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Rapport adressé à Sa Majesté l'Empereur sur les expériences entreprises par son ordre, pour déterminer les conditions économiques de la fabrication du gaz à la houille
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- RAPPORT
- ADRESSÉ
- A SA MAJESTÉ L’EMPEREUR
- SUR LES EXPÉRIENCES ENTREPRISES PAR SON ORDRE,
- POUR DÉTERMINER LES CONDITIONS ÉCONOMIQUES DE LA FABRICATION
- DU GAZ A LA HOUILLE.
- Votre Majesté a nommé une Commission composée de MM. Régnault, président, Chevreul, Morin et Peligot, membres de l’Académie des sciences, avec mission de déterminer, par des expériences directes, les divers éléments qui permettraient de calculer le prix de revient du mètre cube de gaz à Paris, en supposant les usines établies dans des conditions analogues à celles que les compagnies actuelles d’éclairage ont formulées dans un nouveau projet de marché proposé à la ville.
- La Commission a l’honneur d’adresser à Votre Majesté les résultats des recherches expérimentales auxquelles elle s’est livrée, ainsi que les divers documents quelle a pu recueillir sur la question qui lui était posée.
- MODE HABITUEL D’EVALUATION DU PRIX DE REVIENT DU METRE CUBE DE GAZ.
- D’après les documents qui ont été fournis à la Commission parM. Marguerite, l’un des délégués des compagnies gazières de Paris, le prix de revient actuel, à Paris, du mètre
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- cube de gaz livré au bec, et en supposant les usines situées hors de la ville, s’établit de la manière suivante :
- i° Dépense nette, occasionnée par la houille distillée, et déduction faite de la vente du coke, du
- goudron et des eaux ammoniacales.............................................. of, io54
- 2° Frais de fabrication, épuration, entretien des fourneaux et conduites............ o ,o644
- 3° Frais de distribution et impôts sur les conduites................................ o ,0178
- 4° Frais généraux d’administration.................................................. o ,0229
- 5° Octroi établi sur le gaz entrant dans Paris...................................... o ,0200
- Prix de revient de 1 mètre cube de gaz livré au bec......................... of,23o5
- De tous ces éléments constitutifs du prix de revient, le premier est le seul qui puisse être déterminé par des expériences directes. On ne pourrait obtenir les autres que par une enquête sévère, faite dans les usines elles-mêmes. La Commission n’était pas en mesure de procéder à un examen de cette nature, et elle a dû borner ses efforts à recueillir les données nécessaires pour fixer le premier élément du prix de revient, c’est-à-dire la dépense nette qu’occasionne la production de 1 mètre cube de gaz par le prix de la houille carbonisée, et déduction faite de la valeur des produits accessoires de la fabrication.
- Les compagnies annoncent que le gaz éprouve une perte moyenne de 2 5 p. 0/0 pendant son passage à travers les conduites qui le mènent du gazomètre aux becs de consommation. 20 mètres cubes de gaz reçus au gazomètre ne représenteraient donc que i5 mètres cubes livrés au bec. La Commission, n’ayant pas de longues lignes de conduite à sa disposition, n’a pu vérifier directement cette assertion des compagnies. Quoi qu’il en soit;, en admettant cette donnée comme exacte, le prix de revient of,io54 du mètre cube au bec se traduit par un prix de 0C0791 du mètre cube au gazomètre.
- Voici d’ailleurs comment M. Marguerite détaille ce dernier prix de revient, d’après les résultats moyens obtenus pendant une période de dix années (de 1844 à 185 3 ) dans les huit usines appartenant aux six compagnies qui concourent à l’éclairage de Paris :
- 1 hectolitre de houille a produit. ... ih,29 de coke dont il faut déduire............. o ,49 pour le coke employé au chauffage des cornues.
- Reste
- o\8o de coke pour la vente.
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- Le produit en argent du goudron, en dehors des quantités brûlées pour le chauffage, est
- de......................................................................... of,o43o
- Le produit des eaux ammoniacales est de....................................... o ,0240
- Produit en argent................................ 0^0670
- D’après ces éléments, M. Marguerite établit ainsi le prix de revient du mètre cube de gaz au gazomètre.
- DÉPENSES. * PRODUITS.
- 1 hectolitre de charbon...... 2f,5436 oh,8o de coke, à if,33................... if,o64o
- Goudron.............................. o ,o43o
- Eaux ammoniacales.................... o ,0240
- Produit brut............ if,i3io
- Déchets, non-valeurs aux magasins, etc.,
- i5 p. 0/0.......................... o ,1696
- Produit net............ of,g6i4
- Dépense........................... 2f,5436
- Produit........................... 0 ,9614
- Net de la dépense......... if,582 2
- 1 hectolitre de houille donnant moyennement 20 mètres cubes de gaz, il en résulte que 1 mètre cube de gaz au gazomètre revient à 0^0791.
- Le prix de revient de Thectolitre de bouille distillée par les compagnies gazières s’établit, d’après M. Marguerite, sur les données suivantes:
- Les usines de Paris emploient trois espèces de charbon, dans des proportions différentes, savoir :
- 7 forges gailleteuses de Mons, à............ 2f,5936 l’hectolitre............ if,o374
- y moyen d’Anzin............................. 2 ,2686........................... 0 ,9075
- 7 paillettes de Mons........................ 2 ,9936........................... 0 ,5987
- Prix moyen de l’hectolitre, à la bouche des cornues,
- 2f,5436
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- Le prix de l’hectolitre de ces trois espèces de charbon se déduit des éléments suivants que M. Marguerite donne pour le mois de novembre 1854 :
- FORGES GAILLETEUSES DE MONS. GAILLETTES DE MONS. MOYEN D’ANZIN.
- Charbon à la mine, l’hectolitre . 1 h 2 000 O O O . . . . i',275o
- Chargement . . o ,o5oo 0 ,o5oo . . . . 0 ,0000
- Fret par eau et voie de fer.. . . . o ,9000 o,8ooo . . . . 0 ,7000
- Douane . 0 ,i5oo 0 ,i5oo , . . . 0 ,0000
- Déchargement et camionnage. . . 0 , i836 0 ,i836 . . . . o,i 836
- Mise en magasin . . 0 ,o5oo 0 ,o5oo . . . . 0 ,o5oo
- Transport à la cornue . 0 ,0600 0 ,0600 . . . . 0 ,0600
- Prix de l’hectolitre.. .. 2f,5g36 2f,9936 . . . . 2f,2686
- Le but principal que la Commission devait se proposer était de déterminer, par une fabrication analogue à celle des usines, les éléments pratiques de la production du gaz. Ce travail entraînait nécessairement la surveillance rigoureuse, continue et prolongée d’une usine, à laquelle ses membres n’auraient pu suffire. M. le ministre des travaux publics a bien voulu, à la demande du président delà Commission, désigner M. Descos, ingénieur des mines à Troyes, poursuivre les expériences sous sa direction. La Commission se plaît à reconnaître le zèle avec lequel cet habile ingénieur s’est acquitté de cette pénible mission.
- Les expériences de la Commission ont été faites dans une usine établie spécialement pour cet objet par M. Pauton, à Sèvres, près de la porte de Breteuil. L’usine se compose d’un four rectangulaire contenant cinq cornues en fonte, disposées sur deux rangs, trois sur la ligne inférieure et deux sur la ligne supérieure. Ces cornues sont chauffées par deux foyers conjugués. Les gaz chauds de la combustion enveloppent successivement chacune des cornues, et redescendent ensuite sous une grande cheminée d’appel. Le fourneau est disposé de manière à utiliser la chaleur le plus complètement possible; il n’y pénètre que la quantité d’air nécessaire à la combustion complète, et cet air n’arrive sur le combustible qu’après s’être échauffé aux dépens de la chaleur perdue. Une vanne hydraulique extérieure permet de réglera volonté la quantité d’air qui pénètre dans le fourneau. Le cendrier est isolé de l’air extérieur, on y maintient constamment une couche cl’eau. Cette eau, échauffée par la réverbération du charbon incandescent, produit incessamment de la vapeur, cpii active la combustion et fait- brûler le coke avec une flamme légère. Ces diverses dispositions produisent le double effet d’économiser le combustible, et d’éviter la détérioration des cornues par voie d’oxydation.
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- Le gaz carboné provenant de la distillation de la houille passe d’abord dans une série de condenseurs à l’air libre, dans lesquels l’eau et les huiles les moins volatiles se déposent; de là, par un conduit souterrain, il se rend aux épurateurs, puis au compteur, enfin au gazomètre. Les eaux ammoniacales et les goudrons sont recueillis dans une citerne revêtue de ciment romain, de laquelle on peut les élever au jour à l’aide d’une pompe.
- Les épurateurs sont au nombre de trois; le gaz les parcourt successivement avant de se rendre au gazomètre. Le premier épurateur est rempli de coke; les deux suivants contiennent de la chaux hydratée. Le coke du premier épurateur est changé tous les quinze jours. Ce coke imprégné de matières bitumineuses est employé au chauffage des cornues, de sorte qu’il n’occasionne aucune dépense. La chaux du second épurateur est changée tous les cinq jours, et celle du troisième tous les huit ou dix jours.
- La charge de chaque cornue est de 100 kilogrammes de houille; la distillation exige de . 4 heures à 4 heures et demie. Ainsi, en 24 heures, on passe dans les cinq cornues de 2,5oo à 3,ooo kilogrammes de houille.
- Le compteur sur lequel nous mesurions le gaz fabriqué avait été timbré à la préfecture de police et mis sous scellés, afin qu’il ne fût pas possible d’en altérer les indications. Mais, pour qu’il ne restât aucun doute sur son exactitude, nous avons jugé nécessaire de le vérifier en comparant ses indications aux volumes de gaz recueillis dans le gazomètre et mesurés directement dans cet appareil.
- A cet effet, on a adapté sur la paroi verticale du gazomètre deux échelles métriques, placées aux deux extrémités d’un même diamètre. On mesurait sur ces échelles les accroissements de hauteur qu’éprouvait la capacité cylindrique occupée par le gaz, et l’on notait simultanément sur le compteur le volume du gaz correspondant. D’un autre côté, on avait mesuré suivant deux directions rectangulaires le diamètre du fond supérieur du gazomètre.
- On a trouvé ainsi, pour le rayon moyen du cylindre, en tenant compte de l’épaisseur de la tôle, 7m,0075. On en déduit que la section horizontale du gazomètre est de i54m<1,268.
- D’après cette section et les hauteurs observées sur les deux échelles métriques opposées, dont on prenait chaque fois la moyenne, on pouvait calculer exactement l’augmentation de volume que le gaz avait subie dans le gazomètre. On comparait cette augmentation à celle qui était indiquée par le compteur.
- Dans une première série d’observations, on a trouvé, comme moyenne de six mesures, que î 33 mètres cubes, indiqués par le compteur, correspondaient à 13 îmc,75 recueillis dans le gazomètre.
- Dans une seconde série de neuf déterminations, 2i5mc,5 du compteur correspondaient à 2 09mc,9 du gazomètre.
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- On voit que le compteur indique des volumes plus grands de 2 à 3 p. o/o que ceux qui sont recueillis dans le gazomètre. Cette différence tient à ce que le gaz conserve, à son arrivée dans le compteur, un excès notable de température au-dessus du milieu ambiant, et qu’il se contracté sensiblement en se refroidissant dans le gazomètre. Néanmoins, comme la température extérieure à laquelle se trouvait le gazomètre n’était que de 3 à 4°, c’est-à-dire très-inférieure à la moyenne de l’année et même à celle de la saison d’hiver, auxquelles il convient de rapporter nos observations, et que la correction qui résulterait de cette circonstance rendrait les volumes du gaz recueillis dans le gazomètre sensiblement égaux à ceux qui sont indiqués par le compteur, nous avons pensé que nous pouvions adopter, sans crainte d’erreur, les indications directes du compteur.
- Nous allons décrire, sommairement, la manière dont les expériences ont été conduites, ainsi que les précautions que nous avons jugé nécessaire de prendre, afin que leurs résultats fussent à l’abri de toute contestation.
- Toutes les opérations ont été exécutées sous la surveillance du président de la Commission ou sous celle de M. Descos. Les pesées de houille et de coke, les mesures au compteur et au gazomètre ont été faites par nous. Pour que toute fraude fût impossible, pendant les rares moments où nous étions obligés de nous absenter tous deux, un planton, pris parmi les chasseurs de la garde impériale en garnison à Saint-Cloud, et qui était relevé toutes les quatre heures, exerçait dans l’usine une surveillance rigoureuse, d’après les instructions que nous lui donnions. Le planton avait principalement pour consigne d’empêcher l’entrée dans l’usine de houille, de goudron ou d’une matière combustible quelconque, et de ne laisser les chauffeurs prendre du coke pour le chauffage des cornues que sur un tas, préalablement pesé, que nous mettions à leur disposition.
- Avant de commencer une opération sur une bouille nouvelle, on faisait disparaître de l’usine toutes les matières combustibles provenant de l’opération précédente, et l’on n’y conservait qu’un lot de coke, rigoureusement pesé, qui servait à maintenir la température du four et à effectuer la distillation des premières fournées de houille. Plus lard, le coke nécessaire au chauffage des fours était pris sur le tas de coke produit par la fabrication elle-même. Le coke destiné au chauffage était mis à la disposition des chauffeurs par quantités de 8o kilogrammes.
- Le lot de bouille destiné à la distillation était introduit en entier dans l’usine, pesé et mesuré avec soin. A chaque chargement des cornues, on pesait la portion de îoo kilogrammes de bouille que l’on introduisait dans chacune d’elles.
