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Tarifs pour la recette et le classement des bois de construction, et des bois de mature
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- v 3 üüiBaffa
- POUR
- UUmiTlEdLtniliT
- DES
- BOIS DE COnSTEUCTIOn,
- ET DES
- BOIS Di
- TOUKiDW, IMPRlllERlE VEUVE RVURE ,
- Place Saint-Flavien, 17 et 19,
- AU POKT-mARCHAKD.
- 1853.
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- MINISTERE DE LA MARINE ET DES COLONIES.
- LE MINISTRE AUX PRÉFETS MARITIMES.
- (Direction du matériel : bureau des approvisionnements généraux.)
- Paris, ie 28 juillet 18K2.
- ADOPTION
- DE NOUVEAUX
- TARIFS DE RECETTE ET DE CLASSEMENT
- POUR LES BOIS DE CONSTRUCTION.
- Messieurs, je viens d’arrêter plusieurs tarifs pour la recette et le classement des bois de construction. Cette série de tarifs, que vous trouverez ci-après, comprend :
- \ “ Les bois de chêne de toutes provenances, en signaux divers ;
- 2“ Les bordages et planches de chêne de toutes provenances ;
- 3“ Les bois résineux d’essence supérieure et de toutes provenances, en baux et barrots ;
- 4“ Les bois résineux d’essence supérieure et de toutes provenances, en billons, poutres, bordages et planches ;
- 5° Les bois de Suède et de Norwége, en poutres et planches;
- 6° Les bois d’orme en billes et billons.
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- Pour que les membres des commissions de recette et les officiers du génie maritime, plus particulièrement appelés à faire l’application de ces tarifs, s’identifient avec l’esprit qui en a dicté les diverses dispositions, et soient parfaitement éclairés sur la portée des modifications que consacrent les règles nouvellement adoptées, je vais entrer, à cet égard, dans quelques explications.
- TARIF GÉNÉRAL DES BOIS DE CHÊNE EN SIGNAUX DIVERS.
- Observations générales.
- Le tarif de recette des bois de chêne , arrêté le 28 avril 1827, n’était plus en complète harmonie avec les méthodes actuelles de constructions navales, ni avec les ressources forestières, qui tendent chaque jour à s’amoindrir. Par suite des changements survenus dans les dimensions des bâtiments, de l’adoption de nouveaux échantillons, et de l’abandon de certaines formes, la corrélation entre les signaux du tarif et l’emploi des pièces de bois dont iis portent le nom avait cessé d’être exacte pour plusieurs d’entre eux; et, d’un autre côté, la division des bois en espèces présentait des anomalies ou des lacunes auxquelles il convenait de remédier, cet état de choses étant préjudiciable tout à la fois à la marine et au fournisseur, ou tout au moins occasionnant des difficultés sérieuses dans l’exécution des marchés.
- Les bois varient de prix suivant les. espèces dans lesquelles on les classe ; il importe donc que chaque espèce ne comprenne que des signaux ayant tous à peu près une même valeur, basée sur leur degré d’utilité et le plus ou moins de difficulté qu’on peut
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- avoir à se les procurer. C’est ce qui n’existait pas avec le tarif de 1827.'
- De là la nécessité d’accorder des primes à certains signaux, d’en faire déchoir d’autres par des diminutions de prix, et de stipuler dans les marchés des conditions qui modifiaient essentiellement ce tarif.
- Un désir trop prononcé de simplification avait pu seul amener la fusion de certains signaux restés nécessaires et méritant toujours, à cause de leur emploi, un classement distinct, malgré les caractères communs qui établissaient entre eux des similitudes ou des analogies partielles.
- La conséquence de ces simplifications a eu le grave inconvénient de fausser les notions que les états d’approvisionnement pouvaient auparavant fournir, et de mettre l’administration dans l’impossibilité de se rendre un compte exact, à la simple inspection de ces états, des ressources réelles de nos dépôts.
- Ces diverses considérations exigeaient que le tarif de 1827 fût refondu ; les modifications qui y ont été apportées sont basées sur les principes suivants :
- U Toute pièce de bois de bonne essence et de configuration régulière, quelles que soient ses dimensions, est propre aux travaux de la marine. Le tarif doit donc être un cadre complet qui permette de classer et de recevoir, conformément à l’emploi dont elles sont susceptibles, toutes les pièces de formes régulières et de dimensions quelconques qu’offre la nature;
- 2“ Les noms des signaux doivent indiquer, autant que possible, la configuration des pièces de bois et l’emploi auquel elles sont’ propres ;
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- 3" Ces signaux doivent être groupés en catégories ou espèces, de manière à ce que la valeur des pièces de bois soit graduée suivant leur degré d’utilité et de rareté.
- Par suite de l’adoption de ces règles, quelques signaux qui avaient existé antérieurement ont été rétablis, leur disparition laissant trop d’écart entre les mérites des signaux conservés, et obligeant ainsi à faire déchoir les bois d’une valeur intermédiaire. D’autres ont été créés. On a, pour certains, déterminé des dimensions autres que celles précédemment arrêtées, afin d’établir une meilleure graduation entre les espèces. Le nombre des espèces de plusieurs signaux a été augmenté.
- EXPLICATIONS PARTICULIÈRES A CHAQUE SIGNAL.
- Bois droits.
- Les développements qui suivent indiqueront, pour chaque signal et chaque espèce, les modifications opérées.
- Quilles.
- Etablissement de deux variétés.
- Dans la première, conservation de la première espèce du tarif de 1827 ; cette espèce ne présente que les dimensions strictement exigées par les devis relatifs à la construction des vaisseaux des premiers rangs. Création des 2% 3' et 4“ espèces, dans le but d’assurer un classement plus équitable aux bois droits et sans défauts, que le tarif de 1827 ne permettait d’admettre que parmi les espèces plus inférieures de plaçons. Les dimensions sont réglées pour convenir aux quilles des navires de moyenne force.
- Dans la seconde variété, création des 2% 3' et 4® espèces dans le
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- même but que l’addition des quilles de la première variété, pour des bois droits et sans défauts, mais d’une longueur moindre avec un plus fort équarrissage. Ces équarrissages sont déterminés de manière à ce que les bois dont il s’agit soient employés concurremment avec ceux de la première variété.
- Étambots.
- Accroissement de longueur de la 1 ” espèce. Réduction des équarrissages de la 1’'“ et de la 2°, Les nouvelles dimensions ont été fixées rigoureusement d’après les dimensions principales des vaisseaux des premiers rangs et les devis d’échantillon.
- Création d’une 3® et d’une 4® espèce, en parité d’épaisseur sur le droit avec les quilles de la première variété. Cette addition ouvre un classement avantageux aux élançons droits et sans défauts.
- Mèches de gouvernail.
- Ce signal a été séparé du précédent, avec lequel il se confondait. Cette séparation existait dans les tarifs de 1765 et de 1816. Son rétablissement dans les L®, 2®, 3® et 4” espèces permet de rendre aux ÉTAMBOTS leurs caractères spéciaux, c’est-à-dire la rectitude et le parallélisme des faces, et de réduire leur équarrissage aux dimensions strictement suffisantes. Les pièces propres à faire des MÈCHES DE GOUVERNAIL SB distinguent par la différence marquée qui doit exister entre les équarrissages au gros bout et au petit bout.
- Bittes.
- Elévation des dimensions de la 5® espèce et création d'une 6® à peu près égale à la 5® du tarif de 1827. Ces bois, toujours
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- abondants dans les recettes, étaient trop favorisés par ce tarif.
- Atténuation de rigueur par la lixation d’un faible minimum au petit bout.
- P lançons.
- Accroissement de longueur de la 2" espèce, et diminution de son équarrissage, qui reste encore assez fort pour l’emploi principal, le DÉBIT EN BORDAGES ; accroissement d’équarrissage de la 3'=, de longueur pour la 4% et d’équarrissage de la 3“ ; fixation d’un minimum au petit bout. Ces changements régularisent l’échelonnement des espèces dans leurs dimensions et constituent des signaux capables de fournir réellement des bordages, affectation à laquelle devront être rigoureusement subordonnées les recettes de plan-çons.
- Création d’une 6° et d’une l" espèce, avec les dimensions de la SOLIVE de 6® et du soliveau de 7” du tarif de 1827, lesquelles cessent de figurer sous cette dénomination. La solive actuelle est, comme je l’indiquerai plus bas, un signal tout different de celui qui portait précédemment ce nom.
- Abrogation de la clause du tarif de 1827, qui faisait entrer dans l’espèce supérieure tout plançon ayant quelque excédant de dimensions, pourvu qu’il eût le cube et le minimum de longueur de ladite espèce. Cette disposition favorisait le plus souvent des bois grêles et très longs, qui ne satisfaisaient pas à la condition d’aptitude à être débités en bordages, telle qu’elle était exigée de l’espèce dans laquelle ces plançons entraient. En fait, la plus-value qui en résultait est conservée dans le nouveau tarif pour les variétés de plançons ayant les longueurs des 3% 4® et 3' espèces, et présentant un
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- déficit de 2 centimètres sur une des faces, lorsque ce déficit est compensé par un excédant égal sur l’autre face.
- D’ailleurs, l’intérêt des fournisseurs est encore garanti contre les suites de cette abrogation par la création de nouvelles espèces de
- QUILLES, d’ÉPONTILLES, d’ÉTAMBOTS , de MÈCHES DE GOUVERNAILS,
- de BAUX et de barrots.
- Poutres.
- Etablissement d’un nouveau signal dans les 4“", 5% 6® et T espèces.
- Cette création a pour but de constituer une place en dehors des PLANÇONS aux bois droits, mais défectueux, bien que sains, qui ne peuvent être débités en bordages, et qui, sous l’empire du tarif de 1827; tombaient forcément dans les espèces de plançons inférieures à celles dont ils avaient les dimensions : leur réunion, dans les écritures des magasins, avec les plançons bien faits des espèces où ils entraient avait pour effet d’établir une fausse apparence de ressources EN PLANÇONS A BORDAGES.
- Solives et accores.
- Création dans les mêmes espèces que celles du précédent signal et pour le même but, mais en vue de bois plus longs et moins forts en équarrissage. Cette solive n’a rien de commun avec la solive du tarif de 1827, laquelle a été reportée au signal plançon. Le nom d’ACCORE représente mieux l’emploi que l’on peut faire de cette sorte de bois.
- Demi-baux.
- Création d’une 2® espèce en analogie de destination avec le bau
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- — iode 1 ” espèce ; diminution d’équarrissage pour la 3' ; création d’une 4® et abaissement, pour toutes, des limites de la flèche de l’arc par mètre. Les devis de construction , les largeurs des ponts et les habitudes actuelles à l’égard des bouges, motivent les changements opérés. En outre, la 4® espèce, tout en constituant des baux de frégates, fournit encore aux plançons bien conformés et convenablement arqués un classement avantageux à ajouter à ceux déjà mentionnés.
- Le mot TiLLAC est supprimé, comme n’ayant plus depuis longtemps aucune signiücation.
- Baux.
- Maintien de la 1 " espèce ; diminution de l’équarrissage de la 2' ; création d’une 3® et d’une 4® ; abaissement, pour toutes, des limites de la flèche de l’arc par mètre. Les équarrissages des L®, 2® et 3® espèces sont en concordance avec ceux des 2*, 3® et 4® espèces de DEMI-BAUX. Les motifs donnés pour ceux-ci s’appliquent d’ailleurs en tous points aux modifications opérées sur le présent signal.
- Barrots de gaillard.
- Ce signal réunit sous un même nom les signaux baux de pont DE 3® ESPÈCE, BARROTS DE GAILLARD de 4° et BARROTS DE DUNETTE DE 5®, qui figuraient séparément au tarif de 1827.
