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Supplément au traité des montres à longitudes, suivi de la Notice des recherches de l'auteur, depuis 1752 jusques en 1807
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- SUPPLÉMENT
- AU TRAITÉ
- DES MONTRES A LONGITUDES,
- SUIVI
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- DE LA NOTICE DES RECHERCHES DE L’AUTEUR, DEPUIS 1762 JUSQUES EN 1807.
- Par FERDINAND BERTHOÜD,
- Mécanicien de la Marine, Membre de VInstitut National de France, et de la Société Royale de Foudres 3 Membre de la Légion d’Honneur*
- A PARIS,
- DE L’IMPRIMERIE DE J.-M. EBERHART, RUE DES MATHURINS, N° 10.
- 1 8 ° 7,
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- AVERTISSEMENT DE VAUTEUR.
- JJ K puis 1789, jusqu’en 1806, j’ai construit et fait exécuter diverses combinaisons d’Horloges et de Montres à Longitudes et d’Horloges Astronomiques à pendule. J’ai conservé pour mon instruction particulière toutes
- ;es sans en vouloir céder aucune, différentes machines que j’ai maintenant les yeux, j’ai pu juger quelles sont celles qui
- Je présente ici aux Artistes la la plus propre à déterminer les la mer et à terre, et servir de Montre
- ces Montres et Horloge Parmi ces sous
- méritent la préférence,
- Montre n° 5o, comme Longitudes à
- portative. Cette Montre doit sa justesse à la nature de ses principes et à la simplicité de sa composition. Elle a un régulateur puissant qui a peu de frottement : la construction de cette Montre est simple et d une execution sûre, et c’est le nouvel examen et les expériences que j’ai faites avec la Montre n° 5o qui m’ont servi à perfectionner la petite Horloge horizontale n 7^ * dont je donnai la construction, chapitre II, et de la Montre verticale portative n° 72, dont on trouvera une notion,
- chapitre III.
- Je présente dans le chapitre IV les principes de construction et d’exécution des Montres Astronomiques, tels que je les établis dès i774 et i775. On trouve dans ce chapitre une notion de la Montre Astronomique que j’ai fait exécuter en 1806.
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- ij Supplément au Traité des Montres ci Longitudes.
- Cette Montre Astronomique de poche est destinée à l’Observateur qui veut déterminer les Longitudes à lerre. En rendant la Montre horizontale, comme je l’ai fait, elle peut servir étant, placée sur une suspension, à fixer les Longitudes à la mer.
- Le chapitre V contient la description d’une petite Horloge Astronomique dont le pendule est à demi-secondes. Cette Horloge, par le degré de perfection auquel elle est portée, peut suppléer à l’usage des grandes Horloges à secondes, sur-tout pour l’Observateur qui voyage.
- On trouve dans le chapitre Vf l’Indication des règles, observations et calculs à mettre en usage par l’Observateur qui fait usage des Montres Astronomiques.
- TABLE DES CHAPITRES. ^
- CHAP. I. Construction , dimensions et épreuves de la Montre verticale et portative , n’ 5o , destinée à déterminer les Longitudes en mer et
- à terre....................................... Page i
- GIIA P. II. Construction de VHorloge Horizontale , n' ?3 , destinée à déterminer les Longitudes à la mer................................. Page 6
- CIIAP. III. De la Montre à Longitudes verticale et portative , n 72, sur la
- Construction cle la Montre, n' 5o............... Page 16
- CHAP. IV. Des Montres Astronomiques de poche, destinées à servir aux Observations relatives à VAstronomie, à la Géographie et à la Navi-
- tion............................................ Page 19
- CHAP. V. Description d'une petite Horloge Astronomique , pendule à demi-seconde , portant sa compensation , avec l'Echappement à vibrations libres y exécutée en 1791 et rectifiée en i8o3.......... Page 33
- CIIAP. VI. Indication des Règles , Observations et Calculs , à mettre en usage pour faire servir les Montres Astronomiques ou d’Observations , à temps égal • 1’, à l'usage ordinaire du Public ; 2 ', à la détermination des longitudes terrestres et marines................... Page 4i
- APPENDICE contenant la Notice ou Indication des principales Recherches et Travaux faits par Ferdinand Berthoud , sur diverses parties des Machines qui mesurent le Temps y depuis xqbl jusques en 1807, accompagné d'observations A d'.éclaircissemens,...... Page .
- FIN DE LA TABLE DES CHAPITRES.
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- SUPPLÉMENT
- AU TRAITÉ
- DES MONTRES A LONGITUDES.
- CHAPITRE PREMIER.
- Construction, dimensions et épreuves de la Montre verticale et portative, n° 5o, destinée à déterminer les longitudes en mer et à terre.
- i.L’exécution de la Montre n° 50, commencée en 1792, ne fut terminée qu’en 1793 ; elle eft faite fur le plan même de la Montre n°47 perfe&ionnée. J’ai donné les defcriptions de ces deux Montres, avec beaucoup de détails, dans le Traité des Montres a longitudes, imprimé en 1792. La defcription de la Montre no47 (1), eft placé depuis le n<> 93 de ce traite, julqu a celui 180 ; ôc ce qui appartient à la Montre n° 50 , depuis le n° 772, du même ouvrage, jufqu’au n° 830.
- Ufâges de la Montre n° 50.
- 2. i°. D’être portative portée verticalement par un cordon à fautoir , & logée dans le creux de leftomac.
- (1) La Montre n° 47 fut exécutée en 179 Ce ne fut qu’en ^79| Ie ^ machine les changements que j’avois indiques dans le jles Mp g 77
- fuivants , employés dans la Montre n° 50. La Montre cwc v'bnt^ ^
- fécondé je lui en fis battre quatre. La compenfat.on des effets d fation<
- étoit produite par le fpiral ; ,e la fuppnmai pour adapter un balanc.er a c p Par ces correttions, cette Montre a acquis un grand degre d exactitude
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- 2 Supplément au Traité des Montres ci Longitudes.
- 3. 20. De fer vil* en mer, étant placée fur une fufpenfion pareille à celle repréfentée planche 1 , fig. 7, de la Suite du Traité des Montres a Longitudes.
- 4. 30. De donner les longitudes terreftres étant placée verticalement 8e marchant dans la chaife de l’obfervateur , les effets de la fufpenfion étant fufpendus.
- 5. 40. Etant pofée fur la cheminée ou fur une table placée fur fa fufpenfion, la Montre tiendra lieu d’Horloge aftro-nomique.
- Confiruclion de la Montre portative & verticale , n° 5 c.
- 6. Le balancier ou régulateur de cette Montre fait quatre vibrations par fécondé ; il a quatorze lignes de diamètre.
- 7. Le balancier porte la compenfation des effets de la température : cette corre&ion eft achevée par un pince fpiral formé par une lame compofée placée au dehors du mouvement.
- Le fpiral porté par l’axe de balancier eft ifochrone, 8e trempé tout plié.
- 8. Un des pivots du balancier tourne entre trois rouleaux, & l’autre dans le trou d’un pont : les deux bouts de l’axe du balancier font retenus chacun par un rubis.
- 9. L’échappement eft à yibration*libres; : ainsi l’aiguille fait deux battemens à chaque féconde*
- Rouage.
- 10. La roue de fufée fait un tour en quatre heures; elle a 8.0 dents 8e 9 lig. de diamètre elle engrène dans le pignon 20 que porte la roue de minute.
- La roue de fufée porte à fon centre le pignon de renvoi de la roue des heures : ce pignon a 24 dents, la roue des heures 72 8e 8 lig. ~ de diamètre.
- La roue de minute a 96 dents 8e 1© lig. ~ de diamètre : elle engrène dans le pignon 12 qui porte la roue moyenne.
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- Chapitre I. Construction de la Montre. 5
- ïi. La roue moyenne a 90 dents êc 9 lig. ~ de diamètre: elle engrène dans ie pignon 1 z de la roue des fécondés.
- La roue de fécondés a 96 dents 8c 9 lig. *4 de diamètre : elle engrène dans le pignon 1 z de la roue d’échappement.
- La roue d’échappement a 1 5 dents 8c 7 lig. de diamètre.
- Le cercle d’échappement z lig. { de diamètre.
- Dimenjions des Pivots.
- 1 z. Pivots de fufée 1 ligne..
- De minute o lig. fa.
- Moyenne o lig. fa.
- Seconde o lig. fa.
- D’échappement o lig. fa.
- Des rouleaux o lig. fa.
- Balancier, celui qui tourne entre les rouleaux, o lig. fa. L’autre o lig. fa.
- La détente de l’échappement o lig. fa.
- Le Régulateur.
- 13. Le balancier de la Montre n° 50 eft repréfenté Planche III, B, fig. 4 du Traité des Montres a Longitudes.
- La lame de fupplément de la même Montre eft reprefentee Planche III, fig. 4 & 6 du même Traité.
- Voici les dimenfions du balancier.
- 14. Les deux mafles de compenfation.
- pèfent enfemble # y 10 grains f
- 15. Les deux lames compofées pèfent,
- avec les vis des malles, 2,9 y
- Parties mobiles y 12 ï*
- Le cercle de balancier pefe feul 16
- Les deux pitons • , *3
- " 1 avant été mis •
- 16 partie fine.
- în tout 2 8 gros i
- A z
- Rota. Le d
- Le
- cercle
- .'équilibre, pèfe balancier pefe c
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- 4 Supplément au Traité clés Montres à Longitudes.
- 15. La Montre fut nettoyée le 4 Juin 1799, ôc la compen-fation réglée.
- Le balancier décrivoit 190 degrés, demi-arc.
- Aujourd’hui, 20 Juillet 1805,1e balancier décrit 180 degrés, demi-arc.
- Suite de la Conftruclion & des Dimenfions de la Montre n°. 50.
- 16. La boîte qui contient la Montre eft faite en cuivre, de la forme d’un tambour : le fond de cette boîte eft bombé comme le criftal, £c foudé à la virole ; la batte qui reçoit le mouvement eft foudée à la virole ; à cette batte eft formée la charnière de la lunette qui porte le criftal : la platine-cadran, ou des piliers du mouvement, s’attache à la batte par quatre vis.
- Sur le haut du tambour eft attaché ou foudé le portant de la belière qui doit recevoir le cordon.
- Au bas du tambour eft ajufté à queue d'aronde un pied qui fert à porter verticalement la Montre, lorfqu’on veut la faire marcher fur une table ou fur la cheminée.
- Ce pied doit être retiré lorfqu’on veut porter la Montre fur foi.
- 17. Lé quarré de remontoir de la Montre eft en dehors de la platine-cadran.
- La clef de remontoir porte un encliquetage qui empêche de remonter le reffort en tournant à rebours.
- La boîte de cette Montre a 3 2 lignes de diamètre en dehors de la virole ou tambour.
- La hauteur totale de la boîte, y compris le criftal, eft de 18 lignes.
- ' Cadrans.
- 1.8. Les heures, les minutes 6c les fécondes, ont chacune leur particulier : ils font excentriques à la platine du rouage qui lès .porte ; les aiguilles qui répondent à ces cadrans font ajuftées furies pivots prolongés, i°. de la roue des heures, conduite par un pignon porté par le centre de la roue de fu-fée ; 1°. par le pivot prolongé de la roue qui fait un tour par heure ; 30. de la roue de fécondés, qui fait un tour par minute.
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- Chapitre I. Construction de la Montre. 5
- i?- Ee mouvement de la Montre efl compofé de quatre platines, deux grandes et deux petites, formant entr’elles trois cages : la plus grande, contient le rouage &; l’échappement ; la fécondé, fert a loger le balancier ; et la troifième , les rouleaux.
- 20. La platine-cadran a 30 lig. de diamètre.
- La fécondé platine 2 8 lig.
- La platine du balancier 22 lig. |.
- Celle des rouleaux 22 lie.
- D 1
- 1
- Hauteur des piliers.
- 21. Du rouage 4 lig.
- Du balancier 2 lig.
- Des rouleaux 1 lig.
- La hauteur du barillet est de 4 lignes , fon diamètre 10 lig. tL en dehors de la virole : Je relfort moteur tire 12 gros du levier, lafufée fait un tour en quatre heures.
- La lame de fupplément a — lig. depaifleur, acier & cuivre compris.
- Epreuve faite avec la Montre n° yo-
- 22. Cette Montre fut nettoyée pour la fécondé fois le 4 Juin 1799, & depuis cette époque elle ne l’a point été, &; cependant elle m’a fervi à toutes mes épreuves , & le balancier décrit encore 360 degrés , c’eft-à-dire 20 degrés de moins qu’en 1799 , ( il y a six ans ) ; &: les effets de la compenfa-tion font fenfîblement les mêmes.
- 23. La Montre n° 5*0 m’a fervi très-utilement dans ces derniers temps pour porter l’heure de Groslay ( diffcant de quatre lieues ) à Paris , &. régler mes Horloges aftronomiques depuis le déménagement que j’ai fait des galeries du Louvie a mon logement aéfuel de la rue de Harlay : en portant cette Montie fur moi dans la voiture, & fans que la Montre ait éprouve aucune variation. Elle me fert egalement, par fon exaclitu e, à placer mon infiniment des panàges de Paris dans le pian du
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- 6 Supplément au Traité des Montres à Longitudes.
- méridien, en portant l'heure vraie de l’inftrument des paiïages de Groslay à Paris.
- Placée fur fon pied verticalement fur la cheminée, elle conferve 8c fuit parfaitement le temps de l’Horloge aftrono-mique, 8cc.
- 24. D'après les obfervations 8c l’ufage que je viens de rapporter, on voit que l’on peut faire fervir la Montre n° $0 , étant portée verticalement dans une poche de la vefte ; 8c elle peut fervir à la mer en la plaçant verticalement fur une fufpenfion faite fur le plan de celle repréfentée figure j de la planche du lupplément.
- CHAPITRE II.
- Construction de VHorloge Horisontale, n° y3 , destinée à déterminer les longitudes à la mer.
- Sa Destination.
- if. La principale deftination de cette Horloge eft de fervir en mer; or fa pofition la plus favorable à cet ufage eft celle horifontale, 8c cette pofition doit être conftamment la même. L’Horloge étant placée fur une table, elle tiendra lieu d’Horloge aftronomique. Pour remplir ces divers ufages, cette Horloge eft portée fur une fufpenfion, 8c le tambour qui contient l’Horloge eft fixé au-dessus de la fus-penfîon , de manière à pouvoir l’Ôter 8c le placer dans une petite boîte particulière ^ dont le haut a un portant ou mains, pour porter l’Horloge horifontalement 8c la placer dans la chaife de l’obfervateur qui doit en faire ufage à terre pour déterminer les longitudes- : on pourroit même , en fufpendant l’effet dé la fufpenfion , tranfporter l’Horloge avec fa fufpenfion dans une voiture.
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- Chapitre IL Construction de l’Horloge. 7
- 16. Pour fervir en mer, l’Horloge eft placée avec fa fufpen-fion, celle-ci fixée dans une boire de noyer bien fermée: cette caifTe contient un thermomètre qui indique la température que l’Horloge éprouve , 6c le tambour de l’Horloge eft percé d’une ouverture recouverte par un cadre qui porte un verre à travers duquel l’obfervateur peut voir chaque fois qu’il remonte l’Horloge les arcs décrits par le balancier régulateur de la machine.
- 27. Lorfque l’Horloge eft placée dans le vaiffeau , fa fus-penfion doit être libre, afin de céder aux effets des agitations : mais la campagne finie, on peut fufpendre les effets de la fufpenfoir , au moyen o’une vis 6c d’un méchanisme difpofé à cet effet fous le plateau de la fufpenfîon ; cette vis fert à arrêter le contrepoids 6c à le fixer, de manière que le haut du tambour à fon cadran demeure horifontal : en cet état l’obfer-vateur peut tranfporter à terre 6c placer l’Horloge fur une table, 6c l’obferver comme Horloge Aftronomique ; après avoir comparé l’heure à celle du lieu , il en conclura celle du temps moyen ; s’il la place avec lui dans fa chaife, 6c qu’il parte pour Paris ou tout autre lieu , il pourra à fon arrivée en conclure la différence en longitudes de ce port au lieu de fon arrivée.
- 28. L’Horloge peut aifément être tranfportée dans la boîte même, la bafe de la boite, n ayant que 6 p. - en quarré, le corps 5 o -J, 6c la hauteur 7 p. ; fur le haut de la boîte eft attaché un portant ou main qui fert a porter 1 Horloge d’un lieu à l’autre.
- Notion du méckanifme de l'Horloge Horifontale a Longitudes,
- no 73.
- 2p. Le cadran des fécondés eft place au centre du mouvement de l’Horloge. • r t
- Le cadran des minutes 6c des heures eft excentrique : le balancier fait quatre vibrations par fécondé.
- 30. Le balancier porte la compenfation des effets du chaud
- & du froid.
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- S Supplément au Traité des Montres à Longitudes.
- La compenfacion ne doit pas être produite en entier par le balancier ; elle eft fuppléée par un pince-fpiral formé de deux lames compofées qui, en s’ouvrant 6c fe refterrant, achèvent la correction.
- 31. L’échappement de l’Horloge eft celui à vibrations libres à détente , le même employé à la Montre Marine n° 3.
- 32. L’aiguille des fécondés, avec l’échappement libre , bat les demi-fecondes, lorfque le balancier en fait quatre par fécondé.
- 33. Le pivot inférieur de l’axe du balancier tourne entre trois rouleaux, 6c le pivot fupérieur dans le trou du pont ; le bout inférieur de l’axe de balancier eft de la trempe la plus forte , 6c il eft terminé par une pointe conique qui pofe 6c tourne fur un diamant plat parfaitement poli.
- 24. L’Horloge contient un méchanifme particulier qui, en fervant de garde-chaîne, fert à faire arrêter le balancier avant que le reftort moteur foit tout-à fait au bas. Ce qui allure l’échappement 6c le balancier , lorfque l’Horloge eft tranfportée dans une voiture fans être remontée. Mais aufti-tot qu’on remonte le moteur ou reftort, le balancier reprend aulîitôt fon mouvement 6c continue de marcher.
- Explication abrégée des figures qui repréfentent le méchanifme de la petite Horloge Horifontale.
- 35. La fig. 6, Planche du Supplément, repréfente le plan du rouage, des cadrans 6c de l échappement des aétents, &c. de l’Horloge Horifontale Ôcde la Montre dobfervation,n0 72. Les fécondés, dont les cadrans, font au centre des platines , 6C font marquées par le cercle BB. Les heures 6c les minutes font excentriques, marquées par le cadran AA, placés en dedans du cercle B.
- r^t Le Rouage.
- 3 6. C’eft la roue de fufée ; a le pignon de minute , ou grande moyenne, dans lequel elle engrène ; D le barillet ;
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- Chapitre II. Construction cle VHorloge. 9
- E la grande roue moyenne ; b le pignon dans lequel elle en-grene; F la petite roue moyenne; c le pignon de la roue de fécondé ; G cette roue ; d le pignon de la roue d’échappement H; I le cercle d échappement; e la détente G;/la levée d’échappement; g le refïort qui agit fur la détente, & h le refïort qui agit fur la lève.
- Régulateur de la Montre y & fa compenfation.
- 37. La figure 7 repréfente le régulateur de l’Horloge; 1, 2,3, font les rouleaux : ils font mis en cage entre la platine D D & la platine 4,5,6, fous laquelle eft placé le balancier. Cette platine eft creufée en deflous pour loger le balancier, 6c elle eft attachée fur le dehors de la fécondé platine du rouage par trois vis.
- La barette H eft attachée par deux vis fur le dehors de la platine du balancier 4,5,6; un des pivots du rouleau 3 roule dans un trou de cette barette, 6c l’autre dans la platine du balancier. En démontant cette barette, on retire le rouleau, ce qui permet de démonter Je balancier fans toucher au rouage : il fuffit de retirer les vis 4, 5, 6, 6cc.
- , 38. La pièce A E eft attachée à la platine ; elle forme une boîte pour recevoir 6c fixer les deux lames compofées a, b. Ces lames, mobiles en b par l’effet du chaud 6c du froid, fervent à completter la compenfation, le fpiral paftant entre les bouts de ces lames.
- 39. La petite boîte, ou coulant B , fert à conduire la com-
- penfation à fon point exa&, en la portant vers le bout b de la mâchoire , ou en l’en écartant. .
- Nous avons décrit cette forte de compenfation. Hiftoire de la Mefure du Temps, tome 11 , page 101.
- 40. La lame compofée extérieure b porte^ une vis pour refïerrer ou donner du jeu au fpiral entre la mâchoire foimee par le pince-fpiral.
- 41. F eft un vis de rappel qui fert à faire tourner tant foit peu le pince-fpiral, ou boîte AE,fur fon centre, pour
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- io Supplément au Traité de la Montre à Longitudes. que le fpiral palfe convenablement entre les deux lames com-pofées.
- G le piton du fpiral.
- Defcription du Balancier a compensation.
- 42. La figure 8, Planche du Supplément, repréfente un balancier à compenfation. Â B eft le cercle de balancier, fur le plan duquel a été réfervé un champ propre à recevoir en a y b y c, les bouts des lames compofées e d., e d3 e d; les bouts e de ces lames font fixées fur les talons réfervés a, b, c, par les vis e. Les bouts libres de ces lames portent les malles de compenfation C, D, E. Ces mafies font fixées aux lames chacune par une vis & deux pieds.
- 43. Par cette dilpofition du balancier, lorfque ces malfes font mifes de poids pour régler l’Horloge, le balancier étant d’équilibre, fi les lames compofées font bien exécutées, le balancier conlervera cet état d’équilibre, quoique les malfes s’écartent, ou s’approchent du centre du balancier par les di-verfes températures, les efiets d’un tel régulateur feront aulîi invariables que fi le balancier étoit fimple.
- Le cercle du balancier porte trois petites malles d3 d3dt qui font deftinées à régler l’Horloge au plus près , en leur donnant plus ou moins de pefanteur.
- Méchanifime qui fiait les fionclions de garde - chaîne , & fiert a faire mouvoir les détents d*arrêts du balancier.
- 44. Le quarré de fufée, fig. 6 , porte une dent K fixée lur lui, laquelle, à chaque tour qui fe fait en remontant le relfort, agit fur l’étoile L, maintenue par le fautoir S, & la fait avancer d’une dent.
- 45. Lorfque le grand relfort eft remonté au point convenable, c’eft-à-dire que la chaîne eft enveloppée fur la fufée, l’étoile L préfente à la dent K fa partie non taillée, ce qui
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- Chapitre IL Construction de VHorloge. 1, ancre la main, 8c empeche de remonter le reflort plus haut Tel eft l’elièt de ce garde-chaîne ; ce méchanifme a été ainft difpofé pour faire agir à propos les détents d arrêts du balancier , 6e de telle manière que le balancier foit arrêté par ces détentes avant que le reffort moteur foit au bas ; 6e cet arrêt fe fait de forte qu a l’inftant qu’on remonte la Montre, le balancier reprend de lui-même fon mouvement. Pour produire cet effet au moment où le reffort eft au bas, la dent K du quarré de fufée ayant amené une dent de l’étoile à l’angle du îautoir, celui-ci fait avancer, en rentrant dans la dent, cette dent qui porte une cheville, laquelle preffe le bras M O de la détente, 8c fait approcher du balancier un reffort porté par l’axe de la détente : ce reffort, qui paffe en dedans de la cage, va répondre au balancier. Ce bras, ou reffort flexible, s’approche tout-à-coup du balancier; celui-ci porté à fa circonférence une courte cheville qui, en paffant fous ce reffort d’arrêt, le foulève, 8c le balancier, en revenant fur lui-même , la cheville qu’il porte rencontre le bout du reffort de la détente, 8c J’arrête. Cette cheville du balancier eft tellement placée, que cet arrêt fe fait au-deffus de l’arc de levée de l’échappement ; ainfi il reprend de lui-même fon mouvement dès qu’on écarte la détente, 8c c’eft ce qui arrive quand on remonte la Montre. La cheville de l’étoile s’éloigne de la détente O , 8c celle-ci eft renvoyée par le reffort T de cette détente, 6c le balancier reprend auffitôt
- fon mouvement. ,
- 4$. Pour remettre exa&ement la Montre a l’heure du midi, ou d’une Horloge à pendre, on fe fert d une fécondé de-tente W Q, dont le bras P agit fur la détente d’arrêt M O. Le bras W pâlie en dehors du cadran, en pouffant ce bras vers le bras O, le balancier s’arrête, 6c il marche, fi on l’écarte. En arrêtant le balancier à la <5o=. fécondé, on attend le moment de midi, & on repouffe la détente , lorfque 1 aiguille
- de la Pendule eft à 60.
