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Guides Conty : L'Exposition en poche : guide pratique
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- COLLECTION DES GUIDES CONTY
- GUIDE PRATIQUE
- ILLUSTRÉ PAR UZÈS
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- Ne venez pas à l’Exposition universelle sans le Guide Conty.
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- Notre programme. — Décrire en détail toutes les merveilles de l’Exposition, dans un livre du format du nôtre, était une chose impossible, aussi avons-nous choisi un tout autre programme qui consiste à conduire'le visiteur dans toutes les parties de l’Exposition au moyen d’itinéraires divisés par journées qui lui permettent de tout voir en quelques heures, sans jamais revenir au même point.
- Nos itinéraires ou promenades à l’Exposition ont été divisés en 7 chapitres, autrement dit en 7 journées, savoir : '
- lre journée : Promenade de reconnaissance.
- 2me journée : Visite aux Beaux-Arts et au pavillon de la Ville de Paris.
- 3me journée : Promenade en détail dans Vexpo-sition française. _
- 4me journée : Visite aux expositions étrangères.
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- 5me journée : Visite en détail au “parc du Tro-cadéro, au Musée rétrospectif, au Musée oriental et aux Galeries des portraits historiques.
- 6me journée : Visite à la Galerie des machines françaises et étrangères.
- 7me journée : Visite à l’exposition agricole et aux annexes des parcs et jardins.
- Pourquoi mon livre paraît-il si tard? —
- Désirant que mon Guide sur l’Exposition soit com-plet, illustré et de la plus rigoureuse exactitude., j ’ai pensé qu’il valait mieux retarder sa publication de quelques jours que de vous offrir un volume sans table et sans suite, parlant de tout au point de vue général et avec lequel il est impossible de se reconnaître.
- Comment, en effet, parler d’une chose avant qu’elle soit complètement installée et terminée?
- Mais, me direz-vous, d’autres guides ont bien paru avant le vôtre, et Dieu sait ce qu’il s’en est vendu d’exemplaires de tous formats.
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- Tant mieux, et je ne le regrette pas, car le bénéfice de la vente de quelques milliers d’exemplaires inexacts et incomplets ne vaut pas pour moi la loyale satisfaction que j’éprouve en vous offrant aujourd’hui ce nouveau Guide clair, précis et surtout pratique.
- A vous du reste de juger et d’apprécier ce petit volume que vous pourrez, en raison de ses nombreuses illustrations, rapporter comme souvenir de l’Exposition universelle.
- Comment on doit visiter l’Exposition. —
- De deux choses l’une :
- Ou vous êtes Parisien, pouvant disposer de deux ou trois mois pour visiter l’Exposition, çt alors nous vous laisserons votre complète indépendance, renonçant à vous emprisonner dans un programme combiné et circonscrit ;
- Ou vous êtes étranger, ne pouvant consacrer à l’Exposition qu’une semaine au plus.
- C’est à cette dernière classe de visiteurs que notre petit Guide s’adresse.
- L’important, pour tout voir en détail et avec fruit, est de suivre, à la lettre, nos itinéraires qui manquent, je le reconnais, d’imprévu et de poésie, mais qui sont nécessaires, indispensables, pour se reconnaître et se retrouver dans tout ce monde de merveilles éparpillées dans les parcs, dans les palais et dans les avenues.
- La clé de notre Guide est de vous donner une dose quotidienne qui vous permette «d’absorber
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- l’Exposition en sept jours, sans fatigue et sans embarras.
- Tous les jours, programme nouveau et tous les jours, nouvelles surprises.
- Heures d’entrée. — Depuis le 9 juin, l’Exposition est ouverte de 10 h. du matin à 8 b. du soir. Prix d’entrée : 1 fr., avec ticket.
- Si on veut entrer avant l’heure réglementaire, c’est-à-dire de 8 h. à 10 h.-, il faut payer 2 fr., c'est-à-dire donner deux tickets.
- Le dimanche. — Les portes de l’Exposition sont ouvertes à partir de 9 h. Prix d’entrée : l fr. Si on veut entrer à partir de 8 h., il faut donner deux tickets.
- Les galeries sont évacuées à 6 h. 1/2, mais le public peut rester dans les parcs et jardins jusqu'à 9 b. du soir.
- Droits d'entrée. — On acquiert le droit d’entrée à l’Exposition de deux manières :
- 1° Par cartes d’abonnement essentiellement nominatives et personnelles;
- 2° Par des tickets, petits billets en papier, vendus et débités un peu partout, au prix de 1 fr.; on en trouve notamment, et forcément, dans tous les bureaux de tabac et dans tous les bureaux de poste.
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- Avoir bien soin de se munir d’avance de son ticket.
- Cartes d’abonnement. — Les cartes d’abonnement, valables pour toute la durée de l’Exposition, donnent le droit d'entrée, tons les jours, dans toutes les parties de l’Exposition, même dans l'exposition spéciale des animaux (esplanade des Invalides), à partir de 8 h. du matin. Les cartes d’abonnement coûtent 100 fr.; elles sont personnelles et ne peuvent, sous aucun prétexte, être prêtées.'
- Demandes de cartes. — Si vous êtes à Paris : Vous rendre, de 10 h. à 4 b., au Ministère des finances, rue de Rivoli, au bureau des Cartes d’abonnement, présenter votre portrait-carte photographié en double exemplaire, apposer votre signature sur le registre de l’agent comptable du Trésor et verser 100 fr.
- Si vous êtes en province : Verser le prix de votre
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- abonnement entre les mains du percepteur et lui déposer les deux exemplaires de votre portrait photographié : c’est lui qui sera chargé de vous remettre votre carte.
- Si vous êtes à l’étranger : Adresser directement votre demande an ministre des finances, par lettre chargée,, et y joindre : 1° 100 francs en billets de banque ou mandat de poste ; 2° deux exemplaires de votre portrait photographié.
- Portes d’entrée. — On peut pénétrer dans les différentes parties de l’Exposition universelle par seize portes différentes, comprenant 22 guichets dans la semaine et 30 guichets les dimanches et fêtes. Pour la position de ces différentes portes d’entrée, consulter le plan.
- A chaque guichet, se trouvent trois préposés : deux qui oblitèrent les tickets sous les yeux du public, au moyen d’un emporte-pièce ; le troisième qui les reçoit et les introduit dans une boite cadenassée, en forme de tire-lire.
- Les enfants portés sur les bras entrent gratuitement; les autres enfants devront être munis de tickets.
- Comment on peut se rendre à l’Exposition. — On peut se rendre à VExposition de six manières différentes : 1° parles voitures déplacé;
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- 2° par le chemin de fer de Ceinture et de l'Ouest; 3° par les tramways ; 4° par les omnibus; 5° par les' Mouches ou bateaux de la Seine; G0 par les tapissières.
- Les Voitures de place. —Les voitures de place coûtent, de Paris à l'Exposition : Voitures à 2 places, la course,
- 1 fr. 50; voitures à 4 places, 2 fr.; voitures à 6 places,
- 2 fr. 50 (pourboire non compris).
- Le Chemin de fèr. — En dehors des trains de Ceinture, qui ont lieu toutes les heures et toutes les demi-heures et qui tous desservent les gares du Trocadéroet du Champ-
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- de-Mars, un service de frains (dits trains directs) entre la gare Saint-Lazare et l’Exposition est réglé comme suit :
- De Paris (Saint-Làzare) au Champ-de-Mars : de 6 h. 20 du matin à 9 h. 20 du soir. Départs à l’heure 20 minutes et à l’heure 50 minutes.
- De l’Exposition à Paris Saint-Lazare, de 7 h. 20 du matin à 10 h. 50 du soir. Départs (du Champ-de-Mars) à l’heure 20 minutes et à l’heure 50 minutes.
- Trains supplémentaires suivant les besoins du service.
- Prix des places : De Paris Saint-Lazare au Champ-de-Mars et vice-versà, 1« classe, 1 fr.; 2e classe, 50 c.
- Aller et retour : P® classe, 1 fr. 50 c.; 2° classe, 75 c.
- Valables au retour par la gare de Trocadéro.
- L’Exposition est donc desservie par deux gares différentes : 1° la gare du Trocadéro, placée entre les stations de l’avenue du Bois de Boulogne et de Passy (il fa"ut 10 minutes pour se rendre à pied de la gare au palais du Trocadéro) ; 2° par la gare de l'avenue de Suffren, pour les visiteurs qui veulent entrer à l’Exposition par la porte de Grenelle.
- Les Tramways. — 1° Tramway de la rué de Rome (boulevard Haussmann', conduisant à la place du Trocadéro;
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- 2» Le tramway de la Bastille au pont de l’Alma. — Ce tramway s’arrête en face l’Exposition agricole, annexe du quai d’Orsay. — Parcours : la Bastille , boulevard Henri IV, boulevard Saint-Germain et quai d’Orsay ;
- 3° Tramway de l’avenue Joséphine à Montparnasse. — Parcours : avenue Joséphine, pont de l’Alma, avenue Bosquet, boulevard Montparnasse;
- 4° Tramway du Louvre à Passv. — Ce tramway, qui. suit le cours la Reine et l’avenue du Trocadéro, passe derrière le Palais du Trocadéro;
- 5° Tramways (dits américains) du Louvre à Sèvres. Saint-Cloud et Versailles. — Ces voitures passent sous le pont du Trocadéro.
- Omnibus. — Six lignes d’omnibus conduisent à l’Exposition : 1» La ligne A, de la Madeleine à Auteuil ; — 2® La ligne B, de la gare de Strasbourg au Trocadéro ; — 3° La ligne AB, delà place de la Bourse à Passy; — 4° La ligne AD, du Château-d’Eau à l’École Militaire; — 5° La ligne AH, de Saint-Sulpice à Auteuil ; — 6« La ligne Y, de Grenelle à la Porte-Saint-Martin.
- Nota. — On vient d’établir une nouvelle ligne d’omnibus qui part du . Palais-Royal et se rend à la porte Rapp.
- Les Bateaux-Mouches. — Eu dehors des chemins de fer. des voitures et des tramways, vous avez encore les
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- bateaux-omnibus qui, pour 20 centimes dans la semaine et 25 centimes le dimanche, vous conduisent de tous- les ponts de Paris à l’Exposition; le débarquement se fait quai d’Orsay et quai de Passy.
- Service toutes les 9 minutes, du pont d’Austerlitz à l’Exposition et vice-versâ.
- Station au pont Royal, centre de Paris.
- Tapissières. — En dehors du chemin de fer, des omnibus et des tramways, on trouve sur les boulevards, à l’administration des Messageries nationales (toutes les heures), rue Montmartre, 99, et au Château-d’Eau, devant le café de la Ruche, de nombreux chars-à-bancs qui vous conduisent pour 60 c., 75 c. et 1 fr. à l’Exposition.
- Fauteuils roulants. — Les personnes âgées, les dames qui voudront visiter l’Exposition en voiture et sans se fatiguer, trouveront des fauteuils roulants, soit dans le parc du Trocadéro, soit au pont d’Iéna, soit dans les jardins du pavillon de la Ville de Paris, soit à la porte Rapp, les uns à une place, les autres avec strapontip, où l’on peut mettre un enfant. Les premiers coûtent : l’heure, 2 fr. 50; les seconds, 3 fr. Après la première heure, le tarif est
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- établi par 10 minutes : voir le tarif, que doit toujours vous remettre le traîneur.
- On demande des femmes Idgères.
- On peut retenir, d’avance, des fauteuils roulants moyennant 1 fr. de supplément. S’adresser à l’Administration, porte Rapp.
- Restaurants.— Les établissements où l’on peut manger dans l’enceinte de l’Exposition se répartissent ainsi :
- 1° Quatre restaurants cle luxe;
- 2° Beux restaurants à prix fixe;
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- 3° Six buffets;
- 4° Deux établissements, dits bouillons.
- Restaurants de luxe. — Les restaurants de luxe, dits des grandes bourses, se trouvent :
- Deux dans le parc du Trocadéro : ce sont les restaurants français, tenu par Catelain, et espagnol, tenu par Bodega.
- Deux dans le parc du Champ-de-Mars : ce sont les restaurants français, tenu par Catelain, et belge, tenu par Sapin.'
- * Prix des restaurants Catelain. — Je ferai remarquer que les portions y sont très-copieuses. Avoir donc soin, si vous êtes deux, de demander pour un.
- Couvert, 30 c.; galantine, 4 fr.; poisson,’4 fr ; asperges, 3 fr. 50 c.; fraises, 3 fr.; vin, 2 fr. 50.
- Restaurant espagnol. — Le prix des plats varie entre 2 fr. 50, 3 fr. et 3 fr. 50. — Au rez-de-chaussée, un limonadier espagnol vend des rafraîchissements à 1 fr. 25 et 1 fr. 50 c.
- Restaurant beige. — Prix moins élevés qu’au restaurant Catelain; moyenne des prix, de 2fr. 50 à 3 fr. Galantine, 2 fr.; jambon, 1 fr. 50.
- Restaurant Castel, à la carte, parc du Champ-de-Mars, près de la porte de Grenelle, à la sortie du chémin de fer. Maison modèle selon nous, comme installation et comme organisation. Musique de 4 à 6 heures.
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- Prix modérés et consciencieux depuis la bière qui ne coûte que 30 c. jusqu'aux portions dont le prix varie entre 1 fr. 23 et 2 fr. Vin o'di-naire 1 fr. 50, côtelette 1 fr., bifteck 1 fr. 25, légumes 1 fr.
- M. Castel fera fortune et il le mérite.
- Service actif et renversant.
- Restaurants à prix fixe. — Dans l’enceinte de l’Exposition, on trouve deux restaurants à prix fixe :
- 1» Le restaurant universel, dit café François, porte de Tourville, à gauche du parc de l’Ecole Militaire. Déjeuner, 4fr.; dîner, 6 fr., vin compris;
- 2® Le restaurant Fanta, au centre de l’Exposition agricole, quai d’Orsav. Déjeuner, 4 fr.; dîner, 6 fr. Bière de Sèvres.
- Restaurants - bouillons. — Aux petites bourses nous recommandons d’une manière toute spéciale les bouillons Duval et Gangloffi, qui se trouvent tous les deux dans le parc de l’École Militaire, et où l’on peut déjeuner dans des conditions exceptionnelles de bon marché.
- Bouillon Duval (porte Tourville). — Le prix des plats varie entre 40, 50 et 60 c.; vin depuis 90 c.; pain 10 c. On peut bien déjeuner ou dîner pour 2 fr. 59.
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- Restaurant Gangloff (porte Dupleix). Prix moyen des plats .du jour : 60, 70 c. et 1 fr., c’est-à-dire un peu plus cher que chez Du val.
- Buffets. — Eu dehors des restaurants ci-dessus désignés, on trouve, aux quatre angles du palais du Champ-de-Mars, des buffets très-bien installés et très-bien approvisionnés ; ce sont :
- A droite du grand vestibule d’honneur, près du trophée du Canada, le Buffet ou Bar anglais. Musique de 4 à 6 h.
- A gauche du grand vestihule d’honneur, près de la statue de Charlemagne, le Buffet français.
- Et aux angles du grand vestibule de l’École Militaire (galerie du Travail) :
- la A gauçhe, près de l’exposition de Lavessière, le Buffet international, dit buffet Garen ;
- 2° A droite du trophée des Pays-Bas, le Buffet hollandais.
- On trouve dans ces différents buffets, dont les prix sont affichés, du jambon, des rosbifs, du fromage, des gâteaux et surtout d’excellente bière au prix de 30, 35 et 40 centimes.
- On trouve, à présent, dans ces buffets des viandes froides et chaudes.
- Buffet du pont dïléna.— En dehors de ces quatre buffets on trouve dans le parc du Troeadéro, devant l’exposition du matériel des chemins de fer, c’est-à-dire à droite avant de traverser le pont d’Iéna, un nouveau buffet dit du Pont d’Iéna, tenu par André. Bière de Maxeville ; couvert 25c., rosbif 1 fr. 25, vin 1 fr. 50.
- Brasserie Fanta, porte Rapp, à gauche de la grande marquise. Bière de Sèvres et viandes froides.
- Café glacier à gauche du pavillon de la Ville de Paris du côté opposé à la rue des Nations, excellent café-glacier tenu parRey. Glaces, sorbets et pâtisseries.
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- Buvettes Bébés. — On trouve à l’entrée et à la sortie du pont d’Iéna quatre buvettes dites buvettes bébés, otx l’on débite gâteaux et rafraîchissements (prix affichés).
- Au buffet de la gare, porte de Grenelle
- Buffet de la Gare. •— En dehors de ces^restaurants et buffets on trouve à la gare du Champ-de-Mars, un excellent buffet-restaurant, tenu par' M. Félix, le propriétaire du café des Arcades (gare Saint-Lazare); mêmes prix et même confortable. Là, pas de surprises ni de prix exagérés, tous les prix étant portés sur la carte.
- Restaurants étrangers. — Si vous visitez les annexes étrangères, et que vous ayez l’occasion de passer dans le parc ou boulevard des annexes longeant l’avenue de Suffrenn’oubliez pas d’aller déjeuner au restaurant hongrois de la Csarda, près la porte Desaix (c’est dans ce restaurant que jouent les Tziganes). Le prix des plats varie entre 1 fr. 50 et 2 fr.
- Débits. — Citons, mais pour mémoire seulement, comme établissements oü l’on peut prendre des liqueurs et du café, les Cafés tunisien et du Maroc, parc du Trocadéro; les comptoirs algériens, près du pavillon algérien ; et les petits cafés hollandais et russes, dans le parc des annexes «les nations étrangères.
- Cabinets inodores. — On compte, dans toute l’étendue do l’Exposition, 22 cabinets inodores, dont la position est indiquée sur notre plan par des carrés noirs ; le droit d’entrée est de 25 centimes. On trouve, attenants aux
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- xvater-closets, des cabinets de toilette dont on peut user moyennant un supplément de 50 centimes.
- (Des urinoirs ont, depuis l'ouverture de l’Exposition, été établis partout.)
- Depuis que l'on y vend des brioches.
- Tabacs. — En dehors du pavillon des Tabacs, à côté du pont d’Iéna, où l’on vend des cigares de la Havane et des cigarettes d’Orient, on trouve, dans les parcs et dans l’Exposition, six bureaux de tabac proprement dits, qui vendent des cigares et du tabac, au même prix que la régie.
- En face de la principauté de Monaco, parc du Champ-de-Mars, on trouve un kiosque des plus élégants où l’on vend d’excellents cigares de la Havane, depuis 1 franc jusqu’à 5 francs.
- Il est expressément défendu, sous peine d’amende, de fumer dans les palais et pavillons annexes de l’Exposition.
- La Poste et le Télégraphe à l’Exposition. — Dans l’intérêt des exposants et des visiteurs de l’Exposition, il a été décidé qu’un bureau temporaire de poste et de télégraphe fonctionnerait pendant toute la durée de l’Exposition.
- Ce bureau est installé dans l’enceinte fermée du Champ-de-Mars, dans le bâtiment affecté aux services admi-
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- nistratifs, avenue de La Bourdonnaye, au débouché de l’avenue Rapp. Le public ne pourra y accéder que par une des portes payantes de l’enceinte. {Voir le plan général.)
- La voix de ma femme !... Je suis décidément bien exposé.
- Les exposants installés dans le palais et les parcs du Champ-de-Mars, du Troeadéro et du quai d’Orsay, peuvent se faire adresser des lettres et des télégrammes au bureau de l’Exposition, soit poste restante, soit à la place de leur installation. Les correspondances portant cette dernière indication leur sont remises par l’intermédiaire des facteurs attachés au bureau de l’Exposition ; les autres doivent être retirées au guichet de ce bureau.
- On a établi, dans l’enceinte de l’Exposition et de ses annexes, 14 boîtes aux lettres supplémentaires, pour le dépôt de la correspondance des exposants.
- Le bureau de l’Exposition sera ouvert de 8 heures du matin à 8 heures du soir, les jours ouvrables, et de 8 heures du matin à 5 heures du soir, les dimanches et les jours fériés.
- Il sera fait, dans l’enceinte de l’Exposition, sept distributions et sept levées de boites supplémentaires par jour.
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- Taxes supplémentaires.
- Si vous arrivez après 5 heures 45 :
- De 5 heures 45 à 6 heures, 20 centimes ;
- De 6 heures à 6 heures 15, 40 centimes.
- Le Catalogue. — Le catalogue officiel, dressé par les soins de la Commission et composé par l’Imprimerie nationale, se compose de 8 volumes. Chaque volume séparé se vend 2 fr.
- Service médical et de police. — Le service médical est établi à l’Exposition sous la direction de M. le docteur Ladreit de la Charriëre, médecin en chef auquel sont adjoints huit autres médecins. La principale ambulance se trouve à cété du bureau de la poste et du télégraphe, à la porto Rapp;
- La seconde ambulance, près de l’entrée du palais du Trocadéro, place du Trocadéro.
- Un médecin est en permanence à chacune d’elles, de 8 heures du matin à 6 heures du soir.
- En cas d’indisposition ou d’accident, n’hésitez donc pas â vous faire transporter dans une de ces ambulances, où tout est gratuit.
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- Objets perdus. — Un poste de police est établi ..à chacune des portes de l’Exposition.
- En dehors de ces postes, il existe deux commissariats de police, situés, l’un à gauche de ia porte principale du Trocadéro, l’autre au Champ-de-Mars, porte Rapp, près de la porte. C’est à ces commissariats que l’on doit s’adresser en cas de vol ou de perte d’objet.
- Les objets perdus dans la journée peuvent y être réclamés jusqu’à 6.heures du soir; passé 6 heures, ils sont transportés au bureau des objets perdus, à la Préfecture de police,’ où l’on est obligé d’aller les réclamer.
- Le Café Tunisien (parc du Trocadéro).
- Local de la Presse. — Le local réservé à la presse se trouve à gauche en entrant par la porte Rapp, dans les bâtiments réservés à la poste et au télégraphe. Il occupe le rez-de-chaussée et le premier étage du bâtiment. On y trouve les principaux journaux politiques, scientifiques et littéraires du monde entier.
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- La statue de la République par Clésinge: inaugurée le 30 juin 1878.
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- DEUX MOTS
- SUR
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- L’Exposition universelle de 1878, dont le succès, incontesté et incontestable, s’accentue tous les jours, occupe, avec ses nombreuses annexes, une surface d’environ 750,000 mètres carrés.
- Elle est divisée en deux parties par la Seine.
- D’un côté, partie nord, rive droite, le Trocadèro et son parc;
- De l’autre côté, partie sud, rive gauche, le parc et le palais proprement dit de l’Exposition.
- On communique d’une exposition à l’autre, c’est-à-dire du Trocadèro au palais de l’Exposition, par le pont d’iéna considérablement élargi et rehaussé.
- Arrêtée en principe le 28 mars, décrétée le 5 avril 1876, mise au concours le 27 mai suivant, et commencée le 1er octobre de la même année, elle a été inaugurée le 1er mai 1878.
- Dix-neuf mois ont donc suffi pour concevoir,
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- exécuter et terminer l’œuvre gigantesque de 1878.
- Le tout aura coûté environ 45,300,000 francs.
- Et dire que, malgré ce chiffre énorme, l’Exposition, vu le nombre des .entrées, deviendra presque une bonne affaire!
- Style architectural. — Ce qui frappe surtout le visiteur, cherchant à comparer l’Exposition de 1878 avec celles qui l’ont précédée, c’est l’importance architecturale de ses constructions.
- Pour les autres Expositions, on avait cherché principalement à créer, à moins de frais possible, de grandes halles, commodes, bien disposées et suffisamment élégantes. Cette fois, on a fait plus, on a doté Paris de deux monuments magnifiques, dont l’un, celui du Champ-de-Mars, n’aura, dit-on, qu’une existence éphémère, ce qui n’est pas encore irrévocable, tandis que l’autre, le Trocadéro, restera comme souvenir de la grande Exposition de 1878 et comme type spécimen de l’architecture contemporaine.
- Le style néo-grec de ces deux monuments, si rapidement édifiés, est ce style composite où se retrouvent les éléments de tous les autres, sauf l’ogival, trop sérieux, trop sévère pour des installations de ce genre ; la base fondamentale de ce style nouveau n’est rien autre que l’étude approfondie des monuments de l’ancienne Grèce mieux connus, mieux étudiés aujourd’hui qu’à aucune époque.
- En laissant à la fantaisie de l’artiste une libre carrière, l’architecture néo-grecque admet et re-
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- cherche, même pour les façades, le mélange des couleurs. La polychromie, en effet, résulte de la variété des matériaux et de l’emploi du fer et du verre que les architectes anciens n’avaient pas à leur disposition.
- Tel est le type véritable et variable à l’infini, selon la fécondité et l’imagination de l’artiste, de ce qu’on appellera un jour l’architecture du dix-neuvième siècle.
- Charles Garnier, l’habile architecte de l'Opéra, a hautement proclamé les principes de cet art essentiellement moderne et en a créé pour ce théâtre un admirable modèle. Les architectes de l’Exposition ont suivi la voie qu’il avait si brillamment ouverte et ils ont complètement réussi.
- PALAIS DU TROCADÉRO
- Le palais du Trocadéro, la merveille, le succès de l’Exposition de 1878, est l’œuvre des habiles architectes Davioud et Bourdais. Bâti sur une éminence et dominant l’Exposition tout entière, il est, comme architecture, un mélange heureux de tous les styles.
- Il se compose :
- 1° D’un édifice central construit en rotonde avec colonnade;
- 2° De deux galeries, en forme de fer à cheval, soudées et reliées à la partie centrale par deux tours et des pavillons. (Musée de l’art rétrospectif.)
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- La partie centrale comprend la grande salle des fêtes ; elle se compose de deux étages auxquels on accède par deux grands escaliers et seize petits qui prennent leur ouverture sur la colonnade centrale ; la terrasse du deuxième étage, dite terrasse des Statues, est entourée comme d’une ceinture par trente statues allégoriques qui complètent l’ensemble et la décoration de ce majestueux monument.
- Sur la crête apparaît et se détache la statue de la Renommée, par Mercié.
- Le Palais du Trocadéro renferme quatre musées différents :
- 1» SurTa droite, le Musée de l’art rétrospectif, section étrangère ;
- 2» Sur la gauche, le Musée de l'art rétrospectif, section française ;
- 3» Au i« étage, derrière la salle des fêtes, le Mxtsée oriental ou musulman; et dans les deux salles des conférences, le Musée des portraits historiques.
- Grande salle des Fêtes. — La grande salle des fêtes, où sê font entendre les orchestres de toutes les nations, peut contenir 4,500 personnes.
- C’est une des plus vastes qui existent; elle a 6Lm58 de diamètre et sa colossale coupole a 5 mè-. très de plus en diamètre que celle de Saint-Pierre de Rome; elle est décorée fort simplement, or sur or et fond rouge ; la fresque qui domine la scène est de M. Lemaire : elle représente VHarmonie des Nations.
- La scène peut recevoir 400 musiciens.
- Comme complément de cet orchestre déjà formi-
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- dable, on a placé dans la conque de la salle un grand orgue à quatre claviers, œuvre éminente de Cavalié-Coll, lequel orgue est mû par une machine hydraulique.
- L’ordonnance de la magnifique salle des fêtes, ses dessous, ses couloirs, sont absolument irréprochables, comme aussi ses dégagements communiquant avec la deuxième galerie circulaire extérieure.
- Les Galeries. — Les galeries du Trocadéro, vastes annexes du palais central, construites en forme de fer à cheval, sont divisées, en trois parties égales, par trois pavillons surmontés de coupoles. Elles forment deux parties : t° galeries intérieures où se trouve l’exposition de l'art rétrospectif ; 2° galerie extérieure ou colonnade donnant sur le parc et formant un vaste promenoir.
- La Cascade. — La grande cascade, placée sous la partie centrale du palais du Trocadéro, se corn-
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- pose de huit bassins superposés en marches d’escaliers et disposés à peu près dans leur ensemble comme la grande cascade de Saint-Cloud.
- Le dernier bassin, qui a 60 mètres de largeur, est décoré, aux quatre angles, par quatre grandes figures d’animaux en fonte dorée : le Bœuf, par Caïn ; le Cheval, par Rouillard; le Rhinocéros, par Jacquemart et l'Éléphant, par Fremiet.
- PALAIS DU CHAMP-DE-MARS
- Le palais du Champ-de-Mars, vaste construction de forme rectangulaire, occupe une superficie de 197,936 mètres carrés, il mesure 700 mètres de long sur 350 mètres de large.
- Sa façade principale fait face à la Seine et au palais du Trocadéro, elle se développe sur une longueur de 360 mètres et se compose de trois dômes prineipaax. Celui du centre, devant lequel se trouve
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- la statue de la République, est occupé par une magnifique galerie ou terrasse à jour donnant sur le parc; les deux autres plus élevés, à droite et à gauche, forment les angles du palais. Cette façade, construite en fer comme tout le palais, est entièrement vitrée ; les colonnes qui la soutiennent sont décorées d’émaux et de faïences, merveilleux spé' cimens des fabriques françaises ; du pied des pilastres, dont les chapiteaux sont décorés d’écussons et de drapeaux, se détachent, comme autant de sentinelles, les statues des nations qui ont pris part à l’Exposition. Sur le pavillon central, comme frontispice, deux statues se donnant la main et tenant chacune un drapeau. L’écusson porte le mot Pax et les deux lettres R. F. (République française).
- On accède au palais par une magnifique terrasse de 210 mètres de long sur 17 mètres de profondeur, qui vous conduit par 27 portes dans l’intérieur du grand vestibule d’honneur, dit d'Iéna
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- Le palais de l’Exposition a, comme nous l’avons dit, la forme d’un immense rectangle. Voici les quatre faces de ce rectangle, c’est-à-dire son encadrement :
- 1» Du côté du pont d’Iéna, faisant face au Palais du Trocadéro (façade principale), le grand vestibule d’honneur.
- 2° Faisant face à l’École militaire, le vestibule de l’École Militaire, où se trouve la galerie du Travail.
- 3° Sur la gauche, avenue de la Bourdonnaye, une immense galerie couverte , la galerie de* Machines françaises.
- 4° Sur la droite, avenue de Suffren, une autre galerie couverte, la galerie des Machines étrangères.
- Reste le centre du palais, c’est-à-dire le tableau dont nous, venons de donner le cadre :
- Au centre : l'exposition des Beaux-Arts (sections françaises et étrangères), divisée en deux parties par le pavillon de la Ville de Paris.
- A droite : l'Exposition étrangère arec ses façades typiques.
- A gauche : l’Exposition française occupant à elle seule le même espace que toutes les nations étrangères réunies.
- Ajoutez à cela de nombreuses annexes échelonnées dans les parcs du Trocadéro èt du Champ-de-Mars, et tout autour du palais, proprement dit, et vous aurez une idée vraie et d’ensemble de l’Exposition de 1878.
- VESTIBULE D'HONNEUR
- Lé grand vestibule d’honneur, ou d’Iéna, par lequel' on pénètre dans le palais de l’Exposition
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- universelle, est une magnifique galerie de 310 mètres de longueur sur 25 mètres de largeur.
- Admirablement éclaire par des vitraux sobres de dessins, et décoré avec un goût parfait, ce vaste et splendide promenoir est pour ainsi dire la préface de l’exposition de tous les peuples.
- En entrant par la porte principale qui fait face à l’exposition des Beaux-Arts, vous êtes sous la coupole centrale, dont le milieu est occupé par l’horloge monumentale de M. Eugène Farcot.
- Horloge.—Cette horloge, qui n’a point de sonnerie, et dont le mécanisme invisible est une innovation, est à quatre faees et naturellement à quatre cadrans; sa hau-, teur est de sept mètres, en en comprenant deux pour son socle décoré de bas-reliefs en bronze avec cariatides aux angles.
- Son pendule consiste en une tige de fer suspendue à la voûte du dôme (c’est-à-dire à 35 mètres de hauteur), qui se termine par un globe terrestre de t” 25 de diamètre, lequel communique le mouvement à l’horloge, au moyen d’une aiguille, et met environ 10 secondes à accomplir chacune de ses oscillations.
- Cette horloge, qui est une véritable curiosité, est entourée, à une distance marquant les limites du pavillon central, par un rang de statues qui lui forme une garde d’honneur.
- Diamants de la couronne. — C’est à gauche, dans une vitrine, toujours très-entourée, que se trouvent les diamants de l’ex-couronne de France, estimés à 40 millions.
- La disposition octogonale de la vitrine vous donne huit expositions pour une, toutes surmontées de diadèmes ruisselants de diamants et de perles, et toutes, à l’exception d’une seule, dont la tablette en velours rouge, ne porte que des plaques d’ordres, et une poignée d’épée en brillants,
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- sont remplies de parures, colliers, rivières, bracelets, dont la monture est aussi artistique que les pierres sont pures; il y a tel collier de sept rangs de perles qui est une fortune, et parmi les diamants non montés, le célèbre Sancy, qui en vaut trois, et le Régent, ce diamant gros comme un œuf de pigeon, qui. en vaudrait cinq s’il se trouvait un nabab capable de le payer.
- Nota. — La vitrine qui contient ce trésor s’enfonce tous les soirs, au moyen d’un mécanisme spécial, dans une cachette pratiquée sous le sol du vestibule, oü elle est à Tabri des voleurs et du feu. Pour plus de précautions, des gardiens dressent leur lit de camp sur les plaques de fer qui recouvrent l’excavation et y passent la nuit.
- Manufactures nationales. — Un peu plus loin, toujours à gauche, est un grand pavillon, de style grec, qui contient la triple exposition des Manufactures nationales de Porcelaines de Sèvres, et de Tapisseries des Gobelins et de Beauvais.
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- Sèvres. — Les produits de Sèvres sont , exposés sur de grandes étagères, placées aux deux extrémités du pavillon, et aussi sur des piédestaux qui séparent, en les ornant d’une façon splendide, les travées de ce pavillon.
- Parmi les merveilles de cette exposition, on remarque :
- Un immense vase bleu, célèbre sous le nom de vase de l’Opéra, qui fait le couronnement de la première étagère.
- Le non moins célèbre vase de Neptune, placé au sommet de la dernière.
- Puis :
- Deux vases cylindre (forme de M. Carrier-Belleuse), dont l’un représente la Ville de Paris par M. Colas, l’autre, des fleurs, de M. Bulot.
- La Vendange, vase exécuté par M. Derichewalley.
- Le Triomphe de la Vérité, vase de M: Abel Schilt (composition et exécution).
- Les Travaux ÆHercule, peinture sur porcelaine, de M. Lanseyre. Deux cabarets chinois avec décors persans, rehaussés d'or et de vives couleurs.
- Un cabaret ovoïde, sur fond bleu avec dorure do M. David.
- Un cabaret-jardinière avec plateau, décoration or et couleurs de M. Bonnuit, d’après les dessins de M. Ëm. Renard.
- Un coffret à bijoux de M. Avisse.
- Beauvais. — L’exposition des Tapisseries de Beauvais
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- occupe les deux premières travées, une sur chaque face du monument d’exposition.
- Elle se compose de :
- Trois panneaux, d’après Ouefry, le célèbre animalier du xvme siècle : la Lion devenu vieux, le Coq et lu Perle, le Loup devenu berger.
- Des reproductions de tableaux de Desportes : Chiens, lévriers, faisans et canards.
- Une nature morte, d'après Monnayer, un écran de cheminée, diverses tapisseries d’ameublement, et un panneau contenant 28 pièces, œuvres des élèves de l’école de Tapisserie, installée dans la manufacture de Beauvais.
- Gobelins. — L’exposition des Gobelins occupe 6 travées, 3 de chaque côté du monument. — Inutile de dire qu’elle comprend des œuvres magnifiques.
- Deux grandes compositions d’après Lebrun, la Terre et tEau.
- Saint Jérôme, d’après un tableau du Corrège.
- Huit panneaux exécutés d’après les dessins de M. Hazerolle, pour la décoration du buffet de l’Opéra : le Yin, les Fruits, la Chasse, la Pèche, la Pâtisserie, lés Glaces, le Thé et le Café.
- Le Vainqueur, d’Ehrman.
- Selené, de Jules Machard.
- Deux panneaux décoratifs par le chevalier Cheveignard, Natura. Sculptura, exécutés pour le musée céramique de la Manufacture de Sèvres!
- Une Pénélope, pour le Conservatoire des arts et métiers.
- Une Vierge et un Enfant Jésus, d’après Salvi.
- ÛEtude, 'd’après Fragonard. •
- Sainte Elisabeth de Hongrie, copie d’une tapisserie aneienne, prêtée à la Manufacture par Mme la duchesse de Mac Mahon. .
- La Mélancolie, d’après Cardi.
- Sainte Agnès, d’après Stointrel.
- La Tapisserie proprement dite est représentée à l’exposition des fiobelins par une immense carpette (10) mètres de superficie) à ramages verts, jaunes et rouges sur fond noir, et destinée au pàiais de Fontainebleau.
- Pavillon d’angle (gauche).—Après avoir vu la dernière étagère de Sèvres, vous êtes eu face du monument que M. Thiébaut, le célèbre fondeur, a élevé pour servir de piédestal à la statue équestre de Charlemagne, de feu Ro-chet, sous le dôme du pavillon d’angle.
- Ce monument, qui fait pendant avec le trophée du Canada, élevé à l’autre extrémité du vestibule, est très-original ; entouré de nombreuses statues fondues par l’exposant, il est flanqué aux quatre angles par des pyramides d’objets de cuivrerie d’un effet très-décoratif.
- Les coins du pavillon d’angle, qui fait tête de ligne à
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- la galerie des Machines françaises, sont occupés par les expositions de la Vieille-Montagne, d’Anzin, de l’usine de Vedenês et des laminoirs de Harfleur,
- Joyaux anglais. — Les joyaux anglais et indiens sont exposés dans un kiosque, toujours entouré de curieux, placé à droite de l’horloge Farcot -et faisant pendant aux diamants de la couronne de France. Il y en a là, dit-on, pour 46 millions.
- C'est d'abord une couronne fermée dont la calotte est en velours violet et presque couverte de perles merveilleuses; le bandeau est tout en gros diamants.
- Derrière cette couronne, et. au milieu de la vitrine, un trophée de fusils incrustés de pierres précieuses. Aux quatre coins, trophées de sabres dont les fourreaux sont étincelants de brillants.
- Ce n’est pas tout ; voilà un diadème de 86 diamants dont le plus gros est le Kohi-Noor (Montagne de Lumières), le plus vieux diamant du monde, d’après la tradition.
- Un deuxième diadème, diamants et émeraudes, orné au centre du Kandavassy, un bouchon de carafe, qui vaudrait 6 millions s’il n’avait pas un petit défaut qui lui ôte la moitié de son prix.
- Un collier de 108 diamants, ayant pour pièce de milieu la plus belle émeraude du monde.
- Puis des colliers, des agrafes, des fermoirs, et deux petits boucliers indiens très-curieux, l’un sur le côté-qui regarde la façade, portant quatre diamants gros comme le doigt, et l’autre, du côté opposé, quatre émeraudes plus grosses que le pouce.
- Trésors du prince de Galles. — Après ce trésor, en se dirigeant vers la droite, en viennent d’autres, dispersés dans des vitrines basses qui entourent une belle statue équestre du prince de Galles, offerte par sir Albert Sassoon;- de Bombay, à l’occasion du voyage de ce prince dans l’Inde.
- Je ne vous détaillerai point les riches curiosités que contiennent ces vitrines et qui sont autant de cadeaux faits au prince royal d’Angleterre, par les souverains du pays des brahmines. Il faut les voir l’une après l’autre ; elles se prolongent d’ailleurs des deux côtés du palais indien, sur lequel je veux appeler votre attention.
- Palais indien. — Ce palais, élevé par ordre du prince de Galles, fait pendant au palais des Manufactures nationales, du côté français; il n’a pas moins de 50 mètres de longueur sur 10 mètres de largeur et 12 mètres de hauteur, construit tout en bois sculpté et découpé à jour,
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- dans le style indien le plus pur; il est surmonté de huit dômes qui lui donnent un très-grand aspect.
- C’est dans ce palais que sont exposés tous les produits de la puissante colonie anglaise : cachemires, étoffes précieuses, costumes nationaux, curiosités de toutes sortes. On y voit aussi de riches expositions particulières, notamment celle de la Compagnie des Indes, celle de la maison Frainais et Gramagnac, et, à côté d’un grand fauteuil en argent, une vitrine très-curieuse de cuivres repoussés, de la maison George Holme.
- Pavillon d’angle (droite).— Après avoir vu toutes ces merveilles, vous arrivez au pavillon d’angle, devant le trophée du Canada, monument gigantesque, construit en nois des diverses essences du pays, en forme de tour à quatre étages ornés de balcons.
- Le rez-de-chaussée de cet échafaudage harmonieux, qui a 30 mètres de hauteur, est occupé par des vitrines renfermant les produits naturels des mines et des forêts.
- Un escalier en spirale vous permet de monter sur le faîte du monument.
- Aux angles du pavillon qui termine, de ce côté, le vestibule d’honneur, et qui communique avec la galerie des Machines étrangères, vous remarquerez quatre obélisques sans ornement, échantillons des mines de l’Australie.
- Encore une curiosité à voir dans ce salon ; c’est une rondelle de bois, tranche gigantesque du sapin dit Douglas, qui était âgé de 566 ans et mesurait 100 mètres de hauteur quand on l’a abattu.
- Nota. — Si, suivant notre conseil, vous faites l’ascension du Trophée du Canada, vous jouirez d’une vue magnifique sur la galerie des machines étrangères et sur le grand vestibule d’honneur.
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- VUE EN 7 JOURNÉES
- lRB JOURNEE
- Promenade de reconnaissance dans l'Exposition universelle
- DIVISION Eü TEMPS
- 7 h. 30, départ pour le Palais du Trocadéro; — 8 h., entrée à l'Exposition par le Palais du Trocadéro, faire le tour de la colonnade èt monter par l’ascenseur dans l’une des tours ; — 9 h. 1 /2, descendre dans le jardin du Trocadéro ; — 10 A., passage du pont d’Iéna, et se rendre au Palais; — 10 h. 1/2, visite à l'exposition française; — 12 h., déjeuner chez François à prix fixe ou chez Duval;— 1 h., visite à la galerie du Travail, aux Beaux Arts et à la Ville de Paris, en commençant par l'Allemagne; — 2 h., visite aux façades typiques; — 3 h., retour dans la galerie du
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- Travail et visite aux expositions étrangères en commençant par les Pays-Bas; — 6 h., retour à Paris par le chemin de fer, porte de Grenelle.
- RENSEIGNEMENTS
- NOTA.— Recommandations: 1® Venir à l’Exposition à l’ouverture des portes, c’est-à-dire à 8 heures, le prix est de 2 fr. quand on entre avant 10 heures. (On donne 2 tickets.)
- 2° Pénétrer dans l’Exposition, surtout la l1® journée, par le Palais du Trocadéro, notre itinéraire est fait dans ce sens.
- 3° Ne chercher à rien voir en détail, la première journée, et suivre à la lettre nos indications qui se bornent à vous donner des idées et jalons d’ensemble.
- Voir tout et rien, tel est le secret de notre première journée.
- 7 h. 30, départ pour l’Exposition soit en voilure, soit en tramway et vous faire conduire place du Trocadéro.
- Voitures. — Les voitures à 2 places coûtent 1 fr. 50; à 4 places, 2 fr. ; à 6 places, 2 fr. 50 la course.
- Si vous êtes en société, ne pas hésiter à prendre une voiture et dire au cocher de vous conduire Palais du Trocadéro. '
- Tramways. — 2 tramways se rendent directement du centre de Paris au Palais du Trocadéro.
- 1® Tramway du Louvre à Passy, départ devant la co-
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- lonnade du Louvre, place Saint-Germain-l’Auxerrois: intérieur, 30 cent., impériale, 15 cent.
- 2° Tramway du boulevard Haussmann (rue du Roi-de-Rome) à la Muette ; intérieur, 30 c., impériale, 15 c.
- Départ toutes les dis. minutes.
- 8 h., arrivée place du Trocadéro.
- Arrivé, place du Trocadéro, où se trouve un magnifique bassin avec gerbe d’eau féerique, vous avez en face de vous le derrière du Palais du Trocadéro, mélange de tous les styles, et qui, comme ensemble, ressemble un peu à un cirque ou hippodrome.
- Quatre chalets bariolés en rouge vous indiquent l’entrée de l’Exposition.
- Pénétrez dans le Palais par la porte n° 2, la se-
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- conde ; ici on prend votre ticket après l’avoir pointé et contrôlé.
- Quelques marches vous conduisent dans un vestibule aux colonnes de marbre , où se trouve au centre la statue de la Japonaise. A votre droite, une porte avec vitraux, c’est le musée de l’art rétrospectif; ne pas vous y arrêter, et suivre à votre droite la grande colonnade ou rotonde centrale du Palais du Trocadéro. Vous laissez derrière vous un ascenseur; de là, en quelques minutes, vous arrivez au centre de la colonnade du Palais du Trocadéro (rotonde centrale) devant les six statues dorées et allégoriques des six parties du monde.
- (Pour ,1a description du Trocadéro, voir page 27.)
- Descendez dix marches et placez-vous devant la vasque de la grande cascade. • •
- Là, vous attend le plus grandiose des panoramas. En effet, vous dominez, à gauche, Paris tout entier, et en face de vous l’Exposition, c’est-à-dire son palais, ses jardins et ses annexes.
- Ce qui doit vous occuper tout d’abord, c’est de faire connaissance avec l’Exposition et de la bien juger et dans son ensemble et dans ses divisions.
- Voici, selon nous, comment elle peut être divisée :
- 1° Palais du Trocadéro où vous vous trouvez.
- 2° Parc du Trocadéro.
- 3° Pont d’Iêna reliant le parc du Trocadéro au palais du Champ-de-Mars.
- 4° Parc du Champ-de-Mars.
- 5° Palais de l’Exposition, “proprement dit.
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- VUE PANORAMIQUE
- 1» A vos pieds, la grande cascade avec ses quatre grandes figures d’animaux en bronze doré.
- 2° A votre droite, le parc du Trocadéro avec ses pelouse», ses rochers, son restaurant espagnol, et ses constructions typiques du Japon, de l'Égypte, de la Chine, de la Suède, de la Norvège, de la Perse, de la Tunisie et du Maroc.
- 3° A votre gauche, l’aquarium d'eau douce, le pavillon algérien avec tour blanche et les chalets des Eaux et Forêts.
- 4° En face de vous, le pont d’Iéna et faisaïit suite à une pelouse, le Palais de l’Exposition universelle, proprement dit, avec ses drapeaux et ses coupoles.
- DIVISION DU PALAIS
- Le Palais de l’Exposition du Champ de Mars, qui renferme les trésors de toutes les nations, classés A’une manière simple et méthodique, ne peut être mieux comparé qu’à une vaste serre ou à un damier ; il occupe une surface de 197,956 mètres; sa forme est celle d’un vaste rectangle donnant, côté nord et côté sud, sur un vestibule.
- Le premier vestibule d’honneur ou d’Iéna est celui qui vous fait face.
- Le second vestibule, de l’Ecole militaire,1 est celui qui se trouve à l’extrémité du Palais faisant face à l’École militaire.
- Voici maintenant sa division :
- A droite, les expositions étrangères, leurs façades typiques et leurs annexes;
- Au centre, l’exposition des Beaux-Arts, française et étrangère, scindée en deux parties par l’exposition de la Ville cîe Paris occupant le milieu.
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- A gauche, l’exposition française et ses annexes.
- PANORAMA DE PARIS
- Maintenant que vous connaissez les divisions de l’Exposition aussi bien que moi, détournez vos regards, un peu à gauche.
- Quel merveilleux panorama, et comment ne pas avouer et reconnaître qu’il n’y a qu’un Paris au monde!
- Étrangers, c’est de là que vous devez faire connaissance avec Paris et le juger dans son ensemble.
- Remarquez, au centre, la Seine qui sépare Paris en deux parties, rive droite et rive gauche.
- Rive droite : l’Opéra, l’Arc de Triomphe, l’avenue des Champs-Elysées, les églises Saint-Vincent de Paul, la Trinité et, sur la hauteur, les buttes Montmartre.
- Rive gauche : le dôme doré des Invalides, l’église Sainte-Glotilde, le Panthéon et le Luxembourg.
- Au centre, comme dans une île, Notre-Dame, le Palais de Justice et la SainteiChapelle.
- De la terrasse de la grande cascade, remontez au centre de la grande colonnade, et, le dos tourné à la salle des fêtes, dirigez-vous à gauche vers l’ascenseur Edoux et la porte n° i.
- NOTA. — La salle des fêtes n’est pas ouverte au public. Vous ferez donc bien, si vous voulez la visiter, de profiter d’un jour de concert.
- Arrivé devant l’ascenseur, montez comme tant d’autres dans la corbeille et faites l’ascension de la tour, 90 mètres (2 minutes).
- Rien ne peut donner une idée du panorama grandiose et circulaire dont on jouit de la terrasse delà Tour, point le plus élevé de Paris. On domine à vol
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- d’oiseau Paris, l’Exposition, le département de la Seine et les rives de la Seine, en amont et en aval, à des distances considérables.
- NOTA. — L’ascenseur Edoux, établi dans une quadruple colonnade métallique occupant le centre de la Tour de l’Est (côté de Parisi, est entouré d’un magnifique escalier à hélice de près de 500 marches. Il dessert aux étages intermédiaires la grande salle des fêtes, les salles des conférences, les galeries des portraits historiques, le musée d’architecture, ainsi que la grande terrasse des statues. Montée, descente et séjour à volonté sur les terrasses de la Tour.
- A la sortie de l’ascenseur, le dos tourné à la statue du Gladiateur d’après Gérâme, descendez dans le parc du Trocadéro (15 mar,cites).
- Une fois, dans le parc, suivez en face de vous une grande allée, ayant à votre droite la grande cascade et le restaurant espagnol, et à votre gauche le restaurant français; puis, arrivé à l’extrémité de la cascade, près du bœuf doré de Caïn, dirigez-vous en ligne directe sur le pont d’Iéna, sans chercher à visiter les différentes constructions que vous trouverez h votre droite et à votre gauche.
- Nous nous bornerons aujourd’hui à une simple nomenclature.
- (Voir pour leur description, 5e journée.)
- Sur voire gauche, le restaurant français et l’aquarium d’eau douce; plus loin, après l’avenue d’Iéna, le pavillon des Alsaciens-Lorrains, de l’Algérie avec tour blanche et les chalets des Eaux et Forêts.
- Sur votre droite, le restaurant espagnol et un peu plus bas les constructions typiques et originales du Japon, de l’Abyssinie, de l’Egypte, de la Chine, de Siam, de la Suède, de la Norvège, de la Perse, de la Tunisie et du Maroc.
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- Arrivé entre le pavillon de la céramique et le bazar du Maroc, traversez, près d’une boîte aux lettres, une passerelle et le pont d’Iéna, vous êtes devant la grande pelouse faisant face au Palais du Champ-de-Mars.
- A l’extrémité du pont, retournez-vous et jetez un dernier coup d’œil sur l’ensemble du Palais du Trocadéro.
- Nota.— A droite et à gauche du pont, des escaliers
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- conduisent, d’un côté aux expositions de navigation et sauvetage, de l’autre aux ports de commerce.
- Arrivé dans le parc du Cîiamp-de-Mars, passez devant les deux fontaines Durenne et les restaurants français et belge et sans vous préoccuper des constructions qui vous entourent (nous votfS en donnerons le détail de la terrasse du Palais), marchez en ligne droite sur le palais du Champ-de-xMars en ayant soin de vous arrêter à gauche devant la tête de la statue de l’Amérique, une des curiosités de l’Exposition.
- Statue de l’Amérique. La tète de la statue de l’Amérique exposée dans le parc du Champ-de-Mars a 8 m. 50 de hauteur, elle est de M. Bartholdi (Monduit constructeur). Un escalier de 38 marches vous conduit à la hauteur de la bouche. Rien de curieux comme une ascension dans cette tète aux proportions gigantesques.
- Arrivé à la dernière marche on se croirait transporté dans un véritable garde-manger.
- NOTA. — La statue totale, dont vous voyez seulement la tête et la réduction, est destinée aux Etats-Unis ; elle coûtera 7C0,000 francs, elle est tout entière en cuivre repoussé (3 millimètres d’épaisseur) et pèsera 10,000 kilos. Armature intérieure de fer forgé 150,000 kilos.
- En descendant de la tête de la statue, dirigez-vous vers le palais de l’Exposition, en ayant soin d’y pénétrer par l’entrée principale devant laquelle se trouve la nouvelle statue de la République.
- Remarquez les statues de la façade, notamment celle de la Russie, à gauche.
- Arrivé dans le grand vestibule, dont la décoration de -bon goût séduit l’œil par la majesté de son ensemble, vous avez en face de votfs une horloge
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- monumentale avec cariatides, dont le mécanisme et le mouvement circulaire sont des plus curieux. (Voir pour la description, page 33.)
- Division des expositions du vestibule d’honneur.
- Placé devant l’horloge monumentale, vous avez au centre, c’est-à-dire en face de vous, avec portes surmontées de mosaïques, l’exposition des Beaux-Arts et de la Ville de Paris.
- A votre droite, dans l’intérieur du palais, la rue des Nations avec ses façades typiques et les expositions étrangères en commençant par l’Angleterre, puis, dans le vestibule, toujours à droite, les diamants d’Angleterre, la
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- statue du prince de Galles, ses collections, le Palais indien et, dans le fond, le trophée du Canada.
- A voire gauche, dans l’intérieur du palais, l’exposition française et ses galeries de machines, puis dans le vestibule, toujours à gauche, les diamants nationaux, les expositions de Sèvres, de Beauvais et des Gobelins, et dans le fond le monument de Charlemagne.
- Très-recommandé. — Avant d'aller plus loin, faites un demi-tour à droite et, le dos tourné à l’horloge, gravissez l’escalier en partie à jour qui vous conduit sur la terrasse extérieure du Palais dominant l’entrée principale ; de là vous embrasserez d’un ‘seul coup d’œil et dans son ensemble la partie inverse de l’Exposition, c’est-à-dire le parc du Champ-de-Mars, le pont d’Iéna et le parc du Trocadéro, le tout dominé par la grande cascade et par-le magnifique palais en amphithéâtre dont la colonnade splendide semble entourer comme d’un cadre tout ce merveilleux ensemble de parcs, de jardins et de constructions orighlales. Sur la crête du palais, la Renommée de Mercié, hélas! trop petite. De la terrasse du palaisu voici la description des constructions que vous apercevez dans le parc.
- A voire droite, la tête de la statue de l’Amérique, le restaurant français et les expositions du Creusot, du ministère des travaux publics, du gaz et des forges de Terre-Noire, précédés et entourés de jardins, pelouses et pièces d’eau.
- A votre gauche, le restaurant belge et les palais de Monaco et de l’Espagne, le tout dominé par le bâtiment de la gare de l’Ouest, avec, oomme de l’autre côté, jardins, grottes et pièces d’eau.
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- XPOSITION UNIVERSELLE #UIDE #ONTY
- Parc aru Champ de Mars
- Seine
- Parc du Trocadéro
- Agriculture (Annan) s'étendant jusqu'à l'Esplanade des Invalides
- Dauphine, Paris.
- Ne venez pas à l’Exposition sans le Guide Conty L’EXPOSITION EN POCHE
- Office des Étrangers : 4, boulevard des Italiens
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- De la terrasse, redescendre, par l’escalier placé à votre droite, au grand vestibule et vous diriger du côté de la statue de Charlemagne, en passant de vant l’exposition des diamants nationaux, de Sèvres, de Beauvais et des Gobelins.
- (Voir pour la description, page 36.)
- Jetez un coup d’œil seulement sur cette magnifique exposition et, arrivé devant la statue de Charlemagne, placée dans le grand pavillon d’angle du palais, regardez d’ensemble l’immense perspective, bien faite pour séduire le regard, de la galerie des Machines françaises. De la statue de Charlemagne, revenir dans le grand vestibule en laissant sur la droite les expositions de Beauvais et de Sèvres, et pénétrez dans l’exposition française.