- Le coke, retiré des cornues, était éteint avec de l’eau, puis amoncelé en un tas auprès du fourneau, jusqu’à ce que l’on eût réuni les produits de trois charges successives, c’est-à-dire de i5oo kilogrammes de houille. On pesait alors le coke produit par les trois
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- charges, quatre heures environ après l’extinction du coke provenant de la dernière charge, et on le reportait sur le tas général.
- On continuait ainsi jusqu’à ce que le lot de houille fût épuisé, ou plutôt jusqu’à ce que le reliquat fût insuffisant pour composer une dernière charge de 5oo kilogrammes. On pesait alors ce reliquat, et on le déduisait du poids total de la houille introduite dans l’usine. En additionnant les charges partielles de houille soumises successivement à la distillation, et les comparant au poids total de la houille introduite primitivement dans l’usine, on avait une vérification de la quantité de houille consommée.
- Enfin, on faisait une pesée générale du coke resté dans l’usine. Le poids total obtenu représentait le produit réel en coke tout-venant donné par l’opération, et devait être égal à la somme des pesées partielles de coke provenant de chaque groupe de trois charges, diminuée de la quantité de coke consommée pour le chauffage, laquelle avait été pesée elle-même pendant toute la durée de la fabrication. La somme des pesées partielles du coke donne toujours un nombre un peu plus fort que celui qui correspond à la pesée générale, parce que, au moment des pesées partielles, le coke conserve souvent une petite partie de l’eau qui a servi à l’éteindre.
- En tous cas, on a toujours admis, pour le poids du coke produit, le résultat de la pesée générale, laquelle avait ordinairement lieu vingt-quatre heures, et quelquefois trente-six heures après le dernier défournement.
- Pour pouvoir transformer à volonté le poids du coke obtenu, en hectolitres, et réciproquement, nous déterminions, par quinze ou vingt pesées, exécutées sur les diverses parties du tas et pendant la pesée générale, le poids moyen de l’hectolitre de coke tout-venant. D’autres fois, nous nous sommes astreints à mesurer, à l’hectolitre comble, le lot entier de coke, et nous déterminions séparément le poids de chaque hectolitre. Nous avons reconnu ainsi que la moyenne générale et exacte que nous obtenions de cette manière ne différait pas sensiblement de celle que l’on déduisait des quinze ou vingt mesures et pesées exécutées pendant le pesage général.
- Le volume total du gaz produit par chaque lot de houille soumis à la distillation était relevé sur le compteur. D’ailleurs, à chaque renouvellement de charge, on avait eu soin de noter, sur le compteur, le volume du gaz qui avait été fourni par la charge que l’on allait défourner.
- Le gaz du gazomètre était examiné, presque tous les soirs, sous le rapport de son pouvoir éclairant, à l’aide du photomètre par les ombres. On comparait son pouvoir éclairant :
- i° Avec celui du gaz de la ville de Sèvres produit par l’usine de Boulogne;
- 2° Avec celui que donne la lampe Garcel type, brûlant 42 grammes d’huile par heure.
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- On a pris, clans ces études pliotométriques, toutes les précautions nécessaires pour obtenir des résultats précis. Lorsque Ton comparait le pouvoir éclairant de notre gaz à celui de l’usine de Boulogne, on avait soin d’opérer par voie de retournement; c est-à-dire que les deux becs, placés sur leurs compteurs respectifs, pouvaient recevoir tantôt lun, tantôt l’autre gaz, et l’on prenait la moyenne des rapports de pouvoir éclairant ainsi obtenus. On se mettait ainsi à l’abri des causes d’erreur qui auraient pu provenir dune différence entre les becs, ou dans la graduation des compteurs.
- Le gaz résultant de notre fabrication était toujours brûlé en entier, soit pour éclairer la manufacture de Sèvres, où l’on pouvait apprécier ses qualités, soit à plusieurs larges ouvertures pratiquées sur les tuyaux de conduite à l’intérieur de l’usine.
- A la lin de chaque opération, on élevait à l’aide de la pompe les eaux ammoniacales et le goudron recueillis dans la citerne. Le goudron reçu dans des tonneaux était abandonné au repos pendant 24 heures; après quoi 011 séparait complètement les eaux : enfin, on le pesait dans les tonneaux, qui avaient été préalablement tarés.
- Les eaux ammoniacales réunies étaient mesurées au volume.
- Ces explications suffiront pour faire comprendre la marche de nos opérations, ainsi que le détail des résultats numériques inscrits dans les tableaux qui sont annexés à ce rapport.
- lre OPÉRATION.
- HOUILLE D’ANZIN (TOUT-VENANT), SEMBLABLE À CELLE QUI EST PRISE PAR LES USINES À GAZ DE PARIS.
- (Poids de l’hectolitre ras 87k,94.)
- Lorsqu’on a commencé l’expérience véritable, la fabrication du gaz avec cette même houille marchait régulièrement depuis deux jours; les fours avaient leur température normale. A partir de la première charge de houille pesée, on a tenu compte de toutes les quantités de coke employées au chauffage; et, au moment du défournement de la dernière charge, les fours étaient dans leur état initial de température.
- Le tableau n° I renferme tous les détails numériques de cette opération; nous en extrairons les résultats principaux :
- Le poids de la houille emmagasinée, d’après une pesée exécutée soigneusement par
- lots de 100 kilogrammes, était au moment de commencer l’expérience, de.. 20,527'
- La somme des pesées des charges successives des cornues, augmentée de 22 kilog.
- qui restaient après la dernière charge, a donné......................... 20,522
- 5k
- Il n’y a donc eu perte que de,
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- Le poids total du coke produit, donné par les pesées successives de trois défourne-
- ments, était de................................................................. i5 324k,7
- Le poids du coke employé au chauffage du four, d’après les pesées directes......... 4 437 ,5
- Il devait donc rester en coke tout-venant à vendre....... îo 887k,2
- La pesée générale qui a été faite, après l’opération, de tout le
- coke restant dans l’usine a donné............................... 12 i82k,7
- Dont il faut retrancher celle qui y existait avant le commencement de l’expérience............................................. 1 360 ,0
- Reste coke tout-venant produit par l’opération .... 10 822k,7 10 822k,7
- Perte.................................................. 64\5
- Cette différence tient en partie à ce que le coke n’avait pas eu le temps de sécher au moment où l’on faisait les pesées partielles des trois défournements successifs. Nous n’admettrons ici pour le véritable produit que 1 o 822^7.
- La moyenne de 12 pesées de l’hectolitre comble de ce coke tout-venant, faites dans les différentes parties du tas général, et également espacées pendant la pesée finale de ce tas, a donné 42k,98.
- Le volume du gaz obtenu a été de....................................... 4 9o8mc,6
- Le goudron pesait...................................................... 1 3o2k ,4
- Les eaux ammoniacales pesaient......................................... go5 ,5
- Une portion des eaux ammoniacales s’est perdue par infiltration dans le sol; lorsqu’on a ouvert la citerne, les eaux dépassaient le niveau de la partie imperméable des parois. Il serait plus exact d’admettre que le poids des eaux ammoniacales est égal à celui du goudron. La perte présente d’ailleurs peu d’importance à cause de la faible valeur de ces eaux.
- La chaux éteinte placée dans les épurateurs jaugeait 4lx,4-
- Le pouvoir éclairant du gaz, comparé à celui de l’usine de Boulogne, se déduit des nombres suivants, qui représentent la moyenne d’un grand nombre d’observations faites dans des soirées différentes :
- 65 litres de notre gaz de Sèvres produisaient autant de lumière que 1 00 litres de l’usine de Boulogne. Cette supériorité de notre gaz sur celui de l’usine de Boulogne se remarquait facilement sur les candélabres de la manufacture, comparés à ceux de la ville de Sèvres
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- qui sont immédiatement à côté. Elle s’explique d’ailleurs, en partie, par le peu de parcours que notre gaz avait à Faire pour arriver auxbecs de comparaison, relativement au long trajet que le gaz de Boulogne a fait quand il arrive au même point.
- 88 litres de notre gaz ont donné autant de lumière que 4^ grammes cl’huile brûlée par la lampe Carcel.
- La seule conclusion que nous tirerons de ces comparaisons, c’est que notre gaz était de bonne qualité.
- En résumé, celte première opération nous donne les résultats suivants :
- Consommation.
- Produits.
- 20,5ook houille tout-venant d’Anzin. îo 822k ,7 coke tout-venant à vendre.
- 4 908™,6 de gaz.
- 1 3o2k ,4 goudron.
- 1 3oo ,0 eaux ammoniacales.
- et Ton a brûlé 4 437k,5 de coke provenant de l’opération même.
- Nous ne portons pas la chaux employée pour l’épuration, parce que, dans le calcul de M. Marguerite, l’épuration du gaz est comptée à part.
- Nous déduisons de là que 100 kilogrammes de houille ont donnéj
- 52k,79 coke tout-venant. 6,35 goudron.
- 6,3o eaux ammoniacales. 23mc,94 de gaz.
- et qu’ils ont exigé 2 ik,6o de coke, provenant de l’opération même, pour le chauffage des cornues; de sorte cpie la quantité totale de coke donnée par les 100 kilogrammes de bouille est de 74k,4o.
- Comparons maintenant les produits en matières donnés par notre fabrication avec ceux des usines de Paris, tels que M. Marguerite les énonce dans sa note.
- M. Marguerite admet que 1 hectolitre de bouille produit 20 mètres cubes de gaz au gazomètre. En supposant que l’hectolitre pèse 85 kilogrammes, cela donne 2 3™°,5 pour 100 kilogrammes de bouille. Ce résultat diffère peu de celui que nous avons trouvé nous-mêmes.
- D’après M. Marguerite, 1 hectolitre de bouille produit ih,29 de coke. En supposant l’hectolitre de bouille à 85 kilogrammes, et l'hectolitre comble de coke pesant 43\o comme celui qui provenait de notre fabrication, on en déduit que 100 kilogrammes de
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- houille donnent 65k,2 dans les usines à gaz de Paris. Chez nous, 100 kilogrammes ont donné 74k, 4, produit beaucoup plus considérable.
- 11 est bien entendu qu’il s’agit ici de coke tout-venant, et non de coke criblé; car M. Marguerite porte un déchet de 1 5 p. 0/0 sur la valeur en argent de tous les produits accessoires de la fabrication, et ce déchet ne peut s’appliquer qu’au triage du coke.
- La quantité de coke brûlée pour distiller 1 hectolitre de houille est de ok,49 dans les usines de Paris, indépendamment de certaines quantités, non indiquées, de goudron qui contribueraient au chauffage des cornues. Cela donne, pour 100 kilogrammes de houille distillée, une dépense de 2 4k,79 de coke.
- Dans notre opération, où l’on a brûlé exclusivement du coke pour le chauffage des cornues, on a distillé 100 kilogrammes de houille avec 2ik,64 de coke.
- Notre dépense a donc été moindre pour le chauffage, et cependant notre four unique était dans des conditions défavorables à cause de la chaleur qu’il perd sur ses quatre faces; tandis que, dans les usines à gaz, les fours, étant accolés les uns aux autres, ne perdent leur chaleur que sur une de leurs faces. Les fours extrêmes présentent, seuls, deux de leurs faces au contact de l’air.
- Le rapport entre le coke total produit et le coke brûlé est, chez M. Marguerite, 2,63; chez nous, 3,44-
- Le rapport entre le coke à vendre et le coke brûlé est, chez M. Marguerite, i,63 ; chez nous, 2,45.
- Nous ne pouvons pas comparer les quantités de goudron et d’eaux ammoniacales, parce que M. Marguerite ne les indique pas dans sa note, et qu’il annonce d’ailleurs qu’une partie du goudron est employée au chauffage.
- 2e OPÉRATION.
- HOUILLE DE MONS (TOUT-VENANT).
- Le poids moyen de l’hectolitre de ce charbon a été trouvé de 84k,4 d’après un grand nombre de pesées. Les résultats partiels de cette opération sont inscrits dans le tableau n°II. Le tableau est divisé en deux parties, bien que l’on n’ait opéré que sur une seule espèce de houille; cela tient à ce que, dans la première période de cette opération, on a chauffé avec du coke provenant de l’opération précédente, tandis que, dans la seconde, on a chauffé avec le coke qui provenait de l’opération même. Néanmoins nous avons réuni les résultats généraux, car on peut admettre qu’à poids égal les deux espèces de coke dégagent la même quantité de chaleur.
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- Voici les résultats généraux, obtenus :
- Poids de la houille distillée.........
- Poids du coke total obtenu............
- Poids du coke consommé................
- Poids du coke tout-venant à vendre....
- Poids du goudron......................
- Poids des eaux ammoniacales. .........
- Volume du gaz produit.................
- D’après cela, 100 kilogrammes de houille ont donné
- .................. 8 5oo\oo
- . ................ 6 683 ,oo
- .................. i 769 ,65
- .................. 4 9i3 ,35
- ................ 54i ,26
- ................ 591 ,60
- ................ 2 o49mc, 3
- 67^78 de coke tout-venant à vendre. 6 ,37 goudron.
- 6,96 eaux ammoniacales.
- 2 4mc, 1 de gaz.
- Ils ont consommé 2ok,82 pour le chauffage; par suite ils ont donné, par la distillation,
- une quantité totale de coke de 78k,6.
- Le rapport entre le coke total produit et le coke brûlé est de................. 3,77
- Le rapport entre le coke à vendre et le coke brûlé est de...................... 2,77
- Ainsi les résultats de cette opération sont encore un peu plus avantageux que ceux de la précédente.
