Catalogue général officiel
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- Catalogue Général Officiel
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- EXPOSITION INTERNATIONALE UNIVERSELLE DE 1900
- Catalogue Général Officiel
- TOME NEUVIÈME
- GROUPE VIII
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- CLASSES 43 à 48
- IMPRIMERIES LEMERGIER, PARIS
- L. DANEL, LILLE
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- Papier de Louis BOUCHER, à Docelles.
- Encres de Ch. LORILLEUX et Cie, à Paris.
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- CLASSIFICATION GÉNÉRALE
- TOME PREMIER.
- Groupe I. — Éducation et Enseignement.
- CLASSES.
- 1. Education de l’enfant. — Enseignement primaire.
- — Enseignement des adultes.
- 2. Enseignement secondaire.
- 3. Enseignement supérieur. — Institutions scienti-
- fiques.
- 4. Enseignement spécial artistique.
- 5. Enseignement spécial agricole.
- 6. Enseignement spécial industriel et commercial.
- TOME SECOND.
- Groupe II. — Œuvres d’art.
- CLASSES.
- 7. Peintures. — Cartons. — Dessins.
- 8. Gravure et lithographie.
- 9. Sculpture et gravure en médailles et sur pierres fines.
- 10. Architecture
- TOME TROISIÈME.
- Groupe III. — Instruments et procédés généraux des lettres, des Sciences et des Arts.
- CLASSES.
- 11. Typographie. - Impressions diverses.
- 12. Photographie.
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-
- VI
- CLASSES.
- 13. Librairie ; éditions musicales. — Reliure (matériel
- et produits). — Journaux. Affiches.
- 14. Cartes et appareils de géographie et de cosmo-
- graphie. — Topographie.
- 15. Instruments de précision. — Monnaies et médailles.
- 16. Médecine et chirurgie.
- 17. Instruments de musique.
- 18. Matériel de l’art théâtral.
- TOME QUATRIÈME.
- Groupe IY. — Matériel et procédés généraux de la mécanique.
- CLASSES.
- 19. Machines à vapeur.
- 20. Machines motrices diverses.
- 21. Appareils divers de la mécanique générale.
- 22. Machines-outils.
- TOME CINQUIÈME.
- Groupe Y. — Électricité.
- Production et utilisation mécanique de l’électricité. Electrochimie.
- Eclairage électrique.
- Télégraphie et téléphonie.
- Applications diverses de l’électricité.
- CIASSES.
- 23.
- 24.
- 25.
- 26. 27.
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- VII
- TOME SIXIÈME.
- GROUPE VI. — Génie civil. — moyens de transport.
- CLASSEE.
- 28. Matériaux, matériel et procédés du génie civil.
- 29. Modèles, plans et dessins de travaux publics.
- 30. Carrosserie et charronnage, automobiles et cycles.
- 31. Sellerie et bourellerie.
- 32. Matériel des chemins de fer et tramways.
- 33. Matériel de la navigation de commerce.
- 34. Aérostation.
- TOME SEPTIÈME.
- GROUPE VII. — Agriculture.
- CLASSES.
- 35. Matériel et procédés des exploitations rurales.
- 37. Matériel et procédés des industries agricoles.
- 39. Produits agricoles alimentaires d’origine végétale.
- 40. Produits agricoles alimentaires d’origine animale.
- 41. Produits agricoles non alimentaires.
- 42. Insectes utiles et leurs produits. — Insectes nuisibles
- et végétaux parasitaires.
- TOME HUITIÈME.
- Groupe VII. — Agriculture (Suite).
- CLASSE
- 38. Agronomie. — Statistique agricole.
- TOME NEUVIÈME.
- Groupe VIII. — Horticulture et Arboriculture.
- CLASSES. ”
- 43. Matériel et procédés de l’horticulture et de l’arboriculture.
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-
-
- VIII
- CLASSES.
- 44. Plantes potagères.
- 45. Arbres fruitiers et fruits.
- 46. Arbres, arbustes, plantes et fleurs, d’ornement.
- 47. Plantes de serre.
- 48. Graines, semences et plants de l’horticulture et des
- pépinières.
- TOME DIXIEME.
- Groupe IX. — Forêts. — Chasse. — Pèche. — Cueillettes.
- CLASSES.
- 49. Matériel et procédés des exploitations et des
- industries forestières.
- 50. Produits des exploitations et des industries fores-
- tières.
- 51. Armes de chasse.
- 52. Produits de la chasse.
- 53. Engins, instruments et produits de la pêche. Aqui-
- culture.
- 54. Engins, instruments et produits des cueillettes.
- TOME ONZIÈME.
- Groupe X. — Aliments.
- CLASSES.
- 55. Matériel et procédés des industries alimentaires.
- 56. Produits farineux et leurs dérivés.
- 57. Produits de la boulangerie et de la pâtisserie.
- 58. Conserves de viande, de poissons, de légumes et de
- fruits.
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-
-
-
- IX
- CLASSES.
- 59. Sucres et produits de la confiserie ; condiments et stimulants.
- 61. Sirops et liqueurs ; spiritueux divers ; alcools
- d’industrie.
- 62. Boissons diverses.
- TOME DOUZIÈME.
- Groupe VII. — Agriculture (Suite).
- CLASSES.
- 36. Matériel et procédés de la viticulture.
- Groupe X. — Aliments (Suite). 60. Vins et eaux-de-vie de vin.
- TOME TREIZIÈME.
- Groupe XI. — Mines. — Métallurgie.
- CLASSES.
- 63. Exploitation des mines, minières et carrières.
- 64. Grosse métallurgie.
- 65. Petite métallurgie.
- TOME QUATORZIÈME.
- Groupe XII. — Décoration et mobilier des édifices publics et des habitations.
- CLASSES.
- 66. Décoration fixe des édifices publics et des habitations.
- 67. Vitraux.
- 68. Papiers peints.
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-
-
- X
- CLASSES.
- 69. Meubles à bon marché et meubles de luxe.
- 70. Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement.
- 71. Décoration mobile et ouvrages du tapissier.
- 72. Céramique.
- 73. Cristaux, verrerie.
- 74. Appareils et procédés du chauffage et de la venti-
- lation.
- 75. Appareils et procédés d’éclairage non électrique.
- TOME QUINZIÈME.
- Groupe XIII. — Fils, Tissus, Vêtements.
- CLASSES.
- 76. Matériel et procédés de la filature et de la corderie.
- 77. Matériel et procédés de la fabrication des tissus.
- 78. Matériel et procédés du blanchiment, de la teinture,
- de l’impression et de l’apprêt des matières textiles à leurs divers états.
- 79. Matériel et procédés de la couture et de la fabri-
- cation de l’habillement.
- 80. Fils et tissus de coton.
- 81. Fils et tissus de lin, de chanvre, etc. — Produits de
- la corderie.
- 82. Fils et tissus de laine.
- 83. Soies et tissus de soie.
- 84. Dentelles, broderies et passementeries.
- 85. Industries de la confection et de la couture pour
- hommes, femmes et enfants.
- 86. Industries diverses du vêtement.
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-
- XI
- TOME SEIZIÈME.
- GROUPE XIY. — Industrie chimique.
- CLASSES.
- 87. Arts chimiques et pharmacie.
- 88. Fabrication du papier.
- 89. Cuirs et peaux.
- 90. Parfumerie.
- 91. Manufactures de tabacs et d’allumettes chimiques.
- TOME DIX-SEPTIÈME.
- GROUPE XY. — Industries diverses.
- CLASSES.
- 92. Papeterie.
- 93. Coutellerie.
- 94. Orfèvrerie.
- 95. Joaillerie et bijouterie.
- 96. Horlogerie.
- 97. Bronze', fonte et ferronnerie d’art. — Métaux
- repoussés.
- 98. Brosserie, maroquinerie, tabletterie et vannerie.
- 99. Industrie du caoutchouc et de la gutta-percha. —
- Objets de voyage et de campement.
- 100. Bimbeloterie.
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-
- XII
- TOME DIX-HUITIÈME.
- Groupe XVI. — Économie sociale. — Hygiène, Assistance publique.
- CLASSES.
- 101. Apprentissage. Protection de l’enfance ouvrière.
- 102. Rémunération du travail. Participation aux
- bénéfices.
- 103. Grande et petite industrie. — Associations coopé-
- ratives de production ou de crédit. — Syndicats professionnels.
- 104. Grande et petite culture. — Syndicats agricoles. —
- Crédit agricole.
- 105. Sécurité des ateliers. — Réglementation du travail.
- 106. Habitations ouvrières.
- 107. Sociétés coopératives de consommation.
- 108. Institutions pour le développement intellectuel et
- moral des ouvriers.
- 109. Institutions de prévoyance.
- 110. Initiative publique ou privée en vue du bien-être
- des citoyens.
- 111. Hygiène.
- 112. Assistance publique.
- TOME DIX-NEUVIÈME.
- Groupe XVII. — Colonisation.
- CLASSES.
- 113. Procédés de colonisation.
- 114. Matériel colonial.
- 115. Produits spéciaux destinés à l’exportation dans les
- colonies.
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- XIII —
- TOME VINGTIÈME.
- Groupe XVIII. — Armées de terre et de mer.
- CLASSES.
- 116. Armement et matériel de l'artillerie.
- 117. Génie militaire et services y ressortissant.
- 118. Génie maritime. —: Travaux hydrauliques.
- Torpilles.
- 119. Cartographie, hydrographie, instruments divers.
- 120. Services administratifs.
- 121. Hygiène et matériel sanitaire.
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- CATALOGUE GENERAL OFFICIEL
- ..... T ECU
- [MON
- INDU STRIES DIVERSES
- Poitou
- DECORATION
- DECORATION
- ET MOBILIER
- ET MOBILIER
- [Etats-Unis! [
- DES
- EDIFICES PUBLICS
- EDIFICES IVBUCS
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- |DES HABITATIONS
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- 4NOUSXBUCS.
- TS-m-tSTRi-ES-
- I) 1 VERSE S
- -Porte '
- H,de VUhioensiU
- J Japon , I
- aVieiHe.AuvengneË
- Expos • Dec
- iMPi£s I.EMERCIER, pAR]S
- ESPLANADE DES INVALIDES
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-
- PLAN No IV
- PLAN N» II
- PLAN W III
- CATALOGUE GENERAL OFFICIEL
- Wy,
- Armées de
- <T Ors,
- Belgique
- Exp°P décv.edela'Rue
- Salubrité^
- Norvège
- ^Espagne
- Suède yânü n -
- -...~ ~rr~~~pni—mur
- PAVILLONS DES PUISSANCES ÉTRANGÈRES
- AR R O RI C TJLTUR.E
- HORTICULTURE
- ET
- ARH ORICU1T URE
- HORTICULTURE,
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- Gi-.XVJ
- C1.4g~
- a*N-'^Palai5ndelar|oan?e
- COURS Cadets «
- <* Place
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- Terre et de mer
- l'Alma
- NAVIGATION DU
- IMPt£s LEMERCIER, PARIS
- BERGES DE LA SEINE
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-
- CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- PLAN N° V
- Pic quel
- et
- KwîS FHTJ5SÎ
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- CHAMP DE MARS
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-
- CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- PLAN N° VI
- ijjation dç
- Avenue
- OIÎATS FRANC AI S. Porte 3;
- C OI,O.NIES ET PROïEC'
- PoHel
- Ch g.i
- [Sibépie
- IMpits LEMERCIER PARIS
- TROCAPERÛ
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-
- Se<tiôns
- 2 Expositlj Hètrospep
- P B AND
- BEAUX-ARTS
- PETIT
- | PA!,A!H
- P A Z AI S
- Se< tion
- PLAN N° VII
- CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- BEAUX-ARTS
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- GROUPE vm
- HORTICULTURE, ARBORICULTURE
- Classe 43
- MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DE L’HORTICULTURES DE L’ARBORICULTURE
- Serres. — Avant la fabrication des fers dits « à vitrage », qui forment l'armature des serres, les plantes étaient logées dans des abris en bois. Ce n’est guère que vers 1848 que la construction des serres devint une industrie spéciale.
- En 1855, quelques fabricants exposèrent des spécimens dans les jardins' du Cours-la-Reine.
- A l’Exposition universelle de 1867, on admira la serre monumentale construite au centre du Jardin de l’Horticulture.
- L’Exposition Universelle de 1878 et celle de 1889 témoignèrent encore des progrès de cette industrie. De belles et spacieuses serres et des jardins d’hiver aux proportions hardies et élégantes furent habilement dispersés dans les Jardins du Trocadéro, du Champ de Mars et des Invalides.
- Bientôt, on édifia des serres en bois, pour la construction desquelles on employait spécialement le pitchpin, qu’on était arrivé à travailler avec facilité et avec goût.
- Aujourd’hui, grâce aux études des ingénieurs et des architectes, ce genre de construction a acquis un grand développement; et on lui doit de véritables monuments vitrés abritant de hautes plantes aux fleurs rares et de véritables arbres au feuillage délicat.
- Les principaux centres de cette industrie, essentiellement française par le goût et le cachet, sont les régions de Paris, d’Orléans, de Lyon, de Marseille, de Bordeaux, d’Arras, etc.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- Elle occupe en France environ 5.ooo ouvriers, qui reçoivent un salaire assez élevé. La production est active, la serre et le jardin d’hiver faisant partie aujourd’hui de toute demeure élégante, comme nécessairement de toute exploitation horticole.
- Un certain nombre de constructions sont exécutées pour l’étranger, pour l’Amérique principalement. On en importe très peu, et, en général, ces produits exotiques sont de qualité secondaire.
- Appareils de chauffage. — La construction des appareils pour le chauffage des serres fait l’objet d’une industrie spéciale, qui a réalisé de grands progrès.
- Au commencement du siècle, on chauffait à la fumée ; on se servit ensuite d’eau chaude, avec des appareils dits « thermosiphons », qui sont remplacés maintenant par la vapeur à basse pression.
- La fabrication, pendant bien longtemps, fut monopolisée par cinq ou six maisons de Paris ; aujourd’hui elle s’est étendue à Lyon, Bordeaux, Orléans, Tours ; elle est même entreprise par certains chaudronniers non spécialistes, de Paris et 4e province.
- Depuis quelque temps, l’Angleterre, l’Amérique, l’Allemagne et la Belgique nous envoient des appareils de chauffage.
- Les ouvriefs sont, en grande partie, des chaudronniers en fer et en cuivre, dont le salaire varie de o fr. 70 à o fr. 90 l’heure.
- Les principales régions de consommation sont Paris et ses environs, le Nord et l’Est.
- Taillanderie, coutellerie horticole. — L’horticulture demande à la quincaillerie, à la taillanderie, à la coutellerie, son petit outillage, dont la consommation s’accroît sans cesse, la floriculture, l’arboriculture, la culture maraîchère, la viticulture s’étant fort développées aussi bien en France qu’à l’étranger.
- Les départements des Ardennes, de la Nièvre, de la Haute-Saône et de la Meurthe-et-Moselle ont la spécialité de la grosse taillanderie : pelles, pioches, bêches, etc., l’Ariège, la Côte-d’Or, fabriquent les faulx et les faucilles ; l’Isère, la Loire, la Meuse, le Nord, le Tarn et les Vosges, les faulx, râteaux, volants, croissants, scies, etc.
- Tous ces outils sont en partie forgés, et la plupart exécutés avec un outillage mécanique.
- La consommation en France est très considérable et s’étend sur toutes les régions indistinctement.
- Nous exportons en Allemagne et surtout dans l’Amérique du Sud.
- Dans toutes les usines, les ouvriers gagnent de o fr. 40 à o fr. 60 l’heure, et la plupart sont intéressés et participent aux bénéfices. .
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 3
- Lâ serrurerie horticole, qui fournit tous les objets servant à 1 ornementation des jardins, kiosques, meubles rustiques, grillages, etc., possède ses usines spéciales dans la Seine, le Loiret, la Somme, le Pas-de-Calais.
- La coutellerie horticole (serpettes, greffoirs, épluchoirs, égoïnes et sécateurs), moins importante que la quincaillerie, est une spécialité localisée dans trois départements : la Haute-Marne, le Jura et la Somme.
- Leur spécialité — 2.5oo pièces par jour — est la fabrication du sécateur fort amélioré depuis moins d’un siècle qu’il existe, et remplaçant fort avantageusement la serpette.
- La fabrication parisienne porte principalement sur des modèles spéciaux, recherchés pour le soin et le fini de leur exécution.
- Dans les centres viticoles et horticoles existent aussi quelques couteliers, mais qui ne fournissent qu’à la consommation de leur département.
- La coutellerie horticole est exportée dans le monde entier, les pays étrangers n’étant pas encore parvenus à notre perfection. Du reste, il n’y a guère que l’Allemagne et l’Amérique du Sud qui commencent à fabriquer.
- Les ouvriers couteliers gagnent en moyenne o fr. 5o à o fr. 70 l’heure.
- L’art des jardins. — Les jardins remontent certainement aux premières civilisations. Ceux de la Chine, de l’Égypte, de la Chaldée, de la Perse, de la Grèce, de Rome eurent une célébrité dont l’histoire a gardé le souvenir.
- Pendant la Renaissance, l’horticulture, fort déchue, reprit de l’éclat. A Florence, Laurent de Médicis créa de superbes jardins, sur des plans inspirés par les souvenirs de la Rome antique.
- En France, les beaux jardins reparurent sous François Ier. Ceux de Fontainebleau, créés par lui, furent tracés et plantés dans le goût italien, qui persista jusqu’à l’avènement de Le Nôtre. C’est à ce dernier que nous devons Vaux, Trianon, Marly, Saint-Cloud et enfin Versailles, son chef-d’œuvre.
- Une science approfondie de la perspective, en même temps que le sentiment de l’élégance dans la majesté et la régularité furent les principales qualités de Le Nôtre.
- L’Angleterre, qui, la première, adopta ce style fut la première également à le délaisser ; elle prit l’initiative d’une véritable révolution. Kent, dont les travaux vont de 1720 à 1748; a laissé dans la Grande-Bretagne un nom aussi illustre que celui de Le Nôtre. Son esthétique, fort différente, professait que la nature a horreur de la ligne droite. Elle remplaça les grandes surfaces planes par des vallonnements, et, au. lieu de cascades
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 4
- majestueuses tombant sur des degrés de marbre, fit serpenter des rivières parmi des arbres disposés en bouquets ou en massifs.
- Mais bientôt l’art paysager dégénéra, tomba dans le mauvais goût et de nouveau les jardins furent dessinés sans grâce, sans nul souci de la vraisemblance. 11 faut arriver jusqu’à Napoléon 111 et à ce grand metteur en scène, Alphand, pour voir cet art à son apogée. Alors surgirent le bois de Boulogne, le bois de Vincennes, le parc Montceau, les buttes Chaumont, Montsouris.
- Depuis 1889, nous n’avons pas fait de grands progrès ; cependant des modifications de détail, pour la plupart légitimes et heureuses, ont été apportées sans altérer les règles essentielles à la composition.
- La transplantation des gros arbres étant devenue très facile, par suite du perfectionnement des chariots employés à cet usage, on plante fréquemment, et particulièrement dans les villes, de très forts végétaux, dont la reprise est presque toujours certaine.
- La mosaïculture semble être délaissée de plus en plus, surtout dans les parcs, où on lui préfère la disposition plus ou moins irrégulière de fleurs diverses.
- Les œuvres d’art, les vases notamment, sont venus en plus grand nombre orner les jardins ; les édicules rustiques et pittoresques, qui se sont beaucoup perfectionnés, servent également à la décoration.
- En somme, dans l’art des jardins, nous tenons le premier rang, et les architectes paysagistes français ont acquis une légitime notoriété à l’étranger où de nombreux travaux leur sont actuellement confiés.
- Presse horticole.— Pour propager les bonnes méthodes, les nouveautés en plantes, fleurs, fruits, l’application des engrais, des insecticides, tous les progrès enfin accomplis dans l’horticulture, et afin de créer un lien de relations entre le commerce et l’amateur, il s’est fondé une presse spéciale, dont le premier organe parut il y a soixante-dix ans environ.
- Cette presse est moins répandue chez nous que dans certains pays étrangers : Angleterre, Amérique, Allemagne notamment.
- Par contre, depuis quelques années, en France, le nombre des sociétés d’horticulture s’est accru dans de grandes proportions, et presque toutes ces associations ont créé un journal.
- D’ailleurs, nombre de journaux agricoles, scientifiques et mondains traitent des questions horticoles.
- Depuis quelques années surtout, il paraît un très grand nombre d’ouvrages sur les fleurs, les fruits, les légumes, dont les auteurs sont, en majeure partie, des élèves sortant de nos diverses écoles d’horticulture et surtout de l’Ecole nationale de Versailles.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
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- RECENSEMENT PROFESSIONNEL 1896
- INDUSTRIES J .g H ss O g H o « S PS § « o S Z C2 S ^ s JO S <î » s H £ » O «a» H S <d H CÜ33 RÉPARTITION de ces établissements d’après le nombre des personnes occupées DÉPARTEMENTS où sont occupées le plus de personnes PROPORTION PRODUCTION OUTILLAGE, ETC.
- O 2. Ï5 «, O 3 Z “S •e « S 0 à 50 50 à 500 plus de 500 pour 100 du personnel total
- Fabrication de paillassons 200 6 6 Seine (49) Pas-de-Calais (13)
- Fabrication d’échelles 250 5 5 » » Rhône (34), Seine (22) Aisne (15) Seine-et-Marne (9)
- Fabrication de chaises rustiques et objets de jardins en bois, etc. 500 20 19 1 Seine (38) Seine-et-Oise (13)
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- Classe 43
- MATÉRIEL ET PROCÉDÉS (4)
- DE L’HORTICULTURE&DE L’ARBORICULTURE
- FRANCE
- 1. Abondance & Cie, à Taverny (Seine-et-Oise). —Paillassons.
- Claies. Châssis. Bâches. PLAN II
- 2. Acker (Emile), à Paris, rue Etienne-Marcel, 52. — Étiquettes
- pour jardins. PLAN II
- 3. Allouard (Albert) & Cie, à Paris, rue du Chemin-Vert, 72.
- — Tuyaux métalliques pour l’arrosage. PLAN II
- 4. André (Édouard et René), à Paris, rue Chaptal, 30. —
- Plans et vues de parcs et jardins. Traité de l’art des jardins. Cours professé à l’École nationale d’horticulture de Versailles. PLAN II
- Paris 1889, Hors Concours, membre du Jury, Croix de la Légion d’Honneur.
- 5. Anfroy (Louis), à Andilly (Seine-et-Oise). — Claies et
- paillassons pour ombrer les serres. Paniers à orchidées. PLAN II
- 6. Aubry (Emile), à Paris, rue . Vieille-du-Temple, 131. —
- Sécateui’s. Serpettes. Greffoirs divers. Scies. Égoïnes. Ciseleurs. Inciseurs. Couteaux. Serpes. Cueilles-fleurs et fruits. PLAN II (*)
- (*) Les chiffres et la lettré qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- La lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à l'intersection desquelles se trouve le produit exposé.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43. 7
- 7. BaUauff & Petitpont, à Paris, rue Beautreillis, 22. —
- Stores en bois. PLAN II
- 8. Ballédent (Honoré), à Soissons (Aisne). — Traité sur la
- . culture des asperges et des fraises. PLAN II
- 9. Barbou (Victor), à Paris, rue Montmartre, 52.—Articles
- en fer pour l’horticulture et pour les jardins. Étagères en fer pour jardins, serres, appartements. Décrottoirs, gratte-pieds. Fer galvanisé, pour jardins et serres. PLAN II
- Porte-fruits tournant brevetés S. G. D. G. Appareil permettant par la disposition tournante la vérification des fruits à conserver. Porte-flaconS en fer pour la conservation des raisins frais (genre Thomery).
- Exposition universelle Paris 1889, Médaille d’argent.
- 10. Barillot (C.), à Moulins (Allier). — Chauffage de serres.
- Thermosiphon tubulaire vertical à feu continu. PLAN II
- Exposition universelle Paris 1878, Médaille d’argent.
- 11. Bay (G.), à Paris, cour des Petites-Écuries, 16. — Miroirs à
- trois et à quatre faces. Chevalet. Miroirs ronds et doubles. Cuivrerie nickelée. PLAN II
- Petite miroiterie de fantaisie en genre riche.
- Paris 1889, Médaille d’argent; Chicag'o 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 12. Bay (G.), à Paris, cour des Petites-Écuries, 16. — Cueille,
- fleurs et échenilloirs gardant ou non la branche coupée. PLAN l|
- 13. Belleville (J), à Nantes (Loire-Inférieure), avenue
- Sainte-Claire, 16. — Outillage. Pompes. Objets d’ornements pour jardins. PLAN II
- 14. Bergeotte^.), à Paris, avenue de la Grande-Armée, 44. —
- Grilles pour parcs et châteaux ; intérieurs de jardins et de propriétés, faisanderies, serres, ponts. PLAN II
- Paris 1855, Médaille d’argent de lre classe ; Paris 1867, Médaille d argent de lre classe ; Paris 1878, Médaille d’argent de fre classe ; Paris 1889, Médaille d’or.
- Membre du Comité d’admission de la classe 66.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 15. Bergerot, Schwartz & Meurer, à Paris, boulevard
- de la Villette, 76. — Serres avec jardin d’hiver. PLAN li
- 16. Besnard père, fils <fc gendres, à Paris, rue Geoffroy-Lasnier, 28. — Pulvérisateurs divers. Soufreuses. Alambics. Trousse densimétrique pour fruits. Chauffage au pétrole pour serres. PLAN II
- Expositions universelles : Paris 1818, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’or ; Chicago 1893, Médaille commémorative ; Bruxelles 1897, deux Médailles d’or.
- 17. Bessin frères, à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne). —
- Un lot de grilles en fer forgé de différents modèles. PLAN U
- Grilles pour entrées de villas.
- Exposition universelle Paris 1889, Médaille de bronze.
- 18. Bigoudot (Louis-Victor), à Paris, rue Sedaine, 50. — Mastic à greffer. Mastic au minium. PLAN H
- Paris 1889, Médaille d’or.
- 19. Blanquier (Louis), à Paris, rue de l’Evangile, 20. —
- Chauffages pour serres, jardins d’hiver, maisons, etc. PLAN II
- Constructeur breveté.
- 20. Bluet (Marie-PL), à Dijon (Côte-d’Or), rue de Longvic, 54.
- — Microscopes. Floroscopes. Loupes. Compte-graines. Thermomètres.
- PLAN II
- 21. Bosch (Francis), à Paris, rue de l’Hirondelle, 27. —
- Escaliers. Pliants et échelles pour serres et jardins. PLAN II
- 22. Bretonnier (Marie), à Paris, rue des Tournelles, 14. —
- Porte-étiquettes et porte-pots pour fleurs et fruits. PLAN II
- 23. Brochard (Emile) fils, à Paris, boulevard Richard-Lenoir, 40. — Abris vitrés. Châssis de clôture. Grilles. Appareils d’arrosage,
- etc. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 9
- 24. Broquet (Adolphe), à Paris, rue Oberkampf, 3 21. —
- Pompes et appareils d’arrosage. Pompes à purin. Tonneaux d’arrosage et à purins. Pompes à chapelet pour diverses profondeurs, à bras et à manège. Pompes à pistons à manège, à courant continu. Canalisation pour irrigations. PLAN II
- Plans et devis pour différentes installations.
- Paris 1889, Médaille d’or.
- 25. Capitain-Gény (E.) & Gie, à Bussy, près Joinville
- (Haute-Marne). — Statues et vases en fonte, -en bronze ou autres métaux pour décorations de jardins et parcs. Bancs et arceaux de jardins. Jardinières et corbeilles en fonte. PLAN II
- Fontes moulées et ajustées en divers genres.
- Officier de la Légion d’Honneur.
- 26. Carpentier (Edmond), à Doullens (Somme). — Serre pour
- la culture de la vigne et du pêcher. PLAN II
- 27. Chaillonx (Louis), à Cliàteauneuf-sur-Loire (Loiret). —
- Ficelles et cordages pour horticulteurs. PLAN II
- Corderie mécanique et à la main.
- 28. Chambre syndicale professionnelle des Horticulteurs & Maraîchers d’Amiens, à Amiens (Somme).
- — Plants de jardins. PLAN II
- « La Picardie horticole », journal mensuel illustré.
- 29. Chaumeton (Ernest), à Neuilly-sur-Seine (Seine), boulevard Victor-Hugo, obis. — Rochers et objets rustiques en ciment.
- PLAN II
- 30. Chauré (Lucien), à Paris, rue de Sèvres, 14.—Journal « Le Moniteur d'Horticulture ». Publications horticoles. > PLAN II
- 31. Ghéron (Jean-Baptiste), à Liancourt-sur-Sambre (Oise).—
- Pots à fleurs et paniers orchidées d’une composition en engrais aggloméré.
- PLAN II
- 32. Chevreton (M.-Jean) & Rivière (Stéphane), à Saint-Chamond (Loire), place Saint-Pierre, 10. — Machines à greffer.
- -PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 33. Chrétin (Frédéric), à Paris, rue Saint-Ferdinand, 32.
- — Sécateurs. Greffoirs. Articles pour le jardinage. PLAN I!
- 34. Clinard. (Théophile), à Saint-Denis (Seine), rue de la
- Légion-d’Honneur, 43 et 45. — Chauffage de serres. Chaudières. Thermosiphons. Tuyauterie et accessoires de chauffage de serres et de jardins d’hiver. PLAN II
- Exposition universelle Paris 1889, Médaille de bronze.
- 35. Coclru. (Eugène), à Saint-Denis (Seine), rue Pinel, 19. —
- Un groupe de serres. PLAN II
- Consti’ucteur de sentes, châssis, bâches, chauffages, claies. Maison fondée en 1854.
- Serres à double vitrage système E. Coehu et diverses ventilations automatiques, coffres et bâches « Rapides », claies « l’Éclatante » à lames mobiles, ombrant en laissant passer la lumière.
- Paris 1878, Médaille de bronze; Paris 1889, Médaille d’or, Chevalier roix du Mérite agricole.
- 36. Comte (L.) fils, à Grasse (Alpes-Maritimes). — Mastic pour
- greffer à froid les arbres et les arbustes. PLAN II
- 37. Couppez (E.) & Léonet (A.), à Paris, rue d’Angoulême,
- 118. — Pompes pour arrosage à balancier ou à volant fixe ou transportable sur brouette. Tonneaux pour arrosage montés sur chariot avec et sans pompe. Réservoir avec mouvement de pompe à chaîne pour l’arrosage. Pompes à chaîne fermées et ouvertes. Trépied porte-lance. Arroseur rotatif. Tuyaux en caoutchouc, en toile. Raccords. Lances. Jets, etc. PLAN II
- Constructeurs.
- Exposent également classe 35.
- 38. Daigremont (Mme A.), à Paris, rue des Mathurins, 33.
- — Un tableau de fleurs naturelles. PLAN II
- 39. Dauthenay (Henri-Louis), à Paris, boulevard Raspail, 212. — L’ « Ai’gus horticole ». Annuaire général de l’horticulture.
- PLAN II
- 40. Dautremont (Félix), à Yervins (Aisne). — Armures
- métalliques pour jeunes arbres. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- li
- 41. Dedieu & Hallay, à Paris, ruelle Gandon, 1, 3 et 9.
- __Chaudières pour chauffage des serres. Bâches. Jardins d’hiver.
- PLAN II
- 42. Deny (Eugène) & Marcel (Cyprien)^ Paris, rue Spontini,
- 30. — Plans. Dessins. Perspectives, de parc et jardins. PLAN 11
- 43. Deperraz (Auguste), à Billancourt-Boulogne (Seine),
- route de Versailles, 103.—échelles pour jardins. PLAN II
- 44. Deserces (Théogène), à Paris, rue du Faubourg-Saint-
- Denis, 48. — Arrosoirs. Vaporisateurs. Pulvérisateurs pour serres et
- jardins. PLAN 11
- 45. Ding’eon (Camille), à Paris, rue Tronchet, 19. — Engrais
- floral concentré. PLAN II
- 46. Doin (Octave), à Paris, place de l’Odéon, 8. — Publications
- horticoles. PLAN II
- 47. Dorléans (Ernest), à Clicbv (Seine), rue du Landy, 13.
- — Kiosque. Claies. Paillassons. Treillages, etc. PLAN II
- 48. Drouard (Jules) ,à Paris, rue Oberkampf, 125. —Articles
- d’arrosage. Fournitures en zinc, cuivre et fer-blanc pour jardins.
- PLANJt
- 49. Dubos (Paul) & Cie, à Saint-Denis (Seine), rue Coignet,
- 6. — Statues. Vases. Pierres ornementées. Pierres de perrons.
- Balustrades. Balustres. PLAN II
- Monuments funéraires. Tuyaux. Egouts, etc.
- 50. Ducerf (Auguste), commune de Choisy-au-Bac (Oise), au
- chateau du Francport. — Ouvrage manuscrit sur l’art de la Mosaïculture. Résumé des travaux exécutés par l’auteur dans la propriété du marquis de l’Aigle de 1811 jusqu’à nos jours. PLAN II
- 51. Dufour (Sosthène), aîné, à Paris, rue Mauconseil, 27. —
- Abris pour espaliers et ombrage de serres. PLAN II
- Anciennement rue de Turbigo, 13.
- 52. Durand-Vaillant (Barthélemy), à Paris, boulevard de
- Cbaronne, 120. — Chaudières à eau chaude pour le chauffage des serres. PLAN II
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- 12
- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 53. Durey-Sohy (Camille), à Paris, rue Le Brun, 17 et
- 19. — Pompes. Tonneaux. Appareils d’arrosage. Rouleaux. Tondeuses de gazon. PLAN N° 2
- 54. Eon (E.), à Paris, rue des Boulangers, 13. — Baromètres,
- Thermomètres. Hygromètres pour serres. PLAN II
- 55. Eerry (Paul-C.), à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise), rue de
- Pontoise, 65 et 67. — Pavillon avec serres annexes. PLAN II
- Entrepreneur de la serrurerie du Grand Palais.
- Officier du Mérite agricole.
- Paris 18“8, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’argent.
- 56. FigUS (Paul), à Paris, rue de Charonne, 121. — Bacs.
- Caisses. Chariots. PLAN II
- 57. Finot & Cie, à Clamart (Seine), rue de Trosj, 5. — Serre.
- Jardin d’hiver. Grilles. PLAN II
- 58. Floucaud (Joseph), à Paris, rue de Bagnolet, 65. —
- Arrosoirs. Seringues. Batteries d’arrosage. Arroseuses, etc. PLAN II
- 59. Fontaine-Souverain (Denis) fils, à Dijon (Côte-d’Or),
- rue des Roses, 9. — Echelles simples et doubles. Escabeaux. Treillages décoratifs. Caisses et bacs à fleurs. Kiosque en bois découpés. Claies à ombrer. Jalousies. Stores, etc. PLAN II
- Constructeur. Échelle simple et double à transformations et à coulisses « La Dijonnaise », système déposé, en 2, 3 ou 4 parties. Escabeaux, etc. Bruxelles 1891, Médaille d’argent.
- 60. Franquet (Charles), à Paris, rue Fromentin, 14. —
- Microscopes. Compte-graines. Loupes et appareils lenticulaires servant à
- l’horticulture. PLAN II
- 61. Gallet (Théodore), à Tours (Indre-et-Loire), rue Jules-
- Charpentier, 109. — Appareils de chauffage thermo-hydrotubulaire pour serres. PLAN II
- 62. Gayer-Legendre, à Paris, boulevard de Charonne, 168.
- — Châssis. Grillages divers. PLAN II
- 63. Girard-Col (Jean), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
- — Collection d’étiquettes pour l’horticulture. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 13
- 64. Girardot (Jules), à Paris, rue de Picpus, 36. — Serres.
- Marquises. Vérandas. Châssis. PLAN II
- 65. Goussard (Emile), à Montreuil (Seine), rue de la Répu-
- blique, 58. — Mastic à greffer, s’employant à froid pour greffer la vigne, les arbres et pour cicatriser leurs plaies. PLAN II
- Exposition universelle Paris 1889, Médaille de bronze. Agréé et récompensé par la Société nationale d’Horticulture de France.
- 66. Granrut (Louis-E. du), aux Islettes (Meuse). — Cloches à
- jardins. PLAN II
- 67. Gravereaux (Jules), à IJHay, près Bourg-la-Reine
- (Seine). — 1° Un tableau (vue à vol d’oiseau de la Roseraie de l’HayJ. 2° Un catalogue des espèees botaniques et des variétés horticoles du genre Rosa cultivées dans la roseraie de L’Hay. PLAN II
- Exposition universelle de Paris 1889, Médaille de bronze.
- 68. Grenthe (Louis), à Pontoise (Seine-et-Oise), et à Paris, rue d’Hauteville, 83. — Serres et chauffages de serres.
- PLAN il
- « La Serre Moderne ».
- Dispositions pour culture sous verre des plantes, vignes et pêchers. > Chauffage pour serres et pour tous usages.
- Paris 1878, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’or.
- 69. Grünevald (Alexis), à Meudon (Seine-et-Oise), chemin
- de la Station, 11. — Fontaine aquarium. PLAN II
- 70. Guillot-Pelletier fils & Cle, à Orléans (Loiret), rue de
- la Gare. — Serre et chauffage de serre. PLAN II
- 71. Hégn (Louis), à Angers (Maine-et-Loire), place du Pilori,
- 11. —Pompes. Arrosoirs. PLAN II
- 72. Hochard (Arthur), à Paris, rue Amélie, 7. — Baromètre.
- Igromètre. Sièges rustiques. PLAN II
- 73. Jollivet (Eugène), à Saint-Prix (Seine-eUOise). —
- Appareils mobiles pour la conservation des fruits. PLAN II
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- -.GROUPE VIII. t- CLASSE. 43.
- 74. Labite (Jules-Victor), à Clermont (Oise). — Un plan de
- ferme fruitière. PLAN II
- Président d’honneur de la Société d’agriculture.
- Expositions universelles : Paris 1867, Grande Médaille d’or, Grande Médaille d’argent; Paris 1878, Médaille, d’or; Paris 1889, Diplôme commémoratif.
- 75. Lacroix (Ernest), à Châlons-sur-Marne (Marne) rue Titon,
- , 9. — Porte-fraises. PLAN II
- 76. Lamy (Léon), à Méru (Oise). — Caisses et bacs à fleurs.
- PLAN II
- 77. Launay (Félix), au Perreux (Seine), rue de la Paix
- prolongée, 6.-— Étiquettes en cristal méplat, imprimées et fermées au feu. PLAN II
- 78. Lebastard (Clément), à Nantes (Loire-Inférieure), rue Saint-Jacques, 21. —Jardinières. Poteries et faïences. PLAN II
- 79. Lebœuf (Henry), à Paris, rue Vésale, 7. — Claies pour les
- serres et les jardins d’hiver. PLAN II
- Expositions universelles : Paris 1867, Médaille de bronze ; Paris 1878, Médaille d’argent; Paris 1889, Médaille d’argent.
- 80. Lebœuf (Paul), Guion & Damien, à Paris, rue des
- Meuniers, 14 et 16. — Appareils divers pour le chauffage des serres. PLAN II
- 81. Le Breton (Georges), à Paris, rue Gounod, 5. —Plans
- de parcs et jardins. PLAN II
- Ancienne maison L. L. Le Breton et fils.
- Récompenses obtenues : Paris 1855, Premier Prix ; Paris 1867, Premier Prix ; Paris 1878, Premier Prix ; Paris 1889, Premier Prix, Médaille d’or. Chevalier du Mérite agricole.
- 82. Lebrun (Alphonse), à Paris, avenue Parmentier, 98. —
- Pompes à mains pour l’arrosage des serres et jardins. PLAN II
- 83. Le Chevalier (Alexandre) , à Cabourg (Calvados). —
- Outils et coutellerie horticoles. Vases et pots à fleurs. Étiquettes gravées. PLAN II
- Outillage de fabrication.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 48.
- 15
- 84. Leduc (Louis), à Andilly (Seine-et-Oise), rue de Paris,
- gO. —Serre. Châssis. Coffres. PLAN tl
- 85. Lefrère-Dujardin (Édouard), à Billancourt (Seine), rue
- du Hameau 6. — Étiquettes en bois, en zinc et en papier simili-Japon. plan II
- Fabrique spéciale pour l’horticulture.
- 86. Legendre (Émile), à Paris, rue Monte-Cristo, 12. — Vases. Corbeilles. Jardinières. Suspensions. Poterie rustique. PLAN II
- 87. Lelarge (Jules), à Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise). —
- Caisses à ossature métallique et à panneaux mobiles pour orangers et arbustes. PLAN II
- 88. Le Melle (Auguste), à Paris, rue Lafayette, 42. — Tondeuse
- de gazon. PLAN II
- 89. Lerch (Félix), à Paris, boulevard Richard-Lenoir, 61. —
- Echelles diverses pour l’horticulture. PLAN II
- Constructeur breveté S. G. D. G. "
- 90. Levasseur (Eugène), à Paris, rue d’Angoulême, 70. —
- Bêches. Pioches. Houes, Échelles. Serpettes, Greffoirs. PLAN II
- 91. Lhomme-Lefort, à Paris, rue des Alouettes, 38. —
- Mastic pour greffer à froid. PLAN II
- 92. Librairie & Imprimerie horticoles, à Paris, rue
- de Grenelle, 84 bis. — Journaux : le « Jardin », le « Petit Jardin » illustré, le « Commerce horticole. » Livres : Spécimens d’illustrations en noir et en couleurs. PLAN II
- Paris 1889. Médaille d’argent.
- 93. Longy (Henri), à Melun (Seine-et-Marne), rue Saint-Aspais,
- 25. Sécateurs. Serpettes. Greffoirs. Jardinières. Scies et divers instruments pour l’horticulture. PLAN II
- 94. Lotte (Gaston), à Paris, rue Louis-Braille, 12. — Échelles
- aériennes montées sur chariot. Échelles d’élagueurs à chariot démontable. Échelles à crochets et à coulisses. PLAN II
- Modèles adoptés et en service au régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris brevetées.
- , Fabricant d échelles brevetées. Échelles de diverses formes et dimejisions. Échafaudage roulant à coulisse, etc.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 95. Lusseau (Henri), à Paris, rue de Boulai milliers, 24, et à
- Villeneuve-le-Roi (Seine-et-Oise). — Plans de parcs et jardins. Etudes d’exécution. Constructions et édicules pour les parcs et jardins. PLAN II
- Ingénieur, architecte-paysagiste. Création de parcs et jardins et restauration.
- Expositions universelles : Paris 1889, 1 Premier et 1 Second Prix, Grande Médaille d’agent; Chicago 1893, Médaille commémorative et Chevalier du Mérite agricole.
- 96. Maillard (Edmond), à Choisy-le-Roi (Seine), place de l’Eglise, 5. — Arrosoirs pour serres. Chauffage thermosiphon.
- PLAN II
- 97. Maitre, à Auvers-sur-Oise (Seine-et-Oise). — Sacs à
- raisins, destructeurs des parasites. Articles horticoles. PLAN II
- 98. Martin (J.-B.), à Paris, rue de Jessaint, 16. —- Râtissoirs.
- Bineuses. Herses. Râteaux. Dresse-bordures, etc. PLAN II
- 99. Martinet (Henry), à Paris, boulevard Saint-Germain,
- 167. — Plans. Vues. Photographies et maquettes de parcs et jardins publics et privés, créés eh France et à l’étranger. PLAN II
- Architecte paysagiste. Professeur à l’École nationale d’Horticulture. Bruxelles 1897, membre du Jury.
- 100. Martre & ses fils, à Paris, rue du Jura, 15. —
- Chauffage pour serres, jardins d’hiver, etc. Chaudières verticales et horizontales en cuivre, en fer et en fonte, à réservoir de combustible.
- PLAN II
- Paris 1889, Médaille d’or ; Chicago 1893, Diplôme commémoratif. — Chevalier du Mérite agricole.
- 101. Masson (Octave), à Combes-la-Yille(Seine-et-Marne). —
- Études. Projets et plans de parcs et jardins. PLAN II
- 102. Mathian (G.), à Paris, rue Damesme, 25. —• Serres
- d’amateurs et d’horticulteurs en fer et en bois. PLAN II
- Spécialité de chauffage de serres.
- 103. Manpn (Désiré), à Orléans (Loiret), rue des Beaumonts,
- 33. — Pompes. Manèges. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 17
- 104. Maurice (Alfred), à Château-du-Loir (Sartlie). —Caisses
- à fleurs et à orangers. PLAN II
- 105. Méténier (Jules'), à Paris, rue Troncliet, 17. — Outils.
- Tondeuse. Appareils d’arrosage. PLAN II
- 106. Meunier (Alphonse), à Paris, impasse Chalon, 5. —
- Porte-étiquettes pour fruits et fleurs. PLAN II
- 107. Meystre (Vve Eugène), à Paris, rue d’Angoulème, 70.
- — Étiquettes. Vases à fleurs. PLAN II
- 108. Michaux (Albert), à Asnières (Seine), avenue de
- Courbevoie, 81. — Serre. Jardin d’hiver. PLAN II
- 109. Monlezun (Léon), à Alençon (Orne), Grande-Rue, 70.
- — Sécateurs. Serpettes. Greffoirs. Égoïnes. PLAN il
- 110. Morel (Francisque), à Lyon (Rhône), rue du Souvenir,
- 33. — Plans et vues de parcs et jardins. PLAN II
- 111. Muratori (Ferdinand) , à Paris, rue de la Folie-Méricourt,
- 26. — Vaporisateurs. Pulvérisateurs. Soufreuse. PLAN II
- 112. Nadeaud (Georges), à Paris, rue Popincourt, 32. —
- Pulvérisateurs. Vaporisateurs pour insecticides. PLAN II
- 113. Nadeaud (Vve), à Paris, rue du Faubourg-Saint-Denis,
- 101. — Appareils horticoles pour l’emploi des liquides insecticides à l’usage des jardins. PLAN II
- Paris 1889, Mention honorable.
- 114. Nivet jeune (Henri), à Limoges (Haute-Vienne), rue
- des Sœurs-de-la-Rivière, 10. — Plans et dessins de parcs et jardins. PLAN II
- 115. Ozanne (Gaston) fils, à Paris, rue de Marcqfoy, 11. —
- Serre en fer. Châssis et coffres. Contre-espaliers. Grillages. Clôtures. Grilles Kiosques. Ponts et passerelles. PLAN II
- Ancienne maison Ozanne et fils. Serrurerie artistique et horticole.
- 116. Paquien (Paul), à Paris, rue Saint-Sabin, 8. — Chaises.
- Fauteuils. Tables Canapés. Chaises-longues. Berceuses pour jardins et vérandas. - PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 117. Paradis (Héritiers), à Hautmont (Nord). — Appareils
- d’arrosage : Brouettes. Manèges. Tonneaux. Herses. Laveurs. Rouleaux. Bancs. Tables. Bordures. PLAN If
- Constructeurs pour jardins.
- Exposition universelle, Paris 1889, Médaille d’argent.
- Exposent également classes 20, 35 et 65.
- 118., Parent (Frédéric), à Paris, rue des Pyramides, 12. —
- \ itraux en fleurs. Corbeilles. Jardinières en plantes et fleurs naturalisées. PLAN II
- Maison fondée en 1885, avenue de l’Opéra, 13.
- Paris 1889, Médaille de bronze.
- 119. Paulin (Louis), à Paris, rue Yan-Loo, II. — Semelles, tranchantes pour enlever les plantes parasites des jardins. PLAN If
- 120. Panzes (Jean), à Paris, boulevard de Grenelle, 105tis. —
- Vases. Poterie horticole. Porte-bouquets. Cache-pots, etc. PLAN II
- Modèles pour plantes ornementales de serres et d’appartements. Petits modèles avec décorations artistiques pour porte-bouquets, etc.
- 121. Péan (Armand), à Paris rue Rochechouart, 84. — Plans
- de jardins et constructions pittoresques. PLAN II
- 122. Péan (Eugène-L.), à Paris, rue Rochechouart, 84. —
- Dessins d’architecture se rapportant aux jardins. PLAN If
- 123. Péan (Sylvain), à Paris, rue de Gharenton, 43. —
- Coutellerie horticole. PLAN II
- 124. Peignon fils, à Paris, avenue de Breteuil, 74. —
- Clôtures. Treillages. Grillages. PLAN II
- Maisons à Nantes, boulevard de Doulon, 4, et à Bordeaux, gare de Brienne.
- Exposition universelle de Paris 1889, Médaille de bronze.
- 125. Pelletier (Julien), à Courbevoie (Seine), rue Hudré,
- 14 et 16. — Châssis. Claies. Paillassons. PLAN II
- 126. Pelletier (Vve Léon), à Paris, boulevard Poissonnière,
- 12. — Travaux en fil de fer et serrurerie d’art. Grilles à rosaces. Bordures et clôtures en fils ondulés. Tapis métalliques. Clôtures de terrains. Grillages en divers genres. PLAN II
- Paris 1818, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille de bronze.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 19
- 127. Perrault (Emmanuel) fils aîné, à Angers (Maine-et-Loire), route des Ponts-de-Gé, 75. — Plans. Dessins de parcs et iardins non exécutés. Plans. Dessins de parcs et jardins exécutés.
- PLAN II
- Architecte paysagiste. Villa des Roches.
- 128. Philippon (Louis), à Robinson, commune de Chatenay
- (Seine). — Kiosque rustique. Treillage décoratif. PLAN II
- 129. Pi 11 on (Marie), à Issy-les-Moulineaux (Seine), rue André-
- Chénier, 6. — Jalousies. Claies. Treillages. Chalet. PLAN II
- 130. Plançon (Marie-C.-M.), à la Garenne-Colombes (Seine),
- rue de l’Aigle, 29. — Ameublements de jardin. Treillages décoratifs. Constructions rustiques. Claies à ombrer. Paillassons. PLAN II
- Fabrique de claies et paillassons et entreprises de constructions rustiques.
- 131. Pradines (Léon), à Levallois-Perret (Seine), rue de
- Courcelles, 27. — Sécateurs. Serpettes. Épluchoirs. Greffoirs. Échenilloirs, etc. PLAN II
- 132. Quenat (Pierre-M.-A.), à Paris, rue de la Tour, 96 bis.
- — Plans de parcs et jardins exécutés, en cours d’exécution. Constructions et édicules divers pour l’ornementation et la décoration des parcs et jardins. PLAN II
- Villa de la Tour, pavillon 8.
- Architecte paysagiste et entrepreneur général de parcs et jardins.
- Paris 1867, Médaille de bronze commémorative ; Paris 1878, Médaille de bronze ; Paris 1889, Médaille d’argent, Chevalier du Mérite agricole.
- 133. Radot (Emile), à Essonnes (Seine-et-Oise). — Pots à fleurs.
- \ases de jardins. Balustres. Bordures de jardins. Produits émaillés. Pots de toutes formes pour orchidées. PLAN II
- Usine des Tartarets. Poteries pour l’horticulture, produits céramiques.
- Expositions universelles : Paris 1889, Médaille d’argent ; Chicago 1893, Médaille commémorative.
- 134. Rager (Henri), à Vernon (Eure), rue Saint-Lazare, 1. —
- Étiquettes en bois. Treillage artistique. PLAN II
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- 20
- GROUPE VIH» CLASSE 43.
- 135. Rainfray (Julien), à Paris, rue Pavée, 24. — Sièges et
- meubles en jonc naturel et de couleurs pour jardins, serres, vérandas, etc.
- PLAN H
- Paris 1855, 1867, 1878 et 1889, Médailles de bronze.
- 136. Redont (Édouard), à Reims (Marne). — Plans et vues
- perspectives des promenades, parcs, squares et jardins publics de la ville de Reims : Plans et vues perspectives des Parcs publics (Jardins botaniques), avenues, etc., de la ville de Craïova (Roumanie) en cours d’exécution. Plans. Maquettes. Aquarelles et vues perspectives de divers parcs et jardins paysages publics et privés : Parc viticole en Champagne. Parcs de la villa Ormont (Suisse). Parc d’Andelain (Aisne). Parc d’Epernay (Marne). Ponts. Rochers, etc. Travaux exécutés pendant les cinq dernières années. PLAN II
- Architecte-paysagiste.
- 1er Prix en 1898.
- Constructions rustiques diverses.
- Bruxelles 1897, Grande Médaille d’or.
- 137. Reinié (Ernest), à Courbevoie (Seine), rue d’Aboukir,
- 48. — Insecticides et produits chimiques horticoles. PLAN II
- 138. Renié (J.-André), à Pontoise (Seine-et-Oise), rue de
- Gisors, 46. — Échelles démontables pour jardins. PLAN II
- 139. Revéron (Charles), à Paris, avenue Bugeaud, 8. —
- Plans de parcs et jardins. PLAN II
- 140. Revue horticole, à Paris, rue Jacob, 26. — Collec-
- tion des 71 volumes publiés de 1829 à 1900. Tableaux de planches coloriées : Fleurs. Fruits. Légumes. * PLAN II
- Journal fondé en 1829.
- Exposition universelle de Paris 1889, Médaille d’or.
- 141. Ricada (Alexandre), à Versailles (Seine-et-Oise), rue du
- Vieux-Versailles, 26. — Appareils thermosyphons et appareils
- vaporisateurs de nicotine. PLAN II
- 142. Roussard (Paul), à Laval (Mayenne), rue du Vieux-Saint-
- Louis, 102. — Serre adossée. Serre hollandaise. Serre d’appartement. PLAN II
- Construction spéciale de serres, jardins d’hiver, chauffage de serres.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 21
- 143. Rudolpb (Charles), à Paris, rue du Théâtre, 66. —
- Tuyaux, brouettes et appareils d’arrosage. PLAN II
- Bruxelles 1897, Médaille d’argent.
- 144. Rupé (Gustave de), à Paris, rue de Richelieu, 40. —
- Constructions pittoresques. PLAN II
- 145. Sabot (Paul), à Paris, rue Marbeau, 4. — Kiosques. Echelles. Escabeaux. Pliants. Jardinières. Cache-pots. Chaises.
- PLAN il
- 146. Siry (Jules), à la Garenne-Colombes (Seine), rue du Château, 4. — Kiosque rustique. Paillassons. Claies à stores.
- 147. Société anonyme des Établissements Allez
- frères, à Paris, rue Saint-Martin, 1. — Horticulteur : Serres à un et deux versants. Chauffage de serres à eau et au charbon. Kiosques en fer et rustiques. Berceaux en fer. Ponts en fer. Poulailleries et faisanderies en fer. Grillages. Chenils en fer. Grilles de clôture. Portes à un ou deux vantaux, fer élégi ou fer plein. Articles pour basse-cour : Tondeuse à gazon. Rouleaux à gazon. Pompes de jardin. Outillage de jardinier. Pulvérisateurs. Arrosoirs. Bordures pour jardin. Grillage. Poteaux en fer. Treillage mécanique, et en bois. Bacs et caisses à fleurs. Chariots pour le transport des caisses. Bâches démontables avec châssis. Socles en fonte et vases pour jardin, en fer, en bois. Chaises. Tables. Bancs. Etagères à fleurs. PLAN II
- Paris 1867, Médaille d’argent; Paris 1878, Médaille d’argent; Paris 1889, deux Médailles d’argent; Amsterdam 1&83, Médaille de vermeil; Anvers 1885, Médaille d’or.
- 148. Société française des Spécialités industrielles,
- à Paris, quai de Jemmapes, 80 et 82.— Meubles de jardins : Fauteuils. Chaise canapé. Tables. Tabourets. Berceuses, etc. PLAN II
- Ancienne, maison Gervat.
- Manufacture de meubles en rotin naturel, décoré et laqué.
- Exposition universelle de Paris 1889, Médaille de bronze.
- 149. Soenhlin & Bailliart, à Paris, rue Chariot, 7.—Bacs et
- caisses pour fleurs et arbustes. PLAN II
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- 22
- GROUPE VIII. — CLASSE 43.'
- 150. Stumpf, Touvier, Viollet & Gie, à Pantin (Seine),
- rue de Paris, 84. — Vases. Jardinières. Articles pour serres, jardins, etc. en cristal blanc, de couleur, décorés, givrés avec émaux, genres artistiques, etc. PLAN II
- Cristallerie de Pantin.
- Dépôt à Paris, rue d’Hauteville, 66.
- 151. Thoury (Émile), à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche).
- — Plans de parcs et jardins. PLAN II
- 152. Thureau (Désiré), à Paris, rue Saint-Honoré, 67. —
- Vanneries artistiques pour bouquets fleurs et plantes. PLAN II
- 153. Tissot (Jean-Claude) & Cie, à Paris, rue des Bourdonnais, 31. — Porte-bouquets et articles pour le montage des fleurs.
- PLAN II
- Fournitures générales pour horticulteurs et fleuristes : Quincaillerie horticole. Coutellerie de jardin. Articles d’arrosage. Vanneries pour fleurs.
- 154. Toisoul, Fradet & Cie, à Paris, boulevard de
- l’Hôpital, 111. — Appareils de chauffage pour serres et jardins
- d’hiver. PLAN II
- 155. Touret (Eugène), à Paris, avenue Henri-Martin, 30. —
- Plans et aquarelles de parcs et jardins exécutés et non exécutés : Vues perspectives, d’ensemble et de détail, de décoration de parcs et jardins.
- PLAN II
- Chevalier du Mérite agricole. Architecte-paysagiste.
- 156. Vidal-33eaume (Jean-Baptiste), à Boulogne-sur-Seine
- (Seine)* avenue de la Reine, 66. -— Pompes et appareils d’arrosage. Tondeuses de gazon. PLAN II
- Paris 18*78, Médaille d’or ; Paris 1889, Médaille d’or.
- 157. Vidon (Maurice), à Chartres (Eure-et-Loir), rue de
- Beauvais, 5. — Serre hollandaise. PLAN II
- Paris 1889, Médaille de bronze.
- 158. Villard (Théodore), à. Paris, boulevard Malesherbes,
- 138. — Reproduction d’aquarelles de Mme Madeleine Lemaire.
- Illustrations de l’Édition de luxe du livre sur les « Fleurs à travers les âges et à la fin du XIXe siècle », de Th. Villard. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 23
- 159. VILLE DE PARIS (Direction administrative
- des services d’architecture et des promenades et plantations), M. Bouvard, directeur ; bureau central : ]\f. BlLLIÈRES, chef. — Jardins fleuris et squares. PLAN If
- 160. Vincent (Louis), à Paris, boulevard Voltaire, 56. —
- Châssis de couches et de toits. ' PLAN II
- 161. Wessbécher (Emile), à Paris, rue de la Grange-aux-Belles, 59, 61 et 61bis. — Meubles en fer pour jardins. PLAN II
- Ancienne usine Carré. Ferronnerie d’art. Lustres. Suspensions. Chenets, etc., en fer forgé.
- Ameublements complets bi-métalliques (brevetés S. G. D. G.).
- Paris 1855, Médaille d’argent ; Paris 1861, Médaille de bronze ; Paris 1818, Médaille d’or; Paris 1889, deux Médailles d’argent et une Médaille de bronze ; Vienne 1813, Médaille de bronze ; Philadelphie 1816, Médaille de bronze ; Bruxelles 1891, trois Médailles d’argent.
- 162. Wiriot (Emile), à Paris, boulevard Saint-Jacques, 29. —
- Pots à fleurs. Poteries à orchidées. Hottes. Suspensions. Jardinières. Vases. Poteries rustiques. Pots à arrosage automatique. Bordures de jardins. PLAN 11
- Fabricant de poterie pour l’horticulture.
- Paris 1818, Médaille d’argent; Paris 1889, Médaille d’argent.
- 163. Zani, à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), rue Grande-
- Fontaine, 32. — Appareils de chauffage à vapeur et eau chaude, à air chaud. PLAN II
- Expositions universelles de : Paris 1818, Médaille de bronze; Paris 1889, Médaille d’argent; Vienne 1873, Diplôme de Mérite.
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- COLONIES
- ALGÉRIE
- 1. Marré (François-Marius) , à Eclimukl (Oran). —Un fauteuil
- en ciment. Imitation de tronc d’arbre. PL. VI.— D.3
- Maison Mira.
- 2. Mazel (Léonard), à Saint-Denis-du-Sig (Oran). — Album
- agricole. PL. VI.— D.3
- 3. Porcher (J.), Horticulteur, à Mustapha (Alger), rue Horace-Vernel. — Corbeilles en liège mâle pour garniture d’appartement.
- PL. VI.— D.3
- INDO-CHINE <
- 1. Comité local du Tonkin (Société d’enseignement mutuel des Tonkinoises), à Hanoï. — Pioche. Bêche.
- PL. VI.— D. et E.2. et 2
- MARTINIQUE
- 1. Diottier (Pierre-Ernest), au François. — Bineuse sarcleuse.
- PL. VI.—D.2et3
- RÉUNION
- 1. Bruniquel (Mlle Sophie), à Saint-Denis, rue de Caen, 2. — Vases en fougère arborescente pour l’ornementation. PL. VI.— D.2
- 2. Villèle (JEAN de ), à Hyères. — Vases en fougère arborescente (fanjans), pour l’ornementation des jardins. PL. VI.— D.2
- TUNISIE
- 1. Pilter (John-Georges), à Ksar-Tyr. — Plans et photographies de pépinières. PL. VI.— D. I
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- PAYS ETRANGERS
- ALLEMAGNE
- 1. Association des artistes-jardiniers allemands,
- (Exposition Collective de l’), à Berlin.
- Coers (Cari) et fils, horticulteur, à Dortmund.
- Cordes, architecte, directeur du cimetière, à Hambourg.
- Encre, directeur royal d’horticulture, à Potsdam.
- Finken, ingénieur-horticulteur, à Cologne sur-le-Rhin.
- Fintelmann, Président, Inspecteur des jardins de la ville de Berlin, à Berlin.
- Gi.um, ingénieur-horticulteur, à Berlin.
- Goebkl, ingénieur- horticulteur, à Francfort-sur-le-Mein.
- Haak, ingénieur, successeur Kckhler, horticulteur, à Berlin
- IIallervorden, ingénieur-horticulteur, à Steglitz près Berlin.
- Heicke, inspecteur des jardins, à Aix-la-Chapelle.
- Hoppe, ingénieur- horticulteur, à Berlin-Zehlendorf.
- Klaeber , ingénieur - horticulteur, à Wannsee-Potsdam.
- Klawun, ingénieur-horticulteur, à Berlin Grofs-Lichtereflde.
- Koerner (F.), ingénieur-horticulteur, à Berlin-Steglitz.
- Menzel, ingénieur-horticulteur, à Breslau.
- Mehler (Gottfried), architecte, à Hambourg.
- Municipalité de la ville de Hanovre, à Hanovre.
- Schulze, ingénieur-horticulteur, à Hanogre.
- Sénat de la ville de Hambourg, à Hambourg.
- Siesmayer frères, ingénieur-horticulteur, à Bockenheim près Francfort-sur-le-Mein.
- Trip, _ ingénieur -directeur des jardins municipaux à Hanovre
- Wendt, ingénieur-horticulteur, à Berlin.
- Weiss, ingénieur-horticulteur à Berlin.
- Zahn, ingénieur-horticulteur, à Stendal.
- Représentant à Paris, Joseph Mauen, architecte-paysagiste, 52, rue du Cherche-Midi. Association fondée en 1886.
- Architecture des jardins : Plans. Dessins. Tableaux. Plans. Modèles. Photographies. Aquarelles de projets de jardins et de cimetières.
- PLAN II
- 2. Schliessmann, à Cartel-Mayence. — Ornements des jardins.
- “ PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- AUTRICHE
- 1. Comité spécial pour l’Horticulture en Autriche
- (Exposition collective du), à Vienne.
- Jardins de la Cour impériale
- & ROYALE.
- Monseigneur le Comte Jean Harrach.
- Municipalité de Prague. Municipalité de Vienne.
- NathanieluE Rothschild (Baron) Son Altesse le prince Jean de Liechtenstein.
- Son Altesse le Prince Jean-Adolphe Schwarzenberg.
- Plan. Appareils d’instruction. Photos et autres figurations. PLAN II
- BELGIQUE
- 1. Carrières de Soignies (Exposition collective des).
- Gauthier et Cie (Vt). Savoye-Baatard (E. de). Société anonyme des carrières du Hainaut.
- Société anonyme des carrières et de la sucrerie P. J. Wincqz. Paris 1878 ( carrières P. J. Wincqz) Grande Médaille d’or. Amsterdam 1883 (carrière P. J. Wincqz) Grand diplôme d’honneur; Anvers 1885 (carrière P. J. Wincqz) Médaille d’or.
- Un banc ornemental en pierre bleue dite «petit granit», pour 12 personnes.
- Architecte : M. Hankar. PLAN II
- EQUATEUR
- 1. Garces Quintero (DioniSIO), à Guayaquil. — Kiosque en bois (imitation de bambou). PL.V.— D.7
- 2. Mora (JaciNTO G.), à Guayaquil. — Kiosque en bois.
- PL.V.— D.7
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 27
- ESPAGNE
- 1. Lebreton (Luis-Armando), à Saint-Sébastien (villa Alfredo)
- Paseo de Altegometa. — Plans de pare et jardins. PLAN II
- 2. Miranda (Antonio), à Barcelone, place de Santa Ana, 4. —
- Meubles rustiques et en bambou. PLAN II
- ÉTATS-UNIS
- 1. Albaugh Georg-ia Orchard Company, à Fort Valley
- (Géorgie). — Photographies de vergers et manière d’expédier des
- fruits. PLAN II
- 2. * Allen (S. L.) & Company, à Philadelphie (Pensylvanie).
- — Houe à roues. Machines à déterrer les pommes de terre et à bêche-
- tonner le céleri. Semoirs, etc. PLAN II
- 3. Association du Parc Audubon, à New-Orleans (Loui-
- • siane). — Photographies du pare. PLAN II
- 4. Burpee (W. Atlec) & C°, à Philadelphie (Pensylvanie).
- — Photographies de champs de grains. PLAN II
- 5. California Nursery Company, à Niles (Californie). —
- Photographies de vergers et de pépinières. PLAN II
- 6. Cimetière Bellefontaine, à Saint-Louis (Missouri). —
- Photographie des jardins du cimetière. PLAN II
- 7. Cimetière Graceland, à Chicago (Illinois). — Photographies des jardins du cimetière. PLAN II
- 8. Cimetière de « Spring* Grove », à Cincinnati (Ohio).—
- Photographies des jardins du cimetière. PLAN II
- Les expositions marquées * se trouvent situées sur le quai au-dessous du Palais d’horticulture.
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- 28
- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 9. * Goldwell Lawn Mower Company, à Newburg (New-
- York). — Tondeuses de pelouses. Bancs. Exposition automatique et actionnée de tondeuses de pelouses. PLAN II
- 10. Commissaires des Parcs, à Saint-Paul (Minnesota). —
- Photographies des parcs de la ville de Saint-Paul. PLAN II
- 11. Commission de Californie à l’Exposition de
- Paris. — Photographies de vergers et de vignes de Californie.
- PLAN II
- 12. Commission des Parcs, à Milwaukee (Wisconsin). —
- Photographies des parcs de Milwaukee. PLAN II
- 13. Connor (WashinGTON-E.), à New-York. — Photographies de
- propriétés et de vignes de la Floride. PLAN II
- 14. Cooper (Ellwood), à Santa Barbara (Californie). — Photographies de champs d’oliviers. PLAN II
- 15. Dintleman (F.-L.), à Belleville (Illinois).— Photographies de
- vergers et de pépinières. PLAN II
- 16. Dreer (Henry-A.), à Philadelphie (Pennsylvanie). — Photographies de plantes aquatiques. PLAN II
- 17. École industrielle d’agriculture du baron de
- Hirsch, à Woodbine (New-Jersey).— Photographies des jardins, des vergers et des vignes de l’école. PLAN II
- 18. FloridaEastCoast Hôtel Company,à Saint-Augustin
- (Floride). — Photographies des parcs des hôtels. PLAN II
- 19. Griffing (Timothy-M.), à Riverhead (New-York). —
- Photographies de paysages. * PLAN II
- 20. Hunnewell (H.-H.), à (Boston) Massachusetts, Beacon
- Street, 130. — Photographies de paysages. PLAN II
- 21. Johnson (F.-C.), à Kishwaukee (Illinois.) — Photographies
- de pressoirs à cidre et de la fabrique de vinaigre. PLAN II
- 22. Lysle (Addison), à Alleghany City (Pensylvanie). —
- Photographie de vergers en Californie. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43. •
- 29
- 23. Michigan Seed Company, à South Haven (Michigan).
- — Photographies de champs de .grains. PLAN li
- 24. Ministère de l’Agriculture, Section de Pomo-
- logie, a Washington D.-C. — Photographies de cimetières, parcs propriétés, vergers, pépinières, modèles de furits américains.
- PLAN II
- 25. National Cash Register Company, à Dayton (Ohio).
- — Photographies d’essais d’horticulture autour des fabriques et des
- maisons d’ouvriers. PLAN II
- 26. Newby (Thomas-T.), à Carthage (Indiana). — Photographies
- de jardins et de vergers. PLAN II
- 27. Packard (A.-S.), à Covert (Michigan). — Photographies
- de vergers. PLAN II
- 28. Pennsylvania Railroad Company, à Philadelphie,
- (Pensylvanie).— Photographies des parcs autour des gares. PLAN II
- 29. Post (Herbert), à Forth Worth (Texas). — Photographies
- de pecaniers et noix. PLAN II
- 30. Postlewaite (Harry), à San José (Californie). — Photographies de cerisiers et d’expéditions de cerises. PLAN II
- 31. Roeding (George-C.), à Fresno (Californie).—Photographies de vergers et de pépinières. PLAN II
- 32. Société d’Horticulture de l’État du Missouri,
- à Westport (Missouri). — Photographies de vergers, etc. PLAN II
- 33. Southern Railway Company, à Washington, D. C.
- — Photographies de vergers et de vignes au Midi des États-Unis.
- PLAN II
- 34. Station expérimentale d’Agriculture du Maryland (College Park), Maryland. — Photographies. PLAN 11
- 35. Stevens (Mrb Kinton), Montecito, Santa Barbara County, California. — Photographies de plantes tropicales et semitropicales.
- PLAN II
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- 30
- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 36. Studer (Nicolas), à Washington, D. C. — Photographies
- de fougères et de plantes décoratives. t PLAN II
- Fleuriste.
- 37. Université d’idaho, à Moscow (Idaho). — Photographies
- de jardins, de pépinières et de vergers. PLAN II
- 38. Vaughan (J.-C.), à Chicago (Illinois). — Photographies de
- champs de grains, de serres, etc. PLAN II
- GRANDE-BRETAGNE
- 1. Barford & Perkins, à Peterbrough. — Rouleau pour
- jardins. PLAN II
- 2. Commissioners of Works (H.-M.), à Londres, S. AV.,
- Storeys Gâte AVestminster. — Plans et photographies des objets intéressants du jardin botanique de Kew. PLAN II
- 3. Follows & Bâte, Limited, à Manchester, Gorton. —
- Tondeuses de gazon. Ventillateurs pour serres. PLAN II
- 4. Hornsby (Richard) & sons, Limited, à Spittlegate
- Ironworks, Grantham. — Rouleaux pour pelouses. PLAN II
- 5. Samuelson & G0, Limited, à Banbury, Oxfordshire.
- — Tondeuses de gazon pour pelouses. PLAN. Il
- 6. Sander & G0 (F.), à Saint-Albans, Hertfordshire. —
- « Reichenbachia », ouvrage illustré, en quatre volumes, traitant des orchidées. PLAN II
- 7. Saynor, Gooke & Ridai, à Scheffield. — Outils de
- culture du jardinier et du pépiniériste. Outils poui la taille, la greffe et. la cueillette. PLAN II
- 8. W'heatman & Smith, Limited, à Scheffield, — Outils
- pour l’horticulture et l’arboriculture. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 31
- HONGRIE
- -j[. Angyal (Désiré), à Budapest. — Arbres fruitiers. Modes d’attaches. Petite vigne (dessins). PLAN II
- .2. Borhy (Georges de), à Gvông’jiis. — Photographies: Serres, • Arbres. Pépinières. PLAN II
- 3. Commandance du Château royal, à Budapest.
- — 2 plans de situation et 11 vues photographiques des jardins royaux de Budapest et de Godollo. PLAN II
- 4. Commissaire ministériel de Pomologie & d’Arboriculture, à Budapest — Carte du service et des pépinières du
- pays. PLAN II
- 5. Cours d’Horticulture, à Oroshâza. — Modèles de greffes. *
- Carte de l’école. PLAN II
- 6. Domaines de S. A. I. & R. l’archiduc Joseph, à
- Alcsuth et Budapest.— Plans. Dessins et tableaux de jardins. PLAN II
- 7. Domaine du Haras de l’Etat, à Fogaras. — Carte de la
- pépinière. • PLAN II
- 8. Domaine du Haras de l’État, à Kisbér. — Carte.
- Pépinières et tableaux d’arbres fruitiers. PLAN II
- 9. Dreher (Ignace) & fils, à Budapest, Kossutliuajos, 14.
- — Outils de jardinage. PLAN II
- 10. Esterhazy (Comte François), a Tata. —— \ues du parc, en
- aquarelles, etc. PLAN II
- H* Ecole royale de Jardinage, à Lôcse. — Carte coloriée de l’école. PLAN II
- 12. École royale de Jardinage, à Nagy-Bocskô. —
- Carte coloriée du verger et de la pépinière PLAN II
- 13. École royale de Jardinage, à Torda. — Carte du
- jardin de l’école. - PLAN II
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- 32
- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 14. Gyôry (Étienne), à Budapest. — Outillage pour la cueillette
- des fruits. Fruits séchés. PLAN II
- 15. Gyulay (Ladislas), à Budapest. — Cartes viticoles. Photographies et modèles de raisins. PLAN II
- 16. Hein (Jean), à Budapest. — Plans. Modèles. Photographies de jardins. PLAN II
- 17. Horvâth (Charles), à Szeged. — Cire à greffer. PLAN II
- 18. Institut royal d’Horticulture, à Budapest. —
- Album : Modèles en cire. Modèles de serres. PLAN II
- 19. Kardos (Arpâd), rédacteur du Journal Hâztartâs, à
- Budapest. — Moulages. Plans de jardins. PLAN II
- - 20. K1ÔSZ (Georges), à Budapest.— Photographies de parcs. PLAN II
- 21. Mauthner (Edmond), à Budapest, Àndrassy Ut, 23. —
- Modèles d’épurateurs, de l’emballage du jardin d’essai, etc. PLAN II
- 22. Pépinière de l’État, à Kis-Szeben. — Carte coloriée de la
- pépinière. PLAN II
- 23. Pépinière de l’État, à Kolozsvâr. — Carte. plan 11
- 24. Pépinière de l’État, à LugOS. — Cartes murales. PLAN II
- 25. Pépinière de l’État, à Mezôhegyes. — Carte. PLAN II
- 26. Pépinière de l’État, à Nyitra-Rudnô. — Carte. PLAN II Alexandre Sabian, directeur.
- 27. Pépinière de l’État, à Sepsi-Szent-Gyôrgy. — Carte.
- PLAN II
- 28. Pépinière de l’État, àSzolyva (Bereg). — Carte. PLAN II
- 29. Pépinière de l’État, à Tarczal (Zemplén). — Carte.
- PLAN II
- 30. Pépinière de l’État, à Tihany. — Carte. plan il
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-
-
- GROUPE VIII, — CLASSE 43. 33
- 31. Pépinière de l’Etat, à Trencsén. — Carte. PLAN II
- 32. Pépinière de l’État, à Ungvar. — Carte. plan il
- 33. Pépinière de l’Etat, à Zilah. — Carte. plan ii
- Jean Kovacs, jardinier en chef.
- 34. Petz (Arminius), à Budapest. — Plans de jardins.
- Bas-reliefs. PLAN II
- 35. Pozsony (Municipalité de la ville), à Pozsony. — Plans
- du jardin de la ville. PLAN II
- 36. Révész (Étienne), à Budapest. — Dessins et plans. PLAN II
- 37. Rohonczy (Gédéon de), à Tôrôk-Becse. — Emballage et
- transport de raisins, fruits, œufs. PLAN II
- 38. Rôde (Ch.) & Velich (Étienne), à Budapest. — Produits industriels de l’horticulture. PLAN II
- 39. Scbilberszky (Charles), à Budapest. — Préparations pathologiques. Photographies et modèles de plantes sudimiques. PLAN II
- 40. Sopron (Municipalité de la ville de), à Sopron. —
- Aquarelles. Vue du jardin Élisabeth. PLAN II
- 41. Varga (Alexandre), à Turkeve (Szolnok). — Cire à
- greffer. PLAN II
- ITALIE
- 1. Jardin botanique de Palerme, à Païenne, rue
- Lincoln. —Collections des publications scientifiques. Album de photographies. PLAN II
- 2. Odorico (G.-B.) & Cie, à Palerme, rue Sammuzzo, 19
- et 20. — Brique. Mosaïque. PLAN II
- 2
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-
- 34
- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- JAPON
- 1. Hori (HarüMITSü) , à Tôkiô.—Maquette du jardin japonais. PLAN II
- 2. Mamba (YonÉKITi), à Tôkiô. — Maquette du jardin japonais.
- PLAN II
- 3. Ncigclta, (DaÏSUKÉ), à HiôgO. — Bambous pour tuteurs de
- plantes. PLAN II
- 4. Shimizu (SÉIBÉl), à Tôkiô.— Maquette du jardin japonais. PLAN II
- MEXIQUE
- 1. Ministère des Travaux publics, à Mexico. — Bois de
- Chapultepee : Plans et photographies d’embellissements du pare. Travaux pour l’introduction de l’eau et pour l’irrigation. PAV. PL. Il
- 2. Jalisco (Gouvernement de l’Etat de), à Guadalajara. —
- Carte d’horticulture. PAV. PL. Il
- ROUMANIE
- 1. Administration du Domaine de la Couronne, à
- Bucarest. — Matériel d’horticulture. PAV. PL. Il
- RUSSIE .
- 1. Alférov & Kitchounov, à Korotcha (Gouvernement de
- Koursk). — Photographies concernant l’horticulture. PLAN II
- 2. Davidovitch (Jean), à Chirvintzy (Gouvernement de Vilna).
- — Plan d’un jardin d’école. PLAN II
- 3. Dsubine (M.-A.), à Simféropol. — Publications relatives à
- l’horticulture dans la Crimée. PLAN II
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-
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- GROUPE VIII. - CLASSE 43.
- 35
- 4. Ecole d’HortiCUlture de Zarskaselsk. — Photographies de serres de paysans. PLAN II
- 5. Getner (J.-S.). — Plans de jardins et de parcs. PLAN II
- 6. Glazenap (Serge), à Saint-Pétersbourg. — Photographie.
- Plans de jardins. PLAN II
- 7. Institut agricole de Moscou. — Vues du parc de l’Institut. PLAN II
- 8. Jardin botanique impérial, à Saint-Pétersbourg. —
- Documents concernant l’horticulture. PLAN II
- 9. Jardin impérial Nikitzky, Crimée. — Photographies.
- Plans et publications. PLAN II
- 10. Kirilow (Timothée), à Smolensk. — Livre relatif à l’horticulture. PLAN II
- 11. Ministère d’Agriculture et des Domaines, Département d’agriculture. — Photographies. Ouvrages.
- PLAN II
- 12. Moukhovich (J.-M.), à Vilna. — Projets de parcs. PLAN II
- 13. Ossadtchi (TlKHONE), à Kiew. — Description de la culture
- intensive d’une propriété rurale du midi de la Russie. PLAN II
- 14. Parlovitch (Joseph), à Vilna. — Plans de jardins et de
- parcs. PLAN II
- 15. Reguel (A.-E.). — Ouvrages concernant l’horticulture.
- PLAN II
- 16. Reguel (R.-E.), à Saint-Pétersbourg. — Ouvrages sur l’horticulture. PLAN II
- 17. Rytow (M. V.), à Gorki (Gouvernement de Mohilev).—
- Ouvrages concernant l’horticulture potagère. „ PLAN II
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- 36
- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 18. Schmidt (A. O.), Domaine d’Oslamovo (Gouvernement
- de Podolsk). — Ouvrages concernant l’horticulture. PLAN II
- 19. Schterbina (P.-S.), à Symféropol.— Ouvrages. PLAN II
- 20. Section du Caucase de la Société impériale russe
- d’Hortieulture, à Tiflis. — Photographies et collections.
- PLAN II '
- 21. Section de Karasoubazar de la Société impériale russe de l’arboriculture fruitière.— Ouvrages.
- PLAN II
- 22. Section de Simféropol de la Société impériale
- russe d’üorticulture, à Symféropol. — Publications sur l’horticulture. PLAN II
- 23. Société agricole de Klin, à Klin. — Description de
- serres rurales. PLAN II
- 24. Société d’Astrakhan d’üorticulture & de la
- Culture maraîchère, à Astrakhan. —. Photographie relative aux procédés d’horticulture. PLAN II
- 25. Société des Amateurs de Plantes d’Appar-
- tement et d’Aquarium, à Saint-Pétersbourg. — Publications de la société. PLAN II
- 26. Société impériale de la Russie méridionale, à
- Saint-Pétersbourg.— Photographies des champs municipaux. PLAN II
- 27. Société impériale d’üorticulture, à Saint-Pétersbourg*. — Publications de la Société sur l’horticulture. PLAN II
- 28. Société impériale russe d’Acclimatation des
- Animaux et des Plantes, à Moscou. — Photographies du jardin. Publications de la société. PLAN. Il
- 29. Société impériale russe de la Culture d’Arbres fruitiers, à Saint-Pétersbourg. — Publications sur
- ’ "l'arboriculture. PLAN II
- 30. Taiursky (V. -V.), à Symféropol. — Plans et photographies.
- PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 43.
- 37
- 31. Tevyachov (Basile et Jean), àBobrov (Gouvernement de Voronège). —Descriptions, plans relatifs à l’horticulture. PLAN 11
- 32. Yankovsky, à Varsovie.— Plan du jardin. PLAN II
- 33. Yastremjbovsky (E.), à Tchassovnia, par Simbirsk. —
- Plan et descriptions de culture horticole. PLAN II
- RÉPUBLIQUE DE SAINT-MARIN
- 1. Francini frères (Pietro et Carlo) & fils, à Serravalle. — Vases pour jardins. PL. V.— B.7
- SERBIE
- 1. Société d’Agriculture serbe, à Belgrade. — Plans pour
- culture des jardins. Plans des serres et des pépinières de fruits. Inoculation. Elevage. PLAN II
- 2. Syndicat des Forgerons & Maréchaux ferrants,
- * à Pojarévatz. — Outils de jardinage. PLAN II
- SUISSE
- 1. Allemand (Jules), à Paris, avenue Bosquet, 49, et à Genève, rue du Mont-Blanc, 16. — Plans divers de parcs et
- jardins. p|_. V_D.5
- .Architecte-paysagiste.
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- GROUPE Vlll
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- Classe 44
- PLANTES POTAGÈRES
- Considérations générales. — 'La culture maraîchère n’a réellement fait de progrès qu’en ce siècle : nos ancêtres se contentaient des légumes que chaque saison leur procurait normalement. De nos jours, au contraire, la culture forcée est devenue la base de la production parisienne.
