- Accueil
- > Catalogue général
- > Bourdin, Pierre (1595-1653) - L'architecture militaire, ou l'art de fortifier les places r...
L'architecture militaire, ou l'art de fortifier les places regulieres et irregulieres
-
-
- pl.1 - vue 1/234
-
-
-
- p.2 - vue 2/234
-
-
-
- Alt de, S
- L’ARCHITECTVRE
- MILITAIRE,
- OV
- VA RT DE FORTIFIER
- LES PLACES REGVLIERES
- ET IRREGVLIERES.
- Expliqué, Pratiqué, &C Démontré
- on facile, & agréable.
- Auec vn Abrégé de la pratique de la-Geometrie M Ut taire»
- Par le R. P. Pierre Bovrdin, de la Compagnie de I z s v s.
- d’vnefaç
- A PARIS,
- Chez G vil z A vme B en a R d , rue S. laques, à l’Image de Notre-Dame deFov^
- visa vis des RR, I^P. Iefuites/dv>
- —:-------------------£r '
- M. DC. LV.
- APEC PRIVILEGE D
- Page de titre 3 - vue 3/234
-
-
-
- p.4 - vue 4/234
-
-
-
- s
- I
- OlCY vn petit ouurage qui eft vn excellent abrégé des grands & longs traitez de plufieurs bons Autheurs. le ne vous fçaurois aflez loiier ce petit volume : Il riy jaque Inexpérience qui puiflè vous faire entendre combien vous le deuez prifèr. Pour contribuer quelque peu à votre facisfaétion, ÔC à rhonneur delà mémoire de fon Autheurs ie vous en diray lêulemçt ce mot:que c’eft le trauail dVnbelefprit* qui étant capable daprofondir les plus
- fubtiles parties de la Mathemati-
- ^ • • a ij
- p.5 - vue 5/234
-
-
-
- AV LECTEVR.
- que, a eftimé que fon temps feroit bien employé s'il le dbnnoit à la compofition de cette piece, parce qu’il voyoit clairement que renfermant en fort peu de pages tous les plus beaux enfeignemens qui font dansles grosVolumes des autres,& les propofant d’vne méthode tres-facile , elle foroit tres-vtile à vne infinité de Nobleflè,qui tientau-jourd’huy à honneur de porter les armes pour le feruice du Roy & pour la gloire de la France* Et luy n'eut iamais rien déplus cher, apres les interefts de Dieu, que de feruir de tout fon pouuoir fon Prince & fon pays, Agreez le fruit de fon trauail, & priez Dieu qu'il luy en donne la récompenfo dans le Ciel , &C. qu’il nous y ache-
- p.n.n. - vue 6/234
-
-
-
- AV LECTEVR. mine tous. Car apres tout, le meilleur de tous les employs î cft celuy de fè fauuer.
- PERMISSION DP' R.P.
- Lovis Gbllot, Prouincial de la Compagnie de I e s v s
- en France.
- \
- . . ' /
- IE permets à Gvi llavme Bénard, de faire imprimer, 6c de vendre la Per-Jpeffiue Militaire, compofée par le feu P. Pierre Bovrdin, de nctre Compagnie , 6c reuûc par trois autres de nos Peres. A Paris ce $. de Feurier 1655.
- ‘ l
- v
- Lovis Cellot.
- p.n.n. - vue 7/234
-
-
-
- 6
- A LA NOBLESSE
- VOICY F Art de fortifier toute forte âe I laces tant Régulières qu Irregu-lie re s traité vniuerfillement & particulièrement s brie aiment & clairement ; pratiquement, & feientifiquement.
- Vniuerfellement 3 fuis quil vous frefente tout ce qui a été tnuenté & pratiqué par les plus capables Ingénieurs en Italie 9 en France, en Holande, en A le magne, dr aux autres pays ou les armesfiorijfenu
- Particulièrement, vû- quil digéré toutes ces inueniions & les aparie fi proprement ? quil femble nen faire qu*vne à plufieurs faces•
- Briéuement, cCautant qu'il comprend en peu de pages tout ce qui efi de remarquable da ns toutes les façons dr méthodes dont fe font ferais le an Erhard François & Ingénieur de Henry le Grandi Loriny, Fiamelli, & autres Autheurs Italiens y MaroUois, Freitac , Golthman , & Dogen, qui fe font
- p.6 - vue 8/234
-
-
-
- 7
- fait vne grande réfutation dans la Ho lande & far tout 3 le Cheùalier de Fille François , cf autres, dont les écrits font fri/ez à bon droit.
- Clairement3 a rai/on de l'ordre quiyefiob-ferué , iufqu'à ce f oint que d'établir ditters ordres de fortifier à Vimitation de l’Architecture generale*
- Pratiquement ^ fuifque ceux qui fi contenteront de la pratique y trouucront leur compte dans les réglés 3 qui font auancées en leurs lieux four fratiquer facilement•
- Breffiientifiquement, vu quelle donne raifon de fis pratiques y à- quelle démontré far la Trigonométrie la iufieffe de fes procédés.
- C'efl à vous de voir fi dans ces circonstances vous trouuerez, ce que vous prétendez, 3 du moins' faites en Vexpérience.
- A iiij
- p.7 - vue 9/234
-
-
-
- 8 ARCHITECTVRE
- *
- LA N ATF RB ET LA FIN DE
- l’Art de fortifier.
- LA fortification , ou l’Art de fortifier eft vne partie de rÀrchitefture : d’où vient qu’aptes quelques autres ie l’ay appelée l'Archite&urc Militaire.
- La fin qu’elle prétend c’eft d’auantagér parfon induftrie vne place qui luy eft confiée, en forte que peu de perfonnes y puifirent réfifter 6c fie défendre héureufement contre vn grandNnombre d’ataquans.
- Elle prétend arriuer à ce point, ou pour le repos & l’afTeurance des Citoyens, qui s’y trouuent à couuert contre les courfes & les eforts de leurs ennemis ; ou pour la conferuation facile 6c auantageufie des Etats, vne place forte ou vne bonne Citadelle faifant fur la frontière , ou à la tefte d'vne Ville importante, ce qu’onne pour-roit faire autrement que par vne puiftan-te armée auec des frais immenfes.
- p.8 - vue 10/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- LES MOYENS gjE L'ART DE fortifier employé pour arriuer a fa fin.
- IL y en a deux principaux, qui fontcom* mc reiTcncc de Ton artifice , tous deux fondez fur la nature, qui fournit aux animaux des armes défendues & ofenfiues. Ces moyens font tant les couuertures» ou terrafles, El corps femblables pour foûte-nir, El fe défendre en parant aux coups, que les défenfes ou lieux propres à fe (er-uir des armes ofenfiues pour repoufler les ataquans,&les charger. L’vn Ec l’autre employé vn Bel artifice, qui confifte en la dif-pofition des parcies de la place, telle que premièrement vn mefme corps couurepiu-fieurs perfonncs, & que chacun des défen-dans foità couuertde tous cotez : Secondement que chacun des ataquans foit vu El découuert de plufieurs endroits de la place , & en fuite puifle tout enfêmble eftre frapé en face & de flanc. Le premier eft en faueur des afliegez, & le fécond au defauâtage des afliegeans,& tous deux très-propres pour arriuer à la fin qu’on defire.
- p.9 - vue 11/234
-
-
-
- 10 ARGHITECTVRE
- l
- LE SVIET DE L'ART DE
- fortifier*
- C'Eft la Place > ou la figure naturelle qu'il entreprend de fortifier. Il en eft de deux fortes. Les vnes dépendent de la volonté , ou du choix de l'Ingenieur qui taille en plein drap , & y prend tel fujet qu’il iuge eftre à propos. Les autres font prefentées au mefme Archite&e, comme vn malade au Médecin , pour les affifter de fon induftrie , & les perfectionner autant qu’elles en font capables. Les premières font d’ordinaire parfaites & régulières, l’intention de tout ouurier fe portant naturellement à ce qui efi parfait. Les autres font fujettes à eftre grandement defeCtiieu-fes & à vne infinité d'imperfeCtions,comme etans atachées à diuerfescirconftancesqui concernent le lieu ou la fituation, & le rencontre. Auffi elles font pour l’ordinaire de figure imparfaite ou irregulierç , & attendent l'Art qui les perfectionne , ou du moins les deliure de toute imperfection.
- p.10 - vue 12/234
-
-
-
- MILITAIRE. n
- LES EFFETS DÉ L'ART DE
- t ' '
- fortifier* .
- G' Omme l’Ârcliice&ure ordinaire a di-, ruers ©mirages qu’elle entreprend & pcrfc&ionne , comme les édifices facrez 6C tes publics , les Palais & les bâtimens des particuliers : Ainfi l’art de fortifier ne fé contente pas d acheuer des Places d’armes & des Villes ©^importance , mais il s’ocupe auffi a la batiife , & à la per-fedion de quantité d’ouurages plus petits, comme font les Forts toyaux, les Citadelles , ou Châteaux, les Fortins & les Forts dé'Campagnes, &fembiables: voiremef-me il achene en petit les parties de chaque courage, tant celles qui font atachées aU corps de la place , que’ les détachées ,• SC pour tout cela donne des réglés adorées, 6c fournit les moyens de réümr en chacune de fes entreprifes.
- p.11 - vue 13/234
-
-
-
- «. ARCHÏTECTVRE
- «
- Les moyens extérieurs dont fie fert VArt de fortifier four repre[enterfes ouurages.
- E font, outre les modelles & reliefs,
- V vies figures ordinaires. 11 en eft de 2* fortes. Les Plans & les Profils. Pour les comprendre, reprefentez-vousvne Tour carrée, fituée àplom fur l’horizon : Apres fupofez qu’on la coupe par le pied a’vn coup parallèle à l’horizon, 6c qu’on latranf-porté autre part 5 Le trait qui refiera imprimé fur le plan de l’horizon, fera le plan de la Tour, 6c vous en fera connoître les longueurs 6c les largeurs 6c la figure carrée, mais non les profondeurs. Que fi vous fupofez qu’on coupe la mefme Tour d’vn coup vertical ou à plom fiir l’horizon, le trait qui reftefa fur vne des parties fera le Profil, 6c vous fera connoître les largeurs 6ç les hauteurs. Chaque euurage a fon plan, 6c fon profil.
- p.12 - vue 14/234
-
-
-
- MILITAIRE. . i}
- TABLE
- Des Pièces > Noms, & termes propres à l'Art de fortifier.
- LA variété des pièces , des noms, & des termes dont on fe fert dans la fortification eft fi grande , qu'il femble im-pofïible de les ranger d'ordre , en forte que les mefmes ne paroiffént qu’vnes fois, vu particulieremét que quelques-vns contribuent à l'explication 8c à l'intelligence des autres, 8c ayansdiuersraports, ilsdoi-uént paroître en diuers endroits. Les voi-cy mis le plus fuccin&ement-qu'on a pu.
- L'exprefïion de quelque ouuragerepre-prefenté dans (es longueurs & largeurs, s’apelle Plan, ou Ichnogr aphte, comme l’ex-preflion du mefme ouurage reprefenté dans les hauteurs 8c largeurs, s’apellê Profil ou Coupe.
- Vous auez le plan dans la première figure 8c le profil dan s la fécondé , & autant dans les fuiuantes.
- Le plan doit eftre reprefenté & conçeu comme couché, 8c étendu fur l'horizon,
- p.13 - vue 15/234
-
-
-
- *4 ARC H ï TECTVRE & le profil comme élcué & drcfle fiurl’ho-rizon.
- Redoute eft le plus petit des ouurages.
- Redoute carrée, qui a quatre faces fim-pies & droites, comme AB. BD. DG. C A. aueç vn fimple parapet ou leuéc de terre d’vn fofTé tout au tour.
- p.14 - vue 16/234
-
-
-
- p.15 - vue 17/234
-
-
-
- l6 ARGHltECTVRE
- Etoile , oüuragc à pluficurs faces com-pofées de parties qui fe flanquent fvhe l’autre.
- Flanquer, c’eft défendre de flanc où de
- A / 1
- cote.
- Eftre flanque 9 c’eft eftre défendu de flanc.
- A O. flanque O B. & eft mutuellement flanqué par O B.
- L’angle flanquant > c’eft celuy qui fe retire dans la face comme A H B. dit pour cela Angle entrant, ou Angle de tenaille> ou tenaille.
- L’angle flanqué, eft celuy qui fort & s’a-uance , dit pour cela Angle flirtant 9 ou Pointe, comme T A O. O B V. l’ouurage en efl apclé Etoile à quatre pointes , ou comme les fuiuantes à cinq, ou à fix. Comme aufli Etoile carrée , ou Pentagone, ou Hexagone,
- t»*i
- p.16 - vue 18/234
-
-
-
- p.17 - vue 19/234
-
-
-
- i8 ARCHÏTEGTVRÈ .
- Polygone eft vnc figure à plufîeuirs angles, comme l’hexagone fuiuant A B C D E B, &; le pentagone prefent A B C D E, faits par des lignes punâuées.
- La fgure ou le Polygone de l'ouurage où de la place y eft la figuré naturelle fut laquelle Part s’ocupe 6C trauaille. Tel eft le lu dit Pentagone au regard de cetté étoile Pentagone.
- Le 'Centre du Polygone V*
- Les cotez. À B. B G 5 &c.
- Les rayons du Polygone V A. VB. VC3 &c.
- L'angle du Polygone ABC. B C D. &c.
- L'angle au centre du Polygone A V B.
- Le demy- angle du Polygone V A B.
- V B A* Autant dans tous les autres.
- 4, w
- p.18 - vue 20/234
-
-
-
- p.19 - vue 21/234
-
-
-
- ït> AÉ.CHITECTŸRE
- heTri angle du Pcligone A Y B. en corîi-prenant toutes les lignes qui y font, com-jjine. M.H. OI, &c.
- Polygone régulier, qui a tous Tes cotez kc tous Tes angles égaux A B C D EF-r Polygone irreguher , qui a quelques çôtez & quelques angles inégaux ^ eom-me feroit la moytié F AB C.
- Les redoutes & les étoiles n’ont qu’vn parapet & vn folFé.
- Parapet » leuée de terre pour couurir le défendant j comme dans le profil E2 V X H. . '
- Banquette , degfé de terre ou gazon pour tirer par defïus le parapet.
- Parapet a trois banquettes YKZVX H.
- Parapet ordinaire à vne Banquette tel qu'ii paroîtdans le profil de la Redoute carrée > & par tout d’orefnauanti
- p.20 - vue 22/234
-
-
-
- MILITAIRE. si
- V x=
- A C D BT © H
- IO
- p.21 - vue 23/234
-
-
-
- ii ARCHITECTURE
- fort in >> petit forç.
- Fort à dçmy-Bajtibn, à çleoiy - defenfé>
- TLMor'" ;
- Fort de campagne r de çerre, feulement pour vti çemps,.
- Fofie , lieu d’arreft \ la commodité, ou auantage,de la vient qu’on diç,
- Tenir Ton pofte. Abandonner Ton pofte. Enleuervnpofte. Fort pour fou-tenir yo; pofte. p.etrancbernens à mefme efet.
- Retranchement, endroit? retranché , èç çouucrt pour y faire Ferme.
- Réduit détour, ou retour pour prenr
- dreFennçmy par le flanc quand il auan-çe.
- Demy-Baflïon DEHG.
- Face t Pan E H. & d’autant qu’il épaule , ou couure les defendans dans le flanc H G 3ü fç nomme (gaule 3 êpaulement.
- p.22 - vue 24/234
-
-
-
- MILITAIRE. 2,3
- iTh
- B iiij
- p.23 - vue 25/234
-
-
-
- B C D É R.‘
- L'enceinte» Le pourtour compofé de Battions & de Courtines.
- B a/lion. Boulevard S P ÛN. Courti-
- Pointe du Bafbion L. O. T.
- Le Pan» LafaçedubaftiouL M. NOts
- « * 1 *,
- &c.
- L’épaule... L’angle de Tépaulç L MK. Le centre du Bafiion B. C.
- La Capitale BL/CQ.
- Le jhme MK.
- La gorge S C Y-.
- La demy-gorge S Ci K B.
- Le coté du Polygone intérieur , pu less Courtines prolongées B G. CD.
- Le trait principal LMKYNOPS,
- Uç
- p.24 - vue 26/234
-
-
-
- p.25 - vue 27/234
-
-
-
- ARCHITECTVRE
- Face de la Place, ou du Fort• Le triaa-gle de la figure ou du Polygone com* prenant tous les Ouurages. R A L.
- Ligne de defenfe , ER.
- Courte defenfe, G R.
- Dcfenjè rayante, G R.
- Caualier. Motte déterre eleuéepour y planter le canon ôç commander l'en^ nemy.
- Lelieueleué, commande celuy. qui cft plus bas , cétauantàge eft nommé commandement j de la 3 place commandée.
- Commandement meurtrier , eomme à plom.
- Rideau , lieu propre pour venir à cou-uert iufqu’au pied de la place comme vn Tertre, vne Coline & femblable-.
- Ocupert Te faifir d’vn commandement.
- p.26 - vue 28/234
-
-
-
- p.27 - vue 29/234
-
-
-
- iSf ARCHITECTV&E
- Tenaille. B PC. par le rencontre des faces, prolongées , die aufii Angle flanquant ejjc ntic lie ment.
- Angle flanquant accidentellement H ED. T DE.
- Flanc rayant , duquel fort la ligne de dçfenfe razante comme E. D.
- Fort à £ italienne, fait à la façon & fe-
- * ' ‘ •*
- Ion les loix des Aucheurs ou Ingénieurs Italiens. Ainfi des autres.
- Fort à U Françotfe ? à la HoRandoifc, &c.
- Orillon, petite nuance pratiquée à la, pointe de l’épaule poür couurir le Banc, ou le canon dans le Banc.
- Oti'lon rond. Orillon carré fuiuant 1% figure du eprps auancé. Baftion à Oril-Ions.
- p.28 - vue 30/234
-
-
-
- p.29 - vue 31/234
-
-
-
- go ÀRCHiTECTVRE
- Vnfiî. i. iîgv Le ram part A Ô R B. Là bafe du rempart A B. La hauteur A No é O. Le tecrepelin O P.
- Le parapet du raropart PR SQ. auec fa banquette.
- Le talüd extérieur, QJ5.
- Le Talud intérieur j O A*
- Le Glacis, RS.
- Le relais, la retraite, le pas de îaSoù-ris, l’orteil B F.
- Lefofifé FuXL Vu l'efcarpe. !xi.Iâ coiitrefcàrpe. Le fond du foffé xj X.
- La ContrefcArpe X 1 K M. cômpoféc de la contrefcarpe particulière XI. Dû chemin couuert où Couridor IL. & du parapet du Couridor LK, auecla;banquette: L’efplanade K M.
- La muraille 2. fîg. B N T 2; Le Cordon T. Le parapet N T. Lafolfc brayê auec fori parapet. 3. fig. B G C F.
- CirconuaUtiafty lignes. Vn compofé de Redoutes , Etoiles , Fortins , & Forts i auec des tranchées & des lignes de communication de Tvn àrautrc,tout autour de la place affiegée.
- Tranchée, Leuée de terre en parapet âuec vn foffé du côté de l’enncmy.
- p.30 - vue 32/234
-
-
-
- Lignes en dedans. Le fofTé vers la plate pour empefeher les forties.
- Lignes en dehors. Le folfé opofé pour empefeher le fecours.
- |ï Lignes doubles, en dedans & en dehors, pour Tvn & l’autre efet, ce qui eft entre-deux fe nomme le dedans des lignes.
- Lignes de communication, qui vont d'où** urage en ouurage.
- Blocus, bloquer. Saifir les auenuës d’v-ne placé.
- Af roches\ Tranchées d’aproche vers la place pour i’ataquer.
- Contra-proches, Trauaux des afîîegez pour empefeher Ieprogrez des ataquans.
- p.31 - vue 33/234
-
-
-
- 3i ARCHITECTVRE
- Second flanc. Feu dans la courtine E F. ï) G.
- Faire feu. Tirer inceflament.
- Flanc fichant. HE. Duquel fort la ligne dis defenfe fichante, E. D.
- Flateforme. Baftion fait fur Vn angle entrant.
- Baftion fur ligne droite.
- Bajlion régulier à faces égales 3ÔC flands égaux, &ib.
- Baftion irrégulier, à faces inégales & femblables. '
- Baflion Royal. Grand & capable.
- Redent. Réduit compofé de face Sc dé courtine.,
- Ouurages à redens. Par flancs & courtines.
- Angle coiuuert. Portant vn baftion oti demy-baftion , comme RL K. portant EHN.
- Angle dêcouuert. Sans baftion.
- Angle ouuert, coupé par deux lignes qui fe flanquent l’vne l’autre.
- &
- p.32 - vue 34/234
-
-
-
- p.33 - vue 35/234
-
-
-
- jri A R C H IT H C T Y R I
- Polygone intérieur, qui, patte par les Centres des Battions. BC. en fcroitvri
- *. A /
- cote.
- Polygone extérieur, qui patte par les pointes des Battions. R L. en feroit vn côté.
- Baftion à angle droit, qui a l’angle dé la pointe droit, comme TRT. dans le petit triangle.
- B a (lion à angle aigu -, qui a langlé de la pointe aigu , ou au dettoûs de 90.de-grez , que s’il en a plus de 9 b, lè baftion eft à angle obtus.
- Citadelle, Château fort pbùr tenir ch bride, vne Vile. Elle a fa porte ou entrée par dedans la Vile» & vhe autrepàr dehors, apelée la porte du fecours.
- "Donjon, lieu de retraite dans la placé pour parlementer te capituler aucc plus d’auantage dans Textremité.