- Nota. — Ne pouvant vous faire visiter en détail dans cette première journée toutes les merveilles de l’exposition française, nous nous contenterons de vous tracer un itinéraire en zigzag dans les classes les plus intéressantes au point de vue du spectacle des yeux.
- (Voir pour les détails de l’exposition française notre itinéraire de la 3e journée : visite dans l'Exposition française, page 93.)
- Nota. — Pour le détail des expositions de chaque classe, vous reporter à notre chapitre spécial Exposition française. (Voir table des matières.)
- Promenade dans l’exposition française '
- Pénétrez dans l’exposition française par la galerie dite du Mobilier (voir l’inscription) et suivez-la en ligne directe. Sur votre droite et sur votre gauche, les
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- expositions artistiques de la classe 25 : objets de font-», bronzes d’art et métaux repoussés.
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- Remarquez à droite l’exposition Barbedienne et sa magnifique pendule.
- Après les classes 17, à droite (Meubles), et 18, à gauche (Ouvrages du tapissier et décorateur), vous arrivez en face d’une vitrine noire dans une première grande travée conduisant de la porte Rapp à la porte Desaix.
- Première grande travée
- Faites le tour de cette travée à gauche, en vous diri-| géant sur un grand vase vert (sculpture de Gustave| Doré).
- Avant d’y arriver, à droite, modèle du château de| Pierrefonds d’après la restauration de M. Viollet-le-Duc.j
- Un peu plus loin, la jolie fontaine au nouveau parfum d’Ixora de MM. Ed. Pinaud et Meyer, puis la vitrine de M. Christofle et Ge, bronzes d’art. j
- De là, revenez dans la galerie du Mobilier que vous con-; tinuerez, en passant entre le panneau de M. Leglas-Mau-rice, à droite, et la brillante exposition de M. Henri Penon, à gauche.
- Apçès les ouvrages de tapisserie et de décoration, à gauche, vous arrivez, à droite, à l’exposition des porcelaines et de la céramique. £
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- Dans une première vitrine, terres cuites drôlatiques de M. Ladreyt, presque à côté, tournez à droite vers la statue en faïence d’Henri I Y, par Deck. A droite, terres cuites signées Carpeaux, entre autres le fameux groupe de la Danse. A gauche, les merveilleuses têtes de femmes de M. Carrier-Belleuse, et à côté les types si originaux de M. Graillon.
- Dans l’Exposition avec le guide Couty.
- Passez derrière l’étagère des terres cuites qui fait face au groupe Carpeaux et parcourez la Céramique.
- Devant un sofa circulaire en velours rouge, surmonté d’un vase entouré de larges feuilles en faïence, tournez à gauche, vous apercevrez devant vous les grandes glaces de Saint-Gobain, encadrées de velours rouge. La plus grande, tout d’une coulée, mesure 6 mètres 45 de hauteur sur une largeur équivalente.
- Continuez à droite la galerie du Mobilier, ayant à votre gauche l’exposition des belles cristalleries de Clichy, de Pantin, et enfin de Baccarat, qui expose une magniii-
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- que fontaine en cristal qu’une glace voisine répercute et fait paraître double.
- On se croirait en pleine féerie.
- Deuxième grande travée
- En face d’un vase, bleu foncé, avec poisson, signé Barbi-zet, traversez ladite travée, entre un piano d’Erard, orné de délicieuses peintures style Louis XY, et la vitrine de M. Le Blanc-Granger (Armures).
- En face de vous, la classe 24 (Orfèvrerie); n’y entrez pas, mais pénétrez à gauche dans la classe 39 (Joaillerie et Bijouterie), la merveille de l’Exposition.
- (Voir pour le détail, classe 39, Exposition française.)
- Remarquez les vitrines des maisons Boucheron, Mellerio et surtout Rouvenat, où. sont exposés les saphirs et diamants de la famille Branicki, estimés plusieurs millions.
- Cette magnifique exposition se trouve au centre de la classe et porte le n° 134, Dans la vitrine, la crqix et les médailles de la maison Rouvenat.
- Placé entre les expositions Rouvenat et Massin, le dos tourné à l’exposition Christofle, dirigez-vous droit devant vous dans la classe 38, Habillement des deux sexes. En traversant la galerie du Vêtement, on passe entre les ex-
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- positions Pillot, à gauche,et Ghevreux-Aubertot, à droite.
- Remarquez l’exposition du Petit-Saint-Thomas, et passant devant cette exposition, détournez à droite. C’est dans cette classe, spécialement recommandée aux dames, que se trouve l’exposition de nos grandes couturières et maisons de nouveautés. Après avoir jeté un coup d’œil sur ces merveilleuses confections, remontez la classe 38 (Habillements pour hommes) jusqu’à la vitrine de la Belle Jardinière, et, arrivé à cette vitrine, rentrez à droite dans la galerie du Vêtement, en ayant soin de -la suivre directement, dans toute sa longueur, jusqu’à l’exposition de la classe 41 (Articles de voyage), facile à reconnaître à son installation originale (imitation de bambou). Remarquez sur votre route l’exposition des châles de la Compagnie des Indes (classe 35).
- Arrivé près de l’exposition des Objets de voyage, pénétrez à droite dans la classe 42 (Jouets d’enfants), très-curieuse, et sortez de cette dernière classe du côté de l’exposition des colonies, qui communique avec le grand vestibule de l’Ecole Militaire.
- Arrivé dans le grand vestibule de l’Ecole Militaire, connu sous le nom de galerie du Travail, et parallèle au
- grand vestiHule passant sous'
- gauche, et pénétrez
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- dans le grand pavillon d’angle du palais où est exposé le grand trophée de cuivre de M. Laveissiére. Au centre du trophée s’élève une colonne en bronze supportant une énorme sphère. Tout autour, au pied de la colonne , sont disposés des bassins de toutes les dimensions, de fils de cuivre de toutes les grosseurs, des serpentins, des canons, etc., etc.
- C’est à l’angle de ce pavillon qne se trouve le buffet Garen.
- Midi. — Déjeuner soit chez François, à prix fixe, 4 francs vin compris; soit à la carte chez Du-val; prix très-modérés.
- 1 heure. — En sortant du restaurant où vous aurez déjeuné, revenez par l’exposition Laveissiére dans la galerie du Travail, vestibule de l’Ecole Militaire, et arrivé au milieu de la galerie, devant la taillerie de diamants de M. Roulina, pénétrez dans l’exposition des Beaux-Arts par le salon réservé à l’Allemagne.
- Nota. — Pour la description des différentes salles et l’indication des tableaux remarquables, Deuxième journée, Beaux-Arts, page 69.
- On pénètre dans l’exposition des Beaux-Arts de l’Allemagne par une magnifique porte surmontée d’un écusson aux armes de l’Allemagne.
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- Parcourir les expositions de l’Allemagne, des Pays -Bas, de la Suisse, de la Grèce, du Portugal, du
- Danemark, de la Belgique, de la Russie, de l’Espagne, de l’Autriche et de la France.
- Du dernier salon d'exposition française où se trouve le tableau de Robert Fleury, le Docteur Pinel à la Salpétrière, on arrive, en descendant quelques marches, dans un jardin.
- A votre gauche, les façades typiques de l’Autriche-Hongrie.
- Ce jardin vous conduit à l’exposition de la Ville de Paris, dont le bâtiment tout en fer et décoré de céramique occupe le centre du palais de l’Exposi* tion.
- Nota. — On vient d’ouvrir à droite du pavillon de la Ville de Paris (côté français) un café glacier tenu par M. Rey,
- Pénétrez dans le pavillon de la Ville de Paris.
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- Exposition de la Ville de Paris.
- Nota. — Pour la description du musée de la Ville de Paris, voir Deuxième journée, page 69.
- A votre sortie de l’exposition de la Ville de Paris, traversez un second jardin, ayant à votre gauche lesfaçades typiques du Japon et de l’Italie, et pénétrez de nouveau dans l’exposition française des Beaux-Arts, après avoir jeté un coup d’œil sur de magnifiques carreaux mosaïques décorant la façade d’entrée : cette deuxième partie de l’exposition des Beaux-Arts occupe dix pièces ou petits salons.
- Les premiers salons dans lesquels on pénètre appartiennent aux Beaux-Arts français (voir le catalogue) ; viennent ensuite les salons réservés à la Suède, aux Etats-Unis, à l’Italie, à l’Angleterre, et enfin à la sculpture française. Sortant de ce dernier salon, vous vous retrouvez dans le grand vestibule d’honneur, en face de l’horloge monumentale.
- Grand vestibule d’honneur.
- Le dos tourné aux Beaux-Arts, faites sur vous-
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- même un demi-tour à gauche, et sans vous préoccuper des expositions contenues dans le grand vestibule, pénétrez dans le passage découvert de la rue des Nations et commencez alors votre tour du monde.
- La rue des Nations que nous appellerons, si vous le voulez bien, le boulevard du Monde, est une suite agglomérée de constructions élégantes et typiques , surmontées des drapeaux représentant chacune des nationalités exposantes. Cette rue de l’univers est l’originalité de l’Exposition. Chaque peuple exposant est là chez lui, ou pour mieux dire, pourrait se croire chez lui, puisqu’il retrouve au milieu de Paris un coin de sa patrie.
- Voici, dans leur ordre, les constructions typiques de chaque peuple :
- Passage découvert, façades typiques.
- Angleterre : La façade typique de la nation anglaise, qui fait face à l’étalon de Clydesdale, et précédée de devantures en vitrail formant angle avec le vestibule d’honneur, est représentée par cinq constructions.
- La première, en briques rouges, est le type d’une ancienne habitation du xvn* siècle, sous la reine Anne.
- La seconde, désignée sous le nom de Pavillon du prince de Galles, est un véritable petit palais, son style est celui de la Renaissance du temps d’Elisabeth.
- La troisième, à façade de briques rouges et terre cuite, est un spécimen de l’art gothique moderne. Elle est occupée par la Commission.
- La quatrième, la plus caractéristique de toutes, est un cottage rustique dont la charpente en bois forme cadre à des panneaux de plâtre. Elle est occupée par la commission du Canada.
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- La rue des Nations (vue prise des sections des Pays-Bas e' du Portugal).
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- La cinquième est un spécimen d’un cottage ou maison de campagne.
- On pénètre dans l’exposition anglaise du Canada par une belle grille en fer forgé, appuyée sur des pilastres supportant l’écusson britannique.
- Etats-Unis : La façade des Etats-Unis est en bois, c’est un spécimen des maisons du pays, qui se démontent à volonté ; elle est décorée des écussons des trente-sept Etats de la Confédération. '
- Suède et Norvège : Le spécimen typique de la Suède et de la Norvège se compose d’une seule construction en bois, à deux étages, avec clocher ou vieille tour; c'est un type des plus curieux de l’architecture .Scandinave.
- Après les façades typiques de la Suède et de I9 Norvège, vous arrivez sous une travée ou galerie couverte, conduisant de, la porte Rapp à la porte Desaix, où sont exposés des produits de toute nature, sculptures, etc., etc.
- Traversez cette galerie droit devant vous, après la travée à votre gauche, le jardin et le bâtiment de la Ville de Paris ; à votre droite, première façade typique : Y Italie.
- Italie : Le portique ou. péristyle italien est facile à reconnaître à sa façade bariolée d’émaux, de terres cuites et de marbre polychromes : à côté de l’arc d’entrée,, des statues sur la frise, portraits des sculpteurs, peintres et savants italiens les plus célèbres.
- Japon: Est-ce un temple, est-ce une maison? Façade étrange et originale, avec énorme écusson, portant le mot : Japon.
- Chine; Spécimen de villa, apportée directement de la Chine. Fouillée et découpée d’une façon admirable; la façade de la Chine, avec son toit à silhouette bizarre et
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- fantastique, surmonté de dragons symboliques, est une des curiosités de la rue des Nations.
- Espagne: Spécimen d’architecture mauresque. Le bâtiment se compose de deux ailes flanquées de deux pavillons carrés, sculptures fines, délicates et de bon goût. L’écusson national domine les deux pavillons.
- Autriche-Hongrie : Copie d’une maison de Prague, à deux étages, avec colonnes formant galerie, deux pavillons terminent la galerie. Statues sur la façade, imintu-res murales en noir sur fond blanc. ~
- Après la façade de F Autriche-Hongrie, vous arrivez dans une nouvelle travée couverte, conduisant à la porte Suffren.
- * Traversez cette galerie, et marchez toujours droit devant vous.
- Russie : La façade de la Russie est des plus originales : elle consiste en une large et vaste construction formée de madriers et troncs de sapins, dégrossis seulement et emboîtés les uns dans lés autres. Une galerie couverte avec fenêtres en arcades domine l’édifice.
- La Suisse: Elle est représentée par une construction du type moyen âge, elle a pour devise : Un pour tous, tous pour un, elle est surmontée d’un campanile avec cloches. Au-dessus de l’entrée, on rejnarque une horloge sur laquelle les quarts d’heure sont indiqués par deux soldats tenant chacun un marteau à la main.
- Belgique : Construction faite.de matériaux apportés directement de Belgique : la façade belge, un peu massive pour le peu d’étendue de larue des Nations, est un résumé des constructions locales et pittoresques de la Belgique, style du xvie siècle ; c’est un mariage bien compris de pierres grises, de marbres noirs et de briques. Sa façade est ornée de quatre cariatides; l’intérieur est richement aménagé.
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- Grèce : Petite façade coquette aux couleurs bariolées, bleu, vert et rouge, dans le style ionien ; sur le devant, statue de Pallas.
- Danemark: Construction très-étroite, avec pignon. Amérique centrale et méridionale : Agglomération de façades résumant le caractère et le style de chaque nation de l’Amérique centvàte et méridionale, ayant concouru à l’Exposition, et dcSPon voit les écussons sur la frise du bâtiment.
- Viennent ensuite, et se tenant pour ainsi dire ensemble, les façades d’Annam, de la Perse, de Siam, du Maroc, de la Tunisie, de Saint-Marin, d’Andorre, du Luxembourg et de Monaco.
- Portugal: On dirait une vraie dentelle; rien ne peut, en effet, donner une idée de cette copie si bien réussie du portique du cloître de Belcm près de Lisbonne ; les saints qui, dans l’original, occupent les consoles du portail sont remplacés ici par les 'hommes célèbres du Portugal ; la façade intérieure se prolonge extérieurement dans l’exposition du Portugal.
- Pays-Bas : Construction massive en pierres et briques rouges ; comme celle de la Belgique, la façade des Pays-Bas porte la date de 1678, c’est un mélange de plusieurs constructions de Harlem, • Leyde et Rotterdam, mélange heureux et très-réussi.
- Cette dernière construction nous ramène dans le grand vestibule de l’Ecole Militaire que vous connaissez déjà (la galerie du Travail).
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- Grand vestibule cle l'École Militaire. — Revenez dans le grand vestibule de l’École Militaire, détournez à droite et pénétrez dans l’exposition étrangère, en passant sous une petite porte au-dessus de laquelle on lit : Costumes .populaires des Pays-Bas.
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- Exposition étrangère.
- Nota. — Ayant consacré 36 pages do noire volume aux expositions •étrangères, nous nous cornerons, p ur les détails des expositions de chaque pays, à vous renvoyer à leur chapitre spécial.
- Notre itinéraire se bornera ici à une simple énumération, par ordre de classification.
- Arrivé à l'extrémité de la balustrade protégeant les figures de cire (costumes populaires des Pays-Bas), passez à gauche, sous un portique décoré de nombreux drapeaux, au-dessous desquels on lit : Pays-Bas, et ayant devant vous la façade latérale gothique de l’exposition du Portugal, tournez à gauche, puis à droite, et, passant sous une inscription bleue, portant en lettres blanches Portugal, suivez droit devant vous, sans vous en écarter, la galerie du Mobilier des sections étrangères.
- Nota. — Si une exposition attirait vos regards, à droite ou à gauche, visitez-Ja, niais revenez toujours à la galerie du Mobilier.
- Après l'exposition du Portugal, les expositions du Luxembourg, de Monaco, puis celles de VAnnam, de la Perse et de Siam, dont les séparations, en style oriental, sont faciles à reconnaître; quelques meubles et beaucoup de tapis.
- Vient ensuite, avec fresques décoratives, l’exposition de VAmérique Centrale et Méridionale, spécimens de toilettes locales et d’uniformes.
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- En continuant la galerie du Mobilier, après avoir traversé les expositions du Danemark et de la Grèce, vous arrivez à celle de la Belgique, qui occupe une place considérable.'
- A gauche, belle chaire sculptée, meubles et tapisseries magnifiques.
- Près d’une vitrine, contenant des instruments de musique, tournez à droite, traversez la salle des Bronzes et des Glaces, et visitez, du côté des façades typiques, un délicieux petit salon de style flamand.
- De là, revenez dans la galerie du Mobilier.
- La Suisse fait suite à la Belgique. A droite, grandes expositions de sculptures d’Interlaken et d’horlogerie ; à gauche, les broderies de Saint-Gall.
- La Russie vient ensuite avec ses magnifiques coupes en malachite, ses bijoux, ses meubles de bon goût et ses tissus décoratifs.
- Après la Russie., vous arrivez dans une première grande travée.
- Traversez la grande travée où se trouve un bel orgue et de nombreuses vitrines appartenant à la Russie et à
- l’Autriche, et, suivant toujours la galerie du Mobilier, pénétrez dans l’exposition de l’Autriche-Hongrie, facile à
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- reconnaître à ses exhibitions de lustres, cristalleries et de verres de Bohême; beaucoup de pipes et d’articles pour fumeurs.
- Après l’Autriche, l’Espagne on passe sous des rideaux que l’on prendrait pour des filets ; on y remarque, notamment, une collection complète de types de l’armée espagnole.
- Viennent ensuite les expositions remarquables de la Chine et du Japon, méritant toute votre attention, les meubles surtout.
- Nota.. — Si vous pouvez disposer d’une heure, visitez ces deux expositions en détail ; voir, pour la description, page 1-22.
- De nombreux bustes et statues vous indiquent que vous êtes dans Y exposition italienne.
- En sortant de l’Italie, vous arrivez dans une seconde grande travée où sont exposées de magnifiques statues appartenant encore à l’Italie : traver-sez-la.
- Au sortir de la travée, pénétrez (toujours par la galerie du Mobilier) dans l’exposition de la Suède et de la Norvège, puis, traversant celles des Etats-Unis et de VAngleterre, — cette dernière, la plus importante de toutes les sections étrangères — (voir, pour le détail, page 110), vous vous retrouverez dans le grand vestibule d’honneur, devant la statue du prince de Galles.
- Renseignements : Si l’heure de la fermeture n’est pas arrivée, jetez un coup d’œil sur l’exposition du prince de Galles, et près du grand trophée du Canada, placé à l’angle du palais, dirigez-vous vers la gare du chemin de fer parle parc du Champ-de-Mars, en passant devant les constructions de Monaco et de YEspagne.
- Itinéraire. — Après le pavillon du Canada, sortez du grand vestibule, et une fois sur la terrasse
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- du Palais, descendez huit marches. Vous êtes dans le parc du Champ-de-Mars ayant devant vous un petit lac, un rocher et une cascade. Dirigez-vous de ce côté, en suivant en face de vous une allée jusqu’à YAustralia Hut Victoria, où se trouvent des perroquets. De ce point, détourner un peu à droite jusqu’à un kiosque en treillage vert et pénétrer à gauche dans le pavillon du Monaco.
- Pavillon de Monaco.— Le pavillon de la principauté • de Monaco est élégant et gracieux à l’extérieur ; il est entouré d’ün petit jardin circulaire.
- Au centre du pavillon est un bassin au ras du sol alimenté par huit jets d’eau. Autour delà salle, collection de faïences ornées, décorées et ouvragées, et collection de bois; dans le fond, plan en reiief de la cathédrale de Monaco ; sur la gauche, le buste du prince de Monaco et le portrait de M»e Blanc, la bienfaitrice, le bon ange de la principauté.
- En sortant du pavillojk.de Monaco, rendez-vous au pavillon Espagnol.
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- Pavillon Espagnol. — Le pavillon Espagnol est, sans contredit, une des merveilles de l’Exposition ; j’ajouterai même que rien ne peut vous donner une idée de la surprise qui vous y attend.
- Figurez-vous un immense pavillon dont les colonnes, les arceaux, le plafond et même les lustres sont en bouteilles, et bouteilles pleines, ce qui, en raison des couleurs variées, est du plus surprenant effet. On se croirait dans une véritable église et devant de vrais vitraux.
- Derrière le pavillon .une glace en mouvement complète, par un ingénieux mirage, l’illusion d’une mer agitée dans les bouteilles et flacons.
- Sur la gauche une belle Espagnole, tout ce qu’il y a de plus authentique, vous débite des échantillons de tous les crus.
- A la sortie du pavillon espagnol, vous avez en face de vous le joli kiosque de la maison Waaser de Saint-Ouen, et plus loin la brasserie Castel, faisant face à la jolie serre Soyer et à l’exposition si intéressante de la Société des secours aux blessés.
- Sortir de l’Exposition par la porte de Grenelle, en face de la gare du chemin de fer.
- Départ du Champ-de-Mars, pour la gare Saint-Lazare, deux fois par heure, à l’heure 20 et à l’heure 50.
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- 2ME JOURNEE
- BEAUX-ARTS
- DIVISION Dü TEMPS
- 8 /?., départ de l’hôtel pour l’Exposition, pénétrer dans le palais par le grand vestibule d’honneur. — 9 h., visite dans le grand vestibule aux expositions de Sèvres, desGobelins et de Beauvais.—10 h., pénétrer dans l'exposition des Beaux-Arts par la sculpture française [grand vestibule), parcourir les salons de l’Angleterre, de l’Italie, de la Suède, de la Norvège, des États-Unis et de la France.
- Midi. Déjeuner à la Csarda hongroise. 1 h. Visite au pavillon de la Ville de Paris et aux expositions des Beaux-Aids de la France, de l’Autriche, de l’Espagne, de la Russie, de la Belgique, du Portugal, de la Suisse, du Danemark, des Pays-Bas et de l’Aile-
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- GRAND VESTIBULE D’HONNEUR
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- Entrée des Beaux-Arls : Sculpture.
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- magne. 6 h. Retour à Paris, soit par te chemin de fer, soit par la porte de Tourville.
- L’Exposition internationale des Beaux-Arts occupe, au palais dn Champ-de-Mars, la place qui lui revenait de droit : la place d’honneur.
- Elle est installée dans une immense galerie ou suite de salles (flanquées à droite et à gauche de petits salons) formant galerie, qui, partageant en deux le palais, établit une ligne de démarcation bien tranchée entre la section française et la section étrangère.
- t Cette galerie, interrompue au milieu par le pavillon de la Ville de Paris, est donc divisée en lieux sections, dont la première commence au vestibule d’Iéna, et la seconde finit à la galerie du Travail.
- SCULPTURE FRANÇAISE
- On entre dans la première section par une porte surmontée de mosaïques, qui fait face à l’horloge monumentale de Farcot, laquelle marque juste le milieu du grand vestibule d’honneur. On se trouve alors dans les salons réservés à la sculpture française, dont quelques morceaux sont exposés dans le vestibule même.
- On y remarque, entre autres belles choses :
- Le Combat de tigres, de Caïn (1124).
- Lions et Lionnes, du même (1123}.
- La statue de la Liberté, par Barlholdi (1U92).
- La Parque et l’Amour, par Gustave Doré (1201).
- Le Saint Sébastien, de Gautherm (1243).
- Cassandre sons la protection de Pallas, par Millet (1336).
- Et une autre Cassandre poursuivie par Ajax (1407), de feu Roehet, l'auteur de la colossale statue de Charlemagne de l’exposition "Thiébaut.
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Les chefs-d’œuvre de sculpture française, exécutés depuis 1867, occupent d’abord un salon en large, flanqué de petites pièces, puis deux salons longitudinaux et les deux petits pavillons de côté, en tout sept pièces.
- Dans la pièce d’entrée, où vous avez en face de vous la statue en marbre du maréchal. Mae Mahon, par Crauek, on remarque surtout :
- Deux statues de Paul Dubois : Éve et Narcisse (1208 et 1209).
- Les portraits et bustes de Guillaume et de Crauok.
- Céphale et Procru, de Damé (1799)', et le Braconnier, de Gaulhertn (1255).
- Dans le salon de droite, il y a :
- Les Crimes de la guerre, par Chatrousse (1144).
- Françoise de Rimini. par Croisy (1170).
- Une Piela, de Samson (1419).
- Une Mênaile de Valette (1440).
- La Prêtresse d’Isis, de Gordier (1155).
- Icare, de Mabille (1334).
- Le Premier miroir, de Eaujault (1093). et les bustes et portiaits dé Barrias et de Doublemard.
- Dans le salon de gauche :
- Roméo et Juliette, do Noël (1380).
- Narcisse, d’Hiollé (1278).
- Év,e avant le péché, par Delaplanche (1188;.
- Les portraits de Gauthcrin :
- La Marchande à'amour, de Gaudez (1242).
- Un Secret d'en haut, par Moulins (1376).
- La Jeanne d'Arc, de Chapu (1136).
- L"Andromède, de Clésinger (HoO), et les groupes d'animaux de Mène.
- Dans i.e pavillon de droite sont les statuettes, les médailles et œuvres de petites dimensions ; on y voit aussi quelques armures.
- Le pavillon de gauche pourrait, à la rigueur, ne pas appartenir à la sculpture ; car s’il contient des médailles et monnaies avec les coins qui ont servi à les frapper, il renferme aussi une exposition de livres imprimés, avec des caractères étrangers, à l’Imprimerie nationale, ce qui appartient bien plutôt à la gravure. En sortant dans le iardin par une petite porte parallèle à celle de . ce pavillon, on trouve 1 (monument d’Ingres, par Etex.
- ANGLETERRE
- En sortant de l’exposition de la sculpture française, on arrive dans le couloir qui la sépare des salons consacrés aux Beaux-Arts anglais.
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- Dans le couloir qui fait déjà partie de l’exposition anglaise, sont les œuvres de la sculpture dont l’ensemble est beaucoup moins remarquable que celui de la peinture, et de nombreux dessins à la plume, au crayon, des gravures et des lithographies.
- L’exposition artistique de l’Angleterre occupe, indépendamment du eouloir dont j’ai déjà parlé, deux salons en longueur prenant- ouverture sur ledit couloir; un salon carré réunissant les deux premiers salons avec deux autres qui leur font pendant, et un petit salon de chaque côté du salon du milieu.
- Au total, sept galeries et le couloir.
- Dans le premier salon à droite (en quittant le couloir), oh il y a de très-beaux portraits, on remarque surtout : •
- La Première poste, de M. Sant.
- L'Emancipation des serfs, par M. Armitage.
- La Nuit du samedi à Londres, par M. Barnard, et les Juments et poulains, de M. Davis.
- Dans le premier salon a gauche on s’arrête avec plaisir :
- Devant les charmants tableaux de JL Calderon, et notamment la Dernière touche.
- Devant le Jury de peinture, de M. Cope.
- Devant les tableaux de M. Leslie, surtout la Visite à la pension, et devant les Boeufs et Béliers, de Jl. Cooper.
- Dans le grand salon du milieu, où sont tous les tableaux de M. Landseer, le célèbre animalier, on remarque :
- Les compositions historiques de M. John Gilbert.
- Les intérieurs espagnols de M. Philipp.
- Les inléneurs orientaux de M. J. Lewis.
- Le Dernier dimanche de Charles H, à Withehall, par 5t. Frith.
- La Gare du chemin de fer, du même artiste.
- Les magnifiques portraits de Jt. Milais.
- Et les tableaux de M. Mason, mort en 1872.
- Dans le petit pavillon, à gauche du grand salon, sont tous les plans, dessins et lavis d’architecture.
- Le petit pavillon de droite est consacré à l’exposition des pastels et aquarelles.
- C’est une collection magnifique qu'il faut voir en détail et à loisir si l’on veut se convaincre que les traditions de Bonningthon n’ont pas été perdues par les artistes anglais. v
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- LE BANDEAU DE L'AMOUR
- Section italienne : Beaux-Arts.
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- Dans le dernier salon, a gauche, en sortant du grand salon, on remarque :
- Dix tableaux de M. Alma Tadema. le peintre archéologique dont les toiles ont tant de succès 'en Angleterre.
- Amy Robsart, par M. Y'eames.
- Marie Stuart et s n mari lord Darnley, par M. Elmore.
- Elie au désert, par M. Leigthoiï.
- Enfin, dans le dernier salon de droite :
- Les pauvres attendant Couverture d'un asile, tableau poignant d8 la misère à Londres, par M. Fildes.
- La dernière assemblée des Invalides à l'hôpital de Chelsea, par M. IIorkom*r.
- Et le Duc de Cambridge à la bataille de l’Alma, par Sir Francis Grant.
- ITALIE
- En sortant de l’exposition artistique anglaise, on entra dans celle de l’Italie, qui occupe deux grandes pièces faisant suite aux deux derniers salons anglais, les petits pavillons de droite et de gauche, accolés à chacune de ces pièces, et un couloir transversal qui la sépare d’avec les expositions des États-Unis et de Suède et Norvège.
- En tout quatre pièces et le couloir.
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Dans le salon de gauche, dont le milieu est occupé par des statues, parmi lesquelles on remarque surtout :
- La Cléopâtre de M. Papini, sont placés do très-beaux portraits de MM. Bompiani et Mosè Bianchi. On s’arrête aussi beaucoup devant le tableau de M. Marchetti, Avant,le tournoi (99).
- Une très-belle marine de M. Ailason, Après l’orage (2).
- Et presque tous les, souvenirs d’Orisnt, de M. Pasini, Ilahsn de Paris comme M. de Nittis, que nous allons trouver
- Dans le petit pavillon a coté. Le talent de cet artiste italien, qui peint surtout des coins de Paris et de Londres, est représenté là par une douzaine de toiles qui sont toutes à regarder.
- S’arrêter aussi devant :
- Une Fête sur le grand canal de Venise, de M. Delleani, qui est un morceau très-réussi.
- Dans le grand salon de droite :
- Remarquer, surtout pour la peinture des étoffes et accessoires , la scène du divorce de Napoléon, par M. Didioni (63), intitulée : Raison d'Etat.
- Le Bandeau de VAmour, de Ville.
- Le Mariage tn Lombardie, de M. Mantegazza.
- Une très-belle marine napolitaine de M. Uiardi.
- L'Occasion, de M. Bouvier, charmant petit tableau dans le genre de Meis-onier.
- Et le ^..rtrait de M. Gambetta, par Spiridon.
- Dans le petit pavillon de droite :
- Chercher l'Odalisque, du même auteur.
- La Charge de cavalerie, de M. Guigno.
- Le Coucher du Soleil, de M. Giuliano, et ne pas s’en aller sans avoir vu la fameuse statue de Jenner, par M. Monteverde.
- Enfin, dans le grand coüloih, littéralement encombré de groupes en marbre et tendu de quelques portraits gigantesques, remarquer, près de la porte qui donne sur la rue des Nations, un fort beau groupe représentant deux naufragés sur l’extrémité d’un bateau.
- La sculpture est d’ailleurs fort dignement représentée dans l’exposition italienne, plus brillamment peut-être que la peinture, qui paraît en ce moment subir une crise, dont elle ne sortira que lorsque les artistes auront renoncé à l’imitation des procédés qui ont fait la gloire et la fortune de Fortuny, et chercheront le succès dans leur originalité propre.
- SUÈDE
- En sortant du couloir qui termine l’exposition artistique italienne, si vous prenez la porte à droite, vous entrez
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- dans l’exposition de la Suède, peu importante comme nombre, mais oii la qualité rachète la quantité.
- Cette exposition occupe deux - salons successifs : l’un grand, l’autre petit, faisant en quelque sorte suite au grand salon de droite de l’exposition italienne.
- Dans le grand salon est le dessus du panier ; on y remarque :
- Tout d’aberd le grand tableau de M. le baron Cederstrôm : le Corps d Charles XII porté par ses gardes, qui est le morceau à sensation de l’exposiiion suédoise.
- Puis sept paysages et marinsi de M. Vahlberg, un Suédois naturalisé parisien par le sucrés.
- Les deux pendants de M. Ross (42 et 43), et Adam et Ève chassés du Paradis terrestre, de M. Heyerdahl.
- Dans i.e petit saï.on qui suit, à part quelques bons paysages, une excellente marine et deux ou trois portraits remarquables, il n’y a rien de bien saillant; car le niveau de l’art est très-élevé.
- NORVÈGE
- La Norvège a son exposition artistique particulière, placée à droite de celle de la Suède, en partant de l’Italie.
- Elle occupe uu seul salon, dans lequel on entre par l’un ou l’autre des deux de la Suède.
- Ce petit salon a aussi son tableau à sensation dans VÂsgaardreid. de. M. Ârbo, légende norvégienne, d’après laquelle les morts qui n’ont pas fait assez de bien pour mériter le cio1, ni assez do mal pour aller en enfer, sont c mdamiiës à galoper dans les airs, sur des coursiers, noirs comme du charbon, jusqu’à la fin du monde.
- Ce qui n’empêche pas de s’arrêter devant :
- Le beau paysage d’hiver de M. Munlhe.
- Et les jolies" marines de MM. Normann et Bennetter.
- ÉTATS-UNIS
- Comme emplacement, l’exposition des beaux-arts des États-Unis est le pendant de celle de la Suède; seulement son grand salon est resté d’une seule pièce et elle occupe de plus le pavillou de gauche qui fait pendant à celui de la Norvège.
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- On y entre par la porte à gauche, en quittant le couloir de l’Italie.
- Citons au nombre des meilleures toiles :
- La Plage de Dinan, par M. Dana.
- La Sibylle de Cumes et l'Ancienne madone, de M. Wedder.
- Les Funérailles d’une momie, par M. Bridgman.
- Une très-originale Femme au perroquet, do M. Hamilton, qui se tord de rire en fumant une cigarette, après avoir regardé le petit Journal pour rire do Grévm.
- Citons aussi la Forge de M. Weir, deux tableaux de genre de M. Gardner, et quelques beaux portraits.
- FRANCE
- En sortant de l’exposition des États-Unis, comme de celle de la Suède, on arrive dans la première partie de l’exposition française, divisée en deux parties par l’exposition de la Ville de Paris.
- Pour la visiter avec quelque méthode, il faut se contenter d’abord de la partie qui précède l’exposition de la Ville de Paris.
- Là d’abord, elle occupe :
- Un grand salon faisant suite à celui de la Suède et le petit pavillon de droite.
- Un grand salon faisant suite à celui des États-Unis et le pavillon de gauche.
- Puis un couloir reliant les deux premiers salons et donnant, du côté de la rue des Nations, devant la façade des États-Unis.
- Puis encore, grand salon et petit pavillon à droite, — grand salon et pavillon à gauche. Enfin, un salon transversal, sorte de vestibule qui ferme la section orientale de la galerie des Beaux-Arts.
- Au total, dix pièces grandes et petites.
- Dans la première a droite, celle qui fait suite à l’exposition de la Suède, on remarque surtout des portraits :
- Il y a d abord tous ceux do Carolus Duran, dont le plus original, peut-être, c,t celui de Mlle Cruizette, en amazone, au bord de la mer.
- Ceux de Cot, dont on regrette de ne pas voir le délicieux Printemps à l’exposition.
- Citons encore les Curiosités, de Yolion (839), et quelques-unes de ses natures mortes, ainsi que les tableaux de genre de Delaunay.
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- Dans le grand salon a gauche, celui qui fait suite à l’exposition des États-Unis, vous avez :
- Tous les tableaux de Bouguereau; tous à voir.
- Les portraits de Paul Dubois.
- La Mort de Socrate, de Barrias f20)-
- Soleil couchant, de Breton (124).
- Le 123 est de Breton aussi.
- Jfort de lianava, par Cormon (193), et les tableaux de Desgoffe et de Gustave Doré.
- Un petit pavillon de gauche contient des aquarelles, des dessins et principalement des fusains.
- Nous.voici maintenant au couloir qui relie entre eux ces deux grands salons, et ceux qui les suivent.
- On y remarque :
- Une Jeune fille, de Bertrand (67).
- La Revue, de Ginain (377).
- Entrée des Turcs dans l'église Saint-Joseph, par Hillemaoner (441), et Frédéric Barberousse, de Maignan (600).
- Dans lf. deuxième salon de droite :
- Tous les tableaux et portrait? de Cabanel.
- Les Anges rebelles, de Delacroix (-242).
- Tous les tab'eaux de Lefebvre, à commencer par la Vérité (643), et l'Oreste de Lematte (362).
- Le pavillon de droite ne contient que des dessins et quelques jolies aquarelles.
- Dans le deuxième salon de gauche :
- Les Fugitifs, de Glaize (387), et son Premier duel 1385).
- Tous lés tableaux do'Dubîife, les tableaux de Boulanger et surtout son Saint Sébastien 'ttl).
- Le Martyre de suint Etienne, de Lehoux (351).
- Les Naïades, de Henner (433), et le Déluge, de Lafond (479).
- Lb pavillon de gauche est consacré aux aquarelles. A la suite et du même, côté, une porte communique avec une pièce réservée au monument du général Lamo-ricière, de Paul Dubois.
- Enfin, dans le grand vestibule, vous trouvez :
- Tous les tableaux et portraits de Bonnat/
- Tous les Moissomcr.
- L'Hérodiade (380) et le Sarpedoii (381), de Lévy.
- La Conjuration, de Glaize (386), et les Sapeurs - Cuirassiers de ÎUgaraoy (719).
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- A la sortie de cette dernière pièce, vous vous trouvez sur une grande travée à trois coupoles; retournez-vous, et après avoir admiré la brillante décoration émaillée de la galerie des Beaux-Arts dont vous sortez, traversez, devant vous, le jardin qui vous fait face et qui vous conduit au pavillon dé la Ville de Paris, construit tout en fer et richement décoré par des revêtements en terre cuite et en terre émaillée.
- Remarquez au centre du jardin la belle statue en bronze de Mercié, Gloria viclis, et à votre droite la façade typique de l’Italie, décorée de tentures rouges, dans la rue des Nations.
- Nota. — Si. suivant notre division de journée, vous avez commencé la visite des Beaux-Arts à 9 heures, voici l’heure du déjeuner.
- Midi. Vous rendre, à la sortie des Beaux-Arts, section française, à la Csarda hongroise, pour déjeuner au son de l’orcliestre entraînant des Tziganes.
- Itinéraire. A la sortie de la première section des Beaux-Arts, tournez à droite dans la grande travée qui va de la porte Rapp à la porte Desaix, traversez la rue des Nations entre les façades typiques de Suède, à droite, et de l’Italie, à gauche, puis suivez en ligne directe la grande travée en longeant, â droite, les vitrines et les trophées des fers et aciers de la section suédoise.
- Remarquez, sur votre gauche, les belles sculptures de la section italienne. Citons notamment : à gauche, à l’entrée, les Petits Enfants au parapluie, terre cuite, dont nous vous donnons, page 120, la gravure, au milieu, la Toilette forcée, et un peu plus loin les Petits Marchands de journaux.
- Arrivé à l’extrémité de la travée, traversez la galerie des machines étrangères et sortez du palais par la porte vitrée qui vous fait face.
- Le restaurant de la Csarda hongroise se trouve à gauche, dans le jardin latéral, près de l’immense foudre en chêne de ,1a maison Gutmann.
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- 1 h. Revenir, après votre déjeuner, ensuivant le même itinéraire, au pavillon des Beaux-Arts et, traversant le jardin qui fait face au pavillon de la Ville de Paris, pénétrer dans l’exposition de la Ville de Paris.
- Pavillon de la Ville de Paris
- Le pavillon de la Ville de Paris est à lui seul tout un musée.
- On y voit exposé tout ce qui a rapport aux Beaux-Arts, Travaux publics, Archéologie, Assistance publique, Administration centrale, Enseignement primaire et professionnel, Voie publique, Promenades et plantations, Eaux et égouts, Salubrité, Exercices des sapeurs-pompiers.
- Salie I. A droite en entrant, salon du préfet ; à gauche, salon de la Commission de l’exposition.
- Aux panneaux de droite et de gauche, grandes peintures à sujets religieux. — Au bas de chaque tableau, une étiquette indique le nom du peintre et le sujet traité.
- Salle II. Divisée par un grand panneau.
- En entrant, devant vous, une statue de femme personnifie la Ville de Paris. Elle est placée sur la proue d'un navire qui porte les arme» de Paris avec la devise : Fluctuât nec mergitur.
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- Vuu générale du pavillon de la Mils d : Paris au centre do la soctio i des Beaux-Arts.
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- A droite et à gauche du panneau qui sépare celte salle en deux parties : tableaux remarquables représentant des sujets religieux, historiques ou allégoriques, signés par Bonnat, Maillart, P. Delaro-che, etc. A remarquer surtout' le Christ et le Suint Vincent de Paul prenant les fers d’im galérien, de Bonnat.
- Salle centrale lit. Divisée eu trois parties par des cloisons.
- Dans la première à droite et à gauche : différents modèles d’égouts.
- A gauche, curieux spécimen lésumanl l’ensemble des travaux exé-cotés pour la distribution de l’eau et du gaz. Il représente l’entfée d'une de nos grandes voies publiques. Rien n’y manque, ni les kiosques, ni les bancs, ni les colonnes-affiches, ni les plantations qui bordent la voie pourvue des rails d'une ligne de tramway.
- A l’entrée de la deuxième division de la salle centrale, se trouve une étagère garnie de diverses études en terre cuite; à sa droite, modèles en bois et pièces mécaniques en fonte exécutés par les : p-prentis de l’école municipale de la Yillette. Chaque objet en fer est accompagné de son modèle en bois et de son dessin ou projet.
- Au centre, entre les deux étagères de terres cuites, un immense modèle représentant un établissement scolaire.
- Adroite, modèle également très-intéressant d’une école de dessin.
- A gauche, modèle'-d’une école primaire et d’une salle d’asile avec leur installation complète.
- De la deuxième division on passe dans la troisième division de la salle centrale.
- Au milieu, le relief du marché aux bestiaux et des abattoirs de là Yillette.
- Quatre petits cabinets sont attenants à cetle pièce ; on rem arqué «tans ceux de gauche, près du matériel tout reluisant des pompiers :
- d° L’intérieur d'une salle de secours aux blessés ;
- î° Les objets servant aux aliénés de l’asile Sainte-Anne.
- Dans ceux de droite, exposition complète du matériel servant aux hospices et hôpitaux.
- Pénétrant ensuite dans la salle IV, vous apercevez immédiatement le magnifique modèle en plâtre représentant l’Hôtel de Ville de Paris, tel qu’il sera après sa réédification.
- Dans la même salle, nous citerons encore les modèles plus petits placés entre les mairies des XIXc et XV<“ arrondissements, du Vaudeville, de la prison de Nanterre et des entrepôts de Bercy.
- Remarquez dans la dernière salle, par laquelle vous sortirez du pavillon de la Ville de Paris, le modèle en plâtre de l’église Saint-Joseph, quartier du Temple. A droite, le cabinet du conseil municipal et à sa gauche la Bibliothèque.
- En sortant du pavillon de la Ville de Paris, vous vous retrouvez dans un jardin faisant pendant au premier. A votre droite, la façade typique de l’Autriche-Hongrie.
- Traversez le jardin et en pénétrant dans le pavillon des Beaux-Arts français, continuez votre excursion.
- De l’autre côté du pavillon de la Ville de Paris, et à . l’entrée de la section occidentale de la galerie des Beaux-Arts, vous retrouverez l’exposition artistique française.
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- L'EXPOSITION EN POCHE
- FRANCE
- La France occupe dans cette seconde partie un grand vestibule (flanqué d’un pavillon à droite), plus deux grands salons qui s’ouvrent à droite et à gauche sur ledit vestibule, et un pavillon de chaque côté de ces salons.
- En tout six pièces.
- Dans le vestibule, vous avez à remarquer •
- Tous les tableaux de Laurens. et surtout YÊtat-maior autrich en devant le corps de Marceau (518), et a Mort du duc cCEnghien (520).
- Les quatre tableaux , e Régnault, et surtout son portrait de Prim (723).
- Les deux grands tableaux de Robert Fleury (733). le Docteur Pinel à la Salpétrière, et (734) le Dernier jour de Corinthe.
- Pui> la Délivrance, de B anc (72).
- Tous les tableaux de Breton.
- Et tous les tableaux de Daublgny, mais surtout la Neige (228). Dans le premier pavillon de droite, accolé au vestibule, sont :
- Les tableaux de Gérome.
- Ceux de Berne-Bellecour : le Coup de canon (57), et Désarçonné (56).
- Les tableaux de Français.
- Et le Premier pas, de Vély (816).
- Dans le grand salon de droite, on remarque surtout :
- Les Mystères de Bacchus, de Jobbé-Duval (471).
- La Vague, de Courbet (214).
- Le Mahomet II. de Benjamin Constant (194)
- Respha, de Becker (33).
- Locuste, de Sylvestre (793).
- Les tableaux de Corot.
- . Le Jugement de Pdris, de Parrot (C83).
- La Cryptie, de Baader (13).
- Dans le deuxième pavillon de droite :
- L’Oise, très-joli paysage, de Beauverie (31).
- La Mosquée bleue, de Laurens (321).
- Et le Village de Quineville, de Lambinet (4S6).
- Dans le grand salon de gauche :
- Les Quatre Évangélistes, de Montchablon.
- L'Inond ition de Toulouse, par Roll (746).
- La Filleule des Fées, de Mazerolle (612).
- Les ravissants tableaux de Toulmoucne.
- Après la Tempête, de Benner (48).
- Et les deux paysages de Ghintreuil (168 et 169).
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- Enfin, dans le petit pavillon de gauche, commence l’exposition des dessins d’architecture, qui se continue dans les petits pavillons suivants dont je parlerai au fur et à mesure quo je les rencontrerai.
- AUTRICHE-HONGRIE
- En sortant de l’exposition française, on entre dans le couloir qui la sépare de l’exposition artistique de l'Autri-che-Hongrie.
- Elle occupe deux salons en largeur et les deux petits-pavillons qui les flanquent, en tout quatre pièces
- La première, en entrant, est affectée à l’exposition hongroise.
- En pénétrant dans ce salon, on est frappé d’abord par le magnifique tableau de M. Munkacsy. Milton dictant le Paradis perdu à ses files.
- On y remarque aussi une grisaille gigantesque.
- Un grand tableau historique de M Benezur, qui représente le Baptême d'Etienne I, roi de Hongrie (2),
- Et un très-beau tableau de M. Weber Ferenoz (55).
- Les trois autres salons appartiennent à l’Autriche proprement dite.
- Dans le grand, qui fait suite à celui de la Hongrie, on trouve aussi une toile à sensation.
- L'Entrée de Ckarles-Quint à Anvers, par M. Hans Makart, placée enire deux portraits de temmes, du même auteur.
- Mais ce ne sont pas les seules œuvres remarquables de ce salon: il y a, à droite, un grand tableau de M. Matejko. l'Union de la Pologne et de la Lithuanie, et à droite, le portrait du généi al Loudon sur un champ de bataille, par M. L’Allemand.
- Et, un peu parlo.t, de très-beaux portraits de MM. Ange'i et Canon.
- Dans le pavillon de gauche , où l’on voit tout de suite un grand tableau, Baptême d’une cloche, de M. Matejko,
- On remarque aussi ;
- Le grand \ableau de M. Schndl, représentant des femmes enlevées.
- Et le Musicien, de M. Eux (41).
- Enfin, dans le pavillon de droite, sont :
- Deux marchés de M. Schônn (106 et 108).
- Une très-belle marine de M. Russ (99).
- La Procession, moyen âge, de M. C.-L. Muller (80).
- Et un beau paysage de M. Schindler (104),
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- ESPAGNE
- Du grand salon de l’Autriche, on passe dans l’exposition artistique de l’Espagne, qui'a divisé en trois salons longitudinaux la galerie qu’elle occupe.
- Cette exposition est une des plus réussies, comme peinture, de toute la galerie des Beaux-Arts ; car presque tous les tableaux y sont remarquables. Je ne parlerai donc que de ceux devant lesquels le public stationne avec le plus d’empressement.
- Ce sont :
- Dans le salon de gauche :
- Le grand tableau de M. Pradilla, représen'ant Jeanne te Folle devant le cercueil de son mari.
- Legrand tableau de M. Ferrani.
- Celui de M. Martinez Cubeils, qui représente, je «rois, une scène is l'Enfance de Charles-Quint.
- Et l'Odalisque, de M. Casado.
- Dans le salon du centre :
- Les étonnants portraits de M. do Madrazo.
- L'Intérieur Louis XV, de M. Gonzalès.
- Ht le» paysages de M. Moresaet de M. Haea.
- Et DANS LE SALON DE DROITE :
- La Mort de Senêque. par M. Dominguez.
- Le grand tableau de M. Piasencia, représentant Lucrèce morte.
- Btles merreilleux portraits de femmes, de M. de Banuelos.
- RUSSIE
- L’exposition des Beaux-Arts de la Russie fait suite à celle de l’Espagne; ses salons sont disposés de la mémo manière, mais elle a de plus le petit pavillon de droite et le couloir transversal qui la sépare de la Belgique.
- Dans le salon de gauche, l’œil est surtout sollicité par :
- Un grand tableau d ! M. Siemiradzki, Une femme qui descend dans une gondole de Venise.
- Une très-belle marine (4).
- Un beau sous bo.s (133).
- Une mascarade brillante (47).
- Et un grand tableau d’histoire (85).
- A côté de ce salon est un petit pavillon appartenant à l’architecture française.
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- Daks le salon du milieu, où vous verrez un très-beau marbre de M. Antocolsky, représentant Socrate mourant, on remarque :
- L’immense tableau do M. Siemiradzki (135), représentant Néron faisant brûler des chrétiens.
- 33. — Copernick faisant une conférence scientifique, mais imaginaire, api grands artistes de la Renaissance, et de très-beaux portraits dé M. QarJamolf.
- Dans le su,on de droite, je vous recommanda un très-curieux paysag:». dont les maisons paraissent être on malachite (6$).
- L’Enfant malade, touchante composition, de M. llaiy, et (96), Une fête.
- Dans la petite pièce de l’extrême droite :
- 36. — Enfant et chien au pied d'un arbre.
- 19. — Scène (Fescluves.
- 88. — Buchi-Bouzuucks. -
- 90. — Un très - beau portrait et le Cortège du Prophète, par M. GoriSlantin Mokowsky.
- ' Enfin, dans le couloir, peuplé de grandes statues, d’aquarelles, de gravures, on remarque une mosaïque énorme et un spécimen dé fausse tapisserie.
- BELGIQUE
- Sorti de ce couloir, vous arrivez dans l’exposition artistique de la Belgique, une des plus importantes de la galerie des Beaux-Arts, pour le nombre et la qualité des tableaux envoyés.
- Elle occupe tout un pavillon de la galerie des Beaux-Arts, à l’exception du petit salon de gauche qui, comme presque tous les autres, est réservé à l’Architecture française.
- Ge pavillon, elle l’a coupé en deux dans sa longueur ; le côté droit ne fait qu’un grand salon, et le côté gauche est subdivisé en quatre petits qui se succèdent.
- Prenons d’abord ce côté-là.
- Dans le premier petit salon, nous trouvons :
- Une douzaine des merveilleux intérieurs de M. Willems, avec ses femmes en robes de satin.
- Les gamins qui jouent avec un chien noir, par M. Agnussens.
- Un beau paysage de M. Knyff et quelques statues remarquables.
- Dans le deuxième, les quatre tableaux d’histoire de M. de Vriendt, Jeux mannes originales de M. H. Bouvier, de frais paysages de M. Van der Hecht, et les portraits de M. de Winne.
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- Dans ie troisième, Retiaire et gladiateur, de M Slailaert, le grand tableau de M. Ch Verlat, Nous voulons Rarrabas.
- Un Faust et Méphistophélés après le duel, de M. Struys Weimar.
- Un beau groupe de pêcheurs au bord de la mer, par M. H. Bource, et une jolie manne de M. Robert Mois.
- Dans i.a quatrième, la Mort de Didon, par M. Stallaert.
- Un très-joli troupeau de moutons, de M. Eug. Verboeckhoven.
- Une nature morte de M. Capeinick (31).
- Un curieux sous bois de M. Langeroek, et de jolies murines de Clays.
- Dans le grand salon du coté droit, oti est le monument du centenaire de Rubens, faisant suite à de fort belles sculptures,
- On remarque tout d’abord •' la Fin du souper, ce grand tableau si vrai, si parisien de M. Hermans, puis Tes grandes toiles historiques de M. Wauters.
- Le grand tableau de M. Ciuysenaar. l’Empereur <fAllemagne, Henri IV s’humiliant devant le pape Grégoire VII.
- Les Quatre saisons, de M. Eug. Smiis, et le Combat de buffles et de lions, de M. Ch. Verlat.
- Enfin, dans la petite pièce db droite :
- L’œil est captivé par l'incomparable, série des tableaux gracieux et des panneaux de M Stevens.
- On y remarque aussi deux marines de M. Weber et des animaux de M. Ch. Verlat.
- GRÈGE-PORTUGAL
- En sortant du grand salon belge, on se trouve dans une assez vaste pièce oü se trouvent mélangées les productions artistiques de la Grèce et du Portugal.
- Cette exposition collective laisse beaucoup à désirer ; à part quelques bons portraits et les petits tableaux de M. Ralli, on n’y remarque* guère que les statues en plâtre d’un très-beau fronton, qui représente l’assemblée des dieux.
- SUISSE
- L’exposition artistique de la Suisse vient immédiatement après celle de la Grèce. Elle occupe de plus un petit pavillon à droite.
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- Dans la première pièce qui soit l’exposition grecque, et dont le milieu est occupé par une statue allégorique représentant le Génie (du Progrès moderne, monté sur deux roues qui glissent sur des rails,
- On remarque :
- 74 — Une grande fantaisie mythologique, Ici Zéphyrs du soir, de M. Léo Paul-Robert (nom qu’il ne faut pas encore prononcer Léopold Robert), bien que celui qui b* porte ait beaucoup de talent.
- Un très-curieux Prométhée, do M. Zuber-Buhlef.
- 36. — Une caravane arabe, de M. Eug. Girardet, composition savante d'un effet merveilleux.
- 77. — Un effet de montagnes, très-joli, de M. Alf. Schaek.
- 57. —De tres-beiles vaches couchées, de M. Rod. Koller, et d’excellents portraits de M. Ruscher.
- A côté, au-dessus de la porte, un très-beau cerf de M. Karl Bod-mer, un Suisse que ses magnifiques dessins de l'Illustration ont rendu si français.
- Dans le petit salon de droite, tout un fond est occupé par le grand tableau de M. Loppé, représentant de gigantesques montagnes de glaces bleuâtres que de* touristes sont en train d’escalader.
- 71. —Un Coucher de soleil, très-joli tire-l'œil, de M Potier.
- 91 — Un Triomphe de Vénus, très-gracieuse composition, de
- M. Zubcr Buhler.
- 166. Un très-beau paysage napolitain, deM Hermann Corrodi.
- 3 — Un beau paysage, effet de nuit, de M. Amédée Baudit.
- 43. — Un Or âge dans la montagne, de M. Alb. Gos.
- Et 28. — Le marmiton, deM. Aimé Deschamps, en tram de récurer un.: cuivrerie magnifique.
- DANEMARK
- L’exposition du Danemark, qui fait suite aux quatro petits salons du côté gauche de la Belgique, occupe juste la même place que la Grèce et la Suisse réunies,-moins pourtant le petit pavillon de gauche, qui appartient à l’Architecture française.
- Dans le salon qui fait suite au dernier de la Belgique, on s’arrête tout d’abord devant le tableau (7) représentant le roi Christian II en prison, de M. Cari Bloch.
- Ce n’est pas la seule œuvre remarquable de ce petit salon, vous y verrez encore :
- 42. — Les Noces de Cana, de M. Marstrand.
- 1. — Un sous bois magnifique (quoiqu’un peu vert), de M. Aasaard.
- 37. — Un très-beau paysage à la manière de Cabat. de M. Kyhn.
- 48 — Une jolie marine, deM. Neumann (Sur la Tamise).
- 60. — Un grand paysage danois, de M. Skovgaard
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Daxs lb couloir, orné de quelques statues fort Lien venues, on remarque, au milieu des dessins et gravures et plans d’architecture, quelques bons tableaux, notamment :
- Les Pécheurs de la côte de Norvège, par M. Sorensen (72).