- C’est à La Quintinie,, jardinier de Louis XIV, que nous devons les premiers principes de ce système d’exploitation, dont les débuts furent difficiles. L’eau, qui lui est indispensable, se tirait en effet péniblement à bras, et les produits obtenus étaient portés aux Halles à dos d’homme.
- L’introduction de la pompe à manivelle fut presque une révolution. Elle nécessita l’emploi d’un cheval, qui lui-même entraîna, afin de couvrir les frais de son entretien, un surcroît de production. On dut donc adopter des cloches et des châssis plus perfectionnés, et l’on arriva ainsi à supprimer toute morte saison.
- Vers 1835, les pompes à piston et à manège remplacèrent les pompes à manivelle, et, de la sorte, fut résolue la question des grandes profondeurs de puisement. Le maraîcher put, dès lors, sans crainte de manquer d’eau, venir s’établir sur les plateaux qui avoisinent Paris.
- D’un autre côté, la population de la Seine se multipliant sans cesse et l’aisance devenant plus grande, la vente des primeurs augmenta et, avec elle, la culture qui, en 1845, employait déjà 35o.ooo châssis et 2.000.000 de cloches.
- L’établissement des chemins de fer et le développement du commerce qui en fut la conséquence ont ouvert de vastes débouchés à nos maraî-
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- GROUPE VIII. — CLASSE 44.
- chers leur créant des marchés en province et à l’étranger, car les primeurs s’expédient en tous pays.
- Le système des irrigations, pratiqué depuis 1860, permet de braver les plus grandes sécheresses.
- Plus tard, l’emploi des moteurs à gaz et à pétrole accélère les transports, remplace le cheval, qui servira désormais à porter les produits aux halles et à rentrer les engrais.
- Dans de très grandes cultures, nous voyons même circuler le chemin de fer Decauville, dont les wagonnets déversent les légumes, les engrais, la terre, l’eau, etc.
- Enfin, dernier perfectionnement, de petites charrues à vapeur décuplent le travail fait autrefois par la bêche primitive.
- Les principaux centres de production sont sur la rive droite de la Seine : Maisons-Alfort, Créteil, Champigny, Bobigny, Aubervilliers, la Courneuve, Asnières, Gennevilliers ; sur la rive gauche : Issy-les-Moulineaux, Malakoff, Montrouge, Bagneux, Arceuil-Cachan, Gentilly et Vitry ; enfin, les vallées de la Bièvre et de l’Yvette.
- Commerce des produits. Exportation et principaux centres de consommation. —Vers 1845, MM. Moreau et Davenne estimaient la production à 12 ou 14 millions y compris celle des champignons et des fleurs. Aujourd’hui, les maraîchers emploient approximativement 1 million de châssis et 5 à 6 millions de cloches ; ils cultivent environ 1.000 hectares de terre avec un rendement moyen de 3o.ooo francs à l’hectare, ce qui donne un chiffre d’affaires de 3o millions de francs.
- La vente a donc presque décuplé et, quant à la production, ses progrès ont été encore plus rapides, car le prix des primeurs est moins élevé qu’autrefois.
- On peut estimer qu’un tiers au moins -des produits est exporté. Pour la région de Paris, l’Angleterre est notre principale cliente ; la Belgique, l’Allemagne et la Russie sont également nos tributaires.
- Nombre de patrons et d’ouvriers. Salaires. — Les
- salaires qui ont presque quadruplé au cours du siècle sont en général payés au mois : 75 à 80 francs l’été et 55 à 60 francs l’hiver, la nourriture et le logement compris, car la plupart des ouvriers maraîchers vivent chez leurs patrons avec lesquels ils entretiennent d’excellents rapports.
- La culture maraîchère compte environ 1.200 établissements, occupant à peu près 5.ooo ouvriers des deux sexes, sans compter de nombreux enfants.
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- GROUPE VIII,
- . — CLASSE Vi.
- RECENSEMENT PROFESSIONNEL. — 1896
- INDUSTRIES < g- O 1 H •? K ~ S | VIBRE, TOTAL 1 tablissèments où 1 it plus de 5 personnes | REPARTITION de ces établissements d’après le-, nombre; des personnes occupées DÉPARTEMENTS où sont occupées le plus de personnes PROPORTION PRODUCTION OUTILLAGE, ETC.
- O £ X & o-*S Z ai ~ ce £ 0 à 50 50 à 500 plus de 500 pour 100 du personnel total
- ! Horticulture maraî-! chère is.oOO 207 207 » » Seine (27) Seine-et-Oise (16;
- Culture de champignons de couche... 1.600 ' 1f> ' 74 1 .) . Seine-etrOiae, (36; » t Seine (30) • ’ Gironde (11). j ! ?
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- Classe 44
- PLANTES POTAGÈRES!1)
- FRANCE
- 1. MINISTÈRE DES COLONIES (Jardin colonial du),
- à Nogent-sur-Marne. — Caladium. Igname. Colcus tuberosus. Patates, etc.
- (1) Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain çst le numéro du plan.
- La lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à l'intersection desquelles se trouve le produit exposé.
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- COLONIES
- ALGÉRIE
- 1 Bastide (LÉON), à Sidi-Bel-Abbés (Oranl. — Pommes de terre.
- PL. VI.—D.3
- 2. Beauvais (Louis), à Rueil (Seine-et-Oise), rue Haute, 46.
- — Légumes frais. Piments et tomates. PL. VI.— D.3
- 3. Bernard! (Pierre), à Mouzaïa ville (Alger). — Légumes.
- PL. VI.—D.3
- 4. Bonnaud (A.), à Bouïra (Alger). — Tomates. Petits pois.
- Asperges. Champignons de couches. Cèpes PL. VI.— D.3
- 5. Brame, aFouka (Alger). —Légumes divers. PL. VI.— D.3
- 6. Ghâlons (Julien), à Miliana, Margueritte (Constantine). —
- Asperges. PL. VI.— D.3
- Propriétaire du domaine du Grand-Tournant.
- 7. Falzon (Antoine), au fiainma (Constantine). — Choux-fleurs.
- Choux de Milan. Pommes de tei’re. Oignons. PL. VI.— D.3
- 8. Jansen (Paul et Pierre), à Bizot (Constantine;. — Légumes.
- PL. VI__D.3
- 9. Mesrine (AIarc), domaine des Mûriers, àBône (Constantine).
- — Primeurs. Légumes. PL. VI.— D.3
- Fruits et primeurs d’Algérie.
- Paris 1889, Médaille de bronze.
- 10. Priou (Louis), à Mostaganem (Oran). — Plantes fourragères
- de grande culture. PL. VI.— D.3
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- GROUPE VIII. — CLASSE 4L
- 0
- 11. Robert Louis), à Saint-Denis-du-Sig (Oran). — Asperges.
- PL. VI__D.3
- 12. Royer (Jules), «• l’AlléM-k, près Bône (Constantine). —
- Légumes et fruits. PL. VI.— D.3
- Exportation de fruits divers et de primeurs. Pois. Artichauts. Pommes de terre, etc.
- 13. Société agricole & industrielle du Sud Algérien, à Paris, rue Saint-Lazare, 7. — Asperges du Sahara.
- PL. VI.— D.3
- Paris 1889, Grand-Prix,.'2 Médailles d’or, •& Médailles d’argent, 5 Médailles de bronze.
- 14. Xerri (Joseph), àBôliè. —1 Produits de culture maraîchère.
- PL. VI.—D.3
- DAHOMEY ET DÉPENDANCES
- 1. Vilmorin, Andrieux & Cie, à Paris, quai de la Mégisserie, 4. — Plantes potagères à l’état frais. PL. VI.— D. I et 2
- MADAGASCAR ET DÉPENDANCES .
- 1. Administration du Cercle d’Arivonimamo, à
- Ariyonimamo. — Plantés potagères. PL. Vl.— C. et D.4
- 2. Administration locale du Cercle de Moramanga,
- a Moranianga. — Plantes potagères de grande culture et de jardins maraîchers. PL. VL—C. D.4
- 3. Administration locale de la Province de Tama-
- tave, à Tarnatave. — Plantes potagères de grande culture et de jardins maraîchers. PL.'VL—C. D.4
- 4. Service de l’Agriculture de Madagascar, à ïana-
- • - narive. Plantes potagères de grande culture. PL. VL.— C. D.4
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-
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- GROUPE VIII. — CLASSE 44.
- MARTINIQUE
- 1. Beaudouin Charles), à Paris, rue de Berri, 38. —
- Légumes. PL. VI.— D.2 et 3
- 2. Landes Alfred), à Saint-Pierre. — Légumes frais.
- PL. VL—D.2 et 3
- NOUVELLE-CALÉDONIE ET DÉPENDANCES
- 1. Administration pénitentiaire (Internat agricole de
- Néraéara). — Légumes. PL. VI.— D.3
- 2. Administration pénitentiaire (Pénitencier de Bourail).
- — Légumes divers. PL. VI.— D.3
- 3. Salmon, Ü Gouaro. — Légumes divers. PL. VI.— D.3
- TUNISIE
- 1. Jardin d’Essais de la Régence, à Tunis, route de l’Ariana. — Légumes. PL. VI,— D,l
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-
- PAYS ETRANGERS
- CORÉE
- 1. Gouvernement coréen, à Séoul. — Plantes potagères.
- PL. V.— E.4
- GRANDE-BRETAGNE
- 1. Archambault (Joseph), à Fils Louis, Saint-Lin, Québec
- (Canada). — Légumes et plantes potagères. PAV. PL. jl
- 2. Central Experimental Farm, à Ottawa, Ontario (Canada). — Tomates. Pois. Fèves et haricots. PAV. PL. Il
- 3. Dominion du Canada ture) ( Exposition collec (Canada).'
- Columbie Britannique.
- Ile nu Prince-édouard. Manitoba.
- Nouveau-Brunswick.
- Spécimens de légumes.
- 4. Experimental Farm
- (Canada). — Fèves. Haricots e
- (Département d’Agricul-
- ive des provinces de ) à Ottawa
- N OUVE LLE-ÉCOSSE.
- Ontario.
- Québec.
- Territoires du Nord-Ouest.
- PAV. PL. Il
- k. Nappan , à Nova Scotia
- pois. PAV. PL. Il
- 5. Pringle (George), à Montréal, Québec (Canada). — Tomates.
- PAV. PL. Il
- GUATEMALA
- 1. Gouvernement de Guatemala, à Guatemala.— Plantes potagères. PL. V— E.6
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-
- ‘ GROUPE VIII. — CLASSE 4L
- 9
- HONGRIE
- 1. Feric (François), à Yélika-Gorica. — Choux. Petits oignons
- deTuropolje. PAV. PL. Il
- Président de Comice agricole.
- 2. Horvâth (Charles), à Szeg-ed. — Piments roses de Szjeged.
- Graines de légumes. PAV. PL. Il
- 3. Knrosi (Michel), à Makô. — Légumes. PAV. PL. Il
- ITALIE
- 1. Chambre de Commerce d’Avellino, à Avellino. —
- Légumes de jardins maraîchers. PAV. PL. Il
- 2. Comice agricole d ’Avellino , à Avellino. —
- Légumes de jardins maraîchers. PAV. PL. Il
- 3. Mostra collettiva, à Avellino. — Légumes. PAV. PL. Il
- MEXIQUE
- 1. Gamboa (Ramon), à El Verde (Etat de Puebla). —
- Légumes. PAV. PL. Il
- 2. Osés (Francisco) frères, à Tepeji delRio (État d’Hidalgo .
- — Légumes. PAV. PL. Il
- 3. Tamer Cavazos (Cruz), à Montemoresos (Etat de Nuevo
- Leon). — Oignons. PAV. PL. Il
- ROUMANIE
- 1. Administration du Domaine de la Couronne,
- à Bucarest. — Légumes. Plantes potagères. PAV. PL. Il
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- 10
- GROUPE VIII. -.CLASSE D. . *
- RUSSIE;
- 1. Ghilowsky. -— Légumes» < PAV, PL. Il
- 2. Ministère d’Agriculture & des Domaines (Département d’agriculture). — Dessins de légiimes russes.
- PAV. PL. Il
- 3. Kirilow (Timothée), à Smolensk. — Plantes potagères.
- PAV. PL. Il
- 4. Yastrjembovski (E.), à Ârkangelskoë, par Simbrirsk. —
- Plantes potagères. PAV. PL. Il
- SERBIE
- 1. KragOuiévatZ (Departement de), " a Krag-ôûiëvalz.;
- Plantes potagères. Légumes secs. Oignons. Ails. PAV. PL. Il
- 2. KrOUChévatz (Département de), à Krouchévatz. —- Plantes
- potagères. Légumes secs. Oignons. Ails. PAV. PL. Il
- 3. Môrava (Département de la), à Tchoupria. ' Plantes
- potagères. Légumes secs. Oignons. Ails. PAV. PL. Il
- 4. Niche (Département de), à Niche. — Plantes potagères.
- Légumes secs. Oignons. Ails. PAV. PL. Il
- 5. Oujitzé (Département de), à Oujitzé. — Plantes potagères,
- Légumes secs. Oignons. Ails. PAV, PL. Il
- 6. Podounavlié (Département de), à Smedereyo. — Plantes
- potagères. Légumes secs. Oignons. Ails. PAV> PL. Il
- 7. Pojarévatz (Département de), à Ppjarévalz. — Plantes
- potagères. Légumes secs. Oignons. Ails. PAV. PL. Il
- 8. Societ© d’Agriculture, à Arilje. — Légumes cultivés en
- vue de l’exportation. Plantes potagères. PAV. PL. Il
- 9. Timok (Département de), à Zaietchar. — Plantes potagères.
- Légumes secs. PAV. PL. Il
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- GROUPE VIII
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- Classe 45
- ARBRES FRUITIERS ET FRUITS
- Historique. — En dehors des ouvrages de l’antiquité grecque et de l’antiquité romaine , nous ne connaissons aucun traité spécial d’arboriculture fruitière méritant d’être mentionné avant ceux d’Olivier de Serres ( 1600), Le Lectier (1628), Nicolas de Bonnefonds ( 1651 ) et don Claude de Saint-Etienne (1660).
- Encore ces publications, sortes de catalogues, ne renferment-elles guère' que le nom des espèces et des variétés cultivées avec l’indication des époques de maturité.
- En 1667, Jean Merlet donna la première édition de son Abrégé des bons fruits, dans lequel étaient succinctement décrites 481 variétés d’arbres fruitiers, dont 187 de poiriers, 5i de pommiers, 69 de pruniers, 49 de vignes et autant de pêchers, i5 de cerisiers et 19 de figuiers.
- Parmi les poiriers qui s’y trouvent mentionnés, un certain nombre sont encore aujourd’hui dans le commerce.
- Parmi les pommes, figurent déjà les reinettes, calvilles, court-pendu, fenouillet, api.
- Quelques années plus tard, en 1690, La Qiiintinye publia ses Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, en deux volumes in-40.
- Jugeant, sans doute, que les variétés d’arbres fruitiers étaient trop nombreuses, il n’admit dans le verger de Louis XIV, qu’il fut chargé de créer, et ne décrivit dans son ouvrage que 67 variétés de poiriers, a3 de pommiers, 3o de pêchers, 6 de pruniers, 5 de vignes, 6 de cerisiers,
- 3 d’abricotiers et, par contre, i3 de figuiers.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- C’est seulement en 1768, époque à laquelle Duhamel de Monceau mit au jour son Traité des arbres fruitiers, que paraissent des renseignements sérieux sur l’état de l’arboriculture fruitière en France au XVIIIe siècle.
- Nous devons regretter cependant, comme l’auteur a pris soin de nous en informer, « que les fruits de table soient seuls la matière de son Traité,
- » et quoique entre ceux-ci même il ait fait un choix des meilleures » espèces, il ne conseille à personne de cultiver toutes celles dont il » fait mention ».
- En somme, il nous décrit 357 variétés de fruits et indique 181 synonymes, alors que Merlet, un siècle auparavant, en relevait 481.
- Quinze ans plus tard, en 1784, La Bretonnerie publia son ouvrage sur les arbres fruitiers.
- Le Bon Jardinier, de 1785, rédigé par de Grâce, traitait,' cette fois, la question des arbres fruitiers d’une façon plus détaillée.
- L’abbé Le Berriays, la même année, dans son Traite des jardins, ne veut plus connaître que 281 variétés de fruits avec 123 synonymes. Il ne nous donne aucun détail historique sur la provenance des arbres, et ne signale comme nouveautés qu’une dizaine de cerisiers.
- Pendant toute la période révolutionnaire, l’arboriculture fruitière, comme toutes les autres branches de la culture, resta stationnaire, En i8o5 parut le Traité sur les pépinières, de Calvel, et, un peu plus tard, les Arbres fruitiers pyramidaux et le Manuel pratique des plantations du même auteur, travaux consciencieux et intéressants.
- En 1807, Poiteau et Turpin publièrent leur Traité des arbres fruitiers, que tous ceux qui s’occupent d’arboriculture fruitière connaissent et ont certainement consulté. Trois ans plus tard, en 1810, Desprès offrit au public sa Classification des pêchers. Vers cette époque, André Thouln professait déjà l’arboriculture au Muséum d’histoire naturelle de Paris et Hervy au Luxembourg.
- De 1821 date la première édition du Jardin fruitier, histoire et culture des arbres fruitiers, de Louis Noisette.
- Cette publication, plus complète et mieux mise au point que toutes ses devancières, décrivait près de 700 espèces et variétés, et le genre poirier à lui seul comprenait 238 variétés. Elle contribua certainement à développer en France le goût de la pomologie et de l’exploitation des arbres fruitiers.
- Louis Noisette, ami personnel de Van Mons, avait introduit de Belgique la plus grande partie des semis du célèbre pomologue belge, et, par ses relations avec tous les pomologues étrangers, il s'était procuré tous les types nouveaux des Pays-Bas, d’Angleterre, d’Allemagne et même d’Amérique, qu’il cultivait ensuite dans ses propres pépinières pour les répandre dans notre pays.
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- GROUPE VIII.
- CLASSE 45.
- 3
- Il faut encore citer le Cours théorique et pratique de ta taille des arbres fruitiers que d’Albret fit paraître en 1836. C’est, croyons-nous, un des premiers ouvrages traitant sérieusement de la taille des arbres fruitiers qui aient été publiés chez nous.
- En 1846, nous voyons la Pomologie française, d’Antoine Poiteau, attaché à l’administration des jardins et pépinières de la Couronne, livre remarquable par la perfection de ses dessins et du coloris de ses planches, mais dont le prix trop élevé ne permit pas la vulgarisation.
- A partir de cette époque, les bons ouvrages sur l’arboriculture fruitière se succédèrent rapidement. Nous ne pouvons entreprendre d’en parler ici, même compendieusement ; ils sont, du reste, connus de tous ceux qu’ils intéressent.
- Les Sociétés d’horticulture. — Tous ces matériaux scientifiques n’étaient lus que d’un nombre très limité de spécialistes, et les renseignements qu’ils renfermaient ne se seraient que bien lentement répandus si les Sociétés d’horticulture, par leurs . bulletins périodiques, et les journaux horticoles n’étaient venus les vulgariser.
- En 1827 fut fondée la Société nationale d’horticulture de France, et, depuis lors, partout chez nous et à l’étranger, des associations similaires ont été organisées. Celles de Nantes, Orléans, Lyon, Caen, Angers, Troyes, Amiens, etc., sont nées de 1835 à i85o.
- Aujourd’hui, la France en compte plus de deux cents.
- La plupart d’entre elles ont des jardins d’essais et de culture. Presque» toutes sont subventionnées par l’Etat, les départements ou les villes ; elles ont organisé des cours pratiques professés par des hommes habiles et dévoués, parmi lesquels d’Albrèt, Félix Malot, Alexandre Hardy, Varenne, Forest, Gaudry, de Lambertye, Georges, Willermoz, Mas, Puvis, Forney, Rivière, Verrier, Luizet, Jamin, Alexis Lepère, Dubreuil, Verlot, Auguste Hardy, Lambin, Webeer, Jolibois.
- C’est surtout dans la Picardie, dans la Normandie, dans le Nord et dans l’Est, que les Sociétés d’horticulture ont pris le plus grand développement et acquis le plus d’influence. C’est là que les premiers essais de plantations sur routes et de fermes fruitières ont été faits avec un certain succès.
- Le Congrès pomologique de Lyon, fondé en 1856, devenu en 1873 la Société pomologique de France, a largement contribué, par ses congrès annuels, à faire connaître et à classer les meilleurs fruits.
- Les Expositions. — Les livres, les sociétés et les cours publics répandent l’enseignement ; mais, pour exciter l’émulation, si necessaire au progrès, il fallait les expositions.
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- GROUPE VIII.
- CLASSE 45.
- L’arboriculture fruitière ne fit guère ses débuts, croyons-nous, qu’à l’Exposition universelle de 1855 ; dans les suivantes, son effectif d’exposants a été de plus en plus élevé.
- Tout récemment, le succès de nos arboriculteurs français s’est encore affirmé à l’Exposition internationale de Saint-Pétersbourg.
- Les conséquences des progrès réalisés dans cette branche de la culture depuis un siècle sont dignes d’étre signalés. L’amélioration des variétés par les semis, l’augmentation de la production, grâce aux soins culturaux •et a la taille raisonnée, ont fait naître partout le goût des bons et beaux fruits, de récolte abondante, et, par suite, la consommation s’est accrue dans des proportions que personne ne pouvait prévoir.
- Après de longs tâtonnements, les planteurs ont fini par se restreindre à une spécialité, suivant leur région, leur climat et leur sol. Ils ont ensuite sélectionné les variétés, donnant la préférence à celles qui réunissaient la qualité proprement dite à la fertilité, à la vigueur de l’arbre, à la résistance aux intempéries et aux voyages, et enfin, par-dessus tout, à celles qui se vendent le mieux.
- Pépinières. — En 1673, les Pères chartreux créèrent à Paris même une pépinière d’arbres fruitiers, qui disparut en 1789. Elle eut, pendant plus d’un siècle, une réputation et une prospérité très grandes, que Calvel mentionne dans son historique de la pépinière des chartreux.
- Jusque vers 1840, l’industrie des pépinières était encore très localisée en France. Quelques centres importants, Orléans et Ussy pour les jeunes plants, Vitry et Bourg-la-Reine pour les arbres formés, l’Anjou pour les jeunes arbres fruitiers, Troyes, Lyon, Metz, Tarascon, Lieusaint, Bolwiller pour certaines spécialités, étaient seuls connus des acheteurs.
- Aujourd’hui, partout où le climat est tempéré et le sol de bonne qualité, on installe une pépinière, et l’on peut dire qu’il n’existe pas un canton de France qui n’ait la sienne.
- 11 en est de même en Allemagne, en Angleterre, dans bien d’autres pays d’Europe et aux Etats-Unis.
- Cette multiplication a sensiblement réduit le prix des arbres et celui des fruits.
- A l’heure actuelle, nos pépiniéristes exportent leurs produits dans les cinq parties du monde.
- Culture des arbres fruitiers. — Dès qu’ils sont enlevés à pépinière, les arbres fruitiers se cultivent, industriellement, soit dans les vergers ou les champs et sur les routes, sous forme d’arbres de plein vent (c’est la culture extensive); soit en pyramides, buissons, fuseaux, espaliers ou contre-espaliers, soumis à la taille, dans les jardins potagers, fruitiers, mais toujours à l’air libre (c’est la culture intensive); soit enfin, en sous-abris vitrés, ce qui constitue la culture forcée.
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- La culture de plein vent- est de beaucoup la plus importante chez nous. Elle s’applique, dans nos différents climats, à presque tous les arbres fruitiers. Nous allons indiquer pour chacun d’eux les stations les plus importantes, sans entrer dans d’autres détails.
- \J abricotier est plus spécialement cultivé aux environs de Lyon, de Clermont, d’Avignon, de Bordeaux, de Dijon. Saumur, Triel, près Paris, et Bennecourt sont des centres isolés qu’il faut néanmoins citer.
- L'amandier est presque exclusivement confiné dans le midi de la France, particulièrement en Provence, et aussi en Algérie et en Corse. On en trouve cependant quelques plantations importantes dans les Charentes, dans les Deux-Sèvres et en Indre-et-Loire.
- Le cerisier, dont l’aire de dispersion est beaucoup plus étendue, est exploité, pour ainsi dire, dans toute la France, avec centres principaux dans le Roussillon et le Languedoc pour les guignes et les bigarreaux, le Lyonnais et le Bordelais pour les bigarreaux rouges et noirs, la Bourgogne et la Champagne pour l’anglaise hâtive. La montmorency se récolte surtout en Picardie et aux environs de Clermont (Oise). L’Anjou est la patrie des cerises à guignolet ; les bords de la Seine, entre Rouen, Villequier etTrouville, donnent les cerises d’exportation pour l’Angleterre, la Suède et le Danemark ; enfin, les Vosges, le Jura, la Haute-Saône et le Doubs fournissent les variétés servant à la fabrication du kirsch.
- Le châtaignier habite le centre de la France et, en général, les pays un peu montagneux des Cévennes, des Alpes, des Pyrénées et de la Bretagne, avec la Corrèze, la Dordogne, l’Ardèche, la Corse et la Haute-Vienne comme centres.
- Le coing n’a que peu d’importance commercialement ; lé littoral méditerranéen est son climat favori.
- C’est en Provence qu’il faut aller chercher la culture naturelle de la figue, à Aix, à Tarascon, à Salon, à Brignolles, etc.; mais on rencontre également des figuiers dans le Bordelais et jusqu’en Bretagne, aRoscoff et à Quimper. Enfin tout le monde connaît les figues d’Argenteuil.
- Le pécher en plein vent, à l’air libre, occupe notre zone méridionale, de Bordeaux à Nice. Les Pyrénées-Orientales, et notamment la commune de Rivesaltes, les environs de Moissac, en Tarn-et-Garonne, en possèdent des plantations importantes. On en trouve également quelques-unes dans le Lyonnais, le Dauphiné et la Bourgogne.
- La poire donne lieu à un commerce très étendu. Chaque contrée de la France a ses variétés préférées pour le marché et la grande consommation. Si la variété William est la plus demandée pour l’exportation et se cultive partout, d’autres, telles que la Duchesse, les Beurrés Clairgeau, Superfin, Giffard, d’Amanlis, Bonne-Louise, Doyenné du Comice, Passe-Crassanne-,
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- Doyenné d’hiver, sont également l’objet de transactions importantes pour l’approvisionnement des principales villes de France et de l’étranger.
- La grande majorité des poires ainsi expédiées provient d’arbres en plein vent, a haute tige ou en pyramide, mais l’espalier est nécessaire pour les fruits de choix ou les variétés peu productives qui atteignent des prix plus élevés.
- L’Ouest est le pays par excellence de la production des poires, et c’est de là que part, non seulement ces envois aux marchés de nos grandes villes, mais la très grande majorité de l’exportation destinée à l’Angleterre, à la Russie et aux contrées septentrionales.
- Pour les pommes, on distingue ce qui est réservé pour la table de ce qui sert à fabriquer le cidre. Aucun fruit n’est plus, que la pomme, répandu chez nous, ni plus facile à faire naître ou à conserver. Peu ou point de taille pour les arbres de plein vent ; les cordons, les gobelets et les pyramides nécessitent seuls l’intervention de l’arboriculteur.
- C’est par millions que se chiffre le commerce des pommes. Les variétés de table les plus communes s’expédient par wagons ou par bateaux complets. Celles de premier choix, pour la vente au détail, sont mieux traitées et se vendent plus cher: tel le Calville blanc cultivé spécialement dans les environs de Paris.
- Le pommier se rencontre dans la plupart des régions tempérées de notre pays; mais c’est la Normandie, la Bretagne, la Picardie, l’Auvergne, l’est et le nord de la France qui offrent les principales plantations.
- L’invasion du phylloxéra a donné une forte impulsion à l’industrie du cidre. Des associations importantes se sont formées dans les régions productrices pour recommander aux planteurs les meilleures variétés et vulgariser les procédés les plus avantageux dé culture et de fabrication.
- Moins répandue que la pomme, la prime est néanmoins l’objet d’un commerce considérable en France. Les reines-Claude de la Champagne, du Nord, de l’Anjou et du Bordelais, les mirabelles de Lorraine, la Sainte-Catherine de Tours et la prune d’Agen des bords de la Garonne, les perdrions du Var sont appréciés partout.
- La noix est le fruit des terrains secs et calcaires. D’une récolte presque toujours certaine, d’un transport facile, elle est l’objet de transactions importantes dans les pays de production : le Dauphiné, la Dordogne, la Corrèze, la Drôme et le Lot. On en trouve également de nombreuses plantations dans l’Ardèche, le Puy-de-Dôme, la Savoie, la Corse, la Brie et le Morvan. Elle ne nécessite ni taille ni soins particuliers ; il faut simplement savoir choisir les quatre ou cinq variétés avantageuses : Parisienne, Chaberte, Mayette, Franquette, qui se produisent par la greffe et non par le semis.
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- Sont encore la source d’un produit assuré, les noisetiers, les framboisiers, les groseilliers, les cornouilliers, les caroubiers, les néfliers et les pistachiers.
- Quant aux kakis du Japon dits plaqueminiers, introduits en France il y a vingt-cinq ans, et que le climat et le sol de la Provence peuvent seuls amener à maturité complète, leur exploitation n’offre pour nous qu’un intérêt très secondaire.
- La culture intensive, c’est-à-dire celle des arbres dirigés en pyramides, cordons ou espaliers et contre-espaliers, ne se pratique guère, dans un but de luxe, que sur les pêchers et les vignes et quelques variétés de poiriers, pommiers et cerisiers, spécialement désignés par la beauté de leurs fruits.
- C’est Montreuil-sous-Bois, pour les pêches, Thomery; Conflans-Sainte-Honorine pour les raisins, et leurs environs qui alimentent la vente en gros.
- La culture qui s’y pratique a valu à ces localités une réputation universelle et constitue la principale source de leur richesse; elle entretient pendant toute l’année de nombreux ouvriers, car c’est par centaines de milliers de mètres que se comptent les surfaces murales qui y sont affectées au palissage des pèches et des vignes.
- Le Midi, également, a d’importantes exploitations de chasselas et de pêches précoces.
- Les chasselas greffés sur cépages américains et cultivés dans les départements de la Haute-Garonne, de Lot-et-Garonne, de l’Hérault, du Gard, de Vaucluse, même dans le Lyonnais et la Bourgogne, donnent des fruits d’excellente qualité, qui s’expédient à Paris et dans les grands centres de consommation français et étrangers.
- C’est depuis quelques années seulement que la production industrielle des fruits forcés s’est établie en France.
- A Roubaix, à Tourcoing et à Bailleul dans le Nord, à Quessy dans l’Aisne, à Rueil et à Nanterre près Paris, ont été créées des forceries importantes qui ont arrête, en grande partie, les importations sur nos marchés des forceries et des cultures étrangères.
- Bien que la fraise, pour se produire et pour mûrir, n’exige le secours ni du sécateur qi de la serpette, elle se cultive au jardin fruitier ou en plein champ, et elle fait l’objet d’un commerce important.
- Les collines de la Seine et de Seine-et-Oise, la vallée de la Bièvre, les environs de Palaiseau, de Fontenay-aux-Roses, de Rosny, d’Orsay, etc., sont couverts de fraisiers dont les cultivateurs tirent bon parti.
- Dans le Midi, Hyères et ses environs expédient à Marseille-et ailleurs leurs fraises des bois ; le Médoc, l’Anjou et la Bretagne produisent des Princesse Royale, Docteur Morère, Princesse Hoffman, Laxton Noble,
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- Sovereign, Vicomtesse Héricart de Thury, etc., qui occupent d’immenses étendues de terrains et emploient de nombreux travailleurs.
- Emplois divers des fruits. — Les fruits de bonne qualité sont consommés à l’état frais et se vendent sur les marchés des grandes villes ou s’exportent en Angleterre, en Russie et dans les diverses contrées du Nord de l’Europe. Ceux de qualité inférieure sont utilisés par l’industrie pour la fabrication des conserves, la confection des confitures et de la pâtisserie, et pour la dessiccation. La distillation transforme enfin en alcool les produits les plus communs. Comme on le voit, de nombreuses industries vivent en France de la production fruitière.
- En 1869, cette production était estimée à 45o millions. Il n’est pas douteux que depuis trente ans elle se soit fort accrue, et l’on peut sans crainte d’exagération l’estimer aujourd’hui, à 5oo millions.
- En résumé, l’arboriculture fruitière française tient toujours le premier rang en Europe, tant au point de vue de la grande production qu’à celui de la qualité et de la variété des fruits.
- En 1898, malgré une récolte moyenne, nos exportations de fruits frais ont atteint 8o3.ooo quintaux évalués à la somme de 3o millions de francs. On a exporté 10.700.000 kilogrammes de prunes sèches. D’un autre côté, l’Algérie nous envoyait 16 millions de kilogrammes de fruits variés.
- RECENSEMENT PROFESSIONNEL 1896
- <* ff.
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- INDUSTRIES
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- Arboriculture
- 7.500
- NOMBRE TOTAL es établissements où lient plus de 0 personnes REPARTITION de ces établissements d’après le nombre des personnes occupées
- 0 50 plus
- ^ S3 à à de
- « 50 500 500
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- 283 276 1
- DÉPARTEMENTS où sont occupées le plus de personnes
- PROPORTION pour 100
- du personnel total
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- Seine (9J
- Greffage.
- 250
- ]
- 4 4'
- Gironde (23) Aude (10)
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- Classe 45
- ARBRES FRUITIERS ET FRUITS!1)
- FRANCE
- 1. Arène (Casimir), à Solliès-Pont (Var). —Kakis du Japon.
- VINCENNES
- 2. Audibert (Jacques), à La Crau-d’Hyères (Var). — Orangers.
- Kakis du Japon. Oliviers d’Europe. ' PLAN il
- 3. Baltet (Charles), à Troyes (Aube), faubourg Croncels, 26.
- — Arbres fruitiers jeunes ou formés, en fruits de table, à cidre, à distiller, à sécher, pour routes, jardins fruitiers et vergers. VINCENNES
- 4. Boivin (Léopold), à Louveciennes (Seine-et-Oise). — Arbres
- fruitiers formés. PLAN il
- 5. Boucher (Georges), à Paris, avenue d’Italie, 164. —
- Arbres fruitiers de pépinière, formés, cultivés en pots. Arbres à cidre.
- PLAN N» 2 et VINCENNES
- 6. Brisard (Louis), à Saint-Hilaire-lès-Mortagne (Orne). —
- Pommiers. Poiriers. VINCENNES
- (•) Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- La lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à l'intersection desquelles se trouve le~produit exposé.
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- 10
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 7. Bruneau (Désiré), à Bourg-la-Reine (Seine). — Arbres
- fruitiers à haute et Lasse tiges, formés et non formés, à couteau et à cidre ou d’économie domestique, comprenant : abricotiers, amandiers, cerisiers, cognassiers, groseillers, figuiers, néfliers, poiriers, pommiers, pruniers, vig'nes, etc. — Concours 1, 2, 3, 4, o, 7.
- PLAN N° 2 et VINCENNES
- Horticulteur-pépiniériste.
- Grand-Prix, Exposition universelle Paris 1889.
- 8. Carnet (Léon), au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). —
- Arbres fruitiers. VINCENNES
- 9. Chatenay (Henri), à Douai-la-Fontaine (Maine-et-Loire).
- — Arbres fruitiers.
- 10. Croux & fils, à Chatenay (Seine). — Arbres fruitiers
- formés, prêts à produire. Arbres d’école en rapport. Jeunes arbres de pépinière. Vignes et arbres fruitiers pour culture avancée présentés dans la serre n° 18. Collection de fruits, etc. PLAN N° 2
- Pépinières du Val-d’Aulnay.
- Paris 1855, Médaille d’or ; Paris 1867, Grand-Prix ; Paris 1878, 2 Grands-Prix ; Paris 1889, 2 Grands-Prix et une Médaille d’or ; Vienne 1873, Diplôme de Mérite ; Chicago 1893, Hors Concours.
- Paris 1878 : J. Croux, Chevalier de la Légion d’Honneur.
- Paris 1889 : G. Croux, Chevalier de la Légion d’Honneur.
- 11. Defresne (Honoré) fils, à Vitry-sur-Seine (Seine), rue du Mont, 1. —Arbres fruitiers formés et non formés de diverses sortes. Pommiers et poiriers à cidre pour la plantation des routes. Vignes.
- PLAN N° 2 et VINCENNES
- 12. Derm.ig'ny (Albert), àNoyon (Oise). —Arbres fruitiers tiges,
- pyramides et espaliers. Pommiers à cidre et .à couteau. Abricotiers. Cerisiers. Cognassiers. Châtaigniers. Cormiers. Noyers. Pêchers.Poiriers. Pommiers. Pruniers. Pommiers égrins. VINCENNES
- Exposition universelle Paris 1889, Mention honorable.
- 13. Deseine (Pierre), à Bougival (Seine-et-Oise), rue de Versailles, 101. — Pépinières : ls Arbres fruitiers à hautes tiges. 2° Arbres fruitiers à cidre, poiriers et pommiers. 3° Aigrins ou sujets intermédiaires propres à la g’reffe. 4° Arbres et arbrisseaux fruitiers, tiges. 5° Différents genres d’arbres et d’arbustes fruitiers à basse tige non formés. 6° Arbres formés, pour la vente, de trois à six ans. 7° Arbres d’études de six ans et au-dessus.
- PLAN N* 2 et VINCENNES
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- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- li
- 14. Droulin (Edmond), à Roi ville, par Ticlieville (Orne). —
- Pommiers à cidre et poiriers à poiré, non greffés. VINCENNES
- 15. Georges (Alphonse), à Vitrj (Seine), rue Eugène-Pelletan,
- 14. — Arbres fruitiers formés et non formés. Pommiers à cidre et à haute densité. PLAN N° 2 et VINCENNES
- 16. Gravier (Alfred), à Vitry-sur-Seine (Seine), boulevard Lamouroux, 41. — Arbres fruitiers formés et de pépinière.
- PLAN N° 2
- 17. Jamin (Ferdinand), à Bourg-la-Reine (Seine). — Horti-
- culture : Lot d’Arbres fruitiers à tige, fruits de table (article 1er du concours permanent). Lot d’Arbres fruitiers à cidre (article 2 du concours permanent). Lot d’Aigrains et sujets intermédiaires propres à la greffe (article 3 du concours permanent). Lot d’arbres et d’arbrisseaux fruitiers à tige nue ou ramifiée (article 4 du concours permanent). Lot d'Arbres fruitiers formés et d’étude. PLAN N° 2 et VINCENNES
- Paris 1818, Chevalier de la Légion d’Honneur ; Paris 1889, Membre du Jury.
- 18. Labro (Jean), à Nerdier-Bas (Aveyron). — Arbres fruitiers.
- VINCENNES
- 19. Lecomte (Amédée), à Louveciennes (Seine-et-Oise). —
- Arbres fruitiers en différents genres, non formés et formés en sujejs de différentes forces. PLAN N° 2 et VINCENNES
- Paris 1889, Médaille d’or ; Chevalier du Mérite agricole ; Officier du
- Mérite Agricole, le 14 juillet 1898.
- 20. Lecoilte aîné (H.-J.), à Paris, avenue du Maine, 32. —
- Arbres fruitiers divers, formés à haute et à basse tige, etc. PLAN N° 2
- 21. Loynes (Jules), à Fumel (Lot-et-Garonne). — Fraisiers.
- VINCENNES
- 22. Mascré, à Orléans (Loiret). — Arbres fruitiers nains en pleine
- terre et en pots. PLAN N° 2
- 23. MINISTÈRE DES COLONIES (Jardin colonial du), à Nogent-sur-Marne (Seine). — Anones. Goyaviers. Papayers. Bananiers. Caféiers. Cacaoyers, etc.
- M. Jean DYBOWSKI, inspecteur général des cultures* coloniales directeur. PL. VI.— D.3
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- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 24. Nielly (E.), à Cavalaire, par Gassin (Var). — Orangers
- variés. VINCENNES
- 25. Paillet fils (Louis), à Châtenay (Seine). — Arbres fruitiers, jeunes arbres et arbres forts formés transplantés. Arbres fruitiers
- élevés en pots. PLAN N° 2
- Maison fondée en 1827.
- Création et plantation de jardins fruitiers.
- Paris 1867, Grand-Prix ; Paris 1878, Grand-Prix ; Paris 1889, Grand-Prix ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Grande Médaille d’or.
- 26. Pingnet-Guindon (Eugène), à La Tranchée, par Tours (Indre-et-Loire). — Arbres fruitiers. Vignes.
- PLAN N° 2 et VINCENNES
- 27. Prenveille (Jean), à Saint-Just-en-Chaussée (Oise). —
- Pommiers à cidre. Poiriers à poiré. VINCENNES
- 28. Ftochereuil (Joseph), à Dinan (Côtes-du-Nord). —Arbres
- fruitiers à cidre. PLAN N° 2 et VINCENNES
- 29. Rothberg- (Adolphe), à Gennevilliers (Seine). — Pépi-
- nières. Arbres fruitiers variés à haute tige. Arbres fruitiers variés à cidre.. Arbres et arbrisseaux fruitiers variés. Arbres fruitiers de pépinières non formés et formés. Arbres fruitiers de rapport de formes variées. Vignes en pots. PLAN N° 2 et VINCENNES
- Exposition universelle, Paris 1878, Grand-Prix
- 30. Salomon & fils, à Tliomery (Seine-et-Marne). —
- Collection de vignes à raisins de table greffées et non greffées. PLAN N0 2
- Paris 1878, Médaille d’or ; Paris 1889, Grand-Prix ; Anvers 1885, Chevalier de la Légion d’Honneur ; Bruxelles 1897, 2 Médailles
- d’or.
- 31. Saulquin (Charles), au Blanc (Indre). — Arbres fruitiers.
- Vignes américaines. PLAN N° 2
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- COLONIES
- ALGÉRIE
- 1. Aymé (Augustin) jeune, à Saint-Augustin, Saf-Saf. —
- Fruits. PL. VI.— D.3
- 2. Aymes (Paul), à Chebli, commune de Serkadji (Alger). —
- Citrons. Oranges. PL. VI.— D.3
- 3. Bastide (Léon), à Sidi-bel-Abbés (Oran). —Amandes. Noix.
- Figues sèches. Raisins secs et fruits divers. PL. VI.— D.3
- 4. Beauvais (Louis), à Rueil (Seine-et-Oise), rue Haute, 46-
- Oranges. Mandarines. Citrons Bananes. Dattes. Pastèques. Melons. Raisins. Figues. Canne à sucre. PL. VI.— D.3
- 5. Bernardi (Pierre), à Mouzaïaville (Alger). — Fruits.
- PL. VI.— D.3
- 6. Bonnaud (A.), à Bouïra (Alger). — Pêches. PL. VI.— D.3
- 7. Bourg'aud (Léon), à Orléansville (Alger), rue de Rome, 43.
- — Oranges. Mandarines. Citrons. Dattes. .PL. VI— D.3-
- 8. Brame, à Fouka (Alger). —Fruits. PL. VI.—D.3
- 9. Casablancas (Quirico), à Alger, rue Ivon-Yillarceau, 3.—
- Fruits exotiques. PL. VI.— D.3
- 10. Chiris (Antoine), à Boufarik (Alger), domaine Sainte-
- Marguerite. — Spécimens des produits de la grande culture (orangeries). Oranges, etc. PL. VI.— D.3
- Exposition universelle Paris 1889, 2 Grands-Prix.
- 11. Courtois (Alexandre), au Hamma (Constantine). —
- Oranges. Citrons. Mandarines. Cerises. Raisins. PL. VI.— D.3
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- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 12. Crédit Foncier de France (Séquestre du), Domaine de l’Habra et de la Macta, à Paris, rue des Capucines, 19. — Citrons. PL. VI.— D.3
- 13. Debonno, à Boufarik (Alger). — Oranges et Citrons.
- PL. VI—D.3
- 14. Dubeeq père, à Dellys (Alger). — Bananes.
- PL. VI.—D.3
- 15. El Hadj (Mohammed Amzian), à Tizi Ouzou (Alger). —
- Figues de la Grande Kabylie. PL. VI.— D.3
- 16. Fèvre (D.) Fils aîné, a Alger, rue Henri-Martin, 21 et 23.
- — Fruits du pays frais et conservés. PL. VI.— D.3
- 17. Fouquereau (Y.), à Orléansville (Qran). — Mandarines. Oranges. Citrons. Nèfles du Japon. Figues..Raisins. Cédrats.
- PL. VI.— D.3
- 18. Guiraud (Alexandre), à Héliopolis (Constantine). —
- Oranges. PL. VI.— D.3
- Paris 1889, Médaille d’argent ; Anvers 1885, Médaille d’argent ; Bruxelles 1897, Médaille d’or. PL. VI.— D.3
- 19. Gardin (Du), à Oued Amizour. — Oranges et citrons.
- PL. VL—D.3
- 20. Haudricourt (Armand), à Rivoli (Oran).— Oranges. Cédrats.
- ‘ ' PL. VI—D.3
- 21. Laurens (Albert), à Koléa (Alger). — Mandarines. Oranges.
- Citrons. Raisins kabiles et arabes. PL. VI.— D.3
- Président du Comice.
- 22. Marchai (Auguste), à Tazmalt (Constantine), en résidence
- à Akbou. — Mandarines et Citrons. PL. VI.— D.3
- 23. Marotsky (Reyxold), Clos Ben-Zaza, commune de
- Birkadem (Alger). —Raisins. PL. VI—D.3
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- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 15
- 24. Mandemain (André), à Guelma (Constantine). — Citrons
- et oranges. PL. VI.— D.3
- 25. Mesrine (Marc), à Bône (Constantine), domaine des Mûriers. -----Fruits divers. PL. VI.— D.3
- 26. Perrenoud (Paul), à El Arrouch (Constantine). —
- Bergamottes et citrons. PL. VI.— D.3
- Régisseur du domaine des Zardezas.
- 27. Prévoyance foncière (La), à Paris,rue Grange-Batelière,
- 13; domaine agricole à Aïn-el-Arba (Oran). — Semis. Boutures. PL. VI.— D.3
- 28. Prion (Louis), à Mostaganem (Oran). — Oranges. Citrons.
- Mandarines. Amandes vertes. PL. VI.— D.3
- 29. Raffah Sliman ben Touami, à Souk-Ahras (Constantine). — Fruits. PL. VI.— D.3
- 30. Royer (Jules), à l’Allélik, près Bône (Constantine). — Primeurs et fruits. PL. VI.— D.
- Oranges. Mandarines. Fruits divers. Légumes. Primeurs.
- 31. Société agricole & industrielle du Sud Algérien, à Paris, rue Saint-Lazare, 7. — Dattes deglet nour, degla beïda, gharz, etc. Spécimens d’emballage. Dattes fines.
- PL. VI—D.3
- Paris 1889, Grand-Prix, 2 Médailles d’or, 2 Médailles d’argent, 5 Médailles de bronze. PL.VI. — D.3.
- 32. Thuillier (Joseph-Henri), à Meurad (Alger). — Amandes
- sèches. PL. VI.— D.3
- 33. Tyssandier d’Escous (Charles-Albéric), à Miliana
- (Alger). — Amandes. PL. VI.— D.3
- 34. Vallée frères, à Bône (Constantine). — Arbres fruitiers à
- feuilles persistantes. Arbres fruitiers à feuilles caduques. PL. VI.— D.3
- 35. Varet (Eugène), à Guelma (Constantine).— Oranges. Pommes.
- Poires. PL. VI— D.3
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- lü
- 36. Vuillard (Émile), à Boufarik (Alger). — Orangers. Mandariniers. Citronniers. Chinois en arbre. PL. VI.— D.3
- 37. Xerri (Joseph), à Bône (Constantine). — Fruits.
- PV. VI.—D.3
- CONGO FRANÇAIS
- 1. Compagnie française du Congo occidental, à Paris, rue du Louvre, 42.— Ananas. PL. VI.— E.3
- GUADELOUPE
- 1. Carbonnel (A.), à Petit-Bourg (Habitation Cococyer).
- — Fruiterie. Ananas frais. PL. VI.— D.3
- Négociant.
- 2. Désir (A.-J.-M.), à Pointe-à-Pitre. — Fruiterie, ananas
- frais. ' PL. VI.— D.3
- 3. Fanton (Marius), à Paris, rue Saint-Paul, 17. — Fruits.
- PL. VI.—D.3
- 4. Louqueteau (Clarisse', à Gourbeyre. — Fruits.
- PL. VL—D.3
- •5. Satis (Charles), à Basse-Terre (Guadeloupe). — Fruits. Chimiste-distillateur. » PL. VI— D.3
- 6. Société des Plantations de Grand-Maison, à Trois-Rivières (Guadeloupe). — Fruits frais. PL. VI.— D.3
- GUYANE FRANÇAISE
- 1. Administration pénitentiaire de la Guyane française, à Cayenne. — Fruits. PL. VI.— D.2et3
- 2. Besson (Paul), à Cayenne.— Fruits frais. PL. VI. — D.2et3
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 17
- INDO- CHINE
- 1. Comité local du Tonkin (Société d’enseignement mutuel des Tonkinoises), à Hanoï.— Fruits.PL. VI.— D.etE.2et3
- 2. Lassale (Jean), à Paris, rue Muller, 19. — Fruits. Bananes.
- Coco. Ananas. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 3. Michel (Arthur), à Paris, rue des Archives, 21. — Ananas
- et fruits frais. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 4. Place (L.) & C‘e, à Paris, rue Saint-Antoine, 145. — Fruits
- exotiques frais. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 5. Protectorat de l’Annam. — Noix d’arec.
- PL. VI.— D. et E.2 et 3
- MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
- 1. Administration locale de la Province d’Andevo-
- ranto, à Andevoranto. — Arbres fruitiers et fruits.
- PL. VI.—C. et D.4
- 2. Administration locale de la Province de Fiana-
- rantsoa, à P i an arants O a . — Arbres fruitiers et fruits.
- PL. VI.—C. et D.4
- 3. Administration locale du Troisième Territoire
- militaire de Madagascar, à Tananarive. — Arbres fruitiers et fruits. PL. VI.— C. et D.4
- 4. Bouquet (Emile), à Farafangana. — Fruits oléagineux.
- PL. VI.—C. et D.4
- 5. Service de lAgriculture de Madagascar, à Tananarive. — Arbres fruitiers et fruits. PL. VI.— C. et D.4
- MARTINIQUE
- 1. Beaudouin (Charles), à Paris, rue de Berri, 38. — Fruits
- frais. PL. VI.—D.2 et 3
- 2. Calonne (Fernand), à Paris, boulevard Saint-Germain, 152. — Fruits divers de la Martinique. Arbres fruitiers. PL. VI.— D.2et3
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-
-
-
- 18
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 3. Dupuis-N ouillé (Hubert), à Saint-Pierre. —Fruits frais.
- PL. VI.—D.2et3
- 4. Landes (Alfred), à Saint-Pierre. — Fruits frais.
- PL. VI.— D.2 et 3
- SÉNÉGAL ET DÉPENDANCES
- Comité central du Sénégal, à Saint-Louis. — Fruits et graines diverses. PL. VI.— E. I
- SOUDAN FRANÇAIS
- 1. Chevalier (Auguste), à Paris, rue Buffon, 61. — Types, d’arbustes. PL. VI.— D. I
- TUNISIE
- 1. Amor Ben Djellabi, à Dég-ache. — Oranges PL. VI.— D.t
- 2. Bena (David), à Sfax. — Amandes. PL. VI.—D.t
- 3. Bueb (Alexandre), à Sfax. — Amandes. PL. VI— D.î
- 4. Chambre mixte de Commerce & d’Agriculture
- du Sud de la Tunisie, à Sfax. — Amandes. Dattes. Pistaches. PL. VI.— D. I
- 5. Chambre de Commerce française de Tunis, à
- Tunis, rue d’Italie, 2. — Citrons. Mandarines. Raisins. Amandes. Pistaches. PL. VI— D. I
- 6. Ciralli (Nigolo), à Tunis, rue Es Sadikia, 18. — Oranges.
- Citrons. Mandarines. PL. VI.— D.I
- 7. Jardin d’Essai de la Régence, à Tunis, route de
- l’Ariana. — Amandes. Oranges. Citrons. Pommes. Poires. Goyaves. Pêches. PL. VI.— D. t
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-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 10
- 8. Mahmoud Ben Tahar, Khalifa, à Dégaclne. — Oranges
- et citrons. PL. VI.— D. I
- 9. Pilter (John-Georges), à Ksar-Tjr. — Amandes. Olives.
- Caroubes, etc. PL. VI.— D. I
- • 10. Prouvost (Édouard), à Mrira, près Tunis. — Oranges. Mandarines. Citrons. Amandes. PL. VI.— D. I
- 11. SavigTton (A.-F.-Henri), domaine de Bir-Kassa, à Paris, place de La Madeleine, 15. — Oranges. Mandarines, Citrons.
- PL. VI—D.l
- Paris 1889, Hors Concours, membre du Jury ; Chicago 1893» membre du Comité d’organisation.
- 12. Ville de Sfax— Caroubiers. Dattiers. Oliviers. PL. VI.— D.l
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-
-
-
- PAYS ÉTRANGERS
- ALLEMAGNE
- 1. Hauber (Paul), à Tolkewitz, près Dresde. — Fruits.
- PLAN II
- 2. Schliessmann, à Cartel-Mayence. — Objets pour l’ornementation des jardins. PLAN 11
- BULGARIE
- 1. Anastassoff (P.) frères, à Kustendil.— Pommes. PLAN II
- 2. Ministère du Commerce et de l’Agriculture
- (Section d’Agricultlire), à Sofia. — Collection de pommes et de poires de Kustendil. Npix et amandes. PLAN II
- 3. Popoff (Petre-D.), à Sovolyanovo. — Pommes. PLAN il
- CHINE
- 1. Commission impériale (Chine du Centre), à Shanghaï.. — Noix. PL. VI.— B. 3
- CORÉE
- 1. Gouvernement coréen, à Séoul. — Arbres fruitiers et' fruits. PL. V.—E. 4
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-
-
-
- GROUPE VIII.
- CLASSE 45.
- 21
- ESPAGNE
- 1. Abellô (Vve de Thomas), à Reus (Province de Tarragone).—
- Noisettes. PLAN II
- 2. Alvarez Vuelta (Gexaro), à Leon, rue del Rastro Viejo,
- 7. — Fruits naturels. PLAN II
- 3. Balcells y Brü (Ricardo), à Barcelone, rue de Aragon,
- 326. — Noisettes. PLAN II
- 4. Ballester y Lloret (Joaquin), à Gandia (Province de
- Valence). — Oranges et mandarines. PLAN II
- 5. Bello y San tin (Buenaventura), à Zabadello (Province de
- Léon). — Châtaignes. PLAN II
- 6. Blanes Gastell (Antonio), à Alméria, rue Real, 24. —
- Raisin. PLAN II
- 7. Casanova (Eduardo de), à Barcelone, rue de Guardia, 6.
- — Amandes. PLAN II
- 8. Castellvi y de Marti (Luis de), à Barcelone, rue de
- Xucla, 13. —Amandes. PLAN U
- 9. Ferrater Soronellas (Xavier), à Selva del Campo
- (Province de Tarragone). — Caroubes et noisettes. PLAN II
- 10. Franquet y Dara (José, baron de Purroy), à Barcelone,
- rue de Claris, 6. —Amandes. PLAN 11
- 11. Mallo Ballesteros (Thomas), à Léon, rue del Cano
- Badillo, 7. — Poires. PLAN II
- 12. Martinez Fernandez (Manuel), à Priaranza del Bierzo
- (Province de Léon). — Noix et châtaignes. PLAN II
- 13. Morag-as (Fidel de), à Valls (Province de Tarragone). —
- Noisettes. PLAN II
- 14. Posadilla Colombres (Salustiaxo), à Léon, rue de
- Carnicerias, 1. —Amandes. ' PLAN II
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-
-
-
- 22
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 15. FLoca y Fiter (José-Pedro), à Barcelone, rue de Pelayo,
- (jbis, — Noisettes et caroubes. - PLAN II
- 16. Salvadô frères, à Barcelone, rue del Recli, 45. —
- Amandes. Noix Noisettes, etc. PLAN II
- 17. Société agricole, à Valls (Province de Tarrag'one). —
- Noisettes et amandes. PLAN il
- 18. Soler y Aracil (Maria), à Alicante, rue de San Nicolas,
- 16. — Amandes. PLAN II
- 19. Sostres y Gril (Francisco) , à Reus (Province de Tarrag'one).
- — Noisettes. PLAN II
- ÉTATS-UNIS
- 1. Addleman (Dill), à Richmond (Indiana). — Pommes.
- PLAN 11
- 2. Ansley (M.), à Billsboro (New-York). — Poires. Pommes.
- PLAN II
- 3. Aldrich (H.-A.), à Neoga (Illinois). — Pommes. PLAN II
- 4. Alters (John), à Belleplaine (Kansas).— Pommes. PLAN II
- 5. Atherton (W.-P.), à Hallowell (Maine). — Pommes. PLAN II
- 6. Axtell (F.-H.), à Oakland (Maine). — Pommes. PLAN II
- 7. Babcock (E.-F.), à Waitsburg (Washington) (Exposition
- collective). — Fruits frais. Pommes. PLAN II
- 8. Bailey (Jacob) , à Green Mountain (North Carolina).— Pommes.
- PLAN II
- 9. Baker (G.), à Lyons (New-York). — Pommes. PLAN II
- 10. Baldwin (M.-A), à Jacksonville (Illinois). — Pommes.
- PLAN II
- 11. Banner (Newton), à Sugar Grove (North Carolina). —
- Pommes. PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 23
- 12. Barley (M.-S.),àRed Bluff (Californie).— Amandes. PLAN II
- 13. Barry (J.), à Red Bluff (Californie). — Amandes. PLAN II
- 14. Bassett (W.-A.), à Farmer (New-York). —Pommes.
- PLAN II
- 15. -Beer (S.-J.), à Vandalia (Illinois). — Pommes. PLAN II
- 16. Belle Louise Ranch, à Manana (Californie). — Amandes.
- PLAN II
- 17. Berry (M.-F.), à Hallsville (Missouri). — Pommes. PLAN II
- 18. Black (William-H.), àFloradale (Pennsylvanie).— Pommes.
- PLAN II
- 19. Blair (George-A.), à Mulvane (Kansas).— Pommes. PLAN II
- 20. Bog’g'S (George-E.), à Livingstone (North Carolina). —
- Pommes. PLAN II
- 21. Bradley (Elmer), à Lyons (New-York). -— Pommes.
- PLAN II
- 22. Bream (Samuel), à Floradale (Pennsylvanie). — Pommes.
- PLAN II
- 23. Bryant (A.) & son, à Princeton (Illinois). — Pommes.
- PLAN II
- 24. Bryant (L.-R.), à Princeton (Illinois). — Pommes. PLAN II
- 25. Burgdorf (S.-E.), à Junius (New-York). — Pommes.
- PLAN II
- 26. Burk (Frank), à Mesilla Park (New-Mexico). — Pommes.
- PLAN II
- 27. Burnett (Charles), à Lyons (New-York). — Pommes.
- PLAN II
- 28. Burton (Joseph-A.), à Orléans (Indiana).— Pommes.
- PLAN II
- 29. CadweH (A.), à Valley City (Illinois). — Pommes. PLAN II
- 30. Chambre de Commerce, à Los Angeles (Californie).
- — Viogt variétés de noix. PLAN II
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-
-
-
- ?4 GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 31. Chipman (P.-N.), à Red Bluff (Californie). — Amandes.
- PLAN il
- 32. Clark (Merritt-M.), à Bedford (New-York). — Pommes.
- PLAN I!
- 33. Coffey ( George-W.), à Kelsey (North Carolina). —
- Pommes. PLAN II
- 34. Collège d’Agriculture de New-Mexico, à Mesilla
- Park (New-Mexico). — Pommes. PLAN II
- 35. Commission de Californie, à San-Francisco. — Noix
- et fruits frais. Fruits conservés. Pommes (avril-juillet) et de fruits de la famille du citron (avril-novembre). PLAN II
- 36. Commission de New-York à l’Exposition de
- Paris. — Fruits frais. PLAN II
- 37. Cône (D.-S.), à Red Bluff (Californie). — Amandes. PLAN II
- 38. Cône (M.-H.), à Blowing Rock (North Carolina). — Fruits
- frais de la Caroline du Nord. PLAN II
- 39. Coyner (George-A.), à Waynesboro (Virginie).— Pommes.
- PLAN II
- 40. Crain (\V.-R.), à Villa Ridge (Illinois).— Pommes. PLAN 11
- 41. Crete Nurseries, à Crete (Nebraska).— Pommes- PLAN II
- 42. Crozet Fruit Growers’ Association, à Crozet (Virginie).— Fruits frais. * PLAN II
- 43. Delmas (À.-G.), à Scranton (Mississipi). — Noix «Pecans».
- PLAN II
- 44. Dickie (James), à Massies Mill (Virginie). — Pommes.
- PLAN II
- 45. Dintleman (L.-F.), à Belle ville (Illinois).— Pommes.
- PLAN II
- 46. Dorman (Walter), à Billsboro (New-York). — Pommes.
- PLAN 11
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 25
- 47. Dula (J.-A.), à Lenoir (Nortli Carolina). — Pommes. PLAN II
- 48. Duncan (Mrs M,), à Red Bluff (Californie). — Amandes.
- PLAN II
- 49. Dunlap (Henry-M.), à Savoy (Illinois).— Pommes et poires.
- PLAN II
- 50. Dutton (A.-H.), à Yougstown (New-York). — Pommes.
- PLAN II
- 51. Ebersoll (George), à Centerville (Indiana). — Pommes.
- PLAN II
- 52. Edwards (D.-R .), à Versailles (Missouri). — Pommes.
- PLAN 11
- 53. Eliason (Alice), à Centerville (Indiana).— Pommes. PLAN II
- 54. Elliott (Jesse-P.), à Alquina (Indiana). — Pommes. PLAN II
- 55. Facer (V illiam-1) .), à Lyons (New-York). — Pommes.
- PLAN II
- *
- 56. Falkner (N.-K.), à Mesilla Park(New-Mexico).— Pommes.
- PLAN II
- 57. Flack (William-M.), à Cane River (Norih Carolina). —
- Pommes. PLAN II
- 58. Foster Brothers, à Halls Corners (New-York). — Pommes.
- PLAN il
- 59. Francis (C.-H.), à Altamont (Illinois). — Pommes. PLAN II
- 60. Gano (W.-G.), à West Plains (Missouri). — Pommes. PLAN II
- 61. Garretson (J.-V.), à Floradale (Pensylvanie). — Pommes.
- PLAN II
- 62. Goodman (L.-A.), à Westport (Missouri). — Pommes.
- PLAN II
- 63. Griest (Amos-W.), à Floradale (Pensylvanie). — Pommes
- PLAN II
- 64. Haden Brothers, à Crozet (Virginia). — Pommes, plan h
- 65. Harpster (Henry), à Saint-Peter (Illinois). — Pommes.
- PLAN II
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-
-
-
- 26
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 66. Harris (W.-R.), à Tecumseh (Nebraska). — Pommes.
- PLAN II
- 67. H atelier (M.-L.), à Reba (Virginie).—Pommes. PLAN II
- 68. Hatley (J.-S.), à Hudson (North Carolina). — Pommes.
- PLAN II
- 69. Hensley (Wilson), à Bald Greek (North Carolina). —
- Pommes. PLAN II
- 70. Hiester (Gabriel), à Harrisburg (Pensylvanie). — Pommes.
- PLAN II
- 71. Hillhouse (George-S.), à Pierce City (Missouri). —
- Pommes. PLAN II
- 72. Hoffman (Daniel), à Arendtsville (Pensylvanie). —
- Pommes. PLAN II
- 73. Hotchkiss (C.-M.), à Cheshire (Connecticut). — Pommes.
- PLAN II
- 74. Husband (Joseph), à Leanderville (Illinois). — Pommes.
- PLAN II
- 75. Jacobus (Philo), à Niles (Californie). — Amandes. PLAN II
- 76. James (G.-G.), à Exeter (Missouri). — Pommes. PLAN II
- 77. Johnson (J.-R.), à Manassas(Virginia). —Pommes. PLAN II
- 78. Kempton (Joseph), àCenterville (Indiana). — Pommes.
- PLAN II
- 79. King1 (Columbus), à Centerville (Indiana). — Pommes.
- PLAN II
- 80. Kitterman (Enos), à Centerville (Indiana). — Pommes.
- PLAN II
- 81. Kraft (Herbert), Company, à Red Bluff (Californie).—
- Amandes. PLAN II
- 82. La Rash (S.-D.), à Pékin (Illinois). — Pommes. PLAN II
- 83. Lawver (Rufus), à Biglerville (Pensylvanie). — Pommes.
- PLAN II
- 84. Leonard (C.-N.), à Penfield (New-York). — Pommes.
- PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 27
- 85. Letterman (D.-A.), à Green Mountain (North Carolina).
- — Pommes. PLAN II
- 86. Linton (W.-D.), à Patoka (Illinois). — Pommes. PLAN il
- 87. Livingstone (A.-H.), à Walla Walla (Washington).—
- Pommes. PLAN II
- 88. Manchester (Elbert), à Bristol (Connecticut). — Pommes.
- PLAN II
- 89. Mason (Walmer), à Belleplaine (Kansas).— Pommes. PLAN II
- 90. Marshall brothers, à Arlington (Nebraska). —Pommes.
- PLAN II
- 91. May (J.-E.), à Wilson (Missouri). — Pommes. PLAN II
- 92. Mclnturff(C.-R.), à Paint Gap (North Carolina).— Pommes.
- PLAN II
- 93. Mc Collough (U.-S.),aRed Bluff (Californie).— Amandes.
- PLAN II
- 94. Mc Peters (C. L,). à Bald Creek (North Carolina). —
- Pommes. PLAN II
- 95. Merriman (J.-H.) à New-Britain (Connecticut). — Pommes.
- PLAN II
- 96. Miller (J.-J.), & "Woods (C.B.), à Washington
- (Virginia). — Pommes. PLAN II
- 97. Milman (George-A.), à Las Cruces (New-Mexico). —
- Pommes. PLAN II
- 98. Ministère de l’Agriculture (Section de la Pomologie),
- à Washington D.-C. Fruits frais depuis le 5 avril jusqu’au 5 novembre 1900. ' PLAN II
- 99. Montgomery (A.), à Whittier (Californie). — Amandes.
- PLAN II
- 100. Morse (Charles), à Southington (Connecticut).— Pommes.
- PLAN II
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-
-
-
- 28
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 101. Murrell (George-E.), à Eontella (Virginie). — Pommes.
- PLAN I!
- 102. Myers (Calvin), à Mulvane (Kansas). — Pommes. PLAN I!
- 103. Nelson (A.) & G0, Ozark Plateau Fruit Company, à Lebanon (Missouri). — Pommes. PLAN il
- 104. Newby (Thomas-T.), à Cartilage (Indianah — Pommes.
- PLAN 11
- 105. Parker (J.-A.), à Lakin (Kansas). — Pommes. PLAN i!
- 106. Patchett (Joseph), à Billsboro (New-York).— Pommes.
- PLAN 11
- 107. Paul & Ellison, à Crozet (Virginia). — Pommes. PLAN ii
- 108. Pearson (N.-M.), à Mexico (Missouri). — Pommes. PLAN il
- 109. Pedersen (Peder), à Huntingdon Valley (Pennsylvania).
- — Pommes. PLAN 11
- 110. Perrine (I.-B.), à Bluelakes (Idaho). — Pommes. PLAN H
- 111. Phinney (C.-S.), àStandish(Maine). — Pommes. PLANS!
- 112. Phœnix (F.-S.), à Bloomington (Illinois).— Pommes.
- PLAN il
- 113. Pierce (0.-R.), à Hudson (Michigan). — Pommes. PLAN 11
- 114. Platt (E.-B,). à Milford (Connecticut). — Pommes. PLAN !!
- 115. Platt (George-F.) & son, à Milford (Connecticut). —
- Pommes. PLAN H
- 116. Platt (N.-D.), à Milford (Connecticut). —Pommes. PLAN 11
- 117. Post (Herbert), à Fort AVorth (Texas). — Pecans. PLAN 1!
- 118. Powell (George-T.), à Ghent (New-York). — Pommes.
- PLAN 11
- 119. Proffitt (D.-R.), à Burnsville (Nortli Carolina).— Pommes.
- PLAN 11
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-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 29
- 120. Raffensparg-er (Lizzie-J.), àBiglerville (Pennsylvanie).
- Pommes. PLAN II
- 121. Rankin (J.), à Martinez (Californie).—Noix. PLAN II
- 122. Ray (G.-D.), à Burnsville (North Carolina). — Pommes.
- PLAN I!
- 123. Ray fJ.-S.), à Burnsville (North Carolinab — Pommes.
- PLAN II
- 124. Raymond (H.-R.),à Alvord (Missouri).—Pommes.PLAN II
- .125. Rider (Frack), à Thornton (Washington).—Pommes.
- PLAN II
- 126. Robarts (M.-M.), à Republie (Missouri).— Pommes.
- PLAN II
- 127. Robison (Mrs Thomas-R.), à Halls Corners (New-York).
- — Pommes. PLAN II
- 128. Rodenburg (Charles) , à Richmond (Indiana).—Pommes.
- PLAN II
- 129. Rogers (E.), à New-Britain (Connecticut). — Pommes.
- PLAN II
- .130. Ross (J.-A.),à Thornton (Washington).—Pommes. PLAN 11
- 131. Russell (Elmira), à Richmond (Indiana). — Pommes.
- PLAN II
- 132. Section d’Agriculture de la Caroline du Nord,
- à Raleigh (North Carolina). — Fruits frais. PLAN II
- 133. Sedgwick (Richard), à Richmond (Indiana).— Pommes.
- PLAN II
- 134. Shaw (FRED.),à Summerkill (Illinois).— Pommes. PLAN II
- 135. Shields (Mrs Emily), à Mills (Californie).—Amandes.
- PLAN II
- 136. Smith (Jacob-E.), à Banner’s Elk (North Carolina).—
- Pommes. PLAN II
- 137. Société de Pomologie de Connecticut* Hale
- (J.-H.), président, à S. Gladstonbury (Connecticut). — Fruits frais. PLAN 11
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-
-
-
- 30
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 138. Société de Pomologie du Maine, Munson (W.-M.)
- président, à Orono (Maine). — Fruits frais. PLAN If
- 139. Société d’Horticulture de l’État de l’Illinois,
- Dunlop (Henry M.), président, à Savoy (Illinois). — Fruits
- frais. PLAN II
- 140. Société d’Horticulture de l’Indiana, Hobs (C. M.)
- président, à Bridgeport (Indiana). — Fruits frais. PLAN II
- 141. Société d’Horticulture de l’État du Kansas,
- Welhouse (F.), président, à Fairmount (Kansas). — Fruits * frais. PLAN II
- 142. Société d’Horticulture de l’Etat du Missouri,
- Murray (N. J.), président, à Orégon (Missouri). — Fruits frais. PLAN 11
- 143. Société d’Horticulture de l’État du Nebraska,
- Marshall (George), président, à Arlington (Nebraska). — Fruits frais. PLAN II
- 144. Société d’Horticulture de Richmond, à Richmond (Missouri). — Pommes. PLAN If
- 145. Société d’Horticulture de l’État de la Virginie,
- Woods (S.-B.), président, à Gharlotterville (Virginie). — Pommes. Fruits frais. PLAN II
- 146. Société d’Horticulture de Webster, à Seymour
- (Missouri). — Pommes. PLAN II
- 147. Soverhill (S.-G.),à Tiskilwa (Illinois).—Pommes. PLAN II
- 148. Stone (George-A.), à Richmond (Missouri). — Pommes.
- PLAN II
- 149. Strong (Mrs H.-W.-R.), à Whittier (Californie).— Noix.
- PLAN II
- 150. Stuart Pecan Company, à Océan Springs (Mississipi).
- — Pecans. PLAN II
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-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 31
- 151. Taber (R.-H.), à Red Bluff (Californie). — Amandes.
- PLAN II
- 152. Taylor (Hüghey), à Waitsburg (Washington).— Pommes.
- PLAN II
- 153. Taylor (Robert), à Las Cruces (New-Mexico).— Pommes.
- PLAN II
- 154. Tenny (Delos), à Milton (New-York). — Pommes. PLAN II
- 155. Trimble, Mc Gill & G0, à Seymour (Missouri). —
- Pommes. PLAN II
- 156. Troutman (John-H.), à Lakin (Kansas). — Pommes.
- . PLAN II
- 157. 'Warner (E.-C.), à New-Haven (Connecticut).—Pommes.
- PLAN II
- 158. W'eidner (Aaron.-J.), à Arendtsville (Pensylvanie). —
- Fruits frais. PLAN II
- 159. Whatëly (Walter), à Crozet (Virginie). —Pommes.
- PLAN II
- 160. Williams (Prescott), à Williamsburg (Massachusetts).
- — Pommes. . PLAN II
- 161. WiUiams (Dr W.-W.), à Hilton (New-York). — Pommes.
- PLAN II
- 162. W'inn (Charles-C.), à Griggsuville (Illinois). — Pommes.
- PLAN II
- 163. Woldert Grocery Company, à Tyle (Texas). —
- Sept variétés de pecans. PLAN II
- 164. W'ray (W.-B.), à Cane River (North Carolina).— Pommes.
- PLAN II
- 165. Wright (Thomas), à Kelsey (North Carolina). —Pommes.
- PLAN 11
- 166. Young (B.-M.), à Morgan City (Louisiane).— Vingt-quatre,
- variétés de pecans. PLAN II
- 167. Young (William-A.), à Butler (Illinois). — Pommes.
- PLAN II
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-
-
-
- 32
- GROUPE VIII.
- CLASSE 45.
- GRANDE -BRETAGNE
- 1. Aberdeen (R1. Hon. Comte d’), à Coldstream, Bristish
- Columbia (Canada). — Pommes. PLAN IL
- 2. Agricultural Golleg'e ( Horticultural Dept.), Guelph, Ontario (Canada). — Framboises. Groseilles. Mûres. PLAN II
- 3. Aitcheson (Thomas), à Stratfort, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 4. Andrews (G.W.), à Blyth, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 5. Archambault (Joseph), à Saint-Lin, Québec (Canada).
- — Spécimens de fruits. PLAN If.
- 6. Archibald (W.-C.), à Wolf ville, Nova Scotia (Canada).
- -—Prunes. PLAN II
- 7. Armstrong- (George), à Mangerville, New Brunwick
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 8. Aubertin (A.), à Côte Saint-Paul, Québec (Canada). —
- Pommes. PLAN II:
- 9. Bain (Jacob Mme), à North River, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- ÎO. Bain (Mme F.), à North River, Prince Edward Island (Canada). — Pommes. PLAN II
- 11. Bain (Jacob), à Cordwall, Prince Edward Island (Canada).
- — Pommes sauvages. PLAN il
- 12. Bail (J.-R.), à Ivnowlton, Québec (Canada). — Pommes.
- PLAN IL
- 13. Barr G., à Covey Hill, Québec (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 14. Bayfield (E), à Cliarlottetown, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN 11
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45. 33
- 15. Beattey (J.), à Clinton, Ontario (Canada). — Prunes.
- PLAN li
- 16. Beeman (E.-C.), à Newcastle, Ontario (Canada). — Poires.
- PLAN li
- 17. Bigelow (J.-N.), à Wolfille, Nova Scotia (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 18. Bishop, à Auburn, Nova Scotia (Canada). — Canneberges.
- PLAN II
- 19. Bishop (Wm.), à Guelph, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 20. Bovyer (Fred-J.), à Georgetown, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 21. Bovyer (Milton), à Southport, Prince Edward Island
- (Canada). PLAN II
- 22. Breckenbridg’e (James), à Goderich, Ontario (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 23. Brenan (J.-F.), à Grimsby, Ontario (Canada). — Pêches.
- PLAN It
- 24. Brodie (Robert), à Saint-Henri, Québec (Canada). —
- Pommes et poires. PLAN II
- 25. Brow (C.-E.), à Ashcroft, Bristish Columbia (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 26. Brown (C.-C.), à Greenwich, Nova-Scotia (Canada). —
- Pêches. PLAN II
- 27. Burns (John), à Kentville, Nova-Scotia (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 28. Burrel (M.), à Sainte-Catharines, Ontario (Canada). —
- Framboises. Cerises. Groseilles. Pêches. Prunes et Raisins. PLAN II
- 29. Burt fJ.-K.), à Paris, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 2
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-
-
-
- 34
- GROUPE VIII. — CLASSE 45..
- 30. Cairns (Wm), à Dinstaffnage, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN 11
- 31. Campbell (Alex.), à Victoria, Bristish Columbia (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 32. Campbell (Richard), à Québec (Canada). — Framboises.
- PLAN II
- 33. Caron (Hon Judge), à L’Islet, Québec (Canada). —
- Cerises. Groseilles. Framboises. PLAN II
- 34. Carter (W.), à Constance, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 35. Caston (G.-C.), à Craighurst, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 36. Central Experimental Farm, à Ottawa, Ontario
- (Canada). — Spécimens de pommes. Groseilles. Fraises. Framboises. Mûres. Raisins et prunes. PLAN II
- 37. Chapais (J.-C.), à Saint-Denis, Québec (Canada). —
- Pommes. Prunes. Groseilles. Framboises et fraises. PLAN II
- 38. Chollet (L.), à Québec (Canada). — Framboises. PLAN II
- 39. Clark (J.41.), à Bay View, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. Canneberges. PLAN II
- 40. Clonet & C°, Singapore. — Ananas, de Singapour. PLAN II
- 41. Cloutier (M11^ Jos.), à Québec (Canada), coteau Saint-
- Pierre. — Pommes. PLAN II
- 42. Clyment (W.), à Goderich, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 43. Colünson (W.-J.), à Mayne Island, B.-C. (Canada). —
- Pommes et poires. CHAMP DE MARS
- 44. Colwell (G.-L.), à Cambridge, New Brunswick (Canada).
- — Pommes. PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45
- 35
- 45. Cormack (James), à Guelph, Ontario (Canada).^- Groseilles.
- PLAN II
- 46. Gorwin (H.), à Goderich, Ontario (Canada). — Poires.
- PLAN II
- 47. County l’Islet Horticultural Society, à Saint-Jean,
- Port Joli, Québec (Canada). — Fruits. PLAN II
- 48. Craij (William) & fils, à Abbotsford, Québec (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 49. Crawley (Sydney), à Wolfville, Nova Scotia (Canada).—
- Pommes. PLAN II
- 50. Crozier (J.), à Kelowna, Bristish Columbia (Canada). —
- Pommes. PLAN il
- 51. Currie (James), à Montréal, Québec (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 52. Cururn (H.), à Goderich, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 53. David (B.), à Port-William, Nova Scotia (Canada). —
- Fraises. PLAN II
- 54. Dawson (A.), à Mohawk, Ontario (Canada). — Pêches.
- PLAN II
- 55. Dechene (Ludgar-M.), à Sainte-Louise, Québec (Canada).
- — Mûres. PLAN II
- 56. Dempsey (Franck), à Albury, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 57. Dempsey (Harry), à Rednersville, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 58. Dempsey (John), à Fairview, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 59. Dempsey (W.-H.), à Irenton^ Ontario (Canada).— Pomipes.
- PLAN II
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-
-
-
- 3C>
- GROUPE] VIII.
- CLASSE 45.
- 60. Dewar (Alfred), à Southport, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 61. Dickieson (John), à Bayview, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 62. Dominion experimental Farms of Canada,
- Canada. — Fruits. PLAN II
- 63. Dominion of Canada, Département d’Agriculture (Exposition collective de), à Ottawa (Canada).
- Columbie Britannique. Ile du Prince-Édouard. Manitoba.
- N ouveau-Brunswick.
- Nouvelle-Ecosse .
- Ontario.
- Québec.
- Territoires du Nord-Ouest.
- Spécimens de fruits.
- PLAN II
- 64. Dunlop (W.-W.), à Outrement, Québec (Canada). —
- Poi res. Prunes. Framboises. Fraises et groseilles. PLAN II
- 65. Dunsmore (W.-A.), à Stratford, Ontario (Canada). —
- Pommes et poires. PLAN II
- 66. Dupont (P.-J.), au village des Aulnais, Québec (Canada).—
- Raisins. PLAN II
- 67. Dupuis (Auguste), à Québec (Canada), village des Aulnais. — Pommes. Prunes. Poires. Cerises. Groseilles. Framboises et fraises.
- PLAN II
- 68. Dupuis (Mme J.-B.), à Québec (Canada), village des
- Aulnais. — Pommes. PLAN II
- 69. Earle (Thos), à Lytton, Bristish Columbia (Canada). — Pommes. PLAN II
- 70. Edwards (L.-B.), à Covey-Hill, Québec (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 71. Edwards (R.), à Cainsville, Ontario (Canada). — Poires.
- PLAN II
- 72. Experimental Farm Nappan, à Nova Scotia
- (Canada). — Fraises. Framboises Cerises. Groseilles. Pommes.
- Rhubarbe. PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. - CLASSE 45.
- 37
- 73. Experimental Farm de Agassiz, à British Columbia
- Canada). — Pommes. Poires. Prunes. Pêches. Cerises. Framboises. Mûres. Groseilles et fraises. PLAN II
- 74. Fartune (W.), à Iran«ruille, British Columbia (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 75. Fellefont (Mrs J.), à Stratford, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 76. FergUSon (Hon. Senator), à Marshfield, Prince Edward
- Island (Canada). — Pommes et poires. PLAN II
- 77. FergUSon (John) , à Marshfield, Prince Edward Island
- fCanada). — Pommes. PLAN II
- 78. Fisk (John-M. i, à Abbotsford, Québec (Canada).— Pommes.
- PLAN II
- 79. Forrest, à Amubree, Ontario (Canada). — Poires. PLAN II
- 80. Forrest (A.), à Gads-Hill, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 81. Fowler Geo), à Goderich, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 82. Fox (F.-L.), à Gag'etown , New Brunswick (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 83. Fox (G.-W.j, à Upper, Gagetown, New Brunswick (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 84. Fruit Growers Association of Abbotsford, à
- Abbotsford, Québec (Canada). — Fruits. PLAN II
- 85. Fruit Growers Association of British Columbia,
- à Victoria, Bristish Columbia (Canada). — Fruits. PLAN II
- 86. Fruit GrowersAssociation of Nova Scotia, à
- Wolforth, Québec (Canada). — Fruits. PLAN II
- 87. Fruit Growers Association of Ontario, à Grimsby,
- Ontario, (Canada). —Fruits. PLAN II
- 2*
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-
-
-
- 38
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 88. Fulton (Miss), à Màï-itana, Québec (Canada). —^Prupes.
- ' , : pun il
- 89. Fur se S), à Goderich, Ontario (Canada), — Poires,
- ‘ , ' j ; PLAN II
- 90. Gig-ault (G.-A.), a Québec (Canada). — Groseilles et fraises.
- ; V - : ' PLAN II
- 91. Gill (Justas), à Northampton, New Brunswick (Canada): —
- Pommes. PLAN.Il
- 92. Gille (J.), à Watson Seulement, New Brunswick (Canada).