- Le gaz était de bonne qualité; d’après plusieurs observations faites avec le bec Manchester, 90 litres de gaz donnaient autant de lumière que 4^ grammes d’huile brûlée dans la lampe Carcel.
- Le coke était plus spongieux et plus friable que celui de l’opération précédente ; il a donné plus de poussière, il donnerait donc plus de déchet à la vente. Le poids moyen de fliecto-lilre comble de coke tout-venant est de 46k,5,
- Dans cette opération, on a voulu s’assurer si le poids de l’hectolitre de coke que l’on obtient en prenant la moyenne d’un certain nombre d’hectolitres pris dans les diverses parties du tas différait sensiblement de la véritable moyenne. A cet effet, on a mesuré successivement à l’hectolitre le tas entier, et l’on a déterminé le poids de chaque hectolitre. On a trouvé ainsi pour la véritable moyenne 46k,55i, tandis que la moyenne des 9 hectolitres pesés était de 46k,52 8. Ces nombres sont presque identiques.
- 3e OPÉRATION.
- HOUILLE DE MONS (TOUT-VENANT). ---- TABLEAU N° III.
- Cette houille est de mauvaise qualité, elle est sèche à l’aspect et se compose presque
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- exclusivement de menu. Son origine n est pas bien certaine. Le poids de l’hectolitre comble est de 90 kilogrammes. A la fin de l’opération on a trouvé sur le poids de la houille primitivement introduite un déficit de 1 3k,7. Le déficit sur le coke, d’après la pesée générale, a été de i8k,75.
- Résultats généraux obtenus :
- Poids de la houille distillée................................................. 7 5ook,oo
- Poids du coke total obtenu..................................................... 5 43o ,60;
- Poids du coke consommé......................................................... 1 467 ,i5
- Poids du coke tout-venant à vendre............................................. 3 963 ,45
- Poids du goudron............................................................. 548 ,00
- Poids des eaux ammoniacales.................................................. 597 ,60
- Volume du gaz produit........................................................ 1 5y5mc
- |52k,85 de coke tout-venant à vendre. 7 ,307 de goudron.
- 7 ,968 d’eaux ammoniacales.
- 2 imc de gaz.
- ils ont consommé iq\562 pour le coke de chauffage; de sorte que la quantité totale de coke produit est cle 7 2k,41.
- Le rapport entre le coke total produit et le coke brûlé est de.................. 3,70
- Le rapport entre le coke à vendre et le coke brûlé est de....................... 2,70
- Le rendement en gaz est très-faible. Le gaz est néanmoins d’assez bonne qualité.
- L’hectolitre de coke tout-venant pesait. ....................................... 44\io
- L’hectolitre de gros coke pesait................................................ 42 ,00
- I
- 4e OPERATION.
- HOUILLE DE MOINS. -- TABLEAU N° IV.
- L’origine de cette houille n’est pas non plus bien connue; elle renferme un peu plus de gaillettes que la précédente, mais le menu domine toujours beaucoup. Déplus, elle est arrivée très-mouillée à l’usine , et on l’a soumise sur-le-champ à la distillation. Cette circonstance se reconnaît immédiatement à la quantité des eaux ammoniacales obtenues, qui est beaucoup plus considérable qu’à l’ordinaire.
- L’hectolitre de cette houille pèse 85k,4-75.
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- Résultats généraux obtenus
- Poids de la houille distillée. ..
- Poids du coke total obtenu.......
- Poids du coke consommé...........
- Poids du coke tout-venant à vendre
- Poids du goudron.................
- Poids des eaux ammoniacales......
- Volume du gaz produit............
- 54k,i5 coke tout-venant à vendre 5 ,67 goudron.
- 8 ,2 4^ eaux ammoniacales. 2imc,33 de gaz.
- Ainsi 100 kilogrammes de houille ont donné
- Ils ont consommé 2ok,73 de coke pour la distillation, de sorte que la quantité totale de coke produit est de 74k-, 88.
- Le rapport entre le coke total produit et le coke brûlé est de...................... 3,61
- Le rapport entre le coke à vendre et le coke brûlé est de........................... 2,61
- Le rendement en gaz est très-faible, ce qui tient en partie à la mauvaise qualité de la houille, et à son état d’humidité. La qualité du gaz est bonne.
- Le poids moyen de l’hectolitre comble de coke tout-venant est de.............................. 43k,8y
- Le poids moyen de l’hectolitre comble de gros coke est de..................................... 4i ,47
- 5e OPERATION
- TOUT-VENANT
- TABLEAU N1
- HOUILLE DE MOSS
- Cette houille présente l’aspect ordinaire des bouilles à gaz, L’hectolitre pèse 89 kilog Résultats généraux obtenus :
- 5 ooo\oo 3 847 ,00 1 025 ,80 2821 ,20 387 ,00 35r ,3o 1 208™
- Poids de la houille distillée....
- Poids du coke total obtenu.......
- Poids du coke consommé...........
- Poids du coke tout-venant à vendre
- Poids du goudron. . . *..........
- Poids des eaux ammoniacales......
- Volume du gaz produit............
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- — 15
- Ainsi, 100 kilogrammes de houille ont donné,
- 56k,42 de coke à vendre.
- 7 ,74 de goudron.
- 7 ,o3 d’eaux ammoniacales. 2 4mc,i6 de gaz.
- Ils ont consommé 2 ok,5 2 de coke pour la distillation; la quantité totale de coke produit est donc de 76k,g4-
- Le rapport entre le coke total produit et le coke brûlé est de................... . 3,75
- Le rapport entre le coke à vendre et le coke brûlé est de......................... 2,75
- Le rendement en gaz est semblable à celui des deux premières opérations. Le gaz est de bonne qualité.
- Le poids moyen de l’hectolitre comble de coke tout-venant est de.......................... 4ik,2 0
- Le poids moyen de l’hectolitre comble de gros coke est de................................. 39 ,4o
- 6e OPÉRATION.
- HOUILLE DU GRAND HORNU (MONS).- TABLEAU n° VI.
- Gette houille est belle d’aspect; elle renferme plus de gros que les précédentes; l’hectolitre pèse 79k, 17Ô.
- Résultats généraux obtenus :
- Poids de la houille distillée....
- Poids du coke total obtenu.......
- Poids du coke consommé...........
- Poids du coke tout-venant à vendre
- Poids du goudron.................
- Poids des eaux ammoniacales......
- Volume du gaz produit............
- 20 oook,oo i5 101 ,70
- 3 872 ,4o 11 229 ,3o
- 1 386 ,4o 1 534 ,90
- 4 629™
- Ainsi 100 kilogrammes de houille ont donn
- 56k ,i5 coke tout-venant à vendre.
- 6 ,93 de goudron.
- 7 ,67 d’eaux ammoniacales.
- 2 3mc,i5 de gaz.
- Ils ont consommé 1 9k,362 de coke pour la distillation. La quantité totale de coke produit est donc 7 5k,5 1.
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- Le rapport entre le coke total produit et le coke brûlé est de............. 3 >go
- Le rapport entre le coke à vendre et le coke brûlé est de.. . 0 ™
- Le gaz est de bonne qualité.
- I.e coke est généralement gros, bien collé et donne peu de poussière. L’hectolitre comble
- En coke tout-venant En gros coke.........
- 42k,3i
- 4o ,08
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- I
- — 17 —
- Réunissons maintenant les résultats pratiques cle ces six opérations, afin d en déduire les moyennes que nous sommes en droit de considérer comme se rapportant è un roulement ordinaire d’usine. Nous trouvons que 100 kilogrammes de houille ont donné :
- . OPERATIONS. COKE (tout-venant) TOTAL. COKE ( tout-venant ) À VENDRE. GOUDRON. EAUX AMMONIACALES. GAZ en MÈTRES CUBES. COKE CONSOMMÉ.
- kil. kil. kil. kil. met. cul>. kil.
- N01 1 74 ,40 52 ,80 6 ,35 6 ,30 23 ,90 21 ,60
- 2 78,60 57 ,78 6,37 6 ,96 24,10 20 ,82
- 3 72 ,41 52 ,85 7 ,31 7 ,97 21 ,00 19,56
- 4 74,88 54 ,15 5,67 8 ,24 21 ,33 20 ,73
- 5 76,94 56 ,42 7 ,74 7 ,03 24,16 20 ,52
- C 75,51 56 ,15 6 ,93 7 ,67 23,15 19,36
- Moyennes -- h . , . 1, 75 ,46 55 ,02 6,73 7 ,31 22 ,94 20 ,43
- Nous ferons remarquer que dans ces six opérations il s’en trouve deux, les nos 3 et 4, qui ont été faites sur des houilles qui n’auraient certainement pas été acceptées par les usines à gaz.
- O
- Si nous désignons par A le prix du kilogramme de la houille au pied de la cornue,
- par B le prix du kilogr. de coke (tout venant) à la vente dans l’usine,
- par C le prix du goudron,
- par D le prix des eaux ammoniacales,
- Nous aurons pour le prix de revient, par le fait seul du charbon, de 2 2mc,94 de gaz au gazomètre,
- A. îoo — B. 55,02 — C. 6,73 — D. 7,31.
- et le prix du mètre cube de gaz au gazomètre sera :
- -d—[ A. 100 — B. 55,02 — C. 6,73 — D. 7,3i 1.
- 22,04 L J
- Cette formule s’appliquera à toutes les usines qui fabriqueront le gaz à la cornue, dans des conditions analogues aux nôtres, et avec des houilles semblables. 11 suffira d’y substituer, à la place des coefficients A, B, C, D, les valeurs des prix qu’ils représentent dans la localité et au moment donné.
- 3
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- 18
- DEUXIÈME PARTIE.
- ESTIMATION DE LA VALEUR VÉNALE DES HOUILLES ET DES PRODUITS ACCESSOIRES
- FABRIQUÉS.
- La valeur de la houille et celle des produits accessoires de la fabrication du gaz est très-variable suivant les localités; et, pour la même localité, elle varie suivant les époques. La Commission a cherché à connaître ces diverses valeurs, dans le mois de janvier i854, pour une usine placée hors de Paris, et située dans le voisinage, soit d’un port de déchargement, soit du débarcadère du chemin de fer du Nord, par lequel arrivent principalement les charbons à gaz.
- PRIX DE REVIENT DE LA HOUILLE.
- Pour connaître le prix de revient de la houille, la Commission a pensé qu’elle ne pouvait mieux faire que de prendre ses renseignements sur les lieux mêmes d’extraction. A cet effet, elle s’est adressée à M. Boudousquié, ingénieur en chef des mines à Valenciennes, et l’a prié de vouloir bien les recueillir sur le carreau des mines. Voici la lettre textuelle par laquelle M. Boudousquié a répondu à la demande du président de la Commission :
- «Les compagqies gazières ne font usage que de charbons gras ou demi-gras, et ont, « m’assure-t-on, renoncé au Flénu, non qu’il ne produise plus de gaz que les qualités qu’on « lui a substituées ; mais ces dernières fournissent un coke plus marchand, et, en définitive, « présentent plus d’avantage. Les charbons à gaz, paraît-il, sont pris dans les charbonnages « de l’Escouffiaux, du Buisson, dubois de Saint-Ghislain, du nord du bois de Boussu, etc. «(Belgique), et dans ceux d’Anzin, Denain et Douchy (France). On n’achète pas de « menus pour la fabrication du gaz ; on prend ce qu’on appelle en Belgique le tout-venant, «et en France le moyen, c’est-à-dire le charbon tel qu’il sort de la fosse et après en avoir « séparé le gros, dont la limite inférieure dépasse un peu la grosseur de la tête d’un homme.
- « Ces charbons pèsent, par hectolitre légèrement comble : 90 kilogrammes ceux de Bel-« gique, d’Anzin et de Douchy, et 86 kilogrammes ceux de Denain.
- « Voici les prix de l’hectolitre, mis à bateau :
- lf,2 5c sur les rivages de la Belgiqi
- 1 ,225 d’Anzin;
- 1 ,275 - de Denain;
- I ,25 de Douchy.
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- 19
- « Les compagnies charbonnières prétendent qu’aucune remise, de quelque sorte quelle « soit, n’est faite aux acheteurs sur les prix ci-dessus. La seule faveur qui leur est accordée « consiste en un crédit de six mois, ou un escompte de 3 p. o/o accordé par les compagnies « d’Anzin et de Doucliy quand on paye comptant. Les Belges vendent à trois mois, sans « escompte.
- « Je dois dire cependant que quelques compagnies de gaz de Paris ont avec Anzin des « marchés qui datent de la fin de 1853, à des prix notablement inférieurs à ceux ci-dessus « indiqués pour l’Anzin et le Denain. La différence doit être de î o à 15 centimes au moins; « mais je ne puis rien préciser à cet égard.
- « Le fret est actuellement comme suit, par hectolitre défini plus haut :
- of,95c des rivages de Mons;
- o,85 ----------d’Anzin;
- o ,75 ---------de Denain et de Douchy.
- « 11 se trouve en ce moment élevé par suite de diverses circonstances. Le fret moyen « de l’année peut être évalué :
- De Mons, à...................................................................... of,8oc
- D’Anzin......................................................................... o ,70
- De Denain et de Douchy..................... . .................................. 0 ,60
- «Les charbons belges payent, à l’entrée en France, un droit de o fr. i5 cent, par «100 kilogrammes avec décime en sus, c’est-à-dire en tout of, i65.
- « Les frais de déchargement à la Villette sont de 1 franc par 1,000 kilogrammes, et ceux « de transport jusque dans l’intérieur de Paris de 2 fr. 5o cent, par 1,000 kilogrammes.