- <*
- p.34 - vue 36/234
-
-
-
- p.35 - vue 37/234
-
-
-
- 3<5 ARCHItÉâîVRÊ
- /
- Plan de Venceinte à fini ramparU Lé profil eft au bas.
- Le trait principal BHDDj &c.
- Le ramp art entre GG. & LL.
- Le parapet du r amp art F G G G.
- Le fojfê É HS, ÔCC.
- La contre [carpe PS, 8cc.
- Le Couriâor oii chemin couüert encré
- Î>S. &T O.
- L'Efplanade encre T V. 8c X Z,Ie hicf-mc dans lés autres 8c dans le profil.
- Bafîion plein par tout, égal à la hauteur du rampart. Que fi le rampart régné feulement tout au toùt , il ell: apelé Bafiion creux , bon à concrcmintr & à ùenter là mine de l’ehnemy.
- Guigner la Gontrefearpe. Percer la Con-irefiarpe• Pajfer U'fojfê * Mâcher le Mineur au bafiion•
- Mine , Fourneau » Fougade pour faite fauter les ouüragé è. De la Gontremim > contremineto
- \
- p.36 - vue 38/234
-
-
-
- p.37 - vue 39/234
-
-
-
- si archïxectvrS
- Enceinte, La muraille & le rampart.
- Le pied de la mur aide , L’efearpe.
- Le Cordon de la muraille.
- Le chemin des rondes fur la muraille entre le rampart & le parapet. Voyez le profil.
- La place d'armes au milieu de la place, ou du fort A.
- Les' Rues. Les logeméns.
- Enfiler, nettoyer, tirer le long.
- Ainfi de l’épaule DH > lé Couridor ©pdfé &: de Fautre côté, eft enfilé, nettoyé, ôf yû> les tyrs allant tout du long.
- Eminente , Commandement qui enfile quelque endroit.
- Traùèrfe Vieuée de terre pour fe cou-urir ôc n’eftré pà$ enfile.
- Angle delà contre[carpe, fait par le rencontre des Couridors, au milieu de la face ou Courtine.
- Angle Jur la pointe de la contrefiarpe , vis à vis de la pointe du Baftion.
- &
- p.38 - vue 40/234
-
-
-
- p.39 - vue 41/234
-
-
-
- 4$ ARCHITECTVRE
- Enceinte auecvne fojfe-braye ou bajfi enceinte ordinaire aux forts 8c placés à la HoIlandoife. Yoyez-la dans le profil.
- Foÿe-hràye, balle enceinte pour ladè-fenfe dn folié tout au tour de la placé entre lé ^mparr& le folfé»
- Flanc bas% place baffe, cafemate > lieu préparé dans le flanc pour loger le C$-lion, &c défendre le foffe.
- Flanc haét \ place haute : lieu préparé pour mefme etet fur le ramparc ch mef-me endfoic.
- Uerlons \ parapet & cpuuerture du Canon*
- Embrafures, ouuertures par oà tire le Canon.
- Emboucher la cafemate, tirer à plom dedans.
- Creuer I4 Cafemate aueugler la Cafemate , la rendre inutile a coups de Canon.
- Canètte , petit foflfé pratiqué dans le milieu du grand.
- p.40 - vue 42/234
-
-
-
- militaire.
- gcpu "3
- io
- m:;n1, -i
- JtOO
- a
- Lhnxrr
- JO
- 2.0
- 3
- 5*0
- i
- p.41 - vue 43/234
-
-
-
- ** À R CH I T E C T V R E
- Les Dehors. Pièces détachées, pratiquées dans lefofle &. au delà..
- Rauelïn , Demy-Lime AB CD,, fur Xangle de pointe. .
- Demy-Lune flanquée , qui porte deux flancs aux bouts de fes faces.
- Faces à cia Demy-Lune BC. DC.
- Pointe de la Demy-Lune C.
- Fojfêgeneral, grand fofle tout au tour de la place.
- Pojf'ê particulier de la Demy-Lune, ou de fcmblable ouurage entre G L, & B C. plus étroit, & moins profond que le general.
- Paniers, facs pleins de terre pourfç couurir.
- Gabions plus grands àmêmcefet. Dç 1& jè Gabionner. ~
- Uantelets, couuerturc portatiue pour faire les aproches.
- Embarras, y Cheual de frijè : pieçe de bois entrelardée dé pieux.
- la contréfcarpe , ou de la
- p.42 - vue 44/234
-
-
-
- MILITAIRE.1
- ee* < 1 » » » n
- » }Q‘ 100
- p.43 - vue 45/234
-
-
-
- 44 ARGHJTEGTVRE
- Cornes»
- Pièces à Cornes , Ouurages à Cornes G A
- BD.
- La se fie de touvrage A B. l&my'Lune en tefte de l'ounrage H PL» Ou tirage de terre, tel que le prefent & le fuiuanc, & lçs fores de campagne & femhlables.
- Cornes flmples auec ynç {impie tenaille én telle, compte ferait A V B.
- Cornes épaulées auec des flancs & des épaules Ôc courtines au milieu A F G R
- TB.
- Cornes redoublées, les» deux enfemble qui font vne efpecc de Êaftion.
- Cornesflanquées auec des flancs & épau-letnens aux bouts des cotez , comme les fuiuantes.
- Cornes parallèles fuiuant la fîtuacion des çôtez AC.BD.
- Cornes a queue durendette, plus étroites par vn bout, ^ pour l'ordinaire vers la place > pour en eftre plus facilement flan-
- p.44 - vue 46/234
-
-
-
- p.45 - vue 47/234
-
-
-
- 4* ARC T EC T y R E
- Couronnement. x Guuragc pratiqué au delà des Cornes pour gaigner pays & é-loigner l’ennemy. TR S O I L.
- Tejle du couronnement T.
- Le's fades OI.
- l/dfist L. P N.
- Fàüijfadc > pieux alignez Sç plantez plorri fur l'horizon.. Leur place icÿ , ce l'ont les lignes pun&uées T S R, &c.
- oùurage paliffitdé 9 entouré de palilTa-de.
- Fraifes, pieux qui fortent dû rampart, pu du bas du parapet j couchez & parallèles à l’horizon.
- ^fwj'-^^^xprtpuouuragefraifé, en*! touré i}e frai fes pour émpcfcherla montée & la defeente.
- Logement ; endroit couuert. Delà, pratiquer *vtn logement.
- Galerie, chemin côuuert à trauers le folle,
- p.46 - vue 48/234
-
-
-
- p.47 - vue 49/234
-
-
-
- 4$ ARCHITECTVRË
- ^
- *'Wyr'frWty'frW WWW**
- ^DRESSE tè V C H A $ T LES termes propres de £ Art de fortifier-
- VOusauez en ces deux caycrslcs plus ordinaires termes de l’Art de Fortifier, que i'ay mis tous dè fuite pour ra’a-commoder $ la façon Ordinaire. Maisie croy qu’il cft bon de vous auertit de ne Vqtispeiner point trop à les comprendre ainfi détachez des ouurages. Vous les aprendrez plus aifément , 5£ auec plus de contentement dans Tordre que ieticn-draycy-apres. Iexpliqucraychaque.oü-ùrage feparément> Commençant par les plus petits îk les moins chargez de mots propres. Ainfi nie ferdant des termes qui fe prefenteront peu à la fois, & paU roîtront en leur place naturelle, vous les entendrez aifément, 6c les retiendrez fans confafibho
- p.48 - vue 50/234
-
-
-
- milîtaîrê: 4$
- L'EXPLICATION IXE ÜOVVKÂQÊ de là fvŸtijÏGÂtioû regutierei
- N dus commencerons parla Redoute y les Etoiles & autres plus fiin-pics ; & die là lions monterons aux plifg grands. Par tout vous" ferez le raporedes écrits àïa figure pôfée vis avis ; & fi vous defirez de contioïtre par pratique la.quantité de chaque partie de rouurage, en attendant les voyes dcmonftratiues , vous vous fermiez des échelles particulières de la force.
- Prenez aüéc lé tômpas ôrdinaire [aligne dont Vous defire^; fçauoir la quantité , puis apliqùez- la fur Pechélle propre à la figuie y lors le nombre des toifes ou des pieds qui feront entre les pointes du compas, vous fera entendre que ta partie de l’onurage teprefehtée par ladite ligne , aura autant de toifes ou dé piedsê
- p.49 - vue 51/234
-
-
-
- t rn
- JO :rARCjnTECT;VRÊ
- Ak fa
- S . I
- LA R E D OP TE.
- C’Eft le plus petit des oüurages faits de terré. Elle fert pour la defenfe des tranchées , des polies , & des lieux femblables, en atendant du fecours. La forme eft carrée, tapie,& haqueladé-fenfe de front ; Elle confifte en vn parapet, où leuée de terre tout au tour, pour couurir ceux qui font dedans , & en vn fofle par dehors, pour arrefler Tennémy. îl en eft de trois fortes. La petite a io. tdifes de face. La moyenne en a 15. La grande'en a 10.
- 1. Le plan eft fur l’échelle X. de 10. PB. ou A E; la largeur du parapet. H F. ou G E. la b anquette ou petite leuéede terre pour ÿ monter 8c tirer par deffusle pkrapet. B M'.J A L. le relais pour empef-chcr la chuté des terres. M O. le folfé.
- iL Le profil fur rëchelle L. deao. pieds. PI Z. labarïquette, ZD G N. le para-«et tàludé , oujFait en tàlud par dedans. $D Z, & par dehors G N. N R. le relais, y u retraite» R C H S, le fofifé en talud.^
- p.50 - vue 52/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- ii
- XV"I t.. .1 i—*:
- <? ÏCÎ
- B ^ O
- p.51 - vue 53/234
-
-
-
- yi ARCHITECTYftÉ
- L'E TOILE Ù J X À E‘Èi
- •V1 « ^ > |
- G’eft vne redouté renforcée , 8c plug parfaite que la fimple , ayant outre la défefrfe de front, celle qui fè prend du flanc. Ainfi À B. qui feroit le côte tout droit d*vne Ample redoute, eftbrifé,: & deuient la tenaille A H B. eu forte que le côté AH. voit de flanc laUtre HBy & mutuellement HB> flanque H A. La forme cft de 4. pointes, ou angles flanquez A.B.- C. D. 8c d autant de flanquans^ ou tenailles fl. V, &c. La grandeur etë de 16* toifes de pomte à autre, c’eft à dite, de A. à B. le parapet y eft plus haut* auflia t il 3. banquettes 8c le rofle plus large*
- 1. Le plan fur X* de ij. toifes. PL* la place des banquettes. LO. le parapet. G H. le relais.^H M. le foffé.
- i. Le profil fur H. de ao. pieds À{ K 2. les banquettes î Z V R H. le parapets le deflus duquel cft en glacis V R*. HL. le relais. LB. lcfofle.
- p.52 - vue 54/234
-
-
-
- p.53 - vue 55/234
-
-
-
- 54 ARCHÎTECTVRE ,
- X* £'r 01 LE LENT A GO N E.
- ELle a la mefme fin que la carrée » de foutenir la fimpleredoute. L a formé eft de 5. pointes , ou angles flanquez A. B. C. D.E, & dautant de flanquans, ou de tenailles O. O, &c. Chacune des 5.faces portancfa tenaille, ou fon angle de tenaille A O B, B O C, &c. & ayant' fon triangle açompiy, comme A V B > qui reprefenteles autres AVE.' EVD. DVC. C V B , qui luy doiuent eftrefemblables, afin que l’ouurage foit acheué de toutes parts. Elle eft plus parfaite que la precedente en ce quelle eft plus capable que l’angle.flanquant A O B. peut eftre plus ferre, ou le flanque O B O. plus ouvert, fuiuant les Ioixdes angles flanquans & flanquez, que vousaurez dans l'étoile fuiuantc. Lagrandcureftde 16. toifes de pointe à autre , c'eft à dire d* A à B.
- i. Le plan fur l’échelle de 20. toifes eft fcmblable au precedent. ,
- 2. Le profil comme' celuy de l’étoile carrée.
- p.54 - vue 56/234
-
-
-
- MILITAIRE.1 • jJ
- V X
- ac d Er e H
- IG
- p.55 - vue 57/234
-
-
-
- %6 ARÇHITECTyRE
- L’ET0 lLE HEXAÇ àN E.
- t - * ' . • 1
- (P* Pmrrçe clip eft plus capable, que les * precedentes , auffl arriue c-elle plus parfaitement à leur fin. La forme eft de 6 pointes, op de 6. angles flanquez A B CD EF 9 & d’autant de flan^uansQ. O y-Sec. qui peuvent eftre plus parfaits que dans les étoilés precedentes, fuiuant leslpixdes angles flanquans fc flanquez. Loix des Angles.
- i. L’angle flanquant le plus ferré eft le meilleur.
- a. J1 ne doit pas pftre-plus ouuert que fle ijo degrez. ' 5 , "
- $. L’arigle flanqué eft raifonnable quand il e(f entre 60.&C §q. degrez , & plus il aprpchc de <?o>. jplps il eft parfait.
- La grandeur eft de 16 toifes de poinj te à autre, d’A à B. Chaque face, com-I? Y C* Ç Y P» fcc. doit eftre achetée comme À V B. qui a toutes fes lignes., Le plan fc le profil comme deuaiip»
- p.56 - vue 58/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- Î7
- V X
- A. C D Br G
- tO If
- O' P H
- p.57 - vue 59/234
-
-
-
- *8 ARCHITECTVRÉ
- *
- FORTIN y OF DEMT-FOILT, ou Fort À demy-haJHons.
- G'Eft vn ouurage plus grand,plus fort,’ plus vtilc j & plus parfait que les precedens; ayant outre la tenaille, ou la défenfe de flanc, la couuerturc de l’épau-le ,pout couurirceux qui combatent dans le flanc. Ainfi ceux qui tiret du flanc H, G. tout le long du coté G L. fontcouuerts du parapet H E > & ce corps GH ED. cft apelé demy-baftion, EH. cft la face, ou le pan. H G. eft lé flanc. H. l'épaule: Et la tenaille EF L. éft frizée en partie dans l'angle du flanc H G F. La forme eft dé 4. demy- battions E.L.M. O. fur les pointesd’vncarré AflC D. Il portevne efpece de rampart, ou de terre reieuce en dedans pour prendre auantage fur la campagne ; & vn parapet fur le bord du rampart. La grandeur eft de 2.0. ou 25. ou 3o.toifes dechaquefaçe du carré ABCD.
- 1. Le plan fur R. dezo.toifes EH G L. Sec. le parapet auec fon relais en dehors & en dedans le rampart. V. petit profil. :
- : 2. Le profil fur l’échelle de 30.pieds. AS Z.lerâpart. ZXREJc parapet. F G.foffé.
- p.58 - vue 60/234
-
-
-
- MILITAIRE. Sf
- Iimr
- C BO E
- M H
- p.59 - vue 61/234
-
-
-
- #6 ARC HITECTVRE
- LE JF 0 RT E HT I £ X.
- C’Eftceluy qui a dans toutes fes faces vue tenaille parfaire, ou renforcée, ou à double flanc $ telle qu’eft la face B A C. dans laquelle la (impie tenaille L H t). a été brifée de part& d’autre, fubftituant en fa place les deux flancs MK.& fon opofé N* auec la courtine entre deux. De cette forte non feulement les flancs font couuerts desépaules, comme au fortin precedent, mais encore ils font vus pleinement Tvn par l’autre , ce qui eft nëceflaire, afin qiie Tpnnemy ne puifle pas trouuer vn poupe dans l’enceinte du fort, ou il né foit vû, & tiré auec auantage de quelque endroit. Delacon-jon&ure des faces & de leurs tenailles nailfent les baftipns fur ies angles de la figure. Teieflie corps S PO N, fait des deux demy-bâfrions 4<s faces BAC, &; CAD. tel eft aufli ET, & les sutres. JEc de la conjon&ion de toutes les faces af-fcmblées au cetre A. fe fais le fort eptouré déballions &; de courtines , comme A B jCP EF Pentagone à baftipns ou j. faces.
- p.60 - vue 62/234
-
-
-
- p.61 - vue 63/234
-
-
-
- jgü ARGHITECTYRE
- LE TRAIT FONDAMENTAL dû' fort à VItalienne.
- LE mit fondamental eft cèluy qui eft confideré d’abord dans-le plan, étant comme l'ame qui conduittout, de gouuer-ne la proportion de chaque partie. Et d’autant qu’il eftdemefme en chacune des faces du fort, qui doiüenteftre toutes fem-blables de égales, on fe contente de fe présenter de confîderer en vné feule. ' Tel eft fe trait LH ED TR, dans les triangles ABÇ.quifont vne des faces des des forts, qui en contiennent plu fleurs égales au tôur de leur centre A.
- : Et d’autant que ledit trait eft fait d’vne façon inuentée en Italie, il eft dit à f Italienne. Ce trait a 3. conditions. 1. La de-my-gorge eft la fixiéme partie du coté de la figure. C E. de C B. z. Le flanc eft e-gàlà la démy- gorge, de eft à plom fur la courtine, HE. égal à EC.& H EL. angle droit. 3. Le feu, ou la vue du pan opofé fe prend du tiers de là courtine dans les petites figures à.4.5.6.7. de $. angles, ou du milieu, dans les grandes à jMngles€£ plus. Tel eft le £eu pris de F.ou G, ou de V.enla partie F D .ou YD. eft apelée fécond flanc, ou le flanc dans la courtine.
- p.62 - vue 64/234
-
-
-
- p.63 - vue 65/234
-
-
-
- H Â8.CHÎTÈCT VRÉ
- SStâttll
- TRAIT A LA FRANGOlSÈ.
- /
- G’Èft cëluy qui à pris fa naiflahcc en France , & qui a ces 3. conditions. X. La pointe dû baftioncft droite, ou de $o.degrez , cômmé étant Compofée de deux demy battions , defquels chacun a fa pointe de 4J. devrez , comme R B T. ou L C K. 2. 1. e feu 00 la vft'c du pan opôféjfe prend dù bout dfe la courtine, ois du flanc intetleùr, qui pour cela s’apelle flanc razant, comme D. 6c E. puîfque de là le coup raZe le pan Opofé H Ç. où T B;’ 5. L'angle de fépaule pu du flanc çft dé £o. dègrci ou à plom. Lé premier dans les petites figures à 4.5. ê. 7. 8£ fl. angles^ «fommé RH C. dans lé grandi triangle.’ Le fécond darrs les grandes figures à $. ouf ïo. angles & plus» comme T D E. dans lé petit triangle.
- La ligne qui va du flanc intérieur a 1$ pointe du baftion opofé s’apelle vniucr-lejUcment la ligne de défenfe ou la grande défenfe, comme 1) C» Ôç JE B a laquelle icÿ eft razante.
- p.64 - vue 66/234
-
-
-
- p.65 - vue 67/234
-
-
-
- 66 ARCHITECTVRE
- . I
- ORDRES DE LA FORTIFICATION.
- COmme nous auons dans l'Archite-dure ordinaire diuers ordres, le Tof-can, le Dorique,l’ionique, le Corinthien, &éle compofé chacun ayant Tes marques & fes chara&eres dans l’vfage des proportions & mefures dont il fe fert touchant les pièces communes à tous, pied d’cftal, colômne, architraue, frize, corniche, &c* eh quoy il eft diftingué des autres par les inteliigens : Demefme nous pouuonsre-connoître dans Parchitcdure militaire diuers Ordres, le François, l’Italien, le Hol-landois, le compofé, & femblables; tous diftinguez les vns des autres par des loix particulières dont ils fe feruent dans l'alliage des mcfmes parties du trait, courtine , face, flanc, gorge, pointe, &c. Et* comme on fe fert indiferemment de chaque Ordre d’Archite&ure commune en tout endroit, quoy qu'il foit né dans vn pays particulier ; de mefme les ordres de fortification, quoy qu’inuentez & culti-uez en quelques lieux particuliers, peu-uent feruir par tout.
- p.66 - vue 68/234
-
-
-
- : MILITAIRE. ç7
- * • . - • •
- L’rSAGE<jÇ>£S ORDRES.
- L’Italien eft né en,Italie, & dé là s’eft répandu par tour. Lorini, Fiamelli, & autres en ont écrit. Le François eft de l’ihuention de Iean Èrhard en Ton liure : il nù s eft pas beaucoup étendu : Le Hol~ laridois eft né aux pays bas, & delà s’eft répandu vers le Septentrion. Marolois, Freitac , & Golthman l’ont cultiué dans leurs écrits. Le cômpofé eft fait du mef-lange des trois précédons. De Ville en a traité : vous poüuez vous feruir de tous à diferêtionpourüû que vous gardiez les loix generales.
- Loix fondamentales. i. Qu’il n’y ayt aucun endroit qui ne fpit flanqué & vu iufqu’au pied.
- 2. Que chaque face de la place, ou dii fort foie fortifiée également , & allez.
- 3« Que les corps dés battions &: des pie-f ces deftinées àladéfenfe, foient capables refpe&iuement à leur fin.
- 4. Que les parties les plus éloignées du centre foient commandées par les plus proches.
- E ij
- p.67 - vue 69/234
-
-
-
- 6% A R C HI TEC T VB. E
- LE TRAIT BOL AN D OIS.
- IL a ces crois conditions (clon Fr ci tac, & autres.
- i. La pointe du baftion a 20. degrcz par deflusla moitié de l’angle de la figure, iufqu’au décagone qui Ta droite, & les autres au delà. Ainfi R B T. du grand triangle eft compofé dû quart de A R D. &de 20. deg. &ie mefme R B T. dans le petit cft de 4j.degrez. Golthman au lieu de 20. de gr. n'en met quel y.
