Guide illustré de l'exposition universelle de 1889
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- ESTABLISHED 1751.
- GOLDSMITHS’ ALLIANCE, Limited,
- [Laie A. B. Sarory &1 Sons]
- MANUFACTURING SILVERSMITHS, JEWELLERS, WATCH AND CLOCK MAKERS,
- Nos, 11 & 12 Cornhill, London, E.C.
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- LE BRESIL, LA PLATA, LES ANTILLES,
- LE VENEZUELA, LA COLOMBIE ET LE PACIFIQUE.
- LIGNE DU BRESIL ET DE LA PLATA.
- «ES STEAMERS de la Compagnie partent de Southampton tons les 2 Jeudis et font escale à Lisbonne le lundi suivant pour rembarquement de la malle et des passagers ; Les escales survantes sont Pernambuco, Maceio, Bahia, Rio de Janeiro» Santos, Honte* video et Buenos Ayres.
- LIGNE DES ANTILLES ET DU PACIFIQUE.
- Les Steamers de la Compagnie du type ** Orinoco ” (dont le modèle est exposé dans la Galène des Machines, Groupe VI., Classe 65, Installation No.
- 558,) partent de Southampton tous les 2 Jeudis ; les escales principales sont la Barbade, Jacmel, Kingston (Jamaïque), Colon, Savanilla et'Port Limon. A la Barbade des Steamers annexes spécialement aménagés pour le climat des Antilles desservent Trinidad, Demerara, le Venezuela, la Colombie, la Martinique, la Guadeloupe, St. Thomas,- &c.,
- &c. ; à Colon le transit des Passagers se fait par le Chemin de fer de Panama et la correspondance pour le Pacifique se fait à Panama par les Steamers de la Pacific Steam Navigation Company ou ceux de la Compania Sud Americana de Vapores pour l’Equateur, le Pérou, la Bolivie et le Chili et par ceux de la Pacific Mail Steam Ship Company pour le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras et San Francisco.
- La Compagnie fait un rabais considérable en faveur des familles et délivre des billets d’aller et retour valables pour une année; Elle délivre également des billets circulaires et des billets pour voyageurs de commerce donnant droit à une franchise de bagages très-élevée.
- La Cuisine, les vins et le service sont l’objet des plus grand soins. _____________________________________
- Pour tous renseignements sur fret passages s’adresser:
- . Au Siège de la Compagnie à LONDRES : 18, Moorgate Street. Cl À M.M. Geo. Dunlop & Co., à PARIS : 38, Avenue de l’Opéra. ‘
- ^ À M.M. Marcel & Co., au HAVRE
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- Le Figaro
- Direction Depuis 1879, le Figaro est dirigé par MM. Magnard, de Rodays et Périvler. — En 1879, les actions du Figaro valaient 800 francs ; elles sont colées aujourd'hui environ 1300-Le tirage moyen était de 69,000 exemplaires ; aujourd’hui il dépasse souvent 80,000. Le bénéfice annuel était de 1,500,000 francs ; il est aujourd'hui de 2,300,000.
- Abonnements L’abonnement trimestriel du Figaro est, en réalité, le moins cher de tous les abonnements de journaux. En effet, aucun journal de prix similaire ne peut offrir à ses lecteurs une rédaction de valeur égale, la rédaction du Figaro coûtant plus de 60,000 francs par.mois. Prix de l’abonnement {trois mois) : Pari», 16 fr.; Départements!, 19 fr. 5C , Etranger, 21 fr. 50.
- Tirage Le tirage du Figaro est d’environ 85,690 exemplaires par Jour {dernier chiffre constaté). Ce tirage est de beaucoup supérieur à celui des autres grands journaux français, qui tirent au plus 10, 15 ou 20,000. Le Figaro est lu dans le monde entier. 11 est pour les Français à l’étranger ce que le Times est pour les Anglais.
- Suppléments Le Figaro est le seul journal français qui publie régulièrement deux numéros de quatre pages, comme le font les grands journaux anglais et américains. 11 publie, tous les mercredis, un numéro double contenant des correspondances de Londres, Berlin, Saint-Pétersbourg, Vienne, Rome, Madrid, Lisbonne, Bruxelles, etc. Il publie, tous les samedis, un supplément littéraire, souvent illustré, auquel collaborent tontes les sommités des Lettres, des Arts et des Sciences.
- Actions Au début de la Société du Figaro, chaque actionnaire a versé 500 francs. Les actions ayant été trois fois dédoublées, une action en a fait 8. Le titre est coté actuellement environ 1,300 francs h la Cote oificielle. Chaque actionnaire ayant versé 500 francs est donc propriétaire d’une valeur de douze mille quatre cents francs. Les dividendes du Figaro sont payés par acomptes en Janvier, Avril, Juillet et Octobre, et en Février pour le solde.
- Rédaction Il n’y a guère de journaliste ou d’écrivain de talent qui n’ait passé par le Figaro. Ses rédacteurs réguliers se nomment Wolff, de Grandlieu, H. Fouquier, Whist, Caliban, Hugues le Roux, Ph. Gille, A. Vitu, etc., etc. Parmi les collaborateurs irréguliers, citons, entre autres : Zola, Dumas, Renan, Sardou, Daudet, Coppée, Ludovic Halévy, Maxime du Camp. Chaque fois qu’un personnage en vue a une communication à faire au public, le Figaro en a la primeur. — Le Figaro dépense environ 720,000 francs par an pour sa rédaction.
- Feuilletons Les feuilletons du Figaro sont surtout destinés aux femmes. Ils sont signes des noms qui ont la faveur du public : MM. Ohnet, Daudet, Tarbé, Du Boisgobey, Delpit, De Mau-passant, de Pont-Jest, Ricbepin, Cadol, Decourcelle, Theuriet, Quatrelles, Hector Malot, etc.
- Publicité La publicité du Figaro est universellement reconnue c^mme la meilleure et la plus productive de France, parce qu’elle s’adresse à la classe la plus riche et la plus élégante. La publicité en première page coûte 40 francs la ligne et 25 francs dans le corps du journal. Le prix de la ligne dans les « Petites Annonces » est de 6 francs. En raison des résultats qne donne cette publicité, ses prix sont moins élevés que ceux des autres journaux.
- Hôtel du FIGARO, 26, rue Drouot, Paris.
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- MEDAILLE D’OR à l’Exposition Universelle de Londres 1885 (Inventions).
- GRAND PRIX a l’Exposition Universelle de Melbourne 1888.
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- Forgeuses à plusieurs étampes, marteaux pneumatiques et à ressort, moutons à vis et à planche.
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- Poûrles Colonies, les Mines et les Missions. — Hôtels, Résidences, Maisons de commerce, Magasins, Hangars, Stations, Ecuries, Eglises, Ecoles, Missions, Hôpitaux.
- Pour le Sport. — Huttes de chasse et de pêche , Ecuries de courses, Pavillons de jardin pour le Cricket et le Tennis.
- Pour adosSer aux Maisons. — Salles de billard, Ateliers, Cuisines, Garde-manger, Poulaillers.
- Pour l'Horticulture. — Jardins d’hiver, Serres , Orangeries, Abris, etc.
- Pour la Médecine. — Hôpitaux : de Ville , de Campagne, pour les Epidémies, spécialement utiles aux Commissions sanitaires, pour établir des Hôpitaux en cas d’Epidémie ou autres.
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- GUIDE ILLUSTRÉ
- DF.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- O RD R K DES MATIÈRES
- RENSEIGNEMENTS GENERAUX.
- Historique des Expositions internationales............ 7
- Conception, budget et administration.................. 14
- Règlement général........................................ 18
- Classification générale : Groupes et Classes......... 22
- Expositions spéciales................................. 23
- Bureaux des Jurys d’admission ........................ 24
- Commissaires généraux des sections étrangères......... 28
- Règlement des entrées — Heures d’admission et Abonnements................................................ 31
- Portes de l’Exposition............................... 34
- Moyens de transport.................... .............. 36
- Services des Postes, télégraphe et téléphone............. 39
- Locomotion intérieure de l’Exposition................... 41
- Restaurants et Cafés..................................... 42
- ITINÉRAIRES POUR VISITER l’EXPOSITION.
- Coup d’œil général...................................... 46
- Conseils aux visiteurs.............................. 47
- Arrivée par la Gare du Champ de Mars^wur d'Orsay).... 47
- — par la Porte Rapp (avenue de La Bourdonnais').... 49
- — par les bateaux (Berges de la Seine)........... 49
- — par le Pont d’Iéna (quai de Billy)............... 50
- — par l’Esplanade des Invalides (quai d'Orsay).. 50
- — par la Place du Trocadéro........................ 51
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- DESCRIPTION DE L’EXPOSITION.
- DescripHom densemble.............................. 53
- La Tour Eiffel.......... .............. ......... 61
- Palais des Beaux-Arls........................... 69
- Dômes et Galerie centrale (dite de 30 mètres).... 80
- Sections industrielles françaises (côté Suffren). 85
- — — — (côté La Bourdonnais) 88
- Sections industrielles étrangères (côté La Bourdonnais) 91
- — — — (côté Suffren)..... 93
- Galerie des Machines........................... 100
- Palais des Arts libéraux......................... 104
- Histoire de l'Habitation......................... 114
- Constructions diverses (côté Suffren)............ 121
- Terrasse du Palais des Arts libéraux............. 128
- Constructions diverses (côté de La Motte-Piquet). 134
- — — (côté de La Bourdonnais)...... 134
- Terrasse du Palais des Beaux-Arts...,............ 138
- Galeries de l'Agriculture........................ 146
- Esplanade des Invalides.......................... 150
- Berges de la Seine............................... 161
- Jardins et Palais du Trocadèro................... 163
- Notes sur les Expositions des classes............ 168
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- 7
- HISTORIQUE
- DES
- EXPOSITIONS INTERNATIONALES.
- Une Exposition universelle, au point de civilisation où nous en sommes, dans notre monde si profondément renouvelé depuis deux cents ans par le double effort de la philosophie et de la science, au déclin de ce xixe siècle qui a vu tant de ruines, mais aussi tant d’essais, tant de découvertes , tant d’éclosions mystérieuses et de grandioses manifestations ; une Exposition universelle concentrant, pour la quatrième fois, à Paris, les forces vives de l’univers, est une entreprise si vaste et si hardie, si libérale et d’une portée si haute, qu’on ne saurait l’étudier de trop près et avec trop de méthode.
- C’est chez nous que s’organisa, en 1798 (an VI de la République), la première Exposition industrielle. Les producteurs sentaient le besoin de se grouper afin de se comparer. Un si grand changement s’était fait dans les conditions même de la production ! François de Neufchâteau, chargé des affaires intérieures, eut l’idée d’une manifestation d’ensemble de nos industries, à l’occasion d’une des fêtes publiques données par le Directoire. Cent dix exposants y prirent part. Durant treize jours, on vit autour du « Temple de l’Industrie » , un immense concours de visiteurs. Le soir, des lampes étaient allumées ; l’affluence redoublait et l’intérêt se soutint jusqu’au bout, au delà de toute espérance. A partir de l’an IX, l’heureuse expérience fut répétée à plusieurs reprises, toujours avec le même bonheur. Depuis 1848, ces grandes assises industrielles, fort encouragées par les Gouvernements, durent une croissante importance à l’activité provinciale et au développement des colonies. Mais déjà des nécessités nouvelles commençaient à s’accuser. Ce n’était plus assez de mettre les producteursnationaux en présence les uns des autres : il importait de favoriser la comparaison des produits de nation à nation et de tirer parti, pour le bien de tous, de la concurrence internationale.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- La première Exposition universelle fut ouverte à Londres, en 1851. Chaque pays y eut sa représentation particulière et son administration spéciale, ce qui sauvegarda les caractères nationaux dans l’ampleur du mouvement international et universel. Cette Exposition, demeurée légendaire et qui fut réalisée par l’initiative privée avec l’aide des pouvoirs publics, a été le point de départ de toutes celles qui ont suivi, tout au moins comme organisation générale. Le Palais de Cristal a servi de type aux palais d’exhibition construits de tous côtés. On n’eut à regretter que l’absence d’une section des Beaux-Arts. Les rapports de la commission française, et notamment le rapport général deM. Charles Dupin, seront toujours utilement consultés. De justes éloges y sont décernés à l’Angleterre qui se couvrit d’honneur par son esprit pratique et sa magnificence. La France était représentée par 1,751 exposants, auxquels échurent 56 médailles dites de conseil, 622 médailles de prix et 372 mentions honorables.
- Nous avons cru devoir indiquer succinctement les lointains antécédents de la solennité française de 1889. Arrivons, sans plus de préambule, aux mémorables Expositions parisiennes de 1855, de 1867 et de 1878. Comme nous avons à .cœur de rendre sensible à tous la grandeur de notre effort, qu’il nous soit permis de rappeler ici quelques faits et quelques chiffres. Il se peut que nos renseignements semblent un peu secs ; mais il nous appartient de résumer, à cette place, en termes précis, des documents exacts, et non de nous livrer au sentiment pittoresque.
- EXPOSITION DE 1855.
- Le 8 mars 1853, un décret de Napoléon III décide qu’une Exposition universelle aura lieu à Paris du Ier mai 1855 au 30 septembre de la même année. Cette Exposition ne sera pas seulement industrielle comme celle de Londres : il paraît indispensable que les beaux-arts y soient largement représentés. C’est pourquoi intervient un second décret, à la date du 22 juin 1853, basé sur cette considération que « les perfectionnements de l’industrie sont étroitement liés à ceux des beaux-arts », et ordonnant l’organisation spéciale d’une section de peinture, sculpture, gravure et architecture. Par un troisième décret, du 24 décembre 1853, une commission générale est instituée, laquelle se divise en deux sous-commiSsions, l’une pour l’industrie, l’autre pour les arts, et placée sous la présidence du prince Napoléon. Au nombre des commissaires artistes, nous voyons Eugène Delacroix, Ingres, Henriquel-Dupont, Mérimée, de Saulcy et Visconti, l’architecte. Du côté de l’industrie, on relève les noms des économistes Blanqui, Michel Chevalier et Le Play, d’Elie de Beaumont, de Jean Dolfus, d’Arlès-Dufour, de Charles Dupin, d’Emile Pereire, de Régnault, le chimiste, de Ferdinand de Lesseps, etc., etc. Le Play ne tarde pas a être nommé commis-
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES. 9
- saire général. Pour le grand rapport d’ensemble, il sera présenté à l’Empereur, à la fin de l’Exposition, par le prince Napoléon en personne.
- Des questions très délicates sont, d’abord, soumises à la commission. Les traités de commerce n’existant pas encore, il faut, avant tout, suspendre ou modifier, pour les exposants, le régime douanier en vigueur. On arrête, ensuite, dans l’intérêt des industriels et du public, que l’Exposition sera un lieu de vente. Une autre innovation consiste à faire payer l’entrée aux visiteurs, ce qui est équitable, puisque chacun participe, de la sorte, aux frais du spectacle dont il profite. Il est, d’ailleurs, entendu que l’accès de l’Exposition sera facilité dans la plus large mesure aux hommes d’étude, chefs d’ateliers, ouvriers, élèves des écoles, etc.
- On a de fort grandes difficultés pour ménager autant de places qu’il est nécessaire, faute d’un plan d’ensemble dûment concertéà l’avance. Le Palais de l’Industrie a été concédé, par décret du 28 octobre 1852, à une compagnie qui en poursuit la construction à ses frais et qui se rédîmera largement par des droits d’entrée. La commission utilise le palais, ainsi que le pavillon du Panorama où aboutit une galerie spacieuse. Puis, on élève des galeries quai de Billy et avenue d’Antin pour l’industrie, et avenue Montaigne pour les beaux-arts. D’autres bâtiments accessoires s’improvisent un peu partout. On finit par disposer d’une surface de 117,000 mètres, dont 16,150 mètres pour les beaux-arts et 17,000 pour la galerie des machines, sans compter de l’espace découvert compris entre l’avenue d’Antin et le cours la Reine, clos de barrières, et réservé aux expositions de plein air.
- Les envois devaient régulièrement êtr?. faits du 15 janvier au 15 mars 1855: en réalité, l’arrivage ne commence qu’au mois d’avril. Au 4 avril, on n’a reçu que 591 colis ; du 16 au 30, il en vient 2,400. En juillet, on en reçoit encore 1.900, et les articles spéciaux s'expédient toujours avec l’autorisation du commissariat général.
- Veut-on connaître au juste le nombre des exposants? Ce nombre n’est pas inférieur à 23,954 : à savoir, 21,779 exposants à la section de l’industrie et 2,175 à la section des beaux-arts. Dans ce total, les étrangers entrent, à peu de chose près, pour la moitié.
- Les comptes établis par le commissariat attestent que i’Exposition a été visitée, les jours d’entrée à vingt centimes, par 2,182,433 personnes; les jours d’entrée à un franc, par 2,097,607 ; les vendredis à cinq francs (du 16 au 31 juillet), par 33,926 ; les vendredis à deux francs (du Ier août au 9 novembre), par 95,688. Dans ces relevés, on ne comprend, bien entendu, que les visiteurs payants, lesquels versent, au total, 3,302,484 fr. 77 cent, pour la section des Beaux-arts et 2,566,194 fr. 60 cent, pour l’Industrie.
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- IO EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Si l’on rapproche les dépenses générales, qui se chiffrent par 11,336,521 fr. 85 cent., des recettes de vente de catalogues, de location dans les jardins, de revente de matériaux, de reprises diverses, on arrive à une modération de 8,315,908 fr. 66 cent. Mais il faut tenir compte, dans le solde en déficit, des immenses difficultés d’une expérience aussi gigantesque tentée pour la première fois et aussi des bénéfices énormes que réalisa Paris par l’affluence des voyageurs, le mouvement de l’octroi et l’activité du commerce.
- Ce qui e été le plus admiré, en 1855, c’est l’exposition des Beaux-arts, où l’Empereur, l’Impératrice, la reine d’Angleterre, le prince Albert, et d’autres personnages princiers, ont manqué, un jour, d’être étouffés dans une ovation trop tumultueuse, et la Galerie des machines, d’un aspect très neuf et où, selon le Rapport général, « sur toute la longuenr des arbres de transmission, on a pu voir le mouvement des métiers se rattachant à un même arbre. »
- EXPOSITION DE 1867.
- L’Exposition de 1867, décrétée le 22 juin 1863 et préparée par une commission de quarante-un membres, nommée le Ier février 1865, couvrait une surface de 165,816 mètres carrés, y compris les jardins qui mesuraient 5,743 mètres. M. Le Play fut le commissaire ordonnateur et M. Michel Chevalier le rapporteur général. On y voit participer 52,200 exposants, dont 15,969 français. Elle reçut trente millions de visiteurs, parmi lesquels trois empereurs étrangers, quatorze rois ou reines, trente-trois princes ou princesses de familles régentes, notamm&nt le frère du Taïcoun. Les entrées s’élèvent en moyenne à 138,248 par jour, ce qui produit une somme de 10,765,419 francs pour les entrées. Mais, on se fera peut-être une plus juste idée de l’économie de l’entreprise, si nous donnons le tableau comparatif des
- recettes et des dépenses.
- RECETTES
- Subvention du gouvernement............. 6,000,000 »
- Subvention de la Ville de Paris..... 6,000,000 »
- Cartes d’abonnement de saison....... 935,050 »
- Entrées aux tourniquets à un franc... 9,830,369 59
- Concessions, produits divers, revente
- de matériaux........................ 3,349,242 50
- 26,114,662 09
- DÉPENSES
- Construction du palais.............. 11,783,024 93
- Installation des machines.............. 9,347,557 80
- Autres dépenses........................ 9,853,225 26
- 22,963,807 99
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES. I I
- Le capital de garantie de dix millions se remboursait, à la fin des opérations, les recettes surpassant de beaucoup les dépenses. Le bénéfice général fut, en conclusion, de 2,706,000 francs à partager par tiers entre l’Etat, la Ville de Paris et l’association de garantie. Non compris un reliquat de 47,283 francs en réserve pour un cas imprévu ou une œuvre d’utilité publique.
- On attribue au .prince Napoléon l’inspiration du plan d’ensemble : à savoir, un jardin central, environné de sept rangs de galeries concentriques, formant une ellipse immense, où.tout se trouvait, par suite de la disposition, du plus facile accès. Seize rues occupaient transversalement les galeries et favorisaient ainsi le classement par division. Ces rues avaient chacune un nom de pays : rue d’Afrique, rue de Flandre, rue de Belgique, etc.
- Une des nouveautés les plus heureuses de 1867 fut la galerie de l’histoire du travail, montrant la transformation des matières premières à toutes les époques en produits manufacturés. Pour la mise en mouvement des machines, on ne fit que suivre, en élargissant toutes proportions, l’exemple donné en 1855. H ne sera plus permis désormais d’exposer des machines autrement qu’à l’état d’activité. Dans une Exposition universelle, tout ce qui n’agit pas est sans enseignement et comme frappé de mort.
- Les terrains du Champ de Mars furent livrés aux entrepreneurs le 25 septembre 1865. Un an après, les exposants commençaient à s’occuper de leurs aménagements intérieurs. Avant le ^janvier 1867, on avait fait 350,000 mètres carrés de terrassement ; 7 kilomètres d’égoût^ 5 kilomètres et demi de galeries d’aérage ; 50,000 mètres carres de maçonnerie, et l’on avait utilisé 13,000,000 de kilogrammes de fer et de tôle et 1,500,000 kilogrammes de fonte, posé 6 hectares de vitres et 6 hectares de zinc pour couverture. Et nous n’entrons pas dans le détail des services spéciaux.
- Ajoutons, pour ne rien omettre d’essentiel, que,pour la première fois, une grande place était faite aux études sociales, et aux recherches pour l’éducation et l’enseignement publics, et que le jury se distribuait en dix groupes, correspondant à dix ordres d’idées : i° œuvres d’art ; 20 matériel des arts libéraux ; 30 mobilier ; 40 vêtements ; 50 matières premières ; 6° travaux des arts usuels ; 70 aliments et boissons ; 8° produits vivants et spécimens d’établissements agricoles ; 90 produits vivants et spécimens d’établissements horticoles ; io° objets spécialement exposés en vue d’améliorer la condition physique et morale des ouvriers. Ce jury décerna 16,916 récompenses : 64 grands prix, 833 médailles d’or, 3,653 médailles d’argent, 6,565 médailles de bronze et 5,801 mentions honorables.
- Enfin, sur l’initiative de M. Duriry, ministre de l’Instruction publique, trente-sept rapports spéciaux résumèrent l’état des lettres et le progrès des sciences en notre pays. Ce ne fut pas la
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- faute de l’administration si cette publication ne répondit qu’en partie à ce qu’on en devait attendre.
- L’Exposition de 1867 fut pour la France un incontestable triomphe.
- EXPOSITION DE 1878.
- Le 4 avril 1876, un décret du Président de la République disposait qu’une Exposition universelle aurait lieu à Paris du Ier mai au 1e1' novembre 1878 et, M. Krantz était chargé de l’organiser. Cette nouvelle fit grande impression en Europe. On admira la vitalité de notre nation qui, se relevant à peine de désastres épouvantables, se sentait de nouveau en état de convoquer l’Europe et le monde à une manifestation internationale universelle où elle comptait bien se présenter avec éclat au milieu des peuples concurrents.
- La commission générale de cent vingt-cinq membres, nommée par M. Teisserenc de Bort, ministre des Travaux publics, comptait dans ses rangs des hommes comme Victor Hugo, Viollet-le-Duc, E. de Girardin, Edmond About, MM. Taine, Jules Simon , Gounod, Pasteur, Broca, Sainte-Claire-Deville, etc., etc.
- Une sous-commission, présidée par l’illustre M.Viollet-le-Duc, examina les projets innombrables exposés par des architectes et arrêtait le plan de construction. Il était entendu que l’Exposition aurait lieu, non pas au bois de Boulogne comme plusieurs l’avaient demandé à l’origine, mais dans l’enceinte de Paris, avec deux centres principaux dominés par deux palais : à savoir, le Champ de Mars, occupé par des réseaux de galeries couvertes, et le Trocadéro, couronnant son Parc et ses curieuses fabriques, de son édifice en forme d’abside, adossé à deux galeries semi-circulaires et surmonté de deux tours carrées d’un style semi-oriental. Ces deux bâtiments couvraient plus de 270,000 mètres, mais la superficie générale de l’Exposition, en y comprenant toutes les annexes, mesurait 750,000 métrés entièrement clos.
- Certaines raisons pratiques, telles que la rapidité de la construction et la facilité de la circulation firent renoncer à la forme elliptique de 1867. Le bâtiment du Champ de Mars fut disposé, suivant une comparaison de l’époque, comme « une table de Pythagore », un sens de la table appartenant aux produits similaires et l’autre étant réservé à la juxtaposition des nationalités. On construisit ce palais en fer, en briques et en verre, on le flanqua de coupoles à ses quatre angles, on le ceignit de portiques, on le revêtit de faïences aux endroits les plus apparents. Le public remarqua tout particulièrement la façade regardant le Trocadéro, ornée, à sa base, de grandes statues blanches figurant les Nations, miroitante de faïences et rehaussée de mâts écussonnés et pavoisés.
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES. IJ
- La commission de l’Exposition :
- des finances établit comme il suit le budget
- DÉPENSES
- Construction........................- 23.228,000 »
- Parcs et cascades...................... 3,265,000 »
- Moteurs................................ 1,500,000 »
- Tranchées ............................... 500,000 »
- Eau et gaz............................... 950,000 »
- Beaux-arts............................... 100,000 »
- Matériaux................................ 300,000 »
- Clôtures................................. 370,000 »
- Administration......................... 1,800,000 »
- Remise en état du Champ de Mars... 300,000 »
- Médailles.............................. 1,500,000 »
- Fêtes ................................... 500,000 »
- Imprévu................................ 1,000,000 »
- Total............... 335,313,000 »
- RECETTES
- Entrées............................... 14,000,000 »
- Locations et recettes diverses......... 1,235,000 »
- Revente de matériaux................... 4.000,000 »
- 19,235,000 'V
- Pour les produits exposés, ils étaient répartis en neuf groupes, 10 œuvres d’art ; 20 éducation, enseignement, matériel et procédés des arts libéraux; 30 mobilier et accessoires; 40 tissus vêtement et accessoires; 50 industries extractives ; 6° outillage et procédés d’industries mécaniques; 70 produits alimentaires; 8° agriculture ; 90 horticulture. Le jury rendit hommage aux progrès accomplis, que M. Jules Simon résuma magistralement dans le gros volume de son Rapport général ou Introduction aux Rapports des jurys.
- Les exposants étaient au nombre de 53,000. Plus de quarante millions de visiteurs parcoururent les galeries, salles, jardins. En abrégé, le succès fut plus vif encore qu’on n’eût osé l’espérer.
- On n’a pas oublié l’aspect féerique de la rue des Nations, faite de spécimens de toutes les architectures vivantes. On n’avait rien épargné, dans l’ensemble, pour la beauté du coup d’œil et l’on allait de surprise en surprise. La seule critique des visiteurs fut que les lieux de plaisir étaient un peu trop ménagés, et qu’on eût dû créer une vie du soir au moins dans le grand parc.
- Le palais du Trocadéro est resté debout. Par les soins de la commission des monuments historiques, l'utile musée de sculp-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- ture comparée s’y trouve installé. On y voit également le musée ethnographique et, de temps à autre, on donne des concerts dans la vaste salle des fêtes.
- EXPOSITION UNIVERSELLE D_E 1889
- CONCEPTION, BUDGET, ADMINISTRATION
- Venons maintenant à l’Exposition universelle de 1889. Pour éviter toute confusion, les questions que nous avons à traiter étant fort nombreuses, nous demandons la permission de les séparer par des titres spéciaux.
- § 1. — Origines. Premières évaluations budgétaires.
- C’est le 8 novembre 1884 que M. le Président Grévy, sur le rapport du ministre du Commerce , rendit le décret portant « qu’une Exposition universelle, à laquelle toutes les nations seraient conviées, s’ouvrirait à Paris, le 5 mai 1889, pour être close le 31 octobre suivant. » Le Président nommait en même temps une commission d’étüde appelée à rechercher et à préparer les moyens les plus propres à réaliser le grand projet.
- 11 fut décidé , tout d’abord , que l’Exposition serait organisée par l’Etat avec le concours de la Ville de Paris et l’assistance d’une société de garantie représentée par M. Albert Christophle. gouverneur du Crédit Foncier.
- Les dépenses s’élèveront à un total de 43 millions. L’Etat y contribue pour 17 millions , la Ville de Paris pour 8 millions et la Société de garantie pour le reste.
- S’il y a des bénéfices, ils seront partagés par l’État, la Ville de Paris et la Société participante. Si, au contraire , il y a déficit, l’Etat en aura la charge après épuisement des 43 millions de mise.
- Le budget de recette est ainsi prévu , de façon à couvrir les 18 millions avancés par la Société de garantie.
- Produit des entrées................... 14,000,000 »
- Concession et recettes diverses......... 1,000,000 »
- Reventes des matériaux, bâtiments, etc. 2,500,000 »
- Total............... 18,000,000 »
- Ces évaluations ne dépassent que de 514,803 fr. 45 les recettes de même nature recouvrées par le Trésor pour l’Exposition de 1878, et dont le total est de 17,485,196 fr. 55. Elles doivent être tenues pour très acceptables.
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES.
- §11. — Choix de remplacement. Concours d’architecture.
- Où aurait lieu l'Exposition ? 11 fallut, tout d’abord, débattre ce sujet. Un très grand nombre de propositions étaient faites. Choisirait-on Vincennes ou Levallois ? Le projet de Courbevoie, offrait de très sérieux avantages, mais sous la réserve expresse que le chemin de fer métropolitain serait exécuté. Après de graves discussions , il fut décidé par l’arrêté d’août 1886 , que l’Exposition aurait lieu principalement au Champ de Mars, mais qu’elle pourrait s’étendre sur les deux rives de la Seine et comprendre l’esplanade des Invalides, le Palais de l’Industrie et le Trocadéro.
- « La superficie des palais, dit M. Teisserenc de Bort dans son rapport, est évaluée à 288,000 mètres carrés. » En 1855 , il ne s'agissait que de 117,000 mètres. En 1867, on atteignait 163,000 mètres. En 1878, on touchait à 280,130 mètres. En 1889, suivant l’estimation de M. l’Ingénieur H. de Baecker, l’enceinte embrassera 84 hectares, sur lesquels 29 seront bâtis et couverts.
- En ce qui concerne les constiuctions et l’aménagement, cent sept projets sont présentés. Il s’en rencontre dix-huit assez remarquables pour être classés, parla commission nommée pour le concours, et soumis à un second examen , à la suite duquel les douze premiers, désignés au scrutin secret, reçoivent des primes déterminées par l’arrêté ministériel.
- MM. Dutert, G. Eiffel et Formigé se voient attribuer la prime de 4,000 francs. Celles de 3,000 sont dévolues à MM. Cassien Bernard et Francis Nachon, à M. Deperthes et à M. Raulin. En troisième lieu viennent MM. Ballu, Fouquiau, Hochereau et Girault, Poulin , Pierron et Vaudoyer, lauréats des primes de 2,000 francs. Enfin, des mentions honorables sont décernées à MM. Blondel , Claris et Morel, Gaston Hénard , François Roux, Smil, Walwein et Bertsch Proust.
- Le 12 juin 1886. paraît au Journal officiel, la nomination d’une commission consultative, qui étudiera le projet de tour en fer, présenté par M. Eiffel, ingénieur constructeur.
- C’est une question intéressante et qui. passionne la presse et le public.
- § III. — Direction et personnel.
- Nous sommes au mois de juillet 1886. On s’occupe beaucoup dans le public de l’Exposition future. Qui la dirigera? Plusieurs noms sont mis en avant. On s’étonne de la lenteur du ministère à fixer son choix et à le faire connaître. Heureusement, le 28 juillet, intervient l’arrêté ministériel si impatiemment attendu.
- Il n’y a pas un commissaire général unique : il y a trois directeurs, ayant chacun ses attributions délimitées.
- Le directeur général des travaux est M. Alphand. M. Georges Berger est directeur général de l’exploitation et M. Grison a la direction générale des finances
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- Peu après, M. Charles Garnier, membre de l’Institut est attaché a la direction générale des travaux en qualité d’architecte conseil et M. A. de Mallevoue en qualité de secrétaire , tandis que M. Sédille, architecte, est commis aux installations intérieures M. Contamin , ingénieur en chef, est délégué au contrôle des constructions métalliques. M. Bouvard est 1 architecte du palais des expositions diverses; M. Dutert a, pour son lot, le palais des machines ; M. Formigé construira les palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux et M. Laforcade est jardinier en chef.
- Dès maintenant, les ouvriers sont embauchés, on creuse les fondations, on prépare les terrains et, dans les forges, on commence à battre le fer et à façonner ces colossales charpentes qui feront plus tard notre admiration.
- ADMINISTRATION DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- M. Tirard, Sénateur, Président du Conseil, Ministre de l’Industrie et du Commerce, commissaire général.
- Direction des travaux
- MM. Alphand, directeur général des travaux.
- Ch. Garnier, membre de l’Institut, architecte-conseil. Contamin, ingénieur en chef.
- Dutert, (Galeriedes machines).
- Bouvard, (sections industrielles françaises 1
- et étrangères). > Architectes.
- Formigé, (Beaux-Arts et Arts libéraux). \
- Laforcade, jardinier en chef.
- De Mallevoue, secrétaire général de la direction. Délions, secrétaire chef du service technique.
- Direction générale de l’Exploitation
- MM. Georges Berger, directeur général de l’exploitation.
- Thurneyssen, secrétaire de la direction.
- Vigreux, chef du service mécanique et électrique.
- Sédille, architecte, chef du service des installations.
- Maurice Monthiers, chef du service de la section française.
- de Lacretelle. ) „ ,
- > Secrétaires des sections étrangères. Marc Millas. ) °
- Maindron, chef du catalogue.
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- Direction des finances
- MM. Grison, directeur général.
- Savoye, chef du secrétariat.
- Chastenet, chef du Contentieux.
- Commissariat spécial des Beaux-Arts M- Antonin Proust, député, commissaire spécial.
- § IV. — Budget des dépenses.
- C’est une ville, une véritable ville aux monuments de métal et de pierre que MM. Alphand, Berger et Grison ont à faire sortir de terre. Leur premier soin est d’organiser très rigoureusement les détails de tous les services, afin de n’être plus arrêtés par rien. Le budget des trois directions est fixé de la sorte :
- Direction des travaux...................... 520,000 »
- Exploitation............................... 770,000 »
- Finances................................... 710,000 »
- Le matériel administratif est inscrit au budget (chap. I, art. 2) pour 630,000 francs. Une somme de 220,000 francs est destinée aux frais d’impression.
- Voici , d’ailleurs , le budget des dépenses en ses dispositions principales :
- i° Administration (personnel, matériel, impression) 3,350,000 » 20 Travaux (construction, installation, entretien).. 20,650,000 »
- 30 Exploitation................................. 5,000,000 »
- 40 Réserve spéciale pour les travaux de l’esplanade des Invalides, les appontements du quai d’Orsay et la reproduction des monuments historiques. 2,000,000 »
- 5° Réserve générale............................. 3,000,000 »
- Total............43,000,000 »
- Qnesi nous entrons quelque peu dans le détail, nous verrons que les dépenses relatives à l’aménagement et plantation des jardins s’élèvent à la somme de 3,000,000 ; que l’ensemble des travaux du Champ de Mars s’estime à 20 millions, don} 6,300,000 pour les palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux et la galerie double avec portique de l’avenue Rapp ; 6,180,000 pour la galerie des machines ; 5,320,000 pour la galerie des industries diverses et 2,200,000 pour le nivellement général du Champ de Mars. En outre, il a fallu ajouter une somme de 200,000 fr. au chapitre de l’exploitation pour les expositions agricoles , où figure , d’autre part, une somme de 2,165,800 fr., attribuées :
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- i° A l’Exposifion de l’histoire du travail et des sciences
- anthropologiques.................... 154,800 »
- 20 Aux frais pour le jury et les récompenses................................... 516,000 »
- 3° Aux frais d’auditions musicales.... 275,000 »
- 40 Aux congrès et conférences............. 220,000 »
- 50 Aux fêtes............................ 1,000,000 »
- Total.............. 2,165,000 »
- Tous ces chiffres ont leur éloquence et même leur féerie. Lais-sons-les tourbillonner à l’aise dans notre imagination et n’ayons garde d’insister.
- RÈGLEMENT GÉNÉRAL.
- Les dispositions du Règlement général de l’Exposition universelle, ont été fixées par un arrêté ministériel du 26 août 1886. Ce document comporte 44 articles. Ne pouvant le donner en son entier, nous allons en détacher les parties essentielles en résumant l’ensemble très exactement :
- « art. 1.— Une Exposition universelle internationale sera ouverte à Paris, le 5 mai 1889 et close le 31 octobre suivant. Aucun produit n’y sera plus admis après le Ier avril 1889.
- » art. 2. — Cette Exposition recevra les œuvres d’art et les produits de l’industrie et de l’agriculture de toutes les nations.
- » Elle aura lieu principalement au Champ de Mars et pourra s’étendre : i° sur la rive gauche de la Seine, entre le Champ de Mars et l’esplanade des Invalides et sur l’Esplanade elle-même ; 20 dans le parc et le palais du Trocadéro, dans le palais de l’Industrie et les terrains situés entre ce palais et la Seine.
- » art. 3 et suivants. — Il est institué au Ministère une commission consultative de 300 membres, dénommée Grand Conseil de VExposition. Ce Conseil se subdivise en 22 commissions, à savoir :
- » Commission de contrôle et de finances ; — du contentieux ;
- — des constructions ; — des fêtes et cérémonies ; — des transports ; — des Beaux-Arts ; — dé l’agriculture ; — des colonies et pays de protectorat ; — des expositions militaires et maritimes;
- — de l’enseignement; — des arts libéraux; — d’hygiène; — du mobilier et accessoires ; — des tissus, vêtements et accessoires; — des Industries extractives, produits bruts et ouvrés ; — des industries mécaniques, outillage et procédés; — des produits alimentaires ; —de l’électricité ; — de la presse; — des auditions musicales et théâtrales; — des congrès et conférences; — de l’exposition rétrospective du travail.
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- » art. 7. art. 9. — Il ne pourra être passé outre à l’avis de la commission de contrôle et de finances sur toutes les questions concernant les recettes de toute nature à percevoir à l’occasion de l’Exposition, — Toutes les commissions et sous-commissions sont directement saisies par le Ministre des affaires soumises à leur examen.
- » Admission et classement des produits.
- » art. 11, 12, 13. — Il est institué dans tous les départements un comité départemental, nommé par le Ministre et en rapport direct avec le Directeur général de l’Exposition pour préparer l’Exposition dans toutes les régions et à tous les points de vue.
- — Les commissions étrangères, nommées à la demande du Gouvernement, sont invitées à se faire représenter auprès de lui par un commissaire spécial.
- » art. 14. — Dans chaque section, consacrée aux exposants d’une seule nation, les objets exposés seront répartis en deux groupes (voir ci-après groupes et classes).
- » art. 15. — 11 sera dressé, en langue française, un catalogue méthodique et complet des produits de toutes les nations, indiquant les places qu’ils occupent et les noms des exposants
- — sauf à chaque nation de faire, si bon lui semble, dans sa langue et à ses frais, un catalogue spécial de sa section.
- » art. 16. — Les exposants français et étrangers n’auront à payer aucun loyer pour la place qu’ils occupent, mais ils auront à supporter toutes les dépenses d’installation et de décoration, y compris la fourniture et la pose des planches et des vélums ou plafonds, dans les palais, et les terrassements et plantations particulières dans les jardins.
- » art. 17 et 18. — Aucun objet ne pourra être reproduit dans une forme quelconque sans une autorisation de l’exposant visée par le directeur de l’Exploitation. — Aucun objet ne peut être retiré avant la clôture de l’Exposition, à moins d’une autorisation spéciale.
- » art. 20. — L’Exposition est constituée en entrepôt réel : partant les produits sont affranchis des droits et visites de l’octroi de Paris et de la douane française (décret du 25 août 1886).
- » Œuvres d’art.
- » art. 22 et 23. — Les œuvres d’art admissibles à l’Exposition décennale des artistes français et étrangers devront avoir été exécutées depuis le Ier mai 1878 et se rattacher aux sept genres suivants : Peinture; — dessin (y compris aquarelles, pastels, miniatures, émaux, porcelaines, cartons de vitraux); — Sculpture;
- — gravure en médaille; — architecture; — gravure* — lithographie.
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- Toutes les copies sont exclues sans distinction de procédés. art. 25, 27. — L’admission des œuvres d’art sera prononcée par un jury spécial. 11 y aura pour la distribution des récompenses un jury différend, international.
- » Industrie et agriculture.
- » art. 28, 29. — Sont seuls écartés de l’Exposition les produits de l’industrie et de l’agriculture jugés dangereux. Les substances simplement incommodes ou insalubres seront soumises à des mesures rigoureuses et le directeur de l’exploitation conserve en tout temps, le droit de les faire enlever.
- » art. 34. — L’eau, le gaz, la vapeur et la force motrice pour, les galeries des machines seront concédés gratuitement, à moins de conditions particulières, qui mettraient tout supplément de prix à la charge des exposants.
- » Dispositions administratives.
- » art. 35, 36. — Les produits sont exposés sous le nom de celui qui a signé la demande d’admission, mais celui-ci est autorisé à inscrire à la suite de son nom ou de sa raison sociale, la liste de ses collaborateurs.
- » art. 36. — Les exposants sont expressément invités à indiquer le prix marchand des objets exposés pour faciliter le travail du jury et dans l’intérêt du public.
- » art. 39, 40, 41. — L’Etat prend des mesures pour protéger les produits exposés contre toute avarie, mais il n’est pas responsable des accidents, quelle qu’en soit la cause et l’importance. 11 laisse aux exposants le soin de s’assurer directement et à leurs frais, s’ils le jugent à propos. — Une surveillance générale est établie contre les vols et détournements, mais l’Etat décline toute responsabilité et chaque section organisera un gardiennage collectif, indépendant de la surveillance générale. »
- Ce Règlement paraît être, en son ensemble, le plus libéral et le plus équitable qu’on ait encore appliqué. On y a tenu compte de toutes les critiques formulées contre les Règlements des Expositions antérieures et nous ne voyons pas qu’il ait provoqué aucune réclamation.
- § y. Classification.
- « La classification adoptée pour l’Exposition de 1889, nous demandera-t-on, est-elle exactement celle adoptée en 1878?» Nous répondrons qu’elle en diffère peu sensiblement.
- La création des classes spéciales pour l’hygiène, la viticulture et la pisciculture constituent, toutefois, de bonnes améliorations de détail.
- Dans le langage adopté pour les Expositions on nomme Groupe l’enserpble des manifestations répondant à une idée générale et Classe, chaaue ordre spécial de manifestation.
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- Le groupe I est consacré aux beaux-arts, considérés comme le plus haute et la plus brillante expression du génie humain. la comprend quatre classes ou manifestations particulières des facultés esthétiques : la peinture et le dessin , la sculpture, l’architecture et les procédés de reproduction interprétative, tels que la gravure et la lithographie.
- Nous allons, maintenant, prendre l’enfant à son entrée dans la vie et à assister à son éducation. Education, enseignement : voilà le second groupe. Onze classes le composent, toutes ayant rapport à l’objet essentiel, qui est de façonner , d’élargir l’esprit humain. Nous étudierons donc ici, logiquement, les méthodes usitées, les moyens matériels expérimentés et la série des connaissances que l’on enseigne, depuis la littérature, représentée par le librairie, jusqu’aux sciences les plus hautes, représentées par la classe des instruments de précision , et aux plus pratiques, indiquée par l’application des arts du dessin.
- En troisième lieu, voici l’homme dans sa maison. Comment s’y trouve-t-il , s’y défend-il du froid, s’y éclaire-t-il, s’y entoure-t-il d’objets commodes, de confortables élégances? C’est la question posée dans 1 e groupe III :« Mobilier et accessoires.» Les douze classes qui s’y concentrent se résument en ce point:«des arts de la maison : Meubles, tapisserie, céramique, verrerie, horlogerie, papiers peints, etc., etc.
- Une fois au courant de la façon dont l’humanité se loge examinons de quelle sorte elle s’habille. Le groupe IV, satisfera notre curiosité : « Tissus , vêtements et accessoires. » Nous tournerons nos regards, ensuite, sur l’origine de nos ressources les produits des mines et des forêts, les matières textiles que fournit la terre, les produits chimiques et pharmaceutiques, les dépouilles animales, tout ce qui naît sans culture et que nous utilisons notre industrie : c’est le groupe V. Voici aux Industries extractives et divisé en 6 classes. Le groupe VI, formé de iq classes — le plus riche de l’Exposition — montre par quels outillages et par quels procédés on vient à bout de toutes matières naturelles et nous apprenons tour à tour à confectionner des vêtements, des papiers, des harnais, des instruments à précision, des voitures, des objets decampement ou d’équipement militaire. Chemin faisant, l’électricité nous révélera ses secrets et, pour avoir traversé plus d’une atmosphère chargée de miasmes, nous éprouverons le besoin de nous renseigner sur l’hygiène. Enfin , il est réservé aux trois derniers groupes, comprenant ensemble seize classes, de nous initier à la diversité des produits alimentaires, aux procédés de l’agriculture et aux différentes parties de l’art des jardins. Et nous aurons fait ainsi sans trop de fatigue, le tour des besoins, des labeurs, des satisfactions de l’humanité et des ressources actuelles du monde.
- Telle est, dans son esprit, la classification générale. Nous en donnons ci-après (p. 22) le tableau complet.
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- CLASSIFICATION PAR GROUPES ET CLASSES.
- GROUPE I.
- Œuvres d1 Art.
- Classes i. Peintures à l’huile. — 2. Peintures diverses et dessins. — 3. Sculptures et gravures en médailles. — 4. Dessins et modèles d’architecture. — 5. Gravures et lithographies. —
- GROUPE II.
- Education et enseignement matériel et procédés des Arts libéraux.
- Classes 6. Education de l’enfant. Enseignement primaire.Enseignement des adultes. — 7. Organisation et matériel de l'enseignement secondaire. — 8. Organisation , méthodes et matérielde l’enseignement supérieur.— 9. Imprimerie et librairie.— 10. Papeterie, reliure, maté riel des arts. de la peinture et du dessin. — 11. Application usuelle des arts, du dessin et de la plastique. — 12. Epreuves et appareils de photographie.— 13. Instruments de musique.— 14. Médecine et chirurgie. Médecine vétérinaire et comparée. — 15. Instruments de précision. — 16. Cartes et appareils de géographie et de cosmographie. Topographie.
- GROUPE III.
- Mobilier et accessoires.
- Classes 17. Meubles à bon marché et meubles de luxe.— 18. Ouvrages du tapissier et du décorateur. — 19. Cristaux, verrerie et vitraux. — 20. Céramique. — 21. Tapis, tapisserie et autres tissus d’ameublement. — 22. Papiers peints. — 23. Coutellerie. — 24. Orfèvrerie. — 25. Bronze d'art, fontes d’art diverses , ferronneries d’art, métaux repoussés. — 26. Horlogerie. — 27. Appareils et procédés de chauffage. Appareils et procédés d’éclairage non électrique. — 28. Parfumerie. — 29. Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie.
- GROUPE IV.
- Tissus, vêtements et accessoires.
- Classes 30. Fils et tissus de coton.—31.Fils et tissus de lin, de chanvre, etc.— 32. Fils et tissus de laine peignée. Fils et tissus de laines cardée. — 33. Soies et tissus de soie, — 34. Dentelles, tulles, broderies et passementeries. — 35. Articles de bonneterie et de lingerie. Objets accessoires du vêtement.1 — 36 Habillement des deux sexes. — Joaillerie et bijouterie. — 38 Armes portatives. Chasses. — 39 Objets de voyage et de campement. — 40. Bimbeloterie.
