Catalogue général officiel
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- Cataloçjae Général Officiel
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- EXPOSITION INTERNATIONALE UNIVERSELLE DE 1900
- Catalogue Général Officiel
- TOME DIX-NEUVIÈME
- GROUPE XVII
- COLON ISATION
- CLASSES 113 à 115
- IMPRIMERIES LE MERCIER, PARIS
- L. I>ANEL, LILLE
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- Papier de Louis BOUCHER, à Docelles.
- Encres de Ch. LORILLEUX et Cie, à Paris.
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- CLASSIFICATION GÉNÉRALE
- TOME PREMIER.
- Groupe I. — Éducation et Enseignement.
- CLASSES.
- 1. Éducation de l’enfant. — Enseignement primaire.
- — Enseignement des adultes.
- 2. Enseignement secondaire.
- 3. Enseignement supérieur. — Institutions scienti-
- fiques.
- 4. Enseignement spécial artistique.
- 5. Enseignement spécial agricole.
- 6. Enseignement spécial industriel et commercial.
- TOME SECOND.
- Groupe II. — Œuvres (Fart.
- CLASSES.
- 7. Peintures — Cartons. — Dessins.
- 8. Gravure et lithographie.
- 9. Sculpture et gravure en médailles et sur pierres fines.
- 10. Architecture
- TOME TROISIEME.
- Groupe III. — Instruments et procédés généraux, des Lettres, des Sciences et des Arts.
- CLASSES.
- 11. Typographie. - Impressions diverses.
- 12. Photographie.
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- 13. Librairie; éditions musicales. — Reliure (matériel
- et produits). — Journaux. Affiches.
- 14. Cartes et appareils de géographie et de cosmo-
- graphie. — Topographie.
- 15. Instruments de précision. — Monnaies et médailles.
- 18. Médecine et chirurgie.
- 17. Instruments de musique.
- 18. Matériel de Tart théâtral.
- TOME QUATRIÈME.
- Groupe IV. — Matériel et procédés généraux de la. mécanique.
- CL \SSES.
- 19. Machines à vapeur.
- 20. Machines motrices diverses.
- 21. Appareils divers de la mécanique générale.
- 22. Machines-outils.
- TOME CINQUIÈME.
- Groupe V. — Électricité.
- CLASSES.
- 23. Production et utilisation mécanique de l’électricité.
- 24. Electrochimie.
- 25. Eclairage électrique.
- 26. Télégraphie et téléphonie.
- 27. Applications diverses de l’électricité.
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- — VH —
- TOME SIXIÈME.
- GROUPE VI. — Créole efvîl. — Sloyens de transport.
- CLASSES.
- 28. Matériaux, matériel et procédés du génie civil.
- 29. Modèles, plans et dessins de travaux publics.
- 30. Carrosserie et charronnage, automobiles et cycles.
- 31. Sellerie et bourellerie.
- 32. Matériel des chemins de fer et tramways.
- 33. Matériel de la navigation de commerce.
- 34. Aérostation.
- TOME SEPTIÈME.
- Groupe VII. — Agriculture.
- CLASSES.
- 35. Matériel et procédés des exploitations rurales.
- 37. Matériel et procédés des industries agricoles.
- 39. Produits agricoles alimentaires d'origine végétale.
- 40. Produits agricoles alimentaires d’origine animale.
- 41. Produits agricoles non alimentaires
- 42. Insectes utiles et leurs produits. — Insectes nuisibles
- et végétaux parasilaires.
- TOME HUITIÈME.
- Groupe VIL — Agriculture (Suite).
- CLASSE
- 38. Agronomie. — Statistique agricole.
- TOME NEUVIÈME.
- Groupe VIII. — Horticulture et Arboriculture.
- CLASSES.
- 43. Matériel et procédés de l’horticulture et de l’arbori-
- culture.
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-
- VIII
- CLASSES.
- 44. Plantes potagères.
- 45. Arbres fruitiers et fruits.
- 46. Arbres, arbustes, plantes et fleurs d’ornement.
- 47. Plantes de serre.
- 48. Graines, semences et plants de rhorticulture et des
- pépinières.
- TOME DIXIÈME.
- GROUPE IX. — Forêts. — Chasse. — l*êcl»e. —
- C uelllctt es.
- CLASSES.
- 49. Matériel et procédés des exploitations et des
- industries forestières.
- 50. Produits des exploitations et des industries fores-
- tières.
- 51. Armes de chasse.
- 52. Produits de la chasse.
- 53. Engins, instruments et produits de la pêche. Aqui-
- culture.
- 54. Engins, instruments et produits des cueillettes.
- TOME ONZIÈME.
- Groupe X. — Aliments.
- CLASSES.
- 55. Matériel et procédés des industries alimentaires.
- 56. Produits farineux et leurs dérivés.
- 57. Produits de la boulangerie et de la pâtisserie.
- 58. Conserves de viande, de poissons, de légumes et de
- fruits.
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-
- IX
- CLASSES.
- 59. Sucres et produits de la confiserie; condiments et stimulants.
- 61. Sirops et liqueurs; spiritueux divers; alcools
- d’industrie.
- 62. Boissons diverses.
- TOME DOUZIÈME.
- Groupe VII. — Agriculture (Suite). classes. "
- 36. Matériel et procédés de la viticulture.
- Groupe X. — Aliments (Suite). 60. Vins et eaux-de-vie de vin.
- TOME TREIZIÈME.
- Groupe XI. — Mines. — Métallurgie.
- CLASSES.
- 63. Exploitation des mines, minières et carrières.
- 64. Grosse métallurgie.
- 65. Petite métallurgie.
- TOME QUATORZIÈME.
- Groupe XII. — Décoration et mobilier des édifices publics et des habitations.
- CLASSES.
- 66. Décoration fixe des édifices publics et des habitations.
- 67. Vitraux.
- 68. Papiers peints.
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-
- X
- CLASSES.
- 69. Meubles à bon marché et meubles de luxe.
- 70. Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement.
- 71. Décoration mobile et ouvrages du tapissier.
- 72. Céramique.
- 73. Cristaux, verrerie.
- 74. Appareils et procédés du chauffage et de la venti-
- lation.
- 75. Appareils et procédés d’éclairage non électrique.
- TOME QUINZIÈME.
- Groupe XIII. — Fils, Tissus, Vêtements.
- CLASSES.
- 76. Matériel et procédés de la filature et de la corderie.
- 77. Matériel et procédés de la fabrication des tissus.
- 78. Matériel et procédés du blanchiment, de la teinture,
- de l’impression et de l’apprêt des matières textiles à leurs divers états.
- 79. Matériel et procédés de la couture et do la fabri-
- cation de l’habillement
- 80. Fils et tissus de coton.
- 81. Fils et tissus de lin, de chanvre, etc. — Produits de
- la corderie.
- 82. Fils et tissus de laine.
- 83. Soies et tissus de soie.
- 84. Dentelles, broderies et passementeries.
- 85. Industries de la confection et de la couture pour
- hommes, femmes et enfants.
- 86. Industries diverses du vêtement.
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-
- XI
- TOME SEIZIÈME.
- Groupe XIV. — Industfic chimique.
- CLASSES.
- 87. Arts chimiques et pharmacie.
- 88. Fabrication du papier.
- 89. Cuirs et peaux.
- 90. Parfumerie.
- 91. Manufactures de tabacs et d’allumettes chimiques.
- TOME DIX-SEPTIÈME.
- Groupe XV. —- Industries diverses.
- CLASSES.
- 92. Papeterie.
- 93. Coutellerie.
- 94. Orfèvrerie.
- 95. Joaillerie et bijouterie.
- 96. Horlogerie.
- 97. Bronze, fonte et ferronnerie d’art. — Métaux
- repoussés.
- 98. Brosserie, maroquinerie, tabletterie et vannerie.
- 99. Industrie du caoutchouc et de la gutta-percha. —
- Objets de voyage et de campement.
- ÎOO. Bimbeloterie.
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- XII
- TOME DIX-HUITIÈME.
- GROUPE XVI. — Économie sociale. — Hygiène, Assistance publique.
- CLASSES.
- ÎOI. Apprentissage. Protection de l’enfance ouvrière.
- 102. Rémunération du travail. Participation aux
- bénéfices.
- 103. Grande et petite industrie. — Associations coopé-
- ratives de production ou de crédit. — Syndicats professionnels.
- 104. Grande et petite culture. — Syndicats agricoles. —
- Crédit agricole.
- 105. Sécurité des ateliers. — Réglementation du travail. 108. Habitations ouvrières.
- 107. Sociétés coopératives de consommation.
- 108. Institutions pour le développement intellectuel et
- moral des ouvriers.
- 109. Institutions de prévoyance.
- HO. Initiative publique ou privée en vue du bien-être des citoyens.
- 111. Hygiène.
- 112. Assistance publique.
- TOME DIX-NEUVIÈME.
- Groupe XVII. — Colonisaiioit.
- CLASSES.
- 113. Procédés de colonisation.
- 114. Matériel colonial.
- 115. Produits spéciaux destinés à l’exportation dans les
- colonies.
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- XIII
- TOME VINGTIÈME.
- Groupe XVIII. — Armées de terre et de mer.
- CLASSES.
- 116. Armement et matériel de l'artillerie.
- 117. Génie militaire et services y ressortissant.
- 118. Génie maritime. — Travaux hydrauliques.
- Torpilles.
- 119. Cartographie, hydrographie, instruments divers.
- 120. Services administratifs.
- 121. Hygiène et matériel sanitaire.
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- PLAN N« I
- CATALOGUE GENERAL. OFFICIEL
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- ESPLANADE DES INVALIDES
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- PLAN N» IV
- PLAN N° II
- PLAN N» III
- CATALOGUE GENERAL OFFICIEL
- Petit PalaisÆ^
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- Exp°.n décv.edela Rue
- Norvège
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- HORTICULTURE
- PAVILLON S' DES PUISSANCES ÉTRANGÈRES
- ARBORICULTURE
- HORTICULTURE,
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- Section Etr? ’,
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-
- CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- PLAN No V
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- CHAMP DE MARS
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-
- catalogue général officiel
- PLAN N« VI
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-
- CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- PLAN N° VII
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- GROUPE XVII
- COLON ISATION
- Classe 113
- PROCÉDÉS DE COLONISATION
- Nos premiers explorateurs.— Nous avons vraisemblablement précédé tous les autres peuples, même ceux qui s’y sont fait le nom le plus glorieux, dans la voie des découvertes géographiques, car bien avant le Portugal la France avait eu ses explorateurs.
- Des marins basques, en poursuivant des baleines égarées jusque dans leur golfe, avaient poussé leur chasse aventureuse vers le Nord, rencontrant probablement sur leur route la côte américaine six cents ans avant Christophe Colomb. En i364, des marins dieppois avaient atteint la Guinée et fondé des comptoirs pour le trafic de la poudre d’or, de l’ivoire et de l’ambre gris. Un gentilhomme normand, Jean de Béthencourt, avait, en 1402, fait la conquête des Canaries. Sous le règne de François Ier, de riches armateurs dieppois, les Ango, avaient réuni autour d’eux de hardis capitaines, parmi lesquels Jean Denis, de Honfleur, et Thomas Aubert, de Dieppe, qui abordèrent au Brésil, le premier en 1504, et le second en i5o8.
- Le roi de Portugal, ayant donné l’ordre de couler tous les navires français qui, à l’avenir, apparaîtraient dans les eaux du Brésil, Jean Ango, à la tête de vingt navires, força l’embouchure du Tage, vint mouiller devant Lisbonne et contraignit le roi de Portugal à la paix. Ce trait d’audace
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- •explique peut-être cette parole de François 1er demandant qu’on lui montrât le testament de notre premier père, adjugeant le monde aux Espagnols et aux Portugais, à l’exclusion des Français.
- En i520, un des lieutenants d’Ango, Giovanni Verazzano, fut chargé par le roi de France d’une expédition dans l’Amérique du Nord. 11 explora les •côtes de la Floride, découvrit Terre-Neuve et, en i523, prit possession du Canada, auquel il donna le nom de Nouvelle-France.
- Onze années plus tard, en 1534, Jacques Cartier explorait le golfe de .St-Laurent, et, en 1540, fondait le port de Ste-Croix, le premier établissement français dans cette contrée.
- Notre politique coloniale connut ainsi, dès ses débuts, les succès les plus encourageants; elle devait malheureusement subir une éclipse après la mort de François Ier. Les rois, ses successeurs, oublièrent les colonies françaises, établies au delà des mers. Sous les derniers Valois, l’amiral Coligny entreprit seul de disputer aux Espagnols et aux Portugais la possession du Nouveau Monde. Il dirigea ses entreprises, non plus sur l’Amérique du Nord, mais sur l’Amérique du Sud. Les navires qu’il avait équipés abordèrent dans une baie immense, l’une des plus magnifiques •du monde. Ses marins, l’ayant prise pour l’embouchure d’un fleuve, l’appelèrent Rio-de-Janeiro (rivière de janvier). L’établissement ayant été •détruit par les Portugais, l’amiral Coligny prépara une nouvelle expédition, dont il confia le commandement à un marin de Dieppe, Jean Ribaud. Cette seconde entreprise eut la Floride pour but, mais la nouvelle colonie périt plus misérablement encore que celle de Rio-de-Janeiro. Les Espagnols, en effet, massacrèrent les colons, et l’amiral Menendez fit dresser, sur le lieu du massacre, cette inscription : « Pendus, non comme Français, mais comme hérétiques ».
- Henri IV voulut reprendre l’œuvre de François ier. Il nomma de Chastes gouverneur de Dieppe, lieutenant-général de l’Amérique du Nord.
- De Chastes chargea du Pont-Gravé, de St-Malo, et Champlain de Brouage, d’explorer le St-Laurent. Pont-Gravé, Poutrincourt et Champlain reconnurent ensemble toute la région américaine comprenant les Etats actuels du Maine, du Massachusets, de Rhode-Island et de New-York.
- En 1609, Champlain remonte la rivière des Iroquois et découvre le lac qui porte son nom puis., successivement et en quelques années, les autres grands lacs de l’Amérique du Nord : Nissiping, Huron, Michigan, Supérieur, Ontario.
- Grâce à ces hardis explorateurs, grâce à Champlain surtout, Henri IV put léguer à la France un empire américain de 1.600 lieues de long sur5oo de large.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- L’œuvre de Richelieu et de Colbert. — Henri IV avait, en réalité, créé la Nouvelle-France. Après lui, Richelieu et Colbert furent les-véritables fondateurs de notre empire colonial.
- Richelieu reprit le Canada aux Anglais, enleva la Martinique, St-Chris-tophe et la Guadeloupe aux Espagnols ; enfin, il laissa les boucaniers-s’établir à Saint-Domingue.
- Dans la mer des Indes, il occupa les îles Mascareignes et nous fit. prendre pied à Madagascar.
- Vingt ans plus tard apparaît Colbert.
- Comme il faut de larges débouchés aux fabriques nouvellement créées, de grandes Compagnies sont organisées pour développer le commerce des Indes-Orientales et Occidentales, du Levant et de la Sénégambie.
- Dans l’Amérique Septentrionale, le Canada, l’Acadie, Terre-Neuve, St-Pierre et Miquelon forment la Nouvelle-France. La Louisiane est colonisée.
- St-Domingue, la Martinique, la Guadeloupe constituent l’empire français-des Antilles. Cayenne, dans la Guyane ; Fort-Louis, au Sénégal ; Pondichéry, aux grandes Indes ; Bourbon et Madagascar, sur la côte orientale d’Afrique, deviennent les entrepôts d’un commerce qui lutte avec avantage contre la concurrence de la Hollande et de l’Angleterre.
- A la mort de Colbert, l’empire colonial français avait atteint son maximum de puissance. Mais, en 1713, par le traité d’Utrecht, Louis XIV cédait aux. Anglais l’île de Terre-Neuve, l’Acadie et les territoires de la baie d’Hudson,, c’est-à-dire trois des plus importantes régions de la Nouvelle-France.
- A côté des fautes et des inexplicables abandons du gouvernement de la. monarchie, nous avons à enregistrer de la part d’officiers, parfois de simples • particuliers, prenant à tâche de conserver à la France quelques-unes de ses. conquêtes, des actes d’initiative et d’héroïsme égalant ceux des plus grands-citoyens de l’antiquité.
- Pendant longtemps, notre Compagnie des Indes ne songea même pas àr sortir de son rôle de société de négoce.
- Un Français, le premier, devina qu’il était possible d’asseoir une domination européenne sur les ruines de la domination mongole: ce fut Dupleix.. Son intelligence active, remuante, novatrice, avait déjà formé ce plan a l’époque où les plus habiles agents de la Compagnie anglaise ne-s’occupaient que du trafic et de l’échange. Les services qu’il avait rendus à la Compagnie lui avaient valu d’étre nommé gouverneur général en résidence à Pondichéry.
- La guerre de la succession d’Autriche fournit à Dupleix l’occasion qu’il. attendait, en mettant aux prises l’Angleterre et la France. Sur ses ordres, , La Bourdonnais, gouverneur de l’Ile-de-France, vint assiéger Madras, la ., ville anglaise, et s’en empara.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- L’Indé pouvait être conquise. Malheureusement Dupleix et La Bourdonnais ne s’entendirent pas. Leur querelle est restée célèbre.
- Toutefois, ayant aidé Mirzapha-Yung à se saisir de la vice-royauté du Dekkan, Dupleix obtint, pour récompense, le gouvernement du littoral indien, depuis la rivière Krisna jusqu’au cap Comorin, avec 7.000 cavaliers. Une grande partie des trésors amassés par les vice-rois du Dekkan passa dans les coffres du gouverneur français, lequel régnait de fait sur plus de 3o millions d’hommes. Mais ni la Compagnie, ni le gouvernement français ne soutinrent et n’encouragèrent d’aussi heureux débuts.
- Dupleix fut rappelé, comme l’avait été La Bourdonnais. 11 mourut dans le chagrin et la pauvreté, sans avoir pu obtenir le jugement qu’il réclamait.
- Sur ces entrefaites éclata la guerre de Sept ans. Dans l’Inde, un Irlandais, Lally-Tollendal, avait succédé à Dupleix ; mais, loin de posséder le génie et l’habileté de l’ancien gouverneur général, il indisposa la population indienne en attelant sans vergogne des brahmanes à ses canons et en pillant les pagodes pour y trouver de prétendus trésors. Abandonné d’ailleurs à lui-même, ne recevant aucun secours de la Métropole, il ne put empêcher Lord Clive de reprendre l’avantage. Madras fut enlevé par les Anglais.
- Ce fut le coup de grâce donné à la domination française dans l’Inde. Cette suprématie tombait également au delà de l’Atlantique, où nous gardions le Canada, malgré les efforts et les victoires de Montcalm.
- Lorsqu’elle eut atteint son but, c’est-à-dire lorsqu’elle eut détruit nos marine marchande et militaire, l’Angleterre proposa la paix. Le i3 novembre 1762, des préliminaires furent signés ; ils aboutirent, le 10 février 1763, au traité de Paris.
- Le traité de Paris. — Par ce traité, l’Angleterre acquit le Canada, l’Acadie, la Louisiane, la Grenade et les Grenadines, St-Vincent, St-Domingue, Tabago, le Sénégal et, dans la Méditerranée, Minorque.
- La France conserva le droit de pêche sur les côtes de Terre-Neuve et dans le golfe du St-Laurent, sur les îlots de St-Pierre et Miquelon. Elle recouvra, en même temps, la Guadeloupe, Marie-Galante, la Désirade, la Martinique, Ste-Lucie, l’île de Gorée et enfin Belle-Isle sur les côtes de Bretagne.
- Sous Louis XVI, la France sembla vouloir, par ses explorations en Océanie, réparer les revers du règne précédent. Bougainville avait reconnu les îles Taïti, les Nouvelles-Hébrides, la Nouvelle-Guinée, et devancé Cook sur plusieurs points.
- Les îles des Amis, de Norfolk avaient été découvertes par La Pérouse, dont les vaisseaux s’étaient brisés sur les récifs des îles Vanikoro.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
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- En 1782, la guerre de l’indépendance des États-Unis faillit remettre en question la domination anglaise dans les Indes.
- Sufïren battait, pour la cinquième fois, la flotte anglaise; Madras était menacé, lorsqu’une frégate apporta la nouvelle de l’armistice conclu avec l’Angleterre. Le traité, signé à Versailles en 1785, restitua à la France Tabago et le Sénégal, mais lui enleva tout le profit de ses victoires dans la mer des Indes.
- La Révolution, dont les forces étaient occupées à lutter contre l’Europe coalisée, ne pouvait guère songer à rétablir l’empire colonial érigé, puis perdu par la Royauté.
- En 1802, sous le Consulat, l’Angleterre, effrayée par la campagne d’Égypte, restitua à la France toutes les conquêtes coloniales qu’elle avait faites pendant les guerres de la Révolution.
- Or, avec les Antilles françaises, la Louisiane, la Floride que nous avait cédée l’Espagne, l’île de Saint-Domingue que nous pouvions recouvrer sur les noirs insurgés, Bonaparte conçut le projet de faire du golfe du Mexique .un golfe français ; mais l’expédition de Saint-Domingue ayant échoué et une nouvelle rupture avec l’Angleterre étant devenue imminente, le premier Consul renonça vite à toute entreprise coloniale. 11 abandonna Saint-Domingue, laissa la Floride à l’Espagne et vendit la Louisiane aux Etats-Unis pour la somme de 80 millions.
- De toutes ses possessions d’autrefois, le traité de Paris de 1814 n’abandonnait à la France que quelques colonies jugées sans importance.
- En 1817 seulement, le Gouvernement français envoya une frégate, la Méduse et un brick, l’Argus, prendre possession du Sénégal. Le tragique naufrage de la Méduse compromit le succès de l’expédition.
- Personne ne songeait à acquérir de nouvelles colonies. Cependant, peu à peu, l’empire colonial de la France devait se reconstituer et redevenir, au cours de ce siècle, l’un des plus puissants du monde.
- Fait remarquable et qui nous rend tous solidaires pour la grande œuvre commune de l’expansion coloniale de la France, il n’est pas un seul des gouvernements qui se sont succédé depuis 1815, qui n’ait ajouté à nos possessions. A la monarchie, nous devons la prise d’Alger et la conquête de l’Algérie, de nouveaux établissements sur la côte de Guinée et dans les eaux de Madagascar, l’occupation des archipels océaniens ; au second Empire, les premiers agrandissements du Sénégal, l’acquisition de la Nouvelle-Calédonie et la conquête de la Cochinchine.
- Notre empire colonial. — Mais la République a travaillé plus energiquement et plus heureusement à cette tâche nationale qu’aucun autre régime. Depuis quinze ans, l’Algérie s’est agrandie de plusieurs oasis dans le Sud. Dans l’Afrique du Nord, la France a placé la Tunisie
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 113.
- sous son protectorat. Du côté du Sénégal, nos possessions sont devenues tout un empire ; du bassin de ce fleuve, nous avons pénétré dans celui du Niger et conquis de haute lutte le Soudan. Insignifiante il y a quelques années, notre colonie du Gabon est devenue le point de départ d’agrandissements au Congo, qui présentent une étendue très supérieure à celle de la France, et qui nous ont conduits, d’une part, au lac Tchad et, d’autre part, dans le bassin de l’Oubanghi, jusqu’à la ligne de partage des eaux du Congo et du Nil.
- Nous avons occupé les Rivières du Sud et conquis le Dahomey. Grâce à de récentes conventions conclues avec l’Allemagne et l’Angleterre, a notre prise de possession de Tombouctou, à la marche d’heureuses missions a travers le Sahara, la France est devenue la plus grande puissance africaine. Son empire s’étend désormais, d’un seul tenant, de la Méditerranée à l’Atlantique et de l’Atlantique au bassin du Nil, en embrassant les rives septentrionales et orientales du lac Tchad, objet de tant de convoitises depuis dix ans.
- Dans l’Afrique orientale, nous possédons Djibouti, sur la mer Rouge ; notre protectorat est reconnu sur les Comores ; une campagne victorieuse nous a permis d’annexer la grande île de Madagascar.
- Ce n’est pas seulement en Afrique que la France a déployé son activité. En Indo-Chine, les provinces conquises sous le second Empire ne forment plus que le septième de nos possessions actuelles, et la population des pays placés sous notre protectorat ou notre domination a été portée de 2 millions à environ 18 millions d’âmes. Du Tonkin, de l’Annam et du Cambodge, nous avons étendu notre influence jusqu’au Mékong, au Laos et aux confins du Siam. Une récente convention nous a concédé, dans la presqu’île chinoise de Leï-Tchéou-Fou, la baie de Kouang-Tchéou-Ouan qui commande le golfe du Tonkin.
- Ces résultats saisissants ont été obtenus grâce à la persévérance du Gouvernement, au concours -éclairé et dévoué de l’initiative privée, à l’héroïsme d’une belle phalange d’explorateurs, de marins et de soldats, dont les noms sont présents à toutes les mémoires..
- En 1889 fut installée l’Ecole coloniale ; elle comprend quatre sections administratives, une section commerciale, une section indigène ; il s’y trouve, en outre, une division préparatoire. Seuls les Français peuvent être admis dans cet établissement. Pour ceux qui ont obtenu le diplôme de sortie, le Gouvernement est tenu de réserver les trois quarts des vacances qui se produisent dans les emplois auxquels ils peuvent prétendre, d’après le décret d’organisation.
- Autant que toute autre institution, les missions catholiques françaises ont contribué,- soit à l’acquisition de nos colonies, — où souvent elles ont
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- précédé et parfois préparé notre intervention et notre établissement (Tonkin, Nouvelle-Calédonie, Sénégal, Madagascar, etc.), — soit à leur mise en valeur et à leur développement, par le concours prêté aux colons et les secours prodigués aux indigènes. Elles ont aussi organisé des stations agricoles et des écoles où elles enseignent non seulement notre langue, mais apprennent encore aux populations locales à aimer la France.
- Après les Croisades, plus encore au XVIe et au XVIIe siècles, les missions se répandirent en Orient, aux Indes, en Indo-Chine, en Amérique. La France y avait déjà une grande part. Au cours de notre siècle, grâce a l’initiative privée surtout, après une décadence presque totale, elles se sont relevées au point d’acquérir un développement qu’ëlles n’avaient jamais connu.
- Sur 13.314 missionnaires qui composent aujourd’hui les missions étrangères, plus de 8.000 sont français ; français aussi les 4/5 des frères enseignants (4.600), et françaises également les 4/5 des sœurs missionnaires (42.000).
- L’œuvre de la Propagation de la Foi, qui depuis 1822 soutient les missions, est encore française. Fondée à Lyon, son Administration centrale a toujours son siège dans cette ville.
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- COLONIES FRANÇAISES
- DÉSIGNATION DES PAYS 4© Kilomètres carrés «O Population
- AFRIQUE
- Algérie 700.000 4.429.421
- Tunisie 135.000 1.800.000
- f Sénégal 464.000 1.100.000
- \ Soudan 1.200.000 2.000.000
- Afrique 1 _. . , < Guinee .... 150.000 1.000.000
- Occidentale J «*4. ^,T § Cote d’ivoire 250.000 2.250.000
- \ Dahomey 150.000 550.000
- Congo 3.000.000 8.000.000
- Madagascar et dépendances 590.000 3.500.000
- Comores et Mayotte 2.124 70.000
- Côte des Somalis 120.000 50.000
- Réunion 2.600 173.192
- 7.363.724 24.922.613
- ASIE
- Inde française 508 283.950
- t Cochinchine 56.965 2.323.284
- \ Cambodge 120.000 1.500.000
- Indo - Chine < Annam (1) 5.000.000
- / Tonkin 110.000 7.041.924
- [ Laos 267.000 470.000
- 554.473 16.619.508
- OCÉANIE
- Nouvelle-Calédonie et dépendances 23.951 62.754
- Taïti 3.000 30.438
- 26.951 93.192
- AMÉRIQUE
- Saint-Pierre et Miquelon 241 6.352
- Martinique 985 187.692
- Guadeloupe 1.602 171.350
- Guyane 150.000 26.000
- 152.828 390.794
- (1) N’a pu être encore évaluée.
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- Classe 113
- PROCÉDÉS DE COLONISATION (4)
- FRANCE
- 1. Anthonay (Léon d’), à Paris, rue d’Assas, 41. —
- Documents relatifs à la colonisation. PL. VI.— C.3
- Ingénieur. Expert.
- 2. An fort y (Georges), à Paris, villa Niel, 5. — « L’année Coloniale », volume sur les'colonies françaises. PL. VI.— C.3
- 3. Ballande fils aîné (L.), à Bordeaux (Gironde), rue Saint-Siméon, 15. — Mémoire relatif à la Nouvelle-Calédonie.
- PL. VI.—C.3
- 4. Bel (Jean-Marc), à Paris, place Denfert-Rochereau, 4.
- — Publications concernant la colonisation. PL. VI.— D.3
- 5. Berlitz School of Lang-liages (The), à Paris, avenue
- de l’Opéra, 27. — Méthode pour l’enseignement pratique de la langue française aux Colonies et à l’étranger et des langues étrangères
- en France. PL. VI.— E. I
- Collonge et Wellhoff, directeurs. École spéciale de langues vivantes.
- 6. Berny (Valentin-A. de), au Grand-Montrouge (Seine), rue
- Périer prolongée, 21. — Géorama. Appareil permettant de voir les sites coloniaux. Enseignement par l’image. , PL. VI.— C.3
- P) Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans Vun des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- La lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à Vintersection desquelles se trouve le produit exposé.
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- 7. Brosse (E. de la) & Fouché, à Nantes (Loire-Inférieure).
- — Notices sur l’application aux fleuves et rivières des colonies, des procédés employés sur la Haute-Loire, pour suppléer à son innavigabilité partielle. Plans. Photographie et modèles. PL. VI.— C.3
- 8. Cerisier (Charles), à Paris, rue Antoine Rouchez, 6. —
- Ouvrages de colonisation. Accouplage de pirogues au passage des rapides.
- PL. VI.—C.3
- Paris 1889, Médaille de bronze. Chevalier de la Légion d’Honneur.
- 9. Challamel (Augustin), à Paris, rue Jacob, 17. —
- Collection d’ouvrages sur les plantes et les produits coloniaux.
- PL. VI.—C.3
- ÎO. Chevret, à Paris, rue de la Cerisaie, 11. — Marqueterie en bois coloniaux. PL. VI.— C.3
- 11. Comité de l’Afrique française, à Paris, rue de la
- Ville-FEvêque, 15. — Collection du Bulletin du Comité de l’Afrique française (neuf volumes): PL. VI.— C.3
- Société de propagande et d’actions coloniales.
- 12. Comité Départemental du Rhône pour l’Exposition de 1900 (VIIIe Section), à Lyon (Rhône), Palais du
- Commerce. — Monographie sur la colonisation lyonnaise.
- PL. VL—C.3
- 13. Comité Dupleix, à Paris, rue de Grammont, 26. —
- Tableaux graphiques. Affiches. Volumes et brochures. PL. VI.— C.3
- 14. Compagnie du Chemin de fer de Dakar à Saint-
- Louis, à Paris, rue Cambacérès, 19. — Photographies. Plans. Brochures. PL. VI.— C.3
- 15. Compagnie commerciale du Transwal et de
- Madagascar, à Paris, rue de Choiseul, 19. — Commerce. Exportation. Importation. PL. VI— C.3
- Société anonyme au capital de 500.000 francs.
- 16. Compagnie Impériale des Chemins de fer Ethiopiens, à Paris, rue Scribe, 5. — Notice sur la ligne de chemin de fer de Djibouti au Harrar. Procédés d’exécution. Main-d’œuvre indigène. Résultats obtenus et à prévoir. Plans. Cartes, etc.
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- 17. Descours-Desacres, à Paris, rue de Lille, 23. —
- Mémoire'sur l'agriculture dans les provinces d’Ontario et de Quêbee (Canada). PL. VI. C.3
- M. Descours Desacres, chargé par le Ministre de l’Agriculture en 1896-1897 de l’étude des questions agricoles au Canada (extrait du bulletin du Ministère de l’Agriculture).
- 18. Devés & Chaumet (G. \ à Bordeaux (Gironde), rue Ferrère,
- 44. — Notices sur les progrès réalisés au Sénégal et au Soudan dans les voies de communications maritimes et fluviales ; sur les résultats obtenus jusqu’à cejour ; sur le développement économique correspondant et sur les améliorations que l’on peut apporter à la navigabilité du Sénégal et des fleuves tropicaux au point de vue de la pénétration intérieure. Modèles. Plans et documents à l’appui. PL. VI.— C.3
- 19. Garnier (Edouard), à Trans (Yar). — Rapport sur la sériciculture à Madagascar. Soies grèges grands bouts noués, jaune et blanche. Cocons jaunes et blancs, races perfectionnées du Var.
- PL. VI.—C.3
- Paris 1889, Médaille d’argent.
- 20. Grandidier (Alfred et Guillaume), à Paris, Rond-Point
- des Champs-Elysées, 6. —Photographies représentant les habitations de Madagascar. PL. VI.— C.3
- 21. Groupe d’Hyglène Coloniale (Les organisateurs du), à Paris, rue Blanclte, 40. — Documents sur l’hygiène coloniale.
- PL. VI.—C.3
- 22. Gueugnié (L.), à Paris, rue de Milan, 14. — Notices sur
- les installations faites à Madagascar. PL. VI.— C.3
- 23. Hirsch. (Salomon), à Paris, rue Rennequin, 32. — Nickel
- Ouvrage sur 1 industrie du nickel en France. Objets manufacturés en nickel, nickel plaqué d’aluminium. PL. VI.— C.3
- Compagnie de Fabrication française du Nickel.
- Exposition Universelle, Paris 1889, Médaille d’or.
- 24. Institut des Frères des Écoles chrétiennes, à
- Paris, rue Oudinot, 2/. — Documents. Renseignements et travaux se rapportant à la colonisation. PL. VI.— C.3
- 25. Lecomte (Henri), à Paris, Lycée Saint-Louis. — Brochures
- relatives aux productions coloniales. PL. VI.— C.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 26. Lemaitre (Gaston), h Paris, rue du Louvre, 5bis.— Décorations et médailles coloniales. PL. VI.— D.3
- 27. Lemire (Charles), à Paris, boulevard deLaTour-Maubourg*, 14. — Ouvrages coloniaux. Photographies coloniales : Indo-Chine, Nouvelle Calédonie, Hébrides. Colonisation. Guides. PL. VI— D.3
- 28. Ligne Coloniale de la Jeunesse, à Paris, rue delà Chaussée-d’Antin, 44. —~ Statuts. Rapports. Publications.
- PL. VI.—D.3
- 29. Locamus (Paul), à Paris, rue Ménart, 8. — Carte de
- Madagascar. Plans. Vues. Photographies. PL. VI.— D.3
- 30. Messageries Fluviales de Cochinchine, à Paris,
- rue Taitbout, 43. — Transports maritimes et fluviaux. Cartes et documents relatifs aux voies de communication en Cochinchine, au Cambodge, au Laos et au Siam, aux services réguliers de navigation et à l’action de ces services sur le développement commercial des dits pays. PL. VI— D.3
- Paris 1889, Hors Concours, Membre du Jury ; Anvers 1885, Médaille d’argent.
- 31. MINISTÈRE DES COLONIES, à Paris. Pavillon de Flore.
- 1° Office Colonial, à Paris, Palais Royal, Galerie d’Orléans. — Colonisation. Renseignements commerciaux. Exposition des services de l’Office colonial.
- 2° École Coloniale, à Paris, avenue de l’Observatoire, 2.
- — Collection des règlements relatifs à l’École Coloniale. Plans de l’école et photographies. Tableau général indiquant les noms des élèves brevetés. Notes sur les services rendus par eux aux Colonies. Travaux coloniaux des anciens élèves. Travaux des élèves de la section indigène (Cahiers, etc.)
- 3°# Commission chargée de préparer la participation du département des Colonies à l’Exposition
- de la Classe 113.----Développement successif des Colonies françaises
- depuis 1800., par MM. Marcel Dubois et Terrier. Organisation politique et administrative, par MM. Arnaud et Méray. Régime économique, statistiques industrielle, agricole et commerciale, par MM. Camille Guy et Jules Chancel, Régime de la propriété, par M. Imbard de la Tour. Régime de la main-d’œuvre, par M. Dorvault. Enseignement par M. Froidevaux. Travaux historiques spéciaux, par M. Tantet. Notice concernant le développement des productions coloniales, parM. Lecomte.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 13
- 32. Monteil (Parfait le colonel), à Paris, rue (l’Aumale,
- 10. ___Un volume « de Saint-Louis à Tripoli par le lac Tchad ».
- PL. VI.—C.3
- 33. Œuvre des Missions Catholiques, M. Lafont,
- Vice-Amiral, Président du Comité de l’Exposition, à Paris, rue du Regard, 11. — Géographie. Histoire. Ethnographie. Histoire naturelle. Enseignements. Établissements hospitaliers. Beaux-arts et moyens de transport. PL. VI.— C.3
- 34. Penant (Delphin), à Paris, rue de Provence, 114. —
- Répertoire du Droit Colonial. PL. VI.— C.3
- 35. Philippart (Fernand) & Cie, à Bordeaux (Gironde), cours de Gourgue, 8. —1— Photographies des bateaux et établissements de la Côte d’ivoire. PL. VI.— C.3
- 36. Ponel (Edmond), à Paris, rue Caulaincourt, 46. — Notices sur le Congo français. PL. VI.— C.3
- 37. Revue des Cultures Coloniales, à Paris, rue de la Chaussée d’Antin, 44. — Collection de la Revue. Ouvrages publiés sous ses auspices. Organisation du service de renseignements bibliographiques. PL. VI.— C.3
- Directeur-fondateur : A. Milhe-Poutingon. Publication bi-mensuelle.
- 38. Société des Anciens Élèves et des Élèves de
- l’Ecole Coloniale, à Paris, avenue de l’Observatoire, 2. — Photographies. Graphiques. Statistiques. PL. VI.—D.3
- 39. Société anonyme des Messageries Françaises
- de Madagascar, à Paris, rue de Milan, 14. — Percement d’un canal et service public de transports, en vertu d’une concession de l’Etat français. Plans d’ensemble et de détail. Photographies. Renseigne-gnements. Produits divers. PL. VI.— C.3
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- 40. Société Auxiliaire delà Colonisation Française
- à Madagascar, à Paris, rue Saint-Augustin, 11. — Tableaux graphiques. PL. VI.— C.3
- Président : M. Plassard (Claude-Jules).
- 41. Société d’Encouragement pour le Commerce Français d’exportation (patronnée par la Chambre de Commerce de Paris), à Paris, place de la Bourse, 2.
- — Notice sur la Société, son but, son fonctionnement et les résultats obtenus par elle. Tableaux et cartes indiquant la répartition des patronnés sur les différents points du globe. Collection du bulletin de la Société. Collection des conférences de propagande faites au nom de la Société, PL. VI.— C.3
- 42. Société Française des C har bonnages du Tonkin.
- à Paris, rue Caumartin, 5. — Plan en relief d’une partie de l’exploitation. Échantillons de houille et de briquettes. Plans et vues photographiques. PL. VI.— C.3
- 43. Société Française des Mines de lTmérina, à Paris,
- rue de Choiseul, 19.— Documents relatif à la Société. PL. VI.— C.3
- Société anonyme au capital de 825.000 francs.
- 44. Société Française du 'Wharf de Cotonou, à Paris,
- boulevard de Magenta, 46. — Plans du wharf. Tableau des recettes.
- PL. VI.—C.3
- Exploitation d’un ponton débarcadère.
- 45. Société de Géographie Commerciale, à Paris, rue
- de Tournon, 8. — Bulletin de la Société (20 volumes). Planisphère avec tracé des voyages récompensés. Graphiques sur l’accroissement et le domicile des membres. Annuaire. Bienfaiteurs. Médailles. Lauréats. Autographes et photographies de voyageurs, et d’auteurs. PL. VI.— C.3
- Reconnue d’utilité publique en 1873.
- 46. Société des Missions Évangéliques, à ParisT
- boulevard Arago, 102. ---- Collection du Journal des Missions
- évangéliques. Livres. Brochures. Rapports publiés par la Société. Cartes. Vues photographiques des bâtiments et du personnel des stations missionnaires. Tableaux graphiques. Objets indigènes.
- PL. VI.—C.3
- Paris-1889, Médaille de bronze.
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- 15»
- 47. Syndicat de la Presse Coloniale, à Paris.— Tableaux
- graphiques. Plans. Photographies. Cartes. Divers spécimens d’objets, provenant des colonies, etc. PL. VI.— D.3-
- 48. Union Coloniale Française, à Paris, rue de la Cliaussée-d’Antin, 44. — Statuts. Rapports. Publications. PL. VI.— C.3
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- COLONIES
- ALGÉRIE
- 1. Bastide (Léon), à Sidi-bel-Abbés (Oran). — Volumes:
- Mélanges agricoles et algériens. PL. VI.— D.3
- 2. Colonisation Française (La), à Paris, rue Daguerre, 79.
- — Encouragement sur la mise en -valeur du sol et la prise de possession par des Français. Procédés de colonisation. Moyens employés par. la Société pour le développement de la colonisation et pour faciliter l’émigration française dans nos Colonies. PL. VI.— D.3
- Société Nationale d’Epargne et de Colonisation.
- 3. Comité d’Hivernage Algérien, à Alger, rue Combe,
- 1. — Brochures. Guides. Programmes, etc. PL. VI.— D.3
- 4. Delorme (Paul), à Alger, avenue Gandillot, 40. — Brochure
- et album. PL. VI.— D.3
- 5. Didier (Gaston), à Akbou (Constantine). — Méthode pour
- apprendre la langue française. PL. VI.— D.3
- 6. École d’Indig-ènes à Trois Classes d’El Kantara, Commune mixte d’Aïn-Touta (Constantine';. — Notices.
- PL. VI.—D.3
- 7. Garrot (Henri), à Alger, passage de la Flèche, 1. — « La
- colonisation maritime en Algérie ». PL. VI.— D.3
- 8. Mazel (Léonard), à Saint-Denis-du-Sig (Oran).— Deux albums
- Algériens et Tunisiens. PL. VI.— D.3
- 9. Metrat (4ean), à Mazouna, par Renault (Oran). — Monographies. * PL. VI.— D.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 17
- 10. Mira (Richard), à Saint-Denis-du-Sig' (Oran).— Monographie Album de tableaux. Cartes. Dessins.Vues photographiques.PL. VI.— D.3
- 11. Société Colig*ny, à Paris, boulevard Haussmann, 174.
- — Rapports. Cartes. Plans et Vues. PL. VI.— D.3
- CONGO FRANÇAIS
- 1. Aldebert (Édouard), à Paris, rue Villersexel, 6. —Collection d’armes, de vêtements, d’ustensiles et d’instruments divers. PL. VI.—E.3
- Membre de la Société de Géographie de Paris.
- 2. Ancel-Seitz (Prosper), à Paris, rue de Châteaudun, 43. —
- Exploitations coloniales agricoles et commerciales : Documents relatifs à la production, à l’importation et à l’exportation. Documents ethnographiques rapportés de missions et voyages. Vues photographiques. Costumes. Outils et instruments indigènes. Documents d’art indigène^ Armes, etc. PL. VI.— E.3
- 3. Comités locaux de la Colonie, à Libreville. — Collections
- d’armes, de fétiches, d’objets divers, fabriqués par les indigènes.
- PL. VI.—E.3
- A. Dubois-Dupont, à Mouy-sur-Thérain (Oise). — Collection d’armes congolaises et objets divers. PL. VI.— E.3
- 5. Model (Sigismond), à Paris, rue du Château-d’Eau, 27. - —
- Mannequin représentant un chef indigène revêtu de son costume
- de gala. PL. VI__E.3
- Exposition universelle Paris 1889, Médaille de bronze.
- COTE FRANÇAISE DES SOMALIS
- 1. Bing- (Charles), à Paris, rue de Paris, 43. — Documents
- et objets relatifs à la colonie de Djibouti. PL. VI.— E.3
- 2. Buffet (Paul), à Paris , rue Cauchois, 3. —Documents et pièces.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 3. Brun (L.), à Paris, me des Halles, 19. — Collection provenant de la côte des Somalis et des pays Gallas et Abyssins.
- PL. VI.—E.3
- Paris 1889, Médaille d’argent, Médaille d’or.
- 4. Chabrier (Camille), à Paris, rue de la Pompe, 120. —
- Armes diverses et boucliers. PL. VI.— E.3
- 5. Djedaz, comte Nicolas de Léontieff, à Paris, rue
- Clément-Marot, 20. — Collection d’armes, de vêtements, d’ornements, d’objets d’intérieur, d’animaux provenant des provinces équatoriales abyssines. PL. VI.— E.3
- H. Gouvernement de la Côte Française des Somalis,
- à Djibouti. — Ornements divers et parures. PL. VI.— E.3
- 7. Gués (Solon), à Djibouti, et à Paris, rue de Chanaleilles, 7.
- -- Armes et objets divers, petites aquarelles reproduisant ces objets.
- PL. VI.—E.3
- s. Il» (Alfred), à Addis-Abeba (Abyssinie). —Objets et documents-relatifs à l’histoire, « la Faune », « la Flore ». PL. VI.— E.3
- 9. Labosse (Lucien), à Paris, rue d’Alger, 10. — Armes. Défenses d’éléphant, de rhinocéros, etc. PL. VI.— E.3
- ÎO. Lacroix (Tristan), à Suresnes (Seine), rue de Saint-Cloud, 7. — Documents et pièces. PL. VI.— E.3
- 11. Mandon-Vidailhet (C.), à Paris, avenue de Allliers, 20.
- -- Documents et objets. PL. VI.— E.3
- 12. Patey (Charles), à Paris, rue Morard, 26. — Paniers
- Ustensiles. Armes. Boucliers. PL. VI.— E.3
- 13. Routier (C.) & Weiser (I.-L.), à Paris, rue Martel, 12.
- --Documents et objets. PL. VI.— E.3
- 14. Savouré (Mme), à Paris, rue de Paradis, 43. — Costumes
- indigènes et coiffures de la côte des Somalis et des pays Abyssins.
- PL. VI.—E.3
- 15. Vigneras (Jeanne), à Garches (Seine-et-Oise), passage du
- Clos, 1. -— Objets des pays Danakils et Abyssins. PL. VI— E.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
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- COTE D’IVOIRE
- 1. Colonie de la Côte d’ivoire (La), à Paris, rue d’Assas, 5. — Documents. PL. VI.— E.3
- 2^. Comité local d’Exposition, à Grand-Bassam. —
- Documents. Statistiques, etc. PL. VI.— E.3
- .3. Dandy (Albert), à Grand-Bassam. — Renseignements et collections. ^ PL. VI.— E.3
- DAHOMEY ET DÉPENDANCES
- 1. Ballot, (Victor), à Paris, avenue d’Eylau, 10. — Collections
- provenant du Dahomey. PL. VI.— D. I et 2
- Gouverneur du Dahomey et dépendances.
- Chevalier de la Légion d’Honneur.
- 2. Betmont (Victor), à Sceaux (Seine), rue Bertron, 16. —-
- Collections provenant du Dahomey. PL. VI.— D. I et 2
- 3. Beurdeley (Ernest-Georges), à Paris, cité Gaillard, 6. —
- Collections provenant du Dahomey. PL. VI.— D. I et 2
- 4. Brunet (Louis), à Paris, boulevard Beauséjour, 43. — Collée
- tions commerciales et scientifiques. Monographies sur le Dahomey e^ dépendances. PL. VI.— D. I et2
- Commissaire du Dahomey et dépendances à l’Exposition Universelle.
- 5. Comité local de l’Exposition, à Porto-Novo. —
- Collections. Monographies. Statistiques, etc. PL. VI.— D. I et 2
- 6. Compagnie de l’Oueme-Dahomey, à Paris, rue Saint-
- Marc, 17. —Collections ethnographiques. PL. VI.— D. I et2
- 7. Dodds (A.), à Paris, rue Saint-Florentin, 8. — Collections
- provenant du Dahomey. PL. VI.— D. I et 2
- Grand Officier de la Légion d’Honneur. Général de Division.
- 8. Giethlen (Paul-Louis), à Paris, rue Jacques Kablé, 4. —
- Collections provenant du Dahomey. PL. VI.— D. I et 2
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- Griraud (Gaston), à Paris, boulevard Beaumarchais, 109. — Collections de bronzes, etc. PL. VI.— D. I et 2
- ÎO (( L’Africaine », à Paris, boulevard Beauséjour, 43. — Tableaux. Graphiques. Publications. Documents divers. PL. VI.— D. I et 2
- Société de propagande et d’Encouragement pour la Colonisation.
- 11. Osmoy (Comte Louis d’), à Paris, rue Yézelay, 6. —
- Collections provenant du Dahomey. PL. VI.— D. I et 2
- 12. Tovalou-Quénum, à Porto-Novo. — Collection provenant
- du Dahomey. PL. VI.— D. I et 2
- ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DANS L’INDE
- 1. Canolle (Louis), à Pondichéry. — Table ronde sculptée.
- Ancien fusil de Sikhi. PL. VI.— E. I
- 2. Charrot (Jules), à Paris, rue Tardieu, 7. — Vieilles monnaies
- indigènes. PL. VI.— E. I
- 3. Fournier (Henry), à Paris, rue Demours, 83. — Rouleau en
- bois hindou ancien. PL. VI.— E. I
- 4. Graudois de Labregere (Marie-Emilie), à Paris, rue
- Blanche, 10. — Collier hindou. PL. VI.— E. I
- 5. Grodchaux (Ernest), à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise), Grande-Rue, 68. — Sabre hindou du XVIIe siècle. PL. VI.— E. I
- 6. Guillermin (Maurice), à Paris, rue d’Armaillé, 14. —
- Poignards hindou. PL. VI.— E. I
- 7. Huard (Edmond), à Paris, rue Meissonnier, 6. — Collection
- de fruits et-légumes de l’Inde française en terre cuite et coloriée. Un sampan indien. Un poisson armé (Diodon) pris dans la rade de Pondichéry. PL. VI.— E. I
- Secrétaire-rédacteur du Conseil supérieur de santé des Colonies.
- 8. Vidal Babani, à Paris, boulevard Haussmann, 98. — Soieries. M’mes, etc. PL. VI.— E. i
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 21
- OCÉANIE
- 1. Administration locale, à Papeete (Tahiti). — Objets
- ethnographiques. PL. VI. D.2
- 2. Brindejonc, à Papeete (Tahiti). — Collection ethnographique
- des Iles Marquises. PL. VI.— D.2
- 3. Ch.au.vel, à Papeete (Tahiti). — hache en pierre. PL. VI.— D.2
- 4. Deane (Paul), à Orue (Tahiti). — Deux corbeilles en cocos
- ornées. PL. VI.— D.2
- 5. Dormoy, instituteur, à Papeete (Tahiti). — Objets ethnographiques. PL. VI.— D.2
- 6. Flemeing-, administrateur, à Papeete (Tahiti). — Deux
- haehes en pierre. PL. VI.— D.2
- 7. Raoulx (V.-L.), négociant, à Papeete (Tahiti). — Objets
- ethnographiques. PL. VI.— D.2
- 8. Renault (Maurice), à Papeete (Tahiti), et à Paris, rue du Four, 56. — Une collection ethnographique des Iles Marquises et de
- Tahiti. PL. VI— D.2
- GUADELOUPE
- 1. Ballet (T .-Ch.-Ph.-Jules), à Pointe a Pitre. — Ouvrage
- sur la Guadeloupe. PL. VI. D.3
- 2. Comité d’Exposition de la Pointe-à-Pitre, à la
- Pointe-à-Pitre. — Aquarelles. Carte routière de la Colonie.
- PL. VI.—D.3
- 3. Elot (Auguste), à Saint-Claude. — Étude sur l’agriculture à
- la Guadeloupe. PL. VI. D.3
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- 22
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 4. Gruesde (Lc>UIS-A.-Mat.), à Pointe-à-Pitre.— Reliques caraïbes.
- PL. VI.— D.3
- 5. Hurgon (Emmanuel), à la Pointe-à-Pitre.—Monnaies de
- billon. PL. VI.— D.3
- 6. Vivien (Edouard), à la Pointe-à-Pitre. — Travail sur les
- banques coloniales. PL. VI.— D.3
- GUINÉE FRANÇAISE
- 1. Administration du Fouta-Djalon, à Timbo. —
- Collections ethnologiques et ethnographiques. Documents divers sur la colonisation. PL. VI.— D.2
- 2. Assémat frères & Cie, à Conakry. — Curiosités et objets
- du pays. PL. VI.— D.2
- 3. Bonnassier, à Paris, rue des Pyramides, 16. — Curiosités.
- Ivoire. Photographies. PL. VI.— D.2
- 4. Chavanel (Elie), à Conakry. ------- Curiosités et objets du
- pays. PL. VI—D.2
- 5. Chef du Service des Travaux publics, à Conakry.
- — Pierres taillées. Débris de poteries. PL. VI.— D.2
- 6. Comité Local de l’Exposition, à Conakry. — Armes
- et curiosités. PL. VI.— D.2
- 7. Compagnie Coloniale d’Exportation, à Paris, rue
- Taitbout, 58. — Curiosités et objets du pays. PL. VI.— D.2
- 8. Gautier Philippart & Cie, à Conakry. ---------- Curiosités et
- objets du pays. PL. VI.— D.2
- 9. Maclaud (Docteur), à Conakry. — Curiosités. Photographies.
- PL. VI— D.2
- 10. "W'oelfEel (Lieutenant), à Paris, rue de Grammont, 16. —
- Curiosités. PL. VI.— D.2
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-
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 113.
- 23
- GUYANE FRANÇAISE
- 1. Administration pénitentiaire de la Guyane,
- Cayenne. — Collection de curiosités diverses. PL. V!.— D.2 et
- 2. Bassières (Eugène), à Cayenne, rue Guizan, 1. — Notice
- sur la Guyane. PL. VI.— D.2et3
- 3. Bassières (Eugène), à Cayenne. — Tableaux de statistiques
- graphiques. PL. VI.— D.2 et 3
- 4. Beaujoie (Paul), à Cayenne.
- Vues photographiques.
- PL. VI.—D.2 et 3
- 5. Comité Local pour la participation de la Guyane
- à l’Exposition de 1900, à Cayenne. — Collections ethnographiques. PL. VI.— D.2 et 3
- 6. Démontés (Louise), à Paris, rue d’Amsterdam, 39. —
- Pirogue et poteries guyanaises. PL. VI.— D.2 et 3
- 7. Gachet (Charles), à Paris, rue Martel, 10.—Vues photographiques et documents. PL. VI.— D.2 et 3
- 8. Idelma Laudernet (Mme Bassière), à Cayenne. — Pagaras.
- Colliers. Bracelets. Poteries et oiseaux indiens. PL. VI.— D.2 et 3
- 9. Peretti (Jules), à Paris, boulevard Arago, 10. — Produits
- de la Guyane. PL. VI.— D.2 et 3
- INDO-CHINE
- 1. Bertrand, à Tourane (Annam). — Colonne sculptée.
- PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 2. Comité local du Tonkin, à Hanoï. — Procédés de
- colonisation. Deux bustes d’annamite en terre. Dragons en bois sculpté.
- PL. VI.— D. et E.2 et 3
- Co p.
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- 24
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 3. Comité local du Tonkin, à Ninll-Binli. — Cire annamite.
- PL. VI.—D. et E.2 et 3
- 4. Cuttier (Charles), à Hanoï. — Collections d’armes des pirates
- du Tonkin. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 5. Fournereau-Y on (Lucien), à Paris, villa des Arts et rue Hég-ésippe-Moreaü, 15. — Un ouvrage : Le Siam Ancien ».
- PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 6. Gouvernement Général de l’Indo-Chine. — Documents sur l’industrie en Indo-Chine. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 7. Goy (Pierre de), résident de France, àNinh-Binh. —Meubles
- sculptés et objets d’art de l’Indo-Chine. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 8. Guillaume frères, à Hanoï. — Photographies.
- PL. VI.—D. et E.2 et 3
- 9. Laisant (Charles), à Paris, avenue Victor-Hugo, 162. —
- Une armure de réguliers chinois. PL. VI--D. et E.2 et 3
- îo. Le-Luong'-The, à ïsinh-Binh. — Meubles et objets d’art du Tonkin. PL. VI.—D. et E.2 et 3
- Mandarin.
- 12. Massot (Pierre), à Paris, rue de Charenton, 144. —
- Statuette en bronze. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 13. Nicolas (Joseph), à Lyon (Rhône), rue Centrale, 27. —
- Bouddhas indiens. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 14. Orléans (Prince Henri d’) , à Paris, rue Jean Goujon, 27. — Objets de collections ethnographiques formées dans le Haut-
- , Tonkin et le Haut-Laos. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 15. Pavie (Auguste), à Paris, rue Saint-Simon, 3. — Cartes.
- Tableaux. Photographies. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 16. Société des Études Indo-Chinoises, à Saigon. —
- Livre d’or. Publications jle la Société. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 17. Werts (Charles), à Paris, rue de la Chapelle, 7. — Un
- bouddha en bois. PL. VI.— D. et E.2 et 3
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-
- GROUPE XVII. — CLASSE 113. 25
- MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
- 1. Administration locale du Deuxième Territoire militaire de Madagascar, à Soavinandriana. — Monographie et statistiques. Documents. Collections. PL. VI.— C. et D.4
- 2. Administration locale du Troisième Territoire
- militaire de Madagascar, à Tananarive. — Statistiques Collections. ^ PL. VI.— C. et D.4
- 3. Bouquet (Emile), à Farafangana. — Ustensiles de chasse et
- de pêche et outils. PL. VI.— C. et D.4
- 4. Comité de Madagascar, à Paris, rue de la Chaussée
- d’Antin, 44. — Collections commerciales diverses. JOocuments relatifs à la production, à l’importation, à l’exportation, etc. Graphiques et statistiques divers. PL. VI.— C. et D.4
- 5. Compagnie Coloniale des Mines d’or de la Côte Ouest de Madagascar, à Paris, rue des Pyramides, 18. —
- Etoffes. Armes. Outils et ustensiles. PL. VI.— C. et D.4
- 6. Comptoir National d’Escompte de Paris, à Paris,
- rue Bergère, 14. — Collection d’anciens timbres-poste de Madagascar. Spécimen de lettres de crédit ayant servi notamment à des officiers du corps expéditionnaire pendant la campagne. Documents autographes relatifs au premier emprunt de Madagascar. PL. VI.— C. et D.4
- Société anonyme au capital de 100 millions de francs.
- 7. Delhorbe (Clément), à Tananarive.—Collections diverses.
- PL. VI.—C. et D.4
- 8. Frager (L.), à Paris, rue de Londres, 161)is. — Documenta et
- collections. PL. VI.— C. et D.4
- 9. Jully (Antony), à Tananarive. — Cuillers et fourchettes en bois.
- Amulettes. Pièces de bois sculpté. PL. VI._C. et D.4
- ÎO. Richard (Georges), à Tananarive. — Un métier à filer la
- soie- PL. VI.—C. et D.4
- 11. Service Topographique et des Domaines (Colonisation), à Tananarive. —Documents. Cartes. PL. VI.— C. et D.4
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-
-
- 2G
- GROUPE XVII.
- CLASSE 113.
- MARTINIQUE
- 1. Bonneville (René), à Fort-de-France. — Nouvelles et Poésies.
- PL. VI.— D.2 et 3
- 2. Landes (Alfred), à Saint-Pierre. — Curiosités antillaises.
- PL. VI.—D.2 et 3
- 3. Landes (Gaston), à Saint-Pierre. — Notices. Cartes. Tableaux.
- PL. VI.—D.2 et 3
- 4. Le Grand de Belleroche (Stéphanie), à Saint-Pierre.
- — Corbeille de fruits en cire. Fruits en cire. PL. Vl.— D.2 et 3
- 5. Le Grand de Belleroche (Stéphanie), à Saint-Pierre,
- rue de la Madeleine. — Fruits en cire. PL. VI.— D.2 et 3
- G. Touroul (J.-J.-A.), à Saint-Pierre. — Album de musique créole. PL. VI.— D.2 et 3
- MAYOTTE ET COMORES
- 1. Comité local de l’Exposition. — Armes et objets divers.
- PL. VI__E.2
- 2. Ducllêne (Albert), à Paris, rue Mazarine, 37. — Armes.
- Poteries. Curiosités diverses. PL. VI.— E.2
- 3. Flateau (Armand), à Paris, rue Saint-Lazare, 101. — Perles
- et pierres précieuses de Mayotte. PL. VI.— E.2
- 4. Lémon (Fabrice), à Paris, rue Vignon, 11. — Meubles.
- Instruments de musique. Vue de Comores. PL. VI.— E.2
- 5. Moquet (Jules), à Isles-les-Villenoy. — Armes et objets
- divers. PL. VI.— E.2
- G. Follet (Emilie), à Paris, rue Nouvelle, 1. — Vues. Écrans. Brûle-parfums, Applique-veilleuse. Plats en bois. Nattes. PL. VI.— E.2
- 7. Saint-Michel Rivet (Maxime), rue Duperré, 11. — Ustensiles de ménages indigènes. - PL. VI.— E.2
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-
-
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 27
- NOUVELLE-CALÉDONIE ET DÉPENDANCES
- 1. Administration Pénitentiaire, à Nouméa. — Tableaux
- graphiques. PL. VI.— D.3
- 2. Dezarnauldo (J-)- — Collection de curiosités et armes canaques,
- PL. VI.—D.3
- 3. Lemire (Charles), à Paris, boulevard Latour-Maubourg',
- 14. — Ouvrages _sur la Nouvelle-Calédonie. PL. VI.— D.3
- 4. Démontés (Isabelle), à Paris, rue d'Amsterdam, 39. —
- Haches. Colliers. Robes, etc. PL. VI.— D.3
- RÉUNION
- 1. Athénas (Louis), à Saint-Denis. — Travaux historiques et géographiques. • PL. VI.— D.2
- 2. Bellier-de-Villentroy (Mme B.), à Saint-Anne (Canton de
- Saint-Benoit). — Un fîlanzane ayant appartenu à l’ex-reine de Madagascar. PL. VI.— D.2
- 3. François du Mesgnil, à Saint-Denis. — Un volume
- « Madagascar », Homère et la civilisation Mycénienne. PL. VI.— D.2
- 4. Grarsault (A.-Gr.), à Saint-Paul. — Monographie sur l’île de la
- Réunion publiée par les soins du comité local. PL. VI.— D.2
- SAINT-PIERRE ET MIQUELON
- 1. Comité local de Saint-Pierre et Miquelon. —
- Notice sur Saint-Pierre et Miquelon. PL. VI.— E.2
- SÉNÉGAL ET DÉPENDANCES
- 1. Cercle de Bakel. — Rapports. Notices. PL. VI.— E. I
- 2. Cercle de la Basse-Casamance. — Rapports.
- Notices. PL. VI._E. I
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-
-
-
- 28
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 3. Cercle du Cayor. — Rapports. Notices. PL. VI—E. I
- 4. Cercle de Dagana.— Notices. Rapports. PL. VI E.l
- 5. Cercle de Dakar-Thiès.— Rapports. Notices. PL. VI.— E.l
- 6. Cercle de la Haute-Casamance.
- Notices.
- 7. Cercle de Kaedi. -
- 8. Cercle de Louga.
- 9. Cercle de Matam.
- Notices. Rapports.
- - Rapports. Notices.
- — Rapports. Notices.
- — Rapports.
- PL. VI.—E.l
- PL. VI E.l
- PL. VI E.l
- PL. VI.—E.l
- ÎO. Cercle du Niani-Ouli. — Rapports. Notices. PL. VI.— E. I
- 11. Cercle de Nioro. —Rapports. Notices. PL. VI E.l
- 12. Cercle de Podor. — Notices. Rapports. PL. VI.— E.l
- 13. Cercle de Sine-Saloum. — Notices. Rapports.
- PL. VI.—E.l
- 14. Cercle du Soudan annexé. — Rapports. Notices.
- PL. VI_E.l
- 15. Chambre de Commerce de Dakar. — Notices.
- Rapports. Statistiques. PL. VI.— E.l
- 16. Chambre de Commerce de Gorée. — Notices.
- Rapports. Statistiques. PL. VI.— E.l
- 17. Chambre de Commerce de Rufisque. — Notices.
- Rapports. Statistiques. PL. VI.— E. I
- 18. Chambre de Commerce de Saint-Louis. — Notices.
- Rapports. Statistiques. PL. VI.— E.l
- 19. Colonel Combes, à Saint-Louis. — Notices. Rapports.
- Statistiques. PL. VI.— E.l
- 20. Commune de Dakar. — Notices. Rapports. Statistiques.
- PL. VI.—E.l
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-
-
-
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 29
- 21 Commune de Grorée. — Notices. Rapports. Statistiques.
- PL. VI.—E.l
- 22. Commune de Rufisque. — Notices. Rapports. Statistiques. PL. VI.-E.l
- 23. Commune de Saint-Louis. — Notices. Rapports. Statistiques. PL. VI.— E.l
- 24. Compagnie Française de l’Afrique Occidentale, à Paris, rue de la Chaussée d’Antin, 38. — Collection.
- PL. VI.—E. l
- 25. Coppolani, à Paris. —Vues. Photographies. PL. VI_____E.l
- 26. Crespin (J.-J.), à Saint-Louis. — Collection d’armes, etc.
- PL. VI.—E.l
- 27. Direction des Affaires Indigènes, à Saint-Louis.
- Collections.' PL. VI.— E. I
- 28. Frappier, à Saint-Louis. — Notices. Rapports. Statistiques.
- PL. VI.—E.l
- Directeur du Service du Trésor.
- 29. Gouvernement du Sénégal, à Saint-Louis. —
- Collections de la mission économique organisée par le gouvernement. Ensemble des documents et objets présentés par des divers services du Gouvernement. PL. VI.— E.l
- 30. Gouverneur Général de l’Afrique Occidentale,
- à Saint-Louis. —Notices, Rapports. PL. VI.— E.l
- 31. Marsat, à Dakar. — Modelage en cire. PL. VI.— E.l
- 32. Mathurin (Urbain), à Saint-Louis. —Grammaire Ouolof.
- PL. VI_E.l
- 33. Mission Economique, à Paris. — Collections ethnographiques. Rapports et cartes. PL. VI.— E. I
- M. le Docteur Lasnet.
- 34. Mission Économique, à Saint-Louis. — Collections.
- Cartes, Plans. PL. VI._E. I
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- 30
- GROUPE XVII.
- CLASSE 113.
- 36. Secrétaire Général du Gouvernement du Sénégal, à Saint-Louis. — Budget local de 1889 à 1899. PL. VI.— E. t
- SOUDAN FRANÇAIS
- 1. Blanc (Denise), à Nogent-sur-Marne (Marne), rue Amiral-
- Courbet, 9. —Armes. Objets de curiosité. PL. VI.— D. I
- 2. Chevalier (Auguste), à Paris, rue Buffon, 61. — Collections scientifiques. PL. VI.— D. I
- 3. Colin (Armand) & Cie, à Paris, rue Mézières. — Livres de
- classe à l’usage des écoles du Soudan. PL. VI.— D. I
- 4. Comité local du Soudan Français, à Kayes. —
- Bibelots. Armes touaregs et Mossis. PL. VI.— D. t
- 5. Marvier, à Kayes. —- Panoplies. Objets de collections.
- PL. VI.—D.t
- TUNISIE
- 1. Chambre de Commerce Française de Tunis, à
- Tunis, rue d’Italie, 2.— Liste encadrée des membres de la Chambre de Commerce. PL. VI.— D. I
- 2. Direction de l’Agriculture et du Commerce de la Régence de Tunis, à Tunis, rue d’Angleterre, 22. —
- Cartes. Monographies. Brochures. PL. VI.— D. I
- 3. Direction des Antiquités et Arts de la Tunisie, à
- Tunis. — Articles arabes, tunisiens et archéologie tunisienne.
- PL. VI.—D.l
- 4. Rivière, à Tunis. .— Collections de silex. PL. VI.— D.t
- Médecin militaire.
- 5. Secrétariat Général du Gouvernement Tunisien,.
- à Tunis.— Graphiques. Estampages. Carte. Catalogue. Manuscrits
- PL. VI.—D.l
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-
-
-
- PAYS ETRANGERS
- BOSNIE - HERZÉGOVINE
- 1. Gouvernement de Bosnie-Herzégovine, à Sarajevo.
- — Carte et statistique de la colonisation en Bosnie-Herzégovine.
- PAV. PL. II
- Grand-Prix à l’Exposition internationale de Bruxelles ÎSIG.
- DANEMARK
- 1. Musée national (2me section), à Copenhague. — Collection rétrospective. PL. VI.— D.3
- GRANDE-BRETAGNE
- 1. Candappah (P.-B.), à Ceylan. — Costumes de danseurs et
- d’indigènes Kandy. Sabres de gala. PL. VI.— C. I
- 2. Central Province (Government Agent), à Ceylan. —
- Costumes de danseurs et d’indigènes. Ornements de femmes de Kandyan. Sabres de gala. PL. VI.— C. I
- 3. Collett (O.), à Ceylan. -— Coquillages de Ceylan. PL. VI.— C.I
- 4. Davidson (NV. E.), à Ceylan. —Collection pour montrer la religion de Bouddha. PL. VI.— C.f
- 5. Conservateurs des Forêts des Indes (Exposition
- COLLECTIVE DES). — Costumes d’indigènes. PL. VI.— C. I
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-
-
-
- 32
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 6. Gouvernement de la Province Nord, à Ceylan. —
- Collections commerciales et scientifiques des produits du palmier de
- Palmyra. PL. VI.— C. I
- Agent R. "W. levers.
- 7. Jind (S. A. le Rajah de). — Costumes et chaussures d’indigènes.
- Coutelas (arme indigène). PL. VI.— C. I
- S. Leechman (G.-B.), à Ceylan. —— Collections commerciales et scientifiques des produits cocotier. PL. VI.— C. I
- 9. Mackwood (F.-M.), à Ceylan. — Collection de papillons.
- PL. VI.— C.t
- ÎO. Matara (Assistant Government Agent), à Ceylan. —
- Collections commerciales et scientifiques des produits du cocotier.
- PL. VI.—C.f
- 11. Muséum de Colombo (le Directeur du), à Colombo
- (Ceylan). — Collections montrant les mœurs indigènes des tribus Veddahs. Objets provenant des Iles Maldives. PL. VI.— C. I
- 12. Mysore (Gouvernement de S. A. le Mabarajah de), aux
- Indes.— Costumes d’indigènes. PL. VI.— C. t
- MEXIQUE
- 1. Correa (Alberto), à Mexico. — Ouvrages sur la situation économique de l’État de Tabasco. PAV. PL. Il
- PAYS-BAS
- 1. Académie Royale des Sciences, à Amsterdam. —
- Diverses publications concernant les Indes Néerlandaises. PL. V.— D.5
- 2. Andersen (J.-Th.-J.), à Batavia. — Dessins. PL. V.— D.5
- 3. Ario Mataram (S. A. le Prince), à Soerakarta. — Deux
- arcs de cérémonie avec flèches. PL. V.— D.5
- 4. BuSSy (J.-H. de), à Amsterdam. — Carte de Suriname.
- PL. V_D.5
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-
-
-
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 33
- 5. Capelle (H. van), à Wageningen. — Pétrifications des Indes
- occidentales. PL. V.— D.5
- 6. Commission pour l’Exposition coloniale (Exposition collective de la), à Batavia.
- Asselbergs (A.-J.). In’t Veld.
- Bergsma (W.-B.). Jongh (D’ de).
- Carpentier-Ai.ting (A.-S.). Ravensteyn (P.-J. van).
- Esche (J.-M.). Sassen (A.).
- Hissink (H.). Taylor (E.-S.).
- Hamer (L.-Den.)r Valette (J.-J.-G.).
- Hoeke (H.AV.). Westmaes.
- Photographies. Monographies diverses. PL. V.— D.5
- 7. Comité pour l’Exposition Coloniale, à Curaçao. —
- Collections. Minéraux. Photographies. PL. V.— D.5
- 8. Comité pour l’Exposition coloniale (Exposition collective du), à Paramaribo
- Accaribo.
- Belwaarde.
- Brouwerslust.
- Catherina Sophia W. S. G. M.
- CONSTANTIA.
- Geertruidenberg.
- Geyersvlyt.
- Hazard.
- Jagtlust.
- Johannesburg.
- Kwatta.
- Maasstroom.
- Margarethenburg.
- Marienburg.
- Nieuw Clarenbeek. Nieuw Meerzorg. PlETERSZORG.
- Susanna’s Daal.
- VOORBURG.
- Waterloo.
- Collections scientifiques. Minéraux. Collection commerciale. PL. V.— D.5
- 9. Commission Royale Spéciale pour la Colonisation, à La Haye (Exposition collective de la).
- Alas Besouki.
- Batang Baros.
- Calovania.
- Gogoniti.
- Jasinga.
- Liberia de Ghemanpis. Médini.
- Mont Ardyouna.
- Mont Kawi.
- Mringin.
- Pengadyaram.
- Petoung Séwon.
- Pidji Ombok.
- Collections scientifiques et
- PONDOK. GeDEK. Sekolaton.
- Sindang Sari.
- Souban Ayam. SoüMBER AyOUNG. SoüMBER DyERON. SoüMBER MoUDYOUR. Soumber Sari. Soumber Sengkaring. Soumber Tjouling. Tyouroug.
- WayRatai.
- commerciales.
- PL. V___D.5
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-
-
- 34
- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- ÎO. Compagnie Dortsche Petreoleum Maatschappy
- (Java), à Soerabaja. — Pétrole et huiles. PL. V.— D.5
- 11. Direction de l’Exploitation des Mines de
- Houille « Ombilin )), à Padang. — Houille. Dessins et graphiques. PL. V.— D.5
- 12. Direction du Bureau Topographique, à Batavia.
- — Cartes des Colonies Néerlandaises. PL. V.— D.5
- 13. Direction de la Plantation de Café, à Kedong-
- Alang (Java). — Type d’installation. PL. V.— D.5
- 14. Direction de l’Imprimerie de l’Etat, à Batavia.
- — Types d’impression en textes indigènes, clichés, etc. Photographies.
- PL. V__D.5
- 15. Direction du Jardin Botanique, à Buitenzorg
- (Java). — Vues. Photographies et dessins. PL. V.— D.5
- 16. Dubois (Eugène), à Haarlem. — Modèle d’un « Pithécanthropus
- érectus ». PL. V.— D.5
- 17. Elout van Soeterwoude, à La Ha je. — Tubes et préparations d’opium. PL. V.— D.5
- 18. Fabrique à vapeur de conserves « Magnum »,
- à Pourwokerts. — Conserves des colonies. PL. V.— D.5
- 19. Green, à Paramaribo. — Minerais des Indes Occidentales.
- PL. V.— D.5
- 20. Institut Royal Etymologique, Ethnologique et Ethonographique des Indes Néerlandaises, à la
- Haye. — Diverses publications concernant les Indes Néerlandaises.
- pi__ y_Q 5
- 21. Jansz (Vve ), à Pekalongaa. — Spécimens d’étoffes batiquées
- et brodées. PL. V.— D.5
- 22. Librairie & Imprimerie, à Leiden. — imprimerie
- Orientale : Publications en Langue Arabe, Syrienne, Chinoise, Japonaise, Malaise, Javanaise, etc. PL. V.— D.5
- Ancienne maison E.-J. Brill.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
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- 23. Ministère des Colonies, à La Haye. — Livres. Carte
- géologique. PL. V.— D.5
- 24. Ministère de la Marine, à La Haye. — Cartes
- hydrographiques des possessions coloniales. PL. V.— D.5
- 25. Martin (Docteur K.), à Leiden. — Collection et description
- de pétrification et descriptions de voyages (Indes Occidentales et Orientales). PL. V.— D.5
- Professeur de géologie et de minéralogie à l’Université de Leiden, Directeur du Musée de géologie et de minéralogie de l’Etat.
- 26. Naer & Cie (A.-J.), à Curaçao. — Spécimen de liqueur
- « curaçao indigène ». PL. V.— D.5
- 27. Observatoire Royal Magnétique et Météoro-
- logique, à Batavia. — Atlas. Cartes et publications concernant les Indes Néerlandaises. PL. V.— D.5
- 28. Oesman Sejjid bin Abdoullah, bin Akil, & bin
- Tahja, à Batavia. — Types d’impression indigène. PL. V.— D.5
- 29. Pakou Bouwono (S. A. le Sousouhounan), àSoerakarta.
- — Parasols officiels. selle de Tournoi. Lance de cérémonie. Wayangs « Battiks ». PL. V.—D.5
- 30. Société d’Exploitation à Ciel Ouvert des Mines
- d Etain, à Banka.— Carte des terrains de l’exploitation. Tableau graphique de la production. PL. V.— D.5
- 31. Société de l’Exploitation de l’Entreprise du Quinquina de l’État dans l’Ouest de Java, à
- Lembang1. — Collection de tiges de quinquina. Tableaux graphiques.
- PL. V.— D.5
- 32. Société d’Exploration Physique des Colonies
- Néerlandaises, à Amsterdam. — Diverses publications concernant les Indes Néerlandaises. PL. V.— D.5
- 33. Société Royale Néerlandaise de Géographie,
- a Amsterdam. —- Publications et cartes concernant les Indes Néerlandaises. PL. V.— D.5
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 34. Société Scientifique & Artistique, à Batavia. —
- Diverses publications concernant les Indes Néerlandaises. PL. V.— D.5 j
- 35. Société pour le Progrès des Recherches Physiques des Colonies Néerlandaises, à Utrecht.
- — Statuts. Bulletins. Cartes, etc. PL. V.— D.5
- 36. Sosrodiningrat (Raden Adipati), à Soerakarta. —
- Collection. Jeu de Wayang Klitik série complète de marques « Topengs ». PL. V.— D.5
- 37. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Ambon. ---- Produit de l’art industriel colonial. Vins de palmier, etc.
- PL. V.— D.5
- 38. Sous - Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Chéribon. — Objets industriels indigènes. PL. V.— D.5
- 39. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Djokjokarta. — Produits coloniaux, minéraux, battiks. Les phases de la fabrication d’un « Kris » et de « Wayangs ». PL. V.— D.5
- 40. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Ternate. — Collection scientifique et produits de l’industrie indigène. PL. V.— D.5
- 41. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Makasser. — Produits du sol, de la chasse, de la pêche et des forêts.
- PL. V__D.5
- 42. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Menado (Célèbes). Produits du sol et des forêts. PL. V.— D.5
- 43. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Padang.----Collection scientifique. Spécimen de l’art industriel indigène.------PL. V.— D.5
- 44. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Palembang. — Collection industrielle coloniale. Objets en ivoire sculpté. Broderies. PL. V.— D.5
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- 37
- 45. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Pecalouffan.—Collection industrielle coloniale. Sculpture. Broderies.
- PL. V.— D.5
- 46. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Semarane1 — Produits coloniaux : métallurgie, orfèvrerie, industrie
- textile. pL. V— D.5
- 47. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à
- Sintraradia. — Statues. Divinités hindoues de l’Ile de Bali.
- PL. V.— D.5
- 48. Station Expérimentale pour l’Industrie Sucrière
- dans l’Est de Java, à Passoeroean. — Insectes parasitaires. Plantes contaminées. PL. V.— D.5
- 49. Station Expérimentale pour l’Industrie sucrière
- dans l’Ouest de Java, à Kagok. — Insectes parasitaires. Plantes contaminées. PL. V.— D.5
- 50. Tan Yoeng Liongv à Bandoung (Java). — Farine cassave. PL. V_D.5
- 51. Vaal (G.), à Curaçao.
- 52. ^White, à Curaçao. —
- — Spécimen de hitter d’angostura.
- PL. V.—D.5
- Spécimen de hitter d’angostura.
- PL. V____D.5
- PÉROU
- 1. Révérends Pères Missionnaires de Lima ,
- à Lima. — Un ouvrage imprimé en « Quechna » (langage des
- Incas). PAV. P|_. Il
- PORTUGAL
- ** <Jommissio11 Provinciale du Cap-Vert, à Ile de San
- Ihiago. Photographies d’exploration dans l’île. PL. VI. B.2
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- GROUPE XY11
- COLON ISATION
- Classe 114
- MATÉRIEL COLONIAL
- Constructions coloniales. — Pendant longtemps les contrées lointaines soumises à la domination française n’ont pas été exploitées industriellement. Mais, nos conquêtes devenant plus nombreuses et plus importantes, on s’est attaché enfin à en tirer parti méthodiquement. Pour y parvenir, il importait de créer un matériel adéquat.
- Les constructions et les transports sollicitèrent tout particulièrement l’attention, et l’on voulut réaliser, pour les unes et les autres, des types spéciaux répondant aux conditions des divers milieux où ils devaient être employés.
- Construire aux colonies présente des difficultés nombreuses, et est un problème variant avec les régions. L’insuffisance de la main-d’œuvre rend le travail pénible et souvent long. Cependant, lorsqu’on peut se procurer sur place les éléments constitutifs d’une demeure, tels que pierres, briques, chaux, etc., la solution est singulièrement simplifiée.
- Généralement, il importe de garantir, autant que possible, l’habitation contre la chaleur ; dans ce but, on fait usage de murs épais et, tout autour du bâtiment, on ménage une large galerie, supportée par des piliers en maçonnerie et couverte par le toit de la construction : les pièces, placées ainsi au centre de vérandas circulaires, ne reçoivent, pour ainsi dire, jamais les rayons du soleil.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 114.
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- Dans bien des colonies, certains matériaux font défaut, et une quantité d’insectes, tarets, termites ou autres, rendent impossible l’usage du bois. 11 faut donc faire venir d’Europe ce qu’on ne trouve pas sur place. Pour plus de simplicité, on æcréé lçs maisons dites démontables, aujourd’hui très répandues.
- On a étudié également des combinaisons du fer et de la brique. L’une des plus intéressantes est celle qui comporte un système de murs creux, ou murs à doubles cloisons se prolongeant dans la couverture, qui est formée ainsi d’un double toit. Cette disposition protège très efficacement contre la chaleur, puisque l’air circule entre les cloisons ; mais l’espace libre ainsi formé donne accès aux insectes ou animaux nuisibles. Pour remédier à cet inconvénient, on ménage dans la paroi extérieure des ouvertures rendant facile un nettoyage complet ; ailleurs, l’espace intermédiaire est rempli de sable ou d’autres matières mauvaises conductrices de la chaleur.
- C’est d’après ces principes que l’Administration des Colonies a fait construire un certain nombre d’Hôtels du Gouvernement, d’hôpitaux, de casernes, etc.
- Transports par terre. — En ce qui touche aux chemins de fer, il faut remarquer : i° que, pour la voie, l’usage des traverses métalliques, surtout dans les pays à tarets et à termites, a été reconnu indispensable ; 2° que, pour protéger autant que possible les voyageurs contre les ardeurs du soleil et leur procurer de l’air, il faut munir les voitures de galeries latérales, de compartiments séparés entre eux par des cloisons à mi-hauteur, de façon à favoriser la ventilation ; de doubles parois, de doubles et triples toits garnis souvent de liège pilé, le plus haut étant prolongé et descendant de chaque côté de la voiture, jusqu’à un tiers environ des fenêtres latérales dont un persiennage complète la défense.
- Les autres moyens de transports par terre ne sont pas encore très développés. 11 convient de signaler cependant les voitures Lefebvre et les automobiles, qui viennent d’être mises en essai à Madagascar et au Soudan. L’automobilisme colonial, qui est encore à ses débuts, aura à vaincre de nombreux obstacles, parmi lesquelles il faut citer l’absence de routes et la chaleur.
- Transports par eau. — Les transports par eau sont particulièrement aléatoires. Les rivières sont, en effet, sujettes à des variations de niveau, d’où la nécessité d’obtenir un rendement suffisant avec des bateaux ayant un faible tirant d’eau.
- On use tantôt du chargement direct, tantôt du remorquage.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 114.
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- Pour le chargement direct, le système ordinaire des bateaux à hélice donnerait les meilleurs résultats, si le faible tirant d’eau ne le rendait d’ordinaire inutilisable.
- 11 existe des types à roues, les roues étant placées à l’arrière, par suite de l’obligation de franchir souvent des endroits resserrés. Adoptés par les Anglais, ces bateaux ont l’avantage de permettre une remorque puissante, mais ils sont d’une jnanœuvre difficile.
- Il serait impossible d’employer l’hélice de type ordinaire ; aussi a-t-on eu recours à l’hélice sous voûte, dont une partie seule est immergée. Ce modèle, qui serait inutile ailleurs, permet, avec un tirant d’eau très faible, d’obtenir un rendement médiocre il est vrai, mais suffisant.
- On est ensuite arrivé à faire des hélices sous voûte centrale, c’est-à-dire placées au centre du bateau et permettant de marcher dans les deux directions, sans être obligé de virer. Cette invention peut rendre de grands services dans la navigation sur rivières étroites.
- Pour avoir des chalands aussi légers que possible, on en a construit, ces dernières années, en aluminium, dont on s’est déclaré satisfait; mais ce métal ayant l’inconvénient d’étre facilement attaqué par l’eau de mer, on a essayé d’un certain nombre de vernis destinés à le protéger.
- Il est également difficile d’amener les bateaux jusqu’au lieu de leur emploi. On en a donc construit qui se démontent et s’assemblent selon différents modes, assemblages par tranches, assemblages par tôles et sur boulons, etc.
- Les plus récents sont calculés de telle sorte qu’aucune de leurs parties ne forme un colis pesant plus de 3o kilos : c’est là, en effet, une utile précaution pour le cas où le transport doit avoir lieu à dos d’homme, ce qui arrive fréquemment.