- « Les droits d’octroi sont de 6 francs par 1,000 kilogrammes, plus le décime; c’est-à-dire «de 6 fr. 60 cent.
- « Les renseignements qui précèdent donnent tous les éléments du prix de revient des « charbons expédiés par bateau.
- « Indépendamment de cette vente, existe la vente par chemin de fer qui, pour les char-« bons français, ne s’applique encore qu’à ceux de la compagnie d’Anzin provenant, soit « d’Anzin, soit de Denain. Ces charbons sont livrés à la gare de Somain au prix de if,2y5 < l’hectolitre mis à waggon, et pesant 90 kilogrammes pour l’Anzin et 86 kilogrammes pour « le Denain.
- « De Somain à la Chapelle, la compagnie du Nord prélève des frais de transport de « Sfr. 5o cent, par 1,000 kilogrammes avec les bonifications qui suivent.
- 3.
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- 20 —
- « La tolérance de poids est de 3oo kilogrammes par waggon de 10,000 kilogrammes, « c’est-à-dire que io,3oo kilogrammes ne payent que pour 10,000 kilogrammes. De plus, « il est accordé une remise de 5 p. 0/0 sur les transports de chaque waggon qui, dans le mois, « a donné lieu à une recette de 180 francs, correspondante à deux voyages de Paris par « mois. Ces faveurs sont faites à la condition qu’on s’engagera à employer dix waggons à la « fois pendant une année, et à faire faire deux voyages par mois à chaque waggon. Il faut « donc consommer 2/1.0,000 kilogrammes de charbon par an pour jouir de l’avantage ci-des-« sus, ou s’entendre avec d’autres consommateurs pour avisera utiliser ces dix waggons.
- « Pour les charbons belges expédiés par chemiti de fer, le prix de l’hectolitre mis sur « waggon à Jemmapes ou Saint-Ghislain est, je crois, 1 fr. 2 5 cent. Le port jusqu’à Quié-» vrain est de o fr. 35 cent., et de Quiévrain à la Chapelle par le chemin du Nord de 9 ft\ » 5o cent, par 1,000 kilogrammes, avec la condition, expliquée plus haut, d’une tolérance « de 3oo kilogrammes par 10,000, et d’une remise de 5 p. 0/0. »
- Valenciennes, Ier janvier 1855.
- Avec ces divers éléments, il est facile de calculer le prix de revient de la tonne de
- houille au pied des cornues, pour une usine qui serait située à la Villette, recevant ses charbons par eau ; ou dans le voisinage du chemin de fer du Nord, et recevant ses houilles par la voie ferrée.
- Le prix sur la fosse, des charbons ci-dessus indiqués, est, pour la tonne de 1,000 kilogrammes, en supposant que l’hectolitre de houille de Belgique, d’Anzin et de Douchy soit de 90 kilogrammes, et celui de Benain de 86 kilogrammes :
- Charbon de Mons,
- i3f,89c j
- d’Anzin . . . de Denain de Douchy,
- > payable à six mois. 14 ,83 i
- i3 ,89
- En admettant le fret moyen par eau ci-dessus indiqué, pour l’hectolitre, on trouve :
- ( de Mons
- Pour le fret par eau, jusqu’à la Villette, d’une tonne] d’Anzin.
- de houille
- de Denain. de Douchy
- 8f,89e 7 .78 6 ,70 6 ,60
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-
- Par le fait, l’acheteur fait sur le transport par eau un bénéfice de 3 à 5 p. o/o, parce que l’hectolitre est toujours jaugé très-largement sur bateau. Ainsi, pour la houille que nous consommons à la manufacture de Sèvres, nous trouvons toujours un boni de 4 à 5 p. o/o au mesurage que nous faisons dans fusine. En tous cas, nous négligerons cette circonstance.
- Nous supposerons que le transport du bateau à f usine qui en est très-rapprocliée et l’emmagasinage soient de î franc. Nous ne compterons rien pour l’apport du magasin à la cornue, parce que les chauffeurs sont chargés de ce soin. Nous aurons alors pour le prix de revient de la tonnelle houille au pied de la cornue :
- 1 HOUILLE j
- DE MONS. D’ANZIN. DE DENAIN, DE DOUCnY.
- j Prix sur la mine 13f,89° 13f,61c 14f,83c 13f,89c
- 9 Droit de douane 1 ,65 // // a |
- g Fret par bateau 8,89 7 ,78 6 ,70 6 ,60
- j Déchargement 1 ,00 1 ,00 1 ,00 1 ,00
- 1 Transport à l’usine 1 ,00 1 ,00 1 ,00 1 ,00
- Prix de la tonne de bouille 26,43 23 ,39 23 ,53 22 ,49
- Prix moyen ! 23f,96c ..
- L’usine qui serait placée auprès du chemin de fer pourrait facilement faire arriver ses waggons jusque dans ses magasins; elle éviterait ainsi les frais de transbordement.
- Le prix de l’hectolitre de charbon d’Anzin à 90 kilogrammes, mis à waggon, est de par suite, le prix des 1,000 kilogrammes de i4 fr. 17 cent. Les 1,000 kilogrammes de charbon de Denain (à 86 kilog.), mis à waggon, seront à i4 fr. 82 cent. Le transport jusqu’à la gare de la Chapelle, c’est-à-dire jusqu’aux magasins de l’usine à gaz, est de 9 fr. 5o cent.; mais l’usine profitera naturellement des avantages faits par la compagnie aux conditions indiquées ci-dessus, c’est-à-dire de la tolérance de 3oo kilogrammes pour 1,000, et de la remise de 5 p. 0/0. Par le premier fait, le prix de transport sera réduit à qf,2 23, qui, par le second, devient 8 fr. 76 cent.
- On aura donc pour le prix de revient des 1,000 kilogrammes de houille française, au pied de la cornue :
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- 22
- H OUILLE
- Houille mise à waggon. . Transport jusqu’à l’usine.
- Totaux
- Pour les houilles belges, les prix s’établiront de la manière suivante :
- Prix de la tonne mise à waggon................................................ i3f,8g'
- Transport sur le chemin belge................................................. o ,35
- Douane........................................................................ 1 ,65
- Transport sur le chemin français............................................ 8 ,76
- Total........................................... 2 4,65
- Une compagnie unique, chargée de l’éclairage général de Paris, obtiendrait très-probablement des conditions plus avantageuses.
- Nous ajouterons, pour compléter ces renseignements sur le prix des houilles, que tous les charbons distillés dans nos opérations ont été achetés, rendus à la porte de Paris, à 2 3 francs la tonne, avec un droit de commission de 6 p. 0/0.
- PRIX DU COKE.
- Dans l’établissement de notre compte-matières, nous avons compté comme coke à vendre le coke tout-venant tel qu’il sort des cornues, et déduction faite de celui qui sert au chauffage. Il faut établir la valeur vénale de ce coke.
- Dans les usines à gaz, la vente du coke se fait en enlevant le charbon sur une pelle à grille dont l’écartement des barreaux est moyennement de 2 centimètres 1/2, et chargeant immédiatement ce coke dans les mesures. Le poussier et une partie des fragments plus petits cjue 2 centimètres 1/2 tombent à travers la grille et restent sur le sol. Le menu qui s’accumule ainsi est soumis à un criblage qui le divise en escarbilles et en poussier. L’escarbille se vend parfaitement, et à un prix qui n’est pas très-inférieur à celui du gros coke, parce quelle présente au consommateur l’avantage de fournir à l’hectolitre un poids plus considérable, et qu’elle se prête très-bien aux besoins de certaines industries, telles que celles des blanchisseurs, chapeliers, chaufourniers, briquetiers, etc., etc. Le
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- 23
- poussier est vendu pour la fabrication du charbon de Paris, pour celle des bûches économiques, etc., etc.
- Les proportions relatives de poussier, d’escarbilles et de coke, varient beaucoup suivant la qualité des houilles soumises à la distillation. Elles changent aussi avec les manipulations que l’on fait subir au coke, soit pour la vente, soit pour l’emmagasinage. Pendant l’hiver, les usines à gaz ont peine à suffire aux demandes de coke; le coke est vendu immédiatement sur les halles d’extinction, et dans ce cas le menu atteint sa plus faible proportion. Pendant l’été, au contraire, les usines à gaz fabriquant souvent plus de coke qu’elles n’en vendent, sont obligées d’en accumuler en tas pour attendre la saison de la vente, et le coke donne naturellement alors plus de menu, surtout s’il est de mauvaise qualité. La commission pouvait, à la rigueur, se placer dans les conditions où se trouvent les usines pendant leur vente d’hiver, et déterminer directement les proportions de menu et de gros coke que fournit le coke tout-venant des cornues; mais il lui était impossible de réaliser les conditions de la fabrication d’été, et de déterminer directement les déchets qui se forment par f emmagasinage. Mais il faut remarquer que c’est pendant la saison d’hiver que la production de gaz, et par suite, celle du coke est la plus considérable. On peut admettre que le coke emmagasiné ne forme guère que le quart de celui qui est vendu immédiatement. Ainsi, l’augmentation de déchet, par suite de l’emmagasinage, ne porte que sur le quart du coke vendu.
- D’après les mesures directes que nous avons faites sur des cokes provenant de notre fabrication, nous avons reconnu que le poussier et les escarbilles formaient généralement en volume le du gros coke.
- Voici maintenant les prix auxquels les diverses usines à gaz vendent le coke au commencement de février 1 855 : ces prix ont été relevés sur des factures des compagnies pour des livraisons de coke que nous avons fait prendre simultanément dans toutes les usines de Paris et de la banlieue.
- LA VOIE DE l5 HECTOLITRES : L’HECTOLITRE PESANT 4l KILOGRAMMES.
- Compagnie Parisienne, barrière d’Italie (extra muros).................. 27f porté à domicile.
- Compagnie Anglaise, barrière de Courcelles (extra muros)............... 3o
- Compagnie Anglaise, avenue Trudaine (intra muros)..................... 28
- Compagnie Française, à Vaugirard (extramuros)........................... 28
- Compagnie de l’Ouest, à Passy (extra muros).............................. 29
- Compagnie Lacarrière, rue de la Tour (intra muros)....................... 32
- On voit que le prix des cokes varie notablement dans les diverses usines de Paris. L’exa-
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- — 24
- men des cokes qui nous ont été livrés a montré que les prix sont en rapport avec les qualités du coke, ce qui semble prouver que les diverses usines ne distillent pas les mêmes espèces de bouille. C’est l’usine de la barrière d’Italie qui vend au meilleur marché ; mais cela tient à ce que le coke est de qualité inférieure. On n’y distille, dans les cornues, que les criblures de bouille; lagaillette étant destinée à produire un coke de qualité supérieure obtenu dans des fours spéciaux, et que l’on vend aux chemins de fer à un prix beaucoup plus élevé.
- On admet, généralement, que le prix moyen du transport de la voie de coke, de l’usine à domicile, est de 2 francs; de plus, elle paye 4f,4o d’octroi à l’entrée : c’est donc 6f,4o à déduire des prix précédents, ce qui donne pour le prix net à l’usine :
- LA VOIE. LA TONNE.
- Compagnie Parisienne, barrière d’Italie..., . . ................f . . 20f,6oc 33f,49'
- Compagnie Anglaise, barrière de Courcelles......................... 23 ,60 38 ,37
- Compagnie Anglaise, avenue Trudaine.................................. 21 ,60 35 ,12
- Compagnie Française, à Vaugirard................................... 21,60 35,12
- Compagnie de l’Ouest, à Passy...................................... 22 ,60 36 ,12
- Compagnie Lacarrière, rue de la Tour............................... 2 5 ,60 4i ,62
- Le poids moyen de l’hectolitre de coke étant de 4i kilogrammes, la voie de i5 hectolitres pèsera 6 1 5 kilogrammes.
- Dans quelques usines on vend le poussier et l’escarbille ensemble à 6f,5oc la voie ; d’après quelques déterminations que nous avons faites, le poussier pèse 65 kilogrammes; on en déduit que la tonne de poussier se paye à peu près le même prix, Gf,5oc. Dans d’autres usines, on soumet le menu au criblage; ce qui donne environ ~ d’escarbilles se vendant de 15 à 20 francs la voie, et du poussier qui se vend à 5 francs la tonne. On peut donc admettre que l’escarbille, supposée dans la proportion de produit une perte en argent de ~ de -pj-, c’est-à-dire d’environ 4 0/0.
- Le prix du coke tout-venant serait donc, d’après ces données :
- Compagnie Parisienne, barrière d’Italie (extra muros)...................... . 32f,i5* la tonne.
- Compagnie Anglaise, barrière de Courcelles............................... 36 ,84
- Compagnie Anglaise, avenue Trudaine....................: ........,........ 33 ,72
- Compagnie Française, à Vaugirard.......................................... 33 ,72
- Compagnie de l’Ouest, à Passy............................................. 34,68
- Compagnie Lacarrière, rue de la Tour...................................... 39 ,96
- Nous ajouterons à ces renseignements sur les prix actuels du coke, que nous avons
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- vendu, sans difficulté, à des marchands de charbon, tout notre coke fabriqué à Sèvres, à 2 3 francs net le coke tout-venant, avec la condition de le faire enlever immédiatement, à la fin de chacune de nos opérations, afin que, dans l’opération suivante, il n’y eût ni erreur, ni fraude possible par le fait de l’existence dans l’usine d’un coke antérieurement fabriqué. Lorsque nous leur avons livré des cokes criblés, ils n’ont pas voulu les payer un sou de plus ; ils nous ont déclaré qu’ils préféraient acheter notre coke tout-venant au même prix, et faire le criblage chez eux. Cela se conçoit facilement; le menu s’interpose entre les gros morceaux et ne jauge pas d’espace dans la mesure à l’hectolitre. Notre coke tout-venant pesant de l[2 à 43 kilogrammes, nous admettrons, comme moyenne, 42k,5or Cela porte le prix de la tonne de coke tout-venant à 36f, î o.
