Cours de reproductions industrielles
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- REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
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- MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE
- ET DES BEAUX-ARTS
- ÉCOLE NATIONALE DES ARTS, DÉCORATIFS
- COURS
- DE
- EXPOSÉ
- 1>ES
- PRINCIPAUX PROCÉDÉS DE REPRODUCTIONS GRAPHIQUES HÉLIOGRAPHIQUES, PLASTIQUES IIÉLIOPLASTIQUES ET GALVANOPLASTIQUES
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- M. le Professeur Léon VIDAL
- Officier d’Académie.
- PARIS
- librairie ch. delagrave
- Ui, RUE SOUFFLOT
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- ÉCOLE NATIONALE DES ARTS DÉCORATIFS
- COURS
- DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- PROGRAMME DU COURS.
- Objet spécial de ce cours. — Nécessité d’apporter a Renseignement scolaire du dessin, de la peinture et de la sculpture un complément utile en décrivant soit les moyens de copier ou de multiplier industriellement les œuvres d’art originales ou les interprétations qui en ont été faites, soit la façon dont ces œuvres devront être trai -tées en vue de leur reproduction industrielle.
- Différence essentielle qui existe entre les arts d’interprétation et les arts industriels de copie. — Ce cours constitue un nouvel enseignement, relatif aux seuls arts industriels de copie, ajouté aux cours divers qui ont pour objet les arts de création et d’interprétation.
- Indication des meilleurs moyens de reproduire industriellement toutes les œuvres d’art diverses exécutées à l'aide du dessin au trait ou au pointillé et du dessin modelé, de l’aquarelle monochrome ou polychrome, du pastel, de la peinture à l’huile, de la gravure en creux ou en relief, de la ciselure, de la sculpture, des émaux, etc.
- l° Reproduction des dessins monochromes au trait ou au pointillé : Gravure sur bois, sur pierre, en taille-douce.
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- TI PROGRAMME RU CUIRS RE REPRURUCTIONS
- lithographie; procédés photographiques divers, photographie sur zinc, photolithographie, phototypie, héliogravure, procédé au charbon, au ferro-prussiate et au cyano-fer, au gallate de fer, au platine et au chlorure d’argent, chromographe, papyrographe, etc.
- 2° Reproduction des dessins ou œuvres d'art monochromes, modelées soit par des ombres continues, exécutées à l'estompe ou au crayon, soit par des lavis à l'encre de Oliine : Gravure en taille-douce, lithographie au crayon, papier Angerer ; héliogravure, procédé Rousselon et procédé Garnier, la phototypie; procédés au chlorure d’argent et au platine, au charbon, pliotoglyptie, ancien et nouveau procédé.
- 3° Reproduction des œuvres d'art polychromes à teintes continues ; Mêmes procédés que ceux qui précèdent, mais complétés en vue de leur application aux reproductions des œuvres polychromes.
- 4° Reproduction des œuvres polychromes copiées à l'état polychrome : Gravure en taille-douce ; chromolithographie, typochromie, sténochromie, héliochromie, photochromie, etc.
- 5° Reproduction des œuvres d'art en creux et bas-reliefs, ronde-bosse, rendues dans un état similaire : Moulages, galvanoplastie, clichés typographiques et empreintes de gravures en taille-douce ; bas-reliefs artistiques réduits ou amplifiés, objets en ronde-bosse de diverses sortes, métallisations superficielles, etc.
- (j° Emaux reproduits à l'état d'émaux : œuvres d'art diverses rendues aussi à l'état de dessins ou de peintures émaillées, le tout à letat monochrome ou polychrome sur métal, sur verre, sur faïence et sur porcelaine.
- Détermination du choix de tel ou tel d’entre les procédés décrits suivant la nature de l’objet à reproduire, suivant le nombre plus ou moins considérable de copies.
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- PROGRAMME DU COURS DE REPRODUCTIONS VII
- suivant qu’elles sont destinées à une durée plus ou moins longue ; enfin suivant qu’elles doivent illustrer des ouvrages en étant intercalées dans le texte ou en formant des planches hors texte.
- Indication détaillée des règles à observer pour exécuter les diverses œuvres d’art en vue de leur reproduction industrielle par les divers procédés qui ont été décrits et dont les résultats ont été montrés.
- Résumé général du cours et rapprochement immédiat de tous les résultats des divers procédés dont l’ensemble constitue les principaux moyens graphiques, plastiques et galvanoplastiques de reproductions industrielles et artistiques.
- Le Professeur,
- Léon Vidal.
- Approuvé par l’Assemblée des Professeurs dans sa séance du lundi 3 décembre 1879.
- Le Directeur,
- A. Louvrier de Lajolais.
- Vu et approuvé :
- Le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts, Edmond Turquet.
- Paris, le 12 décembre 1879.
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- TABLE DES MATIERES
- PAR CHAPITRES
- Préface,
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- PREMIÈRE PARTIE.
- PRÉAMBULE.
- Objet spécial de ce cours. — Les arts industriels de reproduction n ont pas jusqu’ici fait partie de l’enseignement donné dans les ecoles de beaux-arts. — Grâce aux récents progrès, les moyens automatiques de reproduction pourront rendre de grands services aux arts de création. — Nécessité d’apporter à l’enseignement scolaire du dessin un complément utile, en indiquant aux élèves soit les moyens de copier et de multiplier les oeuvres d’art, soit la façon dont les oeuvres d’art originales devront être traitées 6n <tG rePr0(luction. — Cette nécessité a été reconnue Par M; Louvrier de Lajolais, directeur de l’Ecole nationale des arts décoratifs et il a aussitôt organisé cet enseignement complémentaire. — L’art de copie s’ajoute aux arts de création et d'interprétation. — Différences qui existent entre ces trois arts distincts. — Identité qui existe entre une œuvre originale et sa copie par un des moyens que fournit la reproduction photographique.— Opinion de M. Charles Blanc sur cette question. — :~n dépit de l’avis de quelques personnes qui préfèrent encore 1 interprétation à la copie automatique, on ne saurait soutenir que cette dernière ne l’emporte sur la première en exactitude et en authenticité. — Il y a donc lieu de distinguer bien nettement entre la copie due à l’intervention d’un procédé scientifique et 1 interprétation proprement dite. *— Ces procédés scientifiques vont surtout faire l’objet de ce cours..........
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- TABLE DES MATIÈRES PAR CHAPITRES
- CHAPITRE PREMIER. — plan général de l’ouvrage.
- Programme adoplé. — Indication des meilleurs moyens de reproduire industriellement toutes les œuvres d’art diverses choisies comme exemples. — Atlas de spécimens joint à l’appui des procédés indiqués. — Description sommaire, mais assez développée, bien qu’à la portée de tous, des procédés de reproduction les plus usités. — Indication de tous les genres d’œuvres d’art dont la reproduction peut être exécutée, et des moyens de reproduction applicable à chaque catégorie d’œuvres originales............. 10
- CHAPITRE II. — DÉTAILS COMPLÉMENTAIRES RELATIFS AU PROGRAMME DE CE COURS.
- Impuissance de la gravure et de la lithographie à reproduire de véritables fac-similé des œuvres d’art et, en tout cas, absence d’authenticité dans les copies ainsi reproduites. — Cliché photographique, prototype de toute reproduction, quelle que soit sa nature. — Emploi actuellement encore très répandu de la photolithographie, de la phototypographie, de la photogravure, à l’état monochrome et polychrome. — Emploi de l’électricité pour la reproduction galvanoplastique des ciselures, bas-reliefs et sculptures. — Examen des conditions de durabilité des épreuves onte-nues par les divers procédés décrits. — Question de la réduction
- ou de l’amplification des images par la photographie. — Ordre d’exposition qui va être suivi........................................ 13
- CHAPITRE III.— CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES MOYENS DE REPRODUCTION DES ŒUVRES D’ART AU TRAIT OU AU POINTILLÉ. — Première partie.
- La reproduction industrielle des œuvres d’art au trait et au pointillé est une des plus importantes. — Du cliché négatif. — Faculté de réduire le dessin original en le reproduisant. — Possibilité d’obtenir aussi la reproduction, soit sur une plus grande échelle, soit d’une dimension égale, d’une œuvre d’art originale.
- — Sens dans lequel doit être obtenu le cliché négatif, suivant la nature du procédé de reproduction à employer. — Redressement du cliché obtenu primitivement renversé. — Choix du mode de reproduction, suivant le genre du sujet, suivant l’emploi transitoire ou durable du résultat. — Procédé au sel d’argent d’une durabilité limitée. — Procédé au platine : il produit des épreuves durables. — Il en est de même du procédé au charbon.
- — Principe qui sert de base à ce procédé et description som-
- maire de sa mise en pratique. — Procédé aux poudres colorantes : il est applicable surtout aux émaux et vitrifications photographiques. — Impressions en bleu de Prusse, couleur stable, au ferro-prussiate et au cyano-fer. — Comment doivent être exécutés les dessins en vue de l’emploi de ces divers modes d’impression...................................................... 19
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- TABLE DES MATIÈRES PAR CHAPITRER
- tille. — Deuxième 'partie.
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- 1er 1 emploi des papiers teintés pour exécuter les dessins des-mes a une reproduction phototypographique. — Le cuivre peut e re substitué au zinc, mais l’exécution du cliché devient alors plus difficile...........
- CHAPITRE V. — LA PHOTOLITHOGRAPHIE.
- Définition. — Report sur pierre d’une image imprimée sur zinc. — Presses Ragueneau pour impressions sur zinc. — Impressions directes sur pierre lithographique. — Emploi d’un support transitoire : papier gélatiné. — Gillotage. — Procédé à la gomme. — Phototypie, ses applications aux impressions de sujets au trait..
- CHAPITRE VI. — procédés divers de gravure sur bois,
- SUR MÉTAL, SUR PIERRE ET SUR VERRE.
- Caractères de là gravure en taille-douce et de la typographie. — Gravure sur Lois. — Gravure sur métal : Eau-forte. — Gravure au burin. — Gravure à la pointe sèche. — Gravure sur pierre^
- — Gravure chimique en relief. — Procédé Dumont. — Procédé Devincenzi. — Procédé Gillot. — Procédé Vial. — Procédé Du-los. — Procédé Comte. — Topogravure. — Gravure sur verre.
- — Graphotypie Dubois................. .....................
- CHAPITRE Vil. — DIVERS PROCÉDÉS DE REPRODUCTION D'ÉCRITURE ET DE DESSINS.
- Autographie sur pierre et sur zinc. — Chromographe. — Papyro-graphe. — Auto-copiste noir. — Trypographe. — Procédés au chlorure d’argent, de platine, au ferro-prussiate, au cyano-fer, au papier Colas, au papier Artigue. — Négatifs directs à l’aide d’un dessin.....................................................
- CHAPITRE VIII. — résumé de la première partie relative
- AUX REPRODUCTIONS DES SUJETS AU TRAIT ET AU POINTILLÉ
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- XII
- TABLE DES MATIÈRES PAR CHAPITRES
- DEUXIÈME PARTIE.
- CHAPITRE IX. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES REPRODUCTIONS MONOCHROMES DE DESSINS OU D’ŒUVRES D’ART A DEMI-TEINTES CONTINUES MODELÉES PAR DES DEMI-TEINTES CONTINUES.
- Nomenclature des procédés propres à la reproduction des images modelées par des demi-teintes. — Procédé d’impression au gélatino-bromure d’argent : impression, développement, fixage....
- CHAPITRE X. — procédé au charbon.
- Résumé du procédé au charbon. — Manipulation commune au simple et au double transfert. — Du transfert simple. — Double transfert à l’aide du verre. — Procédés divers concernant le procédé au charbon......................................
- CHAPITRE XI. — hélioplastie. — procédé woodbury. —
- PHOTOGLYPTIE.
- Diverses actions de la lumière sur les mucilages bichromates. — Procédés aux poudres colorantes. — Définition de la photoglyp-tie. — Clichés propres à ce procédé. — Préparation des couches et des reliefs en gélatine.— Boîte à dessiccation. — Planche d’impressicn. — Calage sur la presse photoglyptique. — Tirage des images photoglyptiques. — Fixage. — Retouche et vernissage. — Deuxième procédé XVoodbury. — Formation du relief et du moule photoglyptique. — Troisième procédé : Stannotypie. —< Emploi d’un positif au lieu d’un négatif pour la formation du relief..................................................
- CHAPITRE XII. — PHOTOTYPIE.
- Principe de la phototypie. — Résumé historique de cette invention. — Procédé de MM. Tessié du Mothay et Maréchal. — Albertypie. — Procédé Obernetter. — Procédé Edwards. — Manipulations phototypiques courantes........................
- CHAPITRE XIII. — gravure en taille-douce. — phototypographie. — PHOTOGRAVURE.
- Gravure modelée. — Aquatinte. — Gravure au lavis. — Gravure en manière noire. — Lithographie au crayon. — Report sur pierre lithographique d’un dessin sur papier Angerer et impression directe. — Gravure en relief de ce même dessin. — Papier Gillot et son emploi. — Similigravure de M. C. Petit. — Gravure en taille-douce par les procédés de M. Garnier, de M. Rous-
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- TABLE DES MATIÈRES PAR CHAPITRES
- seE)n et de M. Waterhouse. — Impossibilité actuelle d’impri-des images à teintes absolument continues sur des clichés typographiques ou eu relief. — Dans quelle voie l’on peut trou-Ver la solution de cet important problème....v........... 243
- troisième partie.
- CHAPITRE XIV. - reproduction a l état monochrome des OBJETS ET DES ŒUVRES D’ART POLYCHROMES A TEINTESt NUES.
- Différence d’actions produite par les rayons de couleurs diverses.
- — Moyen de remédier à ces causes d’erreur. Kapicme c ____
- pression. — Etude de la reproduction d’une bande spectra . Cliché au gélatino-bromure...............................
- QUATRIÈME PARTIE.
- CHAPITRE XV. — REPRODUCTION DES ŒUVRES POLYCHROMES, OU DES SUJETS QUELCONQUES 1)E I.A NATURE A I.'ÉTAT POLYCHROME .
- Gravure polychrome. — Typochromie. — Lithochromie. — Sténo-chromie. — Héliochromie naturelle. — Héliochromie de M. Gros et de M. Ducos du Hauron. — Photochromie de M. Léon Vidal. — Photographie en couleurs de M, Germeuil-Bonnaud......
- CHAPITRE XVI. — les couleurs.
- Qu’est-ce que la couleur ? — Production de la couleur par dispersion, par absorption. — Daltonisme. — Mélange des couleurs. — Couleurs complémentaires. — Contraste. — Combinaisons binaires et tertiaires des couleurs. — Applications des notions qui précèdent aux applications des couleurs à l'art décoratif.....
- CINQUIÈME PARTIE.
- CHAPITRE XVII. — REPRODUCTION DANS UN ÉTAT SIMILAIRE DES ŒUVRES d’art EN CREUX, BAS-RELIEF ET RONDE-BOSSE.
- Objet de ce chapitre : moulages artistiques et industriels. ^QU lage au plâtre. — Estampage. — Moulage à bon creux.
- Moulage sur terre molle. — Moulage sur plâtre ; — su_gUr sèche ; — sur terre cuite ; — sur marbre ; — sur bois ; ^ 341
- métaux ; — sur nature organisée vivante ou morte...
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- XIV
- TABLE DES MATIÈRES BAR CHAPITRES
- CHAPITRE XVIII. — MOULAGES EN matières diverses.
- Matières propres à exécuter des moulages. — Moulage à la cire ; — à la stéarine ; — au soufre ; — au métal de Spence ; — à la gélatine ; — à la gutta-percha ; — au métal fusible de Dar-ceC; — à la glycérine lithargirée. — Pour les empreintes typographiques. — Moulage à la mie de pain ; — au papier ; — au carton ; — à la sciure de bois ; — au verre..................
- CHAPITRE XIX. — GALVANOPLASTIE.
- Qu’entend-on par galvanoplastie.? — Appareils producteurs d’électricité. — Galvanomètre. — Cuves à décomposition. — Moules et leur appropriation au dépôt galvanique. — Métallisation des moules. — Dorure. — Argenture. — Dépôts de fer, de nickel, d’étain. — Cuivrage. — Reproduction des clichés typographiques. — Procédés de gravure Poitevin-Dulos, Devincenzi. — Damasquinure. — Diverses préparations relative^ à l’électro-métallurgie......................................................
- SIXIÈME PARTIE.
- CHAPITRE XX. — émaux et vitrifications.
- En quoi consiste la peinture sur émail. — Matières colorantes susceptibles d’aller au feu. — Fondants. — Procédés de la peinture sur verre ; — sur porcelaine ; — sur faïence. — Impressions sur porcelaine et sur faïence. — Emaux photographiques : procédés aux poudres. — Impressions potychromes vitrifiâmes......
- SEPTIÈME PARTIE.
- CHAPITRE XXI. — détermination du choix du procédé de
- REPRODUCTION SUIVANT LA NATURE ET LE NOMBRE DE L’OBJET A REPRODUIRE ET SUIVANT SA DESTINATION...........
- CHAPITRE XXII. — RÈGLES A OBSERVER dans l’exécution DES ŒUVRES D’ART EN VUE DE LEUR REPRODUCTION PAR LES DIVERS PROCÉDÉS PRÉCÉDEMMENT DÉCRITS...............
- HUITIÈME PARTIE.
- CHAPITRE XXIII. — clichés photographiques. Clichés au collodion humide, au collodion sec émulsionné; —. à la
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- XV
- TABLE LES MATIÈRES PAR CHAPITRES
- gélatine bromurée. — Positifs sur collodion et sur gélatine. — grandissements et micrographie. — Reproductions stéréoscopi-' Eclairages artificiels divers. — Photométrie photographique. — Redressement des clichés...................... 4‘23
- NEUVIÈME PARTIE.
- CHAPITRE XXIV. — résumé général des divers procèdes DE REPRODUCTION............••...............
- CHAPITRE XXV. — pormules diverses.................
- APPENDICE.
- 1. Procédé de photogravure de M. Garnier, d'après des sujets
- au trait et des sujets avec des demi-teintes....... 430
- II. Procédé de décalque et de gravure à l’aide des sels de mer-
- cure par M. Fisch.................................... 470
- III. Impressions photographiques en couleurs, procédé Germeuil-
- Bonnaud.......................................... 473
- IV. Gravure au trait sur cuivre, procédé Stroubinsky perfec-
- tionné par M. Gobert................................. 475
- V. Procédé photographique de M. Ives, de New-Voîk....... 477
- VI. Isographie et sinographie Magne........................ ^
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- PRÉFACE
- Le préambule par lequel débute le Cours de Reproductions industrielles nous dispenserait de toute préface si nous n’avions à y ajouter quelques indications complémentaires.
- Nous tenons à dire d’abord que, les progrès des procédés de reproduction étant incessants, cet ouvrage ne peut manquer de perdre bientôt son caractère d’actualité. Déjà même, en le rédigeant, nous avons été obligé de tenir compte de bien des applications et même d’inventions qui n’existaient pas lorsque nous Lavons entrepris; la publication d un supplément sera donc nécessaire, de temps en temps, pour maintenir l’œuvre d’ensemble au courant des arts de reproductions à mesure qu’ils se perfectionneront, à mesure qu’ils s’enrichiront de méthodes nouvelles.
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- 1
- XVIII PRÉFACE
- Nous aurons aussi à spécialiser davantage certaines applications des moyens d’impression, celles. < par exemple, qui sont relatives aux vitrifications, à la décoration de la porcelaine et des tissus.
- C’est, ce que nous allons faire dès maintenant en visant plus spécialement l’enseignement appliqué que l’on peut faire de ces procédés et de leurs applications dans des écoles d’art décoratif, telles que celles de Limoges et de Roubaix.
- Dans ces milieux industriels notre enseignement doit s’inspirer des applications immédiates qu’il peut y recevoir ; Limoges est un centre d’industrie céramique, à Roubaix les impressions sur tissus constituent une partie importante de l’exploitation industrielle.
- Il est nécessaire, pour des applications de cette nature qu’il soit fait des traités spéciaux, traités complémentaires de celui-ci.
- L’obligation où nous nous sommes trouvé de rédiger ce cours, de façon à en former une publication vraiment scolaire, a été cause que nous avons dû éviter d’entrer dans de trop longs développements sur chacune de ses parties.
- Il est aisé de se convaincre, par l’examen de nos traités spéciaux de photoglyptie, de phototypie, du procédé au charbon, du calcul des temps de
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- XIX
- J’RÉFAOK
- pose, etc., que chaque spécialité peut donnei lieu à des monographies d’une assez grande étendue.
- Pour grouper tout ce cours dans un volume d environ cinq cents pages seulement, il nous a fallu condenser beaucoup notre exposé. Nous espérons, pourtant, y avoir groupé assez de détails pratiques pour que nos lecteurs aient une idée suffisante de chacun des procédés que nous y avons décrits.
- Bien que notre oeuvre ait été exécutée sans le concours direct d’aucun collaborateur, nous avons alu cependant puiser à diverses sources et nous jservir de documents fournis entre autres par (MM. Charles Blanc, Ed. Becquerel, Van Monck-hoven, Brandelv aîné, Chevsson, Rood, Ceymet, "M'oodbury, Monrocq, auteurs dont la compétence l’autorité sont des mieux établies.
- R race à cette publication qui est un résumé compact de notre cours à Y Ecole nationale des arts décoratifs de Paris, nous espérons mettre à la disposition des élèves de cette école et des assistants Mu’es de nos leçons un excellent moyen de retrouver, après nos conférences, les diverses indications Rh auraient pu leur échapper et dont ils conserveront, pour en user à l’occasion, l’explication précise et détaillée.
- ^es planches, en assez grand nombre, qui ac-
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- XX
- PREFACE
- compagnent cet ouvrage nous ont permis de joii> dre l’exemple à la description. Elles constitue»' pour nos lecteurs, un élément de clarté sur letp» nous comptons beaucoup pour aider à l’intelligei»’ de notre rédaction.
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- . COURS
- DE
- reproductions industrielles
- DES ŒUVRES D’ART
- PREAMBULE
- Sommaire : Objet spécial de ce cours. — Les arts industriels de reproduction n’ont pas jusqu’ici fait partie de l’enseignement donné dans les écoles de beaux-arts. — Grâce aux récents progrès, les moyens automatiques de reproduction pourront rendre de grands services aux arts de création. — Nécessité d’apporter à l’enseignement scolaire du dessin un complément utile, en indiquant aux élèves soit les moyens de copier et de multiplier les œuvres d’art, soit la façon dont les œuvres d’art originales devront être traitées en vue de leur reproduction. — Cette nécessité a été reconnue par M. Louvrier de Lajolais, directeur de l’Ecole nationale des arts décoratifs et il a aussitôt organisé cet enseignement complémentaire. — L’art de copie s’ajoute aux arts de création et à'interprétation. — Dilîérences qui existent entre ces trois arts distincts. — Identité qui existe entre une œuvre originale et sa copie par un des moyens que fournit la reproduction photographique. — Opinion de M. Charles Blanc sur cette question. — En dépit de l’avis de quelques personnes qui préfèrent encore l’interprétation à la copie automatique, on ne saurait soutenir que cette dernière ne l’emporte sur la première en exactitude et en authenticité. — U y a donc lieu de distinguer bien nettement entre la copie due à l’intervention d’un procédé scientifique et l’interprétation proprement dite. — Ces procédés scientifiques vont surtout taire t objet de ce cours.
- Avant d’entrer directement en matière et de nous occuper de l’objet spécial de ce traité, il nous parait
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- 2 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- utile de dire quel est le but que l’on s’est proposé d’atteindre en inaugurant un cours dont la matière échappe à l’enseignement scolaire normal, et est étrangère aux notions qui sont généralement données aux élèves des écoles de beaux-arts et d’arts décoratifs.
- Cet enseignement, tel qu’on l’a pratiqué jusqu’ici dans les écoles de dessin et de peinture, en un mot, dans les écoles de beaux-arts, s’est toujours attaché aux arts de création et d’interprétation : on a cru devoir laisser de côté les arts industriels de reproduction, considérés comme des applications mécaniques ou scientifiques de certaines découvertes, d’ailleurs bien récentes encore, et non comme des dépendances du domaine artistique ; comme des applications des principes de la chimie et de la physique, principes qui n’ont rien de commun avec les lois de l’esthétique.
- Et ce n’est pas sans raison que l’on a agi de la sorte. Ces applications, plus ou moins scientifiques, aux arts de reproduction ne constituaient, en définitive, qu’un ensemble de moyens nouveaux permettant la reproduction plus fidèle, plus complète, des œuvres d’art originales, mais sans que rien fût changé aux principes de l’art par l’intervention de ces moyens industriels, sans qu’aucune modification dût être apportée à ce qui fait la base, soit de l’enseignement esthétique, soit de l’enseignement pratique et professionnel des arts de création et d’interprétation.
- Les moyens de reproduction des œuvres d’art se sont considérablement accrus et perfectionnés depuis quelques années, et les ressources de nos arts industriels de copie se sont multipliées à l’infini, grâce aux progrès si étonnants de la galvanoplastie, des impressions lithographiques et typographiques et de la photographie.
- Les applications de chacune de ces branches de nos
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- PRÉAMBULE . -
- arts graphiques, en général, sont maintenant si nombreuses qu’elles constituent, dans leur ensemble, toute une science nouvelle, bien distincte, susceptible de se développer et de s’étendre encore en rendant aux arts de création des services de plus en plus signalés.
- Cette science nouvelle a mis trente ans à se tormer. hier encore elle offrait certaines lacunes qui viennent d’être comblées.
- La sanction d’une expérience suffisante des divers procédés dont nous aurons à parler dans ce traité est maintenant complète : ces procédés ont fait leurs preuves, ils sont devenus les auxiliaires indispensables des arts de création ; tellement indispensables que l’on ne peut imaginer comment on pourrait suppléer à leur absence si, par impossible, leur concours venait à nous faire défaut.
- Il est donc temps d’apporter à l’enseignement scolaire du dessin, de la peinture et de la sculpture un complément vraiment utile, formé des notions relatives soit aux moyens de copier et de multiplier les œuvres d’art, soit à la façon dont on devra traiter ces œuvres originales, quand elles seront spécialement destinées à être reproduites par tel ou tel procédé spécial de copie et de multiplication.
- C’est là un fait qui devait appeler l’attention de l’habile et zélé directeur de l’école nationale des arts décoratifs. Non seulement M. Louvrier de Lajolais a bien vite admis nos idées à cet égard ; mais il leur a donné une direction plus pratique et susceptible, en se réalisant, d ajouter de nouvelles indications professionnelles aux études des élèves de l’école déjà si complètes, si diverses et si bien dirigées.
- Nous venons d’indiquer aussi clairement que possible quel est le but de ce cours et en quoi consiste son objet.
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- 1 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Si l’on nous a bien compris, il s’agit de compléter l’enseignement actuel des beaux-arts par un enseignement annexe de notions utiles aux artistes, notions qui, tenant de plus près au domaine de la science qu’à celui des arts, n’en constituent pas moins, une fois appliquées, une des branches de l’art proprement dit.
- L’art peut, en effet, se décomposer en trois branches distinctes qui sont : premièrement, l'art de création; deuxièmement, l'art d'interprétation; troisièmement, l'art de copie. C’est cette dernière branche qui fait l’objet de ce cours.
- Il est inutile, assurément, de dire en quoi consistent les arts de création et d’interprétation,— chacun le sait: — les premiers comprennent les œuvres originales de la sculpture, de la peinture, du dessin et de la gravure. Les autres s’appliquent aux œuvres appartenant aux mêmes arts spéciaux, mais exécutées d’après les originaux, copiées, si l’on veut, mais plutôt interprétées: car la main de l’artiste, qui veut reproduire une œuvre originale choisie pour modèle, n’arrive jamais qu’à une imitation plus ou moins fidèle. Cela est tellement vrai, que la même œuvre de création, copiée par plusieurs artistes d’une grande habileté, donnera lieu à plusieurs reproductions, chacune très belle et rappelant parfaitement l’original, mais pourtant toutes inégales, si on les compare entre elles.
- Il y a donc eu interprétation de la part de ces artistes. Chacun a traduit l’œuvre première suivant son sentiment, suivant sa manière personnelle de voir et d’exécuter. Ils ont voulu copier, aucun effort n’a été négligé par eux pour se rapprocher du modèle, le plus possible ; mais, si bien qu’ils y soient parvenus, ils n’en ont pas moins produit autant d’œuvres personnelles. Que l’on prenne, par exemple, pour les rapprocher séparé-
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- ment du tableau de la Source, par Ingres, les gravures qu’en ont faites Calamatta et Flameng, tous deux artistes d’une grande valeur, tous deux graveurs de premier ordre : on aura de la peine à saisir immédiatement des dissemblances entre ces copies et le tableau original. Il en existe pourtant, et on les verra bien mieux en rapprochant les deux gravures elles-mêmes.
- Calamatta et Flameng se sont efforcés de copier; mais leurs œuvres sont encore des œuvres d’art, de celles que nous classons dans la catégorie des œuvres d’interprétation. Elles portent l’empreinte personnelle des deux artistes qui les ont exécutées. De tout temps, et, on peut • l’affirmer, jusqu’au jour où, grâce aux progrès de la photographie, on a pu obtenir la copie des œuvres originales sans le secours de la main, toutes les copies n’ont été, en réalité, que des interprétations plus ou moins bonnes, que des traductions plus ou moins fidèles.
- Dix personnes traduisant une page de prose latine en langue française, reproduiraient évidemment dix fois le même sens du texte latin, mais l’on aurait dix spécimens de styles différents. Il en est de même dans la traduction artistique : le sens peut rester le même, mais l’expression est modifiée : or ce n’est pas là le caractère d’une copie véritable; car, qui dit copier, dit faire une chose exactement semblable à une autre, et nous venons de démontrer que l’identité ne saurait exister entre une œuvre d’art originale et sa copie faite à la main, fût-elle 1 œuvre d’un des maîtres les plus habiles.
- Aussi, les œuvres du passé que l’on ne pouvait, à défaut d’autres moyens, reproduire que par le dessin et par la gravure, ne nous ont-elles été conservées qu’à l’état d’interprétations plus ou moins exactes et qui ont perdu pour nous tout caractère d’authenticité sérieuse, depuis
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- qu’il nous est permis de comparer les copies gravées ou photographiées d’un même tableau.
- C'est cette même vérité qu’exprime M. Charles Blanc dans son livre récemment publié sur les Beaux-arts à VExposition de 1878. « Il nous en coûte beaucoup, dit-il, » de l’avouer: la gravure au burin, la gravure classique, » perd chaque jour du terrain, non pas sous le rapport » du talent, mais eu égard à l’importance qu’on y at-» tache, depuis que la photographie a prouvé combien » les estampes les plus célèbres, à commencer par celles » des Mantuans, d’après Michel-Ange, à finir par celles » de Boucher-Desnoyers, d’après Raphaël, étaient loin » de nous conserver fidèlement le caractère des ori-» ginaux.
- » Nous savons maintenant combien ont été affaiblis, » altérés, quelquefois même défigurés sur le cuivre des » plus forts graveurs, — en exceptant si l’on veut Marc-» Antoine, —les ouvrages de Mantegna, d’Albert Durer » et d’IIolbein (quand ils n’étaient pas gravés par ces » maîtres eux-mêmes), les fresques de la Sixtine, les » Loges et les chambres de Raphaël, les peintures de Léo-» nard, de Corrège, de Titien, de Giorgione, deVéronèse, » alors qu’on les supposait traduites par un burin véri-» dique, et reproduites chacune dans leur style et dans » leur effet. »
- M. Charles Blanc est encore plus net quand il indique par où pèche la gravure au burin :
- « L’insuffisance du dessin, dit-il, sur toutes ou presque » toutes les anciennes planches lorsqu’elles n’avaient » pas été gravées par exception sous les yeux du » peintre, comme l’ont été les estampes de Bolswert, » de Lucas Vosterman, de Pontius, a éclaté au grand » jour dès qu’on a vu revenir de Rome, de Florence, » de Venise, de Madrid, d’Anvers, d’Amsterdam, des
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- B photographies de Braun, d’Allinari, de Naja et des » autres.
- » Les renseignements authentiques fournis par un » procédé infaillible, une fois comparés avec les es-» tampes qu’on avait regardées, durant des siècles, w comme des chefs-d’œuvre, ont fait baisser fatalement » notre estime pour la gravure ancienne et, de plus,
- » cette comparaison a mis en évidence la choquante » disproportion qu’il y avait, la plupart du temps, entre ® la faiblesse du résultat obtenu et l’énormité du labeur » accompli.
- » Pourquoi passer, en effet, des années et des années » à labourer péniblement une planche, à discipliner ses » tailles, à les combiner, à les croiser et les recroiser, à » les empâter de points ronds ou aigus, à en boucher » les losanges, à les rentrer ici de toute l’épaisseur du » burin, à les tranquilliser là par un fin glacis de pointe « sèche ; pourquoi prendre tant et tant de peine si, en » fin de compte, le modèle ne nous est pas transmis avec
- * une fidélité sans reproche, avec une ressemblance par-» faite de sentiment et de manière?
- » C’est en vertu de ces observations, dit en terminant » M. Charles Blanc, que l’importance de la gravure au » burin a diminué sensiblement et que l’on a été conduit à demander aux graveurs de s’occuper un peu moins
- * de leur taille et un peu plus de leur dessin. »
- Nous sommes heureux de pouvoir citer cette opinion si nettement formulée, sur cette question de l’interprétation comparée à la copie photographique, par un des écrivains d’art les plus autorisés, par un des membres de 1 Institut les plus compétents en cette matière.
- Ce que M. Charles Blanc dit delà gravure au burin, nous pouvons en dire autant de tous les autres arts manuels de copie, et cela est aussi vrai pour les vieilles
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- reproductions des œuvres des anciens maîtres que pour la gravure" moderne et pour tous les autres moyens actuels de copier les œuvres d’art où n’intervient pas la photographie.
- Par suite d’une sorte de respect pour les résultats artistiques qui excluent tout moyen mécanique de reproduction des œuvres d’art, il est encore des hommes de goût et de talent qui condamnent l’application des procédés scientifiques aux reproductions des pages originales.
- Selon ces personnes qui sont, notez-le bien, d’une parfaite bonne foi en parlant ainsi, ces procédés auraient fait un tort considérable au dessin et à la gravure. Une bonne photographie est sans valeur à leurs yeux, ils lui préfèrent la moindre eau-forte médiocre, le moindre dessin lithographique passable. D’un côté se trouve pour eux un simple effet mécanique, si complet qu’il soit, et de l’autre une œuvre personnelle où, au lieu de la réalité du sujet à copier, ne se trouve représentée que la façon dont il a été vu par l’interprète. Cette traduction leur plaît mieux que la copie brutale.
- C’est là une manière d’envisager la question qui nous paraît tout à fait vicieuse. De quoi s’agit-il, en fin de compte, quand nous cherchons à copier une œuvre d’art ou un objet de la nature? — Est-il question toujours de mettre du sien dans cette copie, ou bien suffit-il d’en obtenir un résultat impersonnel, mais aussi vrai, aussi semblable que possible à l’original ?
- . A notre avis, une copie est et doit être, autant que faire se peut, le fac-similé du modèle, et l’on n’arrivera à ce degré d’exactitude et d’authenticité que par un moyen qui, excluant toute interprétation, n’a que faire par conséquent de la personnalité d’un artiste.
- Qu’on nous pardonne l’insistance que nous mettons à
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- rendre notre idée plus tangible, à distinguer d’une façon bien nette la copie vraiment automatique de celle qui ne peut exister sans qu’il y ait interprétation de la part du copiste.
- ki nous agissons ainsi, c’est parce que dans ce traité, tout en examinant successivement les divers moyens de reproduction industrielle des œuvres d’art, même ceux dans lesquels n’interviennent ni la photographie ni la galvanoplastie, nous serons conduit à donner la préférence à toutes les méthodes où l’intervention des procédés scientifiques permet d’exclure l’interprétation personnelle. — Ce sont ces procédés infaillibles, suivant l’expression de M. Charles Blanc que nous avons citée tout à l’heure, qui mériteront le plus notre attention, parce qu’ils constituent seuls les arts de copie bien séparés, bien distincts de l’art proprement dit,'mais dont il est impossible à celui-ci de se passer.
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- CHAPITRE PREMIER
- PLAN GÉNÉRAL DE L’OUVRAGE
- Sommaire : Programme adopté. — Indication des meilleurs moyens de reproduire industriellement toutes les œuvres d’art diverses choisies comme exemples. — Atlas de spécimens joint à l’appui des procédés indiqués. — Description sommaire, mais assez développée, bien qu’à la portée de tous, des procédés de reproduction les plus usités. — Indication de tous les genres d’œuvres d’art dont la reproduction peut être exécutée, et des moyens de reproduction applicable à chaque catégorie d’œuvres originales.
- Ayant d’aborder directement notre sujet, il ne nous reste plus qu’à indiquer le plan sommaire de cet ouvrage.
- Prenant tour à tour des exemples parmi les différentes œuvres d’art, je dirai quels sont les meilleurs mojœns, actuellement connus, de les reproduire exactement et à l’état multiple, et quand cela me sera possible, je joindrai des spécimens divers à la description des procédés par lesquels ils auront été obtenus.
- Un atlas, annexé à ce traité, contient une série aussi complète que possible de spécimens de tous les principaux genres de reproductions industrielles. On a ainsi sous les yeux le moyen de comparer entre eux, immédiatement, les résultats des divers procédés, et l’on est conduit à choisir aisément, parmi ces diverses sortes d’impressions, celle qui peut convenir le mieux à la nature du sujet à reproduire.
- Il est bon de le déclarer ici, notre pensée n’est pas
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- PLAN GÉNÉRAL DE L’OUTRAGE
- d’écrire un cours de photographie propremen 1(-Nous laisserons de côté-la plupart des données \ o riques qui servent de hase aux procédés aPP® s â air“' l’objet de notre examen. C’est par des résul a s que nous tenons à frapper l’esprit plutôt que par un expose e réactions chimiques que l’on ne comprendrait^qu apr s y avoir été préparé par une initiation spéciale1.
- Ce que nous désirons, c’est expliquer, étant c onn , une œuvre d’art quelconque, comment on peut soi a reproduire soi-même, soit la faire reproduite dans es meilleures conditions d’exactitude et de prix de revien , — car il n’est pas indifférent que l’on connaisse aussi
- le côté commercial de ces questions.
- Nous serons donc aussi sobre que possible d’expressions trop techniques, nous arrangeant de manière a mettre notre langage, plutôt professionnel que théorique, à la portée de nos lecteurs. — Cela ne nous empêchera pas de formuler certains principes scientifiques et de citer les noms chimiques des substances qui s’y rattachent, mais nous le ferons avec assez de modération d un côté, et de clarté de l’autre, pour n’imposer à l’intelligence des élèves aucun effort, pour ne pas surcharger leur mémoire de mots et de formules inutiles au but que nous voulons atteindre. Ce qu’il faut aux jeunes gens, ce sont des faits, ce sont des exemples, ce sont des moyens pratiques à leur portée, ce sont des notions dont ils puissent
- 1 Pourtant, il nous paraît utile de compléter l’exposé d’ensemble des méthodes spéciales de reproductions industrielles par une descnp 1 sommaire de la plupart des procédés qui seront indiqués. Les principe sur lesquels reposent ces procédés divers une fois connus, on sera en mesure de suivre d’assez près les opérations qui conduisent au resu ta définitif pour pouvoir les répéter au besoin, et c’est pourquoi, sans insister sur lès moindres détails, comme nous le ferions dans des traifes spéciaux, nous nous étendrons suffisamment £;ur chaque description pour que l’on arrive à posséder avec assez d’exactitude l’ensemble des p cédés les plus usités.
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- tirer un parti pratique immédiat. C’est, en un mot, la description de l’outil, puis la manière de s’en servir, puis la présentation du résultat produit, et enfin l’indication de son coût approximatif.
- Pour achever ce programme, il nous reste à énumérer successivement quels sont les genres de travaux d’art originaux dont la reproduction industrielle peut être exécutée, et quels sont les moyens de reproduction ou de copie applicables à chaque sorte d’œuvres originales.
- Les œuvres d’art de création s’exécutent à l’aide du dessin au trait ou modelé, — de l’aquarelle, — du pastel, — de la peinture à l’huile, — de la gravure, — de la lithographie, — de la ciselure, — de la sculpture, — des émaux monochromes ou polychromes, sur métal, sur verre, sur faïence, ou sur porcelaine. — Nous n’en faisons ici qu’une nomenclature résumée. — Ce sont ces œuvres de création de diverses sortes que nous allons examiner au point de vue des moyens employés pour les copier fidèlement et pour reproduire ces copies en quantités plus ou moins grandes.
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- CHAPITRE II
- détails complémentaires relatifs au programme de ce cours
- Sommaire : Impuissance de la gravure et de la lithographie à reproduire de véritables fac-similé des œuvres d’art et, en tout cas, absence d’authenticité dans les copies ainsi reproduites. — Cliché photographique, prototype de toute reproduction, quelle que soit sa nature. — Emploi actuellement encore très répandu de la photolithographie, de la phototy-pographie, de la photogravure à l'état monochrome et polychrome. — Emploi de l’électricité pour la reproduction galvanoplastique des ciselures, bas-relièfs et sculptures.— Examen des conditions de durabilité des épreuves obtenues par les divers procédés décrits. — Question de la réduction ou de l'amplification des images parla photographie. — Ordre d’exposition qui va être suivi.
- Ainsi que nous l’avons dit, dans notre préambule, tous les artistes, avant l’invention de la photographie, avaient recours forcément à la gravure en taille-douce, à l’eau-forte et à la lithographie pour obtenir des reproductions, à l’état multiple, de leurs travaux originaux ; — ils obtenaient par ces moyens des traductions de leurs œuvres qui ne pouvaient que dans des cas très particuliers mériter le nom de fac-similé. On pouvait bien, avec du talent, de la patience et une étude approfondie du sujet, arriver à reproduire ces œuvres d’une manière satisfaisante, sinon absolument complète, mais, à moins d’avoir ce qui ne pouvait être donné à tout le monde, la faculté de rapprocher la copie de l’original, on ne pouvait posséder la certitude que l’une fût identique à l’autre ; une porte restait toujours ouverte au doute sur le degré de vérité plus ou moins grande de l’exemplaire
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- présenté comme copie. Et, dans tous les cas, aucun caractère d’authenticité, ayant la force d’une preuve sérieusement testimoniale, n’existait au profit de cette copie, si remarquable que fût son exécution.
- Le doute n’existe plus. L’authenticité est indiscutable depuis que la science, se mettant à la merci du copiste, lui permet de reproduire, sans aucune intervention de la main, une œuvre d’art, non seulement avec la vérité de ses lignes et de ses ombres, mais encore avec son aspect superficiel1, que ne saurait rendre à un même degré de réalité le crayon ou le pinceau de l'artiste le mieux doué.
- Le cliché photographique — vulgairement connu sous le nom de négatif ou d’épreuve négative, ou encore de cliché négatif— étant formé par l’action directe des rayons réfléchis sur une plaque sensible, dans la chambre noire, contient, dans son essence, les moindres linéaments du dessin reproduit; chacune des dépressions du modelé ou des ombres, que ce modèle soit continu ou formé par des tailles ou par des points plus ou moins rapprochés, s’y retrouve avec une valeur égale à celle de l’œuvre originale ; — on y voit en même temps la contexture superficielle du papier et jusqu’aux taches qui peuvent déparer sa surface. .
- Ce cliché est ce que nous appellerons le prototype, la planche première de toute reproduction, quel que soit le procédé ultérieurement employé pour en tirer un nombre, plus ou moins grand, de copies ou d’épreuves positives du sujet reproduit.
- 1 Nous entendons par aspect superficiel la nature meme de la surface de l’objet d’art : un émail, par exemple, ne se présente pas à nous avec le même aspect superficiel qu’un fusain. L’aspect brillant de l’un se distingue nettement de l’aspect velouté de l’autre, et rien n’égale la photographie pour reproduire avec exactitude ces différences d’aspect.
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- détails relatifs au programme de ce cours
- Le cliché négatif doit toujours remplir les mêmes conditions quant à sa valeur, c’est-à-dire être très bon, sans qu’il y ait à se préoccuper d’abord, sauf dans des cas particuliers, de la façon dont on en tirera les épreuves positives.
- Nous allons entrer dans quelques détails au sujet de l’exécution du cliché, bien qu’il constitue une de ces opérations qu’il vaut mieux confier aux soins d un spécialiste que de l’exécuter soi-même. On saura ainsi en quoi consiste ce point de départ de toute reproduction photographique, et sans se préoccuper autrement des moyens, nombreux à l’infini, qui conduisent à son obtention, on saura bien en juger la valeur artistique en examinant, non pas le cliché lui-même, mais le résultat qu’il fournit.
- D’un même cliché, qu’il soit la reproduction à l’état négatif d’œuvres d’art, de n’importe quel genre, parmi celles que nous avons sommairement citées, il y a un instant, on peut, ainsi que l’on verra plus loin, et c’est ici que nous entrerons dans des détails pleins d’intérêt, on peut, dis-je, obtenir ou tirer des épreuves de genres très variés.
- S’il s’agit de dessins au trait et de gravures formées par des tailles, le cliché négatif permettra d’imprimer les copies par la typographie sur zinc, par la lithographie, par la phototypie. Si l’objet reproduit appartient à toutes les autres catégories d’œuvres d’art, le cliché'contiendra des modelés passant du clair au sombre par des demi-teintes successives et continues : il servira alors à former les planches mères d’impression que 1 on désigne par les noms d’héliogravure (gravure en taille-douce), de phototypie, de photoglyptie, de photo-lithographie, de photochromie, d’émaux et autres vitrifications.
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- Pour suivre un ordre clair et méthodique, nous procéderons par exemples complets, prenant pour base une œuvre déterminée à reproduire et montrant tour à tour les phases de chaque opération distincte. On apprendra bien vite à discerner le moyen de reproduction le plus convenable à chaque genre d’objet, et l’on n’hésitera pas entre la voie à suivre pour reproduire un bronze ou un émail, et celle qu’il faudra prendre pour la copie d’un dessin au crayon ou d’une aquarelle.
- Tout ce que nous venons de dire concerne la reproduction des œuvres d’art dont on veut avoir des copies projetées ou dessinées sur une surface plane ; mais il y a encore d’autres genres de copie des œuvres d’art.
- Quand il s’agit de planches gravées et qu’on veut en obtenir d’autres planches identiques ; quand il s’agit de ciselures, de bas-reliefs et de sculptures à copier et à rendre dans un état de tailles creuses ou de rondes-bosses, conformes à celles des originaux, la photographie n’a plus rien à faire en pareil cas, et c’est un agent physique autre que la lumière qui doit venir à notre aide, c’est l’électricité ou le galvanisme. — Par la galvanoplastie, moulage métallique à froid, on arrive à faire une sorte de photographie des objets à copier, à reproduire identiquement en métal leurs creux et leurs reliefs et tous les accidents, quels qu’ils soient, de leur surface.
- Nous indiquerons encore une série de tours de main et de procédés, simples et faciles, qui servent, non pas tant pour obtenir des reproductions industrielles d’une œuvre artistique que pour en abréger l’exécution.
- Les procédés manuels de copie, tels que la gravure, la lithographie et la typographie monochromes et en couleurs nous occuperont aussi. — Il est bon que les artistes aient une idée nette de ces moyens de reproduction-Ils sont encore très usités, très répandus, et ils n0
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- reculent que bien lentement, pas à pas, c’est le cas de le constater, devant les progrès des arts scientifiques de copie. On leur doit d’ailleurs de très grands services.
- Il suffit, pour s’en convaincre, de parcourir tous nos ouvrages de luxe, illustrés, pour la plupart, par ces procédés, plus courants que la photographie, plus industriels qu’elle jusqu’ici, bien qu’ils ne puissent rivaliser avec elle quant à l’exactitude du rendu.
- Longtemps encore, ces arts d’interprétation joueront un rôle important dans la voie des reproductions industrielles des œuvres originales, et c’est pourquoi nous ne devons pas négliger de les montrer dans les détails pratiques de leurs applications diverses et dans leurs résultats.
- Nous aurons soin, au cours de nos descriptions, de signaler quelles sont les conditions de durabilité que présentent les épreuves obtenues par les divers modes d’impression que nous aurons à examiner. On aura bien vite appris à reconnaître, par une rapide analyse, ou à distinguer d’un seul coup d’œil, celles qui sont formées par des encres ou par des matières indélébiles, de celles dont la formation n’est due qu’à une matière colorante instable.
- C’est là une question d’une grande importance, non seulement pour les tirages d’images monochromes, mais aussi pour les reproductions en couleurs diverses, telles que la chromolithographie, la sténochromie et la photochromie les produisent.
- ^ Ces notions trouveront leur place naturelle dans 1 exposé de chaque méthode spéciale, et, de plus, nous croyons qu’il sera utile de nous livrer à un examen tout particulier de la classification des couleurs, et de la manière dont elles sont plus ou moins bien reproduites en
- Photographie.
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- Nul moyen ne pouvant l’emporter sur la photographie soit pour la réduction, soit pour l’amplification d’un même sujet, il y aura lieu aussi d’étudier, avec quelques détails, cette sorte d’application si utile aux arts de reproductions industrielles.
- Nous allons donc entrer en matière et décrire successivement les moyens divers de reproductions industrielles :
- 1° Des dessins, gravures et lithographies au trait ou au pointillé ;
- 2° Des dessins à demi-teintes ou à modelés continus de toutes les œuvres telles que les dessins à l’estompe, au pastel, les tableaux à l’huile, les aquarelles, les rondes-bosses et les bas-reliefs , soit monochromes, soit polychromes ;
- 3° Des œuvres polychromes reproduites à l’état polychrome ;
- 4° A l’état d’émaux ou de vitrification, soit d’après les émaux originaux, soit d’après un sujet quelconque dessiné, gravé ou peint ;
- 5° Des objets d’art en creux ou en relief.
- Tel est le plan sommaire qui nous paraît comprendre tout l’ensemble des œuvres d’art que l’on peut avoir à reproduire industriellement.
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- CHAPITRE III
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES MOYENS DÉ REPRODUCTION DES OEUVRES D'ART AU TRAIT OU AU POINTILLÉ
- (PREMIÈRE PARTIE)
- Sommaire -. La reproduction industrielle des œuvres d’art au trait et_au pointillé est une des plus importantes. — Du cliché négatif. — faculté de réduire le dessin original en le reproduisant.— Possibilité d ob-tenir aussi la reproduction, soit sur une plus grande échelle, soit d’une dimension éiiale, d’uns œuvre d’art originale. — Sens dans lequel doit être obtenu le cliché négatif, suivant la nature du procédé de reproduction à emplo}œr. — Redressement du cliché obtenu primitivement renversé. — Choix du mode de reproduction, suivant le genre du sujet, suivant l’emploi transitoire ou durable du résultat. — Procédé au sel d’argent d’une durabilité limitée. — Procédé au platine : il produit des épreuves durables. — 11 en est de même du procédé au charbon. — Principe qui sert de base a ce procédé et description sommaire de sa mise en pratique. — Procédé aux poudres colorantes : il est applicable surtout aux émaux et vitrifications photographiques. — Impressions en bleu de Prusse, couleur stable, au lerro-prussiate et au cyano-ler. — Comment doivent être exécutés les dessins en vue de l'emploi de ces divers modes d’impression.
- La reproduction industrielle des dessins monochromes au trait ou au pointillé est certainement une des questions les plus importantes que nous ayons à traiter, et c’est celle sur laquelle nous insisterons le plus, tant est grand le rôle que joue la reproduction d’œuvres d’art de ce genre, dans une foule de publications illustrées avec des planches intercalées dans le texte ou placées hors texte, et qui ne sont que des reproductions photographiques de gravures ou de dessins originaux.
- La façon de reproduire les œuvres à demi-teintes fera
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- l’objet d’un examen spécial, après que nous en aurons fini avec la reproduction des gravures et des dessins au trait.
- La première chose à faire, c’est le cliché négatif. Encore est-il certains cas où, ainsi qu’on le verra plus loin, le dessin lui-même peut servir de cliché 1 ; mais il ne peut être question, dans ce dernier cas, que d’une oeuvre à reproduire de la même dimension que celle de l’original, tandis que l’emploi de l’objectif permet, suivant qu’il est besoin, d’agrandir ou de réduire le modèle. Le plus souvent on a à le réduire et il est préférable, quand on exécute un dessin, en vue de sa reproduction par la photographie, de le tenir bien plus grand que ne doit être la copie.
- Il est évident qu’il y a, pour l’artiste qui crée, tout avantage à dessiner son sujet sur une échelle assez grande pour qu’il puisse, sans difficulté aucune, aborder le dessin des moindres détails. 11 sait d’avance que son oeuvre se trouvera reproduite avec toute la perfection possible, quelle que soit sa réduction; nous dirons même que cette perfection se trouvera d’autant plus grande que le négatif sera plus réduit.
- Rien n’est plus simple que d’obtenir une image, réduite exactement de la dimension voulue : il suffit, pour cela, de tracer sur le verre dépoli de la chambre noire, le carré, le rectangle, l’ovale ou la circonférence qui doivent inscrire, bord à bord, l’image réduite, et de faire varier la distance qui sépare*l’objectif du sujet jusqu’à ce que son image, paraissant bien nette, se trouve exactement emprisonnée dans les lignes préalablement tracées.
- Cela fait, on procède à l’exécution du cliché négatif
- 1 Voir Procédés au cyano-fer et au ferro-prussiate et Procédé Colas.
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- par le moyen habituel, qui consiste à recouvrir une glace ou une lame de verre d’une couche de collodion sensible ou sensibilisé, suivant que l’on opère en une ou plusieurs fois. Le cliché développé, fixé, lavé et verni, forme la planche-mère, celle qui va servir à la création de la planche d’impressions industrielles.
- Ainsi que nous avons eu soin de le dire en débutant, nous n’écrivons point ici un traité de photographie. nous ne croyons donc devoir, en aucune façon, indiquer les moyens divers de faire les clichés; ils se trouvent décrits dans tous les traités spéciaux de photographie que l’on pourra consulter, si l’on tient à posséder le maniement de la chambre noire et de l’objectif photographiques.
- Nous passons outre, admettant que l’on sait OU que l’on saura faire, quand on le voudra, un cliché négatif1.
- Ce que nous devons dire ici, c’est qu’un cliché d’un dessin qui, en général, présente des traits ou des hachures noires sur un fond blanc, n’est bon qu’à la condition qu’il soit bien l’inverse de l’œuvre reproduite. Aux traits noirs doivent correspondre des traits très translucides sur le cliché, et le fond blanc du papier doit se traduire par une valeur ou parfaitement noire ou, tout au moins, complètement opaque, c’est-à-dire imperméable aux rayons lumineux qui viendraient, sans cela, créer une teinte là où, sur l’objet à reproduire, il n’en existe pas.
- Il est des moyens divers d’obtenir cette opacité, et il est essentiel d’exiger cette condition que l’on ne saurait négliger sans porter atteinte à la valeur du résultat final.
- 1 Pour donner toute facilité cependant à ceux qui voudraient faire quelques essais, nous consacrerons plus loin un chapitre spécial, mais res succinct, au moyen d’obtenir un cliché négatif à la chambre noire.
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- Le sens dans lequel se trouve imprimé le négatif doit aussi être prévu. Généralement les clichés sont la reproduction inverse de l’original, non seulement quant aux effets lumineux, puisque ce qui est éclairé dans le modèle se traduit par un effet d’opacité plus ou moins intense dans la reproduction à la chambre noire, mais encore quant au sens des lignes, ce qui est à droite dans l’original se trouvant à gauche dans l’image négative.
- Cela est bien ainsi, quand du cliché l’on doit tirer des épreuves directes comme celles que l’on produit généralement sur du papier albuminé et sensibilisé au chlorure d’argent : ce sont les épreuves photographiques habituelles. Ce sont aussi les épreuves directes au platine dont nous aurons à parler et aussi les épreuves aux sels de fer sur lesquelles j’appellerai un instant l’attention.
- Mais, quand le cliché doit servir à d’autres moyens de reproduction exigeant la formation d’une planche d’impression, soit par report sur une pierre lithographique, soit par la gravure d’une planche de zinc ou de cuivre, soit enfin par l’emploi direct de la phôtotypie proprement dite, — nous dirons en quoi elle consiste, —il faut l’obtenir redressé dans la chambre noire même ou bien le redresser ensuite, si, en premier lieu, il a été obtenu renversé.
- Les moyens de redresser les négatifs, dans les deux cas que nous venons de mentionner, sont nombreux, et on les trouvera décrits, notamment, dans notre traité spécial de pliototypie 1.
- 1 Pour qu’on comprenne bien en quoi consiste cette opération, nous la décrivons plus loin dans le chapitre intitulé: Cliché redressé. Le moyen que nous indiquons^ peut servir dans la plupart des cas, bien qu’il exis,e un grand nombre d'autres moyens analogues qui permettent d’obtenir l0 même résultat.
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- L vui des moyens de redressement les plus usités, c est l'enlèvement, à l’état pelliculaire, de l’image obtenue d’abord renversée dans la chambre noire.
- La couche de collodicn est facilement détachée de son premier support, isolée de la plaque où s’est formée^d a-bord l’image négative, et elle se montre alors dans 1 état d’un cliché pelliculaire. — On comprend que l’on peut de la sorte appliquer, contre la couche sensible où se formera l’épreuve positive, le côté du cliché qui portait contre la surface du verre, et l’image est ainsi redressée.
- Si l’on ne tient pas à la conserver à l’état pelliculaire, on peut parfaitement, après l’avoir détachée, la poser sur le même support, mais y adhérant par l’autre côté. Ce sont des tours de main, très familiers aujourd’hui à la plupart des industriels qui s’occupent des reproductions des œuvres d’art par la photographie.
- Nous avons donc en main notre point de départ, qui est le cliché; il nous reste à le reproduire industriellement.
- Ici se présentent diverses voies à suivre. Laquelle prendrons-nous? On saura bien choisir.la plus convenable quand on connaîtra tous les moyens dont on peut disposer pour en tirer un parti industriel, suivant qu’il sera nécessaire d’en tirer un nombre d’exemplaires positifs plus ou moins grand, ou suivant que ces impressions devront être soit intercalées dans le texte, soit tirées à part.
- Si le nombre des épreuves à imprimer est restreint, et si elles ne doivent servir qu’à un objet transitoire, par exemple être employées comme documents momentanés; si, en un mot, elles peuvent se passer des conditions d une durabilité certaine, rien ne s’opposera à l’emploi du papier sensibilisé à l’argent. C’est là, malheureuse-
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- ment, le procédé le plus usité encore dans le plus grand nombre d’ateliers photographiques. Nous disons mal" heureusement, à cause du peu de stabilité des résultats ainsi obtenus : aussi avons-nous bien soin de ne parler de ce moyen de reproduction que pour les cas où l’on a besoin d’avoir rapidement quelques copies d’un sujet pour un usage provisoire. L’emploi de ces procédés d’impression est décrit partout ; nous le résumerons rapide-ment1. On met le cliché dans un châssis-presse, et l’action des rayons lumineux, qui ne peuvent traverser que les traits ou points translucides du négatif, imprime l’image en brun sur un fond blanc comme le montre la planche I de l’atlas.
- Toute la surface du papier sensible serait promptement noircie par l’action de la lumière, si, avant de s’en servir, on ne la fixait ; on se sert pour cela d’uu dissolvant du sel d’argent sensible : l’hyposulfite de soude.
- Or, comme l’image est formée par la réduction du chlorure d’argent en argent métallique, il se trouve que l’épreuve plongée dans une eau contenant une certaine quantité d’hyp'osulfite de soude (10 p. 100), ne peut être attaquée par cette dissolution puisqu’elle est sans action sur l’argent métallique, tandis que tout le chlorure d’aï’' gent non transformé en argent métallique, se dissout, et l’image, bien lavée après ce traitement, ne risque plu5 de se transformer une fois abandonnée en pleine lu' mière ; ou, si elle subit une atteinte avec le temps, s1 elle tend à disparaître, cette détérioration ne tient plu5 à la même cause.
- Nous venons de dire que l'image est formée par & l’argent, métal peu stable, surtout à l’état si divisé : car
- Voir au chapitre intitulé : Impressions au sel d'argent.
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- 1 argent subit facilement les effets de l’oxydation et de la sulfuration des milieux dans lesquels il se trouve. De plus, l’hyposulfite de soude, s’il en reste des traces, même infimes, contribue à détériorer les images et à les faire disparaître. L’humidité atmosphérique, les gaz de la combustion des flammes d’éclairage et des feux de chauffage sont autant d’ennemis des images photographiques aux sels d’argent. On a bien imaginé de les recouvrir d’or, substance inoxydable, et qui devait, évidemment, prolonger leur durée. Mais l’or réduit, déposé sur tous les points de l’image, et qui a pour effet de faire "virer sa couleur première d’un ton sépia souvent peu agréable en un ton pourpre ou violacé, est aussi à l’état tellement divisé, qu’il subit l’action délétère de la plupart des agents de destruction que nous venons de citer, et cela est tellement vrai que si, avec un pinceau imprégné d’eau acidulée avec de l’acide azotique, nous tirons un trait sur une image non virée et sur une image virée à l’or, nous constaterons une détérioration, une disparition rapide des parties attaquées par l’acide dans les deux images.
- 11 est donc bien entendu que ce moyen ne doit être employé que pour des reproductions où la stabilité importe peu. D’ailleurs, il est long et coûteux : chaque exemplaire exige une insolation (exposition à la lumière) spéciale et Ton est ainsa à la merci du temps qu’il fait. ~~ Si le temps est sombre, et suivant la saison, l’on ne Peut obtenir, en opérant de la sorte, qu’un nombre très limité de copies. — On n’oubliera donc pas que ce procédé rj’est ici indiqué que pour l’usage tout personnel et provisoire que l’on peut avoir à en faire, et non pour les reproductions vraiment industrielles dont nous allons parler.
- Mais auparavant rappelons, pour mémoire, que pour
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- obvier à l’absence de durée des images au sel d’argent on a imaginé des procédés qui, tout en permettant de tirer un très petit nombre d’images ou de copies sans exiger des préparations préalables longues et délicates, fournissent des épreuves d’une durée assurée.
- Le platine étant le métal le moins attaquable, sa résistance aux acides étant un fait reconnu, on a été cofl' duit à essayer de former en platine pur les mêmes images que l’on obtient en argent viré à l’or.
- M. Willis, chimiste anglais, a parfaitement réussi dans cette voie, et l’on peut maintenant, étant donné un cliché négatif, le confier, à Paris, à M. Stebbing1, qui en tire, par le procédé Willis, dit platinotypie, autant d’épreuves que l’on peut désirer.
- On trouvera, au chapitre spécial à la platinotypie, 16 moyen d’imprimer et de développer les images au platine.
- Une matière bien connue et des plus répandues, et plus inaltérable encore que toute autre substance, c’est le charbon.
- La matière colorante qui sert à former toutes les encres noires d’impression pour la typographie, la lithographie et la gravure, est du charbon finement divisé, réduit mécaniquement à l’état de poussière impalpable ou obtenu à l’état de fleur de charbon, quand on le recueille sous la forme de noir de ïumée.
- Ce noir, broyé, malaxé avec un vernis gras, forme les encres d’impression plus ou moins belles, suivant que Ie noir employé est plus riche en matière colorante pour un même poids déterminé.
- L’idée de former les images photographiques avec <lu charbon s’est présentée à l’esprit dès que l’on a reconib1
- Rue des Apeanins, 27.
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- l’instabilité des impressions métalliques à base d argent réduit. C’est à M. Poitevin que nous devons les principes théoriques et les premières applications des procédés qui ont conduit à l’obtention des épreuves photographiques directes à base de charbon.
- Il a indiqué deux moyens qui produisent un même résultat.
- Dans le premier de ses procédés d’impressions directes nu charbon, il agit sur de la gélatine bichromatée ; dans le deuxième, il dépose de la poussière de charbon sur une surface où la lumière a rendu déliquescentes les parties d’un produit, ou mieux d’un mélange chimique déterminé, correspondant aux points plus ou moins translucides du cliché. — Examinons rapidement ces deux moyens si ingénieux de produire des images photographiques indélébiles.
- Le principe qui sert de point de départ au premier procédé au charbon que nous avons à examiner, est celui-ci : de la gélatine, ou tous autres corps mucilagineux, tels que de la gomme, de l’albumine, du sucre, que l’on additionne d’un bichromate alcalin, c’est-à-dire d’un sel formé par de l’acide chromique et une base alcaline, telles que la soude, là potasse, l’ammoniaque, a la propriété de devenir insoluble dans les diverses parties où elle est frappée par les rayons lumineux, tandis qu’elle reste soluble dans celles qui n’ont subi aucune action lumineuse.
- Il est facile de vérifier ce fait en plongeant, dans une solution de bichromate de potasse à 3 ou 4 p. 100 d’eau, une moitié d’une bande de gélatine, et laissant sécher après dans l’obscurité la partie bichromatée ; si l’on soumet cette bande de gélatine à l’action des rayons lumineux, pendant un certain temps, et qu’on la soumette ensuite à l’action de l’eau chaude, on remarquera
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- que la dissolution s’opère seulement là où la gélatine est restée hors du bichromate. L’autre portion résiste à l’eau chaude.
- Si, maintenant, l’on veut bien réüéchir un instant, ou comprendra que sur une couche de gélatine bicliromatée sur laquelle la lumière agit en traversant les parties plus ou moins translucides d’un cliché photographique, la portion de la gélatine insolubilisée sera d’autant plus profonde, dans l’épaisseur de la couche, qu’elle corres' pondra à une partie plus claire du cliché. Là, au com traire, où l’opacité aura été suffisante pour arrêter les rayons lumineux, aucune modification n’aura été pro-duite, et la gélatine conservera sa solubilité à partir de la surface même.
- Ce fait reconnu, si nous ajoutons à la gélatine bichro-matée une matière colorante, du noir finement broyé, par exemple, de l’encre de Chine, qui n’est autre chose que du charbon divisé à l’infini et aggloméré à l’aide d’une gomme, n’est-il pas évident que l’action de la lumière, en insolubilisant les parties diverses d’une couche de gélatine bichromatée et colorée, formera un dessin latent correspondant à celui du cliché?
- Le dessin demeurera à l’état latent, jusqu’au moment où la couche noire étant plongée dans de l’eau chaude, celle-ci enlèvera toutes les parties non atteintes par IR lumière, les dissoudra, et il ne restera plus, sur le papier qui a servi de support, que l’image elle-même formée par une encre à base de charbon, par de l’encre de Chine proprement dite, liée par de la gélatine. (Voir le chapitre relatif au procédé au charbon.)
- Le travail opératoire, dans le cas actuel, n’est pas plus long ni plus compliqué que pour les épreuves à base métallique. 11 faut, à chaque impression, comme dans les premiers cas cités, une insolation spéciale et le traù
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- tentent à l’eau chaude remplace le fixage et le Tirage.
- Hais, différence essentielle, on a, par ce dernier moyen, des épreuves d’une durabilité assurée, puisque le charbon résiste à toutes les actions destructives, puisque l’image n’a plus à craindre que deux dangers . l’eau et le feu. Mais il n’est, à ce point de vue, rien d’éternel. L’eau et le feu atteignent le supportée l’image lui-méme, le papier, et quand celui-ci est détruit, ou même altéré, l’image qu'il supporte s’en ressent nécessairement. On peut remplacer le charbon par des matières colorantes de diverses couleurs, du violet, du carmin, du bleu, du jaune, etc., et l’on aura des images de ces diverses couleurs, mais douées d’une stabilité variable, suivant le degré de persistance, de conservation des matières colorantes employées. Nous aurons lieu de nous occuper de cette question tout spécialement.
- Le deuxième procédé de M. Poitevin, aux poudres colorantes, est plutôt applicable aux procédés qui conduisent à former des planches gravées pour des impressions multiples, et à des épreuves vitrifiées telles que les émaux, les photographies sur porcelaine, faïence, etc. ^ous renverrons donc l’examen de ce procédé au moment même où il sera question de ses applications pratiques.
- lJour en finir avec les tirages d’un nombre restreint d’images obtenues par insolations successives, nous citerons les reproductions directes par l’emploi du papier Ru ferro-prussiate de M. Audouiu et de la maison Marion et du cyano-fer de la maison Pellet et Cie 1.
- t’our utiliser ces moyens, on peut évidemment employer les clichés négatifs tels que nous les avons indiqués; mais on peut aussi se servir des dessins originaux
- 1 Voir les chapitres relatifs aux impressions au’cyano-fer et au ferro-
- prussiate.
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- formant clichés eux-mêmes. On a alors une impression renversée, à moins qu’on ait fait le dessin sur un papier très mince, comme du papier végétal, par exemple.
- Dans 'ce cas, il faut surtout donner la préférence au dessin au tire-ligne ou à la plume, et n’user que d’une encre contenant une matière colorante anti-actinique, c’est-à-dire ne laissant pas traverser les rayons lumineux.
- Une infusion de curcuma, une décoction de safran, une dissolution concentrée de bichromate de potasse remplissent parfaitement cet objet.
- Les traits noirs produits par l’encre de Chine non additionnée d’une matière colorante jaune, ne pourraient suffire à arrêter les rayons lumineux. L’image se reproduirait, mais avec peu de netteté ; il y aurait une demi-teinte, là où devrait se trouver un blanc pur. Il est bon aussi de se rappeler que, lorsqu’on destine un dessin industriel à être reproduit de la sorte, il faut éviter de passer les teintes plates conventionnelles qui nuiraient à l’impression nette et complète du dessin lui-même. On en tire d’abortf à l’état linéaire, avec lettres et toutes légendes explicatives à l’appui, autant d’épreuves qu’il est nécessaire, et puis, s’il y a lieu, on le termine par des teintes de couleurs diverses destinées, par exemple, à séparer distinctement le bois du fer, le cuivre rouge du cuivre jaune, etc.
- Après une insolation suffisante du cliché ou de l’original contre le papier au ferro-prussiate, on met dans une bassine d’eau le papier sensible impressionné-L’image s’y développe bien vite et elle apparaît en traits blancs sur un fond bleu (voir l’atlas). La matière colorante est du bleu de Prusse incorporé au papier. Ces images possèdent une grande puissance de durée.
- Ce moyen de reproduction de certains dessins est bien
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- simple, comme on le voit; il exclut l’emploi de n’importe quel produit chimique ; la manipulation est des plus faciles : un châssis-presse de la dimension convenable, un papier vendu tout prêt dans le commerce, et à des conditions de prix (9 fr. le rouleau de 0m,65 X 10m) très modérées, et de l’eau claire, c’est tout ce qu il faut.
- Mais il est vrai de dire que ce procédé n est propre qu’aux dessins au trait. Ce sont les seuls, d’ailleurs, qui nous occupent en ce moment.
- Pour obtenir des épreuves ayant les traits bleus sur fond blanc, il faudrait opérer avec un positif; mais il existe un procédé spécial à ce genre d’impression bleue sur blanc. C’est le procédé de MM. Pellet et Cie, au papier cyano-fer.
- Le dessin se produit sur fond blanc et toujours en bleu de Prusse. Ce procédé offre plus de complications que le précédent, parce qu’il nécessite l’emploi de trois bains distincts : le papier cyano-fer, suffisamment impressionné à travers le cliché direct, est plongé dans un tain de prussiate jaune à saturation, puis rincé à 1 eau avec soin, et enfin immergé dans de l’eau acidulée d’acide chlorhydrique à 10 p. 100 ; après quoi il est relevé et mis à sécher.
- ^ L’effet obtenu est plus normal, il rend mieux celui de 1 œuvre originale au lieu d’en être la contre-épreuve; mais nous le répétons, ce résultat ne s’obtient pus avec Ratant de facilité que pour le cas précédent, où un simple lavage à l’eau a permis de révéler l’image.
- Les appUcations que l’on fait de l’un et de l’autre de ces deux moyens de reproduction sont considérables.
- A.vec le papier au cyano-fer (papier Pellet), l’image reproduite étant semblable à l’image originale, et le papier étant revenu à l’état primitif avec son fond blanc, ce fond peut être teinté, annoté, corrigé, etc. Le prix de
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- ce papier, tout préparé et d’une conservation illimitée-est de 1 franc la feuille grand-aigle.
- Les épreuves obtenues, étant formées par du bleu île Prusse, sont absolument inaltérables. La rapidité est plus grande que par le papier au ferro-prussiate.
- Nous pourrions encore indiquer une infinité d’autres moyens de ce genre1. Ainsi, du papier immergé dans une dissolution de nitrate d’uranium, exposé à la lumière et mis ensuite dans une faible dissolution de nitrate d’argent ou de chlorure d’or, puis lavé simplement à l’eau» donne des images brunes ou bleues douées aussi d’une certaine stabilité ; rien n’est difficile dans cette manipulation ; mais si nous entrions dans la voie d’indications de ce genre, nous sortirions des limites que nous nous sommes imposées ; il nous parait, d’ailleurs, très suffisant de ne nous occuper que des faits distincts les plus courants et d’une application facile ou tout au moins féconde.
- On trouvera plus loin, d’ailleurs, la description d’autres méthodes d’impression ; car nous croyons intéressant de parler du Chromographe, du Papyrographc> du procédé de M. Artigue et d’un autre analogue, mais qui permet d’obtenir- directement un positif au charbon à l’aide d’un positif original. Nous dirons aussi un mot du crayon voltaïque et de la plume électromagnétique d’Edison.
- Mais passons d’abord aux procédés vraiment industriels pour reproduire les dessins au trait.
- 1 Nous parlerons plus loin du procédé appliqué par M, Colas à l’ai<tc duquel s’obtient la reproduction d’un dessin avec une matière colorant qui n’est autre que l’encre à écrire ordinaire.
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- CHAPITRE IV
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES MOYENS DE REPRODUCTION DES OEUVRES D’ART AU TRAIT ET AU POINTILLE
- (deuxième partie)
- Sommaire : Les trois procédés de reproduction vraiment industrielle dont nous allons nous occuper sont : la phototypographie ; — la plioto-lithographie qui comprend la phototypie et enlin la photogravure.
- Ces procédés divers, bien que distincts, peuvent se combiner entre eux. — En quoi consiste la phototypographie et quel est, dans cette application, le rôle de la photographie. — Description abrégée des opérations qu’implique la formation d’un cliché phototypographique. — Maisons principales qui pratiquent ce procédé. — Services qu'il rend aux publications illustrées. — On doit éviter l’emnloi des papiers teintés pour exécuter les dessins destinés à une reproduction phototypographique. — Le cuivre peut être substitué au zinc, mais l'exécution du cliché devient alors plus difficile.
- Les procédés de reproduction vraiment industrielle dont nous allons nous occuper appartiennent aux trois genres d’impression différents qui sont . 1 la P10 0 .typographie, c’est-à-dire la gravure en relief o eiu^e avec l’aide de la photographie ; 2° la photohthograp u . ou dessin sur pierre, obtenue par la photogiaplne e phototypie, et donnant des planches susceptibles d etre les unes et les autres,imprimées comme le sont les utn -graphies dessinées sur pierre an crayon ou à l’encre i-thographiques ; 3° la photogravure ou planche gravée en creux (genre de gravure appelé taille-douce), toujours à l’aide de réserves créées par un moyen photogia-phique.
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- Bien que ces divers procédés puissent se combiner, devenir les auxiliaires les uns des autres, nous allons les décrire d’abord isolément, et nous aurons, ensuite, l'occasion de montrer comment ils arrivent quelquefois à se grouper pour concourir ensemble à l’exécution d’un même résultat.
- La pliotolithographie, par exemple, sert souvent à l’exécution des travaux pliototypograpliiques; mais, pour le moment, nous ne parlerons que des phototypo-graphies obtenues sans son secours ; puis, arrivés à la pliotolithographie, nous indiquerons, et son apport à la typographie, et son application à l’état de photo-lithographie directe. Ceci est dit pour établir, d’une façon bien nette, l’ordre de notre exposition, et pouf que chaque procédé apparaisse bien clairement, dégagé de tout mélange avec des méthodes différentes ou si' milaires.
- La phototypographie est, nous le répétons, l’art de reproduire un dessin au trait et au pointillé de façon à en faire une planche, un cliché typographique, c’est-à-dire une planche d’impression dans laquelle les trait3 imprimant, ceux qui prennent l’encre des rouleaux pouf la déposer sur le papier, sont en relief.
- Chacun connaît ce genre de clichés désignés encore sous le nom de bois, lors même qu’ils ne sont que I3 reproduction galvanoplastique d’un bois préalablement gravé à la main, procédé dont nous aurons à non8 occuper, ou bien un cliché métallique en relief obtenu à l’aide de la photographie.
- Pour expliquer en quoi consistent les divers procédé de phototypographie, nous devons, avant tout, dire que le rôle, le seul rôle qu’y joue la photographie, consista dans la formation, à la surface d’un métal, qui est le pluS souvent du zinc, d’une réserve composée d’une matière
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- inattaquable par un acide faible et dont la disposition, à la surface de cette plaque métallique, est identique à celle du cliché obtenu d’après l’œuvre originale.
- Les parties du métal recouvertes de cette réserve sont ainsi soustraites à l’action de l’acide, tandis que celui-ci attaque, ronge et creuse les parties découvertes. Une action plus ou moins prolongée de l’acide, étendu d eau dans des proportions déterminées, permet d’obtenir des creux plus ou moins profonds, ou, pour nous servir d une expression usitée en pareille matière, de produire une morsure plus ou moins marquée.
- La méthode se résume donc en ceci : user d’une substance chimique, sensible à la lumière, et susceptible de devenir insoluble dans les endroits atteints par elle, tandis qu’elle demeure soluble dans un liquide déterminé partout où elle n’a subi aucune action lumineuse.
- Cette substance doit en môme temps être capable de résister à l’action des acides employés à mordre le métal.
- Il est diverses substances de ce genre; mais celle qui, jusqu’ici, a mérité la préférence, parce qu’elle est douée de la plus grande somme de résistance aux atteintes des acides, c’est le bitume de Judée en dissolution dans la benzine anhydre.
- Bitume............................ , , 3
- Benzine anhydre .... T............ 100
- Ajouter quelques gouttes d’essence de citron pour accroître la sensibilité.
- e ternis est étendu sur cette plaque en couche très 1 Tu06 et UI1iforme, et quand cette couverture est
- 8 ^ I^mpressionne à travers le négatif.
- Ua lumière, traversant les traits transparents du ch-
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- ché, va rendre insolubles les parties immédiatement correspondantes de la couche bitumée. — L’insolation étant suffisante, — ce que l’on voit facilement quand on a l’habitude de ce procédé, — il reste, ainsi que nous l’avons dit, à dissoudre tout le bitume demeuré à l’abri des atteintes de la lumière. Les dissolvants du bitume sont nombreux.
- L’essence de lavande et l’essence de térébenthine sont les plus employées, la benzine elle-même pourrait encore servir ; mais son action est trop énergique. Bien que le bitume se trouve modifié par la lumière, il convient, lors du développement, c’est-à-dire, de la mise à nu du zinc partout où devra agir le mordant, de ne le traiter qu’avec modération pour ne pas entamer les fines tailles et pour conserver les traits les plus déliés du cliché négatif.
- Quand l’action du dissolvant paraît suffisante, on l’arrête par un lavage copieux à l’eau ordinaire ; on laisse sécher et l’on soumet la plaque, qui porte alors le dessin bien complet, formé par le vernis de bitume se détachant sur un fond métallique dégagé de tout voile, à une nouvelle insolation qui a la propriété de donner plus de dureté au bitume et d’accroître sa solidité lorsqu’on mettra la plaque au bain d’acide, c’est-à-dire lorsqu’on fera mordre.
- Diverses maisons de Paris bien connues, telles que D maison veuve Gillot et fils, — Yves et Barret, — Lemer-cier, — Lefman, — Michelet,— Fernique et d’autres encore, pratiquent ce procédé qui tend à se généraliser de plus en plus.
- Reprenons la marche du travail au moment où nons avons formé sur la plaque de zinc une image au bitum6 bien adhérente au métal. On augmente encore l’adhérence en chauffant légèrement cette plaque le bitume
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- reproduction au trait et au pointillé
- Pénétrant mieux ainsi dans les pores du zinc et s’y soudant plus fortement.
- La plaque est alors immergée dans une cuvette en gutta contenant de l’eau acidulée avec de l'acide azotique (eau-forte) à 2, 3 ou 5 p. 100 suivant la nature éu travail. 11 convient d’employer une acidulation très faible quand on traite un sujet d’une extrême délicatesse, et l’on peut agir avec un peu plus d énergie quand le dessin ne contient pas de grandes finesses qu une action trop vive détruirait.
- La cuvette, ouïe bain de morsure, doit sans cesse être animé, pendant l’action de l’acide, d’un mouvement de balancement, pour que le métal mordu se trouve toujours débarrassé des sels qui se forment, pendant le mordançage, par la combinaison de l’acide azotique avec le zinc.
- Après une première morsure que l’on ne prolonge que jusqu’au moment où il s’est formé un creux appréciable au toucher, à peine visible, on sort la plaque, on l’essuie et on la pose sur une presse lithographique pour l’encrer avec un vernis gras qui ne prend, naturellement, que sur les parties recouvertes de bitume et déjà mises en relief.
- Cela fait, on pose la planche sur une plaque en fonte ée fer chauffée, par dessous, à une température assez élevée. La chaleur ramollit le vernis gras épais, posé suc les reliefs et le fait couler sur les deux parois de la taille en relief qui se trouve ainsi revêtue, à son tour, d’une couverture, d’un vernis protecteur contre 1 action ultérieure du bain d’acide ; pour que ce vernis soit piUs homogène et plus résistant on saupoudre la plaque de poudre de bitume qui adhère partout où est le corps gras.
- laisse refroidir, puis on soumet à un nouveau
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- mordançage qui accroît le relief d’une quantité égale a la première. •— Même opération encore d’encrage, de chauffage, de saupoudrage et ainsi de suite jusqu’à11 moment où le relief est suffisant.
- Durant ces opérations successives on peut, par des réserves formées avec un vernis gras et placées artis-tiquement, arrêter l’action de l’acide dans les parties suffisamment attaquées et ménager ainsi, de proche en proche, les effets qui doivent le mieux concourir à la reproduction exacte de l’original. C'est là une question d’habileté et de goût, en dehors de l’action mécanique elle-même, et qui est pour beaucoup dans la valeur des résultats.
- Le même outil produit des œuvres plus ou moins bonnes, si automatique que soit son action, suivant qu’il est dirigé par des mains plus ou moins exercées.
- Ces opérations successives peuvent aller de 6 à 9. —-La résine et l’encre, en coulant sous l’influence de chaque chauffage, finissent par remplir, peu à peu, toutes les cavités les plus serrées, il ne reste plus à la fin que les grands espaces sans taille qui conservent le métal à nu et il n’y a alors aucun danger à terminer l’opération par un mordançage plus violent* qui creusera beaucoup ces espaces larges, ainsi que le fait, pour ménager les blancs, un graveur créant à la main un cliché typographique sur bois.
- Si simples en apparence que soient ces opérations diverses, elles exigent néanmoins une certaine habitude pratique de la part des opérateurs qui ont à les appliquer ; mais on reconnaîtra sans peine qu’il y a loin , de la difficulté qu’elles peuvent présenterai celle des travaux de gravure directe.
- Et l’on peut être convaincu d’avance que la main n’aï*' riverait jamais à une semblable fidélité dans le rendu. La
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- reproduction au trait et au pointillé copte laite par un artiste, même à l’aide du décalque le plus minutieux, n’égalerait jamais la reproduction photographique ; et, de plus, quelle minutie, que de temps précieux à perdre, pour reproduire à 1 aide du burin, l’objet même le plus insignifiant, sans parler de ceux que 1 ùn ne tenterait même pas de copier si l’on n axait la photographie à sa disposition.
- La plaque de zinc, une fois mordue à la prolondeur voulue, doit être rognée à la dimension convenable, biseautée, clouée sur bois et souvent recreusée à la gouge dans les grands blancs pour éviter que les rouleaux, en fléchissant, n’atteignent le fond de ces parties vides de tailles en relief et ne le salissent au détriment de la propreté du tirage.
- Quelques retouches au burin sont parfois nécessaires pour dégorger certains empâtements, pour donner de la netteté à certaines parties de l’image. Il est même rare que l’on puisse les éviter dans les travaux où abondent les hachures serrées , lorsque, surtout, les espaces vides se trouvent rétrécis considérablement, par une réduction au 1/4, au 1/6 et, souvent même, à une échelle bien moindre encore des dimensions de l’original.
- Les applications de la zincographie, ou gravure sur zinc en relief, s’étendent à toutes les reproductions industrielles de dessins à la plume ou au crayon obtenues directement avec des traits ou des points, à la condition flue ces dessins soient exécutés sur des fonds blancs ou L^s clairs.
- Les papiers jaunâtres, bleutés ou teintés de n’importe quelle autre couleur ne permettent pas toujours au né-gatif d’avoir des traits d’un blanc très pur se détachant sur un fond bien opaque ; il en résulte une transluci-dité générale du fond du dessin dans le cliché et, par
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- suite, un voile léger de bitume sur toute la surface de la plaque.
- Le métal n’est pas mis à nu et la morsure ne peut avoir lieu. — Il faut absolument réunir les deux conditions essentielles d’une netteté parfaite dans le dessin formé par le bitume et d’une propreté complète du zinc, dans toutes les parties qui correspondent au blanc du papier dans l’original.
- On peut agir sur le cuivre tout comme l’on opère sur des plaques de zinc et obtenir, avec l’emploi du bitume de Judée, imprimé photographiquement, des reliefs sur cuivre.
- L’emploi du cuivre est bien préférable au zinc quand l’on doit reproduire des sujets d’une très grande finesse comme des dessins d’objets vus au microscope, etc-Seulement il exige un bain plus chargé en acide et une habitude toute spéciale de l’usage de ce métal.
- Le prix moyen de ces clichés typographiques est de 20 à 30 centimes le centimètre carré de la planche terminée, le spécimen de phototypographie qu’on peut voir dans l’Atlas donne une idée très exacte de ce mode d’impression et des résultats qu’il produit.
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- CHAPITRE Y
- LA PHOTOLITHOGR APHIE.
- Sommaire : Définition. — Report sur pierre d une image imprimée sur zinc. — Presses Ragueneau pour impressions sur zinc.— Impressions directes sur pierre lithographique. — Emploi d’un support transitoire : papier gélatine. —Gillotage. — Procédé à la gomme. — Phototypie, ses applications aux impressions de sujets au trait.
- Passons maintenant à la photolithograpliie qui, comme son nom l’indique, est un moyen de reproduction industrielle de dessins au trait reproduits sur pierre par la photographie et imprimés ensuite litlio-grapliiquement.
- On peut arriver à mettre sur pierre un dessin obtenu d’abord au bitume sur plaque de zinc, comme on l’a yu indiquer plus haut pour la formation des clichés pho-totypographiques.
- On arrête les opérations que nous venons de décrire au moment où l’image en bitume a été rendue aussi adhérente que possible à la plaque de zinc, et au lieu de la plonger dans un bain d’acide, et de creuser les blancs, on traite la plaque tout comme une pierre lithographique ordinaire.
- U faut que l’on sache que le zinc possède des propriétés analogues à celles des pierres lithographiques.
- trait dessiné avec de l’encre grasse sur une lame de zinc peut se reproduire indéfiniment si, après avoir
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- préparé le zinc à la gomme et à l’acide comme une pierre lithographique, on vient à en tirer des images comme on le ferait si le trait avait été tracé sur une pierre.
- Cette curieuse propriété du métal en question a donné lieu à l’invention des presses Ragueneau, que l’on trouve dans le commerce, pour faire chez soi de l’auto-grapliie courante. M. Wibart, constructeur de presses typographiques, a construit une presse cylindrique à vapeur pour faire des tirages industriels sur zinc avec des dessins reportés sur des feuilles de ce métal, soit par des moyens lithographiques, soit par des moyens photographiques.
- On a eu recours à cette propriété du zinc pour y reporter les dessins, d’abord exécutés sur la pierre, et les conserver ainsi pour un usage ultérieur, tandis que la pierre peut être poncée et utilisée pour une création nouvelle ; on réaliserait ainsi une économie de place et une économie d’argent.
- Nous ne citons ces applications que pour mémoire, car nous aurons à y revenir en nous occupant de la lithographie proprement dite, soit en noir, soit en couleurs.
- Revenons à notbe planche en zinc, couverte d’un dessin au bitume. Elle a été passée à l’acide, gommée, mouillée et encrée au rouleau. Partout où le zinc est à nu, le corps gras, en vertu de la propriété que nous venons d’indiquer, est repoussé, surtout si les surfaces nues ont été mouillées avec une infusion de noix de galle. Le vernis gras est, au contraire, arrêté par toutes les parties où se trouve du bitume. Si l’on tire une épreuve à la presse, on aura un véritable dessin H' thographique.
- On en tire ainsi une bonne épreuve sur papier de
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- chine encollé, et on en fait le report sur pierre lithographique. Ce report sur pierre ne serait pas nécessaire si l’on n’avait qu’à tirer un petit nombre d’épreuves ; Mais pour un très grand nombre, on arriverait difficilement à conserver intacte, jusqu’au bout du tirage, la Plaque de zinc bitumé.
- A.vec une petite presse Ragueneau, on peut donc tirer très commodément des épreuves de dessins au trait sur ztnc, et reproduits avec une réserve de bitume à l’aide d un cliché photographique. On peut encore tirer une épreuve sur chine et la remettre à un lithographe qui en opérera le report sur pierre et en fera le tirage à tel Nombre que l’on désirera.
- Voilà une première méthode de photolithographie ; il en est d’autres encore.
- Rien ne s’oppose à ce que l’image ne soit formée directement sur la pierre lithographique exposée à la lumière sous le cliché négatif.
- Pour obtenir ce résultat on a recours à la propriété, démontrée d’abord par Poitevin, que possède la lumière de rendre, non-seulement insoluble dans l’eau, mais missi, imperméable à l’humidité un mucilage hichro-naaté, composé, soit de gélatine, soit de gomme ou d’albumine et additionné, dans une proportion qui varie de ** à 5 p. 100, d’une dissolution dans l’eau, d’un bichromate alcalin.
- fait un mélange d’eau, d’albumine (blancs d’œufs), °a d’albumine sèohe et de bichromate d’ammoniaque.
- mucilage est passé partout sur une pierre lithographique, bien poncée et bien nettoyée. On frotte avec un ampon de manière à enlever tout l’excès du liquide sensibilisateur, puis on frotte encore, après même que a surface de la pierre est tout à fait sèche, de façon à la ïmhr ou à lui donner, tout ail moins, un aspect brillant
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- et glacé. Dans cet état, il n’y a plus qu’à la chauffer un peu, pour être bien certain qu’elle est débarrassée de toute trace d’humidité, et à l’exposer, refroidie, sous Ie cliché.
- Partout où la lumière pénètre sur la surface de la pierre l’albumine bichromatée est coagulée, ou pour mieux dire, rendue imperméable à l’humidité, tandis qu’elle reste soluble dans toutes les autres parties que la lumière n’a pas atteintes.
- Après une insolation jugée suffisante ( elle est de quelques minutes seulement, tandis que dans le cas du bitume il faut généralement des expositions de unf heure, et même davantage, en belle lumière) on por# la pierre à l’abri du jour dans le laboratoire, et on eu recouvre uniformément la surface d’encre lithogrt1' phique. L’encre prend partout et l’on a ce que l’on ap' pelle tableau noir.
- La pierre étant ainsi préparée, si nous venons à e,! mouiller la surface en l’immergeant rapidement dafl’ une bassine pleine d’eau, l’humidité pénétrera partoa* où l’albumine n’a pas été imperméabilisée par la D' mière; puis, si nous passons à sa surface un roule^ lisse, il s’encrera aux dépens de la pierre, dégageai1* ainsi le dessin qui, seul, retiendra l’encre, tandis celle-ci ne présentera aucune adhérence dans toutes $ parties où elle reposera sur une surface pénétrée pal l’humidité.
- Dès que l’image est bien dégagée, on traite la pieff1 à l’acide et à la gomme et l’on a un vrai dessin lithogi’3' phique, susceptible de fournir un long tirage.
- Ce moyen direct est rarement employé, à cause de ^ difficulté que présente le maniement des pierres litù0 graphiques d’une certaine dimension.
- On aime mieux obtenir l’image photolithographigllf
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- sut un support transitoire, comme nous l’avons dit à Propos de l’emploi du bitume. Pour cet objet, seulement, il est facile de produire une première épreuve à l’encre grasse,par la photographient de la reporter ensuite sur pierre. Au lieu de zinc on prend du papier, au lieu de bitume on se sert de gélatine bichromatée. Les opérations sont, d’ailleurs, les mêmes, mais elles s’effectuent avec plus de facilité, plus de rapidité, et, en outre, elles donnent plus de finesse aux dessins reproduits.
- Le papier gélatiné, nécessaire à cette application, se trouve dans le commerce chez tous les gélatineurs, qui le fabriquent pour un tout autre usage — pour des couvertures de cartonnage surtout. — La couleur du papier importe peu, mais il vaut mieux qu’elle soit foncée, de façon à éviter la réflexion en retour des rayons lumineux, celle-ci pouvant amener un peu de diffusion.
- La sensibilisation est des plus simples : on met les fragments de ce papier, coupés de la dimension voulue, dans de l’eau, où l’on a fait dissoudre 5 grammes pour 100 de bichromate de potasse. Trois ou quatre minutes d’immersion dans le bain suffisent, puis on fait sécher dans l’obscurité, en piquant les feuilles, avec une épingle, sur un coin, contre un liteau de bois.
- Dès que ce papier est sec, on peut l’exposer sous le cüché, toujours dans un cliàssis-presse ; après quelques minutes d’insolation, on le sort du châssis-presse, °n le noircit partout au rouleau, avec de l’encre à report, puis on le plonge dans une bassine remplie •l’eau ordinaire additionnée d’alun, dans une proportion •le 2 pour cent.
- Les parties non impressionnées par la lumière se gon-flent parce qu’elles sont aisément pénétrées par l’eau ; celles, au contraire, qui ont subi l’action lumineuse sont imperméables ; elles ne peuvent donc se gonfler et,
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- après quelques minutes de cette immersion, si l’on retire la feuille et qu’on laisse s’écouler le liquide libre à sa surface, on voit tout le dessin se marquer nette-' ment en creux. On a ainsi une sorte de planche en taille douce qui a retenu l’encre au fond de ses tailles les plus déliées.
- On pose alors la feuille humide sur une pierre lithographique, la gélatine se trouvant au-dessus ; puis on dégage le dessin avec un rouleau propre en gélatine, de toute l’encre inutile laquelle n’a aucune adhérence sur les surfaces en relief qui sont chargées d’eau.