- On a également créé des pirogues pouvant se transporter sur roues.
- Telles sont, brièvement résumées, les principales particularités distinctives du matériel colonial qui varie, à l’infini, suivant les circonstances. Dans presque tous les cas, on doit rechercher la simplicité. La main-d oeuvre faisant encore défaut dans la plupart de nos colonies, il importe, en effet, qu’une construction puisse être facilement dressée par des ouvriers quelconques, sous la direction de quelques Européens.
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- Classe 114
- MATÉRIEL COLONIAL!1)
- FRANCE
- 1. Arraillt (Paulin), à Paris, rue Rochechouart, 69.— Matériel de sondage et appareils en fer démontables pour les colonies. Tableaux d’installations coloniales et coupes géologiques modèles en réduction.
- PL. VI.—B. etC.3
- Sondages et forages.
- Exposition universelle Paris 1889, Médaille d’or et Diplôme de Collaboration, Chevalier de la Légion d’Honneur.
- 2. Bel (Jean-Marc), à Paris, place Denfert-Rochereau, 4 — Collection de bâtées ou appareils de lavage des sables aurifères.
- PL. VI.—B. etC.3
- 3. Besse & Hammond, à Paris, rue Brunei, 11. — Bicyclettes et motocyclés. Yoiturettes. Voitures. PL. VI.— B. et C.3
- Société « La Française », marque Diamant.
- Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 4. Billioud (Amédée-F.), à Paris, rue Saint-Maur, 108. —
- Machines pour le traitement des produits coloniaux : cacao, café, riz, etc., à l’usage des planteurs. PL. VI.— B. et C.3
- Constructeur de machines coloniales.
- P) Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- La lettre Résigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à l'intersection desquelles se trouve le produit exposé.
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- GROUPE XYII. — CLASSE 114.
- 5
- 5. Bill’Meyer, à Paris, rue du Cardinal-Lemoine, 14. —
- Installation complète d’une fabrique de boissons gazeuses pour les colonies. PL. VI. B. etC.3
- 6. Boulet & Cie, à Paris, rue des Écluses-Saint-Martin, 28. —
- Matériel de tuileries et de briqueteries. PL. VI— B. et C.3
- Exposent également classe 72.
- V. Bourry (C.-E.), à Paris, rue du Rocher, 82. — Lièges agglomérés et modèles de leur application aux constructions coloniales.
- PL. VL—B. et C.3
- Usine à Fréjus (Var).
- Expositions universelles : Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889 Médaille d’argent.
- S. Buron (Alcide), à Paris, boulevard Saint-Martin, 8. — Filtres pour les eaux. 1 PL. VI.— B. et C.3
- Constructeur de filtres et épurateurs d’eau.
- B. Camille (Alphonse) jeune, à Paris, rue du Château-Landon, 24. — Bats de mulets. Selles d’explorateurs.
- PL. VI__B. et C.3
- Paris 1889, Membre du Jury, Hors Concours ; Amsterdam 1883, Médaille d’or ; Barcelone 1888, Membre du Jury, Hors Concours ; Chicago 1893, Hors Concours, Chevalier de la Légion d’Honneur.
- ÎO. Candlot (Edouard) & Cie, à Paris, rue d’Edimbourg’, 18. — Echantillons de matières premières. Ciment cuit. Photographies.
- PL. VI.—B. et C.3
- Compagnie parisienne des ciments Portland artificiels.
- Usine à Dennemont, près Mantes (Seine-et-Oise).
- Bruxelles 1897, 2 Diplômes d’Honneur, une Médaille d’or de collaborateur.
- 11. Carré fils aîné & Cie, à Paris, rue de La Boëtie, 13.
- — Captage des eaux. Irrigations. Pompes. Distribution d’eau fraîche et filtrée-en pression. Filtres mobiles et imputrescibles.
- PL. VI__B. et C.3
- Récompenses : Paris 1889, Comités, Médaille d’or ; • Paris 1900 Comités ; Barcelone 1888, Comités et Membre du Jury ; Chicago 1893 Hors Concours.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 12. Gauvïn-Yvosë (E.), à Paris,, rue de Lyon, 55. — Tente
- d’explorateur. Bâches diverses. Bâches prélarts. Tentes. Stores, etc.
- PL. VI.— B. etC.3
- Petit-fils et successeur de Yvose-Laurent. Maison fondée en 1835,, fournisseur des Chemins de fer et du Ministère de la Guérre.
- Paris ISIS, Médaille de bronze, Mention honorable ; Anvers 1885, Diplôme d’Honneur ; Barcelone 1888, 2 Médailles d’or ; Paris 1889, 3 Médailles d’or, Médaille d’argent, Membre du Comité, Croix d’Officier-de la Légion d’Honneur ; Bruxelles 1897, Médaille d’or, Membre du Comité de la Section française ; Paris 1900, Membre des Comités d’admission et d’installation.
- Expose également classes 32, 39, 81, 88, 99, 120.
- *
- 13. Coignet (Ed.), Grosselin (P.) & Garnier (E.), à Paris,
- rue de Londres, 20. — Plans et photographies pour exploitations de chemins de fer coloniaux. PL. VI.— B. etC.3
- Construction et exploitation de chemin de fér.
- 14. Golozier (Octave), â Saint-Just-des-Marais (Oise). —
- Carreaux unicolores, rouges, blancs, gris et noirs, en grès cérame de la vallée de Bray., Carreaux rouges de Beauvais pour l’exportation.
- PL. VI.—B. et C.3
- Paris 1889, Médaille de bronze ; Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 15. Compagnie des Chemins de Fer Economiques du Carsévène, à Paris, rue Lafayette, 39. — Documents.
- PL. VI.—B. et C.3
- Documents ethmologiques, zoologiques, botaniques, minéralogiques, agricoles, commerciaux,industriels des régions du Carsévène du Cachipour et du Counani (territoire contesté franco-brésilien).
- 16. Compagnie Commerciale des Guyanes, à Paris,
- rue Lafayette, 39. ---Voies et communications de la région du
- Carsevène,- du Cachipour, et du Counani (territoire contesté franco-Brésilien). PL. VI.— B. et C.3
- Documents ethnologiques, zoologiques, botaniques, minéralogiques, agricoles, commerciaux, industriels.
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- .GROUPE'XVII. — CLASSE 114.
- %
- 17. Compagnie des Constructions Démontables et
- Hygiéniques, à Paris, rue Lafajette, 54.— Pavillon colonial, (système Espitallier), destiné à la presse coloniale. Campement démontable. PC. VI.— B. et C.3
- 18. Compagnie du Chemin de Fer de Dakar à
- Saint-Louis, a Paris, rue Cambacérès, 19. — Locomotive. Voiture. Appareils divers. PL. VI.— B. et C.3
- 19. Compagnie des Moteurs Niel, à Paris, rue Lafa jette,
- 22. — Moteurs à gaz et à pétrole. Moteurs à pétrole combinés avec pompes, machines à glace et dynamo. PL. VI.—r B. et C.3
- Paris 1889, Médaille d’argent. — Chevalier de la Légion d’Honneur.
- 20. Conza (A:.), à Paris, rue Meslaj, 59. — Malles. Cantines.
- Tonnelets étanches et autres emballages en tôle d’acier pour les transports coloniaux. PL. VI.— B. et C.3
- Paris 1878, Mention honorable ; Sidney 1879, Mention honorable ; Chicago 1890, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 21. Crépy (Pierre), à Paris, rue du Faubourg-Saint-Maptin,
- 204. — Projecteur hydrothérapique. PL. VI.— B. et C.3
- oh
- 22. Daydé & Pillé, à Paris, rue de Châteaudun, 29.—
- Modèles et plans de travaux publics : Wharf de Kotonou ; Wharf de Grand-Bassam ; appontement de la Boca (Baie de Panama) ; pont de 1682 mètres de longueur sur le Fleuve Rouge, à Hanoï (modèle et dessin). PL. VI.— B. et C.3
- Ateliers de construction de Creil (Oise).
- Exposition universelle de Paris 1889, Grand-Prix.
- 23. Demaria frères, à Paris, rue du Canal-Saint-Martin, 2. —
- Appareils photographiques construits spécialement pour les colonies.
- PL. VI__B. et C.3
- Manufacture d’appareils photographiques.
- 24. Dietrich (de) & Cie, à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), à Paris, rue Louis-le-Cxrand, 20. — Automobiles pour les colonies.
- PL. VI__B. et C.3
- Maîtres de forges. Constructeurs de matériel de chemins de fer et d’automobiles.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 25. Dupety & Cie, à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne).
- — Meules. PL. VI.— B. et C.3
- 26. Flament (Jui.es), à Dompierre (Nord). — Hutte étanche.
- PL. VI__B. et C.3
- 27. Fontaine-Souverain fils, à Dijon (Côte-d’Or), rue des
- Roses, 9. — Échelles à coulisses. Échelles à transformations ; simples, doubles ou horizontales. Escabeaux. Claiës pour serres. Jalousies en bois s’arrêtant seules. Treillages décoratifs, etc. PL. VI.— B. et C.3
- Constructeur. « La Dijonnaise » système déposé et perfectionné en 2, 3 ou 4 parties.
- Exposition universelle, Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 28. Guéret (Célestin-Rémi), à Paris, boulevard de la Gare,
- 72. -- Appareils et siphons pour la fabrication et le débit des boissons
- gazeuses. Appareils de brasserie pour le soutirage, le filtrage et le débit des bières. Appareils siphoïdes de table. PL. VI.— B. et C.3
- Ingénieur-constructeur.
- Vienne 1873, Diplôme de Mérite ; Philadelphie 1876, Médaille unique; Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’argent; Amsterdam 1883, Médaille d’or ; Bruxelles 1897, Diplôme d’Honneur.
- 29. Henry (R.), à Paris, rue du Faubourg-Saint-Martin, 207.
- — Matériel de campement colonial : tentes, montures en bois, cantines
- (caisses et bagages), cantines, popotte, etc. PL. VI.— B. et C.3
- Ancienne maison Flem. Tables. Chaises, fauteuils et autres meubles pliants. Ustensiles pliants ; lanternes et batterie de cuisine, poêles, grils, casseroles, etc.
- 30. Huclié (Edouard), à Paris, rue Jean-Jacques Rousseau, 25 et 27. .— Matériel de boulangerie démontable et transportable.
- PL. VL—B. et C.3
- 31. Jacquelin (Vve J.), à Paris, rue du Faubourg-Sainl-Martin, 122. — Une tente de campement et son mobilier.
- PL. VI.— B. et C.3
- 32. Joly (Jean), à Blois (Loir-et-Cher). — Machines à briques, à tuiles, à "tuyaux et tous autres produits pour habitations coloniales.
- PL. VI.—B. et C.3
- Expositions Universelles, Paris 1878 et 1889, Médailles d’or; Anvers 1885, Diplôme d’Honneur.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- *.)
- 33. Julien-Pinçon & Gie, à Paris, boulevard Magenta, 54, et passage Dubail, 7. — Bât. pour les transports aux colonies.
- PL. VI.—B. et_C.3
- 34. Kessler & Cie, à Argenteuil (Seine-et-Oise), rue Pierre-
- Joly, 1. — Dessin du pont Faidherbe sur le Sénégal à Saint-Louis (Sénégal). PL. VI.— B. et C.3
- Constructions métalliques. Travaux publics.
- 35. Lacour (L.-D.), à Paris, passage du Génie, 22. — Jalousies
- et fournitures pour les bâtiments coloniaux. PL. VI.— B. et C.3
- 36. Layeillon (Edmond), à Paris, rue de l’Eglise, 81. — Couchette de campement et brancard démontable. PL. VI.— B. et C.3
- 37. Lefebvre (H.), à Paris, rue Erard, 10. —- Le « Davoust »
- et « l’Étienne », bateaux démontables en aluminium, ayant servi aux missions Hourst et Marchand. Voitures Lefebvre (Soudan, Madagascar), etc. PL. VI.— B. et C.3
- Fournisseur des armées de terre et de mer.
- 38. Lefort & Cie, à Molton (Ardennes). — Clous bleuis. Clous de
- marine et de construction. PL. VI.— B. et C.3
- Forges et Clouteries réunies de Motion. Exportation.
- 39. Legrand. (Edouard-Charlemagne), à Ivrj-sur-Seine (Seine), rue du Parc, 30. — Appareils à l’acétylène,brevetés S.G.D.G.
- PL. VI.—B. et C.3
- Constructeur de chaudronnerie.
- Vienne 1873, Médaille de Mérite.
- 40. Legorgeu (A.) & Cie, à Vire (Calvados). — Monuments.
- Calvaires. Meules. Cylindres. Colonnes. PL. VI.— B. et C.3
- 41. Lemaire (Henri), à Paris, rue de Rivoli, 152. — Pompe
- à rodets. Noria pour irrigations. PL. VI.__B. et C.3
- 42. Levât (David), à Paris, boulevard Malesherbes, 174. —
- Procédés mécaniques appliqués à l’exploitation des placers aurifères et platinifères excavateurs. Dragues à bras et à vapeur. Modèles d’appareils. Photographies. Publications de l’auteur sur les applications de ses procédés, aux colonies et à l’étranger. PL. VI.__B. et C.3
- Ingénieur des mines. Exploitations aurifères.
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- 10
- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 43. Liippmann (Edouard) & Cie, à Paris, rue de Chabrol,
- 47. — Sondes d’exploration pour prospections minières, sources minérales, , pétrole et divers. Puits artésiens. Puits absorbants. Puits filtrants brevetés S. G. D. G. PL. VI.— B. et C.3
- Ingénieurs : Constructeurs d’appareils de sondage ; entrepreneurs de sondages.
- Paris 1855, 3e Médaille, lre classe ; Paris 1867, Médaille d’or ; Paris 1878, Médaille d’or ; Paris 1889, Médaille d’or. Chevalier de la Légion d’Honneur ; Londres 1862, 2 Médailles ; Vienne 1873, 2 Médailles de Progrès ; Amsterdam 1883, Diplôme d’Honneur.
- Exposent également Classe 63.
- 44. Meneveau & Cie, à Paris, rue des Trois-Bornes, 15.
- -- Compteurs. Lanternes. Réflecteurs, etc. PL. VI.— B. et C.3
- Société générale des ouvriers Ferblantiers réunis.
- 45. Méran (Georges), à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, 155.— Filtres stérilisateurs en porcelaine d’amiante pour liquides divers.
- PL. VI—B. et C.3
- Fabrique de grès et faïence. Usine à l’Isle-Adam.
- Melbourne 1880, 1er Ordre de Mérite.
- 46. Messageries Fluviales de Codiinchine, à Paris, rue Taitbout, 43.— Modèles. Plans. Cartes. Photographies, etc.
- PL. VI.—B. et C.3
- Paris 1889, Hors Concours, Membre du Jury; Anvers 1885, Médaille d’argent.
- 47. Moine-Chapon, à Meursault (Côte-d’Or). — Houes.
- Autteuses. Bisocs. Trisocs. PL. VI.— B. et C.3
- 48. Monorail portatif à Niveau du Sol (Système Caillet,
- (H.-J.), à Paris, rue Lafayette, 39. — Chemin de fer portatif. Chariots wagons à traction animale pour voyageurs, minerais, marchandises diverses. Bicycles à traction humaine. Trucs à bois. Voies diverses et accessoires de voie. PL. VI.— B. et C.3
- 49. Peignon fils, à Paris, avenue de Breteuil, 74. —
- Clôtures. Treillages. Nouveautés. Grillages pour les colonies.
- PL. VI.—B. et C.3
- A Nantes, boulevard de Doulon, 4, et à Bordeaux, Gare de Brienne. Exposition universelle de Paris 1889, Médaille de bronze.
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- GROUPE XVII. -r- CLASSE 114.
- 11
- 50. Pelatan (Louis-Auguste), à Paris, boulevard de.la Made^ leine, 17. — 1° Échantillons des principaux minerais de la Nouvelle-Calédonie. 2° Appareil breveté pour le traitement des minerais d’or par électro-cyanuration (modèle réduit). PL. VI.— B. et.C.3
- Exploitation des mines et métallurgie.
- 51. Philippe (Alfred), à Paris, boulevard de Magenta, 124.
- — Pompes. Filtres et appareils divers pour industries coloniales.
- PL. VI.— B.etC.3
- 52. Picot (Joseph), à Paris, boulevard Voltaire, 81. — Lits et tentes, monture en tube d’acier. Meubles pliants, tels que chaises, tables, etc. Cantines, popottes, caisses à bagages en tôle d’acier, etc , etc.
- PL. VI.— B.etC.3
- Matériel de campement pour colonies.
- Paris 18*18, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’argent.
- 53. Îtétif frères, à Sancoins (Cher). —Voitures à deux et quatre roues, type des colonies. Un Filanzane (Madagascar).PL. VI.— B. et C.3
- Manufacture Générale de Voitures en blanc et finies.
- Expositions universelles : Paris 1867, Paris 1878, Paris 1889 : Médailles.
- 54. Ployer (Louis), à Paris, rue Glaude-Yellefaux, 38. — Lits. Sommiers métalliques démontables pour les colonies. PL. VI.— B. et C.3
- Entrepreneur de serrurerie.
- 55. Sadano (Mnie Marie de), à Paris, boulevard Edgar-Quinet,
- 33. — Appareils-d’alimentation pouvant servir aux Colonies.
- PL. VI___B. et C.3
- 56. Satre fils aîné & Cie, à Lyon (Rhône), quai Rambaud,
- 8 à 9. Modèles d embarcations pour service colonial et explorateurs. Bateau à roue arrière à faible tirant d’eau. Bateau à hélices à faible tirant d eau. Chaland à voiles. Panneaux de photographies de divers *1® bateaux construits par la maison, en service aux colonies.
- PL. VI___B. et C.3
- Ingénieurs-constructeurs.
- 57. Schmid (A.), à Paris, rue Marcadet, 245. — Modèle d’une
- gare coloniale. Photographies et dessins de constructions pour les Colonies- PL. VI.—B.etC.3
- Paris 1889, Médaille de bronze.
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- GROUPE XVII. t- CLASSE 114.
- 58. Sclaverand. (Etienne), à Paris, rue Caffarelli, 6. —-
- Valves, pompes et accessoires divers de cycles. PL. VI.— B. et CA
- 59. Siffert (Louis), à Paris, rue de la Cerisaie, 13. — Types de
- constructions coloniales. PL. VI.— B. et CA
- Architecte de la ville de Paris et de la colonie du Dahomey.
- 60. Singly (P. de), à Paris, rue d’Allemagne, 196. — Tuyauterie pour les colonies. PL. VI.— B, etC.3
- 61. Société Anonyme des Ateliers de Construction,. Forges & Fonderies d’Hautmont, à Hautmont (Nord).
- — Charpentes en fer. Ponts. Constructions métalliques. Pièces de forge. Un tableau de charpentes. (Service des colonies). Ponts. Bâtiments démontables en tôle emboutie, système breveté, représentant .une surface de deux mètres de long sur deux mètres de haut. PL. VI.— B. et C.3
- Paris 1889, Médaille d'or; Anvers 1885, Diplôme d’Honneur.
- 62. Société Anonyme d’Automobiles & de Traction
- (système Bardon), à Paris, avenue Niel, 30. — Voitures automobiles. PL. VI.— B. et CA
- Usine, 1, quai National, à Puteaux (Seine),
- 63. Société Anonyme des Ciments de Laitier de
- Lonjeux, à Paris, boulevard Magenta, 5. — Ciments de laitier et produits dérivés. Tuyaux. Carreaux. Briques. Pierres artificielles. PL. VI.— B. et C.3
- Exposition universelle de Paris 1889, Médaille d’argent,
- 64. Société anonyme de traction automobile,
- M. Picard, directeur, à Paris, rue Pergolèse, 20. — Vues et photographies de transports. PL. V.— B. etC.3
- 65. Société Anonyme des Usines de Mazières, à
- Bourges (Cher), — Modèles d’appareils de voie pour chemins de fer à voie normale ou étroite et pour tramways, plaques tournantes. Aiguillage. Leviers de manœuvre. Dessins. PL. VI.— B. et C.3
- Hauts-fourneaux. Fonderies. Ateliers de construction, .
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- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 13
- 66. Société de Constructions de Levallois-Perret
- à Leyallois-Perret (Seine), rue Fouquet, 42. — Tableaux. Aquarelles. Photographies. Modèles. Dessins. Brochures. Notices concernant les travaux exécutés par la Société PL. VI.— B. et C.3
- Anciennements Établissements Eiffel. Entreprises générales d© travaux publics et de constructions métalliques.
- Paris 1878, Grand-Prix ; Paris 1889, Grand-Prix ; Amsterdam 1883, Diplôme d’Honneur ; Anvers 1885, Diplôme d’Honneur.
- 67. Société des Établissements Henry-Lepaute,
- M. Dehesdin, Directeur, à Paris, rue Desnouettes, 11. — Phares mécaniques. Electricité. Tour métallique de 35 mètres avec phare destiné à Katsépé (Madagascar). PL. VI.— B. et C.3
- Paris 1855, Médaille d’Honneur, Membre du Jury; Paris 1867, Médaille d’Honneur, Médaille d’or ; Paris 1878, Médaille d’Honneur, Médaille d’or, Membre du Jury ; Paris 1889, 2 Grands-Prix,
- Médaille d’or, Médaille de bronze; Londres 1851, Médaille; Londres 1862, Médaille ; Vienne 1873, Médaille de Mérite ; Philadelphie 1876, Médaille ; Chicago 1893, Médaille commémorative.
- 68. Société Française de Constructions Portatives
- Transformables, à Paris, rue Taitbout, 80. — Une maison coloniale. PL. VI.— B. et C.3
- 69. Société Française de Meunerie & de Panification, système Schweitzer, à Paris, rue Méhul, 1. —
- Pavillon spécial renfermant une petite meunerie. Boulangerie spéciale à 1 usage des Colonies. Moulins. Pétrins. Fours (tous les appareils en marche). Appareils portatifs. PL. VI._B. et C.3
- Exposition universelle de Bruxelles 1897, Grand-Prix.
- 70. Société Industrielle des Téléphones, à Paris, rue du Quatre-Septembre, 2o. — Appareils téléphoniques, télégraphiques, etc., spécialement construits pour les Colonies.
- PL. VI.— B. et C.3
- Constructions électriques, caoutchouc, câbles.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 71. Société des Ponts & Travaux en Fer, à Paris, rue
- Taitbout, 93. — Dessins et photographies de ponts, yiaducs,
- charpentes, Phare de Poulo-Canton (Annam). Caissons du hassin de radoub de Saigon, etc. PL. VI.— B. et C.3
- Ateliers à Montataire (Oise). Constructions métalliques. Entreprise de Travaux publics et particuliers.
- Paris 1878, Médaille d’or; Paris 1889, Grand-Prix; Bruxelles 1897, Membre du Jury, Hors Concours.
- 72. Société de Travaux en Ciment, à La Plaine Saint-
- Denis (Seine), avenue de Paris, 151. — Réservoirs. Dalles. Canalisations. Puits citerne filtrant. PL. VI.— B. et C.3
- 73. Teissier (Ch.), à Paris, rue du Chalet, 19. — Robinet auto-
- matique. Entonnoir automatique. Rince-bouteilles. Tire-bouchon deux lames. f PL. VI.— B. et C.3
- Expositions universelles : Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille de bronze ; Barcelone 1888, Médaille d’argent.
- 74. Tison (François), au Nouvion-en-Thiérache (Aisne). —
- Filtres. Dessins de maison hygiénique. PL. VI.— B. et C.3
- 75. 'Walbecq-Adam (Vve), à Paris, rue Mazagran, 22. —
- Moustiquaire. Meuble. PL. VI.— B. et C.3
- (Le Confident) meuble servant de bureau, de toilette et de table à manger.
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- COLONIES
- COTE D’IVOIRE
- 1.
- Comité local de l’Exposition, à Grand-Bassam. —
- Types d’habitations. PL. VI. E.3
- DAHOMEY ET DÉPENDANCES
- 1. Compagnie de l’Ouémé-Dahomey, à Paris, rue Saint-
- Marc, 17. — Pirogues indigènes. PL. VI.— D. I et2
- GUYANE FRANÇAISE
- 1. Rosette (Hippolyte), à Cayenne. —Briques. PL. VI.— D.2et3
- INDO-CHINE
- 1. Beer (Paul), à Paris, boulevard Montmartre, 5. — Opium de
- Saigon. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 2. Comité local du Laos. — Cinq maisons Laotiennes.
- PL. VI.—D. et E.2 et 3
- 3. Comité local du Tonkin, Hanoï. — Divers types de
- maisons. Chaise à porteur et palanquin. PL. VI._D. et E.2 et 3
- 4. Commandant du Deuxième Territoire Militaire de Caobang* (Le), à Caobang.— Modèle d’habitation.
- PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 5. Gouvernement Général de l’Indo - Chine. —
- Reconstitution du Palais de Co-loa. PL. VI._D. et E.2 et 3
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- 16
- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 6. Joleaud de Saint-Maurice, à Paris, rue Marbeuf, 24.
- — Voitures « pousse-pousse ». PL. VI.— D. et E.2et3
- 7. Nguyen-van-Tai, à Hanoï. — Autel à Bouddah.
- PL. VI_D. et E.2 et 3
- 8. Protectorat de l’Annam. — Type de maison indigène.
- PL. VI.—D. et E.2 et 3
- 9. Résident de Sontay, à Sontay.— Une pagode.
- PL. VI.— D. et E.2et3
- ÎO. Société d’Enseignement Mutuel des Tonkinois,
- à Hanoï. — Matériel colonial. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
- 1. Administration locale du Cercle d’Ambatondra-
- Zaka, à Ambatondrazaka. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C. etD.4
- 2. Administaation locale du Cercle d’Anjozorobé,
- à Anjozorobé. — Modèles d’habitations indigènes. PL. VI.— C. et D.4
- 3. Administration locale du Cercle d’Arivonimamo,
- à Arivonimamo.— Modèles d’habitations indigènes.PL. VI.— C. et D.4
- 4. Administration localedu Cerclede Betafo, à Betafo.
- — Modèles d’habitations indigènes. PL. VI.— C. et D.4
- 5. Administration locale du Cercle de Moramanga,
- à Moramanga. — Modèles d’habitations indigènes. PL. VI.— C. et D.4
- 6. Administration locale de la Province de Anala-
- lava, à Analalava. -Modèles d’habitations indigènes.
- PL.VI.— C. etD.4
- 7. Administration locale de la Province d’Ande-
- VOrantO, à Andevoranto.—Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C. etD.4
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- 17
- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 8. Administration locale de la Province de Diégo-
- Suarez, à Antsirane. —- Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C.etD.4
- 9. Administration locale de la Province de Fara-
- fang-ana, à Farafangana. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C.etD.4
- ÎO. Administration locale de la Province de Féné-
- rive, à Fénérive. — Modèles d’habitations'indigènes.
- PL. VI.—C.etD.4
- 11. Administration locale de la Province de Fiana-
- rantSOa, à Fianarantsoa. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI—C.etD.4
- 12. Administration locale de la Province de Fort-Dauphin, à Fort-Dauphin.—Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI—C.etD.4
- 13. Administration locale de la Province de Maha-
- rono, à Maharono. — Modèles de cases indigènes.PL. VI.— C. et D.4
- 14. Administration locale de la Provence de Main-
- tiranO, à Maintirano. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C.etD.4
- 15. Administration locale de la Province de
- Majunga, à Majunga. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI—C.etD.4
- 16. Administration locale de la Province de
- Mananjary, àMananjary. —Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI— C. et D.4
- 17. Administration locale de la Province de Maro-
- antsetra, à Maroantsetra. —Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI—C. et D.4
- 18. Administration locale de la Province de Moron-
- dava, à Morondava. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C. et D.4
- 19. Administration locale de la Province de Nossy-
- Bé, à Hell-Ville. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI_C.etD.4
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- 18
- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 20. Administration locale de la Province de Nossy-
- Bé (Grande-Terre), à Sambirano. — Modèles d’habitations indigènes. PL. VI.— C. et D.4
- 21. Administratian locale de la Province de Sainte-Marie, à Sainte-Marie. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C. et D.4
- 22. Administration locale de la Province de Tama-
- tave, à Tamatave. — Modèles d’habitations indigènes. „
- PL- VI______C. et D.4
- 23. Administration locale de la Province de Tulléar,
- à Tulléar. — Modèles d’habitations indigènes. PL. VI_C. et D.4
- 24. Administration locale de la Province de Vohé-
- mar, à Vohémar. — Modèles d’habitations indigènes.
- PL. VI.—C. et D.4
- 25. Administration locale du Premier Territoire
- militaire de Madagascar, àManjakandriana. — Spécimens des habitations indigènes. PL. VI.— C. et D.4
- 26. Administration locale du Deuxième Territoire , militaire de Madagascar, à Soavinandriana. — Modèles
- de cases et constructions particulières. PL. VI..— C. et D.4
- 27. Administration locale du Troisième Territoire
- militaire de Madagascar, à Tananarive. — Modèles d’habitations indigènes. PL. V..— C. et D.4
- 28. Administration locale du Quatrième Territoire
- militaire de Madagascar, à Ankazobé. — Modèles d’habitations indigènes. PL. VI.— C. et D.4
- 29. Comité de Madagascar, à Paris, rue de la Cbaussée-d’Antin, 44. — Modèles de construction fixes et démontables.
- PL. VI.—C. et D.4
- Maisons d’habitation, pavillons, magasins, etc., spéciaux pour Madagascar.'
- 30. Delacour, au cercle de Betafo. — Matériel colonial.
- PL. VI.—C. et D.4
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- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 19
- 31. Mission Anglicane de Madagascar, à Tananarive.
- — Modèles de l’église de Saint-Paul et de la bibliothèque d’Ambatoha-ranana. Modèle d’une maison malgache, PL. VI.— C. et D.4
- 32. Province de Mananjary. — Case antemorona avec
- accessoires. PL. VI.— C. et D.4
- SÉNÉGAL ET DÉPENDANCES
- 1. Compagnie Française de l’Afrique Occidentale,
- à Paris, rue de la Chaussée-d’Antin, 38. — Bois de constructions commerciales. PL. VI,— E. I
- 2. Devès & Chaumet, à Bordeaux (Gironde). — Produits
- du pays. PL. VI_E. I
- Comptoirs et services de transports au Sénégal.
- 3. Mission Economique, à Paris, rue Tranchant, 16. —
- Habitations, art indigène. PL. VI.— E. I
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- PAYS ÉTRANGERS
- GRANDE-BRETAGNE
- 1. Conservateurs des Forêts des Indes Britanniques et de la Birmanie (Exposition collective des). — Modèles d’habitations indigènes^ PL. VI.— C. I
- PAYS-BAS
- 1. Bureau du Chef du Génie, à Batavia. — Modèles et
- dessins de campements, d’hôpitaux, etc. PL. VI.— C.2
- 2. Commission Royale Spécialepour la Colonisation,
- à Ea Haye. — Statues et bas-reliefs de Temples Bouddhiques, Ciwatiques, etc., à Java. Maisons indigènes des Hauts - Plateaux de Sumatra. PL. VI.—C.2
- 3. Corps du Génie, à Mag-elang-----------(Jaya). --- Modèles de fortifications et de baraquements coloniaux. PL. VI.— C.2
- 4. Département de la Marine aux Indes Orientales
- Néerlandaises, à Batavia. — Modèle de l’Établissement maritime à Soerabaia. PL. VI.— C.2
- 5. Service Sanitaire Militaire Colonial, à Batavia. —
- Photographies de caisses et trousses de pansement, brancards et lits de camp. PL. VI.— C.2
- 6. Société Royale de Navigation « Paketvaart »,
- à Amsterdam. — Carte des Indes Orientales néerlandaises indiquant les routes des paquebots; PL. VI.— C.2
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- GROUPE XVII. — CLASSE 114.
- 21
- 7. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à Ambon
- (Moluques). — Modèles de maison et d’église des chrétiens indigènes. PL. V.— D.5
- 8. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale, à Padang.
- — Modèles de maisons indigènes. PL. V.— D.5
- PORTUGAL
- 1. Chan (SlMÂo), à Macao. — Types de canots du pays. PL. VI.— B.2
- 2. Commission Provinciale de Mozambique, àMozam-
- bique. — Canots indigènes. PL. VI.—B.2
- 3. Commission Provinciale de S. Thomé. — Miniatures
- de pirogues et de cubatas. PL. VI.— B.2
- 4. Commission Provinciale de Timor, à Dilly-Timor.
- — Outillages de transport. PL. VI.— B.2
- 5. Compagnie de Loabo, à Lisbonne. — Types de canots
- et d’habitations indigènes. PL. VI.— B.2
- 6. Compagnie de Zambezia, à Lisbonne. — Types de
- canots et d’habitations indigènes, et de moyens de transport par terre.
- PL. VI_B.2
- 7. long Gheong, à Macao. — Types de canots indigènes.
- PL. VI.—B.2
- 8. Lacerda (CamillO-InfANTE de), à S. Thomé. — Miniature
- de pirogue. PL. VI.— B.2
- 9. Liisboa (AlbINO) & Ca, à Huilla (Angola). — Photographies
- d’habitations de colons. PL. VI.— B.2
- RUSSIE
- 1. Gouverneur Général delà Sibérie Orientale, à
- Irkoutsk. — Matériel colonial. PL. VI.— C.3
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- GROUPE XVI l
- COLON ISATION
- Classe 115
- PRODUITS SPÉCIAUX DESTINÉS A L’EXPORTATION DANS LES COLONIES
- Commerce colonial. — Les peuples jeunes ou peu civilisés procèdent en matière commerciale par voie d’échange ; c’est ainsi que, dans les marchés de l’ancienne Egypte, la monnaie métallique n’était ptas encore en usage. L’une des images gravées sur un tombeau de Saqqarah représente un acheteur marchandant des gâteaux et offrant pour les payer une chaîne'de cou ; le vendeur refusant l’offre, l’acheteur y ajoute une sandale.
- De telles coutumes se retrouvant dans toutes les régions, les marchandises de traite et de troc constituèrent longtemps le seul mode de commerce colonial. Après la découverte de l’Amérique notamment, elles tinrent une très large place et furent la source de bénéfices considérables.
- Aujourd’hui, dans bon nombre de marchés et de foires hors d’Europe, la monnaie métallique est encore peu répandue. Le sel s'y échange contre 1 opium ; le riz, contre l’étain en feuilles ; la cannelle, contre des ressorts de
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- GROUPE XVII. — CLASSE lin.
- 2
- laiton. Certains produits, tels que tissus, grelots, timbres, barrettes, bracelets, poudres et armes, bimbeloterie, verroterie, perles, bijouterie fausse, etc., sont fabriqués spécialement pour le troc colonial.
- Même chez les peuples où la monnaie métallique est en usage, le commerce d’échange est quelquefois préférable. L’instabilité du change [la piastre-lingot, dite « mexicaine », qui sert d’unité mo-nétaire dans les transactions en Extrême-Orient, est descendue du taux de 6 fr. io (1862) à celui de 2 fr. 38 (1899)] fait, en effet, courir aux commerçants européens un aléa auquel il n’est possible de remédier qu’en faisant des remises sur l’Europe en marchandises : les commerçants et les industriels français doivent se pénétrer de cette idée qu’on ne peut vendre aux colonies qu’à la condition d’y acheter.
- La question du change n’est pas la seule importante, et l’étude des variations que subissent, d’une colonie à l’autre, les poids, les mesures et les monnaies doit également attirer l’attention des exportateurs. La façon de présenter les objets conformément au goût des indigènes, comme dimension, poids et couleur, avec des inscriptions en langue du pays et des figurines dessinées, a, elle aussi, une importance qui n’a pas toujours été assez comprise. Enfin, pour les exportations aux colonies, il importe de mettre les colis à l’abri des accidents, et de les soustraire aux risques toujours nombreux de vol ou de fausse destination.
- Dans certaines colonies les transports se faisant soit par radeau, soit par traction d’animaux, soit à dos d’homme ; les emballages doivent donc être établis dans des conditions spéciales et pouvoir résister à la pluie et à la sécheresse. On ne doit pas oublier non plus que le conditionnement et les facilités du factage font varier le prix des porteurs dans la proportion d’un à trois.
- Commerce d.e la France avec ses colonies. — Partout où nos colons se sont établis, ils ont toujours protégé les races indigènes et ont essayé de les amener progressivement à pouvoir jouir des mêmes droits qu’eux-mémes. Les exemples de ces faits abondent ; qu’il nous suffise de rappeler l’exemple des Normands qui ont été la souche de cette admirable population franco-canadienne, et les merveilleux résultats obtenus de nos jours en Algérie et en Tunisie. Cependant, par suite des la faiblesse de notre émigration, nous avons été amenés à chercher non plus de véritables colonies de peuplement, mais des colonies d’exploitation.
- Le commerce des grandes Compagnies, .déjà important au XVIIe siècle et au XVIIIe se ressentit forcément de la prospériié et de la décadence de notre empire colonial. Les événements qui se déroulèrent en France
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 3
- eurent également une grande influence sur lui. De nos jours, nous avons reconquis un nouvel et superbe empire colonial, remarquable par les débouchés qu’il offre à nos exportations. Partout un champ d’action, pour ainsi dire sans limites, s’ouvre à notre commerce : En Asie, dans les régions très peuplées de l’Indo-Chine ; en Afrique, de l’Atlantique au Tchad et de la Méditerranée au Congo ; dans les îles de l’Océan Indien, Madagascar et la Réunion ; en Amérique, à Terre-Neuve, à la Guyane ou aux Antilles. Nos exportations aux colonies n’ont cependant pas encore atteint le chiffre auquel elles doivent prétendre, mais il faut reconnaître qu’elles s’élèvent progressivement. En 1893, le total de nos exportations était de 3.236.400.000 francs, dans ce chiffre nos exportations aux colonies figuraient pour 286.400.000 francs; en 1898 le total de nos exportations s’élevait à 3.510.900.000 francs, dont 394.200.000 francs pour nos exportations aux colonies, soit pour plus de 10 %.
- COLONIES RANG D’IMPORTANCE occupé en 1898 dans le commerce EXPORTATION (en millions de francs)
- et PAYS DE PROTECTORAT ANNÉES
- de destination. spécial de la France. 1893 (894 1895 (896 (897 1898
- Algérie 4e 184.8 199.3 203.2 217.8 216.2 225.5
- Indo-Chiné française 12e 14.9 16.7 22.7 23.4 30.7 41.6
- Tunisie 15e 17.0 19.9 20.2 22.6 24.4 29.9
- Sénégal et établissements français de la Côte occi-
- dentale d’Afrique 18e 19.2 26.2 19.9 21.0 20.4 23.0
- Madagascar et dépendances. 19e 0.8 1.2 8.5 5.4 13.1 20.9
- Martinique 27e 14.1 14.4 12.5 12.4 12.0 12.4
- Guadeloupe 31e : 11.9 14.1 10.2 11.7 10.3 8.6
- Guyane française 32e 6.9 8.1 17.7 9.3 9.8 8.1
- Ge de la Réunion 34e 6.5 9.1 7.9 10.5 8.5 7.2
- Etablissements français en 6.9
- Océanie Saint-Pierre et Miquelon et 35e 5.5 6.8 5.3 5.8 6.0
- Grande Pêche Possessions françaises dans 3T 4.1 5.S 5.5 5.0 5.9 6.1
- l'Inde 50e 0.7 0.7 0.4 0.7 0.9 2.1
- . TOTAUX 286.4 321.3 334.0 345.2 358.2 394.2
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 11 est intéressant de rechercher quels sont les articles que l’exportation expédie en plus grand nombre dans nos colonies. Le tableau ci-après enumère ceux qui, en 1898, ont donné lieu à un mouvement d’importation se chiffrant par 10 millions de francs ou plus.
- Tissus, bonneterie, passementerie et rubanerie de coton 50.374.287 francs Vêtements confectionnés et pièces de lingerie cousues. 23.861.414 »
- Peaux préparées et ouvrages en peau ou en cuir....... 22.753.870 »
- Vins................................................. 19.651.358 »
- Outils et ouvrages en métaux......................... 19.293.631 »
- Machines et mécaniques............................... i5.o62.535 »
- Céréales (grains et farines)......................... 12.364.331 »
- Meubles et ouvrages en bois...... ............... 1 1.876.628 »
- Tissus, bonneterie, passementerie et rubanerie de laine. 10.711.295 » Armes, poudres et munitions.......................... 10.ii3.6o5 »
- Notre commerce s’est surtout développé avec l’Algérie :
- importations^ Provenant de France......................... 225.539.389 fr.
- en 1898 ( — soitdel’étranger,soitdescolon.françses. 64.524.317 »
- Exportations j En France.................................. 224.451.296 fr.
- en 1898 ( A l’étranger et dans les colonies françaises.. 41.091.913 »
- On le voit, la France a presque le monopole de commerce avec l’Algérie, non seulement parce qu’elle est la métropole, mais surtout parce que, seule des pays de la Méditerranée, elle n’a chez elle qu’en petite quantité les produits de cette zone, et peut, en revanche, fournir abondamment des objets manufacturés.
- L’Algérie nous envoie des vins (115.589.584 francs), des céréales •(29.310.922 francs), des béliers, des brebis, des moutons (22.827.308 fr.), etc. Nous y exportons des tissus, des passementeries, de la rubanerie de coton (28.016.206 francs), des vêtements confectionnés et des pièces de lingerie cousues (12.91 i.85o francs), des meubles et des ouvrages en bois ( 10.846.990 francs), etc.
- Le commerce de la Tunisie est également actif, avec la France surtout, (exportations de France: 29.926.751 francs; importations en France, 29.951,594 francs). Nous lui achetons des céréales (18.312.33o francs), des vins (2.591,228 francs), etc., et lui vendons principalement des peaux préparées et des ouvrages en peau ou en cuir (1.999.077 francs).
- Enfin notons qu’en 18891a valeur des colis postaux expédiés de France en Algérie a atteint le chiffre de 30.394.335 francs, et celle des colis postaux expédiés de France en Tunisie, le chiffre de 5.266.110 francs.
- Parmi nos autres colonies d’Afrique il faut citer le Sénégal, où nos expor-
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- GROUPE XVIL — CLASSE 115.
- tâtions ont atteint, en 1898, 16.021.197 francs (total dans lequel le riz figure pour 3.282.539 francs), et dont les importations en France ont dépassé la valeur de 20 millions.
- Madagascar, la dernière en date de nos colonies et la troisième île du monde par ordre de grandeur (d’une superficie supérieure à celle cfe la France), est appelée à un brillant avenir commercial ; ses importations en France sont faibles encore, mais nos exportations y ont dépassé 20 millions ; elles consistent surtout en tissus, en bonneterie et en passementerie de coton (6.641.876 francs) et en vins (2.492.087 francs).
- L’ile de la Réunion a acheté à la France, en 1898, pour 7.182.628 francs (vins 1. 693.613 francs) et y a importé pour une valeur double à peu près (sucre en poudre 9.968.807 francs ; vanille 2.248.335 francs, etc.).
- Notre commerce avec l’Indo-Chine française s’est notablement accru ces dernières années ; nous y avons exporté, en 1898, pour une valeur totale de 41.626.701 francs (tissus, passementerie et rubanerie de coton : 9.805.435 francs ; outils et ouvrages en métaux : 3.690.530 francs ; vins : 3.540.483 francs ; armes poudres et munitions : 3.o32.8o6 francs ; machines et mécaniques: 2.933.092 francs, etc.).Cette même année les importations, provenant de notre grande colonie d’Extrême-Orient, se montaient à 33.33o.795 francs. Le riz figure à lui seul dans ce total pour 29.166.035 francs.
- Les établissements français de l’Inde n’ont qu’une faible importance économique ; bien que de 1893 à 1898 notre commerce avec nos comptoirs ait plus que doublé, nous n’y avons exporté en 1898 que pour 2 millions, et les denrées que nous en avons reçues n’ont pas atteint la valeur de 5oo.ooo francs.
- Notre commerce avec nos établissements d’Océanie, la Nouvelle-Calédonie exceptée, n’a de même qu’une valeur insignifiante. Les indigènes y vivent sans besoin et ne travaillant pas, tout au plus échangent-ils les produits naturels de leur sol contre les quelques objets qu’ils désirent.
- La Nouvelle-Calédonie, au contraire, a un commerce relativement actif et qui se fait surtout avec la France. Nos exportations en 1898, s’y sont élevées à 6.527.476 francs, (vins: 1.878.283 ; francs, etc.) et nos importations à 13.531.7o3 francs (minerai de nickel : 8.727.276 francs ; minerai de cobalt : 3.393.726 francs, etc.).
- 11 nous reste à voir la situation économique de nos colonies d’Amérique. Parmi celles-ci il faut placer au premier rang les îles de Saint-Pierre et de Miquelon ; nos exportations ne s’y sont élevées, il est vrai, qu’à 6.064.652 francs; mais l’importation, exclusivement alimentée par les pêcheries, a dépassé 3i millions en 1898 •; la morue figure dans ce total pour 28.876.209 francs.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- Dans nos Antilles, comme dans la plupart des ' colonies' insulaires des tropiques, les cultures coloniales ont presque partout remplacé les cultures vivrières, c’est-à-dire celles qui ont pour but de produire des plantes alimentaires. Aussi ces îles nous envoient-elles surtout des eaux-de-vie de mélasse (rhum et tafia). (Martinique : 10.023.7S0 francs; Guadeloupe : 1.450.700 francs) et des sucres en poudre (Guadeloupe : 10.184.326 francs; Martinique: 8.710.847 francs). Les autres produits exportés élèvent ces totaux à 20.159.274 pour la Martinique et à 14.051.713 pour la Guadeloupe. D’autre part, nos exportations atteignent la valeur de 12.395.593 francs ; pour la Martinique (vins : 1.938,997 francs) et celle de 8.589.741 francs pour la Guadeloupe (vins: 1.184.896 francs).
- Le commerce de la Guyane française est de beaucoup moins prospère que celui des Antilles. Les exportations s’y maintiennent bien à une valeur qui oscille autour de 9 millions, total dans lequel les vins figurent pour 1 million environ, mais les exportations décroissent ; en 1898, on peut citer encore celle des huiles volatiles ou essences de rose qui a atteint 1.008.370 francs ; les autres produits importés en France ne se chiffrent pas, au total, par 100.000 francs.
- Telle est, rapidement esquissée, la situation de notre commerce avec nos colonies. Sauf pour l’Algérie, ce commerce est trop souvent supplanté par celui que font nos colonies avec les Etats étrangers. C’est à nos industriels et à nos commerçants qu’il appartient d’accélérer encore le mouvement ascensionnel que suit notre commerce colonial, et de faire fructifier l’immense et superbe empire que nous ont conquis nos soldats, nos marins et nos explorateurs.
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- Classe 115
- PRODUITS SPÉCIAUX DESTINÉS A L’EXPORTATION DANS LES COLONIES (*)
- FRANCE
- 1. Aflalo (Judas), à Paris, rue du Prévôt, 14. — Chaussures
- orientales. Maroquinerie. PL. VI.— B.3
- 2. Aimé (Désiré), à Mailly (Marne). — Vins de Champagne
- mousseux et non mousseux. PL. VI__C.3
- 3. A Dot h (Marcel), à Bordeaux (Gironde), rue Saint-Remi,22.— Huile d’olive et huile de foie de morue pour l’exportation. PL. VI.— C.3
- Raffineur. Exportateur d’huile d’olive et d’huile de foie de morue.
- 4. AUcard fils, à Périers (Manche). — Beurres et lait pour
- l’exportation: Beurres salés et sans sel pour l’exportation. Beurres frais en rouleaux, pains et paniers. Lait stérilisé pour hôpitaux coloniaux, navires, etc. PL. VI.— C.3
- Ancienne maison Allcard (H.-J.). Usines à Périers (Manche) et à Rennes (Ille-et-Vilaine).
- (1) Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- La lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à l'intersection desquelles se trouve le produit exposé.
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- GROUPE XVII. — CLASSE ilô.
- 5. Amier (M.-Hubert-J.), à Paris, rue des Boulets, 110. —
- Racahout d’Arabie. Elixir toni-nutritif. Sirop iodo-tannique triphosphate.
- Rob dépuratif Amier. Lotion des « marquises ». PL. VI__C.3
- Pharmacien de l'e classe.
- 6. Anouil & Courbin, à Bordeaux (Gironde).— Huiles d’olives.
- PL. VI__B.2
- Ancienne maison F. Bétus et fils, raffîneurs et exportateurs d’huile d’olives à Bordeaux (Gironde). Maison fondée en 1839.
- Exportation : Chili, Pérou, Mexique, Etats-Unis, Ile de Cuba, République Argentine, etc.
- 7. Antoine (Paul) , à Vecoux (Vosges). — Tissus de coton
- unis, écrus, blanchis et teints pour les colonies. PL. VI.— B.2
- 8. Arné (Arnaud), à Bordeaux (Gironde), quai Deschamps, 20. — Souliers divers. Dessus de souliers d’une seule pièce. PL. VI.— B.2
- Ancienne Maison Th. Lebrun.
- 9. Arnou (Ch.), à Paris, rue Boileau, 33Ws. — Fruits confits.
- Bonbons. Chocolats. PL. VI.—C.3
- ÎO. Artaud frères (J.-B. et A.), à Marseille (Bouches-du-Rhône), rue Plumier-Prolongée. — Vins. Huiles et vinaigres.
- PL. VI__C.3
- 11. Aulagne (Émile-J.-B.), à Saint-Étienne (Loire), rue de la •
- République, 38. — Lin. Aulagne. Cataplasme instantané, à base de farine de lin déshuilée. PL. VI.— B.3
- Pharmacien.
- Expositions Universelles : Paris 1889, Médaille de vermeil ; Chicago 1893, Hors Concours.
- 12. Aurillon (Léopold), à Paris, place de la Bastille, 5. —
- Vins du Gard. PL. VI.—C.3
- Propriétaire-viticulteur, domaine de Beaubois Vauvert (Gaxd). Exposition universelle de Paris 1889, Médaille d’argent.
- 13. Aurouze (Étienne), à Paris, rue des Halles, 8. —
- Pièges divers pour la destruction des animaux nuisibles. PL. VI.— B.3 Fabrique de pièges.
- Paris 18~8, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’argent, ; Amsterdam 1883, Médaille d’argent ; Chicago 1893, Hors Concours.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
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- 14. Bachimoilt (Henri) & Cie, à Paris, rue du Faubourg-
- Saint-Denis, 132. — Lait condensé. PL. V..— C.3
- 15. Ballon (Louis), à Paris, rue de Sèvres, 55. — Elixirs
- divers. PL. VI.— D.3
- 16. Banque de l’Indo-Ghine, à Paris, rue Laffitte, 34. —
- Types de billets de banque. Collection de monnaies de l’Extrême-
- Orient. PL. VI.— C.3
- 17. Banssillon & Cie, à Lyon (Rhône), rue de la République,
- 37. —Cacao soluble. PL. VI.— C.3
- Fabricants du chocolat Payraud et produits similaires.
- 18. Bar (Jean-\.), à Rantigny (Oise). — Paillons cuivre argentés, dorés. Vernis et couleurs. Cuivre jaune vernis pour étiquettes. Paillettes dorées, argentées. Rosettes simili or, aluminium et maillechort. Paillons 1 et 2 cot. unis et estampés en argent et en couleurs. Laminage en fin de l’argent. Or et platine en feuilles de 2/l00 et au-dessus. PL. VI.— C.3
- Manufacture de paillons métalliques.
- Paris 1855, Médaille d’argent; Paris 1878, Médaille de bronze; Paris 1889, Médaille d’argent ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, 3 Médailles d’or.
- 19. Bardet (Auguste-E.), à Paris, rue de Sèvres, 76. —
- Solution à l’extrait sec de quinquina. Solution à l’extrait de kola. Solution à l’extrait de coca. PL. VI.:— C.3
- Exposition internationale de Bruxelles 1897, Médaille de bronze.
- 20. Barlerin ( Raoui.-B. ), à Tarare (Rhône). — Farine mexicaine. Aliment pour l’élevage des enfants , l’alimentation des convalescents, des valétudinaires et des vieillards : Café. PL. VI.— C.3
- Produits alimentaires.
- 21. Baudart & Cie, à Paris, rue Barbette, 5. — Produits au
- gluten pour l’alimentation des diabétiques. PL. VI----C.3
- Paris 1889, 2 Médailles d’argent ; Amsterdam 1883, 2 Mé lailles d’or.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 22. Bayle fils, frères, à Bordeaux (Gironde), rue Latour,
- 19, 21, 23, 24 et 26. — Conserves. Prunes d’ente. PL. VI.— B.2
- Fabricants de conserves alimentaires.
- 23. Béguin ('Victor-A.), à Paris, avenue de la République,
- 43. --- Produits pharmaceutiques destinés à l’exportation. PL. VI.— C.3
- 24. Benedictus (Le), à Paris, rue des Mathurins, 40. —
- Aliment pour les enfants et les estomacs délicats. Lin contre la constipation. PL. VI.— C.3
- 25. Béranger ( Maurice ), à Paris, boulevard Saint-
- Germain, 15. — Alcoolats et extraits concentrés pour sirops, liqueurs, spiritueux, limonades, etc. PL. VI.— C.3
- Distillation à vapeur. Commission. Exportation.
- 26. Berlan (François) & fils, à Paris, rue d’Angoulême 70.
- — Couvercles en étain pour la pharmacie, droguerie, confiserie et parfumerie. Fermetures pour produits alimentaires. Bouchon verseur pour huiles et autres liquides. PL. VI.— C.3
- Bouchon breveté S. G. D. G.
- Paris 1889, Médaille de bronze.
- 27. Bernard. (Henri), à Paris, rue Vignon, 34. — Brûleur
- contre les moustiques, etc. PL. VI.— C.3
- 28. Berthiot (Henri-J.), à Paris, rue des Lions, 14. — Poudre et cigarettes antiasthmatiques. Granules. Alcaloïdes titrés. Granules homogènes extra-solubles à base de miel et sucre, sans gomme.
- PL. VI.—C.3
- Ancienne maison 107, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Produits pharmaceutiques.
- Pa ris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille de bronze.
- 29. Beurrier (Julien), à Paris, rue Pigalle, 59bis . — Fédit-
- Comprimés, Modèles de Fédit-Pharmacy. PL. VI.— C.3
- Breveté S. G. D. G.
- 30. Bigot (Auguste-J te), à Paris, boulevard de Charonne, 143.
- — Crème. Confiserie. PL. VI.— C.3
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
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- 31. Bijon (Théophile), à Bordeaux (Gironde), rue Sainte-Catherine, 89. — Articles divers de parfumerie. PL. VJ.—B.2
- 32. Blaud (Dr A.), à Paris, place des Vosges, 4. —1 Produits
- d’exportation. PL. VI.— C.3
- 33. Blanchisserie & Teinturerie de Thaon, à Thaon-
- les-Yosges (Vosges'). — Tissus de coton blanchis et apprêtés pour lingerie, teints et imprimés pour doublures d’ameublement et de vêtements pour l'exportation. Divers articles blancs teints et imprimés.
- PL. VI__B.2
- Blanchiment, teinture et impression de tissus de coton.
- Expositions universelles, Paris 1878, Médaille d’or ; Paris 1889, Grand Prix ; Bruxelles 1897, 2 Grands-Prix.
- 34. Blanckaert (Josei>h-C.-Th.), à Wattrelos (Nord). —
- Néo-fer. Gasterine. Pilules hépatiques. Extrait de fiel de bœuf. Apoulose. Médecine rose. PL. VI.— C.3
- Pharmacien. Produits pharmaceutiques.
- 35. Blondel (Alphonse-A.-F.), à Paris, me de l’Échiquier, 53.
- — Pianos droits et à queue. PL. VI—B.3
- 36. Bocquillon-Limousin (Henry-J.), à Paris, rue Blanchie,
- 2 bis. — Appareils à oxygène. Appareils à analyses d’urine et d’eau. Capsules tœnifuges. Cachets divers. Sucres tisanes. Ampoules hypodermiques. Gélatines médicinales. PL. VI.— B.3
- Pharmacien de lre classe.
- 37. Bœring-er, Guth
- pour les colonies françaises.
- Impressions sur étoffes.
- Paris 1889, Grand-Prix.
- 38. Bognier (A.) & Burnet (G.), à Paris, rue Vieille-du-
- Temple, 125.— Alèzes. Matelas. Coussins. Urinaux. Sondes. Bonnets réfrigérants. Injecteurs. Baignoires. Tubes, etc. VL. VI.— C.3
- Manufacture de caoutchouc.
- Paris 1889, Médaille de bronze.
- & Cie, à Epinal (Vosges). — Étoffes
- PL. VI— B.2
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 39. Bolloré-Sœlmée (Léon), à Paris, rue des Filles-du-
- Calvaire, 19. — Vernis à base d'alcool. Vernis divers. Bronzes liquides. Teintures. Émaux pour vélocipèdes. PL. VI.— C.3
- Maison fondée en 1829. Usine à Monlreuil-sous-Bois. Vernis spéciaux pour les arts et l’industrie. Adégelose, composition brevetées.
- Paris 1855, Médaille de lre classe ; Paris 186“, Médaille d’argent t Paris 1878, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’or ; Londres 1851,. Première Médaille ; Vienne 1873, Médaille de mérite.
- 40. Bonilill (Pierre), à Gliàtellerault (Vienne), rue Bourbon,
- 5o. — Bonbons. Pâte de fruits. Petits fours. Pâte d'amande.
- Pâtisserie confiserie. PL. PL—C.3
- 41. Bord & Cie (A.), à Paris, boulevard Poissonnière, 14Lis.
- -- Pianos à queue à cordes croisées. Pianos droits à cordes croisées.
- Pianos droits à cordes obliques. Pianos droits à cordes verticales.
- PL. VI.— B.3
- Ancienne maison A. Bord.
- Facteurs de pianos.
- 300 ouvriers minimum, fabrication annuelle 3.000 pianos.
- Paris 1855, Médaille d’argent ; Paris 1867, Médaille d’argent , Paris 1878, Hors Concours et Membre du Jury ; Paris 1889, Médaille d’or ; Londres 1862, Médaille de bronze ; Sydney 1879, Médaille de bronze ; Melbourne 1880, Médaille d’or ; Amsterdam 1883, Médaille d’or; Chicag'o 1893, Hors Concours; Bruxelles 1897, Diplômes d’Honneur.
- 42. Borde (Roger de la), à Segré (Maine-et-Loire). — Cidres champagnisés. Cidre en fût. Eau-de-vie de pommes. PL. VI.—C.3
- Agent à Paris : M. Baumann, rue Martel, 11.
- 43. Bordes (Henri), à Bordeaux (Gironde), quai Louis XVIII,
- b. — Tabacs du Kentucky. PL. VI.— B.2
- Armateur et importateur.
- 44. Bossard-Lemaire, à Paris, rue de la Tacherie, 5 Lis. —
- Essences. Extraits. Teintures. Crèmes. Poudres. Lotions. Poudres pour sachets. Eaux dé toilette. Parfums concentrés, etc. PL. VI.— C.3
- Parfumerie : Matières premières.
- Expositions universelle : Paris 1889, Médaille de bronze ; Bruxelles 1897, Médaille d’argent et Médaille de bronze.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 113.
- ia
- 45. Boubert (Camille), à Montreuil-sous-Bois (Seine). —
- Produits spéciaux destinés aux colonies. PL. VI.— D.3
- 46. Bouel & Cie, à Paris, rue d’üzès, 10. — Tissus. Doublures*
- en coton. PL. VI.— C.3
- 47. Boulanger-Dausse & Cie, à Paris, rue Aubriot, 4. —
- Extraits pharmaceutiques mous, secs et -fluides. Granules. Dragées. Pilules. Pastilles. Saccharolés. Granulés. Comprimés. PL. VI.— C.3 Fabricants de produits pharmaceutiques.
- Exposition Universelle : Paris 1889, Médaille d’argent.
- 48. Bourdais (Louis), à Paris, rue de la Villette, 13. —
- Veilleuses écrans. Cache-bougies. Lanternes. Vide-poches, etc.
- PL. VI.—B.3
- 49. Bouton (G.), à Périgueux (Dordogne). —• Conserves alimentaires. PL. VI.— C.3
- 50. Bouzon a Paris, rue Saint-Martin, 326. — Vins. Eaux-de-vie
- de marc. PL. VI.—C.3
- Hôtel et restaurant du Plat d’Etain. Propriétaire de vignobles à Vermenton (Yonne).
- Paris 1889. 2 Médailles de bronze.
- 51. Bovet (Charles), à Clamart (Seine), rue de Paris, 172. —
- Biscottes de Légumine : Nucléopeptones. Nucléosels. PL. VI.— C.3
- 52. Boiteux frères, à Besançon (Doubs;. — Bières Stérilisées;
- PL. VI.—C.3
- 53. Brenner (Émile), à Caen (Calvados), passage Bellivet. —
- Dentifrice. Eau antiseptique. L’Américan mixton traitement à base d’ammoniaque pour les soins de la chevelure. PL. VI.— C.3
- Parfumerie.
- 54. Bretel frères, à Valognes (Manche). — Beurres. Boîtes
- illustrées et spécimens d’emballage usités pour les beurres destinés à l’exportation dans les colonies. Beurres supérieurs. PL. VI.— C.3
- Exportation.
- Exposent également Classe 40.
- Paris ÎS'IS, Médaille d’or ; Paris 1889, Grand Prix ; Chicago 1892, Hors Concours.
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- U GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 55. Bruand (Eugène), à Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Infé-
- rieure). — Cidres en fûts et bouteilles. Cidres mousseux champagnisés, pour l’exportation aux colonies. PL. VI.— C.3
- Directeur de la Cidrerie française de Tabago.
- 56. Brun (Émile), à Bordeaux (Gironde), rue Mazarine, 108.
- — Salpêtres. Engrais chimiques et organiques, anticryptogamiques,
- etc. PL. VI.—B.2
- Fabrique de salpêtres et produits chimiques agricoles.
- 57. Brunerye (Fernand), à Paris, rue de Levis, 37. —
- Pharmacie.
- 58. Buchet (Cil.) & Cie, à Paris, rue des Nonnains-d’Hyères,
- 21. Produits chimiques et pharmaceutiques. PL. VI.— C.3
- Pharmacie Centrale de France. Société en commandite au capital de dix millions de francs. Usines à Saint-Denis (Seine).
- 59. Calichon, Taehon & Cie, à Bordeaux (Gironde), rue
- Déjean. — Chaussu res. PL. VI.—B.2
- Fabrique de chaussures.
- 60. Callmann (Herman), à Paris, rue de l'Échelle, 2. —
- Produits spéciaux destinés aux Colonies. PL. VI.— C.3
- 61. Campredon (L.-F.), à Marseille (Bouches-du-Rhône). —
- * Vins. Boissons. PL. VI.— C.3
- 62. Carrière (Ernest-V.-C.), à Paris, boulevard Richard-
- Lenoir, 115. — Miroirs avec encadrement en métal estampé pour les colonies et l’exportation. PL. VI.— C.3
- Paris 1878, Médaille de bronze : Paris 1889, Médaille d’argent : Anvers 1885, Médaille d’argent.
- 63. Casiez Bourgeois, à Cambrai (Nord), route de Solesmes,
- 5. — Chicorée manufacturée. PL. VI.— C.3
- Fabrique de chicorée. Mise en paquets et en boîtes et en vrac.
- Paris 1889, Médaille d’argent; Barcelone 1888, Médaille de bronze, Chicago 1893, Hors Concours.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 15
- 64. Castaing’S & Gornut, ù Bordeaux (Gironde), rue
- Laroche, 76. — Prunes d’Ente. Figues de Smyrne. Raisins de Malaga. Dattes muscades, préparés pour l’exportation. PL. VI.— B.2
- Médailles d’or aux Expositions universelles de Paris 1855, Paris 1867, Paris 1878, Londres 1862, Amsterdam 1883, Philadelphie 1876.
- 65. Cazalet & fils, à Bordeaux (Gironde), rue Reignier, 8.—
- Tableaux. Graphiques. PL. VI.— B.2
- Comptoirs à Johannesburg- (Transvaal) et à Bangkok (Siam). Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 66. Gélérier (Raymond), à Paris, rue de Compiègne, 4. —
- Bouillons concentrés et sauces. PL. VI.—C.3
- Marque « Raycel ».
- Exposition universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 67. Chabrat (Albert) , à Bordeaux (Gironde) , rue Jean-
- Jacques-Rousseau, 6. — Chaussures civiles. Habillements et chaussures militaires. PL. VI.— B.2
- 68. Challamel (Augustin), à Paris, rue Jacob, 17. — Livres
- sur les colonies et les cultures coloniales. Cartes des colonies françaises. PL. VI.— B.3
- Libraire-Editeur.
- 69. Ghambon (E.) & Saint-Yves Ménard, à Paris,
- rue Bailli, 8. — Plan. Moulages. Dessins. Photographies.
- PL. VI.— B.3
- 70. Chanteaud (Charles), à Paris, rue des Francs-Bourgeois, 54. — Alcaloïdes et produits chimiques granulés pour la médecine dosimétrique. Sedlitz granulé. Sulthydral granulé. Granules antinau-siques contre le mal de mer, etc. Bibliothèque dosimétrique.
- PL. VI.—C.3
- Produits pharmaceutiques.
- 71. Chapelain (Paul), au Mesnil-Guillaume, par Lisieu
- (Calvados). — Cidres et eaux-de-vie de cidres. PL. VI.— C.
- Cidrerie et Distillerie.
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- * CO
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- JL
- 72. Chartier (Louis), à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, 56. — Un piano démontable fabriqué, spécialement pour les Colonies. PL. VI.— B.3
- Gendre et successeur de Victor Pruvost. Manufacture de pianos fondée en 1852.
- Paris 1878, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’argent
- 73. Chassan (Auguste), à Paris, avenue de Clicdry, 34. —
- Bouteilles d’eaux minérales d’Ydes. Source Saint-Georges, sulfatée, lithinée, chlorurée, sodique et gazeuse, laxative, diurétique. PL. VI.— C.3
- Eaux Minérales d’Ydes (Cantal). Propriétaire-Directeur.
- 74. Chastenet frères, à Péri gueux (Dordogne). —
- Quinquina des Princes. Madère. PL. VI.—. C.3
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 75. Chauvel (P.) & Cie, à Bordeaux (Gironde), Cours de
- l’Intendance, 62. — Délainages de peaux de mouton. Peausserie. Maroquinerie. Cuirs industriels. PL. VI.— B.2
- Manufacture de laines. Tannerie et corroierie.
- 76. Chevallier-Escot (Ludovic) fils, à Orléans (Loiret), rue
- Lahire, 3. — Vernis gras pour le bâtiment, la carrosserie et l’industrie. Vernis à l’alcool. Siccatifs liquides et en poudre. Vernis émail (peintures laquées) Pictivore. PL. VI.— C.3
- Fabrique de vernis.
- Paris 1867, Mention honorable ; Paris 1^78, Hors Concours, Membre du Jury, Croix de la Légion d’Honneur à M. Chevallier-Escot père; Pai'is 1889. Médaille de bronze ; Barcelone 1888, Médaille d’argent.
- 77. Ghiffemann ( Euzèbe ) , à Lisieux ( Calvados ) , rue d’Alençon. — Fromages et beurres. Livarot et Pont-Lévêque.
- PL. VI.—C.3
- Négociant en fromages.
- 78. Chouët (A^ & Cie, à Paris, place de l’Opéra, 8. — Eau,
- pâte et poudres dentifrices. Alcool de menthe. PL. VI.— C.3
- Maison du Docteur Pierre.
- Etablissement à Londres W. 44, Conduit Street.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 17
- 79. Cieux (Léon), à Paris, rue Saint-Honoré, 185. — Epices
- parisiennes. Appareil en cuivre pour la cuisson des œufs pochés et à la neige. PL. VI.— C.3
- Fabrication d’épices fines. Epices Parisiennes.
- Exposition Uniyerselle : Paris 1889, Mention honorable.
- 80. Clair (Maxime), à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière,
- 146. — Sièges de paquebots. PL. VI.— C.3
- 81. Clementz & Cie (Michel), à Gray (Haute-Saône). —
- Vinaigres. PL. VI.— C.3
- Expositions universelles Paris 1878, Médaille d’argent ; 1889,
- Médaille d’or.
- 82. Cohll (Albert), à Paris, rue de la Bourse, 12. — Fûts à
- bière. Roues. Poulies. Tuiles. ' ~ PL. VI.— C.3
- 83. Colas (Albert), à Paris, place Jussieu, 1. — Quinquina.
- Coca. Absinthe. Amer moka. Liqueurs diverses. PL. VI.— C.3
- 84. Combet (Xavier), au Puy (Haute - Loire), boulevard Alexandre-Clair, 8. — Vins mousseux. Auvergne mousseux.
- PL. VI.-*- C.3
- Exposition universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 85. Comité Départemental de la Gironde, à Bordeaux
- (Gironde). — Vins rouges et blancs..... PL. VI.— B.2
- 86. Compagnie des Antilles, au Havre (Seine-Inférieure).
- — Rhums. PL. VI.—C.3
- 87. Compagnie Bordelaise des Produits Chimiques et Engrais, à Bordeaux (Gironde), Cours Victor-Hugo, 106.
- — Minerais divers, pyrite, phosphate. Soufre brut. Produits fabriqués.
- Acide sulfurique. Superphosphate. Sulfate de cuivre et de fer. Nitrate. Soufre. PL. VI.— B.2
- Produits chimiques..
- 88. Compagnie d’Exploitation de la source Andreau
- du bassin de Vichy-Cusset, à Paris, rue Lepe-letier, 18 et à Vichy (Allier), rue de Nîmes, 103. — Eaux minérales: Sources Andreau n° 1, lithinée et arseniatée ; n° 2, ferrugineuse ; n° 3, eau de table légère ; n° 4, strontianée et arseniatée ; nos 5 et 6, en forage. PL. VI.— C.3
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- 18
- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 89. Compagnie Fermière de l’Établissement Ther-
- mal de "Vichy, à Paris, boulevard des Capucines, 24. — Eaux minérales. Produits dérivés des eaux de sources. Sels. Pastilles. Complûmes. PL. VI.— C.3
- Exploitation de l’Etablissement thermal de Vichy (Propriété de l’État) et des sources en dépendant.
- Paris 1855, Médaille de lre classe; Paris 1867, Médaille d’argent;-Paris 1878, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’or ; Londres 1862, Diplôme d’honneur ; Vienne 1873, Diplôme de reconnaissance ; Anvers 1885, Médaille d’or ; Chicago 1893, Diplôme commémoratif, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Hors Concours, Membre du Jury.
- 90. Compagnie Générale des Laits Purs, à Paris,
- rue d’Aumale, 7. — Laits. PL. VI.— C.3
- M. Escuyer (Jacques), président-directeur.
- Lait stérilisé, marque « Gallia ». Lait condensé (concentré) sucré, marque « Gallia ». Lait condensé (concentré) légèrement sucré (Breveté), marque « Drapeaux ». Lait pur condensé (concentré) sans sucre, marque «.Triomphe ».
- Établissements et usine à Neufchâtel-en-Bi-ay (Seine-Inférieure).
- Exposition universelle, Paris 1889, Médaille d’argent.
- 91. Compagnie Nationale de Travaux d’Utilité Publique et d’Assainissement, à Paris, rue de Châteaudun, 17. — Projets d’assainissement, PL. VI.—B.3
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 92. Condeminal (Alfred), au Château-de-Belleverne, par Pontanevaux (Saône-et-Loire). — Vins de Mâcon et du Beaujolais.
- PL. VI.—C.3
- Propriétaire-Viticulteur.
- 93. Conza (Antoine), à Paris, rue Meslay, 59. — Malles et
- tonnelets en tôle d’acier et autres emballages, pour les transports à dos d’hommes et fluviaux. PL. VI.— B.3
- Paris 1878, Mention honorable ; Sydney 1879, Mention honorable ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 1»
- 94. Corbière (Paul), à Paris, avenue Mel, 36. — Produits spéciaux destinés aux colonies. PL. VI.— D.3
- 95. Cornette (Alfred), à Paris, rue Nationale, 157. —
- Pharmacie. PL. VI.— C.3
- 96. Cornu (Charles) & AVarin (Jules), à Paris, rue de
- A anves, 41. —- Capsules médicamenteuses en divers’ genres. Capsules gélatineuses et glutineuses à médicaments. PL. VI.— C.3
- Barcelone 1888, Médaille d’or ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 97. Cosnard & Cie, à Bordeaux (Gironde), rue Fondaudèg-e,
- 116. — Fruits au jus et à l’eau-de-vie. Liqueurs. PL. VI.— B.2
- 98. Coulon fAnatole) & Cie, à Bordeaux (Gironde), quai des
- Chartrons, 53. —rhum, PL. VI.— B.2
- Armateurs. Importateurs de Rhums.
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 99. Coulon Ch.) & frères, au Havre (Seine-Inférieure), rue de la Paix, 6, 8, 9 et 10. — Rhums de la Martinique.
- PL. VI.—C.3
- M aisons : à Bordeaux (Gironde), 26, rue de Saget ; à Paris, rue de de la Pompe, 172 et à Saint-Pierre-Martinique.
- Membre du Jury et des Comités, Anvers 1885, Barcelone 1888, Paris 1889. Chicago 1893, Bruxelles 1897.
- Paris 1900, Vice-Président du Comité de la classe 61, Groupe X.
- ÎOO. Cousin-Devos, à Haubourdin, près Lille (Nord). —
- Amidon de maïs. Glucose. Fécules. Huiles. Dextrines. Amidons grillés, british gumm. Glucoses blancs et ambrés. Sirop cristal. Huiles diverses.
- PL. VI.—C.3
- Amidonnerie. Glucoserie. Féculerie. Huilerie.
- Bruxelles 1897, Diplôme d’Honneur, Médailles d’or.
- ÎOI. Craste (L.-S.), à Thonon-les-Bains -Haute-Savoie).— Pâtes alimentaires. PL. VI.— C.3
- Fabrique de pâtes alimentaires.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115,
- 102. Dalidet (George) & Cie, à Bordeaux (Gironde), route
- d’Espagne, 185. —Conserves alimentaires. PL. VI.— B.2
- Société Bordelaise de conserves et produits alimentaires.
- Sydney 1879, Médaille de bronze.
- 103. Damoy (Julien), à Paris, boulevard Sébastopol, 31.—
- Conserves alimentaires. Liqueurs. Confitures. Vins et eaux-de-vie.
- PL. VI —C.3
- 104. Danse (Lucien), à Bondy (Seine), rue du Chêne-Rond,
- 20-— Tours à graver les verres. PL. VI.— C.3
- 105. Darrasse (Léon) & Cie, à Paris, avenue Victoria, 24.
- — Papier Rigollot pour sinapismes ; Poudre Rigollot pour usage vétérinaire. PL. VI.— C.3
- Adoptée par le Ministère de la Guerre. Fabrication de sinapismes en feuilles. Usine à vapeur à Fontenay-sous-Bois (Seine).
- Paris 1878, Médailles d’argent ; Paris 1889, Médaille d’argent ; Amsterdam 1883, Médaille d’or ; Melbourne 1880, Grande Médaille ; Anvers 1885, Médaille d’argent ; Barcelone 1888, Médaille d’or.
- 106. Darriet (Th.) & Cie, à Bordeaux (Gironde), cours du
- Médoc, 45. — Vins et cognacs. PL. VI.— B.2
- 107. Déchelette-Despierres & Chamusy, à Roanne
- (Loire).— Tissus de coton. Toiles. Mouchoirs. Foulards. PL. VI.— C.3
- 108. Deblock (D.), à Paris, avenue d’Antin, 63.— Toiles de lin
- coton. Fils de lin et jute. PL. VI.— C.3
- 109. Degrauwe (Charles-L.-P.), à Paris, rue Lafayette, 132.
- — Fer Bravais et fer Gaffard. PL. VI.— C.3
- HO. Déjardin (Eugène), à Paris, boulevard Haussmann, 109. — Extrait de malt français mycodermine. Kola-malt, etc.
- PL. VI—C.3
- 111. Delor (A.) & Cie, à Bordeaux (Gironde), rue de Macau, 21. — Vin apéritif. Liqueur apéritive. PL. VI.— B.2
- Négociants en vins et fabricants d’apéritifs.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 21
- 112. Delos fils (Jules), à Lille (Xord). — Filtres. Tissus
- Industriels. PL. VI.— C.3
- Fabricant de filtres et tissus industriels. Spécialité pour sucreries, huileries et stéarineries.
- 113. Delsol (Etienne-L.) & Fillard (Anatalis), à Coulom-
- miers (Seine-et-Marne).— Filtres chimiques. PL. VI.— C.3
- Stérilisation et épuration de l’eau de boisson.
- 114 Demay (Adolphe), à Bordeaux (Gironde), allées Damour, 32. —Bitter. PL. VI.—B.2
- Distillateur Liquoriste.
- 115. Demelle (Albert-M.), à Loué (Sarthe). — Dentifrices antiseptiques. Émailline. Elixir-poudre. Pâte savonale. PL. VI—C.3
- 116. Deschamps frères,à Vieux-Jeand’heurs, près deLisle-
- en-Rig-ault (Meuse). — Bleus pour linge sous différentes formes et avec emballages selon les usag’es des différentes colonies. Outremers de diverses couleurs pour différentes industries. Peintures fines et ordinaires. Badigeons à la chaux, etc. Encres pour écrire de couleurs diverses. PL. VI.— C.3
- Fabriques d’outremers. Chef de la maison : M. Freund-Deschamps (Charles).
- Paris 186”, Médaille d’argent ; Paris 181/8, Médaille d’or et Croix de la Légion d’honneur à M. Descamps (Louis-Narcisse): Paris 1889, 2 Médailles d’or; Londres 1862, Première Médaille ; Vienne 1873, Médaille de Mérite; Melbourne 1880, Premier Pirx ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Hors Concours, M. Freund-Deschamps, Membre du Jury ; 4 Médailles d’argent pour collaborateurs.
- 117. Descouraux (Émile), à Yernon (Eure). — Parfums
- concentrés pour liqueurs. Extraits pour sirops. PL. VI.— C.3
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille de bronze.
- 118. Dessauxfils, à Orléans (Loiret). — Vinaigres. PL. VI.—C.3
- Fabrication par procédé automatique s’élevant annuellement à 12 millions de litres. Fûts pour l'expédition.
- Paris 1867, Médaille de bronze; Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’or; Anvers 1885, Médaille d’or; Bruxelles 1897, Diplôme d’Honneur.
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- GROUPE XVII- — CLASSE 115.
- 119. Destombes (Amédée-V.-E.), à Paris, rue des Dames,
- 27. — Machine à graver par l’électricité. PL. VI B.3
- 120. D’Hu (Mme Marie), à Paris, boulevard de Strasbourg, 57.
- ---Brillant d’or au vernis pour dorer soi-même au pinceau les objets
- d’ornement. Colle forte à froid. PL. VI.— C.3
- Maison fondée en 1889. Dorure article décoratif.
- 121. Divet (Henri), à Fougères (Ille-et-Vilaine), rue Porte-
- Roger, 5. ---- Vin toni-nutritif à la kola. PL. VI.— C.3
- Pharmacien.
- 122. DufLot (Albert), à Fontaine-les-Yervins (Aisne).— Cidre et eau-de-vie : Cidre en bouteilles : Six bouteilles des années 1892, 1898, 1894, 1895, 1896, 1891 : Eau-de-vie : 6 bouteilles de 1893 et de 1895.
- PL. VI___C.3
- Exposition universelle Paris 1889, Médaille d’argent.
- 123. Dufour (Emile), à (Nantes (Loire-Inférieure), place Petite-
- Hollande, 2. — Bitter. Amer. PL. VI—C.3
- 124. Duhourcau (Emile), à Cauterets (Hautes-Pyrénées), rue
- Saint-Louis, 6. — Tœnifuge français et autres produits pharmaceutiques. PL. VI.— C.3
- Pharmacien de lre classe, docteur en médecine.
- Bruxelles 189", Médaille de bronze.
- 125. Dumesnil (Charles), à Paris, place du Théâtre-Français,
- 2. — Kina. ' PL. VI.— C.3
- 126. Duplatre (Joseph), à Grenoble (Isère), rue Jay, 2. —
- Vermouth des Alpes. PL. VI.— C.3
- Ancienne Maison Delubac et Sauton.
- 127. Duprat, Clément & Maurel, à Bordeaux (Gironde), rue des Trois-Cbandeliers, 2 à 10. — Conserves diverses. .
- PL. VI.— B.2
- Fabrique de conserves alimentaires et salaisons.
- Paris 186*7, 1 Médaille d’argent, 2 Mentions; Amsterdam 1883, 1 Médaille d’argent..
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- GROUPE XVII.
- CLASSE lir.
- 23
- 128. Duret (J.-L.) & Cie, à Bordeaux (Gironde), rue Condillac,
- 24. — Huiles d’olives clarifiées pour l’exportation. PL. VI.— B.2
- Usine d’épuration d’huiles d’olives.
- 129. Durieu de Lacarelle (Stephen-E.-H.-S., Comte),
- Château de Lacarelle, Saint-Etienne-des-Oullières (Rhône). — Vins blancs. Vins rouges. Eaux-de-vie. Marc. PL. VI.— C.3
- 130. Durocher (Léon), à Poitiers (Vienne). — Pâté de foie gras
- aux truffes sans graisse. PL. VI.— C.3
- Fabricant de pâté de foie gras marque déposée.
- 131. Duvallet (Fernand), à Paris, rue de la Planche, 7. —
- Vin Kola. Elixir hématophile. Neuropathine. Antinevrine. Fluidine. . Tisane canadienne. Crème. Américan spring. PL. VI.— C.3
- Pharmacien de lre classe. Produits pharmaceutiques et hygiéniques.
- 132. Ecalle (Henri-A.), à Paris, rue du Bac, 38. — Alcoolatures pharmaceutiques, solutions au l/lOOO des alcaloïdes. Vin de Kola.
- PL. VI__C.3
- Exposition Universelle : Bruxelles 1897, Médaille de bronze.
- 133. Emring-er & Marchand, à Paris, rue du Faubourg-
- Saint-Denis, 101. — Appareils et accessoires pour eaux gazeuses. Vins mousseux. Cidre. Bière. Acide carbonique. PL. VI___C.3
- Ingénieurs-constructeurs.
- Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 134. Estieu (M. et J.), à Courbevoie, (Seine).— Biscuits secs.
- Pâtisserie. PL. VI.— C.3
- Dépôt à Paris, 29, rue du Renard.
- 135. Fabricants de Bonneterie de Troyes (Exposition collective des), , placée sous le patronag*e de la Chambre syndicale, à Troyes (Aube).
- Doré et C'R. P. Raguet Fils et R. Vignes.
- Etablissements Mauchauffée. Rigoley (René).
- Herbin frères. Société Générale de Bonne-
- Lange (F.). terie.
- Plénat aîné et Flogny. Velen et Bouché.
- Bonneterie : Bas. Chaussettes. Cache-corsets. Camisoles. Gilets. Pantalons, etc., Coton. Fil. Laine. Tissus dits épidermine à base de tourbe médicale. PI. VI.— B.2
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- 24
- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 136. Fafournoux (A.-D.), à Paris, rue de Sain longe, 63.
- — Biberons. Tire-laits. Injecteurs et stérilisateurs. PL. VI.— B.3
- 137. Fau. (J.), à Bordeaux (Gironde), rue du Jardin-Public, 87.
- — Prunes d’Ente. PL. VI.— B.2
- 138. Favraud (J.) & Cie, à Jarnac (Charente). — Eau-de-vie
- de cognac en fûts et en bouteilles. PL. VI.— C.3
- 139. Féret (Alfred), à Paris, rue Etienne-Marcel, 16. —
- Tables scolaires. Tir. Bureaux à élévation facultative et automatique. Tables pour malades. Liseuses au lit. PL. VI.— C.3
- 140. Ferré (Emile), à Paris, boulevard Saint-Germain, 142. —
- Sucre édulcor. Baume fondant. PL. VI.—C.3
- 141. Ferrouillat Régis, à Paris, rue de Rivoli, 35. —
- Juglandine ; Amédentine ; Elixir amédentine ; Pilules laxatives ; Cigarettes anti-asthmatiques au goudron. Savon hygiénique. Amédermine anticoryza au menthol. PL. VI.— C.3
- Pharmacie du Châtelet.
- 142. Fidiot-Landrin (L.), à Paris, rue Montorgueil, 15. —
- Couleurs végétales perfectionnées pour confiseurs, pâtissiers, glaciers, cuisiniers; Jus de fruits pour glaces et pour sirops. PL. VI.— C.3
- Ancienne Maison Breton.
- Paris 1867, Médaille de Bronze ; Paris 1878, Médaille de Bronze ; Paris 1889, Médaille d'Argent ; Philadelphie 1876, Award ; Amsterdam 1883, Médaille d’argent; Chicago 1893, Hors concours ; Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 143. Fiévet & Cie, à Paris, rue Saint-Denis, 110. — Produits
- antiseptiques. Chlorol. Savons de toilette. PL. VI.— C.3
- 144. Finot (Emmanuel), à Asnières (Seine), rue Traversière, 43.
- — Cachets imprimés. Cacheteurs. Appareils automatiques à gaz.
- PL. VI.—C.3
- 145. Forest-Deschamps, à Roanne (Loire), rue Saint-
- Alban, 48. —— Cotonnades. PL. VI.— C.3
- 146. Fortin (Léon), à Tours (Indre-et-Loire), rue de la Sellerie,
- 13. — Rillettes et charcuterie en conserves. PL. VI.— C.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 25
- 147. Fournier (G.), à Paris, rue de Turenne, 61. — Verrès
- soufflés. Instruments de précision. PL. VI.—C. 3
- 148. Fournier Bon & Gie, à Dijon (Côte-d’Or). — Produits
- pharmaceutiques et chimiques. PL. VI.— C.3
- Expositions universelles de Paris 1878, Médaille de Bronze ; Paris 1889, Médaille de Bronze ; Philadelphie 1876, Diplôme d’Honneur.
