemment hygiénique doit satisfaire aux desiderata suivants : elle doit être ample, afin de ne pas entraver le jeu et le fonctionnement de notre organisme ; elle doit être parfaitement perméable en toutes circonstances, ce qui est essentiel ; enfin elle doit être résistante et naturellement irrétrécissable.
- Cet article ne doit pas être trop chaud, et il doit donc être poreux, perméable en tout instant ; il doit faciliter et activer la respiration cutanée et doit maintenir ainsi une température uniforme ; s’il était irrétrécissable, le lavage laisserait subsister ces qualités essentielles ; enfin, il doit pouvoir évacuer relativement, rapidement l’humidité qu’il a pu recueillir et ne doit pas la laisser s’accumuler.
- La contexture, autrement dit, la façon dont les fils sont entrelacés les uns dans les autres, n’a aucune importance en l’espèce ; c’est une erreur de croire que les articles à mailles, par exemple, qui concurrencent la flanelle de laine, sont supérieurs aux étoffes tissées ; ces articles sont par contre éminemment déformables et peu résistants. Ce qu’il importe en fin de compte, c’est de ménager des interstices suffisants entre les fibres et les fils afin de faciliter l’absorption et l’évaporation qui se manifestent simultanément.
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- FLANELLE SÉCURITAS
- Ce tissu nouveau, que nous avons pu étudier, est constitué par des fils s’entrelaçant les uns dans les autres, comme pour la flanelle pure laine. Mais la nature de ces fils constituants est toute spéciale et le caractérise parfaitement ; chaque fil, soit en chaîne, soit en trame, est formé de deux fils retordus ensemble; l’un est en laine, l’autre est en lin ou en ramie; ce dernier fil, de nature végétale, a subi un traitement approprié qui le rend irrétrécissable et lui donne en même temps d’heureuses propriétés antiseptiques. Le lin, par suite de sa grande capillarité et de sa porosité, absorbe rapidement la sueur et la transporte sur la face externe du tissu ; si la transpiration devient trop abondante, l’excès de sueur s’emmagasine automatiquement et momentanément dans la laine; dès que la transpiration cesse, le lin continue son travail d’absorption, et après avoir séché le corps, sèche rapidement la laine.
- NATURE DES ESSAIS
- Les essais comparatifs auxquels nous avons procédé ont porté sur six échantillons de flanelle en laine pure de toute première qualité et sur trois échantillons de Tissu SÉcU-RITAS ».
- Nous avons recherché d’abord la résistance à la traction sur tissus secs, puis sur étoffes mouillées-, nous avons noté également les allongements constatés avant rupture. D’autre part, nous avons effectué des essais de perméabilité à l’air pour l’un et l’autre de ces tissus; nous avons déterminé en outre les propriétés thermiques et hygroscopiques de ces flanelles.
- Nous exposons ci-après les résultats de ces divers essais.
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- I. - FLANELLE SÉCURITAS
- Expériences de résistance à la traction.
- Ces expériences ont été effectuées au Laboratoire spécial d’essais de l’École nationale professionnelle d’Armentières, au moyen du dynamomètre Chévefy, en opérant sur des échantillons de mêmes dimensions qui ont été prélevés dans les trois types de tissus examinés; nous avons répété l’essai dans les deux sens de chaque tissu; de plus, nous avons noté chaque fois l’allongement constaté avant la rupture.
- Les résultats ont été consignés dans le tableau n° 1 (p. 5); on remarquera que les dimensions constantes que nous avons adoptées pour les échantillons sont omio entre les pinces du dynamomètre, et om05 de largeur.
- II- - FLANELLE DE LAINE PURE
- 1° Expériences de résistance à la traction.
- Dans des conditions absolument indentiques, nous avons procédé aux mêmes essais sur les échantillons de flanelle de laine pure ; ceux-ci sont numérotés de 1 à 6 à raison de deux prélèvements par pièce.
- Les résultats obtenus se trouvent résumés dans le tableau n° 2 (p. 6).
- Si maintenant l’on cherche à se rendre compte, non plus de la résistance à égalité de surface, mais à égalité de poids ou de surface de section transversale^ en supposant qu’elle varie proportionnellement à ce poids, nous trouvons pour 158 gr. poids moyen des six échantillons de flanelle de laine pure, les chiffres suivants consignés au tableau n° 3 (p. 8).
- La colonne de droite indique une série de valeurs que nous avons déterminées comme suit : Prenons par exemple l’échantillon de laine n° 2, donnant 22 kgs pour la charge de rupture en chaîne, et 16 k. 5 pour la charge correspondante dans le sens de la trame; et portons (fig. 1) la
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- Essais de résistance à la traction sur des Tissus Sécuritas à l’état sec. (TABLEAU N» 1.)
- si No TISSU CURI o E e o O S AS o. « S A POIDS du MÈTRE carré DIMENSIONS de l’échantillon d’épreuve TENSION DE LA CHAÎNE EN KILOGS au moment de la rupture H < 9 — m b Zp 8 g $ : 2 s 1 • 05 TENSION EN TRAME en kilogs H — o [ = S 5 5 g SEE o U •> s co --
- 1 1 2 2 3 3 15 21 22 15 18 17 gr. 193,28 134,88 128,9G 0,10 X 0,05 ( 0,10 entre pinces et 0,05 de largeur ) 50 k ) ‘ Moyenne :51k 52k 1 ' 1 38k5 ) > Moyenne :37 k 75 37k J 38k ) ' Moyenne :38k5 39k ) 15 m/m 15 m/m 15 m/m 39 k > 38 k 5 38 k ) 29 k ) ‘28 5 28 k ) 29 k ) 28 5 '28 k ) 35 m/m 25 m/m 20 m/m
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- Essais de résistance à la traction sur des Tissus de Flanelle en Laine à l’état sec.