- Création d’une 2® espèce ; accroissement de longueur de la 3' ; maintien de la 4° ; accroissement de longueur et d’équarrissage de la 5® ; abaissement et fixation uniforme, pour toutes, des limites de la flèche de l’arc par mètre. Ce que j’ai dit précédemment à l’égard des DEMI-BAUX trouve également ici son application.
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- BOIS A UNE COURBURE.
- Jas d’ancre.
- Création d’une 3' et 4° espèces ; diminution de longueur et augmentation de l’équarrissage des 5“ et 6“ espèces ; abaissement du minimum de la flèche de l’arc par mètre.
- Les ancres actuelles exigent des jas plus forts, plus courts et moins arqués que les anciennes. La 3° espèce créée convient pour les plus fortes ancres.
- Demi-varangues.
- Création d’un nouveau signal dans les 3% 4“ et 5' espèces. Il ouvre un classement plus équitable aux bois trop arqués pour être JAS d’encre, et plus précieux cependant que les bouts d’allonges, dans lesquels ils entraient par déchéance sans son adoption.
- Bouts d’allonge.
- Abaissement en T espèce de la 6® du tarif de 1827, et création, à sa place, d’une 6" espèce avec des dimensions plus considérables. Le BOUT d’ALLONGE du tarif de 1827 est toujours très abondant dans les recettes, et ce tarif le favorisait trop. La nouvelle 6' espèce fournira un classement avantageux aux bois qui, par défaut d’arc, ne peuvent pas entrer dans les allonges, les varangues acculées ou les GENOUX, et qui tomberaient, sans cette création, en 7“ espèce. La réduction d’arc compense les augmentations portant sur les dimensions.
- Varangues plates.
- Création d’une 2" espèce ; réduction de longueur et accroisse-
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- ment de largeur sur le tour dans les 3% 4' et 5" espèces ; création d’une 6® espèce. Les deux nouvelles espèces ont pour effet de constituer, avec celles qui sont conservées, une série de bois embrassant les membrures, depuis le vaisseau jusqu’à la corvette. La réduction des longueurs n’est pas préjudiciable à l’emploi dans les travaux, et permet de classer plus équitablement les bois qui ne peuvent être reçus comme étraves, à cause de leur manque d’arc, et qui, sans cette mesure, éprouveraient une déchéance de deux espèces.
- Préceintes de tour.
- Création d’un signal dans les 1", 2% 3' et 4° espèces, pour détacher des VARANGUES PLATES , ct faire monter d’espèce les bois d’élite capables d’être débités en bordages de ceinture. A espèce égaie avec les varangues plates, ce signal requiert plus de longueur, mais un équarrissage plus facile à rencontrer. Il se caractérise aussi par la tolérance d’un arc latéral, qui, nuisible dans les varangues, n’est qu’avantageux pour le cas de débit en bordages. Les bois qui ne seraient pas propres à ce dernier usage ne devront pas être admis comme préceintes de tour.
- La séparation que ce signal consacre peut seul rendre patentes les ressources réelles en bois de cette sorte.
- Allonges.
- Accroissement de longueur des 3° et 4® espèces ; accroissement d’équarrissage des 3% 4* et 5“ ; création d’une 6% et abaissement du minimum de la flèche de l’arc par mètre. Le résultat de l’augmentation de longueur sera de diminuer le nombre des pièces entrant dans un couple. Les changements d’équarrissage et la créa-
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- tion d’une 6® espèce sont motivés par les exigences des tarifs de construction et par la convenance de mettre en harmonie les épaisseurs sur le droit des allonges, des varangues et des genoux. L’abaissement de l’arc vient en compensation des accroissements de
- dimensions. , ^
- Étraves.
- Diminution des dimensions de la L'' et de la 2® espèce ; création d’une 3° et d’une 4' espèce..La diminution opérée sur les deux premières espèces a pour but de rendre plus facile la recette de ces bois sans atténuer leur valeur à l’emploi ,ies équarrissages sur le droit devenant égaux à ceux des quilles et des étambots des mêmes espèces. Les deux espèces créées complètent une série d’EXEA-VES en accord d’épaisseur avec les quilles et les étambots ; leur adoption ouvre en même temps un classement convenable à des bois qu’il faudrait autrement faire entrer dans les allonges ou les varangues acculées.
- Varangues acculées.
- Création d’une 2“ espèce ; accroissement de longueur et de largeur sur le tour de la 3% et diminution de son épaisseur ; accroissement de largeur de la V ; diminution de longueur et augmentation de largeur de la 5® ; création d’une 6L
- Au moyen de ces modilications, on aura une série de bois en accord d’épaisseurs avec les varangues plates des espèces correspondantes. Les longueurs sont établies suivant une échelle plus régulière que dans le tarif de 1827.
- Pièce de tour.
- Création d’un nouveau signal dans les quatre premières espèces.
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- • ^ — lice signal se distingue des genoux par plus de longueur avec un arc moindre, et en ce que, contrairement à ce qui est exigé des bois spéciaux pour membrures, Pépaisseur sur le droit peut n’être pas la même au petit bout qu’au milieu. On ne doit d’ailleurs recevoir comme pièces de tour que des bois propres à être débités en bor-
- DAGES DE TOUR.
- Ce signal, emprunté au tarif de 1765, est rétabli, partie pour fournir à des bois d’élite, mais un peu moins arqués que les genoux, un classement plus juste que celui qu’ils trouveraient parmi les varangues ACCULÉES, partie pour séparer des genoux uniquement propres à être employés en membrures ceux qui sont susceptibles d’être débités en bordages. Cette séparation a, en outre, pour résultat l’avantage de donner les moyens de connaître exactement les ressources des dépôts en bois propres à ce dernier usage. Elle correspond, en ce qui concerne les bois très courbes, à la division que l’on a introduite dans les bois à courbure moins prononcée entre
- les PRÉCEINTES DE TOUR et IcS VARANGUES PLATES.
- Guirlandes.
- Réduction de longueur et de largeur sur le tour des deux premières espèces, les seules existantes. Ce signal, que depuis quelques années l’on tendait généralement à abandonner à cause de son analogie avec les genoux du tarif de 1827, se distinguera dorénavant par des caractères suffisamment tranchés de ce dernier signal, tous deux ayant été l’objet de moditications.
- Genoux.
- îj,^ Réduction de toutes les dimensions des 1 et 2* espèces ; accrois-
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- sfinent de longueur de la 5' et de largeur sur le tour des 8% 4“ et 5* ; création d’une 6® espèce.
- On aura ainsi une série régulièrement graduée de bois en harmonie de dimension avec les autres signaux de membrures.
- La création d’une 6' espèce permet de ne pas reléguer dans les BOUTS d’allonges de 7' espèce les bois qui en auraient les dimensions avec l’arc exigé des genoux.
- BOIS A deux courbures.
- Genoux de revers.
- Modifications des dimensions des 3* et 4' espèces , et création d’une 5% dans le but d’établir une série régulière de bois en accord avec les autres signaux de membrures.
- Allonges de revers.
- Création d’une 3' et d’une 4“ espèce ; diminution de longueur de la 5' ; abaissement des limites des flèches des arcs par mètre. La diminution d’arc est basée sur la moindre rentrée des constructions actuelles. Quant aux autres modifications, elles tiennent au motif qui a été énoncé pour les genoux de revers.
- Bois à deux bouges.
- Ce signal est une transformation, avec une intention de déchéance, de la barre d’hourdy et du bau a deux bouges du tarif de 1827.-Il diffère de ce dernier par l’accroissement de toutes les dimensions des 3' et 4“ espèces, la création d’une 5" et d’une 6" espèce, la tolérance (fixée par un minimum) en ce qui concerne l’équarrissage au petit bout, la diminution des flèches des arcs par mètre, enfin k
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- ehaiigemeiit de dénomination, qui supprime le terme bau. Les additions d’espèces ont pour but de faire déchoir les bois a deux BOUGES, que le tarif de 1827 favorisait trop, vu leur utilité restreinte dans les constructions actuelles.
- La tolérance d’équarrissage au petit bout, le changement de dénomination de ces bois leur ôtent tous les caractères exigés des BAUX et BARROTS, et réduiseiit le rôle de ce signal à donner la possibilité de ne pas exclure des fournitures les bois pourvus de deux bouges.
- Petits bois courbants.
- Accroissement d’équarrissage du 1 " signal et maintien du 2'' tel qu’il ligurait dans l’ancien tarif. Les dimensions de ces signaux ainsi établies sont les moindres qui puissent être utilisées dans les constructions.
- COURBES.
- Courbes d’étambot.
- Ce signal a reçu des modifications qui consistent dans l’abaissement du minimum de longueur pour la branche et pour le pied, et dans l’extension du maximum d’ouverture de l’angle. Elles ont pour but d’appeler à la première espèce le plus grand nombre possible de courbes propres à l’usage indiqué par leur nom, en réduisant au strict nécessaire les conditions d’admission dans ce signal.
- Courbes de jottereau.
- Les modifications apportées à ce signal sont appuyées sur les mêmes motifs. Tous les maxima ont été accrus, sauf dans l’ouver-
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- ture de l’arc. Par ce moyen, ce signal pourra recevoir les courbes que le tarif de 1827 classait parmi les coürbes d’arcasse.
- * En raison du petit nombre de courbes que fournissent les marchés, cette réunion de deux signaux en un seul ne peut donner lieu à aucun inconvénient ; l’emploi des courbes pour les arrières est d’ailleurs tellement restreint aujourd’hui que la spécialisation d’un signal à cet usage est sans intérêt.
- ’Brions.
- Suppression du maximum sur le tour au pied ; abaissement du minimum et du maximum sur le droit au pied et à la branche dans les deux espèces (1 "" et 2°), pour mettre ces dimensions en harmonie avec celles des quilles et des étraves ; augmentation de longueur du pied dans la 2" espèce.
- On a fixé ainsi, dans la limite du plus strict nécessaire, les dimensions que réclament les brions. Ces modifications faciliteront l’accès dans ce signal des bois propres à l’emploi que son nom indique. L’augmentation de longueur du pied dans la 2“ espèce est compensée par les diminutions d’équarrissage.
- Courbes de pont.
- Les dimensions données à la 1" espèce sont établies de manière à ce que l’on puisse recevoir, dans ce signal, toutes les courbes que le tarif de 1827 classait parmi les courbes de pont, les courbes DE TiLLAC et les COURBES DE CAPUCINE. Cette agglomération comprend ainsi une série de courbes qui diffèrent peu par les longueurs et les équarrissages, mais sensiblement pour les ouvertures. Malgré ce dernier trait, toutes n’en sont pas moins propres à lier les
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- ponts inférieurs avec les murailles depuis Farrière jusqu’à Favant, vu les variations d’angles que celles-ci font avec les baux.
- Le terme de tillac n’a d’ailleurs plus de signification ; quant à l’emploi de courbes de capucine, il est à peu près nul, par suites des formes actuelles des guibres et<les moyens employés pour les consolider.
- Les dimensions de la 3° espèce englobent celles des courbes de GAILLARD (2" cspèce) et des courbes de chambre (3“ espèce) du tarif de 1827. Les bois courbes sont d’une si minime importance aujourd’hui, en raison de l’emploi des courbes en fer, qu’il est inutile de les diviser. La 5® espèce porte les dimensions des courba-TONS (4'' espèce) de l’ancien tarif. Cet abaissement est motivé par les dimensions de ce signal, que l’on avait trop favorisé, et par son peu d’importance. En résumé, le présent signal, sous les 3^ et 5° espèces, est plus particulièrement établi pour donner place au petit nombre de courbes qui peut être présenté en recette.
- Telles sont, signal par signal, les modifications apportées au tarif de 1827 : on remarquera qu’il n’a été fait jusqu’ici aucune mention des BORDAGES, ESTAiNS ct ALLONGES DE CORNIÈRE, qui figuraient dans ce travail. Les premiers sont l’objet d’un tarif spécial dont il va être question ; quant aux deux autres, leur inutilité pour les constructions actuelles les a fait supprimer. On ne peut d’ailleurs les considérer comme ayant des formes naturelles ; la découpe, en forêt, des arbres dont on les tirait peut être dirigée, sans détriment pour l’exploitation, de manière à fournir d’autres pièces plus utiles et auxquelles le tarif actuel donne place.