- 149. Franchomme & Fauchille, à Lille (Nord), rue
- Nationale, 98. — Chocolat. Confiserie et dragées. PL. VI.— C.3
- 150. Frapin (P.), & Cie, à Segonzac (Charente). — Eau-de-vie.
- PL. VI.—C.3
- Distillateurs-viticulteurs.
- Paris 1889, Médaille d’or.
- 151. Friedner (Paul-Joseph), à Paris, rue Cambon, 24. —
- Kummel. PL. VI.— C.3
- 152. Fritsch du Val & Cie, à Bordeaux (Gironde), avenue du Parc, 28. — Liqueurs des Iles. Crème d’anis des Indes, etc.
- PL. VI.— B.2
- Négociants en vins et spiritueux. Marque P. L. Lane.
- 153. Fructus (Xavier-P.-G.), à Avignon (Vaucluse), place des
- Corps-Saints. —- Vin phéniqué. Elixir. PL. VI.— B.3
- 154. Gagey (Pierre), à Santenay (Côte-d’Or). — Eaux de la source
- Lithium. PL. VI— C.3
- 155. G-alimard (Jacques-E.), à Flavigny-sur-Ozerain (Côte-
- d’Or), Abbaye de Flavigny. — Confiserie. Anis. PL. VI.— B.3
- 156. Gralopeau (Louis), à Paris, boulevard de Strasbourg, 19.
- — Pommade. PL. VI.— C.3
- Pédicure. Fabricant de pommade pour les cors.
- 157. Gamet (Eugène), à Avignon (Vaucluse), rue du Chapeau-rouge, 38. — Classeurs. Carnets.
- 158. Gfareet & Tremblot, à Yvetot (Seine-Inférieure). —
- Moutardes et vinaigres. PL. VI.— C.3
- Fabricants de moutarde et de vinaigre : Une usine à vapeur et une
- usine hydraulique.
- Exposition universelle : Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’argent; Bruxelles 1897, Hors Concours, Membre du Jury: Membre du Comité d’installation, Paris 1900.
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-
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- 26
- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 159. G-arineau (S.), à Bordeaux (Gironde), route du Médoc,
- 33. — Bouteilles de rhum. PL. VI.— B.2
- Commerce de rhums, eaux-de-vie et vins.
- Marque dite « Rhum du Marin ».
- 160. Grarres-Fcmrclié (J. et H.) , à Bordeaux (Gironde),
- rue Saint-Esprit, 6. — Huile d’olives. PL. VI.— B.2
- Maison à Nice. (Alpes-Maritimes), rue Scaliero, 3.
- 161. Gautret (J.) & fils, à Jonzac (Charente-Inférieure),
- Eau-de-vie en bouteilles. PL. VI.— C.3
- Distillateurs d’eaux-de-vie de cognac.
- Bruxelles 1897, Diplôme d’Honneur.
- 162. Gaveau frères, à Paris, rue Blanche, 32 et 34. —
- Pianos à queue et pianos droits construits pour l’exportation dans les colonies et à l’étranger. PL. VI.— B.3
- Ancienne maison Gaveau (J.-G.), Chevalier de la Légion d’honneur, Facteurs de pianos. Usine modèle à Fontenay-sous-Bois.
- Paris 1855, Médaille de bronze ; Paris 1867, Médaille d’argent , Paris 1878 et 1889, Médailles d’or; Amsterdam 1883, Anvers 1885, Bruxelles 1888, Diplômes d’Honneur ; Barcelone 1888, Membre du Jury, Hors Concours.
- 163. Géliot (H.) & Cie, à Saint-Etienne, près Remiremont
- (Vosges). —Blanchiment. Teinture et impression. PL. VI.— B.2
- 164. Geliot (N.), & fils, à Plainfaing (Vosges). — Brocades.
- Brillantes divers. Turbans. PL. VI.— B.2
- Filés Louisiane et jumel, Tissus lisses, façonnés, jacquards, velours, moleskine, Turbans, serviettes, nids d’abeilles et éponge, lappets. Peignoirs, brocades, gaze, tissus, fantaisie en général.
- Expositions universelles de Paris, 1855, Mention honorable. Paris 1867,' Médaille d’argent. Paris 1878, Médaille d’or. Paris 1889, Médaille d’or. Anvers 1893, Diplôme d’Honneur.
- 165. Geny (Clément), à Paris, rue des Lombards, 31. —
- Instruments et appareils pour l’hygiène. PL. VI. — C.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE lié.
- 27
- 166. Germain. (Casimir), à Pontoise (Seine-et-Oise), rue de
- l’HÔtel-de-Aille, 3. — Produits oléagineux. PL. VI.— C.3
- Epicerie centrale.
- Exposition Universelle : Paris 1889, Mention honorable.
- 167. Glaser (Jean-V.), àHéricourt (Haute-Saône). — Bandages
- herniaires. Bandages sans x’essort. PL. VI.— C.3
- 168. Gobert (Alphonse), à Paris, rue des Acacias, 40. —
- Produits spéciaux destinés aux colonies. PL. VI.— D.3
- 169. Gouley (Ernest), à Chablis (ionne). — Vin blanc et eau-
- de-vie de marc de la côte des Clos, Chablis. PL. VI.— C.3
- Maison à Paris, rue d’Alésia, 198.
- 170. Goursat-Charroppin, à Pons (Charente-Inférieure).
- — Amer. Quinquina. PL. VI.— C.3
- Fabrication de vins toniques et fébrifuges au quinquina.
- L’Amer-Bordeaux Quinquina, Apéritif au quinquina et au vin vieux de Bordeaux.
- Agents-entrepositaires à Alger, Oran, Constantine, Bône et Tunis.
- 171. Grassion-Fredot (André), au Cendre (Puy-de-Dôme).
- — Eau-de-vie d’Auvergne. PL. VI.— C.3
- Distilleries d’eau-de-vie de marc.
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 172. Grimai (Melle Maria), à Roquefort (Aveyron). —
- Fromages. PL. VI.— C.3
- Fabrication de fromages affinés et conservés dans les caves de Roquefort.
- Exposition universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 173. Groupe de l’Hyg*iène Coloniale (Exposition collective du), à Paris, rue Blanche, 40. — Produits spéciaux destinés à l’exportation dans les Colonies. PL. VI.— D.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 174. Gruber & Cie, à Melun (Seine-et-Marne). — Bière en
- fûts et en bouteilles. . PL. VI.— C.3
- Brasserie. Succursales à Paris: 5, avenue Matignon ; .13,. boulevard Poissonnière ; 15 bis, boulevard Saint-Denis ; 1, boulevard Beau-
- marchais ; 82, boulevard Voltaire ; 2, rue de Lyon (coin du boulevard Diderot).
- Paris 1867, Médaille d’argent; Paris 1889, Médaille d’or; Bruxelles 1897, Grand-Prix ; Sydney 1879, Premier degré de Mérite ; Melbourne 1880, Premier prix ; Anvers 1885, Médaille d’or.
- 175. Guerry-Duperay, à Roanne (Loire). — Tissus pour
- l’exportation. PL. VI.— B.3
- 176. - Guillon (Philbert), à Paris, boulevard Diderot, 24. —
- Fibres de bois pour emballages. PL. VI.— B.3
- 177. Guilleiïlin (Louis-Joseph-Alfred), h Paris, rue Drouot,
- 27. — Pharmacie. PL. VI.— D.3
- 178. Guilloux (Ernest-A.), à Varreddes (Seine-et-Marne). — Oseille conservée en barils et en boîtes en fer-blanc. PL. VI.— C.3
- Gendre et successeur de Victor Clairet. Dépôt à Paris, rue du Cygne, 12.
- Paris 1889, 2 Médailles d’argent.
- 179. Guilly (César), à Paris, place de la Nation, 1. — Elixir.
- PL. VL—C.3
- 180. Gllimet (Émile), à Fleurieu-sur-Saône, par Neuville-sur-
- Saône (Rhône). — Bleus d’outremer en boules. Pastilles. Cylindres. Cubes, etc., pour l’azurage du linge. Bleus. Verts. Violets et rose d’outremer en poudre pour la peinture à l’huile, à la colle, l’impression, etc. etc. Indigo en médailles. Tablettes, etc. PL. VI.— C.3
- Fabrique d’outremer, bleu, vert, violet et rose.
- Paris 1855, Médaille d’honneur, M. J.-B. Guimet, Officier de la Légion d’Honneur; Paris 1867, Hors Concours; Paris 1878, Médaille d’or; Paris 1889, Médaille d’or; Londres 1851, Médaille; Londres 1862, Médaille ; Philadelphie 1876, Première Médaillé ; Amsterdam. 1883, Hors Concours, M. Emile Guimet, Officier de la Légion d’Honneur.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
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- 181. G-uinet (Joseph-L.), à Paris, t passage Saulnier, 1. —
- Elixir. Confitures. Poudre. Pilules. PL. VI.— C.3
- Spécialités pharmaceutiques : 1° Elixir de Saint-Vincent-de-Paul ; 2° Confiture de Saint-Vincent-de-Paul ; 3° Poudre laxative ; 4° Quina antidiabétique ; 5° Pilules benzoïques.
- 182. Griiiollot ( Clément - M. ), à Villeneuve - l’Archevêque
- (Yonne). — Poudre vermifuge. Pastilles quinine. Pastilles contre la diarrhée et la dysenterie. Collodion antiseptique. Nécessaire de pansement antiseptique. Poudre contre la diarrhée des jeunes animaux. Poudre contre le choléra des volailles. Poudre pour augmenter la ponte dés volailles. PL. VI.—C.3
- 183. Guioneaud frères & Cie, à La Grave-d’Ambarès-
- Bordeaux (Gironde). — Vins de la Gironde. PL. VI.— B.2
- 184. Guy (Louis) & Grasset, à Paris, quai Valmy, 23, 27
- et 29. — Apéritif. Cerises à l’eau-de-vie. Elixir. PL. VI.— C.3
- Distillateurs (Maisc& Doistau et Gendres, fondée en 1839). Entrepôt de spiritueux en gros à Bercy, rue du Port-de-Bercy, 22-24-26 et 28. — Liqueurs, sirops, fruits, apéritifs, absinthes, spiritueux.
- Marques : Paris-Bitter. Elixir-Benoite-Vaux. Usine à vapeur.
- Paris 1889, Hors Concours ; Melbourne 1880, Premier Mérite ; Barcelone 1888, Hors Concours ; Chicago 1893, Diplôme ; Bruxelles 1897, Diplôme.
- 185. Hartmann (G.) & Cie, à Paris, boulevard Morland, 21.
- — Liqueur au Goudron. Liqueurs diverses. PL. VI.— C.3
- 186. Herdhebaut (H.), à Paris rue d’Enghien, 11. —
- Bonneterie. Bas. Chaussettes. Gilets. Lainages, etc. PL. VI.— C.3
- Comptoir de bonneterie française.
- Paris 1889, Médaille d’argent.
- 187. Herpin (Henri), à Paris, passage Dulac, 6 et rue de Vau-
- girard, 159. — Bocaux et flacons pour rayons de pharmacie, étiquettes et vitrification. PL. VI.— C.3
- Verrerie pour pharmacie. Graduation et bouchage brevetés.
- 188. Heydenreich (Aug.), à Paris, rue Cbauveau-Lagarde,
- 5 et rue de l’Arcade, 8 et 10. --- Extraits pour liqueurs : Liqueurs
- concentrées. PL. VI.— C.3
- Ancienne maison Heintz et Cie. Mai’que « Madeleine ».
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 189. Hottot (Eugène), à Paris, rue Saint-Honoré, 89. — Pâtés de
- foies gras en croûtes et terrines. Conserves de foies gras. Gibiers. Cailles et mauviettes farcies. PL. VI.— C.3
- Marque « Louis ».
- Expositions Universelles : Paris 1878, Médaille d:or ; Paris 1889, Médaille d’or ; Philadelphie lSlâ, Médaille de bronze ; Anvers 1885, Médaille d’or ; Chicago 1893, Médaille commémorative.
- 190. Hliyard, Marmillon & Cie, à Bordeaux (Gironde),
- rue Brascassat. — Stéarines et bougies. Noir animal. Colles fortes Produits œnologiques. Engrais. PL. VI— C.3
- 191. Hypolite (Gustave), à Levallois-Perret (Seine), rue des
- Frères-Herbert, 15. ----- Produits spéciaux destinés aux colonies.
- PL. VI__C.3
- 192. Izérable (P-), à Paris, boulevard des Batignolles, 41.
- --- Elixir digestif. Elixir reconstituant.*” Dragées reconstituantes.
- Liqueur purgative. Carboline antiseptique. PL. VI.— C.3
- Pharmacien de lre classe.
- 193. Jacqnemin (Georges), à Malzéville, près Nancy
- (Meurthe-et-Moselle). — Levûres sélectionnées pour la fermentation des vins, cidres, boissons de fruits des pays tropicaux. Vins d’ananas, de bananes, d’oranges, etc., etc. Levûres pour la fermentatioii des rhums et des eaux-de-vie. Levûres concentrées pour l’exportation. Glucosides. Brochures. Ouvrages, plans çur les levûres et les fermentations. PL. VI.— C.3
- Directeur scientifique de l’institut La Claire. L’Institut La Claire, pour la culture des levûres sélectionnées (Locle, Morteau (Doubs) avec laboratoire de sélectionnement à Malzéville), a été créé en 1891.
- 194. Jeanneau (Charles-L.-H.), à Janzé (Ille-et-Vilaine). —
- Produits divers pour l’industrie laitière. PL. VI.— C.3
- Présure et extrait de présure en liquide et poudre, « L’Armoricaine », « La Danoise » Colorants (gras et aqueux), pour beun-es et fromages. Cultures pures de ferments lactiques pour l’amélioration des beurres. « Stérilitas ».
- Liquide antiseptique pour le nettoyage des appareils et ustensiles de laiteries.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
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- 195. Joanne (Edmond), à Paris, quai de la Tournelle, 55 et 57.
- — Liqueurs. Sirops. Apéritifs. Amer. Absinthe. PL. VI___C.3
- Fabricant de liqueurs, distillateur d’absinthe.
- Usine à Ivry-sur-Seine (Seine).
- Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’or ; Amsterdam 1883, Médaille d’or ; Anvers 1885, Médaille d’or; Bruxelles 189*7, Médaille d’or ; Paris 1900, Membre du Comité d’installation.
- 196. Josset (L.), à Paris, boulevard Arago, 6. — Bi-eapsules
- Josset-Hémopeptone Pluszeski. PL. VI.— C.3
- 197. Jouisse (Henri-E..), à Orléans (Loiret), rue Bannier, 60. — Tissus et masses emplastiques. Onguents. Mouches de Milan. Taffetas. Sels effervescents. Préparations de quinine et quinquina.
- PL. VI.—C.3
- Pharmacien.
- 198. Julien-Pinçon & Cie, à Paris,' boulevard Magenta, 54.
- — Harnais. Selles. Brides. Colliers. Sellettes. Mantelets.
- PL. VI.—C.3
- 199. Jullien frères, à Die (Drôme). — Vins blancs. Muscat
- grand mousseux champagnisé 18S2. Clairette grand mousseux champagnisé 1893. Vin blanc sec (Syrah) 1898. PL. VI—C.3
- Propriétaires de vignobles.
- Exposition Universelle Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 200. Jux (CHA.RLES-F.-Th.), à Paris, boulevard de Reuilly, 74.
- — Bonbons. Crème Express. PL. VI.— C.3
- Confiseur.
- Exposition Universelle : Bruxelles 1897, Médaille de bronze.
- 201. Kratz-Boussac, à Paris, rue Martel, 14. — Tir
- sport national inoffensif. Jeux de Salon. Imprimeries. Machines à coudre. Home-Phonographe. Cinématographe. Multikaloscope. Sous-Marin. Jouets -scientifiques et mécaniques. Armes à air. Cibles. Articles de chasse, de sport-, de voyage. Bocaux à fermeture hermétique pour faire soi-même les conserves, stériliser divers produits. Stérilisateur. Classeur. Articles de papeterie brevetés. Articles d'éclairage. Pétrole. Acétylène. Gaz Magnésium. Articles de ménage et de quincaillerie. PL.VI. — B.3
- Usine à Eu (Seine Inférieure).
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 202. Labfoé frères & Cie, à Saint-Florent (Cher). — Casse-
- roles. Chaudrons. Cuvettes. Bassines. Passoires. Seaux. Réchauds. Lessiveuses. Plats. Pelles. Torréfacteurs. Boîtes métalliques pour archives, etc. PL. VI.— B.3
- Manufacture d’ustensiles de ménage.
- 203. Laederich (Ch.) fils & Cle à Epinal (Vosges), —
- Tissus de coton. PL. VI.— B.2
- 204. Lafeuillade (Théodore-M.-G.), à Bordeaux (Gironde), rue Bertrand-de-Goth, 12. —- Cognacs et armagnacs. PL. VL—B.2
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, 2 Diplômes de Mention Honorable.
- 205. Laiterie des Propriétaires Réunis, à Bordeaux (Gironde), rue du Chàteau-d’Eau, 19. — Laits stérilisés.
- PL. VI—B.2
- Pour l’enfance marque « Eva », pour l’exportation en flacons marque « Tibur » et emboîtes marque « Perrette. » Bock lait pour les cafés.
- 206. Lalande (Algide), à Hagetmau (Landes). — Liqueur de
- pêches du Bas-Armagnac. PL. VI.— C.3
- Exposition universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 207. Landragin (Charles-N.-L.), à Ribécourt (Oise). —
- Produits pharmaceutiques. Sauces préparées. PL. VI--C.3
- Successeur de Al Rhon’s et Cle. Fabrique - de produits hygiéniques du Dr Rhon’s.
- Exposition universelle Paris 1878, Mention honorable.
- 208. Langlet (Daniel-L.-P.), à Paris, rue Lagrang-e, 11. —
- 1° Alcoolat dentifrice antiseptique. 2° Poudre dentifrice antiseptique. 3° Brosse hygiénique. PL. VI.— C.3
- Produits dentifrices (pharmacie).
- 209. Laroche frères, à Paris, rue du Perche, 8. — Bandages
- herniaires. Biberons. Stérilisateurs de lait. Instruments de chirurgie.
- PL. VI—C.3
- Bandagistes-orthopédistes.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 33
- 210. Laudren frères, à Saint-Nazaire-sur-Loire (Loire -
- Inférieure!. — Homards. Saumons en boîtes et flacons de différentes préparations. PL. VI.—C.3
- Formes et conditionnement, au naturel, à l’huile, etc. Fabrication spéciale de conserves de « Saumon de Loire » (boîtes et flacons) et Expédition de Saumon frais. Importation, fabrication . Marques « Penn-Izel », « Diplôme d’honneur », et « Paludier ».
- 211. Le Beuf (Lucien), à Bayonne (Basses-Pyrénées), rue
- Lormand, 10. —Boussoles directrices. Alidade de relèvement pour les navires. PL. VI.— C.3
- Chef d’escadron d’artillerie territoriale.
- Exposition Universelle Bruxelles 1897, Médaille de bronze.
- 212. Lebon (Emile) à Paris, rue de Paradis, 54. — Savons
- antiseptiques. PL. VI.— C.3
- 213. Léchât, Philippe, Benoit & Cie, à Ville-en-Bois,
- Nantes (Loire-Inférieure).— Conserves alimentaires. PL. VI.— C.3
- Ancienne maison Philippe et Canaud.
- Expositions Universelles Paris 1855, Médaille de lre classe ; Paris 1867, Médaille d’or ; Paris 1878, Médaille d’or • Londres 1851, Prize Medal ; Londres 1862, Prize Medal.
- 214. Lefèvre-TJtile, à Nantes (Loire-Inférieure), rue Crucy.
- — Biscuits secs Petits fours. Gâteaux. PL. VI.— C.3
- 215. Legrand frères, à Paris, rue de Cléry, 42. — Tissus.
- PL. VI__C.3
- 216. Legmæy & Delbergre, à Paris rue Réaumur, 75.
- — Curaçao. Punch. Trappistine. Liqueurs diverses. Fruits à l’eau-de-vie.
- PL. VI.—C.3
- 217. Legros (Michel), à Limoges (Haute-Vienne), rue du
- Clocher, 11. — Trousse médicale. PL. VI.— C.3
- 218. Lemire (Charles), à Paris, boulevard Latour-Maubourg,
- 14. — Guides-agendas. Ouvrages coloniaux avec cartes et gravures. Photographies coloniales. PL. VI.— B.3
- 219. Lepelletier, àCarentan (Manche). — Beurres.PL. VI.— C.3
- 2
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 220. Lepetit (Jules-P.), à Bricquebec (Manche), place Le-
- Marois. Produits pharmaceutiques vétérinaires. PL. VI.— C.3
- 221. Leprince (Docteur Maurice), à Paris, rue Sing-er, 24.
- — Préparations à hase de cascarine ; Préparations à hase d’arsycodile (Cacodylate de soude). PL. VI.— C.3
- Pharmacien de lre classe. Produits pharmaceutiques.
- Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 222. Leroy & Lissoude, à Paris, rue de Cléry, 9. —
- Produits pharmaceutiques destinés aux colonies. PL. VI.— D.3
- 223. Lespinasse (Claude), à Lyon (Rhône), rue Bodin, 5.
- --- Cordons. Caoutchouc. Cordons divers. PL. VI.— B.3
- 224. Lévy (Hector), à Paris, boulevard Sébastopol, 139. —
- Montres simples et compliquées à sonnerie. Baromètres simples et enregistreurs (brevet Redier). Thermomètres enregistreurs, compteurs en divers genres et à divers usages. PL. VI.-— B.3
- Fabricant d’horlogerie et instruments de précision. Fabrique de montres : 41, rue Battant, à Besançon. Fabrique d’instruments de précision : 5, rue Blondel, Paris.
- 225. Lhomme-Lefort, à Paris, rue des Alouettes, 38. —
- Mastic pour greffer à froid les arbres, arbustes, et la vigne et cicatriser leurs plaies. PL. VI.—_C.3
- Médailles aux Expositions Universelles de Paris 1867, 1878, 1889.
- 226. Lhote-Lejay-Lag*oute, à Dijon (Côte-d’Or). — Vins.
- Cassis et liqueurs surfines. PL. VI.— C.3
- Propriétaire au Clos de Vougeot (Grand Maupertuis).
- 227. Logeais (Emile), à Paris, avenue Marceau, 37.-—Produits
- pharmaceutiques. PL. VI—C'.3
- 228. Loiseau (Paul) Ivry-Port (Seine), rue Nationale, 43. — Vins rouges et blancs. PL. V.— C.3
- Négociant en vins dits « des Trois Comètes ».
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115,
- 35
- 229. Lombard (Louis), à Paris, rue de Charenton, 151. —
- Huile de foie de morue. PL. VI.— C.3
- 230. Loubrie (P.-M.), à Bordeaux (Gironde), rue des Sablières, 65. — Conserves de viandes. Gibier. Légumes et fruits en tiacons et en boîtes. Fruits au vinaigre. Épuration d’huile d’olive. PL. VI.— B.2
- Fabrique de conserves alimentaires. Usine à vapeur modèle.
- 231. Louit frères & Cie, à Bordeaux (Gironde), rue
- d’Ejsines, 24. — Produits alimentaires. Moutarde. Fruits au vinaigre. Conserves. Pâtes et tapiocas. PL. VI.— C.2
- 232. Macquaire (Paul) & Cie, à Paris, quai du Marché-Neuf,
- 4. — Pilules digestives Peptones. Pancréatine. Yin. Farine maltée. Matéine. Diabétine soluté Aumônier. Exalgine cachets. Granulé. Pepsines, Diastases. PL. VI.— C.3
- Maison Th. Defresne. Produits physiologiques.
- Paris 1878, Médaille de bronze ; Anvers 1885, Diplôme de Médaille d’argent ; Paris 1888, Diplôme d’Honneur.
- 233. Maillier (Alphonse), à Paris, place de l’Ecole, 4. —
- Fruits à l’eau-de-vie et jus et fruits. PL. VI.— B.3
- 234. Maisonneuve (Jules), à Paris, boulevard Richard-Lenoir, 51. — Ustensiles de ménage, de cuisine, de jardin, de cave, en zinc poli et vernis, fer-blanc, tôle noire, étamée, galvanisée, cuivre, nickel, aluminium. Travaux industriels et d’administrations.
- PL. VI___C.3
- Manufacture d’ustensiles de ménage.
- 235. Malesset (J.) & Chouanard (E.), à Paris, rue du Eaubourg-Saint-Denis, 148. — Siphons seltzogènes. Gazateurs Bouteilles à billes. Appareils à fabriquer les eaux gazeuses. PL. VI.— B.3
- Fabrique de siphons et appareils.
- Paris 1867, Médaille de bronze ; Paris 1878, Médaille de bronze ; Vienne 1873, Médaille d’argent ; Philadelphie 1876, Diplôme d’honneur , Sydney 1879, Premier Prix de mérite ; Melbourne 1880, Premier Prix de mérite ; Amsterdam 1883, Médaille d’argent ; Bruxelles 1897, 2 Médailles d’argent, 1 Médaille d’or. M. Malesset, Secrétaire de la Chambre syndicale de la céramique et verrerie.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 236. Mallein frères, petits-fils & successeurs, à Orléans (Loiret), rue d’illiers, 15. — Petits pois. Haricots verts. Flageolets. Tomates. Tripes mode de Caen. Champignons et cèpes. Sardines et thons.
- PL. VI.— C.3
- Fabrique de conserves alimentaires. Fabrication à La Turballe (Loire-Inférieure).
- 237. Maquaire (Amédée-J.), à Paris, boulevard de Montmorency, 31. —Vêtements hygiéniques. PL. VI.— C.3
- 238. Marbot (J.), à Bordeaux (Gironde), rue du Pas-Saint-
- Georges, 41 à 49. — Divers modèles de chaussures en cousu main, cousu machine et cloué. PL. VI___B.2
- Fabrique de chaussures.
- 239. Marie (Augustin-Joseph), à Avignon (Vaucluse), rue
- du Chapeau-Rouge, 18. — Salicylate d’antipyrine marque des
- trois cachets. Lotion cinnamique, étude sur la canelle et ses composés. Cachets au salicylate d’antipyrine et de bismuth. Racahout de santé. Biscuits au lacto et au glycérophosphate de chaux. PL. VI.— C.3
- Pharmacie, produits pharmaceutiques, herboristerie : « Récollette », liqueur marque déposée, French Spirits, extrait parfumé.
- 240. Martin (Fernand), à Paris, boulevard Ménilmontant, 88.
- --- Jouets mécaniques métal et habillés. Jouets mécaniques, automatiques
- et scientifiques en métal et habillés. Petits automates, jouant, travaillant, marchant. PL. VI— B.B
- Ingénieur mécanicien.
- 241. Marx (A.), à Bordeaux (Gironde), rue de Rivière, 2. —
- Conserves de fruits au jus, à l’eau-de-vie. Liqueurs. Prunes, etc.
- 242. Maussoy (Léopold), à Paris, rue du Parc-Royal, 16. —
- Produits spéciaux destinés aux colonies. PL. VI.— D.3
- 243. Mauvigney (Jérome), à Bordeaux (Gironde), rue Min-
- vielle, 55 et 57.— Vins blancs de la Gironde. Vins rouges. Cognacs. Shum Royal Saint-John’s. Vin Alfeco. PL. VI.— B.2
- Ancienne Maison Marcelin Marceau. Négociant en vins.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 37
- 244. Mayenne (Exposition collective de la), M. Gustave Denis, président de la Chambre de commerce de Laval, à Fontaine-Daniel, près Mayenne (Mayenne).
- Béa- se (Alphonse). Bellanger (Jules). Chauvin et Lenain. Delatouche Gaudain. Denis et fils (Gustave). Derouet (Auguste). Duchemin et fils (Henri). Filatures de Laval (Les). Gillet et Letessier.
- Griveau-Chevrié frères. Guinard-Bourgoin.
- L’Hoste (A.).
- Masseron, Pivert et Chaplet. Piednoir (E.) (Vve François). Richard aîné.
- Segretain (J.).
- Coutils de Laval. Calicots écrus. Cretonnes et longottes. Flanelles de coton tissées en teint. Autres tissus de coton tissés en teint.
- PL. VI.— B.2
- 245. Mayer (Georges), à Paris, boulevard de Sébastopol, 97.
- — Parapluies. Parasols. Ombrelles. En-cas. PL. VI.— C.3
- 246. Mazeron (Octave), à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, 72. — Produits spéciaux destinés aux Colonies. PL. VI.— D.3
- 247. Menetrel (Alfred), à Maizières, par Chevillon (Haute-
- Marne). — Produits chimiques. Couleurs. Cires. Cirages. Encaustiques sous les marques « Brillant à la Ménagère », PL. VI.— C.3
- Exposition universelle de Bruxelles .1897, Médaille de bronze.
- 248. Menier, à Paris , rue de Châteaudun, 56. — Produits
- divers pour la fabrication et chocolats fabriqués. PL*. VI.— C.3
- Fabrication de chocolat.
- 249. Mercier (Joseph.), à Redon (Ille-et-Vilaine). — Vin apéritif et tonique. Vin reconstituant pharmaceutique. PL. VI.— C.3
- Pharmacien distillateur.
- Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 250. Méré de Gliaiitilly (Paul), à Orléans (Loiret), faubourg de Bourgogne, 31. —Médicaments pour les animaux. Onguent rouge. Black mixture. Bols.Onguent de pied. Embrocation. Savons desPiqueux. Antipsoriques Lebeau. Embrocation athlétique. PL. VI.— C.3
- Fabricant de produits pharmaceutiques et vétérinaires.
- Paris 1889, Mention honorable ; Bruxelles 1897, Médaille d’or.
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 251. Merlé (Charles-G.-A.), à Paris, rue aux Ours, 25, et boulevard du Sébastopol, 58. — Chocolats. Cacaos. Thés. Tapiocas.
- PL. VI.—C.3
- Compagnie française des chocolats et des thés : Chocolaterie.
- 252. Méry (Auguste) à Saint-Leu (Seine-et-Oise). — Eau
- minérale de table. PL. VI.— C.3
- 253. Mestrezat & Cie, à Bordeaux (Gironde), rue Saint-Esprit, 27. — Vins et spiritueux. PL. VI.—B.2
- 254. Métais & Cie, à Paris, rue Monge, 20, et rue des Ecoles, 8. — Appareils. Accessoires pour la photographie. Plaques. Papiers. Verrerie. Phonographes. PL. VI.— B.3
- Comptoir Photographique Colonial.
- 255. Mig'eon (Julien), à Paris, rue du Moulin-Vert, 11. —
- Atlas géographiques illustrés. PL. VI.— B.3
- 256. Millot (Armand-M.), à Saint-Quentin (Aisne), boulevard
- Victor-Hugo, 6. — Agglomération de matières pulvérulentes : Fro-mentine. PL. VI.— C.3
- Moulins Saint-Martin.
- Marque A. pour les chevaux, remplacement de l’avoine ; marque J. pour le développement rapide des jeunes hêtes; marque L. pour la surproduction du lait ; marque E. pour l’engraissement rapide du bétail. Exposition universelle : Bruxelles 1891, Mention honorable.
- 257. Monserviez (H.), à Bordeaux (Gironde) , rue Sainte-Catherine, 237, 239 et 241. — Pulvérisateurs à dos d’homme. Pulvérisateurs à traction. Soufreuses à dos d’homme. Soufreuses à traction. Articles de vendanges et de chais. PL. VI.— B.2
- Usine à vapeur, 3, 5, 7 et 9, rue d’Alembert. Manufacture d’instruments viticoles.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115. 39
- 258. Montag'Ut (Emile), à Poitiers (Vienne) , route de Bordeaux, 88. — Huile de noix à froid et à chaud. Cerneaux d’exportations. Noix sèches dépouillées de la coque. Tourteaux pour engrais. Noix en coques. - PL. VI.— C.3
- Fabrique d’huile.
- 259. Morin, à Paris, rue des Archives, 41. — Tissus élastiques.
- Bas varices. Bandages. Ceintures ventrières. PL. VI.— C.3
- 260. Mottet (Eugène), à Grenoble (Isère), passage Teisseire.
- — Ratafia de cerises. PL. VI.— C.3
- Distillateur liquoriste.
- Chicago 1893, Médaille Commémorative.
- 261. Mousnier (Jules) & Cie, à Sceaux (Seine), rue Houdan, 30. — Dragées. Sirop. Vin d’anduran. Elixir. Produits et seringues pour injection hypodermiques. PL. VI.— C.3
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 262. Musée Commercial & Colonial, à Lille (Nord),
- rue du Lombard, 2- — Échantillons divers d’étiquettes et catalogues. PL. VI.— B.2
- Fondé en 1885. Exposition de 125.000 échantillons divers. Étiquettes et catalogues. Bibliothèque et salle de lecture avec 180 publications commerciales et coloniales françaises et étrangères.
- Bruxelles 1897, Grand Prix et Diplôme d’Honneur.
- 263. Naussan (Jean), à Àngoulême (Charente). — Papier
- à cigarettes. PL. VI.— B.3
- 264. Nicard-Fortier, à Paris, rue de l’Ouest, 140. —
- Cirage. PL. VI C.3
- Cirage ontueux. Nicardine pour le nettoyage et l’entretien des cuivres et des métaux blancs. Pâte pour la conservation et l’entretien des poêles et fourneaux.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 265. Noizeux (Prosper), à Paris, rue Quincampoix, 82 et
- rue Saint-Martin, 159. — Ficelles en divers genres écrues
- couleurs, ganses, cordonnets, bolduc, percalines, faveurs, tresses en fils de chanvres ; lins, cotons, soies, or et argent, pour divers'articles de paquetages luxe et ordinaire. PL. VI.— B.3
- Fabrique à Rogeant, près Abbeville. Corderie et ficelles.
- Paris 1878, Mention honorable ; Paris 1889, Mention honorable.
- 266. Nuyens & Gie, à Bordeaux (Gironde), rue Guillaume-
- Brochon, 7. — Liqueurs. PL. VI---B.2
- Distillateurs-liquoristes. Maison fondée en 1802.
- Paris 1889, Médaille d’argent ; Barcelone 1888, Médaille d’or ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Diplôme d’Honneur.
- 267. Ollivier (L.), à Paris, rue Royale, 15. — Parfums.
- Savons. PL. VI.— C.3
- Ancienne maison Delettrez.
- 268. Panafieii (Louis), à Paris, rue Rochechouart, 70. —
- Fards pour la ville et le théâtre. Poudres de riz. PL. VI.— C.3
- Parfumeur
- 269. Panajou frères, à Bordeaux (Gironde), Allées de
- Tourny, 6 et 8. — Photographies. PL. VI— B.2
- 270. Pannetier (Alphonse-J.-M.-G.), à Commentry (Allier).
- — Bandages herniaires et appareils hygiéniques. Biberons.PL. VI.— C.3
- 271. Parleras (Gustave), à Paris, rue Basse-du-Rempart, 64.
- — Articles pharmaceutiques. PL. VI.— C.3
- 272. Pastureau frères & fils, à Bordeaux (Gironde), rue
- Saint-Joseph, 56. — Rhum Jamaïque en bouteilles, marque « Black Head Rum ». PL. VI.— B.2
- Négociants en vins et spiritueux.
- 273. Pécheux (Emile-E.-C.), à Paris, rue Sainte-Croix-de-la-
- Bretonnerie, 26. — Imprimerie à l’usage de la pharmacie. Étiquettes à bocaux pour pharmacies. PL. VI.— C.3
- Exposition Universelle : Bruxelles 1897, Mention honorable
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
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- 274. Pepet (Alexis-Louis), à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, 20.— Produits spéciaux destinés aux Colonies: l°Saccharure Imbert aux coca granulées. 2° Suppositoire Pepet à la glycérine pure.
- PL. VI.— D. 3
- 275. Perrault (Eugène), Propriétaire au Château de Meigné,
- par Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). — Vins blancs. Vins rouges. PL. VI.— C.3
- Médailles d’argent, Paris 1889 et Bruxelles 1897.
- 276. Perrier (Henri), à Nîmes, (Gard). — Kina. PL. VI.— C.3
- Paris 1889, Médaille de bronze et Médaille d’argent
- 277. Perrin (Les Héritiers de Georges), à Cornimont
- (Vosges). — Filés de coton. Tissus de coton écru. PL. VI.— B.2
- 278. Pliaramond (Alexandre-A.), à Paris, rue de laGrande-
- Truanderie, 24. — Tripes à la mode de Caen. Produits spéciaux destinés à l’exportation dans les colonies. PL. VI.— C.3
- Usine à La Villette, rue Barbanègre, 3. Maison de vente, rue de la Grande-Truanderie, 24. Fabrication journalière cent bœufs.
- Paris 1889, Médaille de bronze ; Amsterdam 1883, Médaille de bronze.
- 279. Piclin (Louis), à Caudebec-en-Caux (Seine-Inférieure). —
- Cascara poudre laxative granulée. Pâte au goudron. Kola et coca granulés. PL. VI.— C.3
- 280. Picon & Cie, à Bordeaux (Gironde), rue Serr, 4. —
- Amer Picon. PL. VI.— B.2
- Maisons à Marseille. Levallois-Perret, Paris, Rouen, Bône (Algérie).
- Entrepôts à Lyon, Philippeville, Oran, Alger, Tunis.
- 281. Pilo (Martial), à Paris, boulevard de Strasbourg, 71. —
- Lait frais. Lait stérilisé. Lait pasteurisé. PL. VI.— C.3
- 282. Pinchon-Beaucousin, à Rouen (Seine-Inférieure), rue
- Saint-Denis, 14. -- Vins apéritifs. Spiritueux apéritifs.
- PL. VI.—C.3
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- GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 283. Pinot (Édouard), à Rupt-sur-Moselle (Vosges). — Tissus
- de coton, écrus, blancs, teints et imprimés. PL. VI.— B.2
- Tissage mécanique de coton. Articles d’exportation.
- 284. Planet (Remy), .à Paris, rue de La Condamine, 84. —
- Vaselines. Glycérines. Dentifrices. Produits pour bains, etc.
- PL. VI.—C.3
- Parfumeur-hygiéniste.
- 285. Pleyel Wolff Lyon & Cie, à Paris, rue Roche-chouart, 22. — Pianos droits et à queue en bois massif avec cordes dorées, mécaniques galvanisées, feutres. Harpes sans pédales à cadre d’aluminium. PL. VI.— B.3
- Facteurs de pianos et harpes.
- Paris 1889, Grand-Prix.
- 286. Pongny (Désiké-B.), à Aumale (Seine-Inférieure), et à
- Rouen (Seine-Inférieure), rue Beauvoisine, 214. — Cidres et eaux-de-vie de cidre. PL. VI.— C.3
- Cidrerie et distillerie.
- Exposition Universelle : Bruxelles 1891, Médaille d’argent.
- 287. Porteu (Léon-H.-A.-G.), à Rennes (Ille-et-Vilaine). —
- Beurre frais. Beurres demi-sel pour approvisionnement de navires. Beurres demi-sel et salé, emballés en boîtes de fer-blanc pour l’exportation aux pays d’outre-mer. PL-VI.— C.3
- Expéditions de beurres pour divers pays.
- Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’argent.
- 288. Potin (Félix) & Cie, à Paris, boulevard Sébastopol, 103.
- — Chocolat et cacaos. Confiserie. Fruits confits. Confitures et gelées. Conserves de fruits. Sirops. Biscuits divers. Sucres. Pâtes alimentaires. Cafés torréfiés. Condiments. Epices. Moutardes. Hors-d’œuvre. Jambons et produits de charcuterie. Conserves de poissons. Viandes. Légumes. Gibiers. Foie gras. Trufîes, etc. Prunes. Huiles et vinaigres. Vins divers en caisses. Vins de champagne en caisses. Liqueurs en caisses. Parfumerie, le tout fabriqué et conditionné spécialement pour les expéditions d’outre-mer. PL. VI.— C.3
- Produits alimentaires.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 289. Poupon (Henri), à Dijon (Côte-d’Or), rue de la Liberté,
- 32. — Moutarde de table préparée spécialement pour l’exportation, en flacons et autres récipients. PL. VI.— C.3
- Moutarde « Grey-Poupon ».
- Paris 1855, Mention honorable ; Paris 1867, Médaille de bronze ; Paris 1878, Médaille d’argent; Paris 1889, Médaille d’or; Londres 1851, Médaille de bronze.
- 290. Price (L.-A.), à Bordeaux (Gironde), route de Bayonne, 229 et 231. — Conserves alimentaires en boîtes et flacons. Légumes, de diverses variétés. Prunes et autres fruits. Pâtes alimentaires. Sardines à l’huile et autres poissons. PL. VI—C.3
- Fabricant de produits alimentaires.
- 291. Puel de Lobel (G.-Ernest), à Paris, rue Lafayette, 53. — Annuaires et livres d’adresses. PL. VI.— C.3
- 292. Rabot (Ludovic) & David (Constant), à Compièg-ne
- (Oise), rue de Paris, 100. —Vin tonique. PL. VI—C.3
- 293. Raspail (Lucien), à Paris, rue du Temple, 14 et 16. —
- Liqueur de dessert. Liqueur non sucrée anti-cholérique.Camphre raffiné.
- PL. VI___C.3
- Droguerie. Parfumerie hygiénique Raspail.
- Expositions Universelles Paris 1867. Médaille de hronze ; Paris 1878, Médaille d’argent et Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’argent.
- 294. Région Normande (Exposition collective de la), M. Keittinger (Maurice), président, à Rouen (Seine-Inférieure), rue du Renard, 36.
- Barclève fils.
- Etablissements de Fleury et Faudelle.
- Harel Frères.
- Keittinger et Fils.
- Laveusière et Chamart. Lernaute frères et Sevaistre. Levasier.
- Pouyer-Quertier.
- Quesnel.
- Rivière (A.).
- Serain (Eude). Société cotonnière. Stockler et Fils. Vaucher (F.). Wadington et Fils.
- Tissus de coton. Fils de coton.
- PL. VL—C.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 295. Renard. & Gie, à Fondettes (Indre-et-Loire).— Bouillon
- concentré (bœuf et légumes pour bouillons instantanés froids ou chauds et pour potages. Extrait de viande. Bouquet de légumes (arôme des potages et des sauces). PL. VI.— C.3
- Produits alimentaires.
- 296. Renard (Henri), à Sens (Yonne), place de la République,
- 9. — Tablettes au kola glycérophosphaté. PL. VI.— C.3
- 297. Pfeiffer (Ernest), à Paris, boulevard Rochecbouart, 32.
- — Produits destinés aux colonies. PL. VI.— C.3
- 298. Requier frères, à Périgueux (Dordogne). — Liqueur
- hygiénique. PL. VI.— C.3
- Fabrique de liqueurs: «La Gauloise». Maison fondée en 1783. Expositions universelles : Paris 1855, Médaille d’argent ; Paris 1878, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’or ; Amsterdam 1883, Diplôme d’honneur ; Bruxelles 1897, Hors Concours, Membre du Jury.
- 299. Ricqlès (de) & Cie, à Saint-Ouen (Seine), boulevard Victor-Hugo, 133, 135 et 137. — Alcool de menthe.
- PL. VI.— C.3
- Succursales: à Paris, me Richer, 10; à Lyon, cours d’Herbouville, 9. Maison fondée en 1838.
- Paris 1878, 3 Médailles de bronze ; Paris 1889, 2 Médailles
- d’argent ; Vienne 1873, Diplôme de Mérite ; Barcelone 1888, Médaille d’or ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Hors Concours, Membre du Jury ; Membre du Comité d’admission à l’Exposition de 1900, Alimentation (classe 55).
- 300. Robert (Edouard), fils, à Paris, boulevard de Reuilly et
- place Daumesnil, 48 et 50. — Biberons. Stérilisateurs. Biberons avec tube et sans tube, Stérilisateurs. Stérilisateurs ordinaires. Accessoires de biberons. PL. VI.— C.3
- Biberons « Robert » Marque « Le Sauveur », breveté S.G.D.G. Paris 1889, Mention honorable ; Melbourne 1880, Grand Prix.
- 301. Robért (Paul), à Paris, rue des Lombards, 26. —
- Produits pharmaceutiques et hygiéniques. PL. VI.— C.3
- « Au Pilon d’Or ».
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Mention honorable.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
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- 302. Robin (Maurice), à Paris, rue de Poissy, 13. — Peptonate
- de fer. Glycérophosphate. Glykolame, etc. PL. VI.— C.3
- 303. Ftodel & fils frères, à Bordeaux (Gironde), rue du Jardin-Public, 37, 39 et 41. — Conserves alimentaires.
- PL. VI.— B.2
- Paris 1889, Membre du Jury, Croix de la Légion d’Honneur.
- 304. Roger (Paul), au domaine de Yalencey, par Céresnec
- (Manche). — Cidres en fûts doux, demi-sec et sec. Cidre de ménage. Grand cidre mousseux en bouteilles. Eau-de-vie de cidre extra-vieille et vieille PL. VI.— C.3
- Exportation. Cidrerie : Production annuelle : dix mille hectolitres Cidres en barriques, l/2 barrique en bouteilles, encaissés de 12, 25 et 50 bouteilles,
- Bruxelles 1891, Mention honorable.
- 305. Roqueblave, à Paris, place Bréda, 12.— Eau hygiénique•
- Eau dentifrice. Anti-cor. PL. VI.— C.3
- Produits hygiéniques
- 306. Roton & Cie, à Sommedieu (Meuse). — Apéritif Ko-Kina.
- PL. VI.—C.3
- Vins et spiritueux en gros.
- 307. Roubaix (Exposition collective de), organisée sous le patronage de la Chambre de Commerce à Roubaix (Nord), rue du Château, 26.
- Carissimo (F. et H.). Deffrennes-Duplcuy frères. Desrousseaux, Richard.
- I) ' IIA I.LUI N -1Æ FERS FRERES.
- Deledicque et Chatiliez. Dilues frères et Catteau.
- D ubar-Dele spaul .
- Dubar et Declercq.
- Glorieux (Louis).
- Florin et fils (Auguste). Lagache (Julien).
- Leborgne et fils.
- Lecle rcq-D u pin .
- Lefebvre et Bastin.
- Ménard (E.).
- Motte-Bossut.
- Mulliez et Mauchoulas.
- Nuyts (Th.). •
- Olivier (Léon).
- Pattyn (H.).
- POLLET (C. et J.).
- Rivelois et Fagnet.
- Société roubaisienne de Constructions Mécaniques. Roussel père et ftls (François). Ternynck frères.
- Ternynck et fils (Henry). Therin et Gie.
- Truffaut (César).
- Vanoutryve (Félix) et Cie. Vaissier (Victor). Wibaux-Florin .
- Vernier et fils.
- PL. VI.— C.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 308. RotlSSet frères, à Blois (Loir-eL-Cher). — Chaussures
- coloniales. PL. VI.— C.3
- 309. Rousseau-Bricout (Vve), à Saint-Quentin (Aisne), rue Antoine-Lecuyer, 43. — Eaüx-de-vie du Nord. PL. VI.— B.3
- 310. Roussel & Dupont, à Isig-ny (Calvados).— Beurres salés
- en boîtes pour l’exportation. PL. VI.— C.3
- Successeur de M. A. Demagny. Expédition de beurres salés.
- Exposition Universelle: Paris 1889, Membre de Jury, Hors Concours.
- 311. Roy frères & Cie, à Petit-Quevilly (Seine-Inférieure).
- — Tissus spéciaux pour les colonies françaises. Tissus écrus genre anglais. Drills. Mexicaines. Tissus teints : Souge andrinople. Bleu indigo. Kaki. Guinées pour l’Afrique. PL. VI.— C.3
- Tissage mécanique de coton. Maisons de vente à Paris et à Rouen.
- Chicago 1893, Médaille commémorative ; Bruxelles 1897, Hors Concours, Membre du Jury.
- 312. Sabatier (Michel), à Carcassonne (Aude). — Kina
- Vin apéritif.Liqueur. Vin mousseux. PL. VI.— C.3
- Distillateur-Liquoris'te.
- 313. Saintier (Paul), à Rouen (Seine-Inférieure), rue Saint-
- Grilles, 11. — Cidres mousseux. PL. VI.— C.3
- Exportation. Fabrique de cidre.
- Exposition Universelle : Bruxelles 189", Médaille de bronze.
- 314. Sarazin & Garnica de la Cruz, à Nantes (Loire-
- Inférieure), quai d’Orléans, 21.— Quinquina. 3PL. VI.— C.
- 315. Sauvinet ( Henry-L.-C. ), à Malakoff (Seine), rue
- d’Arcueil, 79. — « Citron », soluble à l’eau. Parfum de citron. Extraits pour sirops et liqueurs. Alcoolats pour liqueurs et spiritueux. Matières colorantes pour distillateurs et confiseurs. Caramel pur sucre blanc. Essence de café. Alcool de menthe. Citronnade,. Orangeade. Poudre de vanille. Essences naturelles et artificielles pour confiseurs, etc. - PL. VI.—C.3
- Fabrique de matières premières pour distillateurs, liquoristes, fabricants de limonades, confiseurs, etc.
- Usine, entrepôt, bureaux et caisse à Malakoff (Seine).
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- GROUPE XVII. —CLASSE 115.
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- 316. Schaller (Jules), à Paris, rue Saint-Honoré, 332.
- — Glacières. PL. VI.—C.3
- Fabricant d'appareils frigorifiques. — 1° La glacière des produisant la glace artificielle ou des glaces, sorbets, etc., au moyen de nitrate d’ammoniaque et d’eau ; 2° La glacière sorbetière fonctionnant au moyen de glace et de sel gris de cuisine ; 3° Le Frigorique pour la conservation des aliments, le rafraîchissement des boissons, etc.
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 317. Sclimitt (Yve), à Pithiviers (Loiret). — Conserves d’alouettes.
- Pâtés en croûte. Gâteaux aux amandes. PL. VI.— C.3
- Fabricant de pâtés d’allouettes.
- 318. Sclmltz (Henri), à Darnétal (Seine-Inférieure). — Tissus de coton de diverses espèces, blanchis, apprêtés et teints. PL. VI.— C.3
- Blanchisseur, apprêteur, teinturier de tissus de ' coton. Articles spéciaux pour l’exportation.
- Exposition Universelle Paris 1878, Médaille d’argent.
- 319. Sellier & Bessière, a Paris, rue des Écoles, 18. — Vin
- tannique. PL. VI.— C.3
- 320. Simon aîné (Jean-François-Simon), à Chalon-sur-Saône
- (Saône-et-Loire). — Liqueurs diverses. PL. VI.— C.3
- Distillateur-Liquoriste.
- Expositions universelles de : Paris 1889, Médaille d’argent; Barcelone 1888, Médaille d’argent.
- 321. Société anonyme de la Brasserie de Tanton-
- Ville, à Tantonville (Meurthe-et-Moselle). — Bières en bouteilles. MM. Tourtel (E. F. et A.), administrateurs. PL. VI.— C.3
- 322. Société anonyme de l’Aliment Complet,
- à Paris, rue Demours, 20. — Produits destinés aux colonies.
- PL. VI.— D.3
- M. Maxime Groult fils aîné, directeur.
- 323. Société anonyme des Amidonnerie et Rizerie
- de France, à Marquette-Lille (Nord). — Amidons. Farines de riz. Riz. PL. VI.—C.3
- M. Verley (E.), administrateur-délégué.
- Amidonnerie, rizerie, meunerie.
- Paris 1889, Médaille d’ or ; Chicago 1893, Hors Concours.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 324. Société anonyme des Eaux minérales d’Evian-
- les-Bains, à Paris, rue Lafayette, 31. — Eau minérale d’Evian-les-Bains. Bouteilles d’eau minérale et bonbonnes des sources Cachat, Bonnevie, des Cordeliers, de Clermont. PL. VI.— C.3
- M. Besson (Charles-A.), directeur.
- Direction à Evian-les-Bains (Haute-Savoie).
- Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille de bronze.
- 325. Société anonyme des Eaux Minérales de
- Martig-ny- les -Bains, à Martig-ny-les-Bains (Vosges).— Eaux minérales. Eau de régime des Arthritiques. PL. VI.— C.3
- 326. Société anonyme des Etablissements Gratry,
- à Lille (Nord), rue de Pas, lo. — Tissages mécaniques de coton et lin. Tissus divers fabriqués spécialement pour les colonies. PL. VI.— C.3 Tissages mécaniques : à Halluin (Nord) ; Wervicq-Sud (Nord) ; Mo en (Belgique); Buenos-Ayres (Amérique).
- Paris 1889, Médaille d’or ; Amsterdam 1883, Médaille d’or.
- 327. Société anonyme des Matières Colorantes et Produits Cbimiques de Saint-Denis, à Paris, rue
- Lafayette, 105. — Produits chimiques. Produits pharmaceutiques et tinctoriaux pour l’exportation. Couleurs d’aniline pour laine, coton, soie, cuir, papeterie, etc. PL. VI.— C.3
- Etablissement A. Poirrier et G. Dalsace.
- Expositions Universelles : Paris 1867, Médaille d’or ; Paris 1878, Grand-Prix ; Paris 1889, Hors Concours ; Londres 1862, Première Médaille ; Vienne 1873, Diplôme d’Honneur ; Philadelphie 1876, Grande Médaille ; Melbourne 1880, Premier Ofdr'e de Mérite ; Amsterdam 1883, Diplôme d’honneur ; Chicago 1893, Hors Concours.
- 328. Société anonyme des Mines de Sel & Salines de Rosières Varangéville,à Nancy (Meurthe-et-Moselle),
- rue de la Visitation, 1. — Sels raffinés de diverses grosseurs extra-fin, écaillé, cristaux. Sels agglomérés et comprimés. Modèles d’appareils pour la fabrication du sel raffiné. PL. VI.— C.3
- M. Payelle, René, administrateur-directeur.
- Exploitation d’une mine de sel gemme. Fabrication du sel raffiné.
- 329. Société anonyme des Produits Stéariques &
- Résineux de Casteijaloux, à Bordeaux (Gironde), place Gambetta, 28. — Stéarine. Bougies. Cierges. Cires. Savons. Colophane. Essence de térébenthine. PL. VI.— B.2
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- GROUPE XVII. — CLASSE 145.
- 49
- 330. Société anonyme des Usines de Rosières,
- à Bourges (Cher). — Poterie fonte. Appareils de chauffage. Poids à peser. PL. VI.— C.3
- Hauts-fourneaux et fonderies.
- 331. Société des Brasseries de la Méditerranée,
- à Marseille (Bouches-du-Rhône) et à Lyon (Rhône). — Bières spéciales d'exportation. ' PL. VI.— C.3
- M. Velten (Edouard), administrateur délégué.
- Fabrication de bières.
- 332. Société Bordelaise des Biscuits Olibet, à Talence,
- près Bordeaux (Gironde). — Biscuits. PL. VI.— B.2
- 333. Société anonyme des Établissements Rouvière fils, à Dijon (Côte-d’Or), rue de Gray, 22. — Cassis. Kirsch. Eaux-de-vie de marc. Guignolet. Prunelle et liqueurs diverses.
- PL. VI__C.3
- Capital de 550.000 francs. Distillerie et fabrique de liqueurs.
- 334. Société Française des Eaux Minérales, à Paris,
- rue Choron, 7. — Eaux minérales naturelles. PL. VI.— C.3
- 335. Société Française de Produits Sanitaires &
- Antiseptiques, a Paris, rue des Francs-Bourgeois, 35. — Produits antiseptiques. PL. VI.— C.g
- 336. Société Française des Munitions de Chasse,
- de Tir & de Guerre à Paris,rue Notre-Dame-des-Victoires, 30. — Munitions diverses pour l’exportation. PL. VI.— B.3
- Anciens Etablissements Gévelot et Gaupillat.
- 337. Société Française de Produits Sanitaires & Antiseptiques, à Paris, rue des Francs-Bourgeois, 35. —
- Produits chimiques désinfectants antiseptiques. Crésyl-Jeyes liquide. Savons antiseptiques au Crésyl-Jeyes. Poudre Crésylée désinfectante. Matamite. Poudre insecticide. PL. VI.— C.3
- 338. Société des Huiles d’Olive de Nice, à Nice (Alpes-Maritimes), avenue Auber. — Huiles d’olive. PL. VI.— C.3
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- .GROUPE XVII.
- CLASSE 115.
- 339. Société Nouvelle des Eaux minérales naturelles de Vichy, à Paris, rue de Châteaudun, 39. — Eau
- minérale naturelle de Vichy (Source des Étoiles). Pastilles de Vichy, aux sels extraits de la source. Pastilles de Vichy fer. Sels comprimés de Vichy-Étoiles. Sels de Vichy-Étoiles pour boisson et pour bains.
- PL. VI.— C.3
- Source des Etoiles.
- Bruxelles 1897, Mention honorable.
- 340. Steiner (Louis), à Vernon (Eure). — Pâte phosphorée en
- flacons pour la destruction des rats, souris, cafards, blattes, criquets, etc. Grains strychnines en boîtes pour détruire les souris et autres rongeurs de petite espèce. Liquide en flacons pour revernir les meubles.
- PL. VI.—C.3
- Fabrique de produits chimiques.
- Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille de bronze.
- 341. Suffren de la Condamine (Charles, comte de),
- à Paris, rue Sainte-Anne, 46. —Revue coloniale « L’exposition des colonies et la France coloniale». Collection. PL. VI.— B.3
- 342. Syndicat des Chausseurs Bordelais, à Bordeaux
- (Gironde), rue d’Arès, 15. —Chaussures. PL. VI.— B.2
- 343. Talbot frères, à Bordeaux (Gironde), rue de la Rousselle,
- 78. — Conserves alimentaires. PL. V.— B.2
- Usine à Lormont (Gironde) .
- 344. Talbot (A.) jeune, à Bordeaux (Gironde), rue des
- Menuts, 15. — Biscuits de luxe. PL. VI.— B.2
- Fabrique de conserves alimentaires. Usine du Château Henri II. Exposition universelle de Paris 1889, Médaille d’argent.
- 345. Tardu (Félix) , à Aulnay-lès-Bondy (Seine-et-Oise), avenue Maillart. — Pieds de mouton en conserves. PL. VI.—C.3
- Spécialité pour la France et l’Étranger.
- 346. Testut fils & frère, à Paris, rue Popincourt, 8. —
- Balance de précision spéciale pour le pesage des poudres, pour les obus, les cartouches, les colis. Divers objets de quincaillerie spéciale pour l’artillerie. Balance. PL. VI—C.3
- Constructeurs d’instruments de pesage et quincaillerie brevetés
- S.G.D.G.
- Maison fondée en 1850. Usine hydraulique à Corbeil-Essonnes (Seine-et-Oise) et Abbeville (Somme). PL. VI.— C.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 51
- 347. Teyssonneau jeune (les fils de Ch.) à Bordeaux
- (Gironde), rue Saint-Simon, 3 à 31 et à Concarneau (Finistère). — Conserves alimentaires et fruits conservés. PL. VI_C.3
- Diverses conserves de viandes, légumes, fromages, sardines, thon , fruits au jus, à l’eau-de-vie ; huiles et sirops, Plum-Pudding.
- Paris 1878, Médaille d’or; Amsterdam 1883, Médaille d’or; Anvers 1885, Médaille d’or ; Chicago 1893, Hors Concours, Chevalier de la Légion d’Honneur. PL. VI B.2
- 348. Tliibouville-Lamy (J.) & Cie, à Paris, rue Réaumur,
- 68 et 68 bis. — Collection d’instruments d’orchestre, en bois et en cuivre. Instruments à cordes frottées et pincées. Cordes harmoniques. Instruments automatiques actionnés par des cartons perforés et marchant à la manivelle ou à l’électricité. PL. VI.— B.3
- Manufacture d’instruments de musique,
- Paris 1878, Hors Concours, Membre du Jury; Paris 1889, Hors Concours, rapporteur du Jury. Bruxelles 1897, Hors Concours, Membre du Jury.
- 349. Thomas (A.), fils, à Ge vrey-Chambertin (Côte-d’Or).
- — Vins fins et ordinaires en fCits et en bouteilles et eaux-de-vie de marc.
- PL. VI.—C.3
- Ancienne maison Thomas-Bassot et fils, négociant-propriétaire.
- Paris 1878, Médaille d’or ; Paris 1889, Expert du Jury ; Amsterdam 1883, Membre du Jury ; Anvers 1885, Membre du Jury ; Bruxelles 1897, Membre du Jury.
- 350. Tongiorgi (Auguste), à Marseille (Bouches-du-Rhône),
- rue Martin, 2. — Casques insolaires en liège, moelle de sureau et imitation. PL. VI.— C.3
- Fabrique de casques. Commission-Exportation.
- 351. Toye (Pierre) neveu, à Lyon (Rhône), rue Tête-d’Or,
- 5. — Alcool de menthe. PL. VI.— C.3
- Distillerie à vapeur.
- 352. Vaillant-Pruvot, à Cambrai (Nord). — Tissages de laine
- peignée, mécanique et à la main. Mousselines, crêpes, tissus mélangés, nouveautés et tous tissus légers. PL. VI.— C.3
- Maison fondée en 1866. Tissage mécanique à Sains-Richaumont (Aisne).
- Melbourne 1880, Médaille d’or ; Anvers 1885, Médaille d’or et Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’argent ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, 2 Médailles d’or.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 353. Vanel (Emile-M.), à Paris, rue Campagne-Première, 8.—
- Vin blanc mousseux. Liqueur. Quinquina. PL. VI.— C.3
- 354. Vélin (Ch.), à Saulxures-sur-Moselotte (Vosges). — Tissus
- de coton éerus, blancs et teints. PL. VI.— B.2
- Filature et tissage de coton.
- 355. Verne (Claude), à Grenoble (Isère). — Élixir. Boldine et ses sels. Gutta-percha. Caoutchouc et autres spécimens des pays d’origine.
- PL. VI.— C.3
- Pharmacien.
- • Paris 1889, Médaille de bronze ; Amsterdam 1883, Médaille de bronze.
- 356. Véro (Auguste), à La Rochelle (Charente-Inférieure). —
- Eaux-de-vie. PL. VL-—C.3
- N égociant-bouilleur.
- 357. Vilmorin-Andrieux & Cie, à Paris, quai de la
- Mégisserie, 4. — Produits spéciaux destinés aux Colonies.
- PL. VI.— D.3
- 358. Vincent & Cie, à Paris, boulevard Malesherbes, 28.—
- Blocs de sel aggloméré. PL. VI.— C.3
- 359. Vincent, Ponnier & Cie, à Senones (Vosges).— Tissus
- écrus et blancs destinés principalement à l’exportation. PL. VI.— C.3
- Manufacturiers. Filatures, tissages et blanchiment de coton.
- Maison à Paris, rue du Sentier, 30.
- 360. Violet frères, à Thuir (Pyrénées-Orientales). — Vin
- tonique et apéritif. PL. VI.— C.3
- 361. Vivey (Marc), à Paris, quai de l’Oise, 15 et 17. —
- Produits spéciaux pour les colonies. PL. VI____C.g
- 362. Vivez & fils, à Bordeaux (Gironde), rue des Douves, 41,
- 43 et 45. — Soufflets de cuisine. Outils de chais et caves. PL. VI_B.2
- Fabrique de soufflets. .
- Exposition Universelle de Bruxelles 1897, Médaille d’or.
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 53
- 363. Walter-Seitz (D.) & Cie, à Granges (Vosges). —
- Tissus de coton écrus et blanchis tous genres. PL. VI.— B.2
- 364. Wickham (G. et H.), à Paris, rue de la Banque, 16. —
- Bandages herniaires spéciaux pour les colonies. Bandages pour la natation. Ceintures abdominales. PL. VI.— B.3
- 365. Yvon (Charles), à Gimeux-Cognac (Charente). — Eaux-
- de-vie de Grande-Champagne. PL. VI.— C.3
- Exposition Universelle de Paris 1889, Médaille d’or.
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- COLONIES
- ALGÉRIE
- 1. Gouvernement général de l’Algérie (Service des Renseignements généraux), à Paris, rue Le Peletier, 11. — Importation en Algérie. PL. VI.— D.3
- CONGO FRANÇAIS
- 1. Beaulaincourt (Henri de), à Paris, rue Letellier, 12. —
- Tonnelets spéciaux, tôle d’acier pour le transport de la poudre. Bidons pour les huiles de palme et d’arachide, etc., etc. PL. VI.— E.3
- Fournisseur des Ministères de la Marine et des Colonies.
- 2. Conza (A.), à Paris, rue Meslay, 59. — Malles et tonnelets
- en tôle d’acier et autres emballages étanches pour les transports à dos d’homme et par pirogues. PL. VI.— E.3
- Paris ISIS, Mention honorable : Sydney 1879, Mention honorable ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 3. Model & Cie, à Pans, rue du Château-d’Eau, 27. —
- Collections d'échantillons de tissus et d’objets divers d’importation.
- PL. VI.—E.3
- COTE FRANÇAISE DES SOMALIS
- 1. Bing (Charles) (Maison Bing fils et Cie), à Paris, rue de
- Paradis, 43. — Tissus imprimés. Chapeaux. Verroterie. Burnous pour cavaliers abyssins. Sabre se vendant au Choa. Verrerie. Bidons pour mulets. Carpettes. Coutellerie. Moutons, maroquinerie. Parfumerie ordinaire. PL. VI.— E.3
- 2. Boutier (C.) & Weiser (I.-L.), à Paris, rue Martel, 12.—
- Produits spéciaux destinés à l’exportation dans les Colonies.
- PL. VI.—E.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
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- COTE D’IVOIRE
- 1. Comité local de l’Exposition, à Grand-Bàssam.— Types
- de marchandises de traite et de troc. PL. V!__E.3
- 2. Philippart (Fernand) & Cie, à Grand-Bassam. — Types de
- marchandises de traite. PL. VI.-— E.3
- DAHOMEY ET DÉPENDANCES
- 1. Comité local de l’Exposition, à Porto-Novo. —
- Types de marchandises/spéciales de traite et de troc. PL. VI.— D. I et 2
- 2. Giraud (Gaston), à Paris, boulevard Beaumarchais, 109. —-
- Bronzes d’art. Horloges électriques. PL. VI.— D. I et 2
- GUADELOUPE
- 1. Chambre de Commerce, à la Pointe-à-Pitre. — Marchandises étrangères. PL. VI.— D.3
- GUINÉE FRANÇAISE
- 1. Administration du Fouta-Djalon, àTimbo. — Objets
- d’importation consommés dans la Colonie. PL. VI.— D.2
- 2. Assémat frères & Cîe, à Conakry. — Marchandises d’exportation de traite et de troc. PL. VI.— D.2
- 3* Chavanel (Elie), à Conakry. — Marchandises d’exportation de traite et de troc. PL. VI.— D.2
- 4. Comité local de l’Exposition, à Conakry. — Objets
- d’importation. PL. VI.— D.2
- 5. Compagnie Coloniale d’Exportation, à Paris, rue
- Taitbout, 58. — Marchandises d’ exportation de traite et de troc.
- PL. VI.—D.2
- 6. Gautier, Philippart & Cie, à Conakry. — Marchandises
- d exportation, de traite et de troc. PL. VI.— D.2
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- INDO-CHINE
- 1. Sanguet (Louis), à Paris, rue Monge, 92. — Tachéomètres, autoréducteurs, instruments de dessin et de calcul.PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 2. Schrœder (Albert), à Hanoï (Tonkin). — Monnaies et
- médailles. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
- 1. Administration locale du Deuxième Territoire
- Militaire de Madagascar, à Soavinandriana. — Poids, mesures, monnaies. Documents ethnographiques. PL. VI.— C. et D.4
- 2. Administration locale du Cercle de Moramanga,
- à Moramanga. — Poids, mesures et monnaies. PL. VI.—-C. et D.4
- 3. Administration locale du Troisième Territoire
- Militaire de Madagascar, à Tananarive. — Poids, mesures et monnaies. PL. VI.—C. et D.4
- 4. Compagnie Lyonnaise de Madagascar, à Lyon
- (Rhône), rue de l’Arbre-Sec, 26. — Marchandises pouvant être exportées à Madagascar. PL. VI.— C. et D.4
- 5. Comptoir National d’Eseompte de Paris, à Paris,
- rue Bergère, 14. — Différents types de balance pour peser la monnaie. Monnaies en usage. PL. VI.— C. et D.4
- Société anonyme au capital de 100 millions de francs. Société de crédit.
- 6. Delacre (L.), à Paris, rue Bleue, 9. —Toiles écrues et blanches,
- de coton. Coutils de coton écrus, blancs et de couleur. Indiennes imprimées. PL. VI.— C. et D.4
- Négociant. Tissus propres à l’exportation àMadagascar.
- 7. Société des Grands Bazars du Betsileo, à Paris, rue
- des Ardennes, 10 et 12- — Échantillons de types de marchandises spéciales à la consommation de Madagascar. Échantillons de marchandises de traite et de tissus utilisés à Madagascar. PL. VI.— C. et D.4
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
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- SAINT-PIERRE ET MIQUELON
- 1. Comité local, à Saint-Pierre et Miquelon. — Modèles de factage pour les expéditions de morues. PL. VI.— E.2
- SÉNÉGAL ET DÉPENDANCES
- 1. Comité Central du Sénégal, à Saint-Louis. —
- Tissus et objets manufacturés. PL. VI.— E. I
- 2. Compagnie Française de l’Afrique Occidentale,
- à Paris, Chaussée d’Antin, 38. — Monnaies. PL. VI.— E. I
- 3. Delmas & Clastres, à Bordeaux (Gironde). — Produits du
- pays et produits manufacturés. PL. VI.— E. I
- 4. Maurel & prom, à Bordeaux (Gironde). — Produits
- manufacturés. PL. VI.— E. I
- 5. Maurel frères, à Bordeaux (Gironde). — Vues d’usine et
- produits manufacturiers. PL. VI.— E. I
- 6. Rabaud & Cie, à Bordeaux (Gironde). — Produits du pays
- et produits manufacturés. PL. VI.— E. I
- SOUDAN FRANÇAIS
- 1. Comité local du Soudan Français, à Kayes. —
- Monnaies de la région Volta. Articles de traite. PL. VI.— D. I
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- PAYS ÉTRANGERS
- AUTRICHE
- 1. Angeli (Giuseppe), à Trieste. — Corderie pour l’exportation.
- PL. VI.—E.3
- 2. Bauer (Albert) & fils, à Deutschbood (Bohême). — Tapis
- de jute pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 3. Blaschka & Gie, à Liebenau (Bohême). — Étoffes de coton
- et de laine pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 4. Gabos (Charles), à Vienne. — Biscuits pour l’exportation.
- Pain stomacal sans levain. Pain grillé. PL. VI.— E.3
- Exposition Universelle d’Anvers 1885, Médaille d’or.
- 5. Direction des Mines du Prince Scliwarzenberg1,
- à Schwarzbach (Bohême). ----- Limaille (graphite) pour l’exportation.
- PL. VI.—E.3
- 6. Elsing-er(M.-I.) & fils, à Vienne, Volksgartenstrasse, 1.
- -- Étoffes imperméables pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 7. Fashold (François), à Vienne, Schottenfeldgasse, 87. —
- Rubans en coton, soie et en laine pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 8. Frohdich. (G.-A.) fils, à AVarnsdorf (Bohême). — Velours
- de coton pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 9. Ginykey (I.), a Maffersdorf (Bohême). — Tapis pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- ÎO. Grrab (M.) fils, à Prague. — Toile cirée pour l’exportation.
- PL. VL— E.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 59
- 11. Grohmann (Ad.) & fils, à AVürbenthal (Silésie). —
- Articles de fantaisie en acier, pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 12. Grilnspan (Joachim), à Andrichau (Galicie). — Étoffes de
- lin et de coton pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 13. Hardtmuth (L. et C.), à Vienne, Franzensring-, 20 et à Budweis (Bohême). — Crayons pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 14. Hauser & Sobotka, à Stadlau, près Vienne et à Hôric
- (Moravie). — Malt pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 15. Kalmemann & Krause, à Vienne, Garnisonsgasse, 24.
- — Compresses antiseptiques pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 16. Mailla freres, à Gablonz (Bohême). — Perles et bijouterie
- en verre pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 17. Mallowan (Max), à Wienersdorf (Basse-Autriche) et à Vienne, Dampfschiffstrasse, 12. — Malt pour l’exportation.
- PL. VI.—E.3
- 18. Melichar (Fr.), à Brandeis (Bohême). — Machines agricoles
- pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 19. Oberleithner (Ed.) fils, à Vienne, Landskrongnsse, 1.
- — Etoffes de lin et de coton pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 20. Peter (F .), à Vienne, Neustiftgasse, 73. — Cols et manchettes
- pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 21. Pojatzi (Fl.) & G0, à Deulschlandsberg (Sijrie). —Matières
- inflammables (pour allumettes) pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 22. Quereser (François), à Linz (Haute-Autriche). — Moules
- de pâtisserie pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 23. Redlhammer frères, à Gablonz (Bohême). — Perles et
- boutons en verre pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 24. Redtenbacïier & Cie, à Scharnstein (Haute-Autriche).—
- Faux et faucilles pour l’expoi'tation. PL. VI.— E.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 25. Reich (S.) & Cie, à Vienne, Czerningasse, 3. — Verrerie
- pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 26. Richter (Ignace) & fils, à Niedergrund (Bohême). —
- Velours pour l’exportation. Velours de coton, Manchester, Cord et peluche. PL. VI.— E.3
- Fabricants de velours, fournisseurs brevetés de la Cour Impériale et Royale. Succursale à Leipa (Chemins de fer du Nord de la Bohême). Dépôts à Vienne et à Prague. Maison fondée en 1816. Représentants dans les capitales et principales villes d’Europe.
- Londres 1862, Paris 1867, Vienne 1873, Philadelphie 1876, Paris 1878, Médailles ; Melbourne 1880, Médaille d’or et Croix de la Légion d’Honneur.
- 27. Robitschek (F.), Karbitz (Bohême). — Ouvrages en métaux
- pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 28. Salcher (Math.) & fils, à Vienne, Werderthongasse,
- 2a. — Boutons pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 29. Schœller & Cie, à Vienne, Schüttelstrasse, 19. —
- Moutures pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 30. Schotz (Edouard), à Brünn-Kônigsfeld. — Huiles rectifiées
- et purifiées pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 31. Schwarz (Max), à Vienne, Mariahilferstrasse, 29. —
- Ornements en argent sur verre et porcelaine pour l’exportation.
- PL. VI.—E.3
- 32. Serravallo (I.), à Trieste. — Produits pharmaceutiques pour
- l’exportation. PL. VI.— E.3
- 33. Siegl (Charles) aîné à Màhrisch-Schônberg. — Étoffes
- de lin pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 34. Société par Actions pour la Conservation des
- Fruits & Légumes, à Bozen (Tyrol). — Conserves pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 35. Société par Actions des Émailleries & des Usines Métallurgiques « Austria », à Vienne,
- Kolingasse, 19.---- Ouvrages en tôle émaillés pour l’exportation.
- PL. VI.— E.3
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 61
- 36. Société Autrichienne pour la Production Chi-
- mique & Métallurgique, à Aussi** (Bohême). — Produits chimiques p.our l’exportation. PJ_. VI.— E.3
- 37. Spiro (Ignace) & fils, à Bôhmiscli-Krumau (Bohême). —
- Skytogen (pâte à papier, affectant l’apparence du cuir par l’addition de cellulose) pour l'exportation. PL. VI.— E.3
- 38. Theiner (SiG.), àPilsen (Bohême). — Meules artificielles pour
- l’exportation. PL. VI.— E.3
- 39. Trapp (Armand), à VVilstein, près Eger (Bohême). —
- Instruments de musique pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 40. Tschurtschenthaler (Aloise), à Bozen (Tyrol). —
- Conserves pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 41. Wiesênburg (Ant.) &fils, à Vienne, Zieglergasse, 19.
- — Gaze et rubans en soie pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- 42. Zacharias (J.-E.), à Vienne, Bachsfenstrasse, 8. —
- Gants pour l’exportation. PL. VI.— E.3
- BELGIQUE
- 1. Fédération Industrielle Belge pour Favoriser l’Exportation des Produits Nationaux (Exposition collective de la), à Bruxelles, rue de Namur, 66. — Produits destinés aux colonies, aux travaux et entreprises dans les pays coloniaux,
- PL. VI.— E.3
- 2. Lochet-Habran (Laurent), à Jupille-lez-Liège. — Canons
- dits cadets avec et sans boulon, ronds, l/3 octogone ou octogones. Paires canons dits brésiliens à vérin ou faux vérin ronds, l/3 octogone ou octogones canons borres. PLAN III
- Fabrications de canons en acier.
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- 62
- GROUPE XVII.
- CLASSE 1E
- 3. Renkin & fils, à Liège. — Armes. plan lit
- Spécialités pour l’Amérique du Sud, l’Amérique Centrale et les-Colonies. Armes à Silex pour les côtes d’Afrique.
- Londres 1851, Médaille ; Bruxelles 1897, Médaille d’or.
- 4. Société Anonyme des Cartoucheries Russo-
- Belge. — Cartouches. Munitions. PLAN III
- 5. Société Anonyme Coopal & Cie, à AVetteren. —
- Poudres de commerce et poudres de chasse pour l’exportation.
- PLAN III
- Poudrerie royale.
- 6. Société Anonyme de la Manufacture Liégeoise dArmes à Feu, à Liège, rue du Vertbois, 54. —
- Armes de luxe, de guerre et d’exportation de systèmes divers et pour divers pays. Fusils de. guerre réformés et transformés en fusils à piston et à pierre. Fusils à feu central et à piston. Pistolets. Ecossaises. Revolvers. Carabines. PLAN III
- Paris 1867, Médaille d’argent; Londres 1862, Médaille d’argent.
- GRANDE-BRETAGNE
- 1. Chambre de Commerce de Ceylan, à Ceylan. —
- Poids,, mesures, monnaies et documents sur les valeurs de l’échange.
- PL. VI.— C.I
- 2. Huntley & Palmers, Limited, à Londres et à Reading.
- — Biscuits et gâteaux pour l’exportation aux Colonies. PL. VI.— C.I
- 3. Mitchell ('W.-'W.), à Paris. — Document sur les poids, mesure^
- et système mnétaire de Ceylan. PL. VI.— C.I
- PAYS-BAS
- 1. Société Anonyme « Amersfoort », à Amersfoort.—
- Tapis indiens. PL. VI.— C.2
- 2. Sous-Comité pour l’Exposition Coloniale,
- Semarang. —Bascules indigènes. PL. VI.— C.
- .ce (N
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- GROUPE XVII. — CLASSE 115.
- 63
- PORTUGAL
- 1. Commission Provinciale du Cap-Vert, Ile de S.
- Thiago. — Types de marchandises. PL. VI.— B.2
- 2. Commission Provinciale de Mozambique, à
- Mozambique. — Types des marchandises spéciales à la consommation
- du pays. PL. VI B.2
- 3. Compagnie de Zambezia, à Lisbonne. — Types des
- marchandises spéciales à la consommation du pays. PL. Vl.:—B.2
- 4. Companhia Fabril Lisbonense, à Lisbonne. — Tissus
- de cotoiii PL. VI.->-'B.2
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- VOLUME ANNEXE
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- AVIS
- En cette première édition se sont forcément glissées des erreurs et des omissions.
- L’édition définitive et ne varietur qui paraîtra le 1er juillet prochain contiendra, elle, toutes choses dûment vérifiées. Déplus elle comprendra, ce qu’on n’a pu faire encore, une visite générale à travers les pavillons, avec les descriptions et vues photographiques des expositions les plus curieuses, les plus marquantes, les plus intéressantes.
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- ( Les Editeurs
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- EXPOSITION INTERNATIONALE UNIVERSELLE DE 1900
- MONOGRAPHIES DES GRANDES INDUSTRIES DU MONDE
- VOLUME ANNEXE
- DU
- Catalogue Général Offieiel
- IMPRIMERIES LEMERCIER — PARIS
- L. DANEL — LILLE
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- Président de la répi.b!i]ue
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- LE CORTÈGE PRÉSIDENTIEL A L’iNAUGURATION, LE 14 AVRIL 1900
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- LA PORTE MONUMENTALE
- AVANT-PROPOS
- « Parmi les difficultés à vaincre, la plus redoutable, peut-être, résulte de ce que les diverses branches de la production artistique, agricole ou industrielle, ont d’innombrables points de contact, s’entrelacent les unes les autres, se mêlent, se confondent.
- « Ni les classes, ni les groupes même ne sauraient avoir un domaine absolument défini, souvent leurs frontières sont bien incertaines.
- « Dans maints cas, les objets ont un caractère mixte qui éveille des
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- AVAIS 1 -PROPOS
- LA SALLE DES FETES
- hésitations sur le choix de la catégorie à laquelle on les devra rattacher. Ils peuvent être appréciés, soit en raison de leurs qualités intrinsèques, soit en raison des usages dont ils sont susceptibles.
- « Le nombre est grand de ceux qui changent de classe ou même de groupe par des élaboralions successives : pour ne citer qu’un exemple, la laine, produit de l’élevage du mouton, devient la matière première qui sert au tissage des étoffes destinées aux vêtements, aux tentures, aux meubles. Or, le public et le jury éprouvent un égal embarras à prononcer un jugementjraisonné quand ils n’ont pas sous les yeux tous les éléments d’appréciation.... On y pourvoit en se résignant aux doubles emplois, en rapprochant des classes qui sont unies par des liens étroits, en autorisant les jurys à se prêter de mutuels concours....
- « Nous avons pris, comme point de départ de la classification actuelle, la classification de 1889, et nous l’avons remaniée en tenant compte des critiques légitimes dont elle avait été l’objet, ainsi que des enseignements fournis par les expositions étrangères. »
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- Cliché Pilou
- ALFRED PICARD
- Commissaire général
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- Ainsi parle M. Alfred Picard, Commissaire général de l’Exposition de 1900, dans son remarquable rapport. On ne saurait mieux faire pour débuter que de citer ces phrases claires et précises qui nous montrent à la fois et le but de celte manifestation du travail, et les difficultés qu’il a fallu vaincre pour la mener à bout, à bonne fin.
- Phot. Pirou.
- M. DELAUNAY-BEI.LEVILLE Directeur général de l'Exploitation
- Mais la France est le pays où l’on ne doute de rien, où la difficulté est une incitation nouvelle, où la bonne volonté comme l’invention sont des vertus inépuisables.
- C’est pourquoi, à côté ou après tant d’admirables expositions étrangères, tant d’efforts couronnés de succès, tentés dans les capitales du monde, les expositions de Paris en général, et celle-ci en particulier, demeurent celles vers qui le mon le tend les yeux, celles auxquelles le
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- AVANT-PROPOS
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- monde accourt, en masse, exposants ou visiteurs, foule avide de cetle suprême consécration ou de ce régal inouï, de cet enseignement fécond. C’est à ces heures qui reviennent périodiquement, de longtemps attendues, que notre pays retrouve, indiscutable, toute sa splendeur artistique et industrielle, et c’est pourquoi toute l’effroyable tension de tous nos
- êtres vers celte exposition est amplement justifiée par la grandeur du but atteint.
- Chaque fois, il faut faire plus grand, plus beau; chaque fois, il faut s élever plus haut, et malgré l’impossibilité apparente de la réussite le résultat est là pour dire que nous avons atteint le maximum inattendu Ce qu’on a tenté aujourd’hui et réalisé autant que faire se peut, c’est le groupement absolu des exposants. On a réparti les groupes et les classes
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- AVANT-PROPOS
- de façon qu’elles ne soient point isolées des attractions générales ou reléguées en des endroits écartés. Pour une heure d’étude, on aura la minute de repos; pour une exposition aride, on aura une exhibition reposante. Sur toute son étendue, l’Exposition a mêlé l’agréable et l’utile.
- En 1889, nous avions un clou : la Tour Eiffel; en 1900, nous avons
- M. BOUVARD
- Directeur des services d’Architecture
- des clous, pour employer le terme usité, mais ils sont plantés adroitement sur toute la surface, distribués harmonieusement et symétriquement, si bien que la décoration générale y trouve son compte, bien loin de souffrir d’une attraction unique ou particulièrement puissante.
- L’Exposition fit naître à peu près entièrement les bâtiments qui abritent les produits, elle a en outre créé une voie nouvelle, un pont nouveau et peut-être changé irrémédiablement l’une des plus anciennes
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- habitudes de Paris, la promenade classique des Champs-Élysées.
- Les deux quadrilatères qui forment l’Exposition, celui qui comprend les deux Palais, le pont Alexandre, l’Esplanade des Invalides, et celui du Trocadéro que suivent une série de pavillons delà Salle des Fêtes jusqu’à l’École militaire, sont réunis par les deux rives de la Seine où les pavillons et les palais abondent également, et de la sorte s’est trouvé résolu
- Pliot. Boyer.
- Directeur des Finances
- 1- problème ardu : trouver la place nécessaire, et donner aux emplacements occupés l’aspect d’un ensemble, alors qu’ils sont forcément dissémines, disjoints par les monuments, les rues, les maisons existant.
- Paimi tant de choses qu’on ne saurait énumérer sans dépasser le cadie restreint d’un avant-propos, il sied de signaler particulièrement les deux Palais qui ont tant fait parler d’eux depuis le jour où leur
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- création fut décidée, le fameux pont dont le Tsar posa la première pierre lors de son inoubliable visite à Paris, et la»Porte monumentale destinée à donner accès aux visiteurs innombrables sur lesquels on compte avec juste raison.