- (TABLEAU No 2)
- N 0 E — K P POIDS au m. q. DIMENSIONS de L'ÉCHANTILLON TENSION DE LA CHAÎNE en kilogs ALLONGEMENTS TENSION DE LA TRAME en kilogs ALLONGEMENTS
- 1 1 21 21 32 32 gr. 150 56 » 0,10 sur 0,05 12) 12512k 30 m/m 13 k 14k 313k5 45 m/m
- 2 2 22 22 21 21 187 » 52 (0,10 entre pinces et 0,05 de largeur). 22) 'do 1-22 ) ““ * 30 m/m 17k 16k 116k 5 45 m/m
- 3 3 24 24 31 31 137 )) 44 18) 18 j 18k 30 m/m 12 k 12 k [12k 50 m/m
- 4 4 20 20 32 32 153 )) 76 11 ) 12jllk5 25 m/m 18k 17k5 } 17 k 75 40 m/m
- 5 23 23 24 24 180 » 48 22) 23522k.35 30 m/m llk5 12k [ 11k 75 45 m/m
- 24 24 33 33 138 » 40 20) 20)20 25 m/m 12 k 12k S 12 k 50 m/m
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- charge b à l’échelle, en abscisse, égale à 22 k. et celle h en ordonnée, à la même échelle égale à i6k.5. Le rectangle o a d c obtenu est fonction de la résistance du tissu expérimenté ; à une même échelle, plus un tissu sera résistant, plus cette aire sera grande. Nous cherchons le carré o e f g dont l’aire soit équivalente à celle du rectangle o a de; son côté l que nous pouvons encore appeler V bh représente une charge de rupture idéale
- O
- égale en chaîne et en trame et caractérise chaque échantillon ; en principe, les valeurs b et h doivent se rapprocher autant que possible de la valeur moyenne l ; dans ce cas, le tissu essayé est aussi résistant en chaîne qu’en trame.
- Ainsi qu’on peut le voir à l’examen du tableau n° 3, la Flanelle Séctiritas est de deux à trois fois plus résistante que celle en pure laine; de plus, sa résistance en chaîne est de même ordre que celle en trame, ce qui indique un homogénéité remarquable, devant assurer une usure normale et régulière ;
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- les résultats obtenus avec la flanelle en pure laine sont beaucoup moins favorables.
- Tableau comparatif de résistance à égalité de poids des Flanelles de Laine et des Tissus Sécuritas.
- (TABLEAU NO 3.)
- RÉSISTANCE
- COMPARATIVE EX KILOGR.
- TISSUS SECS à égalité de poids Vbh= 1
- en chaîne (b) en trame (h)
- Flanelle Laine No 1 12 k 65 14 k 10 13,35
- » 2 18, 50 13, 80 15,97
- » 3 20, fiO 13, 80 10,85
- » 4 11, 10 17, 90 14,08
- « 5 19,- 00 10, 20 14,12
- » fi 23, 70 13, 70 18,01
- Tissus Sécuritas 1 41, 70 31, 50 30,23
- » 2 44, 4n 34, 10 38,92
- » 3 47, 10 34, 90 40,50
- 2° Expériences de résistance à la traction des mêmes tissus imbibés d’eau.
- Les essais qui précèdent ont porté, avons-nous dit, sur des tissus secs ; il y avait le plus grand intérêt à pratiquer des essais analogues sur les mêmes tissus mouillés, afin de juger de leur fatigue au cours du lavage, ou encore en période de transpiration. Nous avons donc prélevé des échantillons semblables sur chaque tissu, et nous les avons préalablement saturés d’eau à 15°; puis séchés superficiellement entre deux feuilles de papier buvard.
- Le tableau n° 4 résume les résultats obtenus dans ces conditions avec Flanelle Sécuritas; le tableau n° 5 fournit les chiffres relatifs à la flanelle de laine pure; ces deux tableaux font également ressortir les allongements exprimés en m/m le tableau n° 6 enfin, fournit les résistances comparatives en kgs, à égalité de poids, de ces divers tissus mouillés;
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- Essais de résistance à la traction sur des Tissus Sécuritas imbibés d’eau. (TABLEAU No 4.)
- TISSUS SÉCURITAS POIDS au MÈTRE carré DIMENSIONS de l’échantillon TENSION CG E a Z A S 2 > n 8 = 6 1 • < TENSION DE LA TRAME, EN KILOGS O) H S W S © a es g 5 > < >
- No t y A. = o u en a 0 2 S A DE LA HAÎNE, EN KILOGS à la rupture
- à la rupture
- gr.
- 1 15 15 193 28 0,10 X 0,05 51 k Moyenne: 50 k 75 20 m/m 45 k Moyenne : 44 k25 25 rr /m
- 1 15 15 » 50 k5 20 m/m 43 k5' 30 m/m
- 2 21 18 134 88 (0,10 entre les pinces et 0,05 de 37 k 5 Moyenne: 37k75 20 m/m 33 k Moyenne: 32 k 75 25 n i/m
- 2 21 18 » largeur). 38k 20’m/m 32k5’ 25 ir /m
- 3 22 17 128 96 41k5' Moyenne : 41 k 25 20 m/m 32 k Moyenne : 32 k 25 rr /m
- 3 22 17 » 41k ) 20 m/m 32 k 25 m /m
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- Essais de résistance à la traction sur des Tissus de Flanelles de Laine imbibées d’eau. (TABLEAU No 5.)