- Cette image forme une excellente épreuve de report ; nous allons expliquer ce résultat.
- L’encre étant emprisonnée partout dans des traits creux, ne peut s’écraser sur la pierre. Lorsqu’on donne la pression, il faut attendre que le papier ait perdu la plus grande partie de son humidité pour faire le report. On évite ainsi l’épaississement des traits qui se produit avec les reports d’épreuves tirées sur chine, sur papier pelure, sur papier cristal et, en général, sur toutes les surfaces planes.
- L'image, une fois sur pierre, on la traite comme d’habitude. Ce même procédé permet de faire des reports sur zinc où l’on remplace alors le bitume de Judée par un corps gras rendu plus consistant et plus réfractaire aux actions de l’acide, par un saupoudrage de bitume en poudre, ou d’une résine pulvérisée, de la colophane, par exemple.
- Les opérations suivent ensuite leurs cours, comme pour l’emploi de la zincographie au bitume de Judée.
- Il existe d’autres moyens d’obtenir des images formées par un corps gras, et que l’on peut transporter soit sur pierre, pour les imprimer sur ce véhicule, soit sur zinc, pour en faire du gillotage, opération qui est absolument
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- semblable à celle de la zincograpliie au bitume, et qui Permet d’obtenir les clichés typographiques ainsi que ra fait industriellement, un des premiers, M. Gillot, limage, propre au gillotage, est formée, soit par le dessin lithographique lui-même, soit par une gravure en taille douce, soit par tout moyen photographique, conduisant à l’obtention d’une image à l’encre de report et susceptible d’être transportée sur zinc.
- Par extension, on a donné le nom de Gillotypie, même aux clichés typographiques obtenus avec le bi-fame de Judée, bien que l’application de ce moyen à la gravure chimique remonte aux premiers temps de la Photographie.
- Il y a encore, disons-nous, d’autres moyens de faire sur pierre des reports d’images, formées par la photographie. Nous n’essaierons pas de les indiquer tous, et nous choisirons ceux qui sont d’une application plus certaine et plus régulière.
- Nous croyons, pourtant, utile de décrire encore le Procédé à la gomme qui est essentiellement propre au genre de reproduction qui nous occupe.
- Ce procédé repose aussi sur le principe de Poitevin ; nmis, au lieu de gélatine ou d’albumine, on emploie de la gomme arabique en dissolution dans l’eau (eau 150 g., gomme 100 gr.) et additionnée de bichromate de potasse (100 cc. eau de gomme, 100 cc. eau saturée de bichro-mate de potasse). On filtre à travers une mousseline ce Huide épais dans une cuvette, en évitant la poussière et es bulles d’air ; puis, à la surface de ce liquide, on pose (les feuilles de papier albuminé coagulé ; on les y fait flotter de 3 à 4 minutes; ensuite, on les met sécher dans obscurité, en les suspendant par l’un des coins.
- Ce papier, une fois sec, est prêt à être employé ; il est toême urgent de l’utiliser, au plus tard, le lendemain
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- du soir de sa préparation. Le négatif redressé est appli' qué contre ce papier sensible, et exposé dans le châssis' presse à une insolation convenable, on doit voir l’épreu\'e mais à peine : si l’on arrivait au ton jaune d’or, le Te' port ne pourrait plus avoir lieu.
- Après l’insolation, la feuille sera posée sur du papier buvard humide, le côté gommé en dessus ; puis, sur ^ côté, on placera une feuille de papier blanc.
- L’épreuve sera prête à être reportée dès que le pap'er blanc aura une tendance à s’y attacher.
- Dans cet état de moiteur dont, avec un peu d’haP' tude, on saisira le degré voulu, la surface gommée egl posée sur une pierre poncée, bien sèche, puis reco'v verte, sur le verso, de quelques feuilles de papier el d’un carton à satinage’: le tout formant coussin.
- On donne alors la pression que l’on renouvelle 11,1 certain nombre de fois, de 8 à 10 fois ; puis, on enlève ^ tablier de la presse, le coussin, et l’on humecte avet une éponge, seulement humide, le revers de l’épreu^ qui adhère à la pierre. On laisse, en y revenant à pi"' sieurs reprises, le temps à l’humidité de pénétrer biel1 le papier; puis, on soulève délicatement un des coiip de la feuille, pour vérifier si elle s’enlève facilement Dans ce cas, on enlève complètement la feuille, sine*1, on mouillerait de nouveau et, après une attente ^ quelques minutes, on procéderait à l’enlèvement d^' nitif.
- Que s’est-il passé ? Les parties insolées sont restée sèches, tandis que l’humidité du buvard a pénétré parties demeurées solubles. Par la pression, la gom^ de toutes les parties non attaquées par la lumière [ adhéré à la pierre sèche, s’y est collée, tandis que ^ autres parties restent adhérentes au papier. En mon' lantle dos de la feuille, on a facilité la séparation de ^
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- gomme d’avec le papier, et, celui-ci, en s’enlevant, a engainé l’image insoluble, tandis qu’il a laissé sur la pierre une réserve formée de toute la gomme soluble.
- La pierre est ensuite bien séchée dans 1 obscurité, recouverte d’une encre formée avec de 1 encre à report, et délayée dans l’essence de térébenthine. Tous les traits du dessin se trouvent à nu sur la pierre ; le corps gras les pénètre, tandis qu’il ne peut traverser la réserve de gomme. On n’a plus qu’à passer, à la surface de la Pierre, une éponge humide pour dégager l’image qui se Contre immédiatement avec ses moindres détails. On encre de nouveau et quand l’épreuve est bien montée on la traite par la gomme, puis par l’acide, et Ton fait le tirage comme d’habitude.
- Phototypie. — Un autre moyen de reproduire industriellement des dessins au trait consiste dans l’emploi de la phototypie, sorte d’impression analogue à la photolithographie, mais dans laquelle la planche imprimante est exécutée directement, par l’action de la lumière, sur une surface sensible, sans qu’il soit nécessaire de procéder par voie de report sur un autre support. Le report Peut cependant avoir lieu, et il est des cas où il est opportun de tirer une image phototypique que Ton transportera soit sur zinc, soit sur pierre, soit sur bois, soit sur tout autre support définitif. Nous aurons à passer en revue ces diverses applications de la phototypie. Mais expliquons, tout d’abord, en quoi elle consiste.
- La base de ce procédé est la même que celle de la fiLotolithographie. La surface imprimante se trouve for-ni^e par une couche de gélatine bichromatée : la différence qui existe entre la phototypie et la photolithogra-Phie, c’est que la couche de gélatine phototypique sert directement à faire l’impression, sans qu’il y ait lieu
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- d’employer un autre véhicule que celui sur lequel repose la couche sensible, pourvu que celui-ci soit assez résistant.
- La pliototypie se prête aussi bien à l’impression des images à demi teintes qu’à celle des images au trait, nous ne nous occupons pour le moment que de ces dernières sauf à revenir sur l’application delà pliototypie aux reproductions de tout genre.
- Imaginons une couche de gélatine bicliromatée étendue sur une surface soit de verre, soit d’un métal bien dressé, cuivre ou zinc. Cette couche sera sensible à l’action des rayons lumineux et, ainsi que nous l’avons démontré dans le chapitre précédent, la gélatine bicliro-matée se trouvera coagulée et imperméable à l’humidité partout où elle aura été atteinte par la lumière.
- Toutes les parties de la surface sensible, non atteintes par l’insolation, conserveront leur propriété d’absorber l’humidité. Nous aurons donc transformé notre couche de gélatine en une vraie pierre lithographique ; si, après l’avoir mouillée, nous promenons à sa surface un rouleau chargé d’encre grasse, l’encre adhérera partout où elle sera mise en contact avec une partie sèche de la plaque, c’est-à-dire avec une de ses parties attaquées par la lumière, et elle sera, au contraire, repoussée dans les endroits gonflés d’humidité, c’est-à-dire non transformés par la lumière en une substance imperméable à l’eau. Maintenant, on comprend aisément la marche de ce procédé d’impression directe : il suffit, pour le réaliser, de déposer à la surface d’une plaque de zinc, de cuivre, de plomb ou de verre, et même d’une pierre lithographique, une couche de gélatine bichromatée, et exposée à la lumière, sous un cliché, après dessiccation et, enfin, de mouiller à l’eau froide, après l’insolation, pour humidifier les parties non influencées par les rayons
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- iumineux. Bientôt l’humidité absorbée sera suffisante pour que l’encre grasse soit repoussée partout où elle s©ia inutile à la formation de l’image, et Ion pourra °Pérer une série de tirages plus ou moins nombieux, .suivant que la préparation aura été faite dans des conditions plus ou moins bonnes.
- On trouvera dans notre traité spécial de phototypie tous les détails, fort nombreux, relatifs aux applications de ce procédé, que nous n’hésitons pas à indiquer com-1116 étant l’un des plus complets et des plus utiles.
- Comme nous devons revenir sur la phototypie, dans Ses applications à la reproduction industrielle des dessins modelés, des aquarelles et tableaux à l’huile, en un mot de toutes les œuvres de l’art ou de la nature, offrant des teintes continues, nous n’allons donner que quelques explications sommaires sur la marche pratique de ce procédé.
- La couche de gélatine impressionnée par la lumière üent lieu d’une pierre lithographique, et l’on s’en sert de la même façon, avec quelques ménagements de plus, Pourtant, car la couche de gélatine offre moins de résistance que la pierre, et elle est plus sujette à se détério-rer. Le nombre des épreuves que l’on peut tirer sur la gélatine est aussi, pour la même raison, moins c-onsidé-rable, mais il est si aisé de faire une nouvelle planche Phototypique, qu’il n’y a guère à se préoccuper de ce
- désavantage.
- d’ailleurs, les images qu’elle produit sont si parfaites ot si rapidement obtenues qu’il est bien permis d’avoir a c°hipter avec une plus grande délicatesse dans les opérions du tirage.
- 'thUars^pf de phototypie
- de M. Léon Vidal. Librairie Gauthier-
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- En outre, les planches phototypiques fournissent d’e* cellentes épreuves de report, et l’on peut, après ainsi tiré avec de l’encre à report, une très bon111 épreuve sur papier de chine encollé, la transporter une pierre lithographique. Par suite de ce transfert, dsf produira une certaine déperdition ; l’épreuve industriel n’étant pas aussi directe sera moins parfaite, mais da®! la plupart des cas, elle sera suffisante.
- On peut encore, avec cette épreuve phototypiq1^ tirée sur. papier de chine encollé, opérer un décalque ^ cuivre ou sur zinc, et, suivant les besoins, s’en seU1' pour obtenir soit des plaques avec reliefs ou typog^' phies, soit des plaques gravées en creux ou taillé douces.
- Dans le premier cas, on transporte sur le métal épreuve positive et dans l’autre un négatif.
- Quand l’épreuve à l’encre grasse se trouve transpor' tée à la surface d’une lame de zinc, par exemple, on ^ recouvre encore de bitume, ou de résine en poudre palpable, pour augmenter la résistance à l’action de ^ morsure, et l’on plonge dans un bain d’eau acidulée.
- Quand on se sert de glaces comme supports rigi^' des épreuves phototypiques, il est nécessaire de les ^ couvrir de deux couches, dont la première sert à sou^1 la seconde au verre, assez solidement, pour qu’elle ^ siste au frottement du rouleau et à l’action énergique ^ la pression. Une seule couche, celle quiforme la surfaf imprimante, suffit quand on emploie des plaques de <Rllj vre. Dans les cas où l’on se sert de feuilles de zinc, iles utile de provoquer une adhérence suffisante de la g^ tine au métal, par l’emploi d’une première couche ^ gélatine répandue sur le zinc, préalablement atta5u par de l’acide chromique en dissolution dans (3 grammes p. 100 d’eau).
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- Le zinc ne retiendrait pas, sans cette précaution, la c°uche imprimante, tandis que le cuivre possède, au contraire, une certaine affinité pour la gélatine, à laquelle il adhère très-bien. Quand on doit exécuter de grandes phototypies, l’emploi de lames de zinc, constitue une économie considérable et c’est pourquoi il est bon de pouvoir, suivant les cas, recourir à des supports différents. Le plomb mince et grené constitue aussi un excellent support.
- Le zinc, employé en feuilles minces *, permet de suivre la venue de l’image dans le châssis, parce qu’on peut soulever la feuille, la courber et voir où en est l’impression. Avec des glaces, on juge du degré de venue de i’image par l’effet de la translucidité ; mais cette inspection est impossible si l’on opère avec des plaques de cuivre1 2.
- 1 Du n° 4 ou S ; ne se servir que de zinc bien plané.
- 2 On peut aussi cuivrer le zinc. Voir au chapitre relatif à la galvanoplastie le moyen employé pour atteindre ce résultat.
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- CHAPITRE VI
- PROCÉDÉS DIVERS DE GRAVURE SUR BOIS, SUR MÉTAL, SUR PIERRE ET SUR VERRE.
- Sommaire : Caractères de la gravure en laille-douce et de la typographie. — Gravure sur bois. — Gravure sur métal : Eau-forte. — Gravure au burin. — Gravure à la pointe sèche. — Gravure sur pierre. — Gravure chimique en relief. — Procédé Dumont. — Procédé De-vincenzi. — Procédé Gillot. — Procédé Vial. — Procédés Dulos. — Procédé Comte.. — Topogravure. — Gravure sur verre. — Grapho-typie Dubois.
- Nous venons d’indiquer les principaux moyens photographiques de reproduction industrielle des dessins ou gravures au trait ou au pointillé. Toutefois, à ces procédés mécaniques s’ajoutent toujours ceux où la main d’un artiste exécute la planche de tirage ou le cliché, soit sur bois, soit sur pierre ou sur métal, soit enfin sur plaques translucides et meme sur papier.
- Il est une infinité de ces moyens. Nous allons en décrire quelques-uns.
- Si, à l’aide d'un burin, on trace sur une planche de bois parfaitement dressée (on se sert du bois de buis dont les fibres sont très serrées) un trait quelconque, et que l’on encre au rouleau, les reliefs du bois se noirciront, tandis que les traits creux resteront exempts d’encre, et se traduiront, à l’impression, par des lignes blanches sur un fond noir. Cette gravure en creux ca-. ractérise la taille-douce.
- On obtiendrait l’effet inverse si, laissant une ligne en
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- PROCÉDÉS DIVERS DE GRAVURE
- relief, on creusait le bois de chaque côté de ce trait : encre ne pourrait garnir les parties creusées, et Ion ftul’Rit un trait noir sur fond blanc. C’est là ce qui carac-t^rise la gravure en relief ou typographie.
- Ce même résultat peut s’obtenir soit pour un, soit pour plusieurs traits, plus ou moins enchevêtrés, et constituant un dessin linéaire sans ombres, ou ombré avec des hachures, et l’on peut agir non-seulement sur le bois, mais aussi sur la pierre ou sur le métal.
- Quand on se sert de ces deux derniers subjectiles, il est un moyen d’arriver à l’effet voulu qui dispense de la connaissance pratique du maniement du burin. La pierre °u la surface métallique, est recouverte d’un enduit préservateur (c’est généralement un vernis gras), sur lequel on dessine avec une pointe en mettant la pierre ou le métal à nu partout où doit exister un trait creux devant constituer le dessin ou ses ombres. Quand l’oeuvre première est terminée, on a ainsi un dessin complet,
- lormé par la couleur du métal ou de la pierre, qui se détache sur la teinte, généralement noire, du vernis employé.
- Ce vernis gras ou résineux 1 sert de corps isolant ; il ^siste à l’action d’une eau acidulée, de telle sorte que lorsque la pierre ou le métal sont soumis à la morsure,
- 1 acide agit seulement sur les parties non préservées, Celles que la pointe du dessinateur a découvertes.
- Cn laisse agir la morsure quelque temps, mais sans flR’il soit nécessaire d’obtenir un creux très marqué, ^uis on lave à l’eau pour arrêter l'action de l’acide, et 0n débarrasse la surface du métal ou de la pierre de enduit préservateur ; on y arrive à l’aide d’un dissol-de cet enduit.
- * ^ûir aux Formules diverses les formules de ces sortes de vernis de
- faveurs.
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- Le résultat est une véritable eau-forte, que l’on pourt3 tirer ensuite ou faire tirer mécaniquement à un tr^ grand nombre d’épreuves. C’est en définitive de la vure en taille-douce, mais obtenue sans le secours d» burin. L’effet contraire, c’est-à-dire typographique, se' rait plus difficile à obtenir. Il faudrait dessiner d’aboi à la plume sur pierre lithographique avec une encrf grasse et reporter le dessin sur zinc à l’aide d’une W pression sur papier de chine encollé ; puis agir confié nous l’avons dit précédemment à propos de la zincogr3' phie typographique.
- Certains papiers imperméables permettent de faire ^ dessin directement sur le papier de report ; on trafls' porte, par pression, cette autographie sur la planche $ zinc.
- On trouvera au chapitre de l’autographie les détail relatifs à cette opération.
- Gravure sur bois. — Dans ce genre de gravure, ainsl qu’il vient d’être dit, les traits, au lieu d’être creusé sont détachés en relief, et l’impression, au lieu de produire les parties creuses, rend au contraire celles 5111 ont été réservées par le burin du graveur.
- L’avantage de ce genre de gravures c’est qu’on ^ les intercaler dans le texte et les imprimer en mè$ temps que les caractères, ce qui serait impossible aVgt de la gravure en creux.
- A l’aide de la galvanoplastie l’on multiplie aisém#1 et à bon marché les exemplaires d’une même gravit sur bois, ce qui permet de réserver la planche original' dont on n’use que pour en faire les clichés galvaD0" plastiques ou galvanos dont on peut avoir besoin.
- Plusieurs sortes de bois sont propres à la gravure ; ^ meilleures espèces sont: le buis,le cormier et le poirier’
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- PROCÉDÉS DIVERS DE GRAVURE ïftais l’on peut user aussi du pommier, du poirier sau-^a§e, du cerisier et du merisier. Le bois de buis est celui ^0nt on se sert le plus généralement.
- surface du bois étant bien dressée et polie, et son épaisseur d’environ 23 millimètres, dimension qui est celle des caractères d’impression, on trace à la surface le sujet à graver, on l’imprime par un report lithographique, phototypique ou par divers moyens photographiques dont plusieurs constituent des industries spéciales.
- °n peut encore, si c’est la reproduction d’une estampe lae l’on veut graver, coller celle-ci contre le bois, du côté imprimé, puis l’on use le dos du papier, légèrement humecté, de façon à ne laisser que l’image même à la surface du bois.
- Pour avoir l’estampe parfaitement imprimée sur le bois, on passe à la surface de la planche une couche de térébenthine, on y pose l’estampe dessus par le côté imprimé, on laisse sécher, puis, avec une éponge imbibée é’eau tiède, on frotte doucement le dos du papier pour t enlever ; de la sorte il ne reste, sur le bois, que les traits ée l’estampe, comme s’ils avaient été imprimés à sa surface.
- Quant à la façon de s’y prendre pour procéder à la bavure de la planche, il serait difficile de l’indiquer ici Sans entrer dans de trop longs détails, c’est là un art spécial qui s’apprend par la pratique, sous la direction un praticien habile plutôt que par la lecture d’une ' escï’iption, si détaillée fût-elle.
- Gravure sur métal. —Nous nous bornerons, à propos e la gravure sur métal, ainsi que nous l’avons fait pour a gravure sur bois, à quelques indications d’un ordre Purement général, il faudrait sans cela écrire des vo-
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- lûmes pour arriver à décrire môme les principaux p1’0' cédés de gravure sur métal.
- Les métaux sur lesquels on grave le plus .générale' ment sont : le cuivre, le zinc, le bronze, le laiton e* V acier.
- Le cuivre, pour réunir les bonnes qualités nécessaire5 à donner de bonnes gravures, doit être plein, liant, trèJ serré, sans être aigre. On trouve chez les planeurs de= plaques de ce métal toutes prêtes pour les graveur5' c’est-à-dire coupées à la dimension désirée et parfaite' ment planées.
- Le zinc est aussi livré, par les planeurs, dans ^ bonnes conditions pour la gravure; l’emploi de ce métal' bien moins coûteux que le cuivre, permet de réalisé dans bien des cas une économie sérieuse, mais les résul' tats qu’il donne sont loin d’avoir la netteté des gravure sur cuivre.
- Le bronze, qui est un alliage de cuivre et d’étain,eS* quelquefois employé comme planche de gravure, il 00 plus de dureté que le cuivre, mais il ne saurait rivalisé avec l’acier ; or, depuis que l’on acière si aisément le: planches de cuivre, il vaut mieux, pour un graveD1’’ user de ce dernier métal qui est plus ductile.
- Le laiton est un alliage de cuivre et de zinc, il esl plus dur que le cuivre rouge, mais il est souvent poreu*’ aigre et cassant, à cause de la présence du zinc; bie)1 qu’il puisse, au tirage, fournir un bien plus grand no&' bre d’épreuves que les planches en cuivre, il vaut mieu* quand on fait une planche qui doit fournir un très gr^ nombre d’exemplaires, la graver sur cuivre, que l’°11 fait aciérer, ou bien encore directement sur-acier.
- Vacier, pour être gravé, doit être réduit à l’état d°u* ou décarburé. On procède sur ce métal comme ^ les autres métaux ci-dessus désignés.
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- Gravure a l’eau-forte.
- E® goure de gravure tient une trop grande place dans fôs travaux artistiques pour que nous ne lui consacrions quelques indications détaillées.
- *>ou8 ne nous occuperons que de l’eau-forte proprement dite, ou gravure à la pointe, qui est faite de sentiment et conduit, avec l’aide de la pointe seule et des Morsures intelligemment dirigées, au résultat désiré.
- Les pointes propres à graver à l’eau-forte se font avec toute espèce de morceau d’acier bien trempé, rond ou Carré, que l’on polit et aiguise sur une p’ierre à l’huile.
- Elles doivent avoir quatre ou cinq centimètres de fugueur et être fixées dans des manches tournés de lu cent, de longueur. On se sert vulgairement de simples morceaux de jonc dans lesquels on lait entrer les Pointes.
- Des aiguilles à coudre cassées et auxquelles on donne nouvelle pointe en l’aiguisant peuvent aussi servir Parfaitement.
- E est bon d’avoir des pointes de diverses grosseurs. Raffûtage de ces outils exige une certaine pratique, car faut que, sans couper le cuivre, la pointe, employée tous les sens, produise un travail bien égal. Quelquefois, comme nous le verrons dans le procédé ^rnnte, on se sert de pointes d’ivoire ou de plumes i 0le Pour enlever simplement le vernis sans attaquer le métal.
- u °Ur Peau-forte, il n’y a pas grand danger d’attaquer Cor^eu le métal, excepté pourtant dans les parties qui esP°adent aux demi-teintes les plus faibles, où les les S 116 Vivent pas avoir autant de fermeté que dans Parties vigoureuses du dessin.
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- Vernis. — La planche du métal que l’on doit graver à l’eau-forte doit recevoir une couche de vernis que la pointe enlèvera pour mettre le métal à nu partout où il devra être attaqué et creusé par l’acide ou eau-forte.
- Il y a diverses sortes de vernis à graver, les uns div'^ les autres mous, dont on trouvera les formules au cha-pitre des formules diverses ; ces vernis sont employé suivant les habitudes des graveurs et aussi suivant la nature des sujets qu’ils ont à traiter.
- Le plus généralement l’on se sert du vernis moti' quelquefois, comme dans les procédés Duclos et ComtC' de vernis Mânes.
- Application du vernis sur une planche. — Pou1, appliquer le vernis dur sur une planche on la nettoi^ d’abord avec soin en passant à sa surface de. la craie pulvérisée (blanc d’Espagne).
- Puis on fixe, sur un de ses côtés, un petit étau à ma111 ou bien un à chaque extrémité si elle est plus grandeet même quatre si la dimension l’exige; on fait ensuit chauffer cette planche sur un feu de charbon bien $ lumé et étendu dans un réchaud carré long de mani^ que la chaleur soit distribuée également sur la pland^'
- Lorsque la planche est assez chaude pour que ^ vernis, frotté dessus, y fonde facilement, on y pose*1* le vernis dur en le plaçant par points ou par petites paI^ ties assez rapprochées et également distantes les une' des autres ; cela fait on appuiera à petits coups avec ^ tampon, pour étendre le vernis, rapprocher et conte11 dre tous les petits tas, et faire en sorte que la pland1 en soit entièrement couverte v ^
- On continuera ainsi jusqu’à ce que le vernis, réduit la moindre épaisseur possible, présente une surfaC parfaitement unie, égale de ton, et luisante.
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- Le vernis étant ainsi étendu bien uniformément on e Noircit en se servant d’une flamme de lampe à pétrole * Plusieurs mèches, que l’on promène rapidement sous surface vernie, mais de manière à répartir le noir blen également.
- . ^-Humant ensuite une quantité de charbon assez con-S1dérable pour obtenir une surface de feu égale à celle de la planche, on posera celle-ci au-dessus, la surface ^ornie en haut et la soutenant sur deux supports, aux extrémités, on l’y laissera jusqu’à ce que le vernis soit cuit.
- On reconnaîtra cela dès qu’il commencera à ne plus fumer, soit au bout d’un quart d’heure environ.
- Il faut pour qu’il soit cuit quïl présente de la résistance à une pointe et que celle-ci marque dessus un trait pur. La retirer à l’instant et la laisser refroidir.
- On doit, durant toute cette opération, éviter qu’il ne tombe des poussières sur la planche alors qu’elle est chaude, car elles s’y attacheraient fortement et il faudrait procéder à l’application d’une nouvelle couche de vernis.
- La couche de vernis mou s’obtient à peu près de la |^ême manière : il faut envelopper le rouleau ou la boule e Vernis dans un double morceau de taffetas neuf, d’un hssu très fin.
- Lorsque la planche, chauffée par dessous bien égale-^CRt, a atteint une chaleur telle qu’en promenant le ^crnis dessus il fonde facilement et s’étende sans fu-r> on la couvre entièrement avec le vernis qu’on 0lRène d’un bout à l’autre du métal par lignes hori-(pj1 .es ou verticales, en ayant soin de laisser le moins Paisseur possible ; on frappe ensuite toute la surface ec le tampon, jusqu’à ce que le vernis présente,
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- comme par le premier procédé, une teinte égale, fine et bien unie.
- Avant de noircir au noir de fumée, il faut bien faire attention que le vernis ne fume pas, bien qu’il doive être encore assez chaud.
- Une fois que la planche s’est refroidie on peut travailler dessus, le vernis mou n’ayant pas besoin de cuisson ; c’est ce qui lui fait accorder la préférence par les artistes.
- On peut préparer d’avance un certain nombre de planches pourvu que la surface vernie soit posée de façon à n’avoir aucun choc, aucun frottement à supporter. On peut en recouvrir la surface avec du papier très fin ou bien encore avec un linge fin et doux.
- Tracé. — Le cuivre préparé ainsi qu’il vient d’être dit on peut commencer le tracé à la pointe.
- L’artiste se sert de sa pointe comme il le ferait d’un crayon, il n’est astreint à aucune règle, à aucune méthode spéciale, il jouit donc de toute la liberté d’allures possible, laissant à son inspiration tout son essor, c’est ce qui fait que l’œuvre ainsi gravée est bien sienne, elle porte bien le reflet de sa manière habituelle, de son talent personnel.
- Il faut que le peintre trace un trait pur, brillant, sans aucune égratignure.
- Décalque. — Le plus souvent, avant de procéder an tracé, il convient de disposer sur le vernis les principales lignes du dessin à exécuter et même encore d’y transporter le dessin lui-même.
- Le décalque peut s’opérer de plusieurs manières, s’il est indifférent que le dessin à graver soit représenté pu1’ l’impression dans un sens inverse à celui qu’il a sur Ie
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- papier, ce qui arrive souvent dans l’ornement et l’archi-tecture, et s’il peut être sacrifié on n’a qu’à le frotter Par derrière avec de la sanguine en poudre, que l’on étend bien également avec un linge fin de manière a ne laisser, sur le papier, aucun grain détaclié qui pourrait rayer et gâter le vernis. On pose ensuite ce dessin sur le cuivre, en le fixant par de petites boules de °lre molle, de façon que le dessin ne puisse pas se déranger.
- On peut encore, si l’on veut ne pas salir le dessin, lettre, entre le vernis et le dos du dessin, une feuille de Papier végétal recouverte de sanguine ou de mine de Plomb en poudre, plombagine.
- Ensuite on passe sur tout le trait avec une pointe d’acier légèrement ronde et non coupante, en évitant de trop appuyer, pour ne pas entamer le vernis.
- La mine de plomb est préférable à la sanguine parce qu’elle s’attache plus fortement au vernis d’une part et lue d’autre part elle résiste plus longtemps aux frottements.
- Si l’on tient à ce que la gravure présente, lors de l’impression, une copie placée dans le même sens du dessin, on calque ce dessin sur un papier fin et transparaît, avec une plume et de l’encre de Chine ; on frotte Ce calque avec de la mine de plomb, et, le retournant SUr la planche, on opère comme dans le premier cas.
- On pourrait agir de même, avec un dessin et une gra-^Rre à reproduire, en les rendant translucides par de Euile, mais il faudrait qu’il'n’y eût aucun inconvénient
- es sacrifier.
- ^ l’aide de procédés photographiques l’on peut trans-P°rter sur le vernis, et dans tel sens qu’on le désire, •°hte reproduction possible, sans être astreint à la ^mutie d’un calque qui n’est jamais d’une fidélité ab-
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- solue et donne toujours au travail une certaine raideur.
- Par ce moyen, l’on a les moindres détails du sujet à reproduire et le travail de l’artiste se trouve considérablement simplifié.
- Nous indiquerons plus loin un moyen de travailler à la pointe sèche sur un vernis transparent-sous lequel se trouve l’épreuve photographique elle-même, à la surface d’une plaque de verre. L’on arrive ainsi à produire indirectement des eaux-fortes en opérant sur un dessin absolument complet et sur lequel on juge par translu' cidité les effets obtenus.
- On obtient encore un bon résultat d’un calque sur du papier-glace (gélatine en feuilles minces) avec une pointe fine et coupante : le trait se grave ainsi en creux ; on Ie frotte ensuite avec de la poudre de mine de plomb ou de sanguine, ou bien avec un mélange de ces deux poiu dres. On applique ensuite le calque contre la surface du vernis et l’on frotte par derrière avec le brunis' soir. Le décalque ainsi obtenu est d’une très grande pureté.
- C’est une sorte de décalque en taille-douce.
- Une fois le décalque transporté sur la planche, ou époussète cette dernière avec une barbe de plume poür enlever toute poussière qui, en s’étalant, pourrait altéré la pureté du dessin ; puis l’on dispose la planche de faço11 à ne jamais poser la main dessus pendant le travail’ ainsi que cela s’opère d’ailleurs pour le dessin sur piei’re lithographique et dans une foule d’autres cas analogueS’ d’ailleurs, il est bon, pour les planches d’une certain6 dimension, d’en recouvrir la surface entière avec des traverses minces et étroites dont les extrémités portent sur des tasseaux, et sur lesquelles on s’appuie pour tra' vailler; on découvre à mesure qu’il en est besoin endroits à graver.
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- f°û peut encore, et c’est bien plus simple, se servir d une serviette ou d’un linge sans ourlet de toile un peu a^ée ; on la pose en plusieurs doubles et on 1 appuie sur
- le vernis.
- Une petite traverse, servant d’appui-main, est^aussi employée par divers artistes, mais l’on a ainsi moins de solidité que lorsque la main est appuyée sur la serviette dont nous venons de parler.
- Un cas d’accident, si le vernis vient à être rayé, on ï)rend au bout d’un pinceau du vernis de Venise (voir aux formules diverses) dans lequel on met un peu de ftoir de fumée et l’on en couvre les écorchures, raies ou faux traits que l’acide ne devra pas attaquer. On peut graver sur ce vernis accidentel, mais il vaut mieux éviter autant que possible d’avoir à en user.
- Le vernis dur est moins sujet aux accidents que le vernis mou, c’est ce qui le fait préférer par plusieurs artistes, surtout pour des ouvrages très longs.
- Il se prête mieux, aussi, à l’exécution de certaines hachures tournantes parce qu’il a une dureté qui tient la pointe comme engagée, ce qui permet de faire des traits plus franchement tranchés et par conséquent plus ftets et plus semblables à ceux qui s’obtiennent au ^oyen du burin.
- Quand le vernis s’écaille, s’il ne se coupe pas bien Nettement, et s’il laisse échapper quelques petits éclats (comme cela arrive fréquemment en hiver), c’est une Preuve qu’il est trop sec; il faut alors avoir soin de chauffer un peu la planche.
- lorsque le tracé d’une planche est terminé, il faut, avant de soumettre à l’action de l’acide, l’examiner à a l°ape avec soin, couvrir avec un petit pinceau et du ^erhis de Venise noirci les parties défectueuses, les aux traits, les petites écorchures que le vernis aurait
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- pu éprouver et en un mot toutes les parties qu’il est inutile de laisser attaquer par l’eau-forte ; puis on borde la planche.
- Manière de border les planches avec de la cire à modeler. — La cire à modeler est d’abord amollie soit avec de l’eau légèrement chaude, soit avec les mains! mais on a soin de se mouiller les mains pour éviter qu’elle n’y adhère ; on la pétrit ensuite en forme de bâ* ton ou d’un cordon de 2 à 3 centimètres de diamètre, dont on entoure soit la planche entière, soit les pau ties gravées pour former une sorte de cuvette dans là' quelle la liqueur acide sera contenue sans pouvoir en sortir.
- Par les temps très froids on facilite l’adhérence de P cire à la plaque de métal en chauffant un peu celle-ci-: Sur un des coins du cordon de cire, on pratique une sorte de bec qui facilitera l’écoulement de l’eau-forP-de dessus la plaque.
- Il faut en un mot s’arranger pour que le liquide coiv rosif n’atteigne absolument que les parties où il doü' agir ; sans quoi, son intervention, sur d’autres parties de la planche, pourrait amener des altérations ivrémè-diables.
- Opêralion du mordançage. — La planche, bordée comme il vient d’être dit, est placée sur une table bieh horizontale et l’on y verse l’eau-forte qui doit la couvi’i1’ bien également et avoir une profondeur de 2 à 2 cen^' mètres et demi.
- Il est aussi difficile d’assigner des règles à l’opératid1 de la morsure qu’à celle du tracé. La grande habitude de l’artiste le guide mieux que ne sauraient le faire leS indications les plus précises.
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- Le résultat d’ailleurs est souvent incertain, il dépend beaucoup de la qualité des vernis employés et de celle ^étal de la planche.
- En cuivre très dur est entamé plus difficilement et se creuse plus lentement qu’un cuivre mou. Dans le Premier cas on doit employer de l’eau-forte plus vive fiRc dans le dernier, et pour cela le graveur doit être muni d’eau-forte de trois degrés différents qu’il vérifiera avec un pèse-acide.
- Eau-forte de 15 degrés, de 20 degrés et de 25 degrés.
- ^ est de l’acide nitrique du commerce que l’on coupe avec de l’eau ordinaire.
- H y a lieu de tenir compte de l’état de l’atmosphère car, par un temps sec et chaud, l’acide agit avec plus de force que par un temps froid et humide.
- Il doit aussi être établi un rapport entre la force de l’acide et le genre de travail auquel on l’applique. Pour de simples traits et par un temps moyen, ni chaud ni humide, on peut employer de l’eau-forte à 25 degrés ; si l’°n a à faire mordre un travail plus compliqué, mais Cependant traité assez largement, il faut user d’eau-lovte à 20 degrés ; enfin s’il s’agit d’une gravure chargée de tailles fines et serrées il sera prudent de n’employer due de l’acide de 15 degrés.
- ^ mesure que l’acide agit sur le métal il se produit Petits bouillons sur les traits, il faut avoir soin de es enlever avec la barbe d’une plume souple.
- h*6 temps en temps on peut, pour vérifier l’état de la ^usure, vider l’acide et gratter avec un morceau de larb°h de saule dans un petit coin, pour juger de la Pr°fondeur des tailles. On cache ensuite la partie dé-c^hverte avec du vernis à couvrir et on le laisse bien °ber avant de recommencer l’opération de la morsure,
- s’il
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- Dans une planche d’un travail un peu compliqué toutes les parties ne doivent pas être mordues également 2 cause de la nécessité d’avoir des tons différents qui ue sont pas seulement le résultat de la largeur des tailles ou de leur distance, mais encore de leur profondeur. Ou ôte alors l’acide de dessus la plaque, on la lave à l’eau et on la fait sécher, puis on cache avec le vernis à couvrir toutes les parties qu’on juge assez fortement attaquées et l’on remet de nouveau l’eau-forte.
- Cette opération peut être répétée jusqu’à quatre oU cinq fois de suite.
- Il est surtout urgent, dès le début de la morsure, ^ bien observer comment se comporte le vernis : s’il parai* avoir une tendance à se craqueler ou à se soulever, ** faut immédiatement arrêter l’opération de la morsurf et remédier au mal. Userait trop long d’entrer ici daU; tous les détails d’une opération qu’on ne connaît biel! qu’avec un peu de pratique, nous donnons surtout indication générale de la marche d’ensemble du procé^ en renvoyant aux auteurs compétents ceux de nos lec' teurs qui désireraient acquérir une connaissance pll,! approfondie de toutes les phases diverses d’un semblé ble travail.
- Lorsque la planche est suffisamment mordue on reiRet l’eau-forte dans le récipient de verre qui est destiné à *;1 contenir et l’on couvre aussitôt la planche avec de l’e^1 pure, que l’on agite avec la barbe d’une plume. On**1 fait ensuite sécher et on la recouvre d’une légère coü' che d’huile d’olive, puis on la fait chauffer, ce qui sout le vernis qu’on enlève alors facilement avec chiffons. Si l’on dissout le vernis avec de l’essence ^ térébenthine il n’est pas nécessaire de faire chauffer ^ planche.
- L’artiste peut alors reprendre les parties qui aurait1
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- été mal mordues ou faire quelques raccords ou retours à l’aide de la pointe sèche ou du burin.
- la planche est recouverte de vernis dur il faut, pour enlever ce vernis, user d’un charbon de bois de saule frenipé dans de l’eau, en frottant toujours dans le même Sens ; cela emporte le vernis. Quand il est totalement enlevé on frotte le cuivre avec un linge fin, imbibé d eau-f°nte coupée de deux tiers d’eau, il devient ainsi propre et net.
- La planche peut alors être tirée sous la presse à imprimer les gravures en taille-douce. Pour ce tirage com-'Iïle Pour le travail des planches il n’est pas de règles Précises, nous laisserons donc de côté toutes les considérations, d’un ordre purement artistique, auxquelles üous entraînerait une étude spéciale de l’impression des eaux-fortes.
- Nous renverrons donc encore nos lecteurs, pour ce travail spécial, aux ouvrages techniques fort étendus sur oette matière ; leur intelligence y trouvera des indications utiles que la pratique viendra compléter bientôt, ^ieux que tous les conseils et que toutes les descriptions .
- j Gravure au burin. — La gravure au burin opère sur j fiaétal nu. On trace d’abord à la pointe, sur le vernis, c°ntours et les places des principales formes des om-es et des lumières, mais on ne fait pas mordre à l’eau-rte, on enlève le vernis dès que le tracé est terminé, il ^ a peine indiqué sur le métal et il se perd ensuite l’ensemble du travail.
- ai*t du graveur au burin exige une très-longue prati-jj etdes études pénibles pour acquérir la connaissance Maniement du burin et la nature des tailles qui consent le mieux au rendu des objets à reproduire.
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- Très souvent on combine la gravure à l’eau-forte îul sert à préparer le travail avec la gravure au burin a l’aide duquel on le termine.
- Gravure à la pointe sèche. — La pointe sèche est u11 instrument dans le genre de celui que l’on emploie pou1’ la gravure à l’eau-forte, mais il opère sur cuivre nu, o® s’en sert dans les sujets d’une très grande finesse comme> par exemple, dans la gravure topographique.
- Gravure sur pierre. — La pierre, comme le métal' peut être recouverte d’un vernis formant réserve pnlï travaillée à la pointe et mordue à l’acide ; on fait, de ^ sorte et très facilement, des gravures soit en creux so'1 en relief.
- La pierre étant plus tendre que le métal on en u5* fréquemment pour graver en creux des sujets à ligfle: comme des figures de géométrie, des cartes et des plan'1 mais alors on grave directement sans avoir à verfl1* d’abord. Les traits creusés restent blancs quand 0,1 encre la pierre avec de l’encre lithographique et l’0*' obtient ainsi très rapidement ces images blanches J fond noir dont on use si souvent dans les ouvragé scientifiques.
- Mais l’on arrive aujourd’hui par tant de moyens divcfï à faire de la gravure en relief sur métal que l’on recourt presque plus à la gravure sur pierre.
- Gravure chimique en relief. — Le procédé de g1'*' vure à l’eau-forte, sur lequel nous nous sommes étend1!' n’est pas autre chose qu’une gravure chimique, mais1 produit les traits en creux, ce qui ne permet pas d’effeC tuer des tirages avec vignettes intercalées dans le tex^’ l’attention de tous les chercheurs s^est surtout dirigé
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- de planches, ou gravures en relief, sus-v p, es d’être tirées dans le texte, de 6S^ Ce ^eiire gravure qu’appartient le procédé ^iconographie de M. Gillot dont nous avons parlé ails le chapitre V.
- Mais avant M. Gillot d’autres tentatives avaient été es P°ar réaliser le désidératum des imprimeurs.
- * M. Dumont a fait connaître, en 1854, un promue ^ z^1C0^raP^^e <lui consistait à prendre une pla-e^6 z*llc Planée, puis gravée avec une molette acier et du sable très-fin, et à dessiner sur cette due avec le crayon lithographique ordinaire ou un laVon composé de :
- Cire jaune....................... 25 parties.
- Copal................................ 3 —
- Suif de mouton................... 7 __
- Poix de Bourgogne.. ................. 1 —
- Noir de fumée....................... 12 —
- ^°Rt on fait varier les proportions suivant qu’on désire crayon plus ou moins tendre.
- Cela fait on pulvérise finement de la résine, de la P°lx de Bourgogne et du bitume de Judée qu’on tamise SUr la plaque de zinc après l’avoir fait chauffer, fe dessin en est entièrement couvert, on enlève en-tfe l’excès de la poudre, toute celle qui n’a pas adhéré dessin, et l’on fait chauffer de nouveau légèrement la ^P*e, la poudre se liquéfie et forme vernis.
- P mord alors la planche par voie galvanique en d’une solution de sulfate de cuivre à 15 degrés.
- . 6 même procédé peut s’appliquer aux dessins à la Plr 6 °u au crayon faits sur zinc, sur pierre lithogra-^Uei sur papier autographique, au moyen d’un re-t > que l’on peut ainsi mettre en relief et imprimer en
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- Un autre procédé de zincograpliie est dû à M. DeViA" cenzi qui l’a publié en 1856.
- On prend une plaque de zinc ordinaire préalableniefl planée et gravée et l’on dessine à sa surface avec 1111 crayon ou avec de l’encre lithographiques ; on la pass^ ensuite dans une décoction de noix de galle, puis 3 l’eau de gomme.
- On lave avec de l’eau, puis on enlève le crayon ol! l’encre lithographiques avec de l’essence de térébe11' thine, on mouille alors la planche et on y passe, au ro*1' leau, un vernis composé d’asphalte, d’huile de lin litlia1’' girée et de térébenthine. Le vernis s’attache uniqueme111 aux portions précédemment recouvertes de crayon d’encre. On laisse sécher pendant douze à quinze heure" on décape ensuite, à l’aide d’une faible solution d’acid1 sulfurique, le zinc qui est à nu et on plonge enfin la yW que dans une solution de sulfate de cuivre à 15 degr^' en même temps qu’une plaque de cuivre de même d1' mension y est placée parallèlement à 5 millimètres ^ distance et est mise en communication avec l’autre^ moyen d’un conducteur de cuivre.
- La partie du zinc non protégée par le vernis gras? résineux est attaquée chimiquement par la dissolut^ acide du sulfate de cuivre et électrochimiquement f* l’action du couple voltaïque.
- On retire, de minute en minute, la planche de pour enlever le cuivre déposé, et au bout de quatre huit minutes le relief est suffisant pour le tirage tyP° graphique.
- Procédé de gravure typographique Gillot. système qui a reçu d’abord le nom de paniconograp'1 est celui dont nous avons déjà parlé avec assez de déb1 dans le chapitre V. La réserve, faite d’abord au cray
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- ou à l'encre typographiques, ou bien avec des reports d’autographies ou d’impressions lithographiques, a été Pïus tard et dans la plupart des cas, obtenue photographiquement, ainsi qu’il a été dit déjà, soit avec du bitume de Judée, soit avec des reports de phototypie, ou de photolithographie. Ce genre de gravure chimique des objets au* traits ou au pointillé est bien le plus employé entre tous, actuellement, parce qu’il conduit aisément à la for-hiation de reliefs très convenables aux tirages typographiques.
- Procédés de M. Vial. — Ces procédés datent de 1863, ils reposent : 1° sur les précipitations métalliques ; 2° sur l’affinité des acides pour les différents Métaux.
- On fait sur du papier un dessin dont on opère ensuite le décalque sur métal par application humide ; on peut aussi dessiner directement sur le métal avec une encre Métallique formée, par exemple, d’un sel de cuivre en dissolution pour l’acier et le zinc, d’un sel de mercure Pour le cuivre, d’un sel d’or pour l’argent, etc., etc., à graver ensuite par un acide approprié.
- Un dessin fait avec une encre de sulfate de cuivre et décalqué sur acier peut donner instantanément une bavure en taille-douce sans morsure ultérieure à l’acide.
- Un dessin fait sur zinc avec une encre formée d’un ®el de cuivre permet une morsure en relief à l’acide ; o cuivre jouant dans ce cas sur le zinc le rôle d’un ver-Ms protecteur, par suite des affinités que l’acide azoti-dUe Possédé pour le zinc relativement au cuivre.
- ^océdés de M. Dulos. — Nous terminerons cette û°Menclature de procédés de gravure chimique en indi-
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- quant les ingénieuses applications qui en ont été faites en 1864 par M. Dulos.
- Nous extrayons du rapport de M. Albert Barre, présenté à la Société d’encouragement, les passages suivants où se trouvent parfaitement décrits soit le prin-cipe de ces procédés, soit ces procédés eux-mêmes :
- « Ils sont basés, dit le rapporteur, sur l’observatioR suivante, des effets des phénomènes capillaires : si, après avoir tracé avec un vernis des lignes sur une plaque d’argent ou de cuivre argenté, on verse du mercure sur cette plaque mise de niveau, il se forme, à droite et à gauche des lignes tracées, deux ménisques convexes et le mercure s’élève en saillie au-dessus de la plaque.
- » On prend donc une plaque de cuivre argenté sur laquelle on décalque, transporte ou trace un dessin quelconque ; supposons un dessin fait à l’encre lithographique ; le travail du dessinateur terminé, la plaque est recouverte, au moyen de la pile, d’une légère couche de fer dont le dépôt ne s’opère que sur les parties noR touchées par l’encre ; cette encre étant enlevée avec de l’essence de térébenthine, ou avec de la benzine, leg blancs du dessin se trouvent représentés par la coucb6 de fer et les traits par l’argent même. En cet état, oR verse sur la plaque du mercure qui ne s’attache qu’à l’argent et, après avoir chassé avec un pinceau tout Ie mercure en excès, on voit le métal s’élever en relief là où se trouvait précédemment l’encre lithographique. OR peut alors prendre une empreinte, dont les creux, oi' frant la contre-partie des saillies du mercure, figureront une sorte de gravure en taille-douce.
- » Cette empreinte ne pourrait être moulée qu’en plâtre, cire fondue, etc., corps trop peu résistants poR1’ fournir une impression convenable, mais en métallisaR* le moule et en y effectuant un dépôt galvanique de cuk
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- PROCÉDÉS DIVERS DE GRAVURE
- vre on obtient la reproduction exacte des traits primitivement formés par le mercure et en quelque sorte matrice au moyen de laquelle on peut reproduire à infini les planches propres à l’impression en taille-
- douce.
- ® On remplace avantageusement le mercure par 1 Rnialgame de cuivre ou par un sel de mercure et prin-oipalement le sulfate ammoniacal de ce métal.
- " Cela compris, voici les divers moyens adoptés par Oulos pour reproduire les dessins au crayon et à la P^ume, les reports d’estampes ou de lithographies et les transformer en gravure en taille-douce et en gravure typographique..
- On dessine au crayon lithographique sur une plaque do cuivre gravée, aussi facilement que sur pierre, et ce dessin peut être transformé en taille-douce ou en gravure typographique, soit par l’amalgame de cuivre, soit par sel de mercure.
- » 1° Taille-douce par l'amalgame de cuivre. — La Planche étant dessinée et ayant reçu au moyen de la P1!6 une couche de fer1 est soumise après l’enlèvement u dessin à un dépôt galvanique d’argent qui adhère dip *e culvre à l’exclusion des parties ferrées, c’est-à-j e celles qui avaient été primitivement touchées par Y Crayon ; alors un rouleau de cuivre argenté portant ^algame de cuivre est promené sur la surface de- la fer^ ’ t’amalgame se fixe sur l’argent à l’exclusion du ga,,et une fois solidifié permet de prendre une empreinte aillque en cuivre qu’on peut mettre sous presse.
- } Gravure typographique par l’amalgame de
- ûe {'ej0^ au chapitre de la galvanoplastie le moyen d'effectuer ce dépôt
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- 70 COUDS DE UEDRUDUCTIÜNS INDUSTUIELLES
- cuivre. — La plaque dessinée étant soumise à l’argeü' ture, l’argent se dépose sur le cuivre à l’exclusion du crayon ; on enlève le dessin qui n’est plus figuré que par le cuivre même de la plaque que l’on chauffe pour l’oxyder; puis on promène dessus le rouleau argent^ chargé d’amalgame qui prend sur l’argent, c’est-à-dire monte autour des traces du dessin primitif, qu’une enn preinte galvanique traduit définitivement par des tailles en relief.
- » Cette épreuve en cuivre peut servir immédiatement à l’impression typographique.
- » 3° Taille-douce par un sel de mercure. — La pin'1 que dessinée est comme ci-dessus argentée au moyen # la pile et le crayon est enlevé avec de la benzine ; après quoi on plonge cette plaque dans une bassine contenant du sulfate ammoniacal de mercure et en même temps ; on promène sur sa surface, pendant quatre à cinq mi' nutes, le rouleau argenté.
- » L’excès de mercure se précipite sur l’argent. W planche ainsi obtenue est en état de donner d®? épreuves.
- » 4° Gravure typographique par un sel de mercuft' —La plaque successivement dessinée, ferrée et argent#' est privée de son fer au moyen d’une eau acidulée, plo11' gée dans le bain de sulfate ammoniacal et traitée avec i0 rouleau argenté pendant cinq minutes environ ; les trad5 du crayon se transforment en relief et la planche m^e exécutée par ce procédé direct peut être livrée à VÏÏr primeur typographe.
- » Gravure typographique et en taille-douce au molJel\ d'un dessin sur vernis blanc. — On livre au dessinât®111 une plaque de cuivre recouverte d’un vernis dans ^ composition duquel entrent du caoutchouc et du bl^J1
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- de zinc1. Ce vernis se coupe avec la plus grande facilité à l’aide de plumes d’acier ou de pointes d’ivoire. Le dessin terminé, la plaque est plongée dans un bain de fer dont le dépôt ne s’effectue que sur les parties de la planche découverte par le travail de la pointe. Si on se pro-Pose de faire une gravure en creux par le sel de mercure, on enlève le vernis et on argente; l’argent se dépose sur le cuivre à l’exclusion du fer ; on attaque le fer avec de l’acide sulfurique étendu d’eau et on traite plaque par le sel de mercure comme précédemment.
- B Pour obtenir le même dessin en relief avec le sel de Mercure, il faudrait, en suivant d’ailleurs la méthode Précédente, déposer de l’argent et non du fer.
- » Les dessins sur vernis peuvent également se transformer en gravure par l’emploi de l’amalgame de cuivre. »
- Il va sans dire que l’on peut appliquer la photographie aux divers procédés de M. Dulos.
- Procédé de M. Comte. — Puisque nous venons de décrire le procédé de M. Dulos au vernis blanc, il est °PPortun de parler ici du procédé de M. Comte, au ver-nis blanc, et permettant d’arriver à une gravure typographique.
- Le vernis blanc de M. Comte (on trouvera la composi-l0n de ce vernis aux formules diverses) est mis sur une Plaque de zinc bien planée et grenée, de façon à la réouvrir très également. Avec une pointe de plume d’oie ^ d’ivoire on dessine sur ce vernis comme sur celui de • Lnlos, en mettant le métal à nu partout où doitexis-r Ie dessin. On a bien soin de ne pas égratigner le *aL Quand le dessin est terminé, on encre la plaque
- aux Formules diverses la composition de ce vernis.
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- à même avec de l’encre lithographique, puis on la nettoie avec de la benzine de manière à la débarrasser de tout le vernis, après quoi, on l’humecte et on l’encre de nouveau. L’encre grasse ne prendra que sur les traits qui ont primitivement reçu le contact de l’encre grasse. On saupoudre alors de poudre résineuse ces traits encrés et l’on traite la plaque par des morsures successives comme dans le procédé Gillot. Les traits, protégés par lèverais gras et résineux, ne sont pas attaqués et l’acide creuse tout autour d’eux de façon à laisser un relie! propre à l’impression typographique.
- Topogravure de M. le commandant du génie de W Noë. — Nous avons précédemment parlé de l’impression lithographique sur bitume de Judée. On sait qu’ufle plaque de zinc étant recouverte d’une mince couche de bitume de Judée, en dissolution dans de la benzine et insolée à travers, un cliché, d’après un sujet au trait-conserve, quand on le traite par un dissolvant de bi' tume, tout le dessin formé par des traits au bitume se détachant sur le métal lui-même.
- Une planche de ce genre peut être traitée comme une pierre lithographique et fournir au tirage un nombne d’épreuves assez considérable.
- M. le commandant de la Noë 1 a apporté à ce procédé d’impression sur le bitume un grand perfectionnement qui constitue un procédé spécial de gravure désigné pal’ lui sous le nom de topogravure, parce qu’il convient admirablement à l’exécution des planches topognn' phiques.
- Au lieu d’employer un cliché négatif comme cela est nécessaire pour les impressions ordinaires au bitum6
- 1 Directeur des ateliers de photographie de la brigade topographie116 aux Invalides.
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- SUr zincj on se sert d’un positif, le dessin original peut servir s’il a été exécuté avec une encre noire sur un papier suffisamment translucide.
- Ce positif, quel qu’il soit, est appliqué contre une Plaque de zinc et l’on expose à la lumière dans un châssis-presse. Après une insolation suffisante, ce que l’on reconnaît à l’aide d’un photomètre spécial, on plonge la Plaque dans un dissolvant du bitume; les traits du dessin s’y dissolvent et l’on a le dessin formé par la couleur rnênie du métal, le vernis au bitume couvrant tout le lond. On soumet alors la plaque à une légère morsure fiai creuse un peu les traits du dessin, puis on lave, on lait bien sécher et l’on recouvre d’une deuxième couche de vernis au bitume, très légère celle-là. Quand elle est sèche, on pose la plaque sur une surface bien dressée, et avec un morceau de charbon de saule on enlève toute la couche superficielle de bitume. Ce charbon ne pouvant Pénétrer dans les traits creusés un peu en contre-bas du hiveau de la plaque, respecte le bitume qui les remplit. La plaque ainsi traitée est susceptible d’être encrée litho-ëvaphiquement et de fournir un tirage tout comme des Plaques traitées directement au bitume.
- Elle offre sur ces dernières l’avantage de donner une plus grande finesse. L’encre canalisée, cloisonnée, Pour mieux dire, par le creux des tailles, ne pouvant s’étaler soit au moment de .l’encrage, soit au moment de
- la
- Pression.
- ^e plus, la réserve de bitume protégée par la taille dUl la contient, résiste bien plus 'longtemps au frotte-me"t,i,,rouleau,
- °n a, en résumé, tous les avantages que présente la ^avure en taille-douce jointe à la possibilité d’un tirage 1 graphique.
- Le nouveau procédé est donc appelé à rendre de
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- grands services aux arts d’impression des sujets trait.
- Gravure sur vernis à la surface d'une glace. —Nous en aurons fini avec cette assez longue série de descrip' tions de procédés divers, quand nous aurons expliqué en quoi consiste ce dernier moyen de dessin et de reprO' duction.
- Une plaque- de verre ou mieux une glace est recoR' verte d’un vernis opaque susceptible de se couper par faitement avec une pointe d’acier. Il faut que la compo' sition de ce vernis soit telle qu’il ne puisse se déchirer R1 s’érailler sous la pointe d’acier.
- On pose alors le verre sur un pupitre à retoucher leS photographies, et l’on travaille à sa surface comme sR|’ une planche de cuivre destinée à faire une gravure & l’eau-forte. Le dessin se dessine par transparence et) quand il est fini, on l’applique sur une plaque bitumé pour en faire un tirage immédiat au lieu de le transfor' mer en une planche de gravure à l’eau-forte par un de5 ; moyens précédemment décrits. j
- Graphotgpie de M. Dubois. — M. Dubois, de Tours,a imaginé de se servir d’une épreuve positive, obtenue pal contact à la surface d’une glace sur une couche de coll°' dion sensible, et sur laquelle il travaille ainsi que no^5 1 venons de le dire.
- L’épreuve est recouverte d’un vernis qui, tout en éta1]t réfractaire aux rayons actiniques, laisse voir parfait^ ment le dessin. C’est un vernis formé, soit par du bitullie et de la glu marine en dissolution dans de la benzine’ soit par du vernis ordinaire à la gomme laque ditionné de jaune d’aniline et de très peu d’huile de ri^11 pour empêcher qu’il ne soit cassant.
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- PROCÉDÉS DIVERS DE GRAVURE SI
- Lon procède alors par calque immédiat; le dessin tent sous la pointe, l’on n’a qu’à le suivre fidèlement, Puis l’on tire les épreuves par celui des nombreux moyens Par nous indiqués qui convient le mieux au genre et au n°mbre des exemplaires à produire.
- Dubois a désigné ce procédé ingénieux sous le nom
- de Gr
- aphotypie.
- Au cas de retouches nécessaires, on recouvre de ^ornis au pinceau la partie à retoucher et l’on fait les corrections à la pointe.
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- CHAPITRE VII
- DIVERS PROCÉDÉS DE REPRODUCTION D’ÉCRITURES ET DE DESSINS.
- Sommaire : Autographie sur pierre et sur zinc. — Chromographe. Papyrographe. — Auto-copiste noir. — Trypographe. — Procédés au chlorure d’argent, de platine, au ferro-prussiate, au cyano-fer, au papier Colas, au papier Artigue. — Négatifs directs à l’aide d’u° dessin.
- Autographie.
- Ce moyen de reproduction, plus spécialement em' ployé pour la reproduction des pièces écrites et des dessins originaux, sert à tirer un grand nombre d’exeiR' plaires. C’est, en résumé, de la lithographie sur pierre ou sur zinc dont le sujet à reproduire, au lieu d’avoir été écrit ou dessiné directement sur la pierre ou sur Ie zinc, a été d’abord écrit ou tracé avec une encre par" ticulière sur du papier autographique d’où il est transporté sur le véhicule destiné à fournir le tirage.
- Papier auto graphique. — Il y a diverses sortes papiers autographiques que l’on trouve tout prêts dans le commerce. La maison Lemercier et Ci0 livre deu* sortes de ces papiers, dont l’un d’une couleur jaunâtre convient aux dessins et écritures directs ; l’autre, tranS' lucide, sert pour opérer des calques. Quand on se seIf du premier de ces papiers, il est bon de le préparer a la sandaraque pour éviter que les traits ne s’étalent.
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- DIVERS PROCÉDÉS DE REPRODUCTION 83
- Cette opération est des plus simples. On met à la sur-ace du papier une pincée de sandaraque et on l’étend e Plus également possible en frottant avec un blaireau, puis> uvec un linge fin, on essuie le papier de façon à enlever la poudre en excès.
- . On peut faire soi-même du papier autographique en immergeant des feuilles de papier dans une dissolution e gélatine à 10 0/0, puis, après que la gélatine a fait PriSe> dans un bain d’alun à 2 0/0, on rince à l’eau ordi-Daire et l’on met à sécher.
- Ou papier albuminé dont l’albumine a été coagulée Par de l’alcool constitue aussi un excellent papier auto-graphique.
- Encre autographique. — Aucune indication spéciale D’est à donner au sujet de cette encre que l’on trouve à acheter toute prête, soit à l’état liquide, soit en bâtons. La pression, lors du report sur pierre ou sur zinc, ayant Pour effet d’étaler un peu les traits, il convient de ne Pas employer cette encre trop épaisse. Elle doit bien c°uler sur la plume sans être cependant trop fluide.
- Elunie. — La nature de la plume employée joue un r<Jle important dans le succès de l’autographie. Les UrRes d’oie seraient excellentes pour ce genre de travail si elles ne s’émoussaient trop rapidement et n’é-
- taient
- Ilv
- difficiles à tailler convenablement.
- v VaU^ rï°nc m^eux employer des plumes de fer ; nous les °nS recommander spécialement pour les écritures, -Paz^Umes m^talliques dites Humboldt 7i° 2, les plumes les lS^ennes et les plumes LetaiUeur, et pour le dessin Plumes de Sommervüle, John Mitchells et GilloVs.
- ecution des dessins et des écritures. — Aucune
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- règle n’existe pour cela, chacun agissant à son gré, et d’ailleurs l’habitude indique vite quelles sont les pré' cautions à prendre pour obtenir les meilleurs résultats-
- Décalque sur pierre et sur zinc. — Quand le dessin autographique est terminé, on peut le reporter sur pierre ou sur zinc et en faire ensuite le tirage.
- Nous ne voyons aucun avantage à employer la pierre de préférence au zinc et l’on peut indifféremment,, sui' vant l’outillage dont on dispose, user de l’un ou de l’autre de ces deux moyens.
- Seulement, si l’on a à s’outiller en vue des reproduC' tions autographiques, nous conseillerons toujours $ donner la préférence au zinc qui offre sur la pierre di' vers avantages importants.
- Le zinc donne, en effet, plus de finesse aux épreuves il donne un tirage plus considérable, ne se brise jamalS sous pression, et il est surtout d’un maniement bien pl^3 facile sans oublier qu’il tient aussi bien moins de place-
- Il y a donc bien des motifs pour choisir le zinc plutôt que la pierre, sans parler encore du coût bien moindre pour une feuille de zinc que pour une pierre d’éga^ dimension.
- Nous allons donc entrer dans quelques détails relatif à l’emploi du zinc, en reproduisant la plupart des ind1' cations si nettes et si pratiques du Manuel des procédé de reproduction, publié par le ministère des Travail publics.
- Choix du zinc. — Le zinc ne doit présenter ni sou|' dures, ni taches, ni bosses, ni cassures, ni ondulations • La surface doit être 7'igoureusement plane. On doit ^
- 1 On peut se procurer les feuilles de zinc convenables soit pte'1'’ soit décapées, chez MM. Monrocq et C,le, 3, rue Super, à Paris.
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- Prendre mince, entre les nos 6 et 12, suivant le format de a feuille, le n° 12 étant le plus épais servira naturelle-Iïlen^ Pour les épreuves de grande dimension.
- Grenage du zinc. — Le zinc simplement laminé, tel ^il sort de chez les marchands, n’est pas propre à recevoir le décalque autographique. L’impression manque-rait de solidité, il faut, pour fixer solidement le décal-que, créer à la surface du métal des aspérités ou des §rains, c’est ce que l’on appelle le grenage.
- On se sert, pour le produire, de sable siliceux très pur, e* fiu’est le sable de Fontainebleau ; l’émeri d’un numéro aPproprié peut servir aussi de môme que des fragments meule à aiguiser pulvérisées.
- A l’aide d’un tamis à mailles plus ou moins ouvertes, On obtient dessables d un grain plus ou moins fin.
- Le gros grain convient aux écritures et aux dessins à traits forts ; le grain fin est nécessaire pour les dessins à traits plus déliés.
- La feuille de zinc est placée sur une surface plane et dure, par exemple sur une glace ou sur une autre pierre dhographique posée dans une cuvette ou sur une table a Abords ; on y répand une certaine quantité de sable fiu on mouille abondamment, puis, avec une molette de ^erre, de marbre ou de grès, on tourne comme si on r°yait de la couleur.
- i ^ar cette opération le poli du zinc disparaît et l’opé-ati°n est achevée quand toute la surface est régulière-mate.
- w doit mettre du sable en excès pour éviter les
- rayures.
- travail est encore assez long, car il doit être fait Vac beaucoup de soin.
- 'lland ]e grenage est terminé, on lave la feuille de
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- zinc à grande eau pour la bien débarrasser de tout Ie sable, puis on l’essuie avec une éponge et on la fait sécher le plus rapidement possible pour éviter l’oxydatid1 de la surface.
- Décapage. — Quand il s’agit d’un tirage à un petit nombre d’exemplaires, on peut se dispenser de gren& les plaques de zinc et il suffit de les décaper simplement'
- Pour faire cela on met dans une cuvette en porcelaine une dilution de 7 à 8 grammes d’acide sulfurique dans 100 grammes d’eau ; on y plonge une brosse en crin5 durs et ras et l’on frotte fortement le zinc. Ce lavage le dégraisse et le blanchit ; on lave ensuite rapidement pour arrêter l’action de l’acide sur le métal, après quû1 l’on trempe un chiffon dans une dilution d’acide réduit à 5 p. 0/0 seulement et ce chiffon, formant tampon, est Ve' couvert de pierre ponce finement pulvérisée et tamisée! on frotte avec ce tampon la feuille de zinc qui blanchit encore davantage ; on la lave et, quand elle est sèche-elle est prête à servir.
- Décalque. — Le décalque s’effectue sur le zinc comme sur la pierre ; on laisse quelques instants la feuille qlU porte l’écriture ou le dessin autographique sur du papie1’ buvard imprégné d’eau. Le dos du papier autographe® portant seul contre le buvard humide, puis la plaque de zinc grenée ou décapée étant posée sur la presse litho' graphique ou autographique, on y applique, à la pla°e voulue, l’autographie que l’on recouvre de quelque feuilles de carton simple.
- On donne plusieurs pressions en graduant peu à Pel1 le degré de ces pressions, puis, mouillant avec précam tion, à l’éponge, le dos du papier autographique, on e11 soulève un coin doucement pour vérifier si le décalq110
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- s’est opéré, sinon on humecte bien également le dos sans laisser de liquide libre à sa surface et l’on donne eDcore une ou plusieurs pressions.
- Puis on enlève le papier autographique qui doit abandonner sur le zinc tous les traits dont il était couvert.
- S’il y avait quelques lacunes accidentelles, on devrait, avant de préparer le zinc, corriger ces manques avec Une plume garnie d’encre autographique, ou bien encore écrire ou tracer la partie non décalquée sur un fragment de papier autographique et en opérer le report Partiel en ayant soin de prendre quelques repères afin de tomber exactement à l’endroit voulu.
- Le décalque une fois terminé, on procède à la prépa-ration de la planche.
- Préparation. — La planche est alors gommée avec Une dissolution assez concentrée de gomme arabique dans de l’eau. On agit ici comme dans la lithographie °rdinaire. La gomme, une fois sèche, on laisse la plaque tranquille, durant un instant, puis on lave à l’eau pour dégommer, et l’on encre comme sur la pierre, en employant une encre assez dure, ce qui empêche tout voile de se produire.
- Après que la planche est bien encrée partout où elle Porte des traits d’écriture ou de dessin, on la soumet à mm préparation acide, qui a pour objet d’empêcher le °ud de se noircir sous le passage du rouleau.
- se sert généralement, pour cela, d’une solution d acide gallique dans de l’eau, ou d’une décoction de de galle que l’on étend avec un blaireau sur la ®Urface du zinc. Cette préparation donne au métal une eihte violacée, elle a alors produit son effet, il reste à aver abondamment, puis on enlève l’excès d’eau avec Une éponge, et l’on gomme de nouveau ; l’on fait sécher
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- enfin la gomme, et la plaque est prête pour le tirage.
- Corrections. — Pour faire une correction, s’il y a lieu, on se sert d’une dissolution très concentrée & potasse d’Amérique, on en passe sur la partie à effaceP avec une plume, un pinceau, un morceau de bois affilé après un moment d’action on l’enlève avec précaution pour ne pas toucher les parties voisines, en employai une petite éponge. On neutralise ensuite la potasse pa1’ de l’acide acétique, passé sur la place ainsi traitée, pu>s on enlève les traces d’acide avec une éponge imbibé d’eau propre.
- Cela fait, on fait la correction avec de l’encre lithO' graphique, et il ne reste plus qu’à passer la préparation gallique, puis un peu de gomme à l’endroit de la retouche.
- Tirage. — Le tirage s’effectue absolument comme sur la pierre lithographique, dès que le tirage est in terrompu, il faut gommer la plaque et l’essuyer aussit^ avec un chiffon doux. Si l’on veut conserver la plaqae après un premier tirage, on doit l’encrer avec de l’enci^ ferme, la gommer, l’essuyer et la poser autant que possible sur champ, dans un endroit sec.
- Effaçage. — Pour effacer le décalque, on enlèv*’ d’abord le noir à l’essence ; puis avec un bain à 7 °tl 8 % d’acide sulfurique, on procède ainsi qu’il a été ^ plus haut au sujet du décapage. Il n’y a plus qu’à h11 donner un léger grenage pour qu’elle soit apte à servi1 de nouveau.
- Si l’on tenait à avoir plus de détails encore sur ^ intéressant et si utile moyen de reproduction, an fera^ bien de consulter le Manuel pratique de lithograph11
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- Sl(r zinc, par MM. Monrocq frères, éditeurs, imprimeurs, 3, rue Suger.
- Chromographe.
- Tout le monde connaît aujourd’hui l’appareil de ^production, ou mieux, de copie à un petit nombre ^'exemplaires, désigné sous le nom de Chromographe.
- On l’appelle ainsi, sans doute, parce qu’il permet, sui-^Rnt la couleur des encres employées, même simultanément, de produire des copies polychromes d’écritures °u de dessins au trait.
- Cet appareil est des plus simples, il se compose d’une boîte en zinc formant une sorte de cuvette à bords Peu relevés, que l’on remplit d’une pâte composée de platine et de glycérine, et dont on trouvera la formule au chapitre des formules diverses.
- Ce côté vraiment avantageux de ce mode de copie c°Rsiste dans la suppression totale de la presse et de *0ldes préparations autres que celle qui forme le plateau gélatine imprimant.
- (*J^ncre' — L’encre spéciale dont on se sert le plus * Oralement pour écrire ou tracer les originaux est e dissolution concentrée de violet d’aniline, connue
- s°Usle
- emPlo
- nom particulier de violet de Paris. On peut aussi
- yer une encre noire dont on trouvera la composi-aux Formules diverses.
- tion
- üin’t ll0mCre d’impressions ou copies, quoique assez d, est pourtant suffisant pour la plupart des cas, on (p arDiver à' 20 ou 30 exemplaires d’une vigueur et llîe n,?tteté satisfaisantes.
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- Emploi du chromographe. — On écrit à la maniè^ ordinaire sur n’importe quel papier ordinaire, et quai^ le dessin est sec on l’applique sur la couclie de gélatine' Celle-ci, grâce à l’humidité dont elle est imprégné dissout tout l’excès de la matière colorante laissé suc Ie papier par les traits à l’encre d’aniline ; en appliqué à la môme place des feuillets blancs, et par la sirops pression des doigts promenés sur le dos du papier, 011 obtient un décalque de l’image. On peut successive!!^1 tirer par ce moyen, et avec un seul dessin original, viron 20 à 30 épreuves.
- Mais les derniers exemplaires ne présentent que dfî traits de plus en plus affaiblis.
- Effaçage du report: — Une des difficultés quiJ souvent rebuté les personnes qui font usage du cliroU10' graphe vient de la perte de temps que nécessite l’etf^ cage du report, effaçage souvent incomplet malgré 11,1 lavage abondant.
- Dès qu’on a cessé de se servir de l’appareil, on doit ^ laver avec une éponge douce et de l’eau; plus vite 0,1 procède à ce lavage et moins il est difficile d’effacel les traits dont la pâte s’empreint de plus en plus prof°ir dément.
- Quelques minutes devraient suffire pour ce lavage’ mais malheureusement il faut bien plus longtemps p°vlt en venir à bout.
- Le plus souvent un lavage à l’eau froide ne réusf pas, il faut alors avoir recours à de l’eau tiède qui d’s sout la pellicule superficielle de la pâte, et mieux eil core à de l’eau acidulée d’acide chlorhydrique à 10 °/°-
- Cette eau acidulée aurait pour effet de polir la suffaCe et d’améliorer la qualité de la pâte.
- Si on emploie l’eau tiède il faut veiller à ce que s>
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- température ne dépasse pas 40 ou 50 degrés centigra-âes ; ou la jette sur le plateau, comme si on développait Une plaque photographique, et l’on décante par un c°in en s’abstenant de tout frottement.
- Quel que soit le moyen employé, on doit, avant d’em-Ployer l’appareil pour un nouveau décalque, en essuyer hien la surface avec du papier buvard pour qu’il n’y reste aucune trace d’eau libre, sans quoi les caractères à décalquer seraient dilués, et l’on n’aurait qu’une ^pression confuse.
- Les gâteaux de gélatine qui forment la base du chro-^ographe sont très sujets à se déformer, à se fausser, a se percer de trous, il est facile de les ramener dans Uïl état convenable en posant l’appareil, bien horizontalement, sur un bain-marie placé sur un fourneau d’où émane une chaleur modérée.
- La pâte entière se liquéfie, elle reprend alors son hiveau, les trous et soufflures disparaissent. On n’a Plus qu’à abandonner le tout à un refroidissement lent et tranquille pour retrouver un cfiromographe re-c°nstitué.
- Papyrographe.
- .°upeut encore, à l’aide d’un nouveau procédé, des-^teer sur un papier spécial avec une encre préparée ad c’ et dont la propriété est de dissoudre partout où elle Uche le papier, un enduit résineux qui le recouvre. Ce °édé donne un dessin perméable à l’encre d’impres-» °ar l’enduit ne la laisse passer sur aucun autre L Ce papier, qui forme ainsi une vraie planche g^Pression, est posé sur un tampon en velours, riche hiatière colorante fluide : c’est généralement un
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- violet d’aniline, et l’on sait que le pouvoir colorant de cette substance est considérable.
- Une presse absolument semblable à une presse a copier les lettres, mais dont le plateau inférieur est m°' bile, sert à pratiquer l’impression. Sous l’influence de la pression, l’encre du tampon traverse les parties perméables du papier et va imprimerie dessin sur le papie1’ blanc posé par dessus. On peut ainsi multiplier les ti' rages bien plus qu’avec le chromographe.
- On pourrait appliquer la photographie à ce mode dfi tirage, en remplaçant l’enduit préservateur, qui est# la gomme laque, par de la gélatine bichromatée.
- La lumière, agissant à travers un cliché ou un dess# I fait sur papier translucide, rendrait insolubles tous le; points qu’elle atteindrait, et les autres parties non ac tionnées seraient solubles dans l’eau chaude et constu ; tueraient les parties perméables. On opérerait comi# i dans le cas précité, mais après avoir fortement alu^ ! la feuille portant le dessin perméable, de façon à bi#1 durcir la gélatine déjà coagulée par la lumière.
- Cette méthode est désignée sous le nom de procédé papyro graphique.
- Malheureusement les épreuves fournies par ce p?0' cédé, comme celles qu’on tire avec le chromograplie n’offrent aucune garantie de durée. L’influence de ^ lumière sur les encres d’aniline est telle que celles-ci110 résistent pas à son action un peu prolongée. On devrJ donc ne pas faire usage de ces deux modes de vep?0' duction pour des copies destinées à durer longtemps.
- Autocopiste noir.
- Pour remédier à l’emploi des encres d’aniline, si Pel1
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- stables, ainsi qu’il vient d’être dit, M. Otto Lelm à qui }’0n doit la grande vulgarisation du chromographe a paginé un autre appareil qui se vend sous le nom d autocopiste noir.
- L’impression s’opère dans ce cas-ci avec de l’encre n°ire lithographique.
- Voici d’ailleurs, pour l’intelligence complète de cet ingénieux appareil, les instructions détaillées qui en règlent l’emploi.
- On remarquera que l’on se sert ici d’une encre spé-ciale, qui n’est autre chose qu’une dissolution de per-chlorure de fer dans de l’eau, on y ajoute une matière c°lorante quelconque pour permettre de voir les caractères ou les traits que l’on trace.
- Quant au véhicule sur lequel s’opère le décalque, il est formé par une couche de gélatine alunée dont est ^couvert du papier parcheminé.
- L’emploi de ce papier parcheminé donne assez de résistance à la planche imprimante, ainsi formée, pour îu’elle puisse fournir de nombreux tirages.
- L’on imprime comme sur zinc ou sur pierre lithographique.
- H faut, pour réussir, faire un court apprentissage, ^ten que l’emploi de cet appareil soit certainement très facile.
- LTne fois que la couche de gélatine est convenablement encrée on se contente, pour tirer l’épreuve, de lisser du Papier blanc à sa surface ainsi qu’on le fait dans le chrornographe. Aucune presse n’est donc nécessaire et Plus les exemplaires ainsi imprimés, et dont le P°Ribre peut être considérable, ont toute la durabilité des impressions à base de carbone.
- Voici d’ailleurs des instructions complètes relatives à
- empioi de cet ingénieux appareil :
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- I. — Préparation de Voriginal.
- a) Ecrire ou dessiner sur un papier bien collé, a11 moyen de l’encre fournie avec l’appareil.
- b) Bien agiter le flacon ayant chaque emploi.
- c) Avoir la plume toujours bien pleine d’encre et ne pas gratter le papier.
- d) Laisser parfaitement sécher l’original, sans cha* leur artificielle ni papier buvard.
- II. — Préparation du parchemin.
- a) Couper une feuille du parchemin préparé et la tremper exactement pendant deux minutes dans de l’eau ordinaire.
- b) Cette feuille, une fois trempée, la sécher des deux côtés avec un bon papier buvard.
- III. — Manière de tendre le parchemin.
- a) Enlever le cadre mobile B.
- b) Mettre la toile cirée, avec la partie molletonnée en dessous, sur le plateau F, et étendre la feuille trempée
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- divers procédés DE REPRODUCTION 95
- ? ^ssuyée, avec le côté luisant au-dessus, sur le châssis AG.
- c) Replacer le cadre mobile B, et en fixer les coins ar ies quatre crochets J.
- d) Faire passer les chevilles par les trous qui se trou-eDt au milieu, de chaque côté du châssis AC.
- e) Faire monter le plateau mobile F, au moyen des ,Ux Pièces arrondies T, qui se trouvent fixées par
- Ornières, en dessous du châssis, aux tasseaux D ; °ette manière, la feuille sera parfaitement tendue sans Plis.
- IV. — Encrage du rouleau.
- Exprimer lentement du tube une quantité d’encre a environ la grosseur d’un gros pois, et la distribuer sur a plaque à noircir, en passant et en tournant le rouleau 611 tous sens, jusqu’à ce que la plaque entière présente aâe surface unie et veloutée. ty Toujours passer le rouleau bien lentement et avec bonne pression sur la plaque à noircir. c) S’il est possible, clouer la plaque à noircir sur une ^ anchette ou sur une table.
- R. — En faisant sortir l’encre, toujours donner la
- bresi
- ^ide
- !sion sur le bas du tube et plier la partie devenue Pour éviter que l’encre ne sorte du côté opposé.
- Y. — Reproduction.
- d’appliquer l’original passer lentement et tre le rouleau plein d’encre d’un bout à l’au-
- moiSar parchemin tendu; si ce dernier prenait le
- enti' le.bien nettoyer en passant sur la feuille
- aVec^6 avec une éponge humide, et ensuite la sécher Pu bon papier buvard.
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- 9G COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- b) Maintenant seulement, placer l’original, qui doit être parfaitement sec, et dont on relève un des coiRs’ sur le parchemin préparé, le lisser avec bonne pressio^ avec la main, pour que l’écriture ou le dessin soit fl115 en contact intime avec le parchemin.
- c) Le laisser réagir pendant deux minutes, puis l’el? lever.
- d) Passer très vivement plusieurs fois le rouleau le négatif obtenu, de manière à faire disparaître, auta11 que possible, la couleur qui s’y trouve de l’encre à écri^'
- e) Ensuite, prendre de nouveau de l’encre de la j que à noircir et passer ce rouleau bien lentement e avec faible pression d’un bout à l’autre sur le négR^1, jusqu’à ce que tous les traits de l'écriture ou du desS1'1 ! apparaissent parfalternent noirs : — Eviter d’arrê^ J ou de tourner le rouleau au milieu de la feuille ; tofl. jours commencer tout au bas, passer jusqu’au haut/ retourner de même.
- f) Placer alors sur ce négatif encré une feuille de pier bien collé, et après l’avoir lissée avec bonne p^s sion avec la main, l’enlever. — Encrer de nouvel comme il est dit sous e, prendre la copie et rép^ cette opération autant de fois que l’exige le nombre tirages voulu.
- g) Si la feuille préparée, après un certain nombre
- reproductions devenait trop sèche, et prenait par ^ aussi entre les traits de l’écriture ou du dessin, le R011’ la nettoyer avec une éponge humide et la bien séd1 avec un bon papier buvard. .
- Mais toujours bien avoir soin, avant de passer \ ^ ponge humide, que tous les traits du négatif soient ie protégés par l’encre à imprimer. ,,e
- h) L’éponge doit être toujours suffisamment hu#1* pour ne pas gratter la surface du parchemin.
- de
- d«
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- VI. — Manière de conserver Vappareil.
- Après chaque emploi :
- ) Retirer le parchemin qui a servi.
- ) Bien enlever le restant d’encre à imprimer de la P^que à noircir avec un peu de benzine.
- r le rouleau avec un linge imbibé dans la
- ____lu'à ce que le noir à imprimer disparaisse,
- et puis tien essuyer le rouleau.
- V. B. — En cas d’un emploi journalier, le nettoyage Précipité du rouleau n’est que très rarement nécessaire.
- c) Nettoye benzine, jusr,
- Notes spéciales de la plus grande importance pour une tonne réussite.
- 1. Le g V e, où il est question de l’encrage du négatif, èst le plus important pour une bonne réussite.
- 2. Un rouleau sur lequel on laisse sécher l’encre à ^primer devient parfaitement hors d'état de servir. % 3* Dans le froid, tout travail avec de l’encre d’impres-
- Sl°R est difficile, souvent même impossible ; avoir soin, P°Rr cela, de travailler et de conserver l’appareil dans (es lieux tempérés.
- L’eau servant à tremper le parchemin doit être
- Opérée.
- K
- °* ^réserver les feuilles préparées de l'humidité.
- Trypographe.
- üanscet appareil comme dans le précédent, on use 4'dne encre grasse à base de carbone, il fournit donc des ^Pressions durables.
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- De plus il permet de tirer de chaque sujet un nombre d’épreuves assez considérable.
- Ainsi que l’indique son nom qui dérive de deux mots grecs : cpu™*, trou et rp0^17, écrire, dessiner, ce procédé de reproduction est basé sur l’impression à travers des trous. Il se compose :
- 1° D’un appareil spécial sur lequel on tend le gapitf trypographique ; il y en a deux modèles différents* A pour les petits formats, B pour les formats au-dessus de l’in-4° ;
- 2° D’un rateau en caoutchouc muni d’un manche) pour étaler l’encre sur la surface imprimante ;
- 3° D’un stylet à pointe d'acier et d’une plaque nnè* tallique en acier pourvue à sa surface d'une infinitè de petites pointes assez semblables à celle d’une lime-
- Ce sont ces pointes sur lesquelles on pose le papier spécial, qui, lorsqu’on trace des traits avec le stylet d’a' cier perfore le papier sous l’influence de la pression avec frottement, d’une multitude de petits trous.
- Ces petits trous sont pénétrés par l’encre et ils lu1 donnent passage pour chaque impression successive.
- 4° Papier trypographique. — Ce papier est préparé ad hoc, sa surface recouverte d’un vernis blanc, à la gomme laque, pensons-nous, est imperméable à la ma' tière grasse qui forme l’encre, sauf dans les partie3 grattées parle stylet sur la plaque rugueuse.
- L’encre pénètre seulement à travers les trous, efle atteint ainsi le papier blanc, destiné à recevoir 1’^' preuve, et placé en dessous de la feuille trypographique‘
- Yoici du reste des instructions très précises pouI> régler l’emploi du trypographe 1 :
- * Cet appareil est de l’inventioa de MM. Zuccato et Wolff (27» ru6 de Richelieu), à qui nous deyous aussi le papyrographe,
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- Manière de produire le cliché. — Placez une feuille e Papier trypographique sur la tablette perforatrice a°ier et écrivez avec le stylet sur le côté timbré du Papier. Laissez une marge d’au moins 4 centimètres en aut et en bas, et d’à peu près un centimètre de chaque c^té de la feuille. Pour produire le cliché il faut en écri-Vant appuyer un peu plus fortement que dans l’écriture 0l’dinaire et assez fort pour bien presser le papier contre a tablette, dont les petites pointes perceront alors le Papier suivant les lignes tracées par le stylet. Il faut appuyer également en montant et en descendant, car est nécessaire que toutes les lignes soient parfaitement perforées. Ayez soin de ne pas casser le papier en e maniant. Il faut remonter le papier au fur et à mesure l’on écrit pour pouvoir toujours écrire sur la partie lai est en contact avec la tablette.
- Manière d'imprimer. — Levez le cadre, posez le oliché, le côté écrit en dessus, sur l’appareil, de façon à Ce que la partie écrite se trouve au milieu du cadre ; Pais abaissez le cadre. Fixez au moyen des crochets les ^eux bouts du papier entre les barres mobiles du cadre.
- le cliché fait des plis, ou s'il n’est pas bien tendu, décrochez une des barres et retendez-le bien.
- Placé sous le cliché une feuille de papier buvard. Yer-quelques gouttes d’encre à imprimer dans le godet aü(?c la brosse étendez-la bien également sur le bord caoutchouc de l’outil à imprimer ou râcleur.
- -Prenez le racleur par le manche, en l'inclinant en Uen avant, etpoussez-le sur l’écriture d’un mouve-j,eilt lent mais ferme. Cette opération fera pénétrer ^e^cre à travers les trous du cliché et la feuille placée ^tessous se trouvera imprimée, mz le papier buvard et remplacez-le par une feuille
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- de papier à imprimer ; puis prenez le racleur et passez-le sur toute la surface du cliché, comme on vient de Ie dire.
- On ne devra remettre de l’encre sur le bord du racleur que quand l’impression deviendra moins distincte, ou qqand le racleur ne glissera plus facilement sur le ch' ché. Si l’encre s’amasse au haut du cliché on renlèver3 avec la brosse.
- Pour obtenir une impression plus forte il sera quel' quefois nécessaire de passer deux fois le racleur sur Ie cliché. Les impressions inégales proviennent de ce que j l’encre a été mal étendue, de ce qu’on ne tient pas Ie racleur à l’angle voulu, de ce qu’on le passe trop vite o$ | qu’on le presse inégalement sur la surface du cliché \ Les impressions incomplètes proviennent de ce que 1’^ n’a pas appuyé suffisamment en écrivant.
- La tablette perforatrice doit être, de temps en temps' : nettoyée en la frottant avec de la benzine. En imprü mant, ayez soin de ne pas toucher les barres de cuivre avec le racleur.
- Si l’on imprime sur du papier glacé, il faut laissé sécher les exemplaires pendant quelques minutes, ava^ de les placer l’un sur l’autre.
- Le baquet en fer est destiné à recevoir le racleih quand il est hors d’usage. On dévisse de temps entend le front du racleur pour le renverser.
- Impression photographique au chlorure d’argent»
- La série des moyens de reproduction des sujets ^ trait ou au pointillé ne serait pas complète si nous n’in" diquions encore divers procédés photographiques à l’aide desquels on obtient des copies d’une façon moins i,r
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- dustrielle, il est vrai, mais cependant assez facile quand 11 s’agit d’un petit nombre d’exemplaires à en tirer.
- En tête de ces procédés il nous faut citer l’impression Photographique au sel d’argent sur papier salé et sur Papier albuminé.
- Ce procédé, qui est le plus fréquemment et le plus universellement pratiqué par les photographes, est ^ une très grande simplicité, et il se prête fort bien à la repToduction d’un nombre restreint d’épreuves. Malheuresement il donne des teintes d’une tonalité qu’on ne Peut guère varier, et qui vont d’un pourpre noir ou violacé à une coloration rougeâtre plus ou moins couleur °hocolat.
- Le moyen d’imprimer par ce procédé sera bientôt ^crit. On peut, suivant que l’on emploie du papier simplement salé, ou du papier albuminé salé, obtenir des ^Preuves mates dans le premier cas, et brillantes dans le second.
- Papier salé. On prend du bon papier, d’une pâte régulière, que l’on met flotter, du côté le plus brillant, et ï^ndant cinq minutes, dans un bain ainsi composé :
- Eau.............................. 1000 grammes ou
- un litre.
- Chlorure de sodium (sel de cuisine Diane)........................... 40 grammes.
- , papier est suspendu par un de ses angles pour ^her ; n se conserve, ainsi préparé, aussi longtemps veut; mais il est bon de le tenir dans un lieu sec. 4.e papier albuminé salé est recouvert, d’un côté, j Une couche d’albumine à consistance suffisante et dans Quelle on a mis environ 3 grammes de chlorure de so-Um pour 100 grammes d’un mélange d’albumine et
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- d’eau. On trouve dans le commerce ce papier tout pi^' paré et il vaut mieux s’adresser à un marchand de pi’0' duits pour la photographie, qui tient les bonnes qualité^ de papier albuminé, plutôt que de se livrer soi-même3 cette préparation assez délicate ; on trouve aussi à ache' ter du papier salé tout prêt ; mais la] préparation de °e dernier étant la chose la plus facile du monde, no°s avons cru devoir l’indiquer,
- Sensibilisation du papier soit salé, soit alburni^ salé. — On fait un bain d’argent sensibilisateur ai°sl composé :
- Eau distillée ou eau de pluie.... 1 litre.
- Nitrate d’argent fondu.............. 120 grammes.
- On filtre ensuite dans une cuvette en porcelaine propre, et on laisse flotter, sur ce bain, pendant minutes, et du côté préparé, le papier, soit salé, soit ^' buminé.
- On opère, comme nous l’avons dit, flans l’obscuri^ et après avoir laissé bien égoutter les feuilles, soit d33’ le bain lui-même, soit dans un verre destiné à recev01’ le liquide en excès. On pique chaque feuille de papiel par un coin, à l’aide d’épingles vernies noires.
- Le nitrate d’argent étant un produit d’un prix éle^' on doit en laisser se perdre le moins possible.
- On prépare, généralement, le papier sensibilisé le so11,' pour l’employer le lendemain matin. Il ne faut pas parer au-delà du nécessaire ; car, dans cet état, il ne? conserverait pas, mais on possède des formules qui Pel, mettent de préparer, au chlorure d’argent, du pap*eI susceptible de se bien conserver 1,
- • Voir aux Formules diverses.
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- Le bain d’argent, pour le papier sensibilisé destiné à conserver sa blancheur, doit être ainsi composé :
- Eau distillée............. 100 centirn. cubes.
- Nitrate d’argent........... 12 grammes.
- Acide citrique.............. 6 —
- Ou trouve du papier sensibilisé, dans le commerce, chez les marchands de produits pour la photographie.
- Insolation. — L’insolation s’opère en posant le cliché contre la glace d’un châssis-presse, le côté où se trouve le négatif en dessus, et le côté préparé du papier sensible étant appliqué contre la surface du négatif.
- On place ensuite un coussin de papier buvard sur le *los du papier sensible, puis on met le volet et l’on ferme les traverses à ressort du châssis.
- Gomme le volet est formé de plusieurs portes à charnières, on peut, en ouvrant l’une de ces portes, tandis lu’une partie du volet reste fermée et serrée par les Inverses, suivre la venue de l’image et l’arrêter quand eHe paraît sufflsantè. Il convient d’outrepasser, du double environ, le degré d’impression qui donnerait une bonne épreuve si l’image devait être conservée telle ïn’on la voit, le fixage ayant la propriété de diminuer
- oaucoup le ton de l’image.
- On arrive très vite, avec un peu d’habitude, à se Rendre maître de ce procédé d’impression et du degré aUcWel il faut arrêter l’insolation.
- Virage. — Après l’insolation on procède au virage, en Immergeant l’épreuve dans un bain composé de :
- Eau ordinaire.............. 1000 grammes.
- Chlorure d’or..............- t —
- Acétate de soude............ 20 —
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- L’épreuve, plongée dans ce bain, change de ton : ellg se couvre d’or réduit, ce qui la rend plus belle et pluS solide. Il faut l’y laisser un quart d’heure environ, en l’agitant sans cesse.
- Fixage. — Le chlorure d’argent, non réduit par l lumière, doit être enlevé du papier pour assurer la coflu servation de l’image. On a recours alors à un dissolvait j du chlorure d’argent, l’hyposulfite de soude. Ce produt f respecte tout l’argent réduit et l’image se trouve aiusl fixée. j
- On laisse l’épreuve dix minutes environ dans un bail1. composé de :
- Eau ordinaire............. 1000 grammes.
- Hyposulfite de soude...... 100 —
- On s’assure, en regardant par transparence, s’t n’existe aucune granulation dans la pâte du papier' L’épreuve est alors Axée ; il ne reste plus qu’à la laver; abondamment dans de l’eau ordinaire et l’on fait séclief en sortant l’épreuve de la dernière eau de lavage, et d1 l’épongeant entre des feuilles de papier buvard bie11 propres.
- On opère de la même façon, soit que le papier ait é# simplement salé, ou bien albuminé salé.
- Procédé d’impression au platine ou procédé willi»1
- Les images, fournies par le procédé au chlorure d’or" gent, ne présentent qu’une durabilité relative, et l’on doit employer ce procédé que lorsqu’on veut reprodui1^ une image en vue d’un besoin essentiellement momeiP tané ; mais, dès qu’il s’agit d’épreuves dont on vdl
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- assurer la stabilité, il convient de se servir des divers Procédés dont nous allons donner la description.
- Le procédé au platine est un moyen analogue au pro-^dé à l’argent, mais l’image résultant de la réduction ^ chlorure de platine étant du platine pur, métal inoxy-able et inattaquable par les acides les plus énergiques % y a toute certitude que l’on obtiendra ainsi une cer-nude de durée bien plus considérable qu’avec une image f argent, même bien virée à l’or.