- 2. Le flanc dans le carré a 12. mefu-res, dans le Pentagone 14. & va ainfi croiflant de 2. mefures iufqu’au décagone & au delà, où il a la moitié du Pan, comme T D. Golthman ne baille au carré que 10. mefures, au Pentagone 12. fie ainfi va ajoûtant 2. mefures enuiron (c’eft à dire 10. pieds dans le fort Royal ) iufqu’au décagone qui a 20.mefures, fieies autres.
- 3. Le pan a 48. mefures fie la courtine 72. Golthman ne baille au panque40* mefures, & à la courtine 80.
- p.68 - vue 70/234
-
-
-
- p.69 - vue 71/234
-
-
-
- 7o ARCHITECTURE
- LE TRAIT COMPOSE".
- *
- IL a des precedens ces trois conditions.
- i. La demy-gorge eft la fixiéme partie du côté de la figure, & le flanc luy eft égal, & à plom fur la courtine. D B . eft la fixiéme de B G, fie F H. luy eft égale, & l'angle T D B. droit, ou de po.degr.
- a. La pointe du baftion eft aigue dans le carré ôc dans le Pentagone :maisdroite> o u de s> o, degrez dan s hexagone : & au de* là. Tel eft T R T. dans le petit triangle, la demy* pointe T R G. étant de 45. degrez, & dans le grand triangle la demy-pointe B R T. eft moindre que de4£.deg.
- 3. Le flanc eft razant dans le carré ,.8£ dans le Pentagone, & frizant dans Thexa^ gone , & au deflus. E R. dans le grand triangle eft razante, & en fuite E. eft flanc razant. Et dans le petit ER. eft frizante,& E. flanc fichant. AuflîM R.y eft la courte défenfe, & razante , & EM. le fécond flanc ou le feu dans la courtine, cequife retrouue dans le trait Italien, &dans le Holandois.
- p.70 - vue 72/234
-
-
-
- p.71 - vue 73/234
-
-
-
- 7i A R C HIT E C T V R E
- PREMIERE ENCEINTE du Fert entier.
- E trait fondamental eft comme Ta-
- JL^me de Tenceinte du fort. La (impie enceinte a vn rampart auec fon parapet tout au dedans du trait 5 & au dehors vn fo(îe auec la contrefcarpe. Le ramparteft femblable à ccluy du fortin, (înon qu’il eft plus haut & plus large. Le trait eft B H DD , qui fait l’exterieur du rampart, F O G G. fait la largeur du parapet > & ÎLL. la largeur du rampart dans la courtine les battions reftans pleins. La hauteur du rampart fe voit en haut dans le profil N. & plus diftin&ement dans celuy d’en bas. Lefofieaj.parries. 1. Le côté vers le rampart apelé efearpe. 2. Le fond. 3. Le coté vers la campagne, dit contrefcarpe , au deftus de laquelle on laide vn chemin P S. T V. apelé Couridor,ou chemin cornière, d’autant qu’il avn parapet qui fe perdant dans la campagne par dehors eft apelé éfplanade, corne TV. X Z. Le profil le fait allez voir. On apelle contrefcarpe tant le côté du foffé quele Cou-ridor auee fon efplanade.
- p.72 - vue 74/234
-
-
-
- p.73 - vue 75/234
-
-
-
- 74 ARCHlTECTVRI
- SECONDE ENCEINTE.
- \ m
- ELle porte vne muraille au dedans du trait fondamental, & vn rampart pour jafoûtenir, au delà du trait elle à le fofle, èc. la contrefcarpe commeey-deffus. B H D. eft le trait, & en fuite la muraille par dehors ,, qui a fa largeur entre le trait & la ligne prochaine F G* Elle porte fon parapet au deffus, comme il paroît dans le profil. L'efpace qui eft entre le parapet delà muraille & le talud extérieur du rampart, eft apelé chemin des rondes. Le bas de la muraille dans le fofle , eft l’efcarpe ouïe de la muraille, &la bande qui eft au def-fous du parapet en dehors, eftle cordon. Le rampart eft comme cy-defïus.
- La contrefcarpe ne fuit pas l’efcarpe parallèlement par tout, mais elle fait fur le milieu de la courtine vne tenaille , afin .qu’vn côté flanque l’autre. Et de la forte la contrefcarpe a fa défenfe particulière, outre celle quelle prend de l’épaule du baftion voifin, d’où le couridor eft enfilé, nettoyé, ou vû de long.
- p.74 - vue 76/234
-
-
-
- p.75 - vue 77/234
-
-
-
- 7f ARCHITECTVRE
- T RO I SI Ë ME ENCEINTE.
- ELle porte vn rampart au dedans du trait, comme la première enceinte, & par dehors le folle & la eontrefearpe» mais elle ajoute pour la défenfe dufofle,aulieu de la muraille, vne fofle* bray e ou vn chemin large & couuertd’vn parapet. La ligne B. eft le trait fondamental &l’exte-rieur du parapet du rampart. B F. en eft lalargeur. B O. eftlalargeurde la fofle-braye, & OV. l’épàifteurdefonparapet. V R L. eft le dehors du parapet de ladite folle-braye. Voyez le tout dans le petit profil N.& plus diftinâement dans le grad en bas , où vous voyez comme quey le rampart excede fur la fofte-braye , & la commande.
- Cette façon defofte-braye eftàl’vfage de Holande. j On fe fert par fois d'vne autre plus bafte, pratiquée fur l’efcarpe de la muraille vn peu plus éleuée que le fond du fofte. Delà forte vous aurez vne quatrième enceinte côpofée de rampart), muraille , fofle-braye, fofte & contrefearpe. La fofte-braye le nomme aufti baffe-enceinte.
- p.76 - vue 78/234
-
-
-
- I
- A
- os
- c
- oz
- JL
- ?u:nmn
- ooi oS or
- r-r rrri r-r-m
- V
- u •a'aiyxnïW
- p.77 - vue 79/234
-
-
-
- 7$ ARCHITECTVRE
- LA DEMT-LFNE.
- (
- C’Eft la première & la plus petite des pièces détachées, ou du dehors. Telle eft AB G D. C. eft la pointe.. CB. la face. AB.lademy-gorge. Sa place ordinaire eft au deuant de la courtine pour couurir les flancs des battions voifins. Elle peut auoir vn rampart auec fonparapet, & parfois vue muraille. Elle a aufli Ton fof-lé, comme B C. G L. large de la moitié, ou du tiers du grand fotte de la place. Sa contrefcarpe ett celle qui régné tout au tour du fort. D’aucuns l’apellent Raue-lin, confondant la demy-Lunc & le Ra-uelin.D’autres apellent ledit ouurage Ra> uelin, quand il eft grand & fofloyé. Que s’il eft petit, quoy qu auec fotte, ou s’il eft grand, mais non fofloyé , ils le nomment demy-Lune.
- L’ordre Holandoisla place par fois visa vis de la pointe du baftion pour couurir ladite pointe. Bref on s’en fert pour couurir l’endroit qui paroîtfoible, & pour arre-fier plus Ion g-temps l’enncmy.
- p.78 - vue 80/234
-
-
-
- MILITAIRE. 79
- , » • ‘ ' ’* %
- p.79 - vue 81/234
-
-
-
- *o ARCHITEÇTVRE
- ' . . • 1
- OVVRAGE A CORNES.
- ON l'apelle aulïi pièce à Cornes. Il eftplus ample & fort propre à cou-urir la demy -Lune ou quelque endroit de la place plus foible, mais de confequence. O n s’en fert aulïi pour ocuper le terrain, & fe failir de quelque endroit important. Le yoicy deuant la demy-Lune. AC. BD. font les cotez. A B. la telle qui porte fa tenaille parfaite & renforcée de flancs. G R. la courtine. F G. le flanc. A F. la face. A la pointe : Il y a par fois vn ram-part, & fouuent vn fimple parapet : aulïi eft-ce vnouurage de terre. Il afon folle, & peutauoirfa contrefcàrpeà.couridor Sc fimple efplanade. D’ordinaire il porte vne demy-Lune en telle. 11 prend fa défenfe du pan du baflion vers l’épaule X. &S. d’ou il ne doit auancer la telle plus loing que de la portée du moufquet« Les cotez AC* B D.font fîtuezdiuerfement fuiuanc les ocafions, ou parallèles, ou plus écartez vers la telle. La telle aulïi par fois porte vne fimple tenaille. Quand Tournage efl bien long) il porte fes flancs pour la dé-fenfe des cotez, comme le fuiuant.
- p.80 - vue 82/234
-
-
-
- p.81 - vue 83/234
-
-
-
- ‘Ci, ARGHITECTVRE
- Le.Couronnemeiîi.
- IL eft pourçouurir latefte dérouuragc à cornes, 8c tenir l’enricmy plus éloigné des pièces principales. C’eftvrî fim-i pie ouurage fait.de terre, 8c compofé d’vn1 parapet 8c d’vn fofle * 8c parfois a’vne pa-liftade tout au tour dii fofle, vous le voyez iey reprefenré par des lignes pun&w.ées, La forme eft d’v'ne cfpece de baftion en tcfte > auec deux épaulcmens dé part & d’autre. T S RL eft le baftion. OIL H; répaulement., R O. la courtine. Il faut .quelafacedelepaulémentIL. foitflanquée de quelqu’autre pièce voiftne:L’Ou-uragepeut portorvn petit rampart, comme eft celuy du Fortin. Gela dépend de: rouurageàcornes,qui doit cftre plus haut & plus fort que le couronnement,pour lé .commandei:.
- Voilà tooÿles dehors ordinaires i qu’onl change par fois , ôi qu’on alie.diuerfc* ment félon les ocafionsi, L’ouuràge à cor-; nés eft quelquefois redoublé, &ainfi porte vn baftion entre deux demy-baftios.La! deriiy-Luneauffi eft parfois redo’;^^ ;
- p.82 - vue 84/234
-
-
-
- p.83 - vue 85/234
-
-
-
- 84 ARCHITECTVRE
- i . < ’ •
- Connoijjances requifis pour ordonner iudi-eieufement de la grandeur des par-Pies du Fort.
- ON ne peut ordonner iudi eieufement dé là capacité queles Battions doi-uent auoir , de la grandeur des flancs,, dé. rëtenduë dés gorges , de là hauteur te, dc; la largeur dés, parapets , du ram^ part te des autres parties 'qui contribuent à la défenfe te àlaconferuationd’vn fort; fi auparauânt on n’a la connoiflan-ce de la portée > de la force & de là grandeur du Canon , te des 1 iaùtres armes à feu y de la nature te de la confidence des terres, Sçd'autre s cliplesfemblableis,quoi! aprend ^ tant pat le rapport & par les écrits des Ingénieurs te Capitaines expérimentez qui en ont traité, comme I.ean Erhard Ingénieur, de Henry ; le Grand y Vfano, Capitaine de T Artillerie en Flandre i que par l’experience te les remarques qu'on en pourra faire. . v
- p.84 - vue 86/234
-
-
-
- , /M1 LI T A1 K, L, 8y
- , ‘ ' - • • A
- La grandeur dm Canon»
- LEs pièces d* Arallerip plus ordinairement employées à ruïner & ,à démolit^ font celles qui portent le calibre de^o.à^.liurës. Le Canonl de France a de longueur enuiron io. pieds, fon Fuit 14. étant monté ifur fon fuft enuiron 19. la largeur prifc fur léffieu eft de7. pieds, la baie à tf.pbüces de diainétre , &: pefe
- 33. liurçs & vn tiers. ;
- La Couleurine montée fur fon fuit a de long 19. pieds, & de large fur Teflieu 7.pieds, fa longueur défi. pieds.
- La Èatarde a 9. pieds de long> montée fur vn fuft 16» pieds* de fargè 6.
- La Moyenne a de long 8. pied$?.fur le fuft enuiron 13. pieds, &: de large 5. pieds*, & demy. '•
- Lë Faucon a de long prés de 7.pieds, fur fon fuft'i r. piedsdo large 3*. Çt denjy.
- Le Fauconneau a de;longprés dé y; piés,môté9.‘ô2 demy,dé large 4. &: demy* ' : 'La place baffe portant .deux Canons, a d'ordinaire tf.coifes de large,. &: autant de long, ou de profondeur.
- F- 113
- p.85 - vue 87/234
-
-
-
- 85 A R C HI TE C T V R E
- - m t * •
- La frof ortion du Canon.
- L E Canon pris félon fon metail pefe 4§oo.Iiufes,Xa baie a 6 pouces de dia-mécre y & péfe 35. «& vnxiers.
- La Couieurine a de metail 5700. li* nrcs , Ton boulet a de diamètre 4. pouces & 10.lignes, &pefei6. Iiures & demie;
- „ La bâtarde pefe 2joo.liures >. le boulet a 3. poüces 2^8.lignes de diamètre, & pefe 7. Iiures & demie. 1
- , La Moyenne a de métall 1500. Iiures, le boukt 3. pouces & 3.lignes de diamètre , & depoids ^.Iiures &3.cartTrons.
- Le Faucon a de poids 800. Iiures, le boulet 2. pouces ôc 10. lignes de diamètre, pefant 1. liare & demie.
- Le Fauconneau a de metail 74o.liurei, le. boulet vn pouce &c 10. lignés de diamètre, & depoids3.quarterons & demy.;
- Lefdites proportions peùuet eftre changées fuiuant.le iugement des Bbcpers.
- La poudre pour la charge eft d’enuiroii le tiers de la péfanteur delà baie.
- p.86 - vue 88/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- £4 portée du Ctnon.
- • •
- T Apportée du Canon prife' en droite 1 jiigné y ou de point en blanc,èft d’en-uiron 70o. pas communs de 3. pièds chacun, ou> de 350. toiles, 4 .
- La Coulcurine en à’autant à peu pres.
- La Bâtarde vn peu-moins.
- Le Moufquec ordinaire porte à i«o. toifes, & S'il/eft renforcé à 140. ou iyo. toifes. •
- La mefnSe piece de Çànon peut eftre tirée fans danger en vn ioqr cent fois , ou, comme raporte» V fano pâr expérience, huit fois en vne heure.
- La Couleurine peütlaufsi élire tirée en vn. iour enuiron roo^fois.
- La Baftardè peut tirer en vn iour- en-, uiron 12 coups.
- La moyenne i jo; coups.
- , Le Faucon 180. coups;
- Le Fauconneau 200.coups.-
- Les B^teties fe font ordinairement de 120. toifes, du de 200. toifes, pour éuiter en quelque façon les coups de moufquec* ordinaires.
- ' F iiij
- p.87 - vue 89/234
-
-
-
- $8.* A RG HITECT;VaE
- La foŸce dtt Çanon,
- LA force ordinaire du. Canon tiré
- d’enniron iQo. pas ouioo.roifes, eft de peréer ij . à 17. pieds de terre moyennement raflife, lo^êCïL pieds feuleihent de bonne terrace/ferrée de long-temps, 2z.ôc 24.pieds de fahlëi :oqdeterremou-uantc*
- . iVn coup de Canon tiré à propos dans vne terrace,& de la diftance fudite, ruiU liera plus qu’on né peutrétabliriauec cin^ qualité botéès de terre. Vndiommepeut de 60. coifçs porter en vne heure s o.ho-tées de terré. #Àiiifi ii. hommes péuuent fans danger rétablir en mefmé temps, ce qu’vn coup de: Canon aura ruïrié deram-part.
- Laforce du Canon tiré de bas en haut,1 & de haut en basydn de niueau, efi égale du cotfé du Canon, mais: eu ëgardau corps qui reçoit le coup j celuy qui eft.tiré dé bas en haut, ébranlé,dauantagç*;
- Mile coups, tirez promtement auee iO. canons feront plus de ruine que ijoo. tirez auec j. canons.
- p.88 - vue 90/234
-
-
-
- MI L1
- *9
- La grandeu- des Forts,
- Es Forts & les fortëreffçs fe redui-fent à deux ordres, lepccit&Iegrâd. Le petit contient les Forts , Citadelles,& Châteaux. Le grand, les Viles , Forte-rêÛes & Places fortes. . Le petit eft diuifé en quatre, ’ à fçauoir le fort Royal, qui eft là réglé &le modçle des autres. Le grand Fort ou: Fort de trois carts. Le Fort moyen pu Fort de moitié ; enfin..le petit Fort ou Fort de quart. Le petit: a vn quart Ida Royal le moyen deux quarts, &: le grand trois. Le grand ordre eft auïïi diuifé en deux, à {çauojc les., petites places & les grandes.Les petites font depuis l'hexagone iufqu’àu dodécagone .exclufiuement. Lès grâdës;das le?dodecagbneÿ&: au de fs9. h. Lé Fati, Royal fcrt;de milieu & de me', fore, ay ant fa ligne de.défeofede 120 .toi-: fes, & en b a ilia ne au xa utt es^qnel q uesq> ac-ties, vn quart ,:deux, au:trois., & fi on veut plusouiriains, fuiuantilaneceffité & l’o -cafion ; -Mais le tout réglé fur ie Royal; D'autres, diuifenc autrement les Forts, mais peu importe, èc tousfe rencontrent en vne rnefrae réglé».
- p.89 - vue 91/234
-
-
-
- ?o ARCHITEÇT.VAË 1
- Àr
- Table des profils»
- \ *
- ELIc porté en telle 3.profilsrépohdans aux 3i?®ceintes> & exprime dans les colomnes, les mefiires que les parties ou les lignes du profil marquées par les mcf-mes lettres doiuent ai^oir, Prenez pour exemple vn Fort Royal qui adroit le profil de la i.fig. Pour en connoître les parties , raporcez ledit profil à la colomne Royale, ayant la vûe fur le nom des pièces exprimées à-côté, 5c vous aurez tout. Voulez-vous la bafe du profil A B. cherchez dans la table à côté, bafe A B, 5C voila en mefme ligne dans là colomne Royal: ii.toifes. Voulez-vouslcpieddu talud A.C ? Cherchez àcôtéjtalud A Ç. & voilà en mefme ligne ^.toifes. Ainû la largeur dufofle BI. a ij. toiles , &c. Si ledit Fort auoit le fécond profil portant muraille, vous vous feruiriez du z.
- profil 6c de la mefme colomne Royal, ôc s’il auoit fafie-braye vous prendriez le 3. profil. Ét la largeur de la foffe-braye B G. feroitde3. toifes.. Ainfî des autres. CF. efiffie 6. piedsv
- p.90 - vue 92/234
-
-
-
- i
- MILITAIRE.. 91
- Âplicatien-de U Table des Profit.. »-•
- ' ' . . * * J
- ELIç fert pour toutes fortes de Fprts & de Places dansla conduite fuiuiti* te, 1. Pour les Forts duprMierôrdre, prenez le profil de la prémiefé$igùre, Sc la colomne Petit, ou Moyen, ou Grand, ou Royal, félon lahature du Fort,. & la colomne vous baillera tout comme cy-deüant. 2.. Pour les Places du a. ordre, prenez le profil de la 2,. ou de laj.figure, félon votre defTein, & la colomne Royal, ou Ville.' 3. Poùrce que le Royal peut aiiqir vne des1 trois enceintes’ j à fimpïe rempart,,ou à muraille, ou àfôffc-braye, vous pouuez auffi. prendre l’vn des trois1 profils. 4. Les trois profils que :yous y voyez font faits pour lé Royal, 8c doivent eftre acofnmodcz aux auprès Forts ? a la faueur de la table;,, qui vous dit combien de toifes'ou de pieds' doiüènt auoir les lignes xlc chaque Fort répondantes à celles du Royal, y, Si la ÿil.e ou la Pla-ce que vous defTcignez n‘a que le fimple rampart j feruez-vous du premier prpfil. La ligne de défenfe eft fupofée efirede 12 o. toifes au forr Royal, aux Y lies de 12 o. ou de 130*.ou de 14.0^ toifes. Augrâiidlfort de $ o. m oy en de 6o * au petit de 3 6.
- p.91 - vue 93/234
-
-
-
- » ARC HÎ.T ËG T V R E
- ; Leîx ou Regterbens four lés grandeurs,
- np1 Oucharit lé Fqrt Royal & les Places JL qui font aù 'deiTùs de luÿvoicy ce qu'ily faut garder autant qu’on peut.
- ' ’ f. Le flanc dbit.àuoir au moins 16, toi-fes j ét s’il en a plus, il fera meilleur. • ,
- 2. La dçmÿ-gbrgè a le mcfme reglement que le flanc.
- 3. •Ô.ueWrgbe de âefenfé àÿt du moins ïibl tôifes , & Qu’elle ne pafle. pas 140.
- •4;'" LeBaftiçn le plus capable eft le mérlléut.
- \l/epan d;u Ëaftionpeut auoirde40. tôifes.
- ^^ JLa Courtine peut aùdîrde7'ô.à,5Q‘. toifeSj& mefmeioo. . '
- .. l y • -jvjj figure' régulière eft préférable! î’îttégnïière. . ..... ' .. . sf.; . ,;-
- ; S.; La place qui dans la mefme; qùan-^ rit-l étèttcèïnte enferme plus dçtçrrain eft la meilleure., , .. .... ,,
- ' Lésioix-des angles pnt été ‘apbrtées éfi.Jeût îilèu., &: doiuent éftrécdniideréèsv4
- p.92 - vue 94/234
-
-
-
- KtlLITAIKÊ. & s^i •'ViWfVi$i
- Les Parapets,
- LEs parapets des grands fortsffônt fait?
- pour refrfter au Canon plus ou moins'. Leur largeur êft de i .à ^ toifes, ainfî qü?el* le eft ordonnée dans chaque ordrp; La hauteureft ordinaire trie rit de 6, pieds, SC vous leur 041 donnerez autant* fi; on n*dr-donnc autreehgfe cri pàrticülieraoUi fil’o-càfîonle deiriande, 7. où 8. ou tnefu^ép. pour couürirla cauâlerie. Chaque pâr&-' -pet a fa banqüétcè haute de 2. piéds>& large de. 5. parla bafe. ' Qüaridlès parapets font plus hauts que dfe. 6. pieds, dn leur donne z. ou y: banquettes . On lés pofe fur le ram p art en dehors, lailFant parfois Vn relais au bas du rampàrtv Le parapet; n’en a point, fuit le talu d du ramparr.