- s -— Pommes, . , t PLAN .U
- 93. Glass (Alex.), à Sainte-Catherine, Ontario (Canada). —
- Prunes. ; . : , PL A N,Il
- 94. Glen (Alex.), à Carlow, Ontario (Canada). — Poires.
- mP :b-;u=-: ; ;:v .. ; . PLAN H
- 95. Grey (A.), àBurlington, Ontario (Canada). 77- Poires, ,
- ' ' ' PLAN II
- 96. Grosvenor vH b.), à Méduotic, New Brunswick (Canada;).
- 7— Pommés. PLAN II
- 97. Hadley (Henry), à ïïemmingfort, Québec '(Canada).,.-cfr
- Prünes. PLAN II
- 98. Hagar(L.I.), à Grims! iy, Ontario (Canada). • — Pficlies et
- • s raisins. ...... PLAN II
- 99. - Hall (Fl.B.), à Gagetown, New Brunswick (Canada). ,-t~-
- . Pommes. ; : ' / PLAN II
- 100. Hambly (J.K ), à Cedar Springs, Ontario (Canada). t-r-
- Pêches. :, PLAN II
- 101. Hamilton (BoBEaT)i,; à Grenville, Québec (Canada) •
- Pommes. Prunes. Raisins et poires. ' ' - :• , ? r .'PLAN II
- 102. Harris (F, L.), à ÎWoodstock, Ontario. (Canada),) P6m.
- Và-A ' mhA; - : ; .PLAN 11
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 39
- 103. Harris (Thomas), à Goderich, Ontario (Canada). — Poires.
- PLAN II
- 104. Harrison (Albert), à Maccan, Nova Scotia (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 105. Harrison (Robert), à Maccan, Nova-Scotia (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 106. Harrison (Samuel), à Maccan, Nova-Scotia (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 107. Hart (M.), à Montréal, Québec (Canada). — Raisins et
- canneberges. PLAN II
- 108. Hawkins (J.), à Douglas, New-Brunswick (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 109. Hewson (Harold), à Rock Point, Prince Edward
- Island (Canada). — Pommes. PLAN II
- 110. Holt (C.-G.), à Goderich, Ontario (Canada). — Prunes.
- PLAN II
- 111. Hornton (Horace), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Poires. PLAN II
- 112. Horticultural Society of ‘Winnipeg, à Winuipeg,
- Manitoba (Canada). — Fruits. PLAN II
- 113. Howard (Henry), à York, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 114. Howard (Samuel), à South Wiltshire, Prince Edward
- Island (Canada). — Pommes. PLAN II
- 115. Hug’gard (R.-L.), à "Whitby, Ontario (Canada). —
- Cerises et poires. PLAN II
- 116. Hugdies (Thomas), à Québec (Canada), Côte des Neiges.
- — Groseilles. PLAN II
- 117. Jackson (Andrew), à Wolfville, Nova Scotia (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 2*
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-
-
-
- 40
- CROUPE VIII. — CLASSE -45.
- 11S. Jiffan John), à Goderich, Ontario (Can*adaj. — Pommes.
- PLAN II
- 119. Johnson A.-H.), à Wolfville, Nova Scotia (Canada). —
- Cerises. ' PLAN U
- 120. Johnson (F.-C.), à Wolfville, Nova Scotia (Canada).
- — Raisins. PLAN II
- 121. Johnson (H.-M.), à Stratford, Ontario (Canada). —
- Prunes. PLAN H
- 122. Johnson Asa, à East Farham, Québec (Canada). —
- Pommes. PLAN II'
- 123. Johnston (John), à Long, River Prince Edward Island
- Canada). — Pommes. PLAN II
- 124. Johnston (W.),' à Long River, Prince Edward (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 125. Josselyn (Eli-Edwards), à Aricha, Nova Scotia (Canada).
- — Canneberges cultivées dans la prairie du Duc-d’York en Nouvelle-
- Écosse. PLAN II
- 126. Jox (G.W), à Upper - Gagetown, New Brunswick
- (Canada). — Pommes. PLAN If
- 127. Keep (N.), à Winona, Ontario (Canada). — Raisins.
- PLAN II
- 128. Kenny (Alfred), à Hemmingford, Québec (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 129. Le Moyne (J.-M.J, à Compton, Québec (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 130. Mac Allan (Alex.), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Poires. Prunes et pommes. PLAN II
- 131. Mc Alphine (Alf.), à Cambridge, New Brunswick
- Canada). — Pommes. PLAN II
- 132. Mc Alphine (Delaney), à Cambridge, New Brunswick
- [Canadai. — Pommes. PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIIL — CLASSE 45.
- 41
- 133. Mc Alpine (Geo.), à Lower Gagetown, New Brunswick
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 134. Mc Glyment (W.), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Poires. PLAN II
- 135. Mc Cormack (H.), à Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 136. Mc Gormick (W.), à Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 137. Mc Donald (A. C.), à Dunlop, Ontario (Canada). —
- Poires. PLAN II
- 138. Mc Donald (A. C.), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 139. Mc Donald (F. C.), à Cambridge, New Brunswick
- Canada). — Pommes PLAN II
- 140. Mc Gibbon (J L,), à Douglas, New Brunswick (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 141. Mc Greg-or (J.), à Southport, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes sauvages. PLAN II
- 142. Mc Tavish (A.F.), à Amubree, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 143. Mc Tavish (Donald), à Gads Hill, Ontario (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 144. Mc Tavish (J.-F.), à Gads Hill, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 145. Mc Leod (Mn,e H.), à Dunstalfnage, Prince Edward
- Island (Canada). — Pommes. PLAN II
- 146. Mc Mullen (Geo.), à Goderich, Ontario (Canada'. —
- Prunes. PLAN II
- 147. Mc Mullen (Mme), à Hampstead, Ontario (Canada).
- — Pommes. PLAN II
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-
-
-
- 42
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 148. Mac Mullen (J.-C.), à Cummings-Bridge, Ontario
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 149. Marier (Archille), à Québec (Canada), Sakit-Roch-
- des-Aulnais. — Groseilles. PLAN II
- 150. Mason (A), à Royalty, Prince Edward Island (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 151. Mason (J. Olivier), à Southport, Prince Edward Island
- Canada). — Pommes. PLAN II
- 152. Matheson (D), à Spollumcbeen, Bristish Columbia
- 'Canada). — Pommes. PLAN II
- 153. Merritt (G.), à Queenstown, New Brunswick (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 154. Miller 'James), à Paris, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 155. Miller & House , à Québec (Canada), Beebe Plain.
- — Pommes. PLAN II
- 156. Missiquoi Horticultural Society, à Cowansville,
- Québec (Canada). — Fruits. PLAN II
- 157. Mitchell (J.-C.), à Clarksburg, Ontario (Canada). —
- Prunes. ' PLAN II
- 158. Molson (James-A.), à Lachine Rapids, Québec (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 159. Molson (Mrs J. et R.), à Montréal, Québec (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 160. Monteith (N.), à Stratford, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 161. Monteith (W.-A.), à Stratford, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 162. Moore (Alex-A.), à Pownal, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 43
- 163. Moore (S.-C.), à Wolfville, Nova Scotia (Canada). —
- Cerises et fraises. PLAN II
- 164. Mutch (Salomon), à Southport, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 165. Naltet (Nevett) , à Goderich, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN il
- 166. Neuwman (C.-P.), à Lachine Rapids, Québec (Canada).
- Pommes. Cerises et Framboises. PLAN II
- 167. Nigott (Fred A.), à Savage Harbon, Prince Edward
- Island (Canada). — Pommes. PLAN II
- 168. Ontario ( Horticultral Society of), à Burlington, Ontario
- (Canada). — Poires. Prunes et pommes. PLAN II
- 169. Ontario, Province of Departement of Agriculture, à Toronto (Canada). — Fruits. PLAN II
- 170. Orr (W.-M.), à Fruitlands, Ontario (Canada). — Cerises.
- Prunes. PLAN II
- 171. Palmeter (Kinsman), à Long Island, Nova Scotia
- (Canada). — Cerises. PLAN II
- 172. Parsons (L.-G. ), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Prunes. PLAN II
- 173. Paton (G.-C.), à Spollumcheen, Bristish Columbia
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 174. Patriquin (C.), à Wolfville, Nova Scotia (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 175. Pattieson (Mead), à Clarenceville, Québec (Canada). —
- Raisins. PLAN II
- 176. Peart (A.-W.), à Freeman, Ontario (Canada). — Poires.
- Groseilles. Pêches. PLAN II
- 177. Peck (Mrs J.-H.), à Montréal, Québec (Canada). —
- Pommes et poires. PLAN II
- 178. Pères Oblats (Les révérends), Lachine, Québec
- (Canada). — Pommes. PLAN II
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-
-
-
- 44
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 179. Peters (S.-L.), à Queenstown, New Brunswick (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 180. Pettit (A.-J.), à Winona, Ontario (Canada). — Pêches
- e.t raisins. PLAN II
- 181. Poirer (Hormidas), à Québec (Canada), coteau Saint-
- Pierre.- — Pommes. PLAN II
- 182. Pominville (Joseph), à Québec (Canada), coteau Saint-
- Pierre. — Pommes. PLAN II
- 183. Pomological Society of Quebec, à Outrement,
- Québec (Canada). — Fruits. PLAN II
- 184. Porter (F.-W.), à Mount Forest, Ontario (Canada). —
- Groseilles. PLAN II
- 185. Pringle (George), à Montréal, Québec (Canada). —
- Prunes. PLAN II
- 186. Province de British Columbia Victoria, à
- British Columbia (Canada). — Fruits. PLAN II
- 187. Province du New Brunswick, à Fredericton
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 188. Province du Prince Édouard Island, à
- Charlottetown, Prince Edouard Island (Canada). — Pommes Poires et canneberges. PLAN II
- 189. Purdy (R.-A.-R.), à Sait Spring- Island, Bristisb,
- Columbia (Canada).— Pommes. PLAN II
- 190. Rand (G.-V.), à Wolfville, Ontario (Canada).— Pommes.
- PLAN II
- 191. Rankin (G), à Fairview, Ontario (Canada).— Pommes.
- PLAN II
- 192. Reach (A), à Burlington, Ontario (Canada).— Poires.
- PLAN II
- 193. Read (E.-H.), à Port Dalhousie, Ontario (Canada).—
- Poires. ' PLAN II
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-
-
-
- GROUI*K VIII.
- CLASSE 4r».
- 194. Renaud (B), à Grenville Québec (Canada).— Pommes,
- PLAN 11
- 195. Ripley (G.-W.), à Nappan, Nova Scotia (Canada).—
- Pommes. PLAN II
- 196. Roberston (A.), à Oakville, Ontario (Canada). —*
- Pommes. PLAN II
- 197. Roberston (À.-J.), à Stratford, Ontario (Canada). —
- Poires. PLAN II
- 198. Roberston (J.) & fils, à Inkerman, Prince Edward
- Island (Canada).— Pommes. PLAN II
- 199. Roes (A.-W.) à Douglas, New Brunswick (Canada).—
- Pommes. PLAN II
- 200. Rogers (C.-F.), à Northampton, New Brunswick
- (Canada).— Pommes. PLAN II
- 201. Rutherford (Geo), à Paris, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 202. Salkfield (G.-W.), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 203. Sanderson (W.), à Stratford, Ontario (Canada). —
- Prunes. PLAN II
- 204. Scott (W.-E.), à Sait Spring Island, Bristish Columbia
- (Canada).— Pommes. PLAN II
- 205. Sharp Hambald, à Woods tock, New Brunswick
- (Canada).— Pommes. PLAN II
- 206. Sherrington (A.-E.), a Walkeston, Ontario (Canada).
- — Framboises. Cerises. Groseilles. Mûres et prunes. PLAN II
- 207. Sherwood (Mme), à Wolfville, Nova Scotia(Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 20§. Simpson (Mme W.-J.), à Cavendish, Prince Edwrard Island (Canada).— Pommes. PLAN II
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-
-
-
- 46
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 209. Simpson (Neil), à Cavendish, Prince * Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 210. Smith (A.-M.), à Saint-Catharines, Ontario (Canada). —
- Abricots. PLAN II
- 211. Smith (Albert), à Nappan, Nova Scotia (Canada). — •
- Pommes. PLAN U
- 212. Smith (G.), à Grimsby, Ontario (Canada). — Pêches.
- PLAN II
- 213. Smith (John), à Pownal, Prince Edward Island (Canada .
- — Pommes. PLAN II
- 214. Smith (J. Elliot), à Wolfville, Nova Scotia (Canada)
- — Pommes. PLAN II
- 215. Smith Malwlin, àLachute, Québec (Canada).—Pommes.
- PLAN II
- 216. Société horticole de l’Isle d’Orléans, à Saint-
- Jean, Port Joli, Québec (Canada). — Fruits. PLAN II
- 217. Société horticole d’Orcano, à Québec (Canada). —
- Fruits. PLAN lt
- 218. Spillet (S.), à Nantry, Ontario (Canada). — Groseilles.
- PLAN It
- 219. Starr (A.-C.), à Town Plot, Nova Scotia (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 220. Starr (Arthur), à Cornwallis, Nova Scotia (Canada). —
- Pommes. PLAN l(
- 221. Starr (C.-R.-H.), à Wolfville, Nova Scotia (Canada). —
- Pommes. PLAN II
- 222. Starr (George), à Wolfville, Nova Scotia (Canada). —
- Poires et prunes. PLAN II
- 223. Starr (Percy), à Town Plot, Nova Scotia (Canada). —
- Pommes. PLAN It
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 47
- 224. Starr (R.-N.), à Wolfville, Nova Scotia (Canada). —
- Prunes et coings. PLAN II
- 225. Stewart (Peter), à Dunstaffnage, Prince Edward
- Island (Canada). — Pommes. PLAN II
- 226. Stirling1 (T.-W.), à Kelowna, Bristish Columbia
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 227. Street (Henry), à Clinton, Ontario (Canada). — Prunes.
- PLAN It
- 228. Stuart (H. A;), à Hamilton, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 229. Swetzer, à Westmount, Québec (Canada). — Mûres.
- PLAN II
- 230. Taylor (Wm), à Saint-Peters Island, Prince Edward
- Island (Canada). — Canneberges. PLAN II
- 231. Trembaly (William), à Chicoukimi, Québec (Canada).
- — Mûres et pommes. PLAN II
- 232. Vanatter (J. W.), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Poires. PLAN II
- 233. Vanstone (W.), à Benmiller, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 234. Verreault (Albert-D.), à Québec (Canada), village des
- Aulnais. — Pommes. Poires. Cerises et groseilles. PLAN II
- 235. Verreault (P.-G.), à Saint-Jean, Port Joli, Québec
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 236. Verret (Jacques), à Clarksburg, Québec (Canada). —
- Framboises et groseilles. PLAN II
- 237. Wangh (Benj.), à Mangeville, New Brunswick (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 238. Warnock (W.-M.), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Prunes. PLAN II
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-
-
-
- 48
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 239. Watson (Henry), à Goderich, Ontario (Canada).— Prunes.
- PLAN II
- 240. Wells (C.j, à Goderich, Ontario (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- 241. West (Jonathan), à York, Prince Edward Island
- (Canada). — Pommes. PLAN II
- 242. Wheatley (J.), à Clinton, Ontario (Canada). —Prunes.
- PLAN II
- 243. White (R.-B.), à Ottawa, Ontario (Canada). — Pommes.
- Framboises. Groseilles. PLAN II
- 244. Wilkerson (Jos.), à Goderich, Ontario (Canada). —
- Raisins. PLAN II
- 245. Wood (Judge), àStratford, Ontario (Canada). — Pommes
- et poires. PLAN II
- 246. Woolman (A.), à Saint-George, Ontario (Canada). —
- Pommes. • PLAN II
- 247. Woolverton (L.), à Grimsby, Ontario (Canada). —
- Cerises. Pêches. Prunes. Poires et raisins. PLAN II
- 248. Young (Charles), à Richards Landing-, Ontario (Canada).
- — Pommes. PLAN II
- 249. Zulton & Mios, Maritana, Quebec (Canada). — Pommes.
- PLAN II
- GUATEMALA
- 1. Gouvernement de Guatemala, à Guatemala — Collec-
- tion de fruits.
- PL. V— E. 6
- HONGRIE
- 1. Padlicska (Étienne), à Budapest.—
- Fruits de Hongrie (imita-
- tion en cire).
- PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 49
- ITALIE
- 1. Birocchi (Philippe) & Fantola (E.), à Cagliari.' —
- Amandes. PLAN II
- 2. Brucato (J.-G.-I.), à Palerme, via Polacchi, 4. — Citrons
- et oranges. PLAN II
- 3. Caméra frères, à Malfi.— Limons. Oranges. Citrons. PLAN II
- 4. Chambre de Commerce, à Naples. — Fruits divers.
- PLAN II
- 5. Chambre de Commerce d’Avellino, à Avellino. —
- Noix. Noisettes. Châtaignes et marrons. PLAN II
- 6. Chambre de Commerce de Lecce, à Lecce. —
- Oranges. Citrons et amandes. PLAN II
- 7. Cittarda Minneci (Nicolas), à Palerme. — Oranges et
- citrons. Fruits variés. PLAN II
- 8. Comice Agricole, à Palerme. — Raisins. Oranges.
- Citrons, etc. PLAN II
- 9. Comice agricole d’Avellino, à Avellino. — Fruits.
- PLAN II
- 10. Conforti (Alphonse el Joseph), à Maiori (Salerne). —
- Oranges et citrons. PLAN II
- 11. Conforti (Raphaël et Léopold), à Maiori (Salerne). —
- Oranges et citrons. PLAN II
- 12. Constant J]atalano-François), à Catane. — Oranges.
- PLAN II
- 13. DAmato Cimini (Gaétan), à Maiori (Salerne). —
- Citrons. PLAN II
- 14. D’Amato (Raphaël), à Maiori (Salerne). — Oranges et
- citrons. PLAN II
- 15. De Pasquale (Pascal-Marie), à Messine. — Oranges et
- citrons. PLAN II
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-
-
-
- 50
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 16. De Spuchy (Prince Galati), à Païenne. — Citrons et
- oranges. Pistaches. PLAN II
- 17. Di Bianco Caccaviello (Joseph), à Maiori (Salerne). —
- Oranges et citrons. PLAN II
- 18. Fiaccavento (Rizzo-Joseph), à Noto (Syracuse). —
- Amandes. PLAN II
- 19. Florio (Ignace), à Païenne. — Amandes. Pistaches et
- noisettes. PLAN II
- 20. Gambardella (Gaspard et Jean) frères, à Minori (Côte
- d’Amalfi). — Citrons et oranges. PLAN II
- 21. Giordano (Mathieu), à Messine.— Citrons. Oranges. PLAN II
- 22. LaO (S.), à Catane. — Mandarines de luxe. PLPN II
- 23. Magnani (Louis), à Massa (Carrara). — Citrons. PLAN II . 24. Marino (François), à Palerme.— Oranges et citrons. PLAN II
- 25. Mazzucco (Sauveur), à Palerme. —Oranges et citrons.
- PLAN II
- 26. Mazullo frères & Gie, à Messine. — Amandes. Noisettes.
- Pistaches. PLAN II
- 27. Mostra Collettiva, à Avellino. — Noisettes et châtaignes. PLAN II
- 28. Romano (Conrad), à Noto (Syracuse). — Citrons. PLAN 11
- 29. Saccà (Joseph), à Messine. — Oranges et citrons. PLAN II
- 30. Scammacca (Guillaume de laBrucca), baron, à Catane.
- — Oranges. PLAN II
- 31. Scannapieco (Raphaël), à Maiori (Salerne). — Oranges
- et citrons. PLAN II
- 32. Starabba (Antoine di Rudini), marquis, à Paclioin
- (Syracuse). — Amandes. PLAN 11
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 51
- 33. Villadorata (Prince), à Noto (Syracuse).—Amandes. PLAN II
- 34. Villardi (Jean), à Monteforte-Alpone (Vérone). — Raisin.
- PLAN II
- 35. Zerioli (Ernest), à Castel S. Giovanni (Plaisance). —
- Raisin de table. PLAN II
- 36. Zotti (Laurent) & Cie, à Bavi. — Raisins. Fruits. PLAN II
- MEXIQUE
- 1. Altamirano (Cenobio), à Reyes Papalo (État d’Oaxaca;.
- — Noix. PAV.PL. Il
- 2. Commission locale de l’Exposition, à Puebla. —
- Arbres fruitiers du pays. PAV. PL. Il
- 3. Compostela (Municipalité de), à Compostela (Territoire de
- Tepic). — Citrons. PAV. PL. Il
- 4. Durang'O (Gouvernement de l’État de), à Durango. —
- Noix et pignons. PAV. PL. Il
- 5. Fuente (Pedro-R. de la), à Comalcalco (État de Tabasco).
- — Nanees. PAV. PL. Il
- 6. Gracidas (Federico), à San Mateo Pinas (État d’Oaxaca).
- — Ananas. PAV. PL. Il
- 7. Herreras (Rosalio), à Vizarron* (État de Queretaro).
- — Pignons. PAV. PL. Il
- 8. Ibarra (Demetrio), à San Andrès (État d’Hidalgo). —
- Oranges. PAV. PL. Il
- 9. Juarez (José), à Ixtlan (État d’Oaxaca). — Oranges.
- PAV. PL. Il
- 10. Labra (Joaquin), à Zacualtipan (État d’Hidalgo). —
- Pommes. PAV. PL. Il
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-
-
- 52
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- , *
- 11. Lara (Manuel), à Omitlan (Etat d’Oaxaea). — Poires.
- PAV. PL. Il
- 12. « La Virginia », Quinta, à Montemorelos (Etat de
- Nuevo Leon). — Fruits du pays. Photographie de la ferme fruitière « La Virginia ». PAV. PL. Il
- 13. Lozano (MarGARITo), à Zaoatecas. — Noix et pignons.
- PAV. PL. Il
- 14. Pena y Unanue (José-E. de la), à Huichapan (État
- d’Hidalgo). — Raisins. PAV. PL. Il
- 15. Perez (José), à Cuilapan (État d’Oaxaea'. — Noix
- de l’Inde. ' PAV. PL. Il
- 16. Ramirez (Bernabé), à Zaachila (État d’Oaxaea). —
- Noix. PAV. PL. Il
- 17. Ramirez (Jacinto), à Gocotitlan (Mexico). — Un figuier
- de l’Inde. PAV. PL. Il
- 18. Rivera (Modesto), à Omitlan (État d’Hidalgo,. —
- Pommes. PAV. PL. Il
- 19. Santa Ana Acatlan (Municipalité de) (État de Jalisco).
- — Fruits du pays. PAV. PL. Il
- 20. Tabasco (Gouvernement de l’État de), à San Juan Bautista.
- — Noix de l’Inde sèches et pignons. PAV. PL. Il
- MONACO
- 1. Grovetto (Henri), à Monte-Carlo, boulevard des Bas-Moulins
- — Citrons et mandarines. PLAN II
- 2. Gindre (Félix), à Monaco, avenue de la Gare, 1. — Citrons.
- PLAN II
- 0
- 3. Straforelly (Joseph), à Monaco, rue des briques. — Citrons.
- PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 53
- PÉROU
- 1. Aranibar (J.-David), à Idma (Département du Cuzco). — Cocos. PAV.PL. U
- PORTUGAL
- I. Albergaria (Thomas Cabral Soares d’), à Manteigas. —
- Châtaignes. PAV. PL. Il
- 2- Almeida (JoSÉ-DüARTE D5), à Silves. — Amandes. Caroubes. PAV. PL. Il
- 3. Alter (Vicomte de), à Alter do Châo. — Fruits divers.
- PAV. PL. Il
- 4. Amram (Abrahâo), à Faro. — Amandes. Caroubes. PAV. PL. Il
- 5. Araujo (Docteur Julio), à Villa Flôr, Bragance. — Amandes.
- Châtaignes. PAV. PL. Il
- 6. Bachofen (Henry) y Ca, à Loures. — Fruits divers.
- PAV. PL. Il
- 7. Borges (Silvano-José), à Carrazedo de Monténégro, Valle
- Passos. — Châtaignes. PAV. PL. Il
- 8. Burguete (MiGüEL-SerrÂo), àSardoal. —Noix. Avelines.
- PAV PL. Il
- 9. Burnay (Henry) y Ca, à Lisbonne. — Fruits divers.
- PAV. PL. Il
- 10. Gardoso (José-Nunes), à Villarinho dos Gallegos (Moga-
- douro). — Amandes. PAV. PL. Il
- II. Carvalho (AlFREDO-Arthür), à S. Thomé. — Raisins.
- PAV. PL. Il
- 12. Carvalho (Joào-Antoxio de), à Porto de Moz. — Fruits divers. PAV. PL. Il
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 13. Castro (Frederico-Augusto-Pereira de), à Esqueiros,
- Villa Verde. — Oranges. PAV. PL. Il
- 14. Cyrne (Antonio de Carvalho Rebello Teixeira), à Ervedosa, S. Joâo da Pesqueira. — Amandes. PAV. PL. Il
- 15. Frazao (Joâo-Antonio-Franco), à Capinha-Fundâo. —
- Châtaignes. PAV. PL. Il
- 16. Guerra (Augusto-SebastiIo), à Freixo d’Espada à Cinta.
- — Amandes. PAV. PL. Il
- 17. Judiee (Antonio-Mascarenhas), à Lagôa (Algarve). —
- Amandes. Caroubes. PAV. PL. Il
- 18. Machuca (Simâo de Moraes), à Santa Justa (Alfandega
- da Fé). — Amandes. PAV. PL. Il
- 19. Matta (José Nunes da Silva), à Outeiro do Pampilhal
- (Gertâ). — Châtaignes. PAV. PL. Il
- 20. Miranda (Joaquim Lobo de), à Lagos. — Amandes.
- Caroubes. PAV. PL. Il
- 21. Monteiro (Pe Manuel Lüiz Ferreira), à S. Martinho do
- Campo (Povoa de Lanhoso). — Fruits divers. PAV. PL. Il
- 22. Monténégro (Antonio de Almeida Campos), à Sardoura,
- Castello de Paiva. — Noix. PAV. PL. Il
- 23. Moraes (Pe Antonio da Silva), à Sardoal. — Amandes.
- PAV. PL. Il
- 24. Nogueira (Pedro-Barreto), à Sardoal. — Noisettes.
- PAV. PL. Il
- 25. Pegado (Constantino), à Roios, Villa Flor.—Amandes.
- PAV. PL. Il
- 26. Penalva d’Alva ( Comtesse de) , à Fatella et Povoa
- ;; (Fundâo). — Châtaignes. PAV. PL. Il
- 27: PenteadO (E.), à Faro. — Amandes. Caroubes. PAV. PL. Il
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 55
- 28. Perdigâo (Miguel-Ribeiro de Faria), à Louredo (Povoa
- de 'Lanhoso). — Fruits divers. PAV. PL. Il
- 29. Pimenta (Pe Alexandre-Thomaz), à Urros, Moncorvo.
- Amandes. Châtaignes. PAV. PL. Il
- 30. Pombeiro (José-Baptista), à Ooimbra, Estrada da Beira.
- — Oranges. PAV. PL. Il
- 31. Ribeiro (JüSTINO-JosÉ), à S. Tliomé. — Fruits comestibles divers. PAV. PL. Il
- 32. Roeha (Axtoxio-Alves-Pinto da), à Alijô. — Fruits
- divers. PAV. PL. Il
- 33. Serrâo (Jagintho), à Sai'doal. —Avelines. PAV. PL.il
- 34. Telles & Ca (Candido), à Elvas. — Noisettes. PAV. PL. Il
- 35. Trindadë (Maria da), à S. Tliomé. — Citrons. PAV. PL. Il
- 36. Valparaiso (Vicomte de), à Valpereiro (Alfandega da Fé).
- ^Amandes. PAV. PL. Il
- - ROUMANIE
- 1. Administration du Domaine de la Couronne,
- à Bucarest. — Fruits. PAV. PL, Il
- 2. Ministère de l’Agriculture (Service viticole). — Arbres
- fruitiers. PAV. PL. Il
- RUSSIE
- 1< Apanages (Administration- générale des), à Saint-Pétérs-s bourg. — Ai’bres fruitiers. PLAN II
- 2; Chablovsky (Mme E.), à Saratoff. — Pommes. 5 PLÂH II
- Si CMk frères, à Ekathérinodar. —Arbres fruitiers, ... PLANAI
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-
-
-
- 56
- .GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 4. Constantinovieil (Marc), à Moscou. — Pommiers et
- poiriers. PLAN II
- 5. Davidovicli (Jean), à Chirvintzy (Gouvernement de Yilna).
- — Pommes et poires. PLAN II
- 6. Glasenap (Serge), à Saint-Pétersbourg. — Fruits divers.
- PLAN II
- 7. Kapoustine (V. 1).), à Aloushta en Crimée. — Fruits.
- PLAN II
- 8. Karouto, à Svmferopol. — Modèles et dessins des fruits de
- Crimée. PLAN II
- 9. Kirilov (Timothée), à Smolensk. — Fruits divers. PLAN II
- 10. Meytus (Jean), à Odessa. —Pommes. Poires. Prunes. PLAN II
- 11. Ministère d’Agriculture et des Domaines, Département d’Agriculture. — Modèles de fruits.
- PLAN II
- 12. MOUreiko. — Herbier d’arbres fruitiers. PLAN II
- 13. Navrotzky (Mme 0. P.), à Romny (Gouvernement de
- Poltava). — Pommes. Poires. PLAN H
- 14. Ossadchi (Tikhone), à Kiew. — Fruits. PLAN II
- 15. Pastak (A.), à Svmferopol. — Arbres fruitiers. PLAN II
- 16. Pogogev (Simon), à Toula. — Arbres fruitiers de plein vent et
- en espalier. PLAN II
- 17. Prick (Isaak), à Baktchissarai (Gouvernement de Tauride).
- — Fruits divers. PLAN II
- 18. Scheinson (Isaàg), à Odessa. — Fruits divers. PLAN II
- 19. Schmidt (A.-O.), domaine d’Oslamovo (Gouvernement de
- Podolsk). — Fruits. PLAN II
- 20. Sehterbina (P. S.), à Symferopol. — Fruits. PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 57
- 21. Section de Karasoubazar, de la Société impériale russe de l’Arboriculture fruitière, Tauride. —= Fruits divers.
- PLAN II
- 22. Selinoff, à Karasoubazar. —Fruits. PLAN II
- 23. Section de Symferopol de la Société impériale russe d’Horticulture, à Symferopol. — Fruits divers.
- PLAN II
- 24. Société agricole de Riajsk, à Riajsk. — Pommes.
- PLAN II
- 25. Société agricole & industrielle du Turkestan,
- à Taschkent. — Fruits divers. PLAN II
- 26. Société d’Horticulture d’Astrakan, à Astrakan.—
- Raisins. PLAN II
- 27. Souvoroff (Mme N.-Y.), à Riasan. — Fruits divers. PLAN II
- 28. Taiurski (V. Y.), à Symferopol. — Fruits. PLAN II
- 29. Voronovitch. (Marie), à Klintzi (Gouvernement de Tcher-
- nig-ov). — Pommes. PLAN II
- SERBIE
- 1. Association des Apiculteurs & des Cultivateurs
- de fruits, à Belgrade.— Fruits frais. Coupes d’arbres fruitiers.
- PLAN II
- 2. Association des Apiculteurs & Cultivateurs de
- fruits, à Paratchine. — Fruits cultivés en vue de l’exportation.
- PLAN II
- 3. Direction du Domaine de l’État, à Topcbidère. —
- Arbres fruitiers et fruits en différentes sortes de culture. PLAN II
- 4. Krag’ouiévatz (Département de), à Kragouiévatz. —
- Noix. Noisettes. Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
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-
-
-
- 58
- GROUPE VIII. — CLASSE 45.
- 5. Krouchevatz (Département de), à Krouchevatz. — Noix. Noisettes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
- 6. Morava (Département de la), à Tchoupria. — Noix. Noisettes,
- Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et fruits divers. PLAN II
- 7. Oujitzé (Département d’), à Oujitzé. — Noix. Noisettes. Prunes.
- Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
- 8. Podounavlié (Département de), à Smederevo. — Noix. Noisettes. Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits.
- PLAN II
- 9. Podrigné (Département de), à Chabatz. — Noix. Noisettes.
- Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
- 10. Pojarévatz (Département de), à Pojarévatz. — Noix. Noisettes. Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits.
- PLAN II
- 11. Roudnik (Département de), à Tchatchak. — Noix. Noisettes.
- Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
- 12. Société d’Agriculture, à Pojega. — Pommes.
- Poires originaires du département d’Oujitze, etc. PLAN II
- 13. Toplitza (Département de), à Prokouplié. — Noix. Noisettes
- Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
- 14. Valiévo (Département de), à Yaliévo. — Noix. Noisettes.
- Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
- 15. Vragna (Département de), à Vragna. — Noix. Noisettes.
- Prunes. Pommes. Poires. Coings. Nèfles et autres fruits. PLAN II
- TURQUIE
- 1. Vignobles de Rishon-le-Zion, près Jaffa (Palestine).
- — Primeurs. Fruits frais. Fruits secs. PL. V.— D. I
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-
-
- V .H
- j: 44
- . ' 'nîiitioQ .l.'a6‘t'sn1l '-HMs
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-
-
- GROUPE VIII
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- Classe 46
- ARBRES, ARBUSTES, PLANTES ET FLEURS D’ORNEMENT
- Historique. — Si l’on cherche à se représenter ce qu'étaient les jardins des premiers hommes, lorsque, fatigués de la vie nomade, ceux-ci songèrent à se fixer, groupés par familles ou par tribus, on s’imagine volontiers que ces jardins consistaient simplement en enclos, protégés par des palissades, contre les incursions des autres hommes et des animaux.
- La première préoccupation de nos ancêtres dut être, en effet, de réunir à proximité de leurs habitations les plantes dont ils avaient pu apprécier les diverses propriétés, au cours de leurs pérégrinations à travers les forêts et les steppes.
- Les plantes, ainsi cultivées, étaient, bien entendu, empruntées exclusivement à la flore locale — il ne pouvait en être autrement — et choisies surtout parmi celles dont les tiges, les racines, les feuilles, les fleurs ou les fruits étaient propres à l’alimentation.
- 11 n’est pas téméraire de supposer que ces horticulteurs improvisés, véritables précurseurs, n’étaient pas insensibles aux beautés de la nature, et qu’ils ne tardèrent pas à introduire, dans leurs jardins, les plus remarquables des plantes, qu’ils découvraient dans leurs excursions, surtou; lorsque leurs fleurs étaient odorantes et gracieuses. A ces temps reculés, remonte donc vraisemblablement l’origine de l’horticulture d’ornement.
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-
-
-
- 2
- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- Les notions que nous possédons sur les jardins célèbres créés de longs siècles plus tard par les Chinois, les Hindous, les Égyptiens, les Perses, tendent d’ailleurs à confirmer ces présomptions. Ne savons-nous pas, en effet, aujourd’hui que ces jardins renfermaient, à côté de végétaux utiles, des plantes à fleurs ornementales et à parfums ?
- Les auteurs grecs se sont complus à décrire les plus beaux jardins de l’antiquité. Homère raconte, dans VOdysséee que celui d’Alcinoüs renfermait des arbres fruitiers, des légumes et des bordures de plantes ornementales. Au dire de Théophraste, ses compatriotes cultivaient en abondance les roses, les giroflées, les violettes, les narcisses, les iris; des marchés aux fleurs où certes, les végétaux exotiques figuraient, se tenaient régulièrement à Athènes, au temps d’Aristophane.
- Chez les Romains, les fleurs jouèrent un rôle considérable dans les fêtes et les cérémonies publiques et dans la vie intime. S’il en faut croire l’anecdote, Néron n’aurait-il pas employé jusqu’à 3o.ooo livres de pétales de roses pour en faire comme un épais tapis dans une salle de festin ?
- A cette époque déjà, on cherchait à avancer la floraison des plantes, en les cultivant à l’abri de murs exposés au soleil et en les arrosant d’eau chaude ; c’est là un premier exemple de culture forcée.
- Après la chute de l’empire romain, l’horticulture fut négligée en Occident et l’attention que lui prêta Charlemagne, fut tout exceptionnelle. Au moyen âge, elle ne fut en honneur que chez les Byzantins et les Maures d’Espagne.
- La Renaissance ramena le culte des fleurs, pour lequel la découverte de l’Amérique a eu des conséquences très heureuses, le Nouveau-Continent devait importer quantités d’espèces nouvelles dans nos jardins. Enfin, les créations du parc de Fontainebleau par François Ier, du jardin botanique de Montpellier et du parc de Saint-Germain-en-Laye par Henri IV, du jardin du Roi (aujourd’hui Jardin des Plantes) par Louis XIII, furent un acheminement vers les splendeurs, que, grâce à la collaboration géniale des Le Nôtre et des La Quintinie, Louis XIV put réaliser à Versailles.
- Jusqu’alors, peu de végétaux étrangers avaient été introduits dans nos pays. Le Robinia pseudo-acacia (notre vulgaire acacia) avait été importé, en 1601, de l’Amérique du Nord. Mais vers le milieu du xvme siècle, nos jardins commencèrent à s’enrichir d’espèces nouvelles, devenues aujourd’hui populaires, telles que le cèdre du Liban (Asie Mineure, 1735), le camélia (japon, 1739), le cyncko biloba (Japon, 1754), l’aucuba (Japon, 1783), l’hortensia (Chine, 1788), le chrysanthème (Inde, 1789), la pivoine en arbre (Chine, 1794), etc.
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- Le Jardin des Plantes, Trianon, la Malmaison furent les premiers gîtes de ces nouvelles plantations.
- Stationnaire pendant la période révolutionnaire, l’horticulture qui, entre temps, avait fait des progrès dans la plupart des pays d’Europe, notamment en Angleterre, dans les Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche, et en Russie, reprit chez nous son essor, pendant la Restauration, et progressa depuis sans discontinuer.
- Le fusin fut importé du Japon en 1804 et la Chine nous envoya la glycine (1818), la primevère (1820), les azalées (1823). A partir de cette époque, les découvertes de plantes ornementales devinrent si nombreuses que l’histoire de l’horticulture au xixe siècle est caractérisée par ces importations, qui devaient atteindre leur maximum d’intérêt de 1840 à 1890.
- Une foule d’établissements d’horticulture se créèrent sur tous les points de l’Europe et du nouveau continent. Cette industrie, nouvelle par ses procédés, est remarquable par l’importance qu’elle a acquise en peu d’années et par l’émulation qui y règne.
- Pour répondre aux besoins de la consommation, des marchés aux fleurs furent installés à Paris vers i83o. On sait leur développement et leur multiplication.
- L’art du fleuriste, qui était resté très rudimentaire et ne s’exerçait guère que dans les grandes demeures royales ou seigneuriales prit véritablement naissance pendant la première moitié de ce siècle; alors s’ouvrirent les magasins, d’abord très modestes, de nos artistes parisiens.
- L’Exposition universelle de 1855 fournit à l’horticulture une première occasion de s’affirmer devant le grand public, et les Expositions de 1867, de 1878 et de 1889 mirenten évidence les progrès incessants et presque inouïs qu’elle avait réalisés, notamment au point de vue ornemental.
- La création des grands jardins publics de Paris, en vulgarisant la connaissance des plantes, avait d’ailleurs largement contribué à cet heureux résultat.
- La rapidité des communications avait en outre rapproché de Paris notre belle côte méditerranéenne et permis ainsi à Alphonse Karr et à ses innombrables imitateurs de nous envoyer des fleurs pendant toute la froide saison.
- Toujours à la recherche du nouveau, les cultivateurs de tous les pays ne se contentèrent bientôt plus d’importations d’espèces exotiques, devenues de plus en plus rares, ils s’ingénièrent à créer, tant par le croisement et l’hybridation que par la fixation des variations accidentelles, de nouveaux types supérieurs aux anciens et d’une telle complexité qu’il serait bien difficile aujourd’hui au grand public et même à beaucoup de professionnels de reconnaître les sujets qui furent la souche de la 'filiation
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- Progrès accomplis de 1889 à 1900. — Le triomphe des procédés de culture s’est surtout manifesté depuis l’Exposition universelle de 1889, et il est facile de prévoir qu’il ne touche pas à sa fin. On peut donc dire que si, au point de vue horticole, le siècle qui se termine a été celui des importateurs, le siècle nouveau fera celui des hybridateurs.
- L’augmentation de la production a accentué la tendance à la spécialisation qui, avant 1889 s’était déjà manifestée. Le nivellement des fortunes en raréfiant les grands amateurs de collections coûteuses devait naturellement rendre moins prospère le commerce des plantes rares et délicates qui n’intéressent que les véritables collectionneurs. Par contre, la multiplication des moyennes et des petites fortunes a favorisé la vente des plantes les plus belles, les plus faciles à cultiver, les plus populaires, en un mot.
- Pour répondre à ces nouveaux besoins, la plupart des horticulteurs se sont organises en vue de la production « for the million », et leurs principales préoccupations sont d’éliminer toutes les non-valeurs et de réduire la durée de préparation des plantes et les frais de production.
- On peut donc assigner comme caractères généraux à la période écoulée depuis la dernière exposition universelle : les progrès de l’hybridation, la diminution et la sélection des collections dans les cultures industrielles, la tendance de l’horticulture à « s’industrialiser », tant au point de l’installation des établissements, qui deviennent de véritables fabriques de plantes, qu’au point de vue des procédés de culture et des moyens employés pour l’échange.des produits; l’emploi enfin de plus en plus fréquent des grands végétaux contreplantés et transplantés au chariot, à racines nues^ ou en bacs, pour la création des jardins publics et privés.
- L’industrie horticole a été prospère jusqu’alors et il y a lieu d’envisager l’avenir avec confiance. Mais, si les besoins de la consommation ont augmenté, au point de presque doubler depuis vingt ans pour la plupart des spécialités, la production s’est organisée en conséquence. 11 s’ensuit que certaines branches sont, sinon atteintes, du moins menacées à brève échéance par la surproduction entraînant toujours avec elle la mévente des produits. Les cultivateurs les plus intelligents s’efforcent d’éviter ce péril en modifiant leur production selon les besoins du moment, et généralement leurs efforts sont couronnés de succès. Perfectionner sans cesse, créer du nouveau, tel est et tel sera, de plus en plus, le secret de la réussite pour l’horticulteur moderne.
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- Centres de production. — Les principaux centres horticoles sont, en France, la région parisienne, comprenant Versailles, Bougival, Châtenay, Fontenay-aux-Roses, Montlignon, Vitry-sur-Seine, Montreuil-sous-Bois, Ivry-sur-Seine, etc., où sont entreprises les cultures les plus variées de tous les végétaux d’ornement ; Orléans, Angers, Caen, Ussy, Nantes, Aubagne, sièges de nombreuses et importantes pépinières, qui alimententsurtoutle commerce engros et l’exportation ; la région lyonnaise où, de mêmequ’à Paris, toutes lesbranches de l’horticulture sont en honneur; Tours, Poitiers, Nancy, où l’on cultive, avec succès, pour la vente localeetlavente en gros, les plantesde pépinières et les plantes molles; Lille, Roubaix, Tourcoing et leurs environs, où se développent rapidement depuis quelques années les cultures sous verre, et où les plantes ornementales occupent une large place à côté des arbres fruitiers ; Limoges, Troyes, Montpellier, renommés pour leurs pépinières ; Grenoble, Toulouse, Valence, Bayonne, berceaux des nombreuses variétés de chrysanthèmes qui apparaissent chaque année ; Marseille, Ollioules, Hyères, Cannes, le golfe Juan, Antibes, Nice, Monaco, Menton, d’où sont, pendant l’hiver, -expédiées Paris à et dans toute l’Europe, des fleurs de toutes sortes, représentant une valeur de plusieurs millions de francs ; la Brie, qui approvisionne Paris de roses pendant le printemps, et de rosiers, une partie de la France.
- En Belgique Gand, Bruges, Namur ; en Angleterre, Londres et ses •environs; en Allemagne, Dresde, Berlin, Hambourg, Erfurt, Trêves ; en Russie, Saint-Pétersbourg, Moscou, les environs de Kiew, la Crimée ; -dans les Pays-Bas, Harlem, Boskopp ; dans le grand-duché Luxembourg, sont les centres les plus visités par les horticulteurs marchands.
- Matières premières. — Théoriquement, les matières premières employées par les horticulteurs sont les éléments contenus dans le sol et dans l’air et qui sont transformés en tissus ligneux ou herbacés par ces véritables machines que sont les plantes.
- Dans la pratique des choses, tout ce qui est livré au commerce est •considéré comme produit, et l’on peut alors admettre que les matières premières consistent non seulement dans les éléments donnés au sol •sous forme d’engrais, mais encore dans les semences de toutes natures : graines, bulbes, tubercules, rhizomes, griffes, racines, etc., et dans les plants obtenus par semis, bouturage, greffage ou marcottage.
- Les horticulteurs français se procurent, dans le pays même, la plupart de leurs semences et de leurs plants, mais certaines graines et semences leur viennent de l’étranger; ils importent notamment des bulbes de Hollande, du Japon, des lies Bermudes, etc.
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- Procédés et outillages. — Pour la propagation des végétaux : semis, bouturage, greffage et marcottage, on use de procédés séculaires, mais considérablement modifiés et sans cesse améliores. Comme il est dit plus haut, tous les horticulteurs cherchent surtout à diminuer la durée de la période de préparation pour la vente. Presque toutes les cultures d’arbres, arbustes et plantes ornementales à fleurs se font, en France, en pleine terre. On sait quels sont les instruments employés communément dans les jardins et les pépinières; mais, là encore, il n’y a rien d’absolu. Il faut comprendre, dans l’outillage horticole, les serres, les orangeries, les châssis et les thermo-siphons qui servent, soit à garantir les plantes fragiles, soit à hâter ou à prolonger la floraison de certaines plantes rustiques, et les machines à emballer les arbres, d’invention récente, mais déjà très répandue; on s’en sert pour former les gros ballots d’arbres ou d’arbustes, ayant à supporter un assez long voyage.
- 11 est bien difficile d’établir une comparaison entre les cultures françaises et les cultures étrangères, car, outre la diversité des sols et des climats,, il existe des différences économiques. Sous ce rapport, la France est généralement, moins bien partagée que la plupart des autres pays, par suite de la cherté de la main-d’œuvre et du prix élevé des matières premières. Mais, par contre, les conditions naturelles sont si favorables que, tout bien considéré, la France est certainement le pays du monde le mieux doté pour la production des végétaux d’ornement de pleine terre, ce qui explique, d’ailleurs, l’énorme extension qu’ont prise les pépinières françaises pendant la seconde moitié de ce siècle.
- Conditions du travail. — En général, les rapports sont excellents entre le capital et le travail. Les grèves ont été fort peu nombreuses jusqu’ici, et toujours localisées. Dans beaucoup d’établissements, la main-d’œuvre est fournie en grande partie par des ouvriers sédentaires ; quant aux ouvriers nomades, ce sont presque toujours des jeunes gens qui voyagent pour s’instruire. Les uns et les autres sont généralement peu exigeants, sobres, travailleurs, honnêtes. Ils ne forment pas de grandes agglomérations.
- Le gros patronat n’existe guère en horticulture. La plupart des patrons sont dans l’aisance ; quelques-uns sont riches. Mais cette richesse a été acquise presque invariablement au prix des efforts de plusieurs générations et à force de travail et d’économie. On ne connaît guère d’exemple de fortune énorme constituée rapidement par le seul commerce des plantes.
- Les patrons traitent généralement leurs ouvriers d’une façon tout à fait paternelle, et très souvent ils les logent et les nourrissent, vivant en
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- GROUPE VIII — CLASSE 46.
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- famille avec eux. Du reste, à part les chefs des principaux établissements, presque tous travaillent manuellement; il est donc naturel qu’ils vivent en parfaite communauté d’idées avec ceux dont ils partagent les fatigues.
- L’instruction primaire est, en général, peu développée chez les ouvriers jardiniers, mais presque tous possèdent des connaissances plus ou moins étendues en sciences naturelles et surtout en botanique.
- Suivant en cela l’exemple de leurs patrons, les ouvriers jardiniers voyagent beaucoup, et bon nombre d’entre eux vont à l’étranger se perfectionner dans la pratique de leur art. Ils acquièrent ainsi la connaissance des langues vivantes, l’anglais et l’allemand principalement.
- La durée du travail est, en moyenne, de douze heures. Les salaires, qui, dans la région parisienne et dans les grandes villes, sont de 3 fr. 5o à 5 fr., descendent à 2 fr. et même à 1 fr. 5o dans les campagnes, et notamment dans certaines régions peu favorisées du Centre et de l’Ouest de la France. Les enfants sont généralement peu employés aux travaux de culture ; il en est de même des femmes, mais elles excellent dans la décoration florale, et c’est presque invariablement à leurs mains habiles qu’est confiée l’exécution des ouvrages fleuris qui font notre admiration dans les vitrines des fleuristes et dans les salons.
- La statistique horticole étant encore à l’état embryonnaire ; il est fort difficile d’établir d’une façon précise le nombre des travailleurs. En outre, la limite qui sépare les horticulteurs ne s’occupant que des plantes ornementales de ceux cultivant des plantes de serres, des fruits ou des légumes, est souvent imprécise, car beaucoup d’entre eux, surtout dans les campagnes, livrent au commerce, à la fois, des plantes, des fleurs, des fruits et des légumes.
- 11 n’est pas téméraire, toutefois, d’évaluer à environ 10.000 le nombre des patrons pratiquant la culture ornementale. Selon les saisons, ils doivent occuper de 5o à 20.000 ouvriers. Si l’on voulait préciser davantage, il faudrait ajouter que la région parisienne possède à elle seule 5oo ro-siéristes, exploitant presque tous le rosier pour la vente de la fleur seulement, et qu’il y a, en province, un millier de rosiéristes occupant 8.000 ouvriers.
- Le nombre des patrons fleuristes établis dans Paris est d’environ 480 ; ils employent, suivant les saisons, de 2.000 à 3.000 personnes. On en comptait à peine le tiers de travailleurs il y a vingt ans.
- Commerce. — Paris, en dehors de sa consommation propre, est un des plus grands centres du monde pour le commerce horticole ; beaucoup de produits ne font qu’y passer en transit pour être réexpédiés dans les principales villes d’Europe : Londres, Berlin, Saint-Pétersbourg,
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- GROUPE VIII. — CLASSÉ 46.
- Vienne, etc. Pour les plantes de pépinières, l’Allemagne, l’Autriche, la Russie, l’Amérique du Nord, l’Italie constituent des marchés très importants.
- La France offre, de sérieux débouchés aux diverses catégories de producteurs étrangers, notamment aux Belges pour les plantes de serres, aux Hollandais pour les bulbes, aux Anglais pour les plantes de collection, etc.
- 11 est à peine besoin de dire que rien n’est plus variable que les prix des produits horticoles, ce prix dépendant d’un grand nombre de circonstances. On voit, par exemple, dans certains établissements, des rhododendrons cotés 2 fr., tandis qu’à côté d’autres plus forts, mieux formés ou d’une variété plus rare, valent jusqu’à i.ooo francs et plus. 11 en est de même pour les fleurs coupées. Ainsi les roses pourvues de longues tiges, qui sont forcées pendant l’hiver dans la région parisienne, se vendent jusqu’à i fr. et i fr. 25 pièce, alors que la bôtte de !2 roses de Nice, de pleine terre, n’atteint souvent pas ce prix.
- Statistique. — D’après l’enquête décennale de 1892, les cultures florales faites en vue de la vente des produits occupent une superficie de 4.844 hectares. 11 faut, de plus, admettre que les cultures florales et d’ornement occupent le tiers delà surface des parcs et des jardins privés, et dans les pépinières françaises le quart du terrain. On doit donc ajouter, au premier
- 3o6:£33—|—4‘*99 ce qUj (jonne au total: 107.971 hectares, soit:
- chiffre
- 0.20 °/0 de la superficie totale de la France et 0,42 % de la superficie des terres labourables.
- Dans ces condition il semble qu’on se soit arrêté à un chiffre trop faible en évaluant officiellement à 40 millions de francs la valeur totale de la production annuelle.
- L’exportation désolantes ornementales de pleine terre et des fleurs a atteint, en 1898, 1.871.066 fr., et nos importations ont été de 1.046.329 fr. La balance accuse donc en faveur de la production française une différence de 824.437 fr., mais ce chiffre est probablement au-dessous de la réalité.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 4G.
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- RECENSEMENT PROFESSIONNEL. — 1896
- INDUSTRIES
- Jardinage, horticulture, etc.............
- 130.000
- RÉPARTITION de ces
- établissements d’après le nombre des personnes occupées
- 1.041
- 1038
- 50
- à
- 500
- 3
- plus
- de
- 500
- DÉPARTEMENTS où sont occupées le pins de personnes
- PROPORTION pour 100
- du personnel total
- PRODUCTION,
- OUTILLAGE, ETC.
- La surface consacrée aux cultures florales et d'orne -mentation était évaluée, en 1892,à 4.850 hectares; la valeur de la production était, estimée à 37 millions de francs.
- Les principaux départements de pro -duction sont ceux des Alpes - Mariti -mes,deSeine-et-Oise et de la Seine.
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- Classe 46
- ARBRES, ARBUSTES, PLANTES ET FLEURS D’ORNEMENT
- FRANCE
- 1. Baltet (Charles), à Troyes (Aube), faubourg Croncels, 26.
- — Rosiers. Arbres et arbustes de pleine terre. PLAN N° 2
- 2. Barbier & Cie, à Orléans (Loiret), route d’Olivet, 16. —
- Collections de conifères. PLAN N° 2
- 3. Beurrier (Jean), à Lyon-Monplaisir (Rhône), avenue des
- Ponts, 307. — Collection d’œillets remontants tige de fer. Collection de Cannas florifères. PLAN N° 2
- Chevalier du Mérite agricole.
- 4. Billard (Arthur), au Yésinet (Seine-et-Oise), avenue des Pages, 52.— Bégonias tubéreux à fleurs simples et doubles. PLAN N° 2
- 5. Billiard & Barré, à Fontenay-aux-Roses (Seine), rue de Cllâtenay, 20. — Cannas florifères. Plantes nouvelles. PLAN N° 2
- 6. Boivin (Léopold), à Louveciennes (Seine-et-Oise), place des
- Creux, 1.—Collection de cinquante plantes grimpantes. Collection de cinquante rosiers sarmenteux remontants. Collection d’arbres fruitiers formés. Deux massifs pour conifères nouveaux. Un massif pour bégonias tubéreux. PLAN N° 2
- (l) Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant •indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- Le lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à Vintersection desquelles se trouve le produit exposé.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 11
- 7. Bonnejean (Charles-L.), à Fontenay-aux-Roses (Seine), rue des Écoles, 32. — Arbustes à feuilles persistantes. PLAN N° 2
- 8. Bouclier (Georges), à Paris, avenue d’Italie, 164. —
- Plantes et arbustes. Rosiers, etc. PLAN N° 2
- 9. Boyer (François) & fils, à Gambais (Seine-el-Oise). —
- Rhododendrons. r PLAN N° 2
- 10. Bruneau (Désiré), à Bourg-la-Reine (Seine). — Arbustes
- d'ornement à feuilles caduques et à feuilles persistantes ; arbustes élevés sur petite tige ou taillés en cône. Conifères. Plantes grimpantes, rosiers, etc. Concours 1, 2, 3bis,4, 6, lbis, 8,9,10,11,12,13,15,16,18, 20, 22, 23. 24, 26bis, 27, 28, 32, 35, 36, 39, 41, 42, 44, 48, 49, 55, 61, 62, 63, 68, 71, 15, 79, 85, 88, 91, 96 et 98. PLAN N® 2
- Arbres forestiers d’ornement et d’alignement.
- Exposition universelle Paris 1889, Grand-Prix.
- 11. Cappe & fils (Émile), au Vésinet (Seine-et-Oise), rue de
- l’Église, 6. — Bégonias. PLAN N° 2
- 12. Carnet (Léon), au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). —
- Arbustes. Arbrisseaux. PLAN N° 2
- 13. Cayeux (Ferdinand) & Le Clerc (Léon), à Paris, quai
- de la Mégisserie, 8. — Cannas. Dahlias. Pyrèthres. Delphiniums. Plantes vivaces diverses. PLAN N° 2
- Paris 1889, 3 Médailles d’or.
- 14. Chantin (Auguste), à Paris, rue de l’Amiral-Mouchez, 83.
- — Rosiers. PLAN N° 2
- 15. Chantrier (Adolphe), à Mortefontaine, par Plailly (Oise).
- — Conifères. PLAN N° 2
- 16. Charmet (André), à Lyon-Monplaisir (Rhône), rue des
- Dahlias, 10. — Dahlias. Cactus, etc. PLAN N° 2
- 17. Crousse (Félix), à Nancy (Meurlhe-et-Moselle), faubourg Stanislas, 49.. —Végétaux herbacés. Massif et corbeilles de fleurs.
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- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 18. Croux & fils, àGMtenaj (Seine). — Collections d’arbres et arbrisseaux d’ornement de divers genres en forts exemplaires. Rhododendrons. Azalées. Arbustes fleuris, etc. 50 concours. PLAN N° 2
- Pépinières du Val d’Aulnay.
- Paris 1855, Médaille d’or; Paris 1867, Grand-Prix; Paris 1878,. deux Grands-Prix ; Paris 1889, deux Grands-Prix et Médaille d’or ; Vienne 1873, Diplôme de Mérite ; Chicago 1893, Hors Concours.
- Paris 1878 : J. Croux, Chevalier de la Légion d’Honneur.
- Paris 1889 : G. Croux, Chevalier delà Légion d’Honneur.
- 19. Grozy aîné, fils & Cie, à Hyères (Var), quartier Saint-
- Martin. — Cannas. PLAN N° 2
- 20. Defresne (Honoré) fils, à Yitry-sur-Seine (Seine), place
- de la Mairie. — Arbres d’ornement, d’alignement, forestiers. Plantes vertes. Conifères. Rosiers. Rhododendrons, etc. Plantations de parcs èt jardins. PLAN N° 2
- 21. Deleuil (J.-B.-A.) & fils, à Hyères (Var). — Amaryllis
- hybrides. Cannas nouveaux en pots. Glaïeuls en fleurs coupées, race à floraison hivernale, exposés en octobre. PLAN N° 2
- 22. Derudder (Armand), à Versailles (Seine-et-Oise), rua Champ-la-Gard e, 41. —Fusains verts et panachés. PLAN N° 2
- 23. Deseine, à Bougival (Seine-et-Oise), rue de Versailles, 101. — Arbres et arbrisseaux d’ornement et d’alignement. Rosiers, etc,
- 24. Dupanloup & Cie, à Paris, quai de la Mégisserie, 14. —
- Cannas. Dahlias. PLAN N° 2
- Paris 1889, Médaille d’or, Officier du Mérite agricole.
- 25. Favrichon (Michel), à Lyon-Montplaisir (Rhône), rue Villon, 49. — Œillets remontants. Cannas. Géraniums zonales.
- PLAN N°2
- 26. Gamon (André), à Lyon-Guillotière (Rhône), chemin de
- Vénissieux, 111. — Rosiers. PLAN N° 2
- 27. Georges (Alphonse), à Vitry-sur-Seine, rue Eugène-
- Pelletan, 14. — Arbustes. Collection de lilas. PLAN N° 2
- 28. Gontier (Armand), à Fontenay-aux-Roses (Seine), avenue de Sceaux, 6. — Plantes aquatiques ornementales. PLAN N° 2
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- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 13
- 29. Gouehault (Auguste), à Orléans (Loiret), rue Basse-Mouillère, 19. — Dymorphanthus. Ligustrum. Arbustes divers.
- PLAN N° 2
- 30. Gravier (Alfred), à Vitry-sur-Seine (Seine), boulevard Lamouroux, 41. — Rosiers. Fusains. Plantes à feuilles persistantes.
- PLAN N» 2
- 31. Griffon (Jean), à Lyon-Guillotière (Rbône), chemin de
- Gerland, 77 et 79. — Rosiers. PLAN N° 2
- 32. Gnillot (Pierre), à Lyon-Monplaisir (Rhône), chemin de
- Saint-Priest, 11. — Rosiers. PLAN N° 2
- 33. Jnpeau (Léon), au Kremlin-Bicêtre (Seine), route de Fontainebleau, 135. — Rosiers-tiges, nains, grimpants. PLAN N°2
- 34. Lagrange, à Oullins (Rhône). — Plantes aquatiques ornementales et rares. Nymphéacées rustiques et de serres. PLAN N° 2
- Horticulteur.
- Paris 1867, Grande Médaille d’argent ; Paris 1889, Premier Prix.
- 35. Lapierre & fils, à Montrouge (Seine), rue de Fontenay,
- 9. — Arbres et arbustes d’alignement et d’ornement. Buis. Fusains.
- PLAN N° 2
- 36. Latour-Marliac (Joseph), au Temple-sur-Lot (Lot-et-
- Garonne). — Une collection de trente-cinq à quarante variétés de nymphéas hybrides de plein air. PLAN N° 2
- Lauréat pour un Premier Prix à l’Exposition universelle de 1889.
- 37. Lebossé (Victor), à Paris, rue Mignard, 3. — Rosiers de
- diverses catégories. PLAN N° 2
- Paris 1889, Mention honorable.
- 38. Lecointe (Amédée), à Louveciennes (Seine-et-Oise), près la gare. — Collection d’arbres et d’arbustes d’ornement. Forestiers. Conifères. Rosiers Rhododendrons. Plantes grimpantes, etc. PLAN N° 2
- Pépinières.
- Paris 1889, Médaille d’or, Croix d’Officier du Mérite agricole.
- 39. Leroy (Louis), à Angers (Maine-et-Loire), rue de Paris, 74.
- — Magnolias. Arbustes variés. PLAN N° 2
- Pépinières du Grand-Jardin, fondées en'1795.
- Expositions universelles Paris 1855, Médaille d’argent ; Paris 1867, Médaille de vermeil ; Paris 1878, Médaille d’or.
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- 14
- GROUPE VIII. — CLASSE, 46.
- 40. Levêque et fils, à Ivry-sur-Seine (Seine), rue du Liégat, 69. — Rosiers tiges et nains. Arbrisseaux d’ornements. Aucubas. Bambous. Clématites. Lierres. Plantes grimpantes. Evonymus. Hydrangeas. Grenadiers, etc. Pivoines en arbres et herbacées. Œillets. Roses coupées, etc. Plantes nouvelles. Chrysanthèmes. PLAN N° 2
- Pépiniéristes-horticulteurs.
- 41. Millet (Armand), à Bourg-la-Reine (Seine). — Remontants. Violettes. Pivoines. Iris. Glaïeuls. Phlox. Cannas. Montbretia. Dahlias.
- Horticulteur. PLAN N° 2
- Expositions universelles : Paris 1878, Premier Piix ; Paris 1889, Grand-Prix ; Bruxelles 1897, Grande Médaille d’or.
- 42. MINISTÈRE DES COLONIES (Jardin colonial du), à Nogent-sur-Marne (Seine), M. Jean Dybowski, directeur. — Ficus nouveau. Palmiers divers. Caladium. Orchidées, etc. PL.VI.D.3
- 43. Molin (Ch.), à Lyon (Rhône), place Bellecour, 8. —
- Cannas. Géraniums. Bégonias, etc. PLAN N° 2
- 44. Moser, à Versailles (Seine-et-Oise), rue Saint-Sympliorien, 1. — Arbres et arbustes. Conifères. Fougères, etc. PLAN N° 2
- 45. Niklaus (Théophile), à Vitry-sur-Seine (Seine), avenue
- Rouget-de-TIsle, 23. — Rosiers. - PLAN N° 2
- 46. Nonin (Auguste), à Ghâtillon-sous-Bagneux (Seine), Avenue de Paris, 20. — Géraniums. Dahlias. Œillets. Cactus, ete.
- PLAN N°2
- 47. Pacotto, à Vincennes (Seine), rue du Moulin, 10 — Dahlias.
- PLAN N» 2
- 48. Paillet (Louis) fils, à Châtenay (Seine), près Paris. —
- Arbres. Arbrisseaux et d’ornement à feuilles caduques et à feuilles persistantes. Conifères. Rosiers. Pivoines Clématites. Plantes grimpantes. Dahlias. Plantes préparées pour le forçage, etc. PLAN N° 2
- Horticulteur-pépiniériste. Maison fondée en 1827. Création, restauration, plantation de parcs et jardins.
- Expositions universelles Paris 1867, Grand-Prix; Paris 1878, Grand-Prix ; Paris 1889, Grand-Prix ; Chicago 1893, Hors Concours ; Bruxelles 1897, Grande Médaille d’or.
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- GROUPE VIII.'-— CLASSE 40.
- 1 5
- 49. Pernet-Ducher, à Lyon-Montplaisir (Rhône), route d’Heyrieux, 114. — Rosiers.-Tiges et collection de rosiers nains.
- PLAN N°2
- 50. Perrault (Emmanuel) , fils aîné, à Angers (Maine-et-Loire), route des Ponts-de-Cé, 75. — Conifères. PLAN N° 2
- 51. Ponce (Joseph), à Nogent-sur-Seine (Aube). —Un lot de
- rosiers de un à deux mètres de haut. Un lot de rosiers nains en pot fleuri. Un lot de pélargoniums zonals. Un lot de pélargoniums à grandës fleurs. Un lot de cyclamens, cent plantes fleuries. Un lot de roses coupées de cinq à huit cents variétés. PLAN N° 2
- Horticulteur.
- 52. Rivoire père et fils, à Lyon (Rhône'i, rue d’Algérie, 16. — Cannas. Dahlias. Lohelias gerardi et rivoirei. PLAN N° 2
- 53. Robichon (P.), à Vitry-sur-Seine (Seine), voie du Chevalet, 25.— Arbustes. Plantes vivaces bulbeuses. Rosiers. PLAN N° 2
- 54. Rothberg (Adolphe), à Gennevilliers (Seine), rue Saint-
- Denis, 2. — Arbres d’ornement variés. Arbres d’ornement pleureurs. Arbustes d’ornement à feuilles caduques. Arbustes d’ornement pour la décoration des rochers. Arbustes d’ornement à feuilles persistantes. Conifères. Plantes grimpantes. Clématites. Rosiei's-tiges. Rosiers nains. Rosiers polvantas. Cinquante rosiers les plus florifères. Rosiers pour fleurs coupées. Rosiers bengales. Rosiers sarmenteux remontants et non remontants. PLAN N» 2
- Pépiniériste.
- Exposition universelle Paris 1878, Grand-Prix.
- 55. Sallier (Jean), à Neuilly-sur-Seine (Seine), rue Delai-zement, 9.— Sempervicum. Aralia. Japonica. Nicotiana colossea.
- PLAN N» 2
- 56. Simon (Charles), cù Saint-Ouen (Seine), rue Lafontaine et
- rue des Epinettes, 42. -— Collections d’Agavés, de Sempervivum de plein air, de Saxifrages, de Sedum et Ficoïdes. Cactées, Aloès. Phyllocaetus euphorbia cactiforme. PLAN N° 2
- Paris 1878, Médaille d’argent ; Paris 1889, Médaille d’or.
- 57. Société d’Horticulture de l’arrondissement
- d’Abbeville, à Abbeville (Somme). M. d’AppLAiNcouRT, président. — Plantes fleuries. PLAN N° 2
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- 10
- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 58. Société des Horticulteurs de Nantes, à Nantes
- (Loire-Inférieure), M. Guichard, Président, rue de la Fosse, 46. — Camélias. - PLAN N° 2
- 59. Vallerand frères, à Asnières (Seine) et à Taverny
- (Seine-et-Oise). — Bégonias : Cristata, Vallerandii, simples, doubles. Gloxinias. Gesnériacées. Cyclamens. PLAN N° 2
- Paris 1878, Médaille d’or ; Paris 1889, 2 Premiers Prix.
- 60. Valtier (Henri), à Paris, rue Saint-Martin, 2. — Dahlias.
- Corbeille de plantes. PLAN N° 2
- 61. Vilin (L.-Rose), à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne). —
- Roses forcées. Rosiers. PLAN N° 2
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- COLONIES
- ALGÉRIE
- 1. Hadj Ahmed ben Hafaïed (Kherachi) , à Biskra
- (Constantine). — Jeunes palmiers. PL. V.— D.3
- 2. Porcher (J.), à Mustapha (Alger), rue Horace-Vernet. —
- Graminées et feuillages séchés. PL. V.— 0.3
- Horticulteur.
- 3. Vallée Frères, à Bône (Constantin). — Plantes diverses.
- Arbres forestiers. PL. V.— D.3
- DAHOMEY ET DÉPENDANCES
- 1. Vilmorin Andrieux & Cie, à Paris, quai de la Mégisserie, 4. — Plantes et fleurs d’ornement. PL. VI.— D. I et 2
- GUADELOUPE
- 1. Duss (Le R. Père), à la Basse-Terre — Plantes. PL. VI.—D.3
- 2. Saint-Val (J.-Gualbert-S.-P.), à La Pointe-à-Pitre. —
- Plantes. PL. VI.—D.3
- GUYANE FRANÇAISE
- 1. Comité local de l’Exposition de 1900, à Cayenne.
- — Arbres. Arbustes et plantes diverses d’ornement. PL. VI.— D.2et3
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- 18
- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
- 1. Administration locale du Premier Territoire militaire de Madagascar, à Manjakandriana. — Arbres.
- Arbustes. Plantes et fleurs d’ornement. PL. Vl.:— C. et D.4
- 2. Administration locale du Troisième Territoire
- militaire de Madagascar, à Tananarive. — Arbres. Arbustes. Plantes et fleurs d’ornement. PL. VI.— C. et D.4
- 3. Administration locale de la Province de Ma-
- junga, à Majunga. — Arbres. Arbustes plantes et fleurs d’ornement. PL. VI.— C. et D. 4
- 4. Administration locale de la Province de Maroant-
- Setra, à Maroantsetra. — Arbustes et arbrisseaux d’ornement. Plantes de jardin, etc. PL. VI.— C. et D.4
- 5. Administration locale de la Province de Fort-
- Dauphin, à Fort-Dauphin, — Arbres. Arbustes et arbrisseaux d’ornement. Plantes de jardin, etc. PL. VI.— C. et D.4
- 6. Société de l’Agriculture de Madagascar, à Tananarive. — Arbres. Arbustes. Plantes et fleurs d’ornement.
- PL. VI.—C. et D.4
- MARTINIQUE
- 1. Comité local. — Végétaux d’ornement. Fougères.
- PL. VI.— D.2et3
- 2. Nollet (Eugène) , à Saint-Pierre. — Palmiers. Aroïdées. Fougères. Sapindacées. Térébinthacées. Muracées. Graminées, etc.
- PL. VI.—D. 2 et 3
- Directeur de Jardin botanique.
- 3. Nollet (L .-A.-E.), à Saint-Pierre. — Plantes vivantes.-
- PL. V—D.2et3
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- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 19
- NOUVELLE-CALÉDONIE ET DÉPENDANCES
- 1. Administration pénitentiaire. — Plantes. Arbres et fleurs d’ornement. PL. V.— D.3
- TUNISIE
- 1. Jardin d’Essais de la Régence, à Tunis, route du
- l’Ariana. — Bananiers. PL. V__D. I
- 2. Noviello (Georges), à Tunis, rue d’Italie, 26. — Araucaria
- excelsa. PL. V.— D. I
- 3. Ville de Sfax. — Arbres. Arbustes. Plantes et fleurs d’ornement. PL. V.— D. I
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- PAYS ÉTRANGERS
- ALLEMAGNE
- 1. Henkel(HEINRICH), à Darmstadt.— Fleurs d’ornement PLAN II
- 2. Hinner (W), à Trèves-Pallien. — Roses. PLAN II
- 3. Lambert (Peter), à Trèves-sur-Moselle. — Roses. PLAN II
- 4. Lorenz (Paul), à Zwickau. — Canna indiea. PLAN II
- 5. Pfitzer (Wilhelm), à Stuttgard. — Cannacées. PLAN II
- 6. Poscharsky (O.), à Laubegast, près Dresde. — Arbustes.
- Conifères. PLAN II
- 7. Reinherz (Thérèse), à Munich.— Fleurs d’ornement. PLAN II
- 8. Seidel (T. J.), Grüngràbchen, par Schwepnitz. — Rhododendrons. PLAN II
- 9. Steffen (Robert), à Dalldorf, près Berlin.— Roses. PLAN II
- 10. Strassheim (C.P.), à Francfort-sur-le-Mein (Sachsenhau-
- sen). — Collection de roses églantines. PLAN II
- 11. "Weisse (WiLH.), à Kamenz (Saxe). — Conifères. PLAN II
- 12. 'W’rede(H.),àLunebourg. —Fleurs d’ornement. PLAN II
- Phlox decussata. Viola tricolore. Plants d’asperges.
- CHINE
- 1. Commission impériale (Chine du Sud), à Canton. —
- Racines de fleurs. PL. VI.— B.3
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- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 21
- CORÉE
- 1. Gouvernement coréen , à Séoul. — Arbres. Arbustes. Plantes et fleurs d’ornement. PL. V.— E.4
- ÉTATS-UNIS
- 1. Lothrop & Higgins, à East Bridgewater (Massachusetts).
- — Dahlias en parterre. PLAN II
- 2. Michigan Seed Company, à South Haven (Michigan).
- — Glaïeuls en parterre. PLAN II
- GUATEMALA
- 1. Gouvernement de Guatemala, à Guatemala. — Collection d’orchydes. PL. V. — E.6.
- ITALIE
- 1. Beggio (Victor), à Padoue, via Servi, 1048. — Plantes.
- Travaux avec des fleurs. PLAN II
- 2. Bigoni (Achille), à Ferrare.— T ravaux de fleurs naturelles.
- PLAN II
- 3. Cerbore (Emmanuel), à Saint-Pierre d’Aoste (Turin). —
- Fleurs des Alpes. PLAN II
- 4. Chiri (Dominique', à Coni (Turin). — Bouquets variés. PLAN II
- 5. Contini & Nàva , à Intra ^ïsovaie). — Graines de
- rhododendrons. PLAN II
- 6. Giacherie (Émile), à Païenne. — Fleurs sèches. PLAN II
- 7. Mazzucco (Sauveur), à Païenne. — Fleurs séchées. PLAN II
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- 22
- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 8. Monaco (Gaétan lo), à Palerme, rue Catafimi, 50. —
- Fleurs sèches. PLAN II
- 9. Portesi (Joseph), à Brescia. — Plantes et fleurs. PLAN II
- 10. Rovelli frères (Charles-Rovelli) & fils, à Pallanza. —
- Camélias. Palmiers et conifères. PLAN II
- 11. Société foncière lyonnaise, à Ospedaletto Ligure (Porto Maurizio). — Palmes. Plantes d’ornement. Fleurs. PLAN II
- 12. Zabatta (Joseph), à Palerme, rue Macqueda, 305 et 307. —
- Travaux en fleurs. PLAN II
- JAPON
- 1. Commission impériale du Japon à l’Exposition universelle de 1900, à Tôkiô. — Plantes diverses. PLAN II
- 2. Ikéda (JlROKlTl), à Tôkiô. — Spécimens de plantes japonaises.
- Livre illustré de plantes japonaises. PLAN II
- LUXEMBOURG
- 1. Gemen & Bourg', à Luxembourg*. — Rosiers. Fleurs coupées.
- PLAN II
- 2. Ketten frères, à Luxembourg. — Roses en caisses. PLAN II
- 3. Soupert & Notting, à Luxembourg. — Rosiers à floraison
- continuelle. PLAN II
- MEXIQUE
- 1. Durango (Gouvernement de l’Étal de), à Durango. —
- Plantes diverses. PAV. PL. Il
- 2. Garcia (Amado), à Cuicatlan (btat d’Oaxaca). — Persil
- sauvage. PAV. PL. Il
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-
- GROUPE VIII. — CLASSE 46.
- 23
- 3. Garcia (Agustin), à Ejutla (État d’Oaxaca). — Magueyes du pays (agaves). PAV. PL. Il
- *4. Garcia (Martin), à Zinguilucan (État d’Hidalgo). — Trois magueyes (agave). PAV. PL. Il
- 5. Hidalgo (Gouvernement de l’État de), à Pacliuca. —
- Plantes du genre des cactées. PAV. PL. Il
- 6. Lopez Altamirano (Manuel), à Cuicatlan (État d’Oaxaca .
- — Palmiers. PAV. PL.Il
- »
- 7. Mac Dowell (J.-A.), à Taeubaya (District fédéral). —
- Cactées. Orchidées. PAV. PL. Il
- 8. Morali & Cie, à Puebla. — Dahalias et cactus mexicains.
- PAV. PL. Il
- 9. Murillo (Luis), à Xalapa (État de Vera Cruz). — Cactées.
- PAV. PL. II
- 10. Scheibe (GüSTAVo), à Mexico. — Plantes d’ornement et
- semences. PAV. PL. Il
- 11. Tamer Gavazos (Cruz), à Montemorelos (État, de Nuevo
- Léon). — Oranges. Pommes. Duracines et fruits. PAV. PL. Il
- 12. Tecozautla (Municipalité de), à Tecozautla, Huichapan
- (État d’Hidalgo). — Courges et fruits du laurier avocat.
- PAV. PL. Il
- 13. Tuxtepec (Préfecture de), à Tuxtepec (État d’Oaxaca). —
- Noix de l’Inde. PAV. PL. Il
- 14. Velasco (Luis-E.), à Villa Alta (État d’Oaxaca). — Un
- maguey de pita (agave). PAV. PL. Il
- 15. Velasquez Pedro , à Mexico. — Plantes d’ornement (T
- semences. PAV. PL. Il
- 16. Zacatecas (Gouvernement de l’Etat de), à Zacatecas. —
- Arbres fruitiers du pays. PAV. PL. Il
- 17. Zarate (Luis), à Ixtlan (Etat d’Oaxaca). — Plantes du genre
- des aroïdées. PAV. PL. Il
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-
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- 24
- GROUPE VIII. — CLA&SE 46.
- MONACO
- 1. Gilly (Maurice), à Monte-Carlo, Galerie Charle III. —'
- Fleurs et plantes. PLAN II
- 2. Société des Bains de Mer et du Cercle des Étrangers de Monaco, à Monte-Carlo. — Plantes et. fleurs.
- PLAN II
- PAYS-BAS
- 1. Jurissen & fils, à Naarden. — Arbres. Arbustes. Conifères. Houx. Plantes .grasses. Buis. Azalées, etc. PLAN II
- Pépiniériste.
- 2. Société générale néerlandaise pour la Culture des Oignons à fleurs, à Haarlem. — Massifs de tulipes. Jacinthes. Narcisses. PLAN II
- PÉROU
- 1. Institut technique & industriel du Pérou, à Lima.
- — Flore péruvienne. PAV. PL. Il
- 2. Société minière de Ticapampa, à Huaylas (Département d’Ancaclls). — Échantillon de la flore de Collaracra.
- PAV. PL. Il
- PORTUGAL
- 1. Peixinho y Ca (Josfî-Gonçalves), à Lisbonne. — Bouquets et corbeilles de fleurs naturelles. PAV. PL. Il
- RUSSIE
- 1. Jardin botanique impérial, à Saint-Pétersbourg. —
- Plantes d’ornement. PLAN II
- 2. Jastrjembovski (E.), à Tcbassovnia, par Simbirsk. —
- Rosiers et roses-thé. Orangers d’ornement. PLAN II
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-
-
-
- GROUPE VIII
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- Classe 47
- PLANTES DE SERRE (*!
- FRANCE
- 1. Beranek, à Paris, rue de Babylone, 36. — Orchidées
- variées. PLAN II
- Horticulteur.
- 2. Chantrier frères, à Mortefontaine, par Plailly (Oise). —
- Plantes de serre variées. Aroïdées. Broméliacées. Crotons. Dracœnas. Népenthes. Palmiers, etc. PLAN II
- 3. Chantin (Enfants Antoine), à Paris, avenue de Cbàtillon,
- 32.—Plantes de serres chaude, tempérée et froide. Palmiers et autres
- en forts exemplaires. PLAN II
- Horticulteurs.
- P) Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- La lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à l'intersection desquelles se trouve le produit exposé.
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-
-
-
- 2
- GROUPE VIII. — CLASSE 47.
- 4. Crousse (F.), à Nancy (Meurthe-et-Moselle), faubourg
- Stanislas, 47 et 49. — Plantes variées. PLAN II
- 5. Dallé (Louis), à Paris, rue Pierre-Charron, 29. — Plantes de
- serre. Orchidées. PLAN II
- 6. Delavier (E.), a Paris, rue de La Condamine, 66. — Palmiers. Cycadées. Aroïdées, etc., en forts exemplaires. PLAN II
- Horticulteur.
- 7. Godefroy-Lebeuf (Alexandre), à Paris, impasse Girardon,
- 4. — Plantes exotiques économiques et d’ornement, cultivées dans la serre de la section coloniale. PL. VI.— D.3
- 8. Lange, à Paris, rue de Bourgogne, 40. — Plantes de serre.
- Palmiers. Plantes fleuries. PLAN II
- Horticulteur.
- 9. Maron (Ch.), à Brunoy (Seine-et-Oise). — Orchidées variées.
- PLAN II
- Horticulteur.
- 10. MINISTÈRE DES COLONIES, Jardin colonial,
- à Nogent-sur-Marne. — Thé. Vanilles diverses. Coca. Kola. Campêche. Opuntia, etc. PL. VI.— D.3
- 11. Régnier (Alexandre), à Fontenay-sous-Bois (Seine), avenue Marigny, 44. — Orchidées et diverses plantes. PLAN II
- 12. Simon (Ch.), à Saint-Ouen (Seine), rue des Epinettes,
- 42. — Phyllocactus. Cactées. Euphorhiacées, etc. PLAN II
- Horticulteur,
- 13. Vallerand frères, à Bois-Colombes (Seine), avenue Faidherbe, 28, et à Taverny (Seine-et-Oise), rue de Versailles, 23. — Gloxinias. Achimenes. Nœgelias et diverses plantes fleuries.
- PLAN II
- Horticulteurs.
- 14. "Vilmorin-Andrieux & Cie, à Paris, quai de la Mégisserie, 4. — Collections de plantes utiles : Cafés. Thés. Caoutchoucs. Caryophyllus. Kola. Vanille, etc. Plantes diverses pour l’exportation.'
- PL. VI.—D.3
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-
-
-
- COLONIES
- GUADELOUPE
- 1. Favreau (À.), à Port-Louis (Pointe-à-Pitre). — Plantes de serre. Vases à fleurs. PL. VI.— D.3
- GUYANE FRANÇAISE
- 1. Administration pénitentiaire de la Guyane, à
- Cayenne. —Orchidées. PL. VI.— D.2et3
- 2. Comité local de l’Exposition de 1900, à Cayenne.
- — Plantes de serre. PL. VI.— D.2 et 3
- MADAGASCAR ET DEPENDANCES
- 1. Administration locale de la Province de Ma-junga, à Majunga. — Culture et produits.
- PL. VI.—C.etD.4
- 2. Administration locale de la Province de Tama-tave, à Tamatave. — Culture et. produits. PL. VI.— C.etD.4
- 3. Service de l’Agriculture de Madagascar, à Tana-
- narive. — Plantes de serres. PL. VI.— C. et D.4
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-
- 4
- GROUPE VIII. — CLASSE 47.