- FLANELLES POIDS au MÈTRE carré DIMENSIONS de l’échantillon TENSION DE LA CHAÎNE, EN KILOGS à la rupture o > s e B — s w B © E § B • • • TENSION DE LA TRAME, EN KILOGS à la rupture ( I w = © 6 • • w BS P n. & A > — > <
- N» LAINE
- o S O O o S A
- 1 1 21 21 32 32 150 g » 56 0,10 X 0,05 (0,10 entre les pinces et 0,05 de largeur). 8k 8k } Moyenne : 8k 60 m/m 60 m/m 12k ). TOI- 13 k > Moyenne : 12ko 180 m 70 m /m /m
- 2 2 22 22 21 21 187 » 52 14k5 15k } Moyenne : 14 k 75 55 m/m 55 m/m 10k 5 } Moyenne : 10k75 70 m 65 n /m /m /m /m /m /m
- 3 3 24 24 31 31 137 » 44 13 k 13k } Moyenne : 13 k 55 m/m 55 m/m i 50 m/m 150 m/m 70 m/m 70 m/m 7 k 3 ! Moyenne : 7 k 5 85 m 85 m
- 4 4 20 20 32 32 153 » 76 8k5 8k5 > Moyenne : 8 k 5 _ P---{ Moyenne : 15 k 12 k } Moyenne :12 k ,90 m 90 rr
- 5 5 23 23 24 24 180 » 68 15k 15 k 7k5 {Moyenne: 7 k 25 80 m/m 80 m/m
- 6 6 24 24 33 33 138 » 40 13 k 13 k 5 } Moyenne: 13k25 50 m/m 55 m/m 7 k } Moyenne : 7 k ,80 it 80 m i/m /m
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- la colonne de droite résume les valeurs moyennes V bh ainsi qu’il a été indiqué plus haut.
- De l’examen de ces tableaux, il ressort clairement que les Tissus Sécuritas mouillés se comportent à la traction à peu près comme à l’état sec ; néanmoins, on peut observer que la résistance en trame est sensiblement supérieure
- Tableau comparatif de résistance à égalité de poids des Flanelles de Laine et des Tissus Sécuritas.
- (TABLEAU N® G.)
- RÉSISTANCE —
- TISSUS COMPARATIVE EN KILOGR.
- MOUILLÉS à égalité de poids Vbh
- en chaîne en trame
- Flanelle Laine Nol 8 k 39 13 k 01 10 k 45
- » 2 12. 67 9, 5 10, 9G
- » 3 15, 00 8, G 11, 35
- » 4 8, 72 12, 3 10, 34
- » 5 13, 09 G, G 9, 28
- » G 15, 4 7, 9 11, 01
- Tissus Sécuritas 1 41, 40 3G, 23 38, 72
- » 2 44, 45 38, 32 41, 35
- » 3 50, 50 39, 2 44, 35
- dans le premier cas ; ceci ne peut s’expliquer que par l’action de l'humidité sur la matière gommeuse du lin entrant dans la composition des fils, et contribuant à augmenter leur souplesse et leur élasticité.
- Les flanelles en pure laine perdent par contre une grande partie de leur résistance; ainsi, la flanelle n° 1, qui accusait 12 k. en chaîne et 13 k. 5 en trame, à sec, ne donne plus que 8 k. en chaîne et 12 k. 5 en trame, à l’état mouillé ; la flanelle n° 2, qui fournissait à sec 22 k. en chaîne et 16 k. en trame, ne donne plus que 14 k. 75 en chaîne et 10 k. 75 en trame à l’état mouillé ; en moyenne, la
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- flanelle de laine perd 1/3 de sa résistance lorsqu’elle est mouillée, alors que la Flanelle Sécuritas n’indique qu’une très faible modification ; l’avantage à ce point de vue appartient donc indiscutablement à cette dernière.
- Enfin, dans le tableau 7 nous avons résumé les allonge-
- Tableau comparatif des allongements en chaîne et en trame constatés sur des Flanelles de Laine et des Tissus Sécuritas à l’état sec ou mouillé. (tableau N- 7.)
- NATURE ALLONGEMENTS EN CHAINE ALLONGEMENTS EN TRAME
- DES TISSUS à sec mouillé à sec mouillé
- Flanelle Laine N° 1 » 1 » 2 » 2 » 3 » 3 » 4 » 4 » 5 » 5 » 6 » G Tissus Sécuritas 1 » ' 1 » 2 » 2 » 3 » 3 30 m/m 30 » 30 » 30 » 30 » 30 » 25 » 25 « 30 » 30 » 25 » 25 » 15 » 15 » 15 » 15 » 15. » 15 » 60 m/m 60 » 55 » 55 » 55 » 55 » 50 » 50 » 70 » 70 » 50 » 55 « 20 » 20 » 20 » 20 » 20 » 20 » 45 m/m 45 » 45 » 45 » 50 » 50 » 40 » 40 « 45 » 45 » 50 » 50 » 35 » 35 » 25 » 25 » 20 » 20 » S0 m/m .70 » 70 » 65 » 85 » 85 » 90 » 90 » 80 » 80 » 80 » 80 » 25 » 30 « 25 » 25 » 25 » 25 »
- ments des divers tissus, en chaîne et en trame, soit à sec, soit à l’état mouillé ; il ressort de ceci que les flanelles de laine se sont allongées beaucoup plus en étant mouillées que
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- lorsqu’elles étaient à l'état sec ; cet allongement a généralement doublé dans ces conditions, tant en chaîne qu’en trame. La flanelle de laine est donc très élastique et si elle est mouillée par le fait de la transpiration du corps, par exemple, elle se déforme considérablement ; ainsi qu’on l’a vu, elle perd en même temps le tiers environ de sa résistance à la traction. La Flanelle Sécuritas, au contraire, par suite de sa constitution spéciale, conserve sensiblement la même résistance, soit à sec, soit à l’état mouillé; à ce dernier état, elle est un peu plus élastique, de sorte que ses pores tendent à s’ouvrir quelque peu, et la déformation n’est pas à redouter.
