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De la mesure du temps ou supplément au Traité des horloges marines, et à l'essai sur l'horlogerie
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- hïl&l'léc'
- DE LA MESURE
- DU TEMPS,
- O ü
- SUPPLÉMENT AU TRAITÉ DES HORLOGES MARINES, ET A L’ESSAI SUR L’HORLOGERIE;
- Contenant les principes de conftru&ion> d’exécution 6c d’épreuves des petites Horloges à Longitude. Et l’application des mêmes principes de conftru&ion j ôcc. aux Montres de poche , ainfii que plufieurs conllruétions d’Horloges Agronomiques, ôcc.
- Avec Figures en Taille-douce.
- PUBLIÉ PAR ORDRE DU ROL
- Par M. FERDINAND BERTHOUD, Horloger Méchanicien du Roi & de la Marine ayant Vinfpeclion de la conjlruction des Horloges Marines y Membre de la Société Royale de Londres.
- {J. G. Mürigot le jeune, Libraire, Quai des Auguftins, Didoi Fils, = JoMBERT jeune, Libraires, rue Dauphii
- M. DCC. LXXXVII.
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- AVANT-PROPOS-
- Ayant été chargé d’exécuter plufieurs Horloges à Longitudes pour le feryice de la Marine de France & pour celle d Efpagne , j’ai cru qu’il étoit néceffàire de joindre à chaque Machine une inftruélion particulière , qui fer vit à la conduite de l’Horloge, & qui indiquât les Réglés de Calculs & d’übfervadons propres à trouver les Longitudes en Mer par le moyen des Horloges; à reélifier les Cartes, Scc. C’eft à remplir cet objet que ce petit Ouvrage eft deftiné* J’elpere même que fon ufage ne fe bornera pas à cette première deftination, & que les Capitaines des VaijP féaux Marchands ne tarderont pas à fe fervir de la méthode des Horloges pour la conduite de leur Vaiflèau , convaincus, d'après l’ufàge qu’on a déjà fait de ces Machines dans la Navigation , de toute l’utilité quelles peuvent leur procurer. C’eft ce double point de vue qui m’a engagé à publier cet Ouvrage. J’ai fait tous mes efforts pour préfenter les détails de cette Méthode de la maniéré la plus fimple & la plus claire, enforte que les Pilotes les moins verfés dans l’Aftronomie puiffent aifément en faire l’application. Mais fi j*ai pu remplir l’objet que je me fuis ici propofé, je déclare que c’eft particuliérement d’après l’étude des Réglés & Calculs que M. de Fleurieu a donné dans l’Ouvrage qui a pour
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- îj AVANT-PROPOS.
- titre : Voyage (a) fait par ordre du Roi en 1768 & 1769, pour Vepreuve des Horloges Marines, &c. L'appendice qui termine ce grand & bel Ouvrage , le premier dans lequel on ait traité cet objet, a été mon guide.-J'ai auffi fait ufage pour la Partie Aftro-nomique, des Traités de Navigation de MM. Bouguer, de la Caille & Bézout, & de l'Aftronomie de M. de la Lande.
- J’ai terminé cet Ouvrage par un Appendice qui contient, i°, la maniéré de faire fervir les Montres de Longitudes à la détermination des Longitudes à terre ; 2.0, une Inftruélion fur les procédés qu'un Ar-tifte doit employer pour démonter, nettoyer & remonter une Horloge Marine , l'éprouver par diverfes températures. Mon but a été d'étendre par-là , autant qu'il efl: en moi, l'ufage des Horloges & des Montres pour trouver les Longitudes, foit à la Mer ou foit à Terre.
- (a) De rimprimerie Royale 1774.
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- DE LA DÉCOUVERTE DES LONGITUDES EN MER,
- PAR LE SECOURS DES HORLOGES MARINES î
- ï/ufàge de ces Machines , pour la conduite du Vaifleau & la Reétification des Cartes.
- E X TR AI T de VIntroduâion de VOuvrage 3 qui a pour titre : Voyage fait par ordre du Roi, en 1768 Ôt 1769, à différentes Parties du Monde pour éprouver en Mer les Horloges Marines, inventées par M. Ferdinand Berthoud, publié par ordre du Roi par M. d'Eveux de FleurieUj Enfeigne des Vaif féaux de Sa Majejlé> de VAcadémie Royale de Marine j ùc. ( a)
- 3-ja découverte des Longitudes en Mer avoit paffé dans l’opinion publique pour une recherche chimérique ; & cette prévention paroiffoit justifiée par l’inutilité des effais qui avoient été produits en différents temps. On ne faifoit pas attention que l’appât des récompenfes ayant été attaché à cette importante découverte, plufieurs perfonnes, incapables d’y réuflir, n’avoient pas craint de fe préfenter dans la carrière : quelques-uns même ne favoient pas ce qu’on demandoit & ce qu’ils cherchoient. Le petit nombre des efprits fermes 8c éclairés , qui favent réfifter au torrent de l’opinion, n’en refterent pas moins perfuadés que le problème n’étoit point infoluble ; qu’il fuffifoit, pour le réfoudre , que quelqu’une des fciences qui pouvoient y conduire parvînt à un degré de perfection qu’on n’appercevoit pas encore , mais auquel on ofoit efpérer de les élever up jour. L’Aftronomie ouvrit fes tréfors : plufieurs méthodes parurent; & on attendit pour en faire une heureufe application, que les Mouvements célefles fuffent mieux connus, que les Tables aflronomi-ques eufTent acquis l’exaélitude que nous promettoient la multiplicité & le concours des obfervations, Chaque année ajoute encore à la préci-fion de ces Tables ; & nous devons attendre les plus grands fuccès des travaux des Géomètres, de la confiance & du zele des Aflronomes ; fur-tout , fi l’on peut fe défendre de l’efprit de fyftême, tenir aux méthodes & non aux perfonnes, 6c s’occuper uniquement, & de bonne foi, de l’utilité publique. *
- Je n’entreprendrai pas de faire l’énumération des fecours que l’Aftro-nomie peut fournir aux Navigateurs, pour déterminer les Longitudes en Mer. Ce tableau intéreffant a été remis plufieurs fois fous les yeux du Public. On ne fauroit trop inviter les Officiers qui font chargés de (a) A Parjis f de l'Imprimerie Royale 1775 ; fe vend ches Panckoucke.
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- la conduite des Vaiffeaux, à fe familiarifer avec les Obfervations aftro-nomiques & les calculs qu’exigent des méthodes qui9 même dans leur état a&uel, peuvent être très-utiles, au moins pour décider l’attérage , après un voyage de long cours. Le reproche qu’on pourra peut-être faire à ces méthodes 9 lors même quelles auront acquis toute la perfection dont elles paroilTent fufceptibles, c’eft que , dans la théorie comme dans la pratique, il leur manquera encore cette fimplicité qu’exigent des opérations qu’on voudroit ramener , s’il étoit poffible , à la portée du commun des Marins ; elles exigeront toujours des yeux exercés à l’ob-fervation , & une tête exercée au calcul : elles ne pourront donc pas être maniées indifféremment par tout le monde. Il feroit même fort dangereux, je penfe, que le peuple des Navigateurs voulût en faire ufage ; les fuites de l’erreur qu’ils pourroient commettre , font d’une trop grande importance : & fi l’on n’avoit pas à leur propofer une autre méthode, plus fimple que toutes celles qui dépendent abfolument de la connoifi-fance & du calcul des Mouvements céleftes ; il feroit moins dangereux encore de les laiffer s’en tenir toujours aux réglés vulgaires, aux tâtonnements du pilotage : car , félon la remarque du célébré CaJJini , qui pourroit fans doute s’étendre à beaucoup d’autres matières, il vaut mieux ignorer où l’on eft, & favoir qu’on l’ignore, que de fe croire avec confiance où l’on n’eft pas.
- Il étoit réfervé à l’Art de l’Horlogerie, de réfoudre le problème des Longitudes d’une maniéré plus dire&e, plus fimple , plus accommodée aux connoiffances bornées du plus grand nombre des Navigateurs. En effet, à quoi fe réduit le problème? Déterminer, à un même injiant, l’heure du Vaijfeau l'heure du Méridien de départ, ou de tout autre Méridien convenu : la différence des heures, réduite en partie de l’Equateur (a) „ donne la longitude du Navire , rapportée au Méridien qu’on a choifi pour terme de comparaifon.
- On détermine exactement l’heure du Vaiffeau, en obfe#ant la hauteur abfolue d’un aftre, dont on connoît la déclinaifon : car, la latitude de l’Obfervateur étant fixée d’ailleurs, on a un triangle fp’ érique, dont les trois côtés font connus ; & pour trouver l’angle horaire , il fuffit de faire la fomme de quatre logarithmes. Cette opération de calcul eft moins difficile, moins longue, que celle que les Pilotes font obligés de faire , chaque jour, pour déduire de l’eftime des routes, le progrès que le Navire a fait en longitude. L’obfervation eft des plus Amples ; elle n’exige pas uq cutre inftrument, ni d’autres procédés , que ceux que les Marins connoiffent, & dont ils font ufage pour obferver la hauteur méridienne du Soleil (b).
- (a) A raifon de i ? degrés pour une heure, de i degré pour 4 minutes de temps, &c.
- (b) Pour concevoir encore mieux l’avan-
- tage de fimplicité que cette méthode a fur toutes celles qui dépendent du mouvement de la Lune , il fuffit de favoir que, pour faire ufage de ces dernieres 5 il eft pareil-
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- On conçoit donc que le problème feroit réfolu dans toute fa rigueur, ïï l’on parvenoit à fe procurer une Horloge, dont la régularité ne fût aucunement altérée par les agitations de la Mer, par les viflicitudes de la température de l’air, ou par toute autre caufe dépendante de fon propre méchanifme; une Horloge enfin qui indiquât conftamment & invariablement , l’heure précife du Méridien de départ , à laquelle on pût comparer l’heure obfervée du Vaiffeau, pour en déduire la différence des Méridiens ; mais il ne faut pas fe flatter de parvenir jamais à cette extrême précifion : on ne l’exige pas ; &, en propofant le problème , on s’efl reftreint dans les limites que la sûreté de la Navigation paroît fixer. On a demandé feulement une Horloge qui n’expofât pas à avoir une erreur de plus d’un demi-degré fur la longitude , après une traverfée de fix femaines ; c’eft-à-dire , une Horloge dont la fomme des écarts n’excédât pas deux minutes de temps après quarante-deux jours : ce qui .revient à deux fécondés fix feptiemes par jour. Et, en effet, cette précifion fuffit pour la sûreté des Navigateurs : une erreur d’un demi-degré n’équivaut qu’à dix lieues fur l’Equateur, à huit deux tiers fur le parallèle de trente degrés, à fept fur celui de 45 , à cinq lieues feulement fur le parallèle de 60 degrés.
- La fimplicité de cette méthode avoit décidé Newton à la placer à la tête de toutes celles qu’on pouvoit propofer aux Marins ; & c’efl: fous ce point de vue qu’il la préfenta dans le Comité qui fut tenu à Londres, en 1714, auquel afliftoient les hommes les plus célébrés de l’Angleterre. C’efl:-là qu’on fixa les limites d'erreur : c’efl d’après la délibération du Comité, qtâe le Parlement publia cet aéie folemnel, par lequel il invi-toit les Savants & les Artiftes de toutes les nations à s’occuper du problème des Longitudes. La promeffe des plus hautes récompenfes venoit â l’appui de cette invitation ; on les proportionnoit au mérite des découvertes , au degré de jufteffe qu’on pouvoit en attendre. Vingt mille livres fterling furent affurées à l’Inventeur d’une méthode quelconque, par laquelle on obtiendroit les Longitudes en Mer , à la précifion du demi-degré après quarante-deux jours : on propofa des prix moins confidéra-bles pour celui qui n’atteindroit qu’au deux tiers de degré, ou feulement même au degré. Quelques Souverains, à l’exemple de l’Angleterre, pro-poferent auffi des récompenfes. Tous ces encouragements eurent l’effet qu’on s’en étoit promis ; ils excitèrent les recherches de ceux qui pouvoient prétendre à la découverte; ils préparèrent les derniers efforts, dont il nous étoit réfervé de jouir. Mais, en jouiffant de ces travaux, nous ne pouvons nous difpenfer de reconnoître que ce n’eft point aux promeffes de la fortune que nous les devons ; que c’efl à l’amour de
- îement néceffaire de trouver l’heure duVaif- T d la méthode qu’on veut employer, & par ïèau par l’obfervation & par le calcul ; & 1 lefquels on ne parvient qu’après un long qu’en outre il faut fe livrer aux obfervations | travail d connoître le temps d’un Méridien & aux calculs particuliers, qui font propres J donné, correfpondant au temps du Navire»
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- la gloire qui peut feule éveiller le génie & créer les grandes chofes»
- Il feroit fuperflu de rappeller les premières tentatives que l’Art de l’Horlogerie a faites pour réfoudre le problème des Longitudes, par le fecours de la Mécanique la plus fubtile 8c la plus ingénieufe : les productions de MM. Huyghens, Sully, b'c. font connues de toute l’Europe. Leur vol fut rapide : ils portèrent les recherches fort haut ; mais il eft plus aifé, fans comparaifon, de s’élever d’abord jufqu’à un certain degré, que de s’élever de ce degré jufqu’à la perfe&ion : le point même où la perfe&ion commence , en ce genre , eft encore bien éloigné de celui où la perfedion finir. Je me contenterai de reprendre la découverte où elle en étoit reftée en France, quand M. Ferdinand Berthoud, commença à s’y livrer, 8c fe l’appropria par des recherches 8c une théorie nouvelles, qui paroiffent ne laifTer plus à defirer que de voir les Horloges Marines de ce célébré Artifte, affez multipliées , pour que tous les Navigateurs puiffent bientôt participer à l’utilité de fon travail.
- Une étude approfondie des principes de l’Art, une fuite d’expériences à l’appui des principes, l’invention des Machines nouvelles , propres à faciliter ou à perfectionner l’exécution 5 enfin , la connoiffance des obftacles, & la recherche des moyens capables d’en triompher, avoient dès long-temps préparé les derniers travaux, par lefquels M. Berthoud parvint à conftruire des Horloges Marines , dont la régularité eft établie fur des principes affez folides pour que l’on puiffe, fans crainte 9 leur confier la conduite 8c le fort des Vailfeaux. Le premier de fes effais qui foit venu à notre connoiffance, eft le projet & la defcription d’une Machine propre à mefurer le temps en Mer, qu’il dépofa le 20 Novembre 1754? au Secrétariat de l’Académie Royale des Sciences. De nouvelles recherches amenèrent de nouvelles tentatives : plufieurs plans de Machines de fqn invention, plufieurs Mémoires furent dépofés à l’Académie, dans les années 1760 & 1761 ; une Machine mêmedéjà exécutée au commencement de 1761 , fut préfentée en 1763. Ces dépôts font des titres authentiques qui établiffent inconteftablement la primauté de l’Auteur, & fes droits à la découverte ; mais c’étoient des fonds en réferve, dont le Public ne jouiffoit pas. Dès le 28 Mai 1761 , M» Berthoud remit à la cenfure fon EJfai fur VHorlogerie (a), qui ne fut connu qu’au commmencement de 1763 ; indifférent fur l’ufage anticipé que des concurrents pouvoient faire de fes recherches, 8c occupé uniquement de hâter les progrès de l’Art, il donna dans fon EJfai une Théorie particulière des Horloges Marines, à laquelle il joignit le deffein & les développements de la première Machine de ce genre qu’il avoit exécutée, 8c de quelques autres qu’il pro’ettoit; c’eft le premier ouvrage, fur cette matière, qui ait paru en Europe depuis les ouvrages de Sully. Le dé-
- fa) EJfai fur l3Horlogerie, dans lequel ! établiffant des principes confirmés par Fex-on traite de cet Art, relativement à Fulage I périence, &c. A Paris, chez Jomhert, Mu* civil, à F Agronomie, à la Navigation, en J fer & Panchomhe , z. vol, in-f*. 1763*
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- rail & le fuccès des expériences, les plans exacts, les moyens nouveaux d’fexécution , les procédés de main-d’œuvre, tout fut publié : l’Auteur fembla ne fe réferver pour lui-même que le mérite de favoir faire une application plus parfaite des principes qu’il avoit créés. Combien d’Ar-tiftes ont pu glaner dans le champ où il a moilTonné.
- Il étoit temps que M. Berthoud eflayât fur Mer des Machines qui étoient deftinées à y donner les Longitudes. Le Gouvernement s’em-prefla d’accueillir une découverte fi utile à la Navigation : Sa Majefté fit armer au Port de Breft, en 1764, une Corvette, dont elle donna le commandement à M. le Chevalier de Goimpy , qui fut chargé de faire l’épreuve d’une Montre Marine de M. Berthoud, conjointement avec M* Duhamel du Monceau, & M. l’Abbé Chappe, l’un & l’autre Membres de l’Académie Royale des Sciences. Cette Montre à Longitude étoit la troi* fieme Machine de ce genre, que l’Auteur avoit déjà exécutée ; mais , les deux premières Horloges étant d’un volume plus confidérable, il avoit préféré de faire faire l’épreuve de la Montre. M. Berthoud ne fe preflà pas de publier le fuccès de la première tentative qu’il avoit faite en Mer : le Public n’en fut inftruit que par le compte que M. l’Abbé Chappe en rendit à l’Académie des Sciences, dans fon alfemblée publique du 14 Novembre 1764.011 ne peut voir fans étonnement, & fans peine ; que ce rapport n’ait point été inféré dans le Recueil des Mémoires que l’Académie publie chaque année, & que, dans fon Hiftoire même , il n’en ait été fait aucune mention. Nous ferions privés de cette piece in-téreiïante, & néceffaire pour ceux qui défirent de fuivre la marche & le progrès de la découverte, fi M. Berthoud ne l’eût fait imprimer à la fuite de fon nouveau Traité des Horloges Marines, d’après une copie collationnée & corrigée de la main même de M. l’Abbé Chappe (a). On y voit qu’en s’en tenant aux dernieres obfervations qui furent faites à Breft, pour conftater le mouvement journalier de la Montre Marine, cette Machine , après dix-fept jours d’épreuve, avoit une erreur de cinquante-quatre fécondés de temps ; c’eft-à-dire ( comme l’a conclu M. l’Abbé Chappe), que fon écart moyen en vingt-quatre heures, avoit été de trois fécondés un dixième, en diftribuant également l’erreur fur les dix-fept jours. Cette Montre, continue-t-il, n’avoit pas, à la vérité, le degré de précifion qu’on defire pour la découverte des Longitudes ; mais il étoit d’autant plus facile de remédier à ces écarts , qu’ils paroilToient
- _ (a) Voyez le Traité des Horloges Marines , &c. par M. Ferdinand Berthoud, de la Société Royale de Londres , Horloger Mécanicien du Roi & de la Marine , &c. A Paris, chez Jean - Baptifie Mu fier fils, *773 , fag, N#. 6. de l’Appendice.
- Cet ouvrage qui a été publié par ordre de Sa Majefte, contient la théorie, la conl-truétion, la main-d’œuvre des Horloges Ma-
- rines , ainfi que les moyens que l’Artifte doit mettre en mfàge pour apprécier lui-même , & d’avance, le degré de jufteflè qu’oia peut attendre de ces Machines. C’eft la faite des recherches & du travail de M» Berthoud, depuis 17^4 jufqu’en 1773 , rédigée & réunie en un leul corps. Le titre feul annonce affez l’étendue & l’utilité' de î’ouyrage.
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- indépendans du mouvement du Vaifleau; & qu’on ne pouvoit les attribuer qu’à une partie de frottement que l’Inventeur avoit prévue & corrigée d’avance dans une nouvelle Horloge, dont l’exécution l’occupoit ( dont le plan étoit déjà dépofé à l’Académie des Sciences ) ; mais pour laquelle il avoit defiré de faire quelques expériences en Mer, qui pulfent l'éclairer fur ce qu’on avoit à craindre des agitations du Navire.
- M. Berthoud avoit affilié à l’épreuve de fa Montre , & fut fon juge le plus févere : il la retira de l’examen, & fe propofa d’y faire un jour les corrections qu’elle paroifloit exiger. Il la livra de nouveau à M. l’Abbé Chappe , en 1768; & l’on voit dans la relation du voyage de cet Aftronome en Californie (a) , que, du Havre à Cadix, & dans le refte du voyage, elle annonça toujours la terre avec la plus grande exaditude; que, par fon fecours, on eut une détermination très-pré-cife de la Longitude , après une première traverfée fort orageufe de foi-Xante G* quinze jours , & une deuxieme de trente fept jours, ainfi qu’il fut conftaté aux attérages fur l’Ide de la Dominique, & fur les côtes de la Vera~Cruq : elle fervit même en cette occafion , à corriger une grande erreur dans les Cartes. M. le Marquis de Chabert, Capitaine des Vailfeaux du Roi, des Académies Royales des Sciences & de la Marine, employa cette même Montre, en 1771 * dans les opérations qui doivent lui fervir pour drefter une nouvelle Carte de la Méditerranée ; le réfultat de fon travail n’eft pas encore public.
- Les. moyens de perfectionner la Montre Marine, dont la première épreuve avoit été faite en 1764 , ne furent pas les feuls objets qui occupèrent M. Berthoud : il fe livra à la compofition de nouvelles Horloges, dans lefquelles il fubftitua le poids au reffort moteur qui animoit les premières. Cette difpofîtion n’étoit pas nouvelle pour lui : dès l’année 1761, il avoit publié dans fon EJJ'ai fur l’Horlogerie, la théorie & les deflins de ce Méchanifme.
- Deux années furent employées à de nouvelles recherches, & à méditer fur les moyens qui pouvoient porter les Horloges Marines au degré de perfection, dont elles paroiftbient fufceptibles : c’eft en ne précipitant pas les effais qu’on en allure la réulîite. Quand le titre d'inventeur ne peut être contefté ; quand les droits de Priorité font établis & hors d’atteinte ; on n’eft pas preffé de faire valoir des prétentions que l’examen du temps ne fauroit affaiblir ; ces délais tournent toujours à l’avantage du Public ; les fruits du Génie mûriftent lentement à l’ombre ; tandis que les productions hazardées n’ont qu’une exiftence éphémère , & périment fans être parvenues à maturité. Si cependant quelque ufur-pateur tentoit de s’emparer de la découverte ; les droits de l’Inventeur légitime pourroient-ils être anéantis? Non ; le temps, un jour, ramene
- O) Voyez le voyage fait en Californie, far M. l'Abbé Chaffe» &c, A Paris, chez C» A. Jombert, 1773 , fag, ioz.
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- ten triomphe la vérité modefte que les manœuvres de l'envie tenoient éloignée : chacun eft remis à fa place. On voit dans chaque Jiecle ( dit un Ecrivain Moderne , célébré par fon efprit & par fa difgrace), on voit cinq ou jix hommes ordinaires tourner autour de la découverte que fait Vhomme de génie ; mais elle eft entre fes mains plus féconde que dans les mains de tout autre j il rend fis idées avec plus de force de netteté ; on reconnoît toujours, à la maniéré différente dont les hommes tirent parti d'un principe ou d'une découverte, à qui ce principe ou' cette découverte appartient.
- L’empreflement du Gouvernement à jouir des travaux de M. Berthoud ne tarda pas à mettre les Navigateurs à portée d’en connoître le mérite. Dès l’année 1766, ce célébré Artifte reçut ordre du Roi d’exécuter deux Horloges Marines, dont Sa Majefté voulut faire les frais, & dont elle fe réferva de faire faire les épreuves. Ces deux Horloges font connues fous les dénominations d'Horloge N°. 6 & Horloge N°. 8. M. Berthoud fit ufage, dans leur conftru&ion, des premiers principes qu’il avoit établis dans fes ouvrages ,* mais de nouvelles recherches lui fournirent encore de nouveaux moyens pour perfedionner l’application de ces principes.
- Un goût naturel pour la Mécanique avoit, depuis quelques temps , dirigé mes études vers la partie de cette fcience qui a trait à l’Art de l’Horlogerie ; je m’étois même permis de rifquer en projet les idées que j’avois eues fur la conftru&ion d’une Horloge Marine. Ces foibles eflais engagèrent le Miniftere à permettre que je m’occupafte particuliérement d’une découverte qui fixoit l’attention de tous les Marins. M. Berthoud voulut bien dès-lors confier la fuite de fon travail à ma difcrétion. Que de richeffes furent étalées à mes yeux ? Je ne favois fouvent ce que je devois le plus admirer, de l’utilité des inventions, ou du génie de l’Inventeur. Mais plus je fentois le mérite & l’importance de la découverte, plus je defirois qu’une épreuve rigoureufe, tant par fa durée que par fa forme, fixât les opinions fur le degré d’utilité qu’on pouvoit attendre des Horloges Marines pour perfedionner la Navigation. Le Miniftere m’avoit laiffé efpérer que je ferois chargé de la conduite de cette épreuve 5 & je m’occupai bientôt d’en drefler un plan détaillé qui fut agréé fans reftridion & fans augmentation ; mais il importoit de donner aux opérations aftronomiques qui dévoient conftater la régularité des Horloges Marines, une authenticité,une folidité quelles ne pouvoient obtenir par des obfervations ifolées : le concours de deux Obfervateurs étoit indik penfable : il falloit fe faire des droits à la confiance des Marins & des Savants; ce n’éroit pas le cas de réclamer leur indulgence. Je demandai donc qu’un des Aftronomes de l’Académie Royale des Sciences , voulût bien m’aider de fes lumières, & partager le fardeau de l’entreprife. M. Pingré, Chanoine Régulier de là Congrégation de France, Aftronome Géographe de la Marine, fut nommé par Sa Majefté pour faire, conjointement avec moi, toutes les opérations relatives à l’épreuve des Hor-
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- loges. J’entrai dès-lors avec hardieffe dans la carrière : la défiance de mes forces ne pouvoit plus m’arrêter : j’étois bien alluré que mes obfervations feroient exactes, quand je les trouverois d’accord avec celles d’un Astronome, dont toute l’Europe connoît l’exaCtitude.
- L’inftru&ion du Roi, concernant les opérations relatives à l’épreuve des Horloges Marines, fut drelfée conformément au plan que j’en avois pré-fenté (a) : l’ufage qu’on a fait, dans une épreuve poftérieure à la nôtre , de la plupart des vues que ce plan renfermoit, a dû être pour moi l’approbation la plus flatteufe, & une confirmation bien fatisfaifante de la bonté & de la Solidité de ces vues. Le Port de Rochefort avoit été choifi pour le lieu de notre embarquement ; & Vljîs , Frégate de vingt canons, dont le commandement m’avoit été confié, fut deftinée à porter les Horloges. Nous devions commencer nos obfervations dans les premiers jours de Novembre de l’année 1768 ; partir des côtes de France en hiver; relâcher à Cadix, aux IJles Canaries, à la côte d'Afrique , aux IJles du Cap-Vert, à la Martinique, à Saint-Domingue, &c. nous élever enfuite dans le Nord, jufqu’à la Sonde du Grand Banc de Terre-Neuve, pour relâcher une Seconde fois aux IJles Canaries & à Cadix ; afin que les Horloges Marines , transportées dans des climats alternativement froids, chauds & tempérés , éprouvaient toutes les viciflïtudes de la température de l’air , en même-temps quelles feroient expofées à toute l’agitation de la Mer, pendant la plus rude faifon de l’année, Soit en partant des côtes de France en hiver, Soit dans le Nord de Y Amérique, ainfi qu’à l’attérage d'Europe, quand nous reviendrions à Rochefort. Il nous étoit enjoint d’ailleurs de multiplier les obfervations aftronomiques , autant que les circonftances & les lieux pour-roient nous le permettre, afin que la fréquence des vérifications prévînt sûrement les compenfations d’erreurs qui ne fauroient manquer d'avoir lieu dans un trop long intervalle , & qui feroient attribuer au mouvement de l’Horloge, une précifion quelle ne devroit pas à fa régularité. La forme de nos opérations étoit prefcrite; les obfervations dévoient être faites fépa-rement par les deux Obfervateurs : toutes dévoient être faites en préfence des Officiers embarqués fur la Frégate, & conftatées, fur le lieu même qui ferviroit d’obfervatoire, par des Procès-Verbaux lignés de tous les Officiers qui y auroient affilié. Je ne puis donner trop d’éloge au zele avec lequel ces Meffieurs ont coopéré à notre travail : cette occupation pouvoit n’être pour eux qu’un devoir pénible & alfujettilfant ; ruais leurs connoiflan-çes & leurs talents ont fu en faire une tâche agréable : le goût de leur métier, l’amour des chofes utiles, & le delir de voir bientôt perfectionner la Navigation, leur rendoient auffi intéreflant qu’à nous-mêmes, le fuçcès de la découverte qui nous occupoit,
- (a) Indépendamment de cette première inf-tru&ion , relative à l'épreuve des Horloges Marines, il m'en fut adreflee une particulière, par laquelle Sa Maj.çfté s'e» remectoic en-
- tièrement à moi, fur le choix des Ports od je croirois devoir aborder pour y faire des obfervations aftronomiques, &c. ainfi que fur les époques & la durée de mes relâches.
- L’inftru&ion
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- L’inflru&ion de Sa Majefté ne fe bornoit pas uniquement ( comme on a voulu le faire entendre ) à ce qui concernoit l’épreuve des Horloges Marines de M. Berthoud ; elle portoit expreflement : d’efjayer de concert, M. Pingre 8c moi, les diverfes méthodes qui avoient été propojees jufqu’alors pour la détermination des Longitudes en Mer, de rendre un compte exaél de ce quon peut attendre de chaque méthode , & de la fupériorité que les unes peuvent avoir fur les autres. Nous n’aurions pu nous livrer à cette difcuiïion dans toute l’étendue quexigeoit fon importance , fans que ce travail particulier nuifîc aux opérations effentielles & primitives de notre voyage ; nous avons cependant obfervé, dans quelques occafïons ,des Hauteurs de la Lune , 8c des Diflances de cette Planete aux Etoiles, qui nous ont fervi à déterminer îa Longitude du Vaiffeau : les unes 8c les autres ont été prifes avec l’Octant de Hadley ; elles feront rapportées à la fuite des obfervations , que nous avons faites pour l’épreuve & la vérification des Horloges Marines ; mais fi une délicateffe bien fondée , fi des considérations particulières nous ont interdit de prononcer un jugement fur les différentes méthodes qui ont été propofées ; fi nous croyons devoir réferver pour nous feuls ce qu'il nous eft permis d’en penfer ; plufieurs raifons , abfolument indifférentes pour le Public , juftifient cette difcrétion qui ne peut donner à perfonne le droit d’interpréter notre filence , & de nous prêter une opinion. Occupons-nous de perfectionner toutes les méthodes, fans donner l’exclufion à aucune. Peut-on jamais trop multiplier les recherches qui tendent à la conferva-tiorç des hommes ? Le temps alignera à chacune le rang qu’elle doit tenir ; mais quel que puiffe être leur fuccès ; faudra-t-il, pour les défendre , pour les foutenir dans leur chûte , s’armer des traits envenimés de l’envie , caba-1er fourdement dans les ténèbres, s’avilir foi-même par des manœuvres qui dégradent l’homme, deshonorent le Savant, 8c font en horreur au bon citoyen (a), .
- Nous avons fait tous nos efforts pour remplir les intentions de Sa Majef-té, & ce que nous devions au Public : nous avons tâché de rendre l’épreuve des Horloges Marines de M. Berthoud , aufîi authentique, aufïi rigou-reufe quelle pouvoir & quelle devoit l’être. Les deux Horloges n’ont jamais été déplacées pendant la durée du voyage : elles étoient fermées chacune, fous trois clefs différentes : M. Pingre avoit une de ces clefs ; j’avois la fécondé ; & la troifieme fut remife aux Officiers qui fe la con-fignoient l’un à l’autre, en fe rendant le Quart ou la Garde de la Frégate : le concours des trois témoins étoit donc néceffaire pour que l’armoire des
- fa) On a vu chez une Nation la rivale de la nôtre dans les Sciences & les Arts, comme dans la politique & le commerce, on a vu ce que peuvent la foif de dominer & la prétention de faire valoir une découverte à l’exclufion de toute autre; on a vu un Aftronome , un Savant, attaquer avec un acharnement cruel, 6c décrier par
- toutes fortes de voies, les produétious ingénieurs d’un Artifte célébré, que fon grand âge, confumé dans des travaux utiles, un talent diflingué, & des fuccès répétés avoient rendu refpeétable & cher à fa Nation : ce n’eft qu’avec des peines infinies, & après une longue attente, que le mérite eft en* fin parvenu à triompher des efforts de l’envie^
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- Horloges pût être ouverte, & que l’on pût ; ou les remonter i ou leu» lement obferver le temps , ou l’heure qu’elles marquoient : cette heure étoit écrite par l’Officier de Quart qui affiftoit à l’opération , comme obfer-vateur & comme témoin, 8c fignoit, àl’inftant, ainfi que M. Pingré 8c moi, au Procès-Verbal qui en étoit drefTé. On trouvera dans le Procès-Verbal général de Vépreuve , le détail des précautions , que nous avons prifes dans tous les cas, pour afTurer invariablement l’authenticité de toutes les opérations relatives aux Horloges Marines. Quant à la rigueur de l’E-preuvej fa durée a excédé celle d’une année : elle a commencé Te iode Novembre 1768, 8c fini le 21 du même mois de l’année fuivante : plufieurs coups de vent effiiyés dans le cours de la campagne ; des roulis prefque continus , dont l’étendue paffoit quelquefois quarante-cinq degrés (a) ; toutes les viciffitudes de la température de l’air, depuis le terme de la congélation , jufqu’au vingt-cinquieme degré de chaleur du thermomètre de Reaumur (b)‘, l’humidité pénétrante des brumes du Grand-Banc de Terre-Neuve , à travers lefquelles on a navigué pendant plufieurs jours confé-cutifs ; enfin toutes les caufes phyfiques qui peuvent contribuer à altérer la jufteffe des Horloges Marines , fe font combinées 8c réunies, dans le-cours d’une année, pour éprouver la régularité de ces Machines. Quatorze vérifications , faites dans différents Ports , ont prévenu les compenfations d’erreurs , 8c nous ont fourni les moyens d’apprécier très-exaélement la régularité abfolue de chaque Horloge, pendant chaque période particulière.
- Toutes les fois que le local 8c les circonftances ont pu nous le permettre , nous avons employé les hauteurs correfpondantes du Soleil , prifes féparément par M. Pingré 8c par moi, pour connoître le rapport du Temps de chaque Horloge Marine au Temps Moyen du Port, dans lequel nous obfervions : d’autres fois, nous nous Tommes contentés des hauteurs abfolues du Soleil, prifes avec l’Oélant de Hadley\8c l’on pourra juger par l’accord de plufieurs obfervations faites à différents jours, dans un même Port, que cette derniere méthode eft d’une exa&itude fuffifante pour l’ufa-ge ordinaire de la Navigation ; 8c que, dans aucun cas, les Marins n’auront befoin de recourir à un autre instrument qu’à l’Oétant, foit pour déterminer avec précifion le mouvement d’une Horloge Marine dans un Port, foit pour toutes les obfervations qu’ils voudroient faire à la Mer.
- Le détail des diverfes opérations relatives à l’épreuve des Horloges, formera la partie de cet Ouvrage, comprife fous le titre de Journal des Horlo~ ges Marines.
- En rendant un compte particulier de chacune des quatorze vérifications,
- (a) L’ijis étoit peut-être le Bâtiment le plus propre à éprouver l’elfet de l’agitation du Vaiffeau fur des Horloges Marines, tant par fa petiteffe, que par la vivacité & l’ex-tenfion de fes mouvements de roulis & de tangage.
- (h) Le thermomètre qui étoit renfermé
- dans la caiffe d’une des Horloges, n’a monté qu’à ving-cinq degrés ; mais celui qu’on ex-pofoit au Nord, à l’air libre , y montoit beaucoup plus haut, ainfi qu’on doit l’attendre de l’effet de la chaleur qu’on éprouve » pendant le mois de Juin, dans un des Ports de l’Ifle de Saint-Domingue»
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- qui ont été faites dans le cours de l’Epreuve, j’examinerai la régularité des Horloges, fous différents points de vue.
- i°, Je chercherai quelle a été la régularité abfolue de chaque Horloge, dans l’intervalle d’une vérification à la fuivante ; c’eft-à-dire , quelle erreur on avoit à craindre, à la fin de chaque traverfée, en venant attéri’r, fur la foi de ces Machines, à la hauteut d’un Port , dont la Longitude avoit été fixée antérieurement par des obfervations aftronomiques. Cet examen fe préfente fous deux faces qu’il eft néceflaire de distinguer , & qu’il feroit dangereux de confondre, comme on l’a fait quelquefois. On doit d’abord examiner le changement qui eft Survenu depuis la derniere vérification , dans le mouvement journalier de l’Horloge comparé au moyen Mouvement du Soleil; mais on courroit rifque d’en tirer une conféquence fauffe , fi l’on vouloit fe contenter de ce premier examen pour apprécier la régularité abfolue de l’Horloge ; car il feroit poflible que le rapport de fon Mouvement au moyen Mouvement du Soleil fût le même au commencement & à la fin d’une période , quoique, dans l’intervalle , il eût éprouvé des variations, des écarts dont la Somme , s’ils étoient tous dans le même Sens, vu la différence , s’ils étoient en Sens contraire, pour-roient produire une erreur confidérable fur la Longitude que l’Horloge indiqueroit à la fin de la période : il eft donc néceffaire de rapporter la régularité abfolue des Horloges à un point fixe , comme à la Longitude du Port ou l’on.obferve, quand cette Longitude, 8c celle du Port de départ, font déterminées par des obfervations aftronomiques : on compare la différence des Méridiens que l’Horloge affigne entre les deux Ports, à celle qui a déjà été fixée par les obfervations : & fi les deux Longitudes ne font pas d’accord ; la quantité dont elles différent eft réputée l’erreur de l’Horloge® Il faut prendre garde cependant que, par cette méthode, on s’expofe à attribuer à l’Horloge plus de jufteffe qu’elle n’en a eu effectivement, ou à lui imputer une erreur qui n’eft pas la fienne, dans le cas où la différence des Méridiens, fixée par les obfervations aftronomiques , ne feroit pas parfaitement exaCte, ce qui peut arriver : mais quand l’erreur qui doit réfulter du changement furvenu dans le mouvement journalier de l’Horloge ( s’il s’en eft manifefté un ), fe trouve d’accord avec celle qui eft indiquée par la différence obfervée entre la Longitude donnée par l’Horloge & la vraie Longitude du lieu ; alors on eft bien fondé à croire que l’on connoît la véritable erreur de l’Horloge.
- On verra que, fous ce premier point de vue , l’erreur de VHorloge N°. 8 n’a été que d’un trentième de degré, à V Ifle à’Aix, après iy jour s ; d’un quart de degré , à Cadix, après qy jours ; d’un trentième, à Sainte-Croix de Ténériffe , après 23 jours ; d’un feptieme, à Gorée , après 34. jours ; d’un cinquième, à la Praya (dans l’Kle de Sant-Yago ) , après 40jours; d’un quinzième, à Saint-Pierre de la Martinique , après iy> jours ; d’un dixième , au Fort-Royal, après 23 jours; d’un foixantieme, au Cap-François de Saint-Domingue , après 16 jours ; d’unJïxkmc 3 à Angra (dans l’Ifle de Tercere ),
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- après 45* jours ,* d’un quinzième, à Sainte-Croix de Ténérijje ( au retour) après 18 jours; d’un huitième, à Cadix, après 44 jours; d’un dixième , à l’Ifle à’Aix , après 22 jours. Je me contenterai de faire remarquer que, fi les déterminations de cette Horloge euffent été affedées d’un demi-degré d’erreur après 42 jours, elle eût encore donné les Longitudes avec une précifion égale à celle qu’on a cru devoir fixer pour la plus grande récompenfe qui ait été promife ; cette remarque fuffira fans doute pour faire fentir combien YHorloge N°. 8. de M. Berthoud a été fupérieure à tout ce quon croyoit pouvoir jamais efpérer d’une méthode quelconque propre à déterminer les Longitudes en Mer.
- L’exaditude de YHorloge N°. 6. a rarement cédé à celle du N°. 8 „ pendant les fix premiers mois de: l’Epreuve ; mais , dans les derniers , elle s’eft écartée de fa première jufielTe : fon erreur a été de près d’un quart de degré, au Fort-Royal, après 23 jours; &: d’un cinquième, après 16 jours, au Cap-François : elle a été de cinq Jîxiemes de degrés , à Cadix, après 44 jours. Mais la fupériorité de l’Horloge N°. 8 fur le N°. 6, n’eft point un effet du hazard ; elle avpit été prévue & annoncée par M. Ber-thoud, dans une déclaration par écrit qu’il adrelïa au Secrétaire d’Etat , ayant le Département de la Marine , quelque temps avant que l’Epreuve de fes Horloges eût été commencée {a}.
- 2°, Après avoir déterminé l’erreur abfolue de chaque Horloge à la fin des traverfées , je chercherai à quelle précifion chacune auroit donné la Longitude des différents Ports , en employant, pour l’intervalle écoulé entre deux vérifications, un Mouvement journalier Moyen entre celui que l’Horloge avoit eu au commencement de la période, & celui quelle avoit à la fin i telle eft la méthode dont on doit faire ufage pour fixer la pofi-tion des Ports où l’on a abordé, des Caps en vue defquels on a navigué , & redifier ainfi les Cartes hydrographiques par le fecours des Horloges Marines. L’exaditude des Horloges de M. Berthoud a été encore plus merveilleufe fous ce fécond point de vue ; parce que les Mouvements Moyens, que nous avons employés ici, ont corrigé les petites erreurs qui dépendoient du changement progrefiif que le mouvement journalier avoit éprouvé dans fintervalle d’une vérification à la fuivante.
- q°, Nous nous fommes ménagé un troifieme moyen de vérifier l’exadi-tude des Horloges ; & il importe de fe le procurer quand il s’agit d’une Epreuve : ce moyen eft le plus sûr, le feul peut-être qui le foit fans reftric-îion, en ce qu’il eft indépendant de la Longitude abfolue de chaque Port, à laquelle on voudroit comparer celle des Horloges, 8c qui peut quelquefois , comme on le fait, n’être pas exade , quoiqu’elle ait été déterminée par des obfervations aftronomiques. Il faut vérifier l’état de l’Horloge deux fois dans un même Por.t, à deux époques un peu éloignées ;
- (a) On trouvera l’Extrait de cette déclaration, dans la première Partie de cet ouvrage j t*£- 3’
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- c’eft ce que nous avons pratiqué en relâchant de nouveau dans les Ports où avoient été faites nos premières obfervations. Ainfi, nous avons examiné fi chaque Horloge donnoit exaélement la même différence de Méridien entre le Cap François & Sainte-Croix deTénérijfe, au retour, qu’elles nous avoient donnée, en allant, entre Sainte-Croix & le Cap-François ; la même différence entre le Cap & Cadix, qu’elles avoient donnée d’abord entre Cadix & le Cap ; la même entre le Cap & fille d’Aix, qu’entre rifle d’Aix & le Cap. Sous ce troifieme point de vue , & en employant les Mouvements journaliers abfolus, c’eft-à-dire , tels qu’ils avoient été conftatés à chacune des vérifications intermédiaires, l’erreur de l’Horloge N°. S. n’étoit que d’un peu plus de deux tiers de degré, après 144 jours; d’un peu moins de deux tiers après 214 jours ; de trois quarts de degré après 287 jours. L’erreur de l’Horloge Nq. 6, après les mêmes intervalles, étoit de deux tiers de degré ; d’un peu plus d’un degré un tiers ; de un degré deux tiers. Mais , en employant les Mouvements Moyens, ainfi qu’on doit le faire dans l’ufage de la Navigation , quand il s’agit de fixer la pofition des Ports, l’erreur du N°. 8. fe réduit à un vingtieme.de degré, après 144 jours ; à un douzième, après 214 jours ; à un huitième, après 287 jours. L’erreur du N8. 6 , après les mêmes intervalles , fe réduit à un foixantieme de degré ( mais par l’effet de quelque compenfation) ; à un tiers j à un quart de degré. \
- 48, A notre retour dans la rade de rifle d'Aix , nous fîmes une expérience d’un nouveau genre, & que nous avions cru devoir réferver pour la derniere opération : je l’avois propofée dans le projet que je donnai pour l’Epreuve ; & elle faifoit partie de l’inftruétion de Sa Majefté. Les Horloges Marines étant deftinées à être portées fur des Vaiffeaux de Guerre, il m’avoit paru néceffaire d’éprouver fi l’ébranlement que produit dans toutes les parties d’un Navire le jeu de fon artillerie, pouvoir occafionner quelque altération fenfible dans le mouvement où dans le mécanifme d’une Horloge. Pour nous en affiner , nous fîmes faire cinq décharges confécutives de toute l’artillerie de la Frégate : les canons des deux bords tiroient à la fois : ces exploitons Jimultanées produifîrent des fecouffes très-violentes, St fi fortes que des ferrures de l’armoire qui ren-fermoit les deux Horloges en furent arrachées. Nous avions comparé l’heure de nos Horloges, avant & après cette épreuve, à l’heure d’une Horloge aftronomique qui étoit établie à terre ; & nous connoifiions d’ailleurs le rapport du mouvement de celle-ci au mouvement de chacune des deux autres : les comparaifons nous firent connoître que l’effet de far-tillerie n’avoit produit aucun dérangement, ni dans le mécanifme, ni même dans le mouvement des Horloges Marines.
- Depuis l’épreuve que nous avons faite de ces Horloges, le N°. 8 a été embarqué par ordre du Roi, fur la Frégate la Flore, commandée par M. de Verdun de la Crenne. Cette Frégate fut accordée par Sa Majefté à l’A-cadémie Royale des Sciences, pour y faire éprouver, en 1771 & 1772.^
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- les Horloges, les Inftruments, & les Méthodes propres à déterminer les Longitudes en Mer, que les Savants & les Artiftes voudroient mettre au concours pour le prix de 1773. M. le Chevalier de Borda & M. Pingré avoient été choifîs pour faire cette épreuve, conjointement avec M, de Verdun, pour examiner les différentes méthodes & les divers inftruments, fuivre la marche des Horloges, & apprécier leur régularité. Sa Majefté les avoit pareillement chargés d’un nouvel examen de i’Horloge N?. S de M. Berthoud : cet examen , ainfi que le Miniftre s’en eft expliqué clairement (a) , n'étoit point une nouvelle épreuve; la première ayant été faite dans toute fon étendue par M. Pingré par moi, ayant conjlaté authentiquement la régularité des Horloges de M. Berthoud, & qu'elles avoient atteint au but propqfé : on profitoit feulement de Voccajion d'une épreuve générale pour conjlater la fuite de cette régularité. L’Horloge NQ. 8 avoit été re-mife à M. Berthoud, après l’épreuve de 1769 : & fi l’on veut examiner les réfultats généraux qui ont déjà été publiés des vérifications faites dans le fécond voyage ; on reconnoîtra que les petites corrections auxquelles la première épreuve 5c de nouvelles recherches avoient donné lieu, rendirent cette Horloge fupérieure à elle-même. Je ne prétends point devancer le jugement que pourront en porter les Savants Académiciens auxquels Sa Majefté l’avoit confiée , ni faire un examen de com-paraifon qu’ils n’ont pas cru devoir mettre fous les yeux du Public ; mais, d’après le rapport qui fut lu par M. Pingré, à la rentrée publique de l’Académie, le 21 Avril 1773 (b), concernant les différentes Horloges embarquées fur la Frégate la Flore, tous ceux qui s’intéreffent véritablement à ce qui pouvoit nous éclairer fur le fuccès de la découverte , doivent regretter que M. Berthoud n’eût embarqué fon Horloge N%m 8 que pour fe conformer aux intentions de Sa Majefté , à qui cette Machine appartient ; & que des raifons particulières qu’il s’eft réfervées, Payent toujours détourné de concourir pour les prix qui ont été pro-pofés fur ce fujet , en différents temps , par l’Académie Royale des Sciences : fi cette Horloge eût été mife au concours î on n’eût pas pu fe borner à dire fimplement qu'elle a paru mériter beaucoup d'éloges par la régularité de fa marche : il eût fallu la mettre en comparaifon avec d’autres Machines de cette efpece, 5c apprécier les unes & les autres à la rigueur. Le Public pourra porter un jugement définitif fur la régularité de l’Horloge N?. 8, dans le cours du fécond voyage, lorfque le Journal de MM. de Verdun, de Borda Sc Pingré, attendu avec tant d’em-preffement, aura expofé la fuite de toutes les obfervations qu’ils ont faites
- (a) Voyez ( à la fuite du Traité des Horloges Marines de M. Berthoud, pag. 561 , N°. 9 de l’Appendice), l’extrait de la lettre de M. deBoynes, Secrétaire d’Etat au Département de la Marine, concernant l’Horloge iV°. 8 de M. Berthoud, embarquée fur
- la Flore.
- (b) Ce rapport a été imprimé dans le Journal qui a pour titre : Observations fur la P hy fi que , fur l’HiJloire naturelle & fur les Arts , &c. Tome II. Juillet 1773 , pag. 1 & fuiv.
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- relativement à l’épreuve des Horloges Marines, & à leur utilité dans la Navigation. Quelle perfe&ion l’ufage de eette découverte ne doit-il pas avoir acquis en paffant par des mains fi habiles ! Pour moi, content d’avoir arraché quelques ronces dans un vafte champ que je trouvai en friche , & qu’une culture éclairée peut rendre fi fertile, je verrai fans envie les fruits précieux que des travaux bien dirigés lui auront fait rapporter ; je partagerai fincérement la reconnoiffance de tous les Navigateurs.
- L’Horloge JV?. 6 de M. Berthoud avoit été remife, en 1770, à M. l’Abbé de Rochon, Aftronome de la Marine, de l’Académie Royale des Sciences, pour lui fervir à déterminer les Longitudes dans le voyage qu’il alloit faire aux Indes orientales : le réfultat des obfervations de cet Aftronome n’eft pas encore public ; mais on peut d’avance fe former une idée de la régularité de l’Horloge pendant cette campagne , d’après le témoignage que M. l’Abbé de Rochon en a rendu dans une lettre qu’il écrivoic à M. Berthoud, de l’Ifle de France, le 27 Novembre 1771 (a). « J’ai vu, » dit-il, avec une vraie fatisfa&ion , que la marche de cette Horloge « ( JY?. 6 ) , eft infiniment plus régulière que je ne pouvois l’imaginer : 8c , » quelque prévenu que je fuffe fur fa perfeéfion ; je puis certifier qu’elle 33 eft encore beaucoup au-deffus de l’idée que je m’en étois formée 33.
- L’épreuVe que M. Pingré & moi avions faite, en 1768 & 17, des Horloges Nos. 6 & 8 , avoit paru bien fuffifante pour apprécier en dernier reffort l’exa&itude de ces Machines , & conftater, d’après notre expérience , futilité que la Navigation pourroit en retirer : leur précifion avoit été fupérieure de beaucoup à ce que l’Inventeur avoit promis , fupérieure à tout ce qu’on avoit ofé efpérer. Dès l’année 1770 , Sa Majefté voulut attacher M. Berthoud à fon fervice, en lui accordant un brevet & des appointements, avec la qualité d’Horloger-Mécanicien du Roi & de la Marine, &c. Cette récompenfe flatteufe étoit un nouvel engagement pour lui de travailler à pouffer plus loin , s’il étoit poflible, les recherches utiles qui la lui avoient méritée : fidele à cet engagement, & à ce qu’il devoit à fes fuccès, il s’eft/ efforcé d’ajouter encore à la perfedion de fes premières Machines : il eft aduellement occupé de l’exécution de douze nouvelles Horloges Marines pour le compte du Roi ; & Sa Majefté Catholique , empreffée de faire participer fes Peuples à l’utilité d’une découverte fi long temps attendue , a demandé aufli à M. Berthoud huit Horloges pour le fervice de fes Vaiffeaux. Puiffe bientôt l’Europe entier© jouir d’une découverte précieufe à l’humanité! Puiffe l’Artifte zélé & infatigable , au génie duquel nous la devons, compter un jour plus d’heureux imitateurs qu’il n’a pu compter de rivaux.
- Je me fuis occupé dans mon Journal des Horloges Marines, de prouver par des raifons 8c par des faits, la régularité de ces Machi-
- (a) Cette lettre a été imprimée en entier à la fuite du ‘Traité des Horloges Marine£ 4e M. Berthoud, pag, $6$ , première fuite du N°. n de l’Appendice.
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- nés fous les différents points de vue relatifs à une Epreuve : je dois J à préfent, expofer tous les fecours qu’on peut tirer des Horloges, foit pour diriger avec sûreté la route des Vaiffeaux, foit pour redifier la defcription du Globe terreftre. Les remarques particulières que j’ai été à portée de faire a dans le cours de mon voyage , concernant ces divers objets, feront rapportées en détail dans la partie de mon Ouvrage qui eft comprife fous le titre de Journal de la Navigation.
- C’eft particuliérement pour nos jeunes Officiers que mon Journal de Navigation a été entrepris : quelque minutieufes , quelque rebutantes que fuffent les recherches fans nombre auxquelles je me fuis livré ; j’ai été foutenu jufqu’au terme par l’efpérance que mon travail pouvoit être pour eux de quelque utilité. Je n’ai pas craint de m’appefantir fur les détails. En rendant compte de la première application d’une découverte qui mérite toute l’attention des Marins, j’ai dû infîfter fur les fuccès & multiplier les preuves qui pouvoient infpirer la confiance : ce qui feroit fuperflu dans une autre circonftance, devenoit ici néceffaire. On verra de quelle utilité les Horloges Marines m’ont été 5 dans le cours de ma Navigation , pour déterminer les progrès que le Navire faifoit dans le fens de la Longitude ; pour apprécier l’effet des courants & con-noître leur direction ; pour décider enfin l’attérage, lorfque je voulois aborder à un Port dont la pofition étoit déjà fixée par des obferva-tions aftronomiques»
- L’utilité qu’on peut retirer des Horloges Marines 9 ne fe borne pas à diriger avec sûreté la route des Vaiffeaux : on les employera avec le même avantage à perfectionner la Géographie. La defcription du Globe terreftre eft encore bien imparfaite, bien confufe , & fi on peut le dire, fort peu reffemblante. Le premier emploi que l’on doive faire des Horloges Marines eft, fans doute, de fixer les Longitudes des Ports les plus fréquentés. Que ferviroit, en effet, au Navigateur de connoître chaque jour à quel point de la Mer fon Vaiffeau eft parvenu , fi la pofition du point auquel il veut aborder n’eft pas exactement déterminée ? On fentira la néceffité de ce premier travail 5 fi l’on veut compter , par exemple , combien d’Ifles, éparfes dans cette vafte Mer qui a 1 yA-mérique à l’Orient, furent découvertes anciennement, fans qu’il ait été poffible de les retrouver dans la fuite, par l’incertitude où l’on eft refté fur leur vraie pofition ; combien d’autres ont été prifes pour des Ifles nouvellement trouvées, parce qu’on les a rencontrées à des places où l’on ne fuppofoit pas quelles fuffent. Eût - on jamais un befoin plus preffant de s’occuper des moyens qui peuvent concourir à perfectionner la Géographie ? Aujourd’hui que l’efprit des grandes découvertes vient de réveiller toutes les Nations : aujourd’hui que toutes à l’envi paroif-fent fe difputer la gloire de pénétrer jufqu’aux extrémités de ces Zones malheureufes , que la nature fembloit avoir voulu féparer à jamais du refte du Globe pat des glaces peut-être auffi anciennes que le monde.
- Mais
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- Maïs fans parler des terres nouvelles qu’on peut encore découvrir, Sc dont il importe de fixer la fituation ; les côtes les plus fréquentées «’ont-elJes pas befoin , du moins dans certaines parties , que leurs pofitions foient rectifiées ? Peut-on attendre quelles le feront par les Aftronomes? Le nombre n’en eft pas confidérable en Europe : leurs travaux exigent un appareil d’inftruments embarraflànts & peu portatifs : & dans le nombre des Savants qui cultivent l’Aftronomie, en trouvera-t-on toujours qui pourront fe réfoudre à abandonner les opérations paifibles du Cabinet & de fObfervatoire, pour aller affronter les fatigues & les dangers , fur un élément pour lequel ils ne s’étoient pas deftinés ? C’eft donc aux Navigateurs à fuppléer les Aftronomes ; c’eft à eux feuls, c’eft à ceux qui fe font voués au métier de la Mer, qu’il appartient de fixer* les limites de l’Océan , de déterminer l’étendue & le giffement des continents, de placer les Ifles, de defliner le Globe.
- Cette entreprife n’exigera plus, de la part du Gouvernement, des dépenfes extraordinaires : chaque voyage peut déformais fournir de nouvelles lumières pour perfectionner la Géographie, fans que les opérations qu’exige ce travail particulier, nuifent à l’objet primitif de l’expédition. Il importe fur-tout de déterminer d’abord les pofitions des points les plus remarquables , tels que les Ports , les Caps, les Montagnes qui fervent de reconnoiffance, les Mes , les Dangers. Il réfultera de ces premières déterminations, que plufieurs points de la terre prendront enfin des places qu’ils ne pourront plus perdre, & auxquelles les points intermédiaires viendront s’affujettir, quand on aura pu fe livrer aux ob-fervations de détail. L’O&ant de Hadley & les Horloges Marines fuffiront feuls pour ce travail. Il eft même des circonftances où les déterminations de Longitude qu’on obtiendra par le fecours des Horloges, doivent être préférées à toutes celles qu’on pourroit déduire des obferva-tions d’éclipfes, que l’Aftronomie a coutume d’employer à terre à ces fortes de recherches : & c’eft le cas , par exemple, où pour lever le plan d’une côte, qui fe prolonge dans le fens de la latitude, il s’agit de déterminer les différences de Méridiens entre des points qui different très-peu l’un par rapport à l’autre : car on fait que les méthodes aftronomiques, fi ingénieufes, fi admirables pour les grandes diftances, deviennent pour les petites, prefqu’entiérement & quelquefois totalement inutiles ; parce qu’il peut arriver que l’erreur des obfervations excède la diftance mutuelle des Méridiens dont on veut connoître la différence. On aura cette détermination très-exadement par le fecours d’une Horloge Marine ; fi , aux deux points dont on veut trouver la différence en longitude, on a conftaté le rapport du Temps de l’Horloge Marine au Temps Moyen, & le rapport de fon Mouvement au moyen Mouvement du Soleil : car l’intervalle entre les deux vérifications n’étant que de quelques jours, les erreurs qui peuvent provenir des petites inéga-
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- lîtésdu mouvement de l'Horloge, dans un fi court intervalle, deviendrons
- abfolumenc infenfibles (a).
- J’ai eu des occafions bien fréquentes, dans le cours de mon voyage ; d’éprouver de quelle utilité les Horloges Marines peuvent être pour perfectionner en peu de temps la defcription du Globe : par leur fecours , j’ai reCtifié, dans un voyage de quelques mois, les pofitions de la plus grande partie des côtes & des Ifles de f Océan Occidental : ce font les premiers fruits qu’on aura recueillis d’une découverte fi fertile ; & on ne fauroit trop inviter les Marins à les multiplier.
- (a) M. Berthoui s’eft occupé de l’exécution d’une efpece de grofïè Montre à ref-fort, qu’on peut appeller Montre à Longitudes y dont la conftruétion eft telle que les mouvements d’une voiture ne peuvent altérer là régularité , ainfî que lui - même l’a déjà éprouvé. Cette Montre fera fort utile pour perfectionner la Géographie intérieure, par la facilité qu’elle procurera 4e pouvoir déterminer la différence des Mé-
- ridiens entre deux Villes peu diftantes l’une de l’autre; ce qu’on ne pouvoit faire avec exactitude , qu’en employant une bafe & des triangles : & on fait combien les opérations Géodéfiques font pénibles , & quelle duite d’inflruments elles exigent. La même Montre pourra être employée aufli utilement pour lever le plan d’une côte, & déterminer , de proche en proche, les différences de Méridiens.
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- INTRODUCTION
- Au Supplément du Traite des Horloges Marines, & de L'Essai sur l'Horlogerie.
- (Quoique les Horloges à Longitudes dont j’ai publié la théorie, les principes de conftruétion, 6c ceux d’exécution dans le Traité des Horloges Mannes , ayent eu allez de fuccès ; j’ai cependant été obligé de faire de nouvelles recherches , parce que ces machines étant à poids, ôc d’un volume trop confidérable, il eft arrivé pendant le tranfporc de ces machines par terre , tant d’accidents que je me fuis vu forcé de conftrtiire de nouvelles Horloges à refforc. que j’ai réduites, au plus petit volume. C’eft le travail que je préfente aujourd’hui aux Artiftes , 6c aux Amateurs des machines fervant à la Mefure du Temps. *
- 11 y a aétuellenient trente-trois ans paffés que je m’occupe fans relâche du travail des Horloges à Longitudes ; pendant ce tems, j’ai conftruit 6c exécuté quarante - cinq , tant Horloges, que Montres à Longitudes.
- Dans la compofition d’un aulîi grand nombre de machines, dont au moins vingt font de différente conftruc-
- * En travaillant à la compofition de ces Horloges à re(Tort, je n’ai pas abandonné celles à poids , je me fuis occupé d’en réduire le volume : on trouvera dans ce Supplément, la defeription de deux Horloges à poids : je viens de conllruire, &
- d’exécuter moi-même, en 1787 , une petite Horloge à Longitude à poids , pour S. A. R. le Prince des Afturies ; ce Supplément étoit fi avancé , que je n’ai pu y joindre , ni le plan, ni la defeription • de cette machine.
- a
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- ïj INTRODUCTION,
- tion , j’ai fur-tout cherché a connoître par des épreuves fûtes 5 celles de ces Horloges ou Montres , qui pouvoient être adoptées pour remplir les befoins des navigateurs ; 8c je me fuis également appliqué à les conltruire , de forte que i’exécUtioii en foit facile, que les Horloges à Longitudes puiffent devenir d’un ufage général dans la Marine , 8c que leur jultefle foit due à la folidité des principes fur lef-quels leur confirmation efk établie, plus encore qu’à l’extrême adrefle de l’Artifle qui entreprendra de les exécuter.
- Les Horloges à redore nos XXIV 8c XXV, dont je donnerai la defeription dans les Chapitres VI 8c VII, rempliront à ce que j’efpère les vues que je me fuis propofées; 8c je les conli-dère comme de vrais Régulateurs ; mais comme ces machines doivent toujours relier à bord du vaifïeau , j’indique les petites Horloges auffi à redort, n° I ; XXVII 8c XXXVI, décrites dans les Chapitres X 8c XI, pour accompagner les premières 8c pour fervir comme de Montres portatives à tous les ufages des oblèrvateurs, parce que ces ma* chines peuvent être tranfportées à terre ou dans une chaloupe , 8cc.
- La jufteiïe des Horloges 8c des Montres à Longitudes, elt particulièrement fondée : i°. fur la grande puiflante du régulateur, 8c la réduction de fes frottements (a) : 2". fur l’ifochronifme des vibrations du balancier, obtenu par le fpiral (b): 30. fur la nature de l’échappement à vibrations libres (c) : 40. enfn fur l’exaéte correction des eiîets du
- (a.) Traitédes Horloges Marines^ 13 : iz6: <;6u Ejfai fur L’Horlogerie, n° 18^4,
- (b) Traité des Horloges Marines, n°. 141 , &c. ijz : 154, &c*
- (c) Idem. n« îSi : ^$8 : £77—^88 î iooi.
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- INTRODUCTION. iij
- chaud êc du froid par un méchanifme de compenfation (a).
- Les mêmes principes Ôc la même conftru&ion font également applicables aux petites Horloges à Longitudes à reftort, 6c aux Montres de poche (b\. j’en ai fait moi-même l’application dès 17^3 , dans la conftm&ion de la Montre aftrono-mique à compenfation, que j’ai vendue à Londres en 1766 (c) : ainfi que dans une Montre conftruite en t*]66 , pour M. le Chevalier de Fleurieu (d)\ 6c plus particulièrement encore s dans la compofition de ma Montre à Longitude portative, conftruite en 1765 (e). Sous ce point de vue la recher-
- (a) Traité des Horloges Marines, n° a — rdi : 164.
- (b) Traité des Horloges Marines. Introduction, pag. xxiv»
- (f) Idem , pag. xxzv.
- (à) Voyez le voyage fait par ordre du Roi j en 1760 , &c. Pour éprouver en mer les Horloges Marines , par M. d'Eveux de Fleurieu j de l’Imprimerie Royale, 1773 , pag. lxxijjTomel.
- On lit ce qui fuit dans une note* « La Montre à fécondes dont nous avons fait ulage dans toutes nos opérations,.eft de la façon de M.FerdinandBertkoud. Son échappement eft à cylindre : les pivots du balancier tournent dans des diamans, & leurs pointes font portées fur des diamants : Elle eft à quatre battements par fécondé : les trois aiguilles font concentriques : Le mouvement de cette Montre n’eft point inter, rompu pendant qu’on la remonte il eft entretenu par un reffort auxiliaire qui produit fon effet de lui-même, fans qu’on foit obligé de faire partir aucune détente Le régulateur y eft très-puiflant : les variations qui pourroient provenir de l’aélion de la chaleur ou du froid, font prévenues & compenfécs par un méchanifme de corn
- penfation, tel qu’on en emploie dans les Horloges Marines. Cette machine eft la fécondé de cette efpèce , que M. Bertkoud ait exécutées. La première qu’il aroit fait fut vendue à Londres en 1766, deux ans après qu’elle fut terminée. Ce font les deux premières Montres de poche à compenfation , qui ayent été vues en Europe » Voyez auflî page xlvij, du même Ouvrage , fur la Montre à Longitude.
- (e) Voyage fait par ordre du Roi , de 1768 & 1769 , pour éprouver les Horloges Mannes ; par M. d'Eveux de Fleurieu j de l'Imprimerie Royale en 1773, page xlvij , Tome I.
- M. Bertkoud s’eft occupé de l’exécu-tion d’une efpèce de groffe Montre à reffort , qu’on peut appellcr Montre a. Longitudes , dont la conftruéfoon eft telle que les mouvemens d’une voiture ne peut vent altérer fa régularité , ainfi que lui même l’a déjà éprouvé.
- Cette Montre fera fort utile pour per-
- âij
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- iv INTRODUCTION,
- che des Horloges à Longitudes, aura rendu un fervice ef-fentiel à l’Art & au Public, en perfectionnant les Montres de poche, jufques-là très-défëCtueufes. *
- C’eft particulièrement dans l’intention de répandre les nouvelles lumières que la recherche des Horloges à Longitudes a procuré à l’art de l’Horlogerie , que j’ai deftiné la fécondé Partie de cet Ouvrage, qui fert de Supplément à l’Eflai fur l’Horlogerie : elle contient les moyens de donner aux Montres de poche, la plus grande juftefle que ces machines comportent par leur nature : j’y traite également des moyens de perfectionner les Horloges Agronomiques.
- Quant à i’ufage des Montres de poche dans la Navigation , mon opinion eft, que les Horloges à Longitudes, même les plus petites , doivent leur être préférées (**). Car en fup-pofant que l’on emploie dans une Montre de poche les
- fedtionner la Géographie intérieure, par la facilité qu elle procurera, de pouvoir déterminer la didérence des Méridiens entre deux Villes peu disantes l'une de Fàutre, ce qu’en ne pouvoit faire avec exactitude» qu’en employant une bafe & des triangles: & on fait combien les opérations Géodéfique font pénibles ; & quelle fuite d’inftruments elles exigent. La même Montre peut-être employée aullî utilement pour lever le plan d’une côte, & déterminer de proche en proche les différences de Méridiens *>.
- * Si depuis quelques années , des Horlogers font parvenus à exécuter des Montres de poche plus exaétes , l’invention des moyens qu’ils ont employés eft due
- en entier aux Auteurs des Horloges à Longitudes , qui ont publié leurs recherches fans réferve dans leurs ouvrages , enforre que ceux qui ont exécutés ces Montres , n’ont fait que copier ou imiter les principes & la conftru&ion qu’ils ont trouvé établis. Ces Ouvrages étant publics , on a pu & dû s’en fervir ; mais ce qui paroîtra fingulier, c’eft que les mêmes Horlogers qui ont fi bien employé les principes & la conf* truftion des Horloges à Longitudes, fe font avifés de fermer leurs Montres par un fecret, comme fi elles enfermoient de nouvelles découvertes. i ** Et à plus forte raifort celles à poids.
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- INTRODUCTION. y
- mêmes moyens que dans une Montre à Longitude , l’on n’obtiendra pas autant de jufteffe de la Montre portative.
- i°. Parce que la Montre qui eft portée dans le gouflet, n’a point de pofition fixe , étant tantôt verticale , tantôt horifontale ou inclinée dans divers fens , ce qui produit né-ceftairement des variations dans fa marche, quelque parfaite que l’on fuppofe cette machine : & ces variations deviendront encore plus conlidérableSj lorfque les huiles feront épaif-ftes, Ôc que les frottements viendront à changer.
- 2°. Pour qu’une Montre de poche, ne foit pas fufcep-tible de dérangement par les agitations du porter, il faut que le balancier foit petit ôc léger ; ôc dès-lors ce Régulateur qui a peu de puiiïance , éprouve à proportion plus de ré-fiftance de la part des huiles ôc des frottements , ôc la Montre conferve moins fa jufteffe (a).
- 3°. Parce que les huiles mifes aux pivots d’une Montre de poche, font bientôt deffechées par la chaleur du gouffet; ôc c’eft ici une des plus grandes caufes des variations d’une Montre.
- 4°. Une Montre de poche eft expofée à des changements fubits de température, 6t à des agitations ôc fecouffes qui doivent néceflai rement affe&er fa marche.
- 5°. L exécution d’une Montre de poche devient beaucoup plus difficile : ôc quelque adreffe que l’on fuppofe à l’ouvrier, la perfection dans l’exécution d’une Montre de poche n’égalera jamais celle qu’il pourroit donner à une petite Horloge.
- 6°. Le redore fpiral réglant d’une Montre de poche, ne peut pas être trempé tout plié , ce qui l’expofe à changer de
- (à) Ejfaijur L*Horlogerie , n° i8fj.
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- Vj INTRODUCTION.
- figure par la chaleur : 8c en démontant la Montre , il eft expofé à pouvoir être dérangé.
- 7°. Quand même on parviendroit à conflruire 8c à exécuter une Montre de poche , qui allât conftamment avec une grande jufteffe ; une telle machine ne pourroit jamais devenir d’une ufage général dans la Navigation : car peu d’Artiftes feraient en état de les exécuter, 8c même de les nétoyer avec les précautions nécefïaires pour rendre à ces machines leur première harmonie.
- 8°. On ne peut pas avec une Montre de poche, obferver l’étendue des arcs de vibrations du balancier, ni par confié^ quent faire ufage de la Table compofèe des arcs & de la température, laquelle indique la marche de l’Horloge, lorfque les arcs de vibrations font diminués (a).
- Enfin, je ne conçois pas qu’il foit plus convenable aux Navigateurs d’exiger des Montres de poche, que d’avoir un fextant ou une boulTole de poche ; car d’ailleurs , fi l’on peut obtenir des moyens propres à faire des bonnes Montres, 8c que ces mêmes moyens foient appliqués à une Horloge dont la pofition foit toujours la même , on aura certainement encore plus de précifion : l’exécution en fera plus sûre 8c plus facile, 8c par conféquent une telle machine fera moins chere 8c plus à la portée de tous les Navigateurs.
- Tels font les motifs de préférence , qui fixent mon opinion furie choix des HorlogesiLongitudes: on trouvera cependant dans la Première Partie de cet Ouvrage,Chapitres XII & XIII, la conftruéHon 8c la defcription d’une Montre à Longi-
- (a) Voyez. ci-?prcs3 Chapitre II, n° 14.
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- INTRODUCTION. vlj
- tude * portative , que je deftinois uniquement à mon ufage, &. à des épreuves. Elle a été commencée en 1765 (b)\ & quoique je fois content de la marche de cette Montre , fon exactitude qui peut tenir plus encore à la parfaite exécution qu’aux principes, ne fera pas changer mon opinion fur la préférence qu’on doit donner aux Horloges.
- L’Ouvrage que je préfente aujourd’hui au Public, n’étant que le Supplément au Traité des Horloges Marines 3 & à VEJJai fur THorlogerie, je n’ai pas dû répéter ce qui a été déjà donné dans ces deux Ouvrages, auxquels on doit recourir, foit pour la théorie des Horloges St des Montres à Longitudes , des Montres portatives, Stc. foit pour la conftruc-tions de diverfes parties de ces machines auxquelles je n’ai pas fait de changement depuis la publication du Traité des Horloges Marines, en 1773» &c.
- Je terminerai cette Introduction , en faifant obferver, que dans la compofition des Horloges , des Montres à Longitudes , & des Montres Agronomiques , dont j’ai publié les principes & la conftruétion dans le Traité des Horloges Marines9 & dans ce Supplément ; j’ai eu principalement en vue de conf-
- * Cette Montre de poche à Longitude, que je viens de vendre pour S. A. R. le Prince des AHuries, a été exécutée-fous ma direction , par mon Neveu Louis Berthoud : depuis cette époque , cet Ar-tifte exécute fur les principes de conf truCtion de mes Horloges & Montres à Longitudes, des Montres de poche à fécondés, à compenfation du chaud & du froid, dans lelquelles il emploie l'échappement libre , & un fpiral ifochrone : b précifion de la main - d’oeuvre qu’il 4üflneà tous fes ouvrages, jointe aux princi-
- pes qu’il a fuivis , lui ont fait obtenir, dans fes Montres, une très-grande juf-tefle. On trouvera Chapitres XII & XIII, Première Partie , la conftruétion de ma Montre à Longitude de poche, & dans les Chapitres IV , V & VI , Seconde Partie de cet Ouvrage, la conftru&ion de mes Montres Aftronomiques à compenfation à échappement libre, &c.
- (b) Voyez Introduction au Traité des Horloges Marines , pag. xxiv , & Longitudes par la Mejure du Temps * pag. S 7-
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- viij INTRODUCTION.
- truire ces machines , de forte que les Artiftes qui voudront les imiter, puiflent exécuter eux-mêmes , en entier, toutes les parties de ces machines , fans être forcé de recourir à des ouvriers étrangers. C’eft par cette raifon que je n’ai pas fait ufage dans mes Horloges , & dans mes Montres à Longitudes , des rubis percés ; quoique ce moyen foit très-bon ; mais nous n’avons en France * aucun ouvrier de ce genre. Par une fuite du même motif, j’ai abandonné l’échappement à repos, à palette de rubis, que j’ai employé dans l’Horloge n° 8 ; cependant , en me privant de ces moyens de perfeêlion , je crois pouvoir afturer que mes Horloges n’en ont pas eu moins d’exactitude. Mais la jufteffe de ces machines eft fondée en entier fur la nature des principes qui leur fervent de baze, & à ceux de leur conftru&ion : cette jufteffe eft abfoîument indépendante de l’extrême recherche de la main-d’œuvre. Enforte que les Horloges, les Montres à Longitudes, & les Montres de poche que je pro-pofe, peuvent être exécutées par tous les Artiftes, adroits & intelligents , même par ceux qui font éloignés de la Capitale.
- UEJJai fur rHorlogerie, le Traité des Horloges Marines, &: le Supplément que je publie aujourd’hui, contiennent toutes
- mes recherches fur les machines fervant à la Mefure du Temps : je n’ai préfenté mon travail , que comme des matériaux. Je defîre qu’ils foient utiles ; quant à moi, je crois avoir rempli ma tâche. C’eft ici le dernier Ouvrage que je publierai : peut-être n’ai-je que trop écrit.
- * L’Arc de percer les rubis, fut pro-pofé en France, du rems de la Régence, par AT. Fatio , de Genève : cet Artifte n’ayant pas été accueilli, porta fon [e-
- crct à Londres , où il a été reçu & adopté : Voyez la régie artificielle du temps : par Henri Sully.
- TABLE
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- ix
- TABLE
- DES CHAPITRES
- jDu Supplément au Traité des Horloges Marines , ôC à UEjJ'ai fur l’Horlogerie.
- PREMIERE PARTIE.
- Des moyens propres a perfectionner les Horloges <SJ les Montres à Longitudes.
- Chapitre I. Difpojidon à donner aux Horloges & aux Montres à Longitudes y pour fuppléer à Fifo-chronifme du fpiral.
- Compenfateur ifochrone3 Page i
- De la manière de régler rifochronifme par le compenfateur, 3 Chap. II. Des moyens propres à obtenir plus de jujleffe des Horloges à Longitudes „ dans les voyages de long cours; <>
- Table compofée des arcs & de la température, Ibid.
- Chap. III. De F exécution des refforts fpiraux. Méthode propre à les tremper tout pliés 3 10
- Dimenfions des relforts lpiraux ifochrones, 13
- Détails de procédés, fervant à Texécution des relforts fpiraux,
- ' . 14 Chap. IV. Principes de conjlruclion, de F échappement libre ? le
- plus Jîmple j & détails dJexécution, 23
- b
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- X
- TABLE
- De l'échappement libre à détente , mife en cage 6c à levée-reffort »
- 16
- De la manière de tracer fur le calibre l'échappement libre à détente-reJJort 6c à lévée-reffort, z 8
- De l’exécution de l’échappement libre à détente 6c à levée-reffort, ^ 3°
- Direction pour l’exécution de l’échappement libre A détente, & à palette mifes en cage, 54
- Remarque fur l’échappement libre , appliqué aux Montres à Longitudes, 6c aux Montres de poche, 3^
- Chap. V. Du reffort moteur des Horloges à Longitudes, Des moyens de rendre fa force confiante ; de calculer la force du reffort ; de trouver le diamètre de la fufee, &c.