- GROUPE V.
- Industries extractives. Produits bruts et ouvrés.
- Classes 41 Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie.— 42. Produits des exploitations et des industries forestières. — 43 Produits de chasse. Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes. — 44. Produits agricoles non alimentaires. — 45. Produits chimiques et pharmaceutiqi es. — 46. Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt. — 47. Cuirs et peaux.
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- GROUPE VI.
- Outillage et procédés des industries mécaniques. Electricité.
- Classes 48. Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie. — 49. Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières. — 50 Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires. — 51 Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie. — 52. Machines et appareils de la mécanique générale. — 53. Machines-outils. — 54. Matériel et procédés de la filature et de la corderie. — 55. Matériel et procédés du tissage. — 56. Matériel et procédés de la couture et de la confection dés vêtements. — 57. Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation. — 58. Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions. — 59. Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux. — 60. Carrosserie et charronnage, bourrelerie et sellerie. — 61. Matériel des chemins de fer. — 62. Electricité. — 63. Matériel et procédés du génie civil , des travaux publics et de l’architecture. — 64. Hygiene et assistance publique. — 66. Matériel de la navigation et du sauvetage. — 66. Matériel et procédés de l’art militaire.
- GROUPE VII.
- Produits alimentaires.
- Classes 67. Céréales , produits farineux avec leurs dérivés. — 68. Produits de la boulangerie et de la pâtisserie. — 69. Corps gras alimentaires , laitages et oeufs. — 70. Viandes et poissons. — 71. Légumes et fruits. — 72. Condiments et stimulants , sucres et produits ce la confiserie. — 73. Boissons fermentées.
- GROUPE VIII
- Agriculture, viticulture et pisciculture.
- Classes 73bis. Agronomie. Statistique agricole.— 7jter. Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement agricole. — 74. Spécimens d’exploitations rurales et d’usines agricoles.— 75. Viticulture. — 76. Insectes utiles et insectes nuisibles. — 77. Poissons , crustacés et mollusques.
- GROUPE IX.
- Horticulture.
- Classes 78. Serres et matériel de l'horticulture.— 79. Fleurs et plantes d’ornement.—80. Plantes potagères. — 81. Fruits et arbres fruitiers. — 82. Graines et plants d’essences forestières.-83. Plantes
- de serre.
- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- Exposition de l’Art rétrospectif français. — Manufactures nationales. — Monuments historiques. — Histoire du théâtre. — Histoire de l’enseignement du dessin. — Exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques. — Exposition d’économie sociale. — Concours temporaires d’animaux gras. — Concours temporaires d’agriculture, de viticulture, pisciculture et horticulture.
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- BUREAUX DES JURYS D’ADMISSION
- Après le tableau des groupes et classes que nous venons d’offrir à nos lecteurs, nous pensons être utile ou agréable à beaucoup de personnes en relevant ici, également par groupes et classes, le bureau de chacun des jurys d’admission : (président, vice-président et rapporteur).
- Groupe I.
- J Peinture. — E. Meissonier, peintre, membre de , > l’Institut, prés.; W. Bouguereau, v.-prés. ; Tony, " ) Robert, Fleury, rapp.
- 3. Sculpture.. — E. Guillaume, statuaire, de l’Institut,
- prés. ; Mathurin Moreau, v.-prés. : G. Lafenestre, rapp.
- 4. Architecture. — A. Bailly, de l’Institut, prés.; Gh.
- Garnier, v.-prés. : J.-L. Pascal, rapp.
- 5. Gravure et lithographie. — Vte Henri Delaborde, de
- l’Institut, prés. ; Sirouy, rapp.
- Groupe II.
- Classe
- 6. Éducation de l'enfant. — Mézières, de l’Académie
- Française,prés.; F. Buisson,v.-prés.; Maillé, rapp.
- 7. Enseignement secondaire. — Morel, inspecteur d’Aca-
- démie, prés.; Camille Sée, v.-prés.; P. Jacquemart, rapp.
- 8. Enseignement supérieur. — O. Gréard, de l’Académie
- française, prés. ; Cauvet, v.-prés. ; Angot, rapp.
- 9. Imprimerie et librairie. — P. Delalain, prés.; Aug.
- Alary, v.-prés.; R. Fouret, rapp.
- 10. Papeterie, reliure , matériel des arts.— E. Laroche-
- Joubert, prés. ; Choquet, v.-prés ; Gratiot, rapp.
- 11. Application des arts plastiques. — Ch. Rossigneux,
- prés.; Lechevallier-Chevignard, v.-prés.; G. Bapst, rapp.
- 12. Photographie.— Davannes, prés. ; G. Lévy, v.-prés. ;
- Léon Vidal, rapp.
- 13. Instruments de musique. — A. Thomas, de l’Institut,
- prés.; Gand, luthier, v.-prés.; Dumoustier de Frédilly, rapp.
- 14. Médecine et chirurgie. — D Tarnier, prés. ; Goubaux
- (d’Alfort), v.-prés. ; Dr P. Berger, rapp.
- 15. Instruments de précision. —Forge, de l’Académie des
- sciences, prés.; colonel Laussédat, v.-prés.; V. Mangeron, rapp.
- 16. Géographie. Topographie.— Vice-amiral Cloué, prés.;
- Bouquet de la Grye, v.-prés.; Maunoir, rapp.
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES. 25
- Groupe III.
- Classe 17. Meubles. — H. Lemoine, prés. ; Darcel (du musée de Cluny) v.-prés. ; Louis L’Epine, rapp.
- — 18. Tapisserie. — Gilbert, prés. ; Leys, v.-prés. ; Legriel,
- rapp.
- — 19. Verrer te.— Victor de Luynes, prés.; Clémandot,
- v.-prés.
- — 20. Céramique. — Ch. Lauth, prés.; Th. Deck, v.-prés. ;
- Loebnitz, rapp.
- — 21. Tissus d’ameublement. — Davoust, prés.; Tresca
- (Edouard), v.-prés. ; Thierry-Mieg, rapp.
- — 22. Papiers peints. — 1s. Leroy, prés. ; Bezault. v.-prés.;
- Follat, rapp.
- — 23. Coutellerie. — J. Piault, prés.; Galante, v.-prés.;
- Cardeilhac, rapp.
- — 24. Orfèvrerie. — Poussielgule-Rusand, prés. ; Odiot,
- v.-prés. ; Froment-Meurice, rapp.
- — 25. Métaux d’art. — Barbedienne, prés ; G. Gagneau,
- v.-prés. ; J. Thiébaut, rapp.
- — 26. Horlogerie. — Rhodanet, prés. ; C. Saunier, v.-prés.;
- P. Garnier, rapp.
- — 27. Eclairage. Chauffage. — E. Muller, prés.; Eug.
- Geneste, v.-prés. ; L. Ser, rapp.
- — 28. Parfumerie. — A. Guerlain, prés.: Lhôte, v.-prés,;
- Lecaron, rapp.
- — 29. Maroquinerie, etc. — E. Dupont, prés. ; Sormani ,
- v.-prés. ; Amson, rapp.
- Groupe IV.
- Classe 30. Fils et tissus de coton. — Méline, prés.; Trouillier, v.-prés. ; G. Roy, rapp.
- — 31. Lin. chanvre. — Magnier, prés.; Ad. Caisse, v.-prés.;
- Widmer, rapp.
- — 32. Laine en tissu. — Dauphinot, prés.; Aug. Balzan,
- v.-prés.; Grandgeorge, rapp.
- — 33. Soies et tissus. — Natalis Rondot, prés. ; Tabourier,
- v.-prés.; Eug. Dupont, rapp.
- — 34. Dentelles, etc. — Biais aîné, prés.; Ernest Dieutegard,
- v.-prés.; A. Loiseau, rapp.
- — 35. Lingerie, accessoires. — Hayem, prés.; V. Hugot,
- v.-prés.; Abel Loroue, rapp.
- — 36. Habillement. — AL Muzet, prés.; Arm. Dumaresq,
- v.-prés.; Leduc, rapp.
- — 37. Joaillerie, bijouterie. — Martial-Bernard, prés.; A.
- Piel. v.-prés.; Marre, rapp.
- — 38. Armes de chasse. — Colonel Gras, prés.; Gévelot,-
- v.-prés.; Ferd. Claudin, rapp.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Classe 39. Objets de voyage et de campement. — Gobron, prés.; Ed. Brochard, v.-prés.; C. Paris, rapp.
- — 40. Bimbeloterie. — Ch. Péan, prés.;E. Jumeau, v.-prés.;
- Chauvin, rapp.
- Groupe V.
- Classe 41. Produits des mines. — Daubrée, de PAcad. des Sciences, prés.; Martelet, v.-prés.; E. Fuchs, rapp. 42. Produits des forêts. — Chambrelent, prés.; Méran-don, rapp.
- — 43. Chasse et pêche. — F. Faure, prés.; Alph.-Milne
- Edwards, v.-prés.; ). Bresson, rapp.
- — 44. Produits agricoles non alimentaires. — Frémy (de
- PAcad. des Sciences), prés.; E. Lecouteux, v.-pres.; J. Sciama, rapp.
- — 45. Chimie, pharmacie. — Scheurer - Kestner, prés.;
- Troost (de PAcad. des Sciences), v.-prés. ; A. Riche, rapp.
- — 46. Teinture, impression, apprêts. — Cordier, prés.;
- Schutzenberger, v.-prés.; J. Persoz, rapp.
- — 47. Cuirs et peaux. — Ad. Fortier-Beaulieu , prés.;
- Guilhou, v.-prés ; Pinault, rapp.
- Groupe VI.
- Classe 48. Matériel des mines et métallurgie. — Luuyt, prés.; Jordon , v.-prés.; Petitjean, rapp.
- — 49. Materiel rural et forestier. Hervé-Mangon (de PAcad.
- des Sciences), prés.; Risler, v.-prés.; Durand-Claye, rapp.
- — 30. Industries agricoles et alimentaires. — A. Girard ,
- prés.; Fouquet, v.-prés.; Joulie, rapp.
- — 51. Matériel des arts chimiques. — Michel Perret, prés.;
- Ch. Petit, v.-prés.; Bardy, rapp.
- — 52. Mécanique générale. — Lavalley, prés.; Liébaut,
- v.-prés.; Hirsch, rapp.
- — 53. Machines-outils. — Léon, prés.; Contresty, v.-prés.;
- Pihet, rapp.
- — 54. Filature et corderie. — Max Richard , prés. ; Ed.
- Simon, v.-prés.; Joseph Imbs, rapp.
- — 55. Tissage. — Gustave Denis, prés.; Gros-Hartmann,
- v.-prés.; Danzer, rapp.
- — 56. Confection des vêtements. — Agnelet-Parfait, prés.;
- Hurtu, v.-prés.; Alex. Godillot, rapp.
- — 57. Confection du mobilier. — Haret père, prés.; Gust.
- Mayer, v.-prés.; Armengaud jeune, rapp.
- . — 58. Matériel de teinture, impression, etc. — F. Hermel,
- prés.; Beaudoire, v.-prés.; Horteur, rapp.
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES. 27
- Classe 59. Instruments spéciaux. — Sylvain Perissé, prés.; Ruau, v.-prés.; Bougarel, rapp.
- — 60. Carrosserie, tonnellerie. — Guiet, prés.; Quesnay,
- v.-prés.; Alph. Camille, rapp.
- — 61. Chemin de fer. — Alf. Picard, prés.; Brame, v.-prés.;
- Clérault, rapp.
- — 62. Electricité. — Hip. Fontaine, prés. ; Fribourg,
- v.-prés.; Postel-Vinay, rapp.
- — 63. Génie civil. — Michau, prés.; Lagrange, v.-prés.;
- Molinos, rapp.
- — 64. Hygiène, assistance publique.. — Dr Brouardel, prés.;
- Dr Th. Roussel, v.-prés.; Dr A.-J. Martin, rapp.
- — 65. Navigation et sauvetage. — Contre-amiral O’Neil,
- prés.; Godron. v.-prés.; L. Piaud, rapp.
- Groupe VII.
- Classe 67.
- — 68.
- — 69.
- — 7°-
- — 7«-
- — 72.
- — 73-
- Céréales, produits farineux. — Boitel, prés. ; Heuzé, v.-prés. ; H. A. Wey, rapp.
- Boulangerie, pâtisserie. — Vaury, prés. ; Guillout, v.-prés. ; Cornet, rapp.
- Corps gras, laitages, œufs. — Leydet, prés. ; Chirade, v.-prés. ; Cabaret, rapp.
- I Viandes , poissons, légumes , fruits. — Ch. Revet,
- \ prés. ; De Lapparent, v.-prés,; J. Potin, rapp.
- Condiments et stimulants, sucres, confiserie. — De Mahy, prés. ; H. Desmarais, v.-prés. ; Ch. Ledoux, rapp.
- Boissons fermentees. F. Jarlaud, près. ; Dumesnil, v.-prés. ; L. Gabriel, rapp.
- Groupe VIII.
- Classe 73 bis. Agronomie. — Foucher de Careil, prés. ; Schlœ-sing, v.-prés. ; Grandeau. rapp.
- — 73 ter. Enseignement agricole. —' Tisserand, prés.; Ed.
- Prillieux, v.-prés. ; J. Laverrière, rapp.
- — 74. Spécimens d’exploitation rurale. — Recipon , prés. ;
- Ed. Lavalard, v.-prés.; P. P. Dehérain, rapp.
- — 75 Viticulture. G. Bazille , prés. ; Roy, père , v.-pres. ;
- G. Couanon, rapp.
- — 76. Insectes utiles et nuisibles. E. Blanchard, prés.; Ramé,
- v.-prés. ; Henneguy, rapp.
- — 77. Poissons, mollusques. — George, prés.; Raveret-
- Wattel, rapp.
- Groupe IX.
- Classe 78. Serres, matériel horticole. — Ang.-Frar.ç. Hardy, prés. ; Ed. André, v.-prés ; G. Sohier, rapp.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Classe 79. Fleurs, plantes d’ornement. — Hor. de Choiseul , prés. ; Villard, v.-prés. ; M. de Vilmorin, rapp.
- — 80. Plantes potagères. — Joigneaux, prés.; N. Laizier,
- v.-prés. ; Curé, rapp.
- — 81. Fruits et arbres fruitiers. — Ch. Baltet, prés. ;
- Jolibois. Roch, v.-prés.; A. Michelin, rapp.
- — 82. Grains et plantes forestières. — Le Pente, prés. ; E.-N.
- Charlemagne, v.-prés. ; Rivet, rapp.
- — 83. Plantes de serre. — Ant. Chantin , prés. ; Alf. Bleu,
- v.-prés. ; Alb. Truffaut, rapp.
- COMMISSAIRES GENERAUX
- DES SECTIONS ÉTRANGÈRES.
- ANGLETERRE. — P. de Keyser, Président de la Commission Britannique.
- Truman Wood , Commissaire délégué. — 2 Walbrook (Londres).
- AUTRICHE-HONGRIE. — Louis Burger. Président du Comité 114, rue Lafayette.
- BELGIQUE. — Victor Lynen , Président de la Commission Belge, à Anvers.
- J. Carlier , Commissaire-Général, 8 , rue de la Tribune (Bruxelles).
- BOLIVIE. — Salinar Vega, Président du Comité, 8, rue de Berri.
- BRESIL. — D’Albukerque, Sénateur, Délégué, à Rio.
- CHINE. —
- CHILI. — Antunez, Ministre, Président. 66, rue Pierre Charron.
- COLOMBIE. — Général Posada, Ministre, Président. 4, boulevard Malesherbes.
- Docteur Triana, Commissaire - Général 10, boulevard Raspail.
- COSTA-RICA — De Peralta, Ministre, Président.
- Palacios, Commissaire-Général, 28, rues des Petites Ecuries.
- DANEMARK. — Carl Jacobsen, Président de la Commission, Halmtorvet, 10. — Copenhague.
- ESPAGNE. — Duc d’Almadovar del Rio, Délégué général, à Madrid.
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES.
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- EGYPTE. — Ch. de Lesseps, Président de la Commission, 51, avenue Montaigne.
- ÉTATS-UNIS. — Général W. Franklin, Commissaire-Général, à New-York.
- Bailly-Blanchard, Secrétaire. 59, rue de Galilée.
- FINLANDE. — Hyalmak Londen, Commissaire délégué, à Hel-singtors.
- Paul Dreyfus, Commissaire délégué, 24, boulevard Poissonnière.
- GRECE, — E. Vlasto, Commissaire-Général, 69, boulevard Haussmann.
- GUATEMALA. — Crisanto Médina, Ministre, Président. 16, rue Pierre Charron.
- HAITI. — Ch. Laforestrie, Ministre, Président. 9, rue Montaigne.
- HONDURAS. — Gaubere, Consul général. 38, rue des Martyrs.
- ILE-MAURICE. — Daruty de Grandpré , Secrétaire délégué, 267, rue Saint-Honoré.
- ITALIE. — De Camondo, Président, 31, rue Lafayette.
- JAPON. — Vicomte Tanaka , Ministre du Japon. 75, avenue Marceau.
- Kentaro Yanagiya , Commissaire-Général. 152, rue de la Pompe.
- LUXEMBOURG. — T. Dutreux, Commissaire - Général , à Luxembourg.
- MAROC. — Deligny, Commissaire délégué. 18, rue François Premier (Autriche).
- MONACO. — Marquis de Mausabrié Beufvrier, Commissaire-Général, 5, boulevard Latour-Maubourg.
- Janty, architecte, Commissaire-adjoint, 10, rue Saint-Denis (Colombes).
- MEXIQUE. — Manuel Diaz Mimiaga, Délégué spécial, 13, avenue Carnot.
- NORWEGE. — Otto Gyerdrum, Président de la Commission, à Christiana.
- F. Boetzmann, Commissaire-Général, 7, rue du Congrès, à Asnières.
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- NICARAGUA. — Francisco Médina, Ministre, Président, 56, rue Bassano.
- PAYS-BAS. — Van der Vliet, Président de la Commission, à Amsterdam.
- Docteur Thyssen, membre délégué. 31, boulevard Males-herbes.
- PERSE. — E. Doisy, Commissaire, 117, rue de Turenne.
- PORTUGAL. — Le Vicomte de Melicio, pair du royaume de Portugal.
- PRETORIA (Républq. Sud. Atricaine). — Joubert, Président de la Commission, à Pretoria.
- PARAGUAY. — Winsweiler, Commissaire-Général, à Bordeaux.
- Ch. Cadiot, Commissaire adjoint, 2, rue de Moncey.
- PEROU. — Général Canevaio, Président, maire de Lima, à Lima.
- ROUMANIE. — Prince G. Bibesco, Comrpissaire-Cénéral , 27, quai d’Orsay.
- RUSSIE. — Michel Popoff, Président, 118, boulevard Hauss-mann.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE. — E. Cambacérès, Président délégué provisoire, 58, rue de Courcelle.
- RÉPUBLIQUE DOMINICAINE. — Baron d’ALMEDA, Ministre, Président, 1, rue Balzac.
- SALVADOR. — Pector, Commissaire-Général, 46, rue de Châ-teaudun.
- SAINT-MARIN. — Baron Morin de Malsabrier, Commissaire-Général, 12, place Vendôme.
- SERBIE. — Goudovitch, Président de la Commission, à Belgrade.
- A. Gibert. Commissaire délégué. 127, avenue Wagram.
- SIAM. — A. Greham, Commissaire-Général, 8, rue Pierre-le Grand.
- SUISSE. — Colonel Vogeli-Bodmer, Commissaire-Général, à Zurich.
- Aug. Duplan, Commissaire adjoint, 4, rue Cambon.
- URUGUAY. — Colonel Diaz, Ministre, Président, 7, rue Logelbach
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- HISTORIQUE des expositions universelles. 31
- VENEZUELA. — Général Gusman Blanco, Ministre, Président.
- 43, rue Copernic.
- RÉGLEMENT DES ENTRÉES. dispositions générales.
- Art. 1 r. — Aucune entrée gratuite ne sera délivrée en dehors des cartes exclusivement personnelles, distribuées aux exposants et au personnel.
- Art. 2. — Un avis hebdomadaire, inséré au Journal officiel par les soins de l’adrhinistration de l’Exposition et affiché partout où besoin sera, fera connaître au public les heures d’ouverture et de fermeture des locaux affectés à V Exposition.
- Le même avis indiquera les heures d’entrée qui seront spécialement affectées le matin aux études, en dehçrs des heures d’entrée générale.
- Art. 3. — Les droits d’entrée à l’Exposition sont fixés de la manière suivante :
- Entrées du jour :
- Un franc par personne, aux heures d’entrée générale;
- Deux francs par personne, aux heures affectées aux études.
- Entrées du soir :
- Deux francs par personne, pendant la semaine ;
- Un franc par personne, le dimanche.
- Le droit à percevoir pour les fêtes du soir sera réglé par des décisions spéciales.
- Cartes d’abonnement :
- Cent francs par personne, pour toute la durée de l’Exposition ;
- Vin^t-six francs par personne , pour les cartes d’abonnement délivrées aux membres des Commissions et Comités de l’Exposition.
- Le produit des entrées du soir, ainsi qu’une somme de six francs par chaque carte d’abonnement sera porté au compte spécial des entrées du soir, conformément au traité passé avec le syndicat des électriciens.
- ENTRÉE AVEC TICKETS.
- La vente des tickets sera obligatoire à Paris :
- Dans les bureaux de tabac ;
- Dans les bureaux de poste ;
- Dans les bureaux télégraphiques.
- Pourront également vendre les tickets :
- Les Compagnies de chemins de fer ;
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
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- Les entreprises de voitures publiques (omnibus , tramways, bateaux à vapeur et voitures de place) ;
- Les maîtres d’hôtel, cafetiers, etc., etc.
- En outre , des kiosques spéciaux à la vente des tickets seront placés en nombre suffisant aux abords du Champ de Mars , du Trocadéro et de l’Esplanade des Invalides.
- Art. 5. — II est interdit aux intermédiaires de vendre les tickets au-dessus du prix de i franc fixé par l’article j, sous peine d’étre poursuivis conformément à la loi.
- Art. 6. — Les visiteurs qui sortiront de l’une des enceintes de l’Exposition ne pourront y rentrer qu’en fournissant un nouveau ticket.
- ENTRÉES AVEC CARTES D’ABONNEMENT.
- Art. 7. — Toute personne qui demandera une carte d’abonnement devra présenter son portrait-carte photographié, en double exemplaire, à la caisse centrale du Trésor, qui conservera l’un des exemplaires et délivrera à l’abonné un reçu détaché d’un livre à souche et portant un numéro d’ordr.e , suivant le modèle approuvé par le ministre des finances. Ce reçu, qui sera collé sur le verso du portrait photographique et sur la moitié du recto, constituera la carte d’abonnement.
- Les cartes d’abonnement sont nominatives et personnelles ; elles seront signées par le titulaire, qui sera tenu de reproduire sa signature sur un registre spécial , à toute réquisition des agents du contrôle.
- Toute carte prêtée sera retirée.
- La personne qui prêtera sa carte et celle qui fera usage d’une carte ne lui appartenant pas seront poursuivies conformément à la loi.
- L’abonné qui ne présentera pas sa carte payera le prix de son entrée au moyen d’un ticket, et ce prix sera irrévocablement acquis au Trésor.
- Art. 8. — Les cartes d’abonnement donnent le droit d’entrer tous les jours et par toutes les portes dans le Palais et les parcs du Champ de Mars, du Trocadéro, du quai d’Orsay et de l’Esplanade des Invalides, ainsi qu’à l’exposition spéciale des animaux (au Palais de l’Industrie), aux heures d’admission générale du public, aux heures réservées pour les études; elles donnent également le droit d’entrer le soir.
- Art. 9. — Lés principales obligations réciproques de l’abonné et du Trésor sont énoncées dans le reçu appliqué sur la carte. L’abonné contracte l'engagement de se soumettre aux dispositions qui y sont mentionnées, et, en général, à toutes celles du présent règlement et des règlements spéciaux de police qui peuvent le concerner.
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES.
- Art. io. — Le bureau des abonnements sera ouvert au ministère des finances (place du Palais-Royal), dès le Ier mars 1889.
- Les habitants des départements autres que celui de la Seine pourront verser le prix de leur abonnement entre les mains du percepteur de leur résidence, qui leur en délivrera une quittance a souche. Ils devront lui déposer en même temps les deux exemplaires du portrait photographique dont il est question à l’article 7 ci-dessus. Dans un délai aussi rapproché que possible, et en échange de la quittance à souche, le percepteur leur remettra la carte dŸabonnement.
- Les personnes qui habitent à l’étranger pourront adresser par, lettre recommandée leur demande au ministre des finances (caisse centrale du Trésor) en y joignant, en un mandat sur la . poste, la somme nécessaire (100 fr. ou 26 fr., suivant les cas), augmentée d’.une somme de o fr. 50 pour timbre et affranchissement.
- Il leur sera renvoyé, par lettre affranchie , un accusé de réception, en échange duquel elles pourront retirer leur carte d’abonnement dès leur arrivée à Paris.
- Les membres des commissions et comités de l’Exposition qui demanderont la délivrance de cartes d’abonnement au tarif de 26 fr. produiront, à l’appui de leur demande , un certificat du ministre, commissaire général de l’Exposition, énonçant leurs titres à l’obtention desdites cartes.
- Art. 11. — Le caissier-payeur central pourra faire droit, dan-les conditions déterminées par l’article 7 ci-dessus, aux demandes collectives d’abonnement qui lui seront adressées soit directement, soit par l’entremise des percepteurs, soit par la correspondance étrangère.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- PORTES DE L’EXPOSITION.
- L’Exposition a vingt portes à un seul ou à plusieurs guichets. Il importe d’en dresser ici la liste exacte. Faisons donc le tour de chacune des trois enceintes qui constituent les trois provinces du Grand royaume de l’Industrie et des Arts : l’Esplanade des Invalides, le Champs de Mars et le Trocadéro.
- PORTES DE l’esplanade DES INVALIDES.
- Porte du Ministère des Affaires étrangères (quai d’Orsay).
- — de la place des Invalides. »
- — du Pont des Invalides.
- La porte du Ministère des Affaires étrangères étant la plus importante de l’Exposition au point de vue monumental, nous croyons devoir appeler l’attention de nos lecteurs sur les particularités de sa construction et de son architecture.
- PORTE MONUMENTALE DE L’ESPLANADE
- près du Ministère des Affaires étrangères.
- Cette porte se compose de deux pylônes de 32 m. de haut. A la base de chacun d’eux est disposée une entrée de piétons, avec guichets et loges de gardiens. Deux figures allégoriques, au dessous de ces entrées représentent les colonies françaises.
- Chaque face des pylônes est décorée par l’écusson d’une capitale des grandes puissances participant à l’Exposition.
- Une grille de 8 mètres de largeur, avec partie ouvrante, relie les deux pylônes.
- Cette grille est fournie par M. Sohier, constructeur qui la présente comme exposant.
- Les pylônes sont couronnées de lanternes à quatre foyers électriques ; les mats qui, au nombre de quatre, accompagnent chaque pylône, sont également lumineux.
- La composition de cette porte est due à M. Ch. Gautier, architecte, qui en a dirigé l’exécution.
- , Les deux Importantes figures qui décorent cette entrée sont de M. Edouard Pépin, statuaire.
- PORTES DU PONT DE L’ALMA.
- Porte des galeries de l’Agriculture (côté Champ de Mars).
- — — (côté Esplanade des Invalides).
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES.
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- PORTES DU CHAMP DE MARS.
- Porte du Ponton des berges (près le palais des produits alimentaires).
- Porte de La Bourdonnais (près le Quai d’Orsay).
- Porte Rapp (avenue de La Bourdonnais).
- Porte de la Motte-Piquet (avenue de la Bourdonnais, galerie des Machines).
- Porte Suffren (avenue de Suffren, galerie des Machines).
- Porte Desaix (milieu de l’avenue de Suffren).
- Porte de la Station du Champ de Mars (Quai d’Orsay).
- Porte du Pont d'Iéna (entrée par le quai de Billy).
- PORTES DU TROCADÉRO.
- Porte du Quai de Billy (en face le pont d’Iéna).
- Porte desSerres (quai de Billy, côte de Passy).
- Porte de l’Exposition d’Horticulture (boulevard Delessert). Porte du Palais du Trocadéro (place du Trocadéro).
- Porte de l’Exposition d’Arboriculture (avenue d’Iena), Porte des Serres (quai de Billy côté de Passy).
- PAVILLONS DBS EAUX ET FOBÈTS.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- MOYENS DE TRANSPORT POUR SE RENDRE A L’EXPOSITION.
- Ces moyens sont au nombre de cinq : i° le chemin de fer; 20 les voitures de place ; 30 les omnibus et tramways ; les bateaux mouches, hirondelles et autres ; 50 les tapissières, chars à bancs et services d’occasion.
- I. - CHEMIN DE FER.
- La gare du Champs-de-Mars est desservie : i° par les trains de ceinture ; 20 par des trains directs qui partent deux fois par heure (à l’heure 20 et à l’heure 50) de la gare Saint-Lazare et, s’il est nécessaire, par des trains supplémentaires.
- Le prix des places est de 1 fr. en ire classe, 50 cent, en seconde, pour le billet simple; d’un franc cinquante et de 75 cent, pour le billet d’aller et retour.
- II. — VOITURES DE PLACES.
- Les stations de voitures de places sont très nombreuses à Paris. Il n’est pas utile de les indiquer.
- Le prix de la course est de 1 fr. 50 c. ; le prix de l’heure de 2 fr. L’habitude est de donner comme pourboire de 20 à 25 cent, par course ou 25 cent, par heure.
- Le stationnement des voitures aux abords de 1’F.xposition est ainsi réglé par l’arrêté du préfet de police du 1 5 avril 1889.
- Porte du Ministre des Affaires étrangères (quay d’Orsay).
- Les voitures gardées stationnent le long de la clôture de l’Exposition et, en cas d’insuffisance, rue de l’Université.
- Porte de ta place des Invalides.
- Les voitures stationnent rue Fabert et boulevard des Invalides.
- Porte du pont des Invalides.
- Les voitures sont placées rue Fabert, le long de la clôture de l’Exposition.
- Portes du pont de l’Alma.
- Les voitures gardées à ces portes stationnent Avenue Bosquet et rue de l’Université sur une seule file.
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- HISTORIQUE DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES
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- Porte de La Bourdonnais (près le quai d'Orsay). — (Porte Rapp).
- Les voitures se placent en bataille dans toute la longueur de l’avenue de La Bourdonnais et adossées au trottoir longeant l’Exposition, en laissant libres la façade des deux bâtiments de l’Administration et les porles ouvertes sur le parcours.
- En cas d’insuffisance , une file de voitures s’établira dans les rues de Montessuy, de l’Université, Camon, de Grenelle et du Champs-de-Mars.
- Porte de la Motte Piquet.
- Les voitures gardées stationnent sur l’avenue Duquesne, à partir du bureau d’omnibus, la file se prolongeant vers l’avenue de Ségur.
- Portes Desaix et Suffren.
- Des stationnements sont établis rue Desaix, Dupleix et de la Fédération.
- Un stationnement pourra, en outre , avoir lieu Avenue de Suffren, dans la partie située en face des bâtiments de l’École militaire et du côté opposé à ces bâtiments. Les voitures seront placées en bataille, si cela est nécessaire.
- Fortes des Serres du Trocadéro (quai de Billy).
- Les voitures stationnent sur les quais de Billy et de Passy.
- Porte de l’Avenue d’Iena.
- Les voitures se placent sur l’Avenue d’Iéna.
- Porte du Palais du Trocadéro.
- Les voitures sont rangées en files sur les avenues Malakoff et Henri Martin.
- Porte du Boulevard Delessert.
- Les voitures gardées stationnent avenue Delessert, du côté opposé à la station des voitures de place établies sur ce point.
- III. — OMNIBUS ET TRAMWAYS.
- Onze lignes relient les principaux points de Paris à l’Exposition : six omnibus, cinq tramways, tin voici l’énumération et le parcours :
- Lignes d’omnibus.
- A. — Madeleine à Auteuil (par la place de la Concorde, l’avenue Montaigne, le pont de l’Alma, le Trocadéro, Passv\
- B. — De la gare de l’Est au Trocadéro (Notre-Dame-de-Lorette, gare Saint-Lazare, faubourg Saint-Honoré).
- Y. — De Grenelle à la porte Saint-Martin (rue Montmartre, Palais-Royal, rue du Bac, les Invalides, Champ-de-Mars).
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Z. — De Grenelle à la Bastille (île Saint-Louis, rue des Écoles, Vaugirard).
- AD. — De l’École militaire à la place de la République (Temple, Hôtel-de-Ville, Pont-Neuf, place Gozlin, rue de l’Université, Ministères).
- AH. — D’Auteuil à Saint-Sulpice (Grenelle, rue de Babylone)
- Lignes de tramways.
- TD. — De la Villette à l’Étoile et au Trocadéro (Batignolles. Montmartre).
- TJ. — Du Louvre à la Muette (Quais, pont de l’Alma, Trocadéro. Passy).
- TL. — De la Bastille à la porte Rapp, c’est-à-dire au pont de 'Alma (boulevard Saint-Germain).
- TM. — De la gare de Lyon au pont de l’Alma (gare d’Orléans, boulevard Saint-Germain).
- TN. — De la rue Taitbout à la Muette ^boulevard Haussmann, Etoile, Trocadéro).
- Trois autres lignes, passant par lebas du Trocadéro, se rendent
- Du Louvre à Saint-Cloud ;
- Du Louvre à Sèvres ;
- Du Louvre à Versailles.
- Le prix de chaque voyage d’omnibus est de 30 centimes à l'intérieur, avec ou sans correspondance, et de 13 centimes à l'extérieur sans correspondance ou 30 centimes avec la correspondance.
- IV. --- BATEAUX-OMNIBUS.
- Il y a plusieurs services de bateaux à vapeur qui font escale ou même s’arrêtent à l’Exposition.
- On aperçoit les pontons d’embarquement et de débarquement auprès des ponts. Le prix des places est de 15 cent, en semaine et de 25 cent, les dimanches et fêtes. En dehors du service des bateaux omnibus dits Hirondelles, entre le port St-Nicolas (en face le pavillon de Flore, et Suresnes et de celui des bateaux Mcuches du pont d’Austerlitz, il a été créé trois services nouveaux uniquement eu vue de transporter les voyageurs aux Invalides et au Champ-de-Mars.
- Le premier de ces services est fait par les Hirondelles, de l’Hôtel-de-Ville au pont d’Iéna. Le second, fait par les Mouches, va du pont National , de Charenton, au Champ-de-Mars. Le troisième, organisé par les Magasins du Louvres pour le transport de ses clients, est fait par quatre Galères enrichies de dorures et luxueusement aménagées.
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- La flottille qui dessert l’Exposition universelle se compose de 106 bateaux pouvant contenir chacun de 250 à 300 voyageurs.
- Les pontons de l’Exposition sont au nombre de 8, à savoir :
- 1 en aval du pont des Invalides,
- 2 en amont du pont de l’Alma,
- 2 en aval du pont de l’Alma,
- 1 en amont du palais gastronomique,
- 1 en amont du panorama de la Compagnie transatlantique,
- 1 en aval du pont d’iéna, pour les Galères du Louvre.
- V. --- TAPISSIÈRES, CHARS A BANCS, ETC.
- On trouve nombre de ces voitures le long des boulevards. Elles font un service d’occasion, pendant le temps de l’Exposition universelle, et conduisent les touristes au Champ-de-Mars pour une somme qui varie entre 50 centimes et 1 franc.
- POSTE, TÉLÉGRAPHE, TÉLÉPHONE.
- Un bureau de poste et de télégraphe, avec cabine téléphonique est installé dans l’un des pavillons attenant au Pavillon de la Presse, terrasse des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- En outre, vingt boîtes aux lettres ont été installées dans l’enceinte de l’Exposition. La dernière levée, pour les départements et pour l’étranger, se fait à 5 h 40 ; mais les correspondances déposées au Bureau central et pourvues d’un supplément d’affranchissement de 40 centimes, partent jusqu’à 6 h. 15.
- Le public est aussi admis à téléphoner du Pavillon de la Société générale des téléphones, (parc du Champ de Mars),
- Histoire de l'habitation : germanie et gaule.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889:
- SERVICE DE LA SÛRETÉ.
- Le service de la sûreté a l’Exposition universelle est ainsi réglé :
- Du 5 mai au 5 novembre, la surveillance sera exercée par 4 officiers de paix, 4 brigadiers, 52 sous-brigadiers, et 800 hommes ; 2 lieutenants, 4 sous-officiers, 8 brigadiers et 125 hommes de la garde républicaine, dont 75 faisant le service de midi à 6 heures du soir, et 50 de six heures à minuit.
- D’autre part, il y a à l’Exposition un commissariat de police où siègent deux commissaires et leur personnel de 8 heures du matin à 11 heures du soir.
- Douze commissaires parisiens se relèveront, deux par deux de mois en mois.
- Le bureau central de police est dans les bâtiments de la Direction générale : 16, avenue de La Bourdonnais.
- Service médical.
- Différents postes de secours sont établis dans l’enceinte de l’Exposition.
- Le poste central se trouve dans la cour de la Direction : 16, avenue de La Bourdonnais.
- Trois autres postes se trouvent :
- i° A droite du Champ-de-Mars, près de la Manutention ;
- 20 A'ia Galerie des Machines ;
- V A l'Esplanade des Invalides.
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- LOCOMOTION INTERIEURE DE L'EXPOSITION.
- Les moyens de locomotion dans l’intérieur de l’Exposition sont de trois sortes : i° le petit chemin de fer Decauville ; 20 les fauteuils roulants ; 30 les ânes égyptiens.
- Chemin de fer Decauxille.
- La ligne ferrée commence à l’entrée de l’Esplanade des Invalides, proche le Palais algérien, suit le quai d’Orsay, s’engage dans l’avenue de Suffren et aboutit à l’extrémité occidentale du palais des Machines. Elle a pour stations principales : le palais des Produits alimentaires, sur le quai, la tour Eiffel et la région des palais sud-américains, en face des palais des Arts libéraux, sur l’avenue Suffren. Son parcours est de 6 kilomètres. Elle est construite à voie étroite, 0,60 cent., et comporte un tunnel de 26 mètres sous le carrefour de l’Alma, un autre de 106 mètres devant la tour Eiffel et divers remblais, pentes et travaux d’art.
- Ce chemin de fer est desservi par un matériel très varié, représentant tous systèmes : locomotives électriques à air comprimé,
- à air chaud, à vapeur ; voitures de tous les modèles.....etc.
- On peut donc offrir au public jusqu’à 200 trains par jour dans les dëux sens
- Le prix des places est fixé à 23 centimes par voyage.
- Fauteuils roulants.
- Ces véhicules ne ressemblent pas, comme ceux d’autrefois, à des fauteuils de malades. On en a construit 300 pour l’ouverture de l’Exposition, d’un modèle nouveau, très élégant et très léger, ayant à peu près la forme d’une petite Victoria.
- Le public en trouvera à toutes les portes d’entrée. On peut les retenirà l’avance, soit en écrivant (Fauteuils roulants, 1, avenue de La Bourdonnais), soit par télégramme ou par téléphone.
- Le tarif est de 2 fr. 50 l’heure, la première heure due entièrement et le surplus dû par quart d’heure.
- Anes d’Egypte.
- L’idée défaire venir des ânes d’Egypte était naturelle dès lors qu’on avait résolu de faire, au Champ de Mars, un quartier oriental dit : rue du Caire.
- Ces ânes sont fort beaux, tout blancs de poil, vigoureux et patients. Leur harnachement est en velours vert, grenat ou violet. Des ammars (âniers d’Egypte) eh costume' national les conduisent. On les loue à l’heure où à la course pour se promener dans toutes les parties des jardins et jusqu’au Trocadéro.
- Les promenades à âne sont tarifées à 2 francs la promenade d’une demi-heure et 3 francs celle d’une heure.
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- LISTE DES CAFÉS, RESTAURANTS BRASSERIES ET DIVERS,
- Jardins de la Tour Eiffel.
- A Restaurant Drivai.
- B Restaurant Kuhn.
- C Restaurant Tourtel.
- Terrasse du Palais des Arts libéraux. ,
- D Comptoir des thés de Ceylan.
- E Grande Brasserie de l’Est.
- F Restaurant Griiber.
- Terrasse du Palais des Beaux-Arts.
- Pâtissier-Glacier Sapin.
- Restaurant Sapin.
- / Brasserie Ivarte et Chenet, y Taverne du Palais des Beaux-Arts.
- K Restaurant Ducastaing.
- L Café-Restaurant Franco-Américain.
- M Buffet-Restaurant Volpiny.
- N% Bureaux de Change du Crédit Lyonnais.
- O Buffet et bureau de tabac.
- P Lecture-Correspondance Ghio.
- Q_ Buffet de l’Exposition.
- R Parfumerie Gosnell et C°. — Toilette.
- S Dégustation Marie Brizard et Roger.
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- Sections Industrielles.
- AB Bar anglais Spiers et Pond.
- AC Dégustation de Cacao et Liqueurs hollandaises.
- AD Buffet français Félix.
- AE Restaurant de Saint-Germain-en-Laye.
- AF Brasserie Champion.
- AG Buffet parisien Godefroy.
- AH Brasserie Schœrer.
- AI Brasserie Ducarre et Kellet.
- AJ Brasserie Heineken.
- Pourtour des Sections Industrielles et de la Galerie des Machines.
- T Restaurant Roumain.
- U Restaurant Duval.
- V Restaurant Duval.
- X Restaurant des Petites-Marmites.
- X Restaurant Russe.
- 7. Bar anglais Spiers et Pond.
- Jardins du Trocadero.
- Restaurant de France.
- Galeries de F Agriculture.
- Czarda Hongroise.
- Esplanade des Invalides.
- Pavillon gastronomique.
- Café Tunisien.
- Restaurant Annamite.
- Restaurant Créole.
- Restaurant Populaire du Groupe de l’Économie sociale.
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- Champ de Mars. — Trooadéro. — Esplanade des Invalides m abords db l'exposition.
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- PANORAMA DU CHAMP DE MARS Vu des toits du Trocadéro.
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- COUP D’ŒIL SUR L’ENSEMBLE DE L’EXPOSITION.
- C’est des jardins du Trocadéro qu’on peut prendre la plus juste idée d’ensemble de l’Exposition universelle. A sa droite, en regardant la tour Eiffel, on a l’exposition d’horticulture et à sa gauche l’exposition d’arboriculture. Par delà le pontd’Iéna, l’enceinte du Champ de Mars offre un meiveilleux spectacle avec ses trois palais couronnés de dômes dont les revêtements de faïence et de tuiles vernissées étincellent au soleil, ses galeries industrielles aux toitures de verre delà couleur du ciel, sa Galerie des Machines, le plus étonnant édifice de métal qui ait encore été élevé et ses innombrables constructions de toute sorte, de toute forme, de toute couleur, qui se dressent de toutes parts au bord de la Seine, au pied de la tour géante, sur les terrasses, dans les arbres, partout. Le Palais des Machines forme le dernier plan du tableau ; l’Histoire de l’Habitation humaine fait le premier plan. Et c’est un fourmillement inouï de choses pittoresques, une féerie de saillies colorées, de masses brillantes, de dentelures imprévues qui se découpent sur le ciel ou se détachent sur la verdure.
- Plus loin, sur la gauche, reliées au Champ de Mars par les expositions des berges de la Seine et la longue ligne des galeries de l’agriculture, voici les merveilles de l’Esplanade des Invalides. Une ville orientale s’y étale au soleil, dominée de fines tours et de blancs minarets. Nous serons là bas dans le domaine colonial. Telle est, pour commencer, la vue générale qui s’offre à nos yeux.
- Mais il ne sied pas que nous nous en tenions à de simples impressions préliminaires. L’Exposition universelle est tout un monde : comment la visiter avec profit et sans tâtonnement ? Nous allons essayer de résoudre ce problème.
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- CONSEILS AUX VISITEURS.
- Chacun tient à voir autant qu’il est en lui l’immense manifestation du génie moderne ; mais chacun visite l’Exposition à sa manière et selon son tempérament. Pour bien étudier le colossal ensemble qu’on nous présente, nous estimons que ce n’est pas trop de quinze jours. Si donc vous ne disposez pas d’un pareil loisir, si vous n’avez, par exemple, la possibilité de faire au Champ de Mars età ses annexes que deux ou trois promenades, voici le conseil pratique que nous vous donnerons :
- Commencez par vous bien pénétrer du plan, courez droit à ce qui vous intéresse, selon vos goûts et votre profession. Ainsi feront les hommes d’étude pressés par le temps. Que si vous avez à cœur de garder de la grande manifestation une idée moins spéciale et d’avoir une vue de tout, sans rien approfondir, nous vous engageons à suivre un des itinéraires suivants. Libre à vous de vous arrêter où il vous plaira, mais vous serez sûr, au moins, d’avoir parcouru l’exposition entière dans le délai le plus bref.
- Ne croyez pas, néanmoins, qu’il soit possible de voir l’ensemble de la manifestation, même le plus sommairement du monde, en quelques heures. Nous estimons que trois promenades au moins sont indispensables pour se donner le moindre aperçu de tout. Notez qu’en calculant la longueur des galeries et des allées de parcs, on arrive à un nombre effrayant de kilomètres et, si l’on peut franchir certaines distances à l’aide du chemin de fer Decauville, le curieux ne saurait, dans le détail de ses visites les plus rapides, épargner ses pas et s’éviter une grande fatigue.
- ier itinéraire. — Arrivée par la gare du Champ de Mars.
- Vous entrez dans l’enceinte du Champ de Mars par la porte de la station (quai d’Orsay). Vous suivez la ligne des intéressantes constructions de l’Histoire de l’habitation humaine. Vous marchez alors vers la tour Eiffel et, traversant le parc des Pavillons et constructions diverses, vous accédez au palais des Beaux-Arts par la terrasse. Vous visitez, ensuite, le palais des Industries diverses (section des industries étrangères, dôme central, section des industries françaises), vous poussez jusqu’à la galerie des Machines et, delà, vous gagnez la rue du Caire et revenez vers la Seine par le palais du Trocadéro.
- Le lendemain, il ne tient qu’à vous de vous diriger vers le Trocadéro par le pont d’Iéna et d’en visiter le parc, où se rencontrent les expositions de l’horticulture, de l’arboriculture, le pavillon des forêts, l’aquarium, le palais du Maïs, etc. etc. Si
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- c’est jour de concert, dans la salle des fêtes du palais, vous pourrez faire halte un moment pour entendre un peu de musique. Si non, vous n’entrerez dans le Palais que pour jeter un coup d’œil sur l’exposition d’anthropologie et d’ethnographie. En repassant sur la rive gauche, vous verrez, à l’extrémité de l’Histoire de l’habitation, le panorama des Transatlantiques (la rade du Hâvre), vous prendrez une idée des expositions des quais et des berges et vous suivrez tout du long la galerie de l’agriculture pour sortir par l’Esplanade des Invalides.
- Et c’est à l’Esplanade que vous emploierez votre troisième et dernière promenade en visitant le pavillon des postes et télégraphes, le palais du ministère de la guerre, les pavillons de l’eco-nomie sociale et de l’hygiène, le panorama de M. Castellani, (Tout Paris sur la place de l’Opéra), les palais du Tonkin, du Cambodge, de la Tunisie et de l’Algérie. Vous aurez tout parcouru logiquement, sinon longuement étudié.
- 2* itinéraire. — Arrivée par la porte Rapp.