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- 12 Supplément au Traité de la Montre ci Longitudes.
- Sufpenfion de U Horloge.
- 47. L’Horloge qui nous occupe eft deftinée à fervir également , étant placée fur un vaiffeau , ou dans une voiture portée par terre. Pour remplir fuccelîîvement ces deux ufages, elle doit, étant en mer, être portée par une fufpenfion, pour lui conferver conftamment la pofition horifontale, la feule qui lui foit convenable; portée par terre dans une voiture, les effets de la fufpenfion doivent être fufpendus, èc l’Horloge reftée fixée dans la pofition horifontale qui peut fe maintenir fans éprouver trop de changement.
- La figure 5, Planche du Supplément, repréfente l’Horloge fixée fur la fufpenfion fuppofée ici dans l’état de liberté qu’elle doit avoir en mer. Nous allons expliquer en deux mots les effets que fon méchanifme doit opérer pour remplir la def-tination de l’Horloge.
- 48. L’Horloge eft placée dans le tambour A A, & attaché au pied c D fixé lui- même fur une plaque a b, attachée par deux vis à l’axe c d de fufpenfion.
- L’axe c d eft fixé avec la bafe ah par une vis E qui paffe à travers un pilier fixé fur cette bafe ; en forte qu’on peut ôter à volonté le tambour èc l’Horloge de deffus la fufpenfion, &. la porter féparément dans une petite boîte.
- L’Horloge fe remonte par le deffous du tambour; c’eft à cet ufage qu’eft deftinée la clef F attachée fur le quarré de la fufée, où elle refte 8c demeure pour empêcher la pouffière de s’introduire dans le mouvement de l’Horloge : cette clef porte un encliquetage qui empêche de remonter à rebours.
- 49. G H eft un cadre qui porte une glace pourlaiffer voir le balancier, & un limbe qui marque l’étendue des ofcil-lations.
- 50. Le plateau I K, fur lequel font attachées lès pièces de fufpenfion, porte en deffous une pièce d’arrêt qui corref-pond avec l’axe du poids L de fufpenfion, & fert à arrêter ce poids qui ne peut plus ofciller. Pour cet effet, cette pièce
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- Chapitre IL Construction de VHorloge. i3 d’arrêt porte un canon qui patte au centre du plateau, & qui, étant foulevé, embrafle Taxe du poids L, de telle manière que l’Horloge demeure arrêtée horifontalement.
- Dimenjions des parties principales de l'Horloge horifontale a Longitudes terreftres & marines.
- Régulateur.
- 51. Le balancier porte fa compenfation ; il a 1^ lignes de diamètre, pefe 11 grains-J.
- Fait quatre vibrations par fécondé.
- L’aiguille bat les demi-fecondes.
- Les trois lames de compenfation portées par le balancier ont de largeur o lig. 77.
- L’épaitteur de ces lames eft o lig. c, acier &: cuivre compris.
- Les trois mattes fixées fur ces lames doivent pefer enfem-ble neuf grains.
- Les lames de fupplément ont lignes d’épaitteur, acier & cuivre.
- Leur largeur une ligne. ^
- Les rouleaux ont dix lignes de diamètre.
- Le fpiral fait fept tours ; il fait équilibre à dix grains, par 45 degrés de la petite balance élaftique.
- « O } iJ t ï fl Oi-> y • ' i -!i 1 •- li'lil * 1 : ' : < !
- Le Moteur.
- ; r>fV:; SA no bn bo viuci.irn oh sîjoi iJ.
- 52. Le rettort moteur tire 15 gros.
- • Il fait 6 tours £ dans le barillet.
- Le barillet a dix lignes de diamètre au dehors de la virole.
- Sa hauteur eft de quatre lignes.
- Cages de l'Horloge.
- î 3. Le mouvement de l’Horloge eft compofé de quatre
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- i4 Supplém> au Traité de h Montre à Longitudes.
- platines de même grandeur, 27.lignes, 6c d’une fauffe plaque de 28 lig. { ^deux de ces platines forment la cage qui contient le rouage ôH’échâppemenr ; cette cage a 4 lig. ~ de hauteur.
- La fecofrde platine Fomie aved la troifiëme la cage du balancier ; cette cage a une Kg. . de hauteur.
- La troifième platine forme avec la quatrième la cage des rouleaux , qui a une lig. tt de hauteur.
- Sur le dehors de la quatrième platine, qui eft l’inférieure, font placés le fpiral 6c les lames du fupplément, le pont qui porte le diamant fur lequel roule la pointe du pivot inférieur du balancier, 6cc.
- 54. La faulîe plaque porte quatre piliers de 1 lig. —4- de hauteur, lefquels s’affemblent avec la première platine du rouage ou des piliers, 6c forme la cage qui contient les minuteries, l'encliquetage du barillet, et les détentes d’axes du balancier, 6cc.
- . Le dehors de la fauffe plaque porte le cadran de fécondés, dont l’aiguille eft au centre , 6c le cadran des heures 6c des •minutes , qui eft, excentrique ,. eft eA^dedans : du cercle des fécondés.
- • ’ .. , .. ...7
- Nombre des dents du Rouage.
- ~ . r.,i ' ?.. ? ? • • : t . ?. . .;t ; --J?.1
- 55. La roue de fufee a 80 dents , qui. engrènent' dans le
- pignon 16 y porté par l’axe de la roue dé minute ou de longuet ige. .v-mvc *
- La roue de minute 96 engrène pignon 12 de la roue moyenne.
- La roue moyenne a 90, engrène pignon 12 de la roue de fécondé. - . .
- La roue de fécondé 96, engrène pignon 12 de la roue dé-chappement.
- La roue d’échappement 15 dents.
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- Chapitre IL Construction de VHorloge. i5
- Dimenfions des Pivots.
- 56. Pivots de fufée De minute Moyenne Seconde D’échappement Des rouleaux
- Du balancier , celui du pont Celui qui tourne entre les rouleaux
- 57. Les trous des pivots de cette Horloge font en rubis ^ (de même que ceux de fa Montre n° 72. )
- Sçavoir : les deux de la roue moyenne ; deux de la roue de fécondé ; ceux de la roue d’échappement, & celui du pont du balancier.
- 1 lig. de diamètre.
- ° % tK
- O % TT-
- 0 Jjg- Ts-
- 0 ]lg- TT-^ *g' Ts*
- O %• 4T-° 7»'
- Epreuves de l'Horloge n° 73 , par la température.
- 58. L’Horloge étant à 20 degrés du thermomètre, elle retarde de 8^ en 24 heures.
- Par 15 degrés retarde de 20
- Par 10 degrés avance de iv
- Par 4 degrés l’Horloge avance de v
- Remarque.
- On voit par cette épreuve que la compenfation n’efl pas allez forte, puifque l’Horloge retarde par le chaud , & qu elle avance par le froid : or ces différences font trop grandes. Nous ne pouvons nous difpenfer d’obferver que 1 on doit exiger de l’artifte que la correction des effets de la température le faffe Je plus complettement pofîible, ôc de foite que Ci l’Horloge doit être accompagnée d’une table d’équation pour la température, les termes qui la compoferont loient des; petites quantités; c’eft-à-dire que la différence du. f chaud au
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- 16 Supplément au Traité de la Montre ci Longitudes. froid foie au plus de trois à cinq secondes en vingt-quatre heures : car fi ces termes expriment de trop grandes quantités, cela rend l’ufage de ces machines plus pénible pour l’obferva-teur; ce qui, par conféquent, peut nuire à leur ufage.
- .:-f .12il o ejfj n; rn evl.
- CHAPITRE III,
- De la Montre à Longitude verticale et portative, n\ y2, exécutée sur le même plan de VHorloge n°. y 3, et sur la construction et les principes de la Montre n\ ôo.
- 59. X_iA Montre n° 72, exécutée en 1803, faifoit deux vibrations par fécondés, 6c l’aiguille battoit les fécondés. La com-penfation étoit produite en entier par l’aCtion du pince-fpiral à mâchoire, formé de deux lames compofées a giflant fur le fpiral. Cette combinaifon ne donnant pas toute laprécifion re-quife, ôc les épreuves faites avec la Montre n° 50, m’ont fervi à revenir à fa conftruétion, à tous égards plus favorable.
- 60. Pour donner aux Montres portatives de cette efpèce un plus grand degré de perfection, j’ai pris le parti de changer, dans la Montre n° 72, la conftruétion du régulateur, pour cet effet.
- 61. i°. Afin de rendre la Montre moins fufceptible des agitations 6c des variations de pofition, j’ai fait battre 4 vibrations au balancier, au lieu de 2 qu’il battoit.
- 62. 20. Pour que ce régulateurxait une plus grande puif-fance, 6c foit moins fufceptible des changemens qui arrivent dans les huiles, j’ai employé la forte matrice la plus puiflanre que comporte le volume de la Montre, 6c au lieu de 4 gros que tiroit l’ancien reiïort, celui aétuel tire 17 gros 7.
- 63 • 3°- La compenfation des effets du chaud 6c du froid étoit faite en entier par le pince-fpiral, ce qui changeoit la longueur du fpiral, 6c par conféquent troubloitl’ifochronifme^
- qui
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- Chapitre III. L)e Ici JVIontre ci Longitudes. 1 7 qui ne pouvoit avoir lieu que par un feul degré de la température. J ai donc employé un balancier qui porte fa compensation par deux lames compofées, pliées en portion de cercle ; ces lames portent desmafTes fixes. Ici le balancier ne produit pas tout-à-fait la compenfation, laquelle eft achevée par le pince-fpiral à mâchoire, formé de deux lames compofées ; moyen qui permet de fixer les malles de compenfation du balancier, 6c de conferver conflamment fon équilibre; 6c par l’ufage de ce pince-fpiral à lames compofées 6c à mâchoire, on achève la compenfation en la conduifant au plus près, fans déranger le balancier, 6c fur-tout fon équilibre.
- Montre portative n° 72.
- 63. L’Horloge horizontale n° 73 , dont nous avons donné la defeription abrégée dans le Chapitre II, eft exécutée fur le même plan que la Montre verticale 6c portative n° 72. E11 forte que ces deux machines ne diffèrent entre elles que par leur pofition 6c par quelques dimenfîons différentes que nous indiquerons en renvoyant, pour la defeription du n° 72 , à celle que nous avons donnée du n° 73 dans le Chapitre précédent.
- 64. Le mouvement de la Montre n° 72 eft placé dans une boîte d’argent, portant un double fond mis à charnière qui s’ouvre pour remonter la Montre ; le fond intérieur, qui eft fixé à la boîte, étant percé d’un trou pour le paffage delà
- clef. _
- ’6$. La Montre doit être portée verticalement fur foi, foit qu’elle foit placée dans une poche au haut de la vefte, ou pai un cordon en fautoir porté autour du cou ; la Ivlontre logée dans le creux de l’eftomac.
- Lorfque la Montre neft pas portée, on peut la placei fur la cheminée, portée par un pied ou elle confeive fa pofition
- verticale.
- 66. La Montre étant employée à la mer, eft placée fur une fufpenfion, 6c verticalement, tout-à-fait femblable^a celle de
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- 18 Supplément au Traité des Montres à Longitudes. l'Horloge horizontale dont on a ôté le tambour AA, DT, fig. 5 , pour y attacher la Montre dans la polîtion verticale fur la bafe a b.
- 6j. Les détentes pour l’arrêt du- balancier, repréfentées fig. 6, font également appliquées à la Montre n° 72 ; 2c la fig. 7 fait voir la difpofition du balancier, 2e de la coniperi-fation par le pince-fpiral à mâchoire.
- 6$. La figure. S repréfente la difpofition du balancier à compenfation, portant trois malles; mais, dans l’exécution, il ne porte que deux lames 2e deux malles diamétralement oppofées.
- Dimenfion du Régulateur de la Montre n* 72.
- 69. Le balancier an lignes de diamètre, fait 4 vibrations par fécondé ; il pefe 15 grains, 2e décrit 250 degrés , demi arc.
- Le balancier porte fa compenfation, formée par deux lames compofées, placée à la circonférence, courbée en portions de cercle concentrique ; ces lames, de même longueur 2e épaif-feur, portant chacune une malfe diamétralement oppofée : ces malTes pèfent enfemble fix grains.
- Les lames compofées ont enlemble ~~ lig. d’épaifïeur.
- Le cercle du balancier pèfe neuf grains.
- Le fpiral a 5 ~ lig. d’épailfeur au centre, 2c lig. au dehors. " îo°
- Son diamètre eft de 4 lig. \ ; il fait 7 tours
- Le Moteur.
- 70. Le barillet a 10 lig. de diamètre au dehors ; fa hauteur,
- 2 ljo- JL-a 12*
- Le relfort a 3 lig. ~ de largeur ; il fait 6 tours î j il a un tour de bande 2c 4 tours de chaîne.
- Il tire 17 gros f.
- La fufée fait un tour en 5 heures.
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- Chapitre III. Des Montres As/ronomioues. i « Remarques fur les Montres nos 72 & 73.
- Je viens d’indiquer les derniers changemens que j’ai faits à la conffcruétion de mes petites Horloges horizontales 6c aux
- Montres portatives verticales, 6c le fuccès a répondu à mon attente ; 6c ici fe terminent mes recherches. Nous penfons que ces machines, étant exécutées avec tout les foins requis, qu’elles feront utiles aux Navigateurs 6c aux Obfervateurs éclairés qui voudront en faire ufage.
- CHAPITRE IV.
- Des Montres .Astronomiques de poche , destinées à servir
- aux observations relatives à VAstronomie, à la Géographie et à la Navigation.
- Peu de temps après la publication du Traité des Horloges Marines, je m’occupai des moyens de perfectionner les Montres de poche, que j’ai appelées Montres Astronomiques. La première de ces Montres fut construite et exécutée en 1764 ; la fécondé fut exécutée en \q66 : ceft a la fuite du tiavail de ces deux Montres que je compofai l’ouvrage placé dans le Livre De la Mefure du Temps, ou Supplément (1), fécondé
- partie publié en 1787. Je traitai cette recherche dès 1775 avec
- beaucoup de détail 6c d’étendue, 6c j’ai lieu de croire que fi dans ce temps j’eulle pu mettre en execution les principes que i’avnis émblis. nous aurions été dès lors en pofleffion «Lun
- tcure uc luuuuw »«*«»-**• j-o , . , , . * ,
- nomes, aux Navigateurs, & à la Géographie. Mais a 1 époque de ce travail, j’étois occupé des Horloges Marines & des
- (.) Il y a dans cet.ouvrage, page .80, N- 611, me faute à corriger. Il y
- eft dit aujourd’hui ( en 1771 ) \ ^ Jaut en *77U
- C 1
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- 20 Supplément au Traité des Montres ci Longitudes. Montres à Longitudes ; enforte que je fus obligé de perdre de vue mes Montres Agronomiques de poche. Et ce n’eft que depuis peu de temps que des circonftances particulières me les ont rappellées, de que j’ai pu me permettre de présenter de nouveau mes droits lur cette matière, comme je le fais dans le Chapitre IV.
- Principes de construction des Montres Astronomiques : - de poche.
- ARTICLE I.
- Régulateur.
- 71. Le Régulateur des Montres Agronomiques doit avoir la plus grande puilTance, les frottemens doivent être réduits autant qu’il eft poffible (1).
- ARTICLE II.
- Les Pivots de Balancier doivent tourner dans des trous.
- 73. Les pivots du Balancier des Montres Aftronomiques doivent tourner dans des trous (1).
- ARTICLE III.
- La Montre doit être réglée dans de diverses pofitions.
- 74. La pofition de cette Montre doit pouvoir être indif^
- (1) Extrait de l’Ouvrage intitulé : De la Mesure du Temps ou Supplément au Traité des Horloges Marines, n. 609.
- (2.) Ibid. n. 609. Nous obfervons à cet égard que les pivots de balancier qui tournent dans des trous (au lieu de tourner entre des roulans) ont un point central de mouvement qui eft fixe ou toujours le même, quoique la Montre devienne inclinée ; & par conféquent on peut régler la Montre par fies diverfes positions , en employant les moyens indiqués ci-après, art. XVII. Mais lorsque les pivots de balancier tournent entre des rouleaux, les pivots &le fpiral n’ont pas de même un point fixe ; lorfque la Montre devient inclinée , & il est très-difficile de régler une telle Montre par fes diverfes inclinaifons : c’est par cette raifon qu’une pareille Montre exige de conferver la même pofition par une fufpenfion..
- Aurefte, les rouleaux employés dans les Montres ont un avantage, celui d’employer un balancier plus pefant, & par conféquent plus puiflant.
- Et pour diminuer encore l’obftacle que nous venons de remarquer dans l’application
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- Chapitre IV. Des Montres 'Astronomiques.
- 21
- féremment (fans changer la jufleffe de fa marche) horizontale, verticale ou inclinée (3).
- ARTICLE IV.
- Réduction des frottemenspour que le Balancier décrive les memes arcs, étant vertical ou horizontal
- 75. La juflefle de la Montre eft fondée fur la réduction & la confiante uniformité des frottemens, Iefquels doivent être tels que le balancier décrive conflamment des arcs de même étendue, soit que la Montre soit verticale ou horizontale (4).
- ARTICLE V.
- Les trous étant faits en rubis, sont préférables a ceux faits en cuivre ou en or, parce qùils peuvent supporter un plus grand poids en rendant les frottemens plus conflans.
- 76. Cet état de perfection dépend particulièrement de la matière que l’on emploie pour faire les trous des pivots; si les trous sont en cuivre ou en or, le balancier doit être beaucoup plus léger ( les pivots refiant les mêmes ) que si les trous étoient fait en rubis (5).
- ARTICLE VI.
- La juftejfe de la Montre eft effentiellement fondée fur ’ifochro-nifme des vibrations du fpiral.
- 77. La jufleffe d’une Montre efl plus encore effentiel-lement fondée fur la nature des ofcillations du balancier, lefquelles doivent être telles , que , le balancier decii-vant de grands ou de petits arcs , ces ofcillations foient
- des rouleaux, il faut employer quatre rouleaux à chaque pivot du balancier, au lieu de: trois, & par ce moyen la Montre fera moins d’écarts par les inclinailons.
- (3) De la Mefure du Temps, n. 609.
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- 2 2 Supplément au Traité des Montres à Longitudes.
- rigoureufement ifochrones ou de mêmes durées : or, j’at démoncré dans le Traité des Horloges Marines, que cette propriété si désirable peut être obtenue par le fpiral (6).
- ARTICLE VII.
- Lapplication de /’Échappement a vibrations libres.
- 78. Un article très-important dans la composition d’une Montre parfaitement exadte confifte dans rÉchappemenc, lequel doit être tel qu’il ne trouble pas la nature des ofcil-lations ifochrones fondées par le fpiral, èt il faut de plus qu’il n’éprouve pas de frottement qui, à la longue, puiffe altérer la juftefle de la Montre : et tel eft Y Echappement à vibrations libres que j’ai compofé et appliqué également à mes Horloges Marines, et aux Montres à Longitudes, etc. (7).
- ARTICLE VIII.
- Application d'un Mécanifme pour la correction des effets du chaud et du froid.
- 7p. Une Montre,qui réuniroit les qualités que je viens d’énoncer, feroit nécelfairement de très-grandes variations en. éprouvant diverfes températures, fl on n’employoit pas an Mécanifme ou corredtif des effets du chaud et du froid, comme je l’ai Fait dans mes Horloges & Montres à Longitudes (8).
- ARTICLE IX.
- De la Force Motrice.
- 80. Il eft très-important d’avoir un reffort moteur qui ne foit pas dans un état forcé ; pour cet effet, il faut fuivre les réglés employées dans'mes Montres àLongitudes, où Je
- (6) De la Mesure du Temps , n. 614,
- (7) fljîd. n. 616.
- (8) Ibil n. 615.
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- Chapitre IV. Des Montres Astronomiques. 20
- grand reffort a au moins crois tours de refte au haut, voy. le chap. V, première partie (9).
- article x.
- Refort auxiliaire logé dans la fufée.
- 81. Il ne faut pas que la Montre celle de marcher pendant qu’on la remonte; on fera donc ufage du remontoir logé dans ia fufée (10).
- ARTICLE XI.
- Rouage de la Montre.
- 81. Le rouage de la Montre doit être réduit au plus lîmple; comme dans les petites Horloges à Longitudes , il faut employer des pignons nombrés (11).
- ARTICLE XII.
- Moyens dégalifer les frottements des pivots du rouage et du
- Balancier.
- 83. Dans la deuxième Montre Aftronomique,, qui fut exécutée en 1766 , jegalifai autant qu’il eft polîîble les frottemens des pivots : pour cet effet toutes les roues du rouage avoienc des ponts placés fous le cadran, afin de donner plus de longueur aux figerons, et degalifer la preflion de chaque pivot, les roues fe trouvant à égale diftance de leurs pivots (12).
- Le Balancier eft aulfi placé a égalé diftance de fes pivots (13).
- ARTICLE XIII.
- Du poids qu il faut donner au Balancier de la Montie Afli Génomique.
- 84. Une condition effentielle que 1 on doit avoii en vue
- (9) Mefure du Temps, n. 617.
- (10) n. 618.
- (n) n. 619.
- ^i2)n.68i.
- iÿ
- n. 682,
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- 24 Supplément au Traité des Montres a Longitudes.
- dans la composition de la Montre , c’eft que le balancier décrive les mêmes arcs, lorfque la Montre eft horizontale, ou lorfqu’elle eft verticale ; par ce moyen les vibrations font
- nécefTairement de même durée (14).
- «
- ARTICLE XIV.
- Les trous des Pivots faits en rubis font préférables.
- 85. Si les trous des pivots font faits en rubis, ils peuvent (apporter un balancier plus pefant (15).
- ARTICLE xv.
- Poids du Balancier les trous du Pivot étant en rubis.
- 86. Le balancier qui fait quatre vibrations par fécondés, et ayant 12 lignes de diamètre, 6c dont les pivots roulent dans des trous faits en rubis, peut pefer 18 grains (16).
- ARTICLE XVI.
- Poids du Balancier, les trous étant en cuivre ou en or.
- 87. Si les trous des pivots font faits en cuivre ou en or, ces pivots ayant -4-}- lig. de diamètre , de même que dans l’article précédent, le balancier faifant de même quatre vibrations par fécondés j ne devra pefer que 8 à 10 grains (17).
- article xvi r.
- Régler la Montre Aflronomique par fts diverfes poftions.
- 88. Il ne fuffit pas de régler la Montre dans les pofitions horizontales et verticales ; il faut de plus., 6c cela eft fort es-fentiel, la régler de forte que le plan de la Montre reftant vertical, le midi foit incliné à droite 6c à gauche , 6c même le midi en bas ; ou que la Montre étant horizontale on luifafse
- (14) Mesure du Temps, n. 620.
- (15) n. 632.
- (16J n. 639.