- 3° Essais de lavage à l’eau bouillante.
- Les flanelles doivent à notre avis pouvoir se laver à l’eau bouillante, il importait donc de se rendre compte de l’influence d’un tel traitement au point de vue de la résistance ;
- Essais de résistance à la traction des Tissus de Flanelles et des Sécuritas qui ont été lavées à l’eau bouillante.
- (TABLEAU No 8.)
- NATURE DES TISSUS W Z.Z. O < “ —EQ 0.O-X - — W H F H M A O) -Es QGE HE - — K 0 S zg, 938 U. E c X - — H H c H 2 2 GO — E E • X < C W E b-< H Urd 189
- k. k.
- Laine . . N° 4 2,5 4m/m5 4 6 m/m
- » 4 5 4 » 5 4 6 »
- » 5 7 6 » 4,5 6 »
- » 5 6 G » 3 6 »
- Sécuritas N° 2 37,5 2 » 26 3 »
- » 2 38 2 » 31 3 »
- » 3 37,5 2 » 35 3 »
- » 3 37 2 » 34,5 3 »
- » 3 34,5 2 » 35 3 »
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- d’autre part, les nécessités impérieuses de la désinfection rendent obligatoire un lavage à température élevée, pour la prophylaxie des maladies contagieuses ; une flanelle rationnelle doit résister parfaitement à une telle opération. Aussi avons-nous reconnu la nécessité d’éprouver les flanelles examinées comme suit, dans des conditions se rapprochant le plus possible de la réalité : les échantillons prélevés ont été préalablement bouillis pendant une demi-heure dans l’eau de savon à 2 °/0.
- Les résultats sont consignés dans le tableau 8 ci-joint ; 2 flanelles de laine pure ont donné lieu à 4 essais, et 2 Flanelles Sécuritas ont été éprouvées en prélevant 5 échantillons.
- On peut remarquer, à l’examen de ce tableau, que les flanelles de laine pure perdent presque totalement leur résistance à la traction ; c’est ce qui explique qu’elles se déchirent si facilement et sans effort, après un lavage à l’eau bouillante. La Flanelle Sécuritas, au contraire, conserve très sensiblement sa résistance, tant en chaîne qu’en trame.
- Cette dernière présente donc au point de vue sanitaire un avantage très marqué sur la flanelle ordinaire, puisqu’elle peut subir impunément les lavages à l’eau bouillante.
- III. - ESSAIS DE PERMÉABILITÉ GAZEUSE DES MÊMES TISSUS
- L’importance de la perméabilité gazeuse est considérable ; il est indispensable que ces tissus hygiéniques puissent être le siège d’une circulation gazeuse plus ou moins intense ; la respiration cutanée est ainsi favorisée, l’acide carbonique et les produits de l’exsudation s’évacuent facilement ; du reste, l’air interposé entre les fibres est en mouvement forcé sous l’influence notamment des différences de température.
- L’air interposé s’oppose, en outre, vu sa mauvaise conductibilité calorifique, à la déperdition trop brusque de la
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- chaleur du corps ; il rend par contre la perte de calorique moins active par les saisons froides ; lorsque le linge se trouve mouillé, l’aération du corps s’opère mal, et la déperdition de la chaleur est plus rapide.
- La question de la perméabilité gazeuse a été étudiée à différentes reprises, notamment par Pettenkofer, Klas, Nocht Linroth, Schuster, Hitler, le docteur Lorenz, Rubner, etc. Malheureusement, les chiffres de perméabilité qu’ils ont indiqués ' dans leurs travaux sont variables d’un auteur à l’autre ; leurs résultats représentent généralement le nombre de litres d’air pouvant traverser une surface donnée d’étoffe ; ainsi Nocht a estimé à o m/m 04 d’eau la pression moyenne, tantôt positive, tantôt négative, résultant pour l’air interposé, des mouvements respiratoires d’uu individu au repos ; ceci suffirait pour faire passer par mètre carré d’étoffe et par minute, 87 litres d’air à travers une flanelle.