- Nous adopterons dans nos calculs, pour le coke tout-venant, un prix notablement inférieur à celui auquel nous sommes arrivés tout à l’heure pour les usines à gaz de Paris, savoir 3o francs la tonne, ou 19 francs la voie de i5 hectolitres, en supposant que l’hectolitre pèse 42k,5o, et par suite la voie 637k,5.
- PRIX DU GOUDRON.
- D’après les renseignements que nous avons recueillis, le prix moyen des goudrons vendus ne serait pas inférieur à 5 francs. Quelques compagnies ont, à ce qu’il paraît, des marchés considérables à 4 fr. 5o cent.; mais le goudron quelles vendent à l’usine est coté 5 fr. 5o cent, et 6 fr. Nous avons vendu une partie du nôtre, à Sèvres, à 6 francs et à 7 francs. Nous pensons que nous pouvons adopter le prix de 5 francs, sans crainte d’exagération.
- PRIX DES EAUX AMMONIACALES.
- On admet généralement que le produit des eaux ammoniacales paye l’épuration du gaz; quelques usines ont même des marchés avec un entrepreneur auquel elles livrent leurs eaux alcalines, et qui leur fournit, en échange, les matières premières nécessaires à l’épuration. Mais, comme les compagnies comptent à part les frais d’épuration, nous sommes obligés, dans notre compte de revient du gaz par le seul fait de la houille, de négliger les frais d’épuration, et de porter en avoir le produit de la vente des eaux. D’après les renseignements que nous avons recueillis, les eaux ammoniacales se vendraient of,5oc l’hectolitre, soit environ 5 francs les 1,000 kilogrammes.
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- CONCLUSIONS.
- Nous pouvons calculer le prix de revient du mètre cube de gaz dans notre fabrication, à l’aide de la formule pratique à laquelle nos expériences nous ont conduits, et des prix que nous venons d’établir. Nous admettrons donc que la houille coûtera à l’usine extra-muros, et convenablement située, 2 fr. 4o cent, les 100 kilogrammes; que le coke tout-venant se vendra 3 francs les 1 00 kilogrammes ; que le goudron se payera 5 francs les 100 kilogrammes; enfin, que l’hectolitre d’eau ammoniacale sera vendu ôo centimes. Nous aurons alors :
- DEPENSE. PRODUITS.
- iook de houille................... 2f,4oc 55k,oo coke tout-venant à. 3f,oo°
- 6 ,73 goudron à...... 5 ,00
- 7 ,3i eaux ammoniacales, o ,5o
- »
- Total...............
- Dépense.............................. 2f,4oo
- Produits accessoires................. 2 ,022
- Reste dépense................ or,378 pour produire 2 2mc,94 de gaz au gazomètre.
- On en déduit pour le prix du mètre cube, of,oi65.
- si r on supposait que le prix de la tonne de bouille, rendue à l’usine, fût de 2 5 francs au lieu de 24 francs, on aurait :
- Dépense.............................. 2f,5oo
- Produits accessoires................. 2 ,022
- Reste dépense................ o ,478 pour produire 22rac,94 de gaz au gazomètre,
- Ce qui donnerait pour le mètre cube. of,02o8
- Nous ferons remarquer qu’en prenant la moyenne de nos six opérations, nous avons obtenu un rendement de gaz inférieur à celui des usines, parce que deux de ces opérations ont été faites, à dessein, dans de mauvaises conditions. De plus, nous avons admis
- if,65oc 0 ,336 0 ,o36
- 2f,022
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- constamment, pour les produits accessoires, des prix inférieurs à ceux qui existent aujourd’hui. Nous pensons donc que le prix de revient auquel nous sommes conduits, pour le mètre cube de gaz, est plutôt trop élevé que trop faible.
- Parmi les prix que nous avons admis, il en est un, celui du coke tout venant, qui peut être plus facilement contesté que les autres. On peut arguer que le déchet subi parle coke tout-venant dans un roulement d’usine est plus considérable que nous ne l’avons supposé. Nous allons faire quelques hypothèses sur le prix de ce produit, et nous montrerons qu’il faut admettre des dépréciations de valeur, complètement invraisemblables, pour faire monter le prix du gaz au-dessus de 4 centimes.
- Nous avons supposé, dans le calcul précédent, que le prix du coke tout-venant était de ] 9 francs la voie de î 5 hectolitres ; cela met le prix de revient du mètre cube de gaz à of,o 165.
- Supposons la voie de coke à.. i8f, ou la tonne à.. . 28f,20, le mètre cube de gaz revient à. of,02o4
- Idem 16 25,10 idem 0,0282
- Idem i4 21 ,97 idem 0 ,o357
- Idem 12 l8 ,82 idem o,o439
- Enfin, si les produits accessoires de la fabrication, coke, goudron et eaux ammoniacales, n’avaient aucune valeur, le mètre cube de gaz ne reviendrait encore qu’à of, io4.
- Mais on peut se demander aussi à quel prix le coke tôut-venant doit se vendre, pour que, les autres matières conservant la valeur spécifiée plus haut, le gaz ne coûte rien par le fait de la houille ; on trouvera que c’est 36 fr. 87 c. la tonne, ou 2 3 fr. 5o c. net la voie de 1 5 hectolitres. Ce prix ne dépasse pas beaucoup ceux que l’on demande aujourd’hui dans les usines, pour le coke enlevé à la pelle à grille.
- En résumé, nous croyons pouvoir conclure, avec confiance, des longues expériences auxquelles nous nous sommes livrés, et dans lesquelles nous nous sommes attachés à nous rapprocher le plus possible des conditions de roulement d’une grande usine, que le mètre cube de gaz, au gazomètre, peut être obtenu dans une usine bien dirigée, et convenablement située auprès et hors des murs de Paris, à un prix gui ne dépasse pas 2 centimes dans les conditions actuelles de valeur des matières premières et des produits accessoires de la fabrication. Bien entendu qu’il 11e s’agit ici que du prix de revient par le fait seul de la houille, c’est-à-dire en faisant abstraction de tous frais de fabrication, d’administration, d’entretien de conduites, de capitaux engagés dans l’opération, etc., etc.
- 4.
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- Le prix du mètre cube de gaz rendu au bec ne dépassera pas alors 2 centimes 1/2, en admettant même le déchet de 25 0/0 dans les tuyaux de conduite, annoncé par les compagnies, et qui a été souvent contesté. D’après quelques renseignements que nous avons pris dans des usines à gaz de province, la perte par les tuyaux ne serait que de 7 0/0. M. Manby, qui a établi et dirigé des usines à gaz importantes, le porte à i5 0/0. D’ailleurs, si la perte parles tuyaux est un élément considérable dans le débat, quand le prix de revient du gaz est porté à 8 centimes au gazomètre, il est clair que son importance devient bien minime lorsque ce prix de revient descend au-dessous de 2 centimes.
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- CONSIDÉRATIONS
- SUR LA PRODUCTION DU COKE DANS LES USINES A GAZ DE PARIS.
- Pendant les premières années de l’éclairage au gaz dans la ville de Paris, l’usage du coke, comme matériel de chauffage, était pour ainsi dire inconnu aux habitants. Le coke produit par les usines à gaz se vendait à bas prix, et très-difficilement. Il n’en est plus de même aujourd’hui; tout le monde apprécie les avantages que le coke présente sur la houille pour le chauffage domestique quand les foyers sont convenablement établis, car il ne donne pas cette fumée abondante qui répand une odeur désagréable et encrasse promptement les tuyaux et les cheminées. Les usines à gaz ne peuvent plus suffire aujourd’hui aux demandes de coke qui leur sont faites, et il est probable que la consommation du coke est encore loin d’avoir reçu tout son développement. La nouvelle ordonnance de M. le Préfet de police, qui prescrit à toutes les usines et fabriques de^la ville de brûler leur fumée, forcera probablement le plus grand nombre des petits industriels à brûler du coke au lieu de houille. Par ces diverses causes le prix du coke tendra plutôt, dans l’avenir, à monter qu’à baisser. Une usine à gaz unique, fournissant le gaz à toute la ville de Paris, ou plusieurs usines appartenant à une seule compagnie, auraient nécessairement le monopole de la fabrication intérieure du coke, et n’auraient à lutter, pour la vente de ce produit, qu’avec le coke apporté de loin, soit des départements houillers, soit de l’étranger.
- Mais on peut craindre que le coke des fours, fabriqué sur les lieux d’extraction de la houille, venant faire sur les marchés de Paris une concurrence sérieuse au coke produit par les usines à gaz, ne déprime les prix actuels et ne les fasse baisser au-dessous de ceux que nous avons admis. Nous allons montrer que cette crainte n’est pas sérieuse.
- Les fours à coke établis sur les mines de houille auront toujours plus d’avantage à fabriquer des cokes de première qualité, tels que ceux qui sont exigés parles compagnies des chemins de fer et par les arts métallurgiques. Ces cokes se vendent beaucoup plus cher que les cokes des cornues, car aujourd’hui ils sont payés 4i à 42 fr. 5o cent, la tonne à la porte de Paris; et la bonification sur le prix du coke l’emporte sur la plus grande valeur des houilles employées à les produire. De plus, il faut remarquer que la fabrication du coke dans les usines de Paris n’est grevée d’aucuns frais, soit de fabrication, soit d’usine ou de capital; car, dans le calcul du prix de revient du gaz, tel qu’on l’établit ordinairement, ces frais sont portés en entier sur le gaz. Enfin, on recueille, sans dépense aucune, le goudron qui a aujourd’hui une valeur importante, ainsi que les eaux ammoniacales.
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- Dans les fours, au contraire, tous les frais de fabrication, de capital, etc., etc., portent sur le coke. Comme on n’utilise pas, pour la vente, les produits accessoires de la distillation de la houille, il faut bien que la vente du coke fournisse au fabricant, non-seulement le prix qu’il a payé pour la bouille, mais ses frais de toute nature et son bénéfice. Les seuls avantages qu’il aura sont :
- i° D’obtenir, d’une même quantité de bouille, une plus grande proportion de coke à vendre que le fabricant de gaz; car, en brûlant dans ses fours les gaz provenant de la distillation, il pourra diminuer considérablement, et rendre presque nul le combustible qu’il serait obligé de brûler pour effectuer la carbonisation ;
- 2° De faire une économie notable sur les frais de transport jusqu’à Paris, parce qu’il ne payera que le transport réel du coke, lequel est le même que celui de la houille; tandis que le fabricant de gaz aura payé les frais de transport de 1,000 kilogrammes de houille pour 55o kilogrammes de coke qu’il livre à la vente.
- Ainsi, pour une même quantité de bouille soumise à la distillation,
- Le fabricant de gaz obtiendra, sans frais de fabrication, une certaine quantité de coke et de goudron; il fait payer à la vente du gaz produit, ses frais de toute nature et son bénéfice.
- Le fabricant de coke peut obtenir, d’une même quantité de bouille, une plus grande quantité de coke que le fabricant de gaz; mais l’excédant ne peut dépasser, dans aucun cas, la quantité de coke que le fabricant de gaz brûle sous ses cornues. Car, pour que cette limite soit atteinte, il faut que le fabricant de coke dans les fours n’emploie absolument, pour son chauffage, que les gaz et matières volatiles qui sont produits par la distillation de la houille. Or, d’après nos expériences, si îoo kilogrammes de bouille donnent, dans la fabrication du gaz, 55 kilogrammes de coke à vendre, ils ne pourront pas en donner plus de 75 dans les fours, car, dans ce dernier cas, il n’y aura pas eu de charbon brûlé pour opérer la carbonisation.
- La concurrence avec le coke des fours empêchera donc seulement le coke des usines à gaz de dépasser une certaine limite ; mais cette limite sera toujours très-supérieure au prix que nous avons donné au coke tout-venant, à moins que le prix de la houille ne baisse considérablement. En tout cas, cette baisse serait encore plus à l’avantage du fabricant de gaz, parce qu’il consomme une plus grande quantité de houille pour produire une quantité égale de coke à vendre.
- D’ailleurs, il est possible de fabriquer le gaz de l’éclairage de manière que le coke obtenu présente des qualités analogues à celles du coke des fours. On y parvient en choisissant convenablement les houilles, les réduisant en poudre, et les distillant en masses
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- considérables dans des fours qui permettent de recueillir le gaz produit. La calcination, se faisant alors plus lentement, le coke se boursoufle moins, surtout sous la pression que lui opposent les couches supérieures. Il paraît que certaines usines à gaz de Paris, notamment la Parisienne, fabriquent ainsi, avec avantage, des cokes supérieurs, quelles vendent aux chemins de fer à un prix beaucoup plus élevé que le coke ordinaire des cornues. Elles emploient pour cette fabrication les gaillettes quelles retirent de la houille tout-venant, et elles ne distillent dans les cornues que le menu qui en provient.
- Mais on peut parvenir au même résultat avec le four ordinaire des cornues, en distillant, dans une partie des cornues, des houilles fortes, telles que celles qui donnent le coke des hauts fourneaux; et, dans les autres, une houille très-grasse, ou un bitume qui fournit à la distillation beaucoup d’huile volatile, par suite un gaz très-éclairant, et mélangeant les gaz immédiatement au sortir des cornues et dans un espace dont la température est suffisamment élevée. Nous citerons les expériences que nous avons faites sur ce sujet; elles démontrent, selon nous, que ce procédé peut être employé avec avantage.