- ]Le talud intérieur du paraptt * laqua- triéme partie- de la-hauteur du parapet > prife depuis le haut iufqu’à là banquette, à dire d’vn pied. ; ^extérieur enui* ron autant, quand il a relais', autrement il fuit le talud du rampart. .
- Le glacis le prend par vne ligne tirée du haut du parapet> iufqu’à la contrefçarpè.
- p.93 - vue 95/234
-
-
-
- 54 ARCHITECTV1E
- Conduite generale dans ledejjiindes profils.:
- /V - • .C
- * . *= '
- LE profil outre la largeur reprefentc les hauteurs, tant fur l’hdrizonqu au deffous, âinfipour faire heureufement vn profil il faut commencer par vhç ligne blanche qui reprefent.era l’horizon , te s’apellera le. niueau. de la campagne, puis il faut poler fur cette ligne la largeur des grandes parties, commçla bafe au rampàrt, la largeur du fpfle, &c. te danslefdites grandeurs poferen luiteles largeurs particulières des taluds , parapets v relais 9 -&ç.* Ct de plus il faut cle-uer fur l’horizon a ou abatre au deffous des lignes à plom blanches , par chaque point des largeurs pofées, te marquer fur ces lignes les hauteurs de chaque par-lie y tant en haut qu en bas. En fuite il faufjoindre lefdites hauteurs Tvneàl’autre par des lignes ocultes , furiefquelles on pofera la largeur des «taluds. Enfin il faut conduire te marquer des lignes par lés points de rencontre * comme, vous
- alez voir.
- p.94 - vue 96/234
-
-
-
- MILITAIRE;
- ».
- Conduite, particulière dahs le profil,
- EObt; faire le profil d’vn Fort Royal :
- i . Reconnoifiez dans la table chaque mefure comme cÿ-defTu’si&faites comme dans leprofil première fig. z. Tirez l’horizon A M . & pofezy les largeurs A.fi- la bafe du rampart de i z, toifes, prife far vne échelle. B I.largeur dufolfé iy.toifes. AC. £B. taJuds 3. toifes^, &c. marquant les points A.C. D.É.B.F.G, &c. 3. fiiéuez les ploms A N. B Y. F V3 tec» marquez y les hauteurs AN.B Y. 3.toif. &c. 4. Tirez les lignes blanches N Y. VZ >&c. &: vous, aurez la bafe du parapet P Q. 5, Marquezlestaluds AO. B Q. F IX. & cri fuite les lignes O P. « X,&c. 6. Faites le parapet fur la bafe P Q/pofant B R. de 6. pieds, & mettant la banquette & le relie fuiuant la nature du parapet , à fça-uoir yn parallélogramme fur P Q. haut de 6.pieds, pqisvn pied dé tâlud Vers R.
- la ligne acuité R I. pour le glaeis K S. Enfin prolongeant B Ç^JVers $. 1 efplanad€ de mefjiô* Sik profil porte muraille,pre-nez la fécondé figure, &: faites de mefme Le chemin N L. où B P. cft pris dans 1 bafe du rapart.N’oubliez pas le relais H G &letaludOH. d’vn pied pris par en hâu:
- p.95 - vue 97/234
-
-
-
- 96 A RCHIT F. G T VR E
- » • *
- §
- Les ftaluds.
- È Talüd eft fait pour donner pied
- faux terres., à ce d’elles fe foutiena nent mieux. Les murailles; en ; ont anffi à me fine fin. Ainfi les taluds font difçrçns, fuiüânt lànaturedes corps taliade* . Trois* lignes y font confiderécs, A* • •fc •'•V* la hauteur ouïe plotn*A s B ; le pied ou la bafe,B Ç. l'inclination ou le talud,
- A Ç. la mefme hauteur comme A Bi de pieds>
- peut auoir diuerfés bafes B] comme B Ç. de.pieds, ou dc ^Tou de 3. ou de 2. ou dei. lors que le pied eii égal à la hauteur, comme AB. 6, pieds, B G. 't pied , le talud eftnaturél; & fe donné aux terres mouuantes, on le dit, .fur 6. Si la bafen’àque j. pieds, c’eft vn taliidadbii-çy pour lés terres rafEfes, quife dir^. fur é. Si. A B. aio.pieds,. &B C.:2. c'eftvn taJnd roide ôç de muraille /dit, 2. fur 10. ou i. fur y. ainfî dei autres. Qm»çfûre quelquefois le pied par en haut *, B C. par A D. parallèle & égale à; B G. aiufî pour bien faire vn talud on fait auparauant vn Parallélogramme.
- p.96 - vue 98/234
-
-
-
- MILITAIRE. $7
- L ES GLAQÏ S.
- LEs glacis font opofezaux taludî, ou font des taluds qui ont le pied ou la bafe , plus grande que le plomôu la hauteur j &en fuite la ligne d'inclination Fore adoucie. On les pratique furies ter-races Et parapets, tant pour donner cours aux eaux , que pour faire vue , &: auoir moyen de découurir EL de tirer Tennemy lors qu’il aproche. Le glacis des parapets fe Conduit par vne ligne qui porte fur la contrefcarpe ou fur l’efplanade. Tirer tout le long du glacis, ce il tirer en barbe. Proflïnperjpe&iut.
- Voyez la table des profils 4. fig, fi vous eh voulez autant fur vôtre profil, quel qu’il foi t faites de la force. 1. Ayant fait le trait du profil fuiuant fon Ordonnance ^ tirez des lignes par toutes les pointes des angles, quifoient parallèles entr'clles, EL à plom au regard du niueau de la campagne» 2. Prenez-les toutes d*vne nîef» me grandeur, comme d*vn demy pouce ou d vq pouce. 3. Ioignez-les toutes par des lignes. 4. Ghoifilïêz vôtre iouç, ombragez les facçs opofées au iour.
- r
- G
- p.97 - vue 99/234
-
-
-
- 9 8 ARCHITECTVRE
- PRATlgTE DANS LE DESSEIN
- des ouuràges.
- AVant que de tracer les oüuràgcs fur lé terrein; il en faut faire le defTein fur le 'papier. A cét efet il faut fçauoir l’vfage delà réglé ou du compas de proportion. Si vpus trauaillcz far vn déficit! general'comme d'vne circonualation, & prétendez y placer dans l’endroit ordinaire vnoùur’age particulier, commevneredoute , feruez vous de l'échelle du def-fein general.
- Si vous trauaillez feparément ou hors du defiein general, prenez ou faites vne echelle à commodité.
- Autrement faites à difcretion le trait fondamental de vôtre oüurage, ainfi qu'il cft ordonné : & puis prenez quelqu'vne des lignes principales, commele côté de la fig. ou la ligne de défenfe , & l’ayant mife à l’écart diiiifez là en autant de parties qu’elle doit âuoir de mefares fuiuant la nature de Tournage. Ainfi ayant fait le trait d’vne redoute , prenez la' face & la diuifézen ie. parties , qui yous reprefen-teront autant de toifes.
- p.98 - vue 100/234
-
-
-
- MILITAIRE. 99
- ' . I
- CO ND VI TE GENERALE.
- P Ont; le plan. ï, Faites la fig. naturelle comme le carré 5 le Pentagone, &c. de lignes blanches, &fuiuantl’vfage de réchclîc. i- Du centre de la figure tirez des lignes blanches ou des rayons prolongez par toutes les pointes des angles dç la figure , tant èntrans que for-tans , pour vous feruir à trouuer la conjoncture des lignes de chaque face. 3. Tirez ^ies lignés parallèles au côté de la .figure, ou au trait fondamental,^qui partent d’vn rayon prolongé à vn autre , & dans la diftance qu ordonne la table des profils , où font les largeurs de chaque pièce. Àinfi le profil ordonnant la largeur de 6. pieds, vous les prendrez fur l’échelle , & de cette diftance vous tirerez la parallèle. 4. Yne face acheuée delà forte, faites lés autres de imèfmé, & vous feruèz des points déjà trouuez.
- P.oùr le Profil* Vous lé ferez fûiuant la conduite -des profils cy-deffus auan-cée , pour y, reüfiir prenez vne échelle particulière, plus grande que celle du. plan.
- p.99 - vue 101/234
-
-
-
- 100 ARCHITECTYRE
- Dejfe'tn de U Redoute.
- TAble des mefures Curie profil* 2 .fig. PO. 3.
- pieds. ON. 6»pieds, N R. 3.pieds, HS. 8. pieds, P X. j. pieds > O V. & NT. <f. pieds» R K. &S A. <5. pieds, X I. demy-pied, VD. I. pied, G T. î. pieds » K C. & H A. 3.pieds.
- Le Plan. i. fig. i. Faites le carré A B C D. fui-uant l’vfagcde l’échelle, a. Tirez les rayons 0^ trepafians VN. VO, &c. 3. Tirez parallèlement à A B, dans les diftances prifes fur l’échelle X. ,luiuant la table des mefures. les lignes B F. pour wbafe du parapet de 6. pieds, la banquette G H. de 3. pieds, L M. le relais de 3.pieds, le folle N O. de 8.pieds. 4. Le relie dcmefme.
- Le Profil* 2. fig. x. Faites l’échelle particulière L* a* Tirez le niueau de la campagne B E, St y pofez les largeurs prifes dans la .table & fur l’échelle P O. 3. pieds » O N. 6. N R. 3. RS.8.&C. 3. EleuezlesplomsPX. OV.NT. R K. $ A. & pofez les hauteurs P X. & O Z. 1.pieds , OV. & NT. 6.pieds, RK. & SA. €. pieds. 4. Dèduifez les taluds XI. demy-pied. VD.i.pied, GT.z.pieds , K C. & AH. $> pjeds. 5. Marquez les lignes BP. PL I2T. ZD. DG. G N. N R. RC. CVH. HS. SE, Si vous lé voulez en perfpe&iue, faites comme cy-dcffus.
- p.100 - vue 102/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- loi
- KL7i., ;i:.i,
- ...c ri
- p.101 - vue 103/234
-
-
-
- loi ARCHITEGTVRE
- L'ET 0 IL S CARRE'E.
- * . f ,
- TAble des grandeurs fur le profil A H.
- 16. pieds, AC. C D. D E. 3. pieds, EF. î;pied, F G. G H. 5.pieds, H L. 3. pieds , L B. 9.pieds, C I. i.pied - D K. 3-piedsj EZ. j.pieds, E S. FIT. 9.pieds, LM. B N. 6. pieds, SV. i.pied,XT. 3.pieds,MO.NP.3 pieds.XR. i.pied.
- Le P Un, 1. Faites le carré ABCD. prenant A B. de 1 o.toifes & faifant lc-chelleX. a. Tirez EA. EN. EO.ED. ocultes.* 3. Faites l’angle MAO. de ij. degrez, comme M B Q. 4. Le parapet O F. parallèle à O B. & de largeur 7. pieds, pris fur lechelle. P G. les banquettes de 9.pieds, H R.le relais de 3-p. M N.le fofle de 9. pieds, & le refte de la fig.de mefme.
- Le Profil» I. Tirez l’horizon A B. z. Pofez les largeurs prifes dans la table des mefures, & marquantlespoints A. C. D. E F. G. H. L. B. 3. Eleucz les plorns Cl. DK. EZ. FV. GX.HT.LM,&c. 4. Fermez les hauteurs tirant ST. MN. &c.5.Pofezlestaluds SV.i.p.XR.i.p.&c. 6. Marquez le glacis V R. &Ies taluds-Z V. RH.LO. BP. &lerefte H.L O.P.B. comme deuant. 7. Faites les banquettes cômcdeuant, auec vntalud& dettiy pied.
- p.102 - vue 104/234
-
-
-
- p.103 - vue 105/234
-
-
-
- ic>4v ARCHITECTVRE
- \ . • ' I '
- . v •
- L'E’TOILE PENTAGONE.
- LE plan. t. Faites le Pentagone donnant enuiron id. toifes à A B.ou cn-uiron 14. toifes au rayon V Â. a. Faites l’angle B AO. (Séif.ouao.degrez, comme A B O. 3, Tirez les rayons outre-pafïans VA. VL. YN , ôcc. Tirez parallèlement à O B. le parapet O G. de 7. pied* de large , les banquettes M H. 9. pieds , le relais T S. 3. pieds , le folle L N. 9. pieds , & faites les autres faces de mefme.
- Le profil. 1. Tirez l'horizon A B. a. Pofez les largeurs AH. 16. pieds , EH. 7.pieds , AC. CD. DE. 3.pieds. 3. Eleuez les ploms CI. D K. E S. &e. L M. B N. 4. Pofezy les hauteurs CI. i.pied &demy, D K. 3.pieds, EZ.5*pieds,£ S. HT» 5. pieds , LM. B N* d. pieds, y. Marquezles taluds S Y. 1. pied, X T .MO. P N. 3. pieds, X R. 1. pied. 6. Marquez le glacis Y R. 7. Tirez & marquez les taluds VZ.RH, &c. 8. Faites les ban* quectes comme cy-delTus.
- Au erafle ment. Yous pounez donfaer à la baie A H. 18. pieds, donnant à G'H. 3.pieds & autant à AC. CD. DE» Y ous garderez la mefme réglé fur le plan»
- p.104 - vue 106/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- ie$
- V X
- 1.1*1 l„l. I
- p.105 - vue 107/234
-
-
-
- lo 6. ARÇHITECT.VRE
- L'ETOILE HEXAGONE.
- / ____
- L, £ Plan. i. Faites l'hexagone A BCD jEF. donnant à AB, ou au rayon V A. iô.toifes. 2. Faites l’angle B A O. de 15. ou 20, ou 2y. degrez, comme àuffi A B O. 3. Tirez les rayons V A. V G. VB. &c. 4, Tirez parall. à B O. le parapet PI. de7.pieds de large. Les banquettes MH.de pieds ,1e relais SB. 3. pieds, & le folle 5?.pieds, & les aatres faces de mefme.
- Le Profil^ comme Je precedent, & fui-uant ces mefures , A H. 16. pieds, E H. 7.pieds, AC. CD. DE. 3 pieds, EJ7. i. pied, F G. G H. 3. pieds, HL. 3. pieds, LB. 9. pieds, MO. N P. 3. pieds, CI. i.piedf DK.3.pieds, EZ. 5 pieds, ES. HT. 9.picds, LM. B N. 6. pieds, SV. i.pied, XT. 3 pieds, M O. N P. 3.pieds.
- Aaertiffement. Vous pouuez élargir fa bafe AH. & fes parties comme cy-de-uant. Vous pouuezauflïchanger la hauteur des banquettes icy & dans les étoiles pentagones & carrées , donnant aux 2. premières banquettes 2. pieds de haut, & i.pied à la troifiéme Z, ouïes faifanttou-teï 3. égales partageant 5,pied en3.
- Les étoilés carrées pentagones & hexagones ont le mefme profil.
- p.106 - vue 108/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- 107
- v x:
- A G D EF G H
- tUTTT
- IO I*
- JBL.-P P Ni
- p.107 - vue 109/234
-
-
-
- *8 ARCHITECTVRE
- • V
- LE FORTIN CARRE1.
- 1 a ' . 1 '
- TAblc des mefurcsfùrle profil. 2.%.
- A £. bafe du rampart ai. pied, BE. bafedu parapef. 7.pieds, ~ D H. calud extérieur^, pieds, ^ £ F. relais 3.pieds,F G. folle 16.pieds, B X. £ P»Hauteurs 9.pieds. B T. hauteur du terre* plein 3, pieds, B V» 5. pieds> FM. G N* hauteur du, foffé, 6, pieds, OX.i.pied, RP. 4*pieds, \ SA. calud naturel, M H. L N. 3.pieds.
- Le PU». 1. Faites le carré A>BC D.| donnant à AD. 2o.toifes» 2. Prolongez DA. vers L. Â B. vers ^1. B vers O. & C D. vers F. 3. Diuifez chaque côte AB. BC, ôcc. en 3.parties au points F. G, &ç. & tirez par ces points des lignes ocultes. 4. Du point F. tirez F £. faifant l’angle DF E. de30. degr. 5. Faites en autant aux points I.N.P. & voilà le trait fondamental en prolongeant les autres lignes, comme N G H. pour auoirle flancj G H* & les autres demefme. 6. Marquez! en dedans le rampart & Ion parapet, & ezv dehors le relais le folTé parallèles.
- Le Profil. Faites-le fuiuant la pratique des piofiis, prenant les mefures dans la table des mefureç icy en telle, de ayant la vûe fur la a.figure pour l’imiter.
- p.108 - vue 110/234
-
-
-
- p.109 - vue 111/234
-
-
-
- no A R GHITECTV RE
- LE FORT ENTIER.
- Conduite generale, i. Faite? la figure naturelle comme le carré , pentagone , &c. icy B C D E F. i. Faites le trait fondamental fuiuant/l’ordre qu'il vous plaira ^ ëc dont vous aurez en fui te la pratique, comme l’italien, François, &c. 3. DéterminezTefpecedu fort que vous voulez faire, ou auquel vous voulez ata-cher votre trait, qui eft encore indiferent. Vous ferez cela en donnant à la ligne de déféfe, ou au côté delà figure,les mefures propres à chaque efpecé de fort, à fçauoir au petit 3o.toifes, au moyen 60. au grand 50.&au Royal 120..aux grandes places & aux Vilesizo. & plus iufqu’à i4o.toifes. 4. Faites votre échelle fur ladite ligne, ou côté, & fur cette échelle faites le plan &le profil ainfiqu'il vous fera ordonné, & lelon que vous aurez ehoi fi vôtre enceinte , & les dehors , prenant les figures & pratiques fuiuantës pour vous conduire.
- Vousferez le profil fur la table & fur la conduite des profils, & le plan fur les def-feins fuiuans.
- p.110 - vue 112/234
-
-
-
- MILITAIRE. in
- % w ..J.*-* ‘-...H.......•' '•K. c/
- ’.ü ..• 1 I x/
- \q y
- y : \
- p.111 - vue 113/234
-
-
-
- nt ARÇHiTËCTVRE
- TRAIT A VIT AL I EN N E.
- LE premier degré contient les Forts à 4. y.6,7.'ou 8. angles, êc ftipofcq* principes. 1. Le crianglede la fipure, comme A B C. qui eft ou d’vn carre, ou d’vn pentagone, &c. 2, La demy-gorge égale a la 6. partie du côté. 3. Leflancàplom &égal à la demy-gorge. 4. Le fécond flanc du ciers de lacourtine*
- Pratique, 1. Lé /triangle ABC. félon la figure & les rayons prolongez AR. AL. 2. B C. diuiféen 6. parties & vne à C E. &B D. 3. EH. DI. à plom & égales à CE. 4. D E. en ^.parues aux points G, &F. y. De F. par H. la ligne RH E. & de G. par T. la ligne G T R. 6. Les autres faces de mefmc.
- Le 2. degré contient les places à 9.1 o. angles &au deffiis, & fupofe ^principes delquelsle 1.2.3c3. font comme au premier degré, le 4. eft le feu pris du milieu de là courtine.
- Pratique. Comme cy- deflus à cecy prés. D E* diuifée par la moitié en V. & de V-pat H. la ligne VH L rcomme V TR. de V. par T.
- MI-
- p.112 - vue 114/234
-
-
-
- p.113 - vue 115/234
-
-
-
- A R etflîÊCT:m.E
- TRAIT A LAjFRANCOl SE.
- L E premier degré a Tes figures de 4.5.
- 67. & 8.angles, & 4.principes. 1. La pointe du baftion', ou l’angle flanqué eft dans le carré de 6o.degr. au Pentagone 80. dans les autres de 9o.degr. 2. La dçfenfe razante. 3. L’angle de l’épaule droit. 4. Le triangle de la figure connu» Pratique, 1. Le triangle A B G. félon la figuré; z. L’angle A B O. & A CD. dans le carré de 3o.degrez»dans le Pentagone de 39. dans les autres de 43. degr. 3. Ledit angle diuifé par la moitié par B F, C G. 4. Des coupes D. & E. la courtine DE. 5. E H. D T. à plom fur les défénfes DC. EB. le refte des faces de mefme.
- Le a. degré a les figures à 9. angles & au delà , & 4. principes. 1. La figure. z. La pointe du baftion droite, j. Le flanc razant. 4. Le flanc à plom fur la courtine.
- Pratique. 1. Le triangle ABC. fuiuant lafig. 2. Les angles A B E. A CD. de 43. deçr. 3. Lefdits angles diuifez en deux egalement par B F. CS, 4. La courtine D E. 3. D T. E H. fortant à plom dé D £. 6. Les autres de mefme.
- p.114 - vue 116/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- »« iiiniif nitiai itutiim n«««« iiviimniiiii it • « »
- • •
- p.115 - vue 117/234
-
-
-
- u6 AReHITECTVRE
- Trait HoUndois,
- P Rentier degré. Les figures à 4-&à y.& iufqu'à it. angles > &c. y. principes» Le i. le triangle delà fig. a. L’angle flanqué égal à la moitié de l'angle de la figure auec iy.degr. 3. Le pan de 4o,toifes. 4. La courtine de So.toiL 5. Le flanc au carré de 10. toif. & croiflant aux autres deio* pieds fur le precedent.