- Pettenkofer et les expérimentateurs cités ont procédé à leurs essais à l’aide de tubes de verre de r centimètre carré de section; l’étoffe à étudier servait d’obturateur à l’une des extrémités, l’autre étant reliée à un gazomètre; il suffisait de mesurer la quantité d'air chassée par “le gazomètre et traversant le tissu, pendant un temps déterminé. Le docteur Bordier (Industrie textile, nos 170, 171, 173) est à notre avis le premier qui a employé une méthode plus précise et plus rationnelle ; il a su rendre tangibles les résultats obtenus en conformant ses essais aux réalités de la pratique. ,
- Il emploie essentiellement un flacon de Mariotte (Fig. 2); l’air au lieu d’être chassé, se trouve cette fois aspiré à travers l’étoffe, sous une pression égale à une colonne de 3 m/m d’eau; Le tissu t à essayer est fixé avec des précautions particulières à la partie supérieure du tube a dont le diamètre intérieur est de 11 m/m 5; on observe le temps que met une quantité donnée d’air pour traverser le tissu ; le volume d'eau s’écoulant en r fournit la valeur de l’air ayant traversé le tissu. Il prenait pour ses expériences un volume de 2 litres d’air, et il a fait remarquer que son dispo-sitifassurait un appeld’air à pression constante et très régulier. Cette méthode expérimentale se rapproche de celle
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- indiquée par Pcttenkofer, et décrite comme suit parPommay, dans la Revue d’hygiène, 1891 :
- « Pcttenkofer mesure la perméabilité d’un tissu à l’air en fixant solidement sur l’orifice très large d’un récipient rempli d’eau, un morceau de tissu en expérience; un robinet ouvert à la partie inférieure du récipient laisse l’eau s’écouler avec une rapidité d’autant plus grande que l’air pénètre plus facilement dans le flacon par les pores du tissu qui en ferme l’ouverture. Les chiffres indiquent les nombres de litres d’air qu’un mètre "carré laisse passer à travers ses mailles en une seconde, sous une pression de deux à quatre centimètres d’eau. »
- Ce procédé, que nous avons expérimenté, est incapable de donner des résultats exacts, et nous partageons la manière de voir de M. Bordier (voir Industrie textile, nos 170, 171 ), à savoir que si l’on prend comme l’avait fait l’auteur allemand, une surface d’étoffe supérieure à la section du tube d’écoulement de l’eau, on constate que si les étoffes sont peu perméables, les résultats sont assez rationnels ; mais pour des étoffes dont la perméabilité gazeuse est assez grande, on n’observe plus de différences dans le temps d’écoulement de l'eau ; ce temps est le même quand l’air passe à travers le tissu ou quand il entre directement dans le tube, sans interposition d’étoffe à l’orifice.
- Le tableau 9 donne d’ailleurs quelques-uns des résultats observés dans ces conditions ; on voit que lorsque la surface du tissu à travers lequel passe l’air est trop grande par rapport à la section de l’ajutage de sortie de l’eau, le remplacement du liquide écoulé par de l’air a lieu en somme sans que la perméabilité de l’étoffe intervienne.
- Cette méthode si imparfaite de Pettenkofer est restée classique pendant de longues années ; le docteur Bordier, dans ses recherches, a pris le tube d’arrivée de l’air égal à celui de l’ajutage de l’écoulement de l’eau, soit 11 m/m 5. Il a appelé coefficient de perméabilité gazeuse d’une étoffe, le rapport qui existe entre le volume d'air Ve qui passe par le tube d’aspiration en traversant l’étoffe, et le volume plus grand Va qui passe dans le même temps par le même tube ouvert, aucune étoffe n’étant interposée ; les volumes
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- (TABLEAU N» 9.)
- ÉTOFFE DIAMÈTRE DU TUBE D’ENTRÉE D'AIR
- 11 m/m 5 21 m/m 5 44 m/m
- Aucune .... 27 secondes 27 secondes 27 secondes
- Drap gris de ca-
- pote 51 27 » 27
- Drap de tunique
- de soldat. . . 59 » 35 27
- Drap de tunique
- d’officier. . . 93 43 » 27
- Ve et Va doivent se mesurer sous une même pression main-
- tenue constante, et l’on a :
- Ve
- Va
- La valeur maxima du coefficient k est évidemment obtenue pour Ve = Va. Au lieu d’effectuer la mesure du volume d’air ayant traversé chaque étoffe en une seconde, il est préférable de rechercher, pour chaque tissu, le temps correspondant au passage d’un volume donné d’air, toujours le même, ce qui donne des résultats plus précis.
- Connaissant le temps t nécessaire à l’aspiration d’un volume de 2 litres d’air par exemple, à travers une étoffe ; et le temps t’ que met le même volume d’air pour être aspiré dans le tube, sans l’interposition d’aucune étoffe, on a :
- 2 2 Ve = - et Va = —
- par suite,
- il suffit donc de diviser le
- temps constant t' pour un
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- même orifice d’aspiration par le temps obtenu t variable avec chaque étoffe expérimentée.
- En employant le dispositif (Fig 2) du docteur Bordier, nous n’avons pu faire des essais sérieux et concluants, car la vitesse d’écoulement de l’eau est sujette a des fluctuations continuelles. Afin d’y remédier, nous avons adopté après diverses recherches, l’appareil à écoulement constant, très pratique, représenté fig. 3, qui nous a donné entière satisfaction. Voici comment nous avons établi cet appareil : le vase A d’une grande capacité (4 à 5 litres par exemple) est muni du bouchon hermétique B, recevant le tube d’aspiration C, sur lequel on coiffe l’étoffe D à essayer.
- Le tube d’écoulement inférieur I porte un tuyau flexible en caoutchouc F se reliant au flotteur en liège G ; celui-ci présente une ouverture latérale H servant à l’écoulement du liquide, et qui sera toujours à la même hauteur en-dessous du plan d’eau, le flotteur G étant fonction de ce plan d’eau, un manomètre à eau E indique la dépression obtenue au cours de l’essai.
- Nous avons obtenu avec cet appareil simple des résultats très précis, et un écoulement absolument constant ; le tableau suivant 10 donne la valeur de la perméabilité pour des étoffes n’ayant subi encore aucun lavage.