- On entre par le vestibule entre le Palais des Beaux-Arts et les sections industrielles étrangères. On pourra visiter les Beaux-Arts, en commençant, mais on aura soin de revenir sur ses pas et de s’engager dans les Galeries industrielles, de visiter ensuite la grande Galerie des Machines, de passer par la rue du Caire au bout de laquelle sont les pavillons chinois, marocains, etc., de rentrer dans les galeries industrielles jusqu’à la Galerie Desaix et de traverser le palais des Arts libéraux pour gagner les jardins. Vous aurez alors un nombre suffisant de kilomètres dans les jambes pour remettre la suite au lendemain.
- Votre seconde visite pourra être consacrée au parc des pavillons et palais divers avoisinant la tour Eiffel et l’enceinte du Trocadéro et la troisième à l’Esplanade des Invalides, conformément à l’itinéraire ci-dessus.
- 3e itinéraire. — (Arrivée par les bateaux. — Berge de la Seine : ponton près le palais des produits alimentaires').
- Dans ce troisième itinéraire, nous conseillerons au visiteur arrivé à l'Exposition par la Seine, de suivre les galeries de l’agriculture à sa gauche jusqu’à l’Esplanade des Invalides, où il prendra une idée des pavillons et jardins coloniaux, du panorama Tout Paris, des palais de l’hygiene, de l’économie sociale , du ministère de la guerre, du pavillon des postes et télégraphes, etc.
- Il reviendra ensuite vers le Champ de Mars par le chemin de fer Decauville, donnera un regard aux expositions des berges, au pavillon du Portugal, à la czarda hongroise, à l’histoire de l’habitation, remontera du côté de la tour Eiffel pour visiter les principaux pavillons des jardins, afin de s’engager, ensuite,immé-
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- diatement— s'il en a le courage—dans les galeries des Beaux-Arts. Mais nous pensons qu’il fera bien de remettre cette partie de sa promenade à plus tard.
- Le reste de cet itinéraire se confond avec les précédents, à ceci près, qu’on terminera son voyage à travers l’Exposition par le Trocadéro.
- On peut, cependant, si on le juge à propos, passer le pont d’Iéna après avoir, visité l’Histoire de l’Habitation humaine, faire le tour du Trocadéro et, de retour sur la rive gauche, continuer sa route par le côté droit de la tour Eiffel (en tournant le dos à la Seine), au lieu du côté gauche précédemment adopté. Dans cette hypothèse, on montera de la zone des pavillons divers au palais des Arts libéraux, d’où l’on entrera dans les galeries des sections industrielles françaises. Vers l’extrémité de ces galeries, qui longent l’avenue Suffren, on trouvera la rue du Caire, puis le palais des Machines, en bordure sur l’avenue la Motte Piquet et 1 ’on achèvera sa promenade, en parcourant l’autre côté des sections industrielles et le palais des Beaux-Arts, en bordure sur l’avenue de la Bourdonnais.
- 4e itinéraire. — (Arrivée par le pont d’Iéna.')
- Si vous entrez par le pont d’Iéna (porte au quai de Billy) vous gagnerez tout de suite l’Histoire de l’Habitation, vous visiterez la Tour Eiffel, les pavillons et constructions diverses du côté de l’avenue Suffren, le Palais des Arts libéraux, les sections industrielles et françaises, du même côté, la rue du Caire, la Galerie des Machines. Rentrez alors dans le Palais des Industries par la galerie de 30 mètres, parcourez les sections industrielles du côté La Bourdonnais le Palais des Beaux-Arts et la partie non visitée encore des Jardins du Champ-de-Mars.Vous pousserez après cela, jusqu’au Trocadéro. 11 vous restera à voir les galeries de l’Agriculture et l’Esplanade des Invalides, comme dans l’itinéraire nu 1.
- 5e itinéraire. — Arrivée par l’Esplanade des Invalides, porte du ministère des affaires étrangères.
- A votre gauche, en montant vers les Invalides, vous visiterez les palais et pavillons des colonies et pays de protectorat français. En regard, en redescendant vers îa Seine, vous trouverez l’exposition du Ministère de la guerre, et les palais de l’économie sociale et de l’Hygiène. Parvenu au quai d’Orsay, vous suivez les galeries de l’agriculture et les Berges de la Seine et vous aboutissez ainsi à l’Histoire de l’Habitation. Dès lors, vous n’avez plus qu’à vous conformer à l’un des itinéraires ci-dessus.
- 6e itinéraire. — Arrivée par la place du Trocadéro.
- Vous visiterez tout de suite l’exposition d’horticulture la
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- section d’horticulture japonaise, les pavillons des Forêts, du Maïs, des Travaux publics, etc.; vous franchirez le quai de Billy par la passerelle et gagnerez le Champ de Mars en suivant le pont d’iéna.
- Pour le reste, nous vous conseillerons de parcourir VHistoire de VHabitation, les pavillons du côté droit de la Tour Eiffel (côté Suffren), le Palais des Arts libéraux, les Sections industrielles étrangères et françaises du même côté, la rue du Caire, la Galerie des Machines, la Galerie de 30 mètres et les Sections françaises et étrangères du côté de l’avenue de La Bourdonnais, les pavillons et constructions diverses de la seconde moitié du parc et de vous diriger enfin vers l’Esplanade des Invalides par les Galeries du quai d’Orsay.
- Nous venons d’esquisser à grands traits, à l’intention des touristes pressés, les itinéraires les plus simples pour visiter l’Exposition universelle. On nous permettra maintenant de recommencer notre visite plus à loisir en essayant de caractériser les constructions, installations curieuses et exhibitions de toute nature qui frappent nos yeux.
- Commençons donc par les descriptions d’ensemble : nous arriverons ensuite à des revues détaillées. Le lecteur aura de la sorte une notion générale des palais, jardins, etc. avant de se livrer à des promenades plus suivies et plus attentives.
- TROCADÉRO
- Vue prise de l’entrée du Pont d'Iéna.
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- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE DE L'EXPOSITION.
- L'éclairage électrique, à l’Exposition , est une application des tentatives et expériences faites aux dernières expositions d'Amsterdam, Londres et Manchester.
- Le 15 février 1888, un syndicat fut constitué entre les sociétés Gramme, Sautter, Lemonnier et Cie, la Société d’éclairage électrique et la Compagnie continentale Edison. Le président de ce syndicat est M. Hippolyte Fontaine.
- Les parties de l'Exposition éclairées par l’électricité sont :
- La cour de la force motrice.
- Le palais des Machines.
- La galerie centrale de 30 mètres.
- Les terrasses des galeries des sections industrielles, du palais des Beaux-Arts et du palais des Arts libéraux.
- Les jardins du Champ de Mars.
- Le bâtiment de l'exploitation (avenue de La Bourdonnais, 16).
- Le palais des produits alimentaires.
- La voie du chemin de fer Decauville allant du Champ de Mars aux Invalides.
- Sur le pont d’Iéna, le quai d’Orsay, la passerelle de la place de l’Alma et la voie du chemin de fer Decauville, la lumière vient de monstrueuses bougies Jablochkoff de 110 bougies à arc.
- La surface totale à éclairer est d'environ 300,000 mètres carrés. On subvient à l’éclairage au moyen de 150,000 becs Carcel.
- HISTOIRE DE L HABITATION : PERSE
- Jrrr
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- DOME CENTRAL
- DESCRIPTION DE L’EXPOSITION
- Palais des Beaux-Arts. — des -A_rts libéraux des Industries diverses. — des Machines. Jardins et Fontaines.
- Si nous entrons au Champ de Mars, partie principale de l'Exposition et superficie de 440,000 mètres carrés, nous apercevons, à notre gauche, le Palais des Beaux Arts, à notre droite le Palais des Arts libéraux. Entre les deux règne un beau jardin, au milieu duquel sont les deux pavillons de la ville de Paris; au fond, se soudant aux deux Palais par de longues ailes, se dresse le Palais
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- des Sections industrielles au-delà duquel se trouve, parallèlement à l'avenue de la Motte-Piquet, le Palais des Machines.
- Donnons de ces édifices une description sommaire ; nous en dirons plus loin les aménagements divers.
- PALAIS DES BEAUX ARTS ET DES ARTS LIBERAUX.
- M. Formigé, architecte.
- Le Palais des Beaux-Arts longe l'avenue de La Bourdonnais , le Palais des Arts libéraux l’avenue Suffren. Ils sont de dimensions égales et d'aspect pareil, couvrant chacun une superficie de 18,800 mètres carrés et consistant en une nef centrale coupée en deux par un grand vestibule d'honneur et des escaliers et en galeries de pourtour surmontées d'un premier étage. Tous les deux sont couronnés d'un dôme haut, de 55 mètres, large de 32, garni, au sommet, d'une calotte vitrée et plaquée d'une mosaïque de tuiles émaillées. Cette toiture comporte 100,000 tuiles bleu sombre, bleu clair, rouge , jaune , blanc , formant des dessins et cartouches sur une surface de 2,496 mètres carrés — soit 1,248 pour chaque dôme.
- Du côté du jardin, sur toute la longueur des deux palais , et des galeries ouvertes, sont des établissements de consommation, restaurants, cafés, glaciers, pâtisseries, brasseries, etc.
- La céramique décorative entre pour beaucoup dans l’ornementation générale de l’architecture. Signalons; en particulier, la balustrade qui couronne les palais parallèles et dans laquelle sont des boucliers à tête de lion. Elle mesure 2,000 mètres carrés et comporte 7,500 morceaux de terre cuite pesant ensemble 450,000 kilog.
- Puisque nous parlons de poids , notons que le poids de fer employé dans la double construction s’élève à 6,840,000 kil.
- PALAIS DES EXPOSITIONS DIVERSES.
- (M. Bouvard, architecte).
- Le palais des Expositions diverses ou des Sections industrielles tient par ses deux ailes au palais des Beaux Arts et au palais des Arts libéraux et s’adosse au palais des machines.
- Il se compose d’un vaste ensemble de galeries de 105,878 mètres de superficie : galeries-abris, très simples de construction, pour les produits de toute sorte, e,t galeries de circulation plus grandement traitées ; plus, un grand motif central d’entrée surmonté d’un dôme monumental haut de 60 mètres.
- De ce porche, ou vestibule d’honneur, partent à droite et à gauche, des galeries à jour qui entourent le jaidin central. Sous ces galeries ouvertes sont installés des établissements de consommation, avec promenoir, en avant; formantun portique surmonté d’une grande frise en staff coloré qui dissimule la toiture et qui est décorée d’écussons et d’inscriptions.
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- DESCRIPTION
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- En arrière, suivant le grand axe du Champ de Mars , s’étend une galerie de 30 mètres de large aboutissant directement au Palais des Machines et desservant latéralement toutes les galeries des Expositions diverses.
- Pour la décoration de l’édifice, dix-sept sculpteurs d’ornement, dont deux sociétés ouvrières, ont exécuté les travaux d’ornemanistes. Les modèles de sculpture statuaire ont été fournis par MM. Delaplanche , Gauthier, Gautherin , Printemps, Chrétien , etc. Les peintures du dôme central sont dues à MM. Lavastre et Carpezat.
- Les fermes métalliques employées pèsent ensemble 8,867,000 kilog.
- La dépense du palais des Expositions diverses s’est élevée' à 5,885,637 francs.
- PALAIS DES MACHINES.
- M. Dutert, architecte ; M. Contamin, ingénieur.
- L’immense nef du palais des machines, longue de 420 mètres, large de 115 et haute de 45 , avait été commencée en avril 1888, Cinq mois plus tard elle était terminée.
- Le poids des fers employés pour son montage s’élève à 7,784,519 kilos. Disons plus : d'après le rapport de M. Alphand, directeur des travaux, en janvier 1889, la construction métallique de cette partie de l'Exposition n’a pas exigé moins que la mise en œuvre de 2,968,056 kilos de fer.
- On est confondu d'étonnement quand on regarde le jet de ces fermes de 115 mètres. Ces énormes pièces, d'un poids de 40,000 kil., composées de deux piédroits et de deux arbalétriers, s'amincissent près de terre et viennent s’ajuster au coussinet d’articulation appuyé sur une rotule d’acier, au-dessus de la pile de fondation. La masse colossale est ainsi comme toute en l'air.
- L'espace recouvert est de près de 5 hectares (47,300 mètres), et c'est merveille de voir cette voûte démesurée , deux fois haute comme une haute maison et sous laquelle tiendrait debout la colonne Vendôme , se soutenir solidement sans le moindre étai central.
- De chaque côté de la grande nef du palais des machines régnent deux galeries latérales, larges de 15 mètres, ayant un rez de chaussée et un premier.
- La décoration de la nef représente 18,000 mètres carrés de peinture, décomposés en 10 grands panneaux de 10 mètres de côté, figurant les armes et attributs des capitales du monde et 124 panneaux portant les écussons de nos chefs-lieux de depar-cements et des grandes villes étrangères. Cette décoration a été tonfiée à MM. Rubé, Chaperon et Jambon.
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- Le pignon de l'avenue de Suffren est décoré d’un immense vitrail représentant : la bataille de Bouvines dû à la maison Champigneules de Bar-le-Duc. Le pignon de l’avenue de La Bourdonnais , qui constitue la principale entrée du Palais des Machines, est flanqué de deux pylônes en fer et à jour, de 35 mètres de hauteur, renfermant, l’un , l’escalier de service, l’autre un ascenseur électrique. La grande arcade décorative dans laquelle s’encadrent les verrières est épaulée par deux groupes en plâtre, hauts de 7 mètres, la Vapeur et l’Electricité , exécutés par MM. Chapu et Barrias.
- On estime le prix de revient du palais des machines à 7,513,894 francs.
- LES JARDINS ET FONTAINES.
- Deux jardins principaux ont été disposés au Champ de Mars : le jardin central, ou jardin réservé, et le jardin des expositions diverses, ou jardin haut.
- JARDIN CENTRAL.
- Le jardin central, d’une superficie d’environ cinq hectares, affecte la forme d’une cuvette. Il est de deux mètres en contrebas des terrasses des palais des Arts qui le limitent sur trois faces et, du côté de la tour Eiffel, il se raccorde aux parties latérales de l’ancien parc de 1878.
- Au pied des balustrades sont desplatebandesde rhododendrons, mêlés de distance en distance , de houx et de magnolias taillés en cônes et qui ont pour but défaire alterner les beaux feuillages décoratifs aux éclatantes floraisons. (Les rhododendrons de ces platebandes forment l’exposition particulière de MM. Croux, de Sceaux, Honoré Defresne, de Vitry, et Moser, de Versailles).
- De la fontaine monumentale sculptée par M. Coutan,à la tour Eiffel, et sous la tour même, on a établi, suivant l’axe du Champ de Mars, des tapis français d’une largeur de 40 mètres, encadres de platebandes de fleurs, au centre desquels on reconnaît, ça et là, les anciens magnolias de 1878, devenus très beaux et qui n’ont certainement pas de rivaux à l’Exposition de 89.
- Deux promenoirs de quinze mètres se développent, à droite et à gauche de ces tapis français, abrités du soleil par d’élégants volumes rayés de blanc et rouge, dus à l’initiative de M. Alphand. Au delà, de chaque côté, règne une suite de Jardins vallonnés à l’anglaise, larges de 50 mètres, flanqués de massifs de fleurs, dont la garniture sera renouvelée plusieurs fois durant la période de l’Exposition.
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- DESCRIPTION
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- JARDIN HAUT.
- Ce jardin comprend tout l’espace qui va de la fontaine de M.Coutan au dôme central du palais des Expositions diverses, soit plus de trois hectares (32,000 mètres carrés).
- Au milieu , l’on voit un tapis français exactement pareil à ceux du jardin d’en bas. Dans l’axe de la pelouse, se dresse la statue de la République de M. Bartholdi et, à droite et à gauche, s’étendent en longueur les deux Pavillons de la Ville de Paris, tapissés extérieurement de plantes grimpantes.
- Entre les pavillons et les galeries ouvertes des palais, occupées par des restaurants et des cafés, on a planté deux rangées de platanes.
- JARDINS DE LA ZONE DES PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS PITTORESQUES (droite et gauche de la tour Eiffel).
- Cette partie du travail a été l’objet de soins tout particuliers à cause des grandes difficultés qu’elle offrait. 11 fallait, en effet, harmoniser les jardins aux constructions, comme on harmonise les cadres aux tableaux. On a donc fait en sorte de bien ménager les points de vue et d’entourer, par exemple, les pavillonsdes pays étrangers des plantes et arbustes originaires de ces pays.
- C’est dans cet esprit que toutes les plantations ont été faites sous ladirection de M. Laforcade, architecte paysagiste, jardinier en chef de la Ville de Paris et de l’Exposition , assisté de son élève M. Jules Lemoine.
- Nous ajouterons que les travaux des parcs et jardins ont été entrepris dans l’été de 1887, qu’on a transplante des pépinières de la ville de Paris et de l’arboretum spécial, créé à Auteuil pat M. Laforcade, plus de 400 variétés d’arbres forestiers, sans compter 600 variétés d’arbustes. Les arbres de l’enceinte du Champ de Mars ont de om6o à im40 de circonférence et sont âgés de 50 à 75 ans. Notamment ce beau vernis du Japon qui se trouve près de la fontaine Coutan, auprès de l’escalier de la terrasse du palais des Arts libéraux.
- FONTAINES MONUMENTALES.
- Deux fontaines monumentales sont érigées dans les jardins du Champ de Mars de façon à former perspective avec la façade du Trocadéro.
- La première, adossée à la terrasse des Beaux Arts et des Arts Libéraux est due à la collaboration de MM. Coutan, sculpteur, et Formigé, architecte. Nous l’appellerons, si l'on veut, d’après son sujet, la Fontaine du vaisseau dé Paris
- La seconde, placée sous la Tour Eiffel, a pour auteur M. Francis de Saint Vidal, statuaire. Nous la désignerons sous le nom de Fontaine des Nations ou de la Tour Eiffel.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- FONTAINE DU VAISSEAU DE PARIS.
- (MM. Coutan et Formigé).
- Elle consiste en deux bassins de grandes proportions. Le bassin supérieur a reçu la composition de M. Coutan ; la Ville de Paris debout sur le Vaisseau du progrès, entourée de Renommées sonnant de la trompette, et de personnages allégoriques, personnifiant la vie moderne.
- Cette fontaine a pour fondations des puits remplis de béton ordinaire, de cailloux et de chaux. Les rigoles sont remplies de meulière et de mortier de chaux. Les murs latéraux sont faits des mêmes matériaux. Au-dessus, en des chambres voûtées en béton aggloméré, sont disposés les appareils pour l’illumination électrique des pièces d’eau. Le fond ou cuvette des bassins est en béton malaxé sur place. On a fait les margelles en pierres artificielles.
- Les fondations ont nécessité le déplacement de 4,500 mètres cubes de terre etl’onn’apas employé à la construction moins de 300 mètres cubes de maçonnerie de béton de cailloux, de 600 mètres cubes de meulière et de parties de chaux, de 1,500 mètres cubes de béton aggloméré fabriqué sur place et de 1,500 mètres cubes de pierres artificielles ou béton aggloméré apporté.
- La Fontaine du Vaisseau de Paris comporte en son ensemble, 24 figures dont 15 colossales, hautes de 3m6o à 4"*. Pour modeler chacune de ses statues, il a fallu au sculpteur 150 pains de terre de 18 kilos; total : 2,700 kilos de terre, sans compter les armatures.
- On peut dire du vaste ensemble créé par M. Coutan qu’il est clair, bien ordonné et très heureusement mouvementé. 11 se prête on ne peut mieux au spectacle hydraulique et constitue une œuvre des plus méritoires et des plus utiles à la décoration du Champ-de-Mars.
- FONTAINE DES NATIONS OU DE LA TOUR EIFFEL.
- (M. de Saint-Vidal, sculpteur).
- Cette fontaine monumentale, due au sculpteur Francis de Saint Vidal, est placée sous la tour de 300 mètres. Autour d’une grande vasque, cinq figures, assises en des attitudes michelangesques, représentent les cinq parties du monde. Au centre , sur un globe terrestre à demi enveloppé de nuages, la Nuit est couchée, belle, indolente et gracieuse, cherchant à retenir le génie de la lumière, adolescent qui porte le flambeau du monde et l’on voit au-dessous, le génie de la vérité, son miroir à la main, plongé dans l’ombre. C’est la Nuit qui domine le vieux monde, et qui berce les hommes de la douceur de ses mensonges.
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- DESCRIPTION
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- Peut-être cette conception philosophique semblera-t-elle à quelques-uns bien compliquée pour une fontaine, mais il faut reconnaître que le sculpteur a fait preuve, dans ses arrangements particuliers, de l’ingéniosité la plus rare et que toutes les lignes de ses groupes et de son architecture sont irréprochables d’élégance et d’harmonie.
- La fontaine a 9 mètres de hauteur, 9 mètres de diamètre à la base du motif et 12 mètres au socle formant la vasque.
- On a moulé les figures en plâtre additionné de dextrine, composition qui défie le mauvais temps.
- Les deux fontaines monumentales de M. Coutan (jardin du Champ de Mars, et de M. de St-Vidal (sous la tour Eiffel) sont éclairées, le soir, par des lampes électriques à grande intensité , placées dans des chambres intérieures et dont les rayons traversent des plaques de verre diversement coloré. C’est un effet magique qui a beaucoup réussi aux Expositions de Glasgow et de Londres.
- Après avoir donné à nos lecteurs cet ensemble de renseignements qui les aidera à se mettre au fait du détail des choses, nous les convions à procéder à un examen plus sérieux des diverses parties de l’Exposition au moyen de visites méthodiques que nous allons faire en sorte de leur faciliter.
- FONTAINE DES NATIONS
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- LA TOUR EIFFEL,
- La première visite à faire à l’Exposition, c’est la Tour Eiffel, qui se dresse au bord de la Seine, auprès du pont de l’Alma et domine tout de sa prodigieuse hauteur.
- La tour de 300 mètres, dite tour Eiffel, du nom de son constructeur, et dont la colossale entreprise a si fort agité en sens divers l’opinion publique, est formée par une pyramide en fer à 4 arêtes courbes, réunies deux à deux à leur partie inférieure par des arcs de 50 mètres de hauteur. L’écartement des pieds est de 100 mètres d’axe en axe.
- Elle est chaussée d’un soubassement décoratif formé par un énorme appareil de ciment, sur lequel elle a l’air d’être posée, ce qui lui donne un grand aspect de légèreté, bien qu’elle soit ancrée dans le sol par des fondations de plus de 14 mètres de profondeur et qu’elle pèse 7,300,000 kilogrammes.
- Nous ne vous engageons pas à faire l’ascension de la Tour par les escaliers, bien qu’on en ait ménagé un dans chacune des piles. Cinq ascenseurs de plusieurs systèmes sont mis à votre disposition. Les deux premiers, du système Roux, desservent exclusivement la première plate-forme. Deux autres, du système Otis et partant également du bas, desservent les deux premiers étages Le cinquième, du système Edoux, dessert le sommet de l’édifice; 2400 personnes par heure peuvent être transportées au ier étage ; 750 personnes au haut de la Tour. Les ascenseurs montent à raison d’un mètre par seconde. L’ascension totale dure un peu moins de sept minutes, y compris le temps des arrêts et transbordements.
- Au Ier étage (60 mètres de hauteur) les montants ou arêtes sont réunis par une galerie vitrée d’une largeur de 13 mètres avec encorbellements et arcades faisant décor. La surface totale de cette galerie, y compris les balcons, mesure 4,200 mètres carrés. On y a installé une brasserie lorraine « Bière de la Croix de Lorraine » (façade Nord-Ouest) ; un « Bar Anglo-Américain » (façade Sud-Ouest); le Restaurant Brébant (façade Sud-Est) ; le « Grand Restaurant Russe » (façade Nord-Est)
- Au 2e étage (150 mètres de hauteur), la galerie vitrée à 30 mètres de côté. On y a installé la Boulangerie Viennoise (Pain, pâtisseries, gaufres, glaces, lait, boissons) et l’Imprimerie du journal Le Figaro, dont nous parlons plus loin.
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- M
- wr
- PLAN DE LA
- Première
- LÉGENDE.
- A. Restaurant français.
- B. Restaurant russe.
- C. Restaurant flamand.
- D. Restaurant anglo-
- amérirain.
- E. Ascenseur Camba-
- lusier.
- F. Ascenseur Otis.
- G. Bar Rus*e.
- H. Escalier jusqu’au
- 1er étage
- J. Escalier jusqu’au 2e étage.
- J Petits salons.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- On accède à la dernière plate-forme au moyen de deux ascenseurs relayés, fournissant chacun une course de 80 mètres. L’édifice est couronné d’une lanterne avec balcon extérieur de 30 mètres de développement. C’est là que se trouvent le grand phare électrique et les laboratoires mis à la disposition des savants.
- Les travaux de la Tour ont été commencés le 28 janvier 1887. Le i"1-janvier 1888, on avait mis en place 1,891,000 kil. de fer ; le Ier janvier 1889, on arrivait au chiffre de 6,300,000 soit, une mise en œuvre de 4,809,000 kil. dans une année. Au 30 mars suivant, tout était fini.
- Pour les fondations, profondes de 15 mètres, elles ont nécessité un effort de terrassement de 4,500 mètres cubes, complété par des maçonneries de 11,500 mètres cubes. Ce prodigieux ouvrage a été exécuté en quelques mois, avec l’aide de 8 caisses à air comprimé.
- Comme pression sur le sol, il est à remarquer que, par un effet de l’immense superficie de base, la charge de la tour Eiffel est à peine de 2 kil. 2 hect. par centimètre carré couvert. On sait que la charge des maisons ordinaires de Paris est de beaucoup supérieure. M. Eiffel a calculé que la pression de 2 kil. 2 hect. est celle d’un mur plein en maçonnerie, haut seulement de 9 mètres.
- En ce qui touche la poussée du vent, la tour Eiffel peut, mathématiquement, supporter une poussée de 300 kil. par mètre carré, soit, le double de la pression constatée à Paris dans les plus violentes tempêtes.
- Au point de vue des oscillations, il est avéré que l’oscillation dans l’ouragan le plus terrible, ne saurait excéder 22 cent, déplacement insignifiant en soi et rendu inappréciable par la hauteur de l’édifice et, par suite, la lenteur du mouvement oscillatoire.
- A l’égard de la foudre, la commission technique, nommée par le Gouvernement, a établi que, moyennant l’installation de nombreux conducteurs assurant l’écoulement du fluide, les jours d’orage, dans le sous-sol aquifère, (condition dès longtemps remplie), la tour serait un préservatif efficace pour une zone de terrain étendue (500 mètres au minimum).
- En dehors de la curiosité de l’ascension et du plaisir qu’elle réserve aux visiteurs, le jour par la vue d’un merveilleux panorama, la nuit par l’aspect de Paris illuminé, voici les principales applications prévues pour la Tour de 300 mètres :
- Observations météréologiqueset astronomiques; expériences physiques; vérification des lois de la pesanteur ; déviations des corps qui tombent; rotation de la terre; poste d’observation stratégique ; poste de communication pour la télégraphie optique, etc. etc.
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- I.A TOUR EIFFEL.
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- (•2e plate-forme)
- LÉGENDE DE LA 2e PLATEFORME
- A. Ascenseurs Otis.
- B. Boulangerie Jacquet.
- C. Buvette.
- D. Boutique.
- E. Abris couverts.
- F. Imprimerie du Figaro.
- G. Galerie circulaire.
- H. Escalier partant du 1er étage.
- I. Ascenseur Edoux.
- R. Réservoirs des ascenseurs Olis.
- T. Kiosques de journaux.
- U. W. C.
- L. Escalier pour le campanile.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- PLAN DE LA TOUR EIFFEL. (3e plate-forme)
- LÉGENDE DE LA ÿ PLATEFORME
- A. Ascenseur Edoux.
- E. Escalier du campanile.
- P. Galerie.
- Appartement dë M. Eiffel.
- A. Salle à manger.
- B. Cage de l’ascenseur.
- E. Escalier du campanile.
- L. Laboratoires.
- T. Balcons.
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- LA TOUR EIFFEL.
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- Les premières études de la tour ont été faites par MM. Kœchlin et Nouguier, ingénieurs, et M. Sauvestre, architecte de la Maison Eiffel.
- Les prix des ascensions ont été fixés ainsi :
- TARIF DES ASCENSIONS. SEMAINE. DIMANCHES ET FÊTES
- de 11 heures à G heures. avant 11 heures et après 6 heures.
- Jusqu’au Ier étage 2 fr. 1 fr. 2 fr. .
- (Ascenseur ou escalier).
- Jusqu’au 2e étage 1 » » 50 1 »
- (Ascenseur ou escalier).
- Du 2e étage au sommet... 2 » 0 50 2 » •
- (Ascenseur).
- L’une des principales attractions que présente au visiteur la Tour Eiffel, est sans contredit l’installation dont le Figaro a eu l’idée.
- Un journal qui se rédige, se compose et se tire entre ciel et terre, c’est une nouveauté que n’avait point trouvé Swift dans la description de sa ville volante, ni les utopistes et les fantaisistes les plus imaginatifs dans leurs prévisions des curiosités du vingtième siècle.
- Le Figaro, qui se signale à toute occasion par une surprise, voire une révolution en matière de publicité, était le seul journal à même d’ajouter à l’Exposition cette rareté, le journal supra-terrestre, récréation des curieux qui viennent goûter le spectacle et les sensations que procure à trois cents pieds au-dessus de Paris cet immense panorama, ce petit univers mouvant de l’Exposition au milieu de la capitale en fête.
- Le Figaro,
- Edition spéciale de la Tour Eiffel,
- apporte chaque jour aux flâneurs de la plate-forme l’écho de tous les traits du boulevard et des quatre coins du monde.
- Après le déjeûner dans un des restaurants français ou russe, et la contemplation des horizons infinis, vous vous laissez aller au far niente, et c’est le journal qui vient à vous. A l’un des anglesde la plate-forme s’élève un chalet aux sveltes colonnettes.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE l88ç>.
- au toit pointu, et dont la façade, sous un clocher à trois clochetons carillonnant gaiement, étale aux yeux des larges panneaux vitrés. Ce sont les bureaux de rédaction, l’atelier de composition et de tirage du Figaro, édition spéciale de la Tour Eiffel. Une ingénieuse installation téléphonique et télégraphique relie cet observatoire de la publicité, niché dans l’immense tour comme un nid d’oiseau dans la flèche d’une cathédrale, avec les Chambres, avec le Palais, avec l’hôtel du Figaro, rue 'Drouot, avec tous les endroits où se passe quelque chose, où se font les nouveautés. Et là haut montent, le long des fils du télégraphe et du téléphone, tous les faits de Paris, aussitôt accommodés en lestes entrefilets, en vifs articulets, en échos.
- L’installation est complétée par un atelier de dix compositeurs, une clicherie et une imprimerie complète mues par le gaz et une machine rotative Marinoni qui tirera le petit Figaro de la Tour Eiffel.
- Une salle de dépêches disposée dans un des coins du chalet teste ouverte toute la' journée aux visiteurs.
- Grâce à de tels aménagements les ascensionnistes de la Tour auront donc ce piquant plaisir de lire à la minute les dernières nouvelles comme au cœur de Paris, tout en se donnant l’illusion d’ètre séparés du monde.
- L’Exposition actuelle donne à toutes les activités l’occasion défaire leur bilan, de se rendre compte des progrès accomplis depuis dix ans. Entre tous les grands journaux parisiens le Figaro peut se féliciter de son extension depuis cette année 1878 où il reçut dans son hôtel de la rue Drouot, tant de personnages marquants et leur fit les honneurs par des fêtes artistiques auxquelles la presse européenne a fait l’écho.
- I En 1878 le tirage moyen du Figaro était de 67,000 exemplaires. En 1889 il est de plus de 85,000 exemplaires. Le Figaro est devenu peu à peu organe international et moniteur à l’étranger de tout le mouvement artistique, théâtral et mondain de Paris.
- Nul doute que son nid d’aigle de la Tour Eiffel ne demeure dans la mémoire des innombrables visiteurs de l’Exposition comme une des plus originales idée réalisée au Champ de Mars.
- Etre non pas une académie, un cénacle, mais une maison ouverte, une tribune où se font entendre successivement tous les talents sans acception d’école, Zola à côté d’Ohnet, Ludovic Halévy après Henri Becque, Mirbeau avec Delpit, et en même temps égaler la fantaisie audacieuse des journaux américains : c’est là le rôle du Figaro dans la presse française.
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- KA^ADB DU l’AI .AIS DK S ÜKAUX-AKT»
- LE PALAIS DIS BEAUX-ARTS,
- L’exposition des Beaux-Arts , organisée pai un commissariat spécial à la tête duquel est M. Antonin Proust, député, comprend six sections :
- i° Exposition rétrospective de l'Art français de 1789 à 1878 (palais des Beaux-Arts);
- 20 Exposition décennale de 1878 à 1889. France et Etranger (palais des Beaux-Arts) ;
- 30 Exposition des monuments historiques, moulages, dessins, photographies, émaillerie, orfèvrerie, sculpture sur bois (palais du Trocadéro) ;
- 4° Exposition de l'enseignement du dessin (palais des Arts Libéraux) ;
- 5° Exposition des Manufactures nationales , avec série rétrospective de 1789 à 1889 (coupole centrale des galeries de l’industrie) ;
- 6° Exposition théâtrale, maquettes, costumes, machines, éclairage , modifications apportées dans la construction des théâtres (vestibule d'honneur des Arts Libéraux).
- Le palais des Beaux-Arts, de même que le palais des Arts Libé-rauxquilui fait pendant,est un vaste quadrilatère couronné d’un dôme au centre. Sous le dôme est le grand escalier monumental, établi dans l’immense vestibule d’honneur. Au milieu se dresse le magnifique groupe de Carpeaux « les quatre parties du monde » dont le bronze original orne la fontaine du carrefour de l’Observatoire.
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- PI.AN DU PALAIS DHS lîKAl'X-AKTS. — (rez-de-chaussée,.
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- PLAN DI.’ PALAIS DUS 1IEAUX-A HTS. — (1er étage)
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- DIVISION DU PALAIS.
- Le palais des Beaux-Arts est divisé en deux parties égales par le vestibule d’entrée.
- A droite — côté des industries diverses — se trouve, au rez de chaussée, la section française des Beaux-Arts et, au premier étage, se rencontre l’Exposition centenale de l’Art français, plus une faible partie des sections étrangères pour les beaux-arts.
- Notons que, de ce même côté, la galerie Rapp, qui sert de vestibule au palais des Beaux-Arts et aux galeries industrielles, est occupée par l’exposition de sculpture et, de l’autre côté, le vestibule de sortie, qui regarde la Seine, a reçu l’exposition de l’enseignement du dessin.
- Notons, en outre, qu’en dehors de l’escalier monumental du vestibule d’honneur, deux escaliers placés chacun à l’une des extrémités du palais, permettent d’accéder au premier étage.
- Mais il importe que nous parcourions , tout d’abord, le rez de chaussée avant de monter aux galeries supérieures.
- REZ DE CHAUSSÉE.
- Nous entrons à l’Exposition par la porte Rapp. Notre visite à l’exposition décennale commencera donc par le vestibule Rapp. c’est-à-dire par la
- SCULPTURE.
- La galerie ou vestibule Rapp appartient, pour les trois quarts, à l’école statuaire française, et pour le reste à une partie de-la
- SCULPTURE ÉTRANGÈRE.
- Mais l’espace concède à nos sculpteurs n’ayant point suffi pour leur exposition, qui est, vraiment d’un éclat extraordinaire, on a dû placer un certain nombre de leurs œuvres le long de la galerie des restaurants et enfin sur le jardin, et le long de la terrasse qui borde le palais, côté de l’avenue La Bourdonnais.
- Les statues et groupes les plus dignes d’attention de la section française sont les suivants :
- Albert Lefeuvre : Adolescence, statue, marbre; Après le travail, groupe, marbre; Pour la Patrie, groupe, marbre; le Matin, groupe, marbre ; l’Age d'or, groupe, plâtre.
- Allar : La Mort d'Alceste, groupe, marbre.
- Allouard ; Molière mourant, marbre ; Héloïse au Paraclet, marbre ; Lutinerie, groupe, marbre.
- Astruc (G.). Le Roi Midas, bronze.
- Aubé ; Bailly, bronze ; Groupe principal du monument à Gambetta, modèle plâtre ; Le Dante, bronze; l’Agriculture, marbre.
- Barrias : Les premières Funérailles, groupe, marbre.
- Becquet : Faucon jouant avec une panthère, terre cuite ; Martyre de Saint-Sébastien.
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- LE PALAIS DES BEAl'X-AKTS.
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- Boucher : Les Coureurs au but, groupe.
- Cain : Rhinocéros attaqué par des tigres ; Lion terrassant un crocodile, bronze.
- Csrlès : Abel, marbre; la Jeunesse, plâtre.
- Chapu : La Peinture, marbre ; Statue de Mgr Dupanloup ; les frères Galignani, modèle plâtre.
- Croisy : U Armée de la Loire, plâtre : le Nid, groupe du musée du Luxembourg.
- Dalou : Les Etats généraux de l'/Sç), haut relief en plâtre ; la République, haut relief, plâtre.
- Delaplanche : La Vierge aux Lys ; la Danse ; Notre-Dame de Bre-bières, statues marbre.
- Paul Dubois : Buste deM. Ch. Gounod ; buste de P. Baudry.
- Dumilâtre : Monument à Lafontaine.
- Escoula : Jeunes baigneuses.
- Fremiet : Gorille enlevant une femme ; Ours et Homme de l'âge de pierre.
- Gaudez : Nymphe Echo ; Lulli enfant.
- Guillaume (Eugène): Andromaque. groupe marbre ; Mariage romain, groupe marbre.
- Lenoir (Alfred) : Statue d’Hector Berlioz,
- Mercié (Antonin) : Quand même ; le Souvenir, (pour une tombe); Génie pleurant-, Tombeau de Louis-Philippe et de Marie-Amélie, marbre.
- Moreau-Vauthier : La Fortune, marbre.
- Morice Rose de Mai, marbre.
- Noël (Tony) : Méditation, marbre.
- Ringel : Marche de Racosky, bronze : Parisienne, terre cuite.
- Rodin : L’Ange d’airain ; Saint-Jean le précurseur ; un des Bourgeois de Calais, plâtre ; Bustes de M. A. Proust, de M. Dalou et de Victor Hugo, bronze.
- Saint-Marceau (R. de) : Secret de la tombe, statue du Luxembourg, Arlequin, bronze ; Danseuse arabe, pierre.
- Suchetet ; Biblis changé en source.
- PEINTURE FRANÇAISE.
- La disposition des salles du rez de chaussée, vue à l’état de plan par terre, nous montre, dans chaque moitié du palais, une vaste salle centrale à pans coupées, aux quatre grands côtés de laquelle s’allongent quatre galeries en croix, et le large espace compris entre les bras de la croix forme d’immenses salles aménagées au moyen de cloisons.
- Pratiquement, nous pouvons considérer les deux parties du palais comme distribuées en trois rangées de salles parallèles, avec un salon octogonal au centre. La manière de visiter la plus commode est, selon nous, de suivre les galeries dans leur ordre en s’engageant dans la première qui se présente à droite, à re-
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- descendre ensuite les galeries du milieu et le salon à pans coupés, et de remonter, enfin, la troisième rangée jusqu’au vestibule d’honneur. Nous visiterons, alors, l’autre moitié du palais de la même manière, et nous aurons complètement visité le rez de chaussée avant de passer aux galeries supérieures.
- Toutes les salles, du côté de la galerie Rapp, sont attribuées sans exception à la peinture française. On y voit des toiles exécutées depuis 1878 et dont la plupart ont figuré à nos salons annuels.
- Ce qui caractérise, à l’heure qu’il est, l’école française, c’est son goût pour les sujets tirés de la réalité familière, son abandon des traditions académiques, sa passion pour le plein air, sa recherche des tonalités les plus claires. Ce mouvement, déterminé par Edouard Manet et continué par tout le groupe dit « de la jeune école », commence à se propager dans les pays étrangers.
- Voici un aperçu des toiles exposées :
- Benjamin Constant : Le passe-temps d'un kalife-, la Justice du Chérif.
- P.-A. Besnard : La Ville de Paris (fragment; Une Femme nue.
- Bouguereau : Le premier Deuil; la Jeunesse de Bacchus.
- Brouillet : Noce juive à Constantine ; Clinique à la Salpétrière ,
- Carolus Duran : Portrait de Miss LM .. ; portrait de la Comtesse V..
- J.-C. Cazin : Tobie ; Ismaèl.
- Bonnat Portraits. — Schciks arabes.
- E. Détaillé : Le Rêve. — Cosaques de VAtaman. — La revue,
- Dubufe (Guillaume) : La Musique sacrée et la Musique profane.
- Duez : le Soir à Villerville ; Autour de la lampe.
- Henner (J.-J.) : Femme qui lit; Andromède-, St-Sébaslien.
- J.-P. Laurens : L'agitateur du Languedoc- Portraits.
- Hébert (E.) ; la Muse du Nord ; aux Héros sans gloire.
- Heilbuth : Jour d’été ; Rencontre ; Promenade ; Goûter.
- Luminais : Les énervés de Jumièges ; Fuite du roi Gradlon,
- Maignan : Louis IX console un lépreux ; les Voix du Tocsin
- Meissonier : Le Guide-, le Voyageur; Eglise St-Marc, à Venise.
- A. Mo rot : Bon Samaritain ; Reischojfen; Mar-tyre de Jésus.
- Renouf : La Veuve ; Le Pilote ; L'Epave.
- Roll : la Grève des Mineurs; le Chantier de Sur esnes ; Portraits.
- Ph. de Winther : Dans les Champs ; Au Couvent; Au Dispensaire ;
- Jean Béraud : La Brasserie : la Salle Grajfard.
- Dagnan-Bouvenet : la Bénédiction; le Pardon; portraits.
- E. Dantan : L'Atelier de moulage ; Un moulage sur nature.
- A. Vollon : Femme du Pollet ; Vue du Tréport ; Espagnol.
- Wencker s Prédicasion de St-Jean Chrisostome.
- lames Tissot : VEnfant prodigue ; Portraits.
- F. Tattegain : Les Casselois devont Philippe-le-Bon.
- Rochegrosse : Vitellius ; Andromaque ; la Curée.
- Pelouse : Les premières feuilles ; Le soir près de la ferme.
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- LE PALAIS DES BEAUX-ARTS.
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- Lhermitte : La Moisson ; la Vin ; la Fenaison.
- J. Lefebvre : Psyché; l'Orpheline, Portraits.
- Harpignies : Victimes de l'hiver ; les Bouts du Loing ; Antibes.
- Gervex : Le jury de peinture ; le Docteur Peau ; Portraits.
- Français : Le Printemps : Vue prise dans la Vallée de Roussillon.
- Jules Dupré : le Marais; le Ravin; Clair de lune.
- Paul Dubois : Portrairs, études.
- Jules Breton : le Matin ; /’Appel du soir ; l'Etoile du Berger.
- Corrnon : L‘âge de pierre ; Déjeûner d'amis ; Portraits,
- R. Collin : Fin d'été; Idylle ; Portraits.
- Raffaelli : Vieux ménage sans enjauts : Paris ; la Belle matinée.
- Rapin : Eté de la Saint-Martin ; Averse; Novembre.
- Ch. Jacques . Intérieur de bergerie ; Retour du troupeau.
- Nous arrivons, maintenant, au vestibule central du palais, ou vestibule d’honneur. On sait déjà que le groupe de Carpeaux « les quatre parties du monde » y a superbement trouvé place.
- Le pourtour de ce vestibule est consacré à
- l’architecture française rétrospective.
- II s’est construit depuis 1789 un grand nombre d’édifices publics remarquables, tels sont le Théâtre-Français, la Madeleine, la Bourse, les arcs de triomphe du Carrousel et de l’Etoile, les églises St-Vincent de Paul, de la Trinité, St-Augustin, St-Pierre de Montrouge, les Halles centrales, l’Opéra, etc.... Le but de cette exposition est de montrer les efforts de nos architectes, les Louis, les Percier, les Fontaine, les Blouet, les Hittorf, les Duban, etc., pour régénérer leur art.
- Nous voici parvenus à la seconde moitié du palais — celle qui regarde la Seine. Entrons donc, du vestibule central, dans la rangée des salles du coté des jardins. .
- C’est ici que sont les
- Sections étrangères.
- Les trois premières salles que nous visitons appartiennent à
- l’autriche-hongrie.
- L’école austro-hongroise s’inspire à la fois des vieilles écoles italiennes et de l’école allemande de Munich. Makart la maintint assez longtemps dans la tradition de tous les bitumeux ou jaunâtres. Aujourd’hui, cependant, la palette autrichienne s’éclaircit et l'on voit les jeunes peintres quitter le genre historique, cher
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- 76 EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- aux dernières générations, pour en venir à la peinture de mœurs.
- Les artistes austro-hongrois les plus renommés sont MM.Mun-kacsy (de Pesth), qui habite Paris ; Brozick (de Prague), également fixé en France ; Defregger, tyrolien de naissance et peintre des mœurs du Tyrol ; Matejko (de Cracovie), peintre de l’histoire polonaise ; Angeli, peintre de portraits' Jettel, paysagiste, etc., etc.
- Les salles suivantes sont dévolues à l’angleterrf..
- La note de l'école anglaise, c’est l’intimité. 11 la recherchent dans le choix des sujets, dans le rendu des figures, dans la subtilité même de la couleur. Citons, parmi les peintres anglais actuels les plus célèbres : John Everett Millais, Alma Tadéma, Frédéric Leighton, Burne Jones, Orchardson, Hubert Herkomer, etc.
- Au sortir de la galerie anglaise, du côté des jardins, on a placé des statues de sculpteurs anglais.
- Arrivés à l’extrémité de l’exposition de la Grande-Bretagne, nous nous engageons dans la seconde rangée. La galerie étroite et la grande salle octogonale renferment les envois de
- l’espagne.
- Indiquons quelques-uns des tableaux qui attirent davantage les regards :
- Aranda (Jose-Jimenez) : Le Christ) la Partie d'échecs) Politiciens.
- Pradilla : Reddition de Grenade.
- Gisbert : Fusillement des ionjos.
- Casanova y Estorach : Arrivée de l’empereur Charles-Qtiinl.
- Jimenez : Une Salle d’hôpital, la Visite.
- Madrazzo (Raimundo de) : Portraits.
- Rico : Vue du palais ducal, à Venise ; Vue du Trocadéro, à Paris.
- Après l’école espagnole, vient l’exposition des Beaux-Arts de
- LA RUSSIE.
- On remarque, dans une partie de l’école russe, une tendance très décidée vers le nationalisme. Beaucoup de sujets populaires et de types curieux. Certains peintres sont encore sous l’influence des tableaux d’histoire à la façon romantique.
- Et nous voici dans la salle occupée par
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- I.H PALAIS DES BEAUX-ARTS.
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- l’allemagne.
- Puis, viennent quatre salles consacrées à l’Exposition des Beaux-Arts de
- l'italie.
- Ce pays paraît être médiocrement en progrès. Les imitateurs de Fortuny y sont en grand nombre. La note de cet art italien moderne est la frivolité.
- Enfin, le vestibule de sortie du côté de la Seine, renferme l’exposition très intéressante de
- l’enseignement du dessin.
- Ayant ainsi parcouru en détail le rez de chaussée, prenons l’escalier latéral du côté de la Seine, où nous nous trouvons, et visitons le premier étage.
- PREMIER ÉTAGE.
- Voici, d’abord, les salles concédées à
- LA GRÈCE,
- et à
- LA SUISSE.
- Dans les envois des artistes suisses, nous relevons :
- Mlle Breslau : Portrait des amies ; portraits de Aille Feurgard. Simon Durand: Fête enfantine, à Genève-, Conseil de famille. Ch. Giron : Les deux Sœurs.