- Les deux Palais ont été désignés par deux adjectifs qui leur resteront désormais, consacrés qu’ils sont par l’usage.
- Pliot. Larger.
- M. HEMRI CHARDON Secrétaire général
- Le Grand Palais a sa façade principale, comme ie Petit, sur l’avenue Nicolas II qui prolonge le pont Alexandre III.
- Cette façade est de style romain, et les autres parties semblent inspirées par le château de Versailles.
- L’ensemble est en forme de T, ainsi l’ont disposé les architectes, MM. Deglane, Thomas et Louvet, pour le mieux approprier aux diffé-
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- L AVENUE NICOLAS II ET LES PALAIS DES BEAUX-ARTS
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- rents usages en vue desquels il fut érigé : exposition d’abord, puis salons annuels, concours hippique et expositions spéciales, tout ce qui, jadis, trouvait place au palais de l’Industrie démoli récemment.
- Au point de vue ornemental le Grand Palais comporte une majestueusë colonnade du style le plus pur, des bas-reliefs de pierre et, sur l’avenue d’Antin, des bas-reliefs de MM. Barrias et Blanc en grès polychromés d’une innovation heureuse.
- Des statues de femmes personnifient les arts grec, romain, égyptien, byzantin, et les quatre arts classiques : la peinture, la gravure, l’architecture, la sculpture.
- Plus coquet peut-être, plus goûté, le Petit Palais, à droite, en arrivant par la Porte monumentale, est dû à l’architecte Girault. Il se compose essentiellement, sur l’avenue Nicolas II, d’un porche à plein cintre surmonté d’un dôme et accompagné de deux pavillons à fronton triangulaire.
- Ces deux pavillons sont ornés de colonnes, encadrant les trois baies, et sur les façades latérales des statues alternent avec les colonnes entre les baies cintrées. Une légère balustrade domine les murs et leur donne une élégance exquise. Ce Palais est consacré à l’Exposition rétrospective des arts français, c’est dire qu’il abritera sous son élégante toiture les pures merveilles de tous les styles.
- Le pont Alexandre, lui, complète l’ensemble. Il était, dit-on, indispensable; en tous cas, il est parfait, puisqu’il vient apporter sa note à la fois pittoresque et pratique.
- Il est d’une seule arche qui ne mesure pas moins de 108 mètres d’ouverture et on a résolu en outre le problème ardu de le faire assez élevé pour ne point gêner la batellerie et assez bas pour ne point détruire la perspective des Champs-Elysées et de l’Esplanade des Invalides, c’est, dit-on, un chef-d’œuvre du genre.
- Sans nous arrêter aux palais de l’Esplanade, un mot encore sur la porte monumentale.
- M. René Binet, son architecte, a eu pour but principal l’accès facile à la-foule, sans stationnement, sans bousculade.
- Trois grandes arches égales de 20 mètres d’écartement sont accolées
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- en triangle et supportent la coupole centrale. Sous cet hémicycle trente-six guichets d’accès sont disposés et, de la sorte, quarante-mille personnes pourront entrer par heure à l’Exposition.
- L’électricité, dont la statue fera parler d’élle autant que celle de la Parisienne qui domine la porte, joue un rôle énorme, presque unique, dans l’ornementation de celte baie ouverte sur cette magistrale union de palais.
- Et maintenant, il serait injuste de no pas parler amplement de celui qui fut l’âme de cette grande œuvre, de M. Alfred Picard, Commissaire général de l’Exposition universelle de 1900.
- M. Alfred Picard est né à Strasbourg, le 21 décembre 1844.
- Après de fortes études littéraires, il s’orienta vers l’École polytechnique et y fut admis en 1862.
- Élève-ingénieur des ponts et chaussées en 1864, M. Picard fut chargé, trois ans plus tard, d’une mission en Orient et spécialement au canal maritime de Suez, dont les chantiers étaient alors en pleine activité.
- Chargé, comme ingénieur, du canal des houillères de la Sarre et du canal des salines de Dieuze, avec la résidence de Metz, il resta dans cette ville pendant le siège de 1870 et prit part aux travaux de défense.
- Après la reddition de la place, M. Picard s’échappa pour aller prendre du service à l’armée de la Loire.
- Quand la paix eut été conclue, le Gouvernement l’envoya à Nancy où il joignit à ses fonctions civiles celles de commandant du génie pour la circonscription de Verdun, pendant l’occupation allemande.
- A ce titre, il dut improviser en deux mois des casernes-baraquements dans les villes de Verdun, d’Étain et de Clermont-en-Argonne. Les travaux, dont la dépense atteignait un million, furent, malgré des difficultés sans nombre, terminés à l’heure dite.
- En récompense de ce succès, M. Thiers décerna à M. Picard la croix de chevalier de la Légion d’honneur; le Conseil municipal de Verdun lui remit une adresse de remerciements et de félicitations.
- De 1872 à 1879, M. Picard eut dans ses attributions le contrôle de l’exploitation des chemins de fer de l’Est, une partie du canal de la Marne
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- LE GRAND PALAIS DES BEAUX-ARTS
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- INTERIEUR DU GRAND PALAIS.
- La Sculpture
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- LE PALAIS DE L’ÉLECTRICITÉ ET LE CHATEAU D’EAU
- au Rhin et du canal de l’Est, ainsi que les études du canal de Dombasle à Saint-Dié. Il prêta, en outre, son concours à l’autorité militaire pour l’alimentation en eau des forts de la nouvelle frontière.
- Parmi les ouvrages remarquables sortis de ses mains, on cite le réservoir de Paroy, les machines élévatoires de Valcourt, de Pierre-la-Treiche et de Vacoir, un pont biais à 45 degrés en maçonnerie au col des Kæurs et un souterrain à têtes biaises, avec un appareil nouveau aussi intéressant au point de vue scientifique qu’au point de vue pratique.
- Deux opérations d’une hardiesse américaine lui font également honneur : la reprise en sous-œuvre des piles d’un pont sur la Meurlhe et le relèvement, d’un seul bloc, d’une arche en maçonnerie.
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- LE PETIT PALAIS DES BEAUX-ARTS
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- LES PALAIS LE L’ESPLANADE Vue prise des Invalides
- Appelé à l’Administration centrale des travaux publics au commencement de 1880, M. Picard y fut successivement directeur du cabinet et du personnel, directeur des routes, de la navigation et des mines, directeur des chemins de fer, directeur général des ponts et chaussées, des mines et des chemins de fer.
- Conseiller d’Ëtat en service extraordinaire vers la fin de 1881, puis Conseiller d’État en service ordinaire un an plus tard, il est, depuis janvier 1886, président de la section des travaux publics, de l’agriculture, du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes au Conseil d’État.
- 11 préside également le Comité consultatif des chemins de fer, la Commission mixte des travaux publics, la Commission de vérification des comptes des chemins de fer, la Commission permanente des valeurs
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- de douane, la Commission de contrôle de la circulation monétaire, et fait partie de divers autres comités ou conseils.
- Lors de l’Exposition universelle de 1889, M. Picard a été président élu des comités et jurys de la classe des chemins de fer et du groupe de la mécanique, ainsi que du comité de l’Exposition rétrospective des moyens de transport. M. Tirard, alors président du Conseil, ministre du
- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES (Esplanade des Invalides)
- Commerce, de l’Industrie et des Colonies, l’a désigné comme rapporteur général de l’Exposition.
- A la même époque, le Congrès international des chemins de fer l’élisait président de la session de Paris. Il y a six ans, il allait à Saint-Pétersbourg comme chef de la délégation française au congrès réuni dans cette capitale.
- Ingénieur en chef des ponts et chaussées le 1er juin 1880, M. Picard était promu au grade d’inspecteur général de 2me classe le 1er avril 1887, et au grade d’inspecteur général de lre classe le 1er octobre 1891.
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- l’esplanade des invalides
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- LE CHAMP DE MARS Vue prise du pied de la Tour Eiffel
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- LES COLONIES FRANÇAISES AU TROCADERO Le Dahomey
- Un décret du 9 septembre 1893 l’a nommé commissaire général de l’Exposition universelle de 1900.
- Officier de la Légion d’honneur en 1881, Commandeur en - 1885, Grand-Officier en 1889, M. Picard vient d’être nommé Grand-Croix de la Légion d’honneur le jour de l’inauguration de l’Exposition de 1900, aux applaudissements de tous ses collaborateurs.
- Nous devons malheureusement nous borner à la biographie de M. Alfred Picard, car la place nous est limitée, et comme le disait fort bien M. Millerand, dans son beau discours de l’inauguration de l’Exposition : « On ne saurait, sans commettre d’injustice, vouloir extraire des noms de la liste touffue d’artistes, d’ingénieurs, d’entrepreneurs, d’industriels, qui
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- furent les artisans de ces merveilles. Je les louerai, et avec eux l’innombrable légion des travailleurs anonymes dont les mains ont édifié ces palais, en adressant l’hommage de la gratitude publique à leur chef, à l’ingénieur émérite, à l’administrateur hors pair, à l’homme de modestie, de labeur et de volonté qui les a conduits à la peine et à l'honneur. »
- Terminons, en nous associant aux vœux formés par M. le Président dq la République :
- Puisse cette œuvre être une œuvre d’harmonie, de paix et de progrès, et si éphémère qu’en soit le décor, ne pas être œuvre vaine. Soyons convaincus, comme lui, que la rencontre pacifique des gouvernements du monde ne demeurera pas stérile et que, grâce à l’affirmation persévérante de certaines pensées généreuses dont le siècle finissant a retenti, le vingtième siècle verra luire un peu plus de fraternité sur moins de misères de tout ordre et que, bientôt peut-être, nous aurons franchi un stade important dans la lente évolution du travail vers le bonheur et de l’homme vers l’humanité.
- LE PAVILLON DE L’ALGÉRIE
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- LE VIEUX PARIS.
- Vue générale
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- Notice concernant la Hongrie
- à l'Exposition Universelle de igoo
- C’était il y a quatre ans, en 1896, que la Hongrie célébrait son millénaire et organisait à Budapest une exposition nationale des plus réussies pour se présenter au monde civilisé dans le rayonnement de ses mille années de gloire. Que faisait-elle dans le courant de ces dix longs siècles? quelle était la mission qu’elle avait à remplir dans le cercle des peuples européens? quel était le degré de sa civilisation intellectuelle et matérielle au moment où elle franchissait le seuil d’une nouvelle existence de mille an^ — en un mot quel était son passé et quel est son présent? Voilà ce que^Jevait esquisser cette oeuvre à grands traits caractéristiques.
- Il nous semble que ce but a été. alors honorablement atteint. Mais comme il n’y eut qu’un nombre restreint de visiteurs pour assister à ces fêtes inoubliables, à peine la France convoqua-t-elle toutes les nations des deux hémisphères à prendre part aux luttes pacifiques de 1900 ayant lieu à Paris, que déjà la Hongrie s’empressait d’accepter son hospitalière invitation une des premières. Retracer la physionomie du génie politique national, tel qu’il se reflète dans l’organisme de l'Etat, dans ses institutions constitutionnelles, dans sa vie publique ; indiquer l’activité féconde et variée de ses diverses couches sociales dans la littérature, les arts, l’enseignement, l’agriculture, l’industrie et le commerce; marquer les grandes étapes de la longue et pénible route parcourue; resserrer les liens internationaux qui règlent aujourd’hui da vie des peuples : tels sont les problèmes que le gouvernement .hongrois, a voulu résoudre par sa participation à l’Exposition universelle actuelle.
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- Aussi constitue-t-elle pour la Hongrie un événement d’une importance considérable, une date digne de figurer dans son histoire. _
- S. M. François-Joseph Empereur d’Autriche, Roi de Hongrie.
- Pour comprendre la signification réelle de l’exposition hongroise il est nécessaire de retenir les données suivantes :
- Prise dans son ensemble; la Hongrie est un pays continental, à l’exception d’une étroite bande de son territoire du côté du sud-ouest que baigne l’Adriatique. Elle est entourée à l’ouest, au nord et au nord-est par les provinces de l’Autriche, avec lesquelles elle forme la monarchie des Habsbourg. A l’est, elle a pour voisine la Roumanie et au sud la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et la Dalmatie. C’est la nature qui se charge de sa défense sur presque toutes ses frontières, car on y rencontre des chaînes de montagnes considérables ou des rivières et des fleuves plus ou moins importants. Elle possède particulièrement, dans les Karpathes, un rempart incomparable qui, partant du point où le Danube entre dans le pays et le rejoignant à l’endroit où il en sort, décrit une courbe de roches immenses, dont la crête coïncide presque constamment avec les limites politiques de la Hongrie.
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- Ce territoire si merveilleusement arrondi par la nature s est offert de tout temps à la formation d’un Etat facile à organiser ainsi qu à défendre.
- S. A. I. et R. l’archiduc François-Ferdinand Héritier de la Couronne, protecteur de la Section Hongroise.
- Plusieurs peuples tentèrent de fonder cet Etat, mais un seul réussit à résoudre le problème d’une façon complète et durable : c’est celui qui en est maître aujourd’hui encore; le peuple hongrois. La superficie des pays, qu’à cause de son fondateur on appelle le royaume de Saint-Etienne, est de 322.310 kilomètres carrés, dont 43.531 reviennent à la Croatie-Slavonie.
- Les recensements effectués depuis le milieu du xixc siècle accusent une augmentation constante et sensible de la population, qui ne s’élevait en 1850 qu’à 13.191.553 habitants contre 17.463.791 en 1890 dont 2.201.927 pour la Croatie-Slavonie. Les résultats du recensement de 1900 ne seront connus qu’à la fin de l’année.
- La constitution hongroise est le résultat d’un développement politique constant et l’édification de l’Etat s’acheva pierre par pierre; toutes les institutions constitutionnelles hongroises portent l’empreinte d’un travail graduel, les détails s’adaptant à l’époque où ils furent transformés, sans que les principes fondamentaux varient.
- . Ces principes sont ceux d’une monarchie constitutionnelle remontant bien loin dans l’histoire ; c’est pour eux et pour la défense de leur terri-
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- Le Pavillon de la Hongrie
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- toire que Les Hongrois ont versé leur sang jusqu’à une date presque récente. La Croatie-Slavonie jouit d’une autonomie qui porte sur l’administration des affaires intérieures, la justice, les cultes et l’instruction publique.
- L’année 1867 ouvre une ère nouvelle dans les annales de la nation hongroise. Ses revendications ayant abouti et sa constitution étant rétablie, l’essor de sa prospérité matérielle et intellectuelle reçut une impulsion formidable pour entreprendre avec une ardeur fiévreuse l’œuvre grandiose de la réorganisation de la vie nationale. Il y eut à combler de tous côtés des lacunes immenses causées par les malheurs séculaires, et la nation tout entière décidée à rejoindre les peuples qui l’avaient devancée prit un élan tel, qu’une trentaine d’années lui suffirent pour accomplir le travail d’un couple de siècles.
- Ceux qui connurent la Hongrie d’il y a trente ans, ou même ceux qui se rappellent sa production en 1878, seront émerveillés des progrès effectués dans un laps de temps si court. On se consacra avidement au travail civilisateur, aux réformes destinées à favoriser le développement matériel et intellectuel ; des milliers de kilomètres de chemins de fer et de routes y furent construits, des sommes énormes furent affectées à la régularisation des cours d’eau et la Hongrie acheva aux Portes-de-Fer tous les travaux qui lui avaient été confiés par le Congrès de Berlin. La politique commerciale suivie permit aux voies de communication d’être au service des intérêts nationaux et en conséquence l’exportation prit des proportions inespérées.
- Cette politique pacifique et la prodigieuse activité réformatrice qu’elle favorise, est due au règne glorieux de François-Joseph Ier.
- L’amour des Hongrois pour leur sol national et pour leur langue est légendaire. Le savant français O. Reclus ne dit-il pas : « Ils parlent une langue musicale, très riche en termes, très riche en formes : idiome tellement harmonique sans être trop lâche, tellement poétique sans être enfantin, qu’on se prend à regretter que le peuple aimable, honnête, sérieux, un peu triste, qui le parle, ait tellement reculé devant une race plus forte. »
- La production agricole est la principale occupation des Hongrois, et l’exportation des céréales le point essentiel de leur vie économique. On évalue la valeur totale de la propriété en Hongrie à vingt milliards de couronnes.
- Ses progrès dans l’industrie ne sont pas à dédaigner non plus. En effet, toutes les conditions nécessaires à sa prospérité se trouvent réunies dans le pays. Sa population intelligente peut facilement fournir une classe d’ouvriers industriels excellents. C’est en abondance et en bonne qualité qu’existent en Hongrie les métaux et la houille, ces instruments indispensables à l’industrie. Il en est de même des matières premières qui peuvent copieusement alimenter une industrie nationale.
- Les industries les plus avancées sont — sans parler de l’extraction
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- CM
- M. At. de Hegedüs Ministre du Commerce Président de la Commission supérieure.
- M. Coloman de Széll Président du Conseil des Ministres.
- M. Jules de Wlassics M. Ignace de Darânyi
- Ministre des Cultes Ministre de l’Agriculture
- et de l’Instruction Publique
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- de la houille, — la minoterie, la distillerie des spiritueux, la fabrication du sucre, l’industrie du bois et la métallurgie.
- Le pavillon historique de la Hongrie à l’Exposition de 1900 est construit d’après les plans primés de MM. Zoltàn Balint et Louis Jâmbor, architectes à Budapest, qui ont rassemblé les parties les plus remarquables des principaux monuments, églises et édifices anciens de la Hongrie.
- De là tous les détails que contiennent les quatre façades du pavillon situé entre ceux de l’Angleterre et de la Bosnie. Dans celle donnant sur le quai d’Orsay, où c’est le style roman qui prédomine, on a employé le portail de l’église abbatiale de Jaâk du xme siècle pour orner l’entrée. Le reste de la façade a été composé de motifs empruntés à cette même église, en y ajoutant toutefois la belle petite chapelle Renaissance de Gyulafehérvâr (Transylvanie).
- On consacra le côté est aux monuments datant de la fin de la Renaissance ; on y voit réunies les loggia et les fenêtres des Hôtels de Ville de Lôcse et de Bârtfa, ainsi que la décoration de l’Hôtel des Râkôczy à Eperjes. Pour la compléter, on a juxtaposéà cette façade la chapelle de Saint-Michel de Kassa, appuyée contre le beffroi de Kôrmôcz. C’est lui qui constitue la partie la plus élevée du pavillon. Mais c’est sur la façade longeant la Seine que les auteurs du plan ont accumulé les reproductions;! des] monuments les plus importants; ils y joignent à la façade de la salle des Chevaliers du Château de Vajda-Hunyad l’abside de la chapelle de Csiitôrtôkhely. Pour compléter l’ensemble, les auteurs recourent a la façade ouest au style baroque, où le clocher de l’Eglise serbe de Budapest et l’Hôtel. Klobusiczky du xvme siècle, sis à Eperjes s offrent tour à tour aux regards du spectateur.
- A1 intérieur, les archéologues trouvent une non moins grande variété de reproductions exceptionnellement intéressantes. La salle la plus grande dédiée à 1 histoire des Hussards, est ornée de deux grandes peintures, dues au pinceau de M. PauLVâgô, et de médaillons peints
- M. de Lukâts Commissaire général.
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- par différents jeunes artistes hongrois. Les^portraits des^plus'illustr capitaines de Hussards hongrois et étrangers, la reproduction des exploits les plus remarquables des Hussards hongrois ou étrangers, le tableau de l’histoire de l’arme des Hussards en Hongrie et à l’étranger complètent la composition de cette salle.
- Le Pavillon contient encore, outre quelques moulages remarquables de pierres tombales et de commémoration posées dans le vestibule, une collection d’objets d’art, de joyaux, d’armes anciens de toutes les parties de la Hongrie.
- Il y a au rez-de-chaussée une collection organisée par M. Otto Hermann, des objets se rapportant aux occupations primitives, à la pêche, à la chasse et à l’élevage des bestiaux. On y a accumulé également une foule d’armes et d’armures, d’étendards de cavalerie légère, de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, d’ornements d’autel, d’objets servant au culte orthodoxe, de vaisselle pour usages domestiques en argent, en métal et en faïence ayant appartenu à des personnages historiques, de linges brodés, de portraits en costume national, d’ustensiles domestiques, de documents, de monnaies, de chartes, d’imprimés, de reliures, de cartes, de gravures, datant du xme au xviii6 siècle.
- Les sous-sols sur la berge de la Seine contiennent une salle pour la dégustation des vins de Hongrie et un restaurant hongrois.
- La section de l’Exposition hongroise s’étend sur tous les Groupes, celui des colonies excepté.
- Signalons dans le Groupe I la « Chambre de Jôkai », où sont réunies les oeuvres complètes du romancier hongrois, qui dépassent cent volumes grand in-octavo dans l’original, et qui, traduites dans toutes les langues du monde, représentent une véritable bibliothèque.
- Comme aperçu sommaire il suffit d’indiquer :
- Aux Groupes I et III : l’état complet de l’enseignement en Hongrie,
- M. E. de Miklôs ^Commissaire général adjoint.
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- travaux des écoles professionnelles, photographie, instruments de musique, etc.;
- Aux Groupes IV et V : les machines à force motrice-électrogène, grande pompe à vapeur, etc. ;
- Au Groupe VI : les modèles du nouveau pont sur le Danube à Budapest, les dioramas des travaux aux Portes-de-Fer; de Fiume, etc.; (l’exposition principale se trouve à Vincennes).
- Aux Groupes VII à X: les céréales, les vins, les denrées alimentaires, les machines agricoles, l’industrie meunière, une des plus florissantes en Europe, l’industrie sucrière, les brasseries et distilleries, etc. ;
- Au Groupe IX : les produits forestiers, la chasse, la pêche, etc.;
- Au Groupe XI : l’Exposition collective de la métallurgie;
- Aux Groupes XII et XV : les intérieurs du Château royal de Bude, du nouveau Parlement, de l’Hôtel de Ville de Budapest, faïences, argenterie;
- Au Groupe XIII : les grandes industries textiles;
- Au Groupe XIV : les grandes industries chimiques ;
- Au Groupe XVIII : les fournitures de l’armée.
- L’art décoratif hongrois a des branches dont les traditions remontent très loin; la forme dans laquelle il se présente à l’Exposition Universelle de 1900 est cependant toute récente. Il y a à peine dix ans qu’il s’est émancipé de l’influence étrangère et surtout de l’influence viennoise et qu’il s’est engagé hardiment dans la voie que lui assignent les principes de l’art moderne.
- Un des traits caractéristiques de l’art décoratif hongrois est la tendance de nationaliser.
- Les différents Groupes de l’Exposition de la Hongrie se font remarquer par la grande originalité des ornements de leur installation.
- L’esprit dans lequel MM. les architectes Camille Fittler, Zoltân Bâlint, Louis Jâmbor et Alexandre Sessler les ont conçus, s’inspire des motifs nationaux tout en exprimant le caractère dominant des différents Groupes.
- Avec ses 3.600 exposants, dont 400 pour l’Exposition rétrospective, la Hongrie ne vient pas pour rivaliser avec les nations qui étaient de tout temps à la tête de la civilisation et dont les moyens d’action sont conséquemment beaucoup plus puissants que les siens. Elle poursuit un but tout autre : démontrer, par sa participation à cette lutte pacifique du monde civilisé, qu’elle possède toutes les ressources, toutes les qualités qu’exige l’existence d’un Etat moderne.
- Le règne glorieux de François-Joseph, que son peuple entoure d’une vénération sans égale et les hommes d’Etat hongrois dont le dévouement et la sagesse le secondent si puissamment dans son œuvre réparatrice et féconde, ne s’épargnent aucun effort quand il s agit de la grandeur de leur pays et de la prospérité de la nation hongroise.
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- Aussi le monarque s’intéresse-t-il vivement aux travaux de l’Exposition et un prince de la Maison impériale et royale, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de la Couronne, a daigné accepter le protectorat de la Section hongroise.
- C’est à un politicien zélé, à tous les points de vue digne de sa confiance, que le Gouvernement hongrois a confié la direction du Commissariat général royal de Hongrie.
- MM. Coloman de Széll, président du Conseil des ministres, Alexandre de Hegedüs, ministre du Commerce et président de la Commission nationale pour l’Exposition, Ignace de Darânyi, ministre de l’Agriculture, Jules de Wlassics, ministre des Cultes et de l’Instruction publique, Ladislas de Lukâts, ministre des Finances et le comte Khuen Hédervâry ban de Croatie-Slavonie, hommes de haute intelligence et d’initiative, ont tous effectivement encouragé l’activité du Commissaire général royal, M. Bêla de Lukâts, dans lequel ils ont trouvé un organisateur exceptionnel, un patriote avide de mettre en pleine lumière les richesses du sol hongrois, les produits du génie national.
- Secondé par le Commissaire général adjoint M. Edmond de Miklôs, entouré d’un état-major d’élite et soutenu par des Comités spéciaux où les meilleurs du pays tenaient à honneur de collaborer, il a rempli sa tâche avec autant de modestie que de succès, n’ambitionnant que la satisfaction des visiteurs de la Section hongroise.
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- Les décorations de A. Mucha.
- Notice concernant la Bosnie-Herzégovine.
- à l’Exposition Universelle de ipoo
- Tous les grands spectacles offerts par la Nature ou par le génie humain appellent l’analyse et la méditation. Devant les Rubens, les Vélasquez ou les Vinci du Louvre, comme en face de la majesté imposante de l’Océan, ou au milieu des ruines de l’Acropole ou du Parthénon, le regard cherche d’instinct quelque coin propice à la contemplation et au recueillement. Le public trouvera-t-il un de ces « coins )) dans notre Exposition où tant de choses s’offrent à son admiration?
- Beaucoup de ceux qui désirent emporter de leurs promenades à travers cette cité de rêve autre chose que des impressions superficielles ou fugitives, ont dû se poser cette question avant nous; et sans doute leur appréhension a été grande.
- Ce n’est pas en tous cas au quai d’Orsay, dans cette prodigieuse rue des Nations où la civilisation des peuples se révèle sous tant d’aspects magnifiques et divers que l’on se serait attendu à trouver l’oasis de fraîcheur et de repos si nécessaire après la fatigue des émerveillements,
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- des cohues et des enthousiasmes.
- Cette oasis existe cependant au centre même du plus extraordinaire quartier de palais qu’aient jamais édifié le travail et le génie humains, au moins dans les temps modernes. En pleine rue des Nations, entre l’opulente élégance moderne du Palais autrichien et l’austérité imposante des donjons magyares, le Pavillon de Bosnie-Herzégovine met une note délicieuse de verdure et de gaîté relevée et comme ennoblie par l’architecture tour à tour agreste, majestueuse ou sévère, de l’édifice. Certes, l’admiration, déjà exténuée par les magnificences environnantes ne peut espérer trouver ici un instant de répit absolu, car des curiosités et des attractions séduisent à nouveau le visiteur, avant même son entrée dans le Pavillon, Mais quelque chose de doux et de reposant émane de ce décor pittoresque, et le charme en est comme enveloppé de fraîcheur et de poésie.
- Nous venons de dire que l’architecture du Pavillon présente extérieurement une physionomie capricieuse et complexe, qui n’est d’ailleurs dénuée ni d’harmonie, ni d’élégance. C’est que le Gouvernement de Bosnie-Herzégovine, afin de donner une idée aussi complète que possible des constructions du pays, a réuni dans ce seul édifice des spécimens d’architecture empruntés à des constructions de catégories très diverses, et qui sont reproduits avec la plus grande exactitude.
- Le donjon du Seigneur féodal est représenté par la haute tour massive qui flanque le côté gauche du bâtiment. Les loggias encombrées de marchands et d’ouvriers en costumes pittoresques ont été reproduites d’après celles d’une des principales mosquées de Saraïewo, la capitale du Gouvernement. Ailleurs, c’est l’habitation bosniaque moderne avec ses sculptures et sa décoration où l’art local s’est inspiré des styles turcs et arabes, en les modifiant avec la plus heureuse originalité.
- Tout cela s’harmonise et se fond dans une parure de ramilles grimpantes, lierre et vigne vierge, et cette végétation ravissante, qui donne un cachet tout spécial au Pavillon Bosniaque, se continue jusque sur les terrasses qui s’étendent devant celui-ci.
- M. Moser
- Commissaire général de Bosnie-Herzégovine.
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- De ces terrasses, par un perron de quelques marches, on accède à l’entrée principale, surmontée du moucharabie saillant des vieilles constructions bosniaques ; et, sitôt le seuil franchi, l’œuvre accumulée par une Renaissance qui date à peine de vingt années s’offre tout entière aux regards du visiteur.
- M. Henri Moser, commissaire général du gouvernement de Bosnie-Herzégovine, à qui incombait l’organisation complète de cette Exposition, doit être doublement loué pour l’attrait pittoresque qu’il a su lui donner, à côté de son caractère exceptionnellement documentaire et sérieux. M. Henri Moser a compris admirablement le rôle des Expositions, qui se résume si bien par cette formule vulgaire : (( Instruire en amusant )). Familiarisé par ses voyages et ses explorations avec toutes les créations de l’art décoratif oriental, et doué de connaissances approfondies en ce qui concerne la situation commerciale et industrielle des provinces de Bosnie et d’Herzégovine, M. Moser est en outre un Parisien de vieille date, mêlé depuis longtemps à notre vie de chaque jour, dont il a su observer avec beaucup de tact et d’habileté toutes les tendances et toutes les aspirations. Grâce à tout cela il a pu, en rompant avec toutes les vieilles traditions, réunir et présenter une Exposition très complète et très intéressante, très documentaire et très instructive et il l’a placée dans un cadre attrayant et d’un véritable charme, où elle parle d’autant mieux aux regards qu’elle est originale, pleine de vie et de mouvement.
- La tâche n’était pas minime qui consistait à résumer sous les yeux des visiteurs l’œuvre de ces deux provinces dont les arts et l’industrie sont, comme nous le disions tout à l’heure, en plein état de Renaissance.
- La Bosnie et l’Herzégovine, naguère encore ruinées par les troubles et les révolutions qui armaient l’une contre l’autre les différentes castes de la population, sont entrées dans une ère de relèvement et de prospérité depuis que le traité de Berlin (1878) en les plaçant sous la sage administration de F Autriche-Hongrie, y a introduit l’ordre et la paix.
- L’œuvre de civilisation et de réorganisation accomplie dans les vingt dernières années honorera à jamais le nom du grand homme de bien auquel fut confiée la régénération de ces malheureuses provinces, M. Benjamin de Kallay, ministre des finances de l’Empire Austro-Hongrois.
- Cette œuvre ne s’est pas bornée à la prospérité financière. Elle a visé avant tout le relèvement intellectuel et moral des populations, par l’éducation et l’enseignement. Puis, des institutions agricoles et commerciales, des routes, des chemins de fer, sont venus favoriser le développement de l’agriculture et du commerce, et le pays est ainsi entré peu à peu dans une période de relèvement qui l’a amené à sa prospérité actuelle. De celle-ci, l’Exposition, réunie tout entière dans le Pavillon du Gouvernement, permet de juger, au moins d’une manière superfi-
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- Le Pavillon de Bosnie-Herzégovine.
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- cielle.Nous nous bornerons donc à décrire sommairement l’intérieur du charmant édifice bosniaque, comme nous l’avons fait pour l’extérieur.
- L’entrée principale s’ouvre sur un luxueux vestibule décoré au moyen des broderies et des étoffes somptueuses fabriquées dans les ateliers du gouvernement. Un portique monumental donne accès au hall principal mesurant 25“X25m:et dont les proportions paraissent encore développées dans une mesure considérable par un artifice des plus ingénieux constituant à lui seul une intéressante attraction. A l’extrémité du hall opposé au portique d’entrée, un portique analogue s’ouvre sur le magnifique panorama de Saraïewo, capitale du gouvernement et véritable bijou des Balkans. Deux autres dioramas moins importants : les chutes de la Pliva à Jaïcé, et les sources de la Bouna, comportant toutes deux l’utilisation de l’eau courante, permettent aux visiteurs d’admirer deux des plus beaux sites des Balkans, et donnent à l’intérieur de l’édifice une sensation de fraîcheur délicieuse.
- Le hall, éclairé par le haut au moyen de larges baies à vitres de couleur, est entouré de colonnades d’un effet décoratif très puissant; une galerie élégante, placée à la hauteur du premier étage, en parcourt toute la périphérie. Le peintre slave au talent si remarquable et si délicat, Mucha, a orné les frises de fresques magistrales, symbolisant les principales phases de l’histoire de la Bosnie depuis l’âge de pierre jusqu’à l’époque moderne.
- La décoration du hall est complétée par quatre statues colossales encadrant le panorama de Saraïewo : (( le Travail », « l’Art domestique », et deux statues équestres de guerriers bosniaques.
- Les bas-côtés sont occupés par l’exposition des produits artistiques et industriels des provinces de Bosnie-Herzégovine et par l’exposition archéologique sous la direction du conservateur général du musée de Saraïewo. Les voyages, la touristique, l’ethnographie ont aussi une large place dans cette exposition, conçue, comme on le voit, en vue d’offrir aux visiteurs la plus grande somme possible de renseignements pratiques et immédiatement utilisables.
- On remarque notamment les magnifiques produits des ateliers de l’Etat, consistant en broderies, tissus de laine et de soie, passementeries, tapis noués et tapisseries, dont la réputation a depuis longtemps pénétré en France. Des ouvriers et des ouvrières, travaillant sous les yeux du public, augmentent l’attrait de cette exposition en lui donnant un caractère tout particulier de vie et de mouvement.
- L’Ecole artistique de Saraïewo, la seule au monde qui ait repris et qui continue les traditions originales de l’art musulman, est représentée dans le hall par une délégation d’élèves et d’artistes exécutant de remarquables travaux d’incrustation de métaux précieux sur acier et sur bois, de ciselage et de repoussage, qui font l’admiration des amateurs. Un certain nombre d’artistes et de maisons artistiques de France exposent
- ans cette partie des travaux exécutés en collaboration avec les spécia-
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- listes des Ateliers du Gouvernement bosniaque. Citons, entre autres, les maisons Krieger, Barbedienne, Christofle, Clément Massier, le sculpteur Kautsch, etc.
- Bien des choses intéressantes restent encore à mentionner : l’Exposition de l’agriculture, des travaux publics, des chemins de fer et des institutions d’enseignement de l’Etat, installée sur les galeries du premier étage; celle des Forêts, de la Chasse et des Mines au sous-sol; les reconstitutions d’un haremlick et d’un intérieur bosniaque moderne, qui encadrent l’entrée, à gauche et à droite du vestibule, etc., etc. Mais la place nous fait défaut. Au sous-sol encore, dans un délicieux coin d’ombre et de verdure, un café-restaurant initie les visiteurs aux secrets de la gastronomie bosniaque. On y déguste des écrevisses et les poissons célèbres des cours d’eau du pays, et. pendant la chaleur de ces teri'ibles après-midi d’été, il y a de délicieux instants à passer là, devant le merveilleux panorama des bords de la Seine, sous le charme des vieux airs joués par un orchestre indigène. Ajoutons encore que ce restaurant est dirigé par l’ancien chef d’un des principaux hôtels de Paris, ce qui est assez dire que la cuisine française y est tout particulièrement soignée, et nous aurons résumé en trop peu de place, à la hâte et très imparfaitement, l’œuvre énorme, curieuse, intéressante, documentée, pittoresque et, par-dessus tout, charmante, de M. Henri Moser.
- Grâce à l’activité de l’éminent commissaire général, qui s’est révélé dans cette circonstance un metteur en scène vraiment génial, l’Exposition de la Bosnie-Herzégovine montre nettement l’effort considérable accompli depuis vingt ans par les deux provinces, et l’heureuse prospérité ainsi conquise. Tout le rôle et toute l’utilité des expositions se résument dans ce résultat, et il faut féliciter M. Henri Moser d’en avoir fait profiter son pays, tout en intéressant des millions de visiteurs.
- Em. Sedeyn.
- Panneau de A. Mucha
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- Notice concernant l’Empire d’Allemagne
- A l'Exposition Universelle de içoo
- C’est la première fois, depuis 1867, que l’Allemagne prend part à une des grandes Expositions universelles de Paris. La tâche qui s’imposait, était de présenter aux yeux des peuples affluant vers Paris, à l’occasion de cette grande manifestation de la paix, l’essor qu’a pris l’Allemagne pendant la seconde moitié du siècle passé, dans tous les domaines de la vie économique, en particulier dans son agriculture, son industrie, son art industriel, son commerce et sa navigation.
- Il est dans la nature des choses qu’une nation, en sa qualité d’hôte d’une autre, [ne peut présenter qu’une idée partielle et sommaire des progrès et de l’état de son développement et de sa civilisation nationale, et que, par conséquent, les sections allemandes ne pourront rendre qu’une image approximative de ce qui a été atteint, grâce à une longue époque de paix.
- Les efforts du Commissaire général tendaient à symboliser la force et l’union de l’Empire d’Allemagne par la grandeur et la splendeur du Pavillon officiel; à démontrer, dans la section des machines, qui contient les plus grandes et les plus puissantes machines figurant à l’Exposition Universelle, le développement en Allemagne de la construction mécanique; à représenter dans la section des arts industriels, comment,sur la base d’une ancienne culture et d’une conception intelligente mais particulière des chefs-d’œuvre d’autres pays, a pris naissance un style national allemand; à montrer, dans la section de l’Agriculture,l’exploitation avantageuse du sol, la culture augmentée, la grande étendue de l’élevage des bestiaux en Allemagne et dans les Expositions du Groupe XVI, à faire voir ce que l’Allemagne a créé dans le domaine de l’économie sociale et de la prévoyance pour les classes ouvrières.
- Afin d’atteindre le but proposé, les associations industrielles, qui ont été l’objet d’un développement si extraordinaire en Allemagne, ont été consultées, et c’est ainsi qu’il a été possible de former les Expositions d ensemble de la librairie et de la photographie, de la mécanique et de l’optique, des instruments de chirurgie, de l’industrie électrique, dont 1 évolution est principalement due à,des savants allemands; des industries alimentaires ainsi que les mesures pour le contrôle des aliments; du génie civil et des moyens de transports, notamment des chemins de
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- S. M. I. et R. Guillaume II.
- Roi de Prusse. Empereur d’Allemagne
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- fer et de la navigation marchande, de la grande industrie chimique si éminente et étendue, et enfin de l’industrie des tissus et des soies.
- Les Comités d’organisation ont été portés du désir d’entourer d’un cadre approprié les produits exposés et ont cherché à offrir au visiteur par l’application de formes allemandes de décoration, et par l’uniformité des arrangements, une image nette et compréhensible.
- L’Allemagne compte à l’Exposition Universelle environ 3.500 exposants. L’exiguïté des emplacements n’a pas permis de faire figurer certaines branches de l’industrie qui appartiennent aux plus grandes et aux plus florissantes de l’Allemagne, telles que la grande industrie de la métallurgie et des industries minières. C’est pour cette raison que des maisons de renommée universelle telles que Frédéric Krupp de Essen, Stumm, Nunkirchen et autres ne sont pas représentées à l’Exposition. Il apparaît d’une façon d’autant plus claire que la grandeur de l’industrie allemande ne se borne nullement à quelques maisons gigantesques, mais qu’elle est basée sur son état prospère en général, et le visiteur attentif ne manquera pas de constater que toutes les parties de l’Allemagne ont pris une égale part à son développement. C’est ainsi que des quatre machines à vapeur qui fournissent l’énergie pour la production du courant électrique, trois machines proviennent de l’Allemagne du Sud.
- En participant ardemment à la lutte pacifique internationale à Paris* tout en faisant des sacrifices, comme jamais encore il n’en fut fait pour une Exposition Universelle, l’industrie allemande, l’art et l’art industriel allemands déclarent suivre volontairement les idées du chef suprême de la nation, de Sa Majesté l’Empereur d’Allemagne qui voit en cette Exposition Universelle une preuve de conciliation et de progrès pacifiques, et qui a prêté son puissant intérêt à toutes les manifestations qui ont pu contribuer à la glorification et la grandeur de cette Exposition.
- A peine l’Empire d’Allemagne avait-il accepté l’invitation de la Répu-, blique Française de participer à l’Exposition Universelle de 1900, à Paris, que M, le docteur Max Richter, conseiller supérieur intime, fut nommé Commissaire général et M. le Conseiller intime Th. Lewald, Commissaire général adjoint de l’Allemagne.
- M. le Conseiller supérieur intime Dr Richter est né à Kœnigsberg (Prusse Orientale) le 26 décembre 1856. Après avoir subi avec succès vers la fin de 1875, Ies épreuves du baccalauréat, il se voua à l’étude du droit. Reçu avocat en 1879, ^ passa, en 1886, l’examen de l’assessorat et fut, immédiatement après, attaché au gouvernement de la province de Posen; puis, en 1887, à la présidence supérieure de cette province où son activité eut à s’étendre successivement sur toutes les branches.de l’administration. En 1891, il fut appelé au ministère impérial de l’Intérieur. | C’est là qu’il fut, dans les années suivantes, officiellement con-firmé dans sa charge, avec la qualité de Conseiller du gouvernement. Il
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- reçut, en 1895, sa nomination de Conseiller intime du gouvernement et de Conseiller rapporteur; en 1898, celle de Conseiller intime supérieur.
- M. le docteur Max Richter. Commissaire Général de l’Empire d’Allemagne
- Pendant toute la durée de ses fonctions dans ce département du gouvernement impérial, le Dr Richter a eu à s’occuper d’Expositions : aussi l’occasion ne lui a-t-elle pas manqué d’acquérir dans ce domaine une
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- Le Pavillon impérial allemand.
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- grande expérience. A l’Exposition de Chicago particulièrement, le Commissaire Dr Richter a collaboré, en qualité de Commissaire adjoint, à l’organisation de la section allemande dans toutes les phases de son développement. De juillet 1893 jusqu’après la terminaison des travaux d’enlèvement des objets exposés, en février 1894, il a eu sous sa direction immédiate les affaires du Commissariat général allemand.
- M. le Conseiller intime Th. Lewald, né le 18 août 1860 à Berlin, étudia les sciences politiques et administratives au£ Universités de Berlin, de Heidelberg et de Leipsick. Reçu avocat en 1882, il entra, en 1885, dans le service de l’administration prussienne au gouvernement à Cassel et fut attaché, en 1888, après avoir passé l’examen de l’asses-sorat, à la présidence supérieure de la province de Brandebourg et de la ville de Berlin. Appelé en 1891, simultanément avec M. Richter, Commissaire général de l’Allemagne, à l’Office impérial de l’intérieur, il appartint, en 1893, au Commissariat impérial pour l’Exposition Universelle de Chicago, et fut nommé conseiller du gouvernement en 1894, conseiller intime et conseiller rapporteumen 1898.
- Parmi les membres du Commissariat général de l’Allemagne nous citerons les suivants : M. le professeur Hoffacker qui a dirigé l’installa-lation des groupes suivants : La section des arts décoratifs à l’Esplanade des Invalides, la section de l’agriculture (Groupes VII et X) l’Exposition allemande à la Cour d’honneur d’électricité, ainsi que les Expositions d’ensemble de la parfumerie et de la fabrication des papiers.
- M. Radke, architecte, constructeur du Pavillon Impérial qui, en outre, a effectué l’installation des Groupes VI, XI et XIII.
- M. le professeur Emanuel Seidl, de Munich, qui a exécuté les décorations intérieures de la section allemande au Palais des Beaux-Arts.
- M. le professeur Otto Rieth à qui est due la décoration des Groupes I et III. M. l’architecte Bruno Moehring, de Berlin, qui a dressé les projets pour la décoration du sous-sol du Pavillon Impérial, du Groupe XVIII (armées de mer et de terre) et de la galerie des Palais de la mécanique.
- M. Hartmann, ingénieur en chef des installations mécaniques, professeur à l’Ecole technique supérieure deBerlin, et son adjoint,M. Gentsch, membre auxiliaire de l’Office impérial des brevets.
- M. Georges Franke, secrétaire général, s’occupa de la direction des travaux de bureau fort difficiles et volumineux.
- Les édifices principaux érigés par les soins de l’Empire d’Allemagne sont les suivants :
- Le pavillon impérial allemand
- Est construit dans le style de la jeune renaissance allemande, d’après les plans de M. Johannes Radke, architecte supérieur de l’office impérial
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- des postes, par la maison Holzmann et C‘% de Francfort-sur-le-Mein. Sa tour, mesurée depuis le bas-quai de la Seine, s’élève à une hauteur de 80 mètres. Le sous-sol contient l’exposition d’ensemble de la viticulture allemande et le restaurant de vin allemand. A l’étage principal, c’est-à-dire au rez-de-chaussée, situé au niveau du quai supérieur, se trouve le grand hall de 16 mètres de hauteur, décoré de fresques de plafond et de murs exécutées par les peintres Wittich, de Berlin, et le professeur Gussmann, de Dresde. Le bâtiment contient les expositions de la librairie allemande, en particulier de l’imprimerie impériale de Berlin et de la photographie. Une salle spéciale, artistiquement décorée, est affectée à l’exposition de l’assistance publique et de l’économie sociale. Cependant l’attraction principale du bâtiment consiste dans l’installation des salles du premier étage situées vers la Seine, lesquelles, par ordre de Sa Majesté l’Empereur, sont décorées d’œuvres d’art et de meubles appartenant à la maison royale prussienne. On y voit la (( Collection Frédéric le Grand )), les chefs-d’œuvre de Watteau, Lancret, Chardin et les meubles somptueux des Palais de Berlin et de Potsdam.
- Pavillon de la marine marchande
- Est érigé par la maison Boswau et Knauer, de Berlin, d’après les plans de M. Georges Thielen, architecte, de Hambourg. Le phare qui indique déjà la destination et la nature du bâtiment, est une imitation du phare bien connu « Rothesand )) du Weser et atteint une hauteur de 40 mètres. Il est surmonté d’un réflecteur électrique fourni par la Société anonyme d’électricité ci-devant Schuckert et Cie, de Nuremberg. L’intérieur de l’édifice, qui possède trois étages et qui rappelle par sa disposition les vieilles maisons des côtes allemandes, comprend l’exposition des grandes sociétés de navigation allemande, notamment de la .ligne Hambourg-Amérique et du (( Norddeutscher Lloyd » à Brême, ainsi que celles des plus importants chantiers allemands à Danzig (Schichau), à Stettin (Volcan), à Hambourg (Blohm et Voss), et une série d’autres chantiers. Dans la première galerie, le Sénat de la ville libre de Hambourg a exposé un modèle du port de Hambourg.
- La halle aux machines allemandes
- Qui a 60 mètres de longueur, 20 mètres de largeur et 19 mètres de hauteur, est construite d’après un projet de M. Fivaz, architecte à Paris.
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- Elle se compose de deux étages et contient principalement les produits de l’industrie allemande des machines-outils, pour l’exposition desquels les emplacements concédés dans la galerie du Champ de Mars n’ont pu suffire. Le milieu du bâtiment, à travers les deux étages, est occupé par la grande machine dynamo de 3.000 H P de la Société générale d’électricité de Berlin, la plus puissante qui a été construite jusqu’à cette époque.
- M. Th. I.ewald, Commissaire général adjoint.
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- Notice concernant la République du Pérou
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- M. TORIBIO SANZ
- Commissaire général de la République du Pérou
- Liste des membres de la Commission
- M. Manuel Maria del Valle Commissaire des Belles-Lettres.
- M. Antero Aspillaga Sénateur et ancien Ministre d'Etat,
- Commissaire de la Section officielle et Président de l'Institut technique de Lima.
- M. Francisco Paz Soldan Ingénieur, Commissaire technique.
- M. Daniel Fernandez Commissaire des Beaux-Arts.
- M. J. A. de Zeue Commissaire industriel.
- Après les cruels désastres de toutes sortes que la Providence avait réservés au Pérou, il est survenu une longue période de bien-être et de progrès qui lui a permis de développer ses multiples éléments de richesse et, grâce à la paix intérieure, de se consacrer au travail et aux féconds essors du commerce et de l’industrie.
- Sous des auspices aussi favorables, le Pérou accueillit avec empressement 1 invitation du gouvernement français pour prendre part à l’Exposition Universelle de 1900 qui doit, sans contredit, laisser pleine évidence du développement indéfini du progrès humain.
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- M. Nicolas de Piérola,
- Ancien President de la République du Pérou.
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- L’éminent homme d’Etat, M. Nicolas de Piérola, étant alors président de la République, crut devoir saisir cette occasion pour faire connaître au monde entier les nombreux produits du Pérou, fort inconnus en Europe, vu la grande distance qui le sépare des grands centres européens. Le gouvernement de M. Piérola a été la résurrection de son pays, dans lequel il a ramené l’ordre le plus parfait et son administration a été été si ferme que de nombreux capitalistes étrangers ont apporté leur concours en contribuant à établir des usines et des fabriques de toutes sortes.
- C’est dans ces circonstances heureuses que M. Eduardo Lopez de Romana, actuellement président de la République, a pris les rênes du gouvernement et, comme habile ingénieur et ancien fonctionnaire, il se dévoue de tout coeur au bien-être de son pays, n’omettant aucun effort pour le maintenir dans la voie du progrès et l’aider au développement du commerce et de l’industrie, qui sont les principaux facteurs de la richesse d’une nation. M. Eduardo Lopez de Romana, ainsi que M. Nicolas de Piérola se sont dès le commencement vivement intéressés à la Grande Exposition Universelle de 1900 pour que le Pérou soit dignement représenté sous tous rapports.
- Ce labeur de grande responsabilité a été confié à M. Toribio Sanz, qui a mérité la confiance pleine et entière de son gouvernement pour diriger tous les travaux de l’Exposition Péruvienne et dont les résultats jusqu’à ce jour ont été couronnés du meilleur succès.
- Le Commissaire général du Pérou est le fils de feu M. Toribio Sanz. Ancien plénipotentiaire et agent financier du Pérou en France il avait fait preuve de remarquables qualités comme secrétaire et chargé d’affaires auprès de sa Majesté Britannique. Comme Commissaire général il se dévoue tout à fait à son pays, et il espère obtenir de son gouvernement l’approbation des médailles commémoratives qu’il a demandées pour être distribuées pendant ou à la fin de l’Exposition. Le nom de M. Sanz est attaché au souvenir de la terrible catastrophe du Bazar de la Charité et son dévouement lui a valu les témoignages les plus flatteurs de reconnaissance.
- Parmi les membres de la Commission du Pérou figurent comme Commissaire des Belles-Lettres, M. Manuel Maria del Valle, ancien plénipotentiaire et président de la Chambre des députés; M. Antero Aspil-laga, sénateur et ancien ministre d’Etat, Commissaire de la section officielle et président de l’Institut technique à Lima; M. Francisco Paz Soldan, ingénieur, Commissaire technique; M. Daniel Fernandez, Commissaire chargé de la section des Beaux-Arts et M. J. A. de Zeue, Commissaire industriel.
- Pour compléter la représentation du Pérou figurent aussi M. Pedro Juan Sanz, Commissaire adjoint; M. Carlos Van der Heyde, secrétaire de la Légation en France, délégué; colonel Augusto Althaus, attaché militaire des Légations en France et en Italie, délégué; M. Pedro
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- E. Paulet, délégué; et M. Ernesto Diaz, ingénieur, secrétaire du Commissariat.
- La surface réservée au Pérou par l’administration est d’environ 320 mètres et se trouve située sur le quai d’Orsay, entre le pont des Invalides et le pont de l’Alma. Il a comme voisin le Portugal d’un côté et de l’autre la Perse; un square de 25 mètres le sépare de cette dernière.
- Sur cet emplacement s’élèvent deux constructions bien distinctes. Le Pavillon principal, couvrant 250 mètres, est construit dans le style du pays, qui tient à la Renaissance espagnole, et de telle sorte que l’on puisse le démonter afin de le transporter et le réédifier à Lima après l’Exposition.
- A cet effet, il est composé d’une carcasse tout en fer épousant toutes les saillies et formes de la façade. Toutes ces différentes pièces principales sont reliées entre elles par des fers servant de contreventements, mais aussi destinées à recevoir l’habillage du vêtement.
- Sur cette carcasse en fer viennent s’agrafer, à l’aide de boulons et de liens en fer, des blocs en pierre factice, en sorte que le démontage et le remontage de la construction se trouvent énormément facilités.
- L’emploi de la pierre factice donne l’avantage, sur des produits analogues, d’avoir des matériaux capables de présenter une solidité de durée aussi grande que la pierre véritable. Grâce à ce procédé, le pavillon du Pérou reproduit toute la richesse que comporte le style du pays et dont chaque ligne d’architecture est couronnée d’un brillant motif de sculptures.
- Ce pavillon, élevé de deux étages, est flanqué de deux minarets avec un revêtement de faïence, auxquels on accède à l’aide d’escaliers dissimulés dans des tourelles donnant lieu à un motif de loggia soutenu par deux grandes consoles.
- Une coupole vitrée surmonte la partie centrale de l’édifice.
- Dans ce bâtiment toute l’Exposition des produits est représentée.
- Le rez-de-chaussée est spécialement réservé aux matières premières et le premier étage contient les objets précieux et les minerais qui certainement nous attirent par leur importance, le Pérou ayant été de tout temps reconnu comme le pays de l’or.
- La deuxième construction, beaucoup moins importante, ne constitue qu’un kiosque construit comme la plupart des pavillons environnants, c’est-à-dire d’une façon provisoire.
- Ce kiosque est spécialement destiné à la dégustation des boissons, vins, cafés, liqueurs, fruits, tabacs, ainsi qu’à la vente des menus objets de fabrication péruvienne.
- Ce kiosque, ainsi que le pavillon, est entouré d’un parterre composé de fleurs et de plantes du pays, susceptibles d’être facilement acclimatées en France et qui, tout en servant d’exposition, accompagne l’ensemble d architecture et lui donne une note souriante.
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- M. Toribio Sanz Commissaire général du Pérou,
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- Le Pavillon du Pérou offrira à ses visiteurs tous les éléments nécessaires pour étudier le pays sous toutes ses phaseson y trouvera des plans, des cartes géographiques, des vues et études de ses divers chemins et principaux monuments.
- L’exploitation minière du Pérou, qui a reçu dans ces derniers temps un développement extraordinaire, pourra être dûment étudiée et appréciée à l’aide de la carte géologique minière ; les études sur les divers minerais; les plans et vues photographiques des nombreux gîtes miniers,
- Pavillon du Pérou.
- ainsi que les échantillons d’or, argent, cuivre, fer, malachite, etc., parmi lesquels on y remarquera une pépite d’or du poids de 171 grammes.
- Citons encore en première ligne, le pétrole, dont la production pourvoit non seulement à la consommation du pays, mais est aussi l’objet d’une vaste exportation; le salpêtre, le soufre, le charbon, le zinc, le plomb, etc.
- Parmi les produits nationaux, il faut faire remarquer le sucre, le café, caoutchouc, cacao, riz, coton, coca, laines et bois de diverses variétés; la gomme, le sel, tabac, etc.
- , développement de l’industrie se présente sous diverses formes : vins, eaux-de -vie, liqueurs et bières, eaux gazeuses, minérales et thermales ; marbres travaillés, mosaïques, cigares et cigarettes, allumel tes, etc.
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- On y verra également des étoffes en laine et en coton, surtout celles fabriquées avec les laines d’alpaga et de vigogne; des broderies et dentelles, chapeaux de toutes, sortes, chemises, chemisettes, chaussettes et chaussures ; des articles de fantaisie en or, argent, ivoire, bois ; des produits médicinaux et de la parfumerie, etc. ,
- M. Alejandro Garland, directeur-secrétaire de l’Institut technique, était chargé à Lima de réunir et d’envoyer, tous les produits qui doivent figurer dans le Pavillon et, grâce; à son initiative, il est parvenu à réunir plus de 350 exposants, répartis entre les divers groupes et classes, nombre plus que considérable si l’on tient compte de la distance qui nous sépare de ce grand pays et des frais énormes qui s’ensuivent.
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- Notice concernant la Belgique
- à F Exposition Universelle de içoo
- Le commissariat général du gouvernement belge a reproduit l’Hôtel de Ville d’Audenaerde pour le Palais de Belgique à l’Exposition de Paris de 1900.
- Ce beau monument du commencement du xvi° siècle convenait particulièrement tant par ses dimensions que par sa beauté architecturale : i! donne bien la caractéristique des anciens édifices communaux de la Belgique. Le commissariat général belge en faisant ce choix répondait à un désir exprimé par la direction générale de l’Exposition : reproduire, pour le Palais National, une construction ayant le caractère architectural du pays représenté. Le plan de l’Hôtel de Ville d’Audenaerde est adapté à sa destination pour l’Exposition.
- Le rez-de-chaussée comporte trois salles dont deux sont séparées par un vaste couloir donnant accès au grand escalier.
- Une des salles sera affectée au service de la Presse, et servira en même temps de cabinet de lecture et de correspondance.
- Les deux autres salles sont affectées à l’Exposition.
- Le premier étage comporte des salles de réception.
- Au niveau des berges, sous le Palais de Belgique, une collectivité de brasseurs belges a installé un cabaret flamand, construit dans le style de 1 édifice; on y débite les bières nationales*
- La charpente est exécutée pour la majeure partie en béton armé d après le système Hennebique.
- Les façades sont entièrement réalisée^ en staff. Ce travail remarquable par sa finesse et sa fidélité a été exécuté à Bruxelles. — Le Palais belge est incontestablement l’un des joyaux de la riante rive gauche de la
- eme, comme la section belge que nous qllons passer rapidement en
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- Léopold II Roi des Belges.
- Cliché Kubstll & Sous.
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- revue est une des sections les plus intéressantes. — Son organisation fait le plus grand honneur à MM. Vercruysse, commissaire général, et Emile Robert, commissaire adjoint.
- Groupe I
- Classe I. — A remarquer l’exposition de l’Administration centrale de l’enseignement primaire qui met en évidence, outre l’organisation et la situation de l’enseignement primaire :
- i° Les tendances utilitaires professionnelles de l’école populaire belge — dessin — travail manuel — agriculture — économie domestique.
- 2° Le développement des œuvres — d’ordre moral et social — antialcoolisme — épargne scolaire — mutualité de retraite.
- Classe II. — A remarquer l’exposition de l’Administration centrale de l’enseignement moyen qui montre l’organisation de cet enseignement au point de vue économique et social.
- Classe III. — L’exposition des quatre universités de Bruxelles, Gand, Liège et Louvain, qui montre le développement de ces institutions sous le régime de la liberté d’enseignement : Gand et Liège sont des universités de l’Etat; Bruxelles et Louvain sont des universités libres.
- Classe V. — A remarquer la collectivité des écoles ménagères, agricoles, et celle des écoles régionales agricoles sous le haut patronage du Ministre de l’Agriculture.
- A signaler également, dans le Groupe VII, l’enseignement agricole, primaire, moyen et supérieur qui a fait de la Belgique un des premiers pays agricoles du monde.
- Classe VI. — A remarquer le grand développement de l’enseignement technique de Belgique, grâce aux écoles commerciales, aux écoles industrielles, aux écoles professionnelles, aux ateliers d’apprentissage, aux écoles et aux classes ménagères.
- Groupe III
- Classe XI. — A remarquer combien les publications des principaux éditeurs belges témoignent de leurs préoccupations artistiques. Il semble qu il y ait entre eux saine et louable rivalité pour faire revivre les traditions luxueuses des impressions plantiniennes et elzéviriennes.
- Classe XII. — A remarquer le développement et la fabrication des appareils, plaques sèches et des papiers photographiques, les nombreuses applications de la phototypie, ainsi que les admirables reproductions obtenues par les photographes belges.
- Classe XV. — Les exposants d’instruments de précision ne sont pas
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- nombreux, mais le fini, l’exécution délicate et la précision parfaite de leur fabrication sont à signaler.
- Classe XVI. — A remarquer l’exposition de la Maternité Sainte-Anne qui montre dans un charmant pavillon des couveuses d’enfants et les appareils médicaux utilisés dans cette institution qui fait le plus grand bien.
- Classe XVII. — A signaler des pianos ne le cédant en rien, ni comme sonorité, ni comme élégance, à ceux des autres pays.
- Groupe IV
- Classe XIII. — A signaler les batteries de chaudières multitubulaires qui fournissent la vapeur aux moteurs et qui se trouvent installées dans les usines de Suffren et de La Bourdonnais ; les chaudières à tube Gal-loway qui s’exportent en grande quantité.
- A remarquer les groupes électrogènes de 1,0oo chevaux par unité.
- En voyant cette vaste installation, le visiteur n’oubliera pas que la Belgique est un des plus petits pays du monde.
- A remarquer le bel aspect et le fini des moteurs belges qui se vendent avec des garanties de consommation de vapeur très réduite. Les différents organes sont exécutés suivant un calibrage absolu et une interchangeabilité complète. L’étanchéité des soupapes et des pistons est soignée spécialement.
- A signaler l’éclectisme des appareils de détente, les perfectionnements d’ordre thermique et les moteurs à grande vitesse.
- A signaler les moteurs à gaz et à pétrole, et surtout les moteurs à gaz de grande puissance pour l’utilisation des gaz des hauts fourneaux, qui constituent une véritable révolution au point de vue économique.
- A remarquer les courroies en cuir et en coton, industrie d’une grande importance.
- A remarquer les machines-outils, très bien finies et solidement construites.
- Groupe V
- Outre les électrogènes de 1,000 chevaux et les dynamos installés directement sur les moteurs à grande vitesse, nous devons signaler les installations électriques pour le transport de force motrice, la traction des tramways, le halage des bateaux et l’éclairage.
- A remarquer l’exposition de l’administration des télégraphes et des
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- téléphones, la construction des téléphones et des appareils électriques.
- A signaler encore les applications de l'électricité aux industries chimiques, notamment la production de la soude par les procédés électrolytiques.
- Groupe VI
- A remarquer la transformation du type des locomotives des chemins de fer de l’Etat Belge qui, pour augmenter la vitesse, vient d’adopter le foyer profond. On sait que la Belgique a le réseau des chemins de fer le plus serré du monde.
- A signaler l’extension considérable des chemins de fer vicinaux, qui relient les communes entre elles et aux chemins de fer à grande section ;
- Les grands travaux des ports belges, l’agrandissement des ports d’Anvers, d’Ostende et de Gand, la création des ports d’escale de Bruges, Heyst, la création du port de cabotage de Bruxelles maritime;
- Les restaurations des monuments anciens, notamment la reconstitution de l’abbaye de Villers, le grand développement de l’industrie des chaux hydrauliques et des ciments qui s’exportent dans le monde entier;
- Le cachet des voitures, le fini et l’élégance des automobiles et des cycles ;
- L’exposition de la Compagnie des wagons-lits et des grands express, qui a doté l’ancien continent de moyens de communication rapides et confortables.
- Groupe VII
- L’agriculture a dû, pour pouvoir se maintenir en Belgique, pays libre-échangiste, transformer complètement ses procédés et ses moyens d’action. C’est ce qui ressort de son exposition où l’on peut remarquer:
- i° Le très grand rôle que joue l’enseignement agricole pour propager les méthodes nouvelles (la Belgique récolte jusqu’à 4.000 kilos de fro-mènt à l’hectare);
- 20 L’importance des syndicats agricoles d’élevage, pour l’achat, pour la vente etc. Dans les concours spéciaux on pourra voir l’essor qu’a pris l’élevage en Belgique;
- 30 L’extension et l’emploi des machines pour produire mieux et à meilleur marché;
- 40 La propagation des écrémeurs et les grands progrès réalisés dans la laiterie.
- Un chalet spécial, la Campagnarde, montre que la Belgique, pays importateur de beurre, deviendra bientôt pays exportateur.
- 50 Le développement de l’apiculture.
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- M. Vercruysse
- Commissaire général de Belgiqui
- Cliché Delattre Gand.
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- Groupe IX
- Les fabricants d’armes de Liège ont réuni dans un pavillon spécial une exposition des plus remarquables. On sait que nulle part la fabrication des armes n’a atteint plus de prix et plus de perfection, grâce à L’habileté des ouvriers liégeois. D’autre part, les essais au banc d’épreuve sont une garantie de bonne construction et une sécurité absolue.
- Groupe X
- A signaler, les machines frigorifiques belges, très simples et bien finies.
- Très belle exposition des fabriques d’amidon et de riz, industrie très importante en Belgique et qui exporte dans le monde entier.
- Les conserves et légumes, industrie qui est de création récente, mais qui a pris la plus grande extension.
- Les extraits de viande obtenus par des procédés nouveaux.
- La remarquable collectivité des brasseurs qui fabriquent l’excellente boisson nationale belge. Un débit dans la collectivité même, un débit dans les sous-sols du Palais de Belgique.
- La très intéressante exposition des écoles de brasserie avec les produits de leur brasserie expérimentale, leurs cultures de levures et leurs analyses.
- La Belgique est un pays qui, quoique ne produisant pas de vin, consomme beaucoup de vin de luxe, à signaler la collectivité des marchands de vins.
- Groupe XI
- La Belgique, riche en carrières et en charbonnages a une industrie métallurgique très importante. Elle expose ses pierres de taille, son calcaire cristalloïde, plus connu sous le nom de petit granit, ses marbres, ses pavés de porphyre, sa chaux hydraulique et ses ciments qui s’exportent dans le monde entier.
- Les charbonnages ont une collectivité des plus intéressantes, où l’on peut voir les méthodes ingénieuses d’exploitation, les coupes des gisements et les détails des installations.
- On sait que les Belges exploitent à de très grandes profondeurs et ont à la surface des installations de trainage et de triage modèles.
- L’industrie du coke a acquis une très grande importance, et remar-
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- quables sont les fours qui le produisent avec ou sans récupération des produits de la distillation.
- A signaler la carte géologique de la Belgique, à signaler les produits des hauts fourneaux; fontes de toute composition, ceux des laminoirs; fers et aciers marchands de toute dimension, gros ronds jusqu’à 200 millimètres de diamètre, enfin les produits des fonderies, tuyaux en fonte de puissant diamètre et coulés debout. La métallurgie belge est d’autant plus intéressante qu’elle a fondé un grand nombre d’usines filiales, à l’étranger, a tourné la difficulté de l’épuisement de ses minières ou des tarifs douaniers prohibitifs en rémunérant les capitaux belges par des usines créées dans les autres pays.
- A remarquer les produits réfractaires.
- Signalons encore les puissantes machines se rapportant à ce groupe : les machines d’épuisement souterraines, les machines soufflantes, les moteurs de 500 chevaux utilisant les gaz autrefois perdus des hauts fourneaux, les perforatrices électriques ou à air comprimé.
- Groupe XII
- La décoration des habitations en Belgique a subi une transformation complète, grâce à la création des écoles d’art décoratif et des encouragements du public, au choix judicieux des matériaux, aux progrès de la menuiserie, du travail des marbres et de la ferronnerie.
- A remarquer les vitraux destinés aux maisons .particulières, conçus dans leur véritable rôle décoratif avec une mise en plomb aux formes et colorations harmonieuses, ne cherchant plus à produire l’effet d’un tableau.
- A signaler le fini et le bon marché des meubles belges en général, et tout particulièrement les meubles style moderne, objet des recherches d’un grand nombre d’artistes, d’architectes et de dessinateurs de talent.
- A signaler les tapis à noeuds, dits tapis des Flandres, imitation des tapis de Smyrne et les étoffes d’ameublements.
- Très belle exposition de céramique : les pâtes sont pures et fines, les couleurs et les émaux variés, riches et brillants.
- La céramique est employée beaucoup aux aménagements intérieurs et à la construction.
- La Belgique produit 35.000.000 de mètres carrés.de verres à vitre par an. Les fours à bassin la mettent à même d’exporter dans le monde entier.
- Les glaces ne sont pas moins célèbres.
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- Groupe XIII
- La laine à Verviers — le coton à Gand — le lin dans les Flandres sont travaillés dans des usines très importantes, qui exportent leurs produits dans le monde entier.
- Cette exposition forme un ensemble des plus harmonieux. On y voit tous les produits fins, en même temps que les machines qui les travaillent.
- La construction de ces machines spéciales a fait de grands progrès et rivalise avec celle des autres pays, par la simplicité et la solidité des organes en même temps que l’ajustage et le fini.
- Signalons encore les magnifiques dentelles qui de tout temps ont été une des spécialités de la Belgique (i) les broderies et les corsets, objets importants de l’exportation.
- Groupe XIV
- L’industrie chimique est très bien représentée : En tout premier lieu, l’industrie de la soude a un pavillon superbe ; on sait que les Belges ont établi des usines pour cette fabrication dans le monde entier, cette soude est plus pure et meilleur marché que celle obtenue par les procédés concurrents.
- Puis la collectivité des fabricants de produits et d’engrais chimiques. L’agriculture belge, qui est à un niveau très élevé, consomme énormément d’engrais chimiques, et a donné à cette industrie une extension énorme.
- La production de l’aluminium est une question qui intéresse beaucoup les Belges et se trouve représentée.
- Le port d’Anvers a attiré en Belgique des industries qui exploitent des produits exotiques : telsquele soufre, les bois à extraits tannants, etc.
- La fabrication des gélatines et des colles, celle de la poudre à canon et de la dynamite sont à mentionner.
- A remarquer la collectivité des négociants des tabacs : la Belgique produit du tabac et en importe beaucoup : la fabrication des cigares est très importante.
- A remarquer la collectivité des tanneurs, exposition très intéressante, tant au point de vue de la variété et de la qualité des produits et des progrès du procédé que de l’importance du chiffre d’affaires traitées annuellement par les exposants.
- A remarquer l’exposition du papier : la Belgique consomme beaucoup de papier et en exporte beaucoup.
- Notons l’intéressante exposition de toutes les machines qui servent à fabriquer le papier et la pâte à papier,
- Les Belges construisent également un matériel très apprécié pour la fabrication du papier.
- (i) Les célèbres dentelles de Bruxelles, de Malines, de Bruges, Lierre, etc. qui contribuent à la splendeur des costumes féminins du monde entier, constituent une véritable richesse pour la Belgique où cette industrie très artistique a fait depuis des siècles de constants progrès.
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- Groupe XV
- A signaler la bijouterie, la joaillerie, l’argenterie artistique.
- L’horlogerie monumentale et l’école d’horlogerie. Cette école a une influence des plus heureuses sur la formation des mécaniciens de précision.
- Les bronzes et la ferronnerie. Celle-ci a pris un essor des plus remarquables dans la patrie de Quentin Metsys. Nombreuses sont les applications du fer forgé dans les constructions belges modernes.
- On peut en voir de beaux spécimens dans l’installation du Groupe XL
- Les objets en caoutchouc. La Belgique importe beaucoup de caoutchouc brut. Son travail est devenu une industrie très importante.
- La vannerie fine et la brosserie méritent également l’attention.
- Cliché Pirou.
- M. Émile Robert
- Commissaire général adjoint de Belgique.
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- Notice concernant l’Empire du Japon
- A l'Exposition Universelle de içoo
- Le Japon, en portant son concours à l’Exposition Universelle de 1900, n’a eu d’autre pensée que de se représenter de la façon digne de l’entreprise glorieuse et de l’œuvre de civilisation dont la France a pris l’initiative.
- Dès le début, M. Soné, notre Ministre de l’Agriculture et de Commerce et président de la Commission impériale pour l’Exposition Universelle de 1900, alors ministre plénipotentiaire à Paris, s’est préoccupé de la question pour instruire le gouvernement, qui a nommé une Commission spéciale d’organisation.
- Du côté des exposants, l’enthousiasme fut tellement grand, que plus de trois mille demandes d’admission nous sont arrivées. Il fallut procéder à une première élimination et deux mille cinq cents noms furent gardés.
- Les emplacements dans les classes furent demandés à l’administration française en proportion des demandes, mais quand ils nous furent distribués, leur surface était loin de ce que nous avions attendu. Il ne fallait pas songer à les augmenter. Tout était disposé. C’était à nous à nous tirer d’affaire.
- Lorsque nous avons arrêté notre projet d’installations, l’insuffisance d’emplacements devint encore plus frappante.
- Nous nous sommes alors décidés à diminuer de nouveau le nombre d’exposants. Nous avons fait grouper les produits de même nature en associations des exposants. Nous avons fait renoncer bien des participants ardents à prendre part, et nous sommes arrivés au nombre de dix-huit cents exposants.
- De plus nous avons dû réduire la quantité de produits à être exposés.
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- Il en résultait à n’admettre dans plusieurs classes, que des échantillons ou des spécimens des produits.
- Aussi la quantité minime de certains des échantillons envoyés par un exposant ou une association ne saurait-elle nullement amoindrir l’importance de sa participation.
- L’exposition japonaise se divise en deux catégories bien distinctes.
- L’exposition principale est celle des produits modernes qui se fait
- d’après la classification officielle, dans les Palais du Champ de Mars, des Invalides, des Champs-Elysées et des quais.
- Ea seconde, complementaire, est l’exposition des arts rétrospectifs, organisée sur la demande expresse du gouvernement français désireux de voir, à Paris même, nos trésors artistiques qui, sans cette occasion, auraient pu rester longtemps encore inconnus.
- A ce but nous avons construit, dans le jardin du Trocadéro, un bâtiment spécial du style de nos temples bouddhiques. On l’a baptisé le (( Palais japonais». Ce Palais n’a donc pas uniquement un but décoratif.
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- Les œuvres que renferme ce Palais sont tout ce qu’il y a de plus précieux dans l’histoire de l’art. Elles proviennent des collections de la MaisonTmpériale, des Musées, des temples et des grandes familles. Il a fallu une autorisation exceptionnelle pour les laisser sortir du pays.
- En ce qui regarde l’Exposition moderne, le but que nous avons poursuivi était de montrer le Japon tel qu’il est en 1900 au point de vue des
- sciences, des arts et des industries, de l’agriculture et du commerce. Nous avons écarté toute idée de prétention et de faux éclat.
- Au Groupe I, Education et Enseignement, l’Exposition du Ministère de l’Instruction publique et des Institutions Scientifiques peut donner nettement une idée générale de l’état actuel de l’instruction au Japon.
- Dans le Palais des Beaux-Arts aux Champs-Elysées, Groupe II, en dehors de la peinture sur soie de l’école proprement japonaise, nous exposons la peinture à l’huile de l’école européenne
- M. Hayashi
- Commissaire général du Japon.
- au Japon. Celle-ci n’est qu’un embryon d’une nouvelle école qui se formera par la force du mouvement. Nous avons cru utile de signaler son existence en 1900 et nous espérons ainsi avoir les avis des maîtres européens.
- Au Groupe III, la Direction du Commerce fait un rapport sur l’état de l’industrie et du commerce, la Société de la Science Géographique fait dresser les cartes, et les exposants envoient les impressions et les photographies.
- Nous avons cru sage de nous abstenir de nous montrer dans les Groupes IV, V et VI, Mécanique, Electricité et Génie Civil qui font la gloire de l’Europe et de l’Amérique. Toutefois le Ministère des Commu-
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- nications a cru intéressant d’envoyer les documents sur ses travaux. Il y a en outre quelques produits qui se rattachent par classification à ces Groupes, tels que les ciments, etc., qui forment aujourd’hui une grande industrie.
- Dans le Groupe VII, Agriculture, nous exposons les principaux produits qui font notre richesse, accompagnés des statistiques et des cartes afin qu’on puisse se rendre compte de nos ressources.
- Au Groupe VIII, les plantes et les fleurs seront exposées dans le Palais de l’Horticulture et dans le Jardin japonais du Trocadéro, les unes en permanence et les autres à l’époque de leur floraison. Notre Exposition d’Horticulture se terminera à l’automne par la variété de chrysanthèmes, dont une ayant des centaines de boutons sur un seul arbre.
- Au Groupe XI, Forêts et Pêche, la Direction des Forêts, en dehors des collections de bois et des cartes topographiques, envoie un ouvrage de 88 planches en couleurs, reproduisant d’après nature les arbres originaires du Japon avec leurs feuilles, fruits, écorces et sections. La Direction des Produits aquatiques fait une illustration des procédés de la pêche du Japon, avec engins, instruments, produits et dessins, à côté des huiles, des colles, des fanons de baleines envoyés par les exposants.
- Le Groupe X, Aliments, est abondant des produits farineux, conserves de poissons et de légumes. On y verra aussi le Saké (vin de riz) et le Shôyu (sauce japonaise) qui commencent à être goûtés en Europe.
- Dans le Groupe XI, Mines et Métallurgie, nous avons tout d’abord à montrer le cuivre, l’argent, le charbon, qui sont en grande exploitation. En dehors des échantillons de métaux envoyés par les exposants, la Direction des MinesVt la Station Géologique ont formé les collections complètes de nos minerais, roches et pierres, appuyées par les statistiques et les cartes géologiques.
- Dans le Groupe XII, Mobilier, qui renferme la céramique, nous avons près de 250 exposants. On y verra nos vases, nos paravents, nos étagères, nos tapis, nos nattes, nos stores.
- NOTA. — Faute d’emplacement dans notre section du Palais des Invalides où se trouve ce groupe, nous avons transféré dans notre section de Tissus au Champ de Mars, les tentures, les rideaux, et les paravents en soie et en broderie, qui continuent à garder leur classification respective dans le Groupe XII.
- Dans le Groupe XIII, Fils et Tissus, nous avons groupé toutes les branches de l’industrie textile au Japon, depuis le chanvre, la ramie et les soies grèges jusqu’aux brocards et tapisseries.
- Le Groupe XIV, Industries Chimiques, est dominé principalement par le papier japonais de toutes sortes, mais les cuirs et autres produits y ont autant d’intérêt.
- Au Groupe XV, Industries diverses, nous avons 530 exposants qu’il
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- fallait loger également dans, notre Section des Invalides. Il y a là, la papeterie, l’orfèvrerie, les émaux, les cloisonnés, les bronzes, les incrustations, les ivoires et les laques qui sont la caractéristique de notre industrie.
- Dans chaque branche d’industrie que nous représentons, il se trouve toujours des produits dignes d’attention. Mais je ne veux et ne puis les détailler ici, afin de les laisser librement apprécier par le Jury et par le Public.
- Le Commissaire Général du Japon.
- Le Pavillon du Japon.
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- .<_Satssuj.
- Notice concernant la Suisse
- A VExposition Universelle de igoo
- t SON COMMERCE ET SES INDUSTRIES.
- Renseignements généraux
- La Suisse est située entre le45° 49' et le 470 49' de latitude nord, et entre le 30 37 ' et le 8° 9' de longitude est du méridien de Paris.
- Les villes principales sont à, une distance de 4 à 500 kilomètres de Paris. La Suisse est limitée au nord par l’empire d'Allemagne, à l’est par l’Autriche et la Principauté de Lichtenstein, au sud par l’Italie, à l’ouest par la France. Sa superficie totale est de 41,424 kilomètres carrés. Le 72 0/0 de cette surface est formé de terrains susceptibles de cultures diverses, le 28 0/0, soit plus du quart, n’est pas cultivable. A l’Exposition Universelle, la Suisse occupe avec ses divers groupes environ 13.000 mètres carrés non compris les salles réservées aux Beaux-Arts ; les exposants suisses seront au nombre de 750 à peu près.
- Institutions politiques
- La Confédération Suisse est urte fédération républicaine composée de 22 cantons et demi-cantons qui . sont les suivants : Zurich, Berne, Lucerne, Uri, Schwytz, Unterwald (le haut et le bas), Glaris, Zoug-Fribourg, Soleure, Bâle (ville et campagne), Schaffhouse, Appenzell (Rhodes Extérieures et Rhodes Intérieures), Saint-Gall, Grisons, Argovie, Thurgovie, Tessin, Vaud, Valais, Neuchâtel et Genève.
- Le siège des pouvoirs fédéraux est à Berne; l’assemblée fédérale, composée du Conseil national et du Conseil des Etats, constitue le pouvoir législatif ; elle nomme le Conseil fédéral composé de 7 membres qui forme le pouvoir exécutif, elle désigne au sein du Conseil fédéral le Président de la Confédération par ordre alternatif annuel ; enfin le pou-
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- voir judiciaire fédéral est représenté par le Tribunal fédéral, dont le siège est à Lausanne, et par le Procureur général de la Confédération.
- Population
- (Chiffres du recensement de 1888.) La population totale de la Suisse était en 1888 de 2.917.754 habitants, en 1860 elle était de 2.510.494 ; ce chiffre comprend environ 230.000 étrangers. Les principales villes de la Suisse sont : Zurich (163.000 h.), Bâle (104.000), Genève (92.000), Berne (56.000), Lausanne (45.000), Saint-Gall (36.000), Chaux-de-Fonds (33.000).
- Les trois langues officielles sont l’allemand, le français et l’italien.
- Le 59 0/0 de la population appartient à la religion protestante et le 41 0/0 environ à la religion catholique.
- Instruction publique
- La Suisse comprend 3.617 communes scolaires qui possèdent 5.834 écoles du degré inférieur où Y instruction primaire est donnée L’instruction primaire est obligatoire et gratuite. L’enseignement secondaire est donné dans un très grand nombre de collèges ou gymnases, d’écoles supérieures de jeunes filles et d’écoles spéciales ou professionnelles, il existe en outre un grand nombre d’établissements d’éducation qui ne dépendent pas de l’Etat.
- L’enseignement supérieur est donné dans les Universités de . Zurich,-de Genève, de Berne, de Lausanne, de Bâle, de Fribourg et à P Académie de Neuchâtel. Zurich est en outre le siège de l’Ecole polytechnique fédérale.
- La Confédération et les cantons n’ont pas exposé dans le Groupe I (Education et Enseignement) ; celui-ci compte des expositions de laboratoires universitaires, de particuliers ; la seule qui ait des attaches avec l’Etat est celle de l’Ecole des arts industriels de Genève ; cette école forme des ouvriers d’art par des cours théoriques et pratiques ; elle expose au Groupe I une salle à manger exécutée entièrement par ses élèves.
- Beaux-Arts
- La Confédération ne possède pas d’Ecole fédérale des Beaux-Arts ; elle consacre toutes les années une certaine somme à l’achat d’œuvres d’art ou à la décoration de palais gouvernementaux.
- Au Palais des Beaux-Arts, la Suisse occupe trois salles pour ses peintures, sculptures, gravures, architectures, etc. Ses exposants du Groupe II sont au nombre de 140 ; les plus connus sont : MUe Breslau, MM. Burnand, Giron, Bieler, Hodler, Sandreuter, Schwab, etc. ; MM. Reymond deBroutelles expose la maquette d’un monument qui a été érigé en 1898 à Lausanne.
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- M. G. Ador '
- Commissaire général de la Suisse,
- Cliché E. Pirou
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- Industrie
- Les deux principales industries de la Suisse sont l’industrie textile et l’industrie métallurgique, puis viennent les industries qui se rattachent soit à l’alimentation, soit à l’agriculture.
- i° Les industries textiles comprennent en Suisse trois branches principales : l’industrie cotonnière (filature, tissage en blanc et en couleur, teinture en blanc et impression), la broderie et l’industrie des soies (retordage, filature, tissus et rubans).
- En 1898 l’industrie des cotons a importé pour 26 millions de francs de matières premières, et elle a exporté pour 17 millions de fils de coton et pour 29 millions de tissus de coton. Elle est peu représentée par des produits à l’Exposition de 1900 où la Suisse envoie par contre dans le Groupe XIII un grand nombre des machines dont elle fait usage, telles que celles pour la filature et le retordage, des dévidoirs, trieuses, machines à laver, à essorer, etc.
- L’industrie de la broderie a exporté en 1898 pour 83 millions et demi de francs; son siège principal est dans les cantons de Saint-Gall et d’Appenzell. Elle expose d’une manière très brillante au premier étage du Palais du Groupe XIII où de grandes vitrines réunissent les principaux fabricants suisses. Au rez-de-chaussée de ce Palais se trouvent aussi des métiers à broder travaillant sous les yeux du public.
- L’industrie des soies a importé en 1898 pour 121 millions de matières premières et elle a exporté pour 168 millions de produits fabriqués; on trouve au Groupe XIII soit des tissus, soit des spécimens des machines qui les ont produits. Les fabricants suisses de soieries ont organisé une exposition collective très importante.
- 20 L'industrie métallurgique comprend en Suisse la construction des machines, l’horlogerie, la bijouterie, les instruments de précision, les pièces à musique, etc., etc. Les produits de l’industrie métallurgique se rattachent à tous les Groupes industriels de l’Exposition de 1900 et rentrent dans l’un ou l’autre de ceux-ci.
- La Suisse présente une exposition très complète des divers appareils qu’elle construit : on trouve aux Groupes IV et V des machines à vapeur, des dynamos, des turbines, des régulateurs, des pompes, des machines-outils, etc.; aux Groupes VII et X des machines agricoles, une grande machine à glace et d’autres appareils analogues; au Groupe VIII toutes les machines employées pour l’industrie textile.
- Ne trouvant pas en Suisse le combustible nécessaire à ses usines, l’industrie suisse s’est attachée à tirer parti des forces naturelles produites par les cours d’eau; grâce aux progrès de l’électricité, ces énergies latentes et inutilisées jusqu’ici sont captées au moyen de puissantes turbines, soit dans le lit même des fleuves et des rivières, soit au fond des vallées escarpées où se trouvent les chutes d’eau; elles sont transformées en
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- force motrice et envoyées par câble, souvent à de grandes distances, dans les usines et dans les centres industriels; dans certaines villes suisses on distribue actuellement la force motrice à domicile comme l’eau et le
- gaz-
- Le Commissariat suisse a fait exécuter, grâce à l’habilè collaboration de MM. les professeurs Prasil, Stodola et Wyssling, une exposition de ces stations centrales d’électricité ; elle figurera au Salon d’honneur de l’électricité et consiste en plans, coupes, photographies, etc.