- 40
- Chap. VI. Horloge à Longitude, iV° XXIV à reffort, conf-. truites à deffein de fuppléer les grandes Horloges
- à poids , 47
- Moyens de conftru&ipn , 48
- Description, 50
- Dimenfions, 54
- Chap. VII. Horloge à Longitude y .ZV° XXVy 57
- Chap. VIII. Horloge, AP 4 , à reffort, 65
- Chap. IX* Principes de confiruclion des petites Horloges 4 Longitudes, dont le balancier efi fufpendu par un reffort, fait Jîx vibrations par fécondé. Et defcrip« tion de P Horloge, N° 1 , de cette efpèce, 66
- Proportion fur l’ifochronifme des vibrations du balancier, 6j
- Article I. Principe de confiruclion de petites Horloges à Longitudes A 68 Article II. Confiruclion dç la petite Horloge, N° 1, yz
- Defcription, 74
- Dimenfion, 77
- Chap. X. Horloge à Longitude y A0 XXVII,
- Chap. XI. De la canflruâion ddinepetite Horloge à Longitude , le balancier fans fufpenfion 3 84
- Difpofition à donner au Régulateur des petites Horloges à Longitudes, pour n’employer que trois rouleaux} ibif
- Defcription de l’HprJoge, N° 56, 37
- Ses dimenfions 4 ” 51.
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- DES CHAPITRES.
- XJ
- Il eft préférable d’employer une fulpenfion aux petites Horloges à Longitudes ,
- Defcriptioii de la fufpenfîon ,
- Horloge réduite d’après N° 3 6,
- Sufpenfion plus (impie,
- Ch AP. XII. [Je la première Montre à Longitude portative, Description de cette Montre,
- Chap. XIII. Dejcription de la fécondé Montre à Longitude,
- 10
- 93 24 9 5
- 1 O L
- 103
- portative,
- Chap. XIV. Horloge à Longitude
- H
- - 3> ? . ,0>'
- Cha?. XV. De la confirucüon d’une Montre Marine la plus fimpie pour les vsiiféaux marchands, les pivots de balancier tournant dans des trous , 1 14
- Chap. XVI. Horloge a Longitude honfontale à poids, de la confirucüon la plus Jimple , & réduite au plus petit •volume 5 ^119
- Article I. Des limites de la force de mouvement du Régulateur des petites Horloges à Longitudes ,
- Article IL Du méchanifme de compenfation,
- Article III. De la confirucüon de l’Horloge à poids 3 Article IV. Befcription de cette Horloge,
- De la fufpenfîon,
- Chap. XVII. Horloge à Longitude, verticale 5 à poids,
- Sa description ,
- Chap. XVIII. Defcripdon d’infirument, & outils fervant aux Horloges & aux Montres à Longitude, &c. 144
- Article I. Injlrument à graduer les cadrans , &c. ibid.
- Article II. Infiniment fervant à éprouver l’Horloge pour Dfochi'onifimc &
- par diverfes pofidons 147
- Article III. Compas à mychromèire , pour la tnefure de l’épaiffeur des lames des rejjorts-fpiratix, 148
- Article IV. Machine à calibrer j les lames des reffortsfpiraux réglant ,
- 150
- Article V» Spiral prêt à tremper 9 i$i
- Chap. XIX. Diverfes épreuves relatives à Lifochronifme du fpiralj & au méchanifme de compensation, lyi i° Epreuve pour fixer le jeuconvenable à l’axe de balancier s
- i5z
- I XL I I4 ï l6
- *31
- I38
- 139,
- i4t:
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- xij TABLE
- i°. Epreuve fervant à connoître fi toutes les parties du mc-chanifme de compenfation, ont le degré de perfection requis,. _ . # 153
- Proportion fur l’ifochronifme du fpiral. Les plus grands arcs , décrits par le balancier, font plus ifochrones entr’eux que les petits, 155
- 30 Epreuve ; des limites qui fixent l’étendue des arcs décrits par le balancier , 1 5 6
- Epreuves de l’ifochronifme , 157
- Chap. XX. Des épreuves fervant à la formation de la Table compofée des arcs 6* de la température , 165
- SECONDE PARTIE.
- Des moyens de perfectionner les Montres de poche, & les Horloges Afronomicjues.
- Chap. I. Des caufes de variations des Montres de poche ; 173
- Chap, II. Des principes de conjlruclion des Montres portatives 9 pour obtenir de ces machines} la plus grande jujkjfe „
- 179
- Des épreuves qu’il faut faire fubir aux Montres Aftronomi-ques de poche, pour obtenir toute la juftefie que ces machines comportent, 183
- Chap. III. Diverfes obfervations fur la conjlruclion des Montres
- de poche, 18 6
- Article I. Du poids qu’il convient de donner au balancier d’une Montre portative félon la nature de fa conjlruclion & de fes frotte-mens ibid.
- Article II. Régler une Montre dans fes diverfes pojitions j par des maffes j
- 188
- Article III. Du rapport entre la force motrice & le Régulateur, félon la.
- nature de V'échappement, 185)
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- DES CHAPITRES.
- XllJ
- Article IV. De la compenfatlon du chaud 6’ du froid dans les Montres, 190 Defcription du méchanifme de compenfation le plus (impie , applicable aux Montres, 191
- De la compenfation par le balancier meme, 194
- Sa defcription, 197
- Chap. I V. Notion fur les principes de conjlruâion de ma première Montre Aftronomique 3 à méchanifme de compenfation,
- Chap. V. Notion de la deuxième Montre Aftronomique y à méchanifme de compenfation, 203
- Chap. VI. Troifîème Montre Aftronomique , 206
- Defcription de la Montre Aftronomique à trois cadrans, 207 Chap. VIL Horloge Agronomique, à trois cadrans , 209
- Sa defcription, 210
- Chap. VIII. Horloge Aftronomique, Pendule à demi-fecondes > échappement libre, première conjlruâion , 215:
- Seconde conftrudion, 218
- Chap. IX. Horloge Aftronomique allant 42 jours fans être re-
- montée , Pendule compofé à chajjis , à demi-fecondes, échappement libre 3 220
- Sa defcription, 225
- Chap. X. Du Pendule à demi-feconde, compofé avec des tringles 3 pour La correâion des effets du chaud ù du froid 3 & la méthode d’en fixer les dimenfions par le calcul, celle de vérifier ces fortes de Pèndules3par des épreuves sûres y 228
- i° Difpofîtion du Pendule à demi-fecondes, à tringles, ibid. Ses dimenfions 3 230
- Dimenfion du Pendule à demi-fecondes à chaflis, 231
- 20 Méthode de calcul, pour déterminer les dimenfions du Pendule, 231
- 3° De la manière de faire les épreuves d’un Pendule compofé à demi-fecondes, pour connoître fi la correction du chaud & du froid eft exade, 234
- Chap. XI. De la conjlruâion déune petite Horloge Aftronomi~ que y pour Jervir à la mefure de la pefanteur, par. aiverfes latitudes , 237
- Moyen fimple de compenfation pour un Pendule} 245
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- XIV
- TABLE
- Chap. XII. jDimenfions de différents rouages de Pendules à Jecondes , à équation à Jonnerie d3heures & quarts à chaque quart> &c. les nombres des. dents des roues & des pignons , & une notion de la difpo-fition des principales parties de ces machines 9
- Article I. Dimenfions & nombres du rouage d’une Pendule à fécondés & à équation y allant un mois fans être remontée, le mouvement à poids , la jonnerie a refort, 245
- Article II. Dimenfions & nombres du rouage ddune petite Pendule de cheminée à fécondés à équation à rejfort & à fifiée ; Pendule compofée à demi-fecondes 3 &c. 255
- Article III. Petite Pendule de cheminée à demi-fecondes & à fonnerie allant un mois fans être remontée les heures, les minutes & les fécondés concentriques y 2 ^ 6
- Article IV. Dimenfions & nombres du mouvement d’une Pendule h ref~ fort & à fufée , fonnant les heures & les quarts , à chaque quart y allant un mois fans remonter j 25 c)
- ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE
- Du Supplément au Traité des Horloges Marines»
- Article I. Dans les petites Horloges cl Longitudes à vibrations promptes y & à balancier léger3 il efipréférable de faire rouler la pointe dé l’axe y fur un diamant s 264
- Article IL Pour faciliter les épreuves de l’ifoçhronifme du fpiral, il faut que le bras de la boite de compenfation p.uiffe tourner fé-parémentdu bras portant la boîte du pince-Jpiral y 166 Article III. Conftruclion à employer pour éviter de démonter le piton du fpiral y * ^ z6j
- Article IV. Dans les petites Horloges ou Montres à Longitudes à vibrations promptes y dont le balancier tourne entre des rouleaux y il efi préférable de rendre ces machines verticales ibicL Article V. Les Montres à Longitudes portativeSy décrites Chapitres XII & XIII, première Partie y doivent être' maintenues y autant qu’il eft pojfible y dans la même pofition verticale s 26'S
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- ERRATA.
- Page 3 , il, c’eft-à-dirc, ce qu’il faut vérifier, life\ : c’eft-à-dire, qu’il faut vérifier.
- P âge 16 j lig. 13, 5 lig. , : 3 %.
- /fftg-c; 14 , lig. 6, par une vis à deux pieds , ufe-{ : par une vis & deux pieds.
- Page 33 , lijei : 10 ou de ^, life\ : ou
- de 4ff*
- Prfgv? 36, //g\ if , obferva ions , life^; obfervations.
- Page f f, lig. 3, f %• n , ///q : lig. rr
- 7 ~ 7-
- Page fS>» Ug. io, o U g. —f lifg : o //g-. — 12/ 12.
- Pqgc 64 , lig. 19, le leve'e-rejfon, life\ ; la levée-reffort.
- P âge 66 , note (a) du même rage, life\ ; du même ouvrage.
- Page 71, note (c) 56, life^ : 561.
- P^cre .7 f , lig. 19 , E , /, 7*/^ : c, /.
- Page 75, dernière//g-., le cercle 7, Ufe\ : le cercle P.
- Pagv 79, note, j’ai exécuté cinq, life\ : fix; même note, 30 & 31, lije\ : 30, 31 & 31.
- Pqgv? 80, /ig. 8,1a roue de fécondés h, life\; la roue de fécondes K.
- Page 80 , lig. 36 , C la roue des heures, lifei G.
- Page 82, lig, 6, par fécondés , life\ : par minute,
- Page 83 , lig. 2 , centre ^, lije\ : ~ 5 même lig. au dehors ~~ life\ : au dehors
- J Z-2 0*0 •
- page 91, Ug. 16, moyenne life3 : jf.
- page 104, lig. 14 , le pignon </, life\ : pignon c,
- Page 104,//g. 17 , le balancier , p, q, r/ d', la fente, /f/rç : le balancier,/;, r, 3' ; la fente.
- Page 108 , /ig. p, TV, C, le rochet , life\ ; TV", le rochet.
- Page 1 10, note 1 de ce méchanifm , life\ ; de ce méchanifme.
- Page 118, Z/g. 1 2, comme j’ai dit, dans le trou , Ufe\ : paffe dans le trou.
- Page 1 z6, lig. 7, l'effort, life\ : l’effort,
- Page 130, lig. 1 ,f, lig. liferL : j lig.
- idem, dernière Ug., poulie de renvoie 1 , lije\ : poulie cle renvoi I.
- Page 136 ; lig. 24 de renvoi 1, life^ : de renvoi I,
- Page 143, avant dernière Ug. de la partie P, du pont H, P, Ujeg : de la partie S du pont S , P.
- Page 15 1, lig. 23, C, une broche, lifc7l . une broche C.
- Page iff, Ug. r, faut chauffer, life\ : ii faut chauffer.
- Page 161, lig. 11 8c n,c'eft une des rai-fon, lifez : c’eft une des raifons.
- Page 171, lig. 18, par 16 degrés , life\ : par z 6 degrés.
- Page 183, lig. 28, étant plus horifontale que verticale, life\ : étant horifontale, que lorfquelle eff verticale.
- Page 210, Planche VII, lifez; Planche VIII.
- Page 2 f 6, lig. 14 , dans la direétion même de XI, life£ : de IX, Idem, lig. 27, placé du côté de X > Hfe\ : de IX.
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- AVIS AU RELIEUR.
- Les ornées Planches feront -placées félon tordre de leurs numéros y à la fin de tOuvrage > après la Table des Matières.
- DE LA MESURE
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- DE LA MESUjRE
- D U TEMPS.
- PREMIERE PARTIE.
- Des moyens propres à perfectionner les Horloges & les Montres à Longitudes.
- CHAPITRE PREMIER.
- Dljpojition a donner aux Horloges & aux Montres à Longitudes y pour Jiippléer a l'Ifochronifme du JpiraL
- Compenfateur Ifochrone,
- N° I. XJnë des conditions les plus effentielles dans la eompofition d’une Horloge à Longitudes, c’eft l’application d’un relTort fpiral réglant qui ait la plus parfaite élafticité 3
- A
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- a
- De l a Mesure nu Temps.
- & qui foit tel par fa nature que cette élàfticité foit confc tante de même que fa figure : or, pour réunir ces deux qualités , il eft de nécelfité abfolue que le fpiral foit trempé tout plié {a) , condition qui augmente les difficultés pour obtenir en même tempspar le fpiral rifochronifme des vibrations du balancier : cependant je fuis arrivé à ce point de perfection: mais alors rifochronifme n’a prefque jamais lieu que lorfque les arcs de vibrations différent peu entr’eux ; d’ailleurs j’ai fouvent éprouvé qu’en démontant une Horloge dont le fpiral avoit été reconnu ifochrone , il ceffoit de confer-ver également cette propriété lorfque l’rforloge étoit remontée } enforte qu’il falloit les ramener par des épreuves toujours longues. Ce font toutes les difficultés que j’ai rencontrées qui m’ont fait recourir à un moyen propre à toujours ramener les ofcillations à l’ifochronifme.
- 2. Pour remplir cet objet d’une façon sûre êt fimple. J’ai fixé fur l’axe du balancier, au-deffiis des rouleaux, une plaque de cuivre fur laquelle eft attachée par deux vis un petit cercle d’acier trempé. Ce cercle eft difpofé de maniéré à être rendu plus ou moins excentrique à l’axe du balancier ; fur ce cercle excentrique appuie un rouleau tournant fur deux pivots, & porté par une chappe attachée à un ref-fort dont l’aêlion fert à rendre les ofcillations du balancier ifochrones , quelque foit la nature du fpiral, propriété que l’on obtient en rendant le cercle excentrique de l’un ou de l’autre côté de l’axe du balancier: j’ai appellé Compenfateur ifochrone {h) cette difpofition ajoutée au Régulateur de l’Horloge.
- 3. La figure p, Planche IV repréfente le Compenfateur vu en plan. N N eft une portion du balancier; a fon axe y J, y le cercle
- (a) Voyez Traité des Horloges Marines, J poulie à double rainure; fur chaque rainure
- n° izs>8. étoit attaché un fil de pitte dont les bouts
- (b) C’cft le moyen annoncé page ^6 des correfpondoient à deux refiorts fixés fur la Eclaircijfements ‘fur l’invention des Horloges platine du Régulateur. Ce Compenfateur Marines. J’avois appliqué dès 177? le remplifloit très-bien mes vues. Mais je le Compenfateur ifochrone à plufieurs Horlo- fupprimai, dans la crainte où j’étois que ges Marines, mais avec une difpofition dif- j les fils de pitte ne yinffent à changer de firente. Aulieu du cercle excentrique porté | longueur ou à cafler,
- par l’axe du balancier, j’avois placé une 1
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- Première Partie, Chap. I. 3 excentrique porté par cet axe ; ^ le rouleau Compenfateur dont P efl la chappe; 7, 8 le reffort ; & Ç le pont qui porte ce reflort ; ce pont s’attache fur la platine du Régulateur au moyen de deux vis.
- 4- Nous donnerons cy-après une defcription plus détaillée du Compenfateur en traitant de l’Horloge n° 35 à laquelle il eft appliqué. Voy. Chap. XIV.
- JDe la maniéré de régler /’Ifochronifme par le Compenfateur.
- 5. i°. Avant de mettre le Compenfateur en aêlion, il faut faire marcher l’Horloge & l’éprouver par différents arcs afin de connoître ce qui manque à l’ifochronifme, & dans quelfens ; c’eft-à-dire ce qu’il faut vérifier fi les grands arcs font plus lents que les petits , ou fi ces mêmes grands arcs font plus prompts que les petits,, & de combien?
- 20. Si d’après cette première obfervation les grands arcs font reconnus plus lents que les petits, il faut dans ce cas rendre le cercle excentrique comme il l’efc dans la fig. 9 , Planche IV; c’eft-à-dire, que le balancier étant arrêté, le cercle excentrique doit être porté du côté du rouleau compenfateur. Quant à la quantité de l’excentricité, elle efl: relative à celle qui manque à l’ifochronifme : par exemple, dans l’Horloge n° XXV (<a) pour 10 dégrés de différence dans l’étendue des arcs, il y avoit 22" de différence en 24 heures, dont les grands arcs étoient plus lents que les petits ; auffi ai-je porté l’excentrique prefque tout entier du côté du rouleau. J’ai obtenu le refte, en augmentant la bande du reffort compenfateur. Dans l’Horloge n° XXIII j’ai trouvé que les arcs d’inégale étendue étoient fort près d’être ifochrones ; ainfi il a fallu donner peu d’excentricité au cercle.
- • 7. Si les grands arcs font plus prompts que les petits, il faut, lorfque le balancier efl arrêté , que la ligne des centres de l’excentrique & du balancier foit paralelle à
- A 2
- (0) Embarquée en 17S5 pour l’expédition de M» de la Peyroufe.
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- 4 De la Mesure du Temps.
- la direction (a) du reffort, compenfateur , comme on le voit, lig. io, Planche IV. C’eft de cette maniéré que je l’ai appliqué à l’Horloge Marine n° 22 à poids. L’excentrique étant placé de maniéré que lorfque lereffort compenfateur le bande ^ le reffort fpiral agit en s’ouvrant.
- g. 40. On conçoit que , lorfque le cercle compenfateur eft rendu concentrique à l’axe de balancier , il ns-produit aucun effet ; c’eft-à-dire que les ofciliations ref-tent de même nature, ôc comme s’il n’étoit pas appliqué à l’Horloge : Ôc telle devroit être fa pofition , fi les ofcilla-tions naturelles du balancier étoient parfaitement ifochro-nés. Dans cette fuppofition ce méchanifme deviendroit inutile : mais ce cas efl fort rare, ôc il faudroit encore con-ferver le compenfateur ; car on n’eft pas certain que l’Horloge ayant été démontée , ôc enfuite remontée , les ofciliations foient les mêmes : ôc c’eft fur-tout un ufage effentiel du Compenfateur, & par lequel on efl maître de ramener dans tous les cas les ofciliations à l’ifochronifme.
- 9. y0. Pour peu que le cercle compenfateur foit rendu excentrique, il changera la nature des ofciliations, Ôc diver-fement félon le fens de fon excentricité. On peut donc toujours ramener les arcs à l’ifochronifme , quelque foit la na-ture des ofciliations.
- 10. 6°. C’eft particulièrement par l’excentricité du cercle compenfateur que l’on parvient à ramener les arcs inégaux à l’ifochronifme ; mais on peut également faire concourir le plus ou le moins de force du reffort compenfateur , foit par le plus ou le moins de bande , foit en changeant de lame.
- 11. 70. On peut eftimer très - sûrement la quantité dont on rend le cercle compenfateur excentrique , par la marche même de l’Horloge. Par exemple, dans le n° XXIII
- On peut varier à volonté la direction de l’excentrique relativement à celle du rcfl'ort compenlateur, en faifant tourner la plaque qui porte l’excentrique : cette
- plaque eft ajuftée fur l’axe de balancier par un canon qui porte une vis de prcfllon , ôc en changeant cette direction on parvient encore à l’ifochroniftne» Vroy% Chap.Xiy*
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- Première Partie, Chap. I. $ FHorloge retardoit de i' 43" en 3b par les arcs ii3d fans compensateur ; & avec le compenfateur, elle retardoit de if 46" ~ dans le même temps , ôt par les mêmes arcs : le compenfateur a donc rendu les ofcillations de 3" 7 plus lentes : & comme le cercle étoit trop excentrique, il a fallu réduire cette différence à 1" { environ en 311 : je l’ai diminuée & l’Horloge a retardé de if 44" en 3b. Ainfi la quantité dont on a diminué l’excentricité a diminué le retard de a” f en 311, ôc par ce point les ofcillations font ifochrones. Ces différences fervent donc de mefure pour l’excentricité. On peut eftimer par le même moyen l’effet d’augmentation ou de diminution de bande du reffort compenfateur.
- 12. 8°. Pour conduire très-sûrement l’excentrique à fon vrai point, on pourroit le faire mouvoir par une vis de rappel , & toujours fans rien démonter, & même fans être obligé de defferrer les vis qui le fixent.
- 13. p°. Enfin le compenfateur ifochrone, tel que je l’ai décrit ci-devant, & que je l’ai appliqué à cinq Horloges, & à ma montre à Longitudes portative, peut être appliqué de la même maniéré à toutes les Horloges à Longitudes , foit à poids ou à reffort. C’efl l’unique moyen de donner facilement à ces machines la plus rigoureufe précifion.
- 3
- CHAPITRE IL
- Des moyens propres à obtenir plus de jujleffe des Horloges à Longitudes dans les voyages de long cours«,
- Table T équation compofée de la température & des arcs.
- 14. Dans l’ufage que l’on a fait de mes Horloges Marines, il a été néceffaire que les obfervateurs qui ont été chargés de ces machines , Ment pendant le cours d’une
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- 6 De la Mesure du Temps.
- campagne j des vérifications de la marche de ces machines , afin de tenir compte des changemens qui y étoient furve-nus ; changemens qui font toujours produits par l’augmentation dans les frottements (<z),ôt par l’épaifïïffement de l’huile, Ôc dont les effets font de diminuer l’étendue des vibrations du balancier. Or comme il n’eft pas toujours facile au navigateur de faire ces vérifications, ôt que dans les voyages de long cours, les Horloges à Longitudes n’auroient pas la même utilité ; je me fuis toujours appliqué à conf-truire ces machines, deforte que les changemens qui arrivent dans les huiles , ôt par conféquent dans les frottements , ne puifent influer fur la marche des Horloges ; mais malgré tous mes efforts , il refie encore quelques petites différences qu’il feroit important de prévenir. Or le moyen le plus sûr, c’eft de former pour chaque Horloge à Longitudes , une Table qui indique les quantités dont la marche de cette machine varie, lorfque les arcs de vibrations du balancier font diminués de 5 degrés iod Ôte. C’eft cette Table que j’ai appellé Table compofée des arcs & de la température.
- I J. Pour remplir cet objet d’une façon fimple Ôt commode, j’ai fait percer les tambours des Horloges à Longitudes vis-à-vis les balanciers; ces ouvertures font recouvertes par un cadre qui porte une glace. A11 - deffous du balancier eft placé un limbe gradué en degrés , lequel fert à indiquer l’étendue des vibrations au moyen d’une cheville portée par le deffous du balancier, ôt qui fert d’index : c’eft ainfi que font difpofées les Horloges noS XIV, XV ôt XVI, que j’ai livrées pour la Marine d’Efpagne en 177 $ ; ôt les Horloges nos XVII XVIII, ôte. que j’ai livrées pour celle de France en 1776 : mais je fus alors forcé de livrer toutes çes machines , fans avoir pu les accompagner de cette Table effentielle, faute de temps. D’ailleurs je rencontrai alors beaucoup de difficulté pour la formation de ces Tables : mais depuis j’ofe me flatter d’avoir levé ces difficultés par les moyens que nous allons expofer,
- (0) Ttaité des Horloges Marines, a0
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- Première Partie, Chap. II. «7
- I 6. La Table que je propofe ici pour tenir compte des quantités qui manquent à l’ifochronifme , m’avoit d’abord paru difficile à former , à caufe des quantités qu’il falloir démêler, ôc qui peuvent appartenir à la condenfation des huiles par le froid , ou à répaiffiffement naturel des huiles qui fe fait à la longue , deux chofes qui produifent le même effet, favoir, la diminution d’étendue des arcs de vibrations du balancier : or la première quantité, favoir la diminution des arcs par le froid, fe trouve néceffairement comprife dans réquation de la température qui accompagne les Horloges, lorfqu’elles vont à la mer, puifque la compenfation fe fait tandis que les arcs varient du chaud au froid. Mais fi l’on dreffe la nouvelle Table, de forte qu’elle marque non-feulement l’étendue des arcs du balancier , lors des épreuves pour la compenfation , mais qu’elle annonce encore d’avance la marche de l’Horloge lorfque le balancier décrira de plus petits arcs, on aura des termes qui donneront la valeur de la diminution des arcs produits par répaiffiffement propre des huiles.
- L’examen que nous allons faire fervira encore à affurer l’ufage de la Table, ôt à éclaircir ce que nous venons d’énoncer.
- i°. Pour la Table de la température feule.
- 17. Si l’Horloge eft telle qu’au moment des épreuves fervant à former la table de la température, les arcs de vibrations du balancier ne varient pas du chaud au froid ; mais qu’enfuite les arcs viennent à diminuer , il arrivera néceffairement que l’Horloge variera par la railbn que les arcs inégaux ne font pas ifochrones par diverfe température , correction que la Table d’équation de la température ne peut pas corriger étant feule. L’Horloge ne peut donc conferver la marche qu’elle avoit lors de la formation de la Table , qu’autant de temps que les arcs feront de la même étendue qu’ils âvoient à cette épo-
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- 8 De la Mesure du Temps.
- que : voilà les premiers motifs qui m’ont fait propofer là Table des arcs. Il faut maintenant examiner fi cette Table peut être véritablement utile dans tous les cas : mais auparavant, voyons encore fous un autre point de vue, la Table de la température employée feule comme je l’ai fait juf-ques ici,
- I 8- 2°. Je fuppofe quà l’inftant de la formation des épreuves fervant à former la Table de la température , les arcs de vibration du balancier foient plus petits de io degrés par le froid que par le chaud. Dans ce cas la com* penfation, ainfi que la table de la température, comprendront l’écart qui a lieu pour le non ifochronifme de ces ioa des arcs ; êc l’Horloge confervera la même juftefle pendant tout le temps que les arcs décrits par le balancier conferveront la même étendue êc par le chaud êc par le froid : mais dès que ce premier état changera par une autre caufe, favoir, l’épailïilTement propre des huiles, l’Horloge aura un écart quoiqu’on y applique les termes de l’équation pour la température. La table de la température feule ne peut donc corriger que les erreurs fur lefquelles elle a été établie, êc pendant le temps feulement que l’Horloge reliera dans l’état où elle étoit lors de fa formation de la Table ; la même chofe auroit lieu, quand même la compenfation feroit complette Ôc parfaite par tous les degrés de température,
- j°. Des Tables T équation pour la température & T équation des arcs réunies,
- X ç. Les termes qui forment la Table des arcs êc de la température étant établis, il eft évident que fi enfui te les arcs viennent à changer d’étendue, la jultelfe de l’Horloge n’en peut être affeêtée, puifque ces deux Tables réunies comprennent toutes les variations qui peuvent avoir lieu , tant à raifon des çhangemens de température qu’à raifon de J.a diminution des arcs de vibrations ; êc par çonféquent du
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- Première Partie, Chap. II. p
- non-ifochronifme, les feuls écarts qui peuvent avoir lieu. Car fi les arcs de vibrations du balancier reftoient conftam-ment de la même étendue, il eft évident que la Table feule de la température indiqueroit les variations de l’Horloge ; ôc que fi les arcs varient, la Table des arcs indique compiet-tement ôc fans mélange la corre&ion à faire.
- 20. Si la compenfation du chaud ôc du froid eft corn-plette ôc parfaite, ôc que le balancier dans les épreuves du chaud ôc du froid , ait décrit la même étendue d’arc, ainfi que je l’ai expliqué ; dans cette fuppofition , on n’a befoin que de la T able des arcs, qui comprendra feule toutes les variations de l’Horloge. La compenfation tient alors lieu de la Table de la température.
- 21. Un avantage effentiellement grand de la Table des arcs réunis à celle de la température, de la maniéré que je l’emploie aduellement, c’eft que fi un fpiral n’eft pas parfaitement ifochrone, il n’en peut réfulter aucune erreur dans l’ufage de l’Horloge, puifque la Table comprend ôc prédit d’avance au navigateur les écarts qui doivent avoir lieu, tant à raifon des changemens de température, que des change-mens qui arriveront dans l’étendue des vibrations du balancier.
- 2 2. En examinant avec attention la nature des termes qui compofent les Tables de la température * ôc celle des arcs, il me paroît qu’il convient employer les quantités qui compofent ces Tables fous la même forme, Ôc réunies dans une feule Table. Car dans les épreuves qui fervent à les établir, chaque réfultat eft compofé de la variation par la température , Ôc de celle du non - ifochronifme par divers arcs.
- Nous donnerons dans le Chapitre XX tous les détails fervant à la formation de la Table compofée des arcs ôc de la température,
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- xo De la Mesure du Temps.
- CHAPITRE III.
- De T!execution des reJJorts Jpiraux. Méthode propre à les tremper pliés. Dimenjions des reJJorts pour l’ifochro-nijme.
- N° 23* J’ai à traiter dans cet article un des objets le plus intéreffant des Horloges à Longitudes, celui qui m’a coûté le plus de recherches, de peines ôc de dépenfes. Je n’entrerai cependant pas dans les détails immenfes où j’ai été entraîné par cette recherche ; cela feule formeroit un volume. Je me contenterai de donner le réfultat du travail que j’ai fait fur cette partie, depuis la publication du Traité des Horloges Marines, dont ceci eft la fuite.
- 24* La première propriété que j’ai recherchée dans le fpiral, eft celle de fixer fa figure par une forte trempe ; la fécondé de le rendre ifochrone, ôc j’ai fait tous mes efforts pour réunir ces deux qualités : mais quoique celle de l’ifo-chronifme foit défirable, elle n’eft pas d’une nécefiité auffi rigoureufement abfolue que la première , celle d’avoir fa force ôc fa figure inaltérable : car une Horloge dont le fpiral ne feroit pas parfaitement ifochrone , pourroit malgré cela eonferver une très-grande juftefle ; ainfi que cela eft arrivé a l’Horloge n° 8, dans la première campagne. Les change-mens dans la figure du fpiral font d’une toute autre confé-quence, parce qu’ils peuvent être produits tout-à-coup ; ôc c’eft à cette caufe que l’on doit attribuer les erreurs du JST° 6. ( Voyez Traité des Horloges N° 73p. ). Or pour fixer rigoureufement la force ôc la figure du fpiral 9 on ne peut y parvenir sûrement qu’en le trempant tout plié ; car par les méthodes que l’on peut employer pour éviter de
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- Première Partie,, Chap. III. n
- tremper les refforts pliés, il en réfulte deux défauts effen-tiels : i°, c’eft que le fpiral qui étoit ifochrone ceffe de l’être lorfque les fpires fe font ouvertes ; 20, que le fpiral fe trouve dans un état forcé, deux caufes de variations confidérables J’infifte donc fur la néceflité abfolue d’employer dans les Horloges à Longitudes , des refforts fpiraux trempés tout pliés : il eft vrai qu’il eft difficile d’obtenir en même temps que ces refforts foient ifochrones. Mais je fuis cependant arrivé à ce point défiré : ce font les procédés fervant à ce travail, que je vais décrire.
- 2 5. Nous avons prouvé, Traité des Horloges Marines , que pour parvenir à rendre un fpiral ifochrone, la lame doit être faite en fouet le plus fort au centre , plié , ferré par un grand nombre de tours. Depuis la publication de cet Ouvrage , j’ai fait grand nombre d’épreuves pour déterminer la progreffion que doit fuivre la lame dans cette diminution, ôc je l’ai heureufement fixée; ôc pour en rendre l’exécution sûre , j’ai conftruit divers inftruments propres à donner la force convenable à la lame, ôc fur-tout pour la calibrer avec la plus rigoureufe précifion : on trouvera la defcription ôc l’ufage de ces inftruments, Chap. XVIII.
- 26. En indiquant dans le Traité des Horloges Marines, les principes qui conftituent l’ifochronifme du fpiral, j’ai dit N0s i£j:222:23fôC23p, qu’en pliant un fpiral par un grand nombre de tours ferrés , on parvient à l’ifochro-nifme, parce que les inflexions fe font par des leviers plus égaux entr’eux. En partant de ce principe que j’ai prouvé par l’expérience, il eft évident que fi, aulieu de donner au reiïort réglant la figure fpirale , on le plioit en cylindre de la même manière que j’ai fait plufieurs grands refforts moteurs
- Îiour mes premières Horloges, l’a&ion fe feroit par le même evier, ôc la force afcendante ne feroit plus produite que par la nature même du reffort ; aulieu que, dans le fpiral, elle eft comjpofée de cette même force, ôc de celle qui eft le produit de la&ion des leviers inégaux, tels que les donnent les fpires du reffort. La fig. 10 de la Planche VII repréfente un des
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- i2 De la Mesure du Temps.
- grands refïorts que j’avôis fait exécuter en 1767 , pour fup-pléer le grand reffort moteur ordinaire ; mais j’ai abandonné cett* efpece de refïorts à caufe des difficultés d’exécution.
- 27* Après avoir tenté divers moyens pour tremper les refïorts tout pliés , je fuis revenu à la première méthode que j’avois employée pour tremper les refïorts fpiraux de ma première Horloge, celle de contenir les fpires par des brides : ( Voy. Ejjai fur F Horlogerie , N° 2iéé ) ; mais il ref-toit la difficulté de faire des brides qui fuffent exactement entaillées d’après les fpires , Ôc affez exactes pour ne pas changer la figure fpirale du reffort ; ôc j’ai heureufement imaginé un moyen fimple ôc sûr qui m’a parfaitement réufïi. Je plie d’abord convenablement la lame qui doit former le fpi-ral au moyen de l’outil deftiné à cet ufage, ( Traité des Horloges 1147) en faifant chauffer le reffort à mefure. Lor£ qu’il eft plié affez ferré , je le fais recuire légèrement dans l’outil à tremper, ôc le laiffe refroidir dans l’outil. Enfuite je travaille le reffort avec des pinces pour lui donner la figure fpirale la plus exaôte. En cet état, je prends un morceau d’étain figuré en lame de couteau , j’en pofe le tranchant fur le fpiral, ôc de forte qu’il le traverfe diamétralement ; je donne alors un coup de marteau fur le dos de la lame d’étain, le fpiral étant pofé à plat fur la table : les fpires font des marques ou entaillés fur le tranchant de la lame d’étain, Ôc s’impriment de forte que cette lame fert de matrice (voy. Planche VII fig. 7 dont AB repré-fentent la matrice d’étain ). Pour entailler les petites réglés de fer qui doivent former les brides, je mets deux de ces brides en croix de chaque côté : on conçoit qu’il faut imprimer deux lames d’étain pour chaque reffort. La fécondé doit être imprimée en croix, ou à angle droit de la première pofi-tion, par laquelle on a fait la première impreffion. Ces bri-des font attachées par des liens ou chaffis de fer qui les fixent par chaque bout. Ces chaffis ferrent les brides par, des vis, ce qui rend abfolument fixe les fpires du reffort.
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- Première Partie, Chap. III. 13 Voilà une idée de la méthode que j’emploie pour le travail des refforts fpiraux.
- Je vais en donner les détails par ordre.
- Dimenfions des rejforts fpiraux Ifochrones»
- 2 8. Spiral de l’Horloge N° X.
- Il a 11 lig. y de diamètre.
- Il fait cinq tours.
- Sa largeur, 2 lignes ~.
- Épaiffeur au centre, lig. o »
- Épaiffeur au dehors, lig. o
- Il tire 18 grains à cinq degrés de îâ balance élaftique, 29. Spiral de l’Horloge, N° XXIV :
- A de longueur 7 pouces p lignes.
- Il fait 4 tours -J.
- Son diamètre eft de 10 lignes.
- Épaiffeur au centre, lig. o .
- Épaiffeur au dehors, lig. o .
- Tire 20 grains à $ degrés de la balance élaftique*
- 3 o. Spiral de l’Horloge , N° XXV.
- Longueur, 6pouces.
- Largeur, i lig. •—.
- Épaiffeur au centre, lig. o Au dehors, lig. o —.
- 3 i. Les fpiraux des petites Horloges à Longitudes N° XXVII, &c. & &
- Ont de diamètre f lig, ~~.
- Font quatre tours Longueur, $ pouces.
- Largeur de la lame, lig. o Épaiffeur au centre, lig, o «
- Au dehors 9 lig, o iVV. ;•
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- 14 De la Mesure du Temps»
- 3 2. Spiral de la petite Horloge, N° XXXVI. Sa longueur, f pouces^.
- Il fait cinq tours f.
- Largeur f ligne.
- Épaiffeur au centre, lig. o-~.
- Au dehors, lig. o ~.
- Details des procédés fervant au travail des reJJorts Jpiraux.
- 3 3 • Mefurer avec le compas à micromètre ( décrit ci-après Chap. XVIII ), les lames qu’on a fait exécuter par le faifeur de relforts. On choifira celles qui font d’épailfeur convenable, ôc qui font faites en fouet : elles doivent avoir 19 degrés du compas pour le centre du relfort, & 17 degrés au dehors, à 8 pouces de diftance du centre (a), la longueur totale des lames en ce premier état doit être de 18 pouces.
- 3 4» Travailler & égalifer les lames avec l’outil à calibrer ( décrit Chap. XVIII ), ôc de forte quelles aient les dimen-fions fixées favoir ipd au centre , i7d à 8 pouces de diftance , mefurées avec le compas à micromètre.
- 3 5* Couper les lames à l’endroit où l’épailfeur eft 19 degrés ; la longueur depuis ce point qui formera le centre doit être de 10 pouces.
- 3 6. Bleuir les lames, & les faire même pafler le bleu, c’efb à dire leur donner un bleu gris.
- 3 7. Recuire les bouts des lames à la chandelle pour y faire Voeil ; le bout qui doit former le centre du relfort , doit être recuit dans la longueur d’environ 2 pouces, afin qu’en pliant la lame , elle ne calfe pas.
- 3 8* BÜer les bouts des lames avec les pinces à fpiraux, de façon qu’ils forment un crochet.
- 39. Fendre ces bouts amfi pliés avec une lime à égalir
- (a) Ce font ici les dimenfions des ref- | N°sXVII & XVIII, & de l’Horloge à rç£ forts fpiraux des grandes Horloges à poids, | fort, N° XXIV.
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- Première Partie, Chap. III. ij*
- pour faire les ouvertures des crochets, ôc terminer l’œil du centre à la lime, ôc ôter les rebarbes.
- 40. Plier avec les pinces à fpiraux l’œil du centre pour le préparer à aller fur l’outil à plier les raiforts.
- 41 • Plier à froid le relfort ayec l’outil à plier les relforts, fe fervir d’un arbre dont la grolfeur foit de 3 lig. f.
- 4 2.Placer le relfort fur l’outil à plier, fur l’arbre de 3 lig. ôc en tournant la manivelle de l’outil, le ferrer tout contre ôc arrêter le bout extérieur avec le levier à crochet fait à ce delfein. En cet état, il faut faire chauffer doucement l’arbre ôc le relfort fur un petit brafier ; plonger le relfort ainli ferré avec fon arbre dans de l’huile, le chaulfer encore, Ôc lorfqu’une goutte d’huile tombe dans le feu, replonger de nouveau le relfort toujours ferré dans l’huile. Je dois ob-ferver par rapport à cette opération, qu’il ne faut pas trop chaulfer le relfort, crainte de le plier trop ferré , parce qu’on a plus de peine à le rouvrir qu’à le relferrer avec les pinces à fpiraux , lorfqu’il eft trop ouvert ; il vaut mieux plier le relfort au feu fur l’outil , en allant de proche en proche.
- 4 3 • Les lames de relfort étant pliées convenablement de cette maniéré, il faut les placer dans l’outil à recuire, ôc placer l’outil dans un bralier fans foufHer ; on lailfera l’outil à recuire jufqu’à ce qu’il foit couleur de cerife , ôc pas plus ; car fi on recuit trop les relforts, cela corrompt l’acier de forte qu’il ne peut plus prendre une bonne qualité de trempe : d’ailleurs quand les relforts font trop recuits , il ne fe travaillent plus fi bien avec les pinces à fpiraux. L’outil à recuire étant donc couleur de cerife, on le retire du feu , Ôc on le lailfe refroidir, les relforts reliant dedans ; car 11 on retiroit les relforts de dedans l’outil, pendant qu’il eft chaud, il s’éleveroit une écaille ou paille fur les relforts, qui en changeroit la force , ôc qui ôteroit le poli de la lame.
- 44* Couper avec une lime à feuille de fauge, le bout intérieur de l’oeil, ainft que Je bout extérieur à l’endroit
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- i6 De la Mesure du Temps.
- du trou fait pour le crochet de l’arbre à plier : ce refïort ne devant plus être placé fur le tour à plier les redores, lun ôc l’autre bout devient inutile.
- 4 J. Achever de plier en fpirale avec les pinces à fpiraux , les relforts préparés. Pour cet effet, il faut avoir au moins quatre pinces à fpiraux de différentes groffeurs ôc courbures pour les refforts des grandes Horloges, ôc autant pour ceux des petites : & il en faut deux ou trois droites fans taille pour fervir à ouvrir les fpires trop fermées. Quand les refforts font pliés trop grands au feu , il faut commencer à travailler les refforts par le centre avec les petites pinces courbes : on pliera le bout du centre de la groffeur convenable pour la virole. Pour les grandes Horloges, cette virole doit avoir y lignes de diamètre : les viroles pour les fpiraux de moyenne force , comme celui de N° XXV, ont 2 lig. : ôc pour les petites Horloges, le diamètre de la virole eft de 1 lig.
- Si les fpires du reffort font trop ferrés au feu , il faut les ouvrir avec les pinces droites en commençant par le dehors. Le reffort étant ouvert convenablement, on le plie par le centre avec les pinces courbes. Il faut que les refforts foient parfaitement pliés en fpirale, enforte que les courbures Ôc les intervalles foient uniformes dans toute l’étendue du reffort : l’intervalle entre les fpires des grandes Horloges doit être par-tout de \ de ligne, ôc pour les petites Horloges, cet intervalle eft de ~ ligne au plus.
- 4<5. Les refforts étant parfaitement pliés en fpirale, il faut les placer fuccefïivement fur la virole d’épreuve qui doit être de la même groffeur que la virole qui doit fervir , Ôc dont j’ai donné la mefure ci-deffus ; on ferrera le bout intérieur du fpiral fur cette virole, au moyen de fes deux vis, ôc de la plaque d’acier ; on montera la virole fur un arbre, liffe ; on fera ainfi tourner le fpiral fur cet arbre, afin de voir fi les fpires font concentriques à l’axe ; fi elles ne le font pas , on travaillera en conféquence la fpire du centre pufqu’à ce que le fpiral tourne rond, c’eft-à-dire que la fpirale ne foit pas excentrique à l’arbre ou virole ; on examinera
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- Première Partie, Chap, III, 17
- minera fi les côtés du fpiral tournent droit ce que l’on corrigera s’il en eft befoin, en le faifant tourner parfaitement dans le même plan.
- 47. On prendra un des couteaux d’étain , (AB, fig. 7, Planche VU, que l’on figurera convenablement ; le dos de la lame ayant environ une ligne d’épaifTeur , & le tranchant, qui doit être arrondi, ayant f ligne au plus : on pofera un des refforts que l’on a pliés & terminés ? à. plat fur le laboratoire ; on pofera furie fpiral, le tranchant du couteau d’étain, que j’appelle la matrice 3 enforte qu’en pafifant par fon centre , elle en forme un diamètre qui palfe en même tems par le bout extérieur du fpiral : en cet état on frappera un coup de marteau à tête un peu large & plate, ayant attention que le coup porte au-ddïus du centre du fpiral, afin que tous les bords de chaque fpire s’impriment fur le tranchant de la matrice d’étain : fi un feul coup n’a pas allez imprimé, 011 en donnera un fécond avant de dégager la matrice : on dégagera la matrice, & 011 numérotera 1 le bout d’abord imprimé, & 011 fe fouviendra que ce bout doit répondre au bout extérieur du fpiral à un endroit qui fera remarquable par l’imprefiion même de l’étain qui l’aura un peu blanchi.
- On prendra le bout non imprimé de la matrice (a) , & on l’appliquera fur le fpiral dans une pofition qui palfe par le centre comme dans la première, Ôc à angle droit fur la première pofition : en cet état on frappera un coup de marteau pour imprimer les bords des fpires fur le tranchant de la matrice ; on fera la marque 2 fur ce bout de la matrice.
- 4 g. Je fais préparer plufieurs lames du fer le plus douxpour fervir de brides. J’en applique une fur le bout marqué 1 de la matrice. Je fais un peu déborder du bord de la bride, le tranchant imprimé de la matrice {b) ; en cet état je ferre l’une contre l’autre à l’étau. Je prends une petite lime à
- (a) La longueur des matrices peut être de deux pouces £, afin de faire deux im-jpreflîons fur chacune.
- (b) U faut auflâ que les .bouts des brides
- foient allez Taillants en dehors des entailles de la matrice , & par conféquent du reffort. afin de recevoir les chafiis qui doivent les fixer fur le reffprc.
- c
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- fendre, de l’épaiffeur des entailles imprimées à la matrice. Je pofe bien exa&ement dans une entaille Ôt fais une légère fente à la bride, Ôt de même à toutes les entailles du bout N° I. Je marque un trait oblique au bout de la bride, qui indique fon repaire avec le reffort.
- 49. Je prends une fécondé lame de fer, ôt l’applique de la même maniéré fur le bout N° IL de la matrice. Je fais les fentes comme dans la première opération ; je marque cette bride par un repaire de deux traits obliques.
- 50. Je prends une petite fcie de refiort dont l’épaif-feur eft la même que celle des fpiraux : cette fcie fe place ôt fe fixe dans un doffier monté fur un manche de limes : au moyen de cette fcie à dojjîer je forme aux deux brides de fer, des entailles d’égales profondeurs, ôt aufii larges que la lame du fpiral eft épaifle, afin que les fpires y entrent jufte Ôt foient maintenues dans leur figure ôt relient dans le même plan.
- ÿ I. Je prends une autre lame de fer ôt l’applique fur celle N° I ; Je les ferre à l’étau ; ôt avec la fcie à dolfier je marque à cette nouvelle bride , les entailles de la première , ôt je fais le repaire.
- 5 2. Je prends de même une autre lame Ôt l’applique fur la bride N° II, ôc y marque avec la fcie à dolfier les fentes , je marque un repaire de deux traits à cette nouvelle bride.
- 5 3 • J’acheve d’enfoncer les fentes des deux dernieres brides.
- 5 4* Je fais au milieu de la longueur de chaque bride N° I, une entaille enfoncée à moitié de fa hauteur , Ôt du côté oppofé aux fentes des fpires : je fais de même au milieu de la longueur des brides N° II une entaille enfoncée à moitié leur hauteur mais du côté même des fentes des fpires. Au moyen de ces entailles, on peut faire l’af-femblage des 4 brides en croix > ôt l’une au deffus de l’autre. Voy. PL VII, fig. 6.
- J 5* Je pofe le fpiral à plat fur le laboratoire, Ôt prends une bride N° I, Ôt la place fur le fpiral dans le même
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- Première Partie, Chap. IIL 19
- fens, ôt à Fendroit même ou j’ai pofé la matrice pour former la première marque d’impreflion : je fais entrer les fpires dans les fentes.
- y 6. Je prends une bride N° II, Ôt la pofe en croix fur le fpiral, de forte que le bout marqué II foit du même côté du fpiral où étoit le bout II de la matrice, lors de l’im-preflion ; je fais entrer le fpiral dans les fentes.
- J 7* Je retourne doucement le fpiral ôt le pofe à plat fur le laboratoire, fur fes deux brides. Je place la bride N° I vis-à-vis celle N° I de deffous, ôt fais entrer les fpires dans les entailles. Je prends de même l’autre bride N° II, ôt la fais entrer en croix fur le fpiral, vis-à-vis celle N° II de deffous.
- y 8- Je prends quatre chaffis à vis pareils à celui CD, PI. VII, fig. 7 , ôt les fais entrer fur les bouts des brides Taillants au dehors du fpiral : je ferre les vis, Ôt fixe à demeure les brides avec le fpiral, en forte que le tout ne forme plus qu’un même corps : voyez la fig. 6, Planche VII, qui repréfente cet affemblage. Tous les refforts ainfi préparés font prêts à être trempés.
- 5 9. Je place un reffort ainfi fixé avec fes brides dans l’outil à tremper les refforts ( Traité des Horloges Mannes, N° 1142.) Après avoir fermé l’outil je le place dans une grande poêle pleine de charbon allumé : je laiffe l’outil fe chauffer fans foufler, ôt jufques à ce qull ait pris le degré de chaleur naturelle du brafier. Lorfque l’outil à tremper eft d’un rouge cerife, je le tire du feu ôt le porte fur un poêlon rempli d’huile d’olive : en ce moment j’ouvre l’outil ôt laiffe tomber doucement le reffort dans l’huile : je trempe de la même maniéré tous les refforts que j’ai préparés, ôt j’en difpofe toujours au moins une douzaine à la fois , afin d’avoir à choifir. D’ailleurs il y a de l’avantage à exécuter ôt tremper plufieurs refforts à la fois ; car lorfque l’outil à tremper eft une fois échauffé, on place un autre reffort dedans, on referme l’outil; ôt on le remets un moment au feu, pour lui faire
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- 2.0 De la Mesure du Temps.
- reprendre le rouge convenable, ce qui eft bientôt fait : on trempe de nouveau ce reffort, ôc ainfi de fuite.
- 6 O. Tous les refforts que j’ai préparés, étant ainfi trempés, je déviffe les vis des chaiïis lefquelles doivent être faites de fer pour ne pas fe tremper. J’ôte doucement ces chaflis ôc je retire enfuite avec précaution les quatre brides de chaque reiïort, afin d’éviter de caffer les refforts. Toutes les brides qui ont une fois fervi à la trempe des refforts deviennent inutiles, car à chaque reffort il en faut de nouvelles. Il faut auffi effacer l’impreffion faite aux matrices d’étain ; on doit en avoir autant que de refforts que l’on veut tremper. On confervera les chaiïis à vis , parcequ’ils ferviront à toutes les trempes que l’on voudra faire
- 6 I. Pour connoître les refforts qui font d’une bonne trempe, je caffe un petit morceau de chaque bout du fpi-ral, & je rejette les refforts qui ne font pas de la plus forte trempe: ils doivent, pour être tels, caffer fec : je rejette également les refforts dont la trempe a trop dérangé la figure. Nous obferverons, par rapport à l’effai de la trempe, que l’on peut le faire, avant même d oter les chaiïis ôc les brides , Ôc on peut effayer de retremper ceux qui font mois.
- 6 2. Après avoir choiiï les refforts qui ont la meilleure trempe, ôc la figure moins dérangée, je blanchis les bouts extérieurs de ces refforts avec de la pierre à huile en poudre, appuyant le bout fur un morceau de bois de buis figuré convenablement. Je nétoie ce premier tour de chaque reffort après qu’il a été blanchi.
- 63. Je place un reffort dans l’outil à bleuir, afin de le faire revenir jaune : j’en fais autant à tous les refforts , cette précaution étant néceffaire pour éviter qu’on ne caffe les refforts en les poliffant.
- 64- Je polis les refforts, ôc c’eft une opération qui exige de l’adreffe ôc de la patience. Pour polir les refforts , j’attache un bois de buis convexe d’un côté pour fou-
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- Première Partie, Chap. III. ar
- tenir le reffort, lorfque je polis le dehors ou coté extérieur ; ôc concave de l’autre côté, pour foutenir le reffort , lorfque je polis le dedans. Je prends du bois blanc ôt de la pierre à huile broyée, pour adoucir le reffort fpiral des deux côtés, dedans Ôt dehors. Le fpiral bien adouci, je le nétoie, Ôt prends enfuite du rouge d’Angleterre pour le polir; je netoie chaque reffort, ôc me fers pour cet effet de linge fin ôt de pinces à goupilles plates ôt minces.
- 6 J. Le fpiral étant poli ôc nétoyé, je le prépare pour le bleuir, ôt je fais fervir en même-temps cette opération pour faire reprendre au reffort l’exa&e figure fpirale que la trempe lui a fait perdre. Pour cet effet j’introduis entre les fpires trop ferrés, de petits coins faits avec du bois de Fufain, afin de les écarter convenablement : ôt pour ramener les fpires qui font trop ouvertes, je place le fpiral fur une plaque de cuivre mince bien dreffée, fur laquelle je marque ôt place des chevilles qui contraignent la lame, pour la redreffer Ôt lui faire prendre la figure fpirale la plus exa&e. ( On conçoit qu’il faut placer de nouvelles chevilles pour chaque nouveau reffort. ) Le fpiral ainfi ramené à la figure qu’il avoit avant la trempe , on le pofera avec fa plaque de cuivre dans l’outil à bleuir, ôc au moyen d’une groffe chandelle, en échauffant cet outil on bleuira le fpiral : ôt pour qu’il fe bleuiffe bien également, lorfque le deffous commencera à bleuir, on retournera le fpiral fens deffus deffous dans l’outil. Une autre méthode que j’emploie pour ramener le fpiral à fa vraie courbure , c’eft de prendre une pince à fpiral ayant la courbure convenable, de pincer le fpiral à l’endroit où il eft mal courbé ôt trop ouvert, Ôc en faifant chauffer la pince avec le chalumeau en deffous du fpiral , celui-ci reprend la vraie courbure : fi la fpire eft trop fermée, je me fers d’une pince plate.
- 66. Tous les refforts étant bleuis ôc ramenés à la figure fpirale, il faudra les éprouver fur la Balance élafiique ( Traité des Horloges Marines. n° 1144-) afin de connoître ceux qui font propres à l’ifochronifme. Pour cet effet, on placera chaque reffort fpiral fur la virole d’épreuve ayant 3 lig. de diamètre ;
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- 22 Delà Mesure du Temps.
- on le difpofera de forte qu’il foit exa&ement concentrique 8c droit ; on l’appliquera fur l’axe de la balance, 8c on l’éprouvera. Si la force du reffort croît en progreffion arithmétique, ou fi, à la fin de la bande par 120 degrés, par exemple, elle décroît, ce fpiral peut être réputé ifochrone ( Traité des Horloges,) n° 141,2.2.6. Mais fi la force eft en plus grande progreffion que celle arithmétique, le fpiral ne fera pas ifochrone en ce point ; on l’accourcira donc 8c on cherchera, de proche en proche, s’il a dans fa longueur un point par lequel il puiffe être ifochrone : cette épreuve doit être faite de deux manières : d’abord en faifant refferrer le fpiral fur lui-même, enfuite en le faifant rouvrir ; 8c il faut avoir foin que les fpires ne fe touchent pas entr’elles ni au piton ni à la virole, effets qui rendraient l’épreuve très-fautive. On mettra à part les raiforts qui n’ont pas été trouvés ifochrones ; mais avant de les rejetter , il fera à propos d’en faire l’effai avec l’Horloge même ; parce que cette manière de les juger eft encore plus sûre que celle de la balance.
- 6 7* Ayant trouvé un fpiral reconnu propre à l’ifochronifme fur la balance élaftique , 011 fera une marque à ce fpiral à l’endroit où il étoit arrêté par le piton, 8c autant au centre près la mâchoire de la virole : on placera ce reffort fur la virole du balancier, 8c de la même manière qu’il étoit fur celle d’épreuve , ayant attention qu’il foit parfaitement droit 8c rond, 8c que le trait fait au centre du reffort affleure la plaque de la virole, comme il faifoit à celle d’épreuve : on pofera le reffort fur l’axe du balancier , 8c on fera tourner la virole jufqu’à ce que le trait fait au dehors du fpiral fe préfente dans la fente même du pince fpiral : on fera marcher l’Horloge en faifant décrire différents arcs au balancier, au moyen de l’équipage décrit Chap. XVIII, 8c on éprouvera fi les arcs inégaux font ifochrones : fi cela n’eft pas, on allongera ou on raccourcira le fpiral jufques à ce que ce point foit trouvé : cela fait, il ne faudra plus toucher au fpiral ; 8c pour régler l’Horloge, on augmentera ou on diminuera convenablement le poids du balancier : car fi on touçhoit au pinçe
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- Première Partie, Chap. IV. 23
- fpiral pour régler l’Horloge, le fpiral ne feroit plus ifochrone, ( Traité des Horloges Marines , N° 1403 ).
- Nous donnerons dans le Chapitre XIX, tous les détails relatifs aux épreuves pour l’ifochronifme du fpiral.
- CHAPITRE IV.
- Principes de conflruRion y de l’échappement libre le plus Jîmple, & détails d’exécution.
- 68. Ja 1 publié dans le Traité des Horloges Marines la defcription ôc donné les Plans de plufieurs conftru&ions de l’échappement à vibrations libres de ma compofition, tel que je l’ai employé dans mes Horloges Marines (a). Cet échappement a rempli parfaitement tout ce que j’en attendois ôc qu’on en exige; cependant il reftoit encore à défirer qu’il fut plus fimple ôc d’une exécution plus facile. Nous allons préfenter de nouveau l’échappement libre, avec les change-mens que j’y ai fait, ôc tel que je l’ai appliqué à mes petites Horloges Ôc Montres à Longitudes.
- 6ÿ. La figure 6, Planche IV, fait voir en perfpe&ive l’échappement libre. Il eft ici repréfenté au moment où la roue d’échappement communique fon aêtion au balancier.
- A, repréfente l’axe du balancier fur lequel eft fixé par deux vis le cercle B d’échappement ; C, eft la roue d’échappement ; abc, la détente d’échappement, laquelle porte en b un talon formé en portion de cercle qui fert à fufpendre l’aétion de la roue C, pendant que le balancier va ôc revient librement fur lui-même ; la partie a b de cette décente eft formée en
- (a) Voy. Traité des Horloges Marines , | Et voy. les Planches XIX, Gg. 4, f , 6 & 7 j £a defcription n° 2.81 : & le Chapitre XII, I Planche XX fig. i , 3,9. Planche YHI fîg, 11* Partie, n° 967 &fuiy. jn° 1035, 1084,1 é, 7. Planche XXI fig 4,
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- cl4 De la Mesure du Temps.
- refiort très-flexible, & fur-tout à l’extremité a qui eft le centre de mouvement de la détente : j’appelle détente-refforty (a) la piece abc. La partie b c forme proprement la détente dont le reiïort a b eft le centre de mouvement. La pâte a de la détente - reffort efl; attachée par une vis & deux pieds fur la platine. Le reffort d e f fixé par une vis à deux pieds fur le cercle d’échappement, porte en d une cheville, laquelle agilTant fur le bras c de la détente,, dégage la roue ; c’eft à ce moment que la dent de la roue agit fur la tranche h du cercle d’échappement, & qu’elle lui communique fonaêtion: le cercle continue enfuite de tourner de 5 en enfuite il revient fur lui-même, & alors la cheville d du refiort d e, glifle fur le bout incliné c de la détente, ôt fe remet en prife pour élever de nouveau la détente. .1 ’appelle levée rejjbrt {b) la piece d e f', la partie d e forme feulement le refiort qui doit être très-flexible, & dont le centre de mouvement efl cenfé être fait en e ; la levée-reffort peut fléchir vers le centre de l’axe A} mais elle ne peut pas trop s’engager avec le bras de la détente , fa courfe de ce côté étant bornée par une cheville fixée au cercle B ; le talon d’arrêt b de la détente _ reffort a b c, ne doit pas non plus être engagé trop avant dans la pointe de la dent de la roue, mais feulement de la quantité nécef-faire pour l’arrêter furement. La courfe de la détente efl ici bornée par l’ouverture g faite à la platine fur le fond de laquelle va battre le bout du talon b.
- 7 O. La figure 7, Planche IV, repréfente le plan de l’échappement que nous venons de décrire : B, le cercle d’échappement ; C, la roue ; abc, la détente-reffort ; & ef g , la levée-reffort'
- (a) Gettc dctente-reffort tient lieu delà ditenteque j’employois ci-devant, & laquelle <étoir mile en cage par un pont, rouloit fur deux pivots, & étoit preflee par un reffort. Voy. Traité des Horloges Marines.N0 $90.
- (3) La levée-reffort tient lieu de la palette que j’employois ci-devant, laquelle eft mife en cage par un pont, roule fur deux pivots, & eft prefTde par un reffort. Voy. Traité des Horloges Marines. N° 990.
- Remarque.
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- Première Partie, Ch a p. IV. 25 Remarque.
- L’échappement à vibrations libres que nous venons de décrire , eft en même temps le plus fimple , il eft d’une exécution facile , Ôt il a l’avantage de pouvoir être aifément appliqué aux Montres de poche : il eft préférable à celui à détente ôt à palette que j’employois ci-devant à mes Horloges, parce qu’il a de moins le frottement de quatre pivots , ôt celui des points de contaêl des chevilles de détente ôt de levée : c’eft par la confidération de ces divers avantages que nous entrerons ci-après dans tous les détails de conftruêlion ôt d’exécution de ce nouvel échappement.
- 7 I • La figure 8 , repréfente le plan de l’échappement à vibrations libres, à détente mife en cage ; c’eft le même que j’ai donné Traité des Horloges Marines, Planche XIX, fig. décrit n° p77 du même Ouvrage , auquel j’ai fait ici un très-léger changement; c’eft qu’au lieu de rendre flexible le bras droit de la détente, de maniéré que la cheville portée parle cercle élève ce bras-reffort par un plan incliné, j’ai placé le reflbrt de côté pour en obtenir l’effet du pied-de-biche employé dans mon premier modèle : voy. Traité des Horloges Marines, n° 281. A eft la roue d’échappement ; B le cercle ; a b c la détente mife en cage par un pont, ôt preffée par un reffort ; f b repréfente ce reffort : la partie a forme le talon d’arrêt de- la roue ; b eft l’axe ou centre de mouvement ; b c le bras de la détente ; Ôt b d le reffort fur le bout duquel la cheville d du cercle d’échappement agit lorfqu’elle revient de kend; alors cette cheville élève la détente Ôt dégage la roue, (parce que ce reflbrt appuie fur le talon c du bras de la détènte ) ; mais lorfque le balancier revient de R en c, cette cheville fait fléchir le reffort db pour fe remettre de nouveau en prife : la cheville e attachée à la platine empêche la détente de rétrograder, ôt le reffort b d cède au mouvement de la cheville d. Quoique cette difpofition pa-roiffe fort fimple, je préféré la levée-reffort placée fur le cercle d’échappement ; car ce reffort étant placé fur la détente, celle-ci
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- devient trop pefante, ce qui exige plus de force dans lerelîortqui la prefï'e, ôt oppofe par conféquent plus de réfiftance au mouvement du balancier : le relTort b d eft attaché par une vis fur le centre de la détente.
- Principes de conjlruclion de mon échappement à vibrations libres , a détente mije en cage & à levée-rejjbrt.
- 7 2. La levée la plus convenable à (a) cet échappement eft de 60 degrés.
- 7 3 • La détente doit être la plus petite & la plus légère poiïibie ; je régie fa longueur fur la diftance des dents de la roue d’échappement , & place cette détente fur le plan s de forte que le bras droit ôc celui qui porte le talon ayenc chacun la même longueur.
- 7 4* L’axe de la détente doit être placé dans la tangente de la dent qui doit pofer fur le talon de cette détente , pour fufpendre le mouvement de la roue.
- 7 5* La roue d’échappement doit être la plus légère pof fible, & fes pivots d’un petit diamètre.
- 76. La longueur du reffort - levée doit être réglée par la tige de la détente, à côté de laquelle il doit paiïer fans y toucher : par cette difpolition on donne à ce relfort toute la longueur qu’il peut avoir.
- 77- Le bras droit de la détente doit être exactement dirigé au centre du balancier , & agir le plus près de ce centre qu’il fe pourra, ( Traité des Horloges Marines > n° 282. )
- (a) Pour trouver la grandeur que doit avoir le cercle d’échappement pour que la levée foit de 60 degrés , on obfervera que fcn diamètre doit être double de la diftance d’une dent de la roue d’échappement à un antre , puifque la corde de 60 degrés eft égale an rayon , ou , ce qui revient au. même , le rayon eft contenu 6 fois dans la circonférence du cercle ; ainfi pour tracer le plan de i’échappement, on Trouvera cette
- diftance des dents par la proportion fuivante, pour une roue que nous fuppofons avoir 9 lig. £ de diamètre j Sx z4 dents : 1:5,1416:: P j : ou <) , 5 : zp, 8451 , divifant ce dernier terme qui eft la mefure de la circonférence, par 14, nombre des dents, on aura, à très-peu-près, ï \ lignes pour leur diftance ; ainft le diamètre du cercle d’échappement devra être de z lignes ].
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- 78* Le bras droit de ta détente doit être accourci en exécutant l’échappement, jufques à ce qu’il n’excède pas le dedans de la cheville de la levée-rejfort ; cela donne la quantité dont la détente doit être élevée pour dégager la dent de la roue d’échappement, ôt en ce point les effets font sûrs.
- 79. Dans mes petites Horloges la cheville de la levée peut
- avoir — de lig. de diamètre.
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- 8 O. Au moment où la cheville de la levée-rejfort touche le bras droit de la détente pour dégager la roue , la levée-rejfort doit faire un angle de 100 degrés, ou à peu près, avec la ligne qui palfe par les centres de la détente ôt du balancier, ôt ce reffort ne doit être à angle droit avec la détente, qu’au moment où la cheville eft arrivée au bout du bras ôt le quitte. Cette dire&ion de la levée-rejjort eft néceffaire pour empêcher que la réfiftance que la détente oppofe pour la levée, ne falfe en cet inftant, écarter le levée-rejfort vers le centre du balancier , ce qui empêcheroit de faire détendre la roue ; mais dans cette pofttion la réfiftance de la détente fert au contraire à faire appuyer la levée-rejfort contre la cheville d’arrêt : aiiafi toute autre dire&ion rendroit les effets incertains.
- 8 I • La cheville de repaire du balancier doit être tellement placée , que l’entaille du cercle d’échappement fe trouve dans la ligne des centres du balancier ôt de la roue, lorfque le balancier eft arrêté. Pour cet effet, on doit, pour marquer le repaire , faire un trait au balancier vis-à-vis le 0 de la platine, au moment où la roue a produit la levée ôt quitte le cercle, ôt un autre trait lorfque la levée-rejjort, en rétrogradant , quitte le bout du bras droit de la détente. Prenant le milieu entre ces deux traits, on aura le point du balancier fur lequel on placera une cheville. Lorfqu’elle fera vis - à - vis le 0 de la platine t le plan de la levée du cercle fera dans la ligne des centres ; ôt en ce moment, pour peu que le balancier foit mis en mouvement, l’échappement fera en aêtion pour entretenir le mouvement de vibration.
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- De la maniéré de tracer Jur le calibre, F échappement libre à détente-rejfort & à levée-rejjort.
- Planche IV, fig% 7.
- 82. Soit A, fi g. 7 , la plaque de cuivre fur laquelle on veut tracer le plan de l’échappement : cette plaque doit être faite en cuivre, bien dreffée, ôc adoucie au charbon.
- 8 3* Je trace fur le calibre , le cercle C qui repréfenté la grandeur de la roue d'échappement, laquelle doit avoir 1 o dents ; je divife exaêlement ce cercle en 10 parties , ôc les points de divifion repréfentent les pointes des dents de la roue; cela fait, des points n Ôc 0 de divifion, Ôc avec la même ouverture de compas qui donne la diflance des dents , je forme les interférions m , l ; du point [d’interfedion comme centre , je trace le cercle B qui repréfente le cercle d’échappement ôc fon diamètre, tel que la levée d’échappement foit exactement de 60 degrés, (a)
- Maintenant pour tracer la détente j’obferve que la roue tourne de « en 0, ôc je prends le point de divifion p de la roue pour former fon arrêt au moyen du talon de la détente-reffort ; de ce point Ôc du centre m du cercle d’échappement , je tire la ligne c b qui repréfente le bras de la détente , Ôc je marque le point g qui repréfente la cheville de la levée qui doit élever la détente. Cette cheville doit être placée aufîi près du centre du cercle qu’il eft pofïïble, en-forte cependant que ce reffort, en gliffant fur le plan incliné du bras de la détente, ôc en fe rapprochant du centre, ne puiffe toucher à l’axe du balancier : cette diflance eft ici donnée en conféquence, ainfi elle dépend de la grolfeur de l’axe du balancier. Dans ma Montre aftronomique de poche , décrite Chapitre XII, le point de contaêl de la cheville de Izlevée-reJJort
- (a) Cela eft évident, puîfque, comme f au rayon du cercle d’échappement, or on nous l’avons dit ( n° ) la corde a b , ou i prouve en Géométrie que cet arc eft de 6od. î’efpace parcouru par la roue , eft égal |
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- fur le bras droit de la détente, eft diftant de de lig. du centre.
- g 4. La dire&ion du refïort a b doit être dans la tangente de la dent de la roue d’échappement qui fait arrêt fur le talon de la détente, c’eft-à-dire, être d’équerre avec le centre de la roue ôc la dent p ; ainfi en plaçant fur le calibre une équerre dont un coté paffe par le centre de la roue, Ôc que l’angle réponde au fommet de la dent, l’autre côté de l’équerre devient tangente ou perpendiculaire au rayon. Donc en tirant une ligne a b fur ce côté, on aura la direction du reffort. Pour tracer la dire&ion du refïort-détente avec plus de précifion, enforte qu’elle foit tangente à la roue , du centre s de la roue Cy fîg. 7, tirez la. ligne ponêiuée s t qui paffe par le point de divifion p de la dent qui doit agir fur le talon b ; de cette divifion qui repréfente l’extrémité de la dent comme centre, décrivez la portion de cercle t avec la même ouverture de compas qui forme le rayon b s de la roue : & des points <î t comme centre ; formez les portions de cercle r, v; du point d’interfeâion £, tirez par le point de divifion de la dent p, la ligne £ b, qui fera tangente au rayon b s de la roue. Pour régler la longueur du reffort, je prends la longueur p g (a) de la détente & la porte en a ; de ce point a comme centre de mouvement de la détente, je décris la portion du cercle q qui formera le talon de la détente ; le trait intérieur b marque l’épaiffeur de ce talon ; au-delà du point y, je trace la patte a y de la dittnte-rejj'ort.
- 8 5* Enfin pour achever de tracer l’échappement il refte à marquer la dire&ion de La ItvU-rejJbrt : pour cet effet, je prends un rapporteur de corne tranfparent : je place le centre en g qui repréfente la cheville du reffort-levée, le o d fur la ligne g b du bras de la détente, & vis-à-vis 100 à, je marque un point # ; de ce point à la cheville, je tire la ligne en e g qui repréfente la dire&ion du reffort-levée.
- (a) Pourfadlirerl’exécution de la détente-reffort, & en aÏÏurer mieux les effets , il faut donner plus de longueur à la partie qui forme le reffort j ainfi au lieu des dimen-
- fions que je viens de donner, il faut que ce reffort ait trois fois la diftance d’une dent de la roue, à partir du talon b, jufqu’à la patte a.
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- 86. II refte à régler la longueur de ce reffort; le talon q de la détente eft la feule chofe qui le borne, parce que s’il étoit trop long il iroit y toucher : il faut donc prendre avec un compas, la diftance m q du centre du cercle B au talon q, pour en former la portion de cercle e qui limite la longueur de la levée-rejfort : cette portion de cercle e doit être en dedans du talon q du relFort-levée, afin qu’il y ait un palFage aifé, êc que le reffort-levée ne puiffe jamais trop en approcher.
- 87- Je trace la portion de cercle e qui termine l’extrémité du reffort : fl eft la patte , & h la place de Ja vis qui doit l’attacher fur le cercle d’échappement C : ce reffort eft fixé fur le cercle C par une vis ôt deux pieds.
- 8 8- Le pont D fert à borner la courfe de la détente au-deffus de laquelle il palTe ; il porte en deffous deux chevilles, l’une placée au bout pour arrêter la détente , & l’autre en dedans , pour empêcher que l’on ne puiffe forcer le reffort.
- De Fexécution de F échappement d vibrations libres a détente & d levée-rejfort. (a).
- 89* Pour exécuter sûrement & facilement cet échappement , il eft à propos de tracer à part fur une petite plaque de cuivre, la roue, le cercle, la détente & le reffort-levée, par des traits fins & des points, de la même maniéré qu’il l’eft fur le plan Planche III fig. 1 , d’après les régies preferites ci-devant.
- 90. L’échappement étant ainfi tracé fur le calibre (b) on s’en fervira pour exécuter sûrement la levée-rejjort. Pour cet effet, on percera un petit trou par le point 0 qui repréfente le centre du cercle ; un autre en q, pour la cheville delà levée-rejjort ; un en m pour la vis ; un en p de l’extrémité du reffort-
- (a) Je prends pour exemple celui de 1 les fois qu’on aura un pareil échappement l’Horloge N° \ Planche 111. fig. i. là exécuter.
- (b) Ce calibre étant fait, fervira toutes
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- levée , & un en m pour l’extrémité de la patte. On placera fous le calibre une plaque d’acier mince Ôc bien drefiée que l’on ferrera avec une tenaille à vis ; 6c marquant avec un foret des points à chaque trou on aura la figure exaête de ce refïort. On tracera par ces points la figure de la levée-rejfort,
- 9 l. On percera le trou o du centre que l’on fera de îa même groffeur que celui du cercle d’échappement ; on percera de même celui de la vis m du reffort, ôc celui de la cheville de la levée qui ne doit être que de 0 lig. — 311 plus j 011 placera le cercle d’échappement fur l’arbre liffe qui a fervi à le tourner 6c au def-fus la plaque d’acier du reffort-levée ; on percera fur le cercle d’échappement le trou de la vis de ce reffort. On fera la vis 6c fixant enfemble la plaque ôc le cercle fur le même arbre, on percera au cercle d’échappement le trou de la cheville levée ; on ôtera la vis ôc figurera le reffort tel qu’il efl tracé fur la plaque d’acier ; on placera une cheville dans le trou du reffort levée ; cette cheville débordera en deffus pour faire effet avec la détente, 6c en deffous pour entrer dans le trou du cercle. On préfentera le cercle (placé fur fon axe) avec la détente, 6c on verra 11 la direêHon du reffort eft celle prefcrite , Ôc 011 la corrigera au befoin ; 011 percera deux trous à la patte du reffort pour les pieds; on trempera ce reffort 6c on le fera revenir bleu ; on adoucira ce reffort ; enfuite on affoiblira & rendra très-flexible la lame p q ; on adoucira cette partie de la lame.
- 9 2. Le reffort de la levée ayant la direction requife, Ôc étant trempé ôc mis de force, c’eft-à-dire rendu le plus foible, on ajufiera la cheville de la levée, qui doit être en or ; cette cheville ne doit avoir que de-^r lig. de diamètre. On laiffera déborder cette cheville en deffous pour entrer dans le trou de repaire du cercle d’échappement : en cet état, on percera le trou de la cheville d’arrêt de la levée-rejjort ; cette cheville doit être placée fur le cercle d’échappement, auprès du petit rond qui porte la cheville, mais fans devoir y toucher, Ôc elle ne doit faire qu’affleurer le dehors du reffort levée, ôc bien jufie, afin quelle ne change pas la direêlion donnée de ce reffort ; on placera cette cheville qui doit être un peu plus groffe que
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- celle de la levée. Cela étant ainfi fait, on agrandira le trou de repaire fait au cercle d’échappement, pour la cheville de la levée. Ce trou doit être afTez grand pour permettre le mouvement rétrograde de cette cheville , lorfque le bout fupérieur de cette même cheville , agit fur le plan incliné du bras droit de la détente d’échappement : par cette dif-pofition, le reffort-de la levée ne peut pas être forcé en travaillant à l’échappement, ou en le nétoyant, parce que ce trou qui devient en ce moment de précaution, borne la courfe de la cheville, ôt par conféquent du refTort levée , ôt le garantit de tout accident.
- ,93. La levée - rejfort étant ainfi faite, on travaillera à la détente d’échappement ( que je fuppofe déjà ébauchée , ôt la tige mife en cage, ôt le refTort de détente placé. ) On taillera la roue ôt finira les dents : on tournera le cercle d’échappement jufte de grandeur, pour qu’il pafTe entre deux dents fans jeu : en cet état, on limera le talon de détente, terminé par une portion de cercle concentrique à fon axe, ôt ce talon fera jufte de longueur pour entrer fous fa dent, mais fans jeu.
- On limera le bras droit de la détente, de forte que fon plan palfe par le centre de l’axe de la détente, ôt qu’étant dirigé au centre du balancier , le talon foit fuffifamment en prife avec la dent de la roue d’échappement. Dans cette pofition, on percera ôt pofera la cheville d’arrêt de la détente , de forte que cette cheville étant placée, le bras droit foit exa&ement dirigé au centre du balancier : on marquera ôt percera la cheville fur laquelle doit agir le refTort de la détente. Cette cheville doit être placée , de forte que le refTort étant dirigé au centre de la détente, il agifTe fur elle, ou ce qui revient au même, il doit agir par la ligne des centres.
- 94* On fera faire les effets au refTort en le mettant de hauteur, de largeur, ôt d’épaifleur convenable.
- Cela étant ainfi préparé, on limera le côté du talon pour ne laifTer que la prife néceflaire pour aflurer l’arrêt de la roue ; le dedans du talon limé en plan incliné ; on diminuera
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- Première Partie,, Chap. IV. 33 la largeur du dehors du talon que Ton tiendra le plus léger poflible ; on accourcira le talon pour qu’il ne fafle que déborder un peu l’épaifleur de la dent de la roue.
- 9 5 • Pour achever la détente, il refte à donner la longueur nécefîaire au bras droit pour opérer le dégagement de la roue. Cette longueur doit être telle que le bout du bras ne fafle qu’affleurer le dedans de la cheville de la levée-rejfort , ou ce qui revient au même 3 que le talon s’écarte de la roue par la levée de la cheville d’environ l’épaifleur de la roue d’échappement, ou de de lig. dans fes petites Horloges Marines.
- 96. Le bout du bras droit en dehors doit être terminé en plan incliné , & convenablement pour que la cheville de la levée, lorfque le balancier rétrograde,gliffe fur ce plan pour enfuite fe remettre en prife avec la détente, ôc que lorfque le balancier revient, il s’élève de nouveau.