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- Chapitre IV. Des JSdontres -Astronomiques. 25
- iubir diverfes inclinaifons. Or , pour régler de cette forte une Montre, il faut placer à la circonférence du balancier dans fon épaiffeur quatre petites malles mifes à visée à frottement : ces maiFes placées à angle droit l’une de l’autre , deux dans la ligne verticale , 8c deux dans la ligne horizontale , le balancier étant arrêté dans un plan vertical ; en approchant ou en écartant deux de ces maffes, pour régler la Montre > le midi en haut & enfuite en bas ; on fe fervira enfuite des deux autres malles pour régler la Montre, le midi étant à angle droit à droite, de enfuite à gauche (i8).
- ARTICLE XVIII.
- Du rapport entre la force motrice & celle du régulateur, félon la nature de l'échappement. Propriété de /’échappement a vibrations libres : on peut augmenter a volonté l'étendue des arcs de vibration.
- 89. On a établi, EJfai fur l'Horlogerie, la néceffité de donner peu de force motrice, afin d’éviter Face roi dément des frottements de l’échappement; et ce rapport doit être le plus petit Jorfque l’échappement eft à repos : car d la force motrice eh: trop conlîdérable , l’augmentation des frottemens de l’échappement peut caufer de grandes variations dans la marche de la Montre ; enforte que dans de telles machines l’étendue des vibrations fe trouve nécedairement limitée. Mais il n’en eh: pas de même dans la Montre 011 l’échappement a vibrations libres eft employé ; 011 peut augmenter a volonté l’étendue des arcs de vibration, fans que l’excès de force motrice puide nuire à la juftefle de la Montre ; 8c c eft ici une grande propriété de cet échappement (i?)*
- ARTICLE XIX.
- De la Compenfation du chaud & du froid par le Balancier
- même.
- 5)0. Le calcul que je viens de faire , fait connoître la poffi-
- (18) De la Mefure du Temps, n. 642.
- (19) n. 643. n
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- sG Supplément au Traite des Montres à Longitudes.
- bilité d’obtenir la compenfation du chaud & du froid par le balancier même., par un des moyens annoncés Traité des Horloges Marines, & particulièrement en plaçant des lames compofées d’acier de cuivre, à la circonférence du balancier : ces lames portant des malfes qui fe rapprocheront du centre du balancier par le chaud, & s’en écarteront par le froid.
- Cette méthode préfente un avantage eiïentiel, celui de ne pas changer la longueur du fpiral par les diverfes températures, % & par conféquent l’ifochronifme des vibrations (20).
- ARTICLE XX.
- Lefcription du Balancier portant la Compenfation abfolue &
- conflruit de forte quon peut régler la Montre, fans changer
- les majfes & la régler également par fes diverfes pofidons.
- 91. Ce balancier à compenfation eft repréfenté planche III, fîg. 9, Le la Mefure du Temps , àc décrit n° 661-667.
- Il porte quatre lames compofées , au bout desquelles font fixés des tiges qui portent quatre malles tournant à vis fur ces broches ; de forte qu’en approchant ou en éloignant ces malles, on parvient à régler la Montre, par les différentes températures ; à mettre le balancier d’équilibre , enfin à régler les Montres par diverfes politions.
- Montre .Astronomique de poche3 construite suivant les principes établis , Mesure du Temps.
- 92. Le balancier fait quatre vibrations par fécondés.
- 93. Les pivots du balancier tournent dans des trous faits en rubis, comme dans la deuxième Montre Agronomique: ces pivois ont o lig. -f de diamètre.
- 94. Le balancier peut pefer 18 grains.
- (20) De la Mefure du Temps }n.66o>
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- Chapitre IV. Des Montres \Astronomiques. 27
- 95. Le balancier de la deuxième Montre Aflronomique avoir 12 lig. de diamètre.
- 96. Pour égalifer les frottemens des pivots du balancier, il faut qu’il foit placé à égale diflance de fes pivots, c’efl-à-dire, au milieu de la longueur de fon axe.
- 97. Le balancier doit être compofé de forte que par foa mécanifme même, on puiffe régler la Montre par fes diverfes portions.
- 98. Le balancier doit porter la compenfation abfolue des effets du chaud & du froid, afin de conferver l’ifochronifme de fes vibrations.
- 99. Le balancier doit décrire des arcs de même étendue, foit que la Montre foit verticale , ou quelle foit horizontale.
- 100. Le reffort fpiral réglant do!t être rendu ifochrone, c’eft-à-dire que les grands & les petits arcs de vibration du balancier foient de même durée.
- 101. L’échappement doit être celui à vibrations libres.
- 102. Le rouage de la Montre doit être ffmple , & les axes des pivots difpofés de forte que chaque pivot du même axe fupporte la même preffion.
- 103. Il eft bien prouvé , comme on l’a vu par les articles 'ci-devant, que l’ufage des rubis percés fert a diminuer le frottement ôc à le rendre plus confiant; il feroit donc avantageux de faire tourner les pivots des dernières roues du rouage dans des trous percés en rubis.
- 104. Le reffort moteur doit être puiffant, le barillet afTez grand, pour que le reffort ne foit pas dans un état
- forcé.
- 105. La grandeur des platines-cadrans de la Mentie peut .être d’environ 24 lig. de diamètre.
- D z
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- a8 Supplément au Traité des Montres à Longitudes.
- Remarque sur le plan proposé pour la troisième Montre Astronomique représenté planche III, fig. 6, 7, q, de la Mçsure cl il Temps.
- 106. Ce plan n’a pas été mis en exécution ; voici les défauts que j’y remarque.
- i°. De rendre la Montre trop petite.
- 20. D’avoir les heures, les minutes excentriques.
- 30. Le balancier eft trop petit, n’ayant que dix lignes de diamètre ; de d’après les principes établis, le balancier devoit avoir 12 lignes de pefer 18 grains.
- 1,07. Je propofe aujourd’hui en place de ce plan celui de la Montre n° 72, vu fig. 6, planche du Supplément, comme étant plus propre à répondre aux principes de conftmction établis en 1775 , de rapportés ci-devant; d’ailleurs il eft encore préférable par la difpofition des cadrans ; celui des fécondés:, étant placé au centre, eft plus convenable pour l’obfervateur, en devenant plus grand de plus apparent : le balancier, ayant 1 2 lignes, portant la compenfation , devient aufii d’uiie exécution plus sûre de plus facile. 40. Et le barillet étant plus grand , contient un reftort moteur proportionné à la puiffance du régulateur, fans être dans un état forcé : enfin la Montre étant plus grande eft d’une exécution plus sûre de plus facile à faire.
- Changement a faire au rouage de la Montre Agronomique^
- 108. Le,rouage vu fig. 6, planche du Supplément, peut -fervir tel qu’il eft , il fuffira de déplacer le balancier , en le portant fur la droite du plan de la quantité néceftaire pour qu’il pafte à côté du barillet; car par la conftruétion de la Montre Aftronomique , dont les pivots du balancier, roulent dans des trous , le balancier doit être dans la cage , afin d’être placé au milieu de la longueur de fon axe ; de dans fa pofition a&uelle il rencontreroit le barillet D
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- Chapitre IV. Des Montres Astronomiques. 29
- ^ I09- En changeant la pofition du balancier, on conçoit qu’il faut de même déplacer la roue d’échappement H, & la détente d’échappement, &c.
- Plan de la Montre Aflronomique. Ckangemens a faire au.
- rouage.
- 110. Le balancier à compenfation repréfenté, pl. III, fig. p, delaMefure du Temps, remplit parfaitement toutes les conditions reqiiifes , tant pour régler la Montre, que pour arriver à ia compenfation abfolue,. que pour régler la Montre par fes diverfes polirions : mais on trouvera peut-être que ce balancier n’eft pas d’une exécution facile ; le principal défaut que je lui trouve, c’efl que le centre du balancier devient trop pefant èc charge plus les pivots.
- Je préfère donc aujourd’hui le balancier repréfenté, planche du Supplément, figure 8 ; dans ce balancier tout le poids eft porté à la circonférence. Le feul changement à faire à ce balancier , c’eft d’employer quatre James circulaires , au lieu de trois, & au lieu de trois mafîes fixes d3 d, d, quatre petites maffes miles à vis à frottement fur le champ du balancier, pour fervir à régler la.Montre par fes pofitions, comme il eft dit, Mefure du Temps, n° 641. Ces quatre maffes peuvent être rendues plus pelantes ou plus légères, félon que la partie fixe du balancier l’exigera pour arriver à la compenfation. Il faut recourir au même moyen pour rendre les maffes de compenfation plus p e fan tes ou plus légères, félon que la compenfation fera trop forte ou trop foible. Ces mafîes doivent donc être difpofées pour les changer facilement, foit pour les rendre plus pefantes ou plus légères, félon que la compenfation 1 exige , ou pour régler la Montre. . a
- Par cette difpofition ce nouveau balancier remplira les memes conditions que celui propofe anciennement.
- Montre aflronomique de poche n° 3 , exécutée en 1806.
- ni. Le plan du rouage de cette Montre eft le même que
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- 3o Supplément au Traité des Montres à Longitudes.
- celui de l’Horloge n° 73 , repréfenté, planche du Supplément, fig. 6 ; les fécondés étant au centre du cadran , les heures àc les minutes excentriques. Les roues ont les mêmes nombres de dents &: font de même diamètre que dans la fig. 6 • mais la Montre devient plus petite, par la fuppreflion des rouleaux &; du méchanifme de compenfation , & des détentes d’arrêts du balancier ; ainfi la platine-cadran devient plus petite quelle n’eft dans l’Horloge n° 73-
- 112. Cette réduction du rouage a été faite par Jean Martin (ii), artifte habile, lequel a exécuté l’une & l’autre Montre : mais en diminuant la grandeur de la Montre Agronomique n° 3 , il a confervé la même force motrice employée au n072, en employant pour cet effet toute la hauteur de la boîte, de forte que le barillet contient encore un reffort puiffant, qui tire 12 gros.
- 113. Le balancier fait quatre vibrations par fécondés ; fes pivots tournent dans des trous de rubis ; il décrit 260 degrés.
- 114. Le balancier porte la compenfation abfolue des effets du chaud & du froid, par quatre maffes compofées , dont les lames font faites en portion de cercle.
- 115. Ce balancier porte en outre quatre petites maffes, qui fervent à régler la Montre par diverfes pofitions.
- Montre Afironomique n° 3.
- 1 \6. Tous les rubis.
- (2.1) Jean Martin eft né dans ma maifon de Groflay en 1773. Lorfqu’il eut atteint l’âge de treize ans , l'ayant fait travailler quelques temps fous un de mes ouvriers , je lui reconnus de l’adrefle & de Pintelligence. En conféquence, je pris la réfolution de le deftiner à l’Horlogerie & de l’envoyer faire fon apprentiffage auprès de M. Vincent Martin > alors Horloger de la Marine à Breft, chez lequel Jean Martin demeura pendant cinq ans & demi : Jean Martin revint à Groflay en 7793. 11 a travaillé auprès de moi environ neuf ans ; pendant ce temps, il a exécuté , fous ma direélion , plusieurs Montres & Horloges à Longitudes & l’Horloge Agronomique d'un an. L’ayant engagé à s’établir à Paris , je lui procurai le travail de plusieurs Montres, entre autres pour MM. Monges, Guiton-Morveau, Legendre, &c., lefquels ont été contents des foins & du zèle qu’il a marqués. Ces MM. ont fervi à le faire connoître avantageufement. Je crois avoir procuré aux Amateurs un Artifte utile & diftingué.
- pivots du rouage tournent fur des trous de
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- Chapitre IV. Des Montres Astronomiques. 5i
- 117* Nous ne nous arrêtons pas fur les diverfes autres parties de cette Montre , il fuffit de dire quelleeftétablie fur les principes de conftruction que nous avons préfentés ci-devant, d’après ceux de la Mefure du Temps ou Supplément.
- Remarque fur Fufâge des Montres Aflronomiques de poche.
- 118. Les Montres .Agronomiques doivent être réglées par leurs diverfes polirions, St dès lors elles pourroient être portées dans le gouffet comme les Montres ordinaires. Mais pour rendre i’ufage des Montres Agronomiques plus sûr St plus confiant, l’Gbfervateur doit, au lieu de la porter dans le gouf-l'et, les porter dans une poche de la vefte ; il en réfultera que la Montre étant expofëe à une chaleur plus modérée, les huiles fe deffécheront moins promptement, St que lapolition de la Montre fera plus conftamment la même , St qu’il obtiendra une jufteffe plus durable.
- Nouvelle expofition des principes & moyens fur lefquels eft fondé la jufteffe des Montres Aflronomiques, & conclufion fur leur ufage.
- i°. Sur la réduction des frottemens , St leur confiante uniformité.
- 20. Sur le parfait ifochronifme des ofcillations du balancier, St nous répétons ici, que dans une Montre de poche expo-fée à divers mouvemens d inclinaifons, êcc. que c eft particulièrement fur cet ifochronifme que la jufteffe de la Montre
- doit être fondée. r • *
- 30. Sur la parfaite, abfolue St confiante compensation des
- effets du chaud & du froid , cette correétion doit être de rigueur , puifque la Montre de poche eit par fa nature expoiee à toutes les viciffitudes de la temperatuie. .
- 4°. Sur la parfaite correction des effets de pontion & m-clinaifon que la Montre éprouve , & ces. corrections doivent être telles quelles n’influent pas fur fa jultene. .
- On peut juger, par ce que nous venons de dire, combien
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- 52 Supplément au Traité des Montres ci Longitudes.
- ces Montres exigent de foins de d’indultrié, pour les porter au degré de perfection dont leur combinaifon les rend luf-ceptibles.
- Quoi qu’il en foit, nous pouvons alTurer que la Montre Agronomique n° 3 , a été très-bien exécutée, de qu’elle remplit complettement tout ce que j’attendois de fes principes de de fa combinaifon , de qu’à cet égard elle peut être d’un bon ufage pour les amateurs de la perfection.
- Mais nous penfons que l’Obfervateur qui déliré employer la mefure du temps à la détermination des longitudes , foit à la mer j foit à terre , doit choilîr pour cet ufage une Montre dont la polition foit conllamment horizontale, comme la petite Horloge n° 73 , décrite ci-devant.
- Tels font les motifs qui m’ont déterminé à ajouter cette perfection à la Montre Allronomique de poche n° 3. J’ai fait placer un diamant en place du rubis qui recevoit le bout inférieur du balancier, de fait exécuter une fufpen-lion pour rendre la Montre horizontale : ces change-mens ont parfaitement réuffi, car dans la polition horizontale la Montre a une marche très-conltamment exacte. Par cette difpolîtion , la Montre n° 3 devient., étant verticale, Montre portative , de rendue horizontale une petite Horloge à Longitudes.
- Préférence des Montres Horizontales.
- Nous penfons que la Montre doit être Horizontale, parce qu’il elt plus facile de lui conferver cette pofition dans la voiture , que celle verticale ; de nous avons déjà obferve qu’il elt préférable de placer la Montre dans la voiture, que de la porter fur foi , pour lui conferver plus conltamment la même température. Nous in liftons fur cette nécelîité, pour conferver l’état des pivots plus long-temps ; car l’huile fe deiïèche plus promptement lorfque la Montre éprouve une plus grande chaleur.
- Nous
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- Chapitre V. Horloge Astronomique. 53
- Nous obferverons de plus que les Montres d’obfervations ne doivent pas etre portées fur foi, fi on veut en obtenir une juflefTe confiante: car étant expofée à une chaleur fubite de 17 degres, 8c enfuite expofée à une température différente 8c froide, elle éprouvera des variations. Les changemens de la température dans une Montre de poche, fontbrufques 8c fréquens ; au lieu que dans une Montre Horizontale, ils font courts 8c rares : H faut donc pour obtenir plus de juflefse , employer ce dernier moyen infiniment plus fur. Nous renvoyons à ce qui a été dit dans la Suite du Traité des Montres a Longitudesy pag. 99.
- CHAPITRE Y.
- Description d’une petite Horloge Astronomique, pendule à demi-seconde , portant sa compensation, avec TEchappement à vibrations libres * exécutée en ippi et rectifiée en i8o3.
- il 9. Je me fuis occupé, dès 1787, delà conflruélion dune petite Horloge Agronomique dont le pendule bat les demi-fecondes & l’aiguille les fécondés (i). Cette Horloge écoit deftinée à fervir à l’Obfervateur qui voyage. Je fis dès-lors exécuter cette machine par un ouvriei ordinaiie en Pendule, et elle le fut fi grolïièrement, que je fus obligé de l’abandonner. En 1791, je conftruifis & fis .exécuter une fécondé Horloge d’obfervation qui m’a fervi a diverfes épreuves (z), Sc oui , rectifiée depuis, me paroît devoir remplir le but que je métois propofé, celui de fuppleer 1 Horloge dont les vibrations du pendule font dune fécondé, & lervir a
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- 54 Supplément au Traité des Montres à Longitudes. l’Obfervateur qui voyage : c’effc de cette dernière machine dont je dois ici donner la conftruCion de la defcription. Mais nous devons auparavant obferver qu’une telle machine à court pendule, formant néceffairement un régulateur beaucoup moins puiffant que celui de l’Horloge à fécondés à long pendule , de éprouvant plus de frottement par fes vibrations promptes , exige par cela même une plus grande perfeCion de dans fa compolition de dans fon exécution : c’eft par cette raifon que nous croyons devoir indiquer quelques moyens indifpenfables à mettre en ufage pour obtenir de cette petite Horloge à court pendule toute la juftefle que ce régulateur comporte.
- 120. -L’exaCe mefure du temps dans une Horloge à pendule eft fondée fur deux articles; i°, celui de conferver confhamment la même étendue dans les arcs décrits par le pendule ; i° que la compensation des effets du chaud et du froid produite par la combinaifon du pendule foit parfaite de foit toujours la même. Ces deux articles comprennent tout ce que i’Artifte doit réunir, foit dans la compolition de l’Horloge , foit dans fon exécution.
- 121. Pour obtenir des arcs qui foient conftamment de la même étendue, cela dépend, 10^ de la perfection de la ftifpenïlon du pendule ; i°, du peu de frottement de l’échappement ; 30, de la réduction des frottemens du rouage, ce qui comprend la grandeur des roues de leur peu de pe-fanteur, les diamètres des pivots de leur dureté, dec. dec. 4°, de la qualité de l’huile employée aux pivots du rouage, dec.
- in. Quant à la compenfation des effets de la température dans le pendule , on en trouve tous les principes traités avec beaucoup de détails dans VEJJai fur /’Horlogerie. Nous croyons néceffaire de rappeler ici les principales conditions à remplir pour former un bon pendule compofé.
- 123. 1°, Par PexaCe combinaifon des règles ou barres d’acier de de cuivre qui la compofent (3).
- (3) Voy« EJfai fur VHorlogerie, n° 1749 & Mefure du temps} n° 8©©*-
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- Chapitre V. Horloge Astronomique. 35
- 124. 20, Que le jeu de toutes les parties du pendule fe fafïè fans frottement.
- 12 5 • 3 °> Que la pefanteur de la lentille foit proportionnée à * la force des verges du pendule, de que celle-ci ne puiffe être affaiffée par le trop de pefanteur de la lentille.
- 12 6. 40, Que le pendule foit conftruit de telle forte que l’on puiiïe facilement augmenter ou diminuer la compenfa-tion dans le cas où par la nature de l’acier de du cuivre dont il eft compofé, étant différente de celle dont on s’eft fervi pour établir les rapports des dilatations , ne feroient pas les mêmes.
- 127. 50, Que le pendule, ainfi compofé , foit établi fur un pyromètre qui fervira à vérifier la compenfation de le jufte rapport du poids de la lentille avec la force des verges : cette dernière épreuve fe fait en appuyant de en fou-levant la lentille. Si dans cette épreuve l’aiguille du pyromètre revient au même degré du limbe , la pefanteur de la lentille eft bien, fînon elle indique qu elle aftâiffe les verges ou que celles-ci ne font pas libres (4).
- Explication abrégée des principales parties de £ Horloge Agronomique , pendule a demi-Jecondes , avec fa compenfation , échappement a vibrations libres, &c.
- 128. Les figures 1, 2, 4 , planches du Supplément, re-préfentent cette Horloge.
- Les fig. 1, 2, repréfentent le mouvement de l’Horloge et l'échappement libre ; et la figure 4, le pendule à compenfation , avec la fufpenfion à reffort.
- 129. Le rouage de l’Horloge , est compofé de cinq roues, y compris celle de l’échappement, il eft contenu dans une
- (4) Nous renvoyons pour ce qui concerne le Pyromètre à l'EJpû fur l’Horlogerie, n° 1671 de fuiv. & n° 2021.
- E 1
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- 36 Supplément au Traité des Montres à Longitudes.
- cage ayant deux platines quarrées ; la première platine porte les cadrans , fïg. i , et quatre piliers , qui s’aftemblent avec la fécondé platine : une troilième platine de même grandeur que les premières, porte quatre piliers qui s’aftemblent avec la fécondé, à qui ces piliers fervent de fupport : fur cette troilième. platine doit s’attacher la fufpenlion du pendule 3 cette platine doit être fixée dans la boîte de f’Horloge.
- 130. La première roue A du rouage, fïg. 1 , fait un tour en douze heures. Son axe porte le cadran B des heures, auquel répond l’index 1 , fixé à la platine ; la roue À porte aufïi la poulie qui fert à porter Je poids moteur. La roue, des heures A engrène dans le pignon qui porte la roue C de minutes ; le pivot prolongé de ce pignon porte l’aiguille 2 des minutes.
- La roue C engrène dans le pignon b, qui porte la roue moyenne D : celle-ci engrène dans le pignon c dont l’axe porte la roue E de fécondés. Le pivot prolongé de ce pignon porte l’aiguille 3 de fécondés. La roue E engrène dans le pignon d, fur l’axe duquel eft fixée la roue E d’échappement.
- 151. La pièce g H terminée en portion de cercle, eft celle qu’on appelle cercle d’échappement. Le cercle d’échappement porte vers h une entaille formant une palette fur laquelle les dents de la roue agifsent fuccefîivement pour donner l’impulfïon qui entretient le mouvement du pendule; enfuite celui-ci oscille librement au retour du cercle d’échappement, la levée h qu’il porte s’engage fur le bout: £-de la détente, Se en revenant, il la foulève, ce qui dégage la dent de la roue appuyée en f de cette détente : & la dent fuivante de la roue donne une nouvelle impulûon ôc. ainfi de fuite.
- 13 z. L’axe G du cercle d’échappement porte en dehors, de la fécondé platine, fig. 1, la pièce M N, dont N eft un rouleau qui agit fur la fourchette K L mobile en K, 6c lui imprime le mouvement du cercle d’échappement ; mais réduit
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- Chapitre V. Horloge Astronomique. 07 ü décrire un plus petit arc que ne fait le cercle d’Echappe-ment, & félon le rapport donné aux bras de levier K L & M N. Ici ce rapport eft établi pour que l’arc de levée de 1 échappement tranfmis au pendule par un troisième bras qui porte un rouleau qui agit fur la fente faite au pendule, toit réduite à deux degrés, l’amplitude de Tare devant être de trois degrés.
- Ce troifième bras, qui n’est pas repréfenté ici, eft fixé fur r axe K de la fourchette K L fous le pont K.
- Le Régulateur-pendule & fa fufpenfion.
- 13 3. La conftruCtion du pendule à compenfation, repréfenté fig. 4 , eft la même que celle que j’avois propofée en 1787 pour le court pendule que je deftinois à la mefure de la pefanteur par diverfes latitudes (1).