- NOUVELLE-CALÉDONIE ET DÉPENDANCES
- 1. Administration pénitentiaire. — Plantes de serre. Fougères. Cyca, etc. PL. VI.— D.3
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-
- PAYS ÉTRANGERS
- ÉQUATEUR
- 1. Morla HORACIO), à Guayaquil. — Plantes tropicales.
- PL. V_D.7
- ÉTATS-UNIS
- 1. Studer (NlCHOLASJ, Washington, I). C. — Fougères Nephro-lepsis. PLAN II
- CUBA
- 1. Morales (I)r Sébastian). — Fleurs de Cuba. PLAN II
- HONGRIE
- 1. Domaines de S. A. impériale & royale l’archiduc
- Joseph, à Alcsuth et Budapest. — Plantes et fleurs de serre.
- PLAN II
- 2. Emich d’Emoke (Gustave), à Budapest. — Pellar-
- gonium. PLAN II
- Président de la Société d’horticulture.
- 3. Seyderhelm (Ernest), à Budapest. — Groupes de palmiers,
- d’azalées. PLAN 11
- Fournisseur de la cour.
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-
- 6
- GROUPE VIII. — CLASSE 47.
- ITALIE
- 1. Amelio (E.-G. d’) frères, à Angri (Salerne). — Photographies de serres. Produits de serre. PLAN II
- 2. Chiri (Dominique), à Coni (Turin). — Plantes pour serres
- PLAN II
- 3. Portesi (Joseph), à Brescia.— Plantes. Fleurs coupées. PLAN II
- 4. Reg'g’io (Victoire), à Padoue. — Plantes de serre. PLAN II
- MEXIQUE
- 1. Hacha (Eugenio), à Uruapan (État de Michoacan). —
- Plantes du genre des orchidées. PAV. PL. Il
- 2. Michoacan (Gouvernement de), à Morelia. — Plantes du
- genre des orchidées. PAV. PL. Il
- 3. Velaseo (Luis-E.), à Villa Alla (État d’Oaxaca).
- du genre de la famille des orchidées.
- — Plantes
- PAV. PL. Il
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- GROUPE VLI1
- HORTICULTURE ET ARBORICULTURE
- Classe 48
- GRAINES, SEMENCES ET PLANTS DE L’HORTICULTURE ET DES PÉPINIÈRES
- Résumé. — L’horticulteur était autrefois pépiniériste et marchand de graines, car sa clientèle étant régionale et fort restreinte, il ne pouvait se cantonner dans une spécialité. A Paris même, les meilleures maisons joignaient au commerce des graines celui des plantes et des arbres de pépinières. Avec les chemins de fer, cet état de choses se transforma ; la grande facilité de transport créa un mouvement d’échanges plus actif qui eut pour conséquence d’apporter des modifications profondes dans les conditions d’approvisionnement des graines et des plantes. Et la comparaison des races, des espèces et des variétés devenant plus facile, on put faire des sélections heureuses. C’est ainsi que, grâce à des recherches méthodiques et persévérantes,. les maisons françaises de semences ont acquis une renommée légitime dans le monde entier. Mais leur importance croissante les a obligées à se spécialiser, abandonnant la pépinière, la culture et même le commerce des plantes vivaces.
- Conditions générales. — C’est par les meilleurs modes de culture que s’obtient la parfaite pureté des graines.
- Telles espèces réussiront mieux sous un climat chaud et sec : ce sera alors l’Algérie ou les bords de la Méditerranée qu’il faudra choisir.
- Au contraire, pour un grand nombre de plantes potagères et de f eurs, la zone la plus favorable sera celle qui, après des hivers doux, permettant la conservation des racines porte-graines, offrira des étés suffisamment
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-
-
- 2
- GROUPE VIII. — CLASSE 48.
- humides et des automnes plutôt secs et prolongés. De là vient le succès de certaines cultures, en Anjou, par exemple.
- Les différentes graines ne trouvant pas dans un même terrain toutes les conditions qui leur sont nécessaires, le marchand cultivateur ne peut généralement les cultiver dans un terrain unique ; d’un autre côté, louer des terres dans différentes régions rendrait la surveillance illusoire.
- Dans ces conditions, les marchands ont adopté le système suivant : ils donnent une quantité déterminée de graines à un cultivateur qui se charge de les mener à bien, sous le contrôle d’inspecteurs spéciaux et remet la totalité du produit des graines contre un prix fixé d’avance.
- Cette méthode est pratique. Elle permet de placer chaque plante dans le climat qui lui est le plus favorable.
- Cultures libres. — Le commerce, de plus en plus spécialisé dans les grands centres, a envahi, pour son approvisionnement, plusieurs régions culturales de peu d’importance jusqu’alors, etya provoqué la création de cultures libres destinées à produire les semences auxquelles la région convient le mieux.
- Champs d’expériences. — Toutes les maisons de commerce bien organisées ont des champs d’expériences et de comparaison dont le travail est réglé de façon exacte et minutieuse.
- Les variétés nouvelles y sont expérimentées et comparées avec les types anciens, et, surtout, la franchise d’espèce de toutes graines y est vérifiée.
- Jeunes plants de fleurs. — Le commerce des jeunes plants de fleurs se fait principalement aux environs de Paris. Malakoff, Montrouge, Vincennes possèdent des horticulteurs qui sèment jusqu’à 3o.ooo pots de primevères, et des localités comme Saint-Rémy et Chevreuse fournissent par centaines de mille des plants de pensées à grandes fleurs.
- Bourg-la-Reine cultive la giroflée jaune et le myosotis ; Châteriav, Châtillon, le cyclamen de Perse à grandes fleurs, des plants de primevères, etc.
- Les cultures d’oignons à fleurs ont une certaine importance en France Les jacinthes romaines s’exportent par millions. Les anémones simples et doubles, les narcisses de Constantinople, les jonquilles, les freesias Sont l’objet d’un commerce considérable.
- Quant aux plantes médicinales, elles sont, en général, fournies par des cultivateurs aux établissements possédant des collections. Ce commerce est donc assez restreint. Celui des plantes d’herboristerie, par contre, est
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- GROUPE VIII. — CLASSE 48.
- 3
- très important, certaines espèces comme la guimauve du nord et la marjolaine du midi se vendant par centaines de mille. Mais ce sont surtout les plantes à distiller — céleri, absinthe, etc. —qui; donnent lieu à des transactions étendues. Dans le Doubs, le Jura, en Maine-et-Loire et aussi dans les environs de Paris, la culture des plantes à distiller est la principale occupation des propriétaires qui, pour suffire au développement des semences, disposent parfois d’un approvisionnement considérable de plants.
- Jeunes plants d’arbres fruitiers.— Les mêmes raisons qui ont provoqué la spécialisation des maisons de graines ont amené les anciens établissements mixtes, c’est-à-dire ceux dont la culture comprenait les arbres fruitiers et les graines, à se transformer en pépinières. Les pépiniéristes s’occupent de la culture d’arbres et d’arbustes et, suivant les circonstances, de plantes herbacées d’ornement.
- Les plants fruitiers, multipliés en grand nombre, se composent, presque exclusivement, des cinq variétés suivantes tprunier myrobolan, Sainte-Lucie, cognassier, poirier et pommier. Il se fait aussi des semis d’amandier et de pécher franc. Les" principaux centres de production sont Orléans, Angers et quelques villes du sud-est.
- Leur culture n’occupant le terrain qu’une année, et la nécessité de semer en terrain neuf et reposé ayant été bien constatée , le pépiniériste qui trouverait difficilement une série de terrains nouveaux pour son exploitation directe est obligé de recourir au semis à l’entreprise, dont il a été question ci-dessus.
- Les grands pépiniéristes emploient une partie de leurs plants à greffer pour la préparation des sujets à fournir à leur clientèle de détail ; une part considérable en est exportée en Angleterre, dans les deux Amériques, et particulièrement aux États-Unis. Ce dernier pays importait autrefois un grand nombre de sujets fruitiers greffés. L’entrée en était libre jusqu’en 1862, époque à laquelle ils furent frappés d’un droit de 3o % ad valorem. Bien que cette taxe ait été abaissée depuis, l’Amérique a pris l'habitude de greffer les arbres fruitiers dans ses propres pépinières et de porter ses achats sur les plants à greffer.
- Les plants de poiriers et de pommiers sont très importants jeu Normandie.
- Un commerce actif de jeunes plants existe dans la plupart des provinces.
- La dépréciation des terres et la rareto croissante de la main-d’œuvre ont décidé beaucoup de propriétaires, de 1870 à 1890, à boiser leurs terrains.
- Angers, Orléans, Bernay, Ussy ont fourni des millions de plants forestiers.
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- GROUPE VIII. — CLASSE -48.
- Le Commerce des plants de pins sylvestres d’Autriche, d’épicéas, de bouleaux est très considérable'.
- Il se fait également un commerce assez grand de jeunes plants épineux ou non : aubépine, citrus, troènes, laurier du Caucase, etc., servant à la création des haies ou destinés à fournir un abri au gibier : buis, troènes, mahontas, etc.
- La lierre d’Irlande est bouturé en grandes quantités pour bordures.
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- Classe 48
- GRAINES, SEMENCES ET PLANTS DE L’HORTICULTURE ET DES PÉPINIÈRES î1)
- FRANCE
- 1. Baltet (Lucien), à Troyes (Aube). — Collections de greffes
- présentées à bois virant. VINCENNES
- 2. Barbier & Cie, à Orléans (Loiret), route d’Olivet, 16. —
- Plants d’arbres et d’arbustes à feuilles caduques, à feuilles persistantes, pour plantations d’avenues, fruitiers, etc. VINCENNES
- 3. Cayeux (Ferdinand) & Le Clerc (Léon), à Paris, quai
- de la Mégisserie, 8. — Pelouse formée de plantes en mélange. Collections diverses de graines. PLAN N° 2. PL. VII.— C.2
- 4. Chouvet (Yv0 Émile), à Paris, rue Étienne-Marcel, -16. —;
- Pelouse formée d’une seule espèce ou variété. Pelouse formée de plantes «en mélange. PL. VII.— C.2
- 5. Denaiffe (Henri), à Carignan (Ardennes). — Collections de
- graines diverses. PLAN N° 2
- Bruxelles 1897, Grand-Prix, Diplôme d’Honneur. Chevalier du Mérite Agricole.
- 6. Férard (L.), à Paris, rue de l’Arcade, 15. — Pelouses formées
- de plantes en mélange. PL. VII.— C.2
- Exposition universelle de Paris 1889, 3 Médailles.
- (L Les chiffres et la lettre qui suivent le nom de chaque exposant indiquent la place qu'il occupe dans l'un des sept plans du volume.
- Le chiffre romain est le numéro du plan.
- La lettre désigne la colonne verticale et le chiffre arabe la colonne horizontale à l'intersection desquelles se trouve le produit exposé.
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- GROUPE VIII.
- CLASSE 48.
- 7. Ping-uet-Gruindon, à La Tranchée, Saint-Symphorien, par Tours (Indre-et-Loirei. — Collections de plants de pépinières.
- VINCENNES
- 8. Roquet (Paul), à Paris, quai de la Mégisserie, 2. — Pelouse
- formée de plantes en mélange. PL. VII.— C.2
- 9. Simon-Louis frères & Cie, à Bruyères-le-Châtel (Seine-
- et-Oise). — Collections de graines diverses. PLAN N® 2
- 10. Thiébaut (Emile), à Paris, place de la Madeleine, 30. —
- Collection de graines de plantes potagères, officinales, pouvant être utilisées pour pelouses et gazons, ornementales de plein air, de serres. Pelouse formée de plantes en mélange. PLAN N° 2. PL. VII.— C.2
- 11. Thiébaut-Legendre (Dominique), à Paris, avenue
- Victoria, 8. — Plants de plantes vivaces. Pelouse formée de plantes , en mélange. PL. VII.— C.2
- 12. Valtier (H.), à Paris, rue Saint-Martin, 2. — Pelouse formée
- de plantes en mélange. PL. VII.— C.2
- , Maison E. Jacqueau « A La Pensée ».
- 13. Vilmorin-Andrieux & Cie, à Paris, quai de la Mégis-
- serie, 4. — Collection de graines : potagères, fleurs, officinales, de serre, d’arbres, d’arbustes fruitiers et d’ornement. Pelouse formé^de plantes en mélange. PLAN N® 2. PL. VII.— C.2
- Culture et commerce de graines.
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- COLONIES
- ALGÉRIE
- 1. Porcher (J.), à Mustapha (Alger), rue Horace-Yernet. —
- Graines de végétaux. PL. VI.— D.3
- Horticulteur.
- 2. Vallée frères, à Bône (Constantine).
- 3. Vuillard (Émile), à Boufarik (Alger)
- Horticulteur.
- ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DANS L’INDE 1. Sous-commission de l’Agriculture, à Pondichéry.
- — Graines forestières et fruitières. PL. VI.— E.l
- -— Graines.
- PL. VI.— D.3
- . — Graines diverses.
- PL. VI.— D.3
- INDO-CHINE
- 1. Comité local de la Cochinchine, à Saigon. — Plantes
- et graines diverses. PL. VI.— D. et E.2 et 3
- 2. Comité local du Tonkin, à Hanoï. — Vitrines de graines.
- PL. VI.—D et E.2 et 3
- 3. Protectorat de l’Annam. — Graines d’arachide.
- PL. VI.—D et E.2 et 3
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- GROUPE VIII.
- CLASSE 48.
- MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
- 1. Administration locale du Cercle d’Arivonimamo,
- à Arivonimamo. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 2. Administration locale du Cercle de Moramanga,
- à Moramanga. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs et greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 3. Administration locale de la Province d’Andevo-
- rantO, à Andevoranto. —1 Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs et greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 4. Administration locale de la Province de Diégo-
- SuareZ, à Antsirane. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 5. Administration locale de la Province de Fara-
- fangana, à Farafangana. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres fruitiers francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 6. Administration locale de la Province de Féné-
- rive, à Fénérive. —- Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 7. Administration locale de la Province de Fiana-
- rantsoa, à Fianarantsoa. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 8. Administration locale de la Province de Fort-
- Dauphin, à Fort-Dauphin. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs et greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 9. Administration locale de la Province de Maha-
- noro, à Mahanoro. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs et greffés. PL. VI.— C.et D.4
- 10. Administration locale de la Province de
- Majunga, à Majunga. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
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- GROUPE .VIII. — CLASSE 48.
- 9
- 11. Administration locale de la Province de Manan-
- jary, à Mananjary. ' —. Graines. Semences de légumes. Plants d’arbres francs et greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 12. Administration locale de la Province de Sainte-
- Marie, à Samte-Marie. —Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs et greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 13. Administration locale de la Province de Tama-
- tave, à Tamatave. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 14. Administration locale de la Province de Tulléar,
- à Tulléar. — Graines et semences de légumes. Plants d’arbres francs et greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 15. Administration locale du Quatrième Territoire
- militaire de Madagascar. — Graines et semences, de légumes. Plants d’arbres francs ou greffés. PL. VI.— C. et D.4
- 16. Service de T Agriculture de Madagascar, à Tana-
- narive. — Graines. Semences et plants de l’horticulture et des pépinières. PL. VI.— C. et D.4
- REUNION
- 1. Bruniquel (Jules), à Saint-Gilles-les-Bains. — Grains de mimosa. PL. VI.— D.2
- SÉNÉGAL ET DÉPENDANCES
- 1. Etablissement agricole & Enseignement profes-
- sionnel des Missionnaires du Saint-Esprit, à Saint-Jean de N’Gazobil. — Cultures. PL. VI.— E. I
- 2. Missions de Mont-Roland. — Spécimens. PL. vi.— E. I
- 3. Mission de Popenguine. — Spécimens. PL. vi.— e. I
- 4. Pénitencier & Jardin d’Essai, à Thiès. — Plantes
- cultivées. PL. VI.— E. I
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- GROUPE VIII. — CLASSE 48.
- TUNISIE
- 1. Chambre de Commerce française de Tunis,
- à Tunis, rue d’Italie, 2. — Graines. Semences. Farine.
- PL. VI.— D. I
- 2. Chambre mixte de Commerce &: d’Agriculture du Sud de la Tunisie, à Sfax. — Graines. PL. VI.— D.l
- 3. ' Erendo (Frédéric), à Gabès, rue Jeanne, 19. — Bananiers.
- Canne à sucre. Henné. Indig-o. PL. VI.— D. I
- 4. Jardin d’Essais de la Régence, à Tunis, route de
- l’Ariana. —Plants d’arbres. PL. VI.— D.l
- 5. Ville de Sfax. — Graines. Semences et plantes de l'horticulture et des pépinières. PL. VI.— D. I
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- PAYS ÉTRANGERS
- CORÉE
- 1. Gouvernement coréen, à Séoul. — Collection de graines
- et semences. PL. V.— E.4
- BOSNIE - HERZÉGOVINE
- 1. Département de l’Agriculture, à Sarajevo. — Graines
- et semences de légumes. PAV. PL. Il
- ÉQUATEUR
- 1. Soto (José BeNIGNO), à Azogues. — Graines de lys. PL. V— D.7
- ÉTATS-UNIS
- 1. Michigan Seed Company, à South Haven (Michigan).—
- Collections de graines potagères. PL. Il
- 2. Trumbull & Beebe, à San-Francisco, (Californie). —
- Collection de graines potagères. PL. Il
- GRANDE-BRETAGNE
- 1. Archambault (Joseph), à Saint-Lin, Québec (Canada). —
- Graines. PL. VI.—C. I
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- GROUPE VIII. — CLASSE 48.
- GUATEMALA
- 1. Gouvernement de Guatemala, à Guatemala—Collection de grrins et semences de légumes. PV. V— E. 6
- HONGRIE
- CROATIE-SLAVONIE
- 1. Bosanac (Milan), à Vrbovsko. — Graines de choux. PLAN It
- Président de Comice agricole.
- 2. Feric (François), à Velika-Gorica.— Graines de choux. PLAN H
- Président de Comice agricole. ,
- 3. Hîdeghéthy (Emeric), à Vukovar. — Graines de pastèques
- et de melons. PLAN II
- 4. Hledik (Vincent), à Daruvâr. — Semences de betteraves et de
- navets. PLAN II
- 5. Karlic Mirko, à Otocar. — Graines de choux. PLAN II
- 6. Katrein (Alexandre), à Lacarek. — Graines de pastèques et
- de melons. PLAN II
- 7. Kosovac (FridoLIn), à Zemun.— Graines de courges. Pastèques,
- Poivre rouge et piment. PLAN II
- 8. Mauthnev (Edmond), à Budapest, Andrassy Ut, 23. —
- Commerce de graines. Graines de légumes. Plantes nature et en imitation. PLAN II
- 9» Vukovar (Charles), à Ogulin. — Graines de choux. PLAN II
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- GROUPE VIII. — CLASSE 48.
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- ITALIE
- 1. Bombardi Lavezzo (Achille), à Rovigo.— Semences de
- végétation de fleurs, etc. PLAN II
- 2. Broglio (Émile), à Rome. —Type de mûrier, etc. PLAN II
- 3. Chambre de Commerce, à Naples. — Semences, plan il
- LUXEMBOURG
- 1. Beiseil (Fr.), à Wahlhausen. — Collection de graines, de plantes. PLAN II
- MEXIQUE
- 1. Casarez (LoRenzo), à Atzala (État de Puebla). —
- Semences d’ail. PAV. PL. Il
- 2. Otumba (Préfecture), à Otumba (État de Mexico). —
- Semences de maguey et de navets. PAV. PL. Il
- 3. Ferez (Crispin), à Atzala (État de Puebla). —Plantes du
- « Jicama ». PAV. PL. Il
- PORTUGAL
- 1. Inspection générale de la section portugaise
- (Section agricole), à Lisbonne. — Collections de l’Institut agronomique. Graines diverses. PAV. PL. Il
- 2. Commission provinciale de Timor, à Dilly Timor.
- — Graines et semences de légumes. PAV. PL. Il
- 3. Garrett (Docteur Gonçalo-Xavier d’Almeida), à Castello-
- Branco. — Semences de légumes. PAV. PL. Il
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- 14
- GROUPE VIII. — CLASSE 48.
- ROUMANIE
- 1. Administration du. Domaine de la Couronne,
- à Bucarest. — Semences de graines. PAV. PL. H
- RUSSIE
- 1. Alferov & Kitchounov, à Korotcha (Gouvernement de
- Koursk). — Plants d’arbres fruitiers. PLAN II
- 2. Chilovsky. — Graines de légumes. PLAN II
- 3. École d’Horticulture d’Aumagne, à Aumagne. —
- Collection de graines. Plants d’arbres. PLAN H
- 4. Noeff, à Moscou. — Oignons de jacinthes de Soukhounn. PLAN II
- 5. Ouvaroff (Comte Alexis), à Volsk (Gouvernement de
- Saratoff). —— Graines de légumes. PLAN II
- 6. Pastak, à Symferopol. — Graines de légumes. PLAN II
- 7. Tarnovsky (V. V.), Antonovka (District de Piriatensk).
- — Graines de légumes. PLAN II
- SERBIE
- 1. Direction du Domaine de l’État, à Topckidère. —
- Semences de plantes champêtres, et jardinières cultivées sur le
- domaine. PLAN II
- 2. Société d’Agriculture serbe, à Belgrade. — Produits
- horticoles. Semences horticoles. Semences et noyaux de fruits. PLAN II
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- VOLUME ANNEXE
- Catalogue Général Officiel
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- AVIS
- En cette première édition se sont forcément glissées des erreurs et des omissions.
- L’édition définitive et ne yarietur qui paraîtra le 1er juillet prochain contiendra, elle, toutes choses dûment vérifiées. De plus elle comprendra, ce qu’on lia pu faire encore, une visite générale à travers les pavillons, avec les descriptions et vues photographiques des expositions les plus curieuses, 'les plus marquantes, les plus intéressantes.
- Les Éditeurs
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- EXPOSITION INTERNATIONALE UNIVERSELLE DE 1900
- MONOGRAPHIES DES GRANDES INDUSTRIES DU MONDE
- -----Z4C-
- VOLUME ANNEXE
- DU
- Catalogue Général Officiel
- IMPRIMERIES LEMERCIER — PARIS
- L. DANEL — LILLE
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- M. E. LOUBET Président de la République
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- LE CORTÈGE PRÉSIDENTIEL A L’iNAUGURATION 3 LE 14 AVRIL 1900
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- LA PORTE MONUMENTALE
- AVANT-PROPOS
- « Parmi les difficultés à vaincre, la plus redoutable, peut-être, résulte de ce que les diverses branches de la production artistique, agricole ou industrielle, ont d’innombrables points de contact, s’entrelacent les unes les autres, se mêlent, se confondent.
- « Ni les classes, ni les groupes même ne sauraient avoir un domaine absolument défini, souvent leurs frontières sont bien incertaines.
- « Dans maints cas, les objets ont un caractère mixte qui éveille des
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- AV AMI -PROPOS
- LA SALLE DES FETES
- hésitations sur le choix de la catégorie à laquelle on les devra rattacher. Ils peuvent être appréciés, soit en raison de leurs qualités intrinsèques, soit en raison des usages dont ils sont susceptibles.
- « Le nombre est grand de ceux qui changent de classe ou même de groupe par des élaborations successives : pour ne citer qu’un exemple, la laine, produit de l’élevage du mouton, devient la matière première qui sert au tissage des étoffes destinées aux vêtements, aux tentures, aux meubles. Or, le public et le jury éprouvent un égal embarras à prononcer un jugement_raisonné quand ils n’ont pas sous les yeux tous les éléments d’appréciation.... On y pourvoit en se résignant aux doubles emplois, en rapprochant des classes qui sont unies par des liens étroits, en autorisant les jurys à se prêter de mutuels concours....
- « Nous avons pris, comme point de départ de la classification actuelle, la classification de 1889, et nous l’avons remaniée en tenant compte des critiques légitimes dont elle avait été l’objet, ainsi que des enseignements fournis par les expositions étrangères. »
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- Cliché Pirou
- M. ALFRED PICARD
- Commissaire général
- V
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- AYANT-PROPOS
- Ainsi parle M, Alfred Picard, Commissaire général de l’Exposition de 1900, dans son remarquable rapport. On ne saurait mieux faire pour débuter que de citer ces phrases claires et précises qui nous montrent à la fois et le but de celte manifestation du travail, et les difficultés qu’il a fallu vaincre pour la mener à bout, à bonne fin.
- Phot. Pirou.
- M. DELAÜNAY-BELLEVILLE Directeur géaéral de l'Exploitation
- Mais la France est le pays où l’on ne doute de rien, où la difficulté est une incitation nouvelle, où la bonne volonté comme l’invention sont des vertus inépuisables.
- C’est pourquoi, à côté ou après tant d’admirables expositions étrangères, tant d’efforts couronnés de succès, tentés dans les capitales du monde, les expositions de Paris en général, et celle-ci en particulier, demeurent celles vers qui le monde tend les yeux, celles auxquelles Ie
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- 13
- AYANT-PROPOS
- monde accourt, en masse, exposants ou visiteurs, foule avide de cetle suprême consécration ou de ce régal inouï, de cet enseignement fécond. C’est à ces heures qui reviennent périodiquement, de longtemps attendues, que notre pays retrouve, indiscutable, toute sa splendeur artistique et industrielle, et c’est pourquoi toute l’effroyable tension de tous nos
- Phot. Pirou.
- M. STÉPHANE DERVILLÉ
- Directeur général adjoint de l’Exploitation
- êtres vers celte exposition est amplement justifiée par la grandeur du but atteint.
- Chaque fois, il laut faire plus grand, plus beau; chaque fois, il faut s’élever plus haut, et malgré l’impossibilité apparente de la réussite le résultat est là pour dire que nous avons atteint le maximum inattendu Ce qu’on a tenté aujourd’hui et réalisé autant que faire se peut, c’est le groupement absolu des exposants. On a réparti les groupes et les classes
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- AYANT-PROPOS
- de façon qu’elles ne soient point isolées des attractions générales ou reléguées en des endroits écartés. Pour une heure d’étude, on aura la minute de repos; pour une exposition aride, on aura une exhibition reposante. Sur toute son étendue, l’Exposition a mêlé l’agréable et l’utile.
- En 1889, nous avions un clou : la Tour Eiffel; en 1900, nous avons
- Phot. Blanc
- M. BOUVARD
- Directeur des services d’Architecture
- des clous, pour employer le terme usité, mais ils sont plantés adroitement sur toute la surface, distribués harmonieusement et symétriquement, si bien que la décoration générale y trouve son compte, bien loin de souffrir d’une attraction unique ou particulièrement puissante.
- L’Exposition fit naître à peu près entièrement les bâtiments qui abritent les produits, elle a en outre créé une voie nouvelle, un pont nouveau et peut-être changé irrémédiablement l’une des plus anciennes
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- AYANT-PROPOS
- habitudes de Paris, la promenade classique des Champs-Elysées.
- Les deux quadrilatères qui forment l’Exposition, celui qui comprend les deux Palais, le pont Alexandre, l’Esplanade des Invalides, et celui du Trocadéro que suivent une série de pavillons delà Salle des Fêtes jusqu’à l’École militaire, sont réunis par les deux rives de la Seine où les pavillons et les palais abondent également, et de la sorte s’est trouvé résolu
- PSiot. Boyer.
- M. GRISON
- Directeur des Finances
- le problème ardu : trouver la place nécessaire, et donner aux emplacements occupés l’aspect d’un ensemble, alors qu’ils sont forcément disséminés, disjoints par les monuments, les rues, les maisons existant.
- Parmi tant de choses qu’on ne saurait énumérer sans dépasser le cadre restreint d’un avant-propos, il sied de signaler particulièrement les deux Palais qui ont tant fait parler d’eux depuis le jour où leur
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- AYANT-PROPOS
- création fut décidée, le fameux pont dont le Tsar posa la première pierre lors de son inoubliable visite à Paris, et la Porte monumentale destinée à donner accès aux visiteurs innombrables sur lesquels on compte avec juste raison.
- Les deux Palais ont été désignés par deux adjectifs qui leur resteront désormais, consacrés qu’ils sont par l’usage.
- Phot. Larger.
- M. HENRI CHARDON Secrétaire général
- Le Grand Palais a sa façade principale, comme le Petit, sur l’avenue Nicolas II qui prolonge le pont Alexandre III.
- Cette façade est de style romain, et les autres parties semblent inspirées par le château de Versailles.
- L’ensemble est en forme de T, ainsi l’ont disposé les architectes, MM. Deglane, Thomas et Louvet, pour le mieux approprier aux diffé-
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- L AVENUE NICOLAS II ET LES PALAIS DES BEAUX-ARTS
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- AVANT-PROPOS
- rents usages en vue desquels il fut érigé : exposition d’abord, puis salons annuels, concours hippique et expositions spéciales, tout ce qui, jadis, trouvait place au palais de l’Industrie démoli récemment.
- Au point de vue ornemental le Grand Palais comporte une majestueuse colonnade du style le plus pur, des bas-reliefs de pierre et, sur l’avenue d’Antin, des bas-reliefs de MM. Barrias et Blanc en grès polychromes d’une innovation heureuse.
- Des statues de femmes personnifient les arts grec, romain, égyptien, byzantin, et les quatre arts classiques : la peinture, la gravure, l’architecture, la sculpture.
- Plus coquet peut-être, plus goûté, le Petit Palais, à droite, en arrivant par la Porte monumentale, est dû à l’architecte Girault. Il se compose essentiellement, sur l’avenue Nicolas II, d’un porche à plein cintre surmonté d’un dôme et accompagné de deux pavillons à fronton triangulaire.
- Ces deux pavillons sont ornés de colonnes, encadrant les trois baies, et sur les façades latérales des statues alternent avec les colonnes entre les baies cintrées. Une légère balustrade domine les murs et leur donne une élégance exquise. Ce Palais est consacré à l’Exposition rétrospective des arts français, c’est dire qu’il abritera sous son élégante toiture les pures merveilles de tous les styles.
- Le pont Alexandre, lui, complète l’ensemble. Il était, dit-on, indispensable ; en tous cas, il est parfait, puisqu’il vient apporter sa note à la fois pittoresque et pratique.
- Il est d’une seule arche qui ne mesure pas moins de 108 mètres d’ouverture et on a résolu en outre le problème ardu de le faire assez élevé pour ne point gêner la batellerie et assez bas pour ne point détruire la perspective des Champs-Elysées et de l’Esplanade des Invalides, c’est, dit-on, un chef-d’œuvre du genre.
- Sans nous arrêter aux palais de l’Esplanade, un mot encore sur la porte monumentale.
- M. René Binet, son architecte, a eu pour but principal l’accès facile à la foule, sans stationnement, sans bousculade.
- Trois grandes arches égales de 20 mètres d’écartement sont accolées
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- en triangle et supportent la coupole centrale. Sous cet hémicycle trente-six guichets d’accès sont disposés et, de la sorte, quarante-mille personnes pourront entrer par heure à l’Exposition.
- L’électricité, dont la statue fera parler d’elle autant que celle de la Parisienne qui domine la porte, joue un rôle énorme, presque unique, dans l’ornementation de celte baie ouverte sur cette magistrale union de palais.
- Et maintenant, il serait injuste de no pas parler amplement de celui qui fut l’âme de cette grande œuvre, de M. Alfred Picard, Commissaire général de l’Exposition universelle de 1900.
- M. Alfred Picard est né à Strasbourg, le 21 décembre 1844.
- Après de fortes études littéraires, il s’orienta vers l’École polytechnique et y fut admis en 1862.
- Élève-ingénieur des ponts et chaussées en 1864, M. Picard fut chargé, trois ans plus tard, d’une mission en Orient et spécialement au canal maritime de Suez, dont les chantiers étaient alors en pleine activité.
- Chargé, comme ingénieur, du canal des houillères de la Sarre et du canal des salines de Dieuze, avec la résidence de Metz, il resta dans cette ville pendant le siège de 1870 et prit part aux travaux de défense.
- Après la reddition de la place, M. Picard s’échappa pour aller prendre du service à l’armée de la Loire.
- Quand la paix eut été conclue, le Gouvernement l’envoya à Nancy où il joignit à ses fonctions civiles celles de commandant du génie pour la circonscription de Verdun, pendant l’occupation allemande.
- A ce titre, il dut improviser en deux mois des casernes-baraquements dans les villes de Verdun, d’Étain et de Clermont-en-Argonne. Les travaux, dont la dépense atteignait un million, furent, malgré des difficultés sans nombre, terminés à l’heure dite.
- En récompense de ce succès, M. Thiers décerna à M. Picard la croix de chevalier de la Légion d’honneur; le Conseil municipal de Verdun lui remit une adresse de remerciements et de félicitations.
- De 1872 à 1879, M. Picard eut dans ses attributions le contrôle de l’exploitation des chemins de fer de l’Est, une partie du canal de la Marne
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- LE PALAIS DE L’ÉLECTRICITÉ ET LE CHATEAU D’EAU
- au Rhin et du canal de l’Est, ainsi que les études du canal de Dombasle à Saint-Dié. Il prêta, en outre, son concours à l’autorité militaire pour l’alimentation en eau des forts de la nouvelle frontière.
- Parmi les ouvrages remarquables sortis de ses mains, on cite le réservoir de Paroy, les machines élévatoires de Yalcourt, de Pierre-la-Treiche et de Vacoir, un pont biais à 45 degrés en maçonnerie au col des Kæurs et un souterrain à têtes biaises, avec un appareil nouveau aussi intéressant au point de vue scientifique qu’au point de vue pratique.
- Deux opérations d’une hardiesse américaine lui font également honneur : la reprise en sous-œuvre des piles d’un pont sur la Meurthe et le relèvement, d’un seul bloc, d’une arche en maçonnerie.
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- LES PALAIS LE L’ESPLANADE Vue prise des Invalides
- Appelé à l’Administration centrale des travaux publics au commencement de 1880, M. Picard y fut successivement directeur du cabinet et du personnel, directeur des routes, de la navigation et des mines, directeur des chemins de fer, directeur général des ponts et chaussées, des mines et des chemins de fer.
- Conseiller d’Etat en service extraordinaire vers la fin de 1881, puis Conseiller d’État en service ordinaire un an plus tard, il est, depuis janvier 1886, président de la section des travaux publics, de l’agriculture, du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes au Conseil d’Etat.
- Il préside également le Comité consultatif des chemins de fer, la Commission mixte des travaux publics, la Commission de vérification des comptes des chemins de fer, la Commission permanente des valeurs
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- de douane, la Commission de contrôle de la circulation monétaire, et fait partie de divers autres comités ou conseils.
- Lors de l’Exposition universelle de 1889, M. Picard a été président élu des comités et jurys de la classe des chemins de fer et du groupe de la mécanique, ainsi que du comité de l’Exposition rétrospective des moyens de transport. M. Tirard, alors président du Conseil, ministre du
- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES (Esplanade des Invalides)
- Commerce, de l’Industrie et des Colonies, l’a désigné comme rapporteur général de l’Exposition.
- A la même époque, le Congrès international des chemins de fer l’élisait président de la session de Paris. Il y a six ans, il allait à Saint-Pétersbourg comme chef de la délégation française au congrès réuni dans cette capitale.
- Ingénieur en chef des ponts et chaussées le 1er juin 1880, M. Picard était promu au grade d’inspecteur général de 2me classe le 1er avril 1887, et au grade d’inspecteur général de lra classe le 1er octobre 1891.
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- l’esplanade des invalides
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- LE CHAMP DE MARS Vue prise du pied de la Tour Eiffel
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- LES COLONIES FRANÇAISES AU TROCADÉRO Le Dahomey
- Un décret du 9 septembre 1893 l’a nommé commissaire général de l’Exposition universelle de 1900.
- Officier de la Légion d’honneur en 1881, Commandeur en 1885, Grand-Officier en 1889, M. Picard vient d’ètre nommé Grand-Croix de la Légion d’honneur le jour de l’inauguration de l’Exposition de 1900, aux applaudissements de tous ses collaborateurs.
- Nous devons malheureusement nous borner à la biographie de M. Alfred Picard, car la place nous est limitée, et comme le disait fort bien M. Millerand, dans son beau discours de l'inauguration de l’Exposition: « On ne saurait, sans commettre d’injustice, vouloir extraire des noms de la liste touffue d’artistes, d’ingénieurs, d’entrepreneurs, d’industriels, qui
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- furent les artisans de ces merveilles. Je les louerai, et avec eux l’innombrable légion des travailleurs anonymes dont les mains ont édifié ces palais, en adressant l’hommage de la gratitude publique à leur chef, à l’ingénieur émérite, à l’administrateur hors pair, à l’homme de modestie, de labeur et de volonté qui les a conduits à la peine et à l'honneur. »
- Terminons, en nous associant aux vœux formés par M. le Président de la République :
- Puisse cette œuvre être une œuvre d’harmonie, de paix et de progrès, et si éphémère qu’en soit le décor, ne pas être œuvre vaine. Soyons convaincus, comme lui, que la rencontre pacifique des gouvernements du monde ne demeurera pas stérile et que, grâce à l’affirmation persévérante de certaines pensées généreuses dont le siècle finissant a retenti, le vingtième siècle verra luire un peu plus de fraternité sur moins de misères de tout ordre et que, bientôt peut-être, nous aurons franchi un stade important dans la lente évolution du travail vers le bonheur et de l’homme vers l’humanité.
- LE PAVILLON DE L’ALGERIE
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- le vieux paris. — Vue générale
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- Notice concernant la Hongrie
- à l'Exposition Universelle de içoo
- C’était il y a quatre ans, en 1896, que la Hongrie célébrait son millénaire et organisait à Budapest une exposition nationale des plus réussies pour se présenter au monde civilisé dans le rayonnement de ses mille années de gloire. Que faisait-elle dans le courant de ces dix longs siècles? quelle était la mission qu’elle avait à remplir dans le cercle des peuples européens? quel était le degré de sa civilisation intellectuelle et matérielle au moment où elle franchissait le seuil d’une nouvelle existence de mille ans? — en un mot quel était son passé et quel est son présent? Voilà ce que devait esquisser cette oeuvre à grands traits caractéristiques.
- Il nous semble que ce but a été alors honorablement atteint. Mais comme il n’y eut qu’un nombre restreint de visiteurs pour assister à ces fêtes inoubliables, à peine la France convoqua-t-elle toutes les nations des deux hémisphères à prendre part aux luttes pacifiques de 1900 ayant lieu à Paris, que déjà la Hongrie s’empressait d’accepter son hospitalière invitation une des premières. Retracer la physionomie du génie politique national, tel qu’il se reflète dans l’organisme de l'Etat, dans ses institutions constitutionnelles, dans sa vie publique; indiquer l’activité féconde et variée de ses diverses couches sociales dans la littérature, les arts, l’enseignement, l’agriculture, l’industrie et le commerce; marquer les grandes étapes de la longue et pénible route parcourue ; resserrer les liens internationaux qui. règlent aujourd’hui la vie des peuples : tels sont les problèmes que le gouvernement hongrois a voulu résoudre par sa participation à l’Exposition^ùniverselle actuelle.
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- Aussi constitue-t-elle pour la Hongrie un événement d’une importance considérable, une date digne de figurer dans sonfhistoire.'J
- S. M. François-Joseph Empereur d’Autriche, Roi de Hongrie.
- Pour comprendre la signification réelle de l’exposition hongroise il est nécessaire de retenir les données suivantes :
- Prise dans son ensemble, la Hongrie est un pays continental, à l’exception d’une étroite bande de «on territoire du côté du sud-ouest que baigne l’Adriatique. Elle est entourée à l’ouest, au nord et au nord-est par les provinces de l’Autriche, avec lesquelles elle forme la monarchie des’ Habsbourg. A l’est, elle a pour voisine la Roumanie et au sud la Serbie, ’ la Bosnie-Herzégovine et la Dalmatie. C’est la nature qui se charge der sa défense sur presque toutes ses frontières, car on y rencontre des chaînes de montagnes considérables ou des rivières et des fleuves plus ou moins importants. Elle possède particulièrement, dans les Karpathes, un rempart incomparable qui, partant du point où le Danube entre dans le pays et le rejoignant à l’endroit où il en sort, décrit une courbe de roches immenses, dont la crête coïncide presque constamment avec les limites politiques de la Hongrie.
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- Ce territoire si merveilleusement arrondi par la nature s’est offert de tout temps à la formation’d’un Etat facile à organiser ainsi qu’à défendre.
- S. A. I. et R. l’archiduc François-Ferdinand Héritier de la Couronne, protecteur de la Section Hongroise.
- Plusieurs peuples tentèrent de fonder cet Etat, mais un seul réussit à résoudre le problème d’une façon complète et durable : c’est celui qui en est maître aujourd’hui encore; le peuple hongrois. La superficie des pays, qu’à cause de son fondateur on appelle le royaume de Saint-Etienne, est de 322.310 kilomètres carrés, dont 43.531 reviennent à la Croatie-Slavonie.
- Les recensements effectués depuis le milieu du xixe siècle accusent une augmentation constante et sensible de la population, qui ne s’élevait en 1850 qu’à 13.191,553 habitants contre 17.463.791 en 1890 dont 2.201.927 pour la Croatie-Slavonie. Les résultats du recensement de 1900 ne seront connus qu’à la fin de l’année.
- La constitution hongroise est le résultat d’un développement politique constant et l’édification de l’Etat s’acheva pierre par pierre; toutes les institutions constitutionnelles hongroises portent l’empreinte d’un travail graduel, les détails s’adaptant à l’époque où ils furent transformés, sans que les principes fondamentaux varient.
- Ces principes sont ceux d’une monarchie constitutionnelle remontant bien loin dans l’histoire; c’est pour eux et pour la défense de leur terri-
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- Le Pavillon de la Hongrie,
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- toire que les Hongrois ont versé leur sang jusqu’à une date presque récente. La Croatie-Slavonie jouit d’une autonomie qui porte sur l’administration des affaires intérieures, la justice, les cultes et l’instruction publique.
- L’année 1867 ouvre une ère nouvelle dans les annales de la nation hongroisej Ses revendications ayant abouti et sa constitution étant rétablie, l’essor de sa prospérité matérielle et intellectuelle reçut une impulsion formidable pour entreprendre avec une ardeur fiévreuse l’œuvre grandiose de la réorganisation de la vie nationale. Il y eut à combler de tous côtés des lacunes immenses causées par les malheurs séculaires, et la nation tout entière décidée à rejoindre les peuples qui l’avaient devancée prit un élan tel, qu’une trentaine d’années lui suffirent pour accomplir le travail d’un couple de siècles.
- Ceux qui connurent la Hongrie d’il y a trente ans, ou même ceux qui se rappellent sa production en 1878, seront émerveillés des progrès effectués dans un laps de temps si court. On se consacra avidement au travail civilisateur, aux réformes destinées à favoriser le développement matériel et intellectuel ; des milliers de kilomètres de chemins de fer et de routes y furent construits, des sommes énormes furent affectées à la régularisation des cours d’eau et la Hongrie acheva aux Portes-de-Fer tous les travaux qui lui avaient été confiés par le Congrès de Berlin. La politique commerciale suivie permit aux voies de communication d’être au service des intérêts nationaux et en conséquence l’exportation prit des proportions inespérées.
- Cette politique pacifique et la prodigieuse activité réformatrice qu’elle favorise, est due au règne glorieux de François-Joseph 1er.
- L’amour des Hongrois pour leur sol national et pour leur langue est légendaire. Le savant français O. Reclus ne dit-il pas : « Ils parlent une langue musicale, très riche en termes, très riche en formes : idiome tellement harmonique sans être trop lâche, tellement poétique sans être enfantin, qu’on se prend à regretter que le peuple aimable, honnête, sérieux, un peu triste, qui le parle, ait tellement reculé devant une race plus forte. »
- La production agricole est la principale occupation des Hongrois, et l’exportation des céréales le point essentiel de leur vie économique. On évalue la valeur totale de la propriété en Hongrie à vingt milliards de couronnes.
- Ses progrès dans l’industrie ne sont pas à dédaigner non plus. En effet, toutes les conditions nécessaires à sa prospérité se trouvent réunies dans le pays. Sa population intelligente peut facilement fournir une classe d’ouvriers industriels excellents. C’est en abondance et en bonne qualité qu’existent en Hongrie les métaux et la houille, ces instruments indispensables à l’industrie. Il en est de même des matières premières qm peuvent copieusement alimenter une industrie nationale.
- Les industries les plus avancées sont — sans parler de l’extraction
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- M. At. de Hegédüs Ministre du Commerce Président de la Commission supérieure.
- M. Coloman de Széll Président du Conseil des Ministres. M. Jules de Wlassics Ministre des Cultes et de l’Instruction Publique
- M. Ignace de Darâuyi Ministre de l’Agriculture'
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- de la houille, — la’minoterie, la distillerie des spiritueux, la fabrication du sucre, l’industrie du bois et la métallurgie.
- Le pavillon historique de la Hongrie à l’Exposition de 1900 est construit d’après les plans primés de MM. Zoltân Balint et Louis Jâmbor, architectes à Budapest, qui ont rassemblé les parties les plus remarquables des principaux monuments, églises et édifices anciens de la Hongrie.
- De là tous les détails que contiennent les quatre façades du pavillon situé entre ceux de l’Angleterre et de la Bosnie. Dans celle donnant sur le quai d’Orsay, où c’est le style roman qui prédomine, on a employé le portail de l’église abbatiale de Jaâk du xme siècle pour orner l’entrée. Le reste de la façade a été composé de motifs empruntés à cette même église, en y ajoutant toutefois la belle petite chapelle Renaissance de Gyulafehérvâr (Transylvanie).
- On consacra le côté est aux monuments datant de la fin de la Renaissance; on y voit réunies les loggia et les fenêtres des Hôtels de Ville deLôcse et de Bârtfa, ainsi que la décoration de l’Hôtel des Râkoczy à Eperjes. Pour la compléter, on a juxtaposé à cette façade la chapelle de Saint-Michel de Kassa, appuyée contre'le beffroi de^Kôrmôcz. C’est lui qui constitue la partie lai plus élevée"du~pavillon. Mais c’est sur la façade longeant la Seine quelles auteurs! du plan ont accumulé les reproductions des monuments les plus importants ; ils y joignent à la façade de la salle des Chevaliers du Château de Vajda-Hunyad l’abside de la chapelle de Csütôrtôkhely. Pour compléter l’ensemble, les auteurs recourent à la façade ouest au style baroque, où le clocher de l’Eglise serbe de Budapest et l’Hôtel Klobusiczky du xvme siècle, sis à Eperjes s’offrent tour à tour aux regards du spectateur.
- A l’intérieur, les archéologues trouvent une non moins grande variété de]reproductions exceptionnellement] intéressantes. La salle la plus grande dédiée à l’histoire,, des IHussards, est ornée], de} deux grandes peintures, dues au pinceau de_ M.[Paul]Vâgô, et de médaillons peints
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- par différents jeunes artistes hongrois. Les portraits des plus illustres capitaines de Hussards hongrois et étrangers, la reproduction des exploits les plus remarquables des Hussards hongrois ou étrangers, le tableau de l’histoire de l’arme des Hussards en Hongrie et à l’étranger complètent la composition de cette salle.
- Le Pavillon contient encore, outre quelques moulages remarquables de pierres tombales et de commémoration posées dans le vestibule, une collection d’objets d’art, de joyaux, d’armes anciens de toutes les parties de la Hongrie.
- Il y a au rez-de-chaussée une collection organisée par M. Otto Hermann, des objets se rapportant aux occupations primitives, à la pêche, à la chasse et à l’élevage des bestiaux. On y a accumulé également une foule d’armes et d’armures, d’étendards de cavalerie légère, de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, d’ornements d’autel, d’objets servant au culte orthodoxe, de vaisselle pour usages domestiques en argent, en métal et en faïence ayant appartenu à des personnages historiques, de linges brodés,rde portraits en costume national, d’ustensiles domestiques, de documents, de monnaies, de chartes, d’imprimés, de reliures, de cartes, de gravures, datant du xme au xvme siècle.
- Les sous-sols sur la berge de la Seine contiennent une salle pour la dégustation des vins de Hongrie et un restaurant hongrois.
- La section de l’Exposition hongroise s’étend sur tous les Groupes, celui des colonies excepté.
- Signalons dans le Groupe I la « Chambre de Jôkai », où sont réunies les œuvres complètes du romancier hongrois, qui dépassent cent volumes grand in-octavo dans l’original, et qui, traduites dans toutes les langues du monde, représentent une véritable bibliothèque.
- Gomme aperçu sommaire il suffit d’indiquer :
- Aux Groupes I et III : l’état complet de l’enseignement en Hongrie,
- M. E. de Miklôs Commissaire général adjoint.
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- travaux des écoles professionnelles, photographie, instruments de musique, etc.;
- Aux Groupes IV et V : les machines à force motrice-électrogène, grande pompe à vapeur, etc. ;
- Au Groupe VI : les modèles du nouveau pont sur le Danube à Budapest, les dioramas des travaux aux Portes-de-Fer; de Fiume, etc.; (l’exposition principale se trouve à Vincennes).
- Aux Groupes VII à X: les céréales, les vins, les denrées alimentaires, les machines agricoles, l’industrie meunière, une des plus florissantes en Europe, l’industrie sucrière, les brasseries et distilleries, etc. ;
- Au Groupe IX : les produits forestiers, la chasse, la pêche, etc. ;
- Au Groupe XI : l’Exposition collective de la métallurgie;
- Aux Groupes XII et XV : les intérieurs du Château royal de Bude, du nouveau Parlement, de l’Hôtel de Ville de Budapest, faïences, argenterie ; .
- Au Groupe XIII : les grandes industries textiles;
- Au Groupe XIV : les grandes industries chimiques ;
- Au Groupe XVIII : les fournitures de l’armée.
- L’art décoratif hongrois a des branches dont les traditions remontent très loin; la forme dans laquelle il se présente à l’Exposition Universelle de 1900 est cependant toute récente. Il y a à peine dix ans qu’il s’est émancipé de l’influence étrangère et surtout de l’influence viennoise et qu’il s’est engagé hardiment dans la voie que lui assignent les principes de l’art moderne.
- Un des traits caractéristiques de l’art décoratif hongrois est la tendance de nationaliser.
- Les différents Groupes de l’Exposition de la Hongrie se font remarquer par la grande originalité des ornements de leur installation.
- L’esprit dans lequel MM. les architectes Camille Fittler, Zoltân Bâlint, Louis Jâmboret Alexandre Sessler les ont conçus, s’inspire des motifs nationaux tout en exprimant le caractère dominant des différents Groupes.
- Avec ses 3.600 exposants, dont 400 pour l’Exposition rétrospective, la Hongrie ne vient pas pour rivaliser avec les nations qui étaient de tout temps à la tête de la civilisation et dont les moyens d’action sont conséquemment beaucoup plus puissants que les siens. Elle poursuit un but tout autre : démontrer, par sa participation à cette lutte pacifique du monde civilisé, qu’elle possède toutes les ressources, toutes les qualités qu’exige l’existence d’un Etat moderne.
- Le règne glorieux de François-Joseph, que son peuple entoure d une vénération sans égale et les hommes d’Etat hongrois dont le dévouement et la sagesse le secondent si puissamment dans son oeuvre réparatrice et féconde, ne s’épargnent aucun effort quand il s agit de la grandeur de leur pays et de la prospérité de la nation hongroise.
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- Aussi le monarque s’intéresse-t-il vivement aux travaux de l’Exposition et un prince de la Maison impériale et royale, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de la Couronne, a daigné accepter le protectorat de la Section hongroise.
- C’est à un politicien zélé, à tous les points de vue digne de sa confiance, que le Gouvernement hongrois a confié la direction du Commissariat général royal de Hongrie.
- MM. Coloman de Széll, président du Conseil des ministres, Alexandre de Hegedüs, ministre du Commerce et président de la Commission nationale pour l’Exposition, Ignace de Darânyi, ministre de l’Agriculture, Jules de Wlassics, ministre des Cultes et de l’Instruction publique, Ladislas de Lukâts, ministre des Finances et le comte Khuen Hédervâry ban de Croatie-Slavonie, hommes de haute intelligence et d’initiative, ont tous effectivement encouragé l’activité du Commissaire général royal, M. Bêla de Lukâts, dans lequel ils ont trouvé un organisateur exceptionnel, un patriote avide de mettre en pleine lumière les richesses du sol hongrois, les produits du génie national.
- Secondé par le Commissaire général adjoint M. Edmond de Miklos, entouré d’un état-major d’élite et soutenu par des Comités spéciaux où les meilleurs du pays tenaient à honneur de collaborer, il a rempli sa tâche avec autant de modestie que de succès, n’ambitionnant que la satisfaction des visiteurs de la Section hongroise.
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- Les décorations de A. Mucha.
- Notice concernant la Bosnie-Herzégovine.
- à l’Exposition Universelle de içoo
- Tous les grands spectacles offerts par la Nature ou par le génie humain appellent l’analyse et la méditation. Devant les Rubens, les Vélasquez ou les Vinci du Louvre, comme en face de la majesté imposante de l’Océan, ou au milieu des ruines de l’Acropole ou du Parthénon, le regard cherche d’instinct quelque coin propice à la contemplation et au recueillement. Le public trouvera-t-il un de ces (( coins » dans notre Exposition où tant de choses s’offrent à son admiration?
- Beaucoup de ceux qui désirent emporter de leurs promenades à travers cette cité de rêve autre chose que des impressions superficielles ou fugitives, ont dû se poser cette question avant nous; et sans doute leur appréhension a été grande.
- Ce n’est pas en tous cas au quai d’Orsay, dans cette prodigieuse rue des Nations où la civilisation des peuples se révèle sous tant d’aspects Magnifiques et divers que l’on se serait attendu à trouver l’oasis de fraîcheur et de repos si nécessaire après la fatigue des émerveillements,
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- des cohues et des enthousiasmes.
- Cette oasis existe cependant au centre même du plus extra' ordinaire quartier de palais qu’aient jamais édifié le travail et le génie humains, au moins dans les temps modernes. En pleine rue des Nations, entre l’opulente élégance moderne du Palais autrichien et l’austérité imposante des donjons magyares, le Pavillon de Bosnie-Herzégovine met une note délicieuse de verdure et de gaîté relevée et comme ennoblie par l’architecture tour à tour agreste, majestueuse ou sévère, de l’édifice. Certes, l’admiration, déjà exténuée par les magnificences environnantes ne peut espérer trouver ici un instant de répit absolu, cardes curiosités et des attractions séduisent à nouveau le visiteur, avant même son entrée dans le Pavillon, Mais quelque chose de doux et de reposant émane de ce décor pittoresque, et le charme en est comme enveloppé de fraîcheur et de poésie.
- Nous venons de dire que l’architecture du Pavillon présente extérieurement une physionomie capricieuse et complexe, qui n’est d’ailleurs dénuée ni d’harmonie, ni d’élégance. C’est que le Gouvernement de Bosnie-Herzégovine, afin de donner une idée aussi complète que possible des constructions du pays, a réuni dans ce seul édifice des spécimens d’architecture empruntés à des constructions de catégories très diverses, et qui sont reproduits avec la plus grande exactitude.
- Le donjon du Seigneur féodal est représenté par la haute tour massive qui flanque le côté gauche du bâtiment. Les loggias encombrées de marchands et d’ouvriers en costumes pittoresques ont été reproduites d’après celles d’une des principales mosquées de Saraïewo, la capitale du Gouvernement. Ailleurs, c’est l’habitation bosniaque moderne avec ses sculptures et sa décoration où l’art local s’est inspiré des styles turcs et arabes, en les modifiant avec la plus heureuse originalité.
- Tout cela s’harmonise et se fond dans une parure de ramilles grim' pantes, lierre et vigne vierge, et cette végétation ravissante, qui donne un cachet tout spécial au Pavillon Bosniaque, se continue jusque sur les terrasses qui s’étendent devant celui-ci.
- M. Moser
- Commissaire général de Bosnie-Herzégovine.
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- De ces terrasses, par un perron de quelques marches, on accède à l’entrée principale, surmontée du moucharabie saillant des vieilles constructions bosniaques; et, sitôt le seuil franchi, l’œuvre accumulée par une Renaissance qui date à peine de vingt années s’offre tout entière aux regards du visiteur.
- M. Henri Moser, commissaire général du gouvernement de Bosnie-Herzégovine, à qui incombait l’organisation complète de cette Exposition, doit être doublement loué pour l’attrait pittoresque qu’il a su lui donner, à côté de son caractère exceptionnellement documentaire et sérieux. M. Henri Moser a compris admirablement le rôle des Expositions, qui se résume si bien par cette formule vulgaire : (( Instruire en amusant ». Familiarisé par ses voyages et ses explorations avec toutes les créations de l’art décoratif oriental, et doué de connaissances approfondies en ce qui concerne la situation commerciale et industrielle des provinces de Bosnie et d’Herzégovine, M. Moser est en outre un Parisien de vieille date, mêlé depuis longtemps à notre vie de chaque jour, dont il a su observer avec beaucup de tact et d’habileté toutes les tendances et toutes les aspirations. Grâce à tout cela il a pu, en rompant avec toutes les vieilles traditions, réunir et présenter une Exposition très complète et très intéressante, très documentaire et très instructive et il l’a placée dans un cadre attrayant et d’un véritable charme, où elle parle d’autant mieux aux regards qu’elle est originale, pleine de vie et de mouvement.
- La tâche n’était pas minime qui consistait à résumer sous les yeux des visiteurs l’œuvre de ces deux provinces dont les arts et l’industrie sont, comme nous le disions tout à l’heure, en plein état de Renaissance.
- La Bosnie et l’Herzégovine, naguère encore ruinées par les troubles et les révolutions qui armaient l’une contre l’autre les différentes castes de la population, sont entrées dans une ère de relèvement et de prospérité depuis que le traité de Berlin (1878) en les plaçant sous la sage administration de l’Autriche-Hongrie, y a introduit l’ordre et la paix.
- L’œuvre de civilisation et de réorganisation accomplie dans les vingt dernières années honorera à jamais le nom du grand homme de bien auquel fut confiée la régénération de ces malheureuses provinces, JL Benjamin de Kallay, ministre des finances de l’Empire Austro-Hongrois.
- Cette œuvre ne s’est pas bornée à la prospérité financière. Elle a visé avant tout le relèvement intellectuel et moral des populations, par réduction et l’enseignement. Puis, des institutions agricoles et commerçâtes, des routes, des chemins de fer, sont venus favoriser le développaient de l’agriculture et du commerce, et le pays est ainsi entré peu à peu Hans une période de relèvement qui l’a amené à sa prospérité Quelle. De celle-ci, l’Exposition, réunie tout entière dans le Pavillon
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- Le Pavillon de Bosnie-Herzégovine.
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- cjeiie. Nous nous bornerons donc q décrire sommairement l’intérieur du charmant édifice bosniaque, comme nous l’avons fait pour l’extérieur.
- L’entrée principale s’ouvre sur un luxueux vestibule décoré au moyen des broderies et des étoffes somptueuses fabriquées dans les ateliers du gouvernement. Un portique monumental donne accès au hall principal mesurant 25 “X25“iet dont les proportions paraissent encore développées dans une mesure considérable par un artifice des plus ingénieux constituant à lui seul une intéressante attraction. A l’extrémité du hall opposé au portique d’entrée, un portique analogue s’ouvre sur le magnifique panorama de Saraïewo, capitale du gouvernement et véritable bijou des Balkans. Deux autres dioramas moins importants : les chutes de la Pliva à Jaïcé, et les sources de la Bouna, comportant toutes deux l’utilisation de l’eau courante, permettent aux visiteurs d’admirer deux des plus beaux sites des Balkans, et donnent à l’intérieur de l’édifice une sensation de fraîcheur délicieuse.
- Le hall, éclairé par le haut au moyen de larges baies à vitres de couleur, est entouré de colonnades d’un effet décoratif très puissant; une galerie élégante, placée à la hauteur du premier étage, en parcourt toute la périphérie. Le peintre slave au talent si remarquable et si délicat, Mucha, a orné les frises de fresques magistrales, symbolisant les principales phases de l’histoire de la Bosnie depuis l’âge de pierre jusqu’à l’époque moderne.
- La décoration du hall est complétée par quatre statues colossales encadrant le panorama de Saraïewo : (( le Travail », « l’Art domestique », et deux statues équestres de guerriers bosniaques.
- Les bas-côtés sont occupés par l’exposition des produits artistiques et industriels des provinces de Bosnie-Herzégovine et par l’exposition archéologique sous la direction du conservateur général du musée de Saraïewo. Les voyages, la touristique, l’ethnographie ont aussi une Lrge place dans cette exposition, conçue, comme on le voit, en vue d offrir aux visiteurs la plus grande somme possible de renseignements Pratiques et immédiatement utilisables.
- On remarque notamment les magnifiques produits des ateliers de
- Hat, consistant en broderies, tissus de laine et de soie, passementeries, taPis noués et tapisseries, dont la réputation a depuis longtemps pénétré en Ffnnce. Des ouvriers et des ouvrières, travaillant sous les yeux du Public, augmentent l’attrait de cette exposition en lui donnant un carac-tere tout particulier de vie et de mouvement.
- LLcole artistique de Saraïewo, la seule au monde qui ait repris et qui ^ntinue les traditions originales de l’art musulman, est représentée
- ans le hall par une délégation d’élèves et d’artistes exécutant de remar-gables travaux d’incrustation de métaux précieux sur acier et sur bois, c C1*elage et de repoussage, qui font l’admiration des amateurs. Un ^ ain nombre d’artistes et de maisons artistiques de France exposent s nette partie des travaux exécutés en collaboration avec les spécia-
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- listes des Ateliers du Gouvernement bosniaque. Citons, entre autres, les maisons Krieger, Barbedienne, Christofle, Clément Massier, le sculpteur Kautsch, etc.
- Bien des choses intéressantes restent encore à mentionner : l’Exposition de l’agriculture, des travaux publics, des chemins de fer et des institutions d’enseignement de l’Etat, installée sur les galeries du premier étage; celle des Forêts, de la Chasse et des Mines au sous-sol; les reconstitutions d’un haremlick et d’un intérieur bosniaque moderne, qui encadrent l’entrée, à gauche et à droite du vestibule, etc., etc. Mais la place nous fait défaut. Au sous-sol encore, dans un délicieux coin d’ombre et de verdure, un café-restaurant initie les visiteurs aux secrets de la gastronomie bosniaque. On y déguste des écrevisses et les poissons célèbres des cours d’eau du pays, et pendant la chaleur de ces terribles après-midi d’été, il y a de délicieux instants à passer là, devant le merveilleux panorama des bords de la Seine, sous le charme des vieux airs joués par un orchestre indigène. Ajoutons encore que ce restaurant est dirigé par l’ancien chef d’un des principaux hôtels de Paris, ce qui est assez dire que la cuisine française y est tout particulièrement soignée, et nous aurons résumé en trop peu de place, à la hâte et très imparfaitement, l’œuvre énorme, curieuse, intéressante, documentée, pittoresque et, par-dessus tout, charmante, de M. Henri Moser.
- Grâce à l’activité de l’éminent commissaire général, qui s’est révélé dans cette circonstance un metteur en scène vraiment génial, l’Exposition de la Bosnie-Herzégovine montre nettement l’effort considérable accompli depuis vingt ans par les deux provinces, et l’heureuse prospérité ainsi conquise. Tout le rôle et toute l’utilité des expositions se résument dans ce résultat, et il faut féliciter M. Henri Moser d’en avoir fait profiter son pays, tout en intéressant des millions de visiteurs.
- Em. Sedeyn.
- Panneau de A. Mucha
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- Notice concernant l’Empire d’Allemagne
- A l'Exposition Universelle de igoo
- C’est la première fois, depuis 1867, que l’Allemagne prend part à une des grandes Expositions universelles de Paris. La tâche qui s’imposait, était de présenter aux yeux des peuples affluant vers Paris, à l’occasion de cette grande manifestation de la paix, l’essor qu’a pris l’Allemagne pendant la seconde moitié du siècle passé, dans tous les domaines de la vie économique, en particulier dans son agriculture, son industrie, son art industriel, son commerce et sa navigation.
- Il est dans la nature des choses qu’une nation, en sa qualité d’hôte d’une autre, [ne peut présenter qu’une idée partielle et sommaire des progrès et de l’état de son développement et de sa civilisation nationale, et que, par conséquent, les sections allemandes ne pourront rendre qu’une image approximative de ce qui a été atteint, grâce à une longue époque de paix.
- Les efforts du Commissaire général tendaient à symboliser la force et l’union de l’Empire d’Allemagne par la grandeur et la splendeur du Pavillon officiel; à démontrer, dans la section des machines, qui contient les plus grandes et les plus puissantes machines figurant à l’Exposition Universelle, le développement en Allemagne de la construction mécanique; à représenter dans la section des arts industriels, comment,sur la base d’une ancienne culture et d’une conception intelligente mais particulière des chefs-d’œuvre d’autres pays, a pris naissance un style national allemand; à montrer, dans la section de l’Agriculture,l’exploitation avantageuse du sol, la culture augmentée, la grande étendue de l’élevage des bestiaux en Allemagne et dans les Expositions du Groupe XVI, à faire voir ce que l’Allemagne a créé dans le domaine de l’économie sociale et de la prévoyance pour les classes ouvrières.
- Afin d’atteindre le but proposé, les associations industrielles, qui ont eté l’objet d’un développement si extraordinaire en Allemagne, ont été consultées, et c’est ainsi qu’il a été possible de former les Expositions d ensemble de la librairie et de la photographie, de la mécanique et de l’optique, des instruments de chirurgie, de l’industrie électrique, dont 1 évolution est principalement due à des savants allemands ; des indus-hies alimentaires ainsi que les mesures pour le contrôle des aliments ; du génie civil et des moyens de transports, notamment des chemins de
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- S» M. I. et R. Guillaume'II.
- Roi de Prusse. Empereur d’Allemagne.
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- fer et de la navigation marchande, de la grande industrie chimique si éminente et étendue, et enfin de l’industrie des tissus et des soies.
- Les Comités d’organisation ont été portés du désir d’entourer d’un cadre approprié les produits exposés et ont cherché à offrir au visiteur par l’application de formes allemandes de décoration, et par l’uniformité des arrangements, une image nette et compréhensible.
- L’Allemagne compte à l’Exposition Universelle environ 3.500 exposants. L’exiguïté des emplacements n’a pas permis de faire figurer certaines branches de l’industrie qui appartiennent aux plus grandes et aux plus florissantes de l’Allemagne, telles que la grande industrie de la métallurgie et des industries minières. C’est pour cette raison que des maisons de renommée universelle telles que Frédéric Krupp de Essen, Stumm, Nunkirchen et autres ne sont pas représentées à l’Exposition. Il apparaît d’une façon d’autant plus claire que la grandeur de l’industrie allemande ne se borne nullement à quelques maisons gigantesques, mais qu’elle est basée sur son état prospère en général, et le visiteur attentif ne manquera pas de constater que toutes les parties de l’Allemagne ont pris une égale part à son développement. C’est ainsi que des quatre machines à vapeur qui fournissent l’énergie pour la production du courant électrique, trois machines proviennent de l’Allemagne du Sud.
- En participant ardemment à la lutte pacifique internationale à Paris, tout en faisant des sacrifices, comme jamais encore il n’en fut fait pour une Exposition Universelle, l’industrie allemande, l’art et l’art industriel allemands déclarent suivre volontairement les idées du chef suprême de la nation, de Sa Majesté l’Empereur d’Allemagne qui voit en cette Exposition Universelle une preuve de conciliation et de progrès pacifiques, et qui a prêté son puissant intérêt à toutes les manifestations qui ont pu contribuer à la glorification et la grandeur de cette Exposition.
- A peine l’Empire d’Allemagne avait-il accepté l’invitation de la République Française de participer à l’Exposition Universelle de 1900, à Paris, que M. le docteur Max Richter, conseiller supérieur intime, fut nommé Commissaire général et M. le Conseiller intime Th. Lewald, Commissaire général adjoint de l’Allemagne.
- M. le Conseiller supérieur intime Dr Richter est né à Kœnigsberg (Prusse Orientale) le 26 décembre 1856. Après avoir subi avec succès vers la fin de 1875, les épreuves du baccalauréat, il se voua à l’étude du droit. Reçu avocat en 1879, il passa, en 1886, l’examen de l’assessorat et fut, immédiatement après, attaché au gouvernement de la province de Posen; puis, en 1887, à la présidence supérieure de cette province où son activité.'eut à s’étendre successivement sur toutes les branches de l’administration. En 1891, il fut appelé au ministère impérial de l’Intérieur C’esL là qu’il fut, dans les années suivantes, officiellement côn-firmé dans sa charge, avec la qualité de Conseiller du gouvernement. Il
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- reçut, en 1895, sa nomination de Conseiller intime du gouvernement et de Conseiller rapporteur; en 1898, celle de Conseiller intime supérieur.
- M. le docteur Max Richter. Commissaire Général de l’Empire d’Allemagne
- Pendant toute la durée de ses fonctions dans ce département du gouvernement impérial, le Dr Richter a eu à s’occuper d’Expositions : aussi l”occasion ne lui a-t-elle pas manqué d’acquérir dans ce domaine une
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- Le Pavillon impérial allemand.
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- grande expérience. A l’Exposition de Chicago particulièrement, le Commissaire Dr Richter a collaboré, en qualité de Commissaire adjoint, à l’organisation de la section allemande dans toutes les phases de son développement. De juillet 1893 jusqu’après la terminaison des travaux d’enlèvement des objets exposés, en février 1894, il a eu sous sa direction immédiate les affaires du Commissariat général allemand.
- M. le Conseiller intime Th. Lewald, né le 18 août 1860 à Berlin, étudia les sciences politiques et administratives aux Universités de Berlin, de Heidelberg et de Leipsick. Reçu avocat en 1882, il entra, en 1885, dans le service de l’administration prussienne au gouvernement à Cassel et fut attaché, en 1888, après avoir passé l’examen de l’asses-sorat, à la présidence supérieure de la province de Brandebourg et de la ville de Berlin. Appelé en 1891, simultanément avec M. Richter, Commissaire général de l’Allemagne, à l’Office impérial de l’intérieur, il appartint, en 1893, au Commissariat impérial pour l’Exposition Universelle de Chicago, et fut nommé conseiller du gouvernement en 1894, conseiller intime et conseiller rapporteur^en 1898.
- Parmi les membres du Commissariat général de l’Allemagne nous citerons les suivants : M. le professeur Hoffacker qui a dirigé l’installa-lation des groupes suivants : La section des arts décoratifs à l’Esplanade des Invalides, la section de l’agriculture (Groupes VII et X) l’Exposition allemande à la Cour d’honneur d’électricité, ainsi que les Expositions d’ensemble de la parfumerie et de la fabrication des papiers.
- M. Radke, architecte, constructeur du Pavillon Impérial qui, en outre, a effectué l’installation des Groupes VI, XI et XIII.
- M. le professeur Emanuel Seidl, de Munich, qui a exécuté les décorations intérieures de la section allemande au Palais des Beaux-Arts.
- M. le professeur Otto Rieth à qui est due la décoration des Groupes I et III. M. l’architecte Bruno Moehring, de Berlin, qui a dressé les projets pour la décoration du sous-sol du Pavillon Impérial, du Groupe XVIII (armées de mer et de terre) et de la galerie des Palais de la mécanique.
- M. Hartmann, ingénieur en chef des installations mécaniques, professeur à l’Ecole technique supérieure de Berlin, et son adjoint, M. Gentsch, membre auxiliaire de l’Office impérial des brevets.
- M. Georges Franke, secrétaire général, s’occupa de la direction des travaux de bureau fort difficiles et volumineux.
- Les édifices principaux érigés par les soins de l’Empire d’Allemagne sont les suivants :
- Le pavillon impérial allemand
- Est construit dans le style de la jeune renaissance allemande, d’après les plans de M. Johannes Radke, architecte supérieur de l’office impérial
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- des postes, par la maison Holzmann et Cie, de Francfort-sur-le-Mein. Sa tour, mesurée depuis le bas-quai de la Seine, s’élève à une hauteur de 80 mètres. Le sous-sol contient l’exposition d’ensemble de la viticulture allemande et le restaurant de vin allemand. A l’étage principal, c’est-à-dire au rez-de-chaussée, situé au niveau du quai supérieur, se trouve le grand hall de 16 mètres de hauteur, décoré de fresques de plafond et de murs exécutées par les peintres Wittich, de Berlin, et le professeur Gussmann, de Dresde. Le bâtiment contient les expositions de la librairie allemande, en particulier de l’imprimerie impériale de Berlin et de la photographie. Une salle spéciale, artistiquement décorée, est affectée à l’exposition de l’assistance publique et de l’économie sociale. Cependant l’attraction principale du bâtiment consiste dans l’installation des salles du premier étage situées vers la Seine, lesquelles, par ordre de Sa Majesté l’Empereur, sont décorées d’œuvres d’art et de meubles appartenant à la maison royale prussienne. On y voit la (( Collection Frédéric le Grand », les chefs-d’œuvre de Watteau, Lancret, Chardin et les meubles somptueux des Palais de Berlin et de Potsdam,
- Ravillon de la marine marchande
- Est érigé par la maison Boswau et Knauer, de Berlin, d’après les plans de M. Georges Thielen, architecte, de Hambourg. Le phare qui indique déjà la destination et la nature du bâtiment, est une imitation du phare bien connu « Rothesand » du Weseret atteint une hauteur de 40 mètres. Il est surmonté d’un réflecteur électrique fourni par la Société anonyme d’électricité ci-devant Schuckert et C‘% de Nuremberg. L’intérieur de l’édifice, qui possède trois étages et qui rappelle par sa disposition les vieilles maisons des côtes allemandes, comprend l’exposition des grandes sociétés de navigation allemande, notamment de la ligne Hambourg-Amérique et du (( Norddeutscher Lloyd » à Brême, ainsi que celles des plus importants chantiers allemands à Danzig (Schichau), à Stettin (Volcan), à Hambourg (Blohm et Voss), et une série d’autres chantiers. Dans la première galerie, le Sénat de la ville libre de Hambourg a exposé un modèle du port de Hambourg.
- La halle aux machines allemandes
- Qui a 60 mètres de longueur, 20 mètres de largeur et 19 mètres de hauteur, est construite d’après un projet de M. Fivaz, architecte à Paris.
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- Elle se compose de deux étages et contient principalement les produits de l’industrie allemande des machines-outils, pour l’exposition desquels ' les emplacements concédés dans la galerie du Champ de Mars n’ont pu > suffire. Le milieu du bâtiment, à travers les deux étages, est occupéq par la grande machine dynamo de 3.000 H P de la Société générale'! d’électricité de Berlin, la plus puissante qui a été construite jusqu’à cette 4 époque. J
- M. Th. Lewald, Commissaire général adjoint.
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- Notice concernant la République du Pérou
- A l'Exposition Universelle de içoo.
- M. TORIBIO SANZ
- Commissaire général de la République du Pérou
- Liste des membres de la Commission
- M. Manuel Maria del Valle Commissaire des Belles-Lettres.
- M. Antero Aspillaga Sénateur et ancien Ministre d'Etat,
- Commissaire de la Section officielle et Président de l'Institut technique de Lima.
- M. Francisco Paz Soldan Ingénieur, Commissaire technique.
- M. Daniel Fernandez Commissaire des Beaux-Arts.
- M. J. A. de Zeue Commissaire industriel.
- Après les cruels désastres de toutes sortes que la Providence avait réservés au Pérou, il est survenu une longue période de bien-être et de Progrès qui lui a permis de développer ses multiples éléments de richesse et, grâce à la paix intérieure, de se consacrer au travail et aux féconds essors du commerce et de l’industrie.
- Sous des auspices aussi favorables, le Pérou accueillit avec empresse-' ®ent l’invitation du gouvernement français pour prendre part à l’Expo-Sltion Universelle de 1900 qui doit, sans contredit, laisser pleine évidence du développement indéfini du progrès humain.
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- M. Nicolas de Piérola,
- Ancien Président de la République du Pérou.
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- L’éminent homme d’Etat, M. Nicolas de Piérola, étant alors président Je la République, crut devoir saisir cette occasion pour faire connaître au monde entier les nombreux produits du Pérou, fort inconnus en Europe, vu la grande distance qui le sépare des grands centres européens. Le gouvernement de M. Piérola a été la résurrection de son pays, dans lequel il a ramené l’ordre le plus parfait et son administration a été été si ferme que de nombreux capitalistes étrangers ont apporté leur concours en contribuant à établir des usines et des fabriques de toutes
- sortes.
- C’est dans ces circonstances heureuses que M. Eduardo Lopez de Romana, actuellement président de la République, a pris les rênes du gouvernement et, comme habile ingénieur et ancien fonctionnaire, il se dévoue de tout cœur au bien-être de son pays, n’omettant aucun effort pour le maintenir dans la voie du progrès et T’aider au développement du commerce et de l’industrie, qui sont les principaux facteurs de la richesse d’une nation. M. Eduardo Lopez de Romana, ainsi que M. Nicolas de Piérola se sont dès le commencement vivement intéressés à la Grande Exposition Universelle de 1900 pour que le Pérou soit dignement représenté sous tous rapports.
- Ce labeur de grande responsabilité a été confié à M. Toribio Sanz, qui a mérité la confiance pleine et entière de son gouvernement pour diriger tous les travaux de l’Exposition Péruvienne et dont les résultats jusqu’à ce jour ont été couronnés du meilleur succès.
- Le Commissaire général du Pérou est le fils de feu M. Toribio Sanz. Ancien plénipotentiaire et agent financier du Pérou en France il avait fait preuve de remarquables qualités comme secrétaire et chargé d’affaires auprès de sa Majesté Britannique. Comme Commissaire général il se dévoue tout à fait à son pays, et il espère obtenir de son gouvernement l’approbation des médailles commémoratives qu’il a demandées pour être distribuées pendant ou à la fin de l’Exposition. Le nom de M. Sanz est attaché au souvenir de la terrible catastrophe du Bazar de la Charité et son dévouement lui a valu les témoignages les plus flatteurs de reconnaissance.
- Parmi les membres de la Commission du Pérou figurent comme Commissaire des Belles-Lettres, M. Manuel Maria del Valle, ancien plénipotentiaire et président de la Chambre des députés ; M. Antero Aspil-la§a, sénateur et ancien ministre d’Etat, Commissaire de la section officielle et président de l’Institut technique à Lima; M. Francisco Paz oldan, ingénieur, Commissaire technique; M. Daniel Fernandez, ommissaire chargé de la section des Beaux-Arts et M. J. A. de Zeue, ooimissaire industriel.
- “our compléter la représentation du Pérou figurent aussi M. Pedro deT ^anz’ Commissaire adjoint; M. Carlos Van der Heyde, secrétaire e . Légation en France, délégué; colonel ‘ Augusto Althaus, attaché 'àaire des Légations en France et en Italie, délégué; M. Pedro
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- Eduardo Lopez de Romana.
- Président actuel de la République du Pérou.
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- E. Paulet, délégué; et M. Ernesto Diaz, ingénieur, secrétaire du Commissariat.
- La surface réservée au Pérou par l’administration est d’environ 320 mètres et se trouve située sur le quai d’Orsay, entre le pont des Invalides et le pont de l’Alma. Il a comme voisin le Portugal d’un côté et de l’autre la Perse; un square de 25 mètres le sépare de cette dernière.
- Sur cet emplacement s’élèvent deux constructions bien distinctes. Le Pavillon principal, couvrant 250 mètres, est construit dans le style du pays, qui tient à la Renaissance espagnole, et de telle sorte que l’on puisse le démonter afin de le transporter et le réédifier à Lima après l’Exposition.
- A cet effet, il est composé d’une carcasse tout en fer épousant toutes les saillies et formes de la façade. Toutes ces différentes pièces principales sont reliées entre elles par des fers servant de contreventements, mais aussi destinées à recevoir l’habillage du vêtement.
- Sur cette carcasse en fer viennent s’agrafer, à l’aide de boulons et de liens en fer, des blocs en pierre factice, en sorte que le démontage et le remontage de la construction se trouvent énormément facilités.
- L’emploi de la pierre factice donne l’avantage, sur des produits analogues, d’avoir des matériaux capables de présenter une solidité de durée aussi grande que la pierre véritable. Grâce à ce procédé, le pavillon du Pérou reproduit toute la richesse que comporte le style du pays et dont chaque ligne d’architecture est couronnée d’un brillant motif de sculptures.
- Ce pavillon, élevé de deux étages, est flanqué de deux minarets avec un revêtement de faïence, auxquels on accède à l’aide d’escaliers dissimulés dans des tourelles donnant lieu à un motif de loggia soutenu par deux grandes consoles.
- Une coupole vitrée surmonte la partie centrale de l’édifice.
- Dans ce bâtiment toute l’Exposition des produits est représentée.
- Le rez-de-chaussée est spécialement réservé aux matières premières et le premier étage contient les objets précieux et les minerais qui certainement nous attirent par leur importance, le Pérou ayant été de tout temps reconnu comme le pays de l’or.
- La deuxième construction, beaucoup moins importante, ne constitue qu’un kiosque construit comme la plupart des pavillons environnants, c’est-à-dire d’une façon provisoire.
- Ce kiosque est spécialement destiné à la dégustation des boissons, vins, cafés, liqueurs, fruits, tabacs, ainsi qu’à la vente des menus objets de fabrication péruvienne.
- Ce kiosque, ainsi que le pavillon, est entouré d’un parterre composé de fleurs et de plantes du pays, susceptibles d’être facilement acclimatées en France et qui, tout en servant d’exposition, accompagne l’ensemble d’architecture et lui donne une note souriante.
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- M. Toribio San*) Commissaire général du [Pérou,
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- Le Pavillon du Pérou offrira à ses visiteurs tous les éléments nécessaires pour étudier le pays sous toutes ses phases : on y trouvera des plans, des cartes géographiques, des vues et études de ses divers chemins et principaux monuments.
- L’exploitation minière du Pérou, qui a reçu dans ces derniers temps un développement extraordinaire, pourra être dûment étudiée et appréciée à l’aide de la carte géologique minière ; les études sur les divers minerais; les plans et vues photographiques des nombreux gîtes miniers,
- ainsi que les échantillons d’or, argent, cuivre, fer, malachite, etc., parmi lesquels on y remarquera une pépite d’or du poids de 171 'grammes.
- Citons encore en première ligne, le pétrole, dont la production pourvoit non seulement à la consommation du pays, mais est aussi l’objet dune vaste exportation; le salpêtre, le soufre, le charbon, le zinc, le Plomb, etc.
- Parmi les produits nationaux, il faut faire remarquer le sucre, le café, caoutchouc, cacao, riz, coton, coca, laines et bois de diverses variétés ; a gomme, le sel, tabac, etc.
- Le développement de l’industrie se présente sous diverses formes : Vlns, eaux-de-vie, liqueurs et bières, eaux gazeuses, minérales et ther-®ales ; marbres travaillés, mosaïques, cigares et cigarettes, allume! tes, etc.
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- On y verra également des étoffes en laine et en coton, surtout celles fabriquées avec les laines d’alpaga et de vigogne; des broderies et dentelles, chapeaux de toutes sortes, chemises, chemisettes, chaussettes et chaussures ; des articles de fantaisie en or, argent, ivoire, bois ; des produits médicinaux et de la parfumerie, etc.