- 7e OPÉRATION.
- Cette opération a été faite sur une houille tout-venant de Bois-du-Luc, dont l’hectolitre pèse 8gk,86. Cette houille doit être classée parmi les houilles fortes et dures, qui donnent de bon coke pour les hauts fourneaux, mais qui produisent un gaz pauvre en carbone et impropre à l’éclairage. Nous avons néanmoins commencé par opérer sur cette houille seule, afin de connaître les éléments de fabrication qui s’y rapportent.
- Les détails de cette opération sont consignés dans le tableau VII. Nous en extrayons les résultats généraux :
- Poids de la houille carbonisée..
- Poids du coke total obtenu......
- Poids du coke consommé..........
- Poids du coke tout-venant à vendre
- Poids du goudron................
- Poids des eaux ammoniacales.....
- Volume du gaz produit...........
- D’après cela, 100 kilogrammes de houille ont donné...
- 10 55ok
- 9 377 ,â 2 5og ,9 6 867 ,5 23o ,9
- ................ 2 46omc
- 65k,09 de coke à vendre.
- 2 ,18 de goudron.
- a eaux ammoniacales. 2 3mc, 32 de gaz.
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- Ils ont consommé 2 3k,79 de coke pour la distillation. La quantité totale de coke pro-
- duite est donc de 88k,88.
- Le rapport entre le coke total produit et le coke brûlé est. . . ............... 3,73
- Le rapport entre le coke à vendre et le coke brûlé est........... .............. 2,74
- On remarquera que cette houille a donné autant de gaz que les houilles précédemment distillées; mais ce gaz est très-peu carburé, il brûle avec une flamme rougeâtre et sans éclat. Au photomètre, le pouvoir éclairant de ce gaz a été trouvé seulement le i/3 de celui de l’usine de Boulogne.
- 8e OPÉRATION.
- Après avoir fait sortir du gazomètre tout le gaz obtenu dans l’opération précédente, nous avons chargé quatre de nos cornues avec 100 kilogrammes de houille de Bois-du-Luc, et la cinquième de 5o kilogrammes de boghead cannel-coal. Nous avons acheté ce bitume à Paris, à raison de 75 francs la tonne. Il est probable qu’on l’obtiendrait à un prix beaucoup moindre si on le faisait venir d’Ecosse, directement, et en grandes quantités. Nous avons passé ainsi sept charges successives.
- Voici les résultats généraux de cette opération, dont les détails sont consignés dans le tableau VIII.
- Poids de la houille distillée.................................................... 2 8ook
- Poids du bogbead distillé........................................................ 35o
- Poids du coke total obtenu........................................k.............. 2 643 ,3
- Poids du coke tout-venant à vendre............................................... 1 711 ,5
- Poids du goudron................................................................ io4 ,5
- Poids des eaux ammoniacales...................................................... 147 ,2
- Volume du gaz produit............................................................ 8nmc
- 100 kilogrammes du mélange de houille de Bois-du-Luc et de bogbead, dans la proportion de :
- 100 = 88,88 de houille de Bois-du-Luc,
- 45o
- et 100 = 11, 12 bogbead cannel-coal.
- 45o
- produisent............. 2 5mc, 7 de gaz.
- 54, 33 de coke à vendre.
- 3, 3i de goudron.
- 4, 67 d’eaux ammoniacales.
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- Le gaz que l’on a obtenu ainsi était de très-bonne qualité. Les comparaisons photométriques ont montré qu’il suffisait de 80 litres de ce gaz pour donner autant de lumière que 4 2 grammes d’huile brûlée dans la lampe Carcel type. D’ailleurs, le gaz n’a pas plus perdu de son pouvoir éclairant que le gaz ordinaire de la houille, soit par son passage dans de longs tuyaux, soit par un séjour prolongé dans le gazomètre; car, après vingt-quatre heures, on lui a trouvé à très-peu près le même pouvoir éclairant.
- Le coke était très-beau, très-dense, et il a donné peu de menu au criblage. Le poids de l’hectolitre comble du coke tout-venant est de 52k,5.
- Nous avons envoyé une tonne de ce coke à M. Sauvage, ingénieur en chef des mines, entrepreneur de la traction sur le chemin de fer de Strasbourg, avec prière de le faire essayer sur les locomotives comparativement au coke de four que l’on brûle ordinairement. Voici la note que M. Sauvage nous a remise relativement à cet essai :
- « J’ai employé le coke à un train omnibus de Paris à Epernay. Ce coke brûle aisément « et donne beaucoup de vapeur. Nous n’avons d’autre reproche à lui faire que de brûler «beaucoup trop vite; mais, avec des modifications dans la grille et dans le tirage par « l’échappement, on parviendrait à le brûler aussi utilement que le coke plus dur, auquel « nos mécaniciens sont habitués.
- « Sauvage. »
- Le prix de revient du gaz s’établit comme il suit, en supposant la tonne de bouille à 25 francs', et le prix du coke à 38 francs, à cause de ses qualités supérieures :
- 2 8oo\o de houille à 25 francs le 1 000................................................ 70f,oo
- 35o ,0 boghead cannel-coal à 75 francs............................................... 26,25
- 96f,2 5
- 104 ,5 goudron à 5 francs........................... 5,23
- 147 t2 eaux ammoniacales à of,5o.................... 0,74
- 1 712 ,0 coke à 38 francs............................. 65,06
- 71,o3 71 ,o3
- Prix de 811 mètres cubes de gaz
- Prix du mètre cube de gaz
- of,o32.
- 5
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- Le gaz reviendrait à un prix plus bas, si l’on remplaçait le boghead par un schiste bitumineux analogue, ou par des produits accessoires d’autres fabrications, dont la valeur serait moindre que celle que nous avons attribuée au boghead d’Ecosse.
- V. Régnault, rapporteur.
- E. Chevreul.
- Gal Morin.
- Peligot.
- Paris, le 15 février i855.
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- TABLEAU N» I. - HOUILLE D’ANZIN.
- DATES. HEURES des CHARGES. POIDS de LA HOUILLE introduite dans les cinq cornues. POIDS de LA HOUILLE emma- gasinée. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DU COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasiné.
- h. m. til. kü. m. c. kil. b. m, kil. kil. kii.
- 1,360
- 22 nov. . . . 5 00 soir. 500 20,027 1,180 ' h // 5 00 soir. 80 // n
- 7 40 80
- Idem 9 11 500 19,527 1,315 135 // II n
- 11 15 80
- 23 nov.... 1 10 mat. 500 19,027 1,445 130 // II II
- 2 00 mat. 80
- Idem 5 10 500 18,527 1,572 127 1,168 848 2,208
- 6 00 160
- Idem 9 05 500 18,027 1,690 118 II II II
- 10 40 80
- Idem 1 05 soir. 500 17,527 1,805 115 II II ii
- 1 55 soir. 160
- Idem 5 10 500 17,027 1,917 112 1,058 658 2,866
- 6 00 80
- Idem 9 50 500 16,527 2,039 122 II u a
- 11 30 80
- 24 nov. . . . 2 20 mat. 500 16,027 2,153 114 II n II
- 4 00 mat. 80
- Idem 6 50 500 15,527 2,268 115 1,084 844 3,710
- 7 35 80
- 8 10 80
- Idem 11 30 500 15,027 2,388 120 II H II
- Midi 05 80
- 3 25 soir. 80
- Idem 4 00 soir. 500 14,527 2,518 130 h II ii
- 5 50 80
- Idem 8 35 500 14,027 2,640 122 1 ,133 733 4,443
- 9 50 80
- 25 nov. . . . Minuit 20 80
- Idem 1 05 mat. 500 13,527 2,764 124 n // n
- 4 00 mat. • 80
- Idem 5 30 500 13,027 2,891 127 u ii u
- 6 05 80
- Idem 9 45 500 12,527 3,019 128 1,143 823 5,266
- 10 15 80
- Midi 30 80
- Idem 2 15 500 12,027 3,139 120 u n u
- 3 50 soir. 80
- 6 15 80
- Idem 6 35 500 11,527 3,256 117 n u a
- 9 15 80
- Idem 10 45 500 11,027 3,377 121 1,065 665 5,931
- 26 nov. . . . Minuit 15 80
- A REPORTER. 9,500 11,027 3,377 2,197 6,651 2,160 4,571 5,931
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- DATES. HEURES des CHARGES. POIDS de LA HOUILLE introduite dans les cinq cornues. POIDS de LA HOUILLE emma- gasinée. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DU COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasiné.
- h. m. kil. kii. m. c. kil. h. m. kil. kil. kii.
- Report.. 9,500 11,027 3,377 2,197 6,651 2,160 4 571 5 931
- 26 nov.... 3 00 mat. 500 10,527 3,496 119 // II II
- 4 15 mat. 80
- Idem 7 00 500 10,027 3,613 117 n II n
- 7 35 160
- Idem 11 30 soir. 500 9,527 3,720 107 1,096 776 6,707
- Midi. 80
- Idem 3 30 500 9,027 3,838 118 ii II II
- 1 35 soir. 80
- 6 00 80
- Idem 7 30 500 8,527 3,957 119 ii II n
- 9 00 80
- 27 nov Minuit. 500 8,027 4,080 123 1,175 855 7,562
- *” 1 00 mat. 80
- 4 00 80
- Idem 4 30 mat. 500 7,527 4,195 115 ii ii II
- 7 00 .. 80
- Idem 8 30 500 7,027 4,315 120 n
- 10 30 80
- Idem Midi 45 500 6,527 4,433 118 1,067 747 8,309
- * 3 00 soir. 80
- Idem 5 00 soir. 500 6,027 4,546 113 II n //
- 6 15 80
- Idem 0 30 500 5,527 4,665 119 n U II
- 10 00 80
- 28 nov 1 00 mat. 80
- Idem 2 00 mat. 500 5,027 4,786 121 1,100 780 9,089
- 4 00 80
- Idem 6 00 500 4,527 4,908 122 II ii ii
- 7 30 80
- 9 10 80
- Idem 10 30 500 4,027 5,008 100 II u n
- Midi 30 80
- Idem 3 00 soir. 500 3,527 5,116 108 1,245 925 10,014
- 4 45 soir. 80
- 6 30 80
- Idem : 7 30 500 3,027 5,235 119 ii ii //
- 11 00 80
- Idem 11 30 500 2,527 5,346 111 ii n n
- 29 nov 3 00 mat. 80
- Idem 3 40 mat. 500 2,027 5,472 126 1,140 820 10,834
- 5 30 80
- Idem 7 45 500 1,527 5,599 127 ii ii H
- A REPORTER. 19,000 1,527 5,599 4,419 13,474 4,080 9,474 10,834
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- — 39
- DATES. HEURES des CHARGES. POIDS de LA I10ÜILLE introduite dans^ les cinq cornues. POIDS de LA HOUILLE emma- gasinée. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DU COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasine'.
- h. m. til. kii. m. c. kil. h. m. kil. kil. kii.
- Report.. 19,000 1,527 5,599 4,419 13,474 4,080 9,474 10,834
- 9 00 mat. 80
- 10 00 80
- 29 nov.... 1145 mat. 500 1,027 5,724 125 II // II
- Idem 4 00 soir. 500 527 5,853 129 1,097 857 11,691
- 4 30 soir. 80
- 6 45 80
- Idcrn 8 20 500 27 5,973 120 II // //
- 10 00 37 ,5
- 30 nov.... Minuit 20 // 11 6,088 ,6 115 ,6 753 ,7 556 ,2 12,247 ,2
- Totaux. . 20,500 27 4,908 ,6 15,324 ,7 4,437 ,5 10,887 ,2 12,247 ,2
- OBSERVATIONS.
- La cuve destinée à recevoir les eaux ammoniacales et les goudrons a été complètement vidée et nettoyée le 22 novembre.
- Le gaz peut traverser trois épurateurs avant de se rendre dans le gazomètre. D’après la disposition de l’usine, ils se trouvent dans la chambre du compteur et sur une même ligne. On les a désignés par les nos 1, 2 , 3, en prenant pour le premier le plus éloigné du compteur. L’un des épurateurs renferme du coke. Lorsque ce coke est saturé de goudron, on l’utilise pour le chauffage des fours, de sorte que l'emploi de cet appareil n’est pas une cause de dépense. Seulement, au commencement de l’expérience, cet épurateur ne contenait que 8o kilogrammes de coke. Lorsqu’on l’a regarni, on y a introduit 160 kilogrammes de coke. On a tenu compte de cette différence, en versant, sur le coke en magasin, 8o kilogrammes de coke de même provenance, résultant d’opérations antérieures au 22.
- Les deux autres épurateurs renferment de la chaux éteinte. Le 22 , au commencement de l’expérience, le n° 1 renfermait du coke; le n° 2 , de la chaux depuis deux jours, et le n° 3, de la chaux depuis un jour. Le 28 , à 9 heures du malin, on a rempli de chaux le premier épurateur ; cette chaux est restée intacte jusqu’à la fin de l’expérience, parce qu’à partir du même jour, 10 h. 3o min. du matin, on a fermé cet épurateur pour diminuer les résistances au passage du gaz. Enfin, le 29', à 10 heures du malin, on a renouvelé complètement la chaux du second épurateur. La chaux nécessaire n’a pas été comptée et provenait des approvisionnements de l’usine. La chaux employée à l’entretien des épurateurs, pendant leur marche du 2 2 au 3o, a été pesée et mesurée à l’état de chaux vive :
- En poids..................................................................... 3i5k,8
- En volume.................................................................... 4h,4
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- 40
- RÉSUMÉ.