- Laurent Gsell : Vaccination de la rage.
- De Pury : Afme E. de P.
- Baud-Bovy : Les lutteurs.
- Burnand : Taureau dans les Alpes ; ferme suisse.
- Anker : Lavater.
- Ravel : Les sciApteurs sur bois.
- LA BELGIQUE;
- On estime particulièrement, parmi les artistes belges, MM. Stevens, Willems, Frédérick, Halkett, Wauthers, Xavier Mellery, Van Camp, Constant Meunier, Courtens, etc.
- En quittant l’exposition belge, nous traversons la partie de l’exposition décennale française qui va vers les jardins afin de tourner à gauche et d’achever la visite des sections étrangères. Nous voyons ainsi successivement les salles attribuées à
- LA HOLLANDE.
- Signalons au nombre des meilleurs envois de la salle hollandaise ;
- Joseph Israels : Les Travailleurs de la mer ; Paysans à table.
- Artz : Sur la Dune.
- Maris : Moulin ; Souvenir d'Amsterdam ; Canal à Rotterdam.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Mauve : Paysage et Vaches : Labourage ; Bruyères ; Lisière de bois.
- Mesdag : A l'ancre ; Marée montante ; Nuit au bord de la mer.
- Blommers : ‘Bon voyage. — Les Petites Sœurs.
- Kaemmerer : Le calendrier républicain. — La romance.
- LA SUÈDE.
- A noter dans l’exposition suédoise :
- Richard Berg : Ma Femme ; M. Niels Krengen ; Aflle B. ; A la tombée du soir ; Paysage.
- Niels Forsberg • La Fin d'un héros ; Souvenir de 1870-71.
- Hagborg : Cimetière de Tourville ; Savoie ; Retour de bateaux de pêche ; Laveuses ; grande Marée. '
- Krengen : Labour ; Effet d’hiver ; Crépuscule ; Soir d'hiver.
- Larson. Décorations pour une galerie : Renaissance ; XVIIIe siècle ; Art moderne.
- Walberg : Paysages suédois.
- LA NORWÈGE.
- Le visiteur remarquera dans la salle norwégienne •
- Grimelund : Port d’Anvers. — Dans le Katteudick.
- Heyerdahl : L’Ouvrier mourant ; Paysage-, l’Enfant malade.
- Larsen : Port de pêche en Norwège.
- G. Munthe : L’Automne ; Soir d’hiver à Eggedal ; jour d'été.
- Norir.ann : Port de pêcheurs (Lofoten) ; Nuit d’été à Lofoten.
- Verenskiold : Deux Frères ; Grand’Mère ; Enterrement.
- Le grand salon d'angle est consacré aux envois du
- DANEMARCk.
- Mentionnons au nombre des meilleurs envois de cette école remarquable :
- Johannsen : Cuisinière; Intérieur de cuisine; Cheç moi; Après dîner ; Grand Nettoyage. %
- Kroyer : Chapeliers de village ; Départ de pécheurs ; Comité de VExposition française à Copenhague.
- Tuxen : Rentrée des pêcheurs au crépuscule ; Italienne sortant du bain ; Portrait de Mm* O. Jacobsen ; Portrait de Mme de B.
- Vegman (Mme) : Portraits.
- Les trois salles parallèles à la Seine appartiennent aux
- ÉTATS-UNIS.
- Les plus célèbres artistes des États-Unis sont MM. Wisthler, qui habite l’Angleterre, John S. Sargent, qui se partage entre Londres et Paris, Willian Chase, de New-Yorck, le paysagiste Picknell, MM. Harrison, Dannat, etc.
- Enfin le grand salon d'angle, côté de l’avenue de La Bourdonnais, est dévolu à la
- SECTION INTERNATIONALE
- C’est-à-dire aux artistes des pays qui ne sont pas représentés par un Comité national et aux artistes de la
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- LE PALAIS DES BEAUX-ARTS.
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- Finlande
- Nous avons terminé la visite des Beaux-Arts étrangeis. Revenons vers le dôme central par les salles déjà parcourues de la Grèce, de la Suisse et de.» la Belgique et arrêtons-nous, sous le dôme, à
- i/exposition centenale de l'art français
- Cette merveilleuse exposition est, proprement, l’histoire de la peinture, de la sculpture et de la gravure française de 1789 à 1889 Elle occupe toutes les galeries de pourtour du côté du palais des Industries diverses. On y voit des tableaux de Louis David, de Gros, de Géricault, de Delacroix, d’Ingres de Courbet et, en général, de tous les peintres qui ont joue un rôle dans l’art de ce siècle. On y voit de même des sculptures de Rude, de Carpeaux, de Barye, de David d’Angers, de Préault, etc. C’est un des ensembles les plus caractéristiques qui aient jamais été réunis.
- Plusieurs peintres d’une grande valeur ou d’une grande renommée, morts dans la dernière période décennale, sont représentés dans cette galerie par un ensemble d’œuvres caractéristiques : Edouard Manet, Paul Baudry, J. Bastien-Lepage. G. Guillaumet, Ferdinand Gaillard, Alexandre Cabanel, etc., etc.
- Après avoir suffisamment admiré l'Exposition centenale, parcourons, à droite et à gauche la fin de l’Exposition décennale française.
- Les salons extrêmes, avant d’arriver à la galerie Rapp, renferment la section des
- DESSINS ET AQUARELLES
- et celle de la
- GRAVURE
- La gravure est, en France, dans un état florissant. Nous voyons, à l’Exposition, le chef-d’œuvre de F. Gaillard, les Pèlerins d’Emmaiis et plusieurs portraits, gravés d’après le dessin du maître, et de belles estampes de MM. Bracquemont, Waltner, Boilvin, Courtry, Burney, les deux Jacquet, A. Didier, etc.
- Nous gagnons de la sorte le pourtour de la galerie Rapp, où se trouvent disposées les expositions de
- l’architecture française
- et de
- l’arqhitecture étrangère
- Et nous n’avons plus qu’à quitter le palais des Beaux-Arts pour gagner celui des Industries diverses — ou pour aller nous reposer.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- GALERIE I)E S 0 MÈTRES
- icùté du DOme-Central .
- PALAIS DES SECTIONS INDUSTRIELLES.
- Dôme central. — Manufactures nationales — Galeries de 30 métras. — Petit dôme. — Sections industrielles françaises et étrangères.
- Nous vous conduirons, aujourd’hui, au palais des sections industrielles. La visite de ce palais exige beaucoup de méthode. Nous tâcherons d’être précis, mais rien déplus difficile à exposer clairement que ces itinéraires faits de touis et de détours et nous prions le lecteur de nous suivre, autant que possible en consultant les plans.
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- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES.
- Si
- DOME CENTRAL.
- M. Bouvard, architecte.
- Le dôme central domine toute la construction du Champs de Mars (à l’exception de la Tour Eiffel). La rotonde du rez de chaussée sert de vestibule à la galerie de 30 mètres. Cette rotonde possède elie-même 30 mètres de diamètre. On y a installé l’exposition des Manufactures nationales.
- MANUFACTURES NATIONALES.
- M. Paul Sédille, architecte des installations.
- Salle du reç-de-chaussée. — Exposition de Sèvres. Des vases de Sèvres sont disposés sur des socles à gradins. Quatre portes percent la muraille de chaque côté. Entre ces portes, niches de verdures dans lesquelles se détachent de belles pièces décoratives.
- A gauche et à droite sont deux salles de 11 mètres de large sur 20 mètres de long. A gauche, suite de l’exposition de Sèvres sur des gradins et en deux vitrines. Une des pièces capitales est le Paon de 3 m. 54 de haut sur 1 m. 90 de large.
- A droite, l’exposition des tapisseries de Beauvais.
- Au fond, donnant sur la galerie de 30 m., une porte isolée en mosaïque de dimensions monumentales, exécutée par l’atelier de mosaïque de l’Etat, aux Gobelins, d’après les dessins de M. Sédille et les compositions de M. Luc Olivier Merson.
- PREMIER ÉTAGE.
- On y accède par 4 escaliers situés aux angles du carré circonscrit à la rotonde.Vous arrivez à une galerie circulaire, large de 6 m., ouvrant sur le rez de chaussée et aboutissant à un loggia sur la galerie de 30 m. et au grand balcon qui donne sur le jardin.
- Dans cette galerie circulaire se rangent les vitrines de l’Exposition rétrospective de céramique.
- A droite et à gauche, comme au rez de chaussée sont deux salles, mais surélevées de quelques marches et consacrées à l’Exposition des Gobelins. On y voit, en particulier, la décoration allégorique de P. V. Galland pour le salon d’Apollon, à l’Elysée: les Muses , les Poètes , Pégase , etc. ; de grands panneaux de M. Lameire, de M. Lavastre (les Sciences), de M. Lefevre (Bac-chus et Nymphes), de M. Urbain Bourgeois (l’Innocence) ; des verduresde Desgoffes, Paul Flandrin, Lansyer, Bellel, deCurzon, etc. ; des tapis de la Savonnerie pour la Bibliothèque nationale ; quatre panneaux d’Erhmann, Y Imprimerie et le Manuscrit, les Sciences et les Arts d’Erhmann , la Filleule des fées, de Maze-rolles, et d’autres tapisseries.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE l880.
- GALERIE DE 30 MÈTRES.
- Les portes des classes.
- Cette belle galerie divise en deux parties le Palais des sections industrielles. Quatorze classes y ont leur piincipale entrée et leur façade (7 à droite, 7 à gauche). Le grand intérêt de sa décoration gît dans la composition des portes, confiées à chacun des architectes des classes et où l’on a pris à tâche de rappeler le caractère des différentes industries par des attributs et des instruments professionnels traités de la manière la plus ornementale.
- Voici la liste de ces poites et les noms de leurs auteurs : à droite, à partir du dôme :
- Porte de la classe 24. Orfèvrerie. — Architectes MM. P. Lorain.
- 20. Céramique. —
- 17. Meubles. —
- 18. Tapisseries , —
- 26. Horlogerie. —
- 25. Bronze. —
- 41. Mines, Métallurgie —
- Deslignères. Ach. Hermant. Ach. Hermant. Abel Chancel. Guérinot. Schmidt.
- A remarquer parmi ces portes, toutes intéressantes, celle de la classe 20 (céramique), conçue par M. Deslignières, dans un style Renaissance italienne de fantaisie et au point de vue exclusif de k céramique décorative : terre cuite, faïence, porcelaine, mosaïque, lave émaillée, émaux sur cuivre etc. etc. Nos premiers céramistes y ont contribué : par exemple. MM. Brault fils, Bou-lenger, F. Gillet, Mortreux, Lœbnitz, Delaherche etc.
- A remarquer aussi la porte dè M. Schmidt (classe 41) entièrement faite de pièces de fer empruntées aux machines les plus en usage dans l’industrie.
- A gauche, en revenant vers le dôme :
- Porte de la classe 41. Métallurgie. — Archit. M. Paul Escande.
- — 42. Exploitation forestière. Strauss.
- — 38. Armes portatives..... Couvreux.
- — 32. Tissus de laine...... Courtois-Suffit
- — 33. Soieries............ Pascalon.
- — 36. Habillements........... Bertrand.
- — 37. Bijouterie.......... Rouyre.
- A remarquer la seconde porte de la classe 41 (M. Escande), avec canons, armes, plaques de blindage etc. ; la porte de la' classe 38 (M. Couvreux) ornée de quatre figures de guerriers sur le socle des pilastres et de plusieurs panoplies ; enfin, celle de la classe 32 (M. Courtois Suffit) d’un style inspiré des architectures de la Renaissance et décorée par MM. Rochegrosse, Ch. Toché, Berteaux, Grandjean, L Dupuy etc,
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- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES.
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- PORTE DÉCORATIVE DE LA CLASSE 38
- (armes portatives)
- On trouve dans la galerie de 30 mètres, le modèle de la statue équestre d’Etiene Marcel par idrac et Marqueste, dont l’original est à l’hôtel-de-Ville, les expositions de M. Poussielgue (autel d’église), Emile Gallé, de Nancy (vitraine de céramique et verrerie d’art), Ch. Haviland(pavillon de faïences et de porcelaines de Limoges), Thiébaut frères (bronzes d’art), Guilbert-Martin (fontaine en mosaïque). On y voit encore un autel d’église de Trioullier; des marbres de la Maison Cantini,, de Marseille , un ancien piano d’Erard; une vitrine de soieries de Lyon, etc. etc.
- ÉCLAIRAGE DE LA GALERIE DE 30 MÈTRES , ETC.
- La galerie de 30 mètres est illuminée par 52 lampesde 100 becs Carcel. Dans le jardin central, sur les pelouses, escaliers , balustrades, façades des deux palais parallèles, sont répartis 120 foyers de 100 Carcels et plus de 6000 lampes à incandescence de 10 bougies.
- Tout à l’extrémité de la galerie, répondant au grand dôme central, s’arrondit un
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE l88y.
- PETIT DOME CENTRAL
- PETIT DÔME.
- Ce petit dôme, sur pendentifs, construit par M. Dutert et qui conduit à la galerie des Machines, est décoré de fleurs, de fruits et d’allégories peints sur verre à fond dépoli. On y trouve l’exposition de la maison Gayet-Gauthier et Cie : une statue de St-Michel et une fontaine en plomb, modèle de M. Bartholdy.
- Sections industrielles françaises.
- Le Palais des sections industrielles peut être considéré comme un grand corps central flanqué de longues galeries qui s’étendent jusqu’au palais des Arts libéraux (vestibule Desaix) et jusqu’au palais des Beaux-Arts (vestibule Rapp.).
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- LE PALAIS DES BEAUX-ARTS.
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- Les classes sont séparées les unes des autres par des portes en charpente, décorées en staff et en zinc, et de trois types : portes rouges, portes bleues, portes blanches. Les portes sous chêneau sont exactement semblables, à ceci près qu’elles ont 7 m. de largeur au lieu de 5. Le grand intérêt d’aspect est dans la perspective de toutes des portes formant galerie dans les voies de circulation.
- Dans les salles, le panneau décoratif des plafonds rampants porte l’indication des produits exposés et de leur provenance.
- Nous allons, si on le veut bien, parcourir d’abord le massif central dévolu aux industries françaises. Nous parcourrons ensuite les galeries des deux côtés, attribuées aux industries étrangères.
- CÔTÉ DROIT DU DÔME CENTRAL.
- Les deux classes que nous rencontrons tout d’abord, à notre droite, dans la première galerie ou travée, et dont les expositions se font suite sont la classe 24 orfèvrerie (1597 mètres carrés de superficiel et la classe 23; coutellerie (superficie: 312 m. 50.) Par une petite salle consacrée à la mosaïque, nous gagnons ensuite, la seconde travée.
- En revenant, par cette travée, vers la galerie de 30 mètres, nous visitons la classe 19, verreries et cristaux (superficie: >354 n). carrés), et la classe 20, céramique, coupée en deux parties égales par un vaste salon carré (superficie 3542 m. carrés.
- Nous allons en sens inverse pour la troisième travée. Elle est occupée entièrement par la classe 17, meubles (superficie, 4,375 m. carrés.)
- De nouveau nous marchons dans la direction de la grande
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- galerie : nous visitons la classe 21, tapis et tapisseries (1771 mètres avec salon carré) et la classe 18, ouvrage du tapissier ou du décorateur (20604 m., avec salon octogone. Puis, successivement, dans notre mouvement de va et vient , nous rencontrons :
- PORTE DECORATIVE DE [, EXPOSITION DES MINES I)E I.A I.OIKK
- Dans la cinquième travée, la classe 22, papier peint (128 m.), la classe 28, parfumerie (1146 m.), la classe 29, Maroquinerie (1250 m.) et la classe 26, horlogerie (1230 m.)
- Dans la sixième, la classe 25, bronzes et fontes d’art (4375 m.) avec grand salon carré et salon octogone.)
- Dans la septième, la classe 27, appareils de chauffage (2604m.) et la moitié de la classe 41 exploitation des mines (5938 m.)
- : Suivons maintenant le même ordre, mais en sens opposé, c’est-à-dire en partant de la septième travée à gauche du dôme central pour nous retrouver en terminant à notre point initial : Voici les classes que nous rencontrerons :
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- PORTE DECORATIVE DU GROUPE III
- :~girryi
- Quatrième travée, classe 30, Tissus de coton (1660 m.); classe 32, Tissus de laine (2500 m. c. avec salon octogone) -
- Troisième travée, classe 33, soies, soieries (2292 m.) ; cl. 35, bonneterie, ACCESSOIRES DU VÊTEMENT
- (1667 m. carrés).
- Deuxième travée, classe 34, dentelles, PASSEMENTERIES (l 146 m.) classe 36, habillement des deux sexes (2813 m. c. avec salon carré).
- CÔTÉ GAUCHE DU DÔME CENTRAL
- (en commençant par le fond.)
- 7® travée : Fin de la classe 41,
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- leïïrllCllg^
- exploitation des mines, (superficie : 4167 me.)
- 6e travée, cl. 47, cuirs et peaux (1042m avec salon octogone); classe 45, produits chimiques (1667 me avec salon carré) ; cl. 43, CHASSE ET PÈCHE (52imc) j cl. 42 , EXPLOITATION FORESTIÈRE
- (729mc-)
- 5e travée, cl. 38, armes portatives (baçmc) ; cl, 39, OBJETS DE campement (833mc) ; cl. •? 1,Tissus
- DE LIN (l250mc); CI.46 BLANCHI-ment-Teinture (729m25c; cl.44, Produits agricoles non alimentaires (312m 30).
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- PORTE DÉCORATIVE DU GROUPE V.
- n
- Première travée, classe 37 : Joaillerie bijouterie (1597 m. c.) ; classe 40, jouets (833 m. c.)
- Ajoutons, pourêtrecomplet, que la galerie de pourtour est occupée, de ce côté, par la carrosserie ; classe 60 (4497 m. c.).
- Nous sommes arrivés maintenant aux galeries en ailes du Palais, réservées aux sections industrielles étrangères. Avant d’aller plus loin, il convient de donner quelques renseignements généraux sur ces sections.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Les pays qui ont une section nationale à l’Exposition de 1889, doivent être classés en deux catégories différentes. Ceux qui sont représentés officiellement, c’est-à-dire par les soins des gouvernements nationaux, lesquels ont accrédité un commissaire général, et ceux où l’initiative privée a été substituée à l’initiative gouvernementale et dont les intérêts sont entre les mains des comités spéciaux.
- Dans les catégories des Etats qui participent officiellement à l’Exposition universelle, nous voyons :
- Pour l’Europe: la Grèce, la Norwège, la Serbie, la Suisse, la République de Saint-Marin et la principauté de Monaco.
- Pour l’Asie : le Japon, la Perse et le Royaume de Siam.
- Pour l’Afrique : l’Empire du Maroc et la République Sud-Africaine.
- Pour l’Amérique : les Etats-Unis, la République Argentine, la Bolavie, le Chili, la Colombie, la République de l’Equateur, le Guatemala, la République d’Haïti, le Mexique, le Nicaragua, le Paraguay, Saint-Domingue, Salvador, l’Uruguay, le Vénézuéla.
- D’autre part, voici les Etats qui ont constitué des comités privés, dont plusieurs ont obtenu d’importantes subventions de leur gouvernement.
- Pour l’Europe : l’Autriche-Hongrie, la Belgique (600,000 fr. de subvention votés parle Parlement belge), la Grande-Bretagne, le Danemark (140,000 francs de subvention), les Pays-Bas, la Russie, l’Italie, la Roumanie (140,000 francs de subvention), l’Espagne (subside de 500,000 fr. accordés par les Chambres espagnoles), le Portugal (137,000 fr. du Gouvernement portugais) et le Grand duché du Luxembourg.
- Pour l’Afrique : l’Egypte.
- Pour l’Amérique : le Brésil (750,000 fr. de subvention).
- EMPLACEMENTS DES SECTIONS ÉTRANGÈRES.
- Les sections étrangères occupent, dans l’enceinte du palais; 87,000 mètres carrés, sans compter les annexes dans les parcs et les pavillons dans les jardins.
- Sont réservées aux étrangers les deux ailes symétriques du Palais des Industries diverses, qui s’étendent le long des avenues Suffren et de La Bourdonnais et la galerie de 15 mètres, dite Galerie des pays du Soleil, qui bordele palais du côté de l’avenue de Suffren. En outre, deux enclaves, prolongeant les sections étrangères ont été prises dans la section française, pour placer l’Autriche-Hongrie et la Russie.
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- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES.
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- Sections industrielles étrangères.
- (Côté de l’avenue La Bourdonnais).
- Autriche-Hongrie (M. Léopold IVedeles,commissaire délégué).
- La section de l’Autriche-Hongrie étant enclavée dans la section française, nousy accédons directement en sortant de la salle des jouets.
- L’Autriche-Hongrie occupe un emplacement de 2,291 m. c. dans le palais des Industries et un compartiment de plus de 300 mètres, au Quai d’Orsay, pour l’exposition de ses produits agricoles et alimentaires Neuf travées lui sont affectées dans le vestibule de 15 mètres, sur lequel elle montre une façade nationale d’un bel aspect. (M. Duray architecte.)
- De la section Austro-Hongroise, à travers le vestibule de 15 mètres, nous passons à la section de la
- BELGIQUE.
- M. Car lier, député de Gand, commissaire général.
- Aux Palais des Industries, la section belge mesure 3666 m. 60 cent, carrés. La façade de l’exposition de Belgique sur le vestibule de 15 mètres est d’un beau style Renaissance flamande.
- Mais ce n’est pas seulement dans cette partie du Champ de Mars que le royaume belge est brillamment représenté. Les exposants de ce pays ont demandé et obtenu une des plus belles places de la Galerie des Machines où l’on a mis à leur disposition 15,000 kilogs de vapeur, comme force motrice.
- La Belgique occupe, dans l'ensemble de l’Exposition universelle, un total de 11,000 mètres carrés.
- La section suivante est celle de la
- GRANDE-BRETAGNE.
- Près de 25,000 mètres carrés ont été attribués à l’Angleterre dans les différents palaisN Dans les galeries industrielles, elle dispose de 4062 mètres carrés, sans compter l’emplacement accordé à ses colonies. La façade décorative anglaise sur la galerie de dix mètres touchant au grand vestibule Rapp, est intéressante par son caractère tout national. On doit, d’ailleurs, rendre cette justice à la section de la Grande-Bretagne, qu’elle est d’un arrangement parfait et d’une ornementation très soignée. (M. Donaldson, architecte).
- Auprès de la section anglaise, du côté de l'avenue de la Bourdonnais est la section des
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE l88Q.
- PORTIQUE DE LA SECTION ANGLAISE
- COLONIES ANGLAISES.
- Ces colonies avaient réclamé un très grand espace ; on n’a pu, malheureusement leur accorder que 1,083 mètres carrés, ce qui est peu pour leur énorme production. Le Cap, Victoria, la Nouvelle Zélande, l’île Maurice et les Indes Anglaises eussent aisément doublé leurs envois, déjà fort abondants.
- De l’autre côté de la section anglaise, côté des jardins, c’est la section du
- DANEMARK.
- (M. Cari Jacobsen, président du Comité).
- Superficie : 416 mètres carrés.
- En poursuivant notre promenade vers le vestibule de 15 mètres, nous entrons dans la section des
- PAYS-BAS.
- Superficie de cette section : 937 mètres, 50 cent, carrés.
- Parvenus, enfin, au vestibule de 15 mètres nous pénétrons, à droite, dans la section des
- COLONIES NÉERLANDAISES.
- 250 mètres carrés de superficie.
- Et nous quittons cette aile du Palais par la galerie ouverte des cafés et restaurants donnant sur le jardin.
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- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES.
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- Sections industrielles étrangères.
- (Côté de l’Avenue de Suffren).
- Nous avons à voir, à présent, l’autre aile du Palais, celle qui se développe parallèlement à l’Avenue Suffren.
- La salle carrée de 250 mètres de superficie, décorée de grands paysages décoratifs représentant des sites montagneux par Delmotte et qui fait pendant à celle des colonies néerlandaises, à l’angle de la galerie ouverte des restaurants, est une dépen-dancede la section suisse. Comme e'le fournit accès au vestibule de 1 5 mètres, traversons la sans nous arrêter et rendons-nous à la section russe, enclavée, comme celle de l’Autriche-Hongrie, dans la section française.
- LA RUSSIE.
- Il a été mis à la disposition des exposants russes 3.000 mètres carrés dans les divers palais. La section industrielle comprend 1,875 mètres. Sa façade décorative sur le vestibule reproduit l’entrée du Kremlin complétée par une grande peinture imitant les coupoles de l’ancien palais des tzars.
- Continuons de l’autre côté du vestibule, tout contre les restaurants, par la grande salle de la section Suisse.
- LA SUISSE.
- Elle donne sur le vestibule de 15 mètres, avec une façade nationale d’un caractère très curieux. On yaccède immédiatement au sortir de la salle décorée de paysages dont nous avons parlé. Superficie: 1,562 mètres carrés. Ajoutez-y 250 mètres carrés de la petite salle, cela fait 1,813 mètres carrés rien que pour la section industrielle. La surface totale accordée aux suisses dans l’Exposition atteint d’ailleurs, 6,000 mètres carrés.
- La participation de la République helvétique est officielle. Le crédit ouvert en vue de cette exposition par la Chambre fédérale de Berne s’élève à 455,000 francs.
- Après la Suisse vient
- l’italie.
- (Président du Comité : M. y ilia).
- La section industrielle italienne mesure 1,562 mètres carrés. La totalité des emplacements concédés aux italiens est de 3,500 mètres carrés.
- L’Italie occupe une place importante à la galerie des Machines.
- Auprès de la section Italienne et de la section Suisse, occupant juste autant de place à elle seule que ces deux sections ensemble, voici la section des
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- SECTIONS
- LEGENDE DU POURTOUR DES SECTIONS INDUSTRIELLES.
- {Côté La Bourdonnais) : 65. Pavillons Lacour. — 66. Rovaux.
- — 67. Anciens établissements Cail. — 68. Fonderies et Forges de l’Horme, — 69. Classe 27. — 69 b. Colonie du Cap, —70. Solvay,
- — 73. Commissariat Belge, — 74. Société de Mariemont, — 75 Ecuries, — 76. Direction générale des travaux.
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- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES.
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- LÉGENDE DU POURTOUR DES SECTIONS INDUSTRIELLES
- (Côté Suffren) : 28. Pavillon chinois, — T. Restaurant romain, — 30. Pavillon de Siam, — 31 837. Maroc, — 38. Rue du Caire.
- (Côlè Jardin) 1117. Kiosque à musique, — Pavillon de la Ville de Paris, — 116. Statue de la République. Dôme central.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE l880-
- ÉTATS UNIS D’AMÉRIQUE.
- (M. le général Franklin, commissaire général, M. Bailly-Blanchard, secrétaire délégué à Paris.
- La Chambre des représentants et le Sénat américains ont voté
- un crédit de 225,000 dollars pour la participation officielle des Etats-Unis.
- La section industrielle américaine compte, exactement, 3,125 mètres carrés.
- L’Amérique a une très grande exposition à la galerie des Machines.
- Tout compris, elle est en possession de 8.000 mètres carrés. Ayant suivi la galerie des Etats-Unis jusqu’au vestibule de 15 mètres, nous tournons et nous voilà dans la galerie parallèle, section de la
- NORWÈGE
- La façade nationale norwégienne donne sur la galerie de 15 mètres. Superficie de la section : 937 m. 50 c.
- La Norwège dispose encore d’une superficie de 300 mètres, dans l’Exposition d’agriculture, au Quai d’Orsay, entre le pont des Invalides et le Palais espagnol.
- GRAND DUCHÉ DU LUXEMBOURG.
- La participation du Grand duché du Luxembourg est officielle.
- Superficie : 208 mètres carrés.
- ROUMANIE.
- (.Prince Georges Bibesco, president du Comité).
- L’Exposition de Roumanie, voisine de celle du Luxembourg, s’étend sur 416 m. 55 cent, carrés. En outre, les Roumains disposent de plus de 200 mètres dans les galeries du quai d’Orsay.
- PORTUGAL.
- {President de l’association industrielle portugaise: le vicomte de Melicio, pair du royaume).
- Le Portugal a une section industrielle de 521 mètres carrés, Si l’on y ajoute l’emplacement qu’il occupe au quai d’Orsay, où il a construit un pavillon spécial, on aura un chiffre de 2.000 mètres carrés.
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- LH PALAIS DES BEAUX-ARTS.
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- ESPAGNE.
- (Président du Comité : M. le Sénateur Mafias Lopeç).
- Superficie de la section industrielle espagnole: 1,041 mètres 66 cent, carrés.
- Dans l’ensemble de l’Exposition, l’Espagne est en possession de plus de 4,000 mètres. Elle a élevé un palais au quai d’Orsay, sur la place Malard.
- Poursuivons notre promenade par les galeries de pourtour. Nous y trouvons la section de :
- SAINT-MARIN.
- Superficie occupée ; 208 m. 53 cent, carrés.
- LE ROYAUME DE GRÈCE.
- Commissaire général : M. Vlasto'),
- La participation de la Grèce à l’Exposition de 1889, est officielle.
- Superficie de la section grecque : 562 m. 50 cent, carrés.
- LA SERBIE.
- La participation du royaume de Serbie est officielle.
- Superficie delà section Serbe : 437 m. 25.
- le Japon.
- La section japonaise est coupée en deux tronçons par l’entrée du vestibule de 15 mètres • la première partie, qui avoisine la Serbie, est d’une superficie de 499 m. 80 cent, carrés ; laseconde, de l’autre côté du vestibule, atteint 874 m. 50 cent.
- Exposition de la plus grande importance.
- LE ROYAUME DE SIAM.
- Superficie de la section siamoise : 249 m. 75 cent. l’égypte.
- Superficie de la section égyptienne: 1,125 m- carrés.
- la perse. j
- Superficie de la section persane : 247 m. 72 cent.
- Mais, sans nous arrêter davantage, il convient que nous entrions ' au palais des Machines.
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- LÉGENDE : 39. Gare-terminus Decauville. — 40. Guichet. — 41. Poste de Police. — U. Restaurant Duval. — 45-46-47-48. Générateurs.— 49. Fours de Boulangers. —50. Générateurs Belleville. —51. Ateliers Ducommun.
- — 52-53-54. Générateurs. — 55. Fours de boulangers. •— 56-57. Générateurs. — V. Restaurant Duval. 60. Pavillon de Goldénberg ; 61. Asphaltes ; 62. Forges de St-Denis ; 63. Tuilerie de Montchanin ; 64. Union céramique et chaufournière. — X. Restaurant des Petites Marmites.— 133. Transmission de la Force par l’Electricité.
- — 134. Station du Syndicat des Electriciens. — 135. Station de la Société Gramme.
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- IMPOSITION L'MVHKSHl.l.H DH 1889.
- GAI.KJUE DU r.vr.AIS DES MACHINES.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE l88o.
- PALAIS DES MACHINES.
- Installation. — Éclairage. Expositions détaillées.
- Le vestibule d’entrée correspondant au Palais des Industries diverses, comprend un escalier double, dont la rampe en bronze et fer forgé est très remarquable. Deux figures en bronze, exécutés par MM. Cordonnier et Barthélemy, portant chacune un groupe de vingt lampes à incandescence ornent le départ de l’escalier.
- Ce vestibule est couvert par une coupole sur pendentifs dont l’ornementation rappelle les principales productions de la France et ses principales industries. (Voir ci-dessus, petit dôme central p. 84.)
- Les étrangers occupent, dans la Galerie des Machines, environ le tiers de la suface totale.
- Les générateurs de vapeur prennent place dans la cour de la force motrice, en façade sur l’avenue de la Motte-Piquet. La quantité total de vapeur pour laquelle il a été traité avec les exposants constructeurs est de 496,000 kilog. à l’heure. Cette vapeur est destinée à actionner les machines motrices, et tous les appareils à vapeur en activité installés au Palais des machines.
- Les machines motrices sont au nombre de 32, dont 31 destinées à actionner les arbres de couche de la transmission principale de mouvement du Palais des machines, et une au transport de force par l’électricité qui doit actionner la transmission de la classe 49 (agriculture) sur le quai d’Orsay. Sur les 31 moteurs, 28 actionnent les 4 grandes lignes d’arbres sectionnées elles-mêmes en 28 tronçons ; les 3 autres actionnent des arbres de couche spéciaux. La force motrice total, disponible sur les arbres de couche du Palais des Machines et d’environ 2,600 chevaux.
- La transmission de mouvement principale comprend les 4 lignes d’arbres que l’on voit d’un bouta l’autre du Palais et qui ont chacun une longueur de 300 mètres. C’est sur ces lignes d’arbres que les exposants prennent la force motrice nécessaire à actionner leurs appareils.
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- LE PALAIS DES MACHINES. IOI
- Deux ponts roulants d’une portée de 18 mètres et d’une puissance de 10 tonnes, de construction française, ont- assuré de service de la manutention pendant l’aménagement du Palais, et pendant la durée de l’Exposition, ils servent à transporter le visiteurs d’une extrémité à l’autre de la galerie. Ces ponts, mus par une transmission électrique sur les poutres établies pour soutenir les arbres de couche, sont garnis de banc et portent chacun environ 250 personnes.
- Cet ensemble mécanique a été étudié par M. Vigreux, chef du service mécanique et électrique à la direction de l’Exposition.
- ÉCLAIRAGE DU PALAIS DES MACHINES.
- Dans la nef principale, quatre-vingt-six lampes à arc de 25 ampères, suspendues aux fermes du palais, fournissent, à raison/ de 350 becs Carcel chacune, la lumière de 30, 100 carcels. Chaque ferme porte 5 lampes. A chaque quatrième ferme, la lampe du milieu est remplacée par un lustre de 6 lampes, 11 y a ainsi : 4 lustres fournissant, à raison de iooo becs Carcel chacun la lumière de 24,000 carcels.
- Dans les galeries de pourtour, rez de chaussée et Ier étage (le re2 de chaussée ayant 8m de hauteur et le Ier étage 14). On compte 276 foyers fournissant chacun l’éclairage de 60 carcels. En outre,730 lampes à incandescence éclairent les escaliers donnant accès au Ier étage des galeries.
- On peut estimer de 80 à 90 mille becs Carcel la quantité de lumière répandue dans le palais des machines pour une surface totale, sur le sol, de 77,000 mètres carrés, soit plus d’un bec Carcel par mètre carré.
- Voici maintenant le détail des expositions qu’on rencontre dans la galerie des machines suivant '.'emplacement qu’elles occupent :
- EXPOSITIONS DÉTAILLÉES.
- (droite de la grande galerie).
- Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements (classe 56).
- Matérieldes.chemins de fer (classe 61).
- Machines-outils (classe 53).
- Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux (classe 59).
- Matériel et procédés de la filature et de la corderie (classe 54).
- Matériel et procédés du tissage (classe 55).
- Machines et appareils de la mécanique générale (classe 52).
- Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation (classe 37).
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- Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie (classe 51).
- Matériel èt procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture (classe 63).
- Cour de la force motrice.
- (gauche de la grande galerie).
- Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions (classe 58).
- Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie (classe 48).
- Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires (classe 50).
- ! Electricité (triasse 62). »
- L’exposition dsla classe 62 Electricité comprend environ 1700 mètres carrés du palais des machines. C’est une des parties 'capitales de l’Exposition universelle, moins à cause de la nouveauté des inventions que des extraordinaires perfectionnements qu’on peut y constater, notamment èn ce qui touche l’éclairage, la transmission des forces, la traction, la téléphonie, la télégraphié et autres applications déjà entrées dans le domaine industriel.
- galerie (du Ier étage, côté de l’avenue Suffren).
- Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture (classe 63).
- Matériel des chemins de fer (classe 61).
- galerie (du Ier étage, coté des expositions diverses).
- Matériel des chemins de fer (classe 61).
- Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements (classe 56).
- GALERIE (du Ier ÉTAGE, CÔTÉ DE L’AVENUE LABOURDONNAIS).
- Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions (classe 58).
- GALERIE (du Ier ÉTAGE, COTÉ DE L’ÉCOLE MILITAIRE).
- Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie (classe 48).
- Matériel et procédés dès usines agricoles et des industries alimentaires (classe 50).
- Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie (classe 51).
- Machines et appareils de la mécanique générale (classe 52).
- Matériel et procédés.de la filature et de la corderie (classe 54).
- Matériel et procédés du tissage (classe 35).
- Machine-outils (classe 53).
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- LH PALAIS DES MACHINES. rO}
- Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation (classe 57).
- Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux (classes 59).
- Electricité (classe 62).
- Matériel et procédés du génie civil des travaux publics et de l’architecture (classe 63).
- En sortant du Palais des Machines par la grande porte qui regarde l’avenue Suffren, jetons un coup d’œil, sur le hall établi, entre ce même Palais des Machines et les galeries des Sections industrielles pour le
- MATÉRIEL DES CHEMINS DE FER.
- Mais ce n’est pas seulement ici que figurent les pièces remarquables du Matériel des chemins de fer.
- Une exposition capitale, en cet ordre d’idées est celle de la
- SOCIÉTÉ DECAUVILLE AÎNÉ
- On la trouvera, près de la gare du chemin de fer Decauville « Trocadéro-Tour Eiffel, à droite et à gauche de la voie, où elle occupe 300 mètres carrés.
- Vous verrez là, premièrement, des spécimens de matériel à l’usage de l’agriculture et des forêts : wagons employés pour le service forestier, la récolte des betteraves et des cannés à sucre. Puis, c’est le matériel des travaux publics et des mines ; des types de wagons créés pour les grandes entreprises, telle que New-Haven, le tunnel sous la Manche, et, particulièrement,le Canal de Panama, pour lequel la Société Decauville n’a pas livré moins de 6,200 wagons.
- C’est encore le matériel à voyageurs, dont le principal objef estle chemin de fer de l’Exposition lui-même.On remarquera dans un élégant pavillon, devant la gare, le wagon-salon du Président de la République et une voiture sur bogie à 52 places.
- Et c’est enfin, le matériel de guerre avec les spécimens de tous les wagons récemment étudiés pour porter des canons de 9, 16, 24, 36 et 48 tonnes.
- • Un canon monstre de 48,000 kilogr. se voit même à titre d’exemple, sur des wagonnets à quatre essieux, au milieu derrière la gare au-dessus du tunnel.
- Coupons court, au surplus, à cette digression. Nous pourrions suivre, maintenant, la rue du Caire, qui s’ouvre là, devant nous, du sbrtir de la Galerie des machines. Mais réservons là, si vous le voulez bien, pour la promenade que nous ferons bientôt 'àütour dçs Palais et dans les jardins et parcs, afin d’y admirer à notre aisé les pavillons, palais et constructions de plein air qui s’y trouvent en quantité.
- A l’heure qu’il est, nous avons à visiter le Palais des Arts libéraux, et, selon notre méthode, désireux de conduire avec La plus grande précision ceux qui nous lisent, nous les prierons d’entrer avec nous par la grande porte centrale.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX.
- Exposition théâtrale. — Exposition rétrospective de l’anthropologie et du travail. Moyens de transport. — Enseignement.—Arts et métiers. — Médecine et chirurgie. — Instruments de musique. — Arts libéraux français et étrangers.
- (M. Formigé} architecte du Palais ; M. Paul Sédille, architecte , chef du service des installations intérieures).
- Ce qu’on va visiter, avant tout, au Palais des Arts libéraux, c’est l’exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques.
- Cette exposition , d’une importance capitale et d’une absolue nouveauté, est organisée dans la grande nef du palais, nef longue de 209 mètres et large de 50, coupée de galeries en charpente supportant une terrassé où se continue l’exposition.
- On accède à ce premier étage par des escaliers monumentaux construits de chaque côté du vestibule d’entrée ou d’honneur. En outre, des passerelles sont jetées entre ces terrasses sur portiques et les balcons de la galerie de pourtour.
- Le vestibule est garni de spécimens d’anciens véhicules, attestant dès la porte toute la curiosité de l’exposition des Moyens
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- LH PALAIS DES ARTS LIBERAUX.
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- de transport, dont la salle est voisine. Au centre, sous le dôme, une rotonde en charpente a reçu
- L’EXPOSITION THEATRALE.
- Cette exposition se compose de deux parties qui se complètent et qu’on a cru devoir placer à côté l’une de l’autre,.bien que la première ait été organisé par le commissariat spécial des Beaux-Arts et la seconde par le Comité de l’exposition anthropologique. C’est l’exposition et l’histoire du théâtre et l’exposition théâtrale.
- Au-dessus, dans le vide de la coupole, nous apparaît un modèle de ballon qui fait partie de l’exposition des aérostats et de l’aérostation.
- A droite et à gauche , se présentent les escaliers et les portiques formant, dans la nef, deux immenses rectangles avec pavillon aux angles.
- C’est dans les quatre salles formées par cette construction en charpente que s’offre à nous
- L’EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DU TRAVAIL ET DES SCIENCES ANTHROPOLOGIQUES.
- La combinaison de l’anthropologie, étude de l’homme, de l’ethnographie, étude des mœurs et de l’histoire du travail, étude des états sociaux, comme triple élément d’exposition, donne des résultats fort précieux. Ce qu’on voit ici, c’est l’homme raconte par les instruments de son travail et la succession de ses œuvres. On se rend compte de l’outillage industriel moderne. On constate en quelle mesure l’art a toujours été mêlé à la vie. On suit, pour ainsi dire, pas a pas, l’évolution, de la société.
- La nef centrale, avons-nous dit, est divisée en quatre grandes salles amplifiées de terrasses. Il sera parlé plus bas des galeries de pourtour qui ceignent tout le palais.
- Ces quatre grandes salles intérieures, ferméespar des portiques, constituent deux groupes séparés par le vestibule d’entrée ou d’honneur. Quarante panneaux de M. Charles Toché, d’au moins trois mètres de hauteur et représentant des sujets ethnographiques, contribuent à la décoration murale. C’est là que sont disposées les quatre sections principales de l’Exposition qui nous occupe : I. Anthropologie, ethnographie, archéologie. IL Arts libéraux. III. Arts et métiers. IV. Moyens de transport.
- Il y a une autre section portée au catalogue : Arts militaires ; mais elle a trouvé bien plus logiquement sa place à l’Esplanade des Invalides, au Palais du Ministère de la Guerre.
- Indiquons ici dans quel ordre les divers sujets sont classés et ce qu’on rencontre dans chaque salle.
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- le Prtciaion. |
- il1!
- DE -CHAUSSÉE
- rLAN DU PALAIS DES . ARTS; MBKHA UX.
- He?. de chaussée.
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- LH PALAIS DES ARTS LIBERAUX.
- «<>7
- SALLES DE DRÔITE.
- • CCôté de la Seine).,
- Salle I. Arts libéraux. — Science astronomique. Geodesie. Méiérêologie Physique. Chimie. Chirurgie et physiologie. Manus crûs, tablettes, papyrus , parchemins , etc. Caractères d'imprimerie. Matériel, outils. Types de papier. Outils et types de reliure. Journaux. Affiches simples et à images. Pédagogie : objets et mobilier employés pour Venseignement selon les temps et les pays. Musique et théâtre. Instruments de musique. Salles de théâtre : vues, plans, décors, machines, éclairages, costumes, masques. Collection de maquettes. — Arts du dessin. Architecture : modèles de construction , types de styles architecturaux depuis Charlemagne. — Peintures et modes de peindre : mosaïques , enluminures , peinture à la cire, en détrempe, à fresque, à l’huile, sur verre, sur métaux. — Sculpture en terre, en plâtre, en pierre, en marbre, en bronze, en bois. Procédés de moulage et de fonte. — Médailles et pierres fines, -r Gravure d’art. — Lithographie. — Chromolithographie.
- Salle II. — Archéologie, ethnographie. — Anthropologie. — Moulages de cerveaux, crânes et squelettes typiques. Instruments d’observation physique. Photographies de crânes et de types ethniques. Matériel de travail et specimens d’instruments primitifs. Pièces se rapportant aux origines des arts. Céramique primitive. Plqfis ou modèles réduits d’habitations et de monuments antiques. — Objets relatifs à l’histoire du travail dans l’antiquité : Egypte, Assyrie, Phénicie, Gaule, Extrême-Orient, Nouveau-Monde. Sculptures et peintures reproduisant des professions manuelles. Collection de produits fabriqués caractéristiques.
- SALLES DE GAUCHE.
- (Côté du palais des sections industrielles).
- Salle I. Moyens de transport. Véhiculés primitif s, civières, traîneaux, chariots, Utièrés, terrasses, chemin de fer , bois flottés, modèles de galères phéniciennes, grecques, modèles de vaisseaux, etc. Aérostats, etc., etc.
- Cette section est manifestement appelée à un grand succès de curiosité auprès du public.
- Salle II. Arts et métiers. — Utilisation des forces naturelles: appareils dynamiques primitif s, outils dn travail à la main, engins de levage. Voiles, moulins à vent, soufflets , réservoirs , roue hydraulique. Transformations diverses des énergies : miroirs , lentilles, photographie, appareils électriques. Matières premières animales, végétales, minérales. Comment on se les procure. Comment on les met en œuvre. — Le bois de construction , d'ameublement ; la pierre naturelle, la pierre artificielle, procédés d’emploi, fabrication des bétons , ciments , stries, mosaïques. Arts du feu ; terres
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- 108 EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- cuites, céramique, verrerie, émaillerie. Métaux : orfèvrerie, bijouterie, ferronnerie, serrurerie d’art, gravure, ciselure, dorure, etc. Arts textiles : matériel, outillage des arts textiles , préparation, utilisation des dépouilles animales , peaux, fourrures , crins , cheveux, ivoire, écaille, nacre, etc. Arts de la vie sociale : lé vêtement, l’habitation, l’éclairage, les aliments, l’hygiène, les moyens à correspondre, postes, télégraphe, elc.
- GALERIES DE POURTOUR.
- Ayant visité avec soin l’Exposition historique du travail et de l’anthropologie, faisons le tour de la galerie qui enserre le palais sur ses quatre faces. Prenons par le côié droit en entrant dans le vestibule d’honneur, donnant sur le jardin central.
- Rez de chaussée
- (Côté droit).
- L’installation des brasseries, cafés, restaurants , glaciers, dans lâ galerie ouverte, sur le jardin, occupe, comme on sait, tout le devant du Palais. Nous n’avons pas à en parler ici.
- Du vestibule d’honneur au vestibule de sortie, côté de la Seine, le bas côté sous la galerie à balcons du premier étage et, pareillement , le bas côté parallèle, côté de l’avenue de Suffren , du vestibule de sortie au vestibule d’honneur, sont entièrement réservés à la classe 16.
- GÉOGRAPHIE ET COSMOGRAPHIE.
- Surface totale : 584 mètres carrés
- Le vestibule de sortie, côté de la Seine, et les deux pavillons d’angle ont été dévolus à
- l’enseignement professionnel
- Surface occupée : 1148 mètres.
- Entre le pavillon d’angle et le vestibule central, côté Suffren, dans la galerie correspondant à celle des restaurants et cafés, côté du jardin, nous avons à visiter :
- i° L’exposition de la classe 15 :
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Surface : 596 mètres carrés.
- 2° L’exposition de la classe 14 :
- MÉDECINE ET CHIRURGIE.
- Surface : 628 mètres carrés.
- (La classe 14 occupe également une petite portion du vestibule Suffren).
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- LE PALAIS DES ARTS LIBERAUX.
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- (Côté gauche).
- Traversons le vestibule , nous trouverons dans la galerie de gauche plusieurs expositions de nations étrangères pour les Arts libéraux. Ce sont :
- 1° LES PAYS-BAS.
- Surface occupée : 185 mètres carrés.
- 2° BELGIQUE.
- Surface : 443 mètres carrés.