- 134. Ici ce pendule eft repréfenté avec les dimenfions convenables pour obtenir la compenfation abfolue des effets de la température dans le pendule qui bat les demi-fecon-des. La correction eft même trop forte; mais cela eft fait a deiïein de la rectifier par l’expérience même faite par la marche de l’Horloge ; & pour diminuer la compenfation, oa le fait en fubftituant au canon O, qui fupporte la lentille, un autre canon plus court & en remontant d’autant l’écrou P.
- 13 5. Ce pendule eft formé par un chaffis d’acier c d,, c f: la traverfe fupérieure c e porte les crochets CC, qui fervent à fixer le pendule avec fa fufpenfion au moyen de la vis S. Sur le dedans de la traverfe inférieure du chaffis po* fent deux verges de cuivre E, G. Sur les bouts fuperieurs de ces verges appuie le levier I, mobile en I ; fur la verge d a-cier I K, qui fupporte la lentille M ; cette lentille faire en cuivre eft formée de deux pièces quisajuftent fur la verge
- (ï) Voyez Mefurt du temps ou Supplément, n° 816, repréfenté planche XI-figure i.
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- 38 Supplément au Traité des Montres à Longitudes: du pendule ; ces deux calottes font fixées enfemble par des vis.
- La pièce O eft entaillée pour recevoir l’angle de la lentille : au-dessous eft placé le canon O, lequel eft arrêté par Técrou P gradué pour régler l’Horloge.
- Le bas du chaflîs porte l’index w, qui marque les degrés décrits par le pendule fur le limbe gradué R.
- ,139. La fufpenfion eft: à reftbrt ; les bouts fupérieurs des deux lames font fixés à la traverfe B : les bouts de cette traverfe, formés en pivots, entrent dans les trous faits aux ponts A, A , lefquels font fixés fur la troifième platine formant le fupport de l’Horloge : les bouts inférieurs des lames de fufpenfion font fixés fur la pièce C C qui tient à la traverfe fupérieure du chafiîs.
- 137. Cette fufpenfion dont nous venons de donner une notion eft repréfentée en grand * planche VIII, fig. 3 &: 4. de la Mefure du temps , ou Supplément à laquelle nous renvoyons. Voy. n° 720, &c. du même ouvrage.
- Nous terminerons ces Notes en obfervant que la fufpenfion à reftort bien conftruite tend à rendre ifochrones les ofcil-lations de pendule.
- Note fur V Horloge Astronomique et un an j a trois Cadrans.
- Cette Horloge fut conftruite en 1801. Voyez Hiftoire de la Mefure du Temps, T. II, p. 155, art. VI.
- L’échappement à ancre ôt à repos devoir être fait avec une roue d’acier ; & les paliers de l’ancre, en rubis. Idem% p. 159, art. VIII.
- Mais en exécutant cette Horloge, j’ai employé l’échappement à vibrations libres, dont la conftruétion est repréfentée PL du Supplément, fig. 3. Cet échappement a parfaitement réuffi, & d’autant mieux qu’il n’exige pas d’huile , & que le pendule décrit des arcs d’un degré & demi, qu’il conferve tome l’année, U l’Horloge une juftefse confiante.
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- Chapitre V. Horloge Astronomique, oy
- Changement fait a l Horloge Agronomique d'un an.
- Defcription de l'Echappement a vibrations libres pour l'Horloge Agronomique compofe de quatre roues feulement.
- 138. Je fis exécuter, en 1802, l’Horloge Agronomique d un an, dont on trouve la defcription dans l’Hiftoire de la Mefure du Temps, T. II, p. 157, art. VII ; fon mouvement eft repréfenté planche XXIII, fig. 6 , avec un échappement à repos à ancre. Je fis en effet exécuter cet échappement; mais je ne tardai pas a le Supprimer,, après avoir trouvé une com-binaifon d’échappement à vibration libre , au moyen de laquelle j’obtins de très-petits arcs de levée (d’un degré) : c eft cet échappement qui eft repréfenté dans la fig. 3 de la planche du Supplément. Cet échappement fut adapté à l’Horloge, ôc fini en décembre 1802.
- 139. Cet échappement à vibration libre eft conftruit d’après celui adapté à l’Horloge à demi-fecondes, 6c repréfenté fig. 1 6c z du Supplément ; mais réduit a de plus petites dimensions , pour être placé fous le cadran des fécondés de l'Horloge d’un an , ainfi que la figure de la planche du Supplément le repréfente avec les mêmes lettres qui fervent à la defcription.
- 140. La fourchette qui agit fur le pendule eft arrêtée par un pont placé sous la seconde platine.
- 141. La figure 9, planche du Supplément, repréfente le plan e cet échappement.
- A eft la roue de fécondés 8t d’échappement ; cette roue a 0 dents 6c 16 lignes de diamètre; fes dents agiffent fucces-vement fur le cercle d’échappement B, fur le plan droit de sntaille a, qu’il porte, ce qui forme la levee.
- Le cercle d’échappement B fe meut fur deux pivots, 1 ac-on qu’il reçoit de la roue fe communique au levier C, dont
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- 4o Suppïém. cm Traité des Montres ci Longitudes, ect.
- la fourchette c eft conduite par le rouleau b porté par le cercle d’échappement ; ôc par ce moyen l’arc décrit par le cercle, Ôc qui eft de 28 degrés, fe trouve réduit au centre d de ce levier, a deux degrés ôc demi, ôc comme la pièce C a fon centre fixé fur la fourchette qui agit fur le pendule, celui-ci décrit aufli des arcs de levées de deux degrés ôc demi.
- La détente d’échappement ôc la levée ont la même difpofi-tion des échappemens libres décrits dans mes ouvrages : e , fygy repréfente la détente , ôc h la levée. Ces deux pièces roulent chacune fur des pivots ôc par des ponts que je n’ai pas .cru néceflaire d’indiquer.
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- CHAPITRE VI
- Indication des Règles , Observations et Calculs , u < mettre en usage -pour faire servir les Montres Astronomiques (1), ou dy Observations à tems égal (2); 1% à ! usage ordinaire du Public ; 2à la Détermination des Longitudes Terrestres et Matines.
- ARTICLE PREMIER,
- Relatif à l’usage ordinaire des Montres à Tems égal.
- Règle première.
- No*S établirons ici pour règle fondamentale} qu’une telle Montre ne doit et ne peut mesurer qu’un Tems égal, uniforme, appelé le Tems moyen; car il seroit aussi absurde que ridicule de vouloir faire suivre les variations du Soleil à une machine qui par sa nature (3) et ses usages, soit dans la Navigation soit dans l’Astronomie, ne doit mesurer qu’un Tems égal et uniforme.
- Règle II.
- La position naturelle de la Montre Astrono-
- (i) Voyez ci-devant Chapitre IV, ce qui concerne les Montres Astronomiques, page 19.
- (a) J’appelle Montre à Tems égal, celle dontlamarche est constamment uniforme, malgré les variations de la température, des frottemens, etc. Telles sont les bonnes Montres à
- Longitudes.
- (3) Voy. L’art de régler les Pendules et les Montres, etc*
- Art, IV, pu ai, publié, Paris, 1759, je édit. r8oj.
- mique, portative à Tems égal, est la verticale position que l’observateur doit lui conserver constamment, soit qu’il la porte sur soi , qu’il la fasse marcher chez lui en repos, qu’il la fasse servir en mer placée dans un vaisseau, ou qu’il la transporte à terre dans une voilure. Si l’observateur porte la Montre sur lui, il se servira d’un cordon passé autour du col, en Sautoir; ce cordon portera un porte-mousqueton auquel il suspendra la Montre à la hauteur convenable pour qu’elle se tioiire logée dans le creux de l’estomac : si l’observateur veut employer la Montre à trouver les longitudes terrestres, il pourra porter la Montre sur lui, de la manière que nous venons de le dire , ou pour le mieux il la placera dans une boîte verticale attachée à la chaise de poste; ou enfin, si l’observateur veut faire servir sa Montre à la mer, elle devra être placée sur une suspension renfermée dans une caisse avec un thermomètre.
- RÈGLE III.
- h’observateur ne peut pas toucher a la Montr* pour la régler lui-mème.
- Dans lesMontres ordinaires à l’usage du Public, tout possesseur d’une Montre peut la conduire et
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- 4s Chap. VI. Règles . Observations et Calculs
- régler à son gré ; mais il n’en est pas de même pour les Montres d’observations, parce que peu de personnes sont en état de faire ces operations délicates, qui d’ailleurs exposent la Montre à divers accidens, à la poussière, etc. Il vaut donc mieux que celte partie de la Montre soit fermée, et recourir au besoin à l’artiste qui l’a faite. Nous observerons de plus , que, si la Montre est bien faite, on a rarement besoin d’y toucher; il suffit de tenir compte de sa marche.
- Règle IV.
- R est de nécessité absolue , que la marche d’une Montre à Tems égal soit uniforme , mais on ne peut exiger qu’elle soit rigoureusement réglée, c’est-à-dire, qu’elle suive exactement le moyen mouvement du Soleil : c’est une condition difficile à remplir, et il est inutile de l’exiger. Il suffit dans les différens usages de ces machines de con-noître la quantité dont une Montre avance, ou dont elle retarde en 24 heures , afin de tenir compte de son avance ou de son retard journalier, toutes les fois que l’observateur voudra faire tisage du Tems absolu de la Montre pour ses observations.
- On ne doit pas confondre une Montre qui n’est pas réglée avec celle qui varie ; ces deux choses sont tout-à-fait différentes : la Montre qui avance aujourd’hui et qui retarde ensuite, varie; elle ne. peut jamais être réglée et on ne peut compter sur le tems qu’elle mesure ; au lieu que la Montre dont le mouvement est uniforme, peut être réglée : et elle peut même être réputée réglée, lorsqu’on connoît la quantité de son avance ou de son retard journalier, sur le moyen mouvement du Soleil; et il est toujours facile d’en tenir compte, car, si je suppose qu’elle avance de 2 s. par jour, en 5o jours elle devra avaucer d’une minute, etc.
- Règle V.~
- On ne doit jamais loucher à l’aiguille de secondes de la Montre , et seulement à celle des minutes et des heures , et le plus rarement possible , et sur-tout avec précaution.
- Règle VI.
- La Montre doit être remontée tous les jour** à peu près à la même heure. On doit avoir attention à ne pas la monter à rebours, en tournant la clef du côté contraire, crainte de casser des pièce* de la Montre. On observera pour cet effet que, si la Montre se remonte par la face du cadran , on doit faire tourner la clef de gauche à droite , c’est-à-dire, dans le sens même où tournent les aiguilles; si, au contraire, le remontoir se fait en-dessous de la boîte, on doit faire tourner la clef de droite à gauche.
- Règle VII.
- Lorsque la Montre éprouvera dé trop grands froids, au-dessous de la glace , il sera nécessaire de la placer dans un endroit que l’on puisse faire chauffer par le moyen d’une lampe, afin de conserver fluide l’huile qui est employée dans la-Montre: elle ne doit supporter que 5 degrés du thermomètre deReaumur, au-dessus de la glace ; car au-dessous de 5 degrés, non seulement les ’ huiles cessent d’être fluides, mais dès-lors les fr'otlemens deviennent très-nuisibles, et au point de faire arrêter la Montre et de détruire les parties frottantes, tant le froid augmente l’âpreté des corps.
- Règle VIII..
- Lorsqu’on envoie la Montre par terre par 1* ' poste, etc., il faut arrêter le balancier an moyen de la détente destinée à cet usage, etc.
- Os SERTATION PREH I ÈRE.
- La Montre la plus parfaite éprouve à la longue quelques légères variations, à mesure que les huiles s’épaississent , effet qui exige que l’observateur vérifie souvent sa Montre, et tienne compte de ces différence^.
- O BSE STATION II*
- Les Montres àTemségal ou à Longitudes ontui» méchanisme particulier qui sert a corriger les variations causées par les effets de la température;
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- pour régler les Montres Astronomiques. 45
- en sorte que, si l’Artiste a fait choix d'une bonne combinaison pour et; mecbanisme , s’il l’a bien exécuté et s il la conduit au point convenable pour produire l’exacte compensation des effets du chaud et du froid , la Montre n’e'prouvera aucune variation par ces effets. Mais en supposant qu’en passant du chaud au froid , elle éprouve quelques différences dans sa marche, l’observateur peut encore la ramener à l’égalité et tenir compte de ces différences par des épreuves qu'il aura faites, et au moyen desquelles il aura pu dresser une Table ou Equation pour la température.
- tComment Vobservateur doit vérifièr la marche de la Montre, portative a Tems égal , pour son usage particulier.
- On a trois méthodes propres à juger de la marche d’une Montre pour l’usage de l’observateur.
- La première est celle de comparer le Tems de la Montre à celui d’une bonne Pendule à secondes, réglée sur le Tems moyen. Par une première comparaison on trouve la différence du Pems de la Montre à celui de la Pendule. La seconde comparaison faite à la même heure, quelques jours après la première , donne la différence du Tems de la Montre au Tems moyen. Si, dans les deux comparaisons le Tems de la Montre diffère des mêmes quantités sur celui de la Pendule , la Montre est réglée sur le Tems moyen , etc.
- La seconde méthode consiste dans la comparaison du Tems de la Montre au passage du Soleil au Méridien , pour cet effet, si, à l’instant du passage du Soleil au Méridien, on fait maïquer à une Montre l’heure indiquée par la Table qui a pour titre: Tems moyen au Midi vrai, insérée dans la Connaissance des Tems, ou dans VAnnuaire, au jour proposé; et que, quelques jours après cette première comparaison, on compare de nouveau l’heure marquée par la Montie à l’instant du Midi vrai; si la Montre est réglée sur le moyen mouvement du Soleil, il faut qu elle marque exactement la minute et la seconde in diquées par la Table du Tems moyen au Midi vrai pour le jour de cette seconde observation:
- et si le Tems de la Montre diffère eu plus ou en moins de celui^de la Table, ce sera une preuve qu elle n est pas réglée sur le Tems moyen : mais on connoîtra précisément la quantité de son avance ou retard journalier sur le moyen mouvement du Soleil»
- La troisième méthode à employer pour con-noître la marche de la Montre, est celle de faire usage de la Méridienne du Tems moyen (1). La Méridienne du Tems moyeu est fort utile pour régler les Montres sans recourir aux Tables d’E-quation ; car, si on met un jour quelconque la Montre au Midi de la courbe du mois où l’on est, si cette Montre est bien réglée, elle doit toujours suivre le Midi du Tems moyen, lorsque le point de lumière se rencontre sur la suite de la même couxbe.
- Remarque essentielle sur les procédés à suivre
- pour vérifier la marche de la Montre.
- Nous avons établi pour conditions, règles5 et4, que l’observateur ne peut pas toucher lui-même à la Montre pour la régler, ni aux aiguilles même j et ces conditions sont essentielles à la conservation de la Montre-et à la justesse de sa marche. Lors donc que l’observateur voudra vérifier la marche de sa Montre par l’une ou l’autre des mé» thodes que nous venons d’indiquer, il doit simplement noter sur un petit registre ou porte-feuille , la différence du Tems marqué par Sa Montre, au moment qu’il l’observe , soit à la Pendule ou au Soleil. Si la Montre est réglée sur le moyeu mouvement du Soleil, la différence qu’il a trouvée lors
- (i) La Méridienne du Tems moyen est une ligne courbe, faite à peu près comme un 8 de chiffre fort allongé, serpentant autour de la Méridienne du Tems vrai : cette Méridienne est telle que, si l’on a une Pendule à secondes, réglée sur le moyen mouvement du Soleil, et qu’on lui fasse marquer Midi , lorsque la lumière du trou de la plaque passe par cette courbe à l’endroit convenable, marqué par les noms des Mois qui doivent être autour, la Pendule marquera toute l’année Midi, lorsque le Soleil sera dans cette courbe.
- Depuis environ deux ans , le Sénat-Conservateur • fait tracer dans son Palais une Méridienne du Tems moyen; elle est placée au-dessus de la grande porte du Palais, du côté du Jardin.
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- 44 Chap. VI. Réglés , Observations et Calculs
- de la première observation, doit être la même à la seconde. Si cette différence n’est pas la même, il connoîtra ( sans avoir touché à la Montre ) sûrement de combien la Montre diffère du Tems moyen par les notes portées sur son registre.
- ARTICLE IL
- Indication de,s Observations, Calculs, etc.• dont il est indispensable de faire usage, lorsque l’on veut faire servir la Montre à la détermination des longitudes j soit à terre ou à la mer..
- Les méthodes que nous avons indiquées ci-devant pour établir la marche d une Montre , sont suffisamment exactes pour l’usage particulier de l’observateur ; mais ces mêmes méthodes ne peuvent plus être employées, lorsque la Montre est destinée à la détermination des longitudes soit.Terrestres ou Marines. Ici il faut connoître avec la plus rigoureuse précision , la marche journalière de la Montre, et pour cela il faut recourir aux méthodes astronomiques et aux instrumens destinés à ces sortes d’observations. Nous avons traité avec beaucoup de détail, dés Observations et des Calculs que l’usage des Horloges exige pour servir à la détermination des lougitudës, à la mer et h terre , dans l’ouvrage qui a pour titre : Les Longitudes par la mesure du Tems (1) ; etc. Paris, 1775, in-4°.
- Avant de présenter les titres dé cet Ouvrage que l’on peut consulter , nous allons donner quelques observations préliminaires, relatives à l’usage des Horloges à longitudes.
- Observation préliminaire.
- Pour transporter l’Horloge par terre , il faut arrêter le balancier au moyen de la détente
- CO. L’observateur qui désirera s’instruire de ce qui concerne l’usage des Horloges, doit sur-tout consulter l’ouvrage que M. de Fleurieu publia en 1773, et qui a pour titre : Voyage, etc. de l'Imprimerie Royale. L’Appendice qui termine ce grand et bel ouvrage , contient dans le plus grand détail les principes et les règles que l’observateur doit suivre dans l’usage des Horloges pour ta. navigation.
- destinée à cet usage : on doit de même suspendre l’effet de la suspension de l’Horloge en fixant le poids de cette suspension.
- L’Horloge étant arrivée au port, on peut remonter le mouvement et faire marcher le mouvement en écartant la détente d’arrêt du balancier. Mais pour transporter l’Horloge dans le vaisseau, la suspension doit être conservée en arrêt , et-on ne la rendra libre que dans le vaisseau.
- Observations relatives à rétablissement de l’Horloge , etc.
- 1°. L’Horloge doit être placée dans une armoire fermée à’ clef, et dans laquelle elle sera .amarée solidement, mah» de manière cependant à pouvoir au besoin la retirer pour être portée sur le pont du vaisseau, et servir aux observations propres à déterminer l’heure du Soleil; ou, si l’observateur est' muni d’une Montre ordinaire ai secondes , il pourra s’en servir pour faire lès observations qu’il rapportera ensuite au tems de l’Horloge.
- 2°. L’Horloge doit être placée dans lé-lieu dû vaisseau dont la température soit la plus constante et ne puisse changer trop subitement, et dont les agitations soient moins sensibles.
- 5°. La position de l’Horloge dans le vaisseau doit être telle , que les plus grands arcs que puisse décrire la suspension, se fassent dans le sens dû Roulis. Pour cet effet, les i5e et 45e minutes du cadran doivent être dans la même ligne que la quille du vaisseau.
- 4°. Pour déterminer la longitude par le moyen de l’heure donnée par l’Horloge, il est nécessaire dë connoître avec précision, avant le départ du vaisseau,!0, la marche journalière de l’Horloge, c’est-à-dire, là quantité dé son avance ou de- son retard en 24 heures sur le Tems moyen ; 2°, iî faut connoître de même la différence du Tems de l’Horloge à l’heure du Tems moyen du Port de départ.
- La connoissance dé cet état de l’Horloge servira à l’observateur pendant la durée de la campagne pour en conclure la longitude du vaisseau, lorsqu’il aura fait dé nouvelles observations. Pour
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- pour régler les Montres Astronomiques. 45
- cet effet, l’observateur doit tenir un Registre ou 7bumal de toutes ses observations.
- Articles de VOuvrage qui a pour titre
- Les Longitudes par la mesure du Tems (i) y auxquels nous renvoyons l’ob~ servateur chargé d’une Montre portative verticale à Tems égal, lorsqu’il voudra la faire servir à la détermination des Longitudes soit en mer soit à terre.
- Le Chapitre Ier contient les notions générales des longitudes et des latitudes, et comment on détermine les longitudes par le secours des Horloges.
- Le Chapitre II. indique les précautions à employer dans la conduite des Horloges.
- Le Cliap. III. traite de la division du Tems; du Tems mesuré par les Horloges, du Tems. moyen el du Tems vrai de l’Equation du Tems. Voy. p. n.
- Le Chap* IV. des hauteurs correspondantes du Soleil, servant à constater la marche des Horloges Marines dans les ports, et aux calculs, p. 18.
- Chap. V. Méthode exacte pour trouver l’heure en mer par une hauteur absolue du Soleil, p. 2g, Chap. VI. De la déclinaison du Soleil, p. 5y. Chap. VII. Déterminer la latitude par la hauteur méridienne dû Soleil, p. 4o.
- Chap. VIII. Constater la marche dé l’Horloge avant le départ dû vaisseau, etc. p. 45.
- Chap. IX. Déterminer là longitude à la mer par le secours dé l’Horloge, p. 54.
- Chap. X. Usage dés Horloges et des Montres, pour la rectification des Cartes, p. 63.
- Appendice. P. 68 du même ouvrage.
- Article 1er. Trouver les longitudes terrestres par le moyen des Montres à longitudes.
- (jr) Les longitudes par la mesure du. Tems, ou Méthode pour déterminer les longitudes en mer et par les Horloges , et a. terre par les Montres. Paris, 177^ > Par M. Ferdinand Bérthoud.
- Cet ouvrage indique toutes les Observations et Calculs relatifs à la détermination des longitudes, et contient le recueil des Table* nécessaires à l’observateur.
- 1°. Du transport des Montres à longitudes à terre.
- 2°. Des observations qu’il est nécessaire do faire, pour déterminer les longitudes terrestres par le moyen des Montres, p. 70.
- 3°. Trouver l’heure par des hauteurs correspondantes prises avec un quart de cercle, p. 72. 4°. Trouver la latitude et la longitude, p. 73.
- ARTICLE III.
- Ve la construction de l’Instrument propre à établir la marche de la Montre qui doit déterminer la longitude à terre ; des Obser-. vations et Calculs relatifs à cet usage.
- Un avantage précieux dans la méthode des Montres pour la détermination des longitudes terrestres , est celui de pouvoir vérifier leur, marche aussi souvent que l’on veut ; au lien qu’employées à la mer, le vaisseau peut être plusieurs mois en mer sans relâcher; ce qui rend moins certaines ces déterminations, ou, ce qui revient au même, ce qui exige dans ces machines une perfection plus rigoureuse. L’Instrument à employer pour déterminer les longitudes terrestres , doit donc être construit de sorte.que la. vérification de la marche de la Montre se fasses facilement et promptement. Voilà la première des-' conditions à exiger de l’Instrument dont l’observateur doit faire usage. La seconde condition c’est-que cet Instrument soit réduit à un petit volume pour être plus portatif. La troisième condition^ c’est que par sou moyen on puisse obtenir l’heure du lieu de l’observateur, avec-la précision requise, de même que la latitude; enfin que 1 Instrument soit simple et porté à un prix modéré.
- Nous pensons qu’en l’état de perfection où sont portés de nos jours les Instrumens astronomiques , on pourra obtenir les conditions que nous venons d’annoncer ; et peut-être le Cercle astronomique de Mayer, perfectionné par Borda, suffit pour lés remplir. Je me permettrai, à son défaut, d’en proposer un autre que j’ai construit el fait exécuter, il y a environ trente ans, et qui fait partie du dépôt dont je suis chargé par 1« Gouvernement.