- Un très-joli sous bois (encore un peu -sert), de M. Zaeho(75),et . (35) — De* forgeront, très-étudiés, effet de iumière excellent.
- PAYS-BAS
- Sortant du couloir qui termine l’exposition danoise, on se trouve dans celle des Pays-Bas.
- Cette exposition occupe une grande salle coupée, en long et en large, par deux grandes cloisons qui offrent ainsi aux visiteurs quatre compartiments séparés, où ils ne devront point chercher les continuateurs de cette école hollandaise si célèbre jadis ; ce qui ne veut pas dire pour cela que les peintres des Pays-Bas soient en infériorité relative, mais les grandes traditions, du xvn« siècle sont perdues et personne ne paraît chercher à les faire revivre.
- En somme, niveau artistique assez élevé, mais pas de grandes personnalités.
- On s’arrête plus volontiers devant :
- Première pièce de gauche :
- (JB) L'Atelier de jeunes ouvrières italiennes, de M. Haanem.
- (18) Lu Jeune mère, de M. Burtrers.
- (59) Les Sauveteurs, deM. Xlesdaq, tableau très-connu ici par les gravures de Goupil.
- (î) Une bonne marine d’Apel.
- (93) Un marché de fleurs en Italie, de M. Van Elven.
- (85) Un excel.ent paysage de M.Van Starkenborgh, pendant de celui qui esta cheval sur les deux compartiments.
- Première pièce de droite :
- (11) Page portant une couronne, de M. Bisschop.
- (49) Bonne marine, de M. K stor.
- (63) Un dîneur, de M. Oyen, qui mange de la julienne très-appétis-sante.
- (33) Une marine d’une transparence inouïe, de M. Gruyter
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- GUIDE CONTY
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- Dans la deuxième pièce de gauche, dont le centre est occupé par une forte belle statue de chasseur blessé :
- Une belle marine, de M. Mesdaq (39).
- Un excellent intérieur, de M. Bisschop (H), représentant un rémouleur aiguisant les patins de deux, jolies Hollandaises.
- Un Labourage, genre Rosa Bonheur, de M. Burgers HS).
- Un Débarquement de poissons, de M. Jacob Israël (41).
- Les Vaches au pâturage, de M- Roelofs < : 1).
- Un Intérieur bien éclairé, deM. Melis (57).
- Et un joli paysage, de M. Rylandt (20), peut-être un peu bleu, mais taon dessiné.
- Dans la deuxième pièce de droite, où une très-jolis statue de femme envoie des baisers aux visiteurs, on remarque :
- Des moutons da-'S ta neige, deM. Y. Maure (56).
- Un Intérieur, de M. Jack Israël ( 11).
- Deux tableaux d’animaux (96) D’un côté, un cheval un peu rose, et Je l’autre, un chien magnifique qui ne lit pas le Figaro, bien qu’il l’ait entre les pattes.
- Et la charmante scène du shako d’artilleur, de M. Bocks (14).
- L’exposition hollandaise comprend encore le petit pavillon de droite qui est réservé aux aquarelles, plans, lithographies et lithochromies.
- Celui de gauche appartient aux plans et dessins d’architecture française.
- ALLEMAGNE
- L’exposition artistique de l’Allemagne occupe le dernier salon de la grande galerie des Beaux-Arts; elle a sur la galerie du Travail, et en fa ce la taillerie des diamants de la maison Rouîina, une sortie qu’elle a rendue monumentale en y faisant mettre une porte en bois noir sculpté, qui se répète à l’intérieur avec des incrustations i’ivoire, aussi bien qu’à l’entrée par l’exposition des Pays-Bas.
- L’Allemagne a envoyé au palais du Champ-de-Mars :
- 159 tableaux et aquarelles; 24 statues ou groupes sculpturaux, et 4b albums ou cahiers contenant des gravures, e8ux-fortes, lithographies et lithochromies.
- Ces derniers placés à la disposition du public, sur une grande table qui occupe le centre du salon.
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Son exposition, très-magnifiquement installée, n’offre point de ces compositions magistrales qui clouent le visiteur à sa place; cela lient à ce qu’elle brille surtout par les paysages et que le public, dans une exposition comme au théâtre, se laisse beaucoup plus impressionner par les effets dramatiques que par l’imitation de la nature.
- On y remarque donc surtout les deux grands tableaux historiques de M. Becker: Albert Durer à Vienne et Poète couronné par l’empereur Maximilien (14 et 13).
- Une Cène de Mi Gebhardt, fort bien traitée, qu ùque dans la note sombre (43).
- La Fille de Jarre, de M. Gabriel Max (102).
- L'Arrivée de Walienstein à Eger, par M. Piloty (121). e Chemin de la Fortune, de M. Henneberg (64).
- Le Saint Paul à Dôme, dé M. Baur (121.
- Le Cortège de la Mort, de M. Spraugenberg (147).
- Un tableau très-original, de M. Boecklin, représentant une sirène et une jeune fille nu : (22).
- Un très-bel Intérieur amine, de M. Menzel (10Q).
- La série des tableaux de M. Knauss(83 et suivants', intérieurs et paysages animés, d’un coloris charmant), qui a puisé ses tons fins aux sources pures de notre ancienne école française.
- Et un tout pelit tableau de M. Werner, intitulé la Conversation
- Jïll dont Ion nûr*cormo»ûc Virvnnno /Vonfonlc militaires Snnt H PS*
- (134), dont les personnages, bonnes d’enfants et militaires, sont des types pris sur le vif.
- ‘ L’admiration se porte aussi, et ce n’est que justice, sur les grands paysages de M. A. Achenbach (1 et 6), connus déjà à Paris par nos Salons annuels :
- Sur les paysages romains, de M. Oswald Achenbach (7, 8 et 9) ;
- Sur les curieux paysages de Lier p9S et 99) ;
- Sur le tableau de M. Brendel, moutons rentrant à l’étable (27) et sur quelques beaux portraits de M. Gustave Richler.
- Parmi les œuvres de sculpture, disposées çà et là dans le salon, on remarque quelques jolis marbres de M. Begars , de M. Gauer et un monument funèbre de M. Wagmuler.
- 6 h. — A la sortie de l’Allemagne, traverser le vestibulei du Champ-de-Mars et sortir de l’Exposition par la porte] de Tourville, ou revenir à la gare par la galerie des Façades typiques, le grand vestibule et le parc du Champ-de-Mars.
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- JOURNEE
- VISITE-,A L’EXPOSITION FRANÇAISE
- DIVISION DU TEMPS
- 10 h., entrer à l'Exposition par la porte de Billy (Chaillot), parcourir les hangars de la classe G6, Matériel du génie civil. — 10 h. 30, visite à l'exposition française. — 11 h. 30, déjeuner. — Midi 30, revenir dans le vestibule de l'École Militaire et continuer votre promenade dans l'exposition française. Sortir de l’Exposition par la porte Rapp.
- Pénétrez dans l’Exposition par le Matériel du génie civil et le grand vestibule.
- Nota. — Si vous venez en voiture, dites au cocher de vous conduire à la porte de Billy.
- Nota. — Les tramways du Louvre, du Sèvres et d e Versailles partent de la place Saint-Germain-l’Auxerrois, et passent devant la porte de Billy.
- Itinéraire. — On pénètre dans l’Exposition par un petit chalet vert tendre.
- Ier hangar. — En face de l’entrée, marbre de Gontini, détourner à gauche près de la belle cheminée de P. Du-chesne. Exhibition de carreaux mosaïques.
- Entre les deux hangars, vitrerie de Colin.
- 2S hangar. — En entrant, magnifique exposition de mosaïques de Facchina. Tourner à droite, modèles de per-siennes et de fermetures; plus loin, exposition de coffres-forts ; remarquer les expositions de Paublan et de Baffner (Pierre), du passage Jouffroy. En sortant à droite, à côté
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- PayiUon et marteau-pilon du Creusot.
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- GUIDE CONTY
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- de la passerelle, exposition de la Tuilerie Avril de Mont-ehanin ; sur la gauche, deux machines et pompes éléva-toires pour le service des eaux au Trocadéro et au Champ-de-Mars.
- 3e hangar. — Exposition de Itaeffer, parquets mosaïques; à gauche, magnifique plan de Paris industriel; plus loin, pont-viaduc et modèle d’église en carton; près de la porte, calorifères Geneste et Hercher ; en face, exposition d’un pont-viaduc.
- A la sortie de ce dernier hangar, vous vous trouvez dans le parc du Trocadéro; passez entre de* grilles, et après la .Vénus de Milo et Voltaire, à droite, traversez, à gauche, le pont d’Iéna.
- A la sortie du pont d'Iéna, suivre en face de vous la grande allée et pénétrer dans le palais de l'Exposition par le grand vestibule, c’est-à-dire derrière la statue de la République.
- Une fois dans le grand vestibule, dirigez-vous à gauche, du côté des expositions de Sèvres, des Go-belins dont vous devez faire le tour (Pour le catalogue, voir page 34), et pénétrez dans l’Expositioa française.
- EXPOSITION FRANÇAISE
- En passant sous cette inscription :
- Groupe V. — Classe 43.
- Nuta. — Suivre à la lettre notre itinéraire en vous reportant toujours à notre plan. — Pour les détails et expositions de chaque classe, voir exposition française, page 20t.
- Exemple : Je suis dans la classe 43 et je veux savoir ce qu’il y a de remarquable dans cette classe, je cherche
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Exposition française, classe 43, et je trouve instantanément tous les renseignements sur cette classe.
- Itinéraire
- En entrant dans la classe 43, Produits de l’exploitation des Mines et de la Métallurgie, les premiers objets qui frappent vos regards sont les statues du Val d’Osne, qui ont leur salon séparé ; sept salles que vous devrez parcourir en ligne droite (voir, pour le détail, classe 43, exposition française, page 201), vous amènent, après l’exposition de M. Michelet, à une première grande travée qui conduit de la porte Rapp à la porte Desaix.
- Première grande travée
- Traversez-la, passez entre l’exposition de M. Christofle, à droite, et la vitrine de l’affinage d’or et d’argent de Veuve Lyon-Alemahd, et pénétrez dans la galerie de la métallurgie.
- Première salle, classe 43. — A' l’entrée, de chaque côté, deux lions de la maison Christofle.
- Devant vous la statue de Pierre le Grand, derrière elle la vitrine de M. Bertrand.
- Deuxieme salle, classe 44.— L’exposition de cette classe comprend tout ce qui se rattache à l’exposition forestière et à ses produits.
- Troisième salle. — Toujours Industrie forestière.
- Quatrième salle. — Exposition de tonneaux et foudres aux flancs gigantesques.
- De là vous arrivez, après les classes 46 (Produits agricoles), et 48 (Teintures et impressions sur étoffes), à une seconde grande travée.
- Deuxième grande travée
- Traversez-la, remarquez à droite le fac-similé d'un bloc massif en argent et d’une pyramide massive en or représentant la quantité et le poids de l’or et de l’argent fins livrés annuellement à la bijouterie, à l’orféVrerie et au commerce.
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- Viennent ensuite les salles de la classe 45 ( Chasse et Pêche). Première salle: Fourrures et groupes d’animaux; deuxième salle, dite salon des Naturalistes; au centre, vitrine avec exposition de Corail ; autour de la salle, de nombreux groupes d’animaux empaillés.
- Viennent ensuite les classes 47 (Chimie et Pharmacie), et la classe 49 (Cuirs et Peaux).
- Nota. — Ne pas visiter ces deux classes, si elles n'ont pour vous aucun intérêt particulier.
- Laissant en conséquence les classes 47 et 49, dirigez-vous, du salon des Naturalistes, dans la classe 38 (Habillements des deux sexes), c’est-à-dire détournez à droite de la vitrine du Corail.
- En pénétrant dans la classe 38, vous avez devant vous la magnifique exposition, sous vitrine, costume rouge brodé d’or, de la Belle-Jardinière, vitrine sérieuse et de bon goût, comme tout ce que produit cette maison.
- Laissez sur votre droite les Confections et manteaux pour dames que vous reverrez plus tard, et tournez à gauche, devant la vitrine Godchau.
- A droite, dans la vitrine de M. Giraud (Habits officiels de diverses nations) ; dans la vitrine de M. Barg.e (Amazones à cheval et piqueurs).
- Des Vêtements pour hommes, entrez dans la salle de la Chapellerie, où sont exposés tous les spécimens possibles et imaginables de coiffures : chapeaux feutres, casquettes, képis, etc., etc..
- La salle suivante est affectée aux Ouvrages en cheveux et aux coiffures de nos grandes modistes. Traversez-la et passez dans celle de la Chaussure, dont l’industrie se divise en chaussures cousues, clouées ou vissées.
- Du salon Je la Chaussure, vous arrivez dans la classe 35 {Châles), où sont exposés de magnifiques châles de l’Inde; ïu milieu de cette salle, un divan circulaire en velours rouge. Une porte de communication vous conduit de là dans la classe 41 (Objets de voyage et de campement), qui se distingue de toutes les autres installations par son originalité et son bon goût ; toutes les vitrines sont fai-
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- LES GRANDES INDUSTRIES FRANÇAISES
- La vitrine de la Belle Jardinière; classe 38, voir page 97
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- tes en imitation de bambou, le tout décoré avec un goût parfait.
- De la classe 41, vous arrivez dans l’exposition des Colonies, qui s’étend, parallèlement à la galerie du Travail, sur toute la partie nord de l’exposition française.
- •11 h. 30. De l’exposition des Colonies, près d’un singe, homme des bois, passez daDs le vestibule de l’École Militaire, traversez à gauche la galerie du Travail, du côté de la Carte de l’État-major, et arrivé devant l’exposition Lavessière, rendez-vous soit chez François, soit chez Duval, pour déjeuner.
- Midi 30. Du restaurant où vous aurez déjeuné, revenir dans la galerie du Travail, par le vestibule de l’École Militaire, et de là continuer votre visite à l’exposition française, en suivant l’itinéraire ci-après.
- Revenir galerie du Travail, près du singe et de la galerie du Vêtement, et pénétrer immédiatement par une porte avec filets dans la classe 42 (Jouets d'enfants et Bimbeloterie), une des classes les plus courues et les plus visitées de l’Exposition.
- Là vous attend tout un monde de surprises et de merveilles : meubles d’enfants, ménages, poupées, oiseaux animés; citons au nombre des curiosités : le Trocadéro, de M. Fournier, pièce mécanique; l’armée en soldats de plomb, de Potier; le Jardin d’acclimatation, de Giroux; la conversation sur les toits, n° 5!. de Jolibois, et l’exposition du Paradis des enfants, etc., etc. ; que de jolies poupées, ®t comme elles sont coquettement habillées ! quel chic 4 désespérer nos plus habiles couturiôi’es !
- En quittant les Jouets, suivre tout droit, le dos toujours tourné à l’École Militaire.
- Nota. — Faire bien attention à cette recommandation, si vous vou-ne pas vous égarer.
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- En quittant les Jouets, passez dans la salle des Châles, complément de la classe 35; remarquez la vitrine de là Compagnie des Indes, puis pénétrez dans la classe 37 (Bonneterie, Lingerie et Accessoires du Vêtement).
- Un canapé orange sépare la Bonneterie de la Lingerie.
- Vient ensuite une salle spéciale affectée aux Chemises, et plus loin, après la Lingerie, la classe'39 (Bijouterie).
- Devant revoir cette classe un peu p'us tard, ne la visitez pas actuellement et, sortant de la salle des chemises, à droite, traversez la galerie du Vêtement, puis pénétrez en face dans la classe 38, en passant entre les vitrines Mouillet, à gauche, et Bonamy à droite. Arrivé devant les Amazones Barge, dirigez-vous à gauche vers la vitrine de la Belle Jardinière et visitez en détail, lui faisant suite, les splendides expositions des Confections parisiennes; remarquez celles du Petit Saint-Thomas, du Louvre, du Bon Marché et du Printemps.
- Rien ne peut donner une idée de ces magnifiques exhibitions, notamment celles des maisons Bouillet, et Jourdan-Auhry.
- Cette exposition est spécialement recommandée aux dames.
- Après la salle consacrée aux Robes et Manteaux, l’exposition artistique (c’est le vrai mot) des Fleurs et Plumes. Remarquez la corbeille de fleurs en plumes de M. Carchon, la petite marchande de fleurs en cire de Mm' Marchais, et les expositions des maisons Baulant, Nénot et Guyot-Mi-gneaux.
- En sortant de la salle des Fleurs et Plumes, vous arrivez dans une grande travée conduisant à la porte Suffren, tra.versez-Ia entre une pyramide dorée (exposition Lyon-Allemand), à droite, et un kiosque décoré de tapis, paillassons et nattes, à gauche ; et au lieu de vous diriger droit devant vous, dans la Passementerie, classe 36, appuyez un peu à gauche, et traversant la galerie du Vêtement, pénétrez dans la classe 36 (Dentelles et Tulles).
- Après l’avoir parcourue et avoir admiré les dentelles d’Alençon, de Chantilly, du Puy, les valeneiennes. tulles, etc., etc., revenez à droite, dans-la galerie du Vêtement,
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- et suivez-la jusqu’à la seconde travée en laissant sur votre droite et sur votre gauche, sans les visiter en détail, les classes 33 et 32 (Fils et Tissus de laine cardée et peignée).
- Arrivé dans la seconde travée (en face du vase vert de Gustave Doré), conduisant de la porte Rapp à la porte Desaix, traversez-!#' et suivez toujours devant vous la galerie du Vêtement, qui vous ramène, en longeant la classe 34 (Fils et Tissus de soie), au grand vestibule d’honneur.
- Sur votre gauche, avant d’arriver au grand vestibule d’honneur, les classes 18 (Décoration religieuse), 31 (Fils et Tissus de lin et de chanvre), 68 (Art militaire) et 40 (firmes portatives et Chasse) ; sur votre gauche, costumes militaires et des colonies ; sur votre-droite, l’exposition delà classe 30 (Fils et Tissus de coton).
- Arrivé au grand vestibule , devant l’exposition des Gobelins, tournez à gauche et pénétrez à gauche dans la classe 25 (Fontes d’art, Bronzes d’art et Métaux repoussés), en passant entre une statue de cuivre' martelé, aux ailes et ornements dorés et un monument en fonte bronzée pour fontaine, représentant Neptune commandant aux flots.
- Parcourez cette magnifique exposition, véritable musée d’objets d’art, et pénétrez en marchant toujours droit devant vous dans l’exposition de la classe 18 (Ouvrages du Tapissier et Décorateur), divisée en deux par la grande travée de la porte Rapp, où se trouve, à droite, le beau vase en brèche sanguine antique, de Gantini. Après la grande travée, pénétrez, en face de vous, dans la partie complémentaire de la classe 18 jusqu’à un canapé circulaire en velours rouge. En marchant en ligne directe, vous entrerez dans la classe 19 (Vitraux, Verrerie et Cristaux), magnifique exposition que vous n’avez fait qu’entrevoir dans votre promenade de reconnaissance (1« journée).
- Arrivé devant la grande glace de Saint-Gobain, passez derrière elle et continuez tout droit jusqu’à l’exposition, fantastique de Baccarat.
- Après l’exposition de Baccarat, vous arrivez dans une
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- CLASSE -20
- Le groupe de la Danse, par Carpeaux, réduction du groupe du grand Opéra.
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- travée où se trouve le trophée d’armures de M. Le Blanc Granger; n’entrez pas dans l’exposition de l’Ôrfévrerie que vous voyez en face, mais appuyez un peu à gauche, dans la travée, et entrez dans les salles de la classe 39 (Joaillerie et Bijouterie), qui sont contiguës à celles de l’Orfévrerie; après la magnifique exposition Boucheron, qui vous fait face, tournez à gauche et revenez à votre point de départ.
- Sont à remarquer la magnifique exposition Rouvenat (saphirs, diamants et perles de la famille Branicki. merveilles estimées plusieurs millions), puis celles des Maisons Dumont, Lemoine, Mellerio, Massin, Fontenay, Nevet, Bapst, Petit, Bourdier, Caillot, Peck et Guülemin, Fouquet et de la Chambre syndicale.
- Avant de quitter la Joaillerie, visitez la Bijouterie qui lui fait suite, puis repassez dans la salle de la Joaillerie, pour revenir sur vos pas, à la travée dans laquelle vous tournerez à gauche pour visiter la classe 24 (Orfèvrerie), en passant entre les deux expositions Poussielgue.
- Vient ensuite la classe 22 (Papiers peints). Au milieu un divan circulaire.
- Nota. — Ne pas passer sous la porte à portière en tapisserie qui vou* fait face, mais suivre à droite la galerie du Mobilier, entre lespanneaui où sont exposées les belles tapisseries d'Aubusson.
- La classe 27 (Appareils de chauffage et d’éclairage) fait suite aux tapisseries d’Aubusson.
- De là, une brise embaumée vous fait comprendre que vous êtes tout près de la Parfumerie, que vous longez à droite.
- Un peu avant la fin de l’exposition de l’Éclairage, en face de la Parfumerie, tournez à gauche, devant une grande cheminée noire à sujets dorés et surmontés d’une espèce de médaillon avec rideaux verts, et pénétrez à droite dans la classe 29 (Tabletterie et Maroquinerie), qui vous ramène dans l’exposition des Produits coloniaux.
- Là, tournez à droite, et pénétrez immédiatement à droite, près des costumes indiens (colonies), dans la seconde salle de la classe 29, oü sont exposés les objets de toilette en ivoire
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Au milieu de cette salle se trouvent de petits meubles en bois sculpté.
- Tournez à gauche et pénétrez dans la classe 13 {Instruments de musique).
- De la classe 13, passez à droite, dans la classe 28 (Parfumerie), oii l’on remarque les magnifiques expositions des maisons Piver, Finaud, Legrand, docteur Pierre, Viard, etc. De là, le dos tourné à l’Ecole Militaire, pénétrez dans la classe 27 (Appareils de cuisine au gaz), et entrez en face dans la classe 21 (Tissus d’ameublement), occupant trois salles.
- Après ces trois salles, vous arrivez dans une salle carrée (Papiers peints) avec divan circulaire au milieu ; à votre gauche, classe 16 (Géographie), remarquez dans cette «lasse la carte de l’état-major et le plan en relief en bois de la ville d’Arras, merveille de patience de M. Robert; de là, revenez dans la salle des Papiers peints et passez successivement à gauche par la Coutellerie, classe 23 ; YImprimerie et Librairie, classe 9 ; etYHorlogerie, cl 26.
- En entrant dans Cette salle, vous remarquerez une pyramide construite avec les différentes pièces d’horlogerie en cuivre, et les expositions Gondolo, Colin, Rodanet, etc.
- Au sortir de l’Horlogerie, traversez la grande travée et pénétrez, en face, dans la belle exposition de la Céramique, classe 20, qui occupe cinq salles successives. L’avant-dernière salle est spécialement affectée aux terres cuites. Au centre, la statue de Henri IV et le groupe de la Danse de Carpeaux.-
- Passez derrière le groupe de la Danse de Carpeaux et suivez droit devant vous la classe 17 (Meubles à bon marché et de luxe) divisée en deux par une travée et lui faisant suite la classe 25 (Bronzes d'art), on passe devant la belle pendule de Barbedienne et l’exposition, à droite, de M. Domange-Rollin, qui vous ramène au vestibule d’honneur, vis-à-vis l’exposition des Tapisseries de Beauvais ; de là, tournez encore une fois à gauche, dans la salle contiguë, où se trouve l’exposition des Missions .scientifiques suivie de celle du Ministère de l’Instruction publique; puis, remontez, lui faisant suite,
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- les classes 8, 7 et 6 (Enseignement supérieur secondaire el primaire) ; vient ensuite la classe 9 (Imprimerie) ; on y remarque les\expositions des maisons Hachette, Marne, Didot, Lévy, Chaix, etc., et les chromo-lithographies des maisons Lemercier, Appel, Massin, et Danel de Lille, qui expose les plânches au Voyage dans un grenier, de M. Cousin (une merveille).
- De là, suivre à gauche la grande travée et sortir de l’Exposition par la porte Rapp, où se trouve, au 33 de l’avenue de la Bourdonnaye, un service d’omnibus des messageries, prix : 0,75 c., ramenant sur les boulevards ; départs toutes les 20 minutes, à partir de 5 h. moins 20.
- Ou, si le temps vous le permet, traverser la grande travée entre deux vitrines du dépôt de la guerre et des fortifications et pénétrer dans la classe 15 (Instruments de précision) et à la suite dans la classe 14 (Médecine et et hygiène) qui vous conduit dans la classe 10 (Papeterie, Reliure). Traverser la seconde travée et pénétrer dans la classe 12 (Photographie), et visiter, toujours en suivant, la classe 11 (Art appliqué à l’industrie).
- La classe 16 (Géographie) et la classe 13 (Instruments de musique) vous ramènent, en traversant l’exposition des colonies, dans la galerie du Travail, qui vous conduit à gauche à la porte de Tourville où se trouvent des omnibus et des voitures.
- Exposition ouvrière
- Si vous pouvez disposer de quelques instants, visitez, avenue de la Bourdonnaj'e, l’exposition collective ouvrière, qui répond à son titre ; entrée, 0,25 c.
- Les ouvriers organisateurs, malgré leur manque d’habitude, ont su créer une œuvre utile et surtout pratique.
- La grande salle du milieu est garnie de vitrines contenant les charmants objets créés par les ouvriers de l’article de Paris, fleurs, bijoux, jouets, etc.
- On y voit notamment des sculptures sur ivoire, de» peintures céramiques, etc., etc.
- J’y ai remarqué une belle garniture de cheminée et une glace en mosaïque de nacre, de M. Troisœufs, de Méru.
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- Exposition Etrangère, secüo ' Autrichienne.
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- 4ME JOURNEE
- VISITE AUX EXPOSITIONS ETRANGERES
- DIVISION Dü TEMPS
- 10 h. Pénétrer dans l’Exposition par la porte de Grenelle, traverser, près du restaurant Castel, l’annexe des machines agricoles' anglaises et entrer dans le grand vestibule par le pavillon du Canada. Visite en détail aux collections du prince de Galles et aux Joyaux Indiens. Visite aux expositions anglaises, des États-Unis et de ta Suède, et revenir par la rue des Nations.
- 12 h. Déjeuner au buffet anglais, à côté du trophée du Canada.
- 1 h. Devenir par la rue des Nations à la section italienne et continuer vos visites aux sections étrangères jusqu’à la galerie du Travail.
- (Wt. Retour à Paris par la porte Rapp.
- EXPOSITIONS ÉTRANGÈRES
- La section étrangère occupe, dans le palais du Champ-de-Mars, une superficie égale à celle de la section française, dont elle est séparée par la galerie des Beaux-Arts et le pavillon de la Ville de Paris.
- Bans son ensemble, elle offre la même disposi-
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- tion générale que la section française, mais les installations particulières de chaque nation sont loin de présenter le même aspect intérieur.
- Dans la section française, les différentes classes sont divisées par des cloisons et forment par conséquent autant d’enceintes séparées communiquant seulement par leurs portes communes; ces cloisons n’existent pas dans la section étrangère et les divers groupes ne sont séparés que par des balustrades rarement plus élevées que la hauteur d’appui, hors les cas, peu fréquents d’ailleurs, où certains grands exposants ont converti l’espace qui leur était réservé, en salons, pour donner plus de couleur à leqr exposition'.
- L’espace accordé à chaque nation varie, selon l’importance industrielle de chacune d’elles, il leur a été réparti en largeur, de façon à ce que chaque exposition puisse avoir une portion de la galerie des Machines étrangères qui fait le pendant de la galerie des Machines françaises.
- Grâce à l’idée fort ingénieuse qu’on a eue de construire sur le passage découvert, qui sépare la section étrangère de la galerie des Beaux-Arts, des façades typiques reproduisant le caractère architectural particulier à chaque nation, on peut reconnaître, d’un coup d’œil, en se promenant dans cette rue qui est un des éléments du grand succès de l'Exposition et qu’on a baptisée, dès le premier jour, rue des Nations, l’espace qu’occupe chacune d’elles, dans ’â section étrangère, bien entendu, sans tenir compte des annexes, car chaque pays exposant s’est
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- trouvé trop à l’étroit et a placé ses objets encombrants dans des annexes qui font pendant, le long de l’avenue de Suffren, à l’annexe de la galerie des Machines françaises qui borde l’avenue de la Bour-donnaye.
- Ces façades typiques, pour la construction desquelles chaque pays a mis en réquisition l’ingéniosité de ses architectes et de ses artistes, et qui sont d’ailleurs très-réussies, sont à la fois la préface et la porte d’entrée principale de l’exposition de chaque nation.
- Nous les examinerons toutes, en détail, en faisant notre tournée d’exploration daos toutes les expositions de la section étrangère.
- Itinéraire
- Noia. — Pour bien voir, selon nous, l’exposition étrangère, il faut pénétrer dans chaque nation par sa façade typique et épuiser, en suivant notre itinéraire, l’exposition de chaque peuple.
- 10 h. Arrivé, soit en chemin de fer, soit en voiture, à la porte de Grenelle, pénétrez dans l’Exposition par cette porte et près du restaurant Castel, c’est-à-dire à droite, traversez le hangar des Machines agricoles anglaises, et rendez-vous de là dans le Palais par le Pavillon du Trophée du Canada, visitez en détail les joyaux des Indes et la collection du prince de Galles (voir, pour leur description, Page 37) et pénétrez de là dans la rue des Nations.
- A votre gauche, en face l’exposition anglaise, le Elisée des Maquettes des théâtres, ou reproduction
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- en petit de tous tes décors des pièces en vogue depuis 1619. On se croirait dans un théâtre forain. Faire le tour de la salle, en commençant par la droite, et, à la sortie, pénétrer dans l’exposition anglaise par sa façade typique.
- ANGLETERR E
- L’Angleterre occupe à elle seule plus du quart de l’espace réservé aux sections étrangères, et ce n’est pas trop relativement, quand on songe qu’elle a à représenter ses trois royaumes, son empire des Indes et ses grandes colonies : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Aden, Ceylan, le cap de Bonne-Espérance, le Canada, la Guinée, la Nouvelle-Ecosse, les Antilles, etc., etc., toutes contrées variées de climats, et par conséquent de produits, qui se trouvent représentées dans les nombreuses travées anglaises par leurs côtés les plus intéressants et les plus caractéristiques.
- Vous avez vu dans le vestibule d’honneur les merveilles de l’Inde et le trophée du Canada ; reste à voir l’exposition de la mère-patrie et des autres colonies, qui occupe une longueur de 164 mètres de la section étrangère.
- Mais d’abord un coup d'œil à la façade typique qui, bien que n’occupant qu’une partie de cette longueur, se compose de cinq pavilllons.
- Le premier, en partant du vestibule, est une maison à façade rouge et à balcon blanc, construite en imitation de briques, d’après le procédé de M. Lascelles, qui consiste à visser sur des châssis de bois, des plaques de ciment de Portland, recouvertes de plaques de béton rouge de 1* grandeur d’une brique.
- Le style d’architecture de cet édifice est celui de l’époque de la reine Anne.
- Le deuxième bâtiment, séparé du premier par une pe' tite cour fermée d’une grille, qui contient une fontaine en majolique très-curieuse, est le pavillon du prince de
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- Galles, construit dans le style appelé en Angleterre « Eli-sabethan»,en maçonnerie de blocage recouverte de plâtre coloré et en imitation de briques rouges avec encadrements de pierre de Bath.
- Ce pavillon, qui renferme un appartement complet, admirablement meublé et décoré, qu’on ne peut visiter que lorsque le prince de Galles n’est pas à Paris, a un aspect sévère et grandiose qui rappelle l’esprit et le caractère spécial de la vieille Angleterre.
- Après ce pavillon, vient une petite cour avec fontaine en majolique qui fait le pendant de la première.
- Le troisième bâtiment, type des maisons de plaisance des riches Anglais, a été construit en briques rouges et en terre cuite par M. Doulton, le célèbre fabricant de cérar miques anglaises, et meublé par M. Schobbred, qui l’ont mis à la disposition du prince de Galles.
- Le quatrième bâtiment, construit par William Cubitt et O, réservé à l’usage de la commission du Canada, est construit en bois de « pitch-pin n ; les interstices entre les montants de charpente sont remplis de panneaux de plâtre dans lesquels on a enchâssé divers dessins en bois d’un effet très-ornemental.
- Ce genre de construction, adopté en Angleterre pour les habitations bourgeoises depuis le xve jusqu’au XVIIe siècle, était connu sous le nom.de « bâtiment à mi-eharpehte ».
- Après ce pavillon dont les meubles ont été fournis par des exposants canadiens, vient une belle grille en fer forgé, appuyée sur de riches pilastres supportant un lion et un griffon qui gardent l’écusson d’Angleterre ; c'est par cette grille qu’on entre dans l’exposition spéciale du Canada.
- Vient ensuite le cinquième bâtiment, petite maison à façade blanche et couverte en tuiles plates, qui est le type 4’une maison de campagne anglo-hollandaise, de l’époque Guillaume d’Orange.
- Ce pavillon, construit et garni de meubles et bibelots par MM. Collinson et Lock de Londres, est leur propriété particulière, et l’on n’est admis à y entrer que sur la présentation de sa carte de visite.
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- C'est bien, anglais, n’est-ce pas? mais ces gentlemen sont dans leur droit, et ils pourraient même exiger qu'on leur ait été présenté.
- Puisque nous sommes venus jusque-là, visitons d'abord l'exposition des colonies anglaises qui ont chacune leur carré séparé, à l’extrémité de l’exposition de la mère-patrie.
- Ea entrant par la grille de fer de la rue des Nations, vous êtes dans l'exposition du Canada qui commence par la photographie de Mlle Albani et quelques grands dessins très-curieux, et se continue par un kiosque très-original de machines à coudre.
- Un peu plus loin, vous trouverez l’Australie et spécialement le carré réservé à la colonie de Victoria, fermé par une colonnade en bois gris bleu avec cariatides blanches d’un effet très-heureux.
- Au centre du carré, vous voyez quatre figures de cire, types d’indigènes grandeur naturelle : homme, femme, mineur et conducteur de troupeaux.
- Derrière, une pyramide formée de biscuits et macarons représentant la quantité d'or produite par la mine de Ben-digo.
- Sortant de Victoria, vous entrez dans le carré de l'Australie du Sud où vous remarquerez, entre autres choses curieuses, deux vitrines renfermant des œufs d’Emu (oiseau indigène) montés en argent pur, à Adélaïde, où l’on en fait de fort jolis petits meubles d’étagère et de cheminée.
- En face du carré de l’Australie du Sud est celui du Queensland-Court, décoré à l’intérieur par une quantité de pem-- tures à l’huile représentant des vues du pays.
- Reste maintenant l'exposition anglaise proprement dite, mais elle est trop importante pour ne pas adopter un système méthodique pour la visiter
- Ce système est tout trouvé, grâce aux deux grandes allées longitudinales qui en font trois larges tronçons depuis les façades jusqu’à la galerie des Machines, allées eoupéçs très-harmonieusement dans leur longueur par de grands rideaux de mousseline blanche dessinant autant de portes qu’il y a de travées transversales.
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- En partant du -vestibule, vous avez, entre la rue des Nations et la première allée, les Arts libéraux : gravures, photographies remarquables, quelques jolis vitraux, installations scolaires, librairie, imprimerie, papeterie, l’exposition spéciale du journal le Graphie.
- Cela vous mène jusqu’à la hauteur de la première façade. Vous entrez alors dans la céramique, où vous avez particulièrement à voir l’exposition de la maison Minton, le célèbre fabricant de majoliques, celle de Doulton et Ce, si riche en faïences d'art, et celle de Copeland et fils.
- Après, les pianos touchés généralement par des femmes; puis vous êtes au Canada. Suivez l’allée qui le sépare de l’Angleterre jusqu’à la seconde allée, dont les angles sont occupés par les magnifiques cheminées de Feetham etC«;. vous verrez plus haut celles de Barnard. Remarquer sur la gauche le pavillon de Flore de M. Rimmel, la plus belle exposition dé cette classe.
- Remontez l'allée, vous trouverez successivement les porcelaines (voir l'exposition de la manufacture royale deWor-cester) et les pyramides d'assiettes de Gardners, à gauche.
- La Cristallerie : expositions de Th. (Webb et fils, en face celle d’Osler, sans oublier le grand lustre soutenu par un échafaudage peint en bleu clair, de James'Green et neveu.
- Après les Bronzes et l’Orfèvrerie, l’exposition merveilleuse de la maison Elkington, le Christofle de l’Angleterre.
- Les Meubles, cinq ou six expositions magnifiques, surtout celle de Trollope, qui termine la galerie et fait face au grand vestibule.
- Suivez-ie un moment en regardant encore de beaux meubles jusqu’à l'allée suivante, bordée de vitrines très-curieuses appartenant aux tissus et aux vêtements, et notamment les pyramides construites avec les fils de couleurs des maisons Clark et Ce, et Waters et Ce.
- Après, sont les armes qui confinent aux expositions des Colonies, près du carré de Queensland.
- Remontez la dernière allée, ce sont les Bougies, les Savons, les Produits chimiques (très-curieuse pyramide de fclocs d'alun de potasse).
- Après, les Produits bruts et ouvrés, puis la Métallurgie ‘lui vous ramène au vestibule
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- Descendez maintenant la galerie des Machines en partant du trophée du Canada, qui est sa tète de ligne.
- Puis, quand vous serez au bout de la section anglaise, où sont les machines à coudre, ce que vous reconnaîtrez facilement au grand drapeau américain qui indique le commencement de l’exposition des États-Unis, engagez-vous dans la dernière galerie que vous remonterez jusqu’au bout ; là sont encore quelques machines, puis les Produits alimentaires.
- Vous avez maintenant à voir les annexes.
- Le premier bâtiment est en face, le long de l’avenue de Suffren; il ne fait, pour ainsi dire, qu'un corps avec lesÉtats-Unis:mais vous reconnaîtrez facilement la section anglaise à deux pavillons qui font avant-corps sur l’exposition d’arbres fruitiers d’André Leroy, le célèbre pépiniériste d’Angers et entre lesquels vous verrez une magnifique fontaine en majolique de Minton.
- Entrez par la porte que vous trouverez à la hauteur du bâtiment de la force motrice, vous verrez d’abord la Sellerie, la Carrosserie très-richement représentée, quelques wagons de chemin de fer, puis une véritable annexe de,la galerie des Machines, dans laquelle vous trouverez la curieuse fabrique de moutarde de Colman, l’équivalent de notre Bor-nihus, bien qu’il ne soit pas, comme lui, le premier moutardier du pape ; mais il s’en console, en mettant sur ses étiquettes qu’il est fournisseur de S. M. la reine et de son altesse royale le prince de Galles.
- Suivez jusqu’au bout cette longue galerie qui communique avec la seconde annexe, consacrée aux Machines agricoles, par un petit couloir dans lequel vous verrez, en travail, une curieuse machine à concasser des pavés pour l’entretien des routes.
- L’annexe des Machines agricoles est un immense hangar divisé en quatre travées par trois allées longitudinales qui sont bordées de faucheuses, de moissonneuses, de machines à battre et autres, qui sont d’un intérêt secondaire pour le commun des mortels, mais qui offrent de nombreux sujets d’études à nos spécialistes et de comparaison à nos agriculteurs.
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- ÉTATS-UNIS
- L’exposition des États-Unis, qui vient immédiatement après celle des colonies anglaises, occupe une largeur de 35 mètres, absorbée entièrement par sa façade typique, qui est la sixième de la rue des Nations.
- Elle représente une maison démontable, en bois, type exact de celles que les colons construisent provisoirement dans l’intérieur des terres, et qu’ils transportent ensuite, morceaux par morceaux, à des distances souvent considérables.
- Peinte en jaune clair, avec des réchampis noirs et rouges sur les charpentes, mais sans autre ornementation que les écussons des Etats qui composent la Confédération, son aspect, absolument en rapport avec le caractère des Américains, est celui d'une station de chemin de fer ou d’un dock ; c’est l’entrée la plus personnelle que pouvait avoir, pour son exposition, cette nation surtout industrielle.
- 619 exposants, dont 2 américains résidant en France, ont envoyé leurs produits au Champ-de-Mars.
- Pour visiter cette exposition intéressante, entrez par la façade typique et suivez la travée qui commence par les photographies de Smith, de Chicago, vous trouvez successivement la vitrine d’orfèvrerie de Titfany et Cie (à gauche),— la galerie du Mobilier, — les produits pharmaceutiques de John Wyeth et frère (à gauche),— la vitrine de harnais de Haedrich et fils, de Philadelphie (à droite), — la galerie du Vêtement, —puis, en suivant toujours jusqu’aux machines, les fers de hache de Douglas et, derrière cette vitrine, sous une tente rayée de gris et de bleu, le fameux phonographe d’Edison, la merveille scientifique de l’année — enfin, la carrosserie légère de Brewster et Cie.
- Maintenant, tournez à gauche, entre les expositions de Disson et de Decker et Mot, longez les mitrailleuses en acier et cuivre, et revenez vers la façade typique par l’autre travée, étroit couloir de vitrines, — à gauche, celle de Wilson (objets de tonnellerie fine), — puis des jouets d’enfants, des faïences ; traversez encore une fois la galerie dit
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- Vêtement, — voyez le joli kiosque en bois découpé delfor-man (à gauche), et à droite, derrière une vitrine d’outils de menuiserie, le sleeping-car de Pullmann, merveilleuse réduction faite en acier et en cuivre, par M. DeanBenton, des voitures à voyageurs qui circulent sur tout le réseau des chemins de fer américains.
- Visitez ia galerie du Vêtement où il y a des vitrines curieuses, notamment le parasol Palmo, les fourrures de Booss, les patrons de robes en papier de Demorest.
- Coup d’œil sur la galerie du Mobilier, coup d’oreille aux orgues d’Estey et aux pianos de Charles Stielf, — et reprenez la première travée pour arriver à la galerie des Machines que vous visiterez, avec la galerie qui lui fait suite, et’où sont exposés les produits alimentaires.
- Il ne vous reste plus à voir que l’annexe que vous trouverez en face de vous en sortant par le jardin qui longe l’avenue de Suifren.
- Le milieu de ce grand bâtiment, qui contient surtout l'exposition agricole et celle des machines agricoles, est occupé par un monument fort curieux par sa forme et sa destination. C’est un trophée composé de tous les produits agricoles des États-Unis ; il est couronné par une sorte de lanterne en forme de temple, dont les colonnes en verre creux sont remplies de coton, d'un elfet d’autant plus original qu'il est plus inattendu.
- Parmi les instruments agricoles, très-nombreux, qui garnissent l'annexe américaine, on remarque surtout une ma-chine moissonneuse qui lie elle-même la gerbe, ce qui est une innovation précieuse, et dans le coin à droite la charrue et ia serpe construites avec des épées offertes par des officiers américains à l’Union universelle de la Paix.
- SUÈDE ET NOBVÉCE
- L’exposition de la Suède et de la Norvège, qui fait suite à celle des États-Unis, a 25 mètres de large — 10 pour la Norvège et 15 pour la Suède
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- Sa façade typique, qui est la septième de la rue des Nations, présente à l’œil un aspect original, qui fait une heureuse diversion comme physionomie à la précédente ; elle est construite à l’aide de poutres largement équar-ries, de troncs de sapin superposés avec un goût parfait, et de panneaux de bois dans leur couleur naturelle.
- La toiture, aussi en bois, est faite de lames finement découpées, terminées en pointes aiguës, et disposées de telle sorte, les unes sur les autres, que l'assemblage des pointes ressemble à une gigantesque écaille de poisson.
- Bien qu elle ne forme qu'un seul bâtiment, cette façade se subdivise en plusieurs constructions distinctes :
- Le portail du milieu, qui sert d’entrée principale dans l’expositioti, est la reproduction exacte de la plupart des portes d’église de la Norvège ; la galerie d’arcades qui court au-dessus de ce portail est copiée sur les galeries des maisons anciennes de Christiania; la construction de droite, qui vient en avant-corps sur la rue des Nations, est le spécimen d’un stabur, pavillon dans lequel les Norvégiens conservent leurs provisions pendant les grands hivers ; enfin, le bâtiment de gauche est un type de clocher d’église norvégienne du xv* siècle.
- Cette façade examinée en détail, et elle en vaut la peine, entrez dans l’exposition, qui est égayée par son ornementation toute en sapin aux tons clairs
- A votre gauche, est la section suédoise; à votre droite, la section norvégienne. Commencez par celle-ci.
- Norvège. — Au centre de la première salle, sur une grande table en bois clair, des terres cuites et poteries de Christiania, puis, tout autour, de petites constructions originales en bois découpé qui servent à exposer les produits des fabriques de carton de bois et de pâte de bois, — ensuite la galerie du Mobilier ; — plus loin, à droite et à gauche, vitrines des fabriques de filigranes d’argent de Lie et d’Olsen ; — puis, à droite, vitrine des ouvrages nationaux, en bois sculpté, des paysans norvégiens, — en face les fourrures de Brandt, qui font l’angle de la galerie du Vêtement.
- Passé cette galerie, le» petites constructions pyramidales
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- réapparaissent; elles servent aux expositions des allumettes, des tabacs, des minéraux.
- Plus loin, est la galerie des Machines, où se trouvent, entre autres choses curieuses, les locornobiles de Kvaerner, de Christiania; plus loin encore, la dernière galerie où sont les bois et les produits alimentaires.
- Suède. — De là, vous n’avez qu’un pas à faire pour être dans la section suédoise, que vous commencez à visiter par la dernière galerie (Produits alimentaires).
- Vous aurez ensuite à voir dans la galerie des Machines les appareils de gymnastique médicale de l’institution mé-canico-thérapeutique de Stockholm ; ils sont au nombre de soixante-dix-sept et ont tous été inventés depuis 1864.
- Après, vous verrez le groupe métallurgique, remarquable par ses trophées de fer, d’acier, de minerais, et par les plaques rondes de blindage de la maison Jernkontoret, et le salon dans lequel le savant explorateur Nordenskiold a exposé tous les objets d’histoire naturelle et de géologie recueillis par lui dans les expéditions qu’il a faites, en 1875 et 1876, à la mer de Kara et au Ienisséi, dans le but de découvrir le pôle nord.
- Puis la galerie du Vêtement, où vous passerez en revue les cotons de Rosenlund, les fourrures de Bergstrom, de Forssell et Cie,'et différentes vitrines de tissus.
- Puis la galerie du Mobilier, en passant entre deux vitrines de galvanoplastie, pour voir successivement les faïences de Gustafsberg et de Rorstrand, et les mouvements d’horlogerie de Linderoth et de Tornberg,
- L’exposition de Suède et de Norvège, qui renferme les produits de 650 exposants, possède, en outre de ses pavillons dans le parc du Trocadéro, deux petites annexes dans le parc du Champ-de-Mars, le long de l’avenue de Suffren, à la suite de celle des États-Unis ; l’une, halle norvégienne, en bois, a un aspect tout particulier grâce aux filets, engins de pêche et poissons salés qui y sont exposés; l’autre est consacrée au matériel des chemins de fer; on y voit un spécimen de train complet : locomotive, fourgons, wagons de première, de deuxième et de troisième classes, qui sont autrement confortables que ceux des chemins de fer français.
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- ITALIE
- L’exposition italienne vient après celle de la Suède, dont elle est séparée par la grande galerie transversale qui part de la porte Rapp pour aboutir à la porte Desaix.
- Sa façade typique (de 35 mètres de largeur), lumineuse et diaprée de vives couleurs, rappelle à la fois Venise et Florence et leurs palais de la Renaissance.
- Elle se compose d'une arcade centrale, flanquée de chaque côté de deux arcades plus petites, séparées par des colonnes de stuc imitant le marbre vert.
- Au sommet de l'édifice s'élève une lyre en fer et au dessous, dans l’archivolte, se trouve un écusson aux armes d’Italie.
- Les deux colonnes qui supportent le fronton sont reliées par un bandeau de mosaïque de Venise, composé des médaillons de Dante, Michel-Ange, Raphaël et Titien, séparés l’un de l’autre par les armoiries des villes qui les ont vu naitre.
- Même décoration pour les quatre petits arceaux : Dans le premier, qui est surmonté des attributs de la Science, sont les portraits de Volta, Galilée et Vico; dans le second, attributs du Commerce, portraits de Flavio Gioja, Christophe Colomb et Marco Polo ; dans le troisième, attributs de l’Industrie, portraits de Balthazar de Pérouse, Bramante et Palladio ; enfin dans le quatrième, buste de la Musique, surmontant une lyre ; portraits de Donizetti, Bellini et Ros-sini.
- L’ensemble de cette façade est très-brillant et constitue l’entrée qui convient à l’exposition surtout artistique de l’Italie, qui, par une disposition particulière, est divisée en salons, tous ornés de sculptures de valeur.
- Le premier, à votre droite, en entrant par le vestibule d’honneur, où vous avez vu les portraits peints sur faïence du roi et de la reine d’Italie, contient les instruments de musique, de chirurgie, d’orthopédie.
- Celui de gauche est consacré au matériel de l'enseignement : mais regardez, avant d’y entrer, le plan en relief du
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- EXPOSITION ITALIENNE
- Les Enfants au parapluie, terre cuite italienne.
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- massif des Alpes, de Suse aux glaciers de la Savoie, et servez-vous des grandes loupes, ce travail en vaut la peine.
- En face de ce plan, est un meuble en bois sculpté fort original ; passez derrière ce meuble pour entrer dans la salle suivante, dont le milieu est occupé par une statue assise d’Eva Saint-Clare, qui semble présider à lexposition des meubles de luxe, comme les statues de la Modestie et de la Vanité ont l’air d’en garder la porte.
- , Parmi ces meubles, remarquez surtout la spécialité de Milan, ébènes incrustés d’ivoire, et les mosaïques de Florence.
- Traversez la galerie du Mobilier, vous trouverez encore une salle dë meubles de luxe, où règne une statue qui représente l'Éducation du cœur.
- Après avoir quitté cette salle, où il y a surtout des tables à mosaïques et à incrustations, n'entrez pas dans la suivante sans visiter, à droite, les bijoux en mosaïque et en verre filé de Bedendo de Venise, et les vases de récente fabrication de Candiani, dont la pâte en verre contient l’or ou l’argent dont ils semblent incrustés.
- La salle qui est devant vous est réservée à la bijouterie. La statue en bronze de César Auguste, placée au milieu, surveille les visiteurs ; à droite de cette salle, il y en a une petite où sont des dessus d e tables et de ravissants tableaux en mosaïque.
- Sortant de la salle des Bijoux, vous traversez la galerie du Vêtement et entrez dans la salle des Tissus desoie, dont le centre est occupé par la statue d’une petite fille qui tricote en lisant un livre (Étude et travail).
- La salle suivante contient la vitrine en bois sculpté de la manufacture des tabacs, surmontée du buste du roi Humbert et entourée d'une garde d’honneur de statues.
- Prenez à gauche de cette vitrine, sortez de la salle où sont exposés divers produits bruts et ouvrés et tournez à gauche, sans aller jusqu’aux machines, dans la direction de la façade ; vous avez à voir successivement les voiles brodés à la main de Carnaghi, la vitrine d’ombrelles de Giovani Gilardini, puis après avoir traversé la galerie du
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- Vêtement et celle du Mobilier, non toutefois sans regarder les meub es et une table dont la mosaïque représente la cathédrale de Saint-Marc à Venise, et une porte toute dorée dont les panneaux sont de glace, vous arrivez dans la Céramique : d'un côté sont les faïences communes en usage chez les paysans de l’Italie, et de l’autre, des vases magnifiques en majolique artistique.
- Vous voilà revenu à votre point de départ, mais ce n’est pas fini ; il vous reste des merveilles à voir, car l’exposition d'Italie comprend aussi la galerie Desaix qui la sépare de la Suède; remontez donc la rue des Nations jusqu’à l’entrée de cette galerie, et regardez, sans compter les statues :
- D'abord, la bibliothèque en bois noir incrusté, de l’éditeur Sonzogno de Milan, puis les faïences de la manufacture de Ginori, les cristalleries vénitiennes de Salviati, les mosaïques et verroteries romaines de Galiand, puis encore de beaux meubles, enfin toute une série de cloches de chapelle et d’église d'un magnifique travail.
- Vous êtes maintenant à la galerie des Machines, dont le commencement vous est marqué par le gigantesque buste en bois du général Bonaparte ; car l’Italie, a mis de la sculpture un peu partout.
- Cette galerie, ainsi que celle qui la suit, où sont les produits alimentaires, n’ofire rien de particulièrement remarquable, si ce n’est peut-être un plan en relief de tir au canon.
- Restent donc les annexes. (Voir, pour la description. 7e journée.)
- JAPON
- Après l’exposition italienne vient l’exposition japonaise, qui occupe une longueur de 15 mètres de ia section étrangère.
- Sa façade typique, d’une très-grande simplicité, mais d’une tournure des plus originales, se compose d’une porte rustique de bois dans sa couleur naturelle, se développant sur d’énormes poteaux dont la tète seule est peinte en vert-
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- de-gris et accompagnée de chaque côté de fontaines en faïence très-curieuses.
- Puis, au fond d’un grand panneau qui affecte la forme d’un temple bouddhique, de chaque côté de ]a porte, sont en céramique plaquée sur les murs, un plan de la ville de Yeddo et une carte en relief de l’ile de Nyphon, qui se détachent assez crûment sur un fond olive très-clair.
- La porte, surmontée d'un écusson, en bois de santal, de 3m50 de long sur 2 de large, sur lequel on lit en français le mot Japon encadré d’une bordure d’un travail de sculpture très-délicat, sert d’entrée à cette exposition qui a été un étonnement et qui restera un des grands succès de la section étrangère.
- L’exposition japonaise est divisée, par des balustrades, en petites salles qui correspondent directement. *
- Dans la première sont des Tissus de soie et de coton ; les soies sont merveilleuses, surtout les tissus de la maison Mitsui de Tokio (Yeddo), mais leur prix élevé ne peut les faire entrer en concurrence avec les produits de Lyon.
- La seconde salle contient principalement des vases et potiches d’un travail incomparable.
- Dans la troisième, qui renferme quantité de meubles en bois et bronze, en laque, parmi lesquels on ne saurait que choisir, tant tout est réussi, vous remarquerez le fameux vase en bronze de Tokio estimé 10.000 francs et une vitrine réservée aux bijoux japonais.
- Les quatrième et cinquième salles (galerie des Machines,) sont occupées par les envois du Ministère de l’instruction publique, toutes choses très-curieuses, vu leur provenance, et qui montrent les efforts qu’on peut attendre de ce peuple laborieux.
- Dans la sixième et dernière, se trouvent des échantillons de bois, de bambou, des bocaux de conserves alimentaires, des fruits et des légumes.
- Le Japon n’a point d'annexe dans le Champ-de-Mars, à moins qu’on ne considère comme tel, un petit kiosque situé en face sa section et dans lequel on vend de menus objets de fabrication japonaise.
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- CHINE
- L’exposition de la Chine, qui fait suite à celle du Japon, s’étend comme elle sur une largeur de 15 mètres.
- Sa façade typique, copie de la villa de la rue Bour-Beiou, à Tien-Tsin, avec son toit à silhouette bizarre et fantastique, surmonté de dragons symboliques, est une des curiosités de la rue des Nations.
- L’exposition chinoise, divisée en salons par des vitrines d’un travail merveilleux, rehaussées de couleurs vives, et construites toutes sur divers modèles de pagodes, est le pendant ou, pour mieux dire, le complément de l’exposition japonaise.
- La promenade y est une série d’étonnements successifs, ponctués d’admiration.
- D’abord, en entrant, autour du bureau de la commission chinoise, il y a à voir une série de coffrets ravissants, puis la collection des paravents, doht les encadrements sont fouillés comme de la dentelle.
- Puis le mobilier, dont quelques pièces sont de purs chefs-d’œuvre, notamment un lit en ébène massif sculpté à jour, qui est estimé 35.000 fr., un salon à deux teintes, en bois de rose laqué et incrusté, un lit or et rouge qui se trouve en face, sur la gauche, puis un paravent en bois noir,puni un mobilier complet bois et rouge et or, admirable d’ornementation.