- L’examen de ce tableau montre que lorsque les tissus sont au même état hygrométrique que l’air ambiant, à poids égal ’ les Tissus Sécuritas sont plus perméables que les flanelles en laine pure. Ainsi, la Flanelle Sécuritas n° 2, qui pèse 134 gr. 88 au mètre carré, a pour coefficient de perméabilité 0,184; la flanelle laine n° 3 qui pèse 137 gr. 44 a seulement un coefficient de 0,092.
- La Flanelle Sécuritas n° 3 pesant 128 gr. 96 a pour coefficient 0,260, et aucune flanelle laine ne donne un résultat aussi remarquable. Seule, la Flanelle Sécuritas n° 1, de 193 gr. 28 qui a pour coefficient 0,150 paraît être comparable à la flanelle laine n° 2, de 187 gr. 52, qui accuse 0,165.
- La Flanelle Sécuritas sera donc plus chaude l’hiver que celle en laine pure, puisque le volume d’air renfermé dans ses mailles est plus important ; elle sera la moins chaude l’été, car elle permettra une circulation gazeuse intense, et
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- Tableau comparatif indiquant la perméabilité gazeuze de Flanelles de Laine et Tissus Sécuritas n’ayant encore subi aucun lavage.
- (TABLEAU N» 10.)
- NATURE des ÉTOFFES
- COMPTES
- DUITA(ES
- POIDS au MÈTRE CARRÉ
- TEMPS NÉCESSAIRE
- A L’ASPIRATION de deux litres d’air
- RAPPORT
- Ve
- Va
- Sans interposition d’étoffe ... 24 secondes 1
- Flanelle Laine N 0 1 21 32 150 g. 46 Moyenne 112 )) 0,214
- » » 2 22 21 187 0.2 145 » 0,165
- » » 3 24 31 137 44 260 » 0,092
- » » 4 20 32 153 76 306 » 0,078
- » » 23 24 180 48 2(55 )) 0,090
- » » 6 24 33 138 40 152 )) 0,157
- Tissus Sécuritas 1 15 15 193 28 160 » 0,15
- » » 2 21 18 134 88 130 » 0,184
- » » 3 22 17 128 96 92 » 0,260
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- une évacuation plus rapide de l’acide carbonique due à la respiration cutanée, et de la sueur sous-jacente.
- Nous avons enfin procédé à d’autres essais éminemment intéressants : les flanelles à expérimenter ont été au préalable lavées à l’eau de savon à 4%, à la température de 40° centigrades; elles ont été repassées ensuite mouillées, et nous avons cherché comment se comportait leur perméabilité gazeuse; la température, au moment des essais, atteignait dans la salle 21° et l’humidité accusait 80. Les résultats que nous avons obtenus dans ces conditions sont consignés dans le tableau n ci-après.
- Ce tableau nous montre :
- 1° Que la Flanelle Sécuritas na 2 et la flanelle laine n° 3, qui ont sensiblement le même poids au mètre carré, n’ont pas le même coefficient de perméabilité ; la première accuse un coefficient satisfaisant deo,igi, alors que la seconde n'atteint que celui de 0,109.
- 2° La Flanelle Sécuritas n° 3, la plus légère parmi celles éprottvées, correspond au coefficient élevé de 0,244, assurant une incomparable perméabilité.
- 3° Que la Flanelle Sécuritas n° 1 donne un coefficient 0,170 bien supérieur à celui 0,031 de fl a flanelle laine n° 2, sensiblement du même poids.
- IV. - PROPRIÉTÉS HYGROSCOPIQUES
- Les propriétés hygroscopiques des flanelles présentent un réel intérêt ; celles-ci sont en effet appelées à se trouver en contact avec de l’eau provenant, soit de la surface cutanée, soit encore de l’air extérieur. On peut distinguer à ce sujet : 1° l’eau hygroscopique présentée en vapeur, et qui s’est condensée dans les fibres elles-mêmes. 2° L’eau d’interposition infiltrée à l’état liquide dans les mailles, où elle se trouve retenue par capillarité.
- L’eau d’interposition amène par son importance des perturbations beaucoup plus grandes que l’eau hygroscopique,
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- Tableau comparatif de perméabilité des Tissus Sécuritas et des Flanelles de Laine pure après un lavage à l’eau de savon à la température de 40° centigrades.
- (TABLEAU N» 11.)
- N A T U R E des ÉTOFFES o w e o u en M S A POIDS au MÈTRE CARRÉ TEMPS NÉCESSAIRE A l’aspiration de deux litres d’air RAPPORT Ve Va
- Sans interposition d’étoffe .. j Flanelle N° 1 » 2 » 3 » 4 » 5 > > 6 Flanelle Sécuritas .... 1 » » .... 2 » » .... 3 21 22 24 20 23 24 15 21 22 32 21 31 32 24 33 15 18 17 150 g. 6 187 52 137 44 153 76 180 48 138 40 193 28 134 88 128 96 23 secondes 300 » 450 » 210 245 » 194 » 160 » • 135 » 120 » 94 » 1 0,076 0,051 0,109 0,093 0,119 0,151 0,170 0,191 0,244
- NOTA.— Température au moment de l’essai........... 21°. — Humidité......................... 80
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- aussi est-ce surtout celle que nous envisageons ; du reste, il est très difficile de déterminer l’affinité d’une flanelle pour ces deux genres d’absorption et de les départager.