- Dans l’annexe de Vincennes il y a une exposition intéressante de locomotives comprenant des locomotives à voie normale de très grandes dimensions et des locomotives à voie étroite pour les chemins de fer suisses de montagne, pour les tramways et pour les chemins de fer de l’Abyssinie.
- Les principaux exposants de machines sont MM. Sulzer frères, Escher Wyss et C°, J.-J. Rieter, Mertz, Brown Boveri, les ateliers de construction d’Oerlikon, Bell, Burckhardt, etc.
- L'horlogerie a exporté en 1898 pour 106 millions ; ses principaux centres sont Genève, le canton de Neuchâtel, quelques localités des cantons deBerne et de Vaud (Biénne, Saint-Imier, lavallée du lae dejoux, Sainte-Croix). L’exposition d’horlogerie au Groupe .XV est la plus importante de celles auxquelles la Suisse participe ; elle réunit une centaine de fabricants dans un salon décoré en style suisse où sont groupées les vitrines de cette classe, ainsi que celles de la bijouterie et de l’orfèvrerie.
- Les instruments de précision, les pièces et boîtes à musique ou à automates méritent également une mention spéciale; tous deux figurent à l’exportation avec 3 millions. Chacune de ces industries a son salon spécial dans le Palais du Groupé III.
- 3° Les industries se rattachant à l’alimentation sont représentées en Suisse principalement par la fabrication des fromages, du lait condensé et de la farine lactée, des chocolats, des-potages préparés,-'de la confiserie, etc. Tous ces produits alimentaires sont exposés aux Groupes VII etX, à l’extrémité de l’ancienne galerie des machines ;,celle-ci a été décorée par une façade en bois dans le style des chalets suisses. Les produits alimentaires exposés sont mis en vente dans un chalet suisse qui s’élève au nord-est de la tour Eiffel et qui sert de bar de dégustation tout en représentant dans les jardins du Champ de Mars, l’architecture suisse et l’industrie des bois.
- 4° A côté de ces trois groupes d’industries on peut encore citer la fabrication des fils et tissus de laine, des pailles et du chanvre tressé, des produits chimiques, des couleurs d’aniline, des cuirs, puis celle des poteries et des articles en bois, notamment l’industrie des bois scupltés. Cette dernière figure dans le Palais de l’Esplanade des Invalides aux Groupes XII et XV; elle y expose un petit salon destiné au nouveau Palais fédéral à Berne.
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- Agriculture
- La fortune immobilière totale de la population agricole est évaluée à 3420000000 de francs dont 570 millions pour les bâtiments. Le rendement de la culture des céréales est évalué en moyenne à 3 millions de quintaux métriques, valant environ 70 millions de francs, et suffisant à peu près à la moitié de la consommation de la population indigène,
- La vigne est cultivée principalement dans les cantons de Vaud, de Genève, du Valais, de Neuchâtel et du Tessin; il existe aussi des vignobles dans la Suisse septentrionale et orientale.
- La production annuelle du lait est d’environ 15 millions d’hectolitres, représentant environ 200 millions de francs ; ce lait est employé soit par la consommation directe, soit par l’élevage, soit par la fabrication du fromage, du beurre et du lait condensé.
- L’élevage du bétail est également une des branches importantes de l’agriculture suisse; la valeur totale des bestiaux existant en Suisse était évaluée en 1896 à 592 millions de francs. Les forêts couvrent 785000 hectares, et sont évaluées à un capital de 1 440000000.
- Au Groupe VII, Agriculture, la Suisse expose des moulins complets et en marche, des installations de fromageries, des outils agricoles, etc.
- Commerce
- Le commerce suisse est extrêmement actif, ses relations s’étendent sur le monde entier; sauf les Pays-Bas, aucun autre pays du globe ne présente un mouvement de marchandises proportionnel à sa population aussi considérable que celui de la Suisse; celle-ci doit tirer presque toutes ses matières premières de l’étranger et réexporte la majeure partie de ses produits fabriqués. Pendant les quatre dernières années évaluées par la statistique, le commerce spécial (les métaux précieux exceptés) s’est élevé aux sommes suivantes :
- 1895 1896 1897 1898
- Francs Francs Francs Francs
- Importation. 915.856.000 993.859.000 1.031.220.000 1.065.305.000 Exportation. 663.360.000 688.096.000 693.173.000 723.826.000
- Le commerce général, c’est-à-dire la totalité du mouvement des marchandises y compris le commerce d’entrepôt et de transit, se monte aux chiffres suivants :
- 1895 1896
- 1897
- Francs
- Importation 1.309.224.000 Exportation 1.134.915.000
- Francs
- 1.439.077.000
- 1.133.632.000
- Francs
- 1.496.618.000
- 1.155.905.000
- Francs
- 1.558.676.000
- 1.208.784.000
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- Armée
- L’armée suisse est une armée de milices; le service militaire est obligatoire; tous les citoyens suisses y sont soumis de 20 à 44 ans. L’armée se compose de l’élite comprenant les hommes âgés de 20 à 32 ans, de la landwehr où passent jusqu’à 44 ans les soldats qui sortent de l’élite, et du landsturm comprenant les hommes de 17 à 50 ans non incorporés dans l’élite ou la landwehr. En 1899 l’état effectif de l’élite indiquait environ 150.000 hommes, celui de la landwehr 85.000 hommes et celui du landsturm 271.000 hommes.
- La Suisse n’expose pas dans le Groupe XVIII.
- Industrie des hôtels
- La Suisse est très probablement le pays du monde le plus visité par les voyageurs et touristes. Les hôtels sont au nombre d’environ 5.000, une bonne partie d’entre eux ne sont ouverts qu’en été, d’autres sont fréquentés surtout en hiver; on en trouve jusqu’à une altitude de 2.000 mètres et plus. Le mouvement des étrangers oscille actuellement entre 2 et 3 millions de voyageurs, c’est en juillet et en août qu’il est le plus actif. Diverses stations climatériques suisses, notamment celles du canton des Grisons, de Montreux et de Leysin, exposent dans la Classe ni (hygiène) des vues et des plans de leurs établissements.
- Moyens de communication
- La Suisse possède un réseau de routes soigneusement entretenues qui ont une importance particulière dans les cols non encore traversés par des chemins de fer. On peut citer parmi les plus connues celles qui franchissent le Brünig, le Grimsel, la Furca, le Simplon, le Gothard, le Splügen, le Bernardin, la Bernina, etc. Le Saint-Gothard est percé depuis 1882 par un tunnel, le Brünig est franchi par une voie ferrée, on travaille activement au percement du Simplon; l’entreprise de ce tunnel montre au Groupe VI une exposition très intéressante de la nature des roches et des perforatrices en activité.
- Les chemins de fer suisses sont des entreprises privées concessionnées par la Confédération: celle-ci a fait usage du droit de rachat qu’elle s était réservé et les lignes à voie normale passeront entre ses mains en I9°3- En 1897 la longueur totale des lignes suisses de chemins de fer était de 3,824 kilomètres, occupant un personnel d’environ 27,000 employés et ayant transporté 53 millions de voyageurs avec 13 millions de tonnes de marchandises. Les locomotives suisses se trouvent à l’annexe
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- deVincenn.es; on remarque particulièrement celles destinées aux chemins de fer de montagne.
- La navigation est très active sur les lacs suisses qui sont sillonnés par un grand nombre de bateaux à vapeur servant au transport des voyageurs ; on y voit en outre une foule de petites embarcations de plaisance à vapeur, à voile et à rames, tandis que de grandes barques font le transport des marchandises.
- Ljexploitation des postes, télégraphe et téléphone, est un droit régalien de la confédération ; en 1898 il y avait en Suisse 3.485 bureaux de poste, 2.039 bureaux de télégraphe et 35.536 stations téléphoniques.
- Divers
- Poids et mesures, Monnaie
- La Suisse a adopté entièrement le système métrique. Au point de vue monétaire, elle fait partie de l’Union latine qui comprend avec elle la France, l’Italie, la Belgique et la Grèce.
- Banques
- La Confédération suisse ne possède pas de Banque d’Etat ; une loi fédérale réglemente l’émission des billets de banque, dont le remboursement est garanti par une encaisse métallique. Ces billets sont émis par des banques cantonales ou par des banques privées.
- La surveillance des Sociétés d’assurances appartient à la Confédération, qui a promulgué en 1885 une loi sur cette matière. En 1897, il y avait en Suisse 33 Compagnies d’assurances sur la vie, suisses ou étrangères, autorisées à opérer en Suisse, 18 sociétés d’assurances contre les incendies et 13 sociétés d’assurances contre les accidents.
- Une loi fédérale du 23 décembre 1886 a institué le monopole de l’alcool. La Confédération, en prenant cette industrie en main, a eu pour but de lutter contre l’alcoolisme et de protéger l’agriculture.
- Les bénéfices de ce monopole se répartissent entre les cantons à titre de compensation de la suppression des octrois.
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- Notice concernant la République de l’Équateur
- . A VExposition Universelle de içoo
- Le Gouvernement de la République de l’Equateur s’est empressé d’accepter l’invitation du Gouvernement de la République française à prendre part à la grande Exposition Universelle de 1900, et, dans ce but, 150,000 francs ont été votés pour la construction d’un pavillon démontable qui devra être transporté à Guayaquil où il servira de bibliothèque municipale.
- Le Pavillon de l’Equateur occupe, à l’Exposition, au pied de la Tour Eiffel, une superficie de 150 mètres carrés dont la façade principale regarde la Seine. La construction, de style Louis XV, comporte deux étages surmontés d’une terrasse. A droite se trouve une tour terminée par une coupole dominant tout l’édifice. Au-dessus de la porte d’entrée en fer forgé, on voit un grand vitrail artistique qui contient une figure et un paysage allégoriques avec les armes de la République de l’Equateur. Ce vitrail est signé : H. Laumonnerie. De chaque côté, dans des niches aménagées à cet effet, ont été placés les bustes en bronze de deux génies des lettres équatoriennes : l’immortel poète Olmedo, champion de l’Indépendance de l’Equateur, dont il fut le premier législateur, et Montalvo, le plus grand des prosateurs de l’Amérique du Sud. Ces bustes sont l’œuvre de M. Firmin Michelet, ainsi que celui du général Alfaro, Président de la République de l’Equateur.
- La construction se compose d’une charpente en fer et de murs en sciure de bois agglomérée recouverte de ciment poli qui lui donne l’aspect du marbre. Les sculptures extérieures sont exécutées par M. Henri Gayot. La hauteur de l’édifice est de 12 mètres; la tour en a 20. La lumière pénètre à flots dans l’édifice par sept larges baies et par un plafond vitré. Il y a une galerie centrale.
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- Le Pavillon est garni, à l’intérieur, de grandes vitrines et de meubles Louis XV rappelant son style extérieur.
- A l’ombre de belles plantes tropicales, prennent place les principaux produits du riche sol de l’Equateur, ainsi qu’un certain nombre d’échantillons de ses industries. Parmi les premiers il faut citer : le cacao, le café, le caoutchouc, les céréales de l’intérieur, [les plantes, racines et écorces médicinales, les quinquinas de Loja, les salsepareilles, coca, etc.,
- le tabac d’Esmeraldas, le corozo ou ivoire végétal, les collections de minéraux de toute nature et les merveilleux bois de construction et d’ébénisterie dont la variété est incalculable et la qualité inappréciable, etc., etc. Parmi les seconds nous attirerons l’attention sur les tissus de fil, laine et coton, les tissus de fibres végétales, les confections, les dentelles et broderies renommées des femmes de l’Equateur, les jolis tapis, les commodes hamacs en fibres de palmier, les fameux chapeaux de Jipi-japa, — injustement appelés chapeaux de Panama, finement tressés avec la fibre d’un palmier « to-quilla », les harnachements et selles, de cuirs tannés; les ravissants petits oiseaux naturalisés au plumage étincelant ; les poteries, les jouets en corozo,la vannerie, les bois sculptés, les bijoux, les meubles incrustés, les cigares et les cigarettes aussi appréciés que ceux de la Havane; les fécules, farines, amidons, etc., etc. Dans les classes de l’alimentation : les pâtes, telles que vermicelle, maicéna, etc., les biscuits secs, le chocolat, les liqueurs, élixirs et apéritifs, l’alcool, l’eau-de-vie de canne, la bière, le sucre des grandes sucreries du littoral. Nous mentionnerons encore les antiquités en or, argent, pierre, écorce, terre et bois ; les objets appartenant à la race aborigène, les peintures à l’huile, les aquarelles, lithographies, typ0'
- M. le Docteur Victor M. Rendon Commissaire général de l’Equateur.
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- graphies, impressions, reliures, les préparations pharmaceutiques, les photographies et vues de l’Equateur, etc., etc.
- Dans le hall du rez-de-chaussée se trouve installé un bar dont la concession a été accordée pour permettre d’y déguster le cacao de l’Equateur sous forme de chocolat, et son café.
- Les plans du Pavillon sont dus à M. Jean-Baptiste Billa, Chilien, mais architecte français, qui habite la France depuis son jeune âge. C’est lui qui a dirigé l’exécution de l’édifice.
- Le commissaire général de l’Equateur est M. le Dr Victor M. Rendon, ancien secrétaire de légation et consul général de la même république à Paris qu’il habite depuis longtemps. M. Julien Aspiazu a été nommé commissaire suppléant. Le secrétaire général du commissariat est M. Enrique Dorn y de Alsua, ancien consul de l’Equateur et secrétaire de la légation en France, chevalier de la Légion d’honneur. M. Miguel A. Carbo, actuellement consul général de l’Equateur à Paris, remplit les fonctions d’attaché-rapporteur.
- L’Équateur a donné gracieusement l’hospitalité dans son pavillon à quelques exposants de l’Amérique centrale représentés par M. Crisanto Médina, ministre plénipotentiaire et commissaire général du Nicaragua.
- L’Equateur a presque toujours pris part aux grandes expositions d’Europe et d’Amérique. Pour ne parler que des plus récentes, il a figuré à l’Exposition Universelle de 1889, à l’exposition du centenaire de Colomb, Madrid 1892, et à l’exposition de Chicago de 1894.
- En 1889, la participation de l’Équateur eut lieu avec l’appui du gouvernement, mais avec les sommes données par les grands commerçants de Guayaquil. Le nombre des exposants fut de 46, dont 38 obtinrent 71 récompenses : 2 grands Prix, 5 médailles d’or, 24 médailles d’argent, 15 médailles de bronze et 25 mentions honorables. Un tel succès était dû autant à la qualité des objets exposés qu’aux sympathies que le commissaire général, M. Clemente Ballen, avait su conquérir en France dans l’exercice de ses fonctions de consul.
- Le gouvernement de l’Équateur n’a pas épargné d’efforts aujourd’hui pour resserrer une fois de plus ses excellentes relations avec la France en donnant tout l’éclat possible à sa participation à l’Exposition Universelle de 1900. Le congrès réuni à Quito en 1899 s’est empressé de seconder les vues du président, le général Eloy Alfaro, et de voter le crédit demandé à ce sujet. Par les soins de M. J. Peralta, ministre des affaires étrangères, un comité central d’organisation pour l’Exposition de 1900 a été créé à Quito sous la présidence de M. Carlos É- Tobar, directeur de l’Académie Equatorienne. Des sous-comités ont fonctionné dans les chefs-lieux des provinces. Une exposition préparatoire a eu lieu à Guayaquil en novembre 1899, à l’occasion du 25 anniversaire de la fondation de la Société Philanthropique. L’activité u gouvernement et l’enthousiasme des comités, ainsi que celui des nationaux poussés par leurs sympathies envers la France autant que
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- par leur patriotisme, ont permis de faire inscrire au catalogue général officiel 748 certificats d’admission répartis entre 70 classes, parmi lesquelles les classes 31, 39, 50, 52, 54, 59, 61, 62, 63, 80, 81, 82, 84, 85, 86, 91 et 99 présentent le plus vif intérêt. Un aussi grand nombre d’exposants n’avait jamais été atteint encore dans les Expositions Internationales précédentes.
- Le gouvernement a donné l’ordre de faire frapper des médailles et de faire graver des diplômes commémoratifs qui seront distribués à la fin de l’Exposition.
- L’Equateur sera représenté à la plupart des congrès qui se réuniront à Paris en 1900.
- Pavillon de l’Equateur.
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- Le comte M. de Camondo Commissaire général du Royaume de Serbie.
- Notice concernant le Pavillon Royal de la Serbie
- A VExposition Universelle de igoo
- Le Pavillon de la Serbie, au débouché du pont de l’Alma, ôuvre sur le quai d’Orsay la série féerique des sections étrangères établies, sur une plate-forme à cinq mètres au-dessus de la voie du chemin de fer, comme une ville de rêves.
- Isolé des autres Palais il est en communication, par un escalier à quadruple volée longeant son flanc gauche, avec la berge de la rive gauche et, par la passerelle métallique établie en amont du pont de l’Alma, avec le Cours-la-Reine sur la rive droite de la Seine.
- La Serbie, hère de son développement économique, a tenu à se présenter dignement à cette grande et pacifique revue des nations : son Pavillon est inspiré des anciens sanctuaires tels que les couvents de Studenitza, de Jitza, de Gratchanitza et Kalenitz établis selon les antiques traditions du rite Grec.
- Le plan, en forme de croix grecque, avec quatre piliers intérieurs,
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- Cliché Adèle.
- S. M. le Roi Alexandre de Serbie
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- supporte entre des berceaux latéraux, un haut lanternon central contourné, en ses diagonales, de quatre coupoles basses appuyées sur. des pendentifs.
- Les façades sont éclairées par de larges baies demi-circulaires pratiquées au droit de la pénétration des berceaux et n’ont pour décora-
- Le Pavillon royal de Serbie
- tion que des formerets ménagés sous les coupoles d’angles, ornés en leur refouillement de motifs empruntés à l’art S-irbo-Byzantin, notamment au couvent de Kalenitz.
- Cet ensemble austère est tempéré par l’adjonction, du côté de la façade principale, d’un très beau portique auquel on aboutit par un large emmarchement; à chacun des deux angles se trouve {un kiosque fermé par des menuiseries vitrées.
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- Le kiosque de gauche est destiné à la fabrication des petites industries nationales. Il se dégage, par un escalier, sur une terrasse de plein pied avec le sol de l’avancée du pont de l’Alma.
- Celui de droite, prolongé d’une annexe en charpente et menuiseries' vitrées, renfermera un musée Ethnographique Serbe.
- A la sortie du Musée une terrasse pourtournant le Palais, conduit à une légère Loggia qui abrite la sortie principale.
- La grande salle du Pavillon, dont les kiosques ne sont que les annexes, est divisée en huit sections . la minéralogie, l’agriculture, l’instruction publique, les travaux de l’École militaire de Kragouévatz, l’industrie domestique, les costumes et broderies, les vins et les tabacs.
- La Commission chargée à Belgrade de la préparation de l’Exposition Serbe a été composée des personnages les plus éminents : anciens ministres, membres du Conseil d’État, professeurs à l’école des Hautes Etudes, avocats, chefs de sections au ministère du Commerce.
- Le Commissariat général de Serbie près l’Exposition a pris toutes ses dispositions en vue d’une installation pittoresque des produits et objets qui ont été groupés par la Commission royale : céréales, tabacs, vins et alcools, bois et métaux, minéraux d’or, de zinc et de plomb argentifère, produits mécaniques et travaux de l’tLcole militaire, orfèvrerie, cartographie, meubles de style et mobilier rustique, tapis et broderies se présenteront à leur place rationnelle et attireront l’attention du public.
- La surface occupée par les constructions, dont les plans ont été élaborés par M. Kapetanovitch, professeur d’architecture à l’Ecole des Hautes Etudes de Belgrade, mesure 550 mètres carrés : les travaux ont été exécutés sous la direction de l’éminent architecte M. A. Baudry (qui a ajouté aux plans primitifs diçs décorations du plus gracieux effet) par les soins de la Compagnie française du Métal Déployé.
- M. Tedeschi
- Secrétaire général de Serbie.
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- Notice sur la section des Etats=Unis
- A VExposition Universelle de igoo
- Lorsque la République française fit transmettre à sa République soeur par delà les mers une invitation sollicitant son concours à l’Exposition internationale universelle qui devait être organisée à Paris en 1900, le peuple des États-Unis reçut et accepta la convocation avec la plus cordiale satisfaction. L’époque à laquelle sera célébrée cette solennisation est la limite la plus récente dans notre histoire ; car elle constitue le point de démarcation entre le siècle expirant, tout lumineux par les grands événements qui l’ont distingué, et le siècle naissant, plus attrayant encore par les merveilles qu’il nous promet. La nation qui s’est chargée de cette entreprise est, entre toutes, la nation la mieux douée par son génie, sa versatilité et son savoir-faire, pour mener l’affaire à un résultat triomphant. G’est l’omphalos de l’univers.
- Pour le peuple des États-Unis, cette invitation constituait en même temps un défi. En effet, peu d’années auparavant seulement, sur la rive la plus écartée d’une mer intérieure lointaine, dont les sables avaient à peine perdu la trace des cerfs ou l’empreinte du mocassin, où les brises étaient encore chargées des parfums aromatiques du pin, du cèdre et du sapin, ce peuple avait conçu une Exposition grandiose dans ses contours et parfaite dans l’exécution de ses détails, et qui surgit dans ce pays éloigné comme une exhalation, révélant à la fois la force des montagnes, l’ampleur d’un horizon de soleil couchant et le repos de la vraie grandeur teintée des reflets d’une aube naissante ou du vif éclat de l’aurore dans un ciel septentrional. Les Français ont contribué dignement et généreusement au
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- succès de l’Exposition de cette cité Blanche, tant comme individuels que comme nation. Leur concours inestimable a été reçu cordialement par les Américains, qui leur en garderont toujours un souvenir bienveillant. Or donc, lorsque, poussée par un sentiment de rivalité non moins débonnaire que celui que montrèrent ses pères à nos pères lors de l’entrevue du camp du Drap d’Or, la France dit au peuple des États-Unis : « Venez, traversez l’Océan et laissez-nous vous montrer comment nous organisons une Exposition », les citoyens de l’Amérique ne pouvaient qu’agréer.
- Mais ce n’est pas tout. Sans tenir compte de la ferme croyance qui règne dans l’esprit de la jeunesse instruite de l’Amérique que Paris et paradis ne diffèrent que dans l’orthographe et non en réalité, nul ne peut s’empêcher de constater le grand sentiment d’amitié qui entraîne notre peuple vers celui de la France. Ce sentiment se trouve mêlé à toutes les traditions de la nation et se perpétue par l’instruction donnée même dans les écoles élémentaires. Tout écolier est au courant de l’assistance que nous prêta le roi de France au moment de la crise de nos efforts révolutionnaires; il connaît les faits qu’ont illustrés La Fayette, de Grasse et Rochambeau, et l’histoire de la victoire de Yorktown. Il sait aussi que plus de la moitié du grand domaine continental des États-Unis était jadis française et connue sous le nom de Louisiane. Partout, sur les cartes des États-Unis, il rencontre des noms français d’explorateurs, de missionnaires, tels que Ghamplain et La Salle, Marquette et Hennequin, puis, plus loin, Illinois, Détroit, Saint-Louis et la Nouvelle-Orléans. Les enfants des États-Unis érigeront dans les jardins du Louvre, au cœur même de Paris, un monument commémoratif de leur grande affection pour la France, sous forme d’une statue qui devra immortaliser le nom bien-aimé de La Fayette.
- En dehors de toutes les considérations que nous venons de proposer, il est certain que tout homme d’affaires d’esprit a reconnu que le moment était venu où les États-Unis de l’Amérique devaient s’appliquer à occuper le rang qui leur est dû entre les autres nations, à toutes les assemblées internationales. Que les sujets de dissertation de ces Congrès traitent des méthodes pratiques à appliquer en temps de guerre ou des moyens à employer pour assurer la paix, qu’ils se rapportent à des discussions scientifiques ou sociales ayant trait soit à l’éducation, soit au commerce, peu importe ; car les éléments constitutifs d’une grande puissance nationale se trouvent si amplement représentés aux États-Unis, aussi bien en raison de l’étendue du pays, du nombre de ses habitants, des richesses accumulées et du pouvoir d’accumulation que par l’intelligence de son peuple, son adresse, son énergie, son esprit d’hostilité et sa grande habileté productive et commerciale, que c’est un devoir qui s’impose à cette jeune
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- William Mc Kinley,
- Président de la République des États-Unis.
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- nation que de proclamer le rang qu’elle doit occuper parmi les autres puissances, prendre part aux congrès internationaux et imposer sa voix dans toutes les délibérations qui peuvent concerner le bien-être du monde. Pendant plus d'un siècle l’attention des États-Unis s’est portée exclusivement sur la gestion des propres affaires du pays; mais, aujourd’hui, tout en maintenant celte attitude, la nation ne devra pas oublier que ses affaires sont intimement liées aux questions qui agitent une humanité commune.
- Mais les responsabilités et les devoirs sont inséparables. Ce n’était pas seulement un privilège d’accepter l’invitation de la France à prendre part à l’Exposition de 1900, et ce n’était pas non plus simplement dans le but d’accepter le défi honorable d’un digne concurrent, ni même uniquement pour donner satisfaction aux sentiments bienveillants que portait son peuple aux Français, mais c’est aussi en réponse à une grande obligation internationale, reconnue de tous et hautement appréciée par le peuple américain, que la nation, répondant à l’invitation de la France par l’intermédiaire de ses représentants réunis en Congrès, s’est décidée à occuper la place qui lui était propre à l’Exposition de 1900.
- « Nous venons, le cœur plein et les mains pleines », telle fut la réponse qui fut rendue aux avances des Français.
- Des investigations préliminaires furent entreprises et un rapport dressé par le major Moses P. Handy, commissaire spécial, dont la mort, vivement regrettée de tous, survint peu après. Sa mission, à la fois difficile et délicate, était de transmettre aux autorités françaises la réponse des États-Unis à l’invitation qui leur était faite, et de présenter un rapport sur les conditions qu'imposaient les décrets au Congrès. Le Congrès, réuni le 1er juillet 1898, vota un décret autorisant la participation nationale à l’Exposition, ainsi que la nomination d’un commissaire général et d’autres délégués et l’appropriation des fonds nécessaires à la bonne exécution de ses décrets.
- En conséquence de cette autorisation, le Président nomma M. Ferdinand W. Peck, de Chicago, commissaire général, M. B. D. Woodvvard, de l’Université de Columbia, New-York, commissaire général adjoint, et M. Frederick Brackelt, du Ministère des Finances à Washington, secrétaire. De plus, dans l’organisation développée plus tard, deux directions principales ont été créées, l’une pour les Expositions ayant à sa tête M. Frederick J.-V. Skiff, du Field Columbian Muséum de Chicago, en qualité de directeur en chef des Expositions, et l’autre, le bureau des affaires à la tête duquel a été placé M. Paul Blackmar, également de Chicago, comme directeur des affaires. La classification arrêtée par les autorités françaises a donné lieu à la subdivision des Expositions en dix-huit groupes, lesquels, pour des raisons d’économie et de plus grande efficacité, ont
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- été répartis entre dix fonctionnaires principaux, nommés directeurs. Dans certains cas, il se trouve que deux et même trois groupes ont été placés sous la gestion d’un seul directeur. Les bureaux résultant de cette répartition sont indiqués ci-dessous :
- Directeurs :
- Howard J. Rocers.
- John B. Gauldwell.
- A. S. Capehart.
- Frances F. Drake. Willard A. Smith.
- Charles Richard Dodge. Tarieton II. Bean. Frederick J. V. Skiff. John H. M° Gibbons.
- M. H. Hulbert.
- James H. Gore.
- Les bureaux ont été organisés : à Chicago, à l’Auditorium; à New-York dans 1’ « Equitable Building » ; à Washington, dans le bâtiment du ministère de l’agriculture ; enfin, à Paris, 20, avenue Rapp.
- Des négociations pour l’ailocation d’emplacements ont été immé • diatement engagées avec les autorités françaises qui, après certaines discussions, entraînant le plus haut talent diplomatique des deux pays, ont fini par accorder aux États-Unis, un espace aussi grand que le permettaient les conditions restreintes.
- La superficie totale assignée aux sections des États-Unis couvre une surface de 31,474 mètres carrés, y compris les allées et les contre-allées.
- En février 1900, le Président des États-Unis nomma les dix-huil commissaires désignés dans la liste suivante :
- Bureaux :
- Éducation et économie sociale, Beaux-arts,
- Arts libéraux et industries chimiques, Machines et électricité,
- Transports, armées de terre et de mer, Agriculture, horticulture, aliments, Forêts, pêche,
- Mines et métallurgie,
- Industries textiles,
- Ameublements et industries diverses, Jury et Congrès,
- Commissaires des Etats-Unis :
- Nommés par
- Mme Potter Palmer (Illinois). James Allison (Kansas).
- Brutus J. Clay (Kentucky). Charles A. Collier (Géorgie). Michael H. de Young (Californie). William L. Elklns (Pensylvanie). Cgden H. Fethers (Wisconsin). Peter Jansen (Nebraska).
- Calvin Manning (lowa)..
- le Président.
- Franklin Murphy (New Jersey). Henry A. Parr (Maryland). Henry H. Putney (New Hamp-shire).
- Alvin H. Sanders (Illinois). Louis Stern (New-York). William G. Thompson (Michigan). William M.Thornton (Virginie). Arthur E. Valois (New-York). Thomas F. Walsh (Colorado).
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- Un pavillon national mesurant 813 mètres de surface et 51m,50 de hauteur a été construit au quai d’Orsay, dans un style pleinement digne de la noblesse et de la position de la nation qu’il doit représenter. D’autres bâtiments ont été érigés au quai d’Orsay, sur l’Esplanade des Invalides, sur l’avenue de Suffren et à Vincennes, selon qu’on en a vu la nécessité. De plus, plusieurs constructions ont été élevées à Vincennes par divers exposants américains.
- Les emplacements réservés aux expositions, soit par les allocations dans les grands palais de l’Exposition, soit dans les édifices construits à cet effet, ont été remplis de matériel trié avec le soin qui s’imposait par suite de l’espace relativement restreint des surfaces concédées. Les exposilions sont parfaitement caractéristiques de leurs diverses classes. D’après le catalogue ci-joint, le nombre total d’exposants de la section américaine présentant des expositions distinctes s’élève à 6,563. Si les participants aux expositions collectives étaient compris dans celte évaluation, le nombre total d’exposants dépasserait de beaucoup 7,000. On n’a pas encore réussi à déterminer le nombre exact des expositions distinctes présentées, puisque cette évaluation dépendrait beaucoup de la signification donnée au terme exposition. D’après les calculations conservatrices, le nombre d’expositions varierait entre 25,000 et 30,000.
- Nous croyons fermement que nul citoyen des États-Unis n’éprouvera le moindre sentiment de désenchantement après avoir visité les expositions présentées par son pays. Sans nul doute une forte proportion des objets exposés méritera l’appréciation des autorités chargées de déterminer les mérites relatifs et comparatifs des expositions. Le commissaire général est tout confiant que les sections américaines présenteront une bonne part des expositions qui se distingueront par leur excellence et justifieront le progrès de la science et de l’invention. Il est néanmoins évident que les grands trésors de la production d’un pays, ceux qui contribuent le plus à sa gloire et l’élèvent parmi les autres nations, sont ceux qui ne se prêtent pas à être enchâssés dans les pavillons d’une exposition, à être étiquetés, numérotés et inscrits dans son catalogue. Quelques-uns de ces trésors sont visibles et tangibles, tels les trains et les voies et ponts de chemins de fer; tels les édifices en acier dont la cime al teint les nuages; tels les canaux de drainage de Chicago, le télescope Yerkes; telles les forêts et les plaines; tels les vastes champs de blé bordés par l'horizon ; telles les plantations de coton d’un blanc d’ivoire sous les froids rayons de la lune; telles les immenses étendues ininterrompues couvertes de maïs au doux bruissement et qu’un train volant côtoie pendant une heure; tels les profonds ravins et les cascades rugissantes; telles, enfin, les hauteurs écrasantes de ses pics neigeux.
- L’exposition la plus importante que présente aujourd’hui la nation
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- Ferdinand W. Peck,
- Commissaire général de la République des États-Unis
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- américaine aux yeux de l’univers, c’est elle-même, c’est son peuple avec ses institutions et les résultats qu’elle a obtenus. Cent vingt-quatre années se sont écoulées depuis le jour où treize colonies anglaises en Amérique déclarèrent leur indépendance; cent dix-sept années depuis le jour où la nation mère reconnut cette indépendance. Les ans qui se sont succédé entre ces événements et le commencement du xixe siècle ont été remplis d’efforts et riches en résultats qu’il ne faut pas estimer légèrement sans doute ; cependant, il n’en demeure pas moins vrai que les États-Unis, que nous contemplons à la fin du xixe siècle, se sont développés pour la plupart dans le courant de ces cent dernières années. Par voie de l’Exposition de 1900, il ne serait donc pas mal à propos de présenter avec la brièveté qu’impose la situation une Exposition rétrospective des États-Unis de l’Amérique.
- En 1801, les États-Unis ne constituaient encore qu’un pays admis depuis peu de temps dans la grande famille des nations et à peine parvenu à sa majorité. Son héritage était plutôt en posse qu’en esse. Son capital, comme la richesse de bien des jeunes gens, consistait pour la plus grande partie en jeunesse, en vigueur, en espoir et en liberté. A son actif, une forêt vierge, traversée par-ci par-là d'un cours d’eiu ou d’un sillage et peuplée par des tribus sauvages et hostiles. Une bande de territoire colonisée et cultivée s’avançait de l’intérieur du pays vers la mer sur une distance de 100 à 300 milles et longeait la côte sur une longueur de 1,000 milles. Quatre millions habitants environ étaient disséminés dans cette région; c’étaient pour la plupart des fermiers luttant hardiment avec un sol bien rude pour se procurer une maigre subsistance. Peu de manufactures encore dans ces jours-là : les fermiers se voyaient forcés de pourvoir eux-mêmes à tous leurs besoins par les métiers les plus variés. On a même vu en un jour tondre le mouton dès l’aube, faire passer la laine par les différents procédés de filage, de tissage et de teinture, et, pour terminer l’exploit, découper, coudre et compléter, avant la fin de la même journée, un vêtement avec le drap ainsi obtenu.
- Les villes étaient peu nombreuses : citons Philadelphie et New-York au centre, Boston dans le nord et Charleston au sud. Philadelphie, la ville la plus importante entre toutes, comptait à peine 81.000 âmes. Les distances étaient grandes et les voyages difficiles. Il fallait compter huit à quinze jours, selon la saison ou l’état des chemins pour faire en voiture le trajet de Boston à New-York. Le maître des postes portait lui-même le courrier dans une chaise à un cheval et mettait environ huit jours pour effectuer le service de Washington à New-York.
- Les titres établissant les droits que les diverses colonies avaient
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- sur les territoires qu’elles apportaient pour leur part aux États-Unis étaient généralement bien vaguement définis et souvent contradictoires. Dans certains cas, les daims s’étendaient ostensiblement jusqu’à l’océan Pacifique. Une fois le conflit avec la mère patrie réglé, les États-Unis se trouvèrent possesseurs d’un vaste pays bordé au nord en partie par les grands lacs et le Saint-Laurent, à l’est par l’Océan, au sud par les possessions espagnoles des Flo-rides et à l’ouest par le Mississipi. Ce territoire mesurait 2,098,000 kilomètres carrés de superficie.
- La première moitié du siècle surtout fut marquée, pour le nouveau pays, par une période d’expansion. Les Florides furent cédées par l’Espagne et la Louisiane achetée à la France; cette dernière comprenait tout le pays situé entre les bouches du Mississipi et de la Sabine sur la côte du golfe; elle s’avançait au nord le long du grand fleuve jusqu’au Canada et comprenait tout le territoire entre le Canada et le Mexique, s’étendant vers l’ouest jusqu’à la grande chaîne des montagnes rocheuses que l’on appelle aujourd’hui la Sierra-Névada. A l’ouest de celte chaîne de montagnes et au nord se trouvait l’Orégon qui fut réclamé à titre de découverte; au sud, la Californie, le pays aride du grand plateau central, et, à l’est, le Texas furent obtenus du Mexique grâce à une certaine combinaison d’influences dont la révolution, la conquête et l’achat formèrent les bases les plus ostensibles. Sans essayer de donner une énumération exacte des limites et des frontières des États-Unis' il convient de faire remarquer ici qu’ils couvrent aujourd’hui une large bande de territoire qui traverse le continent de l’Amérique du Nord de part en part et mesure environ 3,u00 milles d’un océan à l’autre et 1,200 milles du nord au sud. La superficie totale de sa masse centrale continentale couvre non loin de 9 millions de kilomètres carrés, sans compter les pays excentriques, l’Alaska et ses dépendances, les îles d’Hawaï et de Porto-Rico et les conquêtes récentes aux Philippines. Le territoire acquis par les États-Unis pendant la première moitié du xixe siècle égale à peu près le double de l’étendue de pays occupée au début de cette même période.
- Cependant cet agrandissement du territoire, tout en étant un élément nécessaire au développement subséquent du pays, n’est qu’un fait de moindre importance dans l’histoire du progrès atteint dans le courant du siècle. Une grande immigration de peuples, commencée à peu près avec le xixe siècle, se perpétuant comme un flux sans cesse grandissant et qui, même aujourd’hui, ne laisse pas entrevoir de possibilités d’abaissement, a distribué des millions d'habitants par toute cette vaste contrée. Son mouvement a pris naissance dans les États limitrophes de l’est, et bientôt on vit des traînées d’émi-
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- grants venir s’y déverser de tous les différents pays de l’Europe. Ils y venaient pour trouver la liberté, un sol fertile ou des richesses en métaux précieux ; ils s’y rendaient pour rejoindre des amis ; ils s’aventuraient pour échapper aux exigences imposées sur leur personne par le service militaire obligatoire, ou sur leurs biens par de lourds impôts; ils accouraient dans l’espoir de secouer le joug accablant de constitutions oppressives et se faire une position là où ils seraient libres de penser et de parler selon leurs convictions. Ce flot d’émi-grants dégorgea sur les hauteurs de l’est, puis se répandit sur le grand plateau central jusqu’au moment où il vint se heurter à la formidable chaîne de montagnes du continent américain. Mais rien n’arrêta son courant débordant qui s’avança sans trêve, inondant le versant occidental jusqu’aux rives mêmes de l’océan Pacifique. C’est ainsi que des millions d’arpents de terrain labourable sont tombés entre les mains de plusieurs millions d’hommes, soit sans prix aucun, soit à des prix si minimes que le bénéfice réalisé par une seule moisson suffisait pour les libérer. Comme l’on peut bien penser, les terrains les plus précieux sont actuellement occupés, mais il reste encore néanmoins plusieurs millions d’arpents de terrain qui méritent richement d’être acquis par ceux qui voudraient les exploiter. Ces hommes donc, ces affamés de terre et de biens, n’ont formé que l’avant-garde de la multitude surgissante.
- Ces premiers émigrants ont bientôt été suivis de ceux qui ont construit les chemins de fer, qui ont tracé les villes, fondé les grandes cités, qui se sont appliqués à construire des moulins, des hauts fourneaux, des manufactures et à produire tout ce qu’il était possible d’obtenir des métiers les plus divers et de l’habileté de leurs artisans. Ceux-ci ont bâti des demeures, ils ont planté des forêts, ils ont fait les grandes routes et construit des églises; mais au centre de chaque village leur œuvre la plus importante, l’édifice le plus coûteux et le plus élégant, celui que l’on aperçoit de tous les points de vue et qui frappe les premiers regards du voyageur, c’est la maison d’école. Au milieu des fermes, près de chaque coteau, sur le site le plus gai et le plus pittoresque et bien entouree d’arbres et décorée de fleurs, s’élève partout l’école communale de la région.
- Ce mouvement du peuple n’a pas été simplement suivi par les chemins de fer; au contraire ceux-ci l’ont précédé. La voie de fer a été poussée activement en avant, traversant la prairie sauvage encore inhabitée, et à peine les rails étaient-ils posés que les trains arrivaient chargés d’émigrants accompagnés de leur famille et amenant leurs bestiaux et leurs biens : si bien que cette grande étendue inculte et déserte sur laquelle erraient encore les daims craintifs, le loup et le bison et que caressait de temps à autre l’ombre d’une migration d’oiseaux, devint petit à petit une superbe mosaïque em-
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- Le Palais de la République des États-Unis,
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- bellie et enrichie de toutes paris par les demeures de travailleurs heureux et fortunés.
- 11 faut considérer la question pendant un moment avant de pouvoir apprécier justement la signification de cette grande migration vers les États-Unis. D’après le recensement de 1880, on a constaté que les deux cinquièmes au moins des habitants tenaient leur droit de cité d’autres pays, pour la plupart de quelque pays d’Europe, leurs parents au moins étant nés dans un pays autre que les Etats-Unis. Plus tard, un maire de Chicago s’est vanté que dans sa cité se trouvaient réunis plus d’Irlandais qu’à Dublin, plus d’Allemands qu’à Berlin, plus de Suédois qu’à Stockholm, plus de Grecs qu’à Athènes, et ainsi de suite jusqu’à épuisement d’une liste très considérable de noms. Les citoyens nés aux Etats-Unis étaient donc en minorité.
- La plupart de ces immigrants, en changeant de nationalité, ont fait de grands sacrifices qu’ils n’ont reconnus bien souvent que plus tard au cours de leurs nombreuses expériences. Nous ne savons apprécier dans la vie combien est grande la portion de capital qui nous vient véritablement en héritage de nos ancêtres, jusqu’au jour où, pour une cause ou pour une autre, nous perdons cet héritage et nous quittons le pays natal pour aller fonder une nouvelle existence sous un ciel lointain. Les éléments intangibles du chez-soi, de la famille, les liens sociaux, les habitudes et les affections d’une part, et, d’autre part, les choses visibles, la vieille église entourée de son arpent de Dieu, le sommet des montagnes doré par les premières lueurs de l’aurore radieuse et empourpré plus tard à la tombée de la nuit, les champs tout silencieux sous les feux ardents du soleil de midi, les vergers et les prés, les grandes routes et les haies, enfin, le foyer paternel, tout humble qu’il a pu être, tout a disparu, et tout doit être rétabli dans un nouveau pays. Les vieux entourages ne sont plus et avec les nouvelles scènes, avec les nouveaux liens s'est développée une conception nouvelle de la vie, du devoir, de la liberté et même de la foi.
- L’immigrant aux États-Unis a perdu beaucoup, mais en revanche il a trouvé beaucoup plus. En premier lieu, il a la liberté en matières politiques, sociales et religieuses. Les rouages de la forme et des traditions ont été détendus, les entraves delà caste ont été ébranlées. L’homme le plus humble est devenu un des facteurs de l’organisation sociale et des forces qui dirigent l’administration locale ou générale. Ceci ne veut pas dire qu’il ait agi sagement au début, ni même par la suite; mais, cependant, c’était déjà pour lui un grand progrès, et la faculté de pouvoir agir de son propre chef, quelle qu’en soit la façon, a contribué au développement et à l’expansion de son âme tout entière. Il apprit bientôt que la liberté de son côté lui
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- imposait certaines contraintes, non pas que les restrictions lui venaient du dehors, mais au contraire elles lui venaient de lui-même, vu que, pour se reconnaître libre, il devait en premier lieu respecter et protéger les libertés des autres.
- Avec la liberté, il trouva l’intelligence, un peu pour lui, mais beaucoup pour ses enfants; l’intelligence infuse par un système d’écoles publiques, partout évident, mais plus souvent remarquable par la propagation généreuse de ses facilités d’éducation élémentaire que pour l’extension ou la perfection de son instruction. Plus loin, l’intelligence propagée par une presse libre et active agrandit ses manières de voir et de comprendre et corrigea ses jugements.
- Ensuite, il trouva la concorde, cette union intime qui forme peut-être le point caractéristique le plus remarquable de la nouvelle vie qu’ont bientôt pris sur eux ces divers éléments émigrés. Rien d’aussi extraordinaire dans toute l’histoire de l’agrandissement de la population des États-Unis par le rassemblement de peuples venant de tous les pays et de tous les climats, que la rapidité et le degré de perfection avec lesquels ces éléments si contradictoires se sont fondus en Américains et unis comme citoyens d’une même patrie. Par exemple, les parents d’une famille en Amérique peuvent être Allemands ou Polonais, Suédois, Suisses ou Irlandais, selon les circonstances, mais ils conservent naturellement et nécessairement beaucoup des signes distinctifs de leur pays natal ; ils s’attachent à leur manière de vivre, de parler, à leurs habitudes et à leurs instincts, ce qui du reste est bien naturel. Demandez à l’un d’eux quelle est sa nationalité, et sa réponse se moulera sans doute sur le fait de sa naissance. Mais une seule génération suffit à amener une transformation complète. Les enfants sont Américains, plus ardents dans la sincérité de leurs sympathies, plus fiers du nom et du lieu de parenté, plus inquiets de voir reconnaître de tous leur droit à cette nationalité que ceux dont un héritage semblable a été transmis de génération en génération par une lignée d’ancêtres. Le fils d’un Irlandais, d’un Scandinave, d’un Allemand, d’un Bohémien est toujours prêt à reconnaître sa parenté, mais il est encore plus fier d’avoir vu le jour, sous'le drapeau étoilé des États-Unis, et il veut que personne ne l’ignore.
- Est-ce le mélange de tant de types différents et fondus en ün seul, est-ce le résultat d’influences nouvellement acquises et de l’élimination de celles que l’on croyait éventées ou nuisibles, ou sont-ce les forces d’attraction et de répulsion pleines d’ozone et chargées d’électricité qui ont opéré ce changement ? Toujours est-il que T Américain a développé un type de caractère qui lui est particulier. L’Américain, lu et connu de tous, admiré de beaucoup, redouté par d’autres, mais reconnu comme ayant une fonction positive parmi les forces
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- actuellement en activité dans toutes les affaires du monde, l’Américain, car tel est le nom que s’applique généralement le citoyen des États-Unis, est décidé dans ses opinions, nerveux et vigoureux en les faisant connaître, aussi prompt à l’action qu’il est vif à l’appréhension, respectant l’avenir bien plus que le passé, confiant en lui-même et fort de ses convictions. Il a du sang-froid, un esprit clair et réfléchi, et jamais il n’admet la défaite.
- Le citoyen américain lui-même est bien l’élément le plus remarquable de l’Exposition rétrospective.
- Qu’a-t-il fait ?
- Comme nous l’avons déjà vu, il a conquis le désert, soit forêt, soit prairie, et l’a parsemé de fermes et de foyers sans nombre. Le premier devoir du colon a été de pourvoir à l’abri de sa famille, puis de civiliser le terrain qui de nature était rude et sauvage. Si ses terres étaient couvertes d’une forêt, il fallait l’abattre; si c’était une prairie, il lui fallait déblayer le terrain, faire des haies, des routes, canaliser les marais, bâtir des demeures et d’autres constructions. Une fois la ferme bien assujettie, on l’aménageait avec tous les accessoires et toutes les commodités nécessaires pour y rendre la vie agréable et le travail lucratif. Sa valeur dépendait généralement de ce que le propriétaire y avait mis de patience et d’efforts persévérants. Le terrain n’était guère plus qu’une opportunité, utile seulement selon l’emploi qui en était fait.
- En admettant que la superficie normale d’une ferme soit d’un quart de section de terrain, soit un demi-mille carré ou 800 mètres de long et de large, nous trouvons qu’à peu près neuf millions de fermes ont été établies dans le courant du siècle. Dans les premiers temps, le colon payait 100 dollars, soit 500 francs pour son quart de section; plus tard, il en recevait les titres, francs de charges, s’il avait vécu sur ses terres et qu’il les avait cultivées pendant cinq ans. Pour arriver à donner une juste idée de la valeur des fermes existant actuellement aux États-Unis, il faudrait pouvoir s’entendre sur le prix coûtant exact de l’unité de surface, au sujet duquel les opinions sont assez contradictoires. En estimant le prix de l’arpent de terrain à 20 dollars, ce que nombre d’appréciateurs considéreront comme étant un prix très minime, la valeur totale des fermes des États-Unis s’élèverait à la somme de 576,000 millions de francs.
- Nous n’entreprendrons pas de donner ici une évaluation complète de la richesse de production de ces terres. La grande variété du sol, de la température et du degré d’humidité que l’on rencontre dans les diverses parties d’une aussi vaste étendue de pays, pourvoit naturellement à une variété également considérable de produits possibles à cultiver. Trois denrées cependant sont particulièrement dignes de
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- Benjamin D. Woodward.
- Commissaire général adjoint de la République des États-Unis.
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- menlion, comme fournissant, soit directement, soit indirectement les principaux articles que ce pays peut offrir au commerce dans ses rapports avec les autres peuples, Ce sont: 1° le foin; 2° les céréales, desquelles se détachent principalement le blé cultivé dans le Nord, et le maïs cultivé dans les régions centrales ; 3° le coton. Le blé et le coton s’exporlent le plus souvent à leur état naturel, non manufacturé ; le foin et le maïs sont employés comme fourrages et apparaissent sur les divers marchés du monde, transformés en commodités moins volumineuses, sous forme de produits alimentaires pour les animaux. Quant au coton, il est partout admis que les États-Unis forment la source la plus importante de l’approvisionnement de coton du monde entier. Les grains et les viandes des États-Unis constituent un fonds de réserve auquel les autres pays peuvent avoir recours lorsque leurs propres ressources sont insuffisantes.
- Les quelques citations ci-dessous suffiront pour faire apprécier la capacité des États-Unis sous le rapport de la production.
- En 1896, les Etats-Unis ont donné :
- Blé........ 251 millions d’hectolitres évalués à 2.145 millions de francs.
- Maïs........... 670 — — 2.505 —
- Totalité des
- grains.. 1.123 — — 5.570 —
- Foin....... 60 millions de tonnes évaluées à 2.Q05 —
- Coton...... 257 millions de kilogr. évalués à 1.460 —
- Les trois denrées végétales : foin, céréales et coton, produites pendant une seule année atteignent ensemble un chiffre total de 9035 millions de francs.
- On verra donc facilement que, si l’on ajoutait à ces données la valeur de la récolte d’autres denrées telles que le tabac, les fruits, les légumes, le bois de construction, moins importantes individuellement, mais aidant aussi à grossir le total, et le rapport des produits animaux calculé sur l’excès du prix des aliments consommés pendant l’élevage, la valeur totale des produits agricoles ne pourrait se porter à beaucoup moins de 12.500 millions de francs par an.
- Mais la richesse productive du pays ne s’arrête pas non plus avec ces articles. La terre nous livre annuellement 147 millions de tonnes de charbon, 60 millions de barils de pétrole brut, 10 millions de tonnes de fonte, et pour 450 millions de francs de métaux précieux.
- Nous présentons ainsi, avec l’énumération de quelques articles mportants supplémentaires, la puissance des Etats-Unis de 1900 dans sa production de richesses matérielles provenant de ses propres ressources.
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- Il a déjà été fait mention des chemins de fer comme ayant été des agents qui ont contribué considérablement à l’établissement du pays et à la conquête du sol. L’histoire du développement des chemins de fer des États-Unis est brève comme partout au monde. Soixante-dix années seulement se sont écoulées depuis le commencement de cette grande industrie dans notre pays. Dans les premiers temps les chemins de fer s’étendaient lentement, ils se raccordaient aux endroits déjà établis, ils acceptaient les routes sous la pression de conditions imposées, ils étaient les serviteurs du public. Plus tard, leur progrès a été plus rapide et irrésistible ; ils se sont avancés au delà des limites de la civilisation, s’aventurant dans le désert comme une avant-garde et laissant derrière eux une carte toute tracée. Les constructeurs se frayaient un passage à travers les prairies, abandonnant des attaches sur la terre inégale, laissant tomber, chemin faisant, sur la route les rails chargés sur des wagons plats qui eux-mêmes suivaient la voie de fer qu’ils venaient d’apporter ; ils bridèrent les cours d’eau et les arroyos ; ils enfilèrent les ravins ; certaines montagnes furent escaladées, d’autres furent transpercées. Il n’y avait pas d’obstacle si formidable qui ne pût être surmonté, soit que la voie le contournât, soit qu’elle le suivît ou qu’elle le minât. La question suprême, c’était d’arriver, d’aller d’un terminus à l’autre à l’aide de constructions si élémentaires qu’elles fussent en apparence, si seulement elles étaient de force à supporter la marche du coursier de fer. Une fois la voie posée elle servait à son propre perfectionnement. On pouvait l’aligner, l’égaliser, y poser du ballast, installer des voies de chargement, des évitements, des gares, y placer des wagons de passagers, des marchandises et des locomotives. On traversait les larges fleuves au moyen de bateaux, quitte à y ériger plus tard un viaduc permanent en fer. La montagne était flanquée d’un “ switch-back ” en attendant le tunnel qui, par la suite, devait le percer de part en part. C’est ainsi que la voie se trouvait être active et productive longtemps avant d’être terminée, si jamais on peut dire qu’un chemin de fer américain est véritablement terminé. Aujourd’hui les réseaux de lignes de chemins de fer des États-Unis, les grandes artères du trafic défient la rivalité des chemins de fer de tous les pays du monde, par les avantages suivants : la solidité, la durabilité de la voie permanente dans ses plus menus détails ; la puissance et la vitesse de la force motrice ; le confort et l’aménagement du matériel de wagons passagers ; l’exactitude des correspondances, qui permet à toutes les lignes qui sillonnent une grande étendue de pays de se combiner comme si elles étaient toutes sous une seule administration ; te soin donné au transport des bagages et la certitude avec laquelle ces marchandises arrivent à destination et sont livrées entre les mains de leurs justes destinataires. Les wagons-lits, les wagons-restaur^pfcs,
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- les trains à couloir, les systèmes divers de freins automatiques et d’accouplements automatiques, tout tire son origine de l’Amérique et a trouvé son apogée sur les grandes lignes’des Etats-Unis.
- Les lignes de chemin de fer actuellement en activité s’étendent sur une longueur de 184.603 milles, soit 307.670 kilomètres. Leur service nécessite l’emploi de 36.000 locomotives, 26.000 wagons-passagers, 8.000 fourgons de bagage ou de poste et plus d’un million et quart de wagons à marchandises. Leur ensemble représente une capitalisation de 11 billions un quart de dollars (50 billions de francs) et leurs recettes annuelles s’élèvent à 338 millions de dollars, 1.690 millions de francs.
- Le chemin de fer américain n’admet qu’un seul messager plus rapide que lui, c’est le télégraphe, et ce messager il l'a pris lui-même à son service. Les fils télégraphiques sont aussi multiples que les lignes de chemins de fer, ils mesurent aujourd’hui une longueur totale de 1.458.000 kilomètres.
- Sous tous les rapports l’application de l’électricité est Constante et efficace en Amérique. Chaque village a son service de tramways électriques, de même que son service d’éclairage à l’électricité et son téléphone. Ici, la statistique varie trop rapidement pour nous permettre de donner une citation. On songerait tout aussi bien à demander si le soleil brille à Oshkosh ou à Kankakee que de douter un moment que l’on ne puisse y trouver des lumières électriques, des tramways à traction électrique et le téléphone.
- Plusieurs causes ont aidé au développement dans les Etats-Unis d’un système manufacturier à peine moins important que le système agricole décrit ci-dessus. La première, c’est la possession en don de la nature de matériaux de construction en quantités considérables. Les forêts abondent en arbres dont chaque variété de bois a un mérite spécial. Pour fabriquer un lourd chariot de ferme on emploie plus de vingt bois différents, et chacun de ceux-ci se trouve dans une région particulière qui le produit de la qualité la plus propre à l’usage spécial auquel il s’applique. D’immenses champs d’anthracite et de charbons bitumineux répandus par toute la contrée pourvoient à l’approvisionnement du combustible nécessaire à la production de la force motrice ; les montagnes rendent d’excellents minerais de tous les métaux utiles.
- La seconde cause du développement extraordinaire du système manufacturier en Amérique, c’est la demande forcée qui se fait sentir pour un allégement aux forces naturelles par des puissances mécaniques, demande accentuée d’autant plus par la rareté relative du travail manuel. Les mains d’hommes ne se trouvent pas en assez grand nombre pour exécuter le travail que les esprits ont tracé, s> bien que la force des cours d’eau ondoyants, des brises errantes e*
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- de la vapeur est appliquée à creuser, à broyer, à moudre et à filer. Cent cinquante hectolitres de blé de la récolte d’une seule saison
- Frédérick Brackett,
- Secrétaire de la Commission de la République des États-Unis.
- tomberaient et dépériraient dans le champ s’il fallait attendre pour a moissonner avec la faux, ou carieraient dans la meule s’il fallait la Voir battre au fléau. Ce besoin engendra l’invention des machines Pour l’exécution de presque tous les différents genres de labeurs
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- agricoles. Des causes semblables stimulèrent l’invention dans d’autres directions et conduisirent à la production de machines diverses dont les machines à coudre, à écrire et à composer les caractères d’imprimerie constituent des exemples.
- Le troisième élément, et celui qui a eu le plus d’influence sur le développement des manufactures américaines, c’est l’habileté qui a inventé et appliqué des machines à la fabrication d’autres instruments, d’après ce qui a été appelé distinctement le système américain. Afin d’expliquer ce que nous entendons par cette expression, et en même temps afin de donner une idée des usages qui en sont faits, supposons la fabrication en quantités considérables d’un article assez complexe, disons un revolver. Sans doute, un ouvrier habile, en travaillant pièce à pièce, en plaçant, adaptant, ajustant, en recommençant courageusement après chaque échec, finira bien par livrer un revolver, puis ensuite d’autres appareils semblables. Mais une fabrique de revolvers prospère ne peut être dirigée de cette façon. Le premier point qu’elle doit établir, c’est l’analyse complète et consciencieuse de l’arme par la séparation absolue de tous ses éléments constitutifs, puis il lui faut déterminer quel sera le procédé mécanique qui réalisera la production la plus parfaite et la plus économique de chaque élément isolé. On invente donc une machine pour chaque opération, et cette machine est construite de manière à produire une pièce particulière avec l’exactitude la plus absolue. Même une vis, si petite qu’elle soit, nécessite une machine différente pour chacun des procédés de sa fabrication : le rodage, le filet, la coulisse et ainsi de suite. Les vis ainsi obtenues sont soumises aux épreuves les plus sévères quant à la longueur, au diamètre, etc. Si, à un moment donné, les vis ne se trouvent plus à hauteur de l’épreuve, le défaut en est tracé aux machines qui ont servi à leur fabrication et celles-ci devraient être rajustées à leurs fonctions particulières. Mille revolvers demandent la production de mille pièces différentes, et ces pièces, obtenues toutes par le même procédé et sous l’action des mêmes machines, ne sont acceptables qu’à l’état parfait et par conséquent seulement lorsqu’elles sont identiquement pareilles. Les diverses pièces rassemblées, les mille instruments qui en résulteront constitueront des spécimens parfaits en leur genre.
- Cette méthode nécessite un grand génie d’invention pour arriver à imaginer et à conserver à leur meilleur usage les machines variées et compliquées qui produisent les différentes pièces ; elle nécessite également un capital proportionné à la dépense et à l’assurance d’un débouché favorable qui absorbera régulièrement les produits fabriqués. Elle demande aussi des ouvriers instruits, capables d’entretenir les machines à un degré d’exécution parfaite.
- Cette manière de procéder a été appliquée à la fabrication d’arme8
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- à feu, de machines à coudre, de machines à écrire, de montres, de bicyclettes, de presses à imprimer, de machines à vapeur, de pianos etd’autres articles sans nombre.
- Il y a de plus un autre élément, se rapportant plus ou moins directement au développement des manufactures, c’est le soin jaloux du système protecteur américain. Nous ne pouvons en donner une meilleure idée qu'en référant à l’exposition présentée ici actuellement de l’industrie des feuilles d’étain. Cette industrie était encore complètement inconnue aux Etats-Unis il y a seize ans.
- Les limites forcées nous empêchent de présenter ici d’autres phases d’une exposition rétrospective complète des résultats atteints par les États-Unis pendant le dix-neuvième siècle. Tout appliqué qu’il était à la solution des problèmes matériels que la nature et la nécessité l’ont forcé d’étudier, le peuple des États-Unis n’a ni oublié ni négligé d’autres questions d’un caractère plus essentiellement scientifique, intellectuel ou esthétique. L’Amérique avec ses cent années de rétrospective ne peut songer à comparer ses résultats à ceux que l’Europe présente fièrement comme le record de mille années de progrès. Néanmoins, l’Amérique, de nos jours, fait entrer, relativement au nombre de ses habitants, des fils et des filles sur le champ d’honneur de toutes les connaissances intellectuelles où elle est représentée avec honneur et distinction. Hommes d’État, législateurs, juristes, soldats, marins, historiens, explorateurs, inventeurs, auteurs, poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, professeurs : le tableau des contemporains de marque de chacun de ces groupes présente des noms américains aussi remarquables par leur nombre que par l’éminence de leur position.
- L’Amérique est particulièrement fière de deux grands résultats de son système d’éducation. Le premier, c’est la provision généreuse et universelle qu’elle fait pour la libre instruction de chacun de ses enfants. Tous les États vouent une attention spéciale à l’instruction primaire, une éducation amplement suffisante aux vocations ordinaires de la vie. Le nombre d’enfants enregistrés actuellement sur les livres d’écoles libres dans les Etats-Unis s’élève à quatorze millions. Le total des frais de leur instruction dépasse 183 millions de dollars.
- Le second résultat, c’est le développement rapide et vigoureux des écoles techniques et des universités pendant ces trente dernières années. Parmi les écoles techniques, celles qui ont été fondées avec l’aide du gouvernement sont particulièrement dignes de commenda-tion, car sur les bases ainsi établies se sont élevés quelques-uns des collèges les plus avancés de nos jours. Les dix dernières années de ce siècle ont été marquées spécialement par les donations généreuses qui ont été faites à d’importantes universités. Certaines doyennes, telles que Harvard, Yale, Columbia et Princeton, ont acquis de
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- grosses sommes qui n’ont été surpassées que par les legs encore plus magnifiques dont ont hérité l’université de Californie, l’université Leland Stanford Jr., et celle de Chicago. Ces legs nous montrent les opportunités possibles, mais ce qui indique encore plus clairement l’avancement actuel de ces institutions ce sont les mesures nouvelles de progrès qui ont été prises par elles et par d’autres encore en pourvoyant, en même temps, à l’instruction des sujets connus communément sous le nom de cours universitaires. On obtient aujourd’hui dans les universités des Etats-Unis des doctorats dont la valeur égale, en signification textuelle, sinon en réputation, ceux que l’on se dispute dans les universités européennes. Le jour est déjà venu où les étudiants des pays étrangers sont attirés aux collèges des Etats-Unis par les avantages particuliers qui leur y sont offerts pour l’étude de certains sujets.
- L’attitude des Etats-Unis de l’Amérique, vis-à-vis des autres grandes nations du monde, est intéressante et singulière. Us ont constitué la première grande République des temps modernes fondée sur la liberté, l’intégrité et l’intelligence du citoyen. La République est libre des traditions héréditaires qui gênent actuellement les nations de plus longue exislence ; elle est isolée dans sa position, ce qui lui a valu une protection plus efficace que les armements les plus coûteux ; elle s’est affranchie de toutes les influences nuisibles d’un asservissement humain. Son peuple est intelligent, industrieux et prospère. A cette exposition rétrospective des nations, l’Amérique se présente elle-même avec son peuple et son histoire.
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- ^ Italie^
- Notice concernant l’Italie
- A l'Exposition Universelle de igoo
- Trois particularités qui se révèlent au premier coup d’œil résument la participation brillante de l’Italie à l’Exposition de 1900. Elle y est représentée par 2,800 exposants; ses produits figurent dans tous les groupes et présentent, dans quelques-uns, le caractère de véritables révélations; enfin, son Palais officiel se distingue au milieu de ceux des autres nations par sa magnificence et par ses proportions.
- L’éloge des organisateurs tient tout entier dans cette triple constatation. L’éminent commissaire général, M. Tomaso Villa, a su donner une forme attrayante, en même temps que solennelle, au chapitre qu’il avait à écrire dans cette immense leçon de choses qu’est l’Exposition. Son distingué collaborateur, M. Mantegazza, secrétaire général et délégué du Commissaire général, l’a secondé et l’a suppléé avec dévouement dans les mille détails compliqués et minutieux de l’organisation. — L’un et l’autre étaient tout particulièrement désignés pour de telles fonctions.
- M. Tommaso Villa est un des membres les plus en vue du Parlement italien. Homme politique éminent, orateur au talent vigoureux,
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- il a occupé dans le gouvernement à plusieurs reprises des fonctions 1res importantes. Il fut successivement Ministre de l’Intérieur, puis Garde des Sceaux, et en dernier lieu Président de la Chambre des Députés. Très lié avec toutes les personnalités qui ont travaillé à la constitution de l’Unité Italienne, M. Villa s’est trouvé très jeune mêlé à tous les événements historiques de cette époque, et s’est placé au premier plan par l’énergie de son caractère, par son ardent patriotisme et aussi, et surtout, par son éloquence qui fait de M. Villa un des avocais les plus célèbres de l’Italie, le maître incontesté du barreau italien, et aussi le plus populaire et le plus aimé des défenseurs .
- Une des plus belles et des plus nobles causes qu’il a plaidées, en tant que membre du Parlement, est incontestablement celle de l’abolition de la peine de mort, en faveur de laquelle il soutint une campagne énergique, qui finit par triompher, au grand honneur de la législation italienne et de ceux qui se sont dévoués pour cetle œuvre d’humanité.
- Mais ce n’est pas tout. M. Tommaso Villa est aussi un partisan convaincu du principe utilitaire des Expositions et il s’est appliqué depuis longtemps à le développer et à le répandre, à en faire profiter largement l’industrie de son pays. En 1889, il présida avec une infatigable aclivité la commission ilalienne venue malgré l’abstention du gouvernement apporter à l’Exposition de Paris le concours de l’industrie et de l'art italiens. Deux expositions importantes ont encore été organisées par lui à Turin, et la dernière, entreprise sous de douloureux auspices (au moment des troubles de Milan), s’acheva dans un véritable délire de satisfaction et de louanges envers l’éminent homme d’État qui avait su apporter à son pays, affligé par les désordres intérieurs, la plus glorieuse et la plus réconfortante des consolations, celle qu’il pouvait puiser dans sa propre force et dans le génie de ses enfants. Une manifestation de sympathie spontanée et des plus touchantes vint récompenser M. Tomaso Villa de son œuvre difficile et de la noble pensée qu’il avait inspiré. A l’heure où éclatait ainsi la gratitude générale, l’Italie songeait à préparer son rôle dans l’Exposition de Paris. M. Tomaso Villa se trouvait tout désigné pour cette tâche considérable, et la façon dont elle se trouve aujourd’hui réalisée honore à la fois l’éminent commissaire général et la grande et riche nation qu’il représente.
- Le très sympathique secrétaire général est, lui aussi, une personnalité très en vue en Italie. Il a dirigé plusieurs des plus importants
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- Humbert Ier, roi d’Ilalie.
- journaux politiques, entre autres l’Italie et la Naçione, qui figurent au tout premier rang de la presse italienne. M. Mantegazza, qui
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- a voyagé beaucoup, surtout en Orient et en Afrique, en a rapporté des impressions très vivantes et très documentées qu’il a publiées avec un légitime succès; on a aussi de lui des études politiques très remarquées, et qui témoignent d’un esprit clairvoyant et très épris de la logique, en même temps que d’un patriotisme vibrant. Journaliste, homme de lettres, et avant tout homme d’action, M. Mantegazza a su montrer dans l’exercice de ses délicates fonctions son habitude de vivre sur la brèche, d’ignorer le repos et d’inventer des# ressources. Ces facultés particulières jointes à son infatigable activité ont permis à M. Mantegazza de rendre aux exposants italiens et à tous ceux qui l’ont approché des services considérables.
- Parmi les autres collaborateurs de l’Exposition italienne il faut citer au premier rang MM. Ceppi, Gilodi et Salvadori, les trois architectes du somptueux palais qui s’élève sur la rive gauche, près du pont de l’Alma.
- Excellent spécimen de l’architecture italienne du commencement du xive siècle, cet édifice, dont la décoration extérieure étonne par sa richesse et sa profusion, est orné de frises et de peintures apportées d’Italie. Son entrée principale est inspirée en partie de la célèbre Porte délia Carta dans le palais des Doges à Venise. Quant à l’aménagement intérieur, il n’est ni moins magnifique, ni moins harmonieux, bien qu’on ait été forcé de modifier ses dispositions et même sa destination, par suite du manque de place, dans les sections industrielles.
- Créé d’abord en vue de servir uniquement de Pavillon de représentation, l’édifice a dû, au dernier moment, donner asile aux Exposants des classes 67 (Vitraux), 72 (Céramiques), 73 (Cristaux et verrerie) et 97 (Bronzes).
- Heureusement le caractère de ces objets s’harmonise avec le luxe intérieur du pavillon, et contribue encore à lui fournir des éléments décoratifs spéciaux. Toutefois le salon de réception et celui de la Presse y ont perdu un peu de leur ampleur et de leur grand caractère. Une superbe galerie où l’on accède par un escalier monumental a reçu l’Exposition des Ministères. On remarquera en particulier celle des Ministères de l’Instruction publique, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce qui réunissent d’intéressants documents concernant les Ecoles Artistiques et Industrielles très développées en Italie.
- Il est évidemment regrettable que l’Exposition italienne ait dû être ainsi disséminée en des endroits si éloignes l’un de l’autre; em-
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- pressons-nous néanmoins de constater que la participation de l’Italie ne s’en affirme pas pour cela moins brillante. On en jugera jusqu’à un certain point par le coup d’œil que nous allons jeter rapidement sur la façon dont ses productions artistiques, industrielles et agricoles sont représentées dans chaque groupe.
- Les arts graphiques, la librairie, la médecine et la chirurgie, les instruments de musique, le matériel de l’art théâtral ont réuni de nombreux exposants dans le groupe III.
- Mais où l’Italie intéressera tout le monde et étonnera un grand nombre de visiteurs, c’est dans les groupes IV et V, où elle se revèle comme une nation industrielle de premier ordre, féconde en entreprises hardies et en initiatives remarquables.
- Mentionnons d’abord le concours apporté à la fourniture de l’énergie électrique pour les services de l’Exposition, au moyen de deux groupes électrogènes, qui placent l’Italie au rang des grands pays industriels.
- La maison Tosi, de Legnano, qui s’est placée au premier rang dans la construction des machines motrices de grandes proportions, expose dans la classe 20 deux machines remarquables affectées à ce service.
- Dans le groupe V, la maison Pirelli, de Milan, avec ses câbles électriques, l’éminent inventeur Marconi avec son célèbre télégraphe sans fil, et un nombre considérable d’autres exposants forment une réunion importante et fertile en remarques du plus haut intérêt.
- Le groupe VI est en partie à Vincennes. Les Compagnies de chemins de fer de la Méditerranée et de l’Adriatique y occupent une grande place.
- Celte dernière Compagnie, notamment, expose le matériel de traction électrique qu’elle a déjà mis en service sur l’une de ses lignes, et qui paraît appelé à jouer un rôle important dans les chemins de fer de l’avenir, l’Italie étant riche en sources d’eau susceptibles de créer une force motrice considérable que l’électricité asservira suivant ses besoins. On voit que l’Italie a précédé beaucoup de grandes nations industrielles dans l’application pratique de ce grand progrès.
- Signalons, dans le même groupe, à côté de différents matériels roulants d’un grand intérêt, le wagon-restaurant de la maison Silvestri, qui obtint un grand prix d’honneur à l’Exposition de 1889.
- L’industrie des cycles a pris, dans le nord de l’Italie, un dévelop-
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- pement suffisant et a accompli des progrès assez remarquables pour qu’on puisse voir actuellement disparue l’importation des machines anglaises, allemandes et américaines.
- Il en est de même de l’automobilisme qui commence à fournir l’activité à un certain nombre d’usines.
- M. Tommaso Villa, Commissaire général de l’Italie.
- La navigation de commerce trouve maintenant, dans le pays même, des ateliers de construction qui lui fournissent tout son matériel. Les chantiers de constructions pour la marine de guerre, comme ceux des maisons Ansaldo, Odero, etc., vendent même, aujourd’hui, aux marines étrangères, notamment à l’Espagne, au Japon, à la République Argentine, etc.
- Toujours dans le groupe VI l’Administration des postes et télégraphes, dont on connaît l’excellente organisation, expose du maté-
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- riel et des documents divers, statistiques, photographies plans, etc.
- Le Ministère des Finances expose à Vincennes une machine dite « Salogène », pour l’extraction du sel d’après un nouveau procédé perfectionné.
- Le manque d’espace dans le groupe XI comme dans les groupes IV et V où, ainsi que nous l’avons dit, la plus grande partie de l’emplacement disponible est occupée par les groupes électrogènes, a décidé l’Italie à construire un petit pavillon annexe d’environ 700 mètres carrés à l’avenue de Suffren. Dans ce pavillon, qui est mitoyen de l’annexe de l’Allemagne, on a réuni une grande quantité de machines et d’objets qui n’ont pu trouver place dans les palais affectés à ces trois groupes.
- Au contraire, les produits agricoles et alimentaires figurent avec ceux des autres nations dans les groupes Vil et X, où l’on trouve au complet ces spécialités universellement renommées que sont les pâtes de Naples, la charcuterie, industrie alimentaire en continuels progrès, les fromages, etc. Par suite du défaut de place encore, l’exposition des vins est installée dans le sous-sol du palais ; on y a organisé une dégustation non commerciale, c’est-à-dire d’un caractère purement documentaire.
- Le groupe XI (Mines et métallurgie) présente aussi un vif intérêt. Là, encore, l’exposition des aciéries et hauls fourneaux de Terni montre le grand développement de l’Italie clans cette branche de l’industrie. A côté des fers de l’ile d’Elbe et des célèbres marbres de Carrare, son sol possède encore d’autres richesses considérables, comme le soufre de Sicile, etc.
- Dans le groupe XII (Décoration et mobiliers des édifices publics et des habitations) et dans le groupe XV (Industries diverses) réunis dans le palais, aux Invalides, l’Italie se montre encore d’une supériorité incontestable avec les mosaïques de Florence, les verreries et les dentelles de Venise, les céramiques de Rome, Vicence et Florence (placées comme nous l’avons dit, dans le palais italien) les ferronneries d’art de Sienne, l’argenterie et les objets en écaille de Naples, et surtout l’industrie spéciale et si remarquable de Florence, qui consiste dans la reproduction par la sculpture des plus merveilleux chefs-d’œuvre de l’art italien.
- Les soieries de Milan sont d’autant mieux représentées dans le groupe XIII que, par un sentiment d’ambition nationale très louable, les fabricants de cette ville se sont constitués en un syndicat unique, qui a envoyé à l’Exposition ses étoffes les plus remarquables. Turin
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- avec ses velours célèbres, et plusieurs autres villes manufacturières avec des étoffes de coton très variées et très belles, complètent cette branche très importante de la production italienne.
- Les fabricants de papier se sont groupés comme les fabricants de
- M. Mantegazza,
- Secrétaire général, délégué du Commissaire général.
- soieries; résultat : une exposition très importante et très homogène dans le groupe XIV.
- Nous en avons terminé avec la partie industrielle, dont nous n avons tenu à donner, du reste, qu’une idée très succincte. Il nous reste à mentionner dans le groupe XVI l’organisation des Banques populaires, institution philanthropique qui s’est admirablement développée en Italie, où elle rend des services considérables, et où elle a servi de modèle à toutes les organisations similaires, et enün le
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- groupe XVIII où une place importante est occupée par les chantiers déjà cités plus haut.
- Nous venons de mentionner, en parlant du Pavillon, la partie qui concerne l’enseignement. Dans le groupe II (Beaux-Arts) quatre salles sont réservées à l’Italie et renferment une sorte d’anthologie fort intéressante de la peinture et de la sculpture italienne contemporaines. N’ayant pas qualité pour formuler ici des jugements ou des appréciations, nous nous contenterons de signaler la présence de plusieurs toiles de Segantini, le génial interprète de la nature, mort tout récemment, et dont les œuvres, après avoir été très discutées au début, sont aujourd’hui entourées de l’admiration du monde entier. A côté de ce maître dont les œuvres honorent à jamais la peinture italienne, un autre éminent artiste, Michetti, a envoyé deux toiles de grandes dimensions dont les sujets sont empruntés à la vie dans les Abruzzes ; citons encore les envois de deux artistes justement estimés en France, M. Boldini et Mme Romani, et ceux de MM. Fra-giacomo, Tito et Grosso, également très remarquables.
- Dans la sculpture, Monteverde, qui obtint le premier prix à Paris en 1878 avec sa statue de Jenner, Vêla, le célèbre auteur du Napoléon mourant, qui est à Versailles, Gemito etGallori, représentent magistralement l’art italien. Il faut citer aussi le groupe de Biondi, intitulé Décadence, et qui fera sensation par son caractère et par ses proportions.
- Malgré leur dissémination, tous les éléments de l’Exposition italienne ont entre eux des points de liaison très caractéristiques : leur perfection, leur originalité, et souvent leur richesse. Gomme on les trouve dans chaque groupe et pour ainsi dire à chaque pas revêtus des mêmes particularités, l’impression qui s’en dégage a quelque chose d’imposant et de captivant qui ne manquera pas d’être très profitable à l’ensemble de l’Exposition italienne.
- L. E.
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- La République du Mexique
- A l'Exposition Universelle de igoo.
- Après de longues et douloureuses années de discussions politiques, de troubles et de révoltes, après avoir connu les tristesses de la guerre et de l’invasion, le Mexique a su mettre à profit la liberté et la paix conquises à force d’héroïsme par les défenseurs de son indépendance.
- L’œuvre accomplie depuis vingt ans dans ce pays mérite l’admiration des peuples civilisés. On pourrait la donner comme un éloquent et vibrant exemple de ce que peuvent le patriotisme et l’énergie d’un gouvernement capable d’organiser les ressources du commerce et de l’industrie après avoir fait triompher celles de la guerre.
- On peut affirmer en effet que la prospérité du Mexique est née de l’élan unanime de toutes les forces vives de la nation, habilement dirigées et protégées par un gouvernement plein de sollicitude et de prévoyante initiative.
- L’industrie et le commerce du Mexique, ainsi que les institutions nationales, sont en quelque sorte résumés dans le palais édifié par
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- la République à deux pas du pont de l’Alma, sur le quai d’Orsay. Toute l’Exposition du pays est réunie là, dans un cercle étroit encore malgré son ampleur relative, mais suffisant néanmoins pour qu’on ait pu y placer tout ce qui peut instruire le passant sur l’œuvre des vingt dernières années. — C’est une forte, vigoureuse et éloquente leçon de choses. Le développement des chemins de fer, des ports et de toutes les communications intérieures a suivi une marche rationnelle et sûre qui impressionne, parce qu’elle révèle une force et une volonté allant droit au but. Ce développement a entraîné celui de l’agriculture et des mines. Peu à peu, l’industrie est venue à son tour offrir des ressources variées à la richesse nationale ; puis, les arts, les sciences, l’enseignement ont préparé au pays des gloires nouvelles et des générations ardemment tournées vers l’avenir.
- L’Exposition du quai d’Orsay ne dit pas tout cela. L’activité industrielle est telle, dans ce pays où les moyens de production sont encore incomplets, que ceux-là mêmes qui auraient pu nous fournir les plus beaux sujets d’admiration se sont abstenus, afin de ne pas saciûfier à une ambition et à un orgueil d’ailleurs légitimes le temps qui pouvait être employé à des travaux effectifs. Il y a donc des lacunes dans l’Exposition du Mexique. Malgré cela, l’impression est vraiment imposante et même grandiose.
- Pour en donner une idée, nous allons examiner cette Exposition groupe par groupe et en quelque sorte objet par objet. On nous permettra toutefois de faire précéder cette étude sommaire de quelques lignes sur la personnalité du patriote héroïque et du .grand homme d’État qu’est l’éminent président de la République du Mexique, le général Porfîrio Diaz, à la sage administration duquel sont dus en grande partie les magnifiques résultats que nous résumerons plus loin.
- LE GÉNÉRAL PORFIRIO DIAZ
- PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MEXIQUE
- Porfîrio Diaz est né à Oaxaca, le 15 septembre 1830. On a souvent remarqué, depuis qu’il s’est rendu populaire par tant d’actes de bravoure ou de sagesse, la coïncidence qui fait concorder le jour
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- Le général Porfîrio Diaz, Président de la République du Mexique.
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- anniversaire de sa naissance avec celui de l’indépendance mexicaine, proclamée en 1810 par le curé Hidalgo, pendant la nuit du 15 septembre. Ceux qui aiment à voir quelque chose de mystérieux dans la destinée des hommes illustres n’ont pas manqué de trouver là une sorte d’avertissement donné par la Providence. Quoi qu’il en soit, aussitôt après avoir terminé ses études de droit, Diaz commença à donner raison à ces prévisions en abandonnant le barreau pour embrasser la cause libérale, qu’il devait contribuer si vaillamment à faire triompher.
- Nommé d’abord sous-préfet d’Ixtlan (aujourd’hui Villa-Juarez), il organisa la garde nationale de cette ville, dont les habitants avaient été considérés jusqu’alors comme impropres à ce service. C’est à la tête de cette petite troupe qu’il commença sa carrière d’officier en contribuant à rétablir l’ordre à Oaxaca, où le général Garcia venait de se révolter. Nommé peu de temps après capitaine d’une compagnie de la garde nationale à Oaxaca, il n’hésita pas à sacrifier sa situation de sous-préfet, beaucoup plus brillante, et commença à guerroyer, sous les ordres du général Don Ignacio Mejia, contre les factions révoltées de Cobos.
- En 1858, il était gouverneur et commandant général de la province de Tehuantepec, qu’il réussit à pacifier. Mais il n’v eut que peu de répits dans cette carrière dont nous ne retraçons que les principales étapes. La ville, assiégée de nouveau par le général Alarcon, sous-ordre de Cobos, possédait d’importants approvisionnements d’armes et de munitions. Diaz réussit à les sortir pendant la nuit et à les embarquer à Acapulco. Puis il bat son adversaire à la hacienda de San-Luiset s’empare de dix-huit canons.
- Devenu colonel à la suite de ce fait d’armes, il contribue au triomphe des troupes libérales commandées par Gonzalès Ortega. Le gouvernement constitutionnel rentre alors dans la capitale de la République, et Diaz regagne sa ville natale, où il apprend en arrivant qu’il vient d’être nommé député (1861).
- C’est à celte époque que se place la période la plus mouvementée de la carrière de notre héros. Nommé général, sur la proposition du libérateur Ortega, Diaz est bientôt désigné pour s’opposer au passage des troupes européennes, soutient le siège de Puebla (1863) et vient renforcer la défense d’Oa.xaca. Lorsque cette ville, écrasée par le nombre, dut céder, le 5 mars 1865, Diaz fut envoyé comme prisonnier de guerre à Puebla; mais le 20 septembre suivant il s’évadait dans des conditions dramatiques, au
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- mépris des plus grands dangers, et s’occupait aussitôt de reprendre son rôle dans l’œuvre libératrice. Après avoir défait l’ennemi à plusieurs reprises et réussi à pacifier le nord de l’État de Guerrero, il réorganisa ses troupes, encouragées par son exemple, et commença la longue et pénible campagne du sud de Puebla. Celte campagne devait aboutir à la reprise de Oaxaca par les troupes républicaines, le 31 octobre 1866. Le 18 du même mois, Diaz avait conquis le litre de « Héros de la Carbonera » en s’emparant des troupes et des armes du colonel Hotzer, venu au secours d’Oaxaca assiégée par les républicains. Dans le combat, plus de 700 prisonniers européens, ainsi que 800 carabines et une batterie de canons rayés tombèrent entre les mains de Diaz.
- Nous devons glisser sur de nombreux épisodes non moins glorieux. Après avoir réduit à néant l’armée de Marquez, Porfirio Diaz commença le siège de Mexico, qui, comme on le sait, se rendit à discrétion le 20 juin 1867. Il n’y eut ni troubles ni pillage, la discipline la plus rigoureuse fut observée et les sentiments d’honneur du général Diaz surent imposer silence à la rancune et aux représailles de sa vaillante armée.
- Son œuvre de soldat étant achevée, Porfirio Diaz se retira dans une modeste propriété qu’il possédait dans l’Etat de Oaxaca et s’v consacra pendant deux ans à la culture, avec une simplicité qui rend encore plus admirable la vie de ce héros.
- Les suffrages de ses compatriotes allèrent le chercher dans sa retraite et, de 1876 à 1880, il occupa une première fois les hautes fonctions de Président de la République mexicaine pendant une période constitutionnelle de quatre années. Le général Don Manuel Gonzalès lui succéda pendant la période suivante, mais, depuis, Porfirio Diaz a été réélu successivement à quatre reprises, ce qui lui a permis de continuer sans interruption une œuvre de réorganisation et de prospérité dont les résultats ont été heureux pour la grandeur et la richesse de la nation mexicaine.
- Le général Porfirio Diaz est l’idole du peuple mexicain et toutes les classes de la société lui vouent une sympathie où il n’y a pas moins d’admiration que de reconnaissance. C’est que Porfirio Diaz, après avoir sauvé l’indépendance de son pays, a su lui donner une politique de liberté et de progrès qui en a développé toutes les ressources dans des conditions extraordinaires. A côté de son crédit économique enviable, le Mexique jouit aujourd’hui du crédit moral fin on accorde aux grandes nations, à celles qui ontsu conquérir leur
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- place dans le monde, après l’avoir conquise dans l’histoire. 11 le doit à son libérateur et à son Président, le général Porfirio Dinz.