- 30 SUISSE.
- Surface : 596 mètres carrés.
- 4° RUSSIE.
- Cette dernière exposition est installée dans le vestibule Desaix, en saillie sur les jardins.
- La grande salle qui suit, formant le centre du vestibule Desaix, appartient à la classe 13:
- INSTRUMENTS DE MUSIQUE.
- Surface : 1620 mètres carrés.
- C’est dans cette salle que se trouvent les deux grandes orgues de la maison Mercklin, qui se jouent ensemble ou séparément au moyen d’un seul clavier à transmission électrique. Ces orgues sont supportées par des portiques décoratifs de M. Marcel Deslignières, qui limitent l’emplacement de la classe 13 et se relient aux balcons du premier étage.
- Vient ensuite la dernière salle du vestibule, la saillie sur la terrasse côté Suffren, et correspondant à la salle où est installée la Russie. On y trouve l’exposition des Arts libéraux de
- l’italie.
- En revenant par le bas côté adossé aux restaurants, vers le vestibule du dôme, d'où nous sommes partis, nous voyons dans le bas côté sous la galerie à balcon du premier étage, l’exposition du
- ministère de l’intérieur
- qui fait pendant à l’exposition de la classe^ 161 (géographie et cosmographie) et se continue dans le bas côté opposé, côté Suffren, derrière les salles de l’exposition rétrospective :
- Surface occupée : 384 mètres carrés.
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- Imprimerie . Librairie, f
- Photographie
- Surface environ.- M8?“î (OitouBitcarç
- Dessin et Piasticji
- DU MORD..
- EXPOSITK
- iTROSPEC
- ÆNTHÏh
- Angleterre! g f
- I Enseignement ' Primaire Secondaire
- Knrfar» tntalu #nv* .“1R10*
- Supérieur
- PREMIER
- PLAN DU PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX.
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- I.E PALAIS DES ARTS LIBERAUX.
- I î J
- Premier étage
- 11 sied, à présent, que nous accomplissions la même promenàde de pourtour au premier étage. Nous savons qu’on y accède par l’escalier central, par deux escaliers aux deux extrémités de la nef de l'exposition rétrospective anthropologique et par diverses passerelles. Choisissons, pour l’instant, l'escalier central. Nous trouvons juste au-dessus de l'exposition d e Géographie , celle, très importante, des classes 6, 7 et 8 :
- ENSEIGNEMENT PRIMAIRE , SECONDAiRE ET SUPÉRIEUR.
- Surface occupée : 3610 mètres carrés.
- Dans la galerie de retour, côté de la Seine , est l’exposition de la classe 10 :
- PAPETERIE, RELIURE.
- Surface : 938 mètres carrés.
- Dans la galerie du côté Suffren, se rencontrent :
- i° L'exposition de la classe 9 :
- 1MPRIMERÎE ET LIBRAIRIE.
- Surface : 1517 mètres carrés.
- 20 L'exposition de la classe 11 :
- DESSIN ET PLASTIQUE.
- Surface: 1290 mètres carrés.
- 3° L’exposition de la classe 12
- PHOTOGRAPHIE.
- Surface : 1187 mètres carrés.
- 40 L'exposition des arts libéraux du PORTUGAL.
- Surface : 83 mètres carrés.
- 30 L'exposition des arts libéraux de l'amérique du nord
- qui se continue dans la galerie ouverte au-dessus de la partie du vestibule Desaix occupé, au rez de chaussée, par les Arts libéraux de la Russie.
- Surface totale : environ 1400 mètres carrés.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Le reste de la galerie ouverte, qui fait exactement le tour du vestibule; au premier étage, est attribué au centre, du côté de la grande nef, comme annexe à la classe 13 :
- INSTRUMENTS DE MUSIQUE
- et du côté des sections industrielles à la
- SUISSE.
- (Armes, trophées, équipements des régiments suisses au service de la France, de 1560 à 1830, etc., etc.)— Superficie de la salle : 1620 mètres carrés.
- La partie de la même galerie au-dessus des arts libéraux de F Italie qui correspond à celle attribuée à la Russie, appartient à
- L’ANGLETERRE
- Ainsi que la salle suivante, côté des jardins.
- Surface : 1400 mètres carrés.
- Enfin, nous traversons la section des arts libéraux de
- l'Espagne.
- Surface : 175 mètres carrés.
- Le visiteur a parcouru successivement tous les grands Palais de l’Exposition .Nos prochaines promenades seront donc consacrées à la visite des pavillons et constructions diverses disséminés dans les jardins du Champ de Mars.
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- in
- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES DU CHAMP DE MARS,
- En se dirigeant vers le Champ de Mars par le pont d’Iéna, juste en face de la Tour Eiffel, on aperçoit au dessous du quai de la rive gauche, l’exposition des berges de la Seine, que nous analyserons plus loin ; puis, à droite età gauche du pont, dans une bande de terrain prise sur le quai d’Orsay, nous avons à visiter
- l’histoire de l’habitation humaine
- Essai de restitution des principaux types d’habitation des hommes, correspondant aux états successifs de la civilisation depuis les temps primitifs jusqu’aux temps modernes, par M. Charles Garnier.
- Si l’on veut bien se rendre à l’extrémité de cette bande de terre à gauche de la Tour Eiffel, (en tournant le dos au Troca-déro), on visitera d’abord, sur le quai, construit dans l’axe de l’avenue de La Bourdonnais, le
- PANORAMA DE LA COMPAGNIE GÉNÉRALE- TRANSATLANTIQUE.
- La rotonde de ce Panorama, bâti par l’architecte Nenot, mesure 1500 mètres de superficie. L’édifice, devant être transporté.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
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- HISTOIRE DE L'HABITATION. Assyrie. Phénicie..
- par la suite, dans plusieurs villes de France et de l’étranger, après la clôture de l’exposition, est entièrement et facilement démontable et transportable. Au dehors, les murailles sont décorées de grandes cartes de géographie indiquant les différents parcours des transatlantiques.
- Le peintre du panorama est M. Poilpot, qui a eu, pour collaborateurs, MM. Montenard, Hoffbauer et Motte. La plateforme centrale figure le pont d’un navire du haut duquel le visiteur voit, autour de lui, la rade du Havre, où évoluent les principaux paquebots de la Compagnie.
- Au rez de chaussée, on regarde une série de dioramas représentant des scènes de la traversée, à bord des transatlantiques et la vue de quelques ports français.
- En quittant le panorama, nous remonterons lentement vers notre droite jusqu’à l’avenue Sufifren, pourvoir en détail l’œuvre pittoresque de M. Garnier.
- HISTOIRE DE L’HABITATION HUMAINE.
- Les types d’habitations ressuscités le célèbre architecte sont au nombre de 39, à savoir :
- 10 Abri sous roche.
- 20 Epoque du renne. Hutte en forme de cône, recouverte de treillis végétal.
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- Emprise pour l'exposition flottante I II ponton
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- LÉGENDE
- HISTOIRE DK L’HABITATION.
- (Du pont de l’Alma à l’avenue La Bourdonnais.]
- 1. Abri sous roche.
- 2. Epoque du renne
- 3. Pierre éclatée.
- 4. Pierre polie.
- 5. Habitations la-
- custres.
- 6. Construction de
- l’âge du bronze.
- T. Époque du fer.
- 8. Maison Egyp -
- tienne.
- 9. Tente des No-
- mades.
- 10. Palais Assyrien.
- 11. Palais Phénicien
- 12. Maison Hébraï-
- que.
- 13. Habitation des
- Pelasges.
- 14. Habitation des
- Etrusques.
- 15. Palais Indou.
- 16. Palais Persan.
- 17. Cabanes Ger -
- maines.
- 18. Chaumière Gau-
- loise.
- 19. Maison Grecque.
- 20. Maison Romai -
- ne-italienne.
- 21. Chariot et Tente
- des Huns.
- -eu?[,P ?uoj np a|y 22. Maison Gallo Romaine.
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- LÉGENDE
- HISTOIRE DE L'HABITATION.
- (Du pont de l'Alma à l'avenue Suffren.j
- 23. Maison Scandinave.
- 2-1. Maison Romane.
- 25. Maison du Moyen
- âge.
- 26. Maison de la Re-
- naissance
- 27. Maison Byzan -
- tine.
- 28. Maison Slave. 2Ô. Maison Russe.
- 30. Maison Arabe.
- 31. Maison du Sou-
- dan.
- 32. Maison Japonaise
- 33. Maison Chinoise.
- 34. Huttes Laponnes
- 35. Chaumières des
- Esquimaux.
- 36. Cabane des Sau-
- vages d'Afrique.
- 37. Cabane ronde des
- Peaux-Rouges.
- 38. Palais des Asztè-
- ques.
- 39. Palais des Incas.
- Pétrole international.
- Station d’électricité.
- Dépôt de coke.
- Thomas Powell.
- Annexes des machinés.
- Moulins à vent.
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES DU CHAMP DE MARS. ! \ ~]
- HISTOIRE DE I.'HABITATION : ÉGYPTE.
- 3° Pierte éclatée. Cabane basse à toit large, à murailles de pierre.
- 4° Pierre polie, pyramide supportée par deux montants de roche sur lesquels est posée une dalle énorme.
- 5° Habitations lacustres bâties dans l’eau, sur pilotis.
- ô" Construction de l’âge du bronze.
- 7° Epoque dufer.
- 8° Matson Egyptienne. Un corps de logis massif, supportant une galerie ouverte, encadré de hautes et fines colonnes aux chapiteaux en fleurs de lotus.
- 9° Tente des Nomades.
- io° Palais Assyrien. Une tour crénelée attenant à un corps de logis terminé par une autre tour plus petite et moins haute. Ornementation de la façade faite de grandes lignes verticales régulièrement alternées.
- 11° Palais Phénicien Une tour carrée, surmontée d’un pavillon de charpente destiné à recevoir un vélum, flanquant un corps de logis fort élevé, avec galerie ouverte et toit en terrasse. Façade enluminée.
- 12° Maison Hébraïque, remarquable par sa porte en triangle tronqué, à l’egyptienne et par la vigueur de ses lignes.
- 130 Habitation des Pelasges, construction basse en quartier de roches.
- 140 Habitation des Etrusques. Un massif rez-de-chassée, flanquée de piliers trapus à ses deux angles, supportant un étage, d’une élégante légèreté.
- 150 Palais Indou, haut de 18 mètres, formé de deux tours reliées par un corps central très étroit, un peu en reculée.
- 16° Palais Persan. Un agréable corps de logis, avec un porche ouvert d’une grande baie en plein cintre, à gauche, et sur monté d’un dôme ou Kouba.
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- I 18 EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- histoire de l’habitation. Hébreux.
- 17° Cabanes Germaines.
- i8° Chaumière Gauloise.
- 190 Maison Grecque.
- 20° Maison Romaine-Italienne
- 2i° Chariot et Tente des Huns, un chariot et des toiles d’abri qui se déploient tout autour.
- 22° Maison Gallo-Romaine. Des murs pleins curieusement décorés de débris d’anciennes sculptures, un perron très intéressant supporté par un vieux fût de colonne et son chapiteau.
- 230 Maison Scandinave. Très intéressante construction de bois, faite de rondelles ou poutres non équarries e„t superposées.
- 240 Maison Romane. Un arceau en peirt cintre marque son rez-de-chaussée et l’on voit une galerie au premier étage sous le toit en auvent.
- 250 Maison du Moyen-âge, joli pignon en bois découpé; au rez-de-chaussée large baie en plein cintre.
- 26° Maison de la Renaissance. Cette charmante maison ornée d’une tourelle d’angle, forme avec les deux précédentes un ensemble très décoratif.
- 270 Maison Byzantine', deux ordres de lourdes colonnes séparées par des baies, premier étage surmonté d’une terrasse.
- 28° Maison Slave : construction en bois d’un type écrasé.
- 290 Maison Russe: construction en bois d’un type élancé, décoré d’un fronton en forme deçoire.
- 30° Maison Arabe: une tour carrée, tailladée de créneaux , murs pleins et blanchis à la chaux, vérandas et moucharabiehs.
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES DU CHAMP DE MARS. I IÇ
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- histoire de l'habitation. Maison Etrusque.
- 310 Maison du Soudan', construction quasi-egytienne par la base, ( quasi-arabe, par le sommet.
- 320 Maison Japonaise : petite pagode d’une ornementation très délicate.
- 330 Maison Chinoise : pagode plus grande, aux profils remarquables de finesse.
- 340 Huttes Laponnes: abris et pareils à des ouvertures de terriers. 350 Chaumières des Esquimaux : élevées sur des pieux plantés en terre.
- 36° Cabane des Sauvages d’Afrique : toiture aigue en jonc ou paille, soutenue par des pieux formant colonnes.
- 370 Cabane ronde des Peaux rouges : lourde et de forme arrondie, entourée de perches munies de fétiches.
- 38° Palais des Asçtèques : façade simple, mais d'une harmonie rare et du plus noble caractère.
- 390 Palais des Incas. Cette architecture rappelle beaucoup celle des Egyptiens par sa grandeur massive, ses portes en triangle tronqué et son ornementation visiblement symbolique. On a souvent discuté dans le monde des savants, le problème de cette ressemblance ? Est-elle due au hasard ? Y-a-t-il eu quelques relations entre les Incas et les Egyptiens ? Il est peu probable que ce mystèrepuisse jamais être éclairci.
- Chacune des constructions de l’Histoire de l'Habitation humaine est entourée ou précédée d’un jardin pour la plantation duquel, suivant le principe adopté par M. le jardinier en chef Laforcade, on a rappelé le plus possible la flore des pays
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 18S9.
- évoqués. Ainsi, l’habitation japonaise est environnée de pawlonias, de sophoras, de catalpas, de saules du Japon. L’habitation chinoise a ses abords décorés d’ailanthes, de bambous, d’aralias... le palais indien se prévaut de ses cannas, de ses daturas, de ses ficus, de ses riccins. L’enclos persan à des noyers, des amandiers, des lilas et des pavots. Les habitations phéniciennes, assyrienne, hébraïque, s’ombragent de platanes, de saules de Babylone, d’arbres de Judée, de cèdres du Liban, et se fleurissent d’hibiscus, de roses de Damas, de roses trémières, etc. Dans le voisinage de la cité lacustre, on ne voit que plantes aquatiques, natantes, amphibies ou émergées.
- HISTOIRE DE LHABITATION I INDOU
- Parvenu à l’extrémité de l’histoire de Vhabitation humaine, à droite de la Tour Eiffel, se trouve le
- GRAND BOUILLON DUVAL
- Le visiteur devra revenir sur ses pas, en suivant le chemin qui va du pont d’iéna, à la Tour de fer,et franchir, sur une passerelle, 1a rue en contrebas, dite Chaussée d’Orsay, et le chemin de fer Decauville, pour pénétrer dans le quartier des pavillons et constructions diverses.
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES DU CHAMP DE MARS. 121
- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES.
- (Côte Suffren)
- Nous invitons le visiteur à s’avancer vers la droite, parallèlement au quai de façon à faire tout le tour de la zone des Pavillons, avant d’aborder la terrasse du Palais des Arts Libéraux. Nous aurons ensuite à longer les Palais du côté de l’avenue de Suffren en allant vers l’Ecole militaire et, d’une manière générale, à contourner les grands bâtiments du Champ de Mars.
- Le premier bâtiment que l’on voit, au pied de la Tour Eiffel, est le
- Pavillon de Suez (n° i du plan).
- Construction massive, d’aspect puissant, reproduisant un pylône égyptien. (M. Hardy, architecte).
- Auprès du Pavillon de Suez on remarque l’important
- Palais de la République Argentine fn° 2 du plan)
- Ce Palais, tout en fer, est démontable et sera transporté à Buenos-Ayres. 11 a pour architectes, MM. A. Ballu et Chancel. Sa façade est large de 65 mètres ; la profondeur de la construction est de 26 mètres ; la hauteur du dôme atteint 30 mètres.
- La décoration extérieure est faite de terres cuites, faïence, grès émaillés, mosaïques et cabochons de verre en saillie éclairés le soir à la lumière électrique.
- Le plan est rectangulaire. Cinq coupoles composent la partie centrale. La grande coupole est ornée à sa naissance d’une mosaïque rehaussée de cabochons de verres de couleur et la petite d’une ceinture de porcelaine relevée aussi de cabochons
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- ONV^ Vn -fc*.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- LÉGENDE DU PLAN
- CONSTRUCTIONS DIVERSES
- A DROITE DE LA TOUR EIFFEL
- (Côté Suffren).
- 1 Pavillon de la Compagnie du Canal de Suez.
- 2 — République Argentine.
- 3 — du Brésil.
- — du Mexique.
- — de l’Octroi. b Octroi de Paris.
- — des Douanes Françaises et de la Manutention Decauville.
- 7 W. C.
- 8 , — du Venezuela.
- C Restaurant Tourtel.
- 10 Pavillon de la Bolivie.
- 11 — l’Equateur.
- 12 Chalet Simard.
- 13 Pavillon du Chili.
- TERRASSE DU PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX.
- (Côté Suffren, jusqu’à la porte Desaix).
- 16 Pavillon de Nicaragua.
- 17 — Lota.
- 18 — Salvador.
- 15 Palais des Enfants.
- 14 — des Vagues Océaniques et Musée Japonais.
- 9 Bazar de la Grande-Bretagne
- 19 Serre de Salvador.
- 20 Pavillon du Globe Terrestre.
- 21 — de l’Uruguay.
- 22 — de la République Dominicaine.
- 23 — du Paraguay.
- 24 — de Guatemala.
- 26 - d’Haïti.
- 27 — Indien.
- Coté Jardin central
- 113 Fontaine du Vaisseau de Paris.
- 114 Kiosque à Musique.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- multicolores. Les 4 piliers d’angle sont revêtus de porcelaine et de Verretaillé de façon à miroiter aux lumières.
- Parmi les artistes qui ont travaillé à décorer ce Palais, nous voyons comme peintres, MM. Barrias, Roll, J. Lefevre, St-Pierre, Besnard, Gervex, H. Leroux, L. O. Merson, Cormon, Duffer, Chancel et Ch. Toché, et parmi les sculpteurs, MM. E. Barrias. Hugues, Dupuis, etc.
- Nous laissons à notre gauche le vaste Palais de la République du Mexique, que nous visiterons tout à l’heure, et, tournant à gauche, nous arrivons au
- Pavillon de la Douane et Manutention (n° 6).
- Situé en bordure sur l’avenue Suffren.
- Engageons-nous maintenant dans la voie qui contourne le Palais Mexicain : voici à notre droite le
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES DU CHAMP DE MARS I2<ÿ
- Pavillon de la République du Venezuela (n° 8.)
- Charmant édifice d’une superficie de 450 mètres carrés, et pans de bois enduits et sculpture en plâtre, dans le style très orné de la Renaissance espagnole, tel qu’on en rencontre de nombreux spécimens dans l’Amérique du Sud (M. Paulin, architecte). Exposition importante de bois, minerais, cafés, peaux etc.
- En poursuivant, sur la même route, dans la direction de la Tour Eiffel, nous voyons, toujours à notre droite, le
- PAVILLON DE LA BOLIVIE.
- Pavillon de la République Bolivienne (n° 10).
- Ce pavillon, inspiré aussi du style de la Renaissance espagnole, se compose d’une façade principale surmontée d’une coupole et flanquée de quatre tours d’environ 30 mètres , couronnées elles-mêmes de coupoles jaunes d’or. L’architecte P. Fouquiau a cherché à obtenir son effet par une silhouette générale. Son œuvre domine tout ce qui l’entoure. C’est un point de repère qui se recommande aux promeneurs.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- HISTOIRE DE L'HABITATION I BYZANTIN.
- Le perron, auquel on accède par deux escaliers , nous conduit dans un grand salon, percées sur ses quatre faces de larges baies à verrières éclairant la partie centrale.
- Les faces latérales sont ornées, l’une d’une volière et l’autre d’une serre, au droit desquelles se trouve une enceinte destinée aux animaux de la Bolivie.
- La façade postérieure reproduit l’entrée d’une mine d’argent du pays, dite : Huanchaca.
- Superficie : 800 mètres carrés. Objets exposés : les produits naturels et les produits manufacturés de la Bolivie et des œuvres d’art boliviennes, peintures, sculptures, etc.
- A notre gauche, en face du Pavillon Bolivien, c’est le
- Restaurant Tourtel (n° 9).
- Quelques pas plus loin, situé tout contre la pile n° 3 de la Tour Eiffel, nous visiterons le
- Pavillon de la République de l’Equateur (n° 11).
- Petit pavillon carré, décoré de bas reliefs de style hiéroglyphique. Enormes grenouilles en granit à l’entrée, (M. Chédanne, architecte.)
- Contournons ici le petit lac creusé à notre gauche (en regardant la Seine), entre les piles 3 et 4 de la tour de fer, presque adossé à la pile n° 4 (côté de l’est), nous voyons se dresser le
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES DU CHAMP DE MARS. 127
- Pavillon de l’Empire du Brésil (n° 13).
- Une des tours supporte une coupole en poire ; une autre est dominée par une sphère. Architecture pittoresque. Construction en fer avec hourdis de plâtre sur fourrures en bots. La décoration intérieure est composée de guirlandes et bouquets de fleurs en camaïeu sur fonds d’or et de plafonds peints. Au dehors, beaucoup de sculptures ornementales et six statues représentant les six fleuves principaux du Brésil
- PAVILLON DU BRÉSIL.
- Superficie : 400 mètres carrés.
- L’exposition brésilienne comprend tous les produits du sol de l’empire du Brésil : des cafés, des cacaos, des cannes à sucre, du tabac , des marbres , des bois , plus des produits manufacturés tels que des pavements en mosaïque, etc.
- Auprès du pavillop , on voit les jardins et la serre du Brésil, où l’on voit toutes les fleurs brésiliennes. Dans un bassin sont plantées des « Victoria reçia ", des « litmazône », et d’autres plantes qui vivent seulement dans l’eau chauffée à 30 degrés. Un système particulier de chauffage a été installé pour ce bassin.
- Voir encore , près du lac , la grotte décorée de plantes brésiliennes.
- Superficie des jardins du Brésil : 800 mètres carrés.
- Si nous passons, à présent, entre le Pavillon du Brésil et celui de la République Argentine, nous nous trouvons devant
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- EXPOSITION’ UNIVERSELLE DE 1889
- HISTOIRE DE L HABITATION.
- Russes et Slaves.
- la grande entrée d’une des plus grandes constructions de cette zone : le
- Palais de la République du Mexique (n° 14).
- Une construction tout en fer et tout en tôle, entièrement élevée par des ingénieurs du pays. (M. Anza, architecte).
- Au sortir du Palais Mexicain, en cheminant entre les Pavil-. Ions déjà visités du Vénézuela et de la Bolivie, nous rencontrons à notre droite, le
- Pavillon du Chili (n° 13).
- En face du pavillon du Chili, ce bâtiment rustique fait pour figurer au milieu d’un parc, est le
- Pavillon Simard (n° 12).
- A gauche du Pavillon du Chili nous trouvons la
- TERRASSE DU PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX où sont établis un grand nombre de pavillons qu’il nous taut visiter.
- Nous sommes attirés, en première ligne, par le
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES
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- HISTOIRE DE L'HABITATION : MAISON ARABE.
- Palais des Enfants (n° 15).
- On peut dire de ce Palais qu’il est amusant dès la façade, où l’ornementation est tirée des modèles de poupées et de marionnettes de toutes les époques et de tous les pays. Au dedans, spacieux promenoir le long duquel sont rangés des divertissements variés, des expositions d’objets d’instruction, des dioramas, des buffets. Au fond une scène théâtrale, parfaitement machinée. On y donne des ballets, des séances de pantomime, des exhibitions d’ombres comiques, des représentation d’illusionnistes, d’acrobates et des intermèdes de chant. (Superficie 2000 mètres carrés. Architecte, M. Ulmann).
- Du Palais des Enfants, nous passons, par une communication spéciale, au
- Palais des Vagues océaniques et Musée Japonais (n° 14).
- Ce palais contient des bateaux mécaniques dans lesquels on a l’illusion d’une promenade en plein Océan. Une autre partie de la construction est réservée à une exposition japonaise.
- A l’extrémité de la terrasse, nous faisons halte dans le Palais de la Grande-Bretagne (n° 9).
- Ce pavillon contient des jeux et divertissements anglais.
- Revenant, à présent, sur nos pas , le long de la terrasse, nous voyons, après le Palais des Enfants, proche la grande entrée du Palais des Arts libéraux (façade Sud-Est), les
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- HISTOIRE DE I.'HABITATION : Soudan.
- Serres de lJexposition de Salvador (19).
- Devant ces serres exotiques, dépendances d’un pavillon que nous allons rencontrer (18) s’élève le
- Pavillon du globe terrestre (20).
- On voit dans cette, construction circulaire, d’une forme assez étrange, achevée en coupole, une sphère terrestre d’une dimension colossale.
- Tout auprès, le visiteur s’arrête au
- Pavillon de la République de Salvador (n° 18) (architecte : M. Lequeux.)
- Comme style général, ce pavillon fantaisiste rappelle l’architecture mauresque. La décoration en est faite en staff et surtout la faïence. Ces faïences, exécutées à Gien, représentent les signes du vieux calendrier mexicain et les rois fondateurs du Mexique, avec des inscriptions de noms de ville etc. Surface totale : 104 mètres carrés.
- Nous voyons ensuite le
- Pavillon de Lota (Mines d’or du Pérou) (n° 17). (architecte : M. Sergent.)
- Enfin, le dernier édifice de cette série, est le
- Pavillon de la république du Nicaragua (n° 16)
- Très jolie architecture inspirée de la Renaissance espagnole. (M. Sauvestre, architecte.)
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES
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- Continuons, s’il vous plaît, notre promenade par la longue avenue qui borde le Palais des Arts Libéraux, à droite, parallèlement à l’avenue Suffren.Nous avons à visiter successivement les:
- POURTOUR DES PALAIS Pavillon de l’Uruguay (n° 2).
- Produits naturels et manufacturés du pays. — Conserves alimentaires. —Produits Liebig.
- Pavillon de la République Dominicaine (n° 22).
- (Courtois-Suffit, architecte.)
- Pavillon en charpente démontable. Superficie : 150 mètres carrés. On y trouve surtout des produits agricoles non alimentaires.
- Pavillon du Paraguay (n° 23).
- (architecte M. Moreau.)
- Pavillon du Guatemala (n° 24).
- (architecte : M. Gridaine.)
- Laissons de côté la grande entrée de la façade ouest du Palais des Arts Libéraux : c’est ici que se trouve le
- Pavillon de la République Haïtienne (n° 26) (architecte: M Bon)
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- TOIRB DE L’HABITATION.
- Aztèques. Mexique.-Incas.
- Le visiteur laisse encore à sa gauche l'entrée de la galerie Desaix.
- Nous sommes derrière les galeries des sections industrielles, à l’endroit où sont les sections de Saint-Marin de la Grèce et du Japon. Nous voyons à notre droite les pavillons suivants :
- Pavillon Indien (n’ 27.) (architecte : M. Clark.)
- Pavillon Chinois (n° 28).
- Restaurant Roumain (n° 29).
- Construction en bois d’aspect très exotique et d’une couleur gaie : (M. O. André, architecte.)
- Pavillon de Siam (30).
- Pavillon Impérial du Maroc et Bazars Marocains (n° 31 à 37).
- Le pavillon renferme quelques unes des plus précieuses collections du Sultan de Tanger. Tout auprès est latente impériale; puis, on voit dans un bazar, deux expositions privées , une fontaine et deux cafés.
- Et nous voici dans un des endroits favoris de l’Exposition, la RUE DU CAIRE, (n°2Ô).
- Une rue entière, une rue typique, à façades inégales, frappées de lumières, projetant des ombres inattendues. Des boutiques au rez de chaussée, au-dessus un étage en encorbellement et des moucharabies merveilleux, réellement apportés du Caire. A droite, en s’avançant vers la galerie des machines, c’est un minaret, pur joyau d’architecture arabe, rappelant à la fois celui de Caid-Bey et celui du Sultan Hassan. Puis, des deux côtés, ce ne sont que boutiques de brodeurs, de tailleurs, de fabricants de vitraux, de serruriers, de bourreliers, de selliers, de tourneurs en cuivre, de marchands de tapis... Un peu plus loin, à gauche,
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES
- >33
- 4
- ,------------------S
- voici la Mosquée aux assises de pierre simulées, alternativement rouges et blanches, au baies ornée de coquilles à stalactites. Et voilà des boutiques de marchands de parfums, à côté du Commissariat général, pavillon qui reproduit une école du Caire, à droite, enfin, voici le Café arabe, tente bariolée avec vélum débordant sur la rue, où l’on prend du café noir en écoutant de la musique maure , et, tout en face , la station des âniers égyptiens : cent ânes blancs et cent « ammars » pour les conduire, à la disposition du public, (architecte : M. Lucien Gillet; commissaire-général, baron Delortde Gléon).
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- 34
- exposition universelle df. 1889
- PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Le visiteur arrive, à présent, à l’avenue de la Motte Piquet et à l’entrée de la Galerie des Machines. Qu’il veuille bien longer cette immense galerie parallèlement à l’avenue de la Motte-Piquet
- AVENUE DE LA MOTTE PIQUET.
- Aux deux extrémités de ce passage, sont installés deux Restaurants Duval (n° 42 & 59)
- L'espace compris entre la galerie des machines et l’avenue de la Mothe-Piquet est appelé cour de la force motrice. On y trouve des générateurs pour la mise en action des machines et des fours de boulangers. (N°s du plan de 45 à 58).
- Ces constructions n’ayant pas, à proprement parler, de carac- , tère artistique, nous n’y insisterons pas.
- AVENUE DE LA BOURDONNAIS Retournons à présent, vers la Seine, en longeant l’avenue de La Bourdonnais. Voici les installations qui s’offrent à nous tour à tour : Les six premières sont situées contre la Galerie des Machines
- Pavillon Goldenberg (n° 60)
- Pavillon en pans de bois avec décorations en plâtre et staff et couverture en carton bitumé. Façade ornée de pilastres surmontés de consoles jumelles qui supportent un entablement et un lambrequin.
- Superficie : 60 mètres carrés. (M. P. Fouquiau, architecte).
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES
- 15^
- HISTOIKK 1)K I.'HAMTATION : JAPON KT CHINE.
- Ce pavillon renferme l’exposition particulière de MM.Golden-berg (de Zornhoff-Saverne) : outils en fer pour les métiers et les industries
- Société des Asphaltes (n° 61)
- Forges de Saint-Denis (nn 62)
- Tuilerie de Montchanin (n° 63)
- Union céramique et chaufournière (1T64).
- Construction en bois et en céramique fantaisie. Superficie : 400 mètres carrés (architecte : M. Deslignières.
- Pavillon Lacour. (n° 65)
- Royaux (n° 66)
- Ces deux pavillons renferment des expositions de céramique arralogues à celle de l’Union chaufournière.
- Entre le Palais des Machines et celui des Groupes divers ou des Sections industrielles se placent le
- Restaurant des Petites Marmites (n° 136)
- et diverses stations d’électricité (de 133 à 135).
- Nous passons à présent devant le pavillon des anciens établissements Cail (67), et ceux des fonderies et forges de l’Horme(68), de la classe 27 : « Chauffage, éclairage non eletlrique » (69), de la colonie du Cap — mines de diamants de Kimberley (69 bis), de Solvay (dentelles), du Commissariat belge et des Forges de Mariemont (70, 73, 74).
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- GALERIE RAPP ' 11T;11 mil
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- ‘37
- LÉGENDE DU PLAN
- CONSTRUCTIONS DIVERSES
- TERRASSE DU PALAIS DES BEAUX-ARTS
- {Côte La Bourdonnais, en partant de la porte Rapp).
- /
- 77. Direction des Finances.
- 78. Pavillon Dillemont.
- 79. Foitges du Nord.
- 80. Station d’électricité Edison.
- 81. Bureau central des Postes et Télégraphes.
- Pavillon de la Presse.
- 82. — des Aquarellistes.
- 83. — des Pastellistes.
- 84. — de Monaco.
- {Côté Jardin).
- Iio. Marbreries d'Ossau. ni. Béton Coignet.
- 112. Kiosque à musique.
- 113. Fontaine du Vaisseau de Paris.
- A GAUCHE DE LA TOUR.
- {Côté La Bourdonnais).
- 85. Régie ottomane des tabacs.
- 86. Pavillon Toché.
- 87. Bulletin officiel.
- 88 Folies Parisiennes.
- 91. Pavillon Kaeffer.
- 92. Pavillon Humphreys.
- B. Restaurant Kuehn.
- 94. Pavillon Finlandais.
- 95. Téléphone.
- 96. Pavillon Eiffel.
- 97. Manufactures de l’Etat.
- 98. Société du Gaz.
- 99. Chalet Norwégien.
- 100. Tuilerie Brault.
- 101. Taillerie de diamants Boas
- 102. Chalet Finlandais.
- 104. Pavillon de la Ménagère.
- 106. Chalet Perusson.
- 107. Isba russe.
- 109 Marbrerie Daval.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 188Q.
- histoire de i,’habitation : Renaissance.
- r Nous laissons ici à notre droite les écuries et les bâtiments de la direction générale des Travaux, et nous remontons sur la terrasse du Palais des Beaux-Arts.
- Plusieurs installations d'utilité ont trouvé place de ce côté dans les bâtiments du Palais donnant sur la terrasse : des cabinets de toilette, un salon de coiffure, un cabinet de lecture, un bureau de tabac et le bureau de change du Crédit lyonnais.
- Quatre nouveaux pavillons s’érigent en face du Palais des Beaux-Arts :
- Dentelles de Dillemont (n°78 )
- Forges du Nord (n° 79)
- Edison (n° 80)
- Pavillon de la Presse (n" 81 bis)
- La première construction du Champ de Mars qui ait été achevée Architecte : M. Vaudover. Décoration du porche : deux grands
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- histoire de i/habitation.— Roman. — Moyen-Age.
- panneaux céramiques, la Pensée et la Critique par M. Lionnel Royer et M. Mortreux, céramiste. Mobilier prété par les principales Maisons parisiennes de l’ameublement.
- Le pavillon de la Presse comprend, en réalité, trois pavillons : au centre, le bâtiment de la Presse proprement dit, élevé d’un étage*flanqué d’un Restaurant et du Buieau central des Postes et Télégraphes, avec guichets spéciaux pour les correspondants de journaux et pour le public, etc. Superficie : 700 mètres carrés.
- Nous avons à visiter encore trois pavillons qui complètent la série des constructions de la terrasse du palais des Beaux-Arts. Ils sont d’une élégance extrême et d’un intérêt tout particulier Ce sont :
- Le Pavillon de la Société d’Aquarellistes Français (n° 82) Architecte : M. Escallier.
- Façade ornée de mosaïques à fond d’or, avec cartouches au chiffre de la Société d’aquarellistes et oriflammes. A l'intérieur, après l’atrium, décoré de panneaux, s’ouvrent deux galeries aboutissant à une suite de petits salons pour les dessins d’illustration. Au ier étage, six galeries éclairées par le haut, pour les aquarelles. Superficie totale : 500 mètres carrés.
- Le Pavillon de la Société des Pastellistes Français ( n° 83 )
- Ornementation d’un caractère Louis XV Régence des plus agréables. (M. J. Hermant, architecte.) Une seule salle, à l’in—
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- FA VILLON DE MC NAO< .
- térieur, avec cymaise anglaise, voussure en treillage d’or, vélum plissé en rose et toile assortie sur le mur. Superficie : 210 mètres carrés.
- Le Pavillon de la Principauté de Monaco (n° 84)
- Le pavillon de Monaco (M.Janty architecte), se compose d’un grand hall central, flanqué de 4 pavillons carrés aux angles avec loggia en portique, en façade, et, à l’autre extrémité du hall, serre demi-circulaire. Dans cette jolie villa italienne sont exposés des œuvres d’art, peintures, sculptures, photographies, etdocuments relatifs à la Principauté. On y voit notamment, à droite, les résultats des recherches de S. A. A. S. le prince héréditaire de Monaco, qui a sondé et étudié le fond des mets jusqu’à 3000 mètres autour des Açores.
- Les façades extérieures sont décorées de frises en faïence du pays et de tympans de mosaïque à fond d’or. Aux abords du pavillon, on a disposé des plantes magnifiques, caroubiers, poivriers, palmiers, agavés, oliviers, orangers, eucalyptus, etc.
- Il ne nous reste plus qu’à redescendre vers le quai, par l’avenue ouverte entre le Pavillon de Monaco et le Pavillon des Pastellistes. Nous entrons maintenant, à proprement parler dans les jardins qui avoisinent la région de la Tour Eiffel et nous nous rapprochons de notre point de départ.
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES
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- COTÉ GAUCHE DE LA TOUR EIFFEL
- La première construction qui s’offre à nos yeux de ce côté, c’est la
- Régie ottomane des tabacs (n° 85) La seconde est le
- Pavillon Toché (n° 86)
- Ce pavillon de 7 mètres de largeur sur 5,58 de profondeur, est une loggia à 3 arcades couronnée d’une reproduction en zinc du campanile en cuivre de la chapelle de Chenonceau ( architecte M. L. Roy). On y voit des fresques de M. A. Toché, sur enduit
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889,
- de chaux fraîche, (notamment une grande allégorie bretonne), et d’autres sujets accessoires mêlés à des sulptures en stuc- de M. Deloye.
- Droit devant nous, le grand édifice ouvert est le Théâtre des Folies Parisiennes (n° 88)
- ( Daubray, Scipion et Richard adjudicataires)
- Construction légère, pittoresque, imprévue, charpente finement découpée et qui se drape de riches vélums : tel est le Théâtre de l’Exposition universelle, conçu par l’architecte Letorey.
- On ne manquera pas de faire attention à la scène et à ses dépendances entièrement composées de fer et, vraiment incombustibles, M. Schryver, ingénieur-constructeur, inventeur des maisons en acier, démontables et transportables, en est l’autèur. 11 a voulu prouver par cet essai que son système est applicable aux salles de spectacles.
- L’administrateur général du théâtre des. Folies parisiennes est M. Scipion, il donnera là des opéras comiques, des opérettes, des ballets, pantomimes, jeux d’acrobates, etc.
- L’allée incline vers la gauche ayant en bordure, des maisons de rapport et hôtels particuliers de l’avenue de la Bourdonnais. Nous laissons à notre gauche le
- Pavillon Kæffer (n°9i)
- Près du pavillon rustique Kæffer (construction en bois découpé) l’allée que nous suivons s’embranche à gauche et nous conduit devant la
- Taillerie de Diamants Boas (n° ioi)
- A droite de la Taillerie de Diamants, nous notons le Restaurant Kuhn (n° 93)
- Passons outre à la façade de la Taillerie. En gravissant, devant nous, la petite éminence en forme de montagne de parc, nous rencontrons le
- Pavillon de la Tuilerie Brault (n° 100)
- Ce pavillon contient les expositions distinctes de M. Brault, père « Tuilerie de Choisy-le-Roi » et de M. Brault, fils, « céramique décorative ». M. Deslignières a construit le côté Brault père en style roman et Renaissance de fantaisie ; M. G. Pasquier a construit le côté Brault fils, en style ogival. Décoration uniquement composé de produits céramiques. Superficie : 50 mètres carrés.
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- PAVILLONS F.T CONSTRUCTIONS DIVERSES 143
- Si nous descendons vers la gauche, en contournant le lac de la Tour, nous avons à visiter, sur notre chemin, le
- Pavillon de la Ménagère (n° 104)
- Construction pittoresque en bois et en faïence décorative. Intérieur peint avec frises en céramique. Superficie : 40 mètres carrés. (Th. Landry, architecte). Exposition de meubles, objets et ustensiles de ménage.
- l’Isba Russe (n° 107)
- L’Isba est la reproduction exacte d’une maison de Moujiks. , Un sculpteur sur bois des environs de Moscou, l’occupe avec sa famille et se livre sous les yeux du public à son industrie populaire. (architecte, M. F, Lutun, de Moscou).
- En regard de l’Isba, au bord du petit lac, voilà le
- Pavillon Perus'son (n° 106)
- ( carrelage en grès cérames, produits réfractaires )
- Tout proche, en nous dirigeant vers la pile n° 2 de la Tour Eiffel, un autre petit pavillon nous arrête : c’est le
- Pavillon de la Marbrerie Daval (n°io9)
- Mais ici, repassant sous la tour de fer, entre les piles t et 2, nous arrivons, à gauche, derrière la
- Société du Gaz (n° 98)
- Nous contournons cet édifice pour en gagner l’entrée.
- A notre droite nous apercevons le
- Chalet Suédois (n° 72)
- De nouveau, le visiteur se trouve en présence de la Taillerie de Diamants Boas. Il laisse, à sa gauche, le Pavillon de la Marbrerie Brault, et il est sollicité par les constructions suivantes:
- La Maison de la Société des Téléphones (n° 95)
- Le Pavillon Spécial de Maison Eiffel (n° 96)
- Le Pavillon de la Manufacture de l’Etat (n° 97)
- Le Pavillon Norwégien (n° 99)
- Enfin, en revenant sur ses pas, le long du chemin de fer Decauville, on visitera, à gauche, deux pavillons curieux :
- Le Chalet Finlandais (n° 94)
- Edifie sur le type des habitations Scandinaves. La décoration d’ensemble est fournie par les détails de la charpente et par des panneaux sculptés figurant des scènes de mœurs finlandaises.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- On sera surpris de trouver, dans l’exposition finlandaise, à côté de cuirs, de pelleteries , de canots et accessoires de pêche, de conserves alimentaires, (poisson fumé, demi salé, biscuits, etc., de spécimens de granits, de minéraux, etc., d’excellents téléphones et de remarquables instruments de précision.
- et
- Le Pavillon Humphreys (n° 92)
- Type de construction métallique, tôle ondulée et fer, couveits d'un enduit pour imiter la maçonnerie. Ce pavillon, exposé par une maison anglaise, sert de local au commissariat britannique.
- Que si l’on franchit, maintenant, au moyen de la passerelle de ter, le chemin de fer Decauville et la tranchée d’Orsay, nous nous retrouvons juste dans le terrain de l’Histoire de l’Habitation Humaine, d’où nous sommes partis.
- Nous connaissons tous les pavillons et constructions diverses du parc du Champ de Mars. Indiquons, en terminant, ce qui se rencontre dans le
- Jardin central.
- Il nous suffira de mentionner le pavillon de la Marbrerie d’Ossau (N° 110 du plan) et celui du Béton Coignet, ainsi que les deux kiosques à musique de chaque côté des pavillons de Paris et les deux autres de chaque côté de la fontaine monumentale du Vaisseau de Paris, mais il est à propos de donner quelques détails sur les expositions contenues dans les deux Pavillons spéciaux de la Ville de Paris :
- PAVILLONS DE LA VILLE DE PARIS
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- PAVILLONS ET CONSTRUCTIONS DIVERSES 145
- L’Administration de la Ville se compose de cinq directions: à savoir, les travaux, l’enseignement, les affaires municipales , les affaires départementales et les finances. Les quatre premières participent seules à l’exposition organisée dans les deux pavillons que nous allons visiter et qui sont construits en fer avec revêtement extérieur de menuiserie peinte, façonnée en treillages et participant de la décoration des Jardins, ornements en staff et décoration intérieure en toile peinre.
- Premier Pavillon.
- {Côté La Bourdonnais).
- Ce pavillon est entièrement occupé par la direction des travaux. Entrons par la porte qui regarde la Seine. Les premières salles sont consacrées à l’architecture ; puis viennent les salles des œuvres d’art (œuvres acquises ou commandées) ; des travaux historiques; du plan de Paris; des promenades, plantations et voies publiques ; des eaux et égouts ; des réservoirs, dérivations, canaux, travaux d’assainissement, de service vicinal, de l’Observatoire météréologique et de la salubrité.
- Deuxième Pavillon.
- {Côté Suffreri).
- Ici se trouvent les expositions des trois directions de l’ensei- « gnement, des affaires municipales et des affaires départementales. En voici le détail, par ordre de salles, toujours en partant de l’extrémité qui regarde le fleuve.
- Ecoles maternelles ; cantines et cuisines des écoles; grand préau couvert comprenant le matériel de la gymnastique ; modelages et dessins des écoles primaires et supérieures ; exposition des écoles supérieures Turgot, Lavoisier, Jean-Baptiste Say, etc. ; exposition des écoles primaires. Ecoles professionnelles : salon de travail manuel ; ateliers etc.
- Assistance publique de Paris : statistique ; hygiène ; laboratoire municipal ; régiment des sapeurs-pompiers.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- ENTRÉE DES GALERIES D-AGRICULTURE
- Galeries agricoles. — Esplanade des Invalides. — Berges de la rive gauche.
- EXPOSITION D'AGRICULTURE.
- QUAY D’ORSAY.
- L’Exposition d’agriculture commence, sur le quai d’Orsay, à l’avenue de La Bourdonnais. Elle va du Champ de Mars à l’Esplanade des Invalides. Elle consiste en une double rangée de galeries de fer parallèles, de 13 à 15 mètres de largeur, séparées par l’allée d’arbres du quai et elle se continue, en trois tronçons en bordure sur la Seine, jusqu’à l’Esplanade.
- La première rangée (côté du Garde meuble et Dépôt des marbres du Gouvernement) est consacrée aux classes 49 et 75 , c’est-à-dire au
- MATÉRIEL AGRICOLE ET VITICOLE.
- Ces deux classes occupent une surface de 2,607 mètres carrés
- La rangée parallèle (côté de la Seine), renferme le complément de la classe 75 (viticulture) et l'Exposition des classe 73 bis et 73 ter, à savoir :
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- EXPOSITION D’AGRICULTURE
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- AGRONOMIE. STATISTIQUES j — ORGANISATION, METHODE AGRICOLE ET MATÉRIEL DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE.
- Ces classes occupent une surface de 1,600 mètres carrés, non compris la classe 75 qui en absorbe 677 dans la même galerie.
- Nous arrivons ici à une vaste construction ayant sa façade sur le quai, mais dont la masse s’élève, en réalité, sur la berge. C’est le
- PALAIS DES PRODUITS ALIMENTAIRES.
- (M. Raulin, architecte).
- Dans ce palais, une des parties les plus curieuses de l’Exposition, sont réunies les classes suivantes composant le groupe VII : cl. 67, CÉRÉALES PRODUITS FARINEUX ET LEURS DÉRIVÉS ; cl. 68, BOULANGERIE ET PATISSERIE J Cl. 69, CORPS GRAS ALIMENTAIRES, LAITAGES ET ŒUFS ; cl. 70, VIANDES ET POISSONS ; cl. 71, LÉGUMES ET FRUITS ; Cl. 72, CONDIMENTS STIMULANTS, SUCRES, CONFISERIE; cl. 73, BOISSONS FERMENTÉES, GRANDS VINS, COGNACS, LIQUEURS, BIÈRES, ETC.
- En face du Palais des produits alimentaires est
- L’écurie Modèle exposée par M. Rabourdin. et la
- CZARDA HONGROISE.
- Tout auprès du palais des produits alimentaires se trouve le PALAIS PORTUGAIS
- Joli édifice, construit par MM. Ach. et J. Hermant dans le style Louis XV portugais, tout en bois revêtu de planches avec une toile tendue au dedans et des ornements en staff au dehors. Les architectes se sont inspirés des hôtels de Coïmbre et des monuments de Lisbonne. La décoration se compose de frontons de croisées très compliqués de lignes, de grands motifs d’armoiries du Portugal et de Bragance et d’une loggia, au rez de chaussée, rappelant les arcs du cloître de Bellem. Superficie 500 mètres carrés.