- Pettenkofer a montré que la laine absorbe deux fois plus de vapeur d’eau que le lin, mais qu’elle s’en débarrasse beaucoup plus lentement ; ces résultats assez vagues, ont été confirmés par Linroth et Reichenbach. D’autre part, Nocht a démontré que le lin absorbe très rapidement l’eau, et cela beaucoup plus vite que la laine.
- En outre, Pettenkofer a montré que pendant la première demi-heure de séchage, la laine perd 27 °/0 de l’eau qu’elle doit évaporer, le lin 55 °/0, le coton 70 °/0.
- Il était donc indispensable de rechercher les propriétés hygroscopiques des tissus dont nous disposions ; une bonne flanelle doit en effet absorber facilement l’eau, mais elle doit l’évacuer rapidement. Nous avons procédé comme suit : Des échantillons de 0,10 de longueur sur 0,10 de largeur ont été prélevés dans chacun des tissus et ils ont été pesés à sec dans les mêmes conditions ; ils ont ensuite été immergés pendant cinq minutes dans une bassine renfermant de l’eau à 10° ; après quoi l’excès d’eau étant soigneusement exprimé par pressage entre deux feuilles de papier buvard, les mêmes échantillons ont été pesés à nouveau. Nous avons ainsi noté le gain de poids manifesté en un même temps de cinq minutes:; nous avons cherché ensuite le gain en poids pour 100 grammes de tissu, dans chacun des essais.
- Nous avons ensuite effectué la contre-partie de ces expériences en procédant au séchage des dits échantillons, mouillés; ce séchage a été effectué dans une salle à 20° centigrades et a duré trente minutes, indistinctement pour tous les échantillons. Nous avons alors pesé ceux-ci, en tirant la perte totale de poids due au séchage; enfin, nous avons établi la perte en poids pour 100 grammes de tissu, correspondant à ce séchage normal de 30 minutes.
- Les résultats de ces essais sont consignés dans le tableau 12 ei-joint ; pour simplifier, nous avons donné immédiatement les poids des tissus au mètre carré, alors qu’en réalité nous avons opéré sur des échantillons 100 fois
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- (TABLEAU N» 12.)
- NATURE des TISSUS POIDS du mètre carré SEC (2) POIDS du mètre carré MOUILLÉ GAIN TOTAL GAIN POURCENT (5) POIDS après 30 MINUTES de séchage PERTE TOTALE due au séchage PERTE pour CENT
- Laine No 1 155 gr. 560 gr. 405 gr. 261 gr. 512 gr. 48 gr. 30 gr. 8
- » 2 182 » 415 » 233 » 128 » 340 » 75 » 41 » 2
- » 3 137 » 260 » 123 » 89 » 182 » 70 » 51 »
- » 4 159 » 640 » 481 » 302 » 410 » 230 » 138 «
- » 5 182 » 460 » 278 » 152 » 369 « 91 » 50 »
- » 6 142 » 360 » 218 » 153 » 286 » 74 » 52 »
- Sécuritas 1 191 » 760 « 569 » 297 » 376 » 384 » 201 »
- » 2 356 » 222 » 166 » 174 » 182 » 136 »
- » 3 128 » 380 » 252 » 197 » 220 » 160 » 125 »
- NOTA. — Les poids au mètre carré mentionnés dans la colonne 2 diffèrent très sensiblement de ceux indiqués dans les tableaux qui précèdent, ceci est dû surtout à la faible dimension des échantillons des tissus pris pour base.
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- plus légers, de om,io X om,io coupés aussi exactement que possible.
- En examinant ce tableau, on voit que le gain °/o en eau est relativement élevé pour tous les échantillons de Sécuritas, ce qui est dû surtout à la présence du lin ; cette flanelle s’assimile l’eau plus facilement et plus rapidement que celle en flanelle pure ; ceci ressort nettement des chiffres que fournit la 5e colonne. D’autre part, en examinant la dernière colonne, on remarque parfaitement que la Flanelle Sécuritas se débarrasse aisément de l’eau qui l’imprégnait ; la laine, au contraire, est infiniment plus lente à l’évacuer.
- Ces résultats sont de première importance et montrent que la Flanelle Sécuritas absorbant l’eau rapidement et l’évacuant de même, est un tissu- hygiénique supérieur à la laine pure, assurant puissamment le jeu de notre organisme.
- V.- PROPRIÉTÉS THERMIQUES
- Les propriétés thermiques des flanelles étaient également intéressantes à établir, tout tissu présente comme on sait trois caractéristiques: 1° le pouvoir conducteur ; 2° le pouvoir rayonnant; 3° 1c pouvoir absorbant. Dans le cas présent du linge de corps, le pouvoir conducteur importe seul.
- L’air contenu entre les mailles de ces tissus joue un rôle considérable dans leur conductibilité ; il est en effet moins bon conducteur de la chaleur que les fibres qui les constituent. D’après Rubner, si l’on représente par i le pouvoir conducteur de l’air, celui de la laine, bien supérieur, atteint 6,1 ; celui de la soie, 19,2; enfin celui du coton et du lin, 24.
- Ces chiffres montrent nettement d’une part que plus l’air sera abondamment contenu dans les mailles d'une flanelle, en d’autres termes, moins le poids spécifique en sera élevé, plus faible sera sa conductibilité pour la chaleur. Notons incidemment qu’en temps normal, la quantité journalière de sueur émise par un adulte est de 900 à 1.000 grammes ; sous l’in-
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- fluence de la chaleur et des boissons, elle peut atteindre 1.500 à 2.000 grammes.