- Les papiers sensibilisés au chlorure de platine sont Vr^s tout préparés par la société de platinotypie, que 1Iage M. Stebbing l. Ce papier se conserve très long-e*Dps pourvu qu’on le tienne à l’abri de la lumière et l’humidité.
- L’insolation s’opère de la même manière que pour le Procédé au chlorure d’argent, mais plus rapidement ; la daTée de l’exposition à la lumière n’est que le tiers de CeLe du procédé au chlorure d’argent ; l’image est à peine ^Jsible, même après une action suffisante des rayons aihineux, mais on en voit assez pour juger de sa venue. 0hr la faire apparaître telle qu’elle doit être, on procède Par voie de développement. Dans ce but, on prépare ne solution ainsi composée :
- Eau....................... 1000 grammes.
- Oxolate de potasse........ 50 —
- °h fait flotter la feuille insolée sur cette solution ctlaude ; le sel de platine se trouve réduit instantané-j^t en platine pur. — Il ne reste plus qu’à laver à eah et l’épreuve est prête.
- re ton des épreuves au platine (voir l’atlas) est d’un *ris noir ardoisé : il est constamment le même et permet 11>
- ”e Apennins, 27, à Paris.
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- des tirages d’une coloration très régulière ; ce procédé quand on ne doit tirer qu’un nombre restreint d’exefi1' plaires, est très pratique et d’un emploi très facile.
- Papier au ferro-prussiate et au cyanofer.
- Nous avons déjà parlé sommairement de ces procéda au sel de fer dans le chapitre III de ce traité. NoU! allons maintenant y revenir plus en détail pour décrit la marche opératoire de ces procédés.
- D’abord il est utile de faire connaître sommaireine111 sur quelles données chimiques repose l’emploi de ^ sels :
- On sait que lê prussiate jaune de potasse (cyanof^' rure de potassium) produit du bleu de prusse avec Ie) persels de fer, c’est-à-dire, sels au maximum ou ferriques (on désigne ainsi les sels de fer les p^: riches en oxygène), mais qu’il ne colore pas les proW sels de fer, sels au minimum ou sels ferreux, c’est-^ dire, moins riches en oxygène.
- Le prussiate rouge de potasse (cyanoferride de pot^ sium) produit une réaction inverse : il colore en ^ les protosels et n’agit pas sur les persels.
- D’autre part, placés en présence de certains aci^)
- organiques, tels que l’acide tartrique ou citrique, 1 persels de fer sont réduits par la lumière à l’état protosels.
- Si maintenant on imprègne du papier avec du pel’s
- de fer, et si on l’expose à l’action de la lumière sous cliché* le persel passera à l’état de protosel dans to^e les parties insolées.
- On pourra donc, à volonté, faire apparaître les tr^1
- en bleu sur fond blanc, en traitant’ le papier par
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- le
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- de prussiate jaune de potasse, ou les réserver en; uc sur un fond bleu, en employant le prussiate rouge. uüe des épreuves, la première sera positive et l’autre. ei*a négative.
- La première préparation constitue le papier au Vanofer ou gommo-ferrique qui donne des épreuves suives bleues et exige un traitement au prussiate Jaane de potasse.
- ^a seconde préparation est celle du papier connusous a°m de papier au ferro-prussiate. our éviter le traitement par le bain de prussiate ^uge de potasse, après l’insolation, on a soin de joindre Réactif à la préparation sensibilisatrice en faisant un lange des deux solutions, l’un de perchlorure de fer ; l’autre de prussiate rouge de potasse. Ces deux solu-l0as n’exercent aucune action l’une sur l’autre tant ÏUe la réduction du sel fer n’a pas eu lieu sous l’in-^eace de la lumière ; ce mélange préalable sur le papier a d’autre inconvénient que de diminuer sa sensibilité a exiger un temps de pose cinq à six fois plus long ® ûans le premier cas l.
- Ua ?aP*er ainsi préparé est exposé à là lumière sous cliché qui peut être formé par le dessin original lui-aie. Pourvu que ce dernier ait été exécuté avec cette dation.
- ^près l’exposition, toutes les parties insolées ne con-adront plus que du proto-sel et par le lavage à l’eau 3 elles apparaîtront en bleu, pendant que les traits, roî)fraits à l’action lumineuse par leur opacité, reste-? ^ancs.
- faat donc ne pas oublier que ce qui caractérise ce
- 1 V
- P4p;et°ir aux Formules diverses pour les préparations qui servent au cy«ao*fer et au ferro-prussiate.
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- papier c’est qu’il donne des épreuves négatives soit a traits blancs sur fond bleu et qu’il ne demande qu’a11 simple lavage à l’eau pure.
- De ces considérations préliminaires passons au détail de chacun des procédés.
- Papier au ferro-prussiate. — Le dessin à reproduit est placé dans le châssis-presse contre le papier sensil^ au ferro-prussiate. Ce dessin, portant contre la glace d11 châssis et le papier sensible en arrière du dessin ou d11 cliché, si, au lieu d’user d’un dessin original, on se ser^ ; d’un cliché photographique. Dans ce dernier cas il ^ \ bon de rappeler que l’on aura une image bleue négatif j si le cliché est un positif et une image bleue positivé j c’est-à-dire à traits bleus sur fond blanc, si le cliché un négatif.
- Mais le plus souvent on se sert des dessins eux-mêiRe> j ou de certains objets nettement découpés comme j dentelles, certains tissus, etc.
- On expose à la lumière et l’on suit la venue de l’ima^ en soulevant de temps en temps un des volets du chd*' sis-presse.
- Dès que les traits du cliché sont reproduits avec assei! de netteté sur le papier sensible, par une teinte jaunâhe sale, on n’a qu’à retirer l’épreuve du châssis et à ^ plonger dans de l’eau ordinaire. Au bout de quelqu^ minutes l’image est développée. Pour que l’opération al réussi, l’image doit être d’un blanc bien pur sur un fa® d’un beau bleu ; on rince dans de l’eau propre et 1e preuve est terminée.
- Si l’on veut obtenir un bleu plus intense on y Pal vient en laissant tomber, dans l’eau de lavage, quelq^eS gouttes d’eau chlorée ou de l’eau acidulée de 5 part^3 d’aciie chlorhydrique pour 100 parties d’eau.
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- Ce procédé est, comme on le voit, d’une .extrême sim-PUcité, mais il présente l’inconvénient grave de ne pas reProduire les dessins avec leur aspect normal, il les inverse en transformant des positifs en négatifs, pour ainsi dire, et cela est d’un effet désagréable, aussi a-t-on perché, même au prix d’une plus grande complication, a obtenir un positif d’un positif, c’est-à-dire des reproductions à traits bleus sur fond blanc en se servant d’un ^ossin original en guise de cliché.
- C’est ce problème qu’a résolu M. Pellet en créant la ouxième préparation connue sous le nom de papier ty&nofer.
- Papier- cyanofer ou gommo-ferrique. — Ces noms désignent deux papiers presque identiques quant à leur imposition et à leur manipulation, mais fabriqués par deux maisons différentes.
- L’exposition à la lumière a lieu comme dans le cas du Papier du ferro-prussiate, mais l’on ne peut en suivre Avenue de la même manière ; pour y arriver on a tracé Préalablement sur les bords du cliché, avec de l’encre dessin, des séries de traits de grosseurs inégales. ^°us chacune de ces séries de traits on dispose au châs-Sls de petites bandes de papier sensible destinées à ser-Vlr de photomètre.
- . peut aussi créer ad hoc un petit photomètre spé-Clab De temps en temps, on prend un de ces témoins et le trempe dans la dissolution révélatrice de prussiate a Potasse et l’on arrête l’insolation quand un des té-^ soumis à ce bain, ne présente plus un fond taché 6 Petits points bleus et que les traits seuls s’y marquent 6ri bleu.
- a soin d’interrompre l’action de la lumière sur le
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- châssis, en le retournant, pendant les opérations sur les bandes photométriques.
- A la lumière solaire directe, il faut environ de quinze à vingt secondes de pose pour obtenir l’entière réduction du sel de fer à l’état de protochlorure, sauf aux endroits protégés par les traits où le sel reste à l’état ferrique.
- A l’ombre, l’exposition durera de deux à cinq minutes » par un temps couvert, de cinq à quinze minutes et même jusqu’à une demi-heure par des temps brumeux.
- Développement. — L’insolation terminée, on dév^ loppe l’épreuve, ce qui se fait moins simplement que pour le procédé précédent. Trois cuvettes sont ici n& cessaires.
- 1° Une cuvette en bois ou en gutta-percha contenait la solution de prussiate à 25 0/0. Cette solution peut s® préparer promptement à l’eau chaude.
- Ce bain ne s’altère pas et n’est nullement dan^ereu*' Il est indispensable d’en maintenir le titre qui doit maf' quer au densimètre 160°.
- De temps en temps il s’y forme, par concentration) des paillettes cristallisées que l’on redissout aisémefl* en ajoutant un peu d’eau.
- 2° Une cuvette en zinc pour les lavages à l’eau.
- Cette cuvette doit toujours être très propre ; on ^ lave de temps en temps avec de la potasse et une broSSe en chiendent.
- Cette cuvette se met généralement au milieu des trois» l’eau y arrive à 50 centimètres au-dessus par un robinet muni d’un tube en caoutchouc d’une certaine longue^’ (40 centimètres environ).
- Cette disposition permet de manœuvrer facilement la feuille dans la cuvette et en même temps de lancer ofl jet d’eau sur toute sa surface.
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- 0 Une cuvette en bois et gutta-percha contenant le ^ ln de dégorgement formé d’eau ordinaire additionnée ^ ®nviron 8 0/0 d’acide chlorhydrique de commerce ou /O d’acide sulfurique en volume.
- Quand on emploie ce dernier on a soin, pour ne pas iRquerla gutta, de verser peu à peu l’acide sulfurique ns une cuvette en porcelaine ou en faïence, contenant eux ou trois litres d’eau.
- , f/erndlange est versé dans'la cuvette en gutta quia là reçu une quantité d’eau suffisante.
- bain doit être renouvelé lorsque le précipité bleu lu il renferme devient trop abondant.
- En général, un bain peut servir pour cent cinquante
- Neuves.
- Manipulation du développement. — Au sortir du châssis, les bords de l’épreuve sont relevés d’environ 1 à ^ centimètres, de manière à former une espèce de cu-Mte.
- Qette précaution n’a d’autre but que d’empêcher le ï^ussiate de mouiller le verso de l’épreuve et d’y pro-ÛRire des taches bleues.
- On pose bien à plat le côté impressionné de papier sRp le bain de prussiate ; on passe légèrement la main SUr l’envers pour chasser les bulles d’air ; après quelles secondes, la feuille est enlevée rapidement par le 0râ antérieur et maintenue ainsi suspendue jusqu’au veloppement complet de toutes les parties de l’image.
- Eli
- en
- e est ensuite posée bien à plat sur l’eau de la cuvette zinc.
- ^Urès ce premier contact qui, généralement, amène e teinte bleue sur le dessin, la feuille est immergée 0rnPlètement dans le bain d’acide.
- ^ l’aide d’une spatule en bois, on l’arrose du liquide
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- pour que toutes les parties de l’image en soient bien recouvertes et on l’y abandonne un quart d’heure envi' ron. Les traits bleus se foncent rapidement et le fond se dépouille de sa teinte jaunâtre pour devenir blanc.
- Pendant cette opération, le sel de fer au minimum se dissout au contact de l’acide étendu. L’épreuve est de nouveau replacée dans la cuvette de zinc qui a été par' faitement nettoyée de sa première eau de lavage. O11 lâche sur l’image un fort courant d’eau sous lequel,3 l’aide d’une brosse ou d’un large pinceau en soies de porc, on aide au nettoyage complet des deux côtés de h feuille.
- On ne doit jamais conserver dans la cuvette en ziac l’eau qui a servi au lavage de la feuille au sortir du bah j de prussiate. Pendant le dégorgement dans le bah1 d’acide, on aura soin d’établir un courant d’eau dans h cuvette en zinc pour enlever les traces de prussiate qh auraient pu rester, soit dans les coins, soit sur leS ' parois.
- L’épreuve, suffisamment lavée, est placée sur un bâ" ton demi-rond ou sur des cordes, où elle s’égoutte et se sèche. On peut se servir du papier buvard pour accélé' rerla dessiccation.
- Malgré toutes les précautions, il arrive que quelque reproductions se trouvent tachées, les unes par lear contact avec du prussiate après le bain acide, les autr^ par suite d’une ombre ou tache sur le cliché, etc.
- Pour détruire ces taches on se sert de la liqueur dés1' gnée sous le nom de Blue Solving, ce liquide periR^ également de rectifier les dessins. De même que leS teintes, il ne doit être passé sur les reproductions (fte lorsqu’elles sont bien sèches.
- Pour employer cette liqueur, il suffit de l’appliquer» * l’aide d’un pinceau légèrement imprégné, sur les partit
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- a détruire, on éponge au buvard, et, après quelques Estants, le fond blanc apparaît.
- Le Blue Solving sert à écrire et à dessiner en blanc Sur les épreuves négatives obtenues à l’aide du papier au ferro-prussiate.
- Pour enlever le bleu qui adhère aux doigts, il suffit de se servir d’une dissolution de potasse ou de soude. Les épreuves obtenues par ces procédés sont inaltérables à ^a lumière et à l’humidité.
- Quant au papier au cyanofer, il faut, pour le conser-Ver longtemps, le tenir soigneusement à l’abri de la lumière et de l’humidité.
- On peut employer deux sortes de papier : le papier 0rdinaire. fort pour dessins de grandes dimensions, et le Papier fin pour reproduire des dessins d’ensemble, à tfaits fins.
- Papier Colas à traits noirs sur fond Uanc. — La c°uleur bleue, même très foncée, du procédé au cyano-ne convient pas à tout le monde, on aimerait mieux Se Approcher encore davantage de la réalité en obte-aant, à l’égal des dessins ordinaires, des traits noirs sur .0a<i blanc. C’est ce qu’a tenté de réaliser M. Colas en 1Iapressionnant, par la lumière, du papier recouvert d’un jhélange de perchlorure de fer et d’acide tartrique. Il ave ensuite'à l’eau, puis, après avoir dissous tout le sel 1er non impressionné, il plonge l’épreuve dans un bain a°ide gallique; il se forme du gallate de fer sur toutes jes Parties où le persel a été réduit. Le gallate de
- couleur de l’encre ordinaire, c’est-à-dire une c( hon
- fer a colora-
- un peu violacée. L’on est loin encore d’avoir le vrai des dessins à l’encre de Chine et de plus les fonds s°nt généralement recouverts d’une légère demi-teinte Placée.
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- Dans ce procédé les dessins ou calques originaux peR' vent aussi servir de clichés. Le papier Colas ne peut se conserver que s’il est maintenu absolument en dehors de toute humidité.
- M. Colas a imaginé, pour conserver le papier de sa fabrication, une sorte de presse analogue aux presses à copier les lettres ; le papier y est mis entre deu* feuilles de caoutchouc d’une épaisseur d’environ 1 ceiu timètre. On serre fortement jusqu’à ce que les bords extérieurs des plaques de caoutchouc se joignent lier' métiquement, de cette façon le papier est soustraita la fois à l’action de la lumière, de l’air et de l’hunR' dité.
- Papier au bichromate de potasse (dit papier A»' tigue). — Nous avons déjà eu l’occasion, à propos de la photolithographie, de faire connaître l’action que pr°' duit la lumière sur de la gélatine ou sur tout autre m11' cilage bichromaté.
- Cette propriété est la base d’une foule d’applications6 des moyens de reproductions photographiques au noR1' bre desquelles se trouve le procédé au charbon. NoRs aurons à revenir sur ce procédé dans la deuxième parti6 de ce traité, en nous occupant des reproductions à detf11' teintes.
- Quand on veut user du procédé au charfion pour produire des sujets au trait, il convient d’en simplifié la manipulation, ainsi que l’a fait M. Artigue en créa11* un papier spécial à cet objet ; son papier est tout simple ment recouvert d’une mince couche de gomme ou d’a*' bumine additionnée d’un peu d’encre de Chine.
- Si l’on sensibilise ce mucilage avec du bichromate de potasse et qu’on l’insole sur un cliché, une fois la dessin cation complète, il se formera, au développement à l’eaR»
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- ^es traits noirs dans toutes les parties correspondantes ^Ux traits blancs du négatif et l’on aura ainsi une image a traits bien noirs cette fois et absolument indélébile, Puisqu’elle sera à base de carbone.
- d’après ce que nous venons de dire, l’on ne pourrait er*iployer un dessin original, soit un positif, pour avoir avec le papier Artigue,fune contre-épreuve de même Sens, soit positive.
- ti faut, pour avoir un positif, ou bien faire une double opération, c’est-à-dire, passer par un négatif qui sert e cliché à son tour pour le tirage du positif (ce qui se ait avec le même papier), ou bien encore employer un Procédé recommandé par le Manuel des procédés üe reproduction d'écritures et de dessin publié par la Érection des cartes et plans au ministère des travaux Publics.
- Nous avons emprunté à ce manuel, fort bien rédigé, quelques-unes des descriptions qui précèdent. Nous lui euiprunterons encore l’heureuse idée de la transformation des dessins en négatifs à l’aide du brun d’ani-lI1e; nous en parlerons après en avoir fini avec le P^cédé qui nous occupe.
- Nous supposons donc, pour revenir au papier Artigue, ÏUe pon (hSp0se d’un négatif et qu’il s’agit d’en tirer des P^uves positives en traits noirs.
- ®ensibilisation. — Le papier préparé avec la mixtion aU charbon peut être conservé indéfiniment dans cet aL Pourvu qu’on le tienne à l’abri de l’humidité.
- ^our le sensibiliser, opération qu’on ne doit faire au moment seulement de l’emploi, on l’imprègne liquide composé de 125 grammes de bichromate de °|asse dans un litre d’eau.
- ^°Ur faciliter la dissolution du sel de chrome, on
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- chauffe légèrement le récipient, puis on filtre dans u11 flacon dès que la dissolution est complète.
- Les feuilles de papier à sensibiliser sont placée symétriquement les unes sur les autres, l’envers toufl^ du côté de l’opérateur. A l’aide d’un large blaireau trempé dans la dissolution de bichromate dont on a préalablement versé une certaine quantité dans un bol» on enduit largement l’envers du papier, qu’on laissé ainsi s’imbiber pendant une ou deux minutes. PuiS' après avoir exprimé le liquide contenu dans le pincea11 en le pressant contre les bords du bol, on promène Ie pinceau sur la feuille pour bien égaliser la couche $ dissolution, et en enlever l’excès. Les feuilles sont eO' suite suspendues jusqu’à complète dessiccation.
- Ces diverses opérations doivent se faire dans un cafr1' net éclairé seulement avec un verre jaune.
- Ainsi préparé, le papier peut sé conserver sans alt^ ration pendant plusieurs jours, surtout l’été, à la coR' dition d’être soigneusement enfermé et dans un endro^ sec. Toutefois, il est bien préférable, surtout l’hiver, le préparer seulement la veille de l’emploi.
- Tirage. — Le papier, bien sec, est placé au châss^' presse, le côté noir en contact avec l’endroit du négat^' On suit la venue de l’image, qui est terminée, lorsçff0 les traits des dessins apparaissent sur l’envers de 1’^' preuve : c’est-à-dire sur le côté bichromaté.
- La durée de la pose varie suivant l’intensité de la ^ mière, depuis deux minutes en plein soleil jusqu’à à vingt minutes à l’ombre, elle est de plus d’une heufe quand le ciel est couvert, et même encore davantage suivant l’heure de la journée et par certains tenff9 brumeux.
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- H vaut mieux alors attendre un moment plus favorable à ce mode d’impression.
- Quand l’image est venue, on retire l’épreuve du châssis ; on l’immerge pendant une minute dans une cuvette d’eau pure, on l’étend ensuite sur une feuille de verre, la surface impressionnée tournée du côté de l’opérateur ; °h la soumet au lavage d’une pomme d’arrosoir, recelant l’eau par un tube en caoutchouc qui permet de déplacer l’aspersion.
- Puis on promène sur toute la surface de la feuille un Pinceau large et doux, en soies de porc, qui enlève le ^oir partout où l’action de la lumière ne l’a pas fixé, et fait ainsi apparaître le dessin. La plaque de verre doit être supportée par un tasseau en bois, de manière à dépasser le niveau du déversoir de la cuvette. Sans cette Précaution, l’eau viendrait soulever l’épreuve et compromettre l’opération.
- Après ce lavage, on plonge de nouveau l’épreuve dans cuvette d’eau, on l’y abandonne pendant quelques Usures pour être certain d’en enlever toutes traces de bichromate de potasse qui altérerait la blancheur du I°Rd. On lave enfin à une dernière eau et on la laisse
- sécher.
- Qe procédé est, en somme, d’une très grande simplicité et son seul inconvénient consiste dans l’obligation qu’il impose d’employer un négatif, ce qui e*clut l’emploi immédiat des calques ou dessins ori-^iftaux.
- ^oici le moyen, indiqué plus haut, de former un né-§atif avec un dessin tracé à la main.
- Négatifs directs à Vaide d’un dessin. — A cet effet, 11 snffit de dessiner le calque avec de l’encre lithographique, à le barbouiller ensuite de brun d’aniline et à le
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- laver à l’essence de térébenthine qui dissout l’encre sans toucher à la teinte du fond.
- Les traits apparaissent en blanc sur le fond brun imperméable à la lumière. Le dessin est transformé en négatif et peut donner un positif avec les papiers aux sels d’argent, au ferro-prussiate, au bichromate de potasse.
- L’encre autographique ou lithographique dont on se sert doit être très4noire; les traits doivent être bien nourris.
- Il faut avoir bien soin de ne pas entamer le papier avec le tire-ligne et de n’y pas percer de trous.
- On colle ensuite ce calque sur une planche, comme une feuille de papier à dessin, en interposant une feuille de papier buvard entre le calque et la planche. Puis on étend sur tout le dessin, à l’aide d’un pinceau plat une couche de brun d’aniline en dissolution concentrée. On peut même en passer plusieurs couches pour avoir plug d’imperméabilité à la lumière.
- On laisse sécher ; enfin avec un petit tampon de cO' ton, ou de linge doux, imbibé d’essence de térébenthine on frotte doucement la surface de la feuille jusqu’à qu’on ait dissous les traits du dessin.
- Ceux-ci apparaissent purs et nets sur le fond, brun foncé, de la couleur d’aniline et l’on a de la sorte un excellent négatif.
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- CHAPITRE VIII
- RÉSUMÉ de la première partie relative aux reproductions DES SUJETS AU TRAIT ET AU POINTILLÉ.
- L’ensemble des moyens de reproduction des sujets au tl>ait et au pointillé se décompose en deux groupes distincts :
- I. Les procédés servant à produire un nombre restreint d’épreuves.
- IL Les procédés vraiment industriels à l’aide desquels 011 peut produire rapidement un nombre illimité d’épreuves.
- A- la première catégorie appartiennent :
- 1° Le procédé au chlorure d'argent donnant des Neuves d’une faible stabilité : images brunes.
- Le procédé au platine dont les résultats offrent stabilité certaine : images noires.
- 3° Les procédés au ferro-prussiate et au cyanofer panent des images couleur bleu de Prusse, d’une sta-^tté assez grande sans être toutefois absolue.
- bleu de Prusse résiste à la lumière et à l’humidité
- ^ais pas aux acides ,
- 4° Le procédé au gallate de fer, couleur d’encre à
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- écrire ; l’image est, en réalité, formée par de l’encre ordinaire au gallate de fer.
- 5° Le procédé au charbon (papier Artigue), image en traits noirs absolument durable.
- Tous ces procédés exigent le concours de la lumière» pour l’obtention de chaque nouvelle épreuve, de là vie^ le caractère limité de ce genre de production.
- Dans la deuxième catégorie nous avons :
- 1° Les tirages typographiques et phototypogi’2' phiques.
- 2° Les tirages lithographiques et photolithogr^' phiques.
- 3° La phototypie.
- 4° Les tirages d’héliogravure en taille-douce.
- A ce groupe se rattachent tous les procédés divers ^ gravure décrits dans le chapitre VI.
- Tous les exemplaires, résultant de l’emploi de l’ul1 quelconque de ces derniers procédés de reproduction offrent toutes les conditions voulues de stabilité, les encres d’impression étant généralement formées" ave° une matière colorante qui n’est autre chose que carbone.
- A ces deux groupes principaux s’en ajoute un tro1" sième qui n’occupe qu’une place secondaire parmi 1^ moyens de reproduction vraiment artistiques, c’est celüJ que forment les procédés d’impression au chromograpjie ou papyrographe ou typographe à l’autocopiste n°lf' Ces moyens de copie apportent de très grandes fac^1 tés aux personnes qui ont à multiplier les copies d’ulj écrit, d’un croquis quelconque, mais ils ne saurait être classés parmi les moyens de reproduction vraimeI1
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- RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE 121
- s^ieux autant au point de vue artistique qu’au point de Vue industriel.
- Nous avons décrit la plupart des procédés qui vien-üent d’être cités, assez en détail, pour qu’on puisse tes mettre en pratique avec l’aide de nos seules indiquons.
- Nous allons en faire de même pour les procédés de ^Production des objets à demi-teintes, qui feront l’objet *te la deuxième partie de ce traité.
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- CHAPITRE IX
- C0^SIDÉRATIONS générales sur les reproductions monochromes de dessins ou d’oeuvres d’art a demi-teintes continues
- MODELÉES PAR DES DEMI-TEINTES CONTINUES.
- Sommaire : Nomenclature des procédés propres à la reproduction des Raages modelées par des demi-teintes. — Procédé d’impression au Sélatino-bromure d’argent : impression, développement, fixage.
- Bans la première partie de ce cours nous n’avons eu ea vue que la reproduction des œuvres telles que : dessus, gravures et écritures, au trait ou au pointillé ; nous avons donc laissé de côté, pour nous en occuper dans Cette deuxième partie, l’immense groupe des œuvres d’art ou objets naturels, où, des demi-teintes continues doivent être reproduites par des ombres à dégradation c°ntinue.
- Quelques-uns des procédés déjà décrits dans les ^apitres précédents se prêtent également à cette euxième série de reproduction.
- Q® sont :
- 1° Le procédé au chlorure d'argent sur papier salé 011 albuminé ;
- Le procédé au platine ;
- Le procédé au ferro-prussiate.
- dehors de ces trois procédés distincts, aucun de j!eux que nous avons indiqués ne peut servir pour °Uner des épreuves à demi-teintes continues.
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- Pour ce genre de reproductions il faut recourir au* divers procédés ci-après :
- 1° Procédé au gélatino (bromure) d'argent ;
- 2° Procédé au charbon et aux poudres colorantes I
- 3° Procédé Woodbury ou photoglyptie ;
- 4° Photolypie ;
- 5° Héliogravure en taille-douce ;
- 6° Héliogravure typographique ;
- 7° Lithographie au crayon;
- 8° Gravure en taille-douce en manière noire $ tavis et à Vaqua-tinta.
- N’ayant pas à revenir sur les procédés précédemme^ décrits, nous allons tout de suite nous occuper de ceü* dont nous venons de faire l’énumération sommaire.
- Disons tout de suite que plusieurs de ces dernier procédés pourraient fort bien être appliqués à repr°' duire des objets au trait. De ce nombre sont : le procé^ au gélatino-bromure d’argent, la pliototypie, les pro<^ dés de gravure, de lithographie et de typographie a^eC ou sans le concours de la lumière. Aussi, sauf ce <lül concerne l’emploi du gélatino-bromure d’argent, avofls' nous eu soin de citer dans la première partie du coüfs les autres procédés, où tout au moins leurs,application plus spéciales aux reproductions de sujets au trait.
- Nous ne reviendrons donc plus sur les application de la phototypie, de la phototypographie, de l’héliog?*' vure aux reproductions de dessins ou de gravures ^ trait, puisqu’elles ont été déjà décrites avec assez de détails, seulement nous ferons remarquer que les ma111' pulations propres au procédé au charbon et à la phot°' typie occuperont, dans cette deuxième partie, une p^ce bien plus importante que celle qui leur a été accord# dans la première partie où nous ne les avons indiqué
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- que très sommairement, puisque nous nous proposions Revenir.
- Procédé au gélatino-bromure d'argent. — Nous irions pu, d’une façon plus générale encore, citer tous les procédés quelconques aux sels d’argent comme étant Susceptibles de donner des épreuves avec des demi-pintes.
- L’iodure et le bromure d’argent sont les produits qui formaient la couche sensible de la plaque Daguer-rfonne.
- Beaucoup d’autres composés chimiques, tels que : les Sefo de fer, d’uranium, la glu marine, le goudron de Bouille, etc., sont aussi très sensibles à la lumière et Permettent d’imprimer des images à demi-teintes ; mais ^ous ne saurions ici passer en revue tous les procédés Possibles, nous ne devons et voulons parler que des Principaux procédés usuels, ayant la sanction d’une e*Périence pratique et au sujet desquels il existe, commercialement, des éléments nécessaires à leur emploi.
- Le procédé d’impression positive au gélatino-bromure fl’argent mérite d’avoir ici sa place parce qu’il offre des ressources que l’on ne trouverait dans aucun autre Procédé, il permet de faire des impressions très rapides, a^ec le seul concours d’un éclairage artificiel de peu importance ; il permet en outre d’agrandir facilement, avec une iunfière artificielle ordinaire , des épreuves d°ht les clichés, pris sur nature, ont une dimension tr°P petite pour l’usage qu’on peut avoir à en faire.
- A- ce point de vue il est intéressant de connaître ce Procédé comme il sera utile de décrire dans un chapitre spécial le moyen d’obtenir des négatifs au gélatino-
- bromure.
- trouve dans le commerce la préparation toute
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- prête formée d’une émulsion de bromure d’argent à gélatine ; on désigne par le mot émulsion un licpii^ tenant en suspension dans sa masse un composé ch1' mique très divisé.
- La gélatine additionnée soit d’eau, soit d’alcool, de collodion est ici le liquide (à une température conv^ | nable, bien entendu, d’environ 30 degrés centigrades au-dessus) et le bromure d’argent à l’état pulvérule11* est le composé chimique en suspension.
- La gélatine sert donc de véhicule au composé d’argel1* sensible, elle permet de l’étendre en couches régulière^ soit sur du verre, soit sur tous autres supports, enfin, sur du papier.
- Si l’on ne veut faire soi-même l’opération de la p1^ paration du papier sensible à la gélatine on en troüvC de tout prêt et dans d’excellentes conditions chez h5 marchands de produits spéciaux pour la photographe
- Nous supposons donc, sans entrer dans plus de $ tails, que l’on a à sa disposition du papier sensible» s’agit de l’impressionner, de le développer et de fi*el enfin l’image.
- Impression du papier au gélatino-bromure gent. — Ainsi que nous venons de le dire, l’impressi011 sur ce papier peut s’opérer avec un éclairage artifici^' Une simple bougie ordinaire suffit. Mais procédons Paf ordre.
- La sensibilité du papier en question est telle qu’olJ ne saurait, sans produire un voile, qui altérerait f pureté de l’épreuve, le sortir de son étui qu’au ^ d’une demi-obscurité, tempérée seulement par lumière rouge. ,
- Le cabinet noir qui sert à ces manipulations est écl^f faiblement par une lanterne ad hoc, munie d’un verr
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- rouge rubis ; on trouve à acheter des lanternes pour cet °bjet.
- L® Papier est donc sorti de son étui et coupé en frag-^nts de la dimension voulue, puis le ou les châssis s°Rt chargés, c’est-à-dire que les négatifs sont posés sur a glace du châssis en avant delà feuille sensible. On y riRe le tout. Les châssis sont maintenus renversés et °a procède ensuite à l’impression.
- La même lanterne qui a servi aux opérations peut être aisée, il suffit pour cela d’enlever l’écran de verre ^°Uge qui est placé en avant de la bougie ou de la lampe huile ou à essence dont est garnie la lanterne. Le lché, placé à environ 50 à 60 centimètres de la source Mineuse, est redressé verticalement, de manière que e faisceau lumineux se répartisse bien également sur sa Sai>face. Quelques secondes suffisent; suivant que le c‘lché est plus ou moins translucide, la durée de l’expo-SlUon peut varier de cinq à trente secondes et même à Ul*e minute.
- . Lu premier essai fait rapidement sur un bout de pa-Pier permet de vérifier avec exactitude le temps d’expo-^tion nécessaire à chaque cliché, étant données comme leurs constantes la lumière d’une bougie ordinaire et e distance déterminée de la bougie au cliché à infirmer.
- La lumière agissant sur la couche sensible, dans un Pport inversement proportionnel au carré de la dis-^ce, l’on saura que, si le cliché est placé à 30 centi-s L'es au lieu de l’être à 60, la durée de l’exposition m a 4 fois moindre ; si, au contraire, il était porté à ^ Centimètres, c’est-à-dire à une distance plus grande . double, la durée de l’exposition serait 16 fois plus l0ftgue.
- Ld moyenne, il faut régler la distance d’après les
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- dimensions du cliché ; plus il est petit et plus on pe11* rapprocher la source de lumière; s’il est grand, on devfa éloigner la source lumineuse dans un rapport propos tionnel à la plus grande diagonale, de façon que chaqi16 point du cliché reçoive une égale quantité de lumière
- L’impression d’une ou de plusieurs épreuves, une ft>15 achevée, et l’on peut arriver à faire de la sorte dans uPe heure jusqu’à 300 impressions de petites épreuves dl1 format carte ou album, on procède au développent toujours dans la lumière rouge.
- Développement. — Nous avons ici une marche op^' ratoire toute différente de celle que l’on suit en impf1' mant les images au chlorure d’argent. Les impression produites par la lumière, au lieu d’être visibles coït dans ce dernier cas, sont à l’état latent, il faut développer à l’aide de certains révélateurs doués de P propriété de réduire à l’état d’argent pur le compOs6 d’argent atteint par les rayons lumineux.
- Un bon développateur pour révéler les épreuves $ viennent d’être imprimées à l’état latent sur la gélat bromurée est ainsi composé 1 : dans un litre d’eau ^ pluie filtrée ou distillée, dissolvez à froid 300 gram#1^ de sulfate de fer pur, et après dissolution, ajoute^) trois gouttes (pas davantage) d’acide sulfurique. Pul5 filtrez. Ce bain (A.) se conserve bien huit ou dix jouf5’ mais pas davantage. Il doit avoir une couleur verte p^e (émeraude) ; dès qu’il prend une couleur rouille, P 1)6 donne plus d’aussi bons résultats.
- Il faut employer pour cette formule du sulfate de fel en petits cristaux d’une couleur vert-émeraude.
- 1 C’est la formule du docteur Eder recommandée par M. le doctel1 Monckhoven dans la 7« édition de son Traité général de photographe
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- Eans un litre d’eau de pluie (ou distillée), dissolvez à p 0l(* 300 grammes d’oxalate neutre de potasse (pas de j^alate acide de potasse ou sel d’oseille que l’on trouve ftez tous les pharmaciens, mais de l’oxalate neutre de ôtasse). Ce liquide est filtré. Nous le désignerons par B.
- u se conserve indéfiniment et l’on peut en préparer P ^sieurs litres à l’avance.
- Enfin, dans 100 grammes d’eâu de pluie (ou distillée) issolvez 10 grammes de bromure d’ammonium.
- Ee liquide se conserve indéfiniment : nous le désignées par G.
- Eour préparer le bain développateur, versez dans un j°cal 300 centimètres cubes du liquide B (oxalate), puis ufiduisez-y une spatule de verre avec laquelle on ent le liquide en mouvement. L’on y verse alors, par étions successives, 100 centigrammes cubes du fer A pütile de chauffer), le liquide se colore en rouge, ne se r°nble pas et peut être employé de suite, e bien on peut l’employer le lendemain. Bref, il se ®°hserve très bien deux jours, à moins qu’il ne serve un ^ grand nombre de fois, auquel cas on s’aperçoit, au Yeloppement qui dure de plus en plus longtemps, qu’il Jjerdu de ses propriétés réductrices.
- faut verser le fer dans l’oxalate et non l’oxalate &s le fer, sinon le liquide peut se troubler. Il faut trois ^ies en volume d’oxalate contre une de fer. Pour J^Par'er un litre de bain de fer, il faut donc 150 centièmes cubes d’oxalate B et 250 de fer A. a quantité de bromure que l’on doit ajouter varie Vani l’éinulsion que l’on emploie et les effets que l’on obtenir.
- y .ans Ramure, les épreuves sont très douces, mais se ent facilement. Yeut-on de l’intensité ou désire-t-on ^ottre à l’abri du voile, on ajoutera aux 400 centi-
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- grammes cubes de développateur 2, 4, 6 ou 8 cent1' grammes cubes delà solution de bromureC.
- Quand on s’est servi du bain, il faut le verser dans Ie flacon d’où on l’a versé et tenir celui-ci bien rempli bien bouché.
- En somme, ce bain peut être considéré comme 1111 mélange d’oxalate ferreux, de sulfate et d’oxalate & potasse.
- Ce bain se suroxyde facilement à l’air ; aussi, qua^ on s’en est servi pour développer une ou plusieurs épreuves en même temps, il faut le reverser dans ^ premier flacon. Dès que le travail de jour est fini, ^ faut agiter le flacon et le tenir bien rempli.
- Le révélateur à l’oxalate de fer se conserve envir011 deux jours ; dès qu’il s’y est formé un dépôt, il développa les images plus lentement et avec moins d’intensite' Mais cela dépend évidemment du nombre d’épreuv^ qu’il-a développées. Plus on en fait et plus souvent1 faut préparer de nouveaux bains. Dès que le bain per de ses qualités développatrices par un usage trop répété il faut en préparer de nouveaux.
- Le papier, avant d’être mis dans le bain développâtes1’ est immergé dans de l’eau, puis on met quatre, cinq 011 six épreuves au plus, pour pouvoir bien les suivre, da°s le bain d’oxalate de fer. A mesure que l’on voit, en retournant dans l’ordre d’immersion, qu’il y en a uSe qui a atteint le degré voulu, on la sort et on la &e, dans de l’eau, et ainsi de suite, puis on lave le touta une deuxième, puis à une troisième eau, et enfin l011 fixe.
- Fixage de l'image. — Cette opération se fait encof dans l’obscurité en immergeant les épreuves dans ^ bain d’hyposulfite de soude à 20 0/0. Il faut renouvele
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- fréquemment cette solution qui jaunit et colorerait le friid des épreuves.
- •A.près que le fixage est complet, ce qui a lieu au bout 1111 quart d’heure environ d’immersion dans l’hypo-Sutâte, un en sort les épreuves et on les lave très abon-jjRinment à plusieurs eaux ; elles sont alors prêtes à ^sage auquel on les destine.
- Nous aurons lieu de reparler de ce procédé quand nous lierons des agrandissements photographiques.
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- CHAPITRE X
- PROCÉDÉ AU CHARBON.
- Sommaire : Résumé du procédé au charbon. — Manipulation commuA au simple et au double transiert. — Du transfert simple. — DouA transfert à l’aide du verre. — Procédés divers concernant le proce au charbon.
- Nous ne croyons pouvoir mieux faire que d’empnlir ter à notre savant ami, M. le docteur Monckhoven, ^ partie de son remarquable Traité général de photogff phie 1 relative au procédé au charbon et nous lui la15 sons la parole :
- Une feuille de papier recouverte d’une couche de tine et de matière colorante constitue le papier charbon.
- Yeut-on sensibiliser ce papier, on l’immerge dans solution de bichromate de potasse, et on le suspeliu pour sécher dans une chambre bien aérée et bien curcie.
- On insole maintenant le papier mixtionnné derr^1 le négatif placé dans le châssis-presse. Comme le P1
- grès de l’image n’est pas visible, ainsi que cela a
- avec le papier préparé aux sels d’argent, on mes l’action de la lumière, à l’aide d’un photomètre.
- Le papier impressionné est rapporté dans le lab°J
- 1 V. Massou, éditeur, 120, boulevard Saint-Germain. — Monckb0 7* édition.
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- PROCÉDÉ AU CHARBON 135
- toire, Deux voies se présentent maintenant pour obtenir 1 image.
- 1° Le transport (ou transfert) simple donnant des ^Preuves retournées; ce procédé est d’une merveilleuse simplicité, c’est celui que l’on doit étudier d’abord. Il consiste à plonger un instant le papier mixtionné dans ï'eau et à l’appliquer sur un papier blanc préparé exigés et appelé papier transport simple. L’ensemble est immergé dans l’eau chaude. Les deux papiers se séparent et l’image reste adhérente au papier transport.
- 2° Le transport (ou transfert) double donnant des épreuves redressées. Ce procédé est plus compliqué. Le Papier mixtionné portant l’image latente est mouillé un Estant et collé, par simple pression, soit à une glace collodionnée, soit à un papier spécial. Supposons d’abord lue l’on emploie la glace.
- Celle-ci (portant le papier mixtionné) est immergée dans l’eau chaude qui détache le papier mixtionné et i’image reste adhérente à la glace. On colle ensuite sur la glace un papier spécial, dit transport double. Quand Ce dernier est sec. il s’enlève du verre et retient la pellicule gélatinée que portait auparavant la glace. — L’i-rnage est ainsi redressée et adhère au papier.
- Am lieu de glace, on peut aussi se servir d’un palier spécial dit support flexible et opérer le double ^mnsport.
- Ainsi que le lecteur peut le voir, les premières manipulations sont communes aux deux procédés du simple °u du double transfert. Nous les décrirons en premier ^ieU; puis, pour la description des suivantes nous suivons l’ordre indiqué dans notre résumé.
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- •Manipulations communes au simple et au double
- TRANSFERT.
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- Papier dit au charbon. — Le papier au charbon examiné par réflexion, est très luisant lorsqu’il contie^ beaucoup de sucre ou qu’il est préparé avec une gél&' tine très commune. Il est plus mat, lorsqu’il est pr^ paré avec une gélatine fine.
- Regardé par transparence, le papier au charbon n’e^ jamais absolument uni. Il contient parfois des veineS d’inégale épaisseur qu’il est impossible d’éviter compté tement. Mais ces veines n’ont aucune influence sur l’image, parce que c’est la surface seule de la mixtion qui la fournit ; tout ce qui se trouve en dessous de cefle surface ne sert pas, et ne fait que faciliter le développa ment.
- Le papier au charbon doit être conservé dans un efl' droit sec, car dans un endroit humide il se ramollit ^ colle. Aussi le déroule-t-on alors avec difficulté, et est' il couvert d’un duvet provenant du dos du papier ave(î lequel la mixtion colorée est en contact.
- Si le papier mixtionné séjourne longtemps dans ui1 endroit humide, il se gâte totalement. La gélatine s’al' tère et les images sont sans vigueur. De plus, un tel papier perd énormément de sa sensibilité à la lumière (bien entendu après qu’il a passé au bichromate : car 3 l’état de papier mixtionné simple, il est tout à fait ifl' sensible à cet agent).
- La raclette. — On se sert constamment dans la pr^' tique du procédé au charbon de la raclette.
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- PROCÉDÉ AU CHARBON
- La raclette de caoutchouc est formée par une lame de caoutchouc de 4 à 5 millimètres d’épaisseur, de ^ centimètres de. hauteur, de 20 centimètres de longueur, enfermée entre deux lames de bois DC qui en emprisonnent la moitié. On se sert de cet outil pour racler les feuilles et en chasser ainsi l’excès de liquide.
- 11 ne faut jamais faire la raclette de plus de 20 centimètres de long (mais on peut la faire moins grande pour tes petites épreuves), parce que l’effort que l’on exerce sur de larges raclettes est insuffisant. Il ne faut pas n°n plus que la lame de caoutchouc ait moins de 4 à ^ millimètres d’épaisseur.
- Même pour les épreuves de 1 mètre carré une pareille belette suffit, parce que l’on peut racler les grandes teuilles en plusieurs fois, en commençant toujours par te milieu.
- Sensibilisation du papier mixtionnè. — Cette opération est des plus simples,, mais en même temps des plus 1InPortantes ; c’est de sa régularité que dépendent en Partie les opérations subséquentes du procédé. Aussi Mlons-nous la décrire dans ses moindres détails pratiques.
- La sensibilisation doit se faire dans une place obs-CUrcie par des rideaux jaunes ou noires ; mais l’obscurité ne doit pas être aussi complète que quand on opère sur
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- papier albuminé ou sur collodion humide, parce que le papier au charbon sensibilisé n’est affecté par la lumière que lorsqu’il est sec ou presque .sec.
- La cuvette qui sert à cette opération doit être en bois doublé intérieurement de verre. L’amateur prendra une cuvette de 40 centimètres sur 50. Mais le photographe de profession fera bien d’en avoir une de 80 centimètres sur 1 mètre de long. De cette manière on peut ouvrir le rouleau de papier mixtionné (qui a une largeur de 76 centimètres) et en découper des bandes de 90 centimètres de long que l’on sensibilise en une seule fois-Cela évite bien des déchets.
- La hauteur intérieure de la cuvette sera de 15 centi' mètres et un goulot muni d’un bouchon sera soudé à l’un des angles, afin de laisser écouler facilement Ie liquide. Un couvercle en bois est indispensable si l’on Veut laisser le liquide séjourner dans la cuvette, sans Ie transvaser à chaque opération. Les cuvettes en faïence conviennent encore; mais non celles en gutta ou en bois simple que le bichromate attaque facilement. Oi’> dès que le bichromate est altéré, il est réduit à Yé^ de sel vert de chrome, et quelque petite que soit cette réduction, le papier mixtionné sera partiellement inso-luHlisê à la surface, en été surtout. De là, des défauts d’adhérence et toute espèce d’insuccès.
- La substance qui sert à sensibiliser le papier est Ie bichromate de potasse ordinaire du commerce. Ce sel est fort peu soluble dans l’eau froide. Aussi est-il bon de le faire pulvériser finement par le droguiste et de ne s’en servir que dans cet état.
- Dans un grand flacon de 5 à 15 litres, dont on mesure une fois pour toutes la capacité en litres et dont on se sert exclusivement pour cet usage, on fait le mélangé .suivant :
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- rilOCÉDÉ AU CHARBON
- Eau»........................... 10 litres.
- Bichromate de potasse........ 200 grammes.
- Carbonate d’ammoniaque......... 10
- Le flacon est alors fermé avec un bouchon et bien Secoué pour dissoudre le bichromate, Puis on filtré à travers un filtre de feutre. La solution est alors versée ^aRs la cuvette.
- La hauteur du liqu;de dans la cuvette doit être de ^ à 4 centimètres ; s’il y a trop peu de liquide la sensitisation est difficile.
- En été, et surtout par les fortes chaleurs, on diminuera le titre du bain de moitié, sinon on aura des insuccès. Car, plus il fait chaud, plus facilement s’opère cette insolubilisation spontanée du papier dont nous Parlerons plus loin, à propos du séchage.
- Plus les clichés que l'on possède sont légers, plus le du Min de bichromate doit être faible et plus les lnidges seront alors vigoureuses, mais aussi plus lente l'action de la lumière.
- L ne faut jamais supprimer, dans la formule ci-essus, le carbonate d’ammoniaque, en été surtout, SlUon on expose le papier sensibilisé à s’insolubiliser
- sP°ntanément.
- , bain de bichromate de potasse ne doit pas servir ,SeRsibiliser un trop grand nombre de feuilles de pa-^ler mixtionné. C’est du reste un produit de si peu de a»eur, qU’p ne faut pas compromettre le succès des. dations par une économie mal entendue.
- chroLeau Ue puits ordinaire convient parfaitement pour le bain de bi-s0uv te de Potasse ; elle est de beaucoup préférable à l’eau de pluie, puitse*t remplie de matières organiques qui réduisent le bain. L’eau de tie p C?Dtient, il est vrai, du carbonate de chaux qui neutralise en par-effet pC t bromique du bichromate, mais elle en contient si peu que cet 'Lctri Ptes<îue nul et bien moins dangereux que celui des matières re-ces que peu|_ contenir l’eaû de pluie.
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Le bain doit être renouvelé tous les huit jours, en $ surtout, quand bien même il n’aurait servi que très peü> Nous avons souvent remarqué que si, par inadveP tance, le bain n’avait pas été renouvelé, les épreuv^ étaient grises et sans vigueur dans les noirs. Ce qui est plus grave, c’est qu’en été un usage trop prolongé ^ même bain de bichromate de potasse le réduit en pal’' tie : il s’y forme un corps analogue à l’alun de chrotf^ qui insolubilise partiellement la couche. De là, des i]1' succès continuels, parmi lesquels le défaut d'adhérent lors du transport, est le principal.
- Un bain de dix litres de bichromate de potasse ]]( doit pas servir à sensibiliser plus de deux rouleaux ^ trente pieds carrés de papier mixtionné. En hiver peut laisser le bichromate dans la cuvette qui serts sensibiliser le papier, mais en été il faut toujours verse^ le liquide dans le flacon après la sensibilisation, et ^ mettre dans la cave. ,
- En été, il faut refroidir le bain de bichromate 15° centigrades. Pour cela, il est bon de sensibiliser
- papier dans une cave, quitte à sécher le papier dans place située à un étage supérieur. Dans le but d’aotiv
- le
- un*
- et
- el
- le séchage du papier, on a prescrit d’ajouter de l’alc° ^ au bain de bichromate. Cette formule est tout à fait gereuse, car l’alcool tend à réduire le bichromate ^ produire l’insolubilité spontanée de la couche.
- Procédé opératoire de la sensibilisation. — ^ à ^ de sensibiliser le papier mixtionné, passez une brosse^ sa surface pour enlever le duvet. Ce duvet provient l’envers du papier qui a plus ou moins adhéré à la sUl face de gélatine. ^
- Le papier est maintenant immergé dans le bain* couche en dessus. Il est bon si la feuille est de graP
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- dimension, de passer la main (revêtue d’un gant de caoutchouc) sur les bords, en forçant ces bords à s’immerger, puis d’imprimer à la cuvette quelques légères Pousses, afin que le liquide couvre immédiatement le Papier mixtionné. La surface de ce dernier est grasse et repousse le liquide ; aussi est-il indispensable de tenir instamment le liquide en mouvement en imprimant un Mouvement de bascule à la cuvette, afin d’éviter la pénétration du liquide par places, ce qui produirait inévitablement des taches.
- Les bords de la feuille tendent à s’enrouler, c’est pourvoi l’agitation du liquide, par les secousses régulières lüe l’on imprime à la cuvette, est indispensable.
- Au bout de deux minutes, si la température du bain ®st de 10 à 15 degrés centigrades, la feuille est presque Plane. On la retire alors du bain, pour l’immerger de nouveau pendant une minute, mais cette fois la couche en dessous. Ceci a pour but de débarrasser le dos de la teuille des bulles adhérentes qui produiraient autant de
- taches.
- Ou enlève maintenant la feuille du bain comme nous niions le décrire.
- Sur un des côtés de la cuvette, l’on a préalablement j, sP°sé une glace inclinée à 45° ; c’est sur cette glace que nn glisse le papier, le côté mixtionné en contact avec ^ e ; puis l’on passe légèrement la raclette sur le dos e la feuille1, procédant d’abord du centre de la feuille les bords, puis du bord supérieur vers le bord infé-eUr> de manière à chasser tout l’excès de liquide.
- 11 est de la plus haute importance de ne passer que très légèrement <juj?c‘ette sur le dos de la glace, juste assez pour enlever l’excès de h-4 ‘ Si on raclait fort, on exprimerait trop le bichromate de la feuille,
- Wsd les demi'Uintes\lauS l’image seraient enlevées par Veau chaude, u développement de l’image.
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- La feuille est maintenant légèrement adhérente à la glace. Plaçant alors sur le bord supérieur de la feuille une règle en bois que l’on fixe à l’aide de trois pinces américaines à crochets, on la détache du verre et onia
- suspend pour sécher. Si la feuille est de grande dime’r sion, on peut attacher une seconde règle à sa pai’^ inférieure, afin d’éviter qu’elle ne se recoqueville e|1 séchant.
- La durée de l’immersion de la feuille mixtionnée da11’
- U
- le bain a une influence décisive sur l’image. Moins ' feuille séjourne dans le bain, moins elle prend de ^ cliromate et moins elle est sensible à la lumière. Si ^ est immergée un temps insuffisant. les demi-teintes l,. l'image sont enlevées lors du développement, et ja1^ on ne peut obtenir des fonds propres, ces derniers toujours tachés.
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- PROCÉDÉ ATI CHARBON
- Dans notre atelier, l’on procède de la manière suinte, pour éviter l’emploi de la gdace inclinée dont ll0us venons de parler.
- Nous avons une cuvette pivotante en glaces de 80 c. $Ur 120 c. pour contenir le bain. La feuille qui est de à 30 centimètres moins longue que cette cuvette, y
- est immergée ; puis, les trois minutes étant écoulées, on Céline très fortement la cuvette dans le sens que montre la figure, tout en maintenant le papier mixtionné avec ^a main {couche en dessous) contre la glace du fond. On ^Ucle le papier sur cette glace même. Puis la feuille est eulevée et la cuvette redressée. (La cuvette doit avoir Une profondeur plus grande que ne l’indique la figure ci-dessus et être munie d’un recouvrement à sa partie Ultérieure.)
- On suspend alors pour sécher.
- Toute l’opération se résume donc ainsi : Couper le Papier à dimension et l’immerger pendant trois minutes fians un bain de bichromate de potasse bien abondant, à Renouveler tous les huit jours ; enlever la feuille, la Placer sur une glace inclinée, la mixtion en dessous, Yasser l’excès de liquide à l’aide de la raclette, et la Suspendre pour sécher.
- D est d’une importance capitale, en été, de tenir le bain sensibilisateur froid (15° centigrades) sinon les lrnages seraient réticulées, défaut dont nous parlerons Plus loin.
- Effet du bichromate de potasse sur l'économie ani-^aie. — L’opérateur qui sensibilise le papier doit éviter e tremper les mains nues dans la solution de bichro-de potasse. 11 est nécessaire, pour les protéger, de aire usage de gants en caoutchouc.
- l’on a des blessures fraîches aux mains, le biclirc"
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- mate rend les plaies très vives et les empêche de se fermer.
- Le bichromate de potasse est un poison qui agit par absorption ; cette substance doit être maniée avec prudence. On en ressent assez vite les effets aux mains : la peau chatouille vivement, l’on se gratte alors instinctivement, et les blessures s’aggravent.
- Avec un peu de prudence, il est très facile d’éviter ces inconvénients.
- Séchage du papier sensibilisé. — Cette partie du procédé au charbon est d’une importance plus grande encore que la sensibilisation. En effet, la sensibilité à la lumière, la cohésion de la mixtion lors du transport sur verre, la vigueur des images, sont affectées en raison du temps que la feuille sensibilisée a mis à sécher.
- Un séchage rapide donne au papier trois qualités tout à fait essentielles, à savoir :
- 1° Celle de fournir des images très vigoureuses, des blancs purs et des noirs bien accusés. Au contraire, uu papier qui sèche lentement donne souvent des images ternes et sans vigueur.
- 2° Celle d’adhérer facilement et énergiquement au* surfaces, lors du transport sur verre ou sur papier. AU contraire, un papier qui sèche lentement adhère mal se soulève partiellement lors du développement.
- 3° Celle de se développer facilement à l’eau chaude d en peu de temps. Un papier qui sèche lentement se dé' veloppe, au contraire, lentement et avec difficulté.
- Quand le papier sèche lentement, il est, il est vrai* bien plus sensible à la lumière que lorsqu’il sèche rap1' dement. Mais ce léger avantage est compensé par tau* de désavantages qu’un séchage rapide doit être établi à tout prix.
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- PROCÉDÉ Al' CHARRON
- U est évident que le papier doit sécher dans l’obscu-ou tout au moins dans une chambre obscurcie par ^es verres jaunes. Il est bon de trouver dans la maison 1^6 l'on occupe une place bien sèche, dans laquelle se fr°uve une cheminée et une fenêtre ou une ouverture quelconque donnant sur la rue ou dans la cour. La fenêtre est enlevée et remplacée par un double store en k°is. Le store extérieur seul ne suffirait pas à exclure fe lumière, mais le second coupe toute lumière de l’ex-ferieur et permet à l’air de circuler facilement de l’ex-ferieur vers l’intérieur. Un volet intérieur permet de
- eruiertout accès à l’air extérieur, lorsqu’il fait trop de ou qUe ie temps est très humide. Le double store doit être peint en jaune, intérieurement et extérieurement. De cette manière, il éclaire suffisamment la Cambre du séchage.
- Dans la cheminée on place un foyer ouvert, et non
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- l'uras DE KKPR UD U i ’ TI UN S INDUSTRIELLES
- pas un poêle fermé. Le foyer ouvert a l’avantage d'échauffer peu et de produire un appel d’air énergique.
- Il est de la dernière importance d’éviter, dans la chambre du séchage, la présence de becs de gaz allumés, ou de lampes à pétrole.
- Le voisinage immédiat d’une fosse d’aisance ou d’un égout est également fatal, de même que celui d’une cuisine.
- En général, il faut éviter toutes les émanations quel' Conques dont l’effet, sur le papier au charbon, est de Ie rendre insoluble en dehors de toute action de la lumière.
- C’est ainsi qu’il suffit de suspendre le papier, surtout lorsqu’il est presque sec, le soir dans une cuisine éclaü rée par le gaz, à l’effet de le sécher entièrement, pouf rendre l’adhérence sur le verre ou le papier-transport presque impossible. Les épreuves sont, de plus, entière ment voilées dans les blancs. Car ces substances gazeuses, surtout les produits de la combustion du gaz 3 l’éclairage, ont sur le papier au charbon l’effet de réduire le bichromate de potasse exactement comme sl l'on séchait le papier dans une place éclairée par ^ jour direct.
- Un courant d’air rapide qui fait constamment mouvoi1’ les feuilles suspendues est ce qu’on peut avoir de mieux» quand elles sont à moitié sèches, on peut (en hiver, bie11 entendu) allumer le foyer ouvert et fermer les stores les portes. Alors la faible élévation de température de l’air produit rapidement le séchage complet de la feuille
- Pour sécher rapidement le papier, U ne faut pas ^ suspendre à hauteur d'homme, mais placer des roh" leltes au plafond avec des ficelles qui permettent d'èi ver la feuille près de ce plafond. A lors la feuille sèche deux fois aussi vite qu'ci l'ordinaire, l'air humide deS"
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- Cendcmt dans les salles au lieu de s'élever comme le fait l'air chaud.
- Ln été, la température de la pièce dans laquelle s’o-ïére le séchage ne doit pas dépasser 15 à 20 degrés. L’ést pourquoi il faut avoir soin d’éviter les rayons directs du soleil sur des fenêtres garnies intérieurement de papiers noirs, etc. Des stores extérieurs sont préfé-rables.
- Par les très fortes chaleurs de l’été, il vaut mieux ^cher le papier dans la cave (si l’on possède une cave toen sèche). Car lorsqu’il fait très chaud, le papier s’in-s°lubilise partiellement à la surface.
- Il est bon d’exclure de la chambre du séchage les cultes contenant le bain sensibilisateur, etc., car tout ce ÏUi donne de l’humidité ralentit le séchage.
- Si Von sensibilise le papier le soir, U doit être sec le lendemain matin, et, s’il ne l’est pas, on doit faire en s°rte, en chauffant la pièce, qu’il le soit.
- Quand le papier est sec, si la sécheresse est trop Scande, il est dur et cassant, et alors il se manie très difficilement. Mais il suffit de le placer quelques minutes dans un endroit humide pour qu’il devienne flexible.
- . Le doigt appliqué sur le papier ne doit pas y adhérer, ?n°h cela prouverait qu’il n’est pas complètement sec. mPloyé ainsi, il collerait au cliché et le détruirait en ^levant la couche de collodion verni.
- Conservation du papier au charbon sensibilisé. — 11 on veut produire des images vigoureuses avec des s ICLés légers, il faut employer au plus tard le papier ^nsibiiiSé la veille, mais si l’on a des clichés durs, dont .^demi-teintes s’enlèvent facilement au développement, a Vaut mieux se servir du papier quarante-huit heures *a sensibilisation.
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- C’est même le seul moyen que possède le praticien d’imprimer convenablement au charbon des clichés très durs, c’est d’employer du papier sensibilisé de plusieurs jours. Les demi-teintes s’obtiennent mieux.
- Par les temps humides, le papier sensibilisé s’altère! mais par les très fortes chaleurs, cette altération est beaucoup plus rapide. Il devient lentement insoluble.
- L’amateur pourra conserver plusieurs jours le papier sensibilisé, en le plaçant coupé à dimension, en paquet bien serrés et pressés entre deux glaces, les couches seé sibilisées étant en contact deux à deux. Ou bien enco^ fortement enroulé, puis recouvert d’une feuille d'état et placé dans un fourreau de fer-blanc.
- Des négatifs. — Les négatifs très légers ne donn^ pas, avec le papier au charbon, des images aussi vigcu' reuses qu’avec le papier albuminé. La gamme des tofls est autre. Avec le papier albuminé, le négatif doit êhe juste à point. Mais, avec le charbon, on peut de tout gatif, faible ou dur, obtenir une bonne épreuve. Poüf cela, il suffit de faire varier le titre du bain sensibilisé teur. Mais, hâtons-nous de le dire, ce moyen n’est PaS pratique dans un grand atelier. Si le négatif est tr^P léger, mieux vaut verser sur le dos du négatif ^ vernis mat, et renforcer les noirs avec l’estompe ou ^ graphite et, à l’aide d’un canif, gratter dans les partit transparentes. De cette manière, on renforce très ^ le négatif.
- En moyenne donc, les négatifs pour le charbon d°v vent être un peu plus intenses que pour le papier 0$^ miné.
- Les clichés très durs peuvent aussi se corriger coP1 me nous l’avons dit à l’alinéa précédent, en employé du papier sensibilisé de deux jours.
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- PROCÉDÉ AU CHARRON
- U est indispensable de coller sur les b rds du cliché Un papier jaunâtre (pas noir, comme on l’a recommandé), qui limite le cliché à la partie à reproduire. ^ l’on oubliait cette précaution essentielle, il arriverait fréquemment, lors du développement, que l’épreuve se soulèverait sur les bords, par défaut d’adhérence.
- Les châssis-presse. — Les châssis-presse ordinaires éployés dans le procédé au papier albuminé peuvent ai*ssi servir pour le procédé au charbon. Mais, si l’on doit en acheter de nouveaux, on peut en supprimer la Planchette pliante, puisque, ainsi qu’on le verra bientôt, la venue de l’image ne peut pas être examinée comme inand il s’agit du papier albuminé.
- Pour obtenir dans le châssis-presse une adhérence bien complète entre le papier au charbon et le négatif, °n doit interposer une feuille de caoutchouc vulcanisé 1/2 centimètre d’épaisseur au moins entre le négatif et la planchette. Ce moyen avait été proposé pour le PaPier albuminé et rejeté, parce que le caoutchouc vul-Canisé sulfurait les épreuves. Mais ici, ce défaut n’étant Plus à craindre, on peut avoir recours au caoutchouc îui est bien supérieur aux coussins de papier ou d’étoffe. | suffit d’en faire l’essai par les temps humides pour s eh convaincre.
- Le châssis de Lechleitner a pour objet l’impression ^Preuves à deux teintes. M. Sarony a réuni plusieurs e ces châssis en un seul et lui a donné son nom. On ^®ut atteindre ce but de bien d’autres manières, mais le ctlâssis Sarony le fait d’une manière très commode.
- Ln cadre en bois DCML contient un double fond sur equel se placent les négatifs. 11 est un peu plus grand ne devrait l’être afin de convenir à des formats
- div
- ers de négatifs
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- Le double fond étant fermé comme le montre la figure» les papiers coupés avec un calibre sont placés dans leurs
- compartiments, en ayant soin de toujours glisser le pier vers la gauche et le haut, où il doit toucher l’elJ cadrement. On ferme alors les planchettes pliantes
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- p> Q, R, S, T, après avoir marqué le papier au crayon derrière.
- Quand toutes les planchettes pliantes sont fermées, on ferme le couvercle ACDB et le cliàssis est prêt.
- Les négatifs s’impriment maintenant, mais le pour-feur du négatif est protégé par un papier noir collé sur le double fond, de manière à présenter un rectangle ou 1111 ovale.
- Cela étant fait, on a un second châssis, mais où l’ovale et le carré sont figurés en noir, le fond étant transparut. Ce châssis teinteur s’emploie comme le précédent, JUais l’impression exige à peine quelques secondes d’ex-Pesition. La teinte s’imprime alors, et, si on colle dans fe châssis des gélatines transparentes avec le nom et M’adresse, le tout se fait en une fois.
- Il faut voir fonctionner ces châssis pour en comprenne toute l’utilité.
- Le photomètre. — Le photomètre anglais est très sÙRple. Il consiste en une boîte en fer-blanc, dont le cou-Vercle M porte une lame de verre peinte en couleur r°uge chocolat, sauf une petite portion carrée, au cen-*re, qui est découverte.
- Dans l’intérieur de la boîte se trouve une bandelette 6 Papier sensibilisé à l’argent qu’un coussin de velours presse toujours contre le verre dont nous venons de parler. Placé au jour, ce papier noircit lentement. Quand la teinte qu’il a prise correspond à celle qui est peinte sur le verre, l’on a un degré du photomètre. A ce moment, u on glisse un peu la bande de pa-
- Gt on imprime un second degré, et ainsi de suite.
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- Il existe plusieurs autres photomètres : un volume ne suffirait pas à les décrire. Tous sont bons, si l’on s’en sert convenablement.
- Quel que soit le photomètre employé, il ne fd^ jamais avoir recours aux teintes foncées produite par la lumière, car on se trompe alors de fortes quaft' tités, les teintes foncées étant beaucoup plus difficile5 à juger par l'œil que les teintes légères.
- Impression des clichés. — Le papier au charbon doi{ être découpé avec un couteau effilé sur une glace (<I111 ne sert qu’à cet usage], soit à l’aide de calibres en gla°e dépolie pour les petites épreuves, soit à l’aide d’une règle en acier et d’un modèle de papier pour les grande épreuves.
- Il est tout à fait indispensable que les bords du pü' pier ne dépassent pas la bande de papier qui protêt les bords du cliché.
- Le papier est placé dans le châssis-presse comme 3 l’ordinaire. On époussette d’abord le cliché, puis le pier au charbon et l’on place ce dernier sur le négatif On le couvre alors du coussin de caoutchouc, puis de ^ planchette, etc., et on expose au jour.
- Chaque cliché doit porter un numéro à côté duquel ^ inscrit le degré photométrique.
- Quand l’impression est finie, il faut rapidement tribuer à la surfac ‘ des châssis des cartons qui inte1" ceptent la lumière. De môme, quand on place les châssis' infinis de papiers nouveaux sur la table éclairée, il encore les couvrir et enlever alors toutes les couve1 tures ensemble ou du moins très rapidement.
- M. Sarony, à Scarborough, au lieu de laisser ouve^e la partie AB de la table sur laquelle on imprime, ïer&^ cette paroi à l’aide de verres jaunes AC, sauf qu’il
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- nage à la partie inférieure une ouverture CB de 5 à ^ pouces de hauteur.
- Sur la table B L peut glisser une autre table plus lé-
- ^ere EF recouverte des châssis à imprimer, portant le Photomètre au milieu.
- °n charge et on décharge donc tous les châssis à l’in-erieur, et à l’abri de la lumière blanche, puisque la able EF est glissée sur la table en plein jour. Le pho-°mètre se place en E, où on peut facilement le prendre P°Hr l’examiner. Comme c’est à l’extrémité de la table
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- B qu’il fait le plus clair, c’est là qu’on place les clichés les plus intenses.
- Avec un peu de pratique, du reste, l’usage du photomètre devient beaucoup plus facile et plus sûr que l’exU' men, une à une, des épreuves, comme on le fait pour le papier albuminé.
- Les indications photométriques sont du reste très exactes, excepté dans les temps très sombres, alors le papier au charbon est un peu plus sensible que celui du photomètre, qu’il faut donc laisser noircir un peu moins-Au soleil, c’est le contraire.
- Recommandations essentielles. — Il faut éviter de toucher la surface des papiers si l’on a les doigts hU' mides : ce serait autant de taches.
- Le papier au charbon étant à peu près trois fois plus sensible que le papier albuminé, il est indispensable de protéger le déchargement des clichés à l’aide de rideau* jaunes.
- Il faut éviter, par les temps humides, que les papier ne se ramollissent. Ils colleraient aux clichés, dont üs enlèveraient la pellicule de collodion.
- Il nous faut maintenant appeler l’attention du lecteur sur le point le plus important de tous, à savoir : l'impression sur papier au charbon continue mên%e après que l'action de la lumière a cessé.
- C’est là un phénomène très curieux, mais si souvent observé qu’il faut en tenir un compte sérieux.
- Ainsi les épreuves d’un même cliché, obtenues uü même degré du photomètre, diffèrent énormément si) les développant toutes ensemble le soir, on compure celles du matin avec celles tirées l’après-midi. La diffd' rence est encore plus considérable si on abandonne une de ces épreuves au lendemain.
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- Quand on développe le soir, il faudrait donc tirer le toatin toutes les épreuves faibles. Mais cela serait peu Pratique. Comme, après tout, cette continuation de 1 ac-fron de la lumière est lente, et qu'elle cessa des que les ^Preuves sont mouillées, il vaut mieux d'heure en heure, procéder, au transport et au développement, ou tout au moins, au transport en conservant les feuilles transportées sur le papier ou sur verre les unes sur les aatres, afin d’empêcher qu’elles ne sèchent. Nous retiendrons du reste sur ce dernier point aux articles redits au transport simple et au transport double.
- Ici finissent les opérations communes aux procédés au barbon dits transport simple et transport double. Nous allons maintenant décrire les opérations subséquentes ; Pous les diviserons en deux chapitres distincts, en recommandant de nouveau à celui qui n’a jamais tait le charbon de commencer par le transport simple.
- Du TRANSPORT SIMPLE.
- 1^ transfert simple donne des épreuves retournées ^Vec les négatifs ordinaires. Le lecteur en comprendra 6 suite la cause lorsqu’il saura que, au lieu d’obtenir rectement l’épreuve sur le papier au charbon, comme ^lu est le cas pour le papier albuminé, il- est obligé de ^Hsporter la couche de mixtion impressionnée sur un ^°ud papier, préparé exprès pour cet usage, h-c double transport donne des épreuves redressées, xütïlrae nous le verrons plus tard. Mais le procédé du ^Usport simple est si certain, si facile, que nous e.n-§®ons tous ceux qui veulent essayer- le procédé au
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- à commencer par là.
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- On peut du reste retourner préalablement les négatifSi soit à l’aide du prisme ou du miroir placé en avant de la chambre noire, soit en se servant de clichés pelliculaireS soit enfin, et ce procédé est très facile avec les glaces sèches, en exposant la glace retournée dans le châssis même.
- Nature du papier transfert simple. — Le papie1’ transfert simple se prépare en rouleaux, exacteme^ comme le papier au charbon. Il peut aussi se faire efl feuilles. Il est recouvert d’une couche de gélatine insO' lubilisé par l’alun de chrome. Cette couche se reconn^ de l’envers du papier parce qu’elle est plus unie et pluS brillante. Il faut toujours, du reste, avant de se servir & ce papier et après l’avoir découpé à dimension, en mar quer l’envers au crayon, pour le reconnaître dans leS opérations subséquentes.
- Le papier dit « papier émaillé » et celui dit « au blaflc de baryte » réussit quelquefois sans l’intermédiaire d’ai1' cune couche interposée, mais il arrive que les épreuve® s’en détachent après plusieurs mois ; voilà pourquoi notfs avons renoncé à la fabrication du papier simple irans' fert émail.
- Transport du papier impressionné. — Cette opéi^' tion doit être faite dans une chambre peu éclairée *. papier transfert étant coupé de la dimension un peu pl^s grande que l’épreuve, est immergé pendant deux à troi® minutes* dans l’eau froide, puis retiré et appliqué to11
- 1 On peut opérer en pleine lumière pourvu que l’on protège bien ^ papiers impressionnés contre l’action du jour direct tant qu’ils sont se0^ Une fois mouillés ce6 papiers peuvent voir le jour, que l’on mitig6 e tous cas à l’aide de rideaux.
- 1 II n’y a aucun inconvénient à y laisser le papier plus longtefflP5’ fût-ce des heures entières.
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- 'fouillé sur une glace, une table de marbre ou de bois verni bien uni, Venvers du papier étant en dessous.
- L’épreuve au charbon est alors immergée dans de l’eau froide, la couche en dessous, et remuée dans cette eau, Passant même le plat de la main sur la mixtion et sur le dos du papier pour enlever les bulles d’air qui auraient Pu se former. Le papier se recoqueville d’abord en dedans, puis devient plan, et c’est à ce moment précis qu’il faut l’appliquer sur le papier transfert. Mais avec des Papiers mixtionnés plus minces, cet effet est plus rapide et au bout d’un temps de 30 à 60 secondes, on peut frs retirer de l’eau froide et les appliquer sur le transport, le côté de la mixtion en dessous.
- Saisissant alors la raclette de la main droite et maintenant le papier en place de la main gauche, on frotte d'abord légèrement, puis très fortement sur le dos du Papier au charbon, en procédant du centre vers les h°rds. Les deux papiers deviennent alors plans. 11 faut L'en chasser toute l’eau en excès et toutes les bulles d air (on s’aperçoit qu’il y a des bulles d’air si une partie du papier forme une cloche locale).
- L est, de plus, indispensable, après le raclage, de pas-une éponge sèche sur le dos du papier mixtionné et Surtout sur les bords, pour enlever l’eau en excès. Car, ^ Cette eau séjourne sur les bords, elle pénètre la mix-l0n> qui se détache alors sur les bords pendant le développement.
- St l’épreuve est de grande dimension, au delà de centimètres sur 40, il est bon d’immerger à la fois le aPier transfert et répreuve, de les ajuster à peu près sUne sur l’autre dans l’eau même, de les retirer en-^Lle, et de racler alors le tout sur la glace.
- 1 l’épreuve est de petite dimension, carte ou cabi-’ 11 est plus commode d’opérer le transport de plu-
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- sieurs épreuves sur une seule et même feuille de papier transfert. Dans ce cas, on immerge rapidement toutes les petites épreuves dans l’eau, d’où on les retire une a une pour les placer sur le transfert mouillé, puis, recouvrant le tout d’une feuille mince de caoutchouc rentoilée mouillée, on racle sur cette dernière et avec force, de manière à obtenir une planimétrie parfaite:
- L’usage de la feuille de caoutchouc rentoilée (qui peut être très mince) est très sûr et très commode, parce que de cette manière on peut frotter très fort sans le moindre danger pour l’épreuve.
- Si l'épreuve n'a pas été surexposée et si elle n’a pas séjourné trop longtemps dans l’eau, elle colle et adhère avec force au papier transfert. Mais si les bords du pa-pier ont vu le jour, si le papier a été surexposé, alors D surface du papier mixtionné est devenue insoluble, il ne colle plus, et l’adhérence n’a plus lieu, ou n’a lieu qu’in1' parfaitement.
- Le temps pendant lequel l’épreuve séjourne dans l’eau n’est donc pas indifférent, pas plus que la température de cette eau, qui doit être très froide (de 10 à 15 degrés)-Si l’épreuve séjourne trop peu de temps dans l’eau, une foule de bulles d’air microscopiques se mettent souvent entre l’image et le papier transfert, parce que la géla" tine, continuant à se gonfler, aspire l’air à travers leS pores du papier. Si ce séjour est trop prolongé, la géla( tine absorbe trop d’eau et n’adhère plus au transfert. l’eau a une température de 15 à 20 degrés, l’épreuve recoqueville en peu de secondes, mais on peut être ce?' tain que l'image sera complètement réticulée, surtout si la température de cette eau est supérieure à 25°.
- En été, il est d’une importance capitale de se servif» pour détremper le papier charbon au moment du tranS' port, d'eau très froide et très abondante, sinon leS
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- images seront réticulées. Il faut se servir d’une cuvette Profonde, contenant beaucoup d’eau, et maintenir le Papier charbon sous l’eau, car, s’il arrive partiellement ^ la surface, il s’échauffera au contact de l’air, et dans Ces parties l’image sera réticulée.
- Hans le même bac d’eau iroide qui a servi à une ^Preuve, on peut continuer à tremper les papiers transports suivants, ainsi que d’autres épreuves au charbon, ^otte eau devient jaune par l’effet du bichromate qui se dissout, mais ceci n’offre aucun inconvénient.
- Quand les feuilles sont transportées, il faut les suspendre ou les mettre à plat les unes sur les autres afin é éviter qu’elles ne sèchent, surtout si l’on veut remettre la développement au soir, ce que l’on peut faire sans inconvénient. Au reste, on peut procéder au développement dix minutes après le transport, mais pas avant, sinon le papier mixtionné pourrait se détacher du transfert et le développement de l’image serait difficile et iûégal.
- On ne peut jamais procéder au développement avant e le bichromate n'ait percé à travers le papier transport qui devient jaune dans sa texture, ce qu'il est facile de voir sur l'envers du papier.
- Hne fois les épreuves transférées, comme elles sont khmides, on ne doit plus les protéger contre l’action du J°Uî\ à moins qu’il ne soit trop vif, attendu que le pa-Pler mixtionné n’est sensible que pour autant qu’il soit sec.
- développement. — Cette opération peut se faire en Pmine lumière : elle doit même se faire ainsi, puisqu’il ** de bien juger de l’état des images.
- ^oici comment on procède :
- Hans une cuvette en bois doublée de cuivre mince, on
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- verse de l’eau chaude1 à 30 degrés de température, de manière à recouvrir le fond de la cuvette d’une couche de 2 centimètres d’épaisseur.
- Le papier transfert supportant les épreuves au chai’" bon (comme nous l’avons décrit à l’alinéa précédent) est immergé dans cette eau chaude, le papier au charbon étant au-dessus. L’eau de la cuvette est tenue constamment en mouvement pour maintenir le papier immergé et pour favoriser l’absorption de l’eau chaude.
- Au bout de quelques minutes, on voit les bords de l’épreuve dégager des veines colorées, provenant de la dissolution de la mixtion colorée dans l’eau chaude.
- Bientôt, sous l’influence de l’eau chaude en mouvement, les angles de l’épreuve tendent à se soulever-L’on peut alors, en saisissant le papier mixtionné pa1’ un angle, le détacher lentement du papier transfert-Le papier mixtionné, n’étant plus d’aucun usage, peut être jeté.
- L’image que l’on voit à la surface du papier transfert est tout à fait empâtée de mixtion colorée, mais il suffit de la laisser dans l’eau chaude pendant quelques m1-nutes, la couche de charbon en dessus, puis d’y projeter l’eau chaude de la cuvette avec la main, pour la voir s’éclaircir et se développer entièrement. On reconnaît ct’ point, lorsque soulevant l’épreuve hors de l’eau chaufio pour la laisser égoutter, aucune trace de matière colorante n’apparaît plus au coin inférieur de l’image.
- On peut, du reste, si le bain d’eau chaude est suffisamment abondant, développer plusieurs feuiiles à la fms’ en les immergeant successivement dans l’eau.
- ' rte
- 1 Si l’on emploie de l’eau trop chaude, il se forme des quantités petites bulles agglomérées que l’on aperçoit en enlevant le papier ch» bon du trapsfert, Çes petites bulles constituent autant de taches sur épreuves,
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- Nous avons dit qu’il fallait employer de l’eau à 30° P°ur détacher l’épreuve du support provisoire. Mais il tant, pour développer l’image, ajouter de l’eau très chaude dans la cuvette, mêler le tout de manière à avoir de l’eau à 40°.
- Du reste, la te mpérature de l’eau varie suivant la natale du papier charbon, suivant qu’il a séché vite ou internent, suivant qu’il a été sensibilisé la veille ou de Plusieurs jours. La pratique seule peut enseigner ces Points de détail.
- Il arrive toujours que. sous l’influence de l’eau chaude, la couleur qui se trouve dans la mixtion colorée s’agrège spontanément et se réunit en grains noirs qui s’attachent à l’image, dont la nature est essentiellement collante. Ce phénomène se produit surtout lorsque l’eau chaude est immobile, et que plusieurs épreuves sont en contact les unes avec les autres. Aussi pour éviter ce défaut, est-il bon, une fois que le papier mixtionné est détaché, de retourner le papier transfert l’image en dessous, et de laisser le développement se faire lentement et de lui-même. C’est surtout lorsque l’eau chaude a servi à développer un grand nombre d’épreuves que Ces grains sont à craindre.
- D’image est formée par la gélatine en relief. Elle est rés fragile, mais à l’opération suivante (alunage) elle evient plus dure.
- Si le temps d’exposition à la lumière a été exact, et si e cliché n’est pas trop léger, l’image développée est rés brillante avec toutes les demi-teintes désirables. Si e temps de pose est trop court, les noirs seuls appa-raissent, et les demi-teintes sont successivement enle-V(Ses par l’eau chaude ; l’image entière semble disparaître et disparait en effet.
- Ni le cliché est trop dur, les demi-teintes disparais-
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- sent partiellement dans les blancs, et dans ce cas, ü faut se servir du papier sensibilisé de deux jours.
- Mais si le temps de pose a été trop long, alors, non' seulement il arrive que l’image se détache du transfert par défaut d’adhérence (et cela parce que toute la sih' face de l’image est insolubilisée), mais de plus l’image est entièrement empâtée. Toutefois si l’on ajoute un p°ü d’eau bouillante au liquide (ce que l’on doit faire en sortant d’abord l’épreuve de l’eau, puis agitant bien liquide) de manière à porter l’eau à 50° centigrades,^ si de plus on y ajoute quelques gouttes d’ammoniaq116 et qu’on y laisse l’épreuve suffisamment de temps, eHe pâlit peu à peu, et peut être amenée à bien, à moins q°e le temps de pose n’ait été par trop exagéré.
- Si l’on veut éclaircir seulement une partie de l’1' mage, on peut verser localement sur cette partie ^ l’eau à 50°. Sous l’influence du filet d’eau chaude Qul agit alors mécaniquement, le développement, est activé à cette place.
- Les épreuves sont bien plus vigoureuses en dépassai un peu l’exposition à la lumière dans le châssis-pressé et en développant avec de l’eau à 45°, que si ou lps expose juste le temps voulu, et qu’on développe avec & l’eau à 35°.
- Insuccès. — L’insuccès le plus fréquent est dans Ie défaut d’adhérence des épreuves au transfert, al01’3 l’image s’en détache. Généralement ce défaut se pr°" duit en été. Il a surtout pour origine la sensibilisât!011 du papier mixtionné dans un bain trop riche en chromate.
- Dans ce cas, au séchage, la surface du papier s’ins0' lubilise et il n’adhère plus au transfert.
- Le second insuccès consiste dans la formation de P0'
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- tits amas de bulles lorsqu’on arrache le papier charbon du transfert. C’est qu’on a employé de l’eau trop chaude pour détremper le papier charbon. Dans ce cas, on emploiera de l’eau moins chaude, et on y laissera les papiers plus longtemps.
- Le troisième insuccès est dans lu réticulation des liages.
- • Munage. — A proprement parler, l’image au charbon n’a pas besoin d’être fixée, puisque le bichromate est presqu’entièrement éliminé par l’eau chaude, et que toute la mixtion colorée, sauf celle qui constitue Tirage, est enlevée ; mais la couche est collante et sans consistance. Autant pour la rendre non collante, c’est-à-dire insoluble, que pour enlever les dernières traces de bichromate 1, il est nécessaire d’immerger l’épreuve Pendant dix minutes dans un bain abondant et filtré de :
- Eau de pluie s..,...................... 6 litres.
- Alun pulvérisé en poudre 3............. 230 grammes.
- Ce bain d’alun peut servir pendant un jour ou deux, ^ais il faut le filtrer même deux ou trois fois par jour Sl l’on s’en sert constamment, car il se remplit de ^aments qui s'attachent à l'image.
- Les épreuves sont alors immergées pendant une heure àans un grand baquet d’eau, et ensuite suspendues pour
- sécher.
- C’épreuve au charbon une fois sèche perd tous ses
- * Ce bichromate de potasse est extrêmement soluble dans l’alun. en L’eau puits ordinaire, contenant des sels calcaires, trouble l’alun yjormant un précipité blanc qui s’attache souvent aux épreuves.
- *oi L’alun étant peu soluble doit être employé en poudre, ou tout au ns concassé en petits fragments.
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- reliefs, et est extrêmement résistante au frottement, si résistante que l’on a même une certaine peine à l’entamer avec un grattoir en acier.
- De la réticulation de l'image. — Il arrive fréquemment en été que l’image au charbon est entièrement couverte d’un filet noir microscopique qui en altère toute la finesse. C’est la réticulation. On aperçoit déjà que l’image est réticulée lorsqu’elle sèche. Elle offre alors un aspect mat par réflexion.
- Ce défaut se produit à la volonté de l’opérateur, en trempant le papier au charbon dans de l’eau tiède à 30 degrés (au lieu d’eau froide) au moment du transport-Alors, le papier au charbon, au lieu de se recoqueville1’ lentement en dedans, le fait rapidement et devient de suite plan. C’est qu’il absorbe rapidement l’eau et l’on dirait que par une espèce de dilatation rapide, suivie d’un retrait subséquent, l’image se replie sur elle-même pour former ce filet noir qui la couvre en entier.
- On l’évite toujours si l’eau dans laquelle on trempe |e papier au moment du transport est très froide et tr#s abondante. Cette eau doit être d’autant plus froide qüe la température extérieure est plus élevée, et cela conçoit, puisque la température qui règne dans la coucfte est la moyenne entre celle de l’eau et celle qu’avait Ie papier.
- Même par des températures de plus de 36° centigrade® nous avons évité la réticulation en nous servant d’eau n 0° centigrade, prise dans une glacière. Mais général0' ment de l’eau fraîche prise au puits suffit.
- Cette eau doit être abondante, et dans les villes °u l’on a une distribution d’eau, il est bon d’employer We cuve de 25 centimètres de profondeur dans laquelle e^e coule d’une façon permanente, il faut maintenir le papier
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- sous l’eau, s’il vient à la surface il sera facilement réticulé.
- On doit aussi éviter l’usage des bains de bichromate concentrés. En été, des bains à 1 et 1 1/2 0/0 de bi-chromate suffisent.
- Retouche et montage. — La retouche de l’épreuve au charbon est très facile, surtout si on la dépolit préalablement en la frottant avec de la poudre d’os de sèche. Comme l’image est plus ou moins rugueuse, l’emploi de i estompe est particulièrement favorable pour donner des vigueurs dans les noirs. Pour ce dernier mode, on achète dans le commerce : 1° du noir de fumée en poudre impalpable ; 2° du carmin en morceaux, ou mieux de la « tête morte ».
- Ce carmin, on le pulvérise et on le passe au tamis de soie très fin. On mélange bien le noir de fumée et le carmin (poids égaux) et y trempant l’estompe, on s’en sort pour donner des vigueurs dans les noirs. Pour les Pitiés qui doivent être retouchées au pinceau et repiquées, l’on trempe une bande de papier mixtionné un Estant dans l’eau chaude, la couche fond, coule et l’on ^touche avec cette couleur. Le grattoir en acier (dont 011 se sert pour enlever les taches d’encre) permet d'introduire des détails dans les blancs avec une extrême facilité.
- L’épreuve étant sèche, on la passe à l’encaustique (oire 1 partie, benzine chaude 10 parties, laisser refroi-Un peu de cette encaustique est mis sur un moreau qe flanelle et frotté vivement sur l’épreuve. Il vaut mieux encaustiquer les épreuves après le satinage. 0l1 peut encore vernir les épreuves avec le vernis à tableau, ou les émailler comme les épreuves sur papier
- 4 Argent.
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- L’épreuve est montée sur carton comme à l’ordinaire, en la plaçant à plat sur une table, étendant de la colle d’amidon sur l’envers à l’aide du pinceau, collant alors sur bristol. Mais il faut éviter de mettre de la colle sur l’image, car on ne peut l’enlever avec une éponge qu’en risquant d’endommager partiellement l’image, q^ est fragile tant qu'elle est humide. Une fois sèche, l’image devient d’une extrême solidité.
- Transport doüble par le support flexible.
- Le support ftexihle. — Ce support est spécialement préparé à l’aide du papier à simple transport que l’on recouvre d’un vernis à la cire (cire 1, benzine chaude 5 parties). Il est mat d’un côté, c’est l’envers ; ^ brillant de l’autre, c’est le côté qui recevra l’image pro' visoire.
- Le support flexible peut être utilisé plusieurs fois de suite, à la condition toutefois que, quand on s’en est servi et qu’il est bien sec, de le mettre à plat sur une table, l’envers en dessous, et de le frotter avec un tampon de flanelle imbibé d’un peu de la solution sui" vante :
- Benzine...................... 100 grammes.
- Cire......................... 1 _
- Il faut frotter légèrement, de manière à rendre atl papier son luisant primitif. Quelques secondes suffi" sent pour une épreuve extra-plaque de 21 centimètre5 sur 27.
- Le premier transport et le développement. —• ^eS opérations sont en tous points identiques à celles 3U0
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- n°üs avons décrites en détail pour transport simple, Pages 155 et suivantes. Le support flexible est d’abord émergé pendant une minute dans l’eau froide et placé Sln* une glace, le côté luisant au-dessus. Le papier au barbon est aussi immergé (et peut l’être dans la même qui vient de servir), puis appliqué sur le premier, le Côté mixtionné en contact avec le côté préparé du côté nexible.
- Qn recouvre le tout de la feuille de caoutchouc que 011 racle. Le caoutchouc enlevé, une éponge bien ex-jMmée est passée sur le bord des épreuves pour enlever excès d’eau.
- L’ensemble des deux papiers est suspendu pendant un î^art d’heure, puis immergé dans l’eau chaude à 40 de-êrés, et l’image est développée de la manière que nous ^’ons décrite plus haut.
- Le papier portant l’image est placé dans la solution fl’alun et finalement lavé à plusieurs eaux, pendant une flstrn-heure (plusieurs épreuves à la fois peuvent être fl^’eloppées, alunées, lavées, etc.).
- Seulement, il n'est pas indispensable de laisser sé-Q^er l'image *. Quand on enlève l’épreuve de la der-^ère eau, on la met à plat sur une glace épaisse, l’image haut, et sans larder on procède à l’opération suinte.
- ^ Le. secoiid transport. — On se sert, pour le second attspoi% d’un papier spécial recouvert de gélatine à j^h-soluble, qui porte le nom de papier transport dou-
- papier transfert étant coupé à dimension (toujours
- lra'n^ais on Peut laisser sécher et opérer comme clans le procédé double
- » Lett sur verre. .
- -'°us décrivons plus loin et plus en détail la nature de ce papier.
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- •168 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- un peu plus grand que l’image) est immergé dans Ve&ü chaude à 40°, bien propre, le côté préparé en dessous!
- en évitant les bulles. Quand la couche de gélatine en
- est
- ramollie, on le sort de l’eau chaude en le saisissant Par deux angles, le côté préparé vers soi, et ce côté on l’aP' plique sur l’image au charbon : on fait d’abord touché le bord inférieur, puis on abaisse régulièrement ^ feuille.
- On recouvre le tout d’une feuille de caoutchouc refl' toilée bien propre, qui ne sert qu'à cet usage, et l’0lJ racle pour chasser toutes les bulles d’air qui pourrai611 se trouver entre les deux papiers. Il faut, après cett6 opération, que ces derniers ne forment qu’une se^ feuille homogène.
- Suspendez alors le tout pour sécher dans une chani^ bien aérée et légèrement chauffée.
- Evitez dans cette opération l’emploi de raclettes vant aux autres opérations, et opérez proprement) f éloignant les solutions de bichromate, etc., sinon 1 preuve définitive serait tachée.
- Quand la feuille est bien sèche, introduisez à ^ des angles, entre les deux papiers, la lame d‘un câ111'. puis saisissant chacun des papiers par leur angle rendu libre, détachez-les l’un de l’autre, ce qui est facile.
- L’image est maintenant reportée du support provisoire sur le papier définitif.
- L’aspect de l’épreuve est semi-brillant, comme Ie ^ pier albuminé.
- La retouche se fait après le collage sur bristol. ^
- Dans tout ce qui précède, nous avons toujours Pa , d’une seule épreuve. Mais il est clair qu’on peut op61^ le transport de plusieurs papiers mixtionnés sur seul grand support flexible, appliquer dessus le Pa?
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- double transport et obtenir ainsi un grand nombre d’é-Preuves à la fois.
- Double transport a l’aide du verre.
- Préparation de la glace. — On se sert généralement Pour cet objet de glaces polies de 4 à 5 millimètres d’é-P&isseur, si Von veut conserver aux épreuves tout leur Aillant. Sinon, le bon verre ordinaire est tout aussi c°nvenable.
- Si l’on désire obtenir des épreuves mates au lieu d’é-P^euves brillantes, on se servira d’un verre finement dépoli, car il ne faut pas oublier que l’image au charbon Prend exactement l’état physique du support provisoire sur lequel elle a été développée.
- Le verre opale est très employé pour cet usage. Il a ^'immense avantage, étant blanc dans sa pâte, de permettre l’examen de l’image pendant le développement, Ce qui est plus difficile avec le verre ordinaire. Seule-il est d’un prix plus élevé.
- Beaucoup d’opérateurs, et nous sommes de ce nombre, °Pèrent sur des verres de grande dimension, ce qui per-j^et le transport de plusieurs épreuves à la fois et cons-l*ue une grande économie de temps. Mais d’autres opé-^teurs, et de fort habiles, prennent un verre pour cha-que épreuve.
- Ba glace est nettoyée à la manière ordinaire. Cepen-^arit les glaces ayant déjà servi ne doivent plus être nettes. Il suffit d’enlever, à l’aide d’une lame de couteau, e c°Hodion ou les pellicules de charbon qui pourraient ^ster à leur surface pour les rendre propres à servir de n°«veau.
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- 170 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Cirage de la glace. — Faites la dissolution suivante :
- Cire jaune raclée en petits morceaux. 1 gramme.
- Benzine de bonne qualité...... 150 cent, cubes.
- En hiver, il est nécessaire de chauffer légèrement la benzine pour dissoudre entièrement la cire. A cet effet la cire et la benzine sont mises dans un ballon en verre à fond plat que l’on met dans une terrine d’eau chaude-La solution est limpide et claire. Quand il fait froid, uRe partie de la cire se sépare du liquide et gagne le fond da flacon. On peut séparer ce dépôt en filtrant.
- La glace bien nettoyée1 est placée à plat sur une ta' ble, en face d’une fenêtre. On évite le voisinage des pis' settes à eau, etc., pour que des gouttelettes d’eau ne s® répandent pas sur la glace, etc. En un mot, une tabl0 spéciale et des soins sont ici indispensables.