- Les TAINS n’étaient pas compris dans les anciens tarifs. On n’a
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- pas cru devoir les porter non plus dans celui-ci, ces bois inférieurs n’étant point généralement assujettis à des dimensions particulières et n’étant admis que par déchéance dan^ des proportions et équarrissages que les marchés doivent déterminer.
- Le nouveau tarif de recette servira en même temps pour le classement dans les dépôts et dans les écritures des bois de chêne en signaux de toutes provenances ; il régira également la recette et le classement des bois d’orme et de hêtre équarris.
- TARIF GENERAL DES BORDAGES ET DES PLANCHES DE CHÊNE DE TOUTES PROVENANCES.
- Les bordages de chêne étaient compris au tarif de I82l7 et classés, suivant leurs dimensions, dans les espèces qu’il établissait. Mais ce classement était tel, que l’on rencontrait dans la même espèce le BORDAGE et le plançon, qui seul pouvait le fournir. Le caractère principal de I’espèce étant de soumettre à un prix commun du stère tous les signaux qu’elle comprend, il résultait de cette disposition que l’on assignait par le fait aux bordages tirés d’un PLANÇON, avec des frais très grands de main-d’œuvre et des résidus très dépréciés, la même valeur qu’au plançon brut. Ce système était vicieux, et c’est là ce qui a amené à établir, pour les bordages, un tarif particulier.
- Le tarif nouveau comprend cinq classes : on a nommé ainsi ces divisions pour écarter toute idée de connexité avec le terme espèces, réservé pour le tarif général, A ces classes répondent autant de valeurs du stère.
- Le mérite d’un bordage de chêne ne résultant pas principale-
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- ment de la longueur, comme il en est des bordages résineux, mais dépendant de l’importance combinée des trois dimensions, on a compris dans la 1 classe les bordages les plus épais, les plus longs et les plus larges, c’est-à-dire ceux qui seuls peuvent servir comme bordages de dïminution et comme préceintes de vaisseau. Dans la 2% on a fait entrer des bordages de moindre largeur, subdivisés en deux variétés qui se distinguent l’une de l’autre par des différences compensées de longueur et d’épaisseur. La 3® classe comprend également deux variétés sous de moindres dimensions. La 4® classe ne se compose plus que d’une catégorie embrassant toutes les épaisseurs avec une longueur et une largeur encore réduites. Il n’y avait plus, en effet, d’intérêt à faire des distinctions par épaisseur, vu le petit nombre de cas où de fortes épaisseurs pourront se rencontrer avec les autres dimensions de cette classe. Enfin, la 5® classe est ouverte aux bois de toutes les épaisseurs ayant les minima de longueur et de largeur déterminés. Ils seront classés sous le nom de bouts de bordages. C’est donc à la 4*^ classe que s’arrêtent les longueurs qui caractérisent réellement les bordages. La création de la 5° classe a pour but de donner une place aux bois courts qui se rencontrent souvent dans le débit en régie ou qu’il est nécessaire d’admettre pour faciliter les fournitures de bordages, lorsque ceux-ci doivent être tirés de certains ports de la Baltique.
- Les PLANCHES ont été divisées en deux classes, qui n’ont d’ailleurs aucun rapport avec celles assignées aux bordages.
- Les épaisseurs déterminées par le tarif pour les bordages et PLANCHES sont graduécs de manière à comprendre la traduction, en
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- nombre rond de centimètres ou de demi-centimètres, de toutes les épaisseurs en demi-pouces anglais, d’après lesquelles se différencient dans le commerce les bordages et planches du Nord.
- Le tarif général de classement des bordages et planches de chêne pourra servir de tarif de recette, toutes les fois que les cahiers des charges n’établiront pas des conditions spéciales pour ces fournitures.
- TARIF SPÉCIAL DE RECETTE DES BORDAGES DE CHÊNE TIRÉS DES PORTS DE LA BALTIQUE.
- La nécessité de se conformer aux usages commerciaux des ports de la Baltique m’a fait adopter pour l’achat et la recette des bordages de cette origine un tarif particulier ; mais ces bois n’en devront pas moins être classés d’après le tarif général qui régira également les bordages en essence d’oRME ou de hêtre.
- TARIF DE RECETTE ET DE CLASSEMENT
- DES BOIS RÉSINEDX d’eSSENCES SUPÉRIEURES ET DE TOUTES PROVENANCES EN BAUX ET BARROTS.
- La recette et la classification dans les dépôts des baux et bar-rots de bois résineux ont été, depuis quelques années, assujetties à des conditions de dimensions minima et d’arc dont l’origine se rattache aux usages commerciaux de la Baltique, mais qui ne répondent en aucune manière aux exigences du service.
- Ces conditions n’avaient aucune analogie avec celles du tarif des BAUX et BARROTS de chêne, et ne se trouvaient pas en rapport avec les équarrissages, longueurs et arcs établis par les devis de cons-
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- truction des bâtiments de la flotte. Si, d’ailleurs, elles étaient convenables pour les BAUX et barrots de la Baltique, elles ne l’étaient point pour ceux d’autres provenances, qui échappaient ainsi à toute règle fixe.
- Ces considérations ont amené à établir, pour les bois résineux, un tarif de recette en parfaite identité avec celui des baux et barrots de chêne.
- Les bois qu’il est appelé à régir sont plus particulièrement les pins du nord de l’Europe, de l’Amérique, des mers du Sud, de la Corse, les mélèzes de l’Adriatique, etc.; ils sont dits supérieurs par opposition aux bois de qualités ou de dimensions inférieures exploités en France ou dans les pays limitrophes, tels que les pins de Bretagne, les pins de Provence et les sapins du Jura, que leur bon marché fait acquérir pour les arsenaux les plus rapprochés, mais qui ne peuvent remplacer les premiers.
- Le nouveau tarif s’appliquera à tous ces bois dits supérieurs, quelle qu’en soit la provenance : la division par catégorie qu’on y a introduite est spéciale, toutefois, aux bois tirés de la Baltique; elle répond à peu près à la division par classe qui avait été adoptée jusqu’ici pour ces bois, et permet, comme par le passé, de les acheter par groupes d’espèces : mais les bois livrés ne devront pas moins être mesurés et classés selon les espèces et signaux du tarif.
- TARIF GÉNÉRAL DE CLASSEMENT DES ROIS RÉSINEUX d’essence supérieure de toutes provenances,
- EN BILLONS , POUTRES, ETC.
- Le tarif général adopté pour le classement des billons, poutres, BORDAGES et PLANCHES de bois résineux supérieurs pourra être ap-
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- piiqué également à la recette de ces mêmes bois, quand les cahiers des charges ne les soumettront pas à des dimensions particulières. Les bois de la Baltique, qui entrent pour la partie la plus essentielle dans l’approvisionnement de nos ports en bois résineux, sont, d’ailleurs, en ce qui touche aux conditions d’achat et de recette, l’objet d’un tarif spécial, dont il sera parlé plus loin.
- Le nouveau tarif de classement partage chaque forme de bois en diverses longueurs minima, cette distinction étant la plus intéressante au point de vue de l’emploi particulier de ces bois. Dans chaque forme, BiLLONS, POUTRES, BORDAGES, etc., la plus petite dcs longueurs est égale au minimum de longueur établi pour la recette des bois de la Baltique ; il en est de même des minima de diamètres, de largeur et d’épaisseur ; ces minima s’appliquent, d’ailleurs, aux diverses longueurs d’une même forme.
- Ainsi le tarif n’impose pas l’obligation de distinguer dans les dépôts les bois d’épaisseurs diverses ayant une même longueur. Il n’est fait d’exception à cet égard que pour les bordages et les PLANCHES, qui devront être divisés par épaisseurs, conformément aux chiffres mentionnés au tarif : ces chiffres comprennent, au moyen de la traduction des pouces et demi-pouces anglais en centimètres et demi-centimètres, toutes les épaisseurs auxquelles sont débités les bois de la Baltique ; on y a ajouté en nombres ronds de centimètres celles qui manquaient dans la série résultant de cette traduction.
- Il est à remarquer que l’on a établi dans la forme bordage une quatrième longueur à laquelle on a donné le nom de bout de bordage, ainsi qu’on l’avait fait déjà dans le tarif des bordages de
- CHÊNE.
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- Cette disposition, tirée des usages de certains ports de la Baltique, a pour but de laisser au véritable bordage le caractère d’une longueur minimum de 7 mètres, tout en admettant pour faciliter l’exécution des fournitures cette quatrième longueur.
- Une autre création est à signaler, c’est celle des bordages défectueux. Jusqu’à ce jour, les bordages admis en déchéance ont été classés parmi les planches, malgré les caractères différents de ces deux sortes de bois : ils auront, à l’avenir, une place à part et ne contribueront plus à parfaire les, qualités de planches demandées aux fournisseurs. Les marchés indiqueront dans quelle proportion, relativement aux bordages réguliers, on pourra recevoir, par tolérance, des BORDAGES DÉFECTUEUX.
- TARIF SPECIAL DE RECETTE DES BOIS RÉSINEUX
- DE LA BALTIQUE, EN BILLONS, POUTRES, ETC.
- Classés dans les dépôts d’après le tarif qui vient d’être mentionné, les bois de la Baltique seront achetés et reçus conformément à un tarif spécial, dans lequel on a indiqué distinctement les conditions particulières aux provenances des diverses places de commerce. Ce tarif ne change rien, d’ailleurs, aux usages suivis jusqu’ici, sauf en un point qui reste à signaler.
- Planches.
- Les PLANCHES étaient assujetties à un minimum de longueur de 2“'10 et à une longueur moyenne de 6 mètres dans l’ensemble de chaque fourniture. Cette différence considérable entre les deux chiffres de longueur n’avait de raison d’être que parce que les bordages DÉFECTUEUX étaient admis à parfaire les quantités demandées en PLANCHES. Aujourd’hui qu’un classement spécial est ouvert à
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- ces BORDAGES, il coiîvenait de réduire les exigences en ce qui concerne les PLANCHES. Mais, au lieu de procéder par abaissement de la longueur moyenne, on s’est borné à transporter dans ce tarif les conditions du tarif général de classement, c’est-à-dire à instituer deux longueurs de planches, en laissant aux marchés à déterminer la proportion pour laquelle chacune de ces longueurs devra entrer dans les fournitures. Ces deux longueurs sont, l’une égale au minimum antérieurement consacré, l’autre intermédiaire entre ce mi-nipium et la longueur moyenne qu’imposaient précédemment les cahiers des charges. Par cette disposition, on évite de créer des difficultés aux fournisseurs, tout en assujettissant les livraisons à des minima de longueurs sulfisamment convenables pour l’emploi habituel des planches du Nord.
- TARIF DES BOIS DE SUEDE ET DE NORWÉGE.
- Les POUTRES et planches de Suède et de Norwége font aussi l’objet d’un tarif particulier dont les fixations sont basées sur les conditions usuelles des marchés relatifs à ces fournitures et sur les données qui ont été recueillies à l’égard du commerce des bois de cette provenance.
- Bois résineux secondaires.
- Quant aux pins et sapins de France et autres bois résineux se-coNhAiRES ou communs, ils ne seront assujéttis à aucun tarif spécial ; les cahiers des charges indiqueront les dimensions et configurations qu’ils devront avoir, ou bien l’on appliquera à la recette de ces bois les dispositions du tarif général des bois résineux, lorsque l’on jugera possible de le faire sans inconvénient. Pour leur classe-
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- _ 26
- ment dans les dépôts, on pourra se borner à les diviser d’après leurs formes.
- Bois secondaires d'essences diverses^ orme, hêtre, frêne, noyer, etc.