- Vous traverserez ensuite la salle affectée aux tissus, aux foulards et aux étoffes de soie pour arriver à l’armoire délicieusement sculptée qui contient les ivoires, série de merveilles.
- Plus loin, à droite et à gauche, vitrines pagodes contenant les divers spécimen* de thé, et partout des porcelaines étonnantes, des bronzes, des vases magnifiques.
- Dans la galerie des Machines, l'exposition spéciale de la maison Carlowitz et Cie, de Canton, quelques instruments agricoles, mais surtout de grands vases en porcelaine, et ce qu’il y a de plus curieux, l’ensemble de la fabrication
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- du pays, en diminutif bien entendu, une rizerie, une exploitation de thé et une poterie.
- Enfin, dans la dernière salle, dont le milieu est décoré par une pyramide de caisses blanches, noires et rouges, sont le* produits alimentaires de la Chine.
- ESPAGNE
- L'exposition espagnole, qui occupe une largeur de 35 mètres, vient immédiatement après celle de la Chine.
- Sa façade, spécimen d’architecture mauresque avec arcades, genre Alhambra, se compose de deux ailes flanquées de deux pavillons carrés ; sculptures fines, délicates et de bon goût ; l’écusson national domine les deux pavillons.
- L’exposition espagnole est fort intelligemment disposée, mais la première salle échappe à toute classification : on y voit des produits de toute nature, et notamment les tissus d’ameublement de Sert Hermanos y Sola.
- Sortez de cette salle par la deuxième voûte de droite, sous l’écusson de la ville de Saragosse, — traversez la galerie du Mobilier, — nouvelle salle où est une curieuse étoile faite de pelotes de fil de soie et de cocons ; — la grande vitrine de la Espana industrielle (tissus d’ameublement et de tenture) et toutes les expositions concernant le vêtement.
- Longez là vitrine, en forme de croix, de José Pi Solanas,de Barcelone, pour traverser la galerie du Vêtement, en face l’exposition des fers laminés, télés, fers forgés et outils de l’usine de Mieres.
- Derrière cette exposition, vous trouverez l’entrée de la troisième salle, fort intéressante, qui contient le matériel militaire. Vous y verrez quinze mannequins représentant les divers types de l’armée espagnole, les plans reliefs de Bilbao et de Saint-Sébastien, des modèles de caserne, différentes pièces d’artillerie provenant du musée de Madrid et toute une série de canons modernes : pièces de campagne, de marine et des forts.
- Sorti de cette salle, qui est le succès de la section,
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- passez dans la galerie des Machines, où, à côté des machines à vapeur de toutes sortes, vous verrez l’étagère des diverses eaux minérales de l’Espagne.
- Dans la dernière galerie, est l’exposition des produits alimentaires et des colonies.
- L’Espagne a diverses annexes.
- D’abord, le long de l’avenue Suffren, une plantation de deux cents arbres fruitiers d’Aragon.
- Près de la porte de Grenelle, un grand bâtiment pour abriter son exposition agricole.
- Et, non loin de ce bâtiment, Cuba est représenté par un fort joli kiosque, où l’on vend d’excellents cigares de la Havane.
- AUTRICHE-HONGRIE
- L’exposition d’Autriche-Hongrie suit celle de l’Espagne.
- Sa façade typique, qui a 65 mètres de longueur sur 5 de profondeur, est la copie d’une maison de Prague à deux, étages avec colonnes formant galerie ; deux pavillons terminent la galerie. Statues sur la façade, peintures murales en noir sur fond blanc.
- La galerie du rez-de-chaussée forme un vestibule d’honneur décoré de statues, entourant celle de l’empereur d’Autriche émergeant d’un buisson de verdure, et c’est par là qu’il faut entrer dans l’exposition pour bien la voir d’ensemble.
- Cette exposition est double, en ce sens qu’on a disposé séparément les produits de la Hongrie et de l’Autriche.
- Voyez d'abord l’exposition hongroise qui confine à l’Espagne.
- HONGRIE
- La première salle contient le matériel de l'enseignement; •
- La deuxième, les céramiques renommées de la fabrique de Herend, imitations de Chine, de Saxe et de Sèvres;
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- La troisième, les articles de brosserie, les tissus et les vitrines de bijoux hongrois de Egger Testvéerek.
- La quatrième est affectée aux produits des mines de la Hongrie, à gauche est une petite locomotive servant au transport de la houille dans les galeries.
- Viennent ensuite la galerie des machines et la galerie des produits alimentaires.
- Puis les annexes :
- D’abord, en sortant du palais du côté de l’avenue de Suffren, le hangar abritant l’immense tonneau exposé par MM. Edmond et I. Gutmann, il mesure 5m75 de long sur 4m50 de diamètre à la bonde, peut contenir 100.000 litres et a coûté plus de 40.000 francs.
- Puis, à côté, la Csarda, taverne hongroise où l’on débite certain vin blanc du pays qui semble d’autant meilleur qu’on entend, en le buvant, la délicieuse musique des Tziganes, l’un des plus grands éléments de distraction de l’Exposition.
- Enfin, le long même de l’avenue de Suffren et faisant suite à l’annexe de l’Italie, un grand bâtiment réservé à l’exposition agricole.
- AUTRICHE
- L’exposition de l’Autriche proprement dite est aménagée avec moins de méthode, il faut chercher les salles 1jui sont plantges un peu au hasard.
- Aussi, avant d’arriver à la première, où sont les instruments de précision, on rencontre les instruments de musique groupés dans des vitrineà*&t un curieux appareil en forme de potence, surmonté de plusieurs timbres seryantà' régler les cloches de sacristie.
- La seconde enceinte contient deux salies : dans la première sont les chromolithographies de la maison Reif-fenstein, dans la seconde, le matériel de l’enseignement.
- Une salle qui fait suite à ces deux-là contient un peu de tout.
- Plus loin, on trouve l’enceinte du Mobilier autrichien, dont le milieu est occupé par une tente faite en tissus rap
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- pelant le cachemire de l'Inde ; à droite, sons verre, un coffret précieux de Jauner, et les meubles et tentures de Philippe Haas de Vienne.
- Cette salle borde la galerie du Vêtement que vous traversez pour entrer dans la salle en face, où sont exposés sur cinq grandes tables, des cristaux, des porcelaines et des surtouts d’orfèvrerie, et le long des murs, dans des vitrines, divers articles de vêtement.
- Sortez de cette salle par la porte à gauche et passez, entre deux vitrines de chaussures, dans le salon réservé aux articles viennois, maroquinerie, tabletterie, reliure, où brillent les vitrines de Klein, Steuzel, Groner, Gebruder Rodech, que vous laissez à votre droite pour traverser la galerie du Vêtement; de l’autre côté, vous trouverez les bronzes, puis la cristallerie dont l’exposition est des plus belles et des plus importantes.
- Ceci vu, ainsi que la très-curieuse pyramide de cire végétale qui tient à peu près le centre de l’exposition autrichienne, entrez dans la galerie des Machines, descendez-la dans sa longueur, remontez par la galerie des Produits alimentaires dont vous ne pourrez pas sortir, du côté du parc, sans voir les annexes.
- C’est d’abord : le kiosque des meubles en bois courbé, de Kohn, faisant suite àlaCsarda hongroise; puis un pavillon réservé aux expositions des sociétés alpines ; et le long de l’avenue de Suffren, un grand bâtiment communiquant avec l'annexe hongroise, dans lequel l’Autriche a placé son matériel de chemin de fer, parmi lequel on remarque un wagon à viande muni d’un appareil spécial de ventilation, et un wagon à bière appartenant à M. Dreher.
- Les cuirs, les corps gras, les liqueurs sont aussi exposés dans cette annexe, où il y a un salon spécial réservé à la photographie.
- RUSSIE
- L’exposition russe vient après celle d’Autriche-Hongrie, dont elle n’est séparée que par la galerie transversale qui fait pendant à la galerie Rapp.
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- Sa façade typique (qui a 35 mètres en largeur)- est une construction originale formée de madriers et de troncs de sapins, dégrossis seulement et emboîtés les uns dans les autres, qu’une galerie couverte avec fenêtres en arcades domine.
- C'est la reproduction à peu près exacte de la maison de la ville de Kolomna, près Moskou, où est né Pierre le Grand. Le large escalier de bois qui mène aux bureaux du l«r étage est emprunté au Kremlin.
- L’exposition, très - intéressante, est d’une disposition assez pratique pour qu’on puisse s’y engager sans itinéraire prémédité.
- C'est d’abord le groupe des Arts libéraux, où il y a des photographies magnifiques, et une véritable curiosité : deux moulages en plâtre d’une femme nue et vivante, obtenus par un procédé qui n’est pas encore vulgarisé.
- Dans la section du Mobilier, où vous arrivez ensuite, en passant entre un immense samovar en cuivre (à droite), et une horloge mystérieuse (à gauche), des merveilles, notamment la collection des malachites exposées par le prince DemidofF {vous y distinguerez trois coupes qui valent ensemble 200,000 francs). Je ne parle que pour mémoire des beaux bronzes du Caucase et des céramiques d'une véritable originalité de tons et de formes.
- La section du Vêtement est particulièrement curieuse et riche; il y a là des paletots en fourrures, de 10,000 francs, de simples collets qui valent 4,000 francs, et toute une série de costumes nationaux dont quelques-uns sont si magnifiquement ornés qu'ils représentent des fortunes.
- Ensuite, vous trouvez à gauche les produits si riches de la Minéralogie, à gauche, le salon des Cuirs de Russie qui exhalent l’agréable odeur que vous connaissez.
- La galerie des Machines contient surtout de la Carrosserie ; on y voit des traîneaux ravissants et cette espèce d voitures particulières à la Russie qu’on appelle des égoïstes, parce qu’elles ne peuvent servir qu’à une personne à la fois.
- Plus loin est la galerie des Produits alimentaires, coupée dans toute sa longueur par deux grandes vitrines en sapin
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- L’Exposition Chinoise au Ghamp-de-Mars
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- du Nord, qui affectent la forme d'une maison de fermier russe, avec’ sa toiture en chaume; au centre, un trophée agricole fait de gerbes de toutes les céréales du pays et surmonté de quatre étendards en paille tressée.
- Viennent ensuite les annexes, en face, dans le jardin : c’est d’abord une charmante isba, où trois jeunes filles dans de brillants costumes russes, vendent des cigarettes et des rafraîchissements russes, notamment du koumys et du vadka à raison de 25 centimes le verre ; mais n’ayez qu’une foi restreinte dans la nationalité des marchandes; car l’une d’elles, à qui j’ai pris un bock et une petite brioche, m’a dit avec le plus pur accent bellevillois : « Vous en avez pour vos onze sous. »
- Puis un petit kiosque, où une autre Russe... des Bati-gnolles, aux cheveux splendides, vend des petites bouteilles pyramidales étiquetées Pycarka : ce serait de l’eau Sarah Félix que cela ne m’étonnerait pas du tout.
- Enfin, le long de l’avenue de Suffren, un très-grand bâtiment dont l'entrée est ornée de deux mâts de 25 mètres de hauteur, sans un noeud, sans une courbe.
- Ce bâtiment contient les Machines agricoles, les objets du Turkestan, tous les produits des industries agricoles et forestières, et une originale collection de vases, tonneaux, chaussures., bibelots de toutes sortes en bois d’érable, cuits au four, faits par les paysans; on dirait un coin de la foire célèbre de Novogorod.
- SUISSE
- Après l’exposition de la Russie vient celle de la Suisse, qui occupe une longueur de 35 mètres de la section étrangère..
- Sa façade typique n’est pas l’éternel chalet qu'on pouvait s’attendre à y trouver, c’est une construction du type moyen âge, ornée des armoiries des vingt-deux cantons, et ayant pour devise : Un pour tous, tous pour un; elle est surmontée d’un campanile avec cloches. Au-dessus de l’entrée, on remarque une horloge sur laquelle les
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- quart? d’heure sont indiqués par deux soldats (moyen âge) tenant chacun un marteau à la main. ,
- L’exposition est très-intelligemment disposée, une travée de toute la largeur de l’entrée permet de la voir dans tout l’ensemble.
- A droite, en entrant, est la salle des Architectes, où vous verrez, entre autres choses curieuses, la porte d’entrée de la villa Helvetia, en chêne sculpté, avec panneaux de bronze ciselé.
- A gauche, la salle des Ingénieurs, où se trouve une splendide carte d’état-major de la Suisse, et les plans, devis et dispositions des travaux du tunnel du Saint-Gothard.
- Plus loin, le matériel de l’instruction publique, très-développée, comme on sait, dans cet heureux pays.
- Puis la salle de l’Horlogerie, le succès de l’exposition suisse, tendue de papiers imitant le cuir et décorée d’une façon exquise; là, sollicitent votre attention, les plu* beaux spécimens de l’horlogerie genevoise, bernoise, neufehâteloise et vaudoise. La salle suivante est celle des petits objets en bois sculptés; les murs sont tapissés de panneaux, de parquets et de mosaïques en bois d’interla-ken, et le centre en est occupé par une très-belle collection de faïences d'art.
- Deux autres petites salles se font vis-à-vis, l’une consacrée à l’industrie des Soies de Zurich, l’autre à la Filature de coton (y voir l’exposition de Jacob Rieter et C!*®).
- Vient ensuite la section des Dentelles, dont le grand salon est entièrement tendu de mousselines de Saint-Gall. dont les broderies se détachent d’une façon charmante sur un fond bleu. Les vitrines de cette exposition, en forme de kiosques et peintes en blanc rehaussées d’or, sont d’un goût exquis.
- Après vous entrerez dans la galerie des Machines, où il y a notamment des machines à broder, une locomotive à crémaillère centrale, système Riggenbach, un tramway avec moteur à vapeur ; quelques spécimens remarquables de carrosserie, notamment un omnibus qui est une véritable chambre roulante et une voiture-panier en fil de fer qui ne pèse que 150 kilogrammes.
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- La galerie des Produits alimentaires termine cette exposition ; on y trouve une jeune Bernoise en costume national, qui vous fait déguster gratuitement du Bitter suisse, de M. Dennler, d’Interlaken.
- La Suisse n'a pas d’annexe, à moins qu'on ne considère ainsi quelques machines encombrantes, exposées dans ie jardin, un peu plus loin que la force motrice.
- J’aime trop la Suisse pour manquer ici l’occasion de citer et de mettre en relief les illustrations industrielles de ce beau pays. Dans l’horlogerie, nous vous recommanderons la magnifique exposition de la maison Pateck, Philippe et C>«, une étoile industrielle, représentée à Paris par M. Rodanet, autre célébrité, 36, rue Yivienne; de M. Bci'lollel, de Genève, si connu pour sa fabrication exceptionnelle et qui expose une délicieuse montre lilliputienne surmontée d’un brillant jaune; de Rossel et fils. Dans les musiques, la maison Brémond, si connue pour ses pièces uniques et ses relations dans le monde entier. Dan* les sculptures, la maison von Bergen, d’Interlaken. Pour la coutellerie, la vitrine de M. Schneider, de Genève.
- Pour les faïences d’art émaillées, la fabrique du Hem-berg, près Thun.
- Sans oublier la belle vitrine de chaînes de la maison Lejeune, de Genève, et les émaux, particulièrement remarquables de la maison Dufaux. Citons dans la partie alimentaire les chocolats de la maison Suchard ; le lait condensé et la farine lactée de M. Nestlé, de Vevey, et surtout le chocolat au lait suisse de Peter Cailler, de Vevey, appelé selon nous à faire une révolution dans l’alimentation.
- BELGIQUE
- L’exposition beige vient après celle de la Suisse ; sa façade typique qui a 65 mètres de longueur, et qui est un peu massive pour le peu d’étendue de la rue des Nations, est une construction faite de matériaux apportés directement de Belgique; elle résume les constructions locales et Pittoresques des Flandres au xvi« siècle; c’est un mariage bien compris de pierres grises, de marbres noirs
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- «t de briques que font ressortir quelques blanches statues.
- La section belge comprend un certain nombre de grandes salles, dans lesquelles les produits ont été exposés avec un soin d'arrangement tout particulier.
- La première, dont le centre est occupé par une pyramide de plats en cuivre repoussé, de la maison Arens d’Anvers, est consacrée à la Céramique et aux Verreries diverses.
- La salle de droite est celle des Ingénieurs et Architectes ; vous y verrez les cartes du Dépôt de la guerre et le plan en relief du palais de Justice en construction à Bruxelles.
- Celle de gauche est celle des Arts libéraux et de la Papeterie; vous remarquerez, avant d'y entrer, la belle glace ovale et à biseaux qui- est exposée près des sujets de panneaux de bronzes d'une porte en chêne sculpté. Ensuite, nouvelle série de trois salons : les Bronzes, les Pianos, les splendides glaces d’Oignie.s ; le Mobilier, surtout les expositions de Snyers-Rang et de Braquenié.
- Après, les Tissus, le Vêtement, nouvelle série de salons : voir surtout celui de la Draperie de Verviers, curieux au point de vue de l'aspect, et intéressant pour le bon marché des produits ; mais ne pas oublier celui des Dentelles qui est une merveille.
- Sortant de là, vous êtes dans cette galerie qu’on appelle galerie du Vêtement; vous avez à votre gauche deux vitrines qu’il faut voir; elles sont remplies d’objets en bois de Spa, véritables bijoux peints et vernis, des maisons Herrard-Richard et Rener.
- Si vous prenez à droite, vous trouvez la salle des Armes de fabrication belge, dont la porte est gardée par deux modèles de mitrailleuses en cuivre.
- Au bout de cette salle, vous trouverez celle des mines de la Vieille-Montagne, qui vous ouvre la porte de la galerie des Machines.
- Dans la section belge, les machines ont une importance considérable; elles occupent non-seulement toute la place qui suit l’exposition belge, mais encore toute celle qui borde les expositions suivantes : Grèce, Danemark, Amérique Centrale, Annam, Perse, Siam, Maroc, Tunis,
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- Luxembourg, Monaco, Saint-Marin et Portugal, de façon à communiquer directement avec l'exposition mécanique des Pays-Bas, en laissant toutefois un petit coin de la galerie, en face la travée danoise.
- Cet immense espace n’est pas occupé seulement par les machines (et il y en a de très-curieuses, notamment une locomotive à dix roues); on y voit aussi les produits de la Carrosserie, les appareils de Chauffage et même une magnifique chaire à prêcher en bois sculpté de Goyers.
- Pour la galerie des Produits alimentaires, la Belgique est moins bien partagée, elle n’occupe qu'une largeur de galerie égale à celle de son exposition principale; mais elle a, une annexe gigantesque le long de l'avenue Suf-fren, précédée d'une exposition de machines non abritées, et notamment les engins de la Société de fonçage, à niveau plein, des puits et mines Iiind et Chaudron
- La grande annexe est divisée en deux sections : l’Agriculture, où l’on voit une magnifique collection de pâtes de papiers de la maison Naeyer et Cie, et où l’on mange des brioches toutes chaudes sortant d'un petit four très-ingénieux.
- Et l’Enseignement, qui comprend tout le groupe des arts libéraux et qui se termine extérieurement par un modèle de bivac militaire, avec des tentes d’un type assez curieux.
- Citons au nombre des expositions les plus remarquables de ce pays celles des maisons Fondu, Janus, Watrig'ant, Jean Dufour, Braquenié, Yerdé-Delisle, Goyers, Yerj-Lion, Boch, Thieupont, d’Arens, d’Anvers, pour sa magnifique exposition de cuivres repoussés, et de la maison Bonvoisin et fils, de Yerviers, pour les produits si bien nuancés de leur importante filature.
- GRÈCE
- L’exposition grecque, qui borde celle de la, Belgique, a Ure façade de 10 mètres, dans le style ionien, coquette et bariolée de bleu, de vert et de rouge ; le milieu en est occupé par un buste de la fameuse Minerve de Phidias.
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- L^xposition, peu impartante comme quantité, est cependant toute à visiter ; elle se compose d’une travée séparée de celle du Danemark par un couloir à colonnes, et d’un salon consacré aux Produits alimentaires, auquel vous arrivez en traversant la galerie des Machines qui, comme je vous l’ai dit, est occupée par la Belgique.
- DANEMARK
- L’exposition du Danemark fait le pendant de celle de la Grèce, dont elle a les mêmes proportions ; toutes les deux se font valoir par l’opposition de leurs produits, résultat de la différence extrême des climats des deux nations.
- Sa façade typique est une construction étroite, avec pignon rappelant ceux de Frederiksbourg, près Copenhague.
- Cette exposition, dont la pelleterie est la grande curiosité, comprend aussi des pièces d'orfèvrerie remarquables, de beaux cuirs repoussés et de la céramique très-fine.
- Elle a aussi quelques machines, un peu perdues dans la galerie belge, mais qu’on trouvera facilement en suivant l’axe de sa travée.
- Ce petit coin précède le salon des produits alimentaires.
- Le Danemark a aussi une annexe ; c’est un petit pavillon original construit en bois et en faïence qui renferme les produits de tout genre qui n’ont pas trouvé de place dans la galerie d’exposition.
- AMÉRIQUE CENTRALE ET MÉRIDIONALE
- L’exposition de l’Amérique latine comprend les produits du Pérou, de la République Argentine, de San Salvador, Nicaragua, la Bolivie, Haïti, Venezuela, l’Uruguay et Guatemala.
- Sa façade typique (de 20 mètres de longueur), élevée à frais communs par les divers États exposants et qui représente une ancienne maison de Séville, a d’autant moins de
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- caractère qu'on a voulu en faire le résumé du caractère et du style de chaque nation exposante, dont on voit les écussons sur la frise du bâtiment ; c’est bien l’en trée qui convenait à cette exposition complexe et variée.
- Mais chaque nation a élevé, sur la galerie transversale qui sépare l'exposition américaine de celle qui la suit, une façade qui lui est personnelle.
- C’est donc par là qu'il faut visiter chacune de ces expositions.
- République Argentine. — Cette exposition, qui borde la rue des Nations, est une des plus complètes de celles qui forment le syndicat de l'Amérique latine.
- En dehors de ses produits naturels, cuirs et laines, la République Argentine qui est une succursale du faubourg Saint-Antoine, puisque 10,000 émigrés français y travaillent le bois à la parisienne, expose de curieux produits de .cette ébénisterie ; on y voit aussi les d iiférents types d’uniforme de l’armée Argentine et un plan en relief du pénitencier de Buenos-Ayres.
- Pérou. — La façade intérieure du Pérou, conçue dans le style architectural des Incas, représente le portique de l’ancienne cité indienne Huancino, décoré de bas-reliefs retrouvés dans les ruines de Fiahuanacu.
- Son exposition, comme celle de tous les pays Sud-Américains, se compose des produits naturels ; on y voit une très curieuse collection de laines, depuis la plus ordinaire jusqu’à la laine de vigogne; des spécimens de café de la Montana, des cacaos, de la coca, et surtout des guanos.
- San Salvador.—Façade charmante, composée de 3 arcades ornées de Heurs et surmontées chacune d’une statue: l'Amérique, l'isthme de Panama et Bolivar.
- Grand salon dont la décoration est particulièrement soignée et qui contient dans les vitrines tous les produits naturels du pays.
- Sur le mur du fond, on lit cette inscription qui ne manque point d’intérêt:
- « Union de l’Amérique latine ( commerce annuel : 800 millions). »
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- Les expositions des autres républiques d’Amérique se ressemblent toutes pour les produits, et pour les façades, à l’exception de Haïti qui n’a point de façade et qui occupe un coin du salon de'l’Uruguay, et du Nicaragua qui a mieux qu’une façade, une construction complète (ua Rancho, maison indigène), c’est une petite hutte de bambous, couverte de feuilles de palmier et dont les fenêtres larges et basses sont ornées d’orchidées aux mille couleurs; dans laquelle MM. Menier pèreet fils ont exposé, avec les cacaos qu’ils récoltent dans le pays, pour lafabricationdeleur chocolat, tous les autres produits du Nicaragua, plus une cinquantaine de petites figurines représentant les costumes de tous les artisans.
- L’exposition américaine, qui ne va que jusqu’à la galerie des Machines, et dans laquelle vous aurez certainement remarqué la vitrine en bois noir de la Compagnie Liebig, se termine par les salons du Guatemala, du Venezuela et du Mexique.
- Mais elle reprend de l’autre côté dés machines, dans la galerie des produits alimentaires, où toutes les nations ont confondu leurs expositions, fort intéressantes : il y a là dedans des fruits qu’il faut voir... puisqu’on ne peut pas les manger.
- ANNAM
- L’exposition annamite occupe, avec celles de la Perse, de la Tunisie, de Siam et du Maroc, les travées qui suivent celle de l’exposition de l’Amérique latine, en se partageant à peu près la largeur de la section étrangère, moins la galerie des machines qui est, comme je l’ai dit, occupée par la Belgique.
- La façade de l’empire d’Annam est celle des cinq qui occupe le plus de place sur la rue des Nations ; il est vrai que ce n’est qu’une porte, dans le style cambodgien, fort originale d’ailleurs, qui sert d’entrée commune aux cinq expositions qui sont séparées transversalement de celles de l’Amérique par le couloir dont j’ai déjà parlé.
- L’exposition annamite, qui est la seconde à gauche sur
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- cette galerie, est surtout remarquable par ses délicieux meubles en bois de fer, incrustés de nacre.
- PERSE
- L’exposition persane, qui a, comme on sait, une annexe merveilleuse dans le parc du Trocadéro, se trouve placée dans la travée qui fait suite à l’exposition américaine du Sud.
- Sa façade, qui vient après la porte annamite, sur la rue des Nations, se compose d’un petit pavillon carré (1“> 50 de large) orné de céramiques.
- Son salon, qui est le premier en entrant par la porte Annamite, est extrêmement riche et curieux ; tout ést à regarder, mais surtout les coupes en acier damasquiné, les châles, les tapis, les bibelots en bois sculpté de Khounssar, les vases et coupes en cuivre repoussé, et les armes.
- La Perse a aussi, de l’autre coté de la galerie des Machines, un salon dans la galerie des Produits alimentaires; elle y a exposé aussi ses houilles grasses et ses anthracites.
- SIAM
- La façade siamoise est accolée à celle de la Perse. C’est un pavillon très-étroit, en bois de couleur foncée, rehaussé de filets d’argent, qui sert d’avant-corps au pavillon de la Perse et à celui du Maroc, rentrant un peu sur son aile gauche.
- L’exposition est la quatrième à gauche, en entrant par la porte annamite; elle contient des meubles aussi remarquables par leur bizarrerie que par la richesse de leurs incrustations; une grande quantité de plumes de paon ; des produits agricoles et alimentaires, notamment ces fameux nids d’hirondelles, régal des gourmets millionnaires.
- Mais sa principale curiosité est dans les quatre indigènes qui veillent sur les produits.
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- MAROC
- La façade marocaine fait partie du même pavillon que celles de Perse et de Siam. C’est une étroite tourelle carrée, rayée transversalement de bleu et de blanc.
- Le salon d’exposition est le dernier qu’on trouve à sa gauche, en entrant par la porte annamite.
- Il contient, avec des produits alimentaires et agricoles : olives, coton, blé et laine, des articles de cuir brodés de toutes façons, une très-jolie collection d’armes et des ustensiles de toutes sortes.
- TUNISIE
- La façade de l'exposition tunisienne est un étroit minaret, rayé de rouge et blanc et agrémenté d’un balcon de bois découpé, qui vient, dans la rue des Nations, immédiatement après la façade du Maroc.
- La section d’exposition, qui fait partie de la travée à laquelle on accède par la porte annamite, est la troisième à gauche, en face l’exposition de San Salvador.
- Elle se compose de deux salons richement décorés, contenant les céréales du pays, des poteries très-remarquables, des broderies, des instruments de musique fort curieux, des selles originales mais très-pratiques, et des armes magnifiques.
- Dans le second, on voit des ouvriers indigènes fabriquer des babouches.
- LUXEMBOURG
- L’exposition du Luxembourg, combinée avec celles de Monaco et des républiques du Val d’Andorre et de Saint-Marin, occupe, sur une largeur de 10 mètres, la partie de la section étrangère qui fait suite aux expositions de Perse, Annam, Tunisie, Siam et Maroc.
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- Sa façade, bien qu’accolée à celle des trois autres nations, lui est propre. Elle reproduit un spécimen du palais grand-ducal, construit par les Espagnols au xvi« siècle.
- L’exposition se compose de sept petites salles, dont l’une représente une salle d’école avec son matériel scolaire complet; dans les autres, on voit surtout de la carrosserie, des tissus et de la céramique remarquables.
- MONACO
- La façade de Monaco est commune à cette principauté et aux républiques de Saint-Marin et du Val d’Andorre.
- Le rez-de-chaussée appartient à Monaco et reproduit ta porte principale du palais du prince régnant; Saint-Marin est représenté par la fenêtre de l’entresol, et le Val d’Andorre par la balustrade du premier.
- L’exposition de Monaco, qui a une annexe fort intéressante dans le parc du Champ-de-Mars, non loin de la porte de Grenelle, et qui fait suite, là, à celle du Luxembourg, comprend, d’un côté, de la parfumerie (fleurs d’oranger), et de l’autre, des faïences décorées dans un style tout particulier.
- SAINT-MARIN
- L’exposition de cette petite république occupe la salie qui suit celle de Monaco. On y voit, comme curiosité ; le tableau généalogique de la Maison de Mac Mahon, issue des anciens rois d'Irlande,
- VAL D’ANDORRE
- L’exposition d’Andorre est placée dans la galerie des Produits alimentaires. On y arrive en sortant de celle de Saint-Marin et en traversant en ligne droite la galerie des Machines, occupée encore là par la Belgique.
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- PORTUGAL
- L’exposition portugaise fait suite à celle du Luxembourg et prend 15 mètres de la section étrangère.
- Sa façade, d’une richesse exceptionnelle, est fouillée, avec une délicatesse qu’on ne trouve que dans la dentelle.
- Rien ne peut, en effet, donner une idée de cette copie si bien réussie du portique de l’église Saint-Jérôme deBelem, ' près de Lisbonne : les saints quh dans l’original, occupent les niches du portail, sont remplacés ici par les hommes célèbres du Portugal.
- Les motifs de cette façade sont répétés intérieurement jusqu’aux machines, le long de la galerie transversale qui sépare l’exposition portugaise de celle des Pays-Bas.
- C’est indiquer, tout de suite, le luxe de son aménage-ment.
- La première salle dans laquelle vous entrez est la section des arts libéraux (très-belles vues photographiques).
- La deuxième renferme les Tissus, la Céramique et les Poteries diverses.
- La troisième est coupée en trois petites pièces ; dans la première, une vitrine renferme des petites statuettes en terre, représentant la collection complète des costumes portés par le peuple portugais: la seconde contient les tabacs, savons, bougies, lits en fer, chaussures, etc.; dans la troisième, on voit des poteries, des minéraux et divers spécimens d’es^qnces de bois.
- Au bout de cette pièce est la galerie des Machines (encore à la Belgique), traversez-la pour aller voir le salon portugais, de la galerie des produits alimentaires ; vous n’y trouverez pas de quoi manger, mais énormément de quoi boire (collection de tous les vins du pays).
- Sortez dans le jardin pourvoir les annexes.
- Encore de quoi boire : un pavillon de dégustation des « vinhos de Madeira de la maison Cossart-Gordon et Ci«. »
- Puis enfin des produits agricoles, dans un charmant pavillon mauresque adossé à l’avenue de Suffren et consacré à l’exposition des colonies portugaises.
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- PAYS-BAS
- L’exposition des Pays-Bas est la dernière de la section étrangère,; elle doit à cette situation de pouvoir occuper l’angle du vestibule de l'École Militaire et le commencement de la galerie du travail.
- Sa façade de 20 mètres, massive comme celle de la Belgique, est en pierres et en briques rouges ; elle porte la date de 1678. C’est un mélange de plusieurs constructions de Harlem, Leyde et Rotterdam, mais en tout cas, mélange heureux et très-réussi.
- L’exposition hollandaise, très-intéressante au point de vue industrie], a une curiosité: le côté ethnographique.
- Yôyez-!a tout dp suite, en commençant par la galerie du Travail : vous trouverez là une porte basse au-dessus de laquelle est écrit : « Costumes populaires des Pays-Bas. »
- Suivez la foule, vous verrez comme en un musée de cire ... artistique, de véritables tableaux des mœurs hollandaises, et vous pourrez étudier à loisir les types qui vous sont présentés, dans les circonstances1 ordinaires de la vie, avec une exactitude de costume et de sentiment, très-rare.
- Ce n'est pas tout, il y a mieux dans de petits salons voisins : l’intérieur de la riche bourgeoise qui, assise sur sa chaise, est interrompue dans sa lecture par l’arrivée d’une jeune servante qui semble venir de la messe avec le livre qu’elle tient à la main, et l’intérieur de la chaumière néerlandaise, dans laquelle on aperçoit, dans une demi-obscurité, des femmes s’apprêtant à aller baptiser un enfant. •
- Ces deux petites pièces font partie du groupe de l’enseignement, par où commence l’exposition hollandaise; — tà voir dans cette pièce le modèle d’une école en miniature.
- Plus loin, les pianos, deux vitrines de pièces d’orfèvrerie, et à droite, la fontaine d’eau dé Cologne de la maison Arnhemshe.
- Plus loin encore, les tapis de la manufacture royale, les
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- tapis turcs de Deventer. et dans la même salie, sur des tables, la céramique de Delft et des faïences d’exportation.
- Les Tissus, le Vêtement, précédés d'une petite pyramide de pipes et de l’exposition des allumettes d’Hoogendijh.
- Approchez-vous du grand, monument que vous apercevez et que vous pourriez croire en marbre : c’est une erreur ; mais il n’en est que plus curieux, les statues, le* colonnes, les chapiteaux et les frises, tout est en stéarine, appartenant à la manufacture royale de bougies d’Amsterdam.
- La dernière salle qui vous reste à voir est celle du génie civil, où sont les plans des grands travaux publics exécutés en Hollande et les modèles en relief de ces même* travaux.
- Vous êtes maintenant à la galerie des Machines, qui commence juste au point où finit l’exposition mécanique de la Belgique.
- Après avoir examiné un certain nombre de locomotives et les spécimens de la carrosserie, entrez dans la galerie des produits alimentaires que vous traverserez pour aller aux annexes.
- Vous verrez d’abord le pavillon de dégustation deErven Lucas Bols, fabricant de Fijne Likeuren d’Amsterdam, où le curaçao vous est servi par des Frisonnes dont la coiffure en cuivre est authentique.
- Tuis un grand bâtiment contenant une exposition horticole et' agricole de la province de Groningue, et dans lequel vous remarquerez un plan de ferme en relief, exécuté par les élèves de l’Ecole des métiers de la province.
- Cette annexe est la dernière de la section étrangère, mais ne complète pas l’exposition des Pays-Bas, que vous retrouverez dans la galerie du travail, représentée par deux pyramides élevées, fort ingénieusement, avec des cruchons de liqueurs, et. par le trophée des colonies Hollandaises qui termine la galerie des machines étrangères en faisant un pendant très-réussi au trophée du Canada qui se trouve à l’angle du vestibule d’iéna.
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- 5ME JOURNEE
- Palais du Trocadéro.
- Visite au Trocadéro, au parc du Trocadéro, aux Galeries de l’Art rétrospectif, au Musée oriental et à la Galerie des portraits historiques.
- DIVISION DD TEMPS
- 9 h. 30, départ pour le Trocadéro; — ITT h., arrivée auTrocadèro;—entrer par la porte n° 2, descendre dans le Jardin par le côté droit, suivre la cascade et près du cheval doré de la grande cascade, visiter sur la droite, en commençant par. le Japon, toutes les constructions étrangères; — midi, déjeuner soit au nouveau buffet en face de F exposition du matériel des chemins de fer, soit chez Catelain ou au restaurant Espagnol ; — 1 h., visite aux Eaux et Forêts,
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- Vue intérieure de l’Aquarium d’eau douce.
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- passer devant la Céramique, et, de là, vous rendre au pavillon de l’Algérie, puis revenir par les bazars de l’Algérie au chalet des Alsaciens-Lorrains. Visiter ensuite l’Aquarium d’eau douce; de là, vous rendre au pavillon de tête du Trocadéro, côté gauche, qui vous fait face, pour visiter les Galeries de l’Art rétrospectif (section française).
- 4 h., visiter, au 1er étage, le Musée oriental et, à côté, la Galerie des portraits historiques ; de là redescendre par l'escalier n° 2, au rez-de-chaussée, et visiter les Galeries de l’Art rétrospectif (section étrangère). — 6 h., retour à Paris.
- Renseignements. — Vous rendre à l’Exposition soit en voiture, soit par les nombreux tramways partant du Palais-Royal et passant derrière le Palais du Trocadéro.
- Itinéraire. — Arrivé place du Trocadéro, pénétrer dans l’Exposition par la porte n° 2, et en face de la statue de la Japonaise, laissant sur votre droite une porte avec vitraux (Musée de l’Art rétrospectif), descendez dans _ le parc du Trocadéro (quinze marches).
- Une fois dans le parc, longez la grande cascade et près du cheval doré de Rouillard, ayant à votre gauche le chalet des Eaux et Forêts, dirigez-vous à droite et visitez le pavillon japonais, entouré d’une clôture en bambous.
- Japon. — Pénétrez dans cette petite ferme modèle Par une porte sculptée, surmontée d’un coq et d’une
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- poule, et faites le tour de cette exhibition lilliputienne, en commençant par la gauche ; passez entre un bassin
- Les Japonais au parc du Trocadéro..
- avec jet d’eau et un banc avec parasol, et visitez la maison centrale d’habitation, en face de laquelle sont exposées des plantes du pays.
- Sortez de la ferme du Japon par la porte donnant sur l’avenue Delessert, qui vous fait face, et visitez à côté le pavillon de l’Abyssinie.
- Pavillon de l’Abyssinie. — Le pavillon dè l’Abyssinie, placé entre la ferme japonaise et le palais égyptien, n’est en quelque sorte qu’un bazar où des Abyssiniens plus ou moins de contrebande, mais qui ressemblent beaucoup par le type et même par le costume à des Marocains, vendent des marchandises apportées de l’Afrique par les caravanes, parmi lesquelles marchandises on remarque des étoffes, des costumes et des instruments de musique bizarres, mais où dominent surtout les produits du pays, tels que café, thé, tabac et cacao.
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- La construction de ce pavillon est assez originale. Les murs, d’un ton jaune clair, en sont striés de grecques rouges et noires.
- La porte du milieu est de style mauresque ; quant à la façade principale elle est occupée par une espèce de devanture de boutique, en bois découpé.
- De fenêtres, point; mais, sur le côté, une autre porte couverte d’une espèce de verandah en bois d’un travail de charpente très-compliqué.
- Immédiatement après le pavillon abyssinien, en suivant la rue qui mène à la porte Benjamin-Delessert, est le pavillon égyptien, réduction de ces grands palais du temps des Pharaons, dont l’architecture est toujours de mode sur les rivages du Nil.
- Pavillon de l’Égypte. — Le pavillon de l’Égypte sè compose d’un corps de bâtiment plat, flanqué de deux tours carrées, élargies à leur base et évasées du haut ; le tout d’u’n fond blanc légèrement teinté de rose avec des stylobates et des frises d’arabesques rouges, vertes et bleues.
- Cette construction, agréable à l’œil, est une des plus importantes du Trocadëro; elle renferme une exposition intéressante. (
- Dans le vestibule d’entrée qui occupe le corps du bâtiment sont des étoffes et des cotons.
- La tour de droite est réservée à l’administration; celle de gauche est ornée de meubles très-curieux par leur travail de découpures et d’incrustations.
- Après le vestibule, on se trouve dans une cour carrée bordée de galeries couvertes sur1 trois côtés.
- Ces galeries renferment de nombreuses vitrines, ou sont exposés des graines, des fruits, des fibres, des végétaux, des cocons, et tous les produits agricoles (peu encombrants) de l’Égypte.
- Le côté droit, converti en salon, est spécialement consacré à l’isthme de Suez, dont on voit une immense carte sur le mur du fond, et au milieu de la pièce un non moins immense plan en relief, très-artistement fait
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- Le salon de gauche appartient à l’Association internationale africaine.
- En face dé la porte, une grande carte d’Afrique ; au milieu, une vitrine avec produits du pays. Sur les murs, trophées.
- Après le palais Égyptien, en suivant toujours la grande allée, on trouve un kiosque rustique portant cette inscription : Vacherie anglaise.
- Là, deux jeunes filles, d’un hlond suffisant, débitent, à raison de 40 centimes la tasse, du lait excellent qui n’a aucune raison pour n’être pas de provenance anglaise.
- Remarquer à votre droite, dans l’avenue Delessert, un élégant kiosque ('oü l’on vend des cigares) et de nombreuses serres.
- Après la vacherie, voyez le pavillon vraiment remarquable de la Chine dont vous devez faire le tour, en descendant devant la grande façade qui regarde la Seine.
- Palais Chinois. — Le palais Chinois, construit et démonté à Pékin, puis remonté, pièce par pièce, au Troea-déro pour le plus grand plaisir des amateurs de chinoiseries, est une série de petits bâtiments en fer à cheval, formant une cour intérieure ornée d’un kiosque au milieu ; le tout entouré d’une balustrade en bois noir rehaussé d’ornements en métal doré.
- C’est un spécimen accompli de l’architecture chinoise, peu soucieuse du prix de revient et qui déploie, sans compter, un luxe énorme de chimères, de sculptures en relief et d’enluminures fantastiques.
- La décoration intérieure est, comme celle du palais typique de la rue des Nations, à fond noir divisé en.carreaux. octogones par des filets blancs ; mais les façades extérieures sont couvertes d’incrustations en' laque rouge et or, du plus gracieux effet, et la toiture, très-légère, le paraît encore bien plus, ornée comme elle l’est de pen-
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- dentifs en bois sculpté dont les découpures sont d’une délicatesse de travail incomparable.
- Le fond est occupé par un magnifique salon divisé en quatre compartiments ét rempli de meubles en laque, de glaces et de lanternes.
- Ce palais est une des grandes curiosités du parc du Troeadéro; mais cette succursale de l’exposition du Céleste-Empire n’est pas, à proprement parler, une exposition ; c’est un bazar, du moins en ce qui concerne les deux pavillons de retour d’angle.
- Celui dont la façade regarde le pavillon de la Norvège est divisé en trois magasins, où des Chinois authentiques vendent des objets dont la provenance n’est pas moins indiscutable.
- Après la Chine, le kiosque à colonnes carrées de Siam, surmonté d’un drapeau rouge.
- Nota.— Si vous voulez visiter le Musée anthropologique, gravissez une passerelle établissant une communication entre le parc du Troeadéro et ledit Musée.
- Musée anthropologique
- Le Musée anthropologique n’est pas dans le parc du Troeadéro, il est sur le bord de la Seine, un peu plus loin que les hangars du matériel des chemins de fer; mais on y va du Troeadéro en traversant la rue Le Nôtre, sur une gigantesque passerelle qui s’ouvre non loin du pavillon de Siam.
- Ce musée, d’un très-grand intérêt pour les savants, et cependant très-curieux pour le commun des mortels, est installé dans une longue construction en sapin naturel, sans autre ornementation extérieure que deux gigantesques et informes statues de l’âge de pierre', qui ont-l’air d’en garder la porte principale, par laquelle je ne vous conseille pas d’entrer, attendu qu’il vaut mieux voir le musée dans sa longueur que de revenir sur ses pas. .
- La première pièce, en venant du Troeadéro, est consacrée à renseignement anthropologique. On y voit surtout des pièces d’anatomie, des plans d’écoles, de laboratoires et des ouvrages didactiques.
- La seconde pièce, à gauche, contient une collection de crânes et de
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- tquelelies qui, sauf l’intérêt-particulier que présente chaque objet, rappelle un peu l’ossuaire des Catacombes.
- On y voit aussi une assez jolie collection de ces grands singes (empaillés), desquels une certaine école de la science prétend que nous descendons.
- La troisième pièce (celle où est l'entrée principale) est plus spécialement destinée à l’ethnographie ; elle contient des tableaux, dessins, statues de types ou de costumes des différents peuples.
- On y remarque surtout quelques séries de mannequins habillés, représentant les costumes populaires savoisiens, dauphinois, galli-ciens et arabes.
- Dans la quatrième pièce, suite de l’ethnographie, armes et ustensiles d’ornement de tous les pays, séries de costumes nationaux intéressants, grands mannequins représentant les divers types samoyèdes, tziganes et du Turkestan russe.
- Dans la dernière pièce est l’archéologie, et l’anthropologie préhistorique ; c’est là qu’on voit des échantillons géologiques des temps tertiaire et quaternaire et les statues informes des époques préhistoriques.
- Citons, comme une des curiosités dans son genre, un tombeau contenant un squelette géant dans l’état oü il a été découvert.
- Ce n’est pas d’une gaieté folle, mais c’est très-intéressant.
- Visiter en sortant, dans le même enclos, le chalet couvert en briques rouges du Ministère de l’agriculture et du commerce (Le champ d’expériences de Vincennes). Sur les murs, 14 panneaux, retraçant l’origine de l’institution et les progrès obtenus.
- Au milieu, exposition des produits : blés, colzas, etc., en gerbes.
- Derrière ce chalet, trapèzes et appareils de gymnastique 4 devant, un jardin potager conduisant à la passerelle.
- Du Musée anthropologique, revenir devant le palais chinois, et de là vous diriger, par un petit sentier en pente, vers le pavillon de la Perse, facile à reconnaître à ses couleurs bigarrées; à votre gauche, les constructions, genre chalet de la Suède et de la Norvège.
- Nota. — Si le pavillon persan n’était ouvert qu’à midi, revenez-y après votre déjeuner pour le visiter.
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- Pavillon Persan. — Le pavillon Persan est une construction carrée, surmontée d’une archivolte, et complètement peinte, sur le modèle des édifices de Téhéran, en vert foncé avec réserves blanehes po.ur les encadrements de fenêtres; ce qui lui donne une physionomie originale et à coup sûr inattendue.
- Les stylobates sont en carreaux émaillés, ainsi que l’archivolte qui représente le Lion et le Soleil des armes persanes.
- Mais sa great attraction n’est pas dans sa façade, c’est dans l’intérieur, et je vous préviens qu’il faut faire queue pour y pénétrer ; d’abord, le palais n’est pas grand et la porte d’entrée est très-étroite.
- On veut arriver tout de suite au salon des glaces, déjà fameux, du premier étage, qui n’est qu’un diminutif du grand salon du shah de Perse, et on ne prête qu’une attention distraite aux armes et aux tapisseries de l’exposition.
- Il faut convenir que ce salon mérite l’empressement du public, c’est une merveille, un rêve des Mille et une Nuits.
- Le plafond tout entier, les murs, les portes, la cheminée, sont composés de petits morceaux de glace taillée, appliqués et réunis comme des diamants à facettes sur des enduits de plâtre, au moyen d’une colle solide dont les ouvriers persans ont le secret.
- Ce salon ne contient pas moins de 1,800,000 morceaux de glace, et ce chiffre effrayant se comprendra quand on saura qu’il en entre 12,000 dans chaque porte et que la décoration du tour d’une seule fenêtre en absorbe 20,000.
- Sous le plafond en forme de voûte, on se croirait sous un immense diamant, les parties réfléchissantes se multipliant à l’infini et produisant des effets de lumière absolument inimaginables.
- Mais ce n’est pas tout encore, car on ferme les rideaux du salon, et l’éclat des dix lustres qu’on y allume se reflète dans les glaces en des milliards de petites lumières.
- Je le répète, c’est féerique
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- A la sortie du pavillon de la Perse, dirigez-vous en face, et visitez les pavillons de la Suède et de la Norvège.
- Pavillons Suédois et Norvégiens. — La Suède et la Norvège ont quatre pavillons au Trocadéro ; ils sont conçus dans le même style et exécutés avec des matériaux aussi authentiques que la façade typique de la rue des Nations.
- Le premier, qui s’élève entre le pavillon Abyssinien et le quartier Tunisien, appartient à la Suède et est consacré à l’exposition spéciale de la Société des amis du travail manuel.
- Dans les trois pièces du rez-de-chaussée, on voit des meubles, des instruments, et du linge façonné.
- Au premier étage, la pièce d’entrée est garnie de papiers et de tentures (spécimens de fabrication). La pièce principale contient des étoffes de laine, et surtout des tapis et rideaux.
- Dans la dernière, je vous recommande une glace curieuse, dont le cadre doré disparaît à peu près sous des guirlandes de fleurs et feuilles, en papier, découpées et façonnées à la main, qui dénotent une habileté merveilleuse.
- Le second pavillon est un campanile qui n’est pas qu’un vulgaire étui d’horloge, il évoque u.n souvenir historique, cher aux nationaux; car il représente la tourelle de la maison de Gustave Wasa.
- Les deux autres pavillons placés un peu plus loin, et presque en regard l’un de l’autre, appartiennent exclusivement à la Norvège.
- Ce sont des spécimens d’habitations meublées et aménagées comme elles le sont réellement dans le pays.
- A la sortie des pavillons Suédois et Norvégiens, dirigez-vous, en face d’un marchand de pâtes, du côté du Bazar ou Quartier tunisien.
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- Bazar tunisien. — Le quartier tunisien se compose de deux pavillons.
- L’un, en équerre, dont les deux côtés sont inégaux, et qui est bâti sur le patron des bazars que l’on voyait à Tunis, il y a près de mille ans.
- L’autre, plus petit et encadré par les branches de l’équerre, avec ses vitraux multicolores et ses fleurs grossièrement peintes en rouge et en bleu crus, sur les murs et sur les tables, est une copie fidèle des tavernes outre-méditerranéennes.
- C’est aussi un café.
- Dans le bazar, des Tunisiens pur sang, accompagnés de demoiselles de magasin, mises à la dernière mode de la rue Saint-Denis, vendent des aiguières, des bassins incrustés, des tapis, des coffrets, des colliers en sequins, des bracelets en filigrane, des babouches de toute's nuances
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- brodées d’or ou de quelque chose qui y ressemble, des _pipes turques, des porte-cigarettes et aussi (ô Mahomet L) dès roses de Jéricho, des bracelets en bois de Jérusalem, des chapelets de la Terre-Sainte, des croix de bois venant en ligne directe de la montagne des Oliviers, et tout un arsenal de petits objets de piété catholique.
- Dans le café, on consomme, dans des petits coquetiers, un liquide boueux, mais excellent, qu’on appelle du café à la turque; on y sert aussi de la bière au prix de 50 c. le bock, tarif unique de toutes les consommations.
- C’est un peu cher pour une gorgée de café, marc compris, ou une lampée de bière; mais on entend de la musique.
- Et quelle musique!
- Quatre Tunisiens sont là sur une estrade, les jambes croisées et exposant aux regards... les. semelles de leurs babouches.
- Le premier joue du tambour avec ses doigts sur une potiche en bois peint.
- Lé second tourmente un tambour de basque.
- Le troisième racle, sur un grand sabot qui joue le rôle de violon, avec un arc qui joue le rôle d’un archet.
- Et le quatrième pince mélancoliquement une espèce de mandoline. '
- Ce n’est pas tout; ils chantent, quelquefois. isïTtément, quelquefois tous ensemble, mais toujours la même chose : un refrain lent, saccadé, nasillard qui, revenant toujours, intrigue pendant cinq minutes, mais énerve à la longue.
- Cette musique est un moyen excellent pour faire renouveler les consommations.
- Presque en face du Café tunisien, on a établi un kiosque non moins tunisien, où l’on vend des gâteaux à 20 c. qui ne valent pas le^brioches de la rue de la Lune.
- Vient ensuite le pavillon du Maroc, digne pendant dü pavillon tunisien : au rez-de-chaussée, un bazar ;
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- au premier, an café-concert avec cinq musiciens et une jeune danseuse; prix d’entrée : 1 fr.
- Midi. Déjeuner soit au nouveau buffet installé en face de l’exposition du matériel des chemins de fer, soit chez Catelain, soit au restaurant espagnol. y{Pour les prix, voir restaurants, p. 6.)
- I h. A la sortie du restaurant, dirigez-vous vers le grand chalet de l’administration des Eaux et Forêts, faisant face au Japon.
- Chalet des Eaux et Forêts. — Le grand chalet des Eaux et Forêts, aussi joli comme composition architecturale que comme exécution, est tout en bois, absolument en bois, y compris les clous (qui sont des chevilles) et la toiture imitant l’ardoise.
- II ne contient pas que des choses en bois, mais peu s’en faut.
- En entrant, on se trouve en face d’un magnifique sanglier élevé sur un piédestal dont les quatre faces sont ornées d’une tête de chien de grande meute, et l’on aperçoit sur le mur du fond deux curieux trophées d’armes (fusils et sabres des gardes forestiers).
- A part cela, qui ne fait exception que pour la matière, tous les objets exposés sont du domaine direct de l’administration des Forêts.
- Il y a des plans en relief de routes forestières et de chemins de schlitters, des spécimens de tous les bois à l’état de nature, et ube très-jolie collection des ustensiles et outils à l’usage des gens qui travaillent le bois.
- En sortant du pavillon des Eaux et Forêts, descendez à gauche (côté du pont d’Iéna), jusqu’au kiosque de la Céramique.
- Union céramique. — L’exposition de l’Union céramique, entourée de balustrades en terres cuites de toutes formes et de toutes nuances, et au milieu de laquelle
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- s’élève comme une sorte de tour octogonale, renferme une collection des plus variées de vases, de statuettes, de cheminées, de rosaces et de carreaux céramiques.
- Placé devant la tour de la Céramique, détournez à gauche, du côté de la rotonde des Marbres Der-ville, et passant entre l’exposition des Insectes et la Marbrerie Derville, rendez-vous, après le kiosque Dulong, au palais Algérien, facile à reconnaître à sa tour blanche.
- »'«« aSv.f'-Vt
- Nota. — Pour bien voir le palais Algérien, il faut commencer votre visite par la gauche, et revenir par la droite à votre point de départ, c’est-à-dire faire le tour des galeries bordant le jardin.
- Palais Algérien.— Le palais Algérien, la plus importante des constructions typiques du parc du Trocadéro, est un édifice rectangulaire, du pur style mauresque, dont l’intérieur est disposé en caravansérail, pour contenir les produits des deux mille exposants de notre colonie.
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- Quatre tours carrées, percées de fenêtres mauresques, occupent les angles ; celle à droite de la porte d’entrée a 30 mètres de hauteur et forme le minaret qui est, en tout, semblable à celui qui couronnait jadis la mosquée en ruines d’El-Mansoura.
- La porte d’entrée, encadrée de faïences émaillées, est la reproduction exacte de celle de la célèbre mosquée de Sidi-Bou-Médine ; les arcades de la cour intérieure, formant jardin, dont le milieu est occupé par une fontaine en ciment, sont celles de la grande mosquée de Tlemeen. et la délicieuse coupole à jour qui surmonte le grand vestibule est une imitation de celle de Sidi-Bou-Médine.
- Quand vous aurez visité les quatre galeries d’exposition qui occupent les quatre faces intérieures du palais, et oü vous verrez, avec tous les produits naturels de l’Algérie, des cartes murales, un musée scolaire, des trophées d’armes, fusils et pistolets damasquinés, avec leurs crosses incrustées de nacre, revenez devant l’entrée du jardin.
- Remarquer, en retrait du palais et faisant face à la porte d’entrée, un petit salon algérien meublé à l’orientale et appelé le salon du Maréchal.
- Votre visite une fois terminée, sortez du palais Algérien par la grande porte d’entrée, et reprenez votre premier itinéraire jusqu’au kiosque Dulong, «t là, en face de ce kiosque, remontez à votre droite une grande allée bordée de bazars algériens et marocains.
- Cette allée, toute industrielle, vous conduit, après un dernier chalet où l’on débite des fruits et liqueurs, au pavillon des Alsaciens-Lorrains.
- Pavillon des Alsaciens-Lorrains. — Ce chalet, type des habitations données en Algérie aux Alsaciens-Lorrains restés Français, renferme, au rez-de-chaussée, dans Une première salle, les plans en relief de deux localités (HaussonviUer et Boukhalfa) fondées en Algérie par la Société de protection des Alsaciens-Lorrains.