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- 46 Ch A P. VT. Règles, Observations et Calculsetc
- Cet Instrument tient lieu du quart de Cercle et de l’Instrument des passages. Comme quart de Cercle , il sert à trouver la latitude et sert à prendre des hauteurs correspondantes du Soleil pour trouver l’heure , et à placer l’Instrument des passages dans le plan du Méridien : comme Instrument des passages , il sert à connoitre promptement la marche de la Montre.
- Pour faciliter l’usage de cet Instrument, l’observateur doit être muni d’une boussole qui servira à diriger la lunette de l’instrument des passages , à peu près dans le plan du Méridien.
- L’Instrument des passages et des hauteurs est représenté Tome II, Planche XIX, de Y Histoire de la Mesure duTems, et sa description, p. i3g, Art. XI du même volume.
- ARTICLE IV.
- î)u transport de la Montre par terre, dans une chaise ou voiture de poste, lorsqu?elle doit servir à la détermination des longitudes I'errestres.
- T V.
- JUorsque la Montre àlongitudes est employée en mer , elle doit être placée verticalement sur sa suspension. Mais cette suspension ne peut pas servir à terre dans une voiture, à cause des mouvemens brusques et irréguliers auxquels elle se trouve exposée. Si donc on veut la laisser ,à demeure dans sa même boîte , il faut alors suspendre les effets de la suspension; mais dans ce cas il seroit préférable de placer la Montre dans une petite boîte particulière faite à ce dessein, parce qu’elle deviendroit moins embarrassante; etl’observateur placeroit cette boîte à côté de lui sur le coussin de la voiture , et arrêtée simplement par des courroies, et la Montre resteroil sensi-
- blement dans la position verticale qui lui est propre; et ai'rivé dans le lieu où l’observateur doit coucher, il poseroit simplement la boite sur une table ou sur une cheminée pour y passer la nuit.
- L’observateur pouiroit porter tout simplement la Montre sur soi, verticalement, dans la poche de sa veste; mais je pense qu’il est préférable de la placer dans une petite boîte, parce que dans sa poche la Montre éprouvera une température qui différera trop de celle qu’elle aura , pendant la nuit, placée sur une table; ce qui poufroit causer quelques changemens dans sa marche,pour peu que la correction des effets du chaud et du froid ne fût pas rigoureusement complète; au lieu que par l’autre moyen la température ne difféiera pas si sensiblement du jour dans la chaise, et de la nuit dans une chambre. D’ailleurs, la position de la Montre sera plus constamment la même dans la voiture et sur la table, qu’elle ne le seroit étant portée dans la poche de l’observateur.
- Remarque.
- Nous avons supposé ci-devant que l’observateur chargé,de déterminer les Longitudes, soit à terre , soit en nxer,étoit muixi d’une Montre Astronomique verticale , parce que ces sortes de Montres peuvent être portées sur soi, et pai’oissent par cette raison plus commodes ; mais nous pensons que la même Montre établie pour servir dans la position horizontale, doit procurer une justesse plus constante, et mérite pai--là d’être préférée sur-tout pour servir à la mer. Cette Montre ayant une suspension; c’està l’artiste a employer le moyen convenable à là position horizontale, en employant un diamant au lieu d’un rubis pour,porter le pivftt inférieur du balancier.
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- SUPPLÉMENT
- AU TRAITÉ
- DES MONTRES A LONGITUDES.
- APPENDICE
- Contenant la Notice ou Indication des principales Recherches et des travaux faits par Ferdinand Berthoud, sur diverses parties des Machines qui mesurent le temps > depuis 17625 jusqu9en 1807,, accompagné cV Observations et d’JEclaircissemens.
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- EXPOSE
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- EX POSÉ
- Des motifs qui ont porté l’Auteur à former la Notice
- cle ses Travaux.
- jes divers Ouvrages que j’ai composés sur l’Horlo-rerie, ou la Mesure du Temps, ont été d’abord destinés i ma propre instruction ; et en les publiant, j’ai pensé [u’ils seroient utiles aux Artistes, et par conséquent au ’ublic : tel a été le but de tous mes travaux. Mais en ivrant au Public le fruit de mes longues et pénibles recherches, je n’ai point prétendu renoncer au mérite le les avoir faits le premier : cependant plusieurs Ouvriers Artistes, etc. ne se sont pas fait de scrupule, en les copiant et les travestissant, de vouloir s’en attribuer l’honneur. J’ai donc cru qu’il était nécessaire de présenter dans une Notice quels sont les objets qui m’appartiennent, et dont aucun n’avoit été publié avant moi. Indépendamment de mon intérêt particulier, il est utile pour l’histoire de l’art de distinguer l’invention de a
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- copie; et peut-être seroit-il convenable que les Artistes qui ont contribué aux progrès de l’art, imitassent le même moyen. Il est aisé de s’assurer que tous les objets qui forment cette Notice m’appartiennent véritablement, puisqu’ils sont tous extraits des ouvrages que j’ai publiés, et qu’aucun des articles n’avoit été connu des Auteurs qui avoient écrit avant moi. Au reste, on ne doit pas m’envier la foible satisfaction que j’attends ; elle est le fruit de longues et pénibles veilles, et de près de 60 ans employés à ce travail fait en France.
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- SUPPLÉMENT
- AU TRAITÉ
- DES MONTRES A LONGITUDES
- APPENDICE
- O U
- NOTICE qui contient VExtrait clés principales Recherches él des Travaux qui ont été faits par l’Auteur , sur les diverses parties des Machines qui mesurent le temps 3 depuis 17 5 2 ^ jusqu’en 1807, accompagné d’Observations et d’Eclaircissemens utiles aux Artistes.
- Les ouvrages que l’auteur a publiés sur la mesure du temps (1), contiennent ses recherches, les principes qu’il a établis , etc. Mais les diverses machines dont on lui doit la construction , ses principes etc., se trouvant éparses dans plusieurs volumes , il a cru devoir en donner une Notice qui réunisse sous un seul point de vue Ile fruit d'un long travail: cette Notice, d'abord entreprise pour l'auteur même, peut devenir utile aux gens de l’art et aux amateurs oui possèdent ses œuvres. Pour cet effet, on a joint aux articles qui en sont susceptibles, des notes ou observations qui peuvent encore contribuer a la perfection de lait.
- sur VHur-en 1773,
- (x \ Les Ouvrages dont on présente ici la Notice, sont, i°, Vissai ;
- . ' 1 1 * * 0 20 le Traité des Horloges Marines , publie
- toge,-le,?* Wie en » , ,fmM *
- Montres à Longitudes, publié en 1807
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- Article I,
- Pendule à Equation.
- Article II-
- Sonnerie d'un an.
- Article III.
- Montre à Equation.
- Article IV. Ptndule à Equation.
- Article V.
- Montre à Equation à répétition.
- Article VI.
- Montre à répétition fcnnant les heures et les quarts.
- Article VII. Thermomètre à . cadran.
- Article VIII. Machine à centrer les roues.
- Article IX.
- Levier ou Balance à pefcr les rejforts moteurs.
- Art. X.
- Balance élajlique pour mefurer la force des rejforts fpiraux.
- 52 Appendice.
- Notice prise de l’Essai sur VHorlogerie , 2 vol. in-4%
- Paris y 1763.
- T O M E I.
- Pendule à secondes, à équation par deux aiguilles concentriques d’une nouvelle construction, présentée à l’Académie Royale des Sciences en 1752 : elle marque lès mois de l’année , leurs quantièmes et les années bissextiles ; sa description, n* a65; vue , planche XIV , fig. 1 et 2.
- Sonnerie qui marche un an sans être remontée avec trois roues seulement. Le moteur est composé de deux poids de même pesanteur , à double mouffle ; ces poids ont chacun trois pieds de descente, la descente s’en fait successivement ; sa description, n° 95 ; vue, pl. IV, fig. 1., 4, 5.
- Montre à secondes et à équation, marquant les mois et leurs quantièmes; sa description, 110 267; vue, pl. XI, fig. 5, 4, 5, 6. Cette montre fut présentée à l’Académie Royale des Sciences, en 1754, de même que la pendule qui suit.
- Pendule à secondes et à équation, à cercle mobile marquant les mois et leurs quantièmes ; sa description, n° 200,267 ; vue, pl. XII, fig. 1, 2 etc.
- Montre à secondes, d’un seul battement, à équation et à répétition, marquant les mois et les quantièmes; elle, marche huit jours sans être remontée ; sa description, n° 3oo ; vue, pl. XIII»
- Répétition de montre qui sonne les heures et les quarts à chaque quart, et les répète à volonté; sa description, n* 54i; vue, pl. XIV, fig. 3.
- Thermomètre à cadran ; sa description, n° 701 ; vue,pl. XIV, _ fig. 7 , 8.
- Machine à centrer les roues d’échappement pour les fondre ; sa description , n'1 447 ; vue, pl. XVII, fig. 5,6.
- Levier ou. Balance pour mesurer la force des ressorts moteurs^ sa descrip. n° 5o8, vu pl. XVIII, fig. i5.
- Instrument d’épreuve et Balance élastique, décrit n° 5i2, vu ph XVIII, fg. 10 et i4. Cet instrument a été destiné aux épreuves de la durée des grands et des petits arcs de vibration d’un même balancier, portant un spiral : à mesurer les degrs de
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- Extrait de VEssai sur VHorlogerie. Tome II. 55
- force cl*un spiral plus ou moins tendu 3 etc. Cet instrument a servi aux premières, recherches faites par hauteur de Y Essai sur T Horlogerie avant 1763, pour parvenir à la découverte de l’isochronisme des vibrations du balancier par le spiral : découverte que cet auteur a terminée en 1768, comme 011 le verra ci-après. Voy. Traité des Horloges Marines, p. 547.
- T0 die IL
- Démonstration de l’engrenage ( pour l’équilibre)* des courbes , des dents , des roues et pignons. Comment tracer ces courbes n° i43o—l446, plan. XX, fig. 5 et 6, et pl. XXI.
- Instrument destiné à faire des expériences sur les suspensions du pendule et sur la résistance de l’air* sa description , n° 1544 ^ vu, pl. XXII, fig. 1.
- Des résistances qu’éprouve un pendule qui se meut dans l’air, n°i 558-3 565.
- Expériences faites sur le pendule libre, n°, i 566—15go.
- De la force requise pour entretenir le mouvement d’un pendule, selon l’étendue de ses arcs, etc* 1591—1624.
- Des pendules qui sont mus par l’action inégale des ressorts, et selon la nature de l’écMappement, ny 1625—1637.
- Echappement isochrone appliqué au pendule, n° 1667—1661. Construction de l’échappement isochrone, n p 1524—1355. Voy. pi. XXIII, fig. 5.
- Instrument ou machine servant a vérifier les effets des ecliap-pemens et les cliangemens qu’ils causent dans la durée des oscillations le pendule libre, n° i653—1656.
- Pyromètre construit en 1755. Essai, n° 1668. Les épreuves
- terminées en 1760. ,
- Utilité du pyromètre pour l’epreuve des pendules a compcn-satoin. Essai, nQ 2021, pour juger sûrement si le poids de la lentille est dans le rapport convenable avec la solidité des veiges
- du pendule. Essai, n°202i. , ,
- De la dilatation et contraction des métaux par la chaleur et
- par le froid, nv 1662—1670. , f }
- Description du pyromètre , instrument compose pour
- Article Xf.
- Démonjtraùoh des engrenages.
- Art. Xlt.
- Injlrument pour faire des expériences.
- Art. XIII.
- Expériences fur les pendules.
- Art. XIV. Expériences fur les échappemens.
- Art. XV. Du Pyromètre
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- Art. XVI.
- Calcul fur la. variation caufée par le pendule.
- Art. XVII.
- Première conjlruc-tion du pendule compofé.
- Art. XVIII.
- Pendule composé de neuf barres.
- Art. XÏX.
- Première Horloge Afirononùque.
- Art. XX. Seconde Horloge Agronomique,
- Art. XXI.
- t/fage du Pyro-mètre.
- Art. XXII.
- Principes du Régulateur desMontres,
- 54 A P P E PT D I C E,
- expériences sur les dilatation et contraction des métaux par diverses températures, n° 1671—1685.
- Précisées expériences faites, le 17 mars 1760, avec le pyromètre, n° 1686.
- Table des dilatations , 110 1696.
- Calcul de la variation de l’Horloge à pendule, causée par l’extension et la contraction de la verge du pendule, n° 1705—1712.
- Première construction d’un pendule composé pour la correction des effets de la température : ce pendule est composé de trois verges, deux d’acier et une en cuivre, et d’un levier pour achever la compensation, n° 1721, pl. XXV, fig. 2.
- Expérience faite avec ce pendule étant .appliqué, le i4 janvier 1760, sur le‘pyromètre, 110 1735.
- Recherches et calculs sur le pendule à compensation , n° 1748-1760.
- Description et dimension d’un pendule composé de neuf barres, cinq d’acier et quatre en cuivre, formé en châssis, n° 1761 1— 1767 , pl. XXIII, fig. 12
- Description de la première Horloge Astronomique, composée par l’Auteur.
- Cette Horloge à secondes sonne les secondes à volonté ; le pendule porte sa compensation ; elle marche un an sans être remontée : descript. du pendule et de la suspension, n° 1769—1781? pl. XXV, fig. 1,2 j celle du mouvement, n° 1782—i8o5 : les figures relatives sont représentées pl. XXVI.
- Construction de la seconde Horloge Astronomique. Recherches et expériences, n° 2008—2029.
- Description du pendule à compensation formé par un châssis de neuf verges, n° 2o5o-—2o58, représenté, pl.XXVIII. Son execution terminée le 23 août 1760.
- Du mouvement de l’Horloge, 110 2009—2047; vu, pl. XXIX.
- Usage du pyromètre pour l’épreuve des verges de pendule composé. Voy. n° 2021.
- Des Montres,
- Du régulateur des Montres, n° 1806—1809.
- Du ressort spiral : des vibrations qu’il produit au balancier , n° 1810—1819.
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- Extrait de VEssai sur VHorlogerie. Tome IL 55
- Réflexion sur la nature du meilleur balancier, n° 1820.
- Du balancier régulateur des Montres, de la manière de déterminer celui qui est le plus propre à mesurer le temps,, n° 1822_
- 1837.
- Des frottemens pour servir à la théorie des Montres ; des effets Art. XXIII. du chaud et du froid sur l’huile que Ton métaux machines qui Des Frottemens. mesurent le temps, afin d’en diminuer les frottemens , 110 385g.
- De la manière de réduire le frottement, 110 i84i—1847.
- Sonnerie de secondes , mécanisme inventé par l’Auteur. Voy.
- Essai, tom. I et n° 692 et suiv. Sa description, tome II, n° 1792 —i8o5.
- De l’effet de l’huile pour diminuer le frottement, n° 185g-—
- 1867.
- Comment réduire le frottement, n° 1869—1872.
- Du frottement ou insistance de l’air, 110 187g.
- Des effets du chaud et du froid sur les Montres : on fait voir Art. XXIV. que la chaleur retarde ou accélère la vitesse des vibrations du froideur
- balancier, selon la nature des frottemens, etc. et produit ainsi ies Montres. des effets contraires, et desquels on conclut les moyens de compenser les effets du chaud et du froid dans les Montres ordinaires.
- Première proposition} n° 1880.
- Le froid augmentant la tension , ou force élastique du spiral, les vibrations du balancier sont plus promptes.
- Seconde proposition, n° 1881.
- Le froid augmente les frottemens et les résistances des huiles dans les pivots du balancier, ce qui rend ses vibrations plus lentes etc.
- i Les nos 1881—1893 et suivans expliquent les moyens de compensation dans les Montres.
- Remarque du n° 1894.
- Si on pouvoit détruire entièrement les frottemens et les effets des huiles sur le régulateur d’une Montre, elle ferait alois ces écarts considérables par les changemens de température \ car e froid et le chaud agissant uniquement sur le spiral, et celui-d acquérant ou perdant de son élasticité par le chaud et pai e 101c ,
- Art. XXV.
- Remarque ejfen-tïelle fur les effets de la température tt des frottemens.
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- Art. XXVI.
- Infiniment pour l'épreuve des Montres par diverses températures.
- Art. XXVII.
- Propriété des èchap-pcmens de l’ifochro« niftne des vibrations, &c.
- 56 IAppendice.
- les vibrations seroient beaucoup plus promptes par le froid et plus lentes par la chaleur, comme nous le ferons voir en traitant de l’Horloge Marine, cliap. XLI1T, d’où l’on croit que cet obstacle des frottemens et des huiles qui semblent s’opposer à la justesse des Montres, est au contraire une des principales causes de leur justesse; car si Faction du froid sur le spiral tend à accélérer Jes vibrations du balancier, la même action sur les huiles et sur les frottemens de ses pivots rend les vibrations plus lentes. C’est en combinant et en opposant ces effets qu’on parvient à la détruire l’un par l’autre, et à compenser l’action du chaud et du froid sur la Montre, ce qui supplée le mécanisme que j’ai imaginé pour mon Horloge Marine. Voy. cliap. XLI ; et si jusqu’ici on a fait des Montres qui vont bien, c’est que, sans le vouloir, les frottemens ont compensé d’eux-mêmes l’action du chaud et du froid sur le spiral.
- Des expériences que j’ai faites pour vérifier les principes établis ci-devaiit sur les effets du chaud et du froid dans les Montres, ir° igo4 —1920.
- Instrument propre à éprouver les Montres par les température, inclinaison, etc. n° 1921, vu pl. XXIV, fig. 5.
- De l’usage des échappemens, leurs propriétés ; de l’isochronisme des vibrations du balancier ; comment on peut y parvenir, n° 1*926.
- Jusqu’ici ( dit l’Auteur ) j’ai traité du régulateur des Montres , expliqué et établi les principes de justesse de ces machines, sans y faire mention de l’échappement, réduisant ceméohanisme au simple effet d’un engrénage qui entretient et donne le mouvement au balancier. Je.suis donc fort éloigné de suivre ceux qui ont écrit avant moi, en attribuant à l’échappement des propriétés imaginaires, démenties par l’expérience et par le raisonnement. J’ai commencé , dans les chapitres précédens, à établir des principes vérifiés par l’expérience sur le régulateur des Montres : je vais faire voir dans celui-ci qu’aucun des échappemens communs ne corrige les inégalités de ,la force motrice. Quant aux effets du chaud et du froid , les principes que j’ai établis, et les expériences que j^i rapportées, ont suffisamment prouvé que l’échappement n’entre pour rien dans les écarts que produisent le chaud et le froid dans les Montres ; ainsi, bien loin que je change l’opinion que j’avançai dans 111a lettre à M. Camus , insérée dans le Mercure de France, le raisonnement et l’expérience n’ont servi qu’à me prouver que
- ce
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- Extrait de VEssai sur VHrlogerie, tome II. 57
- ce que je pensois en 1762 et 1754 , sur la justesse des Montres , est fondé sur des principes certains. On 11e doit donc pas être surpris si je m’arrête sur cet objet ; la théorie que j’ai établie m’ayant paru assez neuve et assez intéressante, pour que je jouisse du seul but que je me suis proposé , celui de m’instruire et d’être utile, etc. Voyez n° 1926 — ig32.
- Echappement construit pour être isochrone dans les Montres, n°
- 1932 et 1933 , vu pl. XXIII, fig. 5, 6.
- Principes sur les forces de mouvement du balancier, n° 1935 — Art. XXVIII.
- 3 g48. Principes sur le
- balancier
- f Calcul de la pesanteur à donner au balancier relativement au moteur, à l’étendue des arcs ; de son diamètre, et du nombre de ses vibrations, n° ig4g—1977*
- De la force motrice des Montres, le ressort, n° 1978—1990.
- Description d’une Montre à secondes d’un seul battement, le Art régulateur formé de deux balanciers , allant huit jours sans remon- Montré à secondes
- ter , n° 1996---2007. Voyez pl. XXVII , fig. 6, 7, 8, 9, IO. à deux balanciers
- allant 8 jours.
- De futilité de VHorlogerie pour la Marine et pour découvrir les longitudes en mer.
- cc J’ai traité ci-devant ( dit l’Auteur ) de l’Horlogerie relative- Art xxx ment à l'usage civil et a l’Astronomie 5 il me reste un objet plus Utilité de l Hrlo-* intéressant à traiter, c’est son application à la navigation. Mais gerie pour la Ma-avant d’entrer dans le détail des principes que j ai établis sui cette partie de la Mesure du Temps, il est à propos de parler de Posage qu’on peut faire des Horloges en mer. Nous allons donner une notice des longitudes, en transcrivant 1 explication donnée par M. Bouquer, dans son Traité de Navigation, p. 63.
- Voyez n° 2o5g — 2073, de l’Essai sur cette explication.
- Examen des principes que Von doit suivre dans la composition d’une Horloge à Longitudes, n° 2080—2091.
- Principes de construction proposés pour l’Horloge Manne, ^rt. XXXf^
- n° 2092 — 2122. truction de VHor-
- loge Ma''”'” ""
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- Art. XXXII.
- Construction de rHorloge n0 I.
- Art. XXXIII.
- Description de VHorloge Marine
- n° i.
- 58 1Appendice.
- Construction abrégée de VHorloge.
- Le régulateur de l’Horloge est composé de deux balanciers de meme diamètre et de même poids ; chaque balancier pèse 5 livres 9 onces 6gros, qui se communiquent leur mouvement par deux roues dentées portées par leurs axes ; l’une de ces roues est d’acier , et l’autre de cui vre. La position des balanciers est celle horizontale , ainsi que celle du rouage ; elle est maintenue telle par une bonne suspension.
- Les balanciers sont suspendus par des lames de ressort, qui en soutiennent la masse.
- Le diamètre de chaque balancier est d’un pied ou douze pouces.
- Chaque balancier pèse trois livres.
- Les vibrations des balanciers sont produites par des ressorts spiraux les plus parfaits possible ; c^est-à-dire, de bon acier, et trempés très-dur après qu’ils sont pliés en spiral.
- Chaque balancier est réglé par un spiral, et de force convenable, pour que chaque balancier, vibrant séparément, fasse ses oscillations en une seconde de temps.
- Les pivots des balanciers roulent dans des trous faits dans des agatlies orientales.
- La compensation des effets de la température est produite par un châssis composé de douze barres ou branches, six en acier et six en cuivre. La verge de cuivre du milieu de ce châssis est double en largeur des autres ; sur le bout de cette verge agit le petit levier, et son axe, un second levier beaucoup plus long ; ce dernier porte à son extrémité une cheville qui fait mouvoir le rateau, dont une pince ou pièce fendue sert au passage du spiral dans cette fente: ce pince-spiral conduit par le châssis de compensation , et tend à allonger ou à accourcir le spiral par diverses températures, et à produire la correction.
- Le moteur de l’Horloge est un ressort réglé par une fusée.
- L’échappement de l’Horloge est composé de manière à rendre isochrone, ou de même durée, les arcs inégaux décrits par le pendule.
- Voyez n° 2092 — 2122.
- Description de ma première Horloge Marine , n° 2125 — 2164, représentée planches XXX, XXXI, XXXII et XXXIII.
- Détail de main-d’œuvre, calcul et expériences concernant cette Horloge , n° 2165> — 2209.
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- Fuirait du Traité des Horloges Marines. yj
- Construction d’une Horloge Marine verticale, avec un seul ba-rixxivnri^ Un POidS7 n° 22LO~~22^1> représentée
- Disposition donnée au poids employé pour moteur de l’Horloge Marine, et empêcher que son action ne soit troublée par les agitations du vaisseau, n° 22175 ce méchanisme vu pl. XXXlV hg. 1. ’
- Horloge Marine à un seul balancier horizontal, et suspendu le Art. XXXIV moteur un poids, n? 22Ô2---223o , vue pl. XXXV. Construction d'un
- Horloge Marine plus simple.