- On prend un petit morceau de flanelle entre le pouce et l’index, et le plaçant sur le goulot ouvert du flacoï1 qui contient la solution de cire, on renverse le fiacob pendant une demi-seconde pour imbiber la flanelle* Puis on promène, en tournant sans cesse, cette flanelle sur la glace. Il ne faut passer qu'une seule fois et évi' ter de mettre trop de cire, car une quantité extrê' mement faible de cette substance doit rester sur ^ glace.
- Il est bon, pendant que l’on opère, de regarder la sur' face de la glace au jour frisant, de cette façon on n’el1 oublie aucune partie. Il est tout à fait essentiel d'évit la condensation de Vhaleine sur la glace, sinon 1’^ preuve ne s’enlèvera pas du verre.
- La glace est maintenant mise sur le support à sèche1
- 1 En hiver, il est bon de conserver les glaces dans un endroit ch*u<^ ce qui favorise beaucoup l'opération du cirage.
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- Pendant une demi-heure. On cire toutes les glaces les unes après les autres, ce que l’on peut faire à l’avance. Inutile d’ajouter qu’à chaque glace que l’on cire, le petit tampon de flanelle doit être humecté de nouvelle solution de cire.
- Ce petit tampon peut du reste servir jusqu’à ce qu’il s°it devenu dur et sale.
- Si les images doivent avoir le brillant de la glace elle-mème, il faut polir les glaces cirées. Mais si ce Aillant ne doit pas être supérieur à celui du beau Papier albuminé, on peut laisser les glaces cirées telles qu'elles sont, et les recouvrir de collodion eomme nous le dirons à l'alinéa suivant.
- Le polissage peut se faire quelques minutes après avoir ciré la glace. On la pose à plat, évitant toute humidité, soit dans les polissoirs, soit par condensation de l’haleine, et à l’aide d’un morceau de flanelle blanche et souple, grand comme un mouchoir, et bien sec, on frotte légèrement sur la cire de manière à la polir. Sur des glaces légèrement chauffées cela va très facilement. Ii faut de temps à autre retourner la flanelle et éviter Ie grippement, qui produirait de petits bourrelets de duvets de flanelle mélangée de cire à la surface de la ^nce. Le même accident se produit si l’on frotte fortement. Alors la glace, examinée au jour frisant, n’est P&s polie, mais recouverte d’une multitude de points îm formeront plus tard comme autant de crochets qui ^tiendront l’épreuve.
- Une glace neuve est plus difficile à cirer qu’une È^ace ayant servi plusieurs fois. Avec une glace neuve h arrive fréquemment que l’épreuve y reste adhérente et qu’on ne peut plus l’enlever du tout. Aussi avons-nous ^0ur habitude, quand nous nous servons pour la première fois d’une glace, d’y étendre la solution de cire
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- comme du collodion, de laisser séclier et de nous en servir ainsi.
- Quand les glaces sont simplement cirées sans être polies, on peut procéder à l’opération suivante quand on le désire. Mais si les glaces sont cirées et polies, d faut éviter qu’elles ne prennent la poussière et s’en ser-vir aussi vite que possible.
- Collodionnage du verre. —Le collorlionnage du verre n’est nullement indispensable, même pour obtenir des images émaillées. On peut procéder au transport direC' tement sur les glaces simplement cirées, surtout si l’on fait usage du double transport émail.
- Mais l’adhérence du papier au charbon est plus grande avec la couche de collodion et nous conseillons au coni' raençant l’usage du collodion, quitte à en abandonne!’ l’usage lorsqu’il est tout à fait au courant du procédé-Faites le collodion suivant :
- Ether ....
- Alcool....
- Pyroxyline
- Il ne faut vous en servir qu’après parfait dépôt, on décantant la partie claire dans un flacon spécial.
- Les glaces sont époussetées, recouvertes une à une de collodion, immergées dans un grand baquet d’eau froido bien propre, exactement comme on le pratique pon1’ faire le cliché avec le collodion ioduré et le bain d’ar' gent. Il y a cependant cette différence, qu’il est parfai' tement inutile d’activer le dégraissage de la glace on l’élevant et l’abaissant dans l’eau : il est, au contrairO; préférable de laisser ce dégraissage s’opérer natureflO' ment, ce qui prend dix minutes. Du reste, les glaces peuvent séjourner longtemps dans l’eau sans aucun in"
- 1/2 litre.
- 1/2 — o grammes.
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- c°nvénient, pourvu que cette eau soit bien propre, sinon ^ image sera, plus tard, criblée d'une infinité de petites ^ches rondes et blanches.
- Après cela on procède au transport. Mais il est indis-Pensable, lorsqu’on retire la glace de l’eau, de la laver eftcore une fois sous le robinet d’une fontaine, afin d en-kver tout l’éther et l’alcool. L'eau pure doit courir en nappe continue à la surface de la glace.
- S il restait de l'éther et de l'alcool dans la couche, même à l’état de traces, ces liquides exerceraient sur le Papier mixtionné un effet de mouillage inégal, et les épreuves développées seraient remplies de taches, sous forme de nuages surtout visibles dans les fonds Puis. Ces taches seraient naturellement attribuées aux défauts du papier et elles ont cependant une toute autre cause.
- La glace bien lavée est mise à plat sur une table spéciale, et l’on procède immédiatement au transport.
- Premier transpoy't. — Dans un bac en zinc versez l’eau ordinaire, propre, exempte de corps étran-Oers ( qUi tous s’attacheraient à la mixtion de gélatine).
- Lette eau doit être bien froide. Le papier mixtion-placé dans une boîte, est apporté près du bac, en gîtant la lumière. Le papier est pris par les bords, et bRinergé dans l’eau. Le plat de la main est rapidement Passé sur le dos du papier mixtionné (un pinceau plat en martre peut également servir à cet usage), puis le Papier est retourné et nettoyé de la même manière (tou-|°Urs sous l’eau), en évitant de perdre du temps, et, au )°ut de une à deux minutes, placé sur la glace, la mix-l0n étant en contact avec le collôdion.
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- Si l’épreuve à transporter est de grande dimension, il est préférable d’introduire la glace collodionnée bien lavée sous le papier mixtionné que l’on ajuste sur la glace. On les retire ensemble de l’eau pour les placer a plat sur la table et racler comme nous le dirons tout n l’heure.
- Quand on immerge une ou plusieurs épreuves dan® l’eau froide, chaque épreuve se recoqueville d’abord en dedans. Il faut attendre qu’elle devienne plane, ce qui a généralement lieu après une minute, et alors on peut la faire adhérer à la glace. Mais on peut très bien, si leS épreuves sont de petite dimension, carte ou album, pn1’ exemple, laisser les épreuves trois minutes dftns l’eafl très froide et commencer le transport par celles qui son* planes, les retirer une à une, et les placer l’une à côté l’autre sur la glace, en ménageant un intervalle de quelques millimètres entre leurs bords. Il est clair que c’est Ie côté gélatiné du papier qu’il faut placer en contact avec le côté collodionné du verre.
- Une feuille mouillée de toile au caoutchouc, mince» de bonne qualité, et un peu plus grande que la glace, es*1 alors étendue sur les épreuves ; la raclette de caou^ chouc est promenée sur la toile, en procédant du centré vers les bords et en appuyant d’abord doucement, pnis plus fort, de manière à chasser l’excès d’eau.
- Sous l’influence du frottement, il s’opère une adhérence complète entre tous les papiers et la glace, et, ^ bout de peu de secondes de frottement, l’opération ^ finie.
- En enlevant la toile, examinez bien la glace à un frisant. Toutes les épreuves doivent être bien planes* Un relief indiquerait une bulle sous la couche. Il faU<* drait alors appliquer de nouveau la toile et opérer al1 raclage local pour chasser la bulle. Toute bulle d’air in'
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- Apposée entre la glace et la mixtion colorée, constitue tache après le développement.
- Il est très important d’enlever avec une éponge bien exprimée (et faire cela avec prudence pour ne pas bailler la couche du collodion), toute l’eau qui reste adhérente sur les bords des épreuves. Sinon ces bords Se satureraient d'eau et se soulèveraient lors du dè-Veloppement.
- Quant aux glaces recouvertes de leurs papiers mix-^°nnés, on les met toutes les unes sur les autres, car il faut éviter qu’elles ne sèchent.
- Toute cette opération peut se faire en plein jour, Pourvu que l’on prenne soin de protéger les épreuves ^ches, contre un jour trop direct, jusqu’au moment où les plonge dans l’eau : car le papier au charbon n’est Sensible à la lumière que lorsqu’il est sec.
- On peut procéder au développement dix minutes après ÎUe le transport des épreuves sur glaces a eu lieu. Si l’on procède au développement après moins de dix mixtes, les demi-teintes ont de la tendance à s’enlever ^ans l’image, et le développement est inégal. Le photo-paPhe de profession, qui a beaucoup d’épreuves à tirer, era mieux d’abandonner toutes les glaces les unes sur es autres jusqu’à ce que le développement puisse se air>e sur une certaine quantité.
- Nous avons toujours remarqué que nos fonds étaient Wus unis dans les images, et que celles-ci étaient plus en procédant à ce développement une heure après " transport, qu’en procédant à ce développement quel-laes minutes après le transport sur verre.
- ^ans tous les cas, une fois les épreuves transportées glaces, pourvu que celles-ci ne sèchent point, elles e continuent plus à s’impressionner ; voilà pourquoi °Us avons recommandé de faire le transport sur verre
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- au fur et à mesure qu’une certaine quantité d’épreuves vient de l’atelier de tirage.
- Développement. —Dans une cuvette en bois, doublée intérieurement de cuivre, et beaucoup plus grande que la glace que vous voulez développer, versez de l’eau chaude1 à 30 degrés de température, de manière à a voit une épaisseur de liquide de 1 à 3 centimètres.
- Plongez-y la glace qui supporte l’épreuve ou épreuves, celles-ci étant au-dessus.
- Opérez exactement comme nous l’avons décrit phlS haut à propos du simple transfert.
- Quand le papier charbon est arraché de la glace-celle-ci paraît toute noire ; mais, si on la soulève hoi* de l’eau chaude et qu’on l’examine contre le jour, c11 voit les images par transparence empâtées par un grai^ excès de gélatine colorée.
- L’on prolonge le séjour de la glace dans la cuvette-en tenant le liquide toujours en mouvement. En plaçai la glace debout dans la cuvette et projetant avec la mai11 l’eau chaude sur l’image, on en aotive le dépouillement Il arrive bientôt un moment où l’image est entièrement dépouillée. On en est certain lorsque, plaçant la glace debout sur un support, on ne voit plus de traîné^ noires aux angles des images dans le sens de l’égoutte' ment.
- En général, l’épreuve est dépouillée et claire en quahe ou cinq minutes.
- Mais en achevant ainsi le développement, par projet
- 1 II est indispensable d’avoir de l’eau chaude propre, exempte.de tières étrangères qui toutes s’attachent à la gélatine et forment auta° taches.
- Le procédé au charbon, ainsi qu’on en peut juger, exige certains sot de propreté sans lesquels on ne saurait réussir.
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- d’eau chaude à sa surface, les demi-teintes s’entent facilement. Il vaut mieux procéder lentement, de a manière suivante :
- fait des cales ABC en plomb1, et l’on pose un
- des côtés de la glace DE sur ces cales (après que l’on a arraché le papier charbon), naturellement la couche en dessous. On abandonne la glace à elle-même pendant plu-Sleurs minutes, puis on la relève pour l’examen. Si l’on )°it que le développement est achevé, on la plonge un jetant dans de l’eau plus chaude, puis on la met dans t{Uun.
- Cette méthode a cet avantage, outre sa facilité, d’évi-y que la matière colorante agrégée ne vienne se préciser en points noirs sur la couche de gélatine, ce qui est frès fréquent.
- ^our obtenir de très belles épreuves au charbon, il est 011 de les tirer un peu plus fort qu’elles ne doivent re> de les laisser développer d’elles-mêmes comme Us venons de le dire, puis de les finir en les asper-at|t localement d’eau très chaude là où l’on désire les mrcir. De cette façon, les images sont très vigou-reuses.
- sUr °Uï* °e concerne ^es épreuves sousexposées ou Reposées, et leur traitement, relisez ce que nous av°ns dit plus haut.
- tunage. La glace développée peut être directe-
- 1 f*o
- prieur découpe d'un tuyau de plomb de 2 cent, de diamètre
- c rj es bouts de 5 cent, de long et on en rabat les extrémités par P de marteau.
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- ment immergée dans la solution d/alun indiquée pluS haut, où elle doit séjourner au moins cinq minutes-mais où elle peut aussi séjourner un quart d’heure sans inconvénient.
- L’efFet de l’alun est de durcir davantage la couché qui, autrement, n’aurait qu’une consistance insuffisant6'
- La solution d’alun doit être renouvelée tous les troi5 jours. Si l’on s’en sert beaucoup, il est nécessaire det1 filtrer 2 ou 3 fois par jour, car elle se remplit de ments qui s’attachent à la couche.
- Au sortir de l’alun, examinez bien la glace. Elle e? souvent remplie d’une multitude de grains de couler qu’elle a pris à l’eau chaude du développement1. Cal cette eau contient nécessairement de la gélatine col0' rée, et souvent la couleur en grains agglutinés se pr^ pite sur la couche molle de gélatine, si on oublie 11,1 instant de tenir la cuvette en mouvement. On pel1^
- 1â
- après l’action de l’alun, passer très légèrement sur 1 couche un pinceau de martre fine, mouillé, qui la ne\ toie. La glace est maintenant rincée à grande eau,
- et
- enfin, placée pendant une demi-heure dans un ba^ d’eau froide. On la met alors sur le support afin qu’e^ sèche, ce qui a généralement lieu en six heures. On aR,a toujours soin, quand deux glaces sont placées sut’
- ,» ni1 eü
- seul support, que les couches de gélatine soient dehors, sinon elles sécheraient difficilement.
- Si les couches sèchent trop vite, elles s’écaillent tombent de la glace. Ce défaut arrive par les temps ti 5
- et
- secs.
- Si on opérait immédiatement le second transp0^1 tous les reliefs de la gélatine seraient écrasés : de
- 1 Pour ce motif, nous immergeons toujours les glaces dans couche en dessous, un des côtés de la glace étant appuyée sur une en plomb.
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- ï>erte totale de finesse. Il est donc préférable de les faire sécher. Mais, si l’on est pressé, le second transport peut Se faire immédiatement de la manière suivante :
- faites un mélange d’un litre d’alcool et d’un demi-litre Mau et immergez-y l’épreuve, après le développement, Pédant trois ou quatre minutes. L’alcool enlève l’eau à ]a gélatine et abaisse les reliefs. On peut alors appliquer ® Papier double transport au sortir de l’eau chaude sur image, racler, laisser sécher et détacher comme il sera e*Pliqué en détail au chapitre suivant.
- A-près le développement, on peut voir par réflexion es reliefs de la gélatine et alors l’image manque de fiasse. Mais après dessiccation, les reliefs de la gélatine ®°ht très faibles, et l’image devient tout à fait nette. v°yez maintenant ce que nous avons dit de la réticu-
- ktion.
- papier double transport. — Le papier double ^bsport est couvert d’une couche de gélatine rendue à 0ltié insoluble par l’alun de chrome. Le papier cou-Mau blanc de baryte) recoüvert de cette gélatine nshtue le double transport émail.
- Quand le papier double transport est récemment pré-é, ]a gélatine qui le recouvre se ramollit aisément j0 ** l’eau chaude à 35°. Mais s’il est préparé de ngtemps, cette gélatine s’insolubilise de plus en plus,
- . d faut, pour la rendre collante, de l’eau de plus en aude, et même additionnée de quelques gouttes d’am-^fiaque. Au bout de quelques années, il arrive même 6$^ ^ qui recouvre le papier double transfert
- i devenue complètement insoluble, même dans l’eau Allante.
- blo *°lc*la Iûeüieure manière de se servir du papier dou-
- transfert.
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- Trempez le papier double transfert, coupé à dimeiu sion, quelques minutes ayant de vous en servir dans Veau froide où il peut rester sans inconvénient une ou deux heures. Immergez le support provisoire (glace on papier) portant les images également dans l’eau froide» mais un instant seulement et mettez-le à plat sur une table.
- Enlevez de l’eau froide un papier double transfert et immergez-le dans Veau chaude jusqu’à ce qu’il soit complètement ramolli, ce qui doit avoir lieu en quelque secondes et ce que l’on reconnaît en frottant le papier entre le pouce et l’index. La gélatine doit pouvoir s'e11 enlever facilement, sinon l’adhérence entre le transit et les images serait insuffisante et ces dernières poiù' raient se détacher quand l’épreuve est collée. Alors $ Mânes des contours auraient une apparence ol?' g entée.
- La température de cette eau chaude doit varier vant la nature du double transfert employé. Si celui'01 est récemment préparé, une eau chaude de 30 degrf5 centigrades suffit. Mais s’il est vieux, cetle eau avoir 50 et même 60 degrés. Si cette température $ suffit pas encore, ajoutez un peu de carbonate ^ soude ou quelques gouttes d’ammoniaque dans cet{0 eau.
- Si l’eau est trop chaude, ou si l’on y laisse le do#' ble transfert trop longtemps, la gélatine en est eïV levée.
- Le papier étant ramolli, appliquez-le sur l’image 311 charbon et raclez. Puis laissez sécher et détachez.
- Il arrive fréquemment que, dans les blancs, l’im^e reste adhérente au verre. Cela arrive surtout si l’011 enlevé la cire de la glace avec un tampon de flâne* humide.
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- 5 Epreuves émaillées. — Quand le papier portant l’image est enlevé de la glace, l’image a le brillant du verre. Veut-on la coller sur bristol, elle perd la moitié de ce brillant, et conserve, après le satinage, le brillant da papier albuminé ordinaire.
- Si l’on veut conserver un brillant absolu, il faut °Pérer sur des glaces dont la surface est bien polie, et au lieu de coller seulement un papier transfert comme nous l’avons dit, on doit opérer comme nous allons l’expliquer.
- Quand la première feuille de papier double transfert (sortant de l’eau chaude) a été rendue adhérente à la §lace par la raclette, on mouille bien, avec de la pâte à 1 amidon (colle ordinaire) du papier commun, et on le colle sur le papier transfert eu raclant, tout l’excès de colle, puis on colle une 3a et 4e feuille de papier, Pour faire carton sur la glace, et on laisse sécher .le tout.
- Pour bien réussir, il est nécessaire que la première feuille de papier appliquée sur le dos du papier transfert s°it un peu plus grande que la glace. On en rabat l’excédant sur l’autre côté de la glace, sinon, il arrive fréquemment que le carton ainsi formé se détache spontanément du verre et commence à se détacher par un coin Roulement. L’on a alors une inégalité dans le brillant de image qui la fait rejeter,
- Ï1 est encore nécessaire que les papiers dont on se Sert pour faire carton sur l’image soient bien imbibés Préalablement d’eau, afin qu’ils soient bien distendus, ^ alors seulement on applique la colle à l’amidon, mon des bulles se forment entre les papiers, et image est inégalement brillante là où les bulles se sont
- tormées.
- Le séchage doit s’opérer très lentement, sinon il ar-
- n
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- rive qu’un bord se soulève, et alors l’on n’obtient pas, en cet endroit, un brillant parfait.
- Quand le tout est rigoureusement sec, on incise les bords, et le carton portant l’image doit se détacher à l'instant même. Si le papier était humide, il faudrait employer un certain effort pour l’enlever, et le brillant serait perdu.
- Le carton ainsi formé ne doit plus être collé sur bristol, mais doit être directement mis sous passe-partout-
- Retouche. — La retouche des épreuves peut se fair6 sur la glace, avant le double transport, avec un mélang6 de couleurs à l’huile en tubes (noir et rouge).
- Pour opérer commodément, on pratique cette opéra' tion sur le pupitr.e à retoucher des négatifs.
- En appliquant un papier blanc contre la glace portant l’image et en contact avec celle-ci, on peut juger de sa vigueur. Si certaines parties en manquaient, il suffirait de-passer une estompe imbibée de couleur sèche broyé6 finement, sur ces parties. L’estompe mord avec un6 étonnante facilité sur la couche rugueuse qui constitR6 les noirs de l’image.
- Gomme couleurs à l’estompe, on se sert d’un mélang6 convenable de noir de fumée et de laque de garance en poudre impalpable. Ce mélange a le ton même de PépreiP6 au charbon.
- La retouche n’est nullement enlevée par l’eau froid6 lorsque la glace est plongée dans l’eau avant le doubl6 transport. En opérant ainsi, on peut conserver le brillé de l’image alors que l’on fait carton sur la glace, coin1116 nous l’avons expliqué à l’alinéa précédent.
- Mais si l’on ne tient pas à ce brillant, on peut très bie11 retoucher l’image comme à l’ordinaire, après que 1 é' preuve a été collée sur bristol, et exactement comme 011
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- fait sur papier albuminé. Seulement il est toujours b°n dans ce dernier cas, lorsque la retouche est finie, de Passer un peu d’encaustique à la cire sur l’épreuve et de te polir avec le tampon de flanelle.
- Le satinage des épreuves au charbon se fait exactement comme celui des épreuves à l’albumine.
- Procédés divers concernant le procédé au charbon.
- Positifs transparents sur verre. — Pour faire de beaux transparents sur verre, il faut absolument se servir d’un papier spécial, qui est préparé exprès pour cet hsage (encre de Chine). Il diffère du papier mixtionné ordinaire en ce qu’il est extrêmement chargé en couleur (encre de Chine) et que cette dernière est broyée plus finement qu’à l’ordinaire. Ce papier est sensibilisé comme d’habitude, dans un bain de bichromate à 2 pour cent. Pour cette opération, ainsi que pour le séchage, on doit lire les pages 2*76 et suiv.
- Seulement, quand le papier est sec, il n’offre pas une surface parfaitement unie ; et dès lors, s’il s’agit d’obtenir hne épreuve positive extrêmement nette, en ne perdant absolument aucun détail du négatif, il est bon d’opérer comme suit :
- On recouvre une glace, polie et cirée, de collodion îu’on immerge dans l’eau, etc., voir page 296.
- Quand le papier mixtionné sort du bain sensibilisateur et qu’il a été raclé, on le pose sur la glace, le côté mixtionné en contact avec le collodion, et on le racle encore une fois, pour le faire adhérer à la glace collo-teonnée.
- Dans cet état on le laisse sécher. Si l’on détache le Papier, il a le brillant de la glace même, de sorte que,
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- appliqué dans le châssis-presse contre le négatif, le contact dans toutes les parties est absolu.
- Cette méthode a un autre avantage. C’est que, ainsi préparé, le papier peut se conserver tout sensible pendant plusieurs jours et cela tant qu’il est en contact avec la glace. Seulement pour plus de précaution, il faut recouvrir le papier mixtionné avec la glace qui le supporte, d’une autre glace, afin d’empêcher l’action de l’air sur le dos du papier mixtionné. Cela est surtout facile si l’on prépare en même temps plusieurs glaces, que l’on superpose à plat quand les papiers mvxtionnés qu'elles portent sont secs.
- L’exposition a lieu dans le châssis-presse. Elle doit être poussée à la moitié de plus à ce qui serait nécessaire à une épreuve ordinaire.
- Pour le développement, on procède. comme à l’ordinaire en se servant d’un verre ou d’une glace sans aucun enduit de cire ni de collodion, sinon les images seraient sujettes à s’en détacher.
- Cette méthode évite complètement la réticulation des images.
- L’image examinée par transparence ne doit pas être trop noire, si l’on veut obtenir un beau positif. Yoici une méthode à l’aide de laquelle on peut lui donner un beau ton violacé noir 1.
- Faites les trois solutions suivantes :
- h Eau................................ 1 litre.
- Sulfate de peroxyde de fer*........ 40 grammes.
- 1 M. Laurent a le premier, croyons-nous, indiqué le principe de céUe méthode. Il trempait le verre dans un vieux bain de fer, puis dans 1a" cide gallique. Seulement ce renforçage donne un ton bleu d’encre f°r*i peu agréable.
- * Ne confondez pas le sulfate de fer ordinaire (protosulfate de fer) aV®c le persulfate de fer. C’est le dernier qu’il faut se procurer chez un fabricant de produits chimiques.
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- PROCÉDÉ Ali CHARBON
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- II. Eau...................................... 1 litre.
- Carbonate de soude pur................ 20 grammes.
- III. Eau..................................... 1 litre.
- Acide gallique.......................... 10 grammes.
- Ces solutions se conservent fort longtemps et peuvent servir à un grand nombre d’épreuves.
- Le verre portant l’image est immergé pendant cinq minutes dans le premier bain, enlevé, et rincé un instant dans l’eau ordinaire. On l’immerge alors pendant dix minutes dans le second, on le retire pour le rincer encore. Examinée au jour, l’image a un peu rougi. Enfin, on l’immerge maintenant dans le 3e bain, un temps variable, suivant l’intensité que l’on veut obtenir, et, pour cela, on retire de temps à autre le verre pour examiner l’image contre le jour. Rien n’égale la beauté du transparent ainsi obtenu si l’on n’a pas imprimé trop fort l’épreuve originale. Le ton est d’un violet foncé, et la finesse irréprochable.
- L’image est maintenant lavée avec soin et séchée. Puis un verre dépoli est monté contre l’image, les bords c°Hés, etc.
- Le cette manière, il est facile d’obtenir d’admirables ^Preuves stéréoscopiques sur verre, à peu de frais, en ^ien moins de temps qu’à l’aide des procédés ordinaires, et avec une perfection sans égale.
- Ce genre de transparents convient aussi à l’obtention Jes clichés destinés à l’agrandissement. Ces positifs,
- tout
- a fait transparents dans les ombres, donnent des
- Natifs agrandis bien plus fins et plus fouillés que ceux l’on obtient par des méthodes ordinaires.
- Contretypes.
- ^Produire plusieurs négatifs d’après un seul. Il existe,
- Il arrive fréquemment que l’on désire
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- pour cet objet, un procédé très délicat, dû à M. Ober-netter, et qui consiste à saupoudrer de graphite en poudre une glace à la gélatine bichromatée (mélangée de sucre, de glucose et de miel), exposée à la lumière derrière le négatif original.
- Le graphite ne s’attache qu’aux parties non altérées par la lumière.
- Mais cette méthode offre, paraît-il, de très grandes difficultés pratiques.
- L’emploi du collodion chlorure d’argent, du collodion sec, etc. permet de reproduire un négatif en positif par transparence, et de ce dernier, il est aisé d’obtenir alors par les mêmes procédés, des négatifs de dimensions identiques à l’original. Mais ce procédé est tout aussi difficile que le précédent.
- Reste enfin le procédé au charbon qui, comme on le sait, permet d’obtenir d’un négatif de splendides positives par transparence. Dans ce but, on suivra très exactement le procédé et les formules décrites à l’alinéa précédent.
- Une fois le positif en transparence obtenu, et par Ie même procédé, on obtiendra autant de négatifs qu’on Ie désire.
- Héliochromie de M. Ducos du Hauron. — M. DucoS affirme que toutes les couleurs peuvent être résumées efl trois : le rouge, le jaune et le bleu. (Premier principe erroné, car le nombre de couleurs est infini, théoriquement parlant, puisque chaque partie isolée du spectre est constituée par de la lumière d’une vitesse différente.)
- M. Ducos veut ensuite obtenir trois épreuves eu plaçant successivement devant la chambre noire des verres vert, violet et orange. Chaque cliché sera diffé-
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- rent, dit-il. Le premier aura été formé uniquement par la lumière jaune et bleue du modèle, carie vert absorbe le rouge, sa couleur complémentaire, et ne laisse passer Çue le jaune et le bleu, et ainsi des autres.
- Seconde erreur, car de tels verres colorés n existent Point et n’ont jamais été fabriqués. Tous ceux qui se s°nt occupés quelque peu d’optique savent cela.
- Continuons : M. Ducos de ces trois clichés veut alors Urer, à l’aide de mixtions colorées à la gélatine (procédé au charbon), des épreuves d’une couleur complémentaire de celle du verre coloré qui a servi à produire le Négatif. Le cliché obtenu à l’aide du verre vert donnera Une épreuve positive rouge, le verre violet un positif jaune, le verre orange un positif bleu. Et les trois pellicules superposées donneront les couleurs de l’objet naturel primitivement reproduit.
- Tout ce raisonnement est erroné, l’exécution en est absolument impossible. La solution du problème de l’hé-Uochromie avec les moyens de M. Ducos peut être rangée à côté de la quadrature du cercle et du mouvement
- Perpétuel.
- Photochromie deM. Vidal. — M. Yidal, dans le but de remplacer certains procédés d’enluminure à la main °a de chromolithographie n’admet pas la possibilité d’y arriver directement comme le veut M. Ducos. Mais voici c°niment il y arrive. D’un cliché photographique unique, ^fait des contretypes, et sur chacun d’eux, à la main et Par les procédés de retouche ordinaire, il fait des réser-^es- Il imprime alors en mixtions colorées, de chacun de ces clichés, des épreuves positives qu’il superpose ensuite. Enfin, il recouvre le tout d’une épreuve au ^Parbon d’un ton neutre, pour donner à l’image défini-lVe le dessin exact et la vigueur dans les ombres.
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- . « Par ce procédé, il a produit des reproductions d’é-» maux, d’anciennes bijouteries, des porcelaines a*1' » ciennes, qui ont étonné tous ceux qui les ont vues. H » est certain qu’aucun autre procédé mécanique na » produit de tels résultats, et c’est tout ce que M. Vidai » a jamais prétendu, malgré tout ce que l’on a pu e11 » dire. »
- Pour plus de détails au sujet de Vhéliochromie I)ucOs du Hauron et de la photochromie nous renvoyons à P quatrième partie de ce cours où ces deux procédés sofll décrits avec de grands détails.
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- CHAPITRE XI
- HÉLIOPLASTIE. — PROCÉDÉ WOODBURY. — PHOTOGLYPTIE.
- Sommaire : Diverses actions de la lumière sur les mucilages bichro-matés. — Procédés aux poudres colorantes. — Définition de la photo— glyptie. — Clichés propres à ce procédé. — Préparation des couches e-t des reliefs en gélatine. — Boîte à dessiccation. — Planche d’impression. — Calage sur la presse photoglyptique. — Tirage des images photoglyptiques. — Fixage. — Retouche et vernissage. — Deuxième procédé Woodbury. — Formation du relief et du moule photoglyptique. — Troisième procédé : Stannotypie. — Emploi d’un positif au lieu d’un négatif pour la formation du relief.
- Diverses actions de la lumière sur la gélatine, Val-bumine et le sucre en présence d'un sel de chrome alcalin. — Cette action est une des bases essentielles de la plupart, nous pourrions dire de toutes, des applications de la photographie à la reproduction industrielle ûes œuvres d’art et autres objets de la nature.
- Il est donc indispensable de se rappeler ici :
- 1° Qu’en agissant sur de la gélatine bichromatée la lumière produit, d’une part, le procédé au charbon, et, Vautre part, la gélatine photoglyptique, si l’on fait intervenir l’eau chaude pour dissoudre les parties de la Platine que la lumière n’a pas atteintes;
- 2° Qu’en agissant sur de la gélatine bichromatée, mais Sans intervention de l’eau chaude et par simple immer-Sl°n dans l’eau froide, elle produit la planche phototy-Pique, et la gélatine propre au moulage sur plomb pour héliogravure ;
- 1!.
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- 3° Qu’en présence de l’albumine et de la gomme bi-chromatées, elle produit la photolithograpliie ; l’albumine ou la gomme insolubilisée retenant l’encre grasse, tandis que l’eau, dissolvant l’albumine ou la gomme non atteinte par la lumière, laisse la pierre à nu;
- 4° Qu’en présence de la gomme et du sucre bicliroma-tés, elle conduit à l’application de poudres sur la partie laissée déliquescente par le maintien de l’état primitif, •le sucre et la gomme ne perdant leur déliquescence que dans les parties attaquées par la lumière.
- On le voit donc , nous avons une seule et même action de la lumière sur trois substances organiques de la même famille, sur quatre mucilages, dont l’un, la gé-latine n’est soluble que dans l’eau chaude ; dont l’autre, l’albumine est soluble dans l’eau froide, et les troisième et quatrième, la gomme et le sucre demeurent déliquescents en dehors de l’influence des rayons lumineux; c’est, disons-nous, cette seule et même action de la lumière qui produit tous les effets de pliototypie, de pho-toglyptie, d’héliogravure et de vitrification, qui feront l’objet des descriptions qui vont suivre.
- •
- Procédés aux poudres colorantes. —Le procédé a11 charbon peut être réalisé d’une façon toute différente de celle qui a été décrite avec de nombreux détails dans Ie chapitre X. On peut y arriver par un autre moyen dit aux poudres colorantes, imaginé aussi par M. A. Poite^ vin, mais dont les applications spéciales portent surtout sur la préparation des émaux photographiques. Nous aurons lieu, en nous occupant des émaux dans la sixième partie de ce cours, de nous occuper des procédés aux poudres colorantes, c’est pourquoi nous nous b or" nons à les- citer simplement ici.
- Nous allons donc aborder tout de suite un procédé de
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- tipage plus industriel que le procédé dit au charbon et â°nt les résultats ne diffèrent de ce dernier que par le ^oyen employé pour les produire.
- L’hélioplastie, dont l’invention première est due à ^L Poitevin, et qui, depuis, est devenu un procédé industriel créé de toutes pièces parM. "Woodbury, est actuellement exploitée en France sous le nom de photo-Styptie.
- La licence de ce procédé avait été concédée à MM. Gou-PÜ et Cie pour toute la France, et cette maison en avait tait cession à quelques autres industriels jusqu’ici peu Nombreux1.
- Par ce mode d’impression, que nous allons décrire avec assez de détail, pour qu’il soit bien compris de tous, on arrive à l’impression mécanique d’une épreuve absolument comparable aux épreuves dites au charbon, et dont il est question dans ce traité (voir chapitre du procédé au charbon). L’image est donc formée par de la gélatine, additionnée d’une matière colorante ; seulement, on l’obtient par une sorte de moulage et sans aucune action de la lumière. Cet agent physique ne sert du’à produire le relief à l’aide duquel se produit, par Pression ou par contre-moulage, le moule en creux hans lequel on verse l’encre gélatineuse qui produit l’image.
- La partie photographique de l’opération porte sur la formation d’une gélatine, présentant des creux et des rebefs assez marqués pour donner. la gamme des dépressions diverses du modelé à reproduire. Les opéra-foms suivantes ne sont plus qu’un ensemble de manipulions et de tirages industriels où le travail photographique, proprement dit, est tout à fait étranger.
- 1 Actuellement ce brevet est tombé dans le domaine public.
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- Voici les diverses opérations qu’exige ce procédé :
- On forme d’abord la gélatine à l’aide d’un cliché négatif; puis, on la comprime sous une presse hydraulique contre une feuille de plomb. Le moule en creux qui en résulte est placé bien horizontalement sur une presse photoglyptique et il est alors prêt pour le tirage. On se sert, pour l’impression, d’une encre formée d’un mélange de gélatine étendue d’eau et d'une matière colorante appropriée au sujet.
- Le papier employé pour cette impression reçoit aussi une préparation spéciale, dont nous donnerons la formule.
- Clichés propres à la photoglypiie. — Quand on exécute un cliché négatif à la chambre noire, en vue de la reproduction photoglyptique, il convient de le pousser au développement, de façon à obtenir des tons plus accentués que dans les clichés propres au tirage des épreuves aux sels d’argent, au charbon et, surtout, que dans ceux qu’on destine à la phototypie.
- On aura aussi tout avantage à faire un cliché pelli-culaire, ainsi que nous l’indiquons plus loin1, nous en donnerons bientôt la raison.
- Les clichés, qu’ils soient ou non pelliculaires, ne conviennent que s’ils ne présentent pas de trop grandes surfaces blanches, des ciels étendus, par exemple. En ce cas, ils ne donneraient jamais un résultat très satisfaisant dans un tirage photoglyptique.
- Les reproductions de paysages d’après nature, où il y a des façades de maisons entièrement blanches, des ciels sans nuages, et occupant une certaine surface sans être coupés par du feuillage, ou par tout autre accident na-
- 1 Voir au chapitre du cliché, neuvième partie.
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- turel, ne peuvent guère convenir à l’impression photo-Styptique.
- A-utre remarque importante : tout cliché fraîchement ;erni, bien que sec au contact des doigts, ne doit être employé à la formation de la gélatine que deux ou trois Jours au moins après le vernissage.
- Ces diverses indications nous paraissent suffire en ce concerne le cliché propre à la photoglyptie.
- Préparation des couches de gélatine. — Ainsi que n°us l’avons dit plus haut, le principe qui sert à l’i ingression photoglyptique est dû à Poitevin. On n’a pas °Ublié que cet inventeur a indiqué l’effet d’insolubilisation que produit la lumière sur de la gélatine bichro-toatée.
- Voici la formule de la solution de gélatine qui sert à former les couches sensibles :
- Gélatine Nelson, spécialité propre
- à la photoglyptie................. 120 grammes.
- Eau filtrée......................... 480 —
- Bichromate d’ammoniaque.............. 20 —
- Sucre raffiné......................... 20 —
- Glycérine............................. 20 —
- A- cette solution l’on ajoute un peu d’encre de Chine Pour colorer la couche, de façon à pouvoir suivre le Modelé au moment du développement. La quantité de Matière colorante employée produit des reliefs plus ou ^oins accentués.
- Selon la saison, la quantité pour cent de bichromate f arUmoniaque peut varier de 3 à 5 : on en emploiera ^ne quantité moindre au moment où la température sera eyée; en hiver, on peut aller jusqu’à 5 pour cent. Pour une même température, les reliefs sont d’autant
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- moins saillants que la quantité de sel de chrome introduite dans la couche est plus grande : mais cette préparation exige une exposition moins prolongée à la lumière.
- Pour faire cette solution, on met d’abord à tremper D gélatine dans 480 grammes d’eau. Douze heures aprèSi on la fait foudre au bain-marie. On ajoute aussitôt apr^ la matière colorante, le sucre et la glycérine, et, lorsqUe la dissolution s’est refroidie, on y introduit le bichromate d’ammoniaque. On filtre ensuite le tout à travers un morceau de fine mousseline dans un récipient bie11 propre.
- Lorsque ce liquide est bien limpide, il est propre à la formation des couches sensibles. Celles-ci sont obtenues de la manière suivante : On prend d’abord des glaces bien nettoyées, de la dimension voulue pour le trav^ que l’on veut exécuter. On les choisira de préférence avec une surface de 30 X 40, parce qu’on a la facili^ de couper en fragments de dimensions diverses des pd' licules de gélatine obtenues sur ce grand format.
- On frotte ces glaces, sur une de leurs surfaces, avcc un tampon enduit de cire en dissolution dans de la ben' zine, ou même, simplement, avec de la poudre de taD’ Cette opération a pour objet d’isoler du verre les couches qui vont être posées sur sa surface et d’en facilita la séparation au moment opportun.
- On les recouvre alors en versant, comme on le pour collodionner les plaques destinées aux impression13 négatives, d’une couche de collodion normal bien dont voici la formule :
- Coton-poudre...................... 2 grammes.
- Ether à 62 degrés................. 50 —
- Alcool à 40 degrés................ 50 —
- Une ou deux gouttes huile de ricin.
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- Quand cette couche est bien sèche, on peut verser la platine, mais après avoir eu soin de poser chaque glace bien horizontalement, à l’aide d’un niveau à bulle d’air, ^ des vis à caler qui traversent des règles en fer. On feit tiédir la gélatine dans un bain-marie, maintenu à uue température de 30 à 35 degrés, et on la verse sur le centre de la glace du côté du collodion. On verse avec ^caution, de manière à ne pas répandre du liquide hors ée la glace, et à produire une couche d’une épaisseur de 3 millimètres.
- On laisse la gélatine se congeler, sans toucher aux places ; puis, on porte celles-ci dans la boîte à dessication .
- Boite à dessiccation. — Pour activer la dessiccation d’une couche de gélatine aussi épaisse, on a recours à nn produit chimique très avide d’eau : le chlorure de calcium desséché.
- On dispose une boîte dè façon qu’elle puisse recevoir simultanément un certain nombre de glaces, posées lacune sur une cuvette remplie de chlorure de calcium. Chaque compartiment de la boîte contient à la fois la
- cnvette zinc, et une coulisse dans laquelle s’engage, sur ^ cuvette, et à quelques centimètres à peine au-dessus eUe, une glace posée de façon que la couche à dessé-c^er soit en dessous.
- One porte bien ajustée ferme hermétiquement cette °îte, où il ne doit pénétrer aucun courant d’air venant u dehors. Grâce à la température très sèche que pro-*ht ia présence de chlorure de calcium, la dessiccation es couches s’opère en douze heures au minimum pen-ant la bonne saison, et, en hiver, en vingt-quatre heures.
- Oès que la couche est sèche, elle est très sensible à la
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- lumière : il faut donc tenir cette boîte à dessiccation dans un lieu déjà assez sec naturellement, et éclairé seulement par un carreau de "vitre de couleur jaune.
- A mesure que l’on doit se servir d’une couche on plaque de gélatine, on sort une glace de la boîte ; et en soulevant avec une pointe l’un des coins de la couclio» on la détache par un mouvement continu. Le collodio11 est enlevé en même temps, et il sert à préserver un des côtés de la couche dans l’opération ultérieure du déve' loppement à l’eau chaude.
- Insolation. — L’exposition à la lumière a lieu comme pour tous les autres procédés. Le cliché est posé sur ^ glace d’un châssis-presse, muni de traverses et de reS' sorts d’une pression assez forte, ou mieux encore de ci5 de serrage qui permettent de graduer la pression su1' vant les épaisseurs, soit du cliché, soit de la couche d6 gélatine. Il faut, par une forte pression, bien assurer Ie contact de la couche contre le cliché.
- Le côté du collodion de la plaque de gélatine doit être appliqué contre la surface préalablement talquée <lül porte l’image négative ; il est essentiel de ne pas omette cette opération, car sans cela l’image formée sur l’autre côté de la plaque de gélatine disparaîtrait tout entière sous l’action de l’eau chaude.
- Il faut, en un mot, que la lumière, après avoir travers6 le négatif, vienne agir sur la gélatine bichromatée, eJ1 passant d’abord à travers la couche de collodion qui ?e' couvre cette gélatine.
- L’insolation peut avoir lieu soit en plein soleil, soit efl lumière diffuse.
- En plein soleil direct, elle dure, en moyenne, de dix minutes à un quart d’heure ; en lumière diffuse, il poser un temps suffisant pour réaliser l’effet des dix
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- Minutes de plein soleil. Un photomètre positif est un ^’ès bon guide pour mesurer ces effets équivalents, surtout s’il est gradué pour des temps déterminés de plein soleil (voir 10e partie, photomètres).
- développement à Veau chaude. — Quand les plaques sont insolées, on doit procéder au développement à l’eau ohaude, c’est-à-dire à la formation des reliefs. Mais, tout d’abord, on doit fixer, sur des supports provisoires, toutes les plaques insolées. On les fixe sur des glaces, Recouvertes d’un enduit poisseux, insoluble dans l’eau chaude. C’est une dissolution saturée de caoutchouc naturel dans de la benzine.
- Cet enduit est d’abord versé sur un certain nombre de glaces, posées bien horizontalement sur des traverses munies de vis, comme celles qui servent à la préparation des couches de gélatine sensible.
- On verse l’enduit sur chaque glace, de façon à l’en Recouvrir en entier, sans se préoccuper, d’ailleurs, de l'excès qui pourrait s’échapper par les bords ; on laisse te dissolvant se volatiliser et, quand il est suffisamment sec, on peut se servir de ces glaces ainsi préparées.
- On y applique les plaques insolées, de manière que le cùté du collodion porte contre l’enduit de caoutchouc ; 011 facilite l’adhérence des deux surfaces à l’aide d’un cylindre en verre ou en métal, revêtu, avec pression, ^ lm tube en caoutchouc vulcanisé.
- On roule ce cylindre en appuyant fortement sur la Plaque de gélatine, et bientôt l’on constate que cette Plaque se trouve parfaitement fixée à son support pro-Usoire.
- Oela fait, on introduit les glaces, dans les rainures pRticales d’une cuvette en zinc, toujours alimentée par
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- de l’eau chaude, à un degré assez élevé, 60 à 70° centigrades environ.
- L’eau se renouvelant sans cesse, à l’aide d’un tube de surverse qui part du fond de la cuvette et vient émerger à sa partie supérieure, la gélatine, qui n’a pas été rendue insoluble par l’action de la lumière, est entraînée au fur et à mesure de sa dissolution.
- Au bout de quelques heures, et, quelquefois, d’un or même plusieurs jours, le relief est complet. On s’en aS' sure soit par le contact des doigts, soit en voyant si toute la gélatine soluble a bien été enlevée par l’eau chaude-Ce résultat est atteint quand les clairs les plus forts soid lavés jusqu’au fond. On rince alors à une dernière eau chaude bien propre, puis à l’eau froide, on laisse enfl11 égoutter un instant, la plaque de gélatine posée sur RJ1 support à glaces vertical, puis on la met tremper, durant cinq minutes, dans une cuvette contenant de 1’^' cool méthylique, et on la laisse enfin sécher. — L’alcool métliylique, en prenant, dans la gélatine, la place de l’eau, permet d’obtenir bien plus rapidement la dessic' cation.
- Il est essentiel, après le bain d’alcool, de poser plaques dans un endroit où elles puissent se sécher eR dehors de tout courant d’air ; autrement, l’effet de coR' traction trop rapide de la gélatine, amènerait la ruptiffe de la pellicule de collodion.
- Il n’y a plus, pour terminer l’opération de la formatio11 de la gélatine, qu’à enlever celle-ci de son support pr0' visoire. Au moyen de la pointe d’un canif, on coupe> tout autour, la couche de caoutchouc et l’on arrache Ie tout. Puis, par une sorte de friction des doigts contre Ie caoutchouc, en partant d’un des bords extrêmes, ou 1e roule et on l’enlève par petits fragments. On peut, eR l’humectantavec de la benzine, faciliter cet enlèvement’
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- ?ui ne demande qu’un peu d’habitude. Cette opération est surtout délicate, lorsque la gélatine contient des surfes très noires à côté d’autres parties entièrement ^anches et sans aucune demi-teinte, servant de transition. Si l’on a eu soin d’introduire un peu d huile de ricin dans le collodion épais, il est moins cassant et cela ^nut mieux pour les gélatines d’un maniement difficile.
- Les gélatines sont aussitôt mises, bien à plat, entre ^es feuilles d’un cahier buvard, disposé de façon à les Yasser avec ordre et à les conserver en dehors de toute ^teinte de l’humidité, des insectes, et, aussi, d’une cha-ieur trop grande.
- Pour compléter l’ensemble du procédé photoglyptique,
- *1 reste à nous occuper de la formation de la planche ^impression, puis de l’impression elle-même et enfin du fixage, de la retouche et du vernissage des épreuves imprimées.
- Hanche d'impression. — Le moyen qui a prévalu tout d’abord, comme plus rapide et plus industriel, bien ïhe l’outillage qu’il comporte soit assez coûteux, c’est la ^oppression de la gélatine contre une feuille de plomb, a t aide d’une forte presse hydraulique.
- La gélatine est posée d’abord sur une plaque en acier aOssi rigoureusement plane que possible, et munie, tout Autour, de freins ou couteaux, dont l’effet'est d’em-Pêcher la distension, par la pression de la surface, du Womb qui est en contact avec la gélatine ; sans cela, élargissement du plomb en tous sens amènerait la des-ruction de la gélatine et la déformation du moule.
- Selon le sens dans lequel on veut avoir l’image, on Posera la gélatine sur l’acier, soit du côté du collodion, S°Û du côté opposé. — On a le maximum de finesse en P°sant contre le plomb le côté opposé au collodion.
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- La feuille de plomb, d’une épaisseur de 6 millimètre* environ, est coupée de façon à être un peu plus grande que la plaque d’acier, pour que les rebords extérieurs ^ plomb puissent porter tout autour sur les couteaux a freins.
- Dès que cette feuille de plomb est posée sur la géD' tine, on met au-dessus du plomb un coussin de papD1’' et l’on pousse le tout jusqu’au centre du plateau de ^ presse hydraulique.
- La pression est alors donnée, on la règle à l’aide d’^11 manomètre, suivant la surface de l’épreuve. Elle ^ d’environ 250 à 300 tonnes pour une surface qui cède pas 21 X 27. Au-delà de ces dimensions et jusqllil 30 X 40 on élève la pression jusqu’à environ 500 tonn^ (500,000 kilogrammes).
- Après que la pression voulue s’est produite, on laisse le piston de la presse descendre un peu ; puis l’on don#6 une nouvelle pression, et l’on fait enfin redescendre ^ plateau. Le plomb est enlevé de dessus l’acier avec àeS précautions suffisantes pour éviter qu’il ne se fausse’ Le mieux est de porter l’acier sur une fourche à sRs' pension : on l’y pose comme on met une lampe carce sur son support, et on le fait basculer en maintenait contre le plomb une glace bien dressée. De cette faç011’ il est impossible d’arriver à en fausser la surface. Ce^ est surtout nécessaire pour les plombs d’une dimensi011 un peu étendue.
- La gélatine adhère le plus souvent au plomb, surto11* si les reliefs sont accentués et nettement séparés par parties creusées à pic. Il faut donc ne procéder qu’aV?G lenteur à la séparation de la gélatine et du plomb, ^ peur de briser ou de déchirer la gélatine. ,
- Le plomb, toujours maintenu sur la glace, est voV sur le plateau d’une scie circulaire, où l’on en couPe
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- l’HUTOULYPTIE
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- bords de façon à n’en laisser subsister, hors des li-^des de la gélatine, que 5 millimètres environ tout Autour.
- Ces bords sont abattus en biseau avec une pente plus ^ moins inclinée de dedans en dehors, suivant la na-re du sujet ; du reste, on ne peut terminer l’arrange-^at des bords d’un plomb que sur la presse à tirages
- suivant les résultats qu’il fournit lors des premiers essais.
- Calage sur la presse photo glyptique. —Pour caler le mb de façon à poser sa surface supérieure, celle qui les creux, bien parallèlement au plateau qui doit ^Jdier la pression, on le pose sur un lit de plâtre blanc 0 Couleur, délayé dans de l’eau et à consistance assez haïsse pour supporter le poids du plomb sans céder en alité sous lui. Le plateau est alors rabattu, et le est maintenu sous pression jusqu’à ce que le 0atp® ait fait prise. On relève alors le plateau : l’excès j, f^tre qui déborde tout autour du plomb est rogné et °a n’a plus qu’à procéder à l’impression, j, n se sert aussi’ de gutta-percha, ramollie dans de etl U chaude. A part ces deux moyens, nous ne saurions tea lllc^(ïuer d’autres qui fussent convenables. Des pla-’ Pr^Par^s à l’avance, ne peuvent s’appliquer aussi ^ment sur tous les points du plomb, et comme c’est Sj0^e. Contact immédiat que résulte une bonne impres-^ convient de n’employer d’autres moyens de ca-^ue ceux qui laissent jouer la surface du plomb et l'ace e^en^ en contact absolument parallèle avec la sur-7erre douci du plateau supérieur de la presse toglyptique.
- ^apier
- propre à l'impression photo glyptique.
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- 202 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Tous les papiers ne sont pas propres à ce genre d’impression, où l’on emploie une encre liquide et chaude qui, sous la pression, passerait facilement à travers les fibres des papiers encollés ordinaires, comme s’ils bü' vaient. Il faut user de papiers d’une parfaite régularité de pâte et d’une qualité supérieure comme pureté :elJ effet, si le papier présentait des différences d’épaisseü1’’ elles se traduiraient par des taches. Si la pâte renfe1' mait des parties grenues, elles formeraient des trofls dans le plomb, et il en résulterait des points noirs les épreuves.
- Le papier, bien choisi, doit être encollé tout spécial ment, au moins sur une de ses faces. On se sert p°ur cela d’une dissolution à chaud de gomme laque blanc^ dans une solution de borax. Voici, d’ailleurs, la forint de ce liquide :
- Gomme laque................ 100 grammes.
- Carbonate de soude........... 6 —
- Borax ...................... 27 —
- Eau........................ 500 —
- On fait bouillir un certain temps, puis on filtre- ^ papier, que l’on a mis flotter sur ce liquide, est reh1 vivement et suspendu dans une pièce maintenue à ^ température moyenne de 35° environ.
- Lorsqu’on a préparé ainsi un certain nombre feuilles et dès qu’elles sont bien sèches, on les son111® à un fort laminage qui les glace et qui écrase les qu<; ques grains existants à l’intérieur ou à la surface la pâte.
- On a soin de marquer le côté préparé, ou d'introdu^ dans la préparation de l’encollage une matière colora11 ^ en très petite quantité, rose ou bleue, qui permet de connaître tout de suite le côté préparé.
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- Tirage ou impression des images photoglyptiques. Tout est prêt maintenant : il ne reste plus qu’à prôner au tirage avec une encre très facile à fabriquer. ^ est tout simplement un mélange de gélatine ordinaire, ^ eau et d’une matière colorante.
- Te bon choix de cette dernière importe beaucoup en vüe d’un résultat artistique. On peut chercher le ton TA convient le mieux ; par des mélanges bien faits on arrivera à produire des images d’une coloration fort
- agréable.
- C’est là une question de goût plutôt que de métier : notre rôle consiste à dire seulement qu’il n’est aucune s°rte de coloration qu’on ne puisse réaliser dans l’im-Pression photoglyptique.
- L’encre, bien préparée et filtrée à travers une gaze flne, est maintenue, au bain-marie, à une température d'environ 35° à 45°. En hiver, il est nécessaire de tenir fa chaleur un peu plus élevée qu’en été.
- Le moule est d’abord huilé sur tous les points de sa snrface avec une flanelle qui sert à étendre, et à éponger' en même temps, les quelques gouttes d’huile verte prônées sur le plomb avec une burette d’ajusteur.
- On verse alors une petite quantité d’encre chaude sur milieu du plomb, on y pose le papier photoglyptique côté préparé et l’on rabat vivement le plateau dont a pression est réglée à l’aide d’un levier.
- On attendra que l’encre gélatineuse se soit figée. Ce résultat, par une température normale, exige un délai û environ quatre à cinq minutes. On relève le plateau, ^ saisissant le papier par un de ses angles, on l’enlève mouvement lent et continu.
- On opère ordinairement avec une série de six presses, ï>°sées sur une table mobile, autour d’un pivot central.
- ûprè
- s avoir mis une épreuve sous la première presse,
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- 204 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- on passe à la seconde, et ainsi de suite ; quand on arrive à la première épreuve, elle est déjà prête à être enlevée-
- Les épreuves sont, au fur et à mesure de leur production, posées sur une table, où, à l’aide d’une petite spa' tule, on enlève l'excès d’encre qui est resté sur les bords; puis, on les place sur les claies d’un séchoir.
- Fixage. — Quand une série d’épreuves est sèche ofl procède à leur fixage dans une solution qui a pour obj^ de rendre les images formées par la gélatine insoluble dans l’eau. On traite ces images par l’alun, en les i^1' mergeant dans un liquide ainsi composé :
- Eau....................... 1000 grammes.
- Alun d'ammoniaque......... 25 —
- Après un quart d’heure de séjour dans ce bain on leS passe à deux eaux pour les rincer et on les pique daRs un séchoir spécial.
- Retouche et vernissage. — Un travail de retoudie est souvent nécessaire pour supprimer quelques poiJ^s blancs, provenant de bulles d’air, ou pour effacer deS points noirs, résultant de trous produits dans le ploU1^ par les corps grenus du papier. Dans ce but, on se sert soit d’une couleur assortie à celle de l’épreuve, soit d’ul1 grattoir pour faire disparaître les taches noires.
- Après la retouche, on vernit en passant sur 1eS épreuves un vernis composé de gomme laque blandie en dissolution dans de l’alcool méthylique.
- L’épreuve, aussitôt après avoir reçu la couche ^ vernis, est placée à plat dans un four chauffé à 60 degr^s centigrades environ. — Si on ne chauffait pas le four,ce vernis, en se refroidissant, donnerait une surface
- Après le vernissage, on rogne les épreuves et on
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- l'HOTOliLYFTIE 2l>:>
- colle sur les cartons destinés à les recevoir. Il faut employer des supports assez forts, ces épreuves ayant toujours une tendance à se contracter, et à taire goder tos cartons sur lesquelles elles sont collées.
- Après l’opération du collage et quand la dessiccation est bien complète, on cylindre les épreuves pour les glacer davantage. Cette opération a pour but de redresser en même temps les cartons déjà gondolés par le jeu du papier. Celui-ci s’était d’abord distendu par l’humidité de la colle, puis il s’est contracté de nouyeau en séchant, de là un effet désagréable que le cylindrage tond à faire disparaître.
- Le résumé qui précède peut donner une idée assez exacte du procédé Woodbury auquel on a donné en France le nom de photoglyptie ; mais il serait certainement insuffisant pour guider un débutant dans la voie de l’exécution industrielle de ce procédé que l’on trouvera décrit avec bien plus de détails de toute nature dans notre traité spécial de photoglyptie 1. — Ces indiquons n’en sont pas moins assez développées, pour que *°n puisse apprécier nettement ce qui distingue les °Pérations propres à ce procédé de celles qui concernât les divers autres procédés distincts, décrits dans ce Cours.
- On a surtout remarqué que la photoglyptie ne saurait etoe imprimée avec des marges, et directement sur 11 miporte quel papier comme la phototypie. — Mais ce Procédé si intéressant ne convient pas moins à cer-toines applications, et il rend dans l’art des reproduc-lQns industrielles de très grands services.
- ^ Traité pratique de ^photoglyptie , par M. Léon Vidal. — Chez • Gauthier-Villars, ho. quai des Grands-Augustins, Paris.
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- Il a du reste été rarement décrit d’une façon assez complète ; c’est pour ce motif que nous lui avons consacré des développements d’une certaine étendue.
- Nous renvoyons aux planches jointes à ce Cours pour l’examen d’un spécimen de photoglyptie.
- Une des planches en couleurs est aussi un résultat dû, en grande partie, à la photoglyptie. On verra, au chapitre de la photochromie, comment on emploie le pro-cédé Woodbury à ces impressions polychromes.
- Deuxième procédé Woodbury.
- M. Woodbury, voulant mettre son remarquable pro-cédé photo-mécanique d’impressions au charbon à D portée de tous, a songé à le simplifier en supprima^ l’emploi d’un engin coûteux et d’un usage assez délicat entre des mains inexpérimentées : la presse hydraulique.
- Il a donc modifié soit la façon d’obtenir les reliefs ea gélatine, soit celle de les contre-mouler par du métal pour former le moule propre aux tirages photogly?' tiques.
- Voici avec quelques détails pratiques la descriptio11 de ce nouveau procédé.
- Cliché négatif. — Le meilleur négatif est celui qui est d’une bonne intensité, on doit en protéger les borés avec une bande tout autour (comme on le fait pour Ie procédé au charbon), en laissant l’ouverture plus large de 5 millimètres que l’épreuve une fois coupée.
- Il est préférable de ne pas retoucher les trous ou éraillures.
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- PHOTOGLTPTIE
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- Préparation de la mixtion spéciale. — Sur un pied à caler placez une glace et amenez-la à l’horizontalité la plus parfaite à l’aide des vis calantes, la dimension ^a plus convenable à adopter pour les préparations est celle qui permettra à la feuille de mixtion, une fois c°upée, de fournir 4 épreuves album en 8 cartes de v*site, soit 40 x 30 centimètres. Prenez une feuille de papier photographique (c’est celui qui convient le aheux) et immergez-le avec la glace dans une cuvette Pleine d’eau chaude, retirez-les en même temps, et Passez la raclette pour enlever le liquide en excès, Posez la glace sur le pied à caler et,versez à sa surface la solution de gélatine en la guidant avec les doigts, de ^lanière à lui faire atteindre les coins.
- Voici la formule de cette solution :
- Eau........................ 1800 grammes.
- Gélatine Nelson.................. 450 —
- Sucre............................. 40 —
- Glycérine........................ 60 —
- Noir.............................. 1 —
- A l’aide d’un morceau de papier promené à la surface du liquide, l’on enlève toutes les bulles d’air qui Peuvent s’y être formées, puis on ajoute un peu plus de la solution.
- Quand la gélatine s’est Agée, la plaque est mise de c°té et l’on en prépare une autre, on met alors les pla-|îUes à sécher et on les conserve aussi longtemps qu’on le veut.
- Sensibilisation de la mixtion. — Quand on veut s’en Servir, la plaque est immergée dans un bain de bichromate où on la laisse de trois à cinq minutes. On l’enlève et l’on en essuie le dos avec un linge. Puis on la met à
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- sécher dans un lieu obscur. Quand elle est sèche, l’on doit enlever la couche de dessus la glace en coupant tout autour avec la pointe d’un canif à la distance d’un centimètre des bords. Elle est alors prête à être coupée en fragments et exposée.
- L’avantage de sensibiliser et de laisser sécher sur la glace, c’est que la couche restera complètement égale et unie telle qu’elle était avant d’être sensibilisée, tandis que, si on séparait la mixtion de son support, avant la sensibilisation, le papier se recoquevillerait et l’on n’aurait plus une surface plane.
- La mixtion est alors coupée à la dimension d’un 8e plus large que l’ouverture laissée sur le cliché par le cadre protecteur.
- Solution sensibilisatrice :
- Eau.......................... 500 grammes.
- Bichromate de potasse........ 30 —
- Exposition. — L’exposition a lieu à l’aide d’un pho' tomètre, celui-ci est muni d’une bande de papier pi’é' paré à l’argent et à l’acide citrique. (Voir aux F or" mules diverses). — Cette bande passe sous l’ouvef' ture, quand elle a atteint la teinte la plus noire, elle est poussée, puis une autre partie atteint la même teinte-— Une fois ou deux fois et environ jusqu’à trois on quatre teintes, au plus, suffisent pour l’impression d’n11 négatif ordinaire. Par un temps humide, il convient de placer une feuille de caoutchouc sur le dos de la mi*' tion durant l’exposition.
- La mixtion doit être maintenant rendue adhérente n la glace ainsi qu’il suit.
- Adhérence à la (jlace qui sert de support. — Fn-
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- PHOTOGLYPTIE 209
- Nuisez la glace, qui doit être un peu plus large, avec du c°llodion normal, et quand il est sec plongez-le dans une bassine d’eau froide où vous le laissez jusqu’à complète disparition de l’aspect graisseux. Placez le fragment âe mixtion insolée dans une autre cuvette pleine d’eau et après une minute placez-le avec soin (sous l’eau) en c°ntact avec la surface collodionnée de la glace, et en-ievez le tout ensemble ; placez sur une table horizontale, et après avoir recouvert d’une feuille de toile en caoutchouc, épongez ; passez la racle à la surface dans toutes les directions pour chasser l’eau interposée.
- Placez dessus une glace épaisse et un poids en interposant du papier buvard et laissez ainsi durant un ?uart d’heure.
- La mixtion sera alors prête à être développée.
- Développement des reliefs. — Placez la glace qui supporte la mixtion dans une cuvette plate pleine d’eau obaude et laissez-la jusqu’à ce que le papier se détache et se sépare facilement, mais, jusqu’à ce moment, il ne teut tenter de l’arracher sous peine de tout enlever à la fois.
- Pès que le papier s’est détaché, placez-le dans une des Rainures de la cuvette verticale, remplie préalablement a e&u et chauffée à la température de 60 degrés centigrades. En usant d’un régulateur à gaz, la température ^e variera jamais.
- . b-es reliefs ne doivent pas être trop développés. Cinq a six heures suffisent généralement. On les enlève alors après les avoir fait égoutter durant dix minutes, on 6s îuet dans un bain d’alcool (de l’alcool méthylique ?°nvient parfaitement), ou on les laisse deux ou trois e^res pour enlever l'eau ; on les fait enfin sécher.
- ^0 relief est maintenant complet et toutes défectuo-
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- sités, telles que des trous et des éraillures sur le négatif, pourront être grattées à l’aide des bords coupants d’une lame de verre.
- Le relief est alors graissé avec une pièce de flanelle sur laquelle on a mis un peu de pommade ou de graisse de chandelle. Les bords de la glace sont enduits avec un pinceau plongé dans une solution de caoutchouc et quand le vernis est sec, dix minutes environ suffisent, on pose la glace sur la plaque bien dressée d’un cylindre à satiner, puis un morceau de feuille d’étain, d’une dû mension un tant soit peu moindre, est placée sur le relief. Sur cette feuille d’étain l’on met trois à quatre épaisseurs d’un fort papier buvard, le tout est amené sous le rouleau compresseur que l’on serre graduelle" ment avec l’écrou allant et venant du centre aux deu* extrémités et donnant un tour d’écrou chaque fois jusqu’à ce que la pression soit très forte. — En opérant ainsi l’on n’a pas à craindre de briser la glace (si elle est bien dressée), à moins qu’il ne se soit introduit, entre elle et la plaque inférieure, quelques grains de poussière ou de gravier.
- La feuille' d’étain doit être amenée au contact absolu du relief; le caoutchouc produisant une fermeture hermétique sur les bords et maintenant l’étain en place, Ie relief est maintenant prêt pour la prochaine opération qui consiste à enduire le dos avec du cuivre.
- Cuivrage du dos du relief. — Les bords de l’étain doivent être enduits avec une solution de gomme laque pour empêcher le cuivre de s’y déposer.
- Quand la solution de gomme laque est sèche elle doit être recouverte d'un enduit de caoutchouc qui a pon1' objet d’empêcher qu’elle ne soit enlevée lors du net-toyage.
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- Celui-ci s’opère avec une forte solution de potasse Rustique que l’on passe, sur toute la surface de l’étain, &vec un tampon formé par une boule de coton placée à l’extrémité d’une baguette de verre. On rince ensuite s°us un robinet et l’on est prêt à mettre à la pile.
- Celle-ci est la plus simple qui puisse être : un vase de Yerre ou de terre rempli d’une solution saturée de suinte de cuivre ; un vase poreux dans lequel est une solution d’acide sulfurique et une plaque de zinc amalgamé.
- Un bout du fil est attaché à la vis du zinc et l’autre extrémité à l’appareil qui retient le relief où l’on a eu soin d’enlever le vernis préservateur au point où doit exister le contact avec l’étain (on se sert pour cela d’un chiffon enduit d’alcool).
- Le zinc une fois placé dans le vase poreux est mis en communication avec le relief par un fil dont l’autre extrémité plonge dans la solution de cuivre.
- Dans deux ou trois heures, l’épaisseur du cuivre sera suffisante ; on doit donc l’enlever, laver et sécher. La solution de cuivre sera fortement acide et on ajoutera Ullo petite quantité de la solution du vase poreux : cela ^cifite le dépôt. — Il reste maintenant à enduire.le dos ffu cuivre avec une composition qui permette de l’atta-c^er à une autre glace et de le séparer du relief.
- Composition. — Les glaces enduites de la composi-10n sont préparées comme il suit :
- ^ue plaque de fonte de fer qui s’ajuste sur une des jettes à développer est posée sur un pied à caler, et 011 allume le gaz par dessous.
- ^he glace de la dimension voulue est posée sur la pla-Jae de fonte et quand, elle est chaude on frotte sa sur-08 avec un morceau de composition jusqu’à ce qu’elle
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- 212 COUHS LE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- en soit couverte régulièrement. Il n’est pas nécessaire d’en mettre une grande épaisseur.
- Formule de la composition :
- Gomme laque rouge..................... 3 parties.
- Résine................................ 2 —
- Térébenthine de Yeruse................ 1 —
- On peut préparer un grand nombre de ces glaces à la fois et les conserver jusqu’au moment d’en user. Bien qu’une chaleur considérable fût nécessaire pour étendre la composition également sur une large surface, celF de l’eau bouillante est suffisante pour la ramollir et eh enduire le dos du relief.
- Mise de la composition au dos du relief. ~ Une bassine peu élevée est à moitié remplie d’eau, et la plaque de fonte est placée sur elle en guise de con-vercle ; quand l’eau est à l’ébullition elle échauffe composition dont sont couverts la glace et le cuivre placés en contact et recouverts d’un poids.
- L’on doit avoir la précaution de chauffer préalable ment le poids comme l’est le relief, sans cela l’applica' tion d’une masse de fer froide pourrait amener la rup' ture de la glace.
- Après quelques minutes, la composition sera chassée jusqu’aux bords ; et peu d’instants après, le poids sera enlevé, pour vérifier si toutes les bulles d’air ont été expulsées d’entre les plaques.
- Quand la composition paraîtra s’être suffisamment étendue et bien également dans toutes les direction8’ l’on pourra abandonner les plaques au refroidissement-Lorsqu’elles seront froides, l’excès de la composition et la feuille d’étain devront être coupés, puis l’on sépa' rera les deux glaces facilement. L’une portant le moule
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- PHUTÜGLÏPTIE 213
- Prèt pour la presse. L’autre supportant le relief prêt à subir les mêmes opérations tel nombre de fois que l’on
- voudra.
- Retouche du moule. — De même que les trous et ^raillures, qui ont pu se trouver sur le négatif, ont bien ^é enlevés sur le relief en gélatine, tout point opaque ^ négatif peut maintenant être enlevé du moule. Mais c°mme la feuille d’étain est fort mince on doit aller bien Sucement pour ne pas couper jusqu’au cuivre ; cette °Pération est fort délicate.
- Le moule est maintenant prêt pour être mis sur la Presse.
- Presse à imprimer. — On doit la placer sur le bord û’une forte table où on la fixe avec des vis.
- Le levier est ramené en arrière et son extrémité est baissée autant qu’elle peut aller en découvrant le plateau de la presse.
- Quand cela est fait, une feuille d’un papier buvard éPais, préalablement humidifiée, est posée, puis sur elle *e moule, les trois écrous ayant été desserrés.
- L’arc-boutant est ramené à sa place et le levier est
- relevé.
- Lu des écrous est alors tourné jusqu’à ce que le pla-*eau soit amené au contact parfait avec le moule.
- Lu 2« écrou permet audit plateau de se mouvoir dans toùtes les directions. Enfin, la pression est définitivement arrêtée en tournant un 3° écrou.
- Encre à imprimer. — Durant les temps chauds il ant ne préparer que ce qui doit être employé d’encre ans trois ou quatre jours ; une gélatine ordinaire °uée d’un pouvoir suffisamment résistant est la meil-
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Gélatine................. 1 partie.
- Eau...................... 5 ou 6 parties.
- Couleur noire............ suivant la nature du moule.
- Couleur rouge............ quelques traces si l’on veu1
- avoir un ton photographique
- La gélatine est placée dans l’eau et mise à gonflé pendant une heure, et plus. Elle est alors fondue et leS couleurs y sont ajoutées. Puis on filtre dans une carafe placée dans un bain-marie.
- Ce bain, par le moyen d’un régulateur, doit être mai#' tenu à une température égale de 35 à 40 degrés.
- Le noir et le rouge (ayant été préalablement délayé dans un peu d’eau) doivent être ajoutés graduelleme^ à la gélatine : on essaie l’encre graduellement par deS impressions successives jusqu’à ce que la valeur coH' venable du ton et de la couleur ait été atteinte.
- L’on ne peut faire de grandes provisions d’encre cO" lorée, les moules variant en profondeur et exigeant encres de valeurs différentes.
- Durant les températures élevées, l’on doit employé une proportion de gélatine plus grande que par leS temps froids. Si l’on s’aperçoit que quelques parties d6 l’épreuve sont plus foncées qu’elles ne devraient êtr6> on doit placer un fragment de papier mince sous 16 moule, dans ces endroits-là, jusqu’à ce que l’impressi611 se régularise. Après deux ou trois impressions le moule devra être légèrement graissé avec un fragment de nelle plongé dans un mélange égal d’huile et de paraffi116' L’encre est alors versée en petite quantité au cen^e du moule, le papier (d’un centimètre et demi plus lar£e sur chaque côté) est placé dessus, le plateau de ^ presse est rabattu et la pression donnée par le levier* Après trois à cinq minutes environ on ouvre la press6 et l’on enlève l’épreuve.
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- PHOTOGLYPTIE 215
- Si les grandes lumières sont trop blanches c’est une Preuve qu’il y a trop de pression. L’un des écrous doit jdors être légèrement desserré, mais, d’autre part, si 0n u de la couleur partout sur les blancs l’on devra Augmenter la pression en serrant l’écrou supérieur et ei1 remontant le 2° écrou.
- y d’écrou inférieur qui touche le plateau, une fois réglé, °u n’a plus à toucher à la pression, celle-ci se trouvant complètement par les deux écrous situés de part 6 d’autre de l’arc.
- Le surplus de l’encre qui a débordé tout autour des °rds est enlevé avec un couteau à palette et peut ser-lr de nouveau. Quand les épreuves sont sèches elles °nt prêtes à être fixées.
- Fixage. — On opère le fixage en plaçant les épreuves, urant dix minutes, dans un bain d’alun et d’eau pres-P*e saturé, on les en sort ensuite pour les rincer à l’eau les mettre à sécher.
- Troisième méthode encore plus simplifiée.
- le^0llr éviter l’inconvénient et l’opération de cuivrer ^°s du moule, ainsi que cela vient d’être décrit dans je deuxième procédé, M. Woodbury a imaginé de faire Relief en substituant un positif au négatif. De cette •°n fi obtient un relief négatif. Il y fait adhérer la ^ d’étain qu’il y retient même par un léger enduit Caoutchouc dont est recouvert préalablement le re-for aU ^GU d être glissé. Dès que la feuille d’étain a été ^lor^6 SUI* *e n^atif en relief elle y adhère, il n’y a plus tîr S ^U a Porter le moule directement sous la presse à ages sans autres opérations.
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- •Jil» l'UL'IIS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- On voit combien cela simplifie le travail, seulement fi faut passer par un positif que l’on peut tirer par Ie procédé au charbon et renforcer au permanganate de potasse, de cette façon l’on obtient des positifs conve' nables à l’impression dos reliefs par cette troisième nié' tliode d’impression photo-mécanique que M. Woodbur/ a désignée sous le nom de Stannotypie pour la dis tin' guer des autres.
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- CHAPITRE XII
- PHOTOTYPIE.
- Sommaire : Principe de la phototypie. — Résumé historique de cette invention. — Procédé de MM. Tessié du Mothay et Maréchal. •Libertypie. — Procédé Obernetter. — Procédé Edwards. — Manipulations photo typiques courantes.
- L’un des plus remarquables procédés de reproduction avec demi-teintes est bien certainement celui qui fait d’objet de ce chapitre. Nous allons le décrire avec assez
- détails pour en donner une idée complète.
- Le principe sur lequel repose ce procédé est celui tue l’on doit à Poitevin — et que nous avons indiqué déJà| — de la propriété qu’a la gélatine bichromatée isolée, de devenir imperméable à l’eau et par suite de Retenir le corps gras qui est repoussé par les parties humidés de la gélatine.
- Nous croyons devoir faire un nouvel emprunt au Traité général de photographie du docteur Van Monc-bhoven en extrayant de la Ie édition de ce remarquable ouvrage des descriptions auxquelles nous avons colla-r0ré et qui expliqueront suffisamment les procédés dont
- 11 s’agit.
- ^ans ces dernières années, ces procédés ont reçu des Perfectionnements nombreux dus à MM. Tessié du Mo-
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- 218 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- thay et Maréchal ‘, à M. Albert1 2, à M. Obernetter3, à M. Edwards4 *-, à M. Waterhouse s, à M. Husnik 6 et à M. Léon Yidal. De là,' une série de méthodes plus ou moins nouvelles, qui ont reçu plusieurs noms, tels que : phototypie, albertypie, hèliotypie, etc. Tous ces procédés, il faut bien le dire, dérivent des procédés de M. Paul Pretsch et de M. Poitevin.
- Procédé de MM. Tessié du Motliay et Maréchal. Ces inventeurs exposent la couche de gélatine bichro-matée, étendue sur une feuille de cuivre poli, derrière un négatif, pour laver ensuite cette couche à l’eau froide, qui enlève l’excès de sel de chrome. La gélatine absorbe cette eau en se gonflant et d’autant plus qu’elle a été moins modifiée par la lumière.
- Cette couche se trouve dans l’état d’une pierre lithographique préparée, c’est-à-dire que si l’on passe un rouleau d’encre d’imprimerie à la surface, les parties humides de gélatine repoussent l’encre, qui adhère, au contraire, aux parties sèches (celles modifiées par la lumière).
- Il est à remarquer flue la couche de gélatine ainsi préparée ne fournit guère fflus de 50 à *?0 exemplaires ; aussi ce procédé n’a-t-il point été adopté dans la pratique.
- Albertypie. — Ce procédé est, au fond, identique à celui de M. Poitevin. Il en diffère, toutefois, par plusieurs perfectionnements, en apparence de peu de va-
- 1 Bull. Soc. franç., 1867, p. 116 et 306.
- a _ — 1869, p. 295 ; 1870, p. 145.
- 3 _ __ 1870, p. 207.
- < — — 1870, p. 248.
- a — — 1871, p. 319.
- 6 .Voir pour ces procéde's le Trait?pratique de phototypie de H. LéoD Vîdah
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- PHOTOTYPIE 219
- leur, mais qui sont considérables au point de vue pratique.
- Pour se rendre bien compte de la valeur pratique du Procédé de M. Albert, il faut visiter, comme nous Payons fait plusieurs fois, ses ateliers à‘Munich. L’on y imprime couramment des épreuves depuis le format °arte, jusqu’aux feuilles de 50 centimètres sur 80. Une Planche de 20 cent, sur 30 fournit en moyenne 200 épreuves par jour.
- Voici le procédé de M. Albert, tel que nous l’avons Vu pratiquer dans ses ateliers, mais modifié, quant aux formules.
- Une glace épaisse, finement dépolie, est placée horizontalement la surface dépolie en haut. Elle est recouverte d une solution préparée de la manière suivante ;
- 6 grammes gélatine.
- 300 — eau distillée,
- b à 6 — bichromate d’ammoniaque.
- La gélatine doit être préalablement placée pendant hne demi-heure dans l’eau distillée froide, puis on chauffe le liquide à 40 degrés centigrades et l’on y ajoute le bichromate dissout dans un peu d’eau.
- A. ce liquide l’on ajoute 100 cent, cubes d’albumine Préalablement battue en neige et déposée. Quand le raélange est refroidi à 25 ou 30 degrés centigrades, on te bat de nouveau fortement, et on le filtre dans un endroit chaud.
- Le liquide a une consistance sirupeuse s’il est à une température convenable. On l’étend sur la glace dépolie couche plus ou moins épaisse, puis on laisse sécher te glace dans une grande boîte formée de parois de toile tendue sur châssis. Sur la toile on colle du papier bu-vard. L’intérieur de la boîte est maintenu par un cou-
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- rant d’eau chaude à la température de 30 degrés centigrades. 11 est bien entendu que la dessiccation s’opère dans l’obscurité,
- Quand, au bout de quelques heures, la couche de gélatine ne colle plus, on met la glace sur un drap noir, la gélatine en contact avec le drap, et on l’expose de cinq à dix minutes à la lumière du jour. La partie de la couche de gélatine, en contact immédiat avec la glace, est ainsi insolubilisée. La deuxième couche, dont nous parlerons tout à l’heure, ne peut atteindre Ie verre, et est ainsi d’une beaucoup plus grande adhérence.
- Ceci est un perfectionnement original et important, parce que l’humidité des rouleaux lithographiques ne peut pénétrer jusqu’au verre. De là, possibilité d’un tirage bien plus considérable que dans les procédés dans lesquels on n’emploie qu’une seule couche.
- La plaque de verre est, à présent, rentrée dans un endroit faiblement éclairé, plongée une demi-heure dans l’eau froide, et séchée dans une position verticale à l’abri de la poussière. Cette opération n’est point indispensable.
- La seconde phase du procédé consiste à couvrir la première couche de gélatine d’une seconde, dont voici la composition :
- a) Environ 20 grammes de gélatine sont ramollis dans
- 125 - d’eau distillée froide.
- b) 4 — de colle de poisson divisée au marteau 6°n
- ramollis dans 60 — eau froide.
- Puis les liquides sont lentement chauffés jusqu.à dissolution de la gélatine, qui ne se fait jamais entièrement.
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- l’HOTOTYPIE
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- e) Albumine battue en neige, déposée et filtrée à travers un linge. 10 grammes bichromate de potasse sont dissous dans
- 60 _ eau distillée. Filtrez.
- 5 — lupuline )
- 3 - benjoin [ sont digérés 12 heures dans
- 2 — baume de Tolu )
- 100 — alcool aqueux (à 8° pèse-alcool Gay-Lussac).
- 1 — nitrate d'argent.
- 30 — eau distillée.
- 2 — bromure de cadmium.
- 2 — iodure —
- 30 — eau.
- De ces diverses solutions, on mélange d’abord a et b. Quand le liquide est refroidi à 35 degrés, on y ajoute
- de c) environ 6 grammes.
- d) — 36 —
- e) — 4 —
- f) - H/2-
- 9) - 45 -
- Il se produit un précipité dans le mélange que l’on secoue fortement, puis que l’on filtre et que l’on reçoit dans un flacon maintenu à 35 degrés centigrades. L’auteur de cet ouvrage conteste absolument l’utilité solutions f et g. Mais le point sur lequel il insiste tQut particulièrement, c’est le choix de gélatine de aonne qualité.
- Une solution de colle de poisson fraîche, naturelle Ohm blanchie à l’acide sulfureux), simplement additionnée de bichromate de potasse et d’albumine, suffit lieu et place du mélange compliqué de M. Albert.
- La glace recouverte de gélatine insolée, qu’elle ait . lavée ou non à l’eau froide, est immergée dans l’eau ède (40°) jusqu’à ce que l’eau coule en nappe continue sa surface, puis égouttée une demi-heure dans une Position verticale, et enfin recouverte de la gélatine hi-
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- cliromatée dont nous venons de donner les formules, et cela à plusieurs reprises.
- La glace est maintenant placée dans une position horizontale dans l’armoire à parois de toile, armoire qui, nous l’avons déjà dit, doit être maintenue à 30 degrés de température. La couche sèche est à présent sensible à la lumière.
- L’épaisseur de la deuxième couche doit varier de 1 à 3 dixièmes de millimètre. De même que l’épaisseur de la première couche, elle doit varier suivant l’intensité du négatif à copier. Les couches très minces sont bonnes pour la reproduction de la gravure au trait, les couches plus épaisses pour les demi-teintes.
- La glace sèche est appliquée dans le cliâssis-presse contre le négatif, et insolée au point voulu, jusqu’à ce que toutes les nuances de l’image soient visibles à travers la glace, qu’on examine de temps à autre en ouvrant le cliâssis-presse.
- Si le négatif n’a pas été préalablement renversé, leg images fournies par la planche seront elles-mêmes renversées, ce qui, pour bien des images, n’offre point d’iU' convénient.
- A présent la glace est plongée dans l’eau froide et lavée jusqu’à disparition complète des dernières traces de chromate, et finalement séchée dans une position verticale.
- On reconnaît aisément, pendant ce dernier lavage,S1 la couche a été surexposée ou exposée trop peu à la bi" mière. Dans le premier cas, le sel de chrome en excès ne se laisse point enlever par les lavages. Dans le second cas, la deuxième couche adhère mal à la première, ce que l’on reconnaîtra aisément, plus tard, pendant rhn-pression lithographique.
- L’albumine que l’on ajoute à la gélatine donne à
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- e°hche un aspect dépoli et une consistance plus serrée, cte qui empêche lq, pénétration de la lumière pendant * exposition de la couche derrière le négatif.
- Avant de soumettre la couche à l’impression lithographique, on l’immerge pendant quatre ou cinq minutes dans l’eau froide additionnée de glycérine, puis on passe h sa surface une éponge mouillée et exprimée, pour la frotter ensuite avec un morceau de flanelle imbibée h huile et la repasser de nouveau à l’éponge mouillée. Alors on procède immédiatement à l’encrage.
- La glace est alors soumise à l’impression au rouleau dans la presse lithographique, et ceci est la partie la Plus délicate et la plus difficile du procédé. Aussi faut-*L pour l’exécuter convenablement, un ouvrier habile. L’encrage est-il empâté, on enlève l’encre à la térébenthine avec une éponge.
- La glace doit être assujettie avec soin, soit sur une couche de plâtre, soit sur une feuille de caoutchouc, ou sur des papiers superposés, etc. Autant d’ateliers rail visite, et autant de procédés différents l’on remarque. 3
- L’encre grasse dont les rouièàux sont revêtus doit ^fre de qualité supérieure. On l’additionne souvent de Pourpre pour donner aux épreuves la même apparence les épreuves photographiques.
- Quand la plaque est imprimée, il faut éviter de la pisser sécher complètement, sinon la gélatine pourrait ^enlever spontanément du verre. Le mieux est, après hopression, de laver la couche à l’éponge, puis avec ^ne seconde éponge imbibée d’eau et d’éther sulfurique. t Les épreuves obtenues par M. Albert ressemblent à ®y Méprendre aux plus belles épreuves obtenues plio-frgraphiquement à l’aide du papier salé. Elles ne lais-®eut rien à désirer sous le rapport de la propreté, de la Oesse et des demi-teintes.
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- Il existe, d’ailleurs, des moyens nombreux de donner aux épreuves le brillant du papier albuminé. Un procédé pratique consiste à les recouvrir au rouleau mécanique de gélatine, que l’on insolubilise ensuite par l’alun, ou bien d’albumine que l’on insolubilise par Ie bromure de cadmium.
- Procédé de M. Obernetter. — M. Obernetter, de Munich, n’a jamais publié le procédé dont il s’est serv1 dès le début et dont il est parlé à peu près dans le bulletin de la Société Française de photographie de 18^-Nous n’essaierons donc pas de reproduire une descrip' tion qui laisse beaucoup de choses dans le vague et dont on ne saurait tirer aucune espèce de profit, nous aimons mieux citer la méthode qu’emploie actuellement M. Obernetter, et avec un très grand succès car les images qu’il obtient sont aussi belles que des épreuves au chlorure d’argent très réussies. On ne saurait d’ail' leurs les distinguer des meilleures épreuves sur pap^1" albuminé.
- Nous trouvons cette description dans le brevet américain de M. Obernetter actuellement tombé dans le domaine public. Ce procédé consiste dans la prépa' ration des plaques photographiques pour l’impression mécanique avec des presses et de l’encre lithograpt11' ques ordinaire^, et de telle sorte que l’on peut se servi1, de plaques transparentes ou opaques, et que l’impreS' sion des demi-teintes s’obtient à un tel degré de model que les épreuves ainsi tirées ont l’apparence des épre11' ves ordinaires sur albumine.
- Ce procédé est approprié aux besoins et aux travan* courants des photographes, à ce point que n’impor^e quel nombre de photographies peuvent être tirées d’nne plaque, à bon marché, rapidement et avec des matières
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- colorantes d’une durabilité assurée. L’invention consiste Principalement dans la formation, à la surface d’une Plaque translucide ou opaque, d’une couche composée d’une solution d’albumine et de silicate de soude soluble dans le recouvrement de cette couche, après qu’elle est parfaitement sèche, par une deuxième couche sensible, laquelle reçoit l’image, d’après un négatif photographique, à la façon habituelle.
- La première solution, que l’on étend sur la plaque de Verre ou de métal à l’aide d’une brosse ou par tout autre moyen, se compose de sept parties d’albumine, trois Parties de silicate de soude et huit parties d’eau.
- La couche formée par cette solution est ensuite séchée, soit lentement à l’air, soit rapidement à une chaleur artificielle, suivant qu’on le préfère.
- Quand la couche est parfaitement sèche, on la lave en la rinçant à l’eau pendant cinq minutes environ, mais en prenant garde d’en toucher la surface. Après le lavage, la plaque est mise à égoutter sur un chevalet. La plaque sèche est ensuite placée dans une étuve chauffée, et, quand elle est arrivée à 100 degrés ou à peu près, on procède à son recouvrement par la deuxième couche sensible ; celle-ci est préparée en dissolvant 50sr de géminé, 50sr de colle de poisson et 15«r de bichromate d’ammoniaque dans un litre d’eau. On filtre la liqueur Pendant qu’elle est chaude. Aussitôt que cette solution est également répartie sur la surface de la plaque, on Place celle-ci dans l’étuve pendant dix à quinze minutes Jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement sèche. La plaque est alors prête à recevoir l’image à travers le négatif et à exposée à la lumière, comme on le fait habituelle-^ht pour le papier albuminé ; mais l’exposition ne doit que de la moitié du temps ordinaire. Après l’exposi-lon à la lumière pendant un temps suffisant, on la lave
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- en 1’immergeant dans l’eau pendant dix à quinze minutes jusqu’à ce que tout le sel de chrome, non atteint par la lumière, ait été éliminé.
- Une fois sèche, elle est prête à l’impression sur des presses et avec de l’encre lithographique ordinaires, et l’on obtient des images semblables en tous points à celles que l’on imprime sur papier albuminé et offrant des demi-teintes et une finesse égales à celles des photographies courantes. On.peut préparer des plaques à l’avance et les employer quand on en a besoin ; l’on produit ainsi des impressions rapidement et à bon marché.
- Ce procédé est absolument celui qu’a décrit plus tard M. Husnick.
- Procédé Edwards. — Autant que nous avons pu le comprendre par la description que M. Edwards a faite de son procédé, la différence qui caractérise ce dernier du procédé de M. Albert, est que la glace recouverte de ses deux couches de gélatine bichromatée, insolée, lavée et enfin séchée, est trempée pendant cinq à six heures dans une solution d’alun de chrome qui durcit la couche. Il paraît qu’a^ors cette couche est susceptible de fournir un nombre d’épreuves bien plus considérable à la presse, que lorsqu’on opère comme l’indique M. Albert.
- Procédé le plus couramment employé dans l'industrie phototypique. — Nous extrayons de notre Traité de phototypie pratique et dans leur ordre d’emploi tout l’ensemble des manipulations opératoires qui constituent un des procédés de phototypie les plus usuels et nous espérons qu’avec ces indications détaillées l’on pourra tenter des essais pratiques que n’auraient PaS permis des renseignements moins complets.
- 1° Choix du support rigide. — Prendre des glaces de
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- Saint-Gobain d’une épaisseur de 10 millimètres, environ
- aussi égales que possible sur toute leur étendue. Les dimensions dépendent des sujets à reproduire ; il ne faut pas craindre de pécher par un excès dans les dimen-&ions, d’affecter, par exemple, des glaces de 21 X 33 à das impressions d’images du format album, ou de 18 x 24. Les glaces doivent avoir un côté parfaitement dressé à 1 émeri.
- 2° Nettoyage de la surface polie des glaces. — La surface des glac.es qui doit recevoir la couche sensible doit être nettoyée avec beaucoup de soin et surtout être exempte de tout corps grgs. On est sûr d’éliminer les matières grasses en terminant le nettoyage avec un chiffon ou avec de la ouate bien propre et imprégnée d’ammoniaque liquide.
- Si les glaces portent encore la préparation précédente, il faut les immerger dans de l’acide sulfurique ordinaire, contenu dans une grande cuve en plomb. A-près.quelques heures de séjour dans ce bain, on les rince à plusieurs eaux courantes, et l’on procède au nettoyage définitif. Toutes les opérations, de la mise au ^ain d’acide sulfurique, de la sortie de l’acide et du rinçage à l’eau, doivent se faire avec de grandes précautions pour éviter les brûlures sur toutes les parties du corps et des vêtements qui pourraient être atteintes par ï’acide.
- Les lavages doivent avoir lieu dans un endroit isolé ^es gouttières ou tuyaux d’écoulement en zinc, lesquels iraient bien vite corrodés par l’eau acidulée.
- 3° Préparation et application delà première couche. p ^rendre une des glaces, bien nettoyée et exempte de °ute poussière, puis verser à sa surface (côté poli), c°mme si l’on collodionnait, le liquide à base d’albumine c°mposé ainsi qu’il suit :
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- Albumine.................. 180 grammes.
- Eau......................... 150 —
- Ammoniaque.................. 100 —
- Bichromate de potasse......... 5 —
- Avoir soin de faire dissoudre le bichromate de potasse dans l’eau et l’ammoniaqne avant de l’ajouter à l’albumine.
- Ce liquide sert jusqu’à épuisement, mais il est bon de ne pas le laisser vieillir au-delà de dix à douze jours.
- Il est versé à froid et avec lenteur sur la glace, afin d’éviter les bulles d’air qui se forment très aisément quand on agite de l’albumine ou un liquide qui en contient. L’excès du liquide est rejeté dans une cuvette et refiltré ensuite dans un récipient, où on le conserve-Chacune des glaces est traitée de la même façon et posée ensuite verticalement sur un chevalet ad hoc dans l’obscurité et surtout à l’abri de toute poussière.
- Cette couche d’albumine, étant peu épaisse, sèche très vite. -
- 4° Insolation ou coagulation de la 'première coucM-— Quand la couche d’albumine est sèche, on doit l’inso-lubiliser pour la rendre apte à recevoir, sans se dissoudre, la deuxième couche sensible, qui sera la couche imprimante.
- Si l’on use du procédé de M. Albert, on produira cette insolubilisation en faisant agir la lumière sur la couche bichromatée, à travers l’épaisseur du verre. A cet effet, exposer les glaces à la lumière diffuse pendant envirou dix minutes si le temps est clair et vingt minutes si Ie temps est couvert.
- Si l’on a recours à un procédé de coagulation chimique, il suffit de plonger les glaces l’une après l'autre dans une cuvette contenant de l’alcool rectifié. L’albu-
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- niine sera coagulée et propre à recevoir la deuxième couche sans se dissoudre.
- Le premier moyen est plus économique et plus rapide. Après cette opération, on peut mettre les glaces dans l étuve.
- 5° Chauffage de l'étuve à 35 degrés centigrades environ. — Avant de chauffer l’étuve, s’assurer si elle est ^en propre ; et, au cas où il paraîtrait y avoir de la Poussière, on éponge avec un chiffon ou une éponge humide toutes les parois intérieures et les panneaux du
- couvercle.
- Arroser aussi le sol pour éviter les poussières que soulèveraient la marche de l’opérateur, les allées et venues au cours du travail.
- 6° Calage des glaces sur les vis de l'étuve à la place qu'elles devront occuper après avoir reçu la couche sensible. — Ce calage est fait avec un niveau à bulle d’air, de manière à ramener la surface supérieure de chaque glace à l’horizontalité parfaite, le côté dépoli des glaces se trouvant en dessous.
- Avant d’introduire les glaces dans le cabinet où est 1 étuve, avoir soin d’enlever, avec un blaireau promené sur leurs deux surfaces, toutes les poussières qui pourraient y adhérer.
- Préparation de la deuxième couche sensible. — a deuxième préparation se fait autrement que la première. On met un pied à vis calantes au milieu d’une cadette plus grande que les glaces à préparer, puis le °Llt est posé sur le panneau mobile de l’étuve préalablement chauffée comme il est dit ci-dessus.
- ^n met à portée de la main, sur cette môme table, un verre à bec d’une capacité suffisante, un matras ^tenant la préparation, un blaireau et des triangles c un papier souple et buvard.