- Nous 1 entrons dans les galeries de l’Agriculture. La rangée, côté du Garde meuble, a été dévolue aux classes 49 et 74 *
- MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DES EXPLOITATIONS RURALES ET FORESTIÈRES ;
- SPÉCIMENS D’EXPLOITATIONS RURALES ET D’USINES AGRICOLES-
- MACHINERIE AGRICOLE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Surface concédée : 2,607 m. c.
- La rangée parallèle , côté de la Seine, est encore dévolue à la classe 74, pour l’exposition des
- PRODUITS AGRICOLES.
- Surface occupée : 2,277 m- c*
- Une passerelle, jetée sur la place de l’Alma, nous permet de poursuivre vers l’Esplanade sans quitter l’enceinte de l’Exposition.
- Cette passerelle, due à M. Gautier, architecte, et qui forme la grande pièce d’exposition de la maison Moisant, Laurent, Savey et Cie, présente deux piles à ses extrémités et un grand tablier suspendu par un très bel arc, le tout décoré d’écussons et d'oriflammes. Elle a une portée de 50 mètres au niveau de la chaussée, entre les piles des arcs de suspension et 27 mètres de hauteur depuis le sol jusqu'au sommet. Le plancher se trouve établi à 7 mètres au dessus de terre. MM. Rubé, Chaperon et Jambon ont brossé la décoration.
- Ici la rangée, côté des Magasins centraux militaires, appartient entièrement à la classe 40.
- MACHINERIE AGRICOLE EN MOUVEMENT.
- Surface occupée : 3,318 m. c.
- La galerie parallèle appartient pour la plus grande part à la classe 74, pour les
- PRODUITS AGRICOLES.
- Superficie : 2,718 m. c. et pour une petite part à la classe 76
- INSECTES UTILES ET INSECTES NUISIBLES.
- Superficie : 180 m. c.
- A cet endroit, entre la rue Malar et la rue Jean Nicot, s’ouvre une nouvelle place dans le genre de celle du Palais des produits alimentaires. En façade sur le quai, mais construit sur la berge, est le
- PALAIS ESPAGNOL
- Ce palais est l’œuvre de l’architecte Melida. Il est conçu dans un style d’inspiration mauresque et mesure en superficie240 mètres carrés. Les vins d’Espagne y occupent une grande place.
- Puis, entre l’allée d’arbres qui court au milieu des galeries d’agriculture, c’est l’exposition de la classe 74, en ce qui touche
- l’aviculture.
- Superficie : 250 m. c.
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- PORTE DE L'EXPOSITION D’AGRICULTURE
- En arrière sont diverses installations spéciales. Du côté de la rue Malar, c’est une exposition de
- FOURS DE BOULANGERS.
- Du côté de laruejean Nicot, c’est
- l’installation delahaye.
- Puis les galeries d’agriculture se développent de nouveau et nous visitons tour à tour les expositions agricoles étrangères :
- ÉTATS-UNIS.
- Surface totale : 1,497 60 c. c.
- SUISSE.
- Surface totale : 936 m. c.
- ITALIE.
- Surface totale : 371 m. c.
- A la hauteur de la rue Surcouf, jusqu’au boulevard de la Tour Maubourg, la galerie qui longue la Seine est interrompue, à cause de la disposition des quais. Nous traversons le boulevard La Tour Maubourg sur une passerelle comme nous avons fait la place de l’Alma.
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- «5°
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE X 889.
- Aussitôt, la double galerie reprend et continue sur une longueur de 100 mètres et tournant à notre droite , nous entrons dans l’Esplanades des Invalides.
- Les locaux du groupe de l’agriculture comprennent un espace total de 15,984 mètres carrés couverts.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- Pavillon des postes — Ministère de la guerre. Exposition de l'hygiène, etc.
- Exposition coloniale, Annam, Tonkin, Algérie, Tunisie, etc..
- A notre gauche , le long du quai, en débouchant des galeries d’agriculture, nous apercevons
- le moulin anglais. (n° 6 du plan).
- LA LAITERIE ANGLAISE (n° 5).
- LA BEURRERIE SUEDOISE (n° 4).
- LE PAVILLON DE LA RÉPUBLIQUE SUD-AFRICAINE. (PRETORIA) (n° 3)
- Style des habitations du Transvaal,corps de logis précédé d’une large vérandah. Fenêtres à guillotine, décoration peinte sur fond de bois vernis. On trouve dans ce pavillon des minerais d’or et d’argent, des pépites d’or, des fourrures, cornes, céréales, laines, plumes d’autruche, curiosités cupes. (Architecte, M. Gustave Marchegay.)
- A notre droite se remarquent :
- LA BOULANGERIE HOLLANDAISE (il0 7 du pjail).
- LE PAVILLON WOOD (8).
- LE PALAIS GASTRONOMIQUE (lO). et quelques pas plus loin, sur la même ligne
- MINISTÈRE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES.
- Construction qui se rattache à l’architecture antique, avec fermes apparentes en bois de 24 mètres de portée sans entraits et couverture de bronze, décoration peinte, au dedans et au dehors par M. Ledoux, d’après les données historiques de Hittorff. Superficie : 500 mètres carrés. Exposition de l’Histoire de la Télégraphie et du Matériel postal (M. Boussard, architecte.)
- Mais ici commence l’Exposition coloniale et des pays de protectorat, l’une des parties les plus attrayantes et les plus neuves de l’iminenss manifestation.
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- EXPOSITION COLONIALE
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- EXPOSITION COLONIALE, -
- palais algérien (n° 12.) M. Ballu, architecte.
- L’effet de ce palais, avec son minaret blanc tout rehaussé de faïence, son porche, ses Koubbas (ou coupoles), ses loggias, ses arcades , ses galeries ajourées, est des plus pittoresques. A l’entrée , rien de plus charmant que le porche à quatre colonnes adossé au minaret, haut de 22 mètres. Dans ce minaret se dissimule un escalier conduisant aux deux loggias supérieures, l’une regardant la Seine et l’autre le jardin.
- Sous la coupole est un vestibule carré , abritant la statue de l’Algérie, par M. Gauthier. De là part une grande-allée intérieure qui divise l’édifice en ‘deux portions égales : à gauche, le grand hall, haut de 8 mètres et coupé en trois travées pour chacun des trois départements algériens ; à droite, l’installation des industries indigènes, brodeurs, émailleurs, tisseurs, marchands arabes etc., etc
- Du côté de la Seine, à gauche du Minaret, vous verrez la galerie des Beaux-Arts et Arts libéraux de la colonie ; puis, au centre du palais, vous vous arrêterez à la ravissante cour mauresque entourée de portiques et donnant sur un jardin planté des plus remarquables végétaux algériens. Enfin , derrière le hall, est la galerie de dégustation des vins d’Algérie.
- La porte de sortie, du côté de la section tunisienne, reproduit exactement la porte du musée d’Alger.
- Superficie du palais : 2000 mètres carrés.
- Tout auprès.de l’exposition algérienne se dresse le
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- i J|l||§|
- *<•6 i W
- Tontes
- Sociale
- f
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- ESPLANADE DES INVALIDES.
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- LEGENDE DU PLAN
- DE
- L’ESPLANADE DES INVALIDES.
- 1. Chemin de fer Decauville, gare de départ.
- 3. République Sud-Africaine (Transvaal).
- 4. Beurrerie suédoise.
- 5. Laiterie anglaise.
- 6. Moulin anglais.
- 7. Boulangerie hollandaise.
- 8. Pavillon américain Wood.
- 9. Matériel et procédés du Génie civil, etc.
- 10. Restaurant.
- 11. Ministère des Postes et Télégraphes.
- 12. Algérie.
- 13. Chemin de fer glissant.
- 14. Exposition tunisienne. — Bazar.
- 15. Exposition forestière.
- 16. Palais Tunisien.
- 17. Boutique. — Produits du Djerid.
- 18. Café et restaurant tunisiens. — Boutique.
- EXPOSITION
- 19. Madagascar.
- 20. Pavillon hindou.
- 21. Pagode de Villenour.
- 22. Mirador.
- 23. Annam et Tonkin.
- 24. Tour de Saldé.
- 25. Village sénégalais.
- 26. Restaurant annamite.
- 27. Tombeau. — 28. Serre.
- 29. Village alfourou.
- 30. Bazar agricole.
- 31. Village néo-calédonien.
- 32. Palais Central.
- 33. Village pahouin.
- 34. Colons concessionnaires.
- 35. Factorerie du Gabon.
- 36. Martinique et Guadeloupe
- 37. Restaurant créole.
- COLONIALE
- 38. Palais de la Cochinchine.
- 39. Tombeau. — 40. Mirador.
- 41. Théâtre annamite.
- 42. Village cochinchinois.
- 43. Guyane.
- 44. Pagode d’Angkor.
- 45. Indes Néerlandaises.
- 46. Matériel du Génie civil.
- 47. Panorama Tout-Paris.
- 48. Ecole modèle.
- 49. Chalet Poitrineau.
- 50. Blessés militaires.
- 51. Tentes.
- 52. Economie sociale.
- 33. Hygiène de l'habitation.
- 34. Assistance publique.
- 33. Geneste et Herscher. 36. Ministère de la Guerre.
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- 54
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- PALAIS TUNISIEN (n° l6.)
- (M. Saladin, architecte).
- Il y a, en Tunisie, des monuments de plusieurs types d’architecture arabe. M. Saladin s’est attaché à nous en offrir des spécimens dans les palais ingénieusement composite qu’il a su construire.
- Voici, d’abord, le gracieux monument de Sidi-Ben-Arrous , copié au naturel et haut de 36 mètres. A l’un des angles de l’édifice (côté des Invalides), c’est l’arcade de Souck-el-Bey ; de l’autre côté , ce sont des vérandas et des fenêtres curieuses empruntées aux vieilles maisons dé Tunis. Puis, c’est la porte de la Médersa-Sullymania, une école arabe, une façade et un dôme de Kai-rouan, etc., etc. L’ensemble est d’un intérêt saisissant.
- Des deux côtés de la cour intérieure régnent une reproduction des fameux soucks de Tunis et, particulièrement, les soacks ou magasins de la rue des Etoffes. Une voûte massive appuyée sur de fortes colonnes géminées et peintes en rouge , en vert et en blanc, recouvre les boutiques. Le jour n’arrive que par les trous circulaires dont la voûte est percée.
- Derrière les palais tunisiens et algériens régnent de beaux jardins et des parcs. Nous ne voyons rien de particulier à signaler, sauf le petit chemin de fer glissant, le long de la rue de Cons-tantine.
- La construction suivante sur l’avenue centrale est la charmante
- PAGODE DE VILLENOUR (n°2I.)
- Cette reproduction du gracieux temple indien de Pondichéry donne une idée très juste de l’architecture sacrée du pays de Bouddah.
- Derrière cet édifice, noüs sommes sollicités par
- LE PAVILLON INDOU , (n° 20,)
- LE PAVILLON DE MADAGASCAR, (n° 19.) où des indigènes des Indes françaises et de I’île Malgache fabriquent et vendent des objets de leur nation , tissus , bijoux, vanneries, etc.
- Nous regagnons l’allée médiane de l’Esplanade pour visiter le
- PALAIS DE L’ANNAM ET DU T0NK1N (n° 23.)
- qui fait pendant au Palais de la Cochinchine.
- Deux salles de 25 mètres de longueur, de 8 mètres de largeur, rattachées entre elles par deux galeries, à cours extrémités, et séparées, au centre, par une cour carrée, où s’élève un oratoire occupé par un Bouddah gigantesque, modelé d’après des documents originaux, par le sculpteur Raffegeaud. Des plafonds de
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- EXPOSITION COLONIALE
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- fin rotin tressé, décorés de poissons, d’oiseaux et de dragons peints et vernis. Des toits superposés, relevés des deux côtés, les pointes de gondoles, couvertes en tuile rouge vif et ornées de faience verte. Une porte principale qui reproduit exactement celle de la pagode de Quan-Yen, près Haïphong. Deux terrasses chargées de plantes décoratives de l’Annam et un pont à colonnes de bronze jeté sur un bassin, comme au pont de la pagode de Chin-Tri; tel est, en raccourci, le pavillon du Tonkin(M. Ville-dieu, architecte).
- Derrière le Palais du Tonkinet de l’Annam, on remarque:
- LE RESTAURANT ANNAMITE (26.)
- LA TOUR DE SALDÉ AU SÉNÉGAL (24.)
- La tour de Saldé fut un des premiers blockauss construits par le général Faidherbe pour la défense du Sénégal. Il se tient en tête du village sénégalais, protégé, d’autre part, de fortifications en terre.
- LE VILLAGE SÉNÉGALAIS (25.)
- LES SERRES DE L’EXPOSITION COLONIALE (28.)
- PALAIS CENTRAL DES COLONIES ET PAYS DU PROTECTORAT.
- Le palais central de l’exposition des colonies, long de 75 mètres et couronné d’un dôme de 30 mètres, occupe en surface, 2,000 mètres carrés. Construit en bois sur soubassement de briques et mortier de sable et couvert d’une tuile émaillée de deux tours, ce palais se compose de 3 salles dont celle du milieu, surmontée d’une coupole sur plan carré, donne accès dans les deux autres. Cet édifice, élevé par M. Sauvestre, architecte en chef de la section coloniale, réunit les collections de l’Etat, les expositions des travaux publics, envois des maisons pénitentiaires, études concernant toutes les colonies etc. Il se rapproche du style des pays du soleil par les silhouettes générales et la couleur des matériaux, sans être préciséement de tel ou tel style.
- Derrière le Palais central, on visitera :
- LE VILLAGE PAHOUIN (33.)
- LE VILLAGE NÉO-CALÉDONIEN (3 I.)
- LE VILLAGE ALFOUROU (29.)
- LE BAZAR AGRICOLE (30.)
- Le village néo-calédonien ou canaque peut donner une idée de toutes les bourgades sauvages. Au centre, la case du chef et quelques huttes, autour, couvertes en peau de niaouli. Ces huttes sont habitées par des familles indigènesde la Nouvelle-Calédonie.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 188q.
- RÉPUBLIQUE SUD AFRICAINE (TRANSVAAL).
- Mais voici un édifice bien fait pour nous attirer par son éclat et l’originalité de ses profils. C’est le
- PALAIS DE LA COCH1NCHINE (38.)
- Ce palais construit dans le pays même, a été remonté en quelques semaines, à l’Esplanade des Invalides, par une équipe d’ouvriers annamites, sous la direction de M. Foulhoux, directeur des bâtiments civils en Cochinchine.
- L’édifice se compose d’un grand pavillon central avec deux constructions latérales. Comme couronnement, une crête de vingt mètres de haut sur trois de long, en terre cuite émaillée, exécutée à Cai Mai, près Saigon, et représentant une théorie de personnages marchant comme dans la rue. L’ensemble de l'architecture est peint en rouge, bleu et vert et d’une grande richesse.
- Au dedans, on trouve une grande salle principale et deux galeries annexes; une jolie cour ornée d’une vasque et d’un jet d’eau et une galerie en gradins très originale. Tout autour du bâtiment sont plantés des mâts de pagodés où flottent des oriflammes et l’on a disposé, de place en place, des tombeaux annamites, des vases décoratifs, des dragons fantastiques, etc., etc.
- On ne manquera point d’admirer les superbes pièces de charpente de ce palais. Ce sont des poutres énormes en bois de Jeo, très dur, taillées et sculptées avec la plus rare finesse. De vrais chef-d’œuvres de charpenterie.
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- EXPOSITION COLONIALE
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- Derrière le Palais Cochinchinois s’élèvent, d’un côté
- LE THÉÂTRE ANNAMITE (4 I .)
- LE VILLAGE COCHINCHINOIS (42.)
- Et de l’autre :
- LE RESTAURANT CRÉOLE, (37.)
- LE PAVILLON DE LA MARTINIQUE ET DE LA GUADELOUPE (36.)
- LE PAVILLON DE LA FACTORERIE DU GABON (35.)
- Un beau jardin, largement dessiné et garni des plantes les plus ornementales précède la
- PAGODE d’aNGKOR. (44).
- Très fidèlement copiée sur l’un des temples de la célèbre ville des anciens Khmers. Architecture riche et décorative. Restitution de M. Fabre,architecteà Pnom-Pehn.
- Derrière la Pagode d’Angkor, on visitera le
- PAVILLON DE LA GUYANE. (44).
- et le
- VILLAGE DE L’ARCHIPEL INDIEN. (45).
- Installation très curieuse d’un village ou Kampoun de Java ou de Sumatra, au milieu d’un jardin planté de végétaux exotiques. Ce Kampoun peuplé de bayadères, est l’un des succès de l’Esplanade des invalides.
- En sortant du Kampoun, les hommes d’étude ne manqueront point d’examiner
- L’ÉCOLE MODÈLE (48). qui se trouve auprès de la rotonde du
- panorama Tout Paris. (47).
- Le spectateur est supposé au milieu de la place de l’Opéra où il voit défiler devant lui, par une belle journée, la plupart des personnalités qui composent ce qu’on nomme : le Tout Paris.
- A côté du Panorama du peintre Castellani, faisant vis-à-vis à l’Ecole modèle l’on doit donner un regard au
- CHALET POITRINEAU (49).
- Types de constructions rustiques.
- Immédiatement, derrière la rotonde du panorama, nous visiterons l’exposition de la classe 63.
- MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DU GÉNIE CIVIL, DES TRAVAUX PUBLICS ET DE L’ARCHITECTURE (46).
- Retournons, maintenant, vers la Seine, en regardant les édi-, fices qui s’offent à nous, sur notre gauche. C’est, d’abord, la grande exposition de la
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- 1^8 EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- EXPOSITION DU MINISTÈRE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- Société de secours aux blessés. (50 et 51).
- Cette exposition compte cinq sections : le train sanitaire, les ambulances, les bateaux, les voitures d’ambulance et les tentes.
- Nous rencontrons ici le
- GROUPE DE L’ÉCONOMIE SOCIALE. (52).
- Instructive réunion de constructions populaires: cercle ouvrier, maisons ouvrières, sociétés ouvrières, restaurant ouvrier, etc. etc.
- Derrière le Cercle ouvrier et les Maisons ouvrières, est l’Exposition très riche de la classe 39.
- OBJETS DE VOYAGE ET DE CAMPEMENT.
- Et, tout au bout de l’avenue centrale, adossée à la place des Invalides, se trouve le
- L’exposition de la classe 64. « Hygiène, assistance publique, eaux minérales » comporte, un bâtiment central, surmonté de trois coupoles basses, d’un style mi-classique, mi-oriental. (M Girault, architecte), affecté à l’Assistance, des galeries pour
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- PALAIS DH L’HYGIÈNE
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- l’Hygiène et une série d’installations particulières comme le pavillon Geneste et Herscher.
- 11 faut surtout visiter l’exposition de l’Assistance publique (ministèrede l’Intérieur) : services des sourds-muets,des aveugles, des aliénés, régime des hôpitaux, assistance infantile, etc. etc.
- On peut prédire aux salles de l’assistance infantile un vrai succès de curiosité. C’est là que sont réunis tous les objets employés pour l’élevage des enfants nouveau-nés, dans toutes nos provinces: meubles, ustensiles, accessoires, tours, marques, colliers, boucles d’oreilles, biberons, berceaux, etc., etc.
- Il y a aussi tous les types d’emmaillotement, et, en général, tout ce qui concerne les soins à donner à l’enfance, avec les derniers perfectionnements.
- L’organisatrice de cette partie de l’exposition, est M'"e Landrin, inspectrice générale de la protection de l’enfance au ministère de l’Intérieur.
- Dans le groupe de l’Hygiène est compris, le
- PAVILLON GENESTE ET HERSCHER. (55).
- . Cette installation comprend, sur une surface de 500 mètres carrés, des appareils de chauffage, d’aération, de ventilation, de salubrité, etc. etc.
- Vient ensuite le
- PALAIS DU MINISTÈRE DE LA GUERRE.
- Vaste et bel édifice long de 150 mètres et profond' de 23, précédé, comme porche d’entrée, d’un château-fort du moyen-âge, avec douves, guettes, mâchicoulis, chemin de ronde, etc.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- L’exposition militaire se divise en deux part’es : engins modernes (classe 66) exposés par les grandes sociétés de construction métallique, Fives-Lille, Société Hotchkiss. Forges de Com-mentry, etc. 2e Sciences militaires. Synthèse militaire. Deux salles sont consacrées à l’exposition des souvenirs historiques, portraits de guerriers illustres, armes, épées, bâton de commandement, décorations, reliques d’anciens capitaines, chapeau du maréchal Davoust troué de balles, étendard de Jeanne Hachette, boulet qui tuaTurenne etc. Au milieu de la salle, deux chevaux de bataille entièrement caparaçonnés.
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- PORTE PRINCIPALE DE L'BXPOSITION DU MINISTÈRE DE LA GUERRE
- Chaque arme nous montre son histoire : voici l’Artillerie (petits modèles de canons de toutes les époques sur des tables de i m. 10 de hauteur) : le Génie (reconstitution de sièges célèbres, construction des ponts de bateaux) ; la Cavalerie (transformation des armes blanches et des armes à feu ; transformation de l’équipement du cavalier et du harnachement du cheval ; histoire de l’équitation) ; l’Infanterie (modèles d’armes de jet et d’armes à feu portatives ; représentation de batailles mémorables gagnées parles fantassins); les services administratifs et de santé (voitures d’ambulance, instruments de chirurgie, etc., etc.
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- PALAIS DE LHYG1ÈNE
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- Dans les dépendances du Palais, sont établis les divers services ayant rapport à la vie militaire: hangar pour l’aérostation, pavillon pour les poudres et salpêtres, tentes de boulangerie, etc. etc. On n’a même pas oublié d’établir un kiosque pour la musique militaire.
- L’organisateur de cette brillante exposition est M. le général Gervais. L’architecte est M Walwein.
- Notons enfin, pour ne rien omettre que la bande de terrain qui fait angle droit avec les gaieries agricoles du quai d’Orsay et qui s’étend entre la classe 63, les dépendances du palais de la guerre, l'exposition de la classe 39, le bâtiment de la Société de secours aux blessés et la rue Fabert, appartient à l’agriculture.
- {Rive gauche').
- Nous venons de parcourir l’Esplanade. Le mieux est, à présent, de nous diriger vers le Trocadéro'en longeant le quai d’Orsay, de façon à nous rendre compte des expositions des berges de la rive gauche.
- Tout d’abord, contre l’Esplanade même, voici l’exposition de la BALNÉOTHÉRAPIE.
- En second lieu, c’est la grandê annexe à la classe 63 :
- MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DU GÉNIE CIVIL, DES TRAVAUX PUBLICS ET ARCHITECTURE.
- Passons, sans nous arrêter, devant le ponton des bateaux vers l’extrémité des galeries de l’agriculture.
- Laissons de côté aussi les deux palais espagnols et portugais que nous avons déjà visités :
- Nous franchissons de nouveau la passerelle de la place, de l’Alma et
- Le palais des produits alimentaires que nous avons déjà visité.
- Le pavillon des chambres de commerce.
- Le pavillon de l’ostréiculture et la pisciculture.
- Le panorama de la compagnie transatlantique.
- Ce Panorama nous est déjà connu. Il fait partie des expositions du quai, mais la construction en est, en réalité, faite sur la berge et sur pilotis.
- En face de « l’Histoire de l’Habitation » est l’exposition de la classe 65 :
- matériel de la navigation et du sauvetage.
- Au-delà de ce bâtiment, dans le cours même du fleuve , est réservée
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- C1.74 Produits Agricoles
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1880.
- LÉGENDE
- GALERIES DE L’AGRICULTURE.
- Agronomie, organisation agricole, cl. 73b'8 et 73tel. Matériel agricole et viticole cl. 49, cl. 73.
- 17 Gare du chemin de fer Decauville,
- Palais des produits alimentaires.
- 16 Czarda hongroise.
- 15 Ecurie Rabourdin.
- Galeries des produits agricoles (cl. 74).
- Pavillon du Portugal.
- Galeries du matériel et machinerie agricole (cl. 30). Passerelle de la place de l’Alma.
- Produits agricoles (cl. 74).
- Machinerie agricole en mouvement (cl. 49).
- Palais de l’Espagne.
- 14 Italie-Tonneau.
- 12 Colonies Espagnoles.
- 11. Exposition Sylvestre.
- Etats-Unis,
- Italie.
- Suisse.
- 1 Pays-Bas.
- 8 Roumanie.
- 10 Danemark.
- 3 Autriche-Hongrie.
- Boulangerie anglaise 6 Norvège.
- Russie.
- 5 Belgique.
- Colonies Anglaises.
- Passerelle des Invalides.
- Angleterre.
- Galeries de l’Agriculture. (Rue Faberl).
- LEGENDE
- BERGES DE LA SEINE.
- (De VEsplanade des Invalides an Pont d’Ietia).
- 1 Balnéothérapie
- 2 Matériel et procédés du Génie Civil (Cl. 63).
- 3 Palais de l’Espagne.
- — du Portugal.
- — des produits alimentaires.
- Pavillon des Chambres de commerce.
- — de l’Ostréiculture.
- — de la Pisciculture.
- Exposition maritime et fluviale.
- Pétrole international
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- EXPOSITIONS DES BERGES DE LA SEINE 16<j
- l’emprise pour les expositions flottantes (maritimes et fluviales).
- Un peu plus loin, adossés aux deux côtés du pont d’Iéna, nous voyons les deux pavillons des
- Industries internationales du pétrole
- Ces deux pavillons sont reliés par un passade ménagé sous le pont. Le plus curieux des deux, situé à notre droite en regardant le Trocadéro, se présente aux yeux sous la forme d’un réservoir à pétrole ou à naphte. On y trouve un panorama peint par Poilpot et figurant des sites des régions de l’huile des Etats-Unis et du Caucase, et une exposition de l’éclairage, du chauffage et de la production de la force motrice par les huiles minérales.
- La construction consiste en une enveloppe cylindrique, en tôle de fer rivée, de 18 mètres de diamètre et de 8 mètres de hauteur. La rigidité du métal supprime toute armature intérieure et tout contrefort. Aucune place n'est perdue. Au rez de chaussée, appareils et outillage de l’industrie du pétrole, types et modèles d’usines et paroi intérieure réservée au panorama. Au dessus, plate-forme de point de vue disposée comme dans les panoramas ordinaires.
- Tout auprès, le long des curiosités archéologiques de l’Histoire de l’habitation s’étend, contre le quai, la
- STATION CENTRALE D’ÉLECTRICITÉ.
- Vous voyez ensuite, sur la même ligne, le dépôt de coke de Quissac et Meunier, l’installation de Thomas Powel (machines à vapeur), l’exposition du duc de Feltre (moulins à vent), et, immédiatement en avant, au bord de l’eau, la longue et très importante annexe à la classe 52 :
- MACHINES ET APPAREILS DE LA MECANIQUE GENERALE.
- Enfin , en face de la gare du Champ de Mars, il nous reste à signaler des
- MOULINS A VENT
- et les deux pontons de débarquement et d'embarquement des Galères du Louvre.
- Nous n’avons plus à présent qu’à revenir sur nos paspour nous engager sur le pont d’Iéna et gagner le parc du Trocadéro, qui sera l’objet de notre dernière promenade.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- TROCADERO.
- LÉGENDE DU PLAN
- DES
- JARDINS DU TROCADÉRO.
- 1. Pavillon des Eaux et Forêts.
- 2. » Victoria.
- 3. Palais du Maïs.
- 4. Restaurant de France.
- 5. Kiosque à musique.
- 6. Horticulture japonaise.
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- 8. Pavillon des Travaux Publics.
- 9-
- A B C D E F. Portes
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- PARC ET PALAIS DU TROCADÉRO
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- PARC ET PALAIS DU TROCADÉRO'.
- Le parc et le palais du Trocadero sont mis en communication avec le Champ de Mars par le pont d’iéna, momentanément enlevé à la circulation publique. Une passerelle à double escalier, à l’extrémité du pont, permet de franchir le quai de Billy sans sortir de l’enceinte de l’Exposition et l’on rentré dans le parc par le grand parterre central, en face de la fontaine monumentale, dans l’axe du palais.
- Mais nous croyons devoir indiquer, tout premièrement, les quelques installations des
- BERGES DE LA RIVE GAUCHE.
- Nous y voyons, à notre gauche, le long du quai de Billy, l’anne-xe de la classe 78 : Serres et matériel de Vhorticulture , pour les
- POMPES HORTICOLES.
- Un autre bâtiment, tout voisin, sert de première annexe à la la classe 63 : Travaux publics.
- En troisième lieu , nous remarquons l’installation des travaux du
- BARRAGE DE SURF.SNES.
- Ce qui nous fait comprendre l’importance de cette colossale entreprise menée à si bonne fin ces dernières années.
- Puis, de l’autre côté du pont d’iéna, c’est une nouvelle annexe à la classe 63 : Travaux publics.
- PARC DU TROCADÉRO.
- Le parc du Trocadéro est borné au Nord par le Palais, à l’Ouest par la rue d’iéna, à l’Est par la rue Le Nôtre, au Sud par la partie du quai de Billy, laissée libre aux passants étrangers à l’Exposition. Ce beau parc est divisé en quatre portions presque égales pour la grande allée, qui va de la porte Delessert à la porte d’iéna et par le parterre central, arrosé des eaux de la Cascade, et garni de corbeilles et .de pelouses qu’elle croise à angle droit et qui descend vers la Seine.
- Ces espaces sont à peu près complètement réservés aux classes forestières (classesde 78 à 83).
- Nous apercevons d’abord, parallèlement au quai, à droite et à gauche,, les installations de
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- ^EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- l’aviculture.
- C’est comme une grande annexe, du plus haut intérêt, à la classe 76 : Insectes utiles. *
- Nous sommes attirés, par plusieurs serres, modèles de construction et d’agencement horticoles, où l’on a introduit les derniers raffinements, pour les cultures les plus délicates. (Exposition de la classe 78 : Serres et matériels de l’horticulture et de la classe 83 : Plantes de serre. )
- La classe 83 a, dans ses attributions, les plantes originaires de contrées chaudes qui ne sauraient vivre, en France, qu’en serre chaude ou tempérée, au moins l’hiver. De véritables progrès ont été réalisés, à l’égard de ces végétaux depuis 1878. D’abord, la culture en a été développée supérieurement ; ensuite on a produit quantité de variétés ou d’hybrides infiniment plus beaux que les types originales. Citons, par exemple, les Caladium, les Bertolonia et les Orchidées hybrides qu’on doit à M. Bleu, les Crotons, les Anthurium de MM. Chantrier, les Broméliacées de MM Truffaut, Léon Duval, Maron, les Cypripedium de M. R. Jolibois, les Gloxmias de M. Vallerand, etc., etc. C’est purement merveilleux.
- L’exposition de plein air du Trocadéro se rapporte i° à l’horticulture proprement dite ; 2" à l’arboriculture.
- Par horticulture proprement dite, il faut entendre l’exposition de la classe 79 : Fleurs et plantes d’ornement, et celle de la classe 80 : Plantes potagères. Ces expositions sont, par la force des choses, disséminées dans les jardins. Nous avons rencontré des expositions florales même dans les jardins du Champ de Mars (expositionsde rhododendrons de MM. Croux, de Sceaux, Honoré Defresne, de Vitry, et Moser, de Versailles, au jardin central.)
- L’arboriculture comprend les classes 81 : Fruits et arbres fruitiers et, surtout, la classe 82 : Graines et plantes d’essences forestières.
- Mais voici que nous rencontrons, sur notre gauche, dans la zone qui précède l’allée de la porte Delessert, le vaste et charmant
- PAVILLON DES EAUX ET FORÊTS.
- Ce pavillon a été préparé dans la forêt de Fontainebleau, uniquement avec des matériaux forestiers. On n’a eu qu’à le monter sur place en quelques jours. Etudié et construit , sous la direction de M. de Gayffier , conservateur des Forêts, par M. l’architecte Lucien Leblanc, il est entièrement fondé sur pilotis, soutenu par des troncs d’arbres en guise de colonnes et de grosses branches non écorcées en guise de consoles, décoré en ses corniches, ses plafonds et ses panneaux de revêtement d’écorces aux tons divers et, au dehors , de roches, mousses, lierres, lichens et plantes grimpantes. On a eu pour but de faire par la construction et la décoration même, une riche exposition forestière»
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- PARC ET PALAIS DU TROCADERO
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- Le pavillon des Forêts, avec ses galeries, bassin, escaliers conduisant aux galeries du premier étage etc., et annexes (vues dioramiques, etc.) — mesure une surface de 1600 mètres carrés. On y étudiera :
- Du même côté, mais plus haut, nous visiterons les séries extrêmement précieuses d’échantillons de toutes les richesses silvestres de la France, par blocs ou rondelles ; des spécimens de curiosités naturelles, troncs d’arbres soudés, loupes, bizarreries de la croissance des arbres, l’outillage de la conservation forestière, de reboisement et des divers travaux qui s’y rapportent, etc., etc. Cette exposition relève de la classe 42, déjà visitée dans le palais des Industries diverses.
- Nous regrettons qu’il nous soit impossible d’analyser en détail l’exposition horticole et l’exposition arboricole. Si pleine d’attraits qu’elle soit, elle nous entraînerait fort au dehors des limites qui nous sont imposées. Nous devrions, en effet, nous arrêter à chaque corbeille, à chaque massif, à chaque pelouse et entrer dans les détails sur d’innombrables cultures. Force nous est donc de nous en tenir aux lignes générales, à l’aide desquelles le lecteur n’aura, d’ailleurs, nulle peine à se reconnaître.
- Signalons, du côté gauche du parc, divers kiosques, chalets et pavillons particuliers et plusieurs serres intéressantes, sans compter VAquarium qui existe depuis 1878.
- A peu près dans la même zone, dans le périmètre dès galeries circulaires ou colonnades du palais du Trocadéro, voici le
- PALAIS DU MAÏS.
- Très curieuse construction dont les tiges, feuilles, épis et fibres des maïs d’Amérique ont fait à peu près tous les frais et qui renferme tout ce que l’industrie a su tirer de cette plante. Nous croyons que cette industrie n’a jamais révélé sa production avec autant d’ensemble.
- A peu près en face du Palais du Maïs, de l’autre côté du parc, nous nous arrêtons au luxueux
- RESTAURANT DE FRANCE.
- Ce restaurant, construit par l’architecte Jacques Lequeux, dans un style mauresque de fantaisie, est tout en charpente ouvrée, décoré en plâtre et staff et garni de vitraux de la maison Charles et Emmanuel Champigneules. Il occupe une superficie de 600 mètres carrés.
- Plus loin, à mî chemin et redescendant vers la Seine, nous visiterons l’une des expositions les plus attrayantes quel’on puissse voir :
- l’horticulture japonaise.
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- Et plus bas encore, il nous conviendra d’entrer au
- PAVILLON DES TRAVAUX PUBLICS.
- Annexe à l’exposition de la classe 63 : Matériel et procèdes du génie civil, des travaux publics et de l’architecture. Modèles et plans de travaux de voirie, construction de ponts, de viaducs, outillage des ponts et chaussées, etc., etc.
- Mais nous n’avons plus qu’à remonter vers le Palais du Tro-cadéro, par le parterre central afin d’y donner un coup d’œil à
- l’exposition des monuments historiques.
- Lorsque le commissaire spécial des Beaux-Arts, président de la Commission des monuments historiques, M. Antonin Proust, a eu l’idée de cette exposition, il s’est adressé à tous les évêques de France pour les prier de mettre à sa disposition le trésor des fabriques. Les évêques lui ont accordé la permission d’y puiser les objets les plus précieux et de les faire figurer dans cette exposition, qui, par le fait, est l’une des plus brillantes qui puissent être offertes aux connaisseurs. On y voit des chefs-d’œuvre d’orfèvrerie, de ferronnerie, de broderie, etc., que bien peu de personnes avaient été à même d’admirer et qui, probablement, ne seront plus jamais réunis.
- L’exposition des monuments historiques comporte aussi une remarquable série de produits et réductions de détails d’édifices classés.
- Le Musée de Sculpture comparée et le Musée d’éthnographie ne faisant pointpartie de l’Exposition Universelle, nous nous abstiendrons d’en parler. On aurait tort, néanmoins, de ne pas profiter de l’occasion pour les parcourir.
- Nous ne parlerions pas, non plus, de la grande salle des fêtes et concerts ; mais elle appartient à la manifestation de 1889, en ceci qu’elle est le lieu de
- l’exposition musicale.
- C’est, là, en effet, que seront donnés des concerts élaborés par une commission de musiciens, et où seront entendus tour à tour
- L’orchestre des concerts du Conservatoire, sous la direction de M. Garcin.
- L’orchestre des Nouveaux concerts, sous la direction de M. Ch. Lamoureux.
- L’orchestre des concerts du Châtelet, sous la direction de M. Edouard Colonne.
- L’orchestre de l’Académie Nationale de musique, sous la direction de M. Vianesi.
- L’orchestre de l’Opéra comique, sous la direction de M. Danbé.
- Les programmes de ces concerts officiels ne comprendront que des œuvres de compositeurs français.
- C’est encore dans la grande salle du Trocadéro, qu’auront lieu
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- PARC ET PALAIS DU TROCADF.RO I } I
- les concours d’orphéons, de musiquesd’harmonies, etc. organisés pendant l’Exposition.
- Les sociétés musicales françaises et étrangères pourront également se faire entendre dans la salle des concerts. Les programmes qu’elles souhaiteront exécuter devront, seulement être soumis à l’examen de l’Administration.
- Avant de quitter le Trocadéro, nous pouvons demander s’il n’y a point de séance publique de congrès ou s’il ne se donne pas, en ce moment, de conférences. Des salles sont aménagées, dans ce but au premier étage.
- Mais nous avons visité, en nos diverses promenades, toute l’étendue de l’Exposition, passant de la Tour Eiffel au palais des Beaux-Arts, du palais des Beaux-Arts aux galeries industrielles, des galeries industrielles au palais des machines, du palais des machines au palais des arts libéraux et, de là, parcourant les jardins, regardant les pavillons, traversant les galeries du quai d’Orsay, nous arrêtant aux expositions de l’Esplanade des Invalides, revenant par les berges de la Seine et arrivant au Trocadéro. 11 ne nous rçste plus, à présent, qu’à prendre congé de nos bienveillants lecteurs.
- PAVILLON DES PASTELLISTES ET DES AQUARELLISTES.
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- NOTES SUR LES EXPOSITIONS SPÉCIALES
- des 83 classes.
- Classes i. 2 et 3. — PEINTURE A L’HUILE; AQUARELLE, PASTEL ET DESSINS; SCULPTURE ET GRAVURE EN MEDAILLE.
- Les expositions de ces trois classes sont déjà trop connues de nos lecteurs pour que nous ayons à y revenir. La nature des objets exposés et l’attrait qu’elles ont pour le public nous ont fait un devoir de citer les envois les plus marquants des peintres et des sculpteurs. Quant à la classe 2, nous vous ferons remarquer qu’elle a deux annexes importantes dansle pavillon de la Société d’aquarelliste français et dans celui des pastellistes, tous deux situés dans le parc du Champ-de-Mars.
- Classe 4. — DESSINS D’ARCHITECTURE.
- Nous admirons à la classe 4 les dessins et modèles d’architecture, c’est-à-dire les dessins montés sur châssis ou encadrés représentant par plans, coupes, élévations ou vues perspectives, des projets ou des œuvres exécutées.
- Les œuvres importantes exécutées depuis 1878 forment la majeure partie des envois. Des relevés de monuments existants y figurent aussi, et enfin, des projets ayant ou n’ayant pas figuré dans les concours publics.
- Les croquis de voyage ou aquarelles sans caractère particulièrement architectural ont été écartés par le jury d’admission. C’est un point sur lequel on s’est éloigné de la tradition de 1878.
- Classe 5. — GRAVURE ET LITHOGRAPHIE.
- On fait assez peu de lithographies depuis quelques années ; cependant, MM. Sirouy, Lunois, et divers autres artistes en produisent d’excellentes, et M. Fantin-Latour en expose parfois de magnifiques, d’après ses propres compositions. Pour l’eau-forte, elle est de plus en florissante, surtout en ce qui touche l’illustration des livres et frialgré la concurrence des procédés de gravure mécaniques, issus de la photographie et qui rendent, d’ailleurs, des grands services.
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- ANALYSE DES EXPOSITIONS SPECIALES
- Classes 6, 7, 8. — ENSEIGNEMENT.
- L’enseignement, à tous ses degrés, a été depuis 1871, l'objet de réformes nombreuses et les plus grands sacrifices ont été faits par l’Etat et par les villes en vue de son développement. Des écoles, des groupes scolaires, des établissements d’instruction secondaire ou supérieure ont été créés de toutes parts dans les conditions scientifiques et hygiéniques les mieux comprises. Une place très importante est faite à tout ce qui a trait à la pédagogie, au matériel scolaire, aux instruments et aux collections d’enseignement, etc., etc. En ce qui concerne l’instruction des femmes, qui à reçu, ces dernières années, une organisation et une impulsion nouvelles, l’Exposition du palais des arts libéraux nous offre un ensemble de documents d’un grand intérêt. Fort curieux aussi, tout ce qui touche à l’enseignement des beaux-arts — et du dessin en particulier qu’on tend à généraliser de plus en plus avec un succès marqué. (Voir les expositions des écoles d’arts décoratifs de Paris, de Limoges, d’Aubusson, etc., etc.) D’un vif intérêt également, les expositions des écoles spéciales : sourds-muets, jeunes aveugles, etc L’instruction professionnelle a fait des progrès considérables et qui s’attestent d’une manière éclatante à tous égards. On voit s’affirmer, au Palais des arts libéraux, de fortes tendances à un enseignement décentralisateur, essayant de faire revivre les industries locales ou régionales. Il faut encore prêter grande attention aux envois des sociétés savantes, aux documents des missions scientifiques , historiques et autres. Les trois classes 6, 7, 8 présentent un ensemble d’éléments admirablement groupés et que les spécialistes étudieront par le menu.
- Classe 9. — IMPRIMERIE. LIBRAIRIE;
- La classe 9 comprend les produits les plus variés de l’imprimerie et de la librairie. De très grands progrès ont été réalisés dans les procédés d’illustration des livres. On est parvenu, malgré l’extrême rapidité des tirages, à offrir au public des livres parfaitement imprimés et enrichis de planches en noirs ou en couleurs d’une réelle beauté d’exécution et d’un prix relativement modique. La classe 9 renfeime une collection très complète de
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- spécimens typographiques, d'épreuves de xylographie, de gravures à l’eau-forte, de lithographie, de chromolithographie, d’éditions et de publications de toute sorte, à laquelles les principaux éditeurs, les Didot, les Hachette, les Dentu, les Quantin, les Danel, les Lemerre, les Charpentier, etc. , ont apporté leur contingent.
- Classe io. — PAPETERIE.
- La fabrication du papier tend à se développer de plus en plus à Paris, dans le bassin de laSeine, l’Isère, dans l’Ardèche, les Vosges, l’Angoumois. Les progrès de l’imprimerie ont entraîné, pour la papeterie des recherches nouvelles de solidité et d’élégance. L’industrie du papier de luxe s’est très perfectionnée. En même temps, on s’est attaché à améliorer le papier commun, papier d’affiches, papier de tentures, etc. Comme le chiffon matière première devenait beaucoup trop rare, on a dû s’attacher à fabriquer des papiers avec des matières végétales (alfa, fibres ligneuses, paille) et l’on est parvenu à en produire de bonne qualité.
- La classe io nous montre, en dehors des papiers pris en eux-mêmes , toutes les spécialités de la papeterie : objets confectionnés en papier ou carton, abats-jour, cache-pots, lanternes, puis tous les genres d’articles de bureau, y compris les encres, crayons, plumes et presses à copier ; enfin, une riche exposition de reliures et les fournitures essentielles aux arts de dessin.
- Les papeteries d’Essonne, fondées en 1340, sont les plus anciennes de France et les plus vastes du monde. Possédées successivement par l’Université de Paris, Didot Saint-Léger, Bernardin de Saint-Pierre, etc..., les moulins à papier d’Essonne sont célèbres par l’invention de la machine continue due à l’ouvrier Louis Robert, en 1799. — MM. Darblay et Beranger, acquéreurs de ces usines en 1867, ont décuplé leur production, en même temps qu’ils affranchissaient de l’Etranger la Papeterie Française, en vulgarisant la fabrication des pâtes chimiques de paille et de bois, rendues indispensables par l’insuffisance des chiffons.
- Dix-huit machines à papier à Essonne, Villabé, Echarcon et Bellegarde, mises en œuvre par deux mille ouvriers et trois mille chevaux de force, produisent, sous la direction de MM. Darblay père et fils, restés seuls propriétaires de ces Papeteries depuis 1884, la douzième partie du papier fabriqué en France, — soit journellement 90.000 kilog., — pour l’écriture, la gravure, l’impression, la tenture, etc...
- Les procédés et l’outillage de ia maison Darblay père et fils sont les plus perfectionnés qu’il puisse y avoir. Or, l’ensemble de produits, d’appareils, de modèles et de documents spéciaux qui constituent leur exposition, est comme une démonstration complète et typique 1 e la fabrication actuelle du papier. Rien de plus intéressant.
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- ANALYSE DES EXPOSITIONS SPECIALES
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- Le nom de MM. Darblay frappera souvent les yeux au Champ de Mars. — Dans la galerie des machines, classe 58, ils exposent une machine à papier, — leur dix-neuvième, — sortie toute entière des ateliers de construction de leur usine d’Essonne, avec pile, bobineuse et moteur à vapeur; — à côté, le plan de leurs établissements, répartis sur une longueur de douze kilomètres, et empruntant le territoire de dix communes; — puis la représentation en relief des groupes principaux : Essonne, Moulin-Galant, Echarcon, Wôrgl, sans oublier le chemin de fer souterrain de l’usine à la Seine, et le port, où arrivent bois de Norwège, alfas d’Algérie, soufre de Sicile, charbons du Nord, et où s’embarquent les papiers pour le Brésil, la Plata, le Chili, etc... — Dans une étagère est exposée la série intéressante des transformations successives des diverses matières premières du papier : chiffon, alfa, paille, sapin et tremble. — En face, dans la même galerie, on trouve les beaux et solides produits de la fabrique de pâte de paille d’Essonne et de la splendide annexe de Worgl (Tyrol autrichien), qui livre annuellement aux papeteries de l’Europe méridionale 60.000 quintaux de cellulose. — hnlin, classe 10, on voit une pile imposante de papiers en bobines pour tentures, journaux, impressions, cahiers scolaires, etc..., et dans une vitrine, les papiers qui se vendent en rames, depuis les plus ordinaires servant à éditer les classiques à un million d’exemplaires, jusqu’aux plus magnifiques, sur lesquels s’impriment les livres rares, chers aux Bibliophiles.
- Les papiers d’impression exposés dans cette classe par MM. Grosvenor, Chater et Cie méritent d’être examinés attentivement par tous les imprimeurs et éditeurs. Cette maison, fondée en 1690 (68, Cannon Street, à Londres), a une succursale à Paris, 6, rue du Paradis, dont M. Ch. Revol est le gérant. Ses beaux papiers d’impression sont bien connus et appréciés en France, et surtout son papier dit « Perfection. » MM. Grosvenor, Chater et Cie se sont fait encore une grande et juste réputation pour les impressions artistiques en noir et en couleurs.
- Leur fabrication de papiers à registres et à écrire, de papiers de luxe et de commerce, est également très estimée. La maison a été honorée d’une médaille d’or à l’Exposition de 1878.
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- C’est également de la classe io que dépendent les vernis Soehnée pour la peinture.
- La première, la maison Soehnée frères, fabriqua des vernis spéciaux à base d’alcool pour les arts et l’industrie. Des procédés secrets, fruits d’une expérience de 60 ans, assurent à ses produits des qualités exceptionnelles de solidité, de souplesse, d’éclat et de durée. Son nouveau vernis à la marque B.S. répond à la demande du bon marché.