- Les bois d’oRME, hêtre, frêne, noyer, peuplier, tilleul, CHÊNE VERT, HOUX, BUIS, ctc,, étaient compris dans le tarif général de 1816, qui était presque tombé en désuétude depuis qu’il avait perdu sa principale importance par la refonte du tarif des bois de chêne en 1827.
- A l’exception de Forme, tous ces bois sont ou d’une utilité très secondaire pour les constructions navales , ou d’un emploi qui n’exige point de fixations uniformes de dimensions minima. Il est donc inutile de dresser des tarifs pour chacun d’eux. C’est aux mar- . chés à déterminer, suivant les besoins deç ports, les dimensions que devront avoir ces bois, qui seront ensuite classés selon leurs formes,
- PILLES, POUTRES, PLATEAUX, etC.
- TARIF DE RECETTE ET DE CLASSEMENT
- DES BOIS d’orme EN BILLES ET BILLONS.
- Il n’a donc été établi de tarif que pour Forme en billss. Celui de 1816 exigeait de la D' espèce plus que ne réclament les besoins du service ; en n’admettant que quatre espèces, il n’échelonnait pas suffisamment les diverses dimensions suivant leur mérite ; il donnait trop d’importance à des billons longs et grêles, jadis employés pour corps de pompes, et n’ouvrait point de classement particulier aux billons de fortes dimensions, capables de fournir des pîançons analogues à ceux de chêne.
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- ~ 27.—
- Le nouveau tarif, pour remédier à ces défauts, fixe six espèces, dans lesquelles se répartissent , par dimensions convenablement échelonnées, trois sortes de signaux : billes droites , billes
- DROITES ou COÜRBES, SILLONS DROITS, c’eSt-à-dire BILLES LONGUES.
- On a fait descendre d’espèce les billons, que le tarif de 1816 classait avec les billes ; mais, par compensation, il a été créé deux espèces supérieures de billons droits. Avec ces signaux, où viennent se ranger les bois de dimensions propres à faire de beaux bor-dages, on n’aura plus d’intérêt â tronçonner ces bois pour la facilité du transport, ainsi que cela avait lieu sous l’empire du tarif de 1816, qui n’oifrait pas, à parité de diamètre, un classement meilleur aux grosses billes de grandes longueurs qu’aux billes courtes.
- Le tarif de 1816 comprenait des membrures d’embarcation en orme, l’emploi presque absolu des membrures ployées rend aujourd’hui ce signal inutile : on l’a supprimé.
- La recette et te classement de l’orme et du hêtre équarris seront régis par le tarif des bois de chêne.
- Les bois d’orme et de hêtre équarris pouvant, dans beaucoup de circonstances, remplacer les bois de chêne, seront assujettis aux conditions des tarifs des hois de chêne en signaux et des bordages et planches de chêne, lorsqu’ils auront les formes et les dimensions des signaux de ces tarifs.
- Mesurage des bois.
- Tous les tarifs dont il vient d’être question seront appliqués de la même manière, quant au mesurage et au cubage. Ainsi, conformé-
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-
- — usinent aux usages suivis dans les recettes de bois de chêne, les longueurs seront exprimées en nombre pair de décimètres. Toute fraction d’un décimètre et au-dessous sera négligée ; celle qui dépassera un décimètre sera comptée pour deux.
- Les diamètre, largeur et épaisseur seront mesurés de même au DOUBLE CENTIMÈTRE PLEIN, sauf l’exception Suivante en ce qui concerne les BORDAGES et PLANCHES.
- Leur épaisseur ayant été préalablement mesurée en millimètres, on prendra, pour la représenter dans le calcul des cubes et dans les classements, l’épaisseur immédiatement inférieure du tarif.
- Je vous écrirai spécialement au sujet des rectifications qu’il y aura lieu de faire dans les écritures de la comptabilité des matières, par suite de l’adoption des nouveaux tarifs.
- Recevez, etc.
- Signé : Th. DUCOS.
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-
- TARIFS DIVERS
- POUR LA RECETTE ET LE CLASSEMENT
- DES BOIS DE CONSTRUCTION.
- I. — Tarif général de recette et de classement des bois de
- chêne de toutes provenances.
- II. — A. Tarif général de classement de bordages et planches de
- chênes de toutes provenances.
- B. Tarif spécial de recette des bordages de chêne de la Baltique.
- III. — Tarif de recette et, de classement des baux et barrots en
- bois résineux d’essence supérieure, pin du Nord et des Florides, mélèze, etc.
- IV. — A. Tarif général de classement des bois résineux d’essence
- supérieure.
- B. Tarif spécial de recette des bois résineux delà Baltique.
- V. — Tarif de recette et de classement des bois de Suède et de
- Norwège.
- VI. — Tarif de recette et de classement des bois d’ormes en
- billes et billons.
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-
-
- — 30 -
- 1. Taiuf <iENÉP.AL de recette et de classement des bois de configurations que doivent avoir les Nota. Le présent tarif sera applicable à la recette et au classement des
- l’objet d’un
- DÉSIGNATION
- DES PIÈCES.
- ^Quille.
- 1'® variété.
- >, 2e variété.
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- S
- ! 2 © K
- lÉtambot
- 1 Mèche de gouvernail.
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- déc cen cen déc cen cen déc cen cen
- 44 44 40 40 36 36
- QE i20 — — 100 — 90 —
- 44 44 40 40 36 36
- 44 44 40 40
- Q^ « (( (( 90 — — 80 —
- f 44 44 40 40
- SO 44 46 40 44 36
- ET. 108 — — 86 — — 80 — —
- so 44 46 40 44 36
- 72 66 64 62 56 54
- MG. 100 — — 96 — — 90 — —
- 40 44 36 40 32 38
- (”) Pour compléter les signalements, on les fera précéder du numéro de l’espèce , lorsque la même dénominatiou comprendra des pièces de plusieurs espèces,
- Nota. Les épaisseurs et largeurs sont mesurées au milieu des longueurs, sauf dans les cas prévus ci-dessous. '
- l.orsqu’en regard d’un même signal, et dans une même colonne, se trouvent placés deux chiffres l’un sous l’autre et séparés par un trait qui leur donne l’apparence d’un nombre fractionnaire, le numérateur représente le mjnimuni exigible au milieu de la pièce, et le dénominateur représente le minimum au petit bout,—Pour les mèches de gouvernail seulement le nii-raérateur indique l’équarrissage à deux mètres du pied.
- — 31 —
- chêne de toutes provenances, indiquant les dimensions et pièces de bois de cette essence pour les constructions navales.
- bois d’orme et de hêtre équarris. — Les bordages et planches de chêne font tard particulier.
- ESPÈCE.
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- 28 32
- fi) La piece sera tout a fait droite et sans défournis. "—Le minimum , au petit bout, sera susceptible de îolérance sur le tour, pourvu que le défourni n existe que sur une des faces et seulement sur une longueur égale au 1|6® de la longueur totale.—Ce signai exclut tous les bois affectés de défauts qui se-raient de nature à occasionner des voies d’eau; tels sont, dans une certaine mesure, les gerçures, gélivures, cadranures, roulures, libres torses, etc.
- ^ (2) Ce signal est assujetti aux mômes conditions que la quille, sauf qu’il n est pas toléré de défouruis au petit bout.
- (3j La pièce sera tout à tait droite et sans défournis. — Le numérateur indique 1 equarnssage à deux mètres du pied. — Ce signai exclut particu-berement les bois à libres torses.
- {Voir la suite du Tarif à T autre page.)
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-
-
- (Suite du Tarif 1.)
- 32
- DÉSIGNATION Ire ESPÈCE. 2'- ESPÈCE. ffiiran'iiiiri—E—awaa 3- ESPÈCE
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- DES PIÈCES. O O P P O P ^ O Sa •ta iT. -O ^ O P £ P •M O K O P P O <a •w
- déc cen. cen déc cen cen déc cen cen
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- 1 Plançon P. 36 32
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- \Solive et accore . . . SA. « « « « a « « ((
- 1 44 44 40 40
- IDemi-bau OB. « « 90 — — 80 — —
- 1 44 44 40 40
- 1 44 44 40 40 36 36
- f Bau .... B. 120 — — 100 — — 90 — —
- 1 44 44 40 40 36 36
- i 1 36 36 32 32
- Barrot de gaillard BG. « C( ({ 110 — 94 — —
- 36 36 32 32
- (!,' La pièce sera lout à fait droite et sans défournis.
- (2) Il pourra être courbe sur les deux faces. — Les courbures seront bien suivies et dans le môme sens. — Ce signal exclut les bois affectés de défauts qui ne permettraient pas le débit en bordages.
- La limite d’arc déterminée dans la colonne ci-contre, ne s’applique qu’à l’une des faces; il suffit, pour l’autre face, que la courbure soit régulière Dépêche du 185
- (3) Signaux de déchéance'pour le classement des bois configurés comme
- 33
- ESPÈCE. 3^ ESPÈCE. 6« ESPÈCE. 7e ESPÈCE.
- Û P O K O P W t ^ P K ® P P.- «3 O O) <o P •w SS O O P «r 1 " S . <û P<—1 'P cr P P ë q eS^ P Ci ^ P."S « 2 c- —' ’U Ci P P O iz O P P ^ O 5 P ® P^ P P”^ ^ O — P 2 a 'P
- déc cen cen déc cen cen déc cen cen déc cen cen
- 48 48 40 40
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- 40 40 32 32
- 90 30 30 26 26 22 22 16 16
- 26 — 70 — — 60 — 26
- 26 22 22 20 20 14 14
- 32 28 28 24
- 90 — — 70 — — «( JJ (C
- 28 24 24 20
- 100 40 40 80 36 36 60 30 30 26 26 26
- 110 36 36 94 30 30 80 26 26 40 22 22
- to 36 36
- 36 36 ” « « « « » »
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- 28 28 24 24
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- 28 28 24 24
- FLÈCHE
- DE l’akC
- en
- millimètres par mètre de
- longueur.
- 0 à 12
- Idem.
- 0 à 18
- Idem
- 6 à 10
- 8 à 12
- 12 à 18
- ^ 7 «U eu uoraages, soit à raison de fentes,
- nœuds poches, etc , soit en raison de courbures défectueuses.
- miiie regulièie et symétrique à droite et à gauche du
- nlieu de la longueur. — La piece sera sans défournis, sauf une tolérance su io droit, formulée comme celle de la quille. — Ce signal exclut narti cuilèrement les bois à fibres torses. ^
- (3; !dem, moins la tolérance.
- ( ^ oir la suite du Tarif à T autre paye. )
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-
-
- (Sttile du Tarif !.)
- 35
- DÉSIGNATION
- DES PIÈCES.
- ' .las (l’apcre. . , . Demi-varaiiguo .
- ICoul d’allonge . .
- jVarangue plaUe .
- jpréceinle de tour.
- *o P
- l.-e espèce.
- 2” ESPÈCE.
- 3^ ESPÈCE.
- eu H O.) "c3 & Si S' O >5 O cS ^ U « P S ® •J si » . ^ O 2S a £S U2 UJ C O c£ '*7' » U cd P 2 ® a2^ !U • ^ O :2-. U O K O Ci P'-"' U O P P O
- déc cen. cen déc cen cen déc cen
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- 40
- V. (( (( 80 48 — 70 44
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- 40 40 38 38 80 36
- PR. 100 90 — - - 36
- 40 40 38 38
- À-. (( ({ (f « 48 40
- ( 44 40 40
- 'E. 90 so 70 44 — 60
- 44 40
- (1) Ce signal exclut les bols affectés de défauts qui ne perœeliraienl pas
- (2^Lr"cturbur? sera régulière, sans être nécessairemenl symétrique a
- droite et à, gauche du milieu de la longueur, -- La piece sera sans dcfou
- 4e SPÈCE. 5’ ESPÈCE. 6e ESPÈCE. 7» ESPÈCE. FLÈCHE
- DE l’arc
- en
- c: P cd O O .J 5 3 O O .J m O -sa C-—^ 'ta U P Z O P Ci P U w s O O P'«a* |o 50 CT P U C K O P a P fc. S P P ^ tf.t- O •P O Z O P C4^ gft O O Ci H P OS^ O ♦J O P curr •w millimètres |!as' mètre de lungueur.