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- L’autre partie du pavillon vous donne une idée exacte j de la distribution et de l’aménagement intérieur des maisons données aux colons. Rien n’y manque, depuis le i fourneau économique jusqu’au couvert qui est mis pour trois personnes. Le matériel agricole tel qu’il est donné ] aux colons se trouve sous un hangar, derrière le pavillon.
- A la sortie du pavillon des Alsaciens-Lorrains, suivez à gauche l’avenue d’Iéna, marchez en ligne directe sur l’horloge et le moulin de AÏ. Lépaute, et, laissant à votre gauche le kiosque Alétéorolo-gique, l’exposition de Vers à soie et le chalet des Gardes forestiers, pénétrez à droite dans Y Aquarium d'eau douce.
- Descendez dix-huit marches près d’un banc rouge.
- Nota. — Ne pas oublier, quand vous serez au milieu de l’Aquarium, en face du tableau indicateur Lottes, de traverser la galerie-tunnel lui faisant face.
- Aquarium d’eau douce. — L’Aquarium du Trocadéro occupe une superficie de 2.800 mètres. Sur le sol, il forme un labyrinthe composé d’amoncellements de rochers du plus heureux effet. C’est dans ces rochers formant bassins que se trouvent les poissons que l’on voit ainsi à ciel ouvert et dans les bacs intérieurs. \
- Ces bacs, au nombre de 2i et d’une capacité de 25 mètres cubes chacun, sont disposés sur deux rangs concentriques de galeries souterraines, présentant aux visiteurs 286 glaces au travers desquelles ils peuvent voir les poissons prendre leurs ébats.
- Six ponts de communication, en rustique, courent sur l’Aquarium; deux autres conduisent au chalet central, où est installée la machine hydraulique qui fournit l’eau, venant de la Vanne; par une combinaison ingénieuse cette machine, tout en servant à l’alimentation, permet d’oxygéner l’eau.
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- L’intérieur se compose de deux larges vestibules souterrains, entourant un ensemble très-mouvementé de bassins et de rochers, et sur lesquels donnent les nombreuses galeries intermédiaires.
- Cet Aquarium qui, par ses dimensions et ses dispositions, est certainement le plus beau qu’on ait vu jusqu’ici, contient, et en très-grand nombre, des spécimens de tous les poissons d’eau douce, non-seulement de France, mais de l’étranger. On y voit des sterlets du Volga, des saumons du Rhin, des truites du lac de Genève, des silures du Danube et même des cyprins dorés, du lac de Constance.
- Chaque bac est surmonté d’une étiquette qui porte le nom de ses habitants.
- Citons comme une des curiosités de l’Aquarium le bac n» 10, sous lequel on a pratiqué un passage. Le plafond et les parois, entièrement en glaces, permettent d’apercevoir des poissons de tous côtés. Entouré d’eau de toutes parts, on se croirait dans un appareil à plongeur.
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- Arrivé à l’extrémité de l’Aquarium, gravissez l’escalier de gauche, et dirigez-vous vers le pavillon de tête du Trocadéro portant cette inscription : Art moyen âge. C’est dans ce pavillon que se trouve l’entrée du Musée de l’Art rétrospectif (section française), très-curieux à visiter.
- Un escalier en granit, de vingt-six marches, vous conduit à un perron ou sorte de vestibule tendu de tapisseries et décoré de sculptures et fragments de colonnes des premiers âges.
- Pour arriver dans la galerie proprement dite, dont ce vestibule n’est qu’une préface, il faut monter l’escalier qui fait face à la porte d’entrée et qui vous conduit au premier étage.
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- Exposition des Arts rétrospectifs
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- Section française.
- Pavillon de tête. — Le pavillon de tête, ou premier pavillon, est décoré par trois magnifiques verrières. Celle qui se trouve à votre gauche représente les diverses peintures : genre, fresque, miniature, verre, histoire, par M. Hirsch ; celle du milieu, Varchitecture, par M. INicod, et celle de droite, la sculpture, par M. Grenoux.
- L’immense galerie qui fait suite au pavillon de tête et qui vous ramène à la partie centrale du palais du Trocadéro, a été très-intelligemment aménagée. Divisée par des refends en 15 salles et décorée de magnifiques tapisseries, elle contient toutes les merveilles possibles de l’art ancien, prêtées par nos plus riches collectionneurs.
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- Division des salles
- Dans la première, sous la coupole du pavillon de tète, sont les antiquités primitives : arts primitifs, armes et bijoux gallo-romains.
- Dans la deuxième. — Bronzes et terres cuites antiques; série de vases grecs de la collection de la comtesse Dzialynska; armes de gladiateurs; sculptures célèbres, notamment le buste de la Victoire, de Phidias, provenant du fronton occidental du Panthéon.
- Dans la troisième, entièrement remplie par la collection de M. Julien Gréau. '— Bronzes antiques, depuis les Égyptiens jusqu’au ve siècle; figurines, ustensiles, armes provenant de Grèce, d’Italie et de la Gaule.
- Dans la quatrième. — Moyen âge, sont les sceaux des évêques de France.
- Dans la cinquième est la collection Basilewski, dont la merveille capitale est le vase de l’Alhambra.
- Ici finissent les antiques, et l’on est alors sous le premier de ces pavillons intermédiaires qui donnent de l’élégance et vraisemblablement de la solidité à la galerie.
- Dans ce pavillon, qui forme la sixième salle, vous remarquerez un très-beau vitrail de M. Ottin ; il représente, d’une façon aussi spirituelle qu’artistique, le mobilier du riche et du pauvre.
- Dans cette salle consacrée à des objets des xve et xvi» siècles, vous verrez un bas-relief du palais Doria. de Gênes, et un bas-relief de la Chartreuse de Pavie, par Monte-gazzo.
- Dans la septième, dite du xy« siècle, amoncellement d’orfèvrerie, de bronzes et de marbres. Parmi cesderniers, très-belle statue de Michel-Ange (le Jeune homme blessé).
- Dans la huitième. — Émaux de Limoges, et une merveille exposée pour la première fois (les Douze Apôtres), du trésor de l’église Saint-Pierre, de Chartres.
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- L'EXPOSITION EN POCHE
- Dans la neuvième," toute occupée par les collections de M. Frédéric Spitzer, armures et armes originales d’un travail d’incrustation et de damasquinerie fort précieux, et instruments anciens de mathématiques et d’astronomie.
- Dans la dixième, dont le centre est orné par le couvercle des fonts baptismaux de l’église Saint-Romain, de Rouen, merveille de sculpture sur bois ; meubles, manuscrits, orfèvrerie, médailles, tapisseries, étoffes du Moyen âge et de la Renaissance.
- Dans la onzième salle est la collection du prince Ladislas Czartoryski et de son beau-père, le comte Dzialynski. — Objets de provenance polonaise, antérieurs à 1750, vases et bijoux précieux, armes curieuses.
- Vous êtes maintenant sous le second pavillon formant la douzième salle, et dont" le vitrail est une magnifique grisaille, de M. Hirsch, représentant l'Orfèvrerie.
- On y voit : — Meubles et bronzes, la vitrine d’armes de M. le capitaine Dupasquier et la collection d’épées de M. Henry.
- Dans la treizième. — Armures anciennes des divers pays de l’Europe, notamment la collection de M. Riggs, un riche Américain, dont la galerie splendide était peu connue.
- Dans la quatorzième. — Meubles sculptés des xvi» et xvne siècles, marbres très - beaux, notamment un buste de Pierre Puget, faïences du musée de Rouen, faïences de Nevers, reliures merveilleuses.
- Dans la quinzième et dernière salle de l’aile gauche, la faïence et les livres occupent encore une grande place ; on y voit aussi une curieuse collection de violons et d’altos des plus illustres facteurs, puis des pendules, des tabatières, des miniatures, des éventails, et tous ces petits riens dont les artistes du xvme siècle faisaient des merveilles.
- On sort de cette dernière pièce par une porte
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- garnie de vitraux, qui vous ramène au grand vestibule d’entrée de la porte n° 1, en face "de la statue du Gladiateur, d’après Gérôme.
- Du grand vestibule d’entrée où vous -vous trouvez, détournez à droite, passez dans un couloir où se trouvent, à droite, des water-closets et gravissez (42 marches) le grand escalier en pierre de l’Ardèche, qui vous conduit au premier étage : 1° aux salles des conférences, où ont lieu les séances de musique de chambre et où se trouvent les Musées des portraits historiques; 2° au Musée oriental.
- Remarquez dans l’escalier vous faisant face deux magnifiques vitraux : la Musique, parM. Bourgeois, et l’Horlogerie, par M. Crapoin.
- Arrivé en haut de l’escalier n° 1, vous avez à votre gauche une salle de conférences (Portraits historiques, voir page 170), et en face de vous l’ascenseur Edoux, derrière lequel se trouve, tout autour de la colonnade du palais du Trocadéro (1er étage), le Musée d’architecture.
- Le dos tourné à l’escalier, détournez à droite et engagez-vous dans le corridor qui le relie à l’escalier n° 2. A l’entrée de ce corridor, à droite, vous trouverez la porte d’entrée du Musée oriental, faisant face ou même parallèle à l’orgue de la salle des fêtes..
- Musée oriental. — Ge musée, situé au premier étage et séparé par un couloir de la salle des fêtes, a été installé par les soins de M. Goupil.
- Outre les vitrines de M. Schefer et de M. Pirot renfermant des faïences admirables et des bronzes arabes datant des xuie et xiv* siècles, il faut admirer une superbe col-
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- lection de tapis du xve'siècle, entourés de légendes et de'' versets du Coran, et qui appartiennent à MM. de Rothschild, Mannheim, Goupil et Gérôme, — une rare collection d’armes orientales, de bronzes égyptiens, d’ivoires du ixe siècle et les manuscrits précieux appartenant à MM. Firmin-Didot et Schefer, etc.
- Nota. — Les drapeaux décorant la salle sont ceux des janissaires provenant du trésor de Constantinople et qui appartiennent à,M. Goupil.
- A la sortie du musée oriental, près d’un drapeau vert, dirigez-vous à droite, vous arrivez alors sur un palier.
- A votre gauche l’ascenseur de la tour de l’ouest, en face de vous la 2° salle des conférences, où se trouve le complément du Musée des portraits historiques (v. page 170), et à votre droite l’escalier n» 2 qui vous ramène, par 42 marches, au vestibule n« 2.
- Descendre au rez-de-chaussée par le grand escalier n° 2, éclairé par deux superbes vitraux représentant, à gauche, la Sellerie et la Carrosserie, par M. Bazin, et ei^ face, la Ferronnerie, par M. Gsell.
- A la descente du grand escalier, vous vous trouvez dans le grand vestibule d’entrée n° 2 du Trocadéro, devant la statue de la Japonaise. Une porte avec vitraux vous indique l’entrée de lq seconde moitié du Musée rétrospectif (section étrangère), divisé en plusieurs salles.
- Exposition des Arts rétrospectifs
- (A.ILE droite)
- Section étrangère.
- La première salle dans laquelle on pénètre est celle de l’Egypte moderne. — On y voit tout d’abord, à gauche, une très-grande et très-belle carte de l’Egypte
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- actuelle, puis des selles, des tapis, un parasol en velours bleu très-original, des étoffes modernes plus ou moins juches et de curieux trophées d’armes primitives provenant- de l’Égypte équatoriale.
- La. 2e salle — Égypte ancienne — est toute tapissée de grands tableaux couverts .d’hiéroglyphes destinés à faire connaître la civilisation égyptienne il y a 6,000 ans; dans des vitrines sont des poteries, des statuettes, des bijoux et des médailles, monuments artistiques des premiers âges de l’Égypte.
- La 3e salle — Égypte (les Khalifes — est remplie d’étoffes brodées, d’objets de toilette ou de mobilier et d’armes ayant servi aux successeurs de Mahomet. On y rëmarque surtout deux vitrines pleines de manuscrits précieux où sont, notamment, plusieurs merveilleux exemplaires du Coran.
- Sortant de cette salle par un très-curieux portail eh bois découpé à jour et incrusté de nacre, on se trouve sous le premier pavillon intermédiaire de la galerie, dont le vitrail, de M. Lafaye, représente les armes de guerre.
- Ce pavillon, qui peut être considéré comme une 4* salle, puisqu’il est absolument séparé de celle qui suit, contient des objets'précieux de l’Inde et du Japon, vases, tapis, paravents. On y remarque surtout le grand vase du milieu.
- La salle, dont le milieu est occupé par un immense groupe en terre cuite, contient les antiquités cambodgiennes, prêtées par le musée du château de Compïègne, et dont les pièces les plus importantes ont été rapportées des ruines de Khmers par l’expédition du lieutenant Delaporte.
- La 6« salle — Antiquités chinoises — est remplie de collections appartenant à divers Européens. — A voir surtout, comme rareté, une armoire contenant de nombreux objets provenant de la Corée et appartenant à un riche collectionneur japonais, M. Wakaï
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- 7e salle. — Japon. Le milieu en est occupé par l’immense et curieuse collection d’objets de toute nature provenant de la mission scientifique de M. Guimet; les murs sont garnis de nombreux tableaux de M. Félix Regamey, représentant, d’après nature, des scènes de la vie de famille au Japon.
- La 8e salle, si encombrée de vitrines qu’on y peut à peine circuler, contient des antiquités japonaises et divers -objets d’art de même provenance, vieux de quelques siècles, et appartenant à des collectionneurs français.
- La 9e salle — Afrique, Amérique et Océanie — contient, entre autres choses curieuses, tous les objets dont il est parlé dans le fameux voyage de VAstrolabe effectué par l’amiral Dumont d’Urville; des idoles et de rares spécimens d’art primitif, rapportés des îles Garolines par M. Baillien, ancien consul de France à Havaï, puis, des antiquités péruviennes, des armes australiennes, etc.
- La 10e salle, — qui est le deuxième pavillon intermédiaire dans lequel vous remarquerez le vitrail de M. Steinhel, représentant la Céramique, — est la suite et le complément de la précédente. Elle contient les antiquités qui datent d’avant les grands voyages d’exploration, et est fort intéressante au point de vue ethnographique.
- La 11e salle — Antiquités belges — est beaucoup plus grande. On y voit quelques beaux meubles d’avant et après la Renaissance, des tapisseries flamandes remarquables, des vases sacrés, des ornements d’église, des bronzes, un clavecin assez curieux, des instruments de musique et divers objets agréables à l’oeil, mais qui ne sont pas d’un intérêt puissant.
- La 12« salle, dont le milieu est tenu par l’armure équestre de Charles-Quint, prêtée par VArmeria Real de Madrid, appartient à l’Espagne. On y voit des meubles, des poteries, des tapisseries flamandes de l’époque de la domination espagnole et surtout des armures historiques ayant appartenu à Alphonse d’Aragon, au duc d’Albe, à
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- Gonzalve de Cordoue, à Antoine de Léiva, à don Juan d’Aut,riche, à Christophe Colomb et à Philippe III.
- La 13« salle, qui contient l’escalier par lequel on descend au vestibule, est encore à l’Espagne, bien qu’elle soit séparée de la précédente par un très-curieux portail mauresque; à gauche, au-dessus de cet escalier, dont le palier est gardé par deux hérauts du musée de YArmeria Real, se trouve une très-curieuse collection de photographies reproduisant les types et costumes modernes de toutes les provinces de l’Espagne.
- A droite, sont douze grandes esquisses de Goya que l’on est convenu de trouver sublimes ; il n’y a rien à dire à cela — à moins de passer pour un Philistin en matière d’art. Du même côté, les instruments de musique du musée Kraus, exposés par la République de Saint-Marin.
- La 14e salle,- qui est le pavillon de tête de la galerie de droite, dans lequel vous admirerez trois verrières de M. Lévêque, de Beauvais, représentant VImprimerie, la Gravure et la Lithographie, est le musée ethnographique Scandinave.
- On y voit des scènes de la vie intime en Suède, en Norvège, en Finlande, en Laponie, représentées par des personnages de grandeur naturelle, habillés avec la plus grande exactitude historique et fort habilement groupés dans des décors un peu théâtraux, mais qui sont d’un grand effet.
- Ceci vu, descendez l’escalier au bout duquel vous trouverez deux guerriers espagnols tenant des lances gigantesques, vous serez dans le vestibule que vous pouvez compter comme une
- 15e salle, car elle renferme encore des meubles curieux, appartenant à l’Espagne, et quelques scènes de la vie intime en Finlande et en Laponie, complément du musée Scandinave.
- En sortant de ce vestibule du rez-de-chaussée, dernière salle, vous vous trouvez dans le parc du Trocadéro.
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- 6 h. — Sortir de l’Exposition par le Trocadéro et revenir au centre de Paris par les tramways ou par le chemin de fer de l’Ouest, station du Trocadéro.
- Portraits historiques.
- La Galerie des portraits, qui se trouve installée dans les deux salles de conférences, contient une merveilleuse collection de portraits nationaux embrassant l’histoire de France depuis le xvie siècle jusqu’à nos jours.
- Tous les genres d’illustrations sont représentés dans cette curieuse galerie : souverains, généraux, magistrats, prélats, savants, hommes de bien, inventeurs, poètes, philosophes, artistes, prennent place chronologiquement dans ce Panthéon.
- Parmi les huit cents tableaux, tous signés par des maîtres, comme Largillière, Rigaud, Boucher, Greuze, Dela-tour, David, Prud’hon, Ingres, Ary Scheffer, etc., et prêtés par plus de cinq cents collectionneurs ou amateurs, on remarque le fameux Buisson ardent, de la cathédrale d’Aix, peinture curieuse à tous égards.
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- 6ME JOURNÉE
- Visite à la galerie des Machines françaises, à la galerie du Travail, à la galerie des Machines étrangères, aux annexes des Machines étrangères et au parc de l’École Militaire.
- DIVISION DD TEMPS
- 8 h., départ pour l'Exposition. Entrer par la porte de Passy ; — 8 h. 30. visite à la clause 64, Matériel des chemins de fer, et de là vous rendre au parc du Champ - de - Mars, côté gauche ( Creusot) ; — 9 h. 30, pénétrer dans le palais par l’aile gauche, près l’exposition Thièbaut (statue de Charlemagne), et visiter la galerie des Machines Françaises ;— 11 h., déjeuner soit chez François, soit chez Duval. — Midi, visite à la galerie du Travail; — 1 h., promenade dans la galerie des Machines étrangères ; — 2 h. 30, visite aux annexes des nations étrangères bordant T avenue de Suffren;— 4 h., promenade dans le parc de l’Ecole Militaire et visiter en détail chacune des expositions ; — 6 h., sortir du palais, soit par la porte de Tourville, soit par la porte Rapp.
- Renseignements. — Devant pénétrer dans l’Exposition (6e journée) par la porte de Passy, venez à l’Exposition soit par les bateaux-mouches, soit par les tramways du Louvre, de Sèvres ou de Versailles, passant à la porte de Passy.
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- Galerie îles Machines, exposition française.
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- Itinéraire. — Arrivé à la porte de Passy, pénétrez dans l’Exposition par la classe 64, Matériel des chemins de fer. Hangars couverts en tuiles rouges.
- Vous y verrez, l«r hangar, des voitures à vapeur, une magnifique voiture-salon de Ire classe, des locomotives, et sur la gauche, l’exposition de M. Chaix ; 2e hangar, un nouveau système de chemin de fer à patins, meubles pour administrations, et exposition d’essieux de la Compagnie de l’Ouest; 3e hangar, nouveaux modèles d’omnibus et de tramways à vapeur, magnifique wagon-voiture de famille et, près de la sortie, des vélocipèdes à vapeur.
- A la sortie de la classe 64, vous vous trouvez sur le bord du quai, ayant à votre gauche le buffet André ; dirigez-vous du côté du pont, et arrivé prè3 des buvettes - bébés, c’est-à-dire devant le pont d’Iéna, traversez-le, et après les deux fontaines Durenne (parc du Champ-de-Mars), dirigez-vous à gauche, sur le pavillon de l’Observatoire de Mont-souris, où vous verrez divers instruments de physique, tels que le thermographe, l’atmographe et l’électographe.
- En sortant du pavillon de Montsouris, pénétrez immédiatement dans le pavillon de la Manufacture des tabacs, où vous verrez fabriquer des cigarettes, puis peser, empaqueter et repeser des paquets de tabac de 50 centimes.
- En descendant des tabacs, à gauche, jolie fontaine du Val d’Osne, plus loin sa magnifique exposition. Suivre à gauche et non à droite.
- Un peu plus loin, à droite, le pavillon de lçiPho-toglyptie et des reproductions artistiques ; à gauche-, le pavillon de la Société protectrice des animaux •
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- passez entre ces deux constructions ainsi qu’entre les deux serres qui leur font suite et appuyez un peu à gauche, vous apercevez deux grands vases violets. Ne passez pas entre ces deux vases, mais, longeant le derrière des pavillons des fonderies de Terre-Noire et de la Compagnie du gaz, dirigez-vous devant la porte de Seine où se trouve une passerelle.
- Là, tournez adroite et pénétrez dans le premier pavillon, celui de la Compagnie du gaz.
- A droite et à gauche de l’entrée, deux beaux vases de terre bleue et blanche formant candélabres, et deux énormes morceaux de houille.
- Au centre et dans le fond, grands fourneaux à huit cornues et machines à gaz, horizontales, dont une fonctionne sous vos yeux. En sortant de là, remarquez, en face de vous, un kiosque rouge où se trouve l’exposition de la Tuilerie mécanique de M. Perrusson, statues et divers objets.
- Continuant votre chemin à droite, vous trouvez immédiatement, sur le même côté, le pavillon de la Compagnie des fonderies et forges de Terre-Noire. Exposition de grandes pièces en acier, soit pour canons, soit pour différentes pièces de machines ; obus, etc., etc.
- Après avoir visité les fonderies de Terre-Noire, dirigez-vous, à gauche, verdie pavillon du Ministère des travaux publics.
- Ce pavillon, surmonté d’un élégant belvédère, dans lequel est installé un phare éclairé par la lumière électrique, est très-remarquable; il est
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- l’œuvre de M. Dartein, ingénieur des ponts et chaussées, qui en a décoré la façade d’un mariage de faïences et de briques, de l’effet le plus original.
- Visitez le rez-de-chaussée, divisé en plusieurs salles, contenant des plans et modèles de travaux fort curieux; montez ensuite au premier étage, et de là, par un escalier en colimaçon, jusqu’au belvédère d’où l’on jouit d’une vue féerique et entièrement nouvelle pour vous, sur le parc du Ghamp-de-Mars, le palais, Paris, Meudon et le Bois de Boulogne. En sortant de ce pavillon, laissant sur votre gauche l’exposition annexe de la classe 27 (Chauffage et éclairage), dirigez-vous, à droite, sur le pavillon du Creusot, reconnaissable de loin à son immense marteau-pilon.
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- Passez sous ledit marteau-pilon, l’are de triomphe du Creusot, et pénétrez dans cette intéressante exposition.
- En entrant, en face de vous, la statue de M. Schneider, prenez à droite et remarquez, appuyé contre le mur, un système de chemin de fer à pente rapide pour l’extraction de la pierre ; à gauche, exposition de minéraux, extraits des mines de Brassac et Mazenay, et le modèle d’un trois-mâts de guerre.
- Au fond, remarquable machine à vapeur pour steamer, la plus belle et la plus grande qui soit sortie des ateliers du Creusot-; tout à côté, à gauche, une grande et belle locomotive pour marche rapide.
- En sortant du Creusot, visitez, derrière le bâtiment, le modèle en bois d’un canon de 45 centimètres pesant 100 tonnes.
- De là revenez devant-la façade du Creusot et dirigez-vous vers un petit kiosque rustique qui se trouve en face de vous et qui domine le petit lac.
- La vue que vous avez de ce point est un diminutif de celle du belvédère des Travaux publics.
- Du kiosque, descendez à gauche et prenez la deuxième allée à droite, qui vous conduit au grand pavillon d’angle de gauche du Champ-de-Mars.
- Montez sept marches et traversant la grande terrasse, pénétrez dans le palais, devant l’exposition Thiébaut, surmontée de la statue équestre de Charlemagne, puis laissant sur votre droite le vestibule d’honneur, suivez en face de vous la galerie des Machines françaises.
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- Avant d’y entrer, remarquez dans une vitrine de nombreux objectifs pour phares.
- GALERIE DES MACHINES
- Galerie des Machines. — La galerie se divise en trois grandes allées ; nous ne nous occuperons que de celle du milieu, vous renvoyant à chacun des côtés lorsqu’il y aura quelque chose de curieux à vous signaler. — Néanmoins nous vous rappellerons pour mémoire qu’il est utile, pour passer en revue toutes les machines, de parcourir cette galerie dans les trois sens, c’est-à-dire par le milieu et par les côtés. Le conseil ne s’adresse, bien entendu, qu’à ceux qui auront plus de huit jours,à dépenser à l’Exposition.
- La première exposition dans laquelle vous pénétrez est celle de la classe 58, Matériel pour la confection des vêtements. — Vous y trouvez, à droite et à gauche, des machines à coudre. Plus loin, à gauche, machine à fabriquer les chapeaux de paille et autres ; à droite et à gauche, machines à battre le cuir, machines à couper les peaux, outillage pour la fabrication de la chaussure, à gauche, machine à couper les étoffes, de Gérard, 32, avenue Dau-mesnil, vous passez alors dans les classes 52 et 53; Matériel des usines agricoles de l’industrie alimentaire et des arts chimiques, où sont exposées les machines à fabriquer les bougies, les pâtes, le savon et différents objets en nickel, chaînes, bagues, vendus sur place.
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- Plus loin à droite, broyeuses, de divers genres, pour le chocolat et le savon, puis viennent, les presses hydrauliques, les appareils de féoulerie, ceux de la distillerie et ceux de la sucrerie.
- Remarquez, à gauche, les grandes machines de Claparède et Gle, de Savalle, celles de M. Cad, et à droite, les différentes machines servant à la fabrication du sucre de betterave, envoyées par divers constructeurs de Saint-Quentin, puis celle de Fives-Lille sur le côté gauche, et enfin les appareils pour boissons gazeuses et pour la fabrication de la glace.
- Vous passez ensuite dans la classe 61, Matériel
- POUR BOUTONS PLAQUÉS, ÉPINGLES, etc.
- En arrivant dans cette classe, détournez-vous à gauche pour voir marcher sur votre droite une presse monétaire frappant des médailles que l’on peut acheter pour 1 franc. Puis, reprenant votre chemin, vous trouvez des balanciers pour médailles, des fabriques d’épingles, des machines à fabriquer des bouchons et des machines à boucher les bouteilles; à droite, dans un grand compartiment en verre, une taillerie de diamants, puis des machines à fabriquer les tuiles, briques, carreaux, etc.
- De là, vous passez dans la classe 59, Matériel pour fabriquer le mobilier, et dans la classe 55, Machines-Outils, lui faisant suite.
- Là, vous êtes en présence d’une véritable collection de machines à affûter lès scies et à découper, raboter, tourner et aléser les bois ; citons notamment l’exposition de M. Gérard qui se trouve à votre droite.
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- Au milieu de la classe 55, vous traversez une travée conduisant de la porte Rapp à la porte Desaix au milieu de laquelle se trouve une exposition, d’ornements pour architecture.
- Vient ensuite la classe 54, Appareils de la mécanique GÉNÉRALE.
- On y trouve ventilateurs, appareils à lever les poids, machines rotatives, et parmi les plus curieuses, une possédant deux cylindres, l’un creux l’autre massif, emboîtés l’un dans l’autre. Ce dernier tourne autour de son axe et peut fournir jusqu’à 2,000 tours à la minute; à droite, les remarquables machines à vapeur de MM. Farcot fils, et celles de M. Cail, à gauche; sur le côté la belle machine Windsor et fils, de Rouen, les machines de Corliss, celles de Fives-Lille, les constructions mécaniques d’Anzin, puis des moteurs électriques, des pompes à vapeur, et les machines à air froid de Giffard.
- Avant de pénétrer dans la classe 50, vous traversez une nouvelle travée où se trouvent des objectifs pour phares et autres instruments pour la marine.
- Classe 50., Matériel de l’exploitation de la Métallurgie. On y remarque un trieur servant à extraire le nickel et le fer des autres minerais, des soufflets de forge, des appareils de forage et de sondage, et une laveuse mécanique pour extraire la houille.
- Classes 56 et 57, Filage, Corderie et Tissage. Là se trouve une suite de métiers à filer, à tisser et à fabriquer les rubans, cordons et lacets, et l’on
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- termine cette longue et intéressante galerie des Machines par la classe 60, Matériel d’impression et de Papeterie.
- Dans cette classe, se trouve une grande quantité de presses lithographiques et typographiques de toutes sortes, mais celles qui attirent le plus l’attention, et à juste titre, sont, à l’extrême gauche, » les machines cylindriques, à papier sans fin, de Marinoni, qui peuvent tirer 18, 20 et 40,000 exemplaires, à l’heure, des journaux de grand format.
- Sur la droite, contre le mur, le Laocoon d’Albert 'œuvre d’art), exécuté en filets typographiques, et plus loin la magnifique exposition d’encres pour imprimerie de la maison Lorillëux.
- De la galerie des Machines, vous arrivez au pavillon d’angle du palais où se trouve l’exposition Laveissière et fils.
- Midi. Déjeuner, soit ohez Duval, soit chez François, passer par le buffet Garen.
- 1 heure. Rentrer dans le palais par l’exposition Laveissière et suivre le grand vestibule de l’École Militaire où se trouve la galerie du Travail.
- Galerie du travail. — Cette galerie est longue de 550 mètres et large de 25 mètres; toutes les grandes travées des sections françaises et étran gères viennent y aboutir.
- Dans ce grand vestibule se trouvent installés une cinquantaine de Comptoirs, ateliers et métiers occupés par tout un monde d’ouvriers qui travaillent
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- et fabriquent sous vos yeux des objets de toute nature connus sous le nom d’articles de Paris.
- Vous y trouvez des fabriques d’épingles, de pipes, de briquets et de bijoux en or doublé.
- Plus loin, le métier pour rubans de J. Champromy et des fabriques de couverts en métal blanc, de dentelles au fuseau, de boutons de nacre, de brosses, de fleurs et plumes, de chapelets, de bijoux en or doublé et une broderie mécanique.
- Remarquer l’exposition de la Compagnie des Indes oü se trouvent deux Indiens qui tissent et brodent le cachemire des Indes, et la grande taillerie de diamants de Ch. Roulina.
- Nota. — C’est derrière la taillerie de Roulina, c’est-à-dire à côté de l’École Militaire, que se trouve la curieuse exhibition, toujours très-entourée, de la petite nageuse Martin et des pièces automatiques, ours, fauteuils roulants, etc.
- Plus loin, écussons gravés, boîtes à bijoux, machines à coudre les chapeaux de paille, puis des fabriques de pipes, de paniers, d’objets en verre soufflé, de bijoux pour enfants et de porte-monnaie en ivoire et écaille et bijoux dorés.
- Vient ensuite l’exposition en pyramide de la distillerie de liqueurs fines de M.. Van Zuylekom, Levert et Cîe, d’Amsterdam, ainsi que celle de Wynand Fockink, d’Amsterdam, et à l’extrémité de la galerie faisant pendant à l’exposition Laveissière, l’exposition des Indes hollandaises.
- Elle se compose d’un énorme trophée octogone en bois et en arbustes provenant des colonies hollandaises, bâti à trois étages et supportant des troncs d’arbres, sciés par le milieu, moitié bruts, moitié polis. Les productions des îles de Java, Sumatra, Bornéo, Billitou, Timor, Célèbes et Rioum ont contribué à élever ce haut trophée, terminé en pointe comme s’il voulait percer le dôme du pavillon d’angle.
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- Après avoir jeté, un coup d'œil sur cette curieuse exhibition, descendez devant vous la galerie des Machines étrangères parallèle à celle des Machines françaises que vous avez visitée ce matin, mais qui ne lui ressemble en rien comme classification.
- C’est une immense agglomération de machines dans laquelle il est souvent difficile de se diriger.
- Galerie des machines étrangères
- C’est d’abord l’exposition des Pays-Bas ; on y remarque une quantité considérable d’appareils dis-tillatoires, un modèle de voiture d’ambulance, et, dans un compartiment à gauche, une exposition de grains, graines hollandaises et liqueurs du pays.
- Vient ensuite la Belgique, avec de beaux modèles provenant des établissements de Seraing et de Couillet, parmi lesquels on distingue une machine à ramer et à sécher les étoffes, et une machine à filer et à carder la laine. Remarquez, sur la droite, un modèle de wagon-lit et de wagon de lre classe, et sur le devant une belle machine avec système d’arrêt instantané, servant aux transports des ouvriers.
- Après la Belgique, la Suisse qui, en dehors de ses nombreuses machines à tisser, nous offre un spécimen de locomotive de ses chemins de fer de montagnes dans le genre de celle qui fait le service du Righi.
- Puis, la Russie, avec une grande collection d’outils et de machines-outils, un canot de sauvetage et une exposition de carrosserie.
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- Après la Russie, I’Autriche qui possède une belle locomotive et un wagon-poste, et, sur le côté droit, une machine rotative pour sucre de betterave.
- Dans la Hongrie, remarquer une machine à débiter le bois d’un modèle nouveau.
- L’Espagne, la Chine et. le Japon n’ayant pas de machines à exposer, exhibent, la première, de nombreux produits de ses colopies et les deux autres une intéressante collection de poteries locales.
- L’Italie vous fait voir une collection de vêtements militaires, de nombreux modèles de navires, une échelle gigantesque se dressant jusqu’au sommet de la voûte et montée sur un affût roulant, puis, une tête de Napoléon 1er, exécutée en bois, dont une partie pleine et l’autre à jour.
- Suède et Norvège, machines de toutes espèces, mais surtout machines agricoles.
- États-Unis, exposition complète et des plus intéressantes de machines à coudre, machines à estamper, des machines-outils et des métiers à tisser.
- Voici enfin I’Angleterre, qui occupe le point extrême de la galerie. C’est elle qui, de toutes les puissances étrangères, occupe le plus grand emplacement. Elle possède des treuils à vapeur, des modèles d’appareils de levagê, des presses et des pompes hydrauliques, des presses à imprimer, des pei-gneuses, fileuses mécaniques et enfin les métiers de Bolton et Manchester appelés spinning-jenny, qui filent et tissent le coton ou le lin.
- Nota.—Comme pour la galerie des Machines françaises, nous conseillons à ceux qui en auront le temps de visiter
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- plus en détail la galerie des Machines étrangères, en la parcourant des deux côtés.
- Nous rappelons pour mémoire que chaque pays expose ses produits alimentaires dans la galerie parallèle à celle des Machines étrangères à gauche en descendant vers le Trocadéro.
- Itinéraire.—Eu sortant de l’exposition des machines anglaises,vous vous trouvez au grand pavillon d’angle de droite de la façade du Champ-de-Mars, où s’élève le trophée anglais du Canada, construit dans le même genre que celui des Indes hollandaises. Pénétrez à l’intérieur et faites l'ascension par un escalier en colimaçon. Du haut de ce trophée, vous jouirez d’une vue d’ensemble et à vol d’oiseau sur la galerie des Machines étrangères et sur le vestibule d’honneur (très-curieux et très-recommandé).
- Sortant de l’exposition du Canada, traversez la terrasse et suivez l’allée qui se trouve en face de vous, en laissant à droite le petit lac.
- Arrivé entre la petite hutte aux perroquets, à gauche, et le chalet des tabacs de la Havane, suivez le chemin comme pour sortir par la porte de Grenelle, et derrière le restaurant Castel, à gauche, pénétrez dans la galerie annexe des Machines agricoles anglaises.
- Annexes étrangères
- Annexes anglaises. — La galerie annexe des Machines agricoles anglaises se divise en trois grandes allées et contient une quantité considérable de semeuses, faucheuses, faneuses, moissonneuses et machines à battre, d’un intérêt un peu spécial.
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- Au bout de cette galerie est une autre annexe anglaise aussi longue, mais moins large, où vous voyez la bruyante fabrique de pâtes de J. Colman, une curieuse machine automatique pour lier les gerbes et nouer la ficelle ; puis de très-beaux spécimens de carrosserie, notamment la berline de gala de l’ex-lord-maire de Londres ; enfin la bizarre et curieuse exposition du Canada dont la base est faite en instruments agricoles et le sommet en voitures et roues.
- A gauche, dans le jardin, se trouve le pavillon de la force motrice, avec sa grande cheminée, élevé par M. Galloway de Manchester, et plusieurs expositions horticoles.
- Vous pénétrez ensuite dans l’exposition des États-Unis, où se trouvent des appareils agricoles, des pompes, des voitures, des balances, des bascules, etc. Au milieu, curieuse exposition de plantes de toutes sortes, herbes sèches, écorces d’arbres, bois, coton, laine, et collection d’animaux domestiques empaillés; plus loin, un grand nombre de faucheuses moissonneuses, et au bout, à gauche, machine à travailler le bois.
- En sortant, vous avez à votre droite, sous un hangar, un train suédois, et à gauche une halle norvégienne, dans laquelle sont exposés d’immenses filets ser-vantà la pêche des harengs, et, dans des barils et bocaux, toutes sortes de conserves.Dans le fond, un yagd, bateau servant au transport des produits de pèche •et divers modèles d’autres bateaux.
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- Traversant ensuite la travée de la porte Desaix, vous entrez dans la section italienne. A droite, sous un hangar, machine à vapeur et wagons. Au milieu de l’exposition, un sémaphore de l’administration des télégraphes italiens.
- De là vous passez dans l'exposition hongroise, contenant une grande collection de bois, graines, gerbes et instruments agricoles à gauche, construction en parquets ; à droite, chanvre hongrois non peigné.
- Avant de pénétrer dans le pavillon autrichien, au dehors sur l’allée empierrée, remarquez un petit bazar en bambou que le Japon vient d’établir et où l’on débite des menus objets defabrication indigène.
- Plus loin, toujours appartenant à la Hongrie, une construction, consistant en un toit soutenu par six piliers, et abritant un tonneau colossal d’une con-
- tenance, dit-on, de 100.000 litres, et tout à côté, un chalet construit par MM. Adolf Engel et fils, de Fünfkirchen.
- C’est tout près de ces constructions que se trouve
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- la fameuse Csarda, auberge hongroise dont les Tziganes, avec leur verve musicale endiablée, .attirent la foule avec les valses de Strauss et les airs populaires hongrois; et, pour terminer, un petit chalet servant d’exposition à la maison Kohn (meubles en bois courbé).
- De là, vous passez dans l'exposition autrichienne, la plus jolie et la plus complète des annexes. A gauche, bois scié, tourné, courbé, de différentes espèces; à droite, différents extraits des mines : plombagine, pierre, bouille, etc.
- A gauche, objets de ménage en cuivre, lames d« faulx, fourneaux, fil de fer, aiguilles et clous.
- Plus loin, sous vitrine, objets en cire ; sur la gauche, produits chimiques et pharmaceutiques, et un peu plus Toin, cartes topographiques et plans d« ponts.
- Sur la droite, wagons pour le transport des viandes, wagons de première classe, wagons à marchandises, locomotives à vapeur ; derrière, appareils de la télégraphie et matériel général de chemins de fer.
- Après cela, exposition de vins, comestibles et confiserie; à droite, vins et liqueurs; à gauche, différentes farines exposées par l’association des meuniers autrichiens, et, pour terminer, une superbe exposition de photographies, où se trouve celle du fameux tableau représentant l'Entrée de Charles-Quint à Anvers, que vous avez vu dans l’exposition des beaux-arts.
- De là, passez dans la Russie. Grande exposition de filets, papiers goudronnés, cordes. A gauche,
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- machine à battre les grains, fabriquée à Varsovie ; grande collection de bobines en bois, de bouchons, d’instruments agricoles. A droite, contre le mur, divers objets en bois de Russie. Au milieu, vitrine contenant différents modèles de charrues et de herses.
- Sortant sur l’allée, vous avez devant vous le pavillon où l’on vend l’eau de toilette russe, celui où se trouve un débit de boissons russes (koumys, 25 c. le verre), et enfin celui où l’on vend des cigarettes russes.
- A côté, le pavillon de la force motrice, élevé par M. Barbe Petry et Ce, de Bruxelles. Vient ensuite le Pavillon Belge, à l’aspect assez monumental. Il est entouré par une exposition de céramique et de différents objets en terre.
- Entrez par le pavillon de droite et tourne* à droite ; vous y voyez :
- Une exposition intéressante de machines agricoles et d’exploitations rurales, suivie d’une riche collection des produits naturels du pays : fruits, légumes, céréales, minéraux, porphyres, pâtes végétales pour la fabrication du papier; exposition de liqueurs, chocolats, cafés, cigares, etc., etc.
- Vient ensuite le groupe de l’Enseignement (exposition belge) représenté par des modèles d’écoles primaires et par les travaux des élèves des écoles professionnelles : dessins, lavis, plans, tissus, pièces de mécanique, etc.
- Après avoir examiné en détail cette exposition de l’Enseignement, sortez par le second pavillon.
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- Remarquez sur votre droite, adossé au bâtiment, un campement militaire belge, avec un feu de bivouac; à l’entrée à gauche, une ambulance, et à droite, un hangar pour les chevaux.
- Pénétrez ensuite dans le pavillon du Danemark, surmonté d’un clocheton. A l’entrée, statues de berger et de chasseur.
- A côté se trouve le pavillon des Colonies portugaises. Sous le vestibule .d’entrée, dans une vitrine, racine d’Angola envoyée par le Musée de Lisbonne, et nombreuses photographies des habitants de ces pays. L’entrée intérieure semble gardée par deux indigènes en bois, costumés et armés ; au milieu du pavillon, grande collection de graines les plus variées et spécimens d’arbres. Au fond, un lion et une lionne, et sous une vitrine, six lionceaux; contre le mur, panoplie d’armes et bois du pays.
- En sortant des Colonies portugaises, vous avez en face de vous le kiosque de dégustation des madères de la maison Cossart-Gordon, et à droite, le pavillon de dégustation de la maison Erven-Lucas-Bols, d’Amsterdam, où le curaçao et l’anisette sont débités par des jeunes Hollandaises; en costume frison.
- De là, pénétrez dans le pavillon de l’annexe des Pays-Bas; remarquez devant vous un plan de ferme en relief, exécuté par les élèves de l’école de Grô-ningue. A votre droite, un arbre poussé en forme de treillage d’une grande régularité.
- Dans l’intérieur du pavillon, modèles et usten-
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- siles de ménage, instruments d’exploitation agricole, belle pyramide de fromages dits de Hollande et, sur des étagères, de nombreux bocaux, renfermant une grande quantité de grains et graines cultivés dans les Pays-Bas.
- En sortant de ce pavillon, marchez en ligne droite vers la porte Dupleix, en laissant sur votre droite une exposition de grilles, kiosques, passerelles, sièges de fabrication française, et dirigez-vous vers le parc de l’École Militaire.
- Parc de l’École Militaire
- Arrivé devant le restaurant Gangloff, détournez à gauche et suivez tout droit le parc dit de l’École Militaire.
- La première exposition qui se présente à votre gauche est celle dés cloches d’église. Au milieu d’elles s’élève le pavillon du carillon; quarante-
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- quatre cloches ayant chacune un son différent sont mises en branle au moyen d’un clavier à main du système A. Bollée, mécanicien au Mans.
- Le carillon joue tous les jours, à deux heures et à quatre heures.
- A droite, une construction en briques représente un spécimen d’école-mairie.
- L’élégant chalet russe qui fait suite aux fonderies de cloches est affecté aux expositions des électriciens.
- En sortant des électriciens, entrez à droite sous la grande tente rayée blanc et bleu.
- Classe 14 —Hôpitaux et Ambulances.
- Elle se divise intérieurement en trois salles. Dans celle du milieu, on voit deux mulets avec litière pour le transport des blessés assis ou couchés, une chapelle de campagne et, derrière elle, un modèle d’hôpital système Tollet.
- Tout autour sont exposés des jambes -et bras en bois, des boîtes de chirurgie et de pansement.
- La salle de droite renferme de nombreux fauteuils roulants et divers systèmes de lits pour malades. Sous le hangar qui fait suite à cette salle, différentes voitures et fourgons d’ambulance pour les blessés, la pharmacie et l’administration.
- Le bâtiment qui fait face au pavillon des ambulances est une annexe de la céramique (jgroupe 3, classe WJ. On y voit quelques faïences de Longwy et de Gien et différents spécimens de poterie commune.
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- En sortant, remarquez un groupe en terre cuite représentant Apollon sur son char conduisant l’Aurore aux portes du jour.
- Vient ensuite l’exposition des vitraux de M. Lo-rin, de Chartres.
- A droite, et à ciel découvert, une annexe de la classe 64 (Matériel des chemins de fer), et lui faisant face le pavillon Champigneulle, où l’on admire de magnifiques statues d’église et des vitraux.
- En sortant du pavillon Champigneulle, si vous détournez à droite, vous verrez une petite construction en bois recouverte de tuiles rouges. Elle sert de bibliothèque; c’est là où sont réunis tous les documents relatifs aux objets exposés. A côté, exposition de Matériel de chemins de fer, rails, lanternes, disques, wagons, etc. Si vous détournez à gauche, vous apercevrez à droite un grand hangar à mur blanc : c’est une annexe de la classe 43 [Métallurgie). On y remarque de grosses pièces forgées des usines de Commentry-Fourchambault, les pièces tournées de l’usine Lacombe et les produits de rétablissement de Hautmont, dont la production annuelle s’élève jusqu’à 36.000 tonnes.
- Viennent ensuite, faisant face à ce pavillon, les serres de M. L. Grenthe, contenant les plantes de colonies françaises, et tout à côté le pavillon de dé" gustation du Comptoir colonial.
- On y trouve, débités par une vraie négresse, des sirops, des liqueurs des Iles, des confitures de goyaves, des tranches d’ananas et d’excellente vanille.
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- A côté de ce pavillon est une grande volière renfermant des milliers de petits oiseaux du Sénégal aux couleurs les plus vives.
- L'exposition du ministère de l’Intérieur fait suite à la classe 43-; elle est fort intéressante et mérite d’être visitée en détail. Elle se résume dans ces grandes divisions : administration générale, administration pénitentiaire, service vicinal, hôpitaux, asiles d’aliénés, œuvres d’utilité publique, établissements de bienfaissance.
- Après, les deux pavillons de M. Toufflin, qui expose au rez-de-chaussée un nouveau broyeur pour le blé, et de M. Pictet, où l’on voit fonctionner une intéressante machine à vapeur pour la fabrication de la glace, vous avez en face de vous des tentes de toutes couleurs, de toutes formes et de toutes destinations, annexes de la classe 41 (Voyage et Campement).
- Le restaurant Duval est la dernière construction qui s’élève dansle jardin de l’École Militaire près la porte de Tourville, terme de notre excursion d’aujourd’hui.
- 6 heures. — Sortir de l’Exposition,"soit par la porte de Tourville, soit par la porte Rapp.
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- (Classe 76, exposition agricole).
- Plan pratique de l’exposition agricole, quai d’Orsay.
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- 7ME JOURNEE
- Visite, à l’Exposition agricole et aux annexes des Machines françaises
- DIVISION DU TEMPS
- 10 heures, entrée à l’Exposition par la porte cl'Or-say, près du pont de l'Alma. — Visite à l'exposition agricole ; —• 11 heures, visite aux annexes des machines de l’avenue de La Bourdonnaye; — 12 h., déjeuner soit chez François, à 4 fr., soit chez Durai; — 1 heure, revenir dans le grand vestibule d’honneur par les classes 74, 70, 71, 72, 73, 75, 62 et 63.
- ITINÉRAIRE
- Pénétrer dans l’Exposition par la porte d’Orsay, près du pont de l’Alma où se trouve l’exposition agricole.
- L’exposition agricole se divise èn trois parties :
- A droite, les plantes et céréales;
- A gauche, les objets et instruments agricoles ;
- Au centre, une belle avenue plantée d’arbres, ornée de statues.
- Prenez donc à gauche ou à droite, à votre choix.
- Après le premier hangar, vous arrivez sur une espèce de rond-point où se trouve, au centre, la brasserie Fanta, et en face, un joli kiosque céramique construit par la maison Soyer (c’est à visiter).
- De la place ou rotonde, descendez, derrière le restaurant Fanta, un escalier, et visitez à droite, sur le
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- quai, les modèles d’égouts de la ville de Paris (excessivement curieux); près de là, longeant toujours le quai, traversez l’Aquarium d’eau de mer, où vous ne verrez, hélas! que des tortues et des huîtres.
- A la sortie de l’Aquarium, après une exposition relative toujours aux huîtres, montez un escalier et revenez dans l’exposition agricole des plantes et céréales. La porte donne en face de l’exposition de la Société d’agriculture du Puy-de-Dôme. De là, détournez à droite et remontez le hangar jusqu’à une exhibition de pièges de toute espèce et de couveuses artificielles.
- Au dehors, sous un pavillon, grand couvoir artificiel; à droite, grand tonneau avec débit de cidre, et vous faisant face, une écurie modèle.
- De là, gravir la passerelle et redescendre dan» l’Exposition, parc du Ghamp-de-Mars ; remarquer à vos pieds, à droite, la magnifique grille d’entrée de la porte de la Seine (de la maison Soyer). Une fois descendu de la passerelle, laissez à votre droite un kiosque rouge et, passant entre deux mains indicatrices, pénétrez dans le Matériel des exploitations forestières, classé 52, ayant en face de vous l’exposition de M. Arbey, la suivre à gauche, et jeter un coup d’œil général sur les locomobiles, batteuses et machines agricoles, remarquer notamment celles d'es maisons Hermann-Lachapelle, Renaud, etc.ji vient ensuite la classe 53, Arts chimiques, comprenant les appareils de distillation, filtres, fours et même une fabrique de pastilles de Vichy. Après
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- les compteurs à gaz et les appareils à gaz d’éclairage, vous sortez sur une voie sablée en face du local de la presse, ayant sur votre droite la force motrice de Boyer, de Lille.
- Après les bâtiments de l’Administration où se trouvent la Poste et le Télégraphe, traversez une allée couverte conduisant à la porte Rapp, devant laquelle on a placé la statue de Thésée jetant Seiron à la mer et pénétrez dans le second hangar.
- La première exposition est celle de la classe 65, Matériel de télégraphie ; vous y verrez des téléphones et, au centre, un plan en relief du réseau télégraphique de Paris. Remarquez les téléphones et la sonnerie à air de la maison Walcker. De là, on passe dans la classe 50, Mines et Métallurgie. Remarquer un plan en relief des mines de la Loire et d’une cité ouvrière et surtout l’exposition des mines d’Anzin (très-curieux). Vient ensuite i’expo-sition des classes 54, Mécanique générale, et 64, Matériel de chemins de fer; là sont exposées les magnifiques locomotives des Compagnies de Lyon et de l’Est. Plus loin, dans les classes 55, 56 et 57, les machines-outils et corderie de tissage, et enfin la classe 60, Matériel de papeterie et d'impression; vous y verrez une machine à imprimer en huit couleurs, et une presse lithographique d’Appel qui tire et débite des chromos sur place; plus loin une machine à fabriquer le papier, et à droite, une machine à fabriquer le papier-dentelle.
- A la sortie, vous vous trouvez en face du restaurant François.
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- 12 heures, déjeuner soit chez François, à 4 francs, soit chez Duval.
- 1 heure, traverser le buffet Garen et l’exposition Lavessière, et à côté de la galerie des Machines, pénétrer derrière les water-closets, dans la classe 69, Céréales. Vient ensuite la classe 74, Sucres et confiserie ; remarquer les expositions de M. Menier, député au Corps législatif, dont l’exposition, section étrangère, Amérique centrale et méridionale, est spécialement recommandée (voir page 138), de la maison Lombard, si connue pour ses produits exceptionnels, et de M. Chenu, Au fidèle berger, n° 135, au milieu à gauche. Après la classe 74, les classes 70, 71, 72 et 73, des produits alimentaires, puis celle des boissons fermentées, classe 75, où sont exposés tous les grands crus de France.
- Pavillon de dégustation : c’est à droite près de l’exposition de MM. Déroché frères, que se trouve le pavillon de dégustation.
- Visiter ce pavillon où se trouve, à gauche, l’immense foudre au champagne, de M. Mercier, et à droite, la grotte de dé-, gustation de la Gallia,
- [A .nouvelle bière appelée, comme goût et comme r"s prix, à détrôner toutes les
- bières déjà connues. - Le comptoir de la maison Déroché se trouve à droite en entrant.
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- Du pavillon de dégustation, revenir dans la classe 75 et visiter (lui faisant suite) les classes 62 et 63, Carrosserie et Charronnage. Là sont exposés, dans sept salles continues, depuis le plus voluptueux coupé jusqu’aux plus lourdes, charrettes industrielles. Remarquer surtout, sous le n° 84, les élégants landaus de la maison Belvallette frères ; c’est à regretter vraiment de ne pas être riche en passant devant de pareilles merveilles d’élégance et de confortable.
- Coupé-landau Belvallette.
- A l’extrémité des galeries, on remarque les voitures d’enfants et les vélocipèdes, et plus loin une curieuse voiture de 'bateleur intelligemment construite et aménagée.
- A la sortie de la classe 63, descendre par le grand vestibule dans le parc du Champ-de-Mars, ou, s’il vous est agréable de vous rafraîchir, rendez-vous, à droite, au pavillon de dégustation des Eaux minérales où pour 15 ou 25 centimes vous pourrez prendre un excellent verre de sirop à l’eau minérale.
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- Pavillon des Eaüx minérales Ce pavillon, très-curieux, renferme les produits de 107 exposants; 45 départements de la France y sont représentés par leurs eaux minérales, plus ou moins célèbres, soit sulfurées, soit carbonatées, bicarbonatées, chlorurées, sulfatées et ferrugineuses.
- Citons au nombre des expositions les plus remarquables de cette classe, celles de la Compagnie de Vichy, rue Drouot, d’Orezza (Corse), que la médecine a baptisée de ce nom qui explique son succès : « Eau de Seltz ferrugineuse. »
- La Corse, généralement peu représentée à notre Exposition,' l’est dans ce pavillon par de la santé en bouteilles ; c’est bien quelque chose!
- De là revenir dans le parc du Champ-de-Mars, le traverser, et près du pont d’Iéna, à droite, descendre 45 marches d’un escalier, et visiter, quai d’Orsay, la classe 67, Matériel de navigation et de sauvetage : vous y verrez de nombreux modèles de navires, le plan en relief de Cherbourg et l’exposition si utile, si pratique et si intéressante ducélèbre inventeur Bazin. La dernière exposition est celle des Pompes.
- 6 heures. — Revenir à Paris par le bateau-mouche abordant au quai et qui vous ramène au pont Royal.
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- L’exposition française, par rapport à l’entrée d’honneur qui fait face au pont d’Iéna, occupe la gauche du palais du Champ-de-Mars.
- Avec ses galeries de machines, elle représente, comme surface, plus du tiers du palais, et avec ses annexes près de la moitié de l’Exposition.
- Divisée en 9 groupes principaux, elle comprend dans son ensemble 90 classes, formant autant d’expositions distinctes, plus ou moins séparées par des couloirs, mais toutes décorées, d’une manière différente, dé sorte qu’à la couleur des draperies qui surmontent les portes, on saura si l’on est toujours dans la classe qu’on a commencé à visiter, ou dans une classe différente. ^
- Le premier groupe de l’exposition française est celui-des Beaux-Arts, il comprend les classes de 1 à 5.
- Le deuxième groupe (Arts libéraux) comprend les classes de 6 à 16, toutes placées dans la travée longitudinale, la plus voisine de la galerie des Beaux-Arts.
- Le troisième groupe (Mobilier) comprend les classes de 17 à 29, occupant les deux travées qui bordent la galerie du Mobilier.
- Le quatrième groupe (Tissus et Vêtements) comprend les classes de 30 à 42, garnissant les deux travées qui longent la galerie du Vêtement.
- Le cinquième groupe (Industries extractiv#s com-
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- prend les classes de 43 à 49, toutes installées dans la sixième travée.
- Le sixième groupe (Industries mécaniques) comprend les classes de 50 à 68, occupant la grande galerie des machines et l’annexe extérieure de cette galerie.