- Grâce à des efforts soutenus, à un outillage perfectionné qui lui permet de faire face immédiatement à la livraison des commandes, la maison Soehnée a vu sa prospérité s’accroître sans cesse. De nombreuses distinctions honorifiques lui ont été accordées, en outre, à toutes les Expositions où elle a figuré (Paris, Londres, Vienne, Barcelone, etc.)
- Classe ii. — DESSIN ET PLASTIQUE.
- C’est ici que se rencontrent les principales applications courantes des arts du dessin et de la plastique. — Dessins obtenus, reproduits ou réduits par des procédés mécaniques, dessins pourimpres-sion sur étoffes, pour l’impression céramique, pour le papier de tenture, pour la bijouterie, la serrurerie, la gravure industrielle.— Sculpture mécanique , moulage, photosculpture, peinture en décor, etc., etc.
- Classe 12. — PHOTOGRAPHIE.
- La photographie est entrée dans la voie la plus pratique. On a beaucoup sensibilisé les appareils, amélioré les produits chimiques et simplifié les procédés. Mais, par-dessus tout, l’on n’a cessé de multiplier les applications usuelles de la photographie. Elles sont aujourd’hui vraiment innombrables. Voir à la classe 12, les spécimens d’héliogravure, les phototypies, les essais de photographies en couleurs. Voir surtout les applications de la photographie à l’astronomie, à la météorologie, à la topographie, etc. L’industrie du photographe, née en France et développée à Paris, est aujourd'hui l’une des plus prospères qu’il y ait au monde.
- Classe 13. — INSTRUMENTS DE MUSIQUE.
- A aucune exposition antérieure la facture instrumentale française n’avait été représentée d’une façon aussi brillante.
- Cette industrie si essentiellement parisienne, dont la suprématie est reconnue par le monde entier, se subdivise en différentes spécialités dont la plus importante est la.fabrication des pianos. Vient ensuite la fabrication des orgues, des harmoniums, des instruments à vent et des instruments à archet.
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- Depuis l’Exposition de 1878, de nombreux progrès ont été réalisés dans chacune de ces branches. Grâce aux efforts incessants de ses représentants les plus autorisés, cette industrie a non-seulement conservé, mais encore augmenté sa réputation universelle.
- Pour se convaincre du degré de perfection auquel elle a été portée, il suffit de jeter un coup d’œil sur les merveilles de toutes sortes que renferment la salle immense où se trouvent groupés les chefs-d’œuvre exposés par Cavaillé-Coll, Erard, Pleyel-Wolff, Gand, Thibouville-Lamy, et tant d’autres qui sont eux aussi l’honneur d'une industrie à la fois sœur de l'art et de la science.
- On admire dans la classe 13 deux grandes orgues de Merklin, placées à une longue distance, l’une de l’autre et qui, par le moyen d’une transmission électrique, peuvent se jouer du milieu de la salle, soit ensemble, soit séparément, sur un clavier unique. Cette application de l’électricité ne sera pas une des moindres curiosités de l’Exposition.
- Nous avons cité, parmi les grands facteurs de pianos le nom de Pleyel-Wolff.
- L’exposition de MM. PLEYEL WOLFF et est un centre d’attraction pour l’oreille ; nos meilleurs artistes font entendre chaque jour les admirables pianos de cette célèbre maison.
- Outre une démonstration si directe de supériorité, elle a l’intérêt d’une leçon vivante de technique industrielle et d’art appliqué.
- Pour la première fois, la résolution de problèmes de sciences acoustique et mécanique poursuivis en vue des progrès de la facture du piano, est exposée aux yeux en une série d’appareils, de mécanismes ou de pièces préparées : appareils de mesure des éléments acoustiques, — tables pratiques des vibrations des cordes filées, — modèle de châssis en acier coulé (une innovation) ; — application de chevilles micrométriques, etc. — De plus les différents modèles de pièces sont là, achevés, tout ouverts, étalant aux yeux les détails de la fabrication. — La maison Pleyel Wolff et Cie exécute ellé-même tous les travaux auxiliaires de sa fabrication, depuis le débit des bois, dont elle a toujours en magasin une piovision considérable, évaluée à un million, jusqu’au débit de l’ivoire pour les touches.
- Deux superbes échantillons de dents d’éléphant, empruntés à ses magasins, ornent l’exposition actuelle.
- Depuis sa fondation par Ignace Pleyel en 1807, la maison PleyelWolff et Cie a, notamment en 1867 et en 1878, affirmé sens artistique en exposant des instruments décorés avec un goût magnifique et délicat.
- Pour cette exposition du centenaire, elle s’est surpassée en présentant au public cinq modèles, vrais instruments de princes :
- Un piano Louis XVI décoré de laques japonais;
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- Un piano Louis XVI, décor français, peint par M. Tony Faivre;
- Un piano Renaissance peint par M. Bernard Wolff;
- Un clavecin Louis XV en vernis Martin, égal à ce que l'art du siècle dernier a fait de plus coquet et de plus brillant;
- Un piano à queue Louis XVI en vernis Martin.
- La maison Pleyel Wolff et Cie expose encore des modèles de sa fabrication courante, mais infiniment perfectionnés, et dont la plupart proviennent des recherches personnelles poursuivies dans ses ateliers.
- Des types de pianos extrêmement solides, sont faits spécialement pour les pays où la chaleur ou l’humidité sont excessives.
- Notons enfin la création, par cette maison, d’un type de piano à dimensions très réduites, dont le besoin se faisai t vivement sentir, surtout à l’heure actuelle où l’instruction se répandant partout, on cherche à développer le goût de la musique, même dans les centres les moins populeux et aussi les moins fortunés.
- Cet instrument nous paraît destiné à être l’auxiliaire le plus précieux du chant choral dans les écoles et les, Sociétés qui se multiplient tous les jours.
- Le siège social de la Maison, l’administration, les salles de vente et la salle de concerts, bien connue de tous les dilettantes de Paris et où nos plus grands artistes se sont fait entendre, est 22 et 24, rue Rochechouart. On compte, en outre, deux succursales à Paris :
- 52, Chaussée d’Antin et 242WS f Boulevard Saint-Germain.
- Enfin , MM. Pleyel Wolff et Gie ont installé une maison à Londres, 170, W. New Bond Street.
- Classe 14. — MÉDECINE ET CHIRURGIE. — MEDECINE VÉTÉRINAIRE.
- Nous remarquons que la classe 14 ne comprend plus , comme aux dernières Expositions universelles, l’Assistance publique et la section d’hygiène, qui composent aujourd’hui une classe spéciale — la classe 64. Par suite, l’Exposition des sciences médicales et chirurgicales proprement dites ont reçu un développement qu’elle n’avaient encore eu nulle part. Voyez, plutôt, le matériel, instruments et appareils de travaux anatomiques et histologiques, les pièces d’anatomie élastiques, les appareils d’anesthésie, de pansement antiseptique, les instruments spéciaux pour tous les genres d’opérations. Pour ces instruments on emploie l’or, le platine et l’argent et, parfois, la gomme aisément fusible. Pour les appareils, l’ivoire, la corne et le caoutchouc sont très employés. Dans cet ordre de production, l’industrie est allée, depuis quelques années, aussi loin que l’a exigé la science.
- D’une manière générale, la classe 14, contient tout ce qui a rapport aux soins à donner aux malades. (Etudiez les appareils d’électrothérapie, d’orthopédie, etc. Voir, sur la berge de l’Esplanade des Invalides, l’exposition de bal néothérapie, etc., etc
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- La médecine et la chirurgie vétérinaires nous montrent également, dans cette classe, leurs procédés et leurs instruments.
- Classe 15. — INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
- Les instruments dits de précision sont ceux qui sont nécessaires dans la pratique des sciences mathématiques et des sciences naturelles. Tels sont les appareils et instruments de géométrie, d’arpentage, de topographie, de géodésie, les compas, les niveaux, les boussoles, les baromètres, les balances de précision, les instruments d’optique, d’astronomie, de physique, de météorologique, les boussoles, instrements de laboratoires, mesures et poids, monnaies et médailles, etc., etc.
- Par une anomalie, dés longtemps introduite dans le programme des Expositions, les Monnaies et médailles figurent dans la classe des instruments de précision.
- Parmi les machines de fabrication anglaise (section des machines anglaises, emplacement n° 3)011 doit regarder avec une attention particulière les balances et appareils de pesage en tout genre exposés par la maison W. et T. Avery.
- Ces fabricants(Londres et Birmingham), nous montre plusieurs nouveautés importantes. D'abord, la « Snelgrove », machine à peser électrique et la « Avery », machine automatique à doser la poudre et à .emplir les cartouches, toutes deux exposées pour la première fois. Ensuite, la « Avery et Clawson », machines automatiques à peser, remplir et empaqueter pour l’épicerie; des balances pour les matières d’or et d’argent; d’autres pour produits chimiques et pour essayeurs avec couteaux et plans en agathe, tous objets de construction perfectionnée, d’autres encore pour le commerce et l’industrie; enfin la « Snelgrove » sonnette électrique, des sonneries d’alarme et diverses inventions nouvelles brevetées, aussi utiles qu’ingénieuses.
- La maison Avery a obtenu des médailles d’or à Londres (1862), à Dublin (1878), à Sidney (1879), à Melbourne (1880), à Calcutta (1883). On lui décernait, en outre, des médailles d’or pour ses Inventions à Londres (1885) et à Adélaïde (1887) et elle recevait à Melbourne (1888) la seule médaille d’or.
- Classe 16.— CARTES ET APPAREILS DE GEOGRAPHIE ET
- DE COSMOGRAPHIE. TOPOGRAPHIE. STATISTIQUE.
- Cette classe 11ecomptait, en 1878, que 110 exposants; elle en compte aujourd’hui 150.
- Les salles qui lui sont affectées se trouvent dans le Palais des Beaux-Arts libéraux, dans la partie la plus voisine de la Seine, des deux côtés de l’Exposition rétrospective du travail. Elles forment une suite de boxes de 8 m. de largeur, fermés par des pilastres. Des sphères terrestres ou célestes, surmontant ces pilastres, complètent très heureusement une ornementation de bon goût due à M. l’architecte H. Coquerel.
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- Mentionnons les Expositions les plus importantes (le la classe 16;
- i° Sociétés savantes : Société de géographie de Paris; Club Alpin ; Société de topographie de France.
- 2° Ministères : Intérieur, Guerre, Marine et Colonies, Finances (bureau de statistiques et contributions directes), Commerce et Industrie.
- Editeurs géographes : Maisons Hachette, Delagrave , Armand Colin, Barrère (ancienne maison Andriveau-Goujon).
- 4° Gravures et impressions : Maison Erhard frères, Delaune.
- 5° Dessinateurs géographes : Mlle Kîeinkhaus MM. Theillier, Eynaud de Fay. .
- 6° Travaux de géographie et géologie : Société du canal de Corinthe, Expositions de MM. Dru, Schroder, Cavez et Vasseur, Baudry ; MM Grandidier et le P. Roblet, cartes relatives à Madagascar ; Chemin de fer P.-L.-M. cartes du réseau dressée par Mlle Kleinkhans.
- PORTIQUES DES RESTAURANTS SUR I,E JARDIN CENTRAL.
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- Classe 17. — MEUBLES A BON MARCHE ET MEUBLES DE LUXE.
- Lés progrès de l’outillage ont amené un grand progrès dans la fabrication des meubles à bon marché. Aussi l’industrie du meuble a-t-elle pris de toutes parts une grande extension. Les principaux centres sont Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes, Troyes et Saint-Quentin. Mais le mobilier à bon marché n’est pas seul représenté à l’Exposition universelle ; la fabrication de luxe y occupe une large place et des noms comme MM. ‘Damon, Schmidt et Gallé (de Nancy) y font assaut de goût et de mérite Malheureusement, l’originalité fait souvent défaut. On imite la Renaissance, le XVIIIe siècle, le genre anglais et le genre japonais. Le style moderne paraît trop composite.
- Parmi les expositions qui retiennent l’attention par l’heureuse union des qualités artistiques et pratiques, citons dans la section anglaise l’exposition de MM. Edwards et Roberts, de Wardour Street, Londres.
- Etablie depuis près de cent ans, cette maison nous montre des meubles anciens et modernes de premier ordre, des garnitures de cheminées, des pièces décoratives et des œuvres d’art.
- Les meubles en chêne sculptés, style du règne d’Elisabeth (XVI* siècle), la marqueterie hollandaise, et la marqueterie Sheraton, les porcelaines anglaises et étrangères méritent une mention spéciale.
- MM. Edwards et Roberts sont aussi tapissiers-décorateurs : ils se chargent de l’ameublement complet des hôtels, des clubs et des appartements, et envoient sans frais des dessins et devis d’installations complètes.
- Classe 18. — OUVRAGES DE TAPISSERIE ET DE DECORATION.
- Les accessoires du mobilier mettent en lumière, dans la classe 18, le talent des tapissiers et des décorateurs. Les tissus d’ameublement figurent pour leur propre compte dans la classe 21 : ici, nous voyons comment on garnit un siège, comment on dispose un baldaquin, comment on drape des rideaux, comment on décore un cadre et comment on use de toutes les matières, depuis
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- le bois jusqu’aux pierres précieuses et depuis le carton pieire jusqu’au papier mâché au point de vue de la décoration d’ameublement.
- Classe 19. — CRISTAUX, VERRERIE ET VITRAUX.
- On s'étonne un peu de rencontrer dans cette classe les vitraux d’art à côté des verres de bouteilles, des verres de vitres, des verres d’optique, etc., etc. Il semble qu’on eût dû séparer les produits industriels proprement dits de ceux qui relèvent de l'art. Ceci s’applique aussi bien aux pièces de collection en verre émaillé, intaillé, coloré à l'aide d’oxydes métalliques comme en exposent les maisons Gallé (de Nancy) et Léveillé-Rousseaux, qu’aux vitraux d’église, d’appartement ou de palais. (Voir notamment parmi les verrières intéressantes, le Pardon en Bretagne, de M. Hirsch, la Bataille de Bouvines, de la maison Cham-pigneule (de Bar-le-Duc), exposé dans l’une des baies de la Galerie des- Machines.
- Les applications du verre à l’architecture sont plus nombreuses quejamais : traits de verre, pavé de verre, etc. (Voir l’exposition de St-Gobain). On appréciera les grands progrès réalisés dans la fabrication des verres à vitres, des globes de pendules, des verres d’optique. (Voir l’exposition des frères Appert, ingénieurs-verriers à Clichy, inventeurs de la soufflerie à air comprimé, adoptée dans beaucoup de verreries.) Pour ce qui concerne la cristallerie, voir les expositions de Baccarat (Meurthe-et-Moselle), des Cristalleries de Clichy, de Saint-Denis, etc., etc.
- Classe 20. — CÉRAMIQUE.
- Comme la verrerie, la céramique est de plus en plus employée dans l’architecture; seulement son emploi est plus exclusivement décoratif : tuiles colorées et vernissées pour toitures, carreaux de pavage, épis de combles, plaques de revêtement. Il y a, sous ce rapport, de grands progrès réalisés depuis 1878.
- La mode et le bon marche ont donné un grand essor à la fabrication des services de table en faïence. On remarquera combien le goût s’est affiné, à cet égard, en ces dernières années. Paris, Creil, Choisy-le-Roi, Monfereau, Lunéville rivalisent de qualités dans cette partie de la céramique décorative. (Voir les expositions de Boullenger (deChoisy), de Gallé (de Nancy), etc.) Une triple influence se note dans cette production : l’influence du style de la Renaissance, du genre anglais et du genre Japonais.
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- Pour la porcelaine, Sèvres et Limoges tiennent la corde. On a vu, sous le grand dôme central, l’exposition de la manufacture de Sèvres, aujourd’hui dirigée par le céramiste Th. Deck. Voir l’exposition de M. Haviland (de Limoges). A citer aussi les produits de M. Dammouse (de Sèvres).
- La classe 20 comprend aussi les laves émaillées, grés cérames, etc. (Voir au Champ-de-Mars le Pavillon Pérusson).
- Les Classes 16 et 20 comprennent, avons-nous dit, la céramique et la verrerie.
- Le plus complet résumé de ces deux grandes industries jumelles, et qui forme à lui seul une exposition dans l’Exposition, est l’installation du Grand Dépôt, rue Drouot, 21.
- Comme l’indique son nom , le Grand Dépôt ne relève pas d’une fabrication spéciale, toujours limitée en ses modèles, quelle qu’en soit la valeur. C’est le point central où un éclectisme intelligent rassemble les meilleurs produits de la céramique française et étrangère.
- Plus de quatre-vingts fabriques françaises et anglaises envoient le meilleur de leur production, l’élite de leurs modèles au Grand Dépôt.
- Depuis vingt-sept ans, le Grand Dépôt de la rue Drouot suit au jour le jour les progrès de la fabrication des principaux céramistes, verriers et cristalliers, et en offre au public les créations les plus marquantes avec une variété sans cesse renouvelée.
- Les directeurs de cette maison unique à Paris, ne connaissent qu’un idéal : l’excellence de la facture et le goût de la forme. En s’y attachant avec une persévérance invariable, ils ont eu tour à tour toutes les nouveautés des pièces du plus grand luxe comme des faïences, porcelaines et verreries de l’usage journalier. Mais ils ont toujours eu soin que les plus simples comme les les plus décoratives fussent au même niveau de bon goût et de fabrication soignée. A ce prix, ils ont conquis à l’étranger comme en France, une clientèle qui s’étend tous les jours.
- Les jurys des différentes Expositions Internationales ont sanctionne de leurs récompenses et des mentions les plus flatteuses ces efforts constants du Grand Dépôt qui est à Paris le marché central de la céramique et de la verrerie française et européenne.
- L’Exposition du Centenaire sera pour cette Maison, l’occasion de nouveaux succès.
- Pour mesurer chaque, année, le chemin parcouru, il suffit de jeter un coup d’œil sur le bel album en couleurs où le Grand Dépôt fait reproduire par d’excellents artistes les nouveaux
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- modèles qu’il offre à sa clientèle. C’est un véritable musée de la céramique et de la cristallerie modernes qui se déroule aux yeux, avec tout ce qu’on peut imaginer de plus artistique dans l’ornementation et le décor. On y trouve pour ainsi dire la fleur de la production de près de cent fabriques dont les modèles alimentent l’exposition toujours renouvelée du grand établissement de la rue Drouot, 21.
- Cet album ne reproduit pas seulement les créations nouvelles, mais aussi toutes les pièces mises en vente dans les précédentes années, ce qui, pour les réassortiments est infiniment précieux.
- Classe 21. — TAPIS, TAPISSERIES, TISSUS D’AMEUBLEMENT.
- Encore une classe qui offre le plus vif attrait aux visiteurs. Jamais peut-être les étoffes d’ameublement n’ont été aussi variées et d’un si bel effet. Le perfectionnement de l’outillage nous a valu des améliorations considérables dans cette industrie. On fabrique de superbes tapis et des tapisseries remarquables à Beauvais, à Aubusson, à Abbeville, à Amiens. Rouen et Paris excellent dans la fabrication de la cretonne et des tissus végétaux à bon marché. Les tissus précieux, velours, damas, lampas, etc., sont aussi façonnés dans les meilleures conditions. (Voir les expositions des maisons Bracquenié, Duplan, etc.)
- Il faut prêter une attention spéciale, dans cette classe, aux cuirs de tenture, aux cuirs végétaux, à l’industrie du caoutchouc, au lineolum, au Lincrusta-Valton, etc., etc.
- Classe 22. — PAPIERS PEINTS.
- L’industrie du papier peint a une production très variée. La fabrication des papiers, les procédés d’impression et les machines en usage sont si parfaits qu’on parvient à imiter à s’y méprendre les tapisseries, les étoffes, les cuirs, les boiseries, les faïences. Les critiques reprochent aux industriels, et non sans raison, de trop sacrifier à ces curiosités d’imitation. Ce n’est peut-être pas la destination du papier de ressembler à de l’étoffe, à de la faïence ou à du cuir.
- Classe 23. — COUTELLERIE.
- L’acier fondu de Saint-Etienne le dispute à l’acier fondu anglais dans la classe 23. Les fabriques de Langres, Nogent, Cha-tellerault, Thiers , Nontron, etc., ont envoyé d’excellents spé-pimens de tous les genres de coutellerie, tant usuelle que de luxe : couteaux, poignards, ciseaux, ciseaux à froid, sécateurs, rasoirs, instruments tranchants en dehors des instruments de chirurgie qui relèvent de la classe 14. Les pièces de luxe sont emmanchées d’ivoire, d’os, d’ébène, d’argent et autres matières plus ou moins précieuses, habilement travaillées
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- Classe 24. — ORFÈVRERIE.
- Le visiteur pourra s'arrêter longuement à la classe 24. L’orfèvrerie civile y est représentée par de magnifiques pièces de décoration, des surtouts, des services de table, des ustensiles de toilette et de bureau, etc. Nos orfèvres semblent puiser le plus volontiers leurs inspirations dans le style du XVIIIe siècle. Quelques-uns laissent voir aussi une' vive admiration pour l’art japonais.
- L’orfèvrerie religieuse nous offre des ciboires, des ostensoirs, des candélabres d’autel, des crosses, etc., dont beaucoup se recommandent par une exécution achevée. Dans ce genre de production, le style ancien est particulièrement en usage.
- A voir les envois d’orfèvrerie de MM. Christofle, Froment-Meurice, Armand Calliat (de Lyon), etc.
- Classe 25. — BRONZES D’ART. FONTES DIVERSES.
- MÉTAUX REPOUSSÉS. FERRONNERIE.
- Ne cherchez ici que les applications décoratives de l’art du métal. Auprès des statues et bas-reliefs en brcnze, fontes de fer, cuivre ou zinc, vous trouverez des grilles, balcons, fontaines, vases, colonnes, etc. Vous verrez encore de curieux spécimens de pièces décoratives obtenues par la galvanoplastie.
- On fait toujours grand usage des métaux repoussés, en particulier le cuivre. (Voir l’exposition de la maison Gaget-Gautier.) Pour la ferronnerie proprement dite, voir le départ de l’escalier d’honneur de Chantilly, dessin de M. Daumet, exécution de MM. Moreau frères.)
- Classe 26. — HORLOGERIE.
- En dehors de la Suisse, dont Fexposition d’horlogerie est de première importance, on ne trouve nulle part une aussi belle fabrication de montres, de pendules et d’horloges qu’en France. Nous n’en voudrions pas, au besoin, d’autre preuve que les envois des fabriques de Besançon, Pontarber, Montbéliard,Morez,Cluses, Saint Nicolas d’Aliermont. Paris nous montre, pour sa part, des chronomètres, podomètres, horloges astronomiques, horloges électriques, etc., de la plus grande valeur.
- Dans l’Horlogerie de précision, nous ne voyons pas de produits supérieurs à ceux de la véritable ancienne maison Leroy et fils, l. le roy et c*e successeurs (74 et 15, galerie Montpenster au Palais-Royal.')
- Tous les objets exposés par cette maison sont, à tous égards , d’une fabrication parfaite et d’une élégance achevée.
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- Classe 27. — CHAUFFAGE, ÉCLAIRAGE NON ÉLECTRIQUE.
- La classe 27 comprend : les cheminées, poêles, calorifères, fourneaux au bois, au charbon, au gaz. etc. ; les appareils de chauffage par circulation d’eau chaude, de vapeur et d’air chaud ; les appareils de ventilation ; les appareils culinaires ; l’éclairage par les huiles diverses et par le gaz, etc. C’est, par excellence une classe d’économie pratique.
- Le chauffage des appartements est une des préoccupations de tout le monde en nos climats classés, dans la géographie, sous les noms de tempérés, mais où les grands froids ne sont pas rares. C’est donc un devoir pour nous de signaler, à l’Exposition, deux appareils d’une importance capitale pour le bien-être domestique — deux appareils étudiés avec le plus grand soin exclusivement au point de vue de l’utilité — deux modèles uniques beaucoup plus précieux qu’ils ne sont grands et qui, par le fait, ne tiennent, matériellement, que bien peu de place dans la classe 27..
- Nous parlons des appareils de l’éminent ingénieur de Chou-bersky. L’un est le poêle mobile, connu, à Paris, depuis une dizaine d’années et qui a conquis une médaille à l’Exposition universelle de 1878 et moissonné partout d’innombrables récompenses de tout genre. L’autre est un appareil d’une autre nature. Mais occupons-nous d’abord du poêle mobile.
- M. l’ingénieur de Choubersky, conseiller d’Etat de l’Empire de Russie, venant se fixer en France, il y a douze ou treize ans, fut frappé, dès son arrivée, de l’inefficacité de nos modes de chauffage. N’ayant trouvé nulle part ce qu’il souhaitait, il prit le parti de se construire lui-même un appareil à son gré. C’est alors qu’il créa le poêle qu’on sait et qui a fait fortune. Ce poêle brûle nuit et jour sans s’éteindre durant de longs mois, développant une somme constante de calorique. On n’a nulle peine à l’entretenir ; il n’est pas encombrant, s’adapte à toutes les cheminées et se transporte aisément dans toutes les pièces d’un appartement au moyen des roulettes dont il est pouivu. Ajoutez qu’on ne peut rêver un chauffage plus régulier et, tout ensemble, plus économique. Ce sont de tels services qui l’ont fait agréer par toutes les maisons où il est, désormais, d’un usage consacré.
- Mais arrivons ici au second appareil exposé par M. de Choubersky et qui est également indispensable aux familles : c’est V armoire-lavabo.
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- Imaginez une élégante armoire à çlace : voilà pour le dehors. Pour le fond, l’appareil est combine de telle sorte qu’avec huit litres d’eau l’on se baigne de la tête aux pieds. Plus de cuvettes, de tube, de baignoires : l’armoire-lavabo remplace tout avec avantage.
- Le temps manque lorsqu’on visite l’Exposition pour se rendre un compte suffisant de la valeur des deux appareils que nous venons de décrire. On fera bien d’aller les étudier plus attentivement dans le superbe magasin spécial installé en plein Paris, à l’angle du boulevard Montmartre et de la rue Drouot.
- M. de Choubersky, Conseiller d’Etat en Russie, continue à servir et à honorer sa patrie. Il est comme on sait, vice-président du comité russe à l’Exposition universelle.
- II faut prêter une attention particulière, dans la section des appareils d’éclairage, à la lampe Welsbach, système d’éclairage par le gaz à incandescence.
- On a reconnu, dès longtemps, que les systèmes usuels d’éclairage sont bien loin de donner le maximum de lumière qu’il est possible d’obtenir du gaz, et qu’en utilisant les qualités incandescentes possédées par certains corps solides, on peut obtenir-, d’une quantité donnée de gaz, un pouvoir éclairant de beaucoup supérieur.
- Par le système Welsbach le bu,t est pleinement atteint. Tout est consommé, sans fumée aucune, à l’intérieur d’une mèche composée d’oxydes métalliques et d’une forme conique.
- La chaleur qui en résulte sert à chauffer la mèche à blanc, produisant ainsi une lumière à la fois douce, et brillante. Le degré de chaleur nécessaire est, cependant, très faible et la mèche, qui est absolument incombustible, ne se détériore qu’après i,oooà 1,500heures d’usage.
- Les avantages du système Welsbach sont les suivants :
- i° Deux fois autant de lumière est obtenue que quand le gaz est consommé par des becs d’Argand ou à papillon ;
- 20 La lumière est absolument tranquille ;
- 30 La lumière est blanche, ressemblant à l’électricité, sans cependant en avoir les côtés désagréables; permettant ainsi de distinguer toutes les nuances de couleurs le soir ;
- 40 Les lampes s’adaptent sans aucun changement aux branches à gaç, lustres, etc., actuellement en usage ;
- 50 Pour les salons, et boudoirs richement peints et décorés ce système est incomparable, car la combustion du gaz étant complète, ces lampes ne donnent et ne sauraient donner aucune fumée ;
- 6° L’économie de gaz obtenu par ce système est de 50 à 75 % selon le genre de bec actuellement en usage;
- Par exemple : à pouvoir éclairant égal et le prix du gaz étant de 15 centimes par mètre cube.
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- Un bec ordinaire d’Argand consomme en moyenne 250 litres de gaz par heure, donc coûte..........Fr. 3.75 par 100 heures.
- Une lampe IVelsbach consomme 75 litres de gaç par heure, donc coûte.................................Fr. 1.33 par 100 heures.
- Le prix du gaz, en employant la lampe Welsbach, est, ainsi réduit, plus bas que celui du pétrole brûlé dans les meilleurs systèmes de lampes ;
- 70 La chaleur développée par ce système est beaucoup moindre que celle émise par un bec ordinaire.
- Extrait du rapport sur les lampes de l’Incandescent Gas Light Company (Limited) de Londres, fait par M. C. Angenot, DT Sc et Exhut à Anvers.
- CONCLUSIONS GÉNÉRALES.
- La lampe de /’Incandescent Gaf Light Company donne, en ne consommant que 70 litres de gaz l’heure, une lumière blanche, excellente pour la vue, ayant un pouvoiréclairant de 18 bougies en moyenne, et permet de réaliser une économie certaine en gaz d'e 61 °/0 sur la dépense des meilleures lampes d’Argand usuelles et d’au moins 70 % sur celle des meilleurs becs à papillon.
- Classe 28. —^PARFUMERIE.
- Voici le sanctuaire des cosmétiques et des pommades, le paradis de? huiles parfumées, des extraits et eaux de senteur, des vinaigres aromatisés, des pâtes d’amandes, poudres, postiches et sachets parfumés, parfums à brûler et savons de toilette. Toutes les fleurs de Nice et de la Provence ont ici leur âme. L’art des Pinaud et des Piver a tous les raffinements.
- Classe 29. — MAROQUINERIE , TABLETTERIE .
- VANNERIE, BROSSERIE.
- La classe 29 a un aspect tout particulier par la grande diversité des objets qui la constituent et qui touchent a toutes les branches de l'industrie parisienne.
- Très original, l’effet du dôme central de cette exposition. C’est comme un dais monumental recouvrant un grand divan -circulaire, au milieu duquel est placée la belle statue de M. Moreau-Vauthier : la Fortune.
- A noter parmi les installations les plus remarquables de la classe 29 : i° l’exposition de la Compagnie française des cellu-loïdes, qui occupe, conjointement avec la maison Adt frères, de Pont-à-Mousson (tabletterie en papier mâché) un salon de 80 m. carrés. Au centre de ce salon, on voit un rocher d’où l’eau jaillit
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- et arrose incessamment des objets en celluloïde, linge, cols, manchettes, fleurs, etc., absolument imperméables ; 21 l'exposition Paul Sormani, petits meubles de style, trousses, sacs de voyege, etc. ; 30 les expositions des maisons A. Dupont et Maurey-Des-champs (brosserie), Amson frères, Keller frères, Giraudon, Bro-chard et Critschman (maroquinerie); 40 l’exposition collective du sculpteur Moreau-Vauthier et de ses élèves ; diverses expositions de tabletteries d’ivoire ; d’articles pour fumeurs-; de vannerie, etc.
- Classe 30. — FILS ET TISSUS DE COTON.
- La fabrication des fils et tissus de coton se fait entièrement à la mécanique et arrive au plus haut degré de perfection. Les plus beaux produits nous arrivent de l’Aisne, de la Somme, du Nord et des Vosges pour les calicots et les percales, de la Normandie pour les tissus imprimés, du Rhône et de la Loire pour les tarlatanes et tissus de couleur.
- Classe 31. — FILS ET TISSUS DE LIN ET DE CHANVRE.
- Nos principales filatures et établissements de tissage de hn sont en Picardie, en Normandie et en Flandre. Néanmoins, on fabrique aussi dans le Béarn de fort beau linge de fil. La classe 31 contient les plus beaux échantillons de toiles de Cholet. d’Amiens, de Lille, de Roubaix, de Cambrai, de Valenciennes, de Pau, etc. On voit encore de remarquables tissus mêlés de coton ou de soie et de solides tissus de différentes fibres végétales.
- Classe 32. — TISSUS DE LAINE PEIGNÉS ET CARDÉS.
- La classe 32 est tout à la gloire de la ville de Reims, grand centre de l’industrie lainière, et, en second lieu, du pays Arden-nais. Citons, parmi les plus parfaits tissus de laine peignés, les mousselines de laine, les cachemires, les serges, les mérinos, les rubans et galons mêlés ou non de soie, de bourre de soie, de coton ou de fil.
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- Pour les tissus de laine cardés, draps, flanelles, tartans, molletons, feutres, etc., ils témoignent, au Champ-de-Mars, de la prospérité de ces industries textiles à Sedan, Elbœuf, Louviers, Castres, Châteauroux (draps d’uniformes militaires!, etc.
- La classe 32 n’a pas d’exposition plus digne d’étude que celle de la maison Buirette-Gaulard, de Suippes (Marne.)
- Cette maison, fondée en 1824, expose tout ce qui a trait au peignage, à la filature, au retordage, à la teinture et au blanchiment de toutes laines. Ses fils brevetés pour tricots à la main et mécaniques, ganterie, jerseys, cache-corsets et tapisseries n’ont point de concurrence à redouter. Les peigneuses Meunier, à dix mille broches, matériel entièrement neuf, valent qu’on les considère avec la plus grande attention. Cette exposition est, à tous égards, exemplaire. La maison Buirette-Gaulard fait à la fois de l’importation et de l'exportation sur une grande échelle. Elle a, par exemple, une exposition permanente au Musée commercial de Buenos-Ayres. De i86oà 1888, les jurys de Troyes Châlons, Reims, Paris, Rouen et Anvers et la Société de protection des apprentis et enfants employés dans les manufactures ne lui ont pas décerné moins de 9 médailles d’argent, de vermeil et d’or.
- Classe 33. — TISSUS DE SOIE.
- En fait de tissus de soie, Lyon a toujours la palme ; mais Tours envoie de belles étoffes pour ameublement et St-Etienne de la rubannerie de soie d’un goût et d’un fini parfaits.
- L’Exposition montre quantité d’étoffes de fantaisie, velours, peluches, bourre de soie, tissus mélangés, etc , etc., attestant de bonnes préoccupations décoratives.
- Les étoffes de soie qui passent avec raison pour les plus belles et la soie noire, notamment, porte en elle-même un caractère de haute simplicité, de grand goût, de richesse sobre et sérieuse qui la rend inestimable pour la toilette des femmes. Tout le monde porte et portera des vêtements de soie noire : tout le monde tient à honneur d’en être pourvu le mieux possible. Ce n’est pas de l’orgueil, c’est bien plutôt ce qu’on pourrait appeler de la dignité sociale et, plus nous irons, plus cette dignité se généralisera.
- Malheureusement des causes tirées des mœurs et que nous n’avons pas à qualifier ici, poussent trop souvent à sacrifier le solide et le durable aux vaines apparences. Nos industries suivent ce courant bien plus qu’on ne voudrait. Le public se tient pour satisfait quand on lui apporte des produits d’un aspect brillant, fût-il manifestement artificiel. Ce fait le compte de beaucoup d’industriels. Si l’éclat des objets vendus ne dure qu’un jour, qu’importe? L’acheteur a eu ce qu’il a demandé.
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- Mais tel 11’est pas le cas de M. Stehli-Hirt, dnot les importants comptoirs se trouvent à Milan, Zurich, Londres et New-York. Ce fabricant est peut-être le seul en Europe qui se soit proposé de produire des soieries noires non chargées et de livrer à la consommation les meilleurs tissus absolument purs. Les tissus noirs exposés dans sa vitrine sont d’un noir végétal dépouillé perdant par la cuite, tandis que les tissus généralement offerts au public contiennent de 100 à 200 de surcharge.
- Les étoffes de la maison Stehli n’ont rien à démêler avec les tissus de pacotille auxquelles nous avons fait allusion. Elles ne se graissent ni ne se coupent ; elles sont riches, moelleuses et fines au toucher comme les plus belles soieries anciennes.
- Quoiqu’elles soient d’un prix plus élevé que certaines étoffes prônées, elles reviennent dix fois moins cher par leur excellent usage et leur beauté solide. N’hésitons pas à dénoncer à nos lecteurs ces soieries chargées de drogues, d’huiles, de graisses, de métal qu’on leur vante et qui n’ont qu’un éclat futile et passager. Elles s’usent et se salissent à tel point jusque dans le fond des armoires qu’on n’en peut bientôt rien faire.
- La maison Stehli recommande donc ses soieries non chargées, noir végétal, non seulement aux personnes riches, mais encore à celles qui visent à l’économie bien entendue. 11 n’y a pas d’étoffe de soie qui se prête plus avantageusement à tous les emplois et rende de meilleurs et de plus longs services.
- M. E. Stehli-Hirt a ses fabriques mécaniques et tissages à la main à Obfelden et ses ateliers de Filature et Moulinage à Ger-mignaga (lac Majeur). Ses produits figurent dans une vitrine, à l’Exposition de Zurich. On en peut demander, à Zurich, chez M.J. Spoerri et, à Paris, aux Magasins du Bon Marché.
- Classe 34. — DENTELLES, TULLES, BRODERIES, PASSEMENTERIES.
- Le point d’Alençon, le point de Valenciennes, le point de Bruges et la dentelle du Puy brillent dn même éclat que par le passé. Toutefois, l’intérêt de la classe 34 est de nous montrer des dentelles à la mécaniques, d’un prix modeste, et d’une beauté de travail que cette industrie n’avait pas encore atteinte.
- Les dentelles de coton et de laine sont également en grand progrès.
- A voir la riche exposition d’ornements d’église. Ici, la main-d’œuvre est pour tout. Il y a, parmi ces chapes et ces chasubles, des .çh#fs-d’œuyre de broderie.
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- Classe 35. — BONNETERIE ET LINGERIE. ACCESSOIRES DU VÊTEMENT.
- Vous verrez à la classe 37 de la lingerie confectionnée, des layettes, des corsets, des éventails, des ombrelles, des cannes, aussi bien que des bretelles et des jarretières.
- Classe 36. — HABILLEMENT DES DEUX SEXES.
- C’est l’exposition des vêtements tout faits, des chaussures, des coiffures avec fleurs artificielles, plumes et rubans, des chapeaux d’hommes et de femmes, de tout ce qui s’exporte, de tout ce qui se fait en fabrique et sur des mesures générales, de façon à s’accommoder à un grand nombre d’indi\idus. Le triomphe de la machine à coudre.
- La Classe comprend les habillements des deux sexes, dont la nomenclature suit :
- Habits d’hommes, habits de femmes, vêtements imperméables, coiffures des deux sexes, fleurs artificielles et plumes, perruques et ouvrages en cheveux, chaussures, coiffures pour enfants, vêtements spéciaux des diverses professions, costumes des diverses contrées.
- Pour les costumes de luxe et les vêtements vraiment élégants, le siège de la mode est toujours Paris. Cependant, le goût des coupes et des étoffes anglaises a pris sur le continent et garde toujours une certaine vogue.
- Toutefois, il faut ajouter que les coupes anglaises elles-mêmes se parisianisent suivant le goût individuel de ceux que préocupe dans leur costume le sens esthétique,
- M. REDFERN, le costumier breveté de S. M. la Reine d’Angleterre, de S. A. R. la Princesse de Galles, de S. M. l’Impératrice de Russie, des Souveraines du Danemark, du Portugal et de Grèce, expose une série de costumes anglo-parisiens amusants à considérer pour la manière dont la grâce de la coupe s’y allie avec le caractère sérieux des teintes. C’est être artiste dans le meilleur sens du mot, que de savoir, comme M. Redfern, accommo-derle costume à la nature tout entière de celle qui doit le porter, à ses habitudes de corps, à sa taille, à. son teint, à son tour de visage, à sa couleur de cheveux. Problème infiniment délicat, et dont les données sont si changeantes ! M. Redfern s’y est appliqué non seulement pour les vêtements de ville, mais il a étudié encore des costumes rationnels, pour les différents sports dont le monde féminin raffolera bientôt également des deux côtés du détroit. Il a trouvé pour la sporting xvoman, comme disent nos voisins, pour l’escrimeuse, la joueuse de tennis, la chasseuse,
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- la rameuse, des costumes originaux au possible, où le sens pratique ne nuit en rien à l’élégance des formes. Ce sont autant de petits modèles de cette « grâce de l’utile » que les Grecs, ces maîtres en toutes choses, recommandaient dans la confection des objets à l’usage de l’homme et de la femme. L’exposition de M. Redfern nous offre sans contredit les meilleurs de ces types de costumes modernes, faits en vue de la vie active, et d’une distinction qui ne doit rien au passé.
- La réputation des grands magasins de nouveautés de la Samaritaine n’avait pas besoin de l’Exposition universelle pour être consacrée. La clientèle de cette maison se recrute parmi les personnes qui veulent être irréprochables dans leur toilette sans charger leur budget outre mesure. Les Robes et Manteaux sortis de la Samaritaine ne se discernent point, pour l’élégance des coupes et la perfection du travail, de ceux qu’ont fournis les grandes couturières. Seulement le prix est d’une surprenante modicité.
- Des agrandissements successifs, nécessités par un succès toujours croissant, ont fait de la Samaritaine une des plus grandes maisons de nouveautés et des mieux assortie de Paris. Elle est est située rue du Pont-Neuf n° i à 17.
- Nous ne devons pas, en cette classe générale du vêtement, laisser de côté une industrie importante : celles des uniformes.
- Et, justement, nous remarquons, dans la vitrine de M. A. Giroult, les plus récents modèles des uniformes des officiers des différents corps des armées de terre et de mer, y compris les uniformes adoptés pour la réserve et l’armée territoriale. Ces modèles conformes aux prescriptions du Ministère de la guerre, se recommandent encore par une élégance de coupe, trop rare en ce genre de costumes, ainsi que par la finesse des galons, tresses, brandebourgs et aiguillettes réglementaires.
- La maison Giroult, est : 16, rue Coquillière, et 50, ruejean-Jacques-Rousseau.
- Classe 37. — JOAILLERIE ET BIJOUTERIE.
- Il sort des éclairs de toutes les vitrines. Les diamants et les pierres fines croisent leurs feux jusque sur les pierres en imitation qui les avoisinent. Les bijoux en or, platine, argent, aluminium, ciselés, filigranés, travaillés en perfection, ont là des spécimens de choix. A côté, la bijouterie en jais, ambre, corail, nacre, acier, etc., est loin, toutefois, d’être sans intérêt. La bijouterie en faux elle-même a ses mérites qu’il faut reconnaître.
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- Nous avons, réellement, en France, des joailliers merveilleux qui s’entendent tout aussi bien que les grands lapidaires du passé à unir les gemmes aux métaux précieux en des œuvres exquises et originales. Ils créent constamment selon ses besoins du luxe et des élégances, des modèles ravissants, sans analogues dans la production ancienne. Pour ces raffinés, la joaillerie et la bijouterie se confondent dans un art tout neuf et délicieux.
- Signalons, surtout, les belles créations de la maison Vever, rue de la Paix, ^(ancienne maison BAUGRAND),dont l’éblouissante exposition particulière contient à la fois des pièces d’art d’un travail et d’un goût achevés et des pierres d’une richesse et d’une beauté miraculeuses, représentant une valeur de plusieure millions. Cette maison Vever, fondée dès 1821 par le grand’père des propriétaires actuels, récompensés aux grandes Expositions précédentes, s’est véritablement surpassée en celle-ci. Dans l’impossibilité de tout citer,indiquons, parmi cet amoncellement de joyaux, une collection absolument unique de pierres de toutes couleurs,d’un éclat extraordinaire, des réunions de perles et de rubis d’une égalité et d’une pureté que l’on trouve rarement ensemble, ainsi qu’une perle noire de toute beauté qui est vraisemblablement la plus grosse connue. Les pièces d’art et d’orfèvrerie exposées par cette maison, statuettes, émaux, ciselures, etc., de tous les genres et de tous les styles témoignent d’une grande recherche, d’une science approfondie de l’art ornemental et d’un »goût irréprochable. MM. Vever ne fabriquent pas que des objets de grande valeur, de leurs ateliers de la rue de la Paix sortent aussi des bijoux de tous prix, même modeste qui eussent parfaitement tenu leur place dans leur vitrine du Champ-de-Mars, et que seul le manque d’espace les a obligés de garder dans leur magasin rue de la Paix, 19, où on peut les admirer.
- Classe 38. — ARMES PORTATIVES. CHASSE.
- Très belle exposition d’armes à feu portatives de Paris, Saint-Etienne, Tulle, Châtellerault, Charleville, Maubeuge, etc. Tous les systèmes en usage y figurent. Le bois des crosses s”incruste d’ivoire, de nacre, d’argent et d’or dans les armes de luxe. (Voir pour ces décorations l’exposition de l’école d’armurerie de Saint-Etienne.) ,
- Les armes blanches les plus estimées viennent de St-Etienne et de Châtellerault.
- Classe 39. — OBJETS DE VOYAGE ET DE CAMPEMENT.
- Cette classe comprend des objets de toutes sortes qui sembleraient devoir se rattacher à plusieurs autres classes, mais qui
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- relevent tous de l’idée de voyage, de déplacement, d’exploration scientifique dans les meilleures conditions de confortable, sur terre, dans les montagnes, ou sur mer. On y trouve des malles, des coussins, des costumes, des bâtons ferrés, des trousses de géologue ,de naturaliste , de pionnier , des hamacs, des pliants, etc., etc. Cette industrie, éminemment moderne, abonde en ingéniosités pour le bien-être des voyageurs.
- Classe 40. — BIMBELOTERIE.
- C’est ici la galerie des jouets, des figures de cire, des figurines, des jouets instructifs, etc., etc. C’est ici que les poupées régnent et disent : Papa, maman. C’est ici que Tarticle Paris se fait admirer par son élégance, sa fantaisie et son esprit.
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- Classe 41. — PRODUITS DE L’EXPLOITATION DES MINES ET DE LA MÉTALLURGIE.
- L’extraordinaire importance des produits de cette classe, qui résume à elle seule toute l’industrie moderne, apparaît dès Pabord. On a été obligé de les diviser en deux sections: à droite, les fontes, fers, cuivres et leurs dérivés ; à gauche, les métaux.
- Chacune des deux sections, débouchant dans la galerie de 30 mètres, est décorée d’une entrée monumentale appropriée. La galerie de droite, en se rendant à la Galerie des Machines, a une porte exécutee par MM. Fould-Dupont, des forges de Pompey : rien que des fers en T, en U, en bandes, etc., des roues à engrenages et autres produits de même ordre, curieusement disposés en pièces d’architecture. La porte de la galerie opposée représente le groupe métallurgique de la Loire : canons, obus, plaques de blindage; etc.
- Au milieu, c’est l’exposition de la Société industrielle des métaux : colonnes, coupoles, plaques de cuivre, de laiton et de aine. La note éclatante de la grande symphonie métallique.
- Dans les galeries, l’exposition se complète du groupe de la Loire : Aciérés de la marine, Firminy, Saint-Etienne, etc. Mais
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- 11’insistons pas : tous les centres métallurgiques de la France ont été fidèles au rendez-vous et nous voyons des envois remarquables des forges de Champagne, de la fonderie du Val d’Osne, des usines de MM. Ghesquières, Létrange, Herbin, Christofle, Lépine, etc., etc. (Cuivres, laitons, zincs, nickels, etc.^....
- Voir aussi la riche exposition des minéraux et des minerais, le superbe portique de M. Holtzer, uniquement composé de marbres des Pyrénées-Orientales, le pavillon des métaux précieux et produits d’affinage de M. Lyon-Allemand, etc.
- Voir enfin, dans les vitrines, d’intéressantes expositions d’articles de ménage.
- Classe 42. — PRODUITS DES EXPLOITATIONS ET DES INDUSTRIES FORESTIÈRES.