- déc cen cen déc cen CCI! kJéc cen cen déc cen cen
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- 38 36
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- 38 36 dessus.
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- 32 dessus. S 1 1
- ms, sauf une tolérance sur le tour, formulée comme celle de la quille. — Ce signal est soumis aux mêmes exigences que les quilles et les étambots, en ce qui concerne les défauts qui seraient de nature à occasionner des voies d’eau,
- {Zfi suite du Tarif à l’autre page.)
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-
-
- ' Suite du Tarif 1
- 36
- DÉSIGNATION
- DES PIÈCES.
- i
- i cir
- Bois à une ] courbure ^
- / Varangue',
- acculée. V A
- Pièce j (le Itur.-IPT
- 1 Kuirland*
- Genou ...
- ^ Bois à deux (Genou de
- dans le même [dan.
- Allonge '^de revers ' Bois à deux\ courbures >, 2
- dans deux >t)ou„es plans diflc-r‘'"'’® -" renls ... J Bois de / bar([ue...
- Petits bois.) Bois de ( j chaloupe.
- ESPÈCE.
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- (1) Ce signai exclut les bois affectés de défauts qui le débit en bordages. ne peniicttraient pas
- [ T'OîV la fin du Tarif à Tavlre page, ]
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-
-
- Süite da Tarif L
- — 39
- LONGUEUR LARGEUR- ÉPAISSEUR. OUVERTURE
- TOUR DROIT EN LIG.NE DP.OITE,
- CLASSEJIENT (décimètres) (CE.Vn.MÈTl>.Es) (centimètres J entre
- les deux paslies
- de la courbe
- NOMS DES SIGNAUX. par SIGNALE.MENT Pied. Braa- rlif*.. Pied. Bran- che Pied. Bran- che-. à une distance de 1“', mesurée sur ie OBSERVATIONS.
- i pied et sur la
- . branche à
- >.4,, , S S £ S a S 5 d B a B a s partir
- espèce. £ X. £ E a ( s '§ £ ‘x C5 a ’E ’x ^ a £ 1e d £ X ra du soturael. ('Cenûiuèlres.y'
- s s S CS s «s
- Les longueurs du pied
- / Courbe d’étambot. . Ire espèce. IGE.. 30 40 20 30 40 .« 36 « C( 38 44 32 (C« 140 à 160 et de la branche seront mesurées à partir d’uo
- Courbe, dejoltereau l''e espèce. 1 G J. . . 20 32 16 26 38 30 36 32 44 30 «f. 140 à 180 .somntel déterminé par la rencontre de deux lignes
- \ Ue espèce. 1 B R. . . 60 20 30 48 48 44 50 44 30 170 à 190 droites tracées parles mi-
- 1 Brion. lieux des largeurs sur une
- J Courbes. \ espèce. 2 B R. . 30 »« 20 30 44 '(« U (C« 40 30 40 30 170 à 190 des faces latérales de la courbe. G’eslà un mètre de
- 1 Ire espèce 1 G . . . . 16 24 14 20 32 44 32 « (( 32 42, 28 (((( 90 à 130 ce sommet, mesuré sur les-diles lignes, que sera me-
- f Courbe de ponl . . < i 1 3® espèce.. 3 G ... . 14 24 12 20 24 30 20 20 30 16 «« 120 à 170 surée l’ouverture.
- Les équarrissages seront
- \ \ espèce.. SC ... 8 12 6 10 10 20 8 «« 10 20 8 « a. 120 à 170 mesurés au rodieu de la longueur de chaque partie.
- Paris, ie 2 juin 1852.
- Le Ministre de la marine et des colomes Signé : Th. DUGOS...
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-
- — 40 —
- Tableau A. U.—TARIFgénéral de classement des bordages
- Nota. Ce tarif est applicable aux bordages
- DÉSIGNATION.
- l^e CLASSE.
- -! S
- BORDAGES.
- 2“ CLASSE.
- déc.
- Bordages de IS centimètres d’épaisseur et au dessus.! loO
- Boïdages de 8, 8 112, 9,10,11, 12, IS et 14 centimètres d’épaisseur.
- Bordages de 2 1|2, 3, 3 112,4,3,6. 7 et71|2 centimètres d’épaisseur.
- 1 Bouts de bordages de toutes épaisseurs
- 34
- déc.
- 90
- 100
- bD S
- 30
- 30
- 3<^ CLASSE.
- a<5 2
- déc
- 80
- 90
- 26
- 24
- 41
- et planches de chêne de toutes provenances.
- et planches en orme et en hêtre.
- BORDAGES.
- 4<^ CLASSE. 8® CLASSE.
- 3 a
- § 2
- ÙO “
- il
- déc
- 70
- cent.
- 24
- J S
- déc.
- 80
- ^_a
- CO ' d
- s
- cent.
- OBSERVATIONS.
- 20
- observations générales.
- Sauf lecas où les cahiers des charges établiraient des conditions spéciales, ce tarif servira pour la recette des bordages et planches de chêne, d’oRME et de HÊTRE des provenances autres que celle des ports de la Baltique
- La recette des bordages de chêne de celle dernière origine sera soumise au tarif ci-après, tableau B.
- Pour le classement dans les magasins et dépôts, on subdivisera les bordages par épaisseur.
- / Cette limite de largeur ne s’applique qu’aux l bois pro\*enant d’achat : si, parmi les bordages J débités dans les ports, il s’en trouve d’une largeur ] au-dessous de 20 centimètres, on devra les coin-f prendre dans la se classe, quelle que soit d’ail-' leurs leur longueur.
- Voir la fin du tableau à l'autre page.
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-
- Suileduïdbleau A. II.
- ^2 —
- DESIGNATION.
- Planches de 2 1/2, 3, 3 1/2, 4, S, 6, 7, 7 1/2, 8,81/2,9,10,11 et 12 cenUmètres d'épaisseur.
- PLANCHES.
- CLASSE 2e CLASSE.
- t B S S
- déc
- 40
- ,s g,_s & s
- Ce SC
- _s j_| U
- cen. déc. cen.
- 18 20 18
- (*)Les planches de la même classe devront être subdivisées par épaisseur dans les magasins ou dépôts.
- S’il s’en trouve d’une largeur au-dessous de is centimètres, on les comprendra dans ia se classe, quelle que soit d’ailleurs leur longueur.
- Paris, le 28 juillet 1852.
- Le Ministre de la Marine et des Colonies ,
- Signé : Th. DÜGOS.
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- 43
- TABLEAU B. Tarif spécial de recette des bordages de
- chêne de la Baltique.
- PORTS LONGUEURS MINIMA DE
- de
- prévenance. LAR" ÉPAIS-
- MINIMUM. MOYENNE
- GEÜRS. SEURS.
- décimèt décimèt. centimè. centime.
- f 70 96 28 10 à 12.
- Danlzick. .. V 70 96 24 10 à 12.
- \ 70 83 24 3 à 9
- Stetlin 70 83 24 3 âl2
- ( 70 83 ' 18 à 23
- Memel.... ) 1 54 85 t 28 { 3 à 14
- Kœnigsberg 34 83 22 3à7 ‘U
- ASSORTI-
- MENT
- de
- l’ensemble
- de
- chaque
- fourniture.
- 3/9 1/9 1
- 2/3 \
- 1/3,
- OJ 3 _•
- « ’i "g
- «SC =3
- 3 « -5.3
- - s §e-9
- O)
- -O c =3 —
- Si*.:
- C > «O _ - CT ^ *1) •— «Ü c»c
- O
- jU TS •'O
- O C "O eu eût û- w
- Paris , le 28 juillet 1852.
- Le Ministre de la Marine et des Colonies Signé : Th. DUCOS.
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-
- III.— Tarif pour la recette et le classement des baux et
- Nord et des
- — 45 —
- barrots en bois résineux d'essence supérieure^ pin du Florides, mélèze, etc.
- DESIGNATION
- DES PIÈCES.
- Demi-bau
- Bau . . .
- Barrot de gaillard.
- •rH 1 e CATÉGORIE. 2e CATÉGORIE. 3e CATÉGORIE. FLÈCHE de l’arc
- co H 1 « ESPÈCE. 2 .e espèce. 3 ESPÈCE. 4e ESPÈCE. 3e ESPÈCE.
- Z U w J 3 0) 3 S- . D • U =5 w ’o U S V s 3 "T' ^ s- Sm « -» 5 «U s 3 4) S-b/D 3 3 — 3 O 3 fiC 3 <3 biD i-î 3 0) M ’o b S 0? 3 b/D 3 ^ O tT biD -5 3 « ’o en millimètres par mètre
- Z O ôo S O U 5 « •H c O « 2 J “ C3 1- H ^ c O s 2 1-3 ts3 a O S 2 -J w C O U « 2 J « de longueur.
- l»! — — —— ,'i
- déc cent. cent déc cent. cent. déc cent. cent déci. cent. cent. déci cent. cent
- 44 44 40 40 80 36 36 6 h 10 (’}
- D.B. «« «« 90 80 — — ««
- 44 44 40 40 36 36
- U 44 40 40 36 36 80 32 32
- B. 120 100 90 „ — 32 a « « fc «« 8 à 12 (^)
- 44 44 40 40 36 36 32
- 36 36 32 32 80 28 28 70 24 26
- B. G. 'f 'T « « 110 94 28 — — —
- 36 36 32 32 28 24 26 12 à 18 (’.)
- (Ij Pour compléter le signalement, on le fera précéder du numéro de l’espèce à laquelle la pièce de bois appartiendra.
- (2) La courbure sera régulière et symétrique à droite et à gauche du milieu de la longueur. Le minimum au petit bout sera susceptible d’une tolérance sur le droit, pourvu que le défourni n'existe que sur une des faces et seulement sur une longueur égale au sixième de la longueur totale. Ce signal exclut particuliérement les bois à libres torses.
- (3j Mêmes conditions que pour les demi-baux, sauf qu’il n’est pas toléré de défournis au petit bout.
- OBSERVATIONS
- f’^J Dans les colonnes intitulées largeur et épaisseur, les deux chiffres placés un sur 1 autre dans la forme d’une fraction représentent, le numérateur, le minimum exigible au milieu de la pièce, et le dénominateur, le minimum au petit bout.
- Le classement des baux et barrots en bois résineux supérieurs de toute provenance aura lieu par espèce. La division par catégories est spéciale à la recette de baux et barrots de la Baltique.
- Paris , le 28 juillet 1852.
- Le Ministre de la marine et des colonies ,
- Sifijné : Ta. DUCOS.
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- Tableau A. — i6 —
- IV.— Tarif général de classement des hois résineux, dé essence supérieure, pins du Nord et des Florides, mélèze, etc.
- DESIGMATÏOIS »ES PIECES.
- Biüons ronds. . . .
- Poutres à huit pans dites
- à la holandaûe.
- Poutres
- carrées
- dites
- à l’anglaise.
- Bordâmes. ..
- f 1™ longueur.
- 2« longueur ; 3» longueur.
- l‘'e longueur. I 2" longueur. 13'- longueur, longueur
- ! longueur, t 2>- longueur, j 3<^ longueur. \ 4“ longueur.
- longueur. 2“ longueur 3*’ longueur. 4*5 longueur.
- ’ l‘e longueur. , 2^^ longueur ' 3<^ longueur 14" ou Bouts vde hordages.
- 26
- 28
- 26
- 110
- 90 I
- 70^ 20
- S4.
- EPArSSEUR
- minimum.
- centimètres.
