- Accueil
- > Catalogue général
- > Boutmy, Eugène Louis Célestin (18..-1...) - Orseille pure et universelle brevetée s.g.d.g....
Orseille pure et universelle brevetée s.g.d.g. : MM. Frezon-Lefranc & Meissonier contre MM. Guinon, Marnas & Bonnet, Guinon jeune & C.e
-
-
- Orseille pure et universelle brevetée, S.g.d.g.
- MM. FREZON-LEFRAMC & MEISSONIER
- .4.
- COMBE +, .
- MM. GUILON, MARNAS & BONNET, GUINON JEUNE & c.
- Paris, le 31 décembre 1861.
- Monsieur Charles Meissonier.
- J’ai l’honneur de vous adresser les résultats obtenus dans les expériences dont vous m’aviez chargé.
- Les 500 grammes de lichen que vous m’aviez envoyé ont été divisés en 5 parties, chacune du poids de 100 grammes.
- J’ai préparé cinq laits de chaux, contenant chacun 30 grammes de chaux et 1,000 grammes d’eau distillée.
- Dans chaque lait de chaux, j’ai mis 100 grammes du lichen ci-dessus désigné.
- La lre partie a digéré 15 minutes. 2e — — 2 heures. 3e — — 4 — 4e — — 8 — 5e — — 24 —
- Les cinq liqueurs ont été filtrées; on en a exprimé le lichen restant; on l’a lavé avec 400 grammes d’eau, puis on a additionné les liqueurs filtrées de 30 centimètres cubes d'acide chlorhydrique.
- Il s’est formé un précipité d’un blanc grisâtre, très-volumineux dans le n° 1, et dont le volume diminuait ensuite progressivement dans les nos 2, 3, 4 et 5.
- Ces précipités ont été recueillis sur des filtres, lavés avec une quantité d’eau distillée égale à celles des eaux surnageantes ; on les a ensuite séchés au bain-marie ; leur poids déterminé après cette dessication est égal :
- Pour le lichen traité pendant 15 minutes, à 98 065 — — 2 heures 6 385 — — 4 — 6 285 — — 8 — 4 225
- — _ 24 — 0 161
- Il ressort de ces observations que la proportion du précipité obtenu dans ces expériences diminue à mesure que la macération se prolonge.
- Vous m’avez dit, Monsieur, de vous garder les précipités obtenus; ils sont ci-inclus et recouverts de mon cachet; j’ai mis aussi à part les liqueurs séparées des précipités, afin que vous m’indiquiez comment il faut les traiter.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
- Signé : Boutmy.
- Paria. — Imprimerie française et anglaise de E. Brière, rue Saint-Henoré, 287.
- med (s o. ' A (3 ?. M N • .. (. , e y "gont. ,
- p.n.n. - vue 1/2
-
-
-
- Orseille pure et universelle brevetée s.g.d.g.
- =
- ». FREZOB-LEFRANC & MEISSONIER
- CONTRE
- . MARNAS & BONNET, GUINON JEUNE & C.
- Paris, le 8 mars 1864.
- Monsieur Charles Meissonier.
- Vous m’avez prié de vous résumer succinctement la note que je vous ai adressée hier, et qui contenait les détails des essais sur l’orseille faits d’après votre demande et indication.
- De la pâte blanche d’orseille a été préparée avec du lait de chaux.
- 100 grammes de cette pâte à l’état humide fendillé ont été mis de côté.
- 200 grammes de la {même pâte ont été desséchés.
- Sur 100 grammes de pâte desséchée il a été ajouté la quantité d’eau perdue par la dessication.
- Dans 3 flacons il a été mis :
- A. 100 grammes pâte humide fendillée.
- B. La pâte desséchée produite par 100 grammes pâte humide et ramenée à 100 grammes, avec addition d’eau.
- C. La pâte desséchée produite par 100 grammes pâte humide,
- Dans chaque flacon il a été mis successivement, en totalité, 30 grammes d'ammo-niaque pour colorer la pâte.
- La mise en coloration date du 24 décembre.
- Des essais sur les couleurs ont été faits dans l’intervalle ; la couleur s’est développée jusqu’au dernier essai fait le 1er mars.
- Il constate :
- Que la pâte desséchée du flacon B., ramenée avec de l’eau à son poids primitif, est un colorant beaucoup moins intense que celui de la pâte humide fendillée non desséchée, et qu’il en faut 50 pour 100 en plus pour atteindre l’intensité de la couleur du flacon de pâte colorée A.;
- Que la pâte desséchée du flacon C., colorée par le seul contact de l’ammoniaque,, a donné une couleur si faible qu’on peut la considérer comme nulle ;
- Que vers la moitié du développement de la coloration de ces essais de pâte, elles ont commencé à s’altérer et ont continué depuis en perdant leur éclat, comme nuance, contrairement à ce qui se passe ordinairement avec l’orseille, qui gagne en vieillissant.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.
- Signé : L. BOUTMY,
- Chimiste expert.
- Paris.—'Imprimerie française et anglaise de E. Brière, rue Saint-Honoré, 257.
- p.n.n. - vue 2/2
-
-