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- Le liquide constituant la couche sensible est ainsi formé :
- Gélatine.................... 90 grammes.
- Eau............................ 720 —
- Colle de poisson............... 30 —
- Eau............................ 360 —
- Bichromate de potasse.......... lo —
- — d’ammoniaque..... ^5 —
- Eau............................ 360
- Cette préparation doit être assez récente, du jour même ou de la veille ; il faut donc n’en faire que la quantité dont on aura besoin, au moins approximativement. Al1 moment de s’en servir, il faut l’amener au bain-marie à la température de 35 degrés et au besoin la maintenir dans ce bain pendant la préparation des glaces, si la teny pérature de la pièce où est l’étuve différait notablement de celle de l’étuve.
- Pour filtrer facilement la gélatine il est bon delà main' tenir liquide en usant d’un appareil à filtrer à chaud.
- Quand le liquide de la deuxième couche est prêt en prépare successivement chaque glace et on les laisse R l’étuve chauffée régulièrement à 35 degrés jusqu’à ce qu'elles soient sèches, puis, au bout de deux heures envi' ron, on éteint le gaz ou l’on supprime l’action de la ch*' leur, quel que soit le moyen employé pour le chauffage-
- Elle peut être chauffée au gaz ou bien par le tuyaR d’un poêle, on fait passer le tuyau dans le compartiment inférieur de l’étuve, tandis que le poêle est dans une pièce séparée de celle où est l’étuve.
- Un plateau mobile posé sur les couvercles de l’étuve permet de faire marcher les différents ustensiles et produits propres à la préparation de façon à les amener Ie plus près possible de la place même que doit occupe1 dans l’étuve chaque glace préparée — les couvercles doi-
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- vent être formés par des cliâssis sur les bords desquels 0n a tendu du papier consolidé par du calicot.
- Par ce moyen on se débarrasse des vapeurs humides ÇUi ne pourraient sans cela sortir de l’étuve et l’on évite ^es poussières qui seraient la conséquence fatale d’un
- courant d’air libre.
- Des barres de fer placées horizontalement et traverses par des vis permettent de caler parfaitement les Plaques Èf l’aide d’un niveau à bulle d’air.
- 8° Exposition sous le cliché des glaces couvertes de
- couche sensible. — Les glaces, une fois refroidies, Peuvent être exposées immédiatement sous les clichés à 1 action de la lumière, soit directe, soit diffuse, et dans les châssis disposés ad hoc. La durée de l’exposition Varie suivant la nature du cliché.
- 9° Deuxième insolation à travers Vépaisseur du verre après l'action de la lumière à travers le cliché. -- Si l’on veut augmenter à la fois la finesse du grain et la solidité de la couche, on peut, comme le conseille ^•Lespaquis, insoler à la lumière diffuse une deuxième f°is à travers l’épaisseur du verre, en posant la plaque, 1& couche en dessous, et portant sur un drap noir.
- Cette insolation doit durer environ deux à cinq minu-les> suivant l’éclat de la lumière. La couleur brune que Prend le bichromate sous l’influence des rayons lumi-üeux sert de guide pour arrêter l’insolation au moment °PPortun. On peut se passer de cette deuxième opéra-tioih mais elle ne saurait qu’ajouter de la solidité à la c°dche imprimante et de la finesse aux détails.
- 10° Immersion des plaques insolées dans le bain de égorgement. — Après l’insolation, les plaques sont Posées dans les rainures d’une cuve en zinc à eau courte et souvent renouvelée; elles y restent environ r°*s à cinq heures, suivant la saison, jusqu’à ce que
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- tout le bichromate de potasse, demeuré soluble, soit dissous.
- 11° Immersion dans le bain d'alun. — Dès que l’on est certain que les dernières traces du bichromate de potasse soluble ont disparu, on sort les glaces de la cuve à eau, et on les immerge dans une cuvette contenant le liquide ci-après :
- Eau ordinaire............. 100 grammes.
- Alun d’ammoniaque......... 2 —
- Le séjour dans ce bain doit être de cinq à dix mi' nutes, après quoi l’on rince à eau courante et l’on abandonne à dessiccation les glaces posées verticalement sur un chevalet à larges rainures.
- 12° Humidification des plaques avant l'encrage à lü presse. — Dès que les surfaces imprimantes sont parfaitement sèches, on peut procéder à une opération spéciale à la deuxième partie du travail, celle relative à l’impression à l’encre grasse. Il faut tout d’abord plonger les plaques dans de l'eau ordinaire, puis les recouvrir de D liqueur à la glycérine ci-après :
- Eau....................... 100 c. c.
- Glycérine................. 40 grammes.
- On peut se passer d’aluner avant le mouillage et introduire l’alun dans l’eau glycérinée à raison de 2 gramme par 100 c. c. de la solution.
- On laisse la glace sous l’action de l’eau glycérinée pendant un temps qui peut varier de dix à vingt minutes.
- 13° Calage sur la presse. — Quand on croit que in couche imprimante a absorbé l’humidité nécessaire a l’impression, on nettoie avec soin la surface postérieure de la glace, de façon à enlever toute épaisseur de gdla'
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- tine qui S’y serait formée lors de la deuxième prépa-ration ; sans cette précaution, on serait exposé à bri-Ser un grand nombre de glaces, à cause du relief très marqué que prennent ces coulures de gélatine quand elles sont gonflées par l’humidifé absorbée et même à l’état sec.
- Ce n’est qu’après qu’on s’est assuré de la netteté parité de cette surface, qu’on porte la plaque sur le pla-teau de la presse en interposant, entre ce plateau et la Slace, une feuille de papier buvard blanc.
- Nous avons ouï dire que du papier buvard blanc plongé dans une liqueur formée de :
- Benzine ou essence minérale.... 100 C. C.
- Caoutchouc................. 10 grammes,
- et employé quand le dissolvant du caoutchouc s’est évaporé, formait un excellent support, à cause de sa souplesse, ou mieux, de l’élasticité du caoutchouc. Selon nous, rien ne vaut mieux que d’user de surfaces absolument bien dressées, autant du côté du plateau de la P^sse que de celui de la glace ; aucune rupture n’est alors à craindre.
- L’on peut employer à l’impression phototypique les divers genres de presses à cylindre et à rateau qui sont Citées dans les impressions, soit lithographiques, soit d0s planches de gravure en taille-douce. La figure 170 -st ]e dessin du modèle assez lourd et peu commode, d abord usité en Allemagne. C’est une presse à rateau dont le plateau est mû par une manivelle, le châssis P°rte un cuir tendu que l’on rabat sur le plateau avant e faire agir le rateau dont la pression est réglée par
- an ressort.
- Nous aimons mieux le modèle plus récemment cons-
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- trait par M. Poirier à Paris, le principe en est le même, mais cet outil est mieux établi et il est d’un emploi plus facile.
- Le levier qui sert à régler la pression est surtout très intelligemment imaginé.
- Nous ne connaissons pas de presse à cylindre spécia-lement construite pour la phototypie, ce système serait pourtant préférable au rateau et nous croyons qu’à dé' faut d’un modèle spécial on peut adapter aux tirages phototypiques les diverses presses à cylindres qu’ofl emploie pour l’autographie ou pour la taille-douce, une feuille de caoutchouc de lmm d’épaisseur doit être interposée entre le dos du papier à imprimer et le c<7' lindre.
- Un système de presse verticale analogue à celui doR^ on se sert pour les impressions typographiques petd servir à la phototypie : c’est ainsi que l’on imprime à la Cie Autotype de Londres ; la pression verticale fatigué' rait moins la couche de gélatine que les pressions horizontales, mais c’est aussi le rouleau encUeur qui éraiHe parfois cette couche et provoque des déchirures que Impression rend ensuite plus graves.
- Avant tout, et quel que soit le moyen de pression employé, il faut user de plaques portant des couches solides ; nul procédé à ce point de vue ne vaut mieux qRe celui de M. Obernetter.
- L’emploi des presses mécaniques à vapeur s’est répandu depuis quelques années en Allemagne, puis eR France, et il tend à se généraliser partout. La production par ce moyen est plus considérable et le travail est plus régulier.
- Les presses mécaniques pour la phototypie ressemblent à celles du même genre pour la lithographie. L’eR-crage s’opère mécaniquement, et l’on peut, avec des
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- Plaques qui marchent bien, exécuter de 1000 à 1500 tirages par jour.
- Le mouillage à la glycérine est dans ce cas indispensable, les plaques devant fournir un certain nombre de tirages successifs sans que l’on ait à les mouiller de Nouveau.
- Le mouillage ordinaire à l’eau rendrait illusoire l’emploi d’une presse mécanique.
- 14° Encrage et essai de la plaque. — La glace bien °alée, de façon à ne pas pouvoir être déplacée par le jeu du rouleau et par la marche du cylindre au moment de la pression, on l’encre et l’on en tire une épreuve ; Pais, si l’impression n’est pas complète, on en fait une deuxième et plusieurs autres successivement pour amener la surface imprimante à l’état le plus convenable pour fournir les meilleures épreuves.
- Si elle encre bien, si les blancs restent purs, tandis que les moindres demi-teintes sont accusées, si enfin les noirs sont parfaitement noirs, la plaque est bonne et l’on peut exécuter le tirage ; sinon, il y a lieu de le sus-poudre et de vérifier quelles sont les causes d’imper-fection. Il peut se faire qu’elle manque d’humidité, auquel cas on la lave à l’essence de térébenthine, puis on la mouille de nouveau ; ou bien elle a, au contraire, absorbé trop d’eau : on la nettoie à l’essence et on la laisse se sécher assez pour arriver au point d’humidité c°nvenable.
- 15° Tirage avec ou sans marges. — Le tirage sur kl papier voulu exige beaucoup de précautions et de s°lns. Il est nécessaire, tout d’abord, de mettre sous les 5'enx de l'imprimeur, comme type à comparer, une ^Preuve très complète et jugée bonne.
- . Am fur et à mesure du tirage, on rapproche chaque impression de ce type, et il sert de base, soit pour atté-
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- nuer ou pour accroître la force de l’encrage, soit pour graduer les doses d’humidité, suivant que les demi-teintes tendent ou à être trop voilées ou à s’effacer.
- Aucune précaution spéciale n’est requise pour le tirage sans marges ; mais, pour celui avec marges, il faut» avant chaque impression, recouvrir les marges de D plaque de bandes de papier mince qui préservent celles du papier. On fait encore un cadre ou frisquette qu’on rabat exactement à la place voulue après chaque nouvel encrage.
- Dès que les épreuves s’éloignent trop du type de comparaison, il faut arrêter le tirage et remplacer la plaque épuisée par une deuxième.
- Avec un peu de pratique, on se rendra bien vite compte de l’état de la couche, et l’on saura si elle est susceptible, après dessiccation, de fournir encore de bonnes épreuves, ou s’il est préférable de l’abandonner définitivement.
- 16° Retouche, montage, gélatinage, vernissage ^ satinage. — Avant de procéder à ces diverses opérations, il est nécessaire de laisser sécher pendant une journée ou deux l’impression au vernis gras, sans quo1 on s’exposerait à abîmer les épreuves, encore trop fraîches, soit par le moindre frottement exercé à leur surface, soit par une pression trop grande, qui produirait la décharge d’une épreuve sur le dos de celle qui lui est superposée, et ainsi de suite. Des feuilles d’un papier mince et lisse seront utilement intercalées en're chaque épreuve pour éviter de maculer le dos des images tirées sur marge et dont le dessous doit être parfaitement pT°' pre. Pour ne pas user trop de ces feuilles d’intercalation) on pose les épreuves, face contre face, mais séparées par l’intercale, puis dos à dos sans intercale, et ainsi de
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- suite. En agissant de la sorte, 500 feuilles intercalaires suffisent pour un tirage de 1,000 épreuves.
- Vernissage et montage des épreuves phototypiques tirées sans marges. — Les épreuves phototypiques destinées à être montées sur carte ou sur bristol peuvent être laissées avec leur aspect mat, ou bien il faut quelquefois les vernir pour leur donner plus de transparence et d’é-clat, et le plus souvent pour que leur ressemblance avec les épreuves photographiques ordinaires soit plus complète.
- Lans le premier cas, il n’y a qu’à rogner les épreuves et à les coller à la colle de pâte sur leur support définitif, préalablement imprégné d’humidité et assez distendu, par ce fait, pour que le jeu des deux papiers s’effectue dans le même sens lors de la dessiccation après le collage de l’épreuve.
- On évite ainsi que le bristol ne gode, ce qui est fort désagréable. Quand ces montages sont arrivés à un Point de siccité suffisant, on passe les feuilles dans un laminoir à satiner, de façon à bien incorporer l’image collée dans l’épaisseur du carton et à satiner convenablement sa surface.
- L’épreuve phototypique acquiert ainsi plus de solidité, eHe est moins sujette à abandonner du noir par le frottement et à se détériorer. C’est une sorte de .fixage de ces ^Preuves.
- Il faut ne procéder à ce satinage que lorsque le vernis s’est assez durci, assez séché pour ne plus déchar-sous la pression du cylindre. Si l’on s’apercevait que * image se dédouble au satinage, il y aurait lieu de le différer jusqu’au moment où la siccité du corps gras permettrait ce travail sans qu’il y eût à perdre de la matière
- colorante.
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- Les épreuves à vernir peuvent être de deux sortes, suivant qu'elles auront été imprimées sur papier couché ou sur papier non couclié.
- Si le papier est couché, ou albuminé (sauf à coaguler ensuite), on peut procéder à leur vernissage immédiat sans avoir à craindre la pénétration du vernis dans l’épaisseur du papier. Mais si le papier n’est pas recouvert d’un enduit isolant, il est indispensable de le gélatiner âvant de le vernir.
- Le gélatinage se fait au pinceau avec une dissolution tiède de 100 grammes de gélatine blanche dans Î.000 grammes d’eau ordinaire.
- On passe la gélatine régulièrement avec un large pin-ceau, dit queue de morue, et en évitant, autant que faire se peut, soit les épaisseurs de gélatine, soit les bulles d’air. Avec un peu d’habitude, on arrive bien vite à exécuter cette opération sans aucune difficulté.
- Les épreuves gélatinées sont piquées avec des punaises, deux ensemble et dos à dos, sur des liteaux en bois recouverts d’un liège, et, quand elles sont sèches, on procède au vernissage.
- Le meilleur vernis à employer est celui qui, tout en restant blanc, est le plus susceptible de fournir un enduit dur et difficile à rayer.
- Nous préférons la gomme laque blanche en dissolution dans l’alcool méthylique.
- Quand on met à dissoudre de la gomme laque dans de l’alcool, on remarque que la solution est troublée pu1' des matières grasses tenues en suspension. Si, comme l’indique M. Peltz, on ajoute de la chaux en poudre, 011 obtient une solution dont les trois quarts sont limpides, et ce qui reste filtre rapidement, même à travers un feutre.
- On peut encore mettre une partie d’essence de pétrol0
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- °u de benzine pour trois parties de vernis. Il se forme deux couches ; la supérieure contient la matière grasse, îue l’on élimine ainsi. Il est bon de séparer le corps ^ras, sans quoi le filtrage est très lent, et l’on n’a qu’un Verihs peu brillant.
- Ce vernis est passé au pinceau large avec assez de s°ùi pour éviter les bulles d’air, et, dès que l’épreuve en 6st recouverte, on la met dans une étuve spéciale.
- C’est tout simplement une caisse en tôle, rectangu-j^ire, d’une longueur d’environ 1 mètre et de 0m,25 de ^auteur. Un tube à gaz, percé de trous de distance en ^stance, tous les 6 à 8 centimètres, traverse la partie 8uPérieure de cette boîte, dont la face antérieure est °hverte aux deux tiers : une toile métallique sépare le tiers supérieur des deux autres tiers et forme la cloison ^térieure de la chambre, qüi est traversée par la grille, tia cloison iatérale antérieure de cette chambre ' est ‘“Unie de charnières pour qu’on puisse l’ouvrir et allumer des becs. Par la partie ouverte antérieure, on introït les épreuves que l’on pose sur le sol de la caisse. La Valeur, emprisonnée dans le milieu, suffit pour sécher Rapidement le vernis, et la grille interposée évite tout füger de l’inflammation de l’alcool volatilisé par la Valeur.
- .à-Vec un appareil de ce genre, on peut vernir bien rarement un très grand nombre d’épreuves.
- Cn n’a pius ensuite qu’à les rogner et à les coller ^Unae d’habitude. Seulement, on doit, pour éviter de j tiuùre en partie l’effet du vernis par le gonflement de
- Pâte du papier, avoir soin de ne pas trop le mouiller Jec la colle et surtout de ne pas le laisser trop lohg-e*Ps avec le dos recouvert de colle avant le montage.
- ^ laisse sécher et l’on satine comiile il y a été dit plits
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- Pour éviter le gélatinage, on pourrait, après que le tirage est assez sec, passer une à une chaque épreuve sur la surface d’un liquide ainsi composé :
- Eau......................... 500 grammes.
- Borax....................... 130 —
- Gomme laque blanche....... 100 —
- Carbonate de soude........ 1 —
- On fait dissoudre le borax additionné du carbonate & soude dans de l’eau en ébullition et l’on y ajoute ia gomme laque blanche par petites quantités et l’on filt1’6 avec soin. Les épreuves, passées sur ce bain tiède, soa1 piquées deux deux, dos contre dos, sur des liteau* portant des pointes, et, quand elles sont sèches, on les vernir à chaud. De cette façon, il n’y a jamais, à ^ surface de l’image, que du vernis à la gomme laque sa3* interposition d’une manière organique, comme la gél3' tine, susceptible de se ramollir à l’humidité, d’ameflel des moisissures et l’altération du papier, et, par suÜe’ de l’image qu’il porte. En hiver, il convient de fa^ l’opération du mouillage à la gomme laque dans pièce assez chaude, et le bain lui-même doit être niai11' tenu à une température moyenne de 25 à 30 degrés ce11' tigrades.
- On peut encore arriver à boucher les pores du papiel à vernir par un léger parclieminage. Pour cela, on Pr^ pare un mélange froid composé de :
- 1 volume d’eau.
- 2 — d’acide sulfurique.
- On immerge pendant très peu d’instants les épreuve5' une à une bien entendu, dans ce mélange, et on les pion» rapidement dans une. grande quantité d’eau froide-peut, pour neutraliser complètement l’effet de l’acid’
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- terminer le lavage dans une cuvette contenant de l’eau additionnée d’une petite quantité d’ammoniaque.
- Pour éviter le gondolage du papier parcheminé, gonflage qui provient d’une tendance à se contracter inégalement pendant le séchage, il faut le laisser sécher sous une certaine pression, ou bien en tendant les feuilles sur des châssis.
- Ce mode d’occlusion des pores du papier ne saurait être employé d’une manière courante, mais il est des cas où il peut convenir par l’aspect diaphane du parcheminé, — c’est le mot propre, — qu’il donne au pa-Pier et dont l’effet peut être agréable pour certains genres d’épreuves.
- Il faut éviter de pousser trop l’action du parchemi-hage, qu’il suffit d’obtenir sur la surface même du papier sans qu’il pénètre trop avant dans son épaisseur. Le vernis restera tout entier à la surface parcheminée, mais il devra être passé alors que l’image est tendue, Pour que la chaleur nécessaire au vernissage ne gondole les épreuves et ne déforme à ce point le papier qu’il se Prêterait mal ensuite au montage.
- Nous avons tenu à reproduire tout ce chapitre relatif au vernissage et au montage des épreuves parce que les ^dications qu’il contient s’appliquent aussi bien à tous
- autres genres d’épreuves.
- Applications de la photolypie. — Nous aurons bientôt ^ quelles sont les applications de ce procédé en nous 0rnant à indiquer que, de tous les procédés, il n’en est jjocun qui Se prête autant que celui-là à tous les genres ‘^pressions avec ou sans marges. Il est d’un très utile ^mpioî pour l’illustration des ouvrages de luxe, et, grâce adoption de presses mécaniques pour les tirages, on ^ive à produire beaucoup et à très bon marché.
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- Nous reviendrons, du reste, sur les applications de ce mode d’impression dans la septième partie de ce cours, quand nous aurons à indiquer-'les règles générales qui doivent présider à la détermination du. choix de tel ou tel procédé suivant la nature de l’objet à reproduire.
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- CHAPITRE XIII
- GRAVURE EN TAILLE-DOUCE. — PHOTOTYPOGRAPHIE. PHOTOGRAVURE.
- Sommaire : Gravure modelée. — Aquatinte. — Gravure au lavis. — Gravure en manière noire. — Lithographie au crayon. — Report sur . pierre lithographique d’un dessin sur papier Angerer et impression directe. —Gravure en relief de ce même dessin. — Papier Gillot et son emploi. — Similigravure de M. C. Petit. — Gravure en taille-douce par les procédés de M. Garnier, de M. Rousselon et de M. Wa-terhouse. — Impossibilité actuelle d’imprimer des images à teintes abso ument continues sur des clichés typographiques ou en relief. — ans que le voie Ion peut trouver la solution de cet important pro-
- En nous occupant de la gravure propre aux reproductions de sujets au trait, nous avons réservé pour ce chapitre les procédés qui se prêtent aux reproductions avec teintes continues, c’est-à-dire, avec des modelés fton exécutés à l’aide de points, des hachures ou des traits obtenus manuellement. Nous aurions trop à faire si nous voulions décrire tous les procédés de ce genre Çüi existent, nous ne parlerons donc que des principaux ea débutant d’abord par ceux qui, connus depuis longtemps déjà, n’impliquent aucun recours à l’action de la lumière, puis nous nous occuperons de ceux qui emploient la photographie pour exécuter la partie principale de l’opération, celle de la reproduction même du su.)et et de sa constitution à l’état de réserve, à la surface ^ême de la plaque de métal.
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- Parmi les procédés de gravure modelée nous rencontrons d’abord ceux de la gravure dite à Y aquatinte.
- Aquatinte. — C’est un genre de gravure qui permet d’obtenir la formation d’une sorte de planche en taille-douce, dont les parties imprimantes sont par conséquent en creux et où l’on a ménagé un grain par un procédé que nous ne pouvons décrire ici que très sommairement.
- Une plaque de cuivre est d’abord recouverte d’un vernis gras spécial, ainsi qu’il est indiqué au chapitre relatif à l’eau-forte ; les divers contours du dessin v sont tracés en mettant le métal à nu, puis on les fait mordre comme poür produire une gravure au trait.
- On enlève ensuite le vernis et l’on pose la planche bien nettoyée dans une boîte à grain.
- Cette boîte consiste en une caisse dans laquelle on peut, avec une soufflerie mécanique, soulever un nuage de poussière résineuse.
- Quand la poudre résineuse a été ainsi mise en mouvement, on choisit le moment opportun pour introduire la planche dans la boîte.
- Le grain qui se dépose sur sa surface est d’autant plus fin que l’introduction a lieu plus longtemps après l’action de la soufflerie.
- Après quelques instants de séjour dans la boîte, la planche est chargée, d’une manière uniforme, d'une couche de poudre résineuse formée par des grains plus ou moins fins. L’expérience indique le moment où cette couche est assez abondante, on peut, en renouvelant plusieurs fois cette même opération, la rendre de plus en plus épaisse.
- On la soumet ensuite, par-dessous, à une chaleur
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- GRAVURE EX TAILLE-DOUCE
- douce pour ramollir la résine et la faire adhérer à la Planche.
- Le degré et la durée du chauffage permettent d’obtenir des grains plus ou moins fins et réguliers.
- Plus on chauffe, plus le grain est fort : mais aussi, Plus il est irrégulier.
- Quand le grainage voulu a été obtenu, on recouvre avec du vernis les parties qui doivent rester blanches et 011 fait mordre le reste.
- L’eau acidulée n’agit ni sur les parties réservées, ni shr celles que recouvre la résine : elle n’attaque que les ^droits où la résine laisse le métal à découvert.
- On obtient ainsi, à l’aide de réserves, de morsures et de grenages successifs, des effets de plus en plus marqués, et suivant l’habileté du graveur, qui fait ici œuvre d artiste, les résultats sont plus ou moins beaipt.
- Gravure au lavis. — La gravure au lavis permet aussi d’obtenir des planches imprimantes avec des teintes continues : elle consiste à laver sur le cuivre, au pinceau, avec de l’eau-forte, comme on lave avec de l’encre de Chine sur du papier.
- Ce procédé, comme celui qui précède, se prête aussi bien à la création d’œuvres originales qu’à des reproductions.
- On procède pour le trait comme pour la gravure ordi-naire à l’eau-forte mais en employant des pointes qui découvrent seulement le cuivre sans le couper. On fait fondre ce trait, puis on nettoie la planche.
- On recouvre ensuite avec du vernis de Venise, mêlé de noir de fumée, toutes les parties de la planche qui doivent rester blanches ; puis, on borde avec de la cire ^olle et l’on couvre le cuivre d’une faible épaisseur d’eau-forte peu énergique. Le cuivre sera attaqué et il en
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- résultera une teintg égale unie et faible. On lavera la planche et, après l’avoir laissée sécher, on couvrira avec du vernis de Venise toutes les parties déjà suffisamment gravées pour rendre les plus faibles demi-teintes. On fera alors mordre de nouveau et ainsi de suite à plusieurs reprises, de façon à augmenter la valeur des teintes qui devront rendre les parties sombres ou noires du sujet.
- Il est nécessaire de recourir aussi à un grenage qm sera décrit lors de l’exposition plus complète de ce procédé de gravure que nous ne faisons qu’indiquer ici) sommairement, comme un de ceux que l’on peut employer à la formation des planches donnant des impressions à teintes continues.
- Gravure en manière noire. — Ce genre de gravure se rapproche beaucoup par ses etfets du dessin au lavis*
- Pour l’exécuter on se sert d’une planche de cuivre grené qui produirait par l’impression une teinte uniforme noire unie et veloutée, mais on tire les objets de l’obscurité en abattant les grains et en grattant la planche.
- On décalque le sujet que l’on doit graver sur la planche grenée en agissant directement sur le cuivre, puis à l’aida de racloirs, grattoirs et brunissoirs de dimensions variées, on enlève les aspérités, dans les endroits que l’on veut rendre plus ou moins lisses pour représenter l’effet du clair-obscur par des nuances plus lumineuseSi et absolument blanches dans les parties luisantes et brillantes.
- On fait donc l’inverse du travail de la gravure au lavis • celui-ci distribue du noir partout où il en faut plus ou moins ; dans la gravure qui nous occupe c’est du blanc que l’on place aux endroits voulus ou les demi-teintes
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- Pius ou moins ombrées sont produites avec du blanc sup du noir.
- C’est absolument comme si on travaillait à la craie Manche sur un fond noir pour rendre un dessin semblable à celui que l’on aurait exécuté en noir sur un fond blanc.
- Ce genre de gravure est peu employé mais il produit des effets que l’on obtiendrait plus difficilement par d autres moyens.
- Lithographie au crayon. — A. l’occasion des moyens de reproduction des sujets au trait ou au pointillé, nous avons indiqué la lithographie à la plume. Ce moyen ne durait s’appliquer aux impressions sur pierres modelées avec des teintes continues, et il faut remplacer alors la Plume par un crayon gras dit crayon lithographique.
- La pierre, au lieu d’être poncée, est au contraire grenée, de manière à présenter une surface analogue à celle du papier AVattman à dessin. Le crayon gras, Promené sur cette surface, n’en remplit pas les creux, l’on travaille sur la pierre comme sur le papier avec du fusain ou du crayon Conté.
- L’épreuve lithographique, bien que d’un aspect régu-db'ement grenu, n’en présente pas moins des teintes c°htinues. La valeur de ces reproductions dépend natu-^Uement de l’habileté de l’artiste* qui les exécute et ahssi des soins apportés à l’impression.
- . Comme dans les cas de la gravure, il y a ici toujours diterprétation et l’œuvre reproduite ne peut jamais être dentiquement semblable à l’original.
- Papier Angerer. — On peut, au lieu de dessiner sur a Pierre, tracer et modeler le dessin avec un crayon ftri>as sur un papier dont la surface est grenue.
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- Le crayon ne pénètre pas jusqu’au fond des cavités et il ne prend que sur le sommet des granulations. L’on a ainsi un dessin analogue à celui qui se produit sur une pierre lithographique grenée.
- Le dessin achevé sur ce papier, connu dans le commerce sous le nom de papier Angerer, on en effectue le report sur pierre lithographique d’où on peut en faire un tirage immédiat.
- Mais le plus souvent on le reporte sur zinc et on Ie traite par le procédé de gravure chimique indiqué pluS haut et désigné sous le nom de gillotage. L’on peut ainsi, à l'aide d’un dessin ombré au crayon, réaliser urtf gravure en relief ou cliché typographique susceptible donner au tirage des épreuves à demi-teintes.
- Il y a des papiers Angerer de plusieurs numéros, c’est' à-dire granulés plus ou moins fortement ; l’on chou sit la granulation du degré le plus convenable au sujet # traiter.
- Papier Gillot. — M. Gillot a imaginé un papier pr°' pre aux dessins que l’on veut modeler au crayon et don1 il est ensuite possible d’exécuter un cliché typogr8' phique.
- Ce papier est d’abord recouvert d’un enduit blanc, est couché, puis, à l’aide d’une plaque d’acier sur ^' quelle on a gravé un grisé formé par des lignes parallèle très rapprochées les unes des autres — il y en a troi? environ au millimètre — on gaufre le papier par pfeS' sion de manière à obtenir la contre-épreuve de la pla«lllP gravée, soit une série de sillons parallèles et d’une prtr fondeur d’environ 1/4 de millimètre.
- Avant de procéder à ce gaufrage et dans le sens croi" sant à angle droit les lignes gaufrées, on a imprimé 11,1 grisé de lignes noires ayant la môme disposition, c’esHL
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- GRAVURE RÉLIOGRAPRIQUE '210
- ^ire parallèles entre elles et placées à une distance égale es ânes des autres.
- L’on a donc deux séries de lignes : les unes noires et autres coupant les noires à angle droit et formées ^a** des sillons creusés dans la matière qui constitue la c°Uclie dont est recouvert le papier.
- L on dessine sur ce papier comme sur du papier blanc, partout où l’on a des blancs purs à ménager on gratte e Papier avec un grattoir pour en faire disparaître le Réseau des lignes noires et des lignes creuses. Là où des ehii-teintes sont nécessaires, on appuie plus ou moins aVec le crayon qui n’atteint pas la profondeur des sillons el l’on obtient un réseau blanc et noir plus, ou moins Serré. Enfin, là où il faut des noirs purs, on remplit les Cl’eux avec de l’encre de Chine.
- ùe cette façon l’on obtient un dessin à demi-teintes à l^u pr£s continues que l’on reproduit à la chambre ^ire pour en avoir un cliché négatif. Ce négatif, réduit °u augmenté suivant les cas, sert à imprimer une plan-G le de zinc bitumée que l'on traite ensuite par les pro-précédemment décrits de zincograpliie et de gillo-(Voir la première partie.)
- tq de similigravure de M. C. Petit. — M. C. Pe-
- lrïlaginé un procédé de gravure ayant pour objet la C au trait de ce qui est en demi-teinte dans une pho-Phj P°ur pouvoir ensuite mettre en relief typogra-^ lue la demi-teinte transformée en dessin au trait. Il ^Pelé son procédé similigravure. l’0ljaris le cas actuel, l’on n’a plus à dessiner. Toute Hgg j'al;ion s’exéCute à l’aide dun cliché photographique 1^ * [l à demi-teintes continues dont l’on obtient avec de * latine bichromatée une reproduction ayant des
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- creux et des reliefs proportionnellement aux blancs» aux dëmi-teintes et aux noirs.
- Ce bas-relief en gélatine est comprimé sur une matièi’e plastique comme de la cire blanche durcie. Puis l’011 place cette empreinte, qui est la contre-épreuve ^ la gélatine sous une machine à griser, munie outil taillé en forme de Y, ce qui lui permet, suiva11 sa pénétration dans un corps quelconque, de donnel des traits plus ou moins larges à mesure qu’il y p^ trera plus ou moins ; si ce corps est blanc et sa surfa^ noire, l’outil en V donnera, suivant sa pénétration, traits blancs plus ou moins larges sur fond noir.
- Si, au lieu de faire pénétrer l’outil mobile à di^5 profondeurs, on le fixe à une hauteur donnée, et si lasaI face à graver est ondulée, chaque ondulation en sera touchée par l’outil, chaque ondulation en crel1* sera épargnée à des degrés variables en raison de. la pr° fondeur du creux.
- L’empreinte de la gélatine ayant donc été prise par
- la cire parfaitement blanche, puis noircie à la ploR1^ gine après la compression, on n’a plus qu’à la pla^,j sous la machine à raboter ou à griser en réglant l’°11, de façon qu’il épargne les grands creux du moulage» glant aussi la proximité de chaque passe par rapp°rt la précédente.
- Ce principe reconnu vrai, M. Petit a imaginé enc°^ pour améliorer son procédé au point de vue indush1
- de renverser les opérations, de graver la surface de ^ cire encore blanche, puis de noircir la surface de la ^
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- latine*et de la mouler sur cette cire gravée. Rempli la cire par du papier gaufré par des lignes parait . comme l’est celui de M. Gillot, dont nous avons Pal
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- plus haut, il a pu obtenir un même résultat et en ce sans avoir à employer la machine à graver.
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- Le résultat obtenu par cette première opération four-une image à traits ou points noirs et blancs dont on un cliché photographique pour en tirer ensuite un cLehé typographique par le procédé de gillotage habituel.
- Grâce à ce moyen, l’on transforme avec assez de fidé-^ Une image photographique, modelée par des demi-teiutes, en un cliché typographique susceptible d’être 'utercalé dans les caractères et imprimé avec.le texte.
- Gn trouvera dans l’atlas de planches, annexé à cet ou-Yl>uge, un dessin exécuté par ce procédé vraiment in-
- ^uieux.
- Procédé de gravure en taille-douce de M. Garnier. T" Garnier a imaginé un procédé de gravure en taillera à demi-teintes continues qui est actuellement ex-Ploité par la maison Dujardin.
- Le procédé n’ayant pas été décrit, nous devons nous eUir sur la réserve au sujet de la façon dont on ob-eut la planche gravée.
- rp ^ nous paraît y être fait application du procédé de k°t avec de la gélatine bichromatée ou du procédé aux Udres, la morsure étant produite sur le cuivre par du p c'nlorure de fer. En somme, la réserve serait formée, temple, par de la gomme bichromatée. L’image, insolation (voir à la sixième partie les Émaux), A t1^ développée avec une poudre très fine, du bitume fin iU(^e ^dnit à l’état de poussière impalpable, et, enfer SUr^ace» ainsi traitée, soumise à du perchlorure de p ne pénétrant qu’à travers les endroits peu ou Cr attaqués par la lumière, va mordre le cuivre et le Se User dans ces endroits, les autres parties étant pré-p vées par le bitume; il faut évidemment se servir d’un 'P°UE impressionner l’enduit sensible bichromaté.
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- Avec de la gélatine bichromatée, puis insolée, encr# à l’encre grasse et saupoudrée de résine dans les partit encrées, on arriverait à produire un effet analogue, iRa,s moins rapidement.
- Ces planches donnent le modelé avec un grain tr& fin, ce qui produit l’aspect d’un modelé à teintes coid1' nues. Voir à l’atlas une planche imprimée par le Pr(r cédé Garnier.
- Procédé de M. Rousselon. — Un autre procédé, e* ploité avec un très grand succès par la maison GoUP1 et Cie, est celui de M. Rousselon.
- Le principe de la formation de la planche est esse*1 tiellement différent de celui qui précède.
- On insole une couche de gélatine bichromatée à ^ vers un négatif, puis on la lave à l’eau. L’image, ap1^ ce lavage et lorsque la gélatine est sèche, appara! comme formée par un grain plus ou moins marqué, vant que les ombres sont plus ou moins fortes. On dha une image formée sur du verre par un dépoli plus 0 moins prononcé.
- Cette gélatine est comprimée fortement contre ^ feuille métallique qui prend l’empreinte de l’image for^ à sa surface. Cette empreinte, convenablement préparé' sert de moule sur lequel on opère un dépôt galvani^ de cuivre. Dès que l’épaisseur du cuivre déposé suffisante on termine la planche par un nettoy^ souvent nécessaire et aussi par quelques retouches,s ^ y a lieu, et l’on a une planche gravée en taille-douce s^ ceptible, si elle est aciérée, de fournir au tirage un nombre d’épreuves du fini le plus parfait. Ce procé à fait ses preuves d’une façon éclatante, il s’appli<Iue de très grandes planches et il donne mieux qu’aucl1 autre mode de gravure de cette sorte.
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- (ji\A\ U1Œ HELIOtiiiAPHlQTJE '253
- On pourra en juger en comparant, dans l’atlas, la photo-gravure de M. Goupil avec l’épreuve photoglyp-tiçgie du même sujet. Nous avons ménagé ce rapprochement à dessein pour qu'on puisse acquérir la certitude d^e ce procédé de photo-gravure ne fait rien perdre à 1 image photographique de sa finesse et de son exactitude.
- Photo-gravure du major Waterhonse. — Nous nous trouvons ici en présence d’un autre procédé permettant, à l’aide d’un grain artificiel, d’obtenir une planche gravée en taille-douce d’après une reproduction photographique.
- Le major Waterliouse a eu la pensée heureuse de tirer une épreuve positive au charbon, à la surface d’un bain de cuivre argenté, puis, quand l'image formée par de la gélatine, est encore moite il la recouvre d’un sable régulier, du sable de mer criblé convient très bien à cet
- usage.
- Seulement tous les grains doivent être enduits de ch*e pour ne pas être retenus par la gélatine.
- Suivant que le relief de l’image est plus ou moins mariné, les granulations produites par le sable sont plus ou moins profondes, on laisse bien sécher, puis avec une brosse on nettoie l’image qui ne doit retenir aucun grain ^e sable. Elle demeure grenue dans une proportion qui vurie avec l’intensité des ombres.
- On prend alors une empreinte de sa surface, empreinte fiUe l’on métallisé avec de la plombagine et que l’on soumet à la pile galvanique.
- Les planches gravées qui résultent de cette méthode s°nt surtout convenables aux sujets où il y a des teintes assez soutenues. Il serait difficile d’en user avec succès
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- pour des sujets où abondent les demi-teintes fines et
- douces.
- Ces photogravures sont toutes en creux ou en taille-douce, on n’est pas arrivé encore à produire des planches aussi finement modelées que celles-la et dont le tirage aurait lieu sur des reliefs. Ce problème est difficile à résoudre, mais il se peut qu’on y parvienne si l’on remplace les creux et les reliefs par des planches planes où les blancs seraient réservés par suite d’une affinité pour l’eau tandis que les noirs seuls recevraient le corps gras.
- Des essais dans cette voie ont été tentés par nous, mais ils ne sont pas encore arrivés à ce degré d’appli' cation sérieusement industrielle qui seule nous permettrait de recommander ce procédé..
- Ce que nous en avons obtenu nous donne le droit de croire, pourtant, qu’il y a dans cette voie une solution possible et nous nous promettons de nous en occuper quand nos divers travaux nous absorberont moins, fi s’agit, on l’a compris, d’une combinaison mixte de tirages typographiques et phototypiques.
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- CHAPITRE XIV
- Production a l’état monochrome des objets et des œuvres d’art polychromes a teintes continues.
- Sommaire : Différence d’actions produite par les rayons de couleurs diverses. — Moyen de remédier à ces causes d’erreur. — Rapidité de l impression.— Étude de la reproduction d’une bande spectrale. — Cli-ché au gélatino-bromure,
- Tout ce que nous venons-de dire dans le chapitre précèdent s’applique également à la catégorie de reproductions qui fait l’objet de cette troisième partie, la seule différence est que nous nous trouvons ici en présence d objets polychromes.
- Tous les procédés précédemment décrits pour les re-ï^oductions avec teintes continues sont applicables à Cette catégorie et nous n’avons à signaler que des parti-parités relatives à la façon dont les procédés de reproaction photographique se comportent suivant la cou-ar des objets à reproduire.
- Qhand un sujet est blanc et noir aucune difficulté de Production n’existe et l’on est certain d’en faire un stable fac-similé, mais quand il est formé par diver-couleurs il est nécessaire de compter avec le pouvoir plissant de ces couleurs.
- j °n doit donc savoir que le blanc, le violet, le bleu, j^paain, donnent à peu près la contre-valeur de leur pilosité, mais il n’en est pas de même du rouge ver-an, du jaune, du rouge orangé, du vert qui relié-
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- chissant moins de rayons lumineux dans un même laps de temps, produisent sur la plaque sensible un effet pîuS sombre qu’il ne devrait l’être par rapport à la valeur lative de leur éclat apparent.
- Du rouge, du jaune très lumineux pour notre œil ^ qu’un graveur rendrait par des teintes plus ou moi^ légères seront rendus photographiquement par des valeurs bien plus sombres.
- Il est un remède à cela, c’est de monochromiser l’obje* à reproduire en interposant entre lui et l’objectif, oubieI1 encore entre l’objectif et la plaque sensible une la^ colorée en jaune orangé, par exemple, seulement la à? rée de l’exposition s’en accroît considérablement; 011 peut aussi surexposer la plaque pour donner aux couleurs les plus réfractaires le temps de s’imprimer penda^ que celles qui sont plus réfléchissantes ont déjà imp1’1' mé leur action, et même, produit sur la couche un de teinte brûlée qui conduit dans ces parties-là à plus $ transparence et d’harmonie, mais ce remède n’est <ïue relatif car en surexposant trop on court le risque d’avo11 un voile général par l’effet de la lumière diffuse.
- On a conseillé bien des matières diverses à introduit0 dans les couches sensibles, telles que l’Éosine et d’au' très de cette famille, mais nous doutons que l’on arrh'0 ainsi au résultat désiré.
- A notre avis, tout le remède gît dans la rapidité deS poses, plus courte est la pose et moins grande est ladj férence qui peut exister entre les effets divers produit par les colorations diverses et le résultat se rappT°c^6 alors de ce que ferait un dessinateur ayant à rendre ^ tableau ou un sujet de la nature avec du blanc et du n°ir'
- L’on a alors une sorte de grisaille mais cependant ayeC plus de vigueur et de contraste que n’en donnerait simple grisaille.
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- En surexposant un peu, de façon à tout faire venir sans tenir compte de ce qui peut venir trop, et en renforçant ensuite le cliché surexposé, l’on arrive à reproduire des verdures comme si elles étaient blanches et noires.
- C’est donc dans l’emploi convenable des couches au gélatino-bromure ou autres qu’il faut chercher à corriger les inégalités d’action que produisent les rayons diversement colorés ; en s’étudiant à reproduire une bande spectrale, on parviendrait bien vite à préciser exactement dans quel rapport il y a lieu de surexposer pour ne Pas tomber dans un excès nuisible aux résultats, il y a même certaines combinaisons des sels haloïdes d’argent qui permettent d’arriver mieux encore que si l’on emploie la première formule venue. Nous conseillons donc de ne pas travailler au hasard et de n’employer, en faisant des essais de ce genre, que des combinaisons bien connues afin de pouvoir juger à laquelle on peut s’arrêter avec une plus grande chance de succès.
- Nous renvoyons donc au chapitre du cliché pour qu’on y trouve les notions relatives à la composition d’une émulsion rapide au gélatino-bromure pouvant, mieux fiu’aucun collodion, donner des clichés avec des valeurs de luminosité à peu près semblables à celles qui affectent
- sens de notre vision.
- Pour tout le reste on doit agir, en ce qui concerne les reproductions spéciales à cette troisième partie, ainsi qu'il a été dit dans la deuxième partie.
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- CHAPITRE XV
- REPRODUCTION des œuvres polychromes, ou des sujets quelconques
- DE LA NATURE A L’ÉTAT POLYCHROME.
- Sommaire : Gravure polychrome. — Typochromie. — Lithochromie. — Sténochromie. — Héliochromie naturelle. — Héliochromie de M. Cros et de M. Ducos du Hauron. — Photochromie de M. Léon Vidai. — Photographie en couleurs de M. Germeuil-Bonnaud.
- Dans les chapitres qui précèdent, nous nous sommes seulement occupé des reproductions à l’état monochrome des œuvres d’art ou objets monochromes et polychromes. Nous avons ici à passer en revue les divers moyens de reproduction industrielle en plusieurs couleurs des sujets polychromes, ou de la nature elle-même..
- A cette classe d’œuvres d’art ou de sujets à reproduire appartiennent tous les travaux multicolores ou polychromes quels qu’ils soient : aquarelles, tableaux à l’huile, émaux ; puis, la nature extérieure tout entière, avec ses mille variétés dérouleurs, ses tous infinis, ses huances sans nombre.
- Ce chapitre est assurément l’un des plus importants de cet ouvrage, celui qui, nous osons lé croire, offrira le Plus d’intérêt : aussi nous proposons-nous de le traiter avec tout le soin possible.
- Nous procéderons, comme nous l’avons fait déjà pour les autres catégories de reproductions, en parlant d’abord de celles qui s’exécutent à la main et qui sont à la fois art de copie et art d’interprétation ; puis, 'nous aborde-
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- rons l’étude des moyens mécaniques de reproduction polychrome.
- Nous allons donc débuter par la gravure en couleur, qui remonte au commencement du xvii° siècle : c’est en 1626 qu’elle fut imaginée par Lastmann, peintre hollandais. Les premiers essais de ce genre furent faits en plaçant, successivement les couleurs diverses sur une même planche gravée à la manière noire (mezzo-tinto) et au pointillé.
- Un peu plus tard, en 1704, J.-C. Leblond, disciple de Carie Maratta, vint en Hollande et chercha à appliquer à la peinture la théorie de Newton sur les couleurs. Ses premières tentatives ne furent pas heureuses, et il se rendit en Angleterre où il parvint à créer une société dont les avances le mirent en état de faire tous les essais nécessaires pour la réussite de son idée. Partant de ce principe que les couleurs primitives se réduisaient à trois, il pensa qu’il suffirait de graver trois cuivres de manière à former les nuances intermédiaires ou combinées ; mais ses tentatives, dans cette voie erronée, né furent pas plus heureuses que les précédentes.
- Nous appelons toute l’attention de nos lecteurs sur ce fait frappant : il y a plus d’un siècle et demi, les essais de Leblond avaient pour point de départ les mêmes idées que celles de-MM. Cros et Ducos du Hauron. Leblond recourait à la gravure, tandis que les deux chercheurs que nous venons de citer ont fait appel à la photographie, mais pour l’application d’un même principe, erroné selon nous.
- Gautier vint, vers la même époque, à Paris, avec une idée semblable à celle de Leblond, mais il employait quatre couleurs au lieu de trois.
- Ses procédés furent adoptés et pratiqués. Les trois couleurs de Leblond étaient le rouge, le jaune et le bleu :
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- CeUes de Gautier étaient les mêmes, mais avec le noir plus.
- ^ à ces quatre couleurs s’ajoute le blanc du papier, on arrive à former un grand nombre de couleurs ; et cest ^ Qui nous a conduit, en discutant le procédé Ducos du auron, à exprimer le regret qu’il se bornât aux trois Seules couleurs jaune, rouge et bleu, en omettant le noir, autrement dit, la couleur de l’ombre, laquelle est intendante des trois autres couleurs et a bien sa valeur la’opre, sui generis, en plus des trois couleurs dites primitives.
- Gautier avait compris encore qu’un même jaune, un même bleu et un même rouge ne pouvaient être indiffé-^minent employés à la reproduction de toutes les œu-|res polychromes : aussi avait-il composé trois clés pour divers tons qu’il désirait donner à ses impressions en c°uleurs.
- U est intéressant de reproduire ici ces clés.
- Ca première était composée de :
- 1° Noir pur dit d’Allemagne ; 2° Bleu terne dit de Prusse ; 3° Jaune d’ocre clair;
- 4° Cinabre.
- Ces
- Jetidre
- tleanx
- quatre couleurs combinées lui permettaient l’anatomie, les différents sujets anciens, les des grands maîtres, etc.
- de
- ta-
- Ca
- seconde clé était composée de couleurs vives :
- Noir tendre dit de vigne;
- Outremer premier ou bleu vif éclatant; Jaune doré ;
- 4° Rouge carmin cinabré.
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- Ces quatre couleurs convenables pour les sujets fral& et nouveaux, pour les draperies de soie et lès étoffes de velours.
- La troisième palette était composée :
- 1° De couleur noir d’ivoire ou rougeâtre ;
- 2° De couleur de bleu parfait mêlé de jaune ; 3° De couleur de jaune citron foncé ;
- 4° De carmin pur.
- Elle était propre surtout aux verts éclatants et 6 toute nature qui tiennent du vert de vessie, du vert ^ gris et d’iris, etc. Les trois couleurs de cette troisi^ palette, sauf le noir, sont additionnées d’une coul^ mixte, du bleu et du jaune de la seconde, à cause àe^ grande variété des verts.
- Ces trois palettes, d’après Gautier, pouvaient refl^ tous les objets de la nature.
- Sa première planche ne portait que le noir : elle $ gravée pour tous les tons de cette couleur dans le sU), à reproduire. Elle servait à rendre toutes les tei11^ grises qui ne pouvaient être obtenues que par cette c°l1 leur avec le blanc du papier.
- Après avoir imprimé le noir, il passait le bleu, pulS jaune et enfin le rouge.
- Nous ne nous arrêterons pas à discuter ici ce pro^, dont la valeur historique est des plus intéressai^ nous dirons seulement que nous eussions préféré A imprimer d’abord le jaune, puis le bleu, et, end*1’ rouge et le noir : ce dernier venant apporter le final et les ombres.
- Mais, d’ailleurs, rien n’est absolu en pareille niad 1
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- et tout dépend du sujet à traiter et de la nature des matières colorantes employées.
- A la suite de ces premiers essais, bien d’autres furent tentés avec un nombre plus ou moins grand de couleurs, <te même que l’on avait réussi à faire quatre impressions Opérées, on pouvait en porter le nombre à 5, 6, 8, suivant les besoins et la valeur artistique de l’objet à reproduire.
- A la fin du xvme siècle, de nombreuses estampes étaient coloriées par la gravure. Mais après l’invention de la Pomo-lithographie ou lithochromie, ce mode de reproductions polychromes fut peu à peu abandonné et il n’est due rarement usité aujourd’hui.
- Typochromie. — De même que l’on obtient des imposions polychromes avec des planches de cuivre grades en creux, on en fait aussi avec des clichés typographies et l’on est arrivé, dans cette voie, à produire des ouvres fort remarquables, surtout au point de vue de a dnesse des détails et de la précision.
- °n ne peut, toutefois, imprimer ainsi que des sujets P%chromes dont chaque monochrome est formé par des traits ou des pointillés ; et, comme le nombre de Ces monochromes peut être assez considérable, il ré-snlte de leur superposition une polychromie à teintes Ptinues, à modelés dont on ne voit plus les points ou es traits, confondus qu’ils sont dans la masse des suppositions.
- P peut obtenir d’excellentes typochromies, en fai-Pt clicher sur zinc des reports de monochromes au Pt ou au pointillé, exécutés à la plume sur pierre fifiograpfiiqUe.
- P graveur sur bois.peut exécuter la série des monotonies destinés à une typochromie, mais à la condi-
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- tion de prendre pour base un même trait décalqué sut chacun de ses bois distincts. Il en faut autant qu’il devra y avoir de couleurs superposées.
- La typochromie sert plus généralement à des travaux industriels à bon marché dont il faut exécuter des tirages rapides, et quand elle est très soignée, elle s’ap-plique à la reproduction de sujets où les détails abondent, comme, par exemple, dans les planches anatomiques polychromes où il est nécessaire d’atteindre à une si grande précision.
- Lithochromie. — On est, en général, plus familiarisé avec la lithochromie, vulgairement connue sous le nom de chromo qu’avec les autres modes de reproduction polychrome. Il est vrai que l’emploi de la pierre lithographique aux impressions en couleurs est bien, entre tous, celui qui est le plus commode et le plus facile ^ exécuter en vue de résultats aussi complets que possible.
- La gravure et la typographie polychromes présentent toujours un aspect de sécheresse et de rigidité qui rend peu propres aux reproductions artistiques en couleur. La chromo-lithographie, au contraire, permet quand elle est entre les mains d’un artiste habile, àe peindre sur pierre comme un peintre le fait sur son tableau, avec cette différence que le chromo-lithograplie ne voit ce qu’il fait qu’en imagination, tandis que Ie peintre a sans cesse sous les yeux les résultats immé" diats de son travail.
- Le dessinateur ou l’artiste chromo-lithographe commence par exécuter un trait, aussi complet que p°s' sible, des contours extérieurs et des linéaments in^ rieurs du sujet qu’il copie ou interprète. Ce trait, une fois exécuté, est décalqué sur une pierre et de cette
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- J;lerre on tire sur un véhicule, aussi peu susceptible que ssible de varier dans ses dimensions, autant d’épreu-0^s qu’il en faut du trait initial, muni de ses repères, et ^ les décalque sur autant de pierres poncées ou gre-es- La nature du travail à exécuter indique si les ,rres doivent être grenées ou poncées, ou bien encore 1 faut des unes et des autres.
- be,
- La
- quantité de monochromes distincts peut varier
- fificoup suivant la nâture du sujet à copier, et aussi lyfint qu’on tient à le rendre plus ou moins complè-
- Vnt.
- Evidemment, avec dix couleurs, on arrivera à des _ts bien plus riches que si l’on se borne à cinq ou six.
- est là, tout à la fois une question d’art et surtout art industriel. Le prix auquel un travail peut être influe beaucoup sur le nombre des monochromes tirages, et l’on est souvent obligé de les restreins e Parce qu’on ne pourrait, sans cela, arriver à cou-ses frais.
- , Semble, de prime abord, qu’il doive être bien dif-de se rendre un compte exact de la façon dont il par avance et sans voir le moindre effet résul-le ' du rapprochement ou de la superposition des cou-s> exécuter chaque monochrome séparément.
- PefîVeC Un Peu d’habitude, on arrive vite à juger de 0^ ^ ultérieur des superpositions de couleurs diverses. Procède par élimination.
- ** quand on exécute un monochrome bleu, on tra-duie
- flcile
- faudra, faut
- Cette
- sur la pierre en introduisant plus ou moins de
- fiai Va^eur sur tous les points où, dans le sujet origi- ' a ’ °u trouve des traces de cette couleur, et là où il y jei^UssL dans le sujet copié, des combinaisons de cou-^pendant du bleu, telles que des verts, des vio-s> des noirs, des bleus. Quand on exécute le mono-
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- chrome rouge, on procède de même : on exécute du travail à l’encre grasse partout où il y a du rouge et des couleurs composées dérivant du rouge, telles que d*1 violet, du brun, du jaune orangé et ainsi de suite.
- Il est bon de faire remarquer que l’on ombre avec de^ points ou avec du crayon, en suivant les variatio^’ elles-mêmes de la couleur traitée. Là où le rouge es très intense, on met une teinte pleine ; là, au contrai^' où il n’a que des valeurs moindres, on ombre avec des demi-teintes plus ou moins marquées.
- Quand ce travail d’ensemble est terminé, il se pe néanmoins, que des fautes aient été commises, et qu|‘ y ait lieu à quelques corrections, une fois que l’on ve1^ les impressions superposées et les couleurs ainsi prochées ou combinées. On fait alors un premier ess51' en tirant quelques épreuves seulement, et l’on voit al°p s’il y a lieu de faire porter la correction soit sur la $ ture des couleurs à imprimer, soit sur la façon dont ^ les a réparties. Quelques essais successifs conduisent une correction complète. On a soin, chaque fois, de échantillonner les tons de manière à ne plus en ch^ ger lors du tirage définitif de l’exécution industriel^ l’œuvre polychrome.
- Ces quelques données générales suffisent pour 4'. l’on ait une idée des procédés delà lithochromie. ne pourrions entrer à cet égard dans de plus longs tails sans être entraîné hors du cadre de cet ouvragé
- Pour en savoir davantage, à un point de vue vraifl1^ professionnel, il faudrait recourir à des ouvrages ciaux ou mieux encore aller voir exécuter ces trav^ intéressants dans des maisons comme celle de MM-mercier et Cie, où l’on pourrait suivre pas à pas to^ l’opération depuis ses débuts jusqu’à l’achèvement d tirage.
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- Quant à la façon de dessiner, ou mieux de peindre chromo-lithographiquement, elle s’apprend plutôt par pratique que par n’importe quelles indications écrites. C’est le goût et la pratique qui sont les meilleurs maîtres dans cet art comme dans tous les autres.
- Les impressions litliochromiques pour des œuvres L“ès soignées et pour des tirages restreints se font sur des presses à bras où la pression est donnée à l’aide d’un râteau que l’on règle au moyen d’une pédale.
- Pour des tirages rapides on emploie des presses mé-CaRiques à cylindre avec lesquelles on peut atteindre 2,000 tirages* par jour, environ, tandis qu’une impression à bras n’en exécute guère que 200 dans le même laPs de temps.
- Pour multiplier les tirages des reproductions où il importe peu d’atteindre à un haut degré de perfection, °h reporte sur de grandes pierres un nombre de 4, 8, 12 et plus encore du même sujet polychromique à imprimer, et chaque coup de presse permet de réaliser amsi l’impression d’un nombre égal de monochromes.
- L est difficile, quand le travail devient aussi couramment industriel, qu’il fournisse des reproductions d'une v^ritable valeur artistique.
- Généralement, on perd en qualité artistique ce que °n gagne en vitesse. Cette vérité peut s’appliquer à art comme à la mécanique, où ce que l’on gagne en Vltesse se perd en force.
- Sténochromie. — On a cherché, il y a déjà un certain Nombre d’années, à obtenir, par un seul coup de presse, impression simultanée d’un certain nombre de couleurs. R arrive à ce but dans la typographie, à l’aide de Cesses combinées, de façon à produire un effet de ce
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- genre, mais dont le résultat est surtout utile à un point de vue exclusivement industriel.
- En Angleterre et en Allemagne, on a imaginé un moyen d’imprimer d’un seul coup, un nombre illimité de couleurs. Ce procédé, appliqué à Hambourg Par M. Otto Radde et dont nous avons vu de magnifiques spécimens, a reçu le nom de Stènochromie.
- Voici en quoi il consiste :
- Un trait de l’objet à reproduire étant fait, on y distribue au pinceau toutes les teintes plates qui peuvent concourir à la formation d’un dessous chromo-lithographique. Toutes ces teintes diverses, que l’on rapproche le plus possible de celles de l’original, sont ensuite silhouettées, et l’on obtient ainsi une sorte de mosaïque de Florence qu’il faut reproduire avec des pains de couleurs, formés d’une matière savonneuse soluble dans de l’essence de térébenthine.
- Il faut, pour exécuter ces pains de la couleur voulue et d’un ton bien homogène dans toute l’étendue du même pain, des ouvriers très exercés. A l’aide de pu* trons découpés exactement sur les silhouettes de chaque teinte, on forme des morceaux de chaque pain coloré, fragments que l’on ajuste à leur place, de façou à reconstituer la mosaïque tracée et peinte sur Ie papier.
- Vu à l’état plan, le pain total, formé par le groupe' ment des morceaux de diverses couleurs découpés suivant les formes voulues, doit ressembler exactement Ru modèle.
- Ce bloc est naturellement maintenu de façon à ne paS se briser et si l’on applique à sa surface du papier sans colle imprégné d’essence de térébenthine, il se produit) sous l’effet de la pression, une dissolution superficieHe du pain coloré et la feuille de papier est retirée emp°r'
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- tant l’empreinte de toutes les couleurs qui constituent le bloc sténochromique.
- Si, vingt couleurs différentes sont entrées dans sa imposition, une seule application produit donc l’im-Pression de vingt couleurs distinctes.
- L’idée, on le voit, est ingénieuse, il reste à savoir si les frais de l’exécution permettent un tirage sérieusement industriel.
- 11 est bon d’ajouter que l’on n’arrive ainsi qu’à des dessous et que, pour compléter le travail, il est nécessaire de faire plusieurs impressions répétées donnant fr modelé et le dessin. On a recours alors à quelques Images chromo-lithographiques, ou bien à la photographie, de la même façon que nous allons l’indiquer en n°us occupant de la photochromie.
- Quoi qu’il en soit, cette sténochromie promettait beaucoup, et il est à désirer que ce moyen soit repris et aPpliqué avec un succès industriel égal à la valeur remarquable des travaux qui ont été ainsi exécutés.
- Ce moyen est surtout admirable pour des impressions P°lychromes sur étoffes de soie et de velours et même sUr cuir.
- La quantité de matière colorante qui résulte de cha-‘îae application est considérable, il en résulte une frès grande stabilité dans les impressions ainsi ob-
- fruues.
- ^L Otto Radde avait imprimé par ce moyen de très Mandes épreuves, d’une richesse de coloris que ne ^aurait atteindre aucun autre moyen de polychromie frdustrielle.
- Pourquoi n’a-t-il pas réussi? Est-ce la faute du pro-cédé? Est-il trop coûteux, ou bien y a-t-il d’autres Causes qui puissent expliquer cet insuccès ? C’est ce que n°us ignorons ; mais le procédé ayant vécu peut vivre
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- encore, nous espérons qu’il sera repris dans des conditions de succès telles qu’il puisse durer* et s’ajouter définitivement à nos autres moyens de reproduction en couleurs des œuvres ou objets polychromes.
- Héliochromie naturelle. — Nous désignons par ces mots l’art qui consisterait dans la reproduction des couleurs naturelles par la photographie.
- Nous avons dit : qui consisterait, et c’est à dessein, car il n’existe encore aucun moyen de reproduire directement les couleurs naturelles, et les essais tentés dans cette voie n’ont conduit, jusqu’ici, qu’à des résultats offrant certainement un grand intérêt au point de vue théorique, mais dont la pratique industrielle ne saurait tirer aucun parti.
- Il nous paraît utile d’indiquer, aussi exactement que possible, quel est l’état de cette question, au sujet de laquelle existent certaines erreurs que nous avons le devoir de détruire ou tout au moins de combattre.
- Très souvent on a fait courir le bruit que l’on était enfin parvenu à la reproduction des couleurs par l’ac' tion de la lumière, et des personnes, peu au courant de l’état actuel de la science, ont cru à cette découverte et l’ont propagée.
- Il n’est pas dit que ce problème, dont la solution est rêvée depuis que l’on possède le moyen de reproduire parla lumière des images monochromes, ne puisse être résolu un jour, et il y aurait de la témérité à affirmer que l’on n’y parviendra jamais. Nous souhaitons, nous espérons même que, grâce à de nouveaux progrès de la science, on arrivera un jour à vaincre les difficultés <Iul s’opposent pour le moment à cette impression directe efl couleurs. La photographie aura alors dit son dernier mot. Ne pouvant nous perdre dans des illusions, boT'
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- rions-nous pour l’heure à résumer ce qui a été fait dans Cette voie.
- , Les principales expériences relatives à cette question si, digne d’intérêt ont été faites par M. Ed. Becquerel, ^est en 1838 qu’il a commencé à s’en occuper1. La ^stance étudiée par lui et susceptible de se colorer S°Us l’influence des rayons du spectre solaire, est le s°us-chlorure d’argent violet. Après avoir projeté le ^ectre lumineux sur la surface d’une plaque où s’était 0ï>Iïlé du sous-chlorure d’argent, et en examinant la pla-au jour après quelques minutes d’exposition, il ^Perçut « comme un souvenir du spectre fixé sur sa Efface et dont les nuances correspondaient exacte-^ ^ent aux parties lumineuses de même couleur du sPectre solaire ; la place où le rouge avait frappé dtait rouge pâle, le jaune était jaune, le bleu, ” S, etc. »
- f. Poitevin a fait, de son côté, en 1865, des expé- . , dces sur le même produit sensible, mais en chérit à obtenir sur papier des images colorées.
- ,j, a mis le sous-chlorure d’argent violet en présence gèT Se* oxygdné, mais il n’a obtenu ainsi que des ima-viol ^oins belles que sur plaques ; les teintes bleues et u 6Ùes surtout étaient moins vives ; seulement les de 11085 dans les reproductions de tableaux colorés ou sJ^Liture sur verre, étaient bien tranchés, tandis que de Plaque les blancs sont toujours noyés dans une Y ^teinte violette.
- °l.c* en deux mots en quoi consiste le mode de pré-^ation indiqué par M. Poitevin : a Papier photographique étant préalablement recou-
- cffets °Yez son remarquable ouvrage : La lumière, ibrairie Firmin Didot à Paris.
- ses causes et ses
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- vert d’une couche de sous-chlorure d’argent violet ob' tenu par la réduction à la lumière de chlorure blanc,el> présence d’un sel réducteur (en général le protochlorurf d’étain), et bien lavé, on applique à sa surface un liqtü^ formé par un mélange de 1 volume d’une dissolution ^ bichromate de potasse, de 1 volume d’une dissolut^ saturée de sulfate de cuivre et de 1 volume d’une ^ solution à 5 p. 100 de chlorure de potassium. On lalS6 sécher ce papier et on le conserve dans l’obscurité. , Ce papier reproduit les couleurs du spectre en couleurs semblables à celles du spectre, si on l’eNpOÏ au contact d’une image colorée translucide à l’actiotl des rayons solaires.
- Les expériences de M. Ed. Becquerel ont été rép^e( à partir de '1851 par M. Niepce de Saint-Victor, sans arriver à modifier sensiblement les préparation^ les effets obtenus par M. Becquerel.
- De tous ces essais il a été tiré cette conclusion,
- u1 P
- nous reproduisons d’après M. Becquerel, « qu’il 0’^ » jusqu’à présent que la substance par lui indiqué » sous-chlorure d’argent violet, qui jouisse de la , » culté de conserver l’empreinte des rayons lumine » actifs. .
- » Mais pourquoi cela est-il ainsi ? C’est ce que ^ » recherches ultérieures pourront peut-être apprend1,6' M. Becquerel ajoute : M
- « Les reproductions des images du spectre et
- » celle de la chambre noire avec leurs couleurs n
- a^'
- » relies n’ont encore qu’un intérêt purement scien
- ti*1'
- » que, et l’on ne peut songer à leur application actue ^ » puisque ces impressions ne subsistent que dans 10 3 curité et s’altèrent peu à peu à la lumière. Toutes » tentatives faites jusqu’ici pour empêcher cette ait « tion n’ont pas réussi, et ce n’est que lors d’un éta
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- passage que la matière sensible possède la propriété * remarquable de conserver l’empreinte des rayons lu-
- » mineux actifs ; quand cette matière a éprouvé sa 8 transformation complète, toute coloration a disparu. Trouvera-1- on le moyen de conserver ces images quand elles restent exposées aux rayons solaires ? Les >J arts pourront-ils s’enrichir d’images peintes par la lumière? C’est ce que l’on ne saurait affirmer actuel-lement. »
- Becquerel ne doute pourtant pas que l’on ne Puisse arriver à de meilleurs résultats « tant sont pro-fondes les modifications physiques que l’on peut faire )J subir à cette matière impressionnable si remar-* quable. »
- ' fl serait difficile d’expliquer, dans l’état actuel de la science, les effets de coloration des images photographiques avec les couleurs naturelles des rayons actifs. ^°ici, à cet égard, ce que dit M. Becquerel :
- <( La lumière étant le résultat de vibrations trans-
- * «lises des corps lumineux jusqu’à la rétine, et chaque rayon du spectre correspondant à une vitesse de vi-
- >} ^ration différente, il peut se faire que la substance sensible qui a été impressionnée par un rayon, c’est-
- * u-dire par des vibrations d’une certaine vitesse, ait acquis la faculté de vibrer plus facilement ensuite sous l’action des vibrations de même vitesse que celle de ce rayon. Ainsi il se produirait dans cette ^constance le même phénomène que celui qui se
- * Passe quand une réunion de sons vient frapper une
- * corde tendue ; il n’y a que les sons de même hauteur > que celui rendu par la corde qui mettent celle-ci en 1 vibration. De même dans ces phénomènes un fais-8 °eau de lumière diffuse qui vient frapper une image
- colorée produite par la lumière, renfermant une
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- » masse de vibrations différentes, chaque partie de l’i-» mage vibrerait de préférence sous l’influence des » rayons de même longueur d’onde que ceux qui ont » agi pour la produire et alors les rayons réfléchis par » les divers points de cette image se trouveraient iden-» tiques à ceux qui lui ont donné naissance. »
- Cette explication peut ne pas être .la vraie, mais elle satisfait l’esprit en donnant un moyen de se rendre compte, par analogie, d’un phénomène de ce genre.
- Nous avons tenu à entrer dans tous ces détails, pour que l’on fût bien au courant de l’état de cette question et capable d’en parler à l’occasion sans tomber dans de trop grandes erreurs ou dans des illusions préma-turées.
- Peut-être ce que nous venons de dire étant absolument dépourvu de toute application industrielle immédiate, avons-nous trop insisté ; mais on nous pardonnera à cause de l’intérêt même que présente une pareille question et de l’utilité qui s’impose de savoir en quoi elle consiste et quels sont à cet égard les résultats obtenus par les expérimentateurs les plus compétents-
- Héliochromie de M. Cros et de M. Ducos du Hauro — Deux chercheurs intelligents ont, à la même époque» 7 mai 1869, par une curieuse rencontre, dont il serait peut-être difficile de trouver d’autres exemples dans l’histoire des découvertes, communiqué à la Société Française de photographie une méthode semblable d’héliochromie accompagnée des spécimens de leurs vve' miers essais.
- Il s’agissait, dans les deux cas, d’une triple décomposition de la lumière, prise de trois clichés et de l’unification des trois images engendrées par ces clichés-C’est, nous le rappelons ici, une idée dont l’application
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- ^ la polychromie gravée avait été faite bien avant par Leblond et qui empruntait maintenant le secours de la Photographie pour arriver à des résultats analogues.
- Nous ne suivrons pas les inventeurs de ce système à Levers leurs illusions ; leur théorie est certainement latéressante, elle peut conduire pratiquement à des résultats agréables, mais il y a loin de là à dire que c’est Un Procédé de reproduction des couleurs par la lumière el surtout que ce moyen conduit à une représentation escQcte des objets copiés.
- Pour faire bien comprendre le point de départ des lenteurs, nous allons esquisser leur théorie.
- Us ont fait le raisonnement qui suit :
- . L6 spectre solaire se compose de sept couleurs, violet, ln(ligo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. Ces couleurs SOîlt indécomposables; pourtant, si l’on projette du ^°uge sur du bleu, on obtient du violet. Si l’on projette T1 Pieu sur du jaune, on obtient du vert ; du rouge sur du jaune on obtient de l’orangé.
- P°sant ces. données en équations nous avons :
- Violet — rouge-bleu Indigo = violet-bleu Vert = bleu-jaune Orangé — rouge et jaune
- le violet
- étant un composé de rouge, et de bleu.
- Si dans ces équations nous supprimons ce que nous °avons appeler les facteurs communs, nous sommes onés à retrouver nos équations sous cette forme sim-6 violet indigo -4- vert -f. orangé = rouge 4-dq U ^aune’ c’est-à-dire qu’avec du rouge, du bleu et
- ^une on peut en combinant entre elles ces trois cou-et PrïftVtives constituer du violet; de l’indigo, du vert e l’orangé, et reproduire toutes les couleurs du spec-
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- tre solaire si on les emploie soit séparément soit à l’état de combinaison entre elles.
- Si maintenant nous regardons la nature à travers un verre vert les rayons réfléchis qui traversent ce verre pour arriver jusqu’à nous sont surtout les rayons bleus et jaunes, et le rouge est, pour ainsi dire, arrêté, isolé*
- Avec un verre orangé, nous distinguons surtout Ie jaune et le rouge, et le bleu est arrêté, enfin, avec un verre violet, nous percevons le rouge et le bleu, tandis que le jaune est arrêté.
- Or, le vert est précisément la couleur complémentaire du rouge.
- L’orangé est la couleur complémentaire du bleu, enfin le violet est la couleur complémentaire du jaune>
- On appelle couleurs complémentaires celles dont ^ réunion forme du blanc.
- Nous pouvons, par une sorte de tableau synoptique rendre plus claire encore l’explication qui précède :
- Verre vert j jaune bleu | le rouge est isolé.
- Verre orangé j jaune rouge | le bleu est isolé.
- Verre violet | bleu rouge | le jaune est isolé.
- Si donc on exécute d’un même objet en couleur tr01* clichés négatifs à la chambre noire, mais en interposé entre l’objet et l’objectif d’abord un verre vert, puis ul* verre orangé et, enfin, un verre violet, on aura tr°^ négatifs dans lesquels pour le premier, le rouge ou rayons dépendant du rouge auront moins influencé couche sensible que le jaune et le bleu.
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- Ce premier négatif servira à imprimer le monochrome rouge.
- En interposant le verre orangé, on obtiendra le néga-tifqui aura été le moins influencé par les rayons bleus °u dépendant du bleu. Les parties correspondant à ces rayons-là seront les plus claires et ce négatif servira à * ^pression du monochrome bleu.
- Avec le verre violet, enfin, on obtiendra le négatif destiné à produire le monochrome jaune, puisqu’il sera moins influencé par cette couleur que par les couleurs ^eu et rouge.
- Le procédé de M. Gros et de M. Ducos du Hauron c°nsiste donc, pour achever l’exposé de cette théorie, la reproduction du même objet photographié trois i^is, en lui conservant ses mêmes dimensions identiques, Iïlais de telle sorte qu’un des clichés soit imprimé à la Cambre noire, après qu’on a interposé entre l’objectif et l’objet un verre vert ; le deuxième cliché est pris aPrès interposition du verre orangé et le troisième après mterposition d’un verre violet.
- Ee ces trois clichés égaux entre eux quant au dessin, mais différents les uns des autres, quant aux ombres ou aUx parties translucides, on tire trois monochromes : Un jaune, l’autre bleu et l’autre rouge, puis on les SuPerp0se, et de leur unification ou de la combinaison mitre elles de leurs trois couleurs, doit résulter, suivant a Pensée des inventeurs, une image polychrome égale a celle qu’on a voulu reproduire.
- Sans entreprendre, à l’égard de cet ingénieux pro-Cedé, une discussion qui nous entraînerait trop loin du ,atque nous poursuivons, nous nous bornerons pourtant . ^re que, selon nous, on ne peut arriver par ce moyen résultats identiques aux originaux.
- ^T°us oublierons un moment tout ce qu’il y a de dif-
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- ficile et de compliqué déjà dans l’obligation d’exécuter trois négatifs d’un même sujet, surtout quand la durée de l’exposition est aussi considérablement accrue qu’efi6 l’est par l’interposition d’un verre rouge orangé entre l’objet et l’objectif. Supposons, au contraire, que l’on arrive à exécuter ces clichés d’une manière rapide d parfaite et ne nous occupons que de vérifier si la super' position des trois monochromes obtenus, conduit à un6 reproduction polychrome parfaite.
- D’après tout ce qui précède, il semblerait que l’on n6 peut arriver qu’à reproduire exactement des sujet® polychromes, dont les couleurs simples ou composée® seraient seulement celles du spectre solaire isolées °u combinées entre elles.
- Le noir, nécessaire à former la couleur des ombres et les gris, y fait absolument défaut.
- C’est le cas de rappeler ici l’idée de M. Gautier, do^ nous avons parlé à propos des gravures en couleR1’1 Non seulement M. Gautier avait cru devoir ajouter ^ noir aux trois couleurs dites primitives, mais encor6’ il avait constitué trois palettes distinctes, approprié6* aux genres des sujets à reproduire.
- Dans le procédé Ducos du Ilauron, il ne peut êtr6 question d’employer que les jaune, bleu et rouge, sont le plus rapprochés possible de ces mêmes couleur* spectrales. Il en résulte que leur combinaison ne peü servir qu’à reproduire une image polychrome qui n’au" rait été exécutée elle-même qu’avec les couleurs du spectre, et dans laquelle le peintre, tout en rendaJ1 les ombres par des modelés, aurait négligé de fa‘re les ombres autrement qu’en employant les couleurs spectre elles-mêmes.
- Or, il existe aussi bien dans les objets de la natur6 que dans les œuvres d’art une foule de couleurs d’un aS
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- Pect sui generis tel que l’on ne peut arriver à le rendre, ÎUoi que l’on fasse, si l’on n’a à sa disposition que les fr°is couleurs employées par M. Ducos duHauron.
- Un peintre serait à plaindre s’il était condamné à s’employer, pour exécuter ses tableaux, que les trois c°uleurs primitives et il trouverait sans doute le Procédé beaucoup trop primitif ; mais un peintre habile Pourra toujours faire, avec les trois couleurs essen-Lolles, une œuvre d’art, belle et agréable, complète mêiue, si l’on veut, au point de vue de l’art, sinon au Point de vue de l’exactitude.
- Puisque la photographie est surtout et avant tout un ^oyen de copie, nous avons le droit d’exiger d’elle plus ?Se des résultats de convention ; il ne lui est pas permis a eHe, qui ne crée pas des œuvres d’art, de se livrer a cette fantaisie artistique que l’on autorise chez un Peintre, à qui l’on demande non plus une copie exacte ^ la nature, mais seulement une manière de la rendre ïüi relève à la fois de l’art et du goût.
- Le procédé qui nous occupe est donc insuffisant, au P°iot de vue purement photographique, comme moyen ^ reproduction des couleurs ; mais, ainsi que nous le Usions plus haut, il n’en est pas moins susceptible fournir des polychromies d’un effet agréable. Il ®er*ait, selon nous, plus complet, si l’on ajoutait aux tr°is clichés dont nous avons indiqué le mode d’exé-Cution un quatrième cliché pris de façon à obtenir e Plus possible, les valeurs relatives des effets d’ombre et de lumière du sujet. Ce quatrième cliché servirait à ^Produire les ombres et les noirs, et sa superposition sur es trois autres les compléterait de la façon la plus c°uforme à ce qui se passe dans la nature, où, tout objet PQlychrome peut être considéré tel qu’il est sans les 0ll(ff)res, puis complété par elles.
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- Nous avons pu examiner un certain nombre d’é' preuves héliochromiques imprimées d’après le procédé de M. Ducos duHauron, soit par le procédé au charboflt soit par la photoglyptie et par la pliototypie, et notffi conviction est toujours demeurée la même : aucufle comparaison sérieuse ne saurait être établie entre ^ copie et le modèle.
- Quoi qu’il en soit, ce moyen de reproduction tout ifl? parfait qu’il est n’en mérite pas moins notre attention’ il est susceptible, dans certains cas, d’être employé pour fournir les éléments d’un travail de reproduction do^ les compléments seront obtenus d’une autre façon ; conduit, par exemple, à produire d’excellents dessin auxquels pourront s’ajouter des tons impossibles * obtenir par les trois seules couleurs employées ; cei tons qui ont une valeur sui generis dont nous parlions puis les couleurs ou aspects métalliques divers qu’a^ cune des couleurs du spectre ne peut rendre.
- Cette question, réduite aux proportions que nolj? lui donnons, est assurément fort intéressante, c’est dépasser le but que de prétendre arriver ainsi 3 la reproduction naturelle et immédiate des rayons réfléchis de diverses couleurs. Nous préférons donc appe^r ce moyen une méthode de photographie des coideufs ‘ plutôt que de l’entendre désigner par ces mots : lïéti0 chromie naturelle, qu’il faut réserver pour le procédé’ si jamais on le découvre, de reproduction directe sllf une plaque et par une seule insolation des couleurs fl3' tur elles.
- Ce procédé a été l’objet d’une tentative, suspend^ pour le moment, d’exploitation industrielle, à Par*s’
- 1 Voyez Traité pratique de photographie des couleurs naturelles, P8> MM. A. et L, Ducos de Hauron (1878). Librairie Çxauthier-Vidar Paris.
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- des essais en ont été faits aussi à Munich, par ^•Albert et par M. Oberenetter qui en ont tiré des épreuves polychromes à la presse phototypique. Nous aVons vu des œuvres assez réussies, ainsi obtenues, a§i*éablesà l’œil, sinon complètes et vraiment semblables objets copiés.
- Nous souhaitons à ce mode de reproduction tout je succès possible, avec le ferme espoir que ceux qui exPloiteront comprendront qu’il ne peut être tout à lui j^l, et qu’il exige certaines impressions compléments dont on aurait tort de le priver.
- . Photochromie Léon Vidal. — Le procédé d’impres-^on a reçU ce nom est encore un moyen de reproduction des objets polychromes rendus à l’état polysome ; là intervient, d’une part, tout ce que peut faire a uiain d’un artiste exercé, et, de l’autre, ce que peut Produire de plus parfait la science photographique.
- Les méthodes d’impression aidées de la photographie, dont nous venons de nous occuper, ne permettent pas ehcore d’arriver à des reproductions exactes, à des Copies suffisamment conformes aux originaux. L’hélio-°mie naturelle n’est encore arrivée qu’à des expé-
- le*ices purement scientifiques et la photographie des hleurs de M. Ducos du Hauron laisse à désirer.
- L&nt au point de vue de l’exactitude des résultats ^ à celui du côté pratique et vraiment industriel des °P ^ration s, il a donc fallu chercher sinon mieux, au °ms autre chose et surtout dans une voie plus sûre, ftfieux à la portée d’une industrie où les tàtonne-en*s et les difficultés opératoires deviennent bien vite cause d’insuccès et de ruine.
- Notre
- Une
- les
- pensée a été de combiner la photographie et couleurs de façon à produire, par des tirages mécani-
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- ques, des reproductions polychromes analogues à ceHe de la lithochromie, mais plus parfaites que ces deU nières, étant donnée la perfection plus grande des œu' vres photographiques comparées aux dessins exécuté à la main.
- Si la photographie peut réaliser tout ce que peut fahe un artiste habile, il n’est pas aussi vrai de dire qu’^11 artiste, si habile qu’il soit, puisse atteindre dans bi611 des cas à la perfection d’une reproduction photogf3' phique.
- La photochromie a pris cette vérité pour base e* c’est en cherchant à concilier les besoins de l’industri® avec les exigences des reproductions artistiques, vra1' ment dignes de ce nom, que nous sommes arrivé à établ11 un système complet d’impression photopolychrome.
- Tout d’abord nous avions imaginé, étant donné Ie cliché négatif de l’œuvre à reproduire, d’en exécuté par contact un cliché positif, et de ce positif nous tirioi15 un certain nombre de négatifs semblables au prend61 cliché pris à la chambre noire.
- Sur chacun de ces nouveaux négatifs qui peux#1* être sur papier translucide au lieu d’être sur verre, °J1 enlève avec une couleur opaque maniée au pince^ toutes les parties dont on ne veut obtenir aucun ef^ lors de la formation de tel ou tel monochrome.
- Ainsi, si nous voulons procéder à l’arrangement cliché qui fournira le monochrome bleu, nous suppr1' mons à sa surface avec une couleur ou une opaque tout ce qui dépend des autres couleurs et nouf ne laissons à la lumière la faculté d’agir seulement a travers les parties qui sont bleues ou dépendent de couleur bleue, comme les violets, les verts, etc.
- Nous traitons de la même façon le cliché destiné a fournir le monochrome rouge et le monochrome jaun6.
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- ^uis, si ces trois couleurs combinées entre elles ne baissent pas devoir suffire, nous pouvons encore pré-Parer de nouveaux clichés qui permettront d’obtenir cer-ains monochromes d’une valeur locale, comme des bleus, rouges, qui ne sauraient être produits par la combinaison entre elles des trois couleurs essentielles.
- On peut de la sorte arriver à faire dix et même douze fichés distincts, absolument comme on produit un égal ^mbre de monochromes lithographiques.
- ^n dernier cliché, traité spécialement au point de vue
- du
- n°ir ou de la couleur des ombres, sert à un tirage
- ^ du dessin complet, modelé dans toutes ses parties, ^ ^aut les effets relatifs d’ombre et de lumière du mo-. e- C’est le bistre des lithochromes, mais bien plus . bien plus complet que tout ce qui peut être exécuté
- a la Èn
- uiain.
- exécutant les clichés divers qui servent à la prêpa-
- ** des planches premières, on a soin d’en varier la uEe. Quelques-uns doivent être doux ; d’autres, au ^traire, seront heurtés et c’est dans cet ensemble ^,0îl choisira, pour l’affecter à tel monochrome plutôt ^ a tel autre, celui des clichés qui offrira les effets et de lumière les mieux en harmonie avec le çult*t à obtenir.
- a$s feǰn de procéder ne laisse pas que d’être encore ^arp COÏnPtiquée, et une personne assez habile dans le piment des opérations photographiques diverses Il conduire à bonne fin un travail de ce genre.
- du
- Allait
- chercher à simplifier cette méthode, à la ren-
- obp accessible aux artistes chromo-lithographes, en les à compter le moins possible avec la photogra-
- leua^eurs, il est une infinité de teintes plates, de va-s sPéciales, telles que les couleurs métalliques, par
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- exemple, qu’il serait puéril de demander au travail ^ délicat de la photographie, lorsqu’on peut les obteflir avec la chromo-lithographie courante.
- Au lieu de faire divers clichés, nous nous somme’
- donc attaché à n’en exécuter qu’un seul et nous avofl5
- u , ]0
- demandé à la chromo-lithographie tout le travail de sélection et de l’impression des couleurs diverses.
- Ce que l’artiste aurait fait sur un cliché pour supprl mer les parties inutiles à la production d’un des mon0' chromes, il pouvait l’exécuter sur la pierre en pren311 pour hase un trait complet tracé sur la photograpl^1 et décalqué sur le nombre de pierres voulu ; au ^ de supprimer, il avait à ombrer ou à teinter telle 011 telle partie, en prenant pour guide un positif colo^ largement à la main d’après l’original, à défaut celui-ci. |
- La première partie du travail devient ainsi purent1 chromo-lithographique. Le tirage des couleurs s’exéc^ mécaniquement suivant les moyens habituels, et, 3 fin, le dessin et le modelé photographiques arrivent31^ seule fois pour emprisonner à leur place les couleurs ajouter à leur modelé propre celui que nous appelé le modelé ou la couleur de l’ombre, couleur aya11*^ valeur en plus de celle des couleurs modelées par elles mêmes.
- Un exemple est absolument nécessaire ici pour don1 de la clarté à notre pensée, et c’est ainsi que nous nr { verons à prouver en même temps combien est insufflé le procédé des trois couleurs dont nous nous soin*11 occupé plus haut.
- Quand on reproduit à la chambre noire une tête
- doh1
- les cheveux sont vivement éclairés, les endroits les P j lumineux s’impriment sur le cliché en noir intense se traduisant par du blanc à l’impression positive-
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- RiïPlionn'TInXS PUIACHUUMES :>N!t
- Idanc est notre seul moyen d’arriver à rendre la clarté ^a plus vive.
- Il résulte de cet effet que certaines parties de la che-]elure sont rendues par un éclat ou une blancheur égale a celle du col de chemise, par exemple.
- Lh! bien, cela est faux au point de vue non de l’inten-actinique de la lumière, mais de reflet vrai ; si éclairs que soient les cheveux et dans leurs points les plus Allants ils sont teintés encore en noir et un frag-tt^ènt de papier ou de linge blanc posé à côté de ce point Aillant donnerait une note bien autrement vibrante.
- Le rendu photographique est donc erroné à cet endroit ; supposons, maintenant, que l’on applique le pro-cédé polychrome des trois couleurs à la reproduction de ce portrait : il arrivera nécessairement à ce point-là *a superposition de trois opacités dont le résultat immédiat sera de laisser vide de toute coloration l’image héliocliromique. Le blanc du papier seul régnera en cet Adroit, comme il existerait déjà dans l’image mono-chrome tirée d’après un négatif normal.
- aura donc une coloration insuffisante et, pour c°rriger cette lacune, il serait nécessaire d’imprimer ea~dessous du modelé qui ombre les cheveux et en fait ^ntir les reliefs et les dépressions, une teinte plate d Une valeur égale à la couleur la plus claire des parties des cheveux vivement éclairées.
- Cette règle est générale et c’est celle que nous appliquons dans l’exécution de nos dessous photocliromiques. ()h en pourrait dire autant des effets d’une robe de soie °u de velours, d’un vêtement foncé, dont certains plis 611 saillie et fortement éclairés, se traduisent par du bjanc pur dans le tirage positif. Une demi-teinte doit, 81 î’on veut être exact, si l’on tient à rendre ce que les Jeux, voient et comme ils le voient, doit, disons-nous,
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- éteindre ce grand blanc et jamais le procédé des trois couleurs seules n’y parviendra.
- De cette erreur on peut conclure à une foule d’autres du môme genre, et c’est pourquoi nous soutenons que, sous prétexte d’être scientifique, il n’est pas permis de produire des résultats faux de tons, incomplets comme variété de couleurs.
- Avec la photochromie qui n’est plus un procédé automatique de toutes pièces, mais bien une méthode où l’artiste appelle seulement la photographie à son aide pour être plus vrai et plus exact, ces erreurs ne sont pas admissibles.
- La photochromie n’exclut aucun des moyens qui peuvent conduire à être vrai, si elle produit parfois des œuvres médiocres et même mauvaises, ce n’est point a11 système lui-même qu’il faut s’en prendre, mais bien à ceux qui le pratiquent mal.
- Ce qui est certain, c’est que 'la photographie, reproduit mieux qu’aucun travail manuel la vérité de l’asped superficiel des objets.
- Un effet vitreux, un aspect métallique ou bien une surface veloutée sont rendus par le cliché photographique de la façon la plus exacte. Nul artiste ne parviendra à faire mieux; pourquoi, alors, se passer d’un auxiliaire aussi précieux que l’est la photographie et recourir au seul travail de la main de l’homme impuissante à faire aussi bien et aussi rapidement ?
- C’est là, dans ces quelques mots, que se résume D photochromie tout entière.
- Evidemment elle ne peut, en général, servir à créer, et son objet spécial est de copier, nous disons en général, parce que, dans la plupart des cas, les moyens graphiques de reproduction servent surtout à multiplié les copies d’œuvres originales.
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- Pourtant, rien ne s’oppose à ce que l’on ne crée une °eilVre en vue de la multiplier, de même que les planés à l’eau-forte de Rembrandt, par exemple, ont été Coûtées par lui en vue d’un tirage multiple.
- ^ais arrivons à la marche opératoire de ce procédé. e Négatif une fois exécuté dans les meilleures condi-°Us possibles, on s’en sert pour créer le trait, mais en pissant différemment suivant que les impressions plio-Comiques devront avoir lieu : 1° à l’aide du procédé charPcm; 2° par la photoglyptie ; 3° par la pho-%pie.
- Quand le nombre des photochromies à exécuter est ‘'treint, s’il s’a-git, par exemple, de quelques épreuves Candies au lieu d’un petit nombre quelconque de ^Productions, le mieux est de recourir au procédé, dit
- , cParbon, dont la description a été donnée dans ce traité.
- f}e^°Us devons faire remarquer, tout d’abord, que l’on ** recourir le moins possible à ce moyen qui ne sau-p donner que des œuvres imparfaites.
- W*1 ^rem^er Heu, °n a à lutter contre le jeu du papier û’h *)0l^e la mixtion colorée, jeu inégal suivant le degré çt^l'^ité, suivant l’épaisseur de la couche de gélatine a force môme du papier.
- ^ .û Second lieu, et c’est là un inconvénient des plus SSOnletlX:-’ les mixtions que l’on trouve dans le commerce w ^°rt rarement composées de telle sorte qu’elles eriïlentla quantité de matière colorante voulue, par cetff0r^ a *a Quantité de gélatine au sein de laquelle ^ Matière colorante est diluée.
- Poq aUtre Part> ie ton cette raatière colorante, que ÏUe GSt con(!aniné à subir, est le plus souvent tout autre to^ui qui conviendrait à la nature de l’objet à re-
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- En dépit de ces défectuosités du procédé au charbon il peut encore servir dans certains cas, c’est ce <lul nous fait une loi d’en décrire les applications à la pi10' tochromie.
- Le papier mixtionné dont on doit se servir, cliolïl parmi les différentes qualités fabriquées comme éta^ celui qui convient le mieux au sujet, est rayé sur le dOÏ dans le sens de sa longueur, pour que l’on puisse, ullf fois les feuilles coupées, retrouver toujours le sens dai1' lequel on a employé le fragment de la première épreih6' c’est elle, en effet, qui sert à établir le trait.
- La mixtion sensibilisée au bichromate de potasse ei donc posée sur le négatif, les raies en long, par exeiflP^ par rapport au cliché ; puis l’épreuve est développée gllf du verre douci et stéariné, par les moyens ordinah’^j enfin reportée sur du papier semblable à celui sur s’exécutera le tirage photochromique.
- Quand l’épreuve a été détachée de son support visoire, on enlève avec de l’alcool la matière gràsse ^ lante qu’elle a entraînée en se séparant du verre, et^ exécute le trait en suivant tous les contours du
- plume, plongée dans de l’encre litho^
- avec une pliique.
- On doit, en traçant ces contours, s’inspirer du m°£ j et contourner toutes les parties de l’image où dohe se trouver des couleurs différentes.
- nie* èî&
- Lorsque ce trait est complet, on n’a qu’à le décalé sur une pierre lithographique, avec des points de reP qui se retrouveront ensuite dans une position idente quand on tirera de ce premier décalque sur les pierl e destinées à recevoir le travail chromo-litliograph1(i approprié à l’œuvre photochromique à exécuter un11 bre quelconque d’autres décalques.
- Chacune des pierres est alors traitée pour sa coin
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- IIEPIIUDI'I'TIUNS l’ULYCllUU.MES 2(J3
- sPéciale avec des parties en teintes plates et d’autres modelées comme l’épreuve photographique elle-même.
- Le tirage lithochromique a lieu ensuite, comme pour ^ lithochromie ordinaire, mais en employant un papier Setnl)lable à celui sur lequel a été exécuté le trait. Ces PaPiers doivent toujours être employés dans le même par rapport à celui des fibres. Si le report de ^ ^Preuve photographique a eu lieu sur du papier placé le sens du travers, il faudra conserver ce même Sens dans l’impression lithochromique.
- Le jeu du papier n’est pas le même, on le sait, dans toUs les sens ; il en résulte que si l’on ne tenait compte ces différences, jamais les diverses superpositions ^°nt nous allons nous occuper ne pourraient tomber exactement à la place voulue ; aucun repérage ne serait
- P°ssible.
- Quand le tirage des couleurs est terminé, on le laisse bieu sécher et l’on y applique ensuite un encollage de butine. L’épreuve en couleurs est alors prête à rece-paj» transfert ordinaire, l’épreuve au charbon, développée convenablement. Le transport s’effectue farinent en mettant dans l’eau les deux surfaces à juxta-Puser ; on fait repérer à la main pendant que le liquide Permet de faire glisser facilement la feuille des cou-^Urs, puis on passe la raclette et on laisse sécher.
- ^vec ce procédé, l’on est obligé de faire autant d’in-Solutions qu’il faut d’épreuves : cette opération est longue, délicate, et d’ailleurs sujette à bien des inconscients que l’on évite, néanmoins, dans les deux procès mécaniques que nous allons décrire.