- 97. On trempera la détente, on l’adoucira, êc on polira les parties agiflantes. On placera à demeure fur la détente la cheville fur laquelle doit agir le reffort de détente. On ckajfera la tige fur la détente, de maniéré que celle-ci foit élevée à la hauteur requife pour que le bras droit réponde au milieu de la longueur de la cheville delà levée-rejfort, ôc que le talon réponde auffl à l’épaifleur de la roue.
- On tournera un peu le cercle d’échappement, afin que les dents de la roue aient un peu de jeu.
- 9 8- Tous les effets de la détente étant revus & bien faits, on fera tourner doucement à frottement par la preflion d’une carte &c. le balancier, enforte qu’il ne fafle qu’élever la détente pour dégager la roue, pour qu’une de fes dents appuie fur le cercle. En ce moment, on marquera fur le cercle la place de l’entaille qui doit opérer la levée de la roue fur le cercle d’échappement. Cette entaille doit correfpondre à l’endroit où la dent de la roue appuie fur le cercle.
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- Direction des opérations et exécution de téchappement libre à détente & à palette mife en cage.
- 9 o. Fendre ôc finir la roue d’éc Jappement.
- 10 3. Ebaucher la détente ' échappement félon qu’elle eft tracée fur le plan , ôc d’a rès leiévation de la roue ôc du cercle.
- I O I. Pofer le reffort de la détente d’échappement; mettre le pied ; percer ôc pofer la cheville d’arrêt de la détente d’après le plan de l’Horloge ou Ton trou ell; percé.
- 10 2. Faire le paffage à la platine pour le talon de la détente d’échappement Ôc d’après le plan.
- 103. Nettoyer les trous ôc les pivots des rouleaux: remonter les rouleaux ôc mettre le balancier en cage.
- IO 4* Démonter toutes les pièces portées par le cercle d’échappement ; mettre la roue d’échappement à fa place.
- 105* Préfenter le cercle d’échappement fur l’axe de balancier, afin de voir combien ce cercle doit être diminué pour entrer entre les dents de la roue.
- 106. Tourner le cercle d’échappement de jufte grandeur pour entrer fans jeu entre deux dents de la roue.
- I07«Le cercle ainfi placé 3 ôc fixant la roue , prendre avec le compas à verge, la longueur du bras du talon de détente d’échappement, porter cette mefure fur le talon ; tracer la portion de cercle Ôc limer en conféquence le talon qu’il faut tenir plutôt trop long , afin d’en limer petit-à-
- Ï»etit jufqu’à ce qu’il entre jufte fous la dent pendant que a roue eft retenue par le cercle. Il convient de laiffer ce talon plus large qu’il n’eft befoin pour former l’arrêt de la roue, afin d’avoir à en limer lorfqu’on aura pofé la cheville d’arrêt de la détente.
- 1 O 8» Il faut tourner encore le cercle d’échappement, afin de donner le jeu convenable aux dents de la roue.
- 109. Remonter la palette Ôc fon reffort fur le cercle
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- d’échappement, ôc placer le cercle fur l’axe de balancier ; l’attacher par fes vis.
- I I o. Limer Je devant du bras droit de détente, de forte qu’étant dirigé au centre de l’axe de balancier , le talon de détente relie en prife fous la dent de la roue d’échappement, d’une plus grande quantité qu’il n’efl: befoin pour en former l’arrêt.
- III. Percer ôc placer en conféquence le trou de la cheville d’arrêt de la détente, pour que le bras droit conferve fa direction au centre de l’axe de balancier.
- I I 2. Percer ôc placer la cheville du relîbrt de détente, de forte que cette cheville placée, le relïort foit dirigé au centre de la détente.
- II 3* Limer le talon de détente, ôc ne lailfer que la prife convenable pour l’arrêt de la roue d’échappement.
- I I 4* Limer le bout du bras droit de détente , de forte que la cheville de la palette d’échappement opéré la levée convenable pour dégager la roue.
- I I y. Achever de limer & adoucir la détente ; la tremper ; l’adoucir ; polir le talon ôc le bras droit ; placer la cheville pour le relïort ; chalfer la détente fur fa tige ; ôc la faire entrer à la hauteur convenable.
- II 6. Mettre la détente ôc fon relfort en place ; en cet état, marquer fur le cercle la place de l’entaille qui doit opérer la levée de la roue fur le cercle. Pour cet effet, on fait agir la palette fur la détente pour dégager la roue ; en cet inftant marquer l’endrojt où la roue appuie fur le cercle.
- 117* Limer l’entaille , laquelle doit former une courbe; la préfenter de nouveau, ôc la relimer petit-à-petit, jufqu’à ce que la dent en quittant la détente tombe julte fur l’extrémité de cette entaille pour opérer la levée.
- 11 8- Tremper le cercle, ôc polir le plan ; adoucir les faces, ôcc.
- I I 9. Marquer la cheville de renverfement : Pour cet effet, faire tourner le balancier jufqu’à ce que la roue ait opéré la levée : marquer un trait vis-à-vis du o de la platine ;
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- faire rétrograder le balancier jufqu“à ce que la cheville de la palette foit remife en prife avec le bras, droit de la détente ; marquer un autre trait vis-à-vis le o ; prendre le milieu de ces deux traits faits au balancier : c’eft la place de la cheville de renverfement.
- Remarque & obfervations Jur C échappement a vibrations libres appliqué aux Montres à Longitudes a vibrations promptes, & aux Montres de poche.
- 12 0. L’échappement à vibrations libres que nous avons décrit ci-devant, remplit parfaitement fes effets , & on peut l’exécuter facilement lorfque le balancier fait des vibrations lentes, comme 2 ou 4 par fécondés. Mais il devient plus difficile dans les montres qui font 6 vibrations par fécondé. C’eft par cette raifon que je dois ajouter à ce Chapitre quelques obferva ions pour fervir de guide aux Artiftes qui voudront en faire l’application aux montres à vibrations promptes.
- I 2 X. i°. La cheville de la levée-rejfort portée par le cercle d’échappement ne doit élever la détente , ou la détente levée, que de la quantité néceffaire pour que la dent de la roue d’échappement échappe sûrement de deffus le talon qui fufpend le mouvement de la roue (a) ; & auffitôt que la roue eft échappée * il faut que la détente quitte la cheville, & qu’elle retombe promptement, afiiî que fon talon ait repris fa place pour fufpendre de nouveau l’a&ion de la roue : cela doit s’exécuter avant que la dent qui agit fur le cercle d’échappement foit parvenue à l’extrémité de ce cercle, Ôc qu’elle le quitte. Car fi la détente ne retombe pas affez
- (a) Et pour que les effets de l’échap- | fufpendre sûrement l’aétion de la roue , pement fe fartent en un tems très-court, J pendant que le balancier ofcille librement j le talon de la détente ne doit engrener dans I dans mes Montres à longitudes, cet engrene-la roue que de la quantité requife pour | ment du talon eft d’environ 7» de ligne.
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- vite pour recevoir la dent de la roue , celle qui eft fituée vers n, Planche IV, fig. 7, retomberoit fur la circonférence du cercle, & cauferoit un frottement très-nuifible , ôt la dent courroit le rifque d’être courbée à la rencontre de l’entaille du cercle d’échappement : cet effet très-nuifible peut fur-tout avoir lieu lorfque le balancier décrit de très - grands arcs de 300 degrés, par exemple, fa vîteffe en eft encore plus grande , & par conféquent il eft néceffaire que la détente retombe plus promptement.
- 12 2. 2°. Pour prévenir le défaut effentiel dont nous venons de parler , il faut que la détente d’échappement foit très-courte & fort légère , afin qu’elle retombe promptement fans exiger trop de force dans le reffort qui la ramene : c’eft pour cette raifon que les détentes des Horloges N°* XXXVI & XXVII ne pefent avec leur tige que un grain, ou la foixante-douzieme partie d’un gros : car fi cette détente eft trop pefante, il faut pour la faire retomber avec la vîteffe requife, que le reffort qui lapreffefoit plus fort, çe qui caufe plus de réfiftance au mouvement de balancier, & des frottements nuifibles aux points de contad des détentes.
- 12 3» 3°. Dans une Montre qui fait fix vibrations par fécondé , le reffort de la détente eft néceffairement plus fort, afin de faire retomber affez promptement & sûrement la détente. Le feul obftacle de cette force du reffort eft celui d’augmenter le frottement des points de contad de la détente ; car par rapport au plus de réfiftance qu’elle oppofe au mouvement du balancier , il n’en peut réfulter aucune erreur ; cette réfiftance étant toujours la même ; mais pour empêcher ou au moins diminuer les frottements des points de contad par la levée ; il faut que le bout du bras de la détente foit trempé de toute fa force : & au-lieu d’employer une cheville de cuivre ou d’or pour la levée-rejjort , il faut que le bout du rejfort-levée porte un talon d’acier pour tenir lieu de la cheville, & que ce talon figuré convenablement foit trempé de toute fa force. C’eft de cette
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- maniéré que j’ai fait exécuter l’échappement de la Montre agronomique portative décrite Chap. XII.
- 124. 40, La levée-rejjort d’échappement n’a pas comme le reffort de la détente une force limitée ôt donnée : elle peut être rendu la plus foible poffible , fans qu’il en puiffe réfulter aucun défaut, il fuffit que par aucunes fecouffes elle ne puiffe s’écarter de la cheville d’arrêt qui en fixe le chemin.
- I 2 J. Pour bien entendre cet échappement, il eft né-ceffaire d’étudier avec beaucoup d’attention fa conftruêlion 6c la nature de fes effets; & pour le juger il faut l’exécuter; c’eft peut-être même le feul moyen d’entendre parfaitement les détails dans lefquels nous fommes entrés dans ce Chapitre , ôc je penfe que l’échappement à vibrations libres eft très important pour la jufteffe confiante, non-feulement des Horloges à Longitudes, mais particulièrement des Montres de poche : c’eft fur-tout en faveur des Artiftes amateurs des bonnes Montres, que j’ai donné plus d’étendue à cet article, & que je l’ai traité avec plus de détails.
- I 2 6. L’échappement à vibrations libres à détente-rejjbrt décrit ( N° dp ), peut être facilement appliqué à une Montre de poche : car, dans une telle machine, dont les pivots de balancier roulent dans des trous, le balancier eft néceffaire-ment léger, & d’un petit diamètre; & dès lors il eft plus convenable de lui faire battre quatre vibrations par fécondé : avec ces vibrations , les effets de l’échappement s’exécuteront facilement & très-sûrement. Et comme le reffort détente peut être très-foible, il n’eft pas néceffaire de pratiquer un talon d’acier à la levée-rejfort : une fimple cheville de cuivre devient fuffifante , fans craindre qu’elle puiffe s’ufer ; le balancier faifant 4 vibrations par fécondés , & employant l’échappement à vibrations libres , l’aiguille battra les demi-fecondes , ce qui eft plus commode pour la plus part des perfonnes qui veulent des Montres à fécondés.
- 127» Le reffort de la détente doit être fait en fouet le plus fort en b Planche IV, fig. 7, & allant en diminuant vers a qui eft cenfé être, 6c qui eft en effet le centre de mouve-
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- Première Partie, Chap. IV. 39
- ment de la détente a b c\ de même le rejjort-levéc doit être fait en fouet de g en e, le plus fort en g, ôc le plus foible vers e, centre de mouvement de la levée-rejfort g ef.
- I Enfin , pour mieux affurer les effets de l’échappement à vibrations libres à détentes, & indépendamment de la force du reffort qui la fait retomber, on peut ajouter une piece ou bras de précaution à la détente ; ce bras, au moment où la détente dégage la roue d’échappement, entrera dans une entaille du cercle d’échappement ; Ôt dès l’inftant que la détente retombera, le plan incliné du cercle écartera le bras & ramènera le talon de la détente, pour recevoir la dent avant que celle-ci ait quitté l’entaille de levée du cercle.
- 129. La fig. 8 , Planche IV, repréfente la difpofition à donner à l’échappement à détente , pour affurer les effets de l’arrêt de la roue d’échappement : b g eftle bras de précaution fixé en b, par la même vis du reffort b d, & par l’axe. Le bout angulaire g doit fe préfenter à l’entaille h , au moment où la cheville d élève la détente, ôc lorfque la détente retombe, le plan incliné h du cercle B, écarte le bras g pour faire rentrer le talon a, avant que la dent i ait quitté l’entaille d’impulfion l du cercle, enforte que, par cette piece de précaution b g, la dent m de la roue doit néceffaire-ment retomber fur le talon a de la détente, quand même le reffort/'n’auroit pas fait retomber la détente avec affez de vîteffe : au refte, en employant dans l’exécution de l’échappement à vibrations libres à détentes , les foins & attentions que j’ai indiqués ci - devant, l’addition de cette piece de précaution devient inutile , car je n’en ai pas fait ufage dans huit Horloges à Longitude, où cet échappement eft employé avec des vibrations très-promptes , 6 par fécondé , ôc cependant les effets font très-allurés.
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- 40 De la Mesure du Temps.
- CHAPITRE V.
- Du Rejfort moteur des Horloges a Longitude. Des moyens de rendre fa force confiante ; de calculer la force du rejfort ; de trouver le diamètre de la fufèe, &c.
- 130. 1 j e F F e T le plus nuifible dans un reffort, eft le frottement des lames ; l’inégalité de force de la lame , ou bien la mauvaife qualité de l’acier & de la trempe le rendent aufli défectueux : mais par rapport au frottement le moyen de le prévenir autant qu’il eft poffible, c’eft de tenir la lame plus épaiffe du milieu, & il faut pour cela que le reftort 11e foit pas trop large, 6t que la lame ait une certaine épaiffeur.
- I 3 I. Une obfervation qu’il eft important de faire pour les refforts d’Horloges à Longitude, dans lefquelles leur perfe&ion eft d’une fi grande importance pour la jufteffe du mouvement , c’eft qu’il faut adopter une moindre quantité de force motrice ; car un grand reffort ne peut être exécuté que par les faifeurs de reffort en Pendule ; cette forte d’ouvriers eft incapable de les exécuter avec la perfe&ion requife ; & l’acier qu’ils emploient n’eft pas affezfin, parce que les refforts feroient trop fujets à cafter : il vaut donc mieux avoir une moindre quantité de force , &: faire exécuter les refforts par les ouvriers qui les font en Montres. Tels font les refforts employés à ma première Montre Marine ; mais dans le cas où il feroit néceflaire d’avoir une force motrice plus grande, il feroit plus convenable d’employer deux petits refforts dans le même barillet, comme je l’ai pratiqué dans ma Montre Aftrono-mique Marine, (N° * ). Voy. ci-après Chapitre IX.
- Qualités
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- Première Partie, Chap. V. 41 Qualités requifes dans un reffort.
- I 3 2. i°. D’avoir le moins de frottement pofïible.
- 13 3* 2°‘ De n’être point fujet à caffer.
- I3 4* 3°* De conferver conftamment la même force.
- 135. Quant à la première condition j’obferve que la lame du reffort doit être étroite, car plus elle fera large, plus l’épaifliffement des huiles aura de prife, & par confé-quent plus les fpires s’attacheront lune fur l’autre.
- 136. Pour le fécond article, il faut, comme je le pratique , que le reffort ne foit jamais dans un état forcé ; pour cet effet, il faut qu’il refte au moins trois tours de refte Iorff que la fufée eft remontée tout au haut.
- I37* Enfin, pour remplir la troifieme condition, cela dépend particulièrement de l’acier que l’on emploie pour la fabrication du reffort, ôc de la maniéré dont il eft trempé ; mais on parvient encore à empêcher qu’un reffort ne fe rende, quoiqu’il n’ait pas ces deux qualités au point qu’on le defire; c’eft lorfque le reffort ne fe trouve pas dans un état forcé.
- Des épreuves fervant a trouver la quantité de force motrice pour les arcs donnés que doit décrire le balancier„
- 13 8» La force motrice d’une Horloge à Longitude dé^-pend de l’étendue des arcs que le balancier doit décrire pour que ces arcs étant un peu plus grands, ou un peu plus petits , ils foient cependant d’égale durée. Or cette force devient par là limitée par l’étendue des arcs propres à l’ifoçhronifme. Pour déterminer la force motrice qui eft requife dans une Horloge à Longitude à reffort, je fais d’abord marcher l’Horloge avec différents poids, & ne fais aucun ufage pour cela, ni du reffort , ni de la fufée qui ne font pas même placés dans le mouvement, lors de ces épreuves. Pour donc
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- fuppléer.au reffort, j’ajufte fur le quarré delà fufée un cylindre portant un canon dont le trou quarré entre fur le quarré de fufée ; fur le cylindre eft enveloppé une corde à boyau qui paffe fur une poulie de renvoi attachée au dehors du tambour de l’Horloge : cette corde fert à y attacher différents poids, félon qu’il en eft befoin pour les divers arcs à faire décrire , pour parvenir à trouver le point ifochrone du fpiral ; le point trouvé, je calcule combien le balancier doit pefer pour que l’Horloge foit réglée, je diminue ou augmente en conféquence le poids du balancier , ôt je régie l’Horloge fans toucher au fpiral ; mais feulement par le poids du balancier & de fes maffes : je fais de nouveau marcher l’Horloge en ajoutant ou ôtant du poids moteur la quantité requife pour faire décrire au balancier les arcs par lefquels il a été reconnu que fes vibrations inégales font ifochrones. J’ai donc alors la mefure de la force motrice , ôc je trouve par là quelle doit être la force du reffort pour être égale au poids d’épreuve.
- I 3 9* Pour n’être pas obligé d’employer un trop grand poids pour ces épreuves, j’ai fait le cylindre de 24 lignes de diamètre y compris le demi-diamètre de la corde. Or comme le levier à égalifer les fufées eft gradué pour une force diftante de 48 lig. du centre, la pefanteur du poids moteur trouvée par les épreuves de l’Horloge fera par conféquent 4 fois plus grande qu’elle ne doit être avec le levier, puif-que le rayon du levier eft quatre fois plus grand que celui du cylindre. Si donc le poids donné par les épreuves eft de 36 onces avec le cylindre de 12 lig. de rayon, il ne fera que de p onces avec le levier de 48 lig. de rayon.
- 140. La force du reffort étant donnée, je fais exécuter le reffort en conféquence, ôt fais augmenter ou diminuer fa force , ou changer le diamètre de la fufée , jufqu’à ce qu’il tire avec le levier le nombre donné. De cette maniéré, je ne fuis point obligé de démonter le mouvement à plufieurs fois : car pour amener le reffort de la fufée aux mefures données, on n’a befoin que de la cage du rouage ; du barillet ; de la fufée
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- Première Partie, Chap. V. 43
- 6c du lévier : au lieu qu’autrement on feroit obligé de démonter le mouvement à chaque fois qu’on auroit changé le reffort, opération longue ôc pénible.
- I 4 1 • J’emploie encore l’équipage du cylindre ôc de la poulie de renvoi, pour répéter les épreuves de l’ifochro-nifme, lorfque le grand reffort eft fait ; ôc que l’Horloge eft polie ôc remontée à demeure. Mais alors , je fais agir la corde du cylindre dans un fens oppofé à celui où tourne la fufée, afin de diminuer l’effort du reffort moteur, ôc de faire décrire de plus petits arcs que ceux qu’il produit naturellement. L'équipage dont nous venons de parler, eft repré-fenté Planche VII, fig. 2 ôc 3 , ôc décrit Chapitre XVIII.
- De £ épreuve des rejforts pour favoir Ji, fans fe fervir de la fufée, ils ont la force convenable.
- I 4 2. Ün reffort moteur étant exécuté , on peut con-noître s’il eft de force convenable fans employer la fufée , ni mettre le barillet en cage. Car en attachant l’arbre de barillet à l’étau, ôc attachant une corde à boyau à fa circonférence, ôc fufpendant des poids à la corde, jufqu’à ce que le reffort ayant un tour de bande, les poids foient en équilibre avec lui, on trouvera par le calcul quel devra être le diamètre de la fufée., pour que le levier à égalifer, foit d’équilibre avec le même reffort. Pour cet effet, on obfer-vera que, pour l’équilibre, les poids ou forces font en raifon inverfe des rayons ou leviers. Or le nombre de degrés du levier étant donné pour la force motrice de l’Horloge, on trouvera quel doit être le diamètre de la fufée, pour que le levier foit en équilibre avec la force du reffort à un tour débandé?
- Premier Exemple.
- I43« Si donc un reffort ayant un tour de bande, fait équilibre à 46 onces, Ôc que par les épreuves avec le poids *
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- d’effai, le retffort doive tirer j onces 4 du levier de 48 lig. de rayon, on aura la proportion fuivante.
- 4<5 onces : y onces 7 : : 48 : x = y lig. ~ qui fera le rayon de la fufée.
- Second Exemple.
- 144* Le diamètre de la fufée étant donné, ainfi que la force motrice qui doit être en équilibre avec le levier à fufée , trouver quelle doit être la force du reffort moteur à la circonférence du barillet.
- 145* Si le relïort doit tirer y onces \ avec le levier à fufée de 48 lig. de rayon, & que le diamètre de la fufée foit de 11 lig. 4 = f lig* i rayon. Pour trouver la force du relfort à la circonférence du barillet, on aura la proportion
- y 4 lig. rayon : 48 lig. rayon : : 5 ~ onces : s: — 4^ — onces.
- La force exercée à la circonférence du barillet, ou, ce qui revient au même, à la bafe de la fufée, doit être de 4 y onces 7-7 : c’eft la quantité que tire en effet le reffort de PHorloge N° 31, pour laquelle ce calcul eft fait.
- 146. On doit employer cette méthode, qui eft sûre & fimple , & fans être obligé de remonter le barillet & la fufée, ôc de tâtonner, comme on fait, la force du reffort, le diamètre de la fufée : ôc on peut faire exécuter par les fai-feurs de refforts , des refforts qui feront à coup sûr de force, en leur indiquant le poids qui étant attaché à une corde placée à la circonférence du barillet faffe équilibre avec le reffort, lorfque celui-ci a un tour ou un demi-tour de bande.
- 147* Pour trouver la force du reffort à la circonférence du barillet de PHorloge N° 2(5, dont le levier à fufée doit tirer 8 onces, la fufée ayant 1 y lig. de diamètre, à la bafe : on fera la proportion.
- 7 7 lig. rayon : 48 lig. rayon : : 8 onces : x = y 1 onces.
- D’où il fuit que le reffort de N° XXVI, doit tirer yi onces , à la circonférence du barillet.
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- Premierê Partie, Chap, V. 4 j Troisième Exemple.
- 14g. La force d’un reflort moteur étant donnée à la circonférence du barillet, ôt le diamètre de la fufée étant aulïi donné, trouver combien ce reflort tirera fur le levier de 48 lig. de rayon , afin de régler d’après ces données les dimenfions du régulateur. Soit un reflort qui, à demi tour de bande, fafle équilibre avec 32 onces à la ciconfé-rence du barillet, ôt dont la fufée doive avoir 11 lig. de diamètre = $ lig. 4 de rayon, on aura la proportion
- 48 lig. rayon : $ 4 %• rayon — 32 onces : x = 3 -f onces.
- 32 5 T
- 160
- 16
- 176 | 48
- 32 3 ü.
- D J 48
- Ainfi le levier à fufée étant d’équilibre avec le reflort moteur à 4 tour de bande , marquera 3 degrés ~, c’eft-à-dire, que le reflort tirera 3 onces y.
- De la maniéré de déterminer a coup sûr le diamètre & la figure de la fufée.
- 149* Pour trouver promptement ôt furement la figure d’une fufée ôt fon diamètre, il faut employer une fufée d’ejfai.
- Méthode de calcul.
- Si la fufée d’eflai a 1 o lignes de diamètre, ôt tire 8 onces, par exemple : pour qu’elle tire 6 onces, on fera la proportion j 8 : 6 : : 10 lig. : x = *-f = 7 lig, 4 que la fufée devra ’ avoir de diamètre.
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- Si le redore doit tirer p onces, ôc que la fufée d’elfai en donne 8 , on fera la proportion.
- 8 :p : : io: * =* 11 lig.
- On trouvera de même les diamètres du fommet de de la bafe :
- 6 fi la bafe de la fufée a i z lignes de diamètre , de que le relfort tire 7 onces & qusil doive en tirer 8 , on aura
- 7 L : 8 : : 12 : * = 12 lig. :
- Moyen £ affaiblir un grand reffort trop fort > fans en faire un autre , ni toucher à la fufée.
- I J O. Lorfque l’on a déterminé la quantité de force motrice j requifepour l’étendue des arcs de vibration qui fonupro* près à rifochonifme, il faut que cette force motrice foit exa&ement de la quantité donnée. J’ai déjà dit que l’on peut arriver à ce point de précifion par la fufée ; mais j’ai fait ufage d’un moyen plus fimple, lorfque le relfort étoit trop fort : c’eft le même que j’ai imaginé pour plier les relïorts fpiraux. Traité des Horloges Marines, N° 173 : c’eft de bander le relfort fur l’outil à remonter les reflorts, de de le faire chauffer en cet état forcé , afin que les fpires fe relferrent en forme de fpiral : ce moyen m’a très-bien réulfi. Voilà donc un troifieme moyen de donner au relfort moteur la force requife, quand il eft trop fort, ôc ce moyen eft préférable à celui de le faire affbiblir par le faifeur de relforts ; il perd nécelfai rement de fa qqalité.
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- Première Partie, Chap. VI. 47
- CHAPITRE VI.
- Horloge a Longitude, N° XXIV (a) a reffort, conjlruitt a dejfein de fupplécr les grandes Horloges à poids.
- I 5 T. Les Horloges Marines à poids N°- 8 , 18 ôc ip, que j’ai exécutées pour le compte du Roi, font de très-bonnes machines ; elles ont un régulateur puiffant ; les frottements ôc les réfiftances des huiles font réduites à la plus petite quantité : les refforts fpiraux réglants de ces machines, font ifochrones : Ces refforts font trempés pliés 6c d’une trempe parfaite, enforte que leur force ôc leur élafticité eft confiante ainfi que leur figure. Mais avec tous les avantages que j’ai réunis dans la conftruêtion 6c dans l’exécution de ces machines, comme elles font à poids , leur volume eft fi grand que , dans les circonftances aêtuelles de la guerre ( en Mars 1780) toutes parfaites qu’elles font, il n’eft pas pof-fible d’en faire ufage, foit par la difficulté du tranfport par terre , foit parce que de fi grandes machines peuvent être plus fenfibles à l’effet de l’artillerie : ce font ces considérations qui m’ont engagé à conftruire des Horloges à reffort affez exactes pour fup.pléer les grandes Horloges à poids , Ôc fervir comme celles-ci à la rectification des Cartes, en faifant ufage de la Table compofée des arcs & de la température. Tel eft l’objet que j’ai eu en vue dans la compo-fition de l’Horloge N° XXIV dont nous allons traiter.
- (a) Cette Horloge fut commencée en J 1784, avec l’Horloge N° XXIII , fur le r 78o,& terminée en 178z. Elle eft aduelle- Vailreau commandé par M. le Comte de ment aux Indes 5 elle a été embarquée en 1 Rofily.
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- Des moyens de conjîruclion que fai employés dans 1!Horloge
- JV° XXIV, pour rendre cette machine plus parfaite.
- I 5 2. i°. E11 réduifant l’Horloge au plus petit volume, en eonfervant cependant un régulateur puiffant.
- l5 3* 2°* En difpofant le rouage de forte que les roues & les pignons foient placés, autant qu’il eft polfible, à égale diftance des pivots : moyen également utile pour égalifer les frottements & les réduire à la plus petite quantité , puifque par là les pivots peuvent être plus petits.
- I 5 4* 3°* En donnant au pignon de minutes un plus grand diamètre, afin que les ailes ou dents foient allez folides pour ne pouvoir être calfées dans le cas où on remonteroit l’Horloge en tournant a rebours ; par ce moyen on eft dif-penfé d’employer la clef a remontoir, employée dans l’Horloge N° 8 j Traité des Horloges Marines, page y 74.
- I 5 f 40. En plaçant fous tous les pivots inférieurs tant du rouage que du régulateur, des coquerets d’acier fur lef-quels portent les bouts des pivots, afin d’éviter le frottement nuifible des portées qui fouvent creufent les platines.
- I 5 6> j°. En recouvrant tous les trous fupérieurs des pivots du rouage portés par la platine cadran , afin de garantir ces pivots de la poulfiere.
- I 5 7- 6°. En difpofant de la maniéré la plus sûre, l’échappement à vibrations libres., & en Amplifiant cet échappement autant qu’il eft polfible. Pour cet effet, j’ai fubftitué un fimple reffort à la palette, & en place de la détente, j’ai employé un fimple reffort qui remplit l’effet de la détente : enforte que j’ai fupprimé deux ponts, deux tiges, & quatre pivots : cet échappement a déjà été décrit, Chap. IV.
- I 5 8« 7°. En rendant les effets de la compenfation plus certains : pour cet effet , j’ai appliqué des rubis aux points de £onta& des leviers, parce que j’ai reconnu, par l’ufage des
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- Première Partie, Chap. VL 49 Horloges que les parties d’acier fur lefquelies les bouts des vis agiffoient s’étoient creufées.
- I59- 8°. E11 difpofant une détente qui fufpend toute l’a&ion des leviers de compenfation pendant le tranfport de l’Horloge ; car les points de contaêt îouffroient dans le tranf port des Horloges par terre : cette détente foutient également le balancier, empêche que le reffort de fufpenfion. ne foit fatigué , 6c que le balancier ne puiffe tourner.
- IÔO. 9°. J’ai appliqué à ces machines le compenfateur ifochrone (a) pour ramener les arcs à l’ifochronifme, dans le cas ou le fpiral n’auroit pas rigoureufement cette propriété.
- I 6 I. ioa. Toute cette machine eft tellement difpofée que l’on peut faire par fon moyen ufage de la table des arcs avec autant de sûreté qu’avec une Horloge à poids, foit par la perfection du rouage, engrenage, ôte, que parla nature de fon reffort moteur égalifé par la fufée.
- 162. ii°. Pour rendre la compenfation plus sûre j’ai réduits les frottements , en faifant rouler les bouts des pivots inférieurs du levier ôt du pince-fpiral fur des coquerets d’acier.
- 163. 12°. J’ai difpofé tout ce qui concerne le régulateur dans une cage particulière qui porte en même-tems la roue d’échappement, ôc l’échappement : le rouage, le moteur, 6c la fufée font placés dans une cage féparée. Cette conftruêtion eft plus avantageufe, parce que l’on peut travailler féparément à ces deux parties de l’Horloge.
- 164. 13 La cage du régulateur eft formée par quatre piliers d’acier, Ôc le pont de fufpenfion du balancier eft également d’acier, afin que les dilatations du reffort de fufpenfion ôc de l’axe de balancier étant les mêmes que celle de la cage, le fpiral refte toujours dans fon état de liberté. Un des piliers d’acier de la cage du régulateur fe démonte pour placer le balancier dans la cage , laquelle refte parfaitement folide , quoiqu’elle foit fendue jufques à fon centre pour le paffage de l’axe du balancier.
- (a) Décrit ci-devant, Chapitre I.
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- Defcription de tHorloge a Longitude N° XXIV,
- 16 ’y. Cette Horloge eft horifontale : la force motrice eft un reffort égalifé par une fufée : le balancier eft fufpendu par un reffort, il eft placé au centre des cages ; il fait deux vibrations par fécondé, Ôt l'aiguille bat les fécondés ; l’échappement eft à vibrations libres ; la compenfation du chaud à du froid eft produite par un chaftis.
- Planche i're, fig. i.
- I 66. La figure i fait voir en profil le mouvement de l’Horloge ; le chafïis Ôc le méchanifme de compenfation n’y font pas repréfentés , cette partie ayant fuffifamment été détaillée dans le Traité des Horloges Marines. Ce profil indique feulement la difpofition des cages ôc les élévations du rouage ôc du régulateur.
- I 6 7. Ce mouvement eft compofé de quatre platines formant trois principales cages: la première, qui eft la fupérieure , eft la cage du rouage : la fécondé contient l’échappement ; la troi-fieme contient le balancier Ôt les rouleaux ; le deftfous de celle-ci porte le méchanifme de compenfation. Outre ces trois cages, il y en a deux autres plus petites qui font comprifes dans la cage du régulateur : ce font les cages des rouleaux.
- I 68* La première platine A, A, eft la platine cadran; elle porte quatre piliers de cuivre qui, affemblés avec la fécondé platine B B, forment la cage du rouage ; C eft la roue de fufée qui engrene dans le pignon a de minute : la roue C porte à fon centre un pignon b, b 3 qui mene la roue des heures D, dont le pivot prolongé c porte l’aiguille des heures. Entre le rochet auxiliaire .E, porté par l’axe de la fufée, Ôc la roue C de fufée , eft placé le reffort qui fait- marcher l’Horloge pendant qu’on la remonte. Nous n’avons pas développé ici ce méchanifme qui a été fuffifamment détaillé,
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- Première Partie, Chap. V jl. 51
- Traité des Horloges Marines. ( Voy. Planche XV, fig. 5, 6, 7,8, & la defcription, n0 8 11 ) ; le pignon a porte le pivot prolongé fur lequel eft ajufté l'aiguille de minutes. La roue de minutes F engrène dans le pignon e de la roue moyenne G ; celle-ci engrène dans le pignon f, dont le pivot prolongé g porte l'aiguille de fécondés : la roue de fécondés H engrène dans le pignon h , fur le bout de la tige duquel eft fixée la roue d’échappement /; celle-ci communique fon mouvement au cercle d’échappement K , fixé fur le bout de l’axe du balancier L L ; le bout inférieur de cet axe porte le fpirai.
- I 69. Sur la quatrième platine iV, N, font rivés trois piliers d’acier 1, 2, 3. Ces piliers portent par en haut chacun une double baze 2,2, qui fert à recevoir la platine O O : & les portées 3,3 appuient contre la platine B , J5, pour lier par le moyen des pivots 4,4, la cage du rouage avec celle du régulateur, de façon à pouvoir féparer ces cages l’une de l’autre fans rien démonter de ce que chacune d’elles contient.
- 170* Le pivot, fupérieur i de la roue d’échappement 7, roule dans le trou d’un pont qui eft attaché fur la platine O, O : ce pont n’eft pas ici repréfenté , non plus que celui du refïort de fufpenfion du balancier. Leur place eft tracée fur le plan 3 fig. 2 : le defïbus de la platine B B porte le pont F de la fufée.
- l7l* La platine Q, Q porte trois piliers de cuivre qui s’aftemblent avec la platine 2V, N, pour former la cage des trois rouleaux inférieurs 5,6,7, entre lefquels le pivot de l’axe de balancier roule ; la platine R, R, porte de même trois piliers de cuivre qui s’afTemblent avec la platine 0,0, pour former la cage des trois rouleaux fupérieurs 8 , p , 10; le pivot fupérieur de l'axe de balancier tourne entre ces trois rouleaux ; les ponts /, m, n reçoivent les pivots des rouleaux, afin d’égalifer les frottements en plaçant le rouleau à égale diftance de fes pivots ; S eft le quarré de fufée.
- 17 2. Les figures 2 & 3 repréfententle plan de l’Horloge tel qu'il doit être tracé fur une plaque de cuivre qui foit de la grandeur de la platine-cadran. Toutes les pièces quel-
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- ji De la Mesure du Temps.
- conques de l’Horloge doivent être tracées fur les deux côtés de cette plaque.
- 173. A, A, figure 2} repréfente le dehors de la platine-cadran : C la roue de fufée ; D la roue des heures ; b le pignon qui la conduit, lequel pignon eft rivé fur la roue C de fufée : L eft le rochet d’encliquetage de la fufée : M le crochet de fufée : iVle plot du garde-chaîne dy dont g i eft le reffort : P eft le cliquet du rochet auxiliaire de la fufée ; a le pignon de minutes , & F la roue ; e le pignon de roue moyenne 5 ôt G fa roue ; H la roue de fécondés ? f fon pignon ; I la roue d’échappement, h fon pignon, ôc K le cercle d’échappement: O} O eft le barillet : Q eft le cadran des heures , R celui des minutes , ôc S celui des fécondés.
- Effet de £Echappement, & fa defcription.
- 174* l m n repréfente la détente-reffort d’échappement, laquelle porte en n un talon ou portion de cercle qui fufpend l’aêtion de la roue d’échappement /, pendant que le balancier va & revient librement fur lui-même : la levée-rejffon p x q j fixée avec une vis fur le cercle d’échappement K, porte en p une cheville> qui agiflant fur le bout m delà détente-reffort 3 dégage la roue pour quelle communique fon aêtion au balancier : pour cet effet 9 l’entaille f du cercle d’échappement fe préfente à une dent de la roue } ôc celle-ci lui donne fon impulfion : le cercle d’échappement continue de tourner de m en K, enfuite il revient fur lui-même, & la cheville de la levée-rejfort p x gliffe fur le bout incliné du bras droit m n de la détente-rejjort , parce que ce reffort p peut fléchir vers le centre t de l’axe du balancier ou du cercle K , mais il ne peut pas trop s’engager avec le bras de la détente n m 9 fa courfe étant bornée par la cheville u que porte le cercle K d’échappement : le talon n delà détente-reffort ne doit être engagé avec la pointe de la dent de la roue } que de la quantité néceffaire pour l’arrêter sûrement ; fa courfe doit être également bornée du côté de la roue.
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- Premiers Partie, Chap. VL j j
- d’échappement par une cheville d’arrêt, de même qu’on le voit pour la levée-rejfort ; cette cheville n’eft pas ici repré-fentée, mais on peut fe la figurer portée par un petit pont qui doit être placé entre m ôc n.
- I 7 5* T" & Pont de roiie d’échappement /; V
- t le pont de fufpenfion du balancier , Ôc Y t le pont de précaution pour empêcher le balancier de remonter ôc de faire caffer fon reffort de fufpenfion 1234 font les ponts des rouleaux fupérieurs ; ces ponts font attachés fur le defTus de la troifieme platine ( O/O, fîg. 1 ) : j7,8 font les quatre piliers de la cage du rouage : 3. 3; eft le bras de la détente placé en dehors de la platine-cadran pour arrêter le balancier : p, 10, 11,12 font les pivots des piliers d’acier de la cage du régulateur qui palfent à la deuxieme platine (.B, B} fig, 1.)
- I 76. La fig. 3 , repréfente le plan du régulateur ôc du méchanifme de compensation , ou la platine N} N ( fig. 1 ) vue en dehors : L , L eft le balancier ; Q, Q la platine inférieure des rouleaux : cette platine doit être graduée en def-fus en degrés du cercle pour voir l’étendue des vibrations du balancier ; R, R eft la platine des rouleaux fupérieurs : 5,6,7 font les rouleaux de la cage inférieure , ôc /, m, n leurs ponts. Les rouleaux de J a cage fupérieure font correfpon-dants à ceux-ci, mais ils ne peuvent être vus dans le plan, le profil, fig. 1, les indique : p, 10, 11, 12 marquent la pofi-tion des quatre piliers d’acier de la cage du régulateur; & 13,
- 14, 1 j , celle des piliers des cages des rouleaux : 16, 17, 18, ip marquent la pofition des pivots des quatre piliers delà cage du rouage.
- 177. A B fait voir le chaflis de compenfation, ôc C le pont fur lequel il eft fixé : a b c le levier de compenfation ; b eft fon centre de mouvement ; a le petit levier portant la partie arrondie qui pofe fur le bout du chaflis, Ôc c le bout du grand levier qui agit fur la vis /, portée par la boîte du pince-fpiral d e f : D c eft le pont du pince-fpi-ral , e la boîte au pince-fpiral dont le bout eft terminé en fente pour le paffage du fpiral. Je ne m’arrête pas aux divers
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- 54 De la Mesure du Temps.
- effets du méchanifme de compenfation ; j’ai donné dans le Traité des Horloges Marines tous les détails de cette partie également développée dans les figures de cet Ouvrage : je dois être difpenfé de les répéter ici.
- I 7g. E F eft le piton du fpiral portant quatre vis pour le caler ; F eft la mâchoire qui fixe le bout extérieur au fpiral : g la vis de preffion qui le fixe à la platine : g h le reffort qui fert de virole, ôc dont l’effet eft qu’en ferrant la vis pour fixer le piton, la partie g du reffort ne faffe qu’appuyer fur le piton fans pouvoir le faire tourner : ce piton eft vu en perfpe&ive, fig. 4.
- 179. La piece G H i c, repréfente la détente qui fert à arrêter le balancier pour le tranfport de l’Horloge , ôc en même-tems fert à arrêter le pince-fpiral, de forte qu’il ne puiffe pas être cahoté : G eft le centre de mouvement de la détente : G H le bras qui porte une cheville pour appuyer fur le balancier L, L en p, ce qui l’empêche de tourner : G c le bras qui fouleve le balancier par fon affiette pour préferver le reffort de fufpenfion du balancier de toute fecouffe, Ôc G i le bras qui appuie fur le grand bras du levier b c de compenfation, pour arrêter le pince-fpiral pendant le tranfport de l’Horloge.
- Dimenjîons de C Horloge a Longitude y N° XXI F.
- 180. Le tambour a 6 pouces de hauteur en dedans, fon diamètre 4 pouces <? lignes.
- Le diamètre des platines 72 lignes, épaiffeur 1 ligne ; les plus minces des grandes
- La hauteur des piliers,, cage, rouage, if lig.
- Piliers d’acier, cage, régulateur, 20 lig. f.
- Cage, balancier , 1 ; lig.
- Le corps a de diamètre, 4 lig. -*?• I
- Le deuxieme corps, 3 lig.
- Pivots, 2 lig.
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- Première Partie, Chap. VI. 55 Piliers, cage, rouleaux, 4 lig. f de haut.
- I 8 ï. La roue de fufée 80 dents, diamètre, 21 lig. •£> Le pignon de la roue de minutes a 20 dents & 5; lig. L_ de diamètre.
- Roue des heures 72, diamètre, ip lig.
- Pignon de renvoi, 24 dents.
- Diamètre , 6 lig.
- Roue de minutes 160, diamètre, ip lig.
- Pignon de champ 20 , diamètre, 2 lig.
- Roue de champ ijo, diamètre, 18 lig. ^
- Pignon de fécondés 20, diamètre 2 lig.
- Roue de fécondés 120, diamètre, 14 lig.
- Pignon d’échappement 20 , diamètre, 2 lig. —,
- Roue d’échappement, 1 o dents.
- Diamètre, p lig.
- Le barillet a 21 lig. de diamètre en dedans , fa hauteur p lig. ~ ; le reflort a 5 pieds 8 pouces de longueur, fa largeur 8 lig tt 5 épailfeur en dehors , au dedans dit : il fait 7 tours - , tire 8 onces à demi-tour de bande.
- La fufée fait 7 tours, la bafe à 15 lig. j. de diamètre, le fommet 7 lig. — : elle a 6 lignes de haut.
- Diamctre des pivots.
- 182. Pivots de fufée du quarré, x lig.
- De minutes , -J-J- lig.
- De champ, -Jf.
- De fécondés portant l’aiguille,
- Roue d’échappement, —-8.
- De détente , ^ ;
- Rouleaux, 4*8.
- Grand levier de compenfation , -f. 1
- Pince-fpiral, jj-.
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- $6 Delà Mesure du Temps.
- Longueur du chafïis de compenfation, $ i lig.
- Largeur, 28 lignes.
- GrofTeur des tringles, 1 lig.
- 183. Spiral.
- Fait 4 tours -J.
- Diamètre, p lig. -ff*
- Largeur, 2 lig. -jf-.
- Épaifleur au dehors ,
- Le fpiral tire 20 grains , à 5 degrés de la balance élaftique.
- Le balancier a 44 lignes de diamètre, ôt pefe 2 onces.
- Remarque Jîir le rouage de N° XXIV,
- En examinant la quantité de force motrice de n° XXIV, je vois que le rouage eft plus grand que ne le requiert l'effort qu’il reçoit du moteur : car dans mes petites Horloges à Longitude, n° XXVII, &c. la force motrice eft prefque auffi grande que dans le n° XXIV, ôt cependant le rouage de celles-ci eft beaucoup plus petit : or de petites roues ont deux avantages, i° d’être d’une exécution plus facile, 20 d’être moins pefantes , ôt par conféquent de caufer moins de frottement. Voici les aimenfions d’un rouage pour n° XXIV , qui me paroît préférable à celui employé.
- La roue de fufée fera un tour en y heures , aura 16 lig. l de diamètre, ôt 100 dents. Le pignon de minutes , 20 dents ôt 3 lig. t3t de diamètre. Le pignon de renvoi porté par la roue de fufée, 3 ; dents Ôt y lig. 7~ de diamètre.
- Roue des heures 84 dents, Ôt 13 lig. dr de diamètre.
- Roue de minutes 128 dents, ôt 1$ ~ de diamètre; le pignon de roue moyenne, 16 dents ôt 2 lig. de diamètre.
- Roue moyenne 120, ôt 14 lig. ~ de diamètre, le pignon de fécondés , 16 dents, 2 lig. de diamètre.
- Roue de fécondés p6 dents, 11 lig. d? de diamètre ; pignon d’échappement i5, ôt 2 lig, de diamètre.
- Roue
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- Première Partie, Chap. VIL 57
- Roue d’échappement , io dents Ôc 9 lignes * de dia-métré.
- Le cercle d’échappement, 5 lig. de diamètre.
- CHAPITRE VIL
- Horloge à Longitude, N° XXV.
- 184- Çette Horloge eft à reffort réglé par une fufée , le balancier bat les demi-fecondes ; l’aiguille bat les fécondés : le balancier eft placé au centre des cages, comme dans N° XXIV. Cette difpofition eft des plus favorables, parce qu’elle réduit l’Horloge au plus petit volume ; les heures, les minutes ôc les fécondés font excentriques, Ôc chaque divifion a fon cadran particulier.
- 1 8 5 • La roue de fufée, le barillet, les roues des heures , des minutes ôc des fécondés, font placées dans une cage particulière, que j’appelle cage du rouage.
- I 8 6. Le balancier ôc les rouleaux font placés dans une autre cage , que j’appelle cage du régulateur : fur le deflus de cette cage, eft placée la roue d’échappement, ôc toute la partie de l’échappement. Les piliers de la cage du régulateur font prolongés pour aller s’affembler avec la cage du rouage, Ôc former entre ces deux cages un efpace convenable pour y loger l’échappement; l’axe ôc le pignon de la roue d’échappement paffe, ainfi que fon pont, dans laçage du rouage, pour aller gagner la roue de fécondés qui en-grene dans le pignon d’échappement.
- I 87* Le deflous de la cage du régulateur porte.
- Le fpiral placé en dehors des rouleaux ; le piton qui fixe à la platine le bout extérieur du fpiral ; le pince-fpiral ôc fon pont ; le chalfis de compenfation, ôc le grand levier ; ôc en général , tout ce qui forme la compenfation*
- H
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- jS De la Mesure du Temps.
- I 88* Le dedans de la cage du régulateur contient le balancier placé entre les cages particulières des rouleaux : le dedans de chaque platine du régulateur forme, avec une autre petite platine, la cage des rouleaux.
- 189* L’Horloge eft donc compofée de deux grandes cages : celle du rouage & celle du régulateur,. formant 4 platines de même grandeur ; 6c de deux autres petites cages qui contiennent les rouleaux. Le bord de la platine inférieure de la cage des rouleaux eft gradué en degrés de cercle, afin qu’au moyen de l’index porté par le balancier, on puiffe eftimer exactement dans tous les tems, l’étendue des vibrations de ce régulateur. La platine fupérieure des rouleaux doit être plus petite que le champ du balancier, afin qu’en mettant des malles fur la partie fupérieure de ce champ, ces maf-fes ne puiffent toucher à la platine. La cage du régulateur eft aflemblée par quatre piliers d’acier , dont l’un fe démonte pour le pacage du balancier : ainli, quoique ces platines foient fendues pour ce palfage, la cage demeure parfaitement folide.
- 190. La conftruétion de l’Horloge, N° XXV, dont nous venons de donner une notion, eft parfaitement pareille à celle de N° XXIV, décrite dans le Chapitre précédent ; ces deux machines ne different entr’elles que par les dimenfions 3 c’eft par cette raifon que j’ai pu me difpenfcr de la faire graver : nous nous contenterons de donner toutes les dimenfions de N° XXV ; ôt avec ce fecours, on pourroit l’exécuter d’après le plan de N° XXIV.
- Cette Horloge N°XXV fut commencée en 1781, 6c terminée en 1782 ; elle eft actuellement en mer avec M. de la Péroufe.
- Dimenfions des parties principales de l’Horloge a Longitude ,
- n° xxv.
- I 9 La hauteur du tambour qui contient l’Horloge, eft de 4 pouces 10 lignes en dedans, depuis le bord de la batte
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- Première Partie, Chap, VIL 59
- qui reçoit la platine des piliers du rouage ; le diamètre du tambour en dedans eft de 3 pouces 8 lignes.
- Le point de fufpenfion du tambour eft à la hauteur môme du balancier.
- 1 9 2, Les quatre platines qui forment les cages du rouage &: du régulateur, font toutes du môme diamètre, qui efl de 42 Üg. a. Leur épailfeur o lig. la platine inférieure des
- rouleaux a 35) lig. £ de diamètre ; fon épailfeur o lig.
- La platine fupérieure des rouleaux a 3 1 lig. de diamètre ; fon épailfeur o lig.
- 193» La hauteur des piliers de la cage du rouage , eft de 14 lignes; la grolfeur du corps, 3 lig. celle deTafliette 4 lig. pivots 2 lig.
- 194* La hauteur des piliers d acier de la cage du régulateur efb de 12 lignes.
- Le pivot prolongé de ces piliers, a 4 lignes, tant pour répailfeur de la platine , que pour former l'intervalle entre la cage du rouage, ôt celle du régulateur, pour loger l'échappement, &c : cet intervalle eft de 3 lig. -77.
- Le corps des piliers d'acier, eft de 3 lig. ; la partie prolongée pour la fécondé cage, eft de 2 lig,
- Les pivots 2 lig.
- Hauteur des piliers des cages, rouleaux , 3 lig. ; diamètre du corps , 2 lig. -ff 1 afliette 4 lignes , pivot 2 lig.
- 195. La roue de fufée eft de 80 dents , fon diamètre 12 lig. épailfeur ~ ; le rochet auxiliaire de la fufée a
- 12 lig. de diamètre eft 72 dents, épailfeur,
- Le rochet d’encliquetage de la fufée a 41 dents, diamètre
- 9 %•. f«- ,
- Le rochet d’encliquetage du barillet a 45 dents, & 14 lig. de diamètre.
- Le pignon de renvoi des heures fur lequel eft rivée la roue de fufée a 24 dents, & 4 lig. de diamètre : longueur ^ totale du pignon avec le canon formé, 2 lig. 4r 3
- H a
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- 6o De la Mesure du Temps.
- épaiffeur du pignon i lig. j groffeur de la partie formant le canon de rivure, 2 lig. ; groffeur du canon au-deffous de la rivure 2 lig. ; groffeur du trou du pignon
- par le plus grand côté, 1 lig. T7T; pivots de fufée, 1 lig, j épaiffeur des cadrans, }{.
- 196. La roue des heures a 72 dents, fon diamètre 11 ih 9 épaiffeur ,
- I97* La roue de minute a 128 dents ( & le pignon de fon axe 20 dents, ) fon diamètre 13 lig, — , épaiffeur de
- 19^* La roue de champ a 120 dents, fon diamètre 12 % ~ 5 épaiffeur a’-.
- 199* Roue de fécondés ptf dents ; diamètre 10 lignes, épaiffeur
- a OO. Roue d’échappement a 10 dents ; diamètre p lig. f, épaiffeur, 4\.
- 2 0 1 La plaque d’échappement eft d’acier, fa grandeur toute finie eft de j lig. £-, épaiffeur ff.
- 2 0 2. La palette d’échappement a de longueur 1 lig. pris du centre à celui de la cheville.
- 203. La détente d’échappement porte deux bras, l’un droit fur lequel agit la cheville de la palette pour laiffer à la roue la liberté d’agir fur la plaque d’échappement ; l’autre qui porte un talon fur lequel appuie une dent de la roue pendant que le balancier achevé fa vibration librement : chaque bras de la détente a 3 lig. de long pris du centre.
- L’épaiffeur de la détente eft de ~f.
- Sa largeur ; le centre fur lequel la tige s’ajufte a x
- % Tï-
- La tige de la détente a de diamètre.
- Sa hauteur fans les pivots , 3 lig.
- La détente porte au centre en deffous une tetine pour
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- Première Partie, C h a p. VII. 61
- former un canon d’ajuftement pour là tige ; ce canon a autant d épaiffeur que la détente : ainfi l’ajuftement eft de La détente toute finie pefe avec fa tige 2 grains 2 04* La levée de l’échappement eft de 60 degrés. 20$, Le pignon de la roue de minutes a 20 dents êc 3 lig. de diamètre ; fon épaiffeur 1 lig. •£. • le trou du
- pignon pour s’ajufter fur le tigeron
- La tige de minutes a 1 lig. de diamètre ; le tigeron fur lequel le pignon s’ajufte ôt eft chaffé à o lig. —
- Les pivots de minute ont o lig. -|t de groffeur.
- 2 0 6. Le pignon de champ ai 6 dents , fon diamètre 1 lig. -Sj- f épaiffeur o lig. -fr ; la tige de ce pignon a o lig. — de diamètre ; le tigeron îur lequel le trou du pignon entre à force a lig. de diamètre ; fes pivots ont de diamètre.
- 207. Le pignon de fécondés a 16 dents, diamètre 1 lig. , épaiffeur ; fa tige a , fon tigeron , fes pivots
- 2 0 8« Le pignon d’échappement anS dents, fon diamètre 1 lig. , épaiffeur ~t-, fa tige , ainfi que fon tigeron 5
- fes pivots ,
- Pivots de la détente —8- ; de la palette —g.
- 20p. Les rouleaux ont 18 lig. de diamètre, épaiffeur ; groffeur des tiges ~, les pivots : les pivots de balancier
- 210. Pivot du grand levier de compenfation ; fa tige, :i üg* tt-
- Pivot du pince-fpiral,
- Les quarrés ont de groffeur Hauteur de la tige, 6 lig.
- 21 1. Le pont de fufpenfion du balancier eft d’acier , fa hauteur totale eft de 21 lignes^: fa largeur 3 lig. ~, épaiffeur, 1 lig.
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- Ô2 De la Mesure du Temps.
- % I 2. Le piton de fpiral eft en acier trempé, ii porte 4 vis pour le caler ; fa longueur 7 lignes ; fa largeur 3 lig. -p-, épaif-four de la patte,
- 213* Le cliaffis de compenfation a 41 lig. de longueur, largeur 21 lignes, groffeur des tringles 1 lig. T~.
- Le chaffis doit être élevé de 2 lig. ÿ au-defftis de la platine , afin que le piton du fpiral palfe deffous fans toucher à ces tringles ; ce piton a 2 lig. d'élévation au-deffus de la platine.
- Le pont du chaflis a de hauteur 23 lig. \ fous le talon du pivot.
- 214* Le point de contaêl du petit bras du grand levier qui agit fur le çhafïïs, eft diftant du centre de ce levier de 2 lig. .* le contad du grand bras du grand levier eft diftant du centre du pince-fpiral, d’environ 1 lig. i : ces points de contad font formés par deux rubis.
- 2 I 5 • Le balancier a 36" lig. de diamètre, pefe tout fini, l’Horloge étant réglée, 11 gros 7 grains avec l’axe ; fans Taxe, 10 gros 6 grains ; FépaifTeur du champ 1 lig. *
- Largeur de champ du balancier, à l’endroit des maffss, 2 lig. 4Î1 ; dans l’intervalle des maffes, fa largeur eft de 2 lig.
- Largeur du centre $ lig. “, épaiffeur des croifées , ;
- groffeur du trou , 3 lig.
- 2 1 6. Le fpiral fait quatre toursf, en tout; fon diamètre 7 lig- rr* .
- Largeur 1 lig. épaiffeur au dehors , lig.
- Groffeur de l’axe du balancier, 1 lig.
- Pivot de balancier, JJ»
- 217. Le barillet a 19 lig. - de diamètre en dedans % fa hauteur 8 lig. en dedans.
- Le reffort a 8 lig. de largeur.
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- Première Partie, Chap. VIII. 63
- CHAPITRE VIII.
- Horloge N° 4, à. rejjbrt.
- SI8.1>TT E Horloge eft à reffort égàlifé par une fufée : le balancier fufpendu par un reffort, fait quatre vibrations par fécondé; l’echappement eft à vibrations libres ; ainfi l’aiguille des fécondés bat les demi - fécondés : la compenfa-tion du chaud ôc du froid eft produite par un ehaffis comme dans les grandes Horloges décrites Traité des Horloges Marines. Cette Horloge fut conftruite en 1773. J’en exécutai quatre fur le même plan, elles furent terminées en 177? : je remis celle n° ^ en 1775 à M. le Chevalier de Borda , par ordre du Miniftre de la Marine ; ces quatre Horloges font nos 2,3, 4 & $ , à reffort ; elles appartiennent au Roi.
- 1 iç* 3’avois appliqué le compenfateur ifochrone à celle n° 2 : voici une notion de la maniéré dont ce méchanifme étoit appliqué. Sur une plaque ou petit cercle qui étoit attaché , au bout de la virole de fpiral étoit placée une poulie à double rainure, laquelle pouvoit être rendue plus ou moins excentrique à l’axe du balancier, au moyen de deux vis qui la fixoient fur la plaque : chaque rainure portoit un fil de pite dont le bout étoit attaché à un reffort. Ces deux refforts agiffoient en fens contraires ôt produifoient la correêtion de rifochronifme : on pouvoit en augmenter ou diminuer l’effet par le plus ou moins d’excentricité de la poulie, ou par le plus ou moins de bande des refforts. Je fupprimai par la fuite ce méchanifme qui devint inutile, parce que le fpiral fut jugé lui-même ifochrone ; d’ailleurs je craignois que les fils de pite ne vinffent à changer de longueur: voy. Chapitre I, pag, 2 , note (J?),
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- 64 De la Mesure du Temps.
- Defcription de £ Horloge N° 4, Planche II, fig. 1 & 2.
- 2 20. Le mouvement de cette Horloge eft compofé de deux grandes platines qui forment la cage du rouage, ôc de quatre petites platines qui forment les cages du balancier, des rouleaux ôc de l’échappement : la difpofition de ces cages eft la même que dans l’Horloge n° XXIV , Planche I, fig. 1, décrire Chap. VI,
- 22 I. A Planche II, fig, 1, eft la platine-cadran; elle porte quatre piliers 1,2,3,45 qui s’affemblent avec la platine B B , ( fig. a, ). Cette première cage contient le rouage ; C 9 eft le barillet ; D , la roue des heures, laquelle engrene dans le pignon de renvoi <z, porté par la roue de fufée E ; celle-ci engrene dans le pignon b de minutes ; la roue F de minutes engrene dans le pignon ç ; çehii-ci porte la roue moyenne G ; çette roue 6 engrene dans le pignon d de fécondés , lequel porte la roue H qui engrene dans le pignon e d’échappement ; la roue / d’échappement eft portée par le pignon e : elle communique l’impulfion qu’elle reçoit du moteur au cercle f d’échappement ; le levée-rejfçrt g h i eft attaché par une vis ôc 2 pieds au cercle f ; la partie i de ce refîbrt fert à élever le bras droit / de la détente d’é* chappement, l n m mobile en n fur lçs deux pivots entre le pont £ ôc la platine ; 0 eft le reffort de la détente : nous ne répétons pas ici les effets de cet échappement dé-crits ci-devant Chap. IV, nos <5p 72 = 8p, £cç. voy, aufti Traité des Horloges Marines, n° 5)70 Ôc fuivant.
- 222. Z eft le pont de fufpenfion du balancier, N ce* lui de la roue d’échappement J : les ponts, Q P K font ceux des rouleaux portés par la petite platine du Régulateur , laquelle porte en même-temps réchappement : cette platine eft pon&uée Ôc repréfentéepar RS l; y, 6, 7 font les pivots des piliers à double bafe de la cage du régulateur i 8 j £, iq les piliers des cages des rouleaux ; V eft le plot
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- Première Partie, C h a p. VIII. 6$
- du garde-chaîne porté par le dedans de la deuxieme platine du rouage , X le crochet de fufée, Ôc V X le garde-chaîne ; Y repréfente le cadran des heures, M celui des minutes , Ôc Q celui des fécondés.
- 2 2 3. BBy fig, 2, repréfente le dehors de la deuxieme platine du rouage fur laquelle eft tracé tout ce qui concerne le méchant fme de compenfation ôc le Régulateur ; i, 2, 3 , 4 font les pivots des piliers de la cage du rouage ; $, 6, 7 les trois piliers à double bafe de laçage du Régulateur, ôc 8, c>, 10 les piliers des cages des rouleaux ; CDE font les rouleaux ; c d c les ponts des rouleaux : F G H la platine des piliers de la cage du Régulateur fendue en /, pour démonter le balancier : K le pont du chaffis de compenfation 3 L M le chaffis; fg h le levier de compenfation, mobile en g: le petit bras, g f> agit fur le bout du chaffis, ôc le grand bras, g h, fur la vis de la boîte i, portée par le bras n l du pince-fpiral l n dont Taxe n eft mis en cage dans le double pont N n : le bras n m du pince-fpiral porte la boîte 0 dans la fente de laquelle paffe le fpiral p q : P eft le piton de fpiral portant quatre vis, r s t u, pour le caler.
- 2 2 4. Les dimenfions du rouage ôc les nombres des roues Ôc des pignons font les mêmes que dans l'Horloge n° XXIV voyez ci-devant 110 181. La roue d'échappement feule différé ; car dans cette Horloge no 4 le balancier fait 14400 vibrations par heure, ainfi la roue d’échappement a 20 dents, Ôc 11 lig. ~ de diamètre : le cercle d’échappement, tel qu’il eft marqué en /, fig, 1.
- Remarque fur cette Horloge•
- 2 2 J. La conftru&ion de cette Horloge me paroît encore aêtuellemcnt très-bonne; Ôc étant bien exécutées de telles machines doivent avoir une jufteffe à peu-près égale à celle des grandes Horloges ; car le balancier a une force de mou vement prelque auffi grande que celui de l’Horloge à poids
- I
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- 66 De la Mesure du Temps.
- no B , que j'emploie toujours pour terme de comparaifon : le balancier du n° 4 ayant des vibrations promptes, 4 par fécondé , devient par-la moins fufceptible des agitations du vaiffeau : i’ufage que M. le Chevalier de Borda a fait du n° 4, dans la campagne de 1776, confirme ce que je viens de dire de cette conftruction.
- CHAPITRE IX.
- Principes de conjlruclion des petites Horloges à Longitude portatives , dont le balancier JiiJpendu par un rejjort, fait jix vibrations par fécondé. Et defcription de l'Horloge a Longitude , N° I. de cette efpece.
- 2.16. ][_jES grandes Horloges à poids , fi utiles dans les voyages qui ont pour but la rectification des cartes marines , pourroient également fervir à tous les ufages de la navigation 5 fi on pouvoir avoir dans chaque Port, des Artiftes capables de les entretenir ; mais comme de tels Artiftes font fort rares, & reftent plus volontiers dans la Capitale, ces Horloges ne peuvent pas devenir d’un ufage général : car ces machines font d’un trânfport difficile par terre , à caufe de leur grand volume, & elles font par-là même expofées à divers accidents : d’ailleurs les Horloges à poids font d’un trop grand prix. Ce font ces difficultés qui , dès le premiers tems de mes recherches fur cette matière, me déterminèrent à réduire, autant qu’il étoit poflible, ces machines , au plus petit volume : ôt telle étoit ma première Montre Marine, défignée par N* 3, laquelle fut éprouvée à Breft, en 17*54 fa) : cette Montre, toute imparfaite que je la con-
- {*) Voy. Traité des Horloges Marines, J repréfentée Planche VIII / du même la conftru£tion de cette Montre N° 556, | rage.
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- Première Partie, Chap. IX. 67
- noifiois du côté de l’exécution, a cependant eu encore affez de fuccès , pour m’alfurer qu’en rectifiant quelques parties de fa conftru&ion , & fur-tout qu’étant exécutée avec plus de perfection, elle rempliroit les ufages les plus eiïentiels pour la navigation : c’elt d’après les obfervations que je viens de préfenter , que j’ai travaillé à l’exécution de la petite Horloge N° i. Je vais expofer ici les principes qui ont fervi de bafe à fa conftruCiion, ôt à fon exécution.
- Propofitionfiir rifochronifme des vibrations dubalancien,
- Vn Jpiral ifochrone étant appliqué au balancier , ne con~ Jèrve cette propriété que pendant que les huiles font fui* des, & que les frottemens refent confiants.
- 227* Si l’on pouvoit réduire à un état parfaitement conf tant les frottemens ôt les réfiftances des huiles des pivots du balancier, il eft évident que rifochronifme des vibrations par le fpiral étant une fois donné , cet ifochronifme fe con-ferveroit toujours le même, quoique les arcs d’écrits par le balancier changeaffent d’étendue par d’autres caufes ; Ôt p ar une fuite de cette fuppofition, la compenfation du chaud ôt du froid une fois donnée, demeureroit confiante. Mais cet état de perfe&ion que nous fuppofons dans le régulateur, ne peut rigoureufement avoir lieu; enforte qu’il arrive que les ofcillations d’inégale étendue étant ifochrones , au moment où la machine eft nouvellement remontée, Ôt que les huiles font fraîches , ces ofcillations céderont d’être ifochrones , dès que les huiles feront épaîfiies , Ôt les frottements augmentés :car ces huiles , ainfi épaiiïies, ralentilfent les vibrations du balancier. ( Effai fur l’Horlogerie N° 1881, ôt Traité des Horloges Marines N° 271 ). L’augmentation dans les frottements Ôt dans les réfiftances des huiles, af-feCte également la compenfation du chaud Ôt du froid, la-
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- quelle n’eft plus la même, lorfque les huiles font épaiffies.
- 2.2$. Les efFets très-certains que nous venons d’établir, font les plus grands obftacles à la jufteffe confiante des machines qui mefurent le temps, ôc dont le Régulateur eft un balancier : ôc ces efFets font beaucoup plus fenfibles dans les Montres de poche , parce que le balancier eft petit ôc léger, ôc que fes pivots, qui roulent dans des trous , éprouvent beaucoup de frottement ôc de réfiftancc de la part des huiles ; mais ces efFets font infiniment plus petits dans les Horloges à Longitude bien conftruites : car ici le balancier a une grande pui(Tance, ôc les frottements de fes pivots font réduits à la plus petite quantité, au moyen des rouleaux.
- C’eft d’après les principes que je viens d’énoncer , que je me fuis déterminé à employer des rouleaux dans mes petites Horloges à Longitude , ainfi qu’à ma première Montre à Longitude portative.
- ARTICLE I.
- Principes de conflruclion des petites Horloges à Longitude.
- 2 2 ç. L es Montres à Longitude, qui doivent fervir en tems de guerre , pour foutenir fans dérangement les fecouffes Ôc commotions de 1 Artillerie des vaiffeaux, ôc à terre, les cahotages de la voiture , doivent être d’une nature différente des Horloges Marines : les Montres à Longitude pour remplir les vues que je me fuis propofées, doivent être plus approchantes de la nature des Montres de poche ; comme celles-ci, elles doivent fupporter fans dérangement des mouvements violents ôc irréguliers de toute efpece : ôc telles font en effet les propriétés des bonnes Montres de poche, que les mouvements les plus violents du cheval ôc de la voiture ne les font pas varier, parce que le balancier, Régulateur de ces machines eft petit ôc léger, ôc fait des vibrations promptes. Car les écarts des Montres viennent uniquement des chan-
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- gemens qui ont lieu par les frottemens des pivots, par les réfiffances des huiles, ôc les changemens qui arrivent daçs les huiles, par le chaud & le froid, ôte. ( Voy. ci-après fécondé Partie, Chapitre I, les caufes de variations des Montres de poche ).
- 230. Pour conftruirc donc une excellente Montre à Longitude , il faut s’appliquer à détruire les vices des Montres.
- 231* i° En confervant les propriétés du balancier dune bonne Montre de poche, fçavoir, d’être petit, léger, de faire des vibrations promptes, ôc de décrire de grands arcs ; mais pour en faire un vrai Régulateur , il faut que le balancier de la Montre à Longitude, ait cependant une plus grande forcé de mouvement, dont nous établirons les limites appuyées par l’expérience.
- 23^.2° Le régulateur d’une Montre à Longitude doit donc être à peu-près de la nature de celui d’une bonne Montre de poche 3 mais je dois obferver que, dès lors, un tel régulateur a beaucoup plus de frottement, ôc éprouve plus de réfiftance de la part des huiles, ôcc, que celui qui fait des vibrations lentes, ôt a une grande force de mouvement : en-forte que la jufteffe de la Montre ne peut pas être réputée confiante, à caufe de ces effets. Pour conflruire donc une excellente Montre à Longitude terreftre, ôc marine , il faut employer tout l’art poffible, tant du côté des principes, que de celui de l’exécution, pour dépouiller le Régulateur des frottemens ôc des réfiflances des huiles qui ont lieu dans les Montres de poche,
- 233. 30 Le balancier doit être horifontal, ôc fufpendu par un reffort (a), ce qui rend les frottemens plus petits ôc plus confiants.
- 2 3 4*4° Les pivots du balancier, au lieu de tourner dans des trous comme dans les Montres , doivent tourner entre 6
- (a) Il feroit peut-être préférable dans J fait dans ma première Montre Marine, «ne telle machine, de diminuer la puif- & c’eft ce que j’ai tenté depuis dans la fan ce du Régulateur, & de faire rouler petite Horloge N° 3 6f Voy. ci-après, le pivot fur la pointe, comme je l’avois | Chapitre XI, ' : .
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- rouleaux; c’eft un fécond moyen de réduire les frottemens ôc les réfiftances des huiles du Régulateur à la plus petite quantité.
- 23 5. $° L’échappement doit être de nature à éprouver les plus petits frottemens poflibles ; tel eft l’échappement à vibrations libres, que j’ai compofé ôc adapté à mes Horloges à Longitude.
- 2 3 6. 6° Le fpiral doit être trempé, plié comme ceux de mes Horloges, afin que fa force &: fa figure foient inaltérables.
- 2 3 7* 7° Le fpiral doit être ifochrone , ôc c’eft une des conditions la plus effentielle d’une telle machine ; car le fpiral ayant cettç propriété, la marche de la Montre fera conftam-ment la même, malgré les changemens dans les frottemens, les inégalités de la force motrice, les cahotages de la voiture, ôte. Ce font toutes ces caufes qui font varier l’étendue de? vibrations. Yoy. Chapitre II les moyens d’arriver à ce degré de précifion ôc d’exécuter les refforts fpiraux.
- 93 8*8 ' Pour fuppléer d’une façon encore plus sûre à ce qui pourroit manquer à l’ifochronifme des vibrations d’inégale étendue, le meilleur moyen feroit de faire ufage du Com-penfateur ifochrone , voy. Chap. I.
- 2 3 9* 9° U faut que les effets du chaud ôc du froid , fur le Régulateur, foient corrigés par un méchanifme de compen-fation, comme je le pratique dans mes Horloges à Lon-gitude.
- 240* 1 o° Le méchanifme de compenfation doit avoir toute la folidité convenable pour la Montre : il faut que le pince-fpiral foit cependant le plus léger pofïible, ôc le reffort qui le preffe, très-foible, ôc que les points de contaêt du mé-çhanifme de compenfation, fe faffent fur des rubis parfaitement polis, enforte que, dans tous les temps, les effets de la compenfation foyent inaltérables (a),
- (a) Voy. ci-après, Chap. XIX, la ma- J penfation à fon plus grand degré de per-niere de conduire le méchaniüne de com- | fediou.
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- 24 I • 11° La force motrice doit être un reffort, dont l’aêtîon foit rendue parfaitement confiante , au moyen de la fufée , 6c il faut que le refïort foit fait de maniéré à ne pas perdre de fa force ? ôt qu’il ait le moins de frottement poffible.
- •242. i2° Que les pivots du rouage foientles plus petits que comporte la prelïion qu’ils éprouveront : les roues les plus petites & les plus légères , & relativement à la puiffance du moteur.
- 243. i3°Les pivots des rouleaux doivent être les plus petits poffibles, Ôt proportionnés à la puiffance du Régulateur, les rouleaux légers, Ôte.
- 2 44* 14° Tous les pivots inférieurs, tant du rouage que du Régulateur, doivent rouler fur des coquerets d’acier trempés dur, afin d’éviter les frottemens des portées, lefquels font de nature très-nuifible.
- 245. 1 y0 Que la Montre foit maintenue à la mer, dans la pofition horifontale, au moyen d’une fufpenfion pareille à celle de mes Horloges.
- 246. 16° Enfin, que même dans la voiture, la Montre foit maintenue, autant qu’il efi: poflible , dans la pofition horifontale ; mais ici la fufpenfion ne doit pas agir , & ne peut fervir , le tambour doit être rendu fixe.
- Je n’entrerai pas dans de plus grands détails furies principes qui doivent fervir de bafe à la conftruêlion des petites Horloges ou Montres à Longitudes : ces principes n’étant d’ailleurs que l’application de la théorie que j’ai établi (a) fur les Régulateurs des Montres portatives, ôt des Horloges à Longitudes. EJfaifur F Horlogerie, Chap. XXVIII ,XXÏX ôt XXX, fécondé Partie: & dans le Traité des Horloges Marines, Chap. IV, (b) première Partie, Chap. V, (c) fécondé Partie , ôte. On peut recourir à ces deux Ouvrages, pour tout ce qui concerne la théorie de ces machines.
- (a) N° 1815 & fuivant, 1880 : 1834, &c,
- (b) N° 7i 100 : llz : iz8 : 141, &C,
- (c) N° 560 ; 5 ; IOOZ , &C.
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- ARTICLE IL
- Conjiruclion de la petite Horloge a Longitude, N° i.
- 2 47- Ma première Montre Marine, éprouvée à Breft en 1764 > avoit été conftruite à deffein de fervir à donner la Longitude à la mer, & à terre , étant tranfportée dans une voiture , (Voy. Traité des Horloges Marines N° fjé) : & cette machine a allez bien rempli mes vues. La nature de fa conf-tru&ion, ôc l’exécution même, lailfoient cependant beaucoup encore à defirer : aulîi, peu après les diverfes épreuves qu’on a faites de cette machine , me fuis-je occupé de la com-jpofition d’une nouvelle Montre à Longitude, propre à fervir a terre , tranfportée dans une voiture , Ôc par - là même en état de foutenir à la mer non-feulement les agitations du vaiffeau, mais plus particulièrement les commotions de l’artillerie , Ôc à fervir d’Horloge agronomique à terre, placée fur une table, ou fur une cheminée. Tel a été l’objet de la compofition de ma Montre à Longitude N° 1, dont le plan Ôc l’exécution datent de 1777 , machine qui appartient au Roi, ôc qui a fervi en 1780 ôc 1781, dans l’Efcadre de M. le Chevalier de Ternay ; elle a fervi, en 1784, à M. le Comte de Chafteney-Puifégur, dans la campagne qu’il a faite à Saint-Domingue, pour lever la carte de cette île ôc de fes débouque-mens.
- 248- Le balancier de la Montre à Longitude fait 6 vibrations par fécondé =21600 par heure, a 44 lignes de diamètre , Ôc décrit 440 degrés le reffort fpiral eft trempé : plié , ôc il eft ifochrone.
- Le balancier eft horifontal ôc fufpendu par un reffort ; fes pivots tournent entre 6 rouleaux,
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- 249. L’échappement eft celui à vibration libre, pareil à celui que j’emploie dans mes grandes Horloges.
- 2 $ O. La correction des effets du chaud ôc du froid eff produite par un chaffis , comme dans mes Horloges à Longitude.
- 2 J I. La force motrice eft un reffort égalifé par une fufée.
- 252. Le mouvement de cette Montre eft placé dans un tambour, comme ceux de mes grandes Horloges, ôc il eft porté de même par une fufpenfion, pour conferver la pofî-tion horifontale, malgré les agitations du vaiffeau.
- 25 3.Le rouage eft de la même conftruêtion qui eft employée dans l’Horloge N° 6 à poids, c’eft-à-dire, que les heures, les minutes ôc les fécondés font concentriques au cadran. Voy. Traité des Horloges Marines > Planche IX, ôc la defcrip-tion N° £73.
- 2 54* Le but que j’ai eu dans la difpofition des diverfes parties de la Montre à Longitude, a été de la réduire au plus petit volume, en donnant cependant au Régulateur ôc au moteur une grande puiffance ; ôc je Fai diftribuée de maniéré à avoir la facilité de démonter l’une ou l’autre de fes parties féparément, fans déranger les autres : ainfi on peut démonter le barillet ôc la fufée, fans démonter ni le rouage, ni le Régulateur, ôc on peut démonter le rouage, fans déranger, ni le Régulateur, ni le moteur.
- 2 J 5 • La Montre à Longitude eft compofée de 6 platines , formant trois cages principales ; la première contient le rouage ; la fécondé le moteur Ôc la fufée : la troilieme le Régulateur. Cette derniere cage eft par-là compofée des deux petites cages des rouleaux, ce qui forme en tout cinq cages.
- 25 6. Les deux grandes platines qui forment la cage du rouage, font la platine-cadran, ôc la platine du Régulateur ôc du moteur ; ces platines ont 37 lignes de diamètre, qui eft la grandeur de la Montre.
- 257. La platine-cadran porte 4 piliers dont la hauteur eft 6 lignes.
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- 258* La platine-Régulateur , porte 6 piliers, 3 pour la cage-Régulateur , ôc 3 pour la cage du moteur ; ces piliers ont 8 lig. de hauteur ; les deux petites platines des cages de rouleaux portent chacune 3 piliers, dont la hauteur eft de 3 lignes,
- Defeription de la petite Horloge a Longitude N° 1.