- Pratique* 1. Le demy-angle de la fig. ABC. i. ABT. égal au demy*angle flanquéfuiuantlafuditerègle. 3.L’échelle de 40. toif. prife fur B T. à diferetion. 4. T D. d'autant de toifes qu’ordonne la fudite réglé, y. D £. parall. à B C. 6, D V. égale à B T. 7. XVK.àplomfurBC* & voilà en K.le centre de la place. S. Autant pour VEHÇ.&les autres faces. Second degré. Le Décagone & au defïus. y. principes, r. La figure. 1. La pointe du Baflion droite. 3. Le pan 40. toifes* 4. La courtine double du pan. y. Le flanc la moitié de la face.
- Pratique. La mefme en gardant les principes. Autre trait* Le mefme que deflus à cela prés. 1. L’angle flanque à la moitié de l’angle delafig.&30. degr. a. Le flanc auçarré de 12. toif. & croît de 2.3. le pan 48.toif. la courtine 72.
- p.116 - vue 118/234
-
-
-
- p.117 - vue 119/234
-
-
-
- ARCHITECTVRE
- TRAIT COMPOSE1.
- Rewier degre• Le carre &: le pentagone 4# principes* i. La figure^ a. La detny- gorge égale à la 6: partie du coté de la fig. p Lé flanc égal: à la derây-gorge te à plom. 4. Le flanc razant. j l Pratiqua Faites le triangle ABC. & prolongez lés rayons, z.; BC. enjd. parties égales , te vne defdites parties à BP* JC E, 3. P T. EH. a plom égales | D B. & E C* 4. De D. par H. ladi-gne D H L. te de E. par T. la ligne ÊTR. le refte de mefme. %
- Second degré. Les figures à rfc y . S. tfn-gîts te au deflus. 4. principes füpofez.| 1. la figure. 2. La demy-gorgè égalé à| la 6, partie du côté, 3. Le flanc à plbm & égal a la demy gorge. 4. La pointe idu baftion droite. I
- Pratique. 1. Le triangle, A B C. & ïes
- rayons prolongez, a. B C. en 6. parties égales, te vne à BD. &ÇE. .3. DT. te È H. à plom,& égales àt) B. &E C. 4. T G. à plom fur BR. & H S. fur C L. j y» G R. égalé a G T. te S L. a H. 6. Tj R.&rHL. autant durefte. Autrement,tirez du bout d’vn flanc à l’autre voifin F T. & prenez G R. égale à G T. & tirez T R#
- p.118 - vue 120/234
-
-
-
- p.119 - vue 121/234
-
-
-
- ïî« A ïtGHÏ T EG^fV RE
- rRÈÏfJE&E ENÇ'ÉltifB.
- »
- Y>Orrant le rampantefofTé, & lacontrefcarj>c X j. principes füpofez. i. Lafigurefondameh-fale D H D Çte& C. a. L'échelle/ fiir le trait.
- Le prpfil H. ou la table de|s mefurcs pour? y jprendré les labeurs. . . r
- Ltfjatique, i. Frplètjge? 8èj menez leSrayons AN» &c. en forte que la courtine DD.fpit fcpùpêepar moitié parla ligqe AN. 2. Fp. P G » &c.''.parallèles à B H. HD, &cc. fuiuantla largeur du parapet. 4jli rampait, prife dans la ça-, jble ou dans, le profila, 3. L Lr parallèle àla coiir-jtiijç fuiuantla largeur du rampàrt. 4*.P S. parâl-JeièjàBH. fumant la largeur du foffé. • 5. T lT. parallèle fumant la largeur dupouridor. • 6. X 55. parallèle füiuant la largeur de refplànadfci 7. CÉC. parallèle fumant lalàrgcur de la ruëde6.ôu$. toiles dans les .Viles,& moins dans les autres forts. |8. P E. parallèle à L A. de $.ou 4. toifc&jde large pojjut la moitié dé la rue. 9. E E. éloigné de A. enuirpn 35. où xo. toifesde large pour la place d’arrnés.»
- ! Jddrejje, Tranfportez les p6intsX.X.P. B/fA. &c. fur les autres rayons femblablcs, comme $£.. V.$* fur leurs femblables, & fetucz- vous en ordinairement pour les ladites lignes de pout leurs
- fcmblabtev ‘ •
- p.120 - vue 122/234
-
-
-
- p.121 - vue 123/234
-
-
-
- 112, A RF.GH ATE£?r V R E
- Seconde enceinte*
- POrcant rampart 5 muraille s fofTé, & conrrcfcarpe : les mefmes principes fupofez que dans la precedente.
- Pratique^ i..Tirez F O ,ôcc. au trait fondamental à lalârgéur de la muraille prife fur le. profil, pu fur latable. i. Faites lerampart commé:dans la precedente y ÔC tout ce qui concerne le dedans. 3. Faites-lé foffé dans l’enceinte precedente;: ^ -
- AuertiJJem'e'pt general. On ne met d* ordinaire dans tes plans de reprefentation que la bafe durampart, la bafe du parapet, & la bafex&c la muraille > àuec vn trait plus fort, furjlé/dehors pour repr£-fenter le parapet jde lajmuraiîle. De plus la largeur du fofiç prife depüîs le relaps qui y eft compris , iufqu’au premier trait du Couridor : Mais quand on veut faiic vn plan d’adrelfe & de conduite 3 on iy ajoute la largeur des taluds jîtant intérieurs qu’exterieurs j les rpiàis^ & cMfès feinbîâblês : non toute fois îes banqüct-t es j s’il n’y a quelquc chofc:partieul îçrje. Cecy apartient à toute forée de plans..J
- p.122 - vue 124/234
-
-
-
- p.123 - vue 125/234
-
-
-
- *24 ARmîTBCTV R E
- TROIS JE* ME ENCEINTE.
- POrtanc, rampart, foffc-brayc, le fof-fé à contrefcarpe à la façon de Holan-de. 3. principes fupofez. i. Le trait fondamental B, &c. reprefentantla face extérieure du rampart. 2. L'échelle fur le 'trait» 3; Leprofil fait fur lechelle N. ou fur la table des mefures.
- Pratique. 1. Faites le rampart à l’ordinaire comme cy-deflus, tirant pour le par rapet F. & C. parallèle au trait fondamental. 1. Tirez V R L. parallèle au traie ; par dehors, St de là largeur que doit auoir | la fofTe-braye auec fon parapet. Le refte ; comme cy-deffus»
- Si l'enceinte eft compofée & porte ram- ; part, muraillesfofle*braye, & contref-carpe , vous procéderez en particulier comme cy-delîus, touchant chaque pie-; ce, la foffe-braye fera pour lors plus baffe -
- danslefofle.. '
- ÂÂuertiJfement general. Pour diftinguer chaque piece, vous reprefenterez les parties plus releuées par quelque couleur plus fprte & fombre, comme les parapets, le rampart & i*efplanade fur la hauteur.
- p.124 - vue 126/234
-
-
-
- r1 j- i « i 1 -)- » -
- IO 20 $Q
- p.125 - vue 127/234
-
-
-
- 125 A R dÔI t iC WHE
- V„ • . •" ! /
- Dejfein de U idemy-Lune.
- L*Ordinaire* 4. principes fupofez. r.
- La place deuantlacourtine. 2. La capitale d’enuiron yo.toif. 3. Les faces étendues en forte qu'elles couürent les flancs des battions. 4. Lapointédeéo. ou ^o.degr.
- Pratique. 1. Prenez fur le concours de là contrefcarpe auecla capitale, A C. de 50. à 6o.toifes> ou faites vn triangle équilatéral fur la courtine * & la pointe fera celle qui doit auoir la demy- Lune,comme C. 2. De iangle de l’épaule du parapet intérieur, O. tirez vers C.laface b C. & de mefme de l'autrecôté CD. 3. Marquez les demy-gorges B A. DA. 4.Mar> quez le rampart &le parapet fuiuant vôtre delféin & lefotte particulier, de 2.tiers de la largeur des grands fofTez ; &condui-feztout au tour le Couridor& l’efplàna-de, &Ierefte, &s’il eft befoin faites vn profil’ particulier fuiuant l'intelligence des demy Lunes.
- L*extraordinaire* Les demy-Lunes s'abattent aux endroits qu’elles doiuent couvrir. Ainfivous aurez égard à leurs grandeurs raifonnablcs,& fur tout à ce qu'elles foient flanquées bien auantageufement.
- p.126 - vue 128/234
-
-
-
- p.127 - vue 129/234
-
-
-
- OVVRAGE A CORNES.
- Rdinatre. 4. principes. 1. La place deuanc la courtine. 2. La défenfc de 120. toif. en-
- uiron. 3. La largeur égale à la courtine auec fon parapet ycomme à M H. & X S. 4. Les pointes ofc 60. degrez du moins. ,
- [Pratique. 1 fig. 1. Tirez à plom au regardde la courtine les lignes X C A. à S D B. %, Prenez X A. & S B- de 11 o. toifes-y & tirez A B. 3. Faites CAR. DBG. de 70. degrez. 4. Diuifez A R & BG. par moitié en F T. 5. Prenez V G. & V R. égales à V F. & V T. & tirez F G. & R T; 4. Faites le foflcà l'ordinaire & le rampart au pa| rapet. 7. Faites la demy-Lune raifonnable, luÿ donnant la capitale enuiron égale i la courtine G R. & la flanquant d’enuiron le linilieu de la face. !
- Autre trait. 2. fig. Faites l'angle C A V. de 6a. degrez, diuifez A V. en j. parties égales » en donf nantdeux à la face AF. tirez là courtine G Ri parV. &FG.& T R. à plom. Ainfl vous auitez le feu du milieu delà courtine.
- Extraordinaire. Les cotez CA. & B D. fonf par fois en qüêùe d'arondelle, fuidarit la commof dité des endroits d'où ils doiuent eftrc flanquez? peu importe , pouruû que la tdfce foit raifonna? ble, & les cotez bieâüanqucz.
- Ml
- p.128 - vue 130/234
-
-
-
- p.129 - vue 131/234
-
-
-
- i;o ARCHITECTVRE
- Défit in du couronnement•
- L; E plan. i.*ProloHgez K K D. vers L. 8c pre-j nez le flanc H L. enuiron de 10. toifes. 2, Tirez Lj. parallèle au côté D E. 3. Tirez OI. parallèle à H L. en forte qu’elle foit éloignée de la.contrefcarpe B, &c. de 10. toifes, 8c de la force vous aurez le point 1. dans la coupe de OI. 8c LI. 4. Tirez O R Y, éloignée de AB. de 10. toifes, 8c parallèle à AB. & vous aurez le point de Coupe O, & V. ou milieu de Tournage qui fera le centre du baftion bâtard, ç. Diuifez O V. par la moy tié en R. 8c voilà la courtine O R. é. Eleuez à plom R S. luy donnant 10. toifes enuiron. 7. Pu point S. tirez parallèlement àla gorge RV. la face ST. 8. Faites le côté droit femblablc au trait fondamental de la forte. Choi-fiiïez vne enceinte propre à vôtre deflein , ou vn profil.auec cette conduite, fi le profil del’ou-urage à cornes eftprisdu fort moy en,prenez pour le couronnement le profil du petit fort, fi du petit fort,prenez le profil de l’étoile Ainfi vous conduirez tout au tour le forte T SR I L. & au dehors la paliflade marquée parles points. Le profil vous le prendrez fur le petit fort ou fur l’étoile. Céc ouurage à cornes fe flanque foy-mefmc par le flanc EN. N P. fera flanqué de fa place.
- p.130 - vue 132/234
-
-
-
- p.131 - vue 133/234
-
-
-
- 13* ARCHITECTVRE
- L* EXPLICATION DES OVVRAm ges touchant les flac es irregulieres. v ,
- C’Eft la figure naturelle qui donne aux places le nom de regùlieres ou d’ir-reguliercs. V oicy les réglés pour les con-noître.
- i. Celles qui ont les angles égaux cn-tr eux , 6c les cotez aulfi, 6c d’vne grandeur raifonnable entre ioo. toifes 6c 150. font regùlieres, 6c de nom 6c d’éfet, tel eft l’hexagone G H K, 6cc.
- z. Celles qui ont les angles 6c les cotez inégaux font irréguliers comme l’hexagone A B C, 6cc,
- 3. Celles qui ont les angles égaux 6C les cotez auflî, mais d’vne grandeur qui ne foit pas raifonnable, à fçauoir au def-fous de (ioo. font irregulieres.
- D’icy naiffent plufieurs fortes d'irregu-laritez que vous alez voir, mefme celles qui viennent de l'exterieur de la place., 6c la rendent extérieurement irreguliere*
- p.132 - vue 134/234
-
-
-
- p.133 - vue 135/234
-
-
-
- rj4 ARCHÏTE CT VRE
- PREMIER E \ S O RT E D* IR R E-gularitê dans Us places,
- L’Irrégularité la plus fuportable & la plus capable d’afliftance & de perfection , eft celle qui naît de. l'inégalité raifonnable des côtez diférens en Grandeur, & néanmoins dans certains termes, qui ne choquent point, ou tres-peu les loix dé la fortification . en vn mot, tels que. font les cotez apelez cy-deflus rai-fonnables , comme ceux de FHexago-nc AB C D&c.
- Cet te forte d’irrégularité eft aflez ordinaire, &fe trouue en la plupart des places : aufli eft - elle peu confiderablc* Elle fc peut aufly remarquer dans les faces particulières des places, & dans les baftions &: pièces femblables. Ainfi le baftion VRSTX. eft irrégulier, les pans étans inégaux , & les demy-gorges aufli, & le baftion KHGLÔ. eft régulier , tout y étant proportionné.
- p.134 - vue 136/234
-
-
-
- MILITAIRE. i;s
- , \
- H SO 100
- p.135 - vue 137/234
-
-
-
- tjÉ ARC HITEGTVR!
- SECONDE SORTE DTRREGr-làritê dam les Places•
- G’Eft celle qui naît d’vn on de plufieurs cotez cl’vne grandeur énorme, comme de 200.300. ou yoo. .toifes te plus, tel eft 1 hexagone AE G , tec, ayant le côté À B. de 260. toifes,& les autres rai-fonnables : te tel feroit encor e le tetra-gone À. B C F. fi on y t.lroit de jcôté F C. de 3 o o. toifes.
- Cette irrégularité fe trouùe en plufieurs places, te particulièrement en celles qui (ont le long des vriuieres ou coteaux ; outre le hazard & le rencontre, le premier defiein ayant été pris fans autre confideration par les entrepreneurs, ou pour quelque caufe rcfp.eftiue au lieu cpmme du bon air,ou dyne belle vûe,&c.
- Telles donc font les grandes places triangulaires ou carrées, ou en barlong, te fcmblabies.'
- p.136 - vue 138/234
-
-
-
- p.137 - vue 139/234
-
-
-
- IjS ARCHITEÇTVRE
- J 1 . . ,
- CONSEQUENCES DE LA S È\ conde forte d* Irrégularité.
- TOutc irrégularité porte quelque incommodité , outre la diformité qui eft dans lafigure.Cette fécondé forte d’irrégularité a fes defauts qui font récom-p en fez par autant d’auantages quelle fournit. Voicy fes defauts, i. Plus le côté eft long , & plus la place s’éloigne de la perfection du cercle» qui eft le plus capable. Cela paroît aftez das l'hexagone ABCDEF. a. Les baftions fur vne li« gne droite veulent le folTé extrêmement large pour auoir la défenfe du flâne op-. pôle, vous le voyez aftez dans le baftion P K. voicy fes auantages. i. La tenaille des baftions fur vne ligne droite, eft plus ferrée, c’eft à dire les faces des .baftions voifins fc regardent plus directement s’entredefendent mieux. 1. Pourbacrre le pan d’vn baftion il faut que l’ennemy aproche fa baterie plus prés de l’autre baftion.
- p.138 - vue 140/234
-
-
-
- MILITAIRE. 139
- , , r---------- , ,
- 10 $0 100 tSo
- p.139 - vue 141/234
-
-
-
- i4» ARCHITEGTVRE
- TROIS JE'MR S O RTE d}irrégularité.
- C^Eft celle qui naît de l'enormité d’vn angle entrant cUhs la place, felle eft celle ^ui paroîc dans I’odo-gorie A B.CJÊKÈ p_û l’angle ABC. au lieu de fe porter en dehors, comme l’angle O N V. dans l’autre oâogone régulier , entre dans la place & rlmoin-4rit d’autant.
- Que fi dans vne mèfme pla.ee , il fe rencoprroit deux pu plufieurs angles de oette nature, elle feroit encore plus irre-guliere.
- Cetre irrégularité fe trouue pour rpr-dinaire dans les places qui font empçf-ché.cs de quelque voiiinage comme d’vn
- Palais,oude i’auanced’vne colincbüd’vn
- »
- marais, ou d’vn Sol inégal & iugé mau-mais par ceux qui les premiers ont bâty la place, &: en ont tracé le premier alignement.
- p.140 - vue 142/234
-
-
-
- p.141 - vue 143/234
-
-
-
- 14* ARCHITECTVRE
- CONSENTENCE.S DE LA TROI-jiéme fine d* irrégularité.
- CEtte irrégularité a vn défaut conïi-derable, d’autant que l’angle entrant retranche le terrein de la place fans en diminuer le pourtour ^ & en fuite peche contre la réglé generale qui porte que Les places font d’autant meilleures quelles embraflent plus de terrein dans vne enceinte ou pourtour de mefme grandeur. Ainfi de deux places qui ont le pourtour égal, à fçaùoir de 950. toifes, comme l’o&ogone irrégulier A B C D E, &c. Et le régulier mis en laprecedenté fig. celle qui a fon aire plus capable comme Fo&ogone régulier, eft meilleure d autant quelle peut contenir vn plus grand nombre d’habitans & defoûtenans àmef-mes frais.
- D’où l’on conclud que plus vne place aproche du cercle > qui eft la régie de toutes les figures, plus elle cft parfaite.
- • ».
- p.142 - vue 144/234
-
-
-
- p.143 - vue 145/234
-
-
-
- 144 ARCHITEGTVRE
- AV T RE S C ON S E^V EN CES de U troifiéme forte ^irrégularité•
- CEtte même irrégularité fondée fur vn angle entrant 9 en tire vn avantage de quelque confédération, c’eft qu’il ôte à l’aflaillancautant de lieu pour ata-quer , & en donne autant aux affiegez pour foûtenir , & pour combatre.
- Voyez le cercle A O C. décrit du centre B. & coiiceùez que de chaque partie de fa circonférence, oh peut combatre, donc l'aflaillant na que le plus petit arc, à fçauoir A O C. pour combatre , & le foutenant a le plus grand > à fçauoir A I C, pour foûtenir. Ainïi l’angle entrant ou flanquant, cft préférable en ce point, au fortant ou flanqué.
- Ajoûtezque l’angle de tenaille tel qu'eft l’angle entrant, comme ABC.eft moins au an ce, & en fuite moins expofé : & qu'il flanque feutré, ce qui eft plus parfait.
- p.144 - vue 146/234
-
-
-
- p.145 - vue 147/234
-
-
-
- 14* ARÇ HIT E Ç T V R E
- LA £V ATRI E'ME IRREGV-laritê des Places,
- G Etre irrégularité vient de renormitc d’vn angle fortant, Sc fe jetant trop loin au dehors a. &£ d’ordinaire fous vn àrc > ouWnc ouuerture qu’on ne peut pas couurir d’vn baftion raifonnable. Tel eft l’angle GAB. compris par les cotez G A. À B. d’vne grandeur qui n’eft pas raiibnnable , à fçauoirdeioo. toifes, & qui enferme vn arc de 68.de-grez.
- Cette irrégularité peut naître de deux chefs, i. D’vn rencontre ou hazard, à raifon que ceux qui ont autrefois fait l’enceinte de la place, ont eu plus d'égard à la corçferuation de quelque commodité particulière, qu’à la.force ou à la bien-, feance de la Place/ i. De quelqueforte de hecelfîté fondée fur la nature du terrain , ou fur la iituacion de k place.
- p.146 - vue 148/234
-
-
-
- p.147 - vue 149/234
-
-
-
- 148 ARC MIT E CT y R1
- : . \ : . ‘ » -
- fecJtesc^fei^
- Ç O N S E gJT E N C E $ DE LA quatrième irrégularité.
- *•
- CEcte force d'irrégularité à beaucoup de difgraceç. Car outre que la figure eft defagreable 5 cette forte d'angle rend la place fore éloignée de la perfe-. dion du cercle, qui refferre toutes fes parties, &'les vnifiant les rend plus fortes , &c n’èn exppfe pas plus l’vnc que l’autre : au contraire cét angle auancé vers l’ennemy, eft expofe 8c àommù abandonné, " :
- Dé plus 3 fuiuant ce qui a été dit cy-deflus touchant langle entrant 9 cetuy-cy a tout le contraire, 8c fourniftant à l’ennemÿ plus de lieu pour acaquer , en ôce autant au foûténanc. Faites vn cercle fur la pointe L, 8c vous verrez que l’arc enfermé par les cotez LV. LO.fera beaucoup plus-petit que l’extérieur.
- Bref les côtez.dudit angle entrant (ont d’ordinaire hors dr raifon.
- p.148 - vue 150/234
-
-
-
- p.149 - vue 151/234
-
-
-
- A RC HI T E C T V R E
- AVTJS.ES CONSENT E N CES de la quatrième irrégularité.
- * !
- /
- CEtte efpece d’irrégularité n’efl^pasfi difgraeiée, qu’elle ne porte auec foy quelques auaïitages qui peuuent eftre confidcrez.
- i. On peut facilement mettre ordre1 à fes difgrnces, en donnant à l’angle quelque régularité auantageufe, Ainii l’angle BAC. eft réduit en vné tenaille renforcée , alTez agréable te redoutable à iennemy.