- ^ous le répétons, l’impression photocliromique,par le Procédé au charbon, ne doit être employée que dans des Cas restreints, mais jamais pour des tirages nombreux qui doivent être réguliers.
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- Photochromie mécanique. — Pour arriver à ulie production vraiment industrielle des impressions plioto-i graphiques en couleurs, on ne saurait employer ^ procédés photographiques nécessitant, pour la formatif de chaque épreuve, le concours des rayons lumineux ; ij est bien simple, actuellement, de remplacer le procé$ au charbon, dont nous venons de parler plus haut, Paf des tirages soit phototypiques, soit photoglyptiqReS‘ superposés aux couleurs préalablement imprimées, Pal la typochromie ou la lithochromie.
- Le repérage, avec l’un ou l’autre de ces deux moye115 d’impression photo-mécanique, est facile à réaliser avec des règles munies d’aiguilles, ce qui procure l’avanta£e considérable de pouvoir réaliser de la sorte des tirag'e5 suivis et en nombre aussi considérable qu’on peut le & sirer.
- Pour l’impression phototypique combinée avec 1111 tirage polychrome, il peut être utile, suivant les ca5, de commencer par la pliototypie, sur laquelle on p°se les couleurs, au lieu de superposer l’impression plioto typique sur les couleurs déjà tirées. Mais quand on ^ usage du modelé photoglyptique, l’on n’a pas le choix, ^ faut absolument le superposer aux couleurs que l’o» a le soin de faire imprimer sur un papier préparé spéci3' lement pour qu’il soit apte à recevoir les couleurs lith°' graphiques et qu’il soit aussi doué de l’imperméabild6 et de la planimétrie exigées par les impressions phot°' glyptiques.
- Nous conseillons de passer à la presse sur du bea11 papier de Rives une couche de vernis lithographiq11^ que l’on saupoudre ensuite de blanc de baryte ou niêaie de céruse, de façon à former une couche qui s’interpoSe entre le papier et la couleur, et permet à celle-ci d} adhérer aisément, tandis que le papier est rendu impe1'
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- REPRODUCTIONS POLYCHROMES 2'Ja
- ^éable à l’eau de l’encre gélatineuse, par cette couclie he poudre, et par le vernis. On doit avoir soin, après poudrage, et dès que le vernis est bien sec, de faire satiner toutes les feuilles pour bien lisser le papier et égaliser sa surface poudrée.
- De la sorte l’on obtient un excellent papier photo-optique très convenable, en même temps, aux impres-Sl°ns lithochromiques.
- Polychromie Germeuü-Bonnaud. — M. Germeuil-honnaud a imaginé un procédé d’impression photographique en couleurs qui s’opère en incorporant à la Matière colorante elle-même la substance sensible à la
- Minière.
- Voici comment il procède : à l’aide d’un cliché quel-c°hque, il imprime sur du papier sensibilisé une légère tge sur laquelle, avec des patrons ou poncifs, il dépose, aux endroits voulus, diverses couches de la'macère colorante sensibilisée, ici du vert, là du rouge ou hh jaune, etc. Cela fait, il pose le même cliché sur le pa-Pt recouvert des teintes plates diverses et de façon à opérer exactement avec la première image légère qui ^ avait été imprimée. Le châssis-presse étant fermé, le °at est maintenu en place et il l’expose à l’action lumi-j^Use. Celle-ci, en agissant sur les couleurs sensibilisées, es modèle et l’on a, au sortir du châssis, une image Photographique en couleurs. Il faut évidemment fixer Ces images comme on le fait pour les impressions monotonies, les bien laver, etc.
- De cette façon, l’on obtient des résultats qui peuvent ^re attrayants. Il va sans dire qu’on est assez limité c ans le choix des couleurs à employer, car il les faut capables de résister aux diverses manipulations chimiques qu’implique ce procédé.
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- 2!>i; rorus de reproductions industrielles
- 11 faut naturellement qu’elles résistent au contact du nitrate d’argetit, de l’hyposullite de soude, etc. Pour que l’eau ne les enlève pas, on les incorpore dans de l’albumine qui se trouve coagulée par le passage au bain de nitrate d’argent.
- Jusqu’à présent, nous n’avons donc d’autre moyen de produire des photographies en couleurs qu’en usant de certains artifices, et il ne faut pas songer encore à obtenir directement des photographies colorées, des imag’eS avec leurs couleurs telles qu’on les voit sur la glace dépolie de la chambre noire.
- Peut-être un jour viendra où cela sera possible, mai5 tout semble indiquer que si ce jour peut arriver il au moins fort éloigné.
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- CHAPITRE XVI
- LES COULEURS
- Sommaire : Qu’est-ce que la couleur ? — Production de la couleur par dispersion, par absorption. — Daltonisme. — Mélange des couleurs.
- Couleurs complémentaires. — Contraste. — Combinaisons binaires et tertiaires des couleurs. — Applications des notions qui précèdent applications des couleurs à l’art décoratif.
- Le chapitre précédent a été entièrement consacré à l’intéressante question de la polychromie ou autrement des procédés à l’aide desquels on arrive à reproduire a^ec des couleurs, soit les objets naturels, soit les œu-Vres d’art polychromes.
- En indiquant très sommairement les principaux procès d’impression ou de reproduction polychromique, h°us n’avons pu que glisser plus rapidement encore sur Certaines notions d’un grand intérêt pour quiconque s °ccupe du maniement et de l’emploi des couleurs.
- Il n’est pas seulement utile d’avoir une idée générale he ce que c’est que la couleur.ou mieux les couleurs, rriais il est encore nécessaire, comme complément d’ins-lï’Uction artistique, de savoir comment se produit la cou-leur par dispersion et par absorption ;
- De savoir ce que c’est que le daltonisme, phénomène Physiologique d’où résulte une perception anormale des c°uleurs. Enfin, pour ne pas toujours procéder à la laCon du bourgeois gentilhomme qui faisait de la prose
- 17.
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- 208 COURS DE RE?KODUl'TIONS INDUSTRIELLES
- sans le savoir, il est bon de se rendre compte du mélange des couleurs, et de ce que l’on entend par couleurs complémentaires, ce qui conduit à 1’explication du contraste.
- Nous dirons un mot aussi des combinaisons binaires et tertiaires des couleurs, nous terminerons enfin cette étude toute spéciale par quelques considérations d’un ordre forcément général sur les applications des couleurs à la peinture et surtout à l’art décoratif.
- Ce court programme n’en est pas moins gros de faits» aussi devons-nous, pour le réaliser en entier, insister peu, trop peu, sur chacune de ses parties.
- De ce que nous allons dire il restera certainement dans l’esprit de nos lecteurs quelques souvenirs utiles et, si peu que cela soit, ça vaudra toujours mieux que rien.
- L’on s’attend tout de suite à une définition de la couleur et l’on a raison ; avant de nous occuper des principaux faits qui sont relatifs aux couleurs il est en effet indispensable de jeter des bases solides d’argumentation ou tout au moins des bases convenues, admises, si leur solidité pouvait être contestable.
- Cette définition n’est pas aussi simple à exprimer qu’on le croirait de prime abord.
- Avant de parler de couleur il faut parler du sens de la vision sans lequel aucune couleur n’existerait pour nous et ce sens de la vision n’est lui-mème qu’une conséquence de l’intervention d’un agent physique qui est la lumière.
- Cet agent physique nous l’avons vu nous venir en aide, par sa force chimique, pour bien des genres de reproductions photographiques. Nous avons ainsi constaté son pouvoir d’agir sur certaines substances pour les transformer. Mais il est aussi doué d’une force nié'
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- LES COLLEURS
- Unique ou physique ainsi que cela est prouvé par son action sur le radiomètre crookes et sur le sélénium.
- Nous disons que le sens de la vision n’est qu’une con-sôquence de l’intervention de la lumière.
- Ce qui nous amène, pour remonter à la source de toute vision et des couleurs, à chercher ce que c’est que ^ lumière. — Qu’est-ce en effet que la lumière ?
- La réponse la plus simple et la plus directe à cette Gestion c’est que la lumière est quelque chose qui nous ^e'ut des corps lumineux et qui excite d'une certaine foçon le sens de la vision.
- t^ais ce quelque chose quel est-il ? Ici la porte est Garnie ouverte aux hypothèses, nous nous contente-^Us de celle qui, jusqu’ici, paraît la plus rationnelle, la ^ieux démontrée par les faits.
- La lumière se composerait d’ondes qui, partant des Corps lumineux, viennent frapper nos yeux à peu près ta même manière que les ondulations de la mer vien-neut battre sur les rochers du rivage. Cela s’appelle le ^stème des ondes.
- Lans cette hypothèse, les atomes dont se compose la aiïune d’une bougie, sont eux-mêmes dans un état de 'dation et communiquent leur mouvement vibratoire aU}c autres molécules avec lesquelles ils se trouvent en ^ 0ritact ; les ondes ainsi engendrées se propagent dans ^es les directions comme le font les ondes circulaires produit la chute d’une pierre dans une eau tranquille.
- Les ondes finissent par atteindre la surface de la ^hrie où, par suite de phénomènes physiologiques, plus Clles à constater qu’à expliquer, elles déterminent la eusation de la lumière.
- ^lors nous voyons la flamme de la bougie.
- kes corps qui ne sont pas lumineux par eux-mêmes
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- CUL'iiS UE UEriUJi)l'<."i'lU-NS L\Ul SEMELLES
- o (M)
- ne peuvent être vus directement ; pour qu’on les apef' çoive, la présence d’un corps lumineux par lui-inéme est indispensable.
- Les ondes partant des corps lumineux allant dans toutes les directions, quelques-unes frappent ces corps d’où elles rebondissent et arrivent à l’œil de l’observa' teur après avoir subi certaines modifications sur 1®S' quelles nous aurons bientôt à revenir.
- Ce rebondissement a reçu le nom de réflexion, le po11' voir réflecteur des corps est variable suivant la natuù de ces corps et surtout suivant que leur surface est plllS ou moins polie, plus ou moins rugueuse.
- Les surfaces polies et surtout métalliques et polie? sont les meilleurs réflecteurs de la lumière. L’artis^ peut presque toujours les considérer comme réfléchi saut presque toute la lumière qu’elles reçoivent.
- L’argent poli, pour citer un exemple, réfléchit 9*2^ de la lumière qui tombe perpendiculairement à sa su1' face. Il n’en est pas de même de la surface de Ve tranquille; si elle reçoit un rayon lumineux faisant 1111 petit angle avec la surface, la proportion réfléchie ^ aussi considérable qu’avec une surface métallique ; s1’ au contraire, le rayon arrive perpendiculairement à ^ surface la quantité réfléchie est de moins de 4 0/0.
- Nous ne pouvons malheureusement nous appela11' tir sur ces détails d’un si grand intérêt pour les tisfces.
- La plupart des peintures et des ornements en coule111 sont vus à l’aide de la lumière qu’ils réfléchissent d’u111 manière diffuse à l’œil de l’observateur.
- Au contraire, les transparents, les peintures sül verre ou les vitraux colorés sont vus à l’aide de lu mière qui traverse leur substance avant d’arriver yeux.
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- LF,S COULEURS MOI
- Le même, nous voyons que la très grande majorité d®s objets naturels agissent sur nos organes visuels au ^oyen de la lumière réfléchie et qu’un très petit nombre Salement sont vus par l’intermédiaire d’un mélange de lumière réfléchie et de lumière transmise.
- Il s’ensuit que la nature et le peintre emploient réel-leuient, là, en définitive, juste les mêmes moyens pour sur l’œil du spectateur.
- Cela est bon à dire, bien que banal en apparence, Parce que bien des personnes croient que la nature Peint toujours avec de la lumière, tandis que le peintre est réduit à se servir des couleurs : au fond l’un et l’autre lignent avec de la lumière, bien que, comme on le Veri,a bientôt, la quantité totale des couleurs dont dispose le peintre soit absolument limitée.
- La plupart des objets avec lesquels nous nous trouons sans cesse en contact permettent, à la lumière qui frappe, de pénétrer un peu au-delà de leur surface. Le qui revient à dire qu’ils ont tous un certain degré de L’ansparence.
- La lumière qui pénètre ainsi au-delà de la surface ^es corps subit une certaine modification : ordinairement n’en sort que plus ou moins colorée. Il en résulte (Iue, dans la plupart des cas, deux masses de lumière v'ennent frapper l’œil • l'une, qui s’est réfléchie à la Sui’face, n’a pas changé de couleur ; l’autre, qui n’est ^fléchie qu’a près avoir pénétré dans le corps, a subi Ull(3 modification de teinte.
- Le peintre doit faire tous ses efforts pour empêcher la Plus grande somme de lumière réfléchie par l’extrême SUrface supérieure de son tableau d’arriver jusqu’à l’œil spectateur, il ne se sert jamais que de la lumière qui réfléchie d’une manière irrégulière et diffuse, et qui
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- 302 COURS DE REI’ROÛUCT IONS INDUSTRIELLES
- a, en général, d’abord pénétré à une faible profonde^ dans ses couleurs.
- C’est le principe de la transmission directe de ^ lumière qui sert au peintre en vitraux et au peintre sPr verre pour faire voir leurs tableaux.
- Or comme le verre peint ou le verre coloré transit énormément plus de lumière que les couleurs n’en fléchissent, dans une chambre convenablement éclairé il s’ensuit que l’artiste qui se sert du verre dispo§e d’une gamme de lumière et d’ombre beaucoup plll! étendue que celle du peintre à l’huile ou de l’aqu3' relliste.
- Aussi est-il possible de produire sur verre des hr bleaux qui rivalisent presque avec la nature.
- La vivacité et la pureté des teintes que l’on peut aii^1 obtenir, par transmission directe, sont bien au-dessus ce que peut donner la réflexion, et permettent au peinte sur verre de se servir avec succès de combinaisons ^ couleurs qui, privées de leur éclat et de leur vivaci^ par l’emploi de l’huile ou de la fresque, ne donnerait que de très mauvais résultats.
- Ça n’est pas, par voie de digression que nous avofls été conduit aux quelques considérations qui précède^ elles n’ont eu d’autre objet que de rendre plus tangiï^ notre définition de la lumière en associant cet age^ physique, tout de suite et d’une façon nettement intel' ligible pour des artistes, aux autres éléments insépa' râbles de cet ensemble qu’on appelle la couleur et g111’ ainsi que nous l’avons dit en débutant, se compose de lumière, de vision et de la couleur proprement dite. C&1’’ nous le répétons, sans lumière pas de vision et sa^ vision pas de couleur pour nous.
- La sensation de la vue étant produite par l’actio11 d’ondes lumineuses sur la substance nerveuse de ^
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- LES COULEURS 303
- J^ine, c’est-à-dire de mouvements purement mécaniques mi caractère bien défini, l’on est parvenu à mesurer a longueur de ces ondes.
- L °u a tout d’abord remarqué que la lumière blanche compose d’ondes qui ont toutes les longueurs possibles l°n est arrivé, à l’aide d’un prisme, à trier pour ainsi j 6 les différentes espèces de lumière dont se compose a lumière blanche et à les disposer côte à côte en série leu ordonnée.
- ^ L’on connaît l’expérience qui consiste à projeter sur 1 Prisme en verre un rayon de lumière blanche. Ce SlUe lui fait subir une déviation considérable et si j.^s suivons le rayon dévié nous remarquons qu’au ^ U de rester blanc il s’est transformé en une longue aiUle de couleurs d’une pureté et d’une beauté extrê-es> dui se fondent les unes dans les autres par des dations insensibles.
- est ce que l’on appelle le spectre solaire. Lorsque . °udes ont une longueur de j-sVe cle millimètre elles Nuisent en nous la sensation à laquelle nous don-s lo nom de rouge ; si elles sont réduites à environ y ** de millimètre elles déterminent en nous une sensa-tein/Lfièrente, nous disons alors que la lumière a une
- «fie
- Liff
- orangée.
- j -fin à mesure que les longueurs des ondes diminuent, v Sehsation devient successivement celle du jaune, du 1 du bleu et du violet.
- e^.a prouve évidemment que les couleurs n’ont aucune jstence par elles-mêmes et en dehors de nous.
- ^ u moins, en dehors de nous, c’est là ce qu’il faut comprendre bien que cela étonne de prime-abord, ^dehors de nous ce ne sont que de purs mouvements ^Uniques et il peut y avoir tels êtres, nous pouvons ^oins les imaginer aisément, s’ils n’existent pas, qui
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- 30-1 COURS RE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- seraient constitués (le telle sorte que les ondes lu1111 neuses ne puissent produire sur eux la sensation de ^ couleur, mais bien celle de la clialeur. .
- La couleur n’existant pour nous que par le fait d’^ sens spécial qui permet de la voir et cette -vision 111 s’opérant qu'à l’aide de la lumière il y a là un phéfl0, mène complexe que nous pouvons bien analyser, a1115' que cela vient d’être fait rapidement, et que nous co11 naissons assez bien, maintenant, pour affirmer que* s les corps ont une couleur qui leur sont propre en deb01' de toute action de la lumière sur eux, nous ne pouV°lV savoir quelle est cette couleur puisque nous ne pourri011-la voir qu’à l’aide de la lumière. De là, à conclure <lllfl pour nos sens au moins, les corps n’ont que les coule01-qu’ils empruntent à la lumière, il n’y a qu’un pas et Rollf sortons absolument du domaine de l’hypothèse P°, entrer dans la réalité quand, pour figurer notre peRst* et la faire mieux comprendre, nous disons que l’obscurité tous les corps sont noirs, c’est-à-dire ^ pourvus de couleur.
- ür, l’obscurité correspond à la suppression de n0^, organe visuel, ce qui permet d’établir encore une ^ l'intime corrélation qui existe entre la lumière, la vD*01, et la couleur; corrélation tellement intime que, si supprime l’un ou l’autre des deux premiers éléments^ tous les deux, toute couleur disparait et il n’y a plus du noir.
- Mais revenons au spectre solaire.
- L’on est parvenu à isoler chacune des couleurs dul composent pour les examiner séparément.
- L’on a, de cette façon, mesuré exactement les PoSle tions des espaces colorés du spectre donné par le p^sl et aussi l’espace qu’y occupe chacune des couleurs-
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- LES COELKERS
- 305
- Nombre de divisions
- des espaces.
- 1 -19
- WmifTf» nj’Mnué .......
- (^raiurp 10
- .Tttiinft nrano’p t . , 20
- 10
- Jaune verdâtre et vert jaunâtre.... 104
- Vert et vert bleu 103
- 48
- Bleu et violet bleu 311
- Violet 194
- 1000
- couleurs diverses peuvent servir de types à toutes
- autres teintes possibles, sauf pourtant une seule, la *ate pourprée dont la sensation ne peut être produite ?üe Par l’action combinée des ondes rouges et des violes, ou encore par celle des ondes rouges et bleues. ^ on est parvenu encore à recomposer la lumière blan-j16) après sa décomposition par le prisme, en faisant 0lbber le spectre sur un prisme concave et concentrer (,as les rayons colorés à un foyer où ils se réunissent °^sct donnent un mélange absolument blanc, j ^ette expérience prouve d’une façon bien évidente, si première décomposition de la lumière blanche par le ^lsibe ne suffisait pas, que la lumière blanche est bien 1 Mélange de rayons colorés.
- fait de la décomposition de la lumière blanche par
- des
- prisme nous conduit donc à un moyen de production A8 couleurs par la dispersion. Il y a d’autres moyens
- Poi
- fie
- î'hé
- Production des couléurs qui sont Yinterfèrence et la arisation, Y opalescence et la phosphorescence, mais
- Pouvant tout dire, nous avons liâte d’en arriver aux ‘fiomènes (Yabsorption auxquels sont dues, presque
- freinent, les couleurs des objets ordinaires : les
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- 306 COURS LE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- couleurs dont les peintres se servent, les teinture des étoffes, la matière colorante des fleurs, des arbre* des rochers, de l’eau, etc.
- Prenons pour exemple un fragment de verre colon en jaune orangé. Quand nous posons ce verre à pla* sur un morceau de drap noir, en l’exposant à la ^ mière du jour, nous voyons qu’il réfléchit la lunû^ vers l’œil, tout comme un morceau de verre à vi^ ordinaire, et que cette lumière est blanche et a011 colorée.
- Les rayons réfléchis sont seulement ceux qui sollf uniquement renvoyés par la surface de la plaque ^ verre, les rayons qui pénètrent à l’intérieur de la si^ stance se trouvant absorbés par le drap noir placéel! dessous et n’arrivant pas à l’œil.
- Si nous soulevons alors le verre de manière à Pel mettre à la lumière de le traverser et de venir fr^ per l’œil, nous trouvons qu’elle est colorée en jau^i orangé. |
- La lumière donnée par la flamme d’une bougie e\ modifiée de la même façon et un rayon de soleil 41'1
- J -iif
- traverse la plaque de verre va tomber sur la mura11 opposée en y formant un point lumineux d’un ro11^ intense.
- Si nous analysons à l'aide du prisme ce rayon roR^ nous reconnaissons que le rayon transmis se comp0* principalement de lumière jaune et d’un peu de lumi^ orangée. Tous les autres rayons sont absorbés. En l'e‘l lité, ils sont convertis en chaleur et élèvent très léf^ rement la température du verre.
- L’épaisseur du milieu absorbant modifie dans une cel taine mesure la couleur du rayon transmis.
- Si l’on superpose six ou huit plaques de verre la lumière transmise devient orangée, si Ton augmeïl
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- LES COLLEURS
- é!07
- encore le nombre des plaques du même verre, la couleur °btenue se change en rouge foncé.
- La nature de la substance absorbante joue aussi un tpès grand rôle dans la transmission des rayons lumi-^enx, suivant que cette substance est translucide comme ^n verre, poreuse comme un corps en poudre, mate comme la plupart des surfaces des objets naturels ou
- nnie.
- L résulte de ces faits que la substance avec laquelle ^es matières sont mélangées exerce une grande influence Slxr leur apparence.
- Les dessins exécutés au pastel et les peintures à l’huile n°us offrent les deux extrêmes ; les aquarelles tiennent milieu entre les deux.
- Aussi la peinture à l’huile est-elle caractérisée par la Richesse des couleurs et la transparence et la profondeur de ses ombres, tandis que dans les pastels les tintes sont plus pâles et les ombres moins marquées ; 611 outre, les pastels semblent toujours couverts d’une Vapeur légère qui se prête admirablement à l’imitation (lu ciel et des distances, et qui est due à une certaine Entité de lumière blanche réfléchie à la surface des Molécules de la poudre colorante.
- Les changements qu’éprouve le véhicule de la cou-ei]r sont quelquefois une source d’embarras pour le Cintre.
- Lola se produit surtout pour la fresque, et aussi, dans dlle certaine mesure, pour l’aquarelle : tant que la cou-eur est humide, elle semble plus foncée qu’on ne la voit erisuite lorsqu’elle est sèche, et, en mettant chaque ^°Uche, le peintre doit tenir compte de ces changeants.
- L est là une des raisons qui rendent l’aquarelle plus cile que la peinture à l’huile.
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- COURS DE REPRODUCTION'!* INDUSTRIELLES
- Lorsque nous usons d'une matière colorante pour obtenir la lumière colorée, cette lumière confient ordinairement plus de lumière blanche que quand nom* nous servons d’un verre coloré ; en outre, elle est moins lumineuse que la lumière donnée par le verre coloré.
- L’éclairage de l’intérieur de nos maisons n’est paS très vif, de sorte que, au point de vue pratique, ceD1 qui peint à l’huile ou à l’aquarelle ne dispose que d’uRe échelle lumineuse peu étendue ; de là vient le son1 extraordinaire avec lequel le peintre ménage ses reg' j sources en fait de lumière et d’ombre. j
- Les couleurs que présentent les tissus sont dues l’absorption comme celles du verre coloré. Pour Ie5 tissus de soie et de laine, la teinture pénètre complète ment les fibres, de sorte que, au microscope, elles p^' sentent à peu près le même aspect que des fils fins $
- verre coloré. .
- Les couleurs des substances colorantes et des matièi’e: tinctoriales sont dues à l’absorption, c’est à la mèi]ie cause qu’il faut attribuer les couleurs de la plupart & objets que l’on voit dans un paysage.
- L’eau, en dehors de la réflexion du bleu du ciel, a ^
- couleur qui lui est propre quand on la voit en grai masse, elle est d’une teinte bleuâtre qui prouve qu’il y
- absorption par elle rouge du spectre.
- de tous les rayons à l’extrétfi
- Des objets blancs jetés au fond des eaux limpides lac de Genève apparaissent avec une couleur d’un
- bie11
- JJ
- verdâtre et cet effet se produit indépendamment de ^ couleur du ciçl, même lorsqu’il est gris et couvert nuages.
- Quant à la couleur verte des végétaux, elle consti un phénomène tout particulier.
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- LES COULEURS
- Examinées au spectroscope, les feuilles vertes donnent 1111 spectre où se trouve le rouge, le rouge orangé, 1 orangé, le jaune, le jaune*verdâtre et le vert jaunâtre, Puis un peu de vert pur. La somme de toutes ces courues donne un vert un peu jaunâtre. Les autres rayons
- la lumière blanche sont absorbés.
- Les couleurs que présentent les métaux, le cuivre, l’°r, le laiton, etc., sont dues à l’absorption.
- Une assez grande quantité de lumière blanche est réfléchie par la surface extérieure du métal, suivant lu’il est plus ou moins poli, mais avec cette lumière blanche est mêlée une certaine quantité de lumière qui a pénétré jusqu’à une petite distance dans la substance du métal et qui y a subi la réflexion ; cette seconde portion de lumière est colorée.
- Les surfaces polies des métaux jouissent d’une propriété qui ajoute à leur éclat apparent et en accroît l’effet.
- Les portions de la surface qui ne sont pas tournées vers la lumière n’en réfléchissent souvent que très peu et semblent presque noires. Ce contraste rehausse l’as-Pect brillant et étincelant des parties éclairées et les met bien au-dessus des surfaces peintes.
- A-ussi, dans la peinture, ne peut-on employer les mé-l&ux à côté des couleurs, à moins de ne regarder le ^bleau composé de métaux et de couleurs que sous Pu angle d’éclairage favorable à l’effet du métal ; sans Cela, de pareils tableaux manquent absolument d’harmonie.
- E’un autre côté, l’éclat de certains métaux, et surtout
- l’or, dont la richesse de couleur est si grande, les rend éminemment propres à encadrer les peintures et à les isoler des objets voisins.
- En cadre peint, ou en bois, possédant une couleur de
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- 310 COURS RE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- la même catégorie que celles du tableau, en devient en quelque sorte l’extension et peut nuire à l’harmonie de son coloris, il est une sorte de redite et, de plus, son pouvoir isolant est, par ce fait même, inférieur à celui de l’or.
- Ces phénomènes d’absorption sembleraient devoir cofl-duire, tôt ou tard, à une fixation, dans un milieu quelconque, des colorations dont nous avons la sensation! mais rien, dans l’état actuel de la science, ne donne lie11 de supposer que ce grand problème photographique doive être jamais résolu.
- Rien ne prouve pourtant qu’il ne le sera pas quand R science, toujours progressive, se sera enrichie de nouvelles découvertes. Pour le moment, on ne voit encore aucune raison pour que l’action des rayons rouges sur une certaine substance produise un composé rouget pour que celle des rayons verts et violets produise des composés verts et violets, et pourtant ça n’est qu’à cette condition que l’on réalisera la reproduction des couleurs par la photographie.
- Avant d’en finir avec la production des couleurs pur absorption, nous croyons intéressant de donner la liste des matières colorantes qui, d’après quelques expérimentateurs sérieux, résistent à l’action prolongée de lu lumière ainsi qu’à celle des gaz délétères.
- Cela est d’autant plus utile que l’on paraît s’en préoccuper moins, ainsi que cela arrive de nos jours où lu chimie a doté les arts décoratifs de splendides matières colorantes, mais d’autant moins solides qu’elles sont plcs belles et plus éclatantes.
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- blanc. j^ailc de zinc.
- anc de perie véritable Ri*C de baryte.
- ‘anc d’étain.
- ROUGE.
- ermill,
- on.
- mdien. de Venise. u§c clair.
- Cre rouge.
- BRUN.
- Brun de Rubens.
- Brun de Vandyck.
- Terre d’ombre naturelle. Terre d’ombre calcinée. Terre de Gassel.
- Terre de Cologne. Bistre.
- Sépia.
- Asphalte.
- VERT.
- ORANGÉ. Villon orangé, de Mars, orangée.
- de Sienne calcinée. CN de Rome calcinée.
- , j JAUNE.
- uatle de cadmium •Ce citron.
- Or.116 de strentian Ve Jaune.
- 0je de Sienne ni On" d’Oxford.
- Ocre a® R°me-
- ftcre î6 roclle*
- «rime.
- Oxyde de chrome. Vert de Rinman. Terre verte.
- NOIR.
- Noir d’ivoire.
- Noir de fumée. Encre de Chine. Graphite.
- BLEU.
- Outremer. Ocre bleue.
- VIOLET.
- Ocre pourpre. Violet de mars.
- blanc de céruse, le smalt et le bleu de cobalt ré-à l’action de la lumière, mais non à celle des gaz ^les' ^es deux dernières de ces couleurs sont con-comme résistantes pour l’aquarelle.
- v0. •
- ou i lCl Une série de couleurs qui ne s’altèrent pas quand VwGs mëlange à la chaux, et, par conséquent, con-
- ‘‘“'«t à la fresque:
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- COURS 1)E KEl’RODUCTIUNS INDUSTRIELLES
- BLANC.
- Blanc de perle.
- Baryte.
- Gypse.
- Terres pures.
- BLEU.
- Outremer.
- Smalt.
- 'Cobalt.
- VERT.
- Terre verte.
- Vert émeraude.
- Vert de montagne.
- Vert de cobalt.
- Vert de chrome.
- JAUNE.
- Jaune indien.
- Ocre jaune.
- Ocre d’Oxford.
- Ocre de Rome.
- Ocre de roche.
- Ocre brune. .
- Terre de Sienne naturelle. Jaune de Naples.
- orange.
- Vermillon orangé.
- Orangé de chrome.
- Ocre orangée.
- Jaune de Mars.
- Terre de Sienne calcinée-
- NOIR.
- Noir d’ivoire.
- Noir de fumée.
- Craie noire.
- Graphite.
- pourpre.
- Garance pourpre.
- Ocre pourpre.
- BRUN.
- Brun Vandyck.
- Brun de Rubens.
- Terre d’ombre naturelle-Terre calcinée.
- Terre de Cassel.
- Terre de Cologne.
- Terre d’Anvers.
- Bistre.
- ]è
- Couleurs d’aquarelles qui résistent à l’action ü lumière :
- ROUGE.
- BRUN.
- Rouge indien. Rouge clair.
- Terre d’ombre.
- Terre de Sienne calciuee‘
- ORANGÉ,
- VERT.
- Jaune de Mars
- Terre verte.
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- LES CUULEULS
- Cobalt.
- !?leu de France,
- ^alt.
- Üleu nouveau.
- Jaune de cadmium. Ocre jaune.
- Ocre de Rome.
- L’expérience a été faite en exposant ces couleurs au soleil pendant trois mois et demi d’été.
- Les couleurs suivantes sont toutes plus ou moins altères (exposition au soleil durant trois mois et demi ^ ^té) ; nous commençons par les couleurs les plus résistantes, celles qui le sont le moins étant placées à la fin de notre liste :
- Jaune de chrome, devient légèrement verdâtre.
- Minium, devient un peu moins orangé.
- Jaune de Naples, devient légèrement brun verdâtre.
- Terre de Sienne naturelle, pâlit légèrement; devient plus jaunâtre.
- Vermillon, devient plus foncé et brunâtre.
- A.uréoline, passe légèrement.
- Jaune indien, passe légèrement.
- Bleu d’Anvers, passe légèrement.
- Vert émeraude, passe légèrement et devient plus brunâtre. Garance rose, passe légèrement et devient plus pourprée. Sépia, passe légèrement. •
- •^leu de Prusse, passe un peu.
- ^ert de Ilooker, devient plus bleuâtre.
- Gomme-Gutte, passe et devient plus grise, bistre, passe et devient plus gris.
- Garance calcinée, passe un peu.
- Lmn de Vandyck, passe et devient plus gris.
- L^igo, passe un peu. nose brun, passe beaucoup.
- Carmin violet, passe beaucoup et devient brunâtre Laque jaune, passe beaucoup et devient brunâtre.
- Laque cramoisie, passe et s’efface.
- Carmin, passe et s’efface.
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- 314 COUKS UE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- La garance rose, la garance calcinée ou brune et la garance pourpre sont toutes un peu altérées lorsqu’011 les laisse exposées aux rayons solaires pendant soixante-dix heures. Les teintes pâles des couleurs suivantes ont été complètement effacées par une exposition bi°n plus courte aux rayons du soleil ' :
- Carmin. Laque jaune. Rose d’Italie.
- Rouge-franc. Vert de vessie. Carmin violet.
- Sang-dragon. Rose brun.
- Dans tous les cas que nous avons examinés jusqu’ici’ la sensation de la couleur a été le résultat de l’actio11 exercée sur l’œil par une lumière colorée, c’est-à-dh’e par des ondes lumineuses ayant pratiquement une loR' gueur bien définie. Toutefois, comme la couleur n’est qu’une sensation et n’a, ainsi que nous avons essayé de le démontrer, aucune existence en dehors de l’organi' sation nerveuse des êtres vivants, il résulte de ce fait que, par suite d’un certain état anormal de notre orgR' nisme visuel, nous pouvons avoir une perception anof' male des couleurs, c’est-à-dire des sensations modifiée5 de telle sorte, par les mêmes rayons colorés, que de5 rayons rouges, par exemple, pour une vision normale) disparaîtront ou seront d’une autre couleur pour une vision anormale.
- C’est ce que l’on dit tous les jours quand on se refuse à discuter des couleurs.
- Tout le monde n’y voit pas de la même façon, et c’est là encore une des dernières, preuves à donner de ce fait que les objets de la nature n’ont pas une couleur propre
- 1 Ces données ainsi que la plupart des' considérations contenues da«s ce chapitre sont extraites du remarquable ouvrage de .M. Rood sur |:1 Théorie scientifique des couleurs. Bibliothèque internationale, libraiùe Germer-Baillière, à Paris.
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- LES CUULEUKS
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- et que leur couleur apparente n’est que le résultat d’une c°nibinaison de certains phénomènes lumineux avec Organisme visuel de chaque être vivant, organisme friable et entraînant, avec ces modifications, celle de couleur des corps observés.
- On a découvert une substance, la santonine, qui, ^l'squ’on l’avale, fait paraître jaunes verdâtres les objets Varies et change les teintes des objets colorés. C’est là llbe modification accidentelle et temporaire de notre °rganisme visuel.
- Oes recherches faites pendant ce siècle ont démontré ïu’un grand nombre de personnes naissent avec une Perception anormale ou imparfaite des couleurs.
- Ce défaut est tellement grave chez quelques sujets qu’il aaîène les plus étranges méprises. Les hommes en sont ^en moins exempts que les femmes.
- fcur quarante et un élèves d’une même institution, ^ebeck a trouvé cinq Daltoniens. C’est le nom donné ailx personnes qui sont affectées de cette modification üela vue, du nom de Dalton, célèbre chimiste anglais, était affligé de ce défaut et qui l’a, le premier, décrit l,Qe manière exacte.
- Seebeck n’a rencontré qu’un seul cas de Daltonisme *ez une femme.
- cas le plus ordinaire est celui où la perception du °uge est imparfaite. Les daltoniens de cette classe ne , ^ aucune différence entre le rouge rose et le vert eUâtre ; dans le spectre, ils ne voient que deux cou-ars qUqps nomment jaune et bleu. Ils perçoivent donc eux des trois couleurs fondamentales que perçoit un tei* normal.
- genre de daltonisme est assez fréquent ; il en est c autre genre qui est plus rare : les personnes de cette légorie ne voient aussi, dans le spectre, que deux cou-
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- HIC» COURS RK KKI'RtjRUCriOXS IXRUSTR1KLLKS
- leurs qu’elles appellent rouge et bleu ; elles distingue11*' facilement le rouge du violet, mais confondent le ver* avec le jaune et le bleu avec le rouge.
- Le daltonisme ou acliromatopsie a une très grand1 importance au point de vue delà pratique, et ce dëfa11* a été sans doute la cause de nombreux accidents df chemin de fer. De 1873 à 1875, M. le docteur Favre,ef France, a examiné 1,050 employés de chemins de fer^ il a trouvé parmi eux 98 daltoniens, c’est-à-dire 9,^ pour 0/o- En 1876, sur tout le personnel de la ligne dl Upsala-Gfefle, en Suède, M. le professeur Holmgrea* trouvé 13 daltoniens (sur 266 personnes).
- Il ne faudrait pourtant pas croire que ce défaut al‘ line gravité bien sérieuse quand il existe chez un peint-1* Le champ de ses opérations est naturellement P*11 borné et il peut même, sans la perception du rou?f' produire des tableaux généralement estimés pouf ^ beauté de leur coloris, de même qu’il y a des persofl,lf affligées de surdité partielle qui peuvent devenir mll;1 ciennes et même compositeurs.
- Il est un moyen très simple et très frappant d’ab0*1' en soi presque toute sensation de couleur.
- L’on n’a qu’à brûler un peu de carbonate de soude d^*1 la flamme d’un bec de Bunsen ; il en résulte une luin1^ homogène dont la teinte est jaune orangé. .
- Cette lumière éclaire les objets qui se trouvent d^1' la chambre complètement obscure où a lieu l’expérie11^. mais elle efface toutes les différences de couleur ^]] laisse subsister que la lumière et l’ombre. ^
- La nature, vue à travers un verre bleu, nous app^1 aussi, mais d’une façon moins marquée, avec cette &• ; lisation des couleurs qui enlève tout attrait au paj'^ le plus agréable à voir avec ses co.uleurs ; l’on n,a faire quelques expériences de ce genre pour se retf
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- l,l<;s eul LKCiiS :;j?
- Cortlpte de ce que Von perdrait en perdant le sens de la c°uleur, pour savoir combien tout ce qui nous entoure n°us paraîtrait affreux sans le cliarme séducteur que ^es couleurs prêtent à tous les objets.
- Ee la théorie des couleurs nous ne dirons que deux ^ols seulement.
- Il est une théorie dite des trois couleurs primitives : le r°uge, le jaune et le bleu, qui, pendant longtemps, a joui d’un certain crédit ; elle avait pour détenseur un célèbre physicien anglais, sir David Brewster. Il soulevait qu’il y a trois sortes de couleurs primitives ou l°vdamentales, celles que nous venons de citer, et que leur mélange en diverses proportions donnait toutes les Autres espèces de couleurs comme cela a lieu en effet fiUand on mélange des matières colorantes rouges, lieues et jaunes.
- Cette théorie de l’existence de ces trois sortes de couleurs fondamentales se retrouve dans la plupart des Imités de physique, sauf les plus modernes, et elle a été a(j°ptée par le plus grand nombre des peintres.
- Elle est cependant tout à fait dénuée de fondement (lUand on envisage la question à un point de vue tliéo-^ïue et même, au point de vue expérimental, est-on c°uduit à une toute autre conclusion.
- .E’après cette théorie, en effet, la lumière verte pro-vient du mélange du bleu et du jaune. Or, en projetant un rayon de lumière bleue sur un rayon de lumière jaune ^ °û obtient, par la combinaison des deux lumières codées, de la couleur blanche et jamais du vert en aucune ^portion et l’on n’obtient du vert que si l’on fait trader un rayon de lumière à travers deux verres supposés, l’un bleu et l’autre jaune, ou bien si l’on opère 6 Mélange de deux matières, l’une bleue et l’autre jaune.
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- De plus si l’on ajoute à la lumière rouge de la lumi^ bleue et de la lumière jaune, l’on n’obtiendra jamar par leur combinaison de la lumière blanche. Ces troR rayons colorés ne constituent donc pas les trois couleur fondamentales qui devraient, tout au moins, produire^ la lumière blanche.
- Les recherches des physiciens modernes les plus db' tingués, des Young, Maxwell, Helmhotz, J.-J. Millier-etc., les ont conduit à adopter comme couleurs fond3' mentales le rouge, le vert et le violet bleu.
- Seulement c’est encore le cas de dire ici que la pi'3' tique et la théorie se trouvent en parfait désaccord Nous n’imaginons guère qu’on puisse, avec du rouge, $ violet-bleu et du vert seulement, peindre des tableau* avec l’exactitude à peu près normale que l’on atteR1’ avec du bleu, du jaune et du rouge.
- 11 est intéressant néanmoins de savoir à cet égard soi* la vérité pratique soit la vérité théorique. Cette derniè^ est, dans le cas qui nous occupe, d’autant moins dang-3' reuse à connaître que jamais l’on ne se trompera 3" point de prendre l’une pour l’autre et, sans oublier Ie; savantes subtilités des physiciens éminents qui ont étud^ toutes ces grandes questions avec tant de persévérant l’on saura bien, à l’heure de l’action, distinguer enhe les effets directs des ondes lumineuses se combinai1’ entre elles et ceux des mélanges opérés entre des sulé' tances colorées par absorption.
- Nous venons de prononcer le mot de mélange. Il sepa1’ pour nos lecteurs d’un grand intérêt qu’il nous fût p°s' sible de consacrer quelques instants à l’importante qn®3' tion du mélange soit des lumières colorées soit des m3' tières colorantes.
- Nous avons dit tantôt que ces deux sortes de mélangé
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- LES COULEURS 310
- ne conduisent pas aux mêmes résultats; pour s’en con-Ancre il est un moyen bien simple imaginé par Maxwell qui consiste à faire tourner rapidement des disques composés, en proportions diverses, de couleurs différentes. Par le fait du mouvement de rotation il y a mé-lange des rayons colorés, mélange essentiellement Afférent de celui qui s’opère si l’on môle ensemble deux Matières colorantes, deux couleurs délayées à l’eau par exemple. Un disque formé de deux parties, l’une bleue et l’autre jaune, produira par la rotation un gris plus °u moins blanchâtre mais jamais du vert. Tandis que du JaUne et du bleu à l’état de matières colorantes mélanges donneront du vert.
- Ces différences peuvent être étudiées avec des disques (e toutes couleurs que l’on groupe dans des proportions ^finies de chacune des couleurs.
- (hi peut, au centre du groupe de disques combinés, Placer un disque de moindre diamètre peint au pinceau avec un mélange des matières colorantes qui, isolément, °ut servi à peindre chacun des disques de grand diacre et lorsqu’on mettra l’appareil en mouvement, l’on ^arquera que le disque central est tout différent du ^lange des lumières colorées réfléchies par les grands 'S(iues combinés.
- dis
- f'6:
- l’aide d’un certain nombre de grands et ,de petits 5{ÎUes de diverses couleurs on peut varier â 1 infini Adressantes expériences, nous sommes obligé, à l-Tet, de n’en donner ici qu’une idée somnidlre dont le 'd'mt, nous le répétons, est de montrer qu’il y a une v yâ’erice souvent bien grande entre les mélanges par atiori et les mélanges sur la palette.
- A autre moyen de faire des études du mélange des J°Rs colorés, nous ne disons pas des matières colo-tefh consiste à employer le stéréoscope. On place,
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- 32U COURS RE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- par exemple, une surface jaune en face d’un des ocir laires et une surface bleue en face de l’autre.
- L’on devrait voir du blanc par l’effet de la visio11 stéréoscopique qui produit l’illusion de la superposition des deux images, mais non l’on voit l’image tantôt bleuet tantôt jaune comme si elle changeait sans cesse de coü' leur ; quelquefois aussi on croit voir une couleur 11 travers l’autre et distinguer nettement les deux <J,|! semblent occuper la même place comme si le inên)f objet avait deux couleurs différentes à la fois.
- On arrive même à percevoir, par moment, une teii^ brillante, gris-bleu ou gris pur, après quoi reparaisse!’1 les fantômes contradictoires du début.
- Çet effet est curieux et il semble constituer une se)r sation nouvelle; il faudrait admettre qu’un vérita^ mélange des couleurs se fait dans le cerveau, iîl11' en ce cas le mélange obtenu par cette méthode dilî’^ sous un rapport de ceux que nous avons décrit pré^ demment.
- En effet, quand nous mélangeons des lumières lorées par rotation nous ne voyons que la teinte rés11, tante et les composantes disparaissent entièren^1!' pour lui céder la place. Au contraire, dans ce méla^. binoculaire des couleurs, la présence de chacune couleurs arimitives se fait constamment sentir et ro11’ sommes j»duits à dire que nous voyons une teinte g’1’1' évidemment composée de bleu et de jaune.
- Le mélange binoculaire des couleurs les fait paraître plus ou moins lustrées et cet effet se r dans la vision stéréoscopique, de telle sorte que le cristal sont rendus avec une réalité que ne saura1^ imiter les peintres qui sont nécessairement forcés présenter les mêmes couleurs, les mêmes teintes cia1 ou sombres également aux deux yeux.
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- LES l.'OELEl'üS iiCL
- C’est par des raisons du même genre que le vernis ^°ïine à une peinture à l’huile, et le verre à une aqua-reUe, un aspect un peu lustré : les yeux voient la pein-tur-e à travers la lumière légèrement réfléchie par le Verre ou le vernis, et semblent pouvoir pénétrer au-^là de la surface colorée ; cette légère illusion s’ac-fj°rde avec l’intention du peintre et lui vient en aide.
- Nous avons dit plus haut que le mélange de deux ^sceaux de lumière colorée donne, dans certains cas, la lumière blanche, c’est ce que fait un mélange de ^eu d’outre-mer et de jaune, ou bien celui du rouge et bleu verdâtre.
- foutes les fois que deux couleurs produisent de la Minière blanche en se mêlant, elles sont dites complémentaires.
- U est important, pour ceux qui recherchent les effets distiques, d’avoir une connaissance exacte de la nature de l’aspect des couleurs complémentaires, car ces c°uleurs fournissent les contrastes les plus marqués « soit possible d’obtenir.
- Sans nous occuper ici du moyen expérimental em-^°yé pour la recherche des couleurs complémentaires, îl0lls nous bornerons à indiquer une série de' couleurs Complémentaires :
- Rouge, — bleu vert.
- Orangé, — bleu cyané.
- Jaune, — bleu d’outremer.
- Jaune verdâtre, — violet.
- Vert, — pourpre.
- ^ y a lieu de tenir compte, encore des quantités respectives ou de l’intensité de chacune des couleurs dont e Mélange donne de la lumière blanche.
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- En faisant cette recherche à l’aide des disques ^ Maxwell, on a trouvé pour les couples suivants :
- Intensité. Intensité. Lumière blanche-
- Carmin . 100 — Vert bleu . 68.6 — 26 ’
- Vermillon . 100 — Bleu vert 66.2 — 26.3
- Orangé . 100 — Bleu verdâtre.... . 88.1 — 27.2
- Jaune . 100 — Bleu . 611.5 — 25.6
- Jaune verdâtre.. . 89.7 — Bleu de France.. . 100 — 28.6
- Jaune verdâtre.. . 88.7 — Violet . 100 — 32.2
- Vert . 100 — Pourpre . 86.9 — 25.7
- Chaque couleur a sa couleur complémentaire.
- Deux couleurs qui sont complémentaires l'une ^ l’autre, vues à la lumière du jour, cessent de l’être vue! à la lumière d’une lampe à huile ou du gaz.
- Par exemple, à la lumière naturelle, 41 parties ^ carmin neutralisent 59 parties de bleu vert et donn^ un gris Véritable ; à la lumière du gaz, ces couleurs llC sont plus complémentaires et, dans les proportions 0llP nous venons d’indiquer, elles fournissent un poui’l^ rouge assez fort. En opérant toujours à la lumière ^ gaz, nous réduisons le rouge à 29 parties et nous portoP le bleu vert à *71 ; la teinte du mélange devient aD1’5 moins rouge, mais il n’y a pas neutralisation. Par l’*ir fluence de la lumière du gaz, les deux couleurs ont cegSt; d’être complémentaires et pour rétablir ce rapport eub’e elles on doit y ajouter 13/5 de vert. On arrive à de se111 blables résultats avec les couples suivants de couleilP complémentaires :
- Vermillon et bleu vert.
- Orangé et bleu cyané.
- Jaune et bleu.
- Ces changements dépendent de deux causes. D’aboi de ce que la lumière du gaz n’a pas la même composite11
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- LES COLLEURS 323
- la lumière blanche ; ensuite, c’est qu’au gaz l’on ne
- Peut
- lue
- arriver à neutraliser deux couleurs l’une par l’autre quand leur mélange a une teinte semblable à celle l’éclairage général, laquelle est, dans ce cas, non pas ^Uche, mais jaune tirant sur l’orangé, résulte de ces expériences cette indication pratique ^Ue si du rouge ou de l’orangé doit être opposé à son c°^Plément, à la lumière du gaz, il faudra donner à la
- c°uieur
- Per
- opposante une teinte plus verdâtre que ne le Mettrait la lumière naturelle ; il en est de môme, , à un degré moindre, du jaune orangé et du jaune
- ’Ji'rnAme.
- Ces
- quelques explications, relatives à la question des
- est 6llrs comPl^mentaires, suffisent pour prouver quelle |, importance dans les applications des couleurs à décoratif. L’on doit tenir compte des données expé-sfatales dont quelques exemples viennent d’être cités,-Peine de produire des œuvres dont l’effet pourra ^ e discordant et trompera, suivant la nature de l’éclai-j6, l’attente de l’artiste et celle du public. flUe 6S* a Peine nécessaire de parler ici d’un phénomène le monde connaît, celui de la durée de Vim-sur la rétine. C’est par suite de cet effet que t0lj re le mélange des rayons colorés dans les disques 'W ^es imaSes secondaires qui résultent de cette de l’impression entrent pour une grande part ^ les apparences que présente l’eau en mouvement. ku- ^ar exemple, nous étudions les vagues de la mer ^ ^es directement par le soleil, nous reconnaissons §rande partie de leur caractère* dépend de raies foJaeuses allongées, qui définissent non seulement les liem6s des grandes masses d’eau, mais aussi celles des S °nc*es qui les diversifient. Si maintenant nous 'ttons ces raies brillantes, si bien connues des
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- 3‘21 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- peintres, en nous servant d’un disque à rotation l©11^ avec un secteur ouvert, nous reconnaîtrons qu’en réalité il n’existe pas du' tout de raies, mais qu’il y a simpleni?11' des images rondes du soleil que le mouvement de 1 allonge ainsi.
- Les photographies instantanées donnent le même & sultat exact et, par cette raison même, paraisse11' inexactes.
- Par la même cause, les membres des animaux mouvement rapide ne sont visibles que d’une mani^
- ef
- périodique ou aux moments où le mouvement change
- sens ; pendant le reste du temps, ils sont pratiquemel1, invisibles. Ces moments de repos relatif sont ceux <ll11 les peintres choisissent pour les représenter, tandis <f-la photographie reproduit souvent les positions iu^ médiaires et donne ainsi un effet qui, malgré sa comp^ exactitude, paraît cependant absurde.
- La variété des couleurs que nous présentent la na^ et l’art est infinie ; elle va des couleurs vives et p11^, du spectre aux teintes ternes et pâles des rocher5 ‘ de la terre, et comprend des classes entières de coul^ qui semblent, au premier coup d’œil, n’avoir entre que peu d’affinité. L’augmentation et la réduction luminosité des couleurs s’ajoutent à leurs valeurs tinctes et contribuent à en accroître l’immense var^
- û\
- L’on a essayé de dresser des cartes de couleur5 mêlant des poids déterminés des couleurs fondamen^ _ et de noir de fumée, de manière à obtenir une au' grande variété de teintes que possible, et en disp°5 , ces teintes en séries régulières. M. Chevreul, dont ü ^ impossible de ne pas citer les remarquables trav^ quand on s’occupe des couleurs, a dressé des carte5^, ce genre ; il s’est servi d’un cercle divisé en 3 pal1( égales par des ravons faisant entre eux un angle
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- LES COULEUR ,325
- il a mis sur ces rayons le rouge, le jaune et le bleu ; tes teintes de ces couleurs étaient copiées sur certaines Parties du spectre prises pour types.
- Entre le rouge et le jaune il a introduit les différentes nnances de l’orangé et du jaune orangé ; entre le jaune eHe bleu, les verts ; enfin, entre le violet et le rouge, tes pourpres ; ceci constitue le premier cercle chromage, qui contient aussi les couleurs les plus pures et tes plus intenses ; le second cercle présente les mêmes c°uleurs mélangées d’une quantité déterminée et assez faible de noir ; le troisième est la répétition du second avec encore plus de noir et ainsi de suite.
- Il y a dix des cercles contenant chacun soixante-douze teintes : les couleurs complémentaires sont disposées l’une en face de l’autre.
- Outre les cercles, il y a des cartes contenant les couleurs arrangées par bandes parallèles ; ces cartes montrent les résultats que donne le mélange de noir et de blanc avec les couleurs contenues dans le premier cercle. Elles se composent de 22 bandes, la bande 0 étant blanche, la bande 21 noire, et la bande 10 identique à la couleur correspondant du premier cercle. Si l’on part <te cette bande n° 10 et que l’on avance vers le 0, la gou-teur devient de plus en plus pâle, puisqu’elle est mélange d’une quantité de blanc de plus en plus grande ; si l’°n marche dans l’autre sens, la couleur devient plus s°mbre et aboutit enfin au noir.
- Il y a 72 séries de ces bandes et aussi une pour le noir et le blanc.
- L'exécution de ces cartes est fort difficile et laisse teujours à désirer, et, d’ailleurs, ce n’est là qu’une clas-stecation arbitraire.
- En réalité, notre connaissance des couleurs et nos Moyens de les soummettre à l’expérience ne sont pas
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- encore assez avancés pour nous permettre même de proposer un plan de classification vraiment scientifique, et puis, y arriverions-nous, qu’entre l’idée et sa mise à exécution il y aurait bien des difficultés à vaincre. Nous n’âvons parlé de cette tentative de classification que pour que cette étude générale de la couleur fût plus com-plète; au pnint de vue pratique, qui intéresse les procédés de la peinture, les méthodes de classification et les cartes des couleurs sont d’un intérêt tout-à-fait secondaire.
- Le contraste. — Nous avons, jusqu’ici, parlé des changements que subissent les surfaces colorées sous l’influence de divers éclairages, ou lorsque leur aspect esffmodifié par le mélange d’une quantité plus ou moins grande soit de lumière blanche, soit colorée.
- Mais il est une autre manière, bien différente de toutes celles dont nous nous sommes occupés jusqu’ici, de changer notablement l’aspect que nous présente une surface colorée : on peut modifier réellement une couleur* à un point considérable sans agir directement sur elle, il suffit pour cela de changer la couleur qui lui est adjacente. Une expérience fort simple permet de vérifier ce fait :
- Si nous découpons dans une feuille de papier rouge deux carrés de 3 à 4 centimètres de côté et que nous posions l’un sur une feuille de papier rouge et l’autre sur une feuille de papier vert, nous verrons que le carré rouge posé sur la feuille rouge paraîtra bien moins brillant et moins saturé que le carré qui se trouve sur le fond vert, et cela au point de nous faire douter que les deux carrés rouges aient réellement la même nuance.
- Par un procédé à peu près semblable, nous pouvons
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- LES COULEURS 327
- prendre une surface réellement incolore, une surface ê'rise et la faire paraître rouge, bleue, verte, etc.
- Ces changements s’obtiennent au moyen de ce qu’on Appelle le contraste et sont dus, en partie, à des effets réels qui prennent naissance dans l’œil même, et en Partie à des incertitudes d’appréciation de la part de 1 °bservateur.
- Cette question du contraste est très importante, elle Mérite, si restreinte que soit la place dont nous avons à disposer encore, que nous l’examinions avec soin.
- Si nous posons un petit carré de papier vert brillant sUr une feuille de papier à dessin gris et que nous tenions les yeux fixés pendant quelques secondes sur te petite croix marquée au centre du carré vert, nous Verrons, en retirant brusquement ce carré, qu’il est remplacé par une image faible de couleur rose.
- L’ombre rose qui s’est ainsi produite a une couleur complémentaire de celle qui lui a donné naissance.
- Le même fait se produira si nous nous servons de Potits carrés d’autres couleurs : un carré rouge donnera naissance à une image bleue verdâtre ; un carré bleu à teïe image jaune ; un carré violet à une image jaune ver-'tetre, et ainsi de suite, la couleur de l’image étant tou-J°Urs le complément de celle qui lui a donné naissance.
- Une explication de ces faits paraîtra sans doute intéressante : la lumière verte (dans le cas du vert sur ^tes), réfléchie parle petit carré de papier, en agissant SUr l’œil, fatigue jusqu’à un certain point les nerfs verts *te la rétine, tandis qu’elle n’agit que faiblement sur ceux
- u rouge et du violet.
- Lorsqu’on retire brusquement le papier vert au moyen
- Uïl fil, de la lumière grise se présente à la rétine fati-et cette lumière peut être considérée comme com-P°sée de lumière rouge, verte et violette. Les nerfs du
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- rouge et du violet, qui ne sont pas fatigués, répondent énergiquement à cette stimulation, au contraire les nerfs du vert répondent plus faiblement à ce nouvel appel qui leur est fait, et par conséquent nous recevons principalement un mélange des sensations du rouge et du violet qui donne pour résultat du rose.
- Cette explication, si satisfaisante qu’elle puisse être, peut manquer d’une certaine rigueur scientifique, ce qu’il importe de savoir, au point de vue qui nous occupe, c’est que le fait existe, il est aisé de le constater expéri' mentalement.
- Si, au lieu de poser notre carré de papier vert sur u» fond gris, nous le plaçons sur un fond jaune, nous conS-tâtons que Y image négative qui lui succède, dès que nous le retirons brusquement, est orangée.
- On pourrait multiplier ces exemples à l’infini, il efl résulte que nous obtenons, en définitive, comme image accidentelle, quelque chose qui équivaut à un mélange de la couleur complémentaire du carré avec la couleur du fond.
- C’est là le principe qu’il est essentiel de retenir pour se rendre compte de toute cette classe de faits.
- Une autre expérience intéressante peut être faite comme il suit : On met un carré de papier noir sur une feuille de papier rouge et l’on regarde avec attentiou leur petit trait fait sur le papier noir. Si l’on retire brusquement le carré noir, l’observateur voit à sa place uue tache plus lumineuse et d’un rouge plus saturé que Ie fond. Cela peut se faire avec un fond de n’importe quelle couleur brillante.
- Allant plus loin dans cette direction, si, au lieu de nous servir d’un carré noir, nous en prenons un dori la couleur soit complémentaire de celle du fond, le résultat sera à peu près le même qu’auparavant.
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- LES COULEURS
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- Ainsi si nous mettons un petit carré vert sur un fond r°uge, nous remarquerons en enlevant brusquement le Petit carré vert que l’image rouge est plus intense que ta coqleur rouge ambiante.
- Tout écran placé sur le papier rouge produira un effet Analogue, parce qu’il protégera contre l’action de la lumière rouge une petite portion de la rétine, ce qui la rendra très sensible ensuite à cette espèce de lumière.
- En second lieu, nous fatiguons les nerfs verts et vio-tats de cette portion en leur présentant une lumière vert bleuâtre, de sorte que plus tard la lumière rouge, réflé-°Eie par le papier rouge, ne pourra plus les stimuler ttiême très faiblement ; par conséquent, la sensation que ttous éprouvons est celle du rouge pur, l’action des nerfs du vert et du violet se trouvant nulle.
- Tous ces phénomènes sont des exemples de ce que l’on peut appeler le contraste successif, parce que nous ^gardons successivement d’une surface à une autre.
- Quand on met des surfaces colorées l’une près de l’aube, et qu’on les compare d’une manière naturelle, le c°utraste successif joue un rôle important et l’apparence *tas couleurs est plus ou moins modifiée suivant ses
- tais.
- Si nous voulons borner notre attention à une seule (tas surfaces colorées, le contraste successif entre encore 611 jeu parce que l’œil se porte involontairement sur l'auto surface colorée ; pour résister à cette tendance, il taut beaucoup de pratique et de soin, caria vision fixe est tout à fait contraire à nos habitudes naturelles. Il eïl résulte que, dans la vision naturelle, les images né-^tatives, bien qu’elles se présentent dans une certaine ^esure, ne sont pas nettes et distinctes, et par suite j,1paPpent ordinairement aux personnes qui n’ont pas
- labitude des observations de ce genre. Malgré cela ces
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- 330 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- images modifient considérablement l’aspect des surfaces colorées qui sont contiguës, et il n’est pas besoin d’avoir un œil exercé pour en reconnaître les changements de teinte.
- Un dessin gris sur fond vert produit par le contraste un effet qui fait apparaître le gris comme teinté par la couleur complémentaire du fond soit rougeâtre.
- M. Chevreul, dans son ouvrage sur le contraste simultané des couleurs, rapporte une anecdote qui fait comprendre l’importance de la question qui nous occupe.
- Des marchands avaient donné à des fabricants des tissus unis rouges, bleu-violet et bleus, en leur demain dant de les orner de dessins noirs. En recevant les tissus ainsi ornés, les marchands se plaignirent que les dessins n’étaient pas en noir, et soutinrent que ceux des étoffe8 rouges étaient verts, ceux des étoffes violettes, jaune verdâtre foncé, et ceux des étoffes bleues, couleur de cuivre.
- M. Chevreul recouvrit le fond avec du papier blanc, de manière à ne laisser voir que le dessin, et alors on reconnut que la couleur de celui-ci était réellement noire et que les effets observés provenaient uniquement du contraste.
- Si l’on veut produire un effet de contraste bien mai1' qué il faut mettre les surfaces colorées aussi près que possible l’une de l’autre.
- M. Chevreul juxtaposait deux bandes colorées sur un même fond, en ayant soin de placer, dans le champ visuel, à une certaine distance l’une de l’autre, les deu* mêmes bandes.
- Les teintes des bandes juxtaposées se trouvaient modifiées, tandis que celles qui étaient placées à une cer* taine distance ne subissaient aucun changement.
- Dans cette expérience l’orangé devient plus rouge et
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- te vert plus vert bleuâtre. Il est une foule de cas de ce genre.
- t 11 résulte de toutes les expériences de ce genre que ^ effet du contraste peut soit nuire à certaines couleurs, s°it les favoriser.
- Les peintres de tous les temps, dans la combinaison *tes couleurs, ont obéi aux lois du contraste, qu’ils ont Pour ainsi dire devinées.
- Le contraste n’existe pas seulement par l’effet du raPprochement de certaines couleurs, mais on en cons-tete encore un dont les seuls éléments sont le blanc, le m>ir et les nuances de gris intermédiaires. .
- Un gris clair placé auprès d’un gris plus foncé parait e*icore plus clair et la nuance foncée paraît plus sombre.
- Un habile emploi du contraste peut faire paraître lumineux et brillants, colorés et intenses, de simples dessus où l’ombre et la lumière sont seuls marqués ; si, aa contraire, on néglige cet élément, les dessins palissent plats et sans vigueur.
- Le contraste entre les nuances foncées et les nuances cteires ne le cède en rien en puissance à celui entre les c°dleurs chaudes et les couleurs froides et, en réalité, le c°ntraste entre le blanc et le noir est, après tout, le c°htraste le plus marqué qui puisse exister.
- L’on comprendra, par le peu qui vient d’être dit, °Ut l’intérêt qui s’attache, pour les peintres décora-eUrs, à l’étude des contrastes. Nous ne pouvons, pour e Moment, nous étendre davantage sur ce sujet dont, tems l’espérons, l’on a maintenant une idée générale assez complète.
- , d’ailleurs, dans les questions de cet ordre, toutes les 0ls scientifiques les mieux étudiées viennent se briser c°ntre des appréciations instinctives, ou causées par un Certain genre d’éducation de l’œil, contre ce que nous
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- pouvons appeler le goût artistique, chose que l’on pos' sède souvent comme un don naturel et que ne donnerait aucune étude, si approfondie qu’elle soit, quand on est dépourvu de cette sorte de sens que l’on appelle Ie goût.
- Pourquoi une certaine combinaison de couleur nous plaît-elle, et pourquoi telle autre disposition nous laisse' t-elle froids ou même nous clioque-t-elle un peu ? ^ réponse est difficile.
- Il est certain que le contraste favorable ou défavorable exerce une grande influence sur notre décision. Notre susceptibilité nerveuse, plus ou moins délicate, peut jouer là un rôle que nous pouvons constater sans toute' fois en préciser avec certitude la cause certaine.
- Il est pourtant des combinaisons de couleurs qu1, normalement, sont reconnues comme étant plus a11 moins favorables. Ainsi :
- Le rouge spectral avec le bleu donne une combinais*)11
- très favorable.
- — avec le vert donne une combinais*)11
- énergique mais un peu dure.
- — avec le jaune donne une combiné'
- son médiocre.
- — avec le minium donne une mauvais
- combinaison.
- — avec le violet donne une mauvais
- combinaison.
- Si l’on remplace la couleur jaune par de l’or la cou1' binaison devient excellente.
- Le vermillon avec le bleu, excellente combinaison-— avec le bleu cyané, excellente com^1' naison.
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- Le vermillon avec le vert, combinaison médiocre.
- — avec le jaune, combinaison médiocre.
- — avec le violet, mauvaise combinaison.
- Nous pourrions multiplier à l’infini ces exemples, dont on trouvera de nombreuses variétés dans, les ouvrages cle MM. Brücke et Chevreul. Soit que l’on veuille connaître les effets produits par les combinaisons des couleurs deux à deux, soit qu’on désire connaître les résultats de leurs combinaisons trois à trois ou ternaires.
- Les combinaisons ternaires les plus employées par les
- peintres et les décorateurs et dont le contraste n’est pas défavorable sont lés suivantes :
- Rouge spectral, jaune, bleu.
- Rouge pourpre, jaune, bleu cyané.
- Orangé, vert, violet.
- Orangé, vert, violet pourpre.
- La combinaison : Carmin, jaune vert était, selon Brücke, fort employée au moyen âge, bien qu’elle nous paraisse dure et grossière.
- Dans quelques-unes des écoles italiennes, l’on a fort employé la combinaison : vermillon, vert et bleu violet.
- Dans l’emploi de ces combinaisons, il y a lieu de remarquer une certaine corrélation entre elles et la nature âe l’éducation des artistes, entre elles et la couleur du milieu au sein duquel ils vivent ou ont vécu.
- Le problème de l’équilibre des couleurs ne peut donc être résolu d’une manière exacte, vraiment scientifique, Par aucune règle nettement définie, il doit être laissé, ainsi que nous venons de le dire, au sentiment et au goût âe l’artiste.
- Dn a, plusieurs fois, essayé d’établir des théories des
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- couleurs sur certaines analogies avec le son. Mais la sensation du son se rattache plus spécialement à l’idée de temps et celle de la vision à l’idée d’espace ; il en résulte une différence fondamentale entre les organes consacrés l’un à la réception des ondes sonores, et l’autre à celle des ondes lumineuses, de sorte que toutes les théories empruntées à la musique sont absolument sans valeur.
- Pour ne citer qu’un exemple frappant de la dissemblance qui existe entre les couleurs et les sons. N’est-il pas vrai que le mélange de deux sons musicaux donne un accord ou un dessin, et que l’oreille de tout musicien exercé reconnaît les notes différentes qui y entrent, tandis que le mélange de deux faisceaux' de lumière colorée produit une couleur nouvelle dont les éléments constitutifs ne sauraient souvent être distingués même par l’œil d’un peintre.
- Ainsi, la lumière rouge et la lumière verte, en se mélangeant, donnent de la lumière jaune, et ce jaune ne peut en aucune façon se distinguer du jaune du spectre, si ce n’est parce qu’il est plus pâle et qu’il semble mélangé d’une certaine quantité de lumière blanche.
- Ce fait, et bien d’autres que l’on peut démontrer de la façon la plus rigoureuse, prouve qu’il y a entre la vue et l’ouïe une différence fondamentale et que l’on ne peut baser une théorie des couleurs sur ce que nous apprend la musique.
- Il n’est pas moins vrai de dire que l’amour des couleurs fait partie de notre nature tout aussi bien que celui de la musique. Nous le trouvons chez les races sauvages ainsi que chez les races civilisées.
- La couleur est moins importante que ta forme, mais elle lui prête un charme particulier. Si un peintre a mal vu ou mal représenté la forme, il nous semble que les
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- ^ases mêmes de son œuvre sont ébranlées, s’il n’a fait ?R un mauvais emploi de la couleur, nous sommes simplement rebutés.
- Le but de la peinture et celui de l’art décoratif sont fren différents l’un de l’autre, et, comme conséquence l°gique, il en résulte que la manière dont ils emploient les couleurs est essentiellement différente.
- Le peintre tire un grand parti des gradations de lumière, d’ombre et de couleurs ; il cherche à exprimer la distance et s’efforce de faire pénétrer l’œil au-delà de la Sucface de ses couleurs ; il aime à dissimuler en quelque Sorte la couleur elle-même et à laisser le spectateur ^ns le doute sur sa nature.
- Le décorateur, au contraire, cherche plutôt à embellir a&e surface à l’aide d’une couleur plutôt qu’à représenter les objets naturels. Il se sert souvent des couleurs Jes pins riches et les plus intenses et en rehausse encore ^ffet par l’emploi fréquent de l’or et de l’argent, du ^anc et du noir.
- U choisit toujours les combinaisons les plus belles et ^ plus apparentes, et ne cherche que rarement à faire Pénétrer la vue plus loin que la surface.
- . L évite la représentation exacte des objets naturels, et 11 y substitue des formes conventionnelles qui servent à parier les effets et fournissent une excuse pour l’intro-auction de couleurs, belles pour elles-mêmes, en dehors
- l’objet représenté.
- La représentation exacte et vraie des 'objets naturels Marque le déclin et la décadence de l’art décoratif.
- Un tableau est une représentation d’un objet absent ; j*ne surface]ornée est essentiellement, non la représen-lation d’un bel objet absent, mais ce bel objet lui-même, n°us n’aimons pas à le voir renoncer à son indépen-
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- CUIRS 1)E REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES dance, et vouloir en même temps être la représentation et la réalité.
- Dans l’ornementation, la couleur sert à produire un résultat qui charme, tandis que dans la peinture le b®* de l’artiste peut être de représenter la douleur, ou mêi®e une scène tragique.
- De tout cela il résulte que le décorateur jouit dans lâ disposition des éléments de ses compositions, d’®®e liberté qui est refusée au peintre. Mais une fois que Ie plan général de sa composition est arrêté, le décorate®r est moins libre qu’on ne pourrait le supposer, de & livrer à sa fantaisie et à son sentiment poétique ; si* n’est guidé par des règles scientifiques ou artistiques,** doit l’être par le goût et le sentiment de la couleur do®* il est doué.
- En réalité, la couleur ne peut être employée av^ succès que par ceux qui l’aiment pour elle-même ind^ pendamment de la forme et chez lesquels le talent de couleur est développé d’une manière distincte.
- La forme la plus simple d’ornementation par la co®' leur nous est offerte par les cas où des surfaces reçoive®* une couche uniforme de couleur destinée à en rend®6 l’aspect plus attrayant.
- L’emploi de plusieurs couleurs sur la même surfai donne naissance à un genre d’ornementation plus coi®' pliqué.
- Sa forme la plus simple consiste en raies de coule®1, ou en dessins géométriques, composés de carrés, d® triangles, d’hexagones, etc.
- En pareil cas la composition chromatique dépend e®' tièrement du goût et de la fantaisie du décorateur.
- Après ces dessins si simples en viennent d’autres pl®s compliqués : arabesques, combinaisons de fantaisie d® lignes droites et de courbes, ou simples inspiration5
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- LES COULEURS 387
- fournies par des feuilles, des fleurs, des plumes et Autres objets.
- Ue choix des couleurs, même pour ces derniers, n’est pas nécessairement influencé par les couleurs réelles ^ objets représentés, mais il est plutôt réglé par des considérations artistiques, à tel point que les véritables couleurs des objets sont souvent remplacées même par f argent ou l’or.
- Un pas de plus, en avant, nous amène aux objets naturels : feuilles, fleurs, figures d’hommes ou d’animaux eniployés comme ornements mais traités d’une manière c°nventionnelle, en tenant un certain compte, cepen-'tunt, de leurs couleurs naturelles ou locales ainsi que de ^Urs formes réelles.
- Dans ces compositions, l’emploi de l’or et de l’argent " P°Ur le fond ou pour les lignes, et l’emploi constant de c°ntours plus ou moins marqués, l’absence d’ombres et te dédain bien franc des couleurs locales partout où elles ne conviennent pas à l’artiste, tout en un mot atteste Çu’il ne s’agit que de décoration.
- Si nous poussons plus loin encore et que nous voulions ^Produire exactement les objets naturels, tout change *1 nistant : dès que nous voyons des groupes de fleurs dessinées avec fidélité et revêtues de leurs couleurs d^turelles, des images correctes d’animaux ou d’êtres demains, des paysages ou des vues de monuments, nous Pouvons être certains que nous avons quitté le domaine e l’ornementation véritable pour pénétrer dans une °ute autre région de l’art.
- Tout ce que nous venons de dire se résume en ces J0°ts : c’est que dans l’art décoratif, la couleur est un dment plus important que la forme ; cela nous paraît re ainsi du moins ; il nous semble qu’il est essentiel flUe les lignes soient gracieuses et montrent de l’imagi-
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- nation ou même un sentiment poétique, mais il n’y a paï lieu d’exiger, de désirer même, qu’elles expriment b forme au point de vue de la réalité : la forme n’en cofl' serve pas moins une très grande importance et c’est perdre son temps que de vouloir orner par la couleur $ qui n’est réellement qu’un effet d’ombre et de lumière
- Ce que nous pensons encore, c’est que les compo®1' tions chromatiques d’un tableau doivent être tout d’aboi l’objet de l’attention la plus minutieuse ; sans cela il mieux se contenter du blanc et du noir.
- C’est en vue de cette bonne composition cliromati^ des décorations que, sans enlever au goût et au tal^ inné, ou acquis de la couleur, leurs droits indiscutable il peut être bon de posséder les quelques notions gé^ raies que nous avons essayé de résumer ici bien rapi^ ment.
- Ce simple aperçu sur les couleurs, s’il fallait le traflf former en un enseignement vraiment efficace, exiger^* de bien autres développements, mais il suffit pour qu’011 ait au moins une idée générale des principaux physiques relatifs à cet ensemble qui s’appelle en raè&e temps lumière, vision et couleurs.
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- CHAPITRE XVII
- ^productions dans un état similaire des oeuvres d’art en creux,
- BAS-RE LIEE ET RONDE-BOSSE.
- So
- industriels.
- 0iIiUiRE : objet de ce chapitre : moulages artistiques et ir w Moulage au plâtre. — Estampage. — Moulage à bon creux. — hallage sur terre molle. — Moulagq sur plâtre ; — sur terre sèche ;
- Sur terre cuite ; — sur marbre ; — sur bois ; — sur métaux ; — sur ature organisée vivante ou morte.
- ba branche industrielle des moyens de reproduction 0llt nous allons nous occuper diffère essentiellement de ^bes qui précèdent. Il ne s’agit plus, dans le cas actuel, e ^produire n’importe quel objet en passant de son état ^urel à un état conventionnel qui se traduit, soit par 11 dessin monochrome, soit par une représentation 01ychrome sur une surface plane, b'fcs procédés de reproductions qui font l’objet de ce laPitre rendent l’œuvre copiée telle qu’elle est, c’est-à-een creux ou en relief, réduite, de même dimension,
- Oli 7 1
- agrandie mais toujours telle qu’est le modèle, procédés confinent, quant à leurs résultats, à la ^dlpture, à la ciselure, à la gravure, au modelage. ais ils diffèrent de ces arts divers en ce qu’ils ne sont la reproduction, par des moyens mécaniques ou chi-<lues, des œuvres originales créées par la main d’un aptiste.
- j^e *a façon .de traiter les œuvres originales nous avons pas à parler ici puisque ce Cours est spéciale-
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- 342 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- ment consacré aux moyens de reproductions industr^j les. Nous entreprendrons donc seulement llénuméraW et la description des principaux procédés plastiques copie des objets en. creux, en bas-relief et en bosse auxquels peut recourir un artiste modeleur reproduire et multiplierJes œuvres de cette sorte.
- C’est dire que nous devons citer :
- Ie Les moulages au plâtre et avec diverses autip substances ;
- 2° Les reproductions galvanoplastiques,
- MOULAGES ARTISTIQUES ET INDUSTRIELS.
- L’étude des moulages en général est du domaine ^ écoles de Beaux-Arts, et nous ferions une œuvre à près inutile en nous étendant ici trop longuement^ cette branche spéciale de l’enseignement artistique.
- Nous nous bornerons donc à résumer rapidement ^ partie relative aux moulages artistiques propren^11 dits, nous réservant d’entrer dans plus de détails ^ sujet des moulages spécialement industriels.
- Moulage au plâtre. — Le plâtre, gypse ou slt^ fate de chaux, est, on le sait, la principale matière pla"' tique qui sert à faire des moulages. On l’emploie à l’$a de plâtre cuit et pulvérisé ; il convient de ne pas s’ea servir trop longtemps après sa calcination sans quoi1 aurait perdu ses qualités. Il ne prendrait plus.
- Un plâtre à moulage de bonne qualité doit prends lentement et devenir très dur, il ne doit pas trop se g0,1< fier par une trop grande absorption d’eau. On trouye d’ailleurs facilement chez les plâtriers des plâtres coD' venables. -
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- MOULAGES ARTISTIQUES ET INDUSTRIELS 343
- I ^0Ur s’en servir on doit le pulvériser bien finement et fimiser s’il est destiné à des travaux délicats. Cela Ce ’ a,U rnomerit de procéder à un moulage, on gâche de Plâtre la quantité nécessaire en l’introduisant dans 6 terrine et y ajoutant une quantité d’eau plus ou fils grande suivant que l’on tient à une prise plus ou ^rapide.
- j.J" ^ y a trop d’eau il sera long à prendre et sans soli-j 6 fificune ; si, au contraire, il y a manque d’eau il se Jcira rapidement et deviendra par ce fait d’un emploi ^ficiie.
- fifie l’on sache que le plâtre peut en moyenne pr^°r^er un sixième de son poids en eau, il vaut mieux céder par imprégnation lente en ajoutant le liquide U fi peu, en remuant constamment le mélange avec une spatuie.
- fai^ exP^rience indique, mieux que nous ne saurions le de^i?ici) a finel degré l’on doit s’arrêter, dans l’addition U eafi, pour avoir une matière convenable au travail fit on s’occupe. Suivant les cas il y a lieu de gâcher clair ou plus serré. L’on se rend bien vite compte ttigé de l’état de sa matière.
- Co °Pération du moulage consiste en un double travail : ldi e,c^011 d’un moule en creux, puis moulage en relief s obtient en coulant le plâtre liquide dans le moule *creux.
- il Iil0uie en creux est l’opération la plus délicate, car obi ! Pas seulement d’appliquer à la surface d’un du ? c°ntre-mouler, surtout quand il est ronde-bosse, ïdus ou moins bien gâché, il faut encore se V°Ccuper des moyens les plus certains d’arriver à un réSU^ en dépouillant le modèle par pièces que l’on dupSrmi)le ensuite pour exécuter le moulage ou la repro-10û de l’objet à copier.
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- COURS RE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Ainsi qu’on l’apprend dans les cours spéciaux rela^ à l’art des moulages artistiques, il y a des règles à sué pour le découpage sur place des pièces qui, réunies suite, constitueront le y rai moule.
- Il y a lieu de prévoir que ces mêmes pièces, une ^ le plâtre coulé et durci dans leur intérieur, devront^ enlevées une à une de façon à dégager la pièce mou™ Il y a à tenir compte dans ce travail des parties qui de dépouille, c’est-à-dire qui se retirent avec facilif 1‘ celles qui ne sont pas de dépouille, telles que lespjf ties rentrantes de certaines statues ou de tout ^ objet d’art.
- Quand on rencontre des cavités dont la partie ^ rieure est plus large que l’entrée, l’on a évidemment ' des parties qui ne sont pas de dépouille.
- Dans le premier cas il n’y a aucune raison pou1’^ pas conserver les pièces du moule en creux correspfllj dantes à des parties de dépouille, tandis que, dan^. deuxième cas, il faut absolument briser la partie0 sur-moulage engagée dans les cavités qui ne sont P1 de dépouille.
- Dans le cas où l’on a à contre-mouler des bas-relief > des gravures au burin, l’opération est des plus surf’ s’il n’y existe aucune partie hors de dépouille; s’d *• présente des parties rentrantes il sera nécessaire de *. mastiquer à l’intérieur pour que l’empreinte ne se tro^l pas retenue dans ces endroits-là. Elle ne pourrait, d’# leurs, être séparée de l’original, si l’on ne prenait °e,, précaution, sans se briser au moins sur les points cor^. pondant aux cavités plus larges à l’intérieur qu’elleS le sont à leur ouverture. ,•
- Le sur-moulage, ou application du plâtre gâchés^ sur la pièce originale dont il s’agit de faire d’abord moule en creux, peut se pratiquer avec d’autres su
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- ki
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- ces Plastiques que du plâtre. On use avec succès, pour °tjet spécial, d’argile molle que l’on laisse se dessé-^er durant un temps convenable avant de procéder au c°upage des pièces. L’argile présente à ce point de a P*11® de facilité que le plâtre et voici pourquoi : En { .^séchant elle diminue sensiblement de volume, de ^ e sorte que la dépouille se fait aisément, le plâtre au
- Uire se gonfle par l’absorption de l’eau et il con-j^1Ve, étant sec, un volume plus considérable. Le mou-^ est alors obligé de faire un plus grand nombre de
- %
- ^ces
- ^nt.
- avec du plâtre, pour tenir compte de ce gonfle-flu’il n’en ferait avec de l’argile.
- ^ estampage à l’argile est donc plus rapide et plus ^omiqUe que le sur-moulage en plâtre, p 11 sait que l’on doit toujours commencer l’estampage r *es parties les plus creuses puis arriver graduelle-
- Jusqu'aux parties les plus saillantes.
- ^nt
- a eu soin, ce sont là des indications absolument ,j, Cataires, de recouvrir toute la surface à estamper poussière fine pour empêcher l’argile d’adliérer. ktampage ne doit pas se faire tout d’une pièce direc-jp ei*t, on recouvre d’abord une partie de l’objet, sur on force bien la matière plastique pour être bien îh’elle porte partout, après quoi on la coupe en le$lS Sllr ses ^orc^s eton la détache. On recouvre ensuite _ tords d’huile ou d’une poudre fine, on replace la he détachée, on fait un autre morceau tout à côté et ^ de suite de manière à avoir finalement toute une de pièces afférentes à chaque par fie de l’ensemble 0îlt k reconstitution, une fois qu’elles auront toutes tirées de dessus le modèle, produira un moule en x exactement semblable à ce dernier. 11 n’y a plus Hs pC°u*er ^ l’intérieur du plâtre clair et quand il est ' 1 °n a une première copie de l’original.
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- 346 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Il est quelquefois nécessaire de consolider le en creux par des chapes. Mais ce sont là des indicatif absolument pratiques que donne l’expérience mieux <1 n’importe quel traité spécial.
- Les moules en creux sont de deux sortes, ils Pel!; vent être utilisables successivement un nombre de $1' plus ou moins grand à l’aide d’un moule à bon creux bien ils peuvent être moulés dans un moule à c perdu.
- On entend par moulage à bon creux une méthode^ moulage qui permet au creux de subsister et de servi1, .couler un certain nombre de plâtres.
- La façon de procéder est la même que celle que venons d’indiquer plus haut avec cette différence lieu de se borner à couler le plâtre dans un moulfi\, plusieurs pièces réunies ensemble et que l’on séÿf ensuite pour en sortir l’épreuve coulée, l’on consté1
- ècp ot
- aussi fortement que possible l’assemblage des p1' moulées sur l’original et groupées ensuite, avec une deux chapes ou enveloppes qui assurent aux morce^ assemblés une parfaite stabilité.
- Ces moules à bon creux peuvent s’exécuter à l’al de diverses substances et mastics qui sont, le pté^. l’argile, le mastic à l’arcanson, le mastic au soufre» mastic gras, etc. ^
- . Quand.il s’agit d’un modèle de facile dépouille»; plâtre seul suffît avec de l’argile pour faire des pofte ^ aux endroits où devront se terminer les divers ceaux. Mais, quand il y a des cavités rentrantes, l’011^ sert, pour les garnir, de mastics qui ont la propriété céder sans se briser, ce qui permet de retirer les ceaux sans altérer la pièce à mouler, surtout si elle e en matière molle.
- Le mastic est donc employé pour être substitué a
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- Mâtn
- moulages artistiques et industriels
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- Pouiu ^anS ^0u^es les Par^es fl11* ne sont lJas de dé-
- i}e^n Couvera, dans les traités spéciaux, les formules il rnastics destinés à cet usage. Quant au mastic gras, ^ r^un^r les pièces qu’on a séparées après leur P lcati°n'süf le modèle. Il est formé par un mélange ^ Sales parties de cire et de résine que l’on fait fondre 116 chaleur très douce.
- ant au moule à creux perdu, nous n’aurons plus
- St 611 dire de plUS ?ue ce que uous avons dit plus pçj ’ d est des cas où il suffit de ne pas se donner la ^ e de constituer un moule à bon creux, lorsqu’il ne flue £’un seul exemplaire à couler. Les pièces du tij 'Calage, une fois rapprochées et maintenues au iH0. c gras, permettent sans autres précautions, à toutei’°is flue i’on opère sur un sujet de grande ^ ei*sion, de faire le coulage désiré, puis l’on sacrifie ç,e.s les pièces du sur-moulage et de l’estampage, i^o lyant la nature des objets sur lesquels on a à sur-Ç. ei>> d y a lieu d’adopter des procédés différents.
- \ Par exemple, on doit surmouler sur terre molle, 1^ Plâtre, sur terre sèche ou sur terre cuite, sur mar-PlaptSUï* ^s’ sur m^aiix divers et enfin sur nature, es> fleurs, nature vivante, etc.
- s» sur terre molle. — Dans ce genre de mou-
- Ni!011 a l’avanl;age de pouvoir faire des coupes. Le 6llr Moisit ses points de coupes de manière à rendre ^acile la dépouille. Il use de mastic au lieu de dans toutes les parties qui ne sont pas de dé-
- SUr V^ire. — Pour conserver le modèle * 0ïl doit passer à sa surface une eau savonneuse
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- très forte, sinon on y passera de Y huile grasse à cli^1 puis on opère comme d’ordinaire. ,
- L’huile grasse se compose d’huile de lin, de cire et litharge que l’on fait cuire ensemble.
- Moulage sur terre sèche. — Dans ce cas, on ne F faire aucune coupe sans s’exposer à briser le iu° , qui, souvent même, est crevassé par l’effet de la desS cation. Il faut alors boucher les crevasses avec de la ^ à modeler, puis on passe sur la terre sèche une w
- couche d’huile et de suif et on procède au mou*” Mais le modèle ne peut généralement servir q1^, fois ; si l’on voulait conserver le modèle, il serait saire de prendre les plus grandes précautions et & couvrir de pièces, en moyenne grandeur, de lUfL au soufre que l’on recouvre ensuite de fausses P^ |,; permettant d’enlever délicatement toutes les pièce5 moulage.
- Moulage sur terre cuite. — L’argile étant très santé, ce moulage exige de grandes précautions. ^ grande partie des pièces se font au mastic, car^ rare que l’on puisse pratiquer des coupes. Si cetfeS sont possibles, on les exécute avec une mince et fiue s d’horloger.
- Moulage sur marhre. — Dans ce cas-ci encore,A f ploi du mastic est préférable à celui du plâtre : cett® |. nière substance, par son travail, pourrait a&eïielJ bris de quelques parties du modèle et l’accident s' irréparable. Il faut donc lutter par le mastic l’expansion du plâtre et souvent même opérer au le moulage du modèle entier. Le modèle doit, tout, être lavé avec de l’eau fortement chargée de ^
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- aa lieu d’user d’iiuile, qui tache le marbre en pénétrant d&Rs son épaisseur de plus en plus.
- Après que le modèle est dépouillé, il faut avoir soin de le laver avec une éponge imbibée d eau chaude pour élever tout le savon qui, en séchant, jaunirait le
- Marbre.
- Moulage sur bois. — Il ne diffère en rien des précé-^ts, mais il n’y a aucune possibilité de faire des coupes et le mouleur doit recourir à la division de la couverte hn grand nombre de pièces et souvent très petites Jjuand il a à mouler des figures entières. L’emploi des ausses pièces lui est alors indispensable et, suivant es Parties, il doit employer le mastic ou la cire. Avant e mouler, on passe sur le modèle une très légère couche e résine qu’on enlève ensuite avec de l'essence de téré-beilthine.
- Jj*°Mage sur métaux. — Sur les métaux, l’emploi du Pté ne Pr^senl;e aucune difficulté, pourvu qu’ils soient
- &fas
- IServés d’un contact immédiat avec lui par un enduit
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- °n se sert généralement d’huile dont l’on recouvre »c soin toutes les parties du modèle. j es métaux que le plâtre mouillé pourrait oxyder ent’ aPrès le moulage, être essuyés promptement p. c linge fin et sec, saupoudré soit de blanc d’Es-sv . » soit de tripoli, soit de potée d’émeri, suivant qu’il d’argent, de bronze ou de laiton ou enfin de fer.
- ^ volage sur la nature organisée, vivante ou morte. °ur mouler les plantes et les fleurs, on procède 1 su^ : La fouille ou la fleur a mouler est posée ()^ sable fin humecté, de manière à présenter en la surface qui doit être moulée. Le dessous doit
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- porter en tous points sur le sable. La surface supérieur est couverte, avec un pinceau, de cire et de poixdr Bourgogne fondues ensemble ; on relève aussitôt la et on la trempe dans l’eau froide, ce qui, en rafferniissaI1 la cire, permet d’en détacher la fleur sans altérer J* forme. On place ensuite le moule de cire sur du mouillé et on couvre de plâtre très clair qu’on fait F nétrer dans tous les replis en pressant doucement un pinceau. La chaleur, dégagée par le plâtre quafl^ prend, ramollit la cire qui, à cause de la moiteur du P tre, ne peut s’y attacher ; on peut ainsi la séparer rement du moule sans l’endommager. ^
- Les moules sur nature sont toujours des moules( creux perdu. Ces moulages se divisent en deux so1^' qui sont :
- 1° Le moulage sur la nature vivante ;
- 2° Le moulage sur la nature morte.
- Moulage sur la nature vivante. — Rien n’est délicat et n’exige, de la part de l’opérateur, pluS.;j soins, de promptitude et de délicatesse, surtout qua11^ s’agit des parties du corps telles que le torse et le visa^ qui exigent des précautions spéciales. Ces moulag^; font au plâtre. La peau du modèle est d’abord avec de l’huile d’olive, puis on prend du plâtre très et très prompt que l’on gâche avec de l’eau tiède, et ^ qu’il commence à prendre on l’applique, si l’on modle torse, par exemple, sur tout le devant du corps. ^ On promène le plus rapidement possible le pince^ longs poils dont on se sert et l’on met plusieurs brira filasse sur la première couche de plâtre. Cette ^ lie le plâtre et empêche la respiration de faire gerce1 moule. ^
- On donne au moule le moins d’épaisseur possible»
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- %on à ne pas exercer une trop forte pression sur
- "estomac.
- Lorsque le plâtre est pris et sec, ce qui doit être affaire de quelques instants, on l’enlève avec précaution et l’on a le devant du torse. On moule ensuite le Prière du torse en opérant de la même façon, mais ayec moins de précaution, parce que l’on n’a pas à Craindre l’effet de la respiration.
- °n doit, après que le moulage est terminé, laver la j^au du modèle avec de l’eau-de-vie pure ou étendue de rès peu d’eau.
- . La partie du modèle qui exige de la part de l’artiste a Plus grande dextérité est incontestablement le vi-
- L doit commencer par graisser la naissance des che-les sourcils, les cils avec de la pommade ou du eürre frais.
- si le modèle est un homme, il doit être parfaitement 1 fraîchement rasé ; l’on huile légèrement la figure et 011 i’entoure d’une ou deux serviettes pour empêcher ^ le plâtre ne coule dans les cheveux et dans les Ailles.
- , Le modèle est couché horizontalement, les yeux et la 0l*che fermés.
- ^Lour que la respiration demeure libre, on place dans ^ touche et dans les narines un petit tuyau de plume, la rigueur, on peut se borner à prendre cette précau-011 pour les narines seulement.
- Quand tout est préparé, on gâche de très bon plâtre ec de l’eau tiède, on le laisse un peu prendre pour di-lriUer d’autant son action sur le visage ; ensuite, avec I Pinceau fin, on applique le plâtre en commençant par fr°nt, par les joues, et l’on termine par la bouche et nez* Le plâtre prend sur-le-champ. Alors on relève
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- promptement le modèle et le masque se détache de lui' même.
- Pour les divers membres du corps l’on procède de même façon mais avec plus de facilité. Toute l’atientio11 du mouleur doit porter sur la pose à donner au membre à mouler. Si l’on a à mouler un bras ou une jambe, d faut que ce membre soit étendu d’une façon convenable) bien librement, et qu’un point d’appui disposé corn®0' dément maintienne bien le membre dans sa position safls gêner le modèle.
- L’on huile la peau légèrement, on graisse les aisselleS avec de la pommade. L’on rase même le poil s’il y a HeU’ puis on place les fils destinés à délimiter les pièces d1' verses, et enfin l’on applique le plâtre.
- Les pieds et les mains sont assez difficiles à moule1’’ car ils ne sont pas de dépouille. 11 y a à disposer les des pièces diverses d’une façon minutieuse. Une gran^ dextérité jointe à une grande pratique est ici nécessaire et ça n’est pas évidemment là une œuvre à confier à Ul1 débutant.
- Moulage sur nature morte. — Nous n’entrerons ici dans tous les détails spéciaux que comporte le lage sur nature morte. C’est une opération fort & licate quand il s’agit des diverses parties d’un cada^ humain, plus que dans aucun autre cas, il faut daJlS celui-ci user de précautions infinies pour arriver à u!l résultat convenable, et surtout ne pas différer l’opârr tion trop longtemps après le moment de la mort, p°ul éviter toutes les déformations qui se produisent dans Ie visage, lui enlèvent sa ressemblance et altèrent son ractère et sa physionomie. ,
- L’on exécute le moulage en agissant comme il a é dit plus haut pour la nature vivante. Il faut éviter <Iue
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- te travail du plâtre, que son gonflement ne produisent *tes déformations dans les parties moulées.
- Quand on veut moujer des membres, il faut, avant teut, les poser et les soutenir convenablement ; le mou-la9e à caisse est en pareil cas fréquemment employé, Parce qu’il permet de mouler en entier le membre, emprisonné d’un seul coup dans le plâtre que l’on coupe riisuite en pièces convenablement divisées et avant qu’il Se soit complètement durci.