- LA COMMISSION DU MEXIQUE
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Le Gouvernement a désigné pour le représenter en qualité de Commissaire général à l’Exposition M. Sébastian B. de Mier, ministre du Mexique à Londres. Le commissaire général adjoint est M. A. M. Anza, qui est en même temps l’architecte du Palais mexicain.
- Adjoints au Commissaire général : M. Ramon Fernandez, consul du Mexique à Marseille et M. Garcia Torrès, attaché d’ambassade. M. Albert Hans, ainsi que M. Bernardo de Mier, ont collaboré à l’organisation au point de vue administratif.
- L’éminent Commissaire général, M. Sébastian B. de Mier, diplomate brillant et des plus sympathiques, est très répandu dans la société parisienne, à laquelle il est mêlé depuis de longues années, autant par ses goûts personnels que par les hautes fonctions qu’il exerce. Très éclairé, très ouvert aux idées nouvelles, très artiste, il a su donner à l’Exposition du Mexique la tournure attrayante et très caractéristique d’une manifestation bien plus pittoresque qu’officielle, sans rien sacrifier du côté sérieux qui a été et qui sera sa raison d’être.
- Son dévoué collaborateur, M. A. M. Anza,l’a secondé en cela avec-un grand zèle.
- Nous n’avons pas à décrire longuement le pavillon mexicain,dont la photographie reproduite plus loin peut donner une idée. L’aspect en est imposant et d’un grand effet, obtenu avec une sobriété de moyens qui s’éloigne résolument de ce que nous appellerions volonliers le « Style Exposition ».
- Entièrement construit en bois, ce palais est conçu intérieurement et extérieurement dans le style néo-grec, soutenu dans toutes les parties de l’édifice avec une homogénéité qui semble originale, comparée au délire de couleurs et de styles bigarrés qu’on trouve en Ce moment sur les bords de la Seine. Du côté du fleuve, une loggia somptueuse étend ses colonnades et ses balcons sur toute la Ion-
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- M. Sébastian B. de Mier,
- Ministre du Mexique à Londres,
- Commissaire général du Mexique à l’Exposition universelle,
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- volume annexe bu catalogue général officiel
- gueur du palais. La façade opposée présente un perron majestueux orné de statues en marbre et par lequel on accède à l’intérieur.
- Admirablement compris en vue de son application spéciale, le palais offre intérieurement l’aspect d’un immense rectangle terminé par deux hexaèdres dont l’un abrite un escalier monumental, l’autre étant affecté au Salon des Beaux-Arts. L’escalier conduit à une large galerie établie en porte-à-faux sur tout le pourtour de l’intérieur, et dont l’extrémité opposée à l’escalier se termine par un balcon spacieux qui domine le salon des Beaux-Arts déjà cité.
- Des niches cintrées, garnies de belles vitrines, se succèdent sans interruption sur toute l’étendue de la galerie. De même, au rez-de-chaussée, des emplacements analogues, mais plus spacieux, sont encore occupés par des vitrines.
- L’architecte avait ici à lutter contre une double difficulté : la place rigoureusement mesurée et l’accumulation des objets divers faisant de l’intérieur du palais une véritable exposition encyclopédique réunissant toutes les branches de l’activité humaine, et par conséquent susceptible d’effrayer par ses proportions.
- M. A. M. Anza a réussi à satisfaire aux nécessités pratiques de l’Exposition, tout en donnant à celle-ci une physionomie parfaitement harmonieuse et même attirante.
- A peine, en effet, a-t-on franchi les portes, qu’on se trouve au milieu d’un hall immense (60 mètres de long sur 23 mètres de large) d’où l’on peut, en regardant simplement autour de soi, embrasser en quelques instants l’ensemble de l’Exposition mexicaine.
- D’un côté, le Salon en hémicycle sollicite le visiteur par sa décoration somptueuse, de l’autre, l'escalier majestueux l’entraîne vers
- M. Gustavo Baz,
- Chargé d’affaires du Mexique, Membre honoraire de la Commission.
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- les trésors variés de la science et de l’industrie. Le jour distribué à profusion par le vitrage du hall assure à l'éclairage diurne une
- régularité qu on ne saurait atteindre autrement et qui contribue encore à la réalisation de l’objectif général. L’Exposition mexicaine, on peut, le dire, va au visiteur presque autant que le visiteur va à elle.
- Ce résultat fait le plus grand honneur à l’éminent architecte et Commissaire général adjoint, dont l’oeuvre se classe incontestablement parmi les meilleurs travaux de l’Exposition.
- le
- méthodique
- Cette partie de l’Exposi-
- tion mexicaine a été organisée M Ramon Fernandez,
- par M. F. Ferrari-Perez, pro- Consul du Mexique à Marseille,
- fesseur de technologie à Adjoint au Commissaire général.
- l’Ecole d’agriculture de
- Mexico et chef de section à la Commission géographique du Gouvernement, dontlestravauxcarlographiques sont universellementréputés.
- M. F. Ferrari-Perez s’étaitdéjà occupé des mêmes groupes en 1889; il a depuis représenté les sciences, les lettres et l’enseignement mexicains aux expositions de Chicago et d’Atlanta.
- Les documents, statistiques et photographies exposés montrent les grands sacrifices consentis par le Gouvernement en faveur de l’instruction primaire et supérieure. Comme en France, l’instruction primaire est obligatoire et gratuite au Mexique, et la loi se montre rigoureuse envers les parents ou chefs d’industrie qui négligent d’envoyer aux écoles les enfants âgés de six à douze ans.
- Des écoles spéciales sont affectées aux jeunes Indiens, et le Gouvernement votait encore récemment un crédit d’un million de pias-lres pour l’édification de nouveaux bâtiments scolaires.
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- Mexico possède des établissemenls universitaires de premier ordre : Écoles de droit, de médecine et de pharmacie, Écoles normales d’instituteurs des deux sexes, etc., ainsi qu’une École des beaux-arts. Dans plusieurs villes, on trouve également des Écoles d’arts et métiers qui fournissent désormais aux chemins de fer et aux travaux publics une grande partie du personnel technique qu’on était naguère encore obligé de demander à l’élranger.
- Ajoutons que l’Exposition des Beaux-Arts comprendra plusieurs envois de jeunes artistes appartenant à la colonie mexicaine de Paris. Le Gouvernement vote annuellement des crédits pour l’entretien à Paris et à Rome d’une centaine de jeunes gens se destinant à la carrière artistique et présentant des apliludes sérieuses.
- La Presse et la Librairie sont également très développées au Mexique. On compte dans la capitale et dans les grandes villes de nombreux journaux à cinq centimes qui rivalisent d’importance avec nos feuilles européennes.
- Avant de quitter la partie de l’Exposition organisée par M. F. Ferrari-Perez, disons qu’il a également été chargé de la section rétrospective, dans laquelle on trouvera réunis sous une forme attrayante, une foule de documents concernant l’histoire politique et sociale du Mexique.
- M. Luis Salazar, ingénieur civil, chef du Département des travaux maritimes à Mexico, a été chargé de présenter à l’Exposition un résumé des grands travaux publics accomplis en ces dernières années au Mexique.
- Les chemins de fer et les ports, pour ne citer que deux exem-
- M. Manuel Garcia-Torres, Attaché à la légation du Mexique en France,
- adjoint au Commissaire général.
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- pies, ont reçu tant de progrès et d’ameliorations depuis dix ans, comme on peut se rendre compte par ce qui suit :
- Depuis 1889, en effet, les chemins de fer mexicains ont vu leur importance augmentée par la création de nombreux réseaux nouveaux, et une ligne interocéanique est entrée en vcie de réalisation.
- Cette ligne, qui appartient à Santa-Cruz offrant ainsi aux transports internationaux des facilités remarquables et destinées à développer, dans une large mesure, les relations commerciales avec le Japon et la Chine.
- La création du port de Maza-tlan, qui donnera toute sa valeur à une autre ligne interocéanique, pourra être considérée comme une des plus grandes entreprises de ce temps, par les difficultés à vaincre autant que par les services qu’on en attend. Actuellement les plans sont dressés et les travaux sont commencés depuis quelques mois.
- Le port de Vera-Cruz, qui compte aujourd’hui parmi les meilleurs et les plus importants au Mexique, est l’oeuvre du Gouvernement, qui l’a amené à son état
- ’État, reliera Coatzacoaleos et
- M. F. Ferrari-Perez,
- Chef des groupes I, II, III et XVII.
- actuel en moins de dix ans. Le port de Tampico, pour lequel on a dû établir deux immenses jetées parallèles s’avançant jusqu’à quatre kilomètres dans la mer, et qui a coûté plus de deux millions de dollars, est un autre exemple du développement dont nous parlions plus haut.
- Le Gouvernement a également fixé son attention d’une façon spéciale sur l’éclairage des côtes, qui dépend, au point de vue administratif, du Ministère des Communications et Travaux publics. On verra à l’Exposition les appareils de deux phares en construction au cap Lucas et dans l’arrecife de Madagascar dans le Pacifique.
- On remarquera aussi les travaux de la Commission hydrographique des États-Unis mexicains, qui a pour mission d’étudier l’état
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- des cotes, les ports, les fleuves, etc., en vue de l’utiiisationgénérale des cours d’eaux, tant pour la navigation que pour la force motrice, l’alimentation des villes, etc.
- Une autre entreprise qui fait honneur àu génie civil mexicain est l’assainissement général de Mexico, aujourd’hui envoie de réalisation par la création des égouts, le dessèchement des marais et l’établissement de services d’hygiène qu'envieraient bon nombre de grandes villes.
- Mexico possédera bientôt un Palais du Congrès remarquable par son importance autant que par les conditions qui ont présidé à sa construction. Mis au concours, le projet réunit soixante-dix concurrents parmi lesquels sept furent primés. Le Gouvernement a fait établir un plan définitif en empruntant à chacun de ces sept projets ceux de ses avantages qui ont paru intéressants, et l’édifice commence actuellement à sortir de terre.
- Enfin, il faut signaler ici l’Exposition de l’Administration des Postes et Télégraphes, dont les progrès énormes ont répondu au développement incessant du commerce et de l’industrie.
- Les tarifs ont été unifiés et réduits dans des proportions étonnantes. Les lettres circulent à l’intérieur dans des conditions de rapidité et de régularité très satisfaisantes, moyennant une taxe invariable de 0,25. L’ancien tarif, basé sur les distances à parcourir, était loin de présenter la même économie.
- Avec l’étranger et notamment avec l’Europe, les relations postales sont assurées au moyen de deux bateaux spéciaux fonctionnant avec la plus parfaite régularité. L’envoi des valeurs, chargements et lettres recommandées a été facilité. Tous les bureaux s’occupent aujourd’hui de ce genre de correspondance, et la mesure donne d’excellents résultats. D’importants immeubles ont été construits dans les grandes villes pour les Postes et Télégraphes. Ceux de Mexico, Vera-Cruz, Puebla, sont à mentionner tout particulièrement.
- Le développement de la vie industrielle et les grands travaux entrepris au Mexique ont donné naissance à la création d’importantes maisons de constructions mécaniques. Toutefois, cette branche de l’industrie mexicaine, qui n’arrive pas à répondre aux demandes de
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- plus en plus considérables qui lui sont faites, a dû renoncer, pour cetfe raison même, à prendre part à l’Exposition. 11 convient de signaler néanmoins, parmi les rares exposants de cette classe, M. Francisco Arevalo, dont les nouveaux compresseurs d’air paraissent appelés à un brillant avenir, notamment dans leur application aux appareils de sûreté des chemins de fer.
- A propos des travaux publics, il faut aussi mentionner la Compagnie Mexicaine de chaux hydrauliques, ciments et matériaux de constructions, qui rend de grands services aux entrepreneurs en leur fournissant avec de sérieux avantages tous les matériaux dont ils ont besoin.
- AGRICULTURE,
- HORTICULTURE,
- PRODUITS ALIMENTAIRES.
- L’Exposition agricole et alimentaire du Mexique a été organisée par M. José C. Se-gura, ingénieur agronome et directeur de l’École d’agriculture de Mexico.
- Cette École, (ondée en 1854 par le ministre Joaquin Velasquez de Léon, forme des ingénieurs agronomes, des médecins vétérinaires, des directeurs d’exploitations agricoles, etc. On peut la considérer comme un des principaux facteurs du développement agricole au Mexique.
- Elle a envoyé à l’Exposition un grand nombre de documents et d échantillons présentant un intérêt d’autant plus vif que la production agricole du Mexique est aussi riche que variée.
- 1 ouïes les sortes de céréales, le maïs, le blé, l’orge, notamment, y sont cultivées avec succès. Le Mexique exporte aussi des pois
- M. Luis Salazar,
- Chef des groupes IV et VI.
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- chiches, du riz, du cacao, du café, et une grande quantité de fruits. La vanille y est l’objet d’une culture rationnelle et très favorisée par le climat. Il en est de même de la canne à sucre. Les vignes n’ont eu que peu à souffrir du. phylloxéra, et les vins de certaines régions, notamment ceux de Parras, Coahuila, continuent à jouir cl’une juste réputation.
- A côté de ces vins et du pulque, boisson nationale du Mexique, fabriquée avec le suc de l’agave, et dont on ne consomme pas moins de 3.114.000 hectolitres par an, la bière tend à entrer de plus en plus dans la consommation.
- Plusieurs brasseries se sont établies en ces dernières années en différents points du Mexique, et se sont développées rapidement. Le principe adopté pour la fabrication est celui dénommé « à fermentation basse ».
- Les distilleries d’alcools, déjà nombreuses, ont amélioré leur production dans des conditions remarquables, grâce à l’introduction de nouveaux procédés et de matériel perfectionné. Un grand avenir est ouvert à la distillerie et à la fabricalion des liqueurs en général par l’abondance des fruits de toutes sortes et des végétaux alcooligènes.
- L’exposition alimentaire réunit des pâtes de fruit, des confitures, conserves, du chocolat, etc.
- Il ressort clairement de ce qui précède que d’importantes ressources sont offertes en ce pays, non seulement aux bras, mais aux capitaux, qui trouveront là-bas d’excellents et fructueux emplois.
- M. José G. Segura.
- Chef des groupes VII, VIII et X.
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- MINES ET MÉTALLURGIE
- GROUPE XI
- Cette partie de l’Exposition mexicaine a tout le caractère d’une véritable révélation. Depuis que l’industrie locale a commencé à leur fournir le matériel qu’elles devaient autrefois faire venir à grands frais des États-Unis ou de l’Europe, toutes les branches de l’exploitation minière se sont multipliées et développées d’une façon extraordinaire.
- M. Carlos Sellerier, ingénieur des mines et chef du groupe XI à l’Exposition, nous a mis sous les yeux des chiffres qui résument bien mieux que toutes les phrases que nous pourrions écrire ici, les progrès accomplis en moins de dix ans.
- Voici d’abord les chiffres composés de la production minière en 1893 et en 1898 :
- ANNÉES FISCALES. MINÉRAIS MÉTALLIQUES. MINÉRAIS NON MÉTALLIQUES. TOTAUX.
- piastres (pesos). piaslres(pesos). piastres (pesos).
- 1893-1894 33.200.000 10.000.010 43.200.000
- 1898-1899 123.200.000 25.700.000 148.900.000
- Dans les chiffres cités plus haut, le cuivre entrait en 1898-99 pour 16.000 tonnes, le plomb pour 81.000 tonnes, l’argent pour 1.780.000 kil. et l’or pour 16,600 kilos.
- La baisse de l’argent, qui aurait pu se traduire par de graves inconvénients économiques, n’a fait que donner un grand développement aux autres branches de l’industrie minière et notamment à l’ex-ploitation des mines d’or, de cuivre, d’antimoine, de charbon minéral, etc.
- Les nombreux échantillons exposés donneront une idée de la
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- variété des produits extraits du sol mexicain. Parmi les minéraux non métalliques, il convient de mettre à part les onyx nouvellement découverts et qui seront sans doute l’objet d’une exploitation considérable. Afin de donner une idée des applications innombrables de cette nouvelle pierre délicatement colorée, dont les tons ne sont ni moins riches ni moins variés que ceux de l’agate, M. Sellerier expose des objets de différentes catégories fabriqués avec les onyx mexicains: vases, colonnes, pièces décoratives, etc. On remarquera également un énorme bloc mesurant 3 mètres de long, la plus grosse pièce d’onyx jamais extraite du sol mexicain.
- Ces différents exemples montrent tout le parti qu’offre celte matière pour la décoration et l’ornementation des habitations et du mobilier.
- L’exploitation des mines de charbon de terre, qu’on a longtemps refusé de prendre au sérieux dans ce pays, fournit aujourd’hui une production qui semble appelée à se développer encore et à répondre, du moins pour une notable partie, aux besoins de l’industrie locale. Le coke naturel et l’anthracite, s’ajoutant à cette production, contribueront à donner ce résultat.
- Dans un autre ordre d’idées, l’antimoine commence à être extrait du sol en assez grandes quantités pour qu’on puisse en exporter chaque année pour un chiffre relativement élevé.
- Enfin les opales mexicaines, qui trouvent tant d’emplois dans la bijouterie, sont comparables aux opales hongroises, et quelques commerçants des États-Unis ne se font pas faute de vendre les unes pour les autres.
- A côté de l’exposition minière officielle, les principales compagnies mexicaines, notamment celles de Real ciel Monte, du Boleo, de Penoles, de Saucecla, sont représentées par un choix d’échantillons qui ne saurait manquer d’attirer l’attention des intéressés.
- Les usines métallurgiques récemment établies au Mexique peuvent figurer parmi les plus importantes du monde entier.
- DÉCORATION ET IVIOBIUER, FILS, TISSUS, VÊTEMENTS
- GROUPES XII ET XIII
- Le point le plus caractéristique de ces deux groupes est celui qui est affecté à l’industrie du coton. Favorisées par la production locale.
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- qui met une matière première de qualité supérieure à leur disposition immédiate, d’importantes manufactures se sont créées 4 Orizaba (Vera-Cruz) et dans la province, de Pueblà, transformant le coton en étoffes de toute nature, suivant les procédés adoptés en Europe et aux États-Unis.
- On trouvera à l’Exposition des tissus de coton blancs,’j écrus et imprimés qui rivalisent avec ceux de nos meilleures manufactures.
- L’industrie lainière est moins développée par suite dès difficultés rencontrées dans l’élevage des mou -tons. Néanmoins, la production suffit pour alimenter plusieurs fabriques de casimirs, draps, étoffes pour tapisseries, tapis, etc...
- Les autres industries textiles sont également représentées d’une façon intéressante, notamment en ce qui concerne le jute, Vixtle, chanvre mexicain, et les fibres employées pour la sparterie, les hamacs, l’emballage, la fabrication des cordages, etc.
- Ajoutons que l’industrie de la soie ne tardera pas à se placer honorablement auprès de celles du coton et du jute.
- M. Carlos Sellerier, Chef du groupe XI.
- On remarquera, d’autre part, les curieux et magnifiques costumes nationaux, d’un prix très élevé, auprès des vêtements « à l’européenne » aujourd’hui généralement adoptés.
- Il faut encore signaler, dans le groupe XII, la céramique, la verrerie, la mosaïque et, dans le groupe XII, de jolis travaux de broderies et dentelles qui font honneur au talent des ouvrières mexicaines.
- Ces deux groupes ont été organisés sous la direction de • Eduardo E. Zarate, procureur général militaire, déjà chargé de missions analogues aux Expositions de la Nouvelle-Orléans en 1883
- et de Paris en 1889.
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- PRODUITS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES INDUSTRIES DIVERSES
- GROUPES XIV ET XV
- Si l’on considère que l’agriculture, l’horticulture et la flore du Mexique réunissent à peu près tous les éléments de l’industrie chimique en général, et si, d’autre part, on remarque que chaque industrie, pour ainsi dire, fait appel à une classe quelconque de produits chimiques, on ne sera pas choqué d’avoir une notion exacte de l’avenir réservé aux industries chimiques qui s’établiront au Mexique.
- Le Gouvernement a eu une notion si exacte de cet avenir qu’il multiplie les efforts pour encourager la création de ce genre d’industrie. On trouvera à l’Exposition des documents particulièrement éloquents à ce point de vue : d’un côté, la production en matières premières; en second lieu, la production actuelle en produits chimiques; en troisième lieu, la quantité de produits chimiques actuellement importés de l’étranger.
- M. Florès, député, professeur à l’École normale de Mexico, et son collaborateur M. Francisco Rio de la Loza, docteur en pharmacie et professeur de chimie générale, ont fait de cette partie de l’Exposition une leçon de choses des plus attrayantes, dont nous ne pouvons malheureusement mentionner que quelques particularités.
- Voici d’abord la pharmacopée spéciale au Mexique, basée en grande partie sur l’emploi des plantes. Un certain nombre de ces remèdes végétaux sont appliqués depuis des siècles par les Indiens; ils ont été analysés, étudiés, dosés scientifiquement à l’Institut médical de Mexico et forment désormais la base d’une médication particulièrement efficace et essentiellement nationale. 1
- Signalons à titre d’exemple la substitution complète du Casimirosa Edulis au Chloral.
- La fabrication du papier, la tannerie, la corroirie, la parfumerie, dont le développement s’augmentera au fur et à mesure de la production des agents chimiques qu’elles emploient, sont déjà en pleine prospérité.
- Nous ne parlerons que pour mémoire des tabacs mexicains, dont la qualité est comparable, sinon supérieure, à celle des meilleures marques de Cuba. Du reste, les visiteurs en jugeront grâce à h
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- manufacture de M. Ernest Pujibet, « El buen tono »,quia installé un débit, avec des cigarières travaillant sur place, dans le hall du Mexique.
- La maison Gabarrot a exposé ses produits dans une originale vitrine construite en feuilles de tabac.
- L’industrie des allumetles, portée au Mexique à un très haut degré de perfection, n’est malheureusement représentée, par suite des mesures administratives, que par les spécimens d’une seule manufacture, celle de M. Moebius.
- Dans le groupe des industries diverses figurent de curieux objets en filigrane d’argent, très différents des productions analogues de l’Espagne, ainsi que des travaux de brosserie et vannerie qui méritent d’être cités ici.
- FORÊTS, CHASSE PÊCHE ET HYGIÈNE
- GROUPES IX ET XVI
- M. le docteur José Ranurez, secrétaire général du Conseil de salubrité, et précédemment collaborateur des exposilions de la Nouvelle-Orléans (1884), de Chicago (1892) et de Paris (1889) a été chargé d’organiser ces deux importantes parties de l’Exposition mexicaine.
- Étant donnée la richesse forestière du Mexique, on pouvait s’attendre à une réunion très intéressante de documents et d’échantillons. Disons tout de suite que cet espoir est réalisé de la façon la plus complète et la plus instructive par la présentation de tous les échantillons en coupe transversale, tangeniielle et verticale, de façon à donner exactement tous les aspects du bois. Comme cela avait déjà ete fait pour l’Exposition de Chicago, les dimensions données correspondent aux conventions internationales.
- On trouvera là, à côté des essences les plus communément impop
- M. Eduardo Zarate.
- Chef des groupes XII et XIII.
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- tées en Europe, comme l’acajou, le campêche, etc., une collection très complète et très documentée sur l’arboriculture mexicaine.
- Les organisateurs y ont joint un herbier également très remarquable et qui témoigne des grands progrès accomplis dans la classification des innombrables espèces végétales du pays.
- Le ministère de Fornento se fait tout particulièrement remarquer par le concours apporté au développement de cette partie de la science nationale.
- On remarquera la remarquable collection de gommes-résines provenant de différentes espèces végétales, et surtout la série des caoutchoucs et des chiclés, objets d’un important commerce d’exportation.
- Gomme complément de ce groupe, mentionnons encore une jolie collection de dépouilles d’oiseaux, de cornes, d’écailles, ainsi que des pelleteries provenant de la faune du pays : lions et tigres du Mexique, ours, pumas, jaguars, etc.
- Dans le groupe XVI, le Mexique se présente avec une oeuvre imposante d’hygiène et de salubrité publiques. Le Conseil de salubrité, établi dans la capitale, et dont M. le docteur José Ranurez est le secrétaire général, a organisé, dirigé et mené à bien dans ces dernières années des travaux qui lui font honneur.
- Au premier rang, vient l’assainissement de la ville de Mexico, assuré par l’achèvement du canal de 40 kilomètres qui permet de dégager les grands lacs intérieurs des détritus de la ville et del’ehudes crues, cause de fréquentes inondations. Un remarquable réseau d’égouts, l’application générale du système du tout-à-l’égout, le dessèchement des marais ont complètement assaini la ville de Mexico, si défectueusement située.
- L’État mexicain a, d’ailleurs, établi une législation sanitaire en concordance avec la convention internationale de Dresde, pour la prévention des maladies épidémiques, et il n’est pas douteux que toutes ces intelligentes mesures contribueront à diminuer la mortalité dans des proportions considérables età rendre les quelques endroits insalubres du Mexique absolument inoffensifs pour les Européens qui ont tant à faire dans ce riche pays.
- A Mexico encore, a été construit un immense hôpital général comprenant vingt pavillons avec toutes leurs dépendances : laboratoire8’ sanatoria, salles d’opérations, asile d’aliénés, etc. L’Ecole de médecine et de pharmacie, réunie à cet hôpital, assure ainsi aux malades des soins éclairés et consciencieux, et trouve dans leur traitement des observations pratiques de la plus haute ulilité.
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- Enfin, et ce n’est pas ce qui fait le moins d’honneur à la nation mexicaine, un Institut établi exactement sur le modèle de l’Institut Pasteur, et fonctionnant avec les mêmes services et dans le même but, a été créé depuis à Mexico.
- Tous ces grands progrès et toutes ces utiles créations sont repré-
- M. le docteur Manuel Flores, Chef des groupes XIV et XV.
- sentés dans le pavillon du Mexique par des statistiques, des graphiques et des photographies dont la perfection égale la clarté et le caractère instructif. L’impression générale est que, à ce point de vue comme aux autres, le Mexique est entré résolument dans la voie du progrès.
- ARMEES DE TERRE ET DE MER
- GROUPE XVIII
- M. Rodrigo Valdez, colonel du corps spécial d’état-major, a dirigé l’installation au Pavillon du Mexique d’une série de modèles parmi lesquels on remarque principalement :
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- Le nouveau fusil, système du colonel Montdragon, en usage dans l’armée mexicaine; des canons à tir rapide et canons de montagne, du même auteur, et des affûts divers, accompagnés de harnachements spéciaux.
- L’École militaire a envoyé des travaux divers, rapports, photographies, etc. ; l’État-Major y a joint des uniformes et modèles d’équipement qui ne manqueront pas d’attirer l’attention. Enfin le corps médical est représenté par plusieurs plans et vues d’hôpitaux militaires, modèles d’organisations intérieures, etc., qui montrent que le Gouvernement du Mexique a su améliorer et développer son organisation militaire en même temps qu’il mettait en valeur toutes les richesses de son sol et toutes les ressources de son industrie.
- E. S.
- Le Pavillon du Mexique.
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- La Reine-mère des Pays-Bas.
- Notice concernant les Pays=Bas et leurs colonies
- A VExposition Universelle de IÇOO
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- Tous les peuples qui prennent part à l’Exposition ont tenu à donner, soit dans leurs pavillons, soit dans les différents groupes où leurs produits sont disséminés, la synthèse du caractère national et l’exposé sommaire des principes qui, chez eux, régissent l’instruction, les arts et le travail. Aucune nation n’a réussi à donner à cette impression forcément superficielle plus de relief que les Pays-Bas, et leur exposition se distingue parmi les plus intéressantes, non seulement parce qu’elle est avant tout une oeuvre de science et de vulgarisation, non seulement parce qu’elle offre pour la première fois, aux yeux du monde civilisé, une réunion de documents archéologiques appelés à faire sensation, mais aussi parce qu’on y sent
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- l’œuvre d’une race exceptionnellement forte, merveilleusement douée pour l’étude, pour l’art et pour le travail, d’une race constamment penchée sur le côté sérieux des choses, et dirigée, encouragée, soutenue dans cette voie par la sollicitude admirable d’un Gouvernement auquel des liens indissolubles, parce qu’ils Sont faits de sympathie et de patriotisme, la rattachent pour toujours.
- Les Hollandais ont, en effet, cet avantage admirable sur les autres peuples que, chez eux, l’amour de la patrie a trouvé une personnification et en quelque sorte une réalisation tangible dans l’amour de la Reine. La Reine ! Les Hollandais disent cela comme nous disons : la France! et peut-être avec une foi encore plus vibrante et plus émue, parce qu’elle s’adressé à un idéal qui est plus près d’eux, qui se mêle à leur vie, qui s’occupe de leurs intérêts et de leur grandeur et qui préside réellement à leurs destinées. Le culte de ce peuple pour sa charmante souveraine, culte si mérité et si juste, auquel la nation doit une grande partie de sa force et devra le plus beau de son avenir, est aussi un hommage de gratitude donné à la Reine-mère. Si les Hollandais ont l’immense bonheur de posséder une reine qui s’occupe en personne de toutes les affaires du gouvernement, et qui est assez instruite, assez clairvoyante, assez résolue pour s’en occuper avec des résultats merveilleux, ils n’ignorent pas qu’ils le doivent à l’admirable sollicitude de la noble princesse qui forma pour son peuple, par l’exemple et par le travail, la reine accomplie qu’est S. M. Wilhelmine.
- Les qualités particulières du peuple néerlandais, puisées en grande partie dans la fermeté et dans la sagesse du Gouvernement, se révèlent, comme nous l’avons dit, d’une façon admirable, à l’Exposition de 1900. Si l’on établissait un parallèle entre ce que la Hollande nous montra lors de l’Exposition de 1878, ces vingt ans apparaîtraient comme la plus merveilleuse période de progrès qu’un peuple puisse inscrire dans son histoire. Il faut féliciter les organisateurs de l’Exposition d’avoir su synthétiser cette œuvre sous une forme attrayante qt instructive, au profit du grand public, et nous souhaiterions, pour mieux faire ressortir leur mérite, de pouvoir donner une idée complète de la participation des Pays-Bas et de leur empire colonial à notre grande fête de progrès. Malheureusement, nous n’avons ici que la place de quelques considérations générales. Notre effort consistera donc à les rendre aussi substantielles que possible.
- L’Exposition des Pays-Bas et de leurs colonies a été organisée sous la direction de M. le baron Michielsde Verduijnen, vice-président de la seconde Chambre des États généraux, Président de la Commission Royale et Commissaire général du Gouvernement. Elle comprend une
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- S. M. Wilhelmine, Reine des Pays-Bas,
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- partie scientifique et industrielle réunissant plus de 600 exposants, dont les produits figurent dans leurs groupes respectifs, et une partie purement coloniale, comprenant un groupe de trois constructions érigées sur la terrasse du Trocadéro.
- Cette partie coloniale a été organisée sous la direction de M. J. Yzerman, ancien ingénieur en chef du chemin de fer des Indes néerlandaises, et de M. le lieutenant-colonel G. B. Hooyer; les constructions, qui sont décrites plus loin, ont été édifiées sous la direction du capitaine-ingénieur J. Stuten, et les curieux moulages dont l’intérieur et l’extérieur de ces édifices sont revêtus ont été exécutés par M. von Saher sur des originaux se trouvant à Java et à Sumatra. En outre, l’ethnologue C.-M. Pleyte s’est rendu aux Indes avec la mission de rassembler les collections scientifiques et agricoles exposées à l’intérieur des pavillons. Cette exposition, grâce à ces différents concours, présente un intérêt scientifique et ethnographique qui mérite beaucoup mieux que notre brève élude; nous tâcherons néanmoins d’en donner une idée tout à l’heure, après avoir parcouru rapidement les groupes artistiques, agricoles et industriels, où nous devons signaler la participation des Pays-Bas.
- L’Exposition des Pays-Bas occupe, dans l’ensemble de ces différents groupes, une superficie totale de 6,000 mètres carrés. L’installation générale est l’oeuvre de deux architectes distingués : MM. Mutters et Sluyterman, qui ont su lui donner un caractère d’unité et d’élégance très particulier.
- En effet, au lieu d’être constituée par une réunion de vitrines de formes et de grandeurs disparates, l’Exposition des Pays-Bas, dans chaque groupe, forme un tout parfaitement homogène et harmonieux, ce qui n’est pas sans profiter au caractère général de la section néerlandaise. II faut louer la Commission Royale de l’Exposition de cette innovation intelligente et très judicieuse.
- Toute la partie matérielle et décorative a été exécutée en Hollande et installée, agencée, mise en place par des artisans néerlandais. Nous sommes donc ici en présence de sections ayant un caractère essentiellement national.
- Passons rapidement à travers le groupe I,où toutes les branches de l’enseignement sont dignement représentées par les Institutions officielles et par quelques particuliers. Dans le Palais des Beaux-Arts (groupe II), trois salles sont réservées à la Hollande, et les plus grands peintres contemporains y ont envoyé ce qu’ils créèrent de meilleur; inutile de noter ici des impressions ou des appréciations : la Hollande a produit assez d’artistes de génie, et les noms cl’Israels, de Maris et de Mesdag, pour ne citer que ces trois, sont assez connus pour résumer tout l’attrait de cette section.
- Dans le groupe III, on remarquera les merveilleuses éditions
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- artistiques des célèbres libraires d’Amsterdam et de La Haye, et aussi plusieurs cartes magnifiques, celle de Java, notamment, exécutée par M. Eckstein, au moyen d’un procédé de son invention, et qui peut être classée parmi les deux ou trois travaux de ce genre vraiment hors de comparaison à l’Exposition.
- Dans les groupes IV, V et VI, la section des Pays-Bas nous fait
- M. le baron Michiels de Vcrduijnen,
- Commissaire général des Pays-Bas.
- assister à un développement industriel jusqu’à un certain point inattendu, et qui montre avec quelle activité ce pays suit toutes les manifestations du progrès. La Hollande participe comme les grandes nations industrielles à la fourniture de l’énergie électrique dans les différents services de l’Exposition. Un remarquable groupe électrogène sortant des ateliers Stork et Smit de Rotterdam, est spécialement affecté à ce service. A signaler dans le même groupe les expositions des ateliers Smulders, de Rotterdam, Smit et Cie, de Kinderdyk, etc.
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- Avec le groupe VI, nous arrivons aux grands travaux publics. La Hollande en a réalisé de particulièrement importants depuis quelques années. Il suffit de citer le développement des chemins de fer, l’amélioration de la voie maritime de Rotterdam, la création d’un canal important et l’amélioration des trois rivières : la Meuse, l’Yssel et la Lek. Ajoutons que le Ministre actuel des Travaux publics s’occupe avec activité du projet de dessèchement du Zuiderzee, qui, comme on le sait, est une des grandes questions économiques de notre époque.
- Parmi les autres grands projets en cours, signalons la construction du port de Scheveningue, qui donnera un grand développement à ce village déjà renommée pour sa belle plage. A citer aussi la création des lignes régulières de navigation entre Amsterdam et Rotterdam, les Indes et l’Amérique, services qui ont favorisé dans de larges proportions le trafic commercial.
- Voici maintenant le matériel de ces grands travaux publics. La Hollande le trouve chez elle, où de grands constructeurs comme Smulders, les établissements Fop-Smit, la Société anonyme Werf-Gonrard, etc., construisent des dragues et autres machines non seulement pour l’intérieur, mais aussi pour la France, la Russie, etc.
- Dans le groupe IX, malgré le petit emplacement dont elle dispo-posait, la Hollande a fait merveille, en réunissant tout le matériel de pêche en usage sur les côtes, accompagné de modèles, statistiques, photographies, etc., formant un ensemble des plus curieux.
- Autre exposition intéressante dans le groupe X, où nous retrouvons les célèbres liqueurs de Lucas Bols et de Wynand Fockink, si populaires en France, et qui ont conquis dans le monde entier une réputation d’autant plus solide qu’elle est plusieurs fois centenaire.
- Dans le même groupe, l’exposition du cacao Blooker, des brasseries de Heineken, etc., retiendront très justement l’attention du visiteur.
- Dans le groupe XII, les attractions ne manquent pas non plus. C’est là que sont réunis les produits des manufactures de faïences de Delft, de la Société Rozenburg de La Haye, de Gouda, Purmerend, Utrecht, etc. Cette industrie s’est admirablement développée depuis quelque temps ; le nombre des manufactures s’est beaucoup augmenté, et leurs produits, déjà si réputés, reçoivent encore chaque jour de grandes améliorations."
- Dans le même groupe, il convient de mentionner les tapis et tapisseries des fabriques hollandaises, ainsi que des reproductions curieuses d’un genre de tissus fabriqué depuis des siècles par les femmes indigènes de Java par le procédé appelé batik. Les Javanaises fabriquent ces étoffes originales en exécutant des dessins à la cire
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- YOLUMÈ ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- sur des toiles de coton, qui sont ensuite teintes en rouge, en bleu, en brun et quelquefois en plusieurs couleurs. Les endroits recouverts de cire n’étant pas attaqués par la teinture demeurent blancs, de sorte que, la cire une fois enlevée, les dessins se détachent très nettement sur le fond coloré de l’étoffe. On trouvera des batiks authentiques, c’est-à-dire fabriqués par ce procédé purement artistique et colonial, dans le groupe XIÏI, ce qui përméttrà de les comparer avec les reproductions qu’en fabrique aujourd’hui l’industrie hollandaise.
- Le Sousouhanan, prince indfgène, résident à Soura-karta, a eu la bienveillance de confier aûx qrganisateurs de la Commission coloniale une collection complète 1 de tous les batiks portés par la Cour, dans les fêtes officielles célébrées à l’occasion des mariages, circoncisions, etc. Cette collection est exposée dans l’un des pavillons à côté de la reconstitution fidèle, d’après les indications du même prince, des vêtements appëlés Kain Kèmbangan, que les princes javanais portaient déjà ‘âu xvie siècle. M. Van de Poil, qui dirige avec une grande compétence l’uné des principales manufactures de coton de Haarlem, s’est acquis une grande réputation pour la reproduction industrielle de ce genre de tissus.
- Dans le groupe XIII déjà Cité; on trouvera une riche exposition de costumes nationaux reproduit!; d’après nature avec la plus scrupuleuse exactitude et constitiiant l’une des attractions de cette partie de l’Ëxposition. . iJ .
- On peut en dire autant de l’exposition collective des joailliers-orfèvres (groupe XV) où se font remarquer les ateliers d’Amsterdam La Haye, Utrecht, et la taillerie de diamants Poliakoff, d’Amsterdam, dont l’installation comprend uli groüpe d’ouvriers travaillant sur place. Les principales maisons d’argenterie du Royaume prennent une part importante à celte exposition collective, où elles ont fait figurer nombre de créations intéréssantes;
- La Hollande ayant toujours tenu un rôlë important dans l’étude des questions humanitaires, on ne peut s’étonner de la voir figurer dans le groupe XVI avec une réunion de documents et de monographies du plus vif intérêt, présentée dans un élégant salori de lecture. La collaboration à cette exposition des économistes et des philanthropes les plus éminents permet d’affirmer qu’elle ne se bornera pas une manifestation stérile, mais que les résultats en seront au contraire nombreux et satisfaisants.
- Après ce rapide examen sur la collaboration des Pays-Bas à l’Exposition proprement dite, nous allons consacrer les dernières lignes de notre étude à l’Exposition spéciale des Indes orientales et occidentales.
- ^ur la terrasse du Trocadéro, dans une situation excellente, fort habilement utilisée, un monastère bouddhique du plus pur style
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- hindou-javanais, entièrement reconstitué au moyen de moulages rapportés des temples de Sari et du Bôrô-Boudour, s’encadre entre deux constructions bariolées couvertes en fibres de palmiers et qui reproduisent avec une exactitude rigoureuse les types d’habitations actuels de l’ouest de Sumatra.
- L’édification seule de ces trois reproductions pourrait constituer un attrait incomparable, et dont on ne pourrait que difficilement trouver l’équivalent au point de vue artistique ou ethnographique dans l’ensemble de l’Exposition. Elle représente d’ailleurs plusieurs années d’un travail délicat et minutieux, entrecoupé de recherches, de fouilles, de voyages d’exploration qui, par leurs résultats, ont contribué à fournir aux archéologues, aux artistes et aux savants une réunion de documents dont la réalisation n’a pas de précédents en Europe.
- Les trois constructions sont reliées entre elles par une terrasse spacieuse, où l’on accède par un perron. Une rangée de dhyâni boud-dha’s, également moulés sur les originaux, s’étend devant cette terrasse et sur toute sa longueur, donnant ainsi à l’ensemble un caractère d’unité des plus heureux.
- Les bas-reliefs du temple, à. l’extérieur comme à l’intérieur, proviennent en grande partie du Bôrô-Boudour et retracent ainsi quelques passages de la vie de Bouddha d’après des documents sculpturaux qui remontent à plus de dix siècles, et qui, malgré cela, sont dans un état de conservation qui étonne. Les artistes trouveront dans cette reconstitution une richesse d’inspiration et une souplesse, un génie, même, d’interprétation, qui ne seront pas sans les étonner; il y a là, notamment, pour l’art décoratif, actuellement en pleine évolution, un enseignement admirable, entièrement basé sur la simplicité des lignes, et qui se révèle en une infinité de motifs admirables de richesse et de variété. Les colonnes et les autres sculptures qui ornent l’intérieur du temple sont dans un état de conservation non moins étonnant. Nous signalons notamment la statue de la déesse Prajanamitra, pure merveille de sculpture bouddhique, comparable, par la noblesse des lignes et par la puissance de l’expression, aux meilleures productions de l’art grec. ,
- 11 faut féliciter M. le lieutenant-colonel G.-B. Hooyer de la reconstitution de ce temple, qui est incontestablement l’un des joyaux de l’Exposition; et il faut aussi le remercier, au nom de la science et de l’art universels, pour la réunion de cette documentation mer* veilleuse de richesse dont rien d’approchant n’a pénétré jusqu’ici en Europe.
- Les constructions pittoresques situées à droite et à gauche du temple sont formées chacune de quatre habitations indigènes, accolées en croix. L’extérieur, revêtu de couleurs vives, est entiè*
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- Exposition des colonies des Pays-Bas.
- rement sculpté comme le sont là-bas les demeures de la classe aisée de la population. Les organisateurs se sont inspirés, pour la décoration intérieure, des motifs hindous, qu’ils ont reproduits sur les étoffes, peintures, colonnes, meubles, etc. ; ils ont réussi ainsi à mettre sous tes yeux du public quelques-unes des adaptations dont ce genre de décoration pourra devenir susceptible dans l’habitation européenne.
- L’une des deux constructions possède un salon de lecture très abondamment pourvu d’ouvrages et de monographies concernant les Indes néerlandaises. Il convient de noter ici la publication, par la Commission coloniale, d’un Guide spécial des Indes néerlandaises, auquel ont collaboré les spécialistes les plus compétents dans chacune des parties représentées à l’Exposition. Cet important ouvrage, publié sous la direction de M. le lieutenant-colonel H. Bosboom, restera comme une sorte de monument documentaire d’un intérêt considérable et de la plus grande utilité pour tous ceux qui auront à s occuper, à quelque point de vue que ce soit, de cette partie si curieuse du monde colonial. 1
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- On a réuni dans les deux pavillons des documents et des spécimens très variés sur la production artistique, industrielle, minière et agricole des Indes néerlandaises ainsi que sur leur administration, sur leur défense et sur l’exercice du culte Civaïtique de l’île de Bali.
- Cette dernière partie, notamment, comporte un intérêt tout spécial et fera la joie des érudits. M. C.-M. Pleyte s’est rendu spécialement à l’île de Bali et à celle de Lombok où subsiste encore dans toute son originalité la religion hindoue. Avec l’aide des prêtres brahmanes et de quelques chefs de districts, il a fait copier toute la série des dieux hindous, préalablement déterminée avec la plus rigoureuse attention.
- Le Panthéon balinois ainsi reconstitué se compose d’une trentaine de statues en bois polychrome, réunies sur une estrade qui occupe le fond du pavillon de droite. Il apporte des renseignements précis et des documents indiscutables sur la religion hindoue actuelle, au sujet de laquelle nombre d’erreurs ont été répandues. C’est la première fois qu’une collection de ce genre a été réunie en Europe.
- Ces indications générales sont malheureusement trop incomplètes pour donner une idée du caractère scientifique de l’Exposition des Pays-Bas. Nous nous sommes efforcés de résumer l’impression qui s’en dégage, et nous n’essayerons pas de la formuler en des appréciations qui resteraient forcément vagues, vu leur manque de développement. Disons seulement que les organisateurs de l’Exposition des Pays-Basse sont honorés et ont honoré leur pays en donnant à cette manifestation le caractère d’enseignement et de vulgarisation, le caractère attrayant et sérieux qui est la base même du principe des Expositions, et qui, seul, peut justifier leur raison d’être. Cette simple constatation, que pourront faire tous les visiteurs, résume admirablement lemérite du Dr M. le baron Michiels de Verduijnen, de M. le lieutenant-colonel G. B.Hooyer et des hommes éminents qui leur ont apporte une collaboration éclairée et active. Em. Sedeyn.
- M. le baron van Asbeck, Délégué du Commissaire général.
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- Notice concernant la Suède
- A l’Exposition Universelle de igoo
- Situation. — Superficie. — Climat. — Nature.
- Baignée par la mer Polaire, l’océan Atlantique, la Baltique et la mer du Nord, la longue presqu’île Scandinave forme dans l’Europe septentrionale les deux États de Suède et de Norvège.
- La Suède, qui est l’un des royaumes les plus anciens du continent, s’étend sur toute la partie orientale de la péninsule, tandis que la Norvège, séparée de la contrée voisine par une immense chaîne de montagnes très serrées, occupe la côte occidentale entière. L’ensemble des deux États représente une superficie de 770.166 kil. carrés, à peu près la surface de l’Espagne et de l’Italie réunies. La Suède, seule, couvre 448.000 kil. carrés, c’est-à-dire presque l’étendue de la péninsule des Balkans, en deçà du Danube. Du nord au sud, sa longueur n’a pas moins de 1.600 kilomètres, soit la distance de Paris à Gibraltar, et de l’est à l’ouest sa largeur maxima atteint jusqu à 400 kilomètres. La surface totale de ses nombreux lacs est évaluée à 37.000 kil. carrés environ et le plus grand d’entre eux, le Venern, est également le plus grand de l’Europe après les lacs Ladoga et Onéga.
- k
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- Comparée à la partie occidentale de la presqu’île Scandinave qui offre à cet endroit l’aspect d’une contrée très montagneuse, la Suède est essentiellement un pays bas. En effet, dans toute son étendue, c’est à peine si les 78 centièmes du sol s’élèvent à 400 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer. Il y a quelques plaines fertiles dans les provinces méridionales du pays et c’est surtout sur la frontière norvégienne que dominent des régions montagneuses et boisées traversées par des rivières courantes.
- Malgré sa position géographique, la Suède doit à la proximité de l’océan Atlantique la faveur d’une température relativement douce. Mais, en raison de la grande extension que le pays prend en longitude, le climat diffère suivant la situation particulière de chaque province. Dans la capitale, placée au 60° de latitude, la température moyenne s’élève à +5°,3 centigr. et en janvier elle ne descend guère qu’à — 3°, tandis qu’à Saint-Pétersbourg et à Jeniseisk, qui sont situées sous la même latitude, le thermomètre atteint respectivement — 10° et — 25°. En juillet, la chaleur moyenne est de + 16°, 4 à Stockholm et dans les pays qui se trouvent au-dessus du Cercle polaire elle monte même jusqu’à + 12° et -f- 14° centigr. La quantité moyenne de pluie peut être évaluée pour le pays entier à 500 m/m environ. Dans les contrées de l’Extrême-Nord, la neige couvre le sol pendant 190 jours en moyenne, tandis que ce chiffre n’est que de 48 dans les provinces du Sud. Dans ces dernières'régions, la végétation des arbres se développe et prospère pendant une période de 304 jours et à l’extrémité opposée elle comprend encore une moyenne de 187 jours. Mais, dans les provinces polaires, le froid dure si longtemps que le blé ne peut être semé avant l’époque de la Saint-Jean. Cependant, comme les jours sont aussi longs en été que les nuits sont claires, la fermentation de la terre est telle que la semence et la récolte peuvent être effectuées en un laps de temps de trois semaines.
- Population. — Instruction scolaire.
- La population nationale, la langue suédoise et la religion luthérienne dominent seules en Suède. Les Suédois proprement dits descendent de la branche germanique de la grande race aryenne et peuplent le pays depuis un temps immémorial. N’ayant eu à subir aucune invasion ni à souffrir de la moindre immigration importante, ils sont demeurés à peu près purs de tout mélange. D’autres races cependant sont également répandues en Suède; mais les Lapons
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- S. M. le Roi de Suède,
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- d’origine mongole qui en forment l’élément principal ne représentent guère qu’une agglomération de 7.000 individus, exclusivement disséminés dans les contrées rocheuses et forestières de l’extrême-nord du royaume où ils mènent une vie nomade, ne possédant pour tous biens que leurs huttes et leurs troupeaux de rennes. L’effectif général de la population suédoise s’élève à un peu plus de 5 millions d’habitants, soit une moyenne de onze unités par kilomètre carré. Cette moyenne varie cependant suivant les régions. La Scanie, par exemple, qui borde le littoral sud de la Suède, comporte une population aussi dense que l’Ecosse et l’Irlande (54 habitants par kil. carré), tandis que les cinq cantons de l’Extrême-Nord qui composent la province du Norrland, comprenant une superficie totale de 261.104 kil. carrés, ne comptent que 3 habitants par kilomètre carré. Le chiffre de la population a d’ailleurs entièrement doublé au cours de ce siècle. En dépit du nombre réduit des naissances, dû à la diminution des mariages, la mortalité est si restreinte que, sous ce rapport, aucun autre pays ne peut être comparé à la Suède. De 1866 à 1895, le nombre annuel des décès ne s’est élevé qu’à un chiffre de 16,6 par 1.000 habitants et la vie humaine durant ces dix années a comporté une moyenne de durée de plus de cinquante ans.
- Ces heureuses circonstances dépendent naturellement et à haut degré du climat sain que connaissent exceptionnellement ces régions, mais elles peuvent aussi bien s’expliquer en raison du bien-être croissant de la population et des progrès de l’enseignement. L’instruction populaire notamment a pris dans ce pays un développement très étendu et la preuve la plus patente en est que le nombre des « analphabistes » n’est que de 1 ou 2 sur 1.000 jeunes gens appelés au service militaire.
- En 1897, l’on ne comptait pas moins de 11.454 écoles communales en Suède, soit un nombre de 2,3 par 1.000 habitants et de 2 à 3 par 100 kil. carrés. Dans la même année 85,2 % de la totalité des enfants de sept à quatorze ans ont étudié à l’école communale sous la direction de 14.554 instituteurs (dont 64,3 % d’institutrices). L’enseignement distribué gratuitement comprend, outre les matières élémentaires, des leçons d’horticulture, de gymnastique et d'ouvrage manuel. En ce qui concerne l’enseignement de la gymnastique et du travail manuel, la Suède a précédé tous les pays du monde. Le nom du Suédois P.-H. Ling est universellement connu dans l’histoire de la gymnastique et l’École de travail manuel de Naas est visitée tous les ans par bon nombre d’étrangers.
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- Les villes n’abritent guère plus de 20,6 °/0 de la population totale qui, pour la plus grande partie, habite la campagne. Stockholm, capitale du royaume, nourrit 300.000 habitants; Gothenbourg, la métropole du commerce, vient ensuite avec 130.000 âmes. Malmô et Norr-kôping constituent aussi des cités très importantes. En tout, la Suède compte à peu près une centaine de villes.
- Forêts.
- La Suède est un pays très boisé. Les forêts, consistant surtout en sapins rouges et blancs, représentent une surface de 20 millions d’hectares, c’est-à-dire presque la moitié de la superficie totale du sol. Les forêts les plus étendues couvrent l’Extrême-Nord, et de là, sur les eaux courantes qui forment des voies très navigables, le bois glisse jusqu’à la côte où des centaines de scieries le recueillent et le façonnent. La Suède occupe d’ailleurs le premier rang parmi les nations pour l’exportation du bois. La vente des bois bruts, sciés ou taillés s’est élevée en 1898 à la valeur de 203 millions, soit 42 % du produit exportatif total du pays. La Suède retire encore d’autres avantages de ses forêts. Elle y trouve aussi du charbon de bois pour alimenter ses usines de fonte ; du bois de bâtiment qu’on emploie pour la construction dans tout le pays; du bois de menuiserie, la matière première de la pâte de bois et de bien d’autres genres d’industrie. Les forêts constituent donc la plus grande richesse de la Suède.
- Agriculture. — Élevage des bestiaux.
- L’agriculture est la première industrie de la Suède. Environ 58 % des habitants du royaume vivent de l’agriculture et de ses ressources directes et indirectes. La surface dés terres cultivées ne s’élève cependant qu’à 3.500.000 hectares, soit 8,5 °/0 de toute l’étendue du pays, ce qui s’explique en raison de l’état inculte des grandes terres du Nord.
- La récolte moyenne comporte en quintaux métriques les proportions suivantes : blé, 1.200.000 quintaux; seigle, 5.600.000 q. orge, 3.200.000 q.; avoine, 10.500.000 q.; graines diverses, 1.700.000 q.; légumineuses, 700.000 q. Le poids total de la récolte des céréales et des plantes légumineuses a été évalué en 1898 à 2.452 millions de
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- kilogrammes, d’une valeur approximative de 378 millions. On cultive en outre, pour la subsistance du pays, la pomme de terre, la betterave, le navet, la carotte et les diverses plantes fourragères-Mais la Suède, ne produisant pas la quantité de céréales suffisante à ses besoins, importe annuellement (1894-1898) environ 220 millions de kilogr. de froment et de seigle. Cette importation est toutefois partiellement compensée par l’exportation de l’avoine qui fournit une moyenne de 70 millions de kilogr. Le rendement moyen par hectare est très considérable : 148 quintaux métriques pour le froment, 144 pour le seigle, 147 pour l’orge et 132 pour l’avoine.
- Outre l’agriculture, l’élevage des bestiaux s’est sensiblement étendu en Suède. Les prairies naturelles couvrent environ 1.486.000 hectares, soit 3,6 °/0 du sol suédois ; de plus 1.100.000 hectares servent à la culture des plantes fourragères. Pendant l’été, de vastes terrains sont également réservés au pâturage des animaux domestiques. En 1897, la Suède possédait 517.000 chevaux, 1.725.000 vaches et 823.000 autres bêtes à cornes, 803.000 porcs et environ 1.300.000 moutons. Le pays peut compter environ 1.200 laiteries, pour la plupart établissements importants pourvus de matériel de traction à vapeur et de machines nécessaires à l’exploitation de l’industrie alimentaire animale (séparateurs de Laval, etc.). En 1898, l’exportation des beurres, seule, s’est élevée à 23 millions de kilogr. totalisant une valeur supérieure à 55 millions de francs.
- Industrie des minerais.
- Les montagnes suédoises sont riches en métaux, mais surtout en minerai de fer. Le fer existe particulièrement dans deux régions minières situées l’une au 60° de latitude, au nord des grands lacs Venern et Vettern, et l’autre au delà du Cercle polaire. C’est dans la première région que se trouve entre autres la mine de « Gran-gesberg ». Dans la région polaire, les mines de Gellivara, de Kiru-navara et de Kuossarara sont les plus remarquables.
- Les mines du Nord ne sont encore exploitées qu’en partie ; mais, dans le but de rendre plus facile le transport des extractions, on construit actuellement une ligne de chemin de fer qui reliera l’océan Atlantique à la mer Baltique en passant par les groupes miniers les plus importants. La richesse de ces mines de fer est telle que les seules parties exploitées dans les montagnes de Kirunavara et de
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- Luossavara peuvent fournir, suivant les calculs approximatifs, une quantité de 250 millions de tonnes de minerai.
- Le Uavillon de îsueue.
- En 1898, l’exploitation des 329 mines de fer du royaume a produit environ 2.300.000 tonnes dont 1.400.000 dévolues à l’exportation. Il
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- n’y a toutefois que le fer en minerai qui soit exporté dans des proportions aussi considérables. La vente de la fonte à l’étranger est en effet beaucoup plus limitée; car, par suite du manque de houille dans
- M. R. Akerman.
- Président de la Commission royale.
- le pays, les hauts fourneaux s’alimentent de charbon de bois. Pour l’année 1898, les hauts fourneaux n’ont pas consommé moins de 46 millions d’hectolitres de ce combustible. Mais, tous comptes faits, ce mode de chauffage revient plus cher que la houille ; car, malgré l’excellence de ses qualités, le fer de Suède, en raison de son prix
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- élevé, ne se tient pas toujours en première place, sur les marchés du monde.
- Cependant, en 1898, les 143 hauts fourneaux du pays ont fourni une production totale de 532.000 tonnes de fonte. La fabrication des fers martelés et des aciers, ainsi que la production de leurs résidus (massiaux, fers bruts en barres, lingots de Bessemer, lingots de Martin, etc.), ouvrage de 126 usines, a rendu 464.000 tonnes, d’une valeur de 67 millions.
- M. Thiel,
- Commissaire général de la Suède.
- L’industrie minière emploie environ 30.000 ouvriers d’usine et l’exportation générale de ses produits s’est élevée, en 1898, à un chiffre total de 70 millions.
- Industrie des Fabriques.
- En Suède, l’industrie des fabriques est presque une création du xixe siècle. La distance matérielle qui éloigne ce pays des autres contrées de l’Europe, la population appauvrie, disséminée sur une
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- vaste superficie, la longueur des nuits d’hiver, le manque presque absolu de houille et bien d’autres causes ont longtemps arrêté l’essor de toute activité industrielle. Mais, depuis un siècle, les chemins de fer et les bateaux à vapeur ont rapproché les distances ; l’amélioration des systèmes d’éclairage a diminué les obstacles que les nuits d’hiver opposaient au libre exercice du travail et les forces nationales, autrefois absorbées tout entières par la guerre, ont pu, sous la perspective d’une longue période de paix, apporter toute leur énergie à la culture matérielle du pays. Le siècle qui finit a vu des progrès industriels : la valeur totale des produits suédois, estimée 14 millions de francs en 1800, s’est élevée en 1898 à plus de 1.500 millions et, sur ce chiffre, 250 millions seulement constituent le rapport des usines à fer et des laiteries.
- Outre ces usines et ces laiteries, la Suède possédait en 1898 environ 10.000 établissements industriels desservis par 246.000 ouvriers.
- Les industries qui figurent avec quelque importance dans la valeur de l’exportation sont celles qu’exploitent les scieries, les usines de pâte de bois, de papier, de carton, les usines de machines, les usines de minerais divers, les verreries, les tailles de pierre, la menuiserie, les fabriques d’allumettes, etc., sans compter bien entendu le minerai de fer et les laiteries.
- Les scieries de grande entreprise sont principalement établies sur la côte qui longe le golfe de Bothnie. C’est là, dans la ville de Sundsvall et sur les bords de la rivière d’Angerman, que s’exerce le plus grand développement de cette industrie. En 1898, on comptait par tout le royaume 1.019 grandes scieries, occupant 40.683 ouvriers. La seule fabrication des planches et des madriers a produit 212 millions de francs, représentant la valeur de plus de 6 millions de mètres cubes de bois. Il y avait en Suède, dans la même année, 124 manufactures de pâte de bois, 59 fabriques de papier et de carton et 280 ateliers de menuiserie, employant ensemble un total de 20.127 ouvriers. L’exportation de 1898 a compris dans ses chiffres 124.700 tonnes de pâte sèche, 56.800 tonnes de pâte humide et 37.960 tonnes de papier et carton, d’une valeur totale d'environ 34 millions de francs.
- Les usines d’allumettes sont concentrées dans la province de Smâlandet plus spécialement à Jônkôping. Leurs produits ont conservé jusqu’à ce jour leur supériorité sur toutes les fabriques étrangères.
- L’industrie du fer et de l’acier est ici d’une première importance. La Suède, qui est la patrie de savants tels que Polhem, John Ericsson, Carlsund et de Laval, a toujours tenu une place prééminente dans la
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- science de la mécanique. Les usines de fer et d’acier ont leur siège dans les villes de Stockholm et d’Eskilstuna et leurs machines ainsi que leurs articles particuliers (couteaux, ciseaux, etc.) défient toute concurrence sur les marchés du monde. L’exportation des produits du fer (particulièrement celle des séparateurs, machines et appareils électriques) a rapporté en 1898 une valeur totale de 24 millions. Ladite industrie occupe en tout 45.000 hommes environ.
- Les verreries au nombre de 50, comprenant un personnel de 4.700 ouvriers, exportent principalement le verre de bouteille. Dans ces dernières années, les manufactures de Kosta et de Reymire ont acquis une sérieuse renommée pour leurs verres de table.
- Les usines de pierres de taille fournissent surtout à l’exportation des matériaux de construction pour les rues et bâtiments.
- Outre les industries précédentes, la Suède entretient encore d’autres usines de grande importance qui subviennent à l’alimentation du pays, telles que des raffineries de sucre dont la matière première, la betterave, est la culture principale des provinces méridionales, des distilleries d’eau-de-vie, des brasseries de bière, etc. L’État perçoit des droits élevés sur les alcools dont la vente est en outre soumise à une réglementation de police des plus rigoureuses. Ces dispositions ont eu pour conséquence de diminuer sensiblement la consommation de l’alcool dont l’abus constituait autrefois le vice héréditaire du pays.
- L’industrie textile suédoise se développe sur 14.283 métiers et 532.176 fuseaux; mais sa production, qui ne suffit pas encore totalement aux besoins de la population, est complétée par l’importation étrangère, particulièrement en tissus de laine. Cette industrie a son siège dans les villes de Norrkoping et de Boràs.
- Enfin la Suède possède quantité de moulins, briqueteries, tuileries ainsi que quelques grandes manufactures de tabacs.
- Dans beaucoup d’usines, on emploie l’eau comme force motrice. Les cataractes plus ou moins élevées que les rivières forment sur tout leur parcours jusqu’à la mer sont d ailleurs pour la Suède laborieuse de puissants auxiliaires de travail. Le pays trouve là de» sources inépuisables de traction naturelle et d’energie électrique. Aussi, en dépit de la disette de houille, la Suède a-t-elle pu atteindre le rang élevé qu’elle occupe actuellement parmi les naûons industrielles et jouit-elle d’une importance productrice qu’accroîtront encore les progrès de l’electricité. C’est dans ses forêts, dans ses mines de fer et dans ses cataractes que la nation puisera toujours des éléments nouveaux indispensables à son activité industrielle.
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- Commerce avec l’Étranger.
- En raison de l’amélioration des voies de transport par terre et par eau et du développement continuel de sa culture matérielle, les rapports commerciaux de la Suède avec les pays étrangers se sont considérablement accrus au cours du xix® siècle. La valeur de l’importation qui n’était que de 17 millions de francs, en 1799, s’est élevée à 632 millions en 1898. Un exemple qu’on cite à ce sujet rendra plus sensible la comparaison des deux époques au point de vue commercial. La houille et le café sont les articles qui oat atteint les plus gros chiffres dans la valeur de l’importation suédoise en 1898, soit respectivement 62 et 31 millions. Or, en 1799, la houille ne comptait que pour 1 million: quant au café, dont l’entrée était alors prohibée, il ne figurait même pas sur la liste d’importation. L’exportation, qui s’élevait à 36 millions de francs au commencement du siècle, réalise aujourd’hui un total de 479 millions.
- Si la valeur de l’importation dépasse celle de l’exportation, cela dépend, en première ligne, de la différence des méthodes de calcul. La valeur des marchandises importées comprend par exemple les frais de transport qui n’entrent pas dans celle des produits exportés.
- Il est encore à observer que les chiffres relatifs à l’importation ne comprennent pas les articles réimportés en franchise, de même que les chiffres indiquant l'exportation ne se rapportent pas aux articles réexportés.
- Les principaux articles d’importation ont été les suivants : minéraux bruts d’une valeur de 86.200.000 francs (dont 62.300.000 francs de houille et2.600.000 francs de sel) ; draps et toileries : 62.900.000 francs (dont 22.400.000 francs de tissus de laine) ; céréales : 55.600.000 francs (dont 26.700.000 francs de froment et 13.200.000 francs de seigle) et denrées coloniales : 51.500.000 francs (dont31 millions de café).
- Les plus importants articles d’exportation ont été : bois, évalués à 246.300.000 francs (dont bois sciés : 179.200.000; pâte de bois: 21.600.000 francs; allumettes : 10.000.000 francs); produits alimentaires d’animaux : 69.900.000 francs (dont beurre : 55.400.000 francs; poissons : 10.500.000 francs) et métaux non travaillés ou travaillés en partie : 50.200.000 francs (dont fer et acier : 48.400.000 francs).
- Les pays avec lesquels la Suède entretient les plus actives relations commerciales sont, depuis longtemps, la Grande-Bretagne et l’Irlande, l’Allemagne et le Danemark, qui, réunis, comprenaient 74, 7 0/0 de l’ensemble du mouvement commercial en 1898.
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- Marine de Commerce.
- Cependant l’heureuse situation géographique du pays favorise mieux que partout ailleurs les relations commerciales qui s’établissent entre nations. De là la prospérité d’une production qui de tout temps a été particulièrement remarquable en Suède : celle du rapport de la navigation. Toutefois, son extension a pris une importance exceptionnelle depuis 1800, conséquence toute naturelle de l’essor extraordinaire qu’ont pris à partir de cette époque le commerce et l’industrie du royaume. A l’appui de cette assertion, les chiffres nous apprennent qu’en 1799 il y eut 5.069 entrées et sorties de navires marchands, le tout représentant un tonnage d’ensemble de 364.390 tonnes. En 1898, la Suède abrita dans ses ports un nombre de 36.377 navires, jaugeant ensemble 8.700.000 tonnes. Il est vrai que, sur ce chiffre, 6.800.000 tonnes reviennent aux vapeurs dont la circulation ne date pas de cent ans.
- Le mouvement maritime entre la Suède et l’étranger, ainsi qu’il se constate par les entrées et les sorties des navires de toutes nations dans les ports suédois, avait en 1898 l’étendue que montre le tableau suivant :
- Voiliers et vapeurs
- chargés 14.252 3.283.513 22.125 5.383.122
- Voiliers et vapeurs
- sur lest 20.450 4.416.827 12.496 2.288.617
- Totaux 34.702 7.700.352 34.521 7.672.739
- Le tonnage considérable et le grand nombre des navires partis avec chargement en comparaison du tonnage et du nombre des navires arrivés chargés sont bien propres à montrer que l’exporta-bon de la Suède consiste à titre principal en marchandises pesantes et volumineuses, comme les métaux et les bois.
- La marine marchande de Suède se composait, à la fin de l’année 1898, de 2.821 navires, jaugeant 557.386 tonneaux de registre, dont
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- 2.004 navires à voile, jaugeant 291.392 tonneaux et 817 navires à vapeur, du total de 265.994 tonneaux. Les navires jaugeant au-dessous de 20 tonneaux n’y sont pas compris.
- Les pays avec lesquels la Suède entretient le plus de relations maritimes sont la Grande-Bretagne, le Danemark et l'Allemagne.
- La marine marchande suédoise, quoique considérable, ne suffît pas encore aux besoins du pays et c’est l’étranger qui, en partie notable, se charge des transports maritimes.
- Voies de Communication.
- C’est assurément à l’amélioration de ses voies de communication que la Suède doit essentiellement les grands progrès de son industrie, de son commerce et de sa navigation depuis un siècle.
- Canaux. — En général, les rivières de Suède ne sont pas accessibles aux voiliers à cause de leur courant rapide et de leurs cataractes. Les canaux étaient donc particulièrement indispensables à la navigation intérieure et au commerce indigène du pays. Aussi ont-ils été l’objet de travaux considérables. Le plus grand canal de Suède c’est le « Gotha Kanal », qui, prolongé par le « Trollhàtte Kanal », forme avec les lacs Vettern et Yenern une voie d’eau navigable de la Baltique à la mer du Nord. Cet ensemble de canalisation fut achevé en 1832.
- Chemins de fer. — La première ligne de chemin de fer construite en Suède est une petite voie locale, inaugurée en 1856. Depuis, l’établissement des voies ferrées a pris un tel développement qu’en 1898 toutes les lignes du royaume, ajoutées bout à bout, formaient une longueur totale de 10.359 kilomètres, dont 3.676 appartiennent à l’État et le reste aux entreprises particulières, soit sur le tout 20.700 mètres par 10.000 habitants. La Suède occupe donc dans cet ordre d’organisation le premier rang en Europe. Les frais de construction s’élèvent à 910 millions environ, c’est-à-dire 5 14 0/0 des frais totaux de construction. Parmi les lignes actuellement en voie d’exécution, dont plusieurs sont d’une grande étendue, figure la ligne précédemment citée qui réunira la mer Baltique à l’océan Atlantique en passant au-dessus du cercle Polaire.
- Télégraphes et téléphones. — La première ligne télégraphique en Suède a été posée en 1853. A la fin de 1898, la longueur totale des réseaux de communication comprenait 14.088 kilomètres, et celle des fils de lignes s’étendait à 43.725 kil. 500. Ce développement si rapide,
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- constaté par les chiffres ci-dessus, est cependant moindre que celui des entreprises téléphoniques qui, commencées dans les villes de Stockholm et de Gothembourg en 1880, s’étendaient sur une longueur totale de 127.000 kil. de fils à la fin de 1898. A Stockholm, le système téléphonique est particulièrement bien organisé et, depuis
- M. Per Lamm,
- Commissaire général adjoint.
- 1893, cette ville est en communication directe avec Christiania et >
- Copenhague.
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- L’amélioration matérielle dont la Suède a si largement profité pendant le xixe siècle, d’après les détails relatés ci-dessus, a considérablement augmenté le bien-être de la population. Le pays, sorti de la misère dont il souffrait pendant les siècles précédents, jouit maintenant d’une situation économique complètement indépendante. Enl898, la richesse nationale de la Suède a été estimée, après défalcation de la dette publique, d’une valeur de 12.336 millions, soit 3.429 francs par habitant. La dette nationale, établie tout entière sur les emprunts qu’ont nécessités les améliorations apportées aux voies de communication, ne se montait guère, à la fin de 1898, qu’à une somme de 394.400.000 francs, soit 78 francs par habitant.
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- Notice concernant le Portugal
- A l’Exposition Universelle de igOO
- La section portugaise est une des plus intéressantes de l’Exposition universelle de 1900.
- Sous une apparence modeste, parfaitement d’accord avec les récentes difficultés financières que le Portugal a éprouvées dernièrement, cette section s’impose cependant à l’attention du visiteur éclairé et consciencieux, que les splendeurs des installations' n’éblouissent pas, mais qui, examinant le fond des choses, se livre à une étude approfondie pour y puiser des éléments de comparaison qui lui permettent de constater l’excellence des produits exposés et d’apprécier avec exactitude la valeur des nations exposantes.
- Le rang du Portugal à l’Exposition est dès plus honorables. La richesse et la bonté de ses produits agricoles, la perfection de ceux de son industrie, voilà les titres qui lui assignent ce rang. Précédé du juste renom acquis dans toutes les Expositions où il a concouru, il vient affirmer une fois de plus qu’il ne s’est pas arrêté dans la voie du progrès intellectuel et matériel, qui n’est pas l’apanage exclusif des grandes nations.
- Après maintes hésitations justifiées par les difficultés auxquelles nous avons fait allusion, le Portugal s’èst décidé un peu tard à prendre part au concours universel des peuples. Pour ne point obérer
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- S. M. le roi de Portugal.
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- le Trésor par les frais qu’aurait entraînés l’action directe de l’État, le Gouvernement confia à des personnalités de la plus haute compétence le soin d’organiser la section portugaise, ne se réservant que d’y contribuer par une subvention votée par le Parlement. Telle est l’origine de la Commission organisatrice, qui se partagea en deux grandes Commissions siégeant respectivement à Lisbonne et à Porto. Ces Commissions se subdivisèrent en sous-sections constituées par des représentants des associations industrielles, agricoles et commerciales des deux villes principales du royaume.
- La Commission organisatrice était présidée par un Inspecteur général, nommé par le gouvernement et chargé de la surintendance des travaux des commissions. Les hautes fonctions d’inspecteur général furent dévolues à M. le conseiller Ressano Garcia, ancien ministre des Finances, professeur émérite de l’École de l’armée, leader du parti libéral, justement apprécié par ses travaux scientifiques, d’une affabilité extrêmement courtoise qui commande toutes les sympathies. Le choix ne pouvait être plus heureux, car il réunit toutes les qualités requises pour la charge si importante qui lui a été confiée.
- Le Gouvernement nommait, en même temps, un Commissaire pour représenter à Paris l’Inspection générale dans ses rapports avec le Commissariat général de l’Exposition. Ce Commissaire est M. le vicomte de Faria, chargé d’affaires près les Républiques du Plata et de l’Uruguay, ancien inspecteur général des consulats et consul à Paris, où il a conservé dans le monde officiel et dans la haute société de nombreuses relations de nature à lui rendre aisée la mission délicate confiée à son zèle intelligent.
- Son fils, M. Antonio de Faria, consul à Livourne, est le secrétaire du Commissariat et il en remplit les fonctions avec autant de compétence que de dévouement.
- L’Exposition portugaise comprend deux pavillons ainsi que des emplacements qui lui ont été réservés parmi les sections étrangères dans les divers groupes de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts. Un de ces pavillons est spécialement affecté aux produits des colonies, tandis que l’autre contient ceux de la pêche, de la chasse et des forêts.
- Le pavillon colonial, de style moderne et d’aspect très agréable, se dresse au Trocadéro, dans une situation avantageuse, entre les pavillons étrangers. Il est de forme carrée. A l’intérieur, qui forme une grande salle, quatre colonnes supportent une galerie supérieure, d’où s’élancent quatre autres colonnes sur lesquelles repose la coupole brillamment décorée par le peintre portugais Joâo Vaz. Les angles de l’édifice sont intérieurement dissimulés par quatre corps cylindriques, deux desquels contiennent les escaliers de communica-
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- tion avec la galerie. La frise est revêtue de peintures décoratives qui rehaussent l’effet de cette partie de l’édifice. De larges baies y laissent pénétrer à foison la lumière tamisée par des vitraux coloriés représentant alternativement les châteaux et les cinq écussons chargés de besants des armes portugaises.
- Les produils exposés au pavillon colonial forment un ensemble des plus pittoresques. On y voit représentée toute la série des productions naturelles et de l’industrie des possessions du Cap-Vert, de Saint-Thomas et du Prince, d’Angola, de Mozambique, de l’Inde portugaise, du territoire de Macao et de là partie de l’île de Timor appartenant au Portugal; des tissus de toute espèce, des articles fort variés de tabletterie, de vannerie, de bimbeloterie, en ivoire, en écaille dè tortue, etc., des meubles en laque, des canots indigènes, etc. La direction de l’installation à été confiée à M. A. Lobo d’Almadâ Negreiros, sous-préfet à l’île Saint-Thomas, qui a parfaitement réussi dans sa tâche. Il a eu pour auxiliaires les membres de la sous-section commerciale et coloniale, MM. A. de Souza Carneiro Lara, vice-président de l’association commerciale de Lisbonne, et L. Diégo da Silva, président de la Banque nationale d’outre-mer.
- L’autre pavillon se trouve dans la rue des Nations, au quai d’Orsay, entre celui du Danemark et celui du Pérou. Son style n’est pas bien défini. A l’extérieur, la partie inférieure affecte l’apparence d’une muraille de quai, comme pour rappeler vaguement le glorieux passé maritime du Portugal, et les emblèmes de chasse et de pêche, peints sur la frise, indiquent assez la destination spéciale de ce pavillon.
- L’intérieur comprend deux salons d’inégale grandeur. La décoration du premier, qui sert de vestibule, est fort originale. Les colonnes qui se dressent aux angles sont revêtues d’arabesques artistiquement faites avec des tresses et des noeuds en cordes alternativement goudronnées ou non, qui produisent l’effet le plus pittoresque. Ce travail a été exécuté par des marins de l’État. Les murs sont également décorés de grands cadres dont les moulures, faites de la même façon, offrent lés dessins les plus variés. Ce salon est spécialement affecté aux produits et aux engins delà pêche, et l’on y remarque une collection de modèles des bateaux de pêcheurs des côtes du royaume et de ses colonies. L’installation est l’œuvre de M. Baldaque da Silva, officier supérieur de la marine de guerre et ingénieur hydrographe très distingué.
- Quoique plus sobre, la décoration du grand salon ne mérite pas moins d’attirer l’attention. Elle consiste principalement en vélums aux peintures allégoriques, suspendus au centre, et dans l’agencement artistique des produits forestiers et de la chasse. Cette partie de l’Exposition comprend les lièges, si renommés, dont l’exploitation, qui est considérable, alimente la fabrication nationale de bouchons
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- et autres articles et constitue un article très important d’exportation. L’aspect général de l’intérieur de ce pavillon produit l’impression la plus agréable. L’organisation et l’inslallation des produits forestiers est l’œuvre de M. Pedro Roberto de Silva, inspecteur général des forêts au Ministère des Travaux publics, du Commerce et de l’Industrie, dont la compétence en la matière est indiscutable et qui est bien connu en France par son zélé concours dans les Expositions précédentes.
- L’auteur des pavillons est M. Miguel Ventura Terra, diplômé des Beaux-Arts en France. L’architecte qui en a dirigé la construction est M. José Luiz Monteiro, architecte de la ville de Lisbonne, également diplômé des Beaux-Arts, qui est aussi chargé des installations, avec le concours intelligent et zélé de M. Alexandre Soarès.
- Pays essentiellement agricole, c’est surtout comme tel que le Portugal brille à l’Exposition.
- Dès le commencement des travaux, la section agricole s’est trouvée sous la direction de M. Cincinnato da Costa, membre de l’Académie royale des sciences de Lisbonne, professeur à l’Institut d’agronomie, directeur de la Royale Association centrale de l’agriculture portugaise, et de M. Dom Luiz de Castro, agronome, directeur de la Royale Association d’Agriculture, ayant pour auxiliaire M. A. C. Lecoq, directeur général ad intérim de l’agriculture au Ministère du Commerce et de l’Industrie. Sous les auspices de spécialistes aussi compétents, dont la carrière est vouée à l’étude des questions les plus intéressantes pour l’agriculture et au développement de cette source aussi abondante que précieuse de richesse nationale, le succès n’était pas douteux. Aussi, l’Exposition des produits agricoles et alimentaires clu Portugal attire-t-elle l’attention du visiteur par le nombre, la grande variété et la supériorité des produits exposés dans la Galerie des Machines du Champ de Mars, à côté de ceux de l’Autriche, de la Russie et de l’Espagne, avec lesquels ils peuvent soutenir la comparaison la plus honorable.
- Cette Exposition couvre une superficie de 1.300 mètres carrés. Elle est surtout remarquable par les vins excellents, de types extrêmement variés, représentant toute la production vinicole du pays, évaluée, d’après les meilleures statistiques, à 5,500,000 hectolitres. Elle est caractérisée par une grande vigne disposée en treille. On y voit aussi un modèle de vigne en fourches, système de culture fort usité dans la région viticole du Nord, où l’on trouve des ceps de 10 à 15 mètres de hauteur rapportant, en moyenne, un panier de raisins, soit 10 litres de vin. Citons aussi, comme curiosité remarquable, la réduction exposée de la vigne de Poceirâo, située entre Lisbonne et Setubal, propriété de M. José Maria dos Santos, delà contenance de2,400hectares et plantée de6 millions de ceps, dont la moyenne de production
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- annuelle est de 18,000 à 20,000 pipes, de 500 litres. C’est la plus considérable qu’on connaisse, car celle qui vient après, située en Algérie, n’a guère plus de trois millions de pieds de vigne.
- Les vins généreux de Porto et de Madère, de renommée universelle, sont largement représentés. Il en est de même de ceux de Car-cavellos, si appréciés des gourmets. Comme vins de table, nous retrouvons dans la série des rouges le Collares, si connu par son bou-
- M. le Conseiller Ressano Garcia, Inspecteur Général de la section Portugaise.
- quet et sa saveur, et ceux de Torres-Vedras, Almeirim, Alpiarça, etc., et dans celle des blancs le Bucellas, fort estimé, et ceux de Dâo, d'Alemtejo, etc. Comme nouveauté de l’industrie vinicole portugaise, il faut remarquer les vins mousseux de la région du Douro, de fabrication très soignée, déjà bien connus dans le pays et assurément appelés à être, dans un avenir prochain, l’objet d’une assez large exportation.
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- Cette section comprend, en outre, quelques spécimens d’excellentes eaux-de-vie de vin.
- Parmi les produits alimentaires d’origine végétale, abondamment représentés par une grande variété de céréales, de planies légumineuses et autres, les huiles, dont la production est considérable, détiennent le premier rang. A remarquer les huiles de la région du Douro, des environs de Santarem et de la province d’Alemtejo aux alentours de Serpa, qui sont excellentes. Les fabriques d’Alvito et d’Alferrarede, les plus importantes du pays, exposent de beaux échantillons de ce produit de l’industrie agricole.
- Une grande variété de fruits, d’une saveur exquise, éclos sur un sol exceptionnement privilégié, dans la zone tempérée du Nord et du Centre ou sous le beau ciel de I’Algarve, où règne un printemps continuel, complète cette belle exposition des produits agricoles.
- Au nombre des industries alimentées par l’agriculture, il faut mentionner les fromages si estimés de la Serra cL’Estrella et de YAlemtejo, les eaux-de-vie de fruits, les tabacs, et les conserves alimentaires dont la consommation et l’exportation ont pris, depuis quelques années, un très grand développement justifié par l’excellence de la fabrication.
- A remarquer une collection de gravures fort intéressantes représentant les principales variétés de raisins de production portugaise, et faisant partie de la décoration du local de la section agricole; et consulter, entre autres ouvrages sur l’agriculture, le Portugal vini-cole, tout récemment publié par M. Cincinnato da Costa, renfermant des informations très précieuses sur la culture de la vigne, les procédés de vinification, etc., et dont les gravures mentionnées ci-dessus font partie; et le Portugal au point de vue agricole, revue publiée sous la direction de MM. Dom Luiz de Castro et Cincinnato da Costa, en collaboration avec divers spécialistes et professeurs distingués.
- L’exploitation des mines est abondamment représentée par les principaux minerais de production nationale, savoir : le manganèse, les pyrites cuprifères, le fer, le cuivre, le plomb, l’étain à galène argentifère, le quartz aurifère, la houille et le nitre;et l’exploitation des carrières, par des pierres de taille granitiques et par de beaux marbres d’Estremoz.
- La section industrielle a été, dès le début des travaux d’organisation, confiée à la haute compétence de M. Antonio José Arroyo, ingénieur très distingué, inspecteur des Ecoles industrielles et commerciales, ancien député, qui a été également chargé de la section des beaux-arts, et à celle de M. Henrique Taveira, industriel, propriétaire de deux filatures et fabriques de tissus de coton, dont le concours intelligent et dévoué a aussi puissamment contribué avec celui de son collègue aux excellents résultats de ces travaux, malgré
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- des obstacles de toute nature, dont le plus considérable a été l’épidémie qui a sévi à Porto pendant le deuxième semestre de 1899, épidémie qui a évité l’envoi d’un grand nombre de produits, par crainte des mesures sanitaires qui en frappaient l’exportation. Ils ont eu pour auxiliaires MM. Alfredo de Brito, secrétaire de l’Association industrielle portugaise et secrétaire de la commission de Lisbonne ; Estevâo Torres, délégué commercial delà Commission de Porto et ingénieur d’un grand mérite; le Conseiller Pedro Araujo, à Porto, et A. Teixeira Judice, ingénieur, chef du bureau de la propriété industrielle au Ministère du Commerce et de l’Industrie, commissaires techniques du Gouvernement.
- La section de l’industrie manufacturière est la preuve évidente des grands progrès accomplis par le Portugal dans cette branche du travail humain. Malgré les nombreux obstacles qui s’opposent à ce c|ue son développement prenne des proportions considérables, et dont le principal est la cherté des matières premières qu’elle doit demander à l’étranger, il n’y a qu’à examiner attentivement la perfection des produits exposés pour se convaincre que l’industrie a pris un tel essor et atteint un tel degré d’avancement en Portugal, qu’elle fait le plus grand honneur à ce pays.
- Nous mentionnons très rapidement ce qui nous paraît le plus remarquable dans cette section.
- Quoique fort résumée, la partie relative à la décoration et au mobilier des édifices publics et des habitations offre, par son caractère nationaliste, de réelles curiosités, en meubles de luxe et en meubles ordinaires à bon marché, ainsi que par la perfection des travaux de menuiserie et d’ébénisterie.
- La céramique est fort intéressante. La partie concernant la construction forme toute une collection très variée de tuiles, briques, parquets en mosaïque, grès-cérames, qui atteste le haut degré de développement de cette fabrication. Pour les autres applications de la céramique, nous citons spécialement les ornements en terre cuite, la porcelaine de la fabrique de Vista Alegre, dont la technique ressemble beaucoup à celle de Limoges ; les faïences artistiques de Caldas da Raïnha et de Porto ; et nous appelons surtout l’attention du visiteur sur les faïences, genre majolique, de Bordallo Pinheiro, aux émaux éclatants, remarquables par leur caractère nationaliste et par le dessin éminemment artistique et d’une originalité étonnante ; sur les faïences de la fabrique de Caldas et sur les figurines de la fabrique de Devezas, représentant des costumes nationaux. Cette section contient, en outre, une nombreuse et belle collection de cristaux, de verre poli et gravé et de vitraux.