- CONSOMMATIONS PRODUITS
- TOTALES. Par 100 kil. TOTAUX. Par 100 kil.
- Houille distillée 20,500k 4,437 ,5 315,8 100k 21 ,65 1 ,54 Gaz 4,908mc,6 10,822k,5 1,302 ,4 905 ,5 23mc,94 52k,79 6 ,35 4 ,42
- Coke brûlé Coke à vendre
- Chaux fronrlron t * , -
- Eaux ammoniacales
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- 41
- TABLEAU N° II. — HOUILLE DE MONS.
- DATES. HEURES des CHARGES. POIDS de LA HOUILLE introduite dans les cinq cornues. POIDS de LA HOUILLE emma- gasinée. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DU COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFEBENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasiné.
- h. ra. kil. kit. m. c. kil. h. in. kil. kil. kü.
- 14 déc. . . . 8 00 soir. 500 7,661 ,8 3,442 // X II 160 // u
- 8 30 soir.
- Idem Minuit. 500 7,161 ,8 3,570 128 II 320 II n
- 1 00 mat.
- 15 déc 4 00 mat. 500 6,661 ,8 3,690 120 II n // n
- Idem 8 00 500 6,161 ,8 3,812 122 1,299 ,6 n II 1,299 ,6
- Idem Midi. 500 5,661 ,8 3,919 107 n II II II
- Midi 30 80
- Idem. . ... . 4 00 soir. 500 5,161 ,8 4,027 108 II 4 00 soir. 68 II II
- Idem 8 00 « // 4,139 112 1,245,5 // ii H 1,245,5
- Totmix. . 3,000 5,161 ,8 697 2,545 ,1 628 II 2,545,1
- On continue avec les cokes de l’opération même :
- 15 déc. . . . 8 00 soir. 500 4,661 ,8 4,139 ii ii 8 00 soir. 316 ,45 U 2,545,1
- 10 idem.. . . Minuit. 500 4,161 ,8 4,254 115 II n // II II
- 1 15 mat. 107 ,8
- Idem 4 45 mat. 500 3,661 ,8 4,372 118 II Il II II n
- Idem 9 00 500 3,161 ,8 4,487 115 1,224 ,8 9 00 144,2 656 ,35 3,201,45
- Idem 1 30 soir. 500 2,661 ,8 4,603 116 II n n n
- 3 00 soir. 222 ,4
- Idem G 00 500 2,161 ,8 4,721 118 II n II n n
- Idem 10 30 500 1,661 ,8 4,840 119 1,216 ,4 il n 994 ,0 4,195 ,45
- 17 idem.. . . 3 00 mat. 500 1,161 ,8 4,969 129 u 3 00 mat. 80 U II
- Idem 7 30 500 661 ,8 5,099 130 908,4 828 ,4 5,023,85
- 8 00 177 ,1
- Idem Midi. 500 161 ,8 5,229 130 n h //
- 4 15 soir. 95 ,3
- Idem 4 30 soir. 500 // 5,360 131 n II II
- 6 00 45 ,2
- Idem 9 00 n n 5,491 ,3 131 ,3 1,112 ,4 794 ,8 5,818 ,65
- TnTAnx. 5,500 1,352 ,3 4,462 1,188 ,45 3,273,55 5,818 ,65
- OBSERVATIONS.
- Au commencement de la distillation de ces houilles, on n’avait en réserve aucun coke en provenant, parce qu’on avait vendu ceux qui provenaient de l’opération transitoire du 11 décembre, 4 heures du soir. On a commencé à chauffer avec des cokes de l’opération précédente, et on a prolongé le chauffage pendant 24 heures dans ces conditions, pour pouvoir comparer les dépenses.
- 6
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- 42 —
- On voit, que 628 kilogrammes de coke de l’opération précédente ont été brûlés en 24 heures dans la première période, et que 582k,io de coke de Mons l’ont été en 24 heures dans la deuxième.
- Cette opération a produit 697 mètres cubes de gaz et 2,545\io de coke pour le magasin.
- Ce nombre résulte de deux pesées partielles faites, suivant l’habitude, de 7 à 8 heures après les délutages correspondants.
- Le i5, on a refait quatre grilles de l’épurateur n° 3, et on a dépensé 1 hectolitre.
- La première pesée, qui a donné i,29gk,6, a eu lieu le îô, à 2 heures. Le coke a été enlevé de dessus les aires d’extinction. C’est sur cette pesée qu’on a prélevé, à 8 h. 3o min. du soir, c’est-à-dire 12 heures environ après le dernier délutage, 3i6k,45 de coke, pour le service du fourneau.
- RÉSUMÉ GÉNÉRAL.
- CONSOMMATIONS PRODUITS
- TOTALES. Par 100 kil. TOTAUX. Par 100 kil.
- 8,500k ijlIUi i-8i6‘'45 42k,2ô 100k 21 ,37 0 ,49 Gaz 2,049mc,3 4,913\35 541 ,26 591 ,6 24œc,l 1 57\80 6 ,37 6 ,96
- ««•H m“: Coke à vendre
- Goudron
- Eaux ammrmiaralos
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- 43
- TABLEAU N° III.
- DATES. HEURES des CHARGES. POIDS de LA HOUILLE introduite dans les cinq cornues. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DU COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrica lion. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. ' POIDS DU COKE emmaga- siné.
- h, m. kil. m. c. kil. h. m. kil. kil. kii.
- 30 déc. 1854.. 8 15 mat. 500 8,178 • ‘359,5
- 8 30 mat. 206 ,3 -
- Idem. Midi 30 500 8,297 119 362 ,45 156,15 515,65
- 2 30 soir. 82 ,3
- Idem 5 00 soir. 500 8,417 120 372 ,3 290 ,0 805 ,65
- 5 30 80 ,45
- 9 00 84,7
- Idem 9 30 500 8,529 112 363 ,6 198 ,45 1,004 ,10
- 31 déc. 1854.. 1 30 mat. 119,1
- Idem 2 15 mat. 500 8,639 110 363 ,2 244,1 1,248,20
- 6 00 124,4
- Idem ‘ 7 00 500 8,748 109 383 ,3 258,9 1,507 ,10
- Idem 11 30 500 8,848 100 355 ,8 355 ,8 1,862 ,90
- 1 00 soir. 130 ,0
- Idem 4 00 soir. 500 8,95 T 103 300 ,35 230 ,35 2,093,25
- 6 20 81 ,5
- Idem 8 30 500 9,053 102 364,0 283,1 2,376,35
- 11 00 119,0
- 1er janv. 1855. 1 00 mat. 500 9,152 99 368,7 249 ,7 2,626 ,05
- 5 00 mat. 123,4
- Idem . 5 30 500 9,259 107 365 ,4 242 ,0 2,868,05
- 9,30 83,6
- Idem 10 00 500 9,348 S9 359 ,9 276 ,3 3,144 ,35
- 1 30 soir. 122 ,0
- Idem 2 30 soir. 500 9,446 98 353 ,6 231 ,6 3,375 ,95
- Idem 7 00 500 9,544 98 341 ,1 7 00 40 ,5 300 ,6 3,676 55
- 10 30 69 ,9
- Idem 11 30 500 9,045 101 365 ,8 295 ,9 3,972 ,45
- 2 janv. 1855.. 4 00 mat. // 9,753 108 350,5 350 ,5 4,322 ,95
- Totaux .... 7,500 1,575 5,430 ,6 1,467,15 3,963 ,45 4,322 ,95
- OBSERVATIONS.
- Epurateurs en charge : N° 1. 3 grilles (neuves).
- ---------------------------- N° 2. Coke.
- ---------------------------- N° 3. 4 grilles (neuves).
- Le 3i décembre, on a renouvelé les grilles du n° î : 3/4 d’hectolilre de chaux hydratée.
- Le icr janvier, on a renouvelé les grilles du n° 3 : î hectolitre de chaux hydratée.
- Total................. 3 hectolitres 1/2.
- 6,
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- 44
- RÉSUMÉ.
- CONSOMMATIONS PRODUITS
- TOTALES. Par 100 kil. TOTAUX. Par 100 kil.
- Houille distillée 7,500l 1,467 ,15 147 ,9 100* 19,562 1 ,972 Gaz 1,575mc 3,963k,45 548 597,60 21m* 52\84ô 7 ,307 7 ,968
- Coke brûlé Coke à vendre.. . „
- Chaux Goudron
- Eaux ammoniacales
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- 45
- TABLEAU N° IV.
- DATES. HEURES des DÉCHABCES. POIDS de LA HOUILLE introduite dans les cinq cornues. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS Dü COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasiné.
- h. m. ku. m. c. kil. h. min. kil. kü. kii.
- 8 janvier 1855. Minuit. 500 9,891 Minuit. 199 ,3 199 ,3
- Idem 4 30 mat. 500 10,011 120
- 8 00 mat. 120,35
- Idem 9 00 500 10,125 114
- Idem 1 30 soir. 500 10,241 116 1 30 soir. 81 ,5
- Idem 6 00 500 10,352 111
- 6 30 82 ,7
- Idem 10 30 500 10,458 106
- 11 00 80,7
- 9 idem 3 00 mat. 500 10,563 105
- 3 30 mat. 81
- Idem 7 30 500 10,669 106
- 8 00 161 ,5
- Idem Midi. 500 10,779 110
- 1 00 soir. 118,1
- 3 00 163
- Idem. ........ 4 30 soir. 500 10,894 115
- Idem 9 00 500 11,003 109
- 10 idem Minuit. 238,7
- Idem 1 30 mat. 500 11,113 110
- Idem 6 00 500 11,217 104
- Idem 10 30 500 11,319 102
- J1 00 mat. 80 ,4
- 2 30 soir. 115 ,9
- Idem 3 00 soir. 500 11,427 108
- 6 00 78,3
- Idem 7 30 500 11,535 108
- 11 00 155,2
- 11 idem Minuit. 500 11,644 109
- 4 00 mat. 115 ,9
- Idem 4 30 mat. 500 11,750 106
- Idem 9 00 500 11,856 106
- 9 30 119 ,4
- 1 00 soir. 80 ,4
- Idem 1 30 soir. 500 11,965 109
- Idem 6 00 500 12,073 108 6 00 159,7
- Idem 10 30 500 12,175 102
- 11 00 121
- 12 idem 3 00 mal. 500 12,280 105
- 3 30 mat. 122 ,5
- Idem 7 30 500 12,379 99
- 11 15 116,6
- Idem Midi. 500 12,461 82
- 4 00 soir. 102 ,4
- Idem 4 30 soir. 500 12,562 101
- Idem 9 00 // 12,664 102 7,039 ,7
- 13,000 2,773 9,734 25 2,694,55 7,039,7 7,239 ,0
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- — 46
- OBSERVATIONS.
- Epurateurs en charge : N° 1. 3 grilles (neuves).
- ------------------------- N° 2. Cote.
- -------------------------N° 3. 4 grilles (neuves). .
- Le 9, on renouvelé les grilles du n° 1....... 3/4 d’hectolitre.
- Le 10, on a renouvelé les grilles du n° 3. . . . 1 hectolitre.
- Le 11, on a renouvelé les grilles du n° 3. . . . 1 hectolitre.
- Total.............. 4 hectolitres 1/2.
- Dans cette opération et les deux suivantes, le coke produit n’a pas été .pesé à chaque délutage, afin d’éviter des manipulations qui avaient pour résultat d’augmenter la proportion d’escarbilles.
- RÉSUMÉ.
- CONSOMMATIONS PRODUITS
- TOTALES. Par 100 kil. TOTAUX. Par 100 kil.
- Houille, distillée. 13,000k 2,694,55 190 ,1 100k 20 ,727 1 ,462 Gaz 2,773m0 7,039\7 737 ,5 1,071 ,5 21mc,331 54\151 5 ,673 8,242
- 1 finie p. h rôle Coke à vendre
- filiaux Goudron
- Eaux ammoniacales
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- 47
- TABLEAU N° V. — HOUILLE TOUT-VENANT DE MONS.
- DATES. HEURES des CHARGES» POIDS de LA HOUILLE introduite dans les cinq cornues. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DU COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emmagasiné. 1
- h. m." kil. m. c. kil. h. m. kil. kil. kii.
- 13 janv. 1855. 10 00 soir. 500 12,755 10 00 soir. 228 ,5 228,5
- 14 janv 2 30 mat. 500 12,870 115
- Idem 7 00 500 12,983 113
- 10 45 mat. 111 ,3
- Idem 11 30 500 13,094 111
- 3 00 soir. 73,4
- Idem 4 00 soir. 500 13,216 122
- 6 00 76 ,4
- Idem 8 30 500 13,341 125
- 10 00 230,8
- 15janv 1 00 mat. 500 13,463 122
- 5 00 mat. 76,0
- Idem 5 30 500 13,585 122
- Idem........ 10 00 500 13,719 134
- 10 30 115,7
- Idem 2 30 soir. 500 13,837 118
- 3 00 soir. 113,7
- Idem 7 00 n 13,963 126 2,821 ,2
- TflTATTX .... - 5,000 1,208 3,847 ,0 1,025 ,8 2,821 ,2 3,049 ,7
- OBSERVATIONS.
- Epurateurs en charge : N° 1. 4 grilles (neuves).
- •------------------------ N° 2. Coke.
- -------------------------N° 3. 4 grilles (anciennes).
- Le 14, on a renouvelé les grilles du n° 3 : î hectolitre.
- Le 15, on a renouvelé les grilles du n° i : î hectolitre.
- Total : 3 hectolitres.