- Le septième groupe (Produits alimentaires) comprend les classes de 69 à 75, qui n’occupent que la section occidentale de la travée qui borde extérieurement la galerie des Machines.
- Le huitième groupe (Agriculture et Pisciculture) comprend les classes de 76 à 84, qui sont toutes installées dans l’annexe de l’esplanade des Invalides.
- Enfin le neuvième groupe (Horticulture) comprend les classes de 85 à 90 disséminées dans toutes les parties du parc du Trocadéro et du Champ-de-Mars.
- Pour faciliter les recherches, toujours difficiles sur un espace aussi vaste que celui qui est occupé par l’exposition française, je la diviserai en trois sections, séparées, naturellement par les deux grandes galeries transversales qui servent à isoler le pavillon de la Ville de Paris, centre du palais du Champ-de-Mars.
- J’appellerai : première section ou section-est, la partie comprise entre le grand vestibule d’Iéna et la galerie qui part de la porte Rapp pour aboutir à la porte Desaix et que je désignerai quelquefois sous le nom d’avenue Rapp.
- J’appellerai : section centrale ou deuxième section, la partie comprise entre cette avenue Rapp et la galerie qui lui fait pendant.
- Et troisième section ou section-ouest, la partie
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- comprise entre cette deuxième galerie transversale et la galerie du Travail.
- Chacune de ces sections comprend, indépendamment de la galerie de clôture du palais et de l’annexe des machines qui borde l’avenue de la Bour-donnaye, six travées longitudinales, séparées, de deux en deux, par des couloirs qui servent de galeries d’exposition aux classes qui les bordent.
- Je numéroterai ces six travées en commençant par la plus rapprochée de l’exposition des Beaux-Arts.
- Avec ces indications il n’y a plus d’erreurs possibles et je puis, assuré d’être clair, commencer la description des 90 classes de l’Exposition française.
- CLASSES I, 2, 3, 4 & 5
- Œuvres d’Art
- Le premier groupe comprend les œuvras d’art, et bion qu’il soit divisé en cinq classes :
- La lr« Peintures à l’huile;
- 2» Aquarelles — Pastels — Miniatures — Dessins — Emaux — Porcelaines — Cartons et Vitraux ;
- 3* Sculptures et gravures sur médailles ;
- 4» Dessins et modèles d’architecture ;
- . 5e Gravures et lithographies.
- Il est disposé, excepté pour les sculptures qui ont un pavillon spécial, un peu pêle-mêle dans les salons réservés à l’art français, dans la grande galerie des Beaux-Arts, qui fait le centre du palais du Champ-de-Mars
- Je n’entre dans aucun détail sur ces cinq classes puisque j’en ai parlé déjà.
- jVoir Itinéraire (2m« journée), page 69.)
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- Mb
- CLASSE 6
- Education de l’enfant, Enseignement primaire, Enseignement des adultes
- La classe 6, qui se trouve dans la galerie la plus voisine de l’Exposition des Beaux-Arts, est placée entre la classe 8 (Enseignement secondaire), du côté du vestibule d’Iéna; et la classe 9 (Imprimerie et Librairie), de l’autre.
- Elle occupe trois vastes salons et la partie correspondante de la galerie extérieure (côté des Beaux-Arts), et se compose :
- lo De plans et modèles de crèches, orphelinats, salles d’asile, et matériel d’enseignement approprié au développement physique, moral et intellectuel de l’enfant jusqu’à son entrée à l’ecole ;
- 2° De plans et d’établissements scolaires pour la ville et lourli Compagne, agencement et mobilier de ces établissements, matériel d'on6eignement, livres, cartes, appareil- et modèles;
- 3° De plans et modèles d’établissements scolaires destinés aux cours d’adultes et à l’enseignement. — Agencement et mobilier de ces établissements. — Matériel d; renseignement des adultes et de Enseignement p''ofessionnel.
- Le tout réuni par le ministère de l’instruction publique, ainsi qu’une nombreuse collection de travaux des élèves des deux sexes.
- On voit aussi, dans ces salons, les produits de divers industriels qui se rattachent directement à cette classe et qui forment le matériel de l’enseignement élémentaire de la musique, du chant, du dessin, des langues étrangères, de la comptabilité, de l’économie politique, de l’agriculture et de l’horticulture pratiques, de la technologie.
- Citons parmi les expositions les plus remarquables de cette classe, celles des maisons :
- Blériot. — Beux. — Colin et C‘e. — Delagrave (Ch.). — Delalain frères. — Hachette. — Pigoreaü. — Et de la Tutelle des apprentis (fondateur M. Piver).
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- CLASSE 7
- Installation, organisation et matériel de l’enseignement secondaire
- La classe 7 se trouve dans la première travée de la section Est de l’exposition française, entre l’enseignement supérieur, d’un côté, et l’enseignement primaire de l’autre — et en face l’exposition des beaux-arts de l’Italie.
- Elle occupe trois salons, tendus modestement de toile peinte en vert, qui, comme ceux de la classe 6 et de la classe 8, contiennent des bibliothèques, des dessins, des cartes, des travaux d’élèves et surtout des musées scolaires, notamment de botanique et d’histoire naturelle.
- On y voit des plans en relief de lycées, gymnases, collèges, écoles industrielles et commerciales; les objets d’agencement et de mobilier de ces établissements, le matériel de l’enseignement technologique et scientifique, de l’enseignement des arts, du dessin, de la musique, du chant et les appareils de la gymnastique, de l’escrime et des exercices militaires.
- C’est à ce dernier titre qu’y figure l’exposition de la Société de Tir des communes de France.
- Les choses les plus curieuses de cette classe, dont l’exposition est due en grande partie au ministère de l’intérieur, sont les travaux des élèves des écoles professionnelles de province, et notamment ceux des Écoles des arts et métiers d’Angers et de Châlons-sur-Marne.
- On remarque parmi les expositions les plus importantes de cette classe, celles des maisons :
- Chaix.' — Duxod. — Goupil. — IIeuuel. — Rouillard.
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- CLASSE 8
- Organisation, méthodes et matériel de l’Enseignement supérieur
- La classe 8 se trouve au commencement de la première travée de la section Est -de l’exposition française, on y arrive par le grand vestibule d’Iéna, entre les diamants de la couronne et l’exposition de Sèvres.
- Le premier salon, affecté aux missions scientifiques, est décoré de cartes murales, plans en relief, armures et souvenirs des pays explorés; on y voit, entre autres choses curieuses, un magnifique plan en relief do la mer intérieure projetée dans le Sahara algérien, une porte carthaginoise restituée d’après des pierres votives et une fontaine péruvienne dont l’eau coule nuit et jour.
- Un autre salon, plus petit, complète cette exposition intéressante.
- Celui qui suit, renferme la bibliothèque du corps enseignant, dont les livres ne sont communiqués au public que de dix heures du matin à midi.
- On y trouve aussi, tout naturellement, l’exposition de quelques éditeurs de livres spéciaux de sciences, médecine, jurisprudence, architecture et même de quelques fabricants d’instruments de précision.
- Dans une dernière pièce, se trouvent les plans et modèles d’académies, universités, écoles de-médecine, etc..., les objets de mobilier et d’agencement de ces établissements et des appareils, collections et matériel destinés à l’enseignement supérieur.
- Le ministère do l’instruction publique est l’exposant le plus considérable de cette classe; il faut cependant remarquer, parmi les vitrines particulières, celles de MM. : Dalloz. — Dunod. — Germer-Baillière. — Guillaumin
- ET Gie. — LahüRE. — MaRESCQ. — MOLTEN'I. — TrA-
- MOND. — WlESNEGG.
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- L’expositioa de la maison Appel, 12, rue du Delta. — Classe 9, Imprimerie et Librairie.
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- CLASSE 9
- Imprimerie et Librairie
- La classe 9 se trouve dans la travée la plus voisine de l’exposition des Beaux-Arts ; on y entre d’un côté par la grande galerie transversale qui va de la porte Rapp à la porte Desaix, et de l’autre, par la classe 6 (Instruction primaire). '
- Cette classe, dont l’exposition est à la fois un musée et une bibliothèque, occupe, avec une vaste pièce divisée en nombreux petits compartiments par les vitrines des exposants, la partie extérieure qui la borde.
- On y voit, avec les livres nouveaux, les éditions nouvelles des livres déjà connus et les collections d’ouvrages formant des bibliothèques spéciales, des spécimens de typographie, des épreuves autographiques, des épreuves de gravures et de lithographies en noir et en couleur, publications périodiques, dessins, atlas et albums.
- Les imprimeurs en taille-douce, les éditeurs de chromolithographies et les éditeurs d’ouvrages ou de journaux à gravures ont tapissé les murs de choses charmantes et il n’est pas dans cette classe jusqu’aux fabricants d’étiquettes dont l’exposition ne soit intéressante Les plus remarquables vitrines nous ont paru être, en suivant notre itinéraire, celles des maisons :
- Appel, si connue pour ses chromos populaires. — Bouasse-Lebel. — Calmann Lévy. — Chaix. — Chardon aîné. — Claye. — Charpentier. — Danel de Lille. — Decaux — Exgelmann. — Firmin-Didot. — Furne-Jouvet et G>» — Dumaine. — Guillaumin et C'e. — Hachette. — Hetzel. — Hermet (son magnifique musée du Louvre). — Lemercier et Cîe. — Martinet. — Mame, de Tours. — Plon et C‘o. — Testu et Massix.
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- CLASSE 10
- Papeterie, Reliure et Matériel des Arts
- La classe 10 occupe l’extrémité de la première travée de la section centrale de l’exposition française; on y entre, d’un côté, par la deuxième galerie transversale, et de l’autre, par la classe 14 (Assistance publique).
- 'Elle occupe un grand salon dans lequel on voit des papiers de toutes sortes, des encadrements, des couleurs, pinceaux, et tout ce qui concerne les artistes-peintres et dessinateurs, des cartes’ à jouer, des cartonnages magnifiques, boîtes à bijoux et à bonbons, de l’encre et toutes les fournitures de bureaux, des grands-livres gigantesques.
- Mais, en dehors des livres de commerce, n’y' cherchez pas de reliures, on les a placées en dehors du salon au milieu de la galerie transversale, dans une vitrine à quatre faces qui a des formes monumentales.
- Et les relieurs ne s’en plaignent point, ils ont la meilleure part du succès de la classe.
- Cependant il ne faut pas oublier, dans le salon, certaines expositions fort remarquables au nombre desquelles je citerai celles des maisons :
- Bécoulet et Cie.—Blaxchet et Kléber.—Chapuis.—Cax-sox. — Exgel et fils. — Gauthier-IDreyfus et Gie. — Laroche-Joubért. — Lortic. — Maxgix. — Mariox fils et Géry pour leurs papiers à lettres filigranés. — Marius, Michel et fils. — Moxtgolfier.
- CLASSE II
- Dessins, gravures industrielles
- La classe 11 est située dans la première travée de la troisième section française, en face l’exposition des beaux-arts de l’Autriche-Hongrie. On y entre par la classe 12 (Photographie), et de l’autre côté par la classe 16 (Géographie).
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- Elle occupe trois salons d’un aspect rendu fort agréable à l’œil par l’exposition, d’ailleurs très-intéressante, de dessins industriels, soit faits directement, soit reproduits ou réduits par procédés mécaniques, de peintures, de décors, lithographies, chromo-lithographies ou gravures industrielles.
- On y voit aussi des objets sculptés, moulés, de plastique industrielle, obtenus par procédés mécaniques; des modèles et maquettes pour sculpture d’ornement et même de la photosculpture.
- Les vitrines les plus curieuses sont cellès de MM : Cahours (Ve). — Gillot. — Serin. — Yves et Barret, des chercheurs et des artistes, qui ont gravé toutes les planches de ce petit volume, et qui n’en sont plus à faire leurs preuves.
- SERIN (Gravure héraldique). — M.. Serin n’ayant pu obtenir qu’une place insignifiante à l’Exposition universelle et en conséquence exposer en détail tous ses produits, nous prie d’annoncer que sa véritable exposition se trouve, 15, boulevard Montmartre, dans ses magasins. Nouveau papier à lettres avec fleurs naturelles, la vogue, le succès du jour.
- CLASSE 12
- Épreuves et appareils de photographie
- La classe 12-, qui confiné à la classe 11 (Dessins), à l’extrémité de la première travée de la 3e section française et en face l’exposition des Beaux-Arts français, a son entrée sur la deuxième grande galerie transversale.
- Elle occupe . une longue pièce divisée en nombreux compartiments par les vitrines des exposants.
- On trouve là, non-seulement tous les instruments perfectionnés qui ont permis à la photographie de faire tant de progrès pratiques, mais encore des spécimens fort curieux des nombreuses applications de cet art :
- Photographies sur papier, sur bois, sur émail, sur étoffes, épreuves augmentées, épreuves. liliputiennes, épreuves stéréoscopiques et ce qu’il y a de plus nouveau, photochromie, puis ce qu’il y a de plus pratique,
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- photogravures de toutes sortes : typographiques, héliographiques et lithographiques.
- Ce coin est un des plus intéressants de toute l’Exposition, et aucun visiteur ne s’en ira sans avoir examiné en détail les vitrines de MM. :
- Braun et Ci«. — Carjat et Cie. — Collard. — Delon.
- Goupil et Cie. — Jèanrenaud. — Lejeune. — Liebert.
- — Mulnier. —Pierre Petit.— Reutlinger. — Tour-
- tin E. — Truchelut. — Walery. — Yves et Barret,
- pour ses photogravures.
- CLASSE 13
- Instruments de musique
- La classe 13 est placée non loin de la galerie du Travail, dans la première travée de la 3e section française, joignant d’un bout l’exposition des Colonies et de l’autre la classe 16 (Géographie).
- C’est la foire aux pianistes que cette partie de l’Exposition et on n’y peut guère pénétrer sans entendre vibrer cinq, six, dix pianos à la fois, touchés par des artistes de mérite.
- Ce serait un concert permanent si les pianistes s’entendaient : mais les pianistes ne s’entendent pas! et pendant que l’un joue la marche des Puritains, d’autres jouent le Rêve de Marguerite, le rondeau des Cloches de Corne-ville, ou le Anale de la Grande-Duchesse.
- C’est une tour de Babel musicale, mais il ne faut pas se plaindre, et ce serait bien autre chose si, usant du même droit qu’ont les facteurs de pianos et d’orgues de faire entendre leurs instruments, les fabricants de cors de chasse, de grosses caisses, donnaient continuellement 4es échantillons du son de leurs produits.
- Car la classe 13 comprend toutes espèces d’instruments de musique, et comme les exposants n’y manquent pas, puisque tous nos grands spécialistes y sont représentés par des œuvres de choix, c’est le musée le plus curieux et le plus complet d’instruments de musique qu’on puisse imaginer.
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- Malgré les pianistes qui, par la foule qu’ils attirent autour d’eux, empêchent un peu de voir les instruments, on remarque dans cette classe, oü les expositions très-méritantes ne sont pas rares, celle des maisons :
- Alexandre père et fils. — Baudet (piano-quatuor), qui expose dans une grande travée, près du pavillon de la Ville de Paris, plusieurs magnifiques instruments. — Besson. — Cavaillé-Coll. — Debain, l’inventeur de l’orgue-harmonium.—Elké et fils. —Erard. — Herz. Kriegelstein et G>e. — Lecomte et Ci?. — Martin. — MilleReau. — Pleyel, Wolf et Ci?, une étoile industrielle. — Stoltz frères, dont l’orgue entraînant tous arrête dans la galerie du Travail.—Thibouville-LamY.
- CLASSE 14
- Médecine, hygiène et assistance publique
- La classe 14 tient le milieu de la première travée de la section centrale de l’exposition française, en face le pavillon de la Ville de Paris et entre la classe 10 (Papeterie) et la classe 15 (Instruments de précision).
- Elle occupe un grand salon rempli d’obj ets étranges et quelque peu effrayants.
- On y voit toute la série d’instruments de médecine, d’appareils de grande et petite chirurgie, d’instruments spéciaux pour les opérations de toutes sortes, d’appareils de secours aux noyés et aux asphyxiés, des bandages, des appareils orthopédiques, des bras et des jambes mécaniques, des pièces H’anatomie plastique, etc.
- Les vitrines les plus remarquées de cette exposition toute spéciale sont celles de MM. :
- Auzoux. — Charriëre, Collin et G1?. — Gaiffe. — Galante. — Le Perdriel. — Louis Ernest. — Mayet.
- — Pharmacie normale. — Préterre. — Rainal fils
- — Trouvé.
- PRETERRE A. — Lauréat delà Faculté de médecine de Paris. — Dentiste américain, 29, boulevard des Italiens, qui. depuis 1855, a obtenu à toutes les grandes Expositions de Paris et de l’étranger les plus hautes récompenses.
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- CLASSE 15
- Instruments de précision
- La classe 15, qui touche, d’un côté, à la classe 14 (Médecine), s’ouvre, de l’autre, sur la grande galerie Rapp, en face la Librairie, et à deux, pas de l’entrée du pavillon de la Ville de Paris.
- Eile occupe une immense pièce tapissée dans toute sa hauteur de papiers de tentures imprimés à la mécanique, dont la plupart des panneaux sont remarquables, et contient une quantité considérable' d’instruments de géométrie pratique, de topographie, de géodésie, d astronomie, d’optique usuelle, de physique, de météorologie.
- Puis des balances de précision, des niveaux, boussoles, baromètres, thermomètres, compas, machines à diviser et même des machines à calculer.
- Les expositions les plus intéressantes de cette classe sont celles de MM. :
- Avizard.— Bardou. — Bréguet. — Düboscq. — Ducre-
- tet et Gi°. — Dumoulin-Froment.— Gaipfe. — G-a yard.
- — Radigüet,
- CLASSE 16
- Géographie, Cosmographie
- La classe 16 se trouve dans la première travée de la 3* section française, en face l’exposition des beaux-arts de la Belgique et de la Russie. — On y entre, d’un côté, par la classe 11 (Dessin), et de l’autre, par la classe J 3 (Instruments de musique). "
- Cette exposition, subdivisée en trois salons, est, quoique un peu savante, extrêmement curieuse. On y voit toutes les cartes possibles : géographiques, topographiques, géologiques , physiques, hydrographiques, orographiques, astronomiques, etc.
- Des plans en relief, des globes, des sphères terrestres et célestes, des tableaux de statistique, des tables et
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- éphémérides à l’usage des marins et des astronomes, en un mot tout ce qui touche de près ou de loin à la science géographique, si en faveur aujourd’hui.
- Les vitrines qui attirent le pju^ l’attention sont celles de MM. :
- Abel Pilon-Lu vasseur. — Andriveau-Goujon. — Ber-taux. — Delagrave Ch. — Gaultier. —Hachette. — Sonnet, qui expose un heau plan de Paris.
- CLASSE 17
- Meubles à bon marché et de luxe
- La classe 17, qui vient immédiatement après les Bronzes, dans la galerie du Mobilier, est coupée en deux par la galerie transversale qui part de la porte Rapp.
- Elle occupe, dans la partie Est de l’Exposition française, cinq salons grands et petits, plus la galerie qui les borde dans la longueur; et dans la partie centrale deux salons, dont le dernier communique avec la classe 20 (Porcelaines).
- On peut donc y entrer soit par l'avenue Rapp transversalement, soit par les Bronzes ou la Porcelaine (longitudinalement); elle tient d’ailleurs dignement sa place entre l’exposition des bronzes qui est magnifique et celle des porcelaines qui est ravissante.
- Il y a là-dedans des merveilles, et si nombreuses, qu’il faut renoncer à les détailler.
- Lits de sybarites, armoires à glace de petites maîtresses, cabinets de nabab, salles à manger de financiers crédences de marquises, cheminées de grands seigneurs, bibliothèques de princes, bahuts de rois... on ne les compte pas.
- C’est à faire damner les pauvres diables qui ne roulent pas sur l’or.
- Citons au nombre des expositions les plus remarquables celles des maisons :
- Admira et Louault. — Balny. — Blanqui, de Marseille,
- — Conseil. — Diehl. — Dorange.— Drouart. — Duvi-
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- nage (maison Alp.’Giroux). — Foulonneau. — Fourdi-nois. — Gallais et Simon. — Godin et Ci®. — Gœkler.
- — Grohé. — Hunsinger et Wagner. — Lagnier. — Lapierre. — Laurendet. — Leglas-Maurice. — Lemoine. — Mazaroz-Ribailliez et Ci". — Ouvrier Pierre.
- — Penon Henry. — Pottin. — Raison-Renouvin. — Riballier et Naulot. — Tugker, qui expose ses meubles, ses lits et ses sommiers si pratiques. — Viardot. Objets ayant attiré mon attention :
- Les deux lits et le grand buffet de MM. Gallais et Simon-les meubles de fantaisie de M. Conseil, la chambre à coucher Renaissance de M. Drouart, les ivoires cloisonnés de la maison Giroux, les deux portes et les fenêtres de la maison Fourdinois, le grand guéridon sculpté de M. Lagnier, de Bordeaux ; les meubles avec marqueterie et mosaïque de M. Foulonneau, les armoires à glace de M. Raison-Renouvin, le meuble chêne et ivoire de M. Dorange, la cheminée Renaissance de M. Mazaroz-Ribailliez, l’immense bibliothèque de M. Laurendet, le buffet de 5,000 fr. de MM. Admira et Louault, la cheminée incrustée de marbres numidiques de la maison Cantin, de Marseille; — le cabinet orné de marbrés et bronzes verts de M. Godin et C', la bibliothèque de M. Lemoine, sans oublier le petit billard de salon de M. Potti^i.
- CLASSE 18
- Ouvrages de tapisseries et Décorateurs
- La classe 18 confine à la classe 17, elle occupe dans ja troisième travée le même espace que les meubles dans la seconde, et la même longueur de la galerie qui sépare ces deux travées, mais de plus, dans la quatrième, un grand salon réservé aux décorations religieuses, qui s e trouve bordé d’un côté parles tissus de soie (classe 3i) et de l’autre par les tissus de chanvre (classe 31).
- Dans la partie centrale de l’exposition française, la classe 18, très-curieuse pour la diversité de ses exposi-
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- tions, occupe 4 petites pièces et le o&té de la galerie qui les borde; deux, sont consacrées à la peinture murale décorative et à la menuiserie d’art représentée par deux fort beaux escaliers, les deux autres contiennent les produits des tapisseries proprement dits, c’est-à-dire les chaises, fauteuils, divans et autres meubles garnis.
- De l’autre côté de l’avenue Rapp et après avoir vu la charmante réduction architecturale du château de Pierrefonds , qui coupe en deux l’exposition de la classe 18, vous trouvez :
- Un salon réservé aux décorateurs à spécialités diverses, cartonniers, fabricants de pâtes.
- Le salon de la miroiterie et des encadrements.
- Le salon des décorateurs sur toile ou papier toile.
- Un salon de marbrerie d’art et mosaïque.
- Un salon de céramiques décoratives occupé entièrement par la maison Gollinot.
- Un salon de décorations et sculptures sur bois.
- Puis, à votre droite, le salon de décorations religieuses dont je vous ai déjà parlé.
- Quant à la galerie, elle est occupée par de la marbrerie d’art et de la décoration de toute sorte mise en œuvre sur des meubles, cheminées, panneaux, etc.
- Je le répète, cette classe, complément indispensable de celle des meubles, est extrêmement intéressante.
- Parmi les nombreuses expositions qui la composent nous avons remarqué celles de MM. :
- Abel Trinocq. — Alexandre jeune , un artiste et un chercheur; magnifique exposition de glaces avec émaux dont lui seul a le secret. — Belville. — Bbllenot. — Beurdeley fils. — Blanpain. — Bonet et fils, de Rouen. —• Bouasse Lebel. — Bourdon. — Cassiani et INau. — Dajion-Namur et Gie. — D’Anthoine. — Duval Jules. — Froc-Robert. — Gosselin. — Halle. — Leroux. — Lippmanx.— Maxsuy-Dotin, un artiste.— Mazaroz-Ribailliez et C>e. — Mazzioli et Chauviret. — PARFONRY. — RAFFL ET Cie. — ReDOULY ET Cl'. — SoUTY. — WoRMS.
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- CLASSE 19
- Cristaux, Verreries, Vitraux
- La classe 19 occupe la plus grande partie de la troisième travée de la section centrale de l’exposition française et la moitié de la galerie qu’elle partage avec la classe 20 (Céramique et Porcelaine).
- On y entre d’un côté par la deuxième galerie transversale et de l'autre par la classe 18 (Tapisseries et Décorateurs) .
- C’est une pièce immense dans laquelle il y a beaucoup de curiosités comme des bouteilles de 15 litres, des bonbonnes en verre de 460 litres et des tubes de thermomètre de 2m 20 de hauteur sur 90 centimètres de diamètre ; mais où l’on rencontre encore plus de merveilles.
- D'abord des glaces superbes sans parler de celles de Saint-Gobain dont les dimensions sont effrayantes.
- Des cristaux incomparables, en dehors même de l’exposition de Baccarat, qui est merveilleuse, seslustres et ses vases gigantesques sont évidemment hors ligne ; mais son temple à colonnes, élevé au Mercure colossal est une œuvre d’art, qui, vu la richesse de la matière employée, n’a plus de prix.
- Mais à côté de cela, et accessibles au porte-monnaie du commun des mortels nous avons:
- Bay. — Boirre aîné. — Brémard. — Buquet. — Gir.ardin.
- — Hazard. — Cristalleries d’Aubervilliers ; de Gli-
- chy; de Pantin; de Sèvres. — Kuhliger-Bouret.
- — Martin. — Pannier et Laroche. (Maison de l’Escalier de Cristal). — Verreries de Portieux et de
- Saint-Oüex.
- CLASSE 20
- Céramique, Porcelaine, Faïence
- La classe 20 fait le pendant de la classe 19, c’est-à-dire qu’elle occupe la deuxième travée de la section centrale
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- de l’exposition française et qu’elle partage avec elle la galerie longitudinale qui borde ses cinq vastes salons.
- On y entre, d’un côté, par la deuxième galerie transversale, et de l’autre, par la classe 17 (Meubles).
- Mais la classe 20 ne se contente pas d’être le pendant des Cristaux comme emplacement, elle l’est aussi comme ïntérêt et comme richesse.
- Les deux premiers salons, affectés plus spécialement à la porcelaine et au biscuit, contiennent des merveilles de formes et do décoration.
- La troisième, où l’on ne voit guère que do la céramique d’étagère, renferme des pièces étonnantes d’originalité et do fini.
- La quatrième, Carrelages céramiques, terres cuites, entre autres le fameux groupe de Carpeaux entouré des principales œuvres du maître et faisant face à une très-belle statue en faïence de Henri IV achetée par le duc d’Aoste.
- La cinquième, Emaux, peintures sur faïence et faïences de grand feu, sans compter les superbes cheminées de la fin.
- Parmi toutes ces merveilles, il est difficile de faire un choix ; on remarque cependant plus particulièrement : Avisseau. — Barbizet. — Debaeker. — Peck. — Krnié et Ligxard. — Havilax et G*e. — Lœbnitz. — Majo-relle, de Nancy. — Paxxier-Laroche. — Pepin-Lehalleur, frères. — Pouyat. — Vieillard et C>e (de Bordeaux). — Samsox fils aîné.
- En dehors de ces illustrations artistiques, citons encore comme devant attirer votre attention :
- Les statuettes, bas-reliefs, pièces rustiques de M. Avis-seau, de Tours; le grand vase, genre Bernard Palissy, de M. Barbizet fils; le merveilleux service blanc en porcelaine de Limoges de M. Pouyat ; le magnifique surtout porcelaine bleue, or et blanc, de MM. Pepin-Lehalleur frères; les émaux, genre vieux Limoges, sur faïence et porcelaine, de la maison Ernié et Lignard ; les vases, cache-pots et jardinières; laques sur faïence et biscuit de faïence de M. Majorelle, de Nancy ; les.services et faïences émaillées de la maison Béziat ; les grands vases imitation de Vieux chine, et les vases, genre cloisonné avec anses et pieds en bronze, de M. Samson fils aîné; la collection des faïences de la manufacture de Gien; la cheminée en faïence soutenue par des lions de la manufacture de Saint-Clément, les vases décoratifs de M. Deck ; les
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- faïences fines de la maison Vieillard et Gîe, de Bordeaux, — et enfin, dans la dernière pièce, le poêle Renaissance et la belle cheminée en faïpnce de M. Debaecker, et le poêle gothique de M. Lœbnitz, sans oublier la magnifique exposition du grand dépôt de la rue Drouot, n° 21, résumé, selon nous, de toutes les expositions.
- CLASSE 2 I
- Tapis, Tapisseries et Tissus d’ameublement
- La classe 21 a trois salons dans la deuxième travée de la troisième section française et trois autres dans la troisième, séparés entre eux par une galerie longitudinale qu’elle utilise pour son exposition et pour le plaisir des yeux du visiteur; elle confine, d’un côté, à la classe 22 (papiers peints) et de l’aj^tre, à la classe 27 (Éclairage).
- Elle occupe aussi — et surtout pour les tapis de grande dimension — les murailles de l’exposition de la classe 62 (Carrosserie et Charronnage), qui est placée dans une longue travée qui borde la galerie des Machines.
- Les salons do la deuxième travée, plus spécialement affectés aux tapis et tapisseries, sont tout naturellement fort richement tendus.
- Les trois autres, remplis de tissus d’ameublement, sont peut-être plus luxueux encore, il y a là des étoffes comme on en rêve quelquefois, mais comme on n’en voit pas tous les jours.
- Quant aux grands tapis, que leurs dimensions encombrantes ont fait reléguer dans la galerie dos Voitures, ils perdent cent pour cent à cette exposition mixte et sans compensation pour le plaisir des visiteurs, car la carrosserie ne gagne rien, bien au contraire, à être encadrée par les panneaux de lainages multicolores qui sont la gloire de nos fabricants de tapis.
- Les expositions les plus remarquables de cette classe sont celles de MM. :
- Berchoud. — Braquenié et Cie. — Chassaigke. — Choc-queel. — Estragnat fils et Susse. — Prouyot jeune et G»e, de Roubaix.— Sallaxdrouzh - Tresca. — Warée et fils.
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- CLASSE 22
- Papiers peints
- La classe 22, qui confine à la classe 21 (Tapisseries', dont elle est en quelque sorte-le complément, est placée comme elle dans les 2e et 3e travées de la troisième section française, mais elle n’occupe qu’un salon de (‘chaque côté de la galerie longitudinale qui sépare les deux lon-'gues travées formant le groupe du Mobilier.
- Il y a là des tentures très-fraîches, très-nouvelles et en harmonie de dessins et de couleurs avec ces nouvelles étoffes d’ameublement, cretonnes ou damassés qui sont si à la mode depuis quelques années et qui le deviendront encore davantage, grâce à l’Exposition.
- Les expositions les plus intéressantes sont celles des maisons :
- Bezault et Pattey fils. — Follot. — Hook frères. — Leroy et ses fils. — Roger. — Türquetil.
- CLASSE 23
- Coutellerie
- La classe 23 se trouve dans la dernière travée de la troisième section française, joignant, d’un côté, la classe des Papiers peints, et de l’autre, l’Horlogerie.
- Elle n’occupe qu’un salon, mais il est bien rempli par des services de table de tous les prix, de tous les modèles, couteaux do toutes sortes, rasoirs, canifs, ciseaux et ces mille instruments de fantaisie qui appartiennent à la coutellerie.
- Cependant, malgré son attrait, malgré les produits de Châtellerault et de Langres, cette exposition ne captive pas la foule.
- Que voulez-vous ? il y a les vieux préjugés! les amoureux n’osent pas y séjourner dans la crainte des ciseaux
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- qui coupent l’amitié, et les gens en puissance de belle-mère passent rapidement. *
- 11 y a là-dedans tant de rasoirs et un malheur est si vite arrivé !
- Plaisanterie à part et tout danger écarté, les vitrines les plus curieuses de la classe 23 sont celles de MM. : Hamor. — Cardeilhac. — Jules Piault. — Mailles.
- — Marmuse. — Larguedocq. — Picault père.—Riche.
- — Salles.
- Tl/TARMUSE Gve. — Couteaux de table indémontables, 1Y1 breveté S. G. D. G. résistant à l’eau bouillante. — Fournisseur des ministères. 26, rue du Bac. Paris, 1867, médaille d’argent.
- CLASSE 24
- Orfèvrerie, Galvanoplastie
- La classe 24 occupe près de la moitié de la troisième travée de la troisième section de l’exposition française on y entre, d’un côté, par la deuxième galerie transversale, de l’autre par les papiers peints (classe 22)
- C’est là une des merveilles pratiques de l’art industriel; français et parisien; la valeur du métal ne vient qu’en second ordre. Dans cette exposition, qui contient quantité d’objets précieux et des surtouts de table incomparables, tout est dans la main-d’œuvre, et vraiment, il faut convenir que la ciselure moderne possède des artistes qui ne font point trop mauvaise figure après Benvenuto Cellini et ses émules.
- Pour s’en convaincre, il faut examiner en détail, si la foule le permet, les expositions des maisons :
- Fromert-Meurice, où vous verrez, entre autres merveilles artistiques une garniture de cheminée achetée par le dùc d’Aumale pour le château de Chantilly.
- Odiot, une des plus anciennes maisons de Paris, dont le surtout de table Louis XV est une merveille.
- Christofle, où se trouve un service acheté 400,000 fr.. par le duc de Santona.
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- Halphen (veuve), pour ses couverts et sou orfèvrerie en alfénide”.
- Fannières frères, pour leurs bijoux ciselés.
- Philippe, pour son orfèvrerie décorative et ses montures de pierres précieuses.
- Caylar - Bayard , pour leurs objets d’art argentés et dorés; sans oublier la Pantografhie Voltaïque qui, à elle seule, est tout un musée.
- CLASSE 25
- Bronzes d’art, Fontes d’art et métaux repoussés
- La classe 25, une des plus intéressantes et des plus riches de l’Exposition, au double point de vue de l’art et de la matière, occupe dans le palais du Champ-de-Mars quatre immenses salons; deux de chaque côté de la galerie du Mobilier qui les sépare dans la longueur.
- On y entre, soit par le grand vestibule, en face l’exposition, soit par la classe 17 (Meubles) ; on y trouve un véritable musée de statuettes, lustres, torchères, suspensions, pendules, garnitures de cheminées, appliques, émaux cloisonnés, objets divers repoussés en fer, en cuivre, en zinc, en plomb et galvanoplastie, de quoi orner deux cents palais.
- Et tout cela est plein de goût, tout cela sent son Parisien, c’est-à-dire le maître ès-arts d’ornement.
- Que d’objets ravissants sollicitent les regards et excitent votre admiration.
- Barbedienne. — Bagués. — Blot et Drouard. — Billard. — Cornu et C»e. — Dasson. — Deniëre. — De-NONVILLIERS et fils. — DeTOUCHE. — DOMANGE-ROLLIN, maison si connue pour ses produits artistiques. 55, rue de Bretagne. — Dcrenne. — Gagneau et Cie. — Graux-Marly. — Jules Graux. — Lerolle frères. — Lévy.
- — Morisot. — Raingo frères. — Ranvier. — Ruffier.
- — Servant. — Susse frères.
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- CLASSE 26
- Horlogerie
- La classe 26, placée à l’extrémité Est de la deuxième travée de la troisième section française, s’ouvre, d’un côté, sur la galerie transversale, et, de l’autre, sur la classe 23 (Coutellerie).
- Elle occupe trois salons et la moitié de la galerie qui les sépare de l’orfèvrerie.
- On l’appelle généralement le département de VEure, et je ne sais pas jusqu’à quel point ce calembour (non officiel) a sa raison d’être ; ce serait plutôt le département des heures, car toutes les pendules, horloges, montres, et Dieu sait si elles sont nombreuses et jolies, indiquent à peu près l’heure qui leur passe par les aiguilles non pas que leurs mouvements ne' soient pas réguliers, mais c’est qu’elles ne sont pas parties en même temps, et, que celles qui viennent de Besançon s’obstinent, par un sentiment national, bien compréhensible d’ailleurs, à indiquer l’heure qu’il est à Besançon.
- Il y en avait même une qui marquait l’heure du berger, mais l’austérité de la commission générale ne lui a pas donné le dignus est intrare.
- En somme, beaucoup de mouvements dans cette classe et la foule s’y montre si empressée qu’il faut y venir de bonne heure pour ne pas être hors logé.
- Ce qui serait fâcheux : car on ne pourrait pas voir les expositions des maisons :
- Bontemps. — Bourdon. — Breguet.— Collin. — Des-
- fontaine (Maison Leroy et fils). — Drugeon. —
- Ecalle. — If argot. — Gabriel. — Gondolo et Callier.
- — Haas jeune et Gie. — Japy, Martin et Roux. — Lefebvre.— Mouret. —Rodanet. — Sandoz. — Stévenarp. • Sont à remarquer :
- La pyramide de 2,000 mouvements de pendules exposés par MM. Japy-Martin et Roux.
- L’horloge hydro-pneumatique de M. Bourdon, basée sur le vide obtenu au moyen d’une chute d’eau.
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- Les deux automates de M. Stevenard, VEscamoteur et la Leçon de musique, merveilles de mécanique et de précision.
- La vitrine de pendules à balanciers libres de M.' Guil-met aîné.
- La pendule cosmographique de M. Mauret, les oiseaux chanteurs de M. Bontemps et la ^vitrine de M. Gondolo.
- EXPOSITIONS RECOMMANDÉES
- Aux amateurs de pièces d’art, nous recommandons d’une manière toute spéciale la maison E. J. Gondolo, 5, boulevard du Palais, si connue pour son nouveau système d’horlogerie électrique et qui expose des montres et des chronomètres modèles. Rappelons que la maison Gondolo est avant tout une maison de confiance et que toutes ses pièces sont garanties sur facture.
- Druge.on,. successeur de Tre Leroy, ci-devant 78, rue de Richelieu. Breveté. — Pendules de voyage dont le réveil n’a besoin d’être remonté que tous les huit jours. Mignonnettes à répétition d’heures. — Grandes sonneries, carillons, etc., etc. Patented travellings clocks vohose alarum is wound up every week only. Mignon-nettes with hours repeater, large striking train, chimes, etc., etc. 36, rue Neuve-des-Petits-Champs.
- Gabriel, successeur de Chaudé, fabricant d’horlogeri a de précision. Palais-Royal, galerie Montpensier, 35. — Objets exposés : Pendule astronomique à transmission électrique. Pendule de voyage pour -wagons, appartenant à l’administration dés postés, roulant sur chemins de fer, chronographe unique à aiguille de pointage marquant sur deux cercles différents, indiquant le temps écoulé entre deux observations. Montres de Paris.
- LEFEBVRE C. fils, 10, rue Oberkampf. Breveté. — Fabrique d’horlogerie. Spécialité d’échappements visibles. Quantième perpétuel; cercle tournant. Doubles faces, mouvement à seconde et demie-seconde. Pendule de voyage à répétition. Brevetée. Pendule de nuit au gaz. Cadran déposé pour mouvement visible et faux visible. Mouvement visible avec quantième perpétué‘1 au- centre. Régulateur. Mouvement à quart. Mouvement marchant un an, à fusée.
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- CLASSE 27
- Chauffage et Éclairage
- La classe 27, gui a, dans le parc du Champs-de-Max-s, du côté de la porte de la Seine et tout près de l’exposition du Ministère des travaux publics, un pavillon spécial réservé aux fourneaux, calorifères et pièces encombrantes de chauffage et d’éclaii'age, a aussi, dans les deuxième et troisième travées de la troisième section française, des salons reliés entre eux par cette galerie longitudinale qu’on pourrait appeler la galexùe du Mobilier.
- En entrant dans ces salons, soit, d’un côté, par la classe21 (Tapisserie); soit, de l’autre, par la Maroquinerie (classe 29) ou la Parfumerie (classe 28), on comprend tout de suite que notre siècle est bien justement nommé le siècle des lumièi’es.
- Que de lustres! que de lampadaires, de systèmes ingénieux ou nouveaux ! C’est superbe, mais éblouissant.
- Heureusement que toutes ces rampes à gaz, ces genouillères, ces lyres, ces gii'andoles, ces lampes de toutes sortes, môme électriques, ne s’allument jamais -r car la classe 27, qui contient de quoi éclairer une ville plus grande que Falaise, deviendrait le paradis des oculistes, et on serait plus sûr d’en sortir avec une ophthalmie que de trouver une voiture à la porte Rapp.
- Mais tout est pour le mieux, et l’on peut admirer à l’aisé l’exposition des maisons : ~
- Allez frères. —Baudon. —Bcssox et Salandri. — Cha--»• brié et Jean, fournisseurs de la Ville de Paris. —
- Cauchy. — Denoyelle. — Gœlzer. — Jablochkoff et
- Denayrouse. — La Ménagère. — Lecocq frères. —
- PÉRIER. — SCHLOSSMACHER.
- PÉRI ER- — Médailles et récompenses aux Expositions.
- Allume-feux, dites Allumettes landaises, brevetées en France et à l’étranger, allument instantanément tous les feux sans autre combustible. — Entrepôt et maison de vente, 67, rue de Chabrol. Dépôt dans les principaux chantiers (l’exposition se trouve dans l’annexe, classe 27. Groupe 3, n» 122.
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- CLASSE 28
- Parfumerie
- La classe 28 se trouve non loin de l’exposition des Colonies, dans la deuxième travée de la troisième section française ; on y entre, d’un côté, par la classe 29 (Maroquinerie), et de l’autre, par l’Éclairage (classe 27).
- Cette exposition, dont on peut dire, mieux que dans la chanson du Petit ébéniste : que c’est un vrai bouquet de fleurs, occupe trois salons et la moitié de la galerie qui les sépare de ceux de la Maroquinerie.
- On y voit, c’est-à-dire on y sent les spécialités les plus enivrantes de nos savants parfumeurs.
- Oppoponax, ixora balsamique.
- De leurs parfums divers font un parfum unique.
- Là, s’étalent toutes les poudres protectrices de la peau, toutes les eaux régénératrices de la chevelure, toutes les pommades, toutes les lotions, tous Jes cosmétiques connus et inconnus. C’est une véritable salade de produits, et notez qu’il n’y manque ni les sels, ni les huiles... antiques, ni les vinaigres... de Bully. Jusqu’à M. Piver qui, non content de nous donner un spécimen de ses parfums, savons et produits au lait d’iris, nous initie aux mystérieux secrets des fleurs par son typorama que fait mouvoir un ingénieux mécanisme.
- Mais il faut s’arrêter un moment à l’exposition des maisons :
- EXPOSITIONS RECOMMANDÉES Bonn (docteur). — Bülly (Jean-Vincent). — Camus. — Chardin-Hadancourt. — Ghoquet-Rafin. — Coudra y. — Cottance. — Delabrierre. — Delettrez. — Demar-son-Ghetelat. — Farina (Pierre-Joseph). — Gellé frères. — Gobeil (Veuve). — Guerlain. — Huguenin. — Lecomte (Veuve). — Legrand (d’Oriza). Pinaud-Méyer. — Millot (veuve). — Pierre (Docteur). — Piver. — Ricqlès. — Roger et Gallet. — Saraii-
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- PARFUMERIE A BASE DE LAIT D’iRIS
- Exposition et typorama de la maison L.-T. Pivc, classe 28
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- Félix. — Sergent. — Viard avec sa belle glace d’ivoire de 10,000 francs. — Vibert frères, et Violet, A la reine des abeilles.
- BONN J. V., docteur. — Spécialité de dentifrices. — Récompenses aux Expositions universelles de Paris 1867, Havre 1868, Vienne 1873. Eau (élixir), poudre, opiat, curatif. Hygiène et soins de la bouche. Dentifrice du bébé. Percement des dents des bébés. Perles J. V. Bonn aromatisées pour fumeurs. V. Achard seul fabricant. Usine à Pantin, magasin de détail et de gros, 11, boulevard Bonne-Nouvelle, à Paris.
- BULLY JEAN-VINCENT- Vinaigre de toilette. — 67, rue Alontorgueil, à Paris. Le vinaigre de Jean-Vincent Bully, récompensé aux grandes Expositions -en France, en Angleterre et aux Etats-Unis, a seul obtenu une médaille à l’Exposition universelle de 1867. Sa supériorité sur toutes les eaux de Cologne est incontestable et la faveur dont il jouit pour tous les usages de la toilette, il la doit uniquement à ses qualités vraiment exceptionnelles.
- P HOQUET-R A Fl N, 5, avenue Victoria, Paris. Inno-vateur du délicieux parfum, Kydia en extrait, savons, huiles, poudres, pommades, eaux de toilette, etc. Cette maison est recommandée pour la fabrication et le bon marché de ses produits vendus en détail au prix du gros; tels- que : savons depuis 30 c., pommade de toutes sortes, depuis 60 c. le pot, eaux de Cologne, lavande, quinine, vinaigre de toilette, etc. 1 fr. 10 c. le flacon, en demi-litre 3 fr. 10 c. Sur demande on reçoit franco le catalogue
- COTTANCE. Parfumerie centrale. —Maisons à Paris 19, rue des Lombards et 23, rue d’Enghien. Usine modèle, 117-119, rue de Paris, à Pantin. — Réputation universelle pour la qualité, l’élégance de ses produits et la modicité de ses prix. Pommades au poids : mandarine, universelle, duchesses, fantaisies, cosmétiques; huiles parfumées. Eaux de Cologne, parfums, poudre de riz. Produits garantis sous tous les climats.
- DELABR1ERRE VINCENT parfumeur breveté.Maison fondée en 1780. Médailles aux Expositions. — Articles spéciaux exposés : Crème de lys, lait de lys, savon de crème de lys, savon des solanées, myrtillienne. Eau d’or, pommade comigéno-grou. Lotion benzoïque. Eau de
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- toilette Delabrierre. Opiat dentifrice au quinquina. Elixir dentifrice antiscorbutique. Extraits de parfums, nouveaux pour .mouchoirs. Maison de vente, 55, rue du Bac.
- GOBE IL AUGUSTE IM»'). — Objets exposés. : Eau d’Hébé pour la recoloration des cheveux et de la barbe, oxalide, teinture spéciale pour la barbe sans préparation {résultats garantis). 24, rue de Trévise, au l<u- étage.
- HUGUENIN JEUNE, (Au printemps perpétuel). Lait de son au suc d’iris, savons fins et superfins au lait de son, rizéine au lait de son et au bismuth. Savon extra-fin à la laitue et au lait de son. Ces produits sont brevetés S. G. D. G. .Crème italienne (déposée). Pommade extra-supérieure spécialement recommandée aux dames et aux enfants (seul inventeur). (Tout contrefacteur sera puni selon la loi.) Eau des boudoirs aux fleurs de Provence. — Commission. Exportation, 44, rue Montmartre. Paris.
- LECONTE (Vve) Parfumerie de Nixox.31,rue duQua-tre-Septembre. Deux médailles d’argent. Véritable eau de Ninon empêchant rides, boutons et taches. Duvet de Ninon, poudre de riz invisible. Eau dentifrice odon-talgique du docteur Leconte. Lait Mamilla?, fermeté de la peau. Sérico-sapo, savon nettoyant à neuf, flanelles, lainages et soieries. Gros et détail. Fournisseur des cours d’Autriche, de Saxe et de Serbie. Gants, éventails, bijoux haute fantaisie.
- SERGENT, successeur de Thorel.(A la couronne d'or.)
- — Parfumerie extra-fine. Produits spéciaux aux violettes do Parme, possédant le parfum naturel de la fleur. Eau de toilette, pommade, poudre de riz, cosmétiques, savons. Eau fortifiante Thorel. Hygiène de la chevelure. Crème printanière pour le teint. Pommade Palma-Christi, extrait végétal. Huile fortifiante, hygiène de la chevelure. Brillantine pour la barbe. Dépôt de l’eau de Zinobie pour la recoloration graduelle des cheveux. 17, rue de Buci.
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- CLASSE 29
- Maroquinerie
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- La classe 29, qui borde, sur la largeur, deux travées des 2e et 3e de la troisième section française), l’exposition des Colonies qui touche à la galerie du Travail, occupe cinq salons, trois d’un côté et deux de l’autre de la galerie du Mobilier.
- Lâ maroquinerie est encore une de ces industries toutes parisiennes qui ne livrent que des produits d’un goût éprouvé ; aussi que de jolies choses parmi tous ces bibelots! que de magnifiques nécessaires! que d’admirables reliures et que de ces riens charmants qui, par cela même qu’ils n’ont pas de destination absolue, n’en sont que d’un placement plus facile... comme cadeaux.
- J1 est si agréable de donner ! et là vraiment on n’a que l’embarras du choix.
- Voyez les vitrines des maisons Adt frères. — Borget. — Boutet. — Brochard. — , Carrière. — Cuisin. — Dupont. —; Gellée et Ci«. —Gellée aîné et Martin. — Giraudon. — Houry Jules. — LAMoRy. — Lignereux. — Mansuy-Dotin,— Marx. —Ridreau. — Sommer.— Veuve Duvinage (maison Alph. Giroux).
- EXPOSITIONS RECOMMANDÉES
- pUlSIN G. 114, rue du Temple. Fabrique de 'maro-L quinerie et tabletterie. Exposant classes 29, 44, 71 et 76. Petits meubles, bottés à bijoux, trousses, buvards, bourses, porte-monnaie, portefeuilles, porte-cartes, porte-cigares, sacs de dame, sacs garnis, gibecières, ceintures haute nouveauté en fantaisies. Articles en écaille, ivoire et nacre.
- T IGNEREUX- Ancienne maison Chouquet Jeune. — JL Médailles aux Expositions 1853-1667. Rue Beranger, 7. Paris. — Tabletterie et sculpture ivoire. Objets d’art, Garnitures de bureaux, cigares, briquets, porte-cartes,
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- porte-monnaie, articles de sainteté, albums photographiques, articles creusés, fantaisie pour toilette, coffrets à ouvrage.
- RIDREAU, 5, rue OberJcampf. — 1° Fabrique spéciale de sacs de dam.es, sacs de voyage, sacs-trousse (modèle déposé), gibecières, trousses de voyage, sacs d’officiers. 2° Fabrique spéciale de maroquinerie, fantaisies telles que : nécessaires à ouvrage, boîtes à bijoux, on-gliers, coffrets à odeur, séchoirs à cigares, porte-cartes, bourses, porte-monnaie et pièces de commande. -
- SOMMER J. — Pipes en écume — Aux carrières d’écume, 11, 13 et 15, passage des Princes. Grande fabrique de pipes en écume de mer, ambre et bruyère. Maison de premier ordre et de confiance, puisque tout se, fait devant vos yeux. Prix exceptionnels, en raison de la fabrication directe. Commission, exportation.
- CLASSE 30
- Fils et Tissus de coton
- La classe 30, qui a une entrée dans le vestibule d’Iéna, occupe le commencement de la cinquième travée de l’exposition française et tout le cbté de la galerie qui borde ses huit salons, elle touche per son extrémité à la classe 34 (Soie).
- Le premier saTon, en partant du vestibule, tout tendu cle rideaux blancs, est réservé aux produits ne Saint-Quentin.
- Le deuxième (exposition des fab' l 'ues de Tarare) comprend des rideaux magnifiques, brodés, soutacn s en couleur, on dirait des
- E anneaux décoratifs, voire même de véritables tableaux. Les plus eaux ont été achetés par la maison Chevreux-Aubertot, et par la maison du Bon Marché -, quant à ceux non moins beaux de la Grande Maison de Blanc, ils ont été fabriqués par la maison même.
- Le troisième contient les cotons filés de Paris et de Lille.
- Le quatrième, les rouenneries, riches de dessins, éclatantes de couleur.
- Le cinquième est réservé aux articles d’Epinal, Rouen et Remire-mont (fils et tissus).
- Le sixième appartient aux fabriques d’Amiens et de Roubaix.
- Le septième à Bar-le-Duc, Roanne, Saint-Dié.
- Le huitième et dernier contient les articles de Condé, Evreux, Mayenne, la Ferté-Macé et Fiers.
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- Les expositions les plus remarquables de cette classa
- sont celles des maisons :
- Balny et MorOt (Paris). — Basqui>-, Blériot et fils (de Saint-Quentin). — Rouillard fils et Gaillard (de Saint-Quentin). — Brun frères, fils et Denoyelle (de Paris). — Cocquel et Boulant (Amiens). — Colombier frères et fils (de Saint-Quentin). — Dreyfus et fils (de Rouen). — Lepelletier fils et Cie (Paris). — Motte-Bossut et fils (Roubaix). — Poiret frères et Neveu ^(Paris)- — Pouyer-Quertier (Rouen).— Ruffier-Leutner (Tarare). — Viarme, Frings et G'* (Paris).
- CLASSE 31
- Fils et Tissus de lin et de chanvre
- La classe 31 se trouva dans la 4e travée bordant la galerie qui lui sert à faire son exposition, sur la longueur des six salons qu’elle emploie; elle touche du côté de l’avenue Rapp au salon de décorations religieuses, et du côté du vestibule d’Iéna, au salon des articles militaires (classe 68).
- Dans les quatre premiers, on est ébloui par la plus merveilleuse collection de linge de table et de toilette qu’on puisse imaginer; les deux autres sont réservés aux éche-veaux ; il y a surtout deux nappes, véritables œuvres d’art qui ne peuvent couvrir que là table d’un prince ou celle du Grand-Hôtel.
- L'une, dans le premier salon, représente les Fées du Dessert, composition originale de Mazerolle; elle a été fabriquée par ia maison Meunier et Gie.
- L*autre (deuxième salon) est une copie, aussi grande que l’original. à&Y Aurore, le merveilleux tableau du Guide ; elle sort des ateliers do MM. Casse et fils.
- En dehors de ces deux œuvres capitales, il ne manque pas d’autres choses à remarquer dans la classe 31 ;
- Notamment les expositions des maisons :
- Ackar et Ci» (Paris). — Bertrand-Milcent (Cambrai).—
- Brémond fils (Cholet). — Grespel et fils (Lille). —
- Delattre fils (Lille). — CescAMPS, Humbert frères
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- (Lille).— Guérin et C;e (Dunkerque). — Joubert, Bon-Naire (Angers). — Ivyd frères (Dunkerque). — Leu-rent frères et sœurs (Tourcoing). - Max Richard, Caillaut et Segris (Angers). — Saint frères (Paris). — Simonnot-Godard (Paris). — Turpot (de Cholet).
- CLASSE 32
- Fils et Tissus de laine peignée
- La classe 32, qui a trois entrées : sur l’avenue Rapp, par les quatiûôme et cinquième travées de la section centrale et par la galerie qui les sépare, touche par l’autre côté à la classe 33 (Étoffes pour vêtements d’hommes).
- Elle occupe trois salons de chaque côté de la galerie longitudinale et contient tout ce qu’on peut rêver de plus fini, de plus joli en étoffes p.our robes et costumes : popelines, armures, cachemires de couleurs charmantes, mérinos de toute beauté, draperies d’hiver, châles légers, flanelles, etc., etc.
- Je n’ai pas besoin de dire que les salons sont encombrés par nos élégantes qui admirent les expositions collectives de Reims, de Roubaix, de Saint-Étienne, mais qui remarquent surtout les choix déjà faits par nos grands magasins de nouveautés, car c’est la mode de la prochaine saison.
- Citons au nombre des notables exposants de cette classe :
- Andresset et fils (Paris). — Benoit Dreyfus (Paris). — Blazy frères (Paris). — Bossuat et Gaudet (Paris). — Bouchinet (Paris). — Ghamon-Mérf.sse (Paris).— Che-nest et fils et Grangeorge (Paris). — DawantetLi-manton (Paris).— Dreyfous (Paris).—Leurent frères et sœurs (Tourcoing).— Poulain frères (Paris). — Sgrépel (Roubaix). — Valette et C«e (Paris). — Vil-leminot, Huart, Rogelet et Ci» (Reims).
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- CLASSE 33
- Fils et Tissus de laine cardée
- La classe 33 fait suite à la classe 36, c’est-à-dire qu’elle occupe comme elle une grande pièce de chaque côté de la galerie qui sépare les quatrième et cinquième travées de la section centrale, et naturellemeut aussi ladite galerie.