- Compas à mychrornètre pour mesurer les diamètres des pivots, Art. XXXV. pl. XXXV, fig 12, sa description n<> 2 273. Compas à mychro-
- r mètre pour la me-
- TRAITE DES HORLOGES MARINES. sure des pivots.
- Du régulateur des Horloges Marines.
- Principes sur cet objet, n° 72 — .77.
- Quelle doit être la nature des balanciers, selon les diverses agi- art XXXVI. tâtions qu’ils doivent éprouver. Principes sur le rc
- Première proposition. _ _
- Plus un balancier fait un grand nombre de vibrations, dans °s*s dnnes' un temps donné, et moins il est snsceptible des agitations, n°
- 95-98.
- Seconde proposition.
- La vitesse des vibrations du régulateur d’une machine portative, sa masse, etc, doivent varier selon la nature des agitations auxquelles le régulateur est exposé , n° 99 — io5.
- De la manière de déterminer la pesanteur et le diamètre du balancier, n° 112—120. .
- Suite des principes relatifs au régulateur de 1 Horloge Marine ,
- n° 121 —128.
- De Visochronisme des oscillations du balancier produites pat
- le spiral, n° 357.
- c( L’application du ressort spiral au balancier, est une des plus princip£S établis
- heureuses découvertes qu’ait fait l’Art de lTIorlogerie 5 on la doi , sur puochynumt
- ainsi que celle du pendule, àHuyghens. Le spiral cependant, tel qu’on l’a employé jusqu’ici, causoit des écarts considérableuni tdanc,crrarU. Horloges : car, i», on à reconnu, par expenence, que la chaleur
- du spi-
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- 6o Appendice.
- diminue l’élasticité (1) des ressorts, et que le froid (2) l’augmente ; ensorte qu’une Horloge où il est appliqué au balancier, doit retarder par le chaud, et avancer par le froid. 20. J’ai appris, par des expériences- certaines, que les grands et les petits arcs décrits par un balancier,. ne sont pas isochrones , et qu’en général, dans un balancier libre , les grands arcs sont plus prompts que les petits • ainsi, pour peu que le balancier fasse déplus grands ou de plus petits arcs, l’Horloge variera; et cet effet est causé par l’action du spiral. Je vais traiter dans cet article des principes qui m’ont conduit à rendre isochrones, les vibrations d’inégale étendue du balancier ( par le spiral même ) un des objets les plus intéressans des Horloges et des Montres à Longitudes, n° 15y.
- jExamen des effets qui résultent de Vinégalité dans les arcs de vibration du balancier , soit qu’elle soit produite par les change-mens dé la force motrice , ou par les agitations du vaisseau. Voy. n° i58 —i4o.
- Par cet examen on prouve que l’isochronisme des vibrations ne peut avoir'lieu parun échappement quelconque, et qu’011 ne peut l’obtenir que par le régulateur même.
- Comment on peut obtenir par le spiral Visochronisme des vibrations du balancier, n° i4i — i4g, comprenant quatre propositions qui établissent les loix de l’isochronisme du spiral.
- Sur les lames d'acier servant à faire des ressot'ts spiraux, n° i5o — i5q.
- Des qualités qu’il faut ajouter à un spiral isochrone pour qu’il conserve ses propriétés, etc. no i5o —182,
- Du rapport qu’il y a entre la pesanteur du balancier et la force de son spiral, comment trouver la force du spiral, le balancier étant donné y ou le spiral étant donné , trou ver la pesanteur du balancier, n° i85 — 200.
- Expériences faites sur la progression de la force des ressorts spiraux, pour servir à prouver les principes établis, np i4i, et suite sur l’isochronisme des vibrations du balancier. Voyez n° 201——a4t.
- (1) L’élasticité est cette propriété des çorps à ressort, par laquelle, lorque leur figure a ete changée par quelque effort, ils reprennent cette figure, lorsque l’effort vient à cesser : c’est cette propriété qui constitue le ressort.
- C’est en vertu de l’élasticité qu’un ressort écarté de son repos tend à y revenir; mais c’est en vertu de sa pesanteur qu’il fait autant de chemin dé l’autre côté de son repos , et qu’il produit des vibrations.
- (2) Nous traiterons ci-après des moyens de corriger ces effets de la température.
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- Extrait du Eraitè des Horloges Marines* Ci
- Mêchanisme de compensation'.
- De la matière du balancier, n° 242 — 246.
- De l action du chaud et du froid sur le régulateur d’une Horloge Marine , n° 247 — 2 54.
- Des moyens de compenser les effets du chaud et du froid dans les Horloges Marines , n° 255— 267 — 272.
- De Véchappement, n° 275 — 283.
- Du rouage des Horloges Marines, n° 284— 5o4.
- Du moteur de l’Horloge Marine, n° 3o5 — 5a5.
- Art. XXXVIH.
- Delà compensation des effets de la température dans le s Horloges Marines.
- Art. XXXIX.
- De l'échappement de l’Horloge.
- Art. XL.
- Du rouage.
- [Art. XLI.;
- Du moteur.
- De la suspension des Horloges Marines , n° 524 — 542. Art. XLII.
- De la suspension.
- Horloge Marine, n° 2; Régulateur forme par deux balanciers Art XLUl suspendus par des ressorts, les quatre pivots roulant chacun entre De l'Horloge Ma* trois roulant. Chaque spiral ayant son mécanisme de compensa- rïne,n° 2. tion composé des deux châssis, la pl. V fait voir l’Horloge en profilsa description , n° 5o4.
- Le plan de l’Horloge est vu pl. VI ; sa description , n° 617.
- La pl. VII représente la compensation des effets du chaud et du froid ; chaque châssis est formé de seize tringles, huit en acier et huit en cuivre. Les tringles du milieu, qui sont en cuivre, agissent sur un petit levier dont le bras opposé, beaucoup plus long, agit sur un bras du pince-spiral, de telle sorte que le spiral devient plus court à mesure que la chaleur ralentit les vibrations, il et plus long lorsque le froid les accélère : de cette combinaison, il résulte que l’Horloge ne varie pas du chaud au froid.
- Cette Horloge fut construite en 1765, et son exécution terminée en 1764. Voy. Appendice , n° 4.
- Horloge Marine, n° 3, ou Montre Marine verticale. La planche Art. XLIV. VIII représente les diverses parties de cette Montre. Construction de la
- La construction de cette Montre est expliquée, n° 556. Montre Manne,
- Dans les Horloges uniquement destinées pour la mer, on peut 1 3* employer, comme je l’ai fait dans mes deux premières Horloges, un grand balancier pesant à vibrations lentes : mais dans une Horloge portative, qui doit éprouver des mouveinens plus irré- i guliers, il faut que la vitesse de son balancier et le nombre de j
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- 6 2- A P P E N B I C E-
- ses vibrations suppléent à la masse d'un grand balancier à vibrations lentes.
- Je construisis en conséquence de ces principes, n° 5, avec un balancier qui fit quatre vibrations par seconde, et dont le diamètre est de deux pouces ou 24 ügnes’, et le poids de trois à quatre gros.
- Pour réduire les frottemens des pivots de balancier à la plus petite quantité possible, je iis couler chacun de ces pivots entre trois rouleaux du plus grand diamètre que le volume auquel je in’étois restreint, a pu permettre, et les pivots tant du balancier que des rouleaux sont aussi petits que la pression qu’ils éprouvent pouvoit supporter.
- Le mécanisme des compensations étoit dans cette Montre la même que dans les deux premières Horloges Dans la suite, je supprimai ce mécanisme pour en employer un plus simple, une lame composée d’acier et une de cuivre rivées l’une sur l’autre, agissant sur le pince-spiral.
- J’appliquai à la Montre l'échappement à cheville à repos d’un très petit rayon ; mais malgré tous les soins apportés à son exécution , il éprouvoit de grands frottemens variables par l’effet de l’huile qu’il exige, ensorte que je l’ai supprimé pour y adapter l’échappement libre, qui a très-bien réussi. Yoy. sa description, n° 1002. Il est représenté , pl. VIII, fig. 6 et 7.
- Je construisis et adaptai à cette Montre un mécanisme particulier fort utile pour sa conservation, etc. C’est une détente mise en action par la fusée, et qui sert à arrêter le balancier avant que Je ressort ne soit arrivé au bas. Cette détente sert sur-tout, lorsque dans le transport par terre on oublie d’arrêter le balancier, qui, abandonné à lui-même éprouvant les secousses de la voiture, ne manqua pas de briser quelques parties de l’échappement, ainsi que cela est arrivé aux Horloges qui n’avoient pas cette mécanique, et dont la négligence des Observateurs n’avoient pas arrêté le balancier. Cette détente, aussitôt qu’on remonte les Montres ainsi arrêtées, rend la liberté au balancier, qui reprend sa marche. Un bras qui répond à cette détente sert aussi à remettre la Montre à l’heure et à la seconde.
- Ce mécanisme est représenté pl. VIII, hg. 2, à son explication, n° 579; il n’a été appliqué qu’à l’Horloge n° 2, et à la Montre n° 3; et c’est par une mauvaise économie que je l’a vois
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- JSxtr. du Traite des Horl. Mar. Montre Mar. t?° 5. 63
- bandonné.. je viens de l’employer de nouveau dans mes Montres >ortatives, n° 72 , 7.3, etc.
- Le Cadran de la Montre n° 5, a un peu moins de cinq pouces le diamètre , la boîte en cuivre a la figure ordinaire des boîtes de Montrés.
- De la Montre n° 3.
- La Montre Marine fut terminée au commencement de novembre I763. • _ rr
- Après que l’auteur eut fait diverses expériences particulières, qui furent achevées vers lè milieu de 1764, il proposa à M; le duc de Choiseul', alors Ministre de la Marine, qu’il en fit faire l’essai en mer : ce Miniàtré ordonna , ën conséquence, que M. l’abbé Cliappe fût chargé d’en faire Tépreuve, et que M\ Duhamel y assisteroit. Ces MM. se rendirent à Brest en octobre 1764, où l’on a voit armé la frégate l’Hirondelle •, commandée par M. le Chevalier de Goimpy. On peut voir les détails de cette épreuve dans l’Appendice, n° 6, du Traité des Horloges Marines, qui contient lè Mémoire de M. l’Abbé Chappe, lu à la rentrée publique déJ l’Acddémie des Sciences , le 14 novembre 3764.
- Au commencement de 1766, l’auteur reçut ordre du Gouvernement de faire un. second voyage à Londres : le succès en fut le même qu’auparavant ; il ne vit pas la Montre d’Harrisson, ainsi qu’on l’a voit fait espérer, malgré l’offre du Ministre de France de lui payer 5oo liv. sterling : il ne voulut pas y consentir pour une telle bagatelle (1).
- Ce fut à la suite de cet inutile voyage que le Gouvernement se décida enfin à faire construire par ses propres artistes des Horloges Marines, et sans recourir aux étrangers. F. Berthoud reçut l’ordre en date du 2 août - 766, de construire et d'exécuter pour le compte du Roi deux Horloges à Longitudes : ces Horloges, exécutées en conséquence de cet ordre, ont ete connues sous les noms de n° 6 et de n° 8 (2).
- (Heureusement pour l’honneur de nos arts, ce marche u eut pas lieu5 mais le ministre proyoit que les Anglois en savoient plus que nous. Il a fallu se prêter aux circonstances, et nous avons produit, «ans leur secours, des Horloges qui n’ont ri, ri de commun avec la construction de la Montre de Harnsson, et dont
- la perfection l’égale au moins. ,r , ,
- (1) Voyez pag, 3 du Mémoire sur le travail des Horbges et des Montres a
- Art. XLV.
- Epreuve de la Montre Marine , np 3 , en 1764.
- Aiit. XLVL
- Second voyage de l’auteur à Londres.
- 1
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- [Appendice.
- Horloge Marine} n° 6.
- Art. XLVII.
- ConflruElion de
- n“ 6, ordonnée par le Gouvernement.
- Le régulateur de cette Horloge est un seul balancier placé ho-rizontalement et suspendu par un ressort droit. Le balancier fait quatre vibrations par seconde ; son diamètre est 28 lignes : il pèse i Horloge Marine, 200 grains.
- nV A nr/inn not> rs /rt* ^ # # ^
- L échappement est a repos, d une construction particulière , destinée à employer des palettes de rubis, et une roue d’acier trempée très-dur. L’échappement n’agit pas immédiatement sur le balancier ; mais par renvoi comme dans l’Horloge , n° 1 : l’axe de balancier porte un pignon de 4o dents dans lequel engrène une portion de roue ou rateau : c’est sur l’axe de ce rateau que sont ajustées deux portions ou tranches de cylindre formée par des rubis d’Orient. La roue d’échappement porte des dents figurées en plans inclinés qui agissent sur les palettes de rubis. Le mécanisme de compensation est un châssis composé de huit tringles d’acier et de huit tringles de cuivre : les deux tringles de cuivre qui forment le milieu de la largeur du châssis agissent sur le petit bras d’un grand levier, et celui-ci agit sur le bras du pin ce-spiral, comme dans l’Horloge n° 1. Le moteur de l’Horloge est un poids qui descend librement entre trois piliers d’acier qui le maintiennent dans la même position, et par une crémail- 1ère et deux cliquets qui empêchent les contre-coups que pour-roient causer les agitations du vaisseau.
- Les chapitres VIII et IX de la seconde partie du Traité des Horloges Marines servent à expliquer la construction et les épreuves de l’Horloge n° 6, et de celle n° 7. Les figures de ces deux machines sont représentées dans les pl. IX, X, jusqu’à celle XVII.
- L’Horloge n° 6 fut terminée en 1767 5 c’est d’après des épreuves particulières , faites relativement à cette machine , que l’Horloge n° 8 fut construite et exécutée. Cette dernière pouvant être considérée comme une des plus parfaites que T. Berthoud ait produit, et qui par-là mérite quelques détails , nous allons les donner toujours abrégés.
- Horloge Marine , n9 8.
- Art. XLVÏTI. Les Horloges Marines que j’ai décrites ci-devant ( dit l’Auteur )
- Principes & conf- avoient donné assez de justesse pour m’engager à poursuivre ce trutlïon de l’Horloge Mar ne} n B. longitudes > inventées par F. Berthoud, placé à la suite du Tiaité des Montres à Longitudes, . '. .
- travail y
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- "Extrait du Iraitedes Horloges Marines, n° 8.
- travail, mais non pas assez pour me satisfaire. Je voyois au-aelà un terme assez éloigne auquel on pouvoit cependant atteindre. Cette idée, d’une plus grande perfection, que je voyois clairement très-possible me fit commencer l’Horloge n° 8, lors même que les Horloges n° 6 et 7 , venoient à peine d’être finie. C’est cette même Horloge, n® 8 , qui appartient au Roi, qui a été construite et exécutée par ses ordres , et dont l’épreuve a été faite par MM. de Fleurieu et Pingré, dans une campagne de mer qui a duré plus d’un an. Nous donnerons ci-après l’extrait de sa marche pendant cette campagne ; et avant de décrire cette Horloge, nous allons rapporter sur quels principes étoient fondées nos espérances. On verra par les diverses expériences qui ont été faites avec cette machine, que l’on peut, avec quelques certitudes, penser que l’Horlogerie sera un jour très-utile à la navigation, à moins que les efforts des artistes 11e soient arrêtés par les obstacles qu’on voudrait opposer à la découverte qui les occupe , n° 822.
- Recherche sur la composition du Régulateur de VHorloge n° 8.
- Les balanciers des Horloges , n° 6 et 7, ont 28 lignes de diamètre, et font quatre vibrations par seconde. Examinons quelles sont les dimensions les plus convenables à donner au balancier de n° 8 , pour qu’il ait la plus grande force de mouvement possible ( eu égard au volume du tambour dans lequel il convient de le placer ) et que cette force éprouve moins de frottement. Voy.
- n° 823, .
- Si l’on fait battre deux vibrations par seconde au balancier., et qu’il soit de même poids que celui de n° 6, mais double de diamètre, ils auront l’un et l’autre la même force de mouvement, en supposant qu’ils décrivent des arcs semblables j niais les fiot-temens seront comme le nombre des vibrations, cest — a-diie, comme 4 :2. Il est donc préférable de diminuer le nombre des vibrations, et d’augmenter le diamètre du balancier. n 824.
- Si le balancier fait une vibration par seconde , et que son diamètre soit quatre fois plus grande que celui n° 6, ils auront la meme vitesse à leurs circonférences, en supposant les arcs semblables : et si les balanciers ont la même pesanteur, la force de mouvement sera la même ; mais dans ce cas, le balancier a vibrations lentes aura quatre fois moins de frottement ( en supposant les pivots et les rouleaux de même diamètre) ce qui est évident; car la ptsau-
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- Art. XLIX.
- Régulateur de VHorloge n° 8.
- Art. L.
- Le moteur e/l un poids.
- 66 A p p e N d i c s:
- teur étant la même, le frottement sera comme l’espace parcourir par les pivots, c’est-à-dire , comme le nombre des vibrations : des vibrations lentes et un grand Balancier sont donc un moyen sûr d’obtenir un excellent régulateur, n° 82b.
- C’est d’après cet examen que je suis revenu aux vibrations lentes que j’avois employées dans mes deux premières Horloges Marines. Je ne les avois abandonnées que dans la crainte que les agitations du vaisseau ne tendissent à déranger ces sortes de vibrations ; mais j’ai prévenu ce défaut en donnant beaucoup plus d’étendue que je 11’avois fait aux arcs de vibration, et en augmentant plutôt la force du balancier par son diamètre que par sa masse. L’expérience a pleinement justifié ces principes, car dans l’épreuve qui a été faite en mer, on n’a pas pu penser que l’Horloge n° 8, fut plus susceptible des agitations du vaisseau que cell j n° 6.
- Régulateur cle F Horloge n° 8 , et abrège de la construction de
- cette Horloge.
- Le balancier est horizontal et suspendu par un ressort droit.
- Son diamètre est de 55 lig.
- Il pèse 5 onces 1 gros £ 27 grains.
- Le balancier fait une vibration par seconde, et l’aiguille un battement par seconde.
- Le spiral est isochrone; il a 12 pouces \ de longueur, fait huit tours : il a 8 lig. de diamètre. L’échappement est à repos; la roue d’acier a 5o dents portant des plans inclinés qui agissent sur les palettes en rubis. L’axe de ces palettes porte un rateau qui en^ grène dans un pignon nombre, fixé sur l’axe du balancier.
- L’arc de levée de l’échappement est de 70 degrés ; l’arc de vibration 2Ôo degrés.
- La compensation dans cette Horloge est produite par un châssis et un levier, comme dans les nos 1 et 6, etc.
- Le moteur est un poids.
- Voyez la description de cette Horloge, n° 822 — 946, et les planches XVIII et XIX.
- L’Horloge, n° 8 fut terminée le i5 septembre 1768, et transportée à Rochefort avec l’Horloge n° 6, le 12 octobre suivant. Ces deux Horloges furent embarquées sur la frégate Y Iris , commandée par M. de Fleurie 11.
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- Extr. du Traité des Horl. Mar. , Horl. Mar. n° 8. 67
- fcffets des huiles pour changer Vétendue des arcs de vibrations.
- Dans l’épreuve qui fut faite en 1768 et 1969 de cette Horloge Art- H. par M. de Fleurieu, on trouve que les arcs décrits par le balan- Kemar<lue M l'ef-
- ^lepTjt0^ent en l°rs c^u départ, de 24o degrés. Au retour “ 7? a?S.
- de 1 Horloge en 176g, ces arcs étoient de 210 degrés ; donc différence 5o degres en un an. Voyez Traité des Horloges Marines. n° go3.
- Cette différence , dans l’étendue des arcs, a causé un retard de près de i4 deg. par jour.
- La même Horloge, ayant été nétoyée avec de nouvelle huile, fut embarquée en 1771 sur la frégate la Flore , commandée par M Verdure de la Crana.
- Les observations faites par M. le chevalier de Borde et Pingré, commissaire de l’Académie.
- Au départ de l’Horloge n° 8 , le 27 septembre 1771, les arcs décrits parle balancier étoient de 233 degrés. Le 21 novembre 1772, au retour de cette Horloge, les arcs étoient de 228 degrés.
- Donc, différence environ 5 deg. en i4 mois. Traité des Horloges Marines, n° 1470.
- La marche de l’Horloge à son départ ne différoit à son retour que d’environ 1 sec. Voy. n° i466 du Traité.
- Cette Horloge embarquée en.......reçut un coup de canon : elle
- me fut rendue en par ordre du Ministre. A son retour, je la nétoyai et changeai d’huile 5 depuis cette époque le balancier a constamment décrit les mêmes arcs en été et en hiver.
- De VEchappement à vibrations libres , ^967.
- L’échappement à repos à roue d’acier, palette en rubis, dont Àicr. LIÏ. Taxe portant un rateau qui agissoit sur un pignon fixé à l’axe du {”***
- balancier, en multipliant sa vitesse ; cet échappement, dis-je, a voit Jntàvlkrat-0ÇS
- parfaitement réussi dans les Horloges nos 6, 7, et sur tout dans le libres* n° 8 , par des proportions plus favorables ; mais cet échappement étoit,d’une exécution très-difficile, et exigeoit un travail trop considérable pour pouvoir être imité. F. B. fut donc oblige de faire de nouvelles recherches, pour suppléer l’échappement a repos par des rubis; et long-temps avant 1768 il s en étoit occupe . car
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- I
- 68 A P P E N D T C E.
- clés 1754 il composa un échappement à vibrations libres, dontiF a conservé le modèle. C’est ce même échappement, perfectionné et simplifié , qu’il a substitué à celui des Horloges nos 6 et 8 j c’est-à-dire, aux Horloges Marines qu’il a faites depuis 1768.
- \ ce Les conditions les plus essentielles que la théorie exige de l’échappement le plus parfait, sont, 1% que la force du moteur soit transmise sans perte au régulateur au moyen de l’échappement ; c’est-à dire, que la roue d’échappement communique au régulateur la force qu’elle reçoit du moteur , avec le moins de frottement possible. 20, Qu’après que la roue a communiqué l’impulsion au régulateur, celui-ci achève librement sa vibration. 3?, Que l’action de l’échappement ne puisse en aucune manière changer la nature dès oscillations du régulateur; c’est à-dire, que si les oscillations libres du régulateur sont isochrones, ces oscillations le soient encore après l’application de l’échappement à l’Horloge (1). 4°, Que Féchappement 11’exige point d’huile , ensorte que les frottemens qu’il éprouve, soient les plus petits possible, et que par conséquent les variations qui peuvent survenir dans ces frottemens, 11e soient jamais capables d’affecter la marche de l’Horloge , ou d’altérer l’isochronisme de ses oscillations. Telles sont les propriétés que je desirois obtenir d’un échappement, lorsque j’ai traité de la théorie des Horloges Marines (n° 276). Ces propriétés se trouvent heureusement réunies dans l’échappement à vibrations libres, dont la première application a été faite à l’Horloge n° 9, à. la Montra Marine n° 3., et à l’Horloge n0 10. Voyez nos 967,968.
- De l’échappement à vibrations libres , tel que Je le composai en
- 1754, nos 969 — 974 , vu pi. XIX, fig. 4,
- Echappement à vibrations libres plus simple* Voyez noS 077 —-981 , et pl. XIX , fig. 5.
- Echappement à vibrations libres appliqué aux Horloges nos 9 et 10. Voyez nos 982— 1000, et pl. XIX , _fig. 6 ,7, et pl. XX, fig- V 2,3.
- Echappement à vibratoins libres appliqué à la Montre Marine. n° 3 , sa description , n° 1002 — 1006 , représenté pl. VIII, fig.