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- 48
- RÉSUMÉ.
- CONSOMMATIONS PRODUITS
- TOTALES. Par 100 kil. TOTAUX. Par 100 kil.
- Houille distillée 5,000k 1,025,8 126 ,8 100k 20,516 2 ,536 Gaz l,208me,000 2,82lk ,200 387 ,000 351 ,300 24rac,160 56k ,424 7 ,740 7 ,026
- Coke brûlé Coke à vendre
- Goudron
- | Chaux Eaux ammoniacales
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- 49
- TABLEAU N° VI. — HOUILLE DU GRAND HORNU (MONS).
- DATES. HEURES DES CHARGES. POIDS de LA nOÜJLLE introduite dans les cinq cornues. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE gaz produit d’après le compteur. POIDS DE COKE produit. HEURES des PESAGES DD COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFEBEKCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasiné.
- h. zn. kil. m. c. kil. h. m. kil. kil. kil.
- 16 janv. 1855. Minuit. 500 14,038 188 ,3
- 1 30 mat. 188 ,3
- Idem 4 00 mat. 500 14,158 120
- Idem 8 00 500 14,272 114
- 8 30 74 ,8
- Idem Midi. 500 14,385 113 11 00 75,9
- Idem 4 00 soir. 500 14,494 109 4 00 soir. 68 ,0
- 7 30 105 ,7
- Idem 8 00 500 14,604 110
- 10 30 107 ,3
- 17 janv Minuit 30 500 14,722 118
- 1 30 mat. 144 ,2
- Idem 5 00 mat. 500 14,848 126
- Idem 9 30 500 14,960 112
- 11 00 75 ,7
- Idem 2 00 soir. 500 15,084 124
- 2 30 soir. 73 ,9
- 5 30 72 ,1
- Idem 6 30 500 15,203 119
- 9 00 77 ,1
- Idem 11 00 500 15,317 114
- 11 30 225 ,8
- 18janv 3 30 mat. 500 15,435 118
- Idem 8 00 500 15,554 119
- 9 00 mat. 73 ,7
- Idem Midi 30 500 15,671 117
- 1 00 soir. 108,5
- Idem 5 00 soir. 500 15,789 118
- 5 30 110,2
- Idem 9 30 500 15,903 114
- 10 00 222 ,8
- 19janv 2 00 mat. 500 16,020 117
- Idem 6 30 500 16,135 115
- 8 30 mat. 111 ,6
- Idem 11 00 500 16,250 115
- ' 2 00 soir. 112 ,2
- Idem. . 3 30 soir. 500 16,371 121
- 5 30 78,5
- Idem 8 00 500 16,487 116
- 9 00 113 ,5
- 20janv Minuit 30 500 16,598 111
- 1 00 mat. 147 ,3
- Idem 5 00 mat. 500 16,712 114
- 8 00 70,9
- A REPORTER. 12,000 16,712 2,674 0,000 2,438 ,0 00,000,0 188 ,3
- 7
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-
-
- 50
- DATES. HEURES DES CHARGES. POIDS do I.A HOUILLE introduite dans les cinq cornues. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DU COKE produit. HEURES des PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasiné.
- h. m. kil. m. c. kil. II. m. kil. kü. kil. ;
- Report.. 12,000 16 712 2 674 2,438,0 188,3 :
- 20 janv. 1855. 9 39 mat. 500 16,822 110
- 11 00 112 ,2
- Idem 2 00 soir. 500 16,934 112
- 5 00 soir. 149,5
- Idem 6 30 500 17,047 113
- Idem 11 00 500 17,163 116
- 1! 30 232 ,3
- 21janv 3 30 mat 500 17,276 113
- Idem 8 00 500 17,389 113
- 9 00 mat. 75 ,0
- Midi. 115 ,5
- Idem Midi 30 500 17,509 120
- Idem 5 00 soir. 500 17,628 119
- 8 30 soir. 149,9
- Idem 9 30 500 17,742 114
- 22 janv Minuit. 187 ,5
- Idem 2 00 mat. 500 17,857 115
- Idem 6 30 500 17,973 116
- Idem 11 00 500 18,092 119
- 11 45 mat. 75,7
- 3 00 soir. 111 ,2
- Idem 3 30 soir. 500 18,205 113
- Idem 8 00 500 18,320 115
- 9 00 111 ,4
- 23 janv Minuit 30 500 18,441 121
- 1 00 mat. 114,2
- Idem 5 00 mat. 500 18*552 111
- Idem 9 30 // 18,667 115 11,229,3
- Totaux... 20,000 4,629 15,101, 7 3,872 ,4 11,229,3 11,417 ,6
- OBSERVATIONS.
- Epurateurs en charge, n° 1, 4 grilles (anciennes).
- ------------------- n° 2, coke.
- ------------------- n° 3, 4 grilles (neuves).
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-
-
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- 51
- Le 17, on a renouvelé les grilles du N° 1................................. ih
- Le 18, idem........................N° 3
- Le 19, idem........................N° 1
- Le 20, idem........................N° 3
- Le 21, idem........................N° 1
- Le 22, idem........................N° 3
- Total..................................... 7 de chaux hydratée.
- La mesure des cokes à la fin de l’opération a donné 269h,83 de coke tout-venant, pesant n,4i7k,6.
- RÉSUMÉ.
- CONSOMMATIONS PRODUITS
- TOTALES. Par 100 ki). TOTAUX. Par 100 kil.
- Houille distillée 20,000\0 3,872 ,4 295 ,8 100k 19,362 1 ,479 Gaz 4,629n,c 11,229\3 1,386 ,4 1,534 ,9 23mcl45 56\14ô 6,932 7 ,674
- Coke brûlé Coke à vendre
- Chaux Goudron ...
- Eaux ammoniacales
- 7-
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- TABLEAU N° VII. — HOUILLE DE BOIS-DU-LUC.
- DATES. HEURES des CHARGES. POIDS de LA HOUILLE introduite dans les cinq cornues. POIDS de LA HOUILLE emma- gasinée. CHIFFRES LUS sur le compteur. VOLUME DE GAZ produit d’après le compteur. POIDS DD COKE produit, HEURES des PESAGES DD COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasine.
- Il. m. kii. kit. kii. m. c. kil. b. m. kil. kil. kil.
- 7 déc 9 45 mat. 500 10,200 0 Il Il 9 45 mat. 160 // 287,2
- Idem 2 00 500 9,700 112 112 421 ,5 2G1 ,5 548 ,7
- 3 45 soir. 127 ,2
- Idem 6 00 500 9,200 221 ,5 109 ,5 II n II
- 6 45 160
- Idem 10 30 500 8,700 337 115 ,5 II ii ii
- 8 déc 1 30 mat. 80
- Idem 3 00 mat. 500 8,200 449 112 1,337 ,0 969 ,8 1,518 ,5
- 5 00 80
- Idem 7 30 500 7,700 559 110 II ii n
- 8 30 80
- . 9 30 160
- Idem Midi. 500 7,200 675 116 U > II u
- 3 15 soir. 80
- Idem 4 30 soir. 500 6,700 796 121 1,432 ,2 1,032 ,2 2,550 ,7
- 7 30 80
- Idem 9 00 500 6,200 918 122 II // n
- 9 45 320
- 9 déc 1 30 mat. 500 5,700 1,040 122 e II //
- Idem 6 00 500 5,200 1,100 120 1,391 ,4 991 ,4 3,542,1
- Idem 10 30 500 4,700 1,280 120 h 10 30 mat. 160 II II
- Idem 3 00 soir. 500 4,200 1,395 115 h a II
- 4 30 soir. 160
- Idem 7 30 500 3,700 1,512 117 1,357 ,0 1,037 4,579 ,1
- 10 00 240
- 10 déc Minuit, 500 3,200 1,630 118 H II
- Idc m 4 30 mat. 500 2,700 1,750 120 II u
- 8 00 mat. 160
- Idem 9 00 500 2,200 1,868 1 18 1,332 ,75 932 ,75 5,511,95
- Midi 15 80
- Idem 1 30 soir. 500 1,700 1,989 121 II II II
- 2 45 soir. 320
- Idem 6 00 500 1,200 2,103 I 14 u II a
- Idem 10 30 500 700 2,220 117 H II
- 11 00
- 11 déc.... 4 30 mal. 500 200 2,349 129 II 02 ,7 II II
- 8 00 mat.
- Idem 8 30 // // 2,460 111 2,245 ,0 1,782 ,3 7,294 ,15
- Tot acx .. 10,500 200 2,460 9,516 ,85 • 2,509 ,9 7,006,95 7,294 ,15
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-
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- 53
- OBSERVATIONS.
- Lorsqu’on a regarni l’épurateur à coke, sa place a été changée. Il s’est trouvé au n° 2 , et occupe encore cette position. On a vu que, le 28 au matin (ioh,3o ), l’épurateur n° 1 avait été fermé, de sorte que le gaz n’y a pas passé pendant le reste de l’opération. Le n° 3 a été remis à neuf le 6 décembre, et, pendant l’expérience actuelle, les trois épurateurs fonctionnent.
- Pour simplifier la prise des renseignements relatifs à la chaux dépensée pour l’épuration, on a fait une expérience préalable sur la chaux vive affectée à cet usage.
- Deux hectolitres ras ont pesé, l’un............................................. 7ik,70
- l’autre.,..............................« . ......... 73 20
- Poids moyen...................................................... 73 g5
- On les a éteints: 26 heures après, on a mesuré la chaux éteinte qui en résultait. On a trouvé :
- 3 hectolitres ras -+- \ hect.
- On est convenu enfin de garnir chaque grille avec \ d’hectolitre. Cela posé :
- Le 7 décembre, n° 1 refait................................................................. 2 hect.
- 9------------n° 3 refait, 4 grilles.................................................... 1
- 10-------------- n° 1 refait............................................................ 2
- Total
- 5
- RÉSUMÉ.
- CONSOMMATIONS . PRODUITS
- TOTALES. Par 100 kil. TOTAUX. Par 100 kil.
- disfHJpp. . 10,500l 2,509 ,90 211 ,29 100k 23 ,90 2 ,01 Gaz 2,460mc ,0 6867k,50 230 90 G56 60 23m\43 65l ,40 2 ,20 6 ,25
- r,r»Vp . Coke à vendre
- Goudron
- Eaux ammoniacales 1
- 1 Les eaux ammoniacales sont inexactes , probablement par suite de l’introduction de l’eau pendant les grandes pluies qui ont eu lieu durant les expériences.
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- 54
- TABLEAU N° VIII. — CARBURATION DU GAZ PRÉCÉDENT PAR LE CANNEL-COAL.
- DATES. HEURES des CUAHGES. PO DE MA dist dans les ! Houille. IBS T 1ÈRE illé cornues. Cannel- Coal. POIDS de la HOUILLE emmaga- sinée. CHIFFRES LUS sur te compteur. VOLUME DE GAZ. produit d’après le compteur. POIDS DU coks produit. HEURES dés PESAGES DU COKE versé dans la fabrication. POIDS. DIFFÉRENCE entre le coke produit et celui versé dans la fabrication. POIDS DU COKE emma- gasiné.
- li. m. kil. kil. kil. m. c. kil. h. m. kü. kil. kii.
- 11 déc. . . 9 45 soir. 400 50 2,500 2,594 // // 9 45 soir. 160 a 480
- 12 déc Minuit. 80
- Idem 2 30 mat. 400 50 2,100 2,712 118 U 2 30 mat. 80 II II
- Idem 7 00 400 50 1,700 2,826 114 II n //
- 7 30 160
- Idem 11 30 400 50 1,300 2,941 115 1,111 ,2 631 ,2 1,111 ,2
- Midi. 160
- Idem 4 00 soir. 400 50 900 3,060 119 11 II n
- 4 30 soir. 160
- Idem 8 50 400 50 500 3,176 116 II II n
- 9 30 80
- 13 déc 1 00 mat. 400 50 100 , 3,293 117 1,160 ,4 760 ,4 1,871,6
- % 1 30 mat. 51 ,8
- Idem 5 30 // n n 3,405 J12 372 ,2 320,4 2,192 ,0
- Totaux. .. 2,800 350 100 811 2,643,8 931 ,8 1,712,0 2,192 ,0
- OBSERVATIONS.
- Dans 1 intervalle de la 2e à la 3e opération, de 4 heures à 9 h. 45 min. du soir, on a fait une charge
- de 5oo kil. de houille de Mons, nécessitée par l’éclairage de la manufacture. À 9 h. 45 min. le gazo-
- mètre était entièrement vidé. La cuve au goudron a été vidée.
- Epurateurs. —On n’a pu marcher qu’avec un seul épurateur à chaux: les deux offraient trop de
- résrstance au dégagement du gaz au commencement de la charge. Le 12, le n° 3 a été remis à neuf :
- soit 2 hectolitres.
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- RÉSUMÉ.
- CONSOMMATIONS
- TOTALES. Par 100 kil.
- Houille distillée 2,800l 8S\89
- Cannel-coal 350 11 ,11
- Coke brûlé 931 ,8 29 ,58
- Chaux pour épurateur . 84 ,5 2 ,68
- PRODUITS
- TOTAUX. Par 100 kil.
- Gaz j Houille.. j Canne!.. 811 n'° 23m\43 ) 74 44 ,28 j ’;4
- Coke à vendre 1,711\5 61 ,60 42 ,90 54\33 2k,20 j ,M] 12 ,26 j 5
- Goudron i Houille.. [ Cannel..
- Eaux ammoniacales. j Houille.. j Cannel.. 147 ,2 4\67
- Imprimerie impériale. — Février 1855.
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