- Cette classe contient la plus belle collection d’étoffes pour vêtements d’hommes qu’on puisse imaginer, car les manufacturiers les plus célèbres de tous les pays ont envoyé là leurs produits.
- D’un côté, sont représentées les villes d’Elbeuf, Lou-viers, Sedan, Mazamet, Tourcoing, Paris, Beauvais pour leurs draps; Amboise, pour ses couvertures de voyage: Châteaudun, pour ses couvertures de lit; Orléans, pour ses lainages légers.
- De l’autre côté, c’est Vienne, Castres, Dieulefït, La Bastide, Lisieux, Vire, Carcassonne, Lodève et encore Sedan, Louviers et Elbeuf pour leurs nouveautés et leurs articles légers.
- Tout est intéressant là-dedans; mais pour ce qui l’est le plus, lions-nous au choix des grandes maisons de confections de Paris, qui ont surtout acheté les produits des maisons :
- Bacot et Béchet (Sedan). — Bertix (Elbeuf).— Buxel et Cerfon (Elbeuf). — Cuxix-Gridaixe et Christin (Sedan). — Daxxet (Louviers).— Dobreuil et Lalande (Paris). — Flavigxy (Elbeuf).— Fortix frères (Paris). — Lecomte frères (Sedan). — Olivier et Brüxel (Elbeuf). — Poitevin et fils (Louviers). — Trotry-La-touche frères (Paris).
- CLASSE 34
- Soies et Tissus de soie
- La classe 34, qui a trois entrées sur l’avenue Rapp, par les quatrième et cinquième travées et par la galerie
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- qui les sépare, occupa six salons, trois de chaque côté de la galerie.
- Les quatre premiers — deux de chaque côté de la galerie — sont réservés à l’exposition de la fabrique de Lyon qui produit annuellement pour 460 millions, sur lesquels les importations s’élèvent environ à 360 millions.
- Les deux autres salles sont consacrées, celle de gauche, à la fabrique de Saint-Étienne, rubans et velours, et celle de droite, aux fabricants de soie de Paris.
- Et tout cela très-intéressant, três-ricbe et très-varié de couleurs.
- Citons, parmi les vitrines les plus remarquables, celles des maisons :
- Arlès, Dufour et Gie (Lyon). — Bardon, IIitton et C‘*
- (Lyon). — Baudinot et G"8 (Lyon). — Brunet-Lecomte,
- Devilaine et Ci® (Lyon). — Ghamard et Cie Lj'on). —
- Framinet et Ci® (Lyon). — Guinard-Combier et Ci#
- (Lyon).— Henry (J. A.) (Lyon).— Jaubert, Audras et
- CL (Lyon). — Ocrer aîné et Gie (Lyon). — Yîgo et C>
- (Lyon). — Weil et Gie (Paris).
- CLASSE 35
- Châles
- La classe 35 occupe, non loin de l’exposition des Colonies, dans la quatrième et dans la cinquième travées de la 3e section française, deux petits salons séparés par une galerie longitudinale.
- On y entre du côté de la galerie du Travail par les classes 41 (Objets de campement) et 42 (Bimbeloterie) et de l’autre par les classes 38 (Habillements) et 37 (Bonneterie, lingerie).
- Cette exposition, qui ne fait pas partie de l’habillement, vraisemblablement parce qu’elle comprend des châles-tapis et des tissus dorés qu’on n’oserait faire servir à sa décoration personnelle, comme disent les notaires, est extrêmement remarquable.
- Les vitrines les plus assiégées par les dames, tou'ours
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- connaisseuses en pareilles -matières; sont celles des maisons :
- Bourgeois frères. — Briaumont et Tricon. — Chambellan. — Deschamps. — Tissier, Bourely et Cic. — Lapique et Richard. — Normand père, fils et Ghan-don. — Verdé-Delisle (Cie des Indes).
- CLASSE 36
- Dentelles, Tulles, Passementeries
- La classe 36 a trois entrées, sur la deuxième grande galerie transversale parallèle à la galerie Rapp, par les quatrième et cinquième travées centrales et par la galerie longitudinale qui les sépare ; elle conflue de l’autre côté à la classe 33 (Fils et tissus de laine cardée).
- Cette classe, qui a des attraits irrésistibles pour les dames, et qui n’est point pour cela dédaignée des messieurs, occupe un très-grand salon de chaque côté de la galerie qu’elle décore de ses vitrines chatoyantes, c’est-à-dire trois grandes pièces.
- L’une, celle qui fait l’entrée de la cinquième travée, est consacrée spécialement à la passementerie; on y voit des ornements d’église, des broderies, des tapisseries) des applications, du crochet, des travaux de dames; mais il y a des robes de cour à faire perdre la tête aux filles d’Eve les plus sages. Ce côté de la galerie est orné de la même façon.
- L’autre salon et l’autre côté de la galerie renferment les dentelles, guipures, broderies sur tulle, et là encore il y q des vitrines, à rendre bien des.femmes envieuses.
- Citons seulement celles des maisons :
- Arnaud-Socmain. — Biais aîné fils et Rondelet. — Çabin-Sajou. — Deterville. — Dognin et Cie. — Dumas (C.). — Dubus. — Francfort et Élie. — Gui-.bout et Richardière. — Lefébure frères. — Spiquel .et Cie. — Montessuy et Chomet (Lyon). — Pagny et Cie. _ Tissier, Bourely et C>e. — Vaugeois et Cie. — Yerdé-Delisle (Ci» des Indes).
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- CLASSE 37
- Bonneterie, Lingerie, Vêtements
- La classe 37, placée dans la quatrième travée de la 3e section française, et dans laquelle on entre d’un côté par la classe 35 (Châles) et de l’autre par la classe 39 (Bijouterie) fait le pendant de la classe 38 (Habillement des deux sexes) avec laquelle elle partage la galerie longitudinale qui les sépare.
- Elle se compose d’une enîilade de huit pièces, dans laquelle les objets sont classés avec beaucoup de méthode.
- Dans la premier#, en quittant les châles, sont les bas et les objets de vêtement.
- Dans la deuxième, les gants; l’exposition collective de Grenoble en est l’attrait principal.
- Dans la troisième, les boutons; les étalages y sont des œuvres d’art.
- Dans la quatrième, les éventails ; il y a là des chefs-d’œuvre.
- Dans la cinquième, .cannes, parapluies et ombrelles, parmi lesquels on remarque des merveilles d’élégance achetées par nos grands magasins de nouveautés.
- La sixième, réservée à la lingerie, contient des vitrines étourdissantes ; des peignoirs qui donneraient envie de ne jamais voir les femmes autrement qu’en déshabillé, et des jupons qui sont de vrais poèmes... et qui se vendent probablement plus cher.
- Dans la septième, on ne voit que des corsets) bretelles et jarretières.
- Et dans la huitième, chemises, cravates et fichus de dames.
- De jolies choses partout, partout aussi des dames qui les admirent, et des messieurs qui les paieront.
- Les vitrines qui ont le plus de succès sont celles des maisons :
- Alexandrine. — Antoine. — Brunschwig. — Camus et fils. — Charvet. — Claude jeune. — Dawant. — Dreyfus. — Duveeleroy. — Feldtrappe et Tharee. — Franck. —Garnot et Quirin.— Hayemainé ("Maison du Phénix). — Jouvin et C‘=, 6, boulevard des Italiens.
- __Ivees. — Klotz jeune. — Lachez-Bleuze. — Lips
- et C*e. — Longueville. — Mathieu -Hussenot (Bar-le-Duc). — Milon aîné. — Printemps (Maison du). — Rou-lina-Lemesle et frères. — Tissier, Bourely et O». —
- WOLFF.
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- Chemiserie spéciale. — Il nous serait difficile de parler du salon réservé aux chemises, sans attirer, d’une manière toute particulière, votre attention sur la Chemiserie spéciale, 102, boulevard Sébastopol, dont la vitrine se trouve à droite dans la galerie du Vêtement, en allant à la galerie du Travail; exposition simple, pratique et de bon goût. Rappelons que cette maison est la seule oü l’on puisse trouver instantanément des chemises à sa mesure, réunissant les conditions d’élégance et de bon marché.
- CLASSE 38
- Habillements des deux sexes
- La classe 38, placée dans la cinquième travée de la 3e sectiqn de l’exposition française, s’ouvre d’un côté sur la deuxième grande galerie transversale et de l’autre sur la classe 35 (Châles).
- Elle occupe 11 salons et la moitié de la galerie longitudinale qui les borde, et son aménagement est très-intelligent et très-pratique.
- Le premier ne contient que des fleurs artificielles ; mais il y en a qu’on cueillerait, tant elles sont réussies.
- Le deuxième, fleurs et plumes
- Le troisième, plumes seulement; mais de toutes les grandeurs, de toutes les couleurs et pour tous les emplois dans la toilette des dames.
- Le quatrième est le sanctuaire des robes, et il y a là-dedans des vitrines à rendre folles les lemmes les moins coquettes.
- Le cinquième renferme les vêtements pour hommes.
- Le sixième, réservé à la chapellerie pour hommes, est un musée curieux de couvre-chefs; 11 y en a de toutes les sortes, depuis le melon jusqu’au tuyau de poêle, depuis le yokohama de 13 centimes jusqu’au panama de 1.300 trancs.
- Et des gibus donc !... Il y a une vitrine où vous en verrez de toutes les couleurs, même les plus invraisemblables.
- Si la mode en venait pourtant ? .
- Le septième, coiffures pour .femmes, hélas ! il y a autant, c’est-à-dire qu’il y a plus de perruques que de chapeaux. Les chapeaux sont tous plus ravissants les uns que les autres ; les perru ques sont toutes plus luxurieuses que nature ; mais .. il y a un mais, fallait-il mélanger ces deux produits?
- Pourquoi vouloir nous prouver que les femmes achètent autant de cheveux que de chapeaux ?
- L'abord, c’est injuste... Les cheveux durent plus longtemps!
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- Les huitième, neuvième et dixième salons sont réservés à la chaussure des deux sexes.
- Dans le dernier, tout petit du reste, il y a un peu de tout, mais principalement des couronnes d’immortelles. Je ne sais pas bien ce qu’elles viennent faire dans cette classe.
- A moins cru’on ne veuille insinuer qne la couronne... d’immortelles est uu objet d’habillement pour les deux sexes. J’en accepte l’augure
- Les vitrines les plus remarquables de cette galerie sont celles des maisons
- Barge. — Bessand (maison de la Belle-Jardinière). — Bonamy et Dücher. — Bysterweld (de). — Chambon.
- — Delail. — Gharleux. — Chedvreux-Aubertot. — Gibus. — Giraud. — Godchau. — Heymann. — Jesson.
- — Jolivard-Villain et Cio (maison du Petit-Saint-Thomas). Grande médaille d’or. — Lemaignan. — Léon.
- — Loisel. — Lucy-Haquet. Marchais (Mme). — Maison du Pont-Neuf. — Meier. — Millettes (au Cyprès). — Mouillet et Marérhal. — Napoléons Cossimo. — Petit. — Pinaud et Amour. —Pommeret.
- — Printemps (Maison dû). — Rieü-Rost. — Tapis Rouge (Maison du). — Troin. — Ville-Saint-Denis (Nouveautés). — Virginie Vasseur.
- Il nous serait difficile de parler de la classe 38 sans attirer l’attention sur l’exposition des grands magasins du Petit-Saint-Thomas, seule maison exposant des costumes réellement pratiques et sérieux que toute femme de bon goût et de bon ton doit porter.
- C’est dans cette classe que la maison Delail, 46, passage Jouffroy, expose dans la grande galerie du Vêtement, à gauche, ses merveilleuses bottes de chasse et ses souliers de montagne. Cette maison, qui fait aussi les chaussures fines pour hommes et pour dames, mérite une mention toute spéciale pour le chic et la solidité de ses chaussures. Semelles à trottoir pour souliers de chasse.
- EXPOSITIONS RECOMMANDÉES
- BYSTERVELD (de), 3, faubourg Saint-Honoré. — Modes et coiffures. Rédaction du Journal des coiffeurs et Revue de la coiffure réunis. — Fournisseur de plusieurs cours étrangères. — Parures. Modes. Fleurs. •— Maison recommandée pour ses produits supérieurs.
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- CHAMBON, A., fabricant de roses copiées sur nature.
- Objets exposés : Roses. Rue Monsigny, 19, à l’angle de la rue du Quatre-Septembre.
- CHAR LEUX, L. Passage du Havre, 41. — Ouvrages artistiques en cheveux. Souvenirs, pensées et monuments allégoriques. Les travaux de la maison Cliarleux sont de véritables chefs-d’œuvre de composition; médailles et récompenses.
- HEYMANN (J). Ancienne maison Teyssier et Beymann.
- — Grand choix de bijoux les plus variés et du meilleur goût. — Tableaux et armoiries du plus haut style et d’une perfection incomparable. 4 médailles d’argent, 4 médailles de bronze. — Commission. Exportation. Surtido muy variado de alhajas de todas clases y del gùsto mas exquisito. Çuadros y blasones del eslilo mas elegante, incomparables por su perfeccion. 45, bcfhlevard Saint-Martin.
- J ESSO N. Coiffeur, parfumeur breveté. — Objets exposés : Travaux en cheveux. Pour hommes, perruques et toupets ; pour dames, coiffures, chignons, nattes de toutes dispositions, p.ostiches de fantaisie. Ornements d’écaille et autres. — Parfumerie spéciale : extrait de lys pour blanchir le teint, eau orientale et eau féerique pour la reeoloration des cheveux, Iustraline et eaux da toilette, etc. 3, rue Tronchet, Paris.
- LEMAIGNAN. — A I’Élysée. Nouveautés. Soieries.
- Robes et costumes tout faits et sur mesure. Coupe élégante, façon 'soignée. Exécution rapide, prix très-modérés. Envoi franco au-dessus de 25 francs. Ateliers, salons d’essai. 6, faubourg Saint-Honoré (près la rue Royale).
- Millettes Édouard et Cîe. Au cyprès. — Grande spécialité de deuil, maison fondée en 1843, rue de la Chaussée-d’Antin, 7, et rue Meyerbeer, 2. Hautes nouveautés exclusives en robes, confections, modes, lainages, soieries et fantaisies. Deuil et demi-deuil — La maison du Cyprès doit sa haute réputation à la bonne qualité de ses tissus et à l’irréprochable exécution des produits confectionnés dans ses vastes ateliers.
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- NAPOLEONE Cossimo,
- tailleur. (Formerly of London.) — Fournisseur breveté de S. M. l’empereur du Brésil. Habillements de cérémonie et de haute fantaisie. By spécial appoint-ment tailor to his Majesty the emperor of Brazil. Dress coats and rich fancy suits. Knights Templars’ newstyle Begalia. 29, rue du Quatre-Septembre.
- POMMER ET H. Successeur de Trîcas. — Fournisseur des fêtes de la ville. 226, rue Saint-Denis. Fabrique de fleurs Anes et arbustes pour appartements, surtout» de tables, corbeilles, suspensions, décorations en tous genres. — Commission. Exportation.
- TROIN. 61, rue de Richelieu. Paris. Vêtements de luxe pour hommes et Costumes brodés, diplomatie étrangère (création de la maison). Déjà récompensé aux Expositions universelles, Lyon, médaille d’argent: Vienne (Autriche), médaille de progrès 1er prix. Fournisseur de plusieurs cours étrangères. Sastre privilegiado.
- CLASSE 39
- Joaillerie, Bijouterie
- La classe 39, qui confine à la classe 37 (Lingerie), dans la quatrième travée de la troisième section française, touche de l’a,utre côté à la deuxième galerie transversale.
- Elle occupe trois grands salons et la galerie longitudinale qui les borde ; mais si vous êtes économe, n’allez pas là dedans avec une femme, même la vôtre, même votre belle-mère.
- Du reste, on n’y pénètre pas comme on veut ; il faut prendre son tour et ne pas trop poser devant les vitrines, d’abord, pour que la tentation ne vous prenne pas, ensuite, pour laisser à la foule, qui vous bouscule, le loisir de voir les merveilles que nos joailliers ont exposées.
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- Le premier salon, du côté de la Lingerie, est le moins dangereux il est réservé à l’Imitation, à la Bijouterie de deuil et de fantuisie.
- Le second contient la Bijouterie en or doublé, en acier et en perles d’acier.
- Mais le troisième, oh ! le troisième ! c’est là que sont les vrais dia-manis, les vraies perles, les vrais rubis, les vraies émeraudes.
- Joyaux de la famille Branicki.
- La merveille de ce salon est sans contredit la vitrine de. M. Rouvenat, oii l’on a réuni, entre autres bijoux hors ligne, un saphir extra, poids 290 carats et supportant un second saphir cabochon également aussi beau que le premier, unique dans le monde entier, pour sa pureté et couleur, entouré de diamants très-anciens, que plusieurs souverains seraient heureux de posséder; un collier de trois rangs de grosses perles toutes rondes avec beaucoup d’orient que l’on a mis plus d’un siècle à rassembler ; un rubis entouré de diamants (poids 36 carats), le plus gros et le plus beau que l’on ait pu trouver jusqu’à cejour; un diamant première eau (de 35 carats); une paire de boutons en diamants du vieux Golconde (poids, 25 carats); un bracelet composé de trois pierres exceptionnelles; un diamant rose, un diamant bleu et un diamant blanc, cette merveille mérite l’attention des connaisseurs, car on peut’ la dire unique dans le monde entier; de magnifiques perles ex-
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- ceptionnelles composées de belles poires ; pendants de cou; boutons et diamants très-anciens montés en boutons d’oreilles et pendeloques ; une parure en émeraudes et diamants, un vrai chef-d’œuvre composé de vingt-six émeraudes entourées de diamants ; ces pierres, qui ont demandé plusieurs années pour être collectionnées, sont d’une eau exceptionnelle et uniques dans leur genre ; deux parures en rubis et diamants montés avec un goût parfait ; une très-grande opale entourée de diamants très-beaux : on se demande où on a pu trouver un pareil joyau.
- Toutes ces merveilles, qui appartiennent à la famille Branicki, ont été collectionnées pour la plupart par M. le comte Xavier Branicki, chef actuel de la famille, grand connaisseur et amateur distingué qui s’est aidé du concours de M. Sobolewski, expert en diamants et pierres précieuses.
- Nota. — On vient encore d’ajouter à cette précieuse exhibition les fameux pendants d’oreilles de la reine d’Espagne, achetés 340,000 francs.
- Citons encore les vitrines des maisons :
- Vaxderheim. — Diamant taillé en forme de lanterne à gaz et monté sur un candélabre lilliputien.
- Foxtenay. — Sabre armé de brillants, brûle-parfum ciselé, coquille d’huître perlière entourée de diamants, oiseau en diamants.
- Jules Porgès. — Diamant enchâssé dans du minerai de fer (objet unique).
- Soufflot et Robert. — Bouquet de diamants pouvant se décomposer en plusieurs parures.
- Bapst. — Parure en diamants, en émeraudes et en saphirs.
- Massin. — Ceinture de diamants, dessin indien, monture en filigrane d’or et d’argent.
- Bourdier. — Collier de diamants imitant la guipure.
- Falize fils, pour les émaux cloisonnés translucides dont il a la spécialité.
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- BOURDIER TH. |yçü.Paris. — Fabricant joaillier, 8, rue delà Michcdière. Parures riches. Diamants et pierres fines montées et sur papier. Rich fancy sets voith brilliants and otherfinestones. Also unmounted stones.
- Edite schmuckwaaren mit brillianten und andera Edelsteic/ie gefasst sterne auf papier. j.
- pAILLOT PECK et GUILLEMIN frères iHcü, fabri-U cants. — Médaille. Londres 1862. 20, rue des Moulins, Paris. — Grand assortiment de parures complètes, bracelets, bagues châtelaines armoriées, fantaisie riche, objets d’art. Spécialité de corbeilles de mariage. Great assortrnent of lockets, bracelets, cameds, rings, earrings, crosses châtelaines. Speciality of Wedding jewels.
- Gran surtido de medallones, puiseras, camafeos, sortiras, aretes cruces. Especialidad de aderezos completos por matrimonio.
- ÜOUQUET-GUEUDET. Rue de la Chaussée-d’Antin, 18, JT Paris. — Maison iondée en 1825. Médaille de mérite à l’Exposition de Vienne 1873. Médaille d’argent, Exposition, Paris 1875. Joaillerie, bijouterie, orfèvrerie. Corbeilles de mariage. — Spécialité de Corail. Montures essentiellement parisiennes, présentant les plus grandes garanties de solidité et de goût. — Importation de Corail du Japon et autres provenances. Paris, Livourne, Naples, Yokohama.
- HUSSON,
- Boulevard Montmartre, 21.
- J O Al LLI ER- B IJ O UTI ER
- MAISON A PRIX FIXE
- PETIT FILS. Fabrique de Bijouterie et Joaillerie. — Diplôme de mérite, Vienne, 1873. Spécialité de fantaisies nouvelles et fantaisies riches. Assortiment d& bagues, épingles, boutons de manches, boutons de chemise, bracelets. Parures et demi-parures. 2, rue de Chabanais, 2.
- SANDOZ. GUSTAVE — Médailles et diplômes d’honneur aux expositions. — Membre du jury aux expositions des Beaux-Arts industriels, 1874 à 1876. — Objets exposés : horlogerie de précision, joaillerie et bijoux d’art. Palais-Royal, 147-148, galerie de Valois.
- La vitrine de M. Sandoz, contenant de l’horlogerie et de la bijouterie, est située dans la grande travée transversale, en face’ de la galerie du Vêtement.
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- CLASSE 40
- Armes et Ustensiles de guerre et de chassé
- La classe 40, installée à l’extrémité de la deuxième galerie de l’exposition française, occupe trois salons, dont le premier s’ouvre sur le grand vestibule, en face l’exposition des manufactures nationales (Sèvres et Gobelins).
- Ces salons, tendus de papier chamois à dessins grenat, sont meublés d’élégantes vitrines : en chêne blanc pour le 1er et le 3me, et en ébène pour celui du milieu, dans lesquelles sont exposés les produits des arquebusiers, fourbisseurs, fabricants d’armes blanches, fabricants d’ornements pour les équipements militaires, et les inventeurs de ces mille ustensiles qui deviennent de plus en plus indispensables aux chasseui'3.
- Citons, au nombre des expositions les plus remarquables, celles des maisons :
- Backf.r. — Clair (Saint-Étienne). — Faure-Lepage. — Ferdinand Claudin. — Gastixne-Renette. — Geiger. Geyelot. — Lefaucheüx. — Ravexel.
- CLASSE 41
- Objets de voyage et de Campement
- La classe 41 occupe deux emplacements : l’un, dans la cinquième travée de la troisième section française, joignant, d’un côté, l’exposition des Colonies, et de l’autre, la classe 35 (Châles).
- L’autre, immédiatement en face, mais en dehors du palais, c’est-à-dire à côté du restaurant Duval.
- Ces deux expositions, installées par M. Walker, le propriétaire si connu du Bazar du voyage, place de l’Opéra, se distinguent par leur originalité et leur bon goût. Les vitrines, toutes faites en imitation de bambou et décorées avec une entente parfaite de l’harmonie, tranchent d?une manière heureuse et attrayante à l’œil avec les installations généralement uniformes des autres classes.
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- Elles contiennent, avec tous les objets de campement et de voyage, le matériel portatif spécialement destiné aux. expéditions scientifiques, attirail de photographes, géologues, minéralogistes, naturalistes, etc., etc.
- Les vitrines les plus curieuses sont celles de MM. : Bojïnot et Cl». — Cauyin. — Ct.l'b Alpix français. — Güibal et CK— Ivleix.— Le Perdriel. — Steinmetz. — Walcker (Bazar du VoyAGE). — Vicat.
- STE1NMETZ BERNARD. Mécanicien. — Brévetô en France et en Angleterre. Maison fondée en 1842. — 2 médailles d’argent à l’Exposition de 1867. — Fermoirs pour articles de voyage, cabas de dames, en acier poli ou autres métaux, doré, argenté, nickelé, ou recouverts de peaux de toutes qualités ou couleurs; accessoires pour ornements, cadres de porte-monnaie et porte-cigares. Voir, pour l’exposition des machines-outils de la même maison, classe 61. Rue Nolre-Dame-cles-Champs, 97, Paris.
- TTICAT. — 77, rue Saint-Denis, à Paris. — Inventeur V de l’insecticide, produit qui a été récompensé à toutes les Expositions et qui détruit tous les insectes par le contact d’un seul atome de poudre au moyen de l’insufflateur Vicat.
- CLASSE 42
- Bimbeloterie
- La classe 42 est située dans la quatrième travée de la troisième section française, tout près de la galerie du Travail. On y entre, d’un cêté, par l’exposition des Colonies, de l’autre, par la classe 35 (Châles).
- Elle occupe un grand salon et la moitié de la galerie qui la sépare de la classe 41 (Objets de campement).
- Mais si vous voulez pénétrer dans ce salon et circuler dans ce bout de galerie, prenez' bien votre temps ; allez-y le matin, car c’est toujours plein, archi-plein.
- Songez donc! c’est vraiment la joie des enfants et la tranquillité des parents que cette exposition incomparable de jouets de toutes sortes, tous plus ingénieux les uns que les autres.
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Et que de bibelots ravissants, que de boîtes à musique, que de petits ménages et quelle admirable collection de poupées !
- Il faudrait n’avoir jamais eu ni enfants, ni neveux, ni nièces, ni même de filleules pour ne pas sentir les pièces de cent sous frémir dans son porte-monnaie quand on passe dans ce salon.
- Les vitrines qui retiennent le plus la foule, dans ce Paradis des enfants, sont celles des maisons :
- Bru jeune. — Caron. — Combettes (L. be). — Dehors.
- — Duvinage (maison Alp. Giroux). — Fournier. —
- Maltète et Parent. — Potier.— Perreau fils et G*p.
- Au Paradis des Enfants —• Maison Perreau, 156, rue de Rivoli, jouets, poupées et jeux de toute nature. L’exposition de M. Perreau se trouve au centre de la classe, à droite, le dos tourné à l’École Militaire. Ce qui fait la «upér'iorité de, la maison Perreau sur toutes les autres maisons de ce genre, c’est qu’elle est à la fois propriétaire de tous ses jouets et qu’elle n’expose que ses produits.
- Duvinage, f., successeur de Alp h. Giroux. — Meublés de luxe. — ’ Objets exposés : Fantaisie en ivoire cloisonné. Table-bureau, table-nécessaire, meubles élégants pour la peinture. 43, boulevard des Capucines.
- CLASSE 43 ^
- Produits des exploitations des mines et de la métallurgie
- La classe 43 s’ouvre sur le grand vestibule, sixième travée, par l’exposition du Val d’Osne, qui a au petit salon réservé à ses fontes cuivrées,par le procédé Gaudrin Mignon et Rouart.
- Elle s’étend jusque et au delà même de l’avenue Rappr où elle se complète par un petit salon.
- La classe 43 comprend huit pièces en deçà .de l’avenue Rapp et une au delà.
- Nous avons déjà parlé de la première..
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- La deuxième contient les minerais de fer, de la tôle, du zinc, de l'acier, des canons, obus, plaques de blindage.
- La troisième, fonte ouvrée, colonnes ; on y remarque une belle cheminée, copie de la célèbre cheminée du Louvre, dite de Henri IL La quatrième, exposition des hauts-fourneaux, taillanderie, essieux, outils; on y remarque une très-curieuse construction, en colonnes de fonte, qui est censée abriter une très-belle statue de la Paix (usine de Fumel).
- La cinquième est réservée presque entièrement aux fontes moulées. La sixième, fers ouvrés, ustensiles de cheminée, ferblanterie, batteries de cuisine, serrurerie, clouterie.
- La septième, plus spécialement affectée aux produits minéralogiques , contient des blocs de houille, des pierres lithographiques, du bitume minéralde France, du feldspath, des granits, des sels, etc.
- La huitième, cuivres et laitons, zinc et plomb, minerais. C’est la dernière ; quand on en sort, on se trouve, dans l'avenue Itapp, devant l’exposition de la maison Christofle, qui se continue de l’autre côté par de la galvanoplastie magnifique.
- Un lion et une lionne gigantesques, de Caïn, semblent garder l’entrée du dernier salon de la classe 43. dans lequel on trouve de la galvanoplastie, la robinetterie, les épingles de toutes sortes, les aiguilles, le paillon et les encadrements.
- Cetie classe, comme on le voit, fort intéressante, contient des expositions remarquables :
- Société anonyme du val d’Osne. — Société anonyme de Maubeuge. — Société métallurgique de Garcy et Pont-Saint-Martin. , — Les Fonderies, Forges et aciéries de Saint-Étienne. — Société métallurgique de l’Ariége. — Société des Fonderies de l’Aveyron. — Société des Forges de Champagne. — Société des Hauts-Fourneaux de Stenay. — Société des Forges de Montataire. — Société de Vizin-Aulnoy.
- — Société de Franche-Comté. — Société du Nord-Est de la France. — Société des Forges d’Audicourt. —
- — Société des Forges de Buglose. — Société des Forges du Saut-dü-Tarx: — Société des Forges eb Pontgibaüd.
- MM. Barbarin. — Bellengé-Fassbender. — Bertrand.
- — Bourgerie, Darbour et Rénaux.— Breuzin.—Car-moy. — Cazaubon. — Cherfils. — Delarue. — Duprh.
- — Gaiffe. — Gaulais. — Lhoste. — Peltier et Paillard. — Paccard et frères. — Petit- — Ratel.
- — Roux. — Soyer. — Vachette frères.
- EXPOSITIONS RECOMMANDÉES
- T5ERTRAND A- (SE!> successeur de A. Gueytox. — D Galvanoplastie artistique. — Paris, bronze'1867. Vienne, mérite 1878. —Objets exposés : Corbeille à fleurs
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Louis XIV. Baromètre Louis XVI. — Services à bière. — Coffret égyptien. — Aiguières et plats de différents styles. Glaces, coupes, vases à fleurs, boîtes à gants et à mouchoirs, pots à tabac, etc. 3, rue des Archives, S.
- B OU R GERIE, DAR BOU - et RENAUX-- Récompenses diverses aux Expositions universelles. — Manufacture d’œillets métalliques F. D. Crochets et boutons, rivure étoile et coulants acier pour chaussures. Agrafes pour jarretières et boucles pour ceintures acier et dorées. — Boucles pour bretelles. — Boutons rivets et bouclés acier et dorées pour pantalons marqués levrette. — Fournitures pour cannes et parapluies. 13, rue Grange-aux-Belles.
- CARM ''Y. — Inventeur des clous laminés à pointes de fer et de cuivre serties. — Manufacture de clous dorés, nickelés, argentés, bronzés, oxydés et acier poli. — Clous de style et de décoration. — Marque de fahriqtte : A l’étoile. 37, rue des Trois-Bornes.
- Dupré- — Inventeur de la capsule pour bouchage. — V.R. Sainte-Marie-Dupré frères, successeurs.Capsules métalliques en tous genres pour le bouchage des bouteilles, bocaux, etc., boîtes èt tubes métalliques en plomb et en étain. — Machines à fixer les capsules sur les bouteilles et bocaux. — Paris, rueMazagran 18. Voir les classes 61 et 75 pour les expositions de la même maison.
- G ALLAIS A.,. successeur de Dubrueil. — Clous dorés pour ameublement et bourrellerie. — Spécialité de clous nickelés remplaçant l’acier, clous de tenture de style et de décoration..— Marque de fabrique : Au soleil. 79, boulevard Richard-Lenoir.
- PELTIER. E. et A. PAILLARD- — Bureaux, 74, rue Montmartre, usine à Billancourt (Seine). Maisons à Périgueux et Bordeaux. Ferblanterie en tous genres. Spécialité de boîtes pour conserves de légumes. Etiquettes métalliques, jetons, etc. Impression directe sur tous métaux, boites ornées à système breveté pour beurre, sardineâ et autres substances. — Concessionnaires des machines Bliss et Williams de Broocklyn, New-York.
- RATEL. — Doreur sur métaux. Rue Saintonge 8, (au • Marais). — Dorure et argenture de toutes les époques; vernis, imitation/or de toutes nuances; nickel et joli sur tous métaux. Se charge par correspondance de la
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- remise en état de tout ce qui concerne les bronzes, marbres, porcelaines, bois, cristaux; pièces à remplacer ou à refaire. — 45 années de travail. — Maison fondée par le titulaire en 1847.
- ROUX. 1. (Stilligoutte). — Breveté en France et à l’étranger. Nouveau sjstème de bouchage donnant le liquide sans déboucher le flacon. — Stilligoutte patented in France and abroad, new System giving the liquid -without opening the bottle, applicable to perfumery’s bottles and others — Fabrique, 76, rue Saint-Maur. — S’applique à la parfumerie, eaux de fleurs d’oranger, etc
- CLASSE 44
- Produits des exploitations forestières
- La classe 44 se trouve tout près de l’avenue Rapp, dans la sixième travée de la section centrale de l’exposition française, on y entre du côté de la galerie Rapp, par le dernier salon de la classe 43 (Minéralogie), et de l’autre, par la classe 46 (Produits agricoles).
- Elle se compose de trois salons : dans le premier, sont les bois ouvrés, produits du hêtre, du chêne, du sapin et des pins de diverses essences (Kiosque en bois découpé).
- Dans le second, est le liège, représenté par deux pyramides et deux arbres entiers, les bois en grume et le bois pour plaquage.
- Dans le troisième, sont, avecles bois indigènes, la boissel-lerie, la saboterie, la vannefie et la tonnellerie, représentées d’une façon magnifique par deux foudres gigan-tes, dont l’un, le plus grand, naturellement, rappelle le fameux tonneau d’Heidelberg.
- Les expositions les plus remarquables de cette classe sont celles des maisons :
- Guisin. — Dcrassier. —Girardot.— Mougenot. — Saik-tix ET FILS.
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- CLASSE 45
- Produits de la chasse et de la pêche
- La classe 45 se trouve placée à l’entrée, dans la deuxième galerie transversale, de la sixième travée de l’exposition française, et communique avec la classe 47 (Chimie et Pharmacie).
- Elle occupe trois salons : le premier ne contenant guère que des fourrures et des plumes employées soit en paletots, manteaux, casquettes, chapeaux de dames ou utilisées en tapis et couvertures, représente les produits de la chasse.
- Le second, plus spécialement réservé aux naturalistes, et orné d'animaux empaillés, habitants plus ou moins inoffenstfs de la terre, de la mer et de l’air.
- Le troisième, qui contient des éronges. des coraux, des baleines et autres produits marins, représente la pèche.
- Il est à regretter que cette classification, très-méthodiqne et très-intelligente, n’ait pas été imitée plus souvent dans les autres expositions.
- Les vitrines les plu: remarquées de celte classe, do.tt l’intérêt pratiqua est considérable, sont celles de MM. :
- Baumblatt. — Berlioz. — Corbin. — Eloffe et C‘«. — IIerbet-Huret. — Hubert-Goupil. — Revili.on.
- CLASSE 46
- Produits agricoles non alimentaires et Matières textiles
- La classe 4fi se trouve dans la sixième travée de la section centrale française, entre la classe 44 et la classe 48.
- Elle occupe deux salons : dans l’un, sont les huiles de toutes sortes ; dans l’autre, la cire, la laine, les bois de teinture, les chanvres, les lins, la résine, la soie dans tons ses états, en graines, en cocons et en écheveaux.
- On y voit aussi de la chicorée à café, du houblon, du chardon et une très-curieuse collection de graines.
- Les expositions qui frappent le plus le regard sont celles des maisons
- Artus et C*e. — Barbé. — Darier de Rouffia et C*e
- (Marseille). — Gondolo. — Hartmann. — Hirsch. —
- Martiny fils (Marseille). — Raspail.
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- CLASSE 47
- Produits chimiques et Pharmaceutiques
- La classe 47 se trouve dans la sixième travée de la troisième section de l’exposition française, entre la classe 49 (Cuirs et Peaux) et la classe 45 (Produits de la chasse et de la pêche), tout près de la galerie des Machines.
- Elle occupe là trois grandes pièces subdivisées en une infinité de petits compartiments, par les vitrines de bois noir rehaussé d’or des exposants; mais elle a une annexe, un pavillon de dégustation placé entre la porte Rapp et le pavillon d’angle du palais; réservé spécialement aux eaux minérales et orné d’un bar, où, pour 25 centimes le verre, chaque visiteur peut s’offrir les produits de toutes les sources connues.
- C’est un succès d’autant plus grand, que les débits de rafraîchissements...., j’allais dire de consolation, manquent un peu dans l’Exposition.
- Dans l’exposition proprement dite, qui comprend, avec la plus complète collection de produits pharmaceutiques, des sels, des vernis, des savons, de la stéarine, des huiles essentielles, des essences, des minéraux, des couleurs, du caoutchouc, les vitrines les plus remarquées sont celles de MM. :
- Barrai.. — Béguin. — Bobœuf. — Bravais, le destructeur de l’anémie, si connu pour son fer dialysé. — Chassaing-Guénon et Cie. — Desnoix. — Lemaire. — Müraour frères.— L. T. Piver.— Pennés. — Ràtier et Gie. — Rigollot. — Vicat.
- VICAT. 77, rue Saint-Denis à Paris. — Inventeur de l’insecticide, ce produit qui a été récompensé à toutes les Expositions, est indispensable à tous les voyageurs pour se préserver des piqûres de tous les insectes, soit dans lës hôtels,'soit en tout autre endroit., et encore pour conserver les tissus et les lainages que l’on renferme i n de parti r.
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- CLASSE 48
- Teintures, Impressions et Apprêts
- La classe 48 termine la sixième travée de la section centrale de l’exposition française; on y accède par la deuxième galerie transversale, d’un côté ; et de l’autre, par la classe 46.
- Cette classe, qui n’occupe qu’une seule grande pièce, mais coupée çà et là par de nombreuses vitrines, contient des spécimens fort intéressants de teintures, de blanchiment d’étoffes, d’impressions et d’apprêts.
- On y remarque surtout les expositions des maisons : Bourgin et Sciiuler (Courbevoie). — Cliff et Cic. — Dai.iphard et Heilmann. — Detré. — Exposition collective de Rouen. — Grisox. — Journé. — Lebou-teux (Puteaux). — Montinot. — Thuillier et Bonne-fond. — Wallon.
- CLASSE 49
- Cuirs et Peaux
- La classe 49 se trouve non loin de la galerie du Travail, à l’extrémité de la sixième travée de la troisième section de l’exposition française ; on y entre, d’un côté, par l'exposition des Colonies, de l’autre, par la classe 47 (Produits chimiques et Pharmaceutiques).
- Elle occupe trois salons ; dans celui du milieu, en forme de rotonde, sont les cuirs vernis de toutes couleurs, dont le génie des exposants a fait des rosaces fort agréables à l’œil.
- Dans les deux autres, moins agréables à l’odorat, sont les peaux et les cuirs bruts.
- Les plus intéressantes de ces expositions, un peu spé-| ciales, sont celles des maisons :
- Berr et fils. — Blanc. — Blanchard et fils. — Boul-land. — Chevallier. — Courvoisier. — Denant. — Duchesne frères.—Leprince et Maissen.—Letailleuig — Mariotte et Laxiez. — Paillard.
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- CLASSE 50
- Matériel de l’exploitation de la métallurgie
- La classe 50 se trouve dans la galerie des Machines, à l’extrémité Est de la troisième section française; on y entre, d’un côté, par la deuxième galerie transversale, de l’autre, par la classe 56 (Filage et Corderie).
- Cette classe occupe un compartiment assez vaste de cette immense galerie des Machines, dont les classes no sont séparées que par d’étroites allées ; mais il ne lui a pas suffi, car on la retrouve encore dans les annexes, presque à l’entrée de la galerie qu’on trouve à sa gauche en entrant par la porte Rapp, entre le Matériel de télégraphie (classe 651 et l’annexe de la Mécanique générale (classe 54).
- Les machines les plus curieuses de cette classe intéressante sont celles de MM. :
- Gemram. — Haillot et Cî<l — Lippmann. — Mines d’An-
- zin.— Mines de Fives-Lille.— Mines de Terre-Noire.
- — Mines de Decazeville. — Fiat.— Puits Hottlingkr.
- — Sautter-Lemonnier et Cic.
- CLASSE 51
- Matériel pour exploitations forestières
- La classe 51 est placée à l’extrémité Est de l’annexe de la galerie des machines, que l’on trouve à sa droite en entrant dans le palais par la porte Rapp.
- On y entre d’un côté par le parc du Champ-de-Mars, non loin de la porte de Seine, et de l’autre côté, par la classe 52-^Matériel des usines agricoles).
- Cette classe, très-intéressante pour les citadins qui se font en général une idé^.plus que superficielle des travaux forestiers, occupe un espace considérable, ce qui s’explique par les proportions des scieries mécaniques et des machines de toutes sortes qui seront des surprises pour la plupart des visiteurs.
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- r Les expositions les plus remarquées sont celles de MM.: Aubry. — Beaume. — Bedin. — Blondel et fils. — Chaligny et Guyot-Sionnest. — Démoncy et Minelle. — Meunier et C'e. — Moisant. — Simonin-Blanchard.
- CLASSE 52
- Matériel des usines agricoles et des industries alimentaires
- La classe 52 se trouve en deux endroits différents : d’abord, dans la galerie des Machines (première section française', pas très-loin du pavillon d’angle du grand vestibule, — où le compartiment qu’elle occupe joint, d’un côté, la classe 53 (Arts chimiques) et de l’autre, les machines à boutons et épingles (classe 61).
- Ensuite, presque à l’entrée (du côté de la porte Rapp), de l’annexe de la galerie des machines, entre les arts chimiques (classe 53) et le matériel forestier (classe 61).
- Dans la première partie sont les machines peu encombrantes et plus spécialement machines d’intérieur; dans l’annexe se développent les machines à battre, à moissonner, celles, en un mot, qui servent plutôt à l’extérieur.
- Les machines les plus curieuses sont celles des maisons :
- Barraud. — Cail et Ci». — Champonnois. — Goquelle.
- — François. — HeRmann-Lachapelle, une célébrité
- industrielle. — Lauzanne. — Lombart et Pfender.
- — Mignon et Rouart. — Pelletier et Cie.
- CLASSE 53
- Matériel des arts chimiques
- La classe 53 a son exposition, partie dans la galerie des Machines,-partie dans l’annexe.
- Dans les machines (1™ section française), on la trouve, non loin du pavillon d’angle du vestibule, entre les machines à coudre et les machines agricoles.
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- Dans l’annexe, elle est placée tout à fait à l’entrée de la galerie, à droite de la porte Rapp et communique avec la classe 52 (usines agricoles).
- La première partie contient des machines diverses pour décortiquer les bois, en tirer des extraits, et les appareils distillatoires pour pharmaciens et autres.
- Dans la seconde sont plus spécialement les usines à gaz avec tout le matériel de la fabrication.
- On s’arrête surtout devant les expositions des maisons : Alvergxiat frères. — Biard et Cic. — Chameroy et Cie. — Deyeux et Debligny. — Fumôuze frères. —
- LAQüINTINIE. — MoRANE AIXÉ. — PlET ET Cie. — RlGOL-LOT. — SlRY, LlZARS ET Cie.
- CLASSE 54
- Appareils de la mécanique générale
- La classe 54, qui occupe presque touté la section centrale de la galerie des Machines, a une très-grande annexe dans la galerie qu’on trouve à sa gauche en entrant dans le palais par la porte Rapp.
- Ce qui ne l’empêche pas d’en avoir encore une autre dans l’exposition nautique qui se trouve quai d’Orsay, à côté de l’embarcadère des bateaux-omnibus.
- Cette classe, qui comprend toutes les machines qui n’ont pas une destination spéciale et principalement les moteurs, est d’un grand intérêt pour le visiteur qui s’arrête avec plaisir devant les expositions de MM. :
- Aubry. — Belleville. — Boudier frères.— Bourgeois.
- Cail et Cio. — Ghaligny et Guyot-Sio.nnest. — Gres-
- pin et Mar-teau. — Dulac frères. — Feray et CL 1 (Essonnes). — Fraissixet et C*e. — Guichard. — Ja-
- BLOCHKOFF ET DeXAYROUSE. — LEBLANC ET CL. — Le-
- cornu.— Lehmaxn. — Olry et Graxddemange.—Power
- (Rouen). — Rikkers. — Saixtes. — Satre et Averly.
- — Weyler et Richemoxd.
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- Bourgeois, f. louis. — Marque F. L. B. déposée. — Lubri-ficateur universel, système breveté avec addition à chute d’huile visible fonctionnant sur les machinés .de l’Exposition 1878 (classes 54, place n» 1) et 56-57, place 81). — Fournisseur de l’Etat, du service municipal des Eaux, de la Cîe parisienne du Gaz, delà Gie des Eaux et des Gaz étrangers, de la Cartoucherie de Yincennes. — 500 modèles de supports spéciaux pour lubrifier les endroits les plus dangereux, fonctionnant dans les usines ci-dessus. — 7, rue Bouret, 7, Paris, en haut de la rue Lafayette.
- CLASSE 55
- Machines-outils
- La classe 55 se trouve dans la galerie des Machines,-oh elle occupe un très-grand emplacement coupé en deux parties à peu près égales par l’avenue Rapp.
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- Elle communique d’un côté avec la classe 59 (Matériel à fabriquer le mobilier), et de l’autre avec la Mécanique générale (classe 54).
- Elle a de plus un petit compartiment dans l’annexe de la galerie des Machines qui se trouve à gauche de la porte Rapp, entre le Matériel des chemins de fer (classe 64) et la Gorderie (classe 56).
- Cette classe, qui comprend une imme»se collection d’outils et instruments de toutes sortes, est à visiter en détail, ne fût-ce que pour y voir les expositions de MM. : Ghalliot et Gratiot. — Cochard. — Gaubert. — Leblanc et Gîe. — Mathieu et Bourse. — Plat. — Ra-vasse, Génissieu, fils et G‘«. — Boutmy. — Saynt. — Tüssaud.
- CLASSE 56
- Matériel du Filage et de la Corderie
- La classe 56 est placée dans la galerie des Machines (3« section française), à la suite de la classe 50 (Métallurgie) et avant la classe 57 (Tissage).
- Elle a aussi un petit compartiment dans l’annexe de la galerie des Machines, non loin de l’extrémité de cette annexe, entre la classe 60 (Papeterie et impressions) et les Machines-outils (classe 55).
- Les Machines à filer, avec leurs bobines, dont le nombre augmente à chaque exposition, sont le succès de cette classe. La foule stationne surtout devant celles de MM. : Boucaud. — David, Étrois et G>«. — Frété et Gie. — Harding-Cocker. — JOUAX’NIN et Cie. — Matiron,
- Harding-cocker à luu (Nord). Exposant n» 195.
- — Maison fondée en 1829. Médailles aux Expositions 1844-1849-1851-1855-1862-1867. — Fabrique la plus ancienne et la plus importante de France pour peignes en tous genres pour cardages, peignages et filatures de jute, lin, laine, coton, soie, et toutes matières textiles. Broches et Pointes d’acier rondes et plates, serans, gills en fer et en cuivre. Barrettes en acier, hérissons de préparations,
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- peignes circulaires et square-motion, plaques de nappeu-ses, douves et rubans de cardes à étoupes, plaques de cardes à soie sur caoutchouc, manchons de cardes en cuir fort et à dents d’acier, etc. Compteurs de tours et vélocimètres pour contrôler les vitesses de toutes machines B. S. G. G. Même maison à Leeds (Angleterre).
- CLASSE 57
- Matériel et procédés du Tissage
- La classe 57 confine, dans la galerie des Machines (3« section), d’un côté, au filage (classe 56), et de l’autre, à la Papeterie et impressions (classe 60).
- C’est une des plus intéressantes de la galerie des Machines,— je l’entends au point de Vue des simples promeneurs,—car toute? les machines contiennent leur enseignement pour des gens un peu spéciaux; mais les machines à tisser sont plus généralement connues que les autres, et les indifférents s’y arrêtent d'autant plus volontiers qu’il en sort une chose finie, une étoffe.
- Les métiers les plus entourés sont ceux de MM.; Berchoud. — Brenier et Cio. — Carpentier et fils. —
- Daltroff. •— Harding-Coçker. — Laplante et Ci®. —
- Leprince. — Mariolle frères. — Meunier et C**. —
- Percheron. — Touillecx.
- CLASSE 58
- Matériel pour la confection des Vêtements
- La classe 58 se trouve à l’entrée de la galerie des Machines, en partant du pavillon d’angle du grand vestibule, et immédiatement après l’exposition des Phares de la maison Barbier et Fénestre.
- C’est le rendez-vous des machines à coudre, à ourler, à soutacher, à plisser, à piquer les étoffes et la cuir, mues à la main, avec le pied ou par la vapeur. Il y en a de toutes sortes.
- Parmi les plus intéressantes, citons celles des maisons : Bâcle. — Berthier et Cic. — Gérard. — Hatem. —
- Hurtu et Hautin. — Jeanseaume. — Journaux.—Lip-
- PERT. — MaUQUAT. — QUES.MiL.
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- CLASSE 59
- Matériel pour fabriquer le Mobilier
- La classe 59 occupe un compartiment de la galerie des Machines (De section française), entre la classe 61 (Machines à boutons et épingles ), et les Machines-outils (classe 55).
- Elle comprend toutes les machines utiles à l’ébéniste : tours, machines à cinter, scies à découper, emporte-pièce pour les placages et marqueteries. C’est assez curieux.
- On y remarqué surtout les expositions des maisons : Arbey. — Boürry. — Ficheux. — Gérard. — Jaubert.
- — Périn-Paniiard et Cie. — Toussaint.
- CLASSE 60
- Matériel de Papeterie et d’impression
- La classe 60 se trouve en deux endroits :
- 1» A l’extrémité Ouest de la galerie des 'Machines, ayant entrée, d’un côté, par le pavillon d^angle de la galerie du Travail, et de l’autre par la classe 57 (Tissage);
- 2° A l’extrémité de l’annexe de la galerie des Machines et ayant sortie sur le parc, en face le Restaurant français, et de l’autre côté, sur l’annexe de la classe 57 (Tissage).
- Cette exposition, — très-curieuse pour tout le monde puisque le public y voit fonctionner des presses typographiques qui impriment sous ses yeux des livres et des journaux, — a un succès exceptionnel dont il faut donner la meilleure part aux exposants :
- Albert (Sixte), pour son Laocoon, exécuté en filets typographiques. — Alauzet. — Appel. — Bodel. — Del-combre. — Marinoni. — Obermayér. — Poirier. — Ragueneau. — Trouillet, maison si connue du monde commercial pour ses timbres et numéroteurs-.
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- CLASSE 61
- Matériel pour Boutons, Plaques, Épingles, etc»
- La classe 61 occupe un compartiment de la galerie des Machines (pe section), entre la classe 59 (Matériel à fabriquer le mobilier) et le matériel des usines (classe 52).
- Parmi les machines intéressantes qu’on y voit fonctionner, les plus remarquables sont celles de MM. : Bellair. — Chertemps. — Gauchot. — IIH A'r y. — Le-deuil. — Mestre. — Met et Gic. — Repichor. — Vau-
- CAIRE.
- CLASSE 62
- Carrosserie et Charronnage
- La classe 62 se trouve dans une galerie parallèle à celle des Machines et dont le mur extérieur forme la clôture du palais du Charnp-de-Mars.
- Elle occupo ,toute la section centrale de cette galerie et la plus gran.de partie de la première section dans laquelle elle se trouve un peu mélangée avec les produits de la classe 63 (Sellerie, Bourrellerie).
- Comme je l’ai dit déjà, les murs de cette classe sont tendus des produits encombrants de la classe 21 (Tapis et tapisseries) ; ce qui n’est pas sans nuire aux voitures, dont la collection, d’ailleurs fort belle, ressortirait davantage sur un fond uni.
- Les amateurs de carrosserie et les simples curieux s’arrêtent de préférence à l’exposition des maisons : Belvallette frères, dont je vous recommande les coupés-landaus. — Birder. — Chaüroux. — Jacquier et
- Levassor. — Labourdette. — Lacouche. — V. Morel.
- — Morel-Thibacd. — Mühlbacher. — Poitrassor-
- — Rabu. — Sabor et Rerault.
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- CLASSE 63
- Bourrellerie et Sellerie
- La classe 63 partage avec la classe 62, qu’elle complète, en quelque sorte avec ses produits, la partie occidentale de la galerie parallèle à la galerie des Machines.
- On y entre (du côté de la porte Rapp) par la classe 62, et du côté du grand vestibule par la classe 58 (Machines à coudre), car cettô galerie n’a pas de sortie extérieur® par la raison qu’elle est terminée par un de ces établissements d’utilité publique dont le besoin se faisait vivement sentir à l’Exposition, et qui n’y sont pas assez nombreux.
- On y trouve en quantité considérable des équipages classiques et de fantaisie, des costumes complets pour chevaux de toutes tailles, à satisfaire tous les porte-monnaie, tous les goûts, toutes les exigences.
- Les expositions les plus remarquées de cette classe sont celles de MM. :
- Glémext et Eulriet. — Fiet. — IIamelix. — Lasne. — Nœltat. — Prud’homme. — Roduwart. _
- CLASSE 64
- Matériel des Chemins de fer
- La classe 64, — son titre l’indique suffisamment, — a besoin de beaucoup de place; aussi faut-il la chercher en trois endroits différents.
- D’abord, dans l’annexe de la galerie des Machines que l’on trouve à sa gauche en entrant par la porte Rapp, entre l’annexe de la classe 54 (Mécanique générale), et celle des Machines-outils (classe 55), puis, tout au bout du parc de l’Ecole Militaire, dans l’axe de l’exposition des Beaux-Arts, oh elle a un pavillon spécial.
- Enfin, au parc du Trocadéro, le long du quai de Billy, du côté du café du Maroc, où elle occupe trois vastes bâtiments.
- On voit là tous les systèmes nouveaux adoptés, toutes
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- les améliorations de matériel projetées par nos grandes Compagnies de chemins de fer; on y remarque aussi les expositions de MM. :
- Cail et Cie. — Capitain Geny et Cio. — Ciiaix. — Chauvin ET MARiN-D’ARBEL. — CHEVALLIER. — DeSOUCHER,
- Davril et Gic. — Harding. — Perrousset et Samuel.
- CLASSE 65
- Matériel de Télégraphie
- La classe 65 est placée à l’entrée de l’annexe de la galerie des Machines qu’on trouve à sa gaucho, en entrant par la porte Rapp, immédiatement .auprès du bâtiment réservé à l’administration.
- On y trouve toutes sortes d’engins et appareils télégraphiques, pantographiques et les appareils téléphonions de la maison Walcker. Les plus curieux sont ceux de MM. :
- Bailhache. — Breguet. — Combettes. — Denayrouse. — Gaiffe (spécialement recommandé pour ses galvanomètres, rhéostats et piles électriques). — Grenet. — Midlé.— Morse. — Pelletier. — Rattier.— Walcker (Bazar du Voyage).
- CLASSE 66
- Matériel du génie civil
- La classe 66 occupe dans le parc du Trocadéro, le long du quai de Billy, un vaste bâtiment qui fait le pendant de celui du matériel des chemins de fer.
- Encore ne suffit-il pas à contenir tous les produits et ustensiles ressortissant du génie civil; car les usines Lecouteux et Lebrun ont chacune leur exposition particulière entre cé bâtiment et la Seine, et l’on trouve, de l’autre côté du quai de Billy, longeant l’exposition de l’Algérie et celle de l’administration des Eaux et forêts, une série de kiosques et pavillons appartenant encore à la classe 66.
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- GUIDE CONTY 265
- Citons parmi les expositions intéressantes celles des maisons :
- Avril (Ch.) (Tuiles de Montchanin). — Bergeotte ; et Dauvillier. — Bonnet-Fichet et Cie. — Cail et Ci®. — Delong (Veuve et G:e). — Gérard. — Haffner. — Henry Lepaute. — Lafoy et Cottais fils. — Melzes-sard (Veuve). — Mouduit. — Paublan. — Taillan. — Thiry jeune. — Van Praag.
- C’est dans cette classe que se trouve entre deux hangars, près d’une passerelle qui communique du pare du Trocadéro dans le Génie civil, l’exposition de la grande Tuilerie Avril, de Montchanin. On y voit des tuiles, des carreaux, des briques et produits émaillés, en un mot, un échantillon de ce que fabrique cette grande maison. Production annuelle : 30 millions.