- M. Alejandro Garland, directeur-secrétaire de l’Institut technique, était chargé à Lima de réunir et d’envoyer tous les produits qui doivent figurer dans le Pavillon et, grâce à son initiative, il est parvenu à réunir plus de 350 exposants, répartis entre les divers groupes et classes, nombre plus que considérable si l’on tient compte de la distance qui nous sépare de ce grand pays et des frais énormes qui s’ensuivent.
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- Notice concernant la Belgique
- à l'Exposition Universelle de igoo
- Le commissariat général du gouvernement belge a reproduit l’Hôtel de Ville d’Audenaerde pour le Palais de Belgique à l’Exposition de Paris de 1900.
- Ce beau monument du commencement du xvie siècle convenait particulièrement tant par ses dimensions que par sa beauté architecturale : il donne bien la caractéristique des anciens édifices communaux de la Belgique. Le commissariat général belge en faisant ce choix répondait à un désir exprimé par la direction générale de l’Exposition : reproduire, pour le Palais National, une construction ayant le caractère architectural du pays représenté. Le plan de l’Hôtel de Ville d’Audenaerde est adapté à sa destination pour l’Exposition.
- Le' rez-de-chaussée comporte trois salles dont deux sont séparées par un vaste couloir donnant accès au grand escalier.
- Une des salles sera affectée au service de la Presse, et servira en même temps de cabinet de lecture et de correspondance.
- Les deux autres salles sont affectées à l’Exposition.
- Le premier étage comporte des salles de réception.
- Au niveau des berges, sous le Palais de Belgique, une collectivité de brasseurs belges a installé un cabaret flamand, construit dans le style de l’édifice; on y débite les bières nationales.
- La charpente est exécutée pour la majeure partie en béton armé d'après le système Hennebique.
- Les façades sont entièrement réalisée^ en staff. Ce travail remarquable Par sa finesse et sa fidélité a été exécfité à Bruxelles. — Le Palais belge est incontestablement l’un des joyaux de la riante rive gauche de la Seine, comme la section belge que nous allons passer rapidement en
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- Volume annexé tou CAtaloGüè général officiel
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- revue est une des sections les plus intéressantes. — Son organisation fait le plus grand honneur à MM. Vercruysse, commissaire général, et Emile Robert, commissaire adjoint.
- Groupe I
- Classe I. — A remarquer l’exposition de l’Administration centrale de l’enseignement primaire qui met en évidence, outre l’organisation et la situation de l’enseignement primaire :
- i° Les tendances utilitaires professionnelles de l’école populaire belge — dessin — travail manuel — agriculture — économie domestique.
- 2° Le développement des œuvres — d’ordre moral et social — antialcoolisme— épargne scolaire — mutualité de retraite.
- Classe IL — A remarquer l’exposition de l’Administration centrale de l’enseignement moyen qui montre l’organisation de cet enseignement au point de vue économique et social.
- Classe III. — L’exposition des quatre universités de Bruxelles, Gand, Liège et Louvain, qui montre le développement de ces institutions sous le régime de la liberté d’enseignement : Gand et Liège sont des universités de l’Ltat; Bruxelles et Louvain sont des universités libres. -,
- Classe V. — A remarquer la collectivité des écoles ménagères, agricoles, et celle des écoles régionales agricoles sous le haut patronage du Ministre de l’Agriculture.
- A signaler également, dans le Groupe VII, l’enseignement agricole, primaire, moyen et supérieur qui a fait de la Belgique un des premiers pays agricoles du monde.
- Classe VI. — A remarquer le grand développement de l’enseignement technique de Belgique, grâce aux écoles commerciales, aux écoles industrielles, aux écoles professionnelles, aux ateliers d’apprentissage, aux écoles et aux classes ménagères.
- Groupe III
- , Classe XI. — A remarquer combien les publications des principaux éditeurs belges témoignent de leurs préoccupations artistiques. Il semble ^ d y ait entre eux saine et louable rivalité pour faire revivre les tradi-llons luxueuses des impressions plantiniennes et elzéviriennes.
- Classe XII. — A remarquer le développement et la fabrication des aPpareils, plaques sèches et des papiers photographiques, les nombreuses aPplications de la phototypie, ainsi que les admirables reproductions ^tenues par les photographes belges.
- Classe XV. — Les exposants d’instruments de précision ne sont pas
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- Volume anNexë bü caîaLogTijè général officiel
- nombreux, mais le fini, l’exécutiondélicate et la précision parfaite de leur fabrication sont à signaler.
- Classe XVI. — A remarquer l’exposition de la Maternité Sainte-Anne qui montre dans un charmant pavillon des couveuses d’enfants et les appareils médicaux utilisés dans cette institution qui fait le plus grand bien.
- Classe XVII. — A signaler des pianos ne le cédant en rien, ni comme sonorité, ni comme élégance, à ceux des autres pays.
- Groupe IV
- Classe XIII. — A signaler les batteries de chaudières multitubulaires qui fournissent la vapeur aux moteurs et qui se trouvent installées dans les usines de Suffren et de La Bourdonnais ; les chaudières à tube Gal-loway qui s’exportent en grande quantité.
- A remarquer les groupes électrogènes de 1,000 chevaux par unité.
- En voyant cette vaste installation, le visiteur n’oubliera pas que la Belgique est un des plus petits pays du monde.
- A remarquer le bel aspect et le fini des moteurs belges qui se vendent avec des garanties de consommation de vapeur très réduite. Les différents organes sont exécutés suivant un calibrage absolu et une interchangeabilité complète. L’étanchéité des soupapes et des pistons est soignée spécialement.
- A signaler l’éclectisme des appareils de détente, les perfectionnements d’ordre thermique et les moteurs à grande vitesse.
- A signaler les moteurs à gaz et à pétrole, et surtout les moteurs à gaz de grande puissance pour l’utilisation des gaz des hauts fourneaux, qui constituent une véritable révolution au point de vue économique.
- A remarquer les courroies en cuir et en coton, industrie d’une grande importance.
- A remarquer les machines-outils, très bien finies et solidement construites.
- Groupe V
- Outre les électrogènes de 1,000 chevaux et les dynamos installés directement sur les moteurs à grande vitesse, nous devons signaler les installations électriques pour le transport de force motrice, la traction des tramways, le halage des bateaux et l’éclairage.
- A remarquer l’exposition de l’administration des télégraphes et des
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- téléphones, la construction des téléphones et des appareils électriques.
- A signaler encore les applications de l’électricité aux industries chimiques, notamment la production de la soude par les procédés électrolytiques.
- Groupe VI
- A remarquer la transformation du type des locomotives des chemins de fer de l’Etat Belge qui, pour augmenter la vitesse, vient d’adopter le foyer profond. On sait que la Belgique a le réseau des chemins de fer le plus serré du monde.
- A signaler l’extension considérable des chemins de fer vicinaux, qui relient les communes entre elles et aux chemins de fer à grande section;
- Les grands travaux des ports belges, l’agrandissement des ports d’Anvers, d’Ostende et de Gand, la création des ports d’escale de Bruges, Heyst, la création du port de cabotage de Bruxelles maritime;
- Les restaurations des monuments anciens, notamment la reconstitution de l’abbaye de Villers, le grand développement de l’industrie des chaux hydrauliques et des ciments qui s’exportent dans le monde entier;
- Le cachet des voitures, le fini et l’élégance des automobiles et des cycles ;
- L’exposition de la Compagnie des wagons-lits et des grands express, qui a doté l’ancien continent de moyens de communication rapides et confortables.
- Groupe VII
- L’agriculture a dû, pour pouvoir se maintenir en Belgique, pays libre-échangiste, transformer complètement ses procédés et ses moyens d’action. C’est ce qui ressort de son exposition où l’on peut remarquer:
- i° Le très grand rôle que joue l’enseignement agricole pour propager les méthodes nouvelles (la Belgique récolte jusqu’à 4.000 kilos de froment à l’hectare);
- 20 L’importance des syndicats agricoles d’élevage, pour l’achat, pour la vente etc. Dans les concours spéciaux on pourra voir l’essor qu’a pris l’élevage en Belgique;
- 30 L’extension et l’emploi des machines pour produire mieux et à meilleur marché;
- 40 La propagation des écrémeurs et les grands progrès réalisés dans la laiterie.
- Un chalet spécial, la Campagnarde, montre que la Belgique, pays importateur de beurre, deviendra bientôt pays exportateur.
- 50 Le développement de l’apiculture
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- M. Vercruysse
- Commissaire général de Belgiqui
- Cliché Delattre Gand.
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- Groupe IX
- Les fabricants d’armes de Liège ont réuni dans un pavillon spécial une exposition des plus remarquables. On sait que nulle part la fabrication des armes n’a atteint plus de prix et plus de perfection, grâce à l’habileté des ouvriers liégeois. D’autre part, les essais au banc d’épreuve sont une garantie de bonne construction et une sécurité absolue.
- Groupe X
- A signaler, les machines frigorifiques belges, très simples et bien finies.
- Très belle exposition des fabriques d’amidon et de riz, industrie très importante en Belgique et qui exporte dans le monde entier.
- Les conserves et légumes, industrie qui est de création récente, mais qui a pris la plus grande extension.
- Les extraits de viande obtenus par des procédés nouveaux.
- La remarquable collectivité des brasseurs qui fabriquent l’excellente boisson nationale belge. Un débit dans la collectivité même, un débit dans les sous-sols du Palais de Belgique.
- La très intéressante exposition des écoles de brasserie avec les produits de leur brasserie expérimentale, leurs cultures de levures et leurs analyses.
- La Belgique est un pays qui, quoique ne produisant pas de vin, consomme beaucoup de vin de luxe, à signaler la collectivité des marchands de vins.
- Groupe XI
- La Belgique, riche en carrières et en charbonnages a une industrie métallurgique très importante. Elle expose ses pierres de taille, son calcaire cristalloïde, plus connu sous le nom de petit granit, ses marbres, ses pavés de porphyre, sa chaux hydraulique et ses ciments qul s’exportent dans le monde entier.
- Les charbonnages ont une collectivité des plus intéressantes, où Ion peut voir les méthodes ingénieuses d’exploitation, les coupes des gise' ments et les détails des installations.
- On sait que les Belges exploitent à de très grandes profondeurs ont à la surface des installations de trainage et de triage modèles.
- L’industrie du coke a acquis une très grande importance, et remaf
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- quables sont les fours qui le produisent avec ou sans récupération des produits de la distillation.
- A signaler la carte géologique de la Belgique, à signaler les produits des hauts fourneaux; fontes de toute composition, ceux des laminoirs; fers et aciers marchands de toute dimension, gros ronds jusqu’à 200 millimètres de diamètre, enfin les produits des fonderies, tuyaux en fonte de puissant diamètre et coulés debout. La métallurgie belge est d’autant plus intéressante qu’elle a fondé un grand nombre d’usines filiales, à l’étranger, a tourné la difficulté de l’épuisement de ses minières ou des tarifs douaniers prohibitifs en rémunérant les capitaux belges par des usines créées dans les autres pays.
- A remarquer les produits réfractaires.
- Signalons encore les puissantes machines se rapportant à ce groupe : les machines d’épuisement souterraines, les machines soufflantes, les moteurs de 500 chevaux utilisant les gaz autrefois perdus des hauts fourneaux, les perforatrices électriques ou à air comprimé.
- Groupe XII
- La décoration des habitations en Belgique a subi une transformation complète, grâce à la création des écoles d’art décoratif et des encouragements du public, au choix judicieux des matériaux, aux progrès de la menuiserie, du travail des marbres et de la ferronnerie.
- A remarquer les vitraux destinés aux maisons particulières, conçus dans leur véritable rôle décoratif avec une mise en plomb aux formes et colorations harmonieuses, ne cherchant plus à produire l’effet d’un tableau.
- A signaler le fini et le bon marché des meubles belges en général, et tout particulièrement les meubles style moderne, objet des recherches d’un grand nombre d’artistes, d’architectes et de dessinateurs de talent.
- A signaler les tapis à noeuds, dits tapis des Flandres, imitation des tapis de Smyrne et les étoffes d’ameublements.
- Très belle exposition de céramique : les pâtes sont pures et fines, les couleurs et les émaux variés, riches et brillants.
- La céramique est employée beaucoup aux aménagements intérieurs et à la construction.
- La Belgique produit 35.000.000 de mètres carrés de verres à vitre par an. Les fours à bassin la mettent à même d’exporter dans le monde entier.
- Les glaces ne sont pas moins célèbres.
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- Groupe XIII
- La laine à Verviers — le coton à Gand — le lin dans les Flandres sont travaillés dans des usines très importantes, qui exportent leurs produits dans le monde entier.
- Cette exposition forme un ensemble des plus harmonieux. On y voit tous les produits fins, en même temps que les machines qui les travaillent.
- La construction de ces machines spéciales a fait de grands progrès et rivalise avec celle des autres pays, par la simplicité et la solidité des organes en même temps que l’ajustage et le fini.
- Signalons encore les magnifiques dentelles qui de tout temps ont été une des spécialités de la Belgique (i) les broderies et les corsets, objets importants de l’exportation.
- Groupe XIV
- L’industrie chimique est très bien représentée : En tout premier lieu, l’industrie de la soude a un pavillon superbe ; on sait que les Belges ont établi des usines pour cette fabrication dans le monde entier, cette soude est plus pure et meilleur marché que celle obtenue par les procédés concurrents.
- Puis la collectivité des fabricants de produits et d’engrais chimiques. L’agriculture belge, qui est à un niveau très élevé, consomme énormément d’engrais chimiques, et a donné à cette industrie une extension énorme.
- La production de l’aluminium est une question qui intéresse beaucoup les Belges et se trouve représentée.
- Le port d’Anvers a attiré en Belgique des industries qui exploitent des produits exotiques : tels que le soufre, les bois à extraits tannants, etc.
- La fabrication des gélatines et des colles, celle de la poudre à canon et de la dynamite sont à mentionner.
- A remarquer la collectivité des négociants des tabacs : la Belgique produit du tabac et en importe beaucoup : la fabrication des cigares est très importante.
- A remarquer la collectivité des tanneurs, exposition très intéressante, tant au point de vue de la variété et de la qualité des produits et des progrès du procédé que de l’importance du chiffre d’affaires traitées annuellement par les exposants.
- A remarquer l’exposition du papier : la Belgique consomme beaucoup de papier et en exporte beaucoup.
- Notons l’intéressante exposition de toutes les machines qui servent à fabriquer le papier et la pâte à papier,
- Les Belges construisent également un matériel très apprécié pour la fabrication du papier.
- (i) Les célèbres dentelles de Bruxelles, de Malines, de Bruges, Lierre, etc. qui contribuent à la splendeur des costumes féminins du monde entier, constituent une véritable richesse pour la Belgique où cette industrie très artistique a fait depuis des siècles de constants progrès.
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- Groupe XV
- A signaler la bijouterie, la joaillerie, l’argenterie artistique.
- L’horlogerie monumentale et l’école d’horlogerie. Cette école a une influence des plus heureuses sur la formation des mécaniciens de précision.
- Les bronzes et la ferronnerie. Celle-ci a pris un essor des plus remarquables dans la patrie de Quentin Metsys. Nombreuses sont les applications du fer forgé dans les constructions belges modernes.
- On peut en voir de beaux spécimens dans l’installation du Groupe XL
- Les objets en caoutchouc. La Belgique importe beaucoup de caoutchouc brut. Son travail est devenu une industrie très importante.
- La vannerie fine et la brosserie méritent également l’attention.
- Cliché Pirou.
- M. Émile Robert
- Commissaire général adjoint de Belgique.
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- Notice concernant l’Empire du Japon
- A l'Exposition Universelle de igoo
- Le Japon, en portant son concours à l’Exposition Universelle de 1900, n’a eu d’autre pensée que de se représenter de la façon digne de l’entreprise glorieuse et de l’œuvre de civilisation dont la France a pris l’initiative.
- Dès le début, M. Soné, notre Ministre de l’Agriculture et de Commerce et président de la Commission impériale pour l’Exposition Universelle de 1900, alors ministre plénipotentiaire à Paris, s’est préoccupé de la question pour instruire le gouvernement, qui a nommé une Commission spéciale d’organisation.
- Du côté des exposants, l’enthousiasme fut tellement grand, que plus de trois mille demandes d’admission nous sont arrivées. Il fallut procéder à une première élimination et deux mille cinq cents noms furent gardés.
- Les emplacements dans les classes furent demandés à l’administration française en proportion des demandes, mais quand ils nous furent distribués, leur surface était loin de ce que nous avions attendu. Il ne fallait pas songer à les augmenter. Tout était disposé. C’était à nous à nous tirer d’affaire.
- Lorsque nous avons arrêté notre projet d’installations, l’insuffisance d’emplacements devint encore plus frappante.
- Nous nous sommes alors décidés à diminuer de nouveau le nombre d’exposants. Nous avons fait grouper les produits de même nature en associations des exposants. Nous avons fait renoncer bien des participants ardents à prendre part, et nous sommes arrivés au nombre de dix-huit cents exposants.
- De plus nous avons dû réduire la quantité de produits à être exposés.
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- U en résultait à n’admettre dans plusieurs classes, que des échantillons ou des spécimens des produits.
- Aussi la quantité minime de certains des échantillons envoyés par un exposant ou une association ne saurait-elle nullement amoindrir l’importance de sa participation.
- L’exposition japonaise se divise en deux catégories bien distinctes.
- L’exposition principale est celle des produits modernes qui se fait
- d’après la classification officielle, dans les Palais du Champ de Mars, des Invalides, des Champs-Elysées et des quais.
- La seconde, complementaire, est l’exposition des arts rétrospectifs, organisée sur la demande expresse du gouvernement français désireux de voir, à Paris même, nos trésors artistiques qui, sans cette occasion, auraient pu rester longtemps encore inconnus.
- A ce but nous avons construit, dans le jardin du Trocadéro, un bâti-®ent spécial du style de nos temples bouddhiques. On l’a baptisé le (< Palais japonais ». Ce Palais n’a donc pas uniquement un but décoratif.
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- Les œuvres que renferme ce Palais sont tout ce qu’il y a de plUs précieux dans l’histoire de l’art. Elles proviennent des collections de la Maisonlimpériale, des Musées, des temples et des grandes familles. Il a fallu une autorisation exceptionnelle pour les laisser sortir du pays.
- En ce qui regarde l’Exposition moderne, le but que nous avons poursuivi était de montrer le Japon tel qu’il est en 1900 au point de vue des
- sciences, des arts et des industries, de l’agriculture et du commerce. Nous avons écarté toute idée de prétention et de faux éclat.
- Au Groupe I, Éducation et Enseignement, l’Exposition du Ministère de l’Instruction publique et des Institutions Scientifiques peut donner nettement une idée générale de l’état actuel de l’instruction au Japon.
- Dans le Palais des Beaux-Arts aux Champs-Elysées, Groupe II, en dehors de la peinture sur soie de l’école proprement japonaise, nous exposons la peinture à l’huile de l’école européenne au Japon. Celle-ci n’est qu’un embryon d’une nouvelle école qui se formera par la force du mouvement. Nous avons cru utile de signaler son existence en 1900 et nous espérons ainsi avoir les avis des maîtres européens.
- Au Groupe III, la Direction du Commerce fait un rapport sur l’état de l’industrie et du commerce, la Société de la Science Géographique fait dresser les cartes, et les exposants envoient les impressions et les photographies.
- Nous avons cru sage de nous abstenir de nous montrer dans les Groupes IV, V et VI, Mécanique, Electricité et Génie Civil qui font la gloire de l’Europe et de l’Amérique. Toutefois le Ministère des Commu-
- M. Hayashi
- Commissaire général du Japon.
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- nications a cru intéressant d’envoyer les documents sur ses travaux. Il y a en outre quelques produits qui se rattachent par classification à ces Groupes, tels que les ciments, etc., qui forment aujourd’hui une grande industrie.
- Dans le Groupe VII, Agriculture, nous exposons les principaux produits qui font notre richesse, accompagnés des statistiques et des cartes afin qu’on puisse se rendre compte de nos ressources.
- Au Groupe VIII, les plantes et les fleurs seront exposées dans le Palais de l’Horticulture et dans le Jardin japonais du Trocadéro, les unes en permanence et les autres à l’époque de leur floraison. Notre Exposition d’Horticulture se terminera à l’automne par la variété de chrysanthèmes, dont une ayant des centaines de boutons sur un seul arbre.
- Au Groupe XI, Forêts et Pêche, la Direction des Forêts, en dehors des collections de bois et des cartes topographiques, envoie un ouvrage de 88 planches en couleurs, reproduisant d’après nature les arbres originaires du Japon avec leurs feuilles, fruits, écorces et sections. La Direction des Produits aquatiques fait une illustration des procédés de la pêche du Japon, avec engins, instruments, produits et dessins, à côté des huiles, des colles, des fanons de baleines envoyés par les exposants.
- Le Groupe X, Aliments, est abondant des produits farineux, conserves de poissons et de légumes. On y verra aussi le Saké (vin de riz) et le Shôyu (sauce japonaise) qui commencent à être goûtés en Europe.
- Dans le Groupe XI, Mines et Métallurgie, nous avons tout d’abord à montrer le cuivre, l’argent, le charbon, qui sont en grande exploitation. En dehors des échantillons de métaux envoyés par les exposants, la Direction des Mines^et la Station Géologique ont formé les collections complètes de nos minerais, roches et pierres, appuyées par les statistiques et les cartes géologiques.
- Dans le Groupe XII, Mobilier, qui renferme la céramique, nous avons près de 250 exposants. On y verra nos vases, nos paravents, nos étagères, nos tapis, nos nattes, nos stores.
- NOTA. — Faute d’emplacement dans notre section du Palais des Invalides où se trouve ce groupe, nous avons transféré dans notre section de Tissus au Champ de Mars, les tentures, les rideaux, et les paravents en soie et en broderie, qui continuent à garder leur classification respective dans le Groupe XII.
- Dans le Groupe XIII, Fils et Tissus, nous avons groupé toutes les tranches de l’industrie textile au Japon, depuis le chanvre, la ramie et les soies grèges jusqu’aux brocards et tapisseries.
- Le Groupe XIV, Industries Chimiques, est dominé principalement Par le papier japonais de toutes sortes, mais les cuirs et autres produits y ont autant d’intérêt.
- Au Groupe XV, Industries diverses, nous avons 530 exposants qu’il
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- fallait loger également dans notre Section des Invalides. Il y a là, la papeterie, l’orfèvrerie, les émaux, les cloisonnés, les'bronzes, les incrustations, les ivoires et les laques qui sont la caractéristique de notre industrie.
- Dans chaque branche d’industrie que nous représentons, il se trouve toujours des produits dignes d’attention. Mais je ne veux et ne puis les détailler ici, afin de les laisser librement apprécier par le Jury et parle Public.
- Le Commissaire Général du Japon.
- Le, Pavillon du Japon.
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- .<J5uhsiij.
- Notice concernant la Suisse
- A l'Exposition Universelle de igoo
- SON COMMERCE ET SES INDUSTRIES.
- Renseignements généraux
- La Suisse est située entre le 450 49' et le 470 49' de latitude nord, et entre le 30 37 ’ et le 8° 9 ’ de longitude est du méridien de Paris.
- Les villes principales sont à une distance de 4 à 500 kilomètres de Paris. La Suisse est limitée au nord par l’empire d'Allemagne, à l’est par l’Autriche et la Principauté de Lichtenstein, au sud par l’Italie, à l’ouest par la France. Sa superficie totale est de 41,424 kilomètres carrés. Le 72 0/0 de cette, surface est formé de terrains susceptibles de cultures diverses, le 28 0/0, soit plus du quart, n’est pas cultivable. A l’Exposition Universelle, la Suisse occupe avec ses divers groupes environ 13.000 mètres carrés non compris les salles réservées aux Beaux-Arts ; les exposants suisses seront au nombre de 750 à peu près.
- Institutions politiques
- La Confédération Suisse est une fédération républicaine composée de 22 cantons et demi-cantons qui sont les suivants : . Zurich, Berne, Lucerne, Uri, Schwytz, Unterwald (le haut et le bas), Glaris, Zoug-Ufibourg, Soleure, Bâle (ville et campagne), Schaffhouse, Appenzell (Rhodes Extérieures et Rhodes Intérieures), Saint-Gall, Grisons, Argovie, Thurgovie, Tessin, Vaud, Valais, Neuchâtel et Genève.
- Le siège des pouvoirs fédéraux est à Berne; l’assemblée fédérale, COrtiposée du Conseil national et du Conseil des Etats, constitue le Pouvoir législatif; elle nomme le Conseil fédéral composé de 7 membres Vu forme le pouvoir exécutif, elle désigne au sein du Conseil fédéral le
- résident de la Confédération par ordre alternatif annuel; enfin le pou-
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- voir judiciaire fédéral est représenté par le Tribunal fédéral, dont le siège est à Lausanne, et par le Procureur général de la Confédération.
- Population
- (Chiffres du recensement de 1888.) La population totale de la Suisse était en 1888 de 2.917.754 habitants, en 1860 elle était de 2.510.494; ce chiffre comprend environ 230.000 étrangers. Les principales villes de la Suisse sont : Zurich (163.000 h.), Bâle (104.000), Genève (92.000), Berne (56.000), Lausanne (45.000), Saint-Gall (36.000), Chaux-de-Fonds (33.000).
- Les trois langues officielles sont l’allemand, le français et l’italien.
- Le 59 0/0 de la population appartient à la religion protestante et le 41 0/0 environ à la religion catholique.
- Instruction publique
- La Suisse comprend 3.617 communes scolaires qui possèdent 5.834 écoles du degré inférieur où Y instruction -primaire est donnée L’instruction primaire est obligatoire et gratuite. L’enseignement secondaire est donné dans un très grand nombre de collèges ou gymnases, d’écoles supérieures de jeunes filles et d’}écoles .spéciales ou professionnelles ; • il existe en outre un grand nombre d’établissements d’éducation qui ne dépendent pas de l’Etat.
- L’enseignement supérieur est donné dans les Universités de Zurich, de Genève, de Berne, de Lausanne, de Bâle, de Fribourg et à l’Académie de Neuchâtel. Zurich est en outre le siège de l’Ecole polytechnique fédérale. .
- La Confédération et les cantons n’ont pas exposé dans le Groupe 1 (Education et Enseignement) ; celui-ci compte des expositions de laboratoires universitaires, de particuliers ; la seule qui ait des attaches avec l’Etat est celle de l’Ecole des arts industriels de Genève ; cette école forme des ouvriers d’art par des cours théoriques et pratiques ; elle expose au Groupe I une salle à manger exécutée entièrement par ses élèves.
- Beaux-Arts
- La Confédération ne possède pas d’Ecole fédérale des Beaux-Arts ; elle consacre toutes les années une certaine somme à l’achat d’oeuvres d’art ou à la décoration de palais gouvernementaux.
- Au Palais des Beaux-Arts, la Suisse occupe trois salles pour ses peintures, sculptures, gravures, architectures, etc. Ses exposants de Groupe II sont au nombre de 140; les plus connus sont: M11= BreslaU: MM. Burnand, Giron, Bieler, Hodler, Sandreuter, Schwab, etc.' MM. Reymond deBroutelles expose la maquette d’un monument qui a ete érigé en 1898 à Lausanne.
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- M. G, Ador
- Commissaire général de la Suisse,
- Cliché E. Pirou
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- Industrie
- Les deux principales industries de la Suisse sont l’industrie textile et l’industrie métallurgique, puis viennent les industries qui se rattachent soit à l’alimentation, soit à l’agriculture.
- i° Les industries textiles comprennent en Suisse trois branches principales: l’industrie cotonnière (filature, tissage en blanc et en couleur, teinture en blanc et impression), la broderie et l’industrie des soies (retordage, filature, tissus et rubans).
- En 1898 l’industrie des cotons a importé pour 26 millions de francs de matières premières, et elle a exporté pour 17 millions de fils de coton et pour 29 millions de tissus de coton. Elle est peu représentée par des produits à l’Exposition de 1900 où la Suisse envoie par contre dans le -Groupe XIII un grand nombre des machines dont elle fait usage, telles que celles pour la filature et le retordage, des dévidoirs, trieuses, machines à laver, à essorer, etc.
- L’industrie de la broderie a exporté en 1898 pour 83 millions et demi de francs ; son siège principal est dans les cantons de Saint-Gall et d’Appenzell. Elle expose d’une manière très brillante au premier étage du Palais du Groupe XIII où de grandes vitrines réunissent les principaux fabricants suisses. Au rez-de-chaussée de ce Palais se trouvent aussi des métiers à broder travaillant sous les yeux du public.
- L’industrie des soies a importé en 1898 pour 121 millions de matières ‘ premières et elle a exporté pour 168 millions de produits fabriqués; on trouve au Groupe XIII soit des tissus, soit des spécimens des machines qui les ont produits. Les fabricants suisses de soieries ont organisé une exposition collective très importante.
- 20 L'industrie métallurgique comprend en Suisse la construction des machines, l’horlogerie, la bijouterie, les instruments de précision, les pièces à musique, etc., etc. Les produits de l’industrie métallurgique se rattachent à tous les Groupes industriels de l’Exposition de 1900 et rentrent dans l’un ou l’autre de ceux-ci.
- La Suisse présente une exposition très complète des divers appareils qu’elle construit : on trouve aux Groupes IV et V des machines à vapeur, des dynamos, des turbines, des régulateurs, des pompes, des machines-, outils, etc.; aux Groupes VII et X des machines agricoles, une grande.-machine à glace et d’autres appareils analogues; au Groupe VIII toutes^ les machines employées pour l’industrie textile.
- Ne trouvant pas en Suisse le combustible nécessaire à ses usines, ; l’industrie suisse s’est attachée à tirer parti des forces naturelles produites par les cours d’eau; grâce aux progrès de l’électricité, ces énergies latentes et inutilisées jusqu’ici sont captées au moyen de puissantes turbines, soit, dans le lit même des fleuves et des rivières, soit au fond des vallées escarpées où se trouvent les chutes d’eau ; elles sont transformées en
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- force motrice et envoyées par câble, souvent à de grandes distances, dans les usines et dans les centres industriels; dans certaines villes suisses on distribue actuel 1-ement la force motrice à domicile comme l’eau et le gaz. ....
- Le Commissariat suisse a fait exécuter, grâce à l’habile collaboration de MM. les professeurs Prasil, Stodola et Wyssling, une exposition de ces stations centrales d’électricité; elle figurera au Salon d’honneur de l’électricité et consiste en plans, coupes, photographies, etc.
- Dans l’annexe de Vincennes il y a une exposition intéressante de locomotives comprenant des locomotives à voie normale de très grandes dimensions et des locomotives à voie étroite pour les chemins de fer suisses de montagne, pour les tramways et pour les chemins de fer de l’Abyssinie.
- Les principaux exposants de machines sont MM. Sulzer frères, Escher Wyss et C°, J.-J. Rieter, Mertz, Brown Boveri, les ateliers de construction d’Oerlikon, Bell, Burckhardt, etc.
- L'horlogerie a exporté en 1898 pour 106 millions ; ses principaux centres sont Genève, le canton de Neuchâtel, quelques localités des cantons de Berne et de Vaud (Bienne, Saint-Imier, la vallée du lac de Joux, Sainte-Croix). L’exposition d’horlogerie au Groupe XV est la plus importante de celles auxquelles la Suisse participe ; elle réunit une centaine de fabricants dans un salon décoré en style suisse où sont groupées les vitrines de cette classe, ainsi que celles de la bijouterie et de l’orfèvrerie.
- Les instruments de précision, les pièces et boîtes à musique ou à automates méritent également une mention spéciale; tous deux figurent à l’exportation avec 3 millions. Chacune de ces industries a son salon spécial dans le Palais du Groupe III.
- 3° Les industries se rattachant à l’alimentation sont représentées en Suisse principalement par la fabrication des fromages, du lait condensé et de la farine lactée, des chocolats, des potages préparés, de la confiserie, etc. Tous ces produits alimentaires sont exposés aux Groupes VII etX, à l’extrémité de l’ancienne galerie des machines; celle-ci a été décorée Par une façade en bois dans le style des chalets suisses. Les produits alimentaires exposés sont mis en vente dans un chalet suisse qui s’élève au nord-est de la tour Eiffel et qui sert de bar de dégustation tout en représentant dans les jardins du Champ de Mars, l’architecture suisse l’industrie des bois.
- 4° A côté de ces trois groupes d’industries on peut encore citer la fabri-cation des fils et tissus de laine, des pailles et du chanvre tressé, des Produits chimiques, des couleurs d’aniline, des cuirs, puis celle des Poteries et des articles en bois, notamment l’industrie des bois scupltés. ^ette dernière figure dans le Palais de l’Esplanade des Invalides aux groupes XII et XV ; elle y expose un petit salon destiné au nouveau relais fédéral à Berne.
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- Agriculture
- La fortune immobilière totale de la population agricole est évaluée ai 3420000000 de francs dont 570 millions pour les bâtiments. Le ren-1 dement de la culture des céréales est évalué en moyenne à 3 millions'de! quintaux métriques, valant environ 70 millions de francs, et suffisant à] peu près à la moitié de la consommation de la population indigène, i£>1| La vigne est cultivée principalement dans les cantons de Vaud, de] Genève, du Valais, de Neuchâtel et du Tessin; il existe aussi deVj vignobles dans la Suisse septentrionale et orientale.
- La production annuelle du lait est d’environ 15 millions d’hectolitres,| représentant environ 200 millions de francs ; ce lait est employé soit par] la consommation directe, soit par l’élevage, soit par la fabrication] du fromage, du beurre et du lait condensé.
- L’élevage du bétail est également une des branches importantes de l’agriculture suisse; la valeur totale des bestiaux existant en Suisse! était évaluée en 1896 à 592 millions de francs. Les forêts couvrent! 785000 hectares, et sont évaluées à un capital de 1440000000.
- Au Groupe VII, Agriculture, la Suisse expose des moulins complets etj| en marche, des installations de fromageries, des outils agricoles, etc.£|
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- Commerce
- Le commerce suisse est extrêmement actif, ses relations s’étendent sur le monde entier; sauf les Pays-Bas, aucun autre pays du globe ne présente un mouvement de marchandises proportionnel à sa population aussi considérable que celui de la Suisse; celle-ci doit tirer presque toutes ses matières premières de l’étranger et réexporte la majeure partie de ses produits fabriqués. Pendant les quatre dernières années évaluées par la statistique, le commerce spécial (les métaux précieux exceptés1) s’est élevé aux sommes suivantes :
- 1895 1896 1897 1898
- Francs Francs Francs Francs
- Importation. 915.856.000 993.859.000 1.031.220.000 1.065.305.000, Exportation. 663.360.000 688.096.000 693.173.000 723.826.OOOj
- Le commerce général, c’est-à-dire la totalité du mouvement des! marchandises y compris le commerce d’entrepôt et de transit, se monte^ aux chiffres suivants :
- 1895 1896 1897 1898 J
- Francs
- Importation 1.309.224.000 Exportation 1.134.915.000
- Francs
- 1.439.077.000
- 1.133.632.000
- Francs
- 1.496.618.000
- 1.155.905.000
- Francs
- 1.558.676.000
- 1.208.784.000
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- Armée
- L’armée suisse est une armée de milices ; le service militaire est obligatoire; tous les citoyens suisses y sont soumis de 20 à 44 ans. L’armée se compose de l’élite comprenant les hommes âgés de 20 à 32 ans, de la landwehr où passent jusqu’à 44 ans les soldats qui sortent de l’élite, et du landsturm comprenant les hommes de 17 à 50 ans non incorporés dans l’élite ou la landwehr. En 1899 l’état effectif de l’élite indiquait environ 150.000 hommes, celui de la landwehr 85.000 hommes et celui du landsturm 271.000 hommes.
- La Suisse n’expose pas dans le Groupe XVIII.
- Industrie des hôtels
- La Suisse est très probablement le pays du monde le plus visité par les voyageurs et touristes. Les hôtels sont au nombre d’environ 5.000, une bonne partie d’entre eux ne sont ouverts qu’en été, d’autres sont fréquentés surtout en hiver; on en trouve jusqu’à une altitude de 2.000 mètres et plus. Le mouvement des étrangers oscille actuellement entre 2 et 3 millions de voyageurs, c’est en juillet et en août qu’il est le plus actif. Diverses stations climatériques suisses, notamment celles du canton des Grisons, de Montreux et de Leysin, exposent dans la Classe ni (hygiène) des vues et des plans de leurs établissements.
- Moyens de communication
- La Suisse possède un réseau de routes soigneusement entretenues qui ont une importance particulière dans les cols non encore traversés par des chemins de fer. On peut citer parmi les plus connues celles qui franchissent le Brünig, le Grimsel, la Furca, le Simplon, le Gothard, le Splügen, le Bernardin, la Bernina, etc. Le Saint-Gothard est percé depuis 1882 par un tunnel, le Brünig est franchi par une voie ferrée, on travaille activement au percement du Simplon; l’entreprise de ce tunnel montre au Groupe VI une exposition très intéressante de la nature des roches et des perforatrices en activité.
- Les chemins de fer suisses sont des entreprises privées concessionnées par la Confédération: celle-ci a fait usage du droit de rachat qu’elle s était réservé et les lignes à voie normale passeront entre ses mains en I9°3- En 1897 la longueur totale des lignes suisses de chemins de fer était de 3,824 kilomètres, occupant un personnel d’environ 27,000 employés et ayant transporté 53 millions de voyageurs avec 13 millions de tonnes de marchandises. Les locomotives suisses se trouvent à l’annexe
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- de Vincennes; on remarque particulièrement celles destinées aux chemins de fer de montagne.
- La navigation est très active sur les lacs suisses qui sont sillonnés par un grand nombre de bateaux à vapeur servant au transport des voyageurs ; on y voit en outre une foule de petites embarcations de plaisance à vapeur, à voile et à rames, tandis que de grandes barques font le transport des marchandises.
- L’exploitation des postes, télégraphe et téléphone, est un droit régalien de la confédération ; en 1898 il y avait en Suisse 3.485 bureaux de poste, 2.039 bureaux de télégraphe et 35.536 stations téléphoniques.
- Divers
- Poids et mesures, Monnaie
- La Suisse a adopté entièrement le système métrique. Au point de vue monétaire, elle fait partie de l’Union latine qui comprend avec elle la France, l’Italie, la Belgique et la Grèce.
- Banques
- La Confédération suisse ne possède pas de Banque d’Etat; une loi fédérale réglemente l’émission des billets de banque, dont le remboursement est garanti par une encaisse métallique. Ces billets sont émis par des banques cantonales ou par des banques privées.
- La surveillance des Sociétés d’assurances appartient à la Confédération, qui a promulgué en 1885 une loi sur cette matière. En 1897, il y avait en Suisse 33 Compagnies d’assurances sur la vie, suisses ou étrangères, autorisées à opérer en Suisse, 18 sociétés d’assurances contre les incendies et 13 sociétés d’assurances contre les accidents.
- Une loi fédérale du 23 décembre 1886 a institué le monopole de l’alcool. La Confédération, en prenant cette industrie en main, a eu pour but de lutter contre l’alcoolisme et de protéger l’agriculture.
- Les bénéfices de ce monopole se répartissent entre les cantons à titre de compensation de la suppression des octrois.
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- Notice concernant la République de l’Équateur
- A VExposition Universelle de içoo
- Le Gouvernement de la République de l’Equateur s’est empressé d’accepter l’invitation du Gouvernement de la République française à prendre part à la grande Exposition Universelle de 1900, et, dans ce but, 150,000 francs ont été votés pour la construction d’un pavillon démontable qui devra être transporté à Guayaquil où il servira de bibliothèque municipale.
- Le Pavillon de l’Equateur occupe, à l’Exposition, au pied de la Tour Eiffel, une superficie de 150 mètres carrés dont la façade principale regarde la Seine. La construction, de style Louis XV, comporte deux étages surmontés d’une terrasse. A droite se trouve une tour terminée par une coupole dominant tout l’édifice. Au-dessus de la porte d’entrée en fer forgé, on voit un grand vitrail artistique qui contient une figure et un paysage allégoriques avec les armes de la République de l’Equateur. Ce vitrail est signé : H. Laumonnerie. De chaque côté, dans des niches aménagées à cet effet, ont été placés les bustes en bronze de deux génies des lettres équatoriennes : l’immortel poète Olmedo, champion de l’Indé-Pendance de l’Equateur, dont il fut le premier législateur, et Montalvo, Ie plus grand des prosateurs de l’Amérique du Sud. Ces bustes sont l'œuvre de M. Firmin Michelet, ainsi que celui du général Alfaro, Président de la République de l’Equateur.
- La construction se compose d’une charpente en fer et de murs en sciure de bois agglomérée recouverte de ciment poli qui lui donne l’aspect du marbre. Les sculptures extérieures sont exécutées par M. Henri Gayot. La hauteur de l’édifice est de 12 mètres ; la tour en a 20. La lumière pénètre à flots dans l’édifice par sept larges baies et par un pla-l°ud vitré. Il y a une galerie centrale.
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- Le Pavillon est garni, à l’intérieur, de grandes vitrines et de meubles Louis XV rappelant son style extérieur*
- A l’ombre de belles plantes tropicales, prennent place les principaux produits du riche sol de l’Equateur, ainsi qu’un certain nombre d’échantillons de ses industries. Parmi les premiers il faut citer : le cacao, le café, le caoutchouc, les céréales de l’intérieur, les plantes, racines et écorces médicinales, les quinquinas de Loja, les salsepareilles, coca, etc.,
- le tabac d’Esmeraldas, le corozo ou ivoire végétal, les collections de minéraux de toute nature et les merveilleux bois de construction et d’ébénisterie dont la variété est incalculable et la qualité inappréciable, etc., etc. Parmi les seconds nous attirerons l’attention sur les tissus de fil, laine et coton, les tissus de fibres végétales, les confections, les dentelles et broderies renommées des femmes de l’Equateur, les jolis tapis, les commodes hamacs en fibres de palmier, les fameux chapeaux de Jipi-japa, — injustement appelés chapeaux de Panama, finement tressés avec la fibre d’un palmier (( to-quilla )), les harnachements et selles, de cuirs tannés; les ravissants petits oiseaux naturalisés au plumage étincelant ; les poteries, les jouets en corozo, la vannerie, les bois sculptés, les bijoux, les meubles incrustés, les cigares et les cigarettes aussi appréciés que ceux de la Havane; les fécules, farines, amidons, etc., etc. Dans les classes de l’alimentation : les pâtes, telles que vermicelle, maicéna, etc., les biscuits secs, le chocolat, les liqueurs, élixirs et apéritifs, l’alcool, l’eau-de-vie de canne, la bière, le sucre des grandes sucreries du littoral. Nous mentionnerons encore les antiquités en or, argent, pierre, écorce, terre et bois ; les objets appartenant à la race aborigène, les peintures à l’huile, les aquarelles, lithographies, typo-
- M. le Docteur Victor M. Rendon Commissaire général de l'Equateur,
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- graphies, impressions, reliures, les préparations pharmaceutiques, les photographies et vues de l’Equateur, etc., etc.
- Dans le hall du rez-de-chaussée se trouve installé un bar dont la concession a été accordée pour permettre d’y déguster le cacao de l’Équateur sous forme de chocolat, et son café.
- Les plans du Pavillon sont dus à M. Jean-Baptiste Billa, Chilien, mais architecte français, qui habite la France depuis son jeune âge. C’est lui qui a dirigé l’exécution de l’édifice.
- Le commissaire général de l’Équateur est M. le Dr Victor M. Rendon, ancien secrétaire de légation et consul général de la même république à Paris qu’il habite depuis longtemps. M. Julien Aspiazu a été nommé commissaire suppléant. Le secrétaire général du commissariat est M. Enrique Dorn y de Alsua, ancien consul de l’Equateur et secrétaire de la légation en France, chevalier de la Légion d’honneur. M. Miguel A. Carbo, actuellement consul général de l’Equateur à Paris, remplit les fonctions d’a.ttaché-rapporteur.
- L’Équateur a donné gracieusement l’hospitalité dans son pavillon à quelques exposants de l’Amérique centrale représentés par M. Crisanto Médina, ministre plénipotentiaire et commissaire général du Nicaragua.
- L’Equateur a presque toujours pris part aux grandes expositions d’Europe et d’Amérique. Pour ne parler que des plus récentes, il a figuré à l’Exposition Universelle de 1889, à l’exposition du centenaire de Colomb, Madrid 1892, et à l’exposition de Chicago de 1894.
- En 1889, la participation de l’Équateur eut lieu avec l’appui du gouvernement, mais avec les sommes données par les grands commerçants de Guayaquil. Le nombre des exposants fut de 46, dont 38 obtinrent 71 récompenses : 2 grands Prix, 5 médailles d’or, 24 médailles d’argent, 15 médailles de bronze et 25 mentions honorables. Un tel succès était dû autant à la qualité des objets exposés qu’aux sympathies que le commissaire général, M. Clemente Ballen, avait su conquérir en France dans l’exercice de ses fonctions de consul.
- Le gouvernement de l’Équateur n’a pas épargné d’efforts aujourd’hui pour resserrer une fois de plus ses excellentes relations avec la France en donnant tout l’éclat possible à sa participation à l’Exposition Universelle de 1900. Le congrès réuni à Quito en 1899 s’est empressé de seconder les vues du président, le général Eloy Alfaro, et de voter le crédit demandé à ce sujet. Par les soins de M. J. Peralta, ministre des affaires étrangères, un comité central d’organisation pour l’Exposition de 1900 a été créé à Quito sous la présidence de M. Carlos R. Tobar, directeur de l’Académie Equatorienne. Des sous-comités ont fonctionné dans les chefs-lieux des provinces. Une exposition préparatoire a eu lieu à Guayaquil en novembre 1899, à l’occasion du 25e anniversaire de la fondation de la Société Philanthropique. L’activité du gouvernement et l’enthousiasme des comités, ainsi que celui des nationaux poussés par leurs sympathies envers la France autant que
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- par leur patriotisme, ont permis de faire inscrire au catalogue général officiel 748 certificats d’admission répartis entre 70 classes, parmi lesquelles les classes 31, 39, 50, 52, 54, 59, 61, 62, 63, 80, 81, 82, 84, 85, 86, 91 et 99 présentent le plus vif intérêt. Un aussi grand nombre d’exposants n’avait jamais été atteint encore dans les Expositions Internationales précédentes.
- Le gouvernement a donné l’ordre de faire frapper des médailles et de faire graver des diplômes commémoratifs qui seront distribués à la fin de l’Exposition.
- L’Equateur sera représenté à la plupart des congrès qui se réuniront à Paris en 1900.
- Pavillon de l’Equateur.
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- Le comte M. de Camondo Commissaire général du Royaume de Serbie.
- Notice concernant le Pavillon Royal de la Serbie
- A l'Exposition Universelle de içoo
- Le Pavillon de la Serbie, au débouché du pont de l’Alma, ouvre sur Lquai d’Orsay la série féerique des sections étrangères établies, sur une plate-forme à cinq mètres au-dessus de la voie du chemin de fer, comme une ville de rêves.
- Isolé des autres Palais il est en communication, par un escalier à quadruple volée longeant son flanc gauche, avec la berge de la rive fauche et, par la passerelle métallique établie en amont du pont de lAlma, avec le Cours-la-Reine sur la rive droite de la Seine.
- La Serbie, fière de son développement économique, a tenu à se pré-senter dignement à cette grande et pacifique revue des nations : son Maillon esj- inspiré des anciens sanctuaires tels que les couvents de ptudenitza, de Jitza, de Gratchanitza et Kalenitz établis selon les ! aill:iques traditions du rite Grec.
- | Le plan, en forme de croix grecque, avec quatre piliers intérieurs,
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- Cliché Adèle.
- S. M. le Roi Alexandre de Serbie
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- supporte entre des berceaux latéraux, un haut lanternon central contourné, en ses diagonales, de quatre coupoles basses appuyées sur des pendentifs.
- Les façades sont éclairées par de larges baies demi-circulaires pratiquées au droit de la pénétration des berceaux et n’ont pour décora-
- Le Pavillon royal de Serbie,
- W que des formerets ménagés sous les coupoles d’angles, ornés en leur refouillement de motifs empruntés à l’art Serbo-Byzantin, notamment au couvent de Kalenitz.
- Cet ensemble austère est tempéré par l’adjonction, du côté de la feçade principale, d’un très beau portique auquel on aboutit par un ferge emmarchement ; à chacun des deux angles se trouve [un kiosque fermé par des menuiseries vitrées.
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- Le kiosque de gauche est destiné à la fabrication des petites industries nationales. Il se dégage, par un escalier, sur une terrasse de plein pied avec le sol de l’avancée du pont de l’Alma.
- Celui de droite, prolongé d’une annexe en charpente et menuiseries vitrées, renfermera un musée Ethnographique Serbe.
- A la sortie du Musée une terrasse pourtournant le Palais, conduit à une légère Loggia qui abrite la sortie principale.
- La grande salle du Pavillon, dont les kiosques ne sont que les' annexes, est divisée en huit sections la minéralogie, l’agriculture, l’instruction publique, les travaux de l’Ecole militaire de Kragouévatz, l’industrie domestique, les costumes et broderies, les vins et les tabacs.
- La Commission chargée à Belgrade de la préparation de l’Exposition Serbe a été composée des personnages les plus éminents : anciens ministres, membres du Conseil d’Etat, professeurs à l’école des Hautes Etudes, avocats, chefs de sections au ministère du Commerce.
- Le Commissariat général de Serbie près l’Exposition a pris toutes ses dispositions en vue d’une installation pittoresque des produits et objets qui ont été groupés par la Commission royale : céréales, tabacs, vins et alcools, bois et métaux, minéraux d’or, de zinc et de plomb argentifère, produits mécaniques et travaux de l’Hcole militaire, orfèvrerie, cartographie, meubles de style et mobilier rustique, tapis et broderies se présenteront à leur place rationnelle et attireront l’attention du public. :
- La surface occupée par les constructions, dont les plans ont été élaborés par M. Kapetanovitch, professeur d’architecture à l’Ecole des Hautes Études de Belgrade, mesure 550 mètres carrés : les travaux ont été exécutés sous la direction de l’éminent architecte M. A. Baudry (qui a ajouté aux plans primitifs des décorations du plus gracieux effet) par les soins de la Compagnie française du Métal Déployé.
- M. Tedeschi
- Secrétaire général de Serbie.
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- Notice sur la section des Etats=Unis
- A l'Exposition Universelle de igoo
- Lorsque la République française fit transmettre à sa République sœur par delà les mers une invitation sollicitant son concours à l’Exposition internationale universelle qui devait être organisée à Paris en 1900,1e peuple des États-Unis reçut et accepta la convocation avec la plus cordiale satisfaction. L’époque à laquelle sera célébrée cette solennisation est la limite la plus récente dans notre histoire ; car elle constitue le point de démarcation entre le siècle expirant, tout lumineux par les grands événements qui l’ont distingué, et le siècle naissant, plus attrayant encore par les merveilles qu’il nous profnet. La nation qui s’est chargée de cette entreprise est, entre toutes, la nation la mieux douée par son génie, sa versatilité et son savoir-faire, pour mener l’affaire à un résultat triomphant. C’est l’omphalos de l’univers.
- Pour le peuple des États-Unis, cette invitation constituait en Même temps un défi. En effet, peu d’années auparavant seulement, sur la rive la plus écartée d’une mer intérieure lointaine, dont les sables avaient à peine perdu la trace des cerfs ou l’empreinte du ®ocassin, où les brises étaient encore chargées des parfums aromatiques du pin, du cèdre et du sapin, ce peuple avait conçu une Exposition grandiose dans ses contours et parfaite dans l’exécution de ses détails, et qui surgit dans ce pays éloigné comme une exhalation, revélant à la fois la force des montagnes, l’ampleur d’un horizon de soleil couchant et le repos de la vraie grandeur teintée des reflets d une aube naissante ou du vif éclat de l’aurore dans un ciel septen-ri°nal. Les Français ont contribué dignement et généreusement au
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- succès de l’Exposition de cette cité Blanche, tant comme individuels que comme nation. Leur concours inestimable a été reçu cordiale-ment par les Américains, qui leur en garderont toujours un souvenir bienveillant. Or donc, lorsque, poussée par un sentiment de riva-lité non moins débonnaire que celui que montrèrent ses pères à nos pères lors de l’entrevue du camp du Drap d’Or, la France dit au peuple des États-Unis : « Venez, traversez l’Océan et laissez-nous vous montrer comment nous organisons une Exposition », les citoyens de l’Amérique ne pouvaient qu’agréer.
- Mais ce n’est pas tout. Sans tenir compte de la ferme croyance qui règne dans l’esprit de la jeunesse instruite de l’Amérique que Paris et paradis ne diffèrent que dans l’orthographe et non en réalité, nul ne peut s’empêcher de constater le grand sentiment d’amitié qui entraîne notre peuple vers celui de la France. Ce sentiment se trouve mêlé à toutes les traditions de la nation et se perpétue par l’instruction donnée même dans les écoles élémentaires. Tout écolier est au courant de l’assistance que nous prêta le roi de France au moment de la crise de nos efforts révolutionnaires; il connaît les faits qu’ont illustrés La Fayette, de Grasse et Rochambeau, et l’histoire de la victoire de Yorktown. Il sait aussi que plus de la moitié du grand domaine continental des États-Unis était jadis française et connue sous le nom de Louisiane. Partout, sur les cartes des États-Unis, il rencontre des noms français d’explorateurs, de missionnaires, tels que Champlain et La Salle, Marquette et Hennequin, puis, plus loin, Illinois, Détroit, Saint-Louis et la Nouvelle-Orléans. Les enfants des États-Unis érigeront dans les jardins du Louvre, au coeur même de Paris, un monument commémoratif de leur grande affection pour la France, sous forme d’une statue qui devra immortaliser le nom bien-aimé de La Fayette.
- En dehors de toutes les considérations que nous venons de proposer, il est certain que tout homme d’affaires d’esprit a reconnu que le moment était venu où les États-Unis de l’Amérique devaient s’appliquer à occuper le rang qui leur est dû entre les autres nations, à toutes les assemblées internationales. Que les sujets de dissertation de ces Congrès traitent des méthodes pratiques à appliquer en temps de guerre ou des moyens à employer pour assurer la paix, qu’ils se rapportent à des discussions scientifiques ou sociales ayant trait soit à l’éducation, soit au commerce, peu importe; car les éléments constitutifs d’une grande puissance nationale se trouvent si amplement représentés aux États-Unis, aussi bien en raison de l’étendue du pays, du nombre de ses habitants, des richesses accumulées et du pouvoir d’accumulation que par l’intelligence de son peuple, son adresse, son énergie, son esprit d’hostilité et sa grande habileté pr°' ductiveet commerciale, que c’est un devoir qui s’impose à cette jeun®
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- William Mc Kinley,
- Président de la République des États-Unis.
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- nation que de proclamer le rang qu’elle doit occuper parmi les autres puissances, prendre part aux congrès internationaux et imposer ?a voix dans toutes les délibérations qui peuvent concerner le bien-être du monde. Pendant plus d'un siècle l’attention des États-Unis s’est portée exclusivement sur la gestion des propres affaires du pays; mais, aujourd’hui, tout en maintenant celte attitude, la nation ne devra pâs oublier que ses affaires sont intimement liées aux qucs-tions qui agitent une humanité commune.
- Mais les responsabilités et les devoirs sont inséparables. Ce n’était pas seulement un privilège d’accepter l’invitation de la France à prendre part à l’Exposition de 1900, et ce n’était pas non plus simple-ment dans le but d’accepter le défi honorable d’un digne concurrent, ni même uniquement pour donner satisfaction aux sentiments bienveillants que portait son peuple aux Français, mais c’est aussi en réponse à une grande obligation internationale, reconnue de tous et hautement appréciée par le peuple américain, que la nation, répondant à l’invitation de la France par l’intermédiaire de ses représentants réunis en Congrès, s’est décidée à occuper la place qui lui était propre à l’Exposition de 1900.
- « Nous venons, le cœur plein et les mains pleines », telle fut la réponse qui fut rendue aux avances des Français.
- Des investigations préliminaires furent entreprises et un rapport dressé par le major Moses P. Handy, commissaire spécial, dont la mort, vivement regrettée de tous, survint peu après. Sa mission, à la fois difficile et délicate, était de transmettre aux autorités françaises la réponse des États-Unis à l’invitation qui leur était faite, et de présenter un rapport sur les conditions qu'imposaient les décrets a» Congrès. Le Congrès, réuni le 1er juillet 1898, vota un décret autorisant la participation nationale à l’Exposition, ainsi que la nomination d’un commissaire général et d’autres délégués et l’appropriation des fonds nécessaires à la bonne exécution de ses décrets.
- En conséquence de cette autorisation, le Président nomma M. Ferdinand W. Peck, de Chicago, commissaire général, M. B. D Woodward, de l’Université de Columbia, New-York, commissaire général adjoint, et M. Frederick Brackett, du Ministère des Finances à Washington, secrétaire. De plus, dans l’organisation développée plus tard, deux directions principales ont été créées, l’unj pour les Expositions ayant à sa tête M. Frederick J.-V. Skiff, du FieW Columbian Muséum de Chicago, en qualité de directeur en cheMe; Expositions, et l’autre, le bureau des affaires à la tête duquel a eif placé M. Paul Blackmar, également de Chicago, comme directeurde affaires. La classification arrêtée par les autorités françaises 1 donné lieu à la subdivision des Expositions en dix-huit groupes, 1# quels, pour des raisons d’économie et de plus grande efficacité,011
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- été répartis entre dix fonctionnaires principaux, nommés directeurs. Pans certains cas, il se trouve que deux et même trois groupes ont été placés sous la gestion d’un seul directeur. Les bureaux résultant de cette répartition sont indiqués ci-dessous :
- Bureaux :
- Directeurs :
- Éducation et économie sociale, Beaux-arts,
- Arts libéraux et industries chimiques, Machines et électricité,
- Transports, armées de terre et de mer, Agriculture, horticulture, aliments, Forêts, pêche,
- Mines et métallurgie,
- Industries textiles,
- Ameublements et industries diverses,
- Iloward J. Rogers.
- John B. Gauldwell.
- A. S. Capehart.
- Frances F. Drake. Willard A. Smith. Charles Richard Dodgk. Tarlelon H. Bean. Frederick J. V. Skiff. John H. Me Gibbons.
- M. H. Hulbert.
- Jury et Congrès,
- James H. Gore.
- Les bureaux ont été organisés : à Chicago, à l’Auditorium; à New-York dans 1’ « Equitable Building » ; à Washington, dans le bâtiment du ministère de l’agriculture ; enfin, à Paris, 20, avenue Rapp.
- Des négociations pour l’allocation d’emplacements ont été immé • diatement engagées avec les autorités françaises qui, après certaines discussions, entraînant le plus haut talent diplomatique des deux pays, ont fini par accorder aux Etats-Unis, un espace aussi grand que le permettaient les conditions restreintes.
- La superficie totale assignée aux sections des États-Unis couvre une surface de 31,474 mètres carrés, y compris les allées et les contre-allées.
- En février 1900, le Président des États-Unis nomma les dix-huil commissaires désignés dans la liste suivante :
- Commissaires des Etats-Unis : Nommés par le Président.
- Mme Potter Palmer (Illinois). , James Allison (Kansas).
- Sfutus J. Clay (Kentucky).
- Charles A. Collier (Géorgie). > Michael H. de Young (Californie). William L, Elklns .(Pensylvanie).' Cgden H. Fethers (Wisconsin). Peter Jansen (Nebraska).
- Calvin Manning (Iowa).
- Franklin'MuRPHY (New Jersey). Henry A. Parr (Maryland). Henry H., Put;ney (New Hamp-shire).
- Al vin H. Sanders (Illinois). Louis Stern'(New-York). William ti.Thompson (Michigan). William M.Thornton (Virginie). Arthur E. Valois (New-York). Thomas F. Walsh (Colorado).
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- volume Annexé du catalogue général officiel
- Un pavillon national mesurant 813 mètres de surface et 51^,50 de hauteur a été construit au quai d’Orsay, dans un style pleinement digne de la noblesse et de la position de la nation qu’il doit représenter. D’autres bâtiments ont été érigés au quai d’Orsay, sur l’Esplanade des Invalides, sur l’avenue de Suffren et à Yincennes, selon qu’on en a vu la nécessité. De plus, plusieurs constructions ont été élevées à Vincennes par divers exposants américains.
- Les emplacements réservés aux expositions, soit par les allocations dans les grands palais de l’Exposition, soit dans les édifices construits à cet effet, ont été remplis de matériel trié avec le soin qui s’imposait par suite de l’espace relativement restreint des surfaces concédées. Les expositions sont parfaitement caractéristiques de leurs diverses classes. D’après le catalogue ci-joint, le nombre total d’exposants de la section américaine présentant des expositions distinctes s’élève à 6,563. Si les participants aux expositions collectives étaient compris dans cette évaluation, le nombre total d’exposants dépasserait de beaucoup 7,000. On n’a pas encore réussi à déterminer le nombre exact des expositions distinctes présentées, puisque cette évaluation dépendrait beaucoup de la signification donnée au terme exposition. D’après les calculations conservatrices, le nombre d’expositions varierait entre 25,000 et 30,000.
- Nous croyons fermement que nul citoyen des États-Unis n’éprouvera le moindre sentiment de désenchantement après avoir visité les expositions présentées par son pays. Sans nul doute une forte proportion des objets exposés méritera l’appréciation des autorités chargées de déterminer les mérites relatifs et comparatifs des expositions. Le commissaire général est tout confiant que les sections américaines présenteront une bonne part des expositions qui se distingueront par leur excellence et justifieront le progrès de la science et de l’invention. Il est néanmoins évident que les grands trésors de la production d’un pays, ceux qui contribuent le plus à sa gloire et l’élèvent parmi les autres nations, sont ceux qui ne se prêtent pas à être enchâssés dans les pavillons d’une exposition, à être étiquetés, numérotés et inscrits dans son catalogue. Quelques-uns de ces trésors sont visibles et tangibles, tels les trains et les voies et ponts de chemins de fer; tels les édifices en acier dont la cime atteint les nuages; tels les canaux de drainage de Chicago, le télescope Yerkes; telles les forêts et les plaines; tels les vastes champs de blé bordés par l'horizon; telles les plantations de coton d’un blanc d’ivoire sous les froids rayons de la lune; telles les immenses étendues ininterrompues couvertes de maïs au doux bruissement et qu’un train volant côtoie peu’ dant une heure; tels les profonds ravins et les cascades rugissantes) telles, enfin, les hauteurs écrasantes de ses pics neigeux.
- L’exposition la plus importante que présente aujourd’hui la nation
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- Ferdinand W. Peck,
- Commissaire général de la République des États-Unis,
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- américaine aux yeux de l’univers, c’est elle-même, c’est son peuple avec ses institutions et les résultats qu’elle a obtenus. Cent vingt-quatre années se sont écoulées depuis le jour où treize colonies anglaises en Amérique déclarèrent leur indépendance; cent dix-sepj années depuis le jour où la nation mère reconnut cetle indépendance. Les ans qui se sont succédé entre ces événements et le commencement du xixe siècle ont été remplis d’efforts et riches en résultats qu’il ne faut pas estimer légèrement sans doute ; cependant, il n’en demeure pas moins vrai que les États-Unis,que nous contemplons à la fin du xixe siècle, se sont développés pour la plupart dans le courant de ces cent dernières années. Par voie de l’Exposition de 1900, il ne serait donc pas mal à propos de présenter avec la brièveté qu’impose la situation une Exposition rétrospective des États-Unis de l’Amc-rique.
- En 1801, les États-Unis ne constituaient encore qu’un pays admis depuis peu de temps dans la grande famille des nations et à peine parvenu à sa majorité. Son héritage était plutôt en posse qu’en esse. Son capital, comme la richesse de bien des jeunes gens, consistait pour la plus grande partie en jeunesse, en vigueur, en espoir et en liberté. A son actif, une forêt vierge, traversée par-ci par-là d’un cours d’eau ou d’un sillage et peuplée par des tribus sauvages et hostiles. Une bande de territoire colonisée et cultivée s’avançait de l’intérieur du pays vers la mer sur une distance de 100 à 300 milles et longeait la côte sur une longueur de 1,000 milles. Quatre millions habitants environ étaient disséminés dans cette région; c’étaient pour la plupart des fermiers luttant hardiment avec un sol bien rude pour se procurer une maigre subsistance. Peu de manufactures encore dans ces jours-là : les fermiers se voyaient forcés de pourvoir eux-mêmes à tous leurs besoins par les métiers les plus variés. On a même vu en un jour tondre le mouton dès l’aube, faire passer la laine par les différents procédés de filage, de tissage et de teinture, et, pour terminer l’exploit, découper, coudre et compléter, avant la fin de la même journée, un vêtement avec le drap ainsi obtenu.
- Les villes étaient peu nombreuses : citons Philadelphie et New-York au centre, Boston dans le nord et Charleston au sud. Philadelphie, la ville la plus importante entre toutes, comptait à peine 81.000 âmes. Les distances étaient grandes et les voyages difficiles-Il fallait compter huit à quinze jours, selon la saison ou l’état des chemins pour faire en voiture le trajet de Boston à New-York. Le maître des postes portait lui-même le courrier dans une chaise à un cheval et mettait environ huit jours pour effectuer le service de Washington à New-York.
- Les titres établissant les droits que les diverses colonies avaient
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- sur les territoires qu’elles apportaient pour leur part aux États-Unis élaient généralement bien vaguement définis et souvent contradictoires. Dans certains cas, les daims s’étendaient ostensiblement jusqu’à l’océan Pacifique. Une fois le conflit avec la mère patrie réglé, les États-Unis se trouvèrent possesseurs d’un vaste pays bordé-au nord en partie par les grands lacs et le Saint-Laurent, à |>est par l’Océan, au sud par les possessions espagnoles des Flores et à l’ouest par le Mississipi. Ce territoire mesurait 2,098,000 kilomètres carrés de superficie.
- La première moitié du siècle surtout fut marquée, pour le nouveau pays, par une période d’expansion. Les Florides furent cédées par l’Espagne et la Louisiane achetée à la France; cette dernière comprenait tout le pays situé entre les bouches du Mississipi et de la Sabine sur la côte du golfe; elle s’avançait au nord le long du grand fleuve jusqu’au Canada et comprenait tout le territoire entre le Canada et le Mexique, s’étendant vers l’ouest jusqu’à la grande chaîne des montagnes rocheuses que l’on appelle aujourd’hui la Sierra-Névada. A l’ouest de cette chaîne de montagnes et au nord se trouvait l’Orégon qui fut réclamé à titre de découverte; au sud, la Californie, le pays aride du grand plateau central, et, à l’est, le Texas furent obtenus du Mexique grâce à une certaine combinaison d’influences dont la révolution, la conquête et l’achat formèrent les bases les plus ostensibles. Sans essayer de donner une énumération exacte des limites et des frontières des États-Unis, il convient de faire remarquer ici qu’ils couvrent aujourd’hui une large bande de territoire qui traverse le continent de l’Amérique du Nord de part en part et mesure environ 3,000 milles d’un océan à l’autre et 1,200 milles du nord au sud. La superficie totale de sa masse centrale continentale couvre non loin de 9 millions de kilomètres carrés, sans compter les pays excentriques, l’Alaska et ses dépendances, les îles d’Hawaï et de Porto-kico et les conquêtes récentes aux Philippines. Le territoire acquis par les États-Unis pendant la première moitié du xixe siècle égale à peu près le double de l’étendue de pays occupée au début de cette Même période.
- Cependant cet agrandissement du territoire, tout en étant un élément nécessaire au développement subséquent du pays, n’est qu’un kit de moindre importance dans l’histoire du progrès atteint dans |e courant du siècle. Une grande immigration de peuples, commencée aPeu près avec le xixe siècle, se perpétuant comme un flux sans cesse grandissant et qui, même aujourd’hui, ne laisse pas entrevoir ^ possibilités d’abaissement, a distribué des millions d’habitants Par toute cette vaste contrée. Son mouvement a pris naissance dans es Etats limitrophes de l’est, et bientôt on vit des traînées d’émi-
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- grants venir s’y déverser de tous les différents pays de l’Europe. ns y venaient pour trouver la liberté, un sol fertile ou des richesses en métaux précieux; ils s’y rendaient pour rejoindre des amis; ils s’aventuraient pour échapper aux exigences imposées sur leur personne par le service militaire obligatoire, ou sur leurs biens par de lourds impôts; ils accouraient dans l’espoir de secouer le joug accablant de constitutions oppressives et se faire une posilion là où ils seraient libres de penser et de parler selon leurs convictions. Ce flot d’émi-grants dégorgea sur les hauteurs de l’est, puis se répandit sur le grand plateau central jusqu’au moment où il vint se heurter à la formidable chaîne de montagnes du continent américain. Mais rien n’arrêta son courant débordant qui s’avança sans trêve, inondant le versant occidental jusqu’aux rives mêmes de l’océan Pacifique, C’est ainsi que des millions d’arpents de terrain labourable sont tombés entre les mains de plusieurs millions d’hommes, soit sans prix aucun, soit à des prix si minimes que le bénéfice réalisé par une seule moisson suffisait pour les libérer. Comme l’on peut bien penser, les terrains les plus précieux sont actuellement occupés, mais il reste encore néanmoins plusieurs millions d’arpents de terrain qui méritent richement d’être acquis par ceux qui voudraient les exploiter. Ces hommes donc, ces affamés de terre et de biens, n’ont formé que l’avant-garde de la multitude surgissante.
- Ces premiers émigrants ont bientôt été suivis de ceux qui ont construit les chemins de fer, qui ont tracé les villes, fondé les grandes cités, qui se sont appliqués à construire des moulins, des hauts fourneaux, des manufactures et à produire tout ce qu’il était possible d’obtenir des métiers les plus divers et de l’habileté de leurs artisans. Ceux-ci ont bâti des demeures, ils ont planté des forêts, ils ont fait les grandes routes et construit des églises; mais au centre de chaque village leur oeuvre la plus importante, l’édifice le plus coûteux et le plus élégant, celui que l’on aperçoit de tous les points de vue et qui frappe les premiers regards du voyageur, c’est la maison d’école. Au milieu des fermes, près de chaque coteau, sur le site le plus gai et le plus pittoresque et bien entouree d’arbres et décorée de fleurs, s’élève partout l’école communale de la région.
- Ce mouvement du peuple n’a pas été simplement suivi par les chemins de fer; au contraire ceux-ci l’ont précédé. La voie de fer a été poussée activement en avant, traversant la prairie sauvage encore inhabitée, et à peine les rails étaient-ils poses que les trains arrivaient chargés d’émigrants accompagnés de leur famille et amenant leurs bestiaux et leurs biens : si bien que cette grande étendue inculte et déserte sur laquelle erraient encore les daims craintifs, Ie loup et le bison et que caressait de temps à autre l’ombre d’une migration d’oiseaux, devint petit à petit une superbe mosaïque efl'
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- Ue Palais de la République des États-Unis,
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- bellie et enrichie de toutes parts par les demeures de travailleurs heureux et fortunés.
- 11 faut considérer la question pendant un moment avant de pouvoir apprécier justement la signification de cette grande migration vers les États-Unis. D’après le recensement de 1880, on a constaté que les deux cinquièmes au moins des habitants tenaient leur droit de cité d’autres pays, pour la plupart de quelque pays d’Europe leurs parents au moins étant nés dans un pays autre que les Etats-Unis. Plus tard, un maire de Chicago s’est vanté que dans sa cité se trouvaient réunis plus d’Irlandais qu’à Dublin, plus d’Allemands qu’à Berlin, plus de Suédois qu’à Stockholm, plus de Grecs qu’à Athènes, et ainsi de suite jusqu’à épuisement d’une liste très considérable de noms. Les citoyens nés aux Etats-Unis étaient donc en minorité.
- La plupart de ces immigrants, en changeant de nationalité, ont fait de grands sacrifices qu’ils n’ont reconnus bien souvent que plus tard au cours de leurs nombreuses expériences. Nous ne savons apprécier dans la vie combien est grande la portion de capital qui nous vient véritablement en héritage de nos ancêtres, jusqu’au jour où, pour une cause ou pour une autre, nous perdons cet héritage fet nous quittons le pays natal pour aller fonder une nouvelle existence sous un ciel lointain. Les éléments intangibles du chez-soi, de la famille, les liens sociaux, les habitudes et les affections d’une paijt, et, d’autre part, les choses visibles, la vieille église entourée de sün arpent de Dieu, le sommet des montagnes doré par les premièrës lueurs de l’aurore radieuse et empourpré plus tard à la tombéé de la nuit, les champs tout silencieux sous les feux ardents du soleil de midi, les vergers et les prés, les grandes routes et les haies, entin, le foyer paternel, tout humble qu’il a pu être, tout a disparu, et tout doit être rétabli dans un nouveau pays. Les vieux entourages ne sont plus et avec les nouvelles scènes, avec les nouveaux liens s'est développée une conception nouvellè dê la vie, du devoir, de la liberté et même de la foi.
- L’immigrant aux États-Unis a perdu beaucoup, mais en revanclie iLâ trouvé beaucoup plus. En premier lieu, il a la liberté en matières politiques, sociales et religieuses. Les rouages de la forme et des traditions ont été détendus, les entraves delà caste ont été ébranlées. L’homme le plus humble est devenu un des facteurs de l’organisation sociale et des forces qui dirigent l’administration locale ou générale. Ceci ne veut pas dire qu’il ait agi sagement au début, m même par la suite; mais, cependant, c’était déjà pour lui un grand progrès, et la faculté de pouvoir agir de son propre chef, quelle qu’en soit la façon, a contribué au développement et à l’expansion de son âme tout entière. Il apprit bientôt que la liberté de son côté lu*
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- imposait certaines contrainles, non pas que les restrictions lui venaient du dehors, mais au contraire elles lui venaient de lui-même, vu que, pour se reconnaître libre, il devait en premier lieu respecter et protéger les libertés des autres.
- Avec la liberté, il trouva l’intelligence, un peu pour lui, mais beaucoup pour ses enfants; l’intelligence infuse par un système d’écoles publiques, partout évident, mais plus souvent remarquable par la propagation généreuse de ses facilités d’éducation élémentaire que pour l’extension ou la perfection de son instruction. Plus loin, l’in-r telligence propagée par une presse libre et active agrandit ses manières de voir et de comprendre et corrigea ses jugements.
- Ensuite, il trouva la concorde, cette union intime qui forme peut-être le point caractéristique le plus remarquable de la nouvelle vie qu’ont bientôt pris sur eux ces divers éléments émigrés. Rien d’aussi extraordinaire dans toute l’histoire de l’agrandissement de la population des États-Unis par le rassemblement de peuples venant de tous les pays et de tous les climats, que la rapidité et le degré de perfection avec lesquels ces éléments si contradictoires se sont fondus en Américains et unis comme citoyens d’une même patrie. Par exemple, les parents d’une famille en Amérique peuvent être Allemands ou Polonais, Suédois, Suisses ou Irlandais, selon les circonstances, mais ils conservent naturellement et nécessairement beaucoup des signes distinctifs de leur pays natal; ils s’attachent à leur manière de vivre, de parler, à leurs habitudes et à leurs instincts, ce qui du reste est bien naturel. Demandez à l’un d’eux quelle est sa nationalité, et sa réponse se moulera sans doute sur le fait de sa naissance. Mais une seule génération suffit à amener une transformation complète. Les enfants sont Américains, plus ardents dans la sincérité de leurs sympathies, plus fiers du nom et du lieu de parenté, plus inquiets de voir reconnaître de tous leur droit à cette nationalité que ceux dont un héritage semblable a été transmis de génération en génération par une lignée d’ancêtres. Le fils d’un Irlandais, d’un Scandinave, d’un Allemand, d’un Bohémien est toujours prêt à reconnaître sa parenté, mais il est encore plus fier d’avoir vu le jour sous le drapeauétoilé des États-Unis, et il veut que personne ne l’ignore.
- Est-ce le mélange de tant de types différents et fondus en un seul, est-ce le résultat d’influences nouvellement acquises et de l’élimina-don de celles que l’on croyait éventées ou nuisibles, ou sont-ce les forces d’attraction et de répulsion pleines d’ozone et chargées d’élec-tricité qui ont opéré ce changement ? Toujours est-il que l’Américain adéveloppé un type de caractère qui lui est particulier. L’Américain, lo et connu de tous, admiré de beaucoup, redouté par d’autres, ®ais reconnu comme ayant une fonction positive parmi les forces
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- actuellement en activité dans toutes les affaires du monde, l’Améri-cain, car tel est le nom que s’applique généralement le citoyen des États-Unis, est décidé dans ses opinions, nerveux et vigoureux en les faisant connaître, aussi prompt à l’action qu’il est vif à l’appréhension, respectant l’avenir bien plus que le passé, confiant en lui-même et fort de ses convictions. Il a du sang-froid, un esprit clair et réfléchi, et jamais il n’admet la défaite.
- Le citoyen américain lui-même est bien l’élément le plus remarquable de l’Exposition rétrospective.
- Qu’a-t-il fait ?
- Comme nous l’avons déjà vu, il a conquis le désert, soit forêt, soit prairie, et l’a parsemé de fermes et de foyers sans nombre. Le premier devoir du colon a été de pourvoir à l’abri de sa famille, puis de civiliser le terrain qui de nature était rude et sauvage. Si ses terres étaient couvertes d’une forêt, il fallait l’abattre ; si c’était une prairie, il lui fallait déblayer le terrain, faire des haies, des routes, canaliser les marais, bâtir des demeures et d’autres constructions. Une fois la ferme bien assujettie, on l’aménageait avec tous les accessoires et toutes les commodités nécessaires pour y rendre la vie agréable et le travail lucratif. Sa valeur dépendait généralement de ce que le propriétaire y avait mis de patience et d’efforts persévérants. Le terrain n’était guère plus qu’une opportunité, utile seulement selon l’emploi qui en était fait.
- En admettant que la superficie normale d’une ferme soit d’un quart de section de terrain, soit un demi-mille carré ou 800 mètres de long et de large, nous trouvons qu’à peu près neuf millions de fermes ont été établies dans le courant du siècle. Dans les premiers temps, le colon payait 100 dollars, soit 500 francs pour son quart de section; plus tard, il en recevait les titres, francs de charges, s’il avait vécu sur ses terres et qu’il les avait cultivées pendant cinq ans. Pour arriver à donner une juste idée de la valeur des fermes existant actuellement aux États-Unis, il faudrait pouvoir s’entendre sur le prix coûtant exact de l’unité de surface, au sujet duquel les opinions sont assez contradictoires. En estimant le prix de l’arpent de terrain à 20 dollars, ce que nombre d’appréciateurs considéreront comme étant un prix très minime, la valeur totale des fermes des États-Unis s’élèverait à la somme de 576,000 millions de francs.
- Nous n’entreprendrons pas de donner ici une évaluation complète de la richesse de production de ces terres. La grande variété du sol, de la température et du degré d’humidité que l’on rencontre dans les diverses parties d’une aussi vaste étendue cle pays, pourvoit naturellement à une variété également considérable de produits possibles à cultiver. Trois denrées cependant sont particulièrement dignes de
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- Benjamin D. Woodward.
- Commissaire général adjoint de la République des États-Unis.
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- menlion, comme fournissant, soit directement, soit indirectement les principaux articles que ce pays peut offrir au commerce dans ses rapports avec les autres peuples. Ce sont : 1° le foin ; 2° les céréales desquelles se détachent principalement le blé cultivé dans le Nord, et le maïs cultivé dans les régions centrales ; 3° le coton. Le blé et le coton s’exportent le plus souvent à leur état naturel, non manufacturé ; le foin et le maïs sont employés comme fourrages et apparaissent sur les divers marchés du monde, transformés en commodités moins volumineuses, sous forme de produits alimentaires pour les animaux. Quant au coton, il est partout admis que les États-Unis forment la source la plus importante de l’approvisionnement de coton du monde entier. Les grains et les viandes des États-Unis constituent un fonds de réserve auquel les autres pays peuvent avoir recours lorsque leurs propres ressources sont insuffisantes.
- Les quelques citations ci-dessous suffiront pour faire apprécier la capacité des États-Unis sous le rapport de la production.
- En 1896, les Etats-Unis ont donné :
- Blé......... 251 millions d’hectolitres évalués à 2.145 millions de francs,
- Maïs........ 670 — — 2.505 —
- Totalité des
- grains.. 1.123 — — 5.570 —
- Foin........ 60 millions de tonnes évaluées à 2.005 —
- Colon....... 257 millions de kilogr. évalués à 1.460 —
- Les trois denrées végétales : foin, céréales et coton, produites pendant une seule année atteignent ensemble un chiffre total de 9035 millions de francs.
- On verra donc facilement que, si l’on ajoutait à ces données la valeur de la récolte d’autres denrées telles que le tabac, les fruits, les légumes, le bois de construction, moins importantes individuellement, mais aidant aussi à grossir le total, et le rapport des produits animaux calculé sur l’excès du prix des aliments consommés pendant l’élevage, la valeur totale des produits agricoles ne pourrait se porter à beaucoup moins de 12.590 millions de francs par an.
- Mais la richesse productive du pays ne s’arrête pas non plus avec ces articles. La terre nous livre annuellement 147 millions de tonnes de charbon, 60 millions de barils de pétrole brut, 10 millions de tonnes de fonte, et pour 450 millions de francs de métaux précieux-
- Nous présentons ainsi, avec l’énumération de quelques articles mportants supplémentaires, la puissance des Etats-Unis de dans sa production de richesses matérielles provenant de ses p1’0' près ressources.
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- Il a déjà été fait mention des chemins de fer comme ayant été des a!rents qui ont contribué considérablement à l’établissement du pays et à la conquête du sol. L’histoire du développement des chemins de fer des États-Unis est brève comme partout au monde. Soixante-dix années seulement se sont écoulées depuis le commencement de cette grande industrie dans notre pays. Dans les premiers temps les chemins de fer s’étendaient lentement, ils se raccordaient aux endroits déjà établis, ils acceptaient les routes sous la pression de conditions imposées, ils étaient les serviteurs du public. Plus tard, leur progrès a été plus rapide et irrésistible ; ils se sont avancés au delà des limites de la civilisation, s’aventurant dans le désert comme une avant-garde et laissant derrière eux une carte toute tracée. Les constructeurs se frayaient un passage à travers les prairies, abandonnant des attaches sur la terre inégale, laissant tomber, chemin faisant, sur la route les rails chargés sur des wagons plats qui eux-mêmes suivaient la voie de 1er qu’ils venaient d’apporter ; ils bridèrent les cours d’eau et les arroyos ; ils enfilèrent les ravins ; certaines montagnes furent escaladées, d’autres furent transpercées. Il n’y avait pas d’obstacle si formidable qui ne pût être surmonté, soit que la voie le contournât, soit qu’elle le suivît ou qu’elle le minât. La question suprême, c’était d’arriver, d’aller d’un lerminus à l’autre à l’aide de constructions si élémentaires qu’elles fussent en apparence, si seulement elles étaient de force à supporter la marche du coursier de fer. Une fois la voie posée elle servait à son propre perfectionnement. On pouvait l’aligner, l’égaliser, y poser du ballast, installer des voies de chargement, des évitements, des gares, y placer des wagons de passagers, des marchandises et des locomotives. On traversait les Orges fleuves au moyen de bateaux, quitte à y ériger plus tard un viaduc permanent en fer. La montagne était flanquée d’un “ switch-back ” en attendant le tunnel qui, par la suite, devait le percer de part en part. C’est ainsi que la voie se trouvait être active et productive longtemps avant d’être terminée, si jamais on peut dire qu’un chemin de fer américain est véritablement terminé. Aujourd’hui les réseaux de lignes de chemins de fer des États-Unis, les grandes arbres du trafic défient la rivalité des chemins de fer de tous les pays du monde, par les avantages suivants : la solidité, la durabilité de la voie permanente dans ses plus menus détails ; la puissance et la vinsse de la force motrice ; le confort et l’aménagement du matériel de lagons passagers ; l’exactitude des correspondances, qui permet à toutes les lignes qui sillonnent une grande étendue de pays de se combiner comme si elles étaient toutes sous une seule administration ; e soin donné au transport des bagages et la certitude avec laquelle 'rés marchandises arrivent à destination et sont livrées entre les mains Qe leurs justes destinataires. Les wagons-lits, les wagons-restaurants,
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- les trains à couloir, les systèmes divers de freins automatiques et d’accouplements automatiques, tout tire son origine de l’Amérique et a trouvé son apogée sur les grandes lignes des États-Unis.