- 26
- 28
- 26
- 26
- '2 1|2, 3, 3112, 4,3,6,7,71(2, ;8, 8 112, 9, 40,. 11, 12 et au-\ .dessus. J
- observations generales.
- Ce tarif de classement servira de tarif de recette pour les fournitures de bois résineux supérieurs des provenances autres que celles de la Baltique, à moins que les cahiers des charges n’établissent des conditions spéciales.
- La RECETTE des bois résineux de la Baltique est réglée par le tarif particulier qui est placé ci-après (B),
- Les limites de largeur fixées pour les bord âges et planches ne s’appliquent qu’aux bois provenant d’achat. Si, parmi ceux débités dans les ports, il s’en trouve d’une largeur au-dessous de ces limites, on les comprendra dans la dernière variété de longueur.
- 'i) Les bordages devront être séparés dans les dépôts et distingués
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- 47 —
- Suite du Tarif IV.
- DESSeiVATIOIK nss PIÈCES.
- / lie longueur.
- Planches. .... 12® longueur, f longueur.
- Bordages
- défectueux. 1 2® longueur.
- déci.
- 40',
- 211 901
- U>.
- LARGEUR
- ou ÉPAISSEUR
- diamètre niinimuin.
- miüimuffî
- centimèf centimètres.
- ^2 1)2,3,3112, 4,3,6.7,7112,
- 18
- 18, 81!2, 9, 10,
- lu, 12
- i 2 1|2, 3, 3 1|2, )4, 5, 0,7,7112, )8, 8 1)2, 9, 10, 11, 12 et au-
- I dessus.
- dans les écritures, par épaisseur.
- Les cahiers des charges fixeront les proportions suivant lesquels les bordages de chaque épaisseur devront entrer dans les fournitures.
- Ne pourront etre classés comme bordages ceux où le cœur serait compris entre les deux faces, ou marqué sur les deux faces, ou même marqué sur une seule face, s’il pénètre jusqu’au milieu de l’épaisseur.
- (2 Lcs cahiers des charges indiquerout les quantités de planches qui devront être livrées proportionnellement dans chacune des longueurs et des épaisseurs déterminées ci-contre.
- Le classement se fera par longueur et par épaisseur,
- (3) Classement de déchéance pour les bordages qui ne pourraient être admis comme tels , par suite de la multiplicité, de la grosseur ou de l’arrangement des nœuds, ou parce qu’ils ne satisferaient pas aux conditions exigées à l’égard du cœur et des fentes. Les cahiers des charges détermineront la proportion pour laquelle* les bordages défectueux pourront être admis par tolérance dans la fourniture.
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-
- Tableau B. — 48 —
- Tarif spécial de recette des bois résineux de la Baltique.
- LONG . MOYENNE
- suivant les U c3
- DÉSIGNATION provenanceâ H '2 ÉPAIS-
- 'Ht ^ & S < P O
- DES PIÈCES. H S 3 § l.s S S * C3 iiO G ^ '5 ï S P P c S S c £ SEVR. H Pd.
- G CS Q cT 8^ bi;*;> <V S O < P minimum. œ n O
- ce
- décim. déci. déci. dé cent. centimèt-
- 70 83 83 83 28
- Poutres à huit pans dites
- à la holandaise .... 30 76 76 76 26 26
- Poutres carrées I classe. 34 83 83 83 28 28
- dites 1
- à l’anglaise. { 2^ classe. 34 83 83 83 26 26
- Tî 9-r S G £ G
- CO ^ s G
- £ y çq C3
- O S —• S
- ’ -C! 3, 6, 7,
- Bordages et bouts de 7 1|2, 8, n
- bordades 90 54 110 83 60 20 26 8 li2. 9, 10,11,12.
- OBSERVATIONS GÉNÉRALES.
- Pour le classement des bois de la Baltique dans les magasins ou dépôts et dans les écritures, on se servira du tarif général ci-dess us(A j, page 46.
- Les tolérances à l’égard de l’aubier, des nœuds et des fentes seront indiquées dans les cahiers des charges.
- (1) Les cahiers des charges fixeront les proportions suivant lesquelles les bordages de chaque épaisseur devront entrer dans les fournitures : ne pourront être classés comme bordages ceux où le cœur serait compris entre les deux faces, ou marqué sur les deux faces, ou même marqué sur une seule face, s’il pénètre jusqu’au milieu de l’épaisseur.
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- — 49 “
- Suite du Tarif spécial ci-contre.
- DÉSIGNATION DES PIÈCES.
- Planches
- lie longueur.
- ^2^^ longueur
- Bordages déi'eclueux . .
- LONG MOYENÎSE &3 C2
- suivant les
- provenances. S
- ^ s « i D . 3 £ ÉPAISSE.
- 5 .É G 3 a Ü ç 2 a 5 • S -a ^ SD a O î=> S g a niinimuin.
- û 2d8 s âi < .
- décim' déci déci dé cent centimèt.
- 40 «0 ,(« «« ' 2 1|2,3,
- ««> 18 1 3112,4,5, |6,7,71|2
- 21 «« )) {£ l8,8112,9.
- c« 1 1
- "o o.r 1 1
- c s ^ 1
- d .:3 — O 1 3, 6, 7,
- )7 1|2, 8,
- S4 «s H « «« 18 )8 li2, 9, U0,ll,12.
- (1) Les cahiers des charges indiqueront les quantités de planches qui devront être livrées proportionnellement dans chacune des longueurs et des épaisseurs déterminées ci-contre.
- (2) Seront classés par déchéance sous cette dénomination les bordages qui ne pourraient être admis comme tels par suite de la multiplicité, de la grosseur et de l’arrangement des nœuds, ou parce qu’ils ne satisferaient pas aux conditions exigées à l'égard du cœur et des fentes. Les cahiers des charges détermineront la proportion d’après laquelle les bordages défectueux pourront être admis par tolérance dans les fournitures.
- Paris, le 28 juillet 1852. Le Ministre de la marine et des colonies,
- ÏH. DÜGOS.
- 5
- Signé
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-
- 50
- V.
- Tarif de recette et de classement des bois de Suède et de JSforwège.
- DÉSIGNATION DES PIÈCES.
- Poutres ou poutrelles carrées.
- Planches. . . , -
- ^ 1'’*^ longueur, \ 2«longueur, l" Ire longueur. ) 2e longueur .
- œj . a S
- W 3
- ^ P O .5 Z.S
- q s
- déc.
- 70
- 80
- 40
- 21
- g.|s
- W g =
- O < S eP a a S 'S -J 2 =
- cent.
- 24
- 16
- 18
- EPAISSEUR
- minimum.
- centimètres.
- 24 16
- '2112, 3,3112,4,8, 6,7,71|2,8,81|8, 9, 10,11, 12.
- fl) Les cahiers des charges détermineroni la proportion d’après laquelle les planches de chaque longueur et de chaque épaisseur devront entrer dans les fournitures.
- Paris , le 28 juillet 1852. £e Ministre de la marine et des colonies
- Signé : Tii. DUGOS.
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- — 51 —
- VI. — Tarif pour la recette et le classement des bois d’orme en billes et billons.
- Nota. La recette et le classement des bois d’orme équarris seront régis par les tarifs des bois de chêne en signaux divers et en bordages.
- 1 1 re 2e 3 e 4-= 5e 6e
- DÉSIGNATION E.spèce Espèce Espèce Espèce Espèce Espèce 1 Z O
- D O fi.' O oj fi. fi. 3 0 0 S 0 6 fi- fi. 3 0 0 fi. 3 0 0 S. e- < > c:!
- DES PIÈCES. ôb c O à 2 âb O E C3 5Ci C O CS «afi C O S .2 1 bn c O S O
- 3 -J 5 i-! O J 3
- de ce dé ce dé ce dé ce dé ce dé ce
- Biilfs droites 40 70 40 60 40 30 40 40 20 30 (C«
- Büîes droites ou courbes. . . «C « 20 70 20 60 20 50 20 40 16 30
- Billons droits ........ Uflt « a 90 48 80 40 70 30 50 24 «« ««
- Paris, le 28 juillet 1852.
- Le Ministre de la marine et des colonies, Signé : Th. DüCOS.
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- KDUmiMVM
- »ES BIITEKS SIGWA-ITX
- DE BOIS DE CHÊNE.
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- 36
- Bans âne courbe il est deux parties essentielles ; le collet et le talon, Fig. (i). Le collet qui en fait la force doit donc rester intact] et le talon, au moyen duquel on peut en diminuer l’ouverture, doit être laissé le plus long possible. I! faut sans doute équarrir le pied et même la branche de la courbe, afin de ne pas avoir un trop fort excédant ; mais l’ouvrier, s’il le peut, doit laisser subsiste l’écorce au collet, comme témoin que les fibres de celui-ci n’ont point été tranchées.
- Courbes.
- Fig-. 1.
- Courbe d’étambot.
- Courbe de jottereau. /
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- 57
- MANIÈRE
- DE MESURER LES BOIS DE CHÊNE EN GRUME ET AUTRES, ET DE LES CUBER AU CINQUIÈME RÉDUIT.
- [Note particulière dit port de Toulon.)
- Comme il est d’usage dans le commerce et même dans quelques services publics de cuber les bois en grume au cinquième réduit, il n’est peut-être pas sans intérêt, sans utilité même de faire connaître ici une méthode de mesurage et de cubage qui, assez ordinairement, fait le principal bénéfice des fournisseurs de la marine : ceux-ci achètent presque toujours au 5“® réduit, et vendent d’après le cube réel des pièces livrées.
- Mesurage.
- La circonférence est prise à la ficelle, sur écorce, au milieu de la pièce.
- S’il y avait impossibilité de mesurer la pièce au milieu, on prendrait la moyenne des circonférences prises au petit bout et à un mètre au-dessus du gros bout.
- Lorsque la pièce est tj“ès mal configurée, on pi'end ordinaire-
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-
-
- — 58 ~
- ment la moyenne des trois circonférences mesurées au milieu et aux deux extrémités.
- Si le milieu de la pièce est déformé par des nœuds, l’acheteur a le droit de mesurer au-dessus ou au-dessous, à son choix. En général, dans les légers litiges de mesurage, l’avantage doit toujours être au profit de l’acheteur. Sur la longueur, toute fraction de décimètre n’est pas comptée, et le décimètre impair est supprimé : ainsi 9“,59 de long ne comptent d’abord que pour 9“,50 et enfin pour 9“,40. Il en est de même du 5“® de la circonférence dont les fractions de centimètres sont supprimées; et si ce 5“® est impair, le centimètre impair est retranché sur une face de la pièce pour être ajouté à l’autre : ainsi le 5”" de la circonférence 1,77, donne 0,354 que l’on réduit à 0,35; et comme les tarifs de cubage ne sont qu’en nombres pairs, le carré ayant 35 de côté est transformé en un carré long de 34 sur 36. Exemple : Un billon de 11,79 de longueur et
- I, 88 de circonférence donnera pour dimension à cuber ; longueur
- II, 60, équarrissage 36 et 38 ; cube 1,587, ou 1,58 en supprimant les millièmes cubes dont l’acheteur ne tient pas compte.
- Dans le commerce des bois ronds, il arrive presque toujours que le mesurage se fait sans ecorce; alor|, dans le cubage, au lieu du cinquième on prend le quart de la circonférence pour côté du carré à cuber. Dans ce cas, l’avantage de l’acheteur est d’environ 27 1/2 pour 0/0.
- Tels sont, ou du moins tels étaient naguère les usages du commerce.
- Cubage.
- Pour cuber au 5“" réduit on suppose la pièce à cuber transfor-
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-
- — 59 —
- mée en une pièce équarrie ayant pour côté du carré le 5““’ de sa circonférence : ainsi, un billon rond ayant de circonférence sera cubé comme le serait un plançon ayant pour équarrissage le de 1“,80, c’est-à-dire 0“,36 centimètres.