- L’exposition de l’industrie cotonnière est des plus complètes. On y voit le coton en préparation ; le fil écru, teint, ou blanchi, en éche-
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- veaux, en pelotons, en bobines ; le coton en ouate, le coton hydrophile; du tricot, de la passementerie, du fil recouvert pour applications de transmission de l’électricité; des tissus écrus, blanchis, teints ou imprimés, dont il est fait une grande consommation dans le pays et qui s’exportent sur une large échelle pour les colonies portugaises et le Brésil, où ils concourent avantageusement avec les produits similaires étrangers. C’est une des branches d’industrie qui a atteint le plus parfait développement en Portugal.
- Dans la classe des fils et tissus de laine, les draps fabriqués à Lisbonne et à Covilhâ se font remarquer et justifient la large consommation qui en est faite en Portugal et dans ses colonies, ainsi qu’au Brésil.
- Nous ne clorons pas cet aperçu si rapide de la classe des tissus sans mentionner les soieries et sans appeler l’attention du visiteur sur les dentelles de Peniche, si délicatement travaillées, aux dessins si gracieux, très connues et appréciées, même à l’étranger, ainsi que sur les travaux en guipure et en passementerie de l’île de Madère, d’un fini si parfait, et à si bon marché.
- L’industrie du papier est surtout représentée par la compagnie du Prado, dont les cinq fabriques produisent annuellement 4 millions de kilogrammes, depuis le papier d’emballage le plus ordinaire jusqu’au papier à écrire de qualité supérieure et au papier d’impression en feuilles et en bobines.
- L’orfèvrerie, cet art qui depuis des siècles jouit en Portugal d’une réputation bien méritée par les innombrables travaux artistiques qu’il a accomplis, affirme son excellence par un grand nombre d’ouvrages de styles divers. Elle offre spécialement à l’attention du visiteur l’épée d’honneur offerte à M. le major Mousinho d’Albuquer-que, gouverneur général de Mozambique, comme témoignage de la reconnaissance publique pour ses services et ses exploits pendant la dernière campagne contre les indigènes, et un surtout monumental. Ces deux pièces, d’incontestable valeur artistique, ont été modelées par le grand sculpteur portugais Teixeira Lopes et sortent des ateliers de la maison Rosas, de Porto.
- Presque toutes les autres branches de l’industrie manufacturière exhibent leurs produits : appareils de chauffage et d’éclairage, becs à incandescence, bougies automatiques, vêtements, cuirs, chapellerie, parfumerie, coutellerie, maroquinerie, vannerie, métaux repoussés, etc.; la typographie, qui a obtenu les plus hautes récompenses dans toutes les ex positions; la photographie, les instruments de précision et d’arpentage exposés par l’Institut industriel de Lisbonne ; les instruments de chirurgie, etc.
- La nombreuse collection exposée par l’Arsenal de Guerre de Lisbonne suffit à démontrer l’état d’avancement des industries cor-
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- rélatives et donne l’idée la plus avantageuse de cet établissement, parfaitement outillé pour fabriquer des armes blanches et à feu, des canons, le matériel d’artillerie et du génie, des projectiles, des munitions, tous les articles d’équipement, de campement et de harnachement à l’usage de l’armée, ainsi que pour exécuter toutes les réparations de l’armement acheté à l’étranger.
- L’Arsenal maritime de Lisbonne expose également une belle
- M. le vicomte de Faria, Commissaire général.
- sérié de produits de ses usines, d’articles destinés à l’armement des troupes de l’armée de mer, au gréement et à l’équipement des navires, des câbles et des toiles à voile de qualité supérieure, etc. Cet arsenal, qui vient de subir une transformation complète sous la direction technique de M. Croneau, officier du génie maritime français, est à même de produire tout son outillage, de faire toutes les grandes réparations des navires et de leurs machines et de construire de toutes pièces des croiseurs du système moderne.
- Ces deux établissements de l’État attestent, par la perfection de
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- leurs produits, les grands progrès récemment accomplis en Portugal par les industries corrélatives.
- A côté des grands chefs-d’œuvre de l’art contemporain, groupés dans le grand Palais des Champs-Élysées, le Portugal expose quelques travaux d’artistes de talent, affirmant ainsi que le goût pour les Beaux-Arts n’a pas cessé de se développer dans ce pays, qui possède tant et de si précieux spécimens séculaires de peinture, de sculpture et d’architecture. S. M. le roi dom Charles, illustre rejeton d’une race de rois artistes, expose un beau pastel représentant le Lever des filets d'une madrague et qui affirme les hautes qualités artistiques de son auteur.
- Parmi les œuvres des peintres dont la renommée n’est plus à faire, il faut citer les portraits de quelques notabilités portugaises et un Saint Antoine de Columbano Bordallo-Pinheiro, artiste du plus fort tempérament et portraitiste insigne ; —un portrait par Veloso Salgado ; — un délicieux Matin de Carlos Reis, paysagiste, dont les travaux sont fort intéressants; — les tableaux de Souza Pinto, l'auteur si connu de la Culotte déchirée, qui excelle dans les tableaux de genre et est doublé d’un parfait Parisien ; — les peintures de fleurs de Mme Maria-Augusta Bordallo Pinheiro ; — le Viatique, tableau de grande valeur du professeur Malhoa, qui a produit tant d’élèves distingués. — A coté de ces artistes consacrés, il n’est que juste de mentionner MM. Candido da Costa et son tableau La rentrée des bateaux, Julio Ramos, excellent paysagiste, et Julio Caneiro, portraitiste, trois artistes du plus bel avenir.
- La sculpture est représentée par quelques travaux de Teixeira Lopes, le premier des sculpteurs portugais contemporains, qui expose un beau groupe, La Charité, œuvre aux grandes allures et affranchie des vieilles formules conventionnelles ; ses portes monumentales pour l’église de la Chandeleur, à Rio de Janeiro ; et les Enfants, spécimen du genre où il excelle ; — ainsi que par quelques travaux de son père et de son frère ; — par Thomas Costa, artiste délicat ; — par Fernandes de Sà, avec Ganymède, récompensé au salon de 1900 par une mention honorable ; — et par Meyrelles, élève de Teixeira Lopes, dont la belle composition, Martyre, est bien digne d’être appréciée.
- A remarquer, pour l’architecture, le projet de construction du palais de justice de Lisbonne, par M. Ventura Terra, l’auteur des pavillons de l’exposition portugaise; celui de M. Marques da Silva, architecte émérite, diplômé de l’École des Beaux-Arts, pour la reconstruction de l’édifice des Jéronymos (couvent des Hyéronimites) de Lisbonne, ce joyau si précieux du genre gothique portugais connu sous la dénomination d’architecture manuéline, et celui de la gare centrale de Porto, du même artiste.
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- Les œuvres si rapidement énumérées des principaux artistes témoignent hautement que le culte des Beaux-Arts a en Portugal de fervents et de très illustres adeptes.
- C’est à dessein que nous terminons cette notice par quelques mots sur le groupe de l’éducation et de l’enseignement; car c’est surtout par l'instruction d’un peuple qu’on peut juger de l’état de sa civilisation. Or il convient de mettre bien en relief tout ce qui peut démontrer que le Portugal, au prix des plus grands efforts, a accompagné dans sa marche vertigineuse le siècle près de s'éteindre et suivi le mouvement général de la civilisation et du progrès matériel.
- Les monographies, ainsi que les plans et les modèles d’écoles, publiés et exposés par les soins de l’Inspection générale, prouvent à l’évidence qu’en Portugal l’instruction primaire est très répandue au moyen d'un grand nombre d’écoles entretenues par l’État, et que l’instruction secondaire ou supérieure, dégagée des entraves de l’internat, est accessible à toutes les classes de la société. On y voit que le régime des écoles publiques, depuis les primaires jusqu’à l’Université de Coïmbre, et les programmes des études, sont parfaitement d’accord avec les préceptes de la pédagogie moderne, et que le pays possède toutes les écoles spéciales qui complètent le cycle de l’enseignement, parmi lesquelles il est juste de citer, pour le niveau élevé des études, l'Ecole de l’armée, pépinière d’officiers de toutes les armes, l’École navale, les Écoles polytechniques et les Écoles de médecine de Lisbonne et de Porto, le Collège militaire, l’Institut d’agronomie, l’Institut industriel, l’Académie des beaux-arts, le Conservatoire de musique, etc.
- L’enseignement industriel, cette branche si utile de l’instruction publique, loin d’être négligé, a été fécond en résultats pratiques. Il est en ce moment l’objet d’une transformation profonde, due à l’introduction dans le pays des idées qui déterminèrent en France l’enquête décrétée en 1881 par Antonin Proust et publiée en 1884. Les Savaux de cordonnerie, de fleurs, de cartonnages, de vannerie, de Menuiserie, de serrurerie, exposés par les élèves de ces écoles disséminées en assez grand nombre dans le pays, révèlent la forte •aipulsion donnée à cet enseignement.
- Les nombreux ouvrages sur l’enseignement, en général, les belles cartes dressées par la Commission géodésique et par le Bureau hydrographique, ainsi que tant d’autres travaux analogues de grand mérite, s°nt comme le corollaire de notre affirmation concernant le haut de-£re du développement de l’instruction publique en Portugal.
- Ce pays, où foisonnent les institutions de prévoyance et de secours Mutuels, et dont la charité s’emeut aux appels de toutes les misères P°ur faire éclore, comme par enchantement, des asiles pour l'en-nce ou pour la vieillesse et des établissements charitables de toute
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- espèce ; qui possède un corps ccmplet de législation civile et criminelle calquée sur celle des natims les plus avancées et empreinte d’un caractère de douceur qui s’illie parfaitement avec les mœurs si douces du peuple, et qui s’homre d’être, entre tous les autres, le premier qui ait inscrit dans les traités internationaux la clause de n’accorder jamais l’extradition qi’à la condition quela peine capitale, depuis longtemps bannie de soi code, ne sera pas appliquée à l’extradé; qui, par de persévérants ït tenaces efforts, s’applique à faire valoir les immenses ressources îaturelles de son sol privilégié et à développer son industrie dans le brillante mesure démontrée par la présente Exposition : ce pays, (isons-nous, bien loin d’être arriéré et esclave de la routine, comm< on se plaît trop souvent à le représenter sans connaissance de cause, a suivi la marche du progrès et détient un rangées plus honorabes dans cette assemblée des nations.
- Nous le saluons aussi de toubs nos sympathies et lui souhaitons la bienvenue au concours universel de 1900.
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- Notice concernant la Bulgarie
- A l’Exposition Universelle de IQOO
- Peuplée de 3.310.000 habitants, la Bulgarie est une monarchie constitutionnelle avec pouvoir représentatif. Le souverain est S. A. R. Ferdinand Ier, élu le 7 juin 1887. Le prince héritier est S. A. R. Boris.
- Le sol de la Bulgarie est généralement très fertile; sur les 9.927.600 hectares, plus de 2.311.000 sont cultivés en champs, vignes et jardins potagers. Les prés et pâturages absorbent près de 6 millions d’hectares et les forêts 1.332.429 hectares.
- Sofia, la capitale de la Bulgarie,compte aujourd’huiGO.OOOhabitants. Comme villes, dont l’importance croît chaque jour, il convient de citer Philippopoli, Roustchouk, Varna, Bourgas, Tirnovo, Viddin, Sistow, Sliven, Choumen, etc.
- On compte huit ministères. La dette publique est de 220 millions de francs et le budget annuel de 84 millions en recettes et en dépenses.
- Créé le 19 novembre 1893, le ministère du Commerce et de l’Agriculture de Bulgarie est composé de diverses sections : agriculture, commerce et industrie, mines, forêts, art vétérinaire, assurances contre la grêle, comptabilité. Du même ministère, dépendent encore la direction de la statistique, l’administration centrale des caisses agricoles, les chambres de commerce, le musée commercial et industriel bulgare à Sofia, l’imprimerie d’État, les mines d’État, les écoles d’agriculture, les écoles de métiers et enfin l’école commerciale de Sistow.
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- TOi.UI.lE ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- La France, l’Autriche-Hongrie, l’Italie, la Grande-Bretagne, a f Russie, la Roumanie et la Serbie ont conclu avec la Bulgarie des trai- I tés de commerce donnant à leurs nationaux une entière liberté d’ac- 4 tion dans le territoire de la Principauté. 1
- De 1888 à 1898, le commerce de la Bulgarie avec les États étran-'i gers s’établit de la manière suivante : 1
- ANNÉES. IMPORTATIONS. EXPORTATIONS.
- francs. francs.
- 1888 66.362.431 64.198.637
- 1889 72.869.245 80.581.076
- 1890 84.530.497 71.051.123
- 1891 81.348.150 71.065.085
- 1892 77.303.007 74.640.354
- 1893 90.867.900 91.463.653
- 1894 99.229.193 72.850.675
- 1895 69.020.295 77.685.546
- 1896 76.530.27S 108.739.977
- 1897 83.994.236 59.790.511
- 1898 72.730.250 66.537.007
- Depuis 1894, le Gouvernement fait bénéficier d’avantages spéciaux les industriels bulgares ou étrangers créant des établissements offrant de sérieuses garanties de durée et de prospérité. Diverses exemptions d’impôts et de droits de douane sont accordées aux industriels susdits, ainsi que d’importantes réductions sur les tarifs des Compagnies de chemins de fer. Bref, les administrations publiques ne négligent aucune occasion de favoriser les étrangers qui viennent en Bulgarie pour y faire fructifier leurs capitaux.
- L’industrie des tapis prend chaque jour un nouveau développement; leur bonne qualité, leur prix de revient très modéré et la solidité dont ils font preuve à l’usage leur assurent chaque jour de nouveaux débouchés. Les tapis Bulgares peuvent lutter avec les meilleurs tapis d’Orient ; il est facile de s’en rendre compte de visu en visitant le Pavillon Princier, au quai d’Orsay.
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- S. A. R. Ferdinand Ier, Prince de Bulgarie
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- Il y a près de deux ans s’est ouvert, à Sofia, un musée commercial et industriel destiné à créer de nouveaux débouchés aux produits bulgares.
- Les négociants et les particuliers du monde entier peuvent y adresser directement leurs demandes de renseignements et d’échantillons. Toutes informations utiles leur sont données avec la plus grande exactitude, et le musée se charge même de transmettre, dans les meilleures conditions de fabrication et de prix, les commandes qui lui sont adressées.
- On peut également s’adresser à la Légation, 94, avenue Kléber, à Paris, pour y demander tous renseignements commerciaux et agricoles sur la Principauté.
- Le catalogue spécial, édité par les soins du Commissariat général de Bulgarie à l’Exposition universelle de 1900, donne les renseignements les plus détaillés sur les diverses branches de l’activité nationale bulgare que nous venons d’effleurer dans cette rapide esquisse, et nous y renvoyons toute personne désireuse de connaître à fond les ressourcés commerciales et industrielles d’un pays dont la culture intellectuelle et économique est le constant souci du Gouvernement et mérite de retenir l’attention des gens sérieux des deux mondes.
- P. D.
- Pavillon de la Bulgarie,
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- Notice concernant la section Russe
- à l'Exposition universelle de igoo
- L’invitation de prendre part à l’Exposition Universelle de Paris en 1900, adressée par le gouvernement de la République française, a été acceptée par la Russie, conformément à un ordre de S. M. l’Empereur, en date du 10 septembre 1895. Les dispositions pour l’organisation d’une section russe ont été concentrées comme dans les précédentes occasions au département du Commerce et des Manufactures, sous la direction immédiate du Ministre des Finances, le secrétaire d’Etat Serge de Witte. L’exécution des mesures à prendre fut confiée à une commission présidée par le Directeur du Département, M. le conseiller privé Kova-levsky, et composée de délégués des différentes administrations compétentes et de fonctionnaires du Ministère des Finances. Les deux vice-présidents de cette commission sont M. Arthur Raffalovich, membre du Conseil du Ministre, et le prince Tenicheff, commissaire général de la section russe à l’Exposition universelle; M. B. de Wouytch est le commissaire général adjoint; le professeur Konovaloff, chef des groupes du Ministère des Finances, a été chargé d’organiser le fonctionnement du jury, en ce qui concerne la Russie.
- La Commission impériale a réuni plus de 2.400 exposants, contre I*i79 en 1878.
- A la dernière exposition nationale russe, qui eut lieu en 1896 à Nijni-Novgorod, les visiteurs ont eu la sensation très vive et très nette que, ^ns cesser d’être une grande contrée agricole, la Russie devenait un Ltat] industriel, mettant en valeur les admirables richesses d’un sol si abondamment pourvu de ressources de toute nature. Depuis lors, la Russie a continué de marcher dans la voie ouverte. L’Exposition de ^aris, à laquelle elle prend une part très large, permet de juger des
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- efforts et des résultats, La section russe oftre en effet un tableau vivant et réel, où le pittoresque se mêle à l’utile; c’est une synthèse établie avec soin au point de vue agricole, minier, industriel, commercial, sans qu’on ait oublié l’activité nationale dans le domaine de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.
- Nous rappellerons tout d’abord qu’en 1800, les recettes ordinaires de l’état n’étaient que de 67 millions, elles sont aujourd’hui de 1.564 millions; le revenu des douanes, qui était de 5 millions en 1788, atteint 217 millions; celui des postes et télégraphes a progressé de 3 millions en 1839 ^ 4® millions en 1900. En 1788, le commerce extérieur de la Russie représentait une valeur de 47 millions de roubles, en 1898, il s’élève à 1.350 millions. Il serait facile de continuer cette juxtaposition de statistiques prises à cent années d’intervalle, de même que l’on pourrait faire le bilan moral d’un siècle marqué par l’émancipation des paysans, par a convocation de la Conférence de La Haye, par la construction du chemin de fer de Sibérie (1).
- La Russie couvre une superficie d’environ 22 millions de kilomètres carrés, dont 5.470.000 en Europe, 16 millions en Asie (avec le Caucase). Sa population est aujourd’hui de près de 135 millions d’habitants. Les principales richesses minérales de la Russie d’Europe sont le charbon de terre, le fer et le sel. Les gisements de houille les plus riches se trouvent dans le bassin du Donetz, ensuite dans le royaume de Pologne (bassin de Dombrowa), dans la région centrale agricole et le long du fleuve Tchourowaïa, sur le revers occidental de la chaîne de l’Oural. Les minerais de fer sont très communs dans le bassin du Donetz, en Finlande, dans le gouvernement d’Olonetz, dans la région centrale, le long de l’Oka et dans le bassin supérieur du Don. Le sel commun ou hydrochlorate de soude est répandu dans la plaine de Russie en incommensurable quantité, le sel gemme dans les célèbres mines d’Iletzk, au-delà du fleuve Oural, près d’Orenbourg, près de Bakhmout, dans le gouvernement d’Ekaterinoslaw et dans la montagne de Tchaptchatchi. Des richesses salines plus grandes encore sont celles des dépôts lacustres (Crimée, Nouvelle-Russie, gouvernement d’Astrakan). Les autres richesses minérales sont des mines de zinc en Pologne, des mines d’étain et de cuivre en Finlande, des minerais mercuriels dans le district de Bakmout, le manganèse dans le gouvernement d’Ekaterinoslaw et de Kherson; le cobalt sur la rive mourmane et la Laponie. La région lacustre et la Finlande possèdent de riches matériaux de construction en granit et syénites, des roches de quarzite, des marbres. Dans le gouvernement de Kiew, on a découvert de belles carrières de labrador. Parmi les richesses minérales du Caucase, on citera les minerais de plomb argentifère, de zinc, de cinabre, de manganèse, de cobalt; sur les deux versants du Caucase, il existe d’excellentes sources minérales,
- (1) La quantité d’or fin produite en Russie de 18S8 à 1896 a été de 319.977 kilos.
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- S. M. l’Empereur Nicolas 11
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- mais la principale richesse de cette espèce c’est le naphte, dont les nappes de l’extrémité orientale du Caucase et de la presqu’île d’Ap-chéron ont acquis une importance universelle.
- Les richesses minérales de l’Oural comprennent des gisements d’or en veines et en sables, le platine et les métaux rares qui l’accompagnent, tels que l’iridium, le rodium, l’osmium; de riches mines de cuivre et les meilleurs malachites du monde, du chrome, du manganèse, du nickel. Les minerais de fer de l’Oural sont renommés par leur richesse et leurs qualités (le mont Blagodatt). Enfin, dans l’Oural, il existe de riches gisements de pierres précieuses, parmi lesquels les plus connus sont : les
- gisements du Mourzinsk, de Chaïtansk et ceux de la rivière Tokova. Les pierres précieuses que l’on trouve dans l’Oural sont les béryls (aiguemarine et émeraude), les topazes véritables, les zirkonses (hyacinthes), les rubis, saphirs et les rares rubis-saphirs, les meilleures améthystes du monde, ainsi que des pierres particulières à l’Oural, comme les phénaquites, les chryso-béryls, les tourmalines roses, les grenats verts. La Russie d’Asie possède beaucoup d’autres richesses. Sans parler des filons aurifères qui sont encore peu exploités, les sables aurifères couvrent de vastes régions de la Sibérie, les versants septentrionaux des ramifications de l’Altaï, les revers des monts Kouznietzky-Alataou et de la chaîne de Salaïr; les gisements aurifères du gouvernement d’Ienisseisk sont dans les bassins de l’Angara et de la Podkammennaïa Tougoutska; les gisements de la Beroussa dans le cercle de Nijni Oudinsk et de Kansk, le riche groupe d’Olekminsk (i)-La Russie d’Asie possède encore beaucoup d’autres richesses, notamment les gisements aurifères dans la province de Iakoutsk, des deux versants des monts Stanovoï dans les provinces de Iakoutsk et de l’Amour; enfin les gisements nouvellement découverts dans le district d’Oudskoï de la province littorale (Primorsky). Il existe des minerais de plomb argentifère dans les provinces d’Akmolinsk et de Semipala-tinsk, de la lieutenance générale steppienne, dans le district de Zmieïnorsk et les environs de Salaïr et, enfin, au delà du Baïkal, dans les districts de Nertchinsk. En dehors du revers oriental des Monts
- S. E. M. de Witte, Secrétaire d’État, Ministre des Finances.
- (l) On trouvera d’amples données dans le grand ouvrage, la Russie au xix* siècle, éditée fen français sous la direction de M. W. de Kovalevsky, président de la Commission Impériale.
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- Ourals, les minerais de cuivre sont particulièrement en abondance dans les provinces d’Akmolinsk et de Semipalatinsk, dans les monts Altaï et (ans le district de Minousinsk où des mines de cuivre furent exploités dans les temps les plus reculés par les aborigènes de l’époque du brons. Plus à l’est, on trouve des minerais de cuivre sur l’Aldan et la Léna,dans le cercle de Nertchinsk, dans l’île de Sakhaline, dans le cercle deTachkent de la province du Syr-Daria. Il n’y a d’étain que sur la r.vière l’Onone, dans la province Transbaïkalienne. La Russie d’Asie et extrêmement bien pourvue en minerais de fer, surtout dans le bassin de Kouzniétzk qui est immensément riche en houille. Il existe du charbn de terre dans les provinces step-piennes l’Akmolinsk et de Semipalatinsk, dans le Gouvernement d’Irkoutsk, dans les régions lue traverse le grand transsibérien, et sur l’ie de Sakhaline. Dans le gouvernement d’I'koutsk et sur. les affluents du Ié-nisseï irférieur, on rencontre des gisements de plom>agine (graphite). La Russie d’Asie est assez riche en sel. Les dépôts de sel lacustre s>nt très communs dans la partie asiatique de la dépression aralo-caspienne (le fameix lac Indersk dont les richesses salines sont incommensurables). Il existe aussi de riches lacs salés dans la lieutenance géLérale steppienne (Koriakowsk), dans les stepps sud-ouest de la plaine sibérienne (les lacs Borowskï et Bourlinsk), ainsi que la partie méridionale de la Sibérie moyenne et de la "ransbaïkalie. On possède de riches réserves ie sulfate de nitre (sel Glauber) dans de la meiCaspienne, de même que dans beaucoup de lacs de steppes de la Sibérie néridionale et de la lieutenance générale steppienne. Le naphte est en abindance dans l’île de Tchéléken, dans les parties de la province Transcasienne les plus rapprochées de la mer, au delà du fleuve l’Emba. La Sibérie est riche en sources minérales : il en est de même du Turkestai.
- Grâce ; la politique éclairée de ses souverains, qui, depuis vingt ans, lui ont asuré le bienfait d’une paix durable, grâce à la stabilité de son régime couanier, la Russie a pu, sur le fondement des richesses de son sol et de son sous-sol, développer son industrie dans les proportions les plus conddérables.
- On peit en juger par les chiffres relatifs à la valeur de la production en 1877 4 en 1897.
- S. E. M. de Kovalevsky. Conseiller privé, Président de la Commission Impériale.
- le golfe de Karabougass
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- Industrie textile.....................
- Produits alimentaires...............,
- Mise en œuvre des produits animaux.
- Industrie du bois. ...................
- Industrie du papier...................
- Produits chimiques................. . .
- Produits céramiques...................
- Objets en métal.................... . .
- Autres industries.....................
- 1877 1897
- 297. 7 millions de roub. 946. .3
- 17. ,0 95. . 7
- 67. .7 132. 0
- 16. 8 102. 9
- 12 .7 45 .5
- 10. .5 59, .6
- 20. .4 82. ,6
- 89 .3 310. .6
- 8, .6 41. .0
- 541 millions 1.816 millions
- S. E. le Prince Tcnicbeff, Vice-Président
- de la Commission Impériale
- Beaucoup de branches ne sont pas comprises dans cette énumération. Les ouvriers employés dans les fabriques dépassent aujourd’hui le nombre de deux millions. Il faut y ajouter ceux qui travaillent à la maison, qui suppléent par une production domestique à la médiocrité de leurs gains comme ouvriers ou petits propriétaires ruraux et qui produisent les ouvrages si intéressants exposés dans le Village Russe, qui est adossé aux puissantes murailles du Kremlin, au Trocadéro.
- Quant à la production minérale et métallurgique, quelques chiffres montrent la progression obtenue de 1877 à 1898 (millions de pouds). ,
- et Commissaire général.
- 00 0 œ 00
- Houille . . 110 746
- Naphte . . 13 507
- Fonte. . . 23 134
- Fer. . . . 16 30
- Acier. . . 3 70
- Et encore, malgré leur prodigieux développement, ces branches de l’industrie nationale sont encore impuissantes à satisfaire les besoins chaque jour plus grands de combustible et de métal brut.
- De 1878 à 1897, l’industrie russe ne s’est pas bornée à augmenter la masse de ses produits. On a pu constater en 1896, à l’Exposition de Nijni, qu’elle a su améliorer ses procédés techniques ; on le constatera derechef à Paris. Beaucoup de branches de production qui existaient à peine il y a vingt-cinq ans, sont aujourd’hui florissantes et ont atteint un haut degré de perfection; d’autres industries sont nées. Le concours
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- des capitaux étrangers, qui trouvent en Russie un emploi fructueux, a beaucoup contribué, dans les dernières années, à ce développpement.
- Malgré le prodigieux essor des industries, malgré le rôle croissant qu’elles jouent dans la production du pays, la Russie est restée un pays agricole par excellence. La récolte de 1899 a donné 1.291 millions de pouds de seigle, 569 millions de pouds de froment, 728 millions de pbuds d’avoine, 300 millions de pouds d’orge. La consommation intérieure augmente. A côté des céréales, la betterave, le lin, le chanvre occupent de vastes étendues et sont transformés en produits fabriqués. La Russie, où travaillent près de 5 millions de broches et plus de cent mille métiers mécaniques à tisser, reçoit aujourd’hui le tiers du coton nécessaire (plus de 70 millions de kilogrammes) de ses plantations asiatiques. Grâce aux efforts persévérants et éclairés, le coton d’Asie centrale est devenu d’une qualité excellente. L’Exposition de Paris renseignera le public sur la production agricole de la Russie dans ses branches multiples. Le gouvernement impérial porte une attention toute spéciale à l’élevage du bétail, à la préservation des troupeaux; des mesures rigoureuses vétérinaires sont prises et des résultats excellents ont été obtenus. Actuellement toutes les régions s’étendant des frontières de l’Europe occidentale jusqu’à la province de Tobolsk et jusqu’au territoire d’Akomlinsk inclusivement, et depuis les monts Caucase et la mer Noire jusqu’à la province d’Astrakan doivent être reconnues comme étant entièrement indemnes de l’épizootie.
- Les chemins de fer ont été des instruments puissants pour le développement économique de la Russie. En 1889, le réseau russe était de 29,292 kilomètres, dont 6902 appartenaient à l’Etat, le reste était possédé par des compagnies privées. Aujourd’hui il n’existe plus que 9 compagnies privées concessionnaires de 15,712 kilomètres en pleine exploitation, de 6,842 kilomètres en construction, de 769 kilomètres de lignes d’intérêt local, soit un total de 23,323 kilomètres. Pendant la même période, la longueur des chemins de fer de l’Etat a passé de 6,902 à 30,859 kilomètres, et si l’on tient compte de 4,796 kilomètres en construction à 35,655 kilomètres. La longueur du réseau russe qui, en 1889, était de 29,292 kilomètres, atteint aujourd’hui 58,978 kilomètres, sans
- S. E. M. Raffalovich, Conseiller d’Etat actuel, Vice-Président de la Commission Impériale.
- La Chine a cédé à la Russie l’usufruit de la presqu’île de Kouan-Toun et ouvert l’accès d une mer toujours litre de glaces.
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- compter la partie de la ligne de l’Est chinois qui se trouve hors des frontières de l’Empire. L’agrandissement du réseau ferré, l’augmentation du matériel, l’unification et les abaissements des tarifs ont exercé l’influence la plus heureuse.
- Ce qui donne à l’Exposition russe un attrait puissant, c’est la partie relative à la Sibérie. On peut contempler la grande oeuvre de la construction d’une voie ferrée, traversant l’Asie dans toute sa longueur, œuvre qui s’est accomplie sous la direction immédiate de l’Empereur Nicolas II. Elle approche de son heureux achèvement. Un ruban de fer ininterrompu reliera les rives des deux Océans. Au point terminus de la
- voie ferrée s’élèvera la ville de Dalni, érigée en port franc et appelée à devenir un des centres principaux des relations commerciales entre l’ancien et le nouveau Monde. Cette grande voie de transit, joignant les extrémités de l’Europe et celles d’Asie, est destinée à servir d’élément civilisateur pour l’Extrême-Orient, en même temps qu’elle éveille à la vie les forces productives de la riche Sibérie.
- S • E. M. de .Wouytch,
- Conseiller d’Etat actuel,
- Commissaire général adjoint.
- deau de sa dette publique; elle a mené à bonne fin la réforme monétaire (loi monétaire du 7 juin 1899). La politique financière d’un grand pays doit tendre à conserver sa stabilité à l’instrument des échanges : la stabilité est essentielle pour le développement normal de l’état économique et financier. De 1892 à 1899, le stock d’or russe a augmenté de 660 millions roubles ; en même temps qu’il était retiré près de 500 millions, de billets de crédit.
- Dans le domaine fiscal, on ne doit pas oublier la grande réforme de l’impôt des boissons, dont un des principaux objets a été de diminuer l’abus des boissons alcooliques et de lutter contre l’ivrognerie. La Régie des alcools a un pavillon spécial au Champ de Mars, près de la Tour Eiffel.
- Les finances d’un Etat sont le reflet de la vie économique du pays. Depuis 1889, à l’exception de la seule année 1891, marquée par une récolte insuffisante et une véritable disette, le budget ordinaire s’est toujours réglé avec un excédent sur les dépenses ; cet excédent, qui était de 18 millions en 1892, a été de - 237 millions en 1898, Durant cette période la Russie a procédé à toute une série de grandes conversions qui ont allégé le far-
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- Notice concernant la Roumanie
- A l’Extosition Universelle de igoo
- La Roumanie qui n’avait pris officiellement part, depuis 1867, à aucune de nos Expositions universelles, entend figurer brillamment à celle de 1900. Elle a fait voter par son Parlement une somme de 2 millions pour sa participation au grand tournoi pacifique dont le merveilleux panorama se déroule déjà sur les deux rives de la Seine : elle a appelé à la tête de son Commissariat général, ainsi que des divers comités d’organisation de son Exposition, des hommes d’une valeur éprouvée, presque aussi connus en France qu’en Roumanie, et dont l’effort incessant ainsi que le labeur patriotique font présager l’entière réussite; enfin, elle a confié le soin d’édifier ses deux principaux pavillons à M. Formigé, l’architecte de la Ville de Paris, universellement connu par le retentissant succès de ses palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux érigés au Champ de Mars, lors de la dernière Exposition de 1889.
- Or la Roumanie qui, depuis les temps les plus reculés jusque dans la première moitié de ce siècle, n’a eu d’autre souci que de défendre son existence contre les hordes des envahisseurs, qui n’a jamais pu jouir des loisirs fécondants de la paix et qui pendant plus d’un siècle et demi a subi le joug de la domination étrangère, ne possède pas encore à l’heure qu’il est une architecture nationale bien caractérisée. Forcés de chercher un refuge dans leurs forêts et dans
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- YULUîdE ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- leurs montagnes, craignant toujours la surprise d’un coup de main, condamnés à une vie de défense et de lutte, les anciens Roumains ne pouvaient songer à l’art de bâtir des villes ni même des maisons dont le séjour ne leur offrait aucune sécurité. Braves et pieux, ils ne rentraient de quelque expédition lointaine que pour manifester leur foi religieuse en bâtissant des églises.
- C’est ce qui explique pourquoi seule l’architecture religieuse existe en Roumanie. On n’y relève presque aucune trace d’édilices civils ou militaires anciens; en revanche, on y trouve un nombre incalculable d’églises et de couvents. 11 n’est pas de ville d’une population moyenne de 10,000 à 15,000 habitants qui ne compte au moins une dizaine d’églises. Bucarest en a 115, Jassi 50, et l’on peut estimer actuellement à environ 7,000 le nombre des édifices de toutes sortes, églises, couvents, monastères consacrés au culte dans le jeune royaume danubien. Cette profusion de monuments religieux ne pouvait manquer de frapper l’esprit et les yeux de M. Formigé, au cours du voyage qu’il entreprit en Roumanie pendant l’été de 1898, dans le but d’étudier sur place le type prédominant de l’art architectural roumain.
- Désireux de conserver au pavillon qu’il avait été chargé d’édifier au quai d'Orsay le caractère, le style, l’ornementation des constructions roumaines qui avaient fixé son attention, et de mêler aussi à ces éléments quelques formes plus nouvelles, inspirées de l’évolution toute naturelle qu’aurait accomplie l’art roumain s’il avait pu suivre sa marche et son développement réguliers à travers les âges, M. Formigé s’est appliqué et a réussi à faire œuvre d’artiste en se montrant, dans la conception et l’exécution de son palais, novateur original en même temps que gardien respectueux des traditions du passé.
- Les types d’architecture roumaine des xve et xvie siècles, qui ont le plus contribué à inspirer l’auteur de ce palais, sont les églises d’Argesh, des Trois-Hyérarques de Jassi, d’Horezu, toutes trois fleurs tardives, mais originales de l’art byzantin.
- C’est ainsi que le hall central du Pavillon Royal reproduit le pronaos du monastère d’Horezu. Surmonté d’une vaste coupole mesurant 30 mètres de hauteur, ce hall est occupé par un grand escalier à double rampe conduisant aux galeries du premier étage, lesquelles se terminent par deux élégants pavillons couronnés de deux clochetons, dont la forme est empruntée à la cathédrale d’Argesh, restaurée, il y a quelques années, par un autre architecte français, M. Lecomte du Noüy.
- Sur les façades sont reproduits divers motifs inspirés par l’architecture et la décoration des monuments religieux roumains. La porie principale n'est autre que le porche de l’église d’Horezu; les fenêtres latérales imitent celles de l’église de Stavropoleos, tout en étant de plus grande dimension; les colonnades des extrémités tiennent à la fois du pronaos d’Horezu et de celui d’Argesh; enfin, sur la façade principale, l’arc de grand tympan, dont la courbe est d’un effet si puissant, a été emprunté à l’église d’Argesh, mais s’est enrichi en même tempsdela corniche àconsolesde l’église des Trois-IIyérarques de Jassi. C’est également cette dernière église qui a fourni le dessin
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- R. Charles Ier, roi de Roumanie.
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- de la frise qui forme une riche ceinture à tout le monument. Comme à Argesh, les coupoles sont ornées de rinceaux et de cabochons dorés du plus heureux effet décoratif. Quant à l’appareil des murs de façade, il comporte des assises de briques émaillées, en même temps que des motifs de sculpture dont la variété constitue un ensemble des plus harmonieux.
- Le second pavillon que M. Formigé construit pour la Roumanie au quai d’Orsay reproduit un type de l’antique maison des champs roumaine, dont le modèle avec quelques variétés est très en vogue dans les nouvelles bâtisses de Bucarest.
- On y a installé, par les soins et sous la haute surveillance du Commissariat général, un restaurant roumain, où l’on dégustera les liqueurs et les boissons nationales et où les amateurs de bonne chère et de bonne musique (car on y entendra les fameux Lautars, qui ont fait courir tout Paris en 1889) se donneront journellement rendez-vous pendant toute la durée de l’Exposition.
- Un très élégant pavillon tout en majolique, et dont l’originale et riche décoration est l’oeuvre de la Société de Basalte et Céramique de Bucarest, est annexé au restaurant et servira au débit des tabacs de la manufacture royale de Bucarest, tabacs aussi connus et aussi appréciés du public que ceux de Turquie et d’Egypte.
- Un pavillon, de formes et d’allures fort originales, a été bâti à Vin-cennes pour l’exposition du pétrole roumain dont la production et la qualité sont tout aussi riches qu’appréciées sur les marchés industriels de l’Europe.
- On retrouve enfin la Roumanie au Palais des Beaux-Arts, à celui de l’Alimentation (où son exposition agricole et vinicole est des plus remarquable), aux Tissus, aux Forêts, au Génie civil, aux Industries chimiques, et les produits qu’elle expose dans chacune de ces sections témoignent des progrès considérables réalisés par le jeune royaume dans toutes les branches de l’activité commerciale, industrielle et économique, sous le règne glorieux de Sa Majesté le roi Charles Ier.
- La haute protection du Souverain et l’intérêt tout particulier que Sa Majesté a daigné témoigner à la participation de la Roumanie à l’Exposition universelle de 1900 ont été de puissants stimulants pour les nommes d’élite auxquels le Gouvernement Royal a confié le soin d’organiser dignement cette participation.
- Une part — et une part considérable — du succès final revient en première ligne à l’éminent Ministre du Commerce, de l’Agriculture, de l’Industrie et des Domaines de Roumanie, S. E. M. Nicolas Fleva, de qui relèvent directement tous les services du Commissariat général, et qui, dès le mois de janvier dernier, est venu lui-même à Paris pour apporter aux organisateurs de la section roumaine l’autorité de son précieux concours et de son expérience éprouvée.
- Un comité d’organisation placé sous la présidence d’honneur du Ministre et sous la présidence effective du Commissaire général du Gouvernement Royal à l’Exposition universelle de 1900, a réglé, avec une sollicitude et une compétence toutes spéciales, tous les détails de la participation de la Roumanie à l’Exposition : ce comité est composé de MM. Nicolas Filippesco, vice-président de la Chambre des
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- VOLUME ANNEXE OU CATALOGUE GENERAL OFFICIEL
- députés et ancien maire de la ville de Bucarest; M. le général Bengesco-Dabija, Intendant général de l’Armée; M. Minco, architecte; M. Scortsesco, député; et de M. Zanné, ingénieur et grand industriel de Bucarest.
- Le Commissaire général du Gouvernement roumain à l’Exposition universelle de 1900 est M. Démètre C. Ollanesco, envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de S. M. le Roi de Rou-
- M. Ollanesco,
- Commissaire général de Roumanie.
- manie, membre de l’Académie roumaine, et l’un des diplomates et des lettrés les plus en vue de son pays. Né à Focsani, en 1849, M. Ollanesco faisait ses études en France lorsque la guerre de 1870 l’obligea à aller les poursuivre et les achever en Belgique. Tour à tour magistrat, avocat, député au Parlement roumain, M. Ollanesco a fait néanmoins de la diplomatie sa principale carrière. Entré en 1876 au Ministère des Affaires étrangères, en qualité de Directeur Politique, il fut désigné en 1878 pour assister le Commissaire général roumain près les armées impériales russes, lors de la participation
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- VULUilE ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- de la Roumanie à la guerre russo-turque de 1877-1878. Premier secrétaire à Constantinople en 1880, chef de la direction consulaire et du contentieux au département des Affaires étrangères en 1883, secrétaire général de ce même département en 1885, chargé d’affaires à Vienne en 1887, M. Ollanesco se vit confier en 1889 la Légation royale de Roumanie à Athènes. Il abandonna ce poste en 1893, à la suite de la rupture des relations diplomatiques entre la Roumanie et la Grèce, à propos de l’affaire Zappa. Depuis, M. Ollanesco s’est plus spécialement occupé de littérature. Il a fait représenter avec succès plusieurs ouvrages dramatiques sur la scène roumaine (entre autres une magistrale traduction en vers du RuyBlas de Victor Hugo). Sa très remarquable traduction — également en vers roumains — des oeuvres d’Horace lui a ouvert, en 1893, les portes de l’Académie roumaine dont il a été pendant deux ans le vice-président. On doit également à M. Ollanesco, qui est depuis longtemps membre de la Commission des théâtres de Roumanie, une très intéressante et très savante histoire du théâtre roumain, depuis ses origines jusqu’à nos jours.
- M. Ollanesco a à ses côtés, comme Commissaire spécial, M. N. Coucou, ingénieur en chef des ponts et chaussées, député au Parlement roumain, ancien directeur des travaux de la ville de Bucarest et ancien secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, du Commerce, de l’Industrie et des Domaines. M. Coucou est l’auteur d’un remarquable ouvrage sur le pétrole et ses dérivés, publié en 1881, faisant autorité dans la matière et qui a obtenu les suffrages de l’Academie roumaine; il s’est fait en outre très avantageusement connaître par sa haute compétence dans les diverses questions industrielles (entre autres, celle du service des eaux), qui sont actuellement à l’ordre du jour en Roumanie. C’est M. Coucou qui, avant de fixer sa résidence à Paris, s’est occupé plus spécialement à Bucarest de la réunion, de la classification et de l’envoi des nombreux produits destinés à figurer dans le pavillon royal, ainsi que dans les divers emplacements attribués à la Roumanie.
- Les deux principaux délégués du Commissaire général sont bien connus à Paris : l’un, M. Georges Sterian, élève diplômé de l’Ecole nationale des Beaux-Arts, où il a suivi le cours de M. Guadet, ancien député au Parlement roumain, ancien directeur de l’École d’architecture de Bucarest, membre de la Commission des monuments historiques et conseiller technique du Gouvernement Royal, est l’un des meilleurs architectes que compte la Roumanie, et a participé à la restauration de la cathédrale d’Argesh, ainsi qu’à celle de l’église des Trois-Hyérarques de Jassi; — l’autre, M. Georges Bengesco, ancien envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de S. M. Ie Roi de Roumanie à Bruxelles, La Haye et Athènes (où il a été spécialement envoyé en 1896 pour renouer les relations diplomatiques rompues à la suite du départ de M. Ollanesco), est l’auteur d’une Bibliographie des œuvres de Voltaire en quatre volumes, couronnée à deux reprises par l’Académie française; d’une Bibliographie franco-roumaine du xixe siècle, d’une Bibliographie de la question d’Orient, ainsi que de plusieurs autres ouvrages historiques et littéraires qui ont été accueillis avec faveur en France aussi bien qu’à l’étranger.
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- M. G. Bengesco est membre correspondant de l’Académie roumaine, membre correspondant de la Société d’histoire diplomatique et vice-président de la Société d’histoire littéraire de la France.
- Nous citerons parmi les autres délégués du Commissaire général de Roumanie à l’Exposition universelle de 1900, M. le prince Ferdinand Ghika, délégué général près les congrès internationaux, l’émi-
- M. Coucou,
- Commissaire spécial de Roumanie.
- nent peintre roumain Grigoresco, délégué général aux Beaux-Arts, M.Ghitza, ancien député, délégué à l’Agriculture, etc., etc.
- Outre ces fonctions de délégué spécial, M. Georges Bengesco a la haute direction de la chancellerie du Commissariat général ; enfin, M. Constantin C. Mano, ancien juge au tribunal de Bucarest, est le très actif et très aimable secrétaire du Commissariat.
- Plus de 5,000 déclarations d’exposants, émanant des grands propriétaires, des grands commerçants, des grands industriels, des
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- hautes Administrations, ainsi que des Sociétés les plus florissantes du pays, ont été communiquées par le Commissariat général de Roumanie à la Direction générale de l’Exploitation française.
- Les Jurys chargés de procéder en Roumanie à la sélection des objets destinés à l’Exposition s’étant montrés fort rigoureux et fort sévères et ayant préféré la qualité à la quantité, un assez grand nombre d’agriculteurs et de commerçants ont vu finalement leurs produits écartés et il en est résulté une diminution assez sensible dans le nombre des déclarants de la première heure.
- L’Exposition roumaine ne peut que gagner à cette sage mesure restrictive, parce que la plupart des articles exposés sont des objets de choix, vraiment dignes de fixer l’attention des connaisseurs.
- Le Palais de la Roumanie.
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- groupe XVII
- ^IIKIS^FÈ^E DE
- Colonisation et Industrie
- DE LA
- RÉPUBLIQUE MEXICAINE
- «e Ministère, un des sept par l’intermédiaire desquels le pouvoir exécutif de l’Union Mexicaine exerce son action, fut créé par décret du 22 Avril 1853, et sa création fut confirmée par la Constitution du 5 février 1857, qui est actuellement en vigueur au Mexique.
- Conformément à la loi du 13 mai 1891, qui désigne la sphère d’action des sept ministères du gouvernement mexicain, des travaux ayant pour but de contribuer à sauvegarder les intérêts matériels du pays sont spécialement confiés à ce Ministère, quoique certaines de ses fonctions soient intimement liées avec les hautes manifestations de la vie intellectuelle d‘un peuple.
- Les affaires qui sont confiées au ministère de Fomento sont celles dont l’énumération suit : aliénation de terrains appartenant au domaine national, industrie, marques de fabrique et de commerce, poids et mesures, propriété minière, loi concernant les eaux qui dépendent de la juridiction fédérale, agriculture, bois, pisciculture, produits naturels, immigration, géographie du pays, observatoires astronomiques et météorologiques, brevets d’invention, expositions nationales et internationales, étude de la flore mexicaine relativement à ses propriétés thérapeutiques, géologie et statistique du pays, iL’exécution des travaux qui viennent d’être énumérés est distribuée entre les six sections et les deux directions qui forment le ministère et qui se trouvent naturellement placées sous les ordres médiats du Ministre et, immédiats, dü sous secrétaire d’Etat du département.
- Nous allons faire un résumé rapide qui donnera une idée des travaux qu’exécute le ministère de Fomento.
- Le gouvernement espagnol, pendant l’époque où il exerça sa domination sur le Mexique, se considérait comme le propriétaire des terres qu’il aliénait en faveur des particuliers, d’après des règlements très libéraux. Les Indiens, qui avaient été les premiers possesseurs du sol dont ils tiraient leur nourriture et les plantes textiles qui leur fournissaient leurs vêtements, ne furent pas complètement dépouillés de leur patrimoine. Une étendue considérable de terrain fut cédée à chaque municipalité pour être exploitée en commun par ses habitants. Malgré les aliénations faites en faveur des particuliers et des municipalités, le territoire était si vaste, qu’au moment où le Mexique devint indépendant, il y avait de grandes étendues de terrain n’appartenant M aux Indiens ni aux colons espagnols. Le gouvernement mexicain devint le successeur du gouvernement espagnol et entra en possession
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- de ces terrains. Il fit diverses lois concernant l’aliénation et la cession des terres aux émmigrants étrangers. La loi du 26 mars 1894, relative à la matière et actuellement en vigueur, fut inspirée d’après les idées modernes au sujet de la propriété du sol, et elle garantit sa possession à tous ceux qui se conforment à ses prescriptions.
- Le problème de l’immigration qui a occupé l’attention du gouvernement mexicain depuis l’Indépendance jusqu’à nos jours, est intimement lié à cette loi. Le procédé à suivre pour arriver à peupler d’étrangers les contrées mexicaines encore désertes est clairemeut déterminé par la loi spéciale du 15 décembre 1883. Plusieurs colonies d’émigrants se sont établies au Mexique, et la plupart sont en pleine prospérité. Parmi celles-ci figure avec honneur l’ancienne colonie française de Jicaltepec.
- Tout ce qui contribue au développement des diverses industries en général appartient au Ministère, et les lois qui les favorisent ont été inspirées par lui. Le besoin d’attirer au Mexique des capitaux étrangers pour y établir des industries entièrement nouvelles dans ce pays, a été la cause des lois au moyen desquelles le gouvernement assure son aide à l’esprit d’entreprise, lorsque l’étude des questions dont il s’agit, en a démontré l’utilité.
- Comme conséquence du rapide essor qu’à reçu le commerce pendant les vingt dernières années, les marques de fabrique et de commerce ont déjà acquis une grande importance, et le gouvernement a formulé la loi qui protège ces marques et que le ministère de Fomento est chargé d’appliquer. Au Mexique, les inventeurs sont protégés par une loi spéciale qui répond largement aux besoins du pays.
- Depuis 1857, le système métrique décimal a été adopté officiellement par le gouvernement pour les poids et mesures, qui n’a pu lui donner un caractère obligatoire qu’en 1896, et depuis lors, il est rigoureusement appliqué dans tous le pays. Quoiqu’on ne puisse dire que toutes les anciennes dénominations ont disparu, en raison de l’influence considérable que l’ancien système a laissé dans les coutumes, il n’en est pas moins vrai que la diffusion du système décimal fait des progrès de jour en jour, auquel l’enseignement relatif au dit système, qui est donné aux élèves des écoles primaires, contribue pour une grande part.
- Comme conséquence rationnelle de l’adoption du système français des poids et mesures, le Mexique fait partie de la « Convention Internationale du Mètre», et contribue à l’entretien du Bureau International des Poids et Mesures siégeant à Berne.
- La propriété des mines constitue une des branches les plus importantes des travaux qui sont confiés au ministre de Fomento. Les lois espagnoles, qui furent en vigueur jusqu’en 1894, étaient à la fois expéditives et sages, car elles tendaient au développement de l’industrie des mines. Le gouvernement en conservait le domaine et il donnait un titre temporaire à celui qui découvrait une mine et qui la mettait en exploitation. Ce droit durait tant que les travaux n’étaient
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- point interrompus. Quand celui qui avait découvert la mine, ou celui qui l’exploitait, se trouvait dans l’impossibilité de continuer les travaux, pour un motif quelconque, et après qu’un certain temps s’était écoulé sans qu’ils fussent repris, la mine retournait au gouvernement, et tout particulier disposant des moyens nécessaires à l’exploitation recevait le titre dudit gouvernement. Ce système fut amélioré par celui que le Code des Mines de 1884 vint lui substituer en raison des besoins de l’époque, et il fut remplacé à son tour par celui de 1892, qui est encore en vigueur. La nouvelle législation donne la propriété de la mine à celui qui l’a découverte, et la lui reconnaît, que l’exploitation continue ou non, pendant tout le temps qu’il paie un impôt annuel qui varie de deux piastres et demie à dix piastres par hectare de surface extérieure, selon la nature de la substance minérale. Les droits du propriétaire de la terre sont respectés, et, si un mineur vient à découvrir un gisement sur le patrimoine du dit propiétaire, celui-ci conserve ses droits en ce qui concerne la surface; mais l’autre peut l’obliger à lui vendre l’étendue du terrain nécessaire à l’exploitation minérale : si les deux parties intéressées ne peuvent s’arranger à l’amiable, l’autorité intervient.
- Toutes les substances minérales ne sont pas exploitées sans le consentement du propriétaire du sol : quelques-unes, comme par exemple le charbon et l’argile, lui appartiennent exclusivement d’après les prescriptions de la loi. Sous l’égide du Code actuel, qui facilite la concession et donne la sécurité pour l’exploitation des mines, cette industrie, qui est une des plus prospères du Mexique, est arrivée à l’apogée de sa splendeur.
- Mais l’action du Ministère sur les mines ne se borne pas à ce qui en concerne la propriété, car sa sphère d’activité embrasse tous les travaux scientifiques qui révèlent l’état du sous-sol du pays. C’est pour ces raisons qu’un institut géologique fut fondé dès 1888. Ses importants travaux le font considérer, en Europe et aux Etats-Unis, comme un des premiers corps savants du Mexique.
- La configuration géographique du pays, qui est dominé par un haut plateau et par deux grandes chaînes de montagnes circonscrivant le dit plateau, fait qu’il n’y a pas de rivières navigables sur la plus grande partie du territoire, et que la plupart des rivières qui existent acquièrent dès leur source une grande force à cause de la chute de l’eau de hauteurs considérables. C’est pour cette raison, et aussi parce que le Ministère de Fomento est chargé de toutes les questions concernant l’agriculture et l’industrie, que des lois ont été faites dans le but d’utiliser, pour l’irrigation, les eaux des principales rivières du Mexique qui dépendent de la juridiction fédérale, ainsi que leur force motrice, et de tirer parti de leur limon pour fertiliser les champs. Des prescriptions spéciales règlent l’exploitation et la conservation des bois nationaux, la pêche et l’exploitation des produits naturels, comme le guano, la perle, etc., qui dépendent de la juridiction du gouvernement fédéral.
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- Tous les travaux relatifs à la formation de la carte du pays, soit sur le terrain, soit dans les bureaux, font partie des attributions du ministère de Fomento. La démarcation des frontières artificielles entre le Mexique et le Guatemala, ou les Etats-Unis, de même que la formation d’une carte topographique de chacune de ces frontières, a été faite par des commissions relevant du dit Ministère. Les travaux de la formation de la carte sont actuellement confiés à deux commissions qui sont : la Commission d’exploration géographique, qui a déjà vingt-trois années d’existence et qui d’accord avec sa dénomination et les besoins actuels du pays, lève par des procédés expéditifs une première carte géographique de la République, et la « Commission géodésique ». Celle-ci prépare à son tour les travaux de précision, qui sont les plus importants.
- Cette commission géodésique, de création récente, prendra part à la mesure d’un grand arc du méridien terrestre qui traverse les territoires du Canada, des Etats-Unis et du Mexique.
- Comme suite naturelle du développement et de l’importance des travaux géographiques dans le pays, le Mexique fait partie de l’Association Géodésique Internationale », et contribue aux dépenses proportionnelles du « Bureau International », de Potsdam.
- Au sujet des travaux géographiques, nous ne saurions laisser de mentionner d’autres établissements scientifiques qui ont une grande importance dans le pays : les observatoires astronomiques. Ces observatoires coopèrent avec les commissions nommées ci-dessus à la formation de la carte du pays. En outre, l’observatoire national de Tacubaya réalise d’importants travaux d’astronomie stellaire et prend part à la formation de la carte photographique du Ciel. Cet observatoire a, parmi ses travaux auxiliaires, une section magnétique et une section météorologique. En dehors des trois observatoires astronomiques, dont un est situé à Mazatlan, un autre dans la capitale et le troisième dans ses environs (à Tacubaya), il y a, dans la ville de Mexico, un observatoire météorologique qui travaille à l’étude de la climatologie du pays, avec le concours de divers observateurs répandus sur tout son territoire.
- Les travaux relatifs aux expositions, soit nationales, soit internationales, font aussi partie des attributions du ministère de Fomento, et en conséquence, c’est lui qui a organisé la participation du Mexique à la grande Exposition de Paris de 1900.
- Nous devons encore mentionner, ici, un établissement scientifique d’une grande importance. l'Institut Médical, fondé en 1888, pour l’étude des plantes médicinales du pays, et qui a rempli sa mission d’une manière satisfaisante jusqu’à aujourd’hui. Il y a lieu d’espérer qu’il la remplira encore mieux à l’avenir, en raison du développement qu’il reçoit actuellement.
- Le service de la statistique, qui est confiée à une Direction Générale-dépendant du Ministère de Fomento, a fait des travaux très importants; entre autres, le premier recensement général du pays en 18P»-
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- En ce moment il termine les travaux préparatoires du deuxième qui doit être fait pendant le courant de eette année.
- Le Ministère de Fomento possède aussi les services auxiliaires nécessaires à son administration intérieure, parmi lesquels nous ne saurions laisser de mentionner l’imprimerie du dit Ministère. Cette imprimerie a contribué grandement à faciliter sous un certain point de vue le développement intellectuel du pays, en ouvrant largement ses portes aux auteurs, pour l’impression gratuite de leurs travaux scientifiques et littéraires. L’imprimerie est complétée par un atelier de lithographie et de phototypie, qui dépend également du ministère de Fomento.
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- jGROUPE XVII
- SECTION des COLONIES
- CLASSE I I
- de DIETRICH a Cie
- L UNÉ VILLE
- BUREAUX : 20, Rue Louis-le-Grand. - Paris
- hacun sait aujourd’hui que la Marque de Dietrich & Cic tient la tête pour la construction des véhicules pour lourds transports. A l’aube de l’automobile, c’est vers cette voie que les ateliers de construction de Lunéville dirigèrent d’abord leur fabrication. MM. de Dietrich ayant compris immédiatement l’essor qu’allait prendre l’industrie nouvelle, en pressentirent le débouché prochain dans les diverses industries pour lesquelles l’automobile allait être un si puissant auxiliaire.
- Dans la fonction industrielle se trouvent en effet deux puissants facteurs — le temps et l’espace — auxquels le développement commercial est intimement lié, croissant en sens inverse de ces facteurs. L’un est insaisissable, — le temps — ; supprimer l’autre, c’est donner à l’industrie son essor maximum. La question de transport n’est-elle pas capitale dans tout ce qui touche à l’industrie ? Et comme toutes les usines n’ont pas l’avantage de se trouver près d’une voie ferrée, comme d’autre part l’établissement d’une ligne comporte des frais considérables, n’est-il pas plus simple d’utiliser les routes elles-mêmes?
- C’est donc à l’automobile que l’industrie doit confier ses transports journaliers : C’est là le sûr moyen de quadrupler l’action et de ré-
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- duire par suite bien des frais généraux dans une proportion considérable. — Qu’est-ce qu’un revient de douze centimes par tonne kilométrique, quand on songe aux dépenses exigées par l’établissement et l’entretien d’une voie ? —
- Un court examen des diverses circonstances où la marque de Dietrich a fait connaître de puissants véhicules montrera mieux que tout commentaire la confiance qu’elle a su inspirer à tous.
- C’est d’abord en 1897, lors du premier concours des poids lourds de Versailles — le premier camion 6 chevaux construit à Lunéville fait ses débuts et attire à ce point l’attention et l’intérêt, que quelques mois après plusieurs usines, dont quelques brasseries célèbres, teintureries, soieries, grands ateliers de construction, utilisent le type pour leurs transports journaliers. Peu de temps après la poste hollandaise fait des essais très concluants pour le transport des lettres des diverses boites au bureau central.
- Néanmoins, MM. de Dietrich modifient, améliorent, et, à la recherche de tous les perfectionnements, présentent l’année suivante, en octobre 1898, un camion de 9 chevaux qui fait l’objet de l’admiration générale. Le ministre des Colonies veut lui-même se rendre compte de la marche admirable du véhicule et prend place à côté du conducteur; les voyageurs sont entraînés sur la route avec une puissance et une sûreté saisissantes. C’est alors que M. Félix Dubois, l’explorateur bien connu, se rend acquéreur de 2 camions qui partent pour Saint-Louis en vue de transports automobiles au Soudan Français.
- Devant les merveilleux résultats obtenus durant les années 1898-1899, Une Société de transports automobiles au Soudan Français se forme et passe, avec le gouvernement, un contrat lui concédant l’exploitation de Kay es à Bamakou. Alors, des ateliers de Lunéville, sort un nouveau type dont 50 véhicules sont expédiés au Soudan.
- Ce type récent, qui a figuré au concours de Versailles de 1899 avec un succès complet, est celui qui se trouve exposé à la section des Colonies. Il comprend lui-même deux esioèces : l’un, camion à marchandises pouvant transporter 3.000 kilogrammes aune vitesse moyenne de 8 à 10 kilomètres à l’heure; l’antre, breack-omnibus. pouvant transporter de 14 à 20 personnes, et 30 kilogs de bagages par personne, aune allure moyenne de 12 à 14 kilomètres àl’heure.
- Ces deux véhicules sont munis d’un moteur de 9 chevaux 1/2.
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- GROUPE XVII
- TRAVAUX DE SONDAGES
- exécutés acD£ Colonies sous la direction de
- M. Paul il) /\ R RA U LT
- 69, Rue de Rochechouart — PARIS
- ^armi tous les avantages qui contribuent au développement agricole et industriel des Colonies, il n’en est pas de plus grand que la découverte des eaux souterraines. En tentant l’exploration des profondeurs du sol, l’ingénieur a apporté à l’édifice que toutes les grandes nations cherchent à créer, un élément si puissant qu’il n’est plus possible de ne pas l’utiliser tout d’abord. L’étude géologique, complétée par les sondages, en donnant aux découvertes minières leur véritable orientation, dirige l’explorateur et le colon vers les points les plus favorables du territoire qu’il doit mettre en valeur.
- En 1883, M. le colonel Roudaire demanda à M. Léon Dru d’explorer les environs de Gabès, et cette première expérience fit découvrir assez rapidement à 90 mètres de profondeur une couche d’eau jaillissante débitant 15,000 litres à la minute. Ce résultat conduisit l’administration tunisienne à établir dans tout le protectorat des puits analogues, notamment à Djerba, à Sfax, àTozeur, etc..., où les mêmes appareils de recherche furent employés avec un non moins grand succès.
- M. Paulin Arrault, chef de l’importante maison de Sondages, créée en 1825, par M. L. Mulot (voir volume XI) comprenant l’utilité de l’entreprise, compléta et perfectionna son matériel spécial, et étendit son action sur différents points de l’Algérie, dans l’Oued-Rhir, au commandement militaire de Ghardaïa ; il l’applique actuellement aux recherches des gisements pétrolifères de Relizane. Les photographies que nous reproduisons montrent l’ampleur de quelques-uns de ces tra-
- Puits artésien de l’Oued-Melah-Gabès (Chantier n° 1)
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- vaux, et les vues prises à Aouinet, près de Gabès, témoignent éloquemment des résultats qu’on pourra attendre de ces grandes et intéressantes entreprises.
- La première photographie, prise au début des travaux, et la seconde, où l’on aperçoit la source qui vient de jaillir, laissent voir la désolation, la sécheresse absolue du paysage. On hésiterait à reconnaître les mêmes lieux quelques mois après tellement la végétation devint luxuriante. Ces vues en disent long sur l’urgence qu’il y aurait à multiplier dans toutes les colonies des travaux aussi utiles, et dont les frais sont largement compensés par les profits qu’on peut en tirer.
- Grâce à l’extension de l’art de l’ingénieur et à la simplicité des manœuvres, l’emploi des appareils de sondage de la maison Arrault est, du reste, rendu possible dans les contrées les plus éloignées. Le Gouvernement français les a adoptés pour le Tonkin, le Sénégal, le Soudan, l’Afrique Occidentale, Madagascar, etc,, et d’importants chantiers fonctionnent constamment, depuis 1885, en Algérie et en Tunisie, et dans la Haute-Egypte.
- Au nombre des entreprises coloniales de la maison Arrault, on peut encore citer les travaux du Transsaharien et du canal interocéanique de Panama, les études et recherches sur la mer intérieure africaine et, plus récemment, les découvertes des phosphates de Tébessa, de Gafsa,
- et comme je le citais précédemment les gisements pétrolifères de Relizane.
- Depuis 1883, le Gouvernement argentin emploie le matériel de la maison aux grands travaux de recherches pour l’alimentation des points élevés de son territoire et à la recherche des gisements miniers. ,,
- Les modèles en réduction du matériel et des
- Oued-Melah près Gabès (Puits artésien n° I
- 9.000 litres à la minute
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- chantiers figurent aujourd’hui dans la plupart de nos grandes Ecoles et. des Universités étrangères et contribuent à propager la connaissance et le développement de cette branche, intéressante du génie civil. Quelques-unes comme l’Ecole des mines de Londres, initient leurs élèves à la manœuvre des outils qu’elles ont demandés à la maison Arrault.
- Ces quelques renseignements montrent que M. Paulin Arrault a su développer dans une mesure importante l’œuvre de ses illustres prédécesseurs, en créant dans sa maison une branche d’entreprises coloniales Aouinet près Gabès — Jaillissement qUi a donné dans un laps de temps
- du puits n°4 relativement court, des résultats vrai-
- ment imposants. Ces résultats n’ont pas seulement donné naissance à une branche d’exploitation qui honore grandement son créateur ; ils ont encore contribué à développer la prospérité de nos colonies et, par conséquent, la richesse nationale. A ce titre, l’exposition de la maison Arrault constitue indiscutablement l’une des parties les plus intéressantes de la classe 114.
- Jaillissement d’un puits artésien dans l’Oued-Rhir
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- 2JA
- SOCIÉTÉ ANONYME
- DES
- IMPRIMERIES LEMERCIER
- 44, rue Vercingétorix, PARIS
- MAISONS A LONDRES ET A NEW-YORK
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- SOCIÉTÉ ANONYME
- DES
- ImprImerTës Lemercier
- 44, rue Vercingétorix, PARIS
- MAISONS A LONDRES ET A NEW-YORK
- Vue générale à vol d’oiseau des Imprimeries Lemercier fondées en 1826.
- lithographie, chromolithographie, algraphie
- TYPOGRAPHIE EN NOIR ET EN COULEURS HÉLIOGRAVURE — TAILLE-DOUCE CLICHÉS TYPOGRAPHIQUES SUR ZINC ET CUIVRE SIMILIS
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- LES IMPRIMERIES LEMERCIER
- n a tant parlé du rôle civilisateur de l’imprimerie et de son influence profonde sur le développement intellectuel et moral des peuples, qu’il est devenu difficile d’écrire son nom en tête d’un article ou d’un livre sans le faire suivre immédiatement de toute une kyrielle de lieux communs mille fois réédites-Or les dithyrambes les plus enthousiastes paraissent inévitablement aussi creux que naïfs dès qu’on prend la peme d’envisager les services rendus chaque jour à l’éducation, aux arts, aux affaires et à la vie générale de tous les pays par cette source incompa* rable de lumière et de progrès. Pour faire de l’imprimerie le seul éloge capable de résumer tout ce que l’humanité lui doit, il suffirait d’analyser son action. C’est impossible.
- Nous n’en sommes plus, depuis longtemps, à « l’invention plutôt divine qu’humaine », dont parlait François Ier. L’imprimerie a coin' mencé par être une cause, et el’le est devenue un effet. Elle est l’outd des révolutions qu’elle a décidées, et, chaque jour, la Science qu’ellea répandue, l’Art qu’elle a vulgarisé, le commerce dont elle a universa
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- lise le domaine, viennent lui demander la solution de quelque problème nouveau. On exige d’elle tantôt des prodiges de rapidité et d’économie, tantôt des chefs-d’œuvre de perfection. Elle est devenue une grande industrie et elle est demeurée un Art.
- Les conséquences de cette évolution sont pleines d’intérêt pour celui qui les examine, et pleines de difficultés pour celui qui s’y heurte.
- La multiplicité des travaux demandés a fait naître, en effet, la multiplicité des méthodes et des procédés et il en résulte que, suivant le rôle qu’il est appelé à remplir et la portion spéciale du public à laquelle il s’adresse, le plus simple des prospectus peut être exécuté de cinquante manières différentes. Devant un tel état des choses, on se représente volontiers les grandes imprimeries modernes comme de véritables instituts, réunissant dans les meilleures conditions pratiques toutes les méthodes, tous les procédés, toutes les machines et toutes les ressources matérielles, artistiques et industrielles qui constituent l’arsenal des arts graphiques dans leur développement actuel.
- La centralisation de tous ces moyens d’action apparaît en effet comme seule capable d’offrir toute la souplesse d’interprétation, toute la variété et toute la fidélité de reproduction exigées par la plupart des travaux qu’on demande aujourd’hui à l’imprimeur. Elle devrait être
- Hall d’entrée. — Les bureaux.
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- une généralité et elle n’est qu’une exception. En réalité, l’imprimerie est subdivisée en une infinité de branches spéciales auxquelles, à moins d’être très initié, ce qui est assez rare, le public s’adresse absolument au hasard.
- Tout imprimeur étroitement confiné dans une branche quelconque de l’imprimerie n’ayant évidemment d’autre souci que’celui de mener à bien le plus de travaux possible avec les moyens d’action limités dont il dispose, il en résulte fatalement un manque absolu de logique et de méthode dans l’application des procédés et par suite un défaut d’économie dans les travaux ordinaires, un défaut d’harmonie et d’homogénéité dans les travaux compliqués ou de luxe.
- Salle du Conseil d’administration.
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- Bureau du chef des services artistiques.
- Nous en revenons ainsi à la formule idéale de l’imprimerie moderne, qui devrait être la réunion, la centralisation de tous les arts graphiques, de tous les procédés de reproduction capables de répondre à n’importe quelle nécessité et de résoudre économiquement et rationnellement tous les problèmes artistiques et industriels.
- Il appartenait aux Imprimeries Lemercier, dont le nom et les travaux sont célèbres dans les cinq parties du monde, de donner à cette forme idéale de l’imprimerie en France sa réalisation la plus complète et la plus puissante.
- On a pu s’étonner un moment de voir un tel exemple venir d’une Maison que son brillant passé artistique pouvait dispenser de toute incursion dans le domaine industriel, et beaucoup se sont demandé si l’Art n’allait pas perdre, dans cette évolution, l’un des concours les plus précieux de sa vulgarisation et de ses multiples interprétations.
- Les résultats acquis aujourd’hui, après dix années d’expériences, ont donné une vigoureuse réponse à toutes les appréhensions et à toutes les craintes. L'imprimerie-usine s’est substituée à Yimprimerie-cénacle, et l’Art, bien loin d’y perdre, en a vu ses ressources largement et puis-
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- Atelier des chromistes et graveurs sur pierre et aluminium.
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- Atelier du chef des travaux lithographiques artistiques.
- samment augmentées. C’est que la même conception élevée, le même amour de la perfection, les mêmes concours éclairés dont l’effort se portait, naguère encore, sur un genre unique de reproductions, se sont assouplis à tous les besoins du commerce, de l’industrie et de la vie pratique en général, sans rien sacrifier de ce qu’ils ont toujours eu d’absolu : leur essence artistique indiscutable.
- Ce n’est certes pas la première fois qu’on voit l’Art élire domicile dans l’usine. Mais, ici, la substitution de l’usine à l’atelier paisible, au studio plein de recueillement et de pensées, a été tellement brusque et tellement radicale qu’on pourrait se demander comment l’art a pu pester dans la Maison. Expliquons d’abord comment il y est entré.
- A l’époque où l’inventeur de la lithographie, Aloys Senefelder, vint se fixer à Paris, Rose-Joseph Lemercier, fondateur des imprimeries de ce nom, était un pauvre gamin parisien d’une quinzaine d’années, dis aîné d’un simple ouvrier vannier chargé de famille. Dans l’ombre d un sous-sol, celui qui devait plus tard mériter le titre de père de la lithographie, confectionnait force paniers et corbeilles, tout en rêvant déjà à son art futur, car un sien ami, employé à l’imprimerie Len-
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- Atelier des presses à bras (lithographie).
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- glumé, lui avait révélé l’invention de Senefelder et les merveilles qu’on en pouvait obtenir. C’est ainsi que naquit sa vocation. Lemercier fut d’abord ponceur de pierres chez Lenglumé, devint lithographe et alla se perfectionner dans la maison de Senefelder. Déjà à cette époque, la beauté de ses épreuves était célèbre parmi les artistes. De tous côtés on l’engageait à s’établir, et, plus riche d’espoir et de courage que de numéraire, il se décida à fonder, en 1826, son premier atelier de la rue Pierre-Sarrazin, où sa gloire devait grandir et s’universaliser.
- On a souvent dit que, si Senefelder a trouvé la lithographie, c’est à Lemercier que revient l’honneur de l’avoir vulgarisée. C’est en effet dans ses ateliers, aussi bien dans celui de la rue Pierre-Sarrazin que dans ceux de la rue du Four et des rues de Seine et de Buci, qui succédèrent au premier, que les maîtres lithographes de toute l’Europe sont venus prendre des leçons et acquérir l’expérience qui leur manquait.
- En même temps qu’il développait et améliorait la lithographie, Lemercier s’occupait d’améliorer également ses ressources. Il créait et fabriquait ces encres et crayons Lemercier qui sont encore aujourd’hui
- La fabrication des couleurs.
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- considérés comme les fournitures idéales du lithographe. Il enrichissait son entreprise de plusieurs branches nouvelles de reproduction : la
- Le grand laminoir.
- chromolithographie, l’héliogravure, la phototypie, la photoglyptie, la fypogravure, etc., qui devaient lui permettre d’appliquer son art à tous tes besoins de l’édition littéraire et scientifique de son époque.
- Ces procédés nouveaux introduits dans la Maison montrent que Lemercier avait déjà la prescience de ce que devrait être un jour l’im-Pnmerie moderne.; et bien qu’il se soit montré toute sa vie et avant tout un lithographe très enthousiaste de son art, il est probable qu’il Sei>ait allé lui-même tout droit au chemin qu’ont pris les continuateurs 'te son œuvre.
- En 1884, lorsque fut fêté le 81e anniversaire du -père de la Litho-
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- Machines chromolithographiques.
- (Atelier A, entièrement conduit par l’électricité).
- graphie, l’Imprimerie Lemércier, installée rue de Seine et rue de Buci, comptait déjà plus de 20 presses à vapeur, 70 presses à bras, 28 presses en taille-douce et 24 presses en photoglyptie. Le chef de la Maison, qui présidait la fête avec une verdeur et une bonhomie charmantes, était officier de la Légion d’honneur depuis 1878 ; son neveu, M. A. Lemercier, entré dans les ateliers à l’âge de 19 ans, était devenu associé en 1863 et n’avait pas peu contribué à moderniser les moyens d’action.
- - Quant à l’œuvre réalisée jusqu’alors par la Maison, elle est si inb' mement mêlée à l’histoire de l’Art pendant les deux seconds tiers du «ièele, qu’il faudrait des volumes pour l’examiner en détail. Contentons-nous d’en résumer les grandes lignes.
- Raffet, Charlet, Gavarni, Daumier, Delacroix, ont été les premiers artistes vulgarisés par la lithographie et la plupart de leurs œuvres ont été imprimées soit par Lemercier, soit chez Lemercier. Avec euV Bonnington, Devéria, Victor Adam, Lassalle, Lafosse, Mouillerons Ciceri, Benoist, Desmaisons, forment une phalange glorieuse qui vit sa
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- popularité grandir en même temps que celle de Lemercier et des grands éditeurs qui avaient débuté en même temps que celui-ci, de 1826 à 1840.
- Dans les 20 années qui suivirent, les ateliers Lemercier produisirent toute une série de grandes publications qui demeurent comme autant de monuments impérissables de l’art lithographique. Les plus connues sont : l'Espagne pittoresque (80 planches) ; la Grande-Chartreuse (25 planches) ; Nice et Savoie (50 planches) ; la Collection des paysages deLalanne (200 planches). Vers la même époque, la Maison fut chargée de reproduire la série des grands portraits de la famille royale, peints par Léon Noël et Furh.
- Nous arrivons à la période la plus féconde de la vie de Lemercier, celle qui s’étend de 1860 à sa mort. A cette époque, les moyens d’action devenus plus souples et plus puissants permirent d’aborder des travaux d’une ampleur encore inconnue jusqu’alors, comme par exemple l’Ar-chitecture privée, ouvrage édité par la maison Morel, les cours de dessin de Bargues (Goupil, éditeur), le Stamboul, de Presiozi, compre-
- Machines chromolithographiques (Atelier A bis, entièrement conduit par l’électricité).
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- Vun générale d'une salle de machines lithographiques (entièrement conduite par l’électricité).
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- Vue générale d’un atelier de machines lithographiques (entièrement conduit par l’électricité).
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- Machine rotative tirant sur aluminium.
- nant 40 planches en couleurs, l'Œuvre de Gustave Doré, l'Opéra, de Charles Garnier, l'Œuvre de Viollet-le-Duc, l'Art ornemental au Japon, édité par Sampson, de Londres, le Panthéon (200 planches, portraits de grands hommes), le Catalogue de la collection Spitzer, comprenant environ 100 planches en 12 et 18 couleurs, etc., etc.
- Tout ces titres sont rappelés sans ordre, au hasard du souvenir. Ih s’encadrent dans un ensemble énorme de travaux moins importants, mais qui suffiraient à eux seuls à honorer un nom moins connu et moins justement célèbre que celui de Lemercier.
- Cet héritage imposant, échu aux successeurs de Lemercier, pouvait suffire à leur inspirer l’ambition de faire grandir encore la réputation artistique de la Maison, et ils n’ont pas failli à ce devoir. Ne pouvant faire mieux que le Maître disparu, ils ont voulu faire davantage, et c’est pour cela qu’en 1896 les Imprimeries Lemercier, complètement réorganisées, installées dans des établissements immenses, outilleet suivant les derniers progrès de l’art et de la mécanique, se sont p°ur
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- ainsi dire multipliées d’elles-mêmes, afin d’apporter au commerce et à l’industrie un concours qu’elles avaient jusque-là réservé aux seules publications artistiques.
- Cette évolution, dont une expérience de près de dix ans a démontré non seulement l’utilité, mais mieux encore la fécondité, n’a pas été le simple résultat d’une tentative commerciale ordinaire, reposant sur des données imprécises et sur des espérances aléatoires ; pour s’adonner aux travaux industriels, les Imprimeries Lemercier ont attendu que la mode fût venue des affiches artistiques, des catalogues et des albums luxueux et c’est seulement lorsque ces besoins ont été profondément ancrés dans les mœurs commerciales qu’elles sont venues y répondre avec des ressources ignorées partout ailleurs. Dans ces conditions, le succès n’était pas douteux ; il a été très grand, très caractéristique et aussi très légitime, car il y a dans l’œuvre de ces dernières années, un exemple d’énergie et de décision, une somme de travail et de créations qui pourraient constituer, si on les étudiait, l’une des belles pages du l’histoire industrielle de notre époque.
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- Le découpage el comptage du papier.
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- Salle de nettoyage des épreuves.
- .Les affiches artistiques des Imprimeries Lemercier sont universellement célèbres. Il faudrait en citer cinq ou six cents si l’on voulait faire un choix parmi toutes celles qui sont sorties depuis cinq ans des ateliers de la rue Vercingétorix, et ce serait dresser une sorte de Gotha du commerce et de l’industrie, car il n’est pas une grande marque, pas une maison célèbre, pas un grand seigneur de l’alimentation ou du négoce qui n’ait demandé anx Imprimeries Lemercier quelque composition magistrale dont les murs s’illustrèrent un moment.
- D’où vient cet empressement, comment expliquer cette confiance universellement accordée à une entreprise encore très nouvelle venue, en somme, dans les applications industrielles de son art ? Ici, nous revenons à la question posée plus haut, sur les moyens employés paf les Imprimeries Lemercier, pour conserver l’intégrité de leur réputation artistique tout en prenant le caractère d’un grand établissement industriel. Et comme nous touchons aux dernières pages de notre étude,
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- c’est le moment de répondre en quelques mots, qui serviront à faire connaître, par la même occasion, les grandes lignes de l’organisation « à l’américaine », inaugurée en 1896, par la Société des Imprimeries Lemercier.
- La règle de conduite qui a présidé à cette organisation est à la fois extrêmement simple et très compliquée. Elle consiste à centraliser tous les arts graphiques dans un établissement admirablement disposé pour cela, et où y effectuent dans chaque ordre de connaissances ou de métier, les meilleurs artistes, les meilleurs ouvriers, les meilleures machines.
- Les Imprimeries Lemercier ont associé leur nom aux plus importantes innovations réalisées en ces dernières années dans le matériel de leur industrie. On leur doit notamment les premières applications, en France, du procédé d’impression lithographique sur aluminium, employé pour la reproduction des pièces du musée Saint-Louis (ouvrage
- Salle de vérification des épreuves.
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- intitulé Pratique dermatologique) et par une foule d’autres travaux analogues. Les Imprimeries Lemercier sont encore seules aujourd’hui à imprimer en chromo-lithographie sur machines rotatives, grâce à l’application de cet ingénieux procédé.
- Les différents ateliers, installés dans un groupe imposant de belles constructions modernes, couvrent une superficie de plus de 10.000 mètres carrés, soit plus du double de celle occupée par les plus grandes imprimeries ; ils comprennent plus de trente services techniques et administratifs, réunissant toutes les branches de la typographie, de la lithographie et la taille-douce, des ateliers de dessin, de peinture, de photographie, de gravure par tous les procédés, de stéréotypie, galvanoplastie et clichage. Tous les arts y sont représentés et tous s’y succèdent sans interruption ni lacunes ; le pliage et le brochage ont leurs ateliers aussi bien que la composition et le tirage. Non seulement les travaux de toutes sortes sont illustrés et imprimés dans la maison, mais ils y sont au besoin écrits, rédigés, dans un service littéraire organisé avec le même soin que tout le reste. La maison en est ainsi arrivée à se charger aussi bien de la conception que de l’exécution de n’importe
- Le grainage à bras.
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- Un coin de la cave des pierres.
- quels travaux, hormis toutefois ceux qui seraient en désaccord avec son nom et avec sa réputation.
- A ce point de vue la règle est en effet demeurée aussi stricte, aussi rigoureuse, dans l’organisation actuelle, qu’au temps où Lemercier lui-même veillait sur le travail de chaque ouvrier : il faut que tout ce qui sort des ateliers soit, non pas seulement irréprochable, mais d’une exécution supérieure, idéale, incomparable, avec une pointe d’origi-na-lité sobre qui fait reconnaître au premier coup d’œil les travaux de Maison. Le meilleur témoignage qu’on puisse invoquer de cette fidélité incorruptible à la perfection dans ses expressions les plus diverses, pourrait consister dans l’énumération de quelques-uns des travaux d’Art pur qui sont venus s’ajouter depuis 1896 à ceux que nous av°ns énumérés plus haut. L’un des plus importants, celui, du reste, dont le succès a été le plus retentissant, est l’illustration de la Vie de N‘-S. Jésus-Christ, par J. James Tissot, édité par la maison Marne et ®onsidérée dans le Monde entier comme un spécimen de perfection
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- insurpassable dans l’application de la chromolithographie. A côté de cette oeuvre admirable, qui suffirait à la gloire des Imprimeries Lemer-cier, celles-ci ont encore produit en ces dernières années plusieurs ouvrages d’art décoratif: Art et décoration, les fleurs et les fruits
- Un coin de la cave des pierres.
- Y Animal dans la décoration, les chejs-d'œuvre d'Art de la Hongrie, etc., etc., et ont en outre continué l’oeuvre de leur fondateur en reproduisant les dessins, peintures et aquarelles d’un grand nombre de maîtres contemporains : Fantin - Latour, Chartran, Geoffroy7-Aman-Jean, Carrière, Doucet, Dillon, Veber, Willette, Leandre. de Feure, Marold, etc., etc.
- Dans le domaine scientifique les Imprimeries Lemercier ont colla' boré à tous les ouvrages importants édités tant en France qu’à l’étranger, partout enfin où la reproduction absolument fidèle des originaux était une nécessité. Les admirables planches du Musée de Saint-Louis (Rueff et Cie, éditeurs) et La pratique dermatologique f Masson et C‘% éditeurs) actuellement en cours de publication en sont des exemples topiques.
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- Les aleliers de photographie.
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- Encore nous faut-il reparler en terminant d’une véritable révolution qui se prépare actuellement dans l’industrie lithographique : l'emploi
- Gravure des clichés.
- de l'aluminium en remplacement de la pierre lithographique. Là encore, comme nous le disons plus haut, les Imprimeries Lemercier
- Atelier des tirages en taille-douce.
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- Un coin des ateliers typographiques. (Presses à grande vitesse.)
- Composition typographique.
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- ont pris la tête du mouvement, en se rendant acquéreurs des brevets concernant ce procédé nouveau, et en les travaillant, les perfectionnant dans leurs laboratoires et ateliers.
- A l’heure actuelle, complètement maîtresses de ces procédés délicats, les Imprimeries Lemercier tirent lithographiquement ou plutôt algra-
- Station centrale électrique
- produisant la force et la lumière des Imprimeries Lemercier.
- phiquement les travaux les plus fins et ce, à des vitesses inconnues à ce jour sur des rotatives importées des Etats-Unis. Comme exemple de ces tirages algraphiques, nous ne pouvons mieux faire que de signaler l’impression de la couverture en couleurs exécutée par le peintre Chartran pour le Catalogue général officiel de l'Exposition de iqoo.
- Il n’est pas besoin d’en citer davantage pour prouver, comme nous le disions plus haut, que.l’évolution industrielle des Imprimeries Lemer-eier, n’a nullement chassé l’Art de la Maison. Si nous y ajoutons l’entreprise colossale représentée par l’édition du Catalogue général officiel de l'Exposition de iqoo, acquise moyennant une redevance à
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- Le dépouillement du courrier.
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- l’Etat de près d’un demi-million, nous aurons tout dit de l’œuvre industrielle, aussi bien que de l’œuvre artistique.