- Les lignes de chemin de fer actuellement en activité s’étendent sur une longueur de 184.603 milles, soit 307.670 kilomètres. Leur .service nécessite l’emploi de 36.000 locomotives, 26.000 wagons-passagers, 8.000 fourgons de bagage ou de poste et plus d’un mi), lion et quart de wagons à marchandises. Leur ensemble représente une capitalisation de 11 billions un quart de dollars (50 billions de francs) et leurs recettes annuelles s’élèvent à 338 millions de dollars 1.690 millions de francs.
- Le chemin de fer américain n’admet qu’un seul messager plus rapide que lui, c’est le télégraphe, et ce messager il l'a pris lui-même à son service. Les fils télégraphiques sont aussi multiples que les lignes de chemins de fer, ils mesurent aujourd’hui une longueur totale de 1.458.000 kilomètres.
- Sous tous les rapports l’application de l’électricité est constante et efficace en Amérique. Chaque village a son service de tramways électriques, de même que son service d’éclairage à l’électricité et son téléphone. Ici, la statistique varie trop rapidement pour nous permettre de donner une citation. On songerait tout aussi bien à demander si le soleil brille à Oshkosh ou à Kankakee que de douter un moment que l’on ne puisse y trouver des lumières électriques, des tramways à traction électrique et le téléphone.
- Plusieurs causes ont aidé au développement dans les Etats-Unis d’un système manufacturier à peine moins important que le système agricole décrit ci-dessus. La première, c’est la possession en don de la nature de matériaux de construction en quantités considérables. Les forêts abondent en arbres dont chaque variété de bois a un mérite spécial. Pour fabriquer un lourd chariot de ferme on emploie plus de vingt bois différents, et chacun de ceux-ci se trouve dans une région particulière qui le produit de la qualité la plus propre à l’usage spécial auquel il s’applique. D’immenses champs d’anthracite et de charbons bitumineux répandus par toute la contrée pourvoient à l’approvisionnement du combustible nécessaire à la production de la force motrice ; les montagnes rendent d’excellents minerais de tous les métaux utiles. 1
- La seconde cause du développement extraordinaire du système manufacturier en Amérique, c’est la demande forcée qui se fait sentir pour un allégement aux forces naturelles par des puissances mécaniques, demande accentuée d’autant plus par la rareté relative de travail manuel. Les mains d’hommes ne se trouvent pas en ass$ grand nombre pour exécuter le travail que les esprits ont tracé, sj bien que la force des cours d’eau ondoyants, des brises errantes6
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- de la vapeur est appliquée à creuser, à broyer, à moudre et à filer. Cent cinquante hectolitres de blé de la récolte d’une seule saison
- Frédérick Brackett,
- Secrétaire de la Commission de la République des États-Unis.
- j°mberaient et dépériraient dans le champ s’il fallait attendre pour a moissonner avec la faux, ou carieraient dans la meule s’il fallait la v°‘r battre au fléau. Ce besoin engendra l’invention des machines P°ur l’exécution de presque tous les différents genres de labeurs
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- agricoles. Des causes semblables stimulèrent l’invention dans d’autres directions et conduisirent à la production de machines diverses dont les machines à coudre, à écrire et à composer les caractères d’imprimerie constituent des exemples.
- Le troisième élément, et celui qui a eu le plus d’influence sur le développement des manufactures américaines, c’est l’habileté qui a inventé et appliqué des machines à la fabrication d’autres instruments, d’après ce qui a été appelé distinctement le système américain. Afin d’expliquer ce que nous entendons par cette expression, et en même temps afin de donner une idée des usages qui en sont faits, supposons la fabrication en quantités considérables d’un article assez complexe, disons un revolver. Sans doute, un ouvrier habile, en travaillant pièce à pièce, en plaçant, adaptant, ajustant, en recommençant courageusement après chaque échec, finira bien par livrer un revolver, puis ensuite d’autres appareils semblables. Mais une fabrique de revolvers prospère ne peut être dirigée de cette façon. Le premier point qu’elle doit établir, c’est l’analyse complète et consciencieuse de l’arme par la séparation absolue de tous ses éléments constitutifs, puis il lui faut déterminer quel sera le procédé mécanique qui réalisera la production la plus parfaite et la plus économique de chaque élément isolé. On invente donc une machine pour chaque opération, et cette machine est construite de manière à produire une pièce particulière avec l’exactitude la plus absolue. Même une vis, si petite qu’elle soit, nécessite une machine différente pour chacun des procédés de sa fabrication : le rodage, le filet, la coulisse et ainsi de suite. Les vis ainsi obtenues sont soumises aux épreuves les plus sévères quant à la longueur, au diamètre, etc. Si,à un moment donné les vis ne se trouvent plus à hauteur de l’épreuve, le défaut en es tracé aux machines qui ont servi à leur fabrication et celles-ci de vraient être rajustées à leurs fonctions particulières. Mille revolver! demandent la production de mille pièces différentes, et ces pièces obtenues toutes par le même procédé et sous l’action des mêmes machines, ne sont acceptables qu’à l’état parfait et par conséquent seulement lorsqu’elles sont identiquement pareilles. Les diverses pièces rassemblées, les mille instruments qui en résulteront constitueront des spécimens parfaits én leur genre.
- Cette méthode nécessite un grand génie d’invention pour arriver à imaginer et à conserver à leur meilleur usage les machines variée® et compliquées qui produisent les différentes pièces; elle nécessite également un capital proportionné à la dépense et à l’assurance d’uf J débouché favorable qui absorbera régulièrement les produits fabfl' qués. Elle demande aussi des ouvriers instruits, capables d’entretemr les machines à un degré d’exécution parfaite.
- Cette manière de procéder a été appliquée à la fabrication d’ar^ ^
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- à feu, de machines à coudre, de machines à écrire, de montres, de bicyclettes, de presses à imprimer, de machines à vapeur, de pianos et d’autres articles sans nombre.
- Il y a de plus un autre élément, se rapportant plus ou moins directement au développement des manufactures, c’est le soin jaloux du système protecteur américain. Nous ne pouvons en donner une meilleure idée qu'en référant à l’exposilion présentée ici actuellement de l’industrie des feuilles d’étain. Cette industrie était encore complètement inconnue aux États-Unis il y a seize ans.
- Les limites forcées nous empêchent de présenter ici d’autres phases d’une exposition rétrospective complète des résultats atteints par les États-Unis pendant le dix-neuvième siècle. Tout appliqué qu’il était à la solution des problèmes matériels que la nature et la nécessité l’ont forcé d’étudier, le peuple des États-Unis n’a ni oublié ni négligé d’autres questions d’un caractère plus essentiellement scientifique, intellectuel ou esthétique. L’Amérique avec ses cent années de rétrospective ne peut songer à comparer ses résultats à ceux que l’Europe présente fièrement comme le record de mille années de progrès. Néanmoins, l’Amérique, de nos jours, fait entrer, relativement au nombre de ses habitants, des fils et des filles sur le champ d’honneur de toutes les connaissances intellectuelles où elle est représentée avec honneur et distinction. Hommes d’État, législateurs, juristes, soldats, marins, historiens, explorateurs, inventeurs, auteurs, poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, professeurs : le tableau des contemporains de marque de chacun de ces groupes présente des noms américains aussi remarquables par leur nombre que par l’éminence de leur position.
- L’Amérique est particulièrement fière de deux grands résultats de son système d’éducation. Le premier, c’est la provision généreuse et universelle qu’elle fait pour la libre instruction de chacun de ses enfants. Tous les États vouent une attention spéciale à l’instruction primaire, une éducation amplement suffisante aux vocations ordinaires de la vie. Le nombre d’enfants enregistrés actuellement sur les livres d’écoles libres dans les Etats-Unis s’élève à quatorze millions. Le total des frais de leur instruction dépasse 183 millions de dollars.
- Le second résultat, c’est le développement rapide et vigoureux des écoles techniques et des universités pendant ces trente dernières années. Parmi les écoles techniques, celles qui ont été fondées avec l’aide du gouvernement sont particulièrement dignes de commenda-don, car sur les bases ainsi établies se sont élevés quelques-uns des collèges les plus avancés de nos jours. Les dix dernières années de Ce siècle ont été marquées spécialement par les donations généreuses qui ont été faites à d’importantes universités. Certaines doyennes, tel!es que. Harvard, Yale, Columbia et Princeton, ont acquis de
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- grosses sommes qui n’ont été surpassées que par les legs encore plus magnifiques dont ont hérité l’université de Californie, l’université Leland Stanford Jr., et celle de Chicago. Ces legs nous montrent les opportunités possibles, mais ce qui indique encore plus clairement l’avancement actuel de ces institutions ce sont les mesures nouvelles de progrès qui ont été prises par elles et par d’autres encore en pourvoyant, en même temps, à l’instruction des sujets connus communément sous le nom de cours universitaires. On obtient aujourd’hui dans les universités des États-Unis des doctorats dont la valeur égale, en signification textuelle, sinon en réputation, ceux que l’on se dispute dans les universités européennes. Le jour est déjà venu où les étudiants des pays étrangers sont attirés aux collèges des Etats-Unis par les avantages particuliers qui leur y sont offerts pour l’étude de certains sujets.
- L’attitude des Etats-Unis de l’Amérique, vis-à-vis des autres grandes nations du monde, est intéressante et singulière. Ils ont constitué la première grande République des temps modernes fondée sur la liberté, l’intégrité et l’intelligence du citoyen. La République est libre des traditions héréditaires qui gênent actuellement les nations de plus longue existence ; elle est isolée dans sa position, ce qui lui a valu une protection plus efficace que les armements les plus coûteux ; elle s’est affranchie de toutes les influences nuisibles d’un asservissement Humain. Son peuple est intelligent, industrieux cl prospère. A cette exposition rétrospective des nations, l’Amérique se présente elle-même avec son peuple et son histoire.
- !.. E.
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- Notice concernant l’Italie
- A VExposition Universelle de igoo
- Trois particularités qui se révèlent au premier coup d’œil résument la participation brillante de l’Italie à l’Exposition de 1900. Elle y est représentée par 2,800 exposants ; ses produits figurent dans tous 'es groupes et présentent, dans quelques-uns, le caractère de véritables révélations; enfin, son Palais officiel se distingue au milieu de ceux des autres nations par sa magnificence et par ses proportions.
- L’éloge des organisateurs tient tout entier dans cette triple constation. L’éminent commissaire général, M. Tomaso Villa, a su donner u&e forme attrayante, en même temps que solennelle, au chapitre rçu’il avait à écrire dans celte immense leçon de choses qu’est l’Ex-Position. Son distingué collaborateur, M. Mantegazza, secrétaire général et délégué du Commissaire général, l’a secondé et l’a suppléé avec dévouement dans les mille détails compliqués et minutieux de l’organisation. — L’un et l’autre étaient tout particulièrement ^signés pour de telles fonctions.
- M. Tommaso Villa est un des membres les plus en vue du Parle-^nl italien. Homme politique éminent, orateur au talent vigoureux,
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- il a occupé dans le gouvernement à plusieurs reprises des fonctions très importantes. Il fut successivement Ministre de l’Intérieur, puis Garde des Sceaux, et en dernier lieu Président de la Chambre des Députés. Très lié avec toutes les personnalités qui ont travaillé à la constitution de l’Unité Italienne, M. Villa s’est trouvé très jeune mêlé à tous les événements historiques de cette époque, et s’est placé au premier plan par l’énergie de son caractère, par son ardent patriotisme et aussi, et surtout, par son éloquence qui fait de M. Villa un des avocats les plus célèbres de l’Italie, le maître incontesté du barreau italien, et aussi le plus populaire et le plus aimé des défenseurs .
- Une des plus belles et des plus nobles causes qu'il a plaidées, en tant que membre du Parlement, est incontestablement celle de l’abolition de la peine de mort, en faveur de laquelle il soutint une campagne énergique, qui finit par triompher, au grand honneur de la législation italienne et de ceux qui se sont dévoués pour cette œuvre d’humanité.
- Mais ce n’est pas tout. M. Tommaso Villa est aussi un partisan convaincu du principe utilitaire des Expositions et il s'est appliqué depuis longtemps à le développer et à le répandre, à en faire profiler largement l’industrie de son pays. En 1889, il présida avec une infatigable activité la commission italienne venue malgré l’abstention du gouvernement apporter à l’Exposition de Paris le concours de l’industrie et de l’art italiens. Deux expositions importantes ont encore été organisées par lui à Turin, et la dernière, entreprise sous de douloureux auspices (au moment des troubles de Milan), s’acheva dans un véritable délire de satisfaction et de louanges envers l’éminent homme d’État qui avait su apporter à son pays, afflige par les désordres intérieurs, la plus glorieuse et la plus réconfortante des consolations, celle qu’il pouvait puiser dans sa propre force et dans le génie de ses enfants. Une manifestation de sympathie spontanée et des plus louchantes vint récompenser M. Tomaso Villa de son oeuvre difficile et de la noble pensée qu’il avait inspiré. A l’heure où éclatait ainsi la gratitude générale, l’Italie songeait a préparer son rôle dans l’Exposition de Paris. M. Tomaso Villa se trouvait tout désigné pour cette tâche considérable, et la façon dont elle se trouve aujourd’hui réalisée honore à la fois l’éminent commlS' saire général et la grande et riche nation qu’il représente.
- Le très sympathique secrétaire général est, lui aussi, une personnalité très en vue en Italie. Il a dirigé plusieurs des plus importants
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- Humbert Ier, roi d’Italie.
- journaux politiques, entre autres Yltalie et la Napone, qui figurent au tout premier rang de la presse italienne. M. Mantegazza, qui
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- J
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- a voyagé beaucoup, surtout en Orient et en Afrique, en a rapporté des impressions très vivantes et très documentées qu’il a publiées avec un légitime succès; on a aussi de lui des études politiques très remarquées, et qui témoignent d’ün esprit clairvoyant et très épris de la logique, en même temps que d’un patriotisme vibrant. Journaliste, homme de lettres, et avant tout homme d’action, M. Mantegazza a su montrer dans l’exercice de ses délicates fonctions son habitude de vivre sur la brèche, d’ignorer le repos et d’inventer des ressources, Ces facultés particulières jointes à son infatigable activité ont permis à M. Mantegazza de rendre aux exposants italiens et à tous ceux qui l’ont approché des services considérables.
- Parmi les autres collaborateurs de l’Exposition italienne il faut citer au premier rang MM. Ceppi, Gilodi et Salvadori, les trois architectes du somptueux palais qui s’élève sur la rive gauche, près du pont de l’Alma.
- Excellent spécimen de l’architecture italienne du commencement du xiv6 siècle, cet édifice, dont la décoration extérieure étonne par sa richesse et sa profusion, est orné de frises et de peintures apportées d’Italie. Son entrée principale est inspirée en partie de la célèbre Porte délia Carta dans le palais des Doges à Venise. Quant à l’aménagement intérieur, il n’est ni moins magnifique, ni moins harmonieux, bien qu’on ait été forcé de modifiér ses dispositions et même sa destination, par suite dumancjue de place, dans les sections industrielles.
- Créé d’aboi d en vue de servir uniquement de Pavillon de représentation, l’édifice a dû, au dernier moment, donner asile aux Exposants des classes 67 (Vitraux), 72 (Céramiques), 73 (Cristaux et verrerie) et 97 (Bronzes).
- Heureusement le caractère de ces objets s’harmonise avec le luxe intérieur du pavillon, et contribue encore à lui fournir des éléments décoratifs spéciaux. Toutefois le salon de réception et celui de la Presse y ont perdu un peu de leur ampleur et de leur grand caractère. Une superbe galerie où l’on accède par un escalier monumental a reçu l’Exposition des Ministères. On remarquera en particulier celle des Ministères de l’Instruction publique, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce qui réunissent d’intéressants documents concernant les Ecoles Artistiques et Industrielles très développées en Italie.
- Il est évidemment regrettable que l’Exposition , italienne ait dû être ainsi disséminée en des endroits si éloignes l’un deT’aujre ; em-
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- pressons-nous néanmoins de constater que la participat ion de l’Italie ne s’en affirme pas pour cela moins brillante. On en jugera jusque un certain point par le coup d’œil que nous allons jeter rapidement sur la façon dont ses productions artistiques, industrielles et aarj. coles sont représentées dans chaque groupe.
- Les arts graphiques, la librairie, la médecine et la chirurgie,les instruments de musique, le matériel de l’art théâtral ont réuni de nombreux exposants dans le groupe 111.
- Mais où l’Italie intéressera tout le monde et étonnera un grand nombre de visiteurs, c’est dans les groupes IV et V, où elle se revèle comme une nation industrielle de premier ordre, féconde en entreprises hardies et en initiatives remarquables.
- Mentionnons d’abord le concours apporté à la fourniture de l’énergie électrique pour les services de l’Exposition, au moyen de deux groupes électrogènes, qui placent l’Italie au rang des grands pays industriels.
- La maison Tosi, de Legnano, qui s’est placée au premier rang dans la construction des machines motrices de grandes proportions, expose dans la classe 20 deux machines remarquables affectées à ce service.
- Dans le groupe V, la maison Pirelli, de Milan, avec ses câbles éleclriques, l’éminent inventeur Marconi avec son célèbre télégraphe sans fil, et un nombre considérable d’autres exposants forment une réunion importante et fertile en remarques du plus haut intérêt.
- Le groupe VI est en partie à Vincennes. Les Compagnies de chemins de fer de la Méditerranée et de l’Adriatique y occupent une grande place.
- Celte dernière Compagnie, notamment, expose le matériel de traction électrique qu’elle a déjà mis en service sur l’une de ses lignes, et qui paraît appelé à jouer un rôle important dans les chemins de fer de l’avenir, l’Italie étant riche en sources d’eau susceptibles de créer une force motrice considérable que l’électricite asservira suivant ses besoins. On voit que l’Italie a précédé beaucoup de grandes nations industrielles dans l’application pratique de ce grand progrès.
- Signalons, dans le même groupe, à côté de différents matériel5 roulants d’un grand intérêt, le wagon-restaurant de la maison Silveslri, qui obtint un grand prix d’honneur à l'Exposition de 1889.
- L’industrie des cycles a pris, dans le nord de l’ilalie, un develop'
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- peinent suffisant et a accompli des progrès assez remarquables pour qu’on puisse voir actuellement disparue l’importation des machines an<rlaises, allemandes et américaines.
- Il en est de même de l’automobilisme qui commence à fournir l’activité à un certain nombre d’usines.
- M. Tommaso Villa, Commissaire général de l’Italie.
- La navigation de commerce trouve maintenant, dans le pays toème, des ateliers de construction qui lui fournissent tout son matériel. Les chantiers de constructions pour la marine de guerre, comme ceux des maisons Ansaldo, Odero, etc., vendent même, aujourd’hui, aux marines étrangères, notamment à l’Espagne, au ^aPon, à la République Argentine, etc.
- Toujours dans le groupe VI l’Administration des postes et télégraphes, dont on connaît l’excellente organisation, expose du maté-
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- riel et des documents divers, statistiques, photographies plans, etc
- Le Ministère des Finances expose à Vincennes une machine dite « Salogène », pour l’extraction du sel d’après un nouveau procédé perfectionné.
- Le manque d’espace dans le groupe XI comme dans [es groupes IV et V où, ainsi que nous l’avons dit, la plus grande partie de l’emplacement disponible est occupée par les groupes électrogènes a décidé l’Italie à construire un petit pavillon annexe d’environ 700 mètres carrés à l’avenue de Suffren. Dans ce pavillon, qui est mitoyen de l’annexe de l’Allemagne, on a réuni une grande quantité de machines et d’objets qui n’ont pu trouver place dans les palais affectés à ces trois groupes.
- Au contraire, les produits agricoles et alimentaires figurent, avec ceux des autres nations dans les groupes VII et X, où l’on trouve au complet ces spécialités universellement renommées que sont les pâtes de Naples, la charcuterie, industrie alimentaire en continuels progrès, les fromages, etc. Par suite du défaut de place encore, l’exposition des vins est installée dans le sous-sol du palais ; on y a organisé une dégustation non commerciale, c’est-à-dire d’un caractère purement documentaire.
- Le groupe XI (Mines et métallurgie) présente aussi un vif intérêt. Là, encore, l’exposition des aciéries et hauts fourneaux de Terni montre le grand développement de l’Italie dans cette branche de l’industrie. A côlé des fers de l’ile d’Elbe et des célèbres marbres tic Carrare, son sol possède encore d’autres richesses considérables, comme le soufre de Sicile, etc.
- Dans le groupe XII (Décoration et mobiliers des édifices publics et des habitations) et dans le groupe XV (Industries diverses) réunis dans le palais, aux Invalides, l’Italie se montre encore d’une supériorité incontestable avec les mosaïques de Florence, les verreries et les dentelles de Venise, les céramiques de Rome, Vicence et Florence (placées comme nous l’avons dit, dans le palais italien) les ferronneries d’art de Sienne, l’argenterie et les objets en écaille de Naples, et surtout l’industrie spéciale et si remarquable de Florence, qui consiste dans la reproduction par la sculpture des plus merveille® chefs-d’œuvre de l’art italien.
- Les soieries de Milan sont d’autant mieux représentées dans Ie groupe XIII que, par un sentiment d’ambition nationale très louable les fabricants de cette ville se sont constitués en un syndicat unique qui a envoyé à l’Exposition ses étoffes les plus remarquables. Turn1
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- aVec ses velours célèbres, et plusieurs autres villes manufacturières avec des étoffes de coton très variées et très belles, complètent cette branche très importante de la production italienne.
- Les fabricants de papier se sont groupés comme les fabricants de
- M. Mantegazza,
- Secrétaire général, délégué du Commissaire général.
- soieries; résultat : une exposition très importante et très homogène dans le groupe XIV.
- Nous en avons terminé avec la partie industrielle, dont nous navons tenu à donner, du reste, qu’une idée très succincte. Il nous reste à mentionner dans le groupe XVI l’organisation des Banques Populaires, institution philanthropique qui s’est admirablement déve-'°Ppée en Italie, où elle rend des services considérables, et où elle a servi de modèle à toutes les organisations similaires, et enfin le
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- groupe XVIII où une place importante est occupée par les chantiers déjà cités plus haut.
- Nous venons de mentionner, en parlant du Pavillon, la partie qui concerne l’enseignement. Dans le groupe II (Beaux-Arts) quatre salles sont réservées à l’Italie et renferment une sorle d’anthologie fort intéressante de la peinture et de la sculpture italienne contemporaines. N’ayant pas qualité pour formuler ici des jugements ou des appréciations, nous nous contenterons de signaler la présence de plusieurs toiles de Segantini, le génial interprète de la nature, mort tout récemment, et dont les œuvres, après avoir été très discutées au début, sont aujourd’hui entourées de l’admiration du monde entier, A côté de ce maître dont les œuvres honorent à jamais la peinture italienne, un autre éminent artiste, Michetti, a envoyé deux toiles de grandes dimensions dont les sujets sont empruntés à la vie dans les Abruzzes ; citons encore les envois de deux artistes justement estimés en France, M. Boldini et Mme Romani, et ceux de MM. Fra-giacomo, Tito et Grosso, également très remarquables.
- Dans la sculpture, Monteverde, qui obtint le premier prix à Paris en 1878 avec sa statue de Jenner, Vêla, le célèbre auteur du Napoléon mourant, qui est à Versailles, Gemito etGallori, représentent magistralement l’art italien. Il faut citer aussi le groupe de Biondi, intitulé Décadence, et qui fera sensation par son caractère et par ses proportions.
- Malgré leur dissémination, tous les éléments de l’Exposition italienne ont entre eux des points de liaison très caractéristiques: leur perfection, leur originalité, et souvent leur richesse. Comme on les trouve dans chaque groupe et pour ainsi dire à chaque pas revêtus des mêmes particularités, l’impression qui s’en dégage a quelque chose d’imposant et de captivant qui ne manquera pas d’ctre très profitable à l’ensemble de l’Exposition italienne.
- L. E.
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- La République du Mexique
- A VExposition Universelle de igoo
- Après de longues et douloureuses années de discussions politiques, de troubles et de révoltes, après avoir connu les tristesses de la guerre et de l’invasion, le Mexique a su mettre à profit la liberté et la paix conquises à force d’héroïsme par les défenseurs de son indépendance.
- L’œuvre accomplie depuis vingt ans dans ce pays mérite l’admiration des peuples civilisés. On pourrait la donner comme un éloquent et vibrant exemple de ce que peuvent le patriotisme et l’énergie d’un gouvernement capable d’organiser les ressources du commerce et de l’industrie après avoir fait triompher celles de la guerre.
- On peut affirmer en effet que la prospérité du Mexique est née de l’élan unanime de toutes les forces vives de la nation, nabilement dirigées et protégées par un gouvernement plein de s°Hicitude et de prévoyante initiative.
- L’industrie et le commerce du Mexique, ainsi que les institutions nahonales, sont en quelque sorte résumés dans le palais édifié par
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- la République à deux pas du pont de l’Alma, sur le quai d’Orsay, Toute l’Exposition du pays est réunie là, dans un cercle étroit encore malgré son ampleur relative, mais suffisant néanmoins pour qu’on ait pu y placer tout ce qui peut instruire le passant sur l’œuvre des vingt dernières années. — C’est une forte, vigoureuse et éloquente leçon de choses. Le développement des chemins de fer, des ports et de toutes les communications intérieures a suivi une marche rationnelle et sûre qui impressionne, parce qu’elle révèle une force et une volonté allant droit au but. Ce développement a entraîné celui de l’agriculture et des mines. Peu à peu, l’industrie est venue à son tour offrir des ressources variées à la richesse nationale ; puis, les arts, les sciences, l’enseignement ont préparé au pays des gloires nouvelles et des générations ardemment tournées vers l’avenir.
- L’Exposition du cjuai d’Orsay ne dit pas tout cela. L’activité industrielle est telle, dans ce pays où les moyens de production sont encore incomplets, que ceux-là mêmes qui auraient pu nous fournir les plus beaux sujets d’admiration se sont abstenus, afin de ne pas sacrifier à une ambition et à un orgueil d’ailleurs légitimes le temps qui pouvait être employé à des travaux effectifs. Il y a donc des lacunes dans l’Exposition du Mexique. Malgré cela, l’impression est vraiment imposante et même grandiose.
- Pour en donner une idée, nous allons examiner cette Exposition groupe par groupe et en quelque sorte objet par objet. On nous permettra toutefois de faire précéder cette étude sommaire de quelques lignes sur la personnalité du patriote héroïque et du grand homme d’État qu’est l’éminent président de la République du Mexique, le général Porfirio Diaz, à la sage administration duquel sont dus en grande partie les magnifiques résultats que nous résumerons plus loin.
- LE GÉNÉRAL PORFIRIO DIAZ
- PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU MEXIQUE
- Porfirio Diaz est né à Oaxaca, le 15 septembre 1830. Onasouvefll remarqué, depuis qu’il s’est rendu populaire par tant d’actes de bravoure ou de sagesse, la coïncidence qui fait concorder le jour
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- Le général Porfirio Diaz, Président de la République du Mexique.
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- anniversaire de sa naissance avec celui de l’indépendance mexicaine proclamée en 1810 par le curé Hidalgo, pendant la nuit du 15septem. bre. Ceux qui aiment à voir quelque chose de mystérieux dans la destinée des hommes illustres n’ont pas manqué de trouver là une sorte d’avertissement donné par la Providence. Quoi qu’il en soit aussitôt après avoir terminé ses études de droit, Diaz commença à donner raison à ces prévisions en abandonnant le barreau pour embrasser la cause libérale, qu’il devait contribuer si vaillamment à faire triompher.
- Nommé d’abord sous-préfet d’Ixtlan (aujourd’hui Villa-Juarez), il organisa la garde nationale de cette ville, dont les habitants avaient été considérés jusqu’alors comme impropres à ce service. C’est àla tête de celte petite troupe qu’il commença sa carrière d’officier en contribuant à rétablir l’ordre à Oaxaca, où le général Garcia venait de se révolter. Nommé peu de temps après capitaine d’une compagnie de la garde nationale à Oaxaca, il n’hésita pas à sacrifier sa situation de sous-préfet, beaucoup plus brillante, et commença à guerroyer, sous les ordres du général Don Ignacio Mejia, contre les factions révoltées de Cobos.
- En 1858, il était gouverneur et commandant général de la province de Tehuantepec, qu’il réussit à pacifier. Mais il n’y eut que peu de répits dans cette carrière dont nous ne retraçons que les principales étapes. La ville, assiégée de nouveau par le général Alarcon, sous-ordre de Cobos, possédait d’importants approvisionnements d’armes et de munitions. Diaz réussit à les sortir pendant la nuit et à les embarquer à Acapulco. Puis il bat son adversaire à la hacienda de San-Luis et s’empare de dix-huit canons.
- Devenu colonel à la suite de ce fait d’armes, il contribue au triomphe des troupes libérales commandées par Gonzalès Ortega. Le gouvernement constitutionnel rentre alors dans la capitale de la République, et Diaz regagne sa ville natale, où il apprend en arrivant qu’il vient d’être nommé député (1861).
- C’est à cette époque que se place la période la plus mouvementée de la carrière de notre héros. Nommé général, sur la pr°' position du libérateur Ortega, Diaz est bientôt désigné pour s’opposer au passage des troupes européennes, soutient le siège de Puebla (1863) et vient renforcer la défense d’Oaxaca. Lorsque ce® ville, écrasée par le nombre, dut céder, le 5 mars 1865, Diaz fo1 envoyé comme prisonnier de guerre à Puebla; mais le 20 septembre suivant il s’évadait dans des conditions dramatiques, aU
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- mépris des plus grands dangers, et s’occupait aussitôt de reprendre son rôle dans l’œuvre libératrice. Après avoir défait l'ennemi à plusieurs reprises et réussi à pacifier le nord de l'État de Guerrero, il réorganisa ses troupes, encouragées par son exemple, et commença la longue et pénible campagne du sud de Puebla. Celte campagne devait aboutir à la reprise de Oaxaca par les troupes républicaines, le 31 octobre 1866. Le 18 du même mois, Diaz avait conquis le titre de « Héros de la Garbonera » en s’emparant des troupes et des armes du colonel Hotzer, venu au secours d’Oaxaca assiégée par les républicains. Dans le combat, plus de 700 prisonniers européens, ainsi que 800 carabines et une batterie de canons rayés tombèrent entre les mains de Diaz.
- Nous devons glisser sur de nombreux épisodes non moins glo-jrieux. Après avoir réduit à néant l’armée de Marquez, Porfirio Diaz commença le siège de Mexico, qui, comme on le sait, se rendit à discrétion le 20 juin 1867. Il n’y eut ni troubles ni pillage, la discipline la plus rigoureuse fut observée et les sentiments d’honneur du général Diaz surent imposer silence à la rancune et aux représailles de sa vaillante armée.
- Son œuvre de soldat étant achevée, Porfirio Diaz se retira dans une modeste propriété qu’il possédait dans l’Etat de Oaxaca et s’v consacra pendant deux ans à la culture, avec une simplicité qui rend encore plus admirable la vie de ce héros.
- Les suffrages de ses compatriotes allèrent le chercher dans sa retraite et, de 1876 à 1880, il occupa une première fois les hautes fonctions de Président de la République mexicaine pendant une période constitutionnelle de quatre années. Le général Don Manuel Gonzalès lui succéda pendant la période suivante, mais, depuis, Porfirio Diaz a été réélu successivement à quatre reprises, ce qui * a permis de continuer sans interruption une œuvre de réorganisation et de prospérité dont les résultats ont été heureux pour la Candeur et la richesse de la nation mexicaine.
- Le général Porfirio Diaz est l’idole du peuple mexicain et toutes ^ classes de la société lui vouent une sympathie où il n’y a pas Jl°ins d’admiration que de reconnaissance. C’est que Porfirio Diaz, J°rès avoir sauvé l’indépendance de son pays, a su lui donner une étique de liberté et de progrès qui en a développé toutes les restées dans des conditions extraordinaires. A côté de son crédit éco-l0®ique enviable, le Mexique jouit aujourd’hui du crédit moral ^0n accorde aux grandes nations, à celles qui ont su conquérir leur
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- YOLUMË ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- place dans le monde, après l’avoir conquise dans l’histoire. 11 le doit à son libérateur et à son Président, le général Porfirio Diaz.
- LÀ COMMISSION DU MEXIQUE
- Â L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Le Gouvernement a désigné pour le représenter en qualité de
- Commissaire général à
- ~ —........... | • l’Exposition M. Sébastian
- • 1 B. d e M i e r, ministre
- .... j| du Mexique à Londres, jj Le commissaire général J adjoint est M. A. M.Anza, ‘ ' V ' i- qui est en même temps
- l’architecte du Palais mexicain.
- Adjoints au Commissaire général : M. Ramon Fernandez, consul du Mexique à Marseille et M. Garcia Torrès, attaché d’ambassade. M. Albert Hans, ainsi que M. Ber-nardo de Mier, ont collaboré à l’organisation au point de vue administratif.
- L’éminent Commissaire général, M. Sébastian'B. de Mier, dipl° mate brillant et des plrt sympathiques, est trei répandu dans la sociéh parisienne, à laquelle ileS mêlé depuis de longuei années, autant par ses goûts personnels que par les hautes fonction1
- M. Fernandez Leal,
- Ministre de Fomento (Commerce, Industrie et Colonisation).
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- qu’il exerce. Très éclairé, très ouvert aux idées nouvelles, très artiste, il a su donner à l’Exposition du Mexique la tournure attrayante et très caractéristique d’une manifestation bien plus pittoresque qu’officielle, sans rien sacrifier du côté sérieux qui a été et qui sera sa raison d’être.
- Son dévoué collaborateur, M. A. M. Anza,Pa secondé en cela avec un grand zèle.
- Nous n’avons pas àdécrire longuement le pavillon mexicain, dont la photographie reproduite plus loin peut donner une idée. L’aspect en est imposant et d’un grand effet, obtenu avec une sobriété de moyens qui s’éloigne résolument de ce que nous appellerions volontiers le « Style Exposition »
- Entièrement construit en bois, ce palais est conçu intérieurement et extérieurement dans le style néo-grec, soutenu dans toutes les Parties de l’édifice avec une homogénéité qui semble originale, comparée au délire de couleurs et de styles bigarrés qu’on trouve en ce moment sur les bords de la Seine. Du côté du fleuve, une loggia. Somptueuse étend ses colonnades et ses balcons sur toute la lon-
- M. Sébastian B. de Mier, Ministre du Mexique à Londres, Commissaire général du Mexique à l’Exposition universelle.
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- gueur du palais. La façade opposée présente un perron majestueux J orné de statues en marbre et par lequel on accède à l’intérieur
- Admirablement compris en vue de son application spéciale, le palais offre intérieurement l’aspect d’un immense rectangle terminé par deux hexaèdres dont l’un abrite un escalier monumental, l’autre étant affecté au Salon des Beaux-Arts. L’escalier conduit à une large galerie établie en porte-à-faux sur tout le pourtour de l’intérieur, et dont l’extrémité opposée à l’escalier se termine par un balcon spacieux qui domine le salon des Beaux-Arts déjà cité.
- Des niches cintrées, garnies de belles vitrines, se succèdent sans interruption sur toute l’étendue de la galerie. De même, au rez-de-chaussée, des emplacements analogues, mais plus spacieux, son! encore occupés par des vitrines.
- L’architecte avait ici à lutter contre une double difficulté : k place rigoureusement mesurée et l’accumulation des objets divers faisant de l’intérieur du palais une véritable exposition encyclopédique réunissant toutes les branches de l’activité humaine, et par conséquent susceptible d’effrayer par ses proportions.
- M. A. M. Anza a réussi à satisfaire aux nécessités pratiques de l’Exposition, tout en donnant à celle-ci une physionomie parfaitement harmonieuse et même attirante.
- A peine, en effet, a-t-on franchi les portes, qu’on se trouve au milieu d’un hall immense (60 mètres de long sur 23 mètres de large) d’où l’on peut, en regardant simplement autour de soi, embrasser en quelques instants l’ensemble de l’Exposition mexicaine.
- D’un côté, le Salon en hémicycle sollicite le visiteur par sa décoration somptueuse, de l’autre, l'escalier majestueux l’entraîne vers1
- M. Gustavo Baz,
- Chargé d’affaires du Mexique, Membre honoraire de la Commission.
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- ]$ trésors variés de la science et de l’industrie. Le jour distribué à profusion par le vitrage du hall assure à l’éclairage diurne une
- régularité qu’on ne saurait __________________________________________
- atteindre autrement et qui contribue encore à la réalisa-lion de l’objectif général.
- L’Exposition mexicaine, on peut le dire, va au visiteur presque autant que le visiteur va à elle.
- Ce résultat fait le plus grand honneur à l’éminent architecte et Commissaire général adjoint, dont l’œuvre se classe incontestablement parmi les meilleurs travaux de l’Exposition.
- Tel est le cadre. Jetons maintenant un coup d’œil méthodique sur ce qu’il renferme.
- Cette partie de l’Exposition mexicaine a été organisée parM.F. Ferrari-Perez, professeur de technologie à Ecole d’agriculture de
- Mexico et chef de section à la Commission géographique du Gouvernent,dont les travauxcartographiques sont universellementréputés.
- M. F. Ferrari-Perez s’étaitdéjàoccupédes mêmes groupes en 1889;
- i a depuis représenté les sciences, les lettres et l’enseignement Vdcains aux expositions de Chicago et d’Atlanta.
- Les documents, statistiques et photographies exposés montrent ^ grands sacrifices consentis par le Gouvernement en faveur de ^struetion primaire et supérieure. Comme en France, l’instruction binaire est obligatoire et gratuite au Mexique, et la loi se montre jJSoureuse envers les parents ou chefs d’industrie qui négligent | eQvoyer aux écoles les enfants âgés de six à douze ans.
- E)es écoles spéciales sont affectées aux jeunes Indiens, et le Gouvernent votait encore récemment un crédit d’un million de pias-
- Jû« 1
- P°ur l’édification de nouveaux bâtiments scolaires.
- M. Ramon Fernandez, Consul du Mexique à Marseille, Adjoint au Commissaire général.
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- Mexico possède des établissements universitaires de premiet ordre : Écoles de droit, de médecine et de pharmacie, Écoles nor. males d’instituteurs des deux sexes, etc., ainsi qu’une École des beaux-arts. Dans plusieurs villes, on trouve également des Écoles d’arts et métiers qui fournissent désormais aux chemins de fer et aux travaux publics une grande partie du personnel technique qu’on était naguère encore obligé de demander à l’étranger.
- Ajoutons que l’Exposition des Beaux-Arts comprendra plusieurs envois de jeunes artistes appartenant à la colonie mexicaine de Paris, Le Gouvernement vote annuellement des crédits pour l’entretien à Paris et à Rome d’une centaine de jeunes gens se destinant à la carrière artistique et présentant
- M. Manuel Garcia-Torres, Attaché à la légation du Mexique en France,
- adjoint au Commissaire général.
- des aptitudes sérieuses.
- La Presse et la Librairie sont également très développées au Mexique. On compte dans la capitale et dans les grandes villes de nombreux journaux à cinq centimes qui rivalisent d’importance avec nos feuilles européennes.
- Avant de quitter la partie de l’Exposition organisée par M. F. Ferrari-Perez, disons qu’il a également été charge de la section rétrospective, dans laquelle on trouvera réunis sous une forme attrayante, une foule de documents concernant l’histoirepo-litique et sociale du Mexique-
- M. Luis Salazar, ingénieur civil, chef du Département des travaux maritimes 1 Mexico, a été chargé de p#-senter à l’Exposition un &
- sumé des grands travaux publics accomplis en ces dernières annee; au Mexique.
- Les chemins de fer et les ports, pour ne citer que deux
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- pjes, ont reçu tant de progrès et d’améliorations depuis dix ans, comme on peut se rendre compte par ce qui suit :
- Depuis 1889, en effet, les chemins de fer mexicains ont vu leur importance augmentée par la création de nombreux réseaux nouveaux, et une ligne interocéanique est entrée en voie de réalisation.
- Cette ligne, qui appartient à l’État, reliera Coatzacoaleos et Santa-Cruz offrant ainsi aux transports internationaux des facilités r T~ '
- remarquables et destinées à développer, dans une large mesure, les relations commerciales avec le Japon et la Chine.
- La création du port de Maza-tlan, qui donnera toute sa valeur à une autre ligne interocéanique, pourra être considérée comme une des plus grandes entreprises de ce temps, par les difficultés à vaincre autant que par les services qu’on en attend. Actuellement les plans sont dressés et les travaux sont commencés depuis quelques mois.
- Le port de Vera-Cruz, qui compte aujourd’hui parmi les meilleurs et les plus importants au Mexique, est l’œuvre du Gouvernement, qui l’a amené à son état
- actuel en moins de dix ans. Le port de Tampico, pour lequel on a dû établir deux immenses jetées parallèles s’avançant jusqu’à quatre kilomètres dans la mer, et qui a coûté plus de deux millions de dollars, est un autre exemple du développement dont nous parlions Plus haut.
- Le Gouvernement a également fixé son attention d’une façon spéciale sur l’éclairage des côtes, qui dépend, au point de vue admi-uistratif, du Ministère des Communications et Travaux publics. On Veira à l’Exposition les appareils de deux phares en construction au CaP Lucas et dans l’arrecife de Madagascar dans le Pacifique.
- On remarquera aussi les travaux de la Commission hydrographique des États-Unis mexicains, qui a pour mission d’étudier l’état
- M. F. Ferrari-Perez,
- Chef des groupes I, II, III et XVII
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- des côtes, les ports, les fleuves, etc., en vue de l’utilisation générale des cours d’eaux, tant pour la navigation que pour la force motrice l’alimentation des villes, etc.
- Une autre entreprise qui fait honneur au génie civil mexicain est l’assainissement général de Mexico, aujourd’hui envoie de réalisation par la création des égouts, le dessèchement des marais et l’établissement de services d’hygiène qu'envieraient bon nombre de grandes villes.
- Mexico possédera bientôt un Palais du Congrès remarquable par son importance autant que par les conditions qui ont présidé à sa construction. Mis au concours, le projet réunit soixante-dix concurrents parmi lesquels sept furent primés. Le Gouvernement a fait établir un plan définitif en empruntant à chacun de ces sept projets ceux de ses avantages qui ont paru intéressants, et l’édifice commence actuellement à sortir de terre.
- Enfin, il faut signaler ici l’Exposition de l’Administration des Postes et Télégraphes, dont les progrès énormes ont répondu au développement incessant du commerce et de l’industrie.
- Les tarifs ont été unifiés et réduits dans des proportions étonnantes. Les lettres circulent à l’intérieur dans des conditions de rapidité et de régularité très satisfaisantes, moyennant une taxe invariable de 0,25. L’ancien tarif, basé sur les distances à parcourir, était loin de présenler la même économie.
- Avec l’étranger et notamment avec l’Europe, les relations postales sont assurées au moyen de deux bateaux spéciaux fonctionnant avec la plus parfaite régularité. L’envoi des valeurs, chargements et lettres recommandées a été facilité. Tous les bureaux s’occupent aujourd’hui de ce genre de correspondance, et la mesure donne d’excellents résultats. D’importants immeubles ont été construits dans les grandes villes pour les Postes et Télégraphes. Ceux de Mexico, Vera-Cruz, Puebla, sont à mentionner tout particulièrement.
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- Le développement de la vie industrielle et les grands travaux enj trepris au Mexique ont donné naissance à la création d’importantes maisons de constructions mécaniques. Toutefois, cette branche de l’industrie mexicaine, qui n’arrive pas à répondre aux demandes de
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- plus en plus considérables qui lui sont faites, a dû renoncer, pour cette raison même, à prendre part à l’Exposition. Il convient de signaler néanmoins, parmi les rares exposants de cette classe, y, Francisco Arevalo, dont les nouveaux compresseurs d’air paraissent appelés à un brillant avenir, notamment dans leur application aux appareils de sûreté des chemins de fer.
- A propos des travaux pu-
- blics, il faut aussi mentionner
- la Compagnie Mexicaine de
- diaux hydrauliques, ciments et matériaux de constructions, qui rend de grands services
- aux entrepreneurs en leur
- fournissant avec de sérieux avantages tous les matériaux
- dont ils ont besoin.
- AGRICULTURE, tvjEp- j
- HORTICULTURE,
- PRODUITS I f [ * ï
- ALIMENTAIRES.
- L’Exposition agricole et . j
- alimentaire du Mexique a été organisée par M. José C. Se-
- M. Luis Salazar,
- gura, ingénieur agronome et Chef deg groupes IV et VI
- directeur de l’Ecole d’agriculture de Mexico.
- Cette École, fondée en 1854 par le ministre Joaquin Velasquez de Léon, forme des ingénieurs agronomes, des médecins vétérinaires, des directeurs d’exploitations agricoles, etc. On peut la considérer comme un des principaux facteurs du développement agricole au Mexique.
- Elle a envoyé à l’Exposition un grand nombre de documents et d’échantillons présentant un intérêt d’autant plus vif que la produc-hon agricole du Mexique est aussi riche que variée.
- Toutes les sortes de céréales, le maïs, le blé, l’orge, notamment, J sont cultivées avec succès. Le Mexique exporte aussi des pois
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- chiches, du riz, du cacao, du café, et une grande quantité de fruits La vanille y est l’objet d’une culture rationnelle et très favorisée par le climat. Il en est de même de la canne à sucre. Les vignes n’ont eu que peu à souffrir du phylloxéra, et les vins de certaines régions notamment ceux de Parras, Coahuila, continuent à jouir d’une juste réputation.
- A côté de ces vins et du pulque, boisson nationale du Mexique, fabriquée avec le suc de l’agave, et dont on ne consomme pas moins de 3.114.000 hectolitres par an, la bière tend à entrer de plus en plus dans la consommation.
- Plusieurs brasseries se sont établies en ces dernières années en différents points du Mexique, et se sont développées rapidement. Le principe adopté pour la fabrication est celui dénommé « à fermentation basse ».
- Les distilleries d’alcools, déjà nombreuses, ont amélioré leur production dans des conditions remarquables, grâce à l’introduction de nouveaux procédés et de matériel perfectionné. Un grand avenir est ouvert à la distillerie et à
- la fabrication des liqueurs en général par l’abondance des fruits de toutes sortes et des végétaux alcooligènes.
- L’exposition alimentaire réunit des pâtes de fruit, des confitures, conserves, du chocolat, etc.
- Il ressort clairement de ce qui précède que d’importantes ressources sont offertes en ce pays, non seulement aux bras, mais aux capi' taux, qui trouveront là-bas d’excellents et fructueux emplois.
- M. José C. Segura.
- Chef des groupes VII, VIII et X.
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- MINES ET MÉTALLURGIE
- GROUPE XI
- Cette partie de l’Exposition mexicaine a tout le caractère d’une véritable révélation. Depuis que l’industrie locale a commencé à leur fournir le matériel qu’elles devaient autrefois faire venir à grands [rais des États-Unis ou de l’Europe, toutes les branches de l’exploitation minière se sont multipliées et développées d’une façon extraordinaire.
- M. Carlos Sellerier, ingénieur des mines et chef du groupe XI à l’Exposition, nous a mis sous les yeux des chiffres qui résument bien mieux que toutes les phrases que nous pourrions écrire ici, les progrès accomplis en moins de dix ans.
- Voici d’abord les chiffres composés de la production minière en 1893 et en 1898 :
- ANNÉES FISCALES. MINERAIS MÉTALLIQUES. MINERAIS NON MÉTALLIQUES. TOTAUX.
- piastres (pesos). piastres (pesos). piastres (pesos).
- 1893-1894 33.200.000 10.000.010 43.200.000
- 11898-1899...,. 123.200.000 25.700.000 148.900.000
- Dans les chiffres cités plus haut, le cuivre entrait en 1898-99 pour ^000 tonnes, le plomb pour 81.000 tonnes, l’argent pour 1.780.000 kil. C’or pour 16,600 kilos.
- La baisse de l’argent, qui aurait pu se traduire par de graves ®convénients économiques, n’a fait que donner un grand développent aux autres branches de l’industrie minière et notamment à l’excitation des mines d’or, de cuivre, d’antimoine, de charbon miné-*1, etc.
- Les nombreux échantillons exposés donneront une idée de la
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- variété des produits extraits du sol mexicain. Parmi les minéraux non métalliques, il convient de mettre à part les onyx nouvellement découverts et qui seront sans doute l’objet d’une exploitation considé-rable. Afin de donner une idée des applications innombrables de cette nouvelle pierre délicatement colorée, dont les tons ne sont ni moins riches ni moins variés que ceux de l’agate, M. Sellerier expose des objets de différentes catégories fabriqués avec les onyx mexicains' vases, colonnes, pièces décoratives, etc. On remarquera également un énorme bloc mesurant 3 mètres de long, la plus grosse pièce d’onyx jamais extraite du sol mexicain.
- Ces différents exemples montrent tout le parti qu’offre cette matière pour la décoration et l’ornementation des habitations et du mobilier.
- L’exploitation des mines de charbon de terre, qu’on a longtemps refusé de prendre au sérieux dans ce pays, fournit aujourd’hui une production qui semble appelée à se développer encore et à répondre, du moins pour une notable partie, aux besoins de l’industrie locale, Le coke naturel et l’anthracite, s’ajoutant à cette production, coin tribueront à donner ce résultat.
- Dans un autre ordre d’idées, l’antimoine commence à être extrail du sol en assez grandes quantités pour qu’on puisse en exportei chaque année pour un chiffre relativement élevé.
- Enfin les opales mexicaines, qui trouvent tant d’emplois dans la bijouterie, sont comparables aux opales hongroises, et quelques commerçants des États-Unis ne se font pas faute de vendre les unes pour les autres.
- A côté de l’exposition minière officielle, les principales compagnies mexicaines, notamment celles de Real del Monte, du Boleo, de Penoles, de Sauceda, sont représentées par un choix d’échantillon, qui ne saurait manquer d’attirer l’attention des intéressés.
- Les usines métallurgiques récemment établies au Mexique peuvent figurer parmi les plus importantes du monde entier.
- DÉCORATION ET MOBILIER, FILS, TISSUS, VÊTEMENTS
- GROUPES XII ET XIII
- Le point le plus caractéristique de ces deux groupes est celui q111 est affecté à l’industrie du coton. Favorisées par la production locak-
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- qui met une matière première de qualité supérieure à leur disposition ^médiate, d’importantes manufactures se sont créées à Orizaba (Vera-Cruz) et dans la province de Puebla, transformant le coton en étoffes de toute nature, suivant les procédés adoptés en Europe et jUx États-Unis.
- On trouvera à l’Exposition des tissus de coton blancs, écrus et imprimés qui rivalisent avec ceux de nos meilleures manufactures.
- L’industrie lainière est moins développée par suite des difficultés rencontrées dans l’élevage des moutons. Néanmoins, la production suffit pour alimenter plusieurs fabriques de casimirs, draps, étoffes pour tapisseries, tapis, etc...
- Les autres industries textiles sont également représentées d’une façon intéressante, notamment en ce qui concerne le jute, Yixtle, chanvre mexicain, et les fibres employées pour la sparterie, les hamacs, l’emballage, la fabrication des cordages, etc.
- Ajoutons que l’industrie de la soie ne tardera pas à se placer honorablement auprès de celles du coton et du jute.
- On remarquera, d’autre part, les curieux et magnifiques costumes nationaux, d’un prix très élevé, auprès des vêtements « à l’euro-Péenne » aujourd’hui généralement adoptés.
- Il faut encore signaler, dans le groupe XII, la céramique, la verdie, la mosaïque et, dans le groupe XII, de jolis travaux de broderies et dentelles qui font honneur au talent des ouvrières mexicaines.
- Ces deux groupes opt été organisés sous la direction de
- Eduardo E. Zarate, procureur général militaire, déjà chargé de dissions analogues aux Expositions de la Nouvelle-Orléans en 1883 et de Paris en 1889
- M. Carlos Sellerier, Chef du groupe XI.
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- PRODUITS CHIMIQUES ÉT PHARMACEUTIQUES INDUSTRIES DIVERSES
- GROUPES XIV ET XV
- Si l’on considère que l’agriculture, l’horticulture et la flore du Mexique réunissent à peu près tous les éléments de l’industrie chimique en général, et si, d’autre part, on remarque que chaque industrie, pour ainsi dire, fait appel à une classe quelconque de produits chimiques, on ne sera pas choqué d’avoir une notion exacte de l’avenir réservé aux industries chimiques qui s’établiront au Mexique.
- Le Gouvernement a eu une notion si exacte de cet avenir qu’il multiplie les efforts pour encourager la création de ce genre d’industrie. On trouvera à l’Exposition des documents particulièrement éloquents à ce point de vue : d’un côté, la production en matières premières; en second lieu, la production actuelle en produits chimiques; en troisième lieu, la quantité de produits chimiques actuellement importés de l’étranger.
- M. Florès, député, professeur à l’École normale de Mexico, et son collaborateur M.Francisco Rio de la Loza, docteur en pharmacie et professeur de chimie générale, ont fait de cette partie de l’Exposition une leçon de choses des plus attrayantes, dont nous ne pouvons malheureusement mentionner que quelques particularités.
- Voici d’abord la pharmacopée spéciale au Mexique, basée en grande partie sur l’emploi des plantes. Un certain nombre de ces remèdes végétaux sont appliqués depuis des siècles par les Indiens; ils ont été analysés, étudiés, dosés scientifiquement à l’Institut médical de Mexico et forment désormais la base d’une médication particulièrement efficace et essentiellement nationale.
- Signalons à titre d’exemple la substitution complète du Casimirosa Edulis au Chloral.
- La fabrication du papier, la tannerie, la corroirie, la parfumerie, dont le développement s’augmentera au fur et à mesure de la production des agents chimiques qu’elles emploient, sont déjà en pleine prospérité.
- Nous ne parlerons que pour mémoire des tabacs mexicains, dont la qualité est comparable, sinon supérieure, à celle des meilleures marques de Cuba. Du reste, les visiteurs en jugeront grâce à la
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- manufacture de M. Ernest Pujibet, « El buen tono »,quia installé un débit, avec des cigarières travaillant sur place, dans le hall du Mexique.
- La maison Gabarrot a exposé ses produits dans une originale vitrine construite en feuilles de tabac.
- L’industrie des allumettes, portée au Mexique à un très haut degré de perfection, n’est malheureusement représentée, par suite des mesures administratives, que par les spécimens d’une seule manufacture, celle de M. Moebius.
- Dans le groupe des industries diverses figurent de curieux‘objets en filigrane d’argent, très différents des productions analogues de l’Espagne, ainsi que des travaux de brosserie et vannerie qui méritent d’être cités ici.
- FORETS, CHASSE PÊCHE ET HYGIÈNE
- GROUPES IX ET XVI
- M. le docteur José Ranurez, secrétaire général du Conseil de salubrité, et précédemment collaborateur des expositions de la Nouvelle-Orléans (1884), de Chicago (1892) et de Paris (1889) a été chargé d’organiser ces deux importantes parties de l’Exposition mexicaine.
- Etant donnée la richesse forestière du Mexique, on pouvait s’attendre à une réunion très intéressante de documents et d’échantillons. Disons tout de suite que cet espoir est réalisé de la façon la plus complète et la plus instructive par la présentation de tous les échantillons en coupe transversale, tangentielle et verticale, de façon à donner exactement tous les aspects du bois. Comme cela avait déjà dé fait pour l’Exposition de Chicago, les dimensions données correspondent aux conventions internationales.
- On trouvera là, à côté des essences les plus communément impor-
- M. Eduardo Zarate.
- Chef des groupes XII et XIII.
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- Volume annexe du catalogue général officiel
- tées en Europe, comme l’acajou, le campêche, etc., une collection très complète et très documentée sur l’arboriculture mexicaine.
- Les organisateurs y ont joint un herbier également très remar-quable et qui témoigne des grands progrès accomplis dans la classification des innombrables espèces végétales du pays.
- Le ministère de Fomento se fait tout particulièrement remarquer par le concours apporté au développement de cette partie de la science nationale.
- On remarquera la remarquable collection de gommes-résines provenant de différentes espèces végétales, et surtoutla série des caoutchoucs et des chiclés, objets d’un important commerce d’exportation.
- Comme complément de ce groupe, mentionnons encore une jolie collection de dépouilles d’oiseaux, de cornes, d’écailles, ainsi que des pelleteries provenant de la faune du pays : lions et tigres du Mexique, ours, pumas, jaguars, etc.
- Dans le groupe XVI, k Mexique se présente avec une oeuvre imposante d’hygiène « de salubrité publiques. Le Conseil de salubrité, établi dans la capitale, et dont M. le docteur José Ranurez est le secrétait* général, a organisé, dirige d mené à bien dans ces dernières années des travaux qui lui font honne® Au premier rang, vient l’assainissement de la ville de Mextf0, assuré par l’achèvement du canal de 40 kilomètres qui permet <k dégager les grands lacs intérieurs des détritus de la ville et de 1ea® des crues, cause de fréquentes inondations. Un remarquable ré#31 d’égouts, l’application générale du système du tout-à-l’égout, le ^e" sèchement des marais ont complètement assaini la ville de Mex,cC si défectueusement située.
- M. le docteur Manuel Flores, Chef des groupes XIV et XV.
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- L’État mexicain a, d’ailleurs, établi une législation sanitaire en concordance avec la convention internationale de Dresde, pour la prévention des maladies épidémiques, et il n’est pas douteux que joutes ces intelligentes mesures contribueront à diminuer la mortalité dans des proportions considérables et à rendre les quelques endroits insalubres du Mexique absolument inoffensifs pour les Européens qui ont tant à faire dans ce riche pays.
- A Mexico encore, a été construit un immense hôpital général comprenant vingt pavillons avec toutes leurs dépendances : laboratoires, sanatoria, salles d’opérations, asile d’aliénés, etc. L’Ecole de médecine et de pharmacie, réunie à cet hôpital, assure ainsi aux malades des soins éclairés et consciencieux, et trouve dans leur traitement des observations pratiques de la plus haute atilité.
- Enfin, et ce n’est pas ce qui fait :1e moins d’honneur à la nation mexicaine, un Institut établi exactement sur le modèle de l’Institut Pasteur, et fonctionnant avec les mêmes services et dans le même but, a été créé depuis à Mexico.
- Tous ces grands progrès et toutes ces utiles créations sont représentés dans le pavillon du Mexique par des statistiques, des graphiques et des photographies dont la perfection égale la clarté et le caractère instructif. L’impression générale est que, à ce point de vue comme aux autres, le Mexique est entré résolument dans la voie du progrès.
- Colonel Rodrigo Valdès, Chef du groupe XVIII.
- ARMEES DE TERRE ET DE MER
- GROUPE XVI11
- M. Rodrigo Valdès, colonel du corps spécial d’état-major, a dirigé installation au Pavillon du Mexique d’une série de modèles parmi lesquels on remarque principalement :
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- Le nouveau fusil, système du colonel Montdragon, en usage dans l’armée mexicaine; des canons à tir rapide et canons de montagne du même auteur, et des affûts divers, accompagnés de harnachements spéciaux.
- L’École militaire a envoyé des travaux divers, rapports, photo, graphies, etc. ; l’État-Major y a joint des uniformes et modèles d’équi. pement qui ne manqueront pas d’attirer l’attention. Enfin le corps médical est représenté par plusieurs plans et vues d’hôpitaux militaires, modèles d’organisations intérieures, etc., qui montrent q® le Gouvernement du Mexique a su améliorer et développer son organisation militaire en même temps qu’il mettait en valeur toutes les richesses de son sol et toutes les ressources de son industrie.
- E. S.
- Le Pavillon du Mexique.
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- La Reine-mère des Pays-Bas.
- Notice concernant les Pays=Bas et leurs colonies
- A VExposition Universelle de IQOO
- Tous les peuples qui prennent part à l’Exposition ont tenu à donner, soit dans leurs pavillons, soit dans les différents groupes où leurs produits sont disséminés, la synthèse du caractère national et l’exposé sommaire des principes qui, chez eux, régissent l’instruction, les arts et le travail. Aucune nation n’a réussi à donner à cette Impression forcément superficielle plus de relief que les Pays-Bas, et leur exposition se distingue parmi les plus intéressantes, non seulement parce qu’elle est avant tout une œuvre de science et de vulgarisation, non seulement parce qu’elle offre pour la première fois, aux yeux du monde civilisé, une réunion de documents archéologiques appelés à faire sensation, mais aussi parce qu’on y sent
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- l’œuvre d’une race exceptionnellement forte, merveilleusement douée pour l’étude, pour l’art et pour le travail, d’une race consta®. ment penchée sur le côté sérieux des choses, et dirigée, encouragée, soutenue dans cette voie par la sollicitude admirable d’un Gouvernement auquel des liens indissolubles, parce qu’ns sont faits de sympathie et de patriotisme, la rattachent pour toujours.
- Les Hollandais ont, en effet, cet avantage admirable sur les autres peuples que, chez eux, l’amour de la patrie a trouvé une personnifi-cation et en quelque sorte une réalisation tangible dans l’amour de la Reine. La Reine ! Les Hollandais disent cela comme nous disons: la France! et peut-être avec une foi encore plus vibrante et plus émue, parce qu’elle s’adresse à un idéal qui est plus près d’eux, qui se mêle à leur vie, qui s’occupe de leurs intérêts et de leur grandeur et qui préside réellement à leurs destinées. Le culte de ce peuple pour sa charmante souveraine, culte si mérité et si juste, auquel la nation doit une grande partie de sa force et devra le plus beau de son avenir, est aussi un hommage de gratitude donné à la Reine-mère. Si les Hollandais ont l’immense bonheur de posséder une reine qui s’occupe en personne de toutes les affaires du gouvernement, et qui est assez instruite, assez clairvoyante, assez résolue pour s’en occuper avec des résultats merveilleux, ils n’ignorent pas qu’ils le doivent à l’admirable sollicitude de la noble princesse qui forma pour son peuple, par l’exemple et par le travail, la reine accomplie qu’est S. M. Wilhelmine.
- Les qualités particulières du peuple néerlandais, puisées en grande partie dans la fermeté et dans la sagesse duIGouvernement, se révèlent, comme nous l’avons dit, d’une façon admirable, à l’Exposition de 1900. Si Ton établissait un parallèle entre ce que la Hollande nous montra lors de l’Exposition de 1878, ces vingt ans apparaîtraient comme la plus merveilleuse période de progrès qu’un peuple puisse inscrire dans son histoire. Il faut féliciter les organisateurs de l’Exposition d’avoir su synthétiser cette œuvre sous une forme attrayante et instructive, au profit du grand public, et nous souhaiterions, pour mieux faire ressortir leur mérite, de pouvoir donner une idée complète de la participation des Pays-Bas et de leur empire colonial à notre grande fête de progrès. Malheureusement, nous n’avons ici que la place de quelques considérations générales-Notre effort consistera donc à les rendre aussi substantielles que possible.
- L’Exposition des Pays-Bas et de leurs colonies a été organisée sous la direction de M. le baron Michielsde Verduijnen, vice-président delà seconde Chambre des États généraux, Président de la Commission Royale et Commissaire général du Gouvernement. Elle comprend une
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- S. M. Wilhelmine.
- Reine des Pays-Bas.
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- partie scientifique et industrielle réunissant plus de 600 exposants dont les produits figurent dans leurs groupes respectifs, et une partit purement coloniale, comprenant un groupe de'trois constructions érigées sur la terrasse du Trocadéro.
- Cette partie coloniale a été organisée sous la direction de M. J. Yzerman, ancien ingénieur en chef du chemin de fer des Indes néerlandaises, et de M. le lieutenant-colonel G. B. Hooyer- les constructions, qui sont décrites plus loin, ont été édifiées sous la direction du capitaine-ingénieur J. Stuten,et les curieux moulages dont l’intérieur et l’extérieur de ces édifices sont revêtus ont été exécutés par M. von Saher sur des originaux se trouvant à Java et à Sumatra. En outre, l’ethnologue C.-M. Pleyte s’est rendu aux Indes avec la mission de rassembler les collections scientifiques et agricoles exposées à l’intérieur des pavillons. Cette exposition, grâce à ces différents concours, présente un intérêt scientifique et ethnographique qui mérite beaucoup mieux que notre brève étude; nous tâcherons néanmoins d’en donner une idée tout à l’heure, après avoir parcouru rapidement les groupes artistiques, agricoles et industriels, où nous devons signaler la participation des Pays-Bas.
- L’Exposition des Pays-Bas occupe, dans l’ensemble de ces différents groupes, une superficie totale de 6,000 mètres carrés. L’installation générale est l’œuvre de deux architectes distingués : MM. Mutters et Sluyterman, qui ont su lui donner un caractère d’unité et d’élégance très particulier.
- En effet, au lieu d’être constituée par une réunion de vitrines de formes et de grandeurs disparates, l’Exposition des Pays-Bas, dans chaque groupe, forme un tout parfaitement homogène et harmonieux, ce qui n’est pas sans profiter au caractère général de la section néerlandaise. Il faut louer la Commission Royale de l’Exposition de cette innovation intelligente et très judicieuse.
- Toute la partie matérielle et décorative a été exécutée en Hollande et installée, agencée, mise en place par des artisans néerlandais. Nous sommes donc ici en présence de sections ayant un caractère essentiellement national.
- Passons rapidement à travers le groupe I,où toutes les branches de l’enseignement sont dignement représentées par les Institutions officielles et par quelques particuliers. Dans le Palais des Beaux-Arts (groupe II), trois salles sont réservées à la Hollande, et les plus grands peintres contemporains y ont envoyé ce qu’ils créèrent de meil-leur; inutile de noter ici des impressions ou des appréciations : 'a Hollande a produit assez d’artistes de génie, et les noms d’IsraelSt de Maris et de Mesdag, pour ne citer que ces trois, sont assez connus pour résumer tout l’attrait de cette section.
- Dans le groupe III, on remarquera les merveilleuses éditions
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- artistiques dçs célèbres libraires d’Amsterdam et de La Haye, et aussi plusieurs cartes magnifiques, celle de Java, notamment, exécutée par M. Eckstein, au moyen d’un procédé de son invention, et qui peut être classée parmi les deux ou trois travaux de ce genre vraiment hors de comparaison à l’Exposition.
- Dans les groupes IV, V et VI, la section des Pays-Bas nous fait
- M. le baron Michiels de Verduijnen,
- Commissaire général des Pays-Bas.
- assister à un développement industriel jusqu’à un certain point inattendu, et qui montre avec quelle activité ce pays suit toutes les manifestations du progrès. La Hollande participe comme les grandes nations industrielles à la fourniture de l’énergie électrique dans les différents services des l’Exposition. Un remarquable groupe électrogène sortant des ateliers Stork et Smit de Rotterdam, est spécialement affecté à ce service. A signaler dans le même groupe les expositions des ateliers Smulders, de Rotterdam, Smit et Gie, de Kinderdyk, etc.
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- Avec le groupe VI, nous arrivons aux grands travaux publics. La Hollande en a réalisé de particulièrement importants depuis quel-ques années. Il suffît de citer le développement des chemins de fer l’amélioration de la voie maritime de Rotterdam, la création d’un canal important et l’amélioration des trois rivières : la Meuse, l’Yssel et la Lek. Ajoutons que le Ministre actuel des Travaux publics s’occupe avec activité du projet de dessèchement du Zuiderzee, qui, comme on le sait, est une des grandes questions économiques de notre époque.
- Parmi les autres grands projets en cours, signalons la construction du port de Scheveningue, qui donnera un grand développement à ce village déjà renommée pour sa belle plage. A citer aussi la création des lignes régulières de navigation entre Amsterdam et Rotterdam, les Indes et l’Amérique, services qui ont favorisé dans de larges proportions le trafic commercial.
- Voici maintenant le matériel de ces grands travaux publics. La Hollande le trouve chez elle, où de grands constructeurs comme Smulders, les établissements Fop-Smit, la Société anonyme Werf-Gonrard, etc., construisent des dragues et autres machines non seulement pour l’intérieur, mais aussi pour la France, la Russie, etc.
- Dans le groupe IX, malgré le petit emplacement dont elle dispo-posait, la Hollande a fait merveille, en réunissant tout le matériel de pêche en usage sur les côtes, accompagné de modèles, statistiques, photographies, etc., formant un ensemble des plus curieux.
- Autre exposition intéressante dans le groupe X, où nous retrouvons les célèbres liqueurs de Lucas Bols et de Wynand Fockink, si populaires en France, et qui ont conquis dans le monde entier une réputation d’autant plus solide qu’elle est plusieurs fois centenaire.
- Dans le même groupe, l’exposition du cacao Blooker, des brasseries de Heineken, etc., retiendront très justement l’attention du visiteur.
- Dans le groupe XII, les attractions ne manquent pas non plus. C’est là que sont réunis les produits des manufactures de faïences de Delft, de la Société Rozenburg de La Haye, de Gouda, Purmerend, Utrecht, etc. Cette industrie s’est admirablement développée depuis quelque temps ; le nombre des manufactures s’est beaucoup augmenté, et leurs produits, déjà si réputés, reçoivent encore chaque jour de grandes améliorations.
- Dans le même groupe, il convient de mentionner les tapis et tapis-sériés des fabriques hollandaises, ainsi que des reproductions curieuses d’un genre de tissus fabriqué depuis des siècles par les femmes indigènes de Java par le procédé appelé batik. Les Javanaises fabriquent ces étoffes originales en exécutant des dessins à la cire
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- sur des toiles de coton, qui sont ensuite teintes en rouge, en bleu, en brun et quelquefois en plusieurs couleurs. Les endroits recouverts de cire n’étant pas attaqués par la teinture demeurent blancs, de sorte que, la cire une fois enlevée, les dessins se détachent très nettement sur le fond coloré de l’étoffe. On trouvera des batiks authentiques, c’est-à-dire fabriqués par ce procédé purement artistique et colonial, dans le groupe XIII, ce qui permettra de les comparer avec les reproductions qu’en fabrique aujourd’hui l’industrie hollandaise.
- Le Sousouhanan, prince indigène, résident à Soura-karta, a eu la bienveillance de confier aux organisateurs de la Commission coloniale une collection complète de tous les batiks portés par la Cour, dans les fêtes officielles célébrées à l’occasion des mariages, circoncisions, etc. Cette collection est exposée dans l’un des pavillons à côté de la reconstitution fidèle, d’après les indications du même prince, des vêtements appelés Kain Kèmbangan, que les princes javanais portaient déjà au xvie siècle. M. Van de Poil, qui dirige avec une grande compétence l’une des principales manufactures de coton de Haarlem, s’est acquis une grande réputation pour la reproduction industrielle de ce genre de tissus.
- Dans le groupe XIII déjà cité, on trouvera une riche exposition de costumes nationaux reproduits d’après nature avec la plus scrupuleuse exactitude et constituant l’une des attractions de cette partie de l’Exposition.
- On peut en dire autant de l’exposition collective des joailliers-orfèvres (groupe XV) où se font remarquer les ateliers d’Amsterdam La Haye, Utrecht, et la taillerie de diamants Poliakoff, d’Amsterdam, dont l’installation comprend un groupe d’ouvriers travaillant sur place. Les principales maisons d’argenterie du Royaume prennent une part importante à cette exposition collective, où elles ont fait figurer nombre de créations intéressantes.
- La Hollande ayant toujours tenu un rôle important dans l’étude des questions humanitaires, on ne peut s’étonner de la voir figurer dans le groupe XVI avec une réunion de documents et de monographies du plus vif intérêt, présentée dans un élégant salon de lecture. La collaboration à cette exposition des économistes et des philanthropes les plus éminents permet d’affirmer qu’elle ne se bornera pas une manifestation stérile, mais que les résultats en seront au contraire nombreux et satisfaisants.
- Après ce rapide examen sur la collaboration des Pays-Bas à l’Exposition proprement dite, nous allons consacrer les dernières lignes de notre étude à l’Exposition spéciale des Indes orientales et occidentales.
- Sur la terrasse du Trocadéro, dans une situation excellente, fort habilement utilisée, un monastère bouddhique du plus pur style
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- hindou-javanais, entièrement reconstitué au moyen de moulages rapportés des temples de Sari et du Bôrô-Boudour, s’encadre entre deux constructions bariolées couvertes en fibres de palmiers et qui reproduisent avec une exactitude rigoureuse les types d’habitations actuels de l’ouest de Sumatra.
- L’édification seule de ces trois reproductions pourrait constituer un attrait incomparable, et dont on ne pourrait que difficilement trouver l’équivalent au point de vue artistique ou ethnographique dans l’ensemble de l’Exposition. Elle représente d’ailleurs plusieurs années d’un travail délicat et minutieux, entrecoupé de recherches, de fouilles, de voyages d’exploration qui, par leurs résultats, ont contribué à fournir aux archéologues, aux artistes et aux savants une réunion de documents dont la réalisation n’a pas de précédents en Europe.
- Les trois constructions sont reliées entre elles par une terrasse spacieuse, où l’on accède par un perron. Une rangée de dhyâni boud-dha’s, également moulés sur les originaux, s’étend devant cette terrasse et sur toute sa longueur, donnant ainsi à l’ensemble un caractère d’unité des plus heureux.
- Les bas-reliefs du temple, à l’extérieur comme à l’intérieur, proviennent en grande partie du Bôrô-Boudour et retracent ainsi quelques passages de la vie de Bouddha d’après des documents sculpturaux qui remontent à plus de dix siècles, et qui, malgré cela, sont dans un état de conservation qui étonne. Les artistes trouveront dans cette reconstitution une richesse d’inspiration et une souplesse, un génie, même, d’interprétation, qui ne seront pas sans les étonner; il y a là, notamment, pour l’art décoratif, actuellement en pleine évolution, un enseignement admirable, entièrement basé sur la simplicité des lignes, et qui se révèle en une infinité de motifs admirables de richesse et de variété. Les colonnes et les autres sculptures qui ornent l’intérieur du temple sont dans un état de conservation non moins étonnant. Nous signalons notamment la statue de la déesse Prajanamitra, pure merveille de sculpture bouddhique, comparable, par la noblesse des lignes et par la puissance de l’expression, aux meilleures productions de l’art grec.
- 11 faut féliciter M. le lieutenant-colonel G.-B. Hooyerdela reconstitution de ce temple, qui est incontestablement l’un des joyaux de l’Exposition; et il faut aussi le remercier, au nom de la science et de l’art universels, pour la réunion de cette documentation merveilleuse de richesse dont rien d’approchant n’a pénétré jusqu’ici en Europe.
- Les constructions pittoresques situées à droite et à gauche du temple sont formées chacune de quatre habitations indigènes, accolées en croix. L’extérieur, revêtu de couleurs vives, est entiè*
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- Exposition des colonies des Pays-Bas.
- rament sculpté comme le sont là-bas les demeures de la classe aisée
- la population. Les organisateurs se sont inspirés, pour la décoration intérieure, des motifs hindous, qu’ils ont reproduits sur les étoffés, peintures, colonnes, meubles, etc. ; ils ont réussi ainsi à mettre Rosies yeux du public quelques-unes des adaptations dont ce genre efe décoration pourra devenir susceptible dans l’habitation européenne.
- L’une des deux constructions possède un salon de lecture très Jt)ondamment pourvu d’ouvrages et de monographies concernant dindes néerlandaises. Il convient de noter ici la publication, par la Commission coloniale, d’un Guide spécial des Indes néerlandaises, Juquel ont collaboré les spécialistes les plus compétents dans cha-%e des parties représentées à l’Exposition. Cet important ouvrage, Publié sous la direction de M. le lieutenant-colonel H. Bosboom, restera jj°mme une sorte de monument documentaire d’un intérêt considérable et de la plus grande utilité pour tous ceux qui auront à 'occuper, à quelque point de vue que ce soit, de cette partie si Cür'euse du monde colonial.
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- On a réuni dans les deux pavillons des documents et des spécimens très variés sur la production artistique, industrielle, minière et agricole des Indes néerlandaises ainsi que sur leur administration sur leur défense et sur l’exercice du culte Civaïtique de l’île de Bail
- Cette dernière partie, notamment, comporte un intérêt tout spécial et fera la joie des érudits. M. C.-M. Pleyte s’est rendu spécialement à l’île de Bali et à celle de Lombok où subsiste encore dans toute son originalité la religion hindoue. Avec l’aide des prêtres brahmanes et de quelques chefs de districts, a fait copier toute la série des dieux hindous, préalablement déterminée avec la plus rigoureuse attention.
- Le Panthéon balinois ainsi reconstitué se compose d’une trentaine de statues en bois polychrome, réunies sur une estrade qui occupe le fond du pavillon de droite. Il apporte des renseignements précis et des documents indiscutables sur la religion hindoue actuelle, au sujet de laquelle nombre d’erreurs ont été répandues. C’est la première fois qu’une collection de ce genre a été réunie en Europe.
- Ces indications générales sont malheureusement trop incomplètes pour donner une idée du caractère scientifique de l’Exposition des Pays-Bas. Nous nous sommes efforcés de résumer l’impression qui s’en dégage, et nous n’essayerons pas de la formuler en des appréciations qui resteraient forcément vagues, vu leur manque de développement. Disons seulemeni que les organisateurs de l’Exposition des Pays-Basse sont honorés et ont honoré leur pays en donnant à cette manifestation le caractère d’enseignement et de vulgarisation,le caractère attrayant et sérieux qui est la base même du principe des Expo sitions, et qui, seul, peu justifier leur raison d’être Cette simple constatation que pourront faire tous te visiteurs, résume admirable ment le mérite du Dr M.leba ron Michiels de Verduijnen de M. le lieutenant-colon?
- G. B. Hooyer et des homme éminents qui leur ont apport M. le baron van Asbeck, Une collaboration éclaire
- Délégué du Commissaire général. et active. Em. SedEYN-
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- Notice concernant la Suède
- A l’Exposition Universelle de igoo
- Situation. — Superficie. — Climat. — Nature.
- Baignée par la mer Polaire, l’océan Atlantique, la Baltique et la mer du Nord, la longue presqu’île Scandinave forme dans l’Europe septentrionale les deux États de Suède et de Norvège.
- La Suède, qui est l’un des royaumes les plus anciens du continent, s’étend sur toute la partie orientale de la péninsule, tandis que la Norvège, séparée de la contrée voisine par une immense chaîne de montagnes très serrées, occupe la côte occidentale entière. L’ensemble des deux États représente une superficie de 770.166 kil. carrés, à peu près la surface de l’Espagne et de l’Italie réunies. La Suède, seule, couvre 448.000 kil. carrés, c’est-à-dire presque l’étemdue de la péninsule des Balkans, en deçà du Danube. Du nord au sud, sa longueur n’a pas moins de 1.600 kilomètres, soit la distance de Paris à Gibraltar, et de l’est à l’ouest sa largeur maxima atteint jusqu’à 400 kilomètres. La surface totale de ses nombreux lacs est évaluée à 37.000 kil. carrés environ et le plus grand d’entre eux, le ^enern, est également le plus grand de l’Europe après les lacs Udoga et Onéga.
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- Comparée à la partie occidentale de la presqu’île Scandinave qUj offre à cet endroit l’aspect d’une contrée très montagneuse, la Suède est essentiellement un pays bas. En effet, dans toute son étendue, c’est à peine si les "78 centièmes du sol s’élèvent à 400 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer. Il y a quelques plaines fertiles dans les provinces méridionales du pays et c’est surtout sur la frontière norvégienne que dominent des régions montagneuses et boisées traversées par des rivières courantes.
- Malgré sa position géographique, la Suède doit à la proximité de l’océan Atlantique la faveur d’une température relativement douce, Mais, en raison de la grande extension que le pays prend en longitude, le climat diffère suivant la situation particulière de chaque province. Dans la capitale, placée au 60° de latitude, la température moyenne s’élève à -}-50,3 centigr. et en janvier elle ne descend guère qu’à — 3°, tandis qu’à Saint-Pétersbourg et à Jeniseisk, qui sont situées sous la même latitude, le thermomètre atteint respectivement — 10° et — 25°. En juillet, la chaleur moyenne est de -j- 16°, 4 à Stockholm et dans les pays qui se trouvent au-dessus du Cercle polaire elle monte même jusqu’à -f- 12° et -f- 14° centigr. La quantité moyenne de pluie peut être évaluée pour le pays entier à 500 m/m environ. Dans les contrées de l’Extrême-Nlord, la neige couvre le sol pendant 190 jours en moyenne, tandis que ce chiffre n’est que de 48 dans les provinces du Sud. Dans ces dernières régions, la végétation des arbres se développe et prospère pendant une période de 304 jours et à l’extrémité opposée elle comprend encore une moyenne de 187 jours. Mais, dans les provinces polaires, le froid dure si longtemps que le blé ne peut être semé avant l’époque de la Saint-Jean. Cependant, comme les jours sont aussi longs en été que les nuits sont claires, la fermentation de la terre est telle que la semence et la récolte peuvent être effectuées en un laps de temps de trois semaines.
- Population. — Instruction scolaire.
- La population nationale, la langue suédoise et la religion luthérienne dominent seules en Suède. Les Suédois proprement dits descendent de la branche germanique de la grande race aryenne el peuplent le pays depuis un temps immémorial. N’ayant eu à subir aucune invasion ni à souffrir de la moindre immigration importante) ils sont demeurés à peu près purs de tout mélange. D’autres races cependant sont également répandues en Suède; mais les LapmlS
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- S. M. le Roi de Suède,
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- d’origine mongole qui en forment l’élément principal ne représentent guère qu’une agglomération de 7.000 individus, exclusivement disséminés dans les contrées rocheuses et forestières de l’extrême-nord du royaume où ils mènent une vie nomade, ne possédant pour tous biens que leurs huttes et leurs troupeaux de rennes. L’effectif général de la population suédoise s’élève à un peu plus de 5 millions d’habitants, soit une moyenne de onze unités par kilomètre carré, Cette moyenne varie cependant suivant les régions. La Scanie, par exemple, qui borde le littoral sud de la Suède, comporte une population aussi dense que l’Écosse et l’Irlande (54 habitants par kil, carré), tandis que les cinq cantons de l’Extrême-Nord qui composent la province du Norrland, comprenant une superficie totale de 261.104 kil. carrés, ne comptent que 3 habitants par kilomètre carré, Le chiffre de la population a d’ailleurs entièrement doublé au cours de ce siècle. En dépit du nombre réduit des naissances, dû à la diminution des mariages, la mortalité est si restreinte que, sous ce rapport, aucun autre pays ne peut être comparé à la Suède. De 1866 à 1895, le nombre annuel des décès ne s’est élevé qu’à un chiffre de 16,6 par 1.000 habitants et la vie humaine durant ces dix années a comporté une moyenne de durée de plus de cinquante ans.