- Le mouiage des pièces anatomiques s’effectue généra-tement sans difficulté. L’on a pourtant à lutter quelquefois contre certains accidents et notamment contre le formage; inconvénient qui consiste en ce que des parties du plâtre employé au moulage adhèrent à la surface des pièces à mouler ou des moules à bon creux et nuisent à la fidélité et à la finesse des empreintes.
- M. Stalil, mouleur du muséum d’histoire naturelle, a remarqué qu’un accident de ce genre ne se produisait temais dans le moulage des pièces molles conservées 'tens une solution de chlorure de zinc ; il a donc recommandé d’immerger les pièces à mouler dans une solution *te chlorure de zinc dont le degré varie suivant la nature *te ta pièce, il est de 20 ou 25 degrés environ pour des Pfoces anatomiques molles et de peu de valeur, ou fraies ou conservées pendant plus’ ou moins de temps ’tehs de l’alcool.
- .Si, au contraire, ces pièces sont d’une valeur trop con-ridérable pour pouvoir être immergées, il suffît d’imbi-®er suffisamment de -la même solution ou la totalité *te chaque pièce à la fois, ou successivement les différâtes parties.
- L est bon de faire remarquer que l’on ne devrait pas ehduire son modèle de chlorure de zinc quand on opère
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- sur le vif, à cause de l’action délétère que pourrait exeC' cer sur la peau cette substance acide.
- L’art du mouleur, s’il devait être décrit ici en entier» nous entraînerait à écrire un volume pour le faire coin naître dans tous ses détails. Tel n’est pas notre but, nous n’avons pu qu’y toucher rapidement, ne voulant pas en faire davantage dans un traité qui est forcément un i’e' sumé le plus souvent très sommaire de toutes les que®' tions dont il s’occupe. Nous allons maintenant; et ava^ de parler de la galvanoplastie, qui est une sorte contre-moulage métallique, passer successivement eil revue divers procédés de moulage avec des substance autres que le plâtre.
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- CHAPITRE XVIII
- MOULAGES EN MATIÈRES DIVERSES.
- oMii&ire : Matières propres à exécuter des moulages. — Moulage à cire ; — à la stéarine ; — au soufre ; — au métal de Spence ; — a la gélatine ; — à la gutta-percha. ; — au métal fusible de Darcet ; à la glycérine lithargirée. — Pour les empreintes typographiques. _ Moulage à la mie de pain ; — au papier ; — au carton ; — à la sciure de bois ; — au verre.
- La plupart des matières, soit plastiques soit fusibles à ^ températures peu élevées, peuvent servir à pratiquer des moulages. De ce nombre sont la cire, la stéa-riue, le soufre, le métal de Spence, la gélatine, la gutta-Jercha, le métal de Darcet ; divers alliages de zinc, plomb, 1Sï*iuth et étain, sans parler encore des moulages à la ^ de pain, au papier, au carton, à la sciure de bois, verre, etc., dont l’emploi ne se prête pas, comme Jelui de la première série, aux opérations galvanoplasties. Nous insisterons donc plus spécialement sur les °dlages de la première série.
- , Roulage à la cire. — Ce moulage peut se faire sur ^tes matières dures imperméables à la cire fondue. ^ Prépare convenablement l’objet à mouler avant de j°dler SUr lui la cire pianche que l’on fait fondre à un pU très doux (la cire fond à 68 degrés centigrades). °Ur empêcher que la cire ne s’attache au moule, on
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- expose celui-ci pendant un instant à la vapeur de l’eaU chaude qui l’humecte et forme à sa surface un corp* isolant ; on peut aussi l’huiler légèrement.
- On doit éviter de couler la cire trop chaude.
- Moulage à la stéarine. — Ce moulage s’opère daIP les mêmes conditions que celui à la cire. La stéari^ convient admirablement pour prendre les empreint des médailles et des bas-reliefs les plus finement ciselé elle rend très bien les surfaces polies.
- Cela tient à ce qu’elle se contracte en se refroidissait ce qui a pour effet de réduire un peu les dimensions ^ surmoulage.
- L’on est arrivé, en utilisant cette propriété, à exécu^ des réductions assez considérables de certains objets/11 passant par divers moulages, successifs. .
- Moulage au soufre; au métal dit de Spence. — soufre, dont le point de fusibilité est peu élevé, convieI1 fort bien à de certains moulages : médailles, planc^ gravées, etc.
- On le fait fondre dans un creuset à un feu doux et l'amène à ce degré bien connu des chimistes où il paS5, à l’état pâteux après avoir passé par son état de P^ grande fluidité. On le coule alors sur l’objet à mouleI,^ à mesure qu’il se refroidit il repasse par son mum de fluidité et pénètre alors dans les moindre“ interstices des moules. I
- Ces derniers doivent être légèrement chauffés de recevoir la coulée pour éviter un passage trop rap1 de l’état fluide à l’état solide ; il en résulte des cristal1 sations souvent nuisibles à la pureté du moulage. ^
- Une autre matière qui a avec le soufre une gra11 { analogie est le « métal de Spence ». C’est tout bonneifle
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- Utl sulfure de fer qui a sur le soufre pur l’avantage de Présenter une plus grande dureté; il convient surtout moulages des gravures où les fines tailles exigent ernploi d’une substance à la fois très fluide quand elle est chaude et très dure quand elle s’est refroidie. Le s°ufre, comme le « métal de Spence », auraient une tendance à augmenter de volume en se refroidissant. Wn de se contracter comme la stéarine, il en résulte j}116 difficulté assez grande quelquefois pour séparer enipreinte d’avec le moule si l’on n’a pas bien préparé celui-ci avant le moulage.
- Moulage à la gèlaline. — Ce genre de moulage est Jn des plus convenables à la reproduction des pièces de difficile dépouille à cause de son élasticité qui lui permet ^abandonner, en ne se déformant que momentanément, tes parties rentrantes des modèles. Une fois le moule terti, la gélatine reprend sa forme et l’on est certain Savoir un creux parfait.
- toutes les qualités de gélatine ne sont pas également ^°pres aux moulages ; il faut choisir celles qui se dissent le moins facilement, c’est-à-dire celles qui se 8°nflent le plus dans l’eau froide sans se dissoudre.
- La gélatine est mise à tremper dans une quantité d’eau terminée, puis on la fait dissoudre au bain-marie à la tepérature de l’ébullition ; après quoi on ajoute en fiasse un dixième du poids de la gélatine, on opère le mélange des deux substances, puis on coule sur p te°dèle préalablement préparé et chauffé légèrement à 0 Uve- Quand le refroidissement du moule est complet, 11 te détache du modèle.
- La préparation du modèle doit être faite avec soin, s quoi la gélatine pourrait adhérer aux parties qui Paient pas été enduites de la préparation isolante
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- qui est ou un corps gras ou mieux encore du iiel ^ bœuf.
- La proportion d’eau à introduire dans la gélatine peut varier de 30 à 80 centimètres cubes pour 30 gram111' de matière. Cette différence vient de ce que les divers^ qualités de gélatine absorbent plus ou moins d’eau.
- On peut remplacer la mélasse par de la glycérine Cette substance oléagineuse ne se sèclie pas et elle év$ l’effet de contraction qui se produit dans les.moules $ gélatine quand ils se sèchent. Il faut ajouter de 5 * 10 centimètres cubes’de glycérine pour 30 grammes ^ gélatine et n’effectuer le mélange que lorsque la gélati^ est en complète dissolution et à chaud.
- On colore quelquefois la gélatine pour mieux voir81 le dépouillement du moule s’est opéré d’une manié1,8 complète.
- Ces moules en gélatine étant surtout employés pollf des opérations galvanoplastiques, l’on doit préser^ leur surface contre la pénétration des liquides des galvaniques en l’enduisant d’une substance grasse. OU8
- conseillé, pour atteindre le môme but, de tremper
- moule dans une solution tannique légèrement alcoolisé Cette immersion modifie la surface du moule as^ pour empêcher l’eau d’agir sur la gélatine.
- On peut dans des moules en gélatine couler en plà^ ou en cire pourvu que celle-ci ne soit pas très chau^’ Quand on doit employer la gélatine pour des cre^
- d«
- destinés à recevoir des matières chaudes, il est boa plonger le moule en gélatine dans une dissolution cT^u
- à saturation et de l’y laisser assez longtemps pour 41
- l’alunage ait pénétré l’épaisseur entière de la gélat^ Dans ces conditions, la chaleur ne produit plus aucll]1 tion nuisible.
- M. JBrandeiy aîné donne une formule de prépara^0
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- la gélatine qui, paraît-il, produit d’excellents résul-ats ; Bans un vase chauffé au bain-marie on verse ^ grammes d’eau ordinaire à laquelle on ajoute ^ grammes de sucre candi ; puis on chauffe. Lorsque le Su°re est dissous on ajoute 200 grammes de gélatine de Peau, connue dans le commerce sous le nom de colle Manche de Givet. On a soin, pour faciliter la dissolution,
- concasser la gélatine Dès qu’elle est dissoute, on aJ°ute au mélange 5 grammes d’acide tannique, mais Petit à petit, et en agitant vivement de façon à répartir °ette matière dans toutes les parties du mélange de ( Platine, d’eau et de sucre.
- Il faut bien se garder d’ajouter une plus grande quan-Uté de tannin, elle précipiterait la gélatine et l’on ne Pourrait plus la couler.
- Quand les moulages à la gélatine se font en hiver, la Platine acquiert vite, en se refroidissant après avoir fait prise, une consistance convenable, mais il n’en est Pas de même en été ; aussi faut-il alors avoir recours à P11 refroidissement artificiel produit par un mélange réfrigérant.
- En général, on fait les mélanges réfrigérants en met-a*t en présence du sel marin et de la glace par parties fgales. Le froid que l’on obtient ainsi peut descendre i^squ’à — 17° centigrades.
- On peut encore adopter d’autres formules donnant un r°id plus considérable encore. On arrive par exemple à
- ^8° avec un mélange de :
- Glace................................. 3 parties.
- Chlorure de calcium hydraté........... 4 —
- Ou bien encore :
- Glace.. Potasse
- 3 parties.
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- Mais ces basses températures ne sont pas nécessaire et un mélange de sel marin et de glace suffit large ment.
- Malgré les précautions que l’on peut prendre p°ur éviter que les liquides des bains galvaniques n’altère11! les moules en gélatine, il est urgent d’agir avec rapide dans le début de l’opération galvanoplastique pour la surface intérieure du moule soit promptement recoU' verte d?une petite couche du dépôt métallique. Ilestdoflc nécessaire de rendre cette surface intérieure très cOjr ductrice de l’électricité en multipliant les points mét^' liques de conductibilité. Pour cela on enfonce da^ l’épaisseur de la gélatine, et surtout aux endroits le: plus creux des épingles en cuivre dont l’extrémité vie*1* affleurer l’intérieur du moule et dont les têtes, faisa^ saillie, portent sur le plateau en cuivre qui constitue ^ boîte métallique sur laquelle porte le moule.
- On aura ainsi autant de petits conducteurs que à'? pingles et les parties les plus creuses, qui sont les plüï lentes à recevoir le dépôt métallique, se couvriront ^ métal aussi vite que les autres parties. Il va sans di^ que tout l’intérieur du moule est métallisé par de ^ plombagine, mais nous reviendrons plus loin sur ce$ adaptation des moules en général au travail gal^' nique.
- Quand les moules en gélatine doivent être coupés, l’0*1 se sert pour pratiquer les coupes d’un fil de cuivre mince.
- Moulage à la gutta-percha. — La substance qui ^ le plus ordinairement pour faire des moules pour ^ galvanoplastie est la gutta-percha ramollie par l’eal1 chaude.
- On se procure de l’excellente gutta de moulage, par
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- jaitenient épurée de tout corps étranger1 chez MM. Rat-tler et Gui bal.
- Pour la rendre apte au moulage on n’a qu’à la ramollir de l’eau bouillante et à la malaxer jusqu’à ce qu’elle présente plus de partie dure ; on en forme alors une °ule sans gerçures que l’on place sur le modèle pen-quelle est encore chaude. On exerce alors une °rte pression sur la boule pour l’étaler sur le modèle °nt elle prend l’empreinte bien exacte.
- démoule pendant que la gutta conserve encore un ^eu de chaleur ; si l’on attendait son complet refroidissent elle adhérerait tellement au modèle qu’on ne Errait plus l’en séparer.
- Plant encore un peu chaude elle a une certaine sou-^6sse qui permet de sortir le moule, même de certaines Pauties de difficile dépouille. Ces parties, un instant ^formées, reprennent aisément leur place, mais il faut ^aborder cette difficulté qu’avec bien des précautions.
- j’avantage qu’offre la gutta est de servir indéfiniment ; ^Us elle sert, meilleure elle devient.
- Quand on a à redouter une trop grande distension du Iri°uiage pour en sortir le modèle, on peut ajouter du ^a°utchouc à la gutta-percha ; elle acquiert ainsi plus élasticité et se prête mieux au moulage des objets de lfficile dépouille.
- Pe mélange entraîne malheureusement des compliquons, car il faut dissoudre le caoutchouc et la gutta aUs un de leurs dissolvants, dans du sulfure de carbone
- s’assurer qu’elle est pure on en coupe une dizaine de grammes irieg minces que l’on introduit dans un flacon contenant 500 gram-aoj, f e suîfure de carbone. On laisse digérer pendant douze heures en ^*^6 flacon fortement, de temps en temps, si la gutta abandonne la Se^at c’est qu’elle sera sophistiquée avec diverses matières telles que Iure bois, l’ardoise en poudre, l’oxyde de plomb, etc.
- * our Clames
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- par exemple, parce que le mélange ne pourrait s’opéi’el d’aucune autre manière.
- Moulage au métal fusible de Darcet. — Ce moulai ne peut s’appliquer qu’à des modèles hors de dépoui^' comme le sont en général les médailles, certains W* reliefs, etc.
- L’on met dans une cuiller de fer bien propre métaux suivants :
- Bismuth........................ 3 parties.
- Etain.......................... 3 —
- Plomb.......................... H —
- On la porte sur un feu vif de charbon de bois, ou $
- U
- un bec de Bunsen. Lorsque tout est fondu, on retire* cuiller en fer et on y ajoute un quart de partie de cure.
- L’on brasse avec une baguette en fer et on coule ^ une plaque de fonte.
- Pendant que le métal est encore chaud; on le dh1!f en petites parties pour le faire refondre et couler ^ nouveau en plaques minces. L’alliage est ainsi
- mélangé, il est fusible à une température peu élevée,ê peut servir à opérer certains moulages, mais cela ^ traîne tout un outillage spécial et une grande habité de ces sortes de manipulations.
- Ces procédés de moulage conviennent donc mied* des maisons industrielles qu’aux amateurs qui veuleI1 faire des reproductions, soit par moulages directs, par la galvanoplastie.
- Moulage avec une matière plastique formée litharge et de glycérine. — Le mélange de ces de11
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- matières forme une pâte plastique malléable, propre à faire des moules.
- On prépare cette pâte en mélangeant la glycérine ordinaire avec de la litliarge lavée et sèche, dans des Proportions telles qu’on puisse, suivant le besoin, obtenir une pâte ferme ou une bouillie.
- Bientôt le mélange se transforme en une masse dure et homogène. Cette matière se moule parfaitement et ^produit les surfaces des modèles avec beaucoup de hnesse et d’exactitude.
- Matière à prendre les empreintes des gravures sur ou sur métal pour la reproduction galvano-Mastique. — On mélange et l’on fait fondre sur un feu
- doux :
- Spermaceti (Blanc de baleine).... 425 grammes.
- Acide stéarique............. 200
- Cire vierge................. 470
- Bitume de Judée.............. 10
- Graphite en poudre...,...... 10 —
- ^e mélange constitue une matière susceptible de Prendre parfaitement les empreintes des bois ou des enivres typographiques. On comprime à la presse une Plaque de cette matière sur l’objet à mouler. Seulement' empreintes ainsi obtenues ne se conservent pas sans s altérer, elles se piquent avec le temps, il faut donc les etbployer sans trop attendre. Le plus, généralement les chcheurs en usent au lieu d’employer la gutta, parce lu’elie es|; (pun maniement plus facile.
- Moulage à la mie de pain. — On peut mouler à la de pain toute espèce de modèles pourvu que ces der-^iors soient huilés.
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- Pour préparer cette matière on prend la mie d’un pain sortant du four ou très frais, on y ajoute quelque pen d’alun en poudre et on la triture bien., puis on la travail^ au rouleau jusqu’à ce qu’elle soit propre au moulage» ce qui se reconnaît quand elle ne tient plus ni au rouleau, ni aux doigts.
- La pâte ainsi préparée doit être employée de suite, avant qu’elle ne se sèche, à prendre les empreintes de modèles, soit creux, soit en relief. On en fait une boule en la malaxant avec la main, et en évitant, comme nous l’avons dit plus haut à propos de la gutta-percha, toute gerçure. On pose cette boule sur le modèle, puis ofl comprime la pâte en l’étendant peu à peu de manière à le recouvrir en entier et, cela fait, on pose à la surface supérieure de la pâte une plaque que l’on surmonte d’un poids assez lourd. On laisse sécher la pâte et la sépare alors du modèle. La pâte une fois sèche est très dure.
- Moulage au papier. — C’est le procédé que l’on eni' ploie pour faire les clichages typographiques ; on prend du papier sans colle, mouillé, et on l’applique sur Ie modèle en creux ou en bas-relief, puis avec une bross6 douce et à longs poils on frappe sur le papier jusqu’à ce qu’il ait pris toutes les formes du modèle, on applique successivement de la même façon plusieurs autreS feuilles du même papier mouillé sur la première, niais celles-ci sont mouillées avec une eau gommée de ma" nière à faire corps avec la première. On frappe avec brosse pour assurer l’intimité parfaite du contact, puis on laisse sécher. L’on obtient ainsi très facilement des empreintes dans lesquelles on peut couler du métal fusible, on opère sur moulages faits avec diverses ma-tières telles que la gutta, la cire, etc.
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- Moulage au carton. — Ce genre de moulage sert à Produire des sortes de gaufrages qui exigent deux boules, l’un en creux et l’autre en relief, s’emboîtant Vi dans l’autre. On introduit entre les deux moules carton humecté puis on serre graduellement jusqu’à Ce que les deux moules arrivent à se toucher. On laisse sécher et on enlève l’empreinte qui reproduit fidèlement s°it en creux, soit en relief, les creux et relief des deux boules.
- Moulage à la sciure de bois. — On prend de la sciure Pois que l’on fait bien sécher au four, on la pile et on tamise ensuite pour l’avoir en poudre très fine.
- Pour l’employer on en fait un mélange avec de la c°lle forte, 5 parties, et une partie de colle de poisson lue l’on fait fondre au bain-marie dans beaucoup d’eau manière à avoir, lors du refroidissement, une gelée peu épaisse.
- P faut éviter que le degré de consistance de la disso-Pition ne soit trop fort car les objets seraient sujets à
- fendiller.
- On en forme avec la sciure de bois une pâte demi-1(luide qu’on applique sur toute la surface du moule, Valablement huilé. On pourra, pour donner plus de s°lidité au moulage, appliquer une seconde couche com-Posée, si on veut économiser la sciure de bois tamisée, sciure plus grenue, puis on laisse sécher jusqu’à Uu certain degré, on démoule et le séchage s’achève al°rs complètement.
- Si l’on introduisait dans le mélange de gélatine et de Sciure de bois quelques grammes d’un sel de chrôme, u Pi-cliromate de potasse ou d’ammoniaque, on donne-fi au résultat de ces moulages une plus grande faculté e distance à l’action de l’humidité. La gélatine, en
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- présence d’un sel de chrome devenant, ainsi que ce la a été dit dans une partie de ce cours, absolument insoluble dans l’eau chaude et imperméable à l’eau.
- On fait aussi un mélange de sciure et d’albumine de sang, qui donne des résultats d’une grande pureté. L’albumine étant coagulée par la chaleur, l’on obtient ainsi du bois durci véritable, n’ayant plus rien à craindi’e de l’humidité.
- Moulage au verre. — Ce moulage consiste à coule1’ du verre en fusion dans des moules où il puisse se mouler avec netteté.
- Le tripoli de Venise serait la matière à choisir de préférence pour l’exécution des moules. On le pile dafls un mortier en fer et on le tamise finement. Après l’avoi1’ humecté légèrement on en forme un petit gâteau qu’oJ1 pétrit longtemps et qu’on presse fortement avec leS doigts. On remplit de cette pâte un petit creuset plat de 8 à 10 millimètres de profondeur et d’un diamètre pr°' portionné à la grandeur du sujet à mouler.
- On tasse bien le tripoli dans le creuset, puis on Rie* par-dessus une couche convenable de tripoli le plus fi11' Il faut que celui-ci ait été broyé à la mollette sur glace dépolie.
- L’objet qu’on veut mouler étant posé sur cette coud10 de tripoli, on appuie dessus en pressant fortement, ^ on laisse le modèle sur l’empreinte jusqu’à ce que 1 ’°!l juge que l’humidité du gâteau de tripoli intérieur tl pénétré la couche de tripoli très fin.
- De la sorte, toutes les parties du moule se trouve*1 liées, on sépare alors l’objet de son empreinte et aJl abandonne le moule à une dessiccation complète.
- Une fois la dessiccation complète, on prend un me1 ceau de verre de la dimension convenable, on le P°se
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- MOULAGES EN MATIÈRES DIVERSES
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- Jec assez de précautions sur le moule de tripoli pour Pas altérer le moindre de ces parties, puis on aPproche d’un petit fourneau ad hoc le creuset ainsi CaUvert du morceau de verre, il s’échauffe peu à peu 1 ?uand la chaleur est telle qu’on ne peut plus y tenir es doigts on l’enfonce dans le fourneau.
- Lu observant le verre par une ouverture pratiquée hoc, on juge du moment où il est assez ramolli pour Revoir la pression. C’est quand il commence à devenir lSant. On retire alors le creuset du fourneau et sans rdre un moment, avec une spatule en fer un peu Xlble, on pressera sur le verre pour y imprimer l’objet °hlé dans le tripoli.
- d’impression finie, on remet le creuset dans le four-à un endroit modérément chaud pour que le Verre isse- éprouver le recuit à l’abri d’un courant d’air froid.
- , Le talc peut remplacer le tripoli et fournir de la même *^n de fort belles empreintes.
- de
- N
- °Us pourrions citer encore bien d’autres méthodes
- Roulages divers, mais nous avons indiqué les prin-les GS* ^ on a un cL°ix suffisant pour y trouver tous p^dments nécessaires aux travaux de reproduction U Iïlou^a^es directs ou par métallisation galvanique, s aUons maintenant nous occuper des procédés c0R6rS constituent l’art intéressant de reproduction, ah sous le nom de galvanoplastie.
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- CHAPITRE XIX
- GALVANOPLASTIE
- Sommaire : Qu’entend-on par galvanoplastie? — Appareils teurs d’électricité. — Galvanomètre. — Cuves à décomposition^ Moules et leur appropriation au dépôt galvanique. — Métallisation ® moules. — Dorure. — Argenture. — Dépôts de fer. de nickel. d’étV — Cuivrage. — Reproduction des clichés typographiques. — Pro^i, de gravure Poitevin-Dulos, Devincenzi. •— Damasquinure. v verses préparations relatives à l’électro-métallurgie.
- La galvanoplastie est l’art d’exécuter, par la àéc$ position électrique de divers sels métalliques, des rep^ ductions métalliques et des empreintes de tous oW' que l’on peut reproduire par les divers procédésa moulages décrits dans les deux chapitres précédents-
- Jusqu’à la découverte de cette belle application^ l’électricité les reproductions métalliques d’objets [ creux, bas-reliefs et rondes-bosses ne pouvaient s’obt^ que par la fusion ignée des métaux qu’il fallait con dans des moules appropriés, ainsi qu’on le fait eOc° pour bien des pièces de fer, de bronze, et de diversa très métaux.
- Ces moulages par métaux en fusion exigent des ^ tallations compliquées et d’ailleurs ils ne se prêtent P_. à des reproductions douées du fini et de la délicat des empreintes galvanoplastiques. ;
- Grâce à l’électricité l’on est parvenu à divise1^, froid, les divers métaux, en une sorte de poussière
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- GALVANOPLASTIE
- cessivement tenue, en leurs éléments moléculaires pour ainsi dire, se déposant sur le moule graduellement, par couches successives bien liées entre elles, et formant un conglomérat métallique ayant toute la minceur comme ai*ssi toute l’épaisseur désirables. Tous les métaux peu-lent donc être traités par ce moyen si subtil de désagrégation ou de décomposition d’une part, et de recomposition de l’autre, qui fait qu’à l’aide d’un courant élec-teique traversant une solution d’un sel métallique déterminé, on arrive à décomposer ce sel, dont le métal Se dépose sur le moule disposé pour le recevoir. Quand Ce dépôt métallique a atteint l’épaisseur voulue, et elle Peut être aussi faible que possible, l’on arrête l’action te décomposition et l’empreinte métallique peut être teparée de son moule. On peut encore faire déposer des c°Oches métalliques à la surface d’objets en ronde-bosse Pour en modifier l’aspect superficiel. +
- Voilà ce que c’est que la galvanoplastie , art de teouler en métal par l’électricité ; nous allons, bien îàe sommairement, en décrire les parties essentielles 9uant à sa mise en pratique et à ses principales applications.
- Appareils producteurs d'électricité. — Nous croyons teutile de remonter ici aux premiers temps de la décou-Yorte de l’électricité et de faire l’historique des divers générateurs d’électricité qui, successivement ont été instruits par les savants auxquels on doit des perfectionnements pour l’emploi de cet agent physique. Nous jteus bornerons à indiquer les appareils producteurs d’é-e°tricité dont on use le plus couramment dans les tra-^aux galvanoplastiques.
- ^ais avant, deux mots simplement pour expliquer le teàncipe sur iecjUei repose en général l’exécution des
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- 370 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- sources d’électricité : quand on réunit deux plaques de métal différent cuivre et zinc par exemple, fer et cuivre, argent et cuivre, avec une petite bande de cuivre en feuille et que l’on immerge ces deux plaques dans une bassine contenant de l’eau pure, on ne constate aucun changement sur ces plaques ; mais si on les transporte dans un vase contenant une dissolution acide d’un sel métallique, comme l’azotate ou la sulfate de cuivre, par exemple, on peut s’assurer que la plaque de cuivre se couvre d’une couche du métal en dissolution avec dégagement d’hydrogène, pendant que la plaque de zinc est vivement attaquée par l’acide avec formation d’azotate ou de sulfate de zinc ; il y a en même temps production d’électricité.
- Si l’on prolonge l’action, le zinc se couvre de cuivre réduit et l’effet constaté s’arrête.
- Il résulte de ces faits que toutes les fois qu’on réuu^ dans une dissolution métallique acide deux métaux de nom contraire et qu’on établit entre eux une commuai" cation, un des métaux se trouve attaqué, il y a formation d’un courant électrique et décomposition par 1’électricite de la solution métallique dont le métal et l’hydrogène se portent sur l’un des deux métaux, tandis que l’autre absorbe l’acide et est oxydé.
- Pour que cet effet soit continu, il est nécessaire d’isoler le zinc de la solution de cuivre par un diaphragme poreux.
- On donne le nom de négatif à celui des deux métaux qui reçoit le dépôt métallique avec production d’hydrogène, tandis que celui qui se dissout est appeie positif.
- La conductibilité des métaux n’est pas égale pour tous» voici, pour quelques-uns des plus usuels, leur degré de conductibilité :
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- GALVANOPLASTIE
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- Cuivre..
- Or......
- Argent. Zinc.... Platine .
- Fer.....
- Etain... Plomb.. Mercure
- 10.000
- 9.360
- 7.360 2.850 1.880 1.580 1.550
- 830 . 345
- zinc étant placé dans un vase poreux, on y verse ^eau acidulée d’acide sulfurique ou par du sulfate de z^c, et l’on introduit le vase poreux dans la dissolution ^tollique qui est, par exemple, du sulfate de cuivre, ^ès quoi pon réunit, par un conducteur métallique, la Wayue de zinc à celle qui plonge dans la solution de cüivre ; il y a alors production d’électricité et l’appareil aiIlsi constitué s’appelle un appareil simple, il se com-^°Se donc : 1° d’un récipient en verre ou en faïence con-
- ant le bain de cuivre; 2° d’un vase poreux ou dia-
- agme dans lequel est une plaque de zinc amalgamé et ’oau acidulée d’acide sulfurique. Le moule à cuivre
- Phr de ]
- JJ°nge dans le bain de cuivre relié à la lame de zinc par ^ fil métallique, ce moule est naturellement rendu con-cteur de l’électricité si la matière qui le constitue n’est conductrice, on se sert généralement pour cela de sUr en P0U(^re l’on Passe avec un pinceau plat toute la partie du moule appelée à recevoir le dépôt panique.
- S aPPareils simples ne se prêtent pas à un travail astciel de galvanoplastie aussi aisément que les appa-^ s composés qui permettent de séparer l’appareil pro-cteup de l’électricité des cuves à dépôt. L’on constitue aPpareil composé en réunissant un certain nombre de ^Ples de Daniel!, par exemple, ou de Bunsen, ou de Ve> ou de bien d’autres encore, car il existe des appa-
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- reils producteurs d’électricité d’une foule de système divers. Nous indiquons de préférence la pile de Daniel* dont les éléments ou couples sont disposés d’une faç°fl très simple et dont le fonctionnement est très constat Un ou plusieurs éléments de Daniell sont reliés par U” conducteur à une cuve contenant les moules et la solü' tion métallique qui doit être décomposée par le courait électrique, seulement il faut qu’une lame du même n^ tal soit suspendue dans la solution métallique très pre: et bien parallèlement à la plaque qui reçoit le dépôt. ^ dissolution de cette lame s’opère et le métal se porte l’empreinte conductrice ou moule destiné à recevoir^ dépôt.
- Suivant les cas, on use donc d’appareils producteur de l’électricité, soit simples soit composés.
- Il est d’autres appareils générateurs de l’électricité : ^ sont les piles thermo-électriques dans lesquelles c’est chaleur qui détermine le courant en agissant sur & soudures de divers métaux, telles que cuivre et fer Paf exemple. Ces piles sont à effets très constants si l’on ^ gularise parfaitement la source de chaleur qui sera, t exemple, un ou plusieurs becs de gaz.
- Il y a encore les machines électriques ou appareil J inductions telles que les machines de Gramme ou è Siemens, mais ces générateurs impliquent l’emploi ^ moteurs d’une certaine force et il ne convient de rec0ll; rir à de pareils producteurs d’électricité que dans ^" établissements industriels importants comme le ceux de MM. Christofle et Cie, par exemple.
- Galvanomètre. — Pour s’assurer que le courant ® bien établi, on a recours à un appareil spécial apr galvanomètre et dont l’aiguille aimantée, d’abord orje tée, c’est-à-dire ramenée au zéro, est plus ou moins é^a
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- GALVANOPLASTIE C73
- de cette position suivant que le courant électrique est plus ou moins fort.
- Le galvanomètre sert à vérifier la. force et la cons-teuce du courant, on s’en assure par le maintien de l’ai-&üfile au même degré de déviation.
- Lour avoir des dépôts galvaniques très réguliers, il e$t nécessaire d’employer des appareils susceptibles de f°Urnir un courant aussi constant que possible.
- Cuves à décomposition. — Quand on se sert d’appa-^üs composés l’on peut donner aux cuves à décomposi-L°u toutes les dimensions requises par la nature ou le Nombre des objets qui doivent y recevoir le dépôt galva-ûl(Pie. On a généralement adopté, pour des travaux imitants, les cuves en bois de chêne ou de sapin gar-is intérieurement de plomb, ou de gutta-percha de 4 à
- centimètres d’épaisseur.
- L est essentiel que ces cuves soient très solides sur-tout quand elles contiennent des dissolutions de métaux t^cieux, dissolutions qui, pour un bain d’or, valent en iyenne de 35 à 40 francs le litre., Pour peu que la ie soit grande on voit vite à quelle perte énorme on J ^Poserait si l’on ne se servait de cuves offrant toutes es garanties possibles de solidité.
- Lour des bains d’une valeur peu élevée on peut em-f^yer des baquets sans autre préparation qu’un bon Nettoyage à la potasse.
- ^n fait des cuves en grès de dimensions variables et ^ conviennent aussi fort bien à l’usage des bains de cuiv^.
- Leur la dorure en grand, les cuves en bois, garnies de ^utta, sont celles qui conviennent le mieux, et pour l’ar-genture on peut les faire en feuilles de tôle solidement
- e“ées par (jes cornières.
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- Enfin des récipients en verre peuvent être employé pour le traitement galvanoplastique de petits objets pour la galvanoplastie d’amateur : médailles, petite5 empreintes, etc...
- Dans aucun cas, il ne faut se servir de cuves ou ^ baquets goudronnés, pour les dissolutions alcalines.
- Moules appropriés au dépôt galvanique. — Dans l6 chapitre précédent nous avons indiqué diverses sorif9 de moulages, dont la plupart sont très convenables au> travaux galvanoplastiques, mais à la condition d’èt^ préparés en vue de ce traitement spécial.
- Toutes les parties de leur surface, tant intérieur6 qu’extérieure, destinée à recevoir le dépôt galvanique doit être rendue conductrice de l’électricité. La sub5' tance conductrice la plus employée pour métalliser Ie5 moules est la plombagine en poudre. Ce corps onctueU* s’attache facilement à la cire, à la stéarine, à la gél&' tine, à la gutta-percha, et l’on arrive ainsi, sans aucun6 peine, à métalliser toutes les parties destinées à rec6' voir le dépôt galvapique. Quand le moule est en mét^ il serait inutile de le métalliser à nouveau, mais il eS* utile de recouvrir sa surface d’une couche de matièf8 qui permette l’enlèvement ultérieur du dépôt galvaui' que. La plombagine sert encore fort bien en ce c&s’ car elle sert de substance isolante tout en étant condu^ trice.
- Les parties d’un moule quelconque qui ne doivent recevoir de dépôt doivent être recouvertes, quand Ie moule est fait avec une substance conductrice, d’ul1 vernis non conducteur de l’électricité. Du bitume de Judée en dissolution dans de la benzine constitue ^ bon vernis protecteur comme aussi de la gomme laque dissoute dans de l’alcool.
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- GALVANOPLASTIE 375
- Pour les matières non conductrices et qu’il faut mé-alÜser, l’on doit éviter de poser de la plombagine ^tout où le dépôt galvanique ne doit pas avoir lieu,
- saus
- recourir à un vernis isolant.
- Métallisation des moules. — L’on a souvent à recou-v^r les moules en diverses matières d’une faible cou-. de métal, pour les rendre conducteurs de l’électri-Cl^ et les enduire de métal par voie galvanique.
- , enduit les modèles au pinceau avec une solution attirée de nitrate d’argent dans de l’alcool à 85®, soit :
- Alcool............................... 100 parties.
- Nitrate d'argent..................... 9 —
- On
- | éponge les creux et les parties trop humides avec Pinceau légèrement humecté.
- H Vant qUe modèle ne soit sec on l’introduit dans vase plein d’acide sulfhydrique.
- J»and les objets sont de dimensions assez petites, il Pt de les tenir durant quelques secondes dans un v re à boire au fond duquel on a déposé quelques frag-^ de sulfure de fer et où on dégage de l’acide sul-^’ea r^Ue en Yersant dessus de l’acide sulfurique étendu
- Modèle se couvre de sulfure d’argent et l’on peut, ^du’il est bien-sec, le suspendre dans le bain de (1a „re' Le sulfure d’argent est un excellent conducteur
- ^électricité.
- P a aussi recommandé pour le même objet l’emploi Pin 6 ^ss°lution de nitrate d’argent qu’on applique au ^pCeaU SUr les m°dèles’ lesquels sont ensuite exposés s uhe atmosphère d’hydrogène phosphoré.
- dépôts
- de cuivre dans les appareils simples. — Les
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- moulages terminés, métallisés et disposés de faço11'; pouvoir être introduits dans les appareils, il s’agit les y mettre dans les conditions les plus favoraM pour recevoir le dépôt. Occupons-nous du dépôt de cül1 vre qui est le plus fréquemment employé.
- La dissolution de sulfate de cuivre s’obtient eu ' faisant dissoudre à froid dans des cuves à décomp^1 tion. On parvient assez promptement à ce résultat'^ suspendant de petits paniers en gutta, remplis de cfr taux, au-dessus de la cuve remplie d’eau de pluie. fond du panier plongeant dans les cuves, de quel^ centimètres seulement.
- Lorsque le liquide refuse de dissoudre de nouvel^ quantités de sulfate, c’est qu’il est saturé ; en cet état» ^ n’est pas suffisamment conducteur et l’on doit y ajo^e’ de 3 à 4 pour 100 d’acide sulfurique.
- On nlace alors le moule dans le bain de cuivre ap1^' l’avoir lesté, s’il est d’une densité moindre que cellm la dissolution métallique, puis on établit la comni^, cation entre le fil qui le supporte et la plaque de ^ amalgamé placée dans le diaphragme ou vase poreu^e immergé dans une faible dilution aqueuse d’acide Sl1 furique, le niveau du liquide du vase poreux doit êti’e même que celui de la cuve à décomposition.
- Il se forme dans le vase poreux du sulfate de qui, par un effet d’endosmose, pénètre peu à peu la solution de cuivre, en même temps, et par un semblable, du cuivre pénètre jusqu’à la lame de zi»c j la recouvre d’une couche très faible mais qui n’en vie pas moins entraver la marche de l’appareil. L’épreuve, de son côté, s’épaissit peu à peu et finit-
- bout d’un temps plus ou moins long, suivant l’épaiss1 que l’on désire avoir, par être suffisamment solide P° être séparée du moule.
- ,uf
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- G ALYAN UPLAST1K
- 3* T
- Si ce moule est en gutta-percha on laissera l’épreuve ei* place jusqu’à ce qu’on ait, à l’aide d’une lime, en-^’é le rebord en retour d’équerre qui part du fil collecteur. Ce travail facilite l’enlèvement de l’épreuve, frottement de la lime ayant légèrement échauffé le enivre.
- Quant aux épreuves sur stéarine il suffira de faire fondre cette dernière quand, comme dans le cas des Médailles, par exemple, la séparation de l’épreuve d’avec io modèle présentera quelque résistance.
- ï*our le caoutchouc on le ramollira à l’eau chaude. a Le moule une fois sorti de la cuve doit, avant tout, otre lavé à grande eau pour éviter que le sulfate de cUivre ne pénètre dans les coupures que l’on pourrait se f^ire aux doigts et n’y cause des blessures fort doulou-1>ehses.
- Pièces hors de dépouille; rondes-bosses. —On doit se servir de moules soit en gélatine soit en gutta-percha fJ°nr les dépôts métalliques formant des pièces hors de bouille sans quoi l’on serait exposé à ne pas pouvoir sortir l’épreuve du moule. La plupart des objets en ^onde-bosse sont moulés en plusieurs parties que l’on ^unit après en avoir métallisé l’intérieur. Le dépôt Métallique s’y produit et l’on n’a plus qu’à démonter les Mèces pour en sortir l’épreuve galvanique.
- Lans le but de répartir le dépôt aussi également que possible on place à l’intérieur du moule, à une distance a Peu près égale de chacun des points à couvrir de Métal, une bande métallique (anode) qui est généralement de plomb, ce métal ne se couvrant pas de cuivre ans la dissolution normale de sulfate de cuivre.
- P'npremles typographiques. — Rien n’est plus aisé
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- que la reproduction galvanique des gravures sur bois ou sur métal.
- L’empreinte de la planche originale est prise à ^ presse avec la composition à la cire indiquée dans le cha' pitre précédent. On en métallisé bien l’intérieur, pulS on leste le moule avec un cadre de plomb ou avec deS bandes de plomb placées en haut et en bas et l’on intro' duit le moule, ainsi préparé, dans la cuve à décompos1' tion d’un appareil composé, en le suspendant à un bar' reau conducteur bien parallèlement à une lame de cuivi’6 placée à une distance d’environ un centimètre de ^ surface du moule. Le dépôt de cuivre s’effectue ass^ rapidement pour que l’on ait, au bout de quelques hea' res, un résultat permettant d’enlever le dépôt et de tel” miner l’opération de montage de l’épreuve galvanique
- Comme l’épaisseur du cuivre déposé est très mince< on consolide le dépôt en faisant fondre, sur le verso, $ plomb qui remplit toutes les cavités, après quoi la pla11' cbe ou le cliché est monté sur un bois de la hauteur deS caractères typographiques.
- Quand il s’agit de gravures en taille-douce on laisse le dépôt s’épaissir beaucoup plus, ce qui exige souve^ de quinze jours à un mois. L’on acière ensuite et l’011 a une planche à tirage qui permet de réserver la plandie originale ; de cette façon l’œuvre d’un graveur peut être reproduite un nombre de fois considérable sans que s011 travail original ait rien à souffrir, il ne sert qu’à fo^' nir des empreintes sur une matière molle et dont Ie contact, même sous une forte pression, n’altère en riel1 le cuivre ou le bois de la planche-mère.
- Procédés Devincenzi et Poitevin-Dulos. — No115 renvoyons à la première partie de ce Cours pour divers procédés de reproduction graphique dont le ^
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- GALVANOPLASTIE 379
- ^0t galvanique est la base. De ce nombre sont les pro-^dés, par Ü0US décrits, de M. Devincenzi et de M. Dulos.
- • Poitevin a, de son côté, imaginé des reproductions paniques en se servant de la plaque daguerrienne l0(3de, et c’est à la suite de ses essais dans cette voie H. Dulos a créé les divers procédés de gravure en elief et en taille-douce qui ont été décrits plus haut.
- Sains métalliques acides et bains neutres. — A ^opos du bain de sulfate de cuivre déjà naturellement ^de, nous venons de dire que, pour le rendre plus Inducteur encore, il était nécessaire d’y ajouter de 3 4 Pour 100 d’acide sulfurique, mais cela est possible Moment quand il s’agit d’effectuer des dépôts de cui-fe sur des substances qui n’ont rien à craindre du Co*dact d’une liqueur acide. Il est des cas où un bain tci(ie serait au contraire fort dangereux pour la subs-ariCe à recouvrir de métal. Supposons par exemple l’on ait à effectuer un dépôt de cuivre sur du zinc u sur du laiton. Un bain acide amènerait la prompte estruction du zinc, il convient alors d’employer un bain de cyanure de cuivre.
- i. Wn de cyanure de cuivre. — Pour préparer un 11 Ueutre de cyanure de cuivre on fait dissoudre d’une ,j 1 cyanure de potassium dans de l’eau et de l’autre
- Ipré *6(1
- sùlfate de cuivre; dans cette dernière dissolution sa-on verse celle de cyanure jusqu’à ce que l’on ait
- kllss°us le précipité vert bleu qui se forme tout d’abord 0nW finit par redevenir presque blanche et limpide, ^ a filtre et le bain de cyanure de cuivre peut servir ^étalliser de cuivre des métaux qui ne sauraient >*ster aux atteintes d’un bain acide. u zinc bien décapé et immergé dans ce bain s’y
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- CULUIS LE IlEPKULUCTIOXS 1XLUSTIUELLES
- recouvre immédiatement d’une mince couche de cuivré mais il faudrait l’action d’un courant électrique poflI obtenir un dépôt de cuivre d’une certaine épaisseur, j On a soin d’isoler, avec un vernis à la gomme la<F'
- nf/kD Inc îVOnfinn /In WïXfnl rrtt/\ 1 ’nn irmi f w^r>nv»tr/i iT» r.’eS‘
- toutes les parties du métal que l’on veut réserver, c #>' à-dire ne pas recouvrir du dépôt galvanique.
- Bains de cyanure d'or et de cyanure d'argent.—^. dorer et argenter les métaux on a recours à des bal11’ de cyanure d’or et d’argent. Les objets à métalliser
- placés dans ces bains absolument comme on le fait p
- é
- le bain de cuivre soit acide soit neutre et le cour^ électrique est établi de la même façon, seulement convient, quand il s’agit de ces métaux précieux» û n’user que d’appareils composés et d’éviter avec s° toute perte de liquide, ce qui entraînerait bien vit® déchets sérieux.
- iP:
- Darnasquinure. — Il y aurait bien à dire s’il fa)^ citer toutes les applications si nombreuses de la noplastie. Tout le monde connaît l’emploi qu’on eu*f, dans un très grand nombre de branches de l’indust1'1^ nous ne pouvions, dans un cours de reproductions iu^i, trielles, omettre d’en parier, mais nous sommes oblj^ de renvoyer aux traités spéciaux ceux qui désirera^ avoir sur cette question des notions pratiques plus ^ dues que celles que nous avons dû résumer dans ce pitre. Notre but a été de donner seulement une idée e nérale de cet important moyen de moulage métalligue . de reproduction, car la galvanoplastie, en sus des ceu-'1 directes qu’elle produit, est un des auxiliaires les P utiles des procédés de gravure et, à ce double titre, mérite notre attention. Laissons donc de côté les apP . cations sans nombre de cet art spécial, à la bijouterie
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- UALYAXOPLASTIE 38-1
- ]’û
- e^cution des bronzes industriels, à la couverture en ^al d’une foule d’objets usuels. Nous nous contente-°as de dire un mot seulement de son emploi dans la aï)l^squinure sur acier, art qu’elle a simplifié con-^érablement en remplaçant le burin du graveur, en
- disant l’œuvre de l’artiste à un simple dessin sur
- Papier>
- ^°tci comment l’on opère :
- ^apposons qu’il s’agisse de damasquiner une lame de 0l§nard, on prend sur une feuille de papier le profil prieur de cette lame, puis on dessine des ornements, s arabesques, des animaux suivant la nature des su-]. j* <iae l’on veut représenter; on peint à l’encre ^graphique tous les champs qui circonscrivent le . Ssia, ou bien on peint le dessin lui-même en res-^tant les blancs, suivant que l’on désire avoir ce e^sin en creux et doré ou en relief acier sur fond or. p dessin achevé, on le laisse un peu sécher, puis on Clique sur la lame d’acier, où il est décalqué par la ^ession; on n’a, pour cela, qu’à frotter légèrement le % PaPier avec un brunissoir pour transférer le des-sar la lame où il se détache en noir.
- U Pencre lithographique on ajoute un corps gras et a, Peu de noir de fumée, on peut employer avec plus «u7^ta8es encore un vernis composé de gutta-percha Pon6 Caoutcllouc dissous dans le chloroforme et addi-
- , *aux cyanures.
- d’une matière colorante, ce vernis résistera
- r i
- de ,a fait, c’est-à-dire la lame étant recouverte du tro,la Qui constitue l’épargne ou la réserve, on l’in-dans un vase poreux rempli de cyanure de potas-^ dans une cuve a décomposition conte-
- nir UUe dissolution de sulfate de cuivre ; la com-°ation avec la pile est établie et toutes les parties
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- 382 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- du métal qui ne sont pas protégées sont attaqu^jj creusées régulièrement jusqu’à la profondenr suffis^11' d’un tiers de millimètre.
- On retire alors la lame du vase poreux, on la W bien, on la rince à l’alcool, puis on la porte immédi^ ment dans un bain de cyanure double de cuivre et ' potassium ou de laiton et mis en communication avec zinc de la batterie, les parties creuses se recouvrent sitôt du métal en dissolution, dont la couche doit suffisante pour recevoir ensuite l’argent ou l’or.
- Si l’on veut déposer de l’or on composera un ^ de :
- Eau distillée,........... 2.000 grammes.
- Cyanure d’or............... 120 —
- Cyanure de potassium....... 360 —
- Le cyanure de potassium est d’abord mis à disso^ à une température de 35 à 40 degrés, puis on aj°^ l’or par fraction de 10 à 15 grammes en attendant P° ajouter une seconde fraction que la première soit c° plètement dissoute. ^
- La lame, en sortant du bain de cuivre, est bienl^ et est portée immédiatement dans ce bain ; les remplis, on affleure le métal, on le polit et l’œuvre ^ achevée sauf les gravures que l’on peut faire enc pour compléter le travail. ^
- Dans l’opération du dépôt d’or, il y a certaines P, cautions à prendre en vue d’équilibrer la surface u^j, saire pour que le dépôt s’effectue dans de bonnes tions. "
- Nous avons cité cet exemple pour indiquer au h10 ^ une des plus intéressantes applications artistiques 4 l’on peut faire de la galvanoplastie. ^
- En résumé, cet art peut remplacer le moulage
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- GALVANOPLASTIE
- 383
- létaux par fusion, il permet de recouvrir de métaux jivers des objets de bois, de plâtre, d’acier, des tissus, Jü verre, dont la surface est rendue conductrice de électricité ; — il sert à reproduire les caractères et es gravures typographiques et en taille-douce, à creu-n enfin les métaux pour des nielles et des damasquines et à remplir les parties creusées avec d’autres
- létaux.
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- CHAPITRE XX
- ÉMAUX ET VITRIFICATIONS
- g
- OVAIRE : En quoi consiste la peinture sur émail. — Matières colo-£ . es susceptibles d’aller au feu. — Fondants. — Procédés de la P mture sur verre ; — sur porcelaine ; — sur faïence. — Impressions r porcelaine et sur faïence. — Emaux photographiques : procédés x Poudres. — Impressions polychromes vitrifiables.
- , ^a différence qui distingue la peinture vitrifiable de j P^nture ordinaire à l’aquarelle ou à l’huile porte sur Nature chimique des matières colorantes employées. ,, ^ faut évidemment que les matières colorantes propres Peindre sur émail, sur porcelaine ou sur faïence soient s Sceptibles de supporter des températures fort élevées s se décomposer.
- Quelques-unes peuvent bien, sous l’influence de la ss°u se transformer au point de prendre une couleur *ente, — niais connue à l’avance,— de celle qu’elles an moment où s’en sert l’artiste pour exécuter son . Vr® à l’aide du pinceau; mais, à part ce fait d’une ndîcation prévue, et, par suite, dont il est tenu Pte, les matières colorantes propres à la décoration °bjets céramiques doivent être capables de résister %Cti°n ^eu* son^ généralement des oxydes mé-1(ïUes broyés avec un mucilage que le feu détruira o s Produire aucune altération dans la peinture. Ces y es métalliques sont préalablement mélangés avec
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- 388 COURS LE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- de la poudre d’émail qui constitue la matière vitrifiait au feu et destinée à emprisonner la substance colorante C’est un verre incolore qui porte aussi le nom de fi)V datif. Si l’on employait l’oxyde métallique seul, 011 comprend qu’on ne pourrait obtenir la vitrification.
- Les fondants peuvent varier dans leur compositit suivant le degré de fusibilité plus ou moins élevé cfU1 est nécessaire d’atteindre.
- Les principales matières qui constituent les fondai sont : le borax, le nitre, le sable quartzeux, le spath, le minium, l’oxyde de fer, l’oxyde de bismuth les carbonates de potasse et de soude, la silice et 1* chaux. ♦
- Ces deux dernières substances accroissent la dui’t de l’émail, c’est-à-dire le rendent moins fusible : tait1’ que la potasse, le feld-spath, le borax et les oxydes0 fer et de plomb produisent le résultat contraire.
- Suivant le degré de dilatabilité des différents émaR*! il y a lieu de recourir à tel fondant d’une dilatabüf égale plutôt qu’à d’autres qui auraient une dilatai)^ différente, sous peine de s’exposer à des accidents $ auraient pour effet regrettable de compromettre tout ^ travail.
- Voici une formule de fondant qui réussit fort if1 pour l’exécution d’émaux de dimensions restreintes :
- Sable......................... 300 grammes.
- Minium........................ 300 —
- Nitre.......................... 10 —
- Potasse....................... 130 —
- Acide arsénieux.............. 0.4o —
- Oxyde de manganèse........... 0,60 —
- C’est, en définitive, la composition du flint empt°', par les opticiens; il suffit donc de se procurer des délt1 de flint. de les broyer avec le plus grand soin jusqu’à
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- ÉMAUX ET VITRIFICATIONS 389
- ^0li ait réduit ces débris en une poudre aussi impal-que possible, et l’on aura une poudre vitrifiable excellente qualité.
- ^n n’aura plus qu’à y ajouter les oxydes métalliques aRs la proportion de 1 gramme d’oxyde pour 3 grammes de fondant.
- Si l’on veut un fondant très dur, M. Geymet, à qui n°Us empruntons quelques-unes de ces données, recom-^foe la composition suivante :
- Silice (pierre à fusil, calcinée et broyée). 3 grammes.
- Oxyde de plomb....................... 8 —
- Borax calciné........................ 1,S0 —
- ^°ur un fondant très fusible, voici la formule :
- Silice........................ 10 grammes.
- Minium........................ 38 —
- Borax......................... 40 —
- bien encore :
- Silice..................... 3 grammes.
- Nitre...................... 2,50 —
- Calcine1................... 4 —
- ^°ici quelques-uns des oxydes métalliques que l’on ^Ploie dans la peinture vitrifiable :
- ^°uge. — peroxyde de fer, pourpre de Gassius, pro-0 toxyde de cuivre.
- r(lnge. — Oxyde rouge de fer, oxyde d’antimoine (mélangés).
- tt ^C'ne s’obtient comme il suit: on chauffe à l’air 15 parties d’é-se pr03 pl°mb, on recueille le stannate de plomb à mesure qu’il ÎU’Ü U11 et on le débarrasse par des lavages des paillettes métalliques contient.
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- Jaune. — Oxyde d’urane, chromate de plomb, sous-s^' fate de fer, oxyde de zinc.
- Vert. — Oxyde de chrome, de cuivre, de cobalt langés).
- Bleu foncé. — Oxyde de cobalt.
- Bleu clair. — Oxyde de cobalt, de zinc (mélangés). Violet. — Oxyde de manganèse, pourpre de Cassius-Noir. — Oxyde de manganèse, de fer, de cobalt, d’ir) dium (mélangés). .
- Blanc. — Voici la formule de l’émail blanc opaque qu’il est employé sur les cadrans de pendule '
- Email blanc opaque :
- Silice....................... 30 grammes.
- Potasse...................... 20 —
- Oxyde de plomb............... 40 —
- Oxyde d’étain................ 10 —
- On fond le tout dans un creuset et on projette la tière en fusion dans l’eau froide pour la diviser.
- On prend alors de ce mélange 44 grammes et l’011, ajoute :
- Sable blanc (ou silex)....... 25 grammes.
- Minium....................... 3,50 —
- Cristal de commerce à base de potasse et d’oxyde de plomb... 2 —
- Cet émail, broyé avec un peu d’eau, est réduit en P:
- à#
- liquide et impalpable dans un mortier d’agate à P
- or
- phyriser; on l’applique humide, en le prenant avec spatule de fer ou de porcelaine, sur la plaque de ^ qui doit en être recouverte et dont on a relevé légère ment les bords. ^
- Cette plaque doit avoir été préalablement bien décRP à l’acide et rincée à l’eau, puis bien essuyée.
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- ÉMAUX ET VITRIFICATIONS 391
- L’émail étalé à l’épaisseur convenable est desséché abord à l’étuve, après quoi il est cuit dans la moufle. La pièce, une fois refroidie, on polit sa surface en la bottant d’abord avec du sable grossier pour faire dis-Paraître les ondulations et on finit avec de l’émeri fin. 71 glace après, avec de la potée d’étain, en se servant ^ üue lame de plomb simple en guise de polissoir.
- Nous empruntons encore à M. Geymet diverses formules d’émaux de différentes couleurs.
- Eniaünoir :
- Oxyde de cuivre............... 2 grammes.
- Oxyde de cobalt............... 11/2 —
- Oxyde de manganèse............ 2 —
- Fondant....................... 12 —
- fond au creuset et l’on ajoute :
- Oxyde de cuivre.......... 11/2 gramme.
- Oxyde' de manganèse...... 1 —
- U
- Uèse
- faut, autant que possible, rejeter l’oxyde de manga-fini est décomposé par l’acide sulfurique.
- L*euxième formule d'émail noir :
- Oxyde de cuivre Oxyde de cobalt.
- Oxyde d’iridium Terre de Sienne Fondant..........
- 2 grammes.
- 3 — 1/10 —
- 1 —
- 18 —
- Pourpre :
- Pourpre de Cassius
- Borax..........
- Silice.........
- Minium.........
- 1/10 gramme. 12 —
- 1 —
- 1 —
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Rouge foncé :
- Sulfate de fer calciné........
- Fondant........................
- Rouge de chair' :
- Oxyde ronge de fer (rouge anglais). Fondant ........................
- Orange :
- Sous-sulfate do fer............
- Acide antim’onique.............
- Fondant........................
- Jaune clair :
- Sous-sulfate de fer..........
- Oxyde de zinc................
- Fondant.......................
- Vert foncé :
- Oxyde de cuivre............. 1
- Acide antimonique........... 10
- Fondant.................... 2b
- Vert clair :
- Oxyde de chrome................
- Fondant .......................
- Bleu foncé :
- Oxyde de cobalt...............
- Fondant.......................
- Bleu clair :
- Oxyde de cobalt...............
- Oxyde de zinc.................
- Fondant.......................
- 1 gramme.
- 3 —
- 1 gramme.
- 3 —
- 1 gramme.
- 1 1/2 —
- 8 —
- 1 gramme.
- 2 1/2 —
- 11 -
- ,/2 gramme.
- 1 gramme.
- 3 1/2 —
- 1 gramme.
- 3 1/2 —
- 1 gramme.
- 2 —
- 9 —
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- ÉMAUX ET VITRIFICATIONS
- 303
- Violet :
- Borax fondu..................... 3 grammes.
- Deuxtoxyde de manganèse....... 3 —
- Oxyde de cobalt................. 1 —
- Fondant........................ 2o —
- Gris :
- Email bleu clair,
- Borax............
- Fondant..........
- :
- 2 grammes.
- 3 —
- 28 —
- Sous-sulfate de fer............ 1 gramme.
- Oxyde de zinc.................. 8 —
- Oxyde de cobalt................ 1 —
- Fondant....................... 32 —
- j. °ates ces couleurs vitriflables fondent à la tempéra-re rouge cerise.
- e ^ feut une certaine habitude pour atteindre la nuance ^cte que l’on désire avoir après que le feu aura pro-r ^ s°n effet, parce que plusieurs des mélanges qui q ne:ftt d’être indiqués ne présentent pas la couleur ls doivent produire après la cuisson.
- ^Uant aux couleurs d’or et d’argent, on les obtient en ifti &I1^eant de l’or et de l’argent métallique en poudre Co j Pa^le à de l’essence grasse, et l’on applique cette j, eur au pinceau. La chaleur de la moufle fixe l’or et leu^ent sur l’émail, et l’on se sert du brunissoir pour <j. r tendre leur éclat métallique. On peut, au lieu Ssence grasse, employer aussi le miel et la gomme ai)ique.
- p
- GS mdtaux, tels qu’ils sont vendus en coquille par les tlers, peuvent fort bien servir à la peinture sur
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- 394 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- émail, mais voici une manière de préparer ces poudré d’or et d’argent :
- Or en poudre :
- On achète du chlorure d’or ordinaire que l’on fait di$' soudre dans de l’eau distillée dans la proportion ^ un litre d’eau par gramme de chlorure d’or. On ajou|e du sulfate de fer dissous et filtré et il se forme un pr^cr pité.
- L’opération doit se faire dans un vase long et étroit comme le sont les éprouvettes.
- On laisse déposer pendant plusieurs heures, on & cante et on lave le précipité à deux ou trois eaux, pids^ l’acide chlorhydrique.
- On passe ensuite l’or en poudre dans de l’eau cha^ et on laisse sécher.
- Argent en poudre : (
- On prend du nitrate d’argent que l’on trouve t°l1 préparé dans le commerce, on en fait une dissolu^01! dans de l’eau à laquelle on ajoute une solution de * marin ; un précipité floconneux se forme, on le recuei^ sur un filtre, on le lave à plusieurs eaux et on le sécher à l’abri de la lumière qui le réduirait en
- métallique.
- On se sert de ce précipité qui est du chlorure d’arg6 pour en faire de l’argent en poudre en le traitant par ^ zinc et l’acide sulfurique. On lave ensuite abonda^ ment pour enlever le sulfate de zinc et toutes trace* d’acide sulfurique, et l’on a une poudre très fine daf gent réduit.
- La manière d’employer ces couleurs diverses échapP
- à toute règle précise; il y a lieu seulement de
- tea11
- compte de la nature du véhicule définitif qui
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- ÉMAUX ET VITRIFICATIONS 395
- % *ernPdrature plus élevée suivant que l’on peint métal émaillé, sur verre, sur porcelaine ou sur Iaience.
- ^aience exigeant un plus grand feu, les fondants v es °xydes métalliques qui servent à la peindre doi-1 être choisis parmi ceux qui peuvent résister le ax à une forte température sans se décomposer, artiste qui a à faire de la peinture céramique doit ç areHement s’identifier avec ce travail spécial et sulter non-seulement des auteurs compétents, mais e °re suivre les conseils d’hommes expérimentés; il 6st de cet art particulier comme de la peinture en Les matériaux employés doivent être appro-s au résultat cherché, au but final; qu’il s’agisse de Heure à l’aquarelle, à l’huile, à la détrempe, au pastel, cire ou, enfin, à la peinture sur émail, lui0llS n avons indiqué les quelques données générales jv Précèdent que pour en venir à parler plus claire-ï>itj/ P^us spécialement aussi de l’objet de ce cha-e> c’est-à-dire des reproductions sur émail, y 6s moyens de reproduction sont de deux sortes : il h. d’abord les impressions sur porcelaine et faïence à j>Pa ^ ,^e Procédés déjà anciens et dont les tirages litho-imques sont la base; puis, il y a les reproductions e moyen de la photographie : cet art servant à re-
- to*i
- ^ire, sans le concours de la main d’un artiste, les
- ^ d’art et les sujets quelconques de la nature qui tièj»e rendus en émail, ou, autrement dit, par de la ma-ttjQ. c°lorante emprisonnée dans une substance
- vi-
- k.^Pous-nous d’abord des impressions les plus indus-
- rieUes.
- lyyi
- Cessions sur émail, sur porcelaine et sur
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- 3!»;i COURS -DE 'REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- faïence. — Les principes de la peinture sur émail aya11^ été indiqués, nous aurons bientôt expliqué comment 0lj procède pour obtenir des impressions sur porcelainee autres surfaces céramiques.
- On se sert de la pierre lithographique que l’on ende non plus avec une matière colorante quelconque nia,! bien avec une encre contenant un oxyde métalli<llie ou un mélange analogue à ceux qui ont été cités haut.
- Souvent au lieu d’encrer la pierre avec une en^ colorée, on encre simplement avec un mordant ë^" dont on tire les épreuves sur un papier préparé spécir leinent, c’est du papier gommé avec de la gomme bique.
- L’image au vernis gras étant tirée sur le gommé, on en saupoudre la surface avec la poudre l’oxyde de la couleur voulue, puis on laisse sécher l’on a une image monochrome qu’il est facile de tra11;
- porter sur porcelaine, sur verre, sur faïence en collant avec un vernis qui retient bien l’épreuve ^
- que le mouillage nécessaire à la suppression du vélnc puisse le dissoudre. Quand l’épreuve adhère biena ,
- surface qu’elle doit décorer on mouille le dos du ÿ&Pel
- fit
- l’eau va dissoudre la gomme interposée entre l’ima8’e , la surface intérieure du papier et celui-ci s’enlève ^ facilité abandonnant l’image sur la porcelaine. On11 plus qu’à faire cuire pour fixer l’image et en vitrifié surface.
- S’il s’agit d’images polychromes on procédera coin
- dans les impressions lithochromiques multicolores ; tirant successivement sur le môme papier des coU^g^ formées d’oxydes métalliques différents et disp0 à la place voulue, place que l’on retrouve à l’aide repères.
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- ÉMAUX ET VITRIFICATIONS 397
- ( Cette impression polychrome est ensuite traitée comme 1 impression monochrome de tout à l’heure.
- , L’on peut donc, de la sorte, multiplier à l’infini les Liages propres à la décoration rapide et industrielle des °hjets céramiques; une simple application sur les objets a décorer à l’aide d’un procédé quelconque de décalcomanie suffit pour le transfert des impressions aux pla-Ces qu’elles doivent occuper.
- Il va sans dire que ce moyen d’impression ne peut pas s’appliquer sur n’importe quel genre de surfaces et c’est là une question à examiner à l’avance, que Celle de la forme des surfaces à décorer et des des-Slns dont la dimension se prête le mieux à leur délation.
- Le papier qui sert de support aux images étant peu Sensible on conçoit qu’il serait difficile d’appliquer SUr des objets d’une certaine forme, fort éloignée de la Wahimétrie ou d’une courbe régulière, des dessins d’une Certaine étendue.
- Emaux photographiques. — Les procédés de reproaction par impression lithographique tombent encore ahs ]e domaine de l’exécution à la main et de l’in-^Pcétation quand il s’agit de la copie d’une œuvre art ; mais on peut, en employant la copie photographique, se mettre à l’abri de toute interprétation et ^btenir des reproductions en émail d’une très grande «délité.
- Ÿ°ici d’abord sur quels principes repose la produc-1011 des émaux photographiques, un de ces principes a ^ indiqué dans la première partie de ce cours en Priant de la découverte de M. Poitevin sur l’action Induite parla lumière sur un mucilage bichromaté. Un aUtre principe des impressions aux poudres appartient
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- jp
- aussi à Poitevin : c’est celui qui est relatif à l’action u la lumière sur les sels de fer au maximum en présent d’une matière organique. Dans l’un comme dans l’auto cas la déliquescence plus ou moins grande de laplé insolée permet de retenir de la poudre colorante plus ou moins grande quantité et de former ainsi image ayant des modelés continus tout comme le les images fournies par les procédés photographié précédemment décrits.
- Le procédé le plus fréquemment employé pour Pr°j duire des émaux photographiques esi celui dans on se sert, comme couche sensible, d’un mélange seux de sucre, de miel, de gomme, d’eau et de hicé mate de potasse ou d’ammoniaque.
- Voici en proportions définies une formule converé à employer pour former la liqueur sensible :
- Eau filtrée.................... 100 grammes.
- Miel.......•................... 1/2 —
- Sucre ordinaire.................... 1 —
- Gomme arabique..................... 5 —
- Eau saturée de bichromate d’ammoniaque en cristaux.............. 10 —
- Glucose............................ 5 —
- P
- Ce liquide bien filtré est versé sur une plaque verre bien dressée, une glace vaut mieux, comme si01 le collodionnait, on éponge le bas de la glace pour e!l lever l’excès du liquide, puis, on chauffe jusqu’à desslC cation sur une lampe à alcool. ^
- La plaque, une fois bien sèche et ramenée à la teiflp rature ambiante, est prête à recevoir l’insolation à vers un cliché positif. ;
- On doit ne préparer la liqueur sensible et les gé qu’au moment de s’en servir, sans quoi l’action sp0^ tanée du bichromate d’ammoniaque sur les produ
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- ÉMAUX ET VITRIFICATIONS 399
- paniques, miel, sucre, etc., auxquels il est mélangé, es insolubiliserait et les glaces ne pourraient plus servir.
- conçoit ce qui a lieu sous l’action des rayons lumi-ïle^x; la couche sensible se trouve insolubilisée plus ou profondément, suivant que la lumière l’atteint en aversant des parties du cliché plus ou moins opaques ; e Perd en même temps la propriété d’être déliques-CeRte, propriété que possède à un haut degré le mé-4nge de sucre, de miel et de gomme.
- ^Quand donc on viendra, après l’insolation, passer de Matière colorante en poudre à la surface de la couche asible, cette poudre ne sera retenue et dans un rap-^ proportionnel à l’action produite par la lumière, ^ e dans les endroits demeurés plus ou moins déliquescents.
- Nous avons dit qu’on se sert en ce cas d’un cliché °sitif. En effet, les parties claires du cliché insolu-. 1Sent les parties correspondantes de la couche sen-d el ce sont les parties de cette couche correspon-aux noirs du positif qui prennent la poudre,
- . d se forme de la sorte un positif sur la surface
- isolée.
- î’eU°Ur Pr°duire des images vitrifiables on se sert natu-^ ement d’une poudre impalpable formée d’un mélange axVdes métalliques avec un fondant, ainsi qu’il a été au déimt de ce chapitre.
- a formule indiquée par M. Poitevin pour arriver au aie résultat, mais en employant un cliché négatif, est
- suivante :
- Perchlor-ure de fer Eau distillée.....
- 10 grammes. 30 —
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Acide tartrique. Eau distillée...
- 5 grammes. 30 ' —
- On filtre séparément ces deux solutions et on leS mélange en y ajoutant 200 grammes d’eau distillée.
- Ce liquide est bien filtré, puis, on le passe comme si 011 collodionnait sur des glaces doucies, et on laisse sécher dans l’obscurité.
- La lumière, traversant un négatif, produit l’effet <llie voici :
- Les parties de la couche sensible correspondantes clairs du cliché sont les plus atteintes par la lumière # réduit le per-sel non déliquescent à l’état de protO'Se déliquescent et susceptible, par conséquent, de rete^ la poudre colorante d’oxyde métallique.
- Que l’on ait eu recours à l’un ou à l’autre de ces ctë11* procédés, le résultat est le même, et l’on opère d’i1IlP manière identique pour transporter l’image sur la slir face où elle doit être fixée par la cuisson.
- Pour cela faire, on recouvre l’image d’une couche ^ collodion normal, soit d’une dissolution de 2 grammes1^ fui mi-coton dans 50 grammes d’alcool à 40° et 50 gram111^ d’éther à 60°; dès que le collodion a fait prise, on 1111 merge la plaque dans une cuvette pleine d’eau additif née d’un peu d’acide chlorhydrique, le collodion entrai116’ en se détachant de la glace, l’image qui a été formée sl|' les parties déliquescentes de la couche sensible, tan^ que, se dissolvent dans l’eau, soit la partie du mucfia» demeurée soluble, soit le sel de fer; la pellicule sépa1” de la plaque flotte dans le liquide qu’on peut ren011 veler avec précaution pour bien laver le collodion, c fait, on passe par dessous la pellicule, dans l’eaù, u feuille de papier et on l’enlève pour la transporter d une autre cuvette remplie d’eau sucrée bien fiùT
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- grammes environ de sucre pour 100 grammes
- aeau.
- ^Près quelques minutes de ce séjour dans ce bain, on ,ansPorte l’image, la poudre en dessous, sur la plaque ^aillée; on fait glisser l’émail bien lavé sous le collo-^l0n qUe pon majntient au fond de la cuvette, on sou-Ve la plaque avec une lame de cuivre recourbée et Mincie du bout que l’on introduit entre le fond de la Clrvette et l’émail. Ce dernier entraîne avec lui la pelli-le et on ne la sort complètement de l’eau que si le îodion a pris une position convenable et que le sujet s bien au milieu.
- ^n rabat ensuite en dessous les parties de la pellicule tie> débordent tout autour en tendant doucement la par-j, de la pellicule qui recouvre la surface visible de jbail; les plis ne doivent exister que dans la partie a^attue en dessous.
- ^ ea à peu, avec une très légère pression exercée sur Y PaPier de soie avec un tampon de coton, on dégage ^ai1 <ïui‘ a pu rester entre la pellicule et l’émail ; il est Cessaire de faire adhérer partout la pellicule afin d’é-tloer *es huiles d’air qui amèneraient, à un moment des taches sur l’émail.
- ela fait, on laisse sécher naturellement à l’air, et (j ü(* l’émail est sec on s’occupe de détruire la pellicule collodion, à moins qu’on ne la brûle en mettant l’é-y a cuire ; mais il est plus prudent de la détruire à q ance en la soumettant à l’action de l’acide sulfurique, ave ^ a bleuit toute la couche de collodion, on lave jj, c Précaution dans deux eaux pour enlever toute trace acide, on laisse sécher et l’on est prêt alors à donner ^°UP de feu.
- la U ^eu S’employer l’acide sulfurique pour détruire hdlicule de collodion, on peut user du mélange sui-
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- 402 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- vant : essence de lavande, 100 grammes, essence grasse de térébenthine, 3 grammes.
- La dissolution du collodion ne s’y effectue qu’au bout de vingt-quatre heures environ, si à ce mélange l’011 ajoute 50 grammes d’étlier et 50 grammes d’alcool ^ dissolulion sera plus rapide.
- La vitrification s’opère dans un fourneau d’émailleu1' en terre réfractaire et composé de trois pièces prind' pales : le corps du fourneau, la moufle et le couvercle' On charge le fourneau avec des copeaux, un lit de coke et un lit de charbon de bois ; on allume et on place Ie couvercle pour activer le tirage, quand le coke et Ie charbon sont bien allumés, on place la moufle ferm^ partout excepté sur le devant ; elle est entourée de chaT bons incandescents ; par suite, dans un centre régulé de chaleur; quand l’intérieur du fourneau a atteint rouge cerise, on introduit l’émail placé sur une rondeH6 en terre réfractaire dans l’intérieur de la moufle, et a11 bout de une ou deux minutes, le résultat est atteint, ^ faut chauffer la pièce peu à peu avant de donner le cotfl' de feu ; la pièce était d’abord d’un aspect superficiel in#*’ et terreux; peu à peu on la voit prendre du brillantei se glacer comme si elle était recouverte d’un beau veiv nis. C’est à ce moment, sans plus tarder, qu’il faut 1* sortir; il vaut mieux rester en deçà de la cuisson çp*e d’aller au delà ; on peut la remettre, si elle n’est paS cuite suffisamment, après qu’on l’a retirée une premi^I>e fois, mais alors un quart de minute suffit pour comp^" ter l’opération.
- Il faut, en sortant l’émail du four, ne le laisser se froidir que graduellement en le laissant au devant feu, en l’y retournant dans tous les sens.
- Au moment où l’émail sort du feu et même pendant la cuisson, on n’aperçoit plus aucune trace d’image, iRalS
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- celle-ci reparaît avec le refroidissement, le fond se Contre d’un jaune sale, puis, au bout de quelques mixtes, l’émail reparaît dans toute sa blancheur et dans toht son éclat.
- L’image, terne d’abord, s’est transformée, et grâce à ^ vitrification elle a pris cette douceur et cette transparence qui font le charme des images émaillées.
- Si l’on veut reproduire des sujets polychromes en en taisant des copies émaillées polychromes, on peut pein-^ sur un émail monochrome obtenu par le procédé qui >ient d’être décrit et soumettre à une nouvelle cuisson ta peinture exécutée avec des oxydes métalliques appro-Prtés aux couleurs à réaliser.
- Oh peut encore, par un procédé photo-mécanique tel ^Ue la phototypie, faire une série d impressions de couleurs sur du papier gommé, on termine par une im-Pression du modelé général, et l’on transporte ensuite Cette image polychrome, formée d’oxydes métalliques ^vers, sur la surface où elle doit être vitrifiée. En c°mbinaut des impressions lithoehromiques et photo-typiques on peut arriver à produire sur papier à dé-c&lcomanie des sujets fort artistiques, que l’on peut CRhsporter sur tous objets céramiques aptes à les re-cevoir.
- . Lette industrie est très peu répandue encore, nous tahorons pourquoi.
- L’impression phototypique, exécutée à l’aide de relies sur une série de tirages lithoehromiques, s’effec-Ue sans aucune difficulté, et d’ailleurs rien ne s’opposait à ce que l’on mît d’abord sur l’objet à décorer les 1Verses couleurs tirées par les procédés lithographi-^es connus. On donnerait un premier feu mais seule-^ht suffisant pour souder l’image à la surface émaillée, tabs 0n appliquerait sur ce dessous polychrome une
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- épreuve photographique formée par un oxyde métafi1' que donnant une couleur neutre. Au feu l’union intim8 de cette image avec la précédente s’opérerait en même temps qu’aurait lieu la vitrification complète et la pén^ tration, par fusion et par translucidité, de toutes leS teintes les unes dans les autres.
- Des essais faits par nous dans cette voie nous ou1 donné d’excellents résultats.
- De ce qui précède il résulte donc non seulement dlie l’on peut copier un émail existant en le reproduisait dans le même état, c’est-à-dire par un moyen qui coH' duit à la formation d’un ou de plusieurs autres émai1* semblables; mais encore que l’on peut reproduire e(l images émaillées monochromes ou polychromes toU! sujets quelconques, dessins, œuvres d’art ou objets Rr turels.
- Les vitraux des églises et en général tous les vitrai décoratifs s’obtiennent de la même façon. Le verre ei peint avec des oxydes métalliques appropriés aux cou' leurs que l’on veut reproduire, et par la cuisson l’on la peinture en lui rendant sa transparence.
- De plus la vitrification assure la conservation émaux qui peuvent défier les siècles sans être atteint’ s'ils 11e subissent des ruptures accidentelles, par l’actD'1
- du temps.
- Les applications de ces procédés, bien qu’elles soieflt moins fréquentes que celles de la plupart des autres procédés décrits dans cet ouvrage, sont pourtant asse)! importantes puisqu’elles embrassent la décoration ^ toute une catégorie considérable d’objets usuels : verre, de la porcelaine, de la faïence et en général 0
- toute la céramique industrielle et artistique.
- Les procédés aux poudres qui servent à l’exécutin11
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- **es émaux photographiques peuvent aussi servir à l’exé-Cution de certaines gravures en taille-douce ainsi que a été fait par M. Garnier et par d’autres qui exploi-ei*t actuellement le procédé de M. Garnier. Nous appe-0Qs donc l’attention sur ce moyen ingénieux de pro-^üire soit des émaux, soit des épreuves indélébiles au charbon comme l’a fait M. Poitevin, soit enfin des gra-Vures en taille-douce.
- 33.
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- CHAPITRE XXI
- bEfEU\lL\ATIOX DU CHOIX OU PROCÈDE DE REPRODUCTION SUIVANT J.A
- Nature et le nombre de l’objet a reproduire et suivant sa
- destination.
- ^ous avons épuisé les principales catégories des procès de reproduction ; mais, pour que notre œuvre soit c°mplète, il est maintenant nécessaire de préciser, avec tiques détails, les règles qui peuvent guider dans le cll°ix des procédés à employer suivant la nature des Süjets à reproduire et aussi suivant le nombre de copies a tirer et suivant l’emploi que l’on en doit faire si, par exemple, ces copies sont destinées à illustrer des ou-Vr>ages en étant intercalées dans le texte ou bien si elles doivent former des planches hors texte ; si, enfin, elles j*0rit destinées à un emploi durable ou bien à un usage transitoire.
- sont là questions d’un grand intérêt et qui méritent °n les étudie de près si l’on ne veut être exposé à jüber toujours dans l’emploi d’un seul et même pro-^ ainsi que cela arrive encore trop souvent, pour ePi*oduire une infinité de sujets différents et destinés à es emplois bien différents aussi.
- dj^°Ur préciser par un exemple notre pensée, nous °ns tout de suite, parce que cela saute aux yeux, fü l\ *eraiï fausse route celui qui, ayant un dessin au sain à reproduire, choisirait comme moyen de repro-
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- 410 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- duction la photoglyptie au lieu de la phototypie qui se prête infiniment mieux à des copies de ce genre.
- Il y a donc lieu de choisir parmi les procédés, et to^ d’abord, pour suivre un ordre méthodique, occupons' nous des copies dont il ne faut réaliser qu’un nombre restreint.
- Les procédés qui exigent la formation d’une planche que l’on imprime ensuite par des moyens mécanique ne sont pas évidemment ceux qui conviennent à de pa' reilles reproductions.
- Mieux vaut alors recourir à un procédé qui donne rectement, par une action lumineuse immédiate, un® ou plusieurs copies successives, tirées du même clidie par une série d’insolations distinctes.
- On peut, en pareil cas, employer le papier sensible al1 chlorure d’argent s’il importe peu que les images aie^ une durée plus ou moins longue; ou bien, si la question de stabilité est à considérer, les procédés au platine’ au charbon et aux papiers qui donnent des images d® la couleur bleu de Prusse, soit les procédés au ferr®' prussiate et au cyanofer, sont ceux qu’il faudra choisi®1
- Ces derniers procédés, comme aussi celui au gall^e de fer, sont surtout employés pour des reproductions d® dessins et de plans d’après des originaux, ceux-ci se®' vant de clichés directs, quand la copie doit avoir les dimensions des œuvres originales ; en dehors de ce cas’ il faut toujours débuter par en faire dans la chamb®e noire un cliché réduit aux dimensions voulues.
- Si le nombre des copies doit être considérable il 11 \ a pas à hésiter il faut choisir, entre les divers procédé mécaniques, celui qui convient le mieux à la nature du sujet.
- Si, par exemple, l’on a à reproduire des émaux, deÿ tableaux à l’huile, des portraits, des objets métald"
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- CHOIX DU PROCÉDÉ DE REPRODUCTION 411
- |jUes> la photoglyptie donnera des épreuves plus soli-et en même temps plus transparentes dans les om-J!es que les autres procédés ; mais la photoglyptie re le désavantage de ne pouvoir se tirer directement *Vec marge sur son véhicule définitif, il y a lieu à un °atage ultérieur qui, dans bien des cas, crée une dif-Ulté à son emploi. On devra donc n’en user que dans s cas où cette difficulté pourra être facilement sur-°atée. Dans le cas contraire on devra recourir à la clotypie ou bien encore à la photogravure, mais en soumettant à une réussite moins complète dans le r^du.
- Il ne faut pas oublier que la photoglyptie ne se prête
- 8Uère
- SUrfaces
- aux impressions d’images contenant de grandes
- shjet
- blanches. Voilà donc toute une catégorie de
- Mot
- s qu’il faudra reproduire par d’autres procédés tels
- ceux de la zincographie, de la lithographie, de la t°lypie et de tous les genres de photogravure.
- des reproductions de dessins au trait, de carac-f es d’imprimerie, de figures géométriques, seraient t . mal rendues par la photoglyptie de même que cer-s dessins, même modelés, dont l’aspect velouté ne rait être bien reproduit par l’encre gélatineuse. es sujets de ce genre doivent être traités plutôt parla ™ot%Pie , par la photogravure en taille-douce, comme tint1 ^ar ^0US ^es Proc^ès gravure du genre aqua-^ et manière noire.
- Ml Vl(*einment, quand on se contente des formes sans WJ C°ml)te de l’aspect superficiel, la plupart des proie iS ^euvent suffire; mais, si l’on tient à se rapprocher M r S Possible du fac-similé, surtout dans les repro-l°ns ^'oeuvres d’art, il est essentiel de choisir un p ^ bien approprié à la nature du sujet à multiplier. °Ur tous les dessins en général : au fusain, à la mine
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- il 2
- COUDS DE REPDODUOTIONS INDUSTRIELLES
- de plomb, au crayon Conté et au pastel, nous consul Ions l’emploi de la phototypie de préférence à tous au' très procédés.
- La phototypie permet de tirer des épreuves sur leUf support immédiat avec ou sans marge, elle donne images que l'on peut considérer comme de véritable fac-similé des originaux car on peut les imprimer un papier semblable et avec une encre de la même W nalité.
- Si l’original est polychrome il est facile de combi^ des tirages litliochromiques avec l’impression plio^ type.
- L’on peut bien arriver à de semblables résultats * l’aide de l’héliogravure ; mais le coût de la planche e celui du tirage sont plus considérables que pour la ph°^ typie; et de plus, l’image ainsi obtenue, tout en ayalî des qualités artistiques de premier ordre, serait m0lI1‘ conforme à l’original, quant à son aspect, que celle $ fournit l’impression phototypique, à moins, toute!’015' qu’il ne s’agisse de reproductions de gravures en taü^ douce. En pareil cas, rien ne vaut la reproduction PaI un moyen semblable.
- Le plus souvent on n’est pas absolument libre ® choisir les procédés les plus convenables si, par e%e^, pie, il s’agit de figures à intercaler dans le texte ot imprimer en même temps que les caractères, il u’? pas à hésiter : la gravure typographique peut seü être employée lors même qu’elle ne donnerait pas ^ résultats aussi satisfaisants, aussi complets que planches hors texte.
- La typographie ne pouvant s’imprimer qu’à la c°l1^ dition que les images soient formées par des traits des points, il est difficile, surtout quand on a recours procédés photo-mécaniques dans le genre de celui
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- CHOIX DU PROCÉDÉ DE REPRODUCTION 413
- <je xW. c. Petit, par exemple, d’arriver à la perfection es résultats; le morcellement des demi-teintes, la néces-de hâcher, pour ainsi dire, l’image dans tous les j^ns, venant s’opposer à ce qu’elle ait jamais le carac-re d’un fac-similé à moins qu’elle ne soit la repro-ction d’une autre image typographique.
- Si l’on a la faculté d’employer des procédés fournis-Sailt des planches hors texte, on peut choisir ceux qui c°hduisent à la représentation du modèle la plus exacte, ^ais alors il y a lieu de tenir compte souvent, non pas ülenient du procédé, mais aussi et surtout du coût de
- ^Preuve.
- leu
- lJar
- mi les procédés industriels, celui qui peut à meil-
- r marché fournir des épreuves hors texte, parfaite-^Rt modelées avec toutes les demi-teintes les plus élicates, tirées directement sur n’importe quel papier
- Ai
- avec marges, c’est la phototypie.
- Cette méthode d’impression n’exige pas la création uhe planche que l’on puisse conserver ainsi que cela *e Passe dans les procédés de photogravure. Et de plus
- le t
- lrage, qu’il s’exécute à la presse à bras ou à la presse ( Panique, n’est pas aussi coûteux que l’impression ms rapide des gravures en taille-douce.
- cliché photographique constitue la vraie planche, ari(l il s’agit d’illustrations phototypiques dont on à conserver les types ; on peut toujours en tirer
- s ^Preuves semblables à celles d’un tirage antérieur, ^ais
- aais;
- Piali
- a la condition de s’adresser à un praticien con-sant bien ce procédé spécial; ils sont encore rares, heureusement. est ce qui fait que certaines administrations, ayant bh °Uvrages à publier, préfèrent les illustrer avec des flUe ’P’FaVUres dont les planches sont conservées et e 1 °R peut confier à un imprimeur en taille-douce,
- <Je,
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- pour de nouveaux tirages, lors d’une nouvelle édr tion. C’est de ce côté surtout qu’existe la supériorité de la gravure sur la phototypie.
- *Nous nous bornerons à ces quelques considération d’un ordre général, elles suffisent pour attirer l’attention sur la nécessité de faire un choix des procédés de reproduction à employer suivant la nature des suje^ à représenter.
- Le discernement de chacun fera plus en faveur d’lltl choix convenable que tout ce que nous pourrions à#1 encore. Etant donné l’ensemble des moyens de rep1’0' duction décrits dans cet ouvrage, il n’y a plus, p°u| savoir quel est, dans tel cas, le meilleur à choisir, ^ rapprocher les divers systèmes à comparer entre eu*' les résultats qu’ils produisent et, enfin, à s'inspi^ aussi des nécessités du moment, des sommes dispo#1' blés, de la rapidité plus ou moins grande de l’exécuti0,J et de la durabilité plus ou moins sérieuse des épreu^5 imprimées.
- L’arsenal des ressources que nous offrent actuel^ ment les moyens de reproduction si nombreux etsl divers est assez riche pour que nous y puissions teu jours trouver ce que nous pouvons désirer.
- Il y a toute certitude que ces divers moyens se perfe°, tionneront encore: mais, en attendant, ils réalisent dé)* les conditions les plus satisfaisantes à tous les points u vue.
- Dans la neuvième partie nous allons, dans une sér1^ de tableaux, opérer le rapprochement de tous les Vr° cédés de reproduction en indiquant les caractères sp ciaux propres à chacun d'eux.
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- CHAPITRE XXII
- ttEGLES A OBSERVER DANS L’EXÉCUTION DES OEUVRES D’ART EN VUE
- De leur reproduction par les divers procédés précédemment ^Écrits.
- Quand on exécute un dessin ou une peinture en vue e les reproduire par un des moyens photographiques nous avons décrits, il est nécessaire de tenir compte e certaines conditions qui peuvent influer favorable-ent sur le résultat.
- s’agit de sujets au trait qu’il soit possible d’im-ser*0161* imraédiatement, d’après les originaux, ceux-ci Vant de clichés, il est essentiel de se servir d’une en-r Hen opaque, aussi imperméable que possible, aux j.^hs actiniques et d’un papier assez.translucide. r °n Peut introduire dans l’encre une matière colo-CtqA ^aune’ du jaune d’aniline ou une décoction de 1 chma. Cela la rendra plus impénétrable aux rayons
- vineux.
- T »
- encre de Chine liquide de la maison Bourgoin est très f6’ e^e convient fort bien aux dessins à la plume et lre'ligne que l’on veut transformer en clichés immé-fe s P°Ur en user en employant les papiers cyanofer, au a~prussiate, Colas et le procédé de topogravure du ^mandant de La Noë.
- es dessins ou plans doivent être exécutés avec le
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- plus de propreté possible. S’ils sont destinés à recevoir des teintes conventionnelles, on ne les y passera qu’a' près qu’on en aura fini avec leur emploi photogra
- phique. Les teintes, surtout celles qui sont jaunes
- et
- brunes, se traduiraient à l’impression photographié par des teintes plus ou moins foncées qui ne correspoR' draient plus à l’effet que l’on attend des teintes coR' ventionneiles.
- Le mieux est de faire passer ces teintes sur les ^ pies photographiques après que ces dernières so^ achevées.
- Quand les dessins sont destinés à être reproduits à ^ chambre noire, il convient qu’ils soient exécutés sur $ papier bien blanc et non sur des papiers demi-teint^' comme le sont certains papiers à dessin. Autant (p^ possible l’on doit tenir les dimensions des dessins p^! grandes que celles que doit avoir la reproduction p^ tograpliique , celle-ci ne pouvant que gagner à ^ réduite.
- L’artiste a ainsi plus de facilité ; il peut dessiner $ gement avec toute certitude que son œuvre réduite, Paf la photographie, sera plus fine et d’un aspect plus soigllt! que l’original.
- La mine de plomb qui est d’un gris brillant donne résultats moins complets que le crayon Conté et 1 fusain ; c’est pourquoi nous conseillons d’user de pr^ rence de ces deux derniers crayons.
- Si l’œuvre exécutée par l’artiste est destinée à reproduite par la typographie, elle devra être teintée al féremment que si elle doit servir à des tirages de pb°^ typie ou de photogravure en taille-douce.
- Ainsi que nous l’avons démontré, l’impression tyP,, graphique sur clichés gravés en relief ne se prête é la reproduction d’images formées par des traits,
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- RÈGLES A OBSERVER 417 -
- hachures ou des points. Il faut donc tenir compte de cette Nécessité quand on dessine pour la typographie. L’artiste fera bien alors d’éviter les modelés continus, il usera la plume ou du crayon, mais de façon à produire des hgnes bien noires et non demi-teintées ; il s’inspirera des hennés gravures typographiques qu’il pourra consulter m aussi des gravures à l’eau-forte, mais de celles seulement dans lesquelles les traits ne sont pas assez rappro-chés pour produire des sortes de clairs-obscurs que la typographie ne rend pas facilement.
- L’emploi des papiers de M. Angerer et de M. Gillot dont ^eus avons parlé plus haut donnera, à ce point de vue, grandes facilités à l’artiste parce que son trait, s’il a uUe tendance à se modeler suivant certaines inflexions, Se trouvera toujours coupé, au moins, par le gaufrage ^ Papier.
- L’est surtout pour les dessins destinés à être immédiatement transformés en gravures typographiques qu il lrnporte d’observer des règles précises, sans quoi l’on Serait loin d’atteindre au résultat désiré.
- Quant aux dessins à reproduire par les divers procédés msceptibles de rendre les modelés continus, il n’y a plus m*cune règle. L’artiste peut se laisser aller à sa fantaisie pourvu qu’il emploie du papier, blanc ou, s’il a besoin Une demi-teinte plate sur son papier pour ajouter à son essin des rehauts de blanc, il devra toujours choisir de Référence les papiers ayant une légère demi-teinte eutée et n’user jamais de papier demi teintés de gris °u ^ jaune. Ces teintes se traduiraient, lors de l’impres-m°h, par une valeur de même ton que certaines demi-e*utes du dessin et l’eflet y perdrait de son éclat et de
- S* uetteté.
- Les procédés tels que la phototypie, la photoglyptie, la otogravure se prêtent parfaitement aux reproductions
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- de toutes les demi-teintes. Il n’y aura donc aucune p^' caution spéciale a prendre dans l’exécution meme u l’œuvre à reproduire.
- S’il s’agit d’œuvres polychromes, l’on sait que cef' taines couleurs : le jaune, le vert, les rouges vermill011 et orangé, ainsi que toutes les combinaisons qui et> dérivent ne donnent pas, en photographie, la cont^ valeur exacte de leur luminosité apparente, de celle <lul affecte nos yeux.
- L’artiste devra tenir compte de ces différences en e*a' gérant d’abord la clarté de ces couleurs, sauf à les ^' mener au point convenable pour l’œil après que l’œu^ originale aura été photographiée.
- L’on a aussi conseillé, souvent, d’exécuter d’abord ^ tableau en couleur grisaille, il est reproduit dans cet ^ par l’objectif, puis le peintre le complète avec toutes Ie5 couleurs nécessaires.
- Nous croyons que l’on peut éviter cette double pLa" dans le travail d’exécution. — Ainsi que nous l’avo11' dit dans la quatrième partie de ce cours, l’on possè^ actuellement des procédés de reproduction à la cb^ bre noire, tellement rapides que l’on peut presque né^1 ger les différences du pouvoir réflecteur des diver^ couleurs.
- Il n’est pas moins vrai qu’il y a toujours un avants marqué à éviter les colorations sombres et qu’une & production sera d’autant plus claire et plus lumine11^ que l’original sera plus brillant et plus frais en c°l1 leurs.
- Quand l’œuvre originale est exécutée spécialement ^ vue d’une reproduction polychrome, l’artiste peut *• borner à la peindre en, grisaille, puis il colorie une de' épreuves provenant de la reproduction à la chaîné noire.
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- RÈGLES A OBSERVER 419
- Cette maquette sert à établir les dessous polychromes ’ SUr lesquels on imprimera ultérieurement les modelés S°H phototypiques, soit photoglyptiques.
- >us avons dit*dans quels cas il convenait de se ser-^jr de préférence de l’un ou de l’autre de ces deux modes d impression.
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- CHAPITRE XXIII
- CLICHÉS PHOTOGRAPHIQUES.
- Q
- °**Maibe : Clichés au collodion humide, au collodion sec émulsionné ;
- a la gélatine bromurée. — Positifs sur collodion et sur gélatine-"Agrandissements et micrographie.— Reproductions stéréoscopiques. " Eclairages artificiels divers. —Photométrie photographique. — Redressement des clichés.
- Le rôle que joue le cliché photographique négatif ou ?°sitif dans l’art des reproductions industrielles est trop ^portant pour que nous ne décrivions pas avec assez ^ détails les opérations qui conduisent à la formation d’un cliché.