- Les Imprimeries Lemercier sont entrées résolument dans une voie où le progrès les appelait et où nul concours ne pouvait être plus profitable que le leur. Elles ont ainsi montré l’exemple d’une évolution intéressante et nécessaire et si nous avons étudié un peu longuement leur rôle à ce point de vue, c’est que les conséquences, loin de s’en borner à l’amélioration, au développement d’une branche unique de l’activité humaine, se traduiront et se traduisent déjà chaque jour par un concours important apporté à tout ce qui pense, à tout ce qui travaille, à tout ce qui s’agite dans la vie artistique, commerciale ou industrielle du pays tout entier.
- Bureau de la publicité.
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- MONOGRAPHIE
- DE LA
- COMPAGNIE INTERNATIONALE DES WAGONS-LITS
- DES
- GRANDS EXPRESS EUROPÉENS
- ET DE LA
- COMPAGNIE INTERNATIONALE DES GRANDS HOTELS
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- \><*>vi\\W«»rr\«*r\V. (\o VUxprp.HH
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- qui g eu lion le 5 mars 1flOO, enf re Harnova et ('infirn,
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- LA.
- Compagnie Internationale des Wagons-Uts
- ET DES
- Grands Express Européens
- CJn des progrès les plus remarquables que les historiens futurs Jront inscrire à l’actif du xix0 siècle est le perfectionnement des ustries de transports; il en est résulté, par un effet logique, une •uplication croissante des voyages et un utile développement des eahons internationales.
- d'h^u^re^°*S’ on voyageait peu, parce qu’on voyageait mal. Aujour-j0 on voyage beaucoup, parce que le voyageur franchit de tra‘^UeS ^^s^ances avec une vitesse et un confort inconnus jadis. Les mo/ raPides et les grands express ont métamorphosé la vie
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- L’honneur d’une telle transformation revient, pour une large part, à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits. Lorsque cette Société fut constituée en 1873, à Liège, par un ingénieur belge, M. Georges Nagelmackers, qui exerce, depuis vingt-sept ans, les fonctions d’Administrateur-Directeur général, l’idée sembla
- M. Nagelmackers, fondateur de la compagnie des wagons-lits.
- Dresque paradoxale de pouvoir dormir à l’aise dans un \vagon oien chauffé l’hiver, bien aéré l’été, le corps étendu en un délas sement réparateur, tandis que le train roulait vers des statio^ lointaines : l’idée, pourtant, fut mise en œuvre avec une iute gence et une énergie admirables, et elle lit fortune. ^
- Après la voiture où l’on dort, la Compagnie créa la voiture l’on dîne : après les sleepings, on attela aux trains des dining'c
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- Le train de luxe « Nord-Express » en gare du Nord, à Paris.
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- YOLUME ANNEXE AU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- L’innovation était charmante et pratique. S’asseoir devant une table élégamment dressée et prestement servie, savourer sans hâte des mets chauds, préparés avec soin, et avoir sous les yeux par delà les glaces du wagon un amusant panorama mobile, la course éperdue des villages, des plaines et des bois : n’était-ce pas exquis de voyager ainsi, et les voyages, au lieu d’être une corvée qu’on est impatient d’accomplir, ne devenaient-ils pas un agrément qu’on aime à prolonger?
- Jusqu’en 1883, les voitures-restaurants et les wagons-lits furent attelés isolément aux trains des Compagnies de chemins de fer : la Compagnie Internationale résolut alors de combiner ces unités, consacrées désormais par la faveur publique, et d’en former des trains de luxe, à la fois rapides et confortables, reliant les grandes capitales de l’Europe. Le 3 juin 1883, elle inaugurait l’Orient-Express, destiné à raccourcir de trente heures le trajet entre Paris et Constantinople. Le 8 décembre suivant, le Calai s-Nice-Rome-Express desservait, pour la première fois, les stations hivernales de la Côte d’Azur, avec un succès tel qu’il fallut rendre le train trihebdoma-daire entre Paris et Nice.
- La Compagnie avait pris un essor que les circonstances les plus fâcheuses, choléra, peste, crise économique, ne devaient plus enrayer.
- Qu’on juge du chemin parcouru en un quart de siècle. La modeste Société du début rémunère, en 1900, un capital de 50 millions.
- Le matériel roulant qui se composait, en 1877, de cinquante-huit voitures, en compte aujourd’hui près d’un millier.
- Le réseau, après s’être étendu sur les régions centrales de l’Europe et en avoir atteint les extrémités, s’est élancé au delà : en Asie, le Transsibérien-Express a gagné les rives du lac Baïkaj, poursuivant sa voie vers Port-Arthur et Pékin; en Afrique, l’expl01' tation des wagons-lits, wagons-restaurants et wagons-bars sur leS chemins de fer égyptiens est le prélude du futur Transafricain.
- Dix-neuf trains de luxe, véritables « palaces » mouvants, son fréquentés par une clientèle cosmopolite, élégante et riche. Les uns relient Londres à Constantinople, par Ostende et Bruxelles ou Par Calais et Paris, traversant l’Allemagne, l’Autriche, la Serbie ou
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- Roumanie, et les principautés des Balkans, touchant même, une fois par semaine, aux bords de la mer Noire, à Constantza.
- Le Nord-Express met Londres à 49 heures, et Paris à 46 heures de Saint-Pétersbourg.
- Le Sud-Express va de Paris à Madrid en 25 heures, à Lisbonne en 35 heures.
- Plusieurs convergent vers le littoral méditerranéen : à l’est, le Nord-Sud-Express de Berlin à Cannes, par le Brenner, le Saint-Pétersbourg-San-Remo, par Berlin et Paris, et le Saint-Pétersbourg-Cannes-Express, heddomadaire par Vienne, Venise et Milan; à l’ouest, le Méditerranée-Express, le Calais-Méditerranée-Express, le Calais-Paris-Rome-Express.
- Qui ne connaît la Malle des Indes, entre Londres et Brindisi, le Bombay-Express, et les trains de villégiature, tels que le Luchon-Express, le Royan-Express ou l’Ostende-Carlsbad ?
- Ces lignes savamment tracées, en diagonales merveilleuses, du nord au sud et de l’ouest à l’est du continent européen, forment autant de traits d’union entre les capitales de luxe, les grands centres d’affaires ou les régions de plaisir et de tourisme. Ces distances énormes, qui effrayaient jadis, n’exigent plus qu’un nombre limité d’heures. Dès l’achèvement du Transsibérien, Paris sera à treize jours de Pékin, par voie de terre, en admettant même que le Trans-sibérien-Express parcoure seulement 32 kilomètres à l’heure. Le moment est proche où les voyageurs iront de l’Atlantique à la mer du Japon, de Lisbonne à Port-Arthur et à la capitale du Géleste-Empire, en empruntant la voie directe des trains de luxe, passant du Sud-Express dans le Nord-Express, et quittant le Nord-Express pour l’Express Transsibérien, loin des traîtrises de la mer, avec autant de confort et à meilleur marché qu’à bord des paquebots.
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- Pour accomplir de pareilles étapes, un matériel de premier ordre est indispensable. Il n’en est point de mieux étudié que celui de la Compagnie des Wagons-Lits et des Grands Express Européens.
- Les voitures,jadis, étaient montées sur deux ou trois essieux; leS nouvelles, longues de plus de vingt mètres, reposent sur deux chariots ou « bogies » qui facilitent le passage des véhicules dans 1®S courbes et leur assurent une suspension plus douce.
- La construction générale en est exceptionnellement robuste-
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- fumoir d’un wagon-restaurant,
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- Intérieur de wagon-restaurant.
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- Intérieur de voiture-salon-buffet.
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- Maints exemples prouvent que le voyageur y jouit d’une sécurité complète : lors d’une collision survenue, l’année dernière, sur les chemins de fer roumains, le sleeping-car de la Compagnie est seul resté indemne parmi les chaotiques débris des voitures ordinaires du train !
- Quant à l’aménagement intérieur, il offre tous les perfectionnements désirables. Les derniers modèles de voitures-lits contiennent six compartiments à deux places, et un compartiment à quatre places réservé aux familles voyageant avec des enfants ; les lits sont entrecroisés, suivant une disposition nouvelle, commode et pratique. Des cabinets de toilette sont annexés à chaque compartiment, afin d’éviter aux voyageurs la promenade matinale à travers le couloir.
- Le chauffage, l’éclairage et la ventilation réalisent le maximum de progrès appliqué à l’industrie des transports, bien que la question de l’éclairage, en particulier, soit pour les ingénieurs de la Compagnie l’objet d’études et d’expériences constantes.
- Au reste, la complexité même du réseau exige une initiative toujours en éveil. Tel sleepirig-car, destiné à circuler dans les pays chauds, diffère du tout au tout des wagons-lits de nos régions : sièges recouverts de cuir, tapis en écorce de coco, cloisons cannées en jonc et ajourées de manière à permettre la libre circulation de l’air, tamis à glace fondue pour refroidir l’air qu’un ventilateur électrique injecte dans les compartiments, rien ne manque de ce qui peut atténuer les inconvénients d’un climat tropical.
- Mais le dernier mot du progrès, en matière de transports, reste au Transsibérien-Express. Ce magnifique train, unique au monde, comprend quatre voitures, deux restaurants, un sleeping et une curieuse voiture-salon où les voyageurs ont à leur disposition une salle de bains en bois de sycomore vert, avec baignoire évitant les projections de l’eau, un très joli salon de coiffure en bois de sycomore blanc, une salle de gymnastique munie d’haltères, d’extenseurs élastiques et d’un veloroom ou vélocipède de chambre, enfin à l’arrière de la voiture une vaste terrasse à sept places, sorte de balcon ovale qui laisse le regard embrasser un vaste paysage panoramique.
- Nos pères, qui connurent l’humble et poussive patache, ont-ils jamais entrevu, même en rêve, un pareil confort?
- Ajoutez que le service, à bord des trains de luxe, est fait avec une correction, une exactitude et une probité absolument irréprochables. Le personnel est choisi avec un soin extrême et soumis a la plus stricte discipline. C’est une des qualités que la clientèle cos-
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- Salon de la voiture du Président de la République.
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- mopolite apprécie le plus dans l’excellente organisation administrative de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits.
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- Si l’Exposition de 1900 est une admirable synthèse des progrès accomplis dans tous les domaines de la vie moderne, la participation que la Compagnie Internationale des Wagons-Lits a voulu y prendre démontre, en une expressive leçon de choses, l’énorme développement acquis par la question des voyages.
- Ses véhicules figurent dans les sections des différents pays qu’ils sont destinés à traverser. Elle a dans la section belge une voiture-salon-buffet, du type mis en circulation depuis la suppression en Belgique des voitures de première classe ; dans la section française un sleeping-car réservé aux pays chauds; dans la section italienne une voiture-restaurant-salon, construite en Italie et attelée à un express de la Compagnie de la Méditerranée; dans la section autrichienne (annexe de Yincennes), une voiture-restaurant et un sleeping-car construits à Prague et intercalés dans un express exposé par le Ministère autrichien; enfin dans les sections russe et chinoise, au Trocadéro, quatre voitures du Transsibérien.
- C’est ici l’une des curiosités les plus attractives de l’Exposition. La Compagnie a eu l’ingénieuse pensée de faire accomplir aux visiteurs le voyage de Moscou à Pékin : l’illusion est parfaite et saisissante, grâce à un panorama mobile, peint avec un rare souci de vérité artistique par MM. Jambon et Bailly, les maîtres décorateurs, grâce aussi au cadre pittoresque des stations terminus, la gare russe et la gare chinoise desservies par des employés russes et chinois en costumes nationaux.
- Celte brève étude serait incomplète, si elle passait sous silence d’autres participations, indirectes sans doute, mais également intéressantes, de la Compagnie des Wagons-Lits à l’Exposition de 1900. Ses deux filiales, la Compagnie Générale de Construction et la Compagnie Internationale des Grands Hôtels, s’y montrent, à divers titres, les utiles et importants auxiliaires qu’elles ont été jusqu’à ce jour.
- La première lui fournit une grande partie du matériel roulant : sans elle, à certaines époques de son histoire, la Compagnie des Wagons-Lits n’aurait pu étendre ses services, faute des voitures nécessaires pour répondre aux exigences de l’exploitation.
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- La seconde est unie plus étroitement encore aux destinées de la Société mère. Elle contribue à l’accroissement du trafic en favo-
- Salon de réception d’une des voitures du train présidentiel.
- risant le séjour de régions privilégiées par la création de superbes * Palaces » répondant à tous les désirs des voyageurs en fait de confort, de luxe et d’hygiène. Son domaine est aujourd’hui d’une
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- richesse inestimable; il compte de véritables monuments ou villas exquises en de délicieux coins de nature, à Constantinople et au Caire, à Nice et à Monte-Carlo, à Abbazia, la Nice de l’Adriatique, à Lisbonne, à Ostende, pour ne citer que ceux-là.
- C’est le complément d’une oeuvre qui classe la Compagnie Internationale des Wagons-Lits parmi les Sociétés industrielles les plus florissantes de l’Europe, et montre en elle un agent du progrès général et de la civilisation contemporaine.
- Salon de la voiture du Président de la République.
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- DIRECTION GÉNÉRALE : 63, boulevard Haussmann, PARIS
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- TÉLÉPHONE N° 228 07 Adresse télégraphique : PALACES PARIS
- SIÈGE SOCIAL : 29, rue Ducale, BRUXELLES
- Ri viera Palace, Nice Cimiez Summer Palace, TJaerapia (Bosphore) A.venida Palace, Lisbonne
- Ghezireh Palace Shepheard’s
- Le Caire
- Piviera Palace, Monte - Carlo supérieur Royal Palace Hôtel, Ostende Pera Palace, Constantinople Hôtel International, Brindisi Hôtel de la Plage, Ostende Château Royal d’Ardenne (Belgique)
- Pavillon de Bellevue, près Paris
- HOTELS ASSOCIÉS
- Élysée Palace, Paris Hôtel Terminus, Bordeaux
- Les moyens de transport ont depuis longtemps réalisé d’énormes progrès, grâce à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, dont es opulents sleeping-cars, après avoir sillonné toute l’Europe et Poussé une pointe en Afrique, commencent à se lancer à travers les
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- steppes de la Sibérie vers l’extrême Orient; mais l’industrie des hôtels était restée à peu près stationnaire depuis l’époque lointaine des diligences.
- En descendant d’un train de luxe, le voyageur en était réduit, la plupart du temps, à prendre gîte dans des auberges où le confort le plus élémentaire lui faisait complètement défaut.
- La Compagnie Internationale des Grands Hôtels, filiale d’ailleurs de la Compagnie des Wagons-Lits, vint combler cette lacune et remédia à cet état de choses vraiment scandaleux, en édifiant ses merveilleux Palaces sur tous les points où aboutissent les trains de luxe.
- Grâce à elle, le voyageur trouve maintenant dans les endroits les plus reculés du globe, là où jadis il eût difficilement rencontré un simple abri, de véritables palais où tous les raffinements du luxe et du confortable lui sont offerts.
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- Elysée Palace
- CH JIM PS - ÉL YSÉES
- PARIS
- •Ylr'Ÿ'Y
- Sur la célèbre avenue des Champs-Elysées qui relie la place de la Concorde à l’Arc de Triomphe, dans le quartier le plus aristocratique de Paris. Mobilier de Maple. Des coffres-forts sont à la disposition de chaque voyageur. Caves et cuisine de premier ordre. Restaurant. Five o’clock tea. Bar américain. Jardin d’hiver.
- Chambre depuis 8 francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis 12 francs.
- <1% a
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- Shepheatfd’s Hôtel
- LE CAIRE
- Au bout de l’Esbekieh, en plein centre du Caire. On dit passer l’hiver au Shepheard, sans qu’il soit besoin, pour être compris, d’ajouter que le Shepheard est au Caire. C’est le plus célèbre, le plus universellement connu des hôtels de tout l’Orient; c’en est le plus ancien, nous ne disons pas le plus vieux, car des améliorations et des agrandissements presque annuels en font un hôtel toujours neuf et doté des installations les plus modernes.
- Chambre depuis 1 fr. 50.
- Pension (sans l’appartement) depuis 10 francs.
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- Pet* a Palace
- CONSTANTINOPLE
- 'M'Ÿ't’
- Le Pera Palace est édifié à la lisière du Jardin des Petits-Champs, aux deux tiers de la Rampe de Calata à Pera, c’est-à-dire dans la portion de la Ville de résidence la plus rapprochée de la Ville d’affaires et de Stamboul. Vue magnifique sur la Corne d’Or, Sainte-Sophie, la tour du Seraskierat, la pointe du Serai et tous les monuments de Stamboul. Installations luxueuses et confortables. Prix modérés.
- Chambre depuis 25 piastres.
- Pension (sans l’appartement) depuis 70 piastres.
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- ^iviet^a Palaee
- MONTE-CARLO SUPÉRIEUR
- Adossé au Mont des Mules, qui domine la Principauté de Monaco, ce palais a été construit à 150 mètres d’altitude, avec une recherche d’art èt un luxe d’installations, qui partout ailleurs qu’à Monte-Carlo paraîtraient exagérés. Tous les appartements sont au midi et jouissent de la plus merveilleuse vue panoramique delà Pointe Saint-Jean à celle de Bordighera. Un jardin d’hiver régnant sur toute la façade Nord sert de manteau au palais, dont les fenêtres s’ouvrent d’un côté sur l’azur ensoleillé de la Riviera, et de l’autre sur un Palmarium à végétation tropicale.
- Chambre depuis 25 francs.
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- Ghesi^eh Palace
- LE CAIKE
- Dans une île du Nil, à vingt minutes du centre, ancienne résidence du plus fastueux des souverains orientaux modernes. Quand Ismaïl Pacha voulut rendre hommage à l’Impératrice Eugénie, venant inaugurer le canal de Suez, il fit appel aux plus grands maîtres de la décoration et de l’ameublement pour achever le Palais de Ghesireh et le rendre digne de recevoir la gracieuse souveraine. Le parc, les grottes, les pièces d’eau, le kiosque des fêtes, sont des merveilles. Trois ou quatre fois par saison, de grands bals donnés dans le kiosque devenu aujourd’hui le Casino évoquent le souvenir des splendeurs passées, avec assez d’éclat pour en donner l’illusion.
- GhamJbre depuis ÎO francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis 10 francs.
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- Avenida -Palace
- LISBONNE
- L’Avenida Palace a emprunté son nom à la plus belle et à la plus élégante promenade de Lisbonne, en bordure de laquelle il est édifié. C’est peut-être la seule maison de la Péninsule qui ait été construite, meublée et installée, conformément aux règles de l’hygiène et du confort modernes.
- Chambre depuis 600 reis.
- Pension (sans l’appartement) depuis 2,600 reis.
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- f^ivietfa Palace
- NICE ( C I M I E Z )
- •M" ?••**
- C’est la création du Riviera Palace qui a fait la fortune de Cimiez devenu depuis le séjour favori de S. M. la Reine Victoria. Excellente maison, destinée surtout aux séjours de longue durée. Parc délicieux. Abri complet des vents froids d’hiver.
- Chambre depuis 7 francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis 12 francs.
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- Château l^oyal d’Rrdenne
- BELGIQUE
- +++1"
- Ancienne demeure royale dans les pittoresques Ardennes Belges, entre Dînant et Jemelle, à proximité des célèbres Grottes de Han. 4,000 hectares de chasse (chevreuil, faisan, perdreau, lapin). Pêche à la truite dans la Lesse et l’Yvoigne qui traversent le domaine. Séjour idéal pour qui recherche la vie de château. Cure d’air recommandée. Prix modérés.
- Chambre depuis 5 francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis ÎO francs.
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- ï^oyal Palace J-lôtel
- O S T E N D E
- J* ?* $*>•
- Colossal établissement récemment édifié dans le nouvel Ostende, sur la partie de la digue de mer qui relie Ostende à Mariakerke. Entre beaucoup d’autres attractions, le Royal Palace présente celle d’un Parc planté et fleuri, à la place même où les dunes accumulaient leurs sables. Une galerie aux arcades vitrées enserre ce parc, l’abrite des vents de mer, sans rien cacher au promeneur de l’horizon Maritime.
- Chambre depuis 6 francs.
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- Grand Hôtel de la Plage
- O S T E N" 33 B
- •j* -n* 4*
- Célèbre par l’excellence de sa cuisine et de ses caves. Longue terrasse couverte en bordure de la digue, d’où les dîneurs ne perdent rien du spectacle de la mer et du va-et-vient si mouvementé et si chatoyant des promeneurs de la digue ou de la plage.
- Chambre depuis 7 francs.
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- Therapia Summer Palace
- .B O S 1J II ORE
- 4*
- Un véritable palais d’été ombragé par des pins gigantesques avec le Bosphore à ses pieds. Il est impossible de rêver une situation plus pittoresque et une installation plus élégante. Grand parc, beaux ombrages. Les seuls bains de mer du Bosphore installés à l’européenne. Therapia est le séjour d’été de la diplomatie étrangère en Orient.
- Chambre depuis 25 piastres.
- Pension (sans l’appartement) depuis 75 piastres.
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- Abbazia Palaces
- A.TJTÜIOHIE
- Hôtel Princesse Stéphanie. Hôtel Quarnero Villas Angiolina, Amalia Siatina, Flora, Laura, Mandria
- *H*"J**J*
- Établissements hydrothérapiques en hiver. Bains de mer en été. Abbazia et Lovrana, situés sur le golfe du Quarnero, à quelques kilomètres de Fiume, ont mérité à juste titre le nom de Riviera Autrichienne. Saison d’hiver et Saison d’été; séjour très apprécié de la plus haute aristocratie Autrichienne et Hongroise ; reçoit tous les hivers la visite de plusieurs souverains. Côte très pittoresque, très découpée. Les eaux du golfe, admirablement limpides, pénètrent en certains points jusque sous les ombrages de chênes séculaires.
- Chambre depuis 2 florins.
- Pension (sans l’appartement) depuis 5 florins.
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- Pavillon de Bellevue
- près 3VL EIJDON (SEINE)
- -M-
- Vingt minutes de Paris, sur les coteaux de Meudon-Bellevue. Restaurant d’été de premier ordre. Panorama splendide de Paris et de la vallée de la Seine. Concert. Grand parc ombragé. Relié à la place de l’Opéra par un service de mail-coachs et d’automobiles. Accès facile par les Bateaux Parisiens et par les chemins de fer (gares Saint-Lazare et Montparnasse).
- Chambre depuis 8 francs. Pension (sans l’appartement) 12 francs.
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- .EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- COMPAGNIE INTERNATIONALE des WAGONS-LITS
- AU TROCAOÉRÔ
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- PANORAMA MOUVANT
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- groupe XIV
- CLASSE
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- 9°
- LA MAISON
- A. à F. PEARS Lui
- De LONDRES
- --34C-
- Tiré du Journal “ Commerce
- Noiraud, va!
- d un siècle s’est (j))/ écoulé depuis que l’opu-wT" lente Maison Pears poursuit triomphalement le cours de ses succès industriels. Un siècle ! Expression qui pèse d’un poids bien léger sous la plume, encore moins sur les lèvres, et, cependant, combien ce laps de temps représente de volonté réfléchie et d’efforts indomptables.
- C’est en 1789 que M. A. Pears entreprit la fabrication des savons ; il fut le vrai créateur du vaste établissement dont la réputation universelle ne craint d’être mise en parallèle avec aucune autre.
- Dans une notice aussi succincte que celle que nous nous proposons de faire, il est impossible de donner une histoire complète de cette Maison, voire même une des-.cripUon détaillée du genre d’affaires qu’elle traite. Le compte rendu seul des procédés de fabrication deman-
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- derait un volume; aussi nous bornerons-nous à ne mettre sous les yeux du public qu’une esquisse sommaire; toutefois, nous ferons une exception en faveur de la grande Maison de Londres, où se trouvent concentrées toutes les affaires.
- Bien longtemps avant que la réclame moderne eut fait son apparition, le savon Pears avait déjà conquis les faveurs du monde élégant. Il n’y avait pas lieu de s’en étonner ; n’avait-il pas le mérite si fascinateur de la qualité? Aussi pas une personne de goût raffiné qui ne l’appréciât à sa juste valeur.
- Il y a quelque soixante ans, les affaires étaient encore dirigées sous le nom de A. Pears ; à partir de cette époque, elles le furent sous celui de A. & F. Pears. Enfin, récemment, en mai 1892, la Maison fut transformée en Société anonyme au capital de 20.250.000 francs. Ces chiffres sont des jalons qui indiquent le chemin parcouru par cette Colossale entreprise. Comment fut gravi chacun des échelons du succès? comment chacun des obstacles fut surmonté; comment des efforts tentés dans une direction furent couronnés de succès par des efforts entrepris dans une autre. Voilà ce que faute d’espace nous passerons ici sous silence.
- L’Établissement où le savon est fabriqué est situé à Isleworth, une villette assise sur les bords du cours supérieur de la Tamise. Les usines, entrepôts et autres bâtiments accessoires forment par eux-mêmes une petite ville, couvrant une superficie de plusieurs hectares. Le terrain sur lequel s’étendent ces constructions occupe un espace beaucoup plus considérable. Cette agglomération industrielle est connue sous le nom de Lanadan et Pearsville.
- Cet établissement, ou plutôt ce groupe d’établissements qui, soit dit en passant, constitue la fabrique la plus considérable de savon de toilette existant au monde, offre aux yeux émerveillés le spectacle d’un courant continu, roulant des marchandises dans toutes les parties du monde civilisé. Si un pays n’emploie pas le savon Pears, il faut tenir pour certain que ce pays est encore sous l’empire d’idées rétrogrades et que son éducation intellectuelle est à faire.
- Si les usines d’Isleworth doivent être considérées comme le cœur où palpite la fébrile activité d’une fabrication sans rivale, le siège social de Londres en est le cerveau organisateur. A New-York, à Melbourne existent de grands dépôts ; les opérations qui s’y effectuent sont néanmoins, malgré la distance, contrôlées du centre unique de Londres, exactement comme les rouages d’une machine supérieurement aménagée qui, avec un minimum de friction produit le maximum d’effet utile. Les représentants de la Compagnie, véritables ambassadeurs de commerce, sont accrédités dans tous les pays où un marché existe, ou bien où il y a des chances d’en créer un ; car MM. Pears sont des exemples vivants des résultats qu’on peut obtenir, lorsqu’on transporte dans le domaine des faits cette maxime : « L’offre crée la demande. »
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- Façade des Bureaux de Messrs Pears, 71-73, New Oxford Street, Londres
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- Nous n’essaierons pas de dresser le catalogue des innombrables médailles remportées par le Savon Pears dans les diverses Expositions; nous nous contenterons de rappeler que son premier succès se produisit à celle de Londres, en 1851. Depuis lors, il a conquis les plus hautes récompenses dans toutes les Expositions importantes, spécialement à Paris, lors de la dernière Exposition, où lui fut décernée la seule médaille d’or attribuée aux savons de toilette.
- Ce n’est pas tout; presque dès son apparition, le Savon Pears s’est attiré les éloges des pharmaciens et des docteurs. Il n’y a là rien qui puisse surprendre, car la Compagnie s’est toujours efforcée de livrer au public un savon qui soit avant tout hygiénique. L’hygiène doit être, en effet, la première des considérations, le luxe ne doit venir qu’après. Dans le produit de MM. Pears ce double desideratum a été heureusement concilié. Voilà ce que ces messieurs se flattent, et avec juste raison, d’avoir obtenu, sans rien sacrifier de la qualité.
- Il y a quelque chose de bien étrange, c’est de constater combien le public ordinaire s’inquiète peu de savoir, sans souci des lois de l’hygiène, de quelle espèce de savon il fait usage. Il n’y a cependant que trop peu de savons, y compris même les plus agréables à l’œil, qui ne soient excessivement injurieux à la santé. Avec Milton il nous faut dire : « D’affreuses maladies sont substituées aux lois toujours salubres de la simple nature. » Sans aucun doute, le poète ne fait pas allusion au Savon Pears ni à aucun autre savon, mais cela importe peu.
- Si vous jetez un coup-d’œil sur une carte de Londres, il y a une voie magistrale qui, courant à peu près de l’est à l’ouest, arrête involontairement le regard comme étant, entre toutes les rues, la plus longue et la plus droite. Il est inutile de rappeler au Londonien que cette voie n’est autre qu’Oxford stpeet. C’est dans cette section de la rue qui constitue le tronçon aboutissant à la Cité, section connue sous le nom de New-Oxford Street, que se trouve la maison principale de MM. Pears. C’est en 1887, l’année des fêtes du Jubilé de la reine, que les travaux en furent achevés. Sans être taxé d’exagération, on peut hardiment avancer qu’aucun autre monument commémoratif de progrès industriel ou d’habileté architecturale n’est plus digne de rappeler cette date.
- C’est un édifice magnifique dont l’extérieur est en style italien ; il est bâti en pierre de Portland et en briques rouges ; toutefois ces briques ne sont pas les briques ordinaires de fabrication anglaise ; ce sont de petites briques hollandaises, serties avec une perfection admirable-Cinq d’entre elles forment un pied anglais,ou 0m,30. Les soubassements sont en grès; les colonnes et le portique en granit rose. Couleur et relief, tout a été étudié avec un soin jaloux; aussi l’architecte a-t-il réussi à produire une façade qui allie la stabilité à l’élégance. Cet édifice est, dans son genre, un monument des plus remarquables, et, sans contredit, il n’y en a aucun autre consacré au commerce qui, daDs Londres, puisse rivaliser avec lui.
- Voilà pour l’extérieur ; mais franchissons les portes magnifiques qül
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- Hall d’Entrée des Bureaux de Messrs Pears, 71-75, New Oxford Street, Londres
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- donnent accès dans le vestibule. Si l’extérieur nous pénètre d’une profonde impression, cette première salle fait plus que de répondre à notre attente. Reproduction des modèles les plus récents de l’architecture classique, l’atrium romain, où nous nous trouvons, est parfait de dessin et de proportion; tout le travail est d’une exécution irréprochable. Autant que l’emplacement l’a permis, ce vestibule se rapproche assez fidèlement comme apparence d’un hémicycle découvert à Herculanum, dans la rue des Tombeaux. Les colonnes et le parquet sont en marbre; quant aux décorations des murs et du plafond, ce sont des adaptations de la maison de Lucrèce. Ce qui frappe, dans ce milieu, c’est qu’à la fin du xixe siècle, malgré tous les progrès réalisés dans les sciences et les autres connaissances humaines, les architectes quoiqu’ils fassent sont impuissants à perfectionner les conceptions architecturales des anciens. Voilà une construction moderne, édifiée sans qu’aucune considération de monnaie ne soit venue l’entraver; eh bien! la pins magnifique salle d’entrée qu’on puisse rêver est une reproduction exhumée des ruines d’Herculanum.
- Le caractère si entièrement romain de ce hall est encore rehaussé par une piscine encastrée dans un coin, presque au ras du sol. En tête de cette piscine où jouent des poissons rouges, et en retrait dans le mur, se trouve une niche qui abrite une merveilleuse sculpture : « Les Baigneurs ». Au milieu de la piscine, jaillit une minuscule fontaine, dernier mot du luxe classique.
- Pour maintenir l’ensemble de cette harmonie, l’atrium est encore décoré de statues représentant des personnages dans des poses diverses, en train de se livrer à des ablutions. Le groupe si familier « You dirty boy », « Noiraud, va ! », occupe naturellement une place proéminente. Il y a là aussi une copie de la Vénus de Thorwaldsen; la pomme de Pâris qu’elle tient dans une main, peut parfaitement illusionner et laisser croire que c’est une balle de savon Pears.
- Des palmiers gracieux s’élancent de vases massifs, et du plafond pendent des lampes magnifiques en forme de galères. Là l’électricité, cette fée du xixe siècle, apparaît pour prendre le lieu et la place de l’huile antique.
- En face l’entrée, une boiserie en acajou vernissé forme la porte qui conduit dans une partie des magasins. Quant aux bureaux, aménagés au 1er étage, on y accède par une volée d’escalier en marbre de Fiore di Pesca. Les rangées de bureaux font songer à une banque, et à une grande banque encore. L’on a été obligé forcément d’abandonner le caractère architectural purement classique du vestibule d’entrée; néanmoins, l’aménagement, autant que les exigences l’ont permis, s’harmonise admirablement avec l’esprit des décorations. En dessous, dans Ie vestibule, le visiteur a tous ses sens mis en éveil : ici c’est la perfection de l’organisation qui provoque son admiration.
- Chaque chef de département a son bureau clôturé séparément dans un des coins de la salle : des tubes auditifs le mettent en communication directe avec ses collègues, de sorte qu’il peut converser avec chacun
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- d’entr’eux sans quitter sa place. Un vrai bijou de salon d’attente est utilisé comme galerie de peinture, dont le joyau est l’original même du fameux tableau de,Millet : « Les Bulles ». Tous les autres tableaux de cette salle sont non seulement remarquables dans leur genre, mais encore, par suite d’une réclame bien entendue et prodigue, ils sont tous gravés dans l’esprit du public, peut-être même plus profondément qu’aucune autre peinture.
- Le cabinet particulier du Directeur, meublé d’une manière splendide et luxueuse, a un cachet hautement utilitaire. Il est aussi pourvu d’un système de communications qui permet au chef de la maison de correspondre avec les chefs de tous les départements respectifs, sans avoir besoin de se déranger de son siège.
- Arrivons enfin au bureau qui s’occupe spécialement de la réclame. Il y a bien des offices d’assurance connus qui se considéreraient comme privilégiés d’avoir un tel personnel et une telle organisation. En passant, nous ne pouvons pas résister au désir de laisser entrevoir au public comment les annonces insérées dans les journaux sont cataloguées. Le système de la carte index a été adopté : les avantages en sautent aux yeux. Un regard à une carte qui occupe d’une manière constante sa place alphabétique, et la correspondance ou n’importe quoi, que cela concerne une personne ou un objet quelconque, que ce soit une lettre ou une série de paquets volumineux se repérant à plusieurs années, tout peut être rapidement et sûrement retrouvé.
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- En ce qui concerne les magasins et dépôts qui dépendent du bureau des annonces, nous devons avouer sincèrement qu’ils nous ont causé plus qu’une surprise. Nos souvenirs, à leur sujet, n’ont pas une trop grande précision; néanmoins nous nous rappelons parfaitement un immense appartement plein de ballots étranges. L’enquête que nous fîmes nous révéla qu’ils contenaient des encartages destinés à certaines Revues qui ont adopté cette méthode de^publicité.
- Un autre objet des plus intéressants est un immense album contenant des copies spécimens des annonces illustrées publiées par la Compagnie durant une longue période d’années. Ce n’est pas seulement un collection d’affiches, c’est aussi l’histoire de l’art lithographique dans ses récents et merveilleux développements. Dans un autre appartement, presque tout l’espace est consacré au groupe : « *Noiraud, va! » On y trouve ce chef-d’œuvre du génie de Foeardi, multiplié sous un nombre infini de formes. Là il y a une miniature du « Dirty boy! ». Ici il est reproduit de grandeur naturelle. Plus près il est blanc, plus loin il est en couleur. Il est disposé en régiments, divisions, corps d’armée. Lui et sa grand’mère s’en vont sur tous les points de notre globe, et partout où ils vont ils répandent le Savon Pears. Quelques personnes qui mettent leur supériorité au-dessus de celle du public objecteront que c’est là une prostitution de l’art. Cela dépend cependant du point de vue auquel on se place. Une invention ayant du mérite que l’humanité tout entière désire et dont elle tire profit lorsqu’elle la connaît, ne saurait lui être d’aucun service si elle est cachée sous le boisseau. Il faut donc la faire connaître pour qu’elle soit utile. Le problème se pose ainsi : Quel est le meilleur moyen de la faire connaître ? MM. Pears paraissent avoir trouvé la solution.
- Vue des Usines à Isleworth.
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- LES
- AUTOMOBILES PEUGEOT
- M. Armand PEUGEOT &
- 1875, M. Armand
- on sieur Armand Peugeot est, on peut le dire, le père de l’industrie automobile. C’est lui qui fit, avec son ami, le regretté M. Levassor, les premiers essais de l’application des moteurs à essence à la locomotion automobile, et qui créa ainsi le mouvement colossal qui est en voie de révolutionner le monde entier.
- Gérant de la Société Les Fils de Peugeot frères, (Scies, Aciers laminés, Outils, Ressorts, etc.) en Peugeot installa de toutes pièces, en 1885, la branche
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- d’industrie des vélocipèdes à son usine de Beaulieu, qui est à l’heure actuelle, une des plus importantes fabriques françaises de bicyclettes, sinon la plus importante.
- Dès 1888, il commença à étudier la question des voitures automobiles, et fabriqua plusieurs véhicules munis d’un moteur à vapeur. Mais deux ans après, il adapta à une voiture de son invention un moteur à essence, système Daimler, et, dès lors, la réputation des automobiles Peugeot fut faite. Perfectionnant son système de transmission d’année en année, M. Peugeot eut la joie de voir ses voitures remporter les premières récompenses aux concours, courses et expositions ouverts aux constructeurs. Mais il n’était pas satisfait encore ; il voulait que la voiture Peugeot fût entièrement construite par lui, et il se mit à étudier son fameux moteur horizontal à deux cylindres parallèles, qui vit le jour en 1895 et qui a depuis conquis une renommée universelle.
- On peut dire que c’est à partir de ce jour, que M. Peugeot fit faire des pas de géant à cette industrie créée par lui. Se consacrant uniquement à son succès, il sépara la fabrication des Automobiles de celle des Bicyclettes, fonda la Société anonyme des Automobiles Peugeot, et pour pouvoir s’en occuper d'une façon exclusive, il donna sa démission de gérant de la Société Les Fils de Peugeot frères.
- Une Usine spéciale construite à Audincourt (Doubs) fut mise en activité le 12 avril 1897. Nous en dirons plus loin les diverses transformations.
- M. Armand Peugeot, en dehors de son activité industrielle, a fait preuve d’un grand esprit philanthropique, en s’occupant depuis sa jeunesse de maintes questions d’économie sociale : Sociétés coopératives de consommation, Caisses de retraites pour les ouvriers, Sociétés de secours mutuels, etc.
- Il a créé pour ses ouvriers des Sociétés coopératives immobilières qui ont contribué à augmenter largement leur bien-être. D’une affabilité égale envers tous, M. Peugeot est du reste aimé et respecté par les populations laborieuses au milieu desquelles il vit.
- Les honneurs civiques ne pouvaient manquer d’échoir à un esprit progressiste et philanthrope de la trempe de celui de M. Armand Peugeot. Maire de Valentigney depuis 1886, et conseiller général du canton d’Audincourt depuis 1892 ; Président pendant six ans de la Chambre syndicale des Fabricants français de Vélocipèdes, Président de la Chambre syndicale des Industries métallurgiques de l’Est, Membre de la Société des Ingénieurs civils de France, Membre du Comité de l’Automobile-Club de France et de diverses Sociétés savantes et d’économie sociale, M. Peugeot fut nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1889 ; il était Officier d’Académie depuis 1886.
- Adresses : Audincourt (Doubs) et 83, Boulevard Gouvion-St-Cyb à Paris.
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- LES USINES PEUGEOT
- Les Usines de la Société des Automobiles Peugeot, fondées en 1897 à Audincourt (Doubs) par M. Armand Peugeot, occupaient au début environ 4,000 mètres carrés de superficie couverte, avec 120 ouvriers. Mais la poussée irrésistible de cette industrie nouvelle exigeait bientôt des agrandissements considérables, et le 1er janvier 1899, les Usines Peugeot occupèrent plus de 8,000 mètres de terrain avec 400 ouvriers.
- Elles en emploient aujourd'hui près de 500, et ce chiffre sera vraisemblablement porté à 600 avant la fin de l’année courante.
- La production étant encore de beaucoup inférieure à la demande, malgré ces développements successifs, M. Peugeot a créé dans un autre centre ouvrier, à Fives-Lille (rue de Fiers,) une seconde usine complète qui occupe 6.000 mètres de terrain couvert et 400 ouvriers, et qui est en activité depuis 1898.
- L’extension considérable donnée à ces usines modèles, la compétence inappréciable de M. Peugeot et des collaborateurs dévoués qui le secondent a donné une importance sans égale à l’affaire financière elle-même : le capital, de 800.000 francs au début, a dû être augmenté progressivement; il a été porté, dans la dernière assemblée générale, à 5 millions, entièrement souscrits par les premiers actionnaires.
- Quelle preuve meilleure donner de l’excellence de la gestion de la Société des Automobiles Peugeot? Que de capitalistes, et cela se comprend, auraient voulu participer à une affaire aussi brillante, et qui ont vu refuser les subsides les plus considérables!
- LES VOITURES PEUGEOT
- Au début, les Voitures-Automobiles Peugeot étaient munies du moteur
- système Daimler, à 2 cylindres en V La première construite n’avait qu’un cheval de force, mais bientôt il en naquit une seconde, déjà plus puissante. C’est avec cette voiture, datant de 1891, que MM. Rigoulot et Do-riot, deux des premiers collaborateurs de M Peugeot dans cette œuvre gigantesquejaccom-plirent le parcours fameux de Valentigney - Brest et retour (2000 kilomètres). Ce fut le premier voyage que traça l’automobile conquérante des routes. Aussi croyons-nous intéressant de mettre sous Jes yeux de nos lecteurs la photographie de cette ancêtre, avec ses
- La première automobile Peugeot
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- La Voiture des 2.000 kilomètres Valentigney-Brest et retour
- deux conducteurs. Le moteur de cette voiture n’avait que 2 chevaux Ij4 de force, ce qui n’a pas empêché les deux vaillants pionniers de mener
- à bien ce rude parcours en 140 heures de marche. Depuis, les automobiles Peugeot ont fait des progrès constants. Nous ne les suivrons pas dans leurs détails, mais nous noterons ici les principales particularités de fabrication qui font des Peugeot les premières voitures du monde.
- Le cadre, en tubes d’acier, d’une rigidité et d’une solidité à toute épreuve, est supporté par deux essieux et par quatre roues à rayons de bois ou d’acier, montées sur billes. Il supporte lui-même un moteur à quatre temps, constitué par deux cylindres parallèles et horizontaux, qui attaque, par le moyen d’un embrayage à friction, deux trains d’engrenages commandant les chaînes, et desservant quatre vitesses et une marche arrière. Deux freins très puissants, un à main agissant sur les moyeux des deux roues arrière, l’autre à pied agissant sur un tambour placé sur l’arbre des pignons de chaîne, tous deux assurant le débrayage automatique et fonctionnant également en avant et en arrière, donnent à la voiture Peugeot une sécurité de marche absolue.
- <La conduite est des plus pratiques : un guidon ou un volant de direction, une pédale de débrayage, et un seul levier commandant à la
- fois les vitesses et la marche arrière. Rien ne peut être moins compliqué, rien n’est même aussi simple.
- Le moteur Peugeot, suivant l’usage auquel on veut l’employer, est établi en plusieurs modèles, depuis 3 jusqu’à 20 chevaux, mais les modèles les plus demandés sont ceux de 3 et 4 chevaux (voiturettes), de 7 et de 8 chevaux (tourisme), et de 10 chevaux (voitures à 8, 10 et 12 places). La classification des voitures Peugeot peut se faire de la façon suivante :
- Duc Peugeot, 2 places et strapontin
- Voiturette Peugeot, 2 places.
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- 1° Voitures avec moteur à l’arrière.
- 2° Voitures avec moteur à l’avant.
- Nous allons passer en revue, d’une manière succinte, les différents types qui rentrent dans ces deux catégories.
- Phaéton Peugeot, 4 places. Coupé Peugeot; 4 places.
- VOITURES AVEC MOTEUR A L’ARRIÈRE
- Cab Peugeot 2 places.
- strapontin à deux places. Ce type si on le désire, avec une glace à l’avant pour arrêter le courant d’air. C’est la vraie voiture du chauffeur qui aime à conduire lui-même et qui fait du tourisme. Elle comporte de grands caissons ou un panier fort commode, et même, à l’avant, un porte-bagages qui peut supporter une malle de grandes dimensions. Avec une voiturette de ce genre, munie d’un moteur de 7
- Duc à 2 places, Voiturette. — La voiturette n’est en somme que la réduction exacte des grandes voitures ; elle se construit en 2 places (petit duc) et en victoriette ; nous n'en parlerons donc pas d’une façon spéciale, nous contentant de la classer dans les types courants.
- Les voitures à deux places sont montées avec un siège très confortable à l’arrière, et comportent, en vis-à-vis, un s’établit avec capote ou dais, et,
- Victoria Peugeot.
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- VOLUME ANNEXE AU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- ou 8 chevaux, on peut voyager fort agréablement et fournir de véritables étapes à une vitesse moyenne de plus de 32 kilomètres à l’heure.
- Phaëton. — Le phaëton Peugot comprend deux sièges parallèles, également confortables, tournés dans le même sens. La capote peut se placer indistinctemenent sur l’un ou l’autre siège. Le dais avec ou sans glace à l’avant et avec ou sans galerie à bagages s’adapte admirablement à ce genre de voiture qui, comprenant les mêmes aménagements de voyage que le Duc à 2 places, constitue la véritable voiture de touriste pour le chauffeur qui veut emmener 2 ou 3 personnes avec lui.
- Ce phaëton, avec 4 personnes et un moteur de 7 chevaux, fournit
- sans difficulté des moyennes de 28 à 30 kilomètres.
- Victoria, coupé, landau, lan-daulet, cab. — Ces cinq types de voitures comportent un châssis spécial, brisé par le milieu, de façon à ce que le marche-pied soit bien à la portée du pied, et que les dames puissent y monter commodément. Ce dispositif, particulier à la Maison Peugeot, a obtenu un énorme succès auprès du public. En effet, pour les personnes qui ne conduisent pas elles-mêmes', rien n’est plus pratique et confortable que ces genres de véhicules, dans lesquels on se trouve aussi bien installé que dans les plus luxueuses voitures à chevaux.
- Le landaulet, sorte de demi-landau, mérite une mention spéciale, car il présente cet avantage de pouvoir instantanément se transformer de voiture ouverte en voiture fermée, et vice-versa.
- Tous les grands carrossiers de Paris ont du reste compris le parti qu’ils pouvaient tirer de ce châssis brisé, et ils ont créé, pour ces cinq types de voitures de luxe, des carrosseries qui suscitent l’admiration des Parisiens, depuis qu’elles ont fait, en grand nombre, leur apparition sur le pavé de la capitale.
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- VOLUME ANNEXE AU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- VOITURES AVEC MOTEURS A L’AVANT
- 2 places avec tonneau ou siègi
- Break Peugeot, 10 places
- Breack, omnibus, voiture de t ici les reproductions de ces type:
- à l'arrière. -— Les voitures Peugeot de toutes forces,se construisent aussi avec moteurs à l’avant. Le type le plus remarquable comportant cette combinaison est le tonneau démontable, avec un siège confortable à 2 places à l’avant, et, à l’arrière, deux sièges se faisant vis-à-vis et formant un petit tonneau facilement démontable lorsqu’on veut le remplacer par un siège de domestique ou par un porte-bagages pour une grande malle. Le même châssis comporte une carrosserie de charrette à 4 places. vraison, camion. — Nous donnons de voitures à places multiples ou
- Omnibus Peugeot, 9 places
- Omnibus Peugeot, 8 places couvertes
- à marchandises. Elles peuvent supporter jusqu’à 1000 kilos et elles montent allègrement toutes les côtes, à une vitesse réduite naturelle-
- ment, à moins qu’on ne, les ait fait établir avec des moteurs particulièrement puissants.
- Voitures de courses. — La Maison Peugeot a remporté de nombreuses et brillantes victoires dans les courses où elle a été représentée; depuis Paris-Rouen (1894) et Bordeaux-Paris (1895), jusqu’aux grandes courses de Nice
- Camion Peugeot
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- O
- ^ VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- en 1899 — où elle gagna tous les premiers prix— elle n’a cessé de briller au premier rang.
- Nous reproduisons la photographie de la voiture de M. A. Lemaître qui est d’une force de 15 chevaux, et dont les victoires ont été sensationnelles.
- Il est clair que nous n’avons pu donner ici tous les détails techniques qui ont leur importance pour les chauffeurs militants. Mais la Maison Peugeot, par ses usines d’Audincourt et de Fives-Lille, aussi bien que par son dépôt de Paris, 83, boulevard Gouvion-Saint-Cyr, se tient à la disposition du public et sera toujours heureuse de pouvoir contribuer à l’instruction des adeptes de l’automobilisme.
- Des albums spéciaux ont été édités qui contiennent tous les renseignements désirables ; ils seront envoyés gratuitement à tous ceux de nos lecteurs qui en feront la demande à une des trois adresses ci-dessus indiquées
- Voiture de M. A. Lemaître
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- LA NATIONALE K’1
- COMPAGNIE D’ASSURANCES SUR LA YIE
- Fondée en 1830
- 18, Rue du Quatre-Septembre et 13, rue de Grammont. — PARIS
- ASSURANCES EN CAS DE DÉCÈS, MIXTES ET A TERME FIXE
- * Dotations d’Enfants
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- CAPITAUX ASSURÉS au 31 décembre 1898 : fr. 694,887.111 » RENTES ASSURÉES au 31 décembre 1898 : fr. 18.267.875 »
- Outre ses réserves mathématiques formant la représentation exacte de la valeur de ses engagements au 1er janvier 1899, et calculées d’après les prescriptions ministérielles, la NATIONALE (Vie), possédait à cette date des réserves facultatives et supplémentaires s’élevant ensemble à..................................Fr. 37.706.868 »
- et son capital social de........................................Fr. 15.000.000 »
- soit ensemble...................................................Fr. 52.706.808 »
- La NATIONALE (Vie) ne fait état de ses immeubles et dé ses valeurs mobilières que pour leur prix de revient, très inférieur à leur valeur réelle ; et la plus value sur les seules valeurs mobilières était au 31 décembre, d’après la cote officielle de la Bourse de Paris de....................................................... Fr. 88.218.054 »
- Elle offre donc à sa clientèle, en sus de ses réserves mathématiques et indépendamment de la plus value de ses immeubles, un supplément de garantie de..........................•.................Fr. 140.924.862 »
- Aussi dit-on qu’aucune institution similaire n'en présente d’aussi considérable ; la NATIONALE est la plus riche des Compagnies d’Assu-rances sur la Vie.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION :
- PRÉSIDENT DU CONSEIL
- M, le Comte PILLET-WILL, ancien régent de la Banque de France
- Mallet (Henri), de la Maison Mallet frères et C“, Banquier ;
- HOTTINGUER (le baron), Banquier; Régent de la Banque de France ;
- ROTHSCHI LD (le baron Gustave de) Banquier
- CLAUSSE (Gustave), Propriétaire ;
- DENORMANDIE, ancien Gouverneur, de la Banque de France :
- DAVILLIER (Maurice) Banquier;
- D’HAUSSONVILLE (le comte), Membre de l’Académie française ;
- RATEURS
- MM.
- COUDERC DE SAINT-CHAMANT, ancien Trésorier-Payeur-général.
- DE GERMINY (le comte), ancien Trésorier-Payeur général, ancien Régent de la Banque de France ;
- FLORIAN DE KERGORLAY (le comte);
- DE WARU (Pierre) ;
- yOMBERG, Censeur de la Banque de France , VERNES (Phillippe), de la Maison Vernesel Cie, Banquier ;
- DE LAFAULOTTE (Louis).
- CENSEURS
- MM. L’AIGLE (le marquis de), ancien député,
- MON N 1ER (Louis), de la Maison de Neufflize et C“, Banquier.
- BOURCERET (Henri).
- », DIRECTEUR ,
- "1. GRIMPREL (Georges), Directeur honoraire delà Dette inscrite au Ministère des Finances. , SOUS-DIRECTEUR
- M. DE VILLE (H.)
- Renseignements confidentiels et Prospectus gratuits au Siège social, à Paris, et chez tous les Agents généraux en France et à l’Étranger.
- I — 18.
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- PAVILLON OCCUPÉ PUR LH SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
- Pour favoriser le Développement du Commerce et de l’Industrie en France
- AGENCE DE L’EXPOSITION
- Entre le pilier Est de la Tour Eiffel et le Palais de la Métallurgie
- « La Société Générale pour favoriser le développement du Commerce et de VIndustrie én France (Société anonyme fondée en 1864, au capital de 120 millions porté en 1899 à 160 millions de francs) a ouvert à l’intérieur de l’Exposition, entre le pilier Est de la Tour Eiffel et le Palais de la Métallurgie, une agence qui mét à la disposition des exposants et visiteurs de l’Exposition une cabine téléphonique, un salon de lecture et de correspondance, un service de dépêches, un service de location de coffres-forts, un guichet spécial pour le change de monnaies et généralement tous les services qui fonctionnent dans les autres guichets de la Société. La Société Générale avec sa puissante organisation, ses 58 bureaux à Paris et dans la banlieue, ses 267 agences de Province, ses nombreux correspondants en Fi’ance et à l’étranger, est en mesure de rendre aux commerçants, industriels, fonctionnaires, rentiers, c’est-à-dire à tous ceux qui travaillent à la constitution d’une fortune, qui possèdent et qui épargnent, tous les services qu’ils peuvent attendre d’un banquier, en quelque beu et sous quelque forme que ce soit.
- Les principales opérations de la Société Générale sont les suivantes :
- Oépôts de fonds à intérêts eh compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 3 à 5 ans 131/2 o[o net d’impôt et de timbre). —. Ordres de Bourse (France et Etranger). — Souscriptions sans frais. — Vente aux guichets de valeurs livrées immédiatement (Obi. de Ch. de fer, Obi. et Bons a lots, etc.). — Coupons. — Mise en réglé de titres. — Avances sur titres. — Escompte et Encaissement d’Effets de commerce. — Avances sur marchandises et sur connaissements. — Crédits documentaires. — Garde de Titres. — Garantie contre le remboursement au pair. Transports de fonds (France et Etranger). — Billets de crédit circulaires. — Lettres de crédit. — Renseignements. — Assurances. — Services de Correspondant, etc. — Location de Coffres-Forts. (Compartiments depuis 5 fr. par mois ; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension.)
- La haute honorabilité de ceux qui la dirigent, la perfection de son organisation ont valu à la Société Générale le bon renom dont elle jouit et la confiance qu’elle inspire à sa nombreuse clientèle et au public en général.
- Outre l’installation de ses services de banque, dans un pavillon spécial, la Société Générale figure comme exposant (Groupe xiv, Classe 109), à raison des institutions d’assistance patronale qu’elle a créées en faveur de son personnel.
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- Président : M. Denormandie, ^ ancien gouverneur de la Banque de France, vice-président de la Compagnie des Chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée.
- Directeur général : M. Alexis Rostand, O.
- Le Hall de la rue Bergère
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- Le Comptoir national a des agences dans les principales Villes d’Eaux : Nice, Cannes, Vichy, Trouville-Deauville, Dax, Luxeuil, Royat, Le Havre, La Bourboule, Le Mont-Dore”, Bagnères-de-Luchon, etc.; ces agences traitent toutes les opérations, connne le siège social et les autres agences, de sorte que les étrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent s’occuper d’affaires pendant leur villégiature.
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- Le Comptoir National d’Escompte délivre des Lettres cle crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses agences et correspondants ; ces lettres de crédit sont accompagnées d’un carnet d’identité et d’indications et offrent Jaux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu’une sécurité incontestable.
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- (Collection BOYER D’AGEN)
- ME, Orièvre-Éditeur, 6, rue fl’Hetln, PARIS
- Depuis que les Académies d’Europe et les journaux uu monde entier l’étudient et la reproduisent, personne n’ignore la trouvaille faite par M. Boyer d’Agen au Campo clei Fiori de Rome, dans un lot de monnaies antiques. Personne, non plus, n’a su encore indiquer la provenance de ce merveilleux portrait de Jésus, le plus authentique peut-être. Est-ce une oeuvre delà première Renaissance et une création de Léonard de Vinci, comme disent les uns ? Selon les autres, n’est-ce point plutôt une composition de quelque premier chrétien, à l’époque romaine des Antonins ; ainsi que l’indiquent le style classique de cette pièce et le caractère particulièrement gnostique de sa légende hébraïque ?
- Autant de problèmes que l’étude résoudra peut-être, un jour. Mais la partie indiscutée de cette œuvre est sa valeur artistique. Le sentiment de tout le monde est unanime à reconnaître en ce précieux monument d’art, chrétien, un des plus remarquables portraits de Jésus, peut-être le p'us beau que nous aient conservé les siècles.
- Pour répandre cette œuvre dans le monde enlier, les orfèvres Falize en ont fait frapper les reproductions les plus fidèles, en or, en argent et m bronze, dans les divers modules suivants :
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- La médaille de Campo dei Fiori sera vendue, pendant toute la durée de l’Exposition Universelle, au Pavillon Falize, dans la section de la bijouterie-joaillerie.
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- Il est certain que si elles avaient employé un type qui soit léger mais solide, qui n’impose aucune espèce d’incommodité, elles auraient évité, souvent, certains malaises, dont le plus courant est celui de la mauvaise digestion.
- Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur les bretelles de la Maison Ch. GUYOT, connues de réputation dans le monde entier, auxquelles on a si justement appliqué l’épithète d'hygiéniques.
- Cette Maison, fondée en 1848 par M. Ch. Guyot, et actuellement dirigée par MM. P. Bailly et Gie, a renouvelé plusieurs fois son matériel, afin de pouvoir toujours faire profiter à sa clientèle des derniers perfectionnements de la fabrication.
- Les ‘Bretelles hygiéniques de Ch. GUYOT sont les plus élégantes; elles n’obligent pas à des frais excessifs d’achat, elles sont très solides et leurs boutonnières sont indéchirables.
- Afin d’éviter les contrefaçons, les acheteurs des véritables bretelles hygiéniques devront s’assurer qu’elles portent bien sur leur envers la marque suivante, imprimée en rouge :
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- L’jDstoire alrégée de la Compagnie manufacturière
- LA PEACE DALE C'
- de Peaee Dale, l^tiode Islsmd U. S. R.
- Les affaires ont été commencées par Rowland Hazard, en 1801.
- Le premier métier mécanique d’Amérique, sinon du monde, a été créé, en 1815.
- Les premiers produits fabriqués étaient les gros draps de laine suivis bientôt par d’autres sortes de qualités plus fines et par des couvertures et des châles qui forment actuellement la grande spécialité de la Compagnie.
- Les Châles de Peace Dale sont renommés pour la solidité de leurs couleurs et du tissu.
- La Compagnie actuelle a été enregistrée en 1848.
- C'est la première fabrique en Amérique de draperies de dames et hommes,de l’état brut jusqu’à l’état normal du tissu prêt à être vendu.
- Un accroissement constant et l’amélioration des méthodes et fabriques depuis 1801 à 1900.
- Nos productions d’aujourd’hui sont :
- 1° Lainages :
- La prise de 28, 34 et 40 onces en tissus teints en pièces et en mélanges.
- Des cachemires et cheviots pour hommes.
- Des étoffes de fantaisie pour dames.
- Tissus spéciaux pour Sports.
- Des couvertures de voyage en plusieurs qualités et de plusieurs styles.
- Etoffes pour pardessus. Doublures pour couvertures de voiture, etc. ;
- 2° Laine peignée :
- Serges teintes en pièces mélangées pesant de 8 1/2 à 24 onces, le produit le plus important de la Compagnie.
- Etoffes pour pardessus.
- Ces étoffes sont de pure laine et sont fabriquées en grande partie avec des laines du pays. Aucun mélange de coton n’est employé dans la fabrication de ces spécialités.
- L’étoffe de grosse qualité est faite avec des laines américaines mélangées avec une partie de laines australiennes. Ces qualités sont presque inusables.
- La qualité moyenne est faite avec des laines du pays et de l’Australie.
- La laine américaine est longue, forte et d’une qualité très durable.
- L’Australienne donne un toucher souple et un beau brillant. La réunion des deux est le meilleur mélange pour les serges.
- Lâ plus belle qualité est faite uniquement avec des laines australiennes
- Peace Dale est dans l’îlë de Rhode, près la mer, et jouit d’une humidité uniforme et d’un climat égal. Le village est attrayant. Les maisons des ouvriers sont bien bâties et bien entretenues. Un système de participation des bénéfices employé depuis un certain nombre d’années ajoute à la prospérité des affaires. Pour le confort des employés de la fabrique, on a établi des bibliothèques, salles de lecture, gymnase, bains, conférences, concerts, sociétés chorales, etc. Tout cela contribue au bien-être des ouvriers et, par suite au succès de la Compagnie.
- Les affaires ont été dirigées par quatre générations de la famille Hazard.
- Les représentants pour la vente ont toujours été les mêmes ; et les Successeurs de la maison ont fait partie de l’ancien personnel. La maison est actuellement « Lawrie, Mann et Drowne », 61, Leonard Street, New-York.
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- O Paris 1867 Lyon 1884 Lyon (872
- ^ ARTS DÉCORATIFS MÉDAILLE D’OR
- LEROUDIER 8ç Cle
- 86, Boulevard de la Croix«Rousse, LYON
- Membre du Comité de l’Exposition de 1900
- CHICAGO : Palmes Académiques
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- O.-W. HERRIOK <So C°
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- Représentant anglais : Johnathan BOOTHMANN
- 361, St-Lukes-Terrace, Manchester-England
- La Gie G-. W. HERRIGK a été fondée à Lynn, Mass, U. S. A. en 1865. Lynn est la ville des Etats-Unis qui produit la plus grande quantité de chaussures de dames. Leur fabrique est moderne à tous points de vue et peut fournir 3000 paires de chaussures de dames par jour. Ils ont de grandes facilités pour le maniement des affaires d’exportation et leurs produits si bien connus peuvent satisfaire les plus difficiles. Ils fabriquent une série complète de chaussures de dames variant entre les prix de liv. st. 1.60 à 3.00, mais ils n’ont à l’Exposition que leur Herrick Shoe. Ce soulier est leur propriété exclusive et diffère de tout autre soulier de dame, à l’Exposition, pour cette raison. C’est un soulier vendu par les marchands à trois prix fixes et vendu par eux à ce prix seulement, le même dans toutes les localités des Etats-Unis où ils sont annoncés dans les journaux locaux comme le « Herrick Shoe ». Il va sans dire qu’ils peuvent être vendus sans avoir été annoncés. Avant de juger les mérites de nos souliers à l’Exposition, il faut considérer deux choses : 1° Nous avons été tenus en fabriquant ces souliers a pratiquer les prix de liv. st. 1.75,2.25 et 2.50 pour être revendus liv. st. 2.50, 3.00 et 3.50 et par conséquent nous ne pouvons employer qu’une certaine qualité de matière ; 2° ces souliers ne sont pas faits seulement pour être exposés mais sont une série de souliers faits pour être montrés aux marchands par nos vendeurs et les mêmes sont présentés par nos voyageurs aux marchands des Etats-Unis. Le « Herrick Shoe » a ses différents prix estampillés sur la semelle de chacun d’eux. Cette marchandise n’a été exposée qu’une fois déjà, à l’Exposition de Chicago, où elle a reçu une médaille et un diplôme...
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- La fabrication du Corset a pris, depuis quelques années, une extension considérable. La vulgarisation de cet objet indispensable de la toilette de la femme, doit être attribuée à sa production économique, permettant d’offrir à celles les moins fortunées, les moyens de satisfaire, à peu de frais, leurs goûts de coquetterie.
- La Maison C. MARTIN Fils Aîné, fondée en 1856, par le père du propriétaire actuel, a puissamment < contribué à cette fabrication économique, en créant elle-même un outillage entièrement mécanique, permettant de produire, à des prix extrêmement réduits, toute la fourniture pour Corsets. Sa production atteint un chiffre considérable. Elle consomme annuellement 500 tonnes d’acier, qui sont transformées en 45.000 grosses de buses et 250.000 grosses de laçures, le tout recouvert de tissus, satins ou peau, suivant qu’ils sont destinés à la Manufacture de Corsets ou à la Mercerie.
- Cette industrie occupe 300 ouvriers ou ouvrières.
- L’outillage spécial créé par la Maison, tout en donnant la rapidité d'execution, assure un montage absolument mathématique et une fabrication régulière qui lui permet de livrer ses produits à des prix très réduits, tout en maintenant le cachet et les soins qui caractérisent la fabrication française. C’est à ces qualités qu’elle doit de voir toujours augmenter sa clientèle étrangère.
- La Maison C. MARTIN Fils aîné exposa pour la première fois ses produits à l’Exposition Universelle de Lyon, en 1894, et, malgré les usages, qui n’accordent à un nouvel exposant que des médailles bronze ou argent, le Jury crut devoir, devant les progrès considérables et rapides obtenus dans cette industrie, lui accorder, à l’unanimité,une médaille d’or.
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- BOSTON (Massachusetts) États-Unis
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- La « UNITED SHOE MACHINERY COMPANY » de Boston, Massachusetts, États-Unis, construit et monopolise toutes les machines employées dans la fabrication des chaussures.
- Elle expose une série de machines fabriquant le « Goodyear Welt Shoe », soulier à trépointe Goodyear, qui comporte le oc Hand Method Welt Laster », machine à mettre le cuir sur forme d’une façon analogue à la méthode à main, et qui est la seule permettant de former complètement la chaussure ; la « Goodyear Welt Machine » qui coud la semelle intérieure à l’empeigne ; la « Inseam Trimmer » qui coupe au ras les bords de l’empeigne, du bout ajouté et de la toile, de telle sorte que la surface soit plane, puis les creux sont remplis, une pièce de cuir placée pour combler la courbure et le soulier est alors placée dans le « Universal Sole Layer » qui colle la semelle extérieure à la semelle intérieure. Le « Rough Rounder » coupe ensuite nettement la semelle extérieure pour la conformer à la coupe de la forme et y creuse en même temps une rainure pour la piqûre. Le « Universal Shank Skiver » amincit le bord du cuir de remplissage placé dans la courbure et le « Rapid Siitcher » coud ensuite ensemble la semelle externe et la trépointe, la piqûre étant placée à volonté près ou loin de la semelle. La rainure de la semelle externe est ensuite refermée et le soulier est alors placé dans le « Automatic Sole Leveler » qui nivelle la surface de la rainure. Les différentes lames de talon sont clouées avec le ce New Loose Nailer » (clouage à clous perdus) puis le talon ainsi formé est placé dans le « Fisher Compresser » qui le comprime et en fait un talon de la forme ou du style que l’on désire. On met alors ce talon dans le « Lightning Heeling Machine » qui fixe très rapidement le talon à la semelle, avec des clous d’un modèle quelconque passés et retenus dans une filière d’où ils sont chassés par des poinçons multiples. La a Rotary Trimming and Randing Machine » découpe le talon à la forme voulue et comble ses interstices en un seul temps, et le « Universal Slugger » cloue la lame la plus externe du talon avec des clous d’un genre quelconque. Le ce Stitch Separator » marque de dentelures la face supérieure de la trépointe, en sorte que la piqûre y paraît plus saillante.
- Avec le concours de la « Flagg Manufacturing Company », de F « Union Edge Setter Company ». delà « Globe Buffer Company », de 1’ « O. A. Miller », de la « Naumkeag Buffîng Machine Association », de la Boston Blacking Company », et de la « S. A. Felton et Son Company », qui exposent respectivement le « Julian Sole Rounder », avec lequel on découpe la semelle mécaniquement à la forme voulue ; F « Union Twin Edge Setter » machine jumelle à finir le bord de la semelle ; le « Globe Heel Secourer », pour polir les talons ; la « Colombus Two-speed Brush Machine », machine à double vitesse pour brosserie cuir ; le « Webster Buffer », pour polir la semelle ; la « Webster Leather Cleaning Machine » pour nettoyer le cuir ; la « Treeing and Ironing Machine » pour assouplir le cuir ; le « Naumkeag Pneumatic Buffer » — des cirages, des cirages liquides, des colles — et les brosses à la marque « Climax », nous sommes en mesure de faire une bottine complète.
- Outre les machines décrites ci-dessus, nous exposons également la « Davey Pegging Machine » (machine à clouer), le « Gem Innersole Process » (procédé pour coudre la semelle intérieure) ; la « Rapid Standard Screw Machin » machine à visser), la « Power Welt Tacker » (machine à clouer la trépointe), la <, Twin Taper Nail Tacker », (machine jumelle à clouer) et la « Lightning Finishing Machine » (machine rapide à finir).
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- tRouPE x±rr
- ^ -B fiyASJ n 1878, le Rideau guipure, presque entièrement d’importation étrangère, était encore d’un prix élevé qui en faisait un objet de luxe réservé au petit nombre. Actuellement, grâce aux progrès réalisés par la fabrication Saint-Quen-tinoise, la guipure, qui se prête si heureusement à tous les effets et à tous les styles, a résolu le problème difficile d’allier l’élégance au bon marché. Le rideau guipure trouve sa place dans l’habitation confortable du riche aussi bien que dans la maison la plus modeste de l’ouvrier.
- L’importation de cet article à Saint - Quentin est due à M. G. Sébastien qui y créa, en 1881, la première fabrique de guipure et cette industrie prit en quelques années un essor considérable. Aujourd’hui l’usine de M. G. Sébastien, de beaucoup la plus importante en France, compte à elle seule 30 métiers occupant 400 ouvriers et ouvrières, qui gagnent tous largement leur vie. D’autres maisons, nombreuses d’ailleurs, fournissent, elles aussi, leur contingent de travail et arrivent à une production telle que la guipure fournit plus des trois quarts de la consommation totale du rideau.
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- REVOLUTION DANS LA FABRICATION DES COLS ET MANCHETTES.
- L’économie et les avantages réalisés par l’introduction de la machine automatique sur le travail à la main n’ont reçu de démonstration plus probante en aucune branche de l’industrie dans ces dernières années que dans la fabrication des cols et des manchettes.
- Cette introduction récente par M. A. D. Fenwick, si avantageusement connu dans la partie comme spécialiste en machines à fabriquer les cols et les chemises, du ‘ ‘ Fenwick System ” (Système Fenwick) pour ce genre de fabrication, marque une ère nouvelle dans cette industrie.
- Le couronnement de son œuvre, dans cette voie, est marqué par une machine à coller et une autre à plier, actuellement visibles à l’Exposition. L’usage de ces machines réalise sur le travail à la main une économie de plus de 5 sur le prix de fabrication, sans compter le grand avantage d’une régularité parfaite dans le travail.
- La brosse à main de la colleuse est remplacée par une machine automatique qui dépose sur des blancs de toutes grandeurs et de toutes formes, la quantité voulue de colle, très exactement aux points où il en faut. Cette opération se fait aussi rapidement que l’ouvrier peut tirer le blanc d’une pile et l’appliquer sur la partie déjà encollée. De plus, la machine se nettoie automatiquement et la colle peut y rester pendant plusieurs jours sans se dessécher ni moisir.
- Grâce au “ Fenwick System,” l’ouvrier jusq’ici employé à ourler les blancs avant de les façonner, sera bientôt inconnu et inconnu aussi l’ouvrier qui façonne le col à la main, attendu qu’avec la nouvelle machine automatique. Fenwick, un homme peut plier et presser à peu prés 300 douzaines par jour., au lieu de 20 douzaines par le procédé à la main.
- Les nouvelles machines Fenwick font un rentré aux deux doubles de cols et manchettes, avec ou sans toile d’apprêt entre eux, une seule machine opérant ce travail complexe.
- Grâce à un système ingénieux, la machine fonctionne de telle sorte qu’elle fait alternativement le rentré sur les deux faces qui doivent s’adapter pour former un col com-\ plèt, l’une de doubles se retirant automatiquement tandis que l’autre est mis en place pour y recevoir le rentré. A chacun des mouvements alternatifs de la machine, le coin estampe le rentré de façon à compenser les différences d’épaisseur des doubles, ce qui permet la production de cols et de manchettes ourlés infiniment mieux qu’ à la main.
- A. D. FENWICK MACHINE CO.
- Collar and Cuff Machine Builders, Boston, Mass., U. S. A.
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- La
- Boston Blacking Company
- est la plus importante manufacture du monde pour les
- CIRAGES, CIRAGES LIQUIDES, COLLES, TEINTURES, ENCRES, CIRES, ETC., ETC.
- employés dans la fabrication des bottes et bottines.
- Boston Blacking Company, Boston, Mass., U.S.A.
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- Tissus fins de Coton.
- Blanc
- Linon de l’Inde.
- Toile Victoria, Organdis, Batiste, Nansouks.
- Genres Fantaisie.
- a Raies et a Carreaux, Effets Satinés, Cordés, Ajourés, Piqués, Marseille.
- Imprimés et Tissus de Couleur.
- Guingamp, Chambray, Toiles pour Chemises.
- Rideaux de Dentelle.
- Point de Nottingham.
- Qualités de cinq à huit points. Dessins de Choix.
- Valeurs bien graduées.
- Couvre=Pieds.
- Convertures de Fantaisie.
- Dessins Artistiques. Genres Crochet, Marseille, Satiné.
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- Tissus spéciaux pour l’exportation, fabriques sur commande. Les questions d’apprêt, métrage, pliage et emballage résolvent la plus grande attention. Nous serons heureux de recevoir vos ordres, si minimes qu 'ils soient, vous assurant que vos instructions recevront nos meilleurs soins.
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- Z;
- American Hosiery Co.
- NEW BRITAIN, CONNECTICUT
- Etats Unis
- Fondée en Î868
- Manufacture de lingerie et bonneterie en tisée de qualité supérieure pour hommes, femmes et enfants.
- Assortiment complet de toutes les grandeurs, en SOIE, LAINE, MERINOS, FIL DE LIN, COTON et mélanges.
- De poids variables pour tous les climats et toutes les saisons.
- Matières premières choisies avec le plus grand soin.
- Tissus préparés par des ouvriers habils.
- Forme parfaite.
- Bon goût des garnitures.
- L’attention la plus assidue préside à tous les détails de la fabrication.
- Le but de la Compagnie est de fabriquer tout ce qui est nécessaire en tissés de qualité supérieure, et de manufacturer des produits qui soient les meilleurs en leur genre.
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- FABRIQUE DE BRODERIE & LINGERIE
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- S. Pève
- * ÉPINAL (Voges)
- U A Grande fabrique de Broderie et de Lingerie, fondée il y a 42 ans par M. Heymann Père, le vrai créateur de la lingerie, doit être considérée comme la première et la plus importante du monde en son genre : elle peut fabriquer journellement deux cents douzaines d’articles de lingerie soit à la machine, soit à la main. Son chiffre annuel d’affaires est de plusieurs millions.
- La vaste usine modèle située à Épinal, rue de la Faïencerie, 45, est la seule Fabrique de Broderie et Lingerie produisant autant d’articles , tels
- que : Chemises, Camisoles, Pantalons, Jupons pour femmes et enfants, Bandes, Mouchoirs, Taies et Draps chiffrés et brodés, Trousseaux.
- Sa clientèle est des plus étendue, aussi bien en France qu’à l’étranger. Parmi les principaux centres de fabrication de la Broderie, il faut citer le département des Vosges, et c’est dans son chef-lieu, à Epinal, que se trouve cette maison modèle.
- Toutes les Broderies sortant de la Maison Heymann Père, sont faites à la main ; ce qui, incontestablement, est supérieur à tous les autres genres de broderies.
- Grâce au Concours et au talent des nombreux dessinateurs attachés à la Maison, la variété des dessins et ornementations est infinie et renouvelée constamment, suivant les goûts de la mode, ce qui a valu à M. HEYMANN Père, les plus grandes récompenses aux diverses expositions, soit pour la variété de ses dessins, soit pour la coupe et la confection de sa lingerie et de sa broderie très-soignée.
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- SOCIÉTÉ
- PARISIENNE
- DES
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- Société Anonyme au Capital de 625,000 fr. entièrement versés
- USINE : 52, Rue Bichat, PARIS ATELIERS A JOUARRE, LA FERTÉ, ÉPERNAY
- La Société, fondée en février 1897, occupe actuellement 150 ouvriers et ouvrières ; LA SEULE FABRIQUE DE CORSETS qui produit elle-même ses Buses, Ressorts, Laçures, et Baleinines. Le Corset Baleinine s’est imposé à la consommation à tel point que la Société possède, dès sa troisième année, une clientèle très étendue et fournit des Corsets
- à Paris et dans plus de cinq cents villes de France, en Suisse, Belgique, Allemagne, Angleterre, Amérique, etc.
- La Baleinine est une simili-baleine incassable Bté S. G. D. G.; elle offre une souplesse supérieure à tous les baleinages connus jusqu’à ce jour et maintient sans comprimer.
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- La Baleinine s’applique aussi bien aux corsages qu’aux corsets.
- « LE SAUVEUR » corset hygiénique sans Buse, Bté S. G. D. G. Ce corset est spécialement recommandé aux personnes sensibles de l’estomac. C’est le corset de repos par excellence.
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- Seule Faûripe de Buses garantis Incassables
- La Baleinine est brevetée en France et à l’Etranger
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- SOCIETE
- DE LA
- de Qba^dorçrçeî
- Usine & Siège Social à BESANÇON (Doubs)
- Vue de l’Usine
- Société fondée en 1891 pour exploiter l’invention de NI. le Comte de Chardonnet
- Les débuts de cette industrie furent très laborieux : le produit, de son coté, fut accueilli avec une hostilité marquée.
- Grâce aux sacrifices énormes que s’imposa la Société, à l’énergie et à la ténacité de son Administration, cette industrie, qui avait peine à produire et à placer 200 kilos de soie en 1893, 5000 kilos en 1894, de 10 à 14.000 kilos de 1895 à 1897, est arrivée, par des développements successifs, à produire 48.000 kilogs en 1898, 120.000 kilogs en 1899, et peut marcher, depuis Mars 1900, avec une production journalière de 1.000 kilogrammes de soie artificielle. Elle occupe maintenant plus de 1.300 ouvriers.
- Cette soie, d’un brillant éclat, a les 2/3 de la force de la soie naturelle cuite. Son élasticité est suffisante pour tous les emplois de Trames. Elle entré dans la confection de certains tissus pour robes èt ameublements, dans la rubannerie, dans les passementeries et dans quantité d’autres applications textiles.
- Chimiquement, sa fabrication procède de la nitro-cellulose, dissoute dans un mélange d’alcool et d’éther : le collodion ainsi obtenu est filé, puis mouliné : enfin, le fil est dénitré au sulfhydrate d’ammoniaque. La base est la pâte de bois ou le coton.
- La Société ne garantit que ses soies écrues ou teintes par les procédés qu’elle indique.
- Pour tous renseignements s’adresser à M. Ad. TRINCANO, Administrateur-Délégué, Directeur.
- Adresse télégraphique : SOIERIES-BESANÇON
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- /\rmand
- 6, Rue de la C haussé e-d'Antin, G
- PARIS
- Lui — "Vous ave% une robe d’un goût exquis chère cArnie.
- Elle. — Oui mon cher, c’est toujours ce que l'on me dit, quand je me fais .habiller che^ Armand
- Robes, ^ar)îeaa&
- J^irçgem, pocimipcs
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- COMPTOIR DE L’INDUSTRIE LINIÈRE
- Magnier, P. Fleury, Martel & Cie
- Successeurs de C O H IN et Cie'
- Paris., 9, Rue d’Uzès, 9, Paris
- NOTIONS HISTORIQUES
- Le Comptoir de l’Industrie Linière, Société en nom collectif et en commandite par actions, sous la raison sociale Magnier, P. Fleury, Martel et Cie, a succédé, en 1846, aux Maisons Collin Frères, F. et A. Bocquet, Saint-Evron et Millescamps, qui se sont fondues ensemble pour constituer la puissante Société actuelle au capital de 20.000.000 de francs, divisé en 40.000 actions; 18.000 actions seulement ont été émises pour former un capital de neuf millions entièrement versés.
- Depuis 1846, le titre de la Société Comptoir de l'Industrie Linière n’a pas changé ; la raison sociale seule s’est modifiée. C’était d’abord Collin et Cie, elle est actuellement Magnier, P Fleury, Martel et Cie.
- Le Siège social est g, rue d’Uzès, à Paris, dans un immeuble qui est la propriété de la Société.
- Importance de la Société. — La Maison de la rue d’Uzès est maison de vente pour les produits toile. La maison de vente pour les produits fils de lin, de chanvre et de jute est à Lille, rue de Paris, 8o, dans un immeuble qui appartient également à la Société.
- Les produits sont fabriqués à Frévent (Pas-de-Calais) où la Société possède une Filature et un Tissage ; à Cambrai (Nord) à Abbeville (Somme), et au Breil (Sarthe) où la Société possède également des lissages; enfin une Blanchisserie de Fils est adjointe à ses tissages de Cambrai et du Breil ; une Blanchisserie et une Teinturerie de Fils sont réunies à son tissage d’Abbeville.
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- On emploie dans ces fabriques 4.200 ouvriers et elles contiennent 31.000 broches et 2.o5o métiers à tisser mécaniques.
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- ETABLISSEMENTS :
- Magasin et Bureaux: 9, Bedford Street, Belfast. Filatures f Crumlin Road Mills, Belfast.
- ( Mountain Mills, Ligoniel, Belfast Fabriques à tissage C Crumlin Road Belfast.
- mécaniques ( Bedford Street, Belfast. Blanchisserie: Glenbank, près Belfast.
- PARIS, 46, rue de Paradis
- Représentant : M. J. HOFFMAN.
- MANCHESTER, 5, Major Street. LONDRES, 42, Bow lane, Cheapside E. C, GLASGOW, 85, Queen Street.
- NEW-YORK, 115 et 117 Franklin Street, aussi BARCELONE, HAMBURG, &c.
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- HRIMTON IÏIILLS, LAWRENCE, flSHSSftCKDSETTS,
- Etats-Unis d’Amérique.
- Les filatures d’Arlington sont situées à Lawrence, Massachusetts, U. S. A.
- La Corporation qui les possède date de 1865, son capital a augmenté à différentes époques, il atteint aujourd’hui 2.500.000 dollars, soit 12.500.000 francs.
- Il y a quatre principales branches : une filature d’estame de laine. Une filature de fils d’estame. Une filature de coton. Une filature d’estame pour vêtement.
- 1° - La fabrication d’estame de laine, à laquelle s’emploient à peu près toutes les variétés de laines peignées que produisent les différentes parties du monde, constitue un des éléments principaux et toujours en croissance des affaires de la Compagnie.
- L’estame, faite de toutes ces variétés de fibres, est vendue par la Compagnie aux fileurs d’estame. La Compagnie fait le peignage à la commisson, travail qui a pris des proportions considérables au cours de ces dernières années.
- La filature d’estame est construite de manière à pouvoir produire 300.000 livres ( 150.000 kil. ) environ d’estame par semaine, ce qui demande par semaine de 600.000 à 800.000 livres ( 300.000 à 400.000 kil.) de laine grasse. En d’autres mots, les toisons de 20.000 moutons passent en un seul jour, par les machines de la Cie quand la fabrique est en plein travail.
- 2° - La fabrique de fils d’estame produit des fils selon le système de filature en usage en Angleterre, en France, et se sert de l’estame fabriquée dans l’usine dont nous parlions tout à l’heure. Grande est la variété des usages auxquels servent ces fils. Toutefois la Compagnie les vend principalement aux tisseurs de vêtements pour hommes et aux tricoteurs de vêtements et de bas. Ces fils sont de tous les degrés de finesse; il y en a de gris, il y en a de colorés, il y en a de diversement teintés, il y "en a à couleurs changeantes,il y en a de marbrés, de doubles et de torses.
- 3° - Les Arlington Mills manufacturent, en dehors des fils nécessaires à leur cohsommation, des fils fins de coton peigné que la Compagnie vend aux tisseurs et tricoteurs de coton. Ces fils sont faits avec du coton à longues mèches d’Egypte et de Sea Island, ils sont tissés à toutes épaisseurs et en toutes formes, au grq des clients. Les progrès récents accomplis dans la filature des cotons consistent en ce qu’on appelle merceriser, et les filateurs d’Arlington se sont fait une sorte de spécialité de ce procédé qu’elles emploient sur une grande échelle. Les fils ainsi traités prennent un lustre très brillant, presque égal à celui de la soie et les usages auquels ils s’adaptent sont innombrables.
- 4° - Les Directeurs chargés de procéder à la fabrication des tissus pour vêtement, s’efforcent de répondre aux besoins du grand public, ce qui a amené un développement considérable de cette partie de la Manufacture.
- Les filatures sont montées de façon à pouvoir fabriquer à peu près toutes les espèces de tissus d’estame pour vêtements de femmes et enfants, simples, de fantaisie, à couleurs écossaises, à carreaux, à bandes, etc. etc, soit que le tissu soit fait de fils blancs et teint ensuite, soit qu il soit en laine teinte à l’état d’estame.
- Les tissus pour vêtements qui sortent des fabriques Arlington ont, tant ceux à bon marché que ceux de luxe, acquis, aujourd’hui, une réputation universelle. Les hommes du métier les considèrent partout comme au moins égaux aux meilleurs tissus des métiers d’Europe. Le développement de cette branche de la Manufacture a été récemment des plus considérables.
- En effet et c’est peut-être là une caractéristique plus éloquente qu aucune autre de ce que peuvent les fabriques d Arlington, ces usines fournissent aujourd’hui sur commande au Commerce des spécialités que, jusqu'ici, on faisait toujours venir d’Europe.
- Les renseignements ci-dessus permettent aux visiteurs de se rendre compte que la manufacture des fils, depuis l’état brut jusqu’à l’état d’étoffe, a lieu dans les usines de la Compagnie, qu’il y a. par conséquent, unité de méthode unité de direction. Le nombre d’ouvriers et employés au sei\ice de la. Compagnie s’élève à 4.o00. L’Administration de la Coipoiation a ses bureaux 78 Cliauney St. Boston (Massachusetts), Etats-Unis d'Amérique.
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