- Ces heureuses circonstances dépendent naturellement et à haut degré du climat sain que connaissent exceptionnellement ces régions, mais elles peuvent aussi bien s’expliquer en raison du bien-être croissant de la population et des progrès de l’enseignement. L’instruction populaire notamment a pris dans ce pays un développement très étendu et la preuve la plus patente en est que le nombre des « analphabistes » n’est que de 1 ou 2 sur 1.000 jeunes gens appelés au service militaire.
- En 1897, l’on ne comptait pas moins de 11.454 écoles communales en Suède, soit un nombre de 2,3 par 1.000 habitants et de 2 à 3 par 100 kil. carrés. Dans la même année 85,2 % de la totalité des enfants de sept à quatorze ans ont étudié à l’école communale sous la direction de 14.554 instituteurs (dont 64,3 °/0 d’institutrices). L’enseignement distribué gratuitement comprend, outre les matières élémentaires, des leçons d’horticulture, de gymnastique et d’ouvrage manuel. En ce qui concerne l’enseignement de la gymnastique et du travail manuel, la Suède a précédé tous les pays du monde. Le no® du Suédois P.-H. Ling est universellement connu dans l’histoire de la gymnastique et l’École de travail manuel de Naas est visitée tous les ans par bon nombre d’étrangers.
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- Les villes n’abritent guère plus de 20,6 °/0 de la population totale qui, pour la plus grande partie, habite la campagne. Stockholm, capi-jj]e du royaume, nourrit 300.000 habitants ; Gothenbourg, la métropole du commerce, vient ensuite avec 130.000 âmes. Malmô et Norr-lôping constituent aussi des cités très importantes. En tout, la Suède compte à peu près une centaine de villes.
- Forêts.
- La Suède est un pays très boisé. Les forêts, consistant surtout en sapins rouges et blancs, représentent une surface de 20 millions d’hectares, c’est-à-dire presque la moitié de la superficie totale du sol. Les forêts les plus étendues couvrent l’Extrême-Nord, et de là, sur les eaux courantes qui forment des voies très navigables, le bois «lisse jusqu’à la côte où des centaines de scieries le recueillent et le façonnent. La Suède occupe d’ailleurs le premier rang parmi les nations pour l’exportation du bois. La vente des bois bruts, sciés ou taillés s’est élevée en 1898 à la valeur de 203 millions, soit 42 % du produit exportatif total du pays. La Suède retire encore d’autres avantages de ses forêts. Elle y trouve aussi du charbon de bois pour alimenter ses usines de fonte ; du bois de bâtiment qu’on emploie pour la construction dans tout le pays; du bois de menuiserie, la matière première de la pâte de bois et de bien d’autres genres d’industrie. Les forêts constituent donc la plus grande richesse de la Suède.
- Agriculture. — Élevage des bestiaux.
- L’agriculture est la première industrie de la Suède. Environ 58% des habitants du royaume vivent de l’agriculture et de ses ressources directes et indirectes. La surface des terres cultivées ne s’élève cependant qu’à 3.500.000 hectares, soit 8,5 °/0 de toute l’étendue éo pays, ce qui s’explique en raison de l’état inculte des grandes terres du Nord.
- La récolte moyenne comporte en quintaux métriques les proportions suivantes : blé, 1.200.000 quintaux; seigle, 5.600.000 q. J)rge,3.200.000 q.; avoine, 10.500.000 q.; graines diverses, 1.700.000q.; tegüniineuses, 700.000 q. Le poids total de la récolte des céréales et ^es plantes légumineuses a été évalué en 1898 à 2.452 millions de
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- kilogrammes, d’une valeur approximative de 378 millions. On cultive en outre, pour la subsistance du pays, la pomme de terre, ia betterave, le navet, la carotte et les diverses plantes fourragères. Mais la Suède, ne produisant pas la quantité de céréales suffisante à ses besoins, importe annuellement (1894-1898) environ 220 millions de kilogr. de froment et de seigle. Cette importation est toutefois partiellement compensée par l’exportation de l’avoine qui fournil une moyenne de 70 millions de kilogr. Le rendement moyen par hectare est très considérable : 148 quintaux métriques pour le froment, 144 pour le seigle, 147 pour l’orge et 132 pour l’avoine.
- Outre l’agriculture, l’élevage des bestiaux s’est sensiblement étendu en Suède. Les prairies naturelles couvrent environ 1.486.000 hectares, soit 3,6 % du sol suédois ; de plus 1.100.000 hectares servent à la culture des plantes fourragères. Pendant l’été, de vastes terrains sont également réservés au pâturage des animaux domestiques. En 1897, la Suède possédait 517.000 chevaux, 1.725.000 vaches et 823.000 autres bêtes à cornes, 803.000 porcs et environ 1.300.000 moutons. Le pays peut compter environ 1.200 laiteries, pour la plupart établissements importants pourvus de matériel de traction à vapeur et de machines nécessaires à l’exploitation de l’industrie alimentaire animale (séparateurs de Laval, etc.). En 1898, l’exportation des beurres, seule, s’est élevée à 23 millions de kilogr. totalisant une valeur supérieure à 55 millions de francs.
- Industrie des minerais.
- Les montagnes suédoises sont riches en métaux, mais surtout en minerai de fer. Le fer existe particulièrement dans deux régions minières situées l’une au 60° de latitude, au nord des grands lacs Venern et Vettern, et l’autre au delà du Cercle polaire. C’est dans la première région que se trouve entre autres la mine de « Gran-gesberg ». Dans la région polaire, les mines de Gellivara, de Kiru-navara et de Kuossarara sont les plus remarquables.
- Les mines du Nord ne sont encore exploitées qu’en partie ; niais, dans le but de rendre plus facile le transport des extractions, 01 construit actuellement une ligne de chemin de fer qui reliera l’ocea1, Atlantique à la mer Baltique en passant par les groupes miniers leS plus importants. La richesse de ces mines de fer est telle que seules parties exploitées dans les montagnes de Kirunavara et
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- Luossavara peuvent fournir, suivant les calculs approximatifs, une quantité de 250 millions de tonnes de minerai.
- Le Pavillon de Suède.
- En 1898, l’exploitation des 329 mines de fer du royaume a produit environ 2.300.000 tonnes dont 1.400.000 dévolues à l’exportation. Il
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- n’y a toutefois que le fer en minerai qui soit exporté dans des pro. portions aussi considérables. La vente de la fonte à l’étranger est en effet beaucoup plus limitée; car, par suite du manque de houille dans
- M. R. Akerman.
- Président de la Commission royale.
- le pays, les hauts fourneaux s’alimentent de charbon de bois. Pour l’année 1898, les hauts fourneaux n’ont pas consommé moins de 46 millions d’hectolitres de ce combustible. Mais, tous comptes faits» ce mode de chauffage revient plus cher que la houille ; car, malgre l’excellence de ses qualités, le fer de Suède, en raison de son prlX
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- élevé, ne se tient pas toujours en première place, sur les marchés du monde.
- Cependant, en 1898, les 143 hauts fourneaux du pays ont fourni une production totale de 532.000 tonnes de fonte. La fabrication des fers martelés et des aciers, ainsi que la production de leurs résidus (massiaux, fers bruts en barres, lingots de Bessemer, lingots de Martin, etc.), ouvrage de 126 usines, a rendu 464.000 tonnes, d’une valeur de 67 millions.
- M. Thiel,
- Commissaire général de la Suède.
- L’industrie minière emploie environ 30.000 ouvriers d’usine et ^'exportation générale de ses produits s’est élevée, en 1898, à un chiffre total de 70 millions.
- Industrie des Fabriques.
- En Suède, l’industrie des fabriques est presque une création du siècle. La distance matérielle qui éloigne ce pays des autres c°ntrées de l’Europe, la population appauvrie, disséminée sur une
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- vaste superficie, la longueur des nuits d’hiver, le manque presque absolu de houille et bien d’autres causes ont longtemps arrêté l’essor de toute activité industrielle. Mais, depuis un siècle, les chemins de fer et les bateaux à vapeur ont rapproché les distances ; l’amélioration des systèmes d’éclairage a diminué les obstacles que les nuits d’hiver opposaient au libre exercice du travail et les forces nationales, autrefois absorbées tout entières par la guerre, ont pu,sousla perspective d’une longue période de paix, apporter toute leur énergie à la culture matérielle du pays. Le siècle qui finit a vu des progrès industriels : la valeur totale des produits suédois, estimée 14 millions de francs en 1800, s’est élevée en 1898 à plus de 1.500 millions et, sur ce chiffre, 250 millions seulement constituent le rapport des usines à fer et des laiteries.
- Outre ces usines et ces laiteries, la Suède possédait en 1898environ 10.000 établissements industriels desservis par 246.000 ouvriers.
- Les industries qui figurent avec quelque importance dans la valeur de l’exportation sont celles qu’exploitent les scieries, les usines de pâte de bois, de papier, de carton, les usines de machines, les usines de minerais divers, les verreries, les tailles de pierre, la menuiserie, les fabriques d’allumettes, etc., sans compter bien entendu le minerai de fer et les laiteries.
- Les scieries de grande entreprise sont principalement établies sur la côte qui longe le golfe de Bothnie. C’est là, dans la ville de Sundsvall et sur les bords de la rivière d’Angerman, que s’exerce le plus grand développement de cette industrie. En 1898, on comptait par tout le royaume 1.019 grandes scieries, occupant 40.683 ouvriers. La seule fabrication des planches et des madriers a produit 212 millions de francs, représentant la valeur de plus de 6 millions de mètres cubes de bois. Il y avait en Suède, dans la même année, 124 manufactures de pâte de bois, 59 fabriques de papier et de carton et 280 ateliers de menuiserie, employant ensemble un total de 20.127 ouvriers. L’exportation de 1898 a compris dans ses chiffres 124.700 tonnes de pâte sèche, 56.800 tonnes de pâte humide et 37.960 tonnes de papier et carton, d’une valeur totale d’environ 34 millions de francs.
- Les usines d’allumettes sont concentrées dans la province de Smâlandet plus spécialement à Jônkôping. Leurs produits ont conserve jusqu’à ce jour leur supériorité sur toutes les fabriques étrangères.
- L’industrie du fer et de l’acier est ici d’une première importance. La Suède, qui est la patrie de savants tels que Polhem, John Ericsson, Carlsund et de Laval, a toujours tenu une place prééminente dans!3
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- science de la mécanique. Les usines de fer et d’acier ont leur siège dans les villes de Stockholm et d’Eskilstuna et leurs machines ainsi que leurs articles particuliers (couteaux, ciseaux, etc.) défient toute concurrence sur les marchés du monde. L’exportation des produits du fer (particulièrement celle des séparateurs, machines et appareils électriques) a rapporté en 1898 une valeur totale de 24 millions. Ladite industrie occupe en tout 45.000 hommes environ.
- Les verreries au nombre de 50, comprenant un personnel de 4.700 ouvriers, exportent principalement le verre de bouteille. Dans ces dernières années, les manufactures de Kosta et de Reymire ont acquis une sérieuse renommée pour leurs verres de table.
- Les usines de pierres de taille fournissent surtout à l’exportation des matériaux de construction pour les rues et bâtiments.
- Outre les industries précédentes, la Suède entretient encore d’autres usines de grande importance qui subviennent à l’alimentation du pays, telles que des raffineries de sucre dont la matière première, la betterave, est la culture principale des provinces méridionales, des distilleries d’eau-de-vie, des brasseries de bière, etc. L’Etat perçoit des droits élevés sur les alcools dont la vente est en outre soumise à une réglementation de police des plus rigoureuses. Ces dispositions ont eu pour conséquence de diminuer sensiblement la consommation de l’alcool dont l’abus constituait autrefois le vice héréditaire du pays.
- L’industrie textile suédoise se développe sur 14.283 métiers et 532.176 fuseaux; mais sa production, qui ne suffit pas encore totalement aux besoins de la population, est complétée par l’importation étrangère, particulièrement en tissus de laine. Cette industrie a son siège dans les villes de Norrkoping et de Boràs.
- Enfin la Suède possède quantité de moulins, briqueteries, tuileries ainsi que quelques grandes manufactures de tabacs.
- Dans beaucoup d’usines, on emploie l’eau comme force motrice. Les cataractes plus ou moins élevées que les rivières forment sur tout leur parcours jusqu’à la mer sont d'ailleurs pour la Suède laborieuse de puissants auxiliaires de travail. Le pays trouve là de» sources inépuisables de traction naturelle et d’énergie électrique. Aussi, en dépit de la disette de houille, la Suède a-t-elle pu atteindre le rang élevé qu’elle occupe actuellement parmi les nations industrielles et jouit-elle d’une importance productrice qu’accroîtront encore les progrès de l’électricité. C’est dans ses forêts, dans ses mines de fer et dans ses cataractes que la nation puisera toujours des éléments nouveaux indispensables à son activité industrielle.
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- Commerce avec l’Étranger.
- En raison de l’amélioration des voies de transport par terre et par eau et du développement continuel de sa culture matérielle, les rapports commerciaux de la Suède avec les pays étrangers se sont considérablement accrus au cours du xix® siècle. La valeur de l'importation qui n’était que de 17 millions de francs, en 1799, s’est élevée à 632 millions en 1898. Un exemple qu’on cite à ce sujet rendra plus sensible la comparaison des deux époques au point de vue commercial. La houille et le café sont les articles qui ont atteint les plus gros chiffres dans la valeur de l’importation suédoise en 1898, soit respectivement 62 et 31 millions. Or, en 1799, la houille ne comptait que pour 1 million : quant au café, dont l’entrée était alors prohibée, il ne figurait même pas sur la liste d’importation. L’exportation, qui s’élevait à 36 millions de francs au commencement du siècle, réalise aujourd’hui un total de 479 millions.
- Si la valeur de l’importation dépasse celle de l’exportation, cela dépend, en première ligne, de la différence des méthodes de calcul. La valeur des marchandises importées comprend par exemple les frais de transport qui n’entrent pas dans celle des produits exportés.
- II est encore à observer que les chiffres relatifs à l’importation ne comprennent pas les articles réimportés en franchise, de même que les chiffres indiquant l'exportation ne se rapportent pas aux articles réexportés.
- Les principaux articles d’importation ont été les suivants : minéraux bruts d’une valeur de 86.200.000 francs (dont 62.300.000 francs de houille et2.600.000 francs de sel) ; draps et toileries : 62.900.000 francs (dont 22.400.000 francs de tissus de laine) ; céréales : 55.600.000 francs (dont 26.700.000 francs de froment et 13.200.000 francs de seigle) et denrées coloniales : 51.500.000 francs (dont31 millions de café).
- Les plus importants articles d’exportation ont été : bois, évalués à 246.300.000 francs (dont bois sciés : 179.200.000; pâte de bois: 21.600.000 francs; allumettes : 10.000.000 francs); produits alimentaires d’animaux : 69.900.000 francs (dont beurre : 55.400.000 francs; poissons : 10.500.000 francs) et métaux non travaillés ou travaillés en partie : 50.200.000 francs (dont fer et acier : 48.400.000 francs).
- Les pays avec lesquels la Suède entretient les plus actives relations commerciales sont, depuis longtemps, la Grande-Bretagne et l’Irlande, l’Allemagne et le Danemark, qui, réunis, comprenaient 74, 7 0/0 de l’ensemble du mouvement commercial en 1898.
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- Marine de Commerce.
- Cependant l’heureuse situation géographique du pays favorise mieux que partout ailleurs les relations commerciales qui s’établissent entre nations. De là la prospérité d’une production qui de tout temps a été particulièrement remarquable en Suède : celle du rapport de la navigation. Toutefois, son extension a pris une importance exceptionnelle depuis 1800, conséquence toute naturelle de l’essor extraordinaire qu’ont pris à partir de cette époque le commerce et l’industrie du royaume. A l’appui de cette assertion, les chiffres nous apprennent qu’en 1799 il y eut 5.069 entrées et sorties de navires marchands, le tout représentant un tonnage d’ensemble de 364.390 tonnes. En 1898, la Suède abrita dans ses ports un nombre de 36.377 navires, jaugeant ensemble 8.700.000 tonnes. 11 est vrai que, sur ce chiffre, 6.800.000 tonnes reviennent aux vapeurs dont la circulation ne date pas de cent ans.
- Le mouvement maritime entre la Suède et l’étranger, ainsi qu’il se constate par les entrées et les sorties des navires de toutes nations dans les ports suédois, avait en 1898 l’étendue que montre le tableau suivant :
- Voiliers et vapeurs chargés 14.252 3.283.513 22.125 5.383.122
- Voiliers et vapeurs sur lest 20.450 4.416.827 12.496 2.288.617
- Totaux 34.702 7.700.352 34.521 7.672.739
- L—
- Le tonnage considérable et le grand nombre des navires partis avec chargement en comparaison du tonnage et du nombre des flavires arrivés chargés sont bien propres à montrer que l’exporta-tion de la Suède consiste à titre principal en marchandises pesantes volumineuses, comme les métaux et les bois.
- La marine marchande de Suède se composait, à la fin de l’année 1898, de 2.821 navires, jaugeant 557.386 tonneaux de registre, dont
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- 2.004 navires à voile, jaugeant 291.392 tonneaux et 817 navires à vapeur, du total de 265.994 tonneaux. Les navires jaugeant au-dessous de 20 tonneaux n’y sont pas compris.
- Les pays avec lesquels la Suède entretient le plus de relations maritimes sont la Grande-Bretagne, le Danemark et l’Allemagne.
- La marine marchande suédoise, quoique considérable, ne suffit pas encore aux besoins du pays et c’est l’étranger qui, en partie notable, se charge des transports maritimes.
- Voies de Communication.
- C’est assurément à l’amélioration de ses voies de communication que la Suède doit essentiellement les grands progrès de son industrie, de son commerce et de sa navigation depuis un siècle.
- Canaux. — En général, les rivières de Suède ne sont pas accessibles aux voiliers à cause de leur courant rapide et de leurs cataractes. Les canaux étaient donc particulièrement indispensables à la navigation intérieure et au commerce indigène du pays. Aussi ont-ils été l’objet de travaux considérables. Le plus grand canal de Suède c’est le « Gotha Kanal », qui, prolongé par le « Trollhâtte Kanal », forme avec les lacs Vettern et Venern une voie d’eau navigable de la Baltique à la mer du Nord. Cet ensemble de canalisation fut achevé en 1832.
- Chemins de fer. — La première ligne de chemin de fer construite en Suède est une petite voie locale, inaugurée en 1856. Depuis, l’établissement des voies ferrées a pris un tel développement qu’en 1898 toutes les lignes du royaume, ajoutées bout à bout, formaient une longueur totale de 10.359 kilomètres, dont 3.676 appartiennent à l’Etat et le reste aux entreprises particulières, soit sur le tout 20.700 mètres par 10.000 habitants. La Suède occupe donc dans cet ordre d’organisation le premier rang en Europe. Les frais de construction s’élèvent à 910 millions environ, c’est-à-dire 5 14 0/0 des frais totaux de construction. Parmi les lignes actuellement en voie d’exécution, dont plusieurs sont d’une grande étendue, figure la lig'ne précédemment citée qui réunira la mer Baltique à l’océan Alla11' tique en passant au-dessus du cercle Polaire.
- Télégraphes et téléphones. —- La première ligne télégraphique en Suède a été posée en 1853. A la lin de 1898, la longueur totale des réseaux de communication comprenait 14.088 kilomètres, et celle des lils de lignes s’étendait à 43.725 kil. 500. Ce développement si rapide
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- constaté par les chiffres ci-dessus, est cependant moindre que celui jgs entreprises téléphoniques qui, commencées dans les villes de Stockholm et de Gothembourg en 1880, s’étendaient sur une longueur totale de 127.000 kil. de fils à la fin de 1898. A Stockholm, le système téléphonique est particulièrement bien organisé et, depuis
- M. Per Lamm,
- Commissaire général adjoint.
- 1893, cette ville est en communication directe avec Christiania et Copenhague.
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- L’amélioration matérielle dont la Suède a si largement profité pendant le xixe siècle, d’après les détails relatés ci-dessus, a considérablement augmenté le bien-être de la population. Le pays, sorti de la misère dont il souffrait pendant les siècles précédents, jouit mainte-8ant d’une situation économique complètement indépendante. Enl898, *a richesse nationale de la Suède a été estimée, après défalcation de Odette publique, d’une valeur de 12.336 millions, soit 3.429 francs par habitant. La dette nationale, établie tout entière sur les emprunts îy’out nécessités les améliorations apportées aux voies de commutation, ne se montait guère, à la fin de 1898, qu’à une somme de ^•400.000 francs, soit 78 francs par habitant.
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- Notice concernant le Portugal
- A V Exposition Universelle de igOO
- La section portugaise est une des plus intéressantes de l’Exposi-tîon universelle de 1900.
- Sous une apparence modeste, parfaitement d’accord avec les récentes difficultés financières que le Portugal a éprouvées dernièrement, cette section s’impose cependant à l’attention du visiteur éclairé et consciencieux, que les splendeurs des installations n’éblouissent pas, mais qui, examinant le fond des choses, se livre à une étude approfondie pour y puiser des éléments de comparaison qui lui permettent de constater l’excellence des produits exposés et d’apprécier avec exactitude la valeur des nations exposantes.
- Le rang du Portugal à l’Exposition est des plus honorables. La richesse et la bonté de ses produits agricoles, la perfection de ceux de son industrie, voilà les titres qui lui assignent ce rang. Précédé du juste renom acquis dans toutes les Expositions où il a concouru, il vient affirmer une fois de plus qu’il ne s’est pas arrêté dans la voie du progrès intellectuel et matériel, qui n’est pas l’apanage exclus» des grandes nations.
- Après maintes hésitations justifiées par les difficultés auxquels nous avons fait allusion, le Portugal s’est décidé un peu tard a prendre part au concours universel des peuples. Pour ne point obér«r
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- S. M. le roi de Portugal.
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- le Trésor par les frais qu’aurait entraînés l’action directe de l’État le Gouvernement confia à des personnalités de la plus haute compétence le soin d’organiser la section portugaise, ne se réservant qUe d’y contribuer par une subvention votée par le Parlement. Telle est l’origine de la Commission organisatrice, qui se partagea en deux grandes Commissions siégeant respectivement à Lisbonne et à Porto. Ces Commissions se subdivisèrent en sous-sections constituées par des représentants des associations industrielles, agricoles et commerciales des deux villes principales du royaume.
- La Commission organisatrice était présidée par un Inspecteur général, nommé par le gouvernement et chargé de la surintendance des travaux des commissions. Les hautes fonctions d’inspecteur général furent dévolues à \L le conseiller Ressano Garcia, ancien ministre des Finances, professeur émérite de l'École de l’armée, leader du parti libéral, justement apprécié par ses travaux scientifiques, d’une affabilité extrêmement courtoise qui commande toutes les sympathies. Le choix ne pouvait être plus heureux, car il réunit toutes les qualités requises pour la charge si importante qui lui a été confiée.
- Le Gouvernement nommait, en même temps, un Commissaire pour représenter à Paris l'Inspection générale dans ses rapports avec le Commissariat général de l’Exposition. Ce Commissaire est M. le vicomte de Faria, chargé d’affaires près les Republiques du Plataet de l’Uruguay, ancien inspecteur général des consulats et consul à Paris, où il a conservé dans le monde officiel et dans la haute société de nombreuses relations de nature à lui rendre aisée la mission délicate confiée à son zèle intelligent.
- Son fils, M. Antonio de Faria, consul à Livourne, est le secrétaire du Commissariat et il en remplit les fonctions avec autant de compétence que de dévouement.
- L’Exposition portugaise comprend deux pavillons ainsi que des emplacements qui lui ont été réservés parmi les sections étrangères dans les divers groupes de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts. Un de ces pavdlons est spécialement affecté aux produits des colonies, tandis que l’autre contient ceux de la pêche, de la chasse et des forêts.
- Le pavillon colonial, de style moderne et d’aspect très agréable, se dresse au Trocadéro, dans une situation avantageuse, entre le® pavillons étrangers. Il est de forme carrée. A l’intérieur, qui forme une grande salle, quatre colonnes supportent une galerie supérieure, d’où s’élancent quatre autres colonnes sur lesquelles repose la coupole brillamment décorée par le peintre portugais Joâo Vaz. ^eS angles de l’édifice sont intérieurement dissimules par quatre corp® cylindriques, deux desquels contiennent les escaliers de communie3"
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- ion avec la galerie. La frise est revêtue de peintures décoratives qui «haussent l’effet de cette partie de l’édifice. De larges baies y aissent pénétrer à foison la lumière tamisée par des vitraux coloriés «présentant alternativement les châteaux et les cinq écussons chargés jebesants des armes portugaises.
- Les produits exposés au pavillon colonial forment un ensemble les plus pittoresques. On y voit représentée toute la série des pro-iuctions naturelles et de l’industrie des possessions du Cap-Vert, de saint-Thomas et du Prince, d’Angola, de Mozambique, de l’Inde portu->aise, du territoire de Macao et de la partie de l’île de Timor appartenant au Portugal; des tissus de toute espèce, des articles fort variés de tabletterie, de vannerie, de bimbeloterie, en ivoire, en écaille de hrtue, etc., des meubles en laque, des canots indigènes, etc. La direction de l’installation a été confiée à M. A. Lobo d’Almada \egreiros, sous-préfet à l’île Saint-Thomas, qui a parfaitement réussi dans sa tâche. 11 a eu pour auxiliaires les membres de la sous-•ection commerciale et coloniale, MM. A. de Souza Carneiro Lara, vice-président de l’association commerciale de Lisbonne, et L. Diégo la Silva, president de la Banque nationale d’outre-mer.
- L’autre pavillon se trouve dans la rue des Nations, au quai d’Orsay, dre celui du Danemark et celui du Pérou. Son style n’est pas bien léfmi. A l’extérieur, la partie inférieure affecte l’apparence d’une mille de quai, comme pour rappeler vaguement le glorieux passé naritime du Portugal, et les emblèmes de chasse et de pêche, peints tla frise, indiquent assez la destination spéciale de ce pavillon. L’intérieur comprend deux salons d’inégale grandeur. La décorait® du premier, qui sert de vestibule, est fort originale. Les colonnes l“ise dressent aux angles sont revêtues d’arabesques artistiquement Jites avec des tresses et des noeuds en cordes alternativement Mronnées ou non, qui produisent l’effet le plus pittoresque. Ce :avail a été exécuté par des marins de l’État. Les murs sont égalent décorés de grands cadres dont les moulures, faites de la même aǰn, offrent les dessins les plus variés. Ce salon est spécialement idéaux produits et aux engins delà pêche, et l’on y remarque une Section de modèles des bateaux de pêcheurs des côtes du royaume ^eses colonies. L’installation est l’œuvre de M. Baldaque da Silva, •licier supérieur de la marine de guerre et ingénieur hydrographe es distingué.
- Quoique plus sobre, la décoration du grand salon ne mérite pas 0|ns d'attirer l’attention. Elle consiste principalement en vélums ® Peintures allégoriques, suspendus au centre, et dans l’agencent artistique des produits forestiers et de la chasse. Cette partie .Exposition comprend les lièges, si renommés, dont l’exploitation, n est considérable, alimente la fabrication nationale de bouchons
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- et autres articles et constitue un article très important d’exportation L’aspect général de l’intérieur de ce pavillon produit l’impression la plus agréable. L’organisation et l’installation des produits forestiers est l’œuvre de M. Pedro Roberto de Silva, inspecteur général des forêts au Ministère des Travaux publics, du Commerce et de l’industrie, dont la compétence en la matière est indiscutable et qui est bien connu en France par son zélé concours dans les Expositions précédentes.
- L’auteur des pavillons est M. Miguel Ventura Terra, diplômé des Beaux-Arts en France. L’architecte qui en a dirigé la construction est M. José Luiz Monleiro, architecte de la ville de Lisbonne, également diplômé des Beaux-Arts, qui est aussi chargé des installations, avec le concours intelligent et zélé de M. Alexandre Soarès.
- Pays essentiellement agricole, c’est surtout comme tel que le Portugal brille à l’Exposition.
- Dès le commencement des travaux, la section agricole s’est trouvée sous la direction de M. Cincinnato da Costa, membre de l’Académie royale des sciences de Lisbonne, professeur à l’Institut d’agronomie, directeur de la Royale Association centrale de l’agriculture portugaise, et de M. Dom Luiz de Castro, agronome, directeur de la Royale Association d’Agriculture, ayant pour auxiliaire M. A. C. Lecoq, directeur général ad intérim de l’agriculture au Ministère du Commerce et de l’Industrie. Sous les auspices de spécialistes aussi compétents, dont la carrière est vouée à l’étude des questions les plus intéressantes pour l’agriculture et au développement de cette source aussi abondante que précieuse de richesse) nationale, le succès n’était pas douteux. Aussi, l’Exposition des produits agricoles et alimentaires du Portugal attire-t-elle l’attention! du visiteur par le nombre, la grande variété et la supériorité des pro-i duits exposés dans la Galerie des Machines du Champ de Mars,a côté de ceux de l’Autriche, de la Russie et de l’Espagne, avec lesquel5 ils peuvent soutenir la comparaison la plus honorable.
- Cette Exposition couvre une superficie de 1.300 mètres carrés. Elle est surtout remarquable parles vins excellents, de types extrêmentf11 variés, représentant toute la production vinicole du pays, évaluée, d’après les meilleures statistiques, à 5,500,000 hectolitres. Elle es caractérisée par une grande vigne disposée en treille. On y voit aussj un modèle de vigne en fourches, système de culture fort usité dans région viticole du Nord, où l’on trouve des ceps de 10 à 15 mètres hauteur rapportant, en moyenne, un panier de raisins, soit 10 h‘ de vin. Citons aussi, comme curiosité remarquable, la rd^uC, | exposée de la vigne de Poceirâo, située entre Lisbonne et Setu ' propriété de M. José Maria dos Santos, delà contenance de 2,400 tares et plantée de6 millions de ceps, dont la moyenne de produc
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- quelle est de 18,000 à 20,000 pipes, de 500 litres. C’est la plus considérable qu’on connaisse, car celle qui vient après, située en Algérie, j'a guère plus de trois millions de pieds de vigne.
- Les vins généreux de Porto et de Madère, de renommée universelle, sont largement représentés. Il en est de même de ceux de Car-avellos, si appréciés des gourmets. Comme vins de table, nous re-irouvons dans la série des rouges le Collares, si connu par son bou-
- M. le Conseiller Ressano Garcia, Inspecteur Général de la section Portugaise.
- ttet et sa saveur, et ceux de Torres-Vedras, Almeirim, Alpiarça, etc., [dans celle des blancs le Bucellas, fort estimé, et ceux de Dâo, ^lemtejo, etc. Comme nouveauté de l’industrie vinicole portugaise, faut remarquer les vins mousseux de la région du Douro, de fabri-ftion très soignée, déjà bien connus dans le pays et assurément Ppelés à être, dans un avenir prochain, l’objet d’une assez large Station.
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- Cette section comprend, en outre, quelques spécimens d’excellen[es eaux-de-vie de vin.
- Parmi les produits alimentaires d’origine végétale, abondammeni représentés par une grande variété de céréales, de plantes légumineuses et autres, les huiles, dont la production est considérable, détiennent le premier rang. A remarquer les huiles de la région du Douro, des environs de Santarem et de la province d’Alemtejo a® alentours de Serpa, qui sont excellentes. Les fabriques d’Alvito et d’Alferrarede, les plus importantes du pays, exposent de bea® échantillons de ce produit de l’industrie agricole.
- Une grande variété de fruits, d’une saveur exquise, éclos sur un sol exceptionnement privilégié, dans la zone tempérée du Nordel du Centre ou sous le beau ciel de l’Algarve, ou règne un printemps continuel, complète cette belle exposition des produits agricoles.
- Au nombre des industries alimentées par l’agriculture, il faut mentionner les fromages si estimés de la Serra d’Estrella et de VAlemtejo, les eaux-de-vie de fruits, les tabacs, et les conserves alimentaires dont la consommation et l’exportation ont pris, depuis! quelques années, un très grand développement justifié par l’excellence de la fabrication.
- A remarquer une collection de gravures fort intéressantes représentant les principales variétés de raisins de production portugaise, et faisant partie de la décoration du local de la section agricole; et consulter, entre autres ouvrages sur l’agriculture, le Portugal vini-cole, tout récemment publié par M. Cincinnato da Costa, renfermant des informations très précieuses sur la culture de la vigne, les pro-j cédés de vinification, etc., et dont les gravures mentionnées ci-dessus font partie; et le Portugal au point de vue agricole, revue publiée sous la direction de MM. Dom Luiz de Castro et Cincinnato da Costa,en collaboration avec divers spécialistes et professeurs distingués.
- L’exploitation des mines est abondamment représentée par les principaux minerais de production nationale, savoir : le manganèse, les pyrites cuprifères, le fer, le cuivre, le plomb, l’étain à galène argentifère, le quartz aurifère, la houille et le nitre;et l’exploitationdes carrières, par des pierres de taille granitiques et par de beaux marbres d’Estremoz.
- La section industrielle a été, dès le début des travaux d’organisation, confiée à la haute compétence de M. Antonio José Arroy°j ingénieur très distingué, inspecteur des Écoles industrielles ® commerciales, ancien député, qui a été également chargé de section des beaux-arts, et à celle de M. Henrique Taveira, industrie^ propriétaire de deux filatures et fabriques de tissus de coton, dont, concours intelligent et dévoué a aussi puissamment contribue a' celui de son collègue aux excellents résultats de ces travaux, mal?
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- des obstacles de toute nature, dont le plus considérable a été l’épidémie qui a sévi à Porto pendant le deuxième semestre de 1899, épidémie qui a évité l’envoi d’un grand nombre de produits, par crainte des mesures sanitaires qui en frappaient l’exportation. Ils ont eu pour auxiliaires MM. Alfredo de Brito, secrétaire de l’Association industrielle portugaise et secrétaire de la commission de Lisbonne; Estevâo Torres, délégué commercial de la Commission de Porto et ingénieur d’un grand mérite ; le Conseiller Pedro Araujo, à Porto, et A. Teixeira Judice, ingénieur, chef du bureau de la propriété industrielle au Ministère du Commerce et de l’Industrie, commissaires techniques du Gouvernement.
- La section de l’industrie manufacturière est la preuve évidente des grands progrès accomplis par le Portugal dans cette branche du travail humain. Malgré les nombreux obstacles qui s’opposent à ce que son développement prenne des proportions considérables, et dont le principal est la cherté des matières premières qu’elle doit demander à l’étranger, il n’y a qu’à examiner attentivement la perfection des produits exposés pour se convaincre que l’industrie a pris un tel essor et atteint un tel degré d’avancement en Portugal, qu’elle fait le plus grand honneur à ce pays.
- Nous mentionnons très rapidement ce qui nous paraît le plus remarquable dans cette section.
- Quoique fort résumée, la partie relative à la décoration et au mobilier des édifices publics et des habitations offre, par son caractère nationaliste, de réelles curiosités, en meubles de luxe et en meubles ordinaires à bon marché, ainsi que par la perfection des travaux de menuiserie et d’ebénisterie.
- La céramique est fort intéressante. La partie concernant la construction forme toute une collection très variée de tuiles, briques, parquets en mosaïque, grès-cérames, qui atteste le haut degré de développement de cette fabrication. Pour les autres applications de la céramique, nous citons spécialement les ornements en terre cuite, la porcelaine de la fabrique de Vista Alegre, dont la technique ressemble beaucoup à celle de Limoges ; les faïences artistiques de Caldas da Raïnha et de Porto; et nous appelons surtout l’attention du visiteur sur les faïences, genre majolique, de Bordallo Pinheiro, aux émaux éclatants, remarquables par leur caractère nationaliste et par le dessin éminemment artistique et d’une originalité étonnante ; sur les faïences de la fabrique de Caldas et sur les figurines de la fabrique de Devezas, représentant des costumes nationaux. Cette section contient, en outre, une nombreuse et belle collection de cris-faux, de verre poli et gravé et de vitraux.
- L’exposition de l’industrie cotonnière est des plus complètes. On Y voit le coton en préparation ; le fil écru, teint, ou blanchi, en éche-
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- veaux, en pelotons, en bobines ; le coton en ouate, le coton hydrophile; du tricot, de la passementerie, du fil recouvert pour applications de transmission de l’électricité; des tissus écrus, blanchis teints ou imprimés, dont il est fait une grande consommation dans le pays et qui s’exportent sur une large échelle pour les colonies portugaises et le Brésil, où ils concourent avantageusement avec les produits similaires étrangers. C’est une des branches d’industrie qui a atteint le plus parfait développement en Portugal.
- Dans la classe des fils et tissus de laine, les draps fabriqués à Lisbonne et à Covilhâ se font remarquer et justifient la large consommation qui en est faite en Portugal et dans ses colonies, ainsi qu’au Brésil.
- Nous ne clorons pas cet aperçu si rapide de la classe des tissus sans mentionner les soieries et sans appeler l’attention du visiteur sur les dentelles de Peniche, si délicalement travaillées, aux dessins si gracieux, très connues et appréciées, même à l’étranger, ainsi que sur les travaux en guipure et en passementerie de l’île de Madère, d’un fini si parfait, et à si bon marché.
- L’industrie du papier est surtout représentée par la compagnie du Prado, dont les cinq fabriques produisent annuellement 4 millions de kilogrammes, depuis le papier d’emballage le plus ordinaire jusqu’au papier à écrire de qualité supérieure et au papier d’impression en feuilles et en bobines.
- L’orfèvrerie, cet art qui depuis des siècles jouit en Portugal d’une réputation bien méritée par les innombrables travaux artistiques qu’il a accomplis, affirme son excellence par un grand nombre d’ouvrages de styles divers. Elle offre spécialement à l’attention du visiteur l’épée d’honneur offerte à M. le major Mousinho d’Albuquer-que, gouverneur général de Mozambique, comme témoignage de la reconnaissance publique pour ses services et ses exploits pendant la dernière campagne contre les indigènes, et un surtout monumental. Ces deux pièces, d’incontestable valeur artistique, ont été modelées par le grand sculpteur portugais Teixeira Lopes et sortent des ateliers de la maison Rosas, de Porto.
- Presque toutes les autres branches de l’industrie manufacturière exhibent leurs produits : appareils de chauffage et d’éclairage, becs à incandescence, bougies automatiques, vêtements, cuirs, chapellerie, parfumerie, coutellerie, maroquinerie, vannerie, métaux repoussés, etc.; la typographie, qui a obtenu les plus hautes récompenses dans toutes les expositions; la photographie, les instruments de précision et d’arpentage exposés par l’Institut industriel de Lisbonne ; les instruments de chirurgie, etc.
- La nombreuse collection exposée par l’Arsenal de Guerre de Lisbonne suffit à démontrer l’état d’avancement des industries cor-
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- élatives et donne l’idée la plus avantageuse de cet établissement, ,arfaitement outillé pour fabriquer des armes blanches et à feu, des puons, le matériel d’artillerie et du génie, des projectiles, des muni-ions, tous les articles d’équipement, de campement et de harnachent à l’usage de l’armée, ainsi que pour exécuter toutes les «paradons de l’armement acheté à l’etranger.
- L’Arsenal maritime de Lisbonne expose également une belle
- M. le vicomte de Faria, Commissaire général.
- de produits de ses usines, d’articles destinés à l’armement des Papes de l’armée de mer, au gréement et à l’équipement des 3avires, des câbles et des toiles à voile de qualité supérieure, etc. ^arsenal, qui vient de subir une transformation complète sous la Section technique de M. Croneau, officier du génie maritime fran-^lsi est à même de produire tout son outillage, de faire toutes les sfandes réparations des navires et de leurs machines et de conspire de toutes pièces des croiseurs du système moderne.
- Ces deux établissements de l’État attestent, par la perfection de
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- leurs produits, les grands progrès récemment accomplis en Portu par les industries corrélatives.
- A côté des grands chefs-d’œuvre de l’art contemporain, groupé dans le grand Palais des Champs-Élysées, le Portugal expose quejj ques travaux d’artistes de talent, affirmant ainsi que le goût pourles Beaux-Arts n’a pas cessé de se développer dans ce pays, qui possède tant et de si précieux spécimens séculaires de peinture, de sculpture et d’architecture. S. M. le roi dom Charles, illustre rejeton d’une race de rois artistes, expose un beau pastel représentant le Lever du filets d'une madrague et qui affirme les hautes qualités artistiques de son auteur.
- Parmi les œuvres des peintres dont la renommée n’est plus à faire, il faut citer les portraits de quelques notabilités portugaisesel un Saint Antoine de Columbano Bordallo-Pinheiro, artiste du plus fort tempérament et portraitiste insigne; —un portrait par Veloso Salgado ; — un délicieux Matin de Carlos Reis, paysagiste, dont le» travaux sont fort intéressants ; — les tableaux de Souza Pinto, l'auteur si connu de la Culotte déchirée, qui excelle dans les tableaux dt genre et est doublé d’un parfait Parisien ; — les peintures de fleurs de Mme Maria-Augusta Bordallo Pinheiro ; — le Viatique, tableau de grande valeur du professeur Malhoa, qui a produit tant d’élèves distingués.— A coté de ces artistes consacres, il n’est que juste de mentionner MM. Candido da Costa et son tableau La rentrée du bateaux, Julio Ramos, excellent paysagiste, et Julio Caneiro, portraitiste, trois artistes du plus bel avenir.
- La sculpture est représentée par quelques travaux de Teixein Lopes, le premier des sculpteurs portugais contemporains, qui expose un beau groupe, La Charité, œuvre aux grandes allures el affranchie des vieilles formules conventionnelles ; ses portes mono mentales pour l’église de la Chandeleur, à Rio de Janeiro ; et te Enfants, spécimen du genre où il excelle ; — ainsi que par quelque travaux de son père et de son frère ; — par Thomas Costa, artistf délicat; — par Fernandes de Sà, avec Ganymède, récompensé a> salon de 1900 par une mention honorable; — et par Meyrelles, élèvi de Teixeira Lopes, dont la belle composition, Martyre, est bien dig® d’être appréciée.
- A remarquer, pour l’architecture, le projet de construction dupa lais de justice de Lisbonne, par M. Ventura Terra, l’auteur de pavillons de l’exposition portugaise; celui de M. Marques da Silv3 architecte émérite, diplômé de l’École des Beaux-Arts, pour la recons truction de l’édifice des Jéronymos (couvent des Hyéronimites)® Lisbonne, ce joyau si précieux du genre gothique portugais con® sous la dénomination d’architecture manuéline, et celui de la gar centrale de Porto, du même artiste.
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- Les oeuvres si rapidement énumérées des principaux artistes témoignent hautement que le culte des Beaux-Arts a en Portugal de fervents et de très illustres adeptes.
- C’est à dessein que nous terminons cette notice par quelques mots sur le groupe de l’éducation et de l’enseignement; car c’est surtout par l’instruction d’un peuple qu’on peut juger de l’état de sa civilisation. Or il convient de mettre bien en relief tout ce qui peut démontrer que le Portugal, au prix des plus grands efforts, a accompagné dans sa marche vertigineuse le siècle près de s’éteindre et suivi le mouvement général de la civilisation et du progrès matériel.
- Les monographies, ainsi que les plans et les modèles d’écoles, publiés et exposés par les soins de l’Inspection générale, prouvent à l’évidence qu’en Portugal l’instruction primaire est très répandue au moyen d'un grand nombre d’écoles entretenues, par l’État, et que l’instruction secondaire ou supérieure, dégagée des entraves de l’internat, est accessible à toutes les classes de la société. On y voit que le régime des écoles publiques, depuis les primaires jusqu’à l’Université de Coïmbre, et les programmes des études, sont parfaitement d’accord avec les préceptes de la pédagogie moderne, et que le pays possède toutes les écoles spéciales qui complètent le cycle de l’enseignement, parmi lesquelles il est juste de citer, pour le niveau élevé des études, l’Ecole de l’armée, pépinière d’officiers de toutes les armes, l’École navale, les Écoles polytechniques et les Écoles de médecine de Lisbonne et de Porto, le Collège militaire, l’Institut d’agronomie, l’Institut industriel, l’Académie des beaux-arts, le Conservatoire de musique, etc.
- L’enseignement industriel, cette branche si utile de l’instruction publique, loin d’être négligé, a été fécond en résultats pratiques. Il est en ce moment l’objet d’une transformation profonde, due à l’introduction dans le pays des idées qui déterminèrent en F rance l’enquête décrétée en 1881 par Antonin Proust et publiée en 1884. Les travaux de cordonnerie, de fleurs, de cartonnages, de vannerie, de menuiserie, de serrurerie, exposés par les élèves de ces écoles disséminées en assez grand nombre dans le pays, révèlent la forte impulsion donnée à cet enseignement.
- Les nombreux ouvrages sur l’enseignement, en général, les belles cartes dressées par la Commission géodésique et par le Bureau hydrographique, ainsi que tant d’autres travaux analogues de grand mérite, sont comme le corollaire de notre affirmation concernant le haut degré du développement de l’instruction publique en Portugal.
- Ce pays, où foisonnent les institutions de prévoyance et de secours mutuels, et dont la charité s’émeut aux appels de tou! es les misères Pour faire éclore, comme par enchantement, des asiles pour l’enfance ou pour la vieillesse et des établissements charitables de toute
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- espèce ; qui possède un corps complet de législation civile et criminelle calquée sur celle des nations les plus avancées et empreinte d’un caractère de douceur qui s’allie parfaitement avec les mœurs si douces du peuple, et qui s’honore d’être, entre tous les autres, le premier qui ait inscrit dans les traités internationaux la clause de n’accorder jamais l’extradition qu’à la condition que la peine capitale, depuis longtemps bannie de son code, ne sera pas appliquée à l’extradé; qui, par de persévérants et tenaces efforts, s’applique à faire valoir les immenses ressources naturelles de son sol privilégié et à développer son industrie dans la brillante mesure démontrée par la présente Exposition : ce pays, disons-nous, bien loin d’être arriéré et esclave de la routine, comme on se plaît trop souvent à le représenter sans connaissance de cause, a suivi la marche du progrès et détient un rang des plus honorables dans cette assemblée des nations.
- Nous le saluons aussi de toutes nos sympathies et lui souhaitons la bienvenue au concours universel de 1900.
- V. W.
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- Notice concernant la Bulgarie
- A l’Exposition Universelle de igOO
- Peuplée de 3.310.000 habitants, la Bulgarie est une monarchie constitutionnelle avec pouvoir représentatif. Le souverain est S. A. R. Ferdinand Ier, élu le 7 juin 1887. Le prince héritier est S. A. R. Boris.
- Le sol de la Bulgarie est généralement très fertile; sur les 9.927.600 hectares, plus de 2.311.000 sont cultivés en champs, vignes et jardins potagers. Les prés et pâturages absorbent près de 6 millions d’hectares et les forêts 1.332.429 hectares.
- Sofia, la capitale de la Bulgarie,compte aujourd’hui60.000habitants. Gomme villes, dont l’importance croît chaque jour, il convient de citer Philippopoli, Roustchouk, Varna, Bourgas, Tirnovo, Viddin, Sistow, Sliven, Choumen, etc.
- On compte huit ministères. La dette publique est de 220 millions de francs et le budget annuel de 84 millions en recettes et en dépenses.
- Créé le 19 novembre 1893, le ministère du Commerce et de l’Agriculture de Bulgarie est composé de diverses sections : agriculture, commerce et industrie, mines, forêts, art vétérinaire, assurances contre la grêle, comptabilité. Du même ministère, dépendent encore la direction de la statistique, l’administration centrale des caisses agricoles, les chambres de commerce, le musée commercial et industriel bulgare à Sofia, l’imprimerie d’Élat, les mines d’État, les écoles d’agriculture, les écoles de métiers et enfin l’école commerciale de Sistow. ,
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- La France, l’Autriche-Hongrie, l’Italie, la Grande-Bretagne, a Russie, la Roumanie et la Serbie ont conclu avec la Bulgarie des traités de commerce donnant à leurs nationaux une entière liberté d’action dans le territoire de la Principauté.
- De 1888 à 1898, le commerce de la Bulgarie avec les États étrangers s’établit de la manière suivante :
- ANNÉES. 'IMPORTATIONS. EXPORTATIONS.
- francs. francs.
- 1888 66.362.431 64.198.637
- 1889 72.869.245 80.581.076
- 1890 84.530.497 71.051.123
- 1891 81.348.150 71.065.085
- 1892 77303.007 74.640.354
- 1893 90.867.900 91.463.653
- 1894 99.229.193 72.850.675
- 1895 69.020.295 77.685.546
- 1896 76.530.27S 108.739.977
- 1897 83.994.236 59.790.511
- 1898 72.730.250 66.537.007
- Depuis 1894, le Gouvernement fait bénéficier d’avantages spéciaux les industriels bulgares ou étrangers créant des établissements offrant de sérieuses garanties de durée et de prospérité. Diverses exemptions d’impôts et de droits de douane sont accordées aux industriels susdits, ainsi que d’importantes réductions sur les tarifs des Compagnies de chemins de fer. Bref, les administrations publiques ne négligent aucune occasion de favoriser les étrangers qui viennent en Bulgarie pour y faire fructifier leurs capitaux.
- L’industrie des tapis prend chaque jour un nouveau développement; leur bonne qualité, leur prix de revient très modéré et la solidité dont ils font preuve à l’usage leur assurent chaque jour de nouveaux débouchés. Les tapis Bulgares peuvent lutter avec les meilleurs tapis d’Orient ; il est facile de s’en rendre compte de visu en visitant le Pavillon Princier, au quai d’Orsay.
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- S. A. R. Ferdinand Ier, Prince de Bulgarie.
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- Il y a près de deux ans s’est ouvert, à Sofia, un musée cotnmer cial et industriel destiné à créer de nouveaux débouchés aux pro, duits bulgares.
- Les négociants et les particuliers du monde entier peuvent \ adresser directement leurs demandes de renseignements et d’échan". tillons. Toutes informations utiles leur sont données avec la p]Us grande exactitude, et le musée se charge même de transmettre, dans les meilleures conditions de fabrication et de prix, les commandes' qui lui sont adressées. j
- On peut également s’adresser à la Légation, 94, avenue Kléber, I à Paris, pour y demander tous renseignements commerciaux et agri- i coles sur la Principauté.
- Le catalogue spécial, édité par les soins du Commissariat général de Bulgarie à l’Exposition universelle de 1900, donne les renseignements les plus détaillés sur les diverses branches de l’activité nationale bulgare que nous venons d’effleurer dans cette rapide esquisse, et nous y renvoyons toute personne désireuse de connaître à fond les ressources commerciales et industrielles d’un pays dont la culture intellectuelle et économique est le constant souci du Gouvernement et mérite de retenir l’attention des gens sérieux des deux mondes.
- P. D.
- Pavillon de la Bulgarie,
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- Notice concernant la section Russe
- à l'Exposition universelle de içoo
- L’invitation de pi'endre part à l’Exposition Universelle de Paris en 1900, adressée par le gouvernement de la République française, a été acceptée par la Russie, conformément à un ordre de S. M. l’Empereur, en date du 10 septembre 1895. Les dispositions pour l’organisation d’une section russe ont été concentrées comme dans les précédentes occasions au département du Commerce et des Manufactures, sous la direction immédiate du Ministre des Finances, le secrétaire d’Etat Serge de Witte. L’exécution des mesures à prendre fut confiée à une commission présidée par le Directeur du Département, M. le conseiller privé Kova-levsky, et composée de délégués des différentes administrations compétentes et de fonctionnaires du Ministère des Finances. Les deux vice-présidents de cette commission sont M. Arthur Raffalovich, membre du Conseil du Ministre, et le prince Tenicheff, commissaire général de la section russe à l’Exposition universelle; M. B. de Wouytch est le commissaire général adjoint; le professeur Konovaloff, chef des groupes du Ministère des Finances, a été chargé d’organiser le fonctionnement du mry, en ce qui concerne la Russie.
- La Commission impériale a réuni plus de 2.400 exposants, contre I,I79 en 1878.
- A la dernière exposition nationale russe, qui eue lieu en 1896 à Nijni-Novgorod, les visiteurs ont eu la sensation très vive et très nette que, ^ans cesser d’être une grande contrée agricole, la Russie devenait un ttat! industriel, mettant en valeur les admirables richesses d’un sol si abondamment pourvu de ressources de toute nature. Depuis lors, la
- ussie a continué de marcher dans la voie ouverte. L’Exposition de rar*Sj à laquelle elle prend une pârt très large, permet de juger des
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- efforts et des résultats, La section russe offre en effet un tableau vivant et réel, où le pittoresque se mêle à l’utile; c’est une synthèse établie avec soin au point de vue agricole, minier, industriel, commercial, sans qu’on ait oublié l’activité nationale dans le domaine de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.
- Nous rappellerons tout d’abord qu’en 1800, les recettes ordinaires de l’état n’étaient que de 67 millions, elles sont aujourd’hui de 1.564 millions; le revenu des douanes, qui était de 5 millions en 1788, atteint 217 millions; celui des postes et télégraphes a progressé de 3 millions en 1839 ^ 48 millions en 1900. En 1788, le commerce extérieur de la Russie représentait une valeur de 47 millions de roubles, en 1898, il s’élève à 1.350 millions. Il serait facile de continuer cette juxtaposition de statistiques prises à cent années d’intervalle, de même que l’on pourrait faire le bilan moral d’un siècle marqué par l’émancipation des paysans, par a convocation de la Conférence de La Haye, par la construction du chemin de fer de Sibérie (1).
- La Russie couvre une superficie d’environ 22 millions de kilomètres carrés, dont 5.470.000 en Europe, 16 millions en Asie (avec le Caucase). Sa population est aujourd’hui de près de 135 millions d’habitants. Les principales richesses minérales de la Russie d’Europe sont le charbon de terre, le fer et le sel. Les gisements de houille les plus richesse trouvent dans le bassin du Donetz, ensuite dans le royaume de Pologne (bassin de Dombrowa), dans la région centrale agricole et le long du fleuve Tchourowaïa, sur le revers occidental de la chaîne de l’Oural. Les minerais de fer sont très communs dans le bassin du Donetz, en Finlande, dans, le gouvernement d’Olonetz, dans la région centrale, le long de l’Oka et dans le bassin supérieur du Don. Le sel commun ou hydrochlorate de soude est répandu dans la plaine de Russie en incommensurable quantité, le sel gemme dans les célèbres mines d’Iletzk, au-delà du fleuve Oural, près d’Orenbourg, près de Bakhmout, dans le gouvernement d’Ekaterinoslaw et dans la montagne de Tchaptchatchi. Des richesses salines plus grandes encore sont celles des dépôts lacustres (Crimée, Nouvelle-Russie, gouvernement d’Astrakan). Les autres richesses minérales sont des mines de zinc en Pologne, des mines d’étain et de cuivre en Finlande, des minerais mercuriels dans le district de Bakmout, le manganèse dans le gouvernement d’Ekaterinoslaw et de Kherson; le cobalt sur la rive mourmane et la Laponie. La région lacustre et la Finlande possèdent de riches matériaux de construction en granit et syénites, des roches de quarzite, des marbres. Dans le gou' vernement de Kiew, on a découvert de belles carrières de labrador Parmi les richesses minérales du Caucase, on citera les minerais de plomb argentifère, de zinc, de cinabre, de manganèse, de cobalt; sur leS deux versants du Caucase, il existe d’excellentes sources minérales!
- (1) La quantité d’or fin produite en Russie de 1888 à 1896 a été de 319-977 ^o5’
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- S. M. l’Empereur Nicolas 11
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- mais la principale richesse de cette espèce c’est le naphte, dont les nappes de l’extrémité orientale du Caucase et de la presqu’île d’Ap-chéron ont acquis une importance universelle.
- Les richesses minérales de l’Oural comprennent des gisements d’or en veines et en sables, le platine et les métaux rares qui l’accompagnent, tels que l’iridium, le rodium, l’osmium; de riches mines de cuivre et les meilleurs malachites du monde, du chrome, du manganèse, du nickel. Les minerais de fer de l’Oural sont renommés par leur richesse et leurs qualités (le mont Blagodatt). Enfin, dans l’Oural, il existe de riches gisements de pierres précieuses, parmi lesquels les plus connus sont : les gisements du Mourzinsk, de Chaïtansk et ceux de la rivière Tokova. Les pierres précieuses que l’on trouve dans l’Oural sont les béryls (aiguemarine et émeraude), les topazes véritables, les zirkonses (hyacinthes), les rubis, saphirs et les rares rubis-saphirs, les meilleures améthystes du monde, ainsi que des pierres particulières à l’Oural, comme les phénaquites, les chryso-béryls, les tourmalines roses, les grenats verts. La Russie d’Asie possède beaucoup d’autres richesses. Sans parler des filons aurifères qui sont encore peu exploités, les sables aurifères couvrent de vastes régions de la Sibérie, les versants septentrionaux des ramifications de l’Altaï, les revers des monts Kouznietzky-Alataou et de la chaîne de Salaïr ; les gisements aurifères du gouvernement d’Ienisseisk sont dans les bassins de l’Angara et de la Podkammennaïa Tougoutska; les gisements de la Beroussa dans k cercle de Nijni Oudinsk et de Kansk, le riche groupe d’Olekminsk (i) La Russie d’Asie possède encore beaucoup d’autres richesses, notant ment les gisements aurifères dans la province de Iakoutsk, des deux versants des monts Stanovoï dans les provinces de Iakoutsk et de l’Amour; enfin les gisements nouvellement découverts dans le district d’Oudskoï de la province littorale (Primorsky). Il existe des minerais de plomb argentifère dans les provinces d’Akmolinsk et de Semipah' tinsk, de la lieutenance générale steppienne, dans le district de Zmieïnorsk et les environs de Salaïr et, enfin, au delà du Baïkal, dans les districts de Nertchinsk. En dehors du revers oriental des Monts
- S. E. M. de Wilte, Secrétaire d’Élat, Ministre des Finances.
- (i) On trouvera d’amples données dans le grandi ouvrage, la Russie au xix* sitc^ éditéfe en français sous la direction de M. W. de Kovalevsky, président de la Co® mission Impériale.
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- Ourals, les minerais de cuivre sont particulièrement en abondance fans les provinces d’Akmolinsk et de Semipalatinsk, dans les monts Altaï et dans le district de Minousinsk où des mines de cuivre furent exploitées dans les temps les plus reculés par les aborigènes de l’époque du bronze. Plus à l’est, on trouve des minerais de cuivre sur l’Aldan et la Léna, dans le cercle de Nertchinsk, dans l’île de Sakhaline, dans le cercle de Tachkent de la province du Syr-Daria. Il n’y a d’étain que sur la rivière l’Onone, dans la province Transbaïkalienne. La Russie d’Asie est extrêmement bien pourvue en minerais de fer, surtout dans le bassin de Kouzniétzk qui est immensément riche en houille. Il existe du charbon de terre dans les provinces step-piennes d’Akmolinsk et de Semipalatinsk, dans le gouvernement d’Irkoutsk, dans les régions que traverse le grand transsibérien, et sur l’île de Sakhaline. Dans le gouvernement d’Irkoutsk et sur les affluents du Ienisseï inférieur, on rencontre des gisements de plombagine (graphite). La Russie d’Asie est assez riche en sel. Les dépôts de sel lacustre sont très communs dans la partie asiatique de la dépression aralo-caspienne (le fameux lac Indersk dont les richesses salines sont incommensurables). Il existe aussi de riches lacs salés dans la lieutenance générale steppienne (Koriakowsk), dans les steppes sud-ouest de la plaine sibérienne (les lacs Borowskï et Bourlinsk), ainsi que la partie méridionale de la Sibérie moyenne et de la Transbaïkalie. On possède de riches réserves de sulfate de nitre (sel Glauber) dans le golfe de Karabougass de la mer Caspienne, de même que dans beaucoup de lacs de steppes de la Sibérie méridionale et de la lieutenance générale steppienne. Le naphte est en abondance dans l’île de Tchéléken, dans les parties de la province Transcaspienne les plus rapprochées de la mer, au delà du fleuve l’Emba. La Sibérie est riche en sources minérales : il en est de même du îurkestan.
- Grâce à la politique éclairée de ses souverains, qui, depuis vingt ans, foi ont assuré le bienfait d’une paix durable, grâce à la stabilité de son r%ime douanier, la Russie a pu, sur le fondement des richesses de son S°1 et de son sous-sol, développer son industrie dans les proportions les Plus considérables.
- On peut en juger par les chiffres relatifs à la valeur de la production
- eu 1877 et en 1897.
- S. E. M. de Kovalevsky. Conseiller privé, Président de la Commission Impériale.
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- Industrie textile.....................
- Produits alimentaires.................
- Mise en oeuvre des produits animaux.
- Industrie du bois.....................
- Industrie du papier...................
- Produits chimiques....................
- Produits céramiques.................. .
- Objets en métal.......................
- Autres industries.....................
- 1877 1897
- 297.7 millions de roub. 946.3 mill.derouli
- 17.0 95.7
- 67.7 132.0
- 16.8 102.9
- 12.7 45.5
- 10.5 59.6
- 20.4 82.6
- 89.3 310.6
- 8.6 41.0
- 541 millions 1.816 millions"
- S. E. le Prince Tcnicheff, Vice-Président
- de la Commission Impériale
- Beaucoup de branches ne sont pas comprises dans cette énumération. Les ouvriers employés dans les fabriques dépassent aujourd’hui le nombre de deux millions. Il faut y ajouter ceux qui travaillent à la maison, qui suppléent par une production domestique à la médiocrité de leurs gains comme ouvriers ou petits propriétaires ruraux et qui produisent les ouvrages si intéressants exposés dans le Village Russe, qui est adossé aux puissantes murailles du Kremlin, au Trocadéro.
- Quant à la production minérale et métallurgique, quelques chiffres montrent la progression obtenue de 1877 à 1898 (millions de pouds).
- et Commissaire général.
- ï877 1898
- Houille . . 110 746
- Naphte . . 13 507
- Fonte. . . 23 134
- Fer. . . . 16 30
- Acier. . . 3 70
- Et encore, malgré leur prodigieux développement, ces branches de l’industrie nationale sont encore impuissantes à satisfaire les besoins chaque jour plus grands de combustible et de métal brut.
- De 1878 à 1897, l’industrie russe ne s’est pas bornée à augmenter h masse de ses produits. On a pu constater en 1896, à l’Exposition de Nijni, qu’elle a su améliorer ses procédés techniques ; on le constatera derechef à Paris. Beaucoup de branches de production qui existaient à peine il y a vingt-cinq ans, sont aujourd’hui florissantes et ont atteint un haut degré de perfection; d’autres industries sont nées. Le concours
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- des capitaux étrangers, qui trouvent en Russie un emploi fructueux, a beaucoup contribué, dans les dernières années, à ce développpement.
- Malgré le prodigieux essor des industries, malgré le rôle croissant quelles jouent dans la production du pays, la Russie est restée un pays agricole par excellence. La récolte de 1899 a donné 1.291 millions de pouds de seigle, 569 millions de pouds de froment, 728 millions de pouds d’avoine, 300 millions de pouds d’orge. La consommation intérieure augmente. A côté des céréales, la betterave, le lin, le chanvre occupent de vastes étendues et sont transformés en produits fabriqués. La Russie, où travaillent près de 5 millions de broches et plus de cent mille métiers mécaniques à tisser, reçoit aujourd’hui le tiers du coton nécessaire (plus de 70 millions de kilogrammes) de ses plantations asiatiques. Grâce aux efforts persévérants et éclairés, le coton d’Asie centrale est devenu d’une qualité excellente. L’Exposition de Paris renseignera le public sur la production agricole de la Russie dans ses branches multiples. Le gouvernement impérial porte une attention toute spéciale à l’élevage du bétail, à la préservation des troupeaux; des mesures rigoureuses vétérinaires sont prises et des résultats excellents ont été obtenus. Actuellement toutes les régions s’étendant des frontières de l’Europe occidentale jusqu’à la s E_ M RaffaloVlcïl)
- province de Tobolsk et jusqu’au territoire Conseiller d'Etat actuel, d’Akomlinsk inclusivement, et depuis les Vice-Président de la Commission monts Caucase et la mer Noire jusqu’à la pro- Impériale,
- vince d’Astrakan doivent être reconnues comme étant entièrement indemnes de l’épizootie.
- Les chemins de fer ont été des instruments puissants pour le développement économique de la Russie. En 1889, le réseau russe était de 29,292 kilomètres, dont 6902 appartenaient à l’Etat, le reste était possédé par des compagnies privées. Aujourd’hui il n’existe plus que 9 compagnies privées concessionnaires de 15,712 kilomètres en pleine exploitation, de 6,842 kilomètres en construction, de 769 kilomètres de lignes d’intérêt local, soit un total de 23,323 kilomètres. Pendant la même Période, la longueur des chemins de fer de l’Etat a passé de 6,902 à 30,859 kilomètres, et si l’on tient compte de 4,796 kilomètres en construction à 35,655 kilomètres. La longueur du réseau russe qui, en 1889, était de 29,292 kilomètres, atteint aujourd’hui 58,978 kilomètres, sans
- La Chine a cédé à la Russie l’usufruit de la presqu’île de Kouan-Toun et ouvert l’accès Lne mer toujours libre déglacés.
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- compter la partie de la ligne de l’Est chinois qui se trouve hors des frontières de l’Empire. L’agrandissement du réseau ferré, l’augmentation du matériel, l’unification et les abaissements des tarifs ont exercé l’influence la plus heureuse.
- Ce qui donne à l’Exposition russe un attrait puissant, c’est la partie relative à la Sibérie. On peut contempler la grande œuvre de la construction d’une voie ferrée, traversant l’Asie dans toute sa longueur œuvre qui s’est accomplie sous la direction immédiate de l’Empereur Nicolas II. Elle approche de son heureux achèvement. Un ruban de fer ininterrompu reliera les rives des deux Océans. Au point terminus de la voie ferrée s’élèvera la ville de Dalni, érigée en port franc et appelée à devenir un des centres principaux des relations commerciales entre l’ancien et le nouveau Monde. Cette grande voie de transit, joignant les extrémités de l’Europe et celles d’Asie, est destinée à servir d’élément civilisateur pour l’Extrême-Orient, en même temps qu’elle éveille à la vie les forces productives de la riche Sibérie.
- Les finances d’un Etat sont le reflet de la vie économique du pays. Depuis 1889, à l’exception de la seule année 1891, marquée par une récolte insuffisante et une véritable disette, le budget ordinaire s’est toujours réglé avec un excédent sur les dépenses; cet excédent, qui était de 18 millions en 1892, a été de 237 millions en 1898, Durant cette période la Russie a procédé à toute une série de grandes conversions qui ont allégé le fardeau de sa dette publique; elle a mené à bonne fin la réforme monétaire (loi monétaire du 7 juin 1899). La politique financière d’un grand pays doit tendre à conserver sa stabilité à l’instrument des échanges : la stabilité est essentielle pour le développement normal de l’état économique et financier. De 1892 à 1899, le stock d’or russe a augmenté de 660 millions roubles ; en même temps qu’il était retiré près de 500 millions de billets de crédit.
- Dans le domaine fiscal, on ne doit pas oublier la grande réforme de l’impôt des boissons, dont un des principaux objets a été de diminuer l’abus des boissons alcooliques et de lutter contre l’ivrognerie. La Régie des alcools a un pavillon spécial au Champ de Mars, près de la Tour Eiffel.
- S • E. M. de Wouytch, Conseiller d’Etat actuel, Commissaire général adjoint.
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- Notice concernant la Roumanie
- A l’Extosition Universelle de iQ0 0
- La Roumanie qui n’avait pris officiellement part, depuis 1867, à aucune de nos Expositions universelles, entend figurer brillamment •à celle de 1900. Elle a fait voter par son Parlement une somme de 3millions pour sa participation au grand tournoi pacifique dont le merveilleux panorama se déroule déjà sur les deux rives de la Seine : elle a appelé à la tête de son Commissariat général, ainsi que des divers comités d’organisation de son Exposition, des hommes d’une valeur éprouvée, presque aussi connus en France qu’en Roumanie, et dont l’effort incessant ainsi que le labeur patriotique font présager l’entière réussite; enfin, elle a confié le soin d’édifier ses deux principaux pavillons à M. Formigé, l’architecte de la Ville de Paris, universellement connu par le retentissant succès de ses palais des fleaux-Arts et des Arts libéraux érigés au Champ de Mars, lors de 1® dernière Exposition de 1889.
- Or la Roumanie qui, depuis les temps les plus reculés jusque ^ans la première moitié de ce siècle, n’a eu d’autre souci que de défendre son existence contre les hordes des envahisseurs, qui n’a jamais pu jouir des loisirs fécondants de la paix et qui pendant plus d’un siècle et demi a subi le joug de la domination étrangère, ne pos-séde pas encore à l’heure qu’il est une architecture nationale bien earactérisée. Forcés de chercher un refuge dans leurs forêts et dans
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- leurs montagnes, craignant toujours la surprise d’un coup de main condamnés à une vie de défense et de lutte, les anciens Roumains ne pouvaient songer à l’art de bâtir des villes ni même des maisons dont le séjour ne leur offrait aucune sécurité. Braves et pieux, ils ne rentraient de quelque expédition lointaine que pour manifester leur foi religieuse en bâtissant des églises.
- C’est ce qui explique pourquoi seule l’architecture religieuse existe en Roumanie. On n’y relève presque aucune trace d’édifices civils ou militaires anciens; en revanche, on y trouve un nombre incalculable d’églises et de couvents. 11 n’est pas de ville d'une population moyenne de 10,000 à 15,000 habitants qui ne compte au moins une dizaine d’églises. Bucarest en a 115, Jassi 50, et l’on peut estimer actuellement à environ 7,000 le nombre des édifices de toutes sortes églises, couvents, monastères consacrés au culte dans le jeune royaume danubien. Cette profusion de monuments religieux ne pouvait manquer de frapper l’esprit et les yeux de M. Formigé, au cours du voyage qu’il entreprit en Roumanie pendant l’été de 1898, dans le but d’étudier sur place le type prédominant de l’art architectural roumain.
- Désireux de conserver au pavillon qu’il avait été chargé d’édifier au quai d'Orsay le caractère, le style, l’ornementation des constructions roumaines qui avaient fixé son attention, et de mêler aussi à ces éléments quelques formes plus nouvelles, inspirées de l’évolution toute naturelle qu’aurait accomplie l’art roumain s’il avait pu suivre sa marche et son développement réguliers à travers les âges, M. Formigé s’est appliqué et a réussi à faire œuvre d’artiste en se montrant, dans la conception et l’exécution de son palais, novateur original en même temps que gardien respectueux des traditions du passé.
- Les types d’architecture roumaine des xv® et xvie siècles, qui ont le plus contribué à inspirer l’auteur de ce palais, sont les églises d’Argesh, des Trois-Hyérarques de Jassi, d’Horezu, toutes trois fleurs tardives, mais originales de l’art byzantin.
- C’est ainsi que le hall central du Pavillon Royal reproduit le pronaos du monastère d’Horezu. Surmonté d’une vaste coupole mesurant 30 mètres de hauteur, ce hall est occupé par un grand escalier à double rampe conduisant aux galeries du premier étage, lesquelles se terminent par deux élégants pavillons couronnés de deux clochetons, dont la forme est empruntée à la cathédrale d’Argesh, restaurée, il y a quelques années, par un autre architecte français, M. Lecomte du Noüy.
- Sur les façades sont reproduits divers motifs inspirés par l’architecture et la décoration des monuments religieux roumains. La porte principale n’est autre que le porche de l’église d’Horezu; les fenêtres latérales imitent celles de l’église de Stavropoleos, tout en étant d« plus grande dimension; les colonnades des extrémités tiennent à b fois du pronaos d’Horezu et de celui d’Argesh; enfin, sur la façad1' principale, l’arc de grand tympan, dont la courbe est d’un effet si puissant, a été emprunté à l’église d’Argesh, mais s’est enrichi en même temps de la corniche à consoles de l’église des Trois-Hyérarques de Jassi. C’est également cette dernière église qui a fourni le dessin
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- S. M. R. Charles Ier, roi de Roumanie.
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- de la frise qui forme une riche ceinture à tout le monument. Comme à Argesh, les coupoles sont ornées de rinceaux et de cabochons dorés du plus heureux effet décoratif. Quant à l’appareil des murs de façade, il comporte des assises de briques émaillées, en même temps que des motifs de sculpture dont la variété constitue un ensemble des plus harmonieux.
- Le second pavillon que M. Formigé construit pour la Roumanie au quai d’Orsay reproduit un type de l’antique maison des champs roumaine, dont le modèle avec quelques variétés est très en vogue dans les nouvelles bâtisses de Bucarest.
- On y a installé, par les soins et sous la haute surveillance du Commissariat général, un restaurant roumain, où l’on dégustera les liqueurs et les boissons nationales et où les amateurs de bonne chère et de bonne musique (car on y entendra les fameux Lautars, qui ont fait courir tout Paris en 1889) se donneront journellement rendez-vous pendant toute la durée de l’Exposition.
- Un très élégant pavillon tout en majolique, et dont l’originale et riche décoration est l’œuvre de la Société de Basalte et Céramique de Bucarest, est annexé au restaurant et servira au débit des tabacs de la manufacture royale de Bucarest, tabacs aussi connus et aussi appréciés du public que ceux de Turquie et d’Egypte.
- Un pavillon, de formes et d’allures fort originales, a été bâtià Vin-cennes pour l’exposition du pétrole roumain dont la production et la qualité sont tout aussi riches qu’appréciées sur les marchés industriels de l’Europe.
- On retrouve enfin la Roumanie au Palais des Beaux-Arts, à celui de l’Alimentation (où son exposition agricole et vinicole est des plus remarquable), aux Tissus, aux Forêts, au Génie civil, aux Industries chimiques, et les produits qu’elle expose dans chacune de ces sections témoignent des progrès considérables réalisés par le jeune royaume dans toutes les branches de l’activité commerciale, industrielle et économique, sous le règne glorieux de Sa Majesté le roi Charles I".
- La haute protection du Souverain et l’intérêt tout particulier que Sa Majesté a daigné témoigner à la participation de la Roumanie à l’Exposition universelle de 1900 ont été de puissants stimulants pour les hommes d’élite auxquels le Gouvernement Royal a confié le soin d’organiser dignement cette participation.
- Une part — et une part considérable — du succès final revient en première ligne à l’éminent Ministre du Commerce, de l’Agriculture, de l’Industrie et des Domaines de Roumanie, S. E. M. Nicolas Fleva, de qui relèvent directement tous les services du Commissariat, général, et qui, dès le mois de janvier dernier, est venu lui-même a Paris pour apporter aux organisateurs de la section roumaine l’autorité de son précieux concours et de son expérience éprouvée.
- Un comité d’organisation placé sous la présidence d’honneur du Ministre et sous la présidence effective du Commissaire général du Gouvernement Royal à l’Exposition universelle de 1900, a réglé, avec une sollicitude et une compétence toutes spéciales, tous les détails de la participation de la Roumanie à l’Exposition : ce comité est composé deMM. Nicolas Filippesco,vice-président de laChambredes
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- députés et ancien maire de la ville de Bucarest; M. le général jjengesco-Dabija, Intendant général de l’Armée; M. Minco, architecte; M. Scortsesco, député; et de M. Zanné, ingénieur et grand industriel de Bucarest.
- Le Commissaire général du Gouvernement roumain à l’Exposition universelle de 1900 est M. Démètre C. Ollanesco, envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de S. M. le Roi de Rou-
- M. Ollanesco,
- Commissaire général de Roumanie.
- fflanie, membre de l’Académie roumaine, et l’un des diplomates des lettrés les plus en vue de son pays. Né à Focsani, en 1849, M- Ollanesco faisait ses études en France lorsque la guerre de 1870 obligea à aller les poursuivre et les achever en Belgique. Tour à l°ur magistrat, avocat, député au Parlement roumain, M. Ollanesco a fait néanmoins de la diplomatie sa principale carrière. Entré en au Ministère des Affaires étrangères, en qualité de Directeur Politique, il fut désigné en 1878 pour assister le Commissaire général r°umain près les armées impériales russes, lors de la participation
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- de la Roumanie à la guerre russo-turque de 1877-1878. Premier secrétaire à Constantinople en 1880, chef de la direction consulaire et du contentieux au département des Affaires étrangères en 1883 secrétaire général de ce même département en 1885, chargé d’affaires à Vienne en 1887, M. Oilanesco se vit confier en 1889 la Légation royale de Roumanie à Athènes. Il abandonna ce poste en 1893, à la suite de la rupture des relations diplomatiques entre la Roumanie et la Grèce, à propos de l’affaire Zappa. Depuis, M. Oilanesco s’est plus spécialement occupé de littérature. Il a fait représenter avec succès plusieurs ouvrages dramatiques sur la scène roumaine (entre autres une magistrale traduction en vers du RnyBlas de Victor Hugo). Sa très remarquable traduction — également en vers roumains — des oeuvres d’Horace lui a ouvert, en 1893, les portes de l’Académie roumaine dont il a été pendant deux ans le vice-président. On doit également à M. Oilanesco, qui est depuis longtemps membre de la Commission des théâtres de Roumanie, une très intéressante et très savante histoire du théâtre roumain, depuis ses origines jusqu’à nos jours.
- M. Oilanesco a à ses côtés, comme Commissaire spécial, M. N. Coucou, ingénieur en chef des ponts et chaussées, député au Parlement roumain, ancien directeur des travaux de la ville de Bucarest et ancien secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, du Commerce, de l’Industrie et des Domaines. M. Coucou est l’auteur d’un remarquable ouvrage sur le pétrole et ses dérivés, publié en 1881, faisant autorité dans la matière et qui a obtenu les suffrages de l’Academie roumaine; il s’ed fait en outre très avantageusement connaître par sa haute compétence dans les diverses questions indus-trielles(entre autres, celle du service des eaux), qui sont actuellement à l’ordre du jour en Roumanie. C’est M. Coucou qui, avant de fixer sa résidence à Paris, s’est occupé plus spécialement à Bucarest de la réunion, de la classification et de l’envoi des nombreux produits destinés à figurer dans le pavillon royal, ainsi que dans les divers emplacements attribués à la Roumanie.
- Les deux principaux délégués du Commissaire général sont,bien connus à Paris : l’un, M. Georges Sterian, élève diplômé de l’École nationale des Beaux-Arts, où il a suivi le cours de M. Guadet, ancien député au Parlement roumain, ancien directeur de l’École d’architecture de Bucarest, membre de la Commission des monuments historiques et conseiller technique du Gouvernement Royal, est l’un des meilleurs architectes que compte la Roumanie, et a participé a la restauration de la cathédrale d’Argesh, ainsi qu’à celle de l’églisC des Trois-Hyérarques de Jassi; — l’autre, M. Georges Bengesco, ancien envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de S. M-.‘e Roi de Roumanie à Bruxelles, La Haye et Athènes (où il a été spécialement envoyé en 1896 pour renouer les relations diplomatiques roui-pues à la suite du départ de M. Oilanesco), est l’auteur d’une Bibine graphie des œuvres de Voltaire en quatre volumes, couronnée à deux reprises par l’Académie française; d’une Bibliographie franco-r011' maine du xixe siècle, d’une Bibliographie de la question d’Orieu : ainsi que de plusieurs autres ouvrages historiques et littéraires!] ont été accueillis avec faveur en France aussi bien qu’à rétranger‘
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- y. G. Bengesco est membre correspondant de l’Académie roumaine, membre correspondant de la Société d’histoire diplomatique et vice-président de la Société d’histoire littéraire de la France. r Nous citerons parmi les autres délégués du Commissaire général je Roumanie à l’Exposition universelle de 1900, M. le prince Ferdinand Ghika, délégué général près les congrès internationaux, l’émi-
- M. Coucou,
- Commissaire spécial de Roumanie.
- Ht peintre roumain Grigoresco, délégué général aux Beaux-Arts, '••Gnitza, ancien député, délégué à l’Agriculture, etc., etc.
- . Outre ces fonctions de délégué spécial, M. Georges Bengesco a Haute direction de la chancellerie du Commissariat général; enfin, Constantin C. Mano, ancien juge au tribunal de Bucarest, est le H actif et très aimable secrétaire du Commissariat.
- .Plus de 5,000 déclarations d’exposants, émanant des grands prolétaires, des grands commerçants, des grands industriels, des
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- hautes Administrations, ainsi que des Sociétés les plus florissantes du. pays, ont été communiquées par le Commissariat général de Roumanie à la Direction générale de l’Exploitation française.
- Les Jurys chargés de procéder en Roumanie à la sélection des objets destinés à l’Exposition s’étant montrés fort rigoureux et fort sévères et ayant préféré la qualité à la quantité, un assez grand nombre d’agriculteurs et de commerçants ont vu finalement leurs produits écartés et il en est résulté une diminution assez sensible dans le nombre des déclarants de la première heure.
- L’Exposition roumaine ne peut que gagner à cette sage mesure restrictive, parce que la plupart des articles exposés sont des objets de choix, vraiment dignes de fixer l’attention des connaisseurs.
- Le Palais de la Roumanie.
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- IMPRIMERIES LEMERCIER
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- Vue générale à vol d’oiseau des Imprimeries Lemercier fondées en 182G.
- LITHOGRAPHIE, CHROMOLITHOGRAPHIE, ALGRAPHIE TYPOGRAPHIE EN NOIR ET EN COULEURS HÉLIOGRAVURE — TAILLE-DOUCE CLICHÉS TYPOGRAPHIQUES SUR ZINC ET CUIVRE SIMILIS
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- LES IMPRIMERIES LEMERCIER
- n a tant parlé du rôle civilisateur de l’imprimerie et de son influence profonde sur le développement intellectuel et moral des peuples, qu’il est devenu difficile d’écrire son nom en tête d’un article ou d’un livre sans le faire suivre immédiatement de toute une kyrielle de lieux communs mille fois réédités. Or les dithyrambes les plus enthousiastes paraissent inévitablement aussi creux que naïfs dès qu’on prend la peine d’envisager les services rendus chaque jour à l’éducation, aux arts, aux affaires et à la vie générale de tous les pays par cette source incompa-rable de lumière et de progrès. Pour faire de l’imprimerie le seul éloge capable de résumer tout ce que l’humanité lui doit, il suffirait d’analyser son action. C’est impossible.
- Nous n’en sommes plus, depuis longtemps, à « l’invention plutôt divine qu’humaine », dont parlait François Ier. L’imprimerie a commencé par être une cause, et el’le est devenue un effet. Elle est l'outil des révolutions qu’elle a décidées, et, chaque jour, la Science qu’elle3, répandue, l’Art qu’elle a vulgarisé, le commerce dont elle a universa-
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- lise le domaine, viennent lui demander la solution de quelque problème nouveau. On exige d’elle tantôt des prodiges de rapidité et d’économie, tantôt des chefs-d’œuvre de perfection. Elle est devenue une grande industrie et elle est demeurée un Art.