- On conçoit, d’après cela, combien il est avantageux d’acheter au cinquième réduit pour revendre au même prix d’après le mode de mesurage usité dans les arsenaux de la marine. Mais, silebénéfice est considérable pour les bois équarris, il l’est bien plus encore pour les bois rond. En effet, que les fournisseurs aient à livrer des bois équarris ou des bois ronds , ils achètent dans l’un et l’autre cas, d’après le cube que donne chaque pièce supposée avoir pour côté du carré le de sa circonférence; la marine, au contraire, reçoit les bois équarris (ils doivent l’être à vive-arête, mais cela arrive rarement) sur des dimensions en équarrissage au moins égales aux côtés du carré inscrit à la circonférence de la pièce. Quant aux bois ronds elle les reçoit à leur cube réel. Il en résulte donc, à l’avantage des fournisseurs, quoique la circonférence soit mesurée sur écorce, une différence de volume, en sus du cube au 5”'’ réduit, d’au moins le 15 pour 0/0 pour les bois équarris, et le 97 pour 0/0 pour les bois ronds.
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-
- — 61 —
- POUR LA RECETTE DES MATURES DANS LES PORTS.
- Proportions des mâts et mâteremæ réguliers.
- GRAND PRO-
- LON- DIAMÈ- POR- OBSERVATIONS
- GUEÜR T RE . TIONNÉ
- de90 centi 30 met 90 centi- 60 centi
- 87. . . 29 87 38
- 84, . . 28 84 56
- l 81. . . 27 81 34
- 1 78 . 26 78 32
- 1 73. - 23 73 30
- M»| / 72 . 24 72 48
- 23 69 46
- i 66. . 22 66 44
- f 63. . . 21 63 42
- f 60. . 20 60 40
- ! 37. . . 19 37 38
- \ 34. . . 18 34 36
- ' 31. . . 17 31 34
- /de48 centi 16«80e 48 32 n
- « 43. . 16, 80 43 30
- Mâlereaux. y 42. . 16,20 42 28
- ) 39. . . 15,90 39 26
- V 36. . . 13,60 36 24
- fde33 centi. 13 met. 33 22
- Menus ) 30. . . 14 30 20
- mâlereaux. ) 27. . . 13 27 18
- ( 24. . 12 24 16 :
- (*) Les dimensions portées dans la colonne des longueurs pour les mâts, mâtereaux et menus mâtereaux, expriment les longueurs minimu que doivent avoir ces pièces.
- Tous les excédants en longueur au-dessus des dimensions indiquées seront payés au fournisseur d’après le tarif.
- 6
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-
-
-
- 62
- Proportions et classement de la mâture par degré de qualité et d'utilité.
- CLAS-
- SES.
- Iffclas.
- 2'^ clas, <
- DÉSIGNA- GRAND PETIT LON-
- TIONS. DIAMÈTRE DIAMÈ. GUEUR
- de78 centi 32 ceiui' 26 toèl
- 73 — 30 — 23
- 72 — 48 — 24
- Mâts lie : 69 — 46 — 23
- huoe el 1 66 — 44 — 22
- 63 — 42 — 21
- vergues. ! 60 — 40 — 20
- 37 — 38 — 19
- 34 — 36 — 18
- 31 — 34 — 17
- de84 ~ 36 — 28
- 81 — 34 — 27
- 78 — 32 — 26
- 73 — 30 — 25
- Mèches et 72 — 48 — 24
- jumelles j 69 — supérieu- \ 66 — res i 63 — 46 — 23
- 44 — 42 — 22 21
- f 60 — 40 — 20
- 37 — 38 — 19
- 34 ~ 36 - 18
- 31 — 34 — 17
- cie84 — 36 — 28
- 81 — 34 — 26
- 78 — 52 — 26
- 1 73 — 30 ~ 23
- Mèches el ] 72 — 48 — 24
- jumelles inférieu- / 69 — \ 66 - 46 — 44 — 23 22
- res i 63 — 42 — 21
- ' 60 — 40 — 20
- 37 — 38 — 19
- 54 — 36 — 18
- 31 — 34 — 17
- OBSERVATIONS.
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- 63
- Suite des proportions et classement de la mature, etc.
- DÉSIGNA- GRAND PETIT LON-
- TIONS. DIAMÈTRE DIAMÈ. GUEUR.
- /de81 centi. 78 — 54 centi- 18^>^,
- 52 — 17 ,40»
- 75 — 50 — 16 ,80
- 1 72 — 48 — 16 ,20
- Mâts 1 69 — 46 — 15 ,60
- tronçon- née 66 — 44 — 15 ,00
- ) 63 — 42 — 14 ,40
- f 60 — 40 — 13 ,80
- 57 — 38 — 13 ,20
- 54 — 36 — 12 ,60
- \ 51 — 34 — 12 ,00
- de48 — 32 _ 16 ,80
- Mâte- i 45 - 30 ~ 16 ,50
- reaux ^ 42 — 28 — 16 ,20
- 39 — 26 — 15 ,90
- , 36 — 24 — 15 ,60
- Menus 22 — 20 — 15 raètr® 14
- mate- 27 — ^ — 13
- reaux. i 24- 16 — 12
- OBSERYATIOWS.
- (^)
- (1) Les mâl tronçonnés seront reçus au stère, et le prix en sera déterminé, suivant les grosseurs, dans chaque marché particulier. Ceux qui n’auront pas la longueur de 12 mètres au moins pourront encore être reçus au stère, mais seulement au prix des billons.
- Il ne sera payé aucune espèce d’excédant pour les mâts tronçonnés.
- (2) Aucun mâtereau ne sera reçu au-dessous des longueurs indiquées
- Les excédants seront payés.
- (3) Mêmes conditions qùe pour les mâtereaux.
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-
- 64 —
- Appréciation des excédants en diamètre an gros
- 65
- et au petit bout des mâtures supérieures du Nord.
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-
-
-
- 66
- 67
- Mats.
- Matereaüx
- Meküs
- MATEREAUX.
- Appréciation des excédants en longueur des mâtures supérieures du ISord.
- E>®I]K
- , de 90 cent
- / 87. .
- 84. . , 81. . 78 . .
- 7S. . .
- 72 . .
- 69
- 66. . . 63. . . 60 . . 67. . . 54. . . 61. . , f de 48 cent, l 46. . . 42. . , 39. . . 36 .
- de 33 cent. 30 . .
- 27. . . 24 . .
- O^'I. 0^»6-i. 0«9<i. 1" 21. lu. 3>i l,u qt. ^Uild 2.u4d. 2“'7‘i.
- f c f C f C f C i' f C ï s f C f C
- 23 00 43 00 67 00 88 00 110 00 131 00 131 00 171 00 190 00
- 21 00 41 00 60 00 79 00 98 00 117 00 133 00, 133 00 170 00
- 19 00 37 00 64 00 71 00 88 00 103 00 121 00 137 00 132 oe
- 17 00 33 00 49 00 64 00 79 00 94 00 i 108 00 122 00 136 00
- 13 00 29 00 43 00 37 00 71 00 84 00 96 00 108 00 120 00
- 13 60 26 00 39 00 31 00 63 00 74 00 86 00 96 00 107 00
- 12 00 23 00 34 00 46 00 63 00 63 00 73 00 83 00 94 00
- 10 60 20 00 30 00 39 00 48 00 67 00 63 00 74 00 82 00
- 9 00 17 00 26 00 34 00 42 00 60 00 67 00 66 00 72 00
- 8 00 13 00 23 00 30 00 37 00 44 00 30 00 67 00 63 00
- 7 00 13 00 20 00 26 00 32 00 38 00 43 00 49 00 34 00
- 6 00 11 00 17 00 22 00 27 00 32 00 36 00 41 00 43 00
- 6 00 9 00 14 00 18 00 22 00 26 00 29 00 33 00 36 00
- 4 00 8 00 11 00 14 00 17 00 20 00 2200 26 00 28 00
- 3 00 6 00 8 00 11 00 13 00 16 00 17 00 19 00 21 00
- 2 50 6 00 7 00 9 00 11 00 13 00 13 00 17 00 19 00
- 2 00 4 00 6 00 7 00 9 00 10 00 11 00 13 00 14 00
- 1 60 3 00 4 00 3 00 6 00 7 00 > 8 00 9 00 10 00
- 1 23 2 00 3 00 4 00 3 00 6 00 7 00 8 00 9 00
- 1 00 2 00 3 00 4 00 4 30 6 00 3 30 6 00 6 80
- 0 73 1 30 2 00 2 30 3 00 3 80 4 00 4 60 6 00
- 0 30 1 00 4 30 2 00 2 30 3 00 3 36 3 70 4 00
- 0 36 0 70 1 00 1 33 1 70 2 00 2 36 2 70 3 00
- 3,x,o^.
- 1' c 209 60
- 187 00 167 00 149 00 132 00 117^00 103 00 90^00 79 00 68 00 68 00 48 00 39 00 30 00 23 00 21 00 15 00 11 00 10 00 7 00 6 36 4 26 3 23
- 3"3<1. 3-61. 3-91. 4-2 .1.
- f C f C f C' f C
- 227 00 246 00 262 00 279 00
- 203 00 2t9 00 233 00 230 00
- 181 00 193 00 209 00 223 00
- 162 00 173 00 187 00 199 00
- 144 00 135 00 166 00 176 00
- 127 00 137 00 146 00 133 00
- 112 00 121 00 129 00 137 00
- 98 00 103 00 112 00 119 00
- 83 00 91 00 97 00 103 00
- 73 00 77 00 82 00 87 00
- 63 00 67 00 71 00 76 00
- 33 00 37 00 60 00 64 00
- 43 00 46 00 49 00 32 00
- 33 00 36 00 38 00 41 00
- 23 00 27 00 29 00 30 00
- 22 00 23 00 24 00 26 00
- 16 00 17 00 19 00 20 00
- 12 00 13 00 14 00 13 00
- 10 60 11 00 11 60 12 00
- 7 60 8 00 8 60 9 00
- 3 70 6 00 6 33 6 70
- 4 60 4 75 6 00 6 26
- 3 30 3 75 4 00 4 20
- Observalioas
- Lesexcé-dans en longueur qui dépassent 6 mètres doiventétre comptés à raison d’un vingtième par progression de 3 décimètres , d’après l’éva-lution de la dernière colonne du tarif.
- I Voir la suite du Tarifa l’autre page.)
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-
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- 68
- Suite des Appréciations des excédants ^ etc.
- Mats
- Mater EAUX
- Menus MATEREAUX.
- de 90 c 87 84. 81. 78. 73. 72. 69. 66 63 60. 57 54 51 de 48 45 42. 39. 36. de 33 c 30. 27, 24
- POUR
- 4m5d 4»8^i. 5m Id. 5“4d. 5m7d, ÔojOiI <o-
- f c f c f C f C f C f c
- 293 00 311 00 327 00 342 00 357 00 372 00
- 265 00 279 00 293 00 307 00 321 00 335 00
- 236 00 249 00 261 00 273 00 285 00 297 00
- 210 00 222 00 233 00 244 00 265 00 266 00
- 186 00 196 00 206 00 215 00 224 00 233 00
- 164 00 173 00 182 00 190 00 198 00 206 00
- 144 00 132 00 160 00 167 00 174 00 181 00
- 123 00 132 00 139 00 143 00 151 00 137 00
- 109 00 115 00 120 00 123 00 130 00 135 00
- 92 00 98 00 103 00 107 00 111 00 113 00
- 80 00 85 00 89 00 92 00 95 00 98 00
- 68 00 72 00 73 00 78 00 81 00 84 00
- 56 00 59 00 62 00 63 00 68 00 71 00
- 44 00 46 00 49 00 52 00 33 00 58 00
- 32 00 33 00 34 00 35 00 36 00 37 00
- 26 00 27 00 28 00 29 00 30 00 31 00 !