- Nous avons dit cliché négatif ou positif parce qu’en ^et l’on se sert tantôt de l’un tantôt de l’autre. Mais e Plus souvent l’on emploie un cliché négatif, c’est donc l^r celui-là que nous allons commencer.
- CLICHE NEGATIF.
- Larnii les nombreux moyens d’arriver à exécuter un jolché négatif nous en indiquerons trois seulement :
- le cliché au collodion humide ; 2° le cliché au collo-l0u sec; 3° le cliché au gélatino-bromure d’argent.
- Clichés négatifs au collodion humide. — On fait un
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- collodion sensible en introduisant un ou plusieurs iodures et bromures dans une dissolution de coton-poudre dans de l’éther et de l’alcool.
- Voici deux formules de collodion ioduré. L’une donnant un collodion plus mince et l’autre plus épais, cela dépend de la proportion de pyroxyline (coton-poudre)-
- 1re FORMULE :
- Ether. ..................... 50 cent, cubes.
- Alcool à 40°................ 50 —
- Pyroxyline.................. 1 gramme.
- Iodure d’ammonium............ 0,5 —
- Bromure d’ammonium........... 0,4 —
- Iodure de cadmium............ 0,5 —
- Il est bon de conserver ce collodion assez longtemps avant de s’en servir.
- 2e FORMULE :
- Ether...................... 50 cent, cubes.
- Alcool à 40°................. 50 —
- Pyroxyline.................... 2 grammes.
- Iodure d’ammonium............. 1 —
- .Bromure d'ammonium........ 0,4 —
- Eau........................... 5 —
- Ce collodion peut être employé dès le lendemain de sa préparation, il est très rapide.
- On trouve dans le commerce des collQ.dions iodure5 tout prêts et d’excellente qualité.
- Préparation des plaques. — On prend des plaques de verre ou des glaces que l’on nettoie avec beaucoup soin, puis on verse à la surface le collodion de façon ^ l’en recouvrir entièrement. L’excédant du liquide eS reçu dans un flacon, à part, bouché à l’émeri après qn 011 s’en est servi.
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- CLICHÉS PliUTÜGrRAPIIIQUES 425
- ^ plaque collodionnée, sans attendre que le collodion ^ sec et dès qu'il a fait prise seulement, est immer-d’un seul coup dans une cuvette contenant le bain
- d’t
- argent dont voici la formule :
- Eau distillée. .................... 1 litre.
- Nitrate d’argent tondu blanc........ 80 grammes.
- Iodure de potassium................. 1/2 —
- Acide nitrique pur.................. 2 gouttes.
- Le collodion s’y colore immédiatement par la forma-*°h, dans son sein, de l’iodure et du bromure d’argent constituent les composés sensibles à la lumière.
- Les opérations, cela va sans dire, doivent s’effectuer 'ahs un cabinet noir, éclairé seulement par une simple °ügie ou par un carreau de vitre jaune orangé.
- Lorsque la plaque soulevée hors du bain d’argent ne 9r,(*isse plus, c’est-à-dire lorsque le liquide coule bien p happe à sa surface, on la retire et, après l’avoir hissée égouter, on l’introduit dans le châssis de la cliam-hoire. L’on pose immédiatement, car il ne faut pas a*sser la couche sensible se sécher avant d’en avoir usé. ^près l’exposition, dont la durée varie suivant l’in-ehsité lumineuse, suivant la longueur focale, l’ouver-at>e du diaphragme et aussi suivant la sensibilité du c°Lodion, et la nature de l’objet reproduit, on procède aà développement et au fixage.
- üéveïoppateur et fixateur. — La plaque exposée est ^Portée dans le cabinet noir, sortie du châssis et recoure, sur toute sa surface bien également, et sans le Oindre arrêt de la solution suivante :
- Eau................................ 1 litre.
- Sulfate de fer..................... 30 grammes.
- Alcool.............................. 30 cent, cubes.
- Acide acétique cristallisable.... 25 —
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- Quand cette solution est fraîche elle agit avec plus d’énergie.
- Si l’image manque de ligueur il est souvent utile $ la renforcer en passant à sa surface et à plusieurs reprises, après l’avoir bien lavée à l’eau, le liquide rem forcateur suivant additionné de quelques gouttes d’u116 solution de nitrate d’argent à 3 0/0.
- Acide pyrogallique................ 1 gramme.
- Eau distillée..................... 300 cent, cubes.
- Acide acétique cristallisable... 30 —
- On arrête l’action de ce liquide dès que le cliché est arrivé au degré d’intensité convenable, on le lave aDrî et on l’immerge dans une solution de :
- Eau....................... 1000 grammes.
- Plyposulfite de soude.,... 100 —
- Après que tout le composé sensible, non réduit par développement, a été dissous, on lave avec soin <lam plusieurs eaux, de façon à supprimer toute trace ^ l’hyposulfite ; on laisse ensuite sécher et l’on vernit un vernis à la gomme-laque, à chaud.
- Cliché négatif au colloclion sec. — Il y a de n°lir breuses variétés de procédés au collodion sec, nous i,e parlerons que du procédé au collodion émulsionné bromure d’argent, qui est celui qui donne les meilleUp résultats, tout en étant d’un emploi plus facile et p^115 simple.
- Dans ce procédé, l’opération de la sensibilisation trouve supprimée puisque le collodion contient en sllS" pension le produit sensible qui est du bromure d’argent
- La préparation du collodion émulsionné étant ass^
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- ^0llgue et compliquée, nous recommandons d’acheter ce Pr°duit tout prêt chez les dépositaires de produits plio-graphiques. On n’a plus alors qu’à en collodionner 6s Plaques préalablement nettoyées et à les laisser sé-er ensuite dans une obscurité complète. On s’en sert î^nd elles sont sèches exactement comme de celles gélatino - bromure dont nous allons parler, mais es sont de 20 à 40 fois moins sensibles que ces dermes.
- ^ est des cas pour obtenir, par exemple, des positifs collodion, où il est utile d’employer les plaques an collodion émulsionné, c’est pourquoi nous en
- sur
- sèches . ^Hons.
- Ce;
- Clichés négatifs au gélatmo-'bromure d'argent. — c s négatifs, à cause de la grande sensibilité des ches de gélatine bromurée, tendent à prendre la uce de ceux au collodion, soit humide, soit sec.
- 1 N°hs nous abstiendrons d’entrer ici dans le détail de ^Préparation de l’émulsion à la gélatine, parce que l’on ^°Uve à acheter soit des plaques toutes préparées et ^d’excellentes conditions, soit de l’émulsion à la ^iiie en flacon avec laquelle on peut soi-même pré-Ter les plaques.
- °Us supposons donc que l’on ait des plaques toutes
- Par,
- N,
- Nt
- HQ. es et qu’il n’y a plus qu’à les exposer dans la chambre j^e et à développer et Axer les images qui s’y sont
- aUx*S°nS’ tout d’abord, que les manipulations relatives IUp ^acIUes à la gélatine bromurée ne doivent avoir lieu t>Ur ^anS un Moratoire très sombre, éclairé seulement ^oit^’6 ^anlerne munie d’un verre rouge rubis. Ce verre ^ abord être essayé pour qu’on ait la certitude qu’il
- qualité convenable, sans quoi tous les clichés se
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- voileraient et l’on ne pourrait arriver à produire un b011 travail.
- L’exposition doit être excessivement courte, à peiflf de quelques secondes, et, le plus souvent, de quelque fractions de seconde.
- Pour éviter les incertitudes, dans la durée de l’expo^ tion, d’une obturation faite à* la main et au jugé, car11 est bien difficile d’qpprécier des fractions de seconde,0,1 use d’appareils désignés sous le nom d'obturateur instantanés. Plusieurs de ces appareils sont à dételé variable, de telle sorte que l’on peut, en serrant plus °1‘ moins le ressort moteur, obtenir des vitesses d’obtur^ tion plus ou moins rapides.
- Un déclanchement pneumatique ou électrique perfl^ de mettre l’obturateur en mouvement sans qu’il en ^ suite la moindre vibration pour la chambre noire.
- Parmi les obturateurs, en grand nombre, nous en ^ commandons trois plus spécialement. Ce sont ceux : ^ M. Guerry1, à double volet, celui de M. Cadett, à ^ tente variable2, et celui de M. Paul Bert dont la mafc^ est réglée par un mouvement chronométrique pernt* tant de réaliser des poses prévues depuis l/50e de conde jusqu’à 5 secondes3.
- Après l’exposition, l’on procède au développent^ qui peut être fait, soit à l’oxalate de fer, ainsi q11^ été indiqué, page 130 ; soit avec de l’acide pyrogalM ammoniacal. Voici la formule de ce dernier dévetF” pateur :
- A. Eau distillée....................... 500 grammes.
- Acide pyrogalligère................ 3 —
- 1 M. Guerry, rue Condorcet, Paris.
- * Chez MM. Marion et C°, Sohosquare, Londres.
- 3 En vente chez M. Rédier, 8, cour des Petites-Ecuries, Par's'
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- B. Eau ordinaire................ 500 grammes.
- Bromure d’ammonium............. 6 —
- Ammoniaque.................... 10 —
- C^a solution A ne se conserve pas, il est bon de n’en , e <ïue peu à la ibis lorsqu’on devra s’en servir pro-
- ^nement.
- A.
- u moment de développer on met dans une cuvette les égales des solutions A et B en quantité con-celi e P°ur recouvrlr la plaque et on y immerge . e~ci tout d’un coup. L’image apparaît bientôt et ^ elle est assez venue on la lave à l’eau, puis on
- ^a Pose a été trop courte, c’est-à-dire, si au bout tW^e^Ues secon<^es ^es grandes lumières ne paraissent j|, eHcore on ajoute avec précaution quelques gouttes Jq mélange d’eau 10 grammes, et d’ammoniaque, Gammes.
- W a posea été trop longue, c’est-à-dire, si les grandes Yjj res apparaissent brusquement, on doit ajouter bien ji0 ‘ÏBelques gouttes d’une solution modératrice com-lO e de : Eau, 20 grammes; bromure d’ammonium, f^^Binies. Cette solution ralentit la venue de l’é-e> mais il est nécessaire d’avoir le flacon sous la man^re a en user aussitôt que l’on remarque t d un excès de pose.
- h o. ^Xa§e a lieu dans de l’hyposulfite de soude à 1arïlnies pour 100 grammes d’eau. On lave avec ^ aUce et môme avec excès.
- Peut /^0<ïlle des fortes chaleurs, la couche de gélatine (live tl’e Ramollie, fondue même par l’eau des bains ^oqv 11 faut, si Pon s’aperçoit de cet inconvénient, (l>oq 1 lr *a oouclie sensible d’une légère couche de eollo-Bornial, soit de collodioii formé de :
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Pyroxyline.................... 1 gramme.
- Ether........................ 50 —
- Alcool....................... 50 —
- Le développateur pénètre fort bien à travers
- couche protectrice qui s’oppose à la distension de la tine si celle-ci venait à se soulever sur la plaque.
- Une faible solution de tannin dans laquelle on pl°n^ la plaque empêche les soulèvements.
- Pour avoir des détails opératoires plus complets s ; l’emploi de ces intéressants procédés, nous renvoj'^' aux traités spéciaux et notamment à la rî° éditioR 1 Traité général de 'photographie par le Dr Van ^ ckhoven. L’on y trouvera, sur les clichés de tous gefl1^ toutes les indications désirables.
- Clichés positifs.— Les clichés positifs peuvent s’<^ nir, soit à la chambre noire directement, soit par c°11 tact contre un cliché négatif.
- jio'1
- éY
- Le plus souvent c’est ce dernier moyen que l’on ploie. La plaque bien plane, recouverte soit de coll0(J sec, soit de gélatine bromurée, est appliquée cont1’6 >, négatif (qui lui aussi doit être sur une plaque bien l^1 dans un châssis-presse, et l’on expose à la lumière P dant quelques secondes. ;
- Üii se sert d’une lumière artificielle pour être P maître du temps d’exposition. ^
- Avec une plaque au gélatino-bromure, il suffit âe J 15 ou 20 secondes, suivant la distance où l’on est.l^0ii source lumineuse, qui peut être une simple bougie une petite lampe à pétrole. {i
- On développe par les moyens indiqués précédenin1^ quand l’épreuve positive doit servir de cliché il eS .])f de la pousser au développement jusqu’à une cer
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- ‘ntensité, qu’il ne faudrait pas atteindre si elle devait ^ Vlr seulement d’image positive visible par réflexion. 5lls ce dernier cas elle doit être beaucoup plus super-^ e^e, les blancs de l’image ne doivent pas être voi-S’ Ce flui pour un cliché n’aurait pas d’inconvénient. VUand les positifs sont destinés à être projetés, on j rechercher tous les moyens qui peuvent fournir des s> a^es très transparentes et très limpides, surtout s’il de projections d’une certaine étendue.
- ^ °ur ces reproductions il vaudra mieux employer le *%pateur à l’oxalate de fer qui donne des images s Iranspar entes.
- ^®raYidissements. — Très souvent les images sur e sont destinées à être agrandies. Il est nécessaire, C cas, qu’elles soient très pures, car l’agrandis-^ ^era^ v°ir encore mieux les défauts des petites ^euves originales.
- ijj. Peut faire les agrandissements, soit avec de petites ^ ses négatives que l’on éclaire vivement et dont l’i-4tP0SiÜve’ apache par l’objectif, est reçue directeur Sur un écran sensible, soit avec un petit positif sur une plaque sensible, permet de réaliser 4e £atif agrandi d’où l’on tirera ensuite des positifs L^me dimension.
- t^roc^dés et les appareils restent les mêmes, seu-^0Ur ^es très grands agrandissements, il est né-Vér6 ^rans^ormer en chambre noire le cabinet a cause de la longueur du foyer et de la di-V n 116 l’image, bien supérieure alors, à celle des res noires dont on peut disposer.
- ^ *on a a reProduire des objets ent petits et qu’on ne peut voir qu’avec une loupe
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- ou avec un microscope, on peut encore y arriver à la!l de la photographie, en mettant l’objet au point ^ùt qu’il est agrandi par une lentille, à la dimension voul^ on le reproduit comme on le fait pour tous les au^
- objets. Seulement il convient d’employer des pr°' d’une extrême pureté pour n’être pas exposé à pTe
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- les impuretés de la couche sensible pour des partit dessin même du sujet copié.
- L’on arrive de la sorte à reproduire, avec une re quable netteté, des infusoires, des diatomées, en un tous les êtres du monde invisible.
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- Pour les règles précises à observer dans les cas^ agrandissements et de la micrographie, nous renvo? nos lecteurs aux traités spéciaux qui traitent matières.
- Stéréoscope. — On sait ce que c’est que le st^t eope, instrument qui nous permet de voir les vitf" objets quelconques avec l’illusion du relief. p
- Pour exécuter des reproductions stéréoscope^ dessin à la main ne conduirait au résultat voula \ | dans le cas de figures géométriques régulières, c^r faut exécuter deux dessins, non pas absolument sO11 ,, blés, mais ayant entre eux la différence qui distii^. vue prise de l’œil droit de la vue prise de l’œil Les dessins de ce genre, d’après des vues, serait1 j.-cessivement difficiles à exécuter sinon impossible^ la photographie permet de vaincre très aisémei^ |, difficulté. Il suffit de reproduire à la chambre »0)1j ? même objet simultanément sur une même plafiu(^,* travers deux objectifs distants l’un de l’autre, da' axe, comme le sont les deux yeux. .
- Ces deux épreuves positives d'un semblable c ^ !}t vues dans un stéréoscope, se superposent, et R°l
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- ^°yons plus qu’une seule et même image mais avec ^illusion du relief.
- On connaît les belles séries de vues de tous les pays, toutes les collections d’objets d’art qui ont été ainsi ^produites, et grâce auxquelles on peut voyager dans le monde entier, pénétrer dans tous les musées sans Witter sa chaise. — Nous n’y insisterons pas davantage.
- Eclairages artificiels. — Plusieurs fois, dans le cours es descriptions qni précèdent, nous avons été amené à Parler de l’emploi d’un éclairage artificiel pour les ^Productions photographiques.
- k’°n peut, en effet, se passer de la lumière solaire, di-j'acte ou diffuse, et se servir de la lumière électrique, de a Inmière oxy-hydrique, de la flamme du magnésium, de CeUede certains mélanges comburants dans des appareils Semblables au luxographe, et encore de la lumière du êaz ordinaire, de celle de lampes au pétrole ou à l’huile, emin qe simpjes bougies en stéarine.
- ^’on est parvenu aujourd’hui à préparer des couches Ulm telle sensibilité que l’on peut faire, avec un éclai-artificiel, à peu près toutes les opérations qui né-^Ssttaient, il n’y a pas longtemps encore, l’emploi de la mière solaire. C’est aux opérateurs qu’il appartient de lre choix des moyens d’éclairage les plus convenables hrant les circonstances, il n’est à cet égard aucune à indiquer.
- Ehotométrie photographique. — Dans la plupart des °Pêrations photographiques et quel que soit le mode d’é-airage employé, il est souvent utile de mesurer l’in-ïisité de la force chimique de la lumière. En définitive, est cet agent physique qui conduit au résultat cherché,
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- et l’action produite est plus ou moins rapide suivant que l’intensité de la force chimique des rayons lumineux est plus ou moins grande.
- Il est d’ailleurs des procédés comme celui dit au chaf' bon, comme aussi celui des impressions sur bitume de Judée, où l’action produite par la lumière n’est pas vis1' ble. C’est aussi ce qui se passe dans tous les procédés négatifs ou positifs d’impression par développement l’image demeure à l’état latent jusqu’à ce qu’elle ait été soumise à l’influence d’un révélateur, lequel la fait ap' paraître.
- Pour mesurer la force chimique ou actinique d^ rayons lumineux, on a imaginé divers instruments ap' pelés photomètres ou actinomètres.
- Ces instruments sont de diverses sortes. Nous préfé' rons ceux qui sont basés sur la coloration que prend 1111 morceau de papier sensible titré, sous l’influence d$ rayons lumineux et pendant un temps déterminé. ** faut évidemment que le papier sensible se trouve dafl? des conditions de sensibilité toujours les mêmes. La leur de la réduction opérée par la lumière, en int&v sité et non en couleur, est comparée soit à une se^e et même teinte normale, soit à une série de tem^eS fixes, et l’on arrive de la sorte à avoir une idée ap' proximative de l’action de la lumière pendant un teiaP3 donné.
- Notre appareil de photométrie se compose d’à0-échelle de teintes graduées percées d’un trou dans l^ centre, on met le papier sensible par-dessous et loîl juge, après une certaine durée d’exposition à la ^ mière, de l’action produite en cherchant quelle est ce1 des teintes qui se rapproche le plus de l’intensité de cel qu’a produit la lumière.
- L’appareil, ainsi gradué, constitue une sorte de xo.ontfe
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- solaire, il donne des unités de plein soleil, c’est-à-dire dos séries d’actions correspondantes à des effets produits Par le plein soleil dans des temps déterminés. Il va sans bre que les mêmes effets, pour être produits par de la lainière diffuse, exigeront un temps sept, dix et quinze f°is plus grand et davantage encore suivant l’intensité cette lumière.
- Un premier essai et quelquefois plusieurs essais, sont nécessaires pour connaître le coefficient de chaque cli-bié, pour savoir combien de temps solaire il exige pour ?ae l’effet désiré soit produit par tel procédé ou par tel autre.
- Quand on opère à la chambre noire, il y a à tenir c°mpte, non seulement de l’intensité des rayons lumi-f ux au moment précis de l’opération, mais encore d’au-tres données variables telles que l’ouverture du diaphragme et la distance focale, puis encore du pouvoir ^fléchissant des objets à reproduire, sans parler de la fusibilité des couches sensibles, sensibilité dont il faut teuir compte dans tous les cas où l’on s’occupe de réprobations photographiques.
- Les règles précises qui déterminent la durée de la P°se à la chambre noire, étant connues déjà, la sensibi-flé du produit employé et l’intensité lumineuse sont ffles-ci :
- 1° La lumière admise varie suivant l'aire du dia-Phragnie, c’est-à-dire que si un diaphragme a un diacre double d’un autre, il laissera pénétrer quatre fois P us de lumière et la pose, toutes choses demeurant S^les d’ailleurs, sera quatre fois moindre.
- La lumière se propage avec une intensité gui dé-à raison du carré de la distance, c’est-à-dire que e foyer où se forme l’image est plus ou moins éloi-^ l’intensité des rayons réfléchis sur la plaque sen-
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- sible sera d’autant moindre que celle-ci sera plus éloignée de l’objectif.
- Cette décroissance s’effectuant suivant le carré de la distance, pour une distance focale double d’une autre» la durée de la pose, toutes choses demeurant égales d’ailleurs, sera quatre fois plus grande.
- Ces principes, combinés avec les autres données essentielles, nous ont conduit à établir des tables1 où se trouvent des rapports applicables à un très grand nomltfe de cas divers.
- Chacun peut, pour l’appareil dont il se sert, se créer une toute petite table où se trouveront résumées les riations possibles dans les diaphragmes et les distance3 focales, puis les temps de pose afférents ; toutes autre15 données étant connues, à des intensités de lumière é1' verses pouvant varier, comme dans notre photomètre' de 1 à 10 degrés.
- Nous avons imaginé un autre photomètre applicablea la photographie, mais basé sur un principe tout difl^ rent que les autres employés jusqu’ici.
- Celui-ci ne mesure plus la force chimique, mais ^ pouvoir éclairant des rayons lumineux ; il est excelle^ pour les" impressions négatives et pour les tirages pos1' tifs avec des sources de lumière artificielle.
- Nous voulons parler de notre photomètre au sêW' nium.
- En voici le principe : le sélénium, disposé convenait ment, jouit de la propriété d’être plus ou moins bon cc11 ducteur de l’électricité, suivant qu’il est frappé par uI1 faisceau de rayons lumineux plus ou moins intenses.
- L’appareil se compose : 1° d’un producteur d’éleC
- 1 Calcul des temps de pose, par M. Léon Vidal, chez M. Gaut^ Villars, Paris.
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- tricité qui est une petite pile sèche au chlorure d’argent f°ndu, à deux éléments ; 2° d’un galvanomètre astati-ÇRe; 3° d’un récepteur de sélénium.
- Un fil conducteur unit la pile au galvanomètre, ce dernier au sélénium, puis, de là, repasse par le galvanomètre d’où il va compléter le circuit en se reliant à ^ autre pôle de la pile.
- Si l’on veut connaître le degré de lumière, on laisse d’abord le récepteur dans l’obscurité, et après avoir 0l>ienté le galvanomètre, on établit le courant. L’aiguille dn galvanomètre est alors déplacée faiblement et l’on ramène le zéro sous l’aiguille, puis, on laisse arriver la lumière sur le récepteur de sélénium. L’aiguille subit al°rs une déviation plus ou moins grande, suivant que la lumière est plus intense.
- Si l’on opère avec une lumière artificielle et qu’il faille, par exemple, 15 degrés de lumière à ce photomètre, pour obtenir, dans un temps donné, une impres-si°n positive, la marche à suivre est bien simple : on approche peu à peu le récepteur ou on éloigne de la s°urce de lumière jusqu’à ce que l’aiguille du galvanomètre marque 15 degrés, ce qui est chose très facile, ^is, dans le plan même du récepteur, on place le cliché £°sé contre la couche sensible, et on laisse à l’exposi-1011 lu durée nécessaire.
- °n peut, à chaque nouvelle opération, et même pen-aut le cours de l’opération, suivre les variations lumi-jjehses, car l’aiguille ne cesse de marcher à mesure que intensité lumineuse croît ou décroît, et elle reste sta-l°nnaire quand celle-ci cesse de varier.
- Ues services que peut rendre, dans cette voie, un ap-Pareii de ce genre sont considérables.
- Redressement des clichés. — Il arrive très fréquem-
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- ment que l’on doit employer les clichés dans un autre sens que celui qu’ils ont après l’impression à la chambre noire, c’est-à-dire qu’ils doivent être placés contre ce*1' taines surfaces sensibles d’un autre côté que celui qul sert dans d’autres impressions.
- Ainsi, pour les impressions phototypiques, et dans certains cas photoglyptiques pour la photogravure, ^ faut se servir du côté du cliché qui, d’habitude, porte contre son véhicule verre ou papier.
- On pourrait obtenir le redressement directement daDs la chambre noire, en y présentant le verre recouve^ de l’enduit sensible de façon que cette couche sensi^e soit en arrière du support translucide, au lieu d’y être en avant.
- On peut encore, en laissant la couche sensible el1 avant, renverser l’image à l’aide d’un prisme ou d’1111 miroir placés en avant de l’objectif.
- Mais il est un autre moyen bien simple et qui consiste à enlever la pellicule portant le négatif de dessus support.
- Pour cela faire, il est bien des moyens ; en v°*cl deux :
- Au préalable, il faut avoir soin de ne mettre les coucbeS sensibles sur les plaques qu’après avoir recouvert celleS' ci d’une matière isolante qui est généralement du tà^‘
- La plaque talquée est collodionnée comme à l’or^ naire, sensibilisée, développée et fixée sans rien mod1 fier aux procédés habituels ; puis, on verse à sa surfëc® une couche bien égale de gélatine à 15 grammes p°ü 100 grammes d’eau. Cette couche est versée sur la plRd^ après qu’elle a été posée rigoureusement de niveau s un support à vis calantes. Après que la gélatine e ^ sèche, on la recouvre d’une couche de collodion no-j’ mal, puis, celui-ci étant sec, on entaille les quatre boT
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- ÔR cliché et on détache la pellicule qui constituera un cüché redressé, utilisable du côté qui portait contre le Verre.
- Si l’on opère avec du gélatino-bromure, on pourra a§ir à peu près de même* mais, après avoir talqué la Plaque, on y mettra une couche de collodion normal a^ant de poser l’enduit sensible.
- Après les opérations habituelles on se bornera à col-lodionner le cliché en gélatine avec le même collodion Normal, et si l’on tient à avoir une pellicule un peu plus ^Paisse, on mettra sur le collodion normal une couche
- gélatine, puis, après dessiccation de celle-ci, on terminera par une dernière couche de collodion normal. °n entaillera enfin les bords et on enlèvera la pellicule comme dans le premier cas.
- Redressement au caoutchouc. — Les clichés destinés à être retournés sont exécutés comme d’habitude et Sans aucune précaution préalable ; il est, par exemple, mutile de talquer à l’avance la surface du verre ou
- la glace.
- Quant aux clichés déjà vernis et que l’on voudrait remarner, on doit nécessairement les dévernir.
- La retouche du cliché, s'il y a lieu, doit précéder l’o-Pênation du retournement.
- On prépare d’abord en telle quantité qu’indiquent les
- besoins :
- 1° Un vernis au caoutchouc ainsi composé :
- Benzine cristallisable.. 100 grammes.
- Caoutchouc manufacturé.. 3 gr. environ.
- Oe liquide est filtré avec soin et conservé dans un
- a®°n bouché à l’émeri.
- 0 Lu collodion normal :
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- COURS DU REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- UO
- Alcool rectifié................ 50 parties.
- Ether à 92°.................... 50 —
- Coton-poudre................... 1,5 gramme.
- Le cliché à retourner est d’abord recouvert avec Ie vernis au caoutchouc comme si on le collodionnait-L’excédant en est recueilli à part dans un autre récipie^ à large ouverture, bouché à l’émeri. On le refiltre efl' suite dans le premier flacon pour le débarrasser ées poussières qu’il pourrait avoir entraînées de dessus l3 surface du négatif.
- Cette couche de vernis se sèche assez rapidement, ^ quand la volatilisation de la benzine paraît suffisante sans attendre même que la dessiccation soit complue on verse sur le vernis au caoutchouc du collodion nof' mal, de façon à recouvrir la plaque en entier et l’on ^ écouler l’excédant comme à l’ordinaire.
- Dès que le collodion normal est sec, ce qui n’est P3S long, on coupe la couche à la justification voulue a^eC une pointe de canif et une règle, tout autour du néër tif; on prend ensuite deux feuilles d’un papier que^ conque, tenues un peu plus grandes dans les deux sens’ que la pellicule à retourner.
- L’une de ces feuilles est immergée dans une cuve^ d’eau, puis appliquée sur le négatif ; on chasse l’esc^ de l’eau et l’on provoque l’adhérence à l’aide d’un leau formé par un cylindre de bois recouvert, avec pre5 sion, d’un morceau de tube en caoutchouc vulcanisé, ^ tout pivotant sur deux axes recourbés en forme u fourche et réunis dans un même manche. ,
- Avec la pointe d’une lame de canif on relève d’ab°r un des angles du papier que l’on rabat sur lui-mê#16’ puis on soulève avec précaution le même angle corr^ pondant de la pellicule et on le rabat sur l’angle
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- CLICHÉS PHOTOGRAPHIQUES 441
- Papier déjà replié. Enfin, saisissant le papier et la partie la pellicule qui est repliée sur lui entre le pouce et iadex, on arrache le tout d’un mouvement rapide et c°ntinu : là pellicule abandonne le verre avec facilité et Se trouve retournée et étendue sur la feuille humide.
- Si l’on veut en user à l’état pelliculaire, il n’y aura à l’introduire entre du buvard et à laisser se sécher à Plat la feuille de papier humide qui a servi au retourne-^nt. Si l’on tient à maintenir de nouveau le négatif sur ^ne glace, mais retourné, on mouille, comme la première, la deuxième feuille de papier et on l’applique de a même façon sur la pellicule, puis on soulève un des c°ins du papier ; étant plus fraîchement mouillé, il Adhère à la couche pelliculaire plus que celui de dessous, d’ailleurs, est retenu par son dos sur la glace où il ^ dté étendu, et la séparation s’effectue encore rapide-^ent, la pellicule ayant alors repris sur la deuxième mfille la position qu’elle occupait sur la glace. On passe j°rs de la gomme en dissolution dans de l’eau sur une s a°e bien propre et on y applique la pellicule toujours s°htenue par le papier ; avec le rouleau on fait bien dhérer partout en chassant les bulles d’air, puis l’on PPRime le support provisoire, j, 11 Pourrait se passer de gomme à la rigueur, mais Ration est bien plus sûre avec cet auxiliaire, p ^ Agents a mesuré le retrait de la pellicule retournée e raPP°i*t à ses dimensions avant le retournement : il de /eU sens^^e puisqu’on ne trouve qu’une différence f millimètre sur une longueur de 32 centimètres. e °dté retourné offre assez de résistance pour qu’il de lnutile le vernir ; il serait d’ailleurs dangereux tai 6 Vern*r a l’alcool, car le cliché se craquellerait cer-4 piment à cause de la différence des retraits du vernis a c°ol et de celui au caoutchouc.
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- Les clichés à la gélatine s’enlèveraient, dit M. Arents, par ce procédé aussi bien que ceux au collodion.
- Cette méthode est, on le voit, d’une exécution rapide et facile et d’une très grande simplicité. Ce sont qualité de premier ordre et qui la recommandent à tous ceuî pour qui le retournement d’un cliché est encore matièr0 à hésitation.
- On peut aussi, par ce dernier moyen, conserver l0 cliché à l’état pelliculaire et l’on doit alors, avant d0 procéder à l'enlèvement au vernis, recouvrir sa surfa00 d’une couche de collodion normal.
- Toutes ces manipulations qui, de premier abord, P*' raissent délicates et difficiles, ne sont qu’un jeu quan^ on en a pris tant soit peu l’habitude.
- Nous conseillons de transformer tous les clichés ^ clichés pelliculaires pour pouvoir, à volonté, s’en servir dans l’un ou l’autre sens. Il est alors nécessaire dé110 pas recouvrir la surface extérieure du cliché de coucbeS trop épaisses et qui auraient pour effet de donner images peu nettes quand on se servirait, pour leur W' pression, du côté de l’épreuve négative, séparé de ^ surface sensible, par une couche interposée d*une épé1^ seur sensiblement appréciable. Pour éviter cet incé*1' vénient, il faut n’employer que du collodion norm^ 3 0 gr. 5 pour 100 d’alcool et d’éther.
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- CHAPITRE XXIV
- Résumé général des divers procédés de reproduction.
- PREMIÈRE SÉRIE.
- Reproduction des dessins à l’état monochrome au rait ou au pointillé, d’après des modèles monochromes °U polychromes :
- Pour un nombre restreint d'épreuves :
- Procédé au chlorure d’argent (épreuves peu durables) ; au charbon par simple ou double transfert et papier Artigue ; résultats durables ; au platine ;
- ~~ au papier cyanofer. JPositif direct, les origi-au ferro-prussiate.. > naux peuvent servir ~~ au gallate de fer.... ) de clichés.
- Pour un nombre d'épreuves plus ou moins considérable :
- ^hototypographie
- ^hotolithographie
- réserve au bitume sur zinc, sur cuivre ou sur pierre.
- 11° sur pierre directement ;
- 2° sur papier gélatiné avec transport sur pierre ;
- 3° sur papier gélatiné avec report sur zinc et gillotage.
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- Phototypie
- 446 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- 1° tirage direct sur verre, pierre ou métal ;
- 2° tirage sur papier de report avec report sur zinc et gillotage.
- Héliogravure en taille-douce- : réserves au bitume a l’albumine et à l’encre grasse sur zinc ou sur Cuivre avec emploi d’un positif ou bien d’u® négatif. — Topogravure.
- Procédés auxiliaires :
- 1° chromographe;
- 2° papyrographe ;
- 3° typographe;
- 4° auto-copiste noir ;
- 5° gravure à la pointe sur verre : graphotypie.
- Procédés de reproduction à la main :
- Gravure sur bois et sur métal.
- Lithographie au trait.
- DEUXIÈME SÉRIE.
- Moyens divers de reproduction, avec des demi-teiuteS continues, des objets d’art ou naturels : tableaux, a<Iua' relies ; bas-reliefs et rondes-bosses, monochromes °u polychromes.
- Pour un nombre restreint d'exemplaires : Procédé au chlorure d’argent — résultats peu stables ;
- au charbon j r^su^a^s durables ;
- — au platine )
- — au ferro-prussiate ;
- — au gélatino-bromure d’argent.
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- RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES DIVERS PROCÉDÉS
- 447
- Pour un nombre considérable d’épreuves : Phototypie avec et sans marges.
- Photoglyptie sans marges, nécessité de rogner et de Monter.
- Héliogravure en taille-douce, avec marges. Procédés arnier, Rousselon, Waterhouse.
- Procédés manuels :
- Lithographie au crayon»
- Gravure à l’aquatinte, au lavis, en manière noire. Phototypographie :
- Emploi du papier Angerer et du papier Gillot, avec rePorts sur zinc.
- Procédés de M. Ch. Petit (similigravure) et de M. Yves New-York.
- TROISIÈME SÉRIE.
- Reproductions à l’état polychrome de sujets ou d’œu-res Polychromes :
- Chromolithographie.
- Typochromie.
- Sténochromie.
- Gravure en taille-douce.
- héliochromie : Gros, Louis Ducos du Hauron.
- Photochromie S Ph°j;otyP1(Iue j Procédé Léon Vidai.
- ) photoglyptique \
- hotographie en couleurs : Procédé Germeuil-Bon-
- üaud.
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- QUATRIÈME SÉRIE.
- Emaux et vitrifications :
- Procédés aux poudres.
- Impressions phototypiques et photo-lithographiqueS Impressions lithographiques et typographiques.
- CINQUIÈME SÉRIE.
- Reproduction en creux, bas-relief et ronde-bosse-
- Moulages divers.
- Galvanoplastie.
- SIXIÈME SÉRIE. Clichés photographiques. ’
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- CHAPITRE XXV
- FORMULES DIVERSES.
- PROCÉDÉ AU CHLORURE D’ARGENT.
- Papier albuminé : bain sensibilisateur ordinaire :
- Eau distillée....................... I litre.
- Nitrate d’argent.................. 120 grammes.
- Bicarbonate de soude............... 10 —
- , Pain pour papier sensibilisé se conservant très longtemps :
- Eau distillée..................... 100 grammes.
- Nitrate d’argent................... 12 —
- Nitrate de magnésie................ 12 —
- ^irage à l’acétate de soude :
- Ton rouge :
- Eau distillée..........de 2 à 4 litres, suivant la saison.
- Chlorure d’or........................... 1 gramme.
- Acétate de soude (fondu ou cristallisé). 30
- tirage au borax :
- Ton rouge pourpre :
- Borax fondu en poudre................. 8 grammes.
- Chlorure d’or......................... 1 —
- Eau distillée......................... 2 litres.
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Fixage :
- Hyposulfite de soude......... 10 grammes.
- Eau.......................... 100 —
- PROCEDE AU CHARBON.
- Bain sensibilisateur pour papier Àrtigue :
- Bichromate de potasse....... 125 grammes.
- Eau......................... 1000 —
- Alunage :
- Eâu. .......................... 100 gramtoès.
- Alun........................... 2 —
- PROCÉDÉ AU FERRO-PRUSSIATE.
- Nitrate de fer et d’ammoniaque... 10 grammes.
- Eau............................. 100 —
- Prussiate rouge de potasse..... 10 —
- Eau............................... 60 —
- PROCÉDÉ AU CYANOFER.
- Perchlorure de fer................... 10 grammes.
- Acide citrique ou tartrique....... 5 —
- Eau................................. 100 —
- Même formule pour le procédé au gallate de fer.
- PHOTOZINCOGRAPHIE. '
- Solution de bitume :
- Benzine anhydre............... 90 grammes.
- Essence de zeste de citron.... 10 —
- Bitume de Judée pur........... 2 —
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- FORMULES DIVERSES
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- Dissolvant du bitume après insolation :
- Huile de naphte rectifiée.......... ^ parties.
- Benzine ordinaire................. ^ “
- Vernis blanc de M. Dulos :
- Benzine ordinaire......
- Caoutchouc manufacturé . Blanc de zinc..........
- | à saturation.
- Vernis de M. Comte :
- Gomme arabique....... \
- Blanc de zinc.......... [à consistance Convenable.
- Jaune d’Avignon...... )
- VERNIS DE GRAVEUR A l’EAU-FORTE.
- Vernis dur :
- Daire fondre ensemble sur un feu modéré et dans un ^ipient en fer émaillé :
- 150 grammes de résine de Tyr,
- 150 — de poix grecque.
- Lorsque la fusion est opérée on mêle les deux subs-^ces et l’on ajoute :
- 120 grammes de bonne huile de noix.
- On triture le tout sur le feu pendant une demi-heure, s en laisse cuire doucement jusqu’à ce qu’en foulon ^ le mélange avec le doigt il file comme un sirop, ï'efrr.e^re al°rs du feu et» après l’avoir laissé un peu dan°ldir’ °n *e pâsse ^ travers un linge pour le déposer Sq^s Une bouteille de verre épais que l’on bouche avec
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- 452
- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Vernis de Florence :
- Faire chauffer doucement dans un vase de fonte émaillée :
- 120 grammes d’huile grasse bien claire,
- et y ajouter :
- 120 grammes de mastic en larmes pulvérisé ;
- remuer ensuite jusqu’à parfait mélange et complète fusion.
- Passer alors le tout dans un linge fin et propre et verser dans une bouteille qu’on doit tenir bouchée.
- Vernis mou :
- Il en est de diverses sortes :
- 1° Cire vierge bien blanche..... 50 grammes.
- Mastic en larmes très pur..... 30 —
- Bitume........................ 15 —
- Le mastic et l’asphalte sont bien broyés dans un mor' tier, on fait ensuite fondre la cire vierge à un feu dou* dans une capsule vernissée en y ajoutant peu à peu F mastic broyé que l’on remue avec le reste de manière ^ former avec la cire un mélange bien intime.
- On fait de même avec l’asphalte et après que l’on a obtenu la fusion complète de tout le mélange, on laissé un peu refroidir et l’on verse dans un vase contena^ de l’eau. On pétrit alors le vernis dans l’eau avec leS mains, de manière à en former des rouleaux de 3 ceU' timètres environ de diamètre ou en former des boules' Il est plus ou moins dur suivant qu’on y met plus moins de cire :
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- FORMULES DIVERSES
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- 2° Cire vierge................. 30 grammes.
- Mastic...................... 15 —
- Bitume ou ambre............. 15 —
- On opère comme pour la formule précédente. Ce ver-^ est couvert au pinceau, quand il a été passé sur la Penche et qu’il est tout à fait refroidi, d’une couche (le blanc de cérus, broyé bien fin à l’eau gommée.
- 3° Vernis divers qui conduisent à des résultats à peu Près semblables :
- a. Cire vierge.................... 120 grammes.
- Asphâlte.......................... 60 —
- Ambre fondu....................... 30 —
- Mastic............................ 30 —
- b. Cire vierge..................... 30 grammes.
- Asphalte.......................... 30 —
- Poix noire........................ 15 —
- Poix de Bourgogne.............. 7.50 —
- c. Cire vierge..................... 75 grammes.
- Poix de Bourgogne................. 90 —
- Résine............................ 15 —
- Asphalte.......................... 60 —
- Térébenthine................... quelques gouttes.
- d. Cire vierge..................... 60 grammes.
- Asphalte ou ambre fondu........... 60 —
- Poix noire........................ 30 —
- Poix de Bourgogne................. 15 —
- Vernis à mettre au pinceau :
- Asphalte.......................... 30 grammes.
- Essence.......................... 250 —
- Cire.............................. 10 à 15 gr.
- On bien :
- Cire........
- Asphalte....
- Mastic......
- Poix grecque
- 60 grammes. 60 —
- 30 —
- 30 —
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- 454 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Ou bien encore :
- Cire blanche................... 90 grammes.
- Asphalte..................... 120 —
- Poix de Bourgogne.............. 60 —
- Les formules de ce genre varient à l’infini, nous pouvons indiquer que les principales. Chacun avec &e l’habitude arrive à modifier les formules suivant les ré' sultats qu’il veut atteindre.
- GRAVURE SUR CUIVRE AU TRAIT.
- Solution d'albumine bichromatêe :
- Albumine..................... 100 grammes.
- Eau.......................... 50 —
- Bichromate d’ammoniaque....... 2.50 —
- Solution de percMorure de fer :
- Perchlorure de fer solide............ 50 grammes.
- Alcool rectifié...................... 100 —
- VERNIS GRAPHOTYPIQUE :
- Pour travailler à la pointe sur verre en décalqua^ un positif photographique par transparence.
- Vernis négatif à la gomme laque.
- Jaune d’aniline.............
- Huile de ricin.............. quelques gouttes.
- On doit l’essayer pour s’assurer qu’il est bien imper' méable aux rayons actiniques sinon on ajoute un peU plus de jaune d’aniline.
- Yoici une autre formule pour le même objet :
- Bitume de Judée... Goudron de houille Benzine.............
- 20 grammes, quelque peu. 100 gr.
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- FORMULES DIVERSES 455
- L’on met du bitume en porportion suffisante pour ^Udre le vernis imperméable aux rayons actiniques.
- Le goudron de houille a pour effet de rendre le vernis Plus ductile et par conséquent moins susceptible de s’épier sous la pointe.
- FORMULES POUR LA PHOTOTYPIE.
- Première couche :
- Albumine........................ 180 grammes.
- Eau........................... 150 —
- Bichromate de potasse............. 4 —
- Ammoniaque...................... 100 —
- deuxième couche :
- Gélatine de qualité convenable... 90 grammes.
- Eau............................. 720 —
- Colle de poisson (véritable).. 30 —
- Eau....f...................... 360 -
- Bichromate de potasse ou d’ammoniaque .......................... 30 —
- Eau............................. 360 —
- Les trois dissolutions s’opèrent séparément, puis on es mélange après les avoir filtrées avec soin.
- Formules phototypiques du procédé d'Obernetter.
- Première couche :
- Albumine....................... 7 parties.
- Silicate de soude soluble...... 3
- Eau............................ .. 8 —
- Deuxième couche :
- Gélatine ....................... 50 graunues.
- Colle de poisson.................. 50 —
- Bichromate d’ammoniaque........ 15 —
- Eau............................. 1000 —
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- PHOTOGLYPTIE.
- Collodion normal à mettre sur les glaces :
- Alcool rectifié............... 80 c. c.
- Ether à 92°................... 80 —
- Coton-poudre.................. 2.5 grammes.
- Couche de gélatine "pour les reliefs :
- Gélatine Nelson................. 100 grammes.
- Eau............................. 480
- Bichromate d’ammoniaque.......... 20 —
- Sucre raffiné.................... 20 —
- Glycérine........................ 20 —
- Encollage du papier photoglyptique :
- Gomme laque blanche............ 100 grammes.
- Carbonate de soude................ 6 —
- Borax............................ 25 —
- Eau............................. 500 —
- Carmin........................ quelques traces.
- Fixage des épreuves au charbon et photo glyptique '
- Alun............................. 20 grammes.
- Eau............................ 1000 —
- REDRESSEMENT DES CLICHÉS.
- Couche de gélatine :
- Gélatine ordinaire Glycérine Eau 35 grammes. 10 — 500 —
- Alcool ordinaire 100 —
- Vernis pour les épreuves photoglyptiques
- Gomme laque blanche 150 grammes.
- Alcool méthylique 1000 —
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- FORMULES DIVERSES
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- PROCÉDÉS AUX POUDRES.
- Liqueur sensible à la gomme :
- Eau distillée.................. 100 grammes.
- Miel........................... 1/2 —
- Sucre ordinaire.................. 1 —
- Gomme arabique................... 5 —
- Bichromate d’ammoniaque en cristaux ........................... 10 —
- Glucose.......................... 5 —
- S’emploie avec un cliché positif.
- Liqueur sensible au perchlorure de fer :
- a. Perchlorure de fer............ 10 grammes.
- Eau distillée................... 30 —
- b. Acide tartrique................ 5 grammes.
- Eau distillée................... 30 —
- Filtrer séparément ces deux solutions et y ajouter ü grammes d’eau distillée.
- S’emploie avec un négatif.
- Formule Garnier :
- Sucre............................ 2 grammes.
- Bichromate d’ammoniaque...... 1 —
- Eau............................. 14 —
- GALVANOPLASTIE.
- Métallisation du plâtre :
- a. Sulfure de carbone........... 100 grammes.
- Phosphore blanc................ 250 —
- b. Argent en grenailles......... 100 grammes.
- Acide azotique................. 200 —
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- Autre formule d’argenture :
- Nitrate d’argent.......... 9 grammes.
- Alcool à 85°,............. 100 —
- L’objet est enduit de ce liquide et soumis a un dég*' gement d’acide suif hydrique.
- Cuivrage du zinc et du laiton ;
- Sulfate de cuivre dans eau à saturation. On y ajout6 du cyanure de potassium jusqu’à dissolution du préc1' pité et on filtre.
- Dorure de Vargent par immersion :
- Sulfocyanure de potassium....... 500 grammes.
- Sulfure d’or.................... 100 —
- Dorure et argenture dans la pile :
- 10 grammes d’or sont transformés chlorure d’or, dissous dans 20 grammes d’eau distillée.
- D’autre part faire la dissolution suivante :
- Cyanure de potassium................ 60 grammes.
- Eau distillée....................... 80 —
- On verse les "deux solutions dans un flacon où 011 les agite pendant vingt minutes, après quoi le mêlant est filtré, mélangé à 100 grammes de blanc d’Espag110 sec et tamisé et 5 grammes de crème de tartre Pu vérisée. ^
- Ce mélange forme une bouillie épaisse’que l’on éteo au pinceau sur les objets à dorer.
- On lave après avec une brosse grossière pour enlcv la poudre.
- Pour l’argent voici la formule :
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- FORMULES DIVERSES
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- Azotate d’argent.................. 10 grammes.
- Eau............................... 50 —
- Cyanure de potassium.............. 25 —
- Eau............................... 50 —
- Le flacon est agité et on y Rajoute au bout de dix minutes :
- Blanc d’Espagne .......... ..... 100 grammes*
- Grème de tartre ................. 10 —
- Mercure........................... 1 —
- On opère ensuite comme pour la dorure.
- Bains de fer pour la pile :
- Chlorhydrate d’ammoniaque..... 20 parties.
- Eau........................... 100 -
- Deux plaques de fer sont plongées dans cette dissolution et mises en contact avec les deux pôles de la pile. L’électricité dissout l’oxyde qui commence par saturer bain et qui, après deux heures d’action environ, se transporte sur la plaque opposée et la couvre d’une cou-cLe grise.
- ^ On enlève alors cette plaque et on la remplace par t objet à ferrer.
- ^ërres colorés très fusibles pour peinture sur verre réduits en poudre impalpable :
- Cette préparation varie suivant la nature des oxydes c°lorants.
- Pour la plupart de ces oxydes on emploie un mé-lange de :
- 2 parties de quartz.
- 2 1/2 d’oxyde de plomb. 1 partie oxyde de bismuth.
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- 460 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Mais l’oxyde de plomb et de bismuth altérant certains oxydes colorants, on emploie dans ce cas un mélange de :
- 2 parties de quartz.
- 1 1/2 borax fondu.
- 1/4 nitre.
- 1/4 carbonate de chaux.
- On ajoute à ces mélanges l’oxyde colorant au fond dans un fourneau à moufle, puis le verre obtenu est réduit en verre impalpable.
- On le broie avec de la térébenthine ou de l’encre grasse suivant l’emploi. Ou bien on les use en poudre pour les vitrifications photographiques.
- Fondants :
- Ils sont composés de quartz, d’oxyde de plomb et d’n* eide borique. On ajoute à quelques-uns une petite quantité de carbonate de soude.
- Théorie héliochromique de MM. Cros et Louis DucoS du Hauron.
- Couleurs spectrales : violet, indigo, bleu, vert, jaunê> orangé, rouge. Ces couleurs sont indécomposables, pourtant l’on peut poser les sortes d’équations ci-après •
- Violet = rouge 4" bleu.
- Indigo = rouge, bleu, violet + bleu.
- Vert = bleu + jaune.
- Rouge = jaune 4~ rouge.
- Si dans ces quatre équations on supprime les facteurs
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- FORMULES DIVERSES
- 461
- communs, il reste le bleu, le jaune et le rouge d’où il s’ensuivrait trois couleurs fondamentales, soit le bleu, le jaune et le rouge.
- Or, le vert étant composé de jaune et de bleu, il reste le rouge, nous représentons cela ainsi qu’il suit pour les trois couleurs de la première colonne en confondant le bleu et l’indigo :
- Vert. — Composé de jaune et bleu. - Reste le rouge. Couleur complémentaire du vert.
- Orangé. — Composé de jaune et rouge. — Reste le bleu. Couleur complémentaire de l’orangé.
- Violet. — Composé de bleu et rouge. — Reste le jaune. Couleur complémentaire du violet.
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- APPENDICE
- i
- PROCÉDÉ DE PHOTO&RA'VDRE DE M. GARNIER
- D’APRÈS DES SUJETS AU TRAIT ET DES SUJETS AVEC DES DEMI-TEINTES.
- 10 Gravure d'après des sujets au trait. — On couvre une j^que de cuivre bien dressée d’une solution très mince et très égale de :
- Sucre............................ 2 grammes.
- Bichromate d’ammoniaque.......... 1 —
- Eau............................. 14 —
- L’on fait sécher rapidement cette plaque en la mainte-
- nant
- en rotation sur une autre plaque chaude.
- Lés qu’elle est sèche, on applique contre sa surface sen-
- sible
- Soleil
- un positif du sujet à reproduire et on l’expose au i Pendant une minute ou pendant trois minutes à la jnière électrique.
- a réaction produite est la même que l’on réaliserait
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- 466
- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- avec du citrate de fer, mais l’effet est beaucoup pluS rapide.
- Les parties isolées ne conservent pas leur propriété hygroscopique, mais dans les parties protégées contre l’action lumineuse par les traits du positif la couche sensible est demeurée poisseuse et elle est susceptibté de retenir toute poudre qui sera passée à sa surface, té' .quelle poudre reproduira fort nettement le dessin copté-
- La couche de l’enduit sensible étant très mince, rhum1' dité qu’elle retient est très faible et elle est absorbée par la poudre qu’on y applique, surtout si celle-ci est légère ment alcaline.
- Si les portions insolées offraient assez de résistance ^ plaque pourrait être mordue aussitôt ; mais la lumtété seule ne suffit pas pour produire une imperméabilite complète, et Ton doit combiner son action avec celle de la chaletir.
- La plaque est pour cela placée sur un grillage à largeS ouvertures, puis l’on promène par dessous une flamté6 large pour la chauffer jusqu’au moment où le cuivre recouvre de couleurs irisées. L’enduit Sucré acquiert aiosl une grande dureté dans les parties insolées, mais sous la poudre il est craquelé, poreux et perméable aux acid®5'
- La surface est alors couverte avec la liqueur morda# qui est formée d'une solution de perchlorure de fer 45° Beaumé, et après quelques minutes de ce contéc la plaque est gravée. Il ne reste plus qu’à enlever le sucté bichromaté qui constitue les réserves, lequel, durci par chaleur, résiste à un lavage ordinaire.
- On l’enlève parfaitement en frottant la surface aV ^ une brosse dure imprégnée d’une solution chaude de P° tasse.
- Il est quelquefois nécessaire de donner plusieurs sures successives ou d’employer un grain résineux : 1113 on procède alors à la façon habituelle des graveurs.
- duire
- 2° Photogravure avec des demi-teintes. — Pour repro»
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- APPENDICE
- 467
- Par la gravure l’image de n’importe quel objet, d’un portrait, par exempleou d’un paysage, la graduation des teintes s’obtient en répétant trois fois, de la manière sui-vante, l’opération ci-dessus décrite :
- La plaque de cuivre, ayant été préparée ainsi qu’il vient d’être dit, est exposée à la lumière sous un positif ; t’on donne une exposition assez longue soit de quatre minutes à la lumière électrique.
- L’enduit sucré durcit sous les blancs et sous les ombres tes plus légères; il reste poisseux seulement dans les Poirs. Le cliché positif enlevé, la plaque est poudrée et tordue, les noirs seuls apparaissent.
- La plaque est nettoyée, puis enduite encore de la préparation sucrée et exposée une deuxième fois sous le po-sitif en ayant bien soin de ménager des points de repère, ce qui peut se faire aisément. La deuxième exposition est moins longue que la première, soit de deux minutes, elle ûonne l’image des teintes moyennes et des noirs. La Piaque poudrée et mordue comme précédemment laisse aPparaître les teintes moyennes tandis qu’en même temps les ombres prennent plus de profondeur.
- Lors de la troisième opération la plaque est exposée ehcore moins longtemps à l’action de la lumière, soit durant une minute; les grandes lumières seules sont durcies ; les parties correspondantes aux ombres lumi-*muses et aux teintes moyennes conservent de la perméa-mlité. Après le poudrage et la morsure la gravure est terminée.
- Quand cela est nécessaire, un grain résineux peut être Appliqué après chaque opération, à la façon habituelle (les graveurs.
- Aucune retouche n’est nécessaire, au dire de M. Gar-m^r; mais il se peut pourtant "qu’une retouche intelligente ajoute à la valeur du résultat, et en pareil cas rien 110 s’oppose à ce qu’elle ait lieu.
- 30 Gravure typographique ou en relief. — Dans le cas
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- 468 COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- des gravures en relief propres aux impressions à la presse typographique, l’opération est conduite dans sa première phase absolument comme elle a été décrite plus haut, seulement, après l’exposition à la lumière, au lieu de produire l’image avec une poudre légèrement alcaline, l’on se sert de poussière de bitume; l’on fait ensuite chauffer un peu la plaque pour que la poudre se fonde légèrement et adhère au métal, mais pas assez pour rendre insoluble le sucre bichromaté. L’on lave alors la plaqué avec de l’eau pour enlever tout l’enduit soluble qui laisse à nu la surface du métal excepté, dans les endroits où elle est couverte du bitume formant l’image.
- La plaque est enfin mordue avec du perchlorure de fer qui donne une première morsure laissant toutes les li' gnes en relief. Pour obtenir un creux plus profond, l’on procède par des encrages et des morsures successifs ainsi que cela se pratique dans la gillotypie.
- 4° Impression photographique par des tapeurs. — Ce pro" cédé consiste dans l’opération de dessiner et de transpof" ter à l’aide de vapeurs ou de fumées l’image de n’imporfe quel objet d’une surface sur une autre.
- Voici le détail des opérations :
- Quand une image formée d’une matière pulvérulente a été obtenue soit à l’aide de l’enduit indiqué plus haut on bien en saupoudrant une plaque gravée, la plaque portai l’image est exposée à l’action de vapeurs qui ne produi' sent sur elle aucun effet.
- La poudre seule absorbe les vapeurs et si la plaque es1 ensuite appliquée sur une surface enduite d’une sub' stance capable d’être attaquée par ces vapeurs l’on ob' tiendra sur cette seconde surface une image égale à la première.
- Par exemple, les traits d’une plaque de cuivre gravée sont remplis avec de l’albumine en poudre.
- D’autre part, l’on a répandu quelques gouttes d’acide fluorhydrique sur une plaque de bois et l’on a exposé la
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- APPENDICE
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- gravure poudrée, pendant dix à quinze secondes, aux vapeurs dégagées et à la distance d’un centimètre environ de
- surface du bois.
- L’acide est absorbé par la poudre d’albumine sans attaquer le cuivre. Si après cela la plaque est mise en contact uumédiat avec toute autre surface, de papier, métal ou verre, recouverte d’un enduit composé de sucre et de borax, puis séchée immédiatement, il se produit un fluo-borate dessoude déliquescent ; sous l’action des vapeurs acides, le sucre devient humide et en passant une poudre sUr cette surface l’image paraît immédiatement.
- Ce procédé permet de faire une nouvelle application de ta photographie aux émaux.
- Sans être comparable au procédé de M. Fisch dont le Moniteur de la photographie a donné un aperçu, le procédé *ta M. Garnier le rappelle un peu; seulement M. Fisch Répare un papier recouvert, comme le papier au charbon, ^’un enduit spécial. L’on développe après exposition, Puis, les traits qui résultent du développement sont appliqués directement sur des surfaces de cuivre ou d’argent et y produisent une impression par contact due à l’action de la substance de ces traits sur le métal qu’ils
- touchent.
- On ne saurait trop attirer l’attention sur l’immense Vai>iété des procédés photographiques et des applications toujours plus nombreuses dont ils sont la source.
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- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- II
- PROCÉDÉ DE DÉCALQUE ET DE GRAVURE
- A L’AIDE DES SELS DE MERCURE PAR M. FISCH.
- Tous les praticiens savent que le mercure en amalgame sur un autre métal repousse l’encre grasse quand on y passe le rouleau, et le noir ne s’attache qu’aux parties où il n’y a pas d’amalgame, c’est-à-dire où le métal est à nu.
- Mais en traçant par exemple, par un moyen quelconque un dessin au mercure sur une plaque de zinc bien polie» bien propre, ce dessin apparaîtra en blanc brillant sur le fond gris-blanc du zinc. Une fois un dessin semblable obtenu, on peut obtenir une gravure en creux, en immei’" géant la plaque de zinc, sans y appliquer aucun vernis ni réserve, dans un bain acide composé de 100 parties eu volume d’eau, sur 2 à plusieurs parties en volume d’acide nitrique. La morsure se fait très rapidement, et n’attaque pendant longtemps que le tracé au mercure en ménageant parfaitement le restant de la surface nue du zinc et ce n’est que lorsque cette morsure atteint une profondeur déjà très apparente, que la surface du zinc commence à être entamée par l’eau acidulée. Cette gravure pourrait s’iù1-primer lithographiquement.
- Mais, si, au lieu de plonger une plaque de zinc dessinee comme il vient d’être dit, dans un bain d’eau acidulée par l’acide nitrique, on la plongeait dans un bain acidulé par de l’acide chlorhydrique, c’est le contraire qui a lieu, et d
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- APPENDICE
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- est alors assez curieux de voir le zinc nu être attaqué, et le tracé au mercure, au contraire, être ménagé, de telle sorte qu’on obtient une gravure en relief qui, si on veut alors Prendre les dispositions nécessaires, pourrait être imprimée typographiquement ; par la 'première manière on obtient une gravure en creux qui peut être poussée même assez profondément pour être imprimée sur la presse en taille-douce.
- Jusque-là, nous ne parlons que d’un dessin au trait; mais la reproduction ou la gravure en creux et en relief du grain et des demi-teintes se fait de la même manière. Si, en outre, pour ne pas dessiner directement sur le zinc, ou veut pourtant obtenir de cette manière une gravure, on n’a qu’à dessiner directement avec un sel de mercure sur une feuille de papier très dense, et l’appliquer pendant euviron deux heures par contact parfait, contre une plaque de zinc, et au bout de ce temps, on est étonné de voir le même dessin nettement reproduit en traits blancs d’amalgame, sur la surface grisâtre du zinc, absolument comme si on l’y avait tracé directement.
- La même chose arrive si l’on fait un dessin sur papier avec une matière poisseuse, comme par exemple de l’en-Cro quelconque contenant du sucre, de la gomme, etc., eü dissolution, et saupoudrant ensuite avec ce sel de mercure en poudre fine : la poudre mercurielle ne s’attachera qu'aux parties poisseuses, les blancs seront simplement ePoussetés. Or, ce dessin, mis en contact parfait pendant Ce laps de temps, produit également le même tracé d’amalgame. Il en est de même d’une épreuve imprimée fraîchement, et saupoudrée pendant que l’encre est encore fraîche et molle.
- Tous les tracés reproduits ainsi se gravent^comme il est hit ci-dessus.
- Le cette façon, par les saupoudrages à la poudre mercurielle sur une épreuve photographique genre charbon, contenant une matière poisseuse, on peut facilement arri-Ver à graver les demi-teintes sur zinc; et ceci prouve
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- 472 COURS UE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- qu’il y a beaucoup de manières pour employer et appliquer les sels de mercure à la photographie et à la photogravure. Le sel dont nous parlons dans ce premier article est le hi-iodure de mercure ; dans d’autres articles nous parlerons successivement des autres sels mercuriels dans leurs effets sur les divers métaux.
- Il y a certes des résultats très intéressants à obtenir par des recherches et des essais dirigés dans cette voie, résultats dont quelques-uns pourraient devenir d’une utilité incontestable dans les arts graphiques, surtout lorsque l’on appelle la photographie à son aide.
- Gomme les sels mercuriels en général sont des poisons très violents, il est nécessaire de prendre les plus grandes précautions en les maniant, et il ne serait pas superflu de dire ici quels seraient les premiers remèdes ou contrepoisons à employer en cas d’empoisonnement par un de ces sels, avant l’arrivée d’un médecin.
- Gomme les sels de mercure coagulent l’albumine, c’est-à-dire, forment avec lui un corps tout à fait insoluble et sans action, il en résulte donc qu’il faut faire prendre à la victime le plus tôt possible du blanc d’œuf en assez grande quantité. Le soufre ainsi que les eaux sulfureuses sont également très efficaces dans des cas pareils. Il faut ensuite laisser à l’homme de l’art, au médecin, le traitement ultérieur. En agissant ainsi on peut sauver la victime d’une mort certaine. On recommande aussi en pareil cas de faire boire, à la victime, du lait, et quelquefois aussi» mais surtout dès le début, du sulfate de fer fraîchement précipité, ou un mélange de 7 parties de limaille fine de fer et de A parties de fleur de soufre avec ou sans miel» sont très efficaces.
- Les symptômes dans les empoisonnements par leS sels de mercure sont : un goût métallique, âpre, répugnant, chaleur dans le gosier, enflure et coloris gris-blanc de la langue et du palais, étranglements, contractions, vomissements de matières blanches, souvent sanguinolentes, des efforts pénibles, cessation de la sécrétion
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- APPENDICE
- 4T3
- de l’urine, pouls faible, évanouissements, insensibilité de la peau, diminution complète des forces, agonie, mort.
- III
- IMPRESSIONS PHOTOGRAPHIQUES EN COULEURS
- PROCÉDÉ GERMEUIL-BONNAUD.
- Voici en quoi consiste le procédé d’impressions photographiques en couleurs dont il a été parlé plus haut.
- L’on commence par tirer une épreuve faible du négatif Pour avoir une indication des places locales que doivent occuper les couleurs, puis, quand les couleurs ont été aPpliquées, l’on imprime avec assez d’intensité pour qu’il vienne une image bien nette avec tous ses détails dans les lumières et dans les ombres.
- La première impression s’exécute sur papier salé sensibilisé, on y produit une image très légère que l’on fixe et lave comme d’ordinaire. Après dessiccation l’on immerge l’épreuve pendant deux tou trois secondes seulement dans de l’alcool rectifié.
- Quand ce'liquide s’est évaporé, on passe l’épreuve sous lo presse à satiner, puis on la colorie à l’aide d’un pinceau ordinaire avec des couleurs végétales, en choisissant ies tons de ces couleurs suivant les effets clairs ou sommes à réaliser, mais en ayant soin de tenir ces tons plus lumineux que doivent l’être une fois le travail terminé.
- Les couleurs, au lieu d’être broyées à l’eau, sont prépaies avec le liquide suivant :
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- 474
- COURS DE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- Albumine d’œufs................ 100 grammes.
- Eau distillée................... 25 —
- Glycérine pure.................. 25 —
- Sel ammoniaque................... 5 —
- Ammoniaque liquide........... 4 gouttes.
- L’on aura plus de facilité à colorier l’épreuve si elle est maintenue un peu humide et si elle est étendue à la surface d’une glace.
- Après que le coloriage est terminé, l’on passe encore l’épreuve sous la presse à satiner; on immerge ensuite une deuxième fois dans de l’alcool rectifié, ét l’on albumine enfin sa surface sur un bain ainsi composé : 2 grammes de- sel ammoniac pur sont ajoutés à trois blancs d’œufs, l’on y met encore 20 0/0 d’eau distillée et environ 4 gouttes d’acide acétique par chaque 100 grammes d’albumine. *
- Le tout est battu en neige puis est abandonné à un repos de huit jours. On décante alors et l'épreuve est mise à flotter sur le liquide durant une minute environ. On la sèche à la chaleur, après quoi on la sensibilise pour la rendre propre à la deuxième impression.
- Le bain sensibilisateur est ainsi composé :
- Eau distillée................ 1000 grammes.
- Nitrate d’argent............. 100 —
- L’épreuve est mise à sécher, mais pas en la chauffant et on l’insole une deuxième fois avec plus d’intensité que la première fois en ayant soin de bien repérer le négatif avec la première impression; cela fait, on vire et l’on fixe comme d’ordinaire; on peut même émailler si on le désire.
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- APPENDICE
- 475
- IV
- GRAVURE AU TRAIT SUR CUIVRE
- procédé stroubinsky perfectionné par m. gobert.
- M. Stroubinsky avait imaginé de recouvrir une lame de cuivre d’une couche sensible, formée d’une solution de Somme arabique bicliromatée. Il exposait à la lumière Celte plaque une fois séchée, recouverte du cliché d’une lttiage au trait. Une fois l’insolation terminée, il recourait la couche isolée d’un vernis formé de bitume de Judée sur une très faible épaisseur. Puis il immergeait — toujours après dessiccation de cette dernière couche — la Waque dans de l’eau; au bout de plusieurs heures, l’eau Pénétrait à travers le vernis au bitume, jusqu’à la gomme, et fondait les parties de la couche de gomme non inso-lubilisées par l’insolation. Il frottait alors la surface de la Plaque avec un pinceau pour enlever.toutes les parties la couche non insolée, et puis, pour vérifier si l’image etait bien dégagée, bien complète! il plongeait la plaque ^ans une solution aqueuse concentrée d'aniline rouge.
- , Cette liqueur colorée se fixait dans les parties peu viables jusque là de la réserve, et l’on voyait mieux l’état l’esprit de développement auquel elle était soumise, l'our mordre la plaque dans les parties découvertes du Cuivre, M. Stroubinsky indiquait une solution alcoolique perchlorure de fer, à 30 0/0 environ.
- Ue procédé que nous venons d’indiquer était propre aux Photogravures, soit en creux, soit en relief.
- Voici comment M. Gobert en a perfectionné l’application, a d’abord remplacé la gomme bichromatée par de l’al-Pumine bichromatée, et il a supprimé la couche auxiliaire ae bitume de Judée. Celui-ci ri’est en effet plus nécessaire
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- 476 COURS LE REPRODUCTIONS INDUSTRIELLES
- avec l’albumine qui n’est nullement soluble, car, bien au contraire, elle est coagulée par la solution alcoolique de perchlorure de fer.
- Le cuivre étant revêtu d’une couche d’albumine bichro-matée très mince (on use de la tournette pour égaliser et amincir cette couche), est exposé sous un positif après dessiccation. L’insolation dure peu, de une à dix minutes, suivant le degré de lumière, on met alors dans l’eau qu1 dissout toutes les parties de l’albumine non insolubilisées, puis, avec la solution colorante on vérifie la venue de l’image ; on laisse enfin sécher et l’on traite par la solu-tion, à mordancer, de perchlorure de fer dans de l’alcool-En peu d’instants l’on a ainsi réalisé une gravure eR taille-douce; pour avoir une gravure en relief, on userait d’un négatif et de plus il faudrait recourir au gillotage pour que le relief devienne suffisamment typographique-M. Gobert a été heureusement inspiré, car ce procède est infiniment plus simple et plus pratique que celui de M. Stroubinsky, et cela, grâce à la substitution de l’albumine à la gomme arabique.
- Formules indiquées par M. Gobert :
- Albumine...................... 100 grammes.
- Quatre blancs d’œufs environ battus en neige.
- Bichromate de potasse......... 2.60 —
- Eau........................... 60 —
- On filtre au papier. Liqueur mordante :
- Perchlorure de fer solide et sec .. 60 grammes.
- Alcool........................... 100 —
- Teinture pour vérifier la venue de l’image :
- Rouge d’aniline soluble dans l’eau, liqueur très sature^
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- APPENDICE
- 477
- V
- PROCÉDÉ PHOTOTYPOGRAPHIQUE DE M. IVES
- DE NEW-YORK.
- Ce procédé dont on verra un spécimen parmi les planches de l’atlas, nous semble être à peu près le même que celui de M. G. Petit. Les résultats que nous en avons vus sont vraiment remarquables.
- VI
- ISOGRAPHIE ET SINOGRAPHIE
- PROCÉDÉ DE REPORT DIRECT DE M. MAQNE.
- Ce procédé utilise directement toute surface imprimée à l’encre grasse ou sur laquelle on a dessiné, soit avec de l’encre grasse soit avec un crayon gras.
- La feuille portant les traits en caractères à reporter est placée sur un liquide spécial qui pénètre la pâte du papier eQ laissant secs les traits de la surface extérieure, on porte la feuille sur une glace et l’on encre au rouleau comme si l’on opérait sur une plaque phototypique.
- L’encre prend sur toutes les parties sèches et l’on effectue le report sur pierre ou sur zinc comme d’habitude.
- FIN.
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-
- ERRATA
- >1
- Page 415, lire Bourgeois, au lieu de Bourgoin.
- Page 428, lire Paul Boca, au lieu de Paul Bert.
- Page 428, adresse de M. Guerry : rue Condorcet, 50.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES MATIÈRES
- A
- Acier (Gravure sur), 58.
- Action de la lumière sur la gélatine, l’albumine et le sucre en présence . d’un sel de chrome alcalin, 189.
- 9randissements, 431.
- Albertypie, procédé d’impression à l’encre grasse, 218.
- Albumine lichromatée pour photolithographie directe sur pierre, 43. y PPa'i'eils producteurs d'électricité, 369.
- Ppareilg simples, 375.
- ^Ppendice, 465.
- Implications de la phototypie, 241.
- ' Pplication des couleurs à l’art décoratif335. tinte, 244.
- /ts de création, d’interprétation de copie, 4. jUt°copiste noir, 92 ; manière de s'en servir, 94 à 97. ut°graphie, 82 ; choix du zinc, 84.
- ^ins galvaniques acides et neutres, 379.
- (Gravure sur), 56.
- °*s (Moulage sur), 349.
- 0î<e à chlorure de calcium pour photoglyptie, 195. (Gravure sur), 58.
- (Gravure au), 69.
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- 480
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- C
- Caoutchouc pour redressement des clichés, 439.
- Carton (Moulage au), 365.
- Charbon (Procédé au), 26-134 ; procédé à la gélatine bichromatée, 27;
- procédé aux poudres colorantes, 29.
- Chlorure d'argent (Procédé au), 24, 25, 100.
- Choix du procédé à employer suivant la nature, le nombre et la destina' tion des épreuves, 409.
- Chromographe, 89 ; son emploi, 90 ; encre spéciale, 89 ; effaçage du report, 90.
- Cire pour border les planches de gravure, 66.
- Cire (Moulage à Ja), 355.
- Cliché tripographique, 99.
- Clichés à la pointe sur glace, 80.
- Clichés photographiques directs, 25-30.
- Cliché photographique réduit, 20.
- Cliché au gélatino,bromure, 259.
- Cliché photographique, 14 ; ses qualités, 21 ; sens dans lequel il doit être imprimé, 22 ; redressé, 23.
- Clichés photographiques positifs, 430.
- Clichés photographiques négatifs, 423 ; au collodion humide, 423 ; aU collodion sec, 426 ; au gélatino-bromure d’argent, 427.
- Cliché au gélatino-bromure d’argent, 427.
- Collodion sec, 426.
- Collodion humide, 423.
- Combinaisons binaires et tertiaires des couleurs, 332.
- Composition pour transfert des reliefs photo glyptiques, 211. Conductibilité (électrique) des métaux, 370.
- Considérations générales sur les moyens de reproduction des sujets trait ou au pointillé, 1ro partie, 19 à 32. Deuxième partie, 33 à * ' Contraste, 326.
- Corrections de 1 autographie sur zinc, 88.
- Couleurs, leur application à la peinture et à l’art décoratif, 335. Couleurs d'or et d'argent pour peinture sur émail, 393.
- Couleurs diverses, produisant des actions photographiques différentes, Couleurs (Gravure en), 264.
- Couleur, sa définition, 298.
- Couleurs, chapitre XVI, 297.
- Couleur, sa production par dispersion et par absorption, 299,
- Couleurs complémentaires,-321.
- Crayon lithographique, formule d’un crayon de ce genre, 71,
- Crayon (Lithographie au), 247.
- Cuivre (Gravure sur), 58-59.
- Cuves à décomposition, 373.
- a«
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- 4SI
- TABLE ALEHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Cyano-fer (Procédé au), 29, 31, 106, 109.
- Cyanures d'or et d'argent pour dépôts galvaniques, 380. Cyanure de cuivre, pour cuivrage galvanique, 379.
- D
- Daltonisme, 314.
- Damasquinure galvanique, 380.
- Décalque pour gravure à l’eau-forte, 62.
- Décalqué sur pierre et sur zinc, des autographies, 84 à 86. Décalque à l’aide des sels de mercure (Fisch), 470.
- Décapage du zinc pour autographie, 86.
- Dessins auto graphiques, 83.
- Dessins formant clichés, 30.
- Développement des positifs au gélatino-bromure d’argent, 130. Développement des épreuves au platine, 105.
- E
- Cau-forte (Gravure), 56 ; description du procédé, 59 ; vernis, 60 ;
- 62 ; décalque, 62; rebords en cire, 66; mordançage, €6. Eclairages artificiels, 433.
- ^'Uures auto graphiques, 83. effaçage du report (Chromographe), 90.
- Effaçage des décalques sur zine, 88.
- maux photographiques, 397.
- E'maux et vitrifications, 387.
- Empreintes sur bois et sur métal, 353 à 377.
- Encrage du papier photolithographique, 46.
- Encrage d’une épreuve au bitume sur zinc et transport sur pierre, nere auto graphique, 83.
- Encre photoglyptique, 203 et 213.
- Encre pour le chromographe, 89.
- Estampage, 345.
- F
- V
- ac-simile impossible sans l’emploi d’un moyen automatique p pie, 13.
- erro-Prussiate (Procédé au), 29.
- J'^age des épreuves à l’argent, 104.
- Jxage des positifs au gélatino-bromure d’argent, 132.
- Eondants, 388.
- mules diverses, 449.
- 0rmules de M. Gobert, pour gravure sur cuivre, 476.
- tracé,
- 41.
- de co-
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- 482 TABLE ALPHABÉTIQUE DE$ MATIÈRES
- Formule d’une matière à prendre les empreintes sur bois ou sur métali 363.
- Formule de la couche sensible, pour glaces phototypiques, 230.
- G
- Gallate de fer, procédé Colas, 113.
- Galvanomètre, 372.
- Galvanoplastie, 368.
- Gélatine pour photoglyptie, sa préparation, 193.
- Gélatine (Moulage à la), 357.
- Gélatino-bromure d'argent, pour impressions positives, 127, 430. Gillotage, 47.
- Gomme, photolithographie par le procédé aidé de cette substance, 47. Graphotypie de M. Dubois, 80.
- Gravure polychrome, 264.
- Gravure sur vernis à la surface d’une glace, 80.
- Gravue typographique Gillot, 47 à 72.
- Gravure chimique en relief, 70.
- Gravure à t eau-forte, 56 ; description du procédé, 59.
- Gravure en taille-douce, caractères qui la distinguent, 54 à 59.
- Gravure sur bois, 56 ; sur métaux, 57.
- Gravure en relief sur zinc. 35 à 40.
- Gravure au burin, 69.
- Gravure à la pointe sèche, 70.
- Gravure sur pierre, 70.
- Gravure chimique, procédés Vial, 73.
- Gravure en taille-douce par l’amalgame de cuivre (procédés Dulos), 1° ’ par un sel de mercure, 76; au vernis blanc, 76.
- Gravure typographique, par l’amalgame de cuivre (procédés Dulos), par un sel de mercure, 76 ; au vernis blanc (procédé Comte), 77. Gravure chimique, procédés Dulos, 73.
- Gravure en taille-douce au vernis blanc, procédé Dulos, 76.
- Gravure au trait sur cuivre, procédé Stroubinsky, perfectionné p®r M. Gobert, 475.
- Gravure à l’aide des sels de mercure (procédé Fisch), 470.
- Grenage du zinc pour autographie, 85.
- Gutta-percha (Moulage à laj, 360.
- H
- Héliochromie naturelle, 274.
- Héliochromie de M. Cros et de M. Ducos du Hauron, 278. Hélioplastie, 191.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- 483
- I
- Impression, lithographique sur plaque de zinc portant des traits légèrement mordus, 79. mpression typographique, 99.
- y*pression des positifs au gélatino-bromure d’argent^ 128. impressions au charbon par simple transfert, de 134 a 166 ^ par double transfert, de 166 à 183 ; applications diverses, de 183 à 188. Impressions en couleurs, 264-268-271-274-278-294-295.
- ^pression phototupiaue, procédé de MM. Tessie du Mottay et Ma— j réchal, 218.
- mpressions sur émail, sur porcelaine et sur faïence, 395. isolation des papiers sensibles à l'argent, 103.
- ^stabilité des impressions aux sels d’argent, 25. ls°graphie Magne, 477.
- L
- laiton (gravure sur), 58.
- avis (gravure au), 245.
- Luhochromie, 268.
- M
- ^Qnière d’employer l'autocopiste noir, 94 à 97. anière noire (gravure en), 246. a,rbre (moulage sur), 348.
- fftal de Spence, moulage'avec cette substance, 356, atières colorantes susceptibles d’aller au feu, 388. jfiange des couleurs, 318.
- fusible de Darcet, moulage avec ce métal, 362. ttalUsation des moules, 375.
- ^aux (moulage sur), 349.
- M taux Pour gravures, 58.
- 'Crographie, 431.
- J-e de pain (moulage à la), 363. jïxt*on pour photoglyptie, 207.
- ordancage des planches à graver, 66.
- ’ioyen de remédier aux actions inégalesmdes rayons de différentes cou-leurs, 258.
- oulages artistiques et industriels, 342. ÿla3e sur plâtre, 347. ouïes pour les dépôts galvaniques, 374.
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- 484
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- N
- Nature morte (moulage sur), 352.
- Nature organisée (moulage sur), 349.
- Nature vivante (moulage sur), 350.
- Négatifs directs à l’aide d’un dessin, 117.
- Nitrate d’uranium, images formées avec ce sel, 32.
- O
- Opinion de M. Charles Blanc sur l’interprétation comparée à la cop11' photographique, 6.
- P
- Palettes diverses de Gautier, 266.
- Paniconographie, procédé Gillot, 71-72.
- Papier sensibilisé au platine, 105
- Papier au ferro-pmssiate, 29 ; principe chimique qui sert de base à c® procédé, 107-108.
- Papier gommo-ferrique, 109.
- Papier Artigue, 114; sensibilisation, 115; tirage, 116.
- Papier Colas, 113.
- Papier albuminé pour procédé au chlorure d’argent, 101 ; sensibilisai^11' 102 ; insolation, 103; virage, 103 ; fixage, 104.
- Papier salé pour procédé au chlorure d’argent, 101; sensibilisation, l®’"’ insolation, 103; virage, 103; fixage; 104.
- Papier gélatiné pour photolithographie, 45.
- Papier au cyano-fer, 29-31 ; principe chimique de ce procédé, 106-109-Papier photoglyptique, 201.
- Papier typographique, 98.
- Papier au gallate de fer, 113.
- Papier autographique, 82.
- Papier au bichromate de potasse (Artigue), 114.
- Papier au gélatino-bromure d'argent, 128; insolation, 129; développa ment, 130 ; fixage, 132.
- Papier Angerer, 247.
- Papier Gillot pour dessins, propre à la gravure typographique, 248-Papier (moulage au), 364.
- Papyrographe, 91.
- Peinture sur émail, 387.
- Photochromie Léon Vidal, 285.
- Photochromie mécanique, 294.
- Photo-gravure en taille-douce modelée, procédé Waterhouse, 253.
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- 485
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Photoglyptie, 191; 1er procédé-, clichés, 192; couche de gélatine, 193 ; boîte à dessiccation, 195 ; insolation, 196; développement à l’eau chaude, 197 ; planches d’impression, 199 ; calage sur la presse, 201 ; papier photoglyptique, 201 ; tirage, 203 ; fixage, retouche et vernissage, 204.
- 2e procédé-. Cliché, 206; mixtion, 207 ; sensibilisation de la mixtion, 207 ; solution sensibilisatrice, 208 ; adhérence à la glace qui sert de support, 209 ; développement des reliefs, 209 ; cuivrage du dos du relief, 210 ; composition pour transport du relief, 211 ; emploi de cette composition, 212 ; retouche du moule, 213 ; presse et encre à imprimer, 213 ; fixage, 215.
- 3e procédé : Stannotypie, 215.
- Photogravure en taille-douce modelée, procédé Rousselon, 252-
- Pàotogravure Garnier, 251 ; procédé détaillé, 465.
- Photométrie photôgraphique, 433.
- Photomètre anglais, 151.
- Phototypie, 49; pour épreuves de report sur pierre et sur métal, 52; pour produire des clichés typographiques, 52 ; description générale du procédé, 217.
- Photographie en couleurs, procédé Germeuii-Bonnaud, 473. Phototypographie, 34.
- Phototypographie sur zinc au bitume de Judée, 35 ; description de ce
- D procédé de photogravure, 35 à 40.
- Photolithographie, 41 ; directe sur pierre, 43; sur papier, 45; à la
- gomme, 47.
- Phototypig appliquée à la décoration céramique, 403.
- RfCe hors de dépouille, 377. ierre (gravure sur), 70.
- p an général de l'ouvrage, 10 à 18. latine (procédé au^, 26-104.
- *‘titre (moulage au), 242; (moulage sur), 347. lûmes autographiques, 83. ointe sèche (gravure à la), 70. oudres colorantes (procédé âux), 190. olychromie Germeuii-Bonnaud, 295.
- Préambule, 1.
- Préparation du zinc pour autographie, 87.
- Réparation du papier au ferro-prussiate, 107.
- Réparation du papier au cyano-fer, 106.
- Resse papyrographique, 92.
- Resse Ragueneau, pour impression sur zinc, 43.
- Rl0> moyen des clichés typographiques sur zinc, 40.
- R°cédé Woodbury, voir photoglyptie, 191.
- Rocédés aux poudres colorantes, 190. roctdé au ferro-prussiate, 29-30 ; principe chimique de ce’procédé, 106 ; insolation et développement, 108.
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- 486
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Procédé de gravures chimiques, Vial, 73; Dulos, 73.
- Procédé de gravure au vernis blanc (Dulos), 76.
- Procédé Comte, gravure au veruis blanc, 77.
- Procédé, au cyano-fer, 29-31 ; principe chimique de ce procédé, 106 : insolation, développement, 110 ; correction, 113.
- Procédés propres à la reproduction des sujets à demi-teintes, 125.
- Procédé au charbon, 26-134 à 155; procédé par simple transfert de l^3 à 166 ; par double transfert, de 166 à 183 ; diverses applications, de 183 à 188.
- Procédé phototypique, de M. Obernetter, 224.
- Procédé d'impression au chlorure d’argent, 24 ; instabilité de ces sortes d’impressions, 25-100.
- Procédé phototypique de M. Edwards, 226.
- Procédé phototypique courammment appliqué, 226.
- Procédé de gravure Poitevin, 378.
- Procédés 'aux poudres colorantes pour émaux, 398-399.
- Procédé polychrome de Leblond, 264 ; et de Goutier, 265 ; de Germeuil' Bonnaud, 473.
- R
- Rapport de M. A. Barre sur les procédés Dulos, 74.
- Redressement des clichés, à l'état pelliculaire, 234-37, au caoutchouc, 438. Règles pour Vexécution des œuvres d'art en vue de leur reproduction paf les divers procédés décrits, 415.
- Report sur pierre lithographique d’un dessin au bitume sur zinc, 42. Reproduction d'une bande spectrale, 259.
- Résufné de la 7re partie, soit des chapitres I à VII, 119.
- Résumé général des divers procédés de reproduction, 445.
- S
- Sciure de bois (Moulage à la), 365.
- Sensibilisation du papier gélatiné pour photolithographie, 45. Sensibilisation du papier salé, 101, du papier albuminé, 102. Similigravure, procédé de gravure typographique de M. C. Petit, 246-Sinographie Magne, 477.
- Soufre (Moulage au), 356.
- Stannotypie, procédé d’impression photoglyptique, 215.
- Stéarine (Moulage à la), 356.
- Sténochromie, 271.
- Stéréoscope, 432.
- Sur-moulage,. 344.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- 487
- T
- W'e cuite (Moulage sur), 348.
- Jrre molle (Moulage sur), 247. stehe (Moulage sur), 388. héor{e des irois couleurs primitives, 317.
- ~r<xSe des impressions sur zinc, 88. opogravure de M. le comte delà Noë, 78. racé pour la gravure à l’eau-forte, 62. ifypographe, 97 ; manière de l’employer, 98 à 100. hypochromie, 267.
- V
- Y^Pciirs, leurs impressions photographiques (Garnier), 468.
- crni<j blanc, pour gravure en taille-douce (procédé Dulos), 76 ; pour ^ gravure typographique (procédé Comte), 77. yerr-is pour Veau-forte, 60 ; application sur la planche, 60.
- srnissage des épreuves photoglyptiques, 204. y.r''e (Moulage au), 366. n*9e des épreuves à l’argent, 103.
- Z
- Zinc°^''ajill‘e' 33 à 40.
- c°3>’aphie, tentative d’impression sur zinc par M. Dumont, 71 : pro-2jncCéc*é ÎJevincenzi, 72.
- ’ ses propriétés analogues à celles de la pierre lithographique, 41 ; pour gravure, 38 ; choix pour autographie, 84 ; grenage du zinc, 85 ; ecapage, 86 ; sa préparation, 87 ; corrections du décalque, tirages, etiaçage, 88.
- plN DE LA TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES
- noms des auteurs cités
- A
- Albert, de Munich, procédé de phototypie dit albertypie, 218. Angerer, papier, 248.
- Arents, redressement des clichés, 441.
- Artigue, papier spécial au charbon, 32-114.
- Al'Douin, papier au ferro-prussiate, 29.
- k
- B
- ARre (Albert), rapport sur les procédés Dulos, 74.
- ^ECquerel (Ed;), héliochromie naturelle, 275-276-277.
- ANc (Charles), son opinion relative à la copie automatique, 6.
- °Ga (Paul), obturateur chronométrique, 428.
- ^°urgeoiS, encre de Chine liquide, 415.
- aNdely aîné, formules de préparation de la gélatine pour les mou-lages, 358.
- et Chevreul, 333.
- G
- |jadett, obturateur instantané, 428. C3evreUl, 330.
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- 490
- TABLE DES NOMS DES AUTEURS CITES
- Colas, papier au perchlorure de fer, 32-115.
- Comte, procédé de gravure sur zinc au vernis blanc, 77-451. Cros, héliochromie, 278-460.
- D
- Devincenzi, zincographie, 72, 378.
- Dubois, procédé de graphotypie, 80.
- Ducos du Hauron, héliochromie, 186-265-278-460.
- Dulos, procédé de gravure chimique, 73-378 ; vernis blanc, 451. Dumont, zincographie, 71.
- E '
- Eder (Dr), formule de développement des plaques au gélatino-bro' mure, 130.
- Edwards, procédé de phototypie, 226.
- F
- Favre, daltonisme, 316.
- Fernique, gravure chimique, 36.
- Fisch, procédé de décalque et de gravure à l’aide des sels de wer” cure, 470.
- G
- 4
- Garnier, procédé de gravure, 251-405 ; sa formule, 457 ; détail du pr° cédé, 465.
- Gauthier-Villars, traité pratique de phototypie par M. Léon Vidal, SG traité pratique de photoglyptie, par M. Léon Vidal, 205 ; traité pr8' tique de photographie des couleurs naturelles de M. Ducos ^ Hauron, 284 ; calcul du temps de pose, de M. Léon Vidal, 436-
- Gautier, ses procédés d’impression en couleurs, 265-282.
- Germeuil-Bonnaud, polychromie photographique, 295 ; spécification ^ son brevet, 473.
- Geymet, fondants et couleurs vitrifiables, 389-391.
- Gillot (veuve et fils), gravure chimique, 36-47-71-72; papier Gillot, 2^'
- Gobert, perfectionnement du procédé de gravure de M. Stroubinsk) ' 475.
- Goupil et C10, photoglyptie, 191*
- Guerry, obturateur instantané, 428.
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- TABLE DES NOMS DES AUTEURS CITÉS
- 491
- H
- Hblmhotz, couleurs, 318. Holmgbbn, daltonisme, 316.
- I
- *VEsi typographie photographique, 477.
- L
- Lastmann, a inventé la gravure en couleurs, 264.
- Durent, procédé pour donner aux épreuves au charbon un beau ton noir violacé, 184.
- Ceblond, J.-C., application de la théorie de Newton à l’impression en couleurs, 264.
- EpMan, gravure chimique, 30.
- Mercier et Ci0, gravure chimique, 36; papiers autographiques. 82 ; leurs ateliers d’impression, 270.
- °uVriEr LajolaiSj apporte à l’enseignement du dessin un complément utile en provoquant la création d’un enseignement spécial aux moyens de reproduction, 3.
- M
- ^aqNe, isographie, 477.
- Aeion, papier au ferro-prussiate, 29.
- aX\vell, couleurs, 318; ses disques colorés, 322.
- *cBelet, gravure chimique, 36. *
- °nokhoven (Dr), procédé au gélatino-bromure, 130; procédé au j, charbon, 134 ; traité général de photographie, 430.
- ®Brocq frères, zinc grené et décapé, 84; éditeurs du Manuel pia-•w de lithographie sur zinc, 88.
- J.-J^ couleurs, 318.
- N
- ^iEpCE de Saint-Victor, héliochromie, 276. 08 (de la), topogravure, 7$
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- 492
- TABLE DES NOMS DES AUTEURS CITÉS
- O
- Obernetter, dé Munich, procédé de phototypie, 224. Otto Lelm, auto-copiste noir, 93*
- Otto Radde, sténochromie, 272.
- P
- Pellet et Cie, papier au cyano-fer, 29-31-109.
- Peltz, vernis à la gomme-laque blanche, 238.
- Petit (Charles), similigravure, 249.
- Poitevin, inventeur des procédés de reproduction à base de cbarf>0^ 27; procédés aux poudres colorantes, 27-29-190-275; gravure0^11 mique, 378 ; émaux photographiques, 297.
- R
- Ragueneau, presse autographique sur zinc, 43.
- Rattier et Guibal, caoutchouc, 261.
- Rédier, fabricant de l’obturateur de M. Paul Boca, 428. Rood, théorie scientifique des couléurs, 314.
- Rousselon, procédé de photogravure, 252.
- Sarony, châssis-presse pour impressions au charbon, 149 ; disp0^ de sa table à impression, 152.
- Seebeck, étude sur le daltonisme, 315.
- Stahl, moulage, 353. ^
- Stebbing, impressions au platine, 26 ; papier sensibilisé au platioe’ Stroubinsky, procédé de typogravure, 475.
- T
- Tessié du Mottay, 217.218.
- V
- Vial, procédés de gravure chimique, 73. Vidai, (Léon), photochromie, 187-285.
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- TABLE DES NOMS DES AUTEURS CITÉS
- 49:
- w
- w.
- aterhouse, procédé de photogravure, 253.
- ibart, constructeur de presses typographiques pour tirages sur
- zinc, 42.
- "Willis, inventeur d’un procédé d’impression au platine, 26.
- ^oodbüry, photoglyptie. 1er procédé, 191; 2e procédé, 206; 3 pro-cédé, stannotypie, 215.
- Y
- Young, couleurs fondamentales, 318. ^VEs et Barbet, gravure chimique, 36
- Z
- Züccato et Woolf, typographe, 98.
- plN DE LA TABLE DES NOMS DES AUTEURS CITÉS.
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-
- PLANCHES HORS TEXTE
- j^orte de l’Ecole nationale des arts décoratifs...
- photogravure, procédé Garnier.................
- hototypographie (Michelet).................
- gravure au burin..............................
- rPreuve au platine............................
- épreuve au ferro-prussiate....................
- preuve au cyano-fer........................
- preuve au gallate de fer......................
- £h°toglyptie..................................
- ^hototypie....................................
- ithographie au crayon......................
- ^Preuves sur papier Gillot....................
- û'miligravure (Ch. Petit).....................
- hototypographie Ives.......................
- Photogravure, procédé Rousselon...............
- lithochromie..................................
- Héliochromie, procédé Louis Ducos du Hauron. enochrome jaune..............................
- — bleu..............................
- p. , ~~ rouge.............................
- notographie en couleurs....................
- Qnochrome jaune............................
- j. onochrome chair............................
- ^°nochrome bleu...............................
- onochrorpe carmin..........................
- °nochrome bleu-clair.......................
- ls°graphie Magne..............................
- 1
- 10
- 34
- 69
- 105
- 108
- 111
- 113
- 189
- 216
- 247
- 248
- 249
- 251
- 252 268 278 280 282 284 286 288 290 292
- 294
- 295 476
- VERSAILLE:
- imprimerie: cerf et fils, rue duplessis, 59.
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