- 7*
- (1) L’échappement à repos-de l’Horloge n° 8 réunit ces diverses perfections ; exigées: car le frottement du repos est infiniment réduit ; le cylindre qui porte les. palettes de rubis parcourt un très-petit chemin , pendant que les arcs de vibrations multipliées ou fort augmentées par-la roue dè rateau en fait décrire de très-grands : à la rigueur cet échappement pourroit se passer d’huile; car sans huile le balancier décrit de plus grands arcs : mais l’auteur n’a pas* osé tenter de se passer d’huile.
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- Extrait du Traité des Horloges Marines. tfp
- Horloge Marine ïi° 10, à échappement à vibrations libres, Art. LIII. moteur un poids : sa construction, n°ioo7—1026, sa description, ,^n^ruaion de nnoay- ao5x.pl. XX Jtfc
- ckappement à vibrations libres.
- Rapport fait à l’Académie Royale des Sciences sur l’épreuve faite Art LIV en mer par MM. de Fleurieu et Pingré , en 1768 et 175g, Traité Epreuve' faite en des Horloges Marines, Appendice , n° 8, p. 54g. mer en 1768 &
- Montre Marine fort simple pour porter l’heure au vaisseau , n° del HorioSes iog3—1102, pl. XVI, fig. 1,2,3. n
- Sa compensation par un arc de cuivre, appuyé sur une règle d’acier , n° 1 io3. Voyez pl. XVI, fig. 6.
- Clef à remontoir, propre à empêcher les accidens lorsqu'on re- Art. LV. monte en sens contraire. Voyez pl. XXI, fig. 7 • sa description, p. ^efa rem°ntoir. 574, Traité des Horloges , Supplément. Voy. aussi le rt° 810.
- Balance élastique, sa description, n° 1144 ; vue pl. XXV, fig.6. Art. LVI.
- Defcription de la balance élafiique.
- Etuve, sa description , n° i4i5 ; vue pl. XXVI, fig. 1. Art. LVII.
- Defcription de l'étuve.
- Instrument des passages, et des hauteurs correspondantes , pl. Art. LVIII.
- XXVII, fig. 1,3 J sa description , n° l55l. De /’infiniment des
- ° passages et des
- hauteurs.
- Compteur ou Valet Astronomique , pl. XX VII, fig. 2 3 sa description , n° i554.
- Des instrumens et outils nécessaires pour rendre Vexécution des Horloges Marines plus parfaites , n° 1106 — il 5o.
- De la main-d’œuvre pour Vexécution des Horloges Marines, n° 1,15i — i525.
- Art. LIX.
- Compteur ou Valet Agronomique.
- Art. LX.
- Des injlrumens et outils fervant à Vexécution des Horloges Marines.
- Art. LXI.
- Traité de la main-d'œuvre des Horloges Marines.
- Des observations et des épreuves qui servent à constater l’état de Art. LXII.
- perfection des Horloges Marines , n° 1326 — 1457. Des épreuves des
- * ° Horloges avant
- d'aller en mer.
- Extrait de la marche de l'Horloge Marine n°8, dans la campagne de la Flore f en 1771 et 1772 5 n° i466.
- Art. LXIII.
- Marche de VHorloge n* 8,en 1771
- et 1772. -
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- 7° rA p jp e N n i c e.
- De la Mesure du temps, ou Supplèmens au Traité, etc.
- vol. ztz-4° 17B7.
- Art. LX1V. Compensateur isochrone , ou méchanisme propre à suppléer Compensateur iso- l’isochronisme du spiral. Voy. n° 115 ; il est représenté pl. c ront. JY ? fig. g ? 1Q 9 en p]an . de profil y P3 Q , z , fig. 1 et fig. 5 en perspective.
- Des moyens d’obtenir plus de justesse des Horloges Marines dans les voyages de long cours, par une Table d’équation composée des arcs et de la température. Yoy. n° i4 —-22.
- De l’exécution des grands spiraux trempés tout pliés, n° 25—67.
- Art. LXV. . Echappement à vibrations libres, le plus simple; c’est-à-dire,, Echappement a vi- détente-ressort et levée-ressort, principes de sa construction et de détente* - re$-* scm exécution. Voy. n° 68—71 , et 82 — 98 ; il est représenté pl.IV, sort & levée- fig- 6,7. Cet échappement a été appliqué à la Montre de poche à çRessort. Longitudes terminée en 1785. Voy. n° 55.
- Horloge horizontale à Longitudes, il0 XXIV (1) , cl ressort, construite à dessein de suppléer la grande Horloge à poids.
- Art. LXV'ï. cc Les grandes Horloges Marines à poids , n°s 8, 18 (2) et 19 (5) , Horloge à Longl• que j’ai exécutées pour le compte du Roi, sont de très-bonnes tudes, n° XXIV machines ( ainsi que l’expérience l’a prouvé ). Elles ont un ré-
- éH rt t t J it#-v a
- gulateur puissant ; les Irottemens et les résistances des huiles sont réduites à la plus petite quantité ; les ressorts spiraux réglants de ces machines sont isochrones ; ces ressorts sont trempés tout pliés , et d’une trempe parfaite , ensorte que leur force et leur élasticité
- (1) Cette Horloge fut commencée en 1780 et terminée en 1782. Elle est actuellement aux Indes ; elle a été embarquée en 1784 avec l’Horloge n° XXIII sur un vaisseau commandé par M. le Comte de Rosily, ( aujourd’hui Vice-amiral, Directeur du dépôt des cartes de la Marine. ) Cet officier dans cette campagne lit les observations relatives à leur usage.
- (2) L’IIorloge n° 18 servit en 177b à M. le Chevalier de Borde dans la campagne pour fixer la position du côté d’Afrique.
- (3) Les Horloges n° 18 et 19 furent embarquées en 1785 sux les vaisseaux com-inondés par M. de la Pérouse.
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- De la Mesure du Temps, y\
- est constante, ainsi que leur figure. Mais avec tous les avantages que j’ai réunis dans la construction et clans l’exécution de ces machines, comme elles sont à poids , leur volume est si grand, que dans les circonstances actuelles de la guerre ( en mars 1780), toutes parfaites qu’elles soient, il 11’est pas possible d’en faire usage, soit par la difficulté du transport par terre, soit parce que de si grandes machines peuvent être plus sensibles à l’effet de l’artillerie : ce sont ces considérations qui m’ont engagé à construire des Horloges à ressort assez exactes pour suppléer les grandes Horloges à poids , et servir, comme celles-ci, à la rectification des cercles, et à la conduite du vaisseau, en faisant usage de la Table composée des arcs et de la température. Tel est l’objet que j’ai en vue dans la composition de l’Horloge n°XXIV, dont nous allons traiter, et des autres Horloges , n° XXY, n° 4 à ressort, n° 1, etc, décrits ci-après ». n° 161.
- Des moyens de construction employés dans VHorloge n° XXIV, no i5a —164.
- N° i58, application de rubis aux points de contact des leviers de compensation, etc.
- Description de V Horloge à Longitudes n°XXIV, n° 166— 179*
- Cette Horloge est Horizontale ; la force motrice est un ressort égalisé par une fusée,* le balancier est suspendu par un ressort droit ; il est placé au centre delà cage; il fait deux vibrations par seconde ; l’aiguille bat les secondes ; l’échappement est celui à vibrations libres ; la compensation du chaud est produite par un châssis composé de seize tringles , dont l’action correspond au levier de compensation , dont les points de contact sont formés par deux rubis d’orient, n° i65.
- La planche I représente les plans de cette Horloge. Voyez la descrip lion, n° 166 — 17 9*
- Ses dimensions, n° 180 — 185.
- Horloge à Longitudes 110 25,
- ta construction de l’Horloge n° a5 , est la même que celle du Art lxvil n° 24 dont elle ne diffère que par de plus petites dimensions qui Horloge à iengi-la rendent plus commode pour les Navigateurs. Voy. sa descrip- if, *
- Cette Horloge fut commencée en 1781, terminée en 1782, et embarquée en 1785 pour l’expédition de M. de la erouse.
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- Art. LXVIIÏ.
- Horloge n° 4, à ressort - balancier , quatre vibrations par seconde.
- Art. LXIX.
- 'Petites Horloges à Longitudes portatives pour servir en mer et en terre.
- yt [Appendice.
- Horloge horizontale> n° 4, à ressort,
- # Cette Horloge est à ressort, égalisée par une fusée 5 le balancier suspendu par un ressort droit, fait quatre vibrations par seconde. L’échappement est à vibrations libres, ainsi l’aiguille des secondes bat les demi-secondes. La compensation du chaud et du froid est produite par un châssis composé comme dans les grandes Horloges Marines à poids. Cette Horloge fut construite en 1773; j’en exécutai quatre sur les mêmes plans ; elles furent terminées en 1775. Je remis celle n° 4 , en 1776, à M. le Chevalier de Borde, par ordre 'du Ministre. Cet officier s’en est servi utilement dans la campagne faite sur les côtes d’Afrique. Elle est représentée, pl- II, hg. 1, 2. Description, 110 220—22Ô.
- De petites Horloges portatives destinées à déterminer les longitudes, tant à la mer qu’à terre : à la mer, en supportant les agitations du vaisseau et les commotions de l’artillerie ; à terre, transportée dans une voiture , les chocs, etc.
- Les Horloges Marines à poids et celles à ressort dont il a été fait mention ci-devant, sont particulièrement destinées pour des campagnes d’observation servant à perfectionner la géographie. L’auteur s’occupe maintenant, en 1775 (1), de la construction de petites Horloges propres à servir en temps de guerre et à donner la longitude tant en mer qu’à terre.
- Principes de construction de petites Horloges à Longitudes ( Marines et Terrestres. )
- Les Montres à Longitudes qui doivent servir en temps de guerre, pour soutenir sans dérangement les secousses et commotions -de l’artillerie des vaisseaux ; et à terre les cahotages de la voiture doivent être d’une nature différente des grandes Horloges Marines à poids. Les Montres à Longitudes, pour remplir les vues que je me suis proposées, doivent être plus approchantes de la nature des Montres de poche j comme celles-ci elles doivent supporter, sans dérangement, des mouvemens violens et réguliers de toute espèce : et telles sont en effet les propriétés des bonnes Montres de
- (1) Voyez l’ouvrage qui a pour litre ; les Longitudes par la mesure du temps .3 ;iu-4. Partis , 1775, page 68.
- poche,
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- De la Mesure du Temps. 73
- pocîie , que les mouvemens les pins violens du cheval et de la voilure 11e les font pas varier, etc. Voy. n° 22g—246.
- Construction de la petite Horloge à Longitudes ,n° 1 de celle
- espèce.
- Ma première Montre Marine, éprouvée à Brest, en 1764, avoit Art. LXX. été construite à dessein de servir à donner les longitudes à la mer PetlC£ Horloge à et à terre, étant transportée dans une voiture, voy. Traité Lon&P“desJ?°”a~ des Horloges Marines n° 556 ; et cette machine paroissoit répondre ’ à mes vues. Mais la nature delà construction et l’exécution même laissoienl beaucoup à desirer; aussi, peu de temps après les épreuves de cette Montre, me suis-je occupé de la composition d’une nouvelle Montre à Longitudes, propre à se voir à terre transportée dans une voiture, et par-là même en état de soutenir à la mer, non-seulement les agitations du vaisseau, mais plus particulièrement les commotions de l’artillerie ; à servir enfin d’Horloge Astronomique à terre, placée sur une table. Tel a été le but de la composition de la petite Horloge, n° 1, exécutée en 1777, laquelle a servi en 1780 et 1781 dans l’escadre de M. le Chevalier de Ternay; en 1784 à M. de Chasteney-Puységur. Voy. nos 247—258, et la description 110 259—274, représentée pi. V, iîg. 4, 5.
- Le balancier de cette Horloge, n° 1 , est horizontal et suspendu par un ressort ; les pivots tournent entre six rouleaux : il fait six vibrations par seconde ; son spiral est isochrone et trempé tout plié. L’échappement est à vibrations libres; la correction de la température par un châssis : la force motrice un ressort égalisé par une fusée. Voy. 248—262. L’Horloge portée par une suspension. Voy. pl. YI , fig. 1 ; sa description, nos 5i5—3i8.
- Petite Horloge à Longitudes portative , n° 36, plus simple 7 destinée d servira terre et en mer.
- Cette Horloge est horizontale, et portée par une suspension Art. LXXt. pour servir en mer. Elle est à ressort égalisé par une fusée. Le 1W Bvlgp balancier fait six vibrations par seconde, la pointe ni eueuie ce SCTV-ir ^ donner les son axe est trempée et très-dure; elle roule sur un diamant : le Lon^tudes en mer pivot inférieur de l’axe de balancier tourne entre trois rouleaux a à terre. d’un grand diamètre , et le pivot supérieur tourne dans le trou
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- 74 A' P P E N' D I C E.
- du pont élevé , ensorte que ce pivot sert particulièrement à maintenir Taxe verticalement L’échappement est à vibrations libres à détente : l’aiguille des secondes fait trois battemens par seconde. La correction de la température est produite par une lame composée d’acier et de cuivre, qui agit sur le pince-spiral, etc. Voy. la construction nos 295—297 ; sa description, nos 298—512. Elle est représentée, pl. III, bg. 1,2,5. Sa siispension, pl. YI, fîg. 1, est décrite , n° 5i5.
- De la première Montre à Longitudes verticale portative
- ( de poche. )
- le plan d’une Montre de poche à Longitudes dont , . t exécuté en blanc. Voy. Introduction au Traité
- whf)™™ des farines, pag. XXIV. Cette Montre est restée depuis
- lors dans le même état, parce que d’autres travaux m’ont occupé, et que d’ailleurs ce mouvement n’étoit pas assez bien exécuté : enfin, j’ai fait exécuter de nouveau cette machine par un bon ouvrier; elle a été terminée en 1785 pour S. A. R. Monseigneur le prince des Asturies. Voy. chap. XII , p. 101.
- Le balancier fait six vibrations par seconde; ses pivots tournent entre six rouleaux ; les points de son axe sont maintenus par deux diamants. Il a i5 lignes de diamètre et pèse 55 grains.
- Le spiral est isochrone.
- L’échappement est à vibrations libres, à détente-ressort et à levier-ressort.
- La correction pour la température par un châssis composé de seize tringles, etc. Voy. la construction, nos 545—555; sa description, nos 554—067 ; ses dimensions , n° 568; elle est représentée., pl. V,fig. 6,7.
- Art. LXX1I. En 1765, je fis Montre à Longi- le mouvement ft
- Deuxième Montre à Longitudes portative 3 plus simple.
- Art. LXX1II. Sa description, n° 56q—576 ; est représentée, pl. III, figures
- Seconde Montre 4 et 5. portative plus simple.
- Art. LXXIV. Des épreuves relatives a l’isochronisme du spiral , et au méca-Epreuves relatives ni s me de compensation pour la température. Vov. nos 526—551-‘fuirai etc!"57”* U Ees épreuves servant à la formation de la table composée des
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- De la Mesure du Temps. 75
- aies et de la température pour les Horloges Marines. Vov nos 552-58g. J
- Suite à la Mesure du temps, ou Supplément, seconde partie.
- Des moyens de perfectionner les Montres de poche.
- Des causes de variations des Montres de poche. Voy. n° 602— 6o4.
- Principes de construction des Montres Astronomiques de poche, pour obtenir de ces machines la plus grande justesse, les épreuves , etc. n° 5o6—645.
- De la compensation des effets du chaud et du froid dans les Montres de poche, n° 644—64g.
- Description de divers mécanismes de compensation aux Montres de poche , n° 65o—670, représentés pi. III, fig. 5, 7,8 et g.
- Art. LXXV.
- Principes de conf truction des Montres de poche.
- Montre Astronomique de poche à compensation , exécutée en 1764, n° 671—6g4.
- Deuxième Montre Astronomique exécutée en 1766.
- Le balancier a quatre vibrations par seconde ; les pivots roulent dans des rubis ; la compensation de la température, etc.
- Mesure du Temps , n° 681.
- Troisième Montre Astronomique de poche a trois cadrans, a compensation, etc. Voyez pl. III, fig. 6 et 7 ; sa description, n° 6g5-—705.
- Horloge Agronomique d'une construction fort simple.
- « L’exacte mesure du temps, par une Horloge Astronomique , est
- particulièrement fondée sur deux principes; i°, celui de conserver
- constamment la même étendue dans les arcs décrits pai e peu dule; 20, que la compensation des effets du chaud et du trou dans ?le pendule , soit parfaite et toujours la même : ces deux propriétés dans l’Horloge comprennent tout ce que 1 011 doit reunir , soit dans sa composition , soit dans son exécution. » ^
- Art. LXXVL
- Dejcription de divers moyens de compenfation pour les Montres de poche.
- Art. LXXVII.
- Montre Agronomique de poche à compenfation exécutée en 1764.
- Art. LXXV III.
- Deuxieme Montre Agronomique de poche, exécutée en 1766.
- Art. LXXTX.
- Troisième Montre Agronomique plus parfaite et conforme aux principes et à la congruélion établie par i’auteur.
- Art. LXXX.
- Horloge Agronomique fort fimple & exatte.
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- 7 6 Appendice.
- Pour obtenir constamment des arcs de même étendue, cela dépend principalement de la grande perfection de la suspension du pendule, du peu de frottement de l’échappement, et l’état constant de ces frottemens, de la réduction des frottemens des engrenage et des pivots du l ouage , etc.
- Ôn obtient la compensation pour la température par un pendule composé tel que celui à châssis , décrit dans Y Essai sur VHorlogerie , et éprouvé sur le pyromètre. Voy. Essai > n°
- Nous allons présenter ici le plan et la description d’une Horloge Astronomique dans laquelle on a rassemblé tous les moyens propres à obtenir la plus grande justesse. Cette Horloge, construite et exécutée en 1766 , destinée pour M. le Chevalier de Fleurieu, a conservé depuis cette époque la même marche , et le pendule décrit toujours des arcs de même étendue avec la même force motric '.
- Le rouage de celte Horloge est composé de deux platines et de quatre roues seulement, y compris celles d’échappement, les heures , les minutes et les secondes ont chacune leurs cadrans particuliers; et j’ai supprimé par-là les roues de cadratures. Les pignons nombres de 20 dents sont fendus et arrondis sur l’outil, les roues arrondies de même à l’outil ; ce qui a procuré d’excel-lens engrenages, et au moyen des pivots faits d’acier très-dur d’un petit diamètre et parfaitement tournés ronds, ont réduit les frottemens. Cette Horloge marche quinze jours sans être remontée et a un très-petit poids : cependant le pendule décrit des arcs de trois degrés.
- Le pendule est composé de neuf tringles, qui, par les proportions et les épreuves faites à l’aide du pyromètre, forment la compensation exacte des effets de la température.
- Le pendule est suspendu par deux lames de ressorts : cette suspension est disposée de manière à prévenir tout accident dans le transport de l’Horloge , etc. Voy. n° 706—709 ; la description de," cette Horloge, n° 710—727.
- Elle est représentée , pl. VIII, hg. 1,2, 5,4.
- Horloge Astronomique y pendule composé à demi-seconde s première application de Véchappement à vibrations libres.
- Art. LXXXI.
- horloge Afironoml- Les grandes Horloges Astronomiques à pendule composé, batr-fecomle^rentièi'e *ant ^es secondes sont d’excellentes machines ; mais lorsqu’elles application "de éé- doivent servir pour un Observateur qui voyage , elles deviennent chappement à vi- embarrassantes, et elles sont exposées à divers accidens. J’ai donc hâtions libres.
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- De la Mesure du Temps. y y
- cherche le moyen d’obtenir la même justesse en employant un pendule plus court, celui à demi-seconde. Je pense que l’Horloge que je propose ici pourra suppléer celles dont le pendule bat les secondes. - •
- J’ai appliqué à cette Horloge mon échappement à vibrations libres à détente (1) : les vibrations du pendule sont à demi-secondes : ainsi, par lahiature de cet échappement, l’aiguille bat les secondes. Le rouage est disposé, sans cadrature, comme ceux de mes Horloges à Longitudes : les heures, les minutes et les secondes sont excentriques. Le rouage est composé de cinq roues, y compris celle d’échappement ; les dents des roues et des pignons sont faits à l’outil de même que dans mes Horloges Marines.
- Le régulateur de cette nouvelle Horloge est formé par un pendule composé à châssis, exactement de la même construction que celui représenté, pl. XXVIII, de Y Essai sur VHorlogerie.
- La suspension de ce pendule est celle à couteau (2), etc. Voy. n° 728—700. Sa description, n° 701—742 et 740—775. Ces Horloges sont représentées , pl. IX et X.
- Construction cVune petite Horloge Astronomique pour servir à la mesure cle la pesanteur : par diverses latitudes.
- Il seioit fort utile pour déterminer exactement l'effet de la Art. LXXXI1. pesanteur sous diverses latitudes , d’avoir une Horloge à pendule Horloge dejïmée assez sûre pour fixer les quantités dont la pesanteur varie du pôle à la Mesure de à l’Equateur ; et il seroit également utile pour les Observateurs Pesanteur‘ qu’une telle Horloge fût plus portative que celles qui sont placées dans les Observatoires : c’est pour concourir à cette vue que je vais proposer la construction d’une Horloge qui puisse réunir ces avantages.
- (1) L’étendue des vibrations du pendule ne doivent pas excéder 4 degrés : nous observerons sur cela, que les figures qui représentent ici cet échappement, n ont pas la proportion convenable pour cette etendue d arcs j mais cela a etc îcctifie dans l’exécution. Les roues d’éclïappement ont été représentées dans les figures,
- Pl. IX et X, d’un trop grand diamètre, elles cercles d’échappement d’un trop petit rayon. On en verra les proportions dans la Pl. V, du Traité des Montres à Longitudes, et clans la Pl. XI, de VHistoire de la Mesure du Temps.
- (2) J’ai observé, par expérience, que la suspension à couteau dans les courts pendules , est sujette à plusieurs défauts qui influent sur la justesse de J Horloge; car en réglant l’Horloge, le couteau se dérange dans sa rainure, et ira pa* une position fixe. Il vaut donc mieux se servir de celle à ressort, et c est ce que j ai làit depuis.
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- 78 Appendice.
- Pour remplir cet objet, il faut employer un court pendule qui fasse trois vibrations, etc. Voy. 110 816—855. Cette Horloge est représentée, pi. XI, fig. 1, 2,5.
- Moyen simple de compenser les effets de la température dans une Horloge à pendule. Yoy. pl. XL, fig. 4, et la description , n° 854—856’
- Instrumens et outils servant à l’exécution et aux épreuves des petites Horloges à Longitudes.
- Art. LXXX1II.
- Infiniment à grai duer les cadrans.
- Instrument à diviser et graduer les cadrans limbes, etc. pl. VII, fig. 1 ; la description, n° 510—516.
- Voy.
- Art. LXXXIV.
- Infiniment d’épreuves des Horloges.
- Art. LXXXV.
- Compas à mychro-. mètre à double levier pour la mefure de L’épaisseur des lames de fpiraux.
- Art. LXXXVI. Outil à calibrer les lames des ressorts fpiraux.
- Instrument servant à éprouver les Horloges et les Montres à Longitudes, pour l’isochronisme, et par les positions horizontales et inclinées, etc. Voy. pl. VII, fig. 2 ; sa description, n° 517— 5i8.
- Compas à mycliromètre à double levier, pour mesurer 1 épais-reur des lames des ressorts-spiraux. Voy. pl. VII, fig. 4 ; sa description, n° 5ig—5a 1.
- Outil à calibrer les lames des ressorts-spiraux. Voy. pl. VII, fig. 5; sa description, n° 522.
- Grand spiral prêt à être trempé. Pl. VII, fig. 6 ; sa description, n° 525—52 5.
- Traité des Montres ci Longitudes.