- Planche V, fig* 4 àc y*
- 2 y 9. La fig. 4, Planche V, repréfente le dehors de la platine des piliers de la cage du Régulateur Ôc du moteur,, fur laquelle eft tracé le plan du rouage ôc de l’échappement ; le dehors de cette platine forme avec la faufle plaque ou platine-cadran , une cage qui contient une partie au rouage ôc réchappement : la platine-cadran porte 4 piliers qui entrent dans les trous 1 , 2, 3 , 4, de la platine AA: 3 , 6 5 7 , marquent les places de 3 piliers de la cage du moteur mis en dedans de la platine AA ; 8 , p, 10, marquent les places des 3 piliers de la cage du Régulateur ; ils font rivés en dedans de la platine AA: n , 12, 13 , marquent les polirions des 3 piliers de la cage des rouleaux 5 ces piliers font rivés fur une petite platine qui eft de la grandeur du balancier.
- 260. B eft le barillet : ce barillet eft fait de maniéré à contenir deux refforts, parce qu’un feul n’auroit pas produit une affez grande force pour la puiflance du Régulateur ôc la vîtelfe de fon mouvement (a). Ces deux refforts font contenus dans 2 barillets placés fur le même arbre, adoffés l’un contre l’autre, ôc ils font fixés enfemble par des vis„
- 261. Cy eft la roue de fufée, elle a 80 dents, Ôc en-grene dans le pignon a de 20 dents : D eft le rochet au-
- (a) Par le calcul que j’en ai fait, j’ai 1 du balancier , parcourt 30,000 toiles en prouvé qu’un point pris à la circonférence j 24. heures.
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- xiliaire. Sur le pignon a , eft rivée la grande roue moyenne E, celle-ci fait un tour par heure, elle a 80 dents, ôc engrene dans le pignon b de io dents. Ce pignon porte la roue moyenne F, qui a 75 dents. Cette roue engrene dans le pignon c de fécondés, lequel a 10 dents : fur ce pignon eft rivée la roue G de fécondés, qui a 108 dents. Celle-ci engrene dans le pignon d de 6 dents ; fur ce pignon, eft rivée la roue d’échippement H, qui a 10 dents.
- 262. I,K font les roues de renvoi des heures, celle leû portée par le canon de la roue de minute , laquelle n’eft pas ici repréfentée, mais dont la difpohtion eft la même que dans l’Horloge n° 6 ; voy. Planche IX du Traité des Horloges Marines, êt Planche XXVII de l’Effai fur l’Horlogerie.
- 2 6 3 - La roue F eft mife en cage entre la platine-cadran & le dehors de la platine des piliers A A ; le pignon de la grande roue moyenne a paffe en dedans de la cage du moteur pour engrener dans la roue de fufée ; le pivot d’en bas de ce pignon roule dans un trou de la petite platine a, b, c, d du moteur, vue fig. y.
- 26 4. La roue de fécondés eft mife en cage fur le dehors de la platine A A au moyen du' pont M, dont le canon porte un bouchon qui reçoit le pivot fur lequel eft ajufté l’aiguille de fécondés ; fur ce canon du pont roule le canon de la roue de minute, ôte. Cette roue a 80 dents : les roues I & K ont 36 dents, & la roue des heures a 72 ; elle eft menée par un pignon de 6 fur lequel eft rivée la roue de renvoi K.
- 2 6 5. E f eft la détente d’échappement. N, le pont entre lequel & la platine cette détente eft mife en cage ; g le reflort qui ramene la détente ; h la cheville d’arrêt.
- 2 66* L eft le cercle d’échappement porté par l’axe de balancier ; i k , la palette qui fert à élever la détente e f ; cette palette eft mife en cage fur le cercle L par un pont qui n’eft pas ici repréfenté : k m, eft le relfort qui ramene la palette \ n, la cheville d’arrêt portée par le cercle Z.
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- 26 7. P eft le pont du rouleau que Ton démonte pouf retirer le balancier de la cage ; 0 , p, q,r, s, la fente faite à la platine, pour démonter le rouleau & le balancier.
- 2 6 8 • A A, fig. S 9 repréfente le dedans de la platine des piliers fur laquelle eft tracé le plan du Régulateur de cette Horloge & du moteur.
- 26 p. 5'9 69 7 9 repréfentent les trois piliers de la cage du moteur, dont a, b, c, d eft la platine ; B eft le baril* let r E le rochet d’encliquetage, ôc F le cliquet : G H, le pont du barillet fixé aux deux parties coupées de la platine a, b, c, d y le cliquet F eft attaché fur ce pont ; le cercle ponêtué C, repréfente la roue de fufée, ôt D le ro-ehet auxiliaire, dont 1 eft le cliquet ; K le trou du pivot de la grande roue moyenne.
- 2'JO. L L y eft la platine inférieure du Régulateur : $ ? 5,10 les piliers qui affemblent cette platine avec la grande platine A A des piliers : c’eft entre ces deux platines que font logés le balancier & les rouleaux ; voy. Planche VIII du Traité des Horloges Marines, le profil de la Montre na 3 i ici la difpofition eft la même.
- 27 l« H9 O9 P 9 repréfentent les trois rouleaux portés-en dedans de la platine L L ; Q le pont du rouleau qu’iï faut ôter de la cage pour démonter le balancier 5 e-9 f9 g , i% la fente faite à la platine Z Z , pour le paflage du balancier ôt du rouleau N.
- 272. I m eft la dire&ion ôt la pofttion du chaiïis de' compenfation du chaud ôt du froid : ce chalîis eft attaché par deux vis fur le pont R, m ; n , o x p, eft le grand levier de compenfation lequel eft mobile en 0 fur le pont R o. Ce pont eft attaché en dedans de la platine A A des piliers , ôt le levier n, oy p, mis en cage entre la platine Ôc le: pont.
- 2 7 3 Le petit bras n du levier agit fur la tringle du; milieu du chaflis Im, àc le grand bras pagit fur la vis portée par la boîte attachée fur le bras / du pince-fpiral r Jl
- Le gince-fpiral r / eft mis en cage dans le double pont
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- Première Partie, Chap, IX. jj
- S T : le bras r du pince-fpiral porte l’index t qui marque fur la portion graduée v faite à la platine L L , le chemin produit par le chaud ôc le froid fur le méchanifme de corn-penfation.
- V eft le piton de fpiral.
- Nous n’entrerons pas dans de plus grands détails fur cette Horloge ; les notions que nous venons de donner font fuf-hfantes pour bien entendre les corre&ions que j’ai faites aux petites Horloges que je décrirai ci-après, chap, X, XI ôc XIL
- Dimenfions.
- 1274. Le chaflis de compenfation à 37 iig. de longueur, ôc 18 lig. ~ de largeur ; il eft compofé de 16 tringles, 8 d’acier, & 8 de cuivre ; la groffeur des tringles eft de o lig. yf „ La Montre étant réglée, le balancier pefe 7? grains ôc décrit 240 degrés ; le fpiral fait 4 tours ~ ; fon diamètre
- 5 lig* ti > longueur 4 pouces 6 lignes, largeur o lig. i-Lî épaifteur au centre •—, lig. au dehors ; ce relfort a été ca-, libré fur l’outil fait à cet ufage ; il eft trempé, plié, Ôcifo-chrone.
- La virole a 1 lig. de diamètre.
- Les relforts-moteurs ont deux pieds - de longueur, ôc 7 lig. de largeur.
- Ils tirent 6 onces
- La roue de fufée fait un tour en 4 heures; elle contient 7 tours \ de chaîne.
- Le tambour a 36 lig. de hauteur ; fon diamètre en de«? dans eft de 40 lig.
- , Pivots x N° 1.
- De fufée du coté du quarrd, 1 lig. yy9 Roue de minute o lig.
- De champ o yf lig.
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- 78 De la Mesure bu Temps.
- De fécondés o lig. , d’en-bas o 1%*
- ‘ D’échappement o ~ lig.
- De balancier o lig.
- De rouleaux o ^ lig.
- Les rouleaux ont 14 lig. de diamètre.
- CHAPITRE X.
- Horloge a Longitude 3 Nq XXVIL
- 2 75* La conftru&ion de la Montre à Longitude , Nô 1 , que je viens de décrire, m’ayant paru fort avantageufe, je me fuis appliqué à la Amplifier ; voici les corrections qui m’ont paru nécefiaires, & d’après lefquelles j’ai conftruit les Montres à Longitude, n° XXVII, XXVIII, &c.
- a76. 10. D’employer un feul relfort-moteur & de force convenable pour n’être jamais dans un état forcé ; car dans l'Horloge n° 1, quoiqu’il y ait deux relforts, toute leur force eft employée, enforte qu’il ne refte , lorfque la Montre eft montée, qu’un demi-tour au haut, ce qui expofe les reflorts à cafifer ou à fe rendre.
- 277. 2.0. De diminuer le travail du rouage qui eft trop confidérable, lorfque les heures, les minutes ôc les fécondés font concentriques , ôc de fubftituer la difpofition de mes Horloges Marines : d’ailleurs l’aiguille des fécondés, en pafi fant fur le quarré de remontoir, eft expofée à être dérangée.
- 278* 3° > De réduire à un travail plus . Ample les cinq Càges , dont la Montre à Longitude, n° 1, eft compofée.
- 279* 40. De Amplifier aufti le méchanifme de compen-fation, en employant tins lame compofée ; au lieu du chalfis.
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- Premierk Partie , Chap. X. 75*
- Defcription de C Horloge à Longitude, N° XXVII (a).
- 280. Le balancier de cette petite Horloge fait 6 vibrations par fécondé ; il eft horifontal ôt fufpendu par un refTort : l’échappement eft celui à vibrations libres ; l’aiguille des fécondés fait trois battements par fécondé : la eompenfation par une lame compofée.
- 28 I • J’ai employé 3 cadrans, le premier pour marquer les heures, le fécond, les minutes, Ôc le troifieme les fécondés. Le mouvement eft placé dans un tambour qui eft fupporté par une fufpenfion , pour conferver la pofition horifontale ; cette fufpenfion eft placée dans une boîte qui garantit l’Horloge de la poufliere , ôcc.
- 2 8 2. Le mouvement de cette petite Horloge eft com-pofé de trois platines de même grandeur ; les deux premières forment la cage du rouage ; la deuxieme ôc la troifieme , celle du Régulateur : il y a de plus deux petites platines qui forment les cages des rouleaux.
- Planche 11.
- 2 8 3 • La fig. 3 repréfente le profil de l’Horloge ; A A , eft la platine-cadran ; elle porte quatre piliers qui s’afTemblent avec la platine B B, pour former la cage du rouage ; la troifieme platine C C3 porte trois piliers qui s’afTemblent avec celle B B ; cette fécondé cage forme celle du Régulateur : la petite platine DD, porte trois piliers qui s’afTemblent avec la platine. B B : cette petite cage contient les trois rouleaux fupérieurs, entre lefquels l’axe de balancier tourne : la petite platine E E, porte de même trois piliers qui, a Tremblé s avec la platine C C, forment la cage des trois rouleaux inférieurs de Taxe de balancier.
- 284. La roue de fufée F, porte le pignon de renvoi af
- (a) 3’ai exécuté cinq Horloges furie même | furent commencées en 1768 , & terminées plan, N° 27, 28, zp 3 3.0 & 31. Elles j en 1782*
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- So De la Mesure du Temps.
- qui conduit la roue des heures G ; F axe prolongé b, de cette roue porte l’aiguille des heures ; c eft le quarré de fufée, Ôc d le crochet de fufée. La roue de fufée F, engrene dans le pignon de minute e9 dont l’axe prolongé f, porte l’aiguille de minute ; H, eft la roue de minute , elle engrene dans le pignon g de la roue moyenne / ; celle-ci engrene dans le pignon h, qui porte la roue de fécondés K ; le pivot prolongé i, porte l’aiguille de fécondés; la roue de fécondés h9 engrene dans le pignon l de la roue d’échappement L, qui communique fon mouvement au cercle d’échappement m, porté par l’axe du balancier M M : l’autre bout de l’axe de balancier porte le Ipiral N9 placé en dehors des rouleaux : 7,2,3 font les trois rouleaux, entre lefquels palfe l’axe de balancier ; c’eft fur ce bout prolongé de l’axe que le cercle d’échappement m eft attaché en dehors des rouleaux ; 4, 5- , 6 font les trois rouleaux inférieurs ; entre lefquels paffe le pivot inférieur de l’axe de balancier ; le bout prolongé de Ce pivot porte le fpiral N,
- 285* fig* ^ repréfente la lame compofée d’acier Ôc de cuivre pour la corre&ion des effets de la température ; fur le bout a eft fixé par deux vis un rubis fur lequel doit agir le bout de la vis de la boîte du pinçe-fpiral, comme on le voit dans la fig. 5.
- 2 8 6. AA, fig. 4, repréfente le dehors de la platine-çadran : fur cette platine font rivés les quatre piliers 1, 2 , 3, 4; B, eft le barillet; C, la roue des heures; a le pignon de renvoi, qui porté par la roue de fufée F > conduit la roue des heijres ; e le pignon de minute, H, fa roue ; g le pignon de la roue moyenne, F,h, le pignon de fécondés, K, fa roue; L le pignon de la roue d’échappement, ôc L, cette roue ; m le cercle d’échappement.
- 287* P Q_ F, font les cadrans des heures, des minutes, & des fççonde.s, attachés chacun par une vis ôc un pied fur la platine-cadran A A.
- 2 8 8* n ? eft le plot du garde-chaîne, no le garde chaîne, ôc d le crochet de fufée.
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- Première Partie* Chap. X. 8r
- 2 8 9. P q r, eft le rejjort-détente de l’échappement ; r f1 le rcffort-levée porté par le cercle d’échappement m ; Mm, le pont de fufpènfion ; N /, le pont de la roue d’échappement.
- 2 90. <5, 7, font les pivots des piliers de la cage du Ré-
- gulateur ; 8* 9, 10, les pivots des piliers de la cage des rouleaux.
- 291. C C9 fig. 5; , repréfente le dehors de la troifieme platine qui forme la cage du Régulateur ; c’eft cette platine (vue fig. 3.) qui porte les trois piliers 5g 6, 7 ; E E, eh la platine des rouleaux; 8^9, 10 * les piliers portés par cette platine ; MM le balancier ; a , b^ c , les rouleaux ; A le pont de la lame compofée cl e ; cette lame eft fixée en d fur le pont A , par deux vis & par une plaque de prefiion f, ce qui forme une mâchoire qui fixe le bout de la lame ; le bout e de la lame eft le même vu en e 9 fig. 6 , & lequel porte le rubis. La vis g, ( fig. j ), de la boîte de compenfation agit fur le.rubis porté par la lame de : g i l eft le pince-fpiral mobile en l fur le pont D : m eft la boîte du pince-fpiral.
- Dimcnjîon de E Horloge a Longitude, N°„ X.'XVIL
- 292. Roue de fufée 80 dents ; fion diamètre 12 lig. ~ ; en-grenne, dans un pignon,20, dont le diamètre eft de 3 Üg*~- J épaiffeur de la Roue ,
- Pignon de renvoi des heures, 24 dents ; diamètre, 4 lig.
- T
- n*
- Roue des heures, 72 dents ; diamètre , 11 lig. ~ ; épaifo leur H.
- Roue de minute, 128 dents; diamètre, 13 lig. épaiC feur , elle engrene dans un pignon de 16 dents, dont le diamètre eft de 1 lig.
- Roue de champ, 120; diamètre, 1* lig.-g-9 fon épaiffeur 2.; ; engrene dans le pignon de fécondés de 16 dents, diamètre , 1 "lig. •£.
- L
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- Ss De la Mesure du Temps.
- Roue de fécondés, 120; diamètre, iz lig. ~L J fon épaif-feur ; engrene dans le pignon d’échappement de 12 dents, diamètre 1 lig. -~p-.
- Roue déchappement, 18 dents, diamètre p lignes,, épaif-•fcur
- .tcur, 48.
- 3^ vibrations x par 10 = 360 vibrations par fécondé, s=s 21600 par heure.
- Balancier , 22 lig. ~z de diamètre»
- Axe de balancier
- Pivot,
- Pefe feul, fans Taxe, do grains.
- Cercle d’échappement tout fini, 3 lig. ~ , comme dans le Plan.
- Détente d’échappement ~ d’épaifieur, & de largeur.
- Les arcs décrits par le balancier, avec la force de 5 onces -f font de 113.
- La détente d’échappement toute finie, pefe avec la tige 1 grain
- Les rouleaux ont 12 lig. de diamètre.
- Le rochet auxiliaire de la fufée a 12 lig. ~ de diamètre 6c 72 dents; fon épaiffeur, ~8,
- Le rochet d’encliquetage de la fufée a 41 dents , ôc 9 lig. A de diamètre.
- Le pivot de la fufée, du côté du quarré, a 1 lig. de diamètre.
- Le pivot de minute, o lig. J-J.
- De champ, 4-f.
- De fécondés, portant l’aiguille , —
- L’autre pivot de la même roue
- Pivot de la roue d’échappement,
- De détente d’échappement, ~3.
- De la palette d’échappement,
- Pivots des rouleaux,
- Pivots de balancier, J-J,
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- Première Partie 5 Chap, X. 83
- Le fpiral eft calibré & trempé plié ; il a d’épnilïeur au centre ~ ; au dehors TV^ ; fa largeur ~~ : il fait 4 tours f.
- Le pont de fufpenfion du balancier a 13 lignes ~ de hauteur.
- Épaiffeur de la patte & de la colonne ,
- Rejjbrt moteur.
- Fait 8 tours.
- Sa longueur, 6 pieds 2 pouces
- Sa largeur , 8 lig.
- Épaiffeur au dehors ,
- 'Au dedans,
- Il tire 5 onces Ÿ du levier , à un tour de bande.
- Le barillet a 20 lig. £ de diamètre en dedans ; en dehors â 1 lig. y 5 hauteur en dedans, 8 lig.
- La fufée an lig, A de diamètre à la bafe ; au fommet, ’6 lignes.
- Hauteur de la fufée, 7 lig. ±} fait 8 tours y, ou contient 8 tours y de corde.
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- 84 De la Mesure du Temps.
- CHAPITRE XL
- De ta conjiruclion d’une petite Horloge a Longitude, hori-fontale,le balancierfansfufpenfion, Horloge N° 06.
- 2. 9 3 • Routes les Horloges & les Montres à Longitude que j’ai décrites ci-devant, ont été conftruites pour avoir conftamment la pofition horifontale (a), au moyen de la fufpenfion , afin que le balancier étant fufpendu par un rc flore, ait moins de frottement & foit plus pefant : mais cette dif-pofition entraine après elle un travail aflfez confidérable , en-forte qu’il ne nfa pas paru poffible de rendre ces machines <a’un ufage général, Ôc fur-tout d’en réduire la dépenfe pour mettre leur prix à la portée des Officiers des vaifleaux marchands : je me fuis donc occupé de nouveau des moyens de réduire le travail des Horloges à Longitudes, & j’efpcre enfin être parvenu à ce but. La conftruêtion même de ma première Montre Marine, défignée par N° 3, éprouvée en 1764, m’en préfente les moyens ; car diverfes épreuves que j’ai faites avec cette machine, maflurent quêtant perfectionnée, elle pourroit donner beaucoup de juftefle, fans qu’elle eût de fufpenfion, & le balancier roulant fur fa pointe : je vais proposer le moyen de la fimplifier, en la rendant d’une exactitude sûre.
- Dijpojîtion à donner au Régulateur dune petite Horloge a Longitude pour réemployer que trois rouleaux.
- 294. L’application des rouleaux pour la rédudtion des frottements des pivots du balancier, effc un très-bon moyen ;
- (a) A l’exception de ma première Montre Marine, ou N°
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- Première Partie, Chap, XL 8y
- mais il entraine un travail fi confïdérable, qu’il efl bien difficile de pouvoir faire des Horloges à Longitude pour les vaiffeaux marchands, en employant fix rouleaux 6c le balancier fufpendu par un refïort : j’ai cherché depuis long-tcms les moyens de réduire le travail de ces machines, fans avoir pu encore arriver au but que je me propofois ; enfin toujours tourmenté du défir de faire de bonnes Horloges à moindres frais, pour fervir à la marine marchande, je penfe qu’il cft poihble de n’employer que trois rouleaux ; pour cet effet, il faut difpofer 1 effort du balancier 6c du f pii al, de forte que la preffion ou adion s’exerce prefque en entier fur le pivot du balancier qui tourne entre ces trois rouleaux, 6c que l’autre pivot de 1 axe foit allez éloigné du balancier 6c du pivot qui tourne entre les rouleaux, pour ne recevoir qu’une très-petite prelïion ; je place en confé-quence le balancier en dedans des rouleaux, 6c fort près d’eux, ôc le fpiral en dehors des rouleaux 6c de même fort près d’eux ; l'échappement: doit par les mêmes motifs, être placé le plus près poflibîe du balancier , 6c par conféquent des rouleaux ; 6c je prolonge 6c fais paffer au contraire l’axe de balancier qui porte le pivot, pour tourner dans un trou jufques au dehors de la platine-cadran. Par ce moyen, le pivot de ce bout de l’axe pourra être d'un petit diamètre, puifqu’ii ne fera pas chargé ; il ne fervira en quelque forte qu’à maintenir l’axe : en un mot. il faut, autant que cela fè pourra, que toute l’aûion du régulateur s’exerce fur le pivot fup-porté par les rouleaux. Maintenant, pour que la réunion de la puiffance exercée fur les pivots des rouleaux, ne puiffe devenir nuilible , il faut que les rouleaux foient eu plus grand diamètre, qu’ils foient légers ôc leurs pivots petits ; mais pour mieux diminuer l’eflet des frottements, il faut proportionner la puiffance du régulateur à la quantité que les pivots de rouleaux peuvent fupporter, fans fatiguer leurs trous.
- Mon intention, en compofant la petite Horloge n° 3<5, a été de la rendre d’une jidleffe confiante, en employant les moyens les plus {impies, enforte quelle puiffe fervir
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- 86 De la Mesure du Temps.
- au:c Officiers des vaifTeaux du Roi ôc à la Marine marchande : c’eft pour remplir ce double objet , que je fupprime la fufpenfion de l’Horloge & la fufpenfion du balancier.
- 2 9 J". Je fupplée à ces deux fufpenfions, i°, pour la fuf-penfion de l’Horloge, en plaçant à la circonférence du balancier quatre petites malles , pour régler facilement l’Horloge dans les différentes pofitions (a) ; enforte que lorfque le vaiffeau, par fes diverfes inclinaifons, change la pofition horifontale de l'Horloge , fa marche n’en foit cependant pas affeélée.
- % Q (S. 2°, pour la fufpenfion du balancier, elle eft fuppléée en faifant porter la pointe de Taxe du balancier fur un Diamant : pour cet effet , j’emploie des vibrations promptes, 6 par fécondés , ce qui produit le double avantage de rendre l’Horloge moins fufceptible des agitations du vaiffeau , ôc d’avoir un balancier qui, quoique léger , a cependant une grande puiffance, ôc dont la preffion fur la pointe ne caufe pas un frottement qui puiffe devenir nuifibie : car je dois obferver ici qu’ayant fait des tentatives pour ma première Horloge Marine, dont j’avois d’abord fait rouler le balancier fur fa pointe , j’ai éprouvé que cette pointe ne s’eft émoufféc que par le trop de pefanteur du balancier qui pefoit 3 livres 9 onces 6 gros,(voy. Effai fur l’Horloge n° 2100 : 2139 )> mais ici un tel effet ne peut avoir lieu.
- Petite Horloge a Longitude a rejjbrt, N° 36.
- 2p7« donne enfin ici la conflruôtion d’une petite Hor* loge à Longitude à reffort, qui me paroit réunir tous les avantages déiirables, Ôc devoir remplir tous les ufages qu’on
- (a) Ces mafies du balancier ; font placées ctoient ajulés dans un trou qui fît refiort à angles droits : deux font dans la ver- comme ceux de N° 8, Traité des Hor-ticale ( lorfque le balancier eft arreté ) , loges , N J 934 , on régleroir la Montre pat Sc les deux autres dans la ligne horifon- fes diverfes pofitions , en approchant, os taie : on peut augmenter ou diminuer à en écartant ces mafies du centre du ba-volonté le poids de ces mafies, fans dé- lancier ; mais dans une petite machine, monter le balancier, & régler par ce telle que N° 36, il vaut mieux que ors moyen l’Horloge facilement par fes di- , mafies foient fixes, veries pofitions. Si les vis de ces mafies 1
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- Première Partie, Chap. XL 87
- en exige pour la navigation. Cette machine eft réduite à un très-petit Volume, fie eft portative comme une Montre : fie comme une Montre , elle n’a pas de fufpenfion ; le balancier n’a pas non plus de fufpenfion : fon exécution eft facile fie fa conftrudion la plus (impie, fie cependant j’ai lieu de croire qu’elle doit donner toute la juftefie requife , fondée fur la nature des principes qui lui fervent de bafe : c’eft d’après les obfervations rapportées ci-devant n°. 2514 fit fuiv. que j’ai conftruit & exécuté cette petite Horloge, laquelle eft actuellement en mer. Je donnerai ci-après le réfultat de fa marche, lorfque cette Horloge, n° 36, fera de retour.
- Defcription de ïHorloge , N° 36*
- Planche III, fig. 1 , 2, 3.
- 298. Cette Horloge eft à reffort égalifé par unejfufée ; le balancier'fait 6 vibrations par fécondés, il eft horilontal, la pointe de fon axe roule fur un diamant : l'échappement eft celui à vibrations libres à détente ; l’aiguille des fécondés fait 3 battements par fécondés ; la compenfation par une lame compofée ; j’ai auiïi appliqué à cet Horloge mon com-penfateur ifochrone. Les heures, les minutes fie les fécondés ont chacune leur cadran particulier.
- 29Ç. Le mouvement eft placé dans un tambour, fic celui-ci dans une boîte, fie fans être fufpendu.
- 300. La pofition de cette machine eft i’horifontaie ; mais cette pofition varie dans le vaiffeau félon les inclinai ions ; elle eft réglée en conféquence d’après les obfervations, n 2^5.
- 30 1. Le mouvement eft compofé de deux platines, ayant chacune 3^ lig. de diamètre, qui forment la cage du rouage, fit de deux petites platines de 24 lig. ~ de diamètre , lesquelles s’affemblent avec la deuxieme platine du rouage 3 au moyen de trois piliers à double bafe, ce qui forme deux
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- petites cages, l’une pour le balancier , & l’autre pour les trois rouleaux.
- Planche III.
- 3 O 2. La fig. i repréfente le profil du mouvement ; A A eft la platine-cadran, elle porte quatre piliers qui s’aflfembient avec ia platine B B, pour former la cage du rouage ; la quatrième platine C C, porte trois piliers à double baie qui s’af-lemblent avec celle B B ; la troifieme platine D D, cil montée fur ia fécondé bafe des petits piliers E ; ces deux petites cages contiennent le balancier & les rouleaux.
- 30j. La roue de fufée F porte à fon centre le pignon de renvoi a, qui conduit la roue des heures G ; ïaxe prolongé b de cette roue porte l’aiguille des heures ; c eft le quarré de fuiee , Ôc d le crochet de fufée. La roue de fufée F engrene dans le pignon de minute e, dont le pivot prolongé /porte l’aiguille de minute : H eft la roue de minute, laquelle engrene dans le pignon g de la roue moyenne Ij celle-ci engrene dans le pignon h., qui porte la roue de fécondés K j dont le pignon prolongé i porte l’aiguille de fécondés. La roue de fécondes K engrene dans le pignon / de la roue d’échappement L, laquelle communique fon mouvement au cercle d’échappement m, porté par l’axe O m N r du balancier M M : le bout inférieur p q r de l’axe porte en p le pivot, qui roule entre les trois rouleaux 1,2, 3 ; ôt au défions, cet axe porte la virole q , fur laquelle efi: fixé le fpi-ral : au defibus de la virole en r doit être attaché le cercle excentrique du compenfateur ; le bout inférieur r de l’axe de balancier efi: terminé en pointe , & tourne fur un diamant porté par la partie Y du pont V L/ ce pont efi: celui qui porte le pmce-fpiral t dont l’axe efi: mobile fur deux pivots mis en cage fur le pont V Y £ ; Taxe / du pince-fpiral porte le bras ponêiué y, qui va appuyer fur la vis portée en y par le bout de la lame de compenfation S T y.
- Cette
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- Première Partie, Chap, XI. 89
- Cette lame eft fixée fur le pont R S au moyen d’une mâchoire prefTée par les vis 4, 5, dont on ne voit ici que les bouts ; le pont R S eft lui-même attaché à la platine B B par deux vis & deux pieds, comme on le voit fig. 3 : ^ eft le bout d’un petit pont, lequel porte un refTort qui va agir auprès de l’axe du pince-fpiral fur le bras x ; v eft le pont du rouleau 1 , lequel fe démonte lorfque l’on veut démonter l’axe de balancier.
- 304. Le cercle d’échappement rti porte le reffort-levée d’échappement ; ce reffort porte une cheville 0, qui agit fur le bout o de la détente d’échappement no, dont le bras ou talon n fufpend l’a&ion de la roue d’échappement, pendant que le balancier ofcille librement ; le pont de la détente n o n’eft pas ici repréfenté : l’axe 6 en indique l’élévation,
- 305*. Le bout fupérieur O de l’axe de balancier porte un pivot qui roule dans un trou du pont O P.
- 306. A A, fig. 2 , repréfente le dehors de la platine-câ-dran ; fur cette platine font rivés les piliers 1 , 2, 3,4 ; B eft le barillet ; C le rochet d’encliquetage du barillet : cet encliquetage eft placé au dehors de la platine-cadran A A\ fur le même côté de cette platine font placés le cadran O des heures, celui M de minutes, Ôc celui S de fécondés : G eft la roue des heures ; a le pignon porté par le centre de la roue de fufée F ; ce pignon a conduit la roue des heures : e eft le pignon de minute ; H la roue de minute ; g le pignon dont l’axe porte la roue moyenne 1 : h le pignon de fécondés , ôc K fa roue ; l le pignon de la roue d’échappement L ; Q l le pont de cette roue ; m le cercle d’échappement ; 0 n la détente d’échappement, & f fon pont ; m p q le rcffort-levée d’échappement porté par le cercle m: P 0 le pont du pivot fupérieur du balancier ; r le reffort de la détente o /z.
- 307* f eft le plot du garde-chaîne; f d la direction du garde-chaîne ôc d le crochet de fufée : E le cliquet du rochet auxiliaire iV" ; R eft le rochet d’encliquetage de la futée : D h le pont de précaution qui garantit Ja roue de fe-
- M
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- 9 de la Mesure du Temps:
- condes, lorfqu’on remonte le mouvement : $, 6, 7, les bouts des pivots de la cage du balancier ôc des rouleaux.
- 30 B B, fîg. 3, repréfente le dehors de la fécondé platine du rouage : 4, 5, 6, 7, les pivots des piliers de la cage du rouage ; C C efb la platine fur laquelle font rivés les trois piliers 8,p, 10 , à double bafe , pour former la cage du balancier ôc celle des rouleaux ; MM eft le balancier ; 1 y 2 , 3 , les rouleaux ; v la barette ou pont du rouleau qui doit fe démonter pour démonter le balancier; pour cet effet, les deux petites platines doivent être fendues depuis le centre V9 félon la direêtion v, Y 9 6.
- 3 09. A eft le pont de la lame de compenfation ; ce pont porte en d une plaque qui fert de mâchoire pour fixer cette lame S T % : le bout T de la lame de compenfation porte une vis \, dont le bout agit fur le bras y du pince-îpirai % y : la vis \ fert à former la compenfation par l’aêlioti de la lame, ôc en même-temps on réglé par le moyen de cette vis l’Horloge au plus près.
- K Y eft le pont du pince-fpiral ; E eft un pont coudé en dedans de la cage des rouleaux, pour porter le piton F' du fpiral.
- 310. H eft le rouleau du compenfateur \ H L î\a chappe , / m le reffort ; K le pont à mâchoire qui porte le reffort-compenfateur. Ce pont eft attaché par deux vis à la platine B B ; la chappe ôc le rouleau font élevés à la hauteur requife, pour paf-fer entre la platine CC, ôc le deffous du bout v du pont du pince-fpiral, ainfi qu’au deffous de la lame ; cette élévation eft indiquée en r, fig. 1 du profil : le pont K peut tourner fur le centre de la vis p, au moyen de l’ouverture allongée de la vis q faite à ce pont : ce mouvement fert à augmenter ou à diminuer la bande du reffort-compenfateur l m ; c’eft un moyen d’arriver à l’ifochronifme , voy. ci-devant ( n° 1 o ) ; l’index r du pont K fert à faire connoître la quantité dont on change la bande du reffort ; au moyen de la graduation faite à la platine B B,
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- Première Partie, Chap. XL pr
- Dlmenjîons du Régulateur.
- 3 11. Le balancier a 20 lig. ~ de diamètre ; il pefe 2j grains , fait 6 vibrations par fécondés.
- La pointe de l’axe de balancier eft fort dure, ell# tourne fur un diamant.
- Le fpiral a 5 pouces de longueur.
- Sa largeur ^demi-ligne.
- Épailfeur au centre o lig. ~~, au dehors , Il fait £ tours j, ce fpiral eft ifochrone.
- Dimenjîons du moteur.
- Le barillet à 13 lignes de diamètre en dedans , fa hauteur r€ lig.
- Largeur du reffort, 6 lig. ~.
- Le reflort fait 7 tours -f : il refte deux tours f âu haut* de vuide.
- La fufée tire au levier 3 onces -J, à demi-tour de bande.
- La fufée a 7 tours \ de corde ; fon diamètre à la bafe , Dsi lig. f lig. 7 au fommet.
- Pivot de l’arbre du barillet, 2 lig, ~ ,
- Pivot quarré, 1 lig.
- Dimenjîons du rouage.
- Roue de fufée, 80 dents ; diamètre, 12 lig. engrene dans le pignon 20 de roue de minute, lequel a 3 lig -~-de diamètre*
- Epailfeur de la roue, fJ.
- Pignon de renvoi des heures, 24 dents.
- Son diamètre, 4, lig.
- Roue des heures * 72 dents ; diamètre, 11 lig. /*«• i
- Epailfeur,
- M 2
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- çî De la Mesure du Temps.
- Roue de minute, 128 dents; fon diamètre3 13 lig. épaiffeur,
- Engrene dans le pignon 16 de la roue moyenne , dont le diamètre eft 1 lig.
- Roue moyenne, 120 dents ; diamètre, 12 lig. \ épaif-feur -J-J, engrene dans le pignon 16 de la roue de fécondés; diamètre du pignon 1 lig.
- Roue de fécondés, 120 ; diamètre , 12 lig.
- Épaiffeur J-J, engrene dans le pignon 12 de la roue d’échappement ; ce pignon a 1 lig. — de diamètre.
- Roue d’échappement, 18 dents : diamètre ; p lig. épaif-feur, 4%.
- Cercle d’échappement, 3 lig. de diamètre.
- Les trois rouleaux ont 12 lig. de diamètre ; épaiffeur 4yj pivots, —g.
- Le rochet auxiliaire de la fufée a 72 dents j diamètre iz lig- -h 9 épaiffeur , fj.
- Le rochet d’encliquetage de la fufée a 41 dents , diâmetre p lig. , épaiffeur, Jf.
- Rochet d’encliquetage du barillet 6 lig. |, diâmetre ; 6c [18 dents.
- Dimenjîons des pivots.
- Pivots de fufée, 1 lig,
- De minute o lig.
- Des heures J-J.
- Moyenne,
- De fécondés, ^8,
- D’échappement ; détente , £4
- Rouleaux, -L,
- De balancier , celui des rouleaux, J-J.
- Lame compofée , J-f d’épaiffeur acier & cuivré ; longueur en a&ionj, 19 lignes; largeur 6 lig.
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- Premier! Partie, ’Chap. XI. 93
- Cercle excentrique compenfateur , 1 lig. diamètre; le rou-leau, 6 lignes, fes pivots, ^.
- Pivots pince-fpiral ^ ; les quarrés portant la boîte ôc le pince fpiral \\ d’épaifleur.
- Le tambour a 38 lig. de diamètre en dedans , ôc 36 lig. de hauteur fans la batte.
- Remarque &r la petite Horloge , N° 3 6.
- Il fera toujours préférable Remployer une fufpenfion aux petites Horloges a Longitude.
- 312. On peut, à force de foins 8c de travail* régler une Montre à Longitude par les diverfes pofitions , Ôc nous en avons donné les moyens ; mais on ne fera jamais certain que cet état de perfeêtion dure long-temps ; il peut-être troublé par les changements qui arrivent dans les frottements 8c dans l’état des huiles, ôc par le balancier lui-même, dont le plus petit atome peut troubler l’équilibre ; ce font ces confidéra-tions qui paroiffent rendre la fufpenfion de l’Horloge ou de là Montre abfolument indifpenfable : ôc dans une petite machine,, cette fufpenfion n’eft pas d’un grand prix, Ôcelle ne peut-être embaraffante : d’ailleurs, par fon moyen, on évite un long travail, celui de régler la Montre par fes diverfes pofitions, en même-tems quelleaffure la jufleffe confiante de la machine.
- Les obfervations que Je viens de faire m’ont décidé à ajouter une fufpenfion à l’Horloge n° 3 6, auiïitôt qu’elle fera de retour : voici la difpofition de cette fufpenfion qui eft celle de la petite Horloge n° 1, décrite Chap, IX*
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- 5>4 De la Mesure du Temps.
- Dejcription de la fufpenfion des petites Horloges a LongU tudey à rejfort.
- Planche Vlyfig. i.
- 313* La figure 1, Planche VI, repréfente la fufpenfioii de mes petites Horloges à Longitude a reflort ; A, B, Cy eft le pied formé par trois branches, lequel s’attache par trois vis au fond de la caille qui doit renfermer l’Horloge : cette caille eft faite de bois de noyer.
- 3l4* Sur le corps D du pied, qui eft de cuivre fondu * eft fixé le demi-cercle D , E , F, dont les extrémités E ôe F portent chacune une vis d’acier trempé, dont le bout terminé en pivot entre dans un trou fait au cercle de fufpenfion G H ; chaque vis a ôc h a un écrou qui fert à fixer la vis après fon bras, afin qu’étant à fon point, elle nepuifle fe déviffer par le roulement du cercle autour de fa vis.
- 3 I J. Le cercle de fufpenfion G H porte deux vis fem-blables à celles dont nous venons de parler. Ces vis I K font placées à angle droit de celles D Ôc F; les pivots des vis IK entrent dans les trous de deux plaques de cuivre fixées fur le tambour L 3 M, N, O, dans lequel eft placé le mouvement de l’Horloge ; P Q eft une de ces plaques : l'autre qui eft diamétralement oppofée ne peut être vue.
- 316. Le tambour peut donc fe mouvoir autour des vis à pivots I K y félon le plan des bras E F du demi-cercle de fufpenfion, Ôc ce mouvement qui eft le plus borné, doit répondre à celui du tangage du vaifleau : ôc pendant ce mouvement le cercle de fufpenfion peut aufli le mouvoir dans un plan perpendiculaire au premier, en tournant fur les vis à pivot a3by placés comme nous l’avons dit à angle droit des vis f K ; ce fécond mouvement répond à celui du roulis du vaiftfeau ; ce font ces deux mouvements combinés qui
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- Premïere Partie, Chap. XI. 9 y
- forment la fufpenfion du tambour & par conféquent de l’Horloge * & au moyen de laquelle le plan du cadran Z de cette machine conferve conftamment la même pofition horifontale, malgré tous les balancements du vaiffeau.
- k 17. Le tambour Z, My Ny O eft fait en cuivre & le fond en eft foudé de même que la virole afin d’empêcher le paffage du mauvais air extérieur. Sur le fond du tambour eft fixé en deffous un cercle X Y en plomb, ce qui forme une malle qui fert à ramener le tambour dans la vraie pofition horifontale.
- 2 1 g. Le demi-cercle D, E 3 F porte en S un levier, S T, qui fert à fufpendre le mouvement du tambour pendant le tranfport de l’Horloge par terre.
- Pour cet effet, le levier ST porte au milieu R de fa longueur , au deffous de la maffe du tambour, une pointe conique, qui entre dans un trou de la maffe de plomb. Cette pointe conique eft terminée par une bafe ou plaque, qui fou-tient le tambour ; la vis V fert à fixer le levier S T fur le bras D E du demi-cercle ; par ce moyen, il arrête folidément le tambour ; pour rendre le mouvement au tambour s on écarte le bout T du levier, afin que la pointe conique ne puiffe plus toucher à la maffe de plomb.
- Notion d'une petite Horloge à Longitude à reffort, N° jy l réduite d'apres N° j6,
- 319. Depuis que Ton a reconnu la poffibilité de conÊ» truire des Horloges à Longitude , & que leur ufage s’eft introduit dans la Marine, la plupart des Navigateurs ont paru délirer que ces machines fuffent réduites à un plus petit volume; plufieurs mêmes voudroient qu’elles fuffent allez petites, pour être portées dans la poche {a) : je me fuis prê-
- (a) On peut voir dans l’introduftion à J exclure l’ufage des Montres de poche, pour cet Ouvrage, les motifs qui me portent à | la détermination des Longitudes à la mer»
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- té autant qui! eft poflible, à fatisfaire les Obfervateurs qui fe fervent d’Horloge à Longitude, Ôc cet Ouvrage en eft la preuve ; ôc c’eft en fuivant les mêmes vues que je me fuis appliqué de nouveau à réduire encore le volume de ma petite Horloge n° 36, ôc que j ai conftruit l’Horloge n° 37, que je vais exécuter. Nous allons donner ici une idée de cette nouvelle Horloge & de fes dimenfions ; mais nous ne pouvons y joindre des figures ;] cet Ouvrage en ayant déjà un trop grand nombre : d’ailleurs le Plan de n° 36 en repréfente la difpofition.
- 3 2 0. Après avoir établi la néceffité d’employer une fu£ penfion pour l’Horloge n0 36 ( voy. n° 312,) j’ai vu, en examinant de nouveau cette machine, qu’il n’eft pas nécef-faire que le balancier faffe 6 vibrations par fécondés. Il eft préférable de faire battre 4 vibrations par fécondés; i°, l’échappement s’exécutera plus facilement Ôc plus sûrement ; il peut être à détente - rejjort 6c levée - reJJ'ort, ôc par-là il eft beaucoup plus fimple : i°, l’aiguille battra les demi-fécondés , ce qui eft plus commode pour l’Obfervateur : 30, la force-motrice , en employant des vibrations plus lentes , en devient plus petite ; enfin , d’après ces di« verfes obfervations, la grandeur des roues doit être diminuée, ôc par conféquent le volume de l’Horloge en devient plus petit, Ôc il en réfulte qu’ayant des roues plus petites, elles en font plus légères ; les pivots peuvent-être plus petits , ôc par conféquent les frottements en feront diminués , ôc c’eft particulièrement les frottements des pivots du rouage qui affedent l’étendue des vibrations du balancier, foit par le froid, ou par le propre épaiffifTement des huiles mifes à ces pivots , lequel fe fait à la longue, à mefure que l’Horloge marche.
- C’eft d’après les obfervations que nous venons d’expofer, que j’ai tracé le plan de n9 37, à la^cution de laquelle je travaille.
- Dimenfions
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- Première Partie,. Chap. XX.
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- Dimenjwns de la petite Horloge a Longitude > N°
- 321. Cette Horloge eft compofée de quatre platines (a) de même que n° 3 6; mais ces platines font toutes de la même grandeur, fçavoir 30 lig.
- 322. Le balancier a 21 lig. de diamètre ; il doit pefer '50 grains, & battre quatre vibrations par fécondes ; la pointe de ion axe roule fur un diamant, ainfi il ne faut pas de re£ fort pour le fufpendre.
- 323. Le barillet a 11 lig ~ de diamètre, mefuré en dehors de la virole , fa hauteur doit être de 7 lignes ; le ref* fort doit tirer 3 onces du levier qui a quatre pouces de .rayon.
- 3 24. La roue de fufée a 100 dents & 12 lig. | de diamètre; le pignon de minute dans lequel elle engrene a 20 dents & 2 lig. \ de diamètre ; ainfi la roue de fufée fait un tour en $ heures : il faut donc 6 tours de corde ou de chaîne, pour que la Montre marche 30 heures, fans être remontée.
- 325. La roue de fufée porte à fon centre le pignon de renvoi des heures : ce pignon a 3 5* dents ôc 4 lig. de diamètre.
- La roue des heures a 84 dents & 10 lig. -il* de diamètre.
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- 326. La roue de minute a 128 dents & 12 lignes de diamètre ; elle engrene dans le pignon de la roue moyenne 5
- ce pignon ai 6 dents & 1 lig. de diamètre.
- 327* Lâ roue moyenne a 120 dents & 11 lig. -x\- de
- , (a) je me propofe même de n’emplôyer que trois platines de même grandeur; les trois, rouleaux feront mis en cage fous la 3e platine , par des ponts de la même maniéré qu’on le Voit Planche VI, ftg. % & 4. Voy. la defexiption de cette Hor-
- loge à poids, Chapitre XVI ; par cette difpofition on n’a pas befoindc fendre les platines pour démonter le rouleau &.le, balancier, & j’en trouve l’cxécution.plus fîm-ple & plus facile.
- N
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- diamètre ; elle engrene dans le pignon de fécondés : ce pignon ai 6 dents ôc i lig. de diamètre.
- 3 2 8* La roue de fécondés a 120 dents Ôc n lig. X de diamètre ; elle engrene dans le pignon de la roue d’échappement ; ce pignon a 16 dents ôc i lig. de diamètre.
- 329. La roue d’échappement a 8 lig. de diamètre ôc 16 dents.
- 330. L’échappement eft à vibrations libres, à rejfort-détente ôc rejfort-levée, tel qu’il eft décrit chap. IV, ( n° <5c? ).
- 331. Les rouleaux ont 10 lig. de diamètre.
- 332. La compenfation à lame compofée comme dans î’Horloge n° 36; voy. Planche III, fig. 1 ôc 3.
- 3 3 3. Je ne donnerai pas de plus grands détails fur cette petite Horloge, dont la conftru&ion eft la même que celle de n° 3 6 , à laquelle je renvoie, ôc dont n° 3 7 ne différé que par le balancier qui fait quatre vibrations par fécondés , au lieu que celui de n° 3 6 en fait 6, ôc par les dimenr fions du rouage que je viens de donner.
- 334. Cette Horloge doit être placée dans un tambour porté par une fufpenfion pareille à celle repréfentée Planche VI, fig. 1.
- Defcription d’une fufpenfion plusfimple pour la petite Horloge,
- N° 37-
- Planche VI, fig, y.
- 3 3 J • L’objet principal que j’ai eu en vue dans la cqn£ tru&Lon de l’Horloge n 36, a été de la rendre la plus fimple poflible , Ôc de la réduire au plus petit volume ; Ôc c’eft par cette raifon que je m’étois d’abord propofé de fupprimer la fufpenfion de l’Horloge , mais après mûre réflexion j’ai reconnu que la fupenflon étoit d’une néceflité indifpenfable
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- Première Partie, Chap. XI. 99
- { n° 3 12 ) Ôt j’ai en conféquence fait graver la fufpenfion, dont l’ai donné la defcription ci-devant ( n° 3 13 ) ; cette fufpenfion remplit très-bien fes effets, Ôt je n’y trouve que le défaut d’entraîner trop de travail, ôt d’exiger une caille trop grande ; car d’ailleurs elle a l’avantage de pouvoir également fervir dans le vaiffeau étant à la mer , & tenir lieu d’Horioge agronomique à terre , en la plaçant fur une table ou fur une cheminée : mais comme les Horloges à Longitudes font particuliérement deftinées pour fervir en mer, j’ai cherché les moyens de Amplifier encore la fufpenfion de ces machines, en les réduifant au plus petit volume ; ôt telle eft la fufpenfion que j’ai defïinée pour la petite Horloge n° 37, que je vais décrire.
- 3 3 6. La figure f , Planche VI, repré fente l’Horloge n° 37, placée horifontalementdans fon tambour, fupportéepar fa fufpenfion, ôt telle qu’elle doit être dans la boîte qui contient l’une ôt l’autre; A A eft la platine-cadran : B B eft la lunette qui porte la glace ou cryftal. Cette lunette eft portée par la batte à laquelle eft attachée la platine-cadran, ôt cette batte eft elle-même attachée par quatre vis au tambour qui contient l’Horloge ; le tambour eft de même grandeur que la lunette.
- 3 3 7. C, eft le cadran des heures fixé au-defïus de la platine-cadran par une vis ôt deux pieds ; D eft le cadran des minutes fixe comme celui des heures à la platine-cadran, ôt E eft le cadran de fécondés, également attaché à la platine-cadran par une vis ôt deux pieds ; F eft le quarré de fufée qui fert pour remonter le grand refforc - moteur de l'Horloge. „
- 3-3 8* G & H font deux axes fixés fur le tambour ôc dans une pofition diamétralement oppofée : les bafes de ces axes ou arbres G, H portent chacune un bout taraudé qui entre dans lepaiffeur du tambour. Les bouts a, b de ces arbres font terminés en pivots , lefquels roulent dans les rainures faits au cercle //, lequel eft de cuivre : au moyen de ces
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- arbres à pivots G , H, le tambour peut fe mouvoir an* tour des points a ôt b , ôt ce mouvement doit répondre à celui du tangage.
- 3.3 9. Le cercle de fufpenfion II, porte, à angle droit des points a Ôt b, deux arbres à pivots if ôt L : les bafes de ces axes portent des vis qui entrent dans TépailTeur du cercle de fufpenfion, ce qui les fixe avec ce cercle ; les bouts de ces axes K, L font terminés en pivots, & ils roulent en c ôt en d dans les rainures faites aux fupports, M ôt O : les bafes N àe P de ces fupports font attachées chacune fur un des côtés Q, R, qui repréfente ici fépaiffeur de ia boîte qui contient THorloge ôt fa fufpenfion : les vis 1, 2 , 3 , 4, font les vis qui attachent les fupports M, N ôt O, P à cette boîte ; le mouvement du cercle de fufpenfion, ôt par conféquent du tambour, autour des pivots c, d, répond à celui du roulis.
- 340. Par la difpofition que je viens d’indiquer, on voit que j'ai fupprimé le- demi-cercle ôt le pied de fufpenfion, ôt que les fupports M, N ôt O, P, tiennent lieu de ce demi-cercle; ce moyen eft en même-tems plus fimple, ôc il donne moins de hauteur ôt de largeur à la boite : car ici la boîte qui contient n° 37, n’a que quatre pouces 3 lig. de largeur ôt de hauteur en dedans.
- 3 4 r. La boîte qui contient l’Horloge doit porter en dehors une anfe ou main, qui fervira au tranfport de cette petite Horloge d’un lieu à l’autre, lorfqu’on veut en faire ufage hors du vailfeau.
- Remarque Jur cette fufpenfion.
- 342. Dans la hg. qui repréfente la fupenfïon que je Viens de décrire, je n’ai pas indiqué les pièces de précaution qui doivent retenir les quatre pivots dans leur rainures; mais 011 peut aifémcnt y fuppléer par les moyens que je vais indiquer,
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- 3 43- Premièrement, pour retenir dans leur rainures les deux pivots c, d portés par le cercle de fufpenfion I /, de forte que par une agitation du vaiffeau ces pivots ne puifTent fortir de leur place , il faut donner allez de profondeur aux rainures des fupports N ôt O, pour placer au-delfus de chaque pivot une cheville qui le contienne ; cette cheville doit traverfer le fupport, & être mife allez à force, pour ne pouvoir fortir que lorfqu’on veut la retirer en fe fervant de pinces à goupilles.
- 3 44- Secondement, pour maintenir dans leurs rainures les deux pivots a 6c b, portés par le tambour, on peut le faire par un moyen également fimple : c’eft qu'au lieu de former une rainure pour le pivot a, il faut percer un trou tout au bord fupérieur du cercle 1 /, ce qui retiendra ce pivot ; & pour le pivot b, on le recouvrira par un talon attaché par une vis vers b : ôt lorfque l'on voudra ôter le tambour de delfus fa fufpenfion, il fuffira de détourner ce talon, & de dégager le pivot a de dedans fon trou.
- CHAPITRE XI L
- jDe la première Montre a Longitude portative.
- Il y a vingt-deux ans que je fis le Plan d’une Montre de poche à Longitude, dont le mouvement fut exécuté en blanc : (voy. Introduction au Traité des Horloges Marines, pag. xxiv : cet ouvrage eft relié depuis lors dans le même état, parce que d’autres travaux m’ont occupé, & que d’ailleurs ce mouvement n’étoit pas alfez bien fait : enfin , j’ai fait exécuter de nouveau cette machine avec la même conftruc-tion ( à l’échappement près ) : voici en gros la difpofition ôc les dimenfions de cette Montre (a).
- (a) Cette Montre eft terminée' depuis J Monfeigneur le Prince des Afturies, «78; : elle eft deftinée pour S. À. R. j
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- ioa De la Mesure du Te m p s.
- 345. Elle eft compofée d’une cage principale, qui contient 10 , le régulateur ou balancier mobile entre fix rouleaux, comme dans mes petites Horloges à Longitude ; ces rouleaux font placés dans deux petites cages contenues dans la grande, comme cela a lieu dans ma Montre Marine , ou n° 3 (décrite Traité des Horloges > n° r}$6) : 20 cette cage contient le barillet , la fufée, la roue des heures „ Ôc le cliquet du refiort auxiliaire.
- 3 46. Une troifieme platine ou faufle-plaque forme, avec la platine des piliers de la cage régulateur, une fécondé cage, dans laquelle eft placée la roue de minute , la roue moyenne , la roue de fécondés, la roue d’échappement, ôc l’échappement même. Cette troifieme platine porte trois cadrans excentriques , fçavoir, celui des heures, celui des minutes ôc celui des fécondés.
- 3 47* Les trois grandes platines ont jufte 24 lig. de diamètre , ôc tz d’épaiffeur.
- La hauteur de la cage du régulateur eft de quatre lig. formée par quatre piliers.
- Les deux petites platines des cages des rouleaux ont ij lig. de diamètre comme le balancier.
- La hauteur des piliers, des' cages des rouleaux , eft de 1 lig. — ; chaque platine porte trois piliers.
- Épaiiïeur des petites platines, lig.
- Ponc intervalle pour loger le balancier, ~ lig.
- Les quatre piliers de la faufife-plaque, ont 3 lig. de hauteur.
- 3 48- Le balancier fait 6 vibrations par fécondé ; il eft réglé par un fpiral ifochrone, travaillé de la même maniéré que ceux de mes petites Horloges à Longitude.
- 349* J’applique aurfl à cette Montre lç compenfateur ifochrone, afin de fuppléer à ce qui peut manquer au fpiral pour le parfait ifochronifme des vibrations d’inégale étendue.
- 3 5 O. L’échappement eft celui à vibrations libres, dont la palette Ôc la détente font fuppléées de la maniéré que je l’ai décrit çi-devanç par une palette-rejfon ôc une détente-rejfort, Voy. n° 6$, la description de cet échappement.
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- 3 5l* Pour régler facilement cette Montre dans les différentes pofitions , fai placé quatre petites maffes à la circonférence du balancier : on peut diminuer à volonté ces maffes, fans démonter le balancier.
- 352. Les heures font par renvoi comme dans les petites Horloges à Longitude.
- 3 5 3. La compenfation du chapd ôt du froid fe fait par urç chaffis, de même que dans mes grandes Horloges : ce chaf-fis a 16 tringles.
- Defcripdon de cette Montre à Longitude , portative.
- Planche V , fi g, 6 & 7.
- 3 J 4* La %• à9 Planche V, repréfente le dehors de la platine des piliers de la cage du régulateur Ôc du moteur, fur laquelle eft tracé le plan du rouage Ôc de l’échappement de cette Montre. Le dehors de cette platine forme avec la platine-cadran, une cage qui contient l’échappement & une partie du rouage ; la platine-cadran porte quatre piliers qui entreiit dans les trous 1*2* 3>4 de la platine A A ; $ 9 6 9 7, 8, marquent la pofition des quatre piliers de la cage du régulateur ôc du moteur; ils font placés en dedans de cette platine A A'y p, 10, 11 montrent la pofition des trois piliers de la cage des rouleaux ; ils font rivés fur une petite platine qui eft de la grandeur du balancier ; cette platine forme avec le dedans de celle A A, la cage des trois rouleaux pon&ués a, b, c,
- 3 5 J. £ eft le barillet; C la roue des heures ; d le pignon de renvoi qui conduit cette roue ; ce pignon eft porté par la roue de fufée ; D, eft la roue de fuîée, laquelle en-grene dans le pignon e de la roue de minute E ; celle-ci engrene dans le pignon f de la roue moyenne F ; la roue moyenne engrene dans le pignon g, qui porte la roue G de fécondés : celle-ci engrene dans le pignon h, qui porte la roue d’échappement if; le pivot inférieur de la roue H
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- 104 De la Mesure du Temps.
- d’échappement rouie dans un trou fait à la platine AA, & l’autre dans un pont porté par cette platine : ce pont n’eft pas ici repréfenté.
- 356. Le barillet B , la roue des heures C, ôt la roue de fufée D, font mis en cage, dans la cage du régulateur, au moyen de la platine A A, & de celle B B fig. 7.
- 3 57. La roue de minute E, la roue moyenne F, & la roue de fécondés G, font placées dans la cage du- rouage formée par le dehors de la platine A A, & de la platine-cadran qui n’eft pas ici repréfenté.
- 3 5 8* I) B, L font des portions des cadrans des heures, des minutes & des fécondés, attachés chacun par une vis ôc un pied fur la platine-cadran.’
- 3 5 9* pignon d de la roue de minute palfe en dedans delà platine A A des piliers, pour engrener dans la roue de fufée ; le pivot de ce côté du pignon roule dans un trou de la platine B B, fig. 7 , & l’autre pivot roule dans la platine-cadran; ainfi l’axe de cette, roue a toute la hauteur des deux cages du rouage ôc du régulateur.
- 360. M eft le cercle d’échappement porté par l’axe du balancier : le balancier eft ici repréfenté par le cercle pondue N N : fur le cercle d’échappement M, eft attaché le report-levée i, /c, /, d’échappement k eft le rejjort-détente
- d’échappement ; voy. Chap. IV, n° ép , la defeription de cet échappement.
- 3 o I. P eft le pont du rouleau a, lequel fe démonte pour retirer le balancier p, q, r; 5, la fente faite à la platine A A, pour le paflage du balancier êt du rouleau. ;
- 3 6 2. I? B, fig. 7, repréfente le dehors de la fécondé platine de la cage du moteur ôc du régulateur, fur laquelle eft tracé le plan du régulateur & du moteur.
- 363. 5,6, 7,8 font les bouts des piliers portés par la platine A. A, fig. 6 ; le cercle pondué A, fig. 7 , indique le barillet : le cercle pondué C la roue des heures , & le cercle pondué D la roue de fufée : le barillet, la fufée & la roue des heures font mis en cage, comme je l’ai dit, entre
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- la platine A A, fig, 6 , Ôc la platine B B, fig. 7 : E eft le rochet d’encliquetage du barillet placé en dehors de la platine B B 5 ôc F eft le cliquet attaché fur cette platine.
- 364* iV N eft le balancier ; G, H, 1 les trois rouleaux mis en cage en dedans de la platine B B, & de la petite platine N H de même grandeur que le balancier 51,2,5 font les piliers qui font rivés fur la petite platine N H 9 Ôc dont les bouts font affemblés avec la platine B B.
- 365* Les lignes a , b , c , d repréfentent le chalïis de compenfation du chaud ôc du froid 5 ce chalïis eft compofé de 16 tringles, dont 8 en acier ôc 8 en cuivre. On peut voir dans le Traité, des Horloges Marines la conftru&ion de ce chalïis, qui eft ici trop petit pour être repréfenté : il eft placé à plat parallèlement à la platine, comme dans ma première Montre Marine, Planche VIII du Traité des Horloges Marines 5 les deux tringles de cuivre du milieu du chalïis a, b, c, agilfent fur le petit bras e du levier e, f, g de compenfation 5 ce levier eft mobile en f par deux pivots , l’un qui roule dans la platine B B y ôc l’autre dans le pont/’, K, L porté par cette platine. Le bras g du levier e, /', g agit lur la vis h portée par le bras k du pince-fpiral i 3 k\ q, i eft la boîte qui forme le pince-fpiral. Le bras i porte l’index l qui marque fur la portion du cercle gradué m de la platine B B , le chemin que le chaud ôc le froid produifent dans le méchanifme de compenfation pour la corre&ion du chaud ôc du froid 5 i? eft le piton du fpiral : a r le reflort qui prefle le fpince-fpiral contre, le levier g, /, e de compenfation ; M P eft le double pont du pince-fpiral.
- 3 66. Q eft le pont du rouleau G, il eft attaché par deux vis fur la platine B B. Ce pont fert à approcher ou à écarter le rouleau G de l’axe de balancier pour lui donner le jeu preferit ( voy. ci-après Chap. XIX. la méthode que j’emploie pour donner le jeu convenable à l’axe de balancier ). Le pont Q étant démonté, on peut retirer le rouleau G, afin de démonter le balancier au moyen de la fente n , 0, p pratiquée aux platines.
- O
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- 3 6 J, G j P, x, fig. 7, eft un bras placé fous la vis P du pont P q du pince-fpiral , le bout x de ce bras appuyé fur le reffort r q du pince-fpiral. L’ufage de ce bras eft pour augmenter ou diminuer l’aâion du relfort ôc lui donner la tenlion convenable pour rendre les effets de la compenfation parfaitement certains , voy. Chap. XIX , la méthode que Remployé pour trouver ce point.
- Dimenfions de ma première Montre à Longitude portative.
- 3 68. La roue de fufée fait un tour en quatre heures ; elle a 80 dents, ôc 9 lig. \ de diamètre. Elle porte le pignon de renvoi des heures ; ce pignon a 24 dents ôc 2 lig. -bf de diamètre,
- La roue des heures a 72 dents, ôc 8 lig. de diamètre.
- La roue de minute a 128 dents ôc 10 lig. de diamètre, fon pignon eft de 20.
- La roue moyenne a 120 dents ôc 9 lig. de diamètre ; fon pignon a 16 dents..
- La roue de fécondés a 120 dents ôc 8 lig. \ de diamètre; fon pignon ai 6 dents.
- La roue d’échappement a 15 dents Ôc 7 lig. de diamètre; fon pignon a 10 dents.
- Le cercle d’échappement a 3 lig. de diamètre ; l’arc de levée de l’échappement, eft de 60 degrés.
- Le balancier a 13 lig. de diamètre, ôc pefe 3 3 grains.
- Le refïbrt-mote.ur tire 13 gros.
- Le barillet eft de toute la hauteur de la cage du régulateur, Dimenfions des Pivots,
- Pivots de fufée 1 lig, : ,
- De minute o lig. ±f-.
- De roue moyenne ,
- De fécondés,
- De la roue d’échappement, ^
- Des rouleaux, o lig.
- Pivot pince-fpiral,
- Le chaffis a 10 lig. de largeur ôc 21 lig.[de longueur; U eft compofé de 16 tringles, 8 d’acier ôc 8 de cuivre,
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- Première Partie, Chap. XIII. 107
- CHAPITRE XIII.
- Defcription de la deuxieme Montre a Longitude portative•
- 369. La Montre à Longitude portative dont j'ai donné une notion abrégée dans le Chapitre XII , étant trop compofée, d’une exécution longue ôc pénible , j’en ai conf-truit une plus (impie d’après l’Horloge à Longitude n° 36, dont elle ne diffère que par fes dimenfions : cette Montre eft repréfentée Planche III, fïg. 4 & y.
- 3 yo. Cette Montre eft compofée de deux platines de 2 5 lig. \ de diamètre, qui forment la cage du rouage , ôc de deux petites, de 18 \ lig.de diamètre, qui forment deux cages au moyen de trois piliers à., double bafe ; l’une de ces cages fert à placer le balancier ( comme dans no 35, fig. 1 ) ôc l’autre, pour y loger trois rouleaux : le méchanifme de compen-fation, à lame compofée, eft placé au dehors de ces cages.
- 371. Le balancier fait 6 vibrations par fécondé : un de fes pivots ( celui inférieur ) tourne entre trois rouleaux , ôc l’autre dans le trou dupont pareil à celui P G, fig. 1..
- 372, Les deux petites platines font fendues jufques à leur centre, afin de pouvoir démonter le balancier en ôtant un rouleau : cette difpofition eft commode pour augmenter ou diminuer à volonté le poids du balancier , ôc pour régler la Montre par fes diverfes polirions, au moyen des malles ôcc.
- 3 7 3 * d A , fig. 4, repréfentelj le dehors de la platine-cadran , fur cette platine font rivés lçs piliers 1, 2, 3, 4; B eft le barillet, C le rochet d’encliquetage du grand ref-fort, cet encliquetage eft placé au dehors de la platine-cadran ; de même que le cadran O des heures ; • celui M de minutes ôc celui S de fécondés : G eft la roue des heures, a le pignon porté par le centre de la roue de fufée F: ce pignon a menelaroue des heures ; e eft le pignon de. minute;
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- 108 De la Mesure du Temps.
- H la roue de minute ; I la roue moyenne ôc g fon pignon ; K la roue de fécondés ôc h fon pignon ; L la roue d’échappement Ôc / fon pignon ; Q l le pont de cette roue ; m q le cercle d’échappement ; o n la detente ; f fon pont : m p q le rejfort-levée d’échappement porté par le cercle m : P o le pont du pivot fupérieur du balancier ; r le reffort de la détente o n d’échappement : f eft le plot du garde-chaîne , f d la dire&ion du garde-chaîne, d le crochet de fufée ; E le cliquet du rochet auxiliaire ; N C le rochet d’encliquetage de la fufée ; y , 6, 7 les bouts des pivots de la cage du balancier & des rouleaux.
- 3 74- B B, fi g. y y repréfente le dehors de la fécondé platine du rouage ; 4 , y , 6,7 font les pivots des piliers de la cage du rouage ; C la platine des piliers de la double cage des rouleaux Ôc de balancier ; M M le balancier ; 1 9 2. y 3 les rouleaux; 8, p, 10 les piliers à double bafe.
- 3 7 1 • La difpofition de la compenfation étant la même dans cette Montre, que dans la petite Horloge n° 3 6. Je ne l’ai pas répétée dans la fig. y. Il faut donc recourir à la fig. 3 y Planche III, où Ad repréfente le pont de la lame de compenfation ; ce
- Î>ont porte en d une plaque qui fert de mâchoire pour fixer e bout S de la lame S T ; le bout T de la lame porte une vis £ dont le bout agit fur le brasj/’ du pince-fpiral xy ; la vis \ fert à former la compenfation par l’aêtion de la lame qu’elle communique au pince-fpiral., ôc en même tems ; en tournant cette vis de droite ou de gauche , on règle la Montre au plus-près ; V Y efi: le pont du pince-fpiral.
- Dimenjîons du rouage.
- 375. La roue de fufée a 80 dents Ôc 9 lig. £ de diamètre; elle engrene dans le pignon de minute de 20 dents ôc 2 lig. — de diamètre.
- La roue de fufée porte à fon centre le pignon de renvoi des heures ; ce pignon, qui eft en cuivre, a 24 dents ôc 2 lig* Ta de diamètre*
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- Première Partie, C h a p. XIV. loÿ
- La roue des heures a 72 dents & 8 lig. de diamètre.
- La roue de minute de 128 dents, & de 10 lig. de diamètre en-grene dans le pignon 16 de la roue moyenne; ce pignon a 1 lig. — de diamètre.
- Roue moyenne, 120 dents; diâmetre, p lig. ~ ; engrene dans le pignon 16, de fécondés; ce pignon a 1 lig. de diametreg
- Roue de fécondés 120 dents, diamètre p lig. ~.
- Roue d’échappement 1$ dents, fon pignon 10.
- Hauteur des piliers.
- Du rouage, 4 lig.
- Du balancier, 2 lig.
- Des rouleaux, 2 lig.
- CHAPITRE XIV.
- Horloge à Longitude, N° 35.
- Planche IV.
- 377. Ç]ette Horloge eft particulièrement deftinée pour fervir aux vaiffeaux Marchands : j’ai eu deux objets en vue en la conftruifant ; le premier, d’employer les moyens les plus (impies, enforte qu’elle puiiïe être exécutée en entier par un bon Ouvrier en pendule ; le deuxieme , d’obtenir de cette machine toute l’exaditude requife pour la conduite du vaiffeau , par la nature même de fes principes , & indépendamment de l’extrême perfe&ion de la main d’œuvre, afin qu’une telle Horloge ne foit pas d’un grand prix.
- 37 g. Cette Horloge eft à relïort égalifé par une fufée ; le balancier fait deux vibrations par fécondé ; l’aiguille bat les fécondés ; l’échappement libre de la conftru&ion la plus fimple ; la compenfation du chaud & du froid par un chaflis
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- no De la Mesure du Temps.
- compofé de 7 tringles feulement : le compenfateur eft ajouté à cette machine, afin d’arriver plus promptement à l’ifochro-nifme des vibrations. On peut faire ufage avec cette Horloge de la table des arcs Ôt de la température. Le mouvement doit être placé dans un tambour porté par une fuf-penfion pareille à celle repréfentée Traité des Horloges Marines 9 Planche XXVI, fig. 2.
- 379* La Planche IV, fig. 1, repréfente le profil du mouvement compofé de trois grandes platines ; les deux premières A A, B B , forment la cage du rouage ; les deux platines B B, C C, forment la cage du balancier.
- Le mouvement eft en outre compofé de deux petites cages particulières qui contiennent fix rouleaux entre lefquels tournent les pivots du balancier : on peut au befoin faire exécuter ces deux cages & leurs rouleaux féparément par lin Ouvrier en Montre.
- 380. D eft la roue de fufée qui fait un tour en 12 heures; le canon fur lequel cette roue eft rivée, porte à frottement le cadran E des heures : le canon a de ce cadran eft fendu pour former le frottement : h eft le rochet auxiliaire : c le reftbrt qui fert à faire marcher l’Horloge pendant qu’on la remonte (a) : d le rochet d’encliquetage de la fufée : F eft la fufée , e fon crochet, a a le quarré de remontoir.
- La roue de fufée D engrene dans le pignon/de minutes, dont le pivot prolongé g porte l’aiguille ; G eft la roue de minutes fixée fur l’axe du pignon f g ; elle engrene dans le pignon h de la roue moyenne : l’axe du pignon h porte la roue moyenne H : celle-ci engrene dans le pignon i qui porte la roue de fécondés I dont le pivot prolongé k porte l’aiguille : la roue de fécondés / engrene dans le pignon / d’échappement; m eft le cercle d’échappement, lequel porte un canon qui le fixe par une goupille au bout du pivot fu-périeur du balancier ; le cercle porte en n un petit pont
- (d) Voy, Traité des Horloges Marines, N° Su* la defeription de çc méchaniftn
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- Première Partie, Chap. XIV. m formant la mâchoire à laquelle elt attachée le refïbrt de fufpenfion no du balancier : le bout o du relïort eft fixé à une fécondé mâchoire p portée par le pont de fufpenfion attaché par fon pied au-deflus de la platine B B.
- q, r font les deux platines de la cage fupérieure des rouleaux; i, 2, 3 font les rouleaux; s, eft le pivot de balancier quife meut entre ces trois rouleaux: cette cage eft fixée par deux vis à la platine B B : t, u font les deux platines de la cage inférieure des rouleaux; 4, 5-, 6 font les rouleaux : v eft le pivot inférieur du balancier quife meut entre ces trois rouleaux : le bout prolongé du pivot v de balancier porte lefpiral M attaché fur la virole x.
- 3 8l* N N eft le balancier attaché par trois vis fur l’af-fiette O , laquelle eft fixée fur l’axe v s du balancier.
- Au-deflfous du balancier eft attaché fur fon axe l’excentrique y, vu en perfpeélive, fig. $ : c’eft fur cet excentrique qu’agit le petit rouleau \ porté par la chappe P ; fur cette chappe eft attaché le bout 7 de la lame du reflort compenfateur ; pour cet effet, le bout 7 du reflort eft fendu pour entrer fous les têtes de deux vis portées par la patte de la chappe ; le bout 8 de la même lame eft fixé au pont à mâchoire Q« Le rouleau, le reflort, la chappe & le pont font vus en per-fpe&ive fig.$ : 9, 10 ôc 11,12 repréfentent deux des piliers de la cage du rouage; 13, 14 ôc i£, 16 deux des piliers de la cage du balancier.
- 3 8 La fig» 2 repréfente le dehors de la platine A A des piliers du rouage, platine-cadran, fur laquelle eft tracé le plan du rouage & de l’échappement: B eft le barillet: C le rochet d’encliquetage du grand reflort ; ce rochet Ôc l’encliquetage doivent être placés au dehors de la platine-cadran : E eft une portion du cadran des heures qui paroît à travers l’ouverture faite à la platine-cadran : M eft une portion du cadran de minute, ôt N de celui de fécondés : D eft la roue de fufée ; b le rochet du reflort auxiliaire ; d le rochet d’encliquetage de la fufée ; e le crochet de la fufée ; a le plot du garde-chaîne a e, Ôc g le reflort ; c b le cliquet du rochet auxiliaire ; 4, 5 , 6, 7 font les piliers de
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- lia De ia Mesure du Temps.
- la cage du rouage rivés fur la platine AA; 8 , p > to le$ bouts des piliers de la platine du balancier.
- 3 83* £ eft la roue de minute ; f fon pignon ; H la roue moyenne, h fon pignon ; I la roue de fécondés , i fon pignon ; K la roue d’échappement, Ôc II fon pignon ; m le cercle d’échappement, n o le rejffort-détente, p le rejfort-levée d’échappement : L le pont du relfort de fufpenfion du balancier ; T un pont de précaution pour empêcher le balancier de remonter ôc de faire calfer le reflort de fufpenfion ; R eft le pont de la roue d’échappement ; P eft une portion de la platine du balancier graduée en degrés pour connoître l’étendue des arcs de vibrations : Ç eft un pont de précaution pour garantir le pivot de la roue de fécondés lorfqu’on remonte le mouvement, fans cela cette roue pourroit être accrochée par le bout du pont R de la roue d’échappement.
- 384* £ C, fig. 3, eft le dehors de la platine du balancier fur laquelle font rivés fes trois piliers; d, e9f9 g font les places des bouts des piliers de la cage du rouage qui s’alfemblent avec la fécondé platine (B B, fig. 1 ) : u u les platines de la petite cage des rouleaux attachées par deux vis à la platine C C ; 4, $ , 6 font les rouleaux : N N le balancier : P ^ la chappe ôc le rouleau du compenfateur : 7, B le relfort, Q le pont portant la mâchoire h i qui fixe ce relfort ; y eft l’excentrique fur lequel agit le rouleau ç pour amener les vibrations à l’ifochronifme ; l eft une portion du fpiral attaché en m au piton m M.
- 3 $*). A B eft \g chalïis de compenfation attaché en A au pont A D : o p le grand levier de compenfation mobile en 0 ; le petit bras q de ce levier appuyé fur le bout de la tringle du milieu du chalïis ; le grand levier p appuyé fur le bout de la vis r portée par une boîte attachée au bras s du pince-fpiral f9 t ; la boîte v du pince-fpiral eft fendue en delfous pour le palfage du fpiral ; E 9 p 9 y eft le pont du pince-fpiral.
- 386. La fig. 4, repréfente le chalfis de compenfation jen plan ; fur la travçrfe 4 B font fixés les bouts des tringles
- de
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- Première Partie, Chap. XIV. 113
- rde cuivre : 6c fur ia traverfe C D font fixés les bouts c d des mêmes tringles ; far la traverfe C D font aufîi fixés par des chevilles les bouts e f des tringles d’acier ; les autres bouts des mêmes tringles font fixés à la traverfe E ; celle-ci porte de même les bouts g h des tringles de cuivre dont les bouts oppofés des mêmes tringles font fixés par deux chevilles à la traverfe F ; enfin à celle-ci eft fixé le bout i de la tringle d’acier du milieu : l’autre bout de la même tringle paffe librement à travers les traverfes E , F, A , B, pour aller agir fur le petit bras du levier de coin-penfation.
- Les tringles doivent avoir i lig. ~ de diamètre, Dimenjions du Rouage.
- 3 87* Les trois platines ont £4 lig. de diamètre.
- Hauteur des piliers, cage, rouage, 15 lig.
- De la cage du balancier, 9 lig.
- La roue de fufée a 29 lig. de diamètre ôc 240 dents.
- Roue de minute, 160 6c 19 lig. f.
- Roue moyenne, 150 ôc 18 lig.
- Roue de fécondés, 120 & 14 lig. f.
- Roue d’échappement , 10 dents.
- Les quatre pignons font de 20 , 6c 2 lig. de diamètre.
- Le balancier, 44 lig. de diamètre : le fpiral étant de même force que celui de n° XXV , le balancier pefera 48 <5 grains ; fes pivots d.e yy de diamètre : les autres pivots des dimensions de ceux de l’Horloge n° XXIV, (n° 182).
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- ïi4 De la Mesure du Temps.
- CHAPITRE XV.
- De la conftruclion cfune Montre Marine la plus Jimple pour
- les vaijfeaux marchands , les pivots de balancier tournant dans des trous fans rouleaux.
- 3 88» T /application des rouleaux au régulateur d'une Horloge à Longitude eft un moyen précieux pour réduire fes frottements : mais comme cette application exige un travail affez confidérable ; il paroît ndceffaire d’examiner comment on peut fupprimer les rouleaux, Ôc quelle doit être dans ce cas, la difpofition de la machine pour en obtenir encore affez de jufteffe, ôc pouvoir être employée dans les ufages ordinaires de la navigation ôc fur-tout pour fervir aux vaiffeaux Marchands. C’eft dans cette vue que je conf-truifis en 1777, ôc fis exécuter la même année une Horloge à reffort, dont les pivots de balancier tournent dans des trous. Cette Horloge eft défignée par n° 7.
- 389. Le balancier de cette Horloge ( n° 7 ) a 27 lig. de diamètre, ôc fait quatre vibrations par fécondés ; il eft fuf-pendu par un reffort ôc pefe 92 grains ; les pivots ont JJ lig. de diamètre; le balancier décrit des arcs de 160 degrés.
- L’échappement eft à vibrations libres, ainfi l’aiguille des fécondés bat les demi-fecondes.
- La compenfation eft à chafiis comme dans mes grandes Horloges.
- Le reffort eft égalifé par une fufée, Ôc tire 13 onces à 4. pouces du centre : la roue de fufée fait un tour en 12 heures ; elle porte le cadran des heures.