- 2. Quand cét angle jeft capable de fubfifter à la faueur de deux dèmy» battions, il contraint l’ennemy de s’aprocher dauantage de la place > pour la batre & l’a taquer} Les bateries bien réglées fçfai-fant pour l'ordinaire de forte que les Tyrs portent à plom fur la muraiile qu’on veut renuerfer. %
- Bref il e ft d'ordinaire exeufé par la neccf-û té, fondée ou fur la nature du terrain, ou furie voifinage , ou fui la fituation.
- p.150 - vue 152/234
-
-
-
- p.151 - vue 153/234
-
-
-
- 15? A R CH I TEG’TiV-R E
- LA ÇINgVJLh'ME 1RR£*GVLA<
- ritédes F face* • '
- ELle cfl fondéefuri'^enduë de là pi** ' ce au deffous de là raifon , en ce qu’ayant vne figure régulière , *elle neantmoins m deflousde la iuftefTe en fes cotez trop petits, & au délions de i b q. toifes. Telle eft celle qui .rend; TO&Or gone A B CD. irrégulier, quoiqu'il ayjc tous Tes côtez & Tes angles égaux, eh?r que côté ayant 80. toifes.
- Telle forte d’irrégularité ne peut fui>r fifter, &c la figure doit élire neccflaire-ment réduite à quelqu’autre capable dç fortification régulière.
- Autrement outre qu*on ne pourroijt trouuer la place raifonnable aux b allions ordinaires, ce feroic multiplier les frai? à plaifir contre la réglé. Plus on peut enfermer de terrain dansvn mefme nombre de ballions , j plus la place a d auan-tage. - m
- p.152 - vue 154/234
-
-
-
- p.153 - vue 155/234
-
-
-
- ÏÎ4 A R CHITECTV R E
- LA SiX IE’ME I RREGFLAfLI-
- tê des places*
- Lie eft fondée, fur l’étendue de la place audeflusdela raifon; te en cela contraire a la precedente, ayant fa figure reguliere, mais fous des cotez ex-ceflifs., & au dcfl'us de 150. toifes. Tel eftl'oftogone A B C D . ayant chaque côté de 160. toifes.
- Cette irrégularité ne peutfubfifter» te doit cftre de neceflité rapelée à quelque figure plus petite en fescôtez, autrement les lignes de défenfe feroient trop grandes» te hors de la défenfe du moufquër.
- Neantmoins elle pourroit par fois retenir fa figure , te fe ranger dans Tordre nouueau des grandes Places , apelé l’ordre renforcé,en doublant les flancs à la fa-ueur d’vnc courtine retirée dans le milieu de la face, le tout aiiee de très-grands auantages, fans augmenter notablement les frais.
- p.154 - vue 156/234
-
-
-
- p.155 - vue 157/234
-
-
-
- ij 6 A R G H;I T E C T V R E
- jfc:
- % A SEPTIB'MB IRRECrLA-
- rite des Places..
- V' •
- * _• ••
- V . ''
- CEtte-cy aufii bien que laiuiuante cft fondée fur Texteriéur de la placé, lors que la nature ou fauorife 8c avantage Tare, ou luy nuit 8c J’afoiblit. Celle-cy donc cft fondée fur les auantages que la nature fournit dans la fituation de la place, & Tare les met comme en ligne de compte , pour égaler ce qui eft requis dans chaque face de la place fuiuant la réglé generale. Que chaque face foie fufifamment & également fortifiée.
- Ainfi lots qu’vne riuiere , ou la mer, ou vn lac * ou vn marais, ou vne pente efearpée, rend vn ou plufieurs cotez de la place hors d’ataque reguliere , l’arc prend pour foy cét auantagé, 8C fe contente de fermenta place legerement par ces ouuragesapelez Redents, ou pointes, tels que font CEFGH, 8cc. ou E IP G RL, &c.
- p.156 - vue 158/234
-
-
-
- p.157 - vue 159/234
-
-
-
- i5$ A RGHITECTVRE.
- I
- LA HVITIU'ME SORTE , et'irrégularité.
- ELIe vient dVné . difgracc de nature fondée fur Je voifînagé d’vne coline, ou tertre, ou femblable lieu éleué , en forte qu’il décquure 8ç commande la place, & en cela l’afoiblit, & contraint l'art • *
- pout fupleer à ,ce defaut d’affifter plus particûlierçmentia face , ou la partie de la place qui relfent cette incommodité* La Place qui cft difgraciée delà forte eft dite commandée, & la coline ou tertre comme B , ou A , s’apele commandement, oufimple, ou double, ,&c. prenant la hauteur de neuf pieds pour vr» commandement/ 18.pour deux, 27*pour trois, &c; Â. cft dit efearpé, ou meurtrier. B. commandement adoucy.
- L’art fe couure contre ces comman-demenSj à la faneur des ouurages apelcfc Caualiefs., comme des mottes de terre , propres à porter le Canon >.comme Y.,ou par des trauerfes & des eoqps de terre éleuez comme, &è.
- p.158 - vue 160/234
-
-
-
- p.159 - vue 161/234
-
-
-
- iSo A R ÇHITECTVRE
- DïpERENCE entre les Places parfaites, bennes, régulières , régulier ementir régulier es y paffable s, de-
- ftffutufes > à* mauuaifis.
- ; \
- DAns la grande diüërfité des Places, celles qui font afforties de tout point fans aucune defeâuofité, nÿ effentielle, ny de bien - fe ance 5 font apeléesparfaites.
- Qu? s'il leur manque quelque agrée-ment de bien-feance, comme la Symme-~trie, ou le raport d’égalité entre !es parties dé mefme nature, elles feront bonnes régulièrement.
- Qùe fi elles fènt irregulieres, mais fortifiées^régulièrement dans laiuftefife dés parties efientielles, elles feront regulie-rbmenft irreguJietes.
- Quefi elles font irregulieres. & fortifiées irregüiïerement par l’affiftance & la couverture des dehors, elles feront payables.
- Bref fi ellesont quelque defaut efïcntiel, comme la ligne de défenfe hors de raifon, ou quelque partie qui ne foit point flan-quée , SI femblàblës , elles feront defe-dueufes & mauuaifes»
- MI-
- p.160 - vue 162/234
-
-
-
- MILITAIRE. 161
- P RAT I gj E T O V C H A N T LA fortïfcation des places irrcguUerts•
- COitime les défauts 6c les manque-mens aufquels il faut pouruoir, font plus ou moins importans, aulli (es moyens de.les corriger font difcrens, 6c plus ou moins auantageux y 6c ccft à la prudence de Tingenieur d’en vfer à propos,ayant égard à l’état des afaiFes qui fe présentent^ l'importance de la Place, au temps, aux frais, 6c aux autres circonstances.
- Pour reüffir en cette pratique, il faut auoir deuant les yeux les maximes generales 6c les particulières, pour les tuiure autant que faire fe pourra. Et pourgai-gner le temps dans la pratique des de£’ feins, 6c s’y porter auec plus de facilité, il eft.bon d’auoit confédéré la nature de chaque polygone touchant les angles, les rayons 6c les cotez , 6c d’auoir quelque extrait defdits angles 6c lignes principales, en formetdc table tirée de ladc-monftraçion»
- L
- p.161 - vue 163/234
-
-
-
- MAXIMES GENERALES , EOVR Ufort ificatie» des Places ir régulier es.
- i. T L faut réduire lès places irrégulier 1 res aux tegulieres autant quon peut, én gardant la mefme capacité de terrain à peu prés.
- i. Si on ne le peut commodément» il faut fortifier chaque face regulierement, en les reduifant à quelque face d* vne pla-ee rcguliere, ou qui en aproche.
- 5. Sicecy mefme ne fe peut pratiquer touchant les faces en particulier, il les faut rendre regulierement irregulieres; c’eft à dire les fortifier dans l’étendue de la iuftelfe qui eft permife en telles renconv très , quoy qu’en fuite chaque partie de la face n'ayt pas l'agrément ou la proportion qui ie trouu’e dans les faces régulièrement compofées de parties ajuftées par le raport des vnès aux autres , les Hauts étans égaux de parc & d'autre, les pans, &c.
- p.162 - vue 164/234
-
-
-
- MILITAIRE.; lis
- ,r I
- Ai Ai 4b* A&,&îiîWïW&$**ti
- • \
- MAXIMES PARTICULIERES*
- i. f #A ligne de déferife , ou le coté L du polygone peut porter de ioo. 2140. toi Tes, & dans la nêceflîcéàiyo.
- 2. Le flanc peut auoir de 12. à 25.01130. toifes.
- 3. La gorge du baflion cônfideréc en fes parties, droite & gauche> dites ordinairement demy- gorges , peut porter en tout de 30.250»ou 60. toifes. La partie, longue portant la courte » lors ou elles
- font inégales entr'elles.
- 4. La pointe du baflion peut fubfiflcr fous vn angle de éo. à t5©,degrez.
- 5. Les endroits du pourtour qui ne peuuent eflre fortifiez fufifamment doi-uent du moins eflre couuerts par de bons dehors, pour fupleer à cette tiifgrace.
- " 6. Chaque partie fera d’autant plus
- receuable , qu’elle aprochera plus de la iuflefle qui luy efl ordonnée dans la.pra-* tique des places régulières , qui (eruenc de modelle au^irregulieres.
- p.163 - vue 165/234
-
-
-
- i*4 ARCHITECTVRE
- PREMIERE P R 4TI £>V E Torchant la première forte d'irrégularité»
- SOic donnée à fortifier la figure naturelle ABC, &c. d’vne place irregu-liere, chaque côté portant autant de toi-fes que vous y en voyez. AB. 100.BÇ. 135. &c.
- Pratique. Ra^elezla figure donnée à quelque figure reguIiere, comme àl'hc-x^gone G H KL O V. & puis fortifiez ladite figure fuiuant les réglés de la.fortification régulière.
- slduffi. Pour trouucr la figure régulière à laquelle vous pourrez rapcler celle. qui vous eft donnée , Prenezle pourtour (e’eft à dire tous les côteziointsen-femble ) de la figure donnée > à fçauoir 750. puis diuifez-le par la longeur de là ligne .de défenfe ordinaire , ou du côté régulier, à fçauoir 126. le quotient 6. qui en viendra , vous donnera le nombre des cotez & des angles de la figure que vous cherchez.
- Que fi vous y voulez ajouter 30. toifes qui retient de la diuifion , vous les égalerez fur les côtez de l'hexagone qui feront pour lors de 125. toifes. ,
- p.164 - vue 166/234
-
-
-
- p.165 - vue 167/234
-
-
-
- x 66 ARC HlTECTVRE
- _________ _______&
- SECONDE PRATIJgFÊ TOUCHANT la fremiere irrégularité.
- SOit donnée la mcfme figuré A B C D h F > fans qu’il foit permis de changer beaucoup le terrain.
- Pratique Par les battions particuliers, t'eft à dire qui font ajuflez aux angles 6c aux cotez particuliers, autant que les loix le permettent, augmentant ou diminuant chaque partie ou quelques vnes, fumant cesadrefïes.
- i. Pofez les battions réguliers fur les angles autant que vous pourrez, comme K H G L O. fur E. donnant aux flancs 8c aux demy-gorges plus ou moins > eu é-gard à la dérenfe 6c au feu dâs la courtine.
- z. Si vous n’y pouùez placer des baftioft s réguliers, faites- y des irregulieres comme V RS TX. fur A. faifant vnc demy-gor* ge plus grande que l'autre, afin de tenir les courtines 6c les défénfes dans la raifon.
- 3. Si quelque côté eft trop long ou trop court, prenez dé l’vn fur l’autre, 8c Faites B C. plus court, & AB. plus long.
- p.166 - vue 168/234
-
-
-
- p.167 - vue 169/234
-
-
-
- Ut ARCHITECTVRE
- TROISIEME P RAT 1 gJF E SFR la fécondé irrégularité•
- SOit donné l’hexagone irrcgulier A B CDhF. ayantvncôté excclïif,comme A B. de 160. toifes,& foit pcimisd’agrandir le terrain.
- . Pratique par les parties ou portions te-gulieres •» ou par compofition des parties régulières, outre la première pratique qui efl préférable à toute autre.
- Faites que le coté exceffif A B. foit la corde de z.ou 3.baftions ou faces, ou plus, félon fa portée, & eu égard àl’autre'por-tion plus grande, en forte que toutes deux conjointement aprochent de quelque figure reguliere, comme icy de l’o&ogone. Ainfifur A B. vous ferez d’vn ccté trois baftions ou faces, A. G. H. B. &.del’au-tre vous reglerez les 5. faces qui y font,& ferez autant de basions.
- Conduit*. 1. Faites AV B. égala trois angles du centre de l'o&ogone, donnant àVAB. V B A. lecomplementde AVB. 2. du centre V. faites regulierement les autres, ou égalez le tout à diferetion.
- p.168 - vue 170/234
-
-
-
- p.169 - vue 171/234
-
-
-
- îyo ARCHITECTVRE
- gJATRIE'ME PRATIQUE SV K la ficende irrégularité.
- SOic donnée là rnefme figure auec Ton côté exceflif AB. de i£o.toifes, fans qu’il foie pèttnis d'agrandir le terrain.
- Pratique Par. les battions fur ytib ligne droite , comme LT RO N. où les demy-gorges M L. MN. font de 2,0. à25. toifes, les flanc-s L T. N O/ à plom & de 2 o. toifes enuiron, la pointe T RO. droite ou enuîronj bref le corps du baftion autant capable qu’on pourra» & proportionné à la place où il eft » en changeant les mefures, toûjous dans l’étendue des réglés generales Le fofle doiteftre tellement conduit que les défenfes foientli-brCs, comme en P. &: K. v
- Cinduite. Diuifez AB. de260,toifes par 12.0. & le quotient 2,. vous donnerai, faces ou baftions. Sur ce tout, vous égalerez le refte, en forte que les defenfes foient raifonnables iufqu’à 130. toifes & enuiron ; & les autres faces par la féconde pratique.
- p.170 - vue 172/234
-
-
-
- p.171 - vue 173/234
-
-
-
- i7* ARCHITECTVRE
- ClNÇiriE'ME PRATIgJE SFR la troijiéme irrégularité.
- <-Oit donnel’q&ogone ABCDEFGH.
- ayant.vnangle entrant ABC. compris parles cotez B A. BC. de no. toifes, & qu’il foit permis dé remplir le terrain, o Pratique Changeant l’angle entrant en vn angle fortant, ou enfermant dans la place ce que l’angle encrant en retranche, ainfî l’angle entrant OMV. égal au donné ABC, eft changé en O N V.
- Conduite. Ce changement fait vous ra-pelerez la figure entière à quelque regu* liere par la i. pratique ; où vous réglerez chaque face par la fécondé.
- Ce qu’il faudra garder déformais , & lors que les figures ou les parties des fi* gures pourront cftre fortifiées par les pratiques precedentes > nousfupoferons que cela fe fafle , fans qu’il foit befoin d en faire autre mention.
- p.172 - vue 174/234
-
-
-
- p.173 - vue 175/234
-
-
-
- 174 ARCHITECTURE
- SÏXIE'ME P R AT I gJF E SFR latrotjtéme irrégularité.
- SOic donnée la mefme figure auec fon angle entrant ABC. fans qu’il foie permis d’agrandir le terrain.
- Pratique par vne plate-forme ou baftioa fur vn angle entrant ; ainfi i. figure fur A B C. eft pratiqué le corps D F G E. ou 2. fig. D F L.‘& la pieçeefl; acheuée dans la 3. figure.
- Conduite. 1. Prenez les demy* gorge? BD. BE. de 20. toifes enuiron. a. tie-uez à plom les flancs D F. E G. d’autant ou enuiron. 3. Ioignez la face F G. qui fiera toûjousaflez défendue des courtine? voifines, & de la place qu’elle a dans la tenaille de l’angle entrant: vous la pour* rez couurir d vne bonne demy-Lune, ou y pratiquer des flancs retirez comme D L. VK. \
- Vous la pourrez suffi faire en pointe comme dans la 2. %. de 79* ou plus.
- u
- p.174 - vue 176/234
-
-
-
- p.175 - vue 177/234
-
-
-
- i7* ARCHITECTVRE
- septième ï rat igv e s y r.
- la troijtême irrégularité.
- SOic donnée la mefme fig.'& dans les mefmcs conditions.
- Pratique par rouuerture de l’angle entrant, pbury pratiquer des flancs retirez, comme vous voyez dans la i. fig. & en particulier dans la i. & 3.
- Conduite. Sur la 2. fig. 1. Prolongez les cotez À B, vers D. & Ç B. vers O. prenant ledits B D. & B O. de 10. à ly, toif. l. Fleuezàplomles flancs D R. O T. de lo.toif.enuiron. 3 IoignezÔD. 4.Faites des cpaulemens ou orillons furie bouc des flancs R T. y. Vous pourrez vous contenter d’vne partie de cercle 3 comme dans la 3*flg< d'vn rayon de 10. to’ifes enuiron. Vous pourrez couurir l’angle d’vne demy- Lune.
- p.176 - vue 178/234
-
-
-
- p.177 - vue 179/234
-
-
-
- i7? ARCHITECTURE
- ’ I • ’ "
- •^^pr;«|p
- ^P^j^pïj
- JffriTIE'ME PRATIgJE S % R la quatrième irrégularité.
- SOit donné l’heptagone ABCDEFG.
- ayant vn angle forçant excefïïf-A. & qu’il foit permis de changer le terrain* Pratique en changeant l’angle excef-fîf en vn raifonnable 6c proportionne aux. autres, 6c puis réduire le tour à quelque1 figure reguliere par la première pratique, ou réglant l’angle fubftitué 6c les autres par la 2. pratique.
- Conduite, Les deux cotez AB. AG. de 200. toifes font ràcourcis en deux autres de 120. ou 130. j
- Autrement. Confîderez la portée dej la diftance de G- à B. 6c la prenez pour vn côté exceffif, 6c puis réglez tout pat,; la pratique 3. ou 4. comme vous feriez lil efe&iuement l’angle A. eftoic retranché) par vne ligne de G. àB.
- p.178 - vue 180/234
-
-
-
- p.179 - vue 181/234
-
-
-
- i8o ARC HITECT VRÉ
- N JE y FI EéM E P RATIgy E SV K U quatrième irrégularité*
- C
- SOic donnée la mefme fig.fàns qu’il foie permis dç retrancher le terrain notablement.
- Pratique en retenant langle déeou-uert, te le flanquant de part te d’autre par des bons /demy- battions , comme V O L. & particulièrement RAC.
- Conduite• i..Prenez AD. A G. d’ep-uiron ioo. toifes ou plus, eu égard au ré-fte du côté qûi doit fournir le demy-ba-ftion te la courtine voifine. 2. EÏeuei les flancs à plom DE. CH. chacun de 40. toifes enuiron. . 3. Prenez la gorge D B. GÇ. de 4e toifes enuiron. 4. Flouez à plom les flancs B F. CK. d enui-ron 20. toifes. y. Tirez les faces FE. KH. 6, Reglez les angles entrans E D A. H G A. fuiuanc la feptiéme pratique.
- p.180 - vue 182/234
-
-
-
- p.181 - vue 183/234
-
-
-
- i8a! ARC HIT E C T Vil R
- |) IXIE'M E P R AT / E SFR { U quatrième irrégularité.
- SOit donnée la mefme figure dans les mefmes conditions.
- Pratique ouurant l’angle , & y pratiquant vne tenaille renforcée comme P R X. fur l’angle donné ABC, & plus particulièrement EDF. fur l’angle donné A B C. où bien changeant langle forçant en vn entrant.
- -
- : Conduite, iy Retranchez A-O. AV. de 6 o. toifes, plus ou moins, félon les angles voifins , éc les côtez de l’angle A B. AC. 2. Eleuez à plom les flancs VF. O E. les prolongeant vers H. &K. 3.
- Reglez l’angle entrant EDF. par la 7. pratique, ou en cette façon pour renfermer la tenaille lors que la place eft importante, prenez D R D K. de 20. coif. enuiron. Tirez la courtine H K. éleue^à plom les flancs K V. N O. puis acheuez les battions de part & d’autre y & vous aurez vne bonne picce.
- p.182 - vue 184/234
-
-
-
- p.183 - vue 185/234
-
-
-
- 1*4 ARC SI,TEC T VRE
- ON Z JE'M E fRATIgVEçSV K \ U cinquième irrégularité.
- {? Oit donnél’o&ogone ABCDEFG. IL/ régulier quant aux angles, mai s ayant les cotez trop petits > à fçauoir de 80. toi-fes.
- - Pratique en changeant vne figure régulière en vne autre reguliere. Ainfi l’o&ogone A B C D E. eft changé en vn pentagone F G H K L.aprocbanten grandeur audit oâogone.
- Conduite. Par la première pratique ra-pelez la figure donnée à quelque figure reguliere. Ainfi prenez le pourtour de l’odogone A B C à fçauoir 8. fois So.toi-fes, puis diuifez le produit, à fçauoir 640. par 120. & vous aurez 40. toifesde furplus. Ainfi vous ferez vn pentagone aux côtez de 110. toifesou 12,5. Ou bien diuifez 640. par 6.6c. vous aurez vni hc* xagone aux cotez de lo^.toifes.
- p.184 - vue 186/234
-
-
-
- p.185 - vue 187/234
-
-
-
- la Jîxiéme irrégularité.
- SOit donnée Fo&ogone À B CD. régulier en angles , mais exceftif cri fés cotez de i6o;toifès.
- Pratique en .doublant! les defenfés par vne courtine retirée au milieu : ce qui peut eflxe pratiqué auantageufemént en telles occafions. Voyez en ba$To&6-gone renforcé , & à coté le trait d’vtie face &.d’vn angle.