- Diverses expériences que j’ai faites depuis quelques temps, m’ont fait recorinoître deux défauts essentiels dans les Horloges à Longitudes à ressort, n° 1, pl. XXVII, etc., décrits dans l’ouvrage intitulé, de la Mesure du Temps ou Supplément au Traité des Horloges Marines.
- La première , c’est que les vibrations des balanciers de ces Horloges sont trop promptes ( six vibrations par seconde. )
- Le second, c’est que les balanciers de ces machines sont trop grands et trop pesans, relativement à la nature de vibrations si promptes.
- De cette combinaison dans le régulateur de ces machines , il en résulte une augmentation considérable dans les frottemens par la trop grande force nécessaire pour ces sortes de vibrations avec des balanciers trop grands et trop pesans j et ces frottemens sont tels
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- Traité de Montres à Longitudes. 79
- que les arcs de vibrations du balancier diminuent promptement, tant par la trop forte pression que les pivots éprouvent, que par la destruction de l’échappement.
- Ce sont ces vices reconnus dansines petits Horloges à vibrations promptes qui m’ont forcé d’en construire de nouvelles , dans lesquelles en diminuant le nombre des vibrations et le diamètre même des balanciers, j’ai pu réduire ces machines à un plus petit volume, ce qui les rend en même-temps plus commodes pour le transport et pour l’observateur même. Tel est l’objet du nouveau travail que je présente ici. Yoy.n° 1—11.
- Observations sur la réduction des frottemens et la nécessité de
- Vextrème perfection de la main d’œuvre dans les Montres à
- Longitudes.
- Dans toute machine qui mesure le temps, la constante justesse de sa marche est fondée sur l’égalité des arcs décrits par le régulateur ; et cette constante étendue des arcs est elle-même fondée sur la réduction des frottemens et sur leur uniformité ; mais si ces conditions sont indispensables dans les machines ordinaires qui mesurent le temps , elles le deviennent infiniment plus dans les Horloges Marines, et sur-tout dans les Montres à Longitudes d’un petit volume. Dans celle-ci il faut réunir à une excellente composition et aux dimensions les plus convenables, la plus rigoureuse perfection dans l’exécution ; car la justesse de la marche de ces petites machines est entièrement fondée sur la réduction des frottemens, et sur leur constante uniformité, n° 12 et 10.
- Montre verticale , n° 46.
- La principale destination de cette Montre est de servir en mer Art.LXXXVII. pour donner la longitude du vaisseau, et cest par cette raison que cette Montre est portée par une suspension ; mais la suspens * ZLckr, fait sion est tellement disposée , qu’au besoin 011 peut oter la Montre quatre vibrations de dessus la suspension et la porter dans sa poche , afin de faci- par fécondé. liter les observations, soit dans le vaisseau, soit a teiie . étant a terre, la montre peut être placée sui une table, etc. oy. n 14.
- Sa construction, n° i5 -22; sa description, n 20 093 îepLé
- sentée pl. I, fig. 1, 2,5, etc.
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- ArtXXXXVIII
- Conjtruflion dans Véchappement à vibrations libres.
- Art. LXXXIX.
- Montre à Longitude verticale et portative , n. 47.
- Art. XC.
- Traité de la main-d'œuvre des petites Horloges ou Montres portatives.
- Art. XCI. Pyromètre à lames compofées.
- Art. XCIL Montre à Longitudes verticale & portative, n° 50.
- 80 Appendice. .
- Description de l’échappement à vibrations libres; détente mise en cage, la levée placée sur l’axe delà détente, n° 42—55. Voy. pi. I, fig.4, 5,6, etc.
- Montre à Longitudes verticale portative, n° 47.
- La montre , n° 47, est destinée à être portée verticalement, soit qu’elle soit dans le vaisseau ou transportée à terre ; mais avec précaution et non dans le gousset, comme les Montres de poche. Voy. n° p3—98. Sa construction, n° 99—106. Sa description, 107—126. Ses dimensions, n° 127—107 et 158—180. Elle est représentée , pl. II, fig. 5, 4.
- Petite Horloge horizontale à Longitudes, n° 48.
- Sa construction, n° i83—-192. Sa description, n° 195—212. Sa suspension, 110 89—92 ; n° 48 est représentée, pl. II, fig. 5, 6.
- Abrégé des opérations de main-d’œuvre pour l’exécution des petites Horloges à Longitudes, des épreuves, etc, Voy. chap. V, n° 221—723.
- De la compensation par le balancier. Voy. n° 724—83o. Les ligures, pl. III, etc.
- Petit pyromètre à lames composées. Voy. pl. III, fig. 1. Sa description, n° 765—771.
- Montre à longitudes portative, n° 5o, à quatre vibrations par seconde; la compensation composée du balancier, complétée par le spiral, n° 772—85o.
- DESCRIPTION (1) DE DEUX HORLOGES ASTRONOMIQUES. Paris, 1792.
- Proposition servant de principe fondamental pour la justesse dune Montre Astronomique, pag. 1 et 2.
- 1° L’isochronisme des vibrations du pendule le plus certain est
- (1) Celte Description en 16 pag. est placée dans le Traité des Montres a Longitudes j après le Mémoire instructif, etc. . .
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- Traite des Àïontres à Longitudes. celui qui est fondé sur la constante égalité des arcs qu’il décrit.
- 81
- 2°, Le régulateur ou pendule doit avoir une grande puissance *ou force de mouvement.
- 5° , Le pendule doit décrire des arcs qui ne soient pas au dessus de deux degrés, ni au-dessous d'un degré.
- 4% On doit employer pour la correction des effets du cliaud et du froid un mécanisme dont l’action soit toujours le même.
- 5°) Les frottemens, tant du rouage que de réchappeinerit, doivent être réduits à la plus petite quantité possible, et de sorte qu'ils puissent être réputés constans.
- 6°, Pour conserver à l’Horloge une maréhe régulière, on doit maintenir dans tous les temps les arcs décrits par le pendule à une parfaite égalité par l’addition de petits poids ajoutés au moteur ou au contre poids : mais nous observerons que si la machine est bien construite et exécutée, cette précaution ne sera pas nécessaire.
- 7°, Au défaut des poids et contre-poids dont nous venons de parler, on peut former une table des variations que l’Horloge éprouve, lorsque le pendule décrit de plus grands ou de plus petits arcs.
- 8°, On peut également former une table des variations que l’Horloge éprouve, et passant par divers degrés de température.
- 9°, Enfin , si l’on vouloit comparer la marche de l’Horloge avec les révolutions diurnes de la terre dans les deux époques de l'été et de l’hiver, il faudroit placer l'Horloge dans une boîte qui lui seroit destinée, afin que, dans ces deux circonstances, elle fût exposée à la même température : c’est de cette manière que j’ai disposé la première Horloge Astronomique, échappement à vibrations libres j dont je vais donner la description.
- Description de l’Horloge Astronomique a échappement, cà vibrations libres par un plan incliné. Voyez pl. IV, et sa description,
- page 7—10.
- Remarque sur cet échappement.
- J’ai exécuté
- après diverses expériences qui m irottemeus nuisibles, parce qu’il c
- ’ * * 1 qu'il vient d'être décrit ; mais
- i t________x 1 ^nrmivnit.
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- m’ont prouvé qu’il éprouvoit des il exige de l’huile , je me suis dé-
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- Art. XCIIÏ. Horloge anomique à échappement libre . exécutée en 1789.
- Art. XCTV. Essai sur les Poids & les Mesures.
- 82 Appendice.
- terminé aie supprimer tout-à fait, pour y substituer l’échappement à vibrations libres, à portion de cercle, représenté pl. Y.
- Depuis l’application que j’ai faite de l’échappement à vibrations libres à cercle, j’ai lieu de penser qu’il remplira parfaitement les vues qui m’ont dirigé dans sa composition ; il n’exige pas d’huile , ensorte que son action sera constamment la même ; aussi je vois que le pendule décrit toujours des arcs de même étendue ; et je suis certain que cet échappement ne trouble pas la nature des oscillations du pendule, qualité que l’on ne peut obtenir des échappemens à repos ni de ceux à recuiement.
- Suite des Montres Astronomiques d échappement libre.
- Cette Horloge, la première de son espèce, fut commencée en 1789 : l’échappement libre à plan incliné fut supprimé en 1790, pour y substituer celui à cercle , tel qu’il est représenté , pl. Y. La fourchette qui correspond au pendule porte une tige d’acier trempé, dont le bout terminé en pivot porte un rouleau qui agit dans une fente faite à travers la tringle du milieu de la verge, et par conséquent agit le plus directement sur ce pendule, que par le rouleau représenté dans les figures en dehors de la verge ; car ici cette action se trouve décomposée.
- Le régulateur de cette Horloge est un pendule à châssis, battant les secondes par la nature de l’échappement libre ; ce pendule fait deux vibrations pendant qu’il n’échappe qu’une dent. Ainsi l’aiguille de secondes fait un battement en deux secondes , et le cadran est divisé en trente parties.
- Les dents des pignons et les dents des roues sont faites à coutil : ces pignons ont deux lignes et demie de diamètre, et sont de vingt dents • celui de la roue d’échappement en a quarante \ ensorte que les engrenages sont sans frottemens , etc.
- Celte Horloge, que j’ai conservée pour mon usage, a été démontée en 2 798 ; depuis cette époque le pendule décrit constamment deux degrés et demi avec le même poids moteur.
- Essai sur les poids et les mesures, ou méthode simple de conserver les poids et les mesures actuellement en usage, etc. Paris ? 1792.
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- Smte du Traité des Montres à Longitudes. 85
- SUITE DU TRAITÉ DES MONTRES A LONGITUDES.
- Vol.in-4°. Paris, 1797.
- Première Part te.
- Principes, Observations, Epreuves des Montres à Longitudes
- portatives s etc.
- La position naturelle des Montres à Longitudes portatives est celle verticale, n° 4.
- Dans les petites Horloges destinées uniquement à la mer, la position doit être constamment horizontale, n° 6.
- Du nombre de vibrations, le plus convenable à faire battre au balancier pour réduire les frottemens , etc. 110 7—17.
- Construction du balancier portant la compensation, n° 18-42.
- Construction la plus simple de l’échappement à vibrations libres*
- Son exécution; ses propriétés, etc. n° 43—99, représenté , pi. IL, suite hg. 8.
- De l’exécution des ressorts-spiraux pour les Mon tre à longitudes dans la nier, n° 100—108. Méthode pour plier la lame en spiral, n° 109—128.
- De la balance élastique servant à mesurer la force des ressorts spiraux, et calcul du poids des balanciers , etc. 110 12g—i42.
- Epreuves des Montres. Voy. n° i45—164.
- Second Partie.
- Montre à Longitudes verticale et portative, n° 60.
- Parmi les diverses Montres portatives que j’ai construites, celle ^RT xcv. qui porte le n° 60 est celle dans laquelle j’ai travaille à réunir Montres à Longl-tout ce qui pouvoit la rendre plus parfaite, la plus commode et tudes verticales <S» le plus portative. Cette Montre a assez bien rempli mon attente portâmes, n° 60. pour devoir en traiter avec les détails nécessaires, n° a55.
- Ses Effets.
- Dans la Montre n° 60, j’ai placé les secondes au centre, par ce moyen elles sont plus apparantes , le cadran ayant toute la grandeur du mouvement ; cette disposition est très-favorable pour l’Observateur, et doutant plus que chaque seconde est marquée naturellement par un seul battement de 1 aiguille.
- Le cadran des heures et des minutes est excentrique et rcn-
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- A P P E N D I C E
- fermé entre le centre de la Montre et le dedans du cadran de secondes : j’ai donné le plus grand diamètre qu’il a été possible à ce cadran des minutes , afin que ses divisions soient aussi apparente pour être observées sûrement et facilement. Nous devons remarquer à ce sujet, qu’à cause de la grande vitesse de l’aiguille de secondes, il vaut mieux qu’elle marque sur un grand cadran et les minutes sur le petit ; par ce moyen l’observateur ne peut jamais se tromper sur le nombre de secondes , car une fois qu’il les a comptés , il a le temps de voir sur celui des minutes à quelle minute ces secondes appartiennent.
- Le balancier fait deux vibrations par secondes. Il porte la compensation des effets du chaud et du froid.
- L’échappement est celui à vibrations libres, n° 236-24o.
- Pour réduire les frottemens des pivots du balancier à la plus petite quantité, ils tournent entre six rouleaux.
- Destination de la Montre n° 60.
- Cette Montre est particulièrement destinée pour servir en mer, placée sur une suspension ; mais elle est disposée de manière qu’au besoin on peut la porter sur soi pour aller à terre , ou sur le pont du vaisseau faire les observations relatives à la détermination de la longitude, etc. Pour cet effet la Montre se porte par un cordon attaché en sautoir autour du col et portant un porte-mousqueton; la Montre se place dans le creux de l’estomac ; c’est de cette manière que je fais usage de la Montre n°6o, et sans qu’elle me cause aucune gêne : par ce moyen la Montre demeure toujours verticale, et elle éprouve moins d’agitation que par toute autre manière de la placer sur soi (1).
- La Montre placée sur sa suspension et posée sur une table, ou sur une cheminée , sert d'Horloge Astronomique , n° 9,41.
- Disposition des diverses parties de la Montre , et sa description, 11° 242---271.
- Ses dimensions, n° 272 — 278.
- Rep résentée pl. II, fig. 1
- r2,5,4.
- Observation sur cette Montre, n° 60.
- Art XCVT. Petite Horloge Horizontale, n° 65 , construite à dessein de don-Petite Horloge ho- ner la longitude pendant les plus longues traversées, iriront ale, n° 63.- « Lorsqu’en .1775 je composai les grandes Horloges a poids >
- (i) Depuis quelques temps, je porte ces sortes de Montres dans une poelie de -veste placée à la même hauteur que par le cordon».-
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- Histoire de la Mesure du Temps. 85
- n° XIV —-XVIII, et XIX, etc, mon intention étoit que ces machines puissent servir à déterminer les longitudes dans les voyages de long cours, sans avoir besoin de vérifications intermédiaires ; ce que l’on devoit obtenir non-seulement par l’exacte mesure du temps donnée par ces machines, mais particulièrement par l’usage, par une Table qui annonçoit d’avance au Navigateur tous les chan-gemens que l’Horloge pouvoit éprouver tant à raison des variations de la température, que de celle des frottemens et résistances des huiles. «Pai appelé Table composée des Arcs et de la Température cette Table; son usage et sa formation ont été expliqués Mesure du Temps, ou Supplément, n° i4. Mais depuis, ayant été obligé de renoncer à la construction de si grandes Horloges , j’ai également abandonné l’usage de cette Table, qui pourroit cependant devenir très utile aux Navigateurs. Enfin aujourd’hui je crois lie devoir mieux terminer cet Ouvrage, qu’en présentant de nouveaux moyens pour avoir une petite Horloge propre à suppléer les grandes Horloges à poids, n° 5i4.
- Principes de construction de l’Horloge Horizontale, n° 5i5-5ig. Du régulateur ; limites de sa puissance, n° 320 — 321.
- De la réduction des frottemens, n° 322 —32g.
- Effets et construction , n° 331 — 34o.
- Description de l’Horloge Horizontale, il0 63, n° 34i — 378.
- Ses dimensions y n° 379 — 582.-Ileprésentée pl. II, fig. 6,6,7.
- Conclusion sur l’usage des Montres Verticales et des petites Horloges Horizontales dans la Navigation.^
- 5°. Les Montres Verticales ne doivent être employées dans la; navigation que comme secondaires. > ^
- 4°.° Que l’on ne doit considérer comme vraies Horloges a Longitudes , que celles dont la position est constamment horizontale et non portative. Voyez pag. 99.
- Histoire de la Mesure du Temps.
- La construction de l’instrument d’Astronomie de ma composition qui sert à observer les passages du Soleil et des Astres au Méridien, et qui tient lieu en même temps de quart de cercle, ou
- instrument de hauteur. , 1)ir . . , ,
- Cet instrument est représenté planche XIX de l Histoire de la Mesure du Temps. Sa description, tome II, pag. 13g.
- Horloge Astronomique allant un an ; planche XXI 1,11g. »
- Sa description ? tom. II, P- 167,
- Art. XCVII.
- Infiniment des paf-fages & quart de cercle.
- Art. XCVIII.
- Horloges Agronomique'd'un an, é-chappemcnt à vibrations libres.
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- [Appendice.
- Art. XCIX.
- Echappement à repos, la roue d?acier & les palettes en rubis.
- Art. C.
- Sufpenfion du pendule à ressort.
- Art. CI.
- Correction hors du pendule.
- Echappement à repos ; la roue d’acier trempé, et les palettes en rubis. Voy. tom. II, p 28.
- Cet échappement a été employé, vers 1766, dans les Horloges Marines, nos 6, 7, 8 et 9 de l’Auteur.
- Echappement à repos pour les Horloges à Pendule ; la roue d’a^-cier et les palettes en rubis. Tom. II, p. i5g.
- La suspension à ressort est préférable à celle à couteau. Voyez sa construction, tom. II, pi. IX.
- O11 peut parvenir à l’isochronisme des oscillations du pendule avec la suspension à ressort.
- Compensation dans une Horloge à demi-secondes , le pendule simple portant une lentille faite en cuivre, sans plomb, la correction hors du pendule.
- Histoire de la Mesure du Temps, pl. XI, fig. 4 et 5 , pag 84.
- Supplément au Traité des Montres à Longitudes y vol. in-4°. Paris, 1807.
- 1
- ArJ* P?* Explication abrégée de la Montre à Longitudes verticale et por-ves ^deLi Montre tative, n° 5o , exécutée en 1791 ; ses dimensions et épreuves , portative n° 50. chap. I, n° 1.
- Art. CIII. Construction de la petite Horloge Horizontale , n° 75, destinée à ^des^hor'^ontale' déterminer les longitudes à la mer et à terre. Voy. ch. II, n° i5.
- n° 73-Art. CIV. Horloge à pendule à demi - fécondés , avec Céchappement libre. 3 avec un nouveau pendule de correction.
- Art. CV. Addition. Conf-truCtion de l'échappement libre appliqué à VHorloge AJ-tronomique , le rouage ayant feulement quatre roues.
- Art. CVI. Des Montres AJlro-atomiques de poche, Montres n° 3 exécutée ai i8c6.
- Montre à Longitudes verticale, n° 72.Voy. chap. III, ^17, n°65. Construction et description de l’Horloge à pendule à demi-secondes , exécutée en 1792 , avec l’échappement libre éprouvé, etc. Voy. ch. V, pag. 55.
- Addition.
- Echappement libre , n° i4i.
- Chapitre IV. Des Montres Astronomiques de poche, p. ig. Principes de construction et d’épreuve.
- Extrait De la Mesure du Temps.
- Montre Astronomique n° 3, exécutée en 1806.
- Résultats j, etc.
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- Supplément au Traité des Montres à Longitudes. 87
- Echappement libre appliqué à l’Horloge chun an. Voy. pl. du Art- CVII. Supplément, fig. 3. Voy. 110 i3q. ^ppifu^^r h™
- loge f l'arc de levée d’un degré.
- Pendule de compensation ayant trois verges sans employer de Art. CVIII. levier. Voy. pl. du Supplément, fig. 4. Pendule à compen-
- Observations et réflexions sur l’invention des rubis percés, et fatwn% l’emploi des diamants et autres pierres dures , pour diminuer le frottement des pivots, et autres parties essentielles dans les machines qui mesurent le temps.
- Dans les ouvrages dont on vient de donner la Notice on a traité très en détail de toutes les parties de la main-d’œuvre pour les Horloges à pendule, à sonnerie, à répétition ; les Horloges à longitudes et les Montres de poche : mais il reste une partie essentielle de main-d’œuvre , qui aujourd’hui commence à être employée par quelques Horlogers ; c’est celle du travail de pierres fines employé particulièrement dans les Montres de poche. ISous rappellerons ici les motifs de l’Auteur vers 1786 (1) , qui l’ont empêché d’en adopter h usage.
- «Je terminerai cette Notice en faisant observer, que dans la composition des Horloges et des Montres à Longitudes, décrites dans le Traité des Horloges Marines , et dans la Mesure du Temps ou Supplément, j’ai eu principalement en vue de construire ces machines. de sorte que les Artistes qui voudront les imiter, puissent exécuter eux-mêmes en entier toutes les parties de ces machines , sans être forcés de recourir à des ouvriers étrangers. C’est par cette raison que je n’ai pas fait usage des rubis percés, quoique ce moyen soit très-bon. Mais nous n’avons en France aucun ouvrier de ce genre; cependant en me privant de ces moyens de perfection de main-d’œuvre, ces machines n’en sont pas moins exactes, leur justesse étant fondée sur la nature de leur composition, et sur les principes sur lesquels elle est fondée, etc ».
- Depuis l’époque dont 011 parle ici , il s’est formé ou établi quelques Artistes livrés au travail des pierres précieuses , tant à Paris qu’à Genève. Mais ce qu’il y a de particulier , c’est que depuis l’année 1700, où ces procédés furent inventés, tous ceux qui se sont occupés de ces sortes de procédés, en ont lait constamment un mystère.
- (1) Voyez l’ouvrage qui a pour titre De la Mesure du Temps ou Supplément au Traité des Horloges Mannes , etc. Introduction, pag. vij.
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- 88 .Appendice.
- De ce qui précède on peut conclure que depuis l’invention des rubis percés, et l’usage de diamants employés dans les Montres vers 1700, cet art a été transmis et exercé par des ouvriers qui se sont réservé leurssecrets, qu’ils ont successivement acheté ; et que cet art ne sera public, que lorsqu’un artiste mécanicien, jaloux de conserver l’art, s’étant instruit de tous les procédés , en fera part au public, en publiant les instrumens et outils de procéder, avec tous les détails nécessaires.
- Quoi qu’il en soit, cet art a sur-tout été utile dans les Montres construites par Harrisson en 1760 , dans celle d’Emery en 1780, et dans celles d’Arnold ; dans ces Montres tous les pivots de la Montre roulent dans des trous de pierre dure ; les parties de l’échappement, etc , s’exercent ou sur des diamants ou des rubis, et le succès de ces machines a répondu à la perfection de la main-d’œuvre employée à la réduction des frottemens.
- Inutilité de ces moyens dans les Montres d’un petit volume, ne peut donc être révoquée en doute ; mais ce moyen même suppose une perfection d’exécution qui 11e sera jamais à la portée que L'art de percer, d’un petit nombre d'ouvriers doués d’une extrême patience et monter et travailler de beaucoup d’adresse, et sur-tout de l’amour de l’extrêmepréci-Les rubis et les ren- g-on. ej- on ct0[t être certain que sans cette extrême perfection
- icrv^l^adoucir ks c^ans trava.il des trous faits en rubis, leur application seroit plus frottemens des pi- nuisible qu’utile»
- Conclusion sur cette Notice.
- J’ai présenté dans cette Notice les principaux articles contenus dans mes Ouvrages ; articles que j’ai droit de réclamer comme m’appartenant; et ce qui le prouve, c’est qu’on ne trouve aucun des articles de cette Notice qui ait été annoncé dans les Livres d’Horlogerie qui ont été publiés avant 1765, époque où j’ai publié Y Essai sur V Horlogerie ; et depuis cet Ouvrage on n'en connoît aucun qui puisse rien réclamer de cette Notice. Je suis donc bien fondé à conclure que tous les articles qu’elle contient, bons ou mauvais, sont mon bien.
- Si on trouve cette Notice un peu longue, on doit se rappeler que c’est le fruit d’un travail opiniâtre, et constamment suivi, et lait en France il y a eu soixante ans au mois de mai i8o5.
- Cette Notice pourra servir à connoître ce que les productions des Artistes à venir auront de nouveau.
- Fin de la Notice.
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