- Cette Horloge eft horiftontale Ôc maintenue dans cette po-fition par une fufpenfion comme mes autres Horloges.
- 390. En conftruifant cette machine, j’avois fur-tout en
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- PREMIERE PARTIR, ChAP. XV. îljf
- vue de la faire fervir à mes expériences particulières , ôc de ne l’envoyer en mer qu’après des épreuves certaines : je vais rapporter quelques-unes de ces expériences, lefi quelles doivent fervir à fixer les dimenfions d’une Horloge, dont le régulateur n’a pas de rouleaux.
- 3 9 T. La première obfervation que l’on doit faire fur cette Horloge, c’eft que la force motrice eft fort grande, relativement au peu de puiflance du régulateur, ce qui prouve combien les frottements des pivots de balancier font grands : car fi on compare la force de mouvement du balancier de n° 7 à celle du balancier de n° 4 dont les pivots tournent entre des rouleaux, on trouvera que la puififance de n° 4 eft à celle de n° 7, comme 21 eft à 2 , tandis que la force motrice de no 4 eft à celle de n° 7 , comme 93 eft à $2 ; voy. la forme de ce calcul, Traité des Horloges Marines 9 n° 144 $ & fuiv.
- 392. Lorfque cette Horloge eût marché quelque tems, j’examinai les pivots du balancier ; j’en trouvai un qui étoit marqué 6c l’huile noircie, ce qui prouve que le balancier eft encore trop pefant pour n’avoir pas de rouleaux.
- 39 3* Je au^ marcher l’Horloge en l’inclinant de 10 degrés : les arcs de vibrations diminuoient tout de fuite.
- 394. Quant à la marche de l’Horloge, elle a été aifez irrégulière, pour que je me fois décidé à ne pas faire ufage de cette machine.
- 39 5* Maintenant je penfe cependant qu’en conftruifant une nouvelle Montre, on pourroit encore obtenir aflez de jufteffe quand même les pivots de balancier rouleroient dans des trous ; mais pour cela il faut que le balancier foit beau* coup plus petit ôc plus léger que celui de n° 7 ; je vais en propofer la conftruélion ôt les dimenfions.
- 396. Le balancier doit être horifontal, Ôc la pointe du pivot inférieur doit rouler fur un diamant.
- Pour conferver la Montre dans cette pofition horifontale, il feroit à propos d’employer une fufpenfion mais plus (impie :
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- ïi6 De la Mesure nu Temps.
- le mouvement doit être placé dans un tambour chargé d’un poids, ôte.
- En donnant peu de puiflance au balancier, il faut réduire le rouage à proportion, ôt tenir les roues légères.
- Le balancier devra faire quatre vibrations par fécondés 3 ôc être du poids de 40 grains au plus.
- Defcriptioti de la Montre Marine horifontale fans rouleaux, Planche 11.
- 3 97. Lâ fig. 7 repréfente la platine-cadran , ou des piliers, fur laquelle eft tracé le plan de la Montre.
- 398- Le mouvement de cette Montre eft difpofé de la même maniéré que ceux des Montres à Longitude ; les cadrans des heures, des minutes ôt des fécondés font excentriques, ôt portés par la platine des piliers; la roue de fufée doit être difpofée comme celle des Horloges à Longitude, avec un méchanifme pour faire marcher la Montre pendant qu’on la remonte, ou bien on peut fuppléer ce méchanifme par une détente difpofée comme dans ma première Montre Marine. Voy. Traité des Horloges, Planche VIII, fig. 2. 9 ôt N° 581.
- 399. Cette Montre eft compofée de deux platines de 30 lig. de diamètre, qui forment la cage du rouage , au moyen de 4 piliers de p lig. de haut.
- A, A eft la platine-cadran ; 1, 2,3 ,4 , les piliers rivés fur cette platine ; B le barillet, qui doit contenir le reffort moteur ; C le rochet d’encliquetage du reffort-moteur ; D la roue des heures; E le cadran; la roue D a 84 dents, ôt 10 lig. de diamètre ; le pivot prolongé de l’axe de cette roue porte Paiguille des heures ; F eft le pignon de renvoi, lequel, porté par la roue de fufée, conduit la roue des heures. Ce pignon a 3 51 dents & 4 lig. ~ de diamètre : G eft la roue de fufée, elle a 80 dents ôt 12 lig. • de diamètre; elle pu-
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- Premier! Partie, C h a p. XV. 117 grene dans le pignon a de minute; ce pignon a 16 dents & 2 lig, de diamètre , le pivot prolongé de ce pignon porte l'aiguille des minutes : H en eft le cadran ; I eft la roue de minute, elle a 96 dents ôc 12 lig. de diamètre; elle en-grene dans le pignon h de la roue moyenne ; ce pignon eft de 12, il a 1 lig. \ de diamètre.
- K, eft la roue moyenne, elle a 90 dents ôc 11 lig. de diamètre ; elle engrene dans le pignon c de fécondés , qui a 12 dents ôc 1 ligne \ de diamètre ; le pivot prolongé de ce pignon porte l’aiguille de fécondés ; L eft la roue de fécondés,, elle a 80 dents ôc 10 lig. de diamètre; M eft le cadran de fécondés : la roue de fécondés L, engrene dans le pignon d d’échappement ; ce pignon a 10 dents ôc 1 lig. —• de diamètre.
- 400. Là roue d’échappement N , eft placée à fleur du dedans de la fécondé platine ; O , eft le pont de cette roue ; e f g , la détente-reffort d’échappement ; fh i, le rejjort- levée d’échappement ; ce reffort eft fixé par la vis i, fur le cercle d’échappement zf; P eft le pont de l’axe du balancier at-* taché en dedans de la fécondé platine. Il faut ici employer un pont de précaution, pour garantir les pivots de la roue de îecondes, lorfqu’on remonte le rouage. (Voy. ci-devanc nos 307 ôc 383 ).
- 401. Le balancier a 20 lig. de diamètre, il peut pefer de 30 à 40 grains.
- Le fpiral peut être trempé, plié; il devra faire 6 tours, la lame travaillée comme celle des fpiraux des Montres à Longitude.
- 402. Planche II, fig. 8, repréfente les dehors de la fécondé platine du rouage ; elle porte le balancier ôc le rnécha-nifme pour la corredion du chaud ôc du froid.
- B B, eft la platine ; 1, 2 , 3,4 , les bouts des pivots des piliers ; C C, eft le balancier.
- DE, eft le pont du balancier ôc du pince fpiral ; la patte D eft attachée à la platine j E} eft le pont du pince-fpiral,
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- ïi8 De la Mesure du Temps.
- êt Fie coqueret qui porte le pivot inférieur du balancier* Le double pont DE eft vu de profil , fig. p.
- 40 3. De fig. 9 eft le premier pont,lequel s’attache à la platine ; le bout e reçoit le pivot e de l’axe de du pince-fpiral, le pivot d entre dans le trou fait en d au deuxieme pont E d -, le bras b ou palette du pince-fpiral a b 3 eft celui fur lequel agit la vis de la lame compofée ; le bras a porte la boîte c a, fendue en a, pour le paffage du fpiral. C’eft le mouvement de cette partie a, qui forme la compenfation , en rendant le fpiral plus long ou plus court ; le coqueret f reçoit le pivot du balancier. L’axe du balancier paffe, comme j’ai dit, dans le trou de l’axe de> du pince-fpiral, cet axe étant formé par un canon : au-deffus du coqueret/", qui eft en cuivre, doit être placé le diamant ou rubis, pour recevoir le bout du pivot de balancier ; c’eft celui-ci qui devient celui d’en-bas, lorfque la Montre efï placée horifonta-lement, le cadran en haut.
- 40 4. Æ fig.' 8, eft le pince-fpiral, & b le levier, fur lequel agit la vis c de la lame compofée ; G H eft le pont à mâchoire, fur lequel cette lame eft fixée.
- 405* Le fpiral doit être placé , comme je l’ai dit 3 tout près du balancier C C, & au-deffus. Le pont E paffe au-deffus du fpiral, ainft le piton h doit defcendre au-deffous du pont. Pour cette effet, il faut que ce piton porte un talon , pour aller gagner la hauteur du fpiral : ce piton peut être difpofé comme ceux des Horloges à Longitude êt fixé par une vis : Ôc tel étoit celui de ma fécondé Montre Aftronomique.
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- Première Partie, Chap. XVI. irp
- CHAPITRE XVI.
- Horloge à Longitude horifontale à poids , de la conjlruc don la plus jimple > & réduite au plus petit volume.
- 406. J*ai traité ci-devant des principes ôc de la conftruc-tion des petites Horloges à Longitude à relfort (<2) ,, ôc j’ai reconnu par des épreuves sûres, que ces machines peuvent remplir l’objet de leur deffination ; mais malgré leur fuccès , j’infifterai toujours fur la préférence que méritent les Horloges à poids (b). Les accidents arrivés à celles-ci, dans le tranfport par terre., de Paris à Bref;, ou au retour, ne peuvent faire renoncer à leur ufage : elles préfentent trop d’avantages pour les abandonner. Je vais donc de nouveau m’occuper de la conftru&ion d’une Horloge à poids , dans laquelle j’efpere vaincre toutes les difficultés qui s’oppofent à la facilité du tranfport de ces machines ; Ôc je tâcherai de réunir dans celle-ci , tous les moyens de perfeâion que l’expérience ôc l’étude m’ont acquis, en m’appliquant fur-tout à la fimplifier autant qu’il eft poffible , ôc en la ré-duifant au plus petit volume. Mais avant d’en tracer la compolition ôc les dimenfions, je dois parcourir ici les défauts que j’ai reconnus dans mes anciennes Horloges à poids.
- 407. l0. Les Horloges Marines à poids, que j’ai con£ truites ôc exécutées jufqu’à préfent, font d’un trop grand volume, trop pefantes ôc embarraffantes, enforte que, pour les porter à Bref:, j’ai été obligé pendant la guerre de les envoyer par les voitures publiques; de-là les accidents, aïs
- (a) Chapitre IX.
- \b) Traité des Horloges Marines * N° 3.1 j»
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- 120 De la Mesure du Temps.
- lieu que réduites à un plus petit volume , on les eût tranJP* portées dans des chaifes de pofte , comme celles à refforts.
- 4 O S • 2°. Les balanciers de ces Horloges font beaucoup trop pefants, ce qui les expofe dans le tranfport par terre , à caffer les pivots des rouleaux, & à la mer, les rend trop fufceptibles des commotions de l’artillerie du vaiffeau.
- 409* La force de mouvement du balancier étant fort grande , la force motrice en a dû être augmentée à proportion,, & de-là l’augmentation de volume de l’Horloge , &c.
- 410. 40. Par une fuite de cette grande puiiïance du Régulateur , & de la force motrice , les roues font plus grandes , plus pefantes, ôc par conféquent , caufent plus de frotte-mens, &c.
- 41 I. f °. Le méchanifmedecompenfation, dans ces grandes Horloges, eft néceifairement de plus grandes dimenfions &plus p^fant : l’Horloge eft par là plus expofée à tous les effets des agitations. Or , en réduifant la puiffance du Régulateur, on peut employer la lame compofée en place du chafïis : ce moyen eft beaucoup plus fimple ; ôt, étant bien exécuté , il eft auffi sûr.
- 4 l 2.6\Des expériences décifives ôt fouvent répétées m’ont appris que les arcs de vibrations du balancier diminuent à la longue , & plus ou moins, félon la qualité des huiles ; en-forte que , malgré que le fpiral ait été jugé fenfiblement ifo-chronifme, cependant comme cet ifochronifme n’a lieu que dans des arcs qui different peu entr’eux, il s’enfuit des variations dans l’Horloge.
- 4 I 3 - 7°- Deux défauts qui ont lieu dans les Horloges à poids j que j’ai corrigés dans mes nouvelles Horloges à ref-fort. C’eft i°. Les roues de cylindre ; de minute & roue moyenne, tournoient fur les portées des pivots , ce qui cau-foît un très-grand frottement, qui creufoit même les platines : de même les poids des leviers & pinces-fpiraux de com-. penfation rouloient fur leurs portées ; 20. Les ponts de fufpen-fion du balancier, & les piliers de la cage du Régulateur, étaient en cuivre, tandis que l’axe du balancier ôç le reffort
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- Première Partie, Chap. XVI. iix de fufpenfion de balancier étant d’acier, il en réfultoit des dilatations différentes qui rendoient le fpiral, tantôt libre, & tantôt forcé.
- 4l4* Dans toutes mes Horloges à poids, les piliers de la cage du poids font attachés à la platine inférieure de la cage du Régulateur, enforte que les fecouffes du poids ont dû tendre à faire fléchir cette platine, qui d’ailleurs eft fendue pour le paffage du balancier. Et ces effets ont dû néceffairement changer la compenfation , & même ont mis le fpiral dans divers états forcés } ce qui a pu produire deux nouvelles caufes de variation.
- 415* Par tout ce précédé, 011 voit que la plupart des obftacles dont nous venons de parler dans les Horloges à poids, font caufés par la trop grande force des refforts fpiraux, <$u puiffance de mouvement du Régulateur : car cette force étant donnée, le balancier devient plus pefant, le poids moteur a plus de pefanteur, & plus de defeente , les roues doivent être plus grandes & plus pefantes ; le mé-chanifme de compenfation plus grand ôc delà le volume de l’Horloge plus grand. En général dans les Horloges Mannes , faites fur les mêmes principes, les quantités de force motrice augmentent dans la même proportion que les Çprces des refforts fpiraux, dont les balanciers décrivent des arcs fembla-bles, ou ce qui revient au même , comme les quantités de mouvement des balanciers ; ainfi , lorfque la force de mouvement d’un balancier eft quatre fois plus grande que celle d’un autre balancier, la force motrice eft aufîi quadruple, ou très-approchant.
- Pour réduire le volume de l’Horloge , & vaincre tous les obftacles ci-deffus énoncés, il Euffit donc de diminuer la puiffance du Régulateur, & proportionnellement toutes les parties qui conftituent l’Horloge, & on réunira la même exactitude à plus de commodité , & moins d’accidens, foit dans fon tranfport par terre, foit qu’à la mer elle foit expofée aux commotions de l’artillerie du vaiffeau. Nous donnerons ci-
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- après la conftruêlion Ôc les dimenfions de cette nouvelle Horloge, lorfque nous aurons établi quelques principes Ôc obfervations qui peuvent être utiles aux Horloges ôc aux Montres à Longitude en général.
- ARTICLE I.
- Des limites de la force de mouvement du Régulateur des Horloges a Longitude.
- 4 I Les épreuves qui furent faites de l’Horloge Marine , N° 8, en 1768, me firent connoître que les arcs de vibrations avoient eu une grande diminution, caufée par l’épaif-fiffement des huiles. Je cherchai à éviter ce défaut, en conf-truifant les grandes Horloges N°s p, 10 , 17, ôcc. dont le Régulateur a voit une plus grande force de mouvement : mais diverfes expériences m’ont fait reconnoître depuis, que cette diminution dans les arcs, dépend moins de la quantité abfolue de la force de mouvement du Régulateur, que de la nature même des huiles Ôc des frottemens, qui, dans les grandes Horloges, augmentent, ainfi que je l’ai appris trop tard, dans le rapport même de la force de mouvement, à caufe des obftacles de la matière, ôc que les pefanteurs, ôc par conféquent, les frottemens croiffent à peu-près comme les forces. C’eft donc en bien pure perte, que j’ai fait de fi grandes Horloges d’une exécution pénible, d’une grande dé-penfe, ôc auxquelles j’ai employé tant de temps. D’autres ex-
- Ïiériences fort nombreufes m’avoient aufli fait reconnoître que es arcs de vibration du balancier , devenoient plus petits par le froid, enforte que c’étoit une nouvelle raifon pour devoir juger l’augmentation de force de mouvement absolument néceffaire; cependant, d’après les expériences les plus sûres ôc fouvent répétées, j’ai toujours trouvé que les arcs diminuent par le froid, foit que l’Horloge ait un grand Ré*
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- gulateur piaffant, foit que fa force foit beaucoup plus petite (a) : que ce foit une Horloge à vibration lente , comme N° 8 , ou prompte comme N° 6 : la quantité de diminution des arcs eft fenfiblement la même dans les unes ôc dans les autres, avec les huiles de même qualité.
- 4l7« Ces diverfes confidérations ôc expériences me ramènent naturellement à ce principe, que ce neft pas la quantité abfolue de la force de mouvement d’un Régulateur, qui détermine la jufiejfe confiante de VHorloge , mais que cela dépend du rapport entre la force de mouvement du Régulateur ô la quantité de frottement & de réfifiances des huiles 3 &c. ( Traité des Horloges Marines, N0s 76 ôc 128 ).
- 4 I g. De ce qui précédé, il fuit qu'il y a dans une machine qui mefure le temps par un balancier, une force moyenne pour former un bon Régulateur, ôc telle eft celle du Régulateur de l’Horloge n° 8 à poids , (b) Ôc de ceux des petites Horloges, n0s XXV, XXVII, XXXVI, dont j’ai donné la defcription ci-devant.
- 419. Les confidérations que je viens d’énoncer , ne font pas les feules qui doivent établir la préférence d’une force de mouvement moyenne dans le Régulateur d’une Horloge Marine ; une autre également puiffante naît des agitations du vaiffeau ôc des commotions de l'artillerie ; car plus le balancier fera grand ôc pefant, plus les agitations ôc commotions doivent en altérer le mouvement.
- 4^0. Une autre raifon, c’eft que les machines grandes Ôc pefantes ne font point portatives , étant expofées à tous les accidens du tranfport par terre.
- 421. Une obfervation effentielle qu’il faut encore faire ici , relativement à une Horloge dont les vibrations font à demi-fecondes, c’eft que ce n’eft point tant la nature des vibrations lentes ou promptes en elles-mêmes , qui détermine àbfolument la propriété d’un Régulateur, pour n’être pas fuf-
- (a) J’entends ici que l’Horloge ait une I l’effet feroit encore plus fenfible. force de mouvement moyenne, car fi elle I (£) Décrite, Traité des Horloges Marines, étoit fort petite, comme dans les Montres, j
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- ceptible des agitations. Car j’ai fait des Montres de poche dont le balancier faifoit des vibrations de demi-fecondes , qui n’étoit cependant pas fufceptible des agitations , parce que ces balanciers étoient légers, ôc décrivoient de très-grands arcs : un balancier grand Ôc pefant, qui feroit 6 vibrations par fécondés, feroit donc, en effet, plus fufceptible des agitations , qu’un balancier petit ôc léger, qui feroit deux vibrations par fécondé; en un mot, le plus ou moins d’effet des agitations dépend plus particuliérement de l’inertie propre au balancier, indépendamment de la nature de fes vibrations. On peut donc parvenir à avoir un excellent Régulateur petit ôc léger à vibrations lentes, fi on diminue les frottemens ôc réfiftances des huiles dans le même rapport de la diminution de puïffance du Régulateur, (voy. Traité des Horloges Mannes, N° 12B. )
- ARTICLE IL Du méchanifme de la œmpenfation.
- 422 . Parmi les divers moyens qui fervent de bafe à la confiante jufteffe des Horloges Ôc des Montres à Longitude, ceux qui font les plus efTentiellement importants, font i°, que le Régulateur foit tellement conftruit ôc exécuté , que l’étendue des vibrations du balancier foit toujours la même (a) ; 20 que les ofcillations d’inégales étendues décrites par le balancier, foient'ifochrones (b) ; 30 enfin que le ïftéchanifme des compenfations du chaud ôc du froid foit parfaitement immuable , c’effà-dire , que fes effets foient conflamment les mêmes. J’ai fuffifamment traité des deux premiers articles ; je ne m’arrêterai qu’au troifieme, qui exige encore quelques ob-
- (a ) Traité des Horloges Marines, N* 74.
- (b) Traité des Horloges Marines , N® 138»
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- fervations particulières fur lefquelles je vais de nouveau in-fifter.
- 4^3* La première, c’eft: que le moyen de correction du chaud & du froid, foit tel que par tous les pafî'ages du chaud au froid, ou du froid au chaud, le méchanifme revienne ri-goureufement au même point, enforte que l’Horloge ou la Montre qui étoit réglée à 15* dégrés de température, je fup-pofe, foit encore réglée par ce même degré, lorfque la machine aura éprouvé dans l’intervalle de grands froids, ou de grand chauds : car fi elle différé, cela annonce un vice dans le méchanifme de compenfation.
- 4^4* La fécondé condition que l’on doit exiger, c’eft: que fi l’Horloge ou la Montre reçoit quelques agitations, ou fecouffes , le moyen de compenfation revienne toujours au même point où il étoit auparavant, de forte que la marche de l’Horloge ou de la Montre, n’en foit point af-fe&ée : car fi cette marche vient à changer par ces diverfes agitations ou fecouffes, c’efl une preuve que le moyen de corn-penfation eft vicieux, foit dans la conftruêtion, foit dans l’exécution.
- 4 2 J. Si donc je fuppofe que le méchanifme de compenfation eft un de ceux que j’ai appliqué dans mes Horloges 6c Montres à Longitude, ôt dans lefquelles la compenfation eft produite par le chemin du pince-fpiral : dans ce cas, cela peut dépendre, ou du chaffis {a) qui eft mal exécuté, & qui n’eft pas libre, ou bien de la lame compofée , qui eft mal faite : dans l’un ou l’autre cas, il faut s’en affurer par un examen réfléchi : mais le défaut dont nous parlons ici, peut être tout Amplement produit par le trop, ou trop peu de force du reffort du pince-fpiral : c’eft pour en
- (aj Je dois ajouter ici que dans les petites Horloges & Montres à Longitude y il eft préférable d’employer la lame compofée; ce moyen eft plus fimple, & peut être facilement exécuté avec toute la perfeétion requife; au lieu qu’il eft bien difficile.
- pour ne pas dire impoffible, de faire un chaffis fi petit, fans avoir à craindre que fes effets ne foienr incertains : & fes défauts font encore augmentés par le grand levier, les frottemens des pivots, &c,
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- mieux affurer 1’effet que je fais porter par le bras du pince-fpiral, un index qui répond à des divifions très-petites , ce qui fert à montrer fi le pince-fpiral eft immuable, enforte qu’en foulevant, ou en preffant cet index avec le doigt, il réponde cependant toujours au même point de divifion. En général, le refiort du pince-fpiral doit être foible ôt proportionné à l’effort que le méchanifme peut fupporter.
- 426. Le pince-fpiral doit être le plus léger ôt le plus court que comporte le fpiral fur lequel il agit ; ôt le reffort qui le preffe ne doit avoir que la force néceffaire pour faire appuyer continuellement le pince-fpiral fur la lame, ou fur le chafiis : toute force excédente devient nuifible, ôt rend incertain le mouvement du pince-fpiral. Il fuit delà, que plus le pince-fpiral eft léger, ôt moins eft grande la réfiftance qu’il oppofe au méchanifme de compenfation : la trop grande réfiftance du pince-fpiral produit ici le même effet, qu’une lentille trop pefante fur un pendule compofé , ( Effai N° 1741 ), ôt Traité des Horloges Marines , N° 1314.
- 427* Pour mieux affurer les effets du méchanifme de compenfation , il eft néceffaire que les points de contaêi: fe faffent fur un rubis bien placé, ôt parfaitement poli. Il faut de plus apporter tous les foins poflibles dans l’exécution des pivots du pince-fpiral, que ces pivots foient d’un diamètre proportionné à l’effort du fpiral : on ne peut trop infifter fur la perfeêlion de toutes les parties du moyen de corre&ion; car toutes les autres parties de l’Horloge étant bien, il fufïit de quelques vices dans le méchanifme de compenfation, pour faire varier fenfiblement la machine.
- ARTICLE III.
- De la conftruclion de £Horloge à Longitude horifontale à poids.
- 42g. L’Horloge que nous allons décrire, eft particulièrement conftruite pour pouvoir être exécutée en entier 9
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- par un Horloger placé dans un port de mer , ôt dénué des fecours que procure la Capitale, ôt fans autre inftrument qu’une machine à fendre. Car même à Paris, j’ai éprouvé beaucoup de difficultés pour faire exécuter les grands refforts moteur de mes petites Horloges à Longitudes ; ôt pour m’en procurer un paffable, j’ai toujours été obligé d’en faire exécuter 3 ou 4 : d’ailleurs les Horloges à reffort exigent des outils à fufée faits exprès , ôte. Ce font ces confidérations, qui jointes aux avantages réels des Horloges à poids , m’ont engagé à conftruire cette nouvelle Horloge , en la ré-duifant au plus petit volume poffible , ôt en rendant la conftruêtion la plus fimple, Ôt telle cependant qu’un Artifte adroit ôc intelligent puiffe l’exécuter.
- 429. En réduifant d’après le principe du N° 417, la force de mouvement du Régulateur, j’en ai obtenu plufieurs avantages ; i°. celui de diminuer à proportion le volume de la machine; 20. de n’employer que trois rouleaux de la même maniéré que je l’ai fait dans N° 36 à reffort ; 30. de faire rouler la pointe de l’axe du balancier fur un diamant, ôt de fupprimer le reffort de fufpenfion du balancier , ( voy. N° 296, 4° enfin, d’employer la lame compofée pour la compenfa-tion du chaud ôt du froid, moyen plus fimple que le chaffis; ôt je me fuis affuré par des expériences certaines, que la com-penfation par une lame , eft très-bonne dans de petites Horloges à Longitude.
- 43 o. Pour rendre cette Horloge plus fimple, je fupprime tout à fait la cage du poids employée dans mes grandes Horloges : le poids defeendra librement dans le tambour, en-forte que dans aucuns cas il ne peut nuire à l’Horloge, en altérant les effets de la compenfation, ainfi que cela arrivoit avec la cage du poids, ( voy. N° 414).
- 4 3 1 • Dans cette difpofition du poids moteur, il y a deux effets nuifibles qu’il faut prévenir ; le premier , c’eft d’empêcher que le poids ne puiffe tourner fur lui-même, ôc faire tordre la corde; le fécond, c’eft que le poids ne puiffe changer de plan.
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- 43 Pour empêcher que le poids ne puifie tourner fur lui-même dans les agitations du vaifleau, ôc faire tordre la corde, il faut attacher au-dedans du tambour, une régie placée verticalement à la circonférence intérieure : la platine du poids fera entaillée convenablement dans la circonférence, pour recevoir cette réglé : par ce moyen , le poids def* cendra librement.
- 43 3* Pour empêcher qu’en remontant l’Horloge, le poids ne monte pas trop haut & n’aille frapper des pièces de l’Horloge, il faut fixer au bord de la platine du poids, trois bras ou broches, qui étant de la longueur convenable , arrêteront le poids, fans qu’il puifie trop approcher du mouvement : les bouts de ces bras iront pofer contre le defious de la batte qui porte la platine-cadran : ces mêmes bras fer-viront en même-tems à maintenir le poids dans fon plan hori-fontal : ces trois bras doivent être placés convenablement, pour pouvoir entailler la fécondé platine du rouage, de forte qu’ils ne rencontrent ni roues, ni pièces auxquelles ils pui fient nuire.
- 4 34' Le tambour que j’ai fait exécuter pour cette Horloge a 7 pouces de hauteur en dedans, ôc 3 pouces 9 lig. de diamètre : c’eft fur ces mefures qu’il faut établir toutes les dimenfions de l’Horloge.
- 4 3 5 • Le mouvement de cette Horloge eft compofé de quatre platines en tout, favoîr, deux de 42 lig. de diamètre qui forment la cage du rouage, la troifieme de 3 6 lig. qui, avec la fécondé platine du rouage, forme la cage du balancier ; cette troifieme platine porte en dehors les 3 rouleaux entre lefquels tourne le pivot inférieur du balancier ; ces rouleaux font maintenus par des ponts : la quatrième platine a 44 lig. de diamètre; c’eft elle qui portera en defious le poids moteur, ÔC en deflus les deux poulies fur lefquelles pafie la corde : cette quatrième platine porte aufii en defius, les trois bras fervant à empêcher les balancemens du poids, ôc à fixer fon remontage,
- Elévation
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- Elévation de £ Horloge,
- 4 3(5. Les piliers de la cage du rouage ont de hauteur 12 lig.
- Ceux de la cage du balancier 3
- La hauteur du pont du pince-fpiral eft de 10 lig.
- EpaifTeur de deux platines I T-
- Epaiffeur du poids moteur 9
- Sa platine 0
- 36
- Â ôter de 84 lignes hauteur du tambour. Refte 48 lig. pour la defeente du poids. 4 37* La roue de cylindre fait un tour en 12 heures ;
- elle porte le cadran des heures ; ainfi cette roue doit faire 2 tours — en 3 o heures , temps que l’Horloge doit marcher fans être remontée.
- 4 3 8* Le poids eft moufflé ; ainfi la longueur de la corde eft de 2 fois 48 lig. = 96 : en divifant par 2 tours a, on a 38 lig. -f-, pour la circonférence du cylindre, dont on trouve le diamètre par la proportion fuivante.
- diam, circonf.
- 113 : 3: : x ; 38 y, ce qui donne 12 lig. environ -£, pour le diamètre du cylindre.
- Dimenfions du rouage.
- 439. Là roue de cylindre ou des heures à 24 lig. de diamètre & 192 dents.
- Roue de minute, 16 lig & 128 dents; le pignon de minute a 2 lig. de diamètre Ôc 16 dents.
- Roue moyenne, 15 lig. de diamètre, & 120 dents; fon pignon 2 lig. de diamètre Ôc 16 dents.
- La roue de fécondés a 10 lig. de diamètre ôc $6 dents; fon pignon 2 lig. de diamètre ôc 16 dents.
- La roue d’échappement a 6 lig. de diamètre Ôc xo dents; fon pignon 1 lig. ~ de diamètre ôc 16 dents.
- R
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- Le cercle d’échappement a 3 lig. ; levée d’échappement* 60 degrés.
- 44°. Le balancier fait deux vibrations par fécondé; il a 3 o lig. de diamètre ; il doit pefer 11 ; grains, le fpiral étant de même force que celui de l’Horloge N° 3*.
- 441. L’échappement à vibrations libres., le plus fimple , c’eft celui à rejjbrt-détente & levée-rejfort, décrit N° 6g.
- 442. La compenfation par une lame compofée. La lame â 7 lig. de largeur, Ôt 24 lig. de longueur en aôtion.
- 44 3* La lame compofée porte lavis pour régler l’Horloge ; ainfi , elle agira immédiatement fur le bras du pince-fpiral, lequel ne portera pas de boîte ; Ôt pour régler la compenfation, on allongera, on accourcira la lame compofée par le moyen du pont à mâchoire qui la porte : on n’a donc pas befoin de rubis pour le point de contaôl ; pour fuppléer à ce moyen, qui eft très-bon, mais plus compofé, il faut que le bras du pince-fpiral, fur lequel agit la vis de la lame, foit trempé de toute fa force, de même que la vis.
- 444. Nous avons fupprimé dans cette Horloge le re£ fort de fufpenfion du balancier,, parce qu’il exige trop de travail, ôt que d’ailleurs il peut être expofé à caffer ; le balancier étant allez léger , peut tourner fur fa pointe, fans avoir à craindre que cette pointe ne s’émouffe ; mais pour rendre le frottement de cette pointe plus confiant, ôt le réduire autant qu’il eft poflible, il faut que l’axe de balancier foit fait d’excellent acier, ôt que la pointe ait toute la dureté de la plus forte trempe ; cette pointe doit tourner fur la face d’un diamant parfaitement poli. Je me fers d’une petite rofe à cet ufage.
- Remarque.
- Quoique le plan de l’Horloge que je vais décrire , foit particulièrement deftiné à former une Horloge à poids ; cependant le même plan peut fervir à faire une Horloge à reffort ; ôt dans ce cas 3 le barillet doit être placé à l’endroit où eft la poulie de renvoi 1, planche VI ; fïg. 3.
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- Première Partie, Chap. XVI. 131
- ARTICLE IV.
- Dcfcription de la petite Horloge a Longitude horifontale a poids.
- Planche VI, fig. 1,5,4,
- 445. Le mouvement de cette Horloge eft vu de profil, Planche VI, fig. 2 ; il eft fait d’après le plan du rouage , fig. 3 , & du Régulateur, fig. 4, 6c vu félon la direction, Wu, fig. 3 & 4.
- La platine A A, fig. 2 ^ eft celle des piliers du rouage. Je l’appelle platine-cadran, parce qu’elle porte le cadran des minutes, & celui de fécondés : les heures paroiflent aufli à travers une ouverture de cette platine, ( comme on le voit fig. 3 ). La fécondé platine B B, forme avec celle AA, la Cage du rouage; le deflous de la fécondé platine B B, forme avec celle C C, la cage du balancier ; le deflous de cette troifieme platine porte 3 ponts qui fervent de cage aux 3 rouleaux entre lefquels tourne le pivot inférieur du balancier ; la quatrième platine J5D, eft celle du poids EE, fixé au-deflous de cette platine.
- 445. GG eft la roue de cylindre ou des heures; H* eft le cylindre fur lequel eft attachée la corde à boyau a ; cette corde pafle fur la poulie de renvoi I, delà elle defcend verticalement de b en c, pour pafler fous les poulies K ôc L, fixées fur la platine D D, du poids ; la corde remonte enfuite de L en M9 où elle eft accrochée au crochet M, fixé fous la platine-cadran A A.
- 447* Lorfque l’on remonte le poids , l’Horloge ne ccfle pas de marcher, parce que la roue de cylindre G G, porte un reflort qui eft tendu par l’a&ion du poids : ce reflort eft placé entre la roue de cylindre, ôt le rochet F, qu’elle porte ; un bout du reflort eft arrêté par une cheville qui
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- i$2 De la Mesure du Temps.
- entre dans un trou fait dans l’épaiffeur de la roue G G ; l’autre bout de ce reffort eft également arrêté par une cheville qui paffe dans l’épaiffeur du rochet F, lequel ne peut pas rétrograder , étant retenu par un cliquet; l'encliquetage pour le remontage eft placé fur le rochet F. Nous ne détaillerons pas davantage ce méchanifme qui la été fuffifamment dans le Traité des Horloges Marines , Nos 811 & 812 , Ôt repréfenté Planche XV du même Ouvrage.
- 448* Le cadran des heures OO, eft rivé fur un canon qui entre à frottement fur le canon de la roue G G-, d eft le quarré formé fur le pivot prolongé de l’axe de la roue des heures ôt du cylindre : c’eft le quarré qui fert à remonter le poids.
- 449. La roue des heures GG, engrene dans le pignon de minute e, dont le pivot prolongé f9 porte l’aiguille des minutes : fur l’axe du pignon e, eft rivée la roue P des minutes ; celle-ci engrene dans le pignon g , qui porte la roue moyenne Q.
- Cette derniere engrene dans le pignon h, dont le pivot prolongé porte l’aiguille des fécondés i. Sur l’axe de ce pignon eft rivée la roue de fécondés R : cette roue engrene dans le pignon k, fur lequel eft rivée la roue d’échappement S. Le pivot inférieur de la roue d’échappement roule dans un trou de la fécondé platine B B -, le bout de ce pivot porte fur un coqueret d’acier, pour éviter les frottemens de la portée. Le pivot fupérieur roule dans le trou fait au pont Ttk ; la patte T de ce pont eft attachée fur le deffus de la platine B B , par une vis & deux pieds.
- 450. I eft le cercle d’échappement fur lequel agit la roue S: ce cercle eft attaché fur une afliette deTàxe7, m, n3 o.p, de balancier. Le bout fupérieur m de cet axe porte un pivot qui roule dans le trou du pont U u m, dont la patte (J eft attachée par une vis, ôc deux pieds fur le deflus de la platine B B.
- 4 J 1 • Le cercle d’échappement l\ porte le rejfort-levée ; ôt le rejfort-dêtente eft attaché fur la platine B B : cette partie
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- Première Partie, Chap. XVI. 133
- de l’échappement 11’eft pas ici repréfentée, parce qu’il eût été difficile de la faire fentir dans le profil ; mais elle eft tracée fur le plan fig. 3, ôc c’eft d’ailleurs le même échappement que j’ai décrit ci-devant N° 6$, ôc qui eft vu en perfpeêtive, Planche IV, fig. 6.
- 4 5 2 • L’axe de balancier porte en n une fécondé ⣠fiette fur laquelle eft attaché le balancier XX, au moyen de 3 vis, afin de pouvoir le démonter à volonté.
- 4 5 3* Le bout inférieur o de l’axe de balancier l, m,n, 0, eft: la partie qui forme le pivot, pour tourner entre les 3 rouleaux , 1, 2,3. Les pivots fupérieurs de ces rouleaux tournent dans les trous faits à la platine CC, ôc les pivots inférieurs de ces mêmes rouleaux tournent dans les trous des trois ponts, attachés chacun par une vis, Ôc 2 pied3 fur la face inférieure de la platine C C : Y eft un de ces ponts. Les autres n’ont pu être repréfentés ; mais ils font vus dans le plan, fig. 4.
- 4 j4* P r> eft L virole defpiral, elle eft ajuftée à frottement fur le bout inférieur de l’axe de balancier, ôc rendue fixe avec cet axe,,au moyen d’une vis de preffion. Le bout intérieur du fpiral s s, eft fixé fur la virole par une barrette d’acier ferrée par deux vis : l’autre bout du fpiral eft attaché au piton, ôc ce piton lui-même eft porté par un pont qui n’a pu être repréfenté dans le profil : ce pont ôc le piton font vus, fig. 4.
- 4 5 5* X, v, x, eft le pont du pince-fpiral ; la patte Z eft attachée par une vis ôc deux pieds fous la platine C C ; le bout x de ce pont, porte en deffiis un diamant, dont la fur-face doit être parfaitement polie ôc plane; c’eft fur ce diamant que roule la pointe p de l’axe de balancier. Cette pointe doit avoir toute la dureté de la plus forte trempe.
- 4 *) 6. Sur la partie v, x, du pont £, eft attaché un fé-
- cond pont a a, h b, qui fait la cage du pince-fpiral : la patte cl a y de ce pont eft fixée fur le pont Z, par une vis Ôc deux
- pieds, le bout b b, reçoit le pivot inférieur y, de l’axe du
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- 134 &E LA Mesure du Temps.
- pince-fpiral, ôc le bout fupérieur du même axe , porte un pivot qui roule dans le trou fait au bout x du pont Z v x : le bout du pivot inférieur de l’axe xy % du pince-fpiral doit porter fur un coqueret d’acier, qui n’eft pas repréfenté, mais qu’il eft facile de fe figurer. Le pont Yq du rouleau 2 , ôc les ponts des rouleaux 1 & 3, doivent également porter des coquerets d’acier trempé très-dur, pour recevoir les bouts des pivots des rouleaux ; le pivot inférieur de la roue d’échap^ pement S, Ôc celui de la roue de fécondés R, doivent de même rouler fur des coquerets d’acier : enfin le pivot fupérieur de l’axe du balancier doit aulïl être retenu par un coqueret d’acier, afin qu’en cas de fecouffes violentes, le balancier , en remontant, foit retenu par le bout de fon pivot, ôc non de la portée de ce pivot.
- 457* La boîte du pince-fpiral n’eft pas repréfentée dans le profil, parce qu’étant vue de face, elle auroit caché le bout p de l’axe de balancier; mais on peut voir le pince-fpiral de la petite Horloge , n° 3 6, Planche III, fig. 1, ôc dont la difpofition eft la même. (Voyez-en la defcription, n°30p;. On n’a pas repréfenté dans le profil ni la lame compofée, ni le pont qui la porte, parce qu’elle eft vue de face, ôc qu’elle auroit nui au profil qui eût été moins intelligible ; d’ailleurs cette partie étant la même que dans l’Horloge, n° 3 6 , on peut recourir à la Planche III, fig. 1, ôc à la defcription du n° 309 ).
- 45 8* Les lignes ponctuées 4, $ , 4, ; , repréfentent deux des piliers de la cage du rouage : la partie 4 eft Paillette qui fert à fixer ces piliers à la platine
- Les lignes pon&uées, 6, 7,6 ; 7, repréfentent deux des piliers de la cage du Régulateur ; les parties 6, 6, font les afliettes de ces piliers, qui font rivés fur la platine C C.
- 45 9* 8, p, eft un des ponts qui fert à porter la poulie de renvoi /, de la corde du poids ; la patte 8 eft attachée fur le deffus de la platine B B, par une vis ôc deux pieds.
- 460.10,11 ; 10, 11, font les ponts des poulies du poids , les pattes 10, 10, font attachées fur le demis de la platine
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- Premiers Partie., Chap. XVI. 135*
- D D, chacune par une vis ôc deux pieds 3 ôc les parties 11, 11, reçoivent chacune un des pivots des poulies K, Z ; les deux autres pivots de ces poulies roulent dans les trous de deux autres ponts pareils à ceux io, n, ôc qui ne peuvent être vus dans le profil.
- 461. Le poids E E , qui efi: rond , efi: de plomb ; il eft fixé par fon centre fous la platine DD. Je n’ai pas repré-fenté ici les trois bras fervant à fixer la courfe du poids , ôc à empêcher fon balancement dans le tambour; on peut aifément fe les figurer. J’en ai feulement indiqué la pofition par les entailles faites en /, K, Z, à la platine B B 9 fig. 4.
- 462. Je dois obferver ici que la figure 2 repréfente la hauteur totale de l’Horloge, le poids étant fuppofé être def* cendu jufques au fond du tambour.
- 463. La platine-cadran A A, doit être attachée par 4 vis, fur le rebord pratiqué à cet effet à la batte, ôc cette batte elle-même doit être attachée par 4 vis au tambour. La batte porte une lunette comme nos pendules à cartels ; ôc cette lunette porte une glace, laquelle efi: percée d’un trou pour le pairage de la clef, lorfqu’on veut remonter l’Horloge; ce trou doit être enfuite recouvert par un bouchon, pour empêcher le pairage de la poulïiere ; ôc l’on efi: par-là difpenfé d'ouvrir la lunette à chaque fois qu’on remonte l’Horloge, ce qui introduiroit nécefîairement plus de poulïiere.
- Flan de l’Horloge.
- 464. J’ai difpofé dans ce plan, de la maniéré que je le fais toujours, tout ce qui appartient au mouvement de l’Horloge, roues, pignons, piliers, ponts, rouleaux, place des vis, ôcc, ôc je perce les trous de toutes les pièces, ainfi que les trous des tenons, qui doivent être faits aux platines, pour percer fur l’une ôc îur l’autre platine la place des pièces qui leur appartiennent. Par ce moyen, un plan bien diftribué facilite beaucoup l’exécution de la machine. Pour faire ce
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- 136 De la Mesure du Temps.
- plan, je prens une plaque de cuivre mince , de la grandeur de la platine des piliers : c’eft fur cette plaque que le plan eft tracé, ôc les trous percés, Ôc que l’on peut , par fon moyen, tranfporter fur Tune ou l’autre platine la véritable pofition d’une roue ou d’autres pièces (a) fur une des faces du plan ou calibre. Je trace tout ce qui appartient au rouage d’échap-peinent, Ôcc ; 6c fur l’autre face, je trace tout ce qui appartient au Régulateur, & à la compenfation, 6cc,
- Planche VI, Jzg, 3.
- 465* AA, R g. 3 , repréfente le plan du rouage, ou le dehors de la platine-cadran ; fur cette platine font rivés les piliers, 1, 2, 3,4 ;cOj 10, eft l’ouverture_ faite à la platine-cadran, pour voir les heures qui font gravées fur le cadran des heures , porté par la roue de cylindre ; s eft l’index porté par la platine, pour indiquer l’heure; B eft le cadran de minute attaché fur fa platine AA, ôc C C, une portion du cadran de fécondés, porté par la même platine.
- 466, GG, eft la roue de cylindre ou des heures; cette roue a ipa dents, 6c 24 lig, de diamètre, 6c demi-lig. d’é-paiffeur. F eft le rochet du reffort auxiliaire, qui fert à faire marcher l’Horloge pendant qu’on la remonte : le reffort auxiliaire eft placé entre le rochet F, 6c la roue G-, HH eft le cylindre : la lig. a b, repréfente la direction de la corde du poids, qui paffe fur la poulie de renvoi, 1 , 8 , 9 ; 8 , p , font les ponts fur lefquels les pivots de la poulie tournent ; xy, eft le cliquet du rochet auxiliaire FF,
- 467* La roue de cylindre GG, engrene dans le pignon de minute e : le cercle PP, repréfente la roue de minute; cette roue a 128 dents ôc 16 lig. de diamètre; le pignon e a 16 dents 6c 2 lig. de diamètre.
- 468* La roue de minute P engrene dans le pignon g, lequel a 16 dents Ôc 2 lig. de diamètre; ce pignon porte la roue moyenne Q Q : cette roue a 120 dents 6c 15 lig.
- Voy, Traité des Horloges Marines, N° iij; &fuîv*
- de
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- Première Partie, Chaf. XVI. 137
- de diamètre , elle engrène dans le pignon h qui eft celui de fécondés, il â 16 dents ôc -2 lig. de diamètre.
- 469. R R eft la roue de fécondés, deptf dents ôc 19 lig. de diamètre; cette roue engrene dans le pignon k de la roue d’échappement; ce pignon a 16 dents Ôc 1 lig.
- de diamètre.
- 470. La roue d’échappement S S a to dents ôc 6 lig. de diamètre : U, t, k eft le pont de cette roue, lequel doit être attaché fur le delTus de la féconde platine.
- 47-1* m) n* 0 eft le refïbrt-détente d’échappement : », qi r le rejfort-levée, ôc /, r, o le cercle d’échappement; Tt u y l eil le pont du pivot fùpérieur de l’axe de balancier.
- 472. Le petit cercle M indique la vraie pofition du crochet qui fupporte la corde du poids * pour que les parties h c9 L M de la corde foient parallèles entr’elles, ôc que le poids foit au centre de la cage, afin qu’il defeende librement fans frotter au tambour : le point oppofé b eft celui par où defeend la corde*
- 47 3* S 9 69 7 9 repréfentent la place des piliers de la cage du balancier.
- 474* R R 9 4 9 repréfente le dehors de la fécondé
- platine du rouage ; 1, 2, 3,4 font les pivots des piliers de la cage du rouage : C C eft la platine fur laquelle font rivés les trois piliers $, 6, 7, pour former avec la platine B B la cage du balancier.
- 47 5 • X.X eft le balancier : 1 , R ; 1, R ôc 3 , R9 font les rouleaux entre lefquels tourne le pivot d’en bas de l’axe de balancier ; ces rouleaux font mis en cage par la platine C Cy ôc par les ponts E, 1, R ; JT, 2, R ôc JD, 3, R, attachés à cette platine.
- 476. H dy eft le pont de la lame de compenfation ; il porte en d une plaque qui fert de mâchoire pour y fixer la lame d au moyen de deux vis ; le bout / de la lame de compenfation d l porte une vis e, dont le bout agit fur le bras f du pince-fpiral g fi
- 477* La vis e fert à former la compenfation par Faction de la lame, félon qu’on la fait agir plus près où plus
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- loin du centre i du pince - fpiral, ôc on obtient cet effet en defferrant la mâchoire k du pont H, ôt en rendant la lame un peu plus longue ou plus courte : la même vis e fert aufïi à régler l'Horloge au plus-près.
- 478* Z? v, eft le premier pont du pince-fpiral, dont la patte Z eft attachée fur la platine C C ; a æ , b b eft le fécond pont : ces deux ponts forment la cage dans laquelle roulent les pivots de l'axe du pince-fpiral : h i eft le reffort qui preffe le pince-fpiral, afin que le bras f appuie continuellement fur le bout de la vis d, portée par la lame de compenfation d L
- 479* F G eft un pont attaché à la platine C C, il porte en G le piton G du fpiral.
- 480. Les cercles b èc M indiquent les trous faits à la platine C C pour le paffage de la corde du poids.
- /, K , L marquent les entailles faites à la platine, B, B pour le paffage des bras d’arrêts portés par la platine du poids.
- De la JuJpenJîon de t Horloge , N° 38, a poids.
- 4 8 I • J’ai donné dans le Chapitre XI, n° 33$’ ôc fuivants, la defcription de la fufpenfion deftinée à la petite Horloge à r effort n° 37. Cette fufpenfion qui eft fortfimple, peut être également employée dans l'Horloge à poids que je viens de décrire : je me bornerai donc à donner ici les dimen-fions de la fufpenfion & de la caiffe pour l'Horloge à poids.
- 4 8 2.. Le cercle de fufpenfion //, planche VI, fig. j , doit avoir 6 pouces de diamètre en dehors & 5 pouces ~ en dedans : par conféquent fon épaiffeur fera de 3 lignesfa hauteur doit être de 7 lig.
- 4 8 3 • Le centre de fufpenfion du tambour doit être placé à la hauteur marquée S S, planche VI, fig. 2 ; c'eft d'après cette élévation du centre de mouvement de fufpenfion que
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- Première Partie, Chap, XVIÎ. 139
- j’ai déterminé les dimenfions de la caifle qui contient la fufpenfion de l’Horloge à poids, ôc en fuppofant la malle de plomb mife au-deflbus du tambour de 10 lig. de hauteur. 484. La hauteur doit être en dedans de 10 pouces Sa largeur doit être, en quarré , de 10 pouces £ en dedans.
- CHAPITRE XVII.
- Horloge a Longitude, verticale, a poids.
- Conjlruclion la plus fimph a donner a une Horloge a Longitude.
- 485- M o n but, en compofant cette nouvelle Horloge , a été de la rendre la plus fimple pofïible, ôc de maniéré à être exécutée facilement par un Horloger ordinaire dans un port, afin de la faire fervir dans la marine marchande.
- 486. Pour remplir ce double objet, je fais cette Horloge à poids ôc verticale ; le rouage ne fera compofé en tout que de quatre roues, y compris celle d’échappement ôc de trois pignons ; la roue de fécondés fert en même-temps à l’échappement , elle a 30 dents.
- Les vibrations du balancier font d’une fécondé ôc l’aiguille fait un battement en deux fécondés, l’échappement eft celui à vibrations libres à rejfort-détente, ôcc.
- 487* Le mouvement eft compofé de trois platines de 42 lig. de diamètre ; les deux premières forment la cage du rouage ; la deuxieme Ôc troifieme platine celles du balancier placé au centre des cages : un des pivots du balancier tournera dans le trou d’un coqueret placé au dehors de la platine des piliers, il fera fort éloigné du balancier, ôc ne fuppor-tera par conféquent qu’une très-petite partie du poids du balancier ; l’autre pivot fera au contraire fort près du balan-
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- 140 De la Mesure du Temps. cier : celui-ci roulera fur deux rouleaux placés en dehors de la platine de la cage du balancier : les pointes des pivots dè balancier feront maintenues pat des coquerets d’acier trempés fort dur. Ces deux rouleaux auront chacun un pont.
- 488- Le fpiral eft de mêmes forces & dimenfionquece-lui de la petite Horloge n° 3 6, Le balancier a 3 6 lig. de diamètre ôc pefe 320 grains; les deux rouleaux ont 1S lig. ~ de diamètre , leurs pivots , -fy.
- 489* La cheville ou index porté par le balancier pour marquer les degrés décrits, eft placée de forte qu’elle marque l’intervalle entre les deux battemens de l’aiguille de fécondés , & par ce moyen on peut compter les fécondés comme fi l’aiguille les battoit une à une : c’eft au retour du balancier que l’index paroît, & non au moment où fe fait l’échappement.
- 490. La comperifation du chaud & du froid eft produite par une lame compofée.
- 4 9 1 • On peut employer au befoin le compenfateur ifo-chrone pour faciliter l’ifochronifme , fl on ne l’obtient pas par le fpiral.
- Du Rouage.
- 492. La roue de cylindre fait un tour en 12 heures, elle porte le cadran des heures : cette roue a 1^2 dents & 19 lig. \ de diamètre ; elle engrène dans le pignon de la roue de minutes, lequel a 16 dents ôc 1 lig. de dia-i métré.
- 493. La roue de mihute a 128 dents, fon diamètre 13 lig* tt > elle engrène dans le pignon de la roue moyenne qui a i 6 dents ôc 1 lig. de diamètre.
- 494* La roue moyenne a 120 dents, fon diamètre 12 lig. , elle engrène dans le pignon de fécondés, qui a 1S dents & 1 lig. ™ de diamètre.
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- Première Partie, Ghap. XVII. 14Ï 495* La roue de fécondés ou d’échappement à 30 dents 6c 13 lig. de diamètre, le cercle d’échappement 3 lîg. -~~-de diamètre.
- 4p 6. Rochet auxiliaire $6 dents & 17 lig. de diamètre* Rochet d’encliquetage 60 dents Ôc 13 lig. de diamètre. 497* Pivot de la roue des heures, i lig.
- De minutes,
- Moyenne,
- De fécondés échappement,
- Des rouleaux,
- Pivot de balancier qui tourne dans les trous,
- Celui qui tourne fur les rouleaux, $4.
- Epaiffeur des roues.
- Roue des heures, © lig. -Jf •
- Rochet auxiliaire, -ff.
- Rochet d’encliquetage,
- De minutes , -J-f*
- Moyenne, 4?*
- Seconde échappement , -Ji*
- Rouleaux, 4f*
- RefTort auxiliaire, diamètre, io lig.
- Defcription de f Horloge verticale à poids.
- Planche V.
- 498* Là fig. 1, repréfente l’Horloge placée dans fa boîte avec 'là fufpenfion ; A A eft un tambour en cuivre dans lequel le mouvement de l’Horloge eft placé ; B B, la fufpen-fion attachée à ce tambour pour conferver à l’Horloge la pofition verticale malgré les agitations du vaiffeau : C C eft la platine-cadran ; a l’ouverture faite à cette platine pour.
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- 142 De la Mesure du Temps.
- voir les heures gravées fur le cadran de la première roue du mouvement ; b le cadran de minutes, Ôc c celui de fécondés.
- 4 99. Sur la partie inférieure du tambour A A eft attaché la boîte D9 Z), E9 E, fervant de tuyau de defcente au poids moteur de l’Horloge ; F eft le poids, lequel eft déformé quarrée comme le tuyau, dans lequel il ne peut que defcendre librement fans pouvoir tourner fur lui-même ni balotter ; G eft la chappe portant la poulie, fur laquelle la corde à boyau s’enveloppe pour porter le poids en le moufflant,
- 5 00. C C, fig. 2 repréfente le dehors de la platine des piliers du rouage ou platine-cadran, fur laquelle eft tracé le plan du rouage & de l’échappement : 1,2, 3 , 4 font les piliers de cette première cage ; y, 6, 7 la place des piliers de la cage du balancier ; A eft la roue de cylindre ou des heures, a une portion du cadran des heures que porte cette roue ; F eft le cylindre fur lequel la corde du poids s’enveloppe : cette roue des heures porte un i^chet, & le relfort auxiliaire pour faire marcher l’Horloge pendant qu’on la remonte : ce méchamfme a été fuffifamment détaillé dans le Traité des Horloges Marines ; ce qui m’a difpenfé de le repréfenter de nouveau dans ce Supplément.
- J O I. B eft la roue de minutes ôt d fon pignon, dont le pivot prolongé porte l’aiguille : D la roue moyenne, e fon pignon.
- 502. E eft la roue d’échappement & de fécondés , f fon pignon, dont le pivot prolongé porte l’aiguille de fécondés : g eft le cercle d’échappement porté par l’axe du balancier placé au centre des cages : h9i9 /, le rejfortlevée d’échappement porté par le cercle^; m9 n9 /, 1 q reJfort-dé~ tente d’échappement.
- 503. b eft une portion du cadran de minutes attaché à la platine C C, & c une portion du cadran de fécondés porté par la même platine.
- $ 04* D9D fig. 3 , repréfente le dehors de la troifieme platine ; elle .porte trois piliers, y, , 7, qui, avec la deuxieme
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- Première Partie, Chap. XVII. 143
- platine du rouage, forment la cage du balancier ; 1, 2*3,4 repréfentent la place des quatre piliers du rouage.
- J5O J. A A eft le balancier : B , C, les deux rouleaux qui fupportent le pivot du balancier : l’autre pivot du balancier roule dans un trou de la platine-cadran ; par ce moyen , ce dernier pivot ne fupporte qu’une très-petite partie de la pefanteur du balancier, comme on l’a vu dans l’Horloge n° 36 ( voy. planche III fig. 1 ) ôc ici c’eft la même difpofi-tion ; £ , F font les ponts des rouleaux B ôc C.
- 50 6. G g eft la lame compofée pour produire la cor-re&ion du chaud ôc du froid : le bout G de cette lame eft attaché ôc rendu fixe en G, fur le pont N, au moyen de la mâchoire Ôc de deux vis de prefiion : le bout g de la lame porte la vis i dont le bout agit fur le bras h du pince-fpi-ral i, h, mis en cage fur le pont H g.
- 5 O 7* X eft le piton du fpiral ; ce piton eft porté par le pont 1 K ; la patte I de ce pont eft attachée à la platine D D par une vis ôc deux pieds ; ôc le bout K eft élevé à la hauteur néceftfaire pour pafler au-deflus du rouleau C.
- 5 o 8 • h m eft un reflfort attaché en K par une vis Ôc preffé en m par la vis du piton : ce reflort tient lieu de virole pour cette vis m ; l’objet de ce reflort eft de fervir à fixer le piton fans le faire tourner au moyen de ce rejfort-virole km, qui ne peut qu’appuyer fans brider le fpiral.
- 509. L eft le rouleau du compenfateur ; k r fa chappe, 0 n le reflort ôc M 0 le pont à mâchoire qui fixe le bout extérieur o du reflort compenfateur : q l’index du pont M, qui marque fur la platine D D la quantité de bande que l’on donne ou qu’on ôte au reflort-compenfateur. Le pont M, 0, q eft attaché à la platine DD; la mâchoire eft élevée au-dcifus de cette platine de la quantité re-quife pour faire agir le rouleau L du compenfateur fur Vexcentrique porté par l’axe du balancier au-dehors de la virole de fpiral ôc au-deflous de la partie F du pont Hs P, g du pince-fpiral.
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- 144 E LA Me sc/re du Temps.
- CHAPITRE XVIII.
- Defcription etinjiruments 9 & outils fervant aux Horloges & aux Montres h Longitude.
- Planche V I [I ARTICLE L Inflrument a graduer les cadrans, limbes, &c.
- J I O. XJN ufage effentiel que j'ai ajouté à la machine à fendre, c’eft celui de divifer & de graduer en même-temps les cadrans, limbes, ôcc: des Horloges à Longitude, en donnant à ces divifions une grande juftefle, beaucoup de propreté & de promptitude dans l'exécution.
- 5 I I. Pour obtenir d’une façon fimple cette propriété de la machine à fendre, j’ai fait un burin figuré convenablement pour former des graduations ; ce burin fe fixe fur l’arbre ou porte-fraife , de maniéré à ne pouvoir tourner : Y H ou porte-fraife , au lieu d’être mobile fur le coulant de là platte-forme, eft mobile fur une fécondé qui elle-même eft mobile fur le coulant.
- Le mouvement compofé de ces deux H en produit une au burin qui fe fait en ligne droite dirigée au centre de la platte forme ; ce mouvement forme donc des rayons gradués a la pièce que l’on veut divifer : maintenant pour borner le mouvement du burin ou tracelet félon la longueur des divifions ou degrés que l’on veut faire , j’ai placé fur le dehors de la vis du porte-fraife un bras fait en acier, qui porte deux boîtes ou mâchoires qui vont répondre à la vis Üxe de la fécondé H mobile autour du coulant : ces deux mâchoires font mobiles à volonté fur le bras qui les porte
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- Première Partie, Chap. XVIII. 145
- & on les fixe par des vis de prelïion fur leurs bras communs, félon que les divifions font plus ou moins longues : ôc par ce moyen on divife & on gradue en même-temps les divifions quelconques , fans rifque de paflfer les cercles de divilion qui les limitent , ôc que l’on Fait avec le compas.
- Les cadrans ou Limbes que l’on veut graduer s’attachent ôt fe fixent fur des taffeaux de la machine à fendre , comme on le fait pour les roues que l’on veut fendre ; & la platte-forme fert de divifeur au moyen des divers nombres qu’elle porte, 6c de l’alidade qui la fixe fur fes points de divifion.
- 5 I 3 * l-a 1 y ia) Planche VII, repréfente la difpofi-tion de la machine à fendre, pour divifer 6c graduer les cadrans d’après l’idée que nous venons d’en donner ; R efl le cadran que l’on veut graduer ; il efl attaché 6c fixé fur un taffeau de la machine ; O O F l’arbre de la platte-forme, fur lequel le taffeau lui-même efl rendu fixe à l’ordinaire ; P P une portion de la platte-forme ou divifeur, 6c S o l’alidade; C, E, Fy A une portion du chaffis delà machine à fendre , dont la partie E L porte le coulant, 6c le fupport Æ Y ; c’efl fur le fupport Æ Y que le double if if efl mobile ; l’if ou porte-fraife efl lui-même mobile fur la partie h g du double if if, au moyen des pointes des vis 3 , 4 de VH ou porte-fraife , pour produire le mouvement compofé qui fert à faire décrire au burin, ou tracelet jT, la ligne droite qui fait la graduation.
- 5i4« Le bras B B qui porte les boîtes-mâchoires, Gf K, efl fixé à l’if au moyen de l’écrou de la vis 1 , 6c en % porte une fourchette qui embraffe l’épaiffeur de l’if pour empêcher ce bras 6c les boîtes à mâchoires de tourner féparément de VH : chaque boîte à mâchoires G 6c K fe fixe fur le bras qui les porte par une vis ; ce font ces boîtes qui, comme nous l’avons dit, déterminent la
- (a) La portion de machine à fendre ici I Ejfai fur l'Horlogerie , N° 418, & vue repréfentée, fait partie de la machine à J Planche XVI de l’ElTai. fendre , dont j’ai donné la Defcription» J
- T
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- *46 De la Mesure du Temps.
- courfe plus ou moins étendue du burin ou tracelet T fur le plan du cadran.
- 3* I 5 • -X eft une fourchette portant en \ ç un trou pour entrer fur l'arbre à fraife ; l’écrou p de cet arbre fixe en même-tems cette fourchette ôc le tracelet T -, la partie X de la fourchette embraffe l’épaiffeur de VH , ce qui fixe ôc empêche de tourner Ôc l’arbre même, ôc le tracelet qu’il porte.
- Le tracelet porte deux burins de différente épaiffeur, felonia force que l’on veut donner aux graduations ; il porte dans fon milieu, au lieu d’un trou, une ouverture allongée pour le placer fur l’arbre à fraife, afin de pouvoir démonter ce tracelet de deffus le porte-fraife fans démonter celui-ci, mais tout fimplement en defferrant l’écrou de ce porte-fraife; Ôc cela eft néceffaire lorfque l’on veut réparer la pointe du burin ou émouffée ou caffée.
- J I 6. Pour graduer une pièce quelconque, il faut toujours commencer par les plus grandes divifions : ainfi en fuppo-fant que le cadran R foit celui des minutes , il faut graduer les divifions de <5o', de de io' ôcc. Mais il faut faire en même-tems paffer le burin dans le cercle de divi-fion des minutes : le trait eft plus net, Ôc l’opération plus courte que fi l’on faifoit d’abord les petites divifions des minutes, ôc enfuitc celle des chiffres, <So', io'; Ôc lor£ que le cadran eft ainfi divifé en 12 parties, il faut raccourcir fur le coulant à mâchoires la courfe du tracelet, afin qu’il ne parcourre que le chemin requis pour les divifions des minutes.
- Je n’entrerai pas dans de plus grands détails fur la dif* pofition de l’outil à graduer les cadrans : la courte defcrip-tion que je viens d’en donner, ôc l’infpedion de la figure^ font je crois fuffifant.
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- Première Partie, Chap. XVIII. 147
- ARTICLE IL Planche. VL
- Inflrument fervant a éprouver VHorloge cl Longitude , pour
- !Ifockronifme , & par la pofaion horifontale & inclinée.
- J 17. L’inftrument repréfenté Planche VII, fig. 2, a deux ufages ; le premier de fervir aux épreuves de l’ifochro-nifme , foit pour une petite Horloge à Longitude, foit pour une Montre , en faifant décrire différents arcs au balancier. Pour cet effet, l’Horloge étant horifontale, on adapte fur le quarré de fufée un canon dont le trou eft quarré ; ce canon porte le cylindre A, fur lequel s’enveloppe une corde à boyau qui paffe fur la poulie de renvoi P; au bout de cette corde eft attaché un poids P, qui fert à augmenter ou à diminuer l’aâion du reffort-moteur félon le fens où la corde eft enveloppée fur le cylindre ; dans l’un, fon poids ajoute à la force-motrice, & dans l’autre, ce poids P fert de contre-poids. La chappe de la poulie B, a fur fon pied D, un mouvement qui fert à changer la direéfion de la corde félon le fens où on veut l’employer, c’eft-à-dire, félon que l’on veut augmenter ou diminuer l’étendue des arcs décrits par le balancier. Le fécond ufage de cet infiniment eft pour éprouver l’Horloge ou la Montre par diverfes polirions horifontale, verticale ou inclinée : pour cet effet, la platine F F qui porte la main PP, fur laquelle on place une petite Horloge ou une Montre G G, a un centre de mouvement en H, Ôt au lieu de lapofition horifontale, elle peut devenir verticale ou inclinée, ôc le nombre de degrés d’inclinaifons eft marqué par l’index 7, fur le quart de cer^ cle K K divifé en po degrés.
- La branche L M, qui fupporte cet inftrument, eft fixée efl
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- 148 De la Mesure du Temps.
- M fur un pied folide N, rempli de plomb ; cette branche doit être quarrée & folide.
- 5l8- Ea fig. 5 repréfente l’équipage de la poulie qui fert aux épreuves des grandes Horloges ; il s’attache fur le tambour : A eft la poulie de renvoi B , C , D fa chappe ; la patte D s’attache fur l’équerre E ; la patte F de l’équerre eft attachée fur la pièce F G, afin de pouvoir faire tourner horifontalement la poulie Ôc l’incliner de droite ou de gauche, félon que l’on veut ajouter au moteur ou en ôter. La partie H de la pièce F G s’applique contre le tambour de l’Hor-loge, & s’y attache par une vis.
- ARTICLE III.
- Planche VI.
- Compas à Myckromètre 3 pour îa mefure de FépaiJJeur des lames des rejforts-fpiraux réglant.
- %Cn a vu dans le Traité des Horloges Marinesx qu’une condition indifpenfable pour obtenir l’ifochronifme des vibrations du balancier par le Ipiral, eft que la lame de ce relfort foit faite en fouet, le plus fort au centre& dans une progreflion que j’ai déterminée par l’expérience, ( voy* première Partie du préfent Ouvrage, n° , ap &c. ), Or, pour donner les dimenfions convenables aux lames de ces reftorts, il eft nécefiaire de pouvoir les mefurer avec une extrême précifton. C’eft à cet ufage que le compas, re-préfenté fig. 4, eft deftiné : & il falloit de plus difpofer un outil pour calibrer la lame de ce reffort félon la progref* fion donnée & mefurée par le compas. Cet outil à calibrer eft repréfeaté fig. 5,
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- Première Partie, Chap. XVIIL 149
- jDefcription & dimcnfi ns du Compas a Mychromètre.
- Planche VI, fig, 4.
- 520. Ce compas eft formé par la portion de cercle A B, dont le centre eft en A. La portion de cercle B eft graduée en demi-degré du cercle fur la machine à fendre félon la méthode indiquée ( n° $ 1 3 '& fuiv. ) ; au centre A eft mobile fur deux pivots l'index A d: C eft le pont de cet index. Le limbe A B porte le levier D, E , F} mobile en D fur deux pivots, dont l’un roule dans un trou fait en D fur le limbe, & l’autre, dans le pont G, attaché par une vis fur le limbe. Le limbe A B porte en E un petit pont d’acier fixé par une vis & deux pieds ; le bec a de ce pont forme avec le bras DE du levier, la pointe du compas ; c’eft une efpèce de mâchoire dans laquelle on introduit la lame du reffort que l’on veut mefurer : le grand bras F du même levier porte en h une boîte ayant une vis, dont le bout agit fur le talon c de l’index A d9 ôc fait décrire à la pointe d, un angle dont le nombre de degré eft la mefurc de l’épaiffeur du reffort.
- L’index A d eft. preffé vers fon centre par un reffort/*, afin que le bout du levier appuie fur le talon a qui l’arrête ôc qu’en cet état l’index réponde au o degré de la divifion du limbe. Le talon a eft fixe ; il eft d’acier & attaché au limbe B par une vis ôt deux pieds ; la vis portée par la boite b fert à ramener l’index à o ; cette boîte b eft fixée par une vis fur le bout F du levier , mais on peut la faire approcher ou écarter du centre A, pour augmenter ou diminuer fon effet fur l’index , c’eft-à-dire, pour rendre le compas plus fenfible : je lui ai donné cette dif-pofition, afin que chaque divifion du limbe répondît à la deux-centième partie d’une ligne êt c’eft à quoi je fuis parvenu en approchant convenablement la boîte b du centre A de l’index
- J 2 1. Dimenfions du compas à mychrometre»
- Index ,38 Üg 7.
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- 150 De la Mesure du Temps.
- Diftance des centres de l’index Ôc du levier, 29 lig. Petit bras du levier , 3 lig. —.
- Point de contaâ du grand levier fur l’index diftant de 4 lig. du centre de l’index.
- ARTICLE IV.
- %
- Machine a calihrer les lames des rejforts fpiraux réglants.
- 522. La fi g. y repréfente en a£tion la machine donc je me fers, pour calibrer les lames des refforts-fpiraux ; elle eft compofée d’un dofiier comme celui d’une fcie lequel fert à tendre la latne, & la rend fixe, ôc d’une mâchoire preffée par un poids pour ufer la lame ôc l’égalifer. A , B, C, D, M eft le dofiier qui porte en A ôc en B des pinces pour fixer chaque bout de la lame : le fupport B du dof-iler fe fixe au point que l’on veut de la barre D M, félon que la lame eft plus ou moins longue ; E eft une vis qui fert à tendre la lame a b du reffort ; la pince A peut également fe tendre par une vis du manche F : le dedans Ôc le dehors de la barre du doftier font gradués en pouces, afin d’eftimer la diminution progrefiive de la lame en l’ufant. La mâchoire pour ufer le reflort, eft formée de deux principales pièces, l’une inférieure IG, qui s’attache à l’étau par un talon qu’elle porte en deffous : l’autre fupérieure H Q porte en L ôc en K deux vis, dont les pointes entrent dans des points faits à la pièce ou fupport G J : ce qui forme le centre de mouvement de la mâchoire î chaque patte G ôt H porte des couflinets d’étain mis en queue d’aronde pour pouvoir en changer : ce font ces couffmets entre lefquels paffe la lame pour être ufée 6c égalifée au moyen d’émeril fin ou de rouge.
- P eft le poids qui preffe la mâchoire, & Q une vis pour, foulever la mâchoire fupérieure, lorfqu’on veut dégager 1^
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- Premtere Partie, Chap. XVIÏT. iyr
- lame pour retourner le dofïier, Ôt changer la lame de coté. Ceci n’a pas befoin du plus grand détail ; l’infpeëiion de la machine eût dû fufEre.
- ARTICLE V.
- Planche VL I Spiral prêt a tremper.
- 5 1 3 La figure 6 repréfente un fpiral fixé par 4 brides Ôt 4 chaflis, pour maintenir la figure du fpiral, pendant qu’on le trempe : voy. Chap. III, la maniéré dont on fait les entailles des brides. SS eft le fpiral A B, A B> ôte. les brides ; CD, CD, Ôte. les chajjis qui fixent les brides, ôt tiennent le fpiral.
- A B, fig. 7, repréfente le couteau d’étain, ou matrice, Ôc C D un chaflis,
- 5 24* La fig. 8 repréfente un dofïier de petite feie, pour faire les entailles aux brides des refTorts que l’on veut tremper ; ce dofïier fert à régler également l’enfoncement de chaque entaille des brides.
- 525. La figure p repréfente un outil fort utile ôt très-bien imaginé, pour faire des creufures aux platines. Il eft compofé d’une patte A A, qui s’attache fur la platine ; cette
- Î>atte qui eft d’acier, porte verticalement le canon B B, dont e trou eft cylindrique. Dans ce trou entre jufte Ôt librement C, une broche d’acier auffi cylindrique, dont le bout D eft angulaire, pour former la creufure que l’on fait plus ou moins profonde, félon que l’on fait monter ou defeendre la piece .F, mife à vis fur le dehors fupérieur du cylindre. La broche C, porte un petit canon D 9 qui fe fixe par une vis fur cette broche ; c’eft ce canon d’acier, qui fert à faire plus ou moins defeendre le bout angulaire D , félon le befoin, pour former la creufure. La vis E fait le refte par fon mouvement de rappel.
- Je fais fervir le même outil pour percer ôt agrandir parfaitement droits les trous des pivots de mes Horloges, ôcc.
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- i$i De la Me su re du Temps;
- CHAPITRE XIX.
- Diverjes épreuves relatives a Hlfochronifme du fpiral, & au méchanifme de compenfation.
- 5 2 6. C e n’eft qu’après avoir entièrement terminé l'Horloge, qu’elle eft polie, que l'échappement eft fait, de même que le méchanifme de compenfation, enfin, que toutes les pièces font mifes libres , que l’on peut travailler à la recherche d’un fpiral ifochronc. Je fuppofe donc l’Horloge conduite à ce point , 6t je vais donner par ordre quelques règles préparatoires à fuivre, avant de faire les épreuves fervant à trouver l’ifochronifme par le fpiral,
- Première épreuve, pour déterminer précifément le jeu conve* noble à taxe de balancier entre les rouleaux.
- 5 2 7• Il eft fort important, pour la juftefle de l’Horloge f que l’axe de balancier foit immuable entre les rouleaux, ÔC qu’il foit cependant libre : car s’il a trop de jeu, cela trouble l’ifochronifme ; ôc les arcs de vibration ont aufli moins d’étendue. Il faut donc donner le moins de jeu qu’il eft po£ fible aux pivots des rouleaux : les pivots & les rouleaux doivent être tournés parfaitement ronds, ôc il faut enfin que Taxe n’ait de jeu entre les rouleaux que celui qui eft indifpenfable» 528* Pour déterminer ce jeu avec la plus grande pré-cifion, je fais marcher l’Horloge dans fa pofition naturelle, qui eft l’horifontale ; le mouvement étant dehors de fon tambour , je rapproche peu à peu les rouleaux mobiles par leurs ponts, de forte que, dans fes vibrations, le balancier étant
- porté.
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- Première Partie, Chap. XIX. ryj
- porté dun côté par le fpiral, les rouleaux oppofés font cependant aufïi entraînés par le mouvement de l’axe ; mais le balancier revenant fur lui-même, ces mêmes rouleaux continuent de tourner du même côté pendant un inftant, ce qui prouve qu’ils ne gênent pas l’axe ; car fi tous les rouleaux alloient ôc revenoient comme l’axe de balancier, celui-ci fe trouveroit gêné.
- 529. Cette méthode m’a parfaitement réufii; Taxe eft libre, & il n’a cependant pas de jeu ; ôc j’ai obfervé que les ofcillations font plus ifochrones, ôt que l’étendue des arcs font au moins de 20 degrés plus grandes qu’elles n’étoient, lorfque ce jeu étoit donné par la méthode indiquée Longitudes par la Mefure du Temps > pag. 81 : par celle-ci; je pla-çois l’Horloge verticalement ; le balancier pefoit fur 4 rouleaux, & les deux qui fe trouvoient en haut, dévoient tourner fans toucher à l’axe : mais pour peu que les pivots des rouleaux euffent trop de jeu dans leurs trous , l’axe de balancier avoit trop de jeu entre les rouleaux > lorfque l'Horloge étoit replacée horifontalement.
- Seconde épreuve , fervant à connoitre fi toutes les parties du
- méchanifme de compenjadon, ont U degré de perfection
- requis♦
- J 3 o. Pour obtenir une jufteffe confiante dans la mârche de l'Horloge, il eft de néceffité abfolue que le méchanifme de compenfation foit immuable dans fes effets ; c’eft-à-dire, qu’après que l’Horloge a changé de température, la compensation foit la même par le même degré du thermomètre : & il faut également qu'après que l’Horloge a reçu quelques fecouffes ou agitations, le pince - fpiral revienne rigoureu-fement au même point ; car faute de ce degré de précifion f l’Horloge variera : c’eft pour eftimer ces divers effets du méchanifme de compenfation, que, dans mes Horloges 8c dan$
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- Ijf4 Dm la Mesure du Temps.
- mes Montres à Longitude, je fixe fur le quarré du pince-fpirai, un long index qui répond à un limbe gradué en très-petites divifions, par lefquelles je connoîs, en appuyant ou en fou-levant fur cet index, s’il revient à la même divifion; mais j’ai éprouvé que cet index .n’indique pas encore avec affez :de précifion la pofition du pince-fpiral (a). J’ai donc fup-pléé à cette méthode par une autre beaucoup plus sûre; c’efl par la marche même de l’Horloge. Pour cet effet, je place le mouvement dehors du tambour, & j’obferve quelle eft ;la marche de l’Horloge. Je porte cette marche fur mon Journal ; enfuite j’appuie légèrement fur l’index, en le preffant contre le méchanifme de compenfation : j’obferve de nouveau la marche de l’Horloge, je porte cette marche fur le Journal. Je fouleve enfin légèrement {h) le pince-fpiral, en l’écartant du méchanifme de compenfation, & j’obferve la marche de l’Horloge : fi dans ces trois épreuves la marche a changé , j’ai une preuve sûre que la force du reffort du pince-fpiral n’eft pas proportionnelle à la puifi fance du méchanifme de compenfation. Je cherche donc, en diminuant ou en augmentant la tenfion du reffort, & en répétant les mêmes épreuves , le degré convenable de cette force, c’eft-à-dlre, le point par lequel les effets du méchanifme font parfaitement sûrs, & par lequel le pince-fpiral reprend toujours fa même pofition, malgré les fecouffes ou agitations.