- Les conséquences de cette évolution sont pleines d’intérêt pour celui qui les examine, et pleines de difficultés pour celui qui s’y heurte.
- La multiplicité des travaux demandés a fait naître, en effet, la multiplicité des méthodes et des procédés et il en résulte que, suivant le rôle qu’il est appelé à remplir et la portion spéciale du public à laquelle il s’adresse, le plus simple des prospectus peut être exécuté de cinquante manières différentes. Devant un tel état des choses, on se représente volontiers les grandes imprimeries modernes comme de véritables instituts, réunissant dans les meilleures conditions pratiques toutes les méthodes, tous les procédés, toutes les machines et toutes les ressources matérielles, artistiques et industrielles qui constituent l’arsenal des arts graphiques dans leur développement actuel.
- La centralisation de tous ces moyens d’action apparaît en effet comme seule capable d’offrir toute la souplesse d’interprétation, toute la variété et toute la fidélité de reproduction exigées par la plupart des travaux qu’on demande aujourd’hui à l’imprimeur. Elle devrait être
- Hall d’entrée. — Les bureaux.
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- une généralité et elle n’est qu’une exception. En réalité, l’imprimerie est subdivisée en une infinité de branches spéciales auxquelles, à moins d’être très initié, ce qui est assez rare, le public s’adresse absolument au hasard.
- Tout imprimeur étroitement confiné dans une branche quelconque de l’imprimerie n’ayant évidemment d’autre souci que celui de mener à bien le plus de travaux possible avec les moyens d’action limités dont il dispose, il en résulte fatalement un manque absolu de logique et de méthode dans l’application des procédés et par suite un défaut d’économie dans les travaux ordinaires, un défaut d’harmonie et d’homogénéité dans les travaux compliqués ou de luxe.
- Salle du Conseil d’administration.
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- Bureau du chef des services artistiques.
- Nous en revenons ainsi à la formule idéale de l’imprimerie moderne, qui devrait être la réunion, la centralisation de tous les arts graphiques, de tous les procédés de reproduction capables de répondre à n’importe quelle nécessité et de résoudre économiquement et rationnellement tous les problèmes artistiques et industriels.
- Il appartenait aux Imprimeries Lemercier, dont le nom et les travaux sont célèbres dans les cinq parties du monde, de donner à cette forme idéale de l’imprimerie en France sa réalisation la plus complète et la plus puissante.
- On a pu s’étonner un moment de voir un tel exemple venir d’une Maison que son brillant passé artistique pouvait dispenser de toute incursion dans le domaine industriel, et beaucoup se sont demandé si l’Art n’allait pas perdre, dans cette évolution, l’un des concours les phw précieux de sa vulgarisation et de ses multiples interprétations.
- Les résultats acquis aujourd’hui, après dix années d’expériences, ont donné une vigoureuse réponse à toutes les appréhensions et à toutes les craintes. L'imprimerie-usine s’est substituée à Y imprimerie-cénacle, et l’Art, bien loin d’y perdre, en a vu ses ressources largement et puis-
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- Atelier des chromistes et graveurs sur pierre et aluminium.
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- Atelier du chef des travaux lithographiques artistiques.
- samment augmentées. C’est que la même conception élevée, le même amour de la perfection, les mêmes concours éclairés dont l’effort se portait, naguère encore, sur un genre unique de reproductions, se sont assouplis à tous les besoins du commerce, de l’industrie et de la vie pratique en général, sans rien sacrifier de ce qu’ils ont toujours eu d’absolu : leur essence artistique indiscutable.
- Ce n’est certes pas la première fois qu’on voit l’Art élire domicile dans l'usine. Mais, ici, la substitution de l’usine à l’atelier paisible, au studio plein de recueillement et de pensées, a été tellement brusque et tellement radicale qu’on pourrait se demander comment l’art a pu rester dans la Maison. Expliquons d’abord comment il y est entré.
- A l’époque où l’inventeur de la lithographie, Aloys Senefelder, vint *6 fixer à Paris, Rose-Joseph Lemercier, fondateur des imprimeries de ce nom, était un pauvre gamin parisien d’une quinzaine d’années, dis aîné d’un simple ouvrier vannier chargé de famille. Dans l’ombre d'un sous-sol, celui qui devait plus tard mériter le titre de père de la hthographie, confectionnait force paniers et corbeilles, tout en rêvant déjà à son art futur, car un sien ami, employé à l’imprimerie Len-
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- glumé, lui avait révélé l’invention de Senefelder et les merveilles qu’0n en pouvait obtenir. C’est ainsi que naquit sa vocation. Lemercier fut d'abord ponceur de pierres chez Lenglumé, devint lithographe et alla se perfectionner dans la maison de Senefelder. Déjà à cette époque, la beauté de ses épreuves était célèbre parmi les artistes. De tous côtés on l’engageait à s’établir, et, plus riche d’espoir et de courage que de numéraire, il se décida à fonder, en 1826, son premier atelier de la rue Pierre-Sarrazin, où sa gloire devait grandir et s’universaliser.
- On a souvent dit que, si Senefelder a trouvé la lithographie, c’est à Lemercier que revient l’honneur de l’avoir vulgarisée. C’est en effet dans ses ateliers, aussi bien dans celui de la rue Pierre-Sarrazin que dans ceux de la rue du Four et des rues de Seine et de Buci, qui succédèrent au premier, que les maîtres lithographes de toute l’Europe sont venus prendre des leçons et acquérir l’expérienee qui leur manquait.
- En même temps qu’il développait et améliorait la lithographie, Lemercier s’occupait d’améliorer également ses ressources. Il créait et fabriquait ces encres et crayons Lemercier qui sont encore aujourd’hui
- La fabrication des couleurs.
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- ,„nsidérés comme les fournitures idéales du lithographe. Il enrichis-jjjt son entreprise de plusieurs branches nouvelles de reproduction : la
- Le grand laminoir.
- iromolithographie, l’héliogravure, la phototypie, la photoglyptie, la ipogravure, etc., qui devaient lui permettre d’appliquer son art à tous lts besoins de l’édition littéraire et scientifique de son époque.
- Ces procédés nouveaux introduits dans la Maison montrent que Mercier avait déjà la prescience de ce que devrait être un jour l’im-?riQierie moderne; et bien qu’il se soit montré toute sa vie et avant ^ un lithographe très enthousiaste de son art, il est probable qu’il ^it allé lui-même tout droit au chemin qu’ont pris les continuateurs 6 s°n œuvre.
- En 1884, lorsque fut fêté le 81e anniversaire du père de la Litho-
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- Machines chromolithographiques.
- (Atelier A, entièrement conduit par l’électricité).
- graphie, l’Imprimerie Lemercier, installée rue de Seine et rue de Buci, comptait déjà plus de 20 presses à vapeur, 70 presses à bras, 28 presses en taille-douce et 24 presses en photoglyptie. Le chef de la Maison, qui présidait la fête avec une verdeur et une bonhomie charmantes, était officier de la Légion d’honneur depuis 1878 ; son neveu, M. A. Lemercier, entré dans les ateliers à l’âge de 19 ans, était devenu associé en 1863 et n’avait pas peu contribué à moderniser les moyens^ d’action.
- Quant à l’œuvre réalisée jusqu’alors par la Maison, elle est si inh' mement mêlée à l’histoire de l’Art pendant les .deux seconds tiers du siècle, qu’il faudrait des volumes pour l’examiner en détail. Contentons-nous d’en résumer les grandes lignes.
- Raffet, Charlet, Gavarni, Daumier, Delacroix, ont été les premiers artistes vulgarisés par la lithographie et la plupart de leurs œuvres ont été imprimées soit par Lemercier, soit chez Lemercier. Avec euV Bonnington, Devéria, Victor Adam, Lassalle, Lafosse, MouiUeroD' Ciceri, Benoist, Desmaisons, forment une phalange glorieuse qui vit8
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- popularité grandir en même temps que celle de Lemercier et des grands éditeurs qui avaient débuté en même temps que celui-ci, de 1826 à 1840.
- Dans les 20 années qui suivirent, les ateliers Lemercier produisirent toute une série de grandes publications qui demeurent comme autant de monuments impérissables de l’art lithographique. Les plus connues sont : l'Espagne pittoresque (80 planches) ; la Grande-Chartreuse (25 planches) ; Nice et Savoie (50 planches) ; la Collection des paysages deLalanne (200 planches). Vers la même époque, la Maison fut chargée de reproduire la série des grands portraits de la famille royale, peints par Léon Noël et Furh.
- Nous arrivons à la période la plus féconde de la vie de Lemercier, celle qui s’étend de 1860 à sa mort. A cette époque, les moyens d’action devenus plus souples et plus puissants permirent d’aborder des travaux d’une ampleur encore inconnue jusqu’alors, comme par exemple l’Ar-chitecture privée, ouvrage édité par la maison Morel, les cours de dessin de Bargues (Goupil, éditeur), le Stamboul, de Presiozi, compre-
- Machines chromolithographiques (Atelier A bis, entièrement conduit par l’électricité).
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- Vue. %g<*.n<*.rï\\o iV
- lîif.liiiics» Ulho^raiihiciuus (en librement conduilc par i ’élocî It'id L&).
- ti salVc tics
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- Vue générale d’un atelier de machines lithographiques (entièrement conduit par l’électricité).
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- Machine rotative tirant sur aluminium.
- nant 40 planches en couleurs, l'Œuvre de Gustave Doré, l'Opéra, de Charles Garnier, l'Œuvre de Viollet-le-Duc, l'Art ornemental au Japon, édité par Sampson, de Londres, le Panthéon (200 planches, portraits de grands hommes), le Catalogue de la collection Spitler> comprenant environ 100 planches en 12 et 18 couleurs, etc., etc.
- Tout ces titres sont rappelés sans ordre, au hasard du souvenir. Ils s’encadrent dans un ensemble énorme de travaux moins importants* mais qui suffiraient à eux seuls à honorer un nom moins connu et moins justement célèbre que celui de Lemercier.
- Cet héritage imposant, échu aux successeurs de Lemercier, pouvait suffire à leur inspirer l’ambition de faire grandir encore la réputation artistique de la Maison, et ils n’ont pas failli à ce devoir. Ne pouvant faire mieux que le Maître disparu, ils ont voulu faire davantage* et c’est pour cela qu’en 1896 les Imprimeries Lemercier, complètement réorganisées, installées dans des établissements immenses, outillees suivant les derniers progrès de l’art et de la mécanique, se sont p°flr
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- ainsi dire multipliées d’elles-mêmes, afin d’apporter au commerce et à l’industrie un concours qu’elles avaient jusque-là réservé aux seules publications artistiques.
- Cette évolution, dont une expérience de près de dix ans a démontré non seulement l’utilité, mais mieux encore la fécondité, n’a pas été le simple résultat d’une tentative commerciale ordinaire, reposant sur des données imprécises et sur des espérances aléatoires ; pour s’adonner aux travaux industriels, les Imprimeries Lemercier ont attendu que la mode fût venue des affiches artistiques, des catalogues et des albums luxueux et c’est seulement lorsque ces besoins ont été profondément ancrés dans les mœurs commerciales qu’elles sont venues y répondre avec des ressources ignorées partout ailleurs. Dans ces conditions, le succès n’était pas douteux ; il a été très grand, très caractéristique et aussi très légitime, car il y a dans l’œuvre de ces dernières années, un exemple d’énergie et de décision, une somme de travail et de créations qui pourraient constituer, si on les étudiait, l’une des belles pages de l'histoire industrielle de notre époque.
- Le découpage et comptage du papier.
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- Les affiches artistiques des Imprimeries Lemercier sont universellement célèbres. Il faudrait en citer cinq ou six cents si l’on voulait faire un choix parmi toutes celles qui sont sorties depuis cinq ans des ateliers de la rue Vercingétorix, et ce serait dresser une sorte de Gotha du commerce et de l’industrie, car il n’est pas une grande marque, pas une maison célèbre, pas un grand seigneur de l’alimentation ou du négoce qui n’ait demandé aux Imprimeries Lemercier quelque composition magistrale dont les murs s’illustrèrent un moment.
- D’où vient cet empressement, comment expliquer cette confiance universellement accordée à une entreprise encore très nouvelle venue, en somme, dans les applications industrielles de son art ? Ici, nous revenons à la question posée plus haut, sur les moyens employés par ies Imprimeries Lemercier, pour conserver l’intégrité de leur réputation artistique tout en prenant le caractère d’un grand établissement industriel. Et comme nous touchons aux dernières pages de notre étude,
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- e’est le moment de répondre en quelques mots, qui serviront à faire connaître, par la même occasion, les grandes lignes de l’organisation « à l’américaine », inaugurée en 1896, par la Société des Imprimeries lemercier.
- La règle de conduite qui a présidé à cette organisation est à la fois extrêmement simple et très compliquée. Elle consiste à centraliser tous les arts graphiques dans un établissement admirablement disposé pour cela, et où y effectuent dans chaque ordre de connaissances ou de métier, les meilleurs artistes, les meilleurs ouvriers, les meilleures machines.
- Les Imprimeries Lemercier ont associé leur nom aux plus importantes innovations réalisées en ces dernières années dans le matériel de leur industrie. On leur doit notamment les premières applications, en France, du procédé d’impression lithographique sur aluminium, employé pour la reproduction des pièces du musée Saint-Louis (ouvrage
- Salle de vérification des épreuves.
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- intitulé Pratique dermatologique) et par une foule d’autres travaux analogues. Les Imprimeries Lemercier sont encore seules aujourd’hui à imprimer en chromo-lithographie sur machines rotatives, grâce à l’application de cet ingénieux procédé.
- Les différents ateliers, installés dans un groupe imposant de belles constructions modernes, couvrent une superficie de plus de 10.000 mètres carrés, soit plus du double de celle occupée par les plus grandes imprimeries ; ils comprennent plus de trente services techniques et administratifs, réunissant toutes les branches de la typographie, de la lithographie et la taille-douce, des ateliers de dessin, de peinture, de photographie, de gravure par tous les procédés, de stéréotypie, galvanoplastie et clichage. Tous les arts y sont représentés et tous s’y succèdent sans interruption ni lacunes ; le pliage et le brochage ont leurs ateliers aussi bien que la composition et le tirage. Non seulement les travaux de toutes sortes sont illustrés et imprimés dans la maison, mais ils y sont au besoin écrits, rédigés, dans un service littéraire organisé avec le même soin que tout le reste. La maison en est ainsi arrivée à se charger aussi bien de la conception que de l’exécution de n’importe
- Le grainage à bras.
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- Un coin de la cave des pierres.
- quels travaux, hormis toutefois ceux qui seraient en désaccord avec son nom et avec sa réputation.
- A ce point de vue la règle est en effet demeurée aussi stricte, aussi rigoureuse, dans l’organisation actuelle, qu’au temps où Lemercier lui-même veillait sur le travail de chaque ouvrier : il faut que tout ce qui sort des ateliers soit, non pas seulement irréprochable, mais d’une exécution supérieure, idéale, incomparable, avec une pointe d’originalité sobre qui fait reconnaître au premier coup d’oeil les travaux de la Maison. Le meilleur témoignage qu’on puisse invoquer de cette fidélité incorruptible à la perfection dans ses expressions les plus diverses, pourrait consister dans l’énumération de quelques-uns des travaux d’Aft pur qui sont venus s’ajouter depuis 1896 à ceux que nous avons énumérés plus haut. L’un des plus importants, celui, du reste, dont le succès a été le plus retentissant, est l’illustration de la Vie de N.-S. Jésus-Christ, par J. James Tissot, édité par la maison Marne et considérée dans le Monde entier comme un spécimen de perfection
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- insurpassable dans l’application de la chromolithographie. A côté de cette oeuvre admirable, qui suffirait à la gloire des Imprimeries Lemer-cier, celles-ci ont encore produit en ces dernières années plusieurs ouvrages d’art décoratif : Art et décoration, les fleurs et les fruits
- Un coin de la cave des pierres.
- Y Animal dans la décoration, les chefs-d'œuvre d'Art de la Hongrie, etc., etc., et ont en outre continué l’œuvre de leur fondateur en reproduisant les dessins, peintures et aquarelles d’un grand nombre de maîtres contemporains : Fantin - Latour, Chartran, Geoffroy, Aman-Jean, Carrière, Doucet, Dillon, Veber, Willette, Leandre, de Feure, Marold, etc., etc.
- Dans le domaine scientifique les Imprimeries Lemercier ont collaboré à tous les ouvrages importants édités tant en France qu’à l’étranger, partout enfin où la reproduction absolument fidèle des originaux était une nécessité. Les admirables planches du Musée de Saint-Louis (Rueff et Cie, éditeurs) et La pratique dermatologique fMasson et Cie, éditeurs) actuellement en cours de publication en sont des exemples topiques.
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- Les ateliers de photographie.
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- Encore nous faut-il reparler en terminant d’une véritable révolution qui se prépare actuellement dans l’industrie lithographique : l'emploi
- Gravure des clichés.
- de l'aluminium en remplacement de la pierre lithographique. Là encore, comme nous le disons plus haut, les Imprimeries Lemercier
- Atelier des tirages en taille-douce.
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- Un coin des ateliers typographiques. (Presses à grande vitesse.)
- Composition typographique.
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- ont pris la tête du mouvement, en se rendant acquéreurs des brevets concernant ce procédé nouveau, et en les travaillant, les perfectionnant dans leurs laboratoires et ateliers.
- A l’heure actuelle, complètement maîtresses de ces procédés délicats les Imprimeries Lemercier tirent lithographiquement ou plutôt algra-
- SLation centrale électrique
- produisant la force et la lumière des Imprimeries Lemercier.
- phiquement les travaux les plus fins et ce, à des vitesses inconnues à ce jour sur des rotatives importées des Etats-Unis. Comme exemple de ces tirages algraphiques, nous ne pouvons mieux faire que de signaler l’impression de la couverture en couleurs exécutée par le peintre Chartran pour le Catalogue général officiel de l'Exposition de içoo.
- Il n’est pas besoin d’en citer davantage pour prouver, comme nous le disions plus haut, que l’évolution industrielle des Imprimeries Lemercier, n’a nullement chassé l’Art de la Maison. Si nous y ajoutons l’entreprise colossale représentée par l’édition du Catalogue général officiel de l'Exposition de içoo, acquise moyennant une redevance à
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- Le dépouillement du courrier,
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- l’Etat de près d’un demi-million, nous aurons tout dit de l’œuvre industrielle, aussi bien que de l’œuvre artistique.
- Les Imprimeries Lemercier sont entrées résolument dans une voie où le progrès les appelait et où nul concours ne pouvait être plus profitable que le leur. Elles ont ainsi montré l’exemple d’une évolution intéressante et nécessaire et si nous avons étudié un peu longuement leur rôle à ce point de vue, c’est que les conséquences, loin de s’en borner à l’amélioration, au développement d’une branche unique de l’activité humaine, se traduiront et se traduisent déjà chaque jour par un concours important apporté à tout ce qui pense, à tout ce qui travaille, à tout ce qui s’agite dans la vie artistique, commerciale on industrielle du pays tout entier.
- Bureau de la publicité.
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- ZM)
- MONOGRAPHIE
- DE LA
- GEAND S IXPHESS EUROPÉENS
- ET DE LA
- COMPAGNIE INTERNATIONALE DIS GRANDS HOTELS
- ***
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- DèralUcment de l’Express
- 3l Cincr.-i,
- mars 1899, entre Ba,
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- LA
- [ompagnie Internationale des Wagons-Lits
- ET DES
- Grands Express Européens
- Un des progrès les plus remarquables que les historiens futurs devront inscrire à l’actif du xix0 siècle est le perfectionnement des Mdustries de transports; il en est résulté, par un effet logique, une Multiplication croissante des voyages et un utile développement des relations internationales.
- Autrefois, on voyageait peu, parce qu’on voyageait mal. Aujourd’hui, on voyage beaucoup, parce que le voyageur franchit de tangues distances avec une vitesse et un confort inconnus jadis. Les taains rapides et les grands express ont métamorphosé la vie Moderne.
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- VOLUME ANNEXE DU ÇATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- L’honneur d’une telle transformation revient, pour une large part, à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits. Lorsque cette Société fut constituée en 1873, à Liège, par un ingénieur belge, M. Georges Nagelmackers, qui exerce, depuis vingt-sept ans les fonctions d’Administrateur-Directeur général, l’idée sembla
- M. Nagelmackers, fondateur de la compagnie des wagons-lits.
- presque paradoxale de pouvoir dormir à l’aise dans un wagon bien chauffé l’hiver, bien aéré l’été, le corps étendu en un délassement réparateur, tandis que le train roulait vers des stations lointaines : l’idée, pourtant, fut mise en œuvre avec une intelligence et une énergie admirables, et elle fit fortune.
- Après la voiture où l’on dort, la Compagnie créa la voiture ou l’on dîne : après les sleepings, on attela aux trains des dining-cars
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- Le train de luxe « Nord-Express » en gare du Nord, à Paris.
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- VOLÜMË ANNEXE AU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- L’innovation était charmante et pratique. S’asseoir devant une table élégamment dressée et prestement servie, savourer sans hâle des mets chauds, préparés avec soin, et avoir sous les yeux par delà les glaces du wagon un amusant panorama mobile, la course éperdue des villages, des plaines et des bois : n’était-ce pas exquis de voyager ainsi, et les voyages, au lieu d’être une corvée qu’on est impatient d’accomplir, ne devenaient-ils pas un agrément qu’on aime à prolonger ?
- Jusqu’en 1883, les voitures-restaurants et les wagons-lits furent attelés isolément aux trains des Compagnies de chemins de fer : la Compagnie Internationale résolut alors de combiner ces unités, consacrées désormais par la faveur publique, et d’en former des trains de luxe, à la fois rapides et confortables, reliant les grandes capitales de l’Europe. Le3juin 1883, elle inaugurait POrient-Express, destiné à raccourcir de trente heures le trajet entre Paris et Constantinople. Le 8 décembre suivant, le Calai s-Nice-Rome-Express desservait, pour la première fois, les stations hivernales de la Côte d’Azur, avec un succès tel qu’il fallut rendre le train trihebdoma-daire entre Paris et Nice.
- La Compagnie avait pris un essor que les circonstances les plus fâcheuses, choléra, peste, crise économique, ne devaient plus enrayer.
- a #
- Qu’on juge du chemin parcouru en un quart de siècle. La modeste Société du début rémunère, en 1900, un capital de 50 millions.
- Le matériel roulant qui se composait, en 1877, de cinquante-huit voitures, en compte aujourd’hui près d’un millier.
- Le réseau, après s’être étendu sur les régions centrales de l’Europe et en avoir atteint les extrémités, s’est élancé au delà : en Asie, le Transsibérien-Express a gagné les rives du lac Baïkal, poursuivant sa voie vers Port-Arthur et Pékin; en Afrique, l’exploitation des wagons-lits, wagons-restaurants et wagons-bars sur les chemins de fer égyptiens est le prélude du futur Transafricain.
- Dix-neuf trains de luxe, véritables « palaces » mouvants, sont fréquentés par une clientèle cosmopolite, élégante et riche. Les uns relient Londres à Constantinople, par Ostende et Bruxelles ou Par Calais et Paris, traversant l’Allemagne, l’Autriche, la Serbie ou la
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- Roumanie, et les principautés des Balkans, touchant même, une fois par semaine, aux bords de la mer Noire, à Constantza.
- Le Nord-Express met Londres à 49 heures, et Paris à 46 heures de Saint-Pétersbourg.
- Le Sud-Express va de Paris à Madrid en 25 heures, à Lisbonne en 35 heures.
- Plusieurs convergent vers le littoral méditerranéen : à l’est, le Nord-Sud-Express de Berlin à Cannes, par le Brenner, le Saint-Pétersbourg-San-Remo, par Berlin et Paris, et le Saint-Pétersbourg-Cannes-Express, heddomadaire par Vienne, Venise et Milan; à l’ouest, le Méditerranée-Express, le Calais-Méditerranée-Express, le Calais-Paris-Rome-Express.
- Qui ne connaît la Malle des Indes, entre Londres et Brindisi, le Bombay-Express, et les trains de villégiature, tels que le Luchon-Express, le Royan-Express ou l’Ostende-Carlsbad ?
- Ces lignes savamment tracées, en diagonales merveilleuses, du nord au sud et de l’ouest à l’est du continent européen, forment autant de traits d’union entre les capitales de luxe, les grands centres d’affaires ou les régions de plaisir et de tourisme. Ces distances énormes, qui effrayaient jadis, n’exigent plus qu’un nombre limité d’heures. Dès l’achèvement du Transsibérien, Paris sera à treize jours de Pékin, par voie de terre, en admettant même que le Trans-sibérien-Express parcoure seulement 32 kilomètres à l’heure. Le moment est proche où les voyageurs iront de l’Atlantique à la mer du Japon, de Lisbonne à Port-Arthur et à la capitale du Géleste-Empire, en empruntant la voie directe des trains de luxe, passant du Sud-Express dans le Nord-Express, et quittant le Nord-Express pour l’Express Transsibérien, loin des traîtrises de la mer, avec autant de confort et à meilleur marché qu’à bord des paquebots.
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- Pour accomplir de pareilles étapes, un matériel de premier ordre est indispensable. Il n’en est point de mieux étudié que celui de la Compagnie des Wagons-Lits et des Grands Express Européens.
- Les voitures, jadis, étaient montées sur deux ou trois essieux; les nouvelles, longues de plus de vingt mètres, reposent sur deux chariots ou « bogies » qui facilitent le passage des véhicules dans les courbes et leur assurent une suspension plus douce.
- La construction générale en est exceptionnellement robuste.
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- intérieur de wagon-restaurant.
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- Intérieur de voiture-salon-but'tet.
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- Maints exemples prouvent que le voyageur y jouit d’une sécurité complète : lors d’une collision survenue, l’année dernière, sur les chemins de fer roumains, le sleeping-car de la Compagnie est seul resté indemne parmi les chaotiques débris des voitures ordinaires du train !
- Quant à l’aménagement intérieur, il offre tous les perfectionnements désirables. Les derniers modèles de voitures-lits contiennent six compartiments à deux places, et un compartiment à quatre places réservé aux familles voyageant avec des enfants ; les lits sont entrecroisés, suivant une disposition nouvelle, commode et pratique. Des cabinets de toilette sont annexés à chaque compartiment, afin d’éviter aux voyageurs la promenade matinale à travers le couloir.
- Le chauffage, l’éclairage et Ja ventilation réalisent le maximum de progrès appliqué à l’industrie des transports, bien que la question de l’éclairage, en particulier, soit pour les ingénieurs de la Compagnie l’objet d’études et d’expériences constantes.
- Au reste, la complexité même du réseau exige uneinitialive toujours en éveil. Tel sleeping-car, destiné à circuler dans les pays chauds, diffère du tout au tout des wagons-lits de nos régions : sièges recouverts de cuir, tapis en écorce de coco, cloisons cannées en jonc et ajourées de manière à permettre la libre circulation de l’air, tamis à glace fondue pour refroidir l’air qu’un ventilateur électrique injecte dans les compartiments, rien ne manque de ce qui peut atténuer les inconvénienls d’un climat tropical.
- Mais le dernier mot du progrès, en matière de transports, reste au Transsibérien-Express. Ce magnifique train, unique au monde, comprend quatre voitures, deux restaurants, un sleeping et une curieuse voiture-salon où les voyageurs ont à leur disposition une salle de bains en bois de sycomore vert, avec baignoire évitant les projections de l’eau, un très joli salon de coiffure en bois de sycomore blanc, une salle de gymnastique munie d’haltères, d’extenseurs élastiques et d’un veloroom ou vélocipède de chambre, enfin à l’arrière de la voiture une vaste terrasse à sept places, sorte de balcon ovale qui laisse le regard embrasser un vaste paysage panoramique.
- Nos pères, qui connurent l’humble et poussive patache, ont-ils jamais entrevu, même en rêve, un pareil confort?
- Ajoutez que le service, à bord des trains de luxe, est fait avec une correction, une exactitude et une probité absolument irrépro' diables. Le personnel est choisi avec un soin extrême et soumis a la plus stricte discipline. C’est une des qualités que la clientèle cos-
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- Salon de la voiturejlu Président de la République.
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- mopolite apprécie le plus dans l’excellente organisation administrative de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits.
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- Si l’Exposition de 1900 est une admirable synthèse des progrès accomplis dans tous les domaines de la vie moderne, la participation que la Compagnie Internationale des Wagons-Lits a voulu y prendre démontre, en une expressive leçon de choses, l’énorme développement acquis par la question des voyages.
- Ses véhicules figurent dans les sections des différents pays qu’ils sont destinés à traverser. Elle a dans la section belge une voiture-salon-buffet, du type mis en circulation depuis la suppression en Belgique des voitures de première classe ; dans la section française un sleeping-car réservé aux pays chauds; dans la section italienne une voilure-restaurant-salon, construite en Italie et attelée à un express de la Compagnie de la Méditerranée; dans la section autrichienne (annexe de Vincennes), une voiture-restaurant et un sleeping-car construits à Prague et intercalés dans un express exposé par le Ministère autrichien; enfin dans les sections russe et chinoise, au Trocadéro, quatre voitures du Transsibérien.
- C’est ici l’une des curiosités les plus attractives de l’Exposition. La Compagnie a eu l’ingénieuse pensée de faire accomplir aux visiteurs le voyage de Moscou à Pékin : l’illusion est parfaite et saisissante, grâce à un panorama mobile, peint avec un rare souci de vérité artistique par MM. Jambon et Bailly, les maîtres décorateurs, grâce aussi au cadre pittoresque des stations terminus, la gare russe et la gare chinoise desservies par des employés russes et chinois en costumes nationaux.
- Celte brève étude serait incomplète, si elle passait sous silence d’autres participations, indirectes sans doute, mais également intéressantes, de la Compagnie des Wagons-Lits à l’Exposition de 1900. Ses deux filiales, la Compagnie Générale de Construction et la Compagnie Internationale des Grands Hôtels, s’y montrent, à divers titres, les utiles et importants auxiliaires qu’elles ont été jusqu’à ce jour.
- La première lui fournit une grande partie du matériel roulant : sans elle, à certaines époques de son histoire, la Compagnie des Wagons-Lits n’aurait pu étendre ses services, faute des voitures nécessaires pour répondre aux exigences de l’exploitation.
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- La seconde est unie plus étroitement encore aux destinées de la Société mère. Elle contribue à l’accroissement du trafic en favo-
- Salon de réception d’une des voitures du train présidentiel.
- ôsant le séjour de régions privilégiées par la création de superbes * Palaces » répondant à tous les désirs des voyageurs en fait de confort, de luxe et d’hygiène. Son domaine est aujourd’hui d’une
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- richesse inestimable; il compte de véritables monuments ou des villas exquises en de délicieux coins de nature, à Constantinople et au Caire, à Nice et à Monte-Carlo, à Abbazia, la Nice de l’Adriatique, à Lisbonne, à Ostende, pour ne citer que ceux-là.
- • C’est le complément d’une œuvre qui classe la Compagnie Internationale des Wagons-Lits parmi les Sociétés industrielles les plus florissantes de l’Europe, et montre en elle un agent du progrès général et de la civilisation contemporaine.
- Salon de la voiture du Président de la République.
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- DIRECTION GÉNÉRALE : 63, boulevard Haussmann, PARIS
- TÉLÉPHONE N° 228 07 Adresse télégraphique : PALACES PARIS
- SIÈGE SOCIAL : 29, rue Ducale, BRUXELLES
- •J* •$*•}*
- Ri viera Palace, Nice Cimiez Summer Palace, Therapia (Bosphore) A_venida Palace, Lisbonne
- Ghezireh Palace ) T .
- , ,, 1 Le Caire
- Shepheards )
- Riviera Palace, Monte - Carlo supérieur Royal Palace Hôtel, Ostende Pera Palace, Constantinople Hôtel International, Brindisi Hôtel de la Plage, Ostende Château Royal d’Ardenne (Belgique)
- Hôtel Stéphanie > . . . . ......
- -, r ~ i ^ t A.bbazia (Autriche)
- Hôtel Quarnero )
- Pavillon de Bellevue, près Paris
- HOTELS ASSOCIES
- Élysée Palace, Paris Y Hôtel Terminus, Bordeaux
- Les moyens de transport ont depuis longtemps réalisé d’énormes progrès, grâce à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, dont ks opulents sleeping-cars, après avoir sillonné toute l’Europe et Poussé une pointe en Afrique, commencent à se lancer à travers les
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- steppes de la Sibérie vers l’extrême Orient; mais l’industrie des hôtels était restée à peu près stationnaire depuis l’époque lointaine des diligences.
- En descendant d’un train de luxe, le voyageur en était réduit, la plupart du temps, à prendre gîte dans des auberges où le confort le plus élémentaire lui faisait complètement défaut.
- La Compagnie Internationale des Grands Hôtels, filiale d’ailleurs de la Compagnie des Wagons-Lits, vint combler cette lacune et remédia à cet état de choses vraiment scandaleux, en édifiant ses merveilleux Palaces sur tous les points où aboutissent les trains de luxe.
- Grâce à elle, le voyageur trouve maintenant dans les endroits les plus reculés du globe, là où jadis il eût difficilement rencontré un simple abri, de véritables palais où tous les raffinements du luxe et du confortable lui sont offerts.
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- Elysée Palace
- CH JIM PS - ÉL YSÉES
- PARIS
- •J* H* .J*
- Sur la célèbre avenue des Champs-Élysées qui relie la place de la Concorde à l’Arc de Triomphe, dans le quartier le plus aristocratique de Paris. Mobilier de Maple. Des coffres-forts sont à la disposition de chaque voyageur. Caves et cuisine de premier ordre. Restaurant. Five o’clock tea. Bar américain. Jardin d’hiver.
- Chambre depuis 8 francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis 12 francs.
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- Shepheapd’s Hôtel
- LE CAIRE
- Au bout de l’Esbekieh, en plein centre du Caire. On dit passer l’hiver au Shepheard, sans qu’il soit besoin, pour être compris, d’ajouter que le Shepheard est au Caire. C’est le plus célèbre, le plus universellement connu des hôtels de tout l’Orient; c’en est le plus ancien, nous ne disons pas le plus vieux, car des améliorations et des agrandissements presque annuels en font un hôtel toujours neuf et doté des installations les plus modernes.
- Chambre depuis 7 fr. 50.
- Pension (sans l’appartement) depuis ÎO francs.
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- P e t* a Palace
- CONSTANTINOPLE
- ’h'f’i'i’
- Le Pera Palace est édifié à la lisière du Jardin des Petits-Champs, aux deux tiers de la Rampe de Calata à Pera, c’est-à-dire dans la [portion de la Ville de résidence là plus rapprochée de la Ville ifaffaires et de Stamboul. Vue magnifique sur la Corne d’Or, Sainte-ijSophie, la tour du Seraskierat, la pointe du Serai et tous les monuments de Stamboul. Installations luxueuses et confortables. Prix Modérés.
- Chambre depuis 25 piastres.
- Pension (sans l’appartement) depuis 70 piastres.
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- .Palace
- MONTE-CARLO SUPÉRIEUR
- Adossé au Mont des Mules, qui domine la Principauté de Monaco, ce palais a été construit à 150 mètres d’altitude, avec une recherche d’art et un luxe d’installations, qui partout ailleurs qu’à Monte-Carlo paraîtraient exagérés. Tous les appartements sont au midi et jouissent de la plus merveilleuse vue panoramique de la Pointe Saint-Jean à celle de Bordighera. Un jardin d’hiver régnant sur toute la façade Nord sert de manteau au palais, dont les fenêtres s’ouvrent d’un côté sur l’azur ensoleillé de la Riviera, et de l’autre sur un Palmarium à végétation tropicale.
- Chambre depuis 25 francs.
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- Ghesitfeh Palace
- LE CAIRE .
- Dans une île du Nil, à vingt minutes du centre, ancienne résidence du plus fastueux des souverains orientaux modernes. Quand Ismaïl Pacha voulut rendre hommage à l’Impératrice Eugénie, venant i inaugurer le canal de Suez, il fit appel aux plus grands maîtres de la | décoration et de l’ameublement pour achever le Palais de Ghesireh et le rendre digne de recevoir la gracieuse souveraine. Le parc, les grottes, les pièces d’eau, le kiosque des fêtes, sont des merveilles. Trois ou quatre fois par saison, de grands bals donnés dans le kiosque devenu aujourd’hui le Casino évoquent le souvenir des splendeurs passées, avec assez d’éclat pour en donner l’illusion.
- CJiam.bre depuis ÎO francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis 10 francs.
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- RM en ida- Palace
- LISBONNE
- L’Avenida Palace a emprunté son nom à la plus belle et à la plus élégante promenade de Lisbonne, en bordure de laquelle il est édifié. C’est peut-être la seule maison de la Péninsule qui ait été construite, meublée et installée, conformément aux règles de l’hygiène et du confort modernes.
- Chambre depuis 600 reis.
- Pension (sans l’appartement) depuis 2,600 reis.
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- l^ivietfa Palace
- NICE ( G I M I E Z )
- C’est la création du Riviera Palace qui a fait la fortune de Cimiez [ devenu depuis le séjour favori de S. M. la Reine Victoria. Excellente ' maison, destinée surtout aux séjours de longue durée. Parc délicieux. Abri complet des vents froids d’hiver.
- Chambre depuis 1 francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis 12 francs.
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- Château îfayal d’flrdenne
- BELGIQUE
- Ancienne demeure royale dans les pittoresques Ardennes Belges, entre Dinant et Jemelle, à proximité des célèbres Grottes de Han. 4,000 hectares de chasse (chevreuil, faisan, perdreau, lapin). Pêche à la truite dans la Lesse et l’Yvoigne qui traversent le domaine. Séjour idéal pour qui recherche la vie de château. Cure d’air recommandée. Prix modérés.
- Chambre depuis 5 francs.
- Pension (sans l’appartement) depuis ÎO francs.
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- î^oyal Palaee Hôtel
- O S T E N D E
- Colossal établissement récemment édifié dans le nouvel Ostende, sur la partie de la digue de mer qui relie Ostende à Mariakerke. Entre beaucoup d’autres attractions, le Royal Palace présente celle d’un parc planté et fleuri, à la place même où les dunes accumulaient leurs sables. Une galerie aux arcades vitrées enserre ce parc, l’abrite des vents de mer, sans rien cacher au promeneur de l’horizon maritime.
- Chambre depuis 6 francs.
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- Grand Hôtel de la Plage
- OSTENDE
- •J* 4- 4" 4*
- Célèbre par l’excellence de sa cuisine et de ses caves. Longue terrasse couverte en bordure de la digue, d’où les dîneurs ne perdent rien du spectacle de la mer et du va-et-vient si mouvementé et si chatoyant des promeneurs de la digue ou de la plage.
- Chambre depuis 7 francs.
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- Therapia Summer Palace
- BOSPHORE
- Un véritable palais d’été ombragé par des pins gigantesques avec le Bosphore à ses pieds. Il est impossible de rêver une situation plus pittoresque et une installation plus élégante. Grand parc, beaux ombrages. Les seuls bains de mer du Bosphore installés à l’européenne. Therapia est le séjour d’été de la diplomatie étrangère en Orient.
- Chambre depuis 25 piastres.
- Pension (sans l’appartement) depuis 75 piastres.
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- Abbazia Palaces
- AUTRICHE
- Hôtel Princesse Stéphanie. Hôtel Quarnero Villas Angiolina, Amalia Siatina, Flora, Laura, Mandria
- Établissements hydrothérapiques en hiver. Bains de mer en été. Abbazia et Lovrana, situés sur le golfe du Quarnero, à quelques kilomètres de Fiume, ont mérité à juste titre le nom de Riviera Autrichienne. Saison d’hiver et Saison d’été; séjour très apprécié de la plus haute aristocratie Autrichienne et Hongroise ; reçoit tous les hivers la visite de plusieurs souverains. Côte très pittoresque, très découpée. Les eaux du golfe, admirablement limpides, pénètrent en certains points jusque sous les ombrages de chênes séculaires.
- Chambre depuis 2 florins.
- Pension (sans l’appartement) depuis 5 florins.
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- Pavillon de Bellevue
- près ME UD ON (SEINE)
- Vingt minutes de Paris, sur les coteaux de Meudon-Bellevue. Restaurant d’été de premier ordre. Panorama splendide de Paris et de la vallée de la Seine. Concert. Grand parc ombragé. Relié à la place de l’Opéra par un service de mail-coachs et d’automobiles. Accès facile par les Bateaux Parisiens et par les chemins de fer (gares Saint-Lazare et Montparnasse).
- Chambre depuis 8 francs. Pension (sans l’appartement) 12 francs.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- COMPAGNIE INTERNATIONALE des WAGONS-LITS
- AUTR0GADÉR0
- TRANSSIBERIEN
- ^ajede MojcouàPékii?
- PANORAMA MOUVANT
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- LA MAISON
- a F. PEARS L“4
- De LONDRES
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- Tiré du Journal u Commerce
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- Noiraud, va'.
- kLUS d un siècle s’est écoulé depuis que l’opulente Maison Pears poursuit triomphalement le cours de ses succès industriels. Un siècle !, Expression qui pèse d’un poids bien léger sous la plume, encore moins sur les lèvres, et, cependant, combien ce laps de temps représente de volonté réfléchie et d'efforts indomptables.
- C’est en 1789 que M. A. Pears entreprit la fabrication des savons ; il fut le vrai créateur du vaste établissement dont la réputation universelle ne craint d’être mise en parallèle avec aucune autre.
- Dans une notice aussi succincte que celle que nous nous proposons de faire, il est impossible de donner une histoire complète de cette Maison, voire même une description détaillée du genre d’affaires qu’elle traite. Le compte rendu seul des procédés de fabrication deman-
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- derait un volume ; aussi nous bornerons-nous à ne mettre sous les yeux du public qu’une esquisse sommaire; toutefois, nous ferons une exception en faveur de la grande Maison de Londres, où se trouvent concentrées toutes les affaires.
- Bien longtemps avant que la réclame moderne eut fait son apparition, le savon Pears avait déjà conquis les faveurs du monde élégant. Il n’y avait pas lieu de s’en étonner; n’avait-il pas le mérite si fascinateur de la qualité? Aussi pas une personne de goût raffiné qui ne l’appréciât à sa juste valeur.
- Il y a quelque soixante ans, les affaires étaient encore dirigées sous le nom de A. Pears; à partir de cette époque, elles le furent sous celui de A. & F. Pears. Enfin, récemment, en mai 1892, la Maison fut transformée en Société anonyme au capital de 20.250.000 francs. Ces chiffres sont des jalons qui indiquent le chemin parcouru par cette Colossale entreprise. Comment fut gravi chacun des échelons du succès? comment chacun des obstacles fut surmonté; comment des efforts tentés dans une direction furent couronnés de succès par des efforts entrepris dans une autre. Voilà ce que faute d’espace nous passerons ici sous silence.
- L’Etablissement où le savon est fabriqué est situé à Isleworth, une villette assise sur les bords du cours supérieur de la Tamise. Les usines, entrepôts et autres bâtiments accessoires forment par eux-mêmes une petite ville, couvrant une superficie de plusieurs hectares. Le terrain sur lequel s’étendent ces constructions occupe un espace beaucoup plus considérable. Cette agglomération industrielle est connue sous le nom de Lanadan et Pearsville.
- Cet établissement, ou plutôt ce groupe d’établissements qui, soit dit en passant, constitue la fabrique la plus considérable de savon de toilette existant au monde, offre aux yeux émerveillés le spectacle d’un courant continu, roulant des marchandises dans toutes les parties du monde civilisé. Si un pays n’emploie pas le savon Pears, il faut tenir pour certain que ce pays est encore sous l’empire d’idées rétrogrades et que son éducation intellectuelle est à faire.
- Si les usines d’Isleworth doivent être considérées comme le cœur où palpite la fébrile activité d’une fabrication sans rivale, le siège social de Londres en est le cerveau organisateur. A New-York, à Melbourne existent de grands dépôts; les opérations qui s’y. effectuent sont néanmoins, malgré la distance, contrôlées du centre unique de Londres, exactement comme les rouages d’une machine supérieurement aménagée qui, avec un minimum de friction produit le maximum d’effet utile. Les représentants de la Compagnie, véritables ambassadeurs de commerce, sont accrédités dans tous les pays où un marché existe, ou bien où il y a des chances d’en créer un ; car MM. Pears sont des exemples vivants des résultats qu’on peut obtenir, lorsqu’on transporte dans le domaine des faits cette maxime : « L’offre crée la demande. »
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- Façade des Bureaux de Messrs Pears, 71-73, New Oxford Street, Londres
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- Nous n’essaierons pas de dresser le catalogue des innombrables médailles remportées par le Savon Pears dans les diverses Expositions' nous nous contenterons de rappeler que son premier succès se produisit à celle de Londres, en 1851. Depuis lors, il a conquis les plus hautes récompenses dans toutes les Expositions importantes, spécialement à Paris, lors de la dernière Exposition, où lui fut décernée la seule médaille d’or attribuée aux savons de toilette.
- Ce n’est pas tout; presque dès son apparition, le Savon Pears s’est attiré les éloges des pharmaciens et des docteurs. Il n’y a là rien qui puisse surprendre, car la Compagnie s’est toujours efforcée de livrer au public un savon qui soit avant tout hygiénique. L’hygiène doit être, en effet, la première des considérations, le luxe ne doit venir qu’après. Dans le produit de MM. Pears ce double desideratum a été heureusement concilié. Voilà ce que ces messieurs se flattent, et avec juste raison, d’avoir obtenu, sans rien sacrifier de la qualité.
- Il y a quelque chose de bien étrange, c’est de constater combien le public ordinaire s’inquiète peu de savoir, sans souci des lois de l’hygiène, de quelle espèce de savon il fait usage. Il n’y a cependant que trop peu de savons, y compris même les plus agréables à l’œil, qui ne soient excessivement injurieux à la santé. Avec Milton il nous faut dire : « D’affreuses maladies sont substituées aux lois toujours salubres de la simple nature. » Sans aucun doute, le poète ne fait pas allusion au Savon Pears ni à aucun autre savon, mais cela importe peu.
- Si vous jetez un coup-d’oeil sur une carte de Londres, il y a une voie magistrale qui, courant à peu près de l’est à l’ouest, arrête involon tairement le regard comme étant, entre toutes les rues, la plus longue et la plus droite. Il est inutile de rappeler au Londonien que cette voie n’est autre qu’Oxford Street. C’est dans cette section de la rue qui constitue le tronçon aboutissant à la Cité, section connue sous le nom de New-Oxford Street, que se trouve la maison principale de MM. Pears. C’est en 1887, l’année des fêtes du Jubilé de la reine, que les travaux en furent achevés. Sans être taxé d’exagération, on peut hardiment avancer qu’aucun autre monument commémoratif de progrès industriel ou d’habileté architecturale n’est plus digne de rappeler cette date.
- C’est un édifice magnifique dont 1 extérieur est en style italien ; il est bâti en pierre de Portland et en briques rouges ; toutefois ces briques ne sont,pas les briques ordinaires de fabrication anglaise; ce sont de petites briques hollandaises, serties avec une perfection admirable. Cinq d’entre elles forment un pied anglais,ou 0“,30. Les soubassements sont en grès; les colonnes et le portique en granit rose. Couleur et relief, tout a été étudié avec un soin jaloux; aussi l’architecte a-t-il réussi à produire une façade qui allie la stabilité à l’élégance. Cet édifice est, dans son genre, un monument des plus remarquables, et, sans contredit, il n’y en a aucun autre consacré au commerce qui, dans Londres, puisse rivaliser avec lui.
- Voilà pour l’extérieur ; mais franchissons les portes magnifiques qui
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- Hall d’Entrée des Bureaux de Messrs Fears, 71 to 73, New Oxford Street, Loadon.
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- donnent accès dans le vestibule. Si l’extérieur nous'pénètre d’une profonde impression, cette première salle'fait plus que de répondre à notre attente. Reproduction des modèles les plus récents de l’architecture classique, l’atrium romain, où nous nous^trouvons, est parfait de dessin et de proportion; tout le travail est;d’une'exécution irréprochable. Autant que l’emplacement l’a permis,fce vestibule se rapproche assez fidèlement comme apparence d’un hémicycle découvert à Herculanum, dans la rue des Tombeaux. Les colonnes^et le parquet sont en marbre; quant aux décorations des murs et du plafond, ce sont des adaptations de la maison de Lucrèce. Ce qui frappe, dans ce milieu, c’est qu’à, la fin du xix" siècle, malgré tous les’progrès réalisés dans les sciences et les autres connaissances humaines,*les architectes quoiqu’ils fassent sont impuissants à perfectionner les conceptions architecturales des anciens. Voilà une construction moderne, édifiée sans qu’aucune considération de monnaie ne soit venue l’entraver; eh bien! la plus magnifique salle d’entrée qu’on puisse rêver,-est une reproduction exhumée des ruines d’Herculanum.
- Le caractère si entièrement romain de 'ce hall est encore rehaussé par une piscine encastrée dans un coin, presque au ras du sol. En tête de cette piscine où jouent des poissons rouges, et en retrait dans le mur, se trouve une niche qui abrite une merveilleuse sculpture : « Les Baigneurs ». Au milieu de la piscine, jaillit une minuscule fontaine, dernier mot du luxe classique.
- Pour maintenir l’ensemble de cette harmonie, l’atrium est encore décoré de statues représentant des personnages dans des poses diverses, en train de se livrer à des ablutions. Le groupe si familier « You dirty boy », « Noiraud, va ! », occupe naturellement une place proéminente. Il y a là aussi une copie de la Vénus de Thorwaldsen; la pomme de Paris qu'elle tient dans une main, peut parfaitement [illusionner et laisser croire que c’est une balle de savon Pears.
- Des palmiers gracieux s’élancent de vases massifs, et du plafond pendent des lampes magnifiques en forme de galères. Là l’électricité, cette fée du xix' siècle, apparaît pour prendre le lieu et la place de l’huile antique.
- En face l’entrée, une boiserie en acajou vernissé forme la porte qui conduit dans une partie des magasins. Quant aux bureaux, aménagés au 1" étage, on y accède par une volée d’escalier en marbre de Fiore di Pesca. Les rangées de bureaux font songer à une banque, et à une grande banque encore. L’on a été obligé forcément d’abandonner le caractère architectural purement classique du vestibule d’entrée; néanmoins, l’aménagement, autant que les exigences l’ont permis, s’harmonise admirablement avec l’esprit des décorations. En dessous, dans le vestibule, le visiteur a tous ses sens mis en éveil : ici c’est la perfection de l’organisation qui provoque son admiration.
- Chaque chef de département a son bureau clôturé séparément dans un des coins de la salle : des tubes auditifs le mettent en communication directe avec ses collègues, de sorte qu’il peut converser avec chacun
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- d’entr’eux sans quitter sa place. Un vrai bijou de salon d’attente est utilisé comme galerie de peinture, dont le joyau est l’original même du fameux tableau de Millet : « Les Bulles ». Tous les autres tableaux de cette salle sont non seulement remarquables dans leur genre, mais encore, par suite d’une réclame bien entendue et prodigue, ils sont tous gravés dans l’esprit du public, peut-être même plus profondément qu’aucune autre peinture.
- Le cabinet particulier du Directeur, meublé d’une manière splendide et luxueuse, a un cachet hautement utilitaire. Il est aussi pourvu d’un système de communications qui permet au chef de la maison de correspondre avec les chefs de tous les départements respectifs, sans avoir besoin de se déranger de son siège.
- Arrivons enfin au bureau qui s’occupe spécialement de la réclame. Il y a bien des offices d’assurance connus qui se considéreraient comme privilégiés d’avoir un tel personnel et une telle organisation. En passant, nous ne pouvons pas résister au désir de laisser entrevoir au public comment les annonces insérées dans les journaux sont cataloguées. Le système de la carte index a été adopté : les avantages en sautent aux yeux. Un regard à une carte qui occupe d’une manière constante sa place alphabétique, et la correspondance ou n’importe quoi, que cela concerne une personne ou un objet quelconque, que ce soit une lettre ou une série de paquets volumineux se repérant à plusieurs années, tout peut être rapidement et sûrement retrouvé.
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- fj 'En ce qui concerne les magasins et dépôts qui dépendent du bureau des annonces, nous devons avouer sincèrement qu’ils nous ont causé plus, qu’une surprise. Nos souvenirs, à leur sujet, n’ont pas une trop grande précision; néanmoins nous nous rappelons parfaitement un immense appartement plein de ballots étranges. L’enquête que nous fîmes nous révéla qu’ils contenaient des encartages destinés à certaines Revues qui ont adopté cette méthode de publicité.
- Un autre objet des plus intéressants est un immense album contenant des copies spécimens des annonces illustrées publiées par la Compagnie durant une longue période d’années. Ce n’est pas seulement un collection d'affiches, c’est aussi l’histoire de l’art lithographique dans ses récents et merveilleux développements. Dans un autre appartement, presque tout l’espace est consacré au groupe : « Noiraud, val » On y trouve ce chef-d’œuvre du génie de Focardi, multiplié sous un nombre infini de formes. Là il y a une miniature du « Dirty boy ! ». Ici il - est reproduit de grandeur naturelle. Plus près il est blanc, plus loin il est en couleur. Il est disposé en régiments, divisions, corps d’armée. Lui et sa grand’mère s’en vont sur tous les points de notre globe, et partout où ils vont ils répandent le Savon Pears. Quelques, personnes qui mettent leur supériorité au-dessus de celle du public objecteront que c’est là une prostitution de l’art. Cela dépend cependant du point de vue auquel on se place. Une invention ayant du mérite que l’humanité tout entière, désire et dont elle tire profit lorsqu’elle la connaît, ne saurait lui être d’aucun service si elle est cachée sous le boisseau. Il faut donc la faire connaître pour qu’elle soit utile. Le problème se pose ainsi : Quel est le meilleur moyen de la faire connaître ? MM* Pears paraissent avoir trouvé la solution.
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- LES
- AUTOMOBILES PEUGEOT
- M. Armand PEUGEOT &
- on sieur Armand Peugeot est, on peut le dire, le père de l’industrie automobile. C'est lui qui fit, avec son ami, le regretté M. Levassor, les premiers essais de l’application des moteurs à.essence à la locomotion automobile, et qui créa ainsi le mouvement colossal qui est en voie de révolutionner le monde entier.
- Gérant de la Société Les Fils de Peugeot frères, (Scies, Aciers laminés, Outils, Ressorts, etc.) en 1875, M. Armand Peugeot installa de toutes pièces, en 1885, la branche
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- d’industrie des vélocipèdes à son usine de Beaulieu, qui est à l’heure actuelle, une des plus importantes fabriques françaises de bicyclettes, sinon la plus importante.
- Dès 1888, il commença à étudier la question des voitures automobiles, et fabriqua plusieurs véhicules munis d’un moteur à vapeur. Mais deux ans après, il adapta à une voiture de son invention un moteur à essence, système Daimler, et, dès lors, la réputation des automobiles Peugeot fut faite. Perfectionnant son système de transmission d’année en année, M. Peugeot eut la joie de voir ses voitures remporter les premières récompenses aux concours, courses et expositions ouverts aux constructeurs. Mais il n’était pas satisfait encore ; il voulait que la voiture Peugeot fût entièrement construite par lui, et il se mit à étudier son fameux moteur horizontal à deux cylindres parallèles, qui vit le jour en 1895 et qui a depuis conquis une renommée universelle.
- On peut dire que c’est à partir de ce jour, que M. Peugeot fit faire des pas de géant à cette industrie créée par lui. Se consacrant uniquement à son succès, il sépara la fabrication des Automobiles de celle des Bicyclettes, fonda la Société anonyme des Automobiles Peugeot, et pour pouvoir s’en occuper d’une façon exclusive, il donna sa démission de gérant de la Société Les Fils de Peugeot frères.
- Une Usine spéciale construite à Audincourt (Doubs) fut mise en activité le 12 avril 1897. Nous en dirons plus loin les diverses transformations.
- M. Armand Peugeot, en dehors de son activité industrielle, a fait preuve d’un grand esprit philanthropique, en s’occupant depuis sa jeunesse de maintes questions d’économie sociale : Sociétés coopératives de consommation, Caisses de retraites pour les ouvriers, Sociétés de secours mutuels, etc.
- Il a créé pour ses ouvriers des Sociétés coopératives immobilières qui ont contribué à augmenter largement leur bien-être. D’une affabilité égale envers tous, M. Peugeot est du reste aimé et respecté par les populations laborieuses au milieu desquelles il vit.
- Les honneurs civiques ne pouvaient manquer d’échoir à un esprit progressiste et philanthrope de la trempe de celui de M. Armand Peugeot. Maire de Yalentigney depuis 1886, et conseiller général du canton d’Audincourt depuis 1892 ; Président pendant six ans de la Chambre syndicale des Fabricants français de Vélocipèdes, Président de la Chambre syndicale des Industries métallurgiques de l’Est, Membre de la Société des Ingénieurs civils de France, Membre du Comité de l’Automobile-Club de France et de diverses Sociétés savantes et d’économie sociale, M. Peugeot fut nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1889 ; il était Officier d’Académie depuis 1886. *
- Adresses : Audincourt (Doubs) et 88, Boulevard Gouvion-St-Cyrr à Paris.
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- LES USINES PEUGEOT
- Les Usines de Ta Société des Automobiles Peugeot, fondées en 1897 à Audincourt (Doubs) par M. Armand Peugeot, occupaient au début environ 4,000 mètres carrés de superficie couverte, avec 120 ouvriers. Mais la poussée irrésistible de cette industrie nouvelle exigeait bientôt des agrandissements considérables, et le 1er janvier 1899, les Usines Peugeot occupèrent plus de 8,000 mètres de terrain avec 400 ouvriers-.
- Elles en emploient aujourd’hui près de 500, et ce chiffre sera vraisemblablement porté à 600 avant la fin de l’année courante.
- La production étant encore de beaucoup inférieure à la demande, malgré ces développements successifs, M. Peugeot a créé dans un autre centre ouvrier, à Fives-Lille (rue de Fiers,) une seconde usine complète qui occupe 6.000 mètres de terrain couvert et 400 ouvriers, et qui est en activité depuis 1898.
- L’extension considérable donnée à ces usines modèles, la compétence inappréciable de M. Peugeot et des collaborateurs dévoués qui le secondent a donné une importance sans égale à l’affaire financière elle-même : le capital, de 800.000 francs au début, a dû être augmenté progressivement; il a été porté, dans la dernière assemblée générale, à 5 millions, entièrement souscrits par les premiers actionnaires.
- Quelle preuve meilleure donner de l’excellence de la gestion de la Société des Automobiles Peugeot? Que de capitalistes, et cela se comprend, auraient voulu participer à une affaire aussi brillante, et qui ont vu refuser les subsides les plus considérables!
- LES VOITURES PEUGEOT
- Au début, les Voitures-Auto mobiles Peugeot étaient munies du moteur
- La première automobile Peugeot
- système Daimler, à 2 cylindres en V La première construite n’avait qu’un cheval de force, mais bientôt il en naquit une seconde, déjà plus puissante. C’est avec cette vôiture, datant de 1891, que MM. Rigoulot et Do-riot, deux des premiers collaborateurs de M. Peugeot dans cette œuvre gigantesque, accomplirent le parcours fameux de Valentigney - Brest et retour
- (2000 kilomètres). Ce fut le premier voyage que traça l’automobile conquérante des routes. Aussi croyons-nous intéressant de mettre sous les yeux de nos lecteurs la photographie de cette ancêtre, avec ses
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- La Voiture des 2.000 kilomètres Valentigney-Brest et retour
- deux conducteurs. Le moteur de cette voiture n’avait que 2 chevaux 1[4 de force, ce qui n’a pas empêché les deux vaillants pionniers de mener
- à bien ce rude parcours en 140 heures de marche. Depuis, les automobiles Peugeot ont fait des progrès constants. Nous ne les suivrons pas dans leurs détails, mais nous noterons ici les principales particularités de fabrication qui font des Peugeot ies premières voitures du monde.
- Le cadre,, en tubes d’acier, d’une rigidité et d’une solidité à toute épreuve, est supporté par deux essieux et par quatre roues à rayons de bois ou d’acier, montées sur billes. Il supporte lui-même un moteur à quatre temps, constitué par deux cylindres parallèles et horizontaux, qui attaque, par le moyen d’un embrayage à friction, deux trains d’engrenages commandant les chaînes, et desservant quatre vitesses et une marche arrière. Deux freins très puissants, un à main agissant sur les moyeux des deux roues arrière, l’autre à pied agissant sur un tambour placé sur l’arbre des pignons de chaîne, tous deux assurant le débrayage automatique et fonctionnant également en avant et en arrière, donnent à la voiture Peugeot une sécurité de marche absolue.
- ' ^a conduite est des plus pratiques : un guidon ou un volant de
- direction, une pédale de débrayage, et un seul levier commandant à la
- fois les vitesses et la marche arrière. Rien ne peut être moins compliqué, rien n’est même aussi simple.
- Le moteur Peugeot, suivant l’usage auquel on veut l’employer, est établi en plusieurs modèles, depuis 3 jusqu’à 20 chevaux, mais les modèles les plus demandés sont ceux de 3 et 4 chevaux (voiturettes), de 7 et de 8 chevaux (tourisme), et de 10 chevaux (voitures à 8, 10 et 12 places). La classification des voitures Peugeot peut se faire de la façon suivante :
- Duc Peugeot, 2 places et strapontin,
- Voiturette Peugeot, 2 places.
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL. OFFICIEL
- 1° Voitures avec moteur à l’arrière.
- 2° Voitures avec moteur à l’avant.
- Nous allons passer en revue, d’une manière succinte, les différents types qui rentrent dans ces deux catégories.
- Phaéton Peugeot, 4 places. ' « . , .
- ° ^ Coupe Peugeot, 4 places.
- VOITURES AVEC MOTEUR A L’ARRIÈRE
- Cab Peugeot 2 places.
- strapontin à deux places. Ce type si on le désire, avec une glace à l’avant pour arrêter le courant d’air. C’est la vraie voiture du chauffeur qui aime à conduire lui-même et qui fait du tourisme. Elle comporte de grands caissons ou un panier fort commode, et même, à l’avant, un porte-bagages qui peut supporter une malle de grandes dimensions. Avec une voiturette de ce genre, munie d’un moteur de 7
- Duc à 2 places, Voiturette.— La voiturette n’est en somme que la réduction exacte des grandes voitures ; elle se construit en 2 places (petit duc) et en victoriette ; nous n’en parlerons donc pas d’une façon spéciale, nous contentant de la classer dans les types courants.
- Les voitures à deux places sont montées avec un siège très confortable à l’arrière, et comportent, en vis-à-vis, un 'établit avec capote ou dais, et,
- Victoria Peugeot.
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- Landaulet Peugeot, 4 places.
- ou 8 chevaux, on peut voyager fort agréablement et fournir de véritables étapes à une vitesse moyenne de plus de 32 kilomètres à l'heure.
- Phaëton. — Le phaëton Peugot comprend deux sièges parallèles, également confortables, tournés dans le même sens. La capote peut se placer indistinctemenent sur l'un ou l’autre siège. Le dais avec ou sans glace à l’avant et avec ou sans galerie à bagages s’adapte admirablement à ce genre de voiture qui, comprenant les mêmes aménagements de voyage que le Duc à 2 places, constitue la véritable voiture de touriste pour le chauffeur qui veut emmener 2 ou 3 personnes avec lui.
- •'Ce phaëton, avec 4 personnes et un moteur de 7 chevaux, fournit
- sans difficulté des moyennes de 28 à 30 kilomètres.
- Victoria, coupé, landau, landaulet, cab. — Ces cinq types de voitures comportent un châssis spécial, brisé par le milieu, de façon à ce que le marche-pied soit bien à la portée du pied, et que les dames puissent y monter commodément. Ce dispositif, particulier à la Maison Peugeot, a obtenu un énorme succès auprès du public. En effet, pour les personnes qui ne conduisent pas elles-mêmes* rien n’est plus pratique et confortable que ces genres de véhicules, dans lesquels on se trouve aussi bien installé que dans les plus luxueuses voitures à chevaux.
- Le landaulet, sorte de demi-landau, mérite une mention spéciale, car il présente cet avantage de pouvoir instantanément se transformer de voiture ouverte en voiture fermée, et vice-versa.
- Tous les grands carrossiers de Paris ont du reste compris le parti qu’ils pouvaient tirer de ce châssis
- brisé, et ils ont créé, pour ces cinq types de voitures de luxe, des carrosseries qui suscitent l’admiration des Parisiens, depuis qu’elles ont fait, en grand nombre, leur apparition sur le pavé de la capitale.
- Tonneau Peugeot, 4 places
- Charrette Peugeot, 4 places,
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- VOITURES AVEC MOTEURS A L’AVANT
- 2 places avec tonneau ou siège à l'arrière. — Les voitures Peugeot
- de toutes forces,se construisent aussi avec moteurs à l’avant. Le type le plus remarquable comportant cette combinaison est le tonneau démontable, avec un siège confortable à 2 places à l'avant, et, à l’arrière, deux sièges se faisant vis-à-vis et formant un petit tonneau facilement démontable lorsqu’on veut le remplacer par un siège de domestique ou par un porte-bagages pour une grande malle. Le
- Break Peugeot, lo places même châssis comporte une carros-
- serie de charrette a 4 places.
- Breack, omnibus, voiture de livraison, camion. — Nous donnons ici les reproductions de ces types de voitures à places multiples ou
- Omnibus Peugeot, 9 places
- Omnibus Peugeot, 8 places couvertes
- à marchandises. Elles peuvent supporter jusqu’à 1000 kilos et elles montent allègrement toutes les côtes, à une vitesse réduite naturelle-
- ment, à moins qu’on ne les ait fait établir avec des moteurs particulièrement puissants.
- Voitures de courses. — La Maison Peugeot a remporté de nombreuses et brillantes victoires dane les courses où elle a été représentée; depuis Paris-Rouen (1894) et Bordeaux-Paris (1895), jusqu’aux grandes courses de Nice
- Camion Peugeot
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- VOLUME ANNEXE DU CATALOGUE GÉNÉRAL OFFICIEL
- en 1899 — où elle gagna tous les premiers prix — elle n’a cessé de briller au premier rang.
- Nous reproduisons la photographie de la voiture de M. A. uemanre, qui est d’une force de 15 chevaux, et dont les victoires ont été sensationnelles.
- Il est clair que nous n’avons pu donner ici tous les détails techniques qui ont leur importance pour les chauffeurs militants. Mais la Maison Peugeot, par ses usines dh4udincourt et de Fives-Lille, aussi bien que par son dépôt de Paris, 83, boulevard Gouvion-Saint-Cyr, se tient à la disposition du public et sera toujours heureuse de pouvoir contribuer à l’instruction des adeptes de l’automobilisme.
- Des albums spéciaux ont été édités qui contiennent tous les renseignements désirables ; ils seront envoyés gratuitement à tous ceux de nos lecteurs qui en feront la demande à une des trois adresses ci-dessus indiquées.
- Voiture de M. A. Lemaître
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- LA NATIONALE
- COMPAGNIE D’ASSURANCES SUR LA VIE
- Fondée en 1830
- 18, Rue du Quatre-Septembre et 13, rue de Grammont. — PARIS
- ASSURANCES EN CAS DE DÉCÈS, MIXTES ET A TERME FIXE Dotations d’Enfants
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- CAPITAUX ASSURÉS au 31 décembre 1898 : fr. 694,887.111 » RENTES ASSURÉES au 31 décembre 1898 : fr. 18.267.875 »
- Outre ses réserves mathématiques formant la représentation exacte de la valeur de ses engagements au 1er janvier 1899, et calculées d’après les prescriptions ministérielles, la NATIONALE (Vie), possédait à cette date des réserves facultatives et supplémentaires s’élevant ensemble à......................................Fr. 37.706.868 »
- et son capital social de.......................................... Fr. 15.000.000 »
- soit ensemble..................................................... Fr. 52.74si.808 »
- La NATIONALE (Vie) ne fait état de ses immeubles et dô ses valeurs mobilières que pour leur prix de revient, très inférieur à leur valeur réelle ; et la plus value sur les seules valeurs mobilières était au 31 décembre, d’après la cote officielle de la Bourse de Paris de............................................................Fr. 88.218.054 »
- Elle offre donc à sa clientèle, en sus de ses réserves mathématiques et indépendamment de la plus value de ses immeubles, un supplément de garantie de......................'...............Fr. 140.924.862 »
- Aussi dit-on qu’aucune institution similaire n'en présente d’aussi considérable ; la NATIONALE est la plus riche des Compagnies d’Assu-
- rances Sur la Vie.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION :
- PRÉSIDENT DU CONSEIL
- M. le Comte PILLET-WILL, ancien régent de la Banque de France
- ADMINIST
- MM.
- MALLET (Henri), de la Maison Mallet frères et C", Banquier ;
- HOTTINGUER (le baron), Banquier ; Régent de la Banque de France ;
- ROTHSCHI LD (le baron Gustave de) Banquier
- CLAUSSE (Gustave), Propriétaire ;
- DENORMAND1E, ancien Gouverneur, de la Banque de France:
- DAVILLIER (Maurice) Banquier;
- D’HAUSSONVILLE (le comte), Membre de l’Académie française ;
- RATEURS
- MM.
- COUDERC DE SAINT-CHAMANT, ancien Trésorier-Payeur-général.
- DE GERMINY (le comte), ancien Trésorier-Payeur général, ancien Régent de la Banque de France;
- FLORIAN DE KERGORLAY (le comte);
- DE WARU (Pierre) ;
- yOMBERG, Censeurdela Banque de France , VERNES (Phillippe), de la Maison Verneset Cie, Banquier;
- DE LAFAULOTTE (Louis).
- CENSEURS
- MM. L’AIGLE (le marquis de), ancien député,
- MON N 1ER (Louis), de la Maison de Neufflize et C", Banquier. BOURCERET (Henri).
- DIRECTEUR
- M. GRIMPREL (Georges), Directeur honoraire de la Dette inscrite au Ministère des Finances. SOUS-DIRECTEUR
- M. DE VILLE (H.) ______________
- Renseignements confidentiels et Prospectus gratuits au Siège social, à Paris, et chez tous les Agents généraux en France et à l’Étranger.
- 1-18.
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- Pour favoriser le Développement du Commerce et de l’Industrie en France
- AGENCE DE L'EXPOSITION
- Entre le pilier Est de la Tonr Eiffel et le Palais de la Métallurgie
- ,j La Société Générale pour favoriser le développement du Commerce et de l’Industrie en France (Société anonyme fondée en 1864, au capital de 120 millions porté en 1899 à 160 millions de francs) a Ouvert à l’intérieur de l’Exposition, entre le pilier Est de la Tour Eiffel et le Palais de la Métallurgie, une. agence qui met à la disposition des exposants et visiteurs de l’Exposition une cabine téléphonique, un salon de lecture et de correspondance, un service de dépêches, un service de location de coffres-forts, un guichet spécial pour le changé de monnaies et généralement tous les services qui fonctionnent dans les autres guichets de la Société.. La Société Générale avec sa puissante organisation, ses 58 bureaux à Paris et dans la banlieue, ses 267 agences de Province, ses nombreux correspondants en France et à l’étranger, est en mesure de rendre- aux commerçants, industriels, fonctionnaires, rentiers, c’est-à-dire à tous ceux qui travaillent à la constitution d’une fortune, qui possèdent et qui épargnent, tous les services qu’ils peuvent attendre d'un banquier, en quelque lieu et sous quelque forme que ce soit.
- Les principales opérations de la Société Générale soût les suivantes :
- dépôts de fonds à intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts de 3 à 5 ans 23 1/2 o|o net d’impôt et de timbre). — Ordres de Bourse (France et Etranger). — Souscriptions sans frais. — Vente aux guichets de valeurs livrées immédiatement (Obi. de Ch. de fer, Obi. et Bons a lots, etc.), — Coupons. — Mise en réglé de titres. — Avances sur titres. — Escompte et Encaissement d’Effets de commerce. — Avances sur marchandises et sur connaissements. — Crédits documentaires. — Garde de Titres. — Garantie contre le remboursement au pair.— Transports de fonds (France et Etranger). — Billets de crédit circulaires. — Lettres de crédit. — Renseignements. — Assurances. — Services de Correspondant, etc. — Location de Coffres-Forts. (Compartiments depuis 5 fr. par mois ; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension.)
- La haute honorabilité de ceux qui la dirigent, la perfection de son organisation ont valu à la Société Générale le bon renom dont elle jouit et la confiance qu’elle inspire à sa nombreuse clientèle et au public en général.
- Outre l’installation de ses services de banque, dans un pavillon spécial, la Société Générale figure comme exposant (Groupe xiv, Classe 109), à raison des institutions d’assistance patronale qu’elle a créées en faveur de son personnel.
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- DE PARIS
- CPLPlTPLLi. l 150 millions de planes
- La façade du Siège Social, 14, rue Bergère Paris,
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- SIÈGE SOCIAL : | SUCCURSALE :
- ' ^ 1 14, RUE BERGERE, PARIS J 2, PLAGE DE L OPERA, PARIS
- Président : M. Denormandie, ^ ancien gouverneur de la Banque de France, vice-président de la Compagnie des Chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée.
- Directeur général : M. Alexis Rostand, O.
- Le Hall de la rue Bergère
- OPÉRATIONS DU COMPTOIR
- Bons à échéance fixe, Escompte et Recouvrements, Comptes de Chèques, Lettres de Crédit, Ordres de Bourse, Avances sur Titres, Chèques, Traites, Paiements de Coupons Envois de fonds en Province et à l’Étranger, Garde de Titres, Prêts hypothécaires Maritimes, Garantie contre les risques de remboursement au pair, etc.
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- LOCATION DE COFFRES-FORTS
- Le Comptoir tient un service de coffre-forts à la disposition du public.
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- Capital : 150 millions de francs
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- AGENCE DE L’EXPOSI¥IO]V( DE 1900
- Au CHAMP-DE-MARS (Pilier Sud de la Tour Eiffel)
- Salle de dépêches. — Salon de Correspondance. — Cabine téléphonique. Change de monnaie. — Achat et Vente de Chèques, etc.
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- VILLE5 D’EAUX, STATIONS BALNÉAIRES
- Le Comptoir national a des agences dans les principales Villes d’Eaux: Nice, Cannes, Vichy, Trouville-Deauville, Dax, Luxeuil, Royat, Le Havre, La Bourboule, Le Mont-Dore, Bagnères-de-Luclion, etc.; ces agences traitent toutes les opérations, comme le siège social et les autres agences, de sorte que les étrangers, les Touristes, les Baigneurs peuvent s’occuper d’affaires pendant leur villégiature.
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- DE PARIS
- Capital : 150 millions de francs.
- BONS A ÉCHÉANCE FIXE
- Intérêts payés sur les sonjrqes déposées
- De 6 mois jusqu’à 1 an . . . . 2 0/0 i De 18 mois jusqu’à 2 ans . . 3 0/0
- De 1 an jusqu’à 18 mois ... 21/2 0/0 î De 2 ans et au delà.31/2 0/0
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- Le Comptoir National d’Escompte délivre des Lettres cle crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses agences et correspondants ; ces lettres de crédit sont accompagnées d’un carnet d’identité et d’indications et offrent Jaux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu’une sécurité incontestable.
- Succursale, 2, Place de l’Opéra, Paris.
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- S'y adresser pour renseignements
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- Depuis que les Académies d’Europe et les journaux uu monde entier l’étudient et la reproduisent, personne n’ignore la trouvaille faite par M. Boyer d’Agen au Campo clei Fiori de Rome, dans un lot de monnaies antiques. Personne, non plus, n’a su encore indiquer la provenance de ce merveilleux portrait de Jésus, le plus authentique peut-être. Est-ce une oeuvre de la première Renaissance et une création de Léonard de Vinci, comme disent les uns ? Selon les autres, n’est-ce point plutôt une composition de quelque premier chrétien, à l’époque romaine des Antonins ; ainsi que l’indiquent le style classique de cette pièce et le caractère particulièrement gnostique de sa légende hébraïque ?
- Autant de problèmes que l’étude résoudra peut-être, un jour. Mais la partie indiscutée de cette oeuvre est sa valeur artistique. Le sentiment de tout le monde est unanime à reconnaître en ce précieux monument d’art, chrétien, un des plus remarquables portraits de Jésus, peut-être le p’us beau que nous aient conservé les siècles.
- Pour répandre cette œuvre dans le monde enlier, les orfèvres Falize en ont fait frapper les reproductions les plus fidèles, en or, en argent et ,n bronze, dans les divers modules suivants :
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- P. Bailly & Cie
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- Maison de Vente :
- 1 Jveque le la BémiDUpe
- Manufacture :
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- S’il existe encore des personnes qui ont renoncé à porter des bretelles, il est probable que le motif en est dû à l’essai qu’elles ont fait de modèles défectueux.
- Il est certain que si ellesavaient employé un type qui soit léger mais solide, qui n’impose aucune espèce d’incommodité, elles auraient évité, souvent, certains malaises, dont le plus courant est celui de la mauvaise digestion.
- Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur les bretelles de la Maison Ch. GUYOT, connues de réputation dans le monde entier, auxquelles on a si justement appliqué l’épithète à'hygiéniques.
- Cette Maison, fondée en 1848 par M. Ch. Guyot, et actuellement dirigée par MM. P. Bailly et Cie, a renouvelé plusieurs fois son matériel, afin de pouvoir toujours faire profiter à sa clientèle des derniers perfectionnements de la fabrication.
- Les ‘Bretelles hygiéniques de Ch. GUYOT sont les plus élégantes; elles n’obligent pas à des frais excessifs d’achat, elles sont très solides et leurs boutonnières sont indéchirables.
- Afin d’éviter les contrefaçons, les acheteurs des véritables bretelles hygiéniques devront s’assurer qu’elles portent bien sur leur envers la marque suivante, imprimée en rouge :
- C &G
- BRETELLES HYGIÉNIQUES
- M EDAILLESdeBRONZE 1867.ARGENT 1889
- CHARLES GUYOT A PARIS
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- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
- Pour favoriser le développement du Commerce et de l’Industrie en France SOCIÉTÉ ANONYME FONDÉE EN 1864 — CAPITAL : 160 MILLIONS
- Siège social, 54 et 56, rue de Provence, à Paris.
- 58 bureaux à Paris et dans la Banlieue, 267 agences en Province, 1 agence à Londres, correspondants sur toutes les places de France et de l’Étranger.
- Agence à Vintèrieur de VExposition de1900
- (entre le pilier Est de la Tour Eiffel et le Palais de la Métallurgie) Dépôts de fonds à intérêts ; — Ordres de Bourse ; — Vente aux guichets de valeurs livrées immédiatement ; — Coupons ; — Mise en règle de Titres ; Avances sur Titres ; — Escompte et Encaissement d’Effets de commerce ; — Garde de Titres ; — Garantie contre le remboursement au pair ; — Change de Monnaies ; — Transports de fonds (France et Etranger) ; — Billets de crédit circulaires ; — Lettres de crédit, etc.
- LOCATION DE COFFRES-FORTS
- (Compartiraentsdepuis 5 fr. par mois ; tarif décroissant en proportion de la durée et de la dimension) Cabine téléphonique. — Salon de lecture et de Correspondance. — Service de Dépêches
- “ kU)Vl I ]MUS“
- Déposé
- APPAREIL INDISPENSABLE CHEZ SOI
- L.ÜQIÈSE
- en pressant un bouton
- D’une utilité incontestable et d’un prix réellement minime, sa place est toute indiquée soit à l’atelier, soit au salon, ou à la cuisine, à la salle à manger, à la chambre à coucher, au fumoir, etc., etc.
- Modèle courant'nickelé verre bleu. , . , c 7 fr. 50 Modèle de luxe avec dorure & cristal, de 12 à 20 fr.
- REMISE IMPORTANTE POUR LA VENTE EN GROS Voir Exposition : Groupe V, Classe 27 8c Boulevard Poissonnière, N° 9 “ AU SULTAN “
- B. CARRIER, Eté S. Oh D. Gh
- 7, RUE FÉNELON, (Place La Fayette) PARIS
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- Udc
- LÉOJi Ii/IMV
- INDUSTRIEL A MÉRU (OISE)
- Fournisseur de l’État
- RéVolûtioo
- daoS l’IodtiStrk des
- Bacs pour Fleurs et Arbustes
- Nouveau système en BOIS ??
- Breveté S. G. D. G. en France et à T Etranger
- 'û es bacs qu'on a construits jusqu’à présent ont l’inconvénient, (£)) commun aux articles de tonnellerie, de se disjoindre sous l’influ-ence de la chaleur. Le bois se rétracte, les cercles glissent et si on ne les resserre sans tarder, le bac s’effondre au bout de très peu de temps.
- Mon nouveau système d’assemblage au moyen de fils métalliques introduits à force dans des rainures circulaires et noyés pour ainsi dire dans le bois, sans écrous ni ferrements, donne aux bacs une extrême solidité. Les douves, indépendantes les unes des autres, sont maintenues verticalement par les rainures qui assurent leur complète stabilité. Le travail du bois se faisant isolément, c’est-à-dire douve par douve, l’on pourrait au besoin en ôter une, sans que les autres soient sujettes à tomber.
- Des expériences concluantes ont prouvé les qualités de résistance exceptionnelle de ce nouveau système. Plusieurs bacs ont été plongés toute une journée dans l’eau bouillante et placés ensuite dans une étuve à air chaud. La dilatation du bois et sa rétraction se sont opérées normalement sans amener aucune déformation. On peut donc conserver mes bacs vides, dans un endroit sec (un grenier par exemple) et pendant longtemps, sans crainte de les abimer — ce qui ne peut se faire avec les anciens bacs.
- Ce mode d’assemblage — appelé à prendre une extension considérable dans la menuiserie — s’applique aux contenants de toute dimension, depuis les bacs à palmiers jusqu’aux corbeilles pour salons et jardins d’hiver; il se prête, par son originalité, aux plus heureux effets décoratifs et il rehausse, d’une façon très artistique, la gravure et la sculpture de mes modèles les plus élégants.
- Tous mes bacs — même les plus ordinaires, tels que les bacs-pots pour la culture des chrysanthèmes — sont construits en cœur de chêne neuf extra beau, en pitchpin ou en bois de teck. Ils ont l’avantage de coûter 30 0/0 meilleur marché que les articles similaires.
- vm. —1.
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- Terrain cultivé en Pépinières : 70 hectares
- Ces Pépinières, les plus grandes de la région au nord de Paris, contiennent des arbres fruitiers de toutes formes et de toutes les essences, ainsi que des arbres forestiers et d’ornement, plants pour reboisement et clôture.
- Le pommier a cidre fait l’objet d’une grande culture spéciale et les variétés recommandées à haute densité ont été multipliées dès les premiers travaux des Congrès pomologiques.
- Envoi FRANCO du Catalogue sur demande.
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- Les plus Hautes Récompenses (Membre du Jury, Paris, 1899)
- Entreprise Generale des Parcs et Jardins Agricoles et Paysagers
- Maison Fondée en 1885
- La plus Importante de l’Ouest de la France.
- g. pemuilï, pils ^irçé.
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- Tout ce gui concerne la création des Parcs et Jardins, Rochers, Rustique, Ciments armés, Pièces d'Eau, etc. — Fourniture de végétaux.
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