- 21 00 22 00 23 00 24 00 25 00 26 00
- 16 00 17 00 18 00 19 00 20 00 21 00
- 12 50 13 00 13 30 14 00 14 60 15 00 1
- 9 30 10 00 tO 50 11 00 11 30 12 00
- 7 00 7 33 7 70 8 00 8 30 8 70 ;
- 3 50 5 75 6 00 & 23 6 50 6 75
- 4 40 4 60 4 80 5 00 5 20 3 40
- fl) Voir l’observalion à la page 67.
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- — 69
- PRÉCIS
- DES REGLES GENERALES DE RECETTE.
- Désignation générale des mâts.
- La force ou l’espèce d’un mât est généralement désignée par sa grosseur, et son prix est établi en conséquence.
- MESURAGE DU MAT.
- Proportions relatives.
- Pour qu’il soit admis en recette d’après sa grosseur et au prix qui en résulte, il faut qu’il réunisse la longueur exigée et le proportionné qui forme le mât régulier.
- Diamètre ou grosseur du mât.
- La grosseur du mât régulier, ou son grand diamètre, ne doit pas être prise au pied de l’arbre, mais au sixième de sa longueur totale, point que l’on appelle le proportionné du gros bout.
- Le mesurage du grand diamètre procède de 3 en 3 centimètres : la fraction de 13 millimètres et au-dessous est nulle ; celle au-dessus de 13 millimètres est comptée pour 3 centimètres.
- Longueur.
- La longueur du mât régulier doit être, en mètres, le tiers du nombre de centimètres contenus au grand diamètre ; elle se mesure à prendre du pied de l’arbre, en négligeant la fraction de 13 centimètres et au-dessous, et en comptant pour 3 décimètres celle au-dessus de 13 centimètres.
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- — 70 —
- Proportionné ou petit diamètre.
- Le proportionné du mât, c’est-à-dire son diamètre à la tête, se prend au point où finit la longueur du mât régulier ; il doit avoir les deux tiers du grand diamètre, et se mesure par centimètre, en négligeant la fraction de 5 millimètres et au-dessous, et en comptant celle au-dessus de S millimètres pour un centimètre.
- Mât ovale.
- Si le mât est ovalé au proportionné du gros bout ou du petit bout, on prend la moyenne proportion du plus fort au plus faible diamètre.
- Exemple d’un mât régulier.
- Exemple. Un mât de 72 centimètres régulier, et à recevoir comme tel, est celui qui a 72 centimètres de grand diamètre mesuré à la sixième partie de sa longueur absolue en partant du pied de l’arbre, et qui a 48 centimètres de diamètre pris à sa longueur de 24 mètres.
- Autre mât régulier, mais réduit.
- Mais, si ce mât n’a que 47 centimètres à 24 mètres de longueur, on descend le proportionné à 23 mètres de longueur ; alors la pièce devient un mât régulier de 69 centimètres. Il est payé comme tel, en tenant compte des excédants, tant sur le grand diamètre qu’au proportionné, ainsi que de la longueur au delà de 23 mètres.
- VISITE ET CLASSEMENT DES MATS.
- Le degré de qualité ou de vice d’un mât , ses proportions, désignent la classe à laquelle il doit appartenir. L’inspection éclairée et
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- — 1\ -r
- * attentive de la pièce, l’expérience des officiers préposés à la recette, peuvent seules apprécier ce degré de qualité ou de vice. Il n’est question ici que de présenter les moyens généraux de reconnaître et d’établir le degré d’utilité pour le service que doivent offrir les pièces de chaque classe,
- I” CLASSE.
- MATS ET VERGUE DE HUNE.
- Il faut, pour remplir ce premier et essentiel service de la mâture, des mâts d’élite, sains, vigoureux, droits, sans nœuds préjudiciables à leur solidité, qui réunissent très exactement la longueur et le proportionné exigés par le tableau de classement.
- IP CLASSE.
- MÈCHES ET JUMELLES SUPÉRIEURES.
- Quelques vices légers n’empêchent pas les mâts de remplir ce service intéressant.
- On entend par vices légers : 1° lorsqu’un mât est un peu tors sur un sens, et qu’on peut, en le travaillant, le redresser sans perte;
- 2“ Lorsqu’il a des nœuds petits et sains, mais trop fréquents, ou commençant trop bas pour permettre d’en faire un mât de hune, dont il aurait d’ailleurs la qualité ;
- 3° Lorsqu’il a de l’aubier assez épais pour faire craindre qu’en le travaillant il ne faille réduire le proportionné.
- Nota. Si un mât de 81 cenlimèlre.s et au-dessus, dont l'excès de grosseur ne permet p;.s de faire un mât de hune, en réunit les qualités, il en sera fait mention dans le procès-verbal, atin que, s’il est accordé des prix plus forts pour les mâts de hune, celui-ci soit payé comme tel.
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- - 72 -IIP CLASSE.
- MÈCHES ET JUMELLES INFÉRIEURES.
- L’impossibilité d’obtenir que les achats de mâture ii’oiFrent que des mâts de première et deuxième classe oblige d’en recevoir de qualité inférieure, qui d’ailleurs remplissent à peu de chose près le même service pour les mâts d’assemblage.
- C’est ici qu’est assignée la place de toutes les pièces qui ont quelques défectuosités.
- On entend par défectuosités ; 1“ Le mâj un peu tors sur deux sens, ou même assez tors sur un seul sens pour être obligé de le redresser aux dépens du bois, ce qui en diminue la force;
- 2° Le mât chargé de nœuds trop multipliés ou trop gros, ou dont quelques-uns sont gâtés ;
- 3“ Celui dont la cime est, ou desséchée, ou dans le cas d’être réduite pour cause d’altération,
- 4° Le fil du bois tourné, effet des coups de vent que l’arbre a essuyés ;
- 5° Les roulures, gerçures, frottures peu considérables ; s’étant assuré, autant qu’on peut le faire sans trop dégrader la pièce, que le mal ne pénètre pas.
- MATS TRONÇONNÉS.
- Les mâts tronçonnés sont ceux qui, se trouvant coupés par des nœuds réunis, ou par des vices au-dessous de la longueur régulière, sont cependant capables, avec leur longueur réduite, de former des beauprés d’une seule pièce.
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- — 73 -
- Les mâts de cette catégorie seront reçus au stère, et le prix en sera réglé, suivant les grosseurs, dans chaque marché particulier. Ceux qui n’auront pas la longueur de 12 mètres au moins pourront encore être reçus au stère, mais seulement au prix des billons.
- Il ne sera payé aucune espèce d’excédants pour les mâts tronçonnés.
- MATEREAUX.
- Les mâtereaux de 48 à 36 centimètres doivent être d’une belle essence, droits, sans défauts, ayant au moins la longueur portée au tarif.
- Les excédants de longueur et de diamètre seront payés.
- MENUS MATEREAUX.
- Mêmes conditions que pour les mâtereaux.
- EXPOSÉ SOMMAIRE DES QUALITÉS ET VICES DES MATS.
- QUALITÉS.
- Le bon mât a le bois de couleur rouge pâle, les couches ligneuses égales, la substance résineuse suffisamment abondante et par couches régulières, le grain fin et serré, les fibres rapprochées et adhérentes, en sorte que, quand on entame la pièce, les copeaux s’en: détachent sans sauter en éclats sous le coup de hache ; et si on veut les désunir, ils se déchirent au lieu de se rompre. On observe que ces qualités se manifestent principalement dans les mâts de fraîchç coupe, et diminuent dans les mâts de coupe ancienne.
- VICES.
- Les vices d’essence et même accidentels sont en général annon-
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-
-
- — 74 —
- cés par la couleur blanche et rouge foncé du bois, par le défaut d’une quantité suffisante de substance résineuse, par des nœuds gros, multipliés et gâtés. Ils sont confirmés par les tache|, roulures et gelivures que l’on découvre aux deux bouts de la pièce.
- Ces vices sont principalement :
- 1° Quand l’arbre est couronné ou mort sur pied, ce qui se reconnaît particulièrement au dessèchement de la tête du mât et à l’altération de toute sa substance ;
- 2“ Les roulures au cœur provenant, soit de l’effet des vents, soit de l’abatage. Non-seulement ce vice est l’agent d’une prompte destruction, mais, par l’immersion du mât, l’eau pénètre dans tout l’intérieur de la pièce, et dès qu’elle est à flot ou à sec, elle s’échauffe et se pourrit ;
- 3° Les gelivures simples et celles cadrannées, qui, par une ou plusieurs fentes allant du cœur de l’arbre à la circonférence, rompent les couches ligneuses du bois, et altèrent infiniment la force de la pièce ; X"
- 4° L’entre-écorce, la frotture, lorsqu’elles ont donné lieu à un principe de pourriture ;
- 5” Des nœuds gros, fréquents, prenant du pied ou du tiers de l’arbre, se détachant avec facilité, ou pourris, ou en rosette, c’est-à-dire dans la même ligne sur plusieurs sens. De pareils nœuds coupent le mât, et le mettent le plus souvent toul-à-fait hors de service, quand même l’essence serait bonne.
- 6° Trop d’aubier, trop d’arc sur deux sens, même sur un seul; le cœur de l’arbre placé sur le côté. Ces trois vices obligeraient de réduire la pièce en la travaillant, au point de ne pas pouvoir compter sur sa solidité dans un mât d’assemblage.
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- — 75 —
- Les moyens dont on fait usage pour visiter les mâts offrent la facilité de reconnaître les vices dangereux, leur continuité et leur étendue. On doit en user avec la prudence qu’exige le ménagement des pièces, que souvent une vérification trop scrupuleuse mettrait hors de service ; perte qui serait à regretter, surtout si le vice n’était pas considérable.
- EXCÉDANTS.
- Les excédants en grand et petit diamètre sont calculés d’après leur progression cubique.
- Ceux en longueur seront établis d’après le cube décroissant de la tête du mât ordinaire, dont la grosseur va en diminuant depuis le proportionné jusqu’à la cime de l’arbre, ce qui exige une réduction de longueur sur ceux dont la tête se termine en queue de rat, réduction qui sera appréciée par les officiers préposés à la recette.
- Le paiement des excédants est fixé à raison de la valeur intrinsèque du bois et de leur utilité pour le service : c’est ce qui fait assigner le même prix aux excédants du grand et du petit diamètre, malgré la différence des cubes. Les derniers sont toujours précieux, et les premiers tombent souvent en pure perte.
- L’excédant du grand diamètre sera payé de 3 en 3 centimètres, et celui du proportionné par progression d’un centimètre.
- En général, tout excédant que le vice ou la réduction d’une pièce de mâture rend mutile au service auquel elle est restreinte doit être retranché. Mais cette juste économie restera soumise à l’examen de la pièce et au jugement des officiers préposés à la recette, qui continueront de décider l’admission, ainsi que le retranchement total ou partiel des excédants ; ce qui sera motivé dans le procès-verbal.
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- — 76 —
- AUBIER.
- Il sera admis d’aubier par centimètre sur-le diamètre, ^
- Lorsque des mâts de 24 centimètres et au-dessus auront éprouvé par excès d’aubier une réduction qui les fera tomber dans une classe inférieure, on ne devra point leur faire une seconde réduction pour leur excédant en longueur, ainsi que cela aurait lieu pour les mâts que leurs dimensions effectives rangeraient immédiatement dans cette classe.
- Arrêté par la Commission spéciale chargée de rédiger le présent tarif.
- Paris, le 28 janvier \848.
- Signé : KERRIS, HOUITTE DE LACHESNAIS, PREVOST, A. VAILLANT, BOUCHER et MORIN, Contrôleur.
- Proposé à l’approbation du Ministre.
- Le Directeur des services administratifs,
- Signé ; GERBIDON.
- APPROUVÉ ;
- Paris, le 29 février 1848.
- Le Ministre de la marine et des colonies,
- Signé
- F. ARAGO.
- Toulon, inip. veuve Baume, place M-Flavie», Ü et 19, au Porl-llarcliand.
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