- T 3 1 • Quant aux effets du méchanifme même, il faut, pour le juger d’une manière également rigoureufe, placer l’Horloge dans un étuve, mais d’abord fans feu : la faire marcher pendant quelque temps par la température moyenne, noter fa marche & le degré dii thermomètre que je fuppofe de iodegrés; enfuite
- ; fo) Pour juger de Pextrêmc précifion que j tie d’un tiers de ligne répond à une fécondé le méchanifme de compenfation exige dans : en 2,4 heures, donc la tïVs partie d’une Ii~ les effets, nous allons en faire le calcul, gne, dans le mouvement du pince-fpiral, ré-Dans ma petite Horloge n° 3 6 , lorfque j’ai ; pond à une fécondé de tems en 14 heures fufpendu l’effet de la compenfation , l’Hof- • (a) On peut faire les mêmes épreuves en
- loge étant réglée par % 4 deg. du thermomètre, i frappant légèrement le mouvement de l'Hor* elle a avancé de 10" par heure parle froid . loge,ou en lut donnantdelégères agitations t «3e la glace = 4&0" en 14 heures ; &pour file méchanifme n’eft pas immuable% lamat» corriger cette quantité, le pince-fpiral ne che de l’Horloge en fera affeélée» parcourt que j de ligne ; donc la 480e par- f
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- Première Partie, Chat. XIX. Tjjf
- faut chauffer l’étuve & l’Horloge, jufqu’à ce que le thermomètre foit monté à 24 degrés, noter la marche de l’Horloge, éteindre les lampes, ôt laiffer marcher l’Horloge par 10 degrés. Si la marche, par ce dernier degré, eft la même qui avoic été reconnue d’abord au même degré , c’eft une preuve que les effets du mécha-nifmefont sûrs ; mais fl elle diffère, cela annonce un vice , foit dans le chaffis , foit dans la lame compofée.
- Nous obferverons ici qu’avant de faire cette dernière épreuve, on a dû faire celle de la force du reffort du pince-fpiral, d’après laregle du ( N° ^30 ).
- 532. Nous remarquerons encore que, lorfque l’Horloge marche, le pince-fpiral a un petit mouvement caufé par les battements au fpiral, ôc ce mouvement a . également lieu , quelle que foit la force du reffort du pince-fpiral ; mais je ne me fuis pas apperçu qu’il réfultât aucune variation de ce mouvement , qui eft d’ailleurs infenfible , lorfque le balancier fait 6 vibrations par fécondé, que le fpiral fait un plus grand nombre de tours, ôt que le pince-fpiral eft bien centré.
- Sur tIfochronifme du JpiraL Proposition.
- Les plus grands arcs font plus ifockrones mtr*eux que les petits*
- J 3 3 • Hans un même reffort, on doit trouver un point plus ou moins approchant de l’ifochronifme , félon que le balancier décrit de plus grands ou de plus petits arcs. Or je dis que le balancier décrivant les plus grands arcs, une différence de 10 ou 20 dans ces arcs, caufera moins de variation dans la marche de l’Horloge, que la même diminution de 20 degrés n’en cauferoit, fi le balancier ne décrivoit pas d’auffi grands arcs. Car, dans les refforts en général, le plus grand acçroiffement de foçce fe fait au commencement;
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- ijS De ia Mesure du Temps.
- 'de la bande, comme on le voit par les fufées qui diminuent confidérablement du premier au fécond tour, & peu dans le haut.
- J 3 4. La proportion que j’ai faite ici a été vérifiée par toutes les expériences qui Font fuivie ; ainfi on peut regarder comme un principe certain pour arriver à l’ifochro-nifme, qu’il faut que le balancier décrive les plus grands ârcs poftible ; & nous avons prouvé d’ailleurs que dans les grands arcs décrits par le balancier, on obtient une plus grande force de mouvement, fans que les frottemens croi£ fent en même proportion. Traité des Horloges * n° pj , 6t EJfai fur VHorlogerie , n°. 1837.
- Troisième Epreuve.
- Des limites qui fixent Vétendue des arcs décrits par le balancier dans les Horloges a Longitude.
- J 3 5 • C’eft un avantage effentiel de faire décrire les plus grands arcs poflibles au balancier d’une Horloge à Longitude ; car i° le balancier en acquiert une force de mouvement qui augmente comme les quarrés des arcs : 20. l’Horloge eft moins fufceptible des agitations du vaiffeau , & des effets de l’artillerie : 30. le balancier décrivant les plus grands arcs, une diminution de 10 ou 20 degrés dans ces arcs, eau-fera moins de variations dans la marche de l’Horloge, que la même diminution de 20 degrés n’en cauferoit, fi les plus grands arcs de vibration avoient moins d’étendue : 40. on parvient plus facilement à rendre les ofcillations ifochrones. Telles font les raifons qui m’ont toujours porté à faire décrire au balancier les plus grands arcs, comme 240 degrés , & même jufqu’à 260 degrés ; mais il n’eft pas toujours po£ fible d’obtenir cette grande étendue d’arcs, parce que le fpiral qui eft le plus propre à l’ifochronifme, fe développe fi confidérablement dans fes tours extérieurs, par les grandes
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- PREMIERE P ART I Ë, C H A P. XlX. ÏJ7
- fcxcurfions, que les fpires vont batre au piton, ou au derrière du pince-fpiral , ou bien en fe relferrant, les fpires fe touchent, êt dans l’un ou Fautre cas les ofcillations ne peuvent plus être ifochrones : voilà donc les vraies limites de l’étendue des arcs du balancier ; c’eft que, dans les plus grandes ofcillations, le fpiral ne puiffe toucher à quoi que ce foit; d’où l’on voit que l’étendue des vibrations dépend de la nature même du fpiral, ôt du plus ou moins de distance entre les fpires, &c. La diftance plus ou moins grande entre le piton & le pince-fpiral contribue beaucoup encore à borner l’étendue des arcs de vibration; car plus ces deux points font éloignés, ôt plutôt le fpiral y bat. C’eft pour éviter ce défaut, que je place le piton à 70 degrés de diftance du pince-fpiral. Car lorfque le piton eft à po degrés, ou au-dela, cela borne les vibrations à une petite étendue : il faut encore que le piton foit placé tout au bout du fpiral ; car Ci celui-ci déborde trop, la fpire extérieure vient y battre. Lors donc que l’on fait les épreuves pour parvenir à trouver le point, par lequel un fpiral eft ifochrone, il eft important, à chaque fois qu’on allonge ou raccourcit le fpiral, d’examiner quelle peut être la plus grande étendue des arcs de vibration, pour que le fpiral ne batte pas, & régler en conféquence la force motrice; faute de ces précautions ef-fentielles, on croira qu’un fpiral n’eft pas ifochrone, tandis qu’en en faifant ufage, il eût peut être été tel qu’on l’exige.
- Des épreuves pour F Ifochronijine.
- 53 6. Les épreuves du fpiral pour connoître s’il eft pro-* pre à l’ifochronifme, exigent les plus grandes précautions s faute defquelles on feroit expofé à mettre au rebut un bon fpiral, & c’eft ce qui m’eft fouvent arrivé par trop de précipitation. Pour éviter pareil accident , voici les moyens qu’il faut employer.
- 5 37* x°. Jefuppofe d’abord que le fpiral eft exécuté d’après
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- ïj8 De za Mesure dit Temps.
- les procédés ôc dimenfions que j'ai détaillés ci-devant ± Chapitre III.
- 538. 2°. Ayant un reffort fpiral exécuté félon les dimenfions propres, non-feulement à Fifochronifme, mais de plus à l’Horloge, il faut l’ajufter à demeure fur la virole , ÔC que la virole foit tout à fait terminée , afin que fi le fpiral eft jugé propre à l’ifochronifme, on ne foit pas obligé de le démonter de deffus fa virole, opération qui feule eft ca-pal le de changer la nature du fpiral. Pour cet effet, il faut dégager la virole près la mâchoire, pour que le fpiral, en agiffant, ne puiffe jamais y toucher , ce qui troubleroit l’ifo-chronifme ; le fpiral doit être parfaitement centré , ôc tourner bien droit ; les vis de la mâchoire de la virole, tout à fait ferrées , afin que le bout intérieur du fpiral foit inébranlable#
- 5 3 9' 3°* Lorfque l’Horloge eft remontée pour la faire marcher en blanc, il faut placer le piton avec toutes les précautions poffibles, ôc de maniéré que le bout extérieur du fpiral étant fixé très-folidement avec la mâchoire du piton, il foit parfaitement libre ôc non forcé : ôc cela fe fait avec facilité dans mes nouvelles Horloges, au moyen du piton portant 4 vis à caler ; mais pour ferrer lavis de la mâchoire, il faut foulever le balancier par des cartes, afin que le reffort de fufpenfion foit tendu, ôc dans fon état naturel. Car pour ainfi fixer le piton, l’Horloge fe trouve renverfée, le cadran étant en bas.
- 5 4O* 4°* Avant de tremper le pince-fpiral, il faut l’ajufter convenablement avec le fpiral, ôc avec le moins de jeu pofti-ble, dans la fente, afin que le pin e-fpiral ne bride pas en tournant autour du fpiral ; le pince-fpiral doit être tenu le plus léger ôc dégagé qu’il eft poflible, en lui conferv nt feulement la folidité relative à la force du fpiral : ainfi préparé , il faut le tremper, le faire revenir bleu, l’adoucir ÔC polir la fente, le repréfenter de nouveau avec le fpiral, pour, voir fi la fente donne la liberté au fpiral.
- J 41 • Lorfque le méchanifme de compenfation eft re* monté, il faut faire tourner le balancier avec la main, juf-
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- Première Partie, Chap. XIX. ty^
- qu’à ce que la cheville du balancier réponde à 120 degrés, Ôc en l’arrêtant par un frottement, afin de voir fi le fpiral, dans cet état du balancier, ne touche point au piton ou au derrière du pince-fpiral, ôc dans ce cas, limer de l’un ou de l’autre, fi cela fe peut fans obftacle, finon on verra le degré du balancier où le fpiral ne touche pas. On notera cette plus grande étendue pomble : on fera rétrograder le balancier , afin de voir fi le fpiral fe refferrant , les fpires ne fe touchent pas au-deffous du degré d’étendue d’arc donné par la première épreuve. On notera cette plus grande étendue d’arc poffible, afin que, dans les épreuves de l’ifochro-nifme, les arcs décrits par le balancier foient toujours de 5 ou 4 degrés au-deffous de cette limite. Car fi le fpiral bat, cela rend les grandes ofcillations plus promptes, ôc trouble l’ifochronifme, qui auroit peut-être lieu, fans ce défaut de précaution ; enforte que, par-là feul, on peut croire un fpiral défectueux, quoiqu’il tût par lui même propre à l’ifo-chronifme.
- 542* Je porte fur le Journal cette plus grande étendue des arcs : je fais enfuite marcher l’Horloge, en ajoutant fucceffivement les poids néceffaires, pour que le balancier décrive des arcs de 4 ou 5 degrés, au-deffous de l’arc que j’ai reconnu être celui par lequel les fpires battent. Je compare l’heure de l’Horloge à Longitude à celle de l’Horloge aftronomique, & porte cette obfervation fur le Journal : au bout de deux heures je compare de nouveau les tems des deux Horloges, ôc porte l’obfervation fur le Journal ; enfuite j’ôte des poids du moteur la quantité néceffaire pour faire décrire au balancier 10 degrés de moins de chaque côté , ou 20 degrés d’amplitude ; au bout de deux heures, je note fur le Journal la marche de l’Horloge pour cette fécondé îépoque : ôc fi les arcs inégaux ne font pas ifochrones 5 je raccourcis le fpiral, en le faifant faillir hors du piton, mais fans couper cette partie Paillante du fpiral. Si ce bout em-
- Î>êche les arcs d’avoir librement moins de 120 degrés, j’ôte e fpiral, Ôc je fais ouvrir le dernier quart de tour m
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- i6o De la Mesure dü TEMPSé
- moyen des pinces à fpiraux que je fais chauffer au chalut meau. J'examine de nouveau quelle peut être l'étendue des arcs, fans que les fpires battent, je fais marcher l’Horloge avec différents poids, comme dans la première épreuve, ôc fi ces arcs inégaux font plus près d'être ifochrones qu’ils n'étoient d’abord, je continue à raccourcir le fpiral, ôc coupe auparavant la partie du fpiral qui faille le piton : ôc ainfi de proche en proche, jufques à ce que les ofcillations foient ifochrones, ou que le fpiral foit jugé ne pouvoir donner, cette propriété.
- Lorfque le fpiral eft amené fort près du point propre èi l’ifochronifme, il faut augmenter la durée des épreuves , ÔC au lieu de deux heures d'intervalle, en employer fix.
- Remarque I.
- 543* Lorfque les grands arcs décrits par le balancier font plus lents que les petits, on eft affuré que le fpiral peut être rendu ifochrone, en le raccourciffant ; mais fi les grands arcs font plus prompts que les petits , on n’a pas la même certitude ; cependant pour juger un fpiral, il faut le raccourcir, ôc quand la lame eft faite en fouet, félon les dimenfions que j'ai établies, on parvient également à trouver dans un tel fpiral un point propre à l’ifochronifme : mais II, dans un fpiral rendu plus court, les grands arcs font plus prompts, ôc d’une plus grande quantité qu’ils n'étoient à la première épreuve ; à coup sûr, ce fpiral ne peut être ifochrone dan$ aucun point, ôc il faut en employer un autre.
- Remarque II.
- J 44> Nous obferverons ici que, pour faire ces épreuves* il eft abfolument néceffaire d'employer, ainfi que je le pra« tique , les poids' défiais avec l'équipage que j'adapte au tam-bour. Car, avec un reffort, on ne pourroit pas varier félon le befoin la force motrice; ôc iorfqu'on a trouvé le point
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- Premiers Partie, Chat. XIX. î6ï
- par lequel un fpiral eft ifochrone j, Fétendue des arcs , 6c qu’on a réglé l’Horloge par le balancier, on a exactement la quantité de force que le reffort doit tirer ( n° 138). Voy. Chapitre XVIII, (n° 517; la defeription de cet équipage d’effai.
- Il faut cl chaque fois que Ion démonte une Hor loge a Longitude y revoir lifochronifme du fpiral.
- 5* 4 5 • J’ai prefque toujours éprouvé qu’en démontant une Horloge à Longitude, les ofeiliations , qui auparavant étoient ifochrones , ne l’étoient plus après qu’elle avoit été démontée. Cela venoit de ce que le piton de fpiral 11e reprenoit pas allez sûrement fa première pofition. C’eft une des rai-fon qui m’a décidé à employer quatre vis pour caler le piton , ôc rendre le fpiral parfaitement libre. Un autre moyen que j’emploie utilement , c’eft de placer fous la vis de preiïion du piton , au lieu de la virole, un reffort qui en ferrant la vis, appuie fur le piton, fans le faire tourner. Voy. Planche V, fîg. 3.
- Mais malgré cela , il eft à propos toutes les fois qu’on nettoie une Horloge, de faire les épreuves néceffaires pour s’affurer du dérangement furvenu, ôc ramener la machine à fon premier état : ôc ces expériences doivent toujours être faites, lorfque le mouvement eft placé dans fon tambour. Il faut également revoir la compenfation du chaud ôc du froid , ôcc.
- Lorfqu’il eft furvenu quelque dérangement à rifochronifîne, malgré que le piton de fpiral foit parfaitement calé, ôc le fpiral libre, il faut , dans ce cas, allonger ou accourcir le fpiral, jufqu’à ce qu’on ait retrouvé le point convenable ; enfuite il faut diminuer, ou augmenter les maffes de balancier, pour régler de nouveau l’Horloge dans fon état aêhiel.
- 546. Un autre moyen propre à ramener le fpiral à l’ifo-chronifme, lorfqu’il en a été dérangé, c’eft en faifant élever,
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- iÔ2 De la Mesure du Temps.
- ou bailler le piton de fpiral, par les vis qui fervent à le caler; mais en ayant foin que le piton porte à plat fur fes vis, ôt qu’il foit libre.
- Régies a fuivre pour ramener un fpiral ifochrone à Jon
- point y lorfjuen démontant l’Horloge, il a été dérangé.
- J47* Lorfqu’on démonte une Horloge pour la nettoyer, il arrive fouvent qu’après qu’elle a été remontée, le fpiral qui, auparavant, étoit ifochrone, ne l’eft plus : or cet effet peut être produit par deux caufes : ir. par le jeu de l’axe du balancier entre fes rouleaux : 20. par le piton qui n’a pas la même pofition libre qu’il avoit d’abord. Pour donc ramener le fpiral à fon point, il faut premièrement donner le jeu convenable à l’axe, félon la régie de l’art n°, $27 .
- J 4 8* Mais fi les ofcillations ne font pas ifochrones, il faut élever ou abaifferle piton du fpiral au moyen des quatre vis qui fervent à le caler, de forte que le piton pofe toujours bien à plat fur fes vis ; on doit néceffairement retrouver par ce moyen le point par lequel les ofcillations font ifochrones.
- J 4 9* Si malgré les deux corrections que je viens d’indiquer, les ofcillaiions n'étoient pas encore ifochrones, il faudrait allonger ou accourcir le fpiral, félon ia règle fuivante.
- ? V En général, lorfqu’un fpiral n’elt pas à fon point, il faut changer fa longueur, foit en l’allongeant, ou en le raccourciffant, & d’abord en l'allongeant : fi la différence d’ifochronifme va en diminuant, continuer à l’allonger ; Il la différence va en croiffant, il faut au contraire l’accourcir.
- £ ^ ï. Enfin, pour éviter tous les tâtonnemens de longueur du fpiral, le plus fur eft de faire ufage du compenfa-teur ifochrone, ou de la Table compofée des arcs de la température.
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- Première Partie, Chap. XX. 163
- CHAPITRE XX.
- Des Epreuves fervant à la formation de la Table com-pofée des arcs & de la température.
- Des vérifications de l'Horloge lorfiquelle a été nettoyée, & quelle efi remontée.
- 1 1 2 • l°* Lorsque toute l’Horloge cft raffemblée , après qu’elle a été nettoyée , il faut avant de placer le piton, revoirie jeu de l’axe de balancier, & lui donner celui prefcrit; (n° 527) il eft important de revoir cette partie, après que toutes les cages font raffemblées, parce que fouvent, en ferrant les goupilles, cela fait brider, ce qui ote ou donne du jeu à l’axe.
- f £ 3. 2°. Il faut fixer le piton par la vis, & auparavant, s’aflurer qu’il eft bien calé ; s’il ne l’eft pas parfaitement, on le fera au moyen de ces vis : il faut employer beaucoup d’attention en fixant le piton , pour que la vis, en le ferrant, ne le faffe pas tourner.
- ÿ 54. 30. Remonter le méchanifme de compenfation, en faire l’examen félon la réglé du ( n° 530).
- ÿ S1 .J. 40. Placer l’Horloge dans fon tambour, la faire marcher, mettre le tambour de niveau, & régler l’Horloge au plus près par la vis de la boëte de compenfation.
- 5 5* 6. f°. L’Horloge étant réglée au plus près, il faut faire les épreuves de l’ifochronifme, par l’équipage du contrepoids ; fi l’ifochronifme eft dérangé, c’eft-à-dire, fi pour y degrés de différence dans l’étendue des arcs, la marche de l’Horloge différé de plus de 4 à j fécondés en 24 heures, il faut travailler à donner plus de liberté au fpiral, parce qu’en ferrant le piton, on a pu le déranger , & fi le fpiral n’eft
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- 164 De l a Me sure du T em p s.
- pas à fon point, il faut rallonger ou l’accourcir félon les régies indiquées, ôc régler enfuite l’Horloge par les malles, ôc fans toucher au pince-fpiral.
- 5 57* Faire les épreuves du chaud au froid, ôc ramener la compenfation au plus près, c’elt-à-dire, que la différence ne foit que 3 ou 4 fécondés au plus en 24 heures.
- Pour faire ces épreuves, il faut employer la température moyenne de 10 degrés pour le froid, Ôc 20 degrés pour le chaud. Si la compenfation n’eft pas à fon point, on approchera ou écartera de la tige du pince-fpiral la boëte de compenfation , ôc de fort peu à la fois, Ôc on réglera l’Horloge à chaque - fois.
- 5 5 8*7° enfin , l’Horloge conduite à ce point, ôc étant réglée au plus près, on fera les épreuves pour drelfer la Table des arcs ôc de la température.
- Remarque.
- J 59. Pour travailler à former la Table compofée des arcs ôc de la température, il faut choilir le tems où les nuits font froides, ôc où le thermomètre fe tient à f ou 6 degrés au-delfus de la glace.
- 560. On commencera les épreuves pour la formation de la Table, par le terme du plus grand froid, afin de pouvoir augmenter la chaleur par gradation, en fuivant l’ordre ci-après. Et je dois obferver auparavant qu’il eft nécelfaire de choifir pour ces épreuves une chambre qui foit fituée au Nord , afin d’éviter les différences de température qui ont lieu du jour à la nuit, lorfque cette chambre eft lituée au Midi oij^au Levant.
- 561. 8°. On ouvrira les portes de l’étuve, ainfi que la fenêtre de la chambre où fe font les épreuves, ôc on laif-fera l’Horloge au froid pendant plufieurs heures, afin que l’intérieur de la machine éprouve la même température que le thermomètre indique.
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- Première Partie, Chap. XX. 16f
- De la Table compofée des arcs & de la température.
- Ordre a fuivre pour faire les épreuves fervant a la formation de cette Table.
- J 62. i°. Placer l’Horloge dans l’étuve, la mettre de niveau, pofer fur la glace de l’Horloge le thermomètre qui doit accompagner cette machine à la mer. Il faut commencer les épreuves par le terme du plus grand froid, 3 degrés par exemple du thermomètre, au-deffus de la glace.
- 56 3* 2°* Avant de compter la marche de l’Horloge, il faut qu’elle ait été au moins 12 heures au froid, afin que toutes les parties intérieures de la machine foient également pénétrées par le degré de froid indiqué par le thermomètre.
- Première partie de la Table , par g degrés du thermomètre*
- ^6 4* 30. L’Horloge ayant été 12 heures au froid, de g degrés, on écrira fur le Journal fa marche, ou la différence de l’heure qu’elle marque , avec l’heure de l’Horloge aftronomi-que : on portera également fur le Journal le degré du thermomètre , &: le nombre de degrés naturels décrits par le balancier.
- J 6 J1. 40. Au bout de 12 heures, on portera fur le Journal le tems de l’Horloge ; l’étendue des arcs , & le degré du thermomètre doivent être auffi portés ; mais ils ne doivent pas avoir changé. Nous fuppofons ici les arcs de 106 degrés, & le thermomètre 3 degrés ; on aura donc la marche de l’Horloge par le frôid 3 degrés, ôt l’étendue des arcs naturels à ce degré , ce fera le premier terme de la première partie de la Table.
- 5 66. 50. Mettre un contre-poids, pour que les arcs foient de 5 degrés plus petits, c’eft-à-dire, 101.
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- i66 De la Mesure du Temps.
- J 6 7* tf°* Au bout de fix heures, noter le tems de l’Horloge, les arcs ôc le degré du thermomètre, & ajouter au contre-poids , afin que les arcs foient de pé degrés.
- 568- 7°. Au bout de fix heures, noter le tems de l’Horr loge, ôc ajouter au contre-poids, pour que les arcs foient de p 1 degrés, le thermomètre étant toujours à 3 degrés.
- 569» 8°. Au bout de fix heures , noter le tems de l’Horloge , les arcs po degrés x ôc on ôtera les contre-poids ajoutés pour diminuer les arcs.
- Seconde partie , par 10 degrés de température.
- J 7 O. p°. Allumer une mèche, Ôc faire monter le thermomètre à 10 degrés, l’entretenir à ce point, pendant 12 heures, afin d’avoir l’arc naturel du balancier par cette température, & que toutes les parties de la machine en foient également pénétrées
- 57 I* io°. Lorfqu’on fe fera alfuré pendant 12 heures de tems , que l’Horloge eft à la température de 10 degrés, on portera fur le Journal les tems de l’Horloge , l’étendue des arcs, Ôc le degré 10 du thermomètre.
- 57^. ii°. Au bout de 12 heures , on notera le tems de l’Horloge, l’arc décrit, ôcle degré 10 du thermomètre, Ôc on aura la marche de l’Horloge, par la température 10 degrés ; on aura le premier terme de la fécondé partie de la Table, 10 degrés de température, Ôc les arcs naturels décrits par le balancier que nous fuppofons de 110 degrés.
- 57 3* 120. Mettre un contre-poids, pour faire décrire 10j degrés, ou $ degrés de moins que les arcs naturels.
- 574* l3°* Au bout de 6 heures, noter le tems de l’Horloge : on aura la marche par 10$ degrés d’arcs, à 10 degrés de température. Le fécond terme indiquera les quantités dont l’obfervateur doit tenir compte , lorfque l’épaif-filfement des huiles aura diminué de f degrés, les arcs décrits par le balancier, ou 10$ degrés: ajouter au contrepoids, pour que les arcs foient de 100 degrés.
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- Première Partie, Chap. XX. 157
- 575. 14°. Au bout de 6 heures , noter le tems de l’Horloge , ajouter au contre-poids, pour que les arcs foient de p> degrés, Ôc noter le tems de l’Horloge, au bout de 6 heures ; on aura tous les termes de la fécondé partie de la Table , par 10 degrés du thermomètre. On ôtera le contrepoids.
- Troijiemepartie de la Table,par 18 degrés de thermomètre,
- 576, ij°. Allumer une mèche de plus, & faire monter le thermomètre à 18 degrés , l’entretenir à ce point, pendant 12 heures, de forte que.l’Horloge foit intérieurement à cette température.
- 57 7* 160. Noter le tems de l’Horloge , & la laifler à cette température; au bout de 12 heures, noter le tems de l’Horloge, l’arc décrit par le balancier , on aura la marche de l’Horloge, par 18 degrés du thermomètre, ôc l’arc naturel , par cette température ; je le fuppofe 113 degrés ; ce fera le premier terme de la troifieme partie de la Table.
- 578* 17°• Mettre un contre-poids pour diminuer les arcs de $ degrés , ou pour être de 108 degrés ; au bout de 6 heures, noter le tems de l’Horloge, par 108 degrés arcs Ôc 18 degrés de thermomètre.
- 579. 18°. Ajouter au contre-poids , pour que les arcs foient de 103 degrés; au bout de 6 heures, noter le tems de l’Horloge.
- 580. ip°- Ajouter au contre-poids, pour que les arcs foient de 98 degrés ; au bout de 6 heures, noter le tems de l’Horloge, on aura tous les termes de la troifième partie de la Table, par 18 degrés : on ôtera les contre-poids.
- Quatrième partie de la Table ,par 26 degrés de Thermomètre«
- V 8 1 • 2°°* Allumer une mèche de plus , Ôc faire monter le thermomètre à 26 degrés, l’entretenir à ce point, pen-
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- 168 De la Mesure du Temps.
- dant 12 heures, pour que l’intérieur de la machine foit à ce degré de chaleur.
- 5 8 2i°. Au bout de 12 heures, on notera le tems de
- l’Horloge , l’arc décrit par le balancier que je fuppofe 115 degrés, 8c le degré 2 5 du thermomètre.
- J S 3* 22°* Au bout de 12 autres heures, on notera le tems de l’Horloge & l’arc 11 $ décrit : 011 aura la marche de l’Horloge par 2 5 degrés du thermomètre, & l’arc naturel décrit à ce degré de chaleur ; ce fera le premier terme de la quatrième partie de la Table.
- 5 84* 23°* Mettre un contre-poids, pour réduire les arcs naturels à 110 degrés, au bout de 5 heures, noter le tems de l’Horloge.
- J 8 f. 24°» Ajouter au contre poids, pour réduire les arcs à 105 degrés, au bout de 5 heures, noter le tems de l’Horloge.
- y 86. 2£°. Ajouter au contre-poids, pour réduire les arcs à 100 degrés , au bout de 5 heures, noter le tems de l’Horloge ; on aura enfin, par-là , tous les termes des quatre parties de la Table. On ôtera les contre-poids.
- Voyez ci-après le modèle d’épreuves de cette méthode appliqué à l’Horloge (n° 17) à poids.
- 587.
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- Premiers Partie, Chip. XX. 169
- 587. EXEMPLE OU MODELE D’EPREUVES,
- HORLOGE A LONGITUDE N° 17.
- Pour la Table de la température & des arcs.
- Première Partie par le froid, 5 degrés au-de£us de o
- à 6 h. M. Mife au froid, l’Horloge de niveau dans fon étuve.
- à 6 h, 10' S. Retarde 9" -, arc naturel iof d., Thermomètre 5 d.
- Le 9 à 6 h. 20" M. Ret. 17"... arc ioj .. .Th. y ret. 7" {en ix h. = 15" en 14 k.
- mis un contre-poids, arc 100 d.
- à 11 h. 10'. Ret. n'' {, arc réduit 100, Th. 5 d. ret. 4" £ en 5 h = 2 1 " ~ en 14 h. ajouté au contre-poids, arc <?y d.
- 4 h. 20'. Ret. 27"!,arc réduit^y ,Th. ; d. ret. 6" i; eu 5 h. = 30" en 24 h. ôtez le contre-poids.
- Seconde Partie par 12 degrés.
- Allumé la lampe y \ mèche.
- Le 10 à 7 h. 20' M. Ret. 41", Th. ix d. arc naturel 110 d.
- 7 h. io' S. Ret. 48", Th. 12 d. arc naturel 100 d. ret. 6U en ix"
- =sei2 en 14 h. mis un contre-poids, arc réduit 105 d.
- Le il à 8 h. 10' M. Ret. y6 ~, Th. 12 , arc réduit 10y d. ret. 8" \ en 13 h. *=
- 1 y en 24 h. ajoutés au contre-poids, arc réduit 100 d.
- à 1 h. xo' S. Ret. 1' 3", Th. 12, arc réduit 100 d. ret, 6"^ en 6 h.s=27"
- en 24 h. ôtez les contre-poids.
- Troijieme Partie par 18 degrés.
- Allumé i mèches.
- Le d à 6 h. à ix h.
- à 6 h.
- \ 9 h.
- o' M. Ret. i' if", arc naturel 114, Th. 18 d. o' Ret. 1' 16" |, arc 114, Th. 18 d. ret. i" \ en 6 h. = 6" en
- 24 h. mis contre-poids, arc 109 d.
- o' S. Ret. i' i$"i, arc réduit io?, Th. 18 , ret. x"|en 6h. = n" en 24 h. ajouté au contre-poids, arc joy. o' S. Ret. 1' 22" f, arc réduit ioy , Th. 18, ret. j"|en3h,=ss 28" en 24 h. ôtez les contre-poidsi
- Quatrième Partie par i6 degrés. Allumé 3 mèches.
- Le 13 à j h, jy' M. Ret. 1' X4" arc naturel 114, Th. 26. a
- à 10 h. 3s'. Ret. i' 25" arc naturel 114 , Th. 26, ret. |"en y h. =3
- î" ts en 24 h. mis contre-poids arc 109. à 3 h. 35'. Ret. 1' »6" {, arc réduit iop,Th. 16, ret. i"en y h.= 4"^ en 14 h. ajouté au contre-poids, arc 103.
- 8 h. 3;'. Ret. 1' x8" | , arc réduit 103 , Th, 16, ret. x" ± en J h. =5 10" £ en 2 4 heures»
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- 170 De la Mesure du Temps.
- HORLOGE A LONGITUDE N° 17.
- T allô d'Equation compofêe des corrections quil faut faire temps de VHorloge, a raifon des changemens de la température ; & de détendue des arcs décrits par le balancier.
- Première Partie par le froid de q degrés de Thermomètre
- au-deffus de o.
- Arcs naturels 105 degrés, l’Horloge retarde de 15” en 24 heures.
- Arcs fuppofés 100 d......retardera, de 21" ~m
- 9J d..................retardera de 30''
- Seconde Partie, par 12 d. de Thermomètre âu-deffous de o*
- Arcs naturels no d. . • . • . retarde de iz" en 14 h.
- Arcs fuppofés 105 d......retardera de 15"
- 100 d.................retardera de 27".
- Troifième Partie, par 18 d. du Thermomètre.
- Arcs naturels 114 d. • . . • . retarde de 6U en 24 h.
- Arcs fuppofés 109 d......retardera de u,;
- 104 d. . . ... retardera de 28”
- Quatrième Partie, par 26 d. du Thermomètre*
- Arcs naturels Ï14 d...............retarde de 3" en 24 h.
- Arcs fuppofés 109 d. .... . retardera de 4"
- 103 d. . . . • . retardera de 10" A.
- R E M A R Q U E.
- En retranchant de tous les termes de la Table ci-delfus le plus petit 3" -A. 3 c’eft-à-dire, qu’en fuppofant l’Horloge réglée par les arcs naturels, du 16e degré de température, on aura la Table fuyants, réduite à la plus fîmple exprelhoiu
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- Première Partie, Chap. XX. 171
- HORLOGE A LONGITUDE N° 17.
- Table d* Equation compofée des corrections qu*il faut faire au iemps de L*Horloge, à raifon des changemens de la température & de rétendue des arcs décrits par le balancier.
- Première Partie par le froid de ; degrés de Thermomètre
- au-deflus de o.
- Arcs naturels ïoj degrés, l'Horloge retarde de n" — en 14 heures.
- Arcs fuppofés 100 d.....retardera de 18".
- 95 d.........retardera de 16"
- Seconde Partie par 12 degrés du Thermomètre.
- Arcs naturels no d. . l’Horloge retarde de 8" j4- en 24 heures.
- Arcs fuppofés 105 d.....retardera de il'' —•
- 100 d.........retardera de 13”
- Troifième Partie par iS degrés du Thermomètre.
- Arcs naturels M4 d. . l’Horloge retarde de rn ~ en 2.4 heures.
- Arcs fuppofés 109 d......retardera de 7” ,40-
- T04 d.........idem . . de 24" 40
- Quatrième Partie par 16 degrés du Thermomètre.
- Arcs naturels 114 d . l’Horloge fuppofée réglée = o” correction.
- Arcs fuppofés 109 d......retardera de 1" ~
- 103 d............ idem . . de 7" ~
- Remarque.
- ç88. La eompenfation du chaud & du froid dans cette Horloge eft trop forte. U eut été à propos avant de travailler à la formation de cette Table , de conduire au plus-près la eompenfation par la température moyenne de 10 d. à 20 d. du Thermomètre : car ici de t?, à ï8 d. il y a 6" de différence en 24 heures, & on auroit pu l’amener ào;les différences feroient rejetrées dans les termes extrêmes du chaud & du froid , qui font moins fréquents en mer.
- 589. Toutes les opérations que nous venons de détailler étant faites, on pourra placer le tambour & l’Horloge fur la fufpenfîon; on mettra de l’huile aux pivcvs de fufoenfion, anrès qu’elle aura été nettoyée, & en cet état il convient de vérifier la pofition horifonrale de l’Horloge fur la fufpenfîon , en plaçant un niveau à huile d’air fur la glace. Si elle n’efi: pas horifonrale dans tous les points , il faudra les ramener par les vis de la fufpenfîon, & par les porte-pivots qui font attachés au tambour; ces portes-pivots peuvent fe mouvoir en couliffe, en defferrant les vis» & en frappant avec un marteau, enfuite on refierrera les vis.
- Fin de la première Partie.
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- DE LA MESURE DU TEMPS.
- SECONDE PARTIE.
- Des moyens de perfe&ionner les Montres de poche, & les Horloges Aftronomicjiies.
- CHAPITRE PREMIER.
- Des Caufes dt variations des Montres de poche.
- JÇO. {Quoique la théorie & les principes que j’ai donnés dans mon Traité des Horloges Marines , ôc dans la première Partie de cet Ouvrage pour la compofition des petites Horloges à Longitude, foient également applicables aux Montres de poche, que la conftruêtion même de ces machines puiffe être employée dans les Montres, je m’arrêterai ici à traiter particulièrement ce qui regarde les Montres de poche, en effayant de donner à ces petites
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- 174 &B LA Mesure dv Temps.
- machines qui fervent à laMefure du Temps une juftefleplus confiante. Je le fais fur-tout en faveur des Ârtiftes qui n’auront pas voulu faire par eux-mêmes cette application; Ôc je vais effayer de leur tracer la route.
- 591. J’ai traité fort au long dans YEJfai fur F Horlogerie , de la théorie, de la conftruôtion Ôc de 1 exécution des Montres ordinaires : je n’ajouterai rien à cet objet ; car en fui-vant les méthodes que j’ai indiquées, on parviendra à faire des Montres avec toute la perfeôtion requife pour l’ufage du Public ; mais il refte à défirer , pour les obfervateurs ôc les amateurs, d’avoir des Montres portatives qui ayent toute la jufteffe poiîible : or les connoiffances ôc les expériences acquifes par le travail des Hcrloges ôc des Montres à Longitude , facilitent les moyens propres à remplir cet objet ; mais avant de propofer ces moyens de perfe&ion, il faut premièrement examiner ôc indiquer les vices de conf-tru&ion ôc d’exécution des Montres ordinaires.
- Caufes de variations des Montres de poche.
- i°. Les changèmens dans les frottemens des pivots „ & dans les réffiances des huiles.
- 592. Le plus grand obflacle qui s’oppofe à la coudante jufteffe des Montres eft celui des frottements des pivots , tant du rouage que du balancier , ôc l’augmentation dans les réfiftanees des huiles à mefure qu’elles s’épaifÏÏffcnt ; Ôc dont l’effet ed d’autant plus fenfible que la force de mouvement du régulateur des Montres ed toujours très-petite : enfbrte que pour peu que les huiles s’épaifTifFent, ce qui augmente le frottement, les arcs de vibration du balancier diminuent, d’où il réfulte un retard dans la marche de la Montre.
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- Seconde Partie, Chap. I. tj$
- i°. Les différences de température auxquelles ces machines font expofées.
- 593- Les changements de température auxquels ces machines font expofées , par des paflages lubits du chaud au froid, font caufe des plus grands écarts ; & les différences dans la température n’affe&ent pas de la même manière toutes les Montres. Car fi le balancier d'une Montre eft petit & léger, qu'il ait de gros pivots, le froid fera retarder la Montre, & j’en ai vu dont la différence en 24 heures étoit de 15 minutes de retard par le froid delà glace, la Montre étant réglée par 10 degrés au-deffus ; voy. Ejfai fur rHorlogerie, n° ipo8.
- 5 94. Si au contraire le balancier eft grand, fait des vibrations lentes , Ôc que fes pivots foient d’un petit diamètre ^ les frottements étant réduits à la plus petite expref-fion, alors l'aétion du froid fur le fpiral fera avancer beaucoup la Montre, & cette quantité peut aller jufqu'à 7 minutes en 24 heures d’avance par le froid, la Montre étant réglée dans le goulfet, Ejfai no 185)4.
- 595. Mais en fuppofant même que l'on ait fait ufage de la compenfation naturelle des huiles ( dont nous avons établi la théorie, Ejfai fur l* Horlogerie, chap. XXX, deuxième Partie ), la Montre où cette compenfation a lieu ne con-fervera fa marche que pendant que les huiles feront fraîches ; car à mefure qu'elles s'épailfiront, la Montre ira en retardant , & elle finira par avancer par le chaud , Ôt retarder par le froid.
- 30. Les diyerfes poftions d*une Montre, horifontale , verticale ou inclinée.
- 596. Une Montre de poche eft néceffairement expofée à être tantôt verticale , tantôt horifontale ou inclinée de divers
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- fens, Ôc tels foins qu’on apporte en la réglant par ces di-verfes pofitions, il fera bien difficile d empêcher qu’il ne relie encore des variations. Mais en fuppofant même qu’elle foit bien réglée dans ces pofitions au moment où la Montre vient 4’être terminée 6c nettoyée, il ne s’enfuit pas de-là quelle puiffe toujours conferver cette perfe&ion : car au contraire, à me-fure que les huiles s’épailfiront, ôc que les frottements changeront de nature, ils affeêieront différemment la marche de la Montre, laquelle variera en paffant de la pofition hori-fontale à la verticale.
- 4°. Les agitations du -porté.
- J ç 7. On doit compter parmi les obftacles qui s’oppo-fent à la julleffe des Montres, celui des agitations 6c fe-couffes auxquelles une Montre de poche eft expofée en la portant : l’effet des agitations eft néceffairement d’augmenter ou de diminuer l’étendue des vibrations du balancier : or comme les ofcillations d’inégale étendue ne font pas naturellement de même durée, il s’enfuit des variations dans la marche de la Montre.
- 50. La chaleur du gouffet qui deffeche promptement Vhuile des pivots de la Montre.
- y 98* Une Montre qui eft portée dans le gouffet éprouve une chaleur fi confidérable, que les huiles font promptement defféchées, enforte que cela change la compenfation qui avoit lieu, la Montre varie par fes diverfes pofitions, ôcc. ainfi que nous venons de le dire ci-devant ; enfin la Montre paffe de cette grande chaleur ( fur-tout en hiver ) à un grand froid ; ôc ces différences fubites, ôc par les termes éloignés , affe&ent encore la marche de la Montre.
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- Seconde Partie, Chap. I. 277
- 6°. La nature des huiles employées dans la Montre.
- J 9 9. Il eft infiniment important d’employer de bonne huile aux pivots d’une Montre de poche ; car la Montre la plus parfaite, dans laquelle on aura mis de l’huile de bonne qualité , cefiera d’avoir la même exactitude lorfqu’après avoir été démontée, ôt. nettoyée on mettra de l’huile moins bonne.
- 70. Les défauts du rejfort moteur 3 tel qu’il eft employé dans les Montres 3 &c,
- 600. Par la conftru&ion des Montres, le reflort-moteur eft dans un trop grand rapport avec la puiffance du régulateur, enforte qu’il le maîtrife ôt lui tranfmet fes inégalités Ôt il caufe de très-grands frottement ; d’ailleurs , par la mauvaife difpofition du grand reflort, il fe trouve toujours dans un état forcé lorfque la Montre eft remontée , parce qu’il ne refte ordinairement qu’un demi-tour de vuide ; or de tels reflforts font expofés à perdre de leur force ou à cafter.
- 8°. Les mauvais engrenages.
- 601. On emploie communément des pignons de 6 dans les Montres, ce qui forme de très-mauvais engrenages, ôt les trous des pivots s’ufent promptement, ce qui augmente le frottement, Ôt ajoute encore aux autres vices de ces machines, Ôt caufe des variations dans l’étendue des arcs décrits par le balancier, Ôc par conféquent dans la marche de la Montre.
- 90. Les vices des échappements employés dans les Montres.
- 602. L’échappement, cette partie fi importante dans toutes les machines qui mefurent le temps , l’eft encore plus
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- dans les Montres , parce que les changements qu’il éprouve par Tes frottements ôc inégalités, ont plus d’influence fur le régulateur qui eft un balancier léger , qui a peu de force ôc de mouvement : ôc comme les Montres reprennent toute feules leur mouvement lorfqu’elles ont été arrêtées ôc qu’on les remonte, le moteur a, comme nous l’avons obfervé, un grand rapport avec la force du balancier, 6c par conféquent la preflion ou frottement en eft d’autant plus grande dans l’échappement à cylindre qui eft le plus en ufage, quoiqu’il foit en effet fort mauvais : car cet échappement exigeant de l’huile, il en réfulte des variations très-grandes à mefure que l’huile s’épaiflit ; ôc lorfquelles font défféchécs, le cylindre fe creufe ôc le détruit : l’échappement à roue de rencontre n’a pas les mêmes défauts, mais en revanche le moindre changement dans la force motrice affeôfe la durée des vibra* tions qui font plus promptes par les grands arcs, ôc plus lentes par les petits.
- io°. Les ofcillations d*inégales étendues, décrites par le Balancier j ne font pas ifochrones.
- 603* Enfin une des caufes les plus efîentielles des variations des Montres, c’eft celle du non-ifochronifme des vibrations du balancier ; car les arcs varient à chaque inf-tant, foit par les agitations du porté, foit par les diverles pofl-tions de la Montre, foit par le chaud ôc par le froid : par les changements dans la force motrice, dans les frottements, les engrenages, les réflftances des huiles, ôcc ; ce qui fait nécefTairement varier la Montre à chaque inftant.
- 6 O 4- D’après l’expofé exaôt que nous venons de faire des défauts des Montres, on peut être certain qne fl des machines de cette efpèçe ont cependant une forte de régularité , elle n’eft due qu’à des vices qui font détruits par d’autres, en-forte- que le hafard contribue plus à leur jufteffe, que. l’art des Ouvriers qui les exécutent*.
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- Seconde Partie, Chap. II. 17^
- CHAPITRE IL
- Des Principes de conjlruclion des Montres portatives , pour obtenir de ces machines la plus grande ]ujlejje.
- Obfervations préliminaires fur les diverfes fortes de Montres a employer pour Pufage du Public & des Obfervateurs.
- s l’état de perfeélion où l’Art de l’Horlogerie eft ma:ntenant porté , on peut divifer en trois efpèces les Montres portatives fervant à la Mefure du Temps.
- 6O 6* La première dalle comprend les Montres ordinaires, fimples ou à répétition, à cylindre , ôcc, dans lefquelles la compenfation du chaud ôt du froid eft produite par les frottements Ôc les réfiftances des huiles des pivots de balancier, (voy. Ejfai fur P Horlogerie n° 1880 ô fuiv ). On conçoit ai-fément, d’après les obftacles dont nous avons rendu compte ci-devant, (chap. 1, n°. 5^3 ôc fuiv.) qu’il n’eft paspoftible que la juftelfe des Montres ordinaires foit long-tems la même à caufe de la quantité abfolue que doivent avoir les frottements Ôc les réfiftances des huiles, pour produire la compenfation ; or les huiles varient Ôc changent promptement ; enforte que la juftelfe que l’on peut obtenir de ces machines, quoique fuffifantes pour l’ufage du Public, ne l’eft nullement allez pour les Obfervateurs qui ont befoin de précifion.
- 607. La fécondé clalTe comprend les Montres à Secondes que j’ai appellée Montres Aflronomiques, ôc auxquelles j’ai appliqué un méchanifme pour la compenfation du chaud Ôc du froid : j’en ai conftruit deux fur ce principe ; l’une a été vendue à Londres en 1766 , ôc l’autre a été faite en 1768, pour M. le Chevalier de Fleurieu (a).
- (a) Traité des Horloges Marines , Appendice, pag. 533 , & Intfodu&ion pag. xxir.
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- iSo De la Me sv re du Temps.
- Je place dans la troinème claffe des Montres portatives ma Montre à Longitude, commencée en 1764 pour M. le Marquis de Courtenvaux ; voy. première partie, chap. XII.
- 6O§.Dans les Montres Ordinaires à compenfation naturelle, il faut augmenter à deffein les frottements & les réfiftances des huiles des pivots de balancier, ôt diminuer la puiffance du balancier au point requis, pour obtenir la compenfation du chaud & du froid : or dans ce cas la force motrice maî-trife néceffairement le régulateur ; jaai fuffifamment traité de ces fortes de Montres dans VEJfaî fur l Horlogerie auquel je renvoyé.
- 6 00, Le régulateur des Montres Aftronomiques doit avoir la plus grande puiffance , & les frottements de fes pivots doivent être les plus petits poffibies : les pivots de balancier des Montres Aftronomiques doivent tourner dans des trous, de même que ceux des Montres ordinaires ; la portion de cette forte de Montre doit pouvoir être indifféremment horifontale, verticale ou inclinée.
- 6 I O. Pour donner aux Montres de la troifième claffe, que, j'appelle Montre a Longitude toute la jufteffe poffible, il faut dégager 1 s pivots du balancier de leurs frottements au moyen des rouleaux , Ôt il eft à propos que les v ontres de cette efpèce confervent le plus qu’il eft poffible la même pofition ; mais comme j’ai déjà traité ci-devant ce qui concerne les Montres à Longitudes , je me bornerai ici. aux Montres Aftronomiques.
- Principes fur les Montres portativesr
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- 6 II. Obtenir d’une Montre portative une jufteffe conC tante , eft la chofe qui éprouve le plus d’obftacles : rien- cependant ne feroit plus utile ni intéreffant, que de pouvoir donner à ces machines plus de régularité. Aujourd’hui ( en 1771 ) que je crois avoir acquis les connoiflances néceffaires' pour en tracer la route, je vais x guidé par les principes que
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- Seconde Partie, Chap. II. tSt
- j’ai établi fur les Horloges Marines , indiquer les moyens propres à donner aux Montres portatives toute la juflefie qu’elles comportent.
- 6 12. Trois parties eflentielles font la bafe de la jiiftefie des Montres portatives, de même que pour les Horloges à longitudes.
- 6l3» i°« La jufteiTe de ces machines eft fondée fur la rédu&ion & la confiante uniformité des frottements , qui doivent être tels , que le balancier décrive conftammcnt des arcs de même étendue, foit que la Montre foit verticale ou horifontale ; & il faut de plus que ces arcs changent peu d’étendue par le chaud ou par le froid, & que l’épaiffiife-ment propre des huiles ne faffe pas varier les arcs de vibrations du balancier : or cet état de perfection dépend du rapport entre la pefanteur & la vîteiïe du balancier avec le diamètre des pivots ; cela dépend particulièrement de la matière que l’on emploie pour faire les trous des pivots : fi les trous font en cuivre ou en or, le balancier doit être beaucoup plus léger, ( les pivots refiant les mêmes ), que fi les trous étoient faits en rubis.
- 614. 20. La jufteffe d’une Montre eft plus encore effen-tiellement fondée fur la nature des ofcillations du balancier, lefquelles doivent être telles, que foit que le balancier décrive des grands ou des petits arcs, les ofcillations foient rigouretifement ifochrones ou d'égale durée : or j’ai démontré , dans mon Traité des Horloges Mannes 3 que cette propriété fi défirable peut être obtenue par le fpiral lui-même, & j’ai établi dans cet Ouvrage les principes de cette théorie : j’ai également établi tous les moyens propres à parvenir à rendre le fpiral ifochrone (a)»
- (a) J’obferverai ici qu’il ne fuffit pas les ofcillations d’abord ifochrones, cefle-encore que le fpiral foit ifochrone, pour ront de l’être par cet accroiïïemenr de
- 3ue les ofcillations d’inégale étendue foient frottement, qui rendra les petites vihra-e même durée, car fi le balancier éprouve , tions plus lemes que les- grandes , & cet trop de frottement dans les pivots, il ar- ' effet des frottements eft très certain. Vcy. rivera néceffairement , que ces frotte- Ejfai fùr 1‘Horloger te, t. n° /881 -, !a continents venant à changer, ainfi que les réfif- penfation que cet effet produit dans les tances des huiles, ces chang ment'. pro - j Montres.
- «luiront des variations dans la Montre, dont I
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- ïSa De la Mesure du Temps.
- 61 J. Une Montre portative qui réunit les deux qualités que je viens d énoncer, feroit néceffairement de très-grandes variations, fi on n’employoit pas, ainfi que je l’ai fait dans mes Horloges à Longitude , un moyen de compenfation pour la corre&ion des effets du chaud & du froid : le troifième article néceffaire, pour avoir une Montre parfaitement exaéle, confifte donc dans la compenfation des effets du chaud ôc du froid.
- 616- 4°. Un quatrième article très-important dans la compofition d’une Montre exa&e, confifte dans l’échappement, lequel doit être tel qu’il ne trouble pas la nature des of-cillations ifochrones fondées par le fpiral, Ôc il faut de plus qu’il n’ait pas de frottement qui , à la longue, puiffe altérer la jufteffe de la Montre : Ôc tel eft l’échappement libre que j’ai compofé Ôc appliqué également à mes Horloges à Longitude ôc à mes Montres portatives.
- (Si 7- £°* Il eft très-important d’avoir un reffort moteur qui ne foit pas dans un état forcé ; pour cette effet, il faut fuivre les moyens employés dans mes Montres à Longitude, ou le grand reffort a au moins trois tours de refte au haut ; voy. chap. V, première partie.
- 6x8- 6°. Il ne faut pas que la Montre ceffe de marcher pendant qu’on la remonte ; ainfi dans une telle machine il faut faire ufage du remontoir logé dans la*fufée , de même que dans les Horloges à Longitude, ( Traité des Horloges Marines , ( n° 68 i , 811 ).
- 6 1 9- 7°. Enfin le rouage de la Montre doit être réduit âu plus fimple comme dans mes petites Plorloges à Longitude, employer des pignons nombrés, fie cependant les roues les plus petites ôc les plus légères ; voy. Planche III, fig. 6 ôc 7.
- 62 O. Je n’entrerai pas ici dans de plus grands détails fur laconftru&ion dune Montre Aftronomique; il fau-droit répéter ce que j’ai dit ci-devant, chap. IX, en traitant de la Montre à Longitude n 1 , ôc chap. XI, pour celle n° 36.
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- Seconde Partie, Chap. IL 183
- Des épreuves quil faut faire fiibir aux Montres Aflrono-miques de poche, pour obtenir toute la jufejfe quelles comportent
- 621. Pour faire les épreuves dont nous allons parler , il faut que la Montre foit entièrement terminée, mife libre & remontée dorée , l’echappement fini ; de même que le mé-chanifme de compenfation.
- 622. Le balancier ne doit pas être rivé fur fon axe comme on le pratique dans les Montres ordinaires ; mais il doit être fixé par deux vis, afin de pouvoir en changer félon le befoin, de même que je l’ai toujours pratiqué dans mes Horloges ôc Montres à Longitude : pour cet effet , la tige & l’affiette de balancier doit être d’une feule pièce : l’afïiette doit être très-petite, ôt formée fur la tige même, & faite avec le meilleur acier ; dans mon échappement libre, la tige de balancier doit porter une fécondé afîiette, fur laquelle il faut aufE attacher par deux petites vis le cercle d’échappement.
- i°. Déterminer le rapport du poids du balancier avec les pivots,
- 6 2 3 * La première épreuve qu’il convient de faire avec la Montre, c’eft de déterminer la pefanteur que doit avoir le balancier relativement à la groffeur de fes pivots : elle doit être telle qu’en faifant marcher la Montre horifontale-ment, ou verticalement, l’étendue des vibrations foit la même, Traité des Horloges Marines, n° 112 ; on ajuftera donc un fpiral plié, ferré, ôc faifant au moins fix tours, & on fera marcher la Montre. Si les arcs font plus grands , la Montre étant plus horifontale, que verticale; c’eft une preuve que le balancier eft trop pefant ; mais on peut partir d’après des expérience» déjà faites \ par exemple, j’ai trouvé qu’un balancier qui fait quatre vibrations par fécondés , a iolig. de diamètre
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- & pefe fix grains ~, décrit les mêmes arcs, horifontal ou vertical.
- 2°. Régler Vifochronifme des vibrations par le fpiral.
- 6 24* P0111" obtenir un fpiral ifochrone dans une Montre,il faut fe fervir de lames d’acier bien travaillées , & égales de force , les plier en un grand nombre de tours ferrés 6c d’un petit diamètre, en fuivant les règles établies, Traité des Horloges (n° 1 jo & fuiv.). Les épreuves pour l’ifochronilmedoivent être faites de la même manière que je l’ai expliqué ci-devant ( n° 533 êtfuiv. ) pour les petites Horloges à Longitude.
- 30. Régler la pêfanteur du balancier fur celle du fpiraL
- 62$. Lorfque le fpiral d’une Montre eft reconnu ifo-chrone , il faut régler la Montre en changeant le poids du balancier ; s’il eft trop léger , il faut en mettre un autre , & c’eft par cette raifon que le balancier doit être fixé par deux vis ; s’il eft trop pefant, il faut le diminuer juf-ques à ce que la Montre foit réglée, & fur-tout il ne faut pas toucher au pince-fpiral , de peur de changer l’ifochro-nifme en changeant la longueur du fpiral & le point par lequel il eft ifochrone; le balancier doit décrire les plus grands arcs poflibles ôc au moins de 300 degrés, i°. parce que le régulateur acquiert une force de mouvement qui croît comme les quarrés des arcs ; 20. parce que les grands arcs font plus ifochrones entr’eux , (n° 333); 30. parce que la Montre eft moins fufceptible des agitations du porté.
- 40. Régler la quantité de force motrice.
- 626. Pour donner à la Montre la quantité de force motrice qui lui eft convenable, cela dépend de l’étendue d’arcs que le balancier doit décrire ; ôc cette étendue doit
- être
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- Seconde Partie, Chap. II. 185
- être déterminée par le point 011 les arcs font plus ifochrones entr’eux -, voy. ci-devant, ( n° 138).
- 50. Régler la Montre platte & pendue.
- 6 2 7« L’ifochronifme des vibrations étant trouvé dans la Montre, ôc la force motrice convenable à cet ifochronifme étant aufli réglée d’après, il faudra régler la Montre par fes diverfes portions horifontale ôc inclinée, ce qui fe fera en ôtant du poids du balancier convenablement , EJfai Jur THorlogerie (n° 2561).
- 6°. Examendu méchanifme de compensation.
- 62.8* Une épreuve importante à la juftefîe de la Montre, c’elt celle qui fert à conftater les effets de méchanifme de compenfation, Ôc à s’affurer qu’aucun mouvement ou agitation ne peuvent le déranger, ôc que le reflort du pince-fpiral eft de la force convenable à la puiffance de ce méchanifme -, voy. ci-devant (n° 530) la règle que l’on doit fuivre pour fixer la force de ce reffort, ôc les effets du méchanifme de compenfation.
- 70. Régler la compenfation du chaud a du froid.
- 6 2 Ç' Enfin la Montre conduite à ce point, il reliera à la régler par diverfes températures : pour cet effet, ilferoic convenable d’avoir une étuve difpofée , comme celle repré-fentée ; Traité des Horloges, Planche XXVI, fig. 1 ; on doit fuivre pour ces épreuves la même méthode que pour les Horloges à Longitude, ôc fur-tout il faut que la Montre , dans ces épreuves, foit toujours dans la même poli-tion en repos, afin de ne pas attribuer à la température, des variations qui pourroient dépendre d’autres caufes.
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- ï86 De là Mesure du Temps.
- CHAPITRE III.
- Diverfes Obfervations fur la confruclion des Montres de poche , relativement au poids du balancier ; d la manière de régler les Montres, par différentes poftions , &c\ SC aux moyens de compenfadon, pour les effets du chaud & du froid.
- ARTICLE I.
- Du poids quil convient de donner au balancier d'une Montre portative,félon la nature defa confruclion x & de fes frottemens.
- 6 3 O. U n e condition effentielle que Ton doit avoir en vue dans la compofition d’une Montre, c’eft que le balancier décrive des arcs de même étendue, lorfque la Montre eft horifontale ou lorfqu’elle eft verticale (a).
- Par ce moyen, les vibrations font néceffairement de même durée , ( en fuppofant que le balancier eft parfaitement d’équilibre ) : or cet état de perfection dans le régulateur dépend de la pefanteur du balancier, de la grofleur de fes pivots, du nombre de fes vibrations.
- 6 3 I • Lorfque les pivots du balancier roulent dans des trous faits en cuivre ou en or, le balancier doit être plus léger, afin d’égalifer les frottements qui font naturellement plus grands par la circonférence des pivots que par la pointe,
- 6 32. Si les trous font faits en rubis, ils peuvent fuppor* ter un balancier plus pefant.
- (a) Yoy. Traité des Horloges Marines ê n° ijz.
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- Seconde Partie, Chap. III. 187
- 6 3 3* Enfin, fi le balancier tourne entre des rouleaux comme ceux de mes Horloges à Longitude , le balancier fera beaucoup plus pefant, ôt cependant il décrira les mêmes arcs dans les deux pofitions horifontale & verticale ; nous allons donner ici le réfultat de quelques expériences fer-vant à fixer la puiffance du régulateur des Montres portatives.
- 6 34* Le balancier de ma première Montre Marine pefe iof grains (a); il a 24 lig. de diamètre, & fait quatre vibrations par fécondés; fa pointe rouloit fur un rubis {h) : en cet état les arcs étoient plus petits lorfque la Montre étoit horifontale , que lorfqu’étant verticale le poids du balancier étoit foutenu par les rouleaux, ce qui prouve que la pefanteur du balancier étoit trop grande, & que les frottements par la pointe de l'axe étoient plus grands que ceux par la circonférence ; ce balancier ne devroit pefer que jo grains pour égalifer l’étendue des arcs par les diverfes pofitions.
- 6 3 5* Le balancier de ma Montre à Longitude A ftro-nomique portative, pefe 33 grains; il a 13 lig. de diamètre , fait 6 vibrations par fécondés : dans cette Montre, l’étendue des arcs de vibrations du balancier eft la même, foit qu’elle foit horifontale ou verticale, les pivots.du balancier tournant entre fix rouleaux.
- 636. Le balancier de ma petite Horloge à Longitude n° 35, pefe 27 grains; il fait 6 vibrations par fécondé, & il a 20 lig. j de diamètre ; les arcs décrits par le balancier font les mêmes , la Montre étant horifontale ou verticale ; l’axe du balancier tourne entre trois rouleaux, Ôc fa pointe#roule fur un diamant.
- 6 37* Voilà donc des expériences sûres qui fixent la pe* fanteur qu’il convient de donner au balancier ; lorfqu’il fe meut fur fa pointe, & qu’il tourne entre des rouleaux.
- 638. Si le balancier eft horifontal, & roule fur fa pointe,
- (a) Traité des Horloges Marines, pag. 1^7.
- (b) Idem,
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- i88 De la Mesure du Temps.
- & qu’il tourne dans des trous, alors il doit avoir beaucoup moins de puilfance.
- 6 39. Le balancier qui fait quatre vibrations par fécondé , ôt dont les pivots roulent dans des trous faits en rubis , peut pefer 18 grains.
- 64O. Si les pivots du balancier roulent dans des trous faits en cuivre ou en or, ces pivots ayant — de lig. alors le balancier battant quatre vibrations par fécondé , ne doit pefer que 8 à 10 grains.
- 6 41 • balancier ne fait que deux vibrations par
- fécondés ôt fes pivots roulant dans des trous en or, fa pefanteur peut-être double de celle du balancier qui fait quatre vibrations par fécondé : Ôt j’ai vu par expérience, dans une Montre que j’ai faite en 1763 , que les pivots du balancier de cette Montre qui pefe 22 grains Ôt fait deux vibrations par fécondé, ne font pas trop inarqués ni les trous gâtés, quoiqu’elle ait marché 23 ans paffés ; le balancier de cette Montre a 11 lignes de diamètre, ôt fes pivots ,
- ARTICLE II.
- De la manière de régler une Montre portative dans fis différentes pojîdons , horifontale, inclinée > &c, par des maffes,
- •
- 642. Il ne fufüt pas de régler une Montre portative dans les polirions horifontale ôt verticale; il faut de plus, ôt cela eft fort elfentiel, la régler de forte que le plan de la Montre ôt du balancier reliant vertical, le midi foit incliné à droite Ôt à gauche , Ôt même le midi en bas , ou que la Montre étant horifontale ; ou lui falfe fubir diverfea
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- Seconde Partie, Chap. III. 18g
- inclinaifons : or pour régler de cette manière une Montre, il faut placer à la circonférence du balancier dans fon épaif feur quatre petites maïfes mifes à vis , placées à angle droit Tune de l’autre, deux dans la verticale , 6c deux dans l’ho-rifontale ; le balancier étant arrrêté dans un plan vertical, en approchant ou en éloignant deux de ces maffes pour régler la Montre, le midi en haut ôc enfuite en bas , on fe fer-vira des deux autres maffes pour régler la Montre, le midi étant à angle droit à droite, Ôc enfuite à angle droit à gauche de la verticale.
- ARTICLE III.
- De la Relation ou Rapport entre la force motrice & la puif
- fance du régulateur, félon la nature de C échappements
- 643. J’ai établi dans mon EJfai fur VHorlogerie, 6c dans mon Traité des Horloges Murines, la nécelïité de donner peu de force motrice, afin d’éviter l’accroiffement des frottements de Téchappement ; 6c ce rapport doit être le plus petit poffible lorfque l’échappement eft à repos : car fi la force motrice eft trop confidérable, l’augmentation de frottement de l’échappement peut caufer de grandes variations dans la marche de la Montre : enforte que , dans de telles machines , l’étendue des vibrations fe trouve néceffairement limitée. Mais il n’en eft pas de même avec l’échappement à vibra-tions libres ; on peut augmenter à volonté l’étendue des vibrations fans que cet excès de force motrice puiffe nuire à la jnfteffe de la machine , ôc c’eft encore ici un grand avantage de cet échappement ; ainfi , à tous égards, il mérite la préférence pour toutes les machines qui mefurent le temps, foit Horloges Marines , Montres de poche ou Horloges Aftronomiques»
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- jpo De la Mesure du Temps.
- ARTICLE IV.
- De la Compenfation du chaud & du froid dans les Montres de poche,
- 644* plus grand obftacle qui s’oppofe à la confiante jufteffe des Montres vient des frottements des pivots, tant du rouage que du régulateur, des réfiflances variables des huiles, ôt des effets du chaud ôc du froid fur le fpiral & fur le balancier : j'ai imaginé deux moyens pour corriger les écarts produits par les différences de la température dans les Montres de poche ; le plus fimple paroît être celui des huiles des pivots de balancier ; & c’eft celui que j’ai employé dans les Montres ordinaires (a) ; je l’appelle competi-Jation naturelle.
- Le fécond moyen eft produit par un méchanifme de compenfation , pareil à celui que j’ai employé dans mes Horloges Marines , Montres à Longitude ; je l’appelle compenfation artificielle.
- 6 4 5 • P°ur faire ufage de ces deux fortes de moyens, il faut employer une conftruêtion tout-à-dait différente dans les Montres; car, félon que je l’ai prouvé, EJfaifur l Horlogerie, fécondé Partie, chap. XXVIII, ôc que l’expérience l’a confirmé, il faut, pour réduire les effets des frottements des pivots, que le balancier ait une grande quantité de mouvement, les frottements des pivots devenant par-là très-petits, relativement à cette force {b) ; la compenfation par les huiles des pivots ne peut alors avoir lieu, énforte qu’avec un tel régulateur, il eft de néceffité âbfolue d’employer un moyen de correction, ou méchanifme de compenfation.
- (z) EJfai fur VHorlogerie, Chapitre XXX » fécondé Partie.
- (b) EJfai fur l'Horlogerie, n° 1176.
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- 6 4 6. Mais fi on veut que la compenfation fe faffe par les réfiftances des huiles fur les pivots mêmes , dans ce cas il faut fuivre une route tout-à-fait oppofée ; car fi on em-ployoit un grand balancier & une grande force de mouvement , on ne pourroit parvenir à cette compenfation.
- 647. Il faut obferver ici, par rapport à la compenfation des Montres par les huiles, que deux Montres parfaitement de mêmes dimenfions ne feront pas les mêmes écarts du chaud au froid, quoique les pivots de balancier foient de même groffeur (a) ; la différence de l’acier, de la trempe, Ôc fur-tout la manière dont ils font tournés & polis, cauferont des différences très-fenfibles ; le pivot le mieux tourné ôc
- f>oli étant parfaitement rond aura moins de frottements, Ôc e froid en retardera moins les vibrations , enforte que la Montre avancera par le froid : au contraire les pivots mal tournés & mal polis donneront plus de prife aux frottements ôt aux réfiftances des huiles par le froid, & la Montre retardera ; on ne peut donc abfolument & rigoureufement fixer les dimenfions de chaque Montre, qu’après l’expérience : il faut changer les dimenfions félon le befoin , ce- qui rend l’exécution des bonnes Montres infiniment difficile.
- 648* Enfin je dois encore remarquer que, par cette ef-pèce de compenfation des huiles , on ne peut jamais obtenir une fi grande exa&itude, ni fi conftamment : car pour cette compenfation il faut que le balancier ait peu de force de mouvement, ce qui le rend fufceptible des changements qui arrivent par les huiles épaiflies. On obtiendra donc une Montre beaucoup plus exa&e, en réduifant les frottements & les réfiftances des huiles à la plus petite quantité , & en donnant au contraire au régulateur la plus grande force de mouvement qu’il peut comporter , & en appliquant comme aux Horloges Marines un méchanifme de compenfation.
- 64ÿ* Le principe général que j’ai établi pour mes Hor-
- (z.) Ejfai fur l’Horlogerie 3 n.°
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- loges Marines, fondé fur la théorie ôc vérifié par l’expé-rience, c’eft que plus la force de mouvement du régulateur augmente & plus les frottements des pivots , 6c les réfiftances des huiles diminuent, ôc les effets du chaud ôc du froid font plus fenfibles ; une telle machine avance plus par le froid, ôc retarde plus par le chaud : ce principe fondamental eft également applicable aux Montres bien exécutées : il faut donc dans une Montre ou les frottements font réduits, & la puif-fance du régulateur étant grande , appliquer un méchanifme de compenfation, pour avoir une machine parfaitement exade ; je vais propofer ici quelques moyens de compenfation applicables aux Montres de cette dernière efpèce.
- Defcripdon du méchanifme de Compenfation du chaud & du froid pour les Montres de poche.
- Planche III, fig. 8.
- 6 5 O, Parmi les divers moyens que j’ai tentés pour obtenir la compenfation du chaud ôc du froid, dans les Montres de poche ; celui qui m’a paru le plus fimple ôc le plus commode, eft repréfenté dans la planche III, figure 8. Cette dilpofition a l’avantage* de ne pas augmenter la hauteur de la Montre, parce que la lame compofée peut être placée à côté du balancier, ou même dans la cage du rouage.
- 6 $ I. AA, eft le dehors de la petite platine du rouage de la Montre ; B B 9 eft la balancier : le fpiral S S eft placé à l’ordinaire fous le balancier, au-deffus du rateau du pince-fpiral a b-, ce râteau doit être à fleurs du dehors de la petite platine A A, Il eft d’acier ôc fore mince : Ce eft le pont ou coq du balancier ; il porte le fécond pont D c, qui fert à donner un afTe? long tigeron à l’axe de balancier , pour que celui-ci foit placé à égale diftance de fes pivots; cette élévation fert en-même tems à loger la lame de compenfation ,
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- tion dont le bout d eft, rendu fixe fur le pont à mâchoire E, d.
- 6 5 2 « La lame de compenfation d, e , eft compofée de deux lames minces bien calibrées : l’une eft de cuivre, c’eft celle qui eft en dehors, du côté des lettres d, f; l’autre qui eft d’acier, eft en dedans ; celle-ci doit être trempée comme un reffort, &: celle de cuivre doit être parfaitement écrouie : ces deux lames font fixées enfemble par des chevilles rivées , diftantes entr’elles d’environ 2 lig. ; il y a des chevilles ainfi placées dans toute la longueur de la lame compofée ce font ces chevilles qui obligent la lame à fe courber.
- 65 3- Si cette lame compofée eft expofée au froid, la lame de cuivre fe raccourcit plus que celle d’acier, enforte que le bout libre e, s’écarte du point g\ fi au contraire la Montre eft expofée à la chaleur, la lame de cuivre fe dilate plus que celle d’acier, ôc le bout libre e de cette lame, fe rapproche du point g ; & c’eft ce mouvement de la lame compofée qui produit la correction des effets du chaud Ôc du froid, fur la Montre, ainfi qu’il eft aifé de le concevoir*
- 6 54* Le rateau ou pince-fpiral a, h, porte en b deux chevilles, entre lefquelles paffe le fpiral s, s ; l’axe de ce même rateau eft- mobile fur deux pivots, l’un qui roule dans la platine des piliers, ôt l’autre dans un trou du pont F y a ; ce même axe porte fixement le levier a, g : c’eft fur ce levier qu’agit le bout de la vis f9 portée par l’extrémité mobile de la lame compofée dy e. Lors donc que le froid refferre la lame de. cuivre, & plus que celle d’acier, le bout e s’écarte du point g ; enforte que le levier a, g, qui appuie continuellement contre le bout de la vis , au moyen de l’a&ion du reffort Cr, a fuit ce mouvement de la lame compofée, & en même-temps, le rateau £ s’approche du piton h, qui fixe le bout du fpiral s. Ce mouvement du rateau a donc rendu les vibrations du balancier plus lentes, puifque cet effet a rendu le fpiral plus long : le contraire eut été produit par la chaleur.
- 65 J. D’après çe que je viens de dire , on conçoit
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- que, pour arriver exactement à la compenfation des effets du chaud ôc du froid, cela dépend du point où la vis f de la lame, agit fur le levier g> a : plus cette vis agira près du centre a du levier, plus le chemin parcouru par le rateau h fera grand , plus les ofcillations feront ralenties par le froid; ôc au contraire, plus cette vis agira loin du centre du levier , moins le rateau h parcourra de chemin. Pour arriver à la compenfation, il n’eft donc queftion que de changer le point d9 par lequel la lame effc rendue fixe fur le pont E, ôc c’eft à quoi fert la mâchoire z, A:, qui permet d’allonger ou de racourcir la lame , Ôc par conféquent de changer le point de contaCt de la vis f, fur le levier g, a : cette mâchoire eft formée par deux vis z, qui preffent la plaque l contre le montant k du pont E, k. La lame paffe jufte entre ces deux vis de preffion, ce qui rend fixe la partie d de la lame compofée : le pont E, k eft attaché à la platine par une vis ôc deux pieds.
- 6 56. Maintenant, pour régler la Montre au plus près, on fe fert de la vis f : on voit qu’en la tournant en avant % on fait avancer la Montre, Ôc retarder, fi on la recule.
- De la compenfation du chaud & du froid, par h balancier même.
- 657. Parmi les divers moyens que fai propofés dans le Traité des Horloges marines, pour obtenir la correction du chaud Ôc du froid, 011 trouve nos afp, 260 ôc 261, celui de placer à la circonférence du balancier, des maffes qui fe rapprocheraient du centre par le chaud , ôc qui s’en écarteraient par le froid , ôc c’eft le premier moyen que j’ai mis en ufage : mais je craignis alors que le mécha-nifme qui produifoit cet effet, ne vînt à troubler l’équilibre du balancier, s’il ne donnoit pas rigoureufement la même extenfion aux maflés par diverfes températures* ( Traité
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- des Horloges , n° 2jp) ; mais depuis, ayant de nouveau examiné cet objet, je vois i°, que dans une Montre, dont le balancier eft horifontal, cette différence ne pourroit caufer aucun écart fenfible : 2°. Que fi la Montre eft verticale, Ôc toujours maintenue dans cettte pofitioft, les différences qui auroient lieu par le changement d’équilibre , fcroient néceffairement partie de la compenfation : mais que fi on emploie ce moyen dans une Montre qui eft tantôt horifon-tale, ôc tantôt verticale ; alors il en réfulteroit néceffairement des variations que l’on ne pourroit corriger que par un travail long , ôc par des tâtonnemens que l’on doit éviter. Quoi qu’il en foit, je vais d’abord calculer quel doit être le changement de diamètre d’un balancier donné, ou le dé-» placement des maffes, pour opérer la compenfation du chaud ôc du froid, ôc je donnerai ici les moyens de produire ce mouvement dans le balancier.
- 6 5 8- Soit le balancier de ma Montre à Longitude portative réduite d’après n° 3 , décrite Chap. XII. Ce balancier a 13 lig. de diamètre, ôc fait 6 vibrations par fécondé. Je fup-pofe que, fans corre&if, cette Montre avance de 4 minutes en24heures, par le froid de \éro9 ôc qu elle eft réglée à 27 degrés.
- Trouver la quantité .requife pour la compenfation abfolue.
- 6 S 9* Le balancier de ma Montre fait 21600 vibrations par heure, ôc la Montre avance de 10 fécondés par heure, par le froid, \éro *== 60 vibrations. On a la proportion, Traité des Horloges, nos 24P ôc 192.
- 21660 : 21600 : : j 300 : x == 1296 ; c’eft-à-dire, que pour obtenir la compenfation, le balancier devroit être plus grand parle froid \éro , que par 27 degrés, d’environ T*-0 de lig.
- 66O. Le calcul que je viens de faire, fait connoître la poffibilité d’obtenir la compenfation du chaud ôc du froid, par le balancier même, par un des moyens annoncés, Traité des Horloges, Ôc particulièrement en plaçant des lames com-
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- pofees cfacier ôc de cuivre, à la circonférence du balancier.; ces lames portant des maffes, fe rapprocheroient du centre par le chaud, & s’en écarteroient par le froid, ( Traité des Horloges Marines, n° 261). Cette méthode préfente un avantage effentiel, celui de ne pas changer la longueur du fpiral, ôt par conféquent, de conferver fon ifochronifme : mais comme je l’ai dit, il eft à craindre que cela ne trouble l’équilibre du balancier. Une autre difficulté qui me fit abandonner cette méthode , dès le premier temps de mon travail fur les Horloges Marines , c’eft que, pour arriver à la compenfation par le balancier même, on ne peut, pas employer de moyen pour augmenter ou diminuer, Ôc modifier la compenfation à kr quelle on ne peut arriver que par un tâtonnement fort long. Car il eft certain qu’en fuppofant que l’on ait obtenu dans une Montre, les dimenfions des lames de. compenfation*. Ôc le poids de leurs maffes, qui font propres à la correction des effets du chaud ôc du froid , ces dknenfions ne conviendront plus à une autre Montre, quoiqu’elle fait de la même conftru&i-on, ôc que d’ailleurs les. dimenfions en foient les mêmes ; parce qu’il y aura toujours quelques différences dans les frottements ; foit par la nature de l’acier des pivots ôc des trous fuppofés en rubis, différences qui changeront né-ceffairement la compenfation à laquelle on ne parviendra qu’en changeant le rapport des maffes, ce qui expofe à de nouveaux tâtonnements affez longs : & ces obftacles n’ont pas lieu ©n faifant ufage du moyen que j’ai adopté. Au relie, j’ai cru devoir préfenter ici de nouveau ce moyen, qui pourra être employé par des, Artiftes patients: ôc c’eft en faveur de ces derniers, que je donne ici une figure qui repréfente la difpofition que l’on peut donner au balancier, pour produire: lui-même la correction de» effets du chaud Ôc du froid,,.
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- Defcription c£un balancier, portant fa compenfation pour la correclion des effets du chaud & du froid.
- Planche I I I, fig. p.
- 66 I• J’avois propofé, Traité des Horloges Marines , n° 261 : un moyen de compenfation, en plaçant à la circonférence du balancier, deux malles portées par des lames com-pofées ; mais d’après le calcul que j’ai préfenté ci-devant , j’ai vu que deux lames ne font pas fufîifantes pour obtenir la compenfation , parce que les deux malfes qu’elles portent, ne forment pas la totalité de la pefanteur du balancier : ainli il vaut mieux employer quatre malfes êc quatre lames.