- Conduite* Soit le côté dè Toftogorie F T- de ido.toifes, Ôc'LTX. l’angle de l’oiftogône. i. Diuifez le côté F T. en 8. parties .égales, zi, Donnez-en vue aux demy-gorges FO. T Ni. T N. 3. Donnez en 2.aux courtines auancéës OH. L M. 4. Donnez* en 2. à la courtine rer tirée L H. y. Faitesà plomleY flancs retirez H V. LK.de20.toi fes5 & tirez la courtine V K. 6. Eleuez à plom les premiers flancs J& &• N P. 7. Dû flanc V. tirezpar L. la défenfe qui fera lafaee' R S.
- p.186 - vue 188/234
-
-
-
- p.187 - vue 189/234
-
-
-
- Î88 ARCHITECTVRE
- I . r . ^ • -,
- I
- TRE.ZIE'ME PRÀtt'jçVE SV R la feptiême irrégularité. -
- \ '
- SOit donnée vne place étendue le long d’vne riuiëre, ou fur le coteau, d’vne coline efcarpéc.
- Pratique par les redents, ou par les an* gles fortans 5c entrans. Ainfi la place A. eft fortifiée du côté de la riuiere par Ire-dents , auec vne pointe au milieu pour flanquer de part & d’autre, & les extrc-mitez fe ferment à l’ordinaire, Le mef-me éft gardé dans la place B* fortifiée par pointes. . ) ,
- Conduite four tes r(dents. I. Prenez les flancs Ç £. F G , 5cc. de lo.toifes en-uiron. 2. Faites l’angle du redent dè^o. degrez plus où moins. 3. Faites les-cour-tines E F. GH,&c. de 1 oo.àiio. toifes.
- Les pointes EP G. G R L. font à proportion , chaque côté à diferetion eu é* gard au lieu, 5c l’angle de grandeur rat* fonnable.
- p.188 - vue 190/234
-
-
-
- p.189 - vue 191/234
-
-
-
- V,o ARCHITECTVRE
- y
- iro R ZIE* M E P RA Tïgv E fur la huitième irrégularité.
- S Oic donnée vue place commandée, comme de A. ou de B.
- Pratique éleuantdés trauetfes, ou Ca-ualiers pour fc couurir.
- Conduites. Les trauerfes fe font plus ou moins épaities , & hautes fuiuant les endroits qui font commandez» On les fait ou fimples en façon de parapet > pu plus fortes en façon de rampart.
- . Les Caualiers font aufli plus ou moins cleuez & capables eu égard aux fins qu’on en prétend , non feulement pour couurir, mais encore pour commander la campagne. La figure eft ou,carrée ou ronde, ou ouàline, &c. Trois parties y font con-fiderables. La place-forme où Ion place le Canon. Le parapet qui le couure & la montée qui le, conduit en haut. Le profil donne les hauteurs.& les largeurs, & le plan les largeurs & les longueurs à l’ordinaire des redoutes ou des fortins.
- p.190 - vue 192/234
-
-
-
- p.191 - vue 193/234
-
-
-
- iÿi ARCHITECTVRÈ.
- ' v ‘
- C O N C LF SI O N DES
- m . i
- Pratiques fùdites.
- /
- / à
- LEs pratiques precedentes fe reportent à certains chefs qu’il eft bon de pofleder pour s’en feruir aux ocafions, les joignant enfemble s’il eft neeeflaire. Lès voicy d’ordre.
- i. Vn baftionpofé in également fur fon angle, ou irrégulier.
- 2. Vn baftion fur vneligne droite , ou plufieurs s’il eft befoin.
- ' 3. Vn demy-baftion, ou deux enfemble fuiuantla neceifité, & plufieurs s’il eft befoin.
- 4. Vn réduit pratiqué dans l’angle entrant.
- y. Vne courtine retirée dans le milieu de la courtine generale.
- 6. Les redents te les pointes ou angles entrans te fortans.
- 7. Les Triangles, Caualiers,& Plateformes.
- 8. Les dehors, rauelins, cornes > te femblables.
- * . ^ * ,
- MI-
- p.192 - vue 194/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- !
- L'ART DE FORTIFIER Z>£-montre dans les parties principales*
- » _ i
- L'Ingénieur, FAtchite&e, & tout autre qui' fe méfie de fortifier , s’ileftfçauant & hon-nefte homme, doit apres auoir prefenté Ton def-fein fur le . papier , démontrer que s’il cfi exécuté fidellement , Fournage qu’il promet fera bon , raifonnable, dans les iufteifes que FArr, 8c la raifon demandent.
- Acét.efet il fe fert de deux fortes de princi-’ pes.' Le? vns font pratiqués & fondez fur Fex-perience , lès autres Spéculatifs & géométriques. N
- Les premiers alignent les grandeurs & les iufteffes de chaque partie, comme du flanc , de la. ligue de défenfe, de l’angle flanquant , du flanqué 8c femblables.
- Les autres preuuent que lefdites parties ont ou auront en efet , la grandeur qui leur eft ordonnée-
- 1 Les principes pratiques.
- LEs principes pratiques font fondez fur la nature, les efets 5c l’vfagè des armes dont on fa
- N'
- p.193 - vue 195/234
-
-
-
- ij>4 ARCHITEGTVRE
- fert pour ataquér 8c défendre les Places auec l'experience d!e ceux qui les ont défendues ou au taquées heureufement 8c auecauantage.
- Vous auezle tout dans la première partie de cét ouurage, où il eft traité du Canon 8c de fem-blables armes, 8c où les grandeurs de chaque partie font ordonnées conformément à leur fig.
- Voicy les principes plus confiderablcs.
- 1. L'angle flanqué doit auoir de 6o. à po. dé-grez.
- 2. L'angle flanquant ne doit pas auoir plus de jjo.degrez.
- 3. Le flanc ordinaire doir auoir 20. toifes ou plus.
- 4. Là demy-gorge autant.
- ç. La ligne de défenfc doit auoir de 120. à 150. toifes.
- Les principes fpecuUtifs.
- \
- LEs principes fpeculatifs font tirez en partie des elemens d’Euclide, en partie de la Trigonométrie, 8c en'partie de l’arpentage , bu de l'art de mefurer les plans 8c les corps folides. Pour cét efec il faut auoir en main les tables dés finus ôc des tangentes, auec les logarithmes.
- p.194 - vue 196/234
-
-
-
- , MILITAIRE. if!
- W . . /•
- Pratique de la demonfiraticn.
- LEs fudics principes ëtans fupofez , il faut prendre en particulier chaque ouurage, 8cen ayant conflderé la nature ÔC la pratique, faire la demonftration de chique partie en détail, ou du moins des principales, qui fe raporrenc pour l’ordinaire à $. ou 4.dans les petits ouurages , & à 5. ou 6. dans les grands.. L vfage vous ferabien-toft Maître.
- La Redoute•
- LA redoute n’ayant ny angle flanquant ny flanqué , ny flanc, ny pan ny courtine ; mais feu-: lement 4. faces couuertesd’vn parapet, & déten dues d’vn foffé, la demonftrarion n’eft pas grande ny dificile , & prefque toute dans la pratique. , ,r
- , L’experience fait voir que la redoiue eft ni-lonnable & commode lors qu’ellea de 10. à20, toifes en chaque face la pratiqué luy en donne autant, que faut-il démontrer damntage ;
- Refte la proportion qui, doit eftre entre le foflé & le parapet auec fa banquette , püifqus je foflc doit fournir la terre au parapet : & le parapet employer la terre du folfé , autrement il y auroic ou du fuperflu, ou du manque. L'vn & l’autre eft raifonnable quandleurs capacités font égales, ou aprochantes de l’égalité.
- p.195 - vue 197/234
-
-
-
- 194 A RCHITEC TVR E
- Mcfurez le paraper, ôc premièrement làfurface fur le profil PIZD G N. puis le folidefur ia. face A B. B .D, ôcc. en déduifant les encoigneures.
- Faites en autant du foffé fur la furface R C H S. & la longueur N G. OP , &c. ôc vous trouue-rcz égalité raifonnable. •
- yoHa ce que le R, fP. Bourdin a laijfè de U démon firatï on defon Architecture Militaire: La mort qui l'a fur pris a. empêché qu’il ne i’acheuafl. le ttay point fait de difficulté de faire imprimer l’explication & la pratique fans la demonfiration,fça-chant bien que de ceux qui défirent defe feruirde. eét ouurage, il y en a fort peu qui foient curieux des demonflrations. Toutefois pour contenter ceux-là aufft bien que les autres* ie leur diray que fi on void que plufieurs la demandent, en la leur fera voir Dieu aydant-y acheuée par vn habile homme qui a efté vn des meilleurs écoliers du R.P, Bourdin*
- MI-
- p.196 - vue 198/234
-
-
-
- I
- LA
- GEOMETRIE
- MILITAIRE.
- *E s t vne partie de la Geometrie qui fait & qui mefute les figures , dont les Capitaines & les Ingénieurs ont befoin» tant dans le cabinet furie papier pour le defTein, que dans la campagne fur le terrain pour la conduite des ouurages.
- Fr entiere far tic, quelles font les figures Géométriques..
- COmme les jetons dans rArihmetiquerepre-fentent les fous, les liures , lesecus , Sc cho-fes femblables > que Ton Compte : ainfi les lignes & les figures fenfibles dans la Geometrie reprefen-tent les lignes de les figures vrayes& reélles, & mefme les intelligibles de imaginées, dont on cherche la connoifîance.
- On confidere toutes les lignes dans la: ligne droite , & toutes les figures dans le triangle, comme dans leur principe : Voyons les lignes, puis les yriangles, . v '
- A a
- p.2x1 - vue 199/234
-
-
-
- LA GEOMETRIE
- %
- L ES L I GN B S.
- v * \
- i 1 ' •
- LEs vrayes lignes fonc les coupés ouïes bornes & limites des furfaces, comme les furfaces font les bornes des corps, & le point cft le bouc de la ligne.
- Les lignes imaginées font celles qu’on fe reprefente eftre tirées d*vn point à Tau-trc, comme de la pointe d’vnbaftion à vn autre.
- Les lignes fenfibles font celles qu’on tire efediucmerît fur le papier ou fur le terrain, de forte qu’on les puifle voir ou toucher, pour le moins en partie.
- Sur le papier i.fig* comme A B. G D. auec la plume & l’encre ou le crayon tout le long d’vne réglé: fur le terrain auee des cordeaux bandez de piquet a autre comme EF. EH. H G.
- Quand elles font fort longues, on fe ferr derayons vifuelsoudemïre, rendus fenfi-bles en partie. Ainfi i.fig* l'œil A. mirât das le blanc B.y portefon rayon de vûe,&dref-felefuzil A C. tout dulongde la ligne vi* fuelle A B. enfortçquela partieduruzilA C .reprefente & ren d fenfible vne partie du rayon vifuei AB. que vous pouuez dire alcr tputle long du fuzilqui en fait vne partie.
- p.2x2 - vue 200/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- Lignes faites au tirées auec U réglé ou le Corde.:::.
- F
- Lignes faites auec le rayon aiuflê à vne ligne ou à vne réglé de conduite.
- i
- K*. I I | , — !. I - +*
- L’œil E. en fait autant auec là réglé de conduite F F. regardant droit au blanc G. par les pinnules ou ailerons EF. On fait fouuent la réglé de conduite double, comme T K V.
- Autant en fait 1 œil H. auec le petit cordeau H L. feruant de conduite pourle rayon vifuel H R. Ainfi des autres.
- A a ij
- p.2x3 - vue 201/234
-
-
-
- 4 LA GEOMETRIE
- Les triangles.
- LEs vrays triangles font des places ou desfurfe-ces bornées par des vrayes lignes » comme 3. fig. ABC. fait en le coupant ôc leratranchant durefte.
- Les rriangles imaginez fe font par des lignes imaginées, comme DEF. imaginant qu'il y a des lignes tirées du point D. au point E. & de E. à F. &ce.
- Les triangles fenfibles font faits des lignes fenfibles, ou fur lepapier, comme G L H. à l’ordinaire, ou fur le terrain , comme 4. fig. ABC. auec des cordeaux , & DEF. auec des rayons vifuels. Les triangles comparez entr*eux font ou fembla-bles ou diflemblables. Ils font femblableslors que leurs cotez font en mefme raifon, c’eft à dire lors que le côté de lVn contient autant de mefures ou de
- farcies> quelles qu*elles foieijt > que chaque côté de autre en comprend ou des meimes , ou d'autres quelles qu'elles foient. Ainfi E D E. a po. toifes. &PT. 90. pieds, & fi EF. a 80. toifes, & RF. 80, pieds, lefdits cotez (ont en mefme raifon, 6c les triangles D EF. & P RT. font femblables: au* trement ils feroient diflemblabies.
- p.2x4 - vue 202/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- Triangles vrays eu imaginez,, ou fenjibles en diuerfes façons.
- Triangles femblables ou de mefine ratfin > comme D EF. & PR T. tels que parPvn on peut connohre P autre•
- La raifon defdits cotez eft exprimée ordinairement par les nombres des mcfures ou parties : Ainfiles cotez DE. DF EF. font comme 100. 90. 80. 8c PR. PT. RT. commeioo.90.80. ou.autres en mefme raifon 10.9.8» ou 1000,900.800, &c.
- À a iij
- p.2x5 - vue 203/234
-
-
-
- 6 LA GÉOMÉTRIE
- Lis cotez, des Triangles.
- \70us pouuez raporter auxfadits triangles,les ' triangles en puiflance, comme, 5.fig. DEF. & A B C. confiftans en u- points ou lignes fituez en telle forte qu’on y peut trouuêr vn triangle.
- A11 relie on confidere en tous triangles les cotez, les angles, 8c l’aire ., ou le champ & le contenu. Touchant le côté on en confidere la grandeur ou materielle ou formelle.
- La materielle eft exprimée par vn nombre de me-fures materielles qu’elle contient de pieds, de pas, de toiles, Sec La formelle ou raifonnable eft exprimée par les nombres des parties ou des mefures quelles quelles foient, comme il a été dit touchant les triangles femblables aux cotez de 100.90. £0. ou 10.9.8>&c.
- Les angles.
- j
- C’eft à dire les inclinations des cotez l’vrt à l’autre , l’angle étant l’inclination de 1. lignes qui fe touchét & font fituées diuerfement, ainu é.fig.HR. &LR. font l’angle K. ou H K L.& non B A. D C. qui ne fe touchent point, ny E F{ GF. qui ne font pas fituées diuerfement.
- s On confidere dans les angles leur grandeur me-furée par lcsdêgrez du cercle qu’ils enferment.
- p.2x6 - vue 204/234
-
-
-
- MILITAIRE* 7
- La grandeur des cotez» materielle ou formelle
- (jr de raifon.
- La grandeur des anglesprtfi à U fauear d'vn cercle décrit de la pointe O.&diuisê en 360.parties apetêes degrez.
- K V
- Tous les degrez font de mefme grandeur formelle , ayant vne partie du cercle quel qu’il foit di-uifê en 360. Ainfi S T. a autant de degvez que P R. & que V X. chaque degré, eft diuifè en 60. minutes ,& la minute en éo. fécondés. '
- , Aa iiij
- p.2x7 - vue 205/234
-
-
-
- 8 LA GEOMETRIE
- 1 ' f
- V
- Le cercle principe des tnjlrumens•
- POur reiifllr dans les mefures , tant des côtez que des angles, on fe fert de diuers inftrumens, qui tous fe raportent au cercle 7. figure. Il en faut bien comprendre la diuifion. Tour cercle a 560, degrez, le demy-cercle 180. le quart 90. &pour cela il eft apelé quarc de nonante, ou quadrant, la 5. partiea 6q.degrez, la huitième 45. la douzième 30. &la24.i$.
- Le raypn qui parte par le premier degrés’apelle rayon principal, le nombre des degrez que les angles contiennent, fait connoître la nature des angles, celuy qui a po. degrez eft apelé angle droit, ou àTeCquerré, &fes i.lig. font perpendiculaires, ou à plomTvnefur l’autre $ celuy qui a moins de 90. efi aigu, qui plus de po- efi obtus ou oblique, bref des angles qui apattiennent aux corps folides, comme aux tours, bafiions, &c. les vnsfontex* teneurs, comme; MTR. ou T V N. les autres intérieurs, comme R K P. 1. figure. On met au centre du cercle vne réglé de conduite 8; figure, com-B C D. afin quen tournant elle face diuers angles au centre auec le rayon principal : Ainfi le rayon principal eft CE. & l’angle qu’il fait auec la partie delà réglé CB. efi ECB. corinuparfarcEB.
- p.2x8 - vue 206/234
-
-
-
- MILITAIRE. 9
- ‘ / /
- Le cercle doit cftre diuiseen^éo.degrez,bien marquez, & di/linguezy à* nombres de io* en io.
- 'F V
- M N
- Le cercle doit efire acompagné d'vne réglé de conduite, & d'vne boucle pour le fufpendre à plom quand il en e(l b efoin.
- Qn fe peut feruir dVnfeul quadrant auec vn plom ou perpendicule, & des pinnulesà vn descôtez. Tel eftle quadrant LP O. le plom P M. pendant du centre P. les pinnules P. R. le rayon principal PL. * * '
- "
- K. P
- R. S
- p.2x9 - vue 207/234
-
-
-
- 16
- LA GEOMETRIE
- Les angles far le papier*
- LEs angles des figures faites fur le papier, comme ^.Eg. BAC. font con-fiderez 8c connus par le moyen du cercle bien diuifé, comme HO. tout fe raportc à ce point.
- Si fur la pointe de Tangle A. on décrit vn cercle ou vn arc , ayant le rayon égal à celuy du cercle diuifé , corfcme l’arc B Ç. & le rayon AB. égala GO. on pourra connoître les parties 8c les degrez du a.par les parties 8c parles degr. du ptemierdéja diuifé, puifqueles deg. de i’vn&de l'autre font entièrement égaux.
- Ainfi l’arc B C. fera connu par vn arc égal pris,dans le cercle égal G O. 8c tout autre arc 5 quoy que d’vn cercle plus petit décrit du même centre A. comme R O* fera connu parle mefme arc B C. Tvn 8c l’autre ayant aurant de degrez pris à proportio. Les angles far le terrain.
- Le cercle diuifé étant mis fur la pointe de l’angle que l’on confideie comme io . figure fur A. eh forte quele centre foit fur la pointe fert autât que feroic vn cercle décrit de la mefme pointe en l’air, 8c diuifé à l’ordinaire.
- p.2x10 - vue 208/234
-
-
-
- > MILITAIRE. a
- Le cercle diuiséfiri à connaître les Arcs cf* les cercles qui ne fint pas diuifex;•
- Le cercle diuisé acompagné de f& réglé de conduite , fert à connoître & à faire des angles fur le terrain*
- Ainfi Tare DO.eft commun, tant au cercle diuifé qu’à l’angle fait pat les cordeaux ou rayons de vûe A E. A B. & la longueur des lignes, n’y fait quoy que ce loir.
- p.2x11 - vue 209/234
-
-
-
- LA GEOMETRIE
- \ i
- Les triangles fenfibles.
- Our mcfurer vne diftance inacceflibl'c
- JT en Tvn de Tes bouts /comme n. figure B A. on prend vn 3. point à commodité, comme L.& par le moyen des rayons onfaic vn triangle fenfible ABC. puis on eonfi-dere ledit triangle , & en ayant connu les angles B. & C. & la bafe accefiîble B C. on connoit toutes fes mefures à la faueur d’vn a. triangle quiluy foit femblable, tel qu’eft le triangle N F G. qui a autant de petites parties de l’échelle D E. en chacun de Tes cotez que le grand A B C. a de pas dans les fiens:Toute finduftrie eft à faire ce petit triangle 3 vous en aurez la façon cy-apres.
- On Ce fertde mefme induftrie pourme-furer les hauteurs inacceflîbles en vnbout, comme 12. figure C B; on prend à commodité le point A. puis on fait le triangle fenfible A B C. St apres auoir connu les angles B C A. & C A B. on fait'vn petit triangle femblable au grand, comme F E G. puis on s’eh fert pour connoître le grand par la loy des triangles femblable?.
- p.2x12 - vue 210/234
-
-
-
- MILITAIRE; 15
- Triangle^ fenfibles faits ou imaginez, Uns le flan de l*horiz,on.
- Triangles faits ou imaginez, dans vn flan vertical, ou êleucfùr l*horiz,on9 & en l'air*
- La loy des Triangles femblahles eft , que le grand u autant de grandes mefures, que le petit en a de petites.
- Les triangles font femblableslors qu’ils ont leurs angles égaux , vn à vn, le droit au droit, le gauche au gauche.
- p.2x13 - vue 211/234
-
-
-
- i4 LA GEOMETRIE
- • , /'
- L* échelle eu Mode lie*
- s rm
- .
- POur connpître 8c mefurer les lignes fur le papier, on fe fertd’vne échelle, c’eft à dire d’vne ligne diuifée enplufieurs petites parties, quireprefententautautdc grandes parties ou mefures des grandeurs reelles>comme pieds, pas, toifes, perches, &fémblables.
- T elle eft l'échelle D £• dans la fîg.ii. en telle de la page precedente, elle a y.petites parties 8c vne grande égaie aux y. petites.
- Ainfifi vous voiliez ces parties vousre-prefenteront io. toifes en toute l’échelle, 8c chacune des petites ne vaudra qu’vne toife.
- Que s’il vous plaît chacune reprefente-ra io. toifes, 8c toute l’échelle en aura loo. &mefme s’il eft befoin chaque petite partie reprefentera ioo.toifes , 8c toutelc-chelle aura iooo.toifes.
- i ,•
- Ce qui a été dit des toifes doit effcre aufli entendu des pieds , des pas 8c des autres mefures fuiuant le deflein que vous aurez.