- CLASSE 67
- Matériel de Navigation et de Sauvetage
- La classe 67 se trouve le long du quai d’Orsay; partie sur la Seine, réservée aux expériences et aux embarcations qu’il faut voir à flot; et le reste dans deux vastes bâtiments qui s’étendent de chaque côté du ‘ pont d’Iéna.
- Dans celui de gauche en venant du Trocadéro, se trouvent plus spécialement les appareils et engins appartenant au sauvetage et à la navigation proprement dite.
- Dans l’autre, est l’exposition fort intéressante des Ports du commerce.
- On remarque surtout, dans ces immenses bâtiments qui occupent plus de superficie que la galerie du Travail, les expositions de MM. :
- Bazin. — Denayrouse. — Henry Lepaute et fils. — Lacomme. — Laurent père et fiLs. — Toselli.
- CLASSE 68
- Matériel et procédés de l’art militaire
- La classe 68, située presque à l’entrée, du côté du vestibule d’Iéna, de la quatrième travée, confine, d’un côté,
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- aux Armes à feu (classe 40), de l’autre, à la classe 31 ^Chanvre et Lin).
- Elle occupe un petit salon et la galerie qui le borde.
- Dans la galerie, vitrine unique mais très-intéressante. Elle comprend 13 types, grandeur naturelle, de nos marins et soldats d’infanterie et d’artillerie de marine, dans les différents costumes qu’ils portent à la mer ou dans nos colonies.
- Le salon, encombré de cuisines portatives, de cafetières immenses, de cuirasses, d’objets de campement militaire. et oü l’on voit même des tapis, est gardé par un lignard auquel « on est prié » de ne pas toucher (ce n’est qu’une poupée, encore n’est-elle exposée que pour montrer le système du Crochet de sac, pour la suspension lu fusil de M. Wohlgemith).
- Parmi les expositions curieuses de cette classe, on remarque celles des maisons :
- B iard. — Blot. — Dagan. — Gastine-Renette. — Hot-chkiss. — Ravexel. — Suzanne.
- CLASSE 69
- Céréales, produits farineux et leurs dérivés
- La classe 69 se trouve à l’entrée (du côté de l’Ecole Militaire) de la galerie de clôture du palais du Ghamp-de-Mars; mais à cause d’un établissement d’utilité publique qui le joint, on n’y entre, de ce côté, que par la galerie des Machines (classe 60), et de l’autre par les Sucres et Confiseries (classe 74).
- Cette classe, présidée par la statue de Cérès, occupe une grande pièce coupée longitudinalement en trois travées par deux rangées de vitrines des exposants, remplies d’échantillons les plus variés de froment, seigle, orge, riz, maïs, avoine, en grains et en farines.
- On y voit aussi tous les produits naturellement farineux : pommes de terre, riz, lentilles, amidon, gluten, tapioca, sagou, cassaves.
- Puis, toutes les pâtes alimentaires qu’on appelle tou-
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- jours pâtes d’Italie, telles que : semoules, vermicelles, macaronis, etc., etc.
- Les plus intéressantes de ces vitrines sont celles des maisons :
- Aubls et Baron. — Bertrin et C!e (Bordeaux). — Dar-
- BLAY JEUNE. — DüBLAIX FRÈRES. — DüRAND, FeYEUX
- et Cie. — Fouqüeau-Wilemart. — Givors et Hours
- (Lyon). — Groult. — Lapostolet. — Mauprivez.
- CLASSE 70
- Boulangerie et Pâtisserie
- La classe 70, placée dans la galerie de clôture du palais du Champ-de-Mars (section occidentale), entre la Confi- ' sérié (classe 74) et les Corps gras alimentaires (classe 71), occupe, avec un petit salon carré, le passage qui la sépare de la Confiserie.
- Cette classe, dont les produits auraient besoin d’être renouvelés tous les jours pour conserver l’aspect appétissant qui est de leur essence, se compose de toutes sortes de pains avec ou sans levain, mais de fantaisie surtout.
- On y voit aussi des échantillons des diverses pâtisseries spéciales à chaque nation — en rassis bien entendu — et une magnifique collection de pains d’épice et de gâteaux secs susceptibles de se conse rver.
- Les plus curieux spécimens de ces produits d’alimentation sont exposés par les maisons :
- Bourdon. — Conor et C<«. — Detourbe. — Foucart. —
- GuïLLOUT. — GONDOLO. — ROUZÉ. — SlGAUT. — VlLLA-
- ret (Nîmes).
- CLASSE 71
- Corps gras alimentaires, Laitage et Œufs
- La classe 71 occupe, dans la dernière galerie de l’exposition française, le salon contigu à la classe 70, d’un côté, et la classe 73, de l’autre (Légumes et Fruits).
- On y voit en quantité les huiles comestibles et les
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- graines qui servent à leur fabrication, — des œufs de toute espèce, mais qui auront besoin de se conserver si ott-ne les renouvelle pas, des beurres frais et salés.
- Enfin, dans uns vitrine spéciale, une magnifique collection de fromages de toutes tailles et de toutes provenances.
- On comprend que cette vitrine est soigneusement fermée ; car, au bout d’un certain temps, les fromages ne manqueraient pas de s’en retourner touf seuls, dans leur pays, pour échapper aux ennuis d’une captivité trop prolongée.
- A moins, toutefois, qu’on ne remplace en temps opportun ceux qui paraîtront trop visiblement atteints... de nostalgie.
- Les expositions les plus appétissantes de cette classe sont celles des maisons :
- Audemart (Nice).— Bretel (Yalognes).— Carrière (deRoquefort. — Chiris (Grasse). — Dedron. — Hardox. —
- Isxard (Grasse). — Jourdaxet et Cio. — Laxiesse. —
- Nicolas. — Tourme.
- CLASSE 72
- Viandes et Poissons
- Cette classe, dont les produits sont un peu confondus avec ceux de la classe 73 (Légumes et Fruits), qui occupe le même salon, est borpée, d’un côté, par les Corps gras (classe 71), et de l’autre par les boissons fermentées (classe 75). Elle comprend exclusivement les conserves de viandes et de poisson.
- La classe 72 est riche en viandes salées de toute nature, ou conservées par divers procédés; en tablettes da viandes et de bouillon; en volailles et en gibier — toujours conservés.
- Quant aux poissons, crustacés et coquillages, ils s’étalent là dans des quantités de boîtes toutes plus jolies les unes que les autres : sardines, thons marinés, harengs, homards, crevettes, huîtres, etc.; c’est à raviver les palais les plus blasés par l’abus des hors-d’œuvre.
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- CLASSE 73
- Légumes et Fruits
- La classe 73 étale ses produits dans le même salon que ceux de la classe 72, avec lesquels d’ailleurs ils sont appelés à vivre en tonne intelligence dans l’armoire aux conserves de la ménagère.
- On y voit, en fait de légumes frais, tous les tuberculeux, les farineux, les racines, les épices, les salades, les cu-curbitacées, etc.
- En fait de légumes secs ou conservés par divers procédés, ils y sont tous ; on y remarque cependant fort peu de haricots, probablement à cause de leur indiscrétion légendaire.
- Les fruits sont parfaitement représentés à l’état frais, secs, préparés ou conservés, soit au moyen, soit sans le secours du sucre.
- Citons parmi les expositions intéressantes de ces deux classes celles des maisons :
- Boudin. — Bignon fils. — Boggio. — Caillebotte. -
- Chevallier-Appert.— Chevet.— Daudens.— Dronnb.
- — Dumagnon. — Fourel. — Jacquier frères. — Potin (Veuve).
- CLASSE 74
- Condiments et stimulants, Sucres et produits de la Confiserie
- La classe 74 se trouve dans la |dernière galerie du palais du Champ-de-Mars (section occidentale), entre les Céréales (classe 69) et la Pâtisserie (classe 70).
- Elle comprend, d’une part, les épices, sels, poivres, cannelles, vinaigres, condiments et stimulants composés, moutardes, karis, et sauces anglaises à brûle-palais.
- Les thés, cafés, chocolats, les sucres destinés aux usages domestiques, sucre de lait, de raisin, de miel, etc., puis la confiserie, qui est représentée par des bonbons de toutes sortes, des nougats, de l'angélique, de l’anis, des
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- confitures, des gelées, des fruits confits, des fruits à l’eau-de-vie, des sirops, des liqueurs sucrées, des boissons rafraîchissantes, etc.
- Les principaux exposants de cette classe sont MM. : Bordlx. — Bornibus. — Brunet et Dulac. — Chenu (Maison du Fidèle Berger, spécialités pour baptêmes. 16, boulevard Sébastopol). — Lombart.— Menier père
- ET FILS. — PELPEL ET HARTMANN. — RaSPAIL. — RûVZÉ
- — Seugnot. — Trébucien.
- — CLASSE 75
- Boissons fermentées
- La classe 75 est placée, en faisant suite à la Confiserie (classe 74', à l’extrémité de la dernière galerie de la section occidentale de l’Exposition française.
- Cette classe, qui est une cave merveilleuse, puisqu’elle contient des échantillons de tous les produits vinicoles de notre pays, si fertile en bons vins, occupe en outre, tout à côté, et au bout de la deuxième grande galerie transversale, un pavillon réservé à' la dégustation des vins.
- Les trois salons et le couloir qu’elle garnit de ses vitrines ne sont pas exclusivement réservés aux vins rouges et blancs, jeunes et vieux, cuits ou mousseux, on y voit aussi les cidres et poirés qui sont l’orgueil de la Normandie, les bières et toutes les boissons fermentées tirées des sèves végétales, du lait et des matières sucrées de toute nature.
- Et naturellement, les eaux-de-vie et alcools. Iss boissons spiritueuses comme genièvre, rhum, tafia, kirsch, etc.
- Les expositions les plus remarquables de cette classe, qui compte près d’un millier d’exposants, sont celles de
- MM. :
- Barrère (Bordeaux). — Boutrac (de) Bordeaux. — Bou-dauldt (Bergerac). — Bourgogne (Pommard). — Catalan (Montpellier). — Clément (Frontignan). — Cliquot (Reims). — Despoigne (à la Côte-Fleurie). — Déroché frères. — Douysset (Montpellier). — Dürozier (Co-
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- gnac). — Échasseriaux (à la Rochelle). — Eckel et Taffel (Épernay). — Foxtagxy (Dijon). — Greffier (Beaune).—Kogk et C;e (Bordeaux).— Lafourcade (Bordeaux).— Larrieu (Haut-Brion).— Lavirotte (Beaune).
- — Lestapis (Bordeaux). — Leyac (Margaux).— Mariol (Bordeaux). — Marot et fils (Bordeaux). — Masse? (Montpellier). — Moret (Avize). — Moraux (Cambrai).
- — Périer (Châlons-sur-Marne).— Piolay (Libourne). — Rœderer (Reims). — Sazerac de Forges (Angoulême).
- — Vitrac (Libourne).
- Maison Déroché frères. — La maison Déroché, qui expose «'lasse 75, a aussi un comptoir au Pavillon de dégustation. Profitez donc de votre passage à l’Exposition pour déguster les excellents vins que vous offre cette maison essentiellement de confiance, 13, rue Rossini.
- Le huitième groupe, consacré à l’Agriculture et à la
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- Pisciculture, comprend neuf classes, dont trois seulement ont une installation fixe. Ce sont :
- Classe 76. — Spécimens d’exploitations rurales. — Classe 83. — Insectes utiles et nuisibles. — Classe 84. — Poissons, Crustacés et Mollusques.
- CLASSE 76
- Spécimens d’exploitations rurales et d'usines agricoles
- Cette classe est installée sur le quai d’Orsay, dans quatre immenses hangars, construits, deux de chaque côté de la brasserie Fanta, et du kiosque à musique qui lui fait face.
- Elle comprend : des types de bâtiments ruraux, d’écuries, d’étables, de bergeries, de porcheries et d’établissements propres à l’élevage et, à l’engraissement des animaux.
- Des machines agricoles en mouvement, charrues à vapeur, moissonneuses-faucheuses, faucheuses, batteuses, etc., et différents modèles d’usines agricoles, distilleries, sucreries, raffineries, brasseries, féculerie, minoterie, magnanerie, pressoirs pour le vin, pour le cidre et pour les huiles.
- Inutile de dire qu’il y a, dans cette classe, des expositions fort considérables et très-intéressantes.
- C’est dans cette classe que se trouvent exposés :
- 1« La Baratte Perreau dite Baratte expéditive, avec laquelle on peut faire du Beurre à la minute; 2° Le Trait-vache qui permet à un enfant de traire les vaches mieux et plus vite que ne le ferait le vacher le plus exercé. — Maison de vente et fabrique,- 156, rue de Rivoli, Paris. -- Expériences tous les jeudis, à 10 heures du matin.
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- OUIDE GONTY
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- CLASSES 77, 78, 79, 80, 8 I & 82
- sur l’Esplanade des Invalides
- 77. Chevaux, Anes, Mulets. — 78. Bœufs, Buffles. — 79. Moutons, Chèvres. — 80. Porcs, Lapins, etc. — 81. Oiseaux de basse-cour. —82. Chiens.
- Le concours des races chevalines n’aura lieu qu’en septembre.
- CLASSE 83
- Insectes utiles et insectes nuisibles
- La classe 83 fait partie de l’exposition des animaux vivants, qui occupe, sur l’esplanade des Invalides, un espace de quatorze mille mètres carrés environ. Elle se trouve (parc du Trocadéro), à côté de l’exposition des Eaux et forêts:
- Ellp'comprend, en fait d’insectes utiles, les abeilles, les vers à soie, les bombyx de toute espèce et les cochenilles, et tout le matériel de l’élevage et de la conservation des abeilles et des vers à soie.
- Eu fait d’insectes nuisibles, ce qu’il y a d’intéressant, ce n’est pas l’animal par lui-même, mais bien la série des moyens qu’on a trouvés pour leur destruction.
- EXPOSITIONS RECOMMANDÉES
- PETIT. — Aux montagnes des Pyrénées. — Spécialité d’hydromel et de miel en pots et en rayons. — 30 médailles or, argent et bronze. Epiceries et comestibles de premier choix. — 79, rue du Faubourg-Saint-Honoré, au coin de la rue Matignon.
- T/TCAT- — 77, rue Saint-Denis, à Paris. — Inventeur de V l’Insecticide, produit qui a été récompensé à toutes les Expositions et qui détruit tous les insectes par le contact d’un seul atome de poudre, au moyen de l’insuf-flateur Vicat.
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- L’EXPOSITION EN POCHE
- CLASSE 84
- Poissons, Crustacés et Mollusques
- La classe 84 est aussi partie intégrante de l’exposition des animaux vivants .de l’esplanade des Invalides, mais elle a deux annexes sérieuses et très-intéressantes.
- L’Aquarium d’eau de mer placé dans le'parc du Champ-de-Mars, non loin de la Seine,
- Et l’Aquarium d’eau douce installé dans le jardin du Trocadéro," entre l’exposition des Eaux et forêts et le pavillon d’angle (sud) du palais.
- CLASSES 85, 86, 87, 88, 89 & 90
- Horticulture
- Le neuvième groupe, consacré à l’horticulture, se compose de six classes.
- 85. Serres et matériel de l’horticulture. — 86. Fleurs et plantes d’ornement. — 87. Plantes potagères. — 88. Fruits et arbres fruitiers.— 89. Graines et plantes d’essences forestières. —"90. Plantes de, serres.
- Cette exposition est fort intéressante; malheureusement il faut la chercher un peu partout; car elle concourt directement à l’ornement des parcs, et il n’est pas un parterre, pas un arbuste, pas même une pelouse qui n’en fasse partie.
- Les serres elles-mêmes sont disséminées, et on en a placé partout où il s’est trouvé un peu d’espace, dans les jardins du Champ-de-Mars et du Trocadéro; on les trouva cependant en quantité plus considérable le long du quai d’Orsay, de chaque côté du pont d’Iéna.
- Au nombre des industriels de cette classe qui ont exposé tant d’ouvrages artistiques et d’élégantes serres, citons en première ligne la maison Soyer et Cie (serrurerie d’art), 121, rue Lafayette, dont nous avons eu l’occasion de vous parler trois fois dans ce volume, et la maison Ozanne, rue Marqfoy, 7, si connue pour ses grilles et serres artistiques.
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- CONCERTS ET FÊTES DU TROCADÉRO
- EN AOUT
- 2 août Séance de musique.à 2,h. Salle des Conférence.
- 4 — Concert avec orchestre et chœurs à 2 h. Salle des Fêtes.
- 6 — Séance d’orgue......à3h. —
- 9 — Séance de musique.....à 2 h. Salle des Conférences.
- 13 — Séance d’orgue........à3 h. Salle des Fêtes.
- •16 — Séance de musique...,.à 2 h. Salle des Conférences.
- 20 — Séance d’orgue........à3 h. Salle des Fêtes.
- 22 — Concert avec orchestre et chœurs à 2 h. —
- 23 — Séance de musique.....à2 h. Salle des Conférences.
- 24 — Séance d’orgue........à 3 h. Salle des Fêles.
- 28 — Séance d’orgue........à 3 h. Salle des Fêtes.
- 30 — Séance de musique........à2h. Salle des Conférences
- CONCERTS ET FÊTES DU TROGADÉRO
- EN SEPTEMBRE
- 1er sept. Concert avec orchestre et chœurs à 2 h. Salle des Fêtes.
- 3 — Séance d’orgue..................à 3 h. —
- 6 — Séance de musique....... à 2 h. Salle des Conférences.
- 10 — Séance d’orgue.......... à 3 ti. Salle des Fêtes.
- 12 — Séance d’orgue...............à 3 h —
- 13 — Séance de musique............à 2 h. Salle des Conférences.
- 18 — Séance d’orgue...............à 3 h. Salle des Fêtes.
- 19 — Concert avec orchestre et chœur* à 3 h —
- 20 — Séance de musique...........à 2 h. Salle des Conférences
- 24 — Séance d’orgue......... à 3 h. Salle des Fêtes.
- 28 — Séance d’orgue...........Y.'...à 3 h. —
- CONCERTS ET FÊTES DU TROGADERO
- EN OCTOBRE
- leroct. Séance d’orgue.................à 3 h. Salle des Fête*.
- 5 — Séanee d’orgue.................à 3 h. —
- 8 — Séance d’orgue. .............. à 3 h. —
- 10 — Concert avec orchestre et choeurs à 2 h. —
- PRIX DES PLACES (SALLE DES FÊTES)
- Prix des places en location et au bureau :
- Loges.!........... 4 francs.
- Parquet........... 3 —
- Amphithéâtre...... 2 — t
- Tribunes.......... 1 —
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- Exposition de 1878. — Section Suisse.
- Kiosque de dégustation du Maggen -Bitter de M. Dennler d’Interlaken.
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- HOTELS ET RESTAURANTS
- RECOMMANDÉS
- HOTEL DU BRÉSIL. 16, rue du Heldér. — Maison de bonne tenue et recommandée pour son activité et ses soins intelligents. Chambres depuis 3, 4, 5, 6, 7, 8, 10 fr. et au-dessus. Bon restaurant à prix fixe et à la carte dans l’hôtel.
- GRAND HOTÊL DES CAPUCINES. 37, boulevard des Capucines. — Position unique sur le boulevard, entre la Madeleine et le grand Opéra. — Maison de premier ordre comme installation et confortable. Table d’hôte à 6 heures. Chambres depuis 3 fr. 50,- bougie 1 fr. Service de famille. Cuisine soignée et bonne cave.
- HOTEL DE PARIS 72, boulevard de Strasbourg, — Agrandi ét entièrement remis à neuf. Bon confortable et méritant d’être recommandé pour ses attentions et prévenances. Un excellent restaurant à la carte et à prix fixe se trouve dans l’hôtel. Prix modérés. Bonne table.
- Grand restaurant de France. — Boulevard
- Poissonnière, 9. Ancienne maison Guillot. Blandix successeur. — Restaurant de premier ordre connu pour son excellente cuisine et sa carte toujours variée. Cave parfaite. Cette maison fréquentée par les notables commerçants du quartier du Sentier et les acheteurs anglais et américains est toujours restée à la hauteur de sa réputation, C. P. Prix relativement modérés .
- Restaurant anglo-américain. — Boulevard
- des Capueines, 39, la Maison d’or des Anglais et des Américains. — Maison hors ligne et qui s’est toujours respectée.
- Foyot. — Lesserteur propriétaire, rue de Tournon, 33, près du Luxembourg. — Maison de premier ordre, connue pour son excellente cuisine et ses vins corsés. La maison Foyot nouvellement agrandie et restée à la hauteur de sa réputation, est le rendez-vous de la fine fleur des fils de famille qui aiment la vraie cuisine. — Vins recommandés.
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- L’EXPOSITION EX POCHE
- Restaurant et hôtel de la tour-d’ar-
- GENT. - Quai de la Tournelle, en face le pont de Ja Tournelle. — Le rendez-vous des gros bonnets de l’Entrep&t qui aiment à savourer les écrevisses bordelaises et les soles normandes arrosé.es de Corton- et de Pommard.
- GARE DE LYON. — Buffet de la gare. — Établissement des mieux installés, attenant à la gare même, ce qui est très-commode quand on veut dîner en attendant le* départ; prix des restaurants de 1« classe, c’est-à-dire plats variant entre 1 fr. 50 et 2 francs.
- MAISONS RECOMMANDÉES *
- Ameublements. —pierre rib.ullier et naulot
- (gendre). — Fabrique de meubles sculptés riches et simples. Maison connue pour sa bonne fabrication et la plus ancienne dans les meubles sculptés, chêne, noyer, bois noir, objets d’art, etc. Boulevard Beaumarchais, 94. Fabrique et magasin rue Amelot, 74, 76 et 83.
- CORSETS. — Mmes de Vertus sœurs, 12, rue Auber, au 1er. — Sans contredit. la première maison et la seule que nous vous recommandions pour les modes actuelles, la ceinture régente cuirasse et le corset Anne d’Autriche. Clientèle d’élite. Rappelons que Mm«s de Vertus sœurs sont brevetées pour leur célèbre ceinture régente si connue de nos élégantes. Nous ne saurions trop recommander de se méfier des contrefaçons.
- DENTISTE. — Docteur Rossi , Hartwict. 390, rue Saint-Honoré. — Cabinet recommandé et recommandable sous tous les rapports. Soins de la bouche, guérison des dents malades et surtout spécialité de dents et dèn-tiers. Main sûre, légère et expérimentée. Prix consciencieux et pas de charlatanisme. Très-recommandé.
- Modes. - Julia Duchaillu, suecessur de l'aime Graux. — 31, boulevard des Italiens, au 1er, au coin de la rue de la Michodière. Paris. English spoken. Maison connue pour l’élégance de ses modèles et le bon goût de ses compositions.
- Aux dames qui voudront faire l’achat d’une élégante ombrelle, nous recommandons d’une manière toute spéciale la maison Dupuy, rue de la Paix, n» 8.
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- MAISON SACHET
- Tailleur
- 5, place de la Bourse et 21, rue de la Banque
- Maison spécialement recommandée aux étrangers pour sa coupe élégante et son chic tout parisien.
- Se habla Espanol.
- NUMÉROTEURS-TROUILLET
- Groupe VI, classe 60, au bout de l’avenue de gauche de la galerie des Machines
- MACHINES
- à numéroter les actions
- et les billets DE CHEMINS DB FBR
- BORNES
- à dater les tickets
- Calendriers
- OD
- TIMBRES et GRIFFES
- a dates perpétuelles
- TIMBRES
- EN
- caoutchouc vulcanisé
- INALTÉRABLE
- PERFOREUSES
- POÜR RENDRE IN FALSIFIABLES LRS
- Chèques, traites,
- MANDATS ET EFFETS,
- en découpant
- LEUR MONTANT A jour DANS LE PAPIER
- Aug. TROUILLET, léuûeiea, 112, bouleiard Sébastopol
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- L’EXPOSITION EN PCCHE
- CURIOSITÉS DE PARIS
- OU CE QUE DOIT VOIR TOUT ÉTRANGER VENANT A PARIS A L’OCCASION DE L’EXPOSITION
- Nota. — Le premier soin de l’étranger, en arrivant à Paris, est de se procurer notre Guide-pratique, Paris en poche, avec lequel on peut voir Paris et ses environs en Iiuit jours. - .
- Grand Opéra. — Assister au moins une fois à une représentation du grand Opéra. Rien ne peut donner une idée et de la richesse intérieure du monument et du talent des interprètes. L’Opéra français est la première scène du monde.
- On trouve des billets à l’Office des Théâtres, la, boulevard des Italiens, de 9 h. du matin à 9 h. du soir.
- Nota. — On peut visiter, le jour, l’intérieur de l’Opéra, en demandant des billets à la direction.
- Théâtre-Français. — Place du Palais-Royal, à l’angle de l’avenue de l’Opéra. Ce théâtre, berceau de tous les chefs-d’œuvre de la saine littérature , donne toujours d’excellentes pièces du répertoire. Artistes hors ligne. C’est là où vous pourrez juger et apprécier le goût et l’esprit réellement français.
- Théâtre de la Porte St-Martin. —Le Tour du Monde> féerie plusieurs fois centenaire, à la fois instructive et amusante et que tout le monde peut voir. Décors splendides, jolies femmes, nouvelle cage aux lions, rien n’a été
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- CtUIDE.COXTT 28»
- ménagé, par les intelligents directeurs de ce théâtre. Allez donc voir le Toük du Mo>de.
- Hippodrome. — Pont de l’Alma, près de l’Exposition, tous les jours, représentation à 3 h. 1/2, et le soir, avec-lumière électrique, à 8 h. 1/2. L’Hippodrome, avec les attraits de son programme et sa toiture roulante, est aujourd’hui une des curiosités de Paris.
- Habille. — Avenue Montaigne, près du rond-point des Champs-Élysées. Tous les soirs, à 8 heures, soirées dansantes. Types de nos Parisiennes à voir et à étudier sur place; très-curieux. Ce n’est pas comme il faut, mais c’est très-rigolo.
- •Jardin D’Acclimatation. — Ouvert tous les jours. Concert le jeudi et le dimanche. Le jardin, transformé aujourd’hui par l’intelligent directeur, n’est pas seulement une ravissante promenade, mais une exhibition des plus intéressantes de types de toute espèce.
- Panorama. — Champs-Élysées (Siège de Paris), merveilleux comme ensemble et comme vérité.
- Bidel. — Avenue de Mbrny, près de l’Exposition. La première ménagerie du monde, avec scènes à sensation par le grand Bidel, qui, un de ces jours, sera mangé.
- Ballon des Tuileries. — Devant les ruines des Tuileries. Entrée place du Carrousel. Ce ballon monstre, qui a coûté 800,000 fr. et qui cube 25,000 mètres, est une des curiosités de Paris. L’ascension, à 000 mètres, coûte 20 fr. Le droit d’entrée dans la cour des Tuileries, pour le voir de près, 1 fr. Café et musique autour du ballon.
- Voyez donc toutes ces curiosités, et dites avec nous ;
- Paris est décidément une ville merveilleuse.
- Abonnements de 40 francs: à partir du pr août, le prix de l’abonnement à l’Exposition pour toute la fin de la saison, est réduit à 40 francs.
- Pour les conditions et les formalités de délivrance des cartes, qui restent les mêmes, voir page 9.
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- COLLECTION
- DES
- GUIDES - CONTY
- 4, BOULEVARD DES ITALIENS, 4
- Paris en poche............... 2 50
- Plaisirs de Paris. ... ...... 2 50
- Côtes de Normandie........... 2 50
- Côtes de Bretagne............ 250
- La Belgique circulaire....... 2 50
- La Belgique en poche......... 2 50
- La Hollande en poche......... 2 50
- Alsace et Vosges............. 2 50
- Suisse circulaire. .......... 2 50
- Suisse et Bade............... 2 50
- Bords du Rhin................ 2 50
- Les Musées illustrés......... 2 »
- Environs de Paris............ 2 »
- Trouville en poche........... 2 »
- Le Havre en- poche........... 2 »
- Une lune de miel à Spa.......* 2 »
- Bruxelles en poche........... 2 »
- Pour recevoir les Guides - Conty, il suffit d’en adresser franco la valeur en timbres-poste à M. de Conty
- 4, Boulevard des Italiens, 4
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- CHANSON
- DES
- GUIDES CONTY
- Air : Vieux habits, vieux galons.
- Sur un air vieux comme le monde Il convient, partout, qu’à la ronde,
- Chaque matin,
- Le Guide en main, (bis)
- Tout bon voyageur émérite Chante la vogue sans limite De ce Mentor, gai colibri,
- Qui s’appelle Conty. . (bis)
- Ne voyagez pas sans le Guide.
- Sous le charme de son fluide,
- Ne craignez pas,
- Dans l’embarras, (bis)
- Au-dessus du sot ridicule,
- De le feuilleter sans scrupule Pour dire : Je m’en suis sorti
- Grâce au Guide Conty 1 (bis)
- Si par hasard, à la frontière,
- Un brigadier, d’humeur altière,
- Vous gendarmait,
- Et demandait • (bis)
- Votre passeport, ô touriste !
- Montrez-lui vite, s’il insiste,
- Pour le voir tomber aplati,
- Votre Guide Conty. (bis)
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- Aspect des gares de chemins de fer depuis la mise en vente du Guide Co>ty : l’Exposition en Poche.
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- GUIDE COXTY
- 28
- Redoutez-vous les étrivières Des cocottes aventurières,
- Discrètement
- Et prudemment, (bis)
- Lisez le Guide entre les lignes,
- Et si, grappillant dans les vignes,
- Vous vous en trouviez mai loti, N’accusez pas Contj. (bis)
- Roger Boxtejips.
- COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX MAITRES D’HOTEL
- Comment, pour quinze jours une note aussi longue ? Que voulez-vous, l’Exposition est si courte?
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-
- INDEX GENERAL
- 75
- 5
- 25
- 10
- 30
- 27
- 172
- 145
- 15
- lrcJournée. — Promenade de reconnaissance. . . 39
- 2e Journée. — Beaux-Arts.......................... 69
- 3e Journée. — Exposition française.......... 93
- 4e Journée. — Exposition étrangère..........107
- 5« Journée. — Parc du Trocadéro, art rétrospectif,
- portraits historiques..........................145
- ge Journée. — Galerie des machines...........171
- 7? Journée. — Exposition agricole et annexes des machines.........................................195
- Exposition française............................ 201
- Exposition étrangère............................. 107
- Beaux-Arts........................................ 69
- Comment on doit visiter l’exposition
- Conseils pratiques. . . ..........
- Deux mots sur l’exposition........
- Moyens de- transport..............
- Palais du champ-de-mars. ......
- Palais du trocadéro...............
- Parc du champ-de-mars.............
- Parc du trocadéro.................
- Renseignements.................. •
- Restaurants.......................
- Pour la Table des matièrest voir la 'fin du volume
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- NE VOYAGEZ JAMAIS SANS LES GUIDES CONTY.
- LE CABINET DES GUIDES CONTY ,4, BOULEVARD DES ITALIENS, PARIS.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE
- PUBLICATIONS DE NI. DE CONTY
- Paris en poche (8e édition)........ 2 50
- L'Exposition en poche, guide pratique et illustré à l’Exposition universelle; ce guide, divisé par journées et illustré de nombreux plans, conduit le voyageur comme par la main dans toutes les parties de l’Exposition. 3 »
- Le même, broché.................... 2 50
- La clé de l’Exposition, plan pratique avec nomenclature du Palais du Trocadéro, des parcs et du Palais du
- Cbamps-de-Mars...................... 2 »
- Paris-pratique (Paris en 1878), d’après une photographie du plan officiel de
- la ville (breveté)................ 2 50
- La clé de Paris, nouveau plan arc-en-
- ciel ( breveté ). . ............ 2 50
- Paris en relief, splendide carte avec les monuments en relief et les itinéraires des tramways et bateaux. . . 1 50
- L’Exposition Tom Pouce (édition
- lilliputienne)..................y 1
- La guerre aux types, édition lilliputienne illustrée, 128 pages........... 1 »
- Pour recevoir les Guides - Conty, il suffit d’en adresser franco la valeur en timbres-poste à M. de Conty
- 4, Boulevard des Italiens, 4
- NE VENEZ PAS A L’EXPOSITION
- SANS LES GU IDES-CONTY
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- COLLECTION
- DES
- GUIDES - CONTY
- 4, BOULEVARD DES ITALIENS, 4
- Paris en poche............. 2 50
- Plaisirs de Paris.......... . 2 50
- Côtes de Normandie......... . 2 50
- Côtes de Bretagne ; ......... 2 50
- La Belgique circulaire........ 2 50
- La Belgique en poche. ....... 2 50
- La Hollande en poche.......... 2 50
- Alsace et Vosges. ............ 2 50
- Suisse circulaire............. 2 50
- Suisse et Bade................ 2 50
- Bords du Rhin................ 2 50
- Les Musées illustrés. ........ 2 »
- Environs de Paris. ......... 2 »
- Trouville en poche............ 2 »
- Le Havre en poche............ 2 »
- Une lune de miel à Spa....• 2 »
- Bruxelles en poche........... 2 »
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- Ce que peut un ïûvre !
- Aspect des gares de chemins de fer depuis la mise en vente du GUIDE CONTY : L'Exposition en Poche.
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- TABLE
- PRATIQUE ET ALPHABÉTIQUE
- DES MATIÈRES
- «»
- e
- 17
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-
-
- Que les écorcheurs et carottiers tremblent.
- Après l’Exposition universelle
- Malheureux, qu’as-tu fait de mon voyageur?
- Le Guide Conty poursuivant les maîtres d’hôtel qui ont écorché les étrangers pendant l’Exposition.
- Que les braves et honnêtes gens se rassurent.
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-
-
- A
- Abonnements. — (Les abonnements coûtent aujourd’hui 40 francs.
- Pour les formalités,
- voir page.......... 9
- Administration , porte
- Rapp,............... 20
- Abyssinie (parc du Tro-
- cadéro)............. 148
- Agricole ( exposition ),
- classe 76........... 195
- Agriculture, classe 76. 272 Algérie (pavillon de 1’), parc du Trocadéro.. 158
- Alcools, classe 75..... 270
- Allemagne (Beaux-
- Arts)................ 91
- Alsaciens-Lorrains.... 159 Ambulances ( parc du Champ-de-Mars).... 68
- Parc de l’Ecole Milit.. 191
- Amérique centrale
- et méridionale..... 136
- Andorre................ 141
- Annam.................. 138
- Angleterre :
- Façade typique...... 110
- Exposition industr... 110
- Beaux-Arts............. 72
- Animaux ( esplanade
- des Invalides)..... 273
- Annexes étrangères... 184 Annexes françaises.... 195 Anthropologie (parc eu
- • Trocadéro)............ 151
- Appareils de mécanique, classe 54........ 257
- Appei (exposition).... 208
- Apprêts d’étoffes, classe
- 48................. 254
- Aquariums :
- D’eau douce........... 160
- D’eau de mer.......... 196
- Architecture ( modèles
- d’), classe 4......... 204
- Musée de l’architecture 165 Argentine (république) - 137 Armes portatives ,
- classe 40............. 246
- Art militaire (matériel),
- classe 68............. 265
- Arts chimiques, cl, 53. 256
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-
-
- 292
- L’EXPOSITION EN POCHE
- Arts libéraux........
- Arts rétrospectifs (palais du Trocadéro) :. Section française.. . Section étrangère...
- Ascenseur............
- Assistance publique, classe 14 :
- Pavillon annexe....
- Pavillon de la Ville
- de Paris...........
- Australie (section anglaise ).............
- Pyramide.............
- Pavillon du Champ-de-
- Mars...............
- Autriche-Hongrie.....
- Autriche :
- Façade typique.....
- Exposition industr.. Beaux-Arts.........
- B
- Ballon monstre.......
- Baccarat (exposit. de).
- Bateaux - omnibus....
- Bazars :
- Algériens..........
- Marocains..........
- Tunisiens..........
- BEAUX-ARTS...........
- Beauvais (tapisserie de)
- Belgique :
- Façade typique.....
- Exposition industr...
- Beaux-Arts.........
- Restaurant belge.... Exposition rétrospective...............
- Belle Jardinière (exposition de la) -cia s. 38. Belvallette (exposition). Bijouterie, classe 39.. Bimbeloterie, C. 42...
- Blanchiment, classe 48. 254 Teintures et apprêts. 254 Boissons fermentées,
- classe 75........... 270
- Boîtes aux lettres \voir
- plan général).......... 21
- Bonneterie, classe 37. 238 Boulangerie, classe 70. 267
- Bouillon Duval......... 17
- Bourrellerie, clas. 63. 263 Branicki ( exposition ),
- classe 54............ 243
- Broderies, classe 36.... 237 Bronzes d’art, C. 25.. 223
- Buffets................ 18
- Buffet de la gare, recommandé............... 19
- C
- CABINETS Inodores, prix, 0,25, sont indiqués sur notre plan par des points
- noirs................. 19
- Café- glacier Rey.... 18
- Campement (objets de),
- classe 41............ 246
- Canada (exposition du). 113 Trophée au vestibule. 38 Carillon (parc de l’Ecole Militaire).... 190 Carrosserie, clas. 62.. 262 Cascade (parc du Trocadéro ).............. 29
- Catalogue............. 22
- Céramique, classe 20 : 218 Pavillon de la Céramique................ 157
- Pavillon de l’Ecole
- Militaire........ 191
- Céréales, classe 69... 266
- Châles, classe 35.... 236
- CHAMP-DE-MARS (Palais et Parc) .... 30
- Champ d’expériences de Vincennes(agricült.). 152
- 202
- 167
- 168
- 46
- 213
- 191
- 81
- 112
- 38
- 67
- 126
- 126
- 127
- 85
- 283
- 101
- 13
- 159
- 156
- 155
- 69
- 35
- 133
- 133
- 87
- 16
- 168
- 98
- 199
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- 247
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-
-
- GUIDE CONTY 293
- Chanvre, cl. 31...233:
- Charlemagne (statue de) 36 Charronnage, classe
- Chasse (armes de),
- classe 40............ 246
- Chasse (produits de),
- classe 45............. 252
- Chauffage (matériel), classe 27 . ( Annexe parc du Champ -de-
- Mar-s)............ 175
- Chemins de fer (matériel des), classe 64. (Annexe parc de l’Ecole Militaire)....... 192
- Chemiserie spéciale (exposition)............. 239
- Chevaux; classe 77....... 273
- Chimie (produits),classe 47................... 253
- Chine.
- Façade typique........... 124
- Exposition industrielle 124 Parc du Trocadero (pavillon).................. 150
- Musée chinois rétrospectif............... 167
- Cidres, classe 75. (Dégustation , tonneau
- de)................... 196
- Cloches (pavillon des).. 190 Colonies françaises (exposition). A l’extrémité de l’exposition française, près de la galerie du Travail).. 99 Pavillon de dégustation 270 Serres des colonies.,.. 192 Comment on peut se rendre à l’Exposition 10 Comment on peut manger à l’Exposition... 15
- Concerts............... 275
- Condiments, classe 74 . 269
- Confiserie, classe 74.. 269 Confection • -du . vête -
- ment, classe 58.... 260
- Confection des objets de mobilier et d’habitation, classe 59........ 261
- Conseils pratiques.... 5
- Corderie. (matériel de),
- classe 56......... 259
- Corps gras alimentaires, classe 71......... 267
- Cosmographie (cartes),
- classe 16.......... 214
- Cotons (fils et tissus),
- classe 30........ 232
- Cousin. Voyage dans un grenier.- Exposition Danel............ 105
- Coutellerie, classe 23 221 Creusot (pavillon du).. 175
- Cristaux, classe 19.v.. 218
- Csarda (tziganes)..... 80
- Cuirs, classe 49.... 254
- Danemark :
- Façade typique......... 136
- Exposition industrielle 136 Beaux-Arts.............. 89
- D
- Décoration ( ouvrage du déçopatepr), classe
- 18.,..,............. 216
- Décorations théâtrales. 109 Dégustation (pavillon) :
- Eaux minérales...... 200
- Colonies.............. 192
- Vins et bières........ 198
- Dentelles, classe 36.. 237 Déroché (exposition)... 198 Desstn s-gravures,
- classe 11. ........... 210
- Dessin (matériel) ;elasse 10. ..... 210 Application usuelle, classe 11 ..... 210
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-
-
-
- 294
- L’EXPOSITION EN POCHE
- Diamants de la couronne ...............
- Diamants d’Angleterre. _
- E
- Eaux-de-vie, classe 75. Eaux minérales....i.. Pavillon de dégustation
- Eaux et forêts.......
- Ecoles mairies (modèles).. ..'...........
- Egypte (parc du Troca-
- déro). ............
- Musée rétrospectif... Eclairage (appareils),
- classe 27........
- Egouts de Paris (modèles)...............
- Electriciens ( pavillon
- des)..........;.. .
- Engins (chasse et pêche
- de), classe 45...
- Enseignement : '
- Primaire, classe 6... Secondaire, classe 7. Supérieur, classe 8.. Entrée (droits d’)...
- Espagne :
- Façade typique.....
- Exposition industrielle. ...........
- Beaux-Arts...-Pavillon espagnol... Musée rétrospectif... Esplanade des Invalides (oh se trouve l’exposition des animaux)..
- Etats-Unis :
- Façade typique.....
- Exposition industrielle.'. ... .....
- Beaux-Arts.........
- Têtè’de la Liberté. ;.
- Exploitations forestiè-
- res, classe 44....... 251
- Matériel et procédés,
- classe 51............ 255
- Exploitations rurales
- (modèles)............ 272
- Exposition universelle. 25
- EXPOSITIONS :
- ' Agricole........... 195
- D’animaux............ 273
- Anthropologique.... 151
- De Beauvais........... 35
- Des Beaux-Arts..... 69
- Étrangère............ 108
- Française............ 201
- Des Gobelins 36
- Ouvrière.......:... 105
- Du prince de Galles. 37
- Rétrospective...... 162
- De Sèvres......... 35
- Des Tableaux historiques............... 170
- De la ville de Paris. . 81
- F
- Façades typiques...... 59
- Faïences, classe 20.... 218
- Farines, classe 69...... 266
- Fauteuils roulants.... 14 Fermeture des portes.. 8
- Fêtes (salles des).... 28
- Fêtes et concerts (dates) 275 Fidèle Berger (exposition du)................ 198
- Filage (matériel), cl. 56 259 Fils :
- De lin, classe 31..... 233 - De çhapvre, classe 31 233 De coton, classe 30.. 232
- De soie, classe 34... 235
- De laine peignée, c. 32 234 De laine cardée, cl. 33 235 Fontes b’art, cl. 25... 223 Forges de Terre-Noire 174 Fleurs et .plantes d’ornement, cl. 86.. 274
- 33
- 37
- 270
- 200
- 200
- 157
- 191
- 149
- 166
- 226
- 196
- 191
- 252
- 205
- 206
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- 8
- 125
- 125
- 86
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- 169
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- 115
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- 77
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-
-
- GUIDE CONTY
- France :
- Exposition industrielle.............
- Exposition desBeaux-
- Arts..............
- Exposition des Colonies ............
- Exposition de la ville
- de Paris..........
- Fruits, classe 88....
- Frigorifique (le) se trouve quai de Billy, en dehors de l’Exposition, près du Génie civil..
- &
- Galeries de l’art rétrospectif.. ............
- Galeries des portraits
- historiques........
- Galerie dii travail..
- Gallia, nouvelle bière. Galvanoplastie, classe
- 24... . .......:...
- Gaz (exposition du)... Géniè'eivil (matériel du)
- classe 66..........
- Géographie (cartes) classe 16.
- Glaces, classe 19....
- Glacier (café Rey).... ; Gobelins (Tapisseries).. GrairiéS; classé 89..... Gravure, classe 5.....
- Grèce :
- Façade typique........
- Exposition industrielle. Exposition des Beaux-arts.................
- H
- Habillements des deux sexes, classe 38..... Hauts-Fourneaux de St-Chamond............
- 295
- Heures d'entrée....... 8
- Hongrie :
- Façade typique......... 126
- Exposition industrielle 126 Exposition des Beaux-
- arts.................... 85
- Hôpitaux et ambulances, classe 14......... 191
- Horloge monumentale. 33 Horlogerie, classe 26. 224 Horticulture française, classes 85, 87, 88, 89,
- 90................... 274
- Hygiène, classe 14.... 213
- I
- Impression sur étoffes,
- classe 48.............. 254
- Impression sur papier,
- classe 60.........". 261
- Imprimerie, classe'9... 209
- Indes (palais indien)... 37
- Insectes utiles et nuisibles, classe 83........ 273
- Instruction publique (exposition), classes7
- et 8................... 206
- Intérieur (ministère de). 193 Instruments de précision, classe 15...... 214
- Instruments de musique, classe 13......... 212
- Italie :
- Façade typique.......... 119
- Exposition, industrielle. 119
- Beaux-Arts............. 75
- Itinéraires dans l’Exposition.................. 39
- J
- Japon :...........
- Façade typique)....... 122
- Exposition industrielle 122 Ferme japonaise (Tro-cadéro)................. 147
- 93
- 78
- 99
- 81
- 274
- 162
- 170
- 181
- 198
- 222
- lîl
- 93
- 214
- 218
- 18
- 36
- 274
- 204
- 135
- 136
- 88
- 239
- 249
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-
-
- 296
- L’EXPOSITION EN POCHE
- Joaillerie, classe 39... Jouets, classe 42......
- K
- Klein (pavilloncigares).
- L
- Laine peignée, classe 32. Laine cardé, classe 33. Lebrun, usine (à côté
- du Génie civil......
- Lave is sière( Exposition) Lecouteux Garnier ( à côté du génie civil... Légumes,, classe 73....
- Lepaute (pavillon).....
- Librairie, classe 9....
- Lieux d’aisances.......
- Lin, fils et tissus, classe
- 32. . .. ...........
- Lingerie, classe 37.... Luxembourg :
- Façade typique.........
- Exposition industrielle.
- M
- Machines étrangères... Machines françaises... Machines outils, classe
- 55..................
- Maquettes de théâtres.
- Matériel et procédés Des arts chimiques,
- classe 53.........
- De l’art militaire, cl.
- 68................
- Boutons, plaques, épingles,etc., cl. 61. Chemins de fer (des),
- cl. 64............
- Annexe (Ecole Militaire)..............
- Confection du Mobilier (pour la), cl. 59.
- Confection des vêtements (p. la), cl. 58. 260 Exploitations forestières (des), cl, 51. 255 Génie civil (du), cl. 66. 264 Impression (d’), cl. 60. 261 Industries alimentaires (des), classe 52.. 256 Métallurg.(de la)cl. 50 255 Navig. et sauv., cl. 67. 265 Papeterie (de la) cl. 60 261
- Filage (de), cl 56.... 259 Tissage (de), cl. 57... 260 Télégraphie (de la)
- classe 65........... 264
- Usines agricoles (des),
- classe 52........... 256
- Marine et colonies, cl.67. 265
- Maroc :
- Façade typique.......... 140
- Exposition industrielle. 140 Pavillon du Trocadéro. 156
- Bazars marocains...... 156
- Café chantant........... 157
- Maroq jfnerie, cl. 29... 231 Marteau-Pilon (Creusot. 94 Matières textiles, cl. 46. 252
- Médecins................. 22
- Médecine, cl. 14........ 213
- Menier (chocolat)..... 198
- Métallurgie ( Mines ),
- cl. 43............... 248
- Matériel et procédé d’ex-ploitation, classe 50. 255 Métaux repoussés, cl. 25. 223 Météorologie ( Troca -
- déro)................ 160
- Meubles, classe 17.... 215 Mines et Métallurgie,
- classe 50............ 255
- Ministère de l’intérieur. 193 Modèles d’architec -ture, classe 4.......... 204
- Monaco :
- Façade typique.......... 141
- 242
- 247
- 20
- 234
- 235
- 95
- 56
- 95
- 269
- 160
- 209
- 19
- 234
- 238
- 140
- 141
- 182
- 177
- 258
- 109
- 256
- 265
- 262
- 263
- 192
- 261
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-
- GUIDE CONTY
- Exposition industrielle. Pavillon de Monaco... Montsouris ( observa -toire de).............
- MUSÉES.
- Anthropologique....
- D’architecture.....
- De l’art rétrospectif.
- Maquettes (des)....
- Oriental...........
- Portraits historiques
- (des).............
- Musique (la) à l’Exposition.................
- N
- Nageuse Martin........
- Navigation et sauvetage, classe 67......
- Norvège.
- Façade typique........
- Exposition industrielle.
- Beaux-Arts............
- Pavillon au Trocadéro.
- Nicaragua.............
- Exposition Menier....
- O
- Objets de voyage, cl. 41.
- Objets perdus.........
- Œufs, classe 71.......
- Oiseaux des colonies... Oiseaux de basse-cour,
- classe 81..........
- Omnibus...............
- Orezza (Corse) (eau d’) Orfèvrerie, classe 24. Ouverture des portes..
- P
- Parc du Champ-de-
- Mars................
- Parc de l’Ecole Militaire.
- 297
- Parc du Trocadéro..... 145
- Papeterie (produits de
- la), classe 10.„..... 210
- Matériel .de fabrication,
- classe 60............ 261
- Papiers, peints, cl. 22. 221 Papiers-toiles, cl. 18... 216 Parfumerie (produits
- de la) classe 28 .... 227
- Matériel et procédés,
- classe 53........... 256
- Passementeries, cl. 36.. 237
- Pâtisserie, cl. 70...... 267
- Pavillon de dégustation.......................... 198
- Eaux minérales........... 200
- Vins, bière, etc.:...... 199
- Pavillon de la Ville de Paris.......................... 81
- Pays-Bas :
- Façade typique.......... 143
- Exposition-industrielle. 143
- Beaux-Arts............... 90
- Pavillon de dégustation.................... 189
- Trophées dés colonies.. 181
- Peaux, classe 49...... 254
- Pêche (produits de la),
- cl. 45...,........... 252
- Peinture À l’huile,
- classe 1........... 204
- Peinture et dessins,
- classe 2............. 204
- Pérou ;
- Façade typique..... 137
- Exposition industrielle............. 137
- Perse :
- Façade typique........ 139
- Exposition industrielle..... ....... 139
- Palais du Trocadéro. 153 Piver,- L.-T.-(son expo- -
- sition) 228
- Pharmacie, classé-47.. 253
- 141
- 67
- 173
- 151
- 165
- 162
- 109
- 165
- 170
- 275
- 181
- 265
- 117
- 117
- 77
- 154
- 138
- 138
- 246
- 23
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- 273
- 13
- 200
- 22o
- ~8
- 173
- 190
- p.297 - vue 306/310
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- 298
- L’EXPOSITION EN POCHE
- Photographie,classe 12 Photoglyptie, pavillon. Pictet • (fabrication de
- la glace)............
- Plantes potagères, classe 87. !...........
- Pi ANTES DE SERRE,
- classe 90............
- Poissons conservés,
- classe 72...........
- Poissons vivants, classe -84. ........ ....
- Police (bureau de). ... Porcelaines, classe 20.. Portraits historiques..
- Portugal :
- Façade typique......
- Exposition industrielle ..................
- Beaux-Arts.. .•.....
- Postes et télégraphes .
- Poupées, classe 42....
- Presse (local de la).... Prince de Galles (exposition du)..'..'..... . •..
- Produits agricoles....
- Produits des exploitations forestières,classe 44...
- Produits non alimentaires, classe 46.....
- Produits chimiques ,
- classe 47...........
- Produits farineux, classe 69................
- Programme des fêtes et concerts.......;......
- R
- Reliure, classe 10.... Renseignements généraux............
- Restaurants...........
- Rue des Nations.......
- Russie :
- Façade typique...... 129
- Exposition industrielle, 29
- Beaux-Ârts............. 86
- Pavillon de dégustation........... 198
- S
- Salle des fêtes........ 28
- Saint-Gobain, glaces.. 101 Saint-Marin :
- Façade typique...... 141
- Exposition industrielle.................. 141
- San Salvador.......... 137
- Sauvetage (matériel du)
- classe 67............. 265
- Sculpture française. 71 Sculpture et Médailles, classé 3......... 204
- Sellerie, classe 63.... 263 Serres et Matériel,
- classe 85............. 274
- Service médical..... 22
- Sèvres, (exposition de) 35
- Siam :
- Façade typique...... 139
- Exposition indus -
- trielle :......... 139
- Kiosque a Trocadéro 151 Soboleski (exposition de
- diamants)............. 244
- Société de secours aux blessés.:...:........ 68
- Société protectrice des
- animaux............... 173
- Soies, classe 34 ..... 235
- Soyer (serre)......... 274
- Spécimen d’exploitation
- rurale, classe 76..... 272
- Statue de la République .................. 24
- 211
- 173
- 193
- 274
- 274
- 268
- 274
- 22
- 218
- 170
- 142
- 142
- 88
- 20
- 247
- 23
- 37
- 46
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- 252
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- 5
- 15
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-
- GUIDE CONTY
- 299
- Statue de la Liberté
- (tête)..............
- Sucres, classe 74....
- Suède :
- Façade typique......
- Exposition indus -
- trielle ..........
- Beaux-Arts..........
- Pavillon du Troca-
- déro..............
- Campanile suédois..
- Suisse :
- Façade typique......
- Exposition indus -
- trielle.........
- Beaux-Arts..........
- T
- Tabacs (débits de).....
- Tabacs (pavillon des).. Tabletterie, classe 29... Taillerie Roulina... —. Tapis et Tapisserie,
- classe 21.........-..
- Tapisserie d’ameublement, classe 21........
- Tapissier (ouvrage du),
- classe 18............
- Télégraphie, classe 65.
- Télégraphes... i.......
- Teinture :
- Matières tinctoriales,
- classe 46..........
- Procédés chimiques,
- classe 48......
- Matériel et procédés,
- classe 60..........
- Terre-Noire (pavillon).. Tickets d’entrée (renseignements) ..........
- Tissage (matériel) G. 57. Tissus :
- Laine cardée, G. 33..
- Laine peignée, G, 32. 234 De soie, classe 34.... 235 De coton, classe 30.. 232 De lin et de chanvre,
- classe 31.......... 233
- D’ameublements G. 21 220 Tonneau (hongrois)... 186 Toufflin (pavillon)..... 193 Tramways (renseignements)................. 12
- Travail (galerie du)... 181 Travaux publics (exposition des)............ 174
- Tziganes................ 81
- TROCADERO (Palais
- nu).................... 27
- Trophée du Canada.... 38
- Hollandais............. 181
- Tulles, classe 36...... 237
- Tunisie :
- Façade typique...... 140
- Exposition industr.. 140
- Pavil. du Trocadéro. 155
- Café .tunisien......... 156
- Tutelle des apprentis (fondateur, M. Piver), exposition intéressante, classe 6........ 205
- Typorama (Piver).... 228
- U
- Uruguay (exposit. de 1’) 136 Usines agricoles, G. 52. 256
- V
- Val d’Andorre :
- Façade typique...... 141
- Val d’Osne (fonderies) 173 Verrerie, classe 19. .. 218
- Vestibule d’honneur ou
- d’Iéna.............. 32
- De l’Ecole Miltaire.. 180
- Viandes, classe 72 ..... 268
- Vichy (eau de).......... 200
- 47
- 269
- 117
- 117
- 76
- 154
- 154
- 131
- 131
- 88
- 20
- 173
- 231
- 181
- 220
- 220
- 216
- 264
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- 254
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- 8
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- 300
- L’EXPOSITION EN POCHE
- Ville de Paris (exposition de la).......... 81
- Vitraux, classe 19;.,.. 218 Champigneulle...... 192
- Levêque............. 169
- Lorin ...............192
- Voitures de place.... li
- Voyage et campement, classe 41........... 216
- Annexe parc de l’Ecole Militaire... 193
- W '
- W a le k e r (bazar du
- voyage) <........... 246
- Waser (kiosque)....... 68
- Si, aimables lecteurs, vous êtes Gontents et satis -faits de ce petit volume, répétez à tous et toujours
- Ne voyagez pas sans les Guides Conty.
- p.300 - vue 309/310
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- Mines et de la
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- Machines
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