- 662, La figure p, Planche III, représente le balancier à compenfation : a eft l’axe du balancier : h, c, d> e font les 4 malfes qui forment le régulateur ou balancier.
- 66 3* L’axe a de balancier , porte une alfiette fur laquelle eft attachée par les vis 1,2, les barettes ou croifées du balancier, /\ g; f, g, font Ces croifées ; à chaque bout f des 4 croifées, eft fixé par une vis & deux pieds, les petits ponts ou talon y”; fur chacun de ces ponts, eft fixé en h la lame de compenfation h, L
- 6 64- Les lames compofées k, i; k, /, ôte. font formées chacune par deux lames-: l’une, de cuivre, eft en dehors, c’eft-à-dire, du côté même des lettres h9i9 ôc l’autre, d’acier, eft en dedans : ces lames font rivées l’une fur l’autre, par plufieurs* rivets placés près les uns des autres (n° 6$2) ; ainfi lorfque le balancier eft expofé au froid, le bout mobile i fe rapproche du centre, a du balancier, ôt il s’en écarte par le chaud..
- 66 5* $ur chaque bout mobile i9 des lames de oompen* fation, eft fixé une broche d’acier i 9 k : c’eft fur le bout de * ces broches, que font attachées les malles bx c9 dyçàxi balancier».
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- 666• Chacune des mafles porte un canon fendu /, dont le trou eil taraudé poür entrer à vis fur les branches z, k ; z, A, ôte. Cette difpofition des mafles, eft la même que j’ai employée dans l’Horloge, n° 8. (Voy. Traité des Horloges * Marines, nos 93% ôc 93 7). Elle eft également nécef-faire pour régler la Montre dans fes diverfes pofitions : ôc pour régler la Montre, fans augmenter ni diminuer les mafles, mais feulement en les rapprochant, ou en les écartant du centre a.
- 667* Ce flue 3e v*ens dire eft fuffifant pour donner une idée de cette elpèce de compenfation. produite par le balancier même. Car on conçoit4 que dans le même-temps, où les ofcillations du balancier font rendues plus lentes par l’a&ion de la chaleur fur le fpiral ôc fur le balancier, la même chaleur agiflant fur les lames de compenfation , elles fe courbent en fe rapprochant du centre * ôc par conféquent aufli les mafles qu’elles portent, enforte que le balancier devient plus petit5 effet qui peut produire la compenfation, en fuppofant le rapport convenable dans la longueur Ôc l’épaif feur des lames, dans le poids des mafles, ôcc. avec la quantité d’accélération, ou de ralentiflement dans les ofcillations du balancier produits par l’a&ion du froid ôc de la chaleur fur le fpiral, Ôc fur le changement de diamètre du balancier.
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- CHAPITRE IV.
- Notions Jiir les principes de conflruclion de ma première Montre AJlronomique, ayant un méchanijme ae com-penfation pour la correction des effets du chaud & du froid.
- 668* .L* a plus grande caufe des écarts des Montres, vient du chaud ôt du froid* ôt rien n’eft plus difficile à corriger ; car les frottements des pivots de balancier, Ôt la réfiftance des huiles étant le feul moyen de compenfation que l’on puifle obtenir par une voie fimple , il eft infiniment difficile d’obtenir des frottements qui égalent jufte la quantité d’aétion du chaud Ôt du froid , qui change l’élafticité du reffort fpiral : les obftacles augmentent fur-tout à mefure que l’on fëft de grands balanciers ; ôc l’on ne parvient à la compenfation, par les réfiftances de frottement ôt des huiles, qu’en diminuant la quantité de mouvement du régulateur , ôt augmentant la groffeur des pivots de balancier”; ôtee qui eft le plus capable de rebuter l’Artifte le plus opiniâtre, c’eft que fouvent il arrive qu’en voulant augmenter le frottement des pivots de balancier ôt leur réfiftance, on le diminue : par exemple , fi on a une Montre qui, ayant un balancier pe-fant, retarde par la chaleur, on a la certitude que le frottement des pivots n’eft pas allez grand ; on croira corriger ce défaut, en employant de plus gros pivots, ôt cependant le contraire arrive fouvent, lors fur-tout que la furface des pivots n’eft pas proportionnelle à la mafTe ôt à la vîteffe du balancier ; ôt dans ce cas , avec des pivots d’un plus grand diamètre, le poids du balancier pénètre moins les pores-,
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- ayant plus de furface. Il n’eft donc pas facile de fixer les limites où on doit s’arrêter pour augmenter ou diminuer le frottement qui change encore par la nature de la matière employée, tant pour les pivots que pour les trous.
- 669* Les mêmes difficultés fubfiftent, quand on veut changer l’étendue des vibrations, le poids du balancier, ôte. Ainfi, quoique le principe fondamental établi foit vrai, on trouve fouvent des réfultats différents qui font caufés par la variété dans les matières employées pour les pivots ôc les trous; car avec telle efpèce d’acier ôc de cuivre, les pivots étant des mêmes dimenfions, le frottement fera-plus grand, Ôc avec d’autres plus petit : d’où l’on voit combien il efi difficile d’arriver à cette compenfation naturelle dans les Montres; compenfation qui d’ailleurs varie félon l’état des huiles ôc des frottements. Pour donc éviter toutes ces difficultés des Montres, il faut employer pour la correêtion du chaud ôc du froid , les mêmes moyens que j’ai adaptés à mes Horloges Marines , ôc à ma Montre Marine, un méchanifme de corre&ion.
- 67O* Telles font les obfervations que je faifois le 17 Mars 1763, en compofant ma première Montre**Aftronomi-que, laquelle fut exécutée au commencement de 1764 : les delfins Ôc la defeription de cette Montre furent dépofés à T Académie en Août 1764. Voy. Traité des Horloges Marines, appendice, pag. 5:33. Je vendis cette Montre à Londres, en 1766 9 à M. Pinchebec, qui l’acquit pour le Roi d’An-, gleterre. Ce qui fuit a été écrit dans le même tems, de je donne ces obfervations, fans y faire de changement.
- Principes de conjlruclion que j ai Jiiivis dans la Montre Agronomique , exécutée en 1764.
- 6 71. La théorie que j’ai établie pour fervir de bafe à la conflru&ion des Horloges Marines, ôc les expériences
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- que l’exécution de ces machines m’ont procuré , ne font pas feulement utiles pour ces Horloges, mais doivent être également appliquées aux Montres de poche, ainfi que j’en formai le projet dès le 17 Mars 1763. Car, même avant ce tems, je penfois à procurer aux Montres la perfection dont elles font fufceptibles : mon but en m’occupant de cet e partie, n’a pas été fimplement de faire de bonnes Montres pour l’ufage ordinaire, mais plutôt de les rendre propres aux obfervations agronomiques, ôc fur-tout, pour fervir aux navigateurs.
- 672. On croit communément que les agitations auxquelles les Montres portatives font expofées, font caufe des écarts de ces machines, ôc que par cette raifon, les Montres de femme font plus fujettes à varier que d’autres , de même que celles qui font portées étant à cheval ; mais il eft démontré par l’expérience, que les Montres paffable-ment bien conftruites, fouffrent très-peu de ces agitations du porté : c’eft-là une propriété effentielle du balancier, lors fur-tout qu’il n’eft pas trop pefant, que les vibrations font promptes , ôc que l’échappement permet des ofcillations beaucoup plus étendues, que ne font celles de levée,, ôc le balancier réglé par le fpiral, fait naturellement des ofcillations qui feroient toujours ifochrones.
- 67 3» i°. Sans les changemens de frottement des pivots Ôc fans les réfiftances variables des huiles.
- 674. 20. Si la force motrice étant confiante, com-muniquoit toujours la même aCtion au régulateur, en fai-fant décrire des arcs de même étendue.
- 67 5* 3°* Si l’échappement étoit tel que fes frottements, étant infiniment réduits , reftafient confiants, en forte que la réfiftance que le balancier éprouve par l’aôtion de l’échappement, fut toujours la même.
- 676. 40. Si le chaud ôc le froid ne changeoit pas l’élaf-ticité du reflort fpiral, ôc les dimenfions du balancier.
- 677.5°. Enfin & le balancieréprouvoit dans fou mouvement
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- toujours la même réfiflance de la part de l’air dans lequel il fe meut.
- Voilà les principales caufes qui changent rifochronifmc des vibrations du balancier.
- 678* Je n.e rappelle pas ici tous les principes qui ont fervi de bafe à la conftru&ion de cette machine ; ce font les mêmes que j’ai établis dans YEJfai fur rHorlogerie, depuis le n° 1822 , jufqu’à 2090, 2270, ôcc. dont le précis eft qu’il faut réduire les frottements de la Montre le plus qu’il eft poflible , & donner en même-tems la plus grande puiflance au régulateur, ôc corriger par un méchanifme de compenfation les variations de la température, qui font dès lors très-confidérables. EJJaz 185)4.
- 679• J’ai employé dans cette Montre, l’échappement à roue de rencontre, afin d’éviter les frottements qu’entraîne celui à cylindre ; mais en obtenant cet avantage, j’en perdis un autre aufti effentiel, c’eft qu’avec l’échappement à roue de rencontre une telle Montre eft fufceptible des inégalités de la force motrice, des huiles > &c.
- JDimenfions de la Montre agronomique à roue de rencontre„
- La roue de fufée fait un tour en 4 heures Le balancier a 12 lig. de diamètre*
- Il pefe 15 grains.
- Il fait quatre vibrations par fécondé = 14400 par heure,, La levée de l’échappement eft de 40 d.
- Le reffort tire 7 gros L’arc de vibration 180 d.
- Le balancier fans fpiral tire 16 minutes par heure.
- Le chafïis de compenfation eft compofé de 12 tringles , $ d’acier, ôt 6 de cuivre ; fa longueur du dehors au dehors eft de 16 lignes ; fa largeur 5 lig. ~ > groffeur des tringles ^
- Les deux tringles de cuivre du milieu ; font faillantes ei*
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- dehors du chaflis , ôc aflemblées par une traverfe fur laquelle appuie le talon du levier ; la longueur du lévier de compen-fation eft de 8 lignes; il agit fur le pince fpiral à ^ du centre.
- L’intervale entre les ponts du pince-fpiral eft de i lig.
- Le balancier à fleur de la platine, le pont, ou coq, eft diftant de. la quantité requife pour le jeu du balancier.
- Le fpiral pafle au-deflus du pont, entre le pont & le coqueret, qui porte le pivot de balancier.
- Je ne m’arrête pas plus long-tems fur cette Montre , que je ne confidère que comme un premier Eflai très-imparfait, ôc dont je n’ai parlé ici que parce qu’elle eft la première Montre de poche à compensation qui ait été faite. Je donnerai ci-après , la conftru&ion qui me paroît la plus propre à faire, d’une façon fûre ôc (impie, une bonne Montre de poche. Voy. Chapitre VI,
- CHAPITRE V,
- Notion de la deuxieme Montre agronomique , ayant un méchanifme de compenfation du chaud & du froid (a).
- 68 I. Cette Montre eft à fécondés , les heures, les minutes ôc les fécondés font concentriques au cadran , ôc difpofées comme celles de la Montre à fécondés repréfentée, E(J'ai fur l3Horlogerie, flanche XXVII. Toutes les roues du rouage ont des ponts placés fous le cadran, afin de donner plus de longueur aux tigerons , ôc d’égalifer la preflion de
- (a) Cette Montre fut commencée en f qu’il fit en 1768 Sc 1769, pour l’épreuve; 1766, deftinée pour M. le Chevalier de des Horloges Marines, n° 6 & u° 8* f leurieu, qui $’en eft fervi dans le voyage |
- C c 2
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- chaque pivot, les roues fe trouvant à égales diftances* de leurs pivots.
- 6 82.. Le balancier fait quatre vibrations par fécondé ; fes pivots tournent dans des trous de rubis, ôc les pointes fur des diamants ; le balancier eft placé à égale diftance de fes pivots.
- 68 3 • L’échappement de cette Montre eft celui à cylindre.
- 68 4* Le reffort moteur eft difpofé de forte qu’il refte trois tours de vuide, lorfque la Montre eft remontée, en-forte qu’il n’eft jamais dans un état forcé, Ôc qu’il ne peut fe rendre ni cafter ; ôc la fufée eft très-petite.
- 68 5* Cette Montre ne ceffe pas de marcher pendant qu’on la remonte ; fa fufée contient un reffort, ôc le rochet auxiliaire , pareil à celui des Horloges à Longitude.
- 6 8La force motrice n’eft que de la quantité requife pour entretenir le mouvement du balancier , lequel arrête au doigt.
- 687• La compenfation du chaud ôc du foid eft produite par une lame compofée d’acier ôc de cuivre, comme dans mes petites Horloges à Longitude.
- 6 88* Le balancier eft placé à fleur de la petite platine; le fpiral pafte au-deffus du coq du balancier.
- 6 89- Le piton de fpiral eft fait comme ceux de mes Horloges Marines, ôc il s’attache fur le coq , avec une vis.
- 6.9O. Le pince-fpiral, qui eft très-petit ôc fort léger, porte deux bras , l’un qui fert de rateau pour le fpiral ; l’autre bras plus long eft terminé en pointe : c’eft fur ce bras qu’agit le bout d’une vis^ portée par l’extrémité de la lame compofée ; cette vis eft portée par une boîte ajuftéè fur la lame compofée ; un foible reffort preffe continuellement le bras du pince-fpiral, contre la lanie le bout de ce bras fert d’index, pour indiquer le chemin que la lame fait faire au pince-fpiral, lorfquelle éprouve diverfes températures : le coq porte pour cet effet des divifîons qui in~ cliquent le chemin du-pince-fpiral, pour produire la compenfation ; ces mêmes divifîons fervent à régler la. Montre, foit
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- Seconde Partie, Chap. V. 205
- en fe fervant de la vis portée par la boîte, ou coulant de la lame de compenfation, ou par le pont même fur lequel l’autre bout de la lame eft fixé, ce pont pouvant au befoin tourner fur lui-même, comme on le voit Planche III, fig. 7.
- 69 I. La boîte portée par le bout libre de la lame com-pofée , fert à trouver le point propre à la compenfation ; pour cet effetj on l’approche, ou on l’écarte du centre du pince-fpiral.
- 69 2. Pour ne pas donner trop d’élévation à la Montre, au lieu de rendre ^ comme dans mes Horloges, le pince-fpiral concentrique au balancier , j’ai au contraire placé Taxe du pince-fpiral, à côté de l’axe de balancier; mais avec la direction convenable, pour que la portion de cercle que le pince-fpiral décrit , fuive la courbure du fpiral, fans pouvoir gêner le fpiral.,
- JDimenfions de quelques parties de cette Montre.
- 69 3. La platine des piliers a 21 lig. de diamètre, la hauteur des piliers 3 lig. f.
- Le balancier a 12 lig. de diamètre, il pèfe 16 grains.
- Les pivots ont o lig
- Le reffort tire $ gros
- La lame compofée a 14 lig. de longueur en aÇtion.
- Sa largeur 1 lig. dr*
- Son épaiffeur eft. de •— lig. acier & cuivre compris.
- R E M A R Q U E.
- 694. Quoique cette Montre n’ait'pas été exécutée avec toute la perfection défirable, cependant, depuis que j’ai achevé de la rectifier, elle a marché avec beaucoup d’exaCtitude; mais il manqueroit encore à cette machine un meilleur échap-~
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- 206 De la Mesure du Temps.
- peinent que celui à cylindre, ôc un fpiral plus parfait ; c’eft pour réunir toutes les propriétés defirables dans une Montre , que j’ai compofé la Montre agronomique dont la defcrip-tion fera donnée dans le Chapitre fuivant, auquel je renvoie.
- CHAPITRE VI.
- Troijîcmc Montre Agronomique*
- 69 5 * Le plan de cette Montre eft fait d’après ceux de mes petites Horloges à Longitude, n° XXVII, ôte. dont il ne diffère que par le balancier qui n’a pas de rouleaux , les pivots tournant dans des trous à l’ordinaire : cette Montre eft à trois cadrans ; le balancier fait 4 vibrations par fécondé , l’échappement libre , aiguille 2 battemens par fécondé, la compenfation du chaud ôc du froid par la lame compofée, le fpiral ifochrone* Ôte.
- 696* Dans une telle Montre, il faut égalifer, autant qu’il eft poflible, le frottement des deux pivots de balancier ; pour cet effet, il faut que le balancier foit à égale diftance de fes pivots, c’eft-à-dire , au milieu de la longueur de l’axe : le balancier doit, en conféquence, être à fleur de la petite platine, ôc le coq doit porter un pont affez élevé pour donner un long tigeron ; cette élévation fert, en même-tems, pour placer la lame compofée au-deffus du balancier.
- 697* La lame compofée doit être placée dans la verticale de l’axe de balancier, afin que la Montre étant hori-fontale ou verticale, la pefanteur de la lame ne tende pas à la faire courber, ce qui feroit varier la Montre de la poft-tion verticale à l’horifontale.
- 69 8- Pour ne pas donner trop de hâuteur à la Montre,
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- Seconde Partie, Chap. VI. 207
- & avoir cependant un refTort moteur affez puifîant, ôc qui ne foit pas dans un état forcé, lorfqu’il eft monté au haut ; on peut percer la fécondé platine pour le pafTage du barillet : on peut en faire autant pour la fufée : leurs pivots feront portés par un pont ; le même pont portera le pivot de la roue des heures.
- Defcriptlon de la Montre Aflronomique à trois cadrans.
- Planche III, fig. 6 & 7.
- 699. La fig. 6, repréfente le dehors delà platine-cadran; fur cette platine, font rivés les piliers 1,2, 3 , 4, ce qui forme avec une fécondé platine, la cage du rouage : B eft le barillet ; C le rochet d’encliquetage du grand refTort : cet encliquetage eft placé au dehors de la platine-cadran, ainfi que le cadran O des heures, celui M de minute, & celui S de fécondé : G eft la roue des heures ; a le pignon porté par le .centre de la roue de fufée F; ce pignon a mène la roue des heures ; e eft le pignon de minute ; H la roue de minute; / la roue moyenne , & g fon pignon; K la roue de fécondé, h fon pignon ; L la roue d’échappement, & l fon pignon ; Q , /, fig. 6 eft le pont de cette roue ; ce pont eft attaché au dedans de la petite platine; m eft le cercle d’échappement ; y , n , la détente; s fon pont; m% p, le rejfort-levée d’échappement porté par le cercle m ; P , q, le pont du pivot fupérieur du balancier ; r le refTort de la détente , 7, n d’échappement.
- 70 0. La Flanche III, fig. 7, repréfente le dehors de la fécondé platine du rouage ; elle porte le balancier & le méchanifme pour la correction du chaud ôc du froid.
- 701. B B eft ] a platine; M le balancier; P, E le pont qui porte en même-tems le balancier & le pince-fpiral ; la patte D eft attachée fur la platine : £ eft le pont du
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- ao8 De ia Mesure du Temps.
- pince-fpiral, ôc e le coqueret qui porte le pivot du balancier.
- 702. Le double pont D, E eft vu de profil, Planche II, fig. p : D, eeft le premier pont, lequel s’attache fur la platine ; le bout e reçoit le pivot, e de l’axe, d, e du pince-fpiral : le pivot f de cet axe entre dans le trou fait en f au deuxième pont E , d ; le bras h du pince-fpiral , <1, è eft celui fur lequel agit la vis portée par le bout libre de la lame compofée : le bras d porte la boite a , c fendue en cl pour le paffage du fpiral ; c’eft le mouvement de cette partie a qui fe fait autour du fpiral qui forme la corn-penfation, en rendant le fpiral plus long ou plus court : le coqueret/' reçoit le pivot de balancier; l’axe du balancier pafîe dans le trou de l’axe d, e du pince-fpiral , cet axe étant formé par un canon ; au-deffus du coqueret f qui eft de cuivre , doit être placé un rubis, ou un diamant, pour recevoir le bout du pivot de balancier. On doit pla* cer de même un rubis, pour recevoir l’autre pivot du balancier.
- 70 3. a Planche III, fig. 7, eft le pince-fpiral, àcè le levier ou palette fur lequel agit la vis c de la lame corqpofée ; H, b eft cette lame ; ôc G, H le pont à mâchoirevfur lequel le bout G eft fixé par deux vis ; e eft le reffort du pince-fpiral.
- 7 O 4* Le fpiral doit être placé en dehors ôt près du balancier : le pont E paffe au-deffus du fpiral ; ainfi le piton g doit defcendre au-deffous du pont ; pour cet effet ce piton doit porter un talon pour aller gagner la hauteur du fpiral; ce piton peut être difpofé comme ceux des petites Horloges a Longitude, ôc fixé par une vis, ôc tel eft celui de ma deuxième Montre aftronomique.
- Nombres des roues & des pignons de la Montre Agronomique.
- 70 J. La roue de fufée 80 dents, elle engrène dans le pignon de minute de 20,
- Le
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- Le pignon de renvoi porté parla roue de fufée, 16 dents.
- La roue des heures conduite par ce pignon, 48 dents.
- Roue de minutes 96 engrène dans le pignon 12 de la roue moyenne.
- Roué moyenne 90 engrène dans le pignon 12 de fécondés.
- Roue de fécondés 96 engrène dans le pignon 8 de la roue d’échappement.
- Roue d’échappement io dents — 240 vibrations par minute ; ou 14400 par heure.
- CHAPITRE VII.
- Horloge Agronomique , d’une conjlruclion fort Jîmplè,
- 7 O 6. L’exacte Mefure du Tems, par une Horloge âftronomique, eft particulièrement fondée fur deux articles ; î°. celui de conferver conftamment la même étendue dans les arcs décrits par le pendule; 20. que la compenfation du chaud & du froid foit parfaite, & toujours la même : ces deux articles comprennent tout ce qu’on doit réunir foit dans fa compofition, foit dans l’exécution.
- 707* Pour obtenir conftamment des arcs de même étendue , cela dépend particulièrement de la grande perfeêtion, de la fufpenfion du Pendule , du peu de frottement de l’échappement, & de la réduction des frottements du rouage.
- Par rapport à la compenfation, il eft facile de l’obtenir, au moyen d’un Pendule compofé , tel que ceux que j’ai décrits dans YEJJai fur l'Horlogerie. Je n’ai rien à ajouter à cet article, je me bornerai à donner ici le plan d’une Horloge âftronomique que j’ai conftruite & exécutée en 17 66 %
- Dd
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- âio De la Mesure du Temps.
- pour M. le Chevalier de Fleurieu ; cette machine conferve depuis ce tems, la même exaftitude, ôc le Pendule décrit toujours la même étendue d’arcs.
- 708- Le rouage de cette Horloge, eft compofé de deux platines; ôc de quatre roues feulement* y compris celle d’échappement , les heures, les minutes ôc les fécondés ont leurs cadrans particuliers de la même manière que je l’ai pratiqué dans mes grandes Horloges Marines à poids : les pignons font de même fort nombrés * Ôc faits à l’outils, ôc les roues arondies à l’outil , ce qui m’a procuré d’excellents engrenages. Elle marche 15 jours fans remonter , au moyen d’un très-petit poids ; cependant le Pendule décrit des arcs de 3 degrés.
- 709* Le Pendule eft compofé de 9 tringles* qui forment la compenfation du chaud ôc du froid. Il eft fufpendu par deux lames de reflort ; difpofées de manière à ne pouvoir être caffées dans le tranfport de l’Horloge, Ôcc.
- Defcription de iHorloge Agronomique à trois cadrans.
- Planche VII.
- 7 I O. La figure 1 repréfente le plan du rouage de l’Horloge j tracé fur le dehors de la platine des piliers ; cette platine A A, fert en même-tems de fauffe plaque ou de platine-cadran.
- 71 I. La première roue B fait un tour en 12 heures ; la tige fur laquelle elle eft rivée * porte à frottement le cadran des heures C; les heures paroiuent à travers l’ouverture <z, b, faite à la platine cadran A .4, ôc elles font marquées par l’index c ; cette roue porte la poulie pon&uée D, dont le fond porte des points pour retenir la corde du poids , lequel doit être moufflé : toute cette partie n’eft pas repré-fentée ici, étant connue.
- 712. La poulie de remontoir du poids eft attachée au
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- Seconde Partie, Chap. VII. lit
- bas du tambour dans lequel le mouvement eft placé : fur cette poulie paffe une corde fans fin, qui eft de foie.
- 713* La roue des heures B engrene dans le pignon d de minutes , dont le pivot prolongé porte l’aiguille de minutes ; E eft le cadran de minutes : le pignon d porte la roue F de minutes ; elle engrene dans le pignon e, qui porte la roue moyenne G ; celle-ci engrene dans le pignon de fécondés f, placé au centre de la cage, le pivot prolongé de ce pignon porte l’aiguille des fécondés, dont HH eft le cadran gradué fur la platine-cadran A A.
- 714* Le pignon/* porte la roue 7, qui eft celle d’échappement ; cette roue eft placée en dehors de la fécondé platine, ôt le pivot de ce côté roule dans le pont at*
- taché au-dehors de la fécondé platine.
- 715» L’ancre d’échappement g, h, i, eft placé en dehors de la fécondé platine, à la hauteur de la roue d’échappement 7, ôt fon pivot de ce côté, eft porté par un pont. L’autre pivot roule dans le trou de la platine-cadran À A, vers i , la tige partant en dehors de la roue de minute.
- 7 I 6* Je n’ai pas marqué ici les dents de la roue d’échappement 7, ni décrit cet échappement qui eft à repos : j’en ai fuffifamment traité dans YEfiaifur l’Horlogerie, où cet échappement eft repréfenté en grand, Planche XV, fig. 10, Ôc décrit n°
- Nombres du rouage.
- 717* Roue des heures B, 240 dents.
- Roue de minutes JP, 160 dents, pignon 20.
- Roue moyenne G, 150 dents, fon pignon 20.
- Roue d’échappement /, .30 dents, îon pignon 20.
- 718. La figure 2 repréfente le Pendule compofé à baguettes , avec fa fufpenfion ôc fa lentille, tout monté prêt à marcher : ce Pendule eft compofé de neuf tringles rondes, cinq d’acier tiré, ôc quatre de cuivre, aufîi tiré à la filière : les bout# des tringles font ajuftés très-juftes dans les trous des traverfes
- D d 2
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- .ara De la Mesure du Temps.
- de cuivre, & fixés par des chevilles mifes à travers des trcür verfes & des tringles ; fur la traverfe fupérieure A, à laquelle la fufpenfion eft attachée, entrent les bouts a , a , des tringles d’acier a, h ; a, & y font attachés par des chevilles : les
- bouts inférieurs b9b, des tringles a9b9ay b, entrent de la-même manière dans la traverfe i>, & y font fixés par des goupilles ; fur la même traverfe B 3 entrent les bouts c , c des tringles de cuivre c, dm9 c, d9 y font fixés par des
- chevilles : les bouts fupérieurs d, d de ces tringles de cuivre entrent dans la traverlè C, & s’y fixent par des chevilles-: dans cette traverfe C, entrent lès bouts fupérieurs e, £ des tringles d’acier e,f; e , f3 & s’y fixent par des goupilles: les bouts inférieurs f,fdes tringles d’acier e e . f, entrent dans les trous de la traverfe D , & y font fixés par des goupilles; fur cette traverfe D, entrent les bouts inférieurs g , g y des tringles de cuivre g, h\ gy h , & y font fixés par des chevilles : les bouts fupérieurs k, h de ces tringles de cuivre entrent dans les trous de la traverfe E, & s’y fixent par deux chevilles ; enfin fur cette même traverfe E, entre le bout fupérieur z de la tringle d’acier z , /, qui forme le milieu du Pendule , & s’y fixe par une cheville : le bout inférieur /, entre dans la pièce F, qui traverfe la lentille fL, & la fupporte au moyen de l’écrou G , qui fert à régler l’Horloge ; la pièce p eft une vis de preftion qui empêche l’écrou de tourner : fur la pièce F, entre une boite ou coulant /, qui fert à régler l’Horloge au plus près. Pour cet effet, onia fait monter ou defeendre félon la longueur l qui eft graduée , afin de connoître le chemin que l’on fait faire à la boîte-
- 719. Le bout inférieur /, de la tringle d’acier f, 13. entre dans un trou fait à la pièce F, qui porte la lentille, & elle y eft fixée par deux broches à tête gaudronnée lefquelles on peut retirer à volonté, pour féparer la lentille du Pendule, lorfqu’on veut tranfporter l’Horloge.
- 7 2.0. La fig. 3 , repréfente la fufpenfion du Pendule vue. de coté pelle eft formée par deux lames de reftort aa, hh%
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- a a, b b'y chaque bout des deux lames eft fixé fur une pièce, comme K & L, fig. 4, traverfée par un axep,jp, q>q, mobile par des pivots fur les entailles des traverfes de. fufpenfion M y M y N y N y fig. J & 4.
- 7 2 I. La traverfe fupéricure A du Pendule vue de profil y fig. 3 , porte deux crochets O y qui affemblent le Pendule avec la fufpenfion ; de forte qu’on peut féparer le pendule de la fufpenfion, quand on veut tranfporter l’Horloge : la vis P fert à fixer le Pendule avec fa fufpenfion.
- 7 2 2. La fourchette Q,Q3 R, R, portée par la traverfe My My de fufpenfion, fig. 4, lert à garantir les reflbrts de tout accident, en limitant l’extenfion des lames. Ces mêmes fourchettes font vues de côté, fig. 3 , en Q, R, Q, /?.
- 723* Le fupport de fufpenfion G , G, N, JY, eft formé d’une pièce de cuivre faite en croix ; les parties N y N y portent les lames a, a, h , b , & les bouts Gy G du fupport, font percés à chaque bout d’un trou H y pour recevoir les pivots des' vis ly /; ces vis font portées par les talons FFy fixés à une plaque de cuivre quarrée, fur laquelle s’ajufte le mouvement de l’Horloge ; cette plaque s’applique contre le mur, ôt doit être fou-tenue par un clou à crochet afifez folide pourfupporter l’Horloge.
- 724* -d > G, E 9 figure 4, font les trois traverfes fu-périeures du Pendule vu en entier , fig. 2, & B, D, les traverfes inférieures du même Pendule; les deux bouts du pendule font vus dans cette figure, dans leur vraie grandeur , tant les traverfes que les tringles dont iy 1 ,, 2, 2, 3/3 , 4, 4, J j 6; 7, 7 & 83 font les chevilles
- qui fixent les tringles a, a ; by b , &c. à ces traverfes; O, O, font les crochets portés par la traverfe A , pour aficmbler le Pendule avec fa fufpenfion.
- 725* Le bout /, de la tringle d’acier du milieu, eft la partie qui doit fupporter la lentille, & entrer dans la pièce F y fig. 2 ; dans la figure 4, le bout / de la tringle, n’a. pu être repréfenté dans fa vraie longueur.
- Cette fufpenfion m’a très-bien réuîli ; mais j’avoue qu’elle exige un travail afifez confidérable, ôc beaucoup de foins r
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- %ï4 De la Mesure du Temps.
- fans doute, on préférera la fufpenfion à couteau, beaucoup plus fimple que celle-ci.
- Profil du rouage,
- 726. Piliers if lig. hauteur.
- La grande roue des heures éloignée de 8 lig. - de la platine-cadran.
- La poulie eft attachée au coté de la roue , qui eft vers la platine-cadran.
- La roue de minutes eft placée du côté de la piatine-càdran, à 2 lig. de diftance.
- La roue moyenne eft placée du côté de la platine-cadran, à 6 lig. - de diftance.
- La roue d’échappement eft placée en dehors de la cage, a 2 lig. de diftance de la fécondé platine.
- L’ancre d’échappement eft placée en dehors de la cage, comme la roue d’échappement.
- Le pont de la roue d’échappement a 6 lig. de hauteur.
- Dimenfions du Pendule compofé a baguettes.
- 7 2 7» La longueur du chaiïls en dehors des traverfes A, B, fig. 2, eft de 30 pouces.
- Les traverfes ont 6 lig. de largeur 3 àc 5 lig. d’épaifleur.
- La diftance des verges d’acier extérieures eft de 2 pouces 11 lig.
- Diamètre des tringles, 3 lig.
- La lentille pèfe 15 livres.
- L’Horloge étant réglée, la diftance du centre de la lentille, au point de fufpenfion eft de 3 pieds 2 pouces
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- Seconde Paktie, Chap. VIII. 21 f
- ft.ga»x»xm»:ai«aî«gai
- CHAPITRE VIII.
- > Horloge Afironomique , Pendule a demi-fecondes, première conjlruclion.
- 7 2 8. L E s grandes Horloges aftronomiques, à Pendule compofé, battant les fécondés , font d’excellentes machines; mais lorfqu’elles doivent fervir pour un obfervateur qui voyage, elles deviennent embarraffantes, & elles font expofées à divers accidents : j’ai donc cherché le moyen d’obtenir la même jufteffe, en employant un Pendule plus court, comme celui à demi-fecondes. Je penfe que l’Horloge que je propo-fe ici, pourra fuppléer celles dont le Pendule bat les fécondés.
- 729. J’ai appliqué à cette plorloge mon échappement lit re à détente; les vibrations du Pendule font à demi-fecondes, ainfi l’aiguille bat les fécondés. Le rouage eft difpofé comme ceux de mes Horloges à Longitude fans cadrature ; les heures , les minutes & les fécondés font excentriques ; le mouvement compofé de cinq roues, y compris celle d’échappement ; les dents des roues & des pignons, font faites à l’outil, de même que dans mes Horloges Marines.
- Planche IX.
- 730. Le régulateur de cette nouvelle Horloge, eft formé par un Pendule compofé à chaflis, exactement de la même conftruûion que celui que j’ai donné dans VEJJai fur l’Horlogerie , repréfenté Planche XXVII, fig. i , ôc décrit nos 17^1 & 2008, dont il ne diffère que parles dimenfions : dimenfîons qui font cependant telles que la compenfation du
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- ai6 De la Mesure du Temps.
- chaud & du froid , fe fait aufli complettement dans ce Pendule à demi-fecondes, que dans le grand Pendule à fécondés. J’en donnerai ci-après les dimenfions ; la figure même de ce Pendule, eft d’ailleurs faite fur les mefures pré-* cifes qu’il doit avoir.
- 7 3 I. Le chaflis d’acier a9b , c, d, Planche IX , fig. i , eft formé d’une feule pièce avec la fourchette x, H, dans laquelle eh ajuftée le couteau qui porte le Pendule : e ,/'> g> i , font deux verges de cuivre, dont les parties f,g9 pofent fur la traverle inférieure d, e, du chaflis d’acier ; ies bouts fu-périeurs des mêmes verges, reçoivent les talons du fécond chaflis d’acier l,m, n, o : p, q ; r, s, font deux verges de cuivre dont les parties inférieures pofent fur la traverfe n 3 o du fécond chaflis d’acier; t, u eft une verge d’acier, dont les talons pofent fur le bout fupérieur p, r des verges de cuivre, p, q ; r, s : le bout inférieur u de la verge d’acier du milieu pafle à travers ies mortoifes des traverfes n, o 6c c , d des deux chaflis d’acier , ôc defcend jufques en y ; cette partie eft taraudée, 6c entre dans l’écrou qui porte la lentille L, au moyen de la fourchette d’acier M, qui em-brade la lentile , & dont la vis i la fufpend par fon centre : la fourchette M, eft attachée par deux vis fous la fourchette de cuivre N, N, ajuftée en coulant fur le bord extérieur du premier chaflis d’acier ; la traverfe de cuivre O, attachée aux bras N9 N de la fourchette , maintient tout le bas du Pendule , dont les barres qui le com-pofent peuvent monter ôc dcfcendre librement : la traverfe iupérieure P, fert à contenir de même les bouts des branches à chaflis fupérieurs du Pendule.
- 73 2. Le bas de la lentille , L, porte en Q une pièce Q, S, fur laquelle eft ajuftée le coulant ou poids P, R, qui fert à régler l’Horloge au plus près; la branche S9 Ç, étant graduée : le coulant fe fixe fur cette branche, au moyen de la vis h.
- 73 3* Le bout S de la pièce Q, S, fert d’index pour
- marquer
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- Seconde Partie, Chap. VIII. 217
- marquer l’étendue des arcs décrit par le Pendule, au moyen du limbe 7’, T, gradué en degrés du cercle.
- 734. Les figures 2 Ôt 3 , repréfentent la fufpenfion du Pendule , A , fig. 2 , font deux ponts qui s’attachent fur la plaque de cuivre Ky V, fig. 1 , vers a, b\ les pièces A A , portent deux vis à pivots, fur lefquelies roulent le fupport B9 B, vu en plan 3 fig. 3 ; c’eft ce fupport qui porte la gouttière u, a, fur laquelle pofe l’angle x du couteau,
- fig- i-
- 7 3 f * La plaque F, qui porte la fufpenfion 6c le Pendule doit fervir de même à porter le mouvement de l’Horloge, vu fig. 4 : cette plaque V9 V eft attachée fur la planche X X9 TT y dont la partie inférieure porte le limbe 7’, T.
- 7 3 6. Cette Planche X, X, ôc la plaque V, V s’attachent contre un mur, au moyen d’un clou à crochet.
- 737* La fig* 4> repréfente le mouvement de l’Horloge; A A eft la platine-cadran, fur laquelle eft tracé le rouage : la première roue B9 fait un tour en 12 heures, elle porte le cadran des heures mis à frottement fur fon axe : les heures font vues à travers l’ouverture faite à la platine-cadran : l’arbre ou tige de cette roue, porte aufîi la poulie du poids. Cette roue a 240 dents, elle engrène dans le pignon de minute a ; ce pignon a 20 dents, fon pivot prolongé porte l’aiguille de minute ; CC eft une portion du cadran de minute ; fur l’axe de ce pignon , eft rivée la roue C de minute ; cette roue a iéo dents, elle engrène dans le pignon b de la roue moyenne D , de 130 : celle-ci engrène dans le pignon e de fécondés ; le pivot prolongé de ce pignon, porte l’aiguille de fécondés : E E eft une portion du cadran de fécondés : la roue de fécondés E, a 120 dents, elle engrène dans le pignon d de la roue d’échappement F; ce pignon a 20 dents ; la roue d’échappement a 10 dents. Elle eft ici mife en cage, comme toutes les autres roues du rouage; e> g) hytŸt la détente d’échappement, dont l’axe f eft auffi mis en cage; e eft le bras qui fufpend l’adion de la roue pendant que le Pendule ofcille librement ; g le bras
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- droit fur lequel agit la cheville du reffort levée, a 9 a 9g9 porté par le cercle G d’échappement ; cette portion de cercle G eft fixée en H, par deux chevilles à la fourchette , qui-porte le couteau, comme on le voit en H, R g. i ; & fig. 4 ; le bras h fert de poids pour ramener la détente ; ce poids tient lieu de reffort.
- 7 3 8« Le mouvement de l’Horloge doit être porté par '4 piliers rivés fur la platine K V, qui eft la même dont on en voit une portion, fig. i., en VH.
- Remarque fur la conflruclion de cette Horloge.
- Par îa difpofition que j’ai donnée à l’Horloge que je viens de décrire, la roue d’échappement agit immédiatement fur le Pendule , fans l’entremife d’une fourchette : &. cela évite le frottement de cette fourchette ôc de fes deux pivots : mais en revanche, cette machine devient d’une exécution plus difficile , elle occupe plus de place, & eft moins commode pour être tranfportée. Je vais donner un autre moyen pour employer l’échappement libre plus facilement, & plus sûrement dans une Horloge à. Pendule,.
- Seconde conflruclion a employer pour cette Horloge Afl tronomique, avec le Pendule y à demi fécondés , échap- pement libre..
- 73 9* La fig. ^ Planche IX, repréfente le dehors de la fécondé platine du mouvement, vu fig. 4 : c’eft fur cette platine que l’échappemenr eft placé : les cercles ponêlués , jB, C, jD, E représentent les roues du rouage., fig.. 4; la roue d’échappement Fy fig. j, eft placée au dehors de la platine,, <ôt fon pignon va engrener au dedans.de la cage de la roue de fécondés Et Le pont I reçoit le piv-ot de dehors de.:
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- Seconde Partie, Chap. VIII. 219
- la roue d’échappement : H eft le centre de mouvement du cercle d’échappement G : l’angle du couteau du Pendule , doit être placé exactement à la même hauteur de ce point : H j K eft le pont qui reçoit le pivot de dehors de l’axe du cercle G, H. L’autre pivot roule dans un trou de la platine-cadran : le cercle G porte en L une tige qui répond à l’ouverture qui doit être faite en Y, fig. i, à la verge du milieu du Pendule ; cette broche ou fourchette L 3 fig. j doit fe mouvoir par une vis de rappel, pour mettre l’Horloge d’échappement. Voy. la difpofition de cette Partie, Fffai fur VHorlogerie, Planche III, fig. 7, 8 & p. •
- 740. ^ > f} g h > eft la détente d’échappement mife en cage au dehors de la fécondé platine, fig. y, au moyen du pont M; f eft fon centre de mouvement ; e le bras qui fufpend i’aCtion de la roue d’échappement F : g le bras droic fur lequel agit la cheville du reffort levée a a ; ce reffort eft porté par le cercle d’échappement G \f h le bras du poids h , qui ramène la détente.
- 7 4 I • La conftruêtion que je viens de donner à l’échappement libre, appliqué à une Horloge à Pendule, eft la même que celle employée dans mes Horloges à Longitude , & l’exécution doit être faite de la même manière qu’elle eft détaillée première Partie, Chapitre IV ; ce qui me dif-penfe d’en répéter les opérations.
- 742. Quoique cette Horloge commencée depuis fort long-temps, ne foit pas encore terminée , je fuis certain , qu’étant bien exécutée, on obtiendra une jufteffe égale à celle des grandes Horloges, dont le Pendule bat les fécondés*
- E e 2
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- a2o' Dé la Mesure du Temps..
- CHAPITRE IX.
- Horloge afronomiqae allant 42 jours fans être remontée; Pendule compofé a chaffis , à demi-fecondes 9 échappement a vibration libres > aiguille battant les fécondés.
- De la!* difpofition qu'il faut donner a cette Horloge , pour la faire marcher 42 jours fans la remonter.
- 74 3* -L 'horloge que je viens de décrire dans I e Chapitre VIII, ne peut marcher qu*environ 1 j jours fans être rèmontée, étant placée à la hauteur convenable, pour que le cadran foit bien en vue ; mais en ajoutant une roue de plus au rouage , & un pignon , ta même machine pourra marcher 42 jours fans être remontée, & comme cela eft beaucoup plus commode , je vais donner les dimenfions convenables.
- 744* Au lieu de la poulie placée fur la roue des heures B, Planche IX, lîg. 4, il faut que Taxe de cette roue porte un pignon de 20 dents du diamètre de y lig. & la
- roue que Ton ajoutera, portera la poulie ou cylindre du poids : gette roue ayant 120 dents devra avoir 32 lignes ~ de diamètre : elle fera un tour pendant que celle B des heures en fera 6 : donc la roue de cylindre ou de poulie fera un tour en 3 jours , puifque la roue des heures B fait un tour en 12 heures: àc pour que l’Horloge marche 42 jours fans être remontée, la roue de cylindre devra faire 14 tours.
- 74 T- Le centre du cadran de l’Horloge étant placé à la hauteur de j pieds 6 pouces, la plus convenable pour être bien en vue, la defeente du poids ne peut être que
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- Seconde Partie, Chap. IX. 221
- de 4 pieds : le reliant elt employé pour la longueur du poids, de fa poulie, 6c de la poulie de remontoir qui doit être au bas de la cage.
- 745. Le poids étant moufHé ainfi que cela doit être, c’eft comme fi on doubloit la defcente du poids, puifque la longueur de la corde devient double ; on a donc deux fois 4 pieds de corde, ou 96 pouces employés dans l’efpace de 42 jours : ce qui produit 14 révolutions de la roue de cylindre. Ainfi, en divifant la longueur àc 96 pouces de la corde, par 14 révolutions de la première roue, on a 6 pouces y = 6 pouces 10 lig. y = 82 lig. y pour la circonférence que doit avoir la poulie ou cylindre de la première roue du rouage.
- 747* Pour trouver le diamètre du cylindre, on fera la proportion fuivante.
- 3Ï$ (a) : 113 : : 80 : jc =* 2j jj-1 lig.; en faifant le pro-
- duit des termes extrêmes de la proportion, ôc divifant par le terme moyen, on a le diamètre cherché.
- 113
- 80 f
- 9 040 32
- 5>o 7* 35$
- 1912 2s jfï
- 197
- Le calcul fait, on trouve 2$ lig. > Pour diamètre cherché, qui eft celui du cylindre, ou de la poulie pour la corde du poids.
- 748* Au lieu d’employer un cylindre canelé, placé fur
- (a) Les Géomètres ont fixé le rapport très- , employons ici; favoir comme t 13 cft à approchant du diamètre d’un cercle à fa ; 35-5, pu comme 1 cft à 3,14.16. circonférence, par les nombres que nous 1
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- 222 De la Mesuré du Temps.
- la première roue, pour la corde du poids, il fera peut-être? plus fimple de fe fervir d’une poulie ôt d’un contre-poids, parce qu’avec cette difpofition l’Horloge ne celle pas de marcher pendant qu’on la remonte.
- Remarque I.
- Je terminerai cet article , en obfervant que la difpofition que je viens d’indiquer, peut être également employée à l’Horloge agronomique décrite dans le Chapitre précédent , & avec les mêmes dimenfions données ci-definis.
- Remarque IL
- 749* 3e dois obferver ici que la poulie devroit être tenue un peu plus petite que ne le donne le calcul, parce que la grofleur de la corde du poids augmente la grandeur de la poulie ; car fi cette corde a deux lignes de grof-feur, elle augmente le rayon de la poulie d’une ligne , & par conféquent fon diamètre de deux lignes. Mais dans l’élévation à laquelle nous avons placé le centre du cadran , la defcente du poids doit avoir plus que les 4 pieds que nous avons fuppofés pour la defcente du poids : ainfi la poulie peut avoir lig. de diamètre.
- 7 5*0. Mais fi on étoit borné à une mefure précife pour la defcente du poids, & que l’on voulût l’employer rigou-reufement ; alors il feroit nécelfaire de fouftraire de fon diamètre, deux fois la demi-grofifeur de la corde : c’eft-à-dire, que le diamètre de la poulie devroit être plus petit de la quantité du diamètre même de la corde du poids.
- 7 5 1 • Les détails que je donne ici font faits en faveur des ouvriers qui n’ont aucune connoilfance des principes qui doivent les diriger, lorfqu’ils exécutent des Pendules à fécondés, dont les dimenfions ne leur ont pas été fixées & il eft important pour la perfe&ion de ces ma-
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- Seconde Partie* Chap. IX. 223
- chines, de ne pas perdre les avantages que procure la plus grande defcente du poids, ce qui détermine toujours comme nous l'avons vu, les autres conditions de la machine.
- Defcription de VHorloge Agronomique. Planche X.
- 7 V 2. Je m’étois d’abord propofé de donner feulement une notion de cette Horloge ; mais depuis que je me fuis occupé de fon exécution, j’ai vu que pour en faciliter l’intelligence, il étoit néceffaire de donner un nouveau plan, avec la difpofition du mouvement deftiné pour la faire mar» cher 42 jours : & d’ailleurs, pour mieux en concevoir la conftru&ion, j’ai jugé qu’il falloir donner le profil de l’Horloge raffemblée : j’en ai en conféqucnce fait les defïïns que j’ai fait graver. Je m’y fuis déterminé d’autant plus volontiers, qu’il m’a paru que cette Horloge aftronomique, préfente plufieurs avantages : i°. de pouvoir être tranfportée facilement, à caufe de fon peu de volume : 20. d’avoir un échappement qui a très-peu de frottement : 50. de pouvoir marcher long-temps fans être remontée ; indépendamment de ccs avantages , je penfe qu’elle fera encore utile en préfentant de nouveaux moyens de conftruâion.
- 7 J 3* La Planche X, fig. 1 , repréfente le profil de cette Horloge, qui eft compofée de trois platines de même grandeur de figures quarrées : ces platines forment deux cages qui contiennent ou fupportent toute la machine ; la platine A, A, doit avoir le double de l’épaifleur des autres platines , parce que c’eft elle qui foutient toute l’Horloge, Pendule, poids &. rouage : cette platine A, A, doit être attachée par. 4 fortes vis fur une planche en bois de noyer d’un pouce d epaiffeur ; cette planche doit être elle-même fixée, folideirçent contre un mur ; par, un clou à crochet, ôte.
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- 224 tA Mesure du Temps.
- le bas de la planche porte le timbe T9 T, vu en plan, ( Planche IX, fig. i ). Sur la platine A ,A( Planche X) fig. i, font rivés 4 piliers foiides By Bvus en plan, fig. 2. Ces 4 piliers font affemblés avec la fécondé platine C, C, & fervent de fup-port à la eage du rouage Ôc du poids moteur. La troifième platine D, D , porte 4 piliers qui afièmblés avec la fécondé C, C, forme la cage du rouage.
- 7 J 4- La première roue E, E du rouage, porte la poulie F, F fur laquelle pafie la corde qui foutient le poids moteur /; cette corde paffe fous la poulie G, remonte fur celle H y H de remontoir, ôc va enluite fur une troifième poulie , qui porte le contre-poids , vu ( fig. 2 ) ; la poulie de remontoir H, porte le rochet d’incliquetage Xy X ; Fun ôc Fautre font placés en dehors de la platine des piliers , Ôc tourne fur une forte broche d’acier attachée à cette platine.
- 755. La roue E, E engrene dans le pignon a, E ; fur l’axe de ce pignon, eft rivée la roue des heures K, K\ Z, L eft le cadran des heures , rivé fur un canon qui entre à frottement fur l’axe du pignon a.
- 7 )" 6. La roue des heures K, K engrene dans le pignon de minutes, dont l’axe prolongé porte le pivot h, fur lequel s’ajufte Faiguille des minutes : le pignon de minute, ne peut être vu dans le profil, parce qu3ii eft derrière Faffiette de la roue des heures , qui fe trouve dans la même direêtion du pignon. (Voy. fig. 2 ) ; l’axe du pignon de minutes, porte la roue M, M de minutes, dont c, c eft l’afilette.
- 7 J 7. La roue de minutes M, M, engrene dans le pignon d, dont l’axe porte la roue moyenne N9 N. Celle-ci engrene dans le pignon e de fécondés ; le pivot prolongé f de fon axe, porte Faiguille des fécondés ; l’axe du pignon ey porte la roue O -, O placée au dehors de la cage du rouage, Ôc dont le pivot roule dans le trou du pont gy g attaché par une vis ôc deux pieds fur le dehors de la platine
- C, C.
- 7 y g. La roue de fécondés 0,0, engrene dans le pignon
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- Seconde Partie, Chap. IX. 225
- gnon h qui porte la roue d’échappement P s P. Cette roue eft mife en cage, au moyen de la platine C, C, 6c du pont i, k attaché par une vis, & deux pieds fur le dehors de la fécondé platine du rouage.
- 7 J 9» La roue P, P communique fon a£Hon au cercle d’échappement Q, mobile en l : le pivot / de l’axe du cercle d’échappement tourne dans le trou du pont m : ce pont eft attaché par une vis ôc deux pieds fur le dehors de la fécondé platine C, C du rouage, & le pivot n du même axe, tourne dans le trou fait à la platine D} D des piliers du rouage.
- 760. La détente d’échappement 0, p9 q , eft mife en cage en dehors de la fécondé platine C9 C du rouage, au moyen du pont r, S, attaché à cette platine par une vis 8c deux pieds : p eft l’axe de la détente, 0 le talon qui fuf-pend l’a&ion de la roue d’échappement P ; & q le bras de cette détente qui eft élevée parla cheville t de la levèe-rejfort attachée fur le cercle d’échappement Ç. (Voy. Planche IX , fig. 5, le plan de l’échappement, & Planche X, fïg. 2).
- 761. Le cercle d’échappement Q, porte la tige u, la quelle fert à communiquer au Pendule R, l’impulfion du moteur tranfmife à l’échappement, pour entretenir le mouvement du régulateur ou Pendule.
- 762. Le Pendule compofé repréfenté en plan, Planche IX, fig. 1, eft vu de profil, Planche X, fig. 3 ; c’eft le même Pendule qui eft appliqué à l’Horloge aftronomique, vue de profil, Planche X, fig. 1. On n’a pas pu repréfenter dans cette figure, le Pendule en entier : R repréfente une partie de la verge, dont 5, S eft le couteau fur lequel fe meut le Pendule ; le couteau S pofe dans le fond de la rainure du fupport T, T, mobile en Z7, fur deux vis diamétralement oppofées. Ce mouvement du fupport fert à faire reprendre au pendule fon à plomb : la vis U eft portée par un pont V, V, dont la patte eft fixée par une vis ôt deux pieds fur la première platine A ; la fig, 2, Planche IX,
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- 2*6 De la Mesure du Temps.
- repréfente la difpofition du fupport ôc de fes ponts , ôc la fig. 3 de la même Planche, repréfente le fupport vu en plan.
- 763. La figure 3, Planche X, repréfente le Pendule, vu de profil : H eft la partie du chaflis d’acier, fur laquelle eft fixé le couteau S ; b le haut du chaflis, P les traverfes de cuivre qui contiennent les bouts fupérieurs des barres du Pendule, O les traverfes attachées fur la fourchette N de cuivre , pour contenir les bouts inférieurs des barres du Pendule; My M la fourchette d’acier qui embrafle la lentille Ly fixée à cette fourchette par la vis 1 : R3 Q3 S la pièce attachée au bas de la lentille, pour porter le poids, JR, R 9 fervant à régler l’Horloge au plus près : voy. ci« devant ( n° 731 ), la defcription du Pendule compofé à chaflis à demi-fecondes.
- 76 4. La fig. 2 , Planche X, repréfente le plan de l’Horloge , tracé fur le dehors de la troifième platine-cadran D, D f ou des piliers du rouage.
- 7& S» Ey E eft la première roue du rouage, fur laquelle eft attachée par deux vis la poulie F, F du poids moteur. Cette roue a 120 dents ôc 32 lignes - de diamètre ; elle engrene dans le pignon^, qui a 20 dents Ôc y lignes ~ de
- diamètre ; fur l’axe de ce pignon eft fixée la roue des heures.
- 7 6 <5. La roue des heures Ky K, a 240 dents ôc 25 lig. de diamètre ; elle engrene dans le pignon b de minute ; ce pignon a 20 dents ôc 2 lig* — de diamètre. Il porte la roue de minutes.
- 767* La roue de minutes My M a \6o dents ôc 19 lig. ~ de diamètre ; elle engrene dans le pignon d de la
- roue moyenne ; ce pignon a 20 dents ôc 2 lig. ~ de dia«* mètre.
- 768' La roue moyenne N9 N a iyo dents ôc 18 lig. qnr de diamètre; elle engrene dans le pignon e de 20 dents
- & 2 lig. de diamètre ; l’axe de ce pignon porte la roue de fécondés.
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- Seconde Partie, Cha?, IX* 12-t
- 765?» La roue O, O de fécondés, a 120 dents ôc 14 lig. | de diamètre , elle engrene dans le pignon h de 20 dents Ôc deux lig. de diamètre : l’axe de ce pignon porte
- la roue d’échappement; g9 d eft le pont de la roue de fécondés.
- 770. La roue P eft celle d’échappement; elle a 10 dents ôc 12 lig. de diamètre; i9 k eft le pont de cette roue.
- o9 p9 q eft la détente d’échappement; r9 s le pont de la détente dont p eft le centre de mouvement ; l’axe de cette détente doit porter le bras g qui tient lieu de reffort pour la faire retomber. Voy. Planche IX, fi g. y , & ci-devant n° 737.
- 771. l9 Q eft le cercle d’échappement, dont le centre de mouvement eft en /; 19 m eft le pont de l’axe du cercle Q9 L
- Je n’entrerai pas dans de plus grands détails fur cet échappement ; on peut voir les effets ôc la conftru&ion de l’échappement à vibrations libres, décrit Chapitre IV , n° 82 ôc fuivant.
- 772. if eft la poulie de remontoir du poids; elle eft fixée fur un canon qui roule fur une broche d’acier portée par le dehors de la platine-cadran D 9 D : à l’autre bout du même canon, eft fixé le rochet X 9 X d’encliquetage ; x eft le cliquet, ôc y 9 x le reffort : le fond de la poulie H9 H 9 doit être garni de pointes de même que la poulie F du poids *: la corde qui paffe fur ces deux poulies, doit être faite de foie , comme cela fe pratique dans cette forte de difpofition, ôc on fait que cette corde eft rejointe par les deux bouts , pour former une corde fans fin : G eft la poulie qui foutient le poids moteur 19 ôc Y la poulie du contrepoids Z.
- 773* L eft portion du cadran des heures, qui pâroît à travers l’ouverture faite à la platine-cadran D 9D, pour voir les heures ; v, l’index porté par la platine.
- Ff 2
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- aiS Dm la Mesure du Temps.
- i, 2, ^ 4 font les quatres piliers portés par la plàtine-cadran D , D j C , D, fig. i, repréfentent deux de ees piliers.
- 774* 6, 7, 8, font les quatres piliers portés par
- la platine de fufpenfion, ôc qui fervent à porter la cage du rouage : B 3 B , fig. i, repréfente un de ces piliers.
- 77S* ^es pignons de cette Horloge, font fendus fur la machine à fendre, ôc arrondis à l'outil', de même que les roues, c’eft-à-dire de la même manière que font exécutés les pignons ôc les roues de mes Horloges à Longitude.
- CHAPITRE X.
- Du Pendule à demi-féconde , compofé avec des tringles pour la correction des effets du chaud & du froid; & la méthode d'en fixer les dimenfions par le calcul ; celle de vérifier ces fortes de Pendules, par des épreuves sûres.
- i°. Difpofition du Pendule a demi-féconde , compofé avec des tringles.
- 77 6- L E Peîl(fule compofé à chafiis que j'ai décrit ci-devant, n° 7513 lequel eft repréfenté , Planche IX, fig. 1 , ôc qui eft vu de profil, Planche X, fig. 3 , eft conftruit de manière à remplir parfaitement fes effets, Ôc fes dimenfions font données pour opérer complettement la compen-fation des effets du chaud ôc du froid ; mais ce Pendule exige une très-grande précifion dans fan exécution, ôc un travail allez confidérable, enforte que par-là, il ne peut pas
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- Seconde Partie, Chap. X. 229
- être facilement exécuté par des ouvriers ordinaires en Pendule.
- C’eft pour éviter les difficultés de fon exécution, que je confeille à ces derniers d’exécuter préférablement le Pendule compofé à baguette qui eft plus fimple ôt plus facile à travailler , ôt c’eft en leur faveur que je vais donner la difpofition ôt les dimenfions de ce Pendule, telles que je les ai fouvent employées.
- 777* La difpofition des tringles d’acier ôt de cuivre, qui doivent former la compenfation , doit être la même dans le Pendule à demi-fecondes, que pour celui qui bat les fécondés, ainfi ces deux Pendules ne diffèrent que par leurs dimenfions : c’eft par cette raifon que je me fuis difpenfé de repréfenter de nouveau le Pendule à demi-fecondes. La fig. 2, Planche VIII, qui repréfente le Pendule à fécondé, peut également fervir à diriger l’exécution du Pendule à demi-fecondes à tringle : mais nous devons obferver ici que dans le Pendule à demi-fecondes, on ne peut pas employer facilement la fufpenfion à reffort, comme on le fait pour le Pendule à fécondé, Planche VIII , parce que la longueur du reffort de fufpenfion obligeroit d’entailler la lentille encore plus qu’elle ne l’eft pour le Pendule à demi-fecondes à chaffis, vu Planche IX, fig. 1. Il faut donc appliquer la fufpenfion à couteau, qui eft d’ailleurs préférable pour les courts Pendules : ôt pour avoir encore plus de facilité à employer les dimenfions requifes pour la compenfation dans le chaffis a tringles > fans trop entailler la lentille, Ôt par conféquent, pour ménager fon ajuftement, il faut que l’angle du couteau de fufpenfion defeende juf-ques au milieu de la traverfe fupérieure du chaffis ; c’eft-à-dire, qu’il foit au niveau des chevilles a, a de la traverfe A, Planche VIII, fig. 2.
- 778* Dans le Pendule compofé à chaffis à demi-fecondes , repréfenté Planche IX, fig. 1, j’ai fufpendu la lentille par Ion centre, ôt c’eft un avantage, puifque les dilatations du cuivre dont cette lentille eft formée, ôt celles du plomb dont elle eft
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- 230 De la Mesure du Temps.
- eft remplie ne peuvent pas altérer la compenfation (a), mais cette conftruéfcion qui eft très-bonne, exige trop de travail, enforte que pour l’éviter dans les Pendules com-pofés à tringles, j’ai ajufté tout Amplement la lentille , comme on le fait ordinairement fur un quarré dont le bout inférieur eft taraudé pour recevoir l’écrou qui fert à régler l’Horloge > de la manière qu’on le voit, Planche VIII, fig. 2 , & cette méthode eft fuftîfante pour les Horloges à demi fécondé, dans lefquelles on n’exige pas la précifion la plus rigoureufe.
- Dimenjîons du Pendule compofé a tringles a demi-fecondes.
- Planche VIII, fig. 2,
- 779* La longueur du chaflis à tringles, doit être de S pouces, depuis le dehors de la traverfe A, jufques au dehors de la traverfe B, qui forme le premier chaflis.
- La largeur des traverfes A, B doit être de 2 \ lignes chacune ; chaque traverfe C, D , E doit avoir 2 lig. de largeur.
- 7gO. L’intervale entre les traverfes A , C; Ç, E ; D% B doit être d’environ j- de ligne.
- 781. La largeur du chaflis prife du dehors des tringles
- d’acier doit être de 18 lignes.
- 782. La grofleur des tringles d’acier & de cuivre, doit être de 1 7 ligne.
- 783 . Le diamètre de la lentille , doit être de quatre pouces; fon épaifleur au centre 16 lignes.
- 784* L’angle du couteau doit defeendre jufques au milieu de la traverfe A.
- (d) Voyi£jfaî fur VHorlogerie, zoxj.
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- Seconde Partie, Chap. X. 231
- Dimenjions du Pendule compofé a chaffs a demi-fécondés* Planche IX, fig. 1.
- 785• Le chaflis d’acier extérieur a9 b9 c9 d a de longueur , depuis le dehors de la traverfe a, b, au dehors de la traverfe c 9 d9 8 pouces 3 lignes.
- 786. Le même chaflis a en dedans 7 pouces 107 lignes.
- 787- Largeur de ce premier chaflis dacier 18 lignes; il eft compofé de p montants ou barres de 2. lignes chacune de largeur.
- 788* Le fécond chaflis d’acier a de longueur en dehors 7 pouces 10 lignes.
- 789* L’épaifleur des chaflis d’acier, & des barres de cuivre eft de 1 ^ lignes.
- 790. Largeur de la traverfe a9 b\ 3 lignes; la traverfe d’en-bas c , d a 2 \ lignes.
- 79 I. La diftance du deflbus de la fourchette de cuivre N9 N 9 au centre de la lentille, eft de 10 lignes.
- 7 92. La diftance de l’angle du couteau au centre de la lentille, eft de p pouces 3 lignes.
- 793. Le diamètre de la lentille eft de 4 pouces ; fou épaiffeur 16 lignes.
- 2°. Méthode de calcul pour déterminer les dimenjions du Pendule , pour la compenfation des effets du chaud & du froid.
- 794. Lorfque Fon exécute pour la première fois un Pendule compofé , dont les vibrations différent, d’un autre Pendule déjà déterminé, il faut, avant de travailler à fon exécution, faire le calcul de fes dimenfions, d’après les régies que nous avons établies , Effai fur rHorlogerie, n°*
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- aa De la Mesure du Temps.
- 1749, 17^4 & n° 176$ ; & c’eft ainfi que j’en ai ufé pour le Pendule à demi-fecondes à chalïis, repréfenté Planche IX > figure 1 ; mais j’ai augmenté à defTein la longueur du chaflis, plus que le calcul ne le donnoit , afin d’avoir la facilité d’arriver à une exacte compenfation , en diminuant au befoin la longueur des verges intérieures : nous allons vérifier de nouveau par le calcul, les dimenfions du Pendule, afin de connoître fi la compenfation du chaud & du froid doit être complette.
- Ve la Mefure des diverfes parties du Fendule que Von doit faire entrer dans le calcul.
- 79 5. La dilatation du chaflis d’acier extérieur a, b, c, </, Planche IX, fig. 1, doit fe compter depuis l’angle du couteau, jufques au dedans de la traverfe inférieure c , d de ce chaflis fur laquelle pofent les réglés ou montans de cuivre/, h : cette diftance eft ici de 7 pouces 11 lig. \ =a
- 796. La dilatation du fécond chaflis d’acier doit fe compter depuis le deflus de la traverfe inférieure n , o fur laquelle pofent les réglés q, s de cuivre, jufques au point de contaft du bout fupérieur de ce chaflis d’acier, fur les bouts e, i des verges de cuivre : cette diftance eft de 7 pouces 6 lig. =»
- 797. La longueur de la troifième verge d’acier, dont la dilatation doit être com-prife dans le calcul, doit être mefurée depuis le centre de la lentille, jufques au point de contaêt de cette verge fur le bout fupérieur des réglés de cuivre p, r, fur lef-quelles elle pofe, Ôc il faut fuppofer, pour avoir cette mefure, que le centre de la len-
- 9S i lig.
- po Kg.
- tille
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- 233
- Seconde Partie, Chap. X.
- tille eft diftant de l’angle du couteau, de 9 pouces 4 lignes , qui eft à peu près la vraie longueur du Pendule compofé , loriF que l’Horloge eft réglée ; d’après cela, je trouve que la longueur ; de la troifième régie d’acier t, x , y eft de 8 pouces 9 lignes =
- La fomme de ces trois quantités, ou des verges d’acier, eft de
- 8* Les régies de cuivre t ,/*; g , z , ont 7 pouces 8 lig. =
- 799• Les régies de cuivrep, q, r} s, ont 7 pouces trois lig. de longueur =
- Somme des verges de cuivre
- gOO. J’ai prouvé, EJfaijur l’ Horlogerie, n° 1749, que pour la compenfation , les longueurs des verges d’acier 3 doivent être aux longueurs des verges de cuivre 3 comme la dilatation, du cuivre eft a la dilatation de l’acier :
- 8 O X. On a donc la proportion ,
- ipo { lig. acier : 179 lig. cuivre _____ 74 _
- ï\6o 2030
- 37 H4P7
- 802. En fai Tant comme ci-deiïus, le produit des termes extrêmes, & des termes moyens delà proportion,on trouve que 121, dilatation du cuivre, multiplié par 179 , longueur des verges de cuivre, donne un produit plus grand que celui de 74, dilatation de l’acier, multiplié par les longueurs 190-7 lignes des verges d’acier : ce qui prouve que la compenfation fera trop forte ; il faut donc raccourcir les deux verges ou régies p, q ôc r9 s de cuivre, & raccourcir éga,-
- : : 121 dilatation cuivre : 74 dilatation acier. ___17 9
- 1089
- 847
- ni
- il 6S9
- 10; lig.
- 2ÿO ± lig.
- 92 lig. 87 lig. H9 lig.
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- a34 LA Mesure du Temps.
- lement la verge d’acier t,y vers t. Nous fuppoferons ici que l’on a raccourci les unes ôt les autres de deux lignes. On aura 288-5- %• Pour *es longueurs des verges d’acier, 6c 177 lig. pour les verges de cuivre.
- 803. On aura donc la proportion 288 \ : 177 : : 121 : 74.
- Multipliant les termes, on a pour produit de l’acier 21349, ôc pour le produit du cuivre 21417.
- 804* Oe dernier eft encore trop grand , Ôc on trouvera qu’en diminuant encore d’une ligne les verges de cuivre , ôc d’autant celle d’acier , la compenfation fera très-approchante.
- 8 O f. On peut donc en allant ainfi de proche en proche j fixer exa&ement les dimenfions d’un Pendule compofé, afin d’obtenir une exaête compenfation des effets du chaud ôc du froid : ôc fans recourir à la formule du n° 1 y6$ de VEJfai fur F Horlogerie , qui, quoique plus dire&e ôc plus courte, paraîtra plus difficile pour les perfonnes qui ne font pas exercés à ces fortes de calculs,
- 30. De la manière de faire les épreuves d'un Pendule com-pofê à demi-fecondes 3 pour comoître fi la compenfation du chaud & du froid efi exacte.
- 806. Les dimenfions ôc le calcul que je viens de donner, font faites d’après le Pendule même que j’ai fait exécuter pour être employé à l’Horloge aftronomique, que j’ai décrit ci-devant, n° 731. On voit par ce cal-cul, que la compenfation des effets du chaud, doit être complette, en fuppofant cependant que les dilatations du cuivre ôc de l’acier, dont ce Pendule efi formé, font les mêmes que celles des branches d’acier ôc de cuivre, qui ont fervi aux épreuves rapportées Effai fur FHorlogerie , n° :iy 6$ , qui ont donné le rapport de la dilatation de l’acier à celle du cuivre, comme 74 à 121.
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- Secondé Partie, Chap. X. 135
- 807. Pour donc s’afïurer que la compenfation eft exa&e, il eft nécelFaire de placer ce nouveau Pendule fur un Pyro~ mètre de la même manière que je l’ai pratiqué pour le Pendule compofé à fécondés. Voy. EJJai fur VHorlogerie, n° 2021, ôc la defcription du pyromètre, n° 1671 Ôc fuivant de VEJJcii : Mais comme cet inftrument eft de nature à n’être pas entre les mains des artiftes qui peuvent en avoir besoin (a) ; je vais propofer un moyen fimple pour faire les épreuves du chaud ôc du froid , avec des Pendules compofé s à demi-fécondés, ainfi que des Pendules plus courts.
- 8 O 8* La méthode que je me propofe d’employer pour connoïtre fi le Pendule produit exa&ement la correction du chaud & du froid, eft la même que j’emploie pour mes Horloges Marines ; c’eft de placer l’Horloge aftronomique, lorfqiielle fera entièrement terminée dans une étuve : Ôc en faïfant palier l’Horloge par divers degrés de température; on jugera par fa marche, comparée au temps d’une bonne Pendule à fécondés, quirefte dans la même température; qu’elles font les différences qui ont lieu par le chaud ôc par le froid.
- 809. Pour faire ces épreuves, il faut que l’Horloge aftronomique foit fixée folidement contre un mur, ôc fermée par une boîte ou étuve qui contienne feulement l’Horloge ôc fon Pendule : on fera pafler dans cette boîte d’épreuve, des tuyaux en ferblanc, dont les bouts inférieurs recevront la chaleur des deux lampes, placées en dehors de la boîte, afin que la fumée de ces lampes n’entre pas dans l’étuve.
- 810. Pour ne pas confondre les variations produites par la chaleur ou par le froid, fur le Pendule, avec les chan-gemens produits fur les huiles ôc frottement du rouage, il faut avoir foin que les arcs que le Pendule décrit foient de même étendue par le chaud Ôc par le froid, Ôc il eft facile
- (a) Parce qu’un pyroraètre doit être exé- I une différence de de ligne, produit cuté avec de très-grands foins, & que par- | une erreur d’une fécondé en 24 heures; là il exige beaucoup de dépenfe, & cet j c’eft-à-dire, 4 fois plus grande qu’elle n’eÆ inftrument doit avoir d’autant plus de pré- J dans le Pendule qui bat les fécondés. Ejfai cifion, qu’il fert à de plus courts Pendules : \ fur l’Horlogerie » n° 170^,171$. car dans le Pendule à demi - fécondés , ]
- G g a
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- 236 De la Mesure du Temps.
- de ramener ces arcs à la même étendue, foit en ajoutant ou en ôtant du poids moteur.
- 8 I I. En faifant ufage des moyens que je viens, d’indiquer , on connoîtra fûrement ce qui manque au Pendule, pour produire la compenfatiou exa&e par les diverfes températures , &: on pourra fi on le veut, le corriger , en changeant les longueurs des verges de cuivre , Ejfai fur fHorlogerie , n° 2013.
- 8 I 2. On peut fe difpenfer de changer les dimenfions du Pendule ; il fuffit de dreffer une table qui indique pour divers degrés de température , les différences qui ont lieu dans la marche de l’Horloge. C’eft ici un moyen que j’emploie dans mes Horloges à Longitude. Voy. ci-devant , Chapitre XX, Première Partie.
- 813. Enfin, pour que l’obfervateur qui fera ufage d’une telle Horloge, puiffe en obtenir une exactitude encore plus rigoureufe, on pourroit former une table qui indiquât quelle fera la marche de l’Horloge, lorfque les arcs viendront à diminuer. Voy. Chapitre XX, Première Partie, la formation de cette table que j’emploie avec les Horloges à Longitude.
- 814. On conçoit que les épreuves pour la température, doivent être faites en hiver j l’Horloge à éprouver , doit être placée dans une chambre féparée de celle où eft placée la Pendule à fécondés , à laquelle elle eft comparée, afin qu’en ouvrant les fenêtres pour avoir plus de froid, la Pendule à fécondés ne puiffe être affe&ée des différences de la température, différences qui ne doivent porter que fur la nouvelle Horloge.
- 8l5* J’ai donné dans le Traité des Horloges Marines y les méthodes que l’on doit employer pour régler les Horloges aftronomiques. Voyez n° 1329 ôc fuivant. On peut voir dans le même ouvrage la defeription de l’étuve qui fert aux épreuves des Horloges a Longitudes, Voy. na 141 y Ôt fuivant, la manière d’éprouver ces machines, par diverfes températures : les mêmes moyens peuvent être em-
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- Seconde Partie, Chap. XL 237 ployés dans les Horloges aftronomiques à court Pendule ; ôc c’eft encore ici un avantage de la conftruétion que j’ai donnée dans les Chapitres IX Ôc X.
- CHAPITRE XL
- De la confiruclion d'une petite Horloge agronomique , pour fervir à la mejiire de la pefanteur, par les diverfes latitudes.
- 816. Fl feroit fort utile pour déterminer exa&ement PefFet de la pefanteur ( a ) fous diverfes latitudes ; ôc d’avoir une Horloge à Pendule aflez fûre pour fixer les quantités dont la pefanteur varie du pôle à l'équateur : ôc il feroit également utile pour les obfervateurs, d’avoir une Horloge af-tronomique plus commode ôc plus portative que ne le font nos grandes Horloges : c’eft dans cette vue que je vais propofer ici la conftrudüon d’une Horloge qui puilfe réunir ces avantages , en obtenant cependant de cette machine, toute la précifion dont un obfervateur qui voyage peut avoir befoin.
- 817. Pour remplir les vues que je viens de propofer j il faut employer un court Pendule, qui falfe trois vibrations par fécondé, ou 10800 vibrations par heure. La longueur de ce Pendule, depuis le centre de fufpenfion, jufqu’à celui de la lentille, eft de quatre pouces de ligne : ôc pour obtenir de ce régulateur , toute la juftelfe requife, il eft nécelïaire qu’il foit compofé de forte qu’il n’éprouve pas de variations dans fa longueur, par les diverfes températures.
- 8 I 8 • La Planche XI, fig. 1 , fait voir la conftru&ion
- (a) Voy. Ejfai fur l’Horlogerie : la note J fur la pefanteur, par plufveurs latitudes* c1u n° zo$z , les effets que l’on obferve j
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- de ce Pendule ; il eft ici repréfenté avec les dimenfions convenables pour la corre£tion du chaud & du froid : a, h, c, uf, eft un chaflis d’acier formé par une feule pièce; la traverfe a, b doit porter dans le milieu de fa largeur, une fourchette H, dans laquelle eft ajufté le couteau A de fuf-penfion du Pendule : la fufpenfion n’eft pas ici repréfentée ; elle eft pareille à celle du Pendule à demi-fecondes de la Planche IX, décrit Chapitre VIII.
- Sur la traverfe inférieure c, d du chaflis d’acier, pofent deux verges de cuivre/', e\h,g \ fur les bouts fupérieurs e, g de ces verges, pofe la traverfe d’acier i, /, fixée 'ur une verge d’acier, B, C qui forme le milieu du Pendule; le bout C de cette verge pafle librement dans un trou à mortoife de la traverfe e, d du chaflis.
- 819. La lentille D, D , eft formée de deux parties, afin de pratiquer facilement le paflage du Pendule ; cette lentille eft fixée par fon centre, au moyen de la vis G , qui traverfe les deux parties de la lentille , ôt l’attache à la verge B, C, à la diftance convenable du centre H de fufpen-ïion, pour que le Pendule batte les tiers de fécondé : la mortoife faite dans l’épaifleur de la lentille D , L , doit être faite , de forte qu’elle ne touche pas au chaflis d acier, mais feulement à Ja verge du milieu, fur laquelle elle eft fixée, afin que les divers effets de la température, s’opèrent fans obftacle.
- 820. La pièce .F attachée au bas de la verge B, C du milieu, eft un coulant qui peut monter & defcendre dans la fente /, m de cette verge : ce coulant eft fixé à volonté, à la verge, par la vis F : ce mouvement fert à régler l’Horloge au plus près, au moyen de l’index qui répond à la graduation faite fur la verge k de cuivre.
- 821. /, K, Z, My eft une plaque de cuivre, fur laquelle la fufpenfion du Pendule doit être attachée : cette plaque fertj en même-temps, à porter le mouvement de l’Horloge , au moyen de quatre piliers.
- 822. Sur le bas de la plaque Z, ikf, eft fixé le limbe EP gradué en degrés du cercle, pour connoître l’étendue
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- Seconde Partie, Chap. XL 239 des arcs décrits par le Pendule, au moyen de l’index p, fait au bout de la verge du milieu B , C.
- 823. La figure première indique aufli la difpofition que
- j’ai donnée à ce Pendule, pour y appliquer le compenfateur ifochrone que j’adopte à mes Horloges à Longitude. Voy. Première Partie, Chapitre I : y, y eft l’excentrique placé fur le couteau A de fufpenfion ; 3; le rouleau compenfateur ; P fa chappe ; 7 , B le reflort ; Q le pont à mâchoire, fur lequel la partie 8 du reflort eft fixée ; le pont Q eft attaché en K fur la plaque de cuivre I, K 3 L > M.