- Coulier a vérifié comme suit les propriétés thermiques des tissus : il prend un vase mince et cylindrique en laiton de 500 centimètres cubes de capacité, et le remplit d’eau à plus de 50° ; il le suspend par des cordons en soie. Un thermomètre fixé au bouchon permet de constater les variations de la température ; il attend que le thermomètre indique 40° et note le temps nécessaire, en minutes et en secondes, pour avoir un abaissement de température de 5°. Il recommence à nouveau, après avoir enveloppé le vase avec les différentes étoffes et note le temps nécessaire pour obtenir une différence de 5° entre les deux mêmes limites.
- Il trouva les valeurs suivantes :
- Vase
- recouvert
- avec
- Vase non recouvert. ........................... . 18’12”
- Toile de coton pour chemise. . . 11’39” » » doublure . . 11’85” » chanvre pour doublure. . 11’25”
- Drap foncé bleu pour soldats. . . 14’ 45” » garance pour soldats . . . 14’50” » bleu pour capote......................15’ 50”
- Si le vase non recouvert se refroidit moins vite que recouvert d’une enveloppe, cela tient au faible pouvoir émissif du laiton.
- Le pouvoir conducteur d’un tissu est modifié tant par sa perméabilité à l’air que par ses propriétés hy oroscopiques ; plus un tissu peut contenir d’eau, meilleur conducteur il devient sous l’influence de ce liquide; les tissus contenant le plus d’air à l’état sec, et par suite étant alors les plus mauvais conducteurs, remplissent ces conditions, et deviennent sous l’influence du mouillage, les meilleurs conducteurs.
- Les essais de pouvoir conducteur auxquels nous avons procédé ont été faits par la méthode de Coulier; le vase cylindrique , en laiton d’une contenance de 2 litres, était suspendu par des cordons de soie et disposé dans une caisse s’ouvrant d’un côté par un châssis vitré, il était ainsi protégé
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- contre les perturbations ambiantes de température. Pendant toute la durée des essais, la température de la salle était de 19°. Nous avons noté les temps nécessaires en minutes et en secondes pour obtenir dans des conditions analogues une chute de température de 5°. Nous avons reproduit dans le tableau 13 ci-joint les résultats, qui ont été obtenus.
- Tableau comparatif indiquant les propriétés thermiques des Tissus examinés.
- (TABLEAU No 13.)
- NATURE des TISSUS POIDS AU MÈTRE carré TEMPS NÉCESSAIRE pour un ABAISSEMENT CONSTANT de température de 5°
- Aucune étoffe » 15’
- Laine N° 1 150,56 15’50”
- » 2 187,52 14’
- » 3 137,44 15’30”
- » 4 153,76 17’30”
- » 5 180,48 24’30”
- » 6 138,40 19’
- Sécuritas 1 193,28 14’40”
- » 2 134,88 14’10”
- » 3 128,96 17’30”
- De l’examen de ce tableau, il résulte que la Flanelle Sécuritas est un peu plus conductrice que celle en laine pure; cela n’a rien qui puisse surprendre, étant donné la présence du lin, meilleur conducteur de la chaleur que la laine; du reste la différence dans les temps constatés est très faible, et la déperdition de chaleur par la Flanelle Sécuritas n’est aucunement à craindre.
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- CONCLUSIONS
- De toutes les considérations et chiffres qui précèdent, des nombreux essais effectués, il est permis de conclure et de clore comme suit le parallèle entre les flanelles en pure laine et les Tissus Sécuritas :
- 1° La Flanelle Sécuritas est 2 à 3 fois plus résistante à sec que celle en pure laine, en ce qui concerne les essais à la traction ; la chaîne et la trame accusent des résistances de même ordre, indice d’un produit homogène,*à usure normale, contrairement à ce qui a lieu pour les flanelles en pure laine.
- 2° Les Tissus Sécuritas, saturés d’eau à 15°, et expérimentés au dynamomètre conservent leur résistance primitive ; les flanelles en pure laine perdent au contraire une grande partie de leur résistance, dans ces conditions, elles s’allongent et se déforment facilement.
- 3° Les Flanelles Sécuritas, lavées dans l’eau bouillante à 2 °/0 de savon, conservent très sensiblement leur résistance à la traction, tant en chaîne qu’en trame ; la flanelle de laine, dans les mêmes conditions, n’offre plus aucune résistance, et devient en quelque sorte hors d’usage.
- 40 A l’état sec, la Flanelle Sécuritas est plus perméable que celle en laine pure.
- 5° A l’état humide, l’avantage, en ce qui concerne la perméabilité, reste en faveur de la Flanelle Sécuritas.
- 6° Au point de vue hygroscopique, la Flanelle Sécuritas absorbe l’eau plus rapidement que la flanelle de laine pure ; elle l’évacue de même plus vite que cette dernière.
- 70 Enfin, au point de vue thermique, la Flanelle Sécuritas est un peu plus conductrice que celle en laine pure.
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- Il ressort nettement de tout ceci, que la Flanelle Sécuritas, étant donné les heureuses dispositions qui ont présidé à sa confection, remplit les desiderata imposés à toute flanelle rationnelle; elle s’affirme en tous points comme bien supérieure aux flanelles de laine pure ou aux articles dits de santé; en un mot, c’est un article éminemment hygiénique.
- Lille, letij Juillet 1907.
- J. DANTZER
- Paris-Lille, A.Taffin-Lefort. — 07-14.
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