- p.2x14 - vue 212/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- La compétition de VEchelle*
- L’Echelie à difcretion ou liberté le fait de la force. Prenez a f écart yne ligne droite , puis auec le compas ouuért à difcretion plus ou moins, félon la grandeur de vôtre defTein, prenez, fur ladite ligne ç.oartieségales, ou bien dix fi vous voulez, puis râmaffez auec le compas ces y.parties,Sc lés prenez pluficurs fois de fuite fur la ligne pour auoir 5.10.15. 20, &c. ou 50. ibo. 150 , &c, ou de 10. emo. àdiferetion. Ainfi vous faites l’échelle fi longue & de telle étendue qu’il vous plaît, qui pour cela éft apelee échelle àdiferetion.
- L’échelle contrainte eft celle qu’on fait d’vne ligne donnée ou'determinée. Ainfi fi on vous donne vne ligne longue de trois pouces, vous enferez vne échelle de 120. toifes: En voicy la façon.
- Diuifez la ligne donnée en autant de parties éga-r ' les qu’elle a de vingtaines ou de dtxaines, à fçauoir eh 6. ou 12. parties : puis diuifez la première partie parla moitié, quireprefenteraia.toifes„ ouj. toifes. Enfin diuifez la première moitié fudite en 5. ou en 10. parties, & marquez à l’ordinaire 5.10. 20.30.40. &c.
- p.2x15 - vue 213/234
-
-
-
- U LA GEOMETRIE
- * S
- L'njfage de C Echelle*
- AVcc l’Echelle on reconnoîc là quan* cité de chaque ligne du delfein ou de la figure, en prenant la ligne auee le compas & la raportant fur l’Echelle: Si elle tient 100.parties vous dites quelle a igq. petites toifes , ou pas, ou perches félon la valeur de l’Echelle : & de la forte vous connoîtrez toutes les lignes, & eh ferez, s’il eft bcfoin, vne lifte ou table.
- De plus fi vous auez befoind’vne ligne qui comprenne 56. toifes , vous prendrez auec le compas la partie dé l’Echelle qui s’étend iufqu’à la partie marquée 50. & cette étendue de compas vous fournira la ligne que vous cherchez. Auec vne échelle bien faite vous pouuez exprimer les lignes par les nombres, & les nombres par les lignes, à peu prés, & fouuent auec grande commodité.
- MI-
- p.2x16 - vue 214/234
-
-
-
- MILITAIRE»
- n
- Les Figures composées»
- LEs figures re<fti-lignes,c*eftàdireter-minées ou faites par des lignes droites , peuuenc eftre diuifées en plufieurs triangles » ôc en fuite font fupofées eftre composées de tirianglés. En efec pour les eonfiderer & mefurer, on les diuife en plufieurs triangles prenant vn point au dedans comme le centre, ou mefme dans le pourtour > & de là tirant des lignes à la pointe de chacun des angles : Ainft con-noifiant tous ces triangles faits de la forte > on connoît toute la figure.
- Dans les figures regulieres on prend le centre, & de là on tire les lignes qui font des angles apelez les angles au centre de la figure, & qui font grandement confî-derez.
- Les angles faits par les cotez de la figure , font apelez les angles de la figure , & tous les cotez de la figuré font le pourtour ou l'enceinte»
- p.2x17 - vue 215/234
-
-
-
- xS LA GEOMETRIE
- Réflexion fur ce qui a été dit cy-deuant.
- VOus aucz vû le premier deuoir du Geomecre ; qui çpnfifte à eonnoître les lignes & les figures Géométriques.
- Les figures Géométriques font ou réelles & vrayes à fçauoir celles qu’on'con-fidere ou qu’on recherche, ou fenfibles& fupofées , à fçauoir celles qu’on fait auec des lignes fenfibles ou des cordeaux & des rayons de vue.
- On confidere les figures fenfibles pour eonnoître à leur faueur les reelles & les véritables , defquelles elles font les images & les reprefentâtions.
- Les figures font ou triangulaires ou com-pofées de triangles : En connoiffant les triangles on les connôît toutes.
- Dans le triangles on confidere les cotez -, les angles, & Taire ou le contenu.
- Danslescôtezon confidere la longueur reprefentée par lés mefures : dans les angles l’indination des lignes ou des cotez reprefentez par les degrez de l’arc compris dans l’angle.
- p.2x18 - vue 216/234
-
-
-
- MILITAIRE. 19
- II;
- s «ta «te
- Seconde partie contenant les Pratiqués,
- APres la confideration des lignes & des figures, il faut paflerà la pratique par quelques eflays faciles 8c agréables pour entrer en fuite àloifir dans les grandes con-noifiances 8c pratiques de la Geômetrie, pleine 8c démontrée dans toute fon étendue.
- Pour pratiquer il faut auoirvnboncofti-pas qui foit affez ferme, &: qui s’ouure 8c le ferme également 8c fans fauter»
- Vne réglé bien droite auec vne petite feilleure. Vous en ïsonnoîtrez la bonté en tirant vne ligne fut du papier , 8c puis tournant la réglé par tout 8c l’appliquant fur la fufdite ligne , fi elle s’acorde tout va bien.
- Vn cercle bien diuifé 8c gradué, acom-cagné de fa réglé de conduite , 8c d’vn bâton Haut de 4. ou 5. pieds pour le fuf-pendre dans les ocafions ; des cordeaux ou des piquets * ou des bâtons propres à ficher en terre pour bander 8c tenir les cordeaux.
- Bb ij
- 1
- p.2x19 - vue 217/234
-
-
-
- 20 LA GEOMETRIE
- Pratique touchant les lignes.
- /
- LLes lignes font tirées fur le papier allez facilement à la faueur de la réglé, & fur le ter-» rain auec les piquets 8c les cordeaux. La dificul-té eft à rendre fenlibles les rayons vifuels, où à les prolonger.
- Première pratique.
- Rendre fenfiblevn rayon vifkel. z.figure. On donne le rayon £ G. ou A 6. on demande qu’il foit rendu fenlible en quelque partie. Auprès de l’œil A. mettez vn fuzil ou Vne réglé de conduite E F. en forte que votre vûe pâlie tout du long, ou par les trous de la réglé iufqu’au point donné B. ou G. & le rayon fera rendu fenlible, puis qu’il palTe tout le long d’vn corps fenlible A C. ou E F.
- Seconde pratique•
- prolonger vn rayon de vûe. On donne le rayon fenlible A C. ou E F* on demande qu’il foit prolongé vêts B. ou G. regardez tout le long du fùzil ou de la réglé, Sc enuoyez quelqu’vn qui mette vn bâton ou quelqu’autre ligne , en forte que vous le puilliez découurir comme en B. ou G. & le rayon AC. ou ET. eft prolongé iufqu’à B. ou G.puifque les points ACB. 8c E F G. font en vne ligne droite.*
- p.2x20 - vue 218/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- Pour tirer les lignes far le papier & fat U terrain, & femblables plans.
- çmmmm . ~ ,i ... j. > i — .i -- ,
- A __________________I B
- C------——r- --;---i------D
- Pour tirer de grandes lignes, comme font les rayons de vue, & les rendre finfibles en quelque partie qui puijfe foruir.
- La réglé de conduite ou l’Alidade eft ou Ample depuis le centreiuCqu’àvn des bouts, comme feroit KV, ou RT. auec les pinnules mifes en K. & en V; ou compofée de deux Amples, comme T KV. portant Tes pinnules en T. ôc enV. comme il fe pratique d’ordinaire.
- B b \iij
- p.2x21 - vue 219/234
-
-
-
- it LA GEOMETRIE
- m •%
- A *& Æ rih ifo ^ ^
- LA PRATI^VEDES TRIANGLES. Première pratique:
- Décrire vn triangle égal à vn autre,
- SOit donné le triangle H G L. auquel on en demande vn autre égal en tout, i» Prenez allée le compas la bafe G L. & la portez fur votre plan ou papier, 2. prenez le côté GH.&du bout de la bafe tranfportée,décriuez vn arc de l’étendue dudit coté. j. Prenez LH. & de l’autre bout de la mefme bafe décriuez vn arc coupant le precedent. 4. Du point de la coupe défaits arcs tirez des lignes fur les bouts de là bafe, & yoilà votre triangle.
- Seconde pratique.
- Décrire vn triangle plus petit & femhlable à vn antre duquel vous connoijjcz. les angles.
- 4. fi g ÇOit donné le triangle D £ E- & l’angle E.
- i3de 70. degrez , Sc F. de 75. 1. Tirez fur votre papier à commodité la bafe RT. qui repre-fenterà la bafe EF. 2. Faites au point R. vn angle égal à E. de 70. degrez» en tirant la ligne infinie R P. 3. Faites-au point T. vn angle égal à F. de 7ç. degr. tirant T P. iufqu’au rencontre de R P. en P. & le triangle RP'f.ferafcmblablc à E D F. vous, ferez lefdits angles par les pratiques fuiuanres.
- p.2x22 - vue 220/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- Pour tranfporter les triangles de plan en plan
- Pour changer les triangles du grand au petit> ou du petit au grand , auec la pratique des angles qui fera donnée.
- Autant en ferez-vous fi on donne R P T. demandant le grand EDF. fur le papier. Prenezvne grade baie EF. & faites des angl es égaux à R.& à T.
- Prenez lefdites bafes en telle quantité que vous voudrez, c’eft à dire 2. ou 3.ou4.fois, &c. plus grandes ou plus petites.
- B b iiij
- p.2x23 - vue 221/234
-
-
-
- *4 LA GEOMETRIE
- ttoaasmœas- <s»æ»
- FRATI^fE DES TRI ANGLES.
- Troifîcme pratique.
- Décrite vn triangle femblable à vn autre duquel vous connoijfez les cotez d* non les angles.
- SOit donne le triangle ABC. & le côté BC. de 90.pas. B A. de 80. & C A. de 100.
- 1. Prenez vue échelle à commodité , 6c pour la bafe B C. de 90. pas, prenez autant de petites parties , & les pofez fur la bafe H L. 1. Prenez en pour B A. 80.6c de cét intcrualledécriuezvn arc du point FI. vers G. $. Prenez en ioo.pourCA. & dû point L. faites vn arc qui coupeleprecedétau point G. 4. Tirez au point de coupe les lignes H G. L G. èc le triangle G H L. fera femblable à B C.
- Quatrième pratique.
- Faire vnTriangle femblable a vn autre duquel vous connoijfez deux cotez & l’angle contenu. .
- SOit donné ABC. ayant CB. de 90. pas , CA.
- d e 100. & l’angle B C A. de 50. degrez. 1. Faites l’angle H LG. égal au donné, àfçauoir de 50. degrez. 1. Prenez fur l’échelle 90. parties pour C B. &les pofez fur LH. 3. Prenez enioo. pour CA. & les pofez fur LH. 4. Tirez vne ligne de H. à G. & voilà le triangle femblable à A B C.
- Si vous trauaillezfurle terrain faites tout le contraire pour les fudits triangles, en prenant autant de pasreels que-vôtre petit triangle a de petites parties de l’échelle.
- p.2x24 - vue 222/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- Pour faire des triangles femblahles fur le papier ou fur le terrain»
- Mefurez» chaque angle des triangles que vous auez,par le moyen d’vn cercle, ainfique les' pratiques fuiuantes f ordonnent*
- 1P .
- Si lètrjangle eft reprefentè par nombres dé inefu-rçs, comme ayant vn côtéde 90.vn autre de 80. 8c le troifîéme de ioo. vous ferez comme çy* defîus, auec.vne échelle, ouauec des pas ou des toifes fur le terrain.
- p.2x25 - vue 223/234
-
-
-
- 2€ LA GEOMETRIE
- La diuïjion du cercle 5 & fis vfages touchant
- les angles•
- Pratique première.
- Diuifer vn cercle en $6 o. degrez.
- SOit donné A B C D. i. Diuifez-le en 4. quarts tirant à l’équerre les diamètres AC. B D. Cha-que quart aura 90.degrez, 1. Diuifez le quartB C. en trois B K. K F. F C. chaque partie aura 30.de-grez. 3. Diuifez chacuneaefdites parties en 3. 8c chacune aura lo.degrez. 4. Diuifez ces dernieres en a. & chacune aura5.degrez. f. Diuifez cesder-niercs en 5. 8c toux lecarc B C. fera diuifé en 90.de-giez. 6. Faites en autant des autres catts, 8c mettez les chifres d’ordre, & le principal rayon ou diamètre fera celuy qui fe trouuera au commencement du premier degré.
- Seconde pratique.
- prendre & mefurer l* angle d’éleuatien d» Soleil fur l’horizon t du haut donc tour 3 ondvn lieu femblkhle.
- 8.fig. 1. Sufpcndez votre cercle du point G. le voilà verticalement. 2. Tournez le côté du rayon principal vers le Soleil. te voilà dans le vertical du Soleil. 3. Abaiflez ou leuez la réglé de conduite B C D. en forte que lé rayon du Soleil ( ou de vûe ) pafTe pair les trous des pinnules, comme A B CD. 4. Voyez le degré, qui eft fous la réglé en B. &fi c'eft 40. dites que l'angle d’éleuation eft d'autant de degrez.
- p.2x26 - vue 224/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- *7
- Pour prendre la hauteur far l'horizon, ou la quantité d’vn angle fait far la ligne horizontale } & far vn rayon eleué;
- L,e cercle eft fufpendu à hauteur commode, en for» te que du centre C. iufqu’à la terre, il y ayt4. ou 5. pieds, lors particulièrement qu on fe fert d*vn rayon de vûe pour prendre la hauteur d'vne tour, ou de çhofe femblable. '
- p.2x27 - vue 225/234
-
-
-
- i8 LA GEOMETRIE Troisième Pratique.
- Faire vn angle de tant de degrez. que. vous Vendre^
- S Oit donné le point A. dans la ligne A B. on demande A. de j 8. degrez.
- i. Au point A. décriuez vn cercle égal au vôtre, comme B C- 2. Prenez fur vôtre cercle 58. degr. & les raportez deB. en C, j.'Tirez A C.
- AuertiJJement. Si la ligne étoit plus petite que le rayon du cercle, comme EF. 1. Faites à côté vn angle comme cy. deflus A. 2. Décriuez tel arc qu’il vous plaira comme R O. 3. Faites en vn égal enE. 4. Prenez l’arc RO. & le raportez de F.enL.
- Quatrième pratique.
- Mèfnrer vn angle donné.
- SOit donné l’angle A. 8c qu’on demande combien il a de degrez. 1. Décriuez au point A. vn cercle égal au vôtre. 2. Prenez l’arc B C. raportez-le fur vôtre cercle pofant vn pied fur le premier degré, & fi l’autre tombe fur 58. dites que l’angle A. a $8. degrez. Que fi le papier eft trop petit, faites comme cy-defliis.
- Cinquième pratique.
- Faire ou mefitrervn angle fur le terrain.
- ip.fig. ÇOit donné le cordeau ou le rayon vifuel *3 A B.& qu’on demande vnanglede50.de-grez. 1. Fofezle centré fur A, 8c tournez le rayon principal vers B. 2. Cherchez 50. fur le cercleen D. 3. Tirez le cordeau ou rayon vifuel A E. par 1 e point ou degré 50. D. de plus foit donné l’anglèB A E,8c qu’on demande combien il a de degrez.
- p.2x28 - vue 226/234
-
-
-
- MILITAIRE. 29
- Tour faire & nteferer les angles ferle papier
- & fer le terrain.
- æV /_
- F XV— U / Æ 0 \\ ü II V G Jj y./' 1
- b il v^d
- Maxime. La corde de âo.degrez, eft égale an ray on• Ainfipour décrire vn cercle égal an votre 9 prenez, 60. âegrez,, & de cet infernale, décriuez, vn cercle. '
- * i. Pofez le centre au point A. Sc tournez le rayon
- fPrincipal vers B 2. Voyez par quel degré paffe e cordeau ou la règle A DE. ôcfic’eftpar 50. dites que l’angle BAE. à 50. degrsz. Autant des autres.
- p.2x29 - vue 227/234
-
-
-
- 3o LA GEOMETRIE
- Pratiques pour mefurer les diBances, hauteurs, dre.
- Première pratique.
- i
- Aie furet la largeur cCvnc Riuiere.
- SOit donnée la_ ftation B. on demande combien de pas a B A. i. Prenez à diferetion vne fecènde ftation comme C. & vous aurez vn triangle fenfible A B C. a. Prenez la quantité de l’angle B. qui foit £o. degrez. $. Mefurez auec vos pas la bafe oul’antecedent BC. qui foit de ioô.pas. 4»Me-furez l’angle C. qui foit 65. degrez, faites vn mémoire de tout cela.
- 5. Faites vnê échelle comme DE.-& prenez ta bafe F G. d’autant de parties que B C. a de degrez, à tçauoir 100. & faites fur F C, vn triangle fembla-bleàABC. àfçauoirHFG Voyez combien de parties a F H; & fi elle en a 110. dites que B A. a 120. pas.
- Seconde pratique.
- Afefurer la hauteur dvne Pyramide, (ÿr.
- S Oit donnée la première ftation C. on demande combien de pipds a CB. i. Prenez vne fécondé ftation A. z. Sufpendez votre cercle, ôc voilà vn trianglefenfible ABC. 3. Mefurez l’angl-e d*e-leuation A. qui foit de 29. degrez. 4. Mefurez la bafe AC. qui foit de 100. pieds, y. Mefurez l’angle A CB. qui foit de 90; comme les murailles & lescorpsfemblablesàplom. é. Faites vn triangle femblable à AB C. comme GËF. fur la bafe E G. d’autant de parties que A C. a de pieds. 7. Mefurez EF. fie fi elle a 5 j. parties, dites que CB. ajj.pieds.
- p.2x30 - vue 228/234
-
-
-
- MILITAIRE.
- Pour mefirer les longueurs ou défiances
- horizontales.
- Pour mefitrer les hauteurs au dejfm de la li
- gne horizontale & au defious s particulièrement lors quelles font à plom comme les murailles, &c.
- Les diftances 8c les hauteurs inacceffibles par les deux bouts,fe mefurent par deux operations. Trou-uezn.fig. CB. CA. 8c l’angle C. 8c puis faites le triangle G H F. fcmblablc à C A15. 8c vous con-noîtrez ladiftance inacccffibledes deux bouts B A. Ainfi des autres ôc des hauteurs.
- p.2x31 - vue 229/234
-
-
-
- 32. LA GEOMETRIE
- Pratique pour prendre & pour tranfporterks angles faits par des rayons vijuéls•
- O Oit donné dans la première figure Tan-Ogle vifuel L H O. i. Rendezlesrayons vifuels fenfibles par des réglés ou cordeaux ou lignes tirées fur vne planche ou cartot), comme H R. H V. 2. Arreftez & déterminez les rcgles ou cordeaux par vne troifié-meregle ou cordeauX Z. MN. 3. Transportant lefdits cordeaux ou réglés., ou la planche, vous tranfportérez l’angle donné, ouvn égal, & ainfi vous pourrez faire vn. triangle égal ou femblable à celuÿ duquel vous aurez connu 2. angles & vncôté.
- Ainfi a.figure ayant connu les angles L. &M. & le côté LM. vous ferez vn triangle femblable NRO. fur du papier, à la faueur d’vne échelle comme cy-deuant, ou vn égal fur le terrain, prenant NO. éga-le à L M, & faifant ou tranfportant les angles N. & O. égaux à L. & M. &: de la force R N O. fera ou égal ou femblable à H L, M. & le fera connoitre.
- p.2x32 - vue 230/234
-
-
-
- Triangle égal fur le terrain fait auec des angles égaux far la pratique mi fi cy-dejfotts.
- i. Faites lerayon O V.fenfiblepar OT. 2. Ayant fait FangleN. par lerayon N P. faites marcher queiqu’vn de N. à P. droit en comptant les pas. 3. Arreftéi-le quand il fera venu en R. ou dans le rayon QTŸ.'
- Ce
- p.2x33 - vue 231/234
-
-
-
- LA GEOMETRIE
- *
- Pratique pour mefirer les largeurs empèfi chées j mais accejsibles.
- ON demande la largeur H M. i. Prenez yn poftecommodeL. i. Prenez & connoiltez l’angle de vue HLM» 3. Prenez la longueur des cotezacceflîbles LH. LM. LH. foie de ioq.pas. LM. de 12 o pas. 4. Faites fur le terrain ou fur le papier l’angle N.égal à L. & prenez fur N P. & N O. autant de pas, ou des mefures de votre échelle qu'U y en a dans L H, &LM. 8c vous aurez les points R. 8c O. &la diftancc R O. vous donnera H M.ou en pas, ou pari es parties de l’échelle.
- Pratique pour mefirer les longueurs , Arr-geurs 3 hauteurs 5 & profondeurs inaceejübles•
- ON demande la grandeur de F G. 1, figure.
- 1. Prenez 2. poftes commodes H. L. a. Prenez les angles L H F. L H G. & H L G. H L F. comme cy - defius. 3. ConnoifTez 8c mefurez H L. 4. Faites fur le terrain ou fur le papier des angles égaux aux fudits P O M. P O N. & O P M. O P N, vous aurez vne figure M O P N. égale ou 'femblable à F H L G. & en fuite M N. vous fera connoître F G. en foy égale, ou en fa proportionnée auecles parties de f échelle*
- p.2x34 - vue 232/234
-
-
-
- MILITAIRE
- 3S
- Largeurs accefiibles, mais empefihees
- comme HM.
- Largeurs inaccefaibles comme F G. à* à proportion hauteurs inaccefiibles, comme vue tour far vn roc efearpè• ».
- Ce qui eft dit des largeurs fur le plan horizontal» doit eftrc apliqué aux: hauteurs , Sc aux profondeurs fur y» plan verticaj.
- p.2x35 - vue 233/234
-
-
-
- p.2x36 - vue 234/234
-
-