- 824. Les figures 2 ôc 3 repréfentent le plan du
- mouvement de l’Horloge ; il eft compofé de deux platines
- A, A\ B B, figure 2 , 3 ; A, A, figure 2 , eft le dehors
- de la platine-cadran 3 dont le dedans porte les quatre piliers , 1, 2, 3 , 4;
- 82 J. La première roue B, fait un tour en 12 heures, elle porte le cadran des heures : les heures paroiffent à travers l’ouverture faite en a > à la platine-cadran A, A ; la roue des heures, B, porte la poulie C fur laquelle pafle la corde du poids : cette roue B engrene dans le pignon b de minute ; fon pivot prolongé porte l’aiguille des minutes ; fur ce pignon, eft fixé la roue D de minute ; elle engrene dans le pignon c, qui porte la roue moyenne B; celle-ci engrene dans le pignon d de fécondés ; le pivot prolongé de ce pignon , porte l’aiguille de fécondés ; fur ce pignon eft rivée la roue F de fécondés : G eft une portion du cadran de minute, ôc H une portion du cadran de fécondés : ces deux cadrans font attachés fur le dehors de la platine A, A, chacun par une vis ôc un pied.
- 826. B 9 B y figure 3 , repréfente le dehors de la fécondé platine : 1,2, 3,4, font les bouts des piliers portés par la platine Ay A, figure 2. La cage formée par ces deux platines A, A> figure 2, ôc B y B, figure 3 , contient les roues B des heures, D de minutes , la roue moyenne E, ôc la roue de fécondés : cette roue eft repréfentée, fig. 3, par le cercle pon&ué F, elle engrene dans le pignon e, qui porte la roue d’échappement
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- 1, fig. 3 ; le pignon e de cette roue, pafle en dedans de la cage, pour aller engrener dans la roue de fécondés F ; le pivot de ce côté doit rouler dans le trou d’un pont porté par le dedans de la platine B. L’autre pivot de la roue d’échappement , 1 eft porté par le pont K , e.
- 827* Pour obtenir de cette Horloge, toute la jufteffe dont elle peut être fufceptible , j’y fais l’application de l’échappement à vibrations libres : la difpofition eft indiquée par la fig. 3 qui en repréfente le plan.
- S 2 8» ^ eft le centre de mouvement du cercle d’échappement ci, L : l’angle du couteau H du Pendule , fig. 1 , doit être placé exactement à la même hauteur que le centre a du cercle d’échappement a > L, fig. 3 ; M a eft le pont qui reçoit un des pivots de l’axe du cercle a, L\ l’autre pivot roule dans un trou de la platine-cadran.
- 829. Le cercle d’échappement <z, L , fig. 3, porte vers L une tige qui répond à la fente qui doit être faite à la verge d’acier B , du Pendule, fig. 1 ; q eft cette fente.
- Cette broche ou fourchette portée en L, fig. 3, doit fe mouvoir par une vis de rappel.
- 8 30. b 3 c , d eft la détente d’échappement mife en cage fur le dehors de la platine B , B, fig. 3, au moy en du pont N ; c eft le centre de mouvement de cette détente ; b , le bras ou talon qui fufpend l’aêtion de la roue d’échappement I ; d le bras droit fur lequel agit la cheville du rejjbrt-ltvée d} f\ ce reftort eft attaché en P par une vis ôt deux pieds fur le cercle d’échappementJ L, P, Q , a\ le poids g porté par le bras c, g fixé fur l’axe de la détente, fertà ramener cette détente 3 après qu’elle a été élevée par le rejfon-levée d, //du cercle d’échappement ; la cheville l portée par le cercle, borne la courfe du reffon-levée , 6c la cheville h fixée à la platine B , B, fixe la courfe de la détente b 9c9d, Nous renvoyons pour une plus ample explication de cet échappement, au Chapitre IV, Première Partie.
- Nombres
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- Seconde Partie, Chap. XL 241
- Nombres du rouage,
- 83 !• La roue des heures 2?, fi g. 2, a 180 dents ôc 23, lig. de diamètre.
- Le pignon b de minutes a 1 $ dents 6c 2 lig. de diamètre.
- La roue D de minutes a 128 dents ôc 16 lig. de diamètre , le pignon c de la roue moyenne, 16 dents ôc 2 lig. de diamètre.
- La roue moyenne E , 120 dents ôc 13 lig. \ de diamètre : le pignon d de fécondés , 16 dents ôc 2 lig. de diamètre.
- La roue de fécondé F, a 108 dents ôc 13 lig. j- de diamètre, le pignon e d'échappement, fi g. a 12 dents.
- La roue d’échappement 2, fig. 3 , a 10 dents ôc 10 lig. de diamètre, la levée de l’échappement eft de 10 degrés.
- 8 3 2. Nous devons obferver ici que comme le Pendule bât les tiers de fécondé, ou qu’il fait 3 vibrations par fécondé ; ôc que par la nature de l’échappement à vibrations libres, pendant que l’aiguille des fécondés fait un battement , le Pendule fait 2 vibrations ; il s’enfuit que chaque battement de l’aiguille des fécondés , répond à f de fécondé ; ôc par conféquent, 3 battemens de l’aiguille, répondent à 2 fécondés de temps. 11 faut donc divifer le cadran de fécondés en 30 parties, dont chaque divifion répondra à 2 fécondés ; mais entre ces divifions, l’aiguille fera 2 battemens. Le premier battement qui fuivra la divifion, répondra à Y de fécondé, Ôc le fécond battement de l’aiguille .vaudra |=iy. Ceci bien entendu, l’obfervateur qui fera ufage de cette Horloge , n’éprouvera aucun embarras pour compter le temps de l’Horloge, ôc il aura une fubdivifion du temps qui fera utile pour l’obfervation exa&e.
- H h
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- 54a £>£ za Mesure du Temps.
- Calcul fervant à trouver la dimenfion du Pendule compofè cl chaffis de cinq montants, qui fait trois vibrations par fécondé y pour obtenir une compenfation exacte des effets du chaud & du froid.
- Planche XI, fig. t.
- 8 3 3.Le chaffis d’ acier a, b, c, d> depuis Pangle du couteau, jufques au deffus de la traverfe c, 2, fur laquelle pofent les tringles de cuivre 9 f, h ^ a de longueur 6 pouces 4 lig. = 76 lig.
- La réglé d’acier B, qui port.e là lentille, depuis le centre G , jufques au-delfus des bouts e , g des réglés de cuivre, a de longueur 46 lig.
- Somme des réglés d’acier,
- Les réglés de cuivre ont 6 pouces 1 lig. = On a donc la proportion, Effai fur VHorlogerie, n° 1749.
- LVoy. ci-devant n° 800
- 12a lig. 73 Üg-
- ni lig. acier : 73 lig* cuivlc : : m dilatation acier : 174 dilatation cuivre. 74 73
- 488 363
- 854 «47
- 5028 8833
- D’oü îson voit que îâ compenfation n’eft pas aflez grande, puifque le produit des variations du cuivre, eft plus petit que celui de celles de l’acier.
- Suppofons le chaffis d’acier de 2 lig. plus long, ôc les réglés de cuivre auffi de a lig, plus longues.
- On aura;
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- Seconde Partie, Chap. XI. 243
- 114 acier : yj cuivre : î ixi : 74. c.... 74 7?
- 496 60$
- 8*8 847
- 9176 907$
- Cette quantité n’eft pas encore fuffifante : on trouvera en.' fin qu’en donnant 126 lig. de diftance , depuis l’angle du couteau, au-deffus de la traverfe c, d9 77 lig. aux réglés de cuivre, les produits feront très-approchant les mêmes, & par conféquent la compenfation fera complett-e ; ces produits font 2324 pour l’acier, & 9317 , pour le cuivre.
- Dejcription £un moyen fimpk de compenfer les effets du chaud & du froid 9 dans une Horloge à Pendule.
- g 3 4. La fig. 4., Planche XI, repréfente la conftru&ion que Ton peut employer dans un court Pendule , pour produire la corre&ion des effets du chaud ôt du froid, en fe fervant d’une fimple verge , pour former le Pendule ; A, B eft la verge du Pendule ; le bout A eft attaché par 2 chevilles , à une pièce D, faite en fourchette , laquelle eft portée par la traverfe a, b de la fufpenfion à reflort 9 a, h} c, a : le bout inférieur B de la verge , eft taraudé pour recevoir l’écrou, fur lequel appuie la lentille C, C : les bouts fupérieurs ey f des refforts de fufpenfion fy k
- font attachés à la traverfe c, d* Ces refforts paffent bien jufte dans une fente E, du pont E * F. Ce pont eft attaché fur la plaque de cuiyre G, H, laquelle doit porter le méchanifme de compenfation , & de plus, le mouvement de l’Horloge, lequel n’eft pas ici représenté ; mais ce peut être le même, vu fig. 2 fit 3.
- 83 J. La traverfe ci dy des refforts de fufpenfion , porte
- H h z
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- 344 LA Mesure du Temps.
- au milieu de fa longueur la cheville i , laquelle appuyé par les deux bouts, fur lé bout / du : levier'd’acier /, K, L, mobile en k. Le bout 1 de ce levier , eft fait en fourchette, pour embralfer la traverfe c, d. de fufpenfion. La partie du centre K entre dans la fente du talon Mj formée fur le pont E, F : la cheville k traverfe le talon fendu M, ôc le levier , ce qui forme le centre de mouvement de ce levier. Le bout L du levier, pafîe dans la fente de la verge ou tringle d’acier N y O , le bout N de la tringle, porte une cheville, fur laquelle appuie le bras L du levier I , K 9 L\ le bout inférieur O de là tringle N, O, eft fixé par une cheville i, fur la traverfe P, ? du chaflis de com-penfation, ôc le bout fupérieur pafle librement dans un trou fait à la traverfe Q, Q du même chaflis de compenfation; les tringles de cuivre R, S; R f S font fixés par les chevilles
- . , 5 , par en-bas à la traverfe P, F y Ôc par leurs bouts fupérieurs à la traverfe Q, Q, par les chevilles 4 ôc 5.
- 836. Cette difpofition bien entendue, on voit que lorf-que la chaleur dilate la verge A , B du Pendule, ôc tend à faire retarder l’Horloge , la même chaleur dilate aulfi les tringles N, O R9 S $ R9 S àu. chaflis de compenfation ; mais comme le cuivre fe dilate plus que l’acier, dans le rapport de 121 à 74 (a). La traverfe P, P s’éloigne de celle de Q ,Q, enforte que le point L du levier I9 K ,L defcend, tandis que celui I remonte, ce qui raccourcit le Pendule5 ôc ici par les dimenfions données, le point i remonte exactement de la quantité dont la chaleur a dilaté la Pendule : mais dans le cas où la compenfation ne feroit pas jugée exa&e d’après des épreuves fûres, on peut trouver la compenfation , en approchant ou en écartant le chaflis du centre de mouvement k du levier de compenfation 5 c’eft à cet ufage que font deftinées les fentes 6 Ôc 7 , pratiquées à la traverfe Q, Q du chaflis ; cette traverfe eft attachée par les vis
- , 7, fur la barre 2T, P du pont de fufpenfion E t T>F„
- (a) EJfai fur VïïorfogerU > n
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- Seconde Partie, Chap. XII. 24^
- CHAPITRE XII.
- Dimenfions de differents rouages de Pendules à fécondés 9 à équation , à Jonnerie d’heures, & quarts à chaque quarts 3 &c, les nombres des dents des roues & des pignons , & une notion de la âijpofition des principales parties de ces machines.
- 837* J’aurois defiré de pouvoir ajouter à la fin de cet Ouvrage, les plans de diverfes Pendules à fécondés à équation , ôcc. telles que j'en ai exécuté plufieurs pour divers 'Amateurs, perfuadé que cela eut été intéreliant pour beau-cour d'Artiftes, qui n'ont pas connoiffance de ces fortes de machines. J’ai été forcé de renoncer à ce deffein, à caufe du grand nombre de Planches qu'il eût été néceflaire de faire graver ; mais je puis fuppléer en partie à cet objet, en donnant ici les dimenfions de plufieurs rouages , & les nombres des dents des roues & des pignons ; cela évitera à quelques ouvriers, la peine de chercher ces nombres , lorfqu'ils voudront entreprendre de telles Pendules.
- ARTICLE I.
- Dimenfions du rouage d'une Pendule à ficondes & à équation , allant un mois fans être remontée 3 le mouvement à poids ; la fonnerie a reffort, les heures , les minutes & les ficondes concentriques au cadran ; avec les nombres des dents des roues & des pignons.
- 838. Les platines qui forment la cage de cette Pendule font quarrées, elles ont pouces 4 lig, de largeur,
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- 346 De la Mesure du Temps.
- leur hâuteur eft de 6 pouces ; la difpofition des roues qui font contenues dans cette cage eft à peu-près le même , que celle de la Pendule à fécondés, repréfentée Planche II, fig. 2, de YEjfai fur l’Horlogerie. Et la difpofition des roues de cadrature ou d’équation, eft la même vue Planche XI* fig. 1 du même ouvrage ; j’employerai ici les mêmes lettres de ces figures, pour défigner les roues de la Pendule, dont je vais donner les dimenfions.
- 1°. Rouage du mouvement y vu Planche 11^ fig. 2 de tËjfai fur lsHorlogerie.
- La fig. 2, fait voir le dedans de la platine des piliers.
- 839* La roue de cylindre A y a3 31 lig. de diamètre, & 1 lig. \ dépaifleur, ôc 90 dents; elle engrene dans le pignon a de grande roue moyenne qui a 14 dents.
- 84o. La grande roue moyenne B a 22 lig. \ de diamètre, o lig. —dépaifîeur, ôc po dents; elle engrene dans le pignon h de 10 dents.
- 8 4 1 • La roue C, fait un tour par heure , elle a 20 lig. de diamètre, demi-ligne dépaifleur, & 80 dents ; elle engrene dans le pignon c de la roue moyenne; ce pignon a 10 dents , ôc pafîe en dehors de la platine des piliers pour conduire la roue de minute.
- 842. La roue moyenne D, â 18 lignes ~ de diamètre, o lig. d’épaifîeur, ôt 75 dents; elle engrene dans le pignon d de fécondé, lequel a 10 dents.
- 843* La roue d’échappement, ou de fécondé Ey a 16 4 lig- de diamètre, o lig. ^ dépaifleur, ôc 30 dents; elle fait un tour par minute. -Cette roue eft placée au milieu de la largeur de la platine, & elle eft élevée de 3 pouces 2 lig. du bas de la platine.
- 844- Dans la ligne verticale n du milieu de la platine; eft placé le centre de l’ancre déchappement : le centre de
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- l’ancre peut être diftant de celui de la roue d’échappement d’un diamètre 6c demi de cette roue, ou ce qui revient au même de 3 fois le rayon, qui eft ici de 8 lig. -J. La dif-tance des centres de la roue 6c de l’ancre eft donc de 27
- lig- I- . '
- 845* La diftance que nous donnerons ici, eft donnée d’après la régie ordinaire, pour faire décrire de petits arcs d’un degré, au Pendule. Voy. Effai fur F Horlogerie, n° 5p8. Mais comme je préféré que le Pendule décrive des arcs de 2 degrés, jejplace en conféquence le centre de l’ancre de 21 lig. au-deflus de celui de la roue de fécondés.
- 2°. Roues de cadrature , ou minuteries & d'équation > Planche //, fig. I , de ÜEJJai fur tHorlogerie.
- 84^* La roue de minute M, fig. 1, a 18 lignes de diamètre, elle eft conduite par le pignon de la roue moyenne prolongé en dehors de la platine des piliers, ôc dont le pivot roule dans le pont P : cette roue porte à frottement la roue m, rivée fur un canon qui roule fur un pont fixé à la platine : Ôc au-dedans duquel pafîe la tige de fécondé ; la roue de conduite m, a p lig. de diamètre ôc 3 6 dents. Son canon porte l’aiguille du temps moyen.
- 8 47- La roue de conduite m9 Planche XI, fig. 1, en-grene dans la roue d’équation n, laquelle a ip lig. >— de diamètre, ôc 72 dents; cette roue eft rivée fur un canon qui roule librement fur l’axe du pignon u
- 848* La roue de conduite ou d’équation n, engrene dans la roue 0 ; cette roue 0 a p lig. — de diamètre, ôc 3 6 dents; elle eft rivée fur un canon qui porte fixement la roue p, l’une ôc l’autre roulent fur une broche portée par le bras I mobile, concentriquement au pignon t.
- 849* La roue p a 14 lig. ~ de diamètre, Ôc 60 dents. Cette roue engrene dans la roue g de même diamètre, ôc même nombre de dents que celle p%
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- 8 50. La roue q eft rivée fur Taxe du pignon t. Ce pignon a 8 dents, ôc engrene dans la roue de cadran, laquelle a 26 lig. tt de diamètre, Ôc pé dents. Le canon prolongé de cette roue porte l’aiguille des heures.
- 8 f I. La roue q engrene dans la roue v, v, qui fait un tour par heure ; cette roue a comme celle p, & celle q, 14 lig. de diamètre, ôc 60 dents. Elle eft rivée fur un canon qui roule librement fur le canon de la roue de minutes m, nu
- 852. Le canon prolongé de la roue y, v, porte l’aiguille du temps vrai V.
- 8 f 3. La roue ou pignon de rateau H, a 7 lig. \ de diamètre, ôc 47 dents , & le rateau L 9 R 9 qui le mene a 27 lig. de rayon , Ôc fendu fur le nombre 360.
- Je puis me difpenfer d’expliquer ici les effets de l’équation ; on les trouve détaillés, ÈJfai fur l’Horlo erie, n° 218 ôc fuivant : la manière d’exécuter la courbe d’équation , eft décrite n° 330 ôc fuiv. du même Ouvrage.
- 50. Rouage 4e la fonnerie , Planche II, fig. 2 de t EJfai fur t Horlogerie*
- 8 $ 4* La roue de barillet T9 â 3; lig. de diamètre, 2 lig. d’épaiffeur, Ôc 84 dents; elle engrene dans le pignon, défigné 13 ; fur l’axe duquel eft rivée la roue ôc le pivot prolongé de cet axe, eft terminé en quarré, pour porter la roue de compte Q9 Q. Ce pignon a 14 dents.
- 8 55- La roue V a 24 lig. de. diamètre, 1 lig. d’épaiffeur, po dents ; elle engrene dans le pignon défigné par le chiffre 14, fur le plan; ce pignon a 8 dents,
- 8 La roue de cheville 'X9 a 18 lig. de diamètre* elle a o lig. d’épaiffeur , Ôc 84 dents. Elle porte 1 chevilles, pour faire frapper au marteau les heures ôc les demies :
- cette
- o\*+,
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- Seconde Partie, Chap. XII. 249 cette roue engrene dans le pignon défigné par le chiffre 1 £. de la roue d arrêt Y ; ce pignon a 8 dents.
- 8)*7* La roue d’arrêt Y 9 a 1$ lig. de diamètre; fou épiffeur eft de o lig. , elle a 72 dents : cette roue porte deux chevilles pour arrêter la fonnerie, lorfque les heures font frappées . au moyen de la détente ; elle engrene dans le pignon de la roue de volan Z : ce pignon a 6 dents.
- 8 5 8. La roue de volan Z, a 14 lig. de diamètre, fon épaiffeur eft de \ ligne ; elle a 66 dents, & engrene dans le pignon 6 de volan.
- 8 9. Pendant que la roue de compte Q, Q , fait un
- tour, la roue de cheville X en fait 11 j, puifque le nombre 8 des dents du pignon de cette roue eft contenu 11 fois dans le nombre 5*0 des dents de la roue Y, qui perte la roue de compte; or, la roue X9 porte 16 chevilles , qui, multipliés par 11 -J = i 1 ~9 donnent 180 coups , que doit frapper le marteau pendant la révolution de la roue de compte; d’où il fuit que celle-ci fait un tour en 24 heures, nombres des heures & des demies fonnées. Il faut donc que la roue de compte foit taillée fur le nombre 180 de l’outil à fendre : ainfi , elle contiendra 2 fois les entailles des roues de compte ordinaires, c’eft-à-dire, deux fois 12 heures, deux fois 1 heure Ôc les demies, &c.
- 860. Dans la Pendule à équation, dont je viens de donner une notion : la roue annuelle eft concentrique au cadran ; elle eft portée par un canon attaché en dehors de la fauffe plaque , ôt aux travers duquel paffent les canons des aiguilles du temps moyen, du temps vrai, celui des heures, & la tige de fécondés : ainfi, la roue annuelle eft placée entre la fauffe plaque, Ôc le deffous du cadran qui eft d’émail.
- 8^1. La roue annuelle a 6 pouces p lig. de diamètre, & environ \ de lig. d’épaiffeur; elle a 3 6$ dents qui font fendues à rochet ; au-deffous de la roue annuelle eft fixée l’ellipfeou courbe d’équation, fur laquelle agit une cheville portée par un bras fixé au canon du rateau.
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- a.$o De la Mesure du Temps.
- 852. Sur les dents de la roue annuelle AA,(Planche XI, fig. i de YEJfai fur F Horlogerie, agit un fort reffort à fautoir S3 qui fixe la roue 3 laquelle ne doit avancer que d’une dent en 24 heures.
- 8 <5 3 * Pour faire mouvoir ou tourner la roue annuelle, j’emploie un moyen fort fimple ; c’eft celui d’une palette P, laquelle eft portée par l’axe d’un pignon de 14 dents ; ce pignon engrene dans la roue de barillet de fonnerie, & comme ce pignon eft de même grandeur, & de même diamètre que celui de la roue de compte, il s’enfuit qu’il fait un tour en 24 heures, pendant laquelle révolution la palette P fait avancer la roue annuelle d’une dent.
- 864* Le cadran de cette Pendule a 8 pouces de diamètre, il eft d’émail, ôt porte une ouverture à travers de laquelle parodient les quantièmes du mois, ôt les mois de l’année , lefquels font peint fur un cercle d’émail porté par la roue annuelle.
- 86 5* Le barillet de fonnerie fait un tour en 6 jours; ainfi fix jours du reffort feront marcher la fonnerie pendant 3 6 jours ; le reffort doit faire 8 tours 7, afin de n’être pas trop fort ôc fujet à cafter.
- 86 5. La roue de cylindre du mouvement fait un tour en 57 heures -f ; ainfi le cylindre ayant 14 tours de corde, la Pendule marchera pendant 33 jours 18 heures, fans être remontée : nous allons chercher le diamètre que doit avoir le cylindre.
- 867* Suppofons que la hauteur delà boîte qui contient le mouvement de la Pendule , foit telle que depuis le def-fous de la cage ôt du fupport auquel ce mouvement eft attaché , il y ait 5 pieds de hauteur au-deffus du bas de la boîte ; fuppofons de plus, que la longueur du poids ôc de la poulie qui le porte, foit de 12 pouces; il reftera 4 pieds = 48 pouces pour la defcente du poids ; c’eft d’après cette defcente que l’on doit régler le diamètre du cylindre, fur lequel la corde du poids agit.
- . 8 68- Le poids étant moufité , ainfi que cela doit être,
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- on â pour la longueur de la corde, deux fois la defcente du poids, ce qui donne 8 pieds de corde =96 pouces; laquelle longueur étant divilëe par 14 tours de la roue de cylindre, pour que la Pendule marche 3 3 jours % 3 fans être remontée, on a 5 pouces =82 lig. on fera donc la proportion (a), 3 £ f : 113 : : 8.2 lig. : x = 26 lig. -f^T. On trouve que le diamètre du cylindre doit être de 26 lig. ~ ; mais on doit le tenir de 2 5 lig. \, feulement à caufe de la grof-feur de la corde qui augmente fon diamètre, en fuppofant même le cylindre cannelé, pour loger la corde.
- 869. Pour faire marcher la Pendule, pendant qu’on la remonte, il faut placer entre la première roue , & le cylindre, le rochet,& le reffort auxiliaire, tels que je les emploie dans mes Horloges à Longitude. Voyez-en la difpofï-tion, Traite des Horloges Marines, Planche XV , fig. 6 , 7, 8, & la defcription n° <>81, 811 & fuivans du même Ouvrage.
- 40. Dijpofition du Pendule , ou régulateur, & élévation ou profil de l’Horloge à équation.
- 870. Le régulateur que j’ai employé dans mes Horloges à équation, eft un Pendule compofé à chaflis, tel qu’il eft repréfenté Planche XXVIII, fig. 1, de Y Efiai fur l’Horlogerie , ôt décrit n° 2030 dumême Ouvrage. Il eft de même fufpendu par un couteau , & foutenu par un fort fupport de cuivre ou efpèce de cage qui s’attache au fond de la boîte par 4 fortes vis ; la même cage ou fupport porte deux bras de cuivre, fur lefquels on fixe le mouvement par deux vis, & de manière que l’on peut démonter le mouvement, fans déranger le Pendule. Voy. Efiai fur VHorlogerie, n° 2030 ôc 2037 & fuivans, toute la dilpofition du Pendule, &c, des Horloges aftronomiques.
- 871. Le centre de l’ancre d’échappemejit doit être parfaitement placé à la même hauteur, Ôc dans la dire&ioit
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- 2fi De la Mesure du Temps.
- même de l’angle du couteau : ainfi la grandeur de la cage ou fupport du mouvement, & de la fufpenlion du Pendule, doir être réglé fur l’élévation du centre de l’ancre, au-def-fus du bord inférieur de la cage du rouage, afin que le centre de mouvement du Pendule, foit exactement la même que celui de l’ancre d’échappement.
- 87 2. Les bras de la cage de cuivre, qui porte le mouvement, ont 6 pouces \ de haut.
- 8 7 3 • Le centre du mouvement de la fufpenfion eft élevé de 20 lig. au-deffus du fond de la boîte.
- 874* Le pont de l’ancre d’échappement a 14. lig. de haut.
- 8 7 £ • Les piliers de la cage du rouage de l’Horloge , ont 18 lig. I de hauteur.
- 876» Les piliers de la fauffe plaque, ont la lig. de hauteur.
- 87 7* Le pont de fécondés doit avoir un canon d’acier, dont la bafe s’attache au dehors de la platine des piliers ; c’eft fur ce canon que roule le canon de la roue de minutes ; le canon du pont de fécondés, doit avoir 17 lig. de hauteur , c’eft à travers ce canon, que paffe la tige de fécondés ,’ pour porter l’aiguille j la groffeur de ce canon, eft de 1 ligne £.
- 8 7 8 • Le pivot de la roue de fécondés , ne doit pas rouler dans le trou de la platine ; cela rendroit ce pivot trop long, & par conféquent trop gros ; il vaut mieux le faire rouler dans le trou d’un bouchon ajufté à force fur le bout du canon d’acier du pont de fécondés.
- 879. Le canon de la roue de minutes du temps moyen, doit avoir 2 lig. de diamètre , ôc celui du temps vrai, doit avoir 2 lig.
- 880. Les canons des roues de minutes & de cadran, doivent être élevés de 22 lig. au-deffus de la platine des piliers qui les porte : avec cette longueur des canons, on fera affûré de trouver celle qui eft requife pour ajufter les aiguilles ; la courbure que le cadran doit avoir pour loger
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- l’ellipfe > la roue annuelle, 6c le cercle d’émail des mois , augmente beaucoup les longueurs des canons des minutes.
- 8 8 I • La plaque d’acier portée par le pignon du rateau d’équation , doit être élevée de 2 lig. -J au-deffus de la platine; ôt la roue de minutes, que mene le pignon de la roue moyenne, doit avoir la même élévation. Cette hauteur eft néceffaire pour former un ajuftement précis au pignon de rateau. Voy. Ejfai fur VHorlogerie, n°s 221,22; , 226, l’ajuf-tement de ce pignon du rateau , auquel eft représenté Flanche XI, lig. 1, 2, 4, ôc 7 du même Ouvrage.
- ARTICLE II.
- Dimenjîons & nombres des dents , des roues & des pignons du rouage d'une petite Pendule de cheminée à fécondés & à équation y à reffort & a fufée , fans fon~ tierie : Pendule compojé à demi-feconde, les heures, les minutes & les fécondés , font concentriques au cadran.
- 8 8 2- Les platines qui contiennent le rouage de cette petite Horloge font rondes, elles ont 4 pouces 6 lig. de diamètre. La hauteur des piliers eft de 16 lig.
- 883* La roue de fufée à 26 lig. 7 de diamètre, & 128 dents; elle fait un tour en 3 jours, ainfi, la fufée ayant 11 tours de chaîne , la Pendule marchera 3 3 jours fans être remontée.
- 8 8 4- Entre la fufée ôc la roue de fufée, eft placé le reffort auxiliaire, ôc le rochet d’encliquetage, qui fert à faire marcher l’Horloge , pendant qu’on la remonte ; ce rochet auxiliaire a 120 dents, qui au lieu d’être à rochet, font arrondis à l’ordinaire , parce que je l’ai fait fervir ici à un double ufage. C’eft de conduire la roue annuelle ; pour cet effet, le rochet auxiliaire engrene dans une petite roue de 40 dents ? laquelle fait un tour en 24 heures ; Taxe de
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- 254 De la Mesure du Temps.
- cette roue porte une palette qui, à chaque révolution de la roue de 40 dents , fait avancer une dent de la roue annuelle , de 36$ dents fendues à rochet , ôt maintenue par un reffort à fautoir , de la même manière que je l’ai expliqué pour la grande Pendule à équation de l’article précédent.
- 8 8 5* La roue annuelle a 3 pouces <? lig. de diamètre ; elle eft portée par un canon attaché au dehors de la fauffe plaque , fous le cadran qui eft d’émail. Sur la roue annuelle font gravés les mois de l’année, & leurs quantièmes , qui paroiffent à travers une ouverture pratiquée à cet effet au haut du cadran.
- 886. Le barillet a26 lig. de diamètre, ôc 14 lig. f de haut, il doit paflfer à coté de la fufée, il n’y a que la roue moyenne qui paffe au-deffus du barillet : fans cela, il auroit toute la hauteur de la cage.
- 887. La roue de fufée engrene dans le pignon de la deuxième roue, ou grande roue moyenne; ce pignon ai 6 dents.
- 888. La grande roue moyenne a 21 lig. de diamètre, & 180 dents; elle engrene dans le pignon de la troifième roue, laquelle fait un tour par heure ; ce pignon a 20 dents.
- 88 p. La troifième roue a 19 lig. f de diamètre , & 160 dents; elle engrene dans le pignon de la quatrième roue, ou roue moyenne ; ce pignon eft prolongé pour conduire les roues de minutes placé en-dehors de la platine des piliers ; le pignon de la roue moyenne a 20 dents.
- 890. La roue moyenne a 18 lig. de diamètre, 6c ifo dents ; elle engrene dans le pignon de la roue de fécondés ou d’échappement.
- 8 9 !• La roue d’échappement a 17 lig. de diamètre , elle & 6o dents; cette roue eft placée en dehors de la fécondé platine, ainfi que l’ancre d’échappement.
- 892« L’échappement de cette petite Horloge, eft à repos, comme celui des grandes Horloges aftronomiques. Voy. EJfai fur VHorlogerie, n° 35) y, tout ce qui concerne l’exécution de cet échappement.
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- Seconde Partie, Chap. XII. 25$
- 89 3. Au lieu de l’échappement à ancre à repos, on peut employer dans une pareille Horloge l’échappement à vibrations libres, décrit ci-devant n° 739 ; lequel eft repréfenté Planche IX, fig.
- 894* Le Pendule appliqué à cette petite Horloge, eft celui compofé en tringle, pour la correêlion des effets du chaud Ôt du froid, la fufpenfion eft à couteau fixé folide-ment au fond de la boîte.
- De la cadrature ou rouage formant les minuteries à liquation.
- 895. Lâ conftru&ion de l’équation , étant ici la même que celle de l’article précédent, je me bornerai à donner les dimenfions des roues, ôt le nombre des dents.
- 896. La roue des minutes a 18 lig. & 160 dents. Elle eft conduite par le pignon prolongé de la roue moyenne.
- 897. La roue de conduite , portée par la roue de minutes, a 7 lig. y de diamètre, ôt dents; elle engrene dans la roue d’équation de 1 j lig. diamètre, ôt po dents. Celle ci engrène dans une troifième de 7 lig. \ diamètre, Ôt 47 dents ; cette roue roule fur le bras d’acier du pignon de rateau , elle porte la quatrième roue de cadrature, laquelle a 11 lig. y de diamètre, ôt 66 dents ; elle engrene dans la cinquième roue, qui a même diamètre, ôt même nombre 66 ; laquelle eft fixée fur le pignon qui conduit la roue de cadran; ce pignon a 10 dents, ôt la roue de cadran 120.
- 898» Enfin, la cinquième roue engrene dans la roue du temps vrai, qui a aufli 7 lig. 7 de diamètre, Ôt 66 dents.
- 899. Le pignon de rateau a 4 lig. 7 de diamètre , ÔC 24 dents; le rateau d’équation, qui le conduit a 33 lig. de diamètre =16 lig. 77 de rayon, il eft fendu fur le nombre 180.
- 900. La hauteur des piliers de la fauffe plaque, eft de 6 lig. f.
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- Remarque.
- 9 O I. Les pignons de la petite Horloge, dont nous venons de donner les dimenfions , font faits à l’outil, ainfi que les dents des roues ; mais ces pignons font trop nombrés pour pouvoir les exécuter à la mainfélon la méthode ordinaire. Voici donc les nombres qu’il faut fubftituer pour le rouage j en confervant les grandeurs données.
- Roue de fufée 112 engrene pignon 14.
- Grande moyenne 108 engrene pignon 12.
- Troifième roue 96 engrene pignon 12.
- Roue moyenne 90 engrene pignon 12.
- Roue de minute de la cadrature 3 même nombre que la troifième roue , c’eft-à-dire 96.
- Les roues de cadrature, les mêmes données ci-deffus.
- ARTICLE III.
- Petite Pendule de cheminée à demi - fécondé & à fonnerie, allant un mois fans être remontée, les heures , les minutes & les fécondés concentriques au cadran.
- 902. Les platines de rouage de cette Pendule, font rondes, elles ont 4 pouces \ de diamètre ; la hauteur des piliers eft de 16 lig.
- 903. Le barillet du mouvement * & celui de fonnerie., font placés dans une ligne horifontale qui palfe par le centre de la cage, c’eft-à-dire, dans la direction même de XI heures , & de III heures du cadran ; & ils font placés de forte que les roues de barillet affleurent les platines, fans les déborder : le barillet de fonnerie, placé du côté de X heures du cadran, & celui du mouvement du côté de III heures. Le rouage de la fonnerie occupe le haut de la cage, au-delfus des barillets, ôc celui du mouvement, occupe le bas de la cage, au-defïous des barillets.
- Dimenfions
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- Seconde Partie, Chap. XII. 25:7 Dïmenfions du Rouage de mouvement.
- 904* La première roue, ou de barillet, du mouvement a z; lig. y de diamètre, ôc $6 dents; elle engrene dans le pignon de la grande roue moyenne : ce pignon a 12 dents.
- 9 O 5*. La fécondé roue ou grande moyenne, a 21 lig. ~ de diamètre , ôc 96 dents; elle engrene dans le pignon de la troifième roue , laquelle fait un tour par heure : ce pignon a 8 dents.
- 9 O 6. La troifième roue a i 6 lig. de diamètre 6c 64 dents; elle engrene dans le pignon de la roue moyenne: ce pignon a 8 dents.
- 907* La quatrième roue ou roue moyenne a 15 lig. ~ de diamètre, ôc 60 dents ; elle engrene dans le pignon de la cinquième roue, lequel a 8 dents.
- 908* La cinquième roue qui eft celle de fécondés 6c d’échappement, eft placée au centre de la cage; cette roue pafie fous les barillets, du côté du dedans de la platine des piliers : la roue d’échapjaement a 14 lig. y de diamètre ; elle porte do dents fendues a rochet.
- 909. L’échappement eft à ancre Ôc'à repos; la tige de l’ancre eft placée tout auprès de la roue, afin de faire décrire des arcs au moins de 10 degrés au Pendule ; chaque patte de l’ancre eft diftante du centre d’environ 3 lig., ou ce qui revient au même, l’ancre doit embraffer 7 dents £ de la roue.
- Le Pendule régulateur de cette Horloge, eft celui con> jpofé à tringles décrit, ci-devant (n° 775);la fufpenfion eft a couteau , fixée au fond de la boîte.
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- 258 De là Mesure du Temps.
- Roue de cadrature , ou de minutes y& de cadran.
- 9ïO. Les roues de minutes font placées en dehors de' la platine des piliers, fous la faufîe-pl.aque; la roue de minutes conduite par le pignon prolongé de la roue moyenne a 1 j % j de diamètre Ôc 64 dents ; la roue de conduite qu’elle porte a 9 lig. de diamètre ôc 3 2 dents ; cette roue engrene dans la roue de renvoi de même diamètre & même nombre de dents ; cette dernière eft rivée fur le pignon 6 qui engrene dans la roue de cadran, laquelle ai 6 lignes de diamètre, 6c 72 dents.
- Rouage de la Sonnerie.
- 9 I I. .La première roue ou roue de barillet a 2; lig. { de diamètre ôc 70 dents, elle engrene dans le pignon de la fécondé roue; ce pignon a 14 dents; fo:rpivot prolongé terminé en quarré , porte la roue de compte, laquelle a 20 lig. — de diamètre ; .elle eil fendue fur le nombre 180; afin de porter chaque heure, 6c chaque demie deux fois ; elle fait donc un tour en 24 heures.
- 912. La fécondé roue de fonnerie eft rivée fur le pignon de la roue de compte; cette roue a 17 lig. ^ de diamètre , elle a 90 dents, 6c engrene dans le pignon de la troifième roue, qui eft celle de cheville : ce pignon a 8 dents.
- 913. La roue de cheville a 13 lig. -f-J de diamètre ôc 64 dents : elle porte 16 chevilles , ôc engrene dans le pignon de la quatrième roue ; ce pignon a 8 dents.
- 914* La quatrième roue ou roue d’arrêt a 12 lig. de diamètre Ôc 72 dents, elle engrene dans le pignon de la roue de volan ; ce pignon a 6 dents.
- 9 I 5 • La cinquième roue, ou de volan a 10 lig. { de diamètre ôc 66 dents, elle engrene dans le pignon 6 de volan.
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- Seconde Partie, G h ap. XII. 25*9
- 5?l6. Le barillet de fonnerie fait un tour en 5 jours, ainfi, 6 tours ~ de retTort, feront marcher la fonnerie pendant 51 jours : le refiort devra faire 7 tours J., afin qu’il refie afiez de bande au bas.
- 9l7* Le barillet du mouvement fait un tour en 4 jours ; ii faut donc 7 tours \ de refiort, pour faire marcher l’Horloge pendant .31 jours; ce refiort devra faire p tours.
- Remarque.
- 9 l 8* Gn peut adapter, comme je l’ai fait, au mouvement de l’Horloge que nous venons de décrire, deux fortes de conftru&ions d’équation ; la première quç j’employai étoit à cadran mobile, telle qu’elle eft décrite EJfai fur l Horlogerie , n° 238. La fécondé eft l’équation à deux aiguilles, décrite n° 218 du même ouvrage. Dans cette dernière conf-tru&ion, les roues de cadrature d’équation ont les mêmes dimenfions que celles que j’ai données ci-devant art. II , ( n° 8py ). Dans l’une & l’autre çonftruâion, la roue annuelle a 36$ dents fendue à rocher, & rendue concentrique au cadran.
- ARTICLE IV.
- Dimenfons , &c. du mouvement d'une Pendule a fécondes à reffort & à fufée , formant les heures & les quarts s a chaque quart, allant un mois fans remonter.
- 919. Cette Pendule eft compofée de 3 rouages particuliers , placés dans la même cage : i° le rouage du mouvement , qui fert à la conduite des aiguilles, & à la mefure du temps : 20 le rouage- de la fonnerie des heures : 3° le rouage de la fonnerie des quarts..
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- &6o De la Mesure du Temps.
- 920. Les platines font rondes, elles ont 8 pouce# de diamètre; les piliers ont 18 lig. ~ de hauteur,
- jRouage du mouvement,
- 921. La roue de fufée eft placée en bas de la cage, fur la ligne de VI ôc de XII heures du cadran ; le barillet eft placé à côté : cette roue a 3 1 lig. de diamètre Ôc p8 dents. Elle porte un rochet Ôc un reflbrt auxiliaire pour faire marcher l’Horloge pendant qu’on la remonte.
- 922. La roue de fufée engrene dans le pignon de la grande roue moyenne ; ce pignon a 14 dents ; la fécondé roue ou grande moyenne a 23 lig. de diamètre &
- dents , elle engrene dans le pignon de la troifième roue , laquelle fait un tour par heure : ce pignon a 8 dents.
- 9 2. 3. La troifième roue a 18 lig. \ de diamètre ôc <54 dents ; elle engrene dans le pignon de la roue moyenne : ce pignon eft prolongé, ôc pafle en dehors de la platine des piliers, pour conduire la roue de minutes ; ce pignon a 8 dents.
- 92 4* La quatrième roue ou roue moyenne a 17 lig. de diamètre ôc 60 dents, elle engrene dans le pignon de fécondés , fur l’axe duquel eft fixée la roue de fécondés ou d’échappement : cette dernière roue eft placée au centre de la cage, elle a i5 lig. \ de diamètre ôc 60 dents.
- 925. L’échappement eft à repos : le Pendule fait deux vibrations par fécondé, ôcc.
- Effets des fonneries et heures & de quarts.
- 926» Cette Pendule fonne les heures ôc les quarts à
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- Seconde Partie, Chap. XXL n6x
- chaque quart ; &; à l’heure elle ne fonne pas de quarts , mais feulement l’heure ; deux rouages proauifent la fon* nerie des heures & des quarts ; le premier rouage eft celui de la fonnerie des heures,, laquelle lie fonne que les heu* res ôt le fécond rouage fonne les quarts qui font à doubles coups, comme dans une répétition : ces doubles coups font frappés par deux marteaux de la fonnerie des quarts : les heures font frappées par un feu! marteau du rouage de la fonnerie des heures* Il faut donc que pendant 12 heures que la roue de compte refte à faire un tour , ce marteau frappe 4 fois 78 coups , c’eft-à-dire, 312 coups : la roue de compte porte 3 6 chevilles qui fervent à élevpr une détente , pour dégager la fonnerie des quarts, aulïitôt que l’heure eft fonnée ; à ce moment les quarts font répétés : la fonnerie des quarts frappe 6 doubles coups par heure, ce qui n’exige que 6 chevilles par heure , parce que les mêmes chevilles font frapper les doubles coups par deux marteaux : les détentes ae la fonnerie font difpofées à la manière ordinaire ; la roue de minute porte 4 chevilles, afin de faire fonner l’heure 4 fois par heure.
- Sonnerie des heures.
- p La roue de barillet de fonnerie des heures a 3 pouces de diamètre ôc 96 dents ; elleengrene dans le pignon qui porte la roue de compte; ce pignon a 12 dents : fur cè pignon eft rivée la fécondé roue.
- p 2 8 • La fécondé roue dont l’axe porte la roue de compte a 33 lig. t de diamètre ôt 104 dents; elle engrene dans le pignon de la roue de cheville, qui a 8 dents.
- p 2 p. La troifième roue ou de cheville a 2 2 lig. ~ de diamètre ôt p5 dents : elle porte 24 chevilles, d’où l’on voit que le marteau doit frapper312 coups pendant une révolution delà roue de compte, car 8, nombres de dents du pignon de cheville, «ft
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- %6n IXét la* Me $%v re nu Temps.
- contenu 13 fois dans le nombre 104 des dents de la fécondé roue, qui porte la roue de compte. Or* 13 multipliés par 24 donnent 312.
- La roue de- chèville- engrene dans le pignon de la roue d’arrêt, lequel a 8 dents.
- 9 30. La quatrième roue où d’arrêt a 14 ligl ~ de diamètre ôc 72 dents : elle porte deux chevilles pour l’arrêt de la détente ; çette roue fait un tour pendant que le marteau frappe deux coups.
- 93 ï- La roue d’arrêt engrene dans le pignon de la roue de volan; ce pignon a 6 dents : la roue de volan a 12 lig. de diamètre 6c 60 dents , elle engrene dans le pi* gnon de volan, lequel a 6 dents,
- Sonnerie des quarts.
- 932, La roue de barillet de la fonnerie des quarts a 3 pouces de diamètre & 84 dents; elle engrene dans le pignon de la fécondé roue, lequel a 14 dents.
- 933. La fécondé roue a 21 lig. y de diamètre ôc 72, dents, elle engrene dans le pignon de la roue de cheville; ce pignon a 8 dents ; fon axe prolongé, porte la roue de çompte des quarts.
- 9 3 4* La troifième roue ou de cheville a 17 lig. - de diamètre ôc 72 dents, elle porte 12 chevilles, ainfi elle fait un tour en 2 heures, puifque, comme on l’a vu, il ne fe frappe que-G coups de marteaux des quarts par heure ; çette roue engrene dans le pignon de la roue d’arrêt qui a 6 dents.,
- 9 3 J. La roue d’arrêt a 14 lig. de diamètre ôc éo dents ; elle engrene dans le pignon de la roue de volan qui a 6 dents.
- 9 3 6. La roue de volan a 12 lig. de diamètre 6c 74 dents , elle engrene dan3 le pignon de volan de 6 dents, '
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- Seconde Partie, Chap. XII.
- 9 37* La roue dè barillet de la fonnerie des quarts, fait un tour en 108 heures =£=4 jours A ; ainfi 6 tours » -§- ' de refTort y feront marcher la fonnerie pendant 31 joursce reffort doit donc faire 8 tours au moins. :
- 938* La roue de barillet de la fonnerie des heures, fait un tour en % jours ; 7 tours de reffort, feront marcher la fonnerie pendant. 31 jours : ce reffort: doit faire 8 tours.
- 939. La roue de fufée fait un tour en 84 heures =» 3 jours ~ , ainü 8 tours f de la fufée , feront marcher l’Horloge pendant 31 jours : cette fufée doit faire 10 tours.
- Fin de la fécondé Partie.
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- ....................... .... . ILi
- ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE
- OU SUPPLÉMENT AU TRAITÉ DES HORLOGES MARINES,
- A RT I C L E P REMIER.
- Dans les petites Horloges à Longitudes , à vibrations promptes & balancier léger 9 H ejl préférable de faire rouler la pointe de taxe de balancier fur un diamant $ plutôt que Remployer un rejfort 3 pour fufpendre U balancier,
- 940, Avant de terminer cet ouvrage, je crois devoir rendre compte d’un changement utile , que je viens de faire à ma petite Horloge à Longitude, n° i , à relïbrt, décrite Chapitre IX, n° 22,6 & fuiv, C’eft celui de fupprimer le reflort de fufpenfton du balancier , pour fubftituer un diamant , fur lequel rouie la pointe de l’axe de balancier, ainfi que je l’ai fait dans ma première Montre Marine, ou n° 3 (4), ôc dans la petite Horloge, n° 3 <5 {b) ; ce qui a donné lieu à ce changement, eft l’acçident arrivé au reflort de fufpen-fion du balancier de la petite Horloge, n° i> dans la campagne qu’elle a faite , fous la conduite de M, le Çomte de (Ckafieney - Pufegur *. Ce reflort de fufpenfion fut çafTé par une forte agitation du vaifleau ; c’eft pour prévenir un tel accident, que je viens de fupprimer le reflort de fufpen-(ion de çette machine, ôt que j’ai adapté un diamant parfaitement plan & poli, fur lequel roule la pointe de l’axe
- (a) Voy. Traité des Horloges Marines, n° £ 6qq {b) Voy. ci-devant, Qç
- * Vw n°
- de
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- Additions à la Première Partie. 26$
- de balancier , correction qui m’a très-bien réufli , car le balancier décrit les mêmes arcs que ceux qu’il parcouroit lorfqu’il étoit fufpendu par un reflort ; & d’ailleurs, par • diverfes expériences que j’ai faites depuis quelque tems , avec ma première Montre Marine ou n° 3 , j’ai reconnu qu’en faifant marcher cette machine horifontalement, la pointe de l’axe, du balancier roulant fur un rubis, les arcs n’ont éprouvé aucun changement par le frottement de la pointe de l’axe , quoique le balancier pefe 10$ grains , tandis que celui de la petite Horloge, n° 1 , ne pefe que 7$ grains ( n° 274). C’eft d’après ces expériences que je vais travailler à faire la même correction aux petites Horloges, n° XXVII : XXVIII , &c. machines dont le balancier fait 6 vibrations par fécondé, ôt ne pefe que 60 grains, (voy. ci-devant, n° 280 , 25)2).
- 941* Par ta corre&ion dont je viens de rendre compte, les petites Horloges a Longitudes, n° \ , n° XXVII , &c. feront infiniment plus propres à fervir en tems de guerre , & elles rempliront mieux les ufages auxquelles je les avois deftinées, qui étoit de fervir également à terre , dans le vaifleau {a), ( voy. çi-devant, n° 247 ).
- 942. De tout ce qui précédé, il s’enfuit que l’on ne doit faire ufage d’un reflort pour fufpendre le balancier, que dans les Horloges qui ont un grand balancier pefant, à vibrations à demi-feconde, comme le font les Horloges, n° 8 à poids, &c, n° XXIV êt XXV, à reflort, &c.
- (a) Pour rendre le .frottement de la J portant que cette pointe foit de la plus forte pointe de l’axe plus confiant, il eft im- {trempe, & le diamant parfaitement poli.
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- 3*66 Additions a la Première Partie,
- ARTICLE IL
- Pour faciliter les épreuves de tifochronifne du fpiral 9 tl faut que le bras de la boite de compenfation porté par léaxe du pince-fpiral, puiffe tourner féparément du bras qui porte la boite du pince fpiraL
- () 4 3 * L’a X e de la pièce, que fai appellée pince-fpiral9 & dont l'office opère la corredlion des effets du chaud ôc du froid , porte deux bras oppofés ; le premier bras porte une boîte , dont le bout eft fendu pour le paffage du fpiral ; l’aütre bras porte la boîte fur laquelle agit la lame compofée, où le lévier conduit par le chaffis, (il0 177): dans la plupart de mes Horloges, l’axe & les deux bras du pince-fpiral , font formés d’une feule pièce; mais j’ai reconnu par l’ufage que cette difpofition , quoique plus fimple, n’eft pas auffi commode, Iorfque l’on travaille aux épreuves, fervant à trouver le point par lequel un fpiral eft ifochrone parce que, pour allonger ou raccourcir le fpiral, on eft obligé de le faire par le piton, ce qui devient pénible. D’ailleurs , lorfqu’il n’y a que des petites quantités à changer pour la longueur du fpiral, on ne peut pas le faire fi. sûrement ; c’eft par cette raifon, qu’il eft préférable de faire tourner à frottement le bras qui porte la boîte de compenfation, & d’ajufter ce bras avec une vis de preffion, qui agiffe fur l’axe du pince-fpiral. C’eft de cette manière que j’ai difpofé celui de la petite Horloge, n° 36; & comme en décrivant cette machine, j’ai oublié de parler de cette difpofition , ce que je viens de dire, doit y fup*» pléer.
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- Additions a la Première Partie# 267
- ARTICLE III.
- Conjlruclion à employer pour éviter de démonter le piton de fpiral , lorfquon nétoie une Horloge.
- 944* J’aï fait obferver , n° £47, qu’en démontant le piton de fpiral , pour nétoyer l’Horloge, il arrivoit fou-vent , qu’en remontant l’Horloge ^ les ofcillations ne font plus ifochrones, effet qui eft particulièrement caufé par le dérangement du piton : or, pour éviter cet effet très-nui-fible, il eft néceffaire en conftruifant une Horloge, de ne pas fixer le piton immédiatement fur la platine; mais de fixer un pont fur la platine attaché par une vis & deux pieds : c’eft fur ce pont que le piton doit être fixé : telle eft la difpofition que j’ai employé dans les Horloges, n° 1 à reffort, n° XXVII ôc n° 56. Voy. Planche III, fig, 3 , dont E, F, repréfente ce pont. Lors donc que l’on démonte l’Horloge, pour la nétoyer ^ on laiffe le piton attaché au pont, ôc on démonte le pont E, Z7, lequel porte avec lui le piton & le fpiral. Et comme ce pont eft rendu fixe par des pieds bien àjuftés, on eft affuré que le fpiral ne peut éprouver aucun dérangement , ôc qu’il conferve fon même état de liberté.
- ARTICLE IV,
- Dans les petites Horloges ou Montres a Longitudes , à vibrations promptes, dont le balancier ejl léger, & tourne entre des rouleaux , il efî préférable de rendre ces machines verticales.
- 94 J* IÔ* En adoptant là pofition verticale, on évite le travail allez confidérable du reffort de fufpenfion du balancier, ôc la machine eft expofée à moins d’accidens.
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- a 68 Additions a la Première Partie.
- 94 6. 2°. Parce que le poids du balancier étant foit-tenu par les rouleaux , le frottement qu’il éprouve fera plus sûrement & plus conftamment le même, que lorfqu’il eft fouteau par fa pointe , qui, à la longue, peut s’émoüffer ou s’ufer.
- 9 47* Parce que la fufpenfion de l’Horloge fera beaucoup plus fimple & moins couteufe, que ne l’eft la fufpenfion de l’Horloge, qui eft horifontale.
- 948. 40. Dans la pofition verticale de l’Horloge, les portées des pivots , tant des rouleaux que du rouage, n’éprouvent que fort peu de frottement, ôt dès-lors, les coquerets employés à ces pivots, lorfque l’Horloge eft horifontale , deviennent inutiles , ce qui eft une diminution de travail.
- 949. $°. Dans la pofition verticale, l’axe de balancier porte conftamment fur les rouleaux inférieurs , ôt par con-féquent l’engrenement de l’échappement eft toujours lemême, & fes effets plus affurés.
- 950. 6°. Une petite Horloge ou Montre verticale (à) } peut au befoin être portée par l’obfervateur, dans la poche de fa vefte, fans difficulté, lorfqu’il veut la tranfporter d’un lieu à l’autre.
- ARTICLE V,
- Les Montres à Longitudes portatives , décrites Chapitres XII & XIII, Première Partie, doivent être maintenues autant qiiil eft poftihle , dans la même poftticm verticalem
- 951. Dans la description que j’ai donnée de mâ pre-< mière Montre à Longitudes portative, j’ai oublié de dire que
- (a) C’eft d’après les motifs que je viens d’énoncer que je commençai en Janvier 1781, une grofle Monrre à Longitudes, portative & verticale, comme l’eft ma première Montre Marine ; cette machine eft en mer,
- & j’efpere qu’elle remplira les vues que je mer fuis propofées. Les figures 4 & 5,Planche III* repréfentent la difpofition de cette Montre * mais les platines & le rouagei'font de lagram deur des figures z & 3, même Planche*
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- rAdditions à la Première Partie. 269
- les pointes de Taxe de balancier font retenues chacunes par un rubis, afin que cette machine puiffe également marcher, étant placée horifontalemant ou verticalement ; ôc en effet, les frottemens font affez parfaitement égalifés, pour que le balancier décrive la même étendue d’arcs dans ces deux différentes pofitions , (n° ) ; mais malgré cet état de perfec-
- tion de la Montre, il eft très-préférable de maintenir verticalement , autant qu’il eft polïible 3 cette machine ; c’eft la pofition naturelle d’une Montre portative. On évitera parla les variations qui peuvent avoir lieu, fi le balancier n’eft pas parfaitement mis de pefanteur par les diverfes pofitions de la Montre.
- Q 5 2. Ce que je viens de dire fur ma première Montre à ^Longitudes portative, doit également être appliqué à la fécondé Montre décrite n° 369 Ôc fuiv. 6c à toutes les machines de cette efpèce.
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- TABLE ALPHABETIQUE
- DES MATIÈRES
- Contenues dans le Supplément au Traité des Horloges Marines, 8ç à l’Effai fur l’Horlogerie,
- Les chijjfres indiquent le numéro ( ou la page') du texte auquel on doit recourir pour Vexplication de l3article cherché.
- A,
- Limites de l’étendue des arcs de vibrations du Balancier , n.
- Les arcs décrits par le Balancier, diminuent par le froid , n. 416.
- Axe de Balancier : lorfque fa pointe roule fur un diamant, elle doit être 4e la plus forte trempe, n. 311 & n. 5)41 note (u).
- Axe. Jeu de l’axe de Balancier entre les Rouleaux, n. 5; 2 7 & fuiv. Note a a)ou-, ter. Plus le jeu de l’axe entre les Rouleaux eft précis, & plus aufli les ofcil-lations, par les grands arcs , tendent à devenir plus lentes que celles par les petits arcs.
- B.
- Balancier, Régulateur des Horloges à longitudes , & des Montres de poche, Limites de la force de mouvement, n, 416. Principes fur le Balancier , n. 4x7. 11 ne doit pas être trop pefant pour n’ê-tre pas affe&é des agitations du vailfeau &: des effets de l’artillerie , n. 41^. L’effet des agitations fur le Balancier dépend plus particuliérement de fa pefan-teur & de fon diamètre, que de la nature des vibrations lentes ou promptes, n. 421. De la pefanteur qu’il convient donner au Balancier , félon la nature de fa conftruàion, n. 631& fuiv, Le
- Balancier d’une Montre de poche, doit décrire des arcs de même étendue, la Mon-* tre étant verticale ou horifontale, 630.
- Dimensions des Balanciers, régulateurs des petites Horloges à longitudes, tu
- Z43 , 274, 25?2, 3II.
- -—Des Montres à longitudes portatives , n. 368,
- — Des Montres de poche, n. 639 & fuiv»
- c.
- Caiîran. Voy. Infiniment à graduer les Cadrans.
- Compas à Michromètre, pour la mefure des lames de refforts fpiraux, n. fip*
- Compensateur ifochrene : j’appelle 4e ce nom un Méchanifme particulier qui fert à rendre les ofcillations du Balancier ifochrones, lorfque le fpiral n’a pas cette propriété , n. 2. Sa Defcrip-tion , n. 3. n. 381 , 384. De la maniéré dérégler l’ifochronifme par le compen-fateur, n. 5 & fuiv. Notion d'un autre compenfateur , n. 219.
- Compensation. Méchanifme de compen-fation du chaud & du froid. Quelle doit être la nature de fes effets, 42 3 & fuiv. Comment affurer fes effets , 530,
- Defcription du Méchanifme de compen-fation que j’ai adapté aux Montres de poche, n. 6fo.
- Compensation du chaud 8c du froid *
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- Table Alphabétique des Matières. 2JI
- pât le Balancier lui-même, n. 661 8c & fuiv. Sa description, ibid,
- E.
- Échappement à vibrations libres. Confi» tru&ion la plus fimple de cet échappement ( à dctente-reffort & levée-rcflbrt J. Sa defcription , n. 69. Principes de l’échappement libre' à détente miSe en cage 8c à ievée-refl'ort , n. 71 & Suiv. Tracer Sur le calibre l’échappement libre à détente-reflort & levée-reflort, n. 8x & Suiv. De l’exécution de l’échappement libre à détente & à levée-reflort , n. 89 & Suiv. Diredrion pour l’exécution de l’échappement libre , n. 99- ObServations Sur cet échappement, appliqué aux Montres à longitudes, & aux Montres de poche , n. ixo. La levée-relïort de l’échappement libre , doit porter un talon d’acier qui tient lieu de la cheville qui élève la détente : ce talon trempé de toute Sa Sorce, eft: formé d’une feule pièce avec la levée-reffort, n. 113. J’ajoute ici que ce talon eft préférable à une cheville , parce qu’il ne s’ufe pas , & que Son exécution eft aüflï facile. Le bout du bras de la détente doit être trempé de toute Sa force, 11. 1x3. Enfin la partie du cercle d’échappement , fur laquelle agit le roue pour rendre le mouvement aü Balancier , doit être auflî trempée de toute fa force.
- Échappemens à Roüe de rencontre 8t à cylindres, employés dans les Montres : défauts^de ces échappemens, n. 6ox,
- F.
- Fusée. Méthode de calcul pour trouver le diamètre de la fufée, le reflort étant donné, n. 138, 149.
- H.
- HoRisoNTAtE. La pofition horiSontale eft préférable à la verticale, dans les Hor-
- * loges à longitudes , dont le Balancier eft grand & pefant , fait des vibra-
- tions lentes, n. 233 & 941. Traite des Horloges Marines, n. îî.4.
- Horloge aftronomique à {rois Cadrans, Rouage Ample , ayant quatre Roues, en tout, n. 706 & fuiv. Sa defcrip-tion, n. 710 & fuiv. Nombres des roues & des pignons du Rouage , 11. 717. Profil, 7z6,
- Horloge aftronomique, Pendule à demi-Seconde , à échappement libre , 7x8. Sa description , 730. Seconde conftruc-de la même Horloge , n. 7398c fuiv.
- Horloge aftronomique , marchant quarante deux jours Sans être remontée ; Pendule compoSée à chaflîs à demi-fecondes , échappement libre, n. 743 & fuiv. Sa deScription, n. 7?z 8c Suiv.
- Horloge aftronomique à court Pendule, pour la meSure de la pefanteur, n. 8i£.
- Horloge à longitude. La juftefle de ces Machines dépend particuliérement de trois chofes : i° que le Balancier décrive conftamment des arcs de même étendue : x° que les ofcillations d’inégales étendues du Balancier Soient ifochrones : 30 que le moyen de
- compensation du chaud 8c du froid Soit immuable , n. 4x1.
- Horloge à longitude, à reflort horiSontale, conftruite à deflein de Suppléer les grandes Horloges à poids , n. iyi. Principes de conftruAion de cette machine, réduite à un petit volume. Un Régulateur puiflant , n. i{2. Les Roues à égale diftance de leurs pivots , n. 153. Des coquerets d’acier Sous les pivots , n. 155. L’échappement à vibrations libres, n. 157. Des rubis placés aux points de conta# de eompenSation , n. 158. Détente pour le tranfport de l’Horloge qui fufpend l’aélion de la compensation, 8c arrête sûrement le Balancier, n I J9. CompenSateur ifochrone, n. î 60. L’Horloge difpoSée pour faire uSage de la table , compofëe des arcs 8c de la température , n. 161. Coquerets d’acier, Sous les pivots de eompenSation , n. 16%, DeScription de cette Horloge, N.xxrr. Elle eft horifontale., Le Balancier fait deux vibrations .par Seconde, fuSpendu par un reflort, échappement libre, coin-
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- ^72
- Table Alphabétique
- penfation à chafiis , n. 165 & fuiv. Dimenfions de cette Horloge , n. 180 & fuiv. Dimenfions d’un Rouage plus petit, convenable à cette Horloge , pag. 16.
- Horloge à longitude , N. xxv, réduite d’après la précédente, n. 184 & fuiv, Ses
- • dimenfions , n. 191 8c fuiv.
- Horloge à longitude , N. iv , à refiort, Balancier, 4. Vibrations par fécondé, jfufpendu par un refiort, compçnfation à chafiis, n. 2-18. Defcription de cette Horloge , zzo 8c fuiv,
- Horloge à longitude , ( petite ) conftruite à defiein de fervir à la mer & à terre , de foutenir les commotions de l’artillerie , 8cc. n. 226, 229 , 147. Propqfi-tion fur Pifochronifrne , n. 227* Principes de cqnftruéHon des petites Horloges à longitude, 229 & fuiv. Le Balancier doit être petit , jeger, & faire des vibrations promptes, n. 231. Les frottements réduits à la plus petite ex-preflion , n. 2.31. Le Balancier doit être horifontal , 8c fufpendn par un refiort. ( 11 feroit peut-être préférable de faire rouler la pointe cfu Balancier fur un diamant , pag. 69 , note a. ) Les pivots du Balancier doivent tourner entre fix rouleaux , n. 2.34. Employer l’échappement à vibrations libres , n. 235t. Le fpiral doit être trempé pljé , n. 236. Il doit être ifochrone , n. 137. Au défaut d’un fpiral ifochrone , on peut adaptpr le compenfateur, n. 238. Employer un méchanifme pour la epr-reéfion des effets du chaud & du froid, n. 23p. Les points de conraét de ce méchanifmç doivent fe faire fur des rubis, n. 240. Le refiort' moteur doit être difpofé pour ne pouvoir cafier ni perdre de fa force , 241. Les pivots du Rouage d’un petit diamètre, 8c les roues légères , &c. n. 242. Placer des coquerets d’acier fous tous les pivots, pour diminuer le frottement , n. 244. Employer une fufpenfion pour maintenir l’Horloge dans la pofition ihorifontale , n. 245. L’Horloge placée, marchante dans une voiture , doit être horifontale, n. Conftru&ion 4e cette Horloge ,
- n. 247. Le Balancier fait fix vibrations par fécondé ; fon diamètre eft de vingt-quatre lignes : il décrit deux cent quarante degrés. Il eft fufpendu par un refiort , 8c fes pivots tournent entre fix rouleaux , n. 248. L’échappement à vibrations libres , n. 249. La çompen-fation par un chafiis , n. 250. Le moteur , un refiort égalifé par une fufée , n. 251. L’Horloge à une fufpen-fion,n. 25:2. Les heures , les minutes 8c les fécondés , font concentriques, n, 253. On peut démonter féparément les diverfes parties de l’Horloge , n. Le barillet contient deux reflorts, placés fur le mêmç arbre , n. 260. Defcription de cette Horloge , n. 2*9 & fuiv. Ses dimenfions, n. 274.
- Horloge à longitude , N. xxvn. Reéli-fiée d’après celle N. I. n. 275. Employer ime feul refiort , n. 276. fim-plifier }e rouage, iî. 277- Réduire les cages , n. 278. Employer la lame çompofée pour la corretftion des effets du chaud 8c du froid , n. 279. Defcription dç cette Horloge , n. 280 8c fuiv. Ses dimenfions, n. 292.
- Horloge, N. 35 , pour les Vaifleaux Marchands , n. 377. Sa defcription, 379 8c fuiv. Ses dimenfions , n. 387.
- Horloge à longitude , N. 3 6, Petite Horloge portative , conftruite à defiein de marcher verticalement, horifontalemenc ou inclinée , placer quatre maffes au Balancier , n, 295. Difpofition à donner au Balancier , pour n’employer que trois rouleaux , n. 294. Defcrip-tion de cette petite Horloge , n. 298 8c fuiv. Ses dimenfions.? n. 311. La pofition verticale eft la plus convenable à cette Horloge , n. 94*. Il fauç employer upe fufpenfion pareille à celle repréfentée , Planche V, Fig. 1.
- Horloge à longitude. Petite Horloge, N-. 37. Réduite d’aprps , N. 3 6. n. 319. Ses dimenfions, n. 321 8c fuiv.
- Horloge à longitude, à poids , yéduite au plus petit volume , n. 406, Obftacles des grandes Horloges à poids, n. 407, Limites de la force de mouvement du régulateur , n, 416. Cpnftruélion de
- cett»
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- des Matières* 273
- ééttc Morlogc , n. '418 & fuiv. Elévation , n. 43 6. Calcul pour trouver le diamètre dut cylindre', n. 438. Dimensions du Rouage , n. 439; La pointe de l’axe de Balancier roule fur Un diamant , n. 444. Le même plan peut Servir à une Horloge à reflort, n. ïbid. Defcription de la petite Horloge à poids , n. 445 8c fuiv.
- Horloge à longitude verticale à poids , n. 485. Le Rouage conîpofé de quatre roues en tout. Le Balancier , une vibration par Seconde. L’échappement libre , n. 486. Un des pivots de Balancier , tournant Sur deux rouleaux , & l’autre dans un trou , n. 487. La compensation par une lame compofée,n. 490. Dimensions & nombre du Rouage , h. 491. DeScription de cette Hoiloge , n. 498 8c fuiv.
- I.
- Isochronisme. Voy. Spiral.
- Instrument à graduer les Cadrans, n. 510 & Suiv.
- Infiniment pour l’épreuve de SiSdchroniSme des petites Horloges & des Montres , & pour régler les Montres de poche dans leurs diverses polît ions verticales, ho-riSontales du inclinées, n. 517.
- Infiniment pour calibrer les lames des ref* forts Spiraux, il. 511*
- M.
- Méchants me dé compenfation. Voye% CompenSation.
- Montre à longitude portative, ( ma première) page 10 r. Sa diSpolltion , n. 345. Le Balancier Se meut entre Six rouleaux , n. 34^. Il fait fîx vibrations par Secondes : le Spiral iSochrone , n,
- 148. L’échappement à Vibrations libres à détcnte-reflbrt & levée-reffort, n. 350. Des malles au Balancier, n. 351. Les heures , les minutes & les Secondes ont chacune leurs cadrans , n. 354. La compensation par un chafîîs , n.
- 3 f 3. DeScription de cette Montre, n. 3Î4 & Suiv. Ses dimcnlîons , n. 368. Les bouts de l’axe du Balancier, main-
- tenus par des rubis , n. 95 ï. La portion naturelle de cette Montre eft la Verticale , n. ibid..
- Montre à longitude portative Amplifiée d’après la première, n. 369. Sa difpofition la même que celle de la petite Horloge , n. 3 6. Compensation a lame composée, &c. n. 370. Le Balancier fait fix vibrations pal fécondé, tourne entre trois rouleaux n. 371. Sa description, n. 373 8c Suiv. Ses diménfions, n* 3y<5. Sa polîtion doit être verticale, n.
- Montre Marine, la plus fimple : les pivots de Balancier tournant dans des trous, n. 388. Elle doit être horifon-tale ; le pivot inférieur du Balancier roulant Sur un diamant , le Balancier fera quatre vibrations par fécondé , 11. 396. Il faut employer une fuf-» penfîon à la Montre , n. ibid. Def-criptioil de cette Montre , n. 397 & fuiv.
- Montres. Je diftingüe en trois efpèces les Montres portatives , n. éof. La première , les Montres ordinaires, dont la compenSatioii eft produite par les huiles , n. 606. La Seconde , les Montres aftroriomiques , d'ans lefquelles j’ai appliqué un mechanifme pour la compensation du chaud 8c de froid n. 607. La troifieme, les Montres à longitudes, ibid.
- Montres de poche. C'aufes de leurs variations : i° les frottements des pivots 8c les réfiftances variables des huiles, n. 591 ; i° les changements de température , n. 393 8c fuiv. 30 les différences dans lents pofirions , n. 596. 4°. Les agitations du porté , n. ^97. 5°. La chaleur du gouffet, qui deffèche les huiles, &c. n. 398. 6°' La raau-vaife qualité des huiles , n. 499*. 7°LeS défaut du reffort moteur, n. 600. 8° Les mauvais engrenages , n. 601. 9» Les vices, des échappements employés dans les Montres, n. 6oz. io° Les ofcillations d’inégales étendues du Balancier , qui ne font pas ifochrones, n. 603. Principes de conftruétion des Montres portatives. Leur jufteffe doit être fondée:
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- 274 Table Alphabétique
- i ° fur la réduction des frottements, il. 613. i°. Sur la nature des ofcilla-tions du Balancier , qui doivent être ifochrones, n. 614. 30 Sur la com-penfation des effets du chaud & du froid par un méchanifme de compen-fation , n. 6ij. 40 Sur la nature de l’échappement ; celui à vibrations libres, n. 616. <° En employant un reffort moteur bien fait, qui ne foit pas dans un état forcé , 617. 6° Que la Montre ne ceffe pas de marcher pendant qu’on la remonte , n. 618. j0 Sur la perfection du Rouage formé par des • petites roues Sc des pignons nombrés. Montres. Des épreuves qu’il faut faire fubir aux Montres agronomiques , n. 6z1. i° Déterminer le poids au Balancier avec fes pivots , n. 61$. z° Régler Pifochronifme des vibrations par le fpi-ral , n. 624. '30 Régler la pefanteur du Balancier , n. 6z$. 40 Régler la quantité de force motrice , n. 6z6. 5°. Régler la Montre plate & pendue , n. 6z7. 6° Examen du méchanifme de com-penfation, n. 6z8. 70 Régler la compen-fation du chaud & du froid, n. 6zp.
- Obfervations fur la conftruftion des Montres de poches. Art. I. Du poids du Balancier , félon la nature des trous dans lefquels les pivots tournent, n. 630 & fuiv. Art. II. Régler une Montre dans fes diverfes polirions par quatre mafles, placées au Balancier, n. 642. Art. III. Du rapport de la force motrice avec le Balancier , félon la nature de l’échappement, n. 643. Art. IV. Divers moyens à employer dans les Montres pour la compenfacion du chaud Sc du froid, n, 644.
- Montre agronomique à compepfation, exécutée en 1764» Principes qui ont fervi à fa conftruction 3 n. 66$ 8ç fuiv. Dimenfions de cette Montre, n. 680.
- Montre. Seconde Montre aftronomique à compenlàrion, exécutée en 1766, n. 681 Sc fuiv.
- Montre. Troifieme Montre aftronomique à trois Cadrans, le Balancier quatre vibrations par fécondé , l’échappement libre» fpir.ai jffochrone » çompenfatiqn a
- lame compqfée , n. 69 Sc fuiv. Sa description , n. 699 Sc fuiv. Nombre des roues Sc des pignons , n. 705.
- O.
- Outil a Noyures ; il fert aulfi à percer Sc à aggrandir bien droits les trous de pivots., Sec. n. ;aj,
- F.
- Pendule compofé à baguettes ou tringles , n. 718. Ses dimenfions , n. 727.
- Pendule compofé à demi-fecondes, àchaflis, n. 730 Sc fuiv. Ses dimenfions , n. 78?, Méthode de calcul pour trouver les dimenfions des Pendules compofés , n. 7£4 Sc fuiv. De *a maniéré d’éprouver les courts Pendules compofés, n. 806.
- Pendule compofé à demi-fecondes à tringles, n. 776. Ses dimenfions, n. 779%
- R.
- Régulateur des Horloges à. longitudes & des Montres. P'oye^ Balancier.
- Ressort moteur des Horloges à longitudes, n. 130. Les petits reflorts s’exécutent avec plus de perfection , n. 131. Qualités requifes dans un Reffort , n. 132 & fuiv. Epreuves fervant à trouver la quantité de force motrice ponr les arcs donnés que doit décrire le Balancier, n. 138. Epreuve pour connojtre fi le Reffort a la force convenable , Sc fans fe fervir de laJ fufée, 143, 143 & fuiv. Méthode pour déterminer à coup sûr le diamètre & la figure de la fufée, n. 14p.Moyen pour affoiblir un Reffort moteur un peu trop fort, n, 1 jo.
- S.
- Spiral cylindrique , n. z6.
- Spiral Report réglant, doit être trempé plié, pour conlerver fa figure, n. 24, La lame qui forme le Spiral doit être faite en fouet le plus fort au centre, n. 15. Dimenfions des lames de ref-» forts fjùraux , ifochronçs, n, 28, Dta
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- des Matures,
- «rails des procédés fervant à l’exécution des refforts fpiraux , n. 33 & fuiv. De la maniéré de tremper les refforts fpiraux tout pliés, n. j8 , f 9. Comment on doit redreffer un fpiral dérangé par la trempe,& lui rendre la figure, le bleuir, &c. 6 ç. Eprouver un îpiral fur la balance élaftique, pour voir s’il eft ifochrone, n. 66. Spiral prêt à trem-per , n> 523.
- Spiral. Epreuves de l’ifochronifme du Spiral, n. ç 3 6. Il faut à chaque fois que l’on démonte une Horloge revoir l’ifochronifme , n. 545. Règles à fuivre dans ces épreuves, 547 Vropofi-tion fur l’ifochronifme. Les plus grands arcs font plus ifochrones entr’eux que les petits, n. 533,
- Suspension du Balancier, ( Rcffort de ) On ne doit en faire ufage que dans les grandes Horloges, dont le Balancier cft pefant, d’un grand diamètre , & fait des vibrations lentes, n. 941»
- Suspension des petites Horloges à longitudes horifontales, n. 313 & fuiv. Suf penlïon plus fimple , n. 33?. & fuiv.
- a 7S
- Suspenston des Horloges verticales, n* 4 98.
- T.
- Table compofée des Arcs & de la l'em* pêrature. Epreuves fervanr à fa formation, n. $61 & fuiv. Voye\ cette Table, pag. 171.
- Table de la Température. Voy. Traité des Horloges Marines , pag. 504, n. 1443. La maniéré de la former cette Table , n. 1441 , pag. 506.
- V.
- Vérifications de l’Horloge à longitudes , après qu’elle eft remontée, n.
- & fuiv.
- Verticale. La pofîtion verticale eft préférable à l’horifontale pour les petites Horloges ou Montres à longitudes dont le Balancier eft petit , léger , 8c fait des vibrations promptes , n. 94?-C’eft au/fi la pofirion la plus convenable aux Montres à longitudes portatives, n.
- Fin de la Table des Matières,
- APPROBATION.
- J* a i examiné par ordre de Monfeigneur le Garde des Sceaux un Ouvrage intitulé : De la Mefure du Temps > &c, par M, Ferdinand Berthoud} c’eft un Supplément utile aux Ouvrages importans qu’il a 'donnés fur l’Horlogerie , & il ma paru très-digne de l’impreflion. A Paris, le 13 Janvier 1787.
- DE LA LANDE, Cenfeur Royal.
- Le P RIVILÉGE fe trouve à la fin du Traité des Horloges Marines4
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- Harleÿu eu .Larujiâuiu N ?
- eu Pessen'ù.
- Planche' L.
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- Horloges cl Æantre a Longitudes >
- P Iren ehcy H,
- TT CJiojgard Sctdp,
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- Plancha IP.
- Horloge; eu Lajujiàidù' N. 33 Pc/uzpeiTienlc lip'es eù Oa/cipe/zs cileicr
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- PP. C/upard. tfcu/jp.
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- Horloye, a Jjonpi/ude djpollLï . E/ÿ Suspendrions .
- Plandie Vif
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- PP, Cfur/fércZ jcuÿç.
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- '^o/Jter
- Jel.
- Horloge yJo'ù'on aniujue^ j Pendidip ce dénué < Seconder arec dEc/iaje^erruziù libre?.
- Eàmc7ie Xe.
- PP. C/io/ÿurd Seu/j)
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- Fossier iM. PB. C/io/fm-d
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