- Tous les échantillons d’essences forestières de France figurent ici : bois d’œuvre, de chauffage, de construction, bois pour la marine, etc., etc. On y trouve encore tous les produits de l’industrie forestière : le liège, les écorces textiles, les matières tannantes, colorantes, odorantes, résineuses; les charbons, potasses brutes ; des objets de boissellerie. de vannerie, etc.
- Classe 43. — PRODUITS DE LA CHASSE.
- PRODUITS , ENGINS ET INSTRUMENTS DE LA PÊCHE ET DES CUEILLETTES.
- Les produits de la chasse et de la pêche sont très divers : fourrures et pelleteries, poils, crins, plumes, duvets, cornes, dents, ivoire, écailles, musc, fanons de baleine, ambre gris, coquilles, nacre, sépia, pourpre, coraux, éponges. Les produits des cueillettes ou récoltes sans culture ne sont ni moins nombreux, ni moins précieux : champignons, truffes, fruits sauvages, lichens pour teintures, sèves fermentées, quinquina, écorces et filaments utiles, cires, gommes, résines, etc.
- La classe 43 mérite d’arrêter les visiteurs, ne serait-ce qu’à titre d’enseignement
- Classe 44. — PRODUITS AGRICOLES NON ALIMENTAIRES
- Nous ne pouvons qu’indiquer par quelques traits rapides la composition de chaque classe.
- La classe 44 comprend les matières textiles brutes, les cocons de vers à soie, les plantes oléagineuses, les amadous, les tabacs, les matières tinctoriales ou extramontes, les fourrages conservés et substances destinées à la nourriture des bestiaux.
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- Classe 45. — PRODUITS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES.
- Le propre de cette classe, c’est de renfermer les matières premières de toutes les industries chimiques, de la parfumerie, de la peinture, de la teinture, de la photographie, de la galvanoplastie, de l’industrie des bougies, de la pharmacie, etc.
- Classe 46. — BLANCHIMENT, TEINTURE, IMPRESSION, APPRÊT.
- Les diverses industries de cette classe sont particulièrement exercées dans les départements de la Seine, de la Seine-Inférieure, du Nord, de la Somme, du Calvados, de l’Aisne, de la Marne et du Rhône.
- Classe 47. — CUIRS ET PEAUX.
- Les plus belles peaux de maroquin viennent de Paris ; les meilleures peaux chamoisées, de Niort; les peaux mégissées pour la ganterie, de Grenoble et d’Annonay ; les cuirs forts, de Givet et de Nantes. Remarquer, en outre, les articles de boyauterie, cordes à violon, baudruches, nerfs de bœuf, etc.
- Classe 48. MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DE L’EXPLOITATION DES MINES ET DE LA METALLURGIE.
- De longues descriptions seraient nécessaires pour initier le lecteur au détail des diverses classes du groupe VI ; mais nous estimons que les longues descriptions ne rentrent pas dans le plan de ce guide.
- On trouvera dans l’importante exposition de la classe 48 le matériel des sondages pour recherches, les machines à forer, les appareils électriques pour faire sauter la mine , les outils d’extraction, tout l’outillage minier, le matériel des hauts-fourneaux, des forges, fonderies, etc., etc.
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- Classe 49. MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DES EXPLOITATIONS RURALES ET FORESTIÈRES.
- Une exploitation agricole ou forestière comporte plus d'ordres d’idées qu’on ne saurait l’imaginer tout d’abord. Voyez plutôt, à la classe 49, la diversité des objets : matériel de dessèchement des marais, du drainage, de l’irrigation , assolements , cultures , engrais, machines locomobiles et ménagères, bâtiments ruraux, industries forestières, fabrication des tabacs, etc. Et ce n’est là qu’une des moindres parties de l’exposition rurale.
- Classe 50. MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DES USINES
- AGRICOLES ET DES INDUSTRIES ALIMENTAIRES.
- Les instruments et machines exposés dans cette classe concernent : les fabriques d’engrais artificiels, de tuyaux de drainage , les laiteries et fromageries ; les minoteries, féculeries et amidon-neries ; les huileries ; les brasseries, distilleries, sucreries, raffineries; la boulangerie et la pâtisserie; les conserves alimentaires, le chocolat, le café, la glace, etc.'
- A l'extrémité de la section des produits alimentaires on se dirigeant vers l’Esplanade des Invalides, on rencontre la boulangerie, biscuiterie et confiserie Baker, (Joseph Baker et fils, 58, city Road, Londres.)
- Cette installation, d’une superficie de 30 mètres en longueur sur 11 de largeur,nous montre une foule de boulangers et pâtissiers fabricant tous les genres de pain, biscuits, gâteaux, confiseries et crèmes glacées. A l’étage supérieur, où sont emmagasinées les farines et disposées les machines à préparer les matières premières, on voit se mélanger et se tamiser les farines, qui descendent ensuite automatiquement dans les pétrins, où elles se transforment en pâte à biscuits. Cette pâte est placée, ensuite, sur le laminoir qui, par son mouvement de renversement, la lamine, la forme et la met en état d’être reçue par la machine à découper, qui découpe et imprime les biscuits et les porte automatiquement sur des plaques en tôle ou fil de fer, tout prêts pour le four à chaînes. Les biscuits y entrent, par un bout,en pâte et sortent, par l’autre bout, parfaitement
- cuits et achevés.
- Diverses machines nous font voir la fabrication de tous les genres de biscuit : machines à seringues pour les biscuits roses, café, etc. ; machine à gouttes pour les biscuits de pâte molle; machine à gaufrettes, façonnant et cuisant automatiquement les gaufres entre deux plaques chauffées.
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- Dans la boulangerie, MM. Baker nous présentent de précieuses machines à tamiser la farine, d’autres à pétrir et diviser la pâte, puis des fours à cuisson continue sans fumée (système Bailly-Baker, breveté). Leurs appareils et instruments pour la confiserie ne' sont pas moins utiles et ingénieux : bassines à faire bouillir le sucre, plaques à refroidir, bassines tournantes, etc. On peut, d’autre part, assister en quelques minutes à la confection de crèmes glacées, immédiatement vendues aux consommateurs.
- Nous ne pouvons insister sur la variété des machines toutes plus intéressantes les unes que les autres, très nouvelles et automatiques pour la plupart, exposées par la maison Baker à l’usage des boulangers, biscuitiers, pâtissiers et confiseurs. Ces machines et appareils sont au nombre de plus de 60, sans compter quatre fours de grandeur naturelle.
- A la Galerie des Machines, MM. Baker exposent encore de très curieux modèles en miniature d’une fabrique de biscuits et un modèle d’appareil de chauffage à bec double, pour églises, écoles, etc.
- Les fours Lamoureux, brevetés s. g. d. g. , à chauffage mixte et indépendant, à sole fixe ou tournante, brûlent indifféremment tous les combustibles et fonctionnent devant le public, soit à l’usage de la boulangerie, de la biscuiterie de luxe et de la pâtisserie. Ils sont exposés par M. Lamoureux, seul entrepreneur général de l’Etat et de l’Assistance publique de Paris, honoré de 2 diplômes d’honneur, de 2 médailles d’or et de 2 médailles d’argent aux Expositions antérieures. (7, quai d’Anjou, Paris.)
- Classe 51. MATÉRIEL DES ARTS CHIMIQUES, PARFUMERIE ET TANNERIE.
- Ce matériel a rapport à la fabrication du savon, des bougies, des essences, vernis, objets en caoutchouc et gutta-percha ; aux usines à gaz ; à la blanchisserie , à la tannerie , à la mégisserie, à la verrerie; à la préparation des produits pharmaceutiques, etc.
- Classe 52. MACHINES ET APPAREILS DE LA MÉCANIQUE GENERALE.
- La classe 52 comprend , d’abord , des pièces de mécanisme détachées : supports, glissières, galets, courroies, systèmes funiculaires, des régulateurs et modérateurs de mouvement ; des dynamomètres, manomètres, appareils de jaugeage pour liquides
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- ou pour gaz, machines à manœuvrer les fardeaux, machines hydrauliques, moteurs à vapeur d’eau, d’éther, de chloroforme . d’ammoniaqne , à vapeur, combinées, à gaz, à air chaud, à air comprimé, etc.
- Classe 53. MACHINES-OUTILS.
- Les machines-outils prennent une importance de plus en plus grande. On en voit ici de toute sorte et pour presque toutes les industries : machines à fendre le bois , à faire les tonneaux, à tourner, aléser, raboter, mortraiser, percer, découper, tarauder, fileter, river, presser, broyer, malaxer, scier, polir, etc., etc. L’examen de toutes ces machines est plein d’intérêt, surtout quand elles sont en activité.
- Classe 54- MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DE LA FILATURE ET DE LA CORDERIE.
- On peut étudier ici toutes les .pièces détachées des appareils de filature. Dans le matériel de la corderie, voir surtout les appareils à étirer, dévider, retordre,' mouliner. Voir aussi la variété des câbles ronds, plats, diminués, à âme métallique, etc
- Classe 55. MATÉRIEL ET PROCÉDÉ DU TISSAGE.
- Remarquons les appareils pour la préparation du tissage, les métiers pour les tissus unis, pour les tissus façonnés, brodés , pour les tapis, les tapisseries, la bonneterie , les tulles , la dentelle, la passementerie, etc. Les appareils à fouler, calandrer, gaufrer, moirer, métrer, plier, complètent l’exposition de la classe 55.
- Classe 56. MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DE LA COUTURE ET DE LA FABRICATION DU VÊTEMENT.
- On n’avait pas encore reuni une collection aussi complète des machines à coudre, à ourler, à piquer, à ourler ; à clouer et à visser les chaussures ; à découper le cuir ; à approprier le caoutchouc, etc.
- Classe 57. —MATÉRIEL ET PROCÉDÉS POUR LES OBJETS DU MOBILIER ET D’HABITATION.
- Voici les machines à débiter le bois de placage ; les scies à découper, à chantourner, à rubanner ; les appareils à moulurer, à confectionner les baguettes d’encadrement, à produire des feuilles de parquet ; l’outillage complet du menuisier-ébéniste.
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- Voilà les machines à travailler l’ivoire, l’os, la corne, le carton-pâte, le stuc, à scier, à polir les pierres dures, à façonner la brique^ la pierre artificielle, etc. De grandes perfectionnements ont été apportés dans ces diverses industries.
- Classe 58. — MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DE LA PAPETERIE, DES TEINTURES ET DES IMPRESSIONS.
- Nous avons déjà rencontré, à la classe 10, des spécimens des papiers de fil, d’alfa, de paille et de fibres ligneuses. La classe 58 nous montre comment se fabriquent les diverses pâtes, comment on les blanchit, comment on fabrique le papier à la cuve et à la machine, comment on le satine, on le glace, on le moire, on le gaufre, on le règle, ou le teint par impression, etc. En second lieu, vient le matériel de la typographie, de l’autographie, de la gravure, etc. Cette exposition mérite de retenir longtemps le visiteur.
- Classe 59. — MACHINES, INSTRUMENTS ET PROCÉDÉS USITÉS DANS DIVERS TRAVAUX.
- Les organisateurs de l’Exposition ont groupé dans la classe 59 diverses machines , qui ont des rapports avec les autres classes, mais qui, par leur ingéniosité de conception, ou par leur destination spéciale, valent qu’on les étudie à part. Telles sont les presses monétaires, les machines à fabriquer les boutons, les épingles, les plumes, les brosses, les capsules, les objets d’horlogerie, de bimbeloterie, etc.; les machines pour la reliure et les machines à écrire.
- Classe 60. — CARROSSERIE ET CHARRONNAGE, BOURRELLERIE ET SELLERIE
- La classe 60 formait à l’Exposition de 1878 les classes 62 et 63. On.a voulu, en les réunissant, grouper les produits d’industries qui se complètent dans un ensemble homogène. Lâ section de carrosserie est d’une richesse particulière. Il y a là des chefs d’œuvre comme on est en droit d’en attendre des Belvalette et des Binder. Mais la bourrellerie et la sellerie ne sont certes pas inférieures et nous ne pensons pas que les Anglais puissent fournir, à cette heure, de plus beaux articles de harnachement et d’éperonnerie.
- Classe 61. — MATÉRIEL DES CHEMINS DE FER.
- Classe 62. — ÉLECTRICITÉ.
- Classe 63. — MATÉRIEL ET PROCÉDÉS DU GÉNIE CIVIL, DES TRAVAUX PUBLICS ET DE L’ARCHITECTURE.
- L’exposition de la classe 63 est capitale : elle résume la construction civile, les travaux de voierie, les travaux hydrauliques, etc. On y a groupé les matériaux de tout genre employés par le
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- génie et l’architecture, pierre naturelle et artificielle, ciments, bétons, briques, ardoises, cartons et feutres de couverture, bois et tout ce qui s’y rattache ; le matériel de terrassements, les appareils et engins pour fondations, sonnettes, pilotis, pieux à vis, pompes, appareils pneumatiques, dragues ; les appareils pour la construction ; l’outillage du maçon, du tailleur de pierre, du charpentier, du couvreur, du serrurier, du menuisier en bâtiment, du vitrier, du plombier, du peintre ; le matériel des travaux des ports, rivières et canaux, de la canalisation de l’eau et du gaz, de la création et de l’entretien des routes et des promenades ; des modèles et plans de ponts, viaducs, écluses, barrages, phares, monuments publics et maisons particulières. (Voir, dans le parc du Trocadéro, le pavillon des travaux publics et, sur la berge, l’exposition spéciale de barrage de Suresne).
- Classe 64. - HYGIÈNE, ASSISTANCE PUBLIQUE, EAUX MINÉRALES.
- La classe 64 n’existait pas en 1878. L’Hygiène et l’Assistance faisaient partie de la classe 14 avec la médecine, tandis que les eaux minérales ressortissaient à la classe 47. L’énorme développement pris en France par les études hygiéniques, à la suite des recherches et des découvertes de M. Pasteur sur les microbes, a nécessité la création d’une classe à part' pour ce qui s'appelle d’un mot nouveau : la médecine publique.
- 11 est regrettable que la répartition des diverses classes n’ait pas permis de faire rentrer dans la nouvelle classe 64, l’hygiène de l’alimentation, du vêtement et de l’habitation. Néanmoins, par la bonne volonté de tous, on est parvenu à réunir un grand nombre d’appareils de salubrité, tous de provenance française et qui sont aujourd’hui adoptés dans presque tous les pays : notamment, les appareils pour la canalisation et l’évacuation des matières usées, la ventilation des siphons, la désinfection des locaux et objets mobiliers, etc.
- A l’égard de l’Assistance publique proprement dite, on verra avec grand intérêt la remarquable exposition des procédés en usage dans toutes les parties de la France pour l’élevage des enfants nouveaux.
- Mme Landrin, inspectricegénérale de la protection de l’enfance, au ministère de l’Intérieur, qui en a recueilli de tous côtés les curieux éléments, a eu l’idée de rendre les procédés sensibles au moyen de poupées de grandeur naturelle, avec accessoires, emmaillotages et biberons authentiques.
- Auprès de cette collection, voir les spécimens de moyens d’éducation pour les enfants infirmes, sourds-muets, aveugles, etc. Voir également la belle série de documents comparatifs sur les procédés de maintien et de traitement des aliénés depuis un siècle (par exemple, la petite reproduction d’une cellule en 1789,
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- et le grand modèle d’une cellule d’aujourd’hui ; enfin, des plans et maquettes d’établissements hospitaliers anciens et récents.
- L’exposition des eaux minérales est organisée dans un des bâtiments annexés du Palais de l’Hygiène : on y trouve, non seulement des échantillons d’eaux en bouteille, mais des fragments des rochers des abords des sources, et tous les documents d’analyse scientifique, indiquant les richesses hydro-minérales de la France, les procédés de captage et de distribution des eaux et fout ce qui concerne la thérapeutique thermale.
- Le terrain affecté à la classe 64 ne comprend pas moins de 10.000 mètres, dont 8.000 couverts.
- Le Palais central appartient à l’Assistance publique, les galeries à l’hygiène, le bâtiment annexe aux eaux minérales. Le reste est occupé par des expositions spéciales, dont la plus importante est celle de la maison Geneste et Herscher, organisée dans un batiment spécial.
- Classe 65. — MATÉRIEL DE LA NAVIGATION ET DU SAUVETAGE.
- Sont groupés dans cette classe les dessins et modèles de navires et de machines , des spécimens d’armement, de gréement, de voilures, de fanaux, de propulseurs, de machines auxiliaires, et, en général, d’instruments de navigation. Puis viennent les enduits de peinture, les procédés de doublage, les chaudières et pièces métalliques. A voir, des bateaux de grandeur naturelle, à terre: ensuite, tous les appareils de sauvetage, scaphandres, avertisseurs pour abordages, pompes à incendie, extincteurs, échelles, etc. La classe 65 se complète par une très belle exposition flottante.
- Classe 66. — MATERIEL ET PROCÉDÉS DE L’ART
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- Objets de grand et de petit équipement, matériel accessoire de campagne, habillement, panoplies, cuisine, etc.
- Cette classe comprend l’exposition du Ministère de la guerre.
- Nous y retrouvons la maison A. Giroult avec une très curieuse exposition des différentes tenues adoptées par les corps des sapeurs-pompiers de Paris et des departements depuis 1830 jusqu’aux plus récents modèles. Cette exposition est une vraie curiosité. 11 s’y trouve plus d’un uniforme historique et un assez grand nombre de modèles de tenues vraiment coquettes. C’est un heureux complément de l’exposition si variée des tenues d’officiers sur laquelle nous avons appelé l’attention en parcourant la classe 37.
- La maison spéciale de M. Giroult est 16, rue Coquillière, et 30, rue Jean-Jacques-Rousseau.
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- Classes 67 a 73. — PRODUITS ALIMENTAIRES.
- Nous ne pensons pas qu’il soit utile de nous perdre ici en longues théories sur les produits des 7 classes installées au Palais des Produits alimentaires. Tous nos lecteurs savent l’énorme importance que prend peu à peu chez nous l’industrie des conserves de viandes, poissons et légumes par divers procédés. Au point de vue des boissons fermentées, nous dirons que les vins et eaux-de-vie sont d’origine française. Par exemple, les maladies qui se sont abattues sur les vignes (Oïdium , phil-loxera, mildew), ont eu pour résultat de propager beaucoup l’usage de la bière. Il est naturel que la brasserie française ait réalisé d’autant plus de progrès que la consommation devenait plus abondante. Parlons maintenant de quelques-unes des exposisions particulières les plus marquantes du Groupe VII.
- La plus intéressante des expositions particulières de la classe 73 est peut-être celle des vins de champagne de MM. Eug. Mercier et C°, d’Epernay. C’est un ensemble des plus complets et des mieux présentés. L’importante maison a eu l’ingénieuse idée d’exposer, en même temps que ses produits, tout le matériel et l’outillage employé pour la culture des vignes et servant à la préparation et au travail si délicat des vins de Champagne. De la sorte, le public se rendra compte des diverses phases de la production des véritables vins mousseux. D’habiles ouvriers en préparent, d’ailleurs, sous les yeux des visiteurs, absolument de la même manière que dans les caves de Champagne.
- L’exposition de MM. Mercier et C° est installée dans le vestibule d’entrée du Palais des Produits alimentaires sur le quai d’Orsay, et' renferme un Bureau de réception et un Salon de dégustation ; on y remarque aussi une grande carte vinicole de la Champagne, exécutée en relief, et une vue des établissements principaux de MM. Mercier et d’une partie de leurs immenses caves, les plus grandes que l’on connaisse. Elles mesurent quinze kilomètres de longueur totale et qui sont reliées par une voie ferrée aux chemins de fer de l’Est. Mais ce qui attire surtout
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- l’attention,c’est le magnifique foudre exposé par la Maison.Ce fût gigantesque, l’étonnement des visiteurs et l’une des grandes curiosités de l’Exposition, est d’une contenance de 200,000 bouteilles, soit 800 barriques de Champagne. On n’a jamais vu son pareil en pays champenois. Les cercles d’acier qui l’entourent pèsent à eux seuls 3,500 kilogrammes. Ses fonds sont ornés de riches sculptures représentant d’un côté les quatre saisons et les armoiries des principaux vignobles de la Marne, et, de l’autre, La Champagne offrant un raisin à l’Angleterre.
- 11 y aurait une amusante chronique à écrire sur le voyage du colossal tonneau d’Epernay à Paris. Dix paires de bœufs et de nombreux renforts de chevaux le traînaient. A chaque village, il arrivait quelque aventure : les rues trop étroites s’opposaient à son passage, il fallait renverser un mur, abattre un arbre, et l’on n’avançait qu’à petites journées. A Paris, on dut enlever la grille de l’Octroi. Et le géant prenait, enfin, sa place au quai d’Orsay, un dimanche, devant la foule ébahie, après avoir fait brèche à l’enceinte officielle elle-même.
- En résumé, l’exposition de MM. E. Mercier et C° recevra la visite de tous les gourmets et des amateurs de véritable vin de Champagne qui pourront ainsi se rendre compte de la supériorité des produits de cette maison, universellement réputée, dont la vente annuelle atteint deux millions de bouteilles de vin de Champagne, et qui a déjà obtenue 10 Diplômes d’honneur et 31 premières médailles.
- La classe 73 comprend, à côté des boissons fermentées proprement dites, les spiritueux extraits de divers produits végétaux.
- Dans cette dernière catégorie se distinguent le rhum et les produits similaires extraits de la canne à sucre. Dans ce temps où, par suite de la rareté des vins et d’une distillation trop souvent hâtive des grains, de la betterave, etc., l’eau-de-vie à l’exception des plus fines sortes a notoirement perdu de ses qualités, le rhum est le cordial le plus recommandable pour la majorité des consommateurs de spiritueux. Simple produit de la distillation des mélasses de cannes à sucre, le rhum est moins accessible à la falsification et l’on peut être assuré de sa purete et de ses qualités hygiéniques et gastronomique quand il provient d’une fabrique réputée, sur le marché de nos denrées coloniales.
- Le rhum de M. Hurard, le grand fabricant de St-Pierre, qui est aussi député de la Martinique, remplit toutes les conditions d’un spiritueux parfait : richesse de la matière première, distillation et rectification soignées, point d’addition de produits étrangers pour en forcer le goût naturel et le faire vieillir hâtivement. L’exposition des rhumeries Hurard présente le rhum de cette marque réputée dans des fûts de chêne qui sont les
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- seuls iécipi.ents où la liqueur se conserve, développe son arôme et vieillisse sans perdre de sa vertu.
- Pour obvier à cette décadence des eaux-de-vie, dont nous avons dit plus haut les causes, M. Hurard tire également de la canne à sucre une eau-de-vie saine et d’un bouquet très fin qui fait une concurrence de plus en plus étendue et bienfaisante aux eaux-de-vie à essences nuisibles que donnent la betterave mal distillée et la pomme de terre.
- L’exposition Hurard présente encore aux gourmets un apéritif et des liqueurs que nous nous reprocherions d’omettre : le vin d’oranges et plusieurs sortes surfines des si renommées liqueurs des îles qui ne sont pas seulement régal de dames.
- L’épreuve et la preuve sans réplique de l’excellence d’une liqueur, c’est la dégustation. Aussi, outre son installation au Palais central des Colonies, M. Hurard a établi tout proche le palais et la serre coloniale un kiosque de dégustation où les amateurs et les experts ne manqueront pas d’aller se rendre compte des mérites divers du rhum, de l’eau-de-vie de canne, du vin d’orange et des liqueurs des îles qui ont valu à M Hurard un renom dans le monde des gourmets et à toutes les expositions les plus hautes récompenses.
- Les divers produits Hurard ont obtenu le seul diplôme d’honneur à l’Exposition de Fort-de-France (Martinique) en 1885. De même la seule médaille d’or et le seul diplôme d’honneur pour la distillation coloniale aux expositions de Bruxelles et de Barcelone (1888) ont été décernés à M. Hurard.
- En dehors de l’Exposition, cet important établissement a un dépôt central de ses produits, 17, boulevard Montmartre, en plein centre parisien.
- Classe 73MS. _ AGRONOMIE. STATISTIQUE AGRICOLE.
- Cette classe est encore une création entièrement nouvelle. Elle comprend les observations et recherches scientifiques relatives à l’agriculture pratique et à renseignement agronomique. On y
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- trouvera les plus précieux documents émanés des syndicats agricoles, des stations d’agronomie, des sociétés d’agriculture régionales, etc. La classe 73bis répond aux grandes préoccupations qu’a fait naître, depuis quelques années, la crise agricole.
- Classe — ORGANISATION, MÉTHODES ET MATÉRIEL DE L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE.
- Complément naturel de la classe 49 (Matériel et procédé des exploitations rurales) et de la classe 73^ (.Agronomie et statistique), l’exposition d’agriculture est une des parties sur lesquelles s’est portée le plus profondément la sollicitude des organisateurs de l’Exposition de 1889. Il ressort des différentes classes qui la constituent, un ensemble de constatations qui produiront sans nul doute d’excellents résultats.
- Classe 74. — SPÉCIMENS D’EXPLOITATIONS RURALES ET D’USINES AGRICOLES.
- Types de termes et bâtiments ruraux; élevage des animaux de travail ; engraissement des animaux de boucherie. Types d’usines agricoles, moulins, minoteries, distilleries, sucreries, raffineries, brasseries, pressoirs à cidres, huileries, etc.
- Classe 75. — VITICULTURE.
- En 1878, la viticulture ne possédait point de classe spéciale. Son matériel et ses produits restaient dans l’ensemble du matériel et des produits agricoles, ce qui était une faute, vu l’intérêt capital de la production vinicole pour la France.
- L’Exposition de 1889 montre que, malgré les ravages du phil-loxéra, les vignobles de l’Hérault, du Gard et de Vaucluse, complètement détruits, il y a dix ans, sont aujourd’hui reconstitués et en plein rapport. Résultat considérable et encourageant pour l’avenir.
- Le Comité a fait exécuter les cartes des principaux vignobles français. Elles servent à l’enseignement public en même temps qu’elles contribuent à la décoration générale des galeries. Il en est de même d’une série de grands dessins représentant les maladies de la vigne.
- Nous voyons figurer parmi les expositions les plus intéressantes de la classe 75 :
- i° Dans la première galerie : un chai modèle en activité ; les foudres gigantesques des maisons A. Frühinsolz, de Nancy ; Massin , d’Eu ; les pressoirs de MM. Mabille, d’Ambroise et Piquet, de Sartrouville; les grandes pompes de MM. Noël, de Paris, et Beaume, de Boulogne-sur-Seine ; et des expositions d’articles de cave, d’articles pour culture, de filtres à vin, d’appareils de chauffage, de distillation, etc. ;
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- 2° Dans la seconde galerie se trouvent les expositions collectives des sociétés d’agriculture de l’Hérault, de la Gironde, des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, du comice agricole de Cadillac, etc.
- La Société d’agriculture de l’Aude reproduit en bouteilles la fameuse porte Narbonnaise de Carcassonne.
- La décoration des deux galeries de la viticulture est complétée par des panneaux décoratifs de M. Charles Toché et des plafonds de MM. Rubé, Chaperon et Jambon.
- Classe 76. — INSECTES UTILES. INSECTES NUISIBLES.
- Par « insectes utiles » on entend les vers à soie, les cochenilles, etc. L’insecte nuisible qui aura les honneurs de la classe 76 sera, certainement, le phylloxéra. Mais occupons-nous ici des abeilles et notamment, des ruches de Mme de Poli.
- Bien des systèmes de ruches ont été créés jusqu’à ce jour, suivant les principes de chacune de? écoles qui divisent les aviculteurs en deux camps adverses; mais tous ces systèmes on peut le dire, à cause du parti-pris qui a guidé les inventeurs, sont incomplets et peu pratiques.
- Les abeilles ne sont point indifférentes, comme on pourrait le croire, à la forme de leur logis et à la nature des matériaux qui le composent. Certainement, elles acceptent, par dévouement pour leur mère qui est aussi leur reine, l’habitation que leur inflige le possesseur de l’essaim ; mais quand la ruche est défectueuse, leur travail devient insuffisant pour contenter leur propriétaire et subvenir à leur propre existence, et, la mauvaise saison aidant, elles finissent par succomber à la tâche.
- La ruche imaginée par Mme de Poli, fusionne les deux systèmes fixiste et mobiliste, et présente ainsi les avantages de l’un et de l’autre. Des dispositions de détail, absolument nouvelles, qui constituent des perfectionnements d’une utilité incontestable, complètent cette heureuse innovation.
- Cette ruche est établie en trois modèles, appropriés aux besoins généraux de l’agriculture :
- i° Ruche de grande culture ;
- 20 Ruche nomade ;
- 30 Ruche d’observation.
- Avec ce nouveau genre de ruche, les produits sont, sans contredit, plus abondants, plus beaux et de meilleure qualité.
- Le revenu minimum d’une seule ruche est de 176 francs, qui
- décomposent ainsi :
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- ANALYSE DES EXPOSITIONS SPECIALES 309
- 3 essaims de 10 à 15 fr. l’un............ 30 fr.
- 2 kilogr. de cire à 3 fr................. 6
- 50 — miel à 1 fr.......................... 50
- Boîtes à miel fin......................... 90
- Total de la valeur des produits....... 176
- On peut facilement dépasser ce chiffre dans les contrées riches en fleurs mellifères.
- La ruche de Mme de Poli, par la plus-value de son revenu, offre donc un avantage considérable sur toutes celles jusqu’ici en usage, et de plus son prix peu élevé le met à la portée de tous les agriculteurs.
- Classe 77. — POISSONS, CRUSTACES, MOLLUSQUES.
- Dans cette exposition très curieuse ne figurent bien entendu que les poissons, crustacés et mollusques vivants. La visite du pavillon de l’ostréiculture et de la pisciculture est des plus instructives. Voir aussi l’aquarium du Trocadéro.
- bazar marocain.
- 4
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- 210
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889.
- Classes de 78 à 83. HORTICULTURE.
- Le Groupe IX est composé de six classes, ayant exclusivement rapport à la culture des fleurs d’ornement, des plantes de serre, des plantes potagères, des arbres fruitiers, forestiers ou d’agrément en un mot, à l’art des jardins. Nous 11e croyons pas devoir revenir, à ce propos, sur ce qui a été dit dans notre visite aux Jardins du Trocadéro. Qu’il nous suffise de rappeler que la culture florale n’a jamais été l’objet de tant de soins; que les progrès des arts de décoration se fait sentir dans le goût pour les plantes ornementales, devenu général en France, et dans le parti qu’ont su en tirer les artistes ; enfin, que les efforts accomplis de tous côtés pour le reboisement des provinces, aboutit au plus beau développement de l’arboriculture et, notamment, à de nombreuses acclimatations d’essences précieuses.
- Notons, en dernier lieu, que les expositions horticoles des nations étrangères ont beaucoup plus d’intérêt et de valeur qu'en 1867 et en 1878. Sans parler de nos colonies, qui nous montrent quelques-uns de leurs trésors végétaux, à l’Esplanade, nous voyons le Brésil, la Bolivie et la République de Salvador, par exemple — pour ne citer que ces pays — nous présenter de véritables merveilles d’horticulture, au Champ de Mars, et le Japon lui-même, se piquant d’honneur, a improvisé, dans le Jardin du Trocadéro, un vrai coin du Paradis terrestre.
- La flore du Nippon, qui ne nous était guère connue que par les dithyrambes des voyageurs et les exquises compositions des pièces céramiques et des kakémonos, nous apparaît dans son éclat, sa variété et sa grâce. Impossible de rien concevoir de plus enchanteur. C’est un des sourires de l’Exposition universelle de 1889.
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- APPENDICE
- LE CHEMIN DE FER DECAUVILLE.
- Au moment où nous mettons sous presse, une heureuse modification apportée dans le fonctionnement du chemin de fer intérieur de l’Exposition, nous fait un devoir de revenir sur cette très intéressaute entreprise. On va voir combien elle rappelle de conquêtes pacifiques, de nobles et fiers souvenirs.
- On sait que cette exploitation a été concédée à la Société Decauville aîné, dont la réputation est universelle pour les chemins de fer à voie étroite, dont elle construit le matériel complet, depuis les rails jusqu’aux locomotives, dans ses usines de Petit-Bourg, près Paris. La ligne va de l’Esplanade au Palais des machines, avec haltes au Palais des Produits alimentaires, à la Tour Eiffel, et sur d’autres points. Toutes les dix minutes, un train part de chaque extrémité de 9 heuies du matin à minuit. Or, il n’y avait, à l’origine, qu’une seule catégorie de place, avec un seul tarif pour toutou partie du parcours. (25 centimes par voyage). Mais voici que la direction de l’Exposition universelle autorise la mise en circulationde voiture de luxe qui sont de véritables wagons-salons dans lesquels les voyageurs sont admis moyennant une perception supplémentaire de 25 centimes.
- Profitons de l’occasion pour prendre notre ticket — et en route !
- Le train qui chauffe est traîné par une locomotive à 4 essieux qui porte le nom de « Massouali » une des gloires militaires de la maison Decauville , nous dit le chef de train avec une fierté bien louable !
- Les dix locomotives du chemin de fer Decauville peuvent en effet raconter l’historique tout entier de travail et d’intelligence de cette maison dont les ateliers occupaient >oo ouvriers en 1878 et en occupent près d’un millier aujourd’hui. Ces locomotives, en effet, ont chacune son nom et sa légende.
- TuRkESTAN rappelle les 100 verstes (106 kilomètres de chemin de fer Decauville employés par les généraux Annenkoff et Skobe-leff pour faciliter la pose du chemin de fer transcapien.
- Kairouan rappelle la ligne de 65 kilomètres employés en 1883 pour relier Sousse à Kairouan. Cette ligne que le génie avait construite pour être exploitée avec des chevaux, vient d’être
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- 212 EXPOSITION UNIVERSELLE 1)H 1889 -
- rétrocédée à Ja Cie Bône-Guelma qui a fait les terrassements nécessaires pour l’exploiter avec locomotives.
- Afghanistan rappelle un des problèmes les plus curieux que la Société Decauville ait eu à résoudre : fourniture à l’armée auglaise d’un matériel de chemin de fer avec une locomotive devant voyager à dos d’éléphants.
- Massouah rappelle la livraison au gouvernement Italien de 56 kilomètres de voie, de om6o avec 5 locomotives pour l’expédition d’Abyssinie.
- Homebush est le nom de la plantation des cannes à sucres, la plus importante d’Australie, la Compagnie Anglaise qui la dirige a commandé à la Société Deauville aîné 6 locomotives, 1500 wagons et 52 kilomètres de voie de om6i.
- Porto Rico rappelle 300 kilomètres de voies livrés dans cette île où 74 planteurs font usage du « Decauville». U n’y a pas de route dans ce pays et les planteurs vont de l’un chez l’autre sur leur chemin de fer Decauville, particulier.
- Dumbarton est le nom d’un des principaux chantiers de construction de le Grande-Bretagne, celui de MM. Denny and Brothers qui, après avoir fait en 1884, un essai de 500 mètres de « Decauville » voie de om,6i (2 pieds anglais) ont fini par installer 19 kilomètres ; exemple suivi par plusieurs deleursvoisins et parla Compagnie Générale transatlantique, etc.
- Madagascar rappelle la ligne de 26 kilomètres qui a été livrée pour organiser les transports du corps d’occupation de Diego-Suarez.
- Hanoï rappelle les 50 kilomètres de voies expédiés auTonkin, où 300 autres kilomètres allaient partir au moment où la paix est venue arrêter l’expédition.
- Ville de Laon rappelle les expériences si concluantes que la Société des Ingénieurs civils est allée voir à Laon où la première locomotive système Mallet à 4 essieux, a pu gravir les escarpements de la route en traînant 150 voyageurs sur une pente de 8 %, la ville étant à 120 mètres plus haut que la gare. Cette locomotive a été ensuite livrée dans les forts de l’Est où elle est employée avec 32 autres machines à 4 essieux. Les ateliers de Petit-Bourg terminent en ce moment une commande de 460 kil. de voie de om,6o pour cette destination.
- Le chemin de fer Decauville sera, certainement, un des plus grands succès de l’Exposition de 1889 et on peut dire que sans lui il eût été presque impossible de se faire transporter de l’Esplanade des Invalides à la Tour Eiffel, car c’est bien juste, si malgré ses dimensions restreintes, il a pu trouver place entre la double rangée d’arbres qui suit le quai d’Orsay, d’un bout à l’autre.
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-
-
- ANALYSE DES EXPOSITIONS SPÉCIALES 21}
- TABLE DES PLANS.
- 1. Plan général de l’Exposition et de ses abords........... 44
- 2. Histoire de l’Habitation (dupont d’Iéna à l’avenue Suffren). 110
- 3. Id. (du pont d’Iéna à l’avenue La Bourdonnais) 115
- 4. Tour Eiffel. Première plateforme....................... 62 et 63
- 5. Id. Deuxième plateforme.......................... 65
- 6. Id. Troisième plateforme......................... 66
- 7. Constructions diverses (à droite de la Tour et du Palais des
- Arts libéraux, côté Suffren)............................. 123
- 8. Palais des Arts libéraux (rez de chaussée).......... 106
- 9. Id. (premier étage)............... 110
- 10. Constructions diverses (à gauche de la Tour et du Palais des
- Beaux-Arts, côté La Bourdonnais)......................... 136
- 11. Palais des Beaux-Arts (rez de chaussée).................... 70
- 12. Id. (premier étage)................... 71
- 13. Sections Industrielles françaises et étrangères (côté Suffren). 9s
- 14. Id. id. (côté La Bourdonnais) 94
- 15. Galerie des Machines...................................... 98
- 16. Galeries de l’Agriculture et Berges de la Seine, (de l'avenue
- La Bourdonnais au pont de l’Alma)........... ........ 162
- 17. Galeries de l’Agriculture et Berges de la Seine (du pont de
- l’Alma à l’Esplanade des Invalides).................... .. 163
- 18. Esplanade des Invalides...,............................... 132
- 19. Jardins et Palais du Trocadéro........................- 166
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-
-
- 214
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- A
- Arts libéraux (Palais des)................................ page 104
- Argentine (Palais de la République)........................ — 134
- Agriculture (Porte des galeries de 1’)....‘........... — 146
- Agriculture (Porte des galeries de 1’)................> — 149
- Algérien (Palais) ......................................... — 151
- B
- Beaux-Arts (Façade du Palais des).......................... — 69
- Bolivie (Pavillon de)...................................... — 125
- Brésil (Pavillon du)....................................... — 127
- C
- Champ de Mars (Panorama du)............................... — 45
- Chemin de fer Decauville................................... — 211
- D
- Dôme central.........................;. ............ — 53
- Dôme central (Petit). ..................................... — 84
- E
- Eaux et Forêts (Pavillon des).............................. — 35
- Exposition (Vue générale de F)............................. — 48
- F
- Fontaine des Nations
- 59
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-
-
-
- TABLE DES ILLUSTRATIONS 2! 5
- G
- Galerie de 30 mètres...................................... — 80
- Groupe II.............................................. — 173
- — III.............................................. — 181
- — IV............................................... — 189
- — V.............................................. — 195
- — VI............................................... — 197
- — VII............................................. — 204
- — VIII..............................:............. — 206
- — IX............................................... — 210
- H
- Histoire de l’Habitation Germanie et Gaule................ — 39
- — Perse............................ — 52
- — Abri sous Roche, etc ............ — 113
- — Assyrie-Phénicie................. — 114
- — Egypte........................... — 117
- — Hébreux.... ................. .— 118
- — Maison Etrusque.................. — 119
- — ’ Indou........................... — 120
- — Roman-Italien. Gallo-Romain.. — 121
- — Byzantin......................... — 126
- — Russes et Slaves................. — 128
- — Maison arabe..................... — 129
- — Soudan......................... — 130
- — Lapons, Esquimaux, etc....... — 131
- — Aztèques, Incas, etc............. — 132
- — Japon et Chine................... — 135
- — Renaissance...................... — 138
- — Roman, Moyen-Age................. — 139
- I
- Indien (Pavillon)......................................... — 209
- M
- Mines delà Loire (Porte de l’Exposition des).............. — 86
- Machines (Galerie du Palais des).......................... — 99
- Monaco (Pavillon de).................................... — 140
- Ministère de la Guerre (Palais du)........................ — 159
- — — (Ponte principale de l’Exposition du) — 160
- — des Postes et Télégraphes (Exposition du)....... — 138
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-
-
- 2l6
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE l88o
- P
- Pastellistes français et de la Société des Aquarellistes
- français (Pavillons des)........................... 171
- Porte de la Classe 38. Armes portatives................. — §5
- Portes monumentales de la galerie de 30 mètres.......... 87, 88, 89
- R
- Restaurants (Portique des)..........
- Rue du Caire........................
- République Sud-Africaine (Transvaal) Restaurants et Cafés (Liste des)....
- S
- Sections Industrielles (Brise du Palais des)................... — 8s
- Section Anglaise (Portique de la)................. .... — 92
- T
- T rocadéro..................................................... — 5 1
- Tour Eiffel...........................................\... — 61
- Toché (Pavillon)............................................. — 141
- V
- Vénézuéla (Pavillons du)....................................... — 124
- Ville de Paris (Pavillon de la)................................ — 144
- — 180
- — 133
- — 156 42 et 43
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-
- NOTES ET IMPRESSIONS
- 217
- NOTES ET IMPRESSIONS DU VISITEUR
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-
- P'(POSITION UNIRERSELLE DE I
- 218
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-
-
- NOTES F.T IMPRESSIONS
- 2 I Q
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- 222
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Un volume grand in-8° illustré par G. Jeanniot.
- Prix : Broché 4® fr. ; Cartonnage élégant 43 fr. ; demi-reliure riche 45 fr.
- Pompon
- Un volume grand in-8° illustré, par Pierre Vidal.
- Prix: Broché ï fr., Cartonnage riche
- 40 fr.
- Sans Famille
- Tirage de luxe en deux vol. in-8° écu. Prix : 4® francs.
- Paulette
- Un joli volume in-18 Jésus, illustré par Fernand Fau.
- Prix : Broché 3 fr. 50 , Cartonnage riche 5 fr.
- VICTOR TISSOT
- L’Hiver à Vienne
- Un fort volume in-8° orné de 80 compositions de Fr. de Haenen.
- Prix : Broché 4® fr. , Cartonnage riche 43 fr.
- Meyer et Isaatf.
- Mœurs juives d’après Orgesjko
- Un beau volume in-8° soleil, illustré par Andriolli.
- Prix : Broché 40 fr., Cartonné 45 fr.
- LOUIS MOYNIER
- Lettres d’un chien errant Un magnifique volume grand in - 8° colombier, illustré de 53 dessins des premiers peintres contemporains.
- Prix : Broché 40 fr., Reliure d’amateur 48 fr.
- CLAUDE VENTO (VIOLETTE).
- Les Peintres de la Femme.
- Un volume grand in-8° jésus , orné de plus de 40 dessins.
- Prix : Broché 3® fr., Belle reliure d’amateur 40 fr.
- GEORGES ROBERT
- Voyages à travers l’Algérie.
- 400 illustrations inédites.
- Prix : Broché 30 fr., Cartonné 35 fr. Chacun des 4 fascicules composant l'ouvrage O fr.
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- EXTRAIT DU CATALOGUE DE LA LIBRAIRIE E. DENTU
- 3, Place de Valois, PARIS.
- Collection grand in-18 jésus à 3 francs et 3 fr. 50 le volume.
- vol.
- ADOLPHE BELOT. Àlphonsine............ 1
- — La bouche de Mme X. 1
- — Courtisane............ 1
- — La Femme de Feu... 1
- — La Femme de Glace. 1
- — Mademoiselle Giraud
- ma femme........... 1
- — Mélinite.............. 1
- — Bon Ami............... 1
- JULES CLARETIE- Les Amours d'un Interne.............................. 1
- — JeanMornas............ 1
- — Le Million............ 1
- — Monsieur le Ministre 1
- — Noris................. 1
- — Le prince Zilah.... 1
- — Candidat............. 1
- ALPHONSE DAUDET* Aventures de Tar-
- tarin de Tarascon 1
- — Tartarin sur les
- Alpes ........... 1
- — L’Evangéliste.. 1
- — Jack.............. 1
- — Robert Helmont.. 1
- — Les Rois en exil.. 1
- VICTOR TISSOT. L’Allemagne amou- 1 reuse......................,....... 1
- - Voyage au pays des
- Milliards........... 1
- — Vienne et la Vie viennoise........................ 1
- — , La Suisse inconnue.. 1 CATULLE MENOÈS- Monstres parisiens. 1
- — Le Roi vierge..... 1
- — LeSouperdes pleureuses..................... 1
- — Tendrement..... 1
- DUBUT DE LAFOREST. La Bonne à tout
- faire.......... 1
- — Le Cornac...... 1
- — Contes pour les
- * Baigneuses.... 1
- — Mllede Marboeuf 1
- — L’Homme de joie 1
- CHARLES MEROUVEL- Abandonnée.... 2
- — Le Marquis Gaë- 1
- tan............ 1
- — Madame la Marquise.................... 1
- — La Comtesse
- Hélène...... 1
- — Une nuit de
- noces.......... 1
- — Un lis au ruisseau..................... 1
- HECTOR MALOT- L’Auberge du Monde. 1
- — Les Millions honteux. 1
- — Pauletto.............. 1
- — Pompon................ 1
- — Sans Famille.......... 2
- ENÉ DE PONT-JEST. Aveugle.......... 1
- — L’Araignée rouge. 1
- — Le Cas du docteur
- Plernen......... 1
- vol.
- RENE DE PONT-JEST-Le Testament du
- baron Jean.... 1 — Le serment d’Eva 1
- EUGÈNE CHAVETTE. Aimé de son concierge ............................. 1
- — Si j’étais riche.... 1
- IMBERT DE ST-AMAND. Les femmes de
- Versailles... 5 — Les femmes des
- Tuileries .... 19
- {chaque volume se vend séparément)
- ÉMILE GABORIAU. L’Affaire Lerouge.. 1
- — Le crime d’Orcival. 1
- — Le Dossier n° 113... 1
- — Monsieur Lecoq... 2
- JULES DE GASTYNE. Flagrant délit.... 1
- — La Femme nue.. 1
- — Les Femmes de
- Monseigneur... 1 — Chair à plaisir.... 1
- A- MATTHEY- La Princesse Belladone... 1
- — Les Noees d'Odette..... 1
- — Le Corps d’Elisa........ 1
- — Vengeance secrète...... 1
- PAUL SAUNIERE- Le Chevalier Tempête 1
- — Flamberge................. 1
- PONSON OU TEBRAIL. Les Exploits de
- Rocambole.... 3
- Le dernier mot de Rocambole. 5 La Messe noire. 3 La Jeunesse du
- Roi Henri.... 8
- XAVIER DE MONTEPIN- La Fille de
- Marguerite... 6 — Le Testament
- Rouge.*... 2
- — Le Fiacre n° 13 4
- — Simone et Marie 6
- — Le Médecin des
- Folles.... 5
- ÉMILE RIGHEBOURG- La Petite Mionne 3 — La Comtesse
- Paule...... 3
- — Le Mari.. 3
- — Le Million du
- père Radot... 1 F. DU BOISGOBEY. La Bande rouge... 2 — L’CEil de Chat.... 2
- .— Le Coup de pouce. 1
- PAUL FEVAL- Les Amours de Paris... 2
- — Le Bossu.................... 2
- , — La Tache rouge.............. 2
- THÉO-CRITT- Une Jeune marquise.... 1 LOUIS GERMONT. Le Parfum de
- Christiane.. 1
- ALEXANDRE HEPP- L’Epuisé............ i
- MAURICE MONTEGUT. L’tEuvre du mal 1 — Romantique Folie. 1
- GEORGE BOIS- Précoce................ 1
- GÜSTÀVE AIMARD. CBuvres complètes
- en..........12 vol.
- (iChaque